Le devoir, 20 juin 1994, Cahier A
[" ?FONDE EN 1910\t?T o r o il I o S ;» o (I 5 c I.K I.U N I) I 2 O .1 U I N I !» !» 4 MON T R K A I I.X X X V PERSPECTIVES Glissement de terrain Le festival de Chamberlan est-il encore le véhicule privilégié du cinéma?Odile Tremblay C\u2019est comme le verre à moitié vide ou le verre à moitié plein.Claude Chamberlan jure qu\u2019il a bel et bien remporté son pari d\u2019un 23e festival du Nouveau Cinéma requinqué, flanqué d\u2019une clientèle rajeunie, par l\u2019odeur des projections de plein-air (et gratuites) alléchée.De leur côté, plusieurs cinéphiles sont restés sur leur faim, criant à la sélection affaiblie.amedi soir, en plein orage de canicule, face au grand écran extérieur, boulevard Sl-Laurent, l\u2019auditoire assis, nombreux et mouillé applaudissait chaque éclair de la nuit illuminant le __ spectacle de Peter Gabriel filmé par François Girard.Claude Chamberlan avait donné rendez-vous à la jeunesse, en faisant prendre un virage d\u2019été à son festival.Elle s\u2019est pointée, curieuse.C\u2019était la clôture hier, après ses dix jours réglementaires, de l\u2019an 1 d\u2019un rendez-vous tenu dans de circonstances impossibles.Allons-y d\u2019un petit bilan: les gros cinéastes étrangers ne sont pas venus.Déception de ce côté-là.Mais le milieu de la vidéo était aux anges, servi comme jamais.Au menu Chamberlan: d\u2019excellents documentaires.L\u2019ennui, c\u2019est que les longs métrages de fiction, garantis purs films, habituels fers de lance du festival, furent clair- Odile T rem b lay ?semés, souvent faibles.Où sont les Jarmush, Angelo-poulos, Garrel, Akerman d\u2019antan?On a senti soudain comme un glissement de terrain du film au profit de la vidéo, volets du festival habituellement séparés, aujourd\u2019hui réunis en vrac.Et hop! La vidéo et le film composent deux supports, deux esthétiques, deux langages très différents.La vidéo se prête à toutes les expérimentations, surtout dans le champ de l\u2019art et essai.Elle ne coûte pas grand chose, d\u2019où sa souplesse.Le film, c\u2019est de la pellicule précise, précieuse, hypersensible, de maniement délicat, onéreux.Il y a des amoureux du film, comme il y a des amoureux du livre, prêts à se battre pour sa survie.Sans doute, comme le clame Chamberlan, l\u2019avenir appartient-il aux images électroniques, aux bandes numériques.Mais on attend toujours l\u2019avènement du support révolutionnaire.D\u2019ici là, durant ce festival, on a vu la vidéo prendre plus souvent qu\u2019à son tour le relais de la pellicule, à renfort d\u2019images baignant dans le flou.Les cinéphiles - des dinosaures sans doute - ressortent de ces dix jours perplexes, inquiets.Ds ont eu parfois droit à des œuvres tournées sur pellicule présentées sur support vidéo, toutes esthétiques confondues, s\u2019interrogent si ce festival est encore le véhicule privilégié du cinéma, à l\u2019heure où le directeur appelle au décloisonnement général des genres.Cela dit, il faut voir dans quelles conditions Chamberlan a monté son festival cette année.La vraie course à obstacles.Rappelons que 1994 fut marquée par la rupture entre les deux directeurs fondateurs de l\u2019événement Dimitri Eipides veut conserver à l\u2019événement sa vocation purement cinéphilique et sa case d\u2019automne.Chamberlan entend tout révolutionner avec un pari d\u2019été, des projections plein air.Chamberlan a fait servir une injonction féroce à Eipides lui interdisant à peu de choses près le droit de respirer.Puis, après que les bailleurs de fonds aient tout gelé, il a cassé son cochon, mis à contribution des équipes de bénévoles, et décidé qu\u2019il organisait son évé- nement argent ou pas.Les rumeurs veulent qu\u2019Eipides, programmateur hors pair ayant la cote chez les directeurs de festivals internationaux, ait fait bloquer plusieurs films que voulait Chamberlan.Pas étonnant que les longs métrages de fiction manquent à l\u2019appel d\u2019un rendez-vous d\u2019été, désargenté qui plus est.Le festival s\u2019est déroulé en plein procès.Et les deux parties ont des arguments de poids à se tirer par la tête.Chamberlan vous dira que son opération d\u2019été fut un franc succès: 80 000 personnes.Des chiffres à interroger, puisque le directeur inclut les badauds qui zyeu-taient l\u2019écran dix minutes en passant sur la rue.Dans les salles, le bilan est beaucoup plus faible: 20 000 entrées, cartes privilèges incluses.Le festival d\u2019automne en attirait traditionnellement 50 000, mais dans six salles au lieu de deux.La formule demande quelque rodage.Chamberlan assure qu\u2019il fera vraiment ses preuves l\u2019an prochain, en démontrant que son changement de cap s\u2019impose.Visionnaire, celui qui assure que les formules des festivals de cinéma d\u2019antan sont révolues, qu\u2019il faut découvrir et exposer de nouvelles images?Ou bien traître à la ci-néphilie pure et dure?Il y a plus de questions que de ré-ponses dans l\u2019air.INDEX Agenda.B6 Avis publics.B4 Classées.A4 Culture.B8 Économie.B2 Éditorial.A6 Le monde.A5 Mots croisés.A4 Les sports.B5 MÉTÉO Ensoleillé Max: 25 Détails en B4 DEMAIN Comment réussir à marier vacances et apprentissage L'ENTREVUE\t¦EÜH\tLES ACTUALITÉS\tÉi JH\tLES ACTUALITES Jean-Marc Piotte, le preux\t\tL\u2019âme noire de la Petite»\t4\tK r\tRoger Lebel s\u2019éteint chevalier de l\u2019égalité PAGE B 1\tvu\tBourgogne va revivre PAGE A4\t\tà 71 ans PAGE A 4 100 millions$ de lest pour les Montréalais Pierre Bourque s\u2019engage à abolir la surtaxe et à geler les taxes foncières KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Deux mois, jour pour jour, après la création légale de Vision Montréal, Pierre Bourque promet de réduire le fardeau fiscal des contribuables montréalais en prenant des engagements de plus de 100 millions$.M.Bourque entend en effet, sitôt élu, abolir la surtaxe sur les immeubles commerciaux et industriels ainsi que de geler les taxes foncières du secteur résidentiel.Il faut «mettre fin à l\u2019état de guerre larvée qui sévit actuellement entre la Ville et les éléments les plus produc- tifs de son activité économique», a soutenu hier l'aspirant-maire devant près de 400 délégués réunis en congrès de fondation au cégep Maisonneuve.L'abolition de la controversée surtaxe - invalidée l\u2019automne dernier en Cour supérieure -, s'étalerait sur deux ans, allégeant de 54 millions$ l\u2019an prochain et en 1996, le compte de taxes non-résidentiel.En contrepartie, l'administration de Vision Montréal rétablirait la taxe d\u2019affaires «jusqu\u2019à ce que la nouvelle administration ait négocié une nouvelle entente fiscale avec le gouvernement».Du coup, les sommes épargnées permettraient aux gens d\u2019affaires de réinvestir dans l\u2019économie, et surtout 1 PHOTO JACQUES NADEAU Dans l\u2019enthousiasme du congrès de fondation de Vision Montréal qui se tenait hier, le conseiller municipal Giovanni De Michele a lancé un virulent «Tiens-toi Doré», sous l\u2019œil approbateur de son chef, Pierre Bourque.L\u2019aspirant-maire s\u2019est engagé devant près de 400 de ses militants à abolir la surtaxe sur les immeubles commerciaux et industriels ainsi qu\u2019à geler les taxes du secteur résidentiel jusqu\u2019en 1996.De la sagesse populaire Les scientifiques font de plus en plus appel à la richesse du savoir traditionnel LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR En 1982, une commission du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) chargée d\u2019examiner un projet de quai sur la promenade Bellerive, à Montréal, se retrouvait avec un problème en apparence anodin.La Ville de Montréal, se fiant aux études scientifiques sur ce tronçon fluvial, affirmait que ses éventuels rejets de neige usée à cet endroit n\u2019affecteraient aucune espèce rare ou menacée.Des citoyens contestaient cette assertion mais les biologistes gouvernementaux accueillaient avec condescendance ces vaguelettes qui osaient lécher le rocher de leurs bibliographies scientifiques.Leur assurance devait s\u2019effondrer lorsque que des pêcheurs locaux firent la preuve en pleine audience et avec des spécimens presque frétillants qu\u2019on trouvait là des dorés noirs, des poissons relativement rares, ce qui modifiait sensiblement la valeur écologique de ce milieu.Quelques années plus tard, lors d\u2019une autre audience du BAPE, celle-là touchant la fameuse «sixième ligne à haute tension» qui devait traverser le fleuve entre Gron-dines et Lotbinière, des citoyens de l\u2019endroit avaient pris en défaut notre plus gros- se armée de chercheurs, celle d\u2019Hydro-Qué-bec, en indiquant aux commissaires que le pylône géant au milieu du fleuve allait être construit là où justement se produisaient régulièrement des échouages, ce qui n\u2019augurait rien de bon pour la fiabilité de nos livraisons au sud! Il n\u2019est pratiquement pas d\u2019audiences publiques majeures où la connaissance populaire - sans parler de la sagesse - ne s\u2019impose pas comme un ingrédient incontournable de toute planification réaliste.Depuis les années 70, plusieurs chercheurs de haut calibre - pas ceux des projets, mais des chercheurs en ethnoscience - ont commencé à s\u2019intéresser à ce savoir populaire, plus global et parfois plus précis, qui est souvent le résultat de l\u2019accumulation d\u2019observations sur des générations.On réalise globalement que le savoir autochtone, fondé sur des traditions orales, peut fournir une vue de certains phénomènes, basée sur des générations d\u2019observations, un peu comme ces témoins du climat que constituent les cercles concentriques des vieux arbres.Des études sur cette question s\u2019effectuent un peu partout dans le monde, notamment au VOIR PAGE A 8: SAGESSE de reprendre confiance.Iâi Ville «a choisi d\u2019imposer à ses commerçants et ses gens d\u2019affaires l'odieux du financement de sa propre incurie administrative», dénonce M.Bourque qui a lancé à ses troupes un enflammé «Assez, c\u2019est assez».«Je suis très content, a affirmé Peter Sergakis, le meneur des manifestations répétées devant l\u2019hôtel de ville contre la surtaxe.On va s\u2019assurer que ça va être mis en application maintenant.» M.Sergakis, venu talonner Pierre Bourque pour qu\u2019il prenne position, ne donne pas VOIR PAGE A 8: BOURQUE Michel Rocard: «Viré» À 11 mois des élections présidentielles, la gauche traditionnelle reprend la direction du PS CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR À PARIS La première victime de la défaite de la gauche aux élections européennes est tombée hier lors du conseil national du Parti Socialiste français.Celui qui était encore il y a une semaine le «candidat naturel de la gauche» aux élections présidentielles, le premier secrétaire du parti Michel Rocard, a remis sa démission après que 265 délégués aient rejeté à 129 voix contre 88 (et 48 abstentions) ses propositions de relance.Une semaine plus tôt, les socialistes dirigés par Mi- , chel Rocard avaient essuyé aux élections européennes * leur plus formidable défaite depuis la création du parti en 1971 (14,5% des voix).C\u2019est notamment le candidat du Mouvement des radicaux de gauche, l\u2019homme d\u2019affaires et vedette des médias Bernard Tapie, qui avait grugé l\u2019électorat traditionnel des socialistes en remportant 12% des voix.De retour d\u2019une retraite de quelques jours en Italie, Michel Rocard avait plus tôt dans la matinée proposé aux délégués réunis au Centre des sciences de La Villette, à Paris, d\u2019élargir la direction du parti à des personnalités plus jeunes comme Elisabeth Guigou, Ségolène Royal, Martine Aubry et Jack Lang.Il avait de plus proposé l\u2019élaboration un nouveau programme politique d\u2019ici l\u2019automne.Mais c\u2019est sa proposition d\u2019en finir avec la représentation des nombreuses factions qui s\u2019affrontent à tous les échelons du parti qui lui a attiré les foudres de ces mêmes tendances.Au premier rang desquelles, les parti- VOIR PAGE A 8: ROCARD «La souveraineté au détail» Parizeau n'exclut pas qu'un préambule puisse précéder la question référendaire BERNARD PLANTE LE DEVOIR Le chef du Parti québécois, Jacques Parizeau, n\u2019exclut pas qu\u2019un préambule puisse précéder la question posée dans le cadre du référendum sur la souveraineté qui suivrait l\u2019élection d\u2019un gouvernement péquiste à Québec.Au terme de la rencontre qui réunissait, cette fin de semaine à Montréal, les caucus du Parti québécois et du Bloc québécois, M.Parizeau n\u2019a répondu ni oui, ni non à cette hypothèse.Devant les résultats du dernier sondage Léger et Léger qui montre que la souveraineté du Québec obtient l\u2019aval de 48% des électeurs, contre 52% qui préfèrent le fédéralisme canadien, le chef péquiste insiste sur les résultats de ce qu\u2019il appelle «la souveraineté au détail».Le même sondage montre en effet que plus de sept québécois sur dix répondent oui quand on leur demande s\u2019ils souhaitent que le Québec puisse administrer tous ses impôts, voter toutes ses lois ou signer des traités internationaux.Quand on demande à M.Parizeau s\u2019il pourrait être tenté d\u2019inscrire, à la pièce, ces questions dans un préambule précédant une question courte et précise sur la souveraineté, il hésite quelques secondes et s\u2019engage dans une longue évaluation de ces résultats qu\u2019il juge «très si- gnificatifs».Il se garde de répondre à la question.Devant l\u2019insistance d\u2019un journaliste le chef du Parti québécois n\u2019a cependant pas fenné la porte à l\u2019hypothèse du préambule: «Nous n\u2019en sommes pas là.C\u2019est prématuré et hypothétique, mais c\u2019est très intéressant (ces résultats) quant à la réalité des choses.» Devant les députés du Bloc québécois et du Parti qué- VOIR PAGE A 8: PARIZEAU LE MONDE Rwanda: l\u2019intervention de la France est contestée PAGE A 5 I.K U K V 0 I K .1 I\u2019 I I II il I Pourquoi s\u2019embarrasser de la juridiction fédérale?