Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 1995-02-01, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
LE DEVOIR Vol.L X X X VI - No 20 MON T R E A I,, I.E M E R C II EDI I E » F E V R I E R I !) I) 5 6 5c + T I’ S + T V Q / T o r o n t o 85c Kathleen Lévesque PERSPECTIVES Entre deux chaises Pierre Bourque n'a répondu qu'à moitié aux attentes qu'il a créées Les grands labours attendus dans le champ municipal n’ont pas eu lieu.Tout au plus, à l’occasion du budget de l’an un de la nouvelle administration montréalaise, le maire-horticulteur Pierre Bourque a-t-il sarclé ici et là, laissant les mauvaises herbes sur le terrain des trois quarts des contribuables résidentiels.Non seulement leur compte de taxes ne désenfle pas, mais les petits propriétaires ont eu la surprise de voir augmenter les dépenses de la Ville de Montréal.«Où est le pouce vert de M.Bourque?», se sont-ils sûrement interrogés lundi.Selon que l’on considère uniquement le fonds général, soit l’administration globale de la municipalité et de ses services, l’écart entre 1994 et cette année se situe à 0,8 %.En y incluant l’ensemble des activités de la Ville, dont certaines ont une nature commerciale (la gestion du dépotoir de l’ancienne carrière Miron, par exemple), ce pourcentage s’élève à 1,2 % ou, en chiffres absolus, à 24,4 millions $ supplémentaires.Somme toute, d’aucuns pourront qualifiçr l’exercice de raisonnable.Il est vrai que cette hausse est sans commune mesure avec les mesures inflationnistes de l’administration précédente (7,4 % en 1991 et 9 % en 1992).Mais pour le coup de bêche promis, il faudra repasser.Et pour espérer ramener les banlieusards en rendant la vie en ville attrayante, aussi.En septembre dernier, «pour mettre fin à ce fiasco que n’arrive pas à masquer une avalanche de discours creux et de règlements, Pierre Bourque (promettait) “de sortir l’administration sortante” et de la remplacer par un nouveau style de maire à l’hôtel de ville».Avec la présentation du budget, qu’il s’est d’ailleurs appropriée en reléguant la présidente du comité exécutif dans l’ombre, le maire Bourque a démontré que son «style» ne différait pas de celui du politicien traditionnel.Pour justifier des prévisions budgétaires qui ne dégraissent pas l’appareil municipal — l’administration ne donne pas l’exemple comme le prétend le maire — M.Bourque attaque son prédécesseur Jean Doré.Si Montréal est dans une impasse, l’ancien maire en est le véritable artisan, clame-t-il.Si l’affirmation est en partie vraie (par exemple, le financement du déficit d’exploitation des sociétés paramuni-cipales augmentera en 1995 à la suite d’une décision de M.Doré et de son équipe), elle n’en demeure pas moins éculée.D’autre part, la réorganisation administrative mise en place par le nouveau patron de l’administration municipale consiste, pour l’instant du moins, en un jeu de chaise musicale, les diminutions budgétaires ici justifiant de nouvelles dépenses là.D’ailleurs, en conférence de presse, M.Bourque a été incapable de chiffrer les éventuelles économies engendrées par sa réforme; le budget indique une somme de 1,9 million $.Toutefois, M.Bourque donne un léger coup de barre du côté de la relance économique de la métropole.Ainsi, il livre partiellement la marchandise au chapitre de la controversée surtaxe sur les immeubles non résidentiels, en la réduisant de 33 % plutôt que de 50 %.Du coup, un quincaillier, dont le commerce est évalué par exemple à 200 000 $, verra son compte de surtaxe passer de 1366 à 1026 $.Bien qu’à moitié satisfaits, tous les Peter Sergakis de Montréal s’en réjouiront Mais contrairement à ce qu’ont bien pu faire accroire les pourfendeurs de la surtaxe, appliquée il est vrai de façon abusive par l’ancienne administration municipale, la responsabilité de la morosité économique dans la métropole ces dernières années ne peut lui incomber seule.11 s’agit là de raccourcis partisans.Sans plus.D’autant plus que des données statistiques fournies par la Ville démontrent