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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1994-11-03, Collections de BAnQ.

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[" ?FONDE EN 1910\t?LE DEVOIR Vu L X X X V - N (» 2 ,) ;> iM 0 N T li K A I.I.E -I E U I) I 3 N 0 V E M B II E I !» D (i 5 c T I» S T v g o r o li I o 8 fi c Konrad Ya ka b u ski perspectives Les séparatistes de Toronto On tiendra très prochainement, quelque part au Canada, un référendum crucial sur une épineuse question de séparation.Pas ici; à Toronto.Les électeurs de la Ville reine iront aux urnes le 14 novembre pour se prononcer sur la question fatidique que leur pose l\u2019adminis-tration.sortante de la mairesse June Rowlands: Etes-vous favorable à ce que Toronto se sépare du gouvernement métropolitain?Les Québécois devraient se reconnaître facilement dans le dilemme politique des Torontois: la discorde règne quant à l\u2019opportunité de conserver une forme de fédéralisme, mais au niveau local.La mairesse de Toronto est séparatiste.La .question qu\u2019elle posera aux électeurs est la suivante: «Etes-vous en faveur de l\u2019élimination du gouvernement régional?» Excédée par les chicanes, les chevauchements et les dédoublements administratifs créés par l\u2019actuelle structure de gouvernement à deux paliers, Mme Rowlands a fait de son projet sécessionniste la pierre angulaire de sa campagne pour obtenir un deuxième mandat comme la première femme à accéder à la mairie de la Ville reine.La cible de l\u2019invective de la mairesse septuagénaire, c\u2019est «Métro», cette superstructure municipale créée par le gouvernement ontarien en 1953 et dont la Communauté urbaine de Montréal a en partie tiré son inspiration une vingtaine d\u2019années plus tard.L\u2019objectif de l\u2019exercice de 1953 était de faire en sorte que la richesse de la capitale ontarienne aide au développement de ses municipalités avoisinantes, avant que ces dernières ne soient aux prises avec une croissance effrénée, sans les moyens de fournir les services essentiels à leurs habitants.C\u2019est alors que Metro a pris la relève de ces municipalités en ce qui a trait à la police, au transpQrt en commun, aux services sociaux et aux autoroutes.A l\u2019époque, plusieurs des plus illustres planificateurs urbains américains ne tarissaient pas d\u2019éloges pour ce modèle alors parfaitement novateur, appelant Toronto «the city that works» (la ville qui fonctionne).L\u2019une d\u2019entre eux, la fameuse sociologue Jane Jacobs, y a même déménagé.Plus grand et plus riche que les 12 autres municipalités fondatrices de Metro, Toronto voyait néanmoins son poids et son pouvoir diminuer au fur et à mesure que l\u2019étalement urbain faisait de ces municipalités des banlieues en pleine ébullition dans les années 1960.Suite à la consolidation de ces 12 municipalités en cinq boroughs (agglomérations) en 1967, Toronto n\u2019est devenu qu\u2019un membre parmi les autres de Metro.Au dernier recensement de 1991, Toronto n\u2019avait que 630 000 habitants, contre 2,2 millions dans Metro et 4,3 millions dans la grande région métropolitaine.Il allait de soi que les rivalités s\u2019accroissent.Mais c\u2019est avec l\u2019avènement de l\u2019élection directe des conseillers de Metro en 1988 que les batailles entre cette structure et Toronto ont connu une véritable escalade.Jusque là, les conseillers de Metro étaient nommés par chacune des six municipalités qu\u2019ils représentaient.En 1988, ils devenaient indépendants et libres de poursuivre leur propre ordre du jour politique.La goutte qui a fait déborder le vase pour Mme Rowlands \u2014 une ancienne présidente de la Commission de police et candidate libérale fédérale qui a remporté la mairie haut la main en 1991 grâce à un discours misant sur la sécurité publique \u2014 a été la tentative de Metro de faire imposer à ses municipalités un nouveau système de taxation foncière en 1992.Son adoption aurait entraîné des augmentations faramineuses de taxes foncières pour les contribuables torontois.Encouragée par sa victoire sur ce front, Mme Rowlands n\u2019a pas cessé depuis sa croisade anti-Metro.Ainsi, on peut lire dans un récent rapport interne de la Ville que «ni l\u2019un ni l\u2019autre des paliers de gouvernement ne contrôle les leviers de pouvoir, donc, à moins d\u2019un consensus ou de coopération, les actions nécessaires ne sont pas prises.La coopération est difficile quand il y a une rivalité entre les paliers; la paralysie en est souvent le résultat».Metro n\u2019a plus sa raison d\u2019être, fait-on valoir dans le rapport, parce que les banlieues n\u2019ont plus besoin de l\u2019aide de la Ville pour se développer.Le même rapport a proposé deux solutions possibles à l\u2019impasse.Soit l\u2019élimination du gouvernement métropolitain, soit la sécession de Toronto de la «fédération».Si le dernier scénario se réalisait, Toronto achèterait quelques services de Metro, mais cette structure n\u2019aurait aucun contrôle sur la Ville.La souveraineté-association, version torontoise.Les politiciens de Metro et les adversaires de Mme Rowlands à la mairie ne voient dans sa croisade qu\u2019une tentative de jeter le blâme des carences de sa propre administration sur les épaules d\u2019autrui.Ils font valoir que les coûts du «fédéralisme» dont la mairesse se plaint tant pourraient être éliminés de façon plus efficace en abolissant non pas Metro mais plutôt les conseils de chacune de ses six municipalités composantes, y compris celui de Toronto.De toute façon, ajoutent-ils, le résultat du référendum n\u2019aura aucune portée parce que seul le gouvernement provincial a le pouvoir de modifier la charte de la Ville.Quoi qu\u2019il en soit, les électeurs torontois suivent la campagne référendaire avec un grand bâillement d\u2019ennui.Selon un récent sondage, le grand projet sécessionniste de Mme Rowlands se dirige vers un échec total, les Torontois affichant une fois de plus leurs couleurs fédéralistes.INDEX Agenda.B6 Avis publics.B4 Classées.R5 Culture.B8 Economie.R2 Editorial.A6 Le monde.Àî Mots croisés.B5 Les sports.B5 MÉTÉO Montréal Ensoleillé le matin, devenant voilé en après-midi.Max: 12 Québec Ensoleillé le matin, devenant voilé en après-midi.Max: 9 Détails en B4 LES ACTUALITÉS Coon-Corne, prix de la «propagande» ?PAGE A 2 LE MONDE Israël, pays francophone?PAGE A 5 MONTRÉAL Doré sanctionnera les cols bleus PAGE A 3 Déficit record de 5,5 milliards $ H Johnson y voit un «manque de courage» de Parizeau Un comité parapluie préréférendaire dans trois semaines MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le déficit budgétaire du gouvernement du Québec pour l\u2019année en cours sera de un milliard de dollars plus élevé que ce qu\u2019avait prévu le gouvernement libéral, si rien n\u2019est fait pour le résorber, a révélé hier, au cours d\u2019une conférence de presse marathon, le premier ministre Jacques Parizeau.M.Parizeau a par ailleurs profité de cette rencontre pour faire savoir qu\u2019il mettra sur pied, d\u2019ici trois semaines, une espèce de comité parapluie préréférendaire, qui pourra accueillir les militants souverainistes de divers horizons mais qui préfèrent ne pas adhérer au Parti québécois.Si rien n\u2019est fait, le déficit atteindra le niveau record de 5,5 milliards de dollars pour l\u2019année 1994-1995, au lieu des 4,4 milliards prévus en mai.Mais le gouvernement souhaite intervenir de manière à ce que le déficit réel à la fin de l\u2019année financière soit limité à cinq milliards.Pour ce faire, Québec va s\u2019,attaquer à la contrebande de l\u2019alcool, qui fait perdre à l\u2019Etat 220 millions par année en taxes, soutient M.Parizeau, et au trafic des vidéopo-kers, de manière à faire augmenter les revenus du gou- vernement.Mais il va d\u2019autre part devoir annuler certaines dépenses déjà prévues dans différents ministères, ce qu\u2019on appelle, dans le jargon, périmer des crédits déjà accordés.Cette situation financière, comme l\u2019a déjà fait savoir la présidente du Conseil du Trésor, Pauline Marois, incite le gouvernement à ne pas remettre en question pour cette année les réductions de dépenses et les 4000 abolitions de postes déjà commandées dans les ministères et organismes publics.VOIR PAGE A 8: DÉFICIT Ce n\u2019est qu\u2019un début.-w\u2014 WÊm 1*3 «E fi PHOTO JACQUES NADEAU LA GARDERIE Soleil du Quartier, mie institution sur le Plateau Mont-Royal, craint d\u2019être obligée de quitter ses locaux l\u2019année prochaine, et déjà hier les enfants exprimaient haut et fort leur désir de demeurer sur place.À la CECM, on soutient vouloir tout faire pour conserver la garderie dans ses locaux, mais on voudrait bien voir la Ville de Montréal mettre la main à la pâte.Nos informations en page A 8.Dure bataille pour la Main Huit candidats se font la lutte dans Jeanne-Mance, un des districts les plus cosmopolites de Montréal JEAN CHARTIER LE DEVOIR Le boulevard Saint-Laurent est âpre-ment disputé.Huit candidats se font la lutte pour devenir le conseiller d\u2019un des territoires les plus cosmopolites et les plus fréquentés à Montréal.Michel Prescott, le conseiller sortant, a l'appui de nombreux commerçants portugais et il dit rejoindre des gens de toutes les tendances politiques.«Historiquement, il y a un vote de gauche dans ce quartier, explique lechevin indépendant, et moi je suis à l'aise aussi bien avec la clientèle underground qu\u2019avec les commerçants, les professionnels ou les yuppies.» La lutte est féroce dans le district Jeanne-Mance qui s'étend de la rue Sherbrooke à la nie Mont-Royal et de MUNICIPALES l'avenue du Parc à la rue Saint-Denis, mais personne n\u2019est sûr de la victoire.Robert Keaton, de Vision Montréal, ne considère pas Perry Niro, le candidat du RCM, comme son principal adversaire.Il prévoit que celui-ci arrivera troisième au fil d\u2019arrivée.Keaton a courtisé le vote ethnique en allant vendredi soir chez les Vietnamiens, mardi chez les Portugais, mercredi chez les Chinois: «Mon image dans la communauté francophone n\u2019est pas une mauvaise image.dit aussi l\u2019ex-président d'Alliance Québec.Il est arrivé une seule fois qu'un jeune dans la vingtaine m'ait claqué la porte au nez.» Michel Prescott, qui a quitté le RCM pour devenir indépendant, voit les choses autre- VOIR PAGE A 8: BATAILLE La Bosnie menace de s'embraser La sécurité des Casques bleus est menacée LE DEVOIR AVEC REUTER ET L\u2019AFP Belgrade \u2014 La recrudescence des combats en Bosnie depuis une semaine, la querelle américano-russe sur la nouvelle offensive des Musulmans et l\u2019intervention de l'armée croate contre les forces serbes en Bosnie centrale risquent d\u2019anéantir les chances déjà minces d\u2019imposer un règlement aux forces en présence.De plus, la sécurité des quelque 17 000 Casques bleus sur place est mise en cause par des attaques directes qui T* sont devenues quotidiennes.Cette évolution sur le plan militaire, marquée par des succès sans précédent de l\u2019armée gouvernementale bosniaque, à laquelle les Croato-Bosniaques apportent désormais un soutien actif, fait par ailleurs davantage apparaître les divisions entre membres du groupe de contact (Etats-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne et Allemagne) qui tentent d\u2019imposer un règlement pacifique au conflit.Hier, à New York, la Russie a insisté pour que le Conseil de sécurité de l\u2019ONU réagisse «de manière adéquate et rapide» aux attaques lancées par les forces gouvernementales bosniaques.«Si le Conseil de sécurité ne réagissait pas de manière adéquate et rapide, nous risquerions un développement très dangereux, qui pourrait conduire à une nouvelle catastrophe», avec des milliers de nouveaux réfugiés et VOIR PAGE A 8: BOSNIE La série Power Rangers bannie de la télévision francophone CAROLINE MONT PETIT LE DEVOIR Le réseau de télévision TVA a à son tour décidé de retirer des ondes la fameuse série télévisuelle américaine Power Rangers, diffusée en version française le samedi matin à 9 heures et prisée par bien des petits Québécois.Cette décision fait suite à une décision prise cette semaine par le conseil régional ontarien du Conseil canadien des normes de la radio-télévision (CCNR), qui déclarait que l\u2019émission contrevenait à plusieurs articles du Code des radiodiffuseurs privés du Canada concernant la violence à la télévision.Selon le conseil régional ontarien, cette série comporte «des scènes de violence excessive» qui ne sont «pas essentielles au déroulement de l\u2019intrigue».Le conseil estimait également que l\u2019émission prône la violence comme «moyen de choix pour résoudre les conflits».Immédiatement après que cette décision eut été rendue, le réseau de télévision YTV, l\u2019équivalent ontarien du Canal-Famille, a obtempéré à la recommandation du Conseil en retirant la série de sa programmation.Hier, c\u2019était au tour de TVA de foire de même.Cependant, c\u2019est après qu'une petite fille eut trouvé la mort en Norvège, tuée par des amis alors quelle jouait aux Power Rangers avec eux, que le réseau TVA a demandé à une consultante d'évaluer le potentiel de violence de la série.