Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Page(s) complémentaire(s)
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

Le devoir, 1994-07-30, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" T I' S T V Q ?FONDE EN 1 9 1 O ?- A \\ îii* ii.ii> * 1K, IE DEVOIR.LE DEVO R Vol.L X X X V - No 17 5 ?LES ARTS Dehors les francofous! PAGE C 1 Trois mythes sur l\u2019ONU M O N T R E A L , I.E S S A M E I) 1 3 O E T I) I M A N C II E 3 I .1 II I 1.I.E T 1 !» !» 1\t3 (! A II I E R S - 1.30 S ONU est à bout de souffle et exsangue.Elle Jocelyn CouI on ?^ n\u2019a ni argent ni soldats, et personne n\u2019écoute ses appels de détresse.On se moque de ses .actions, on humilie ses représentants, on contourne son autorité et on dénonce sa gestion.C\u2019est vrai.Mais si l\u2019ONU va mal,,c\u2019est que cette situation est voulue et planifiée par les Etats membres.Jeudi, lors d\u2019une conférence de presse à New York, le chef du département des opérations de maintien de la paix, Kofi Annan, découragé, suppliait la France de rester au Rwanda jusqu\u2019au plein déploiement des Casques bleus de la mission des Nations unies dans ce pays (MI-NUARII).Les soldats français doivent partir d\u2019ici au 22 août et ont déjà commencé à plier bagages.Mais M.Annan reconnaissait du même coup qu\u2019il ne savait pas au juste quand les troupes de l\u2019ONU pourront se déployer au Rwanda.«Nous sommes,dans une course contre la montre», disait-il.«Si les Etats membres n\u2019agissent.pas rapidement pour déployer des troupes convenablement équipées et entraînées, la tragédie des réfugiés se poursuivra et restera comme un affront à la conscience du monde entier.» En ex-Yougoslavie, les soldats de la FORPRONU sont devenus les otages des factions bosniaques, au point où le secrétaire général de l\u2019ONU, Boutros Boutros-Ghali, craint pour leur sécurité et recommande leur retrait.En Somalie, les Américains ne veulent plus payer pour une mission qui ne réussit pas à empêcher les factions de se battre entre elles et de piller les convois humanitaires.Washington exige le retrait des 20 000 Casques bleus.Dans une entrevue au magazine Timp cette semaine, M.Boutros-Ghali déclarait que les Etats membres étaient fatigués de répondre à ses appels d\u2019urgence.«Quel paradoxe, disait-il.Pendant la guerre froide, les États-Unis dépensaient un milliard de dollars par jour pour maintenir en alerte leurs bombardiers.Aujourd\u2019hui, les membres de l\u2019ONU ne s\u2019entendent pas pour dépenser 50 millions pour mettre sur pied une mission de paix.» A chaque fois que Boutros-Ghali recommande une action en faveur de la paix \u2014 une activité que les membres du Conseil de sécurité lui avaient fortement recommandée de renforcer lors d\u2019un sommet exceptionnel et euphorique le 31 janvier 19Q2 \u2014, il se fait de plus en plus souvent répondre par les États, riches comme pauvres, qu\u2019ils n\u2019ont pas d\u2019argent, pas de soldats et que l\u2019ONU est inefficace et gère mal ses missions.Trois mythes sans fondement mais qui permettent aux États de se défiler face à leurs responsabilités.Les États disent ne plus avoir d\u2019argent pour financer le budget de l\u2019ONU, qui s\u2019élève cette année à 2,5 milliards de dollars pour les opérations courantes et à quatre milliards de dollars pour les missions de paix.H y a même certains pays, et non les moindres, qui trouvent que l\u2019ONU dépense trop et que le gaspillage est endémique.Pourtant, ces mêmes pays ont trouvé 60 milliards de dollars pour financer l\u2019opération américano-onusieqne contre l'Irak pendant la guerre du Golfe.Les États prétendent ne plus avoir de soldats bien entraînés et bien équipés pour se déployer rapidement lorsque le secrétaire général de l\u2019ONU le réclame.A chaque fois que le Conseil de sécurité met sur pied une mission, Routros-Ghali doit passer le chapeau auprès des 184 États membres pour recruter des Casques bleus.C\u2019est un processus qui peut prendre des mois.Quel contraste avec la mobilisation qui avait suivi l'invasion du Koweït par l\u2019Irak en août 1990: en quatre mois, la coalition multinationale avait assemblé 700 000 soldats suréquipés, 2000 avions de combat et des centaines de chars et de navires.Aujourd\u2019hui, quelque 25 millions de soldats \u2014 dont dix millions en Occident et dans l\u2019anciepne Union soviétique \u2014 peuplent les casernes des États et l\u2019ONU est incapable de recruter 5500 Casques bleus pour le Rwanda.Troisième mythe: l\u2019incapacité supposée de l\u2019ONU à gérer convenablement çes missions de paix.C\u2019est là une accusation que les États-Unis ont brandie lors de leur débâcle en Somalie en octobre dernier, ainsi que la France, lorsque Boutros-Ghali a congédié un général français en ex-Yougoslavie.Elle contredit les faits.Lorsque l\u2019ONU reçoit les ressources nécessaires et un appui politique énergique, ses actions réussissent comme l\u2019a démontré la mission au Cambodge l\u2019an dernier.Les fonctionnaires de l\u2019ONU, dont lq nomination fait l\u2019objet d\u2019âpres marchandages entre États membres, sont surchargés de travail.Le nombre de missions de paix est passé de six en 1990 à 17 actuellement, alors que les activités de l\u2019ONU en matière humanitaire et de développement croissent régulièrement Et pour les remercier de leur dévouerpenh le Comité des finances de l\u2019ONU, où siègent les États qui accusent l\u2019ONU d\u2019incompétence, n\u2019hésite jamais à sabrer dans les requêtes du secrétaire général qui réclame plus de ressources.Mercredi, Alvaro de Soto, principal conseiller du secrétaire général de l\u2019ONU, déclarait à la presse que l\u2019ONU amorçait une phase de repli: «Nous avons l\u2019intention d\u2019être prudents à propos des projets où nous nous engageons, nous ne voulons pas avoir les yeux plus gros que le ventre.» Si l\u2019ONU est tant décriée, ce n\u2019est pas parce qu\u2019elle déçoit les espoirs placés en elle mais bien, parce qu\u2019elle ne reçoit pas les moyens pour les réaliser.A qui la faute?INDEX MÉTÉO Agenda\t\t.CIO Les Arts\t\t.Cl Avis publics.\t.A4 Classées\t\t,.B7 Économie\t\t.Bl \t,.A8 Le monde\t\t.,A6 Mots croisés.\t.B7 Les sports\t\t.B8 Montréal Ennuagement samedi.40% de probabilité d'averses.Ciel variable dimanche.Max: 28 Québec Ennuagement en fin de journée.Dégagement tôt dimanche.Max: 27 LES LIVRES Francis Bacon: avec la gueule de bois PAGE C 8 MONTREAL Doré et les élections: fiscalité d'abord PAGE A 3 LES FORMES L'architecture des vieilles églises du Québec PAGE C12 Les routes privées: Désourdy se prépare GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Désourdy veut être fin prêt lorsque le coup d\u2019envoi à un long processus de privatisation du réseau routier québécois sera donné.Réuni jeudi avec des banquiers européens, Désourdy Construction s\u2019est engagé dans la dernière étape de l\u2019élaboration d\u2019un plan d\u2019attaque que l\u2019on prévoit soumettre vers la fin de 1994.L\u2019entreprise n\u2019attend plus que le dépôt, vers la mi-août, de l\u2019étude de faisabilité commandée en novembre dernier par le gouvernement pour peaufiner son approche et faire valoir son partenariat avec Cofiroutes, la plus importante société européenne dans la gestion et la propriété de réseaux routiers.«Tant que l\u2019étude ne sera pas déposée, nous ne pourrons connaître les intentions (du ministère des Transports)», a précisé au Devoir le président de Désourdy Construction, Jean-Paul Dupré.Il considère que même un nouveau gouvernement ne pourrait, le cas échéant, renverser le processus menant au recours au secteur privé pour des projets de construction, d\u2019entretien et d\u2019exploitation d\u2019infrastructures routières.