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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Le devoir, 1994-11-17, Collections de BAnQ.

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[" LE DEVOIR Vo L X X X V No 2 li 7 ?M 0 N T II E A I., I, E .1 K UDI 17 N O V E M II II E I !) !) I (i Jj C T V Q / T o r o n I o (S 5 c PERSPECTIVES 1 .Les despotes se la coulent douce Cette fin de millénaire mérite bien le titre de «temps de la démocratie».Mais si un vent de liberté souffle sur tous les continents hier encore écrasés par des régimes despotiques, que deviennent donc les dictateurs lorsqu\u2019ils sont chassés du pouvoir?Force est de reconnaître qu\u2019ils meurent presque tous dans leur lit comme Ferdinand Marcos.ux dernières nouvelles, Jean-Claude «Baby Doc» Duvalier vit la plupart du temps chez sa mère à Paris.Il serait pratiquement sans le sou après avoir dilapidé \u2014 avec l\u2019aide de sa coquette ex-épouse Michelle \u2014 les millions qui l\u2019attendaient (où cela, sinon en Suisse) lors de son départ précipité d\u2019Haïti en 1986.Raoul Cédras, lui, campe avec sa petite famille au bord de la mer, dans une jolie villa du Panama dont le loyer est payé \u2014 pendant un an \u2014 par le gouvernement des Etats-Unis.Il a après tout tenu parole et quitté le blanc palais présidentiel de Port-au-Prince sans trop se faire tirer l\u2019oreille.Dans une modeste villa thaïlandaise, Pol Pot vit également des jours heureux.Qui se souvient encore du dictateur cambodgien qui avait ordonné à ses Khmers rouges \u2014 aujourd\u2019hui recyclés dans le commerce des pierres précieuses et de la drogue \u2014 de mener à bien la «purification communiste» qui fit un peu plus d\u2019un million de morts entre 1975 et 1979?Encore une autre villa à l\u2019autre bout du monde et voilà ldi Amin Dada, l\u2019ex-boxeur devenu soldat devenu général par la grâce de son ego aussi gros que son légendaire appétit.L\u2019ancien président-clown-tortionnaire ougandais vit à l\u2019ombre des mosquées de l\u2019Arabie Saoudite où il s\u2019est réfugié en 1979 avec femmes, enfants et nombreux dollars.Autre tyranneau célèbre d\u2019Afrique noire: Jean-Bedel Bokassa, connu pour quelques diamants offerts amicalement à l\u2019ex-président français Valéry Giscard d\u2019Es-taing, son sacre napoléonien à la tête d\u2019un «empire» nommé Centre-Afrique, et ses goûts cannibalesques.Après avoir quitté son château en banlieue parisienne puis son petit palais ivoirien, le voilà dans sa villa délabrée de Bangui, régnant sur son empire imaginaire et criant à longueur de journée qu\u2019il est bel et bien le 13e apôtre du Christ.Qui a dit que le crime ne paie pas?Certainement pas Augusto Pinochet qui reste chef, jusqu\u2019en 1998, de l\u2019armée de terre de son pays malgré un retour en force de la démocratie au Chili.Ni Alfredo Qui jugera Stroessner, le dictateur des dicta- ^ J \u201c teurs latino-américains qui régna sur les dictateurs l\u2019exsangue Paraguay de 1954 à 1989, année où il s\u2019exila au Brésil voisin, déchus d\u2019hier, Dans ce même pays vit paisiblement _ Luis Garcia Meza.Il est vrai que l\u2019ex-d\u2019aujourd\u2019hui caudillo bolivien risque d\u2019être extra-.dé dans les prochains jours, et de demain?Longue est la liste des généraux costumés ayant perdu le pouvoir mais gardé fortune et vie.Une exception: Anastasio Somoza, l\u2019ex-dictateur du Nicaragua qui conserva la première mais perdit la seconde, abattu dans sa Mercedes en plein centre d\u2019Asuncion, la capitale du Paraguay, en 1980.Autre exception: l\u2019ex-homme fort du Panama, Manuel Noriega, qui depuis 1989 croupit dans une prison de Miami en espérant retrouver ses dollars blanchis lorsqu\u2019il finira de purger sa peine de 40 ans.Les dictateurs déchus qui se la coulent douce sont légion.Rappelons-nous què le calendrier des démocratisations d\u2019après-guerre commence vraiment en 1974-75 avec le Portugal, la Grèce et l\u2019Espagne qui échappent presque tous en même temps au destin autoritaire.La deuxième période se situe pour l\u2019essentiel en Amérique latine et commence au début des années 1980 avec le départ volontaire