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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1994-09-19, Collections de BAnQ.

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[" Agenda culturel Page B6 Économie Page B2 Culture Page B8 Les sports Page B5 LENTREVUE I.K I) K V OIK.I, K I.I' N I» I ID S K I* T K M H It K I D II I VLADIMIR SMI R N O F F Le scientifique créateur L\u2019amour de la nature a marqué la carrière de ce chercheur LOIJIS-GILLES F R A N C O E U H LE DEVOIR La vraie science, habituellement présentée comme une démarche de patient labeur, est «d\u2019abord et avant tout une affaire de création personnelle, d\u2019intuition et de jugement».Vladimir Smirnoff, chercheur de pointe et peintre, a fait son chemin dans différentes administrations publiques et universitaires en Europe, en Afrique et en Amérique.Pourtant, s\u2019il ne renie pas les grandes équipes de chercheurs, les laboratoires sophistiqués et les batteries d\u2019ordinateurs avec lesquels il a travaillé toute sa vie, il retient que «l\u2019essentiel, pour la science, c\u2019est l\u2019indépendance d\u2019esprit et le goût profond de créer, d\u2019inventer, de sortir des sentiers battus».11 utilise une image qui le dépeint à son insu à merveille: «les scientifiques sont comme des saumons: les vrais se condamnent à toujours grimper à contre-courant.» Entomologiste, ingénieur forestier, détenteur de plusieurs doctorats, inventeur réputé, chercheur émérite d\u2019Environnement Canada et membre de la Société royale des sciences du Canada, Vladimir Smimoff était, jusqu\u2019à sa retraite «officielle», directeur du Centre de recherches forestières des Laurentides.C\u2019est là qu\u2019avec une équipe de collaborateurs, il a réussi à mettre au point une formulation maintenant commerciale de Bacillus Thuringiensis, si concentrée qu\u2019elle parviendra à concurrencer les insecticides chimiques dans la lutte aérienne contre la tordeuse de bourgeons d\u2019épinette.Ce qu\u2019on sait moins de Vladimir Smirnoff, c\u2019est à quel point ce chercheur créatif et à rebours des tendances dominantes dans son milieu \u2014 comme le recours massif au chimique pour contenir les épidémies d\u2019insectes \u2014 a joué au saumon, si l\u2019on peut dire, dans les administrations où il œuvrait.Il refuse d\u2019ailleurs d\u2019en parler, probablement parce qu\u2019il ne veut pas ajouter aux obstacles qu\u2019il perçoit.C\u2019est lui qui a mis au point l\u2019an dernier une méthode de lutte aux bactéries, comme celle à l\u2019origine de la tuberculose, à partir du pouvoir bactéricide phénoménal de certaines essences de conifères.Il rêve maintenant de décontaminer résidences et hôpitaux avec des extraits d\u2019huiles essentielles de conifères, «des bactéricides que la nature a mis des millénaires à roder» au profit de nouvelles molécules dont nous ne savons à peu près rien des effets secondaires.Comprendre la nature «Recherche scientifique et artistique, explique Vladimir Smimoff, sont intimement liées.Dans les deux cas, il s\u2019agit d\u2019une lutte contre la matière pour la dépasser tout en la respectant.» Cette phrase explique une grande part de cet homme trapu, de petite taille, bourré d\u2019énergie comme une dynamo, qui, après des journées de labo ou comités administratifs, a peint des centaines de toiles.Adepte de la spatule, il peint des paysages d\u2019ici avec la même fougue, qui rend ses champs de fleurs aussi explosifs que des feux d\u2019artifice.«J\u2019aime la nature et je l\u2019exprime autant dans mes recherches qui ont surtout consisté à comprendre ses mécanismes naturels de contrôle que dans le jeu des couleurs et des mouvements.La première caractéristique de ces deux démarches est d\u2019abord une immense passion pour la nature, la vie.Et la deuxième, je dirais que c\u2019est le goût d\u2019une certaine aventure, de tenter, de créer.» Vladimir Smirnoff raconte, avec un air faussement contrit, qu\u2019il a souvent choisi des collaborateurs en misant sur ces caractéristiques, pour lui fondamentales en recherche.Lorsqu\u2019il se retrouvait devant une pile de curriculums, rencontrant les exi- «Recherches scientifique et artistique sont intimement liées.» gences de base d\u2019un poste, il lui est arrivé de privilégier ceux ou celles qui avaient manifesté un goût pour la photographie, la peinture, pour la chasse ou la pêche, deux activités qui dénotent, dit-il, mais d\u2019une autre manière, un goût irrépressible pour la nature, son observation et l\u2019aventure.Cette vision très personnelle de la science et de la démarche scientifique ont fait du «Dr» Smimoff un contestataire de la «science asservie», qu\u2019il perçoit dans le rapprochement actuel entre l\u2019université et l\u2019entreprise.Le rôle de l\u2019université «L\u2019université, poursuit-il, doit redevenir un lieu de savoir libre.Elle doit recouvrer sa liberté de penser sinon elle ne sera qu\u2019une souris blanche dans les mains d\u2019intérêts puissants qui vont imposer leurs priorités aux chercheurs et monopoliser les programmes.Seule l\u2019université est structurée et financée de façon à offrir, quelque part dans la société, une libre affirmation de l\u2019intérêt public.Elle incarne à travers le monde \u2014 et l\u2019histoire \u2014 le lieu de tradition le plus profond du savoir indépendant et institutionnalisé.» Vladimir Smirnoff ne veut cependant pas qu\u2019on sorte les entreprises des universités, «car la nécessité d\u2019accoucher de solutions concrètes, axées sur les besoin des entreprises, constitue un énorme stimulus» pour les chercheurs, souvent obligés ainsi de sortir du cocon de leur spécialité.