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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1995-02-25, Collections de BAnQ.

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.*/.Le Feuilleton Page D3 Les Petits bonheurs D3 Littérature québécoise Page D4 ?.Jacques Marchand Page D7 Formes Page D8 LE DEVOIR % Portrait de groupe avec dame PIERRE CAYOUETTE LE DEVOIR Du gamin qui risqua l’engelure pour lui réchauffer sa main d’enfant un soir d’hiver jusqu’à cet homme indélébile, bouillant d’angoisse, avec qui elle vécut «l’amour qui tue», la galerie est vaste.Ils y défilent à la queue leu leu, ces hommes qui ont jalonné la vie de Denise Bombardier.Des faibles, des forts, des tyrans, des courageux, des tendres, des terrifiés, des bourreaux sentimentaux, des adolescents qui n’en peuvent plus d’attendre l’amour, des agresseurs sexuels, des agresseurs «intellectuels», des «mal mariés» qui papillonnent, des hommes trop vertueux — les plus dangereux! —, des séducteurs impénitents, des maris fidèles, des amis fuyants, des amis fiables et reconnaissants, des patrons bluffeurs, brillants et inspirés, des patrons raisonneurs, sans imagination et sans humour — mais très recherchés! —, des collègues inspirants et d’autres vulgaires, grossiers comme seules les rédactions peuvent en créer.On y ren-,^SSI contre même un prêtre — dont JB l’histoire est bouleversante — dans ce portrait de groupe Denise avec dame que Bombardier constitue Nos hommes, le plus réççnt ouvrage de Denise Bombardier, paru au Seuil.Én s’offrant pareille audace, la journaliste et romancière avançait en terrain miné.Elle le sait d’ailleurs mieux que quiconque.«C’est très piégé de faire une galerie masculine sous regard féminin.Car si l’écriture n’est pas à la hauteur, c’est foutu, ça devient indécent.Ça peut être banal, grqssier, vulgaire.» A ce propos, elle fut rapidement réconfortée par la France.Une fois de plus.L’accueil chaleureux des médias — son ami Pivot en a fait le sujet principal de son Bouillon de culture — et du public calme ses angoisses et la comble.Au Québec, l’histoire s’annonce tout autre.Une fois de plus.En fait, la controverse a débuté bien avant la parution du livre.De L’Express aux cafés de la rue Laurier, on chuchotait que ce livre racontait dans les moindres détails, sordides et croustillants, un épisode très public de la viq amoureuse de l’auteur.Il n’en est pourtant rien.On a aussi dit que c’était le livre d’une chasseresse.«Que de conneries! Il ne faut pas avoir lu le livre pour dire de pareilles choses.Ce livre est exactement le contraire», s’insurge-t-elle.Il y a de la hargne envers Denise Bombardier.«Non pas du public , mais plutôt d’un certain establishment journalistique et culturel», pré-icïse-t-elle.Peut-être parce qu’on confond le personnage et l’auteur, on rivalise en effet d’insolence en-| vers elle.Comment réagit-elle?Il suf-l fit de ne pas la braquer, d’avoir la [courtoisie de lui laisser la parole i pour qu’elle s’ouvre.Pour découvrir ; aussi, derrière cet ego imposant, une [femme d’une grande sensibilité.E; «Vous savez, mon salut par rapport à ! ça; c’est la France.Là-bas, on prend un livre, on l’ouvre, on le lit et on le [ confpare à d’autres.On sait combien 4$ VOIR PAGE D 2 : BOMBARDIER I, K I) E V O I R .I, E S S A NUJ I) I 2 5 E T D I M A N (' Il E 2 (î F E V R I E H I !) !) 5 Pour une, " éperdue, ts tient du mythe.recherche perdu ODILE TREMBLAY LE DEVOIR 1 a route est monotone de Paris à Illiers.Surtout l’hiver.Pas de neige, mais des terrains plats, des petits villages à peine entrevus, l’ombre géante d’une cathédrale qui se profile au loin.Anne Borrel connaît le chemin par cœur, conduit vite, parle vite.Du genre énergique, la dame qui m’entraîne à tombeau ouvert dans son fief.Mais pour moi, la balade est aussi exotique qu’émouvante.Un vrai pèlerinage dans les eaux du temps perdu.Anne Borrel est la secrétaire de la Société des amis de Marcel Proust et des amis de Combray.A ma demande d’entrevue, à Paris, le mois dernier, elle a répondu par une offre irrésistible: «Rendez-vous demain chez moi, dans le huitième arrondissement, à neuf heures du matin.Je vous entraîne à Illiers.» Allez donc manquer ça.Illiers: Pour un cœur de proustienne éperdue, l’endroit tient du mythe.Le village est décrit sous le nom de Combray dans La Recherche du temps perdu, coin frileux abritant la maison de la tante Léonie, où le petit Marcel