des militaires qui quittent les palais présidentiels, fatigués dans l\u2019ensemble de gérer une conjoncture économique désastreuse.Le troisième grand épisode démocratique touche l\u2019Europe de l\u2019Est et l\u2019ex-ÛRSS avec la chute du mur de Berlin en 1989.Le quatrième et dernier se poursuit aujourd\u2019hui dans quelques pays africains et asiatiques.Le naufrage des dictatures est réel.Mais si démocratie signifie aussi exigence de justice, qui jugera les dictateurs déchus d\u2019hier, d\u2019aujourd\u2019hui et de demain?Dimanche, la Haute Cour de justice éthiopienne a assigné l\u2019ex-dictateur Mengistu Hailé Mariam \u2014 rétugié au Zimbabwe du socialiste Robert Mugabe \u2014 à comparaître à Addis-Abeba le 13 décembre pour génocide, à défaut de quoi il sera jugé par contumace.Cela me fait une belle jambe, doit se dire celui qui fit régner la terreur de 1974 à 1991 dans un pays souvent frappé par la faim.En cette ère de transition, l\u2019effondrement des régimes dictatoriaux tant à l\u2019Est qu\u2019au Sud s\u2019affirme dans un contexte d\u2019excessif désarroi économique.La démocratie balbutiante est donc sous la tente d'oxygène surveillée tour à tour par le Dr Jekyll et Mr.Hyde.Qui plus est, la démocratisation sur le modèle occidental a ceci de pervers: elle donne l\u2019illusion aux peuples déshérités qu\u2019avec elle suivra nécessairement une consommation à l\u2019occidentale.Dangereuse confusion des sens.La morale de l\u2019histoire?Le politicologue italo-améri-cain Giovanni Sartori nous la donne-t-il lorsqu\u2019il écrit sardoniquement que la démocratie est le nom pompeux de quelque chose qui n\u2019existe pas?Peut-être, mais les bouffons en exil doré aimeraient bien que cela soit vrai.Antoine Char ?INDEX MÉTÉO Agenda.R8 Avis publics.B6 Cassées.H6 Culture.B10 Économie.R2 éditorial.-Al O Le monde.-48 Mot* croisés.Bfi Les sports.B5 Montréal Ensoleillé.Max: 12 Québec Ensoleillé.Max: 10 DétaiLs en B 5 CULTURE Miséricorde, ou les folles de Dieu PAGE B 10 ?LE MONDE Une affaire de mœurs fait tomber le gouvernement irlandais PAGE A 8 MONTRÉAL Julie Payette, les pieds sur Terre PAGE A 3 PHOTO JACQUES NAUEAU / IL EST ARRIVE avec sa fraîcheur, son arôme léger et sa robe rouge ou blanche.Ix beaujolais nouveau a envahi aujourd\u2019hui les quelque 342 succursales de la Société des alcools du Québec à travers la province.Le «vino novello» a également fait son entrée après que le transport par bateau fut ralenti par un ouragan.Depuis 1975, les vins nouveaux font courir les Québécois.L\u2019an dernier, 90 % des stocks s\u2019étaient envolés en douze heures! «Le Québec n\u2019a pas de premier ministre» Johnson accuse Parizeau de détourner les fonds publics en faveur du séparatisme MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Les Québécois «n\u2019ont pas de premier ministre», accuse le chef de l\u2019opposition, Daniel Johnson.«Ils ont un militant séparatiste à la tête du gouvernement», affirme-t-il.Dans un bilan peu flatteur des premières semaines au pouvoir du gouvernement Parizeau, M.Johnson soutient que toutes les actions du gouvernement «visent à faire avancer l\u2019idéologie séparatiste».Selon lui, M.Parizeau «détourne le mandat» qu\u2019il a reçu des urnes le 12 septembre.M.Johnson accuse le gouvernement de consacrer «l\u2019argent des contribuables québécois à un projet partisan d\u2019un parti politique».En outre, le chef libéral soutient que «des ministres se promènent sur le terrain et disent à des groupes de pression, à des municipalités ou des commissions scolaires que si elles ont quelque chose à demander, qu\u2019elles le demandent avant le référendum».Il ajoute que ces ministres posent comme condition à toute aide «un appui au camp du OUI».M.Johnson a cité quelques exemples pour étayer son propos: ¦ le Collège militaire de Saint-Jean, pour lequel Québec préconise une solution «compatible avec le statut du Québec comme pays séparé», c\u2019est-à-dire un collège pour l\u2019année du Québec devenu souverain.