Le devoir, 12 avril 1995, Cahier A
?FONDÉ EN 1910 ?Gilles Lesage PERSPECTIVES Le tango des ténors Après l’électrochoc administré par le chef du Bloc québécois en fin de semaine, le calme est pour l’instant revenu dans la famille souverainiste.Le mot d’ordre à Québec est double.Il n’y a pas de virage, seulement des nuances, comme il s’en produit même dans les ménages les plus heureux.Et tout rentrera dans l’ordre dès la semaine prochaine, avec la publication du rapport de la Commission nationale sur l’avenir du Québec.e répit est propice pour rappeler que si MM.Parizeau et Bouchard ne sont pas des ennemis jurés, loin de là, ils n’ont pas toujours été sur la même longueur d’onde.Dans la mouvance de René Lévesque, qui demeure son héros et son modèle, et qui en avait fait son principal négociateur avec la fonction publique, Lucien Bouchard est toujours resté dans la lignée d'Option Québec et de la souveraineté-association du père fondateur du PQ.Ce n’est pas lui qui aurait insisté sur «la nécessaire souveraineté» et refusé de prendre «le beau risque» comme M.Parizeau et le tiers du conseil des ministres l’ont fait à la fin de 1984.Lors de la terrible crise avec le Front commun intersyndical, il y a 13 ans, le porte-parole du gouvernement était soupçonné de contrecarrer les desseins du ministre des Finances, M.Parizeau, pour mieux favoriser les velléités de leadership de son ami, le ministre des Affaires sociales, Pierre Marc Johnson, en gestation de «l’affirmation nationale» des kangourous prudents face aux caribous impétueux qui se jettent à la mer démontée.Après avoir inspiré le fameux discours de Sept-îles de son ami Mul-roney et gardé le contact avec les péquistes aux abois, M.Bouchard est nommé ambassadeur du Canada à Paris.Il prend son rôle tellement à cœur que la déléguée générale du Québec, Louise Beaudoin, s’en plaint amèrement.M.Parizeau en remet, estimant que M.Bouchard met décidément beaucoup d’ardeur à «massacrer» le Québec.Juin 1988.Revenant au pays pour jouer de la musique électorale dans son fief du Lac-Saint-Jean, M.Bouchard soulève beaucoup d’espoir auprès de la coalition arc-en-ciel des bleus et des péquistes modérés.M.Parizeau, qui, après en avoir évincé M.Johnson, vient de prendre la direction du PQ, n’est pas d’accord.S’il n’y a qu’un seul séparatiste qui s’oppose au nouveau ministre fédéral, sacré vedette sur le champ, je serai celui-là, s’insurge le président péquiste.Toutefois, quand ça a commencé à mal tourner pour les nationalistes bleus à Ottawa, M.Parizeau leur a ouvert les bras.De M.Bouchard, par exemple, il reconnaissait qu’il avait fait des choses remarquables pour • • le Québec, à titre de négociateur, et des choses qui lui plaisaient moins, à Pas toujours Paris.Beau joueur, le chef péquiste A ajoutait: «Mais enfin, si M.Lucien sur la meme Bouchard regarde les choses que j’ai pu faire dans ma vie, il arriverait pro-longueur bablement au même genre de j, , constat.» Ceci dit, quand, une fois u onde.l’échec du lac Meech consommé, M.Bouchard cherchait sa voie, M.Parizeau l’a gentiment pressé de rester à Ottawa.Ce qu’il fit de bonne grâce.Non sans cependant prendre d’emblée ses distances avec la souveraineté pure et dure, telle que préconisée par M.Parizeau et ses croisés.Nombreuses sont les déclarations de M.Bouchard, depuis dix ans, selon lesquelles les Québécois ne veulent pas rompre le lien fédéral, tout en le renouvelant en profondeur, comme le rêvait son père spirituel.Tentant d’exorciser le Québec de ses vieux fantômes, mais sans contester le leadership de M.Parizeau, le chef du Bloc proclame depuis des années (notamment dans un entretien-fleuve avec Le Devoir en mai 1991) que le modèle de la CEE (comme on appelait alors l’Union européenne) conviendrait parfaitement au Québec.Plus près à cet égard de Robert Bourassa, qui jonglait pour sa part avec une quelconque superstructure, M.Bouchard ne cessait de répéter que «le discours nationaliste a besoin de plus d’ouverture».Avocat de liens économiques et politiques avec le Canada, ce n’est pas lui qui s’est fait l’écho triomphant des trois périodes — échec de Charlottetown, élection du Bloc à Ottawa, élection du PQ à Québec — tant célébrées par M.Parizeau.Au contraire, en pleine campagne électorale, le fondateur du Bloc est intervenu avec éclat contre la stratégie suicidaire du PQ, insistant quant à lui pour ne brusquer ni les événements ni les gens.Avant et après sa terrible maladie, il a remis en cause la stratégie référendaire du gouvernement Parizeau.Accents différents, dit-on, nuances secondaires, style qui tient davantage à un cheminement de carrière différent qu’à des divergences fondamentales.Soit.Il n’en reste pas moins que c’est M.Bouchard, et non des scribes en mal de copie, qui a insisté, et quatre jours plutôt qu’un, sur le virage qu’il propose au PQ.Dix ans après le beau risque, voici en effet le beau virage, l’étapisme revu et corrigé.Banal, raille M.Parizeau, qui cache pourtant fort mal sa mauvaise humeur.Le tango se danse à deux, il est aux commandes, il n’y a rien là, sauf le risque d’attraper le torticolis! M.Bouchard récidive: pas de chèque en blanc, pas d’horizon 1995, pas de référendum s’il n’est pas gagnant, et le reste à l'avenant.Trivialités?Quoi qu’on en dise, les ondes sont, encore une fois, terriblement brouillées.Et le tango tangue.INDEX Agenaa Arts publics., .A4 Classées .BS Culture .118 Économie .B2 .A6 Le monde .AS Mots croisés.B4 les sports .B5 MÉTÉO Montréal Ensoleillé avec K usages nuageux.lie en soirée.Max: 15 Québec Knnuagement le matin.Phiie intermittente en soirée.Max: 10 Détails en B 7 LE MONDE Arafat accuse Israël d’armer le Hamas PAGE A 5 \ r ACTUALITÉS Parizeau boycotte la conférence # de Saskatoon sur la culture PAGE A 4 taquinent Jean-Paul II -* w$ fr.>¦ * M i‘*M « a n»'#« t it * tu mg wsr.u, 484 “t», , *m.*A°ig**>i*t*^*?J - Les mauvaises herbes PHOTO JACQUES NADEAU FRANÇOIS PARRAS, UN COL BLEU DE MONTREAL, arrosait hier de pesticides un terrain municipal du centre-ville afin de le préparer aux prochaines plantations de fleurs.La tâche du jardinier a été effectuée selon l’horaire régulier de travail puisque les cols bleus refusent de faire des heures supplémentaires depuis plus d’un mois.La semaine dernière, la Ville a durci le ton dans les négociations qui s’éternisent, en indiquant sa volonté d’abolir complètement le plancher d’emploi dont bénéficie le syndicat.Ottawa redéploie ses centres d’emploi au Québec ü Harel craint de se faire jouer par-dessus la tête m Plus d'un millier de postes sont supprimés MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC En conformité avec les compressions annoncées dans le budget Martin, Ottawa va redéployer ses services de développement des ressources humaines au Québec, et ce, en continuant de dédoubler dans une certaine mesure ceux du Québec.Cette restructuration se traduira par la réduction du nombre de points de service, qui passerait de 120 à au plus 80, auxquels s’ajouteront des kiosques automatisés d’information sur l’assurance-chômage et la recherche d’emploi, des types de guichets automatiques situés dans des lieux accessibles.En outre, selon un document interne obtenu par Le Devoir, Ottawa veut recourir encore davantage à la sous-traitance en confiant à des organismes communautaires, voire à des municipalités (si la loi sur les cités et villes finissait par l’autoriser), l’accès à ses services.A Québec, cette perspective crée de l’inquiétude.Au bureau de la ministre de l’Emploi, Louise Harel, qui procède aujourd’hui à l’Assemblée nationale à l’étude des credits de son ministère, on craint qu’Ottawa veuille passer par-dessus la tête de Québec pour s’annexer les organismes du milieu.Québec offre, par l’entremise de la Société québécoise de développement de la main-d’œuvre, des services similaires d’aide à la recherche d’emploi ou à la réinsertion sur le marché du travail.Pour l’heure, aucune collaboration entre les réseaux fédéral et québécois n’est prévue.En outre, le redéploiement des services fédéraux se prépare sans que soit entrevue la possibilité qu’Ottawa cède au Québec, qui le réclame, la responsabilité de l’ensemble des programmes de développement de la main-d’œuvre sur son territoire.Le plan ne prévoit pas non plus de mettre sur pied ce guichet unique fédéral-pro-vincial dont on parle tant Selon le représentant du ministère fédéral du Développement des ressources humaines au Québec, Gaston Plourde, le projet de redéploiement envisagé à l’heure actuelle ne prévoit pas la prise en charge par le gouvernement du Québec des services fédéraux pour des raisons pratiques.Les fonctionnaires ne sont pas des politiciens, ne prennent pas les décisions politiques mais doivent organiser les services en fonction des ressources qu’on leur donne, a-t-il expliqué au Devoir.VOIR PAGE A 8: EMPLOI Bureaux moins nombreux et recours à la sous-traitance Radio-Québec est invitée à n’être qu’éducative ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Radio-Québec ne cherchera plus à séduire de larges auditoires avec ses moyens insuffisants et délaissera la publicité pour se concentrer sur sa mission initiale: faire une télévision «résolument éducative».C’est la recommandation que vient de transmettre au premier ministre Jacques Parizeau le comité exécutif du conseil d’administration de Radio-Québec dans ce qui porte le titre de «projet de repositionnement».Remplissant une commande qui avait été passée par