«Nous n\u2019avons eu aucune conversation avec le Conseil des normes», dit Marie Collin, porte-parole et responsable des relations publiques de TVA dans ce dossier.VOIR PAGE A 8: ENFANTS LES ACTUALITES Le BAPE choisit l\u2019incinérateur Ogden pour éliminer les BPC PAGE A 2 I, K I) JS V OIK, I, K .1 E ü I) I NOV E M B K IS I !) !» I A 2 (HMMR Cela roule-1-il?PHOTO AP UNE MOTOCYCLETTE ordinaire de la police allemande croise la plus grosse motocyclette au monde, comme on s\u2019en vante à Essen, en Allemagne, où a lieu un Salon de motorisés.Ce véhicule a 40 pieds de longueur et 15 pieds de hauteur.Avec un moteur Cadillac de 300 chevaux-vapeur, cette moto a été construite en neuf semaines au coût de 100 000$ par Tiffany Coachworks de Riverside en Californie.Les infirmières montent au front pour les patients ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Prescrire des médicaments, offrir des soins directs à la population et faire du dépistage: voilà ce que veulent les infirmières, prêtes à monter au front pour remplir certaines tâches jusqu\u2019ici jalousement réservées aux médecins.En fait, les infirmières estiment qu'à l\u2019heure où les urgences débordent et où les délais s\u2019étirent dans les hôpitaux, il est plus que temps de songer à prendre le virage de l\u2019«ac-cès direct aux soins infirmiers» pour les Ratients.Un virage déjà fait par les Etats-Unis, la Colombie-Britannique, l\u2019Ontario et le Nouveau-Brunswick.«Pourquoi faudrait-il languir des heures à l\u2019urgence pour un simple problème d\u2019otite?», a fait valoir hier la présidente de l\u2019Ordre des infirmières et infirmiers du Québec, Gys-laine Desrosiers (OIIQ).«Les patients se plaignent du temps d\u2019attente et du manque d\u2019accès aux services.Une des solutions est de revoir l\u2019organisation des soins infirmiers en première ligne», soutient cette dernière.Consciente que l\u2019idée risque de provoquer une guerre de clochers avec le corps médical, Mme Desrochers pense toutefois que le nouveau ministre de la Santé, Jean Rochon, pourrait être très ouvert à cette idée.Le changement de la garde à la direction de la Corporation professionnelle des médecins du Québec n\u2019est pas non plus étranger à ce nouveau virage réclamé par l\u2019OIIQ.«Ce ne sont pas des solutions menaçantes pour les médecins.Ils sont là pour rester», a défendu Mme Desrosiers qui a confié n\u2019avoir pas jugé «pertinent» d\u2019ouvrir ce débat quand le Dr Augustin Roy présidait la Corporation des médecins.Le rôle des infirmières cliniciennes est déjà largement reconnu aux Etats-Unis où plus de 50 000 d\u2019entre elles s\u2019acquittent de tâches parfois remplies ici par des médecins.Elles interviennent en premier chef pour bon nombre de problèmes de santé courants (brûlures mineures, gastroentérites, fièvres, etc.) et peuvent suivre l\u2019évolution de la santé d\u2019un patient.Ici, ces cliniciennes pourraient effectuer des visites à domicile chez les personnes souffrant de maladies chroniques, faire le tri des cas à l\u2019urgence, voire même prescrire des médicaments.«Il y a toujours eu un chevauchement des responsabilités.Il y a un goulot d\u2019étranglement à ne consulter que des médecins.Ils ne suffisent pas à la tâche», a dit Mme Desrosiers, s\u2019interrogeant par exemple sur le fait que seul un médecin puisse prélever des sécrétions vaginales pour détecter un cancer de l\u2019utérus.En Abitibi, les patient doivent parfois s\u2019en remettre au médecin d\u2019un hôpital situé à 40 milles pour se faire prescrire des antibiotiques de base.Dans les faits, bien des infirmières qui travaillent en région éloignée assurent les soins dé première ligne, même si ce rôle ne leur est pas du tout reconnu, affirme Mme Desrosiers.Faut-il voir dans ces super-infirmières la solution au problème d\u2019accès aux soins en régions?«Ce n\u2019est pas la solution, mais ça fait partie des solutions», estime la présidente de l\u2019Ordre.Mais ce virage ne pourra se faire sans élargir les heures d\u2019ouverture des CLSC où travaillent près de 3300 infirmières dont le tiers détiennent un baccalauréat ou même une formation supérieure.Selon l\u2019Ordre des infirmières, environ 50 à 60 % des cas à l\u2019urgence sont mineurs et pourraient être pris en charge par des infirmières.En outre, des études démontreraient que le recours aux infirmières cliniciennes peuvent entraîner des économies de 10 à 15 % des services médicaux et de 16 à 24 % des soins ambulatoires.population meurt ensoleillés vous pourrez admirer des paysages désertiques Vous n'y trouverez absolument aucun confort.La sèche resse, le manque d'eau potable et guerre en font des pays où il est très difficile de survivre.La mmiiMiuiH | lentement de faim et a besoin de votre aide le plus tôt possible.CARE offre des secours d'urgence et des programmes de développe* \u2022 ment aux gens les plus démunis.S.V.P.envoyez vos dons à CARE, boîte postale 68, suce, de Lorimier, Montréal (Québec), H2H 2N6.Vous pouvez également faire vos dons dans toutes les succursales de la banque Royale.1374, Mont-Royal Est © 1-800-267-5232 jES ACTUALITES Le BAPE choisit l\u2019incinérateur Ogden dans le but d\u2019éliminer les BPC Le choix du site devrait cependant revenir aux populations des régions concernées LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR a commission du Bureau d\u2019audiences pu-.obliques sur l\u2019environnement (BAPE), chargée d\u2019examiner le plan gouvernemental de destruction des BPC orphelins du Québec, approuve le projet à condition toutefois que l\u2019incinérateur Ogden de la société Cintec soit testé préalablement dans chacune des trois régions où il sera successivement utilisé.Pour la commission, les populations de Baie-Co-meau, Shawinigan et Saint-Basile-le-Grand doivent avoir le mot final dans le choix du site et elles doivent pouvoir contrôler par leurs représentants le déroulement du test préalable et des opérations de destruction.Ces conditions, estime la commission, assureront non seulement la sécurité du projet mais son acceptation par le milieu.En somme, la commission avalise l\u2019essentiel du projet du ministère de l\u2019Environnement et de la Faune (MEF) tout en soulignant que sa position de juge et partie dans l\u2019affaire a soulevé beaucoup de «scepticisme» au cours des audiences.Le ministère a émis les directives d\u2019impact de son projet.Il analysera le rapport du BAPE et préparera les recommandations adressées au cabinet provincial.sur son propre projet! Cependant, la commission ne définit pas les conditions des tests préalables, ni leur contenu, ce qui laisse au MEF toute discrétion sur la question.La commission recommande cependant de rendre dix fois plus exigeante la nonne d\u2019émission finale à l\u2019air libre des rejets de dioxines et fu-rannes, des agents cancérigènes.Elle propose une norme de 0,5 nanogramme (un demi milliardième) par mètre cube d\u2019air, soit celle du Conseil canadien des ministres de l\u2019Environnement.Le projet d\u2019élimination des BPC «dont le MEF a la garde» a provoqué une grande suspicion au sein des «comités de vigilance» dans les trois villes en cause lorsque Québec a rejeté, pour des raisons jugées mineures, l\u2019incinérateur Vesta, un concurrent qui avait passé deux ans plus tôt avec succès un test approuvé par le MEF.Équipement performant Selon la commission, l\u2019incinérateur à lit fluidisé Ogden est «théoriquement» un équipement plus performant et plus sécuritaire que les incinérateurs classiques, comme le Vesta, même si on y détruit les BPC à moins de 900 degrés centigrades, plutôt qu\u2019à 1200 C.C\u2019est parce que le sable chauffé en mouvement perpétuel dans la chambre de combustion crée des conditions idéales de destruction, qu\u2019il y maintient une plus grande stabilité thermique, notamment en cas de panne, et qu\u2019il peut théoriquement détruire avec plus d\u2019efficacité des BPC purs.Mais comme le four Ogden n\u2019a détruit que de faibles teneurs en BPC jusqu\u2019ici, il y a quelques années, il doit faire la preuve de son efficacité dans un «essai de démonstration», estime la commission.La commission, convaincue à l\u2019avance du succès de ces tests, ne discute pas des conséquences d\u2019un échec, ce qui s\u2019est déjà produit ailleurs.Le Devoir révélait récemment que Québec, par l\u2019entremise de la SDI, s\u2019était engagé, à la dernière réunion du cabinet libéral de septembre, à garantir 80 % de la perte que pourrait encourir Cintec sur le prêt de 5,5 millions $ contracté auprès d\u2019une banque européenne pour acheter non pas un mais «deux» incinérateurs à lit fluidisé.Personne n\u2019a encore voulu préciser à Québec quelle est la marge de manœuvre réelle du gouvernement dans ce dossier, d\u2019autant plus qu\u2019une solution rapide du dossier BPC a été promise aux dernières élections.La commission constate que le projet du MEF a été accueilli différemment dans les trois régions en pause.A Baie-Comeau, un consensus se dessine au- tour du site d\u2019Hydro-Québec près de Manicoua-gan et en faveur d\u2019une destruction de tous les BPC I de la région, question de profiter du passage de l\u2019incinérateur mobile.A Shawinigan, la situation est différente.Il n\u2019y a que 121 tonnes de BPC dans le petit entrepôt abandonné par Marc Lévy.Mais la Ville propose d\u2019ajouter au passage les BPC de la région et, en plus,, I ceux de toutes les institutions fédérales du Qué- | bec, ce qui hausserait le total à éliminer à 2355 tonnes.Le conseil municipal de Shawinigan, qui espère obtenir 2 millions $ pour la destruction des ¦ BPC fédéraux au sein du château fort du premier ministre, Jean Chrétien, fait cependant face à un refus des riverains du site choisi.La commission ¦ estime cependant qu\u2019un autre site pourrait convenir mais elle laisse le dernier mot aux citoyens.\t¦ i C\u2019est à Saint-Basile que le dossier demeure en quelque sorte ouvert.Personne ne veut détruire les BPC là où ils sont \u2022 entreposés en raison de la proximité des résidences.Saint-Basile refuse qu\u2019on ajoute aux 14 000 tonnes sur place les maigres 19 tonnes de BPC du .petit entrepôt de Lévy, situé à Saint-Lazare.La | commission estime qu\u2019il est préférable de les lais- jj ser là en attendant un nouveau projet de destruc- j tion dans la région de Montréal, notant au passage une certaine amélioration du syndrome «pas dans j ma cour» au Québec.A son avis, il faudra un jour ! | évoluer un peu dans ce domaine car il est impos- ; sible d\u2019imaginer un projet d\u2019élimination dans .j chaque ville ou région.Mais le débat demeure ouvert à Saint-Basile car : le deuxième site proposé par le MEF est zoné agri- ; cole.La commission, qui reconnaît l\u2019existence ; d\u2019éventuels rejets de dioxines et furannes, quoique \u2019 en doses sans danger pour la population, ne propo- ' se aucune mesure pour atténuer les rejets aqua- \\ tiques du projet dans un ruisseau voisin, qui dépas- ¦ seraient de 45 fois les critères de toxicité chro- j nique pour la vie aquatique! Nouvelle solution proposée pour les anciennes lagunes Mercier LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Québec doit commencer maintenant à excaver une partie des anciennes lagunes de Mercier, quitte à confiner le secteur le plus contaminé par un mur souterrain étanche de façon à empêcher les toxiques des raffineries et des industries montréalaises des années 60 et 70 de migrer davantage sous le «jardin» du Québec.Telle est la principale conclusion de la commission du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE), chargée d\u2019examiner la proposition d\u2019un groupe d\u2019experts mandatés par Québec pour régler le plus important problème de contamination souterraine du Québec, un dossier qui navigue allègrement vers son 25e anniversaire sans solution définitive, du moins pour l\u2019instant.C\u2019est en effet en octobre 1968 et en janvier 1969 que la Régie des eaux du Québec et le ministère de la Santé autorisaient Lasalle Oil Carriers Inc.