Le devoir, 28 avril 1995, Cahier A
Vol.1, X XXVI - N o !) !) —?FONDÉ EN 1910 ?- LE DEVOIR PERSPECTIVES Le jour et la nuit Deux congrès de partis politiques fédéraux auront lieu ce week-end.À Hull, les conservateurs de tout le pays tenteront de démontrer qu’il y a une vie après la mort clinique, pendant qu’à Trois-Rivières, les libéraux québécois veilleront à garder leurs troupes sur le qui-vive à l’avant-veille d’un référendum qui baigne dans le flou sémantique./ e a il Dioii ?ean Charest n’était vraiment pas content quand il a appris, il y a quelques mois, que ses adversaires avaient choisi les mêmes dates que lui pour tenir leur séance de motivation.On pourra convenir qu’en effet, il n’est pas très élégant de s’acharner sur celui qui se trouve déjà au plancher.Mais la situation aurait pu être pire.S’il avait fallu que les «huit à dix mois» de Jacques Parizeau tiennent, on vivrait aujourd’hui à plein ce phénomène de polarisation qui a tant coûté aux conservateurs lors des élections partielles de février.Au lieu de cela, on attend, et la prolongation du match — M.Charest, la célèbre «tortue» de la course au leadership du PC, le sait mieux que quiconque — ne peut que profiter au négligé.Amorcée au lendemain de la plus retentissante dégelée de l’histoire politique canadienne, la longue marche du PC ne fait que commencer, et nul ne sait encore si elle aboutira.Criblé de dettes, déserté par §g bon nombre de ses militants, invi-Mi s'ble à la Chambre des communes w _ avec ses deux députés, ce parti a dû |**P tout reprendre à zéro, et on verra # JH en fin de semaine si l’ingrat travail de coulisses auquel M.Charest ' s’est livré a commencé à donner des résultats.Certes, le PC a des perches provinciales auxquelles s’accrocher, bien qu’elles-mêmes ne se disent souvent conservatrices que du bout des lèvres.En Alberta, Ralph Klein fait la pluie et le beau temps.Au Manitoba, Gary Filmon a été réélu mardi pour un improbable troisième mandat En Ontario, Mike Harris devrait au moins accéder au poste de chef de l’opposition officielle.Sur la scène fédérale, M.Charest continue de brandir les deux millions de Canadiens qui ont voté conservateur en 1993.Et, si cela peut servir d’indice, les médias du Canada anglais se bousculent ces jours-ci pour supputer l’avenir du PC.Evoquant la déconfiture de 1935 qui devait ouvrir la porte à 22 ans de règne libéral, certains soulignent l’importance d’une solution de rechange «nationale» que, d’évidence, le Bloc québécois et le Parti réformiste ne peuvent constituer.C’est d’ailleurs là que se dessine la complexité de la tâche qui attend le PC.Aux dernières élections, il a T PC tr mo*ns Perdu aux mains des libéraux Le rL, entre qU’il n’a cédé devant les deux partis «régionaux» qui ont taillé en pièces l’alliance bâtie par Brian Mulroney.Aussi doit-il naviguer entre la tentation de la droite pure et dure et la perspective d’un nouveau flirt avec les nationalistes québécois qui devront bien se passer du Bloc un jour ou l’autre, le tout étant au surplus nationalistes conditionné par la nécessité de faire oublier l’opprobre dont, Kim Campbell ou pas, il était couvert après neuf ans de pouvoir.Plus facile à dire qu’à faire.Peut-il quand même y arriver?Le contexte préréférendaire n’aide pas à éclairer la question.Jean Charest a beau être traditionnellement considéré comme un chef populaire au Québec, un sondage Gallup publié hier indique que, dans l’ensemble du Canada, il arrive à égalité avec Lucien Bouchard quant au choix d’un premier ministre! Il reste donc au PC à espérer que, quand la poussière sera retombée, l’électorat donnera sa chance au coureur.Qu’il parviendra à le convaincre que, tout «vieux parti» qu’il soit, il peut bel et bien devenir, comme le clame M.Charest, «moderne et transparent».Que l’opposition parlementaire continuera d’être perçue comme déficiente.Et, paradoxe de cette dernière hypothèse, que les Canadiens se lasseront de donner aux libéraux et à Jean Chrétien des notes tellement supérieures aux autres que c’en devient troublant pour la la tentation de la droite et le flirt avec les démocratie.Ces libéraux, justement, auront de quoi pavoiser.Et si l’on en juge par un précédent congrès — tenu en mai dernier, à Ottawa — où les joies du pouvoir retrouvé pour longtemps ont confiné les débats aux exercices d'autocongratulations et de ratification à la vapeur du Livre rouge, ils ne devraient pas s’en priver.Ils n’ont que 20 députés au Québec, mais c’est toujours un de plus qu’aux élections générales grâce à Brome-Missisquoi.De plus, devant les atermoiements des souverainistes, la stratégie du courant d’air dans lequel circule de temps à autre une pointe d’ironie semble porter ses fruits.Les coups d’épée dans l’eau — dans le statu quo — fatiguent bien davantage celui qui les porte qu’ils ne perturbent celui qui dort du sommeil du juste.Mais le PLC-Québec a ses questionnements.Au lieu de tenir un fébrile exercice d’avant-match, il devra préserver la ferveur de troupes contraintes de fourbir leurs armes pendant six autres mois et dont l’adversaire s’évertue à modifier les règles du jeu.Presque à mi-mandat, il reste aussi dans la plus totale obscurité quant à la situation qui prévaudra aux prochaines élections.Ce sont bien là des craintes de nantis si on les compare aux angoisses existentielles du PC.Le jour et la nuit, quoi.INDEX MÉTÉO Agenda.R8 Avis publies.J\6 Classées.B6 Culture.B10 Économie.A7 Éditorial.JV10 Le monde.A9 Mots croisés.B6 I,os sports.B7 Montréal Pluie devenant intermittente en après-midi.Max: 11 Québec FÏuie débutant en mi-journée.Max: 11 Détails en A 6 MONTRÉAL Une première station de radio religieuse à Montréal PAGE A 3 RVM POLITIQUE L’argent des casinos pour aider les jeunes chômeurs PAGE A 4 ?LE MONDE Kigali crée une commission d’enquête PAGE A 9 La souveraineté assortie d’une offre d’association avec le Canada Parizeau croit que Dumont et lui se rapprochent; Dumont reste prudent MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le premier ministre Jacques Parizeau croit que lui et le chef de l’Action démocratique Mario Dumont se rapprochent d’un terrain d’entente en vue du référendum.Cette position commune pourrait s’articuler autour de l’idée de demander aux Québécois de se prononcer, par référendum, sur la souveraineté, assortie d’une offre d’association avec le reste du Canada.Dans l’esprit de M.Parizeau, toutefois, la réalisation de la souveraineté ne serait pas conditionnelle à l’acceptation de cette offre par le reste du pays.M.Dumont reste pour sa part prudent.Selon lui, il «reste beaucoup de chemin à faire» pour que les deux leaders s’entendent sur la démarche.Le chef de l’ADQ continue de préconiser que le référendum porte sur une nouvelle union Québec-Canada, sur la base du modèle européen.Aux yeux de M.Parizeau, le référendum doit donner le mandat au gouvernement de réaliser la souveraineté.Pour M.Dumont, ce référendum doit donner le mandat de négocier une nouvelle union.Cependant, le premier ministre a perçu une «ouvertu- VOIR PAGE A 12: PARIZEAU VOIR AUSSI EN PAGE A 5 ¦ Un projet irrecevable et impraticable, croit Lucienne Robillard Bénévolat «de luxe» au Resto Pop PHOTO JACQUES NADEAU «J’ai des messages, Nicole?» L’histoire ne dit pas si ce cadre de la Banque Royale téléphonait à sa secrétaire ou à son courtier, mais chose certaine il a goûté hier au stress d’un midi achalandé au Resto Pop, où il a donné quelques heures de son temps dans le cadre de la Semaine du bénévolat.La leçon d’humilité Des cadres supérieurs de grandes entreprises troquent leurs calculatrices pour des tabliers SYLVAIN BLANCHARD LE DEVOIR Le vice-président au marketing de la plus importante banque du Canada servait de la soupe aux tomates, hier midi, à l’angle des rues Adam et Joliette, dans l’est de Montréal.«Moi, c’est la soupe, lui, les brochettes de poulet.» Lui, c’est Raymond Chouinard, son collègue aux communications à la Banque Royale.Les deux hommes étaient au Resto Pop, le célèbre restaurant à prix modiques du quartier Hoche-laga-Maisonneuve, histoire de donner un coup de main au personnel régulier.Une idée d’André Charron, du Conseil du bénévolat en entreprise de Montréal, qui avait aussi invité Michel Descôteaux, d’Imperial Tobacco, Jovette De-mers, d’IBM Canada, et une dizaines d’autres cadres supérieurs de la grande entreprise montréalaise pour souligner de façon originale la Semaine du bénévolat.Tout le monde a mis la main à la pâte: Carole, du Canadien National, s’est occupée des patates, Sam, de la soupe, Michel, du café.—Allez-vous revenir demain?«Non.demain j'ai un meeting», répond Luc Lacharité, v.-p.à la Chambre de commerce de Montréal.— Et vous?«Bien sûr que je serai là demain.Demain et après-demain.Le Resto Pop, c’est ma famille», dit Armande.Armande, c’est la patronne de la cuisine.Comme des centaines d’autres dans le quartier, elle était sur le bien-être social il y a deux ans et participait au programme Extra, un programme gouvernemental qui permet aux assistés sociaux d’ajouter 80 $ à leur chèque mensuel en acceptant de travailler 80 heures par mois.«Ça fait une piastre de l’heure.» Armande est aujourd’hui permanente au Resto Pop.«Et c’est une grande fierté pour moi.» Son aide-cuisinier, Marcel, qui lui fait la cour depuis des semaines, «sans succès encore», participe actuellement au programme Extra.«Mais plus pour longtemps.Je dois donner ma place à quelqu’un qui en a plus besoin que moi.Ça me fait de la peine, je commençais à me faire beaucoup d’amis au Resto.» Onze heures trente.La foule arrive.Deux clients, Rita et Gilbert, regardent les caméras et les reporters se promener avec leurs micros.«Mais qu’est-ce que vous faites icitte, vous autres?» «Y sont venus écrire leurs menteries, tu sais ben», répond son mari.Midi moins quart, le restaurant commence à servir des repas.Deux dollars, taxes incluses: un dollar pour les ados et les femmes enceintes.Les patrons ont toujours la cravate au cou et Midi.On sert les repas depuis 15 minutes.Sam, de la Banque Royale, s’occupe de la soupe, Raymond, des brochettes.Plus loin, un représentant de Pratt et Whitney est au garde-à-vous devant le comptoir à salade VOIR PAGE A 12: RESTO POP VOIR AUSSI EN PAGE A 5 ¦ Les coupes fédérales dans l’assurance-chômage ont provoqué un nombre record d’assistés sociaux, estime Parizeau CULTURE Plume et Cassonade réunis lors de FrancoFolies prometteuses PAGE B 11 La «famille libérale» dans la tourmente L’opposition réclame encore la tête de Michel Dupuy JEAN DION DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Les allées et venues du ministre du Patrimoine cana- -f-dien, Michel Dupuy, et les tractations de coulisses alléguées de sympathisants haut placés du Parti libéral soulèvent les hauts cris à la Chambre des communes.Au lendemain de son adoption d’un décret controversé renversant une décision du CRTC dans le dossier de la télévision par satellite, le gouvernement s’est de nouveau retrouvé sur la sellette, hier, lorsque bloquistes et réformistes ont fondu sur lui toutes griffes dehors, l’accusant de prêter le flanc au favoritisme et réclamant la démission de M.Dupuy.Cette fois, c’est un voyage discret à Los Angeles qu’a effectué le ministre il y a deux semaines qui se retrouve au centre de la controverse.Invité par le géant de l’industrie cinématographique MCA M.Dupuy s’est retrouvé à dîner dans un hôtel au moment même où, dans une salle voisine, on annonçait l’achat de MCA par la firme Seagram’s, propriété de la famille Bronfman, elle-même VOIR PAGE A 12: DUPUY VOIR AUSSI EN PAGES A 4 ET A 10 • - Keith Spicer réagit ® L’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon Qui va appeler qui?La cinéaste Koudïl refuse de faire les premiers pas; le ministre Marchi attend son appel ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Cf est devenu une sorte de roman-feuilleton rebondissant de jour en jour.Viendra-t-elle ou ne viendra-t-elle pas à Montréal, Hafsa Zinaï Koudil, cette cinéaste d’origine algérienne à qui l’ambassade du Canada à Paris refusait au début de la semaine un visa de séjour pour accompagner son film réquisitoire Le Démon au féminin — une dénonciation de l’intégrisme — au festival Vues d’Afrique?Hier matin, Françoise Wera, la .programmatrice des Onzièmes journées du cinéma africain et créole, affirmait avoir convaincu la réalisatrice d’accepter de se rendre à Montréal pour rencontrer le public et la presse et venir parler du drame de l’Algérie enserrée dans les griffes intégristes.Mais, insultée, la cinéaste attend que l’ambassade canadienne à Paris fasse les premiers pas en lui demandant de venir.Sergio Marchi.le ministre de l’Immigration canadienne, visiblement un peu ébranlé par la levée de boucliers entourant ce qui est devenu l’affaire Zinaï Koudil, déclarait hier au Devoir que son ministère a envoyé mercredi un message clair à la cinéaste, l’invitant à faire une nouvelle demande de visa «qui serait écoutée avec sympathie» et que la balle est bel et bien dans le camp de Hafsa VOIR PAGE A 12: MARCHI Sergio Marchi Michel Dupuy % A LES FRANCOFOLIES L K I) E V 0 I R , L E V E N I) R E I) I 2 8 A V R II- I !» !> .r> LES ACTE Autres compressions en vue à Ottawa Cinq programmes d’aide à l’emploi en péril Ottawa (PC) — Après avoir sabré 45 000 postes clans la fonction publique, dont un grand nombre à Ottawa, le gouvernement fédéral s’apprêterait maintenant à éliminer cinq programmes communautaires d’aide à l’emploi.Cinq agences de la région d’Ottawa créées pour aider les adultes à trouver du travail risquent d’être rayées de la liste des programmes subventionnés par le ministère du Développement des ressources humaines.Emploi-Vanier, le seul organisme communautaire d’aide à l’emploi pour les francophones d’Ottawa-Carle-ton, fait partie de ces cinq programmes visés par le couperet du ministre Lloyd Axworthy.«Nous recevons habituellement une subvention annuelle de 117 000 $.Mais cette année, le gouvernement nous a indiqué que notre programme ne serait subventionné que pour une période de trois mois, plutôt que d’une année.Et tout semble indiquer que notre programme, comme les quatre autres programmes de ce genre dans la région, sera éliminé», a déclaré la directrice d’Emploi-Vanier, Anca Sultana.Des représentants et des bénéficiaires de ces cinq programmes feront savoir leur mécontentement, le 4 mai prochain, lors d’un rassemblement qui se tiendra sur la colline parlementaire.«Nous attendons plus de 600 personnes à cet événement.Nous allons dire aux députés pourquoi il est important de préserver ces programmes», a expliqué Martine Ouellette, du Centre des services communautaires de Vanier.Le financement reçu dans le cadre du Programme fédéral de planification de l’emploi pour ces cinq programmes s’élève à 487 000 $ par année.Taux de réussite Plus de 1100 clients y ont fait appel en 1994-95, et près de la moitié ont trouvé un emploi.«Ces 500 nouveaux employés versent au moins 1 million $ en impôts chaque année, en supposant qu’ils travaillent au salaire minimum», a repris Mme Sultana.«Cela représente 500 assistés sociaux qui ne dépendent plus de l’aide sociale, et une économie de 4 millions $ par année pour les contribuables canadiens», a-t-elle ajouté.«Je ne comprends plus le gouvernement, a ajouté Mme Sultana.Il élimine 45 000 postes et veut ensuite tuer les programmes conçus pour justement aider ces personnes mises à pied.» L’Algérien Sara demeure derrière les barreaux Montréal (PC) — Ecroué depuis près d’un mois, le ressortissant algérien Rahmani Sara, soupçonné d’être un intégriste musulman, devra rester au centre Parthenais.La Cour supérieure a rejeté hier la requête déposée par l’avocate de Sara, qui estimait illégale la détention de son client La division de l’arbitrage de la Commission de l’immigra- BHHg Régie des alcools, des courses et des jeux Toute personne, société ou groupement de personnes visé à l'article 60 du Code de procédure civile (L.R.Q., c.C-25) peut, dans les quinze jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné, en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les trente jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou cette intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, Bureau 9.200, Montréal (Québec) H2Y1B6.Nom et Nature de Endroit adresse la demande d’exploitation du requérant RESTAURANT 1 Restaurant 327, rue ITALIANISSIMO pour vendre Duluth Est INC.Montréal Restaurant 2e ave 1885, Braille Longueuil Dossier: 443-630 2704820 CANADA 1 Bar sur 3829, St- INC.terrasse Denis Resto-Bar La Montréal Cigale 3829, St-Denis Montréal Dossier: 1070-739 9009-1158 Changement 4075A, St- QUÉBEC INC.de catégorie Denis O'Side Resto- de 1 Montréal Billard Restaurant 4075A, St-Denis pour vendre à Montréal 1 Bar et Dossier: 1129-006 addition d’autorisation de spectacles (Demande amendée) 3046958 CANADA Changement 5106.me INC.de catégorie Jean-Talon .Locky’s Deli de 1 Est 5106, rue Jean- Restaurant St-Léonard Talon Est pour vendre à St-Léonard Dossier: 1134-667 1 Bar DOMINGUEZ, 1 Restaurant 4434,rue Thomas F.pour vendre St- Resto Casa St- Dominique Dominique 4434, rue St-Dominique Montréal Dossier: 1177-534 Montréal 901-2859 Permis 4653, rue QUÉBEC INC.additionnel St-Laurent Bar Restaurant La 1 Bar Montréal Sangria 4653, rue St-Laurent Montréal Dossier: 602-573 (suite à cession) 3030431 CANADA Addition 800, boul.* INC.d'autorisation Taschereau Zoo Bar de spectacles Brossard 800, boul.dans bar avec Taschereau danse Brossard Dossier: 660-357 existant SAMY, Hassine Permis 5610, rue Sammy's Resto additionnel Salaberry Sport 5610, rue Salaberry Montréal Dossier: 713-396 1 Bar Montréal LABRECQUE, Autorisation 4500, boul.Jean-Guy de danse et des Mille Centre Équestre augmentation Iles La Seigneurie Enr.de capacité Laval 4500, bout des Mille Iles Laval Dossier 873-406 rocky point EQUITIES INC.Katacombes-Keep-K.O.X.Sisters 1450-56, Ste-Catherine Est Montréal Dossier: 924-316 OUÉBEC INC.Restaurant Giorgio 95-C.bout de Mortagne Boucherville Dossier 942-680 OUÉBEIGNE INC.Quétoee Inc.2733.De Salaberry Montréal Dossier 995-854 d'un bar existant Augmentation de capacité d’un Restaurant pour vendre sur terrasse Autorisation 1450*56, de films dans Ste-un Bar avec Cathenne danse et Est spectacles et Montréal autonsation de danse dans Bar avec spectacles Permis 95-C, boul.additionnel de Mortagne 1 Restaurant Boucherville pour vendre sur terrasse de catégorie Salaberry de Restaurant Montréal pour vendre à Bar 8590 Perras.app Montréal 1 Restaurant Parc pour vendre Promenade sous Beflenve chapiteau Montréal Dossier: 1177-831 9015-0699 1 Restaurant 3434, Notre- QUEBEC INC.pour vendre Dame Ouest Restaurant Deli Montréal Star 3434, Notre-Dame Ouest Montréal Dossier: 1177-849 9015-7702 1 Restaurant 1455, Peel, QUEBEC INC.pour vendre local 129 L.A.Charcuterie et Montréal B.B.Q.1455, Peel, local 129 Montréal Dossier: 1177-864 9002-7541 1 Restaurant 1278, Mont- QUÉBEC INC.pour vendre Royal Est La Sortie Dufour Montréal 1278, Mont-Royal Est Montréal Dossier: 1178-128 9009-7107 1 Restaurant 405, St- QUEBEC INC.pour vendre Antoine Bar & Grilladerie 1 Bar Ouest Friscos Montréal 1440, Pagé Laval Dossier: 358-184 9017-2438 1 Restaurant 5350 QUÉBEC INC.pour vendre Sherbrooke Scores Rôtisserie Est BBQ & Côtelettes Montréal 5350, Sherbrooke Est Montréal Dossier: 364-448 3095-8979 Permis 1175, rue QUEBEC INC.additionnel Crescent Buffet Maharaja 1 Restaurant Montréal 1175, rue pour vendre Crescent Montréal Dossier: 1075-936 3067092 CANADA INC.Restaurant Bar Lounge 737 1, Place Ville-Marie PH-2, Montréal Dossier: 1178-870 1 Restaurant pour vendre avec danse et spectacles 2 Bars avec danse et spectacles, 1 Bar sur terrasse CEKIC, Skender Soki Restaurant 3831, boul.St-Laurent Montréal Dossier: 231-399 LA SOCIÉTÉ LEMAT INC.La Société Lemat Inc.8500, boul.Lévesque Laval Dossier: 288-449 3099-6587 QUÉBEC INC.La Place St-Paul 262, St-Paul Est Montréal Dossier: 303-545 QUEBEC INC.Restaurant Valentine 4794 boul.St- Charles Pierrefonds Dossier: 360-115 Changement de capacité d’un Restaurant pour vendre Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse PLACEMENTS Permis 6910, St- SERGAKIS INC.additionnel Jacques P.J’s Pub 2 Bars Ouest 6910St-Jacques Montréal Ouest Montréal Dossier: 642-744 CUSINE PASTA Permis 5849, CASARECCIA additionnel Sherbrooke INC.1 Restaurant Ouest Cuisine Pasta pour vendre Montréal Casareccia Inc.sur terrasse 5849, Sherbrooke Ouest Montréal Dossier: 764-894 90J5-9690 1 Restaurant 903, Liège QUÉBEC INC.pour vendre Ouest New Kalamata Montréal Restaurant 903.Liège Ouest Montréal Dossier: 1057-090 9006-8214 Permis 195 B.QUÉBEC INC.additionnel Grande Rab's Billard et 1 Bar Côte Bar St-Eustache 195 B.Grande Côte St-Eustache Dossier: 1109-818 9018-9176 1 Bar dans 600.QUÉBEC INC.Transporteur Chemin des LEvasion public Iroquois 225.Notre-Dame Lachme Ouest, suite 101 Montréal Dossier 1179-001 CENTRE DE GOLF LES ROCAILLES INC Centre de Golf Les RocaiHes Inc 3260.boul St-Ebéar Laval Dossier 1179-308 2 Restaurants pour vendre dont un sur terrasse 1 Bar Le président et directeur général Ghislain K.-Lsflamme.avocat Québec tion devrait étudier sur le fond, dans une dizaine de jours, la requête de Sara, âgé de 30 ans, qui veut que le Canada autorise son retour en France, d’où il a été expulsé le 29 mars.Implantation du permis de conduire avec photo ANDRE BELLEMAHE PRESSE CANADIENNE pv uébec — Le Québec s’ajuste envy fin à la réalité nord-américaine du XXL'siècle en mettant en vigueur, à compter de lundi prochain, l’implantation du nouveau permis de conduire plastifié avec photo.Cette photo servira ensuite pour la carte de l’assurance-maladie (la carte soleil).Le processus d’obtention du nouveau permis de conduire se fera graduellement, à l’échéance de l’actuel permis de papier, de manière à ce que l’opération soit terminée en 1999 pour les 4,2 millions de titulaires.Il s’agit en somme d’une démarche où la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) et la Régie de l’assurance-maladie (RAMQ) travailleront de concert pour permettre que le titulaire du nouveau permis de conduire plastifié avec photo reçoive automatiquement plus tard sa carte soleil avec (la même) photo.Les deux organismes du gouvernement se donnent quelques années pour harmoniser l’échéancier du permis de conduire et de la carte soleil de manière à les émettre presque en même temps.C’est ce qu’ont annoncé, hier en conférence de presse, le ministre des Transports, Jacques Léonard, le président de la SAAQ, Jean-Yves Gagnon, et le directeur général des services aux bénéficiaires à la RAMQ, Marc Saint-Pierre.Les citoyens débourseront 16 $, taxes incluses, sur une période de quatre ans pour les deux cartes, soit 2,25 $ de plus que maintenant.Le ministre Léonard a expliqué que le permis de conduire plastifié avec photo existe déjà dans les cjutres provinces canadiennes et aux Etats-Unis et, qu’en agissant ainsi, on veut prévenir l’usurpation de l’identité sur le permis de conduire et prévenir la fraude et la falsification du permis.M.Léonard a raconté l'histoire de ce citoyen québécois, de passage en Californie, qui a suscité des doutes sur la validité de son permis de papier de la part d’un policier.«C’est le genre de situation que nous voulons éviter à nos concitoyens», a commenté le ministre.M.Léonard conseille aux gens d’attendre une convocation de la RAMQ pour le renouvellement de la carte soleil avant de demander la photo sur le permis de conduire.Dans les 160 000 avis de renouvellement de la carte soleil que la RAMQ expédie à chaque mois, elle indiquera en effet la procédure à suivre pour obtenir les deux pièces, a précisé M.Gagnon.Jacques Léonard • i I t i i La SAAQ produira les nouveaux’ permis de conduire dans ses 160 points de service aux quatre coins, du Québec et elle modifiera ses heures d’ouverture pour tâcher d’ai,-! der le plus possible les gens.Ainsi, les bureaux seront ouverts entre 9 et ‘ 17h, au lieu de 8h30 et 16h30, les1 lundis, mardis, jeudis et vendredis.