le gouvernement précédent, le comité exécutif, formé du président du conseil de Radio-Québec, Pierre L.Lapointe, du comptable Jean Lacouture, de la consultante en communication Cécile Bolduc et de Claude Beaudoin, de VOIR PAGE A 8: RADIO-QUÉBEC Le Canada mon héros , PHOTO PC DANS LA GUERRE DU FLETAN, ««* velle brèche s’est ouverte sur le front européen, l’Irlande emboîtant le pas à la Grande-Bretagne pour demander à l’Espagne de se montrer «plus raisonnable» face au Canada.Pendant ce temps, le haut-commissaire du Canada à Londres, Royce Frith, était accueilli en héros dans le village de Newlyn, sur la côte anglaise, où les pêcheurs se sont récemment mobilisés en faveur du Canada dans sa dispute avec Madrid.Nos informations en page A 2.Parizeau apaise la tourmente C’est la Commission nationale qui se chargera de répondre à Bouchard MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Pour apaiser la tourmente que semble avoir provoquée le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard, en suggérant un «virage» de la stratégie souverainiste, le premier ministre Jacques Parizeau a renvoyé tout le monde, hier, à la Commission nationale sur l’avenir du Québec, qui doit rendre son rapport mercredi prochain.La Commission nationale est présidée par l’ancienne ministre conservatrice Monique Vézina et réunit les 18 présidents de commissions régionales qui ont sillonné le Québec en février et mars pour consulter la population sur l’avant-projet de loi sur la souveraineté.«Il y en a qui, à l’heure actuelle, croient qu’un virage VOIR PAGE A 8: TOURMENTE Les mirages ambulatoires L’envers de la chirurgie d’un jour scruté à la loupe Chirurgie d'un jour, virage ambulatoire et médecine à domicile sont devenus les leitmotiv d’un gouvernement dont les caisses sont à sec.Si les bienfaits médicaux de cette médecine de demain font consensus, des craintes émergent quant à son impact sur les familles et aux économies mirobolantes que ne cessent de lui prêter les argentiers de l'Etat.ISABELLE PARÉ _ LE DEVOIR A l'hôpital Sainte-Marie de Trois-Rivières, la chirurgie d’un jour n’est pas un projet d’avenir.c’est chose faite.Depuis vingt ans, 11000 patients par année y arrivent le matin pour une opération.passent quelques heures à l’hôpital et reprennent le chemin de la maison dès l'après-midi.Au moment où d’autres hôpitaux amorcent leur virage ambulatoire, l’hôpital trifluvien a plus qu’entamé le sien.À tel point que des médecins de France et de Belgique vont y séjourner pour voir comment on parvient à opérer et donner congé, le même jour, à un patient traité pour une vésicule biliaire ou une hernie.«Peu de gens sont inquiets.L’argument qui les VOIR PAGE A 8: MIRAGES I, E I) E V 0 I R , I, E M E R C R EDI 12 A V R IE I 9 9 5 A 2 LE POLITIQUE Le conflit du flétan noir L’étau se resserre sur l’Espagne Ce fut au tour de l'Irlande, hier, d'appuyer le Canada JEAN DION DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA L> ultimatum adressé lundi par le i Canada dans le conflit du flétan noir a été reçu avec scepticisme par l’Union européenne, mais l’étau se resserre sur l’Espagne avec l’ouverture d’une nouvelle brèche dans le front des Quinze.Après la Grande-Bretagne, c’était hier au tour de l’Irlande de faire pression sur les Espagnols récalcitrants afin qu’ils modèrent leurs demandes dans le dernier droit des pourparlers devant mener à un accord définitif sur la pêche au large de Terre-Neuve.Le ministre irlandais des Affaires étrangères, Dick Spring, a invité Madrid à «se montrer raisonnable» et à «répondre à la solidarité dont elle a fait l’objet (de la part de l’UE) au cours des dernières semaines, et cela veut probablement dire diminuer ses exigences».Cette déclaration survient après l’arraisonnement et la saisie par les autorités irlandaises, dimanche, de deux chalutiers espagnols accusés de pêche illégale.De plus, l’Afrique du Sud a annoncé hier la mise aux arrêts d’un autre bâtiment de pêche espagnol, coupable selon elle d’avoir utilisé un filet illicite appelé «mur de la mort», qui fait 20 kilomètres de long par trois mètres de profond et ramasse tout sur son passage, y coippris les dauphins.A Ottawa, le ministre des Pêches Brian Tobin a aussitôt repris ces exemples, qui démontrent selon lui que «le problème du Canada n’est pas unique».Quant à la mise en demeure du ministre, qui soutenait avant-hier que l’entente de principe fe.- i* fipf Æ y,gyj| W Mi a PHOTO AP La drapeau canadien était à l’honneur hier dans la localité anglaise de Newlyn, située à 450 kilomètres de Londres, où le haut-commissaire canadien Royce Frith (à droite) s’est rendu pour remercier la population locale de son appui à la cause canadienne dans l’affaire de la pêche au flétan noir.C’est que les pêcheurs de Newlyn, dont John Butterwith, Mike Townsend et Elizabeth Stevenson, que l’on voit en compagnie de M.Frith, ont eux aussi eu un différend avec les pêcheurs espagnols à propos des territoires de pêche.conclue la semaine dernière devrait être ratifiée aujourd’hui même, à défaut de quoi le Canada «prendra les mesures appropriées», l’UE a tenu à en minimiser la portée.«L’Union européenne ne négocie pas sous la contrainte, surtout pas sur la base d’un ultimatum qui n’existe pas», a fait savoir le porte-parole de la Commission européenne — l’exécutif de l’UE —, Joao Yale de Almeida, qui a précisé avoir reçu l’assurance qu’il n’y avait pas de date limite rigide.«M.Tobin nous a habitués à beaucoup de déclarations, et pas toutes de nature à améliorer le climat des négociations», a-t-il ajouté, pendant que Madrid qualifiait le ministre d’«imprudent».Dans l’espoir de sauver l’entente, l’ambassadeur du Canada Jacques Roy a donc accepté hier de discuter avec la CE, qui espérait pouvoir présenter dès aujourd’hui une proposition formelle au conseil formé des représentants permanents de ses pays membres.Les discussions achoppent essentiellement sur la distribution des quotas de flétan noir dans le secteur du Grand Banc.Ottawa a offert à l’UE de partager moitié-moitié les 20 000 tonnes qui leur reviennent pour 1995, mais Madrid revendique 50 % des 27 000 tonnes autorisées par l’Organisation des pêches de l’Atlantique Nord-Ouest (OPANO).L’Espagne exige en outre que tout accord stipule que le Canada n’a pas le droit d’arraisonner des chalutiers étrangers hors de ses eaux territoriales, de même que le versement d’un dédommagement pour la saisie de Y Estai, ramené sur Terre-Neuve le 9 mars dernier.Madrid, a affirmé hier son ministre des Affaires étrangères Javier Solana, «ne reculera pas d’un millimètre sur ces questions de principe».M.Solana a toutefois fait preuve d’ambivalence sur la question des quotas, qualifiant la position canadienne d’«inaccep-table» tout en indiquant que les 50 % des prises étaient «le point de départ d’une négociation».Quant au Canada, il a réitéré qu’aucune nouvelle concession ne serait faite.Le cabinet fédéral doit se réunir ce matin afin de faire le point de la situation.Au moment où une quinzaine de chalutiers espagnols pêchent le flétan dans la zone litigieuse, M.Tobin a prévenu lundi que le gouvernement «prendrait ses responsabilités» si l’UE continuait de surseoir à la signature d’un traité.Par ailleurs, Royce Frith, haut-commissaire canadien à Londres, s’est rendu hier à Newlyn, dans la péninsule des Cornouailles (sud-ouest de l’Angleterre), pour remercier les pêcheurs qui, depuis plusieurs jours, battent pavillon unifolié en signe de solidarité.Ceux-ci dénoncent aussi la surpêche pratiquée par les Espagnols.Avec PC et AFP Dépliant sur le Québec distribué à l’étranger Landry corrigera un paragraphe choquant PIERRE APRIL PRESSE CANADIENNE Québec — Le ministre des Affaires internationales, Bernard Landry, a dû faire marche arrière, hier, après que l’opposition libérale eut trouvé à redire sur le contenu d’un document gouvernemental destiné à l’étranger et que les libéraux trouvaient raciste.Avant d’autoriser sa distribution en France, M.Landry s’est engagé à corriger une phrase contenue dans cette histoire du Québec traitant de la volonté des «17 % de la population d’origine britannique ou multiraciale» de vivre à l’écart de l’histoire québécoise et de rester attachés au Canada.La controverse autour d’une série de cinq dépliants sur le Québec, préparés par le ministère des Affaires internationales, a été lancée par le député de Mont-Royal John Ciaccia lorsqu’il a demandé au ministre s’il endossait les propos jugés offensants dans ce qu’il a qualifié de propagande sur la souveraineté.Le premier document, intitulé Le Peuple québécois, rédigé par un intellectuel québécois, Jean Ethier-Blais, explique la contribution des immigrants à l’histoire du Québec en des termes «qui ne font pas seulement de la propagande, mais qui portent un jugement de valeur d’une rare gravité contre une grande partie de la population du Québec», selon M.Ciaccia.«Environ 17 % de la population québécoise sont d’origine britannique ou multiraciale», soutient l’auteur, et ces Québécois se regroupent volontiers, sous l’égide du gouvernement canadien, en «communautés multiculturelles».«Jusqu’à présent, ils sont restés étrangers aux quelque quatre siècles d’histoire du Québec et ont signifié massivement, par des votes significatifs, leur volonté de vivre à l’écart de cette histoire et de rester attachés au Canada, leur terre constitutionnelle d’accueil.» Après avoir d’abord expliqué que cette publication est destinée à un public étranger, le ministre Landry a indiqué «que les mots qui sont em- ployés ne sont pas ceux que j’aurais moi-même choisis».