«Si le dépôt de ' ' \u2022 '\t:\tV u n f.$ A ; Le programme du^ÉfeParti.a i ,.r uel Annoté par te LTibétaV du StSSSSB 3k Pour connaître , |c nc valx sur' i / *.i ! .\ttout pas ciu il y le veritable\t.; .\tait U ammi'ime, sens du vote.dioi.ceux qui vont VokT pour le Parti Québécois y auront ,\t^ f'u,t ll'< ils soient tout à fait I\t\u2019 .\tl'*u *SI tout c simple que a*#- Le feuilleton du Devoir 6- Les onagres de TONU Déporté dans le monde de ses rêves, Rémi poursuit son exploration d\u2019une Afrique qui n\u2019a rien à voir avec celle que vous connaissez, bien sûr.LOUIS HAMELIN M avais dépassé le charnier quand, en °* me retournant, j\u2019ai constaté que le prêtre m\u2019avait suivi.J\u2019ai attendu qu\u2019il lève le nez de son bréviaire et m\u2019aperçoive.L\u2019air offusqué, il a fait semblant de changer de direction et j\u2019ai repris ma marche, arrivant bientôt en vue d\u2019un village qui reposait sous le soleil étincelant.D\u2019où j\u2019étais, il paraissait constitué de tentes ou de huttes rudimentaires.Je me sentais prêt à nouer un premier contact, mais le village se révéla vite beaucoup plus éloigné que je ne l\u2019avais d\u2019abord cru, ou, plus exactement, il semblait s\u2019éloigner à mesure que j\u2019avançais.Cette impression folle devint une conviction et je me mis à courir comme un dément, secouant ma sueur comme un chien qui s\u2019ébroue.Cette fois, je pus m\u2019approcher assez pour surprendre leur manège.Je voyais des formes humaines s\u2019activer autour des gourbis, puis le village entier refluait d\u2019un coup et glissait vers l\u2019horizon comme une tache liquide.Je m\u2019avisai que, chaque fois que j\u2019outrepassais un certain seuil jugé sécuritaire, les habitants de cette petite communauté empaquetaient leurs affaires et levaient le camp pour aller s\u2019immobiliser un peu plus loin, hors d\u2019atteinte.J\u2019ai fini par renoncer à tout espoir de les rattraper, m\u2019installant confortablement sur une dune pendant que le village se stabilisait de nouveau, suspendu au-dessus de la ligne d\u2019horizon, noyé dans son mirage.J\u2019ai dû m\u2019assoupir un instant.Un buisson épineux me prêtait son ombrage.Quand j\u2019ai rouvert les yeux, un grand diable svelte se tenait devant moi dans son ample vêtement que la chaleur de l\u2019air gonflait comme un ballon.Il portait sur son dos un fagot dans lequel j\u2019ai reconnu sans peine une demi-douzaine de petits sapins plantés par les Agronomes canadiens.Visiblement curieux, il me haranguait à grands gestes dans sa langue.Pour le rassurer, j\u2019ai eu l\u2019idée de sortir ( mon passeport et de le lui DESSIN BRUCE ROBERTS l\u2019étude, prévu initialement pour juin dernier, a été reporté de quelques mois, c\u2019est que le moment présent, dominé par la campagne électorale, n\u2019est pas propice.Mais nous y travaillons et poursuivons notre réflexion, avec la fin de l\u2019année comme échéance.Il y a tant de paramètres à préciser, ne serait-ce que l\u2019ingénierie, le mode de partage des risques, de financement et de rémunération, sous la forme d\u2019une réintroduction des péages, d\u2019une taxe dédiée, d\u2019un droit spécifique relié à l\u2019immatriculation ou autre.» NOS INFORMATIONS PAGE B 1 Johnson et le programme du PQ PHOTO JACQUES GRENIER Le ministre Gérald Tremblay exhibe un exemplaire du programme du Parti québécois tel qu\u2019annoté par le Parti libéral.Le PLQ reprend ainsi une tactique qui avait profité aux partisans du NON lors de la campagne référendaire sur l\u2019accord de Charlottetown.Le vrai référendum, c\u2019est les élections ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Le premier ministre Daniel Johnson a sorti l\u2019artillerie lourde hier pour tenter de convaincre ses électeurs que le PQ amorcerait la souveraineté dès son élection, avant même que les Québécois se prononcent lors d\u2019un référendum.De passage à Ottawa, le chef libéral Daniel Johnson a fait valoir haut et fort sa thèse de l\u2019«enclenchisme», en soulignant que «de la souveraineté-association, prônée par René Lévesque en 1976», le PQ était passé aujourd\u2019hui «à la souveraineté-séparation de Jacques Parizeau».Lors d\u2019un blitz de conférences de presse tenues dans sept villes différentes au Québec, le premier ministre Daniel Johnson et des ministres de son cabinet ont amorcé une entreprise concertée de démolition du PQ, en publiant une version annotée du programme péquiste «Des idées pour un pays».«Sans la séparation, ce parti (le PQ) ne veut plus rien VOIR PAGE A 10: RÉFÉRENDUM ÉLECTIONS QUÉBEC VOIR AUSSI EN PAGE A 5 ¦\tChevrette dénonce les nominations politiques du gouvernement Johnson ¦\tLes taxes sur le tabac ne font pas l\u2019unanimité au sein du Parti québécois ¦\tLes acheteurs du Mont-Sainte-Anne recommandaient au gouvernement de ne pas vendre Washington porte son aide au Rwanda à un demi-milliard TXTashington (AFP) \u2014 Le président Bill Clinton a an-V V noncé hier une aide supplémentaire de 320 millions de dollars en faveur des réfugiés rwandais et a indiqué que les États-Unis étudiaient toujours l\u2019envoi de soldats américains au Rwanda.Washington a aussi annoncé la reconnaissance du gouvernement dirigé par le Front patriotique rwandais.Ces 320 millions de dollars que le Congrès sera invité à débloquer porteront l\u2019aide américaine à près d\u2019un demi-milliard de dollars pour les centaines de milliers de réfugiés qui ont fui le Rwanda et s\u2019entassent dans des camps comme celui de Goma (Zaïre).Rendant hommage aux efforts «remarquables» des organisations humanitaires, le président a aussi lancé un appel pressant à la générosité du public américain «pour sauver davantage de vies».«Les États-Unis doivent faire plus» pour aider les réfugiés rwandais, a souligné Bill Clinton au cours d\u2019une VOIR PAGE A 10: WASHINGTON VOIR PAGE A 10: ONAGRES A 10 I, !\u2022: I) K V 0 I R , I, K S S A M E I) I R 0 K T D I M A N C 11 Ë R I .1 II I I.I.Ë T I !) Ill -* LE DEVOIR ?-\u2014- ACTUALITES Ouellet signe une entente commerciale de 100 millions avec Pékin Pékin (PC) \u2014 Le Canada et la Chine ont signé trois ententes hier, dont l\u2019une accordant à Pékin 100 mil-lions$ de prêts à taux préférentiel pour l\u2019aider à importer des biens canadiens.Les ententes ont été signées lors du deuxième jour de la visite en Chine du ministre canadien des Affaires étrangères, André Ouellet, qui séjourne deux semaines en Asie.Il a déjà visité le Japon, la Corée et la Thaïlande, et doit séjourner encore deux jours en Chine.M.Ouellet a aussi paraphé une entente de partenariat en matière de protection de l\u2019environnement en Chine, et une autre qui prévoit la coopération des deux pays dans les affaires judiciaires, comme le trafic de drogue et le blanchiment d\u2019argent M.Ouellet a rencontré son homologue, Qian Qichen, et le premier ministre Li Peng.Il leur a expliqué comment le Canada pourrait les aider à améliorer leur système social, politique et judiciaire, a-t-il indiqué.M.Ouellet a refusé de dire s\u2019il avait évoqué avec les autorités chinoises la délicate question des droits de la personne en Chine.