«C\u2019est la seule façon dont je comprends que le gouvernement veuille VOIR PAGE A 12: JOHNSON Du «Kraft Dinner» pour Axworthy ummi «ou.PHOTO PC MJCAîm arivilègc i$ a rigW rivllegc Une campagne référendaire «swingnante» Dan Bigras a écrit l\u2019hymne du camp du OUI CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR À PARIS CJ est tambour battant que les partisans du OUI s\u2019engageront bientôt en campagne référendaire puisque leur chanson est déjà écrite.Son auteur-compositeur, le populaire Dan Bigras, en a remis la cassette au Parti québécois qui attend le coup d\u2019envoi de la campagne pour la faire résonner dans tous les rassemblements.Rencontré à Paris, où il tient l\u2019affiche pendant deux semaines au Sentier des Halles, une petite salle d\u2019une centaine de places, Dan Bigras a expliqué au Devoir que la commande lui avait été faite par Lisette Lapointe elle-même, l\u2019épouse du premier ministre Jacques Parizeau.«Elle est venue me demander d\u2019écrire l\u2019hymne référendaire.Je lui ai dit que je ne composais pas de chansons politiques, mais seulement des chansons d\u2019amour VOIR PAGE A 12: CAMPAGNE DES MILLIERS d\u2019étudiants des niveaux collégial et universitaire du Québec et de l\u2019Ontario ont pris d\u2019assaut hier la colline parlementaire à Ottawa.Ces manifestants colériques et frondeurs ont protesté contre le projet de réforme des programmes sociaux du ministre des Ressources humaines, Uoyd Axworthy.Ce dernier, qui a tenté de s\u2019adresser ata étudiants, a été la cible d\u2019œufs, de fruits et de macaronis.Pas désarçonné pour autant, le ministre Axworthy a invité les protestataires à faire valoir leur point de vue à la table de discussion.Voir nos informations en page A 7.«Je fais de la politique artisanale» Les commissaires scolaires ont-ils des pouvoirs ou ne sont-ils que des coupeurs de rubans?PAUL CAUCHON LE DEVOIR « J e fais de la politique artisanale», lance Madeleine Benoit Gougeon, commissaire à la commission scolaire Sainte-Croix.Sans grande machine électorale, Mme Gougeon affirme qu\u2019«un commissaire scolaire a du pouvoir seulement s\u2019il agit et s\u2019il est présent dans son quartier»*.A quatre jours des élections scolaires de dimanche, qui se tiendront à la grandeur du Québec, le rôle du commissaire d\u2019école demeure étonnamment méconnu.Pourtant, plusieurs spécialistes font valoir qu\u2019un commissaire d\u2019école dispose de pouvoirs étendus, dont il peut se servir pour influencer le cours des choses.Mais ce pouvoir est également lié à la perception qu\u2019en a la population.«Si la population sent qu\u2019à la commission scolaire on prend de vrais décisions, elle va s\u2019adresser aux commissaires, explique Guy Beaudin.de la Fédération des commissions scolaires du Québec.Si elle pense que le ministre de l\u2019Education est seul à décider, elle s\u2019adressera là où elle voit le vrai pouvoir.» Diane de Courcy va encore plus loin.Présidente du MEMO, qui espère prendre le pouvoir à la Commission des écoles catholiques de Montréal dimanche soir, elle affirme que pendant 20 ans le commissaire d\u2019école a trop souvent été confiné au rôle de «coupeur de rubans, qui assiste deux fois par mois à un conseil d\u2019administration, dit-elle.Ce n\u2019est pas étranger au fait que le public connaît mal son rôle.Un commissaire devrait être un intervenant, un animateur social»».VOIR PAGE A 12: COMMISSAIRES Pollution agricole Québec doit serrer la vis Les normes proposées «ne sont qu'une étape», estiment les milieux de la santé LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Les milieux québécois de la santé estiment que le projet de règlement sur la réduction de la pollution agricole doit être renforcé de façon substantielle si Québec veut véritablement protéger la santé publique.Plus précisément, les responsables régionaux de la santé environnementale estiment que les normes propo-I sées «ne sont qu\u2019une étape dans la réduction de la pollution agricole».A leur avis, le plan gouvernemental doit - déborder la gestion des fumiers et des engrais pour en-j glober la gestion des nappes d\u2019eau souterraines, mena-I cées par les virus et les pesticides, ainsi que toutes les agressions dé l\u2019agriculture sur les milieux naturels et les cours d\u2019eau.C\u2019est ce qu\u2019a