«Il y a des milliers de pages qui sortent de mon ministère, a-t-il dit, j’en suis formellement responsable, je ne les écris pas moi-même, mais j’admets que l’interprétation peut être choquante et que, bonne nouvelle, la distribution n’a pas été faite.» M.Landry a ensuite invité M.Ciaccia et son collègue de Chome-dey Thomas Mulcair «à rédiger un paragraphe qui leur convient» avant de distribuer le document Devant l’insistance de M.Ciaccia, le ministre a ajouté que le vocabulaire utilisé dans ce passage choquant laissait effectivement «place à l’interprétation».L Céline Simard, àir.consultante CLINIQUE CAPILLAIRE INTERNATIONALE INC.& membre associé Hairlax Intégrateur- VOLUMATEUR La Micro-Greffe • Une technique sûre et efficace • Une intervention chirurgicale mineure • Un résultat permanent 1832, Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3H 1E4 (Métro Guy) Tel.: (514) 935-6616 DENTISTE DENTUROLOGISTE • Service de dentisterie esthétique • Service de chirurgie buccale et implants dentaires (par spécialiste) • Service de prothèse sur implant Dr Michel Lefort, D.M.D.Guylaine Brouillette, D.D.a 1832 Sherbrooke ouest, Montréal, Qc H3H 1E4 tél.: 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«tendues».«Il va falloir qu’ils fassent un pas pour que ça se fasse dans l’harmonie.Parce qu’autrement, on va perdre nos objectifs pour une question d’honneur personnel», a affirmé Mme Laurin, qui a participé avant-hier à la rencontre des deux chefs souverainistes avec les représentants des Partenaires pour la souveraineté, une coalition dont le MNQ fait partie.«Le projet souverainiste n’est pas le projet d’un ou deux partis.C’est le projet du peuple québécois.C’est cela que l’on est en train d’oublier par des querelles.» La présidente du MNQ a dit craindre qu’il ne soit difficile de mobiliser les troupes souverainistes sans que le premier ministre ne fasse preuve d’ouverture, tant à la proposition de M.Bouchard — soit celle d’une union économique avec le Canada, chapeautée par des instances politiques communes — qu’aux idées des militants de la base, exprimées lors des audiences des commissions régionales.Rappelons que les Partenaires de la souveraineté, qui regroupent entre autres les trois grandes centrales syndicales, réclament une place au sein des instances décisionnelles qui détermineront la stratégie référendaire.«Ça va être difficile de mobiliser les gens actuellement parce que les gens ne savent pas où aller, a déclaré Mme Laurin.Il va falloir que M.Parizeau indique son ouverture.» D’après le président de la CSN, Gérald Larose, la sortie de M.Bouchard ainsi que les témoignages des Québécois lors des commissions régionales démontrent à quel point un changement de stratégie s’impose dans le camp souverainiste.«Il importe que le premier ministre, au moment opportun, quand tous les rapports vont être déposés, puisse ti- rer une ligne stratégique qui sera certainement différente de celle qui a été mise sur la table en début d’année», a tranché M.Larose au cours d’un entretien téléphonique, hier.Même si M.Parizeau a réagi à la suggestion de M.Bouchard en disant que l’idée d’une association économique quelconque a toujours fait partie de la doctrine souverainiste, M.Larose estime qu’il faut davantage axer le débat référendaire actuel dans cette direction.En ce sens, la sortie controversée du chef bloquis-te était «tout à fait pertinente».«Dans le présent débat, ce dont il était question à ce jour, c’est massivement, exclusivement la souveraineté du Québec, passant sous silence les précisions normales que nous devons apporter quant à la gestion politique de l’association économique (avec le Canada), a-t-il dit.M.Bouchard a proposé des précisions sur la gestion politique.» D’après le chef syndical, le leader du Bloc a fait son travail; M.Parizeau doit maintenant faire le sien.«Il aura à le faire en prenant du recul, en prenant de la hauteur pour apprécier l’ensemble» des recommandations qui lui seront acheminées.Tout en reconnaissant que le camp souverainiste se retrouve actuellement aux prises avec une «tempête», M.Larose a dit n’y voir rien d’insurmontable.«Ce n’est pas une lutte (entre les deux hommes) pour suppkinter l’un et l’autre.» Mais M.Larose a précisé qu’il y a «certainement des convergences» entre la proposition de M.Bouchard et celle avancée par la CSN à la Commission nationale sur l’avenir du Québec.Quant à la réticence de M.Bouchard à s’engager à faire campagne aux côtés de M.Parizeau, indépendamment de la date du référendum et du résultat prédit par les sondages, M.Larose s’est également montré peu disposé à s’engager si tôt.Il a dit entendre «traverser cette rivière» lorsqu’il s’en approchera.Même réaction chez François Lemieux, président de la société Saint-Jean-Baptiste.Ce dernier a toutefois précisé qu’un NON sera «tragique» pour le Québec.Bien qu’il ait laissé entendre lundi qu’il commentera sous peu les événements des derniers jours, le président de la FTQ, Clément Godbout, a fait savoir hier par l’entremise d’un porte-parole qu’il «ne fera pas de déclarations supplémentaires» là-des-sus.Une bataille de chefs, dit Robillard ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE Pour la ministre responsable de la campagne référendaire au Québec, Lucienne Robillard, les divergences de vue entre le chef bloquis-te Lucien Bouchard et le chef du Parti québécois Jacques Parizeau se résument à une bataille de pouvoir.«Il s’agit d’une bataille de pouvoir entre deux chefs.Le débat s’est déplacé.Auparavant, il était entre le OUI et le NON.Il est maintenant entre les tenants du OUI», a fait valoir Mme Robillard sur les ondes d’une station de radio montréalaise.La ministre estime qu’il appartient aux deux hommes de clarifier leurs positions et à M.Parizeau de régler le iiiripnnp problème.Robillard Aux yeux de Mme Robillard, le chef bloquiste a démontré aux cours des dernières heures son incapacité à travailler en équipe.«Il ne fait plus équipe avec le camp du OUI, a-t-elle dit.«Au lieu de tenir des discussions avec M.Parizeau, en privé, et d’essayer de l’influencer, il décide de jouer publiquement.Il mise sur sa crédibilité parce qu’il est fort apprécié au Québec.11 fait la discussion au plan public», a noté Mme Robillard.La vice-présidente du comité d’organisation référendaire juge sévèrement le fait que le chef de l’opposition officielle à Ottawa dise à Jacques Parizeau qu’«il n’est pas d’accord avec la date du référendum et force celui-ci à reculer et dise maintenant qu’il n’est pas d’accord sur le projet présenté», a-t-elle signalé.«Je trouve ça assez grave», a-t-elle ajouté.Mme Robillard déplore ces tiraillements en ce qu’ils «reportent la décision, ajoutent de la confusion».Elle considère que l’option de Lucien Bouchard est la même que celle de Jacques Parizeau.«Fondamentalement, c’est la séparation du Québec.Maintenant, on discute de l’après-sépa-ration.» Interrogée sur l’ouverture du fédéral à négocier avec un Québec souverain, la ministre a comparé le Canada à une maison qui repose sur des fondations et la souveraineté au retrait d’une partie de ces fondations.«Vous pensez que le reste va demeurer là.C’est plein d’incertitudes.Il n’y a aucune garantie», a-t-elle lancé.Finalement, Mme Robillard a indiqué que, pour le moment, le dossier du Québec est sien, le premier ministre Jean Chrétien a d’autres chats à fouetter.«M.Chrétien interviendra quand cela sera nécessaire, quand nous serons en campagne référendaire.Il ne peut être ici à toutes les semaines et faire des commentaires sur ce qui se passe dans le camp du OUI.Il est ie premier ministre du Canada», a-t-eîle rappelé.Les ministres de la Santé veulent une rencontre avec Ottawa Vancouver (PC) — Les ministres de la Santé des provinces et territoires réclament une rencontre d’urgence avec Ottawa pour éclaircir la forme que prendront leurs relations avec le gouvernement fédéral en ce qui a trait au régime d’assurance-maladie.Dans un communiqué émis mardi à l’issue d’une conférence de deux jours, les ministres ont fait valoir que la réunion était rendue nécessaire par la réduction des paiements de transfert fédéraux et parce qu’ils souhaitent obtenir l’assurance d’un financement prévisible des soins de santé.Les ministres veulent également mettre fin aux chevauchements bureaucratiques et demandent au gouvernement fédéral d’agir à l’intérieur de son propre champ de compétence s’il veut réduire.les coûts des soins de santé.D1C I.K I) E V (MH, I, K M E R (’ R K I) I 12 A V RII.I il il f> A A ?LE~ MONTREAL Jeu de dominos à la commission scolaire Taillon A la défense des femmes Des parents dans la rue pour garder leur école PAUL CAUCHON LE DEVOIR La défense de l’école de quartier est devenue une lutte très populaire: ce sont maintenant les parents de l’école Arc-en-ciel à Saint-Hubert, sur la Rive-Sud, qui lancent un mouvement de défense pour le maintien de leur école de quartier.Mais selon le directeur général de la commission scolaire Taillon, l’insistance de ces parents risque d’entraîner un affrontement avec les parents d’un autre secteur de la ville, qui veulent que leurs enfants soient relocalisés dans l’école Arc-en-ciel.La commission scolaire Taillon a voulu redécouper son territoire à cause de l’accroissement de la population dans le quartier Cité-soleil, un nouveau