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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1995-07-08, Collections de BAnQ.

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—?FONDÉ EN 1910 ?LE DEVOI l E S S A M EDI K K T D I M A N (' Il K !» .1 U I L L K T I !» » L X X X V I M 0 N T R K A I.N o i r> LES ARTS Molière juste pour rire PAGEC 1 LES ACTUALITÉ» Comté de Bertrand: Simard a le feu vert PAGE A 4 LE MONDE Seulement 20 millions$ pour piéger les mines PAGE A 5 (’ A II I K R S PEÉW ¦ .•T T I* S ?T V g FORMES Histoire de toit PAGEC 10 PERSPECTIVES Télédiffusion par satellite Misères des petits marchés?Allez-y voir.Quand les Nordiques de Québec et les Jets de Winnipeg ont connu leurs heures d’angoisse, récemment, l’explication était toute trouvée: les «petits marchés» sont à l’agonie.Mais les derniers développements dans le sport professionnel montrent à quel point elle est imparfaite.\ A Montréal, où le rendement en dents de scie des Expos amène à se demander où on en serait n’eût été de la vente de feu d’avril, on serait pourtant porté à accréditer la thèse voulant que les pauvres ne puissent être bienheureux que dans un autre monde.Que les miracles ne surviennent pas tous les ans, surtout quand la frugalité tient lieu de condition de survie.Misères d’un petit marché?Allez-y voir.Ou allez plutôt en parler aux gens de Los Angeles, la deuxième agglomération des Etats-Unis qui vient, en quatre petits mois, de perdre ses deux équipes de la Ligue nationale de football.Les Rams, de la banlieue d’Anaheim, sont maintenant à Saint Louis.Et les Raiders, à moins d’un refus improbable des propriétaires, retourneront à Oakland après un exil de 15 ans.Saint Louis et Oakland.Dans le premier cas, une population six fois moindre que celle de Los Angeles et une ville qui, rappelons-le, a déjà perdu il n’y a pas si longtemps sa propre équipe de la NFL aux mains de Phoenix.Dans le second, un bassin plus imposant, mais la perspective de le partager très inégalement avec San Francisco, le voisin géant dont le territoire est déjà occupé.Exceptions?Considérons donc le sort des Devils du New Jersey, champions en titre de la coupe Stanley, qui œuvrent dans la quasi-campagne des Meadowlands certes, mais n’en sont pas moins à un jet de rondelle de New York.Or, voici qu’ils menacent de se pousser vers Nashville, cette authentique mégalopole du Tennessee où il ne reste qu’à démontrer que «hockey» peut rimer 'avec «country».En apparence, ces déménagements, réels ou appréhendés, n’ont rien en commun.Pour ce qui est d’Oak-land, c’est en partie vrai.Mais à Saint Louis et Nashville, on a déroulé le tapis rouge: amphithéâtres flambant neufs, participation accrue de l’équipe aux revenus, etc.Comme on l’a fait à Denver pour accueillir les Nordiques.Comme on le fera bientôt ailleurs.Si le sport professionnel nord-américain est en passe de devenir un jeu de chaise musicale incessant, la raison première est là.Le scénario est classique: les propriétaires se plaignent de leur enfer, crient à la faillite, font miroiter le paradis que leur propose le voisin et, s’ils n’obtiennent pas tout tout de suite, fichent le camp.Le combat que livre actuellement le magnat des Devils, John McMullen, aux autorités du New Jersey est exemplaire.Et le pire, c’est qu’il n’y a aucun motif de croire que le phénomène n’ira pas en s’amplifiant.Au baseball et au hockey, les proprios n’auront d’autre choix que de recourir à un tel chantage parce qu’ils ont été incapables de tenir tête aux joueurs lors des derniers conflits de travail.Ce qu’ils n’ont pu arracher en concessions à leurs ipillionnaires d’employés, ils devront le réclamer aux Etats, aux provinces, aux municipalités, bref aux contribuables.Pourquoi s’en priver, alors que la loi de l’offre et de la demande les favorise?En tout cas, ce n’est sûrement pas des joueurs que viendra la solution.Au baseball majeur, où on joue toujours sans convention collective, une diminution de 20 % des assistances par rapport à l’an dernier — il était à peu près temps! — ne semble en rien avoir tempéré leur arrogance.L’un des moins «têtes enflées» d’entre eux, Oz-zie Smith, disait cette semaine qu’avec le temps, les partisans rentreraient au bercail.Bien sûr, la colère est une folie passagère.Même au basketball, le sport qui a le mieux su maintenir une paix syndicale-patronale, on assiste à un féroce bras de fer.Il y a quelques jours, alors qu’une entente semblait scellée, quelques mégastars, avec en tête Michael Jordan, sont allés jusqu’à déposer une demande formelle de désaccréditation de l’Association des joueurs, soupçonnée de pactiser avec l’ennemi! Mais comment les blâmer, alors que les propriétaires font eux-mêmes tout pour violer les règles qu’ils se sont données?Aurait-on déjà oublié que les 49m de San Francisco, vainqueurs faciles du Super Bowl, se sont fignolé une équipe «paquetée» en contournant le plafond salarial à coups de salaires différés?Comment donc croire ceux qui prétendent que le cirque s’essouffle?Dans la LNH, on dit déjà que la course aux joueurs autonomes, cet été, sera ralentie par des finances chancelantes.Peut-être.Mais regardons aussi ce qui sera offert aux p’tits nouveaux repêchés aujourd’hui; on aura alors un bon indice de l’état de la situation.Et parions que du fric, il y en aura.Dans les petits marchés comme dans les grands.Jean Dion ?INDEX MÉTÉO Agenda .,C9 Avis publics.B6 Classées .B7 Culture .Cl Économie .Bl Éditorial .A6 Le monde ,.A5 Mots croisés.B7 Les snorts .R8 Montréal Samedi: éclaircies.Max: 26.Dimanche: éclaircies.Max: 25 Québec Samedi: éclaircies.Max: 25.Dimanche: pluie.Max 25 Détails en B 7 Ottawa fait volte-face ¦ Expressvu pourra lancer son service dès septembre ¦ Le CRTC prié d’ouvrir rapidement la voie à la concurrence PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Le gouvernement fédéral a fait volte-face dans le dossier de la télévision par satellite de radiodiffusion directe (SRD) en permettant à l’entreprise Expressvu de lancer son service en septembre, même si le concurrent, Power DirecTv, n’est pas prêt à se lancer dans la course.Le gouvernement n’a pas voulu parler de revirement.Le ministre de l’Industrie, John Manley, a expliqué avoir simplement voulu «une solution juste et équitable».Ottawa, qui a fait parvenir hier ses directives finales au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) dans ce dossier, avait été accusé, en avril dernier, de conflit d’intérêts parce qu’il avait émis une première série de directives court-circuitant le CRTC et barrant la route à Expressvu de manière à favoriser Power DirecTv, dirigé par le gendre du premier ministre Jean Chrétien.Sa nouvelle politique définitive rendue publique hier renverse ces premiers décrets.Elle permet donc à la compagnie Expressvu d’aller de l’avant avec son projet de télédiffusion par satellite dès septembre.Mais elle exhorte également le CRTC à mettre en branle un processus accéléré d’octroi de licences, afin que les autres intéressés puissent entrer dans la course le plus rapidement possible.Tout devra être terminé au plus tard le 1er no- VOIR PAGE A 8: OTTAWA John Manley Un pow-wow à l’ombre du souvenir de la crise d’Oka CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR On n’attendait pas moins de 20 à 25 000 personnes au traditionnel pow-wow de Kahnawake et de Kane-satake, en fin de semaine, à quelques jours seulement du cinquième anniversaire de ce qu’oq appelle désormais la crise d’Oka.A cette occasion, des danseurs provenant de diverses tribus indiennes, et de partout au Canada, se rejoindront, notamment à Tile Kateri-Tekakwita, près de Kahnawake, et à Kanesatake, sur un site aménagé à cet effet.«C’est ouvert aussi aux Blancs», disait cette semaine pn Mohawk de Kanesatake.A Kahnawake, hier, plusieurs centaines de personnes s’activaient autour des tentes commerciales.Des familles avec enfants montaient des kiosques, transportant des congélateurs.On attendait des danseurs, mais aussi des ventes d’artisanat et de nourriture.Ce pow-wow se préparait, de toute évidence, à être plus gros que celui des autres années.Sans qu’on organise cette fête spécifiquement pour commémorer la crise, on pouvait voir cette semaine, à Kanesatake, des affiches annonçant «The night of the Warriors V», un spectacle et une copipétition de lutte et d’arts martiaux.A Kanesatake, sur un terrain situé tout près de la route 344, un tipi était cette semaine sur le poipt d’être monté.A Kahnawake, la fête a été précédée d’une petite réunion sociale.