• ; Le ministre a assuré que le^s, échanges de renseignements entré les deux organismes de l’État se ferrant dans la confidentialité.Sur le penr mis de conduire ne figureront plus* que le nom et le numéro du permis., Fraude intellectuelle Les recteurs des universités du Québec travaillent à un code d’éthique PAUL CAUCHON LE DEVOIR Le monde universitaire est de plus en plus préoccupé par les allégations de fraude intellectuelle, et la Conférence des recteur et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) vient de mette sur pied un groupe de travail qui devra, d'ici un an, élaborer une politique-cadre interuniversitaire en matière d’éthique.Le président de la CREPUQ, Claude Hamel, reconnaît que les universités sont de plus en plus confrontées aux problèmes d’éthique.Les universitaires jouissent encore d’un grand capital de confiance auprès du public, mais c’est un capital qui s’émousse, dit-il.M.Hamel cite à cet effet un sondage Gallup qui indiquait qu’en 1992, 51 % de la population accordait une très grande confiance aux universitaires, alors que cette proportion baissait à 40 % deux ans plus tard.Le groupe de travail de la CRE- PUQ devra entre autres définir des principes fondamentaux en matière d’éthique de la recherche, des nonnes sur le partage des responsabilités, sur le traitement des allégations de fraude, etc.M.Hamel, qui préside également l’Université du Québec, faisait ces commentaires hier à l’occasion d'un colloque organisé à Montréal par l'ACFAS et les organismes scientifiques québécois qui financent la recherche.Tous les participants s’entendaient pour affirmer que l’immense majorité des chercheurs demeurent intègres.Mais ils ne cachaient pas leur malaise devant plusieurs ratages qui se sont produits ces dernières années, dont au premier chef l’affaire Fabrikant à Concordia, ainsi que la fraude du Dr Poisson.Comme le déclarait René Duro-cher, directeur du Bureau de la recherche à l’Université de Montréal, «l’affaire Fabrikant a eu l’effet d’un tremblement de terre.Le monde universitaire a perdu son innocence.Les cas d’inconduite scientifique sont minimes, mais il suffit d’un seul pour ternir la réputation d’une institution et de la science en général».Pendant toute la journée d’hier, les participants au colloque ont discuté d’un ensemble de faits troublants qui viennent assombrir le climat de la recherche, des faits qui font de plus en plus les manchettes des médias.Signatures multiples sur les rapports de recherche et problèmes d’attribution des découvertes, compétition entre les chercheurs pour obtenir des fonds gouvernementaux qui se raréfient, médiatisation à outrance de certaines recherches, recherches commanditées par des groupes privés, phénomène des chercheurs-entrepreneurs qui utilisent leurs bùreaux universitaires pour vendre les produits de leurs laboratoires, bref le monde universitaire sent le besoin de se doter de règles d’éthique plus strictes.M.Hamel a évoqué l’importance grandissante des contrats de commandite privée à la recherche, NOURAIE csiÉK> OGILVY La plus grande sélection de tapis persans Tapis de qualité supérieure Tapis neufs, semPantiques et antiques CINQUIEME ETAGE 1307 OUEST.RUE STE-CATHERINE.MONTRÉAL (514) 842-7711 POSTE 325 | Découvrez.l'internet! 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Projet de loi Des carburants de remplacement pour la flotte fédérale LO UIS-GILLES FRANCO EU R LE DEVOIR La Chambre des Communes a été saisie au cours des derniers jours d’un projet de loi émanant du Sénat, qui vise à faire rouler d’ici l’an 2000 la flotte fédérale de véhicules automobiles avec des carburants de remplacement.Le projet de loi S-7 a été adopté à l’unanimité du Sénat le 6 avril à la suite d’une proposition du sénateur Colin Kenny, vice-président du Comité sénatorial permanent de l’énergie, de l’environnement et des ressources naturelles.Aux Communes, le projet est parrainé, si l’on peut dire, par la présidente du caucus national des Libéraux, Jane Stewart, députée de Brant.Le projet de loi a aussi l’appui de la ministre de l’Environnement, Sheila Copps.Dans une entrevue accordée hier au Devoir, le sénateur Colin s’est défendu de vouloir ouvrir la porte au lobby agricole du sud de l’Ontario, qui cherche à agrandir le marché du «E-85», c’est-à-dire d’un mélange d’éthanol, un alcool généralement fabriqué à partir de maïs, avec 85 % d’essence de type courant.L'i production du mais est probablement la plus polluante de ce secteur, avec son cortège d’engrais et de pesticides.Le projet de loi prévoit que les trois quarts des 39 (XK) véhicules du gouvernement fédéral devront fonctionner, d’ici cinq ans, avec des carburants de remplacement.Ottawa prévoit ainsi économiser 7 millions $ d’autant plus que 8000 de ces véhicules seraient tout simplement retirés du marché en raison d’un lisage trop marginal.Globalement, Ottawa espère aussi réduire de 20 % les émissions de dioxyde de carbone de sa flotte.!/¦ C02 constitue le principal responsable de l’effet de serre.Le sénateur Colin estime que l’essentiel des conversions va se faire au.profit du propane, un gaz auquel peuvent avoir accès 96 % des véhicules fédéraux.C’est l’éthanol qui vient au deuxième rang, étant disponible auprès de 36 % des véhicules fédéraux, surtout dans le sud de l’Ontario.Mais le gaz naturel est presque aussi accessible, soit auprès de 34 % des véhicules et, surtout, il a un bien meilleur dossier environnemental que l’éthanol.Une étude commandée par le comité sénatorial à la société Sinot; Consultants pour comparer les émissions des carburants de remplacement, de leur naissance à leur usage final, démontre que c’estj l’éthanol qui produit le plus dTiydro-j carbures (mais moins que l’essence; ordinaire), de monoxyde de carbo-; ne, d’oxydes nitreux, de particules,! et de dioxyde de carbone (C02).l Pour ces quatre derniers éléments,' son dossier d’émissions est pire que; celui de l’essence conventionnelle.Il affiche toutefois un meilleur bilan que l’essence en ce qui a trait aux: oxydes sulfureux.Mais, selon des tests effectués par General Motors, de tous les carbu-j rants de remplacement, c’est celui; qui réduit le moins les émissions; dommageables à la couche d'ozone; par rapport à l’essence classique.Ije sénateur Colin admet qu’Otta-î wa pourrait réduire jusqu'à 10 '*> sur certains modèles la consomma» tion brute de sa flotte de voitures si le gouvernement les équipait de transmissions manuelles et y bannissait les climatiseurs énergivores, deux solutions éprouvées et.systématiquement boudées par les manufacturiers.«Mais, plaide le sénateur avec le fatalisme des agents de marketing, les gens aiment mieux» la climatisa-; lion et les automatiques.contrats passés de 30 millions $ en 1986-87 à 180 millions $ en 1992-93 ] et qui représentent maintenant le, quart des sources de financement, des recherches universitaires au! Québec.«La gestion des fonds de ré-! cherche ne comporte pas dé! contrôles administratifs très stricts',' ajoute-t-il, et ce contrôle pourrait être, plus serré.» Denis Gagnon, vice-recteur à la re-, cherche à l’Université Laval, ré-, marque dans la dernière édition du' magazine Interface que l’on «subit» actuellement l’incroyable essor qu’ont connu depuis dix ans les commandites et recherches contractuelles.«Tout a été si vite que nous n’avons pas eu le temps de nous doter de tous les mécanismes de, contrôle», ajoute-t-il.Et pour Pavel Hamet, directeur du.Centre de recherche de l’Hôtel-Dieu i de Montréal, le monde universitaire' doit maintenant apprendre à éviter les conflits d’intérêts tout en profi-’ tant des avantages de l’industrie., é riMiariE-r-^1^-s L E I) E V 0 I It .E E V E N I) H E I) I 2 8 A V RIE I II it .'> A 3 « Le Devoir * MONTREAL Hausses salariales PHOTO JACQUES GRENIER UNE KELLY et Émilia Castro, accompagnées de quinze autres membres du Comité provincial des travailleuses en garderie (CPTG), ont effectué une visite, hier, au bureau montréalais de la ministre responsable de la Famille, Pauline Marois, afin de manifester leur mécontentement par rapport à la récente annonce de la ministre.Bien que Québec ait promis d’injecter 10 millions $ dans le financement des garderies sans but lucratif, le CPTG déplore que ces fonds ne s’accompagnent d’aucune obligation des garderies d’augmenter les salaires de leurs employées.Un 1er mai sous le signe du droit au travail CAROLINE MONT PETIT LE DEVOIR Les années passent, les crises économiques se succèdent, et les célébrations du 1er mai, fête des Travailleurs, reviennent.Cette année, c’est le droit au travail, de plus en plus compromis dans la société moderne, qui forme le thème central du rassemblement et de la manifestation du lundi 1er mai, débutant à 18h45 et démarrant à 19h du parc Lafontaine.En effet, les grévistes ne se battent plus pour améliorer leurs conditions de travail mais bien pour préserver leurs emplois, soulignait hier Arthur Sandborn, président du conseil central du Montréal métropolitain de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).C’est le cas des meuniers d’Ogilvie et des ex-employés syndiqués du Holiday Inn Crowne Plaza, ces derniers étant toujours devant le Tribunal du travail pour reprendre leurs occupations perdues depuis plus d’un an.La Confédération des syndicats nationaux, la Fédération des femmes du Québec et la Coalition pour le maintien des programmes sociaux revendiquent par ailleurs que le salaire minimum soit haussé de son taux horaire actuel (6 $ de l’heure) à 8,15 $ de l’heure.Selon les calculs effectués par l’organisme Au bas de l’échelle, le salaire minimum maintient présentement une personne vivant seule et travaillant quarante heures par semaine dans des conditions difficiles, au point où l’appât du salaire n’est plus une motivation suffisante pour inciter un bénéficiaire de l’aide sociale à se chercher du travail.Il y a 20 ans, une personne travaillant au salaire minimum gagnait 55 % du revenu hebdomadaire moyen, alors qu’aujourd’hui elle n’en gagne plus que 40 %, avançait hier Ghislaine Paquin, du groupe de défense des travailleurs Au bas de l’échelle.Les organismes rappellent également que le gouvernement n’a mis sur pied aucun mécanisme d’indexation du salaire minimum au coût de la vie.Le salaire minimum est augmenté sporadiquement, souvent à la suite de pressions sociales, par l’entremise d’un décret gouvernemental.Il est à 6 $ de l’heure depuis le 1er octobre dernier.Enfin, les trois centrales syndicales les plus importantes du Québec, soit la CSN, la Fédération des travailleurs du Québec et la Centrale de l’enseignement du Québec, se réuniront elles aussi le 1er mai prochain sous le thème «Un pays pour le monde; du travail pour tout le monde».Des centaines de délégués provenant de toutes les régions du Québec discuteront alors de l’emploi et de la réduction du temps de travail.Toujours sur le thème du travail, M.Sandborn a également mis en avant hier que pas moins de 10 000 emplois seront abolis sous peu dans le secteur des services de la santé à Montréal seulement.Ces abolitions de postes ont un impact direct sur le taux de chômage prévisible.Enfin, parmi les autres revendications des travailleurs, on trouve le maintien des programmes sociaux, desquels le gouvernement fédéral entend amputer 7 milliards $ d’ici trois ans.Ces compressions budgétaires pourraient affecter le système d’assurance-chômage.La manifestation du Tr mai, qui devrait réunir des travailleurs comme des non-travailleurs, sera suivie d’une fête populaire à 20h au Berri Blues, à l’angle des rues Saint-Denis et René-Lévesque.Daviault: pas d’autre procès (PC) — Le septuagénaire Henri Daviault n’aura pas à subir un nouveau procès pour agression sexuelle.Ainsi en a décidé, hier, le juge Gérard Gi-rouard, de la Cour du Québec, qui estime que la tenue d’un nouveau procès constituerait pour l’accusé un déni de justice naturelle car la victime, décédée le 26 novembre 1993, ne pourrait témoigner.Henri Daviault, 73 ans, était accusé d’avoir agressé une femme hémiplégique de 70 ans, en mai 1989.Il a toujours admis avoir tenté de le faire, mais sans succès, et soutenait qu’il ne se souvenait de rien.Son cas avait fait grand bruit l’an dernier après que la Cour suprême eut admis la validité de sa défense d’intoxication profonde en raison d’une forte absorption d’alcool.CTO" .X t ** Front Commun Québécois pour une Gestion Écologique des Déchets SOMMET 1995 La conservation des ressources: des Initiatives à imiter 1- La production propre 2- Le compostage 3- Ressourcerle-3R 4- Moyens de mettre en oeuvre des programmes de 3R 5 et 6 mai 1995 Hôtel Howard Johnson 475, rue Sherbrooke Ouest.Montréal Membres FCQGED 35 $ Membres de groupes communautaires: 35 $ Étudlant(e)s: 35 $ Autres participants: 95 $ (exposition et repas Inclus dans (e prix) inscriptions: 938-4947 Radio Ville-Marie fait son apparition La station religieuse entrera officiellement en ondes lundi STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR CIRA-FM, alias Radio Ville-Marie (RVM), la nouvelle station radiophonique de la région de Montréal, entrera officiellement en ondes lundi prochain à 6h du matin.Cette station religieuse et francophone (à 95 %) se définit comme «une radio œcuménique ouverte aux grandes traditions religieuses ainsi qu’aux grands courants spirituels de notre temps».La programmation de la nouvelle station non commerciale était dévoilée hier lors d’une conférence de presse organisée dans les locaux du presbytère de la paroisse Saint-Benoît, avenue du Mont-Cassin, à Montréal.C’est de là que depuis quelques semaines Radio Ville-Marie émet déjà des bandes essais, sur sa fréquence 91,3 mHz, avec une puissance apparente rayonnée de 36 200 watts qui permet de rejoindre un auditoire potentiel de plus de trois millions de personnes.CIRA-FM vise une cote d’écoute d’environ 13 000 auditeurs au quart d’heure (par rapport au double pour le réseau FM de laSRC).Dès le 1er mai, RVM diffusera une plage horaire temporaire de huit heures, suivie de musique pour compléter les 24 heures quotidiennes.Pas du Pearl Jam, évidemment, mais du chant grégorien, du gospel et de la musique sacrée en tous genres.Le matin, entre 6h et 9h, on pourra entendre les Réflexions spirituelles du jour (une émission animée par Paul Lapierre et Georges Convert).Suivront trois heures de nouvelles et d’entrevues (Stéphane Hébert et Pierre Pagé) agrémentées de lectures et commentaires «Bible en majn» (P.Jean L’Archevêque).A midi, après l’angélus, ce sera au tour des informations (S.Hébert) et des services à la communauté (Carole Séguin).A 14h, Gilbert Charron animera la tribune téléphonique Oui, la joie ça s’apprend.Entre 16h30 et 18h, on refera place à la musique et aux infos.En soirée, après 18h on ressortira le chapelet des boules à mites radiophoniques (Son nom est Marie).Le Verre d’eau, une autre tribune téléphonique occupera les ondes entre 21h et 22h (F.Marcel Viens) .Le reste de la soirée sera employé à diffuser de la musique «de toutes les nations», de la poésie et des lectures spirituelles.Après minuit, on reprendra «les meilleures émissions de la journée».Vers la mi-mai, la programmation complète de RVM sera da- vantage centrée sur les commentaires et les entrevues.Elle sera divisée en deux grands secteurs: une programmation générale (85 à 90 % du temps d’antenne) qui sera «le lieu du programme chrétien»; et une programmation dite en mosaïque qui diffusera «les cérémonies liturgiques des différentes traditions religieuses en fonction de leur importance dans la population montréalaise».Le «monde chrétien» fera alors un peu de place aux paroles religieuses juives, musulmanes et orientales, de même qu’aux grands courants spirituels d’aujourd'hui.«Nous ne sommes pas là pour faire de la propagande religieuse», dit René Barbin, directeur de la programmation.«Il faut bien faire la distinction entre les émissions à caractère religieux et les émissions liturgiques ou qui font du prosélytisme.[.] On n’est pas une radio de preachers, comprenez-vous.Nous sommes ouverts à tout sauf aux sectes,.Nous ne travaillerons qu’avec les Eglises et les religions reconnues par l'oecuménisme canadien et mondial.» RVM a dépensé environ 170 000 $ pour s’installer (équipements, etc.) et compte fonctionner avec un budget de près de 290 000 $ par année.La masse salariale annuelle ne dépasse pas 70 000 $, grâce au travail de plus de 300 bénévoles.La radio veut s’autofinancer d’ici trois à quatre ans.Les frais récurrents seront couverts par diverses recettes, des sollicitations en onde (30 %), des revenus publicitaires (30 %), des dons et la vente des émissions maisons, notamment à d’éventuelles stations sous-porteuses.Un permis qui rendrait possible la reproduction des émissions de RVM dans la région de Sherbrooke est présentement à l’étude.Le projet de Radio Ville-Marie a commencé à prendre forme en 1992 autour d’un petit groupe d’employés de la SRC inspirés par des modèles européens, dont Radio Notre-Dame, de Paris.Plusieurs,retraités de la radio et de la télé d’Etat sont toujours directement impliqués dans RVM.La dernière radio montréalaise à vocation religieuse a fermé ses portes au début des années trente, bien que beaucoup d’émissions sur le même mode aient figuré au programme des stations des bandes AM du Québec jusqu’à la Révolution tranquille.La radio comme la télévi- ¦ sion strictement religieuses ont été1 interdites au Canada pendant 50 ans, jusqu’en 1993.Le CRTC a accordé la licence à RVM le 14 octobre 1994.CIRCA, 91,3 était la dernière fréquence non commerciale disponible sur la bande FM.Projet de chapiteau de 12 millions $ La Ville soutient L’école du cirque KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR La Ville de Montréal soutient le projet d’expansion de l’Ecole nationale du cirque qui permettra la construction éventuelle d’un grand chapiteau permanent au coût de 12 millions $.C’est ce qu’a annoncé hier le maire Pierre Bourque qui visitait le service de la culture dans le cadre de sa tournée des fonctionnaires municipaux.«On est prêts à céder le bâtiment et le terrain.Il faut mainte- nant que le ministère de l’Éducation reconnaissance le statut extraordinaire de l’École du cirque qui est l’une des plus grandes au monde», affirme M.Bourque avant même que le comité exécutif n’ait donné son accord.Le projet consiste à démolir l’actuel bâtiment municipal situé à l’angle des rues Berri et Notre-Dame, où logent les quelque 150 employés du service de la circulation et du transport qui seraient relocalisés.Un grand chapiteau s’élèverait sur le terrain laissé vacant, soit juste en face de la gare Qalhousie qui abrite actuellement l’École nationale du cirque.Un passage sous la rue Notre-Dame pour relier les deux bâtiments, serait réalisé.,Après six ans au même endroit l’École est maintenant à l’étroit, explique Pierre Boucher, commissaire aux équipements culturels à la Ville.En 1988, les gouvernements provincial et fédéral ainsi que Montréal, avaient versé 3,5 millions pour établir l’École à la gare Dalhousie, y aménageant gymnases, salles de répétitions et bureaux.De plus, M.Boucher explique que la facture de 12 millions $ serait partagée principalement (90 %) erjtrel Québec et Ottawa.Montréal et l’Éco- j le fournirait la dernière partie du fi- • nancement.Il précise qu’un rapport doit être : déposé sous peu au comité exécutif.: L’École nationale du cirque dis-; pense une formation dans les arts du : cirque, qui vont de l’acrobatie pé-! rilleuse aux plus grandes bquffonne- ; ries.Outre ses étudiants, l’École ac- ; cueille annuellement des artistes qui désirçnt se perfectionner.L’École approvisionne entre ¦ autres le Cirque du Soleil.¦1 WÊ » ,Æ w >ê AU SQUARE, GARDER LA FORME, C'EST GASTRONOMIE OU AÉROBIE.LE SQUARE A TOUT POUR PROFITER DE LA VIE.Maintenant que le Spa de Westmount par St-Laurent est ouvert, vous pouvez satisfaire toutes vos passions au Square.Le Spa offre toute une gamme de services dont la massothérapie, la physiothérapie, la diététique et l aérobie.Voilà qui s'ajoute aux autres sendees et boutiques du Square: Le Marché par exemple est une véritable corne d abondance de délices internationales.Pour la mode, la cuisine ou la santé, les courses au Square prennent du corps.POUR L E CORPS POUR AME WESTMOUNT SQUARE ® STATIONNEMENT GRATUIT PENDANT DEUX HEURES AVEC TOUT ACHAT DE 1 5 $ OU PLUS.21 A 4 L E I) K VOIE, L E V E X I) I! E DI 2 8 AV R II.19 9 ,r> POLITIQUE Radiodiffusion par satellite Spicer nie tout favoritisme Toutes sortes de gens ( ^ JL croient que nous avons organisé un monopole.C’est faux, c’est faux, c’est faux», a déclaré en entrevue hier le président du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes, Keith Spicer à propos des accusations de favoritisme à l’endroit d’une filiale de Power Corp.dans le dossier de la télédiffusion par satellite.M.Spicer est d’accord avec l’examen public suggéré par le gouvernement mais maintient ses réserves à l’endroit des décrets.Il les juge trop détaillés, comparativement à ce que prévoit la loi, et désapprouve leur effet rétroactif sur le groupe Expressvu.Si le gouvernement est accusé d’avoir taillé les décrets sur mesure pour Power, le CRTC est soupçonné d’avoir fait la même chose mais en faveur d’Expressvu, un consortium qui compte dans ses rangs d’anciens hauts fonctionnaires et un ex-président du Conseil.M.Spicer a refusé de commenter toutes ces allégations.«Nous sommes dans un univers où il y a beaucoup d’argent en jeu et, par conséquent, beaucoup de bruit, de commérages et de spéculations de toutes sortes», a-t-il dit, rappelant que toutes les compagnies qui répondaient aux critères pouvaient jouir d’une exemption.Sinon, elles pouvaient demander un permis.Mise sur pied d’un Secrétariat à l’action communautaire Québec puisera dans les revenus des casinos pour aider les jeunes chômeurs Une trentaine de guichets de référence en emploi seront implantés dès cette année KATIA GAGNON PRESSE CANADIENNE Le premier ministre Jacques Parizeau a annoncé hier la création d’un Secrétariat à l’action communautaire qui sera chargé de coordonner la mise sur pied, dans chaque comté du Québec, d’un guichet unique de référence en emploi pour les jeunes, financé à même les profits des casinos québécois.M.Parizeau prévoit que 30 à 35 de ces guichets seront créés dès cette année, qu’il compte financer jusqu’à concurrence de 250 000 $ à 400 000 $ chacun, soit un débours total de 7,5 à 12 miilions $.L’an prochain, le rythme d’implantation pourrait s’accélérer et grimper à 40 ou 45.Les guichets seront financés à même les profits des casinos québécois, pour l’équivalent de 9 millions $, laissait-on entendre hier dans l’entourage de M.Parizeau.Le premier ministre s’est inspiré du modèle du Carrefour jeunesse-emploi, un organisme communautaire qui existe depuis près de dix ans en Outaouais et qui réussit à répondre aux demandes de près de 80 % des 5000 jeunes qui font appel à ses services chaque année.L’organisme avait été mis en péril, l’an dernier, par une directive du gouvernement fédéral qui défendait aux organismes subventionnés de venir en aide aux jeunes bénéficiaires de la sécurité du revenu pour se concentrer sur les chômeurs.Le premier ministre Parizeau avait alors débloqué des fonds de près de 100 000 $ pour assurer sa survie.Aujourd’hui, il décide d’en étendre le modèle à tout le Qué- bec.«Nous essayons de mettre sur pied, dans chaque comté, un petit groupe de gens qui connaissent les programmes gouvernementaux sur le bout des doigts et qui peuvent diriger les jeunes», explique le premier ministre.«Les gouvernements ont fait les choses de façon tellement complexe.C’est trop facile de dire à un jeune: “Il y a des centaines de programmes pour toi, débrouille-toi.” Ils ne le font pas», ajoute-t-il.Le premier ministre a invité les députés de l’ensemble des circonscriptions québécoises à s’impliquer dans la mise sur pied du guichet unique de leurs régions respectives.«Carrefour jeunesse-emploi, c’est le résultat d’un effort communautaire.Je voudrais que chacun des députés aille lancer ça chez lui», dit-il.La directrice actuelle du Carrefour jeunesse-emploi de l’Outaouais, Martine Morrissette, a été chargée d’étendre cette structure à l’ensemble des régions du Québec.Les carrefours s’adresseront à tous les jeunes sans distinction, dit M.Parizeau, qu’ils soient détenteurs d’un diplôme universitaire, décrocheurs ou itinérants.L’opposition libérale, bien qu’elle se soit montrée à prime abord favorable à la création de tels guichets uniques, s’inquiétait cependant du fait qu’on «multiplie les structure d’information sans créer d’emplois».Le député de Bourassa, Yvon Charbonneau, a également demandé au premier ministre s’il avait pris connaissance d’un rapport de vérification sur le fonctionnement du centre, qui aurait connu des ratés dans les dernières années.CARRIERES ET PROFESSIONS Groupe Financier Champlain Nous sommes à la recherche de conseiilers(ères) financiers (ères) associés(es).Entreprise oeuvrant dans la planification financière, successorale, fonds mutuels et fiscalité depuis quelques années.• Salaire hebdomadaire garanti plus boni de performance • Formation à nos frais • Avantages sociaux • Objectifs de carrière • Possibilité d'avancement Exigences: • Posséder un diplôme d’études secondaires (DES) ou équivalence.• Polwalence et souplesse d'esprit.