développement où l’on ne compte pas d’école primaire.La commission scolaire ne peut demander au gouvernement de construire une nouvelle école, puisqu’elle dispose d’un grand nombre de places excédentaires sur son territoire.Ses prévisions de clientèle font état, d’ici cinq ans, d’un groupe potentiel de 460 élèves en provenance du quartier Cité-soleil, une population étudiante qui est actuellement dispersée dans plusieurs écoles.La commission scolaire a donc proposé que les enfants de Cité-soleil soient majoritairement regroupés à l’école Laurent-Benoit et qu’un autre groupe occupe l’école Quatre-Saisons, où se trouve actuellement une école alternative.Dans ce jeu de dominos, l’école alternative sera relocalisée dans les actuels locaux de l’école Arc-en-ciel, et les enfants d’Arc-en-ciel seront «fusionnés» avec l’actuelle école Saint-Joseph, quelques rues plus loin, où la clientèle est en forte baisse.Les parents de l’école Arc-en-ciel manifestaient hier midi à Saint-Hubert contre ce projet, qui doit être mis en place en septembre.Ils estiment ne pas avoir été suffisamment consultés, malgré ce que prétend la commission scolaire.Us font valoir qu’Arc-en-ciel, qui compte moins de 200 élèves (maternelle incluse), existe depuis onze ans, que c’est une école de quartier bien implantée, qui comprend une garderie et un projet éducatif informatique.Le déménagement à Saint-Joseph entraînerait une dilution du projet informatique et une installation dans des locaux en sous-sol.Le comité d’école soutient avoir obtenu les signatures de plus de 80 % des parents pour pouvoir porter la décision de la commission scolaire en appel.On envisage même d’obtenir une injonction contre la commission scolaire.«Pourquoi ne pas envoyer tout simplement les enfants de Cité-soleil directement à l’école Saint-Joseph?», se demande Jacques Levasseur, porte-parole du comité de parents.Le directeur général de la commission scolaire, Jac-quelin Bergeron, explique que le conseil des commissaires entendra les parents lors de sa réunion du 25 avril prochain, mais il ne voit pas beaucoup de solutions au problème.«Les élèves d’Arc-en-ciel seront dirigés vers une école toute proche, soutient-il.Les parents de l’école alternative Quatre-Saisons ont accepté de déménager puisque de toute façon leurs enfants proviennent déjà de partout.En ce qui concerne les enfants de Cité-soleil, nous pouvons en placer 260 à Laurent-Benoit, et le reste à Quatre-Saisons, ce qui implique pour les enfants un transport en autobus d’environ 20 à 25 minutes, alors que les envoyer à Saint-Joseph entraînerait des déplacements de 45 minutes en autobus.Si les parents d’Arc-en-ciel protestent, ce sont les parents de Cité-soleil qui vont commencer à exiger qu’on maintienne les modifications proposées.» ES PHOTO JACQUES NADEAU LE RESPONSABLE des relations publiques à la Sûreté du Québec, Robert Poéti, a signé, hier, en compagnie du maire de Montréal, Pierre Bourque, une pétition lancée par des hommes s’opposant à la violence faite aux femmes.Le cabinet du comité exécutif de la Ville de ¦ Montréal a lancé cette campagne de sensibilisation à la violence faite aux femmes, hier, et veut recueillir 20 000 signatures d’homtnes «s’engageant à refuser la violence des hommes faite aux femmes» au cours des six prochains mois.Le juge rejette la requête des cinq policiers LE DEVOIR Le juge Benjamin Greenberg a rejeté hier la demande des avocats des cinq policiers de la CUM — accusés de voies de fait sur la personne de Richard Barnabé — qui demandaient lundi de casser les accusations qui pèsent contre leurs clients.C’est donc dire que Pierre Ber- geron, 41 ans, André Lapointe, 31 ans, Manon Cadotte, 25 ans, Louis Samson, 32 ans, et Michel Vade-boncœur, 31 ans, sont toujours accusés de voies de fait graves sur la personne de Richard Barnabé, de voies de fait ayant causé des lésions corporelles et de lui avoir illégalement causé des lésions corporelles.Cette question réglée, la défense y est allée d’une autre requê- te, hier, cette fois pour demander des explications à la Couronne sur la nature précise du troisième chef d’accusation.Insatisfaite des réponses du procureur, la défense a demandé au juge de se pencher sur la question, ce qu’il fera ce matin.ùLa deuxième journée du procès a de nouveau été frappée d’un interdit de publication, auquel est venu s’ajouter un huis clos qui a tenu le public éloigné de la salle d’audience et du procès pendant la majeure partie de la journée.Le huis clos a été demandé par l’avocat de la famille Barnabé pour assurer la confidentialité de certains renseignements personnels concernant Richard Barnabé, réclamés par la défense.Plusieurs points de droit seront discutés ce matin et au cours des prochains jours, histoire en quelque sorte de mettre la table pour le début de la sélection du jury, prévu pour le 24 avril.D’ici là, peu d’informations devraient être diffusées ou publiées dans les médias, les journalistes ne pouvant rapporter durant le procès des faits qui n’ont pas été portés à la connaissance des membres du jury.EN BREF ?URGENCE FERMÉE (Le Devoir) — L’urgence de l’Hôtel-Dieu sera fermée du jeudi 13 avril, à 17h, au mardi 19 avril, 8h, en raison de travaux de rénovation majeurs, rendus nécessaires pour améliorer la sécurité du bâtiment en matière de prévention des incendies.En conséquence, des mesures ont été prises pour diriger les patients par ambulance vers les hôpitaux Sainte-Jeanne-d’Arc, Saint-Luc, Notre-Dame et Santa Cabrini.I.es patients qui voudraient se rendre à l’urgence par leurs propres moyens sont invités à se diriger vers les autres services d’urgence des hôpitaux de la région de Montréal.-?- SEARLE SUSPENDU Le Devoir) — Le représentant du district Loyola à l’Hôtel de Ville de Montréal, Jeremy Searle, se voit interdit de siéger au conseil municipal parce que le Parti des Montréalais n’a pas encore déposé son rapport financier pour l’année 1994, comme le prescrit la loi.Cette suspension s’applique à M.Searle bien que celui-ci ait démissionné du Parti des Montréalais: la démission aurait été signifiée trop tard.La pénalité demeurera en vigueur tant que les états financiers ne seront pas transmis.-?- HOULEUSE EXPOSITION (Le Devoir) — La tenue prochaine de l’exposition de la soie au Jardin botanique a monopolisé hier après-midi les débats du conseil municipal.L’opposition a vilipendé l’administration du maire Pierre Bourque sur au moins deux aspects du dossier qui soulèvent le doute.D’abord, la directrice du service des parcs, Lise Cormier, a outrepassé le mandat que lui avait accordé le conseil municipal en janvier dernier pour signer une entente avec des représentants du Musée chinois.De plus, le budget de l’exposition, qui totalise 510 000 $, n’a jamais été autorisé par le conseil municipal.Si, pour le maire Bourque, ces attaques ne sont que mensonges, l’op^ position estime qu’il s’agit là d’un élément révélateur d’une nouvelle façon de faire inquiétante à l’Hôtel de Ville.PRIVILEGES.le savoir faire du maître chocolatier Mm.A UruxHIuitf?860, av.du Mont-RoÿâTEst Montréal ® 523-2751 ROBIC DEPUIS 1892 AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE LEGER ROBIC RICHARD AVOCATS 55, ST-JACOUES, MONTRÉAL.QUÉBEC H2Y 3X2 Fax: (514)845-7874 Tél.:(514) 98 R«0«B«l»C la maîtiiic dei intancjiC'lci.?’T petite fabrique de chocolat Appuyez la campagne de vente d’arachides de La Fondation du rein.La Fondation canadienne du rein Le Courrier arlementaire PRÉSENTE •«voir cl Québec Il Ln Ptihlir.iiions Mass-Mctlla ta* JO* » 5 IDÉES A 7 Restaurer les acquis démocratiques Peut-on éviter que le drame rwandais ne se reproduise au Burundi?PHOTO AP Des réfugiés traversant la frontière avec le Zaïre, à Gatumba, 20 kilomètres à l’ouest de Bujumbura, le 26 mars dernier.Quelque 25 000 personnes ont ainsi fui la capitale burundaise durant ce week-end.JEAN H.LAVOIE Avocat et consultant auprès du National Democratic Institute for International Affairs, au Burundi et en Afrique du Sud 1 y a un an déjà, les présidents burundais et rwandais succombaient dans l’attentat de l’appareil qui les ramenait à Kigali depuis Arusha en Tanzanie.Quelques heures plus tard, le Rwanda était à feu et à sang.Pendant de nombreuses semaines, le monde entier était accablé par la cruauté des images qui lui étaient transmises.Tous se demandaient: que peut-on faire pour mettre un frein à ce génocide sanglant?Comment protéger ces pauvres enfants contre les pulsions irrationnelles et diaboliques de leurs aînés?Depuis quelques jours, les médias internationaux couvrent avec attention les attaques meurtrières commises par les forces de l’ordre burundaises contre les populations hutues de la capitale et du nord du pays.La même question resurgit aujourd’hui: peut-on aider le Burundi à éviter le pire?Comment empêcher qu’une série de crises dévastatrices n’atteignent leur paroxysme et n’entraînent le pays dans l’abîme?Depuis l’assassinat du premier président démocratiquement élu, Melchior Ndadaye, en octobre 1993, l’évolution de la situation politique est inquiétante.Rappelons qu’en juin 1993, à la suite des premières élections multipartites de l’histoire du pays, le FRODEBU, fortement soutenu par l’ethnie majoritaire hutue, avait remporté les élections présidentielles et législatives avec une majorité de près de 70% des voix.Il est important de préciser que la minorité tutsie, bien que ne représentant qu’à peine 20% de la population, a traditionnellement contrôlé