Le devoir, 6 septembre 1994, Cahier A
[" Vol.I S XXY N » 2 0 r» I' o r it il ! o S i) o LE DEVOIR PERSPECTIVES Le FFM L\u2019ENTREVUE Edmund Alleyn: peintre critique sur tous les tableaux PAGE B i LE MONDE La sécurité du pape n'est pas assurée à Sarajevo PAGE A 5 LE FESTIVAL DES FILMS DD MONDE CULTURE Once Were Warriors triomphe au FFM PAGE B 8 Odile Tremblay nouveau Ou comment se repositionner dans le nouvel échiquier des festivals de cinéma Il y avait foule au Festival des films du monde clôturé hier soir.Des salles pleines, des projections à guichets fermés, des queues à n\u2019en plus finir, même pour des petits films sans intérêt.Et le mérite n\u2019en revenait pas à une programmation hors pair.Le niveau de la compétition était plutôt bas en 1994, et le cru global dans la moyenne inférieure.Il fallait chercher ailleurs les causes de cet engouement, dans la fraîcheur de la température qui aspirait les gens hors des terrasses, dans la morosité d\u2019une campagne électorale si terne et prévisible, dans le besoin frénétique de s\u2019amuser, de se côtoyer dans les salles obscures, même quand le film est tragique et que les snipers de Sarajevo massacrent les civils à travers le bouleversant Bosna de BHL.Montréal aime ses festivals de cinéma.Il fallait voir ces derniers jours le public applaudir à tout rompre au moindre gag qui fusait à l\u2019écran, il fallait voir, congelés mais ravis, les gens se masser devant les projections extérieures de Woodstock ou du concert filmé des Leningrad Cowboys à Place des Arts pour sentir la pulsation du besoin de la fête, la soif d\u2019étourdissement.Même les conférences de presse publiques étaient courues.Si le FFM poussait davantage sur le clou de l\u2019animation, s\u2019il sortait ses quartiers généraux du soporifique hôtel Méridien, s\u2019il dressait des chapiteaux extérieurs, si si si.Mais déjà ce 18e FFM a tiré des salutaires leçons du rendez-vous d\u2019été de Chamberlan qui avait misé sur la fête et courtisé les jeunes.Un festival de cinéma ne peut se comprendre,^ se définir que par les autres festivals de cinéma à côté.Le public ne voit que les films.Mais dans les coulisses des programmations se joue une concurrence féroce, souvent déloyale, faite de crocs en jambes, de lobbyings éperdus, de victoires arrachées à la force du poignet, de défaites cuisantes.Les bons films sont les enjeux de chaudes batailles.Le touchant Petits arrangements avec les morts de Pascale Ferran, au programme du dernier festival Chamberlan échappait au Nouveau Cinéma au profit du FFM.A la suite de quelles tractations?Allez savoir.Le festival de Montréal finissait hier et celui de Toronto commence jeudi, avec un inévitable chevauchement de films, mais aussi des pri-Avec Toronto meurs d\u2019un côté comme de l\u2019autre.Le dernier Robert Morin qui pète de est à Toronto, tandis qu\u2019André Forcier, Micheline Lanctôt lan-santé et\tçaient leurs films à Montréal.\u201e,\t\u201e\tChaque année, la lutte entre les 1 eternelle\tvilles s\u2019intensifie.Côté stars et grande visite, To-COncurrence ronto a les as dans son jeu.Les ci-,\t.néastes Nikita Mikhalkov et Nancies grands\tnj Moretti, primés à Cannes, se- fccfiv'ik\tr()nt dans la métropole ontarien- îesuvdis,\tne f^jj i>un nj l\u2019aube ne se sont dé- Montréal\tplacés pour Montréal, même si leurs films y étaient aussi.Long-pourrait perdre temps, le FFM fut le pôle d\u2019attraction pour les grands noms du eide plus en plus néma.Au fil des ans, Toronto a t grugé du terrain.L\u2019accueil est de crédibilité meilleur là-bas, l\u2019encadrement plus chaleureux.Sans parler des facteurs socioculturels qui servent la cause toronfoise.Parce que la Ville-Reine est une porte sur les États-Unis, les Majors américains s\u2019y nient, entraînant les Européens américanophiles à leur suite.Mais cette année, l\u2019échiquier des festivals a bougé et le FFM en profite pour se repositionner, en essayant de gagner du terrain sur les rivaux.Un nouveau directeur est à la tête du festival de Toronto, ce qui peut modifier la dynamique de l\u2019événement.Sur la scène montréalaise, le Festival du Nouveau cinéma a changé de saison, passant de l\u2019automne à l\u2019été.Il est déchiré par le divorce des deux directeurs du rendez-vous, qui se battent en cour, et s\u2019arrachent les appuis internationaux.Claude Chamberlan faisait en juin la preuve que les projections extérieures gratuites et musicales étaient une formule gagnante.En août, Serge Losique les récupérait illico pour le compte du FFM.Pour l\u2019heure, à l\u2019étranger, Montréal donne le spectacle d\u2019une ville divisée que les directeurs et ex-directeurs de festivals tirent à hue et à dia, en s\u2019entredéchirant.Peut-être qu\u2019au-delà des querelles internes, faudrait-il, après s\u2019être délimités un territoire, que les directeurs de festivals s\u2019unissent pour vendre Montréal.Ici, on a un public intéressé, qui en redemande.Depuis le temps que deux importants rendez-vous internationaux de cinéma se partagent le gâteau, on a la preuve qu\u2019une cohabitation est possible.Mais avec 1 o-ronto qui pète de santé de son côté et l\u2019éternelle concurrence des grands festivals que sont Berlin, Cannes et Venise, le danger, c\u2019est que Montréal, croulant sous les divisions, perde de plus en plus de crédibilité sur la scène internationale, et que les vrais bons films, dans un festival comme dans l\u2019autre, ne s\u2019arrêtent plus chez nous.INDEX Agenda.B6\t_ Avis publics.B4\t^ Classées.B7 Culture.B8 Économie.B2 Éditorial.A6 Le monde.A5 Mots croisés.B7 Les sports.B5 MÉTÉO Montréal Nuageux avec éclaircies.Max: 18 Québec Nuageux avec 70 % de probabilité d\u2019averses en fin de journée.Max: 17 Détails en B4 Sondage Sondagem-LZs DEVOIR-TVA-The Globe and Mail Les Québécois ont un petit faible pour la social-démocratie rôle de l\u2019État.et à quelques privatisations INTENTIONS DE VOTE Oui à un plus grand ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Divisés sur la question constitutionnelle, les Québécois le .sont aussi clairement sur le rôle même que doit jouer l\u2019Etat et cette vision aura une influence sur leur vote.Fin du règne néo-libéral ou retour de l\u2019Etat social-démocrate?Point de consensus au sein de la population dont le cœur balance entre les deux.Si une faible majorité de Québécois estime que l\u2019Etat n\u2019est pas assez présent (38%), une nette majorité serait prête à cç que le gouvernement se déleste de grosses sociétés d\u2019Etat comme la Société des alcools du Québec ou Radio-Québec.Et malgré leur petit faible pour la social- démoçratie, les Québécois avouent qu\u2019ils préféreraient que l\u2019Etat réduise les services pour venir à bout du déficit, plutôt que d\u2019augmenter les impôts.Bref, les résultats obtenus par le sondage Sondagem Le Devoir-TVA-The Globe and Mail démontrent que le choix que s\u2019apprêtent à faire les électeurs n\u2019est pas étranger à la vision même qu\u2019ils ont du rôle d\u2019un gouvernement.Un thème que les partis ont d\u2019ailleurs tenté d\u2019ex- VOIR PAGE A 8: ÉTAT VOIR AUSSI EN PAGE A 4 ¦ Les Québécois ne croient pas aux promesses électorales Parti Parti Action Parti\tAutres libéral\tquébécois démocratique\tégalité Sondage Le Devoir.TVA.Globe & Mail 16-20 juillet 1994 Sondage Le Devoir, TVA, Globe & Mail 13-18 août 1994 Sondage Le Devoir.TVA, Globe & Mail 30 août-4 sept.1994 1.3 m L5 Les chances du PLQ s\u2019enfuient Ü L\u2019avance du PQ s\u2019accroît à 10,9% H L\u2019Action démocratique effectue une remontée à 8,8% PIERRE O\u2019NEILL LE DEVOIR Les efforts des libéraux de Daniel Johnson en vue d\u2019incarner le changement ont jusqu\u2019à ce jour échoué.La stabilité du vote péquiste se confirme, alors que le vote libéral continue de péricliter, au profit notamment de l\u2019Action démocratique de Mario Dumont.Le dernier coup de sonde effectué par la maison Sondagem pour le compte du Devoir, du réseau TVA et du quotidien torontois The Globe & Mail, démontre que les chances du parti gouvernemental d\u2019être reporté au pouvoir s\u2019enfuient.A seulement six jours du scrutin, 11 points séparent maintenant les deux grands partis dans les intentions de vote: 49,2% vont au Parti québécois; 38,3% au Parti libéral; 8,8% à l\u2019Action démocratique; 1,5% au Parti Égalité et 2,1% aux autres.Cela après répartition des 12,1% des in- VOIR PAGE A 8: PLQ ÉLECTIONS QUÉBEC VOIR AUSSI EN PAGE A 4 ¦\tSi c\u2019est NON, Parizeau reste ¦\tUne formule de Johnson mal comprise par tout le monde Conférence du Caire Moubarak lance un appel à la tolérance Le Caire (Reuter) \u2014 La Conférence des Nations unies sur la Population et le Développement s\u2019est ouverte hier au Caire sur des appels à la tolérance.Ainsi, le président égyptien, Hosni Moubarak, a invité hier les 15 000 délégués à la Conférence à se garder de tout extrémisme et à dialoguer pour tenter de dégager un dénominateur commun à toutes les parties représentées au Caire.«Nous voulons que le dialogue évite tout dogmatisme et fanatisme, les opinions extrémistes devant demeurer hors du cadre du développement des sociétés», a déclaré Moubarak, élu président de la conférence à l\u2019ouverture de la réunion.«Cette conférence réunit des pays de civilisations, de cultures et de traditions spirituelles différentes, dont les lois doivent etre respectées», a-t-il ajouté.Les délégués de la conférence tenteront, jusqu\u2019au 13 septembre, de réunir un consensus sur un programme d\u2019action qui vise à limiter la population mondiale à 7,27 milliards de personnes en 2015 et à 7,8 milliards en 2050.VOIR PAGE A 8: CAIRE Boulevard des ordures PHOTO JACQUES NADEAU S\\ra?0\\WE0E A PARTIR Ut Sj r APRES avoir débordé d\u2019animation au cours de sa vente trottoir, le boulevard Saint-Laurent débordait hier d\u2019ordures.Défiant les ordonnances de la cour, question de protester contre la récupération de 1% de leur salaire, près de 200 cols bleus de la Ville de Montréal ont refusé d\u2019entrer au travail ce week-end, laissa?it derrière eux quelques traces nauséabondes.Voir nos informations en page A 2.Les secrets de jeunesse de François Mitterrand L\u2019écrivain Pierre Péan révèle les engagements nationalistes et pétainistes du futur président EDWY PLÉNEL LE MONDE Au fait, me direz-vous: c\u2019est la chasse au grand homme!», écrivait en mars 1936, dans la revue Montalembert, un jeune ambitieux de dix-neuf ans, qui ajoutait: «Le grand homme est un gibier rare et naturellement recherché.» En lisant ces lignes de François Mitterand dans le livre-événement que Pierre Péan consacre à ses années de jeunesse (Une jeunesse française, François Mitterrand 1934-1947, Fayard, 616 p.), on pense à cette maxime, venue sous la plume d\u2019un autre écrivain-investigateur, Gilles Perrault: «Nous prenons les grands hommes par le mauvais bout, c\u2019est-à-dire par la fin.» Voici donc, enfin, mis au clair et avec la participation active de l\u2019intéressé, le commencement de l\u2019aventure mitterandienne.Oui, enfin, tant l\u2019actuel président de la République VOIR PAGE A 8: MITTERRAND PHOTO ARCHIVES François Mitterrand devient à l\u2019automne 1934 «volontaire national» I.K I) K V 0 I H .I.K M A H I) I (i S K I* T K M B K E I I) I) 4 U IJ i S ¦i rn T m ES Nu Les protestations des cols bleus se poursuivent Le boulevard Saint-Laurent se change en sac-poubelle PHOTO PC Le drapeau canadien flotte à l\u2019envers aux abords du bureau qu\u2019occupe le Conseil de bande de Davis Inlet.Les leaders innu se sont rencontrés pour discuter de la ligne à suivre après que le ministre de la Justice de Terre-Neuve, Ed Roberts, eût ordonné à la Gendarmerie royale d\u2019assurer la sécurité d\u2019un juge attendu dans la communauté du Labrador cette semaine.L\u2019affrontement entre les Innu et la GRC n\u2019a pas eu lieu PRESSE CANADIENNE #i t » Davis Inlet, T.