passait ses vacances.L’immense écrivain le fit sortir d’une madeleine et d’une tasse de thé, d’une œuvre littéraire géniale par-dessus tout Depuis 1971, année du centième anniversaire de Marcel Proust, Illiers a accolé à son nom celui de Combray, acceptant d’être un livre en forme de village.A 113 kilomètres de Paris et à 25 de Chartres, dans l’Eure-et-Loir, l’endroit semble conservé dans la saumure.Kf* * • ¦ • Le jardin et la maison de la «tante Léonie» au temps de Proust.Il est d’essence proustienne d’être déçu par la réalité des choses Les maisons serrées les unes contre les autres, les rues étroites, «les restes de remparts» émergeant ici et là sont ceux que Proust décrivit dans sa Recherche.On reconnaît la vieille église à l’abside rebondie intégrée comme une mère poule aux façades de la grand place, et son clocher déployé tous azimuts dans l’espace.La Société des amis de Marcel Proust et des amis de Combray possède son siège social à Illiers.Ce club littéraire existe depuis 1947, avec ses périodes creuses, ses remontées, ses crises, ses guerres intestines.Il publie un bulletin annuel, faisant état des nouvelles recherches sur La Recherche, organise des réunions, patronne des colloques, des expositions, des circuits de lecture.Le cercle compte entre 400 et 500 membres dispersés dans une quarantaine de pays, avec une percée importante aux Etats-Unis, au Japon, mais à peine une vingtaine de membres individuels au Québec, quelques universités.«Vous trouvez ça normal, vous, me demande Anne Borrel, que Proust ait si peu la cote dans un pays francophone comme le Québec?» «Euh!» J’avoue n’y rien comprendre.On est secrétaire de la Société des amis de Marcel Proust ou on ne l’est pas.Anne Borrel s’est acheté une maison à Illiers-Combray.Le jardin attenant à sa vieille demeure ouvre sur le pré Catalan dessiné par l’oncle Amiot de Proust Nous le traversons illico.H est d’essence proustienne d’être COLLECTION MUSÉE D'ORSAY Portrait de Marcel Proust par Jacques-Emile Blanche (détail).VOIR PAGE D 2: PROUST un W ü Te B "relie ANDRÉ BURELLE tv Cf a/ de di Pi es9uis «ne th a£no se 'Stic er*pi( «e LE MAL CANADIEN ESSAI DE DIAGNOSTIC ET ESQUISSE D'UNE THÉRAPIE Secrétaire adjoint du cabinet Mulroney, André Burelle était responsable du bureau de relations fédérales-provinciales à Montréal.«Rarement proposition plus honnête et lucide de réforme du fédéralisme a surgi des entrailles du mandarinat fédéral.» (Jean-François Lisée, Le naufrageur) Vol.de 248 pages - 19,95$ I 337690 L E I) E V (lilt, 1, E S S A M E I) I 2 5 E T I) I M A N C II E 2 0 F E V K I E K I !» II 5 L 1 V R E S BOMBARDIER «Nous sommes une société de Venvie» SUITE DE LA PAGE D 1 c’est éprouvant d’écrire.En plus, je fais une chose qu’à peu près personne ne fait ici.Je vais me mettre en compétition avec 57 millions de gens.Ici, c’est comme si mon livre n’existait pas.Il y a des gens, dans un certain milieu, qui vivent dans la surréalité.Parmi eux, il s’en trouve plusieurs qui ont déposé un manuscrit à Paiis et qui leur a été refusé.Ma consolation, c’est le public», explique-t-elle.Elle pousse d’un cran l’explication.«Je constate un phénomène.Je vends beaucoup de livres et ça, ça dérange.C’est vrai que j’en ai peut-être vendu beaucoup la première fois (Une enfance à l’eau bénite, 1985) en partie grâce à la télévision.Mais je n’aurais pas pu renouveler l’exploit une deuxième et une troi-.sième fois.Nous sommes une société minoritaire, avec tous ses travers.C’est accablant quand on aime réussir.Nous sommes une société de l’envie.Un jour, il faudrait que je prenne le temps d’écrire sur l’envie.Un pamphlet, peut-être.Parce que moi, toute ma vie a été traversée par des réactions envieuses et il y a là quelque chose de fascinant, d’épeurant dans le fait de provoquer l’envie comme ça.11 y a des gens qui doivent espérer que je n’existe pas et ça, évidemment, ça me dérange.Ce qui me permet ae passer par-dessus, c’est le public.C’est pour ça que je donne tant de conférences a travers le Québec.Je sais le pouls des gens.C’est pour ça que j’ai la certitude que le discours tenu dans un certain milieu est à mille lieues de la réalité.» Casser l’image nos vieSl Quand on la pense à gauche, elle Rien n’est est à droite.Quand on la pense à droite, elle est ailleurs.Elle est insai- plug faux.» sissable, déboussolante, inclassable.Elle triomphe chez Pivot, mène des entretiens avec les plus grands intellectuels d’Europe ou d’Amérique à la radio ou à la télé de Radio-Canada.Parallèlement, elle interviewe Michel Jasmin, Renée Martel, Claude Poirier ou Martin Drainville.A chaque semaine, elle réalise des entrevues avec des figures populaires pour l’hebdomadaire à grand tirage Dernière heure.