tous les leviers de la société, que ce soit aux niveaux politique, juridique, militaire, économique ou religieux.Pour une majorité de Hutus, le changement de pouvoir équivalait à une révolution sociale.Pour plusieurs Tutsis, la défaite était le début d’un cauchemar: la crainte de voir tous leurs droits et privilèges disparaître.La tentative d’un coup d’Etat militaire contre le président Ndadaye n’était qu’une première démarche pour un groupe d’extrémistes afin de reprendre le pouvoir et de remettre en place le système de domination dont ils avaient toujours bénéficié.Depuis lors, le gouvernement qui dans une perspective d’unité nationale est formé principalement de modérés des deux ethnies, est sans cesse victime des stratégies insidieuses et du chantage de membres des partis politiques de droite.Cette constante obsession de déstabiliser le gouvernement a jusqu’à maintenant connu de nombreux succès.En quelques mois, devant les menaces des extrémistes, le président de l’Assemblée nationale et le premier ministre ont dû démissionner.La trajectoire semble tracée.On est en droit de s’attendre à ce que la tête du président soit bientôt ré,clamée.Pendant que ce coup d’Etat civil perpétuel suit son cours, la tension monte.La lutte des classes s’intensifie.Ije.désir d'accéder au pouvoir est ardent.Tutsis et Hutus se polarisent et forment leurs groupes armés respectifs.Les accusations contre les forces de l’ordre abondent.Les appels à la désobéissance civile et à la violence accentuent les tensions interethniques à l’échelle du pays, provoquent un haut degré d’instabilité au niveau des institutions et entraînent le chaos au sein de la population.L’extermination de victimes innocentes qui n’ont point le temps de fuir les lieux du carnage se poursuit.Alors que la majorité silencieuse est anéantie par la lourdeur des tragédies qu’elle subit, elle risque en même temps d’être privée du soutien dont elle a besoin pour manifester son désir de vivre en paix.En l’occurrence, le Canada, sans doute fort influencé par les reportages alarmistes de quelques journalistes, a été le seul pays recommandant formellement à tous ses citoyens de quitter.Sans vouloir prétendre que les étrangers peuvent à eux seuls changer le destin du Burundi, il est certain cependant que leur seule présence peut avoir un effet de dissuasion et de prévention.La crise au Rwanda aura coûté 1,4 milliard $ à la communauté internationale et entraîné la mort d’au moins 500 000 personnes et le départ d’environ un million de réfugiés.N’avons-nous pas une obligation de faire l’impossible pour prévenir pacifiquement l’escalade du conflit au Burundi?En excluant de prime abord les interventions de nature militaire, je crois qu’il y a lieu de songer sans plus attendre à agir aux niveaux suivants: ¦ Relégitimer le gouvernement et le parlement en soutenant les personnalités politiques modérées vouées à la recherche de consensus et de compromis.¦ Favoriser un dialogue entre les citoyens, les militaires et les membres des administrations locales et nationales.H Créer des moyens de communication (radios communautaires) permettant aux citoyens d’exprimer leurs inquiétudes et leurs opinions.¦ Fournir des incitatifs économiques afin de favoriser l’emploi chez les jeunes et empêcher qu’ils soient les otages des extrémistes.¦ Contribuer à la réforme du système judiciaire et encourager la présence de magistrats internationaux dans l’application des procédures criminelles.B Dépêcher des équipes d’observateurs des droits de la personne afin qu’ils dénoncent publiquement les abus commis.B Participer à la formation des militaires et des gendarmes.B Collaborer à la mise en place du débat national et proposer des voies de solutions constitutionnelles.Il est clair que ces recommandations ne pourront avoir d’effet positif que si les Burundais, d’abord et avant tout, investissent l’énergie et la bonne foi qui s’imposent Cela dit le respect de la souveraineté du Burundi n’exclut pas le fait que nous ayons le devoir d’assumer nos obligations internationales.Si, par notre présence, nous parvenions à redonner un sens à la notion de justice et aidions le pays à restaurer ses acquis démocratiques, ce serait déjà une grande victoire.Trois siècles de liberté de presse Le 12 avril 1695, le Parlement anglais refusait de reconduire le Licensing Act en vertu duquel tout écrit devait obtenir la sanction des autorités avant d'aller sous presse ALAIN BOUDREAU Diplômé de philosophie, Université de Montréal - armi les valeurs fondamentales dont peuvent P s’enorgueillir à juste titre les démocraties libérales, figure sans contredit au premier rang la liberté d’expression avec son corollaire immédiat, la liberté de la presse.Il y a il—,, aujourd’hui trois siècles, le 12 avril 1695, le ’arlement anglais refusait de reconduire le Licensing Act, aussi appelé Printing Act, en vertu duquel tout écrit devait obtenir la sanction des autorités avant d’aller sous presse.Ce geste de l’Assemblée nationale anglaise constitue certainement l’un des plus hauts faits de l’histoire politique en Angleterre et hissera ce pays au rang de modèle aux yeux de toutes les nations.Plus d’un siècle et demi après cette date, l’historien et homme politique Thomas B.Macaulay saluait dans l’enthousiasme un événement «qui a fait plus pour la liberté et pour la civilisation que la Grande Charte ou la Déclaration des droits».De toutes les nations européennes, l’Angleterre fut la première à mettre fin au système de la censure préalable.A titre de comparaison, rappelons que la France n’y parvint définitivement qu’avec la loi du 29 juillet 1881, la censure sur le théâtre ne tombait qu’en 1906.A lui seul, un tel écart aurait suffi pour justifier ce mot fameux que Wilfrid Laurier lança à Paris en 1897: «Nous sommes fidèles à la grande nation qui nous donna la vie, nous sommes fidèles à la grande nation qui nous a donné la liberté.» I.’histoire de la liberté de la presse en Aie gleterre est liée étroitement à celle de l’institution parlementaire.C’est en effet à l’intérieur de cette enceinte que cette liberté fut d’abord acquise, comme en témoignent deux articles de la Déclaration des droits imposés à Guillaume d’Orange en 1689, au lendemain de la Glorieuse Révolution: «Que l’élection des membres du Parlement doit être libre: Que la liberté de parole et les débats ou les actes du Parlement ne doivent pas être entravés ou mis en question en aucune cour ou place hors du Parlement.» Mais ce qui n’a semblé qu’un privilège conféré a une élite dirigeante allait bientôt s’étendre à 1 ensemble de la société civile.A cet égard, l’abandon du licensing Act en avril 1695 doit être situé dans une plus large perspective, qui voit l’Angleterre de cette époque en lutte contre l’hégémonie française catholique sur le continent européen.Le combat pour la liberté de la presse venait alors s’inscrire dans celui où l’enjeu était cette fois la liberté de conscience ou religieuse; la liberté de corps ayant été consacrée quant à elle par le Habeas Corpus Act de 1679, lui-même précédé de la Pétition des droits de 1628, alors même qu’en France, les terribles Lettres de cachet, que Mirabeau dénoncera du fond de sa prison, continueront de prévaloir jusqu’à la Révolution.Monarque étranger sur le sol anglais et champion du protestantisme en Europe, Guillaume III éveillera aussitôt la méfiance et les craintes chez les députés du «Pays», favorables ay compromis religieux que semble réaliser selon eux l’Église anglicane établie; il recevra, en revanche, l’appui des députés de la «Cour», anticatholiques et en faveur de la poursuite des guerres engagées sur le continent à la suite de la Révocation de l’édit de Nantes.C’est ainsi que seront formés les groupes tory et whig, à l’origine de ce bipartisme qui caractérisera désormais le parlementarisme britannique.L’enrôlement de l’Angleterre dans les guerres européennes allait soumettre la nation anglaise à de rudes épreuves (rappelons que sa population ne représente alors que le quart de celle de la France), tout en jetant les bases du futur Empire britannique, dont la puissance et l’étendue culmineront dans la seconde moitié du XIXf siècle.Mais pour l’heure, Guillaume se doit de lever les crédits indispensables à ses armées, et la Déclaration des droits lui oppose en ce domaine des conditions très strictes.Il n’aura par conséquent d'autre ressource que de porter cette opposition à l’intérieur du Parlement où, à compter de ce jour, l’affrontement entre whigs et tories deviendra déterminant.C’est ici qu’entre en scène l’un des personnages sans doute parmi les plus fascinants de l’histoire politique en Occident.Robert Harley, devenu plus tard compte d’Ox-ford, est élu membre du Parlement en 1689 et, en quelques années, prend la direction des députés du «Pays», mais pour ensuite évoluer rapidement à la tète du groupe de la «Cour».La contribution de Robert Harley au maintien ainsi qu'à la sauvegarde de la liberté de la presse fut absolument cruciale.Et lorsque celle-ci se verra menacée à nouveau en 1712, Harley choisira de la taxer, plutôt que de la museler.C’est afin de les mettre au service de la paix que celui en qui l’histoire a reconnu le premier «premier ministre» utilisera les deux puissants outils alors à sa disposition: l’action parlementaire et la liberté de la presse.De leur conjonction naîtra l’opinion publique, à laquelle sera aussitôt associé un «quatrième pouvoir».L’action de