une autre réalité.L’ascension du taux de vacance des locaux commerciaux est survenue en 1991, alors que la surtaxe n’était pas encore imposée.Le taux de vacance était passé de 23,65 % à 30,18 %.L’arrivée de la surtaxe en 1992 a fait grimper ce pourcentage à 33,94 % et à 35,14 % l’année suivante.Cela dit, M.Bourque veut redonner confiance aux Montréalais, mais demeure assis entre deux chaises.D ne sabre pas franchement dans les dépenses ni ne fait de véritable cadeau aux contribuables.Québec n’est d’ailleurs pas étranger à cette situation inconfortable.Malgré les engagements électoraux du premier ministre, le régime fiscal est toujours aussi inéquitable pour Montréal.Ce n’est pas le nanane de 50 millions $ que consent le gouvernement provincial qui modifiera quoi que ce soit.Ce ne sont pas non plus les remèdes temporaires, comme le plafonnement des hausses de taxes qui stoppe les fluctuations pour seulement 1995, la vente d’actifs ou la récupération d’un surplus anticipé de 11 millions $ provenant du budget 1994, qui corrigeront la torpeur dans laquelle est enlisé Montréal.Mais dans la précipitation des premiers mois de pouvoir, Pierre Bourque n’a pas su exiger le pacte fiscal tant attendu, non plus qu'il n’a pu boucler un budget à la mesure des attentes qu’il a créées.Montréal, un grand jardin ou un terrain en friche?Un jeu de chaise musicale INDEX MÉTÉO Agenda.B6 Avis publics.B4 Classées.B4 Culture.B7 Économie.B2 Éditorial.A6 le monde.A4 Mots croisés.B4 Les sports.B5 Montréal Faible neige et bruine verglaçante le matin.Max: 0 Québec Neige mêlée de bruine verglaçante le matin.Accumulation de 5 cm.Max: -2 Détails en B 4 LE MONDE Aristide obtient une aide substantielle PAGE A 5 v i L'ÉCONOMIE Taux: une embellie qui profite au dollar PAGE B 2 MONTRÉAL U économie se rétablit lentement PAGE A 3 De Chastelain poursuivra le ménage dans l’armée Il entend établir clairement la responsabilité des officiers JEAN DION JOCELYN COULON LE DEVOIR Après avoir obtenu la confiance du premier ministre Jean Chrétien, le chef d’état-major des Forces armées canadiennes, le général John de Chastelain, va consacrer la dernière année de son mandat à faire toute la lumière sur le comportement du Régiment aéroporté en Somalie et à établir la responsabilité des officiers — y compris la sienne — dans cette affaire.Lors d’un entretien téléphonique avec Le Devoir, hier, le général de Chastelain a tenu à dissiper les malentendus suscités par le démantèlement du Régiment aéroporté du Canada la semaine dernière.Il a dit espérer que le public garde confiance dans le système militaire canadien.Hier à Ottawa, le premier ministre Jean Chrétien a refusé l’offre de démission que lui avait présentée le chef d’état-major il y a dix jours.C’est parce qu’il a «pleinement confiance» en la compétence du général de Chastelain que M.Chrétien lui a demandé de rester en poste malgré le récent scandale lié à la diffusion par la télévision de bandes vidéo impliquant des membres du Régiment aéroporté de Petawawa et ayant conduit au démantèlement de cette unité.La semaine dernière, au moment où l’autorité du chef d’état-major était sérieusement ébranlée, le ministre de la Défense David Collenette avait fait part de son appui au général de Chastelain.Ce dernier avait par ailleurs admis que son leadership était remis en question et son maintien en poste, une question «entre le premier ministre et moi».M.Chrétien a bien pris soin de préciser que l’offre de M.de Chastelain résultait de ce que le général avait été «choqué» de voir le contenu des bandes vidéo, non du désaccord qu’il a publiquement exprimé quant au démantèlement du Régiment Le chef d’état-major, a dit le premier ministre, a offert sa démission dès le lendemain de la diffusion des bandes, alors que la suppression de l’unité n’a été décidée que trois jours plus tard.En tournée en Amérique latine, M.Chrétien lui a alors «demandé de ne poser aucun geste avant que je puisse le rencontrer à mon retour au Canada».Quelques heures après une