«C\u2019est la domination qu\u2019il faut éviter et il n\u2019est pas évident que cet équilibre soit pour demain», conclut avec scepticisme le chercheur.Tout jeune, frais émoulu des grandes écoles de foresterie de l\u2019URSS \u2014 un sujet tabou chez lui \u2014 il se retrouve au Maroc aux prises avec une épidémie de cochenilles des agrumes, qui minait les plantations de palmiers dattiers.L\u2019insecte avait été introduit là par accident Vladimir Smimoff écarta d\u2019entrée de jeu le recours aux insecticides, dommageables aux plantes et aux humains.Il identifia les prédateurs naturels de cet insecte et parvint à contrôler l\u2019épidémie.Sa vocation était née.Dès son arrivée au Québec, la lutte biologique contre la tordeuse de bourgeons d\u2019épinette devait constituer pour Vladimir Smimoff une autre bataille de saumons contre le courant dominant de l\u2019époque en foresterie, alors que les universités, les fonctions publiques et les médias glorifiaient la lutte chimique.Le «docteur Bibitte», comme l\u2019avaient baptisé la population de Chute-aux-Galets, au Saguenay, là où il entreprit ses premières recherches sur les tor-deuses, demeure toujours très sceptique devant le rôle «généralement superficiel» des médias dans l\u2019épreuve de force entre le pouvoir de l\u2019argent et de l\u2019innovation.Il les considère en général «facilement manipulables» par les relationnistes des grandes entreprises parce que peu spécialisés et trop facilement «enclins à suivre les modes».Il n\u2019est pas plus tendre pour les «arrivistes» et les yes men de la science au sein des administrations, qui créent les courant dominants par leur servilité.On ne forme malheureusement pas les chercheurs à vivre avec ces forces qui vont régir leur vie.Mais elles agissent, heureusement dit-il, comme un véritable mécanisme de sélection naturel qui va tenter d\u2019isoler, voire de rejeter les esprits forts.A ce moment de l\u2019entrevue, je ne peux m\u2019empêcher de penser ce qui serait arrivé si les commissaires du BAPE avaient demandé aux promoteurs des arrosages de fénitrothion, aux audiences de l\u2019an dernier, d\u2019avaler un verre de la dose qu\u2019ils jugeaient sécuritaire pour l\u2019environnement et la santé publique! C\u2019est ce qu\u2019avait fait un jour M.Smimoff lorsque les employés d\u2019une compagnie d\u2019aviation eurent décidé d\u2019oublier de remplir les réservoirs d\u2019une des premières formulations de son précieux BT, ce qui devait constituer un test pour une des premières formulations destinées aux arrosages aériens.Toute la priorité était donnée aux produits chimiques qui constituaient l\u2019essentiel du contrat.Si on retardait l\u2019expérience, elle risquait d\u2019échouer en raison du mauvais temps qui s\u2019annonçait.Pour se donner bonne contenance, des employés commencèrent à dire que c\u2019était le BT et non l\u2019insecticide chimique qui était dangereux.Hésitation.Puis le Dr Smimoff réclame un verre, le remplit et le boit d\u2019un trait II offre au contremaître d\u2019en faire autant avec le produit chimique.Consternation et applaudissements des employés.Le produit est mis à bord et l\u2019expérience a cours comme prévu.Le chercheur s\u2019est levé cinq fois la nuit suivante pour s\u2019examiner le visage et se tâter la peau, finit-il par avouer en riant! \t PHOTOS LOIUS-GILLES FRANCOEUR Vladimir Smimoff aime la nature et l\u2019exprime autant dans ses recherches qui ont surtout consisté à comprendre ses mécanismes naturels de contrôle que dans le jeu des couleurs et des mouvements.Comprendre la nature Après une vie d\u2019observation et d\u2019études des mécanismes de contrôle qu\u2019on trouve dans la nature, Vladimir Smirnoff s\u2019élève contre la tendance de certains groupes qui défendent une vision idyllique de la nature, où l\u2019humain interviendrait le moins possible parce qu\u2019il n\u2019en fait pas vraiment partie, ce qui lui interdirait d\u2019y jouer un rôle d\u2019utilisateur intensif et de prédateur, par la pêche et la chasse.«Cette méconnaissance des mécanismes naturels porte à conséquence car elle est elle-même un signe d\u2019ignorance aussi dangereuse que les grandes agressions par la pollution et la dévastation des écosystèmes.La nature n\u2019est pas un jardin de roses et l\u2019humain, comme toute autre espèce, a le droit d\u2019exploiter celles à sa portée, s\u2019il accepte aussi la responsabilité de les préserver», ce que ne peuvent faire les espèces animales.«La vraie science doit nous conduire plus loin que les lieux communs ou les modes médiatiques, dit-il.On ne peut pas fermer -des avenues de recherche, par exemple, parce qu\u2019elle nous donneraient des outils pour contrôler des populations d\u2019insectes néfastes pour l\u2019agriculture.Nous avons le droit d\u2019hama-cher des forces naturelles que nous pouvons identifier dans la nature.C\u2019est mieux que d\u2019en créer de nouvelles dont nous connaissons peu de choses, comme c\u2019est le cas de nombreuses molécules fabriquées de toutes pièces.» De la même façon, estime l\u2019éminent observateur de la nature, on ne peut protéger des populations animales pour des raisons émotives ou morales et ainsi enrayer ou stimuler des mécanismes naturels.M.Smirnoff se réfère ici à la protection accordée aux phoques de la côte californienne en raison des batailles du mouvement animaliste américain.L\u2019augmentation de la population des phoques, suscitée par ces campagnes, a provoqué une augmentation de la population de requins, un prédateur de l\u2019espèce, ce qui a rendu la côte dangereuse pour les humains en plus d\u2019intensifier la prédation d\u2019autres espèces.«Au contraire, nous devons diriger rationnellement la nature pour maintenir ou modifier ses cycles, lorsque nous sommes assez sérieux pour investir dans leur connaissance et pour corriger le tir si nous n\u2019atteignons pas nos objectifs.Cela est beaucoup moins dangereux que d\u2019asseoir nos interventions ou de refuser d\u2019intervenir, à partir d\u2019une représentation magique ou imaginaire de ses lois», ajoute M.Smimoff.Il s\u2019en prend aussi à ce faux écologisme, fort médiatique, qui a permis à certains groupes «pseudo environnementaux» de faire des «campagnes de plantation d\u2019arbres» et des «semaines vertes» qui déculpabilisent les jeunes de la surconsommation de biens souvent vendus par les commanditaires.L\u2019ingénieur forestier rigole quand il pense qu\u2019une partie importante de la population en est venue à croire qu\u2019acheter un sapin de plastique protège la forêt, ce qui est en réalité moins écologique, plus polluant et qui «traduit une ignorance surprenante de la nature», susceptible même de la menacer.L.-G.F collection ai* till p^»£0VJ I.K h K V 0 I It I.K I.r N II I I II s K I* I g M l< H K I DU I LE DEVOIR ECONOMIE CETTE SEMAINJ-J LA BOURSE ASSEMBLÉES GÉNÉRALES Nom de la Compagnie\tDate\tHeure\tLieu Macyro Inc.(Le Groupe)1\t9-09-94\t11 hOO Sainte-Foy\t Mont Saint-Sauveur International Inc.