Harley s’ouvre sur la première guerre de Guillaume quand celui-ci entraîne l’Angleterre au sein de la ligue d’Augsbourg.Alors chef du parti du «Pays», Harley fit adopter par les Communes, en décembre 1694, le Triennal Act, qui, comme son nom l’indique, limitait le mandat des rpajori-tés élues à une durée maximale de trois années.A l’origine, cette mesure visait à contrer l’établissement, à l’intérieur du Parlement, d’une faction par trop favorable à la couronne.Le rejet cinq mois plus tard du Licensing Act, en avril 1695, allait cependant lui conférer une autre portée.Le Triennial Act demeura en vigueur jusqu’en 1715.Onze élections générales Ainsi, sous les règnes de Guillaume et de Anne, il n’y eut pas moins de 11 élections générales.L’avènement d’une presse entièrement libre en Angleterre a donc coïncidé avec l’entrée dans l’une des périodes les plus tumultueuses de l’histoire du parlementarisme dans ce pays.Les conditions étaient réunies qui marqueront les débuts du journalisme politique et littéraire, constitutif de notre moderne presse périodique.L’occasion en fut la seconde guerre de Guillaume, dans laquelle la maison des Habsbourg disputa la Succession d'Espagne à leurs adversaires.Tes Bourbons de France.Ministre tory près de Anne — celle-ci, dans un geste d’apaisement, céda la couronne d’Angleterre à la dynastie étrangère de Hanovre —.Harley se fit l’architecte de la paix au milieu d’une société civile en émoi et épuisée par la guerre, et face à un Parlement sur le point de tomber sous la domination du parti belliciste des Wfiigs, ralliés au cri de No Peace Without Spain.A cette fin, il mit à son service les premiers journalistes de l’ère moderne, les écrivains Daniel Defoe et Jonathan Swift, et mobilisa la presse dans une véritable «campagne pour la paix».Il parvint ainsi à soulever l’opinion publique en même temps qu’il renversait en sa faveur le vote des Communes et de la Chambre des Lords.Les traités d’Utrecht et de Rastadt de 1713 et 1714 établissaient un équilibre entre les puissances européennes, qui allait demeurer intact pendant un siècle.Une presse libre naquit il y a trois siècles en Occident sous les heureux auspices de la paix et de la concorde entre les nations.Ontario Discrimination à ciel ouvert Le système de financement de l’éducation empêche les jeunes francophones de jouir de chances égales en matière d’éducation GILLES MARLEAU Orléans, Ontario ====| es Franco-Ontariens se font sou- Lvent demander ce qu’ils ont à «chialer» et quelle est la source de leurs malheurs.La réponse est fort simple: le système de finance-==J ment de l’éducation en Ontario est hautement discriminatoire et empêche les jeunes francophones de jouir de chances égales en matière d'éducation.Privés des moyens de formation auxquels ils ont pourtant droit en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés, il n’est pas surprenant de retrouver les francophones grands champions du décrochage, du chômage et des bas salaires.Comment fonctionne le système?Il faut d’abord savoir qu’en Ontario, les conseils scolaires tirent en moyenne 60% de leurs revenus de taxes locales et que le gouvernement provincial vient compléter le financement des conseils scolaires jusqu’à un montant plafond par élève, qu’il a lui-même déterminé.Or, il arrive que certains conseils scolaires anglophones puissent puiser à même les taxes locales des montants d’argent qui dépassent largement le montant plafond fixé par la province pour fin d’octrois.Les conseils scolaires anglophones privilégiés peuvent garder ces excédents d’argent et en faire profiter leurs élèves, leur donner ce competitive edge, comme ils disent.Ce n’est pas un hasard si ce sont des conseils scolaires anglophones qui sont favorisés financièrement; le système est biaisé en leur faveur.En Ontario, les contribuables peuvent diriger leurs impôts locaux à un conseil scolaire de leur choix.Mais il y a des «règles» à suivre et celles-ci sont très discriminatoires comme en font foi les exemples suivants: B Lors du recensement municipal, si un contribuable francophone oublie de spécifier qu’il veut que ses impôts scolaires soient dirigés au conseil scolaire francophone, ceux-ci iront, par défaut, à un conseil scolaire anglophone; par contre, si un anglophone oublie de diriger ses impôts scolaires, ceux-ci iront à un conseil scolaire anglophone.Justice exigerait que les impôts scolaires «non dirigés» soient répartis entre les divers conseils scolaires sur un même territoire en proportion du nombre d’élèves inscrits dans chacun.B Dans le cas de propriétés tenues en copropriété, la Loi scolaire en Ontario stipule que dans les cas où deux, dix ou deux millions de personnes (peu importe le nombre) sont ensemble propriétaires, si une seule d’entre elles choisit d’être contribuable d’un conseil scolaire de langue anglaise alors que toutes les autres voudraient être contribuables à un conseil scolaire de langue française, toutes les taxes scolaires de la propriété tenue en commun sont dirigées au conseil de langue anglaise, fl Les personnes morales (sociétés) privées à majorité francophone ne peuvent diriger leurs taxes scolaires à un conseil scolaire francophone qu’en proportion des actions détenues par les francophones alors que les détenteurs d’une simple majorité des actions peuvent diriger toutes les taxes scolaires de leur société à un conseil scolaire anglophone.Ces exemples nous font voir clairement que les lois de la province de l’Ontario en matière de financement de l’éducation sont nettement méprisantes et discriminatoires envçrs les francophones de cette province.A cet égard, ces lois sont très certainement les plus ouvertement discriminatoires en Occident D est plus que temps que l’Ontario et le Canada mettent fin à cet état de fait qui perdure depuis trop longtemps; l’unité du pays l’exige.ainsi que l’avenir de mes enfants! L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes: à l’information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon.Jean Chartier.LouisGilles Fran-coeur (environnement), Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit Bernard Morrier, Isabelle Paré, Louis Lapierre (adjoint au directeur de l’information), Konrad Yakabuski; Jean-Pierre Legault (responsable des pages thématiques) , Diane Précourt (pages éditoriales, responsable de la section Tourisme): Martin Dudos et Christine Dumazet (relecteurs); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); à l'information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon, Pierre Cayouette (livres), Pau-Ie des Rivières.Marie Laurier, Robert Lévesque.Benoit Munger, Odile Tremblay; à l'information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Truffaut.Claude Turcotte; à l'information internationale: Jocelyn Coulon (responsable), François Brousseau (éditorialiste), Antoine Char, Sylviane Tramier, Clément Tru-del; à l'information politique: Pierre O’Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec): Serge Chapleau (caricaturiste): à l’information sportive: Yves I d'Avignon; Denise Babin, Marie-Claude Petit (commis).Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction).La Documentation: Gilles Paré (directeur): Manon Scptt Serge Laplante (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBUCTIÉ Lude Pinsonneault (directrice), Yves Wiliams (superviseur, Avis publics et annonces classées).Jacqueline Avril.Daniel Barbeau, Jean de BUlv.Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Mariène Côté.Sylvie Hanna, Christiane Legault, Suzanne Miscevic, Jacques A Nadeau.Micheline Ruelland.Monique Verreault (publicitaires): Sylvie Laporte, Pierrette Rousseau, Micheline Turgeon: Michèle Bouchard (secrétaire).L’ADMINISTRATION Henry Riedl.c.m.a.(contrôleur), Nicole Carmel (responsable des services comptables); Florine Cormier.Céline Furoy.Jean-Guy Lacas, Nathalie Perrier, Danielle Ponton.Danielle Ross.Linda ThériauU (adjointe à l'administration).LE MARKETING ET SERVICE À LA CLIENTÈLE Christianne Benjamin (directrice).Johanne Brien (secrétaire), Manon Blanchette.Monique L'Heureux.Lise Lachapelle.Rachelle Leclerc-Venne.LA PROMOTION ET LES RELATIONS PUBLIQUES Guy-Renaud Kïrouac (direclcur).Chrystan Guy (superviseur à la promotion des abonnements).LA PRODUCTION Marie-France Turgeon (directrice de la production).Jean Lemav (directeur adjoint, production et mJfrrTrwftçuf).Johanne Brunet.Danielle Cantara, RkTiard DesCor-miers, Caroline des Rosiers.Lynda Di Cesare.Marie-Josée Hudon.Sylvain Lesage.Michéle Malenfant.Christiane Vaillant Christian Vien.Olivier Zuida.LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Marcel Couture (président).LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président).Roger Boisvert (vice-président et directeur général).Le geste constitue l’un des plus hauts faits de l’histoire politique anglaise et hissera ce pays au rang de modèle aux yeux de toutes les nations. L E I) E V 0 I R , Ii E M E R C R EDI 12 A V R II.I 9 f) .r> A 8 - — -* LE DEVOIR « — ACTUALITÉS Un recours collectif est intenté contre Royal Trusteo Toronto (PC) — Des actionnaires déçus de Royal Trusteo, une société aujourd’hui disparue, ont déclaré hier avoir été induits en erreur au sujet de la position financière de la compagnie et annoncé qu’ils poursuivaient les 41 membres du conseil d’administration et de la direction pour obtenir une indemnisation.Le groupe a déposé une requête en recours collectif.