Élie Wiesel au DEVOIR Parizeau est prêt à sauver MIL-Davie UK K N AK I) PLANTE LE DEVOIE Le chef du Parti québécois, Jacaues Parizeau, est prêt à «traverser les juridictions fédérales» pour sauver le demiei * hantiei maritime du Qiu-lnx.« elui de la MILDa-vie situé à Lévis.Cette déclaration du chef péquiste intervient au moment où Québec vient de présenter de nouveaux plans mr la construction d\u2019un traversier pour remplacer le icy Maud Montgomery.S>elon des informations obtenues par Uv DEVOIR au bureau du ministre de l'Industrie, Gérald Tremblay, le coût initial du traversier qui devait être de 80 millions $, certains avancent 90 millions, pourrait être ramené entre 60 et 70 millions.Le cabinet de M.Tremblay soutient le ministre fédéral des Transports, Douglas Young, et le ministre responsable du Québec à Ottawa, André Ouellette, ont cette proposition entre les mains depuis plusieurs jours.Au cours du caucus conjoint du Parti québécois et du Bloc québécois qui se tenait cette fin de semaine à Mont-ri .il.le i lu-f du PQ n\u2019a pas hésité à promettre, s\u2019il est élu, la construction du trawvaien «On va dire, écoutez, il faut sauver ce chantier là.On le fait le traversier et puis on la Le rejeton de la TPS fait ses premiers pas Ottawa (PC) \u2014 Le rejeton de la TPS s\u2019en vient.Un comité des Communes recommandera aujourd\u2019hui de modifier avec la coopération des provinces cette taxe tant décriée plutôt que de l\u2019abolir purement et simplement, afin d\u2019aider les consommateurs et les entreprises.Le président Jim Peterson, dont le comité a entendu des témoignages provenant de partout au pays, estime ue le rapport fournit une base pour la mise en place 'une taxe de vente plus juste et plus efficace d\u2019ici 1996.Le rapport propose essentiellement une réforme amenant le moins de changements possibles mais qui serait suffisante pour remplir la promesse du premier ministre Jean Chrétien de remplacer la TPS.M.Peterson n\u2019a pas voulu donner de détails, mais certaines sources disent que le rapport final ressemble beaucoup à la version préliminaire qui a coulé il y a quelques semaines.On prévoit que le rapport recommandera: ¦ de conserver le concept de base de la TPS, soit une sorte de taxe sur la valeur ajoutée; ¦ de fusionner la taxe de vente provinciale avec la nouvelle TPS; ¦ d\u2019inclure la taxe dans le prix du produit pour éviter la confûsion; mais le montant de la taxe serait vraisemblablement indiqué séparément sur le coupon de caisse; ¦ de suggérer au gouvernement d\u2019étendre la taxe à la nourriture et aux fournitures médicales afin d\u2019abaisser le taux de sept pour cent; ¦ de simplifier la comptabilité pour un plus grand nombre de petites entreprises qui prélèvent la taxe.crée la liaison entre les Iles-de-la-Madeleine et la côte de ( iaspc, entre chez nous et chez nous Pis si le gouverne ment fédéral n\u2019est pas content, il le dira.Et s\u2019il faut traverser les juridictions fédérales pour garder ça ouvert, on va le faire.» M.Parizeau indique qu\u2019il ne s'embarrassera pas de la juridiction fédérale en matière de circulation maritime en eaux internationales ( )n va tout de même pas laissa UO chantier disparaître pendant que les avocats essaient de déterminer a quelle distance de la côté commence la juridiction de l\u2019un et de l\u2019autre des gouvernements.» I 9I0HH Î ÔC.RE L4 SZMoA.HU >MJ ÊhMP$\u201cuméM «Tÿ|?»SESA»J ' ugrrj îtfo, ' uTet PROPRIETES A VENDRE MONT ST-HILAIRE.Bungalow 28 X 42, t.brique, garage, 5 c.c., piscine h,-terre, terrain 8,500 p.c., 158,0005.464-0969.CONDOMINIUMS COPROPRIÉTÉS APPARTEMENTS-LOGEMENTS À LOUER A OUTREMONT, Côte Ste-Catherine près Laurier.3 1/2, libre imm.Prix réduit, direct, du prop.276-4610.OUTREMONT Le Chenonceau, chemin Ste-Catherine Villeneuve, superbe condo 6 1/2,3 c.c., 2 s./bains, piscine ext\u201e 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patients, les médecins semblent perdre tous leurs moyens, indique une étude récente.Dans le cadre d\u2019une enquête approfondie menée par des chercheurs de Hamilton, 39 % des patients ont répondu qu\u2019ils n\u2019avaient pas été avertis des signes de danger à surveiller à leur retour à la maison.Le tiers des personnes consultées ont affirmé ne pas avoir su quand reprendre leurs activités normales ou quel type particulier leur était interdit.Le quart des patients ont laissé savoir qu\u2019on ne leur avait pas dit à quelles douleurs ils pouvaient s\u2019attendre.«Si 30 % des patients disent qu\u2019il y a là un problème.peut-être les responsables des hôpitaux devraient-ils essayer de démêler ce qui est en train de se passer», estime Larry Chambers, un des chercheurs.L\u2019équipe de Hamilton, reliée à la Faculté de médecine de l\u2019Université McMaster, a passé deux ans à interroger 4599 patients au sujet des soins qu\u2019ils venaient de recevoir dans 57 établissements de santé situés dans six provinces.Le Dr Cathy Charles, responsable de l\u2019enquête, indique que cette étude, publiée dans le Canadian Medical Association Journal, est la première du genre au pays.Une autre a été menée à Boston et une troisième est en cours en Angleterre.Gordon Pincock, cadre supérieur au Royal Alexandra Hospital à Edmonton, n\u2019est pas surpris des résultats obtenus.En dépit des efforts consacrés à ce problème de communication, croit-il, la leçon est mal comprise au niveau de renseignement.L\u2019hôpital où il travaille continue à se pencher sur cette lacune.L\u2019étude de Hamilton indique de plus que 29 % des malades trouvent que les infirmières sont trop occupées pour bien prendre soin d\u2019eux, probablement le résultat des compressions monétaires du gouvernement qui affectent le personnel.ROBIC DEPUIS 1892 AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLEC1UELLE LEGER ROBIC RICHARD AVOCATS 55.ST-JAC0UES, MONTREAL.QUÉBEC H2Y3X2 Fax: (514)845-7874 Ml : (514) 98 R*0*B*K Jla mailtill Jti inlanaiùtn EN BREF * ?TOUT SUR L\u2019INTELLIGENCE ARTIFICIELLE (Le Devoir)\u2014 Montréal accueillera du 20 au 25 août prochain le seul congrès international en intelligence artificielle, I.K AI, qui donnera la chance aux scientifiques canadiens de faire connaître les plus récents développements en intelligence artificielle Plus de 2500 scientifiques, neurobiologistes, linguistes, psychologues, logisticiens et mathématiciens y participeront.Ils assisteront à de nombreuses conférences de transfert technologique, visiteront des entreprises et des centres de recherche québécois et participeront à une compétition de performance en robotique.Au Québec, plus de 2500 sociétés œuvrent dans le domaine des technologies de communication, ce qui représente 68 000 emplois et une production de 7,2 mil-.fiards $.L\u2019IJCAI est organisé par l\u2019American Association of Artificial Intelligence, la Société canadienne en intelligence artificielle et l\u2019International Joint Conference on Artificial Intelligence.ENTENTE SUR LE CÂBLE Philadelphie (AP) \u2014 Comcast Corp.a annoncé hier qu\u2019elle avait conclu une entente avec Rogers Communications Inc.pour faire l\u2019acquisition des activités de câblodistribution aux Etats-Unis de Maclean Hunter Ltd., pour la somme de 1,27 milliards US.Cette transaction fera de Comcast le troisième plus important câblodistributeur aux Etats-Unis.Les activités de Maclean Hunter aux Etats-Unis étaient concentrées au New Jersey, au Michigan et en Floride, pour un total de 550 000 abonnés.Rogers Communications Inc., de Toronto, se servira du produit de cette vente pour rembourser une partie de sa dette de deux milliards$ canadiens contractée auprès de quatre banques canadiennes.Ce prêt avait permis à Rogers Communications de prendre le contrôle de Maclean Hunter, en mars, pour la somme de 3,1 milliards$ canadiens.Aucun porte-parole de Rogers Communications n\u2019a pu être rejoint hier pour commenter cette transaction.HILLARY AURAIT TROP D\u2019INFLUENCE Washington (Reuter) \u2014 Une majorité d\u2019Américains estime que l\u2019épouse du président Bill Clinton, Hillary, a trop d\u2019influence, selon un sondage NBC-Wall Street Journal publié hier.Selon cette enquête, 51 % des per- ! sonnes interrogées jugent qu\u2019Hillary a trop influence contre 38 % qui disent qu\u2019elle exerce assez d\u2019influence et 7 % qui pensent qu\u2019elle n\u2019en a pas assez.Parmi les électeurs démocrates, 57 % pensent qu\u2019elle a une suffisamment d\u2019influence, 33 % estiment qu\u2019elle en a trop et 8 % qu\u2019elle n\u2019en a pas assez.Chez les Républicains, 75 % pensent qu\u2019elle est trop influente, 21 % qu\u2019elle exerce assez d\u2019influence 3 % pensent qu\u2019elle n\u2019en a pas assez.INCERTAIN, L\u2019AVENIR Ottawa (PC) \u2014 Digby McLaren,.spécialiste des questions démographiques à la Société royale canadienne, n\u2019est pas très optimiste quant à l\u2019avenir de l\u2019humanité.Il se trouvait à Ottawa, samedi, dans le cadre du premier symposium international sur la médecine et la santé de l\u2019écosystème terrestre.«L\u2019éthique, dit-il, ne vaut rien lorsqu\u2019elle n\u2019est appliquée qu\u2019à l\u2019homme.Par exemple, si l\u2019on pense de cette façon, on n\u2019hésitera pas à sauver un bébé atteint d\u2019une très grave maladie.Mais si l\u2019on pense de façon globale, en incluant la planète entière dans notre réflexion, nous laisserons simplement l\u2019enfant mourir, car cette décision serait la plus bénéfique à la planète.» Cette rencontre' réunit, jusqu\u2019à jeudi, des scienti- .Tiques de toutes disciplines, allant de la philosophie à la physique, de l\u2019économie à la médecine.CRIMES EN NOIR ET BLANC Washington (AFP)\u2014 La peur d\u2019être victime d\u2019un crimie dans son quartier a augmenté aux Etats-Unis deux fois plus vite parmi la population noire, que parmi les Blancs, selon une étude du ministère de la Justice publiée hier.Selon l\u2019étude du bureau des statistiques de la Justice, le nombre de Blancs qui pensent que la criminalité dans leur voisinage est un sérieux problème a augmenté de 50 % entre 1985 et 1991, contre près de 100 % parmi les noirs, majoritaires dans les quartiers déshérités frappés par la criminalité quotidienne.Parmi les 60.000 foyers interrogés, les blancs à craindre un crime sont passés de 4 à 6 %, contre près de 17 % des Noirs en 1991, alors qu\u2019ils étaient seulement 9 % en 1985.Dans les grandes villes, la peur de la criminalité de quartier est même passée de 12 % en 1985 à 23 pc six ans plus tard.Cette enquête illustre l\u2019impact provoqué par l\u2019explosion des crimes violents dans les quartiers défavorisés des grandes villes, selon le ministère de la Justice. I U J I' I N | Il II | \\ it A 5 LE DEVOIR LE MONDE PERSPECTIVES L\u2019ONU ouvre la porte aux interventions unilatérales Les Casques bleus s'effacent LUIS TORRES DE LA LLOSA AGENCE FRANCE-PRESSE Dans l\u2019incapacité de régler les conflits par manque de moyens humains, politiques ou financiers, rONU ouvre volontiers la porte aux interventions unilatérales de grandes puissances tentées de combler, chacune dans sa sphère d\u2019influence, le vide laissé par l\u2019échec ou les lenteurs de l\u2019action multilatérale.Que ce soit en Géorgie, où la,Russie impose son règlement de paix, en Haïti, où les Etats-Unis n\u2019excluent pas une intervention militaire, ou encore au Rwanda, où la prance souhaite prendre les commandes d\u2019une intervention humanitaire, l\u2019ONU et ses Casques bleus s\u2019effacent ou cèdent le pas.Les Russes et les Américains Sans même attendre le feu vert du Conseil de sécurité de l\u2019ONU, la Russie a décidé la semaine dernière le déploiement de 2500 soldats dans une zone-tampon entre la Géorgie et l\u2019Abkhazie séparatiste.En échange d\u2019un simple droit de regard, l\u2019ONU devrait, dans les prochaines semaines, approuver cet état de fait, que le président géorgien Edouard Chevardnad-ze a été contraint d\u2019accepter.150 militaires de la Mission des Nations unies en Géorgie (MONUG) devraient ainsi «observer» l\u2019opération russe, complètement autonpme et au sein de laquelle quelques officiers d\u2019autres Etats de la CEI n\u2019auront qu\u2019un rôle symbolique.