• 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de manuels scolaires; • Excellente connaissance de la production d'imprimés.Veuillez nous faire parvenir votre curriculum vitae avant le 15 mai 1995, à l'adresse suivante: Éditions du Trécarré 817, rue McCaffrey Saint-Laurent (Québec) H4T 1N3 Télécopieur: (514) 738-8512 Le Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue offre des services de formation de niveau collégial, au plan préuniversitaire et technique, à toute la population jeune et adulte de la région.Au siège social situé à Rouyn-Noranda, se greffent les pavillons de Val-d'Or et d'Amos.Directeur général ou Directrice générale Sous l'autorité du conseil d'administration, vous assumerez la responsabilité de la mission et du plan de développement du Collège.Vous favoriserez la concertation, la qualité et l'efficience des services.Vous assurerez l'intégration cohérente des volets administratifs, opérationnels et pédagogiques du Collège ainsi que des relations avec les partenaires du milieu.Vous veillerez à la mobilisation de l'ensemble du personnel et à l'équilibre budgétaire du Cégep.Exigences Vous possédez une solide expertise en gestion et une vision stratégique du développement d'un collège.Vous maîtrisez des habiletés de communication, de leadership, de relations publiques et de gestion du changement.Vous êtes sensibilisé à l'évolution du milieu et aux besoins de la réalité régionale.Vous possédez un diplôme universitaire de deuxième cycle (ou de premier cycle avec une vaste expérience) dans un champ de spécialisation approprié ainsi qu'au moins huit années d'expérience pertinente dont un minimum de cinq dans des fonctions d'encadrement, de préférence dans le domaine de l'éducation.Rémunération et conditions Le poste est attribué par mandat d'une durée minimale de trois ans et maximale de cinq ans, renouvelable.Le salaire et les conditions de travail sont conformes au règlement ministériel en vigueur.Votre curriculum vitae incluant les attestations et preuves de scolarité requises, accompagné d'une lettre motivant votre intérêt pour le poste, doivent parvenir avant 17 heures, le 8 mai 1995, à l'adresse suivante: Monsieur Jacques Ouellet, Président du conseil d'administration.Concours «Direction générale», CÉGEP DE L'ABITIBI-TÉMIS-CAMINGUE, 425, boulevard du Collège, C.P.1500, Rouyn-Noronda (Québec) J9X 5E5.Ce poste est disponible également aux femmes et aux hommes.Le cégep, une présence essentielle Les Centres jeunesse de Montréal Directeur(trice) général(e) Le contexte organisationnel Organisme offrant, dans la région de Montréal, des services sociaux aux enfants, aux jeuneset aux mères en difficulté, ainsi qu'à leur famille, les Centres jeunesse de Montréal emploient près de 3 000 personnes dans une soixantaine de points de service.L'organisme s’est donné une nouvelle structure unifiée ainsi qu'une mission et des orientations claires, dans un contexte où il est confronté à une décroissance des ressources et à un environnement socio-politique et économique en constante évolution.Le poste et ses priorités Sous l'autorité du conseil d’administration, le titulaire devra pouvoir actualiser cette mission, intégrer harmonieusementles différentes cultures, améliorer la qualité et axer ses interventions sous le signe de la concertation, de l'orientation-client et de l'action.Il devra ainsi gérer un organisme complexe et une très grande équipe dans un contexte de changement rapide et profond à l'interne comme à l'externe.Ce gestionnaire devra encourager l'esprit d'équipe, le dynamisme et la fierté d'appartenance par son leadership, ses talents de communicateur, son respect des gens et son sens de l'écoute, sa transparence, son éthique et son sens de l'équité.Les compétences requises Les candidats possèdent une formation universitaire pertinente de premier cycle et un minimum de dix années de gestion acquise dans le secteur de la santé et des services sociaux; une expérience équivalente dans le secteur des services doublée d'une implication bénévole reconnue dans un des organismes du secteur de la santé et des services sociaux pourra également être considérée.Les réalisations à ce jour témoignent de leurs multiples talents : orientation-client, stratégie, sens politique, capacité de gérer efficacement dans un contexte de restriction budgétaire, habileté à transiger harmonieusement avec de multiples accréditations syndicales et saine gestion des ressources humaines.Ce poste requiert une bonne connaissance du français et de l'anglais La rémunération et les avantages sociaux sont conformes aux politiques applicables aux cadres du secteur de la santé et des services sociaux (classe 28) Veuillez soumettre sous pli confidentiel un curriculum vitaa, illustrant vos réalisations face à ces exigences, au 420, rue McGill, bureau 400, Montréal (Québec) H2Y 2G1, en indiquant * Concours Centres |eunesse do Montréal •• et le numéro de référence 1596 Veuillez prendre note que la date limite pour faire parvenir votre curriculum vit» est le 15 mai 1995 Notre client souscrit au principe de l’équité en matière d'emploi.ourbonnais MONTRÉAL TORONTO EUROPE GROUPE CONSEIL INC À la veille des élections Rae dépose un plan budgétaire optimiste SUZANNE DANSEREAU PRESSE CANADIENNE Toronto — À la veille du déclenchement d’élections générales, le ministre des Finances de l’Ontario a présenté hier un «mini-budget» qui promet de réduire le déficit, sans augmenter les impôts ni toucher aux services à la population tout en composant avec les réductions dans les transferts fédéraux.Floyd Laughren a annoncé hier qu’il prévoyait que le déficit ontarien serait de 5,8 milliards $ en 1995-96, soit 700 millions $ de moins que prévu, et soit moins de la moitié de ce qu’il était en 1992-93.Pour cette année, le déficit sera réduit à 8,1 milliards $, a poursuivi M.Laughren, soit 400 millions $ de moins que prévu.Et il a promis que le budget de la province serait équilibré d’ici deux ans.Le trésorier ontarien avait d’autres bonnes nouvelles: la croissance économique et la création d’emplois en Ontario seront plus élevées que prévu, a-t-il annoncé.«Les Ontariens nous ont demandé de soutenir les emplois et la croissance durable de l’économie, de réduire le déficit et de maintenir les services vitaux comme l’assurance-santé, l’éducation de nos enfants et les programmes destinés aux plus vulnérables.C’est ce que nous avons fait» a déclaré hier M.Laughren.«Nous avons eu à composer avec la récession la plus brutale.Nous avons mis fin à un héritage de dépenses indisciplinées et nous avons absorbé des coupures record venant du fédéral», a-t-il rappelé, sur un ton électoraliste.Le document présenté hier n’est qu’un plan budgétaire, c’est-à-dire qu’il ne fait que donner une idée du budget que déposerait le gouvernement Rae s’il était réélu lors d’élections qui devraient être déclenchées aujourd’hui ou lundi pour le 8 juin.Le document était plutôt riche en commentaires partisans mais laconique côté chiffres: ainsi le gouvernement explique qu’il perdra 3,6 milliards $ d’ici trois ans à cause des réductions de transferts fédéraux annoncées dans le budget Martin; il indique que ces compressions seront absorbées, mais il ne dit pas com- PHOTO PC Floyd Laughren ment.Chose certaine, le gouvernement Rae se lance clairement dans une offensive contre le gouvernement d’Otj-tawa.Le plan budgétaire rappelle que les réductions de transferts reprér sentent 54 % des réductions totales d’Ottawa, alors que l’Ontario nç compte que 38 % de la population.Le document annonce que s’il est réélu, le gouvernement consultera la population sur la façon de composer avec ces compressions.Un ministre sera nommé spécialement à cet effet et il devra organiser des audiences publiques et d’autres consultations.Le document de M.laughren s’attaque également à la politique monétaire d’Ottawa: selon lui, la politique actuelle de hauts taux d’intérêt coûtera 140 000 emplois à l’Ontario d’ici 1998.Mais en dépit de ces «injustices» fédérales, le plan budgétaire prévoit une meilleure santé pour les finances de l’Ontario, grâce à la reprise économique.Le document indique qu’en 1994-95, le nombre d’empiois créés a été de 137 000, soit plus que les 100 000 escomptés.La croissance économique aura également été supérieure aux prévisions de l’an dernier: au lieu d’être de 3,3 %, elle a été de 5,3 % en 1994-95.Ainsi, le plan budgétaire de M.Laughren prévoit pour cette année une augmentation de 6,2 % des recettes du gouvernement, pour un total de 48,4 milliards $.Bourgault fustige l’Éducation PRESSE CANADIENNE Pierre Bourgault g fustigé, hier, le ministère de l’Éducation — «la pire chose qui puisse exister, qui ne vaut rien» — qu’il rend responsable en bonne partie de la dégradation du monde de l’enseignement et dont les premières victimes sont les enfants.Le journaliste et polémiste, professeur depuis vingt ans en communication à l’Université du Québec à Montréal, était invité à prononcer une allocution au colloque de l’Association des cadres des collèges du Québec.Il a mis une heure et demie à tenter de démontrer de quelle manière le «gestionnarisme», l’improvi-satiop, des dirigeants du ministère de l’Éducation entre autres, ont dénaturé l’école qui doit être d’abord et avant tout «un lieu de culture et d’ap- prentissage entièrement au service de l’élève».«Il vous faudra du couragq pour lutter contre le ministère deï’Éducà-tion, la pire chose qu’on ait.C’est un charabia d’universitaires et de spécialistes qui ne savent pas de quoi ils parlent, qui inventent des mots, qiji improvisent.«Ces gens-là trônent et ils ne sont pas imputables (de leurs gestes dl décisions]», a dit le conférencier eji rappelant que, pourtant, la création de ce ministère il y a 30 ans étaçt considérée comme une grande ir-vention.Ce midi, le ministre de l’Éduc; -tion, Jean Garon, doit aller prendre la parole à son tour devant les cadres des collèges au dîner de clôture db la réunion.OFFRE D’EMPLOI POSTE EN ÉTUDES CINÉMATOGRAPHIQUES Le Département de français de l’Université Laurentienne désire combler un poste en études cinématographiques pour l’année universitaire 1995-1996.Il s’agit d’un contrat de 10 mois s’étendant du 1er août 1995 au 31 mai 1996, au rang de professeur adjoint.Le poste exige le doctorat ou l’équivalent et de l’expérience au niveau universitaire ou collégial dans le domaine des études cinématographiques.Faire parvenir un curriculum vitae avant le 31 mai 1995 à: Directeur Département de français Université Laurentienne Sudbury (Ontario) P3E 2C6 L'Université Laurentienne souscrit au principe de l’équité en matière d'emploi et encourage toutes les personnes qualifiées, y compris les femmes, les autochtones, les membres des minorités visibles et les personnes handicapées à poser leur candidature.Conformément aux exigences de l'Immigration canadienne, cette annonce s'adresse en premier lieu aux citoyens et citoyennes canadiens ainsi qu'aux résidents et résidentes permanents.Université Laurentienne A10A I.K I) K V 0 I H V K N I) H K I) I 2 8 A V It I I.I 9 !) 5 A 5 PO rr il Les péquistes ne peuvent promettre l’association, croit Robillard Seul un mandat de négocier peut être obtenu, dit-elle Nombre record de 808 000 assistés sociaux PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Les forces du NON comptent bien désamorcer la tentation des souverainistes de concocter un concept plus rassembleur.La ministre fédérale du Travail, Lucienne Robillard, estime que le gouvernement Parizeau ne peut pas demander aux Québécois le mandat de réaliser la souveraineté association.A son avis, ce projet est irrecevable et impraticable.«Je ne vois pas comment cela pourrait être possible.» Porte-parole d’Ottawa dans la campagne référendaire québécoise, Mme Robillard fait valoir que les péquistes ne peuvent promettre de réaliser avec le Canada anglais une association pour laquelle ils ne peuvent obtenir de garanties à l’avance.«La seule chose que le gouvernement Parizeau peut demander, c’est encore un mandat de négocier» la souveraineté association, a-t-elle déclaré au Devoir.Une victoire du OUI obtenue à partir d’une question incluant la notion d’association conférerait-elle la légitimité nécessaire à la réalisation de la souveraineté?Mme Robillard en doute.«Pour faire la souveraineté association, il faudrait avoir une garantie qu’on peut la faire.Comment peut-on faire voter une population sur une souveraineté association qu’on ne peut lui garantir?C’est inimaginable.» Dans l’hypothèse d’une victoire du OUI, quelle serait la réaction du Canada anglais?Accepterait-il de négocier une nouvelle association?Lucienne Robillard ne veut pas présumer de cette réaction mais il lui apparaît évident que ni le gouvernement fédéral, ni les Canadiens des autres provinces ne seront disposés au dialogue.«C’est comme à la suite d’un divorce: vous ne proposez pas le lendemain matin de vous remarier.» Que faut-il penser du virage des deux leaders souverainistes?De la part de Lucien Bouchard, elle ne s’en étonne pas, considérant que ce n’est pas le premier de sa carrière politique.Mais de la part de M.Parizeau, elle a En cas de victoire du OUI, le Canada ne sera pas disposé au dialogue bien de la misère à y croire, y voyant une rupture avec les attitudes passées de celui qui a incarné l’orthodoxie indépendantiste depuis ses débuts dans le PQ, qui s’est rallié à contrecœur à la question référendaire de 1980 et qui a démissionné du gouvernement Lévesque pour protester contre le beau risque de 1984.Elle prédit d’ailleurs que le chef péquiste devra faire endosser son virage par les militants du parti réunis en congrès.Qu’est-ce que les Québécois peuvent attendre d’une victoire du NON?Lucienne Robillard prévoit qu’on assistera alors à l’émergence d’une nouvelle dynamique entre le Québec et les autres provinces, «un nouveau partenariat».Un partenariat qui se traduira, promet-elle, par l’accélération du mouvement de décentralisation des pouvoirs du fédéral en faveur des provinces, par une nouvelle approche faite d’ententes administratives, dans les dossiers et dans la façon de faire les choses.«Il s’est déjà produit des changements et il va s’en produire d’autres.» Un NON pourrait-il ouvrir la voie à une amorce de réforme constitutionnelle?C’est une hypothèse que Mme Robillard écarte complètement pour le présent mandat.«Ce n’est pas dans un avenir prévisible qu’il y aura un projet de réforme constitutionnelle sur la table, ce n’est absolument pas l’orientation du gouvernement Chrétien.» En fin de semaine à Trois-Rivières se tiendra le congrès de l’aile québécoise du Parti libéral du Canada.Lieutenant politique de Jean Chrétien au Québec, la ministre du Travail y présidera, samedi, un atelier sur la stratégie référendaire.Aussi bien pour le camp du NON que celui du OUI, avoue-t-elle, le défi sera de savoir mobiliser les troupes pour toute la durée de la période estivale.Les libéraux fédéraux y ont invité le président du comité de stratégie du PLQ, Michel Bélanger.Pour sa part, le ministre Marcel Massé animera un atelier sur le développement économique et social.Le premier ministre prononcera dimanche le discours de clôture de ces assises.L’éventualité d’un référendum «perdant» Jean Charest prédit une difficile réconciliation HUGUETTE YOUNG PRESSE CANADIENNE Ottawa — Jean Charest appréhende les lendemains d’un référendum perdant.Car, reconnaît-il, il sera difficile de rétablir les ponts avec les tenants du OUI après avoir lutté contre eux pendant la campagne référendaire.«Ce n’est pas toute la population québécoise qui va voter NON, a-t-il souligné cette semaine au cours d’un entretien.Il y a une forte proportion de gens qui vont adhérer au projet (.) Il faudra refaire les solidarités.Ces gens-là sont mes voisins, mes amis.» Ce rapprochement est tout de même absolument nécessaire, avance-t-il sans hésiter.«Un référendum, par définition, c’est un peu bête.On répond par un OUI ou par un NON.Il n’y a pas beaucoup de place dans le milieu pour la nuance, a repris M.Charest.Il y a des gens qui seront déçus.Il y a des gens pour qui ce sera une grande déception.Ces gens-là, quelle que soit la déception qu’ils pourront ressentir, il reste toujours que l’on doit, comme pays, vivre ensemble.Il faut faire l’effort de leur tendre la main et d’avancer ensemble.» Suivra-t-il les traces de son prédécesseur, l’ex-premier ministre Brian PHOTO PC Jean Charest et son épouse, Michèle Dionne, rigolaient ferme au moment de s’inscrire au congrès conservateur, hier, à Hull.Mulroney, qui avait lancé l’effort de réconciliation nationale?«Je ne cherche pas à ce moment-ci à faire ce genre de calcul-là.On y arrivera en temps et lieu», donne-t-il pour toute réponse.Pour l’heure, Jean Charest n’ose pas se prononcer davantage.Tant qu’il n’aura pas sondé le pouls des militants, le député de Sherbrooke hésite à énoncer ses couleurs face aux revendications traditionnelles du Québec.Le comité national de restructuration recommande pour sa part que le Parti conservateur montre son attachement «à un Canada souverain et uni auquel nous manifestons notre loyauté».D’emblée, M.Charest croit que la vision du fédéralisme du Parti conservateur doit reposer sur «l’autonomie des provinces» et le «partenariat».«Cela veut dire se fixer des objectifs communs qui transcendent les juridictions, dans bien des cas, qui font l’objet d’un consensus et auxquels les deux niveaux de gouvernement participent dans leurs domaines respectifs.On va avoir l’occasion de mettre des idées et de la viande autour de l’os.» Prudence oblige, Jean Charest ne veut surtout pas brûler les étapes.«Je veux suivre mon plan et on va suivre notre plan.On ne va pas se laisser distraire par les événements.On sera présent, on va faire notre contribution mais j’ai bel et bien l’intention de suivre notre plan, d’y aller à notre rythme et de ne pas sauter les étapes.» Pour lui, la première étape de ce plan connaîtra son dénouement en fin de semaine lors du premier congrès national des conservateurs depuis la cuisante défaite électorale d’octobre 1993.Le comité national de restructuration recommande aux délégués de faire table rase de l’ancienne constitution et d’en adopter une nouvelle, plus moderne et davantage à l’écoute des militants.Jean Charest croit fermement dans la recette de succès qu’il propose: la modernisation des structures du parti, la formulation d’une nouvelle plate-forme électorale et la formation d’une équipe dynamique.La côte sera cependant longue à remonter.Direction du NPD Svend Robinson candidat Vancouver (PC) — Svend Robinson a été le premier député à se lancer dans la course à la direction du Nouveau Parti démocrate fédéral, hier, en annonçant qu’il veut créer une nouvelle approche politique pour une formation dont les Canadiens ont maintenant plus que jamais besoin.Ije député de Burnaby, en Colombie-Britannique, devient ainsi le premier député en vue à se lancer officiellement dans la course politique qui mènera au congrès du NPI) en octobre prochain.Svend Robinson n'a par ailleurs donné aucun signe de vouloir s’écarter des posi- tions traditionnelles de gauche de sa formation politique.Le NPD fédéral a été invisible sur la scène politique depuis les dernières élections fédérales, au moment où ses idéaux sont plus que jamais nécessaires, a-t-il soutenu.«Notre voix, la voue de la gauche progressive, est plus que jamais nécessaire dans ce pays», a déclaré le député de la Colombie-Britannique.Svend Robinson dit qu’il veut lancer une nouvelle politique fondée sur le socialisme démocratique où les voix des syndicats et des groupes sociaux sont entendues ainsi que celles de l'environnement et des droits de la personne.Parizeau accuse l’assurance-chômage PRESSE CANADIENNE Québec — Ce sont les coupes fédérales dans l'assuranee-chôma-ge qui ont produit une hausse sensible du nombre d’assistés sociaux au Québec, croit le premier ministre Jacques Parizeau.Ce dernier a confirmé hier, lors d’une commission parlementaire de l’Assemblée nationale, que le nombre d’assistés sociaux atteignait 808 000 personnes, un record inégalé jusqu’à maintenant.Ces assistés sociaux se répartissent en quelque 471 000 ménages.Le budget annuel du ministère de la Sécurité du revenu dépasse les 4 milliards $ pour faire face aux besoins des prestataires.«C’est une catastrophe nationale.Mais les coupes à l’assurance-chô- mage ont envoyé du monde à l’aide sociale», a dit le premier ministre.M.Parizeau a calculé qu’en additionnant uniquement toutes les personnes majeures et qui sont aptes au travail mais qui vivent de l’assurance-chômage ou de l’aide sociale, on arrive à 755 000 personnes.C’est 50 000 de moins que l’an dernier à la même date, où il y en avait 815 000, a-t-il fait valoir.il n’existe qu’une solution pour remédier à cette situation «dramatique», a poursuivi le chef du gouvernement.Il faut des «réformes majeures» dans le système d’éducation pour qu’il n’y ait plus de personnes incapables de se trouver un emploi à cause d’un manque de formation.Pour un jeune qui a «décroché» en troisiè- me année du cours secondaire, il n’y a aucun avenir, a-t-il dit.Il a déploré qu’il ne reste plus que 7000 jeunes inscrits en formation professionnelle sur les 500 000 jeunes Québécois qui fréquentent actuellement l’école secondaire.«Cela aussi est une catastrophe nationale, au même titre qu’un taux de décrochage de 36 % au total, et de _ 45 % chez les garçons.» C’est pourquoi une directive a été émise le 7 avril dernier pour permettre aux commissions scolaires de mettre en place des régimes d’études différents selon les élèves.Certains élèves du secondaire pourront remplacer des cours traditionnels par des séances d'apprentissage sur les lieux de travail.Changement de taux 6 i a 2 o par année À compter du 1er mai 1995, le taux d’intérêt de toutes les émissions d’Obligations d’épargne du Canada en cours (S42 à S49 inclusivement, émises de 1987 à 1994) passera de 5 3/4 % à 61/2 % par année pour la période de trois mois se terminant le 31 juillet 1995.Toutes les autres modalités de ces émissions demeurent inchangées.Taux minimums garantis commençant le 1er août 1995,6 3/4 % pour l'année commençant le 1er novembre 1995 et 71/2 % pour l’année commençant le 1er novembre 1996.Rappelez-vous, le taux de rendement des Obligations d’épargne du Canada sera ajusté à Ja hausse si les conditions du marché le justifient.Mais vous n’obtiendrez jamais moins que ces taux minimums garantis.Sûres et encaissables en tout temps Les Obligations d'épargne du Canada sont entièrement garanties par le gouvernement du Canada.Il s'agit d’un placement sûr, qui ne perd jamais de valeur.De plus, les Obligations d'épargne du Canada peuvent être encaissées en tout temps; votre argent n’est donc jamais gelé.Des renseignements supplémentaires sont disponibles dans toute institution financière autorisée.Canada LES OBLIGATIONS D’EPARGNE DU CANADA I, K I) K V 0 I R .L E V li N I) R E DI 2 8 A V R II, I » 9 5 :a O TEL.: 985-3344 ms PUBLICS FAX: 985-3340 CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE JOLIETTE, COUR DU QUÉBEC, DIVISION PETITES CRÉANCES, NO: 705-32-000527-934.-BREF D'EXÉCUTION.- Le greffier pour et au nom de JEAN-CLAUDE DUPUIS, Partie demanderesse, -vs- LES PAVAGES SCOTT INC,, Partie .défenderesse, Le 9ième jour de mki 1995, è 11 hOO, au 8939, JEAN-MARIE LEFEBVRE, ST-LÉONARD, Qc, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et elfets de LES PAVAGES SCOTT INC., saisis en cette cause, consistant en: 2 Bureaux mélamlne bois brun; 2 fauteuils; 1 classeur Gardex beige, 4 tiroirs; 1 photocopieur Canon PC25; 1 paymaster; 1 fax Raven RF-250; 2 calculatices Canon P105 D.P26D; 1 base pour mobile de CB Motorolla Traxar et acc; 2 classeurs en métal.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Informations: MICHEL PANNETON, huissier du district de Terrebonne, GAÉTAN ROY, HUISSIERS, (514)471-8078, 955 boul.Des Seigneurs, S-21, Terrebonne, Qc, J6W3W5.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR DU QUÉBEC, CHAMBRE CIVILE, NO: 500-02-003669-947.PETROLES DUPONT INC., Partie demanderesse, -vs-PIERRE DUCHARME, Partie défenderesse.Le 10 mai 1995, à 12h00, au 201, ST-LOUIS app.207, ST-JEAN-SUR-RICHELIEU, Qc, dislrict d'Iberville, seront vendus par autorité de Justice, les biens et elfets do PIERRE DUCHARME, saisis en celle cause, consistant en: 1 Système de son de marque JVC KD-A66; stéréo cassette couleur noire; 1 compact disk de marque Sony CDP-245 couleur noire; 1 téléviseur de marque Proton modèle 602M, no.série KP62M22498 couleur noire.Et autres.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: MICHEL LANDRY, huissier Avis public Ville de Montreal Service du greffe Usage conditionnel AVIS PUBLIC est donné que le comité exécutif de la Ville de Montréal, à sa séance prévue pour le 17 mai 1995 à 10 h, sera saisi d'une demande pour l'exercice d'un usage conditionnel relativement à la propriété sise au 5034, rue Notre-Dame Est.Cette autorisation permettrait l'occupation, à des fins de débit de boissons alcooliques, du bâtiment situé au 5034, rue Notre-Dame Est, selon les dispositions du Règlement d'urbanisme (R.R.V.M., c.U-1).Conformément au règlement ci-dessus, tout intéressé qui désire formuler des commentaires au comité exécutif relativement à cette demande doit le faire par écrit au plus tard le 8 mai 1995, à l'attention du greffier, bureau R-005, hôtel de ville, 275, rue Notre-Dame Est, Montréal H2Y 1C6.Montréal, le 26 avril 1995 Le greffier, Léon Laberge appel de propositions avec prix ¦U Gouvernement du Québec Conseil du trésor Services gouvernementaux Le Fonds des services informatiques des Services gouvernementaux requiert des propositions avec prix pour des services d’entretien des équipements informatiques du Centre de traitement informatique.Ces services sont subdivisés en 6 volets, ce qui peut donner lieu à plus d’un contrat.OBTENTION DES DOCUMENTS D’APPEL D’OFFRES Les documents d'appel d’offres seront disponibles à partir de 9 heures le 1er mai 1995 à l’adresse suivante : Fonds des services informatiques, 1500-A, boul.Charest Ouest, porte RC-73, Sainte-Foy (Québec) G1N 2E5.Prix des documents : 20 $ (non remboursable) payable en argent comptant, par chèque, par mandat postal ou par virement bancaire.RÉCEPTION ET OUVERTURE DES OFFRES Les offres doivent parvenir à l’adresse indiquée plus haut, avec la mention prévue aux documents d'appel d'offres, au plus tard le 19 mai 1995 à 15 heures, heure en vigueur localement, à l'attention de : Fonds des services informatiques, 1500-A, boul.Charest Ouest, porte RC-73, Sainte-Foy (Québec) G1N 2E5.L'ouverture des offres s’effectuera à la salle 1.27 de cette même adresse, sera publique et suivra la date et l'heure limites fixées pour le dépôt des offres.FOURNISSEURS ADMIS À PRÉSENTER UNE OFFRE Seuls sont admis à présenter une offre les fournisseurs possédant les qualifications requises et ayant un établissement au Québec, en Ontario ou au Nouveau-Brunswick.GARANTIE DE SOUMISSION Les offres doivent être accompagnées d'une garantie de soumission dont le montant est précisé au document d’appel d’offres et varie selon les volets visés.LE F.S.I.NE S’ENGAGE À ACCEPTER AUCUNE DES OFFRES REÇUES MÊME CELLE OFFRANT LE MEILLEUR RAPPORT «QUALITE/PRIX».Le secrétaire associé aux Services gouvernementaux Jean-Claude Careau, ing.