\t19-09-94\t12h00\tMontréal Consumers Packaging Inc.20-09-94\t10hOO\tMississauga\t Compas Electronics Inc.\t20-09-94\t11 hOO\tOttawa Freewest Inc.(Les Ressources)\t20-09-94\t11 hOO\tMontréal Van Houtte Ltee (A.L.)\t20-09-94\t11 hOO\tMontréal TSC Shannock Corporation 20-09-94\t16h00\tToronto\t Laperrière & Verreault Inc.(Groupe)\t21-09-94\t11h00\tMontréal Quorum Growth Inc.\t21-09-94\t16h30\tToronto Adex Mining Corp.\t22-09-94\t10h00\tToronto Mazarin Inc.(Société Minière)\t22-09-94\t10hOO\tQuébec Unigesco Inc.\t22-09-94\t10hOO\tMontréal Plaintree Systems Inc.\t22-09-94\t10h30\tOttawa :Goldpark Mines and Investments Ltd.\t22-09-94\t11 hOO\tToronto Asbestos Limitée (Société) 22-09-94\t14h00\tQuébec\t Gecamex Technologies Inc.\t22-09-94\t16h30\tToronto Golden Briar Limitée\t23-09-94\t10h30\tCalgary PROJET D\u2019OFFRE EN ESPÈCES TRANS MOUNTAIN PIPE LINE COMPANY LTD (TMP) ValeunActions ordinaires Modalitésia société BC GAS INC.a fait une offre en espèces visant toutes les actions ordinaires émises et en circulation de la société susmentionnée non détenues par elle ni par le biais de sa participation dans TRANSLAND INVESTMENTS LTD.Les modalités sont de 24,50 $ par action ou 1,633 action ordinaire de BC GAS INC.pour chaque action ordinaire de TRANS MOUNTAIN PIPE LINE COMPANY LTD détenue.OFFRE EN ESPÈCES ET EN ACTIONS LAC MINERALS LTD (LAC) ValeunActions ordinaires Modalitésia société AMERICAN BARRICK RESOURCES CORPORATION et sa filiale à 100 % AB ACQUISITION INC.ont prolongé de nouveau leur offre visant à acquérir toutes les actions ordinaires émises et en circulation de LAC MINERALS LTD (incluant les droits associés à l\u2019entente relative au plan de protection des droits des actionnaires) et ce, selon les options suivantes: ¦ Option A: espèces et actions 5 $ plus 0,325 action ordinaire d'AMERICAN BARRICK RESOURCES CORPORATION pour chaque action ordinaire de LAC MINERALS LTD soumise.Date d\u2019échéanceie 19 septembre 1994 Option B: actions 0,487 action ordinaire d'AMERICAN BARRICK RESOURCES CORPORATION pour chaque action ordinaire de LAC MINERALS LTD soumise à l\u2019offre.NOTE: Les adhérents doivent noter que le nombre total d\u2019actions ordinaires d'AMERICAN BARRICK RESOURCES CORPORATION émises conformément à l\u2019offre ne peut dépasser 20 % du nombre d'actions ordinaires d\u2019AMERICAN BARRICK RESOURCES CORPORATION en circulation.au moment de l\u2019émission.Si les actionnaires ordinaires de LAC MINERALS LTD choisissent de recevoir des actions ordinaires d'AMERICAN BARRICK RESOURCES CORPORATION en sus de la limite fixée, ils seront réputés avoir choisi de recevoir des montants en espèces et en actions ordinaires qui leur permettront de respecter la.limite fixée.Date d\u2019échéanceie 19 septembre 1994 NOTE FINALE: Les actionnaires sont priés de lire le prospectus et de consulter leur conseiller financier pour connaître l\u2019incidence fiscale de l\u2019offre.Les actionnaires de LAC MINERALS LTD qui sont résidents du Canada, qui détiennent des actions de LAC MINERALS LTD à titre de biens en immobilisation et qui sont tenus de payer de l\u2019impôt en vertu de la Loi de l\u2019impôt sur le revenu (Canada) peuvent soumettre une demande à AMERICAN BARRICK RESOURCES CORPORATION afin d\u2019obtenir un traitement de transfert en franchise d\u2019impôt complet ou partiel.ÉMISSION DE DROITS DE SOUSCRIPTION MICRO TEMPUS INC.(MTP) ValeunActions ordinaires nouvelles Modalités:Dans le cadre d\u2019un projet de réorganisation, la société mentionnée ci-dessus prévoit émettre des droits de souscription.De plus amples renseignements vous seront fournis sous peu.TRILON FINANCIAL CORPORATION (TCF.A) ValeunActions de catégorie A Modalitésia société mentionnée ci-dessus a émis des droits de souscription à raison d\u2019un (1 ) droit pour chaque action de catégorie A détenue.Ainsi, deux (2) droits plus 3,80 $ permettent de souscrire à une (1) unité.Chaque unité est constituée d\u2019une (1 ) action de catégorie A (ou, si le détenteur préfère, une action de catégorie B) de TRILON FINANCIAL CORPORATION et d\u2019un droit d\u2019échange de BRASCAN LIMITED.Les privilèges de majoration et de sursouscription sont accordés.Date de clôture des registresle 19 septembre 1994 Date d\u2019échéancele 17 octobre 1994 REGROUPEMENT D\u2019ACTIONS ET CHANGEMENT DE RAISON SOCIALE ACHERON RESOURCES LTD ValeunActions ordinaires Modalitésia société mentionnée ci-dessus a changé sa raison sociale pour ABADDON RESOURCES INC.De plus, chaque groupe.groupe de neuf (9) actions ordinaires d'ACHERON RESOURCES LTD détenues sera échangé pour une (1 ) action ordinaire d\u2019ABADDON RESOURCES INC.PROJET DE CHANGEMENT DE RAISON SOCIALE SECURITY HOME MORTGAGE INVESTMENT CORPORATION (SHM.PR.A) ValeunActions privilégiées Modalités:Dans le cadre d\u2019un projet de réorganisation, la société mentionnée ci-dessus prévoit changer sa raison sociale pour SECURITY HOME MORTGAGE CORPORATION.PLAN D\u2019ENTENTE GENTRA INC.(GTA.PR.G)(GTA.PR.Q)(GTA.PR.J)(GTA.PR.M) Valeurs:Actions privilégiées cumulatives, série G Actions privilégiées non cumulatives, série Q Actions privilégiées cumulatives, série J Actions privilégiées cumulatives, série M Modalités:Une fois le plan d\u2019entente terminé, les actionnaires privilégiés auront environ 21 jours pour convertir leurs actions privilégiées en actions privilégiées prioritaires d\u2019une série de rang supérieur.Le ratio de conversion est de 11,50 $ de nouvelles actions privilégiées prioritaires pour chaque tranche de 25 $ du prix d\u2019émission initial de toutes les actions privilégiées cumulatives converties: 8 S de nouvelles actions privilégiées prioritaires pour chaque tranche de 25 S du prix d\u2019émission initial de toutes les actions privilégiées non cumulatives converties.Les renseignements contenus aux présentes proviennent de sources que nous croyons dignes de foi mais nous ne pouvons pas en garantir l\u2019exactitude.Ce document, étant un bulletin d'information, pourrait s'avérer incomplet.Tassé & Associés, Limitée TASSÉ Normalité chaotique en Russie Derrière une relative paix politique, la société russe continue de se désagréger, engendrant nouveaux riches et mafias «Le calme apparent ne va pas durer.En Russie, on peut toujours se réveiller du jour au lendemain dans un autre pays, comme ce fut le cas en 1991», affirme, l\u2019air mystérieux, un nostalgique