déclaré hier au Devoir le président du Comité de santé environnementale du Québec, le Dr VOIR PAGE A 12: POLLUTION CULTURE Salon du livre de Montréal: que la fête commence PAGE B 10 B 10 L E 1) E V 0 1 R., I, K .1 E I! I) I 17 N' 0 V E M R R E I !» i) -I ?le: Des prières de papier Pour commémorer la journée mondiale du sida et un jour sans art le 1er décembre prochain, et pour ne pas oublier les artistes décédés du sida comme ceux et celles qui en sont frappés, le Musée des beaux-arts de l\u2019Ontario organise, en collaboration avec le Aids Committee of Toronto (ACT) un projet annuel intitulé, Prières de papier (Paper prayers) inspiré d\u2019une tradition japonaise qui veut que l\u2019on offre aux malades des bandes de papier peints comme des prières aux propriétés curatives.Le projet collectif comprend des milliers d\u2019oeuvres de papier qui seront exposées dans une des galeries du Musée et qui sont autant créées par des artistes professionnels que par des amateurs, et auxquels se greffent les communautés gaies et lesbiennes, les groupes scolaires et le public.Les 14 et 18 décembre, le public sera invité à prendre une des prières en papier et à apporter une contribution financière de son choix à l\u2019organisme toron-tois From All Walks of Life pour l\u2019aider dans ses recheches sur le sida et les soins apportés aux malades.Ceux et celles qui veulent participer au projet ont jusqu\u2019au 30 novembre \u2014 date de tombée \u2014 pour réaliser des pièces bidimensionnelles (on peut en envoyer jusqu\u2019à 12) que ce soit des peintures, collages, photos, sur des bandes de papier de 4 sur 12.Les pièces ne doivent pas être signées et le nom doit être inscrit sur l\u2019enveloppe ou le paquet que l\u2019on enverra à l\u2019adresse suivante: Jim Shed-den, Art Gallery of Ontario, 317, Dundas Street West, Toronto, Ontario, M5T 1G4.Pour plus d\u2019information: (416) 979-6660 ext.272 ou 452.L\u2019Artothèque de Montréal L\u2019Artothèque de Montréal est une activité de la Fondation des arts et Métiers d\u2019art du Québec qui, en collaboration avec la Fondation Don des Arts propose au public un vaste choix d\u2019oeuvres d\u2019art originales à louer au coût de 1,50 $ par mois par oeuvre et de 4 $ pour les corporations qui peuvent louer un maximum de 30 œuvres (5 œuvres pour les particuliers).La durée de l\u2019emprunt varie de 6 à 18 mois et les heures de rendez-vous se font les mercredi en appelant au (514) 5254878.Les revenus qui proviennent de ces locations, servent à financer la mission de la Fondation qui veut venir en aide aux artistes démunis, toutes catégories, à l\u2019âge de la retraite.Artothèque: 5520, rue Chabot, porte 306, Montréal, H2H 1Z3.Nomination à la Centrale Danièle Racine, qui occupait dernièrement le poste de responsable des communications à Dazibao, a repris des fonctions parallèles à la galerie La Centrale comme coordonatri-ce aux communications.Danièle Racine a travaillé dans le milieu cultu- ARTS VISUELS MARIE-MICHÈLE C R O N ?rel depuis plus de huit ans, en tant que communicatrice et productrice.Diplômée en journalisme \u2014 elle était à la pige au journal Voir de 1987 à 1989 \u2014 elle a conçu et coordonné plusieurs projets vidéo et multimédia pour Zone Productions, de 1989 à 1993.On se rappellera les exposition Album Magnétique présentée en 1989 à la Maison de la culture Frontenac et A Mille Lieux, événement produit dans le cadre du 350e anniversaire de Montréal en 1992.Danièle Racine termine actuellement une maîtrise en sociologie de la culture à l\u2019Université de Montréal.Des ateliers vidéo à Axe Néo-7 La vidéaste et monteure Laura Le-fave dirigera l\u2019atelier vidéo qui sera donné les samedi 26 et dimanche 27 novembre prochains à Axe Néo-7, à Hull, dans le cadre d\u2019un atelier faisant suite à celui que le RCAAQ avait offert l\u2019an dernier aux artistes portant sur la constitution de leurs dossiers.Cette fois-ci l\u2019atelier vidéo permettra de se familiariser avec ce médium et ses voies de support documentaire.Au cours de cet atelier, on vous montrera les multiples possibilités de techniques de tournage, d\u2019éclairage, de prise de son