Ï.A MET E Prévision à long terme pour Montréal Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi max T2 SS mln 6 '55 max 13 ri'Yi'i Su = V/ !'! f *k VENTEUX BROUILLARD PLUIE AVERSE ORAGE NEIGE VERGLAS Temperatures : MAX/MIN 5/0 R/n Goose Bay J/0 Blanc Sablon * Kuujjuarapik 5/-2 .5/-1 La Grande IV Sept-llus 6/0 4/0 Iles de la Madeleine nn'l'l Chibougamau 7/4 tvrn Riviere-du-Loup 9/3 r 10/3 hicoutimi Québec mf 10/3 6/1 Val d'Or Lever 5h47 Coucher 19h56 11/4 rois-Rivières 12/6 ^Sherbrooke Montréal Environnement Canada Prévision à long terme pour Québec Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi ____ WWr CL, O ïvvri HH HH HH HH Prévision à long terme pour OTTAWA Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi !!W O O HH OKH HH HH du dislrict de Montréal, 514-278-2414, Fax: 278-9667.ALBERTSON & ASSOCIÉS, HUISSIERS, 7012, boul.St-Laurent, suite 205, Montréal, P.Q., H2S 3E2.CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE LAVAL, COUR DU QUÉBEC CHAMBRE CIVILE.NO: 540-02-002058-940.ROCCO LA VILLA, Partie demanderesse, -vs- GÉRALDINE GALLANT, Partie défenderesse, -et-2626-3004 QUÉBEC INC.(RESTAURANT LAMARCHE), Tiers saisi.Le 10 mai 1995 è lOhOO, au 804, ROY EST, MONTRÉAL, Qc, dislricl de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, Iqs biens et elfets de: 2626-3004 QUÉBEC INC., saisis en celte cause, consistant en: 1 Réfrigérateur 4 portes, en acier inoxidable et acc.; 1 four micro-ondes G&E et acc.; 1 comptoir réfrigéré 2 portes, couleur brune avec dessus en plastique el acc.; 1 frileuse double MKE et acc.; 1 tour simple et acc.; 1 tour simple MKE el acc.; 1 lavabo double en acier inoxidable et acc.; 1 système d'incendie Safely First et acc.Et divers autres item.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: MARC LEMAY, Huissier du district de Longueuil.(514)465-4650.GAUCHER, HUISSIERS, 558, Noire-Dame, bureau 102, Saint-Lambert.Québec, J4P 2K7.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE JOLIETTE.COUR PROVINCIALE.NO: 705-27-007017-939.- 705-27-007187-930.- BREF D'EXÉCUTION - LE PERCEPTEUR DES AMENDES, Partie demanderesse, -vs- GROLEAU REJEAN, Partie défenderesse.Le tOième jour de mai 1995, à 11 hOO, au 736, POUPART, LA PLAINE, Qc district de Joliette, seronl vendus par autorité de Justice, les biens et effets de GROLEAU REJEAN, saisis en cette cause, consistant en: 1 Automobile de marque Coll Plymouth 1989, couleur noire, 2 portes, plaque TAH 986, no.série HMP3BA34F5KG904201 et acc.CONDITION: ARGENT COMPTANT el/ou CHEQUE VISÉ.Information: JULIE HUOT, huissier du dislricl de Joliette.(514)654-6511.GAUCHER.TESSIER & ASSOCIÉS, HUISSIERS, 264 rue De Boisbriand.Repentigny.Oc., J6A8A1.AVIS DE LA DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie: Placements S.C.Mont Orford inc.demandera à l'Inspecteur général des Institutions financières la permission de se dissoudre.de Grandpré, Godin Société en nom collectif Procureurs de Placements S.C.Mont Orford inc.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-05-005715-931 COUR SUPÉRIEURE MICHELE AGOSTINO Partie demanderesse -c- JEAN-CLAUDE AUBRY ETALS Parties défenderesses ASSIGNATION ORDRE est donné à JEAN-CLAUDE AUBRY, de comparaître au greffe de VILLE DE MONTRÉAL-NORD APPEL D’OFFRES LOCATION DE DEUX CAMIONS CONTRAT 1995-46 Des soumissions dans des enveloppes scellées et portant inscription: SOUMISSION - LOCATION DE DEUX CAMIONS POUR LE SERVICE DES TRAVAUX PUBLICS (contrat no 1995-46) adressées à la soussignée à l'Hôtel de Ville de Montréal-Nord, 4243 rue de Charleroi, Montréal-Nord, H1H 1S5, seront reçues jusqu’à 16 h 30, le MARDI 9 MAI 1995 pour la location suivante: CONTRAT 1995-46: 2 camions incluant nacelle isolée et articulée, déchiqueteuse, benne basculante, sécateur et scie hydrauliques.Les soumissionnaires peuvent se procurer les cahiers des charges et les formules de soumissions pour ce contrat au bureau du chef de la division de l'Approvisionnement, M.Yvon Ménard, à l'Hôtel de Ville de Montréal-Nord, 4243 rue de Charleroi, Montréal-Nord.Les heures d’affaires sont du lundi au jeudi de 8 h 30 à 12 h 00 et de 13 h 30 à 16 h 30 et le vendredi de 8 h 30 à 13 h 00.La Ville ne s’engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues, et ce, sans obligation d'aucune sorte envers le ou les soumissionnaires.Lesdites soumissions seront ouvertes à une séance du conseil le MARDI 9 MAI 1995, à vingt (20) heures à la salle des délibérations, 11155 avenue Hébert, à Montréal-Nord.DONNÉ À MONTRÉAL-NORD, CE 28 AVRIL 1995.Me Hélène Simoneau LE GREFFIER celte Cour situé au 1 est, rue Notre-Dame, à Montréal, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie du bref d'assiganfion RÉAMENDÉ de de la déclaration RÉAMENDÉE a été remise au greffe à l'intention de JEAN-CLAUDE AUBRY.Lieu: Montréal Date: 25 avril 1995 DOMINIQUE DIBERNARDO, Greffier adjoint.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-102221-899 COUR SUPÉRIEURE Chambre de la famille (Divorces) CHRISTINE PAYEUR Partie demanderesse -c- PIERRE NORMAND LACHAPELLE Partie défenderesse MISE EN DEMEURE DE CONSTITUER UN NOUVEAU PROCUREUR OU UE PRODUIRE UN ACTE DE COMPARUTION PERSONNELLE (Art.251 C.p.c.) A: PIERRE NORMAND LACHAPELLE - Défendeur PRENEZ AVIS que, par un jugement rendu en date du 12 avril 1995, vos procureurs, BÉLANGER LÉGER TODARO & LACHARITÉ, ont obtenu l'autorisation de cesser de vous représenter dans la présente cause.Vous êtes donc mis en demeure de vous constituer un nouveau procureur ou de produire un acte de comparution personnelle dans les dix (10) jours de la publication de la présente.A défaut par vous d'obtempérer à cette mise en demeure dans les dix (10) jours, la demanderesse pourra demander le rejet de voire demande, sauf recours.VEUILLEZ AGIR EN CONSÉQUENCE.Lieu: Montréal Date: Ce 25 avril 1995 Me GHYSLAINE BOUCHEREAU Procureur de la demanderesse AVIS DE LA DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie: 2528-7061 Québec inc.demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre.de Grandpré, Godin Société en nom collectif Procureurs de 2528-7061 Québec inc.CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE TERREBONNE, COUR DU QUÉBEC, NO: 700-32-000904-944 • AVIS PUBLIC.ELAINE BOLDUC, Partie demanderesse, -vs- , YVES RICHER, Partie défenderesse, Le 9ième jour de mai 1995, à Hh30, au 1488 CH, DU LAC RENE, PREVOST, P.Q., district de TERREBONNE, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de YVES RICHER, saisis en cette cause, consislant en: 1 camion pick-up Chevrolet 1982 (6 roues) 8 cylindres, immatriculé LB97322.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE JOLIETTE COUR DU QUÉBEC Chambre Civile DIVISION DES PETITES CRÉANCES 200, rue St-Marc, Joliette, Qc J6E 8C2 Il est ordonné aux intimés(es) ci-dessous mentionnés(es) de comparaître dans un délai de trente (30) jours.Des copies de requête ont été laissées au greffe de cette Cour à votre intention.Dossiers 730-32-000212-949 730-32-000127-949 730-32-000359-930 730-32-000270-939 730-32-000287-933 730-32-000328-935 730-32-000373-931 705-32-000004-942 Requérants(es) Intimés(es) 705-32 705-32 705-32- 705-32- 705-32 705-32- 705-32- -000827-938 -000727-948 -000979-945 ¦000522-927 000547-932 000201-936 000709-946 Destination Vacances P.D.G.Inc.Les Goudrons du Québec Inc.Simone Blanchette, Labonté Réjean Labre Jean Denis Yolande Painchaud Réjean Labre Anne Tinnion Use McLean Rollande Lapierre Lionel Crépeau Camping Nadeau Inc.Robert Lacoste Paul Martel Nathalie Richer Joliette, le 21 avril 1995 Gaily Beaulieu 2849-9481 QcInc.2739-3511 Qc Inc.Angelo Kolobotos Serge Bertrand Ronald Beaulieu Gilles Archambault Chama Malek Gestion Rovoc International Yvon Durocher Huguette Carrière Lynda Duval Pierre Johnson Robbie Burns Joël Pouzet Stéfano Zori Michel BOUDRIAS Greffier AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tél.: 985-3344 Fax.985-3340 VISÉ.Information: Linda Branchaud, Huissier du dislrict de Terrebonne, (819)326-7707, Fax: 326-6972.BOIVIN, SIMARD & GUINDON HUISSIERS, 22 rue Ste-Agathe, Ste-Agathe:des-Monts, Qc, J8C 2J4.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-02-006676-956 COUR DU QUÉBEC (Chambre civile) PRÉSENT GREFFIER ADJOINT COLBY, MONET, DEMERS, DELAGE & CREVIER Partie demanderesse -c- SEANHOWLETT de résidence et domicile inconnus Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à SEAN HOWLETT, de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1, rue Noire-Dame est, Montréal, Québec, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie du bref d'assignation et déclaration a été remise au greffe à l'intention de SEAN HOWLETT.Lieu: Montréal Date: Ce 25 avril 1995 MICHEL MARTIN, G.A.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-223477-955 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT LE GREFFIER ADJOINT LAURAINE JEMEDY Partie demanderesse -c- PETIT SADRAK NOEL Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à PETIT SADRAK NOEL, de comparaître au greffe de celte Cour situé au 1 est, rue Notre-Dame, à Montréal, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de PETIT SADRAK NOEL.Lieu: Montréal Date: 25 avril 1995 MICHEL MARTIN, G.A.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-222305-959 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER ADJOINT MANSOOR ALAM Partie demanderesse -c- RAISA KHATOON ALAM Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à RAISA KHATOON ALAM, de comparaître au greffe de cette Cour silué au 1 est, rue Notre-Dame, à Montréal, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de RAISA KHATOON ALAM.Lieu: Montréal Date: 10 février 1995 DOMINIQUE DIBERNARDO, G.A.AVIS DE LA DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie: SPEQ Greiche & Scaff inc.demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre.de Grandpré, Godin Société en nom collectif Procureurs de SPEQ Greiche & Scaff Transports Québec APPELS D’OFFRES ET DE CANDIDATURES Les appels d'offres qui suivent correspondent aux contrats de services auxiliaires IType Al, de construction (Type C), de services professionnels IType P) et aux autres contrats non spécifiés précédemment IType S).Contrats de type A: seules seront considérées les offres présentées par des fournisseurs possédant les qualifications requises et ayant un établissement au Québec, ou dans une province ou un territoire visé par un accord intergouvememental.Contrats de type C: seules seront considérées les soumissions présentées par des entrepreneurs ayant un établissement au Québec, ou dans une province ou un territoire visé par un accord intergouvememental, et qui sont titulaires de la licence requise par la Loi sur le bâtiment.Contrats de type P: seules seront considérées les offres présentées par des fournisseurs possédant les qualifications requises et ayant un établissement au Québec.Pour tous les types de contrats, les soumissionnaires doivent commander une copie du dossier d'appel d'offres au même nom que celui sous lequel ils entendent soumissionner.En outre, une garantie de soumission peut être exigée sous forme de cautionnement ou sous forme de chèque visé, de mandat, de traite, de lettre de garantie irrévocable ou d'obligations payables au porteur, le montant de la garantie est indiqué à la rubrique »Garantie de soumission exigée».On peut obtenir une copie du dossier d'appel d'offres moyennant le paiement du montant indiqué à la rubrique «Coût du dossier»: ce coût, qui inclut les taxes, est payable en espèces, par chèque ou mandat poste à l'ordre du ministre des finances et n'est pas remboursable.Pour consulter ou Québec sa a ES O obtenir les documents: UEL QUEBEC Service des contrais Ministère des Transports 700, boul.René-Lévesque Est ?étage Québec fQuébec) GIR 4Y9 Tél.: 14181644-8848 MONTRÉAL Service des contrats Ministère des Transports 35, rue de Port-Royal Est 1" étage Montréal iQuébec) H3L 3TI Tél.: 1514) 873-6061 Le Ministère ne s'engage à accepter aucune des soumissions ou des offres reçues.Le sous-ministre, Yvon Demers, ing.C Contrat no 3100-95-0104 — Remplacement ou implantation de glissières de sécurité sur les routes 299, 132 et Chaîne de Roches, dans diverses municipalités IBonaventure).Longueur de 5,124 m.Garantie de soumission exigée: 25 400$ (cautionnement) ou 12 700$ (autre) Coût du dossier: 20$ Réception des soumissions: salle des soumissions de Québec.Clôture de l'appel d'offres et ouverture des soumissions: Québec, le jeudi 25 mai 1995,15 h.C Contrat no 3100-95-0106 — Correction de fondation et drainage dans les municipalités de Hope Canton, New Richmond, Carleton et Saint-François-d'Assise IBonaventure).Longueur de 5,249 km.Garantie de soumission exigée: 26200$ (cautionnement) ou 13100$ foutre) Coût du dossier: 20$ Réception des soumissions: salle des soumissions de Québec.Clôture de l'appel d'offres el ouverture des soumissions: Québec, le jeudi 25 mai 1995, 15 h.C Contrat no 3100-95-0204 — Élargissement des appuis et réfection du tablier du pont silué sur la route 132, au-dessus du ruisseau Leblanc, aux limites des municipalités de Caplan et Saint-Siméon IBonaventure).Garantie de soumission exigée: 186 800$ Icautionnement) ou 93 400$ IautreI Coût du dossier: 41$ Réception des soumissions: salle des soumissions de Québec.Clôture de l'appel d'offres et ouverture des soumissions: Québec, le jeudi 25 mai 1995, 15 h.C Contrat no 3300-95-0104 — Pose de glissières de sécurité sur les routes 230 et 289 dans diverses municipalités (Kamouraska-Tèmiscouata) Longueur de 1,319 km Garantie de soumission exigée: 8 600$ (cautionnement) ou 4 300$ faulre) Coût du dossier: 20$ Réception des soumissions: salle des soumissions de Québec.Clôture de l'appel d'offres et ouverture des soumissions: Québec, le mardi IB mai 1995, 15 h.C Contrai no 3372-94-0203 — Réfection d’un pont sur la route 295 et pose de glissières de sécurité aux approches, municipalité de Squatec IKamouraska-Témiscouata).Garantie de soumission exigée: 42 400$ fcautionnement) ou 21200$ Iautre) Coût du dossier: 20$ Récepbon des soumissions: salle des soumissions de Québec Clôture de l'appel d'offres et ouverture des soumissions: Québec, le jeudi 25 mai 1995, 15 h P Contrat no 353O-94-KA05 - Vérification de la qualité, mise en œuvre et pose des matériaux utilisés dans la construction du projet 20-3571-8924 el d'une partie du projet 20-3571-8913, roule 138, dans les municipalités de Havre-Saint-Pierre et Baie Johan-BeeU, M R C.Minganie Coût du dossier: 20$ Réception des offres: salle des soumissions de Québec Clôture de l'appel d'offres et ouverture des offres: Québec, le jeudi 25 mai 1995, 15 h C Contrat no 3810-94-0223 — Réfection partielle d'un pont situé sur la route du Lac Édouard, au-dessus de la rivière Bostonnais, dans la municipalité de Lac Édouard ILaviolette).Garantie de soumission exigée: 10600$ (cautionnement) ou 5 300$ (autre) Coût du dossier: 20$ Réception des soumissions: salle des soumissions de Québec Clôture de Tappet d'offres et ouverture des soumissions: Québec, le jeudi 25 mai 1995, 15 h.C Contrat no 3810-94-0330 — Modification d'un système d'éclairage routier, intersection autoroute 55 et route 138, municipalité de Trois-Rivières-Ouest, ville IMaskinongé).Garantie de soumission exigée: 4 800$ Icautionnement) ou 2 400$ (autre) Coût du dossier: 20$ Réception des soumissions: salle des soumissions de Québec Clôture de l'appel d'offres et ouverture des soumissions: Québec, le mardi 16 mai 1995, 15 h.C Contrai no 4272-95-0108 — Terrassement et structure de la chaussée sur la route 112, dans les municipalités de Thetford Mines, v„ et Thetford-Partie-Sud, et.fFrontenac).Longueur de 0,58 km.Garantie de soumission exigée: 31000$ fceutionnementl ou 15 500$ feutre) Coût du dossier: 20$ Réception des soumissions: salle des soumissions de Québec.Clôture de l'appel d'offres et ouverture des soumissions: Québec, le jeudi 25 mai 1995, 15 h.C Contrat no 4371-95-0202 — Fourniture et mise en place de supports au pont sur la route 138, au-dessus de la rivière aux Canards, municipalité de Baie-Sainte-Catherine (Charlevoix).Garantie de soumission exigée: 1500$ Icautionnement) ou 750$/autre) Coût du dossier: 20$ Réception des soumissions: salle des soumissions de Québec.Clôture de l'appel d'offres et ouverture des soumissions: Québec, le mardi 18 mai 1995, 15 h.C Contrat no 4372-94-0207 — Réparation de deux structuras situées dans las municipalités de Québec et Beauport (Taschereau et Montmorency).Garantie de soumission exigée: 85 800$ fcautionnement) ou 42 900$ faulre) Coût du dossier: 20$ Réception des soumissions: salle des soumissions de Québec.Clôture de l'appel d'offres et ouverture des soumissions: Québec, le jeudi 25 mai 1995, 15 h.C Contrat no 5200-95-0902 — Rénovation d'une station de pompage, incluent mécanique, électricité, instrumentation, aménagement ainsi que divers travaux connexes à l'échangeur de Tautoroute 20 et de la 55° Avenue, municipalité de Lachine IMarquette).Garantie de soumission exigée: 34 600$ feautionnement) ou 17300$ faulre) Coût du dossier: 20$ Réception des soumissions: salle des soumissions de Montréal.Clôture de l'appel d'offres et ouverture des soumissions: Montréal, ie mercredi 24 mai 1995,15 h.P Contrat no 5200-95-FC01 Préparation de plans el devis pour la réfection du système d'éclairage du tunnel Louis-H.Lalontaine, sur l'autoroute 25, dans la ville de Montréal (Bourget).Seules seront considérées les offres présentées par des fournisseurs possédant les qualifications requises, ayant un établissement dans les M.R.C.Communauté urbaine de Montréal, Acton, La Haute-Yamaska, Bromo-Missisquoi, Le Bas-Richelieu, Los Maskoutains, Rouville, Le Haut-Richelieu, La Vallée du Richelieu, Lajemmerais, Champiain, Vaudreuii-Soutanges, Beauharnois Salaborry, Le Haut-Saint-Laurent, Roussillon, Les Jardins-de-Napierville, et qui ont commandé une copie du dossier d'appel d'offres au même nom que celui sous lequel ils soumissionnent.Coût du dossier: 20$ Réception des offres: salle des soumissions de Montréal.Clôture de l'appel d'offres et ouverture des offres: Montréal, le mercredi 24 mai 1995, 15 h.C Contrat no 5330-95-0903 — Réfection de la chaussée de la route 132 Est et du boulevard Taschereau, éclairage routier, supersignahsation, réparation du pont Saint-Charles Ouest, construction de glissières rigides et réparation des joints antre les murs et culées du pont au-dessus de la rue Place Charies-Lemoyne dans les municipalités de Saint-Lambert at Longueuil.villes ILaporte, Marie-Victorin et Taillon).Longueur do 8,12 km.Garantie de soumission exigée: 938 000$ feautionnement) ou 469 000$ Iautre) Coût du dossier: 102$ Réception des soumissions: salle des soumissions do Montréal.Clôture de l'appel d’offres et ouverture des soumissions: Montréal, le vendredi 26 mai 1995, 15 h.C Contrat no 5410-95-0205 Enlèvement et pose d'une couche de surface d'enrobé bitumineux sur une longueur de 0,26 km entre les piliers II el 14 du pont en amont ainsi que le remplacement de trois joints de tablier aux piliers numéros I IA.7,4 cl 3A du pont en aval, municipalité Ville Lasalle et réserve indienne de Kahnawake IChôleauguayl.Garantie de soumission exigée: 21000$ Icautionnement) ou 10 500$ faulre) Coût du dossier: 20$ Réception dos soumissions: salle des soumissions de Montréal- Clôture de l'appel d'offres et ouverture des soumissions: Montréal, le mercredi 24 mai 1995, 15 h.C Contrat no 6174 94-0203 Réparation el renforcement du pont on béton sur la route 243 et renforcement du pont acier-bois sur la rue de l'îie, au-dessus de ta rivière Noire, municipalité de Lawrenceviiie, \il.IBrome-Missisquoil.Garantie de soumission exigée: 25 000$ fcaulionnemenl) ou 12 500$ Iautre) Coût du dossier: 20$ Réception des soumissions: salle des soumissions de Québec Clôture de l'appel d’offres et ouverture des soumissions: Québec, le jeudi 25 mai 1995, 15 h.C Contrat no 6510-95-0901 Correction et pose d’une couche d'usure sur la roule 117, sur une longueur de 7 km.dans la municipalité de Canton Marchand, et décohésionnement, stabilisation, pose d'un enrobé bitumineux sur le chemin Labeiie/La Macaza, sur une longueur de 7,736 km.dans la municipalité de La Macaza ILabetle).Garantie de soumission exigée: 107 000$ feautionnement) ou 53 500$ lautre) Coût du dossier: 20$ Réception des soumissions: salle des soumissions de Montreal.Clôture de l’appel d'offres et ouverture des soumissions: Montréal, le mercredi 24 mai 1995.15 h KT* ‘«Z* *** , M U* c'eût i*** La Fondation Diane Hébert au service des personnes en attente de greffe.C.P.95025, Lorraine, Qc, J6Z 4P1 Tél.: (514) 9654)333 Quand je serai grand 5 / • je serai guen.Fondation Charles-Bruneau 256-0404 I.K I) K V (MH.I.K V K N D H V.DI 2 8 A V IM I.1 II il .r> A 7 —-* LE DEVOIR *- ECONOMIE m TSE-300 DOW JONES $ CAN OR m h mmmmm ?¦ mm v -4,97 -9,12 +14,87 -0,06 +2,00 2111,87 4273,80 4314,70 73,38 388,20 61 millions $ de bénéfices au premier trimestre ^ i ^ i Nortel pavoise et rêve d’inforoutes i i ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR 1 Northern Telecom pavoisait, hier, devant ses actionnaires en montrant des revenus et des bénéfices en hausse ainsi que des perspectives de croissance alléchantes à l’aube de la société de l’information et des réseaux d’où surgiront les inforoutes.Le président et chef de la direc-! tion, Jean C.Monty, s’est dit «fier» mais encore «insatisfait» des résultats de la compagnie qui fête son centenaire en changeant de nom pour Nortel.Le fabricant d’équipement de télécommunications atteindra «sa vitesse de croisière d’ici 12 à 18 mois», a prédit M.Monty.En 1994, Nortel a touché des revenus de 8,9 milliards $ US, soit 9 % de plus que l’année précédente, et son bénéfice net a atteint 404 millions $ US, en regard d’une perte de 884 mil-• lions $ US créée par la disposition .d’actifs et les radiations afférentes.: Au cours du premier trimestre, Nortel a encore fait mieux : un bénéfice net de 61 millions $ US contre 15 • millions $ pour le même période l’an dernier.De 11 % en 1994, le rende-.ment de l’avoir des actionnaires approche les 15 % au premier trimestre tandis que M.Monty vise la fourchette des 15 % à 20 %.Selon M.Monty, Nortel est au 6e rang mondial des grands fabricants de matériel des télécommunications derrière AT&T, Alcatel, Motorola, Ericsson et Siemens.«Nous pensons revenir dans le groupe des cinq d’ici peu», a-t-il souligné.Pour ce faire, Nortel mise sur le marché en forte croissance de la téléphonie sans fil et des systèmes à très large bande sur lesquels s’appuie l’autoroute de l’information.En 1994, la téléphonie sans fil, le cellulaire tel qu’on le connaît ici mais aussi les PCS (pour Personal Communication System) ont représenté 10 % des revenus de la compagnie, soit 893 millions $, près du double de l’année précédente, et 14 % de ses ventes du premier trimestre de l’année en cours.Autre objectif cité par M.Monty : Nortel haussera la part de revenus qu’elle tire de l’extérieur de l’Amérique du Nord, part qui était de 32 % en 1994 et qui devrait passer à 50 % d’ici la fin du siècle.A ce titre, la déréglementation des marchés allemands, français et italiens ainsi que les nouveaux marchés de l’Europe de l’est et de l’Asie, notamment la Chine, devraient favoriser la croissance de la compagnie.Non sans quelques râles, les actionnaires de la compagnie ont accepté un nouveau régime d’option d’achat d’actions visant à l’intéressement de 5000 des 57 000 employés de la compagnie.Le régime prévoyait l’émission de 40 millions de nouvelles actions mais ce nombre a été ramené à 34 millions pour les trois prochaines années, ce qui représente tout de même 13 % des titres de Nortel en circulation.Au cours d’assemblée qui se tenait exceptionnellement à Montréal, M.Monty en a profité pour faire un plaidoyer en faveur du fédéralisme canadien.Il a présenté plusieurs arguments en faveur du maintien du cadre constitutionnel canadien, qui lui a permis de résider à London, Ontario, Chicago et New York.