«On est parti du raisonnement que les Russes enverraient de toute façon leurs troupes sur place, alors, faute de mieux, on se contentera d\u2019observer», a expliqué un diplomate occidental.Estimant être en droit d\u2019intervenir dans pe qu\u2019ils considèrent comme leur «arrière-cour», les États-Unis ont multiplié ces dernières semaines les menaces d\u2019intervention en Haiti, au cas où les sanctions de l\u2019ONU ne suffiraient pas à rétablir la démocratie.Cette épée de Damoclès au-dessus de la tête des militaires au pouvoir à Port-au-Prince est devenue un élément de poids dans les efforts de la communauté internationale pour chasser les auteurs du coup d\u2019État de 1991.L\u2019hypothèse d\u2019une invasion américaine qui marquerait l\u2019échec de la diplomatie, n\u2019est jamais évoquée publiquement par les responsables onusiens ou par les ambassadeurs siégeant au Conseil de sécurité, mais elle est dans tous les esprits.«Il y a un éléphant rose qui se ballade dans cette salle, nous ne pouvons pas continuer à faire semblant de ne pas le voir», a affirmé Dante Caputo, le médiateur international pour la crise haïtienne, lors d\u2019une récente réunion à New York.La France et le Canada se sont déclarés opposés à une intervention unilatérale américaine, de même que la plupart des pays latino-américains.Cependant, si les Etats-Unis venaient devant le Conseil de sécurité pour obtenir l\u2019aval de l\u2019ONU, «personne ne lèvera le petit doigt pour défendre les putschistes», a dit un diplomate européen.Un scénario à la somalienne «Ce que les fonctionnaires de l\u2019ONU redoutent, c\u2019est d\u2019hériter d\u2019un dossier difficile après le départ des Américains, comme ce fut le cas en Somalie», a-t-il ajouté.Washington s\u2019est d\u2019ores et déjà déclaré favorable à un renforcement de la Mission des Nations unies en Haiti (MINU-HA), qui n\u2019existe que sur le papier, mais qui pourrait être appelée à prendre la relève d\u2019une intervention unilatérale américaine.Au Rwanda, théâtre de massacres de centaines de milliers de civils depuis début avril, c\u2019est l\u2019incapacité des Na-¦ tions unies à monter rapidement une opération, qui a provoqué le sursaut de la France.«Nous constatons tout simplement que cela ne démarre pas», a dit un diplomate.Paris est disposé à prendre le commandement d\u2019une intervention ponctuelle au Rwanda, en attendant l\u2019arrivée de Casques bleus vers la fin juillet.La France insiste cependant sur le fait qu\u2019elle n\u2019agira pas seule.Le secrétaire général de l\u2019ONU Boutros Boutros-Ghali a accueilli favorablement cette initiative, affirmant simplement qu\u2019il fallait lui trouver «un cadre» onusien.Les responsables français soulignent le caractère humanitaire de leur projet et rejettent l\u2019idée qu\u2019il puisse s\u2019agir d\u2019un prétexte avec des arrière-pensées politiques.¦ «Nous nous sommes retirés à deux reprises du Rwanda et il n\u2019y a pas d\u2019agenda occulte», a dit un délégué français.:\tËTn bref ?LA MORT POUR NASRINE Dacca (Reuter) \u2014 Près de 5000 étudiants des écoles religieuses de Dacca ont manifesté hier dans les rues pour réclamer la peine de mort contre l\u2019écrivain bangladeshi TasHma Nasrine, accusée d\u2019avoir blasphémé l\u2019Islam.«Pendez cette infidèle et punissez ses amis diaboliques», ont scandé les manifestants vêtus de manière traditionnelle.Taslima Nasrine vit dans la clandestinité depuis que le gouvernement a ordonné son arrestation, le 4 juin.Elle est accusée d\u2019avoir, dans une interview à un journal indien, demandé que des modifications soient apportées au Coran.Elle a démenti ces propos en précisant qu\u2019elle avait en fait souhaité un assouplissement de la loi islamique (Charia).«Elle ne sera pas pardonnée», a dit un manifestant.«La mort serait une sanction trop douce au regard des crimes qu\u2019elle a commis», a déclaré un autre.Lu guerre civile au Rwanda CINQ ANS EMPRISONNEE Bangkok (Reuter) \u2014 La dissidente birmane Aung San Suu Kyi, lauréate du prix Nobel de la paix 1991, a célébré hier ses 49 ans en détention alors qu\u2019on évoque dans les milieux politiques à Rangoon une libération l\u2019année prochaine.Tout était calme autour de la résidence de l\u2019opposante, dans la rue de l\u2019Université.«Il n\u2019y a aucune festivité, aucune activité dans cette maison même pour l\u2019anniversaire de la propriétaire», a déclaré à Reuter un voisin.Même si des postes militaires ont été retirés, des dizaines de soldats sont toujours déployés autour de la résidence où Aung San Suu Kyi est enfermée depuis près de cinq ans.L'intervention de la France est contestée Le général Roméo Dallaire attend des instructions de l'ONU JOCELYN COULON LE DEVOIR La décision de la France d\u2019intervenir unilatéralement au Rwanda soulève une vive opposition, fruit chez les rebelles tutsis du Front patriotique rwandais (FPR) que chez certains Hutus.et sème l\u2019inquiétude chez plusieurs pays alliés et au sein des Casques bleus à Kigali.Ce matin à New York, l'ambassadeur de France aux Nations unies, va officiellement déposer une résolution demandant à l\u2019ONU d\u2019autoriser son pays à intervenir militairement au Rwanda pour des raisons humanitaires.La France estime qu'une force de 1000 à 2000 soldats pourrait participer à l\u2019opération.Les militaires français auront comme mandat de mettre fin aux massacres dans l\u2019attente du déploiement complet des renforts de l\u2019ONU.La présente Mission de l\u2019ONU au Rwanda (MINUAR) n\u2019est composée que de 450 Casques bleus.Quelque 5000 autres sont attendus d\u2019ici la fin de juillet.C\u2019est la lenteur de leur déploiement et la poursuite de massacres à travers le pays qui ont provoqué la décision de la France d\u2019intervenir d\u2019ici la fin de cette semaine., A Kigali, le commandant de la MINUAR, le brigadier général canadien Roméo Dallaire, a déclaré au DEVOIR lors d\u2019une entrevue téléphonique hier soir, qu\u2019il attendait de nouvelles instructions de l\u2019ONU sur les relations entre la MINUAR et le contingent français.«Notre état-major analyse présentement les informations sur une éventuelle intervention française, a-t-il dit.J\u2019attends que le Conseil de sécurité adopte la résolution de la France avant de revoir mes activités sur le terrain.» lx?chapeau de l'ONU U résolution de la France, rédigée dims le cadre du chapitre VII de la charte de l\u2019ONU qui autorise le recours à la force, demanderait l'autorisation de lancer une opération semblable à celle organisée pour la Somalie par les Etats-Unis en 1992.Dans le cas du Rwanda, il s\u2019agirait d'une opération française, avalisée par l\u2019ONU mais hors de son contrôle.En fin de semaine, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, avait indiqué que le Sénégal et l\u2019Italie étaient disposés à participer à l\u2019intervention.Mais dimanche soir, l\u2019Italie a finalement refusé.«Les Français agissent de façon unilatérale et nous n\u2019avons pas l\u2019intention d\u2019y participer», a déclaré le ministre italien de la Défense, Cesare Previti.Le général Dallaire n\u2019a pas voulu dire s\u2019il était d\u2019accord ou non avec l\u2019initiative française.Toutefois, plusieurs officiers de la MINUAR ont déclaré à Reuter que la présence française ne fera qu\u2019envenimer les choses.«Personne ne veut d\u2019eux, la guerre va continuer et cela ne va pas améliorer PHOTO JACQUES NADEAU M.Twagiramungu l'image de la communauté internationale.Le FPR contrôle pratiquement Kigali, seuls les camps militaires leur échappent.Ils ne vont pas s'arrêter maintenant qu'ils ont la victoire à portée de main», a déclaré un officier.Lors de son entrevue au DEVOIR, le général Dallaire a rappelé que les dirigeants du FPR rejettaient une intervention française.«Le président du mouvement, Alexis Kanyarengwe, m\u2019a dit que les troupes françaises seraient considérées comme une force ennemie et seraient traitées comme telles».Hier, le chef militaire du FPR, le général Paul Kagamé, a d\u2019ailleurs nié tout contact préliminaire avec la France et reproché à ce pays d\u2019avoir «entraîné l\u2019armée rwandaise qui tue maintenant des gens», dans une interview à la BBC.Justifiant la poursuite des offensives du FPR, le général Kagamé a estimé que son mouvement avait «sauvé des milliers de vies».«Nous continuons nos opérations, il est de notre responsabilité de sauver des vies», a-t-il ajouté, estimant qu\u2019il n\u2019était pas de la responsabilité des Français de le faire.De passage à Montréal, hier, le premier ministre désigné, Faustin Twagiramungu \u2014 un Hutu \u2014 a rejeté la proposition française.«Nous ne pouvons pas accepter une telle intervention qui n\u2019est pas orientée dans le cadre de la communauté internationale», a-t-il dit lors d\u2019une conférence de presse au Centre international des droits de la personne et du développement démocratique.«Qu\u2019est-ce que la France a attendu depuis le 7 avril au matin, quand l\u2019armée, la garde présidentielle, qui a été formée par la France, est passée à travers le pays pour nous assassiner?Qu\u2019est ce qui pous- se aujourd\u2019hui la France à intervenir?» ; lis conduits se poursuivent Les rebelles ont intensifié leurs attaques hier à Kigali.lies combats qui ont duré toute la journée dans différents quartiers de la capin-le, ont empêche les Nations unies de ixiur-suivre leurs délicates opérations d\u2019évacuation des civils.Le FPR poursuit également sa progression vers Butare, dans le sud du pays, et Kibuye, dans l'ouest.Selon des officiers de la MINUAR, les tirs d\u2019artillerie, notamment de lance-roquettes multiples, visent le centre-ville où se trouvent la plupart des bâtiments officiels et une grande caserne, Camp Kigali, un camp de gendarmerie dans le nord de la ville, et celui de la garde présidentielle, dans l\u2019est.Les rebelles resserrent aussi leurs attaques dans le sud-ouest, vers le quartier de Nyamirambo, bastion des miliciens.Selon une source militaire à l\u2019ONU, ils se seraient emparés d\u2019une colline stratégique surplombant ce quartier, Mont Kigali.Hier à la mi-journée, trois obus sont tombés dans l\u2019enceinte de l\u2019hôpital du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), dans le centre ville, tuant une jeune employée rwandaise de la Croix-Rouge et blessant trois autres personnes, a indiqué Philippe Gaillard, chef de la délégation du CICR.L\u2019hôpital, le seul fonctionnant encore en secteur gouvernemental, a déjà été bombardé à plusieurs reprises.M.Gaillard a protesté auprès du FPR mais se voit toujours répondre la même chose: son hôpital est dans une zone de combats et les forces gouvernementales ont des positions juste à côté des bâtiments.Avec Reuter et PC CORÉE DU NORD La crise est finie, dit Carter Washington veut profiter de l'ouverture 'YXTashington (AFP) \u2014 Après le V V compte-rendu offert hier à la Maison Blanche par Jimmy Carter sur son voyage dans la péninsule coréenne, les Etats-Unis entendaient poursuivre par la diplomatie «l\u2019ouverture» créée par l\u2019ancien président «Il y a peut-être là une ouverture» a estimé hier lors d\u2019une conférence de presse Robert Gallucci, haut Responsable du département d\u2019Etat chargé du dossier nord-coréen.