rencontre entre les deux hommes au 24 Sussex Drive, le premier ministre a confié que le pa- VOIR PAGE A 8: ARMÉE PHOTO PC Le général de Chastelain a accepté de rester en fonction.1-800-ESQUIF Radio-Québec w o H • ÜLÏÜ - • 'I Téléphone ES».PHOTO AP L’HISTOIRE ne dit pas si l’individu cherchait désespérément à communiquer avec ses copains de pêche, mais chose certaine il n’aura jamais autant peiné pour se servir d’un téléphone public, à Soissons, dans le nord de la France, où l’Aisne continuait encore hier d’atteindre des niveaux jamais vus.Nos informations en page A 2.Des rencontres mais pas d’ingérence LE DEVOIR ï- Des conseillers proches du premier ministre Jacques Parizeau et une dirigeante du Parti québécois ont eu des entretiens avec l’ex-présidente de Radio-Québec, Françoise Bertrand.Tant la politique d’information que l’orientation de la chaîne de télévision provinciale ont bel et bien fait l’objet de discussions lors de ces rencontres, mais rien de tout cela ne portait atteinte à l’indépendance de Radio-Québec ni ne constituait une ingérence indue au sein de ce média.C’est ce qu’affirmait hier le cabinet du premier ministre Jacques Parizeau, niant formellement les informations publiées hier par Le Devoir selon lesquelles le bureau du premier ministre aurait tenté de s’ingérer dans les affaires de Radio-Québec.Les informations du Devoir s’appuyaient sur la révélation de rencontres entre Françoise Bertrand, ex-p.-d.g.de Radio-Québec, Lisette Lapointe et Monique Simard.De telles rencontres ont bel et bien eu lieu, ont confirmé hier les trois intéressées.Lisette Lapointe, épouse et conseillère du premier ministre — en matière de communications et de politique régionale, entre autres —, a reçu Mme Bertrand à son bureau de Québec.Un projet d’information régionale à Radio-Québec a fait l’objet de discussions lors de cette VOIR PAGE A 8: RADIO-QUÉBEC L’école à géométrie variable Le rapport ontarien propose un bouleversement des critères d’évaluation du système d’éducation PAUL CAUCHON LE DEVOIR Au Québec, l’ajout ou le retrait d’une demi-journée pédagogique prend l’allure d’un psychodrame.Mais en Ontario, la Commission royale d’enquête sur l’éducation affirme qu’il faut faire fonctionner tout le système autour des résultats d’apprentissage.Elle propose donc que le ministre de l'Education modifie les règlements pour permettre aux écoles de prolonger la durée de la journée et de l’année scolaires.Car pour la Commission, mesurer l’enseignement en termes de jours ou d’heures de classe n’a aucune pertinence.La mission du personnel enseignant et de l’école doit plutôt consister à «vérifier très régulièrement le rendement et la compréhension individuels et à donner aux élèves qui en ont besoin plus de temps pour apprendre».Des propositions aussi dérangeantes, on en trouve quelques-unes dans ce volumineux document en cinq tomes, qui veut modifier autant les rapports de pouvoir actuels autour de l’école, comme on l’a vu dans notre édition d’hier, que VOIR PAGE A 8: ÉCOLE Ltù Les membres du CPQ disent NON à 88 % FRÉDÉRIC TREMBLAY PRESSE CANADIENNE Quelque 88 % des gens d’affaires québécois voteront NON au prochain référendum sur la souveraineté du Québec, selon un sondage mené auprès des membres du Conseil du patronat du Québec (CPQ).La consultation révèle également que 90 % des répondants estiment qu’une victoire du OUI comporterait pour le Québec des coûts très importants (60 %) ou importants (30 %).Ce sondage, réalisé par la maison CROP du 16 au 25 janvier dernier auprès de 424 dirigeants d'entreprise (ou leur porte-parole), a obtenu un taux de réponse de 72 %.Sur l’échantillon initial, une centaine de personnes étaient des présidents de grande entreprise (1000 employés et plus) comme Bell, Bombardier, Canadien National, Alcan et Imasco.Le reste des personnes visées par le sondage étaient des dirigeants de PME.En conférence de presse hier à Montréal, le président du CPQ, Ghislain Dufour, a dit estimer que l’opposition massive des gens d’affaires à la souveraineté constitue «un message important», qui devrait avoir un impact sérieux sur la population en général.