de l\u2019URSS.PHOTO ARCHIVES SOPHIE S111 H AH LE MONDE Pour la première fois, sans doute, depuis que tout a commencé à bouger à Moscou, il y a près de dix ans, la Russie vit une fin d\u2019été sans putsch ni rumeurs de coup d\u2019État.Dans les cuisines moscovites, qui, naguère, bruissaient des spéculations sur les complots en cours au Kremlin et les cataclysmes à venir, on s\u2019inquiète maintenant du prix des nouvelles écoles de gestion pour les enfants, ou de celui des soins médicaux, qui restent inaccessibles quand ils sont dignes de ce nom: Pour ne pas mourir ici, il faut être en bonne santé ou milliardaire.L\u2019impression d\u2019arriver ainsi dans un pays normal, soucieux essentiellement de la survie au quotidien, se renforce à la vue, nouvelle pour Moscou, de terrasses de café, même s\u2019il ne s\u2019agit que de tables installées sur les trottoirs, devant les innombrables kiosques qui servent de magasins depuis trois ans.Nouveaux aussi, les embouteillages inextricables du centre ville aux heures de pointe, ou encore les supermarchés, débordant de produits d\u2019importation, et remplaçant, peu a peu, les nauséeux gastronoms d\u2019antan, ces épiceries d\u2019Etat qui, en 1991, ne présentaient plus que des étals vides.Ces nouveaux supermarchés offrent des produits de luxe dans le centre de la capitale et du bas de gamme, généralement périme, lorsqu\u2019on s\u2019en éloigne.Mais les Moscovites aisés y viennent nombreux, payent en roubles ou par carte de crédit, et font l\u2019aumône au vieil homme en costume râpé qui se tient discrètement à la sortie.Signe des temps, lorsque la presse parle de «nouveaux Russes», elle désigne exclusivement les «nouveaux riches», ceux qui passent leurs vacances ou achètent des maisons sur l,es côtes méditerranéennes, aux États-Unis, voire sur les bords du lac Léman.Et qui s\u2019affichent dans les nouveaux «lieux» de la capitale: grands hôtels, centres commerciaux ou clubs privés.Nouveaux pauvres Les «nouveaux pauvres», eux, n\u2019ont pas de nom spécial.Et pour cause: pratiquement toute la.population semble faire partie de cette catégorie.Semble, car on ne sait toujours pas de façon certaine si les gens s\u2019appauvrissent réellement ou non, trop de facteurs ayant changé dans leur vie.Ces pauvres sont peu visibles dans le centre de Moscou.Ils ont été chassés de leurs appartements communautaires du centre ville, convertis en bureaux et loués a des représentations étrangères, des sociétés ou des banques russes à des prix dépassant allègrement ceux de Paris.Ces immeubles sont, la plupart du temps, surveillés ostensiblement par des gardes privés en gilets pare-balles, mitraillette au poing.Ce signe tangible du «règne de la mafia», dont la presse tient la chronique quotidienne, met un bémol sérieux à la nouvelle «normalité» ambiante.Un des derniers décrets signés par Boris Eltsine avant son départ en vacances «ordonnait» au ministère de l\u2019Intérieur et au Service fédéral de contre-espionnage (FSK, dernier nom du KGB) d\u2019en finir avec la criminalité organisée.Et autorisait, a cette fin, des détentions provisoires de trente jours, en violation de la nouvelle Constitution.Or, c\u2019est le respect de cette Constitution, adoptée après l\u2019assaut sanglant d\u2019octobre 1993, qui a permis la relative paix politique dans laquelle le pays vit depuis lors.Le président russe a sans doute senti que les protestations de l\u2019opposition, alarmée par cette entorse à des règles du jeu si péniblement acquises, rencontreraient peu d\u2019échos dans une population prête à tout accepter s\u2019il s\u2019agit de lutter contre la mafia.Se débarrasser de la peur Occupés, qui à s\u2019enrichir, qui à joindre les deux bouts, les Russes veulent, en effet, avant tout, qu\u2019on les débarrasse de la peur quotidienne engendrée par la criminalité.Certes, celle-ci ne menace pas vraiment tout le monde: ses victimes, dont le nombre dépasserait désormais largement celles de la criminalité dans les villes américaines, sont avant tout des membres de la «mafia» elle-même.Mais il faut savoir qu\u2019en Russie ce concept est largement extensible et peut s\u2019appliquer, selon les interlocuteurs, aux jeunes vendeurs des kiosques, aux hommes de main qui les protègent et les rackettent, aux nouveaux biznesmany et à leurs polices privées, sans oublier les fonctionnaires, civils et militaires, que les hommes d\u2019affaires doivent abreuver de pots-de-vin.L\u2019ancien vice-président Routskoi, le rebelle de l\u2019automne 1993, sorti de prison au printemps, sillonne, pour sa paid, le pays en dénonçant le «régime criminalo-policier d\u2019Eltsine et de son entourage, qui sont les protecteurs et bénéficiaires directs de la mafia».L\u2019étonnant est que la majorité de la population, selon les sondages, serait plutôt, d\u2019accord avec cette \u2022affirmation, mais, quelles que soient ses frustrations, ne serait pas prête a descendre dans la rue contre le pouvoir en place.Du moins, pas à l\u2019appel des «sauveurs», Routskoi ou Jirinovski, qui se trouvent actuellement sur le marché.Cette «stabilisation» politique tient à divers facteurs.D\u2019une part, l\u2019opposition reste divisée, ses chefs prétendent tous au rôle suprême et aucun d\u2019eux n\u2019a de programme économique crédible.Le nouveau congrès unitaire «des forces patriotiques de Russie» qui s\u2019ouvrait vendredi dernier, dans l\u2019enclave russe de Kaliningrad, a ainsi pour seul thème officiel: «Les frontières russes, de Kaliningrad aux Kouriles.» D\u2019autre part, à la surprise générale et malgré des précédents dans d\u2019autres pays d\u2019Êurope de l\u2019Est, le gouvernement du «conservateur» Viktor Tchernomyrdine a poursuivi la politique des «réformateurs», Egor Gaidar ou Boris Fiodorov, chassés du pouvoir après les élections de décembre.M.Tchemomyr-dine a ainsi résisté aux puissants lobbies militaro-industriels en leur refusant des crédits et en maintenant l\u2019inflation a un bas niveau: 4 % en août (un record qui ne résistera peut-être pas à l\u2019automne!) Ambitions impériales Cette politique de rigueur a encore gonflé les dettes interentreprises et accentué la baisse de la production industrielle.Le premier ministre est aidé, dans sa fermeté, par la confiance que semble toujours lui accorder un Boris Eltsine devenu quasiment tout