alors que l\u2019on y établira les structures du prémontage, les caractéristiques du storyboard et un survol des moyens plus sophistiqués du montage.L\u2019approche de Laura Lefave sera à la fois théorique et pratique.Le premier jour sera consacré entre autres à la réalisation d\u2019une bande d\u2019environ trois minutes par des groupes de cinq personnes que l\u2019on analysera le lendemain à compter de lOh.Le dimanche après-midi, Jacques Doyon, agent aux arts visuels du Conseil des arts du Canada, viendra commenter divers documents vidéographiques soumis aux jurys du Conseil des arts et analyser cette nouvelle forme de documentation qui détermine l\u2019appréciation d\u2019un projet.Suivra l\u2019artiste Jean-Yves Vigneau qui présentera une ou plusieurs de ses bandes.Les frais d\u2019inscriptions sont de 25 $ pour les membres et de 30 $ pour les autres.Informations auprès du RCAAQ, 3995, rue Bern, bureau 100, Montréal, H2L4H2, tel: (514) 842-3984.Axe Néo-7,205, rue Montcalm, Hull, tél.: (819) 771-2122.Stratford fait des sous PRESSE CANADIENNE Même si le Festival de Stratford a offert cette année moins de représentations que par le passé, il a tout de même réussi à attirer un plus grand nombre de spectateurs, récoltant pour la première fois pas moins de 17 millions $ dans ses coffres.La saison 1994, étalée sur six mois, a donné lieu à 10 productions et 498 représentations dans trois différents théâtres, et a rappor- té des revenus bruts de 17,3 millions $.Ce succès est d\u2019autant plus remarquable qu\u2019il y a eu cette année 23 représentations de moins qu\u2019en 1993.Par contre, on a noté une plus grande affluence aux guichets: 18 253 spectateurs de plus cette année pour un total de 466 091.La pièce qui a fonctionnné le mieux a été The Pirates of Penzance, qui a rapporté près de 4,8 millions $, suivie de Cyrano de Bergerac, avec près de 3 millions $.TÉLÉVISION SOURCE TQS !4b#' Monique Miller et Marina Orsini, dans Miséricorde.Folles de Dieu Miséricorde lève le voile sur une portion d'histoire que les moins de trente ans ont à peine connue Salon du livre de Montréal Que la fête commence! LE DEVOIR Le Salon du livre de Montréal ouvre ses portes aujourd\u2019hui, à la Place Bonaventure.Vers 18h, la ministre de la Culture Marie Malavoy, le président du Salon du livre, M.Marcel Couture, la directrice générale Francine Bois, le président d\u2019honneur Jean-Claude Germain, le Camelot Sylvain-Hervé et le «grand lecteur» Pierre Chagnon donneront en effet le coup d\u2019envoi à la plus importante manifestation de l\u2019année dans le monde de l\u2019édition.Le maire de Montréal Pierre Bourque a aussi confirmé sa présence.Pour sa 17e édition, le Salon du livre de Montréal a pris du volume.On y trouvera cette année plus de 600 stands, comparativement à 540 en 1993.L\u2019année dernière, le Salon de Montréal avait accueilli plus de 111 000 visiteurs.Les organisateurs s\u2019attendent à une foule encore plus importante cette année.Les écrivains Francine D\u2019Amour et Paul Ohl, de même que l\u2019illustratrice Hélène Desputeaux, invités d\u2019honneur du Salon du livre de Montréal, seront présents à l\u2019ouverture.Jean La-couture, Guy Sorman, Charles Juliet et John Saul, les autres invités d\u2019honneur, viendront se joindre un peti plus tard à la grande fête du livre.Sitôt les cérémonies d\u2019ouverture terminées, le ministre de l\u2019Éducation Jean Garon procédera à la remise des Prix du ministre.M.Garon en profitera par ailleurs pour rendre publiques deux études sur les habitudes de lecture des élèves du Québec.Ces études, semble-t-il, pourraient bien ébranler certaines idées reçues.Le Salon du livre de Montréal n\u2019ouvrira officiellement ses portes qu\u2019à 17h.Mais dès 6h04 ce matin, les mordus pourront en goûter l\u2019ambiance.Car l\u2019équipe de CBF Bonjour s\u2019est installée Place Bonaventure, pour y diffuser son émission.Vendredi soir, le Salon du livre de Montréal propose à ses visiteurs une singulière activité d\u2019animation.L\u2019événement a pour nom «Je veille au Salon».Dès 22h, les stands seront fermées pour faire place à une fête intimiste au cours de laquelle le