«Je ne vois pas pourquoi je devrais choisir entre le Québec et le Canada alors que les deux contribuent à mon épanouissement», a-t-il livré.A cet égard, l’épanouissement de M.Monty est sans doute bien assuré par le niveau de sa rémunération, fixée selon des critères américains plutôt que canadiens.Le président de Nortel a été particulièrement choyé en 1994.En plus d’avoir droit à un prêt sans intérêt de 1 million $ pour son relogement, M.Monty a reçu un salaire de 700 000 $ US plus une prime de 875 000 $ US pour un total de 1,575 million $ US, ou 2,125 millions $ canadiens.C’est davantage que la rémunération de 1,392 million $ encaissée en 1994 par Red Wilson, le président et chef de la direction de BCE, la compagnie mère de Nortel.En outre, M.Monty a reçu une somme de 197 513 $ US pour payer l’impôt afférent à certains avantages dont il a bénéficié et 205 528 $ US liés à son relogement et aux intérêts qu’il ne paie pas sur son emprunt à la compagnie.S’il doit déménager, la compagnie rachètera les résidences de M.Monty au prix de 1,5 million $.Un secteur privé plus actif dans le développement Mais le ministre Martin ne croit pas que le FMI et la Banque mondiale aient besoin d’une «chirurgie radicale» MARIE TISON PRESSE CANADIENNE Washington — La réforme des institutions financières internationales devra prendre la forme d’une médecine préventive ou curative, mais certainement pas celle d’une chirurgie radicale.C’est ce qu’a déclaré le ministre canadien des Finances Paul Martin hier à Washington, au cours d’une réunion du comité de développement du Fonds monétaire international.Il a également insisté sur le rôle que devra jouer le secteur privé dans le financement de projets de développement.La réforme des institutions financières internationales, comme le FMI et la Banque mondiale, constituera l’un des thèmes majeurs de la rencontre des chefs de gouvernement des sept pays les plus industrialisés à Halifax au mois de juin.M.Martin a donc profité de la rencontre semestrielle du FMI et de la Banque mondiale cette semaine dans la capitale américaine pour aborder cette question.Il a affirmé qu’il n’était pas question de restructurer fondamentalement ces institutions, mais plutôt de revoir l’orientation de certaines opérations et d’y apporter des améliorations.Il a insisté sur l’importance d’assurer la souplesse des institutions, leur pertinence et leur efficacité, «des facteurs essentiels pour des pays donateurs qui font face à des coupures budgétaires significatives».Il a déclaré qu’il faudra réduire les dédoublements entre les différentes institutions, encourager les pratiques favorables à un développement durable et diriger les ressources vers ceux qui en ont le plus besoin et qui cherchent réellement à réduire la IKuivreté, et non pas vers ceux qui se lancent dans des programmes d’investissements non productifs, comme les dépenses militaires.Le ministre Martin a rappelé que le développement des infrastructures était particulièrement important pour la croissance économique à long terme et la réduction de la pauvreté.Il a indiqué qu’un milliard de personnes n’avaient toujours pas accès à des sources d’eau potable, et que deux autres milliards ne disposaient pas d’installations sanitaires adéquates.Le coût de ces infrastructures est toutefois énorme.Rien qu’en Asie, les besoins en infrastructures devraient nécessiter des investissements de plus d’un billion de dollars au cours des cinq prochaines années.«Il est évident que le secteur public ne peut plus financer ces besoins, a déclaré le ministre.Nous devons examiner de meilleures façons d’attirer les investissements du secteur privé.» Il a cependant fait observer que pour intéresser le secteur privé, il fallait lui promettre la possibilité de retombées adéquates.«Le secteur privé requiert également des systèmes juridiques prévisibles et de plus grands efforts pour nettoyer le bourbier réglementaire qui est trop commun dans trop de pays», a-t-il déclaré.La rencontre semestrielle du FMI et de la Banque mondiale a pris fin hier après plusieurs jours de travaux.Les représentants des pays membres se sont entendus pour améliorer le système de surveillance du FMI.Cette institution a été créée pour offrir un soutien financier aux pays qui éprouvent des difficultés de balance de paiements et pour les aider à améliorer leur gestion économique.Elle a cependant été vertement critiqué au début de l’année parce qu’elle n’a pas réussi à prévenir la crise monétaire au Mexique.Les représentants des pays membres ont appuyé un plan qui amènerait le FMI à accroître la surveillance des pays qui pourraient constituer un danger pour le système économique mondial.Les représentants ne se sont cependant pas entendus sur la façon d’augmenter les ressources de l’institution.Paul Martin La Société financière Desjardins-Laurentienne va recentrer ses activités au Canada FRÉDÉRIC TREMBLAY PRESSE CANADIENNE Après avoir vendu il y a quelques jours ses intérêts britanniques, la compagnie d’assurance vie l’Impériale pourrait bien procéder, dans un avenir prochain, à la vente de ses activités américaines.En conférence de presse, hier à Montréal, à l’occasion de l’assemblée générale annuelle de la Société financière Desjardins Laurentienne (SFDL), le président de cette dernière entreprise, Humberto Santos, a laissé comprendre, par une image, que c’était le scénario le plus souhaitable pour l’Impériale.La compagnie d’assurance vie î’Impériale est une filiale de la SFDL.«Ça ne donne rien d’aller couper de l’herbe à 8000 milles de distance, quand on a déjà 4000 pieds carrés de pelouse à tondre ici.Ça va donner du trouble», a déclaré M.Santos.Celui-ci a cependant indiqué que des scénarios d’alliance n’étaient pas non plus écartés.La filiale américaine de l’Impériale a généré l’an dernier un profit net de 15,4 milfions $, sur des revenus de primes de 117 millions $.La vente de la Laurentian Capital Corporation (filiale américaine) s’inscrirait dans la stratégie de l’Impériale de développer ses activités au Canada de manière accélérée au cours des prochaines années.En procédant, mardi, à la conclusion de la vente de la Laurentian Financial Group (filiale britannique de l’Impériale) à la compagnie Lincoln National, la société d’assurance a fait un premier pas dans cette direction.A la différence de l’entité américaine, la Lauren-tian Financial Group perdait beaucoup d’argent, dans un marché difficile.Di vente de sa division britannique a permis à l’Impériale de toucher une somme de 260 millions $, qui servira notamment, a fait savoir M.Santos, à accroître la capitalisation de l’assureur.Une partie de cet argent pourrait également être utilisée pour réduire l’endettement de la société-mère, la SFDL, a ajouté Humberto Santos.Comme il s’agit d’une somme imposante (260 millions $), il est fort possible que l’argent puisse en pailie servir aussi à la réalisation d’acquisitions au Canada.«On va avoir le capital pour profiter des opportunités d’acquisitions au Canada», a souligné le président de la SFDL.Rationalisation en perspective Participant également à la rencontre de presse, en sa qualité de président du conseil de la SFDL, le président du Mouvement Desjardins, Claude Béland, a rappelé que l’industrie de l’assurance vie au Canada pourrait bien faire l’objet d’une importante rationalisation d’ici la fin du siècle.«Il y a présentement 170 compagnies d’assurance vie au Canada.Des gens disent qu’il ne restera plus qu’une dizaine de compagnies d’assurance vie à l’an 2000.On a l’intention d’être parmi celles-là», a déclaré M.Béland.Dans la stratégie de la SFDL, l’Impériale doit permettre à Desjardins d’occuper éventuellement une position dominante au Canada anglais dans le marché de l’assurance vie.Au Québec, Desjardins détient déjà une solide position de leader, par Je biais d’Assurance vie Desjardins Laurentienne.: En ce qui a trait à la performance financière générale de la SFDL, M.Santos a dit croire que 1995 donnera des résultats plus intéressants que ceux de l’an dernier.La SFDL a essuyé une perte nette de 7,4 millions $ en 1994, sur des revenus totaux de 4 milliards$.Les déboires de la filiale Trustco Desjardins sont directement responsables de la contre-performance financière de la SFDL.Au troisième trimestre de 1994, des provisions de 62 millions $ ont dû être prises pour faire face aux mauvais prêts dans le secteur de l’immobilier commercial.M.Santos n’a pas caché que Trustco Desjardins continuait, présentement, à accumuler des mauvais prêts.Il ne peut pas garantir que la situation n’entraînera pas éventuellement la prise de nouvelles provisions pour pertes.Les résultats du premier trimestre, a aussi fait savoir M.Santos, présenteront des chiffres «satisfaisants», dans le cas de Trustco, sans être pour autant «mirobolants».^ f Par ailleurs, la SFDL annonçait hier, par voie de communiqué, avoir conclu une convention de crédit d’un montant de 210 millions $ auprès d’un groupe d’institutions financières internationales.Crédit Lyonnais Canada, Crédit Suisse Canada et la Caisse centrale Desjardins agissent à titre de chef de file du consortium bancaire.Alcan confirme son retour à la rentabilité mais reste prudente CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Après avoir retrouvé la rentabilité en 1994 avec des profits de 96 millions $ et enregistré au premier trimestre de cette année un bénéfice net de 174 millions $, Alcan envisage l’avenir avec confiance, mais demeure prudente quant aux modalités et au calendrier de réouverture des 15 % de ses installations fermées au début de 1994.«Nous remettrons en service la capacité interrompue dès que la situation des stocks mondiaux le justifiera, c’est-à-dire peut-être au courant de 1995 ou en 1996», a déclaré, hier à l’assemblée annuelle des actionnaires, Jacques Bougie, président et chef de la direction.En conférence de presse, il a ajouté que la pleine capacité de production pourrait être atteinte en 1996.Il a toutefois précisé qu’Alcan ne bougera pas tant qu’il n’y aura pas des signes très fermes d’une reprise solide de l’économie mondiale, notamment en Europe et au Japon où il y a encore des indices d’un ralentissement possible.Secundo, Alcan attendra d’avoir l’assurance que ses concurrents à travers le monde n’ouvrent pas les vannes en même temps pour inonder la planète d’aluminium.Les producteurs occidentaux avaient convenu d’un taux d’exploitation de 90 %.Il semble cepen- dant qu’il n’y ait aucune consultation entre les pays producteurs pour s’entendre sur une augmentation ordonnée de la production, comme on l’avait fait au début de 1994 pour diminuer la fabrication.En 1994, la consommation mondiale d’aluminium s’est accrue de 8,4 %, alors qu’Alcan prévoyait une croissance de moins de 1 %.On s’attend maintenant à une augmentation de 3 à 4 % par année d’ici la fin du siècle.Le gel de 1994 laissait en veilleuse un stock de plus de 1,5 million de tonnes d’aluminium.Or, les stocks baissent actuellement à un rythme actualisé supérieur à 1,5 million de tonnes, ce qui fait dire à M.Bougie que «les signes d’augmentation de l’inventaire sont très minces».La diminution de l’offre et l’accroissement de la demande ont par ailleurs eu un effet sur le prix qui est passé de 1121 $ la tonne au début de 1994 à 1977 $ à la fin de l’année.Le stock disponible totalise 1,1 million de tonnes présentement.Quoi qu’il en soit, Alcan n’a pas encore décidé quand aura lieu l’augmentation de production, ni dans quelles usines cela se fera.Selon le vice-président Claude Chamberland, on devrait commencer par- les unités fermées d’un complexe qui fonctionne déjà.En second lieu, il faudra tenir compte des marchés; par exemple, si la demande vient du Pa- PHOTO PC Jacques Bougie nm &\:04 cifique, l’usine de Kitimat en Colombie-Britannique aura plus de chances qu’une usine du Québec.Un troisième critère à considérer est celui des coûts de production.Sur ce dernier point, Alcan a fait des efforts considérables.Les coûts contrôlables ont été réduits de 600 millions $ depuis trois ans.Néanmoins, Alcan avoue produire encore l’alumine à des coûts supérieurs à la moyenne.«Il reste encore beaucoup à faire», constate M.Bougie.Dans le cadre de la révision de sa stratégie globale, Alcan a vendu depuis plus d’un an une vingtaine d’entreprises d’aval.Ces désinvestissements ont rapporté 427 millions $ à la vente et généré un bénéfice de 43 millions $.Cela conüibue à l’amélioration de la santé financière.Le seul nuage vraiment sombre, actuellement, dans le ciel bleu d’Al-canest le projet inachevé de Kema-no, en Colombie-Britannique.Il s’agit d’un projet d’expansion d’installations hydroélectriques dans lequel Alcan a déjà investi 440 millions $ depuis cinq ans dans le cadre d’une entente avec les gouvernements provincial et fédéral.Des discussions sont en cours et M.Bougie manifeste l’intention de prendre le temps nécessaire pour en arriver à une solution acceptable, à défaut de quoi il restera la possibilité d’un recours aux tribunaux.Après avoir œuvré pendant 40 ans chez Alcan, David Morton, qui avait grimpé jusqu’au poste de président du conseil, en était hier à son discours d’adieu.«Il est intéressant de noter qu’en près de 70 ans d’histoire, Alcan n’a eu que quatre chefs de la direction; j’étais le quatrième.C’est un signe remarquable de continuité à la haute direction», a-t-il mentionné.M.Morton a choisi Jacques Bougie comme successeur à la direction en 1993.Le Dr John Evans agit désormais comme président du conseil.Resultats loto-québec Tirage du 95-04-26 3 17 19 21 27 46 Numéro complémentaire: ____ GAGNANTS LOTS 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 2 1 OIO 018,10 $ 10 60 601,10 $ 337 1 438,60 $ 18 919 49,10 $ 331 751 10,00 $ Vente totales 16 350 183,00 $ Prochain gros lot (approx.): 2 500 000,00 $ Prochain tirage: 95-04-29 5 1 UKlfrQ Tira9e du LfjJlTd 95 0426 NUMÉROS LOTS 299447 100 000$ 99447 I000 S 9447 250 $ 44 7 50 $ 47 10 S 7 2 S T V A, le réseau des tirages Les modalités d’encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.La modération a bien meilleur goût.Édite' *alcool Eaætr BBS T~ü~T WK907 OE VILLE W998 COURSE M 998 s» FONDATION DES MALADIES DU COEUR DU QUÉBEC Meilleur ajustement, meilleure performance Lorsque vous considérez investir dans des chaussures performantes, vous avez raison d’exiger un ajustement parfait.Les chaussures New Balance sont offertes dans une vaste gamme de pointures et de largeurs.new balance Une approche plus intelligente à la fabrication de chaussures.MODÈLE ?LARGEURS > M998 COURSE MK5S0 TOUT HUER MXS.SI) WX740 MUITISPORT MARCHE 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7,000 7,375 8,990 9,125 9,375 — Comm.ltal.Can.6,250 7,250 7,500 7,875 8,990 9,125 9,375 11,750 Laurentienne 6,000 6,875 7,000 7,375 9,125 9,125 9,375 9,750 de Montréal 6,000 6,875 7,000 7,375 9,000 9,125 9,375 10,250 Banque Nationale 6,000 6,875 7,000 7,375 9,000 9,125 9,375 9,750 Banque Royale 6,000 6,875 7,000 7,375 9,000 9,125 9,375 10,750 Banque Scotia 5,500 6,875 7,000 7,375 9,000 9,125 9,375 9,750 Toronto-Dominion 5,750 6,875 7,000 7,375 9,000 9,125 9,375 11,500 Hongkong 6,000 6,875 6,750 6,625 8,990 9,125 9,375 — BNP 6,400 7,150 7,125 7,375 9,125 9,125 9,375 — *Taux suggéré par la Fédération de Montréal Fiducies Dépôt certif.certif.certil.Prêts Prêts Prêts Prêts à terme placent.placem.placem.hypoth.hypoth.hypoth.pers.30-59 jous 1 ans 3 ans 5 ans 1 ans 3 ans 5 ans taux min.Trust Bonaventure 5,000 7,000 7,125 7,375 9,125 9,125 9,375 — Canada Trust 6,250 6,875 7,000 7,375 8,990 9,125 9,375 11,750 Fid.Can.Ital.6,250 7,250 7,750 8,000 9,000 9,125 9,375 010,50 Fid.Desjardins 6,250 6,875 7,000 7,375 9,000 9,125 9,375 — Trust Général 6,250 7,000 7,000 7,375 9,250 9,125 9,375 09,750 Tr.Laurentienne 6,250 6,875 7,000 7,375 9,125 9,125 9,375 — Montréal Trust 6,250 6,875 7,000 7,375 9,000 9,125 9,375 — Trust National 6,250 7,000 7,000 7,375 9,250 9,125 9,375 09,750 Tr.PrêtRev.6,375 6,875 7,000 7,375 9,125 9,125 9,375 — Trust Royal 6,250 6,875 7,000 7,375 9,000 9,125 9,375 10,750 Tr.LaCapitale 7,000 7,250 7,500 8,250 mk H HHI BHHM H m ¦ ¦ Afrique du Sud (rand) 0,4048 Hong-Kong (dollar) 0,1830 Allemagne (mark) 0,9885 Indonésie (rupiah) 0,00065 Australie (dollar) 1,0309 Italie (lire) 0,000829 Barbade (dollar) 0,7122 Jamaïque (dollar) 0,0466 Belgique (franc) 0,049509 Japon (yen) 0,01628 Bermudes (dollar) 1,3822 Mexique (peso) 0,2615 Brésil (real) 1,5795 Pays-Bas (florin) 0,9121 Caraïbes (dollar) 0,5157 Portugal (escudo) 0,00983 Chine (renminbi) 0,1693 Royaume-Uni (livre) 2,2028 Espagne (peseta) 0,01147 Russie (rouble) 0,000275 États-Unis (dollar) 1,3627 Singapour (dollar) 1,0124 Europe (ECU) 1,8668 Suisse (franc) 1,2338 France (franc) 0,2793 Taïwan (dollar) 0,05519 Grèce (drachme) 0,00648 Venezuela (bolivar) 0,00819.SOURCE BANQUE DE MONTRÉAL S C 0 N 0 M IMMOBILIER Bramalea a été acculée à la faillite par manque de liquidités Toronto (PC) — La compagnie Bramalea a été acculée à la faillite parce qu’elle a manqué d’argent liquide en dépit de deux mois d’efforts pour éviter la débâcle.Pour leur part, les directeurs ne voulaient pas courir le risque d’être tenus personnellement responsables des payes de départ.«Il y a toutes sortes de dispositions légales qui disent que vous n’exploitez pas une compagnie alors qu’elle n’est pas solvable sans encourir une responsabilité envers les travailleurs», a déclaré hier Willard Estey, un ex-directeur de Bramalea.La compagnie avait 3,5 milliards $ de dettes, bénéficiait de la protec- tion des tribunaux à l’endroit de ses créanciers et procédait à des «compressions méthodiques» lorsque le conseil d’administration a mis fin aux opérations mercredi.Causée par les créanciers, la faillite a été presque immédiate.Willard Estey, ancien juge de la Cour suprême, a indiqué que les directeurs savaient que Bramalea n’avait pas assez d’argent pour aller plus loin qu’avril et avait informé la justice de son intention de remettre sa démission au début d’avril.«La loi de la gravité nous a dit que nous devions fermer.La paye s’en venait et nous n’avions plus d’argent», a-t-il déclaré en entrevue.Le président de Bramalea, Bill Davis, ex-premier ministre de l’Ontario, n’a pas répondu aux appels qui lui ont été faits de la part de la presse.La compagnie en difficulté a laissé savoir hier que les 1400 employés canadiens recevraient le minimum comme paye de départ.«Je pense que le maximum que quelqu’un recevra sera deux mois ou quelque chose du genre», a précisé Ronald Slaght, un avocat représentant les directeurs, tout en ajoutant que tous recevraient le même montant, peu importe leur rang dans la compagnie.L’avocat Slaght a par ailleurs dé- crit la dernière réunion du conseil, qui a duré 60 minutes, comme ayant été «calme et du genre affaires».«Je pense qu’il y a eu une certaine satisfaction venue du fait que le conseil d’administration a pu s’occuper des employés du mieux qu’ils ont pu.Voilà la principale raison pour laquelle ils ont persisté, et ils ont réussi cela.Donc, ils étaient contents», a déclaré l’avocat.Du personnel du bureau chef de la compagnie a été payé jusqu’au 1er mai afin de faciliter les transferts dans la vente des centres commerciaux, et des complexes immobiliers comprenant bureaux, hôtel et appartements.Baisse des emplois industriels au Canada Chambardement dans le monde des publicitaires canadiens LE DEVOIR Ottawa (PC) — L’emploi dans le secteur industriel au Canada a fonctionné au ralenti en février, pour un deuxième mois consécutif.Statistique Canada a rapporté hier que les entreprises, dans l’ensemble des secteurs industriels, ont embauché 10,55 millions de travailleurs en février, une baisse de 50 000 par rapport à janvier.Cette diminution, enregistrée au cours des deux permiers mois de l’année, survient après une hausse de 386 000 emplois entre décembre 1993 et décembre 1994.La baisse de l’emploi en février provient principalement des secteurs de l’alimentation, de la construction et du commerce au détail.Le salaire hebdomadaire moyen a augmenté de 0,2 % en février, comparativement à janvier, pour se fixer à 572,01 $.Par ailleurs, les travailleurs recevant un salaire horaire ont vu leur rémunération chuter en dessous du niveau atteint en novembre 1994.Un chambardement majeur dans le monde de la publicité donnera naissance à la deuxième agence au Canada par sa facturation.Le Groupe de compagnies Interpublic, société-mère de McCann-Erickson Worldwide, de Lintas Worldwide et du réseau d’agences Lowe Group International, a annoncé hier une importante restructuration de ses filiales canadiennes.Les comptes, la gestion et le personnel de MacLaren Lintas et de McCann-Erikson ont été réunis sous une seule grande agence à Toronto.A l’issue de ce réalignement, qui entrera en vigueur lundi, l’agence montréalaise Marketel intégrera les activités de Tribu Lintas, tout en continuant d’exploiter sous la raison sociale de Marketel et sous le contrôle majoritaire des associés québécois.«Le nouveau réseau d’agences de publicité nationale ainsi constitué devient la deuxième plus grande agence de publicité au pays par sa facturation, derrière BBDO», peut-on lire dans le communiqué de Marketel.Le nouveau réseau aura une facturation totale de 375 millions $ et sera relié à McCann-Erickson Worldwide, dont le siège social est à New-York.Plus grande agence de publicité à l’échelle internationale, cette dernière coiffe une facturation totale de 7,2 milliards $ US provenant de ses bureaux établis dans 103 pays.Marketel, pour sa part, ajoute par cette transaction une somme additionnelle de 10 millions $ à sa facturation.BCE investit 26 millions $ dans la câblodistribution au Brésil LE DEVOIR Canbras Communications a annoncé hier que Bell Canada International s’était engagée à investir 26,25 millions $ dans le développement de la câblodistribution au Brésil.L’investissement consenti par la filiale en télécommunication internationale de BCE prendra la forme d’un achat de deux classes de debentures, convertibles en actions de la filiale à part entière de Canbras exploitant au Brésil.Le produit net de cette émission permettra à cette dernière de financer la construction et l’exploitation de quatre des neuf licences en câblodistribution, situées à Sao Paulo.Au cours des quatre prochaines années, Canbras aura installé un réseau câblé de 525 km passant dans une région cossue, et à forte densité, de 230 000 résidences.Tout en insistant sur les opportunités s’offrant à Bell Canada International, Canbras précise, enfin, qu’elle est membre du Groupe Abril, défini comme étant le plus important conglomé- rat en communications d’Amérique latine.La fdiale internationale de BCE n’en serait pas, ainsi, à sa première incursion dans la câblodistribution.Jouant à fond la carte de la convergence des technologies, elle annonçait, le 3 décembre 1993, un investissement de 275 millions $ US pour obtenir 30 % de Jones Intercable, une entreprise de câblodistribution américaine dont le réseau couvre 305 000 abonnés (1,3 million avec les ententes de gérance) répartis sur ses principaux marchés d’Illinois, de Floride, de Californie et de Washington D.C.Cette incursion au sud de la frontière faisait écho à la première union entre un câblodistri-buteur et une compagnie de téléphone aux Etats-Unis, la fusion de Bell Atlantic-TCI, survenue en octobre 1993 au coût de 2,5 milliards $ US, ouvrant la voie de la convergence.BCE est, de plus, présente dans la câblodistribution au Royaume-Uni par l’entremise de BCE Telecom International Cable, qui maintient un lien avec Videotron Holdings, filiale anglaise de Vidéotron.COUP D'ŒIL BOURSIER.Juniors en folie MICHEL CARIGNAN COLLABORATION \ A New York, ça plafonne comme prévu et à Toronto, la plupart des secteurs ont conservé la même situation.Encore une hausse pour les pétrolières, une baisse pour les mines et les services publics, dont BELL, qui a franchi son support à la baisse, prolongeant sa tendance baissière.Je profite donc de l’occasion pour vous montrer des titres en pleine euphorie mais ce sont surtout les juniors qui méritent une mention spéciale.C’est incroyable le nombre de titres juniors qui s’élancent à la hausse sur tous les marchés, mais en particulier à Calgaiy et à Vancouver.Voyez le revirement haussier de l’indice général de Vancouver.Hier, lors d’une conférence devant une centaine de personnes, je démontrais le phénomène qui a complètement stupéfié ces investisseurs.Ayant dans mon ordinateur tous les titres de cette Bourse, j’ai simplement appuyé sur un bouton qui permet de classer les titres dans l’ordre de ceux qui bougent le plus.Voici un exemple de ce que nous avons obtenu et dites-vous que ce n’est qu’un aperçu.Nous avons découvert des dizaines de titres en plein élan.Ceci n’est pas le fait du hasard.Il y a un réel envoûtement de la part des investisseurs envers les juniors présentement, créant un fort marché haussier.J’aurais certainement pu, aujourd’hui, remplir cette page de haut en bas avec des exemples similaires.Découvrez donc ces mouvements techniques impressionnants et pensez aux gains en capital rapides qu’ils représentent.J’ai placé les graphiques dans l’ordre des mouvements les plus jeunes aux plus avancés.Tous demeurent en forte tendance haussière à la suite d’un revirement important.Plusieurs d’entre eux produiront encore d’autres situations techniques idéales dans les jours et les semaines à venir.Les petits titres, c’est plus rapide et plus payant en pourcentage que les gros mais aussi, contrairement à la croyance populaire, pas plus dangereux quand on sait s’y prendre et qu’on est bien équipé.Aod Sep ; c: / A r Jan INDICE COMPOSÉ VANCOUVER (X-VV VSE 27 Avr 034 2=0 jours -1000.00 - 900.00 27 Avr 776 39 Orcana Resources Ltée (OCN VSE) 250 jours 1 25 ! 