«C’est une occasion pour les gens de se retrouver», disait hier un étudiant qui travaille à la radio de Kahnawake.Par ailleurs, du côté d’Oka-Kanesa-take, Blancs et Mohawks s’apprê- VOIR PAGE A 8: POW-WOW f-’-W m IWMm ’ y i-Üaa -¦ m m 1^— i: PHOTO JACQUES NADEAU * MM ki -U,, Plusieurs centaines de personnes s’activaient hier à l’île de Kateri-Tekakwita, près de Kahnawake, pour la préparation du traditionnel pow-wow amérindien.Cette année, on attendait plusieurs dizaines de milliers de personnes à l’événement, soit beaucoup plus de participants qu’à l’accoutumée, peut-être précisément parce que c’est le cinquième anniversaire de la crise d’Oka.Les quatre vérités du jazz Pourquoi il n’y + a plus rien entre deux festivals?SERGE TRUFFAUT ?Seize ans.Cela fait seize ans, ou peut-être dix, que l’on se fait poser les mêmes questions.Que l’on se fait apostropher, toujours gentiment, par des quidams qui ayant aperçu votre identité en bandoulière, le laissez-passer de journaliste, la carte du privilégié, s’imaginent que vous savez tout Que vous avez réponse à tout Règle générale, allez savoir pourquoi, c’est toujours aux pieds d’un des quatre bars du Spectrum que cela, l’interpellation du journaliste par le consommateur, s’effectue.Tenez, il y a peu, une jolie bls-nde, après s’être avisée si le couillon de service arborant son identité était «un ancien français», à quoi le couillon en question avait rétorqué «il n’y a pas plus vieille France que moi, Madame», une jolie blonde.Une belle femme a donc formulé la question des questions.La principale.Cel- VOIR PAGE A 8: JAZZ qui Tiens, un gouvernement remplit ses promesses Du PQ, depuis qu’il a pris le pouvoir, on retient surtout ce qu’il a fait sans avoir promis de le faire MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC VOIR PAGE A 8: PROMESSES Une comparaison entre les promesses électorales de l’automne 1994 et les réalisations du gouvernement montre que le PQ remplit, en gros, ses promesses ou est en voie de le faire.Cependant, ces réalisations ont été occultées par ce que le gouvernement a fait sans l’avoir promis (dont la décision de fermer des hôpitaux), par l’omnipotence de Jacques Parizeau, par le mécontentement que suscitent des ministres et par les prépara- tifs référendaires.Même si, certains jours, comme cette semaine, on voit que certaines promesses sont plus difficiles à réaliser (ces bateaux qu’on nous monte pour les îles de la Madeleine mais qui tombent à l’eau), un relevé des réalisations montre que le gouvernement respecte ses engagements.Le premier ministre évalue lui-même à 50 % le nombre de ses promesses électorales réalisées et à 34 % celles en voie de l’être, pour un total de 84 %, A M EDI K H I) I M A N C II K H JUILLET I II il 3 A 2 I.E U E*V (Il K .L E j E S ACTUALITES Retour sur Terre historique Atlantis ramène trois passagers de Mir Il y avait plus de monde à bord d’Atlantis à l’atterrissage, hier a Cap Canaveral, que lors du lancement.Une première et un succès retentissant dans l’histoire de la conquête de l’espace.PHOTO AF Cap Canaveral (AFP) — U navette américaine Atlantis a achevé hier sa mission historique d’amamr ge .1 la station russe Mir et a attei i i sur la piste du centre spatial de Cap Canaveral en Floride.Pour la première fois, une navette ramenait sur la Terre davantage de membres d'équipage que les sept qui avaient été lancés le 27 juin dernier: son équipage comprenait les trois hommes qui ont passé pratiquement quatre mois à bord de Mir, l’Américain Norman Thagard et les deux Russes Vladimir Dejourov et Guennady Strekalov.Ces trois hommes devaient sortir debout de la navette mais des brancards ont été prévus, en raison de leur faiblesse physique après leur long séjour spatial.Ils devaient être immédiatement examinés avant d’être acheminés par avion militaire au centre spatial de Houston (Texas) pour d’autres tests médicaux.Ils ont été remplacés à bord de la station par Anatoly Solovyev et Nikolai Boudîtrine, partis dans l’espace à bord de la navette.«Grâce à votre mission, les Etats-Unis, la Russie ainsi que nos partenaires canadiens, japonais et européens vont pouvoir relever le défi et construire la station spatiale internationale», a déclaré à l’équipage, lors d’une conversation téléphonique juste après l’atterrissage, le président Bill Clinton qui a «félicité personnellement» Norman Thagard.Américains et Russes ont parfaitement réussi ce premier vol conjoint, qui marque le début d’une coopéra- tion devant aboutir à la construction d’une station spatiale internationale.«C’est le moment le plus excitant de ma vie», a déclaré hier sur la chaîne ABC l’administrateur de la NASA, Daniel Goldin.Le 29 juin, la navette était venue s’amarrer à Mir grâce à un dispositif composé de colliers et d’un sis |x*nnettant le passage entre les deux vaisseaux.l 'est la premiere fois dans l’histoire de la conquête spatiale que deux engins de cette importance — ils pèsent plus de cent tonnes chacun — se retrouvaient ainsi reliés en orbite.Durant 118 heures, les équipages ont effectué ensemble des tests médicaux fur 1rs trois hommes qui achevaient leur long séjour à bord de Mir, Ces tests visent notamment a déterminer avec plus de précision les effets de l’apesanteur sur le corps humain lorsque celui-ci séjourne longtemps dans l’espace, ce qui sera le cas à bord de la future station.La navette apportait en outre du matériel pour de nouvelles expériences, ainsi que des vivres et des stocks d’oxygène.Elle rapporte sur la Terre pas moins de 200 litres d’urine, sang et salive collectés au cours de ces quatre mois par l’équipage de Mir.Multipliant les entrevues en orbite, les équipages ont levé le voile sur les difficultés psychologiques de leur travail.L’astronaute Norman Thagard, premier Américain à séjourner à bord de Mir, a fait des confessions inédites sur «l’isolement extrême» enduré au cours de ses 115 jours en orbite.André Major La Vie provisoire Boréal Fabrikant veut s’adresser à la Cour suprême André Major Procès O.J.Simpson L’accusation au bout de ses misères À la défense de jouer; dès lundi Los Angeles (AP) — La balle est dans le camp d’O.J.Simpson.Au terme de plus de cinq mois d’accusation, le jury de son procès, isolé depuis janvier, a été soulagé d’apprendre que l’audience était suspendue et qu’il pouvait se reposer tout le week-end, avant que la défense ne prenne le relais lundi pour quatre à six semaines.L’ancienne star du football américain, qui a toujours clamé son innocence, risque la détention criminelle à perpétuité pour le meurtre de son ex-épouse Nicole Brown Simpson et d’un ami de celle-ci, Ronald Goldman, égorgés le 12 juin 1994.Les avocats de la défense vont probablement appeler à la barre dans les prochains jours les membres de la famille d’O.J.Simpson, ses amis, ses partenaires de golf, qui vont témoigner de la bonne conduite de l’accusé, avant et après le crime.Reste à savoir s’ils prendront le risque d’un contre-interrogatoire d’O.J.Simpson.La défense va aussi tenter d’apaiser son client éprouvé par près de 400 jours de détention, et de calmer des jurés exténués, qui ont ri nerveusement lorsque le juge Lance Ito leur a demandé s’ils voulaient travailler avec lui sur l’affaire pendant le week-end ou prendre un repos bien mérité.En 177 jours, les 12 jurés, dont 10 ont déjà été remplacés en cours de procès, ont vu défiler 58 témoins et près de 500 pièces à conviction.Les jurés ont été émus par les pleurs de la sœur de la belle et blonde Nicole Brown Simpson, qui a raconté les disputes orageuses du couple.Ils ont été horrifiés par les photos sanguinolentes des gorges tranchées des victimes.L’un d’eux a même dû quitter la salle d’audience lors de la présentation du rapport d’autopsie.Les jurés ont rempli leurs carnets de note lorsque les experts ont affirmé qu’il n’existe qu’une chance sur 170 millions pour que les gouttes de sang retrouvées sur les lieux du crime n’appartiennent pas à O.J.Simpson et que le sang retrouvé sur des chaussettes dans la chambre de l’accusé était sans aucun doute celui de Nicole Brown Simpson.Mais les jurés ont également souri lorsque O.J.Simpson n’a pas réussi à enfiler les PHOTO AP Un moment fort du procès Simpson: l’accusé a de la difficulté à enfiler les gants appartenant présumément à l’assassin.gants de cuir présentés par l’accusation comme ceux de l’assassin.«Ils sont trop petits», a déclaré l’accusé aux procureurs mortifiés.Us ont aussi été troublés par les témoignages contradictoires des enquêteurs, dont l’un d’eux est venu serrer la main de l’accusé.La défense a émis l’hypothèse d’une négligence de ces enquêteurs, qui auraient mis du sang de l’accusé sur des pièces à conviction au lieu de remettre les échantillons sanguins aux spécialistes, et n’auraient pas pris assez de précautions dans certaines manipulations.Ainsi, malgré des témoignages convaincants, des détails troublants, habilement parsemés d’une bonne dose d’émotion, les avocats de l’accusation ont été desservis par le manque de temps pour rassembler certaines expertises et le manque de préparation de certains témoins clés.L’accusation a également laissé sans réponses de nombreuses questions qui pourraient inciter des jurés favorables à O.J.Simpson à prendre son parti: où se trouvent l’arme du crime et les vêtements que portaient l’assassin?Où est passé le reste de l’échantillon de sang d’O.J.Simpson prélevé par les policiers?Des inspecteurs peu soigneux auraient-ils pu déformer certaines pièces à conviction?Et surtout, l’accusation n’a pas réussi à surmonter l’arme la plus puissante de la défense: l’énorme charisme de l’accusé.me du Canada.L’ancien professeur de génie a requis de la cour la permission de contester sa condamnation pour meurtre au premier degré.Fabrikant a été reconnu coupable en 1993 d’avoir mortellement abattu quatre collègues de Concordia.En mars dernier, la Cour d’appel du Québec a statué que Fabrikant devrait purger sa peine sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans.Fabrikant avait prétendu devant cette cour que le juge ayant instruit son procès avait violé ses droits.Le juge de la Cour d’appel a mis un terme aux interventions de la défense après trois jours, au cours desquels Fabrikant a tenu des propos décousus et a été au cœur de nombreuses confrontations verbales.La cour a estimé juste la décision du juge, affirmant que Fabrikant avait soumis le magistrat et le jury à «une perte de temps évidente».Peut-on jamais guérir les blessures que le temps ouvre en soi ?