«Je ne me dénature jamais, même dans Dernière heure.C’est d’ailleurs une expérience extrêmement enrichissante.De prime abord, on croit que certaines personnes n’ont rien à dire.Mais quand on leur parle intelligemment, on découvre qu’elles sont très intéressantes.» Cette même presse a fait de gros titres avec les «agressions sexuelles» — une première à l’âge de quatre ans, une seconde à 12 ans — dont Denise Bombardier fut victime et qu’elle évoque dans Nos hommes.«C’est incroyable comme cela m’a marquée, combien ces gestes peuvent froisser l’âme», avoue-t-elle.Ce sont toutefois deux autres segments de ce récit qui risquent d’intéresser les lecteurs plus férus de littérature.D’abord l’histoire de ce prêtre qu’elle rencontra dans une soirée de solidarité syndicale et dont la vie bascula (pages 122-142).Ce chapitre mériterait un roman à lui seul.Déjà, dans sa forme condensée, ce segment livre de l’intérieur un portrait saisissant d’une époque, celle des années 60, des grands frissons révolutionnaires et de la grande crise des valeur^ que vivaient non seulement les hommes d’Eglise mais toute une société.Le chapitre suivant' (pages 142-151) vaut aussi que l’on s’y attarde.Parce qu’il est le plus littéraire, le plus riche.L’écriture bascule.Pour raconter cet amour incendiaire qui a failli lui coûter la vie, l’auteur a eu recours à un dédoublement de narrateur.On sent dans ces pages le regard, la distance, le recul de l’écrivain.«Les gens atteints de vertige sont, paraît-il, attirés par le vide.Il en est de même de certaines passions amoureuses.Dès le premier regard, dès le premier frôlement, dès la première étreinte, l’abîme nous attire sans que l’on puisse y échapper.La mémoire ne conserve de ces amours que l’affliction, comme si les moments de bonheur avaient été emportés par des lames de fond.Les événements, les lieux, les êtres qui ont été associés deviennent eux-mêmes «Les objets de souffrance.Ce sont les amours qui tuent», écrit-elle avant hommes, de décrire sa relation à la fois .éblouissante et catastrophique avec croit-on, cet homme qui refusait de s’aban-., donner complètement à ses élans, passent uans obsédé par l’idée de se «ressaisir».Pourquoi Denise Bombardier a-t-elle écrit ce livre à ce moment précis de sa vie?Est-elle à jamais immunisée contre l’amour qui tue?«Je ne sais pas vraiment.Probablement parce que je sentais que je pouvais le faire avec distance.Je n’écris jamais sous l’impulsion de l’émotion.Je vous assure que ce récit m’a échappé des mains.Ce n’est pas ce que je voulais écrire.Mais ça s’est imposé.» «Les hommes, croit-on, passent dans nos vies.Rien n’est plus faux.Ils y entrent pour y rester selon le principe de la chaise musicale.Qu’ils se retirent brutalement ou sur la pointe des pieds, nous ne perdons jamais leurs traces.Sans aucun effort, la mémoire les fait réapparaître», estime-t-elle.La mémoire les fait toujours réapparaître, en effet.Il arrive même parfois, par un hasard que même les plus médiocres scénaristes n’oseraient invoquer, que les anciens amants qu’un continent sépare se succèdent au petit écran, par un froid dimanche de février, et connaissent tour à tour leurs heures de gloire.NOS HOMMES Denise Bombardier Seuil, 155 pages SB te * é v La .Ville Louvre Antiquités Sculptures Objets d'art Peintures Concorde Ruais-Royal Pont-Neuf O M H (Il MH S (hi.i.iMùm Le livre réinventé PIERRE CAYOUETTE LE DEVOIR Entré à la NRF il y a plus de 20 ans, Pierre chand a littéralement réinventé le livre.C’est à lui que des millions de lecteurs, jeunes et moins jeunes, doivent les superbes collections «Découvertes», «Rà'-cines du savoir» ainsi que les non moins superbes «Guides Gallimard».Tous ces livres ont en commun des textes rigoureux, produits par les experts du sujet, et, surtout, une iconographie extrêmement soignée.Eparpillées dans un savant désordres, les images font de ces petits livres un festin tant pour l’œil que pour l’esprit.On y zappe avec bonheur.De passage à Montréal récemment, Pierre Marchand a conclu une entente avec le Fonds de solidarité du Québec pour concevoir un «Guide Gallimard» consacré au Québec.On fera appel pour l’occasion à des auteurs québécois.On ignore pour l’instant la date de parution.r.Entretemps, de nouveaux titres s’ajoutent à la çqP j lection.Ainsi, paraît ce jours-ci Le Louvre, un ouvrage qui annonce la nouvelle génération des «Guides Gallimard».Conçu en collaboration avec la Réunion d^s I musées nationaux, ce guide est proprement ébloui^-, sant.