-N.\u2014 Un affrontement prévu hier entre la Gendarmerie royale et les Innu de Davis Inlet n\u2019a pas eu lieu, les Innu ayant bloqué la seule piste d\u2019atterrisage de leur village avec des barils d\u2019huile vides et des planches de bois pour empêcher le retour d\u2019un juge itinérant : La.GRC avait prévu arriver à bord dîiéUéôptères militaires pour assurer ja sécurité des représentants des tribunaux, qui avaient été expulsés de la'communauté en décembre dernier.Mais le ministre de la Justice de Terre-Neuve, Ed Roberts, a indiqué que la GRC pensait ne pas être en mesure d\u2019assurer la sécurité des représentants de la justice, de la police et de la communauté elle-même.Leur arrivée a donc été reportée.«Les renseignements de la police indiquent la présence de 100 personnes de l\u2019extérieur de la communauté considérées comme des renforts contre la GRC», a déclaré le ministre Roberts, à St-Jean.Le ministre Roberts a ajouté que les agents de la GRC réévalueront la situation avant de tenter une autre intervention, mais qu\u2019il est toujours déterminé à parvenir à ses fins.' «La cour siégera à Davis Inlet et la loi sera appliquée», a insisté le ministre.Soixante-dix-huit cas se sont accumulés depuis qu\u2019un juge itinérant a été expulsé par les Innu en décembre dernier.«Il est évident que ce sont eux qui veulent.je ne dirai pas l\u2019affrontement, mais il serait juste de dire qu\u2019ils s\u2019attendent à un affrontement.«S\u2019ils ne laissent pas le public atterrir ici, personne ne va atterrir ici», avait déclaré le chef Simeon Tshaka-pesk plus tôt hier, avant que la GRC ne change d\u2019idée.Dimanche, la Gendarmerie royale a fermé l\u2019espace aérien entourant Davis Inlet, un village qui regroupe le tiers des 1500 Innu de la région.Le blocus de Davis Inlet n\u2019est qu\u2019un geste de bravade de plus pour cette communauté qui avait attiré l\u2019attention internationale l\u2019an dernier quand six enfants avaient été retrouvés dans un réduit en train d\u2019inhaler des vapeurs d\u2019essence en disant qu\u2019ils voulaient mourir.Leur cas a révélé une épidémie d\u2019alcoolisme, d\u2019aggressions sexuelles et de suicides qui rongeait la communauté insulaire démunie depuis des années.Hier, les Innu ont fait venir deux avocats de St-Jean pour être témoins de la confrontation.«Si quelque chose va mal, il y aura une enquête publique», a prévenu Peter Penashue, le président de la nation innue.Pendant ce temps, une douzaine d\u2019enfants continuaient à saccager une barraque appartenant à la GRC.Les leaders autochtones ont expliqué que les enfants s\u2019étaient attaqués à la bâtisse après avoir vu une entrevue avec le ministre Roberts à la télévision.KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Les protestations des cols bleus de la Ville de Montréal contre la récupération salariale de 1% prescrit par la loi 102, se poursuivent malgré leur aspect illégal et donnent à Montréal, une image de malpropreté.Alors que les marchands du boulevard Saint-Laurent avaient organisé une ventre trottoir ce week-end, aucun détritus n'a été ramassé à la fin de l\u2019opération.Résultat, l\u2019artère commerciale ressemble à une immense poubelle où s\u2019entassent des amoncellements nauséabonds de déchets de toutes sortes.Le mot d\u2019ordre syndical paralyse ainsi rtdivers services municipaux.«Il y a des inconvénients, mais la sécurité et la santé de la population ne sont pas en cause», assure le négociateur en chef de la Ville, Michel Brousseau.Hier en fin de journée, les quelque 200 employés manuels n\u2019avaient toujours par réintégrés leurs postes de travail après qu\u2019ils aient déclenché des moyens de pression vendredi en après-midi.Faisant fi d\u2019une ordonnance émise vendredi soir par le Conseil des services essentiels, les cols bleus de- vront par conséquence, comparaître aujourd'hui en cour supérieure pour outrage au tribunal.Ive 1er juillet dernier, le syndicat des cols bleus, dont les dirigeants entretiennent le silence complet, se refusant à toutes communications avec les médias, avait entrepris un mouvement de grève correspondant à chacune des journées de récupération salariale.Après la fête du Travail, un troisième et dernier week-end devrait donc être perturbé par les syndiqués, soit celui de l'Action de grâce (10 octobre).Aucun acte de vandalisme attribuable aux cols bleus comme ce fut le cas en juillet dernier, n\u2019a été noté.Toutefois, des menaces auraient été proférées contre des syndiqués qui refusaient de participer aux moyens de pression.«A certains moments, des gestes disgracieux ont été posés pour contraindre des gens à ne pas travailler», affirme M.Brousseau.Les cols bleus n\u2019en sont pas à leurs premiers actes turbulents.Lors des négociations de 1991, certains d\u2019entre eux avaient fait du vandalisme pour lequel ils ont été reconnu coupables récemment.De plus, l\u2019automne dernier, ils défonçaient, armés de bâtons de baseball, les portes de l\u2019hôtel de ville de Montréal.La centrale syndicale lance un appel aux libéraux et aux péquistes Clarifiez vos engagements au chapitre de l\u2019éducation, demande la CSN KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR La Confédération des syndicats nationaux (CSN) presse les partis libéral et québécois à clarifier leurs engagements au chapitre de l\u2019éducation.A une semaine de la fin de «l\u2019examen» électoral, la CSN considère que le PLQ n\u2019obtient pas la note de passage avec sa plate-forme rendue publique ce week-end, et que le PQ doit s\u2019activer puisqu\u2019il n\u2019a toujours pas remis sa copie.«On a là une tonne de bonnes intentions, mais pas beaucoup d\u2019onces d\u2019action», a souligné hier en conférence de presse Marc Laviolette, vice-président de la CSN.Alors que les péquistes parlent d\u2019une «priorité fondamentale» et les libéraux d\u2019une «mission essentielle et fondamentale», les seuls dossiers abordés jusqu\u2019ici concernent les stages en milieu de travail, la formation professionnelle et le régime des prêts et bourses, préci-se-t-on à la CSN .«Pour un parti (PQ) dont le slogan est un pays à construire, c\u2019est inquiétant que ses déclarations se résument à si peu de choses», juge M.Laviolette.La CSN a profité de la tribune pour réclamer notamment un moratoire sur les compressions en éducation qui, rappelle-t-on, a connu un désinvestissement d\u2019un milliard de dollars en dix ans.Du coup, les commissions scolaires ont fermé des écoles et, les cégeps et universités, ont haussé les frais afférents et ceux de la scolarité.La tenue d\u2019états généraux constitue la deuxième revendication de la CSN.«Les enseignants ne sont pas fatigués d\u2019enseigner.Ils sont fatigués de ne pas avoir de réponses à leurs questions, des réformes qui les excluent du processus de consultation.Les enseignants sont sceptiques», déclare Denis Choinière, président de la Fédération nationale des enseignants et enseignantes du Québec (FNEEQ), affiliée à la CSN.Marc Laviolette abonde dans le même sens.«Le dénigrement des enseignants a commencé sous le PQ au début des années 1980.On voudrait qu\u2019il corrige le tir», af-firme-t-il.Par ailleurs, la CSN s\u2019interroge sur la place que veulent accorder au personnel (enseignant et de soutien) les formations de MM.Parizeau et Johnson.Si ce dernier entend poursuivre l\u2019amaigrissement du système scolaire dans le cadre des lois 102 et 198, M.Parizeau, bien qu\u2019ayant promis de modifier ces deux lois, n\u2019a toujours pas précisé de quelles façons il entendait procéder.«Les partis gèrent le nez collé sur la vitrine», reproche M.Laviolette qui ne veut plus continuer dans la logique comptable qui prévaut actuellement.Triste fête pour les travailleurs PRESSE CANADIENNE \\ A l\u2019occasion de la Fête du travail, décrétée jour férié au Canada pour la première fois il y a 100 ans, les travailleurs et les militants syndicaux n\u2019avaient pas énormément de raisons de célébrer, hier.A travers tout le pays, les travailleurs acceptent des gels de leurs salaires, des concessions.Comme le taux de chômage national continue d\u2019excéder les dix pour cent, les employeurs ont le gros bout du bâton à la table de négociation.Statistique Canada rapporte que l\u2019écart entre tes riches et les pauvres qui occupent un emploi s\u2019élargit, surtout à cause de la hausse spectaculaire du Élections Autorisation des candidates et candidats indépendants Aux fins des élections générales du 12 septembre et conformément aux dispositions de l'article 64 de la Loi électorale, le Directeur général des élections du Québec donne avis qu'il a autorisé la candidate indépendante suivante: La circonscription électorale de MARQUETTE\t\t Candidate indépendante\tReprésentant\tDate autorisée\tofficiel\td\u2019autorisation DUBOIS, Louise\tBÉRUBÉ, Richard\t29 août 1994 La représentante ou le représentant officiel d'une candidate ou d'un candidat indépendant autorisé est également son agente ou agent officiel.Pour de plus amples renseignements, composez sans frais, de 9 h à 22 h, 7 jours par semaine: £KT 1 800 461-0422 Le* personnes sourdes 2ST 528-0422\tHi~8oo3t%44 Il DIRECTEUR GENERAL des Elections du québec Parce qu\u2019un vote, ça compte nombre de Canadiens obligés de travailler plus de 50 heures par semaine.Par exemple, près de 19 % des travailleurs masculins travaillent maintenant 50 heures et plus par semaine.L\u2019augmentation du travail en temps supplémentaire réduit les occasions d\u2019emplois à temps plein, et le travail à temps partiel connaît un essor marqué.Pourtant, certains syndicalistes trouvent matière à se réjouir, notamment de l\u2019implantation des syndicats dans des secteurs auparavant réfractaires à la syndicalisation, où les travailleurs gagnent le salaire minimum, notamment, ou ne jouissent d\u2019aucun avantage social.«Très souvent, ces travailleurs viennent nous solliciter, au lieu que ce soit nous qui allions leur proposer de se syndiquer», commentait Torn Collins, de la division vente au détail et en gros des Métallurgistes unis d\u2019Amérique.L\u2019effort soutenu des syndicats pour recruter de nouveaux membres a permis de maintenir le taux de syndicalisation de la main-d\u2019œuvre canadienne à 37 ou 38 pour cent, et ce en dépit de mises à pied massive^ dans le secteur industriel.Aux Etats-Unis, moins de 16 pour cent des travailleurs sont syndiqués.Malgré tout, plusieurs syndicalistes trouvent matière à s\u2019inquiéter.