«Je pense que la discrétion est plus productive que la publicité, alors je ne confirmerai rien dans ce dossier», s\u2019est-il contenté de dire.Le gouvernement libéral ne s\u2019en est jamais caché: les violations des droits de la personne en Chine ne l\u2019empêcheront pas de faire affaires avec Pékin.Les prêts à taux préférentiels sont destinés à aider la Chine à accroître ses importations de produits et services canadiens.Les autorités canadiennes n\u2019ont pas voulu identifier les secteurs qui seraient touchés.Mais selon l\u2019entente, les projets ne peuvent être profitables, ce qui laisse entendre qu\u2019il s\u2019agirait par exemple de protection de l\u2019environnement ou de développement rural.Depuis 1986, le Canada a accordé à la Chine des prêts similaires totalisant 2 milliards$.Le ministre Ouellet est le plus haut représentant du gouvernement libéral à visiter la Chine depuis l\u2019élection de Jean Chrétien en octobre dernier.M.Ouellet a indiqué qu\u2019il avait réalisé des «progrès importants» pour paver la voie à la signature d\u2019ententes par le premier ministre Chrétien, en novembre prochain, lors de sa visite en Chine.11 n\u2019a pas voulu identifier ces secteurs d\u2019ententes éventuelles.RÉFÉRENDUM Le diable dans les détails L\u2019avocat de 0.J.Simpson évoque un mystérieux témoin SUITE DE LA PAGE 1 dire et c\u2019est là la grande différence d\u2019avec 1976.On est passé de l\u2019étapisme à l\u2019enclenchisme, de la souveraineté-association à la souveraineté-séparation», a insisté hier M.Johnson qui faisait campagne dans l\u2019Outaouais.Lors de cette première offensive majeure, les libéraux ont choisi de copier le véhicule utilisé par la coalition pour le NON, qui avait fait recette lors de fa campagne référendaire sur l\u2019accord de Charlottetown.A cette occasion, environ deux millions d\u2019exemplaires d\u2019une version annotée de l\u2019accord de Charlottetown avaient été distribués dans les foyers du Québec.Le document a été distribué aux seuls médias et militants, mais le PLQ réserve à plus tard une distribution à grande échelle, principalement parce que la loi électorale interdit aux partis de faire de la publicité avant le 14 août.Mais dès hier, le premier ministre Johnson a brandi ce programme annoté pour fustiger «le silence coupable du PQ qui refuse de dévoiler les coûts de la démarche» vers la souveraineté.Très clairement, les libéraux tentent par tous les moyens d\u2019opposer la démarche effectuée par le PQ en 1976 à celle prônée par les péquistes en 1994.Sciemment, l\u2019équipe libérale tente aussi d\u2019opposer la modération d\u2019un René Lévesque à la «précipitation» d\u2019un Jacques Parizeau.«En 1976, René Lévesque insistait sur l\u2019importance de l\u2019association économique.Il s\u2019engageait, au référendum, à aller négocier les modalités de l\u2019association économique (.).En 1994, Jacques Parizeau commence à sortir le Québec de l\u2019union canadienne», a soutenu hier à Montréal M.John Ciaccia, ministre des Affaires internationales, de l\u2019Immigration et des Communautés culturelles.Dans ce programme annoté, les libéraux passent au crible le volet souverainiste \u2014 la page 5 \u2014 du programme péquiste, soulignant notamment qu\u2019une commission constitutionnelle serait créée, à grands frais, avant même que les Québécois ne se prononcent sur la souveraineté.Le ministre Gérald Tremblay n\u2019a pas mâché ses mots en disant que «le diable se cache dans les détails» du programme du PQ.Un programme qui, dit-il, prévoit que l\u2019emploi passe d\u2019abord par la souveraineté, qu\u2019un nouveau mode de scrutin à la proportionnelle compensatoire sera instauré pour tenir le référendum, que la fonction publique sera régionalisée et l\u2019Etat, alourdi.SUITE DE LA PAGE 1 conférence de presse à la Maison-Blanche.Il a estimé que l\u2019opération humanitaire en cours était «la plus difficile et la plus complexe entreprise depuis des dizaines d\u2019années».Le président a confirmé que les Etats-Unis «étudiaient de manière urgente l\u2019ouverture éventuelle d\u2019une nouvelle piste d\u2019atterrissagç à Kigali», la capitale du Rwanda.Jusqu\u2019à présent, les Etats-Unis mènent leurs opérations de secours depuis le Zaire et l\u2019Ouganda.Mais, a-t-il souligné, «tout déploiement de troupes américaines à l\u2019intérieur du Rwanda aurait un objectif purement humanitaire, et non pas de maintien de la paix».«H n\u2019y aura pas de dérapage dans cette mission», a-t-il assuré, se référant implicitement à l\u2019opération en Somalie.La Maison-Blanche ne prendra une décision sur un éventuel déploiement de troupes américaines au Rwanda qu\u2019après la mission d\u2019évaluation du secrétaire à la Défense, William Perry.Celui-ci, a indiqué le président, doit se rendre «ce week-end» à Kigali et lui faire des recommandations à son retour.M.Clinton a tenu à souligner que «la seule solution, en fin de compte, à cette tragédie humanitaire» était le retour des réfugiés chez eux et que les Etats-Unis travaillaient à accélérer ce retour.Depuis l\u2019annonce, la semaine dernière, d\u2019un accroissement massif de l\u2019aide américaine aux réfugiés rwandais, les Etats-Unis ont livré 100 000 gallons (près de 400 000 litres) d\u2019eau potable par jour aux quelque 1,2 million de réfugiés à Goma, dont beaucoup souffrent du choléra, a souligné Bill Clinton.1300 tonnes de nourriture et de médicaments ont aussi été fournies.Paris a annoncé hier le début du retrait du Rwanda des militaires français.Ceux-ci avaient notamment créé «On ne parle pas d\u2019emploi avant la page huit de ce programme.Avec toutes les énergies qui vont être consacrées à la souveraineté pendant des semaines, des mois (.), comment va-t-on trouver le temps, les énergies, les ressources humaines, financières et matérielles pour consacrer des énergies à l\u2019emploi et à la richesse?Sans richesse, ça devient utopique de parler de séparation», a martelé M.Tremblay.Son collègue, M.Ciaccia, a même laissé clairement entendre que le Parti québécois pourrait modifier en sa faveur le mode de scrutin à la proportionnelle prôné dans son programme pour s\u2019assurer une victoire référendaire.«C\u2019est le principe de la proportionnelle compensatoire, qui n\u2019est pas la simple majorité.Le référendum ne se fera pas par simple majorité, selon le programme du PQ», a insinué le ministre Ciaccia.Pour le ministre Gérald Tremblay, la présente plateforme électorale du PQ n\u2019est qu\u2019une «version diluée» du «vrai» programme péquiste de 250 pages adopté par les militants du parti en 1993; Ce dernier considère que les Québécois ne sont toujours pas au courant de la démarche précise prévue par le Parti québécois.«Les gens pensent que le référendum sera là pour décider de la séparation, alors que ce sera un référendum pour ratifier les décision prises avant», a-t-il répété hier.Ni le premier ministre Johnson, ni les ministres réunis à Montréal n\u2019ont par ailleurs voulu commenter le dernier sondage Léger et Léger qui confirme les 10 points d\u2019avance du Parti québécois.Seule consolation pour Daniel Johnson, on constate une baisse de deux points d\u2019appui à la souveraineté dans la population.Cela fait dire aux stratèges libéraux qu\u2019il reste du kilométrage à faire sur ce maillon, toujours élastique, de l\u2019opinion publique.Visiblement pris de court, les libéraux n\u2019ont toutefois pas réussi à sortir ce document à temps pour lui assurer une distribution élargie avant le déclenchement de la campagne.«Nous réservons nos munitions pour plus tard», disait hier le responsable des communications du PLQ.Hier, le premier ministre Johnson s\u2019est dirigé vers la région de l\u2019Abitibi où il fera campagne aujourd\u2019hui, notamment à Senneterre et Rouyn, avant de faire une tournée dans Trois-Rivières.M.Johnson participera à un important rassemblement libéral à Bécancour dimanche.une zone de sécurité pour les réfugiés rwandais fuyant les massacres.Les Nations unies ont demandé jeudi à la France de maintenir ses troupes sur place.