«Je voulais montrer qu’un musée peut être vL; vant», dit Pierre Marchand.' j Ironiquement, Pierre Marchand n’aime pas les ({juristes.«Ce sont souvent des prédateurs, se plainfijhi I Ils ont surtout besoin qu’on les éduque.» C’est dqijsb cet esprit que sont nés ses guides de voyages.,£j i Après avoir vendu des millions de livres en Europe, ; et en Amérique, Pierre Marchand se tourne maint^ J nant vers l’Asie.«L’Asie, c’est la chance du livre»,-•#&) sume-t-il.Aux éditeurs qui envient son succès, Pierre MaiN chand explique que tout est possible lorsque l’oq a, j bien compris les sept étapes de la réussite et qu’oq Jq?; j traverse avec rigueur: la création éditoriale, la conçep:, j tion graphique — d’une importance capitale —, la,fa-, ! brication, le texte, les communications, la commercial J lisation et, la clé, la coédition.aaô [ I PROUST Comme si on allait faire un tour du côté de chez Swann SUITE DE LA PAGE D 1 déçu par la réalité des choses.La Vi-vonne de La Recherche (en fait le Loir d’Illiers) m’apparaît grisâtre, presque glauque sous la pluie d’hiver.Mais Anne Borrel a pris l’habitude charmante de faire visiter les lieux de pèlerinage en citant des extraits correspondants extirpés Du côté de chez Swann.On s’arrête devant l’église.Elle y va de son petite couplet, idem devant la Vivonne, l’allée d’aubépines (si étroite tout compte fait), et bien sûr dans la célèbre Maison de la tante Léonie, transformée en musée.CONCOURS Pour participer, procurez-vous un livre québécois ou canadien d'expression française dans l'une des nombreuses librairies participantes.Plus de DE PRIX GAGNER! PAR TIRAGE INSTANTANEMENT Golf GL 1995 (valeur approx, de 19 000 S ch incluant taxes et préparation) Volkswagen WITTNAUER Æ AA splendides HUI/ montres-bracelets Wittnauer (pour femme ou homme, au choix) (valeur approx, de 3S0 S ch.) ordinateurs ThinkPad IBM 360 (valeur approx, de 4 000 S ch.) Funtoétique CASIO A AA superbes agendas IUU électroniques de Casio (valeur approx, de 140 S ch.) inoubliables voyages d'une semaine pour 2 personnes à Punta Cana en République Dominicaine (valeur approx, de 2 600 S ch.) Quatre, rue du docteur Proust, la demeure a changé trois fois ,de propriétaires depuis le départ d’Elisabeth Amiot, la tante paternelle chez qui, entre six et neuf ans (de 1877 à 1880), Marcel passait ses vacances.La maison, au mobilier d’époque ou de famille, est désormais musée.La cuisine où la servante Françoise martyrisait sa suivante en lui faisant ingurgiter tant d’asperges, paraît plus jolie que nature.Mais le jardin semble tout petit, soudain réduit à l’éçhelle humaine.A Illiers, le maître de La Recherche est moins omniprésent qu’on pourrait le croire.Les boulangeries du village proposent bien quelques madeleines pour appâter le touriste.A la floraison des aubépines, des cars de touristes envahissent les lieux durant les fins de semaine.Mais la librairie n’arbore aucun titre proustien à sa vitrine.Et les poivrots du lieu, titubant dans les ruelles, les dames aux paniers remplis de victuailles qui se hâtent en cette journée frisquette, n’ont manifestement que faire des affres pré-dodo du petit Marcel.La jeune gardienne de la maison de la tante Léonie n’a pas lu La Recherche, s’en confesse avec un rire.«Cinq visites cette semaine», décompte la guide.Hors saison, le village échappe à celui qui l’a immortalisé, mais se préserve d’autant, loin de la disneyisation du culte.