«La direction et le conseil d’administration de la compagnie (.) sont responsables du fait que la compagnie ait fait, en public, des déclarations optimistes et positives à un moment où ils savaient — ou auraient dû savoir — que la compagnie subissait une détérioration sérieuse», dit la requête déposée auprès de la Cour de l’Ontario.«Ces déclarations ont induit le public en erreur en ce qui a trait à l’état véritable de la compagnie, incitant ainsi les investisseurs à acheter ou à conserver leurs actions.» Parmi les anciens membres du conseil d’administration figurent le fameux hockeyeur Jean Béliveau, l’animatrice Adrienne Clarkson, le sénateur Trevor Eyton et Richard Pound, vice-président du Comité international olympique.Les vérificateurs comptables de la compagnie, Ernst and Young, sont au nombre des sept sociétés nommées dans la poursuite.Le groupe, qui représente environ 1100 actionnaires, considère qu’il y a plus de 20 000 personnes qui ont perdu plus de 1 milliard $ dans l’effondrement de la société, survenu en 1993.Ils souhaitent la tenue d’une enquête sous les auspices de la cour.«Les investisseurs publics ont le droit de savoir en détail ce qui est arrivé à cette compagnie “blue-chip”, a déclaré au cours d’une entrevue Raymond Budd, président du comité.«Nous demandons à la cour de conclure que Royal Trusteo n’a pas tenu ses engagements envers les investisseurs publics et que nous avons donc droit à une indemnisation.» - t EMPLOI Un plan d'action attendu pour septembre SUITE DE LA PAGE 1 Pour l’heure, la seule chose qui est certaine, c’est que la direction du Québec du ministère fédéral du Développement des ressources humaines devra, au cours des trois prochaines années, faire face à une perte de 1200 à 1300 employés et à une réduction de ses budgets.En outre, le budget Martin annonçait le regroupement de l’ensemble des services sociaux offerts par Ottawa.Ces changements forcent les autorités administratives à restructurer leurs services, explique M.Plourde.Un plan d’action complet doit être élaboré pour septembre.Par contre, aucune entente n’a jusqu’à présent été signée avec le Québec sur un nouveau partage des responsabilités à l’égard de ces programmes, constate M.Plourde.Mais «on ne présume de rien, dit-il.Si le partage est différent, ça viendrait changer le portrait».Le document sur «le contexte organisationnel actuel et futur» du ministère au Québec, obtenu par Le Devoir, n’exclut pas la possibilité d’une entente.«Cette vision est bien entendu conditionnelle au maintien d’un statu quo dans le partage des responsabilités entre le Québec et le gouvernement fédéral», dit le document.«Il faudrait la revoir dans le cas où un transfert majeur de responsabilités à la province était fait.» On évoque entre autres l’entente récemment signée par la Saskatchewan.Le Québec avait refusé de signer pareille entente administrative.Même le gouvernement libéral d,e Daniel Johnson trouvait que cela ne correspondait pas aux volontés du Québec.Mais les fonctionnaires ne peuvent plus attendre.Et ils ont concocté un redéploiement des services fédéraux qui sera semblable à ceci: ¦ les Centres d’emploi du Canada (CEC) seront remplacés par trois types de points de services: entre 20 et 30 centres canadiens de ressources humaines (CCRH), pour administrer les services sur des bases régionales; ¦ les 35 à 50 centres locaux de ressources humaines (CLRH), qui dispenseraient des services intégrés et personnalisés de première ligne, pourraient prendre la forme d’un guichet et être gérés par des partenaires du secteur privé (organismes communautaires); ¦ les kiosques disposeront de libres-services automatisés, ne compteraient pas d’employés et des partenaires privés pourraient, après cinq ans, en devenir propriétaires.Le ministère veut considérablement développer l’in-focentre pour répondre aux demandes par téléphone.Il souhaite aussi recourir de plus en plus aux technologies de l’information les plus récentes pour faciliter le traitement des dossiers par ordinateur, et même à distance./ .RADIO-QUEBEC «Il faut repenser sa vocation» SUITE DE LA PAGE 1 Radiomédia, en arrive à conclusion que «de télévision éducative et culturelle généraliste qu’elle est aujourd’hui, sous-financée par rapport à l’étendue de son mandat, Radio-Québec doit devenir une télévision éducative et de formation (.)».Ces propositions surviennent quelques semaines avant que le groupe-conseil créé vendredi dernier par M.Parizeau et présidé par celui qui est pressenti pour devenir le nouveau président de Radio-Québec, Jean Fortier, ne formule, le 5 juin prochain, ses propres recommandations sur la redéfinition de la vocation de Radio-Québec et sur soq organisation.A Québec, M.Parizeau a rappelé qu’«il faut repenser la vocation de Radio-Québec du côté éducatif».Il a ajouté qu’«on ne doit pas abandonner les régions».A tout événement, c’est le groupe-conseil qui verra à conseiller le premier ministre à cet égard.En ce qui touche la programmation, ce repositionnement de Radio-Québec implique que soient favorisées qualité, quantité et pertinence «de la programmation scolaire et des émissions pour la jeunesse», signale le comité exécutif dans ses «orientations triennales 1995-1998».Dans la même foulée, Radio-Québec devra «améliorer la programmation éducative favorisant l’éducation continue de toute la population» et «ouvrir de nouvelles voies en matière de formation à distance et de formation professionnelle».«Rien de cela n’est antinomique avec une éventuelle fusion avec Télé-université» comme l’a évoquée M.Parizeau, a indiqué, hier, André Beaudet, directeur des communications de Radio-Québec.Mais une télévision strictement éducative ne peut manger à tous les râteliers et attirer de la publicité.Aussi le comité estime que Radio-Québec devra «progressivement abandonner la publicité traditionnelle».Ce sont 5 millions $ en moins sur un budget total de 85 millions $, duquel on doit retrancher 10 millions $ compte tenu des compressions commandées par le gouvernement La subvention de fonctionnement de Radio-Québec s’élevait à 65 millions $ l’an dernier et quelque 9 millions $ de son budget proviennent de commandites dites «particulières», c’est-à-dire destinées à des émissions précises.Le comité suggère de diversifier les sources de financement «en adoptant des stratégies différentes sur le plan du marketing (partenariats, commandites, licencing, alliances stratégiques)».Au chapitre de la production, le comité propose le recours à la sous-traitance et, sans les préciser, l’abandon des activités non essentielles.H envisage la vente des installations techniques de Radio-Québec en régions à des producteurs indépendants, la réduction du nombre de ses cadres et le décloisonnement des tâches dévolues à ses employés syndiqués.Le comité a en outre identifié les faiblesses de Radio-Québec, dont la définition imprécise de sa mission, les contraintes que le financement publicitaire impose et la rigidité des conventions collectives et des modes de fonctionnement Tout cela dans un contexte où on assiste à la multiplication des chaînes et de l’offre en programmation, ce qui entraîne la «fragmentation de l’écoute», souligne-t-il.«Le contexte actuel exige que soient dissipée l’ambiguïté, renforcée la différenciation et réaffirmés la mission et le mandat éducatif de Radio-Québec», fait valoir le comité exécutif.flatëf* Pousse! TOURMENTE Johnson a «une poutre dans l’œil» PHOTO AP DES TRAVAILLEURS poussent un chargement de marchandises dans une rue du quartier commercial de Manille, aux Philippines.Le salaire moyen est là-bas de 7 $ par jour pour un travailleur manuel.SUITE DE LA PAGE 1 doit être pris dans certaines choses, a dit M.Parizeau à l’Assemblée nationale.D’autres croient au contraire qu’il n’y a pas de raison de virer.Ça va être discuté.Mais, fondamentalement, ça va trouver sa réponse, je crois, dans la réaction que nous allons avoir tous, après le 19 avril, parce que c’est le 19 avril que la Commission nationale dépose son rapport.» Toute la journée, hier, M.Parizeau et ses ministres ont cherché à dissiper l’impression qu’il puisse y avoir des dissensions fondamentales au sein du mouvement souverainiste.Hier soir, les députés du Parti québécois étaient réunis en caucus et cette question devait y être abordée.Le ministre Guy Chevrette se promettait d’inviter ses collègues à ne pas amplifier «la bombette», créée de toutes pièces selon lui par les médias autour des, déclarations de Lucien Bouchard.A son arrivée au caucus, M.Parizeau a été accueilli par une ovation de la part de ses députés.M.Chevrette reconnaissait toutefois que les souverainistes vont devoir «se parler plus pour ne pas donner l’image ou l’impression qu’on est complètement désordonnés quant à l’essentiel, puisque c’est faux».Le député de Joliette, qui a été élu pour la première fois en 1976, prétend que les divergences qui semblent survenir entre les leaders souverainistes, c’est «minime» à côté de ce qu’il a vécu en 1984, quand une dizaine de ministres — dont Jacques Parizeau — et de députés ont quitté le PQ parce qu’ils étaient contre le «beau risque» de René Lévesque, et en 1987 lorsque Pierre Marc Johnson a été évincé de la direction du PQ par les acolytes de Jacques Parizeau.En Chambre, le chef libéral Da- niel Johnson a essayé de jouer la carte de la divergence dans les rangs souverainistes pour attaquer le premier ministre.