«C’est un témoignage qui vient de gens qui créent des emplois», a souligné le président du CPQ.M.Dufour a rappelé que la crédibilité des gens d’affaires auprès de la population est nettement plus élevée que celle des politiciens, selon des consultations menées VOIR PAGE A 8: CPQ Un message qui devrait avoir un impact sur la population, selon Ghislain Dufour A 2 L E I) E V 0 I R I, E M E R C R E I) I K il F E V R I E R 1 9 9 5 ACTUALITES E N BREF ?LE TEXAS TUE À U CHAÎNE Huntsville, Texas (Reuter) — Deux hommes condamnés pour meurtre ont été exécutés par injection hier au Texas, où il s’agit d’un fait sans précédent depuis 1950.Clifton Russell, 33 ans, condamné pour l’assassinat d’un Texan en 1989, a été déclaré mort environ huit minutes après avoir reçu une dose fatale par intraveineuse, a anponcé un porte-parole de la prison d’Etat de Huntsville, à quelque 150 km au nord de Houston.Une heure plus tard environ, Willie Williams, 38 ans, qui avait reconnu le meuitre d’un commerçant de Houston en 1980, a été déclaré mort huit minutes après une injection mortelle.Le Texag et l’Arkansas sont les deux seuls Etats à avoir procédé à une exécution double ou multiple depuis que le rétablissement de la peine de mort par la Cour suprême en 1976.Le 5 avril 1950, deux condamnés étaient morts s,ur la chaise électrique au Texas.Cet Etat avait inauguré la chaise électrique en exécutant cinq détenus le 8 février 1924.LES FRANÇAIS DE FRANCE Paris (Reuter) — Quinze pour cent des Français sont incapables de citer le nom d’un autre pays francophone, si l’on en croit un sondage publié hier.Parmi les pays cités, le Canada (ou le Québec) l’est par 54,2 % des personnes interrogées, devant la Belgique (38,8%), la Suisse (23,4%) suivies de l’Algérie et du Sénégal (13,9 %).Ce sondage, réalisé par l’Agence de coopération culturelle et technique qui regroupe les 44 pays de la francophonie, révèle également que pour 8,5 % des Français la Francophonie regroupe «la France et ses ex-colonies».Mais ils sont 75 % à estimer que c’est la communauté des pays où l’on parle le français.PINARD A VENDU 40 000 PINARDISES Sherbrooke (PC) — En moins de trois mois, Pinardises, le livre de recettes et de propos culinaires de Daniel Pinard, s’est vendu à plus de 40 000 exemplaires.Et depuis sa sortie, il reste en tête des meilleurs vendeurs de sa catégorie en plus d’occuper une place de choix aux côtés des ouvrages québécois les plus prisés, tous genres confondus.C’est un livre recherché par les passionnés de bouffe, mais que consultent aussi les amoureux de la langue, les entichés de morceaux d’histoire, les curieux des choses de la vie et de réflexions philosophiques.«Pour moi, il n’y a pas de public, il y a des individus auxquels j’essaie de dire des choses sous un couvert qui peut sembler anodin, affirme Daniel Pinard.Je n’ai pas écrit pour que les gens mangent mieux, j’ai écrit pour qu’ils donnent mieux à manger à ceux qu’ils aiment Quand on invite à aimer, on ne peut pas se contenter de débiter des recettes.» DOUZE CRIMINELS DE GUERRE MENACÉS DE DÉPORTATION Ottawa (PC) — Le gouvernement veut déporter 12 personnes soupçonnées d’avoir commis des crimes de guerre et accusées d’avoir menti aux autorités de l’Immigration en ce qui a trait à leurs activités au cours de la Deuxième Guerre mondiale.Des procédures de déportation ont été entamées contre quatre des 12 personnes censées avoir commis des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité, a indiqué hier le ministre de la Justice, Allan Rock.«Nous croyons qu’en agissant de la sorte dans ces quatre cas, nous pourrons établir des précédents, nous pourrons déterminer des points de droit qui nous aideront à préparer le terrain pour les cas suivants», a déclaré M.Rock en se rendant à une réunion du cabinet Ottawa refuse de révéler l’identité des quatre personnes avant le début officiel des audiences de déportation et de révocation de citoyenneté.Trois des quatre personnes sont de citoyenneté canadienne et le gouvernement entend révoquer leur citoyenneté avant de les déporter.W ** mttti t Jfeâ J m m HhRma1 O'* ¦m ¦M •v* PHOTO AP C’est bien connu, le malheur des uns fait le bonheur des autres.