«Combray dort», soupire Anne Borrel.Elle voudrait secouer Illiers de sa léthargie, en faire le lieu de pèlerinage.Anne Borrel est l’énergie faite femme.C’est grâce à ses soins que la maison de la tante Léonie est revam-pée, que la demeure voisine y a été annexée, que des visites scolaires sont au programme.La secrétaire de la Société a collaboré à la rédaction de beaux livres d’art La Cuisine retrouvée et Le Musée retrouvé de Marcel Proust.Elle vient de publier à la quinzaine littéraire Voyager avec Marcel Proust, passages commentés de l’œuvre proustienne: fiction et lettres évo- ' M .quant ses voyages.Elle se dit spécialiste du début de la recherche, c’est | à dire de l’époque de l’enfance.; D’autres, comme l’universitaire Jean ; Milly, également de passage à Illiers, : se concentrent sur la fin (Le Temps ! retrouvé), y allant d’une thèse comme quoi la véritable intentionné Proust était de clore La Recherqkç sur Albertine disparue.Le gâteau de La Recherche est^t-l mense et chacun y trouve son comp- 1 te.Mais un œil étranger comme ,1e ] mien s’étonne de voir à quel poinjtj I Proust se retrouve découpé en rojn- : déliés, compartimenté.Sans coinfe J ter que chacun se l’arrache et en vendique l’héritage.Longtemps, j’aijfo cienne gouvernante de Proust, Qq-, leste Albaret (morte en 1984), fqûja) prêtresse du culte.Aujourd’hui pa propre fille, Odile Gévaudan-AlbarçU est secrétaire adjointe de la Sociéjtç) des amis de Proust.Mais les unlve}rr[ sitaires se considèrent les seuls.qéçfi tiers dignes du maître.Tandis qiipj Nathalie Mauriac, arrière-petite-^jq-j ce de Proust, officie de son côté.vT31 j Rien de plus amusant finalemqiû., que d’atterrir au milieu des;grjq-j nouillages du milieu littéraire fçjaçfr) çais, tissé de perfidies, de trahisoqV) de couteaux plantés dans le dos,;t)p r roman policier «à clés», Meurtre cjipz' la tante Léonie, publié sous pseuflo-,| nyme, s’amuserait à épingler Aqnpi Borrel sous les traits de la secrétage i du cercle des amis de Proust assq$jj-j née au milieu du livre.Dans les antichambres proustiennes, les «spép^rj listes» de tout poil s’amusent à dénb grer Suzy Mante-Proust, la nièçeudU; maître disparue il y a moins de 4qc;) ans.Chacun montre du doigt son rfiyj culture, révélant qu’elle aurait vendu j les manuscrits de La Recherche Américains, lesquels furent récupérés à la frontière par ordre de M^ln raux.Les langues vont bon trfttfl>) Combray a beau être assoupi, cgflfe me la belle au bois dormant, PrdûjsU se bidonnerait sans doute fermes’îl| revenait faire un tour du côté-Jdfr: chez Swann.»; ,-Ka Présenté par l'Association nationale des éditeurs de livres, en collaboration avec l'Association des libraires du Québec et le ministère du Patrimoine canadien.Ouvert aux 18 ans et plus.Les prix offerts peuvent différer des photographies.Règlements complets disponibles sur demande dans les librairies participantes.mm MEILLEUR ACHETE fl CHOIX ET QUALITÉ 3694 St-Denis, Montréal Métro Sherbrooke 849-1913 713 Mont-Royal Est, Mtl Métro Mont-Royal 52^6389 j.a pauvreté chez les jeunes Madeleine Gauthier et Lucie Mercier Précarité des emplois, fragilité des relations humaines Un manque au niveau de l'avoir ou de l’être.Un bilan qui présente la manière d'envisager le problème de la pauvreté chez les jeunes: sa définition, ses mesures et ses explications.190 pages* 18$ UNIVERS, distribution de ivres 845, rue Marie-Victorin, Saint-Nicolas (Québec) G0S 3L0 Téléphone: (418) 831-7474 ?Télécopieur: (418) 831-4021 te rM Une société sans les jeunes?Madeleine Gauthier Diminution du poids démographique de la jeunesse, nouvelles règles du jeu dans le monde du travail et dans les relations interpersonnelles.Reste-t-il encore une place pour les jeunes ?Et s'ils étaient en train de changer nos sociétés.390pages* 24$ §¦ HH p i CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE MAL IMPRIMÉ I.K I) E V 0 I R .I.K S S A M EDI 2 .r> V.T I) I M A N (' Il E 2 (i K K V R I E II I !» !» fi I) 3 LES PE r I T S U II S On ne doit rien oublier Une figure de gargouille détestation des hommes transmise par sa mère, il y avait chez elle la nostalgie d’un luxe qu’elle n’avait jamais connu.On pense à Emmanuel Bove quand on pense à Violette Leduc.Tous les deux ont eu des pères fuyards qui ont mené la grande vie quand, eux, sont restés avec leurs mères nécessiteuses; tous les deux ont saigné leur histoire personnelle dans des récits crus et illuminés de noir, tous les deux ont été reconnus par leurs pairs écrivains bien avant d’atteindre difficilement la notoriété, et tous les deux, une fois morts, sont boudés par les dictionnaires.Bove qui vient d’entrer dans le Robert édition 1995 quand Violette Leduc n’y est pps.Mais revenons à René de Ceccaty.Son Eloge de la Bâtarde est un livre si particulier qu’on hésite à le classer.Voilà quelqu’un qui commence à s’intéresser à Violette Leduc un an après sa mort, en 1973.Il ne l’a pas rencontré.Découvrant l’entièreté de l’œuvre qu’il lit d’un trait dans la fébrilité de la découverte mais encore plus, dans le plaisir de