«.la sortie de son roman La Vie provisoire constitue le véritable événement littéraire du printemps.» Hervé Guay, Le Devoir «.une œuvre profonde et mûrie, qui a toutes les chances de durer.» Raymond Bertin, Voir PRESSE CANADIENNE Ottawa — Valery Fabrikant, qui purge une peine de prison à vie pour le meurtre de quatre professeurs de l’Université Concordia, à Montréal, souhaite porter sa cau-en appel devant la Cour suprê- ROBIC DEPUIS 1892 AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIETE INTELLECTUELLE LEGER ROBIC RICHARD AVOCATS SS.ST*JACQUES, MONTRÉAL QUÉBEC H2Y3X2 Fax: (514)845-7878 T«.: (514) 98 fl*0*8*K la maUtitt ait intangible i Boréal Qui m'aime me lise.FESTIVAL DE JAZZ DE MONTREAL PORTRAIT Henry Threadgill ou l’exigence i TI n’est pas facile d'évoquer la figu- I re d’un musicien comme Henry Luther Threadgill.D’abord parce que son activité est nettement polymorphe.11 peut être d’un classicisme (à l’européenne) désarmant pour, quelques instants plus tard, vous surprendre par des effets de percussion déroutants.Il n’est pas le premier jazzman à réftiter cette catégorisation: il se veut musicien avant tout, accueillant toutes les musiques, concédant à peine que sa sensibilité de Noir américain lui permet d’en donner une certaine interprétation.Pour tout compliquer, il a également une formation académique qui peut le conduire à jouer Poulenc ou Hindemith.Puisant à même le répertoire du rhythm’n’blues, du gospel, s’intéressant à la danse et au théâtre, Threadgill poursuit une carrière exigeante.Ses détracteurs lui reprochent une démarche trop cérébrale, peu ludique; il leur répond par des réalisations qui, s’inscrivant dans cette mouvance, n’en sont pas moins inclassables.Et voici que notre homme qui vient d’atteindre la cinquantaine s’amène à Montréal avec ses saxos, sa clarinette, ses flûtes et ses perçus^ sions.N’allez pas au Gesù ce soir si vos goûts vous portent vers le hard bop.Si, en revanche, les provocations, les surprises, les bonheurs d’expression vous semblent être choses à expérimenter, n’hésitez pas.Il devrait vous démontrer qu’il reste encore beaucoup dans sa manière d’un jazz voisin de celui du Art Ensemble of Chicago.Quelques enregistrements ¦ Spirit ofNuf— Black Saint 120 134 2 B Rag, Bush & Ail—Novus 3052 2 ¦ Carry The Day — Columbia CK 66995 ¦ (Avec ie groupe New Air) — Live at the Montreal International Jazz Festival — Black Saint 120 084 2 Fiche de route Alors que la pluie commence à tomber et que le ciel est menaçant, nous attend au Monument National un pianiste, Masabumi Kikuchi, à l’air peu réceptif.On est jeudi, la soirée commence à peine.Voyons voir.Kikuchi joue penché sur son clavier.II émet à intervalles réguliers des grogneménts aux côtés desquels ceux de Glenn Gould paraissent des caresses.La sonorité est belle, mais l’inspiration poussive.On s’extirpe de ce récital comme d’un rendez-vous manqué.J’avoue une certaine difficulté à supporter les artistes torturés dont les chants ne m’émeuvent PaS- , ., A la salle Maisonneuve, le trio de Peter Erskine fait merveille.La finesse du batteur — son jeu de ballets est une splendeur — propulse sans qu’il n’y paraisse une musique qui fait rêver.Au piano, John Taylor joue sans bavures et Pâlie Danielsson est tout de discrétion et d’efficacité.Cette première partie d’un concert jumelé augure bien pour la soirée.Hélas, le trio de Charnett Moffett qui suit déçoit.Et pas seulement moi.La salle se vide peu à peu.Moffett est un contrebassiste d’un haut professionnalisme.Toutefois, il parvient rarement à nous retenir.Sa vélocité, son brio tournent trop souvent à vide.Et puis la basse électrique le porte à tomber parfois dans l’insignifiance pure et simple.Dommage.D’autant que Kai Akagi est un pianiste plus que convenable et que Victor Lewis est un batteur remarquable.Serge Truffaut vous ayant parlé hier de Randy Weston et de sa rencontre avec le blues, je vous dis à peine que j’ai fait un saut au Monument National pour environ une demi-heure.Robert Lockwood chantait le blues, Teddy Edwards était comme toujours attachant, Weston majestueux.Tout juste m’a-t-il semblé que l’orchestre jouait un peu mollement, mais mon impression dépend peut-être de ce que j’avais déjà l’esprit à Sonny Simmons qui se produisait au Gesù peu apres.Il faut donner le temps à la musique de vous imprégner.Ce que je ne pouvais faire.Sonny Simmons marquait pour moi l’adieu au Festival.Je ne pouvais espérer meilleure façon de prendre congé.J’appréhendais quelque peu ces retrouvailles avec un altiste que j’avais beaucoup apprécié dans les années 70.Un peu comme ces amis qui refont surface après dix ans.Ils ont vieilli, vous aussi, mais vos parcours sont-ils encore conciliables?Simmons ne m’a pas déçu.Bien au contraire.La fureur est toujours présente, mais lp discours s’est épuré, organisé.A peu près plus de ces clichés qui parfois nuisaient à ses meilleurs solos.Charnett Moffett, qui a à peine eu le temps de quitter la Place des Arts, est efficace.Il faut dire qu’il n’a apporté que sa contrebasse, laissant dans leur étui ses autres instruments (pour moi de torture).Un très beau solo à l’archet.Art Lewis, à la batterie, est impeccable.Son jeu est l’antithèse de celui de Peter Erskine.Cç qu’il perd en finesse, il le gagne ce; pendant en force tranquille.Les obligations du lendemain — j’ai besoin de cinq heures de sommeil — m’obligent à quitter la salle pendant que Simmons rugit.C’est quand même un bonheur de lever les voiles en pareilles conditions.C’était pour moi l’image d’un Festival réussi.Même s’il m’est impossible de nier certaines déconvenues, j’estime que l’édition 1995 du Festival est la plus réussie à laquelle il m’ait été donné d’assister.Et si ce Festival était vraiment le meilleur au monde?Félicitations, André Ménard.A(1 I'KSTIVAI.t’K VVHKK-KNI) Samedi 17h L'Ensemble Normand Guilbeault L’excellent contrebassiste québécois défend son nouvel album, Basso Conti nuo, à la Salle du Gesù.20h Randy Weston Avec son All-Star Septet: Santi Debria-no, Billy Higgins, Benny Powell, Talib Kibwe, Neil Clarke et Bill Saxton.Au Monument National.20h30 Pat Metheny Group Le retour du chouçhou du FIJM après six ans d’absence.A la Salle Wilfrid-Pel-letier.21 h Richard Desjardins Avec Abbittibbi et des surprises.Au Spectrum.0h30 Robert Lockwood Junior Emule de Robert Johnson, ce chanteur et guitariste sera au Spectrum.Dimanche 16h Alain Trudel Quartet Le virtuose du trombone québécois se produit sur la scène Du Maurier.19h Lou Simon and her Blues Band Ancienne pianiste classique, Lou chantera sur la scène Labatt Blues.En reprise à 23h.20h Ivan Paduart Trio Ce pianiste belge a remporté un prix de composition à Monaco en 1992.Place Du Maurier.20h30 Pat Metheny Group Spectacle de clôture.Avec Lyle Mays, Paul Wertico, Steve Rodby, David Bla-mires, Mark Ledford et Armando Mar-cal.À la salle Wilfrid-Pelletier.21 h Concert spécial pour l’année internationale de la tolérance Avec Harold Faustin, Hart Rouge, Emeli-ne Michel, Papo Ross et Raffy Niziblian.Beau et chaud au Spectrum.Gilles Archambault AFRICA FÊTE Débordement de musique PASCALE PONTOREAU Un jour, André Ménard a défini le jazz en disant qu’il s’agissait de toute musique dotée d’une part d’improvisation.C’est large! Mais cela permet aux spectateurs d’apprécier tant un spectacle de blues que de dixieland, de tango — un seul mot suffit pour qualifier le récital de Juan José Mosalini: sublime! — ou de world music, le tout en quelques jours à peine.Quelques jours, c’est aussi ce qu’il reste aux quatre groupes d’Africa Fête avant de terminer leur tournée infernale qui les a conduits d’une côte à l’autre de l’Amérique du Nord.Hier soir, ils étaient à Québec.La veille à Montréal, bien qu’excessive-ment fatigués, la soixantaine de participants, à peine montés sur scène, retrouvaient instantanément leur forme légendaire.Ce fut le cas du Nigérian Femi Kuti qui ouvrait le spectacle présenté au Spectrum jeudi soir.Mais il n’est pas évident d’être le fils de l’un des fleurons de la musique africaine.L’ombre de papa Fêla a beau planer sur toutes les compositions de son fiston, le petit a bien du mal à soute- nir la comparaison.Accompagné de quatorze musiciens — deux d’entre eux se sont fait la belle du côté de Washington —, le jeune saxophoniste tenait plus du chien fou que du chef d’orchestre essentiel à l’équilibre de cette musique juju répétitive.Et surtout, M.Kuti junior manque terriblement de charisme.H s’excite tout seul dans son coin, ruisselant de transpiration, battant les bras comme un papillon asphyxié.Pourtant, le public suivait, vibrant à chaque solo de cuivres, frémissant aux ponctuations des percussions, répétant — en yoruba?— les appels du chanteur.Qui a dit que les Montréalais — majoritairement blancs dans la salle — ne s’intéressaient pas aux rythmes tropicaux?Avec Femi Kuti, ils ont été servis.que dire, ga; vés d’une cacophonie maladroite qui mériterait d’être mieux canalisée.Je suis partie aux premiers échos de Kainoula, l’hymne de la Malienne Oumou Sangaré, vêtue de son jaune boubou de cérémonie.Elle avait conquis en l’espace de quelques mélopées le cœur du Spectrum déjà enflammé.De notre édition finale d'hier * ¥ I 4 I.K I) K V (Mil.I.K A M K D I K | I) t NI A V ( Il K II .1 I' I I.I.K T I I» Il .1 LE DEVOIR MO N T RE A A On ne jouera pas de sitôt au Casino RACHEL DUCLOS LE DEVOIR 'T'ouristes et Montréalais qui pen-1 saient profiter de leurs vacances pour faire un saut au Casino de Montréal peuvent reporter leurs projets.La machine à sous du gouvernement du Québec, fermée depuis jeudi dernier à cause d’un conflit de travail, ne rouvrira pas de sitôt.Les parties patronale et syndicale, après la séance de conciliation d’hier, se sont à peine entendues sur la façon de mener les négociations.Les 1300 employés syndiqués refusent catégoriquement de retourner au travail avant que la nouvelle convention collective ne soit signée.