puissant.Le nouveau Parlement a des pouvoirs réduits, les présidents des deux Chambres, candidats non déclarés à la présidence, se conduisent en conséquence avec une grande prudence et les députés sont souvent plus soucieux de la conduite de leurs affaires locales, publiques ou privées, que de l\u2019édification d\u2019un mouvement national d\u2019opposition.Le changement fondamental semble ainsi être le consensus «centriste» que le pouvoir a su créer autour de lui.Ses ingrédients sont pris a la fois aux démocrates et aux nationaux-communistes.Aux premiers, le gouvernement emprunte ses thèses en faveur de l\u2019économie de marché.Les «patriotes», eux, poussent l\u2019administration présidentielle, dont le fonctionnement reste toujours aussi opaque, à prendre une position plus agressive en politique étrangère.Les victimes en sont les ex-républiques qui traversent des crises politico-économiques bien plus aiguës que celles qu\u2019a connues le «centre», et les «sujets» indociles de la Fédération de Russie, comme les Tchét-chçnes.A l\u2019extérieur, on craint ainsi que la Russie ne renoue à la fois avec sa puissance passée et avec des ambitions impériales jamais éteintes.Pour ce qui est de la puissance, potentiellement indéniable, on n\u2019en est pas là: le pays reste endetté, pollué, menacé de nouveaux Tchemobyls et lourd de monstres industriels qui continuent de se figer par pans entiers, brisant la vie de ceux qui n\u2019ont pas pu se convertir.Pourtant, grâce à la privatisation menée à la hussarde par le vice-premier ministre Anatoli Tchoubais, des fonds d\u2019investissement étrangers commencent à acheter \u2014 pour une bouchée de pain \u2014 des actions russes qui retrouvent vite une valeur phis réaliste.Mais il s\u2019agit surtout de mouvements spéculatifs, alors que d\u2019autres investisseurs, qui s\u2019étaient lancés dans un projet de développement précis, quittent le pays.Comme ils l\u2019avaient fait pour la Maison-Blanche, dévastée au canon puis devenue siège du gouvernement, des ouvriers turcs travaillent nuit et jour pour rénover les bâtiments vétustes de l\u2019ancien conseil des ministres de l\u2019URSS, face au Kremlin, où le Parlement doit faire sa rentrée fin septembre.Les ingénieurs russes, qui mettent au point un système informatique pour les prochaines élections, sont, eux, moins pressés.Les législatives sont prévues pour décembre 1995 et la présidentielle pour juin 1996.Une page est tournée Une page est, certes, tournée en Russie.Le pays vit désormais, davantage grâce a ses multiples rouages, épars, dont le moteur est, plus que jamais, l\u2019argent, que des décisions du sommet.Ce qui est certainement un acquis de la démocratisation, et Boris Eltsine y a joué sa part.Mais aujourd\u2019hui, l\u2019homme est fatigué, alors que le pays a un besoin urgent d\u2019une politique et d\u2019institutions.Pour arbitrer entre les différents lobbies qui se renforcent dans le pays, trancher les conflits qui opposent toujours la Russie à l\u2019Ukraine décider enfin quoi faire en Tchétchénie comme au Tadjikistan.Or, la plupart des institutions étatiques sont des leurres, gangrenées par l\u2019incompétence et la corruption, alors que le «tsar Boris» lui-même n\u2019est plus un guide incontesté.«Le calme apparent ne va pas durer.En Russie, on peut toujours se réveiller du jour au iendemain dans un autre pays, comme ce fut le cas en 1991», affirme, l\u2019air mystérieux, un nostalgique de l\u2019URSS, qui s\u2019apprête a commémorer, avec les «patriotes», la «résistance» de septembre 1993.Tout semble indiquer qu\u2019il a tort et qu\u2019il se nourrit d\u2019illusions.Mais il détient un argument suprême, tiré de l\u2019irrationnel, celui auquel ont toujours eu recours les «anti-occidenta-listes» russes qui reviennent périodiquement sur le devant de la scène: «Ce pays, dit-il, n\u2019a jamais été et ne sera jamais \u201cnonual\".» PHOTO ARCHIVES Êk* ' Les «nouveaux pauvres», eux, n\u2019ont pas de nom spécial.Et pour cause: pratiquement toute la population semble faire partie de cette catégorie.On ne sait toujours pas de façon certaine si les gens s\u2019appauvrissent réellement ou non, trop de facteurs ayant changé dans leur vie Amérique latine et Caraïbes I.K |.I X DI I II S t.I' I K M It It K I IMM I.K II K V 0 I II Une économie à «expansion modérée» Une croissance moyenne de 3 %, selon la Santiago (AFP) \u2014 Pour la quatriè-me année consécutive, l\u2019Amérique latine et les pays des Caraïbes auront une économie à «expansion modérée», la croissance moyenne in-terne se situant à il \u2019, srlmi mu étU de de la Commission économique pour I Amei i(|in¦ latine et les Ca raibes (( FPAI ), agent e onusienne qui a son siège à Santiago du Chili, lia croissance la plus forte sera au Pérou (8 %) et en Argentine (6 à 7 %).Là Bolivie, le Chili, la Colombie et le Costa Rica auront une croissance oscillant entre 4 et 5 %.Le Mexique sortira de sa situation défavorable de : 199!) et sa production interne croîtra de 2 %.Le document de la CEPAL fonde CEPAL ses prédictions sur neuf pays en utilisant les statistiques officielles de ces pays pour le premier semestre de 1994.L\u2019économiste Gert Rosenthal, responsible de cette étude et secrétai re exécutif de l\u2019onjanleme, prévoit une chute du PIB dans des pays comme Haiti, le Honduras et le Venezuela.L'amélioration de la situation de quelques paj s provient en partie d\u2019une hausse des prix payés à l'étranger pour des produits latino-américains (dans une proportion de !i%Au cours de 1994).Quant au déficit de la balance commerciale rie l\u2019ensemble de l\u2019Amérique latine et des Caraïbes, il était en 93 de 15 milliards $ et devrait se situer autour de 21 milliards $ en 1994.AGENDA D'AFFAIRES LUNDI ¦ Les Postes en mutation «Une entreprise en mutation».Tel est le thème abordé par Georges C.Clermont, p.-d.g.de la Société canadienne des Postes, conférencier invité du Cercle canadien de Montréal.MARDI ¦\tLe Canada et la BID : Le Conseil des relations internationales de Montréal organise un déjeuner-cau-¦ sérié avec, en guise de conférencier invité, Guy A.Lavigueur, directeur exécutif - pour le Canada à la Banque interaméricaine de développement (BID).Son allocution porte sur le Canada, l\u2019Amérique latine et la BID.