la reconnaissance, René de Ceccaty, alors étudiant en philo à la Sorbonne, entreprit une thèse au titre péremptoire, Evidence de Violette Leduc, qu’il abandonna.Une aventure platonique avec un garçon hétérosexuel qu’il n'arriva jamais à atteindre (sa Beauvoir), une vie d’écrivain, et Ceccaty était prêt pour aborder dans Pile Violette Leduc.C’est dans ce sentiment d’amour non partagé non partageable avec un être de son sexe que René de Ceccaty a trouvé chez Violette Leduc «l’écrivain qui a joué le plus grand rôle dans ma vie personnelle».Voilà, loin de la thèse, clairement et habilement traduite, une passion littéraire AÊÊÊpour cette figure de gargouille dans laquelle un écrivain a reconnu HR ¦ piflpivA ses propres passions et ?^S/ÊÊÊÊÊÊÊÊmÿkk ’ a ;'Ué peut-être aussi ses pro WÊjptBffl’Jmpfflm près échecs.naissance que 18 ans après son premier livre quand Simone de Beauvoir — qu’elle aimait désespérément — la préfaça.Elle avait 59 ans et fut la «révélation» de 1964.Violette Leduc était apparue plus que discrètement dans l’univers littéraire, en 1946, avec un récit publié chez Gallimard (L’Asphyxie) et dont la touchante phrase d’ouverture, «Ma mère ne m’a jamais donné la main», amorçait le travail de libération d’une fille face à sa mere «irréprochable» et pourtant «détestée».Récit d’une audace et d’un cru inhabituels mais la critique — même si Camus, encouragé par Sartre et Beauvoir, édita l’ouvrage dans sa collection «Espoir» — ne le retint pas dans ses filets.Gallimard publiera sans plus de succès en 1955 Ravages, récit où elle décrivait dans les détails les plus réalistes un avortement, une tentative de suicide, et de ses amours lesbiennes.Gallimard, craignant un procès — nous étions en 1955 — censura Ravages, retranchant le récit de l’amitié particulière avec une couventine, ce qui deviendra en 1966 une œuvre en soi, Thérèse et Isabelle, célébrée dans la foulée du succès de La Bâtarde.Violette Leduc, qui développera un complexe de persécution littéraire, survivait grâce à l’amitié protectrice de Simone de Beauvoir, et dans l’amour fou qu’elle développait en vain pour la compagne de Sartre.Ce véritable amour donnera un récit transposé, L’Affamée, en 1948.Cet amour sans réponse — dont René de Ceccaty fait l’un des piliers de son ouvrage, l’un de ses points d’identification — a été la grande affaire de Violette Leduc, son espoir, son écueil, sa raison de vivre, sa défaite.Les biographes des illustres compagnons de Violette Leduc, Edmund White pour Genet — que Violette Leduc adulait (elle est la dédicataire des Bonnes) — et Deirdre Bair pour Beauvoir, ont parlé de cet amour de «la Bâtarde» pour le «Castor».On trouve chez eux des points de Jj vue cruels.White écrit que Beauvoir «ne Æ pouvait pas la supporter», et Bair prétend qu’elle l’appelait «la Laide» sans ménage- gmS ment et qu’elle lui arrangea «un calendrier MM de rendez-vous mesurés» pour échapper à ses assiduités.De Beauvoir admirait les écrits de Vio- |M| lette Leduc, elle en aimait la «sincérité intrépide», on sait que durant la période de 1946 à 1964 où les livres de Violette Leduc ne ™ se vendaient pas, Beauvoir la mensualisa à partir de son compte chez Gallimard, on sait aussi qu’elles se voyaient les mardis dans un café du faubourg Saint-Germain.Cette Violette Leduc sans lecteurs — et privée d’amour — gagnait alors ses épinards dans les revues de mode, elle écrivait pour les grands couturiers, Jeaq Patou, Nina Ricci, Jeanne Lanvin, Jacques Fath, des papiers dans lesquels elle se plaisait — dans Pour Elle des papiers genre La Beauté, mystère en cinq potsl — puisque, fille non reconnue d’un grand bourgeois de province qui sauta une prolétaire, élevée à la __aA iTrraBP campagne / dans la Bernai»! lemxu* el tîérali! Boulin LA FAMILLE ET L’ÉDUCATION DE L’ENFANT DI I AN MSSANCI A SIX ANS LÈVES VIOLETTE LEDUC ÉLOGE DE LA BÂTARDE René de Ceccaty Stock, 257pages Elle aussi, comme Genet, fut l’objet d’une dithyrambe des patrons de la vie littéraire parisienne de leur époque, le couple Beauvoir-Sartre.Alors que le philosophe assommait Genet en 1952 sous la préface la plus longue de l’histoire de la littérature, Saint-Genet comédien et martyr, préface-livre qui coupa le souffle à l’auteur du Miracle de la rose, Beauvoir, en faisant court dans la préface à La Bâtarde, avait donné, elle, en 1964, le grand coup de pouce public à l’impudique Violette Leduc.Ce double parrainage venant