«Ils ont voulu nous mettre en lock-out à cause d’une épinglette: à eux de porter l’odieux de leur décision», a lancé Alain Brouillard, conseiller syndical à la CSN, hier en conférence de presse.La principale demande des syndiqués est la semaine de quatre jours, une mesure sociale selon eux.La baisse du nombre d’heures de travail, de 40 à 33 heures par semaine, nécessiterait en effet l’embauche de 161 nouveaux employés.«Si Loto-Québec n’a pas de rôle social à jouer, le gouvernement, lui, en a un.Il serait peut-être temps qu’il agisse», a dit M.Brouillard.La mesure, selon le syndicat, coûterait 5,571 millions $, une somme qui pourrait être récupérée en une semaine d’activité au Casino.Le Casino de Montréal refuse de commenter les négociations en cours.«Nous pouvons présumer qu'il y a des progrès.Nous allons investir là-dedans», a dit, laconique, Patrice Tardif, porte-parole de la Société des casinos.La direction du Casino de Montréal a décrété le lock-out, jeudi dernier, après que ses employés eurent refusé de cesser leurs moyens de pression.Ceux-ci ne portaient plus la cravate et s’affichaient avec une épinglette et un autocollant aux couleurs de leur syndicat.Un conciliateur, Paul-Emile 'Diellen, a été nommé dimanche dernier par le ministère de l’Emploi.Les séances de conciliation se poursuivront dimanche.L'opinion publique se montre dure envers les demandes de ces employés de l’Etat, perçus comme des enfants gâtés qui se plaignent le ventre plein.«Les clients réguliers nous appuient, soutient Alain Brouillard.Les autres, les éditorialistes, ne sont pas assez avant-gar-distes.» Il affirme que les employés du Casino sont épuisés par le rythme de travail effréné.En plus des 1300 employés de restauration, de.sécurité et de la section dite générale affiliés à la CSN, 600 croupiers, affiliés à la FTQ, sont en congé forcé.Parc du Cap-Saint-Jacques Des milliers de baigneurs privés de leur plage La plage du parc du Cap-Saint-Jacques a été fermée hier, après que des analyses eurent démontré une forte contamination de l’eau, devenue polluée et impropre à la baignade.Située dans l’ouest de l’île de Montréal, la plage du Cap-Saint-Jacques, alimentée par des sources naturelles et un courant favorable de la rivière des Prairies, est pourtant reconnue pour la qualité exceptionnelle de son eau et a toujours affiché en huit ans d’existence une cote allant de bonne à excellente.Mais hier matin, les résultats d’analyses de routine effectuées le 4 juillet par la direction de ce parc ont démontré avec surprise que l’eau était considérée polluée et affichait la cote D, signalant la présence d’une forte concentration de coliformes fécaux.«On a tout de suite fermé la plage quand nous avons eu ce résultat, et nous avons commandé d’autres tests.On s’explique difficilement cette situation, sinon par la canicule, combinée à une baisse du niveau d’eau dans la baie», a fait valoir hier Guylaine Parr, gérante du secteur ouest pour la division des parcs de la Communauté urbaine de Montréal.Le temps chaud, un très fort achalandage depuis une semaine et l’absence de pluie demeurent pour l’instant les seules raisons pouvant expliquer la dégradation de la qualité de l’eau.Entre le moment de son ouverture le 24 juin et le 1er juillet, la plage a reçu plus de 8500 visiteurs.Une journée, on a même recensé jusqu’à 3700 entrées à la plage.Malgré la fermeture de la plage, les activités de pique-nique, la ferme écologique et le casse-croûte du parc-nature du Cap-Saint-Jacques continuent à être accessibles à la population.Les groupes d’enfants qui avaient des sorties organisées à la plage du Cap-Saint-Jacques ont été envoyés hier à la plage du parc du Bois-de-l’île-Bizard, où la qualité de l’eau est excellente.Les résultats des tests effectués hier devraient être connus dès aujourd’hui et la plage pourrait être rouverte dès demain si la situation s’est rétablie, assure Mme Parr.Tests d’ADN Le comité de soutien «Tara Manning» célèbre STÉPHANIE GRINDATTO LE DEVOIR Les membres du comité de soutien «Tara Manning» se sont réunis, hier, pour célébrer leur récent succès judiciaire et rendre hommage à Michael Manning.Après une brève croisade d’un mois, le père de la victime a obtenu que la loi fédérale sur les tests d’ADN soit modifiée au cours de la dernière session du Parlement canadien.C’est après une course contre la montre que Michael Manning a mené à terme sa lutte.On peut aujourd’hui utiliser les tests d’ADN, lors de procès, sans porter atteinte à l’intégrité physique de l’inculpé.Les prélèvements de peau, de salive ou de cheveux seront réalisés sous mandat spécifique.L'ADN constitue le profil génétique d’une personne, au même titre que l’empreinte digitale.Michael Manning pensait «avoir une chance sur un million de réussir, mais tout est allé très vite».Pour lui, l’objectif est atteint, et le comité sera dissous mais, précise-t-il, «il y a encore trop de violence, il faut continuer à lutter».Dans un salon du YWCA, le comité s’est réuni pour une cérémonie de congratulations, orchestrée par Micheline Bouchard.La vice-présidente a remercié tous les membres, mais aussi tous les Canadiens, qui ont contribué au succès.En effet, 300 000 signatures ont été déposées au bas de la pétition envoyée au ministre fédéral de la Justice, Allan Rock.Michael Manning et sa mère étaient très émus devant ce résultat, pour eux «justice a été faite».Michael Manning est entré en lutte contre la justice canadienne, après la mort de sa fille.Agée de 15 ans, l’adolescente, avait été retrouvée, dans sa chambre, étranglée et poignardée une quarantaine de fois.La police avait trouvé des traces de sperme sur son corps mais n’avait décelé aucune trace d’effraction.Les recherches se sont portées vers une connaissance de la famille.On avait alors procédé à des prélèvements de salive sur ce jeune homme de 17 ans.Le test s’était révélé positif: P ADN du sperme et de la salive étaient identiques.Ces prélèvements réalisés sans le consentement de l’inculpé semblaient constituer une atteinte à l’intégrité physique de ce dernier.Cette preuve d’ADN pouvait être alors réfutée lors du procès, et le présumé meurtrier aurait alors été relâché.LIBRAIRIE LE BOUQUIN Heures d'ouverture: lundi, mardi, mercredi: 9h à 20h, jeudi, vendredi: 9hà2th.samedi: 9h30à 17h 395,Bout.Cartier, Laval Tél.: (514) 688-6036 Fax: (514) 688-8844 Nous vendons les publications du gouvernement du Québec: - lois, règlements - livres administratifs, techniques -livres d'art, etc.Commandes téléphoniques acceptées.CONCESSIONNAIRE DEJ PUBLICATIONS DU QUEBEC Sur les quais du Vieux-Port Flâner au milieu des mots ANDRÉE ROISSELLE LE DEVOIR Depuis jeudi, ils ont envahi les quais du Vieux-Port avec leurs boîtes vertes remplies d’expérience humaine.Voilà quatre ans que les Bouquinistes du Saint-Ixturent suivent l’exemple vieux de quatre siècles de leurs homologues français, offrant aux passants une parcelle de la beauté du monde: un peu de rêve, des histoires drôles, tragiques ou tendres, recueillies par les hommes depuis qu’ils savent écrire.Une «boîte» de bouquiniste, c’est tout simplement une grande valise qui peut s’ouvrir sur le trottoir pour tenir lieu de kiosque-librairie et qui protège les livres des intempéries.Jusqu’au 23 juillet, il y en aura 40 le long du fleuve, chargées de leur précieuse et diversifiée cargaison.L’idée d’implanter cet héritage parisien au Québec vient d'Hélène Tiro-le, qui a grandi à Paris mais dont on peut sans doute dire qu’elle a «le cœur québécois».Elle raconte que l’étincelle a jailli durant les fêtes du 3501' anniversaire de Montréal.Elle a alors rencontré plusieurs libraires montréalais, vendeurs de livres anciens, et a contacté quelques maisons d’édition québécoises, les abordant tous avec la même question: «Vous voulez jouer aux bouquinistes avec moi?» Son enthousiasme s’est révélé communicatif.L’événement est donc une version tout à fait québécoise de ce qui anime les bords de la Seine depuis 400 ans.Mme Tirole le qualifie de «festival du livre à ciel ouvert».Elle a voulu créer une atmosphère de fête autour de cette merveille qu’est le livre, invitant plusieurs artistes à se produire sur les quais du Vieux-Port: on y assistera à une lecture d’œuvres de Françoise Loranger par Pascale Montpetit, Huguette Oligny et Robert Lalonde, de même qu’à une pièce d’Ionesco; des musiciens égaieront le site, des jeux sont prévus et un conteur africain est attendu les 15, 20 et 22 juillet.Mme Tirole espère ainsi attirer vers les bouquins tous PHOTO JACQUES NADEAU Les boîtes des Bouquinistes recèlent mille trésors à découvrir, même sous la pluie, ’ftiV'-r-FiVï r»f.f.V* I.i'v.v IM, A *5 ••v Vv# ceux qui, d’ordinaire, ne franchissent que rarement le seuil des librairies traditionnelles.