«Les Français prendront la décision qu\u2019ils estiment devoir prendre mais je pense que beaucoup de gens se joindront à cet effort humanitaire», a répondu le président à une question d\u2019un journaliste.Pour sa part, le gouvernement rwandais a réagi favorablement hier au retrait de soldats français.Le nouveau gouvernement rwandais porté au pouvoir par la victoire militaire du Front patriotique rwandais (FPR), opposé depuis le début à l\u2019opération militaro-hu-manitaire française Turquoise dans le sud-ouest du Rwanda, s\u2019est félicité de cette annonce, la qualifiant de «démarche positive qui honore les engagements pris».Le président Pasteur Bizimungu a déclaré à ce sujet: «S\u2019ils (les Français) se retirent, c\u2019est une bonne chose parce qu\u2019ils avaient pris Rengagement (.) de se retirer progressivement jusqu\u2019au 20 août.» M.Bizimungu a fait l\u2019éloge des troupes françaises pour avoir contribué à encourager les réfugiés rwandais dans la zone française à retourner chez eux.Il s\u2019est dit toutefois déçu de ce que des responsables du nouveau gouvernement n\u2019aient pas reçu l\u2019autorisation de pénétrer dans la zone sous contrôle français pour s\u2019adresser aux populations réfugiées.M.Bizimungu s\u2019est déclaré convaincu que la mission d\u2019assistance des Nations unies au Rwanda (MINUAR ID serait capable de prendre la relève des troupes françaises, mais a averti que ce transfert ne devrait pas consacrer la division du peuple rwandais, mais aider à la réconciliation.Les troupes françaises doivent être remplacées par une force de paix africaine dont les premières unités ghanéennes ont commencé à se déployer.Los Angeles (AP) \u2014 Alors que l\u2019affaire O.J.Simpson se dirige rapidement vers le procès, un des avocats de l\u2019ancienne vedette de football a laissé entendre hier qu\u2019il existait un témoin mystérieux qui pourrait aider à le disculper de l\u2019accusation de meurtre.Le témoin n\u2019a pas été identifié en cour.Mais, d\u2019après une source digne de foi, la défense faisait allusion à quelqu\u2019un qui admet être un rôdeur et qui a déclaré qu\u2019il jetait un coup d\u2019oeil sur les maisons du quartier lorsqu\u2019il a entendu crier une femme et vu deux hommes blancs quittant les lieux du crime approximativement à l\u2019heure à laquelle les meurtres ont été commis.Les procureurs allèguent que M.Simpson, qui est noir, a agi seul.La révélation s\u2019est produite durant une courte audience portant sur une requête de la défense qui exigeait d\u2019être mise au courant de toutes les preuves en rapport avec l\u2019affaire.Au cours de l\u2019audience, le juge de la Cour supérieure Lance Ito a fixé la date du procès au 20 septembre, accélérant ainsi les procédures de façon inhabituelle.Les causes criminelles, particulièrement celles relatives à un meurtre et comptant une bonne équipe de défenseurs, peuvent traîner dans les tribunaux pendant des années.Mais l\u2019avocat de la défense Robert Shapiro a déclaré que M.Simpson, qui a été mis au régime cellulaire sans possibilité de libération sous caution depuis le 17 juin, attend avec impatience le moment de procéder.«L\u2019environnement dans lequel il se trouve n\u2019est pas particulièrement celui qu\u2019il préfère», a expliqué Me Shapiro à l\u2019extérieur du tribunal.«Il aimerait bien retourner tendre.Il a regardé la photo, comparant avec l\u2019original pendant que ses dents éblouissantes dessinaient un généreux sourire.D répétait: «Canada?Canada?» et je faisais oui de la tête.Soudain, il a été pris de fou rire, puis a tourné les talons et s\u2019est sauvé à toutes jambes.Sa longue foulée harmonieuse lui donnait l\u2019air de planer sans effort au-dessus de la buée de chaleur qui montait de la terre.\u2014\tHep! Mon passeport! Le temps de me relever, il avait déjà creusé un écart considérable.Le grand corps souple, environné par la djellaba, a fini par être avalé par le tremblement de l\u2019air fluide, comme un grand navire qui regagne le large.Résigné, j\u2019ai sorti mon canif pour me tailler un morceau de ce bon cheddar canadien qui devait assurer ma survie.Mais une odeur suspecte a alors attiré mon attention et presque aussitôt un petit museau sérieux s\u2019est avancé par-dessus mon épaule pour mordiller le fromage.J\u2019ai joué du couteau par pur réflexe, roulant ensuite sur le côté dans le sable.La chèvre a pris le temps de déglutir en laissant échapper un peu de bave avant de se mettre à brailler, perchée au sommet de la dune.J\u2019avais entaillé son museau rose où perlait une goutte de sang.Les résultats ne se firent pas attendre: le village se mit à grossir à vue d\u2019œil, pour venir finalement s\u2019arrêter à une centaine de mètres, de sorte que j\u2019étais capable de distinguer les regards farouches des habitants braqués sur moi.Puis une vieille cassée en deux est arrivée presque en rampant pour m\u2019engueuler tout le temps qu\u2019elle récupérait son bien, emportant la chèvre dans ses bras pour regagner le village qui mit aussitôt les voiles et retourna s\u2019ancrer là-bas, tout contre l\u2019horizon.Un vent frais se leva, puis une pétarade irréelle grandit dans la distance, et je vis émerger, de ce paysage brouillé comme une vitre sous la pluie, une grosse moto munie d\u2019un side-car mollement secoué par les inégalités du terrain.Elle vint se ranger devant la dune et une fille superbe en descendit en ôtant le casque d\u2019aviateur de la première guerre qui avait retenu prisonnière sa chevelure épanouie.Elle dit: «Je te cherchais», avec un sourire, et de la même façon je lui répondis: «Je te connais.Tu t\u2019appelles Aude.» Elle s\u2019assit au flanc de la dune.Son corps gracile et athlétique avait été moulé par le désert.J\u2019étais amoureux.A l\u2019horizon, le village se figeait sur ses positions, sombre et attentif, comme un insecte fatigué.J\u2019ai raconté à Aude mes déboires avec les villageois.Elle a eu un geste comme pour chasser une mouche.\u2014\tNormal, ils te prennent pour un onusien.\u2014\tAude, tu es trop belle pour être un rêve.Ta peau est si sombre.\u2014\tC\u2019est la couleur locale.\u2014\tPourquoi ont-ils peur des onusiens?\u2014\tPourquoi as-tu poignardé la chèvre?Es-tu journaliste?\u2014\tJe l\u2019ai été.Maintenant, je vais te ramener avec moi dans la réalité.Nous nous sommes embrassés avec fougue.Ma langue était rêche, durcie par la soif, il faisait frais dans sa bouche.J\u2019ai compris que j\u2019avais été privé d\u2019eau pour mieux savourer la douceur de sa salive.Elle s\u2019est dégagée.\u2014\tLes voilà.J\u2019ai aperçu une colonne qui progressait à une allure serpentine a travers les sables.C\u2019est fou ce que ce désert était fréquenté.A ma question muette, Aude répondit: \u2014\tLes onagriers de l\u2019ONU.Une sorte de police montée.\u2014\tUn onagre est une machine de guerre, non?