«C\u2019est un peu ironique que le jour où nous sommes supposés célébrer le travail, nous affrontions la perspective de nombreuses mises à pied», déclarait ainsi le porte-parole d\u2019un syndicat d\u2019infirmières d\u2019Alberta, qui s\u2019attend à des suppressions d\u2019emplois et des fermetures de lits.H totoquêbec S U L T A T S Tirage du 94-09-03 1\t2\t34 35 45 47 Numéro complémentaire: 49 I oto-québec GAGNANTS LOTS 6/6\t0\t5 632 640,40\t$ 5/6+\t6\t170 019,00\t$ 5/6\t277\t2 946,10 $ 4/6\t15 857\t98,60 $ 3/6\t330 277\t10,00$ Vente totales : 22 4S2 289,00 $ Prochain gros lot (approx.): 10 000 000,00 $ Prochain tirage: 94-09-07 Tirage du 94-09-03 2\t12 29 31 33 38 GAGNANTS LOTS Numéro complémentaire:\t24 MISE-TÔT 15 28\t32 33 GAGNANTS\tLOT 63\t793.60 $ 1 000 000,00 $ 20 038,20 $ 1 284,50 $ 57,80 $ 5,00 $ Ventes totales : 754 087,00 $ Gros lot à chaque tirage: 1 000 000,00 $ NUMÉROS Tirage du 94-09-03 LOTS 100 000$ 1 000 $ 250 $ 50 $ 10 $ 2 $ NUMÉROS 714576 14576 4576 576 76 6 Tirage du 94-09-02 LOTS 100 000$ 1 000 $ 250 $ 50 $ 10 $ 2 $ BBbZJ, Tirage du 94-09-02 4\t8\t10 11 21 33 46 Numéro complémentaire: GAGNANTS LOTS 42 7/7\t0\t4 500 000,00 $ 6/7+\tI\t70 145,60 $ 6/7\t12\t5 114,80 $ 5/7\t1 506\t1 45,50 $ 4/7\t31907\t10,00 $ 3/7+\t29\tIII\t10,00$ 3/7\t267 274 partie, gratuite Vente totales 3 838 992,00 $ Prochain gros lot (approx ): 5 000 000,00 $ Prochain tirage.94-09-09 T V A, le réseau des tirages Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.en bref ?MCGILL FÊTE (Le Devoir) \u2014 McGill, la doyenne des universités montréalaises, a déjà amorcé les préparatifs en vue de son 175ème anniversaire qui aura lieu en 1996.1-e directeur de l\u2019Ecole d'architecture, M.Derek Drummond, et Mme Kate Williams, directrice des communications, viennent d\u2019être désignés pour présider le comité qui veillera à la préparation des festivités.D\u2019ores et déià, on sait qu\u2019à cette occasion, Î\u2019ACFÂS (L'Association ca-nadienne-française pour l\u2019avancement des sciences) tiendra pour la première fois ses assises annuelles à McGill.D\u2019autres grandes conférences scientifiques auront également lieu sur le campus de McGill auxquelles participeront quelque 5000 chercheurs et universitaires.En septembre 1996, une série d'activités marquera les journées Portes ouvertes et une grande réunion des 100 sections des diplômés à travers le monde sera organisée du 19 au 22 septembre.On souhaite d\u2019ailleurs pouvoir tenir des festivités hors campus, dans tout Montréal et peut-être même dans d\u2019autres villes du Québec.L\u2019Université McGill a été fondée en 1821 grâce à M.James ; : \u2022 McGill, négociant en fourrures, qui; légua à sa mort en 1813 une ferme de 46 acres et 10 000 livres pour la création du McGill College.SIMPSON: LA MORT?Los Angeles (AP) \u2014 À l\u2019approche du procès d\u2019O.J.Simpson, les procureurs de la poursuite doivent bientôt rendre leur plus importante décision: réclameront-ils la peine de mort pour un accusé de meurtre qui est aussi un héros sportif national de race noire?Le juge Lance Ito, de la Cour supérieure, demande à connaître leur réponse aussitôt que possible, tout comme les avocats d\u2019O.J.Simpson.Mais la décision, d\u2019abord promise à la fin août, a été reportée au moins jusqu\u2019au 19 septembre.«Je ne sais pas ce qu\u2019ils attendent», a commenté Harland Braun, un avocat de la défense de Los Angeles.Lui et d\u2019autres experts disent que plusieurs des éléments qui influencent les décisions dans d\u2019autres causes impliquant une possible peine de mort auront moins d\u2019impact que les facteurs prédominants que sont, dans cette cause, la race et la célébrité de Simpson.La décision la plus vraisemblable, disent-ils, sera de demander une peine d\u2019emprisonnement à vie si Simpson est reconnu coupable d\u2019avoir assassiné son ex-épouse, Nicole Brown, et son ami Ronald Goldman.MOSQUEE COLOSSALE Bagdad (Reuter) \u2014 Le président Saddam Hussein a décidé de construire, au cœur de Bagdad, la plus grande mosquée du monde, ont déclaré hier les ingénieurs en précisant qu\u2019ils travailleraient sous les ordres directs du président irakien.Les travaux devraient commencer bientôt.Cet édifice colossal fera 1800 mètres de long sur 700 mètres de large et sera doté de huit minarets et d\u2019un dôme de 180 mètres de diamètre culminant à 150 mètres de hauteur, ont-ils précisé.ROBIC DEPUIS 1892 AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE LEGER ROBIC RICHARD AVOCATS 55.ST-JACOUES.MONTRÉAL.OUÉBEC H2Y3X2 fax (514) 845-7874 Tél.: (514| 98 R-0-8-K LE DIEU DENG Pékin (Reuter) \u2014 Deng Xiaoping remplacera les dieux sur les affiches célébrant la nouvelle année qui ornent traditionnellement les maisons des 850 millions de paysans chinois, rapportait hier le quotidien China Youth Daily.La librairie Xinhua et la maison d\u2019édition des Beaux Arts du Sichuan commenceront à publier dès la fin du mois une série de posters à l\u2019effigie du Noël chinois, originaire du Sichuan.On ignore combien de ces posters seront mis en vente et si ils seront disponibles ailleurs que dans le Sichuan.VOLEURS POLIS Tokyo (Reuter) \u2014 Au Japon, les braqueurs de banque eux-mêmes n\u2019oublient jamais que la vertu première du pays est la politesse.Le quotidien Mainichi a rapporté hier que les auteurs d\u2019un hold-up particulièrement fructueux ont adressé une lettre de remerciement à la banque qu\u2019ils avaient dévalisée.«Merci beaucoup pour la prime, peut-on y lire.Un tel butin nous durera la vie entière.» La lettre a été envoyée 10 jours après le hold-up subi par l\u2019agence de Kobé de la Fukutoku Bank, où tes voleurs ont fait main basse sur 5,4 millions $ US.It police et la banque se refusent à tout , commentaire.Mais avec la politesse la plus exquise, naturellement.4 S 1 'l 'Jean-Claude Côté Ce cahier d'iipprenti.ssiiKç.se veut un outil pratique i1, qui puisse laeiliter hi eoinprëheii^ion et l'assimilation des différents olï.jeetils du projjranimé d'eitseit»**eiiteitt nioml et religieux eatltoIiueuil\t/ Longueuil (Québec) ,I4K 2T4 Tél:: (514) 677-6525 v les personnes sourdes 1 800-537-0644 528-0422 de la région 1 800 461-0422 de l'extérieur Pour de plus amples renseignements, ou malentendantes de Québec composez sans frais, de 9 h à 22 h, 7 jours par semaine:\tde Québec Le Mont-Royal se refait une beauté KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le Mont-Royal se refait une beauté.Dans la foulée du programme national de réfection des infrastructures, les gouvernements fédéral et provincial s\u2019apprêtent à investir dans la mise en valeur de ce joyau de verdure.Ainsi le stationnement à mi-chemin du boulevard Camilien-Houde (complété en 1961), en accédant à la montagne par l\u2019avenue du Parc, serait transformé en un véritable belvédère.Actuellement, l\u2019endroit, bien qu\u2019offrant de Montréal une vue extraordinaire, ne rencontre pas toutes les normes de sécurité (entre autres, le parapet est chancelant).Mais l\u2019annonce que doivent faire ce matin le maire Jean Doré ainsi que le ministre québécois de l\u2019Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie, Gérald Tremblay, pourrait concerner également la construction d\u2019un sentier périphérique.Par le sentier Pour le moment, les Montréalais ne peuvent longer qu\u2019une partie de la montagne par le sentier de l\u2019Escarpement.Ces améliorations nécessitent l\u2019installation d\u2019une passerelle au- SYMPOS1UM INTERNATIONAL La convergence des techniques de communication: Montréal,1994 Ce symposium qui réunira des spécialistes de plusieurs pays, vise à susciter un premier grand débat public sur les politiques, les structures industrielles, les stratégies d\u2019entreprises et les usages sociaux des nouvelles technologies qui peuvent favoriser ou contrarier l\u2019implantation des autoroutes électroniques devant conduire les sociétés contemporaines vers le 21e siècle.Au programme: \u2022 trois tables rondes avec des représentants des pouvoirs publics américains, français et canadiens (FCC, CSA, CRTC, ministère du Patrimoine canadien, ministère de la Culture et des Communications du Québec) et des entreprises (Vidéotron, Bell Canada, Softimage, Microsoft, Bell Atlantic, Unitel, SRC, Radio-Québec, etc.) \u2022\u2022 treize ateliers où seront présentées plus de 40 communications: P.Flichy (Paris), B.Miège (Grenoble), M.Parés (Barcelone), G.Richeri (Bologne), C.Gomez-Mont (Mexico), R.Collins (Londres), F.Pichault (Liège), N.Garnham (Londres), etc.DATE: DU 29 SEPTEMBRE AU 1ER OCTOBRE 1994 À L\u2019UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL Frais d\u2019inscription: 400: 30 toutes taxes comprises - incluant repas, cocktails et copie des actes du Symposium étudiants avec pièce justificative - pour la participation aux tables rondes et ateliers Pour information et inscription: Michel Saint-Laurent GRICIS - UQAM téléphone: (514) 987-8597 télécopieur: (514) 987-4164 dessus du boulevard Camilien-Houde, question que le sentier se poursuive sur le flanc nord bordé par les cimetières protestants et catholiques.En juillet dernier, lors d'une entrevue au Devoir, le maire Doré exprimait le désir que les Montréalais montés au sommet de la montagne, puissent avoir un regard sur leur ville depuis les points cardinaux.La mise en valeur du Mont-Royal n\u2019est pas sans rappeler les différents massacres qu\u2019a subis la montagne au fd des ans.En 1954, alors que Jean Drapeau faisait son entrée à l\u2019hôtel de vîlje, la «coupe moralité» a été entreprii.se.\t\u2022 Du coup, les buissons, d\u2019où s\u2019élevaient de trop nombreux soupirs, ont littéralement été rasés.Sept ans plus tard, l\u2019érosion du sol provoquée par la destruction des sous-bois, oblige l\u2019administration municipale à reboiser les lieux.Le discours hygiéniste s\u2019est combiné à l\u2019implantation d\u2019institutions venues ceindre le Mont-Royal: en 1956, le Montreal General Hospital était érigé, et plus ré-' cemment, le nouveau centre sportif de l\u2019Université McGill.P, ¦¦\t' guérinssE;\" 4501; rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Canada Tél.: (514)842-3481 Téléc.: (514) 842-4923 .:\tPHOTO JACQUES NADEAU A FOND DE TRAIN, ces deux cyclistes cherchaient un petit coin bien tranquille, hier, pour glisser leur précieux bijou noir sur l\u2019asphalte craquelée.Et dire que les joueurs des Canadiens et des Nordiques ont commencé à s\u2019entraîner.sur une bonne patinoire bien sûr.Front commun contre les armes à feu KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR L\u2019état-major et le syndicat de la police de la Communauté urbaine de Montréal, la Régie régionale de la santé et des services sociaux, la CUM ainsi que les élus de la région métropolitaine lancent un appel1 à la mobilisation visant à resserrer le contrôle des armes à feu au Canada.Le front commun donne ainsi son appui à la Coalition pour le contrôle des armes à feu qui a démarré à Toronto le 25 avril dernier et dont le mouvement a été appuyé par plus de 230 groupes, associations ou institutions.Chacun d\u2019entre eux participe à la campagne d\u2019envoi de cartes postales visant à faire pression auprès des politiciens fédéraux pour qu\u2019ils adoptent une loi plus sévère que l\u2019actuelle loi C-17.«Les conséquences de l\u2019absence de contrôle sont un handicap important dans notre société», a commenté le directeur du Service de police de la CUM, Jacques Duchesneau.Ce dernier rappelle d\u2019ailleurs que malgré une baisse de la criminalité sur le territoire de la CUM, on a enregistré 74 meurtres en 1993 et 240 tentatives de meurtre.M.Duchesneau reconnaît toutefois qu\u2019une loi, même très restrictive, ne peut être une panacée à tous les problèmes.Au delà des règles, l\u2019effet de la loi doit en être un de consensus social, comme la campagne provinciale sur l\u2019alcool et la conduite automobile a réussi à le faire, estime-t-il.