¦\tEt l\u2019Amérique centrale Après son déjeuner-causerie, le Conseil des relations internationales de Montréal propose un cocktail-conférence sur les perspectives offertes par l\u2019intégration économique en Amérique centrale.Le conférencier est Carlos Arturo Sanchez Rendon, directeur des affaires extérieures et de la planification stratégique à la Banque centraméricaine d\u2019intégration économique.MERCREDI B Négociation d\u2019un contrat technologique Le Club Montréal du Centre de commerce mondial invite l\u2019avocat Bernard Twy-ford Raymond, de Raymond & Ostiguy, à parler de la négociation d\u2019un contrat de transfert de technologie et de fabrication sous license.B Pas de retraite pour le service L\u2019association québécoise du service à la clientèle place son petit déjeuner-causerie sous le thème: «Le service ne prend pas de retraite.» JEUDI B Sico devant le cercle Pierre Dupuis, président et chef de la direction de Sico, est l\u2019invité du déjeuner-causerie proposé par le Cercle finance et placement du Québec.i WÊBSËÈSÈ\t\t\t Afrique du Sud (rand)\t0,4076\tHong Kong (dollar)\t0,1828 Allemagne (mark)\t0,8750\tIndonésie (rupiah)\t0,000661 Australie (dollar)\t1,0405\tItalie (lire)\t0,0009 Barbade (dollar)\t0,7087\tJamaïque (dollar)\t0,0471 Belgique (franc)\t0,043735\tJapon (yen)\t0,01365 Bermudes (dollar)\t1,3837\tMexique (nouv.peso)\t0,4327 Brésil (réal)\t1,5724\tPays-Bas (florin)\t0,8054 Caraïbes (dollar)\t0,5147\tPortugal (escudo)\t0,00906 Chine (Renminbi)\t0,1660\tRoyaume-Uni (livre)\t2,1347 Espagne (peseta)\t0,01100\tRussie (rouble)\t0,000614 États-Unis (dollar)\t1,3502\tSingapour (dollar)\t0,9421 Europe (ECU)\t1,7133\tSuisse (franc)\t1,0852 France (franc)\t0,2559\tTaïwan (dollar)\t0,0532 Grèce (drachme)\t0,00619\tVenezuela (bolivar)\t0.0081 \t\tSOURCE BANQUE DE MONTRÉAL\t Relais d\u2019affai RELAIS & CHATFAUX LA F/NE FLEUR DES MAITRES HOTELIERS ESTRIE / NORTH HATLEY AUBERGE HATLEY Grand Prix National de la Gastronomie 1993 et 1994 «La Table d'Or».Un relais pour les gourmets-gourmands, classifié 4 fourchettes.Le charme d\u2019une vieille demeure bourgeoise perchée sur une colline dominant le Lac Massawippi.25 chambres dont certaines avec foyer.Forfait conférence incl.3 repas, 2 pauses-café, service.150$ p.p.occ.simple/jour ou 120$ p.p.occ.dble/jour.Tél.: (819) 842-2451 LAURENTIDES / SAINTE-ADÈLE HÔTEL L\u2019EAU À LA BOUCHE Hôtel-Restaurant 4 diamants CAA, La Table d\u2019Or des burentides, Table de Bronze au Grand Prix National de la Gastronomie 1993,25 chambres luxueuses, vue sur les pentes de ski.*** Spécial Forfait d\u2019affaires *** du dimanche au jeudi : 42,50 $ par personne, par nuit, occ.double, incluant luxueuse salle de réunion, café en permanence, équipement d\u2019audio-visuel et service.Tél.sans frais de Mil: 514-227-1416 ou 229-2991.Fax: 229-7573 MONTÉRÉGIE / SAIN T-MARC-SU R-LE-RICHELIEU HÔTELLLERIE LES TROIS TILLEULS À St-Marc-sur-le-Richelieu.Une hostellerie paisible et confortable, dans une demeure d'un autre âge, sur le bord de la rivière Richelieu, où le personnel n\u2019a qu'un seul désir: satisfaire.Lauréat national «Mérite de la Restauration».5 salles de réunions disponibles.Nous avons differents forfaits à vous proposer.856-7787 C I.A S S I Le marché des voyages aux États-Unis: mieux vaut être bien préparé N\u2019 os voisins immédiats, les États- i oit, constituent la principale eib e des entreprises touristiques ca-nac iennes en raison de leur proximité géographique, de leur forte population et de leur haut niveau de vie.Bien évidemment, ce marché est très sollicité et il faut posséder de so-lidçs outils pour réussir à y percer.A cet effet, le ministère fédéral des Affaires étrangères et du Commerce international publie chaque année un guide de référence intitulé Profils du marché du tourisme aux États-Unis et outre-mer qui présente les têtes de pont du gouvernement canadien (ambassades, consulats, bureaux commerciaux, haut commissariat), les territoires desservis et les services qu\u2019elles offrent.Il fournit également une vue d\u2019ensemble de chaque marché et décrit, tant pour les voyages d\u2019affaires que pour les voyages d\u2019agrément, le potentiel d\u2019exploitation des produits touristiques canadiens en chaque cas., Les marchés ainsi analysés aux Etats-Unis sont ceux qui gravitent autour des villes suivantes: Atlanta, Boston, Buffalo, Chicago, Cincinnati, Dallas, Detroit, Los Angeles, Miami, Minneapolis, New York, Pittsburgh, $an Francisco, Seattle et Washington.À titre d\u2019exemples, voyons de plus près le potentiel pour le tourisme d\u2019affaires canadien que représentent les marchés de Boston et de Detroit Norm a n d C a z e l a is Boston Le marché de la Nouvelle-Angleterre, note la brochure, est dominé par des entreprises privilégiant les réunions de moins grande envergure mais plus fréquentes.Les technologies de pointe, la défense, les banques, les assurances et les soins de santé y sont les secteurs clés de l\u2019économie.Les associations qui y sont établies comptent généralement peu de membres et sont le plus PHOTO ARCHIVES Prr**rr Nrr! ÏrrPrrr lPr>\u2019rrrr rrrprr krprrr !rrr*tt.rCJr?V H « Le marché de la Nouvelle-Angleterre, note la brochure, est dominé par des entreprises privilégiant les réunions de moins grande envergure mais plus fréquentes.Sur la photo, Boston.souvent de type régional, davantage que national.Selon le ministère, «ce territoire offre, pour les produits canadiens, des possibilités inexploitées dont il reste encore à déterminer l\u2019ampleur».Le ministère accentue son analyse en trois volets: ¦\tles entreprises, en soulignant l\u2019existence de possibilités particulières dans les domaines de la vente, de la formation, des conseils d\u2019administration et des réunions de motivation organisées à l\u2019interne; ¦\tles associations, en précisant que ce sont les associations médicales et universitaires qui y offrent les plus grandes possibilités d\u2019expansion; ¦ les voyages de motivation, en notant qu\u2019on y compte une douzaine d\u2019entreprises spécialisées dans ce genre d\u2019activités.Sur ce dernier point, le ministère relève que «la première organisation professionnelle à contacter est la section régionale de Meeting Planners International (MPI) (qui) compte parmi ses membres des organisateurs de réunions et de voyages-motivation très en vue dans le territoire (et qui) parraine chaque année, au