1.00 0.75 0.50 0 25 Western Premium Res Cp (WPM VSE) Chapleau Resources Ltée (CHI VSE) 250 jours Richlode Investments Cp (RLI VSE) 250 jours Consl Samarkand Res Inc (SKC VSE) 250 jours 250 jours T-_V -vf Connecticut Devlp Cp (CCD VSE) 250jours I Déd Janj FéV Mar" Avr Riley Resources Ltée (RYR VSE) 250 jours 27 Avr 0.52 ITL Capital Cp (ICL VSE) 250 jours 27 Avr 0.57 Riva Petroleum Inc (RVA VSE) 250 jours 27 Avr 033 Tapestry Ventures Ltée (TPU VSE) 250 jours 27 Avr 093 Volume (000) Ferme Var.Var.($) (%) BOURSE DE MONTRÉAL XXMdndice du marché 12915 2111.87 -4.59 -0.2 XCB:Bancaire 3219 2525.53 -21.17 -0.8 XCOrHydrocarbures 2189 1681.51 -2.26 -0.1 XCM:Mines et métaux 3279 2689.69 -5.12 -0.2 XCF:Produits forestiers 1990 2813.86 -4.35 -0.2 XCLBien d’Équipement 3065 2038.30 +1.39 0.1 XCU:Services publics 2923 1915.05 -1.23 -0.1 BOURSE DE TORONTO TSE 35 15076 225.99 -0.80 -0.4 TSE 100 * 258.91 -0.64 -0.2 TSE 200 * 259.69 -0.16 -0.1 TSE 300 41620 4273.80 -9.12 -0.2 Institutions financières 3147 3246.62 -23.32 -0.7 Mines et métaux 1774 4041.41 -25.15 -0.6 Pétrolières 8621 4516.34 +12.55 0.3 Industrielles 6395 2771.58 -2.30 -0.1 Aurifères 3094 10033.01 +34.45 0.3 Pâtes et papiers 3079 4512.01 +14.82 0.3 Consommation 1682 6432.23 -43.30 -0.7 Immobilières 22 1759.83 -8.63 -0.5 Transport 3158 4924.24 -12.21 -0.2 Pipelines 366 3843.36 +12.23 0.3 Services publics 2705 3284.14 -35.78 -1.1 Communications 4864 8162.53 +39.68 0.5 Ventes au détail 1469 3727.23 -13.19 -0.4 Sociétés de gestion 1237 4746.80 +15.16 0.3 BOURSE DE VANCOUVER Indice général 39826 776.39 +4.10 0.5 MARCHÉ AMÉRICAIN 30 Industrielles 25004 4314.70 +14.87 0.3 20 Transports 5053 1679.99 +9.31 0.6 15 Services publics 2697 193.91 -0.13 -0.1 65 Dow Jones Composé 32755 1435.31 +5.13 0.4 Composite NYSE * 276.87 +0.38 0.1 Indice AMEX * 453.41 +1.93 0.4 S&P 500 * 513.55 +0.89 0.2 NASDAQ * 840.95 +4.04 0.5 LES PLUS ACTIFS DE TORONTO Volume Haul Bas Fcrm.Var.Var.Compagnies (OOO) (S) ($) (S) ($) (%) SHAW COMM INC C B 4282 888 800 825 -0 50 -5.7 WESTAR GROUP LTD 2104 0.19 0.17 0.19 4001 56 MACMILLAN BLOEDEL 1503 17.75 1738 17.75 40 25 1 4 NOVA CP 1344 12.13 11 88 12 00 4013 1.1 TFHINTLINC 1306 0.15 0.10 O 14 -0.01 -6.7 BCE INC 1306 42.75 42.25 42 63 -088 -2.0 METHANEX CP 1264 1438 1400 14.13 40 13 0 9 LAIDLAWINC B 1143 1225 12.13 1225 - LASER FRIENDLY 1110 725 575 650 -013 -2.0 EXALL RES RT 1056 001 OOO OOI * | LES PLUS ACTIFS DE MONTRÉAL VIDÉOCASSETTE GRATUITE Volume Compagnies ((MX)) Haut (S) Bas ($) Fcrm.($) Var.($) Var.(%) Découvrez la bourse à la i EXTENDICARE INC A 668 13 25 1275 1275 ¦0.38 -29 MORRISON PETROLS 503 950 938 950 - manière de Michel Carignan TELSOFT MOBILE 453 REPÂP ENTR INC 358 1 85 1013 1 70 988 1 70 lOOO 4003 4013 1.7 1.3 ORIENT RES INC 355 0.18 014 014 .KWG RESOURCES INC 269 380 350 370 -010 -26 ! DOMINION TEXTILE 220 8 25 8 13 0 13 .DECISION-PLUS 392-1366 NATL BANK OF CDA 218 1038 1013 1025 4013 1.3 MAPLE LEAF FOODS 212 575 563 575 ! S TELCO INC A 194 625 613 613 -013 -2.1 \ «' / ***KiB5ww»* Après le massacre de Kibého Kigali crée une commission d’enquête Kibého (AFP) — Le Rwanda a annoncé hier la création d’une commission d’enquête indépendante sur le massacre commis samedi dans le camp de déplacés hutus de Kibého (sud-ouest), que 2000 rescapés refusent obstinément de quitter.Le gouvernement rwandais, présent hier dans le camp sinistré, a fait exhumer les corps des victimes dont il entendait prouver le nombre.Pour les autorités, le massacre perpétré dans ce camp par l’Armée patriotique rwandaise (APR, majoritairement tutsie) aurait fait environ 300 morts, mais l’ONU avance un bilan de 2000 morts et plusieurs sources indépendantes parlent de 4000 à 8000 tués.Selon le président de la république Pasteur Bizimungu, «la controverse demeure» sur les circonstances de la mort des déplacés de Kibého, qui ont valu au gouvernement et à son armée une condamnation internationale quasi-unanime.«11 faut que la vérité éclate», a déclaré M.Bizimungu en annonçant la création d’une «commission d’enquête indépendante».Il a demandé aux «grands pays» — Etats-Unis, Canada, Grande-Bretagne, France, Pays-Bas, Allemagne, Belgique — et à l’Organisation de l’unité africaine (OUA), d’envoyer chacun un expert pour la constituer.Le représentant du secrétaire général de l’ONU au Rwanda, Shaharyar Khan, devra également désigner un membre et le gouvernement rwandais, un autre.La commission, qui devrait commencer ses travaux au plus tard le 3 mai, devra, entre autres choses, étudier le «contexte» dans lequel la décision de fermer les camps de déplacés hutus a été prise, la situation des «milices» présentes dans ces camps, le déroulement de l’opération.Selon le vice-président et ministre de la Défense, le général Paul Kagamé, les militaires qui avaient encerclé le camp de Kibého ont été «provoqués» par des extrémistes hutus armés.Si leur réaction a été excessive et si des responsabilités sont établies, des mesures disciplinaires seront prises, a-t-il promis en assurant qu’une enquête militaire est en cours.Dès hier, le gouvernement a commencé à procéder à la «vérification immédiate» du nombre des victimes.Après avoir demandé aux militaires de la Mission des Nations unies pour l’assistance au Rwanda (MINUAR) et de l’APR de lui montrer les emplacements des fosses communes, le président a ordonné l’exhumation immédiate des coips.Parallèlement, le ministre de l’Intérieur Seth Sendashonga, des diplomates et des représentants des ONG s’adressaient directement aux 2000 Hutus retranchés dans les bâtiments d’une école au milieu du camp, pour les convaincre de rentrer chez eux.Jusqu’à présent, ils ont refusé de regagner leurs communes, de peur d’être tués ou arrêtés par l’APR et accusés d’avoir participé au génocide de l’année dernière.La paix reste fragile CLEMENT TRUDEL LE DEVOIR Le rapporteur spécial de l’ONU sur le Rwanda, René Dégni-Ségui (Côte d’ivoire) et la responsable du dossier Afrique à la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), Catherine Choquet, ont tous deux souhaité, hier à Montréal, que la Communauté internationale agisse rapidement pour éviter que ne s’embrase de nouveau le Rwanda et que soient créées les conditions d’un retour à la sécurité dans ce petit pays.Mme Choquet signale les lourdeurs de l’appareil onusien.Elle cite comme exemplaire l’efficacité de deux petites organisations non gouvernementales, l’une de Belgique qui a formé rapidement 130 enquêteurs judiciaires et une autre, de France, qui a fourni un ordinateur pour que soient mieux répertoriés les prisonniers.Mais pourquoi tant de délais à déplorer dans les instances internationales, comment se fait-il que le Tribunal international ait tant de mal à entamer ses travaux (on vient de nommer 12 juges, le financement ne vient qu’au compte-gouttes).Il y a plus de 30 000 prisonniers au Rwanda présentement; le rapport d’enquête déposé par la FIDH et Human Rights Watch /Africa à la mi-avril s’attarde longuement sur les conditions pénibles de détention, déplorant que la formule actuelle de «commissions de tri» pour obtenir des libérations soient un recours douteux auquel participent les militaires, voire les services secrets — il y a là une tâche à ne confier qu’à des magistrats compétents.Mais le fait est que des magistrats ont disparu, que d’autres sont incarcérés, morts ou en exil, n’aide pas à la reconstruction du système judiciaire qui devrait provisoirement, estime la FIDH, s’ouvrir à des ressortissants étrangers.M.Dégni-Ségui, doyen de la faculté de droit à Abidjan, a depuis un an effectué quatre missions au Rwanda au nom du Comité des droits de l’homme de l’ONU; sa tâche consiste, entre autres, à déterminer les circonstances exactes de l’attentat qui a coûté la vie au président Ha-byarimana, du Rwanda, et à son homologue du Burundi, et à recommander les mesures visant à empêcher que ne se répètent les violations des droits dans ce pays où il avait déjà enquêté en 1993, en compagnie de deux juristes en provenance du Québec (André Paradis, de la Ligue des droits et libertés, et William Scha-bas, de l’UQAM) sur d’autres dossiers de massacres imputés aux milieux proches du président Habyarimana et à ses milices.«De plus en plus, nous avons la conviction qu’il y eut génocide» l’an dernier, a précisé hier le rapporteur devant un groupe de représentants d’organisations non gouvernementales (ONG) présents au Centre international des droits de la personne et du développement démocratique.M.Dégni-Ségui a lui-même souffert d’une condamnation injuste (1992) lorsqu’il prit part à une marche de protestation, dans son pays, contre une expédition punitive de l’année ivoirienne sur le campus universitaire, ce qui lui fit toucher de près la question de l’impunité.Présente à la rencontre, Monique Mujawa-mariya, militante rwandaise des droits, réfugiée au Canada, s’est dit d’avis que la Communauté internationale devrait «s’assurer du sérieux des dirigeants» de Kigali avant de donner suite aux demandes formulées.Presque unanimement, toutefois, les personnes présentes ont accueilli favorablement hier l’annonce faite par le président rwandais Pasteur Bizu-mungu de la création d’une commission d’enquête.Israël saisit des terres arabes Jérusalem (AFP) — Israël a annoncé hier sa décision de confisquer m hectares de terres arabes à Jérusalem-Est pour y édifier des logements juifs, suscitant la fureur des Palestiniens qui en ont appelé à l’ONU.A Gaza, le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat a accusé Israël de violer l’accord d’autonomie.La décision, révélée par le ministère israélien de l’Habitat, représente la plus importante saisie de terres arabes de ces quinze dernières années à Jérusalem-Est occupée et annexée en 1967.Le gouvernement de M.Yitzhak Rabin a émis début avril les ordres d’expropriation qui concernent 33 hectares inhabités près du quartier de Beit Hanina, dans le nord de la ville sainte, et 20 hectares près du village de Beit Safafa, dans le sud.Des centaines de logements pour des Israéliens doivent être édifiés sur les terres saisies.L’Autorité palestinienne a immédiatement mandaté l’observateur de l’OLP aux Nations unies à New York.M.Nasser al-Qidwa, pour qu’il dépo-se d’urgence une plainte au Conseil de sécurité.La communauté internationale doit enjoindre à Israël d’annuler cette décision qui «contredit le processus de paix et vide les engagements pris de leur substance», a indiqué l’agence officielle palestinienne WAFA.Des représentants palestiniens des quartiers affectés par la décision «tnt menacé de reprendre l’Intifada, le soulèvement palestinien contre Israël.PHOTO Al’ Des travailleurs ont tenté hier de colmater une brèche dans un gazoduc de la région de Usinsk.Gigantesque incendie d’un gazoduc Moscou tente de minimiser l’incident Moscou (AFP) — Les explications contradictoires se succédaient hier sur l’origine d’un gigantesque incendie qui a fait rage dans la nuit sur un gazoduc du Grand Nord de la Russie, les autorités russes parlant d’une opération de routine tandis que d’autres informations faisaient état d’une explosion sur l’installation.Les autorités fédérales et celles de la république des Komi (un peu plus de 1000 km au nord-est de Moscou), où s’est produit l’incendie, cherchaient à minimiser l’événement, affirmant que le sinistre avait été déclenché délibérément après la découverte d’une fuite sur l’un des principaux gazoducs traversant la république.Mais selon l’agence Interfax, citant des sources anonymes à la compagnie gazière russe Gazprom, l’incendie a été causé par une explosion dans une station de compression qui aurait endommagé un tronçon d’une vingtaine de mètres du gazoduc.La représentation de l’organisation écologiste Greenpeace à Moscou mettait également en doute la version officielle des autorités sur l’incendie.«Parler d’un incendie contrôlé nous paraît très étrange», déclarait ainsi Ivan Blokov, un responsable de l’organisation.«Comme d’habitude, les autorités russes minimisent les choses et sont les dernières à fournir des informations», a-t-il affirmé.Seule concordance entre les différentes versions, le spectaculaire incendie, qui a fait rage de 22H40 à 01H00 GMT, n’a pas fait de victimes.Selon le ministère lusse des Situations d’urgence et les autorités lo- cales, le tronçon présentant l’avarie a été isolé en amont et en aval après la découverte de la fuite, puis incendié afin de le vider de gaz.L’opération s’est poursuivie dans une zone éloignée de toute habitation, à une dizaine de kilomètres de la ville d’Oukhta qui compte 80 000 habitants.Elle a été contrôlée de bout en bout, selon ces sources.«Il n’y a rien d’extraordinaire, ce ne sont que des problèmes techniques, des situations semblables apparaissent» sur des installations pétrolières et gazières, a déclaré à MFP Anatoli Nesterov, conseiller du ministre de l’Economie de la république des Komi.L’opération de «routine» a toutefois déclenché un incendie suffisamment gigantesque pour être signalé par les équipages de plusieurs avions japonais assurant des liaisons avec l’Europe et survolant la zone.Un équipage japonais a notamment affirmé que les flammes s’élevaient jusqu’à plus de 3000 mètres d’altitude et les nuages de fumée jusqu’à 6000 mètres.Le correspondant local de l’agence ITAR-TASS a cependant affirmé que les flammes n’avaient pas dépassé 100 mètres de hauteur.Tout en reconnaissant ne disposer encore que d’informations incomplètes, Ivan Blokov de Greenpeace a affirmé que la fuite s’était produite sur une canalisation de 1,42 mètre de diamètre.«M situation semble maintenant plus ou moins stabilisée, mais cet accident démontre les risques écologiques des installations énergétiques», a souligné M.Blokov.PHOTO AP Le président allemand, Roman Herzog, a reçu hier à Bergen-Belsen, l’ex-président israélien Chaim Herzog.Au camp de Bergen-Belsen Herzog appelle à ne jamais oublier l’Holocauste Bergen-Belsen (AFP) — Sur la place d’appel de l’ancien camp de concentration de Bergen-Belsen, le président Roman Herzog a appelé hier les Allemands à ne jamais oublier la barbarie nazie qui s’est achevée il y a 50 ans, à l’occasion de la journée annuelle de l’Holocauste.«Le cinquantième anniversaire de la fin du régime national-socialiste ne peut signifier la fin du souvenir», a dit M.Herzog, là où 50 000 prisonniers, dont 30 000 juifs, périrent entre 1943 et 1945.En présence de quelques centaines de survivants, le président allemand a ainsi rappelé à l’ordre ses compatriotes qui veulent tirer un trait sur le passé et affirment que l’Allemagne doit devenir un pays comme les autres.Il a au contraire souligné la responsabilité collective des Allemands qui n’ont pas assez résisté à la montée du nazisme et de l’antisémitisme.«Nos pères ont péché, ils ne sont plus: nous portons leurs péchés», a-t-il dit en citant un verset de l’Ancien testament.«L’histoire ne se répète pas mais il serait dangereux d’en tirer des conclusions fallacieuses.De nouvelles formes d’exclusion, de sélection et de totalitarisme peuvent surgir», a prévenu le président allemand, qui prenait la parole pour la première fois dans un ancien camp eh cette année anniversaire.L’homonyme du président allemand, l’ancien prés!-' dent israélien Chaim Herzog, a souligné de son côté que] l’Allemagne fédérale et Israël, créés tous deux dans les; ruines du nazisme, avaient la responsabilité de lutter contre les dictatures, le fanatisme religieux et le racisme.L’Occident prône une trêve illimitée en Tchétchénie Paris (AFP) — L’annonce par Moscou d’une suspension temporaire des combats en Tchétchénie, à quelques jours des cérémonies anniversaire du 9 mai 1945, a suscité peu de réactions sauf à Washington, Paris et Londres, qui ont souhaité, en termes voisins, une prorogation indéfinie de la trêve.Celle-ci, décrétée mercredi par le président Boris Eltsine, est prévue pour une durée de 14 jours, du 27 avril à minuit (heure locale) au 11 mai minuit.«En cas de provocation», les unités des troupes fédérales devront «agir en fonction de la situation», précise le décret signé par le chef de l’Etat.De son côté, le ministre de la Défense, Pavel Gratchev, a indiqué que ses troupes avaient reçu l’ordre de suspendre les combats à partir du 1er mai, soulignant toutefois que «tout va dépendre des actions des combattants tchétchènes».D’ores et déjà, de nombreux combattants tchétchènes ont annoncé qu’ils ne comptaient pas abandonner le combat pendant les fêtes de mai, n’ayant pas l’intention de laisser le président Eltsine rassurer les chefs d’Etat occidentaux invités à Moscou pour célébrer la victoire des Alliés sur l’Allemagne nazie.Pçu après l’annonce de cette trêve, les Etats-Unis ont fait savoir qu’ils souhaitaient une «cessation permanente» (It's hostilités en Tchétchénie.«L’objectif devrait être de cesser complètement les hostilités et de mettre fin de manière permanente aux combats», a déclaré le porte-parole du département d’Etat Nicholas Bums.Il a répété qu’il n’y avait «pas de solution militaire» en Tchétchénie et que Washington prônait un règlement politique.La France a exprimé hier un souhait identique.«Si la trêve annoncée était confirmée, nous souhaiterions qu’elle ne soit pas limitée dans le temps et qu’elle soit mise à profit pour la recherche d’un règlement politique en Tchétchénie», a déclaré M.Richard Duqué, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.A Londres, un porte-parole du Foreign Office a souligné qu’il «fallait, sans doute, saluer tout pas dans la bonne direction», mais, a-t-il ajouté, ce cessez-le-feu «n’altérera pas la position de la Grande-Bretagne» calquée sur celle de l’Union européenne dont une délégation, conduite par le chef de la diplomatie française Alain Juppé en tant que président en exercice de l’UE, a été reçue en mars par Boris Elstine.A cette occasion, la délégation européenne avait demandé une cessation définitive des hostilités en Tchétchénie, le début de négociations politiques, l’acheminement d’une aide humanitaire et la présence permanente sur place d’une délégation de l’Organisation sur la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE).«Le cessez-le-feu n’aide en rien s’il n’est que temporaire», a souligne le Foreign Office.Rolex.Datejust.Oyster Perpetual et Submariner sont des marques de commerce enregistrées.w I ROLEX LA REMISE DES DIPLÔMES: À L’HEURE DE LA FIERTÉ DES PARENTS ET DE ROLEX.H3lio ut s’ils GAMBARD Vente et service technique 630-A.rue Cathcart.Montréal, centre-ville 866-3876 Cette journée-là est exceptionnelle pour toute la famille.C’est aussi l’événement qui mérite un cadeau remarquable et durable: une montre Rolex“.À la fois, robuste et belle, fonctionnelle et fiable, elle sera gardée précieusement toute la vie et sera l’heureux souvenir de votre fierté.Uniquement chez votre bijoutier autorisé Rolex.LE MONDE A1C ^ A 10 I, E I) E V O I R .I.E V E N I) R E I) I 2 8 A V R I L I 9 I) 5 EDITORIAL Concurrence ou conflit d’intérêts?« J e an- Ro b e r t Sansfaçon Sous un vernis de concurrence très mince, la décision du cabinet fédéral d’ordonner au CRTC de modifier sa politique en matière de diffusion directe par satellite sent le conflit d’intérêts à mille lieues.arement une intervention politique du parlement fédéral aura-t-elle été plus visiblement téléguidée que cette décision de suspendre les règles du jeu fixées par le CRTC.Une intervention dont le seul but est de permettre l’entrée en scène d’un joueur qui est nul autre que l’entreprise dirigée par le gendre du premier ministre, André Desmarais.Une fois de plus, le ministre du Patrimoine, Michel Dupuy, fait figure de marionnette, incapable de faire respecter la lettre et l’esprit de la Loi canadienne sur la télédiffusion.Le dossier est complexe, il exige quelques explications.Il y a un an, en mars 1994, devant la menace que faisait planer la concurrence américaine des entreprises de distribution directe par satellite, le CRTC consulta les intervenants avant d’émettre une directive qui permettrait d’éviter le long et pénible processus d’obtention d’une licence pour les sociétés répondant aux critères de base.En gros, ces critères visent à assurer une prédominance d’émissions à contenu canadien distribuées par l’intermédiaire de moyens canadiens, comme le satellite.Les consultations terminées, le CRTC rendait sa décision en août dernier, exemptant toute entreprise qui répondrait aux critères de l’obligation de demander une licence.Quant aux autres, elles devraient se soumettre au processus habituel.• Une seule société, Expressvu inc.dont deux des actionnaires sont BCE inc.et Cancom, répondait alors aux fameux critères.Ce qui lui permit d’aller de l’avant sans plus attendre.Par contre, une autre entreprise, Power DirectTV inc., propriété du holding Power Corporation, ne put se qualifier sans formalités à cause de son projet avoué d’utiliser les satellites et la programmation de son associée américaine déjà très active dans le domaine, DirectTV iiic.Accusé d’avoir établi des critères sur mesure pour favoriser l’avènement d’un «monopole» canadien, le CRTC s’en est toujours défendu en affirmant qu’il n’avait fait que suivre l’esprit de la loi canadienne.Après tout, si la loi ne sert plus à assurer le développement d’une industrie des communications canadiennes, à quoi sert-elle?Devant les protestations et le lobby agressif conduit par Power, les ministres du Patrimoine et de l’Industrie annonçaient, quelques semaines seulement après la décision du CRTC, qu’ils reverraient cette politique «à cause des développements technologiques dans le domaine des satellites» et ce, «même si l’exemption du CRTC reflète la politique actuelle du gouvernement».Il y a quelques semaines, un comité formé d’anciens sous-ministres fédéraux y allait de recommandations taillées sur mesure pour satisfaire les visées du cabinet.Le mot clé: concurrence.Sous prétexte de favoriser la concurrence, le comité suggéra rien de moins que de renverser la décision du CRTC, de forcer l’organisme à émettre une licence à chaque intervenant (même si la loi l’autorise à trouver des formules plus efficaces), et tant qu’à y être, de retirer de la liste des critères de sélection l’obligation d’utiliser des satellites canadiens pour la distribution des signaux.Des propositions taillées sur mesure pour satisfaire Power DirectTV.Cette semaine, le ministre Dupuy allait donc de l’avant, malgré un nouvel avis contraire du CRTC, en présentant un décret qui va tout à fait dans le sens de ces recommandations.Désormais, toute entreprise devra se plier à la procédure de demande d’une licence, y compris Expressvu qui se voit entre-temps retirer le droit d’opérer obtenu l’été dernier.Une décision d’autant plus cynique qu’elle est rétroactive et vise clairement à ralentir les préparatifs d’une société qui n’avait fait que se conformer aux normes canadiennes.En Chambre, M.Chrétien s’est défendu d’être intervenu dans cette affaire, précisant même qu’il n’avait pas participé à la réunion du cabinet.Avait-il besoin d’y être?Si le gouvernement juge mauvaise l’orientation prise par le CRTC en matière de diffusion par satellite (ce qu’il n’a jamais dit, au contraire), il lui était loisible d’exiger de l’organisme qu’il reprenne ses devoirs.A moins que ce ne soit la loi elle-même qui ne corresponde plus aux politiques libérales en matière de protection des industries culturelles canadiennes?Quoi qu’il en soit, dans un cas ou dans l’autre, nulle urgence n’exigeait l’adoption des décrets déposés en Chambre cette semaine.Le cabinet Chrétien aura fort à faire pour démontrer que son intervention origine essentiellement du souci de ce gouvernement de protéger la culture canadienne, ou même de favoriser une concurrence déjà forte dans le domaine de la télédiffusion.Au nom de l’intégrité, Ottawa doit retirer ses décrets.Le ministre Michel Dupuy se comporte comme une marionnette.Les excuses d’une armée tortionnaire Sylviane Il "il es «folles» avaient raison.Elles qui, tous Lies jeudis depuis 1977, arpentent la Plaza de Mayo, à Buenos Aires, la tête couverte d’un foulard blanc brodé du nom de leur u====J fils, leur frère, leur sœur ou leur mari, disparus sous la dictature militaire.La junte militaire n’avait que sarcasmes pour ces «toquées», les «Mères de la Plaza de Mayo», qui en pleine dictature osaient demander des comptes.Or voilà que cette semaine, le chef de l’armée de terre argentine est passé aux aveux et a présenté des excuses.Dans sa lutte contre la subversion, l’armée argentine a «employé des méthodes illégitimes qui ont abouti à la suppression de la vie», a avoué le général Martin Balza, héros de la guerre des Ma-louines, dans une étonnante confession télévisée.C’est la première fois qu’un membre de l’état-major militaire argentin reconnaît la responsabilité de l’armée argentine dans la «sale guerre» menée de 1976 à 1983 par une des dictatures les plus féroces d’Amérique latine.L’armée argentine a recouru à la torture systématique pour extorquer des informations.Elle a exécuté, sur simple présomption de terrorisme, des milliers de gens.Il y a deux mois à peine, un officier de marine à la retraite avait décrit comment la junte se débarrassait de présumés terro- T r a m i e r listes en les jetant vivants à la mer, de plusieurs centaines de mètres d’altitude.Au cours de ces «vols de la mort», de 1500 à 2000 personnes auraient péri ainsi.Combien de disparus la dictature argentine a-t-elle faits?La commission d’enquête présidée par l’écrivain Ernesto Sabato et chargée d’élucider cette question rendait son rapport en 1984 et établissait à 9000 ou 10 000 le nombre de personnes disparues pendant les années de dictature militaire.Les «Mères de la Plaza de Mayo» réclament la liste de ces personnes.Le général Balza dit qu’il n’en existe pas, mais qu’on pourrait en établir une si certains militaires «faisaient appel à leur mémoire».Pourquoi le général Balza se met-il soudain à table?Cherche-t-il, à deux semaines des élections présidentielles, à discréditer le président argentin Carlos Menem, partisan du pardon et de l’amnistie des militaires?Après avoir mis un point final aux poursuites contre les militaires et absous les officiers subalternes de leurs rôles dans la répression, l’Argentine se demande si elle n’a pas brûlé quelques étapes de la réconciliation nationale.Celle où toute l’armée, en tant que corps constitué, reconnaîtrait et assumerait pleinement ses responsabilités dans la «sale guerre».AC'tfOfA EVJM6I.AL ME MOS 'REcoi^ ?