«Avec les bouquinistes, dit-elle, pas de porte à franchir», pas d’air savant à afficher ni de quête particulière à exprimer.On peut fureter tout en se baladant, la formule est attirante pour tous les types de public.L’accès est gratuit et les promeneurs seront les bienvenus de llh à 23h devant les boîtes à trésors.On y trouvera des affiches, cartes postales, revues d’époque, gravures et estampes.Quajit aux livres, de la Pléiade à la Courte Echelle en passant par des éditions illustrées, introuvables, des XVUF et XIX' siècles, il y a vraiment de tout: nouvelles, romans, poésie, albums d’art, essais philosophiques et guides touristiques, «de 0,50 $ à 100 $».Cette nouvelle façon pour la culture de France de «jeter des ponts par-dessus l’Atlantique» semble se porter fort bien puisque les bouquinistes font des petits.L’été prochain, à eux les rives du Saguenay! Les premiers Chrétiens ont quitté la Cappadoce en laissant derrière eux plus de 3000 maisons et églises.Des cités entières taillées dans la pierre.Jusqu'à tout récemment, les Turcs se servaient de ces cavernes abandonnées comme celliers.En Turquie, les vestiges des anciennes religions contrastent magnifiquement avec le modernisme.Vous pourrez y admirer les plus somptueuses mosquées tout en appréciant le luxe des stations de villégiature.Vous serez également charmé par l’hospitalité de ses habitants dont la personnalité est aussi riche que l’héritage culturel du pays.Pour vos prochaines vacances, partez à la découverte de la Turquie : le pays qui fascinait déjà les voyageurs, 8000 ans avant Jésus-Christ.Pour recevoir de l’information complète, communiquez avec la Section tourisme de l’Ambassade de Turquie: 360, rue Albert, bureau 801, Ottawa, Ontario, KIR7X7.Tél.: (613) 230-8654 Téléc.: (613) 230-3683.Nom:___________________________ Adresse :______________________ _____________________________07 LA TURQUIE Au centre de l'histoire du monde.i’-i-p ; : Habitations trogïodytiques, Cappadoce c/^ons ÿ verrez un paysage majestueux et des rochers insolites.Les premiers Chrétiens ÿ voyaient Pendroit parfait pour bâtir un I.K |> K V 0 I K .I.E S S A M EDI « K T I» I M A X (' Il E « .1 U I I.I.E T I « !» *r> A 4 —-* LE DEVOIR ?— ACTUALITES Mozart Plus Du bonheur, encore ! L’élection contestée dans Bertrand La requête de Thérien rejetée Le renflouage de Y Irving Whale retardé ?WOLGANG AMADEUS MOZARL Symphonie n“ 32 en sol majeur, KV.318; Frédéric Chopin: Concerto pour piano et orchestre en mi mineur, op.11; Antonin Dvorak : Symphonie n“ 8 n sol majeur, op.88.Louis Untie, piano; Orchestre symphonique de Montréal, dir.Gabriel Chmura.Basilique Notre-Dame, le 6 juillet 1995 FRANÇOIS T O IJ SIGNANT Encore une fois, et en dépit d’une chaleur presque accablante qui aurait pu faire fuir vers des oasis plus fraîches, la belle basilique était remplie.La tradition de ce «festival» Mozart plus attire toujours autant les Montréalais et les touristes de passage.C’est tant mieux, car l’OSM est certainement une des visites les plus importantes à faire quand on passe par Montréal.La symphonie de Mozart qui ouvrait le programme est une œuvre un peu expérimentale, comme beaucoup de composition de cette époque, et tient sa forme naïve de l’ouverture d’opéra à l’italienne.Cela n’empêche pas qu’elle reste une œuvre fort intéressante et que l’OSM est plus qu’à l’aise dans ce répertoire.11 faut ajouter que cela tient aussi au chef.Je n’avais pas entendu Gabriel Chmura depuis son départ d’Ottawa, alors qu’il présidait aux destinées de l’Orchestre du Centre national des arts.Il a toujours cette grande noblesse du serviteur de la musique et ce souci rare du travail avec les musiciens.Avec l’OSM, cela donne des résultats tout en finesse et en légèreté chez Mozart.Bref, le concert était bien lancé.Alors, arriva Louis Lortie.Je ne sais plus que dire devant l’art de ce pianiste.Il a été fidèle à lui-même, à ce à quoi il nous a habitué dans ce type de répertoire «pia-qistique» depuis sa reprise des Etudes de Chopin.Même avec une partition aussi maigre que le premier Concerto, il arrive à faire des pro- diges.Toujours avec sa sonorité magique, il arrive à nous faire croire à la sincérité d’une page aussi galvaudée.Ce qui étonne ici surtout, c’est son art du rubato.On retrouve la respiration si naturelle de la musique sans aucune affectation.Je dirais même qu’il y a des coquineries plaisantes qui empêchent sa prestation de tom-bei dans «l'expression pour l'expression- si pédante dont cette page est si souvent affublée.Il se dégage de son interprétation, et du magnifique accompagnement que lui on offert le chef et l’orchestre, une naïve fraîcheur, voire un esprit de juvénilité typique de tant de pages du Chopin de cette période, voulant plaire et s’imposer à la fois, tout en démontrant sa virtuosité.Et pour la virtuosité, Lortie n’est pas en reste.Rien de gratuit cependant; tout tombe en place comme si l’œuvre nous était offerte neuve.Dans une page si populaire, il faut le faire.Encore une fois, il séduit, tel un Casanova du piano, sans qu’on puisse répondre autre chose que: «Continuez, cher ami, continuez.».Il ne faut pas oublier la Symphonie de Dvorak! Ici, j’ai vraiment retrouvé le Chmura intelligent et musicien qui a fait mon bonheur à Ottawa.Cet homme a le sens de la construction dramatique et du lyrisme.Avec les musiciens de l’OSM, ces qualités se trouvent magnifiées.Il fallait entendre les cuivres tonitruer, les cordes s’épancher — mais jamais sirupeuses comme sur certains enregistrements — et les bois colorer gaiement tout cela.Un petit moment de bonheur, un baume sur le cœur, la vraie raison d’être de ces prestations estivales.Mæstro Chmura a fait bien des heureux jeudi soir, des deux côtés de la rampe.Le public n’a ainsi pas Ijésité à lui faire une belle ovation.A laquelle je souscris entièrement, en espérant le revoir bientôt comme invité à l’OSM, dans un menu plus substantiel.Programme d’échanges d’artistes entre la France et le Canada PRESSE CANADIENNE Le gouvernement fédéral, l’ambassade de France au Canada et le Centre des arts de Banff ont signé hier un accord pour lancer un programme d’échanges d’artistes.Le projet, quoique modeste, est la première manifestation concrète du dernier énoncé de politique étrangère rendu public l’hiver dernier.Selon cet énoncé, la culture devait devenir le troisième pilier de la politique internationale canadienne.Le programme tripartite permettra à des artistes français et canadiens à s’associer pour réaliser, au Centre de Banff, des projets de production, de perfectionnement ou d’expérimenta- tion dans les domaines des médias et des arts visuels, de la musique et de l’enregistrement, du théâtre, des arts de la scène, de la littérature et de la publication.L’objectif sera de produire des œuvres conjointes.Les projets devront être soumis au Centre mais un comité tripartite sera chargé de la sélection.Déjà deux projets ont été soumis mais le programme ne devrait démarrer qu’au printemps de 1996.U ne s’agit pas d’une initiative ambitieuse.Les gouvernements verseront chacun 25 000 $ la première année.Les deux années suivantes, cette contribution devrait être maintenue mais les deux gouvernements se gardent le droit de revoir leur engagement • • • H • i muim Gardez la forme et offrez-vous ce qu’il y a de mieux! s 100 cours d’aérobie / semaine S 6 courts de tennis intérieurs a 8 courts de squash et de rackettai 1 a piscine intérieure et extérieure a service de banquets complet a programme de référence médicale a SPA complet a stationnement intérieur gratuit LE SPORTING CLUB DU SANCTUAIRE Profitez de nos forfaits spéciaux d'été.5 i Tel.: 737-0000 6105, riv.du Boisé FRÉDÉRIC TREMBLAY PRESSE CANADIENNE La Cour supérieure rejette la requête qui visait à faire suspendre les procédures dans la cause du député de Bertrand, Robert Thérien, soupçonné de manœuvres électorales frauduleuses.Dans un jugement rendu hier, la juge Danielle Grenier, de la Cour supérieure, rejette les arguments présentés par le camp de Robert Thérien selon lesquels l’autorécusation du juge Louis Vaillancourt, de la Cour du Québec, est contraire aux principes du Code de la procédure civile.Louis Vaillancourt était l’un des trois juges du tribunal initial nommé dans le procès du député Robert Thérien.Le juge Vaillancourt avait décidé de se retirer après avoir estimé que les procédures entreprises par Me Louis Demers, l’avocat du camp péquiste et de la candidate défaite Monique Simard, avaient consi- dérablement affecté son impartialité.C'est le juge Roland Robillard, qui devait prendre sa retraite le 8 juin dernier, qui a été appelé à remplacer son confrère Vaillancourt.La juge Danielle Grenier de la Cour supérieure affirme dans sa décision que • c’est a bon droit que les juges se sont déclarés sans compétence pour juger de cette question [l’autorécusation du juge Vaillancourt 1.Il ne s’agit pas d’une question sérieuse à juger».L’avocat de Robert Thérien, Me Jacques Jeansonne, aurait voulu que les trois juges de la Cour du Québec déclarent contraire à la loi la récusation du juge Vaillancourt.En ce qui a trait au juge Robillard, la juge Grenier écarte également du revers de la main les prétentions du camp Thérien, qui mettait en doute l’impartialité de ce magistrat puisqu’il devait prendre sa retraite.«Je vois mal en quoi le juge Robillard pourrait créer une crainte rai- sonnable de partialité.(.) L’exigence essentielle d’inamovibilité semble à première vue respei tee, le decret fixant un terme de six mois [durée de la prolongation du mandat du juge)», souligne la juge Grenier.La juge de la Cour supérieure poursuit plus loin en exprimant l’opinion que la cause présentée devant la Cour du Québec par les péquistes doit suivre son cours dans les meilleurs délais.«L’intérêt public commande que la question soit vidée le plus rapidement possible par la Cour du Québec.Sans passer de jugement de valeur sur cette question, le tribunal constate que l’intimée [les péquistes) semble vouloir procéder rapidement, alors que le requérant [le camp Thérien) démontre qu’il n'est pas pressé», avance la juge Danielle Grenier.Dans le but d'éviter tout report additionnel, le juge Grenier déclare son jugement exécutoire, qu’il y ait appel ou non de sa décision.PHOTO AP Néfertiti reçoit i -w m 1 wk rxr 1- 3*.