d’écrivains établis et compulsifs envers des écrivains maudits et subversifs a encore de quoi étonner.Il révèle en tout cas à quel point l’auteur des Mains sales et celui de L’Invitée étaient des chiens truffiers de la littérature et, s’ils ne se sont pas accomplis eux-mêmes dans l’art des romanciers (ils vieillissent mal à ce chapitre sous leurs stèles voisines du cimetière Montparnasse), ils savaient détecter l’odeur et le terrain des vraies, des authentiques bêtes littéraires de leur époque, chez les Américains (Faulkner, Dos Passos, Richard Wright) ou chez leurs compatriotes comme Jean Genet (à l’époque où celui-ci était plutôt matière à tribunaux) et Violette Leduc.Violette Leduc, vous la connaissez j’espère, avec ce nom qui rappelle celui de cet architecte du XIX" siècle Viollet-le-Duc, Violette Leduc que Simone de Beauvoir, si l’on en croit Deirdre Bair sa biographe, appelait «la Laide», car elle l’était — Maurice Sachs qui fut son ami avant la guerre l’a décrite dans Portraits et mœurs de ce temps: «ce nez grotesque qui au-dessus d’un menton ravalé lui fait une figure de gargouille, ce front bas, ces pommettes larges et saillantes, cette peau épaisse, cette bouche indiscrètement sensuelle, ces gros yeux à fleur de peau, quelle fée vicieuse les a assemblés en un seul visage comme pour une caricature des caricatures?» — et elle n’en fit jamais un complexe car elle aimait dire que chez les homosexuels, ses «amants blancs», l’indifférence n’avait pas pour cause sa laideur mais sa féminité-Violette Leduc, au visage brutalement laid, avait dans le regard la beauté des combats graves et déterminés — contre sa mère, contre la famille, contre les hypocrisies, contre son anonymat d’écrivain.Voilà que René de Ceccaty, écrivain de la subtilité, romancier, critique et traducteur, consacre à Violette Leduc un ouvrage particulier, non pas une biographie mais une opération de reconnaissance dans l’œuvre et la vie d’un personnage hors du commun et d’un écrivain exceptionnel.Ce livre est un éloge sans l’aveuglement des admirateurs.Ceccaty cherche plutôt à s’identifier à Violette Leduc — par le biais de l’homosexualité — tout en reconnaissant que l’auteur de La Femme au petit renard n’a pas su, aux prises avec les plaisirs pervers de l’autobiographie combative, franchir le seuil de la narration romanesque, Violette Leduc n’étant pas, dit-il, parvenue à s’objectiver et à porter sur elle le regard extérieur et critique nécessaire à tout romancier.Mais avec sa voix de combat intérieur, quel écrivain de nature elle était, Violette Leduc! Poussée à ce point, l’autobiographie entre dans l’indécence triomphante et ce sont des tabous multiples qu’elle a crevé au long d’une carrière littéraire d’abord obscure qui ne déboucha sur la recon- le» Éditions LOGIQUES PATRIMOINE Philip^ Roth.Traduit de l’anglais par Mirèse Akar et Maurice Rambaud Folio, 252pages On ne doit rien oublier.C’est par ces mots que se termine le livre bouleversant que l’écrivain américain a consacré à la mé-rnbire de son père.Bien sûr, on ne doit-rien oublier.Que la conscience à laquelle nous tenons tant ne vaut pas grand-chose sans la mémoire, voilà une évidence que la vie nous porte à tenir pour négligeable.Nous ne sommes qu’un chaînon.Deà êtres sont venus avant nous et qui ont disparu.Patrimoine, comme l’indique son sous-titre, est une histoire vraie.Roth y raconte les derniers mois de la vie de son père.Herman Roth a 86 ans.Vieillard vert, il a de l’énergie pour quatre.Jusqu’à tout récemment il a épaté son entourage par son dynamisme.Il y a beaucoup en lui de l’esprit de débrouillardise qui lui a permis de se tailler une place dans le monde des assurances.Son sens de l’économie a fait le reste.Comme des centaines de milliers de Nord-Américains, il hiverne en Floride.Sa femme étant morte, il a fini par se consoler auprès d’une amie un peu plus jeune que lui, qu’il tyrannise à la façon du petit bourreau domestique qu’il est.Jusqu’au jour où apparaîtront les premiers symptômes de la maladie.On diagnostique une tumeur au cerveau.Pour l’écrivain au début de la cinquantaine, c’est le début de l’horreur.Car la maladie du père, l’imminence dè sà mort sonne le glas de l’impertinence des fils qui envisagent la vie corrtme un trésor inépuisable.Dans l’édition de 1992 de ce livre, celle de la Collection du Monde entier, on reproduit une photo tirée de l’album de famille.On est en 