«Il faut comprendre que la détention d\u2019une arme à feu n\u2019est pas un droit, mais un privilège.Et, assorti à n\u2019importe quel privilège, il y a des obligations.Chose certaine, on ne veut pas emmerder les chasseurs.Et puis le contrôle ne signifie pas l\u2019abolition», a déclaré le maire Jean Doré.Mais «la sécurité publique est un bien collectif fragile», ajoute-t-il.La disponibilité des armes à feu augmente les risques de violence et d\u2019accident, considère le front commun.A chaque année au Québec, 300 personnes se suicident avec une arme à feu.II y a eu 35 000 visiteurs de plus La Ronde a bien tourné LE DEVOIR Malgré le temps froid et pluvieux du mois de juin et les orages du mois de juillet, La Ronde atira dépassé son objectif en ac-cuèillant 1 170 000 visiteurs payants: une augmentation de près de 35 000 visiteurs par rapport à l\u2019an dernier.Les revenus d\u2019admission pour leur part ont été légèrement supérieurs à l\u2019objectif visé, totalisant 14 130 000$.Cette performance aidera La Ronde à poursuivre son mandat d\u2019àùtofinancement tant pour ses dépenses d\u2019opération que pour celles d\u2019immobilisation.La continuation de son plan quinquennal d'investissement de 20 millions, amorcé en 1992, pourra donc suivre son cours tel que prévu.Les nouveautés implantées en 1994 ont obtenu un grand succès puisque 500 000 visiteurs ont pris place à bord du Dragon et 465 000 autres ont vécu l\u2019aventure du Volcanozor.Au terme de cette 27e saison, le chef de la direction de la Société du parc des Iles, M.Jean Emond, devait déclarer : «Avec l\u2019implantation de nouveautés à chaque année, La Ronde a su maintenir sa capacité d\u2019attraction et demeure l\u2019un des plus grands attraits touristiques au Québec».QUEBEC: L'an prochain la souveraineté ?Chez votre marchand de journaux - Septembre 1994 LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC Pierre-F.Côté, C.R.Parce qu\u2019un vote, ça compte f,VO*\tM, - Ça va glisser.Cent-cinquante camionneurs et leurs famillles présents à Rivière-des-Prairies Occupation d\u2019un centre de distribution de Métro-Richelieu «Les policiers sont arrivés en grand nombre, et le chef a menacé d\u2019arrêter tout le monde» JEAN CHARTIER LE DEVOIR Le Centre de distribution de Métro-Richelieu à Rivière-des-Prairies a été occupé hier midi par 150 personnes, en l\u2019occurrence les camionneurs mis à pied en février 1993 accompagnés de leurs familles.Ils venaient réclamer la mise en application de l\u2019ordonnance rendue le 12 août dernier par l'arbitre Bernard I-efebvre.Celui-ci a ordonné le réembauchage des employés mais la compagnie continue à embaucher des sous-traitants, notamment Guilbault Transport, Papineau Transport et FLL Transport.Le jugement de 93 pages de l\u2019arbitre est pourtant très clair, affirme Réjean Fl.eury, président du syndicat des travailleurs des Epiciers-Unis de Métro-Richelieu.«Les policiers sont arrivés en grand nombre, explique-t-il, et le chef a menacé d\u2019arrêter tout le monde.On a préféré attendre et remettre ça à jeudi prochain.On sera prêt pour une vraie bataille, dit-il.La campagne politique porte sur le thème de l'emploi pour un des candidats: nous, on avait des emplois et on veut les récupérer», conclut-U.Après Steinberg.Métro-Richelieu a procédé à la mise à pied de ses employés d'imprimerie en août 1992, après l\u2019acquisition de la firme Steinberg, puis la compagnie a fait de même avec ses employés de l\u2019entrepôt de fniits et légumes six mois plus tard.Ix* président Pierre Lessard, auparavant chez Provigo, a pris cette décision, conseillé par le vice-président du conseil, Paul Gobeil, qui fut au Conseil du Trésor du Québec avant Daniel Johnson.«Paul Gobeil est le plus dur, le plus intransigeant avec nous», déclare Réjean Fleury.Tous les moyens juridiques sont soupesés en ce moment avec l'aide de la CSN, ajoute-t-il.«On évalue la situation et notamment une requête pour outrage au tribunal.On considère aussi la demande d'une injonction provisoire.Mais on n'a jamais été capable de les concrétiser, ces demandes pour injonction, dit-il.Il y a toujours une façon de faire perdurer la chose pour Métro-Richelieu».La même chose avait été faite auparavant pour les travailleurs de l\u2019imprimerie qui sont aussi venus à la manifestation hier.La compagnie Enveloppe suprême fait le travail des 30 employés qui œuvraient à l\u2019imprimerie Métro-Richelieu de la rue Notre-Dame auparavant.Certains employés ont une ancienneté de 30 ans pour l\u2019entreprise, ajoute encore le président du syndicat.\t: «On veut voir à l\u2019homologation de la décision\u2019 de l'arbitre.Me Lefebvre a déclaré illégaux les.gestes posés par la direction de la compagnie et il a réclamé la réintégration à leur poste des travailleurs impliqués», conclut-il. I.v.1) K V 0 I H .I.K M A It l> I II s K I* | K M It It K I II II I A I ü: DEVOIR ELECTIONS Si c\u2019est NON, Parizeau reste ¦ Il exclut un second référendum I Le PQ ne veut rien d\u2019autre qu\u2019un «mandat normal» M I C II E I.V E N N K LE DEVOIR Le chef du Parti québécois, M.Jacques Parizeau, a clarifié mieux que jamais en fin de semaine le sens du vote du 12 septembre, en faisant savoir qu'il continuera à gouverner si le NON l\u2019emporte au référendum l'an prochain.M.Parizeau a également rejeté l\u2019hypothèse de tenir vite un second référendum pour renverser un premier NON.«L\u2019équipe du Parti québécois, moi compris, est là-dedans pour exercer un mandat normal de gouvernement, quatre ans par exemple», a-t-il précisé, à la faveur de deux entrevues télévisées simultanément sur deux chaînes, dimanche soir (M.Parizeau n\u2019accorde aucune entrevue aux journaux durant la campagne, rompant avec une longue tradition).«Je suis là pour le meilleur et pour le pire,'comme on dit.» «Nous ne sommes pas là pour autre chose qu\u2019un mandat normal», a-t-il soutenu, en décrivant l\u2019équipe de candidats du Parti québécois comme la meilleure jamais réunie depuis 30 ans pour gouverner le Québec.En somme, c\u2019est comme si M.Parizeau ne proposait plus aux Québécois, comme le PQ le faisait en 1976, que d\u2019élire ce que l\u2019on appelait alors un «bon gouvernement» qui propose parmi d\u2019autres choses de tenir un référendum dans le but de faire du Québec un pays.Ces précisions contrastent avec des déclarations faites par M.Parizeau au cours des dernières années.En 1992, dans une entrevue à Time Magazine, il annonçait sa démission en cas d\u2019un échec référendaire.Plus récemment, en entrevue avec L\u2019Actualité, il disait qu'il préférerait retourner enseigner plutôt que de gouverner une simple province.Un vote «bien pensé» «Je ne veux surtout pas qu\u2019il y ait d\u2019ambiguïté, disait-il à L'Actualité.Ceux qui vont voter pour le PQ y auront bien pensé.Il faut qu\u2019ils soient tout à fait convaincus de cette phrase toute simple que j\u2019ai mise au point en revenant en politique: le Parti québécois est souverainiste avant, pendant et après».Ces déclarations avaient permis à ses adversaires libéraux, tout ait lohg et même avant le début de la campagne électorale, de l\u2019at-: tâquér sur ses intentions une fois au pouvoir.On le présentait comme quelqu\u2019un qui n\u2019aurait qu\u2019une obsession, faire un pays, prêt à tout laisser tomber si son rêve est rejeté par ses concitoyens.Encore la semaine dernière, il invitait des jeunes à qui il s\u2019adressait, à considérer les élections du 12 septembre comme «le premier pas» vers la souveraineté.Le soir du 12, c\u2019est symboliquement à Québec, capitale du futur pays, que les péquistes se réuniront pour, s\u2019ils gagnent, célébrer la victoire.Depuis quelque temps, M.Parizeau est moins rigide également ' Stlr la date de cet éventuel référendum.Dépuis plusieurs mois, il disait qu\u2019il aurait lieu par exemple huit à dix mois après les élections.Ce délai a été formellement consi-\u2022gné'au programme électoral.En cours de route, M.Parizeau a décidé d\u2019élargir sa marge de manœuvre.Il parle désormais de tenir la consultation en 1995, ce qui lui donne quelques mois de plus.Du- rant le week-end, il a soutenu qu\u2019il n\u2019était pas question d\u2019attendre la fin du mandat de quatre ans jxmr le tenir.Mais entre les deux?.Cependant, le chef péquiste a carrément rejeté, hier midi au cours d\u2019une entrevue à la radio de Radio-Canada, l\u2019hypothèse de modifier la loi sur les consultations populaires et de tenir avant les élections suivantes, un second référendum pour annuler le résultat d\u2019un référendum perdu.«Changer la loi, dit-il, ça n\u2019a pas de bon sens.Ça serait grossier comme procédé.» La loi interdit, la tenue de plus d\u2019un référendum sur le même objet, ou un objet semblable, durant la même législature.En outre, contrairement au chef de l\u2019Action démocratique, M.Mario Dumont, qui y voit une catastrophe, une second NON à la souveraineté ne ferait perdre au Québec «rien du tout, dit M.Parizeau.Je ne vois vraiment pas.» Quoi qu\u2019il en soit, malgré les sondages défavorables, M.Parizeau est confiant de gagner ce référendum.Il y a huit à dix mois, dit-il, la souveraineté recueillait la majorité.«Donnez-moi huit à dix mois».Entre les élections et le référendum, M.Parizeau va faire deux choses à la fois.On peut penser que les «innovations» qu'il promet d\u2019apporter à la constitution de son conseil des ministres puissent avoir un rapport avec ce double mandat.D\u2019une part, «il faut faire une bonne job pour relancer des choses au Québec», dit-il: «C\u2019est l\u2019enjeu principal des premiers mois».D\u2019autre part, il faut «faire en sorte que, au moment du référendum, les Québécois aient tout ce qu\u2019il faut pour décider».«Il y a 14 ans, quelque chose n\u2019a pas marché (les Québécois ont dit NON à 60% à la souveraineté-association).Depuis, de l\u2019eau a coulé sous les ponts, les gens ont mûri, ils ont eu le temps d\u2019en parler.Il leur manque une chose: des renseignements».Aussi, M.Parizeau promet-il de publier toutes les études disponibles et d\u2019en faire «une quantité d\u2019autres» avant le référendum.Sur le plan de son action économique, le gouvernement «va donner tout ce qu\u2019il a, dit-il.Nous allons nous battre pour faire en sorte que le Québec sorte des ornières dans lesquelles il est enfoncé.On va redonner aux gens le goût de bouger.Dans la mesure où on gagne le référendum, et je pense qu\u2019on va le gagner, on fait du Québec un pays normal», sans lequel, «il y a des choses qui ne se régleraient pas».Durant cette période, M.Parizeau promet de ne pas chercher à «accumuler les refus» d\u2019Ottawa pour montrer que rien n\u2019est possible au Canada.