à stocker des produits organiques dangereux dans une gravière de Mercier.Plus de 170 000 mètres cubes de résidus huileux y ont été déversés en quatre ans.Le rapport du BAPE sur la décontamination des anciennes lagunes de Mercier, aujourd\u2019hui propriété de Laidlaw, accouche en réalité d\u2019une nouvelle solution, qui se veut un compromis entre les attentes des citoyens et le projet du ministère de l\u2019Environnement et de la Faune (MEF).Quant à la solution préconisée par Laidlaw, soit de circonscrire par un mur souterrain la gangue toxique et de pomper éternellement pour empêcher la dispersion souterraine des contaminants, la commission juge cette solution «inacceptable» parce que trop proche du statu quo.La commission se situe finalement à mi-chemin entre la proposition initiale du ministère, qui voulait excaver totalement la gangue toxique, et sa dernière solution, qui consiste à la ceinturer et à la traiter avec des méthodes prometteuses au plan technologique, ce qui ferait du site un véritable banc d\u2019essai de nouvelles technologies.Le rapport du BAPE propose donc de ceinturer et d\u2019expérimenter de nouvelles méthodes de nettoyage souterrain mais il est impératif, dit-il, que la décontamination des lagunes soit «entreprise dans les plus brefs délais, l\u2019excavation des déchets huileux solides s\u2019ajoutant au pompage des huiles libres déjà envisagé».Certes, cette excavation partielle se ferait par étapes mais les sommes nécessaires à un nettoyage total doivent être engagées d\u2019entrée de jeu par Québec même s\u2019il est évident pour les commissaires que la décontamination s\u2019étalera sur une longue période.Québec, insiste la commission, ne doit pas simplement contrôler la migration souterraine des toxiques mais produire un plan de restauration du site Mercier, ce qui englobe toutes les sources potentielles de contamination, y compris-les cellules de terre contaminée et l\u2019incinérateur.La commission affirme que les corps municipaux et les groupes locaux doivent être partie de la solution plutôt que des spectateurs passifs ou exacerbés.Elle propose donc de leur confier au sein d\u2019une «corporation locale de gestion» la réalisation des travaux de nettoyage, dont Québec paierait la facture en attendant la fin des poursuites sur la responsabilité de cette contamination majeure.Le ministère garderait toutefois, selon la commission, la main haute sur les aspects techniques et scientifiques des projets.La commission juge prématuré de faire disparaître le règlement sur le contrôle des eaux souterraines de Mercier.Elle estime que Québec, sinon Laidlaw, doit assumer le coût de l\u2019approvisionnement en eau puisque «les municipalités et les populations locales ne sont pas responsables de décisions qui ont été prises à d\u2019autres niveaux ni de pratiques industrielles qui ont causé la contamination de leur milieu et de leurs ressources».Les commissaires estiment que la population de Mercier devrait toucher sous forme de redevances, comme cela se fait aux Etats-Unis, une part des bénéfices de l\u2019exploitation de l\u2019incinérateur de Laidlaw.La commission, qui n\u2019a pas été mandatée pour identifier les responsables historiques de ce problème environnemental, suggère à mots couverts une médiation environnementale pour combler le fossé qui sépare «les parties» depuis près d\u2019une génération.PHOTO ARCHIVES , Matthew Coon-Come Coon-Come, prix de la «propagande»?LE DEVOIR Hydro-Québec a réagi énergique-.ment au Prix «environnement».j j accordé au grand chef cri Matthew Coon-Come par la revue américaine \\ I Condé Nast Traveler.La société d\u2019Etat québécoise sou- \u2022.tient que les raisons invoquées par cette revue pour attribuer ce prix au \u2022 j grand chef cri consacrent la victoire de la propagande et de la désinfor-, a mation sur l\u2019environnement.Hydro-Québec n\u2019a rien à redire au fait que fl M.Coon-Come reçoive un prix pour; | la défense des intérêts de son.peuple.\t, H Toutefois, les raisons invoquées j j j par le jury pour souligner la remise, j du prix devant l\u2019American Society of, | Travel Agents à Lisbonne démon- .trent une profonde méconnaissance \u2022 de la réalité, répond Hydro en déplo- j rant que les membres du juty n\u2019aient ; ; lias daigné s\u2019informer auprès d\u2019elle.| Les projets d\u2019Hydro-Québec sont dé-, j j peints dans l\u2019article comme la gran- j de menace et la cause première de la ü rupture du mode de vie traditionnel ; ; j des Cris, alors qu\u2019au contraire les ;| Cris signataires de la Convention de : I la Baie James et du Nord québécois.! j (1975) sont aujourd\u2019hui plus nom-: -J breux à être impliqués dans des acti- h vités traditionnelles de chasse, ;| pêche et trappe qu\u2019il y a 20 ans et | maintenant mieux équipés d\u2019institu- g tions économiques et sociales que £ les Cris du reste du Canada.On rappelle dans le communiqué: que c\u2019est au Québec que les langues; ft autochtones sont les plus vivantes et ; I| que cela s\u2019explique entre autres par r les dispositions de la Convention de fl 1975: selon le recensement de 1991, fl 40 % des autochtones de 5 à 14 ans I du Québec apprenaient leur langue 1 autochtone dans les écoles pu- j bliques, comparativement à 9 % pour i le Canada dans son ensemble.La i production d\u2019électricité qui recourt à 1 des combustibles fossiles est l\u2019une des | principales causes des émissions at- I mosphériques à l\u2019origine des pluies 1 acides, de l\u2019effet de serre et de dépôts 1 de mercure dans le Grand Nord par I transport atmosphérique, poursuit I Hydn>Québec.Ia> jury et l\u2019American Society of I Travel Agents devraient reconnaître I que pour eux, comme pour les Cris I et pour l\u2019ensemble de la population I du Nord-Est américain, lliydroélec- I tricité fait partie de la solution et non I du problème environnemental.Statut universitaire Une décision reportée favoriserait la saignée des hôpitaux ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Les rumeurs voulant que Québec ne désigne pour l\u2019instant que deux centres hospitaliers universitaires (CHU) à Montréal sèment déjà l\u2019inquiétude chez des directeurs d\u2019hôpitaux qui craignent un véritable maraudage et une saignée des ressources dans leurs établissements.Même si le ministre de la Santé et des Services sociaux, Jean Rochon, a nié hier à Québec que son ministère ait pris cette décision, un certain désarroi règne dans plusieurs hôpitaux de la métropole.Au cours de rencontres, le délégué régional de la région de Montréal et député de Bourget, Camille Laurin, a fait savoir à plusieurs directeurs d\u2019hôpitaux que son gouvernement pourrait commencer par doter l\u2019hôpital Notre-Dame et l\u2019hôpital pédiatrique Sainte-Justine d\u2019un statut universitaire et ne décider plus tard du sort des quatre autres hôpitaux affiliés à l\u2019Université de Montréal.«Chacun va essayer de se battre et de déshabiller les autres.Je ne pense pas que le résultat sera très enviable ni pour le réseau ni pour les patients», a fait valoir hier Jean Ducharme, directeur général de l\u2019hôpital Maisonneuve-Rosemont.Selon ce dernier, l\u2019hôpital Notre-Dame, qui pourrait voir son statut universitaire confirmé sous peu, ferait déjà des pieds et des mains pour recruter des orthopédistes dans son propre hôpital, n\u2019ayant que peu de ressources dans ce domaine.Les atermoiements ont assez duré, estime M.Ducharme qui juge préférable que le ministre tranche une fois pour toutes afin d\u2019éviter la déconfiture du réseau.Ije même sentiment prévalait hier à l\u2019hôpital Saint-Ixic où l\u2019on croit que des solutions mitoyennes ne doivent pas faire oublier que l\u2019objectif premier du ministère était de réduire de cinq à trois le nombre d\u2019hôpitaux universitaires pour adultes.«De toute façon, Notre-Dame ne peut recevoir tous les étudiants demain matin», a commenté hier Jean-François Lamarche, directeur des communications à Saint-Luc.Ce dernier espère d\u2019ailleurs que le ministre Rochon tiendra compte d\u2019un rapport sur la capacité d\u2019accueil des étudiants de chaque hôpital qu\u2019a fait faire cet été la faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal.A l\u2019hôpital Notre-Dame, on affirmait hier n\u2019avoir eu aucune information du ministère à l\u2019effet que cet établissement soit désigné centre hospitalier universitaire sous pey.A la direction de l\u2019Université de Montréal, on a démenti hier que le recteur René Simard ait suggéré au ministre de ne nommer que deux CHU.«Le recteur n\u2019a pas fait cette proposition», a dit hier Claire McNicoll, vice-rectrice aux affaires publiques, ajoutant qu\u2019une solution pouvait toutefois s\u2019appliquer «par étapes».De toute façon, même si ces deux hôpitaux obtenaient leur statut universitaire bientôt, soutient Mme McNicoll, cela ne suffirait pas à résoudre le problème de la faculté de médecine qui a besoin de plus pour placer ces résidents et internes en septembre prochain.fai recommandation finale du consçil de l\u2019Université, transmise récemment au ministre de l\u2019Education, reprend celle adoptée en mai, soit la désignation de quatre hôpitaux parmi les six actuels en procédant à des «associations» entre Notre-Dame et l\u2019Hôtel-Dieu, d\u2019une part, et Saint-Luc et Maisonneuve-Rosemont, d\u2019autre part.Llinpital Sacré-Cœur constituerait pour sa part un CHU non spécialisé et Sainte-Justine obtiendrait le statut de CHU pédiatrique. 2iSse.I.E I) E V DIB, I, E .1 E U I) I 3 N 0 V E M K II E I !» !» I A Ü MONTREAL : ¦ EN BREF Après leur manifestation avec des véhicules municipaux Doré sanctionnera les cols bleus «C\u2019est évident qu\u2019ils devront subir des mesures disciplinaires» MARC THIBODEAU LE DEVOIR YOLANDE COHEN DE RETOUR La candidate à la mairie pour la Coalition démocratique-Montréal écologique, Yolande Cohen, est de retour dans l\u2019arène politique après une semaine d\u2019absence.Mme Cohen s\u2019est envolée la semaine dernière pour le Maroc, son pays d\u2019origine, pour y célébrer le mariage d\u2019un membre de sa famille.Mme Cohen nie qu\u2019il s\u2019agisse là d\u2019un geste de sa part qui manque de sérieux, même à une semaine des élections.«Vous connaissez déjà les valeurs fondamentales que je défends.Vous ne pouvez pas faire de la politique et rayer tout d\u2019un coup.Je ne suis pas encore élue.C\u2019est important d\u2019avoir des engagements et de les tenir.C\u2019est un gage que lorsque je serai élue, je tiendrai mes promesses», a commenté hier Mme Cohen.-?- NON À LA «STRATÉGIE DU RCM» Candidat de Vision Montréal dans le district Saint-Édouard, Pierre Goyer s\u2019attaque au Rassemblement des citoyens de Montréal et à sa stratégie «qui consiste à jouer à l\u2019autruche» et ainsi «occulter son propre bilan de huit ans d\u2019une administration assez pénible».«Ben oui, la stratégie a fonctionné: se taire, parler seulement de Bourque, s\u2019arranger pour qu\u2019on ne parle que de Bourque, faire \u201cs\u2019enfarger\u201d Bourque, s\u2019assurer que les médias ne couvrent que ça, et poursuivre pendant qu\u2019on garde le silence», déplore M.Goyer.-?- SERGAKÏS POUR BOURQUE Peter Sergakis, président de l\u2019Association des propriétaires de bâtiments commerciaux du Québec et meneur d\u2019un groupe de manifestants contre la surtaxe sur les immeubles non résidentiels, accorde son appui au chef de Vision Montréal, Pierre Bourque.«Après huit ans d\u2019administration désastreuse, ça prend du nouveau.H faut baisser les taxes et il faut arrêter le gaspillage à l\u2019Hôtel de Ville», a déclaré M.Sergakis dans un communiqué émis hier.-?- RCM: SAINT-LAMBERT IMPRIME la plate-forme électorale du Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) a été imprimée dans une entreprise de Saint-Lambert, sur la rive sud.Pourtant, dans ce document de format tabloïd, le RCM prend position en faveur du développement économique montréalais.Au RCM, on indique que seuls les prix concurrentiels de l\u2019entreprise de Saint-Lambert expliquent ce choix.-?- LE PROJET VERT JUGÉ «NAÏF» Le Regroupement étudiant pour l\u2019avancement des sciences et de la bioéthique se prononce contre le projet de l\u2019aspirant maire Pierre Bourque de transformer le dépotoir Miron en un vaste parc où s\u2019élèveraient également des usines de compostage des déchets.Dans un communiqué, le président du regroupement, Jean-François Landré, signale que l\u2019idée est d\u2019un «utopisme flagrant» et que le projet est «naïf et empreint d\u2019une insouciance extrême de la santé et de la sécurité publiques».M.Landré explique que tous les gaz émanant de la décomposition des déchets pourraient éventuellement ménager des espaces dans le sol et ainsi provoquer un affaissement de terrain.«Ce site est dangereux», affirme-t-il.-?- CAMPAGNE ANTI-DORÉ Les derniers jours de campagne électorale à Montréal semblent avoir échauffé les esprits.Bravant la loi sur les élections, un militant anti-Doré a distribué un tract politique dans lequel il jette toute sa hargne.«Citoyens, méfiez-vous avant de voter pour l\u2019homme qui aime le pouvoir seulement! Avec sa grande gueule de vendeur, il a ruiné Montréal et notre économie!», peut-on y lire.Cet appel à voter contre Jean Doré et le RCM s\u2019est retrouvé la semaine dernière sur les pare-brises de voitures stationnées sur le Plateau Mont-Royal.Le document illégal n\u2019était pas signé.-?- UN CHANGEMENT ÉLÉPHANTESQUE Analysant dans un communiqué le choix qui s\u2019offre aux électeurs montréalais pour la mairie, une candidate du Parti éléphant blanc, Guylaine Gendron affirme que c\u2019est le «néant».«Le citoyen a la pénible tâche de choisir non pas le meilleur candidat mais le moins mauvais.Ce serait moins difficile de choisir entre le choléra, la peste ou le typhus, Choquette étant la tourista.», écrit Mme Genron, Cette dernière recommande devant un tel cul-de-sac, l\u2019Éléphant blanc, dont les longues incisives pourraient éperon-rier quelques têtes dirigeantes.-?- ANNUAIRE TÉLÉPHONIQUE Le Module des communications de la Ville de Montréal semble se préparer à un changement de régime à l\u2019Hôtel de Ville.Le Module a fait parvenir lundi dans les salles de rédaction montréalaises l\u2019annuaire téléphonique de l\u2019ensemble des services municipaux avec, pour chacun d\u2019eux, la personne avec qui entrer en contact Mais contrairement aux années précédentes, le document ne contient pas les numéros de téléphone des porte-parole politiques des dossiers.A une semaine du scrutin, le bottin est devenu complètement administratif.Kathleen Lévesque Les quelque 400 cols bleus qui ont paralysé le Vieux Montréal en tenant une manifestation illégale hier matin à la Place d\u2019armes devront payer leur bravade par des sanctions, déclare le maire de Montréal, M.Jean Doré.«Il est inacceptable qu\u2019on puisse utiliser de l\u2019équipement municipal pour organiser une manifestation au centre-ville et perturber la circulation.C\u2019est évident que les participants devront subir des mesures disciplinaires», a-t-il souligné en réaction à l\u2019initiative des cols bleus.Ces derniers ont bloqué les rues avoisinantes pendant près d\u2019une heure en regroupant, selon les estimations de la police, près de 150 véhicules municipaux.Au syndicat des cols bleus, on voit la manifestation d\u2019un tout autre oeil que l\u2019administration municipale.Selon Michel Fontaine, négociateur au syndicat des cols bleus, il s\u2019agit en fait d\u2019un «message positif» qui est lancé à la formation qui sortira gagnante des élections municipales.