1937.Herman a 36 ans, Sandy neuf ans, Philip quatre ans.L’occasion de la photo, une visite à une plage du New Jersey.M’en voudra-t-on d’avouer que ce cliché d’un père avec ses deux fils me tire les lannes?Au point où je me demande si Roth n’a pas écrit ce témoignage si attachant à partir de la photo elle-même.Le personnage central du livre est levied homme que mine progressivement le cancer.Herman est loin de nous être indifférent.Il a ses outrances, ses injustices, ses jugements à Téfriporte-pièce.Il ne se gêne pas pour morigéner son fils, pour lui faire des reproches même si en présence d’étrangers il est prompt à revendiquer une paternité plutôt flatteuse.Sôn fils est écrivain connu, célébré, Uiie partie de la gloire du fils rejaillit subie père.Mais il y a bien davantage.Herman est un lutteur.Si à l’occasion il succombe à la tentation de l’auto compassion, il est surtout courageux.Jusqu’à la fin il restera en lui du trimeur employé par une compagnie d’assurances refusant de se laisser berner par les contrariétés de la vie.Il y a surtout la conscience du fils.Sa propre crainte de la mort, que viendra attiser un malaise cardiaque important.Il y a dans ce livre une constante qualité d’émotion.«Le rêve m’informait, écrit le fils, que je resterais à jamais son petit garçon, de même que lui continuerait à vivre non seulement comme mon père, mais comme le père, et à juger tous les actes que j’accomplirais.» ; Non décidément on n’est pas fils ou père impunément On ne naît pas décrocheur! Louise1 Lange vin L’ABANDON SCOLAIRE ON Nü NAlT PAS DÉCROCHEUR! L>» Edition» LOGIQUES L’Abandon scolaire Louise Langevin 380 pages • 34,95 $ «Le livre pousse très loin l’analyse de la problématique des intervenants qui se retrouvent de plus en plus nombreux chaque jour à se battre, de l’autre côté de la barricade, avec la triste réalité du décrochage.» Vianney Théberge, Le Courrier Philip Roll» Patrimoine Cottonf n> U dnvtm * Bernard Lefebvre L’EDUCATION ET LES MUSÉES VISITER.EXPLORER HT APPRENDRE L>» Édition» LOGIQUES PHOTO LIPNITZKI-VIOLLET Violette Leduc DOMINOS Flammarion Un exposé pour comprendre, un essai pour réfléchir.Un savoir accessible, pour mettre à la portée de tous la complexité du monde Donnez-vous la ; j liberté d'enseignerf 1 Y.,h L’ENSEIGNANT ET LA GESTION DELA CLASSE LA PROCRÉATION MÉDICALISÉE LE SIDA L'EXPLOSION DÉMOGRAPHIQUE LUC MONTAGNIER RAYMOND DAUDEL JACQUES TESTART ALBEIT JACQUARD LA BANDE DESSINÉE LE CLIMAT DE LA TERRE LA BIOÉTHIQUE LES BALKANS Lts Édition» LOGIQUES L’Enseignant et la Gestkji de la classe Thérèse Na JS 128 pages • 24.95 5 Voici le mode d’emploi qui permettra aux enseignants de canaliser l’énergie créatrice de leufs étudiants, de planifier leur enseignement, d’organiser le fonctionnement de la classe, d’enseigner en toute liberté! Québec Boutique du livre • Bouquinerie Cartier • Campaniloise • Chouinard • Coop du Cégep de Sainte-Foy • Enseigne du livre • Garneau (Place Laurier, Lévis, Côte de la Fabrique, Place de la Capitale) • Librairie Générale Française • Laliberté • Pantoute • Vaugeois Chicoutimi Archambault • Les Bouquinistes • Garneau (Place du Royaume) Sherbrooke Biblairie (rue Belvédère, Université et Cégep) La collection complète des ^ DOMINOS (plus de 50 titres parus) est disponible chez: Montréal métropolitain • Alirc • Carcajou • Champigny (rue St-Denis et avenue Laurier) • Coop UQAM • Coopérative des Laurentides (St-Jérôme) • Gallimard • Garneau (Place Montréal-Trust, rue Fleury et à St-Jérôme) • Guérin (rue Ste-Catherine) • Hermès • Le Fureteur (St-Lambert) • Librairie coopérative Édouard Montpetit • Olivieri • Raffin (rue St-Hubert et à Repentigny) • Renaud-Bray (Chemin de la Côte-des-Neiges) • Zone libre BENOIT PEETERS Sur présentation de ce bon, votre libraire participant (voir liste ci-contre) vous remettra UN EXEMPLAIRE GRATUIT | à choisir parmi les titres suivants: LA BIOÉTHIQUE, L’EXPLOSION DÉMOGRAPHIQUE, LA RELATIVITÉ.(Dans la limite des stocks disponibles) Ottawa Trillium Rimouski Librairie Blais r OEUVRES D ART* A.VENDRE OU A ACHETER RUBRIQUE 301 ANNONCES CLASSÉES ^985-3344^1 Trois-Rivières Clément Morin • Coop universitaire de Trois-Rivières St-Georges de Bauce Librairie Sélect LOGIQUES Prévenir, c'est guérir! La Famille et l’Éducation de l'enfant B, Teitisse et G.Boutin Xi '«f Jeu d’e ¦enfs»nt' RECÊ c, pinard, edi xCXV Le devoir l
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