- i mm \ A L’ABRI des regards depuis 3200 ans, l’épouse du pharaon Ramsès II, la reine Néfertiti (deuxième à partir de la gauche sur cette fresque de son tombeau de Louxor), recevra bientôt la visite de millions de touristes.La décision d’ouvrir le tombeau aux visiteurs ne fait pas le bonheur de certains qui craignent la détérioration de ce joyau égyptien.Les touristes devront néanmoins porter des chaussures et un masque afin de protéger les peintures récemment restaurées.LOUIS-GILLES franco: u h LE DEVOIR Ottawa a confirmé hier nue le renflouage de Y Irving Whale, une barge contenant 3100 tonnes de pétrole qui gît au fond du golfe du Saint-Laurent depuis 1970, pourrait être retardé quelque peu en raison de la présence de 4000 litres de BBC à bord mais que le projet doit se réaliser cet été.I^s autorités fédérales, qui viennent de réaliser que les équipements électriques de la vieille barge sont bourrés de BPC, veulent analyser ce problème pour déterminer s’il y a lieu de modifier le projet de renflouage qui doit avoir lieu dans la première semaine d’août.Cette analyse sera soumise aux deux comités de vigilance de Charlottetown et des îles de la Madeleine, a précisé hier Thérèse Diapeau, porte-parole d’En-vironnement Canada.La décision d’Ottawa de procéder au renflouage de la barge immergée a, d’autre part, amené le Bloc québécois à s’interroger publiquement hier sur les raisons qui ont incité la pétrolière Irving à attendre jusqu’à tout récemment avant d’aviser les autorités fédérales de la présence de BPC à bord.Les analyses soumises par cette pétrolière aux autorités fédérales mentionnaient explicitement la présence d’huile «Monsanto» dans ces équipements.Mais ce détail, qui identifiait l’un des principaux producteurs de BPC des années 60, avait échappé aux autorités fédérales et n’avait pas été clarifié outre mesure par la compagnie, qui a accepté à reculons de payer le tiers des dépenses du renflouage de sa propre barque.Selon la porte-parole du Bloc, Monique Guay, «il est possible que la société Irving ait flairé le danger de lever la barge sans la vider et ait voulu se protéger contre les conséquences d’un déversement de produits hautement toxiques».Il en aurait coûté près de 30 millions $ pour pomper sous l’eau les hydrocarbures toujours présents dans la barge qui a coulé au cours d’une forte tempête en 1970, souillant pour des années 35 kilomètres de plages des îles de la Madeleine.Le projet de renflouage sans vidange préalable, finalement retenu, coûtera 10 millions $.Il est jugé plus risqué par les Madelinots et le Bloc, qui craignent une rupture de la vieille carcasse partiellement rouillée.Les experts consultés par Ottawa affirment qu’il est improbable que les huit caissons de la barge se brisent simultanément et qu’un important dispositif de récupération du pétrole sera déjà en place.La Francophonie respectera la décision des Québécois Émile-Derlin Zinsou estime que les pays francophones se borneront à «constater» les résultats du référendum MICHEL VENNE DE NOTRE,BUREAU DE QUEBEC Le prochain sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des pays ayant le français en partage, qui se déroulera du 2 au 4 décembre prochain, au Bénin, suivra de près la tenue au Québec du référendum sur la souveraineté.Et le sommet prendra acte de la décision des Québécois; il reconnaîtra le nouveau statut du Québec, si son statut a changé.Le président du conseil permanent de la Francophonie, le Béninois Emi-le-Derlin Zinsou, a soutenu, lors d’une entrevue avec Le Devoir réalisée à la mi-juin, que «si le résultat est positif [au référendum], le Québec aura pris un nouveau statut, tout le monde l’aura constaté.Et bien évidemment, son statut changerait au sein du sommet», a-t-il dit.Le Québec a le statut de gouvernement participant au sein du sommet de la Francophonie en vertu d’une entente avec le gouvernement fédéral paraphée en 1985.Le Québec n’est donc pas membre à part entière comme Test le Canada.Si le Québec devenait un pays souverain, il deviendrait membre de la Francophonie.Cependant, on ne peut pas conclure de la déclaration de M.Zinsou, qui est le porte-parole politique de la Francophonie, que le statut du Québec changerait formellement dès le prochain sommet Le Québec devrait probablement d’abord obtenir une certitude légale de son nouveau statut avant de pouvoir faire reconnaître ce statut dans quelque instance internationale que ce soit Toutefois, les pays membres de la Francophonie «ne seront pas indifférents» à ce qui se sera produit au Québec.«Sinon, on est ensemble pourquoi?», demande M.Zinsou.Ce sommet serait vraisemblablement le premier forum international auquel participerait le premier ministre Parizeau après le référendum, de même que pour le premier ministre canadien Jean Chrétien.Quoi qu’il advienne, la Francophonie se bornera à «constater», ce qu’aura été le résultat du référendum car «de là à s’immiscer dans les affaires des autres, il y a un pas que nous ne franchirons pas».la décision appartient «aux Québécois».«Et quel que soit le résultat, le Québec restera, en Francophonie, l’ami de tout le monde, un participant actif», a dit M.Zinsou.Ce prochain sommet des 47 pays ayant le français en partage, le sixième depuis 1986, se déroulera sous le thème «Un espace de solidarité Nord-Sud pour le développement humain et durable».La capitale du Bénin, Cotonou, attend 1500 personnes, ce qui, pour cette ville d’un des pays les plus pauvres du monde, est une entreprise gigantesque.Il aura fallu construire un hôtel, en restaurer deux autres, bâtir une salle de conférence.Les Béninois ont refusé «avec entêtement» la solution proposée de loger les participants au sommet sur un paquebot en rade.Ce sommet marquera un peu plus le caractère politique de la Francophonie.A l’île Maurice, en 1993, les pays du club francophone avaient fait front commun pour l’exception culturelle au GATT.Cette fois-ci, ils se pencheront avec plus d’insistance sur l’intervention de la Francophonie pour prévenir des conflits à l’intérieur de pays membres de cette organisation internationale, comme au Rwanda ou au Burundi.Cette préoccupation est poussée par le Canada depuis quelque temps et elle fait son chemin.«Le monde est tourmenté, il y a PHOTO JACQUES GRENIER Émile-Derlin Zinsou plein de drames, dit M.Zinsou.Comment rester indifférents?Alors nous cherchons des moyens de prévenir ces conflits, ça vaut mieux que d’aller panser les plaies», dit-il.Le prochain sommet amorcera à ce sujet la réflexion en essayant de «définir le principe de la prévention».Jusqu’à présent, les dictateurs et les dirigeants militaires parfois coupables d’exactions dans leur propre pays ont bénéficié de la tolérance de ieurs homologues des autres pays francophones qui fermaient les yeux le temps d’un sommet.M.Zinsou croit que cette attitude doit changer, mais il répond à la question «à titre personnel»; «ce n’est pas le président du CPF qui parle».«Moi, je suis pour qu’on intervienne dans certains cas.Encore faut-il pouvoir le définir de façon précise», dit M.Zinsou.Car, à l’opposé, il existe le principe du respect des souverainetés nationales.«Est-ce qu’on a le droit d’intervenir lorsque le pouvoir qui agit est un pouvoir sinon légitime, du moins légal?», demande-t-il.Mais pourquoi la Francophonie a-t-elle plus de chances de réussir là où les Nations unies échouent?«Je crois, répond M.Zinsou, que c’est un forum plus restreint et ce sont des gens qui ont l’habitude de travailler ensemble, qui sont moins suspects les uns par rapport aux autres, qui ne s’attribuent pas toujours des arrière-pensées qui peuvent empêcher les autres d’intervenir.Je crois que s’il y a quelque chance que ça réussisse, elles sont plus grandes au sein d’une famille comme ça qui se connaît bien.» La question de la prévention des conflits sera aussi abordée la semaine prochaine, à Québec, à la réunion de i’Assemblée internationale des parlementaires de langue française.Le président de l’AIPLF, le président de l’Assemblée nationale du Québec Roger Bertrand, constate les limites d’une telle intervention: d’une part, elle doit se faire en coopération avec d’autres instances internationales, comme l’OUA en Afrique; d’autre part, elle doit se limiter aux situations où la collaboration des autorités en place est acquise.«Nous devons être désirés et invités», a-t-il dit.Cette intervention peut prendre la forme de missions d’observation, comme celle à laquelle M.Bertrand a participé au Burundi, qui procure «un apaisement dans le niveau de tension», ou prendre la forme de missions techniques sur l’organisation d’élections, la formulation de législations, la mise sur pied de tribunaux.Le sommet se penchera sur les institutions francophones.La conférence ministérielle du 30 mars dernier a débouché sur un consensus sur la primauté du |X)litique et la confirmation du rôle de l’ACCT.Le sommet discutera de l’autoroute de l'information en français.On y parlera du déploiement de TV5 aux Etats-Unis. I.K I) K V (Il It .I.E S M K H I S E T I) I NI A X (' Il K II .1 V I I.I.K T I )> » 5 —* Le devoir «- A 5 E N B H E F ?LA PRISON POUR DE MICHEUS Venise (AFP) — L’ancien ministre socialiste italien des Affaires étrangères Gianni I)e Michelit a été condamné hier à quatre ans de prison pour corruption et financements illégaux par le tribunal de Venise.Un ancien ministre démocrate-chrétien des Trans-[jorts, Carlo Bernini, a été condamné a trois ans et sept mois de prison pour les mêmes délits.Ces peines se-ront applicables après confirmation d’une juridiction d'appel Gianni De MicheUs, qui a été ministre de 1989à 1992, a été condamné pour avoir reçu, au total, 405 millions de lires (-M(XXKIS) des entreprises qui ont realise l’autoroute Venise l’adoue et la bretelle