«Nous souhaitons qu\u2019un dialogue constructif s\u2019impose afin qu\u2019on en vienne rapidement à une entente avec la nouvelle administration», souligne-t-il.Pour le syndicat, l\u2019outil de référence doit nécessairement être l\u2019entente qui a été signée récemment entre la Communauté urbaine de Montréal et ses 270 cols bleus.Entente qui prévoit l\u2019établissement éventuel d\u2019une semaine de travail de 35 heures, échelonnée sur quatre jours, en échange notamment d\u2019un assouplissement des conditions de travail et d\u2019une hausse de productivité.Les 4000 cols bleus de la Ville de Montréal, qui sont représentés par le même syndicat que ceux de la CUM, réclament à leur tour la semaine de 35 heures sur quatre jours.L\u2019administration Doré, de son côté, propose plutôt pour l\u2019instant une semaine de 37,5 heures sur quatre jours répartis le long de la semaine.Les membres du syndicat des cols bleus ont rejeté cette proposition lors d\u2019une assemblée générale qui s\u2019est tenue il y a quelques semaines.Le syndical ne cache pas son exaspération à l\u2019égard de l\u2019administration Doré qui, dit-il, s\u2019est enfermé dans une logique de confrontation.«Il faut que l\u2019attitude de certains dinosaures qui s\u2019occupent des relations de travail change, souligne M.Fontaine.11 faut établir un dialogue sincère.» A ce titre, la manifestation d\u2019hier ne semble certes pas constituer un pas vers des relations plus harmonieuses s\u2019il faut en juger par l\u2019irritation du maire Doré, qui soutient que l'administration ne cédera pas à ces «délis».«Nous avons répondu à tous les défis qu\u2019ils ont lancé à notre autorité par le passé», dit-il.«On prend les moyens qui sont à notre disposition pour faire respecter le fait qu'il y a une convention collective en vigueur et qu\u2019ils n\u2019ont pas le droit de manifester sur leur temps de travail.C\u2019est fini le temps où on essayait de négocier en cowboy.Il faut négocier à la table de négociations.» Selon le sergent Gilles Saindon, du poste 33, de 300 à 400 cols bleus ont participé à la manifestation d\u2019hier.Plusieurs d\u2019entre eux ont déposé «en signe de paix» des fleurs sur le monument de sieur de Maisonneuve, fondateur de Montréal.Le chef du syndicat, M.Jean bipierre, a profilé de l\u2019occasion ]X)ur fustiger la candidature de Jérôme Choquette qui, a-t-il déclaré, a été mis en place par la haute finance pour diviser le vote et véhiculer un discours de droite.PHOTO JACQUES NADEAU Il ne faut pas s\u2019y tromper, Jean Doré n\u2019ofïre pas un coup de pouce à son principal adversaire Pierre Bourque.Loin de là.Après une quinzaine de débats, les deux hommes ont continué de s\u2019opposer hier au chapitre du développement économique.Si Doré est réélu.Les cadres supérieurs à la recherche de la sécurité d\u2019emploi KATHLEEN LEVESQUE LE DEVOIR Si le maire sortant Jean Doré obtient un troisième mandat pour diriger la Ville de Montréal, les cadres supérieurs embauchés n\u2019obtiendront plus la sécurité d\u2019emploi.C\u2019est ce qu\u2019a déclaré entre autres hier M.Doré lors d\u2019un débat concernant le développement économique de la métropole, l\u2019opposant à Pierre Bourque de Vision Montréal, Jérôme Choquette du Parti des Montréalais et Yolande Cohen de la Coalition dé-mocratique-Montréal écologique.Pour appuyer son affirmation de n\u2019offrir désormais que des contrats aux cadres supérieurs, M.Doré a rappelé l\u2019embauche récente du secrétaire général Louis RoqueL M.Doré a pris cet engagement après s\u2019être fait poser une question embarassante concernant la securité d\u2019emploi des fonctionnaires municipaux «qui ne reflète pas la réalité», comme l\u2019a souligné un représentant de la Jeune Chambre de commerce de Montréal.Le chef du Rassemblement des citoyens de Montréal a fait une longue digression sur la nécessité d\u2019«un débat de société sur la question», sans jamais affirmer la position pourtant claire de son parti, soit le maintien de la sécurité d\u2019emploi pour ses employés.Il aura fallu que l\u2019animateur du débat insiste pour que M.Doré finisse par dire qu\u2019il ne remettrait pas en question la sécurité d\u2019emploi.Cet énième débat, organisé par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, la Jeune Chambre de commerce et l\u2019Institut du développement urbain, a permis d\u2019aborder cinq autres thèmes économiques, dont les relations interrégionales, les sociétés paramunicipales et la fiscalité.Sur ce dernier point, chacun des aspirants à la mairie a ramené le discours qu\u2019il véhicule depuis le début de la campagne.Ainsi, Jérôme Choquette s\u2019en est pris à l\u2019imposition de la surtaxe sur les immeubles non résidentiels qui «a asséné un coup presque mortel en plus de donner mauvaise réputation à l\u2019économie montréalaise».Pierre Bourque a, quant à lui, qualifié le service d\u2019émission des permis de la Ville de «mur des lamentations», tant le processus est lent et compliqué selon lui.M.Bourque propose de simplifier l\u2019appareil municipal en le comprimant de 100 millions de dollars par année.De son côté, Yolande Cohen a dirigé ses principales attaques vers M.Bourque, critiquant les grands projets de son adversaire.Somme toute, un débat sans grand éclat souvent difficile à suivre pour les curieux, compte tenu d'une mauvaise acoustique dans le couloir de la Place Ville-Marie.Le nouveau recteur de McGill aimerait avoir 25 % d\u2019étudiants francophones ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Le nouveau principal de l\u2019Université McGill, un Montréalais d\u2019origine, Bernard Jack Shapiro, espère resserrer ses liens avec les autres universités francophones et faire monter à 25 % la part des étudiants québécois francophones à McGill.Voilà du moins le souhait exprimé hier par le quinzième recteur de l\u2019Université McGill, dont la cérémonie d\u2019investiture se tenait hier, en présence du gouverneur général du Canada, Ramon John Hnatyshyn.«Au cours de mon mandat j\u2019aimerais hausser la proportion d\u2019étudiants francophones à 25 %.Car McGill doit être à l\u2019image du Québec.C\u2019est cette réalité que les étudiants d\u2019ailleurs doivent aussi savoir», a-t-il affirmé lors d\u2019une entrevue accordée au Devoir.Après avoir oscillé autour de 23 %, la part d\u2019étudiants francophones à McGill n\u2019a cessé de fondre ces dernière années, passant même sous la barre des 20 %.Plus encore, le principal a dit vouloir resserrer les liens entre McGill et les autres universités québécoises.«Je suis concerné par le \u201cMcGill québécois\u201d.Il n\u2019y a pas de contradictions avec cette volonté et le fait que beaucoup de nos étudiants viennent de l\u2019étranger», souligne-t-il.D\u2019ailleurs, M.Shapiro ne croit pas que les événements politiques qui risquent de secouer le Québec au cours des prochains mois influen- PHOTO JACQUES GRENIER Bernard Jack Shapiro ceront à la baisse la venue d\u2019étudiants d\u2019autres pays ou d\u2019autres provinces canadiennes à McGill.«Ce sont bien plus les étudiants d\u2019ici que la situation pourrait affecter, car la décision de venir à McGill pour des étudiants d\u2019outre-mer est d\u2019abord motivée par la qualité et la reconnaissance des programmes», estime ce dernier.A ce chapitre, le nouveau principal de cette institution plus que centenaire espère donner un coup de barre dans certains programmes plus faibles, voire même «repenser» la façon d\u2019enseigner et de faire la recherche pour relever les défis financiers auxquels fera face l\u2019Université.En poste depuis juillet, dès après le départ de son prédécesseur, David Johnston, M.Shapiro a d\u2019ailleurs évoqué la possibilité de hausser les frais de scolarité pour les étudiants.Une hypothèse qu\u2019il dit toujours avoir en tête, compte tenu du déficit accumulé que traîne l\u2019institution depuis plusieurs années.«Les revenus du gouvernement déclinent.On peut penser, parmi d\u2019autres solutions, qu\u2019il ne serait pas déraisonnable d\u2019élever les frais de scolarité à l\u2019heure actuelle», a-t-il dit.Né à Montréal en 1934 et diplômé de McGill en sciences politiques et économiques en J956, M.Shapiro a d\u2019abord été vice-doyen de l\u2019École des sciences de l\u2019éducation de Boston.Il a ensuite été doyen des sciences de l\u2019éducation à l\u2019Université Western en Ontario, qvant d\u2019accéder au poste de sous-ministre de l\u2019Éducation en Ontario à la fin des années 80.Le MEMO veut contribuer à l\u2019alphabétisation d\u2019Haïti PAUL CAUCHON LE DEVOIR Le Mouvement pour une école moderne et ouverte (MEMO) entend promouvoir de meilleures relations interethniques à la CECM en lançant un grand projet de solidarité envers Haiti, qui impliquerait un soutien concret des élèves à l\u2019alphabétisation d\u2019Haïti et la formation d\u2019enseignants haïtiens.Le MEMO, qui forme l\u2019opposition au Conseil des commissaires de la CECM, faisait part de cette intention hier dans le cadre de la campagne électorale scolaire.S\u2019il prend le pouvoir à la CECM le 20 novembre prochain, le MEMO entend également augmenter le nombre d\u2019«agents de liaison» dans les écoles montréalaises.Ces agents, qui sont actuellement quatre dans les écoles de la CECM, font le lien entre les différents groupes ethniques, les parents et les autorités de l\u2019école.Ces dernières années, l\u2019administration de la CECM a eu tendance à diminuer les ressources accordées à ces intervenants.Le MEMO veut augmenter le nombre d\u2019agents de liaison et embaucher en plus des agents itinérants liés à certaines communautés spécifiques.Mais ce qui frappait l\u2019imagination dans les propos du MEMO hier, c\u2019est cette idée de lancer un grand projet de solidarité envers Haiti.Le MEMO entend proposer à 50 000 élèves de la CECM (l\u2019ensemble des élèves du secondaire ainsi que ceux du 2e cycle du primaire) d\u2019envoyer chacun un sac d\u2019école «dûment rempli» à autant d\u2019enfants haïtiens.Cet envoi serait précédé d\u2019un échange de correspondance entre chaque élève montréalais et chaque élève d\u2019Haiti, et les élèves de la CECM auraient la tâche de rassembler le matériel de base (cahiers, crayons, manuels, etc.) pour remplir le sac, dans une démarche générale de sensibilisation et de solidarité.Les élèves montréalais d\u2019origine haïtienne auraient à jouer le rôle d\u2019«experts conseils» auprès des autres élèves, ce qui, dans l\u2019esprit du MEMO, contribuerait à renforcer l\u2019image de soi.S\u2019il est porté au pouvoir, le MEMO entend également demander au ministère des Affaires extérieures du Canada un fonds de 5 millions $ afin d\u2019aider à la formation d\u2019enseignants haïtiens.CLINIQUE PROBLÈME DE POIDS?1832, Sherbrooke Ouest Montréal.Qc H3H 1E4 (514)989-1948 APPROCHE PERSONNALISÉE (1« VISITE GRATUITE) NOUVELLE approche 1832, Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H3H 1E4 (Métro Guy) Tel.: (514)935-6616 Dr.Robert Prescott & Associés (Omnipraticiens) Liposuccion (Anesthésie locale) \u2022\tGreffes de cheveux \u2022 Collagene \u2022\tInjections de Gras \u2022 Varices-Obésité K» .COUTURIERS QUÉBÉCOIS ADRIENNE VITTADINI ANGELA BUCARO -»*.BALLINGER GOLD =»*- MORET =»*.MOULÉ ACCESSOIRES TÉLÉPHONE: 849-8080 / 0.BOl MONTRÉAL LES ATRIUMS EVARD DE MAISON' 121 4 S 8\tMÉTRO 8 4 4 - 7 8 8 2 dncBai D1A I.E I) E V OIK., I.E .1 E U I) I 3 N O V E M IS IS E I !) !) I A 4 POLITIQUE Le programme d\u2019intégrité de Chrétien dans l\u2019œil de l\u2019opposition JEAN DION DE NOTRE BUREAU D\u2019OTTAWA Les partis d\u2019opposition à Ottawa refusent de lâcher la bride et, s\u2019ils réclament toujours la démission du ministre du Patri-, moine canadien Michel Dupuy, c\u2019est de plus en plus sur Jean Chrétien et son programme d\u2019intégrité qu\u2019ils portent leurs attaques.Pendant que le premier ministre raillait ses adversaires «qui vont à la pêche et reviennent bredouilles», le chef réformiste Preston Manning a demandé hier que le conseiller en éthique du gouvernement, Howard Wilson, fasse rapport directement à la Chambre des communes sur le comportement du bureau de M.Chrétien dans l\u2019affaire des lettres au CRTC.Tant M.Manning que le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard, ont repris à leur compte les propos tenus plus tôt en journée par M.Wilson, qui a confié à la chaîne Newsworld qu\u2019on ne lui avait jamais demandé d\u2019enquêter sur cette histoire.(M.Chrétien soutient qu\u2019il l\u2019a consulté et a reçu son aval.) «La contradiction entre ce que le premier ministre prétend et ce que son conseiller en éthique dit est en train de devenir une question éthique plus grave que les indiscrétions du ministre du Patrimoine», a déclaré M.Manning qui, bon prince, s\u2019est dit prêt, dans le cas de M.Dupuy, «à lui donner le bénéfice du doute et à dire que son geste était d\u2019une stupidité grossière».M.Bouchard a renchéri en soupçonnant M.Chrétien d\u2019avoir «délibérément omis de solliciter une enquête» de la part de M.Wilson pour ne pas avoir à justifier «sa décision de passer l\u2019éponge un mois plus tôt», soit au moment où il avait d\u2019abord été informé de l\u2019imbroglio impliquant son ministre.