£ StEVA [ .Y a-t-iL couf L*t tAutLçæts ?Dépasser le ressentiment ~i| acques Parizeau vient J d’avoir une idée brillante.Recevant à Québec la semaine dernière le rapport de la Commission nationa-—Il le, il a trouvé une nouvelle expression pour décrire le rassemblement des forces souverainistes: le camp du changement.Le premier ministre semble avoir repris le contrôle de la situation.Certes, beaucoup reste à faire.Le rapport de la Commission ouvre plusieurs voies, des compromis difficiles restent encore à faire.Le budget de M.Campeau imposera des choix douloureux.Pour l’instant, je voudrais essayer de rappeler pourquoi les Bouchard, Dumont et Parizeau ont raison de dire qu’il faut que les choses changent dans le Québec de 1995.Ma thèse se résume en deux propositions: le Canada de 1982 casse le Québec en deux et condamne la majorité francophone à l’impuissance et au ressentiment Le projet québécois gagnant, celui dans lequel une bonne majorité risque de se reconnaître et qui fera notre fierté, à l’étranger, ce n’est pas celui de l’Etat-nation normal, mais plutôt celui d’une société distincte, dotée d’un réseau institutionnel fonctionnant principalement en français, doublée d’une communauté politique pluraliste et autonome en Amérique.J’interprète le récent livre de Fernand Dumont, Raisons communes, comme étant une invitation faite au Parti québécois par le plus grand de nos intellectuels indépendantistes, le conviant à dépasser le rêve de la normalité nationale.Il semble bien que M.Parizeau ne restera pas insensible à cet appel.En quoi la réforme de 1982 bloque-t-elle une telle entreprise de redéfinition politique?Les groupes avec lesquels de nombreux leaders de la majorité francophone essaient d’établir un dialogue à propos de la nature de notre communauté politique, trouvent tous des droits importants et une forme substantielle de reconnaissance dans la réforme de 1982.Les droits des peuples autochtones, des groupes multiculturels et de la communauté anglophone du Québec sont tous plus importants dans la Charte des droits et libertés que les droits fondamentaux comme la liberté d’expression, les garanties GUY LAFOREST ?i______________________ juridiques comme Yhabeas corpus, ou encore les droits à l’égalité et les protections contre toute forme de discrimination.Personne ne peut nier l’existence d’une telle hiérarchie, puisque les premiers droits, à la différence des seconds, sont à l’abri de la clause «nonobstant».Grâce à la réforme de 1982, les peuples autochtones voient fie plus en plus le Canada comme un Etat unitaire et non plus comme une fédération.Ils sont prêts à entrer dans un dialogue de «nation à nation» avec le gouvernement qui, reconnaît leurs droits ancestraux: l’État canadien.Privé d’un statut symbolique — peuple, nation ou société distincte —, ignoré en tant que communauté politique ne serait-ce quç partiellement souveraine dans un État fédéral, le Québec marche vers une détérioration de ses rapports avec les peuples autochtones à l’intérieur du régime de 1982.La logique du système pourrait amener la Commission royale d’enquête sur les peuples autochtones à décréter, dans un rapport dont la parution est imminente, que le volet autochtone de l’Accord de Charlottetown se trouve déjà, de façon implicite, incorporé dans la Constitution de 1982.Le Québec n’aurait même pas à consentir à cela.Ne serait-ce pas une forme d’impuissance politique?J’ai sursauté récemment en lisant que le français était la langue de la honte dans une école secondaire publique de Montréal à forte concentration allophone.La réforme de 1982 casse le Québec en deux: à Montréal, capitale du modernisme et de la créativité dans notre société, une grande ville bilingue et multiculturelle, rattachée en priorité aux institutions anglophones du Canada et de l’Amérique, où le français sera ravalé au rang de simple parler instrumental pour une part de la population qui ira en s’accroissant; à l’extérieur de la région métropolitaine, les réserves homogènes des francophones de souche.Le Québec a besoin de Montréal comme moteur d’une société pluraliste.Pour être viable, le projet politique québécois doit s’appuyer sur un pluralisme montréalais irriguant (’ensemble de la société.Dans le régime actuel, les politiques canadiennes de la citoyenneté et de l’identité détournent de plus en plus les Montréalais, et notamment les allophones qui se reconnaissent dans la mosaïque mul-ticulturellç, des autres régions du Québec.À terme, cette brisure conduira à une résurgence du nationalisme ethnique.Souhaitent-ils cela, nos esprits éclairés qui annoncent déjà en grande fanfare qu’ils voteront NON lors du prochain référendum?Dans le projet de définition d’une communauté politique pluraliste, francophones et anglophones du Québec ont devant eux un défi extraordinaire.S’ils parvenaient à s’entendre, leur pacte pourrait avoir une portée universelle, notamment en Europe de l’Est La réforme de 1982 freine cela en laissant croire qu’une politique linguistique symétrique peut être moralement juste en Amérique.De nombreux anglophones d’ici partent de là pour adhérer à la thèse de l’uniformité dans le traitement réservé aux prorinces.Moralement absurde, la vision canadienne de la justice linguistique nourrira le ressentiment des francophones du Québec.Je ne connais pas Jean Chrétien mais j’aimerais croire que la gravité que l’on devine dans son regard s’explique par les doutes qui l’assaillent parfois quant aux conséquences de la réforme de 1982.Se pourrait-il que cet homme contribue à l’enfermement de ses compatriotes francophones du Québec dans la folklorisation et la prison du ressentiment?S’il n’y avait qu’un seul doute dans son esprit, cela en ferait déjà un homme incomparablement plus sage que son ancien chef, Pierre Trudeau.En attendant, c’est parce que M.Parizeau a prouvé qu’il n’était pas imperméable au doute que le camp du changement vient de retrouver une certaine sérénité.Il faut s’en réjouir.Tâche noble entre toutes, le dépassement du ressentiment est le plus grand défi de notre histoire.Fils de pub Depuis que la publicité a envahi les salles de toilette des institutions de haut savoir, celles-ci ont en quelque sorte fait glisser leur statut du sacré vers le profane.En offrant leurs murs aux échos marchands, les universités et les cégeps sont entrés dans la ronde du petit négoce et ont marqué l’abandon de leur immunité intellectuelle.Pire encore, ces institutions, en vendant aux commerçants le passage obligé de leurs étudiants au cabinet d’aisance, les réduisent a la simple dimension de consommateurs, participent a leur exploitation et, de ce fait, affichent un profond mépris a l’égard des citoyens qu’ils sont.En acceptant que l’on tapisse leurs murs d’affiches-réelame, les administrateurs des universités et des cégeps sont devenus des fils de pub: il se sont faits les proxénètes du capital, ils ont transformé LETTRES À PROPOS -?- les toilettes en endroits de passe et ont vendu l’âme de la population étudiante aux artisans du commerce.Comment les lieux de haut savoir peuvent-ils ainsi prétendre encore à l’excellence et penser susciter le respect, lorsqu’ils unissent, dans une confusion de valeurs et de moyens, connaissance et mercantilisme, élévation et ravalement de l’esprit?Les fils de pub ont perdu le sens du sacré et if est impérieux de le leur rappeler, même si pour cela il nous faut profaner leurs nouvelles icônes.Bruno Lemieux Sherbrooke, 8 avril 1995 Le bénévolat pour les jeunes À l’image de ma génération, je suis une étudiante qui s’inquiète devant les perspectives de carrière limitées.Aussi, je m’applique depuis quelques mois maintenant a faire de moi une éventuelle candidate concurrentielle.En optant pour le bénévolat, je me suis permis de profiter du milieu de travail idéal (exempt de la concurrence et du stress présents en milieu de travail rémunéré) pour faire mes premiers pas dans le domaine vers lequel je m’oriente.Jusqu’à maintenant, cette expérience a été pour moi une façon efficace d’évaiuer mes capacités et d’améliorer mes faiblesses, mais surtout de profiter de précieux conseils et d’acquérir la confiance nécessaire pour oser désormais exposer ouvertement mes idées.Le bénévolat avantage certes également mon curriculum vitæ, mais il me fournit surtout des armes que j’utiliserai bientôt pour déjouer le «spectre des portes fermées».Sophie Blais Etudiante en communication et bénévole pour le Service bénévole de l’est de Montréal Montréal, 1.3 avril 1995 .de ceux qui paient pour le transport Entre 1981 et 1991, le gouvernement avait assumé 42% du financement du transport en commun offert par les trois sociétés de transport.Les recettes provenant des usagers et des municipalités avaient alors contribué à ce financement pour 33% et 25%, respectivement Entre 1992 et 1994, les dépenses des trois sociétés de transport ont totalisé plus de 3 milliards $.Elles ont été assumées dans une proportion de 41% par les municipalités, dont la contribution a ainsi fait un bond de 68%, passant de 245 millions $ en 1991 à une moyenne annuelîe de 411 millions $ entre 1992 et 1994.La part du Ministère a diminué à 24%, alors que la contribution des usagers passait à 31%.Les automobilistes ont assumé 4% des coûts, par le biais du Fonds des contributions des automobilistes au transport en commun.Vers un plan de transport pour la région de Montréal, Ministère des Transports, mars 1995.2050, rue dr Bleury, 9e éta ge, Moot ré al (Québec) H3A 3M9.Tel.: (514) 985-3333 Directrice LISE BISS0NNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Directeur délégué i l'administration FRANÇOIS TB0UIN Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, GUY TAILLEFER Rédacteur eu chef adjoint JEAN-ROBERT SANSFAÇON Directeur artistique ROLAND-YVES CARIGNAN LE DEVOIR 1.E I) K V 0 I II .I, E V E N 1) K K I) 1 2 8 A V Kl I, I i) i> .~>A 1 1 IDEES pf Le ministre André Ouellet PHOTO PC Coopération internationale J Un ton alarmiste Les ONG et d’autres organismes canadiens continueront de recevoir une aide financière substantielle de l’ACDI ANDRÉ OUELLET Ministre des Affaires étrangères e m’étonne du ton volontairement alarmiste adopté par l’AQOCI dans un texte d’une page, publié récemment dans Le Devoir, décriant la décision d’abolir les subventions à un certain nombre d’organismes œuvrant à l’éducation du public en matière de coopération internationale.Un examen attentif de la situation ne justifie en effet aucunement les propos très critiques contenus dans celte page.Tout d’abord, il est faux de prétendre que «les choix budgétaires portent atteinte à la capacité de la population de manifester sa solidarité envers les populations pauvres de la planète».Plus de 400 ONG, collèges, universités, coopératives, organisations et syndicats canadiens œuvrent actuellement en développement international.Et ils le font en paitie grâce à l’ACDI qui, de l’aveu même du Comité d’aide au développement (CAD) de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), demeure parmi les plus importants donneurs au chapitre de l’appui au secteur bénévole.Ensuite, je m’explique mal que l’on puisse m’accuser de vouloir «bâillonner les voix divergentes en faveur d’un débat public sur les politiques canadiennes».Depuis mon arrivée au poste de ministre des Affaires étrangères, j’ai consacré l’essentiel de mon action à favoriser l’établissement d’un meilleur dialogue entre le gouvernement et les Canadiens.L’énoncé de la politique étrangère, déposé en février dernier, est d’ailleurs le fruit de plus d’un an de consultations menées d’un océan à l’autre.Cette attitude d’ouverture se reflète aussi sur la scène internationale où le Canada se fait un point d’honneur d’intégrer des représentants du secteur bénévole au sein des diverses délégations appelées à participer aux nombreux sommets et forums organisés par les institutions multilatérales.Enfin, s’il est vrai que l’élimination de la contribution gouvernementale aux budgets d’un certain nombre d’organismes entraînera quelques licenciements, force est de reconnaître que le gouvernement prêche par l’exemple à ce niveau.Quelque 45 000 de nos employés perdront en effet leur emploi au cours des trois prochaines années, dont près de 200 à l’ACDI.Il s’agit du prix que nous avons à payer afin d’éliminer le déficit et d’améliorer l’efficacité et l’efficience de nos politiques, nos programmes et nos activités.Cela dit, les ONG ainsi que bien d’autres organismes volontaires canadiens qui souhaitent travailler dans les pays en développement continueront à recevoir une aide financière substantielle de l’ACDI; plus de 150 millions $ leur seront alloués en 1995-1996.Entre-temps, qu’il me soit permis de rappeler certains des principes qui guideront notre action de coopération internationale au cours des prochaines années: ¦ les fonds d’aide publique au développement doivent appuyer, en priorité, des projets dans les pays en développement et non pas des activités au Canada; ¦ la dimension de l’éducation au développement devra s’inscrire dans la programmation des organisations de développement international œuvrant dans le 'Fiers-Monde; ¦ l’ACDI encouragera les organisations et les institutions qui sont en mesure d’intégrer les jeûnes dans leur programmation courante.Les compressions apportées au programme d’aide publique au développement vont affecter inévitablement tous les intervenants œuvrant dans le milieu de l’aide internationale.Un seul de ces groupes, faute de ressources, ne pouvait entreprendre de campagnes visant à atténuer les contrecoups de cette décision inévitable: les populations du Sud.En décidant de ne plus soutenir financièrement les organisations qui limitaient leurs activités à l’éducation du public canadien en matière de développement international, nous avons tout d’abord cherché à protéger en priorité nos partenaires du Sud.Quant à nos partenaires du Nord, qui œuvrent dans le domaine de l’éducation, nous sommes d’avis qu’ils sauront s’adapter, comme nous avons tous à le faire, aux nouvelles réalités économiques.L’ÉQUIPE DU DEVOIR IA RÉDACTION Journalistes: à l’information («énérale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauclion, Jean Chartier, Louis-Gilles Fran-coeur (environnement), Kathleen Ijèvesque, Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Louis Lapierre (adjoint au directeur de l'information), Konrad Yakabuski: Jean-Pierre Legaull (responsable des pages thcmatiiiucs).Diane Précourt (pages éditoriales, responsable de la section Tourisme); Martin Dudoset Christine Dumazet (relecteurs); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); A l’information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane BaillarRcon.Pierre Cayouette (livres), Paule des Rivières, Robert Lévesque, Benoit Munger, Odile Tremblay: A l'information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Truffant, Claude I iircottct à l’information internationale: Jocelyn Coulon (responsable), François Brousseau (éditorialiste), Antoine Char.Sylviane Tramier, Clément 1 nidel; A 1 information politique: Pierre O'Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec); Serge Chapleau (caricaturiste); A l'information spiirtivc: Yves d Avignon; Denise lîabin.MarieClaude Petit (commis), Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction).la Dix-umentntion: Gilles Pare (directeur); Manon Scott.Serge taillante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).IA l’I Iil.ICI 1 h lack- l’insuline,nuit (directrice).Yves Williams (superviseur.Avis publies et annonces classées).Jacqueline Avril.Daniel Barbeau.Jean de Billy.Bngitte Cloutier.Gyslaine Côté, Marlène CAté.Sylvie Hanna.Christiane Icgault.Suzanne Miseevic, Jacques A Nadeau.Micheline Ruclland, Monique Ver-reault (publicitaires); Sylvie laporte.Pierrette Rousseau.Micheline Tur-geon: Michèle Bouchard (secrétaire).I.’AI)MINISTRATION Henry Riedl.c.m.a.(contrôleur), Nicole Carmel (rrsportsable des services comptables); Murine Cormier.Céline Furoy.Jean-Guy lacas.Nathalie Perrier, Danielle Ponton.Danielle Ross.Linda Theriault (adjointf à l'administration) LE MARKETING ET SERVICE A IA CIJENTE1E Chnstianne Benjamin (directrice).Jolianne Brien (secretaire).Manon Blanchette.Mis nique L’Heureux, lise Lachapelle.Racliello leclerr-Venue.IA PROMOTION ETI.ES REIATIONS PUBLIQUES Guy-Renaud Kimuac (directeur).Chrvslian Guy (superviseur à la promotion des abonnements).IA PRODUCTION Mark»Frame Ttirgeon (dinetrve de la production).Jean nluetion et informatique).Johanne Brunet.I >a-Cormiers, Caroline des Rosk-rs.Lynda Di Ce» ivh-am Lesage.Michèle Mak-ntant.Christiane ,-i.T Zukla.Uî CONSEIL DI DEVOIR INC.it) IA FONDATION DE DEVOIR Marcel Boisvert (rierpmidmt et directeur général).Icmav (dit Mark\|o> uit.Christi -rICoutur adprint.pi chard Pc elludon.1 Vki (pm r/>.Ki .Oli .•>-r ^ üsaaM Afrique du Sud Le règne de l’incertitude Un an après l’élection de Mandela, la démocratie est bien installée mais les changements économiques et sociaux tardent à venir PIERRE BEAUDET Coordonnateur d’Altematives, réseau d’action et de communication pour le développement international =========ïl n an après l’élection U de Nelson Mandela, l’Afrique du Sud s’interroge.La démocratie politique semble bien installée, mais les changements économiques et sociaux, pour lesquels la population noire s’était battue pen- ¦—.dant des décennies, tardent à venir.Le gouvernement de M.Mandela argumente qu’il faudra du temps pour effacer l’«héritage de l’apartheid».Mais un peu partout, les gens se demandent si l’ANC saura mener le pays hors de la crise et de la pauvreté dans lesquelles il se trouve encore confiné.Pendant ce temps, les appels démagogiques de Winnie Mandela et de ses acolytes reçoivent de plus en plus d’échos.Depuis son élection, l’ANC s’est empressée de changer son image et d’apparaître comme une force modérée et pragmatique, soucieuse de s’inscrire dans la nouvelle orthodoxie économique et financière mondiale.Austérité fiscale, réduction du budget, privatisation sont les nouveaux mots clés du discours économique de l’ANC qui a mis au rancart les anciens projets de nationalisation et de restructuration.Le gouvernement promet également d’ouvrir d’avantage l’économie sud-africaine à la compétitivité internationale, notamment en adhérant au GATT et en réduisant les barrières commerciales qui avaient jusqu’à ce jour protégé l’industrie manufacturière (en particulier, le textile et l’automobile).Selon l’ANC, l’Afrique du Sud n'a pas le choix, il faut s’ajuster aux normes du marché mondial.En décembre 1993, le Conseil exécutif transitoire, qui avait été mis en place par le Parti national et l’ANC comme instance dirigeante du pays en attendant la mise en place d’un gouvernement élu, signait avec le FMI une lettre d’intention afin d’obtenir un prêt de 850 millions $, engageant le futur gouvernement sud-airicain à réduire le déficit de l’Etat à moins de 6% du PIB, à maintenir une stricte politique monétaire et diminuer graduellement les barrières tarifaires.La démocratisation de l’Afrique du Sud entamée par l’élection d’avril dernier (d’autres étapes dans le processus sont prévues pour les prochains mois comme l’élection des gouvernements locaux et la mise en place d’une Constitution définitive) avait été rendue possible par un grand compromis entre l’ANC de Nelson Mandela et le Parti national, au pouvoir depuis 1948.Ce compromis impliquait notamment la promesse de la part de l’ANC de respecter le droit de propriété, ce qui empêche le gouvernement de procéder à des nationalisations ou à des expropriations de biens.Cette clause est un obstacle majeur, entre autres pour la réforme agraire qui constitue un des enjeux principaux du pays.Depuis 1960 seulement, au moins trois millions d’Africains ont été expropriés de leur terre.Cinquante-cinq mille fermiers blancs possèdent 85% des terres agricoles mais ne représentent que 0,17% de la population totale.D’après la Constitution, le gouvernement ne peut racheter les terres qu’au prix du marché, ce qui est impossible à une grande échelle, à moins que, et c’est la minorité des cas, les paysans noirs sans terre puissent prouver qu’ils ont été expropriés par les lois de l’apartheid.La marge de manœuvre est donc d’emblée bien mince si on considère que la minorité blanche (13% de la population) absorbe plus de 61,2% du revenu national (les Noirs, 75% de la population, n’en contrôlent que 27,6%).D’après une étude de la Banque mondiale, l’éco-La richesse se nomie sud-africaine est parmi ,, .les plus inégalitaires au mon- deracialise en de, pire qu’au Brésil.Dix pour-., cent de la population accapare parue, mais la 5^2% de la richesse nationale.Pire encore, le revenu des majorité aes pius pauvres a diminué de 40% Noirs vivent depuis 1980.La richesse se deracialise encore SOUS en partie- mais J3 grande majorité des Noirs restent sous le le seuil de seuil de la pauvreté.Depuis cinq ans seulement, 410 000 la pauvreté.postes de travail ont été perdus et moins de 7% de ceux qui arrivent sur le marché du travail peuvent espérer trouver un emploi.Quarante-cinq pour cent de la population active est s:\ns travail.Les possibilités financières de l’Etat, dans ce contexte, ne sont pas sans limite.Le budget est déjà déficitaire, la balance commerciale est dans le rouge (un milliard de rands) et risque de s’aggraver.Entre-temps, les investissements étrangers se font rares.Parallèlement, la dette s’alourdit et l’inflation, qui avoisine le taux de 10%, affecte surtout les revenus populaires (plus de 20% d’inflation sur les aliments de base).Sur le terrain, l’écart grandissant entre les espoirs populaires et les politiques actuelles de l’Etat crée des tensions.La direction des organisations syndicales et populaires hésite entre ceux qui veulent prendre les devants et créer une force de pression sur l’ANC et les autres qui désirent encore «donner la chance au coureur».Dans cette situation confuse croissent des mouvements de contestation non organisés, quelquefois manipulés par des éléments délinquants ou bien par des résidus de l’armée de libération de l’ANC.En novembre, plusieurs milliers d’ex-guérille- Nelson Mandela ros parqués dans des camps et en voie d’être intégrés dans l’armée sud-africaine désertaient en masse accusant la direction de l’armée de les traiter en soldats de deuxième classe et de perpétuer les pratiques racistes.Ces jeunes sont aujourd’hui dispersés dans les townships.Armés, plusieurs d’entre eux semblent prêts à rejoindre les bandes militarisées qui capitalisent sur le désespoir d’une génération perdue.En 1993, un jeune sur 20 seulement complétait son cycle secondaire.On estime que plus de trois millions de jeunes (16-30 ans) sont sans emploi.C’est cette génération qui pourrait donner aux démagogues à la Winnie Mandela la base sociale qui leur manque et créer une version PHOTO ap , sud-africaine du FIS algérien ou du Sendé11 ro Luminoso péruvien.Pour le moment pourtant, rien ne ¦ semble encore définitif.Dans à peine quelques mois, l’ANC d,çvra se relancer à.l’assaut des masses, pour remporter cé ' qui s’annonce comme une bataille très difficile pour l’élection des gouvernements.locaux.L’enjeu est de taille puisque dans le nouvel édifice constitutionnel, concédé-lors des négociations de 1993, le pouvoir total dispose d’énormes responsabilités?¦ Les organisations populaires auront alors, si elles en ont la capacité théorique et pratique, l’occasion de remettre le mouve-.ment nationaliste devant ses engagements ; historiques.Discours du président de la Banque Nationale Pauvres riches! Il faut couper dans le gras, et le gras, c’est «vouzémoi», mesdames et messieurs FABIENNE COUTURIER Roxboro =====jl ndré Bérard, président de la Banque Natio- Anale, a livré le 18 avril dernier un discours transcendant devant les membres du chic Canadian Club d’Ottawa.M.Bérard, décidément, n’a peur de rien.C’est avec courage .