À Miltenberg, dans le centre de l’Allemagne, il y a ceux qui font des prières pour que les inondations cessent, et ceux qui font de l’argent parce que les rivières débordent Comme bien d’autres hier, ce marchand de bottes et de vêtements de pluie a connu une autre très bonne journée, encore marquée par la pluie.Inondations dans le nord de l’Europe 180 000 personnes évacuées aux Pays-Bas En France, Balladur va constater de visu les dégâts; en Belgique s’amorce une lente décrue AGENCE FRANCE-PRESSE Cent mille personnes, venant s’ajouter aux quelque 80 000 déjà évacuées, ont été invitées à quitter leur domicile hier aux Pays-Bas, le pays le plus touché en Europe par les intempéries et les crues des fleuves, tandis que la situation reste difficile en France et que la décrue s’amorce en Belgique.Les autorités néerlandaises ont invité les habitants de deux polders situés entre deux bras du Rhin, dans le centre du pays (Fieler Waard et Culemborger Waard), à quitter leur maison avant jeudi à 8h, faute de quoi l’ordre d’évacuation deviendra obligatoire.En outre, la région de la Betuwe inférieure et supérieure, située au nord de ces deux polders et qui compte 50 000 habitants, pourrait aussi être sujette à des mesures d’évacuation.Douze mille personnes ont déjà été évacuées dans le Limbourg (sud des Pays-Bas) et environ 65 000 dans d’autres régions menacées par les crues de la Meuse et du Rhin.C’est la plus grande opération d’évacuation que le pays ait connu depuis 40 ans.Les autorités néerlandaises ont décrété une situation de «catastrophe nationale» et ouvert un fonds d’indemnisation destiné aux victimes.Aucune assurance n’accepte aux Pays-Bas d’assurer les particuliers contre les dégâts causés par les eaux.Le premier ministre Wim Kok a annoncé que les Pays-Bas lançaient un nouveau plan Delta pour les rivières.«Les Pays-Bas ont une longue histoire et une grande réputation de protection de territoire contre la mer.Maintenant que le danger des rivières est apparu comme plus menaçant encore, nous devons donner forme et contenu à un nouveau plan Delta le long de ces cours d’eau», a-t-il déclaré en fàisant référence à la Meuse et au Rhin.En France, où la situation reste particulièrement difficile, le premier ministre Edouard Balladur s’est rendu dans le nord-est, près de la frontière belge, où il s’est dit «impressionné et frappé par l’ampleur du sinistre».Il a assuré les sinistrés des inondations des Ardennes et des autres départements français de la «solidarité du gouvernement et de la collectivité nationale».Plus de 2500 militaires, gendarmes, sapeurs-pompiers et membres des forces de l’ordre sont mobilisés dans les Ardennes contre ces inondations sans précédent, qui ont provoqué jusqu’à présent l’évacuation de 2750 personnes, endommagé à divers degrés 3000 habitations et sinistré près de 280 entreprises.La ville de Charleville-Mézières était coupée en deux mardi par la crue de la Meuse, qui continuait à monter.Mais des indices de décrue étaient signalés plus en amont.La situation était particulièrement sérieuse dans la ville de Givet (7000 habitants), dont de nombreux habitants ont été évacués.La tendance générale était à la décrue dans l’ouest de la France, où de nombreuses zones restaient cependant inondées.A Paris, on indique à la préfecture de police que le niveau de la Seine était mardi matin de 4,80 mètres.Le seuil où la situation devient préoccupante est situé, rappelle-t-on, aux alentours de sue mètres.Enfin, en Belgique, une lente décrue des rivières belges, en particulier la Meuse et ses affluents, s’amorçait hier en fin de journée à la faveur de l’amélioration des conditions météo-, rologiques, selon les autorités belges.La montée du niveau de la Meuse et ses affluents avaient provoqué de très graves inondations dans les régions de Namur et de Dînant (entre 50 et 70 km au sud de Bruxelles) le week-end dernier et pendant la journée de lundi.Les inondations ont atteint leur sommet, a précisé mardi le ministre fédéral de l’Intérieur, Johan Vande Lanotte.Des milliers de personnes ont été sinistrées par ces inondations et 700 à 800 personnes ont été contraintes de quitter leurs maisons, a-t-il ajouté.