printemps, la New England Meetings Industry Conference et Exposition, une occasion unique de rencontrer les grands décideurs de la région dans le secteur des voyages d\u2019affaires».Detroit Aux dires du ministère, les villes de Toronto, Montréal et Vancouver «demeurent les principales destinations- au Canada pour les voyages d\u2019affaires issus de ce marché, selon la ventilation suivante: les associations pour environ 55 % (groupes entre 500 et 1200 délégués en moyenne), les sociétés pour 25 % (reunions d'affaires, colloques de formation et lancements de nouvelles voitures) et les voyages de motivation pour 20 % (surtout dans les secteurs de l'automobile et des assurances).La région métropolitaine dfe Detroit se remet lentement de la récession grâce à une reprise dans le secteur de l\u2019automobile et cela se traduit par de meilleurs horizons pour le marché des voyages d'affaires auquel la mission canadienne de Detroit a consacré beaucoup d'efforts au cours de dernières années.Plus de 40 visites dites d\u2019inspection des lieux ont ainsi été organisées en 1992 et 1993 et auraient engendré des recettes.de plus de 20 millions $ au chapitre des voyages d\u2019affaires au Canada; entre autres, deux bourses touristiques (Canada Showcase), tenues à Dearborn au Michigan et à Cleveland en Ohio ont permis à 35 fournisseurs canadiens de présenter leurs produits à plus de 140 planificateurs de réunions.Un événement similaire aura d'ailleurs lieu à Detroit en novembre prochain.Ce guide de référence est disponible dans l\u2019un ou l\u2019autre des différents bureaqx du gouvernement fédéral aux Etats-Unis ou à la Direction de la promotion du com-iperce et du tourisme avec les Etats-Unis (UTO) du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international du Canada,: Immeuble Lester B.Pearson, 125 promenade Sussex, Ottawa, Ontario K1A 0G2.On peut aussi s\u2019y procurer gratuitement des listes de salons touristiques, les coordonnées dé8 différents bureaux du gouvernement fédéral ou tout autre renseignement d\u2019ordre général.Certaines personnes considèrent que voyager en première classe est un investissement capital.Lorsque des chefs d'entreprises s\u2019envolent pour aller s\u2019occuper de l\u2019économie mondiale, un billet First Class de Swissair peut aider à améliorer leur rendement de façon spectaculaire.En fait, la qualité inégalée de notre univers First Class vous assure d\u2019arriver à destination frais et dispos - de corps et d:esprit, afin de mieux vous occuper de vos affaires.Vous pouvez utiliser votre temps comme vous l\u2019entendez; 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K V I) I It S K I* T K M B l< E (I IONS La longue patience de Levinas L'itinéraire de ce penseur dont l'œuvre n'a cessé de circuler entre tradition philosophique et judaïsme ont donné sa véritable dimension à l'affaire Heidegger.Hans Sluga a apporté sa pierre à cette question en montrant que l\u2019ensemble des épurants philosophiques de l'Allemagne d\u2019alors (néo-kantiens inclus, sauf Cassirer, qui, d\u2019origine juive, fut contraint à 1 exil), et non le seul Heidegger, se disputèrent le douteux honneur de servir d\u2019idéologie officielle au 111e Reich.Que tant de philosophes (et quelques psychanalystes) aient «à ce point brûlé de se mettre au service du nazisme est une question a laquelle l'équipée de Platon au service du tyran de Syracuse ne saurait constituer une justification suffisante; la question est désormais posée à la philosophie elle-même.Kn lcr-.iël parenthèses, constitue à n'en pas douter, pour\t,\t,\t, hn Israël,\tune école de la patiencCi qui |K,ul être\tLa «vérité nomade» l'ouvre Hp opposée avantageusement à la violence de la Or à cette question, évacuée trop longtemps par la po-i u.u vil ut (|{a,,ectique hégélienne.\tpularité ex post facto de Heidegger auprès des intellec- I i'vinas tarde Mais le philosophe dont Emmanuel Levinas tuels français, Levinas seul fournit quelques réponses fut incontestablement le «passeur» en France, philosophiques.Elles consistent pour 1 essentiel en un à se faire c\u2019est Martin Heidegger.Cette dette, peu d\u2019hei- rejet absolu de l\u2019idolâtrie de la nature, de 1 adoration du deggeriens français consentirent à la lui recon- sol et de l\u2019enracinement \u2014 fétichisme o combien plus connaître.naître, à commencer par Sartre.Comment, dès destructeur, selon Levinas, que celui de la technique, si fort décriée par Heidegger et les heideggenens.Au culte des racines et de l\u2019origine, au sacré, Levinas oppose le saint, la «vérité nomade».A la violence de la dialectique hégélienne, devenue celle de l\u2019Etat moderne, il oppose l\u2019ouverture à l\u2019autre dans l\u2019infini d\u2019une présence différée, donc pacifique.Contre Heidegger, Levinas suggère;(Je congédier l\u2019ontologie au profit de l\u2019éthique pour penser la relation à autrui.Le face-à-face avec qui me juge coupable ou innocent est ainsi substitué au choc de la conscience avec «être de l\u2019étant», la justice à la vérité comme dévoilement.En somme, le nomadisme éthique assurerait un avenir à la philosophie d\u2019après la catastrophe.En cela, Levinas est une figure indépassable, dût son diasporisme théorique le mettre, ici et là, en porte à faux avec un peuple juif réel en quête déracinement (en Israël) ou d\u2019Assimi-lation (dans l\u2019exil).A l\u2019Occident, Levinas propose l*étai de sa philosophie pour relever les fondements délabras d\u2019Athènes.NI COI.A S WEILL LE MONDE EMMANUEL LEVINAS de Marie-Anne Lescourret.Flammarion, 418 p.Passant en revue les rares esprits français dont, à ses yeux, l\u2019œuvre «éveille encore l\u2019admiration universelle», le Britannique Tony Judt fait figurer dans cette liste très sélective le nom d\u2019Emmanuel Levinas (aux côtés de Raymond Aron, de Claude Lévi-Strauss et de Milan Kundera).Pourquoi, depuis une décennie, ce directeur d\u2019école juive, longtemps connu de sa seule communauté pour ponctuer de sa «lecture talmudique» les divers colloques d\u2019intellectuels organisés en son sein, cet universitaire, tard venu à la Sorbonne, s\u2019affirme-t-il comme une figure majeure de la philosophie du dem'ièr quart de siècle?Cette question, la biographie de Marie-Anne Lescourret tente d\u2019y répondre, nomadisant philosophiquement avec Levinas, entre Athènes, Jérusalem