\u2014\tOui, et c\u2019est le nom des ânes sauvages que montent les.onusiens.A mesure qu\u2019ils se rapprochaient, on distinguait mieux les onagres et leurs cavaliers: les premiers avec leurs dans sa famille.» En cour, un autre avocat de M.Simpson, Me Johnnie Cochran, a précisé que le témoin mystère a parlé à lq police et que la défense mérite de voir les rapports des enquêteurs.Le témoin «a fait une déposition ou fourni des preuves qui contredisent totalement la théorie d\u2019un agresseur unique, et sont entièrement en contradiction avec le fait que M.Simpson est cet agresseur», a déclaré Me Cochran.M.Simpson, qui est âgé de 47 ans, est accusé d\u2019avoir poignardé à mort son ex-épouse Nicole Brown Simpspn et Ronald Goldman, un ami à elle, le 12 juin.Entre autres, la défense a demandé les rapports au sujet d\u2019appels faisant état de rôdeurs ou de cambriolages dans le quartier, les dossiers portant sur des meurtres non élucidés et les dossiers de visites à la salle d\u2019urgence à la suite de morsures de chien durant les 24 heures après les meurtres, au cas où le chien de Nicole Simpson aurait mordu l\u2019assassin.Le procureur de district adjoint William Hodgman a promis de fournir le plus d\u2019informations possibles.Pour trier les pistes et régler d\u2019autres questions, les deux parties ont accepté de se rencontrer hors cour.Le juge a fixé au 9 août la tenue d\u2019une audience au cours de laquelle on discutera des progrès accomplis en matière de partage des informations.Entre-temps, le trophée Heisman remporté en 1968 par M.Simpson et son chandail de football ont été volés jeudi soir de la vitrine d\u2019exposition de l\u2019Université de la Californie du Sud.La police a ouvert une enquête sur le vol.longues oreilles, leur air triste, fier et borné; les seconds en bermudas à pois, avec des casques bleus sur la tête.Le détachement se composait d\u2019une quinzaine de cavaliers et, lorsqu\u2019ils firent halte à notre hauteur, je reconnus à leur tête le célèbre commandant Kakawi.Son regard s\u2019arrêta immédiatement sur Aude et il mit pied à terre, faisant signe aux autres de continuer.Aude se comportait comme si elle n\u2019avait pas remarqué sa présence.Il parut me voir pour la première fois.\u2014\tB\u2019soir, m\u2019sieur dame.Papiers, s\u2019il vous plaît.\u2014\tPuisque vous tenez à jouer au gendarme, je vous signale le vol de mon passeport.\u2014\tHmmm.Très bien.Très bien.Il ne s\u2019intéressait plus à moi.Il était exactement comme sur la photo, à Trébizonde.Malgré son nom, il avait l\u2019air aussi français qu\u2019on peut l\u2019être.Et malgré le casque bleu et les bermudas, toute sa personne distillait la nostalgie de la Légion étrangère.Avec une aisance parfaite, il se mit à courtiser Aude qui regardait ailleurs.N\u2019obtenant pas de réponse, et comme il désirait très fort se pavaner, il se tourna vers moi.\u2014\tVous avez entendu parler de notre mission, je présume?\u2014\tTrès peu, monsieur.Très peu.\u2014\tEt le Rwanda?Le Programme de fertilisation massive?J\u2019y étais, mon ami.\u2014\tVous avez vu des hippopotames?\u2014\tMon cher! Le Burundi voisin vient d\u2019être déclaré sanctuaire mondial d\u2019hippopotames! Nous voulons faire de l\u2019hippopotame l\u2019emblème de notre lutte humanitaire! Comme je ne disais plus rien, il ajouta distraitement: \u2014\tLes Africains sont très coopératifs.Le Programme est grâce à eux un succès.Nous nous sommes contentés de leur vendre l\u2019équipement et d\u2019assurer la logistique.Ils ont fourni leur propre engrais.Il s\u2019est levé après avoir consulté sa montre: \u2014\tBon, c\u2019est pas tout, jeunes gens, faut aller au boulot, hein?Il a enfourché son onagre, l\u2019animal a remué ses oreilles en signe de soumission.Puis le commandant Kakawi q\u2019est tourné vers nous: \u2014\tA propos, vous n\u2019auriez pas vu un village?J\u2019allais lui montrer Pilot furtif qui flottait au loin, déjà dilué dans le crépuscule, mais Aude a interrompu mon geste et indiqué la direction contraire.\u2014\tMerci, mademoiselle.Il avait à peine tourné le dos que j\u2019ai eu envie de reprendre nos ébats.Mais Aude m\u2019a repoussé gentiment \u2014\tPas ici.Je connais un coin tranquille.J\u2019ai pris place dans le side-car, elle a coiffé son casque et mis le moteur en marche.Au bruit de l\u2019engin, l\u2019onagre s\u2019est cabré, projetant son cavalier au sol.Le commandant cherchait son casque.Lorsque nous l\u2019avons vu pour la dernière fois, il courait après son onagre et lui criait des insultes.Un écriteau annonçait l\u2019oasis d\u2019El Foutouhar.J\u2019ai aperçu l\u2019ecclésiastique qui marchait un peu plus loin, toujours plongé dans la lecture de son bréviaire.Aude n\u2019a eu qu\u2019à exécuter un crochet et je me suis saisi du brave homme pour le renverser dans le side-car comme au rodéo.Il paraissait un peu surpris.\u2014\tQu\u2019est-ce que c\u2019est que cet engin?Ah, je vois.En Afrique, on appelle cela un «sida-car».\u2014\tVous allez vous rendre utile, mon père.Vous allez nous marier à El Foutouhar! Mais les roues se sont enlisées et, comme j\u2019étais descendu pour lui donner une poussée, la machine a fait un bond en avant.Tombé à genoux, je leur criais de m\u2019attendre, les bras au ciel, impuissant.Us filaient tous les deux au milieu du désert, Aude aux commandes et le bon père tenant sa calotte à deux mains.\t' La semaine prochaine: Le marché tv* V^:;r5î m WASHINGTON Éloges PHOTO AP La situation des réfugiés rwandais exige des moyens toujours plus grands.L\u2019aide américaine atteindra facilement le demi-milliard de dollars.ONAGRES Mariage à El Foutouhar SUITE DE LA PAGE 1 1 ! LE DEVOIR\tLES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS: DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 RENSEIGNEMENTS\t(514)985-3333 ADMINISTRATION\t(514)985-3333\tPUBLICITÉ AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS\t(514) 985 3344 (514) 985 3344 (514) 985 3399 1 800 3*3-0305\t\tDU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 À 16H30 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE.MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9\tSERVICE DES ABONNEMENTS let ooaéios de téléphone toisants toil valables pou le lervke de livraison pot camelot et pou les iboaaeaetli postaoi Monlrial\t(514) 985-3355 \t\t\t\t\u2014\t\t\t\t\t1 LE DEVOIR informations fe siège social rst situ* au numéro 2050 de Bleury.9e étage, Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il rat imprimé par les Imprimerie Québécor LaSalle, 7743 de Bourdeau, division de lmp rOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.775 bouL Lebeau.St-Laurent.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0B58.DépM légal: HiWi 612 ouest rue Saint Jacques.Montréal L'Agence Presse CanadieniH lébrr.Téléphone général: (514) 9653333: service à h clientèle: (514] >14) t 4 BASEBALL -* LE DEVOIR ?- LES S POUTS LIGUE NATIONALE HIER Montréal 8, Floride 4 New York 4, Pittsburgh 1.Philadelphie 2, Atlanta 5 Chicago à St.Louis Houston à Los Angeles Cincinnati à San Diego Colorado à San Francisco Jeudi Colorado 5 SF1 San Diego 3 Cincinnati 2 Chicago 10 Pittsburgh 3 Aujourd'hui Phil'phie (Schilling 1-7) à'Atlanta (Glavine 12-8) Colorado (Ritz 4-4) à SF (Portugal 9-7) Montréal (Rueter 6-2) à Floride (Gardner 3-3) New York (Saberhagen 12-4) à Pittsburgh (Neagle 9-8) Chicago (Banks 8-9) à St.Louis (Tewksbury 10-10) Houston (Kile 7-5) à Los Angeles (Gross 7-7) Cincinnati (Smiley 11-9) à San Diego (Benes 6-12 (Parties d\u2019hier non comprises) Section Est \tG\tP\tMoy.\tDifl Montréal\t62\t38\t.620\t\u2014 Atlanta\t60\t41\t.594\t21/2 Philadelphie\t50\t52\t.490\t13 New York\t48\t52\t.480\t14 Floride\t45\t56\t.446\t171/2 \tSection Centrale\t\t\t Houston\t59\t43\t.578\t\u2014 Cincinnati\t58\t43\t.574\t1/2 Pittsburgh\t48\t53\t.475\t101/2 St.Louis\t46\t54\t.460\t12 Chicago\t45\t55\t.450\t13 \tSection Ouest\t\t\t Los Angeles\t49\t52\t.485\t\u2014 Colorado\t50\t54\t.481\t1/2 San Francisco\t49\t54\t.476\t1 San Diego\t41\t63\t.394\t91/2 LIGUE AMÉRICAINE HIER Milwaukee 2, Boston 7 Cleveland 2, New York 5 Oakland 6, Detroit 4 Toronto à Baltimore Seattle à Chicago Minnesota 3, Kansas City 5 Californie au Texas Jeudi Boston 3-1 New York 4-0 Seattle 2 Detroit 4 Cleveland 7-5 Baltimore 2-2 Milwaukee 5 Toronto 4 Chicago 3 Kansas City 5 Californie 0 Texas 4 Aujourd'hui Milwaukee (Eldred 9-10) à Boston (Clemens 9-5) Oakland (Witt 8-8) à Detroit (Bergman 0-0) Cleveland (Lopez 0-1) à New York (Abbott 8-7) Toronto (Stottlemyre 5-\t7) à Baltimore (Williamson 3-0) Seattle (Boskie 0-0) à Chicago (McDowell 8-8) Minnesota (Erickson 8-10) à KC (Appier 6-6) Californie (Anderson 6-\t5) au Texas (Bohanon 1-0) (Parties d'hier non comprises Section Est \t\tG\tP\tMoy.