«Nous connaissons mieux le message (nord-coréen) rapporté par M.Carter» et «notre position est de poursuivre par la voie diplomatique dès que possible», a ajouté M.Gallucci.«Nous devons réellement poursuivre», a-t-il insisté.Le but comme l\u2019avait indiqué peu auparavant à la presse M.Anthony Lake, conseiller du président pour les Affaires de sécurité nationale, est de reprendre le troisième round des discussions avec Pyongyang sur le dossier nord-coréen.«Si nous pouvons obtenir un troisième round (de discussions avec Pyongyang sur le dossier nucléaire nord-coréen), alors nous suspendrons nos efforts qui visent à obtenir les sanctions au Conseil de Sécurité des Nations unies», avait dit à la presse M.Lake.MM.Gallucci et Lake avaient eu hier matin un entretien de plus de deux heures à la Maison-Blanche avec M.Carter.«Je pense personnellement que la crise est finie» a estimé celui-ci dans une déclaration à la presse, ajoutant que le leader nord-coréen Kim Il-Sung «veut être certain que la crise est finie».L Carter hier à Washington PHOTO APX Refusant à détailler la nature de la proposition nord-coréenne qu\u2019il était venu apporter à la Maison-Blanche, M.Carter a indiqué s\u2019être entretenu durant 30 minutes au téléphone avec le président Bill Clinton, qui se trouvait dans sa résidence de Camp David (Maryland).Sur le fond, les États-Unis ne cèdent rien : «nous demandons que les Nord-Coréens ne traitent plus le combustible usagé, qu\u2019ils ne séparent pas le plutonium, qu\u2019ils ne rechargent pas le réacteur, ne produisent plus de plutonium et qu\u2019ils maintiennent la présence d\u2019inspecteurs de l\u2019Agence internationale de l\u2019énergie atomique», a estimé M.Gallucci.Selon M.Carter, l\u2019accord informel conclu entre lui Kim Il-Sung englobe «les principaux problèmes et la prochaine étape va être de confirmer cela officiellement».Un hqut fonctionnaire du Département d\u2019État s\u2019exprimant sous couvert de l\u2019anonymat avait indiqué vendredi que des contacts secrets entre Américains et Nord-Coréens pouvaient reprendre à New York dès ce week-end.«Les États-Unis vont continuer à travailler sur les sanctions (contre la Corée du Nord), mais personnellement je ne vois aucune nécessité de poursuivre les sanctions, sauf s\u2019il y a violation de l\u2019accord», a estimé M.Carter.Lors de son arrivée à Atlanta, samedi, M.Carter avait déclaré que Pyongyang acceptait de geler son programme nucléaire et d\u2019autoriser l\u2019entrée d\u2019inspecteurs internationaux.La visite de M.Carter en Corée avait donné lieu à une certaine confusion: l\u2019ancien président avait annqncé au leader Kim Il-Sung que les États-Unis avaient suspendu l\u2019examen aux Nations unies de sanctions contre Pyongyang, ce qu\u2019avait catégoriquement démenti vendredi l\u2019administration actuelle, à commencer par le président Bill Clinton.Pour sa part, le sénateur démocrate Daniel Patriçk Moynihan a estimé hier que les États-Unis devraient bombarder la Corée du Nord si ses dirigeant «continuent, en connaissance de cause, à défier la communauté internationale».YÉMEN La trêve est de moins en moins respectée en Bosnie Sarajevo (AFP) \u2014 La trêve est de moins en moins respectée en Bosnie entre forces bosniaques et serbes, a indiqué hjer le porte-parole de la FORPRONU, le commandant Éric Chaperon.«La trêve prend des allures préoccupantes, traduisant l\u2019esprit des belligérants», a déclaré le porte-parole de la Force de protection des Nations unies (FORPRONU) à Sarajevo.Cette trêve d\u2019un mois est entrée en principe en vigueur le 10 juin.Samedi dernier, le général Michael Rose, commandant de la FORPRONU en Bosnie, a envoyé une lettre aux commandants en chef bosniaque Rasim Délie et serbe Ratko Mladic pour leur demander de faire cesser ces violations.Selon le commandant Chaperon, il mentionne dans cette lettre plusieurs cas de violations dont chacune des parties est directement responsable.Depuis trois jours, les observateurs militaires de l\u2019ONU ont noté un net accroissement de l\u2019activité militaire dans le nord-est de la Bosnie, entre forces serbes de Bosnie et armée bosniaque à majorité musulmane.Pour le moment, seule l\u2019artillerie de tous calibres est en action dans chaque camp, aucun mouvement d\u2019infanterie n\u2019ayant été constaté, selon le commandant Chaperon.S\u2019il n\u2019y a pas d\u2019incidents notables entre les forces croates de Bosnie (HVO) et l\u2019armée bosniaque, désormais alliées, cette dernière est de plus en plus aux prises dans la poche de Bihac, au nord-ouest du pays, avec les forces du chef musulman autonomiste Fikret Abdic, soutenu par l\u2019artillerie serbe de Krajina (zones de Croatie sous contrôle des sécessionnistes serbes).Le 5e corps, légaliste, de l\u2019armée bosniaque, continue d\u2019exercer une forte pression sur les forces d\u2019Abdic, tout en se gardant de l\u2019artillerie serbe, note le commandant Chaperon.La question demeure de savoir combien de temps ce 5e corps peut tenir, en raison de ses difficultés d\u2019approvisionnement.A l\u2019est du pays, dans la poche musulmane de Gorazde, une patrouille britannique d\u2019observation a été prise samedi soir sous le feu bosniaque.Les Casques bleus ont alors répliqué, selon les indications fournies par le porte-parole de la FORPRONU.Hier matin à l\u2019aube, des échanges de tirs ont également été notés dans l\u2019enclave entre forces bosniaques et serbes.Par ailleurs, une équipe médicale militaire danoise de la FORPRONU de huit personnes est toujours bloquée depuis cinq jours à Rogatica, en zone serbe, alors qu\u2019elle se rendait de Sarajevo à Gorazde.Samedi, M.Viktor Andreev, coordinateur des affaires civiles de la FORPRONU en Bosnie, a rencontré à ce propos M.Radovan Karadzic, le chef des Serbes de Bosnie, dans son fief de Pale (près de Sarajevo).Ce dernier l\u2019a assuré que la question serait rapidement réglée.Nordistes et sudistes rencontrent le médiateur Le Caire (Reuter) \u2014 Lakhdar Brahimi, médiateur de l\u2019ONU, a eu des entretiens séparés avec des délégations nord et sud-yémenites hier au Caire pour obtenir un cessez-le-feu tandis que les bellégérants se sont accusés mutuellement de bombarder Sanaa et Aden.Hier soir, Sanaa a accusé l\u2019aviation sudiste d\u2019avoir bombardé une centrale électrique dans la ville côtière nordiste de Moukha, faisant 17 morts et 33 blessés.Le gouvernement sudiste, dont la capitale subissait au même moment d\u2019intenses bombardements, a démenti le raid contre Sanaa et a affirmé que les affirmations nordistes n\u2019était qu\u2019un prétexte pour justifier le pilonnage d\u2019Aden.Selon le Sud, les attaques nordistes sur Aden ont fait au moins 80 morts cette semaine.Le médiateur de l\u2019ONU a décidé de rester en Egypte après avoir été informé samedi soir de l\u2019envoi d\u2019une délégation du gouvernement nordiste de Sanaa.Les belligérants campent sur des positions inconciliables, Sanaa ne voulant pas sortir du cadre des institutions du Yémen unifié et Aden souhaitant qu\u2019on reconnaisse la fin de l\u2019union scellée en 1990 et la renaissance du Yémen du Sud.Venant de Paris, un membre du conseil présidentiel nordiste.Abdoul-Aziz Abdoul-Ghani, est arrivé hier soir au Caire où il a déclaré qu\u2019il ne participerait pas aux contacts avec Brahimi mais qu\u2019il remettrait un message au président égyptien Hosni Moubarak.Lakhdar Brahimi a eu hier matin des entretiens avec une délégation sudiste conduite par Salem Saleh Mohamed, avant de rencontrer dans l\u2019après-midi les délégués du Nord.Lakhdar Brahimi a proposé un cessez-le-feu immédiat et la mise en place d\u2019une commission militaire mixte chargée de le superviser.Celle-ci comprendrait des représentants de pays arabes et autres.Mais, le chef de la délégation nord-yéménite, Ali Man-sour Rachid, a dit aux journalistes: «On n\u2019en est pas au stade de faire appel à des forces arabes pour aider gu respect du cessez-le-feu.L\u2019affaire se limite encore à l\u2019État yé-ménite.» «Nous discutons dans le cadre de la République du Yémen.S\u2019ils fies sudistes) viennent parler en adoptant le principe de deux républiques, les pourparlers échoueront», a dit à Sanaa le ministre nord-yéménite du Plan, Abdoul-Karim Iriani.Ali Mansour Rachid a précisé que sa délégation représentait deux des trois partis du gouvernement de coalition formé les l\u2019an dernier \u2014 le Congrès général du peuple du président nordiste Ali Abdoullah Saleh et le parti islamique Islah.Elle vient rencontrer des représentants de la troisième composante, le Parti socialiste yé-menite du président d\u2019Ali Salem al Baidh, a-t-il dit Samper élu en Colombie Bogota (Reuter) \u2014 Le candidat du Parti libéral, Ernesto Samper, est en tête face à son rival conservateur, Andres Pastrana, par 52,09% des voix contre 46,97%, selon les premiers résultats officiels du second tour de l\u2019élection présidentielle d\u2019hier en Colombie.Ces premiers résultats se fondent sur le dépouillement de 26,3% des bureaux de vote, et les responsables électoraux ont souligné que le résultat était susceptible d\u2019évoluer au fur et à mesure des opérations de dépouillement.Selon les services responsables des élections, Ernesto Samper a pour l\u2019instant recueilli 984 293 voix tandis que Andres Pastrana en totalise 887 540. I, f, I» K V 0 I H .IK I.I! X I) I ï 0 J IM N I II M E D I T 0 R I A L Vente en or ou vente de feu?Gilles Lesage Transaction en or, se réjouit le ministre des Finances.Plutôt une vente de feu, s'insurge le député péquiste Gérard-Raymond Morin; mise à l\u2019encan à vil prix d\u2019un joyau québécois, se scandalise son collègue Jean Filion.Quant au Syndicat de la fonction publique (SFPQ), flairant une entente à rabais coûteuse pour les contribuables, il demande un moratoire et un appel d\u2019offres en bonne et due forme pour la vente de la station de ski du Mont Sainte-Anne, Q ui a raison, qui a tort?Pas facile à trancher de manière péremptoire.D\u2019une part, même si l\u2019information est relativement abondante \u2014 surtout grâce à la fuite opportune du «mémoire entièrement confidentiel» sur cette privatisation au conseil des ministres \u2014 il manque encore des éléments essentiels pour se faire une opinion définitive.D\u2019autre part, la décision est bâclée si rapidement et inopinément qu\u2019on ne peut s\u2019empêcher d\u2019y voir des motifs opportunistes, voire électoralistes.A tort, peut-être, on fait un parallèle avec la vente du Manoir Richelieu, aussi conclue en fin de mandat, il y a neuf ans.Quoi qu\u2019en dise le ministre André Bourbeau, il n\u2019y avait pas urgence absolue à s\u2019engager de manière irrémédiable en faveur du consortium Club Resorts-Développement Bromont (CRI-BROM).En dépit de son assurance et de celle de ses collègues, en dépit aussi du fait que cette offre semble, et de loin, la plus avantageuse à tous points de vue, il reste des points d\u2019ombre qu\u2019un bon débat à l\u2019Assemblée nationale aurait permis de soulever.Par exemple, comment se fait-il qu\u2019en ne réussissant même pas à obtenir la moitié de la valeur des actifs aux livres, le gouvernement reste entièrement responsable de la dette de plus de 35 millions de dollars?Et comment se fait-il que si les promoteurs sont si désireux d\u2019investir 150 millions, ils ne s\u2019y engagent pas de façon expresse?Et l\u2019importance éventuelle des Jeux olympiques de 2002?Et comment se fait-il que ni la SEPAQ ni le SFPQ ne soit partie aux tractations?Inquiétude concernant le «joyau» du Mont Sainte-Anne M.Bourbeau rappelle que ce n\u2019est pas la première fois que le gouvernement vend à perte; à preuve les dossiers de l\u2019amiante, de Québecair et autres canards boiteux péquistes.Il est vrai que le gouvernement n\u2019a rien à voir dans «l\u2019administration de gondoles», selon le bon mot du premier ministre Johnson, mais ce n\u2019est pas une raison pour agir avec hâte et précipitation, en toute fin de mandat, avec tous les risques qu\u2019une telle décision comporte.En tout cas, la transparence aurait bien meilleur goût.En d\u2019autres termes, le gouvernement nous assure qu\u2019il fait une bonne affaire.On voudrait le croire sur parole, mais la confiance à cet égard n\u2019est plus tout à fait ce qu\u2019elle était.Quant au consortium américain (60 %) associé à Désourdy (40 %), même le profane le moins avisé se rend vite compte qu\u2019il fait une très bonne affaire et que son investissement sera rentable.Et tant mieux pour Charlevoix et toute la région de Québec, qui en ont grandement besoin.Une grande question subsiste toutefois, lancinante: le contribuable québécois, lui, qui a investi des dizaines de millions de dollars au cours des récentes années, y trouve-t-il tout à fait son compte?Conscient qu\u2019il faut changer la gestion du Mont Sainte-Anne, le député Filion opine que ce n\u2019est pas une raison pour donner au secteur privé ce joyau qui vaut 100 millions; il réclame un moratoire, tout comme le SFPQ d\u2019ailleurs, pour se protéger des vautours et s\u2019assurer que tous les angles ont été couverts.Le député péquiste de Montmorency est plus alarmiste que son chef, M.Parizeau, dont la réaction a été fort modérée.Décision judicieuse d\u2019un bon père de famille ou dilapidation du patrimoine?Pile ou face?Cuba, Haïti et François .