Étude du Conseil du statut de la femme sur la perception des pensions alimentaires Les groupes de femmes restent sur leur faim LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE Les groupes de femmes sont restés sur leur faim après avoir pris connaissance de la recherche sur les pensions alimentaires, se demandant bien quelle direction le gouvernement péquiste suivra en fin de compte.C’est que l’étude du Conseil du statut de la femme sur la perception des pensions alimentaires ne formule pas clairement de recommandations.Il faut presque lire entre les lignes, a affirmé Françoise David, présidente de la Fédération des femmes du Québec, en entrevue.«Ça dépend comment on comprend le texte.On sent une interrogation sur la retenue à la source.Qu’est-ce qu’il faut en déduire?» Mme David aurait «préféré un avis clair» à une recherche qui énumère les pistes suivies par d’autres provinces sans suggérer la voie à suivre par Québec.Mme David reproche deux autres choses à cette étude: elle arrive étonnamment tard dans le processus devant mener au projet de loi et elle «n’apporte rien de plus à tout ce qui existait déjà».La présidente de la Fédération des femmes du Québec croit que le gouvernement est bien plus avancé dans le processus devant mener au projet de loi, tel que promis, et se demande ce que cette recherche vient faire en ce moment précis.«Ça vient trop tard.Je ne vois pas à quoi ça va servir.» La Fédération des associations de familles monoparentales, l’organisation experte en la matière au Québec, est aussi restée un peu perplexe.L’agente politique de la Fédération, Sylvie Lévesque, voit dans l’étude «un bon document de recherche», mais souligne que son organisme avait déjà scruté tous ces systèmes de perception des pensions au Canada et s’était même attardé, en plus, au système australien.Une analyse à ce sujet avait même été remise à la ministre de la Sécurité du revenu et responsable de la Condition féminine, Jeanne Blackburn.Mme Lévesque se demande quelle orientation le gouvernement prendra après ce document «Maintenant, ça va aller dans quel sens?Ils mettent des avantages et des désavantages dans chaque système», jugent que la retenue à la source n’est pas parfaite.«On a des craintes.On veut voir si ça va donner une orientation directe au projet de loi», commente la porte-parole de la Fédération de familles monoparentales.L’organisme ne veut pas d’un système qui ne s’adresse qu’aux «mauvais payeurs» et prône un système de perception automatique des pensions avec retenue à la source, sur le chèque de paie.Bilan du ministère de l’Environnement et de la Faune La qualité de j’eau de la rivière Nicolet s’améliore peu à peu Mais rien ne permet de dire si Pétât des espèces vivantes s’y améliore aussi LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR La qualité de l’eau de la rivière Nicolet s’améliore lentement mais le bilan de ce cours d’eau, divulgué hier par le ministère de l’Environnement et de la Faune (MEF), n’indique d’aucune manière si ces faibles progrès ont amélioré le sort des espèces vivantes qui y subsistent.Ce rapport gouvernemental, qui se veut un bilan des connaissances accumulées depuis 15 ans par le réseau des rivières, est le neuvième d’une série de 25.Ces analyses actualisent le dossier des tributaires du fleuve et complètent, par le fait même, les études des Plans d’action Saint-Laurent I et II (Saint-Laurent Vision 2000).La Nicolet se divise en deux bras, la Haute et la Basse-Nicolet, qui se rejoignent peu avant qu’elle ne se jette dans la partie en aval du