et Rome.L\u2019art de la biographie, celle des intellectuels particulièrement, demeure souvent empreint d\u2019une grande déférence dans notre pays; la démolition en règle qu\u2019affectionnent certains Anglo-saxons n\u2019est qu\u2019exceptionnelle-ment de mise.Quand s\u2019ajoute la difficulté spécifique d\u2019une vie retirée, discrète, tout entière vouée à l\u2019étude et ' à l\u2019enseignement, la «contrainte» littéraire rend la tâche du biographe plus délicate encore.Marie-Anne Lescourret s\u2019est fort bien sortie de ces deux écueils.lui biographe ne s\u2019en épuise pas moins, parfois, à dévider le fil de cette existence sans autres reliefs que théoriques.De là, sans doute, les trop fréquentes répétitions.Marie-Anne Lescourret déploie beaucoup d\u2019énergie à montrer l\u2019incompréhension rencontrée par Levinas auprès dès «siens» Gisez: la communauté juive).11 suffit cependant de consulter le sommaire du Cahier de l\u2019Heme de 1991 consacré au philosophe pour mesurer l\u2019intérêt et Tacèueil qu\u2019un rabbin comme Gilles Bernheim ou qu\u2019un spécialiste de la Kabbale, fût-il aussi critique que Charles Mopsik, font à cette pensée.Ix-s lectures bibliques prodiguées par Levinas tous les samedis matin à l\u2019Ecole normale israélite orientale (nom de l\u2019établissement qu\u2019il dirigeait) ont représenté pour bien des jeunes intellectuels un jalon dans la découverte du judaïsme.Au ixiint d\u2019être assimilées par certains à de l\u2019orthodoxie.En Israël, en revanche, l\u2019œuvre de U*vinas tarde à se faire connaître.Mais le philosophe lui-même ne conçoit-il pas sa démarche comme un exercice de la patience: Une longue patience qui commence en 1905, à Kovno, en Lituanie, dans ce réservoir de rabbins et de talmu-distes, en même temps hostiles a la mystique et intéressés par les savoirs profanes, à l\u2019instar du Gaon de Vilna au XV11le siècle et de Levinas lui-même.Levinas est l\u2019un des survivants de la civilisation plurielle et disparue des «juifs de l\u2019Est» qui, tout en refusant (\u2019assimilation, sont «animés, d\u2019après l\u2019historien polonais, puis américain, Abraham Joshua Heschel, d\u2019une vitalité qui souvent les conduit à se mesurer à de monumentales traditions.Cette synthèse \u2014 souvent paradoxale \u2014 recherchée par les Ostjuden Uuifs d\u2019Europe centrale et orientale) au gré des déplacement subis ou désirés, il appartenait à Emmanuel Levinas d\u2019en faire le sens de l\u2019être, en puisant dans la tradition talmudique certes, mais également dans les fureurs héroïques et métaphysiques du roman russe, de Dostoïevski à Vassili Gross-man.L\u2019Occident philosophique et le judaïsme s\u2019interpénétrent chez Levinas bien plus que lui-même ne le voudrait peufiêtre, lui qui a toujours veillé à distinguer dans son oeuvre le confessionnel du philosophique, en publiant l\u2019un à l\u2019autre chez des éditeurs différents.Dans cette circulation levinassienne d\u2019une tradition à l\u2019autre, certains Juifs, mais aussi beaucoup de chrétiens, vont finir par découvrir l\u2019ébauche d\u2019une philosophie de la foi adaptée à la fin du XXe siècle, une sorte de rationalisme religieux.Pour autant, faut-il «christianiser» Levinas, comme Marie-Anne Lescourret n\u2019évite pas toujours de le faire?S\u2019il est arrivé, par exemple, à l\u2019auteur de Difficile liberté d\u2019utiliser le terme de «passion», voire l\u2019expression «passion du Christ», pour décrire le martyre des victimes du génocide \u2014 au nombre desquelles il faut compter son père, sa mère et ses deux frères, demeurés en U-tuanie \u2014, une telle expression ne peut avoir chez ce pédagogue qu\u2019un sens analogique et non ontologique.L\u2019installation sur le trône de saint Pierre d\u2019un phénoménologue \u2014 l\u2019ex-cardinal Wotjyla, devenu Jean-Paul 11 \u2014, les rencontres de Levinas avec le Saint-Père à Castel-gondolfo ou à Rome, dans des colloques organisés par Enrico Castelli, font-elles de Levinas l\u2019initiateur de la fameuse dérive théologique de la phénoménologie dénoncée en son temps par Dominique Janicaud?La phénoménologie, en cherchant à mettre le monde entre parenthèses, constitue à n\u2019en pas douter, pour Levinas, une école de la patience, qui peut être opposée avantageusement à la violence de la dialectique hégélienne.Mais le philosophe dont Emmanuel I-evinas fut incontestablement le «passeur» en France, c\u2019est Martin Heidegger.Cette dette, peu d\u2019hei-deggeriens français consentirent à la lui reconnaître, à commencer par Sartre.Comment, dès lors, comprendre qu\u2019un homme si profondément attaché à la tradition juive dès sa jeunesse ait pu, historiquement, se retrouver dans le rôle d\u2019introducteur en France d\u2019un Heidegger dont l\u2019antisémitisme, selon le fils d\u2019Ernst Cassirer, cité par Marie-Anne Lescourret, affleurait dès 1929, et dont la sympathie active pour le national-socialisme allaient déclarer au grand jour en 1933?Emmanuel Levinas, alors étudiant de l\u2019université de Strasbourg, assiste à la fameuse rencontre de Davos de mars 1929, au cours de laquelle Heidegger pourfend le formalisme néo-kantien de Cassirer et appelle un public de jeunes philosophes français et allemands à poser la «question de l\u2019être».Levinas prend alors fait et cause pour l\u2019auteur A'Etre et temps, et, dans une parodie humoristique et cruelle des séances, va jusqu\u2019à singer Mme Cassirer \u2014 laquelle, sans rire, rabroue sèchement l\u2019insolent, qui, plus tard, en concevra du remords.Depuis 1987, les révélations successives de Victor Farias, Hugo Ott et, tout récemment encore, de Hans Sluga 985-3344 AVIS PUBLICS 985-3340 AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE LE GROUPE Boudreau Richard DANS L\u2019AFFAIRE DE LA FAILLITE DE: 2964-4259 Québec Inc., dûment incorporée selon la Loi, ayant son siège social et sa principale place d\u2019affaires au 11987, rue Notre-Dame Est, dans la ville et le district de ¦Montréal, province de Québèfc, H1B 2Y5, faisant affaires sous le nom -et raison sociale «Resto Le Boléro».Avis est par les présentes donné que la débitrice précitée a déposé une cession le 7e jour de septembre 1994, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 26e jour de septembre 1994, à
de

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