\u2014 n mobilisant,un grand navire uniquement à E cette fin, les Etats-Unis ont commencé, à la fin de la semaine dernière, de traiter en mer les demandes d\u2019asile provenant des boat-people haïtiens.Nouvelle façon d\u2019habiller une poli-.tique globale de fermeture, ou début de traitement humain envers des réfugiés en proie à la misère et à la terreur politique, des réfugiés parmi les plus authentiques de la Terre?On ne dira jamais assez l\u2019injustice que représente la politique américaine face aux réfugiés cubains et haïtiens, qui consiste à recueillir systématiquement les premiers et à faire systématiquement la fine bouche face aux seconds.Cuba et Haïti sont deux dictatures chacune à leur façon, appartenant à deux univers différents.Mais il est indéniable, aujourd\u2019hui, que celle qui fait le plus immédiat tement, le plus physiquement souffrir ses ressortissants, celle qui appelle une action urgente de la communauté internationale, cjest la seconde.Cuba est un Etat policier aux mains d\u2019un dictateur intraitable sur l\u2019ouverture politique, en proie à une paralysie économique causée en grande partie par des facteurs internes.Mais Haïti est un pays en état de quasi-famine, sous la coupe d\u2019une bande d\u2019assassins encore plus liés au trafic de la drogue que tous les Noriega du monde, et qui n\u2019hésitent pas à tuer quotidiennement pour se maintenir au pouvoir.Ces deux pays ont été propulsés ces derniers jours à la «une» de l\u2019actualité internationale.Ces deux voisins géographiques sont aussi les deux grands parias des Caraïbes et de l\u2019Amérique latine.les Américains B r o il s se a u À cause de la joute qui opposait et continue d\u2019opposer Fidel Castro aux Américains, et à la différence d\u2019Haïti et de beaucoup d\u2019autres dictatures, Cuba fut longtemps un objet d\u2019envie et d\u2019admiration en Amérique latine.Ce régime a longtemps vécu sur le mythe \u2014 et en partie la réalité \u2014 de ses réalisations sociales.Ce mythe est aujourd\u2019hui écroulé: Fidel Castro, lors de grand-messe latino-américaine de la semaine dernière à Cartagena, est apparu, plus que jamais, comme un «cousin» bien peu présentable, un anachronisme ambulant.L\u2019hostilité américaine, concrétisée dans un blocus vieux de trente ans, pouvait s\u2019expliquer à l\u2019époque de la Guerre froide et de l\u2019URSS menaçante.Aujourd\u2019hui elle est un reliquat non moins anachronique que le précédent Les Cubains n\u2019ont pas besoin de l\u2019embargo, qui est devenu le dernier alibi de leurs dirigeants.Ils ont encore moins besoin d\u2019une intervention étrangère.Ils veulent simplement qu\u2019on laisse aller librement un processus social endogène qui aura tôt ou tard raison de la dictature.Ce processus pourrait même être alimenté par de plus grands échanges économiques, par nature délétères pour l\u2019étatisme et le monolithisme ambiants.Mais tel n\u2019est pas le cas en Haïti, où l\u2019embargo n\u2019aura de sens que si ceux qui l\u2019appliquent aujourd\u2019hui sont prêts, le cas échéant, à passer à la vitesse supérieure.Les Haïtiens attendent la solidarité du monde extérieur, c\u2019est-à-dire plus de compréhension pour les boat-people et une action diplomatico-militaire résolue.Les Etats-Unis verraient leur prestige rehaussé s\u2019ils convertissaient un peu de leur hostilité anti-cubaine en une plus grande détermination sur le front haïtien.Argumentation déficiente LE DEVOIR publiait le 29 mai dernier, en page «Idées», un texte du sénateur Jacques Hébert, en soi inoffensif de par son argumentation aussi déficiente en qualité qu\u2019en quantité.Mis à part les préjugés et les affirmations gratuites, le texte comporte quelques arguments, indignes de ce nom, dont cet exemple frappant «C\u2019est comme province canadienne que le Québec a accompli ses plus grandes réussites.» En effet M.le sénateur, ce n\u2019est pas en tant que pays souverain puisque le Québec ne l\u2019a encore jamais été.C\u2019est comme si je disais de mon fils de deux mois que ses plus belles réalisations, il les a accomplies avant l\u2019âge adulte; la profondeur du raisonnement est effarante.Voilà donc, M.le sénateur, la réponse d\u2019un bourgeois séparatiste (ayant pourtant grandi dans une famille où le chômage et l\u2019aide sociale étaient régulièrement au rendez-vous) qui a su se tenir debout à un membre de «l\u2019élite politique» canadienne dont la faiblesse d\u2019argumentation associée à un bagage de préjugés impressionnant m\u2019amène à me poser sérieusement la question: «Suffit-il de porter un macaron de la bonne couleur pour être nommé sénateur dans ce régime politique malade?» Cette question ne veut rien enle- LETTRES -?- ver aux sénateurs méritants qui ont accompli beaucoup plus que de rendre service aux partis au pouvoir-Daniel Gariépy Hull, 30 mai 1994 Merci Pink Floyd! «Des centaines de millions de milliards de vari-lights», «une grosse sphère», des lasers, des centaines de projecteurs; d\u2019après .Sylvain Cormier, il n\u2019en fallait pas plus pour «aveugler le bon peuple», les «badauds ébahis».Et si tout cela était vrai?M.Cormier n\u2019omet-il pas l\u2019essentiel en ne soulignant pas que le trio britannique a magistralement bien rempli son objectif: donner à chacun la chance de vivre un intense voyage émotionnel.«60 000 fans délirants de bonheur», n\u2019est-ce pas assez pour rendre un inconditionnel hommage à Pink Floyd?C\u2019est une erreur que de juger ce spectacle comme n\u2019importe quel autre groupe rock.Fink Floyd est un groupe unique, ce qui nous permet de parler de «l\u2019expérience Pink Floyd», une expérience aussi visuelle que musicale.Un incesssant bombardement des sens pour permettre une expansion de la conscience.Ces trois derniers soirs, il suffisait de se promener aux alentours du Stade olympique pour réaliser toute l\u2019am- pleur de l\u2019événement Pour voir, pour sentir, pour vivre l\u2019excitation générale, la joie de 170 000 personnes (moins quelques poussières).Merci Pink Floyd! Pierre-Alexis Jasmin Simon Chamberland Etudiants, CollègeJean-de-Brébeuf Montréal, 30 mai 1994 Salive constitutionnelle M.Jean Chrétien, premier ministre du Canada, nous propose de cesser de discuter de constitution.Je lui propose de faire trancher par la population du Québec, par référendum, tout sujet qui fait l\u2019objet de débats stériles, depuis 30 ans, dans certains cas.A l'occasion de la prochaine élection québécoise, je verrais bien inscrite sur le bulletin de vote une question comme celle-ci: «Quel niveau de gouvernement devrait s\u2019occuper de la formation de la main-d\u2019œuvre?» Le fédéral.Le Québec.Cela aurait l\u2019avantage d\u2019économiser un recensement additionnel pour un référendum séparé, et beaucoup de salive chez nos politiciens, le peuple ayant choisi qui fait quoi! Nous sommes à l\u2019aube de l\u2019an 2000 et mieux instruits que nos ancêtres, la démocratie y gagnerait sûrement André Mainguy Ijmgueuil, 27 mai 1994 JAI UK) PU .ET VOTRE CAKIPAGIOE REPRISE O J., ou ode au journalisme enfui Ifi====| 1 faut d\u2019abord avouer qu\u2019avant jeudi matin, alors que je pitonnais entre les émissions du matin à l\u2019heure du petit déjeuner dans lt==W un hôtel d\u2019Amos, je ne savais pas qui était O.J.Simpson, dit simplement OJ.par l\u2019ensemble des animateurs interchangeables qui en faisaient leur bacon du jour, cuit avant même d\u2019être officiellement accusé.Par bribes, au hasard des ondes plus rares qui traversent les forêts abitibiennes et grâce surtout à la radio de Radio-Canada, le personnage s\u2019est précisé.Mille fois plus grand que ses victimes présumées, devais-je comprendre, puisqu\u2019il était O.J., justement, ancienne gloire du football américain.Entre les étendues d\u2019épinettes et les villages endormis de canicule, je ne méditais alors que sur la chimie des faits divers et sur la puissance des mythes sportifs.Un footballeur du dimanche, à Montréal ou à Malartic, aurait pu tuer sa famille et ses amis au grand complet que son histoire n\u2019aurait pas franchi le mur du son au-delà des stations québécoises.Mais O.J.perturbait l\u2019Amérique entière y compris le Québec, qui n\u2019a pourtant pas d\u2019équipe professionnelle de football et qui, à mon avis, s\u2019en balance.De retour à la maison peu avant minuit vendredi, je pitonnais à nouveau.Ce qui confirme que j\u2019aime la télévision, beaucoup, et qui explique un choc encore plus vif.A l\u2019antenne de CBS, live from New York mais branchés sur Los Angeles, Dan Rather et Connie Chung, les chefs d\u2019antenne du réseau, commentent en direct une image floue d\u2019une voiture contenant présumément le suspect suicidaire, ou brodent d\u2019inlassables trémolos sur la séquence de la poursuite policière précédente.Où est O.J.?Dans la Bronco ou dans la maison?Est-ce l\u2019homme en t-shirt noir?Est-ce yrai qu\u2019il veut parler à sa mère?Etait-il sur le siège avant ou arrière?Son revolver est-il bleu?Je crois rêver.Dan Rather, l\u2019un des meilleurs journalistes jamais produits par la télévision de masse américaine, auquel je pardonnais jusqu\u2019à maintenant d\u2019avoir changé quatre fois de teinte de cheveux en un an pour maintenir la cote d\u2019écoute de son bulletin de nouvelles et d\u2019avoir accepté la compagnie de madame Chung adepte bien LISE BISSONNETTE ?connue de l\u2019information scénarisée, avait le ton du drame réel.Celui de ses reportages célèbres sur l\u2019assassinat de Kennedy, de sa couverture de la guerre du Viêt-Nam, de ses meilleures enquêtes de Sixty Minutes.Celui qu\u2019il prendrait pour le Rwanda s\u2019il couvrait les massacres en direct.La décadence est difficile à avaler.CBS a toujours été, à mes yeux, le réseau américain le plus préoccupé de qualité ou, à tout le moins, le plus résistant, parmi les grands, aux dérapages de l\u2019information-spectacle.Je garde précieusement son cahier de normes (édition de 1981), un modèle du genre, qui va jusqu\u2019à prévoir dans quels cas un journaliste peut accepter un café de ses interlocuteurs.Le premier principe, inscrit en préface, souligne «l\u2019importance prépondérante, pour notre forme de journalisme, de nous imposer la démarcation la plus claire \u2014 pointue jusqu\u2019à l\u2019excentricité \u2014 entre notre travail au sein du réseau, qui traite des faits, et celui de nos associés qui travaillent aux variétés et traitent de la fiction.Parce que tout cela se présente en séquence par le même canal et sur le même écran, et que l\u2019auditeur ne peut tourner de pages et trouver de frontières entre les colonnes pour comprendre la structure de l\u2019information, il est donc particulièrement important que nous reconnaissions que nous ne sommes pas dans le spectacle (show business) et que nous ne devrions jamais utiliser les licences dramatiques, les raccourcis, les accents et la ponctuation courants dans la fiction.Cela nous rendra un peu moins intéressants aux yeux de certains, mais c\u2019est le prix à payer pour traiter des faits et de la vérité (.)».