qui conduit à l’aéroport de Venise.Carlo Bemini a été condamné pour avoir touché 500 millions de lires (512000$) d'entreprises de travaux publics lors de l’attribution de marches publics, l es deux hommes ont en outre été condamnés par le tribunal à la privation de toute fonction publique (xmdant cinq années.CISJORDANIE: 3 % AUX PALESTINIENS Jérusalem (Reuter) — Le négociateur israélien Joel Singer a expliqué hier, dans les colonnes du quotidien Maariv, qu’Israël ne compte remettre aux Palestiniens, du moins dans un premier temps, que 3 % du territoire de Cisjordanie.Cette interview, la plus explicite jusqu’à présent sur la teneur actuelle des discussions de paix avec l’OLP au Caire, souligne le fossé qui sépare encore les deux parties près de deux ans après la conclusion de l’accord sur l’autonomie.Yasser Arafat, président de l’Autorité autonome mise en place en mai 1994 à Gaza et Jéricho, et son interlocuteur privilégié, le ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Peres, se sont donné cette semaine jusqu’au 25 juillet pour conclure un accord sur l’extension de l’autonomie.Selon Joel Singer, les Palestiniens seraient prêts à accepter un repli limité des troupes israéliennes dans un premier stade, pourvu qu’un calendrier soit fixé pour les futurs retraits de Tsahal des zones arabes de Cisjordanie occupées depuis 1967.Le conseiller juridique du ministre des Affaires étrangères estime que ce retrait israélien pourrait être achevé d’ici le milieu de l’année 1997.ULSTER: PRESSION SUR LONDRES Belfast (Reuter) — Des catholiques irlandais ont continué vendredi, pour la quatrième nuit consécutive, à manifester pour réclamer à Londres la libération d’activistes indépendantistes, alors que le processus de paix demeure fragile.Les manifestants s’en sont pris à six véhicules dans plusieurs villes au cours de la nuit, et la police de Belfast a subi plusieurs attaques de cocktails Molotov, mais les forces de sécurité assurent que ces actions n’ont rien de comparable avec les émeutes qui ont eu lieu au cours des deux premiers jours de la semaine; Les manifestants veulent forcer la Grande-Bretagne a libérer des centaines de républicains catholiques détenus dans les prisons britanniques pour avoir pris part au conflit de 25 ans qui déchire l’Irlande du Nord.Ils sont soutenus dans leurs exigences par le gouvernement de Dublin, les nationalistes irlandais qui veulent mettre fin à la souveraineté de Londres sur l’Irlande du Nord, et les Loyalistes qui veulent le maintien de cette souveraineté.PREMIER SATELLITE ESPION FRANÇAIS Kourou (Reuter) — Hélios IA, premier satellite espion français, conçu en collaboration avec l’Italie et l’Espagne, a été placé hier en orbite par une fusée Ariane lancée de Kourou, en Guyane française.La fusée Ariane 4 emportant Hélios a décollé du centre spatial de la jungle amazonienne.Le largage du satellite s’est produit après 18 minutes et 19 secondes de vol.Le consortium européen Arianespace a annoncé que l’opération avait été couronnée de succès mais, «secret défense» oblige, les responsables militaires français ont refusé d’en dire plus.Le P.d.g d’Arianespace, Charles Bigot, y a vu un «événement de grande portée pour l’Europe spatiale (.) l’accès à l’espace pour les besoins d’information de nos années».Hélios IA, un engin de 2,5 tonnes d’une durée de vie de cinq ans dont le coût est estimé à 10 milliards de FF, fait en effet entrer la France dans le club restreint des nations possédant des moyens indépendants de reconnaissance optique spatiale.Jusqu’ici, seuls les Etats-Unis, la Russie, la Chine, l’Inde et Israel disposaient de satellites espions, dit-on dans les milieux militaires occidentaux.Les mines anti-pe Nicaragua 109.000 Equateur 60,000 Falklands 30,000 El Salvador — 10,000 Guatemala 1,500 nu * n ¦r* Nombres de mines par pays ____^ >__-j" / ._.v Cambodge 10 millions Chine 10 millions Viêt-nam n a Les mines anti-personnel S •' S H bondissante U à déclenchement par fil ni lyuiw Mozambique Erythrée Qnmalia - IV 11 III II VI Its 2 millions 1 million 1 million ouiiiaiic Qni iHan 1 IIIHIIUII 1 million OUUUdl 1 Ethiopie RiA/anHa - 1 IIIHIIUII *nn nnn JUU.UUU fin nnn nWdllUa Mamihio —— UU,UUU fin nnn iNalillUlc 1 ihôrio J U,UUU iq nnn uiuc/iia iU|Vvu Sahara Occidental 10,000 EUROPE .n MOYEN-ORIENT Croatie 2 millions Bosnie H.1,7 million RFY 500,000 Géorgie - 150,000 Azerbaïdjan Lituanie Chypre 50.000 17.000 16.000 Egypte 22 millions Afghanistan 10 millions Irak 10 millions Jordanie - 206,000 Yemen 109,000 Liban 20,000 TOTAL : 110 millions AFP infographie - FredGaret Conférence internationale sur le déminage Seulement 20 millions $ pour piéger les mines Genève (AFP) — La Conférence internationale sur le déminage n’a apporté hier à Genève que des résultats financiers modestes et une interdiction totale de ces armes «inhumaines», comme le demande le secrétaire général de l’ONU, apparaît lointaine.Les Nations unies, qui demandaient 75 millions de dollars, n’ont récolté pour le moment que 20 millions de dollars pour le Fonds volontaire d’assistance aux programmes de déminage en cours (Afghanistan, Irak, Angola, Cambodge, Mozambique, Somalie) ou à venir (Rwanda, Géorgie, Tchad, ex-Yougoslavie).D.e plus, sept millions de dollars (dont 6,5 fournis par les États-Unis pour l’Angola) ont été promis pour la réserve d’intervention (personnel, logistique, transports), a indiqué le ministre belge des Affaires étrangères Erik Derycke, qui présidait la réunion.Le chef du département des affaires humanitaires (DAH) des Nations unies, Peter Hansen, a affirmé à la presse qu’il n’était pas «déçu» par ces chiffres, car plusieurs des 97 Etats participant à la conférence de deux jours feront connaître plus tard leurs engagements pour lutter cpntre ce fléau.Les États-Unis ont annoncé une contribution de 6 millions $ au Fonds, l’Union européenne 4, le Japon 3, les pays nordiques (Norvège, Suède, Danemark) ont annon- cé des contributions notables.Au total, «l’effort global pour le déminage» en cours ou à venir serait d’environ 85 millions $, selon l’ONU.Ces chiffres sont «une goutte d’eau dans l’océan» face aux 110 millions de mines déjà installées dans le monde, a estimé M.Hansen.«Nous aurions besoin de 1,5 milliard de dollars rien que pour éliminer les nouvelles mines posées chaque année et 33 milliards pour détruire celles déjà posées», a-t-il dit.L’an dernier, seulement 100 000 de ces engins, qui tuent encore les civils longtemps après la fin des guerres, ont été neutralisés pour un coût moyen bien supérieur (de 300 à 1000 $) à leur fabrication (trois dollars).De 30 à 40 % des 10 000 morts annuels ont moins de quinze ans.Le ministre belge a estimé qu’il y aurait «encore beaucoup de chemin à faire» pour que la conférence de Vienne sur la restriction de l’usage des armes «aux effets traumatisants excessifs» aboutisse à des résultats concrets, en septembre prochain.Le secrétaire général de l’ONU Boutros Boutros-Ghali avait demandé jeudi qu’on «supprime de manière générale et absolue ces aimes inhumaines», car les doter de systèmes de détection ou d’autodestruction ne suffit pas.Selon lui, «il faut en interdire l’usage, il faut en prohiber la fabrication, il faut en détruire les stocks».Washington et Hanoï vont normaliser leurs liens diplomatiques TTTashington (AFP) — Plus de vingt V V ans après la fin d’un conflit qui déchira la société américaine et contre lequel il milita activement, le président Bill Clinton est sur le point de clore le chapitre de la guerre du Vietnam en annonçant dans les prochains jours (établissement de relations diplomatiques avec Hanoï.Officiellement, la Maison-Blanche assurait que M.Clinton n’a pas encore pris de décision et qu’il attend la recommandation écrite du Conseil national de Sécurité (NSC, organisme dépendant de la présidence).«Il n’y a pas de recommandation formelle sur le bureau du président», déclarait ainsi hier une porte-parole de M.Clinton, Mary Ellen Glynn, ajoutant que cela se produirait «bientôt».Mais dans les faits, il s’agit surtout d’une formalité, le président étant déjà décidé à agir, à en croire les confidences de hauts responsables au New York Times et au Washington Post.Les responsables concernés sont tous en faveur d’une normalisatiop, à commencer par le secrétaire d’État Warren Christopher, qui pourrait se rendre prochainement au Vietnam à l’occasion d’une rencontre des ministres des Affaires étrangères des pays de (Association des nations du sud-est asiatique (ASEAN).Comme on lui demandait s’il y avait au sein de (administration des voix opposées à (établissement de relations diplomatiques avec Hanoï, Mme Glynn a répondu: «Pas que je sache.» Cette mesure était une simple affaire de temps depuis que M.Clinton a levé en février 1994 (embargo commercial imposé en 1975 après la chute de Saigon et la fin du conflit Aide humanitaire paralysée en Bosnie Tirs serbes sur l'hélicoptère de Bildt Les forces serbes de Bosnie ont ouvert le feu hier sur l’hélicoptère qui transportait le médiateur européen Cari Bildt de Sarajevo vers Split.Carl Bildt, médiateur mandaté par l’Union européenne, a pu poursuivre sa mission en ex-Yougoslavie.Il est arrivé dans la journée à Belgrade, où il devait s'entretenir avec le président serbe Slobodan Milosevic.Zagreb (AIT) — L’aide humanitaire est dmis une situation de paralysie sans précédent depuis le début de (année en Bosnie, ou les premiers cas de décès dus à la faim ont été rapportés, faisant craindre un «désastre à grande échelle» cet hiver.Le Haut CommissariatdeTONU pour les réfugiés (HCR) n’a pu livrer que le tiers environ de (aide nécessaire en juin et la situation semble devoir encore empirer en juillet.