\tDiff New York\t\t61\t38\t.616\t\u2014 Baltimore\t\t55\t44\t.556\t6 Boston\t\t49\t51\t.490\t121/2 Toronto\t\t47\t53\t.470\t141/2 Detroit\t\t46\t55\t.455\t16 \tSection Centrale\t\t\t\t Cleveland\t\t59\t40\t.596\t\u2014 Chicago\t\t59\t42\t.584\t1 Kansas City\t\t55\t47\t.539\t51/2 Milwaukee\t\t48\t53\t.475\t12 Minnesota\t\t47\t53\t.470\t121/2 \tSection Ouest\t\t\t\t Texas\t\t49\t53\t.480\t\u2014 Oakland\t\t46\t54\t.460\t2 Californie\t\t42\t61\t.408\t71/2 Seattle\t\t40\t59\t.404\t71/2 \tLES MENEURS\t\t\t\t \tMJ\tAB\tP\tCS\tMoy.TGwynn SD\t97\t366\t70\t142\t.388 Bagwell Hou\t98\t359\t93\t132\t.368 Morris Cin\t100\t392\t56\t139\t.355 Alou Mtl\t96\t374\t70\t123\t.329 Justice Atl\t91\t304\t55\t100\t.329 Piazza LA\t95\t360\t57\t118\t.328 Conine Fia\t101\t394\t54\t128\t.325 Jefferies StL\t91\t346\t41\t112\t.324 Mitchell Cin\t83\t271\t48\t87\t.321 Galarraga Col\t103\t417\t77\t133\t.319 Points\u2014 Bagwell, Houston, 93; Grissom, Montréal, 82; Biggio, Houston, 79; Bonds, SF, 77; Galarraga, Colorado, 77; Lankford, St.Louis, 76.Points produits \u2014 Bagwell, Houston, 103; Bichette, Colorado, 93; Piazza, LA, 85; Galarraga, Colorado, 85; MaWilliams, SF, 82; McGriff, Atlanta.76.Doubles \u2014 Biggio, Houston, 38; LWalker, Montréal, 38; Bichette, Colorado, 32; JBell, Pittsburgh, 30; Bagwell, Houston, 29; Morris, Cincinnati, 29; TGwynn, SD, 28.Triples \u2014 RSanders, Cincinnati, 8; Butler, LA, 8; Clayton, SF, 6; DLewis, SF, 6; TFernandez, Cincinnati, 6.Circuits \u2014 MaWilliams, SF, 38; Bagwell, Houston, 34; Bonds, SF, 31; Galarraga, Colorado, 31; McGriff.Atlanta, 27; Bichette, Colorado, 26; Mitchell, Cincinnati, 26.Buts volés \u2014 Grissom, Montréal, 35; DSanders, Cincinnati, 34; Carr, Floride, 30; Biggio, Houston, 30; DLewis, SF, 27; Mouton, Houston, 23; Clayton, SF, 23; Larkin, Cincinnati, 23.\to AU BÂTON (Partie d'hier non comprise) AB PC CS PP CC\t\t\t\tBV Moy.\t Alou\t374\t70 123\t67\t19\t7\t.329 Bell\t86\t10 23\t9\t2\t3\t.267 Benavides\t77\t8 16\t6\t0\t0\t.208 Berry\t267\t36 70\t28\t6\t11\t.262 Cordero\t363\t59 109\t58\t15\t14\t.300 Fletcher\t257\t27\t69\t51\t10\t0\t.268 Floyd\t297\t38 86\t37\t3\t10\t.290 Frazier\t128\t22 37\t12\t0\t19\t.289 Grissom\t413\t82 120\t39\t7\t35\t.291 Lansing\t354\t40 92\t33\t4\t12\t.260 Milligan\t73\t10 18\t12\t2\t0\t.247 Spehr\t34\t7 8\t5\t0\t2\t.235 Walker\t356\t64 111\t73\t16\t15\t.312 Webster\t116\t12 34\t22\t4\t0\t.293 White\t64\t10 19\t11\t1\t1\t.297 \tAU MONTICULE GP VP ML PM\t\t\tBB\tR\tMPM Eischen\t0 0\t0 0.2\t4\t0\t1\t60.00 Fassero\t8 6\t0 138.2\t46\t40\t119\t2.99 Henry\t8 2\t1 91.0\t25\t17\t60\t2.47 Heredia\t4 3\t0 56.1\t26\t10\t48\t415 Hill\t14 5\t0 141.2\t50\t41\t84\t3.18 Martinez\t8 5\t1 122.0\t53\t36\t124\t391 Rojas\t3 2\t15 73.2\t27\t16\t72\t330 Rueter\t6 2\t0 75.0\t46\tta\t42\t552 Scott\t4 2\t1\t44.1\t13\t16\t32\t264 Shaw\t4 2\t0 61.0\t26\t15\t41\t3.84 Wetteland\t2 6\t20 53.0\t16\t17\t59\t2.72 White\t1 1\t0 20.1\t15\t11\t15\t665 Expos 8, Marlins 4 Des lanceurs qui flairaient déjà la grève MICHEL LAJEUNESSE PRESSE CANADIENNE Miami \u2014 Il y avait encore du baseball dans les ligues majeures hier soir, mais les lanceurs des Marlins de la Floride ne le savaient pas.ou i s avaient déjà oublié.ou ils se croyaient déjà en grève.Ils ont accordé 11 coups sûrs, trois buts sur balles et atteint quatre frappeurs des Expos, qui se sont sauvés avec une victoire de 84 au stade Joe Robbie.Les Expos conservent donc leur avance de deux matches et demi sur les Braves d\u2019Atlanta au sommet de la section est.Les Marlins, eux, subissaient une quatrième défaite de suite.Larry Walker a commis une bévue en défensive qui a mis le partant Gil Heredia dans l\u2019eau chaude en cinquième quand les Marlins ont marqué quatre points, dont un seul était mérité.Mais Walker s\u2019est repris à la plaque en produisant deux points.Sean Berry a lui aussi produit deux points avec un circuit en solo, son septième de la saison, et un ballon-sacrifice.Heredia, à son premier départ de la saison, n\u2019a pas si mal fait.En quatre manches et deux tiers, il a espacé six coups sûrs et n\u2019a donné qu\u2019un seul point mérité.Le releveur Jeff Shaw, qui a fermé la porte en une manche et un tiers de travail, a mérité le gain, son cinquième en sept décisions.Le jeune gaucher Rick Scheid a accordé quatre points et huit coups sûrs en cinq manches de travail.Richie Lewis, un des nombreux anciens Expos dans l\u2019uniforme des Marlins, a subi la défaite.Sa fiche est de 1-4.Même Aquino La relève des Marlins s\u2019est complètement effondrée en septième quand Richie Lewis, Jeff Mutis et Luis Aquino ont cédé quatre points pour sortir leur équipe du match.Aquino, qui a cédé un point dans cette manche, avait blanchi l\u2019adversaire pendant 26 manches et un tiers, un record d\u2019équipe et un sommet dans la ligue nationale cette semaine.Le tout a commencé quand Lewis a donné un but sur balles à White.11 a cédé sa place à Mutis, qui a donné deux simples avant de tirer sa révérence.Aquino a ensuite donné deux buts sur balles de suite, a atteint Mike Lansing au coude avant d\u2019obtenir un premier retrait, un ballon-sacrifice de Sean Berry.Cette victoire pourrait être coûteuse aux Expos.Moises Alou s\u2019est blessé à la cuisse droite en courant sur les buts en cinquième et Mike Lansing, qui a été atteint au coude par Aquino, n\u2019a pu terminer le match.En neuvième manche, John Wetteland a vengé ses coéquipiers en atteignant Chuck Carr à la cuisse droite.GP d\u2019Allemagne Hill en démonstration Hockenheim (AFP) \u2014 Il sera sans doute bien difficile à Michael Schumacher (Benetton-Ford) de réaliser son rêve: remporter «son» Grand Prix d\u2019Allemagne, neuvième épreuve du Championnat du monde de Formule 1, dimanche sur le circuit d\u2019Hockenheim.Les premiers essais, que le Britannique Damon Hill (Williams-Renault Elf) a survolés hier, n\u2019ont fait que confirmer les craintes du pilote allemand.«Les essais se sont déroulés plus ou moins comme nous le pensions, a déclaré Schumacher.Nous ne nous attendions pas à être les plus rapides ici car, étant donnée la configuration du circuit très rapide, nous sommes un peu désavantagés».Le soutien de milliers de supporteurs enthousiastes, tous acquis à la cause de Schumacher, se dressant d\u2019un bond à chacun des passages de leur «idole» dans le Stadium d\u2019Hockenheim, hurlant et agitant leurs drapeaux, ne suffira pas.Face à l\u2019impressionnante cavalerie du nouveau Renault RS6B, Schumacher sait que, si aucun incident ne vient troubler Damon Hill, la victoire qu\u2019il espérait tant obtenir chez lui, après sa troisième place de 1992 et sa deuxième l\u2019an passé, devra certainement être reportée d\u2019un an au moins.Il sait également que son avance dans la course au titre va se réduire dans l\u2019attente du verdict du Tribunal d\u2019appel de la Fédération internationale de l\u2019automobile (FIA) qui devrait statuer fin août ou début septembre sur sa récente suspension pour deux Grands Prix.Hier, la démonstration de Damon Hill et de sa Williams-Renault a été éblouissante avec près d\u2019une seconde d\u2019avance sur Schumacher.Une route royale semble s\u2019ouvrir devant le Britannique qui reste toutefois prudent.