«Si je suis capable de faire débloquer la formation professionnelle pour les travailleurs, parce que le fédéral accepte de sortir de là comme tout le monde le lui demande au Québec, tant mieux.S\u2019ils disent non, qu\u2019on me reproche pas d\u2019utiliser les tactiques, ils disent non depuis des années.» M.Parizeau a par ailleurs évalué à 150 millions de dollars les promesses faites par son parti et qui engendreraient des dépenses récurrentes, auxquels il faut ajouter 500 millions en investissements publics par an.Il a d\u2019ailleurs soutenu que sa principale gaffe, durant la campagne, a été «d\u2019avoir mal expliqué ce que je voulais dire par accélérer les investissements publics.On a pris ça comme une distribution de bonbons».Une formule de Johnson mal comprise par tout le monde PAUL CAUCHON LE DEVOIR Bécancour \u2014 Pour la première fois depuis le début de la campagne électorale,'le premier ministre du Québec Daniel JôhhSôn a livré un commentaire sur les sondages, en faisant valoir que «le nombre d\u2019indécis est actuellement supérieur à l\u2019écart entre les deux partis».M.Johnson ne faisait pas spécifiquement référence au sondage Le DEVOIR-TVA-77ie Globe and Mail, dont il avait sûrement pu prendre connaissance à 18 h à TVA, mais il voulait ainsi qualifier l\u2019attitude de Jacques Parizeau, qui discute déjà de son prochain Congeil des ministres.«A ce stade-ci, fait-il savoir, M.Parizeau fait preuve de prétention.Un chef de parti responsable, sérieux, crédible parle de son Conseil des ministres seulement une fois élu.» Par ailleurs, M.Johnson a livré une hier profession de foi qui pouvait marquer son sentiment propre nationaliste, en affirmant que «si je peux concevoir qu\u2019on peut être Québécois sans être Canadien, je ne peux pag Concevoir qu\u2019on puisse être Canadien sans être Québécois.» La formule a aussitôt suscité de savantes exégèses chez les journalistes qui suivent la tournée libérale, et qui jonglaient avec différentes interprétations.La confusion était telle que Daniel Johnson est revenu en début de soirée auprès des médias pour mieux expliquer sa position.«Pour moi, c\u2019est le Québec d\u2019abord, explique-t-il.Je suis le premier ministre du Québec, je suis engagé comme Québécois depuis 50 ans.Ce sont mes sentiments profonds.Je ne peux concevoir d\u2019être Canadien sans être Québécois, et mon choix pour les Québécois c\u2019est l\u2019appartenance à une union économique canadienne.C\u2019est la meilleure voie.» A moins d\u2019une semaine des élections, les déclarations du premier ministre apparaissent comme une nouvelle tentative pour convaincre les Québécois francophones de sa capacité à défendre leurs intérêts.Le chef libéral visitait en après-midi une résidence de personnes âgées à Montréal-Nord dans le comté de Bourassa, histoire de donner un coup de pouce à son candidat-vedette Yvon Charbonneau.Devant cet auditoire de personnes âgées, le premier ministre s\u2019est voulu rassurant, mais il a subtilement évoqué les menaces que peut représenter l\u2019élection possible du Parti québécois.«Ce qui nous réunit aujourd\u2019hui, dit-il d\u2019emblée, c\u2019est cette continuité qu\u2019il faut assurer au Québec: conserver nos traditions, nos talents, nos énergies pour qu\u2019on puisse vivre dans un milieu qui facilite le passage d\u2019une génération à l\u2019autre.» 11 a ajouté que seul le Parti libéral pouvait garantir la «prévisibilité des changements» qui se produisent au Québec, changements qu\u2019il ne faut pas laisser au «hasard».Son candidat dans Sauvé, le député Mar- cel Parent, s\u2019est fait plus direct, dans une \u2022déclaration qui ressemblait fort à une sonnette d\u2019alarme: «Il y a un danger d\u2019élire la Parti québécois, lance-t-il.Il ne faut pas se laisser convaincre par les sondages.Il reste encore une semaine (avant le vote).Il ne faut pas jouer avec l\u2019avenir de nos enfants et nos petits-enfants».L\u2019appel à l\u2019avenir des enfants et des petits-enfants est un appel classique en campagne électorale, auquel plusieurs personnes âgées sont sensibles.Marcel Parent a enfoncé le clou en prévenant les électeurs que dans la présente élection, «on ne vote pas pour un nouveau gouvernement, on vote pour garder la société qu\u2019on a construite pour nos enfants.» Le premier ministre a effectué un tour de bicyclette avant de jouer à la pétanque, mais sous ses dehors décontractés il entend aussi mettre les bouchées doubles cette semaine, se concentrant dans les comtés où le résultat du vote apparaît encore serré.Le premier ministre s\u2019adressait en soirée aux membres de la Chambre de commerce de Bécancour, et cette semaine il fera entre Montréal et Québec, en passant par Sherbrooke et la Montérégie.Il multipliera les entrevues aux médias électroniques, pour s\u2019assurer que son message passe bien.Après une visite aujourd\u2019hui dans la région de Sherbrooke, il revient à Montréal ce soir pour se soumettre aux questions de Musique Plus, comme ce fut le cas avant lui pour Jacques Parizeau et Mario Dumont.La Coalition Solidarité Santé veut des réponses MARTINE TURENNE LE DEVOIR moins d\u2019une semaine des élections, insatisfaite des engage-Lments des partis politiques en matière de santé, la Coalition idarité Santé veut des réponses claires à des questions précises ¦ la gratuité des soins, la médiçation, les effectifs médicaux et la jonalisation des budgets de l\u2019État ja Coalition, qui existe depuis deux ans, regroupe 22 associais syndicales et populaires qui toutes, s\u2019inquiètent du virage î prend le gouvernement en matière de santé et de services so-üx, notamment en ce qui a trait aux \"privatisations sournoises», œs péquistes ont pris des engagements à ce sujet le 20 août \u2022nier, mais ils ont parlé d\u2019universalité et d\u2019accessibilité, et non ; de gratuité.* y ' ' * XP>\trky\t meureront les mêmes \u2014 et qu\u2019ils reflètent fidèlement les intentions de vote des électeurs au moment de déposer leur bulletin.Voilà qui est tout à fait nouveau dans ce pays.Il faudrait que des analyses ultérieures des cas de fraude démontrent que ces manipulations ont concrètement influencé l\u2019issue du scrutin pour que l\u2019on puisse remettre en question la légitimité de ces élections.Mais même si la victoire du PRI reflète fort probablement les intentions de vote de la grande majorité des Mexicains, on ne peut pas dire pour autant que ces élections aient été justes et loyales.Sur ce plan, le Mexique se distingue encore des autres démocraties modernes à plusieurs égards: H Le PRI s\u2019est encore,comporté, ainsi qu\u2019il l\u2019a toujours fait, comme s\u2019il était l\u2019État lui-même.On a vu à de multiples reprises le gouvernement dépenser de l\u2019argent ou se livrer à de l\u2019intimidation au profit du PRL Un chauffeur de taxi de San Cristobal m\u2019a dit qu\u2019il aller voter pour le PRI afin de pouvoir conserver son permis.«Si le PRI perd, a-t-il ajouté, ils vont quitter le pays en emportant tout l\u2019argent de l\u2019État!» ¦\tPendant la campagne électorale, les médias, et en particulier la télévision, ont très largement favorisé le PRI, tant sur le plan quantitatif que qualitatif.Des évaluations indépendantes ont fait état d\u2019un parti pris flagrant et souligné le nombre disproportionné de reportages ou d\u2019articles favorables au PRL Les partis d\u2019opposition, pour leur part, ont eu droit à une couverture médiatique beaucoup plus modeste et souvent défavorable.¦\tEn outre, dans un pays qui compte un grand nombre de milliardaires au sein d\u2019une population dont près de là moitié vit dans la pauvreté, il faudrait à la démocratie mexicaine une législation sévère pour réglementer le financement des partis et limiter les dépenses électorales.Én l\u2019absence d\u2019une telle législation, le PRI disposait de ressources disproportionnées par rapport à ses concurrents.De toute évidence, ce parti pouvait dépenser sans compter grâce à l\u2019appui des riches, comme en témoigne le dîner plutôt embarrassant que le président Salinas a offert l\u2019an dernier en invitant 30 des plus puissants hommes d\u2019affaires du pays à verser chacun une contribution de 25 millions de dollars au PRI.Tous ces facteurs ont injustement avantagé le PRI dans ce scrutin.La fraude et la violence électorales constituent des violations des droits des citoyens.11 s\u2019agit de pratiques déplorables et très inquiétantes, tout comme les procédés déloyaux que j\u2019ai évoqués ici.Il faudrait absolument enquêter sur les cas de fraude et poursuivre les responsables.Cependant, à moins que l\u2019on puisse prouver que ces irrégularités ont eu d\u2019importantes répercussions sur l\u2019issue du scrutin, il faut accepter les résultats de ees: élections tels quels.C\u2019est maintenant sur le caractère profondément inéquitable et autoritaire de la démocratie mexicaine, et sur sa bien piètre performance en ce qui a trait aux droits de la personne, que les groupes de la nouvelle société civile mexicaine (y compris les zapatistes), doivent mobiliser leurs efforts; après tout, ce sont eux qui, par leur courage et leur détermination, ont généré les réformes qui ont rendu ces élections possibles.Le débat passé au crible Parizeau est celui qui a le mieux tiré son épingle du jeu DENIS MONIÈRE Université de Montréal JEAN II.G U A Y Université de Sherbrooke r====! près un débat des chefs, Aon se limite trop souvent à chercher le gagnant.Or, ce qui compte bien plus, c\u2019est de connaître ü=t- les motifs qui fondent cette évaluation et les changements de perception que peut susciter un débat.Pour ce faire, il faut utiliser une méthodologie sophistiquée qui permette d\u2019explorer les principales dimensions de l\u2019influence qu\u2019exerce l\u2019exposition à des messages contradictoires.On ne peut se limiter, comme le font habituellement les maisons de sondage, à demander aux répondants si le débat a influencé leur intention de vote car on sait que les gens n\u2019aiment pas admettre que leur opinion est conditionnée par des facteurs externes, comme la télévision, la publicité ou les sondages.