lac Saint-Pierre.Les deux rivières sont assez semblables par leur taille.Le tiers de leur bassin versant est exploité par des agriculteurs et le reste est occupé par des forêts.Mais la Haute-Ni-colet est plus urbanisée, notamment parce qu’on y trouve Victoriaville, dont les 34 000 habitants représentent le tiers de la population de ce bassin versant.La Haute-Nicolet est plus industrialisée et urbanisée.L’importance des rejets et sa faible capacité de dilution, été comme hiver, la rendent plus vulnérable, d’autant plus que plusieurs usines d’épuration déversent directement à l’eau en cas de fortes pluies.La Basse-Nicolet est essentiellement agricole mais il «semble que la capacité de récupération de la rivière ne soit pas assez forte pour contrer les effets cumulatifs de l’agriculture, de l’industrie et des rejets urbains».Des augmentations de contaminants ont même été observées, notamment des conformes et des nitrates.Depuis le lancement du programme d’assainissement des eaux, au début des années 80, sept usines d’épuration ont été construites dans ce bassin versant dont 27 municipalités sont pourtant équipées de réseaux d’égouts.Six autres petites municipalités s’étaient déjà dotées d’un traitement.Mais de ces treize usines, seulement six sont conformes aux normes, soit le quart seulement des villes équipées d’égouts et la moitié des usines d’épuration en place.Elles desservent 75 % de la population branchée sur égouts et 51 % de toute la population du bassin versant.Les autres habitants du bassin; soit 49 % de la population, sont des-, servis par des fosses septiques, do'rit le rapport ne précise ni la conformité aux normes, ni l’impact sur le milieu naturel, ni la conformité des sites, sensés traiter les liqueurs noires clé ces fosses.Côté industriel, moins de la moitié des entreprises polluantes de la région ont un programme d’assainissement, soit 12 sur 31.Après 15 ans d’assainissement, 18 dossiers sont toujours à l’étude, c’est-à-dire «retenus pour intervention», comme on le dit pudiquement.Le sous-ministre adjoint à l’assainissement, Michel Paradis, note cependant que les entreprises les plus importantes, comme Agropur et Cascades, devraient être entièrement sous contrôle à la fin de l’été, ce qui provoquera une importante améliô: ration.Selon le rapport, 1141 établissements d’élevage de bestiaux sur 2168, soit 52,6 %, ne sont pas conformes aux normes régissant l’entreposage de fumiers et lisiers.Jusqu’en 1992, le ministère a financé, pour sa part, la construction de fosses d’entreposage sur 16$ fermes de cette région.Depuis, les investissements publics pour assurer la conformité des établissements ont fléchi d’environ 15 %, passant de plus de 1 million $ par an à environ 850000 $.Ce bilan de la Nicolet ne porte que sur la «qualité de l’eau».Il ne dresse aucun bilan de l’état des espèces vivantes qui y vivent ou survivent.Il ne dresse d’autre part aucun bilan de la destruction des milieux humides et des oxygénateurs naturels, des sites de fraie et d’alevinage, ni du remplacement des espèces sous la poussée de la pollution.Les impacts de la destruction du milieu de vie des es* pèces, par des activités parfois financées par Québec comme le «redressement» des cours d’eau, sont généralement reconnus comme étant plus dévastateurs pour l'écosystème que la pollution.Selon le sous-ministre Paradis, là prochaine génération des bilans dq rivières s’attardera davantage au sort des espèces vivantes.La série en cours, dit-il, est tributaire d’un système d’évaluation scientifique qui remonte aux années 70.M.Paradis estime que l’apport des biologistes et chercheurs de l’ancien ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche, maintenant fusionné avec l’Environnement, apportera une vision plus complète des cours d’eau et encadrera davantage l’octroi des milliers d’autorisations que ce ministère accorde chaque année aux promoteurs.Soins de santé Rochon sabrerait 430 millions $ i * 1
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.