«Certes je suis satisfait.Nous avons amélioré la voiture la semaine passée lors d\u2019essais à Silverstone, mais ne nous laissons pas aller à l\u2019euphorie.D\u2019autant plus que le samedi, en général, tout le monde se montre plus rapide».Les Ferrari ?L\u2019Autrichien Gerhard Berger, intercalé, est relégué à six dixièmes, le Français Jean Alesi (quatrième temps) à plus d\u2019une seconde.Il est vrai que les incidents se sont multipliés dans les rangs de la Scuderia dont les monoplaces n\u2019ont disposé que de quelques minutes seulement pour réussir une performance, changement de moteur (mise en place du nouveau «043») oblige.Un bruit bizarre dans le V12 de Berger, après une casse le matin, une panne d\u2019essence pour Alesi: lès deux Ferrari ont terminé la séance à l\u2019arrêt sur le circuit.La fiabilité reste la grande inconnue de la Scuderia.Comme elle sera aussi la clé du succès dimanche dans un Grand Prix où les moteurs, tournant très souvent à pleine charge, seront soumis à rude épreuve.D\u2019autant que la chaleur risque de jouer un rôle important en provoquant des défaillances techniques et peut-être physiques.Là réside sans doute la chance de Michael Schumacher, l\u2019espoir de milliers d\u2019Allemands, face à Hill et Williams-Renault.Agassi tient parole et défait l\u2019Espagnol Bruguera PRESSE CANADIENNE Toronto \u2014 Andre Agassi avait mentionné aux organisateurs la semaine dernière qu\u2019il croyait être en mesure de remporter les Internationaux de tennis masculin du Canada.Le flamboyant Américain a fait un pas de plus vers cet objectif, hier soir, lorsqu\u2019il a surpris l\u2019Espagnol Sergi Bruguera, première tête de série, 4-6,7-6 (7-2), 6-1 en quart de finale.Agassi a rendez-vous aujourd\u2019hui avec le Sud-Africain Wayne Ferreira, no 6, victorieux de l\u2019Américain Malivai Washington.Agassi, classé huitième favori, a eu recours à son puissant coup droit pour écarter de sa route l\u2019Espagnol de 23 ans sur le court central du Centre nationale.Il a également excellé sur les retours de service pour garder son adversaire hors d\u2019équilibre pendant tout le match.«C\u2019était vraiment important pour moi d\u2019être agressif, a constaté Agassi après coup.J\u2019ai offert une performance solide.» Autres matches Jim Courier a facilement disposé du Suédois Thomas Enqvist par 6-2,6-2, hier en ronde quart-de-finale.Il disputera son prochain match contre l\u2019Australien Jason Stoltenberg, surprenant vainqueur aux dépens de l\u2019Américain Richey Rene-berg, 15e favori, en deux sets de 64,62.«J\u2019ai le sentiment de bien jouer, a dit l\u2019Américain Courier, quatrième favori du tournoi.Je pense que mes chances sont bonnes.En fait, mes chances sont bonnes contre n\u2019importe quel joueur.» Et ça comprend certainement Stoltenberg, même si, ironie du sort, il avait défait Courier lorsque celui-ci était premier au classement mondial, en 1993, à leur dernier affrontement.Courier est présentement classé 12e au monde.Mais Stoltenberg ne souffre lui aussi d\u2019aucun complexe, même s\u2019il est le seul des quatre demi-finalistes à ne pas être classé parmi les favoris.«Dans une telle situation, certains joueurs pourraient se dire, en regardant les noms des autres demi-finalistes, qu\u2019ils n\u2019ont aucune chance», a déclaré Stoltenberg, déjà assuré d\u2019une bourse de 68 000US.Dans un autre match quart-de-finale, hier, le Sud-Africain Wayne Ferreira, sixième favori, est revenu de l\u2019arrière pour battre l\u2019Américain Malivai Washington, 14e favori, par le score de 4-6,7-5,7-5.Le Canada a perdu hier ses derniers espoirs, en double, lorsque Brian Gyetko, de Welland en Ontario, et Albert Chang, de Cal-gary, se sont inclinés par 64, 7-5, devant Byron Çlack, du Zimbabwe, et Jonathan Stark, des Etats-Unis.RobitaiUe passe aux Pengouins Los Angeles (AP) \u2014 Les Kings de Los Angeles ont échangé l\u2019ailier gauche Luc Robi-taille aux Penguins de Pittsburgh en retour de l\u2019ailier droit Rick Tocchet et d\u2019un choix de deuxième ronde en 1995.Robitaille, qui était à Los Angeles, a confié qu\u2019il était malheureux de quitter les Kings mais qu\u2019il se réjouissait à l\u2019idée de tenter une conquête de la coupe Stanley avec les Penguins.Robitaille a été choisi à sept reprises au sein des équipes d\u2019étoiles avec les Kings.Le joueur de six pieds un originaire de Québec a commencé sa carrière en 198687 et il a joué aux côtés de Marcel Dionne, membre du Temple de la Renommée, totalisant 45 buts et 84 points.Il a ensuite évolué avec le meilleur marqueur de la Ligue nationale, Wayne Gretzky.En 1992-93, il a établi un record de la Ligue nationale pour un ailier gauche avec 63 buts et il a terminé avec un sommet personnel de 125 points alors que les Kings se sont rendus jusqu\u2019en finale de la coupe Stanley, s\u2019inclinant en cinq matches face au Canadien.La saison dernière, les Kings ont raté les séries éliminatoires pour la première fois depuis les débuts de Robitaille, malgré ses 44 buts et ses 42 mentions d\u2019aide en 83 matches.En carrière, il revendique 392 buts et 411 passes.Tocchet, âgé de 30 ans, a commencé sa carrière avec les Flyers de Philadelphie en 1984-85, et il a joué pour eux jusqu\u2019en 1991-92 lorsqu\u2019il a éventuellement été cédé aux champions de la coupe Stanley, les Penguins de Pittsburgh.Tocchet, qui s\u2019est joint aux Penguins en même temps que le gardien Ken Wregget et le défenseur Kjell Samuelsson lors d\u2019un échange majeur en retour de l\u2019ailier gauche Mark Rec-chi et du défenseur Brian Benning et d\u2019un transfert de choix au repêchage.Tocchet a participé à trois matches des étoiles avec les Flyers de 1989-91 et à deux coupes Canada, en 1987 et 1991.Il a été choisi au sein de l\u2019équipe d\u2019étoiles avec les Penguins en 1993, lorsqu\u2019il a enregistré 48 buts et 61 passes.La saison dernière, Tocchet a disputé seulement 51 matches en raison de blessures et il a obtenu seulement 14 buts et 40 points.En 10 ans de carrière, Tocchet a amassé 291 buts et 350 mentions d\u2019aide en plus de 2120 minutes de pénalités.EN BREF ?RETOUR D\u2019AZINGER Le golfeur Paul Azinger, qui a subi des traitements pour un cancer au cours de l\u2019année, sera de retour sur le circuit de la PGA la semaine prochaine dans le cadre du tournoi de golf de Saginaw, au Michigan.Azinger, âgé de 34 ans, connaissait sa meilleure saison en carrière en 1993 avec trois victoires, dont le championnat de la PGA lorsque les médecins ont découvert un lymphome dans son épaule droite.Il a depuis raté sept mois de compétition.-?- SUSPENSION RÉDUITE La Ligue américaine a décidé de réduire de 10 à six jours la suspension quelle avait imposée à Albert Belle, des Indians de Cleveland, accusé d\u2019avoir utilisé un bâton non réglementaire allégé de liège, a annoncé hier le président du circuit, Bobby Brown.Belle ratera ainsi sept matches à partir de lundi.La suspension inclut un programme double que les Indians joueront à Boston le 6 août prochain.Belle avait fait appel de la décision et son audience, prévue hier, a été annulée.Son bâton avait été confisqué par les arbitres lors d\u2019un match à Chicago à la demande du gérant des White Sox, Gene Lamont Le bâton a ensuite disparu avant d'être retourné par les Indians.Belle avait réussi 26 circuits | au moment de la saisie du bâton.De- puis, il a cogné sept circuits à ses neuf derniers matches.