«On sait maintenant que le conseiller en éthique a été laissé pour compte, qu'on l\u2019a considéré d\u2019une façon très, très désinvolte, qu\u2019il n\u2019a pas joué de rôle du tout et qu\u2019il n\u2019a été nommé jus-.qu\u2019à maintenant que pour la frime», a dit le chef du Bloc, persuadé que «M.Chrétien voudrait bien reculer l\u2019horloge de quelques jours pour demander la démission de M.Dupuy.Il a commis une faute politique qui reviendra hanter sa réputation de gardien de l\u2019intégrité du gouvernement».En substance, le premier ministre a répliqué que M.Wilson était «au courant des faits, mais il n\u2019a pas besoin de faire une enquête».Comme il le fait depuis le début des échanges avec l\u2019opposition, il a expliqué que, de toute manière, le conseiller se rapportait à lui-même, responsable ultime des décisions prises.D\u2019autre part, le Reform a cherché à mettre encore un peu plus de pression en dévoilant un document confidentiel qui, selon le député Stephen Harper, n\u2019est autre que le cahier de direc- tives émis récemment par le Conseil privé à l\u2019intention des ministres.On y invite notamment les membres du cabinet à «prendre spécialement soin d\u2019éviter toute intervention, ou apparence d\u2019intervention, dans les dossiers soumis à la considération des organismes quasi judiciaires» comme le CRTC.M.Chrétien a répondu à cet égard qu\u2019il avait «demandé aux ministres d\u2019être prudents, mais (qu\u2019)il n\u2019y a pas d\u2019interdiction formelle».C\u2019était avant une solide prise de bec, cette fois avec la députée Deborah Grey, qui avait soutenu mardi que M.Chrétien, alors qu\u2019il était membre du cabinet Trudeau en 1971, avait téléphoné à un juge «et prétendu qu\u2019il pouvait le faire puisqu\u2019il agissait à titre de député et non de ministre».Lorsque Mme Grey a exigé de M.Chrétien qu\u2019il s\u2019excuse d\u2019avoir «abusé de la confiance de la population canadienne» dans la relation de ses contacts avec M.Howard, le premier ministre a bondi.En 1971, «le juge s\u2019était excusé, et le Globe and Mail \u2014 qui avait publié l\u2019histoire \u2014 s\u2019était excusé», a-t-il lancé, refusant du même coup que la députée s\u2019excuse à son tour en laissant entendre qu\u2019il était au-dessus de tout ça.Malgré tout, Mme Grey n\u2019en a pas démordu.L\u2019intégrité du premier ministre est déjà «en lambeaux» et celui-ci «n\u2019est pas différent de son prédécesseur» Brian Mulroney, a-t-elle dit.Hydro et la Caisse devront changer au sommet, dit Parizeau MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC Le gouvernement va présenter d\u2019ici Noël deux projets de loi pour modifier la structure de direction à la Caisse de dépôt et placement du Québec et à Hydro-Québec, mais pourrait ne pas relocaliser les personnes qui occupent ces fonctions.Le premier ministre Jacques Parizeau a fait ces mises au point hier lors d\u2019une conférence de presse, au cours de laquelle il s\u2019est d\u2019autre part indigné de l\u2019ampleur des primes de séparation obtenues par MM.Gobeil et Desjardins pour quitter leur poste à Domtar, et souhaité la définition d\u2019un code d\u2019éthique pour baliser ce genre de situation.Selon les indications données hier par M.Parizeau: H le président et chef de la direction de la Caisse de dépôt, Jean-Claude Delorme, conserverait son poste; ¦ le président et chef de l\u2019exploitation de la Caisse, Guy Savard, pourrait conserver son poste, si le conseil de la Caisse le souhaite; ¦ le président du conseil et chef de la direction d\u2019Hydro, Richard Drouin, conserverait sa place, mais ses fonctions seraient redéfinies.Un premier projet de loi aura pour objet de revenir à la forme de direction unique qui existait à la Caisse de dépôt avant que le gouvernement libéral ne divise cette direction en deux et y nomme MM.Savard et Delorme.La loi précisera qu\u2019un seul des deux postes de direction, celui du président, bénéficiera de la protection de l\u2019Assemblée nationale.«Ce poste-là est occupé par M.Delorme, dit M.Parizeau, et il est nommé pour un mandat fixe.» Il ne peut être renvoyé sans un vote des députés.L\u2019autre poste de direction serait laissé à la discrétion de la Caisse.«Il y en a qui commencent à faire circuler l\u2019idée qu\u2019on veut faire sauter Savard.On ne va pas faire sauter Savard, dit M.Parizeau.M.Savard sera, si tant est que le conseil d\u2019administration décide de le garder comme chef de l\u2019exploitation, chef de l\u2019exploitation.On ne va pas aller dicter au conseil qui il veut nommer.» Le gouvernement veut faire le contraire à Hydro-Québec et séparer en deux les fonctions occupées par M.Drouin à titre de président du conseil et chef de la direction.«Nous allons revenir au système antérieur: un président du conseil d\u2019administration, et un chef de la direction.» H se peut que soit maintenu en plus le poste de chef de l\u2019exploitation actuellement occupé par Armand Couture.Est-ce que M.Drouin occuperait l\u2019une des deux fonctions ainsi créées, celle de président ou celle de chef de la direction?«Je n\u2019ai pas eu de conversation avec M.Drouin, moi, sur cette question, dit M.Pari- zeau.Ma position n\u2019est pas faite là-dessus.Mais je n\u2019ai pas de raison de croire que ce ne serait pas le cas.» Par ailleurs, M.Parizeau a demandé au conseil de Domtar de réexaminer certaines modalités du contrat de M.Desjardins, qui doit bénéficier d\u2019une indemnité de départ de plus de un million en quittant Domtar.M.Parizeau a révélé ce qu\u2019il considère être des abus dans ce contrat, qui prévoyait entre autres six semaines de vacances payées \u2014 «Six semaines! Une compagnie qui est dans le trou à ce point-là!» \u2014 et une prime de 10 000 $ par année pour payer les honoraires du comptable qui fait ses impôts personnels chaque année.Le premier ministre a souhaité l\u2019établissement d\u2019un code d\u2019éthique pour régir des situations semblables dans les entreprises privées dont un nombre important d\u2019actions est détenu par des contribuables québécois.Il a en outre indiqué qu\u2019il favorisait la divulgation complète des conditions salariales et des autres avantages financiers (qu\u2019on appelle les «fringes» dans ce milieu) des dirigeants de ces entreprises.Le chef de l\u2019opposition Daniel Johnson a pour sa part eu des commentaires prudents à ce sujet, estimant que lorsque ces entreprises attribuent des avantages tels que des primes de départ, «il faut comparer avec ce qui est offert dans le marché nord-américain» pour attirer des personnes de la même compétence.La gestion des pêches doit être québécoise, dit Marcel Landry Québec (PC) \u2014 Le ministère québécois des Pêcheries exige du gouvernement fédéral la gestion complète des stocks exploités uniquement par les pêcheurs du Québec: il veut maîtriser le développement de l\u2019industrie sur son territoire.Cette gestion devrait comporter l\u2019évaluation de l\u2019état des stocks, l\u2019établissement des politiques de conservation, l\u2019allocation des ressources, l\u2019émission des permis et la surveillance.C\u2019est ce qu\u2019a fait savoir, hier, le ministre de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation Marcel Landry au cours d\u2019une conférence de presse.«Nous voulons maîtriser le développement de l\u2019industrie des pêches dans nos régions maritimes fie Golfe et le Fleuve Saint-Laurent)», a précisé M.Landry.Dans les faits, le Québec veut revenir à la situation qui a prévalu de 1922 à 1983, alors qu\u2019il exerçait toutes ces fonctions ou ce type de gestion dans le cas de ses pêcheries de homard, de myes, de pétoncles ou de crabe côtier.M.Landry estime que l\u2019histoire a effectivement démontré, dans le cas de ces pêcheries traditionnelles, que la performance du Québec a été aussi bonne, sinon plus, que celle du fédéral.Pour l\u2019instant, le Québec n\u2019a pas de prétention sur les responsabilités actuellement exercées par le fédéral dans les domaines de la surveillance et la conservation des espèces qui sont exploitées également par les pêcheurs des autres provinces.A cet égard, M.Landry est prêt à se contenter d\u2019une gestion partagée ou d\u2019une possibilité de dire son mot \u2018«Notre demande est claire, on pense que dans le contexte actuel, dans un souci d\u2019efficacité, il est important de procéder à cette gestion-là.Il y a des enjeux de développement économique régional qui dépendent de cette gestion du domaine des pêches.«On sait que de 1922 à 1983, a poursuivi M.Landry, le Québec avait par délégation cette gestion et que dans ces 61 ans, on n\u2019a pas connu de crise comparable à celle qu\u2019on connaît maintenant.Alors, dans ce contexte, nous pensons que la demande que nous formulons est tout à fait justifiée.» Ceci dit, il ajoute: «La balle est maintenant dans le camp du fédéral et aussi dans celui des provinces (de l\u2019Atlantique) voisines».M.Landry n\u2019a cependant pas condamné les efforts de rationalisation déjà amorcé par le fédéral dans les pêches, autant dans le secteur de la cueillette que dans celui de la transformation, mais il faut, selon lui, que toutes les provinces y participent au même rythme et dans les mêmes proportions.En somme, le Québec, qui a réduit de 30 pour cent sa capacité au niveau des usines et de 26 pour cent dans les pêches, ne veut pas se retrouver, lorsque la ressource reviendra, avec une sous-capacité de production par rapport aux autres provinces maritimes.«Tout le monde doit bouger dans le sens de la rationalisation de façon proportionnelle», a expliqué M.Landry qui a promis de veiller au grain.Le ministre a aussi exigé un accès équitable à la zone de 200 milles «lorsque les stocks le permettront», parce que le Québec en est absent depuis la fin des années 1980.Intégrité du gouvernement Chrétien Les libéraux fédéraux s\u2019en prennent à Duceppe JEAN DION DE NOTRE BUREAU D\u2019OTTAWA Harcelés depuis plusieurs jours sur la question de l\u2019intégrité de leur gouvernement, les libéraux fédéraux contre-attaquent et accusent le député bloquiste Gilles Duceppe d\u2019avoir agi de manière «inacceptable sur le plan éthique».Brandissant le bulletin parlementaire que M.Duceppe fait parvenir ces jours-ci à ses électeurs, le député libéral d\u2019Outremont Martin Cau-chon a accusé hier son vis-à-vis d\u2019avoir un comportement «carrément déplacé», voire de «dépasser les bornes» en mésusant des fonds publics.Au centre de la controverse se retrouve le bulletin d\u2019automne 1994 envoyé par le whip du Bloc québécois aux citoyens de sa circonscription de Laurier-Sainte-Marie, dans lequel il invite ses commettants à appuyer le Mouvement pour une école moderne et ouverte (MEMO) aux élections scolaires du 20 novembre prochain.Or, l\u2019épouse de M.Duceppe, Yolande Brunelle, est au nombre des candidats du MEMO.Pour M.Cauchon, qui a attaché le grelot lors d\u2019une déclaration aux Communes, les bulletins parlementaires que les députés envoient quatre fois l\u2019an à leurs électeurs sont payés par le Trésor public et «tous les contribuables du Québec et du Canada s\u2019objectent énergiquement à ce que leurs taxes servent à financer la campagne électorale de l\u2019épouse du député de Laurier-Sainte-Marie».En réplique, M.Duceppe s\u2019est dit d\u2019avis qu\u2019il n\u2019y avait pas là de quoi fouetter un chat.D\u2019abord parce que Mme Brunelle est en lice dans le district numéro 9, qui recouvre certaines parties des quartiers Mercier et Maisonneuve et se situe complètement en dehors de Laurier-Sainte-Marie.«Aucun des électeurs de ma femme ne va recevoir ce dépliant-là», in- voque-t-il.Interrogé sur le lien entre le travail d\u2019un député fédéral et les élections scolaires, M.Duceppe a ensuite expliqué que le dossier de la confessionnalité des écoles était au cœur de la campagne à Montréal (le MEMO prône l\u2019établissement de commissions scolaires linguistiques) .Or, «cette question touche directement l\u2019article 93 de la Constitution canadienne» et «tous les députés du Bloc à Montréal ont pris position en faveur du MEMO pour la régler».«Le député prend position sur une série de questions publiques, je ne les cache nullement et (j\u2019agis ainsi) en tout respect de la loi», a-t-il dit, ajoutant qu\u2019il n\u2019y avait selon lui aucune dépense illégale de la part du MEMO puisqu\u2019«il n\u2019y a aucune loi sur le financement des partis au niveau scolaire», un principe pourtant cher au Bloc.M.Duceppe a par ailleurs reçu l\u2019absolution de son chef Lucien Bouchard, selon qui «un député a parfaitement le droit d\u2019appuyer des prises de position d\u2019un parti scolaire ou municipal.La question se poserait d\u2019une façon beaucoup plus délicate si M.Duceppe avait envoyé un bulletin qui circulerait aux frais des contribuables fédéraux dans la circonscription où (son épouse) se présente.Ce n\u2019est pas le cas».M.Cauchon, qui est aussi président de l\u2019aile québécoise du Parti libéral fédéral, ne l\u2019entend toutefois pas de cette oreille, et il espère que le comité de régie interne des Communes se penchera sur la question.Selon lui, les bloquâtes se servent souvent de leur bulletin pour «faire mousser leur idéologie et non pas pour rendre compte de leur mandat», une pratique «déloyale pour la population, car quand on est élu on représente l\u2019ensemble d\u2019une circonscription électorale».«On ne peut pas utiliser le bulletin pour faire la promotion d\u2019un parti politique, et encore moins quand notre épouse est candidate de ce parti», a-t-il conclu.Rae n\u2019aime pas la nouvelle politique d\u2019immigration Toronto (PC) \u2014 la nouvelle politique d\u2019immigration du Canada demeure injuste envers l\u2019Ontario, qui n\u2019est toujours pas adéquatement financé par Ottawa en fonction du nombre d\u2019immigrants que la province accepte, a soutenu hier le premier ministre ontarien Bob Rae.