—Il qu’il a annoncé à son auditoire qu’il faut mettre fin aux largesses de l’Etat-providence.Eh bien, c’est parfait.Il me semble que l’on vise enfin les bonnes cibles.C’est très généreux de sa part, car enfin ils ont tous beaucoup à perdre.Les respectables membres du Canadian Club doivent chacun gagner en un mois au moins ce que je fais en un an, en plus des copieux avantages sociaux que leur offrent leurs employeurs (qui font leur beurre des subventions de l’Etat-providence ou des contrats de l’Etat-providençe, quand ce n’est pas des intérêts que leur verse l’Etat-providence sur l’argent qu’ils lui prêtent, directement ou indirectement).Ils,bénéficient de généreux abris fiscaux (cadeau de l’Etat-providence, faut-il le préciser).Ils peuvent envoyer leurs enfants (s’ils en ont) dans de coûteux cqllèges privés (néanmoins subventionnés par l’État-providence, qui n’a par ailleurs plus les moyens de faire vivre ses propres écoles, du reste fort mal fréquentées).Ils ont aussi les moyens d’aller se faire soigner, si par malheur une maladie grave les frappe, dans les meilleures,cliniques des Etats-Unis ou d’Europe (celles de l’Etat-providence n’étant plus assez bonnes pour nos précieuses élites, comme nous l’a si éloquemment démontré M.Bourassa il y a quelque temps).Fermons les régions! André Bérard, donc, président de la Banque Nationale, l’a dit: il faut cesser de répartir «aveuglément» (il l’a dit.je le jure) la richesse entre les riches et les pauvres.Aveuglément?Ici.je tique.J’ai mal saisi, je le sens, l’essence de son propos.Il faut couper dans le gras; cela, on le savait.Mais le gras, ce n'est pas là, parmi les respectables membres du Canadian Club, qu'il sc trouve?Ah non.Ah non.Le gras, c’est vouzémoi, mesdames et messieurs.Les cohortes de parasites qui s'amusent à poireauter des heures dans les PHOTO PC André Bérard, président de la Banque Nationale.antichambres des médecins, juste pour le plaisir de la chose (il est vrai que cette passionnante activité peut apporter d’insoupçonnables joies au peuple désœuvré).C’est la gratuité qui crée de l’abus.On n’y pense pas assez.Heureusement, le pays compte encore de clairvoyants citoyens comme M.Bérard et ses respectables amis, soucieux de justice sociale et d’équité.Ils savent, eux, que le peuple est prêt à payer pour des soins de santé (parce que nous ne payons pas déjà?), même s’ils ne savent probablement même pas combien coûte un litre de lait.Ont-ils déjà payé l’équivalent de quatre heures de salaire pour un flacon d’antibiotiques destiné à soigner l’otite de leur plus jeune?Il y a du chômage dans les régions?Qu’à cela ne tienne: fermons les régions! Au fond, il suffisait d’y penser.D’ailleurs — mais M.Bérard l’ignore sans doute, car pour le savoir il faut voler moins haut qu’en jet privé —.les régions se vident déjà bel et bien, et les personnes qui les quittent le font précisément dans l’espoir de trouver du travail.Un visionnaire.ce M.Bérard.Ah! Mais je comprends son angoisse et celle de ses généreux amis.Ils en ont marre de payer de leur poche pour tous ces profiteurs, chômeurs volontaires, décrocheurs et assistés sociaux, et aussi pour tous les privilégiés dans mon genrç qui traînent leurs savates dans les bureaux de l’État-provi-dence en faisant semblant de travailler, et encore pour tous ces gagne-petit qui ne savent rien faire de mieux que cirer leurs chaussures, leur servir à boire ou torcher leurs enfants, et enfin pour ces pauvres crétins qui ont eu le mauvais goût de naître en région et qui persistent à vouloir y vivre.Je les comprends, pauvres riches! Après tout, une fois leurs impôts payés pour soigner et nourrir fous ces insectes suceurs, que leur reste-t-il?A peine quelques centaines de milliers de dollars?De nos jours, où peut-on aller avec cela, je vous le demande, au prix où est le caviar?Mais, que M.Bérard et ses amis se rassurent.Bientôt, le monde sera comme ils le souhaitent Les régions agonisent.Un souci de moins.Depuis deux ans, le salajre (astronomique) de milliers d’employés de l’Etat n’a pas été augmenté.Mieux: on en prélève 1% par année pour les aider à payer leur dette à la société.«PYefben qu’tu t’en aperçois pas.» Par ailleurs, quantité d’autres salariés seront «remerciés» — encore heureux s’ils peuvent bénéficier des généreuses prestations de l’assurance-chôma-ge, après ce qu’ils ont fait! Ça fera des chômeurs de plus, dites-vous?Pas grave: on les inscrira à un programme d'employabilité.Ils n’auront pas plus d’emploi mais, au moins, ils seront employables.L’important.c'est que M.Bérard et les gens de son espèce puissent dormir en paix dans leurs châteaux de marbre, à File Paton ou à Westmount.L’important, c’est la reprise économique, celle dont tout le monde parle mais que personne n’a vue (je suppose donc quelle roule en Mercedes).L’important, c’est que les taux d’intérêt restent élevés et les citoyens, bien élevés (ayons la décence de ne pas nous plaindre).Quand même, je suis contente.Depuis que j’ai entendu le compte rendu de la brillante allocution de M.Bérard, au téléjoumal.je chante.Je ne sais pas pourquoi une vieille chanson de Yigneaplt m'est revenue.Ça dit quelque chose comme: «A semer du vent de c’te force-là / Tu te prépares une joyeuse tempête / Ft efben qu’tu t’en aperçois pas.» :ii I i ?• [.J! » A 12 I.E I) E V 0 I H , I.E V E N I) H E DI 2 S A V II I L I I) !» fi -» LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES PARIZEAU D'abord sortir de l'ordre constitutionnel fédéral actuel SUITE DE LA PAGE 1 re très intéressante» de la part de M.Dumont quand celui-ci, hier, en commission parlementaire, a déclaré que «pour arriver à une nouvelle union comme celle-là, il faut d’abord sortir de l’ordre constitutionnel fédéral actuel».Il ajoutait que «cela ne peut se faire que via l’expression, par la population du Québec, dans un référendum, d’un droit à la souveraineté ou d’un mandat de souveraineté».Pour illustrer le genre de question que M.Dumont aimerait voir posée aux Québécois, il a repris la proposition faite par l’actuel secrétaire générai du gouvernement, Louis Bernard, en 1991, à la Commission Bélanger-Campeau: «Acceptez-vous que le Québec déclare son indépendance si, après une période de négociations d’au plus deux ans, une entente de souveraineté-association ne peut être conclue avec le Canada?» M.Dumont a demandé au premier ministre si «ce squelette, cette construction de question présente, pour lui, un quelconque intérêt».M.Parizeau s’est bien gardé de se prononcer sur le libellé de la question.Cependant, il a salué ce qu’il a vu comme une ouverture de la part du député de Rivière-du-Loup: «Ce qu’il indique, résume M.Parizeau, c’est une sorte de démarche: un référendum destiné à un mandat sur la souveraineté, et puis des propositions faites ensui- te au Canada.» «On se rapproche, a-t:il ajouté.Je pense qu’on peut faire un bon bout de chemin ensemble.» Peu après cet échange, un conseiller de M.Parizeau était par hasard présent dans l’antichambre où attendent les journalistes pendant les débats parlementaires.Celui-ci a souligné à quel point ce que propose M.Dumont ressemble à «la souveraineté, assortie d’une offre» au Canada.Ce conseiller rappelle que l’avant-projet de loi sur la souveraineté, présenté en décembre par le premier ministre, prévoit que le Québec ne deviendrait souverain qu’après un délai maximum d’un an après le référendum.Durant ce délai, le gouvernement du Québec pourrait faire au Canada une offre d’union économique, voire politique, et, si le Canada accepte, commencer à en négocier les tenues.' M.Dumont, lui, propose qu’après le référendum le Québec fasse une offre au reste du Canada et qu’au bout d’un délai, si la négociation échoue, le Québec soit souverain.Ce conseiller de M.Parizeau voit des similitudes entre les deux positions.Il affirme que le contenu de l’offre que le Québec ferait au Canada peut être décrit à l’article 2 du projet de loi sur la souveraineté, que le gouvernement veut soumettre au référendum, par exemple.Il n’est pas exclu que la question y fasse directement référence.* L’article 2 de l’avant-projet de loi stipule dans sa forme actuelle que le gouvernement «est autorisé à conclure avec le gouvernement du Canada une entente consacrant le maintien d’une association économique».On y ajouterait la nomenclature des organismes de gestion de cette union ainsi que la description d’instances politiques communes qui sont envisageables.«Loin de moi l’idée de refuser à l’avance toute possibilité d’entente avec le Canada», dit M.Parizeau, qui précise qu’il n’a cependant pris aucune décision quant au contenu du projet de loi et encore moins quant à la question.Il croit que «le bon sens va prévaloir», que «des rapports vont s’établir avec le reste du Canada», et il est «disposé à proposer, à travailler à des formules».Cependant, «je reconnais qu’il y a trois Canadiens pour un Québécois, donc, en vertu du poids, leur décision va prévaloir».Par conséquent, la question sera formulée au référendum de telle sorte que «la décision du peuple québécois d’être enfin, de vivre enfin dans un cadre normal ne doit pas être conditionnée par le fait que n’importe qui au Canada anglais pourrait dire: non, non, vous ne l’aurez pas.» «Je veux que la question reflète ça, dit M.Parizeau: devant un référendum gagné, le gouvernement a le mandat de réaliser la souveraineté du Québec.» Même si M.Parizeau a vu une ouverture, M.Dumont affirme ne pas avoir changé de position.«Pour nous, les données sont exactement les mêmes», dit-il.Et il dit n’avoir «pas vu de nouvelles ouvertures dans la réponse» de M.Parizeau.Il importe pour M.Dumont que, si au lendemain du référendum on veut négocier une nouvelle union, les Québécois se prononcent «précisément et clairement» sur cette nouvelle union au référendum, tout en «intégrant dans la question une garantie de résultat».Si le Canada dit non aux propositions du Québec, «une des possibilités, c’est qu’il y ait un deuxième référendum (sur la souveraineté), dit-il; l’autre, c’est d’intégrer dans le référendum les données nécessaires pour que le gouvernement ait un mandat complet», de manière à ce qu’un refus de la part du Canada entraîne la souveraineté du Québec.M.Dumont croit que le fait d’inclure l’offre d’association clans l’avant-projet de loi ne «paraît pas le meilleure formule».Il ne s’agit «pas seulement de préciser (le projet d’union), il faut l’inclure dans la question sur laquelle les gens se prononcent et que ça devienne ça, le projet qu’on réalise le lendemain du référendum, dit-il.Il faut que le mardi suivant le référendum, ce dans quoi le gouvernement et ses alliés s’engagent, c’est dans la réalisation d’une nouvelle union».MARCHI Les intentions étaient pures RESTOPOP SUITE DE LA PAGE 1 Zinaï Koudil: «Je ne vois pourquoi Mme Koudil accorde des entrevues aux médias et refuse de communiquer avec les officiers de l’immigration», demandait-il.Sauf que ce sont les médias qui appellent la cinéaste, et non l’inverse.«On a l’impression de deux chiens de faïence qui se regardent, quand aucun des deux ne veut faire le pre-fnier pas», résumait hier Richard Saint-Louis, du ministère de l’Immigration canadienne.Qui va appeler qui?Toute la question est là désormais.Une chose est certaine: Hafsa, qui demeure sur ses positions, n’a pas fait hier de nouvelle demande de visa et on n’a pu la rejoindre à son domicile.Sergio Marchi refuse toujours de jeter la pierre aux officiers de l’Immigration qui n’ont pas accordé le visa à la cinéaste lundi dernier, arguant qu’ils n’ont fait que leur devoir «s’ils croyaient "¦'"que la cinéaste désirait effectuer une demande d’asile politique».Intention, rappelons-le, qu’elle dément fermement.«Je ne dis pas que les meilleures décisions ont été prises, précise le ministre.Peut-être l’officier de l’Immigration fut-il trop soupçonneux.Peut-être était-il en tort, mais ses intentions étaient pures.Les médias ne voient que les choses qui vont mal», estime-t-il, en invoquant les traditions canadiennes d’accueil et d’ouverture aux persécutés.Hier à Ottawa, le whip de l’opposition officielle Gilles Duceppe s’indignait non seulement qu’un visa d’entrée au Canada ait été refusé à Hafsa Zinaï Koudil, mais qu’on l’ait également refusé aux trois comédiens algériens du Théâtre de la Citadelle qui devaient participer au Festival des Amériques et n’ont pas été jugés persona grata par l’Immigration canadienne à Paris.«Ce refus témoignerait-il d’une tendance à l’intérieur du ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration de refuser systématiquement toute demande de visa à ceux et celles qui dénoncent l’intégrisme musulman en Algérie?», a-t-il demandé.Mais le ministre nie haut et fort qu’une quelconque discrimination soit faite envers ceux qui reçoivent les menaces des intégristes.Il estime que les gens confondent les cas entre eux en mettant en parallèle cette affaire avec celle de l’activiste d’extrême droite Randall Terry qui a reçu son visa de visiteur pour assister au récent et controversé congrès de Human Life.«Randall Terry a rempli les conditions précises pour un séjour de 48 heures», a-t-il fait valoir.Après avoir été bombardé par le Bloc québécois aux Communes tout au long de la semaine, M.Marchi déclare n’avoir à aucun moment refermé définitivement la porte sur le cas Koudil, mais il précise que son cabinet a été en communication constante avec les officiers de l’Immigration à Paris.«Oui, je me préoccupe de l’affaire Koudil, proteste-t-il devant ceux qui l’accusent d’indifférence.Mais ce n’est pas parce qu’un cas retient l’attention des médias qu’il doit recevoir un traitement privilégié.Sergio Marchi refuse d’admettre que les politiques d’accueil canadiennes soient éclaboussées par cette affaire ayant pris une ampleur incontrôlable.On ne parle que des cas-problèmes.Il y a deux côtés à une médaille.Les médias n’en voient qu’un seul.» L’autre côté consiste pour lui en ces 85 % de réfugiés qui voient leur demande accueillie favorablement par le Canada, à ses yeux une terre d’accueil.Terre d’accueil ou pas, en attendant, les appuis à la cause de la cinéaste continuent d’affluer de toutes parts.Hier, plusieurs personnalités féminines volaient au secours d’Hafsa en réclamant une volte-face du ministre.Dans leurs rangs, des noms aussi disparates que Sonia Be-nezra, Denise Bombardier, Gretta Chambers, Solange Chaput-Rolland, Lisa Frul-la, Lisette Lapointe, Nicole Pageau-Goyette, Madeleine Poulin, Céline Saint-Pierre.L’affaire est devenue une vraie patate chaude pour Ottawa, qui voudrait manifestement que la cinéaste algérienne fasse sa nouvelle demande de visa pour sortir le Canada de l’eau chaude au plus vite.SUITE DE LA PAGE 1 le regard nerveux, inquiets d’oublier la petite routine qu’Armande leur a appris.«Tout va bien se passer, leur chuchote-t-on à l’oreille.On va rester près de vous.Alors, pas de panique.Le stress, vous savez, c’est jamais bon.» La foule — 200 personnes environ — avance lentement près du comptoir principal où les attend le banquier qui vient de fixer sur sa tête le petit filet noir qui empêchera ses cheveux de tomber dans la salade du chef.«Bon sang qu’il y a du monde ici, c’est toujours comme ça?», demande-t-il.«C’est une petite journée aujourd’hui, monsieur.D’habitude, il y a 300 personnes qui viennent manger le midi», explique Ginette.— Qui vient dîner, au juste?«Toute sorte de monde, dit-elle.Des jeunes, des vieux, des filles avec leur bébé, tous ceux qui ont de la misère à arriver.» Comme Michèle, 24 ans, qui arrive avec sa sœur Carole-Anne, toutes deux au chômage.Comme Isabelle, 19 ans, venue avec sa petite fille Mélanie, deux ans, ou Thérèse, 47 ans, toujours l’une des pïemières à arriver et qui vient midi et soir depuis les débuts du Resta Pop.Dans la file, il y a aussi Simone, sur l’assistance sociale depuis 15 ans et qui cherche toujours Marcel du coin de l’œil quand elle arrive.«Marcel, c’est le petit noir là-bas.» Trop gênée pour l’aborder, elle fait semblant de regarder ailleurs lorsqu’elle l’aperçoit finalement.en grande conversation avec Armande.Midi.On sert les repas depuis 15 minutes.Sam, de la Banque Royale, s’occupe de la soupe, Raymond, de la Royale aussi, des brochettes et du riz blanc.Plus loin, les représentants de Pratt et Whitney, du CN et d’Imperial Tobacco, au garde-à-vous devant le comptoir à salade et de beignes au miel.«Coudon, c’est plus long pour se faire servir aujourd’hui, qu’est-ce qui se passe au juste?», s’interroge Rita.— Vous avez de nouveaux serveurs aujourd’hui.«Ben oui, c’est vrai, regarde donc ça.Y est pas laid, lui.» Les assiettes se promènent, les bols de soupe ne renversent pas trop souvent, il y a assez de lait pour tout le monde.L’un fini par desserrer sa cravate, l’autre s’éponge discrètement le front.—Tout va bien, monsieur le banquier?«Oui, tout baigne dans l’huile.» «Non, dit Ginette.Y a un problème à la caisse.Il y a une file d’attente.Arrêtez de servir,; messieurs, voulez-vous?» Sam-le-v.-p.-marketing se retourne pour la énième fois avec une assiette de poulet entre les mains.— On se sent comment?«Bien, très bien.Ça roule vite, mais ça va.» — Ça doit changer du bureau?«Mettons, oui!» Effectivement, ils sont loin du fax et de leur fauteuil orthopédique.Certains sont mal à l’aise devant la foule, d’autres sont un peu gauches avec les assiettes et le couteau à patates, mais tous se font un point d’honneur de ne pas le laisser paraître.— Belle leçon d’humilité, non?«Oui, répond Yves Lacharité, de la Chambre de commerce.Je suis bien content d’être venu.» La grande patronne du Resta Pop, Jacynthe Ouellette, est rayonnante: «Tout fonctionne à merveille.» Les employés réguliers sont heureux: «Chacun fait sa job.Ça roule très bien.» Même son de cloche du côté d’André Charron, l’organisateur de l’événement.En vérité, il n’y a que Simone qui soit mécontente: «Non.Je n’ai pas encore réussi à parler à Marcel.» L’affaire est devenue une vraie patate chaude pour Ottawa, qui voudrait que la cinéaste algérienne fasse sa demande de visa DUPUY Le premier ministre est dans une situation délicate SUITE DE LA PAGE 1 proche du PLC.Or, Seagram’s tente actuellement de convaincre Investissements Canada, qui relève du ministère de l’Industrie, qu’elle est une entreprise canadienne, ce qui lui permettrait d’acquérir sans coup férir MCA, qui possède une filiale canadienne, Cineplex Odeon.La question devra en bout de ligne être tranchée par le cabinet.L’opposition a donc reproché à M.Dupuy de s’être placé en situation de conflit d’intérêts.«Voici un ministre qui sera appelé à siéger au sein d’un cabinet qui aura à statuer sur un élément très important de cette transaction.On ne sait pas pourquoi il se trouvait là, dans un voyage secret puisque personne ne l’avait su, dans les bagages de M.(Edgar jr, président de Seagram’s) Bronfman, à l’hôtel où la transaction se discute.Il y a matière à interrogation et il y a véritablement la démonstration d’un manque de jugement fondamental», a déclaré le chef du Bloc québécois Lucien Bouchard.«Je crois que le ministre a dépassé les bornes, qu’il a accumulé bourde sur bourde, toujours en violation de ses devoirs, et que dans le cas actuel le ministre devrait se faire demander sa démission», a ajouté M.Bouchard.Le ministre s’est-il rendu à Los Angeles pour rassurer les acheteurs quant à la bienveillance d’Ottawa?Comme il s’est absenté hier — à une heure d’avis — de la période des questions, c’est son collègue de l’industrie John Manley qui a dû voler à sa rescousse.Rappelant, comme l’avait fait Jean Chrétien un peu plus tôt aux Communes, que c’était son ministère, et non Patrimoine canadien, qui évaluera le cas de Seagram’s, M.Manley a assuré lors d’un point de presse que M.Dupuy «ne savait pas» que l’achat de MCA serait annoncé pendant son séjour.De plus, il était l’invité de MCA, «alors que c’est Seagram’s qui a fait la demande auprès d’investissements Canada».«Quand je suis obligé de faire une révision (du statut d’une entreprise), je regarde avant tout la question des bénéfices pour le Canada dans une transaction», a ajouté le ministre.De son côté, le chef réformiste Preston Manning a relevé l’absence de M.Dupuy, ironisant que l’état-major libéral l’avait «probablement envoyé à Disneyland pour qu’il n’ait pas à répondre à nos questions».Le ministre, a-t-il ajouté, «a été invité à Los Angeles, et ce n’était pas un accident.Peut-être trébuche-t-il et a-t-il constamment des accidents, mais cette fois, ce n’était pas une coïncidence».Hier, l’opposition était d’autant plus empressée à attacher le grelot à cette affaire que, bien que n’ayant aucun lien direct apparent, elle survient 24 heures après l’émission du décret gouvernemental récusant l’ordonnance d’exemption émise en août dernier par le CRTC à l’endroit du groupe Expressvu dans le secteur de la télédiffusion à domicile par satellite.Dans cet autre dossier, le Bloc et le Reform soupçonnent que la décision d’Ottawa, une première dans l’histoire canadienne, n’a d’autre but que de favoriser le principal concurrent d’Expressvu, Power DirecTV.La prési- dence de cette filiale de Power Corporation est exercée par André Desmarais, qui est aussi le gendre du premier ministre.Mercredi, M.Chrétien avait toutefois assuré qu’il n’avait pris part à aucune discussion, y compris au cabinet, relativement à ce dossier.Hier, il a ajouté que les deux situations ne présentaient rigoureusement aucun problème et qu’«un premier ministre a quand même le droit que sa fille soit bien mariée», pendant que le ministre Manley réitérait que le décret n’avait d’autre but que de rendre le processus d’octroi de permis de diffusion par satellite équitable et transparent et de permettre la concurrence.Le CRTC avait exempté Expressvu du processus normal en soulignant que toutes les autres entreprises utilisant une technologie similaire — un satellite canadien — pourraient se prévaloir de l’ordonnance.PowerTV entend avoir recours à un satellite américain.Si M.Chrétien n’a donc pas joué de rôle personnel dans l’adoption du décret, le Bloc n’en croit pas moins que la «muraille de Chine» qu’il a élevée est «crevée par une brèche béante».Car le conseiller principal du premier ministre, Eddie Goldenberg, a été tenu au courant du dossier tout du long.Selon Lucien Bouchard, M.Goldenberg aurait même pris une part active à l’affaire auprès de M.Manley, «une intervention qui a permis au premier ministre de faire indirectement ce que son code d’éthique lui interdit de faire directement».De plus, a souligné le chef du Bloc, la situation s’embrouille d’autant que le conseiller de M.Chrétien est aussi l’ancien associé de Gordon Ritchie, un ancien sous-ministre retenu par le gouvernement pour présider le comité d’experts sur la diffusion par satellite et dont les recommandations sont la «copie carbone» du projet de décret.«C’est très troublant.Le premier ministre est dans une situation délicate.Il y a là apparence de traitement de faveur», a déclaré M.Bouchard.En revanche, M.Manley a soutenu hier que M.Goldenberg était certes informé des grandes lignes du dossier, mais qu’il n’avait participé à aucune rencontre ni influencé aucune décision.Les accusations du chef blo-quiste ne sont qu’«insinuations malveillantes dépourvues de fondement», a-t-il dit.Quant au Parti réformiste, le député Randy White a poussé la «filière» un cran plus loin, faisant le rapprochement entre Victor Rabinovitch, actuellement sous-ministre adjoint aux Affaires culturelles au ministère du Patrimoine, et son frère Robert, ancien sous-ministre, membre du comité d’experts et «qui travaille pour les Bronfman».Ce à quoi M.Manley a répliqué que, tant qu’il ne serait pas démontré que Seagram’s n’est pas une entreprise canadienne, Patrimoine canadien n’aurait aucun rôle à jouer dans l’affaire.Mais il n’en fallait pas plus pour que Preston Manning en conclue que cela fait «bien des gens qui ont, de l’intérieur, une influence extraordinaire sur le gouvernement Vous enveloppez tout ça et vous avez la clique du château libéral.Ils devraient arrêter ça avant que ça n’aille trop loin», a-t-il dit, sans doute par euphémisme.î 0XFAM-QUÉBEC * change le monde, pour vrai.! LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS PUBLICITÉ SERVICE DES ABONNEMENTS F lYF\7ifML> DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À I6H30 .îïïnîrïï riMflw kuiÔkimj ?l«nrtraifcléléfkNt«rr«h DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 À 16H30 LL JL/L Y Ulh 2050.RUE DE BLEURY.9E ÉTAGE.MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 PUBLICITÉ 9*5DM SKwff Montréal(514)985-335S/télécopieur(514)985-3390 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514)985 3333 NUMÉRO SANS FRAIS 1 800 363 0305 PH» MséwmU pmUh Extérieur (sans frais) 1 800 463-7559 Inc.612 wm rer Siinl-Jarriur*.Montréal.l.'Aumcr l’rraar (.'aiurfifnnr fM autnriVr à rmpioffT fl à diffmrr If» If *1 Tflfjibw Rfn^ral (514) WtMJtt.«rrvirr * h rKrnfrlr: (514) 9K5U55; piibüritf (514) «5TN9 ^
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