-»- CRAIG À TORONTO Les Maple Leafs de Toronto ont annoncé hier l\u2019embauche du joueur autonome Mike Craig des Stars de Dallas.Craig, un attaquant de 23 ans originaire de SL Mary\u2019s, en Ontario, a été le quatrième marqueur des Stars la saison dernière, sa quatrième à Dallas, avec une production de 13 buts.Il avait inscrit 15 buts à chacune de ses deux précédentes saisons.Mais Craig n\u2019a jamais su combler les attentes des Stars, qui l\u2019avaient réclamé en deuxième ronde lors du re-pêchge de 1989.Les Leafs devront dédommanger Dallas puisque Craig était un joueur autonome de groupe 1.Un arbitre déterminera la nature de la compensation si les deux équipes ne peuvent en venir à une entente d\u2019ici mercredi, minuit -\u2022- GAIN DES GAIS Après plusieurs mois de controverses à propos d\u2019une résolution antihomosexuelle, le Comité d\u2019organisation des Olympiques d\u2019Atlanta a retiré hier la compétition de volley-ball au comté de Cobb pour la transférer à l\u2019université de Géorgie à Athens.La décision est intervenue après des mois d\u2019un débat public sur une résolution passée l\u2019an dernier dans le Comté de Cobb, déclarant le style de vie homosexuel incompatible avec les critères de la communauté.Des activistes homosexuels ainsi que certains athlètes, dont l\u2019ancien champion de plongeon Greg Louganis, avaient réclamé à l\u2019ACOG le changement de site.Ce qu\u2019a finalement fait l\u2019ACOG après le refus des dirigeants du Comté d\u2019annuler leur résolution.-?- PROBERT: ENCORE DES PROBLÈMES Des analyses préliminaires ont démontré que Bob Probert faisait usage de cocaïne quand il a été arrêté il y a deux semaines pour conduite en état d\u2019ébriété, rapporte le Detroit News.Le quotidien ajoute que d\u2019autres analyses sanguines seront effectuées et que les résultats ne seront pas connus avant la semaine prochaine.Selon le journal, il est rare mais pas impossible qu'une deuxième série d\u2019analyses ne confirme les premiers résultats.Probert a été arrêté le 15 juillet à la suite d\u2019un accident de motocyclette.Déjà, il fait face à des accusations de conduite en état d\u2019ébriété.Son taux d\u2019alcoolémie avait été établi trois fois la limite permise dans l\u2019Etat du Michigan.Probert a été libéré par les Red Wings de Detroit peu après son accident WENDLINGER QUITTE L\u2019HÔPITAL Le pilote de Formule 1 autrichien Karl Wendlinger, gravement blessé lors des essais du Grand Prix de Monaco le 12 mai dernier, a quitté hier l\u2019hôpital universitaire d\u2019Innsbruck où il était en traitement depuis plusieurs semaines.Karl Wendlinger, 25 ans, devra toutefois retourner à l\u2019hôpital deux à trois fois par semaine pendant quelque temps afin de poursuivre son programme de rééducation, a précisé son médecin Erich Schmutzhard.«J\u2019aime bien entendu la course automobile, elle m\u2019intéresse toujours beaucoup, mais je ne peux dire exactement comment les choses évolueront», avait déclaré Wendlinger le 12 juillet dernier lors de sa première conférence de presse après son accident -?- DOUBLÉ D\u2019ODIN Cécile Odin, lauréate de la cinquième étape du Tour cycliste féminin, courue hier entre Moissac et Tarbes sur une distance de 145 km, s\u2019est par la même occasion installée à la pre» mière place du classement général.Cécile Odin a faussé compagnie à ses cinq compagnes d'échappée à quelques kilomètres du but et a devancé sur la ligne la Canadienne Ali-son Sydor et la Néérlandaise Elbeth Vïnk de quatre secondes.À bécane \\ A rabouter tous les coups de pédale que j\u2019ai pu donner depuis vingt-cinq ans, j\u2019en ai pour quelques centaines de kilomètres.Deux, peut-être trois, pas plus.Samedi prochain, je pars en pédaler sept cents en une semaine.C\u2019est le Grand Tour qui m\u2019a fait tourner la tête.Quand j\u2019ai entendu parler de ce Grand Tour, j\u2019ai tout de suite su que j\u2019allais avoir envie de le faire.L\u2019idée de rouler l\u2019aller-retour Montréal-Québec avec plus de 1000 «vélo-phages» m\u2019a séduit net.Un genre de coup de foudre, faut croire.Autrement, je n\u2019ai jamais compris au juste pourquoi je tenais tant à me taper une telle expédition.Encore moins depuis qu\u2019un vétéran, membre de la confrérie qui a usé des selles et des selles au point de ne plus avoir de poils au cul, m\u2019a dit au téléphone: «J\u2019savais que t\u2019étais un athlète, mais j\u2019savais pas qu\u2019un p\u2019tit gros comme toi, ça pédalait.Me semble que j\u2019te vois pas sur une bicyclette.» C\u2019est son genre à Foglia: au lieu de dire simplement «Salut, comment ça va?», il te garroche une affaire comme ça et il attend de voir comment ça mord à l'autre bout de la ligne.N\u2019empêche que le pédaleur en question a raison.Je suis un athlète, c\u2019est vrai: héréditairement, disons.Sauf que le gène de la pédale lui, n\u2019a pas passé.Depuis que je suis petit, et je le suis encore, c\u2019est vrai aussi \u2014 mais gros, là le vieux en beurre un peu épais \u2014, j\u2019ai toujours aimé mieux marcher, patiner, courir à l\u2019occasion, faire de la raquette, même, ou du ski de fond.Mais pédaler: non.Et ce n\u2019est pas que j\u2019haïs cet exercice, c\u2019est que je le trouve pas simple du tout, en ville surtout, depuis que le bipède à bécane a pris l\u2019habitude de voir un voleur dans son prochain de toutes les couleurs, ce qui en fait un drôle de moineau, paranoïaque au cube, pas capable de s\u2019éloigner de son engin dix secondes sans lui passer le cadenas.L\u2019enfer.On m\u2019a dit, on me l\u2019a répété, que si j\u2019avais la piqûre, je n\u2019en ferais plus grand cas, que j\u2019apprendrais à jouer du cadenas, que je ne ferais pas une montagne de ce qui est une banale tracasserie urbaine contemporaine.Amen! En tout cas, pour l\u2019instant, cette question de serrure se pose peu: je suis à l\u2019entraînement, je roule, je roule et les rares fois que je fais une halte, j\u2019ai toujours mon beau bicycle fuchsia à portée des yeux.Ce bicycle fuchsia-là, mes amis, m\u2019est tombé du ciel, de mon paradis personnel du bicycle à deux roues, à savoir la boutique ABC, sur l\u2019avenue du Parc, où un mécano m\u2019a vite fait comprendre, quand j\u2019ai amené mon vieux cinq vitesses, que cette chose-là était plutôt mûre pour la vente de garage et que, bref, je n\u2019irais pas plus loin que Repentigny avec cette trottinette-là.Ça, je savais: j\u2019ai beau ne pas connaître grand-chose là-dedans, je ne suis quand même pas un tata total.C\u2019était pour l\u2019entraînement.Toujours est-il que parle parle, jase jase, on m\u2019en a prêté un vrai, le beau fuchsia, à vitesses indexées, vingt et une, super-selle.On a changé les pneus de montagne pour d\u2019autres plus étroits: je suis en voiture.Une couple de fois par semaine, je passe faire un brin de jasette avec la gérante Huguette Sylvestre, dont c\u2019est le bolide: je vais parler bécanes avec des jeunes spécialistes, Yan Mecca ou Martin Lefebvre, qui répondent sans complaisance aux questions du néophyte de la bécane moderne que je suis.J\u2019ai commencé tranquillement l\u2019entraînement au mois de juin et depuis un mois que je roule en fuchsia, je pédale en moyenne trois heures par jour.Je me prépare ces jours-ci à faire un cent kilomètres, ce qu\u2019on recommande très fortement de faire au moins une fois avant de partir pour le Grand Tour.Quand l\u2019envie m\u2019a pris d\u2019embarquer dans cette caravane-là, on m\u2019a dit au Grand Tour qu\u2019un pédaleur moyen, en moyenne forme, faisait entre 15 et 20 kilomètres à l\u2019heure.Je vois que ç\u2019a de l\u2019allure.Je roule dans ces eaux-là, sauf que.me semble que je mouline tout le temps.En tout cas, j\u2019arrête pas souvent.Vraiment pas souvent.Tellement que je ne sais plus si c\u2019est parce que je ne vais pas assez vite ou si c\u2019est parce que je n\u2019ai pas de.cadenas.Enfin, je vous reparle de tout ça samedi prochain.P.S.: Vers quatre heures je suis descendu acheter des cigarettes.Eh! bien, juré!, les portes de l'ascenseur se sont ouvertes sur un jeune homme qui avait quoi dans les mains, pensez-vous?Eh oui, et sa selle, et une roue de bicycle.En sortant, j'ai vu la bécane amputée, toute croche, attachée, la fourche à l\u2019air sur le trottoir.Misère noire! "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.