président d\u2019honneur du Salon, Jean-Claude Germain, recevra des auteurs, poètes et comédiens ainsi que des musiciens.THÉÂTRE JEUNESSE PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Nous sommes en 1967.Des milliers de jeunes s\u2019apprêtent à aller passer l\u2019été à Terre des Hommes.Tous les orchestres de toutes les salles de danse de la province chantent All you need is love.Les jupes raccourcissent, les jeunes s\u2019émancipent.C\u2019est à ce moment que Marie, la plus belle et la plus intelligente des sept enfants Veilleux, décide de prendre la route du couvent.Son père a beau hurler, sa mère pleurer, le choix de Marie est sans appel.Dans un jeu naturel \u2014 et que, contrairement à son rôle dans Sheha-weh, elle ne force pas du tout \u2014 Marina Orsini, incarne, dans la minisérie Miséricorde qui débute ce soir à Télévision Quatre saisons (TQS), une jeune religieuse habitée par la foi et la grâce.Elle ne tarde pas à se heurter à la cruauté des religieuses supérieures et aux incongruité de la fameuse règle, au nom de laquelle tous les sacrifices sont exigés.«Mais ce n\u2019est pas un Boys of St.Vincent que nous avons écrit», prévient Réjean Tremblay, coauteur de la série avec Fabienne Larouche.L\u2019on a un peu de mal à comprendre les raisons qui poussent Marie à consacrer sa vie à Jésus, sinon qu\u2019elle a soif d\u2019absolu, qu\u2019elle est très liée avec sœur Anne, une religieuse enseignante, et qu\u2019elle n\u2019a pas apprécié, plusieurs années auparavant, que le curé du village ouvre subitement sa robe de chambre devant elle, pour lui montrer son sexe.Se peut-il que ce seul incident ait suffi pour pousser Marie au couvent?Son choix n\u2019apparaît jamais inévitable au téléspectateur.Ceci dit, une fois que l\u2019on accepte l\u2019entrée au couvent de Marie, il est facile de se laisser gagner par l\u2019atmosphère.Jean Beaudin sait ce qu\u2019il fait Pour les auteurs (qui ont signé Scoop, Lance et compte), la vie au couvent est un changement de rythme.Pas question de compenser les passages plus faibles par une séquence coup de poing et une musique de-thriller.Ici, les chansons servent de références pour situer les époques.Dans la première partie, les Beatles, dans la seconde, Charlebois.Nous sommes dans un monde où les hommes sont peu présents et, sauf le père de Marie, plutôt lâches, du moins dans la partie présentée ce soir (à 20h).Le curé est un pauvre type et le prêtre du couvent des Caroliennes préfère refiler les sales jobs à sœur Cécile, la supérieure du couvent Sœur Cécile, Monique Miller, est la «méchante».C\u2019est elle qui confisque le disque de Rubbersoul de Marie \u2014 qu\u2019elle jettera dans la fournaise (enfer, enfer, le symbole est gros comme une maison) avec un plaisir sadique et c\u2019est elle qui cachera à Marie que son père est malade.Habituée à souffrir et surtout à faire souffrir, sœur Cécile se sent menacée par la joie qui habite Marie.C\u2019est louche.«Que la grâce divine continue de guider nos supérieurs», implore-t-elle pourtant au début de l\u2019émission, qui s\u2019ouvre sur des centaines de religieuses en prière.Si vous avez connu ce monde, Miséricorde vous rappellera des souvenirs.Si vous ne l\u2019avez pas connu, vous tomberez des nues en vous demandant de quelle secte il s\u2019agit.Pour TQS, la présentation de Miséricorde est un événement de grande importance, encore davantage depuis que le conflit dans le hockey prive le réseau d\u2019une de ses principales sources de revenus.Il espère donc attirer un nombre décent de téléspectateurs et faire ainsi savoir au public qu\u2019il peut mettre à l\u2019affiche de la bonne télévision.Marina Orsini fait d\u2019ailleurs concurrence ce soir à.Marina Orsini.La Société Radio-Canada présente en reprise, à la même heure, Les Filles de Caleb qui, sans attirer les célèbres trois millions d\u2019antan, atteint le million régulièrement.En «piton-nant» du côté de TQS, les téléphiles renoueront avec une époque moins loin de nous que les Filles de Caleb mais aussi moins portée à l\u2019écran.Les journalistes n\u2019ont pas vu la seconde et dernière partie de la série \u2014 qui fait un peu