(Voir D.M.West, «Air Wars», Washington, Congressional Quarterly, 1993.) Il faut donc adopter l\u2019approche dite du «panel» où l\u2019on compare les réponses données aux mêmes batteries de questions avant et après le débat, auprès du même échantillon.Méthodologie Afin d\u2019évaluer les impacts du débat des chefs diffusé le 29 août par Radio-Canada, TVA et Radio-Québec, nous avons donc effectué un sondage en deux vagues auprès des mêmes répondants: le premier avant le débat, du 24 au 29 août, et le deuxième après le débat, lps 30 et 31 août et Ie* septembre.A partir d\u2019un échantillon de 988 numéros de téléphone valides, nous avons interrogé les personnes ayant 18 ans et plus, habitant la grande région de Montréal et parlant français.Ce sondage a été mené par la maison Sondagem.Le taux de réponse a été de 58,8%.La marge d\u2019erreur est de 4%, 19 fois sur 20.Nous avons eu 581 répondants dans la première vague et 196 dans la seconde.Les mêmes personnes ayant répondu aux deux questionnaires, nous pouvons comparer leurs réponses avant et après le débat et évaluer les effets sur un certain nombre de paramètres.Ces questionnaires étaient conçus pour répondre aux interrogations suivantes: «Qui a écouté le débat?» «Quel a été le niveau d\u2019intérêt pour le débat?» «Qui a gagné le débat?» «Le débat a-t-il produit un gain d\u2019information?» «Le débat a-t-il changé la perception des positions des partis sur les enjeux?» «Le débat a-t-il modifié l\u2019appréciation personnelle des chefs?» «Le débat a-t-il eu un effet sur les intentions de vote?» Portrait du téléspectateur Contrairement à ce qu\u2019ont laissé croire beaucoup de commentateurs, le débat de 1994 a été aussi suivi que ceux du passé.La maison Nielsen a établi l\u2019auditoire à 2 027 000 personnes, ce qui est deux fois plus qu\u2019au débat de 1993 mais ce qui correspond à l\u2019auditoire du débat en français de 1988 (2 165 000).34% des francophones habitant la grande région de Montréal ont dit qu'ils avaient vu le débat.60% des gens ont écouté le débat jusqu\u2019à la fin et les trois quarts sont restés à l\u2019écoute pendant au moins une heure.Les gens de 65 ans et plus ont été proportionnellement deux fois plus nombreux à regarder le débat que ceux de 18 à 24 ans.Plus on est scolarisé, plus on a tendance à regarder le débat.L\u2019écoute du débat est aussi fonction du dégré d\u2019intérêt qu\u2019on porte à la campagne électorale.Les gens les moins intéressés ne sont pas ceux qui profitent du débat pour s\u2019informer.60% des gens n\u2019ont pas été déçus par le débat.Enfin, il y avait autant de pé-quistes que de libéraux dans l\u2019auditoire.Qui a gagné et pourquoi?Trente-quatre pour cent ont donné Parizeau gagnant et 24% ont accordé la victoire à Johnson, les autres concluant au match nul.Cette évaluation est conditionnée par la préférence partisane mais pas de façon identique car la performance de Jonhson semble avoir plus déçu ses propres partisans que celle de Jacques Parizeau.Les attentes sont également importantes.De ceux qui attendaient une victoire de Daniel Jonhson, 45% ont conclu au match nul, 29% lui ont donné la victoire, mais 26% ont couronné son adversaire.Chez ceux qui s\u2019attendaient à une victoire du chef péquiste, 37% ont conclu au match nul, 51% lui ont donné la palme et seulement 12% ont couronné son adversaire.Ceux qui n\u2019avaient aucune affiliation partisane ont aussi favorisé le chef du Parti québécois dans une proportion de deux contre un.Ceux qui ont choisi Johnson ont surtout apprécié la clarté de ses interventions alors que pour le chef péquiste.c\u2019est principa- lement son comportement qui a le plus joué en sa faveur.Le principal effet du débat est d\u2019avoir modifié l'image de Jacques Parizeau chez ses propres partisans.Ceux-ci n\u2019ont pas changé leur opinion quant à son intelligence et à sa compétence; par contre, il apparaît comme nettement plus sympathique et beaucoup plus convaincant après le débat.Ceux qui parmi ses partisans le jugeaient trop arrogant et agressif ont modifié à son avantage leur jugement apres sa prestation télévisée.Daniel Johnson, quant à lui, a surpris ses propres partisans en étant plus agressif que ce qu\u2019on attendait de lui.Les deux chefs ont amélioré leur score, mais Parizeau qui traînait de l\u2019arrière a devancé Johnson après le débat.Ainsi, lorsqu\u2019on demandait aux répondants d\u2019attribuer une note sur 10 pour évaluer leur performance durant la campagne, le chef libéral se voyait attribuer une note moyenne de 5,2; le chef péquiste récoltait 5 sur la même échelle.Après le débat, Parizeau obtient la note de 7,5 et Johnson de 7,2.Parizeau semble aussi avoir été plus convaincant que son adversaire car une plus grande proportion des répondants estiment après le débat que le Parti québécois avance des solutions meilleures que celles des libéraux sur les enjeux du déficit, du chômage, du décrochage scolaire, du soutien à la PME et du statut politique du Québec.I>es effets pédagogiques Un répondant sur cinq a dit que le débat l\u2019avait aidé à faire son choix.Le débat a aussi accru l\u2019intérêt pour la campagne puisqu\u2019on constate qu\u2019avant le débat il y avait 35% des répondants qui se disaient beaucoup ou assez intéressés, tandis qu\u2019après le débat c\u2019est le cas de 46% des répondants.Si la majorité des répondants estimaient n\u2019avoir pas fait de gains d\u2019informations, il n\u2019en demeure pas moins que plusieurs disent être mieux informés au lendemain du débat sur les problèmes que traverse le Québec (25%), sur les mesures à prendre pour améliorer la situation économique (33%), sur les programmes des partis (35%) et, évidemment, sur la personnalité des chefs (53%).Les effets sur l\u2019intention de vote Les débats mettent en scène les chefs et notre analyse montre que Jacques Parizeau est celui qui a le mieux tiré son épingle du jéu, surtout compte tenu des attentes.En améliorant sa propre image, il semble avoir eu un effet d\u2019entrainement sur la popularité du Parti québécois.La performance de Jacques Parizeau a permis au PQ de creuser l\u2019écart qui le séparait du Parti libéral et de porter son niveau de soutien de 50 à 53% chez les francophones de la région de Montréal et de devancer les libéraux par 26 points.Il faut toutefois rappeler que les déplacements enregistrés suite au débat quant à l\u2019intention de vote sont du même ordre que la marge d\u2019erreur.S\u2019il faut être prudent dans l\u2019interprétation des intentions de vote, il n\u2019en demeure pas moins que notre enquête révèle des effets très importants et convergents sur la perception des chefs et l\u2019évaluation des programmes des deux grandes formations politiques.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes: à l'information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles Francoeur (environnement), Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Guy Taille-fer (adjoint au directeur de l\u2019information): Jean-Pierre Legault (responsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales)', Martin Dudos et Désirée Szucsany (relecteurs); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes): à l\u2019information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon, Roland-Yves Carignan, Pierre Cayouette (livres), Paule des Rivières, Marie Laurier, Robert Lévesque, Odile Tremblay; à l\u2019information économique: Gérard Béru-bé (responsable), Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l\u2019information internationale: Jocelyn Coulon (responsable), François Brousseau (éditorialiste), Antoine Char, SylvianeTra-ntier, Clément Trudel; à l'information politique: Pierre O\u2019Neill, Jean Dion (correspon-, dont parlementaire à Ottawa), Gilles Lesage (icorrespondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec): Serge Chapleau (caricaturiste): à l\u2019information sportive: Yves d\u2019Avignon; Denise Babin, Marie-Claude Petit (commis), Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction).La Documentation: Gilles Paré (directeur); Manon Scott, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ Lucie Pinsonneault (directrice), Yves Williams (superviseur.Avis publics et annonces classées), Jacqueline Avril, Daniel Barbeau, Jean de Billy, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Marlène Côté, Johanne Guibeau, Jean-Yves Guilbert, Sylvie Hanna, Christiane Legault, Micheline Ruel-' land, Monique Verreault (publicitaires); Sylvie Laporte.Pierrette Rousseau, Micheline Turgeon, Olivier Zuida (commis); Michèle Bouchard (secrétaire).L\u2019ADMINISTRATION Henry Riedl (contrôleur), Nicole Carmel (coordinatrice des services comptables); Florine Cormier, Céline Furoy, Jean-Guy Lacas, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross, Linda Thériault (adjointe à l'administration).LE MARKETING ET SERVICE À LA CLIENTÈLE Christianne Ben- .jamin (directrice), Johanne Brien (secrétai-., re), Manon Blanchette, Monique L\u2019Heureux, , Use Lachapelle, Rachelle Leclerc-Venne.LA \u2022 PROMOTION ET LES RELATIONS PU- ¦ BLIQUES Guy-Renaud Kirouac (directeur).LA PRODUCTION Marie-France Turgeon (directrice de la production), Richard Des-Cormiers (responsable du système informatique), Johanne Brunet, Danielle Cantara, Caroline Des Rosiers, Lynda Di Cesare, Marie-Josée Hudon, Michael Schneider.Christiane Vaillant.LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Pierre Bourgie (président).LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (president), Roger Boisvert (vice-pré- , , sident et directeur général).\t\u201e|, Le débat de 1994 a été aussi suivi que ceux du passé. I.K I) K V U I It .I.K M A II !) I II S K I1 T K M It It K I HH I A K LE DEVOIR I I a 1 ri AL.n I I U \\ ETAT Un clivage net entre francophones et anglophones\tMéthodologie ?Le roi nègre n ne parle plus beaucoup du roi nègre aujourd\u2019hui.L\u2019expression est tombée en désuétude depuis que les pays colonisés se sont libérés de la tutelle impériale.Le roi nègre n\u2019en a pas moins survécu aux empires et, néo-colonialisme aidant, il s\u2019est reproduit en taisant le titre dont on l\u2019affublait.Qu\u2019est-ce qu\u2019un roi nègre?Au temps des colonies africaines, on appelait «roi nègre» le potentat indigène qui, s\u2019étant acquis la faveur du colonisateur grâce à la servilité qu\u2019il lui manifestait, pouvait dès lors prétendre régenter son peuple comme s\u2019il en était le digne représentant.Il édictait les lois favorables a ses maîtres, il faisait régner l\u2019ordre de ses maîtres, il faisait les jobs sales que ses maîtres répugnaient à accomplir et, surtout, il avait pour mission de faire croire à ses commettants que les blancs qui les exploitaient le faisaient dans leur meilleur intérêt et que, sans eux, ils seraient bien incapables de prendre en main leurs affaires et de prospérer convenablement.En retour de quoi, le roi nègre était assuré de pouvoir régner longtemps sur ses sujets et, de temps en temps, on l\u2019exhibait en métropole où on l\u2019applaudissait en le couvrant d\u2019honneurs.Quand il rentrait chez lui il devait parfois faire face à quelques têtes fortes qui manifestaient quelque velléité d\u2019indépendance.Il se faisait fort de les ramener à la raison en les menaçant des pires catastrophes s\u2019ils se séparaient de leurs maîtres et en leur décrivant les avantages immenses qu\u2019ils tiraient de leur condition de colonisés.Finalement, dans les écoles du roi nègre, financées évidemment par le généreux colonisateur, les petits nègres apprenaient qu\u2019ils avaient des ancêtres gaulois et que le siège de leur gouvernement se trouvait à Paris.Daniel Johnson est un roi nègre.C\u2019est le Globe and Mail d\u2019hier qui, en page éditoriale, le reconnaissait: «En repositionnant le parti, M.Johnson a fait quelque chose de plus important et de plus durable que le voudrait le simple électoralisme: il a ressuscité l\u2019idée du Canada au Québec.Il a extirpé le parti du fédéralisme conditionnel et stratégique de Robert Bourassa et a affirmé son engagement indéfectible envers le Canada.Le programme libéral est riche de ce qu\u2019il ne contient pas: la liste des droits et des pouvoirs réclamée par le Québec, selon seà exigences traditionnelles.» De plus, poursuit le Globe and Mail: «.sa loyauté envers le Canada est sans réserve.Pour lui, il n\u2019y a pas de «maîtres chez nous» ou de «égalité ou indépendance» ou de «souveraineté-association» ou de «fédéralisme rentable» ou de «société distincte».Je suis Canadien d\u2019abord et avant tout, affirme M.Johnson.» Si les maîtres applaudissent avec tant d\u2019ardeur, c\u2019est sans doute qu\u2019ils ont reconnu en M.Johnson l\u2019homme tout dévoué leurs intérêts et dont ils reconnaissent les grandes qualités de roi nègre.Oublions un instant le Globe and Mail et parlons-en entre nous.N\u2019est-il pas vrai que M.Johnson nous prédit