(La traduction est de moi.) Tout cela passait vendredi par dessus bord et par la voix des chefs d\u2019antenne.Je pilonnai encore, croyant que seul CBS avait perdu la tête.Mais au réseau ABC, Peter Jennings, l\u2019animateur numçro un, le-Canadien-qui-a-réussi-aux-Etats-Unis, sacrifiait lui aussi son sommeil et sa réputation aux déboires d\u2019OJ.Et je n\u2019avais pas la berlue en arrivant à la position 29, celle de Newsworld, le canal d\u2019informations continues de notre propre Canadian Broadcasting Corporation, qui avait interrompu sa programmation régulière pour nous présenter (avec l\u2019aide de CNN je crois) ce que les trois grands réseaux américains nous offraient déjà à satiété.C\u2019était là la CBC de Patrick Watson, qui avait démissionné la veille de son poste de président du conseil de la télévision publique canadienne en déclarant, toute honte bue et son mandat bien rémunéré touchant à sa fin, qu\u2019il avait été indigné quand l\u2019entourage du premier ministre conservateur, M.Mulroney, avait fait pression sur les services d\u2019information durant la campagne référendaire de 1992.Pourquoi avait-il continué à accepter un salaire de patrons aussi offensants pour ses principes de grand journaliste et s\u2019était-il tu?Sans doute pour la même raison que nous retrouvons, sur nos écrans bien québécois, un déchet culturel comme Fred et cie, dont on oublie trop, en s\u2019en prenant à ses auteurs, qu\u2019il a dû être approuvé, après pilote et nombreux visionnements, jusqu\u2019aux plus hauts niveaux de la programmation de Radio-Canada.Et que les grands principes du journalisme, en voyageant de l\u2019éthique rétroactive de M.Watson jusqu\u2019à l\u2019imposture de l\u2019information culturelle transformée en vaudeville, en passant par la dramatisation instantanée de l\u2019histoire d\u2019O.J., tournent aujourd\u2019hui à la fiction pour colloques.Des deux côtés de la frontière.Je ne suis guère adepte des nouvelles émissions sur les médias, qui maquillent souvent en réflexion critique des règlements de compte entre gens du métier.Mais je trouve, de temps à autre, que nous méritons le scepticisme que nous provoquons.Et ne m\u2019écrivez pas pour me rappeler qu\u2019O.J.s\u2019est même infiltré en médaillon et en quelques lignes jusqu\u2019à la une du DEVOIR, modéré mais présent.Je le sais.A PROPOS -?- .des hommes seuls Selon les données du Recensement de 1991, il y avait 120 hommes pour 100 femmes chez les personnes seules âgées de 15 à 29 ans.Cette différence résulte en grande partie du fait que les hommes sont habituellement plus âgés que les femmes au moment de se marier ou de former une union libre.En 1991, chez les personnes seules de moins de 30 ans, les hommes étaient plus nombreux que les femmes dans toutes les grandes régions urbaines et dans la plupart des petites collectivités.Les différences n\u2019étaient toutefois pas aussi prononcées dans les régions urbaines.Parmi les cinq principales régions métropolitaines de recensement (RMR), Montréal avait le rapport de masculinité le plus élevé pour les jeunes gens seuls (119 hommes pour 100 femmes); venaient ensuite Vancouver, Ottawa-Hull et Edmonton (117 pour 100), puis Toronto (116 pour 100).Par contre, il y avait plus de 135 hommes pour 100 femmes chez les personnes seules âgées de 15 à 29 ans dans les petites villes de Val-d\u2019Or et de Cowansville, au Québec, et de Fort SL John, en Colombie-Britannique.Tendances sociales canadiennes, Statistique Canada, printemps 1994.LE DEVOIR PONDE PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Directeur délégué à l\u2019administration FRANÇOIS T 11 0IIIN Directeur de l'information BENOÎT AUBIN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, R0CH CÔTÉ Rédacteurs en chef adjoints JEAN-ROBERT SANSFAÇ0N, LUCIE LACAVA 2050, rue de Bleury, 9e étage, Montréal (Québec) 113A 3M9.Té 1.: (51 1) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS ___________________________ - - ^- I.K It K V 0 I B .I.K I.1' .V I) I 2 U J IM N I il It I I I) E E S L\u2019épreuve de français écrit de 5e secondaire Examen d\u2019un échec Comme la correction dépend de jugements arbitraires, la majorité des enseignants n\u2019apprennent pas aux élèves à argumenter, mais à satisfaire aux exigences des correcteurs SUZANNE-G.CHARTRANI) Chargée de cours au département de linguistique de l\u2019UQAM MARIE-CHRISTINE PA R ET Professeur au département de didactique de l'Université de Montréal epuis 1987, le ministère de l'Education (MEQ) impose chaque année aux élèves de 5e secondaire la rédaction d\u2019un texte argumentatif afin d\u2019évaluer leur maîtrise du français écrit; cette épreuve joue un rôle majeur dans l\u2019enseignement du français en 5e secondaire et dans la sanction des études secondaires.Le taux élevé d\u2019échec rendu public récemment est un indice du mal qui ronge l\u2019enseignement du français au Québec.Signalons d\u2019abord que cette épreuve est en contradiction flagrante avec l\u2019orientation du programme de français, car l\u2019élève n\u2019est pas invité à défendre par écrit une opinion sur un sujet présentant un enjeu communicatif.Mais admettons qu\u2019il ne soit pas fondamental de se situer dans une perspective communicative pour défendre une opinion dans un texte.Il est cependant nécessaire d\u2019avoir appris comment argumenter par écrit.Malheureusement, l\u2019enseignement de l\u2019argumentation écrite est très déficient à cause, entre autres, des critères de correction de cet examen.Faire dévier l\u2019acte pédagogique En effet, comme la correction dépend de «jugements de réussite» arbitraires, la majorité des enseignants, même si plusieurs doutent de la validité de la correction, n\u2019apprennent pas aux élèves à argumenter, mais essentiellement à satisfaire aux exigences des correcteurs.Comme dans le bon vieux temps, lors des examens ministériels de lie année, l\u2019essentiel du travail dans la classe de français consiste à préparer mécaniquement les élèves à l\u2019examen.On dit et on répète aux élèves comment faire pour avoir le plus possible de points et on les exhorte à suivre la recette.On pourrait écrire un livre sur la haute portée didactique des conseils et des trucs donnés aux élèves par certains enseignants! Par exemple, celui qui dit à ses élèves: «Tu n\u2019es pas obligé de présenter les divisions de ton développement dans l\u2019introduction, ça ne donne pas de points; mais si ton plan est clair, alors fais une phrase où tu écriras: \u201cPremièrement, je présenterai le sujet d\u2019un point de vue social; deuxièmement, je le traiterai d\u2019un point de vue psychologique; et troisièmement, je ferai part d\u2019une expérience personnel- le\"; cela allongera ton texte de 30 mots, c\u2019est ça de pris.» Bien sûr, il y a des enseignants gui suscitent l'apprentissage de la rédaction de textes argumentatifs, mais ils sont aussi contraints de préparer leurs élèves à l\u2019examen en leur fournissant les trucs qui satisferont les correcteurs du MEQ.Les bilans du Ministère indiquent que les élèves savent argumenter puisque le taux de réussite pour le discours argumentatif est d\u2019au moins 80%.Du camouflage! I^a docilité des élèves Le pourcentage a peu à voir avec les compétences argumentatives des élèves; il reflète surtout la docilité des élèves qui ont suivi à la lettre les conseils de leurs enseignants pour avoir facilement des points.Nombre d\u2019enseignants ont été choqués de constater que des élèves capables d\u2019argumenter et bons en français échouaient à cet examen, alors que d\u2019autres plutôt incompétents y réussissaient.Au Ministère, on leur expliquera que cela est possible et inévitable, étant donné que la correction doit être mécanique et standardisée parce qu\u2019on ne peut se fier à une appréciation qualitative des correcteurs, qui sont très majoritairement des étudiants universitaires n\u2019ayant aucune expertise de l\u2019enseignement et de la correction de textes d\u2019élèves du secondaire.Que penser d\u2019un système d\u2019éducation qui n\u2019a pas confiance en la compétence de ses enseignants de français pour évaluer d\u2019une façon rigoureuse des textes d\u2019élèves du secondaire?Le Guide d\u2019évaluation d\u2019un texte d\u2019opinion (1992) emploie, à tort et à travers, les termes de texte et de discours, d\u2019opinion et d\u2019argumentation.Mais ce qui est infiniment plus grave, c\u2019est que l\u2019évaluation des textes des élèves ne se fonde sur aucune conception théorique acceptable de l\u2019argumentation.Les responsables du Ministère imposent une conception maison qu\u2019ils développent en serre chaude.Pourtant, l\u2019étude de l\u2019argumentation remonte à Aristote et elle a été développée par plusieurs disciplines reconnues comme la rhétorique, la linguistique, la pragmatique, la philosophie du langage, fil'.Durant les années quatre-vingt, il y a eu un foisonnement extraordinaire des recherches dans tous ces domaines avec des avancées significatives eu didactique du français.Malgré cela, aucun document ministériel ne présente une définition un tant soit peu élaborée de ce qu\u2019est une argumentation: «Une argumentation efficace est celle qui appuie l\u2019opinion de l\u2019élève grâce à des arguments consistants et cohérents» (Guide, p.22).Les notions de cohérence et de consistance sont définies de façon mathématique (quantité et variété des arguments).Qu\u2019est-ce qu\u2019un argument?Le MEQ ne le dit pas, mais fournit une liste de ce qui peut servir d\u2019argu- 00 00 ILLUSTRATIONS THE NEW YORK TIMES ment: un «fait», une «référence», un «énoncé général», un «exemple» (p.22).Cette approche de l\u2019argumentation pose problème, car comme un argument est un énoncé qui sert à appuyer une thèse, on ne peut pas définir a priori ce qui peut constituer un argument.De plus, cette nomenclature et les exemples proposés ne résistent pas à l'analyse: ¦\tlit catégorie «fait» est socialement très discutable: «Les hommes sont plus agressifs que les femmes», est-ce un fait ou une opinion?¦\tla catégorie «référence» est un fourre-tout: un renvoi à une autorité scientifique (H.Reeves en astronomie) ou à un proverbe («Qui se ressemble s\u2019assemble») aurait la même valeur d\u2019argument! ¦\tEn quoi un appel à l\u2019opinion générale (laquelle?) peut-il servir d\u2019argument?¦\tJamais un exemple n'a pu constituer un argument; par définition, il ne peut Ju\u2019illustrer un argument.Les exemples \u2019argument proposés dans le document (p.26-27) illustrent bien le manque de sérieux de cette typologie.La phrase «L\u2019ordinateur rend le travail beaucoup plus facile à l\u2019ouvrier» est jugée comme un fait et constitue un argument pour soutenir les bienfaits des ordinateurs.Que de présupposés idéologiques sous cette affirmation! En termes de correction, tous les «arguments» se valent.Ainsi, l\u2019élève peut dire à peu près n\u2019importe quoi, falsifier les faits, inventer des déclarations qu\u2019il met dans la bouche d\u2019une autorité, utiliser des proverbes rétrogrades ou sots; ce qui importe, c\u2019est qu\u2019il ait la quantité et la variété suffisantes d\u2019arguments (sic) placés au bon endroit et qu\u2019il produise ses 500 mots.Quand on sait que le programme de français impose l\u2019étude au «discours argumentatif» en 5e secondaire parce qu\u2019il est censé développer «la rigueur intellectuelle», «le raisonnement logique» et le «jugement critique» (Programme, p.12), on peut s\u2019interroger sur les qualités intellectuelles et morales que sanctionne le type d'évaluation qui est fait des textes des élèves.Si un élève écrit: «Depuis 5 ans.», il perd un point, car il aurait dû écrire le nombre en lettres; s\u2019il écrit «le Ministère de l'Education», il en perdra aussi un (l'Office de la langue française ayant décidé que le mot ministère ne prend pas de majuscule dans ce cas), et ainsi de suite.I-es critères de correction de l\u2019orthographe et de la syntaxe sont pointilleux: ils sont les mêmes que ceux utilisés pour évaluer la maîtrise de l\u2019écrit chez un réviseur linguistique! Ainsi, les exigences de la correction de la langue écrite dépassent de beaucoup celles de l\u2019enseignement qui, faut-il encore le démontrer, est déficient au plan des méthodes comme des contenus.La méthode confine à l\u2019absurde La méthode de correction du vocabulaire, quant à elle, confine à l\u2019absurde.La