plus de quatre heures et a coûté près de 4 millions $ \u2014 mais il est clair que sœur Marie et sa compagne, sœur Edith (Nathalie Mallette) seront bientôt tourmentées par les absurdités grandissantes de la vie au couvent.La soupe était trop froide GASPASHOW Une création signée Richard Aubé, Benoît Auger, Denis St-Onge et Lina Vachon.Mise en scène, Richard Aubé.Avec Benoît Auger, Denis St-Onge, Fabrice Tremblay et Lina Vachon.Une production du Théâtre de L Aubergine présenté à la Maison Théâtre, les samedi et dimanche à 15h jusqu\u2019au 20 novembre.Public visé: les 6 à 12 ans.Durée: 60 minutes.MICHEL BELAIR LE DEVOIR Dans la salle par moment, c\u2019était presque le délire.Chaque fois que les comédiens se transformaient en jongleurs ou en musiciens, les enfants en redemandaient.Ils avaient bien raison d\u2019ailleurs puisque c\u2019est sans doute là l\u2019aspect le plus intéressant de ce Gaspashow présenté par le Théâtre de l\u2019Aubergine, une troupe qui depuis 20 ans déjà propose des spectacles issus de la fusion des techniques du cirque, du théâtre et de la musique.Pour ce qui est du reste.Pourtant, le canevas de la pièce laissait entrevoir des choses particulièrement substantielles.Gaspashow se déroule dans une société aux allures totalitaires: toutes les activités y sont réglementées dans les moindres détails par une sorte de police militaire.Le travail, l\u2019emploi du temps des citoyens, leur productivité, tout est contrôlé au point qu\u2019on ne tolère aucune exception.Comble de l\u2019intolérance et de l\u2019autoritarisme, il est mêmp strictement interdit de s\u2019amuser.Evidemment, une révolte se prépare et la nuit venue.Voilà une histoire qui promet.Une belle occasion pour les enfants de vivre une révolte plus que légitime à laquelle ils peuvent, en plus, facilement s\u2019identifier.Le concept était brillant.La réalisation, la mise en forme, beaucoup moins.Ce n\u2019est pas tant la grosseur des ficelles avec lesquelles on noue tout cela qui est en cause mais bien plutôt l\u2019articulation du spectacle.On le sait, quand on joue pour des enfants, certaines compagnies \u2014 pas toutes heureusement \u2014 choisissent de grossir les situations pour les faire mieux saisir aux jeunes spectateurs; ce n\u2019est pas cette façon de penser que je remets en cause.Ce qu\u2019il faut reprocher au Théâtre de l\u2019Aubergine tient au fait que le «contenant» étant si bien placé \u2014 la situation de départ, le dispositif scénique, les éclairages et les costumes \u2014 c\u2019est tout simplement le «contenu» qui fait défaut à Gaspashow.Même si l\u2019Aubergine s\u2019est donné pour mission «d\u2019explorer les multiples facettes de l\u2019expression non verbale, du langage corporel et musical» et si les onomatopées, les gestes, les mimiques et la musique tentent de nous entraîner à eux seuls dans l\u2019intrigue, on n\u2019y réussit pas vraiment Bien sûr, c\u2019est amusant comme tout lorsque les comédiens se mettent à jongler avec des quilles ou des assiettes ou même à jouer du trombone à coulisse.Surtout qu'ils excellent à ce petit jeu.Mais cela l\u2019est beaucoup moins lorsqu\u2019ils s\u2019apostrophent les uns les autres à l\u2019aide d\u2019un langage boursouflé de borborygmes divers à peine digne d\u2019un enfant de 18 mois.Et surtout, cela ne réussit' pas à cacher la platitude dep échanges entre les personnages.A une seule exception près \u2014 la scène des deux vieillards à la toute fin, dans laquelle on sent percer un début de communication, fut-elle non verbale \u2014 les personnages de Gaspashow ne parviennent pas à nous faire croire à leur existence, encore moins au fait qu\u2019ils puissent exprimer des sentiments.Entre vous et moi, qu\u2019on s\u2019inspire des techniques du cirque, de la plongée sous-marine ou du vol à voile, c\u2019est un problème grave quand on fait du théâtre.CONCERTS CLASSI Ci UES Pour en finir avec la morosité BIENNALE DU NEM : FRANCO D0NA10NI F.Donatoni : Mari, Flot, Scaglio, The Hearth\u2019s .Eye, Flag, Het, Ali, An Angel Within My Heart, Lem, Tema; Jean-Marc Singier : Blocs en vrac de bric et de broc; Pietro Borradori : Opus Alexandri-nium.Nouvel