«Notre province, qui reçoit de loin le plus grand nombre d\u2019immigrants, n\u2019a vraiment pas reçu sa juste part d\u2019aide du gouvernement fédéral\u2019, a déclaré M.Rae.Cinquante à 60 pour cent de tous les immigrants viennent en Ontario, et le nombre de ceux qui éventuellement s\u2019y établissent est même supérieur, a expliqué M.Rae.«Et nous recevons environ 35 pour cent des fonds fédéraux», a-t-il dit.«Vraiment, la différence est significative.» Une auto qui consomme moins pollue moins.U DfcVOBt ifriififlfil moiilréalai poir la aaalllé 4a l\u2019air Prendre le métro évite bien des maux.LE DEVOIR I JL Regroupement montréalais pomt la aaalllé «a l\u2019air 1 ROBIC 0EPUIS 1892 AGENTS DE BREVETS ET MARQUES LÉGER ROBIC RICHARD f* (514)16-7174 TÜ R1eur de mourir, mais j\u2019ai peur d\u2019avoir mal et de ne plus pouvoir rien faire, ni pour m\u2019aider.» La liste des peurs que les personnes atteintes du VIH peuvent vivre face à la déchéance et la mort est infinie.Nous les partageons tous.Peur qu\u2019une infection à CMV ne vienne détruire mes yeux, moi qui suis artiste en arts visuels; peur de voir ma déchéance/laideur physique se refléter dans les yeux de mon amoureux, de mes proches; peur de perdre courage au der- nier moment et de céder à la tentation du «cocktail»; peur de décevoir, p;ir mon manque de courage, ceux qui m\u2019aiment et que j\u2019aime; peur que ma foi soit ébranlée par un trop-plein de souffrance.Mais personne au monde ne peut me sauver de ces peurs.M.Godin, nous n\u2019avons d\u2019autre alternative que d\u2019essayer de la dépasser, de la transcender, cette peur.Et c\u2019est justement là, dans l\u2019obscurcissement créé dans notre être par ces peurs, que peut jaillir la lumière qui engendrera le dépassement.Là que la poésie, la profondeur, l\u2019entendement du texte de M.Bourgoin nous livrent les clefs qui ouvrent la porte menant à ce fameux dépassement: l\u2019humilité dans l\u2019épreuve, et le sens de la relativité des choses.C\u2019est replacer son «gros bobo» dans un contexte global.soudainement il désenfle et fait moins mal.Dans la même page du Devoir, ce 15 octobre dernier, M.E.Bourgoin écrit: «Réveille-toi; qu\u2019attends-tu pour être heureux et dépasser ta maladie?Transcende les rênes de ton raisonnement, visite une autre région de ton univers, vide les tiroirs de ta conscience, oublie tes vieilles valises sur le quai, démaquille-toi, déblaie ton terrain, tu y verras le feuillage d\u2019un jardin, ton jardin.» M.Godin, je vous souhaite de toutes mes forces d\u2019expérimenter ce réveil fabuleux de vous-même au cœur de la blessure causée par le VIH.Un vrai bonheur vous attend de l\u2019autre côté du miroir.Et peut-être aussi, la femme de votre vie.Qui sait?Ça prend beaucoup de courage pour être heureux.i;#ff «É# ¦ < -,;.5-*v-sSS ¦¦SHBfc&A* m £ M.Guy-Henri Godin, je vous souhaite d\u2019expenmenter ce réveil fabuleux de vous-même au cœur de la blessure causée par le VIH.Un vrai bonheur vous attend de l\u2019autre côté du miroir.Et peut-être la femme de votre vie.Qui sait?Ça prend beaucoup de courage pour être heureux.Faire face à la musique Ce sont des bouquins qu'il faudrait écrire pour répondre aux objections et reproches des opposants et réfractaires à la musique contemporaine MICHEL GONNEVILLE Compositeur ¦ a première réaction au billet de Mme LBissonnette (Le Devoir, 3 octobre 1994) intitulé «Ruptures» en fut une d\u2019impatience: Ah non! Pas encore «la crise de la musique contemporaine»! ü==JI Mme Bissonnette voudrait que des compositeurs répondent aux interpellations des penseurs concernant le clivage qui existe entre eux et leur public.Mais ce sont des bouquins qu\u2019il faudrait écrire pour répondre aux objections, reproches et sentiments des opposants et réfractaires à la musique contemporaine! Il faudrait parler philosophie des arts, esthétique, sociologie de la musique, économie du marché culturel; il faudrait psychanalyser les compositeurs, regarder pourquoi ils vivent ainsi, comme elle dit, «sous les ordres de la rupture».Comme s\u2019il fallait construire et déconstruire tout cet appareil mental, comme s\u2019il fallait absolument arriver à une quelconque vérité avant même d\u2019écouter de la musique.Comme nous sommes loin de l\u2019approche naïve, physique et imaginative des enfants.Mais, que Mme Bissonnette retourne dans son propre passé.Comment s\u2019est-elle initiée à l\u2019art visuel contemporain dont elle «pratique» maintenant les milieux?Qui l\u2019a guidée?Comment son goût a-t-il évolué?Combien d\u2019œuvres a-t-elle vues?Pour en arriver à ressentir maintenant une certaine lassitude face à l\u2019esthétique de la rupture, faut-il quand même qu\u2019elle y ait goûté! La lassitude, moi.je la ressens parfois, comme cette jeune compositrice dont elle commente la lettre, à toujours devoir recommencer à me faire le Krishnamurti ou le Jacques Julliard de la musique contemporaine.Alors, Mme Bissonnette comprendra que ma première réponse à sa lettr e, ce sera toujours: «Mais écoutez de la musique contemporaine, beaucoup, de toutes les tendances, à répétition, parfois en musique de fond, mais surtout en premier plan, toutes oreilles et toute intelligence et toute sensibilité dehors.Vous cherchez une méthode d\u2019écoute, seule chez vous, devant M vos enceintes?Prenez une œuvre, par exemple Le chant des adolescents de Stockhausen, Tehillim de Steve Reich, Ijonely Child de Vivier, ou Le marteau sans maître de Boulez.Commencez par une écoute analytique de l\u2019œuvre au complet: sur une feuille de papier, décrivez en vos propres mots ou en dessins ce que vous entendez.Réécoutez encore.Soyez maintenant attentive à ce qui change, à ce qui reste constant, à l\u2019histoire de la pièce, à sa forme.Réécoutez encore, par fragments.Que se passe-t-il dans ce passage que vous avez identifié comme une espèce d\u2019introduction?Réécoutez encore mais cette fois, en abandonnant cette attitude analytique.Diissez-vous rêver, imaginer, emporter par les déferlements et les violences, glacer par les froids, séduire par la minutie des détails.J\u2019admets que les compositeurs aient leur part de responsabilité dans ce fameux mur d\u2019incompréhension qui existe entre eux et leur public.Ils ont pu contribuer à agrandir le fossé par le discours qu\u2019ils ont tenu sur leurs œuvres.(Le «jargon de la rupture», vous connaissez.Il existe aussi en arts visuels, n\u2019est-ce pas?)» Le royaume de Calliope Comme si on n\u2019en avait pas eu assez avec leur musique au langage si inhabituel! Eh bien malgré cet aveu, malgré que je comprenne la réaction des auditeurs et que régulièrement je \u201ccondescende\", (comme d\u2019autres de mes collègues) à leur parler, à leur expliquer, à essayer de les faire vibrer par toutes sortes de trucs (points de repères analytiques, images, gestes évocateurs), je ne pourrai pas accepter de porter toute la responsabilité du fameux mur qui divise le royaume de Calliope.Je n\u2019accepte pas de mettre une croix sur mon expérience vécue de tant de musiques entendues et dont le bilan, selon moi, est plus que positif.Avec les musiques des compositeurs de mon siècle et de mon pays, j\u2019ai voyagé du sublime au grotesque, de l\u2019agréable à la tension insupportable et à l\u2019ennui volontairement calculé.Je veux dire que j\u2019ai vécu, par l\u2019audition de cette musique que d\u2019autres persistent à juger aride, intellectuelle, hermétique, une aventure, justement, intellectuelle, et sensuelle, et physique qui a été variée et exaltante.Alors, de là à condamner l\u2019idéologie esthétique de la rupture qui a pu, servir de prétexte à l\u2019avènement de toutes ou de certaines de ces musiques, je ne le peux pas.Je pourrais même dire que je ne crois pas qu\u2019il y ait une incompatibilité néces-.saire entre l\u2019idéologie de la rupture et la possibilité de l\u2019expérience esthétique.Le mur bâti par l\u2019idéologie de la rupture n\u2019est pas à confondre avec le mur derrière lequel je dois m\u2019isoler pour créer, «hors de vous», ce que j\u2019ai à faire.Ce mur-ci est vital, l\u2019autre circonstanciel.Il fut un temps (et il n\u2019est pas dit que ce temps ne doive revenir périodiquement) où le mot beauté était sacrilège.Il y a un an se tenait un petit débat organisé par le Cercle de musicologie de l\u2019Université de Montréal intitulé «Y a-t-il un retour de beau dans la musique contemporaine?».Mais le beau n\u2019a jamais quitté la musique contemporaine! Tout au plus avait-il quitté le discoure de ceux qui parlaient sur cette musique, y compris les compositeurs.L\u2019idéologie de la rupture, pour se déployer dans toute sa force, a exigé que ce mot sacré, galvaudé, ne soit pas prononcé, ce qui n\u2019a pas contribué pour peu à l\u2019érection du mur dont nous parlons.Mais je me demande si, même tu.le beau n\u2019a jamais cessé d\u2019être la raison profonde d\u2019agir de la majorité des artistes de la rupture.Je ne sais pas ce qui sera beau demain.Mais j\u2019aime l\u2019idée que le beau n\u2019est pas figé, n\u2019est pas défini une fois pour toutes.Que l'appréciation esthétique n\u2019est pas pure, qu\u2019elle n\u2019est pas une pure appréciation des formes et structures, mais quelle est faite aussi d'associations extra-artistiques de toutes sortes: philosophiques, politico-idéologiques, biographiques (la vie de l'artiste), autobiographiques (la vie de celui qui «contemple» l'œuvre d'art), etc.que l\u2019imaginaire s'amuse à tisser à partir de la matière qui lui est présentée.J\u2019aime l'idée qu\u2019on puisse un jour aimer une œuvre («avoir le grand frisson».) parce quelle est le symbole du courage et du combat de l\u2019humain contre le mal, l'injustice ou l\u2019adversité.et un autre jour, dix ans plus tard, alors que le courage nous émeut moins, l\u2019aimer simplement parce qu elle est un chefd\u2019œuvre de construction technique (forme, harmonie, proportions, etc).Et parmi les expériences du beau, je n\u2019exclus même pas qu\u2019on puisse ressentir le grand frisson en entendant Cage, celui qui est allé le plus radicalement contre nos réflexes musicaux, le plus authentiquement «en rupture» de tous les compositeurs.Parce que le grand frisson, c\u2019est tout notre conditionnement intérieur personnel qui l\u2019amène.L\u2019art peut être violence Moi aussi, contaminé par l\u2019idéologie de la rupture, je refuse de croire que l\u2019art n\u2019est que consolation, fuite, n peut donc aussi être violence, sauvagerie, provocation à la réflexion, comme l\u2019est parfois l\u2019art de la rupture.Le «gnan gnan» bonbon qui fait tout un plat des grands chefs-d\u2019œuvre de la musique classique (la «belle musique») m\u2019irrite au plus haut point, même si je suis moi-même extrêmement sensible (et parfois jusqu\u2019aux larmes) à plus d\u2019un de ces chefs-d\u2019œuvre (Daphnis et Chloe de Ravel par Charles Munch, Tristan et Isolde de Wagner).Mais ayant connu autre chose, je refuse de confiner la musique dite «classique, sérieuse, savante» dans ces rôles stéréotypés.Et conséquemment, que la couverture médiatique réservée à cette musique laisse une place énorme à cette attitude assise m\u2019horripile.Je ne voudrais pas que l\u2019on brûle ce que la majorité trouve difficile et inaccessible.Il y a une poignée de gens qui y trouvent richesse et joies de toutes sortes.Ce sont des gens comme vous et moi: deux oreilles, deux yeux, une bouche.Certains, comme Obélix, ont plongé dedans quand ils étaient petits.Et si leur goût les a amenés à trouver mièvres et plates la musique du Roi lion, celle du pseudo-compositeur de musique contemporaine de Bleu de Kieslowski, de Otau-de était la nuit de Desjardins, c\u2019est qu\u2019ils en ont tellement entendu, de la guimauve et de la musique anonyme, stéréotypée, en boîte, prête à manger, qu\u2019ils préfèrent vomir plutôt que d\u2019en avoir le diabète.Venez vous asseoir près d'un compositeur la plupart sont assez conviviaux, certains sont même drôles.Peut-être alors, avec une directrice nouvellement «convertie».Le Devoir n\u2019aura-t-il plus besoin de se forcer pour «couvrir», avec la même avidité que dans le domaine du théâtre, de la danse, du livre et des arts visuels, l'actualité de la création musicale d\u2019ici.4Vk Le tourisme du ciel, c\u2019est l\u2019enfer Au-dessus du Vieux Québec, il y a plus de déplacements aériens qu\u2019à l\u2019aéroport de Québec CHARLOTTE TRUDEL Citoyenne de Québec \u2022.u-dessus du Vieux-Québec, Ail y a plus de déplacements aériens qu\u2019à l\u2019aéroport de Québec, lxs citoyens qui demeurent dans leur mai- .