répétition des mots étant bannie, si un élève utilise trois fois en moins de dix lignes le mot violence, il perdra un point pour répétition abusive; s\u2019il utilise le verbe avoir seul ou comme auxiliaire, il en sera de même.Or, même dans des textes bien écrits, la répétition de mots-clés est nécessaire pour des raisons de lisibilité et de cohérence textuelle.Quelle théorie sur l\u2019emploi du lexique vient-on de fabriquer au MEQ?Enseignants, conseillers pédagogiques, didacticiens du français et linguistes en restent bouche bée.Rien d\u2019étonnant alors qu\u2019en 1993, ayant perdu la majorité des points alloués à la langue écrite, 40% des élèves aient échoué à cette épreuve.Depuis 15 ans, le MEQ contrôle l\u2019enseignement du français en amont (régime pédagogique, règlements, programmes, guides pédagogiques, matériel didactique) et en aval (examens et formation des enseignants pour qu\u2019ils «s\u2019approprient» les grilles de correction) avec les résultats que l\u2019on sait.Des changements sont nécessaires, toutefois; ils ne peuvent venir uniquement d\u2019en haut.L\u2019évaluation de l\u2019enseignement du français ne doit plus être le fief de quelques fonctionnaires et politiciens.Il est temps que le MEQ fasse preuve de plus de rigueur et s\u2019ouvre aux recommandations de ceux et celles qui travaillent sérieusement sur ces questions depuis longtemps.Le Canada et la distinct society québécoise Ce sont beaucoup plus les politiciens qui entretiennent le mythe du Speak white, you\u2019re a frog, go home, que M.Brown de Regina ou Mme Smith d\u2019Edmonton MICHEL LAMY L\u2019auteur vient de compléter un mémoire de maîtrise en science politique à l\u2019Université ImvoI portant sur le nationalisme politique véhiculé par la Révolution tranquille \u2014 es premiers ministres de la Colom- Lbie-Britannique et de la Saskatchewan ont exprimé récemment leur impatience face au Québec et à son projet souverainiste.Pour plusieurs !!=-¦ Québécois, ces déclarations politiques du Rest of Canada semblent illustrer l\u2019attitude générale du Canada anglais.S\u2019il est vrai que de nombreux Canadiens anglais ont du Québec une conception idéologique qui se rapproche de celle d\u2019un Preston Manning par exemple, d\u2019autres, par contre, demeurent beaucoup plus conciliants envers la distinct society québécoise.Lors d\u2019un séjour dans les provinces de l\u2019Ouest au cours duquel nous avons examiné, questionné et décortiqué l\u2019attitude canadienne-anglaise face au Québec (interviews et questionnaires auprès de 100 personnes âgées de 12 à 78 ans), il en ressort que les Canadiens anglais n\u2019ont pas une opinion homogène du Québec et de ses aspirations.La catégorie That\u2019s enough for Quebec Il y a dans un premier temps la catégorie That\u2019s enough for Quebec.Les Canadiens anglais de cette catégorie ne s\u2019embarrassent pas de nuances pour exprimer leur opinion sur le Québec: le Québec est l\u2019enfant gâté (spoiled child) de la Confédération.Le Québec n\u2019est pas et n\u2019a jamais été une nation mais seulement une enclave francophone du Canada.Il a monopolisé les conférences constitutionnelles depuis 25 ans dans le seul but de satisfaire ses propres intérêts, oubliant que le Canada est un ensemble comprenant dix provinces qui ont toutes des besoins particuliers.Concernant la souveraineté du Québec, il n\u2019y a pas de demi-mesure: ou les Québécois demeurent au sein du Canada et acceptent de n\u2019y être qu\u2019une minorité parmi d\u2019autres, ou ils quittent complètement la fédération, sans aucune association possible.Inutile de dire qu\u2019une monnaie commune et le respect de l\u2019intégrité du territoire québécois, en cas de «séparation», relèvent d\u2019une pure hérésie.Chez plusieurs Canadiens anglais de cette catégorie, d\u2019éventuelles représailles contre un Québec sécessionniste ne sont pas exclues.Les Canadiens anglais dont il est question ici condamnent donc tout statut particulier pour le Québec, l^i thèse des deux nations et le concept de société distincte sont irrecevables.Le bilinguisme est un procédé coûteux et inutile.Les plus extrémistes d\u2019entre eux sont quelquefois qualifiés de rednecks.Il y a ensuite la catégorie que nous avons nommée Give a chance to Quebec.Les Canadiens anglais de cette catégorie sont au départ plus ouverts face au Québec que leurs compatriotes de la catégorie précédente.Ils acceptent le fait que le Québec possède un certain caractère distinct et que celui-ci devrait être reconnu dans les faits.Ils sont nombreux à penser que l\u2019idée de souveraineté du Québec traduit un profond malaise entre les deux communautés du pays, la francophone et l\u2019anglophone.Plusieurs mentionnent qu\u2019ils ne veulent pas voir leur pays fragmenté et que pour eux, le Québec fait intégralement partie de l\u2019héritage canadien.Il faut donc tenter de trouver une solution aux problèmes soulevés par le Québec afin de conserver le pays uni.Les Canadiens anglais de cette catégorie croient que les demandes du Québec peuvent être justifiées mais quelques-uns reconnaissent que les Québécois exigent beaucoup du système fédéral, selon des critères qu\u2019ils sont parfois les seuls à définir.Le compromis sera possible seulement si le Québec accepte le fait qu\u2019après tout, il n\u2019est pas majoritaire dans ce pays mais le Canada devrait tout faire pour inclure le Québec de façon harmonieuse à la grande famille canadienne.Les Canadiens anglais de cette catégorie possèdent donc globalement un esprit enclin au dialogue, et ils veulent saisir toutes les nuances de la différence québécoise, mais ils lutteront de toutes leurs forces pour garder le Canada intact.La souveraineté du Québec ne sera plus nécessaire, croient-ils, lorsqu\u2019un respect mutuel s\u2019installera entre le Québec et le reste du Canada et lorsque celui-ci reconnaîtra les traits spécifiques qui caractérisent le Québec.Pourcentage de Canadiens anglais enregistrés dans cette catégorie: 44%.Dans un troisième temps, on retrouve la catégorie que nous avons baptisée Let them free.Un certain nombre de Canadiens anglais ne croient pas que le Québec pourra vraiment trouver la place qu\u2019il cherche au sein du Canada.Comme leurs compatriotes de la catégorie précédente, ils reconnaissent le caractère foncièrement différent du Québec mais contrairement à eux, ils pensent que la souveraineté du Québec est souhaitable pour satisfaire le Québec et ramener une stabilité politique au Canada.Ils seront attristés de voir partir le Québec, mais ils respecteront le choix des Québécois si ceux-ci votent pour leur indépendance.Il est très important de noter que les Canadiens anglais de cette catégorie ne veulent pas «se débarrasser du Québec»; ils expriment simplement le fait que la souveraineté est une solution possible, pour redonner un second souffle à chacune des parties concernées.Ils n\u2019affichent pas nécessairement de réticence à ce que le Québec conserve les fron- tières actuelles de son territoire en cas de souveraineté mais ils mettent souvent en doute le fait que le Québec pourrait conserver la monnaie canadienne.Ils souhaitent que les négociations entre le Canada et un Québec souverain se déroulent dans le calme et la sérénité.Pourcentage de Canadiens anglais enregistrés dans cette catégorie: 14%.La catégorie I don\u2019t care Enfin, une dernière catégorie a été identifiée sous l\u2019appellation révélatrice I don \u2019t care.Cette catégorie renferme des Canadiens anglais que la question québécoise ne préoccupe pas et qui n\u2019ont pas d\u2019opinion précise sur la souveraineté possible du Québec.Que le Québec possède plus de pouvoirs ou non, que le Québec se sépare ou non, tout cela est finalement assez secondaire pour eux.Pourcentage de Canadiens anglais enregistrés dans cette catégorie: 10%.L\u2019attitude générale du Canadien anglais moyen n\u2019est donc pas si hostile au Québec que les médias et les politiciens veulent bien nous le faire croire.Au delà de l\u2019attitude redneck si publicisée, il existe une attitude autre et majoritaire.Elle repose sur un désir de compréhension et une tentative de résoudre l\u2019impasse créée par le cas québécois, pour ainsi éviter la souveraineté du Québec, tout en répondant aux demandes de celui-ci.Notre séjour dans l\u2019Ouest du pays et notre étude nous font tirer la conclusion générale suivante: les rednecks du Canada anglais existent bel et bien, cela ne fait aucun doute.Cependant, ce sont beaucoup plus les politiciens et quelques acteurs précis (gens d\u2019affaires, journalistes) qui entretiennent le mythe du Speak white, you\u2019re a frog, go home que M.Brown de Regina ou Mme Smith d\u2019Edmonton qui cherchent, quant à eux, à sauver leur pays en recourant au dialogue.Ainsi, si le Québec votait son indépendance, M.Brown et Mme Smith afficheraient un grand sentiment d\u2019échec.De nombreux Canadiens anglais ont du Québec une conception proche de celle d\u2019un Manning, mais d\u2019autres sont plus conciliants.é q u I d e v p E O I R D U LA REDACTION Journalistes: à l\u2019information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles Francoeur (environnement), Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Laurent Soumis, Guy Taillefer (adjoint au directeur de l\u2019information)-, Jean-Pierre Legault (responsable dés pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales)-, Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); à l\u2019information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillar-geon, Roland-Yves Carignan, Pierre Cayouet-te (livres), Paule des Rivières, Marie laurier, Robert Lévesque, Odile Tremblay; à l\u2019information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac, Claude Lévesque,\"' Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l\u2019information internationale: Jocelyn Coulon (respop-; sable), François Brousseau (éditorialiste), Antoine Char, Sylviane Tramier, Clément Tru-del; à l\u2019information politique: Pierre O\u2019Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec)-, Serge Chapleau (caricaturiste); à l\u2019information sportive: Yves d\u2019Avignon; Denise Babin, Rachel Duclos (commis), Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction).La Documentation: Gilles Paré (directeur); Motion Scott, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ Lucie Pinsonneault (directrice), Jacqueline Avril,-Lise Bourgault, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Johanne Guibeau, Jean-Yves Guilbert, Christiane Legault, Monique Verreault (publicitaires); Micheline Turgeon, Olivier Zuida (commis); Michèle Bouchard (secrétaire).-L\u2019ADMINISTRATION Henry Riedl (contre-, leur), Nicole Carmel (coordinatrice des ser-, vices comptables); Florine Cormier, Céline Fu-roy, Jean-Guy Lacas, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross, Linda Thériault (adjointe à l'administration).LE MARKETING ET SERVICE À LA CLIENTÈLE Christian-ne Benjamin (directrice), Johanne Brien (secrétaire), Manon Blanchette, Monique L\u2019Heureux, Lise Lachapelle, Rachelle Leclerc-Veq-ne, Jean-Marc Ste-Marie (superviseur aux pro-i motions des abonnements).LA PROMOTION ET LES RELATIONS PUBLIQUES Guy-Renaud Kirouac (directeur).LA PRODUCTION Marie-France Turgeon (directrice de la production).Sylvain Dairy (directeur de l'informatique), Johanne Brunet, Danielle.Cantara, Richard DesCormiers, Caroline Des Rosiers, Lynda Di Cesare, Marie-Josée Hu-don, Michael Schneider, Christiane Vaillant Les annonces classées et avis publics: Yves Williams (superviseur), Jean de Billy, Marlène Côté.Sylvie Laporte, Pierrette Rousseau, Micheline Ruelland.LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Pierre Bourgie (président).LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président), Roger Boisvert (vice-président et directeurgénéral). I II I» I A 8\tl R |) K V 0 I K .I.K I.|l N I) | a 0 J |! I ?LE DEVOIR «- r n BOURQUE Une victoire de l'aile sociale-démocrate SUITE DE LA PAGE 1 pour autant son appui à Vision Montréal, son seul but étant d\u2019«enlever Doré de là».Quant à laisser les taxes foncières au niveau actuel jusqu\u2019en 1996, M.Bourque dit ne pouvoir chiffrer sa promesse pour l'instant; il attend le dépôt du rôle d'évaluation triennal en septembre prochain qui devrait l\u2019éclairer sur le sujet.11 n\u2019explique pas davantage où il prévoit réaliser les compressions équivalant a ses engagements.Il souligne que tous les services municipaux seront révisés pour s\u2019assurer qu'ils correspondent bien à la mission de la Ville, mais également à la décentralisation des pouvoirs telle qu\u2019il la préconise.