«Quand le premier ministre entend-il assumer ses responsabilités et décider lui-même?Lui-même, insiste M.Johnson, pas laisser son officier en second décider pour lui.» M.Parizeau a retourné la situation contre son vis-à-vis, en pointant «la poutre qu’il a dans l’œil».«Qui mène dans le camp du NON?», a-t-il demandé.«Est-ce M.Chrétien?Est-ce Mme Robillard?Est-ce M.Bélanger?Et est-ce que le chef de l’opposition a toujours espoir un jour de diriger le camp du NON?» Les membres du gouvernement s’en tenaient au mot d’ordre lancé par M.Parizeau dimanche: ce que propose M.Bouchard n’est pas un virage sur le fond mais une proposition de ce que pourrait devenir le partenariat entre le Québec et le Canada, mais après et seulement après la souveraineté.Le vice-premier ministre Bernard Landry, qui disait lundi que Lucien Bouchard «vient de donner un sacré coup de main» à la cause en proposant une nouvelle orientation stratégique, a nié hier qu’il y ait des dissensions entre MM.Bouchard et Parizeau.«M.Parizeau a sur les épaules la lourde charge de premier ministre du Québec, plus celle d’être le principal penseur souverainiste dans la constance et la solidité depuis 30 ans.Ça crée des situations parfois particulières», dit-il.«Jacques Parizeau réfléchit à ces choses depuis 30 ans, il est un actif d’une solidité extrême, ajoute M.Landry.Mais fort heureusement, d’autres actifs se sont ajoutés, ils sont brillants, ils ont leurs caractéristiques, leur charisme, sauf que sur le fond, il n’y a aucune différence.» Plusieurs ministres ont fait valoir que le PQ, dans son manifeste Un Québec dans un monde nouveau, paru en 1993, prévoyait lui-même des instances communes pour gérer l’union économique entre le Québec et le Canada.M.Parizeau a rappelé hier qu’il en était le co-au-teur avec M.Landry.M.Landry voit dans ce qui s’est produit «un épisode qui fait réfléchir et qui va nous permettre de construire pour aller plus loin».C’est d’épisode en épisode, dit-il, que les souverainistes sont passés de 30 il y a 30 ans à trois millions aujourd’hui.Et il faudra d’autres épisodes pour gagner.Le ministre Jacques Brassard «ne pense pas que ça puisse de quelque façon lézarder le mouvement souverainiste» ni le leadership de M.Parizeau.«Certains aimeraient bien qu’entre M.Parizeau et M.Bouchard il y ait une concurrence pour savoir qui prend la première place, qui est à l’avant-scène, qui est le mieux placé sous les projecteurs, dit-il.Je sais bien que ce serait intéressant comme lutte, comme compétition, mais ce n’est pas le cas et ça ne sera pas le cas.Les deux chefs sont indispensables à la coalition souverainiste.» La ministre Jeanne Blackburn affirme qu’elle n’a «pas entendu de mes collègues qui prennent leurs distances de M.Parizeau».Visiblement, les péquistes sont agacés par ce qui s’est produit en fin de semaine.Certains, comme le Dr Camille Laurin, croient que «ce n’est pas un événement d’importance».Ce que M.Bouchard propose, «il a appelé ça un virage, mais pour moi, ce n’est pas un virage».M.Laurin accuse les médias d’être «tombés dans (le) piège (de M.Bouchard)».«Il ne faut pas accorder de crédibilité à ce qu’il a dit», a-t-il ajouté, en parlant de M.Bouchard, qu’il considère comme «un des partenaires de lutte que nous avons».Le mythe des économies monstres entraînées par les chirurgies d'un jour MIRAGES SUITE DE LA PAGE 1 convainc, c’est qu’ils seront opérés plus rapidement s’ils passent par la chirurgie d’un jour», explique le Dr Guy Leblanc, directeur des services professionnels dans cet hôpital de 310 lits.Un pas sans précédent pour les malades.Mais pour les économies promises, il faudra chercher ailleurs, convient-il.«Ç’a coûté plus cher au centre hospitalier de démarrer un programme de chirurgies d’un jour.Car les lits libérés sont aussitôt utilisés à d’autres fins et nous avons sans cesse augmenté nos activités», souligne le Dr Leblanc.Voilà un premier mythe démoli en ce qui à trait au mirage des économies monstres entraînées par les chirurgies d’un jour.En mars dernier, le ministre de la Santé, Jean Rochon, annonçait que tous les hôpitaux devront réaliser d’ici deux ans la moitié des chirurgies transférables en chirurgie d’un jour et la totalité d’ici quatre ans.Selon un groupe de travail, ce virage pourrait permettre de libérer l’équivalent de 424 lits ou 131151 jours d’hospitalisation.Dans la région de Montréal, une étude effectuée pour la Régie régionale de la santé et des services sociaux établit pour sa part à 358 lits, soit «un hôpital d’importance», l’économie” potentielle si tous les hôpitaux devaient atteindre ce plafond de 50 % en chirurgies d’un jour.Mais selon plusieurs sources, ce qu’on omet de dire à Québec, c’est que ces économies n’en seront vraiment que le jour où les hôpitaux fermeront tous ces lits libérés par l’introduction de la chirurgie d’un jour.Selon le Dr Paul Landry, porte-parole de l’Association des hôpitaux du Québec (AHQ), des études évaluent à 30 % la différence de coûts entre une série de soins prodigués à l'hôpital et les chirurgies d’un jour.«Ça veut dire que l’économie n’est pas réalisable dans les hôpitaux où il y a trop de demandes pour pouvoir fermer des lits», soutient ce dernier.D’ailleurs, l’insistance du gouvernement sur les dollars rapportés par la chirurgie d’un jour fatigue plus d’un administrateur d’hôpital.Même les auteurs d’un rapport sur la chirurgie d’un jour, préparé pour le ministère de la Santé et la Régie régionale de la santé de Montréal-Centre, soulignent les limites de cette logique économique.«Cette augmentation de l’efficacité (coûts diminués de 30 %) est directement liée à la capacité du centre hospitalier à récupérer les économies, donc à fermer des Üts et à utiliser autrement ses ressources», lit-on dans ce rapport A l’heure actuelle, le plus grand potentiel de développement de la chirurgie d’un jour réside dans des opérations liées au traitement de la cataracte, de lTiemie et de la vésicule biliaire ainsi qu’à la laparoscopie diagnostique, sou- ligne Pierre Boyle, directeur des projets Optimah pour l’AHQ.Un potentiel énorme, mais qui ne se traduira pas spontanément par une réduction des listes d’attente et par des économies mirobolantes, soutient ce dernier.Surtout en période de compressions.«Je ne vois pas comment le ministre Rochon peut défendre cela.Les hôpitaux qui ont pris le virage de la chirurgie d’un jour ont été contraints de le faire parce qu’ils voulaient garder le même nombre de lits.Ils n’ont pas fait d’économies», défend le Dr Boyle.De la même façon, la présidente de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec, Gyslaine Desrosiers, juge qu’on s’illusionne un peu trop sur les bénéfices économiques que les hôpitaux retireront de ce virage médical.Même si le nombre de journées passées à l’hôpital sera moindre, le coût quotidien des séjours montera en flèche en raison des soins plus spécialisés et des équipements de pointe à acquérir pour implanter la chirurgie d’un jour.D’autres questions émergent aussi sur les ricochets qu’aura ce retour accéléré des patienLs au bercail sur les familles, les proches, les épouses et les mères.Pour le Dr Paul Landry, de l’AHQ, il est clair que ce virage ambulatoire «déplace les coûts de santé vers la famille».«Ça implique que les soins incombent surtout aux femmes.C’est souvent la conjointe qui doit jouer le rôle de l'infirmière», avance-t-il.Aucune étude sur cet aspect n’a été réalisée à ce jour.Mais le Dr Landry s’empresse de préciser que les besoins de soins à domicile sont minimes, de l’ordre de 3 à 4 %, chez les candidats à la chirurgie d’un jour.Les impacts seraient plus importants dans l’entourage des patients traités en médecine à domicile.D’autres invoquent déjà le spectre de personnes âgées poussées vers les sor-tie§ d’hôpitaux malgré leur état sérieux.A ce titre, le Dr Pierre Boyle croit que ces craintes sont indûment exagérées et qu’un tri efficace des candidats à la chirurgie d’un jour permettra de minimiser ce problème.«Sauf exception, les personnes seules ne seront pas admises à la chirurgie d’un jour.Et les changements technologiques font qu’il y a des avancées, surtout en anesthésie, permettant aux gens d’être en bien meilleur état à leur sortie», dit-il.Au CLSC Centre-Sud où une entente vient d’être signée avec l’hôpital Notre-Dame pour faciliter le virage ambulatoire, on avoue ressentir l’effet des nouvelles pratiques instaurées par les hôpitaux pour sabrer le temps passé à l’hôpital par les patients, affirme Renée Spain, la directrice générale.«Mais c’est loin d’être la majeure partie de nos activités.Et les gens sont tellement contents d’être chez eux, avec leur famille, que les bienfaits sont immenses.» LE DEVOIR US BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 2050.RUE DE BIEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS U ADMINISTRATION : (514) 9*5-3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514)985 3344 ANNONCES CLASSÉES (514) 985 3344 PUBLICITÉ (514) 985-3399 / télécopieur (514) 9*5 3390 NUMÉRO SANS FRAIS 1 800 363 0305 Its ¦¦¦éfti di télépkoet stirtols sont TiIibIts pou It stnrkt dt Ihitlsoo pti camelot tl pou Its tboiiemeils postm SERVICE DES ABONNEMENTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 A 16H30 Montréal (514) 985-3355 / télécopieur (514) 985-3390 Extérieur (sans frais) 1 800 463-7559 .H3A3M9 n nrfrlmi «al Bibl nr Inc.612 oue* nie 5 pduQufbrc.Téléphof ntjan t.Mon! 514) 9f I.!'Ann rftrv.ràbc à diffi 514) î : (514) S
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