\u2014 son le jour et ceux qui se promènent sur les plaines d\u2019Abraham sont soumis à des vagues de bourdonnements qui s\u2019étalent sur une période de 30 minutes et qui reviennent incessamment.Cent fois par jour, le tourisme aérien trouble impunément la tranquillité publique.Petits avions, hydravions et hélicoptères voltigent sur nos têtes à basse altitude.Ici, au Vieux-Québec, parfois les hélicoptères font vibrer nos toitures et on peut même voir le pilote dans sa cabine.Nous n\u2019avons aucun recours concret pour que cessent ces agressions sonores.Pourtant, la solution à ce problème est très simple.Transports Canada a le devoir de faire cesser les abus causés par l\u2019exploitation du tourisme aérien.Pourquoi cette utilisation sauvage de l\u2019espace?Jusqu\u2019à maintenant, Transports Canada a tenté d\u2019atténuer le mal.C\u2019est un échec, la situation s\u2019envenime constamment.Les citoyens demandent à ce ministère fédéral d\u2019enrayer le mal immédiatement en modifiant sa réglementation, car ses lois doivent respecter l\u2019environnement.Il faut être logique; si la sécurité des vols est nécessaire, la sécurité et le respect du milieu urbain aussi.Donc, la seule conclusion cohérente qui assurera la sécurité et le respect de l\u2019environnement, c\u2019est de bannir le tourisme aérien.Lors du conseil de Ville de Québec du 26 septembre dernier, M.le maire L\u2019Allier a catégoriquement refusé d\u2019appuyer la Ville de Lévis qui revendique auprès du fédéral l\u2019interdiction du survol touristique.M.L\u2019Al-lier, maire d\u2019une ville patrimoniale, n\u2019a même pas commenté son refus.Est-ce sérieux, une telle réponse de la part du représentant du Rassemblement populaire qui, de surcroît, est le président fondateur de l\u2019Association des maires du patrimoine mondial de l\u2019UNESCO?D\u2019autre part, quel prétexte logique peuvent défendre ceux qui encouragent le tourisme aérien?L\u2019économie touristique doit respecter le milieu.Si une activité devient une nuisance, il faut l\u2019enrayer au plus tôt.Donc, la Ville de Québec a le devoir immédiat de protéger la qualité du milieu et non pas d\u2019encourager en catimini la détérioration de l\u2019environnement Pour sa part, la CUQ, même si elle le dénie, a une grande responsabilité au sujet du tourisme aérien, elle qui en fait la publicité dans son guide touristique.L\u2019économie touristique ne justifiera jamais la détérioration du milieu par la pollution et, appelons les choses par leur nom, le tourisme aérien, c\u2019est de la pollution sonore.L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes: à l'information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, LouisGilles Francoeur (environnement).Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit, Bernard Mortier.Isabelle Paré, Guy Taillefer (adjoint au directeur de l'information); Jean-Pierre Le-gault (responsable des pages thématiques).Diane Précourt (pages éditoriales); Martin Duclos et Christine Dumazet (relecteurs); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); à l\u2019information culturelle: Michel Bélair (responsable).Stéphane Baillargeon, Roland-Yves Carignan, Pierre Cayouette (livres), Paule des Rivières, Marie Laurier.Robert Lévesque, Odile Tremblay; à l\u2019information économique: Gérard Bérubé (responsable).Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Truffant, Claude Turcotte; à l\u2019information internationale Jocelyn Coulon (responsable), François Brousseau (éditorialiste).Antoine Char.Sylviane Tramier, Clément Trudel: à l\u2019information politique: Pierre O'Neill.Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa).Gilles lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec).Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec); Serge Chapleau (caricaturiste); à l'information sportive: Yves d'Avignon: Denise-Babin, Marie-Claude Petit (commis).Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction).La Documentation: Gilles Paré (directeur): Manon Scott.Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ Lucie Pin-sonneault (directrice).Yves Williams (superviseur.At\u2019is publics et annonces classées).Jacqueline Avril.Daniel Barbeau.Jean de Billy.Brigitte Cloutier.Gyslaine Côte.Marlène Côté, Sylvie Hanna, Christiane Legault.André Mélan-çon, Suzanne Miseevic, Micheline Ruelland, Monique Verreault (publicitaires); Sylvie Laporte.Pierrette Rousseau, Micheline Turgeon, Olivier Zuida (commis): Michèle Bouchard (secrétaire).L'ADMINISTRATION Henry Riedl.c.m.a.(contrôleur).Nicole Carmel (coordinatri-ce des services comptables); Florine Cormier, Céline Furoy.Jean-Guy Lacas.Nathalie Perrier, Danielle Ponton.Danielle Ross, Unda Thériault (adjointe à l'administration).LE MARKETING ET SERVICE À LA CLIENTÈLE Christianne Benjamin (directrice).Johanne Brien (secrétaire).Manon Blanchette.Monique L'Heureux.lise Lachapelle.Rachelle Leclere-Venne.LA PROMOTION ET ILS RELATIONS PUBLIQUES Guv-Renaud Kirouac (directeur).Chrystian Guy (superviseur à la promotion des abonnements).LA PRODUCTION Marie-France Turgeon (directrice de la pmduction).Jean Le-may (directeur adjoint, production et informatique).Johanne Brunet Danielle Cantara.Richard DesComiiers.Caroline Des Rosiers.Lynda Di Cesare.Mariejosée Hudon.Sylvain Lesage.Michael Schneider.Christiane | Vaillant LF CONSEIL DU DEVOIR INC.9 Marcel Couture (president).LA FONDA-« TION DU DEVOIR Marcel Masse I (presuicnP.Roger Boisvert Uicepresidcnt et di- I I « t V I.E I) E V 0 I R .I, E .1 E II I) I 3 N 0 V E M K H E >!)!)! A 8 ?LE DEVOIR » ACTUALITES Cri d\u2019alarme d\u2019une garderie du Plateau La garderie Soleil du Quartier pourrait perdre son local en juin PAUL CAUCHON LE DEVOIR La garderie Soleil du Quartier, bien connue sur le Plateau Mont-Royal, est menacée de perdre son local en juin prochain, et ses artisans lançaient hier un cri d\u2019alarme devant la perspective de voir 90 enfants jetés à la me.Mais à la CECM, on fait valoir que cette inquiétude demeure prématurée.et on lance un appel à la Ville de de Montréal pour que celle-ci s\u2019implique dans le dossier pour sauver la garderie.La garderie partage un immeuble de la CECM, en face du parc Laurier, avec les Ateliers d\u2019éducation populaire Mercier.Mais ce dernier groupe, soutenu par le Service d\u2019éducation aux adultes de la CECM, prévoit quitter la vieille école l'année prochaine.La CECM a donc renouvelé cet été le bail de la garderie Soleil du Quartier pour un an, au lieu de cinq, histoire de voir venir les choses.Les parents et éducateurs de la garderie font valoir que depuis mars dernier ils explorent toutes les alternatives et que rien ne bouge.Marc Pistorio, membre du conseil d\u2019administration, soutient qu\u2019il n\u2019existe aucune possibilité de relocaliser un si grand nombre d\u2019enfants dans les environs immédiats, et il ajoute que les parents ont même envisagé d\u2019acheter l\u2019immeuble de la CECM.«Mais on n\u2019a pas considéré la pertinence d\u2019en discuter avec nous», dit-il.Les parents se plaignent également qu\u2019aucune proposition véritable n\u2019a été faite pour les relocaliser.À la CECM, le coordonnateur au Bureau des transactions immobilières, Michel Carrière, soutient pour sa part que la garderie n\u2019a reçu aucun avis d\u2019éviction et que la manifestation d\u2019hier est «prématurée et alarmiste».Selon M.Carrière, l\u2019immeuble où loge la garderie est installé sur une nappe phréatique importante, qui fait suinter la bâtisse.Le solage présente de graves fissures.De plus, la maçonnerie est à refaire, et la toiture coule.«Pour remettre l\u2019immeuble à neuf, il nous en coûterait environ un million de dollars», dit-il, ajoutant que la CECM est intéressée à «retaper ce bel édifice, qui présente un caractère patrimonial».Il reste que l\u2019édifice actuel rapporte environ 30 000 $ de revenus par année (la location à la garderie), tout en coûtant 100 000 $ en frais d\u2019entretien.«Ce n\u2019est pas notre intention de déménager la garderie, mais il faut trouver une solution», explique-t-il, d\u2019autant plus que «nous avons à nous préoccuper d\u2019abord de maintenir et améliorer les services directs aux élèves dans les écoles».M.Carrière ajoute que la CECM investit quand même 50 000 $ cette année pour certains travaux de réfection.«Nous essayons de trouver des locataires pour le reste de l\u2019édifice.Si un promoteur privé veut acheter la bâtisse, nous entendons d\u2019ailleurs exiger le maintien de la garderie comme condition d\u2019achat.» Michel Carrière conclut que la CECM «a largement fait sa part» et qu\u2019il serait temps que «la Ville s\u2019implique aussi pour maintenir la garderie, si elle estime important de le faire».r DEFICIT Les revenus révisés à la baisse, les dépenses à la hausse SUITE DE LA PAGE 1 Le chef de l\u2019opposition et ancien premier ministre Daniel Johnson a immédiatement réagi à cette sortie de M.Parizeau.Selon lui, M.Parizeau «s\u2019installe pour justifier un manque de courage à équilibrer les finances publiques».Au moment où il a quitté le pouvoir, le 26 septembre, «toutes les indications laissaient croire qu\u2019il serait possible de respecter le cadre budgétaire», dit M.Johnson.Le gouvernement libéral avait toutefois indiqué qu\u2019il était nécessaire, pour respecter les prévisions, de réduire les dépenses de 500 millions de dollars de plus que prévu, notamment à cause de la hausse des taux d\u2019intérêt applicables à la dette québécoise (à hauteur de 250 millions).M.Johnson accuse M.Parizeau, qu\u2019il qualifie de «père de l\u2019endettement au Québec», de ne pas «avoir le courage» de procéder à ces compressions.«Il ne s\u2019engage pas à couper 500 millions pour s\u2019en tenir à un déficit de 4,4 milliards et vivre selon les moyens des contribuables», dit-il.Selon les chiffres fournis de vive voix par M.Parizeau (qui s\u2019est présenté à la conférence de presse sans remettre le moindre document aux journalistes, contrairement à son habitude lorsqu\u2019il parlait de chiffres dans l\u2019opposition), l\u2019écart de un milliard à la hausse du déficit prévu est dû pour moitié aux dépenses, et pour moitié aux revenus.Les prévisions de revenus ont été révisées à la baisse de 237 millions pour l\u2019impôt à recevoir des particuliers, de 183 millions pour le produit de la taxe de vente et de 252 millions pour ce qui est des transferts fédéraux.Les prévisions de dépenses sont révisées à la hausse de 500 millions, notamment à l\u2019aide sociale (80 millions) et pour les soins médicaux (40 millions).Selon les données fournies hier, il faut compter 15 millions pour des primes de séparation à des fonctionnaires ou attachés politiques ayant quitté leur emploi.Ce chiffre total de 500 millions correspond à celui évoqué par M.Johnson.M.Parizeau accuse les libéraux d\u2019avoir commis pour l\u2019année en cours la même erreur que les quatre années précédentes: sous-estimer le déficit de un milliard de dollars.M.Johnson réplique en rappelant que, lorsqu\u2019il était ministre des Finances, M.Parizeau commettait des erreurs de prévision du même ordre.Le premier ministre a abordé plusieurs autres sujets durant la conférence de presse, notamment les changements prévus à la direction de la Caisse de dépôt et d\u2019Hy-dro-Québec (voir autre texte en page A 4).Il a par contre dévoilé une part de sa stratégie préréférendaire.Il élaborera, samedi prochain lors du conseil national de son parti, sur la création, d\u2019ici deux à trois semaines, d\u2019une espèce de comité parapluie préréférendaire qui réunira les militants souverainistes de tous horizons (bloquistes, allai-ristes, adquistes), qui voudraient «travailler pour le référendum sans être dans des structures de parti».D\u2019autre part, M.Parizeau a utilisé des exemples concrets pour critiquer le système fédéral en soi.Il donne l\u2019exemple du Carrefour Jeunesse-Emploi, dans l\u2019Outaouais, qu\u2019Ottawa ne voulait plus, au nom des normes nationales, subventionner parce qu\u2019il offre ses services à tous les jeunes et non seulement aux chômeurs.Québec a décidé de se substituer au fédéral et versera 100 000 $ cette année, 240 000 $ par an par la suite, pour le maintenir.M.Parizeau raconte qu\u2019un jeune chômeur, Michel Lévesque, s\u2019est adressé au Carrefour pour l\u2019aider à se trouver du travail.Emploi Canada aurait menacé M.Lévesque de mettre fin à ses prestations d\u2019assurance-chômage.M.Parizeau promet de faire de ce cas «une espèce de symbole» de ce qui ne marche pas dans ce système où les gouvernements se battent sur le dos des gens.En outre, le premier ministre a longuement critiqué le système de transferts fédéraux qui fait en sorte, selon lui, que chaque fois que le Québec fait des efforts spéciaux pour créer de l\u2019emploi et améliorer la situation économique, il perd au change parce que les transferts fédéraux diminuent.Augmenter de 1 % le nombre d\u2019emplois créés engendre des revenus en impôts de 400 millions, mais les transferts du fédéral, dont le calcul est basé sur la richesse d\u2019une province quant à la moyenne, diminuent de 321 millions.Une hausse de 1 % des investissements privés procure des revenus en impôts additionnels de 26 millions, des- quels il faut retenir 17 millions que soustrait Ottawa des transferts.Et ainsi de suite.Le chef libéral Daniel Johnson a rejeté la façon de décrire le fédéralisme employée par M.Parizeau.