l\u2019apocalypse si jamais le Québec devient souverain?N\u2019est-il pas vrai qu\u2019il nous rappelle tous les jours que sans «l\u2019union économique canadienne» nous sommes voués à subir le sort peu enviable des déshérités?Se passe-t-il une semaine sans que M.Johnson nous rappelle les générosités de la métropole, les pensions de vieillesse, l\u2019assurance-chômage, la péréquation qu\u2019elle déverse sur nous à même nos contributions?Et oublie-t-il jamais de nous rappeler que la métropole pourrait entrer dans une grande colère si jamais nous nous avisions de prendre toutes nos responsabilités et que lui-même serait impuissant à nous protéger des conséquences désastreuses qui s\u2019ensuivraient?Est-ce que la métropole achèterait toujours notre lait?Est-ce que la métropole nous permettrait de conserver la monnaie canadienne?Est-ce que la métropole accepterait que le Québec soit partie à l\u2019entente de l\u2019ALENA?Est-ce que la métropole ne serait pas tentée de se venger sur nos minorités françaises?Est-ce que la métropole ne serait pas tentée de vendre ses actions de Hydro-Québec?Est-ce que la métropole accepterait le TGV Montréal-Toronto?Est-ce que la métropole accepterait que les sauvages conservent le passeport canadien?C\u2019est vrai, nous dit M.Johnson, nous ne pouvons pas nous passer de la métropole.De temps en temps, il part à Ottawa, Toronto ou Vancouver où on le couvre de compliments en l\u2019applaudissant bien fort.Le roi nègre est le rempart contre lequel butent les aspirations les plus légitimes et les élans les plus créateurs.Le roi nègre est la dernièreligne de défense du régime: il tient son peuple tranquille en lui faisant miroiter les vertus du colonialisme et les bienfaits de la conquête.Il fustige son ingratitude envers ses maîtres et lui démontre son incapacité à se gouverner.Il ne croit pas s\u2019abaisser en lui rappelant qu\u2019il est né pour un petit pain et en le menaçant des pires désordres s\u2019il s\u2019abandonne à son rêve.Le roi nègre ne veut rien de plus que ce qu\u2019il a: son royaume est petit mais il est le roi.Du moins le pensait-il jusqu\u2019à aujourd\u2019hui.C\u2019est qu\u2019aujourd\u2019hui voyez-vous, plus il est applaudi en; métropole et plus son peuple semble décidé à changer de roi.La menace ne suffit plus et les faveurs de la métropole ont pris l\u2019allure de pots-de-vin.Les enfants, dans les écoles, sortent de leur poche un billet de banque en se riant de la drôle de reine qu\u2019ils échangent contre un joint de pot Daniel Johnson est un roi nègre et le peuple n\u2019en veut plus.Je sais bien qu\u2019on ne dit plus les choses de cette façon et que ça fait vieux jeu d\u2019appeler les personnes par leur vrai nom.Je ne le fais que pour rappeler à tous que dans ce pays où l\u2019euphémisme triomphe il est des mots irremplaçables dont certaines personnes méritent d\u2019être affublées.Nos ancêtres les Gaulois n\u2019en ont pas trouvé de meilleurs.SUITE DE LA PAGE I jloiter largement pendant la campagne électorale.Les jbéraux de Daniel Johnson ont brandi la menace d'un Etat «endetteur» et «interventionniste», les péquistes de Jacques Parizeau ont descendu aux enfers les neuf ans de «politiques néo-libérales» du PLQ.Les électeurs sont nettement divisés, révèle ce nouveau sondage.Le quart d\u2019entre eux Juge le gouverne ment trop présent.Mais plus de 37% croient au contraire que l\u2019Etat doit intervenir davantage.Par contre, le tiers de l\u2019électorat estime que l\u2019appareil étatique intervient «jupte assez» et n\u2019en souhaite pas davantage.A chapitre, le sondage illustre clairement le fait que francophones et anglophones ne partagent la même vision du rôle de l\u2019État, les premiers s\u2019affirmant nettement plus social-démocrates, et les seconds, plus néo-libéraux.Le clivage est net: 44% des anglophones jugent l\u2019Etat trop omniprésent, contre seulement 24% des francophones.Quatre électeurs francophones sur dix veulent que le gouvernement joue un rôle plus important, comparativement à seulement 21% des électeurs de langue anglaise.Malheureusement pour les chefs politiques, leurs discours sur le gel des taxes et la réduction du déficit ne passent pas très bien la barre dans l\u2019électorat.Plus de 53% des répondants croient impossible de réduire le déficit sans que leurs impôts s\u2019en ressentent et que les services publics soient affectés.Il reste tout de même 41% des Québécois prêts à croire les politiciens qui promettent que le déficit peut être éliminé sans effets sur les services et les taxes.Mais si le gouvernement doit sabrer pour assainir les finances publiques, les Québécois ont fait leur nid: ils s\u2019accomoderaient plus volontiers de réduction de services (39%) que d\u2019une hausse de taxes et d\u2019impôts (22%).Par contre, cette solution plaît moins aux anglophones qui favorisent d\u2019abord une hausse d\u2019impôts (31%) à des compressions dans les services (29%).Privatisations I^es résultats du sondage mettent encore davantage en relief le sentiment partagé qui habite l\u2019électorat face aux responsabilités que doit assumer l'Etat, notamment dans l'actuel secteur parapublic.Interrogés sur la privatisation, les Québécois sont tantôt chauds tantôt tied es à l\u2019idée de céder au privé la gestion de certaines grandes sociétés d\u2019Etat.Près de six Québécois sur dix (58%) seraient d\u2019accord avec la privatisation de la Société des alcools du Québec, mais la moitié (51%) d\u2019entre eux s\u2019opposeraient à la vente d'Hydro-Québec.Par ailleurs, les deux tiers de l\u2019électorat donneraient leur bénédiction à la vente de la Régie des installations olympiques (RIO).Par contre, au moins 46% des Québécois seraient «plutôt d\u2019accord» pour que Radio-Québec soit vendu au secteur privé.Curieusement, les francophones (47%), plus que les anglophones (36%), sont favorables à l\u2019idée de délester «L\u2019autre télévision» au secteur privé! Or, quand il est question de se départir de la gestion de certaines autoroutes, les Québécois s\u2019y opposent vertement (57%).Et cette fois, tant les anglophones que les francophones semblent aussi attachés à ce que leur macadam demeure propriété de l\u2019Etat.Si l\u2019opinion publique sur le rôle de l\u2019État est divisée, une majorité indéniable d\u2019électeurs (58%) est toutefois convaincue que les politiciens sont «plutôt impuissants» face aux problèmes qui assaillent notre société.Somme toute, on ne s\u2019illusionne pas trop sur le pouvoir de l\u2019un ou l\u2019autre des chefs de régler les maux de cette fin de siècle.Reste que dans ce climat général de désillusion et de méfiance face au pouvoir politique, les anglophones restent beaucoup plus confiants envers leurs dirigeants.Ils sont deux fois plus nombreux (53%) que les francophones à considérer que les hommes politiques ont encore le pouvoir de changer des choses.Ce sondage sur les attitudes des Québécois au cours de la campagne électorale a été réalisé exclusivement pour le réseau TVA, Le Devoir et le Globe and Mail.Pour cette étude, SONDAGEM Inc a complété 1011 entrevues téléphoniques auprès d\u2019un échantillon représentatif de la population du Québec.L\u2019échantillon comprenant cinq strates (trois pour la région de Montréal, une pour la re^ gion de Québec et une pour le reste de la province) a été généré par ordinateur, une technique oui permet de rejoindre les abonnés dont le numéro de téléphone est confidentiel.A partir de 1607 numéros de téléphone valides, 1011 entrevues ont été complétées, permettant d\u2019obtenir un taux de réponse de 62,9%.Aucune substitution de ménages ou de personnes n\u2019était autorisée dans ce sondage.Toutes les entrevues ont été réalisées en centre téléphonique à partir de Montréal au cours de la période s\u2019étendant du 30 août au 4 septembre.En retenant un seuil de confiance de 95%, on estime la marge d\u2019erreur maximale d\u2019un tel sondage à 3,1% dans 19 cas sur 20.A VOTRE AVIS, DANS NOTRE SOCIETE, LE GOUVERNEMENT EST-IL TROP PRÉSENT, JUSTE ASSEZ PRÉSENT OU PAS ASSEZ PRÉSENT?pas assez 37,8% juste assez 32,2 % PLQ La campagne n\u2019aura eu que très peu d\u2019influence SUITE DE LA PAGE 1 décis.La marge d\u2019erreur est de plus moins 3,1%, 19 fois sur 20.Réalisée du 30 août au 4 septembre auprès de 1011 répondants, pour une participation de 62,9%, cette enquête d\u2019opinion publique fait la preuve que la campagne n\u2019aura finalement eu que très peu d\u2019influence sur le comportement de l\u2019élection.A la levée de rideau, tous les sondages convenaient du même écart de dix points que l\u2019on retrouve aujourd\u2019hui à quelques jours de l\u2019urne.Un écart qui s\u2019est resserré vers la mi-campagne, laissant croire un instant que les libéraux étaient en train de remonter le courant.Mais le suspense n\u2019aura duré tout au plus que deux semaines.C\u2019est surtout chez les électeurs francophones, que l\u2019on a observé les variations les plus marquées.Au départ, l\u2019avance du PQ y était de 29 points avant d\u2019effectuer une brève plongée sous la barre des 20 points.En rétablissant l\u2019écart à 26 points, les données de ce nouveau sondage mettent en relief la solidité relative de l\u2019appui des francophones au parti de Jacques Parizeau.56,5% de leurs intentions de vote vont au Parti québécois et 30,7% au Parti libéral.En contrepartie, le PLQ peut compter sur le vote de 84,8% des anglophones et 78,2% des allo-phones.La montée de l\u2019Action démocratique constitue en quelque sorte la surprise de ce sondage.Pas un seul anglophone n\u2019a exprimé le désir de voter en faveur du parti de Mario Dumont, qui recueille par ailleurs 9,9% des intentions de vote des francophones.C\u2019est dans l\u2019Est de l\u2019île de Montréal, avec 10,3% des voix, qu\u2019il enregistre le meilleur score, là où le PLQ a perdu deux points.Il est particulièrement populaire chez les électeurs âgés de 25 à 34 ans(ll,9%) et chez les 55-64 ans(ll,3%).Il peut être également intéressant de souligner qu\u2019il est mieux apprécié des femmes que des hommes.L\u2019on constate que l\u2019augmentation des appuis de l\u2019Action démocratique s\u2019est essentiellement faite aux dépens des libéraux.Vice-président de Sondagem, M.Jean Noi-seux rappelle cependant que dans le passé les tiers partis ont toujours mieux paru dans les sondages qu\u2019à l\u2019urne.Ce phénomène s\u2019est manifesté à l\u2019occasion d\u2019élections fédérales, alors que le NPD a atteint des sommets dans les intentions de votes, pour finalement s\u2019écraser le jour du scrutin.M.Noiseux présume que l\u2019Action démocratique connaîtra le même sort et que les appuis qu\u2019il perdra retourneront alors en bloc au PLQ.Dans un deuxième temps, les sondeurs ont vérifié la solidité des intentions de vote.Or, 24% des répondants ont avoué qu\u2019ils pourraient encore changé d\u2019idée.Ce sont majoritairement des partisans de l\u2019Action démocratique (42,3%; des péquistes (20,9%) et des libéraux (19,2%).