«Nous avons distribué 7000 tonnes en juin alors que les besoins sont évalués à 22 000 tonnes.Depuis le début de (année c’est notre plus mauvais résultat», affirme le porte-parôle du HCR a Zagreb, Gonzalo Vargas IJosa.Les blocages à (acheminement de (aide alimentaire n’ont cessé de s’aggraver depuis les frappes aériennes des 25 et 26 mai et la prise en otages de plusieurs centaines de Casques bleus par les Serbes de Bosnie.La crise est particulièrement aiguë dans les enclaves musulmanes assiégées de l’est de la Bosnie — Zepa, Gorazde, Srebrenica — à Sarajevo et dans la poche de Bihac (nord-ouest) touchant plusieurs dizaines de milliers de personnes.C’est dans la poche de Bihac, asphyxiée par les forces serbes sécessionnistes, que les deux premiers morts de faim —un vieillard et un enfant de trois ans et demi — ont été signales par le HCR il y a une semaine.Depuis, les Bosniaques ont fait état de 13 décès en raison du manque de nourriture dans (enclave de Srebenica (est de la Bosnie).Le HCR comme la Croix-Rouge Internationale n’étaient pas en mesure hierde confirmer ces dernières informations qui émanent de (ambassade de Bosnie à Zagreb.«Ces décès sont symptomatiques de (aggravation que nous connaissons depuis lin mai.La situation des enclaves est particulièrement mauvaise dans celles de (est car nous n’avons jamais pu y constituer de reserves», souligne-t-on au HCR.A Bihac, 90 % des convois du HCR sont bloques par les Serbes depuis plus d’un an.Même autorisée, la totalité de la livraison n’arrive pas toujours à destination.Les forces du leader dissident Fikret Abdic, alliées des Serbes et qui assiègent la poche au nord ont refusé cette semaine de laisser passer les protéines d’un chargement.La situation n’est guère meilleure à Gorazde où un premier convoi est arrivé jeudi après une interruption de plus de six semaines.A Srebenica, le HCR a livre 230 tonnes d’aide en juin contre les 700 nécessaires.Four Sarajevo, la situation paraît toujours bloquée entre le HCR et les Serbes bosniaques, qui ont exigé d’obtenir 50 % des livraisons destinées à la capitale bosniaque, une demande rejetée par (organisation internationale.Outre les pénuries alimentaires, la situation sanitaire laisse également à desirer a Sarajevo comme dans certaines enclaves.«A Bihac, les conditions d’hygiène se sont détériorées.Il y a des poux et des cas d’hépatites», témoigne Amanda Williamson, de la Croix-Rouge Internationale.Il y a dix ans, le Rainbow Warrior Paris (Reuter) — Les militants de Greenpeace qui font route à bord du Rainbow Warrior II vers (atoll de Mururoa, site des essais nucléaires français, auront à (esprit, le 10 juillet, la première «affaire Greenpeace».Dix ans après (attentat contre le Rainbow Warrior I par des agents français dans le port d’Auckland, en Nouvelle-Zélande, cet anniversaire met aux prises les mêmes protagonistes.Si le navire-amiral de (organisation écologiste doit arriver à Mururoa d’ici demain les autorités françaises ont interdit à (équipage de pénétrer dans la zone des 12 milles nautiques entourant (atoll.L’affaire du Rainbow Warrior, plus grand scandale du premier septennat du président François Mitterrand, a envenimé les relations franco-néo-zélandaises jusqu’en 1991 et a durablement terni (image des services secrets français.Elle a débuté le 10 juillet 1985, à minuit moins cinq, par (explosion de deux bombes dans le port d’Auckland, où les écologistes préparaient une nouvelle campagne de protestations contre les essais nucléaires français dans le Pacifique.La première explosion ayant fait chavirer le navire de Greenpeace, (équipage évacue le Rainbow Warrior en catastrophe.Fernando Perdra, un Néerlandais d’origine portugaise, est surpris par une seconde explosion alors qu’il descend récupérer ses appareils.Il meurt noyé dans sa cabine.Bien que montrée du doigt, la France dément officiellement le 12 juillet etre à (origine de (attentat.Le même jour, la police néo-zélandaise interpelle deux Français — les faux époux Turenge — en possession de faux passeports suisses.Très vite, les enquêteurs établissent que les touristes français sont en réalité le commandant Alain Ma-fart et le capitaine Dominique Prieur, agents de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGSE), les services secrets.Paris continue néanmoins à nier toute responsabilité dans (affaire dont s’empare la presse française, qui en fait vite le «feuilleton de l’été» et multiplie les révélations accablantes pour le gouvernement.Négociations rompues sur la Tchétchénie Grozny (AFP) — Les négociations entre les Tchétchènes et les Russes ont été suspendues hier, les indépendantistes entendant ainsi protester contre le meurtre d’une dizaine de civils par des militaires russes.Les négociateurs russes et tchétchènes ont cependant décidé de créer un «groupe d’enquête conjoint» pour faire la lumière sur ces meurtres, a annoncé hier soir le chef de la délégation tchétchène, Ousma-ne Imaïev, cité par (agence Interfax.M.Imaïev a indiqué que ses négociateurs avaient décidé d’annuler la session de pourparlers prévue aujourd'hui à Grozny «en signe de protestation» après ces meurtres.L’assassinat des civils tchétchènes a littéralement enflammé la population.M.Imaïev s’est adressé à une foule de plusieurs milliers de personnes criant leur colère, rassemblées autour des six dépouilles des tués.Les victimes, dont deux enfants et un bébé, étaient tous membres d’une même famille.Deux autres civils ont également péri.Debout sur un camion transportant les corps, M.Imaïev a harangué la foule en tenant dans ses bras celui d’une fillette de deux ans.Pour ajouter à cette atmosphère tendue, des coups de feu ont éclaté, dont on ignore les circonstances, chacune des parties accusant (autre d’en être à (origine.La vie dépravée de l’ex-maire de Pékin LE MONDE ‘ 3ékin — Les autorités chinoises s’efforcent de limiter .les dégâts dans le traitement de la plus sérieuse affaire c e corruption jamais ouvertement dénoncée à haut niveau c ans le régime.Le régime a annoncé, mardi, la destitution à titre posthume et (exclusion du Parti communiste de Wang Baosen, ancien maire adjoint de Pékin, qui s’était suicidé le 4 avril.On apprit qu’il avait distrait des fonds publics pour des dépenses personnelles: 250 000 yuans (près de 60 000 $) et 20 000 $ pour ses propres besoins; et 100 millions de yuans et 25 millions $ pour (achat ou la construction de résidences destinées à son frère cadet, à sa maîtresse et à divers acolytes.Il menait, ajoute le verdict de la commission de discipline du comité central du parti, «une vie dépravée», louant pour de longues périodes des suites luxueuses dans des hôtels «à des fins de plaisir», approuvait des prêts bancaires sans retenue, etc.Le public chinois n’avait pas été habitué à tant de franchise.La «profonde leçon» que le Quotidien du peuple affirme vouloir tirer de (incident aurait été plus pénétrante si le régime avait fourni des détails précis des divers détournements de fonds concernés, plutôt que d’accumuler les reproches sur un mort.L’impression prévaut que le chef du régime, Jiang Zemin, qui veut paraître décidé à faire des exemples dans les rangs de la haute administration, entend rester dans les limites de (acceptable pour les clans familiaux de la génération sortante.Quoi qu’il en soit, des affaires qui auraient été jadis gardées secrètes transpirent, comme y sont impliqués les «capitalistes rouges» du «parti des princes» les très visibles enfants de la vieille garde communiste, lancés dans le commerce, la finance et (industrie.Ainsi en va-t- il d’un autre scandale, qui a filtré à Hongkong, dans lequel seraient impliqués le fils et le mari de la petite-fille de deux défunts vice présidents de la République, Wang Zhen et Ulanfu.Le premier se serait rendu coupable d’un enlèvement manu militari sur la personne du second, sur un terrain de golf de la zone économique spéciale de Shenzhen, à la suite d’un différend commercial.La victime a été finalement libérée.Jiang Zemin aurait donné pour instruction que (affaire, qui met en jeu un investissement risqué de 10 millions de yuans, soit réglée à (amiable.Signe que le chef de (Etat peine à appliquer le principe jadis énoncé par Mao: «Là où le balai ne passe pas, la poussière ne s’en va pas d’elle-même.» La vaccination est vitale pour les chats.elle : • aide à prévenir les maladies • comprend toujours un examen médical complet permettant de diagnostiquer tôt les problèmes éventuels Chats Montreal Clinique vétérinaire pour chats Charles Bradley D.V.M.[g] 1830, rue Sherbrooke o.Guy (514) 939-2287 ENCAN PUBLIC DE TAPIS PERSANS ET ORIENTAUX Un inventaire de plusieurs millions de dollars d’authentiques tapis tissés à la main provenant d’Iran, Qum, Tabriz, Isfahan, etc.et de la Chine et du Pakistan sera encanté Par Encanteurs et liquidateurs L’encan sera tenu ce dimanche 9 juillet à 14h, ainsi que les mercredi 12 juillet et jeudi 13 juillet à 19h30 au centre Décor Décarie, 6900, boul.Décarie, Montréal.L’inspection débutera deux heures avant chaque encan et se continuera pendant l’encan.Les tapis seront encan-tés un à un.Aucun frais d’encan de 10% pour le public ni T.P.S.Pour de plus amples informations, téléphonez au 731-8339.Stationnement gratuit.WF Cargo Belge Croisières autour du monde: Halifax, Liverpool, Hambourg, Zeebrugge, Haifa, Singapour, Fremantle, Melbourne, Sydney, Auckland, Lyttelton, La Nouvelle-Orléans, Charleston, Philadelphie, Halifax.Pour obtenir les renseignements les plus récents sur ces voyages 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