«Je n\u2019ai jamais vu une démonstration aussi pauvre de la manière dont fonctionne le fédéralisme, dit-il.Comme si on se plaignait, lorsqu\u2019on a moins de chômeurs et d\u2019assistés sociaux, de recevoir moins d\u2019argent en compensation du fédéral.Le fédéralisme, c\u2019est ça, dit-il.Quand ça va moins bien, on en a plus.Quand ça va mieux, on en reçoit moins.» Le premier ministre a cherché à démontrer que le gouvernement avait «commencé à bouger», mis «la machine en marche», en annonçant: une subvention sur six ans (200 000 $ cette année, jusqu\u2019à 1,1 milliard la sixième année) à l\u2019Institut du son et de l\u2019image de Montréal, une école de cinéma, de télévision et de radio attendue par le milieu depuis trois ans; le rétablissement du programme d\u2019allocations à l\u2019établissement agricole, suspendu en juin; et la levée, vendredi prochain, du plafond imposé au Fonds de solidarité de la FTQ.M.Johnson s\u2019est moqué du premier ministre en soutenant que le genre d\u2019annonces qu\u2019il fait n\u2019est rien d\u2019autre que «le pain quotidien de tous les ministères».Il se demande si le premier ministre va lui-même annoncer chaque emploi créé au Québec.Il dénonce les «petites annonces qui masquent l\u2019inaction sur les choses importantes».11 souligne que le gouvernement péquiste «veut donner l\u2019impression qu\u2019il bouge alors qu\u2019il met en vigueur des décisions de son prédécesseur», notamment la lutte à la contrebande de l\u2019alcool, annoncée dans le dernier budget, et la solution retenue pour trouver des médecins en Abitibi.Il dénonce enfin ce qu\u2019il appelle «la purge idéologique» entamée selon lui dans la fonction publique et en particulier pour les postes à l\u2019étranger.Il assimile «la poursuite aveugle d\u2019un projet idéologique», que mènerait le PQ, à rien de moins que du maccarthysme.PHOTO PC r* , o Le premier ministre a longuement critiqué le système de transferts fédéraux qui fait en sorte, selon lui, que chaque fois que le Québec fait des efforts spéciaux pour créer de l\u2019emploi, il perd au change parce que les transferts fédéraux diminuent.SS'i m ENFANTS Une diffusion dans 66 pays SUITE DE LA PAGE 1 BOSNIE «Cela risque d'échapper à tout contrôle» SUITE DE LA PAGE 1 Ainsi, cette consultante aurait conclu que l\u2019émission comportait effectivement des scènes de violence.Dans son avis, le Conseil canadien des normes de ra-diotélédiffusion dit également que la télésérie «invite les jeunes téléspectateurs à imiter les techniques d\u2019arts martiaux».Tous les télédiffuseurs privés sont membres du Conseil, selon Marie Collin.Cependant, le code cité est dans cet avis d\u2019application volontaire.Ainsi, selon les dernières informations recueillies, le réseau Global continuait de diffuser quotidiennement la série Power Rangers, à 16h30.Le réseau TVA a commencé le 1er octobre à diffuser la série, produite par Saban International mais importée et distribuée au Canada par Irwin.Seulement cinq émissions de la série, qui met en scène des adolescents qui se transforment en héros des arts martiaux, ont été diffusées jusqu\u2019à maintenant et aucune plainte n\u2019a été enregistrée.Pour sa part, TVA retire temporairement l\u2019émission des ondes jusqu\u2019à ce qu\u2019un groupe d\u2019experts se penche plus sérieusement sur la question.D\u2019ailleurs, selon Marie Collin, la Norvège aurait, tout récemment, renversé sa décision et décidé de réautoriser la diffusion de Power Rangers.La télésérie est par ailleurs déjà diffusée dans 66 pays, dont certains d\u2019Europe francophone.Au mois d\u2019août dernier, le réseau de télévision TVA avait pour sa part décidé de retirer de sa programmation les séries Tortues Ninja et G.I.Jo.«Pour ces émissions-là, on avait eu quelques plaintes, admet Marie Collin.Ces plaintes provenaient d\u2019associations de parents ou d\u2019associations de commissions scolaires.» Pour ce qui est des Power Rangers, les appels téléphoniques de parents logés à Télé-Métropole étaient plutôt opposés au retrait de l\u2019émission.«On voit tout le débat qui se passe autour de cela, ajoute Mme Collin.On va faire appel à plusieurs spécialistes dans le milieu et on va faire évaluer si effectivement cela a un impact négatif sur les enfants.Et on va sûrement demander aux gens d\u2019aller voir pourquoi les Norvégiens l\u2019ont remis en ondes.» A l\u2019heure actuelle, Télé-Métropole est incapable de dire combien de téléspectateurs regardaient régulièrement l\u2019émission, puisqu\u2019elle n\u2019était en ondes que depuis quelques semaines.Pour sa part, Catherine Bérubé, six ans, de Montréal, avait adopté l\u2019un des personnages de la série Power Rangers au point de copier son costume pour l\u2019Hallo-ween.Dans sa classe, environ la moitié des élèves avaient d\u2019ailleurs eu la même idée.Aussi, Lou Scott, huit ans, qui fréquente le Collège Français, a exprimé sa frustration hier devant la suspension de l\u2019émission, qu\u2019il ne peut plus écouter puisqu\u2019il n\u2019est pas abonné au câble.«J\u2019ai vu des francophones du Nouveau-Brunswick qui l\u2019écoutaient en anglais, et qui en étaient mordus», d\u2019ajouter Mme Collin.D\u2019ailleurs, au moment de planifier la programmation, les gens de TVA n\u2019avaient pas vu d\u2019empêchement majeur à la diffusion de la série.TVA adhère cependant au code d\u2019éthique élaboré par les télédiffuseurs privés du Canada sur la violence à la télévision.L\u2019émission, diffusée tôt le samedi matin, était accessible à des enfants de tous les âges.Selon Louis Noël, également des relations publiques de TVA, on y utilisait des armes, dont des épées.une situation défavorable pour la Force de protection des Nations unies (FORPRONU), a averti Serguei Lavrov, représentant russe.A Belgrade, l\u2019émissaire russe Alexandre Zotov et le chef d\u2019état-major de l'année yougoslave, le général Momcilo Perisic, ont déclaré hier que tous les efforts «diplomatiques» devaient être entrepris pour éviter que le conflit bosniaque n\u2019entraîne «un embrasement des Balkans».La guerre en Bosnie-Herzégovine «représente un danger réel d\u2019embrasement des Balkans aux conséquences imprévisibles»,.ont-ils estimé, selon le communiqué.Sur le terrain, les Casques bleus de la FORPRONU sont l\u2019objet d\u2019attaques quotidiennes de toutes les parties qui rendent leur mission de plus en plus périlleuse.En fin de semaine, les forces bosniaques ont attaqué des soldats français qui tentaient de les déloger du mont Igman.Mardi, des soldats serbes ont attaqué le campement des Casques bleus canadiens à Visoko.L\u2019appui américain aux offensives bosniaques contre les Serbes et les contradictions occidentales sur l\u2019utilisation par l\u2019OTAN des frappes aériennes inquiètent sérieusement les dirigeants de la FORPRONU.Ceux-ci voudraient qu\u2019on limite ces frappes et qu\u2019elles soient utilisées tant contre les Musulmans que les Serbes.Ils sont appuyés par la Russie et les Européens.Les Américains s\u2019opposent à ce que l\u2019OTAN frappe les Musulmans.Un officier de la FORPRONU faisait remarquer, mardi, sous le couvert de l\u2019anonymat, que cette confusion des objectifs chez les Occidentaux mettait en danger la mission et la sécurité physique des Casques bleus.«Nous sommes maintenant dans une situation où ce qui se passe sur le terrain pourrait complètement court-circuiter le processus diplomatique et rendre caduques toutes les propositions», estime un diplomate européen proche du groupe de contact.Les Serbo-Bosniaques, qui ont rejeté la carte de partition de la Bosnie proposée par le groupe parce qu\u2019elle les contraignait à céder trop de territoire conquis, ont menacé de lancer une grande contre-offensive contre les forces musulmanes autour de l\u2019enclave de Bihac, dans le nord-ouest du pays.La mobilisation de 2000 hommes par les rebelles serbes de Croatie afin d\u2019aider leurs coreligionnaires de Bosnie est encore plus préoccupante car elle risque d\u2019entraîner une extension du conflit, relèvent des diplomates.En outre, les Croates combattent désonnais aux côtés de leurs alliés musulmans dans le centre de la Bosnie.«Cela risque d\u2019échapper à tout contrôle.Aucune des factions n\u2019a grand intérêt à cesser le combat.Les Serbes se sentent acculés et les Musulmans vont de l\u2019avant avec une confiance nouvelle», note un diplomate.Les cinq puissances du groupe de contact ont proposé l\u2019octroi de l\u2019autonomie à la minorité serbe de Croatie en échange de la reconnaissance de la Croatie par la fédération yougoslave réduite à la Serbie et au Monténégro.Elles espéraient ainsi, en réglant d\u2019autres problèmes liés à l\u2019éclatement de la Yougoslavie, accentuer la pression sur les Serbo-Bosniaques et les amener à accepter leur plan de paix.Mais bien que les Serbes de Croatie aient repris les discussions de paix avec le gouvernement croate, sous la présidence des médiateurs internationaux David Owen et Jliorvald Stoltenberg, leur éventuelle implication militaire en Bosnie pourrait faire dérailler tout le processus.En outre, les divergences d\u2019approche entre grandes puissances ont refait surface ces derniers jours.La Russie, culturellement proche des Serbes, s\u2019inquiète des récents succès militaires des,Musulmans et reste irritée par l\u2019attitude adoptée par les États-Unis et la Grande-Bretagne lors de la récente crise irakienne.BATAILLE Le quartier compte 20% d'anglophones SUITE DE LA PAGE 1 ment: «Keaton ne représente pas grand-chose dans ce quartier.Moi, on ne me parle pas de Keaton, on me parle de Doré.Et on pense qu\u2019on est dans une impasse politique avec Doré.D\u2019ailleurs, globalement il y a 20 % d\u2019an-glos dans le quartier et j\u2019ai un bon noyau dans Milton-Parc.» Néanmoins, quand Robert Keaton s\u2019est installé sur le boulevard Saint-Laurent à proximité de la rue Rachel, Michel Prescott a loué un local juste en face, histoire de bien le surveiller.Quant au candidat du RCM, il faut le chercher, il n\u2019a aucun local dans le district Pour le voir, il faut se rendre au troisième étage de son entreprise, rue Marie-Anne, loin à l\u2019est, dix rues à l\u2019extérieur de son district Le conseiller Prescott, élu pour la première fois en 1982, ne s\u2019en fait pas trop: «On me dit que Doré devrait être dans l\u2019opposition et si certains pensent voter pour Bourque à la mairie, ça ne veut pas dire qu\u2019ils vont voter pour Keaton dans le district.C\u2019est un vote différent.Quant au candidat de Doré, Perry Niro, il vient du Parti libéral du Québec, il était conseiller politique du ministre Pierre Paradis auparavant.» En fait, Perry Niro a successivement été conseiller des ministres Pierre Paradis et Monique Gagnon-Tremblay à l\u2019Environnement et à l\u2019Immigration.Puis, il a fondé en juin 1993 sa propre revue, Envirotech.Son principal organisateur est l\u2019ex-attaché de presse de Jean Cha-rest.Perry Niro travaille à l\u2019est du district et habite au nord, boulevard Saint-Joseph.Néanmoins, il dit avoir fait du porte-à-porte une vingtaine de soirs et il s\u2019attend à voir une quarantaine de travailleurs d\u2019élections le jour du vote: «Le gagnant, ce sera celui qui réussira à faire exercer son vote, dit-il.Én 1990, le maire Jean Doré avait obtenu 50 % du vote et Michel Prescott, avec ses 1275 voix, ne dépassait guère les 30 %.Il plafonne à mon avis tandis que Doré en est encore a 40 %.» Robert Keaton parle d\u2019un district laissé à l\u2019abandon depuis huit ans et de la détérioration de la qualité de vie: «La moitié des 91 bars du district ont ouvert depuis que Prescott a été conseiller du RCM, fait-il valoir.On vient aussi me voir parce qu\u2019un peep-show a ouvert sur la nie Mont-Royal, tout près, il y a six mois, et Doré a laissé faire ça.Les gens qui ont des enfants sont outrés dans le quartier.» Le fils du comédien Clause Landré est candidat du parti de Jérôme Choquette.A vrai dire, Nicolas landré entendait se présenter avec Claude Beauchamp.Quand il s\u2019est retiré, Landré est passé au camp de Pierre Bourque mais celui-ci n\u2019a recruté aucun des candidats de Beauchamp.C\u2019est ainsi que le jeune landré, un avocat de 26 ans, s\u2019est retrouvé avec le Parti des Montréalais.\t, «J\u2019ai siégé au parlement étudiant avec Eric Bédard, dit-il.Il y a des péquistes et des libéraux qui travaillent pour moi.» Lejeune homme est sans emploi et habite sur la rue Duluth, à deux pas de son comité d\u2019organisation.Une autre candidate s\u2019attendait à faire campagne avec Jérôme Choquette dans ce district, mais l\u2019affaire a avorté.Felicia Pugliese avait d\u2019abord été nommée pour re- présenter le Parti civique mais lorsque celui-ci a fusionné avec le Parti des Montréalais, il y a eu désaccord entre Jérôme Choquette et elle.Elle est candidate indépendante.Cette dessinatrice-styliste avait fait signer une pétition dans l\u2019industrie du vêtement contre les «tarifs déraisonnables» imposés aux importations de tissus mais elle fait maintenant cavalier seul.Elle inaugurait son local hier midi.Reste le candidat du CDME, le parti de Yolande Cohen.Son vice-président, Dimitri Roussopoulos, était arrivé deuxième dans le district en 1990 mais le vote n\u2019avait pas représenté plus de 35 % des inscrits sur les listes électorales.Le président de la coopérative Milton-Parc n\u2019était pas à son local hier après-midi, au coin des rues Milton et Parc justement, mais on pense qu\u2019il enlèvera des votes à Robert Keaton ainsi qu\u2019à Michel Prescott dans le «ghetto McGill».Il y a trois autres candidats dans le district Jeanne-Mance, dont celui du Parti Éléphant blanc de Montréal.Il a pour devise: «On va ivoire.» Sur le boulevard Saint-Laurent, on ne s\u2019ennuie pas.LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 2050.RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE.MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514) 985 3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (514)985 3344 (514) 985 3344 (514) 985 3399 1 800 363 0305 In nuaitos de iclêpbone sainils ioel nielles pen It unite il lirnisoe par cinelol el pen In iboeeeaeett pejlm SERVICE DES ABONNEMENTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 À 16H30 Montréal\t(514) 985-3355 Extérieur (sans (rais) 1 800 463-7559 "]
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