Én début de campagne, plus de 50% des personnes interrogées s\u2019étaient identifiées au bloc du vote fragile.Aujourd\u2019hui, non seulement les choix sont plus définitifs, mais il y a de moins en moins de gens qui doutent des résultats du scrutin.62,9% des Québécois, dont un une bonne part de libéraux, sont convaincus que c\u2019est le PQ qui remportera les élections.Tout porte à croire que les événements de cette campagne n\u2019ont pas vraiment influencé le comportement électoral.Ainsi, le débat télévisé des deux chefs n\u2019aura modifié l\u2019intention de vote que de quatre pour cent des électeurs.D\u2019ailleurs, 48,3% contre 46,1% sont d\u2019avis que ce débat n\u2019était pas essentiel au bon déroulement de la campagne.61% contre 34% disent l\u2019avoir regardé à la télévision.26,3% estiment que c\u2019est Jacques Parizeau qui en sortit vainqueur, alors que 21,3% accordent la palme à Daniel Johnson.Par la ventilation de ces données, on obtient des précisions étonnantes.Voici comment les téléspectateurs ont évalué la performance des deux chefs au cours de ce débat.M.Johnson est apparu plus sympathique à 36% contre 34%; le plus agressif (51 contre 25%); le plus compétent (32 contre 27%); le plus intelligent (27 contre 25%); le plus honnête (27 contre 20%); le plus clair (35 contre 27%); Par contre, Jacques Parizeau est celui qui a davantage donné l\u2019impression d\u2019incarner le changement (59 contre 16%); le plus arrogant (40 contre 34%); le plus convainquant (34 contre 31%).Mis à part le débat, auquel des deux chefs les Québécois font-ils le plus confiance?31% à Jacques Parizeau et 28% à Daniel Johnson pour remettre l\u2019économie sur pied; 39% à M.Parizeau et 28% à M.Johnson, pour régler la question constitutionnelle; 29% à M.Parizeau et 29% à M.Johnson pour négocier avec les autochtones; 33% à M.Parizeau et 28% à M.Johnson, pour rétablir la confiance des citoyens envers leur gouvernement; 26% à M.Johnson et 21% à M.Parizeau, pour réduire à zéro le déficit gouvernemental.Enfin, les Québécois portent un jugement plutôt sévère sur le déroulement de la campagne qui se termine.58% la trouvent assez longue et et 28% trop longue; 55% contre 21% sont d\u2019avis qu\u2019on n\u2019y a pas traité des vrais problèmes; 79% contre 19% concluent qu\u2019elle ne leur a pas aidé à faire leur choix.Demain, Le Devoir publiera une autre tranche des conclusions de l\u2019enquête réalisée par Sondagem, celle-là portant sur l\u2019avenir des relations entre le Québec et le Canada anglais.MITTERRAND Un «volontaire national» en 1934 SUITE DE LA PAGE 1 s\u2019évertua longuement à rendre ses débuts politiques insaisissables.C\u2019est la double énigme que soulève, une fois refermée, cette enquête remarquable de rigueur et de précision: pourquoi, hier, tant d\u2019acharnement à effacer les traces du passé; et pourquoi, aujourd\u2019hui, cette envie presque soulagée de dire ce qui était tu ou nié?La première renvoie sans doute à une conception très personnelle de la politique, où l\u2019aventure personnelle n\u2019a pas à rendre de comptes collectifs, où le mensonge peut être opportun, où la fin l\u2019emporte sur les moyens.Quant à la seconde, elle traduit probablement, tandis que s\u2019achève une longue présidence, le souci de mettre le passé en ordre maintenant que l\u2019avenir n\u2019est plus au rendez-vous.Confronté aux nombreuses trouvailles de Pierre Péan, François Mitterrand a donc admis ce qu\u2019il ne voulait guère reconnaître publiquement dans ses déclarations et écrits précédents: dans la période concernée, qui va de 1934 à 1947 \u2014 de l\u2019année de ses dix-huit ans à celle de ses trente et un ans \u2014, il fut activement engagé, non pas à l\u2019extrême droite, mais à droite de la droite, une droite nationaliste qu\u2019incarna le pétainisme; maréchaliste convaincu, il commença par choisir ce camp avant de basculer au courant de 1943 dans la Résistance, mais sans renier son parcours vichyssois; jusqu\u2019à aujourd\u2019hui, il est resté fidèle en amitié pour ceux qui l\u2019accompagnèrent dans ce parcours, même s\u2019ils furent autrement compromis dans la collaboration.A peine arrivé à Paris, François Mitterrand devient à l\u2019automne 1934 «volontaire national», c\u2019est-à-dire membre actif du mouvement de jeunesse créé par le leader des Croix de feu, le colonel de La Rocque.Tous les historiens s\u2019accordent sur ce point: inventeur de la devise «travail, famille, patrie», La Rocque n\u2019était pas un fasciste ni un antisémite, mais le représentant d\u2019une droite traditionnelle, nationaliste, antiparlementaire et anticommuniste.La Rocque lui-même finira par rejoindre la Résistance et sera déporté, après avoir cependant approuvé, en 1940, que le nouveau pouvoir veuille «régler la question juive».Moins de quatre mois après son installation parisienne, François Mitterrand participe, début février 1935, à une manifestation étudiante «contre l\u2019invasion des métèques».En 1936, il est également d\u2019une manifestation contre un professeur de droit qui avait accepté de conseiller le Négus éthiopien dans son recours contre l\u2019invasion italienne.Il évoquera cette période, dans un article de l\u2019Écho de Paris du 4 juillet 1936, comme «les glorieuses journées de mars».Faisant, en plein Front populaire, ses débuts de journaliste dans les colonnes de ce journal proche du Parti social français (PSF), qui a remplacé les Croix de feu et les Volontaires nationaux, il y écrit notamment un article regrettant que le quartier latin se soit laissé envahir par le «dehors»: «Désormais, le quartier Latin est ce complexe de couleurs et de sons si désaccordés qu\u2019on a l\u2019impression de retrouver cette tour de Babel à laquelle nous ne voulions pas croire.» Mais, dans un autre article, il écrit ceci, où perce le Mitterrand futur, faisant écho à l\u2019attitude qu\u2019il adopte maintenant sur ce passé si contraire aux opinions qu\u2019il afficha par la suite: «Je crains le vide des formules et je ne puis m\u2019empêcher de croire qu\u2019il est plus important de comprendre que de classifier et d\u2019étiqueter.» S\u2019il établit formellement que, contrairement à d\u2019insistantes rumeurs, François Mitterrand ne rejoignit jamais l\u2019Action française et, encore moins la Cagoule, Pierre Péan montre qu\u2019inévitablement le futur président croisera dans son entourage des cagoulards \u2014 notamment un certain Jean Bouvyer, fils d\u2019amis de la famille.En 1938 en 1939, après l\u2019incarcération de ce dernier, compromis en marge d\u2019un des nombreux complots de la Cagoule, il ira lui rendre visite en prison et lui conservera son amitié au point d\u2019intervenir en sa faveur lors de l\u2019épuration.Puis vient la guerre, le front et le camp de prisonniers.Pierre Péan établit que François Mitterrand épouse alors le climat politique de l\u2019époque.Depuis son stalag, il rêve d\u2019une «révolution», qui n\u2019évoque pas celle de 1789, mais la «révolution nationale» de Vichy.Rejoignant cette ville après son évasion de 1941, il y devient un fonctionnaire du régime, non pas dans un double jeu immédiat comme il le laissa dire par ses entourages, mais dans une adhésion sincère à Pétain.Devenu au courant de 1942 fonctionnaire au Commissariat au reclassement des prisonniers, François Mitterrand aura à ce titre l\u2019occasion de rencontrer le maréchal Pétain, à l\u2019Hôtel du Parc en compagnie de trois de ses camarades.«Toute son action, y compris clandestine, n\u2019était en rien opposée à la politique du Maréchal», commente Péan qui a retrouvé une photo de cette rencontre où elle paraît se résumer en un tête-à-tête entre Pétain et le jeune Mitterrand (il va alors sur ses vingt-six ans).Ce dernier va progressivement basculer, en 1943, dans la Résistance.CAIRE SUITE DE LA PAGE 1 Elle a été estimée en juin à 5,66 milliards d\u2019êtres humains.Le Caire a été placé sous haute surveillance pour prévenir d\u2019éventuels attentats du Gama\u2019a al-Islamiya, groupe islamiste égyptien qui a menacé les participants à la conférence.Des milliers de policiers étaient alignés sur les axes conduisant au centre de conférence.Quatre États musulmans (Irak, Soudan, Liban et Arabie Saoudite) boycottent la réunion, mais l\u2019Iran et l\u2019Organisation de la conférence islamique (OCI) ont estimé que les musulmans devaient y participer afin d\u2019exprimer leur point de vue.Le secrétaire général de l\u2019ONU, Boutros Boutros-Ghali, a lancé les débats en promettant aux chrétiens et aux musulmans conservateurs que l\u2019on respecterait leurs principes mais qu\u2019ils devaient eux aussi faire preuve de modération.«Je sais parfaitement que l\u2019application de telles politiques peut, dans certains cas, entrer en conflit avec des attitudes et des traditions.C\u2019est pourquoi je tiens à insister sur le principe de tolérance», a-t-il dit aux délégués.«Cette tolérance doit se manifester de la manière la plus forte possible, car elle ne doit pas déboucher sur des compromis frileux, des demi-mesures, des solutions vagues ou, pire encore, des déclarations qui nous entraînent à la complaisance».«J\u2019invite chacun de vous à être tolérant et respectueux des sensibilités qui peuvent s\u2019exprimer», a-t-il poursuivi.Nafis Sadik, secrétaire général de la conférence et directrice du Fonds de l\u2019ONU pour la population, a estimé qu\u2019un accord sur le programme d\u2019action était possible.«On peut parvenir à qn accord sans empiéter sur la souveraineté nationale des États parce que chaque nation abordera les thèmes de la conférence en fonction de ses propres lois et usages», a-t-elle déclaré.Elle a ensuite exhorté les délégués à approuver les points du document concernant les avortements sauvages et la santé des femmes pendant la maternité.Pour le premier ministre du Pakistan, Benazir Bhutto, les propositions de l\u2019ONU pour maîtriser la démographie comportent de «sérieuses lacunes».Certains passages du projet de programme d\u2019action de l\u2019ONU heurtent les valeurs religieuses, a ajouté Mme Bhutto, seule femme dirigeant un pays musulman présente à la Conférence.Elle se faisait ainsi l\u2019écho des critiques formulées à la fois par le Vatican et les musulmans conservateurs, qui ont accusé la Conférence de vouloir instaurer le droit à l\u2019avortement.LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS: DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 RENSEIGNEMENTS\t(514)985-3333 ADMINISTRATION\t(514)985-3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (514) 985-3344 (514) 985-3344 (514) 985-3399 1-800 363 0305 SERVICE À IA CLIENTÈLE \u2022 Extérieur (sans frais) \u2022 1 - 8 00-463-7559 DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 À 16H30 2050.RUE DE BLEURY.9E ÉTAGE, MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 SERVICE DES ABONNEMENTS Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot et pour les abonnements poslaui.Montréal (514) 985-3355 LE DEVOIR est publie par LE DEVOIR Inc.dont le siè| informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR e au numéro 2050 de Bleury, 9e étage.Montreal.(Quebec).H3A 3M9.Il est imprimé par les Imprimerie Québécor InSalIc, 7743 de Bourdeau, division de Imprimeries Qucbecor Inc., 612 ouest rue Saint-Jacques, Montréal.L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les essageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 775 boni.Lebeau.St-Laurent.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Téléphone général: (514) 985-3333; service à la clientèle: (514) 985-3355; publicité: (514) 985-3399."]
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