Ensemble Moderne; Daniel Gauthier, saxophone; Alain Trudel, trombone; Julien Grégoire, marimba; James Darling, violoncelle; Pauline Vaillancourt, soprano, dir.Lorraine Vaiïlancourt FRANÇOIS TOUSIGNANT Difficile de faire en si peu d\u2019espace un compte rendu de tout ce qui s\u2019est passé lors des deux dernières soirées de cette biennale.Il faut admettre que, contrairement a ce que nous aurions pu craindre, la musique de Donatoni n\u2019a jamais paru ennuyeuse.Parfois moins forte ou réussie, comme c\u2019est généralement le cas des pièces pour soliste, souvent intrigante et séduisante, et par moment miraculeuse, comme dans le cas de Spi-ri, Hot et Tema.Lors des conversartions avant concert, nous avons découvert un compositeur qui est toujours prêt à parler en image, un peu zen, mais dont la profondeur de réflexion, surtout au niveau du faire de la musique, est décapante face a trop de préjugés qui ont encore cours.Nous avons entendu mardi une pièce de Singier (tous les autres compositeurs au programme furent élèves du maestro) d\u2019une drôlerie fort à propos pour détendre l\u2019atmosphère.La pièce pour marimba seul (Mari) et celle pour trombone seul (Scaglio) peuvent être considérées comme mineures.Encore une fois, les gestes utilisés par Donatoni sont déjà usés et l\u2019utilisation de sourdines ralentit trop le déroulement pour pouvoir soutenir l\u2019attention.Hot a cependant remporté la palme.Que d\u2019énergie, d\u2019originalité et d\u2019indépendance ici! Pendant 15 minutes, le public assiste, sidéré, à une sorte de jam session organisé qui se termine en un paroxisme comme on en entend guère.Ce qui fit paraître le quatuor à cordes The Heart\u2019s Eye un peu mièvre et Flag moins électrisant.Mais on a bien saisi ce côté artisan du compositeur, empruntant des matériaux ici à Schœnberg, ici à Stravinski et à tant d\u2019autres.Il y a des œuvres moins «fortes», mais fort peu d\u2019ennui.Hier, s\u2019il n\u2019y avait plus de réelle surprises, il y avait encore des découvertes.Nous retiendrons spécialement Het, pour flûte, clarinette basse et piano avec ses dialogues incisifs et encore l\u2019imagination de l\u2019artisan qui sait captiver en racontant son histoire.Le solo d\u2019alto Ali a fait grande impression; il s\u2019agit ici d\u2019une exploration de l\u2019instrument dans laquelle Brian Bacon a su convaincre que l\u2019alto sait ne pas être temeÂw Angel within my heart, tout court qu\u2019il soit, fut bien chanté et joué; lœm, même si, comme tous les autres morceaux pour solistes, aurait demandé une implication plus personnelle de René Gosselin, ne laisse pas indifférent.Tema restera pour nous dans le palmarès de cette biennale.Malgré les imprécisions d\u2019attaque des vents et les quelques difficultés des cors, la construction de cette œuvre fait mentir ceux qui penseraient que Donatoni ne compose que par sections successives.C\u2019est d\u2019ailleurs ce qui ressort de ces trois jours avec le maestro.En apprivoisant sa production, on y voit une qualité constante dans le travail, ce qui fait que sa musique n\u2019est jamais ennuyeuse et qui lui permet, quand passe l\u2019état de grâce, de réaliser des prodiges.Donatoni pose en effet la question à savoir ce qui fait la musique; et ses réponses sont à son image: saines, vivantes et captivantes, traitant l\u2019émotion si hautement prisée comme sous-produit de la musique plutôt que préalable.Merci a Lorraine Vaillancourt de nous avoir permis de mieux comprendre le travail de cet homme.Dans la morosité où se trouve une bonne partie de la musique d\u2019aujourd\u2019hui et alors qu\u2019elle tend parfois à tourner à vide, de telles rencontres sont une véritable fenêtre ouverte vers un imaginaire autre, vers un devenir encore plus riche.Bravo au Nem pour toutes ces prestations.Et merci à Donatoni pour Spiri, Hot et Tema.Scénographie de Betty Goodwin Lumière Jean Philippe Tréponier Musique originale Goétan Leboeuf Costumes Carmen Allé et Denis Lavoie d'après l'idée originale de Betty Goodwin Assistont-scénographe Réal Benoit le 16 corn iHmm* i nmsmsM admission -mm»
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