«Vous allez voir les économies importantes que nous allons faire.Il y a beaucoup d\u2019activités à la Ville qui vont partir de 100% à 20%, d\u2019autres à 60%, d\u2019autres à zéro», fait-il valoir sous les applaudissements des partisans.«Le budget 1995 sera l\u2019occasion pour nous d'expliquer aux citoyens que nous croyons dans la simplification de l\u2019appareil municipal.Et nous allons le faire.Nous allons revenir en 1995 à un budget à base zéro.'\u2022us veulent le l'action.Les gens en ont ras le bol», a lancé un Pierre Bourque qui hausse le ton.Qu'est-ce qu\u2019ils (les élus du ki \\n nui i.tii pom vous?a demandé à ses militants M.Bourque.Rien, ont-ils répondu.«Le changement, ça s\u2019en vient.Vite, ça presse», a clamé M.Bourque.Dans la foulée de ces engagements électoraux, Pierre Bourque veut également offrir aux utilisateurs de parcomètres, une chance d\u2019éviter les contraventions.L'automobiliste qui aura dépassé le temps alloué, se verra servir un avertissement de 30 minutes.Cette mesure correspond à un manque à gagner de 5 à 6 millions!?, estime le candidat a la mairie qui considère que Montréal a le moyen d\u2019absorber une telle somme pour fouetter l\u2019activité économique.Les partisans ont démontré beaucoup d\u2019enthousiasme face aux promesses de leur chef qui venait de clore une journée entière de débats autour des grandes orientations de Vision Montréal.Les premières discussions concernaient les statuts et règlements de la nouvelle formation politique.À ce chapitre, un amciidruit'iil d'importuner est venu modi fier le document provisoire préparé par les hautes instances du parti.la structure décisionnelle entre les assemblées au congrès, le conseil général, sera composé non pas seulement des membres du comit» exét utU ainsi que des élus et des candidats, mais aussi d\u2019un ci-to> en choisi par les militants pour chacun des district.En coulisses, certains membres de Vision Montréal y voyaient là une victoire de l\u2019aile plus sociale-démocrate du parti.Quelques minutes plus tard, les délégués à ce premier congrès se partageaient la lourde tâche d\u2019étudier, de débattre et de voter (la majorité des deux tiers était nécesaire) sur les amendements du premier document d\u2019orientation de Vision Montréal.Si certaines propositions étonnent par l'utilisation d'un français très approximatif \u2014 «garder l\u2019échelle humaine» en parlant de la revitalisation du centre-ville \u2014 d\u2019autres ont suscité de franches discussions \u2014 l'augmentation du nombre de bureaux Accès Montréal, par exemple, qui n\u2019a toutefois par reçu l\u2019appui de la majorité.La plénière a suivi, sans permettre un débat sur les amendements retenus.Le seul sujet qui aura soulevé des tensions concerne une prise de position en faveur des homosexuels et des lesbiennes.L\u2019assemblée a alors exigé, bousculant les règles de procédures établies, d\u2019aller au fond des choses.Un militant qui s\u2019est identifié comme homosexuel, a servi un avertissement à ses pairs: si Vision Montréal ne fait pas preuve de tolérance et d\u2019ouverture, a-t-il dit, «au moins 10% des électeurs voteront pour d\u2019autres partis qui peuvent nous accueillir».Une dame est venue au micro par la suite pour affirmer que «les valeurs traditionnelles doivent être préservées».Résultat: Vision Montréal luttera contre toute forme de discrimination contre les personnes homosexuelles.Par ailleurs, le congrès a permis d\u2019élire (par acclamation) les membres du comité exécutjf ainsi que de présenter neuf nouveaux candidats de l\u2019équipe qui totalise pour l\u2019instant 35 candidats.ROCARD Delors ferait un bon candidat, disent les sondages SUITE DE LA PAGE 1 sans du président François Mitterrand et de l\u2019ancien premier ministre Laurent Fabius que Rocard avait lui-même délogé de la direction il y a un peu plus d\u2019un an.«Si ce que je vous propose ne vous convient pas, vous pouvez faire appel à un autre», a conclu le premier secrétaire.Seuls les partisans de l\u2019ancien premier ministre Pierre Mauroy l\u2019ont soutenu.Ceux de l\u2019ex-ministre de l\u2019éducation Lionel Jospin demeurant neutre.Le «big bang» (désignant l\u2019ouverture du PS à de nouveaux courants) qu\u2019avait annoncé Michel Rocard lors de son accession à la direction du parti en avril 1993 se sera donc retourné contre lui.C\u2019est la gauche traditionnelle qui reprend la direction du parti, à 11 mois des élections présidentielles qui devront élire un successeur à François Mitterrand.Les appels à la candidature du président du Conseil européen, Jacques Delors, se sont multipliés de toutes parts depuis quelques jours.Selon un sondage publié par le quotidien Le Parisien, 65% des Français (et 74% des proches du PS) jugent que le président de la commission de Bruxelles ferait un bon candidat.57% estiment par ailleurs que Rocard n\u2019en est pas un.Les partisans de Michel Rocard, dont l\u2019opposition à I François Mitterrand est légendaire, n\u2019ont pas manqué de \u201d voir dans lç scénario des derniers mois, l\u2019ombre du maître de l\u2019Elysée.C\u2019est un secret de polichinelle que le succès de Bernard Tapie est dû en partie au soutien du président français.Celui-ci n\u2019a jamais manqué de soutenir son ancien ministre de la Ville, même depuis qu\u2019il est accusé de malversation et d\u2019évasion fiscale dans sept causes différentes.Le soir même de son élection, Bernard Tapie déclarait: «Il nous manque un Mitterrand!» Tapie aurait de plus déclaré en privé, selon l\u2019hebdomadaire l\u2019Express, qu\u2019il s\u2019effacerait devant Jacques Delors mais que si Rocard restait dans la course, il pourrait se présenter contre lui à la présidence.Ce qui n\u2019est guère pour déplaire au président Mitterrand dont on dit qu\u2019il préférerait une victoire de la droite plutôt que de laisser la voie libre a son ennemi de toujours.Etrangement, c\u2019est à droite que l\u2019on semble le plus regretter la démission de ce socialiste atypique qui vient brouiller les cartes.«On a multiplié les chausse-trappes sur son chemin», a dit le gaulliste et président de l\u2019Assemblée nationale Philippe Seguin.Même le ministre de l\u2019Intérieur, Charles Pasqua, a eu quelques bons mots pour cet an-ciep gauchiste converti à l\u2019économie de marché.A 63 ans, le rêve que Michel Rocard caresse depuis 25 ans de se retrouver un jour à l\u2019Elysée semble pour l\u2019instant bloqué.Comme François Mitterrand dans les années 70, il avait choisi d\u2019asseoir son influence sur le parti afin de se présenter à l\u2019élection présidentielle.Les résultats encourageants aux élections cantonales avaient semblé lui donner raison, jusqu\u2019à la déroute de la semaine dernière.Pour plusieurs de ses partisans, cet homme qui a longtemps suivi un parcours solitaire loin des appareils avait perdu de sa fougue et de son charisme depuis qu\u2019il était devenu premier secrétaire du Parti Socialiste.«Aujourd\u2019hui Michel Rocard quitte la direction du Parti Socialiste, mais il n\u2019abandonne pas le combat politique, a tout de même ajouté un ancien ministre socialiste.Michel Rocard aura des propositions à faire aux français (.) il va en profiter pour se ressourcer et repartir au combat.» Celui que les scouts avaient surnommé «Hamster érudit» était un vieil ami des souverainistes québécois.Il avait assisté au congrès du Parti Québécois l\u2019an dernier et reçu le chef du Bloc Lucien Bouchard lors de la visite à Paris le mois dernier.Tard dans la soirée, les délégués socialistes ont élu l\u2019ancien président de l\u2019Assemblée nationale Henri Em-manuelli secrétaire provisoire.Il a annoncé un retour au débat politique, à la défense des salariés et des acquis sociaux.La voie semble aujourd\u2019hui ouverte à la candidature de Jacques Delors.Mais il n\u2019est sûr que ses partisans puissent cohabiter facilement avec la nouvelle direction.Le parti pourrait à nouveau risquer l\u2019éclatement lors d\u2019un prochain congrès qu\u2019a appelé de ses vœux Lionel Jospin, au plus tard à l\u2019automne.Les forêts disparaissent Ottawa (PC) \u2014 Les forêts canadiennes ont diminué d\u2019une superficie équivalente à plus de trois fois celle de l\u2019Ile-du-Prince-Édouard entre 1986 et 1991, indiquent des chiffres du gouvernement fédéral.Bien que les efforts de reboisement aient augmenté au cours de ces cinq années, il y a quand même eu rétricis-sement des surfaces boisées à cause des coupes effectuées pendant cette période, affirme le rapport annuel portant sur les forêts canadiennes.; > Vachement détendues PHOTO AP CARRIE JOSLïN se la coule douce en compagnie de son animal domestique favori: une vache Jersey âgée d\u2019un an et demi.La jeune fille de 13 ans a même donné un nom à sa bête laitière: «Rachael».La digne représentante de l\u2019espèce bovidée prenait part au «concours de beauté» du festival Dairy Days, près de la ville de Boise, en Idaho.Épuisées par la chaleur torride, la vache et l\u2019enfant profitaient d\u2019un moment de répit samedi dernier.SAGESSE Une vue d'ensemble encore sous-estimée SUITE DE LA PAGE 1 Québec où, par exemple, le savoir «traditionnel» des autochtones, Montagnais, Inuit et Cris, se révèle de plus en plus l\u2019héritage d\u2019un millénaire d\u2019observations: des légendes montagnaises et inuit décrivent, par exemple, les caractéristiques du cycle centenaire du caribou alors que nos chercheurs, universitaires ou gouvernementaux, n\u2019ont pas encore observé un seul cycle complet.Ce savoir traditionnel, indique M.José Mailhot dans une étude de la question, récemment effectuée pour les commissions d\u2019évaluation environnementale du projet Grande-Baleine, a ceci de particulier qu\u2019il est «détenu par les usagers des ressources et non par des chercheurs spécialisés et il se transmet par voie orale et non écrite.Il est plus lent dans l\u2019accumulation du savoir, moins apte à vérifier des prédictions, mais plus qualitatif que quantitatif.Les taxonomies (caractères différenciateurs) qu\u2019il utilise sont basées sur des principes écologiques plutôt que morphologiques et il comporte souvent une dimension spirituelle».Ainsi, tel oiseau sera décrit comme «l\u2019oiseau qui mange des mulots» (exemple fictif) alors que dans notre science, il serait classé parmi les oiseaux de proie en raison surtout de la forme de son bec et de ses serres.Pourtant, savoir traditionnel et savoir scientifique sont tous deux des savoirs éminemment organisés, ajoute M.Mailhot, qui mettent de l\u2019ordre différemment dans ce qui semble ne pas en avoir.Le savoir scientifique se différencie par l\u2019expérimentation alors que le savoir traditionnel, y compris celui des Blancs, privilégie les relations entre les organismes vivants et leur environnement physique.Les savoirs populaires et traditionnels se différencient aussi par le fait qu\u2019ils sont produits par les usagers d\u2019un milieu, les usagers des ressources et non par des chercheurs «professionnels».Comme cette connaissance se transmet verbalement, la plupart du temps, il est souvent difficile de démarquer ce qui relève de la perception d\u2019un seul individu et ce qui constitue l\u2019héritage collectif de son milieu.D\u2019où la nécessité de traquer cet héritage jusque dans les mots et les structures de langage.Malgré ces imprécisions, les différents savoirs populaires sont de plus en plus considérés comme une source phénoménale de connaissances, lesquelles ont toutefois peu de poids dans la prise de décision malgré leur pertinence.Ainsi, les connaissances accumulées par les Inuit sur les migrations et les cycles de vie de l\u2019eider ont été validées par des chercheurs et des observations par satellites.Elles se sont avérées bien supérieures à tout ce que nos scientifiques connaissaient de cet oiseau.La façon dont les Cris conceptualisent leurs relations avec les animaux qui, dans leur spiritualité, s\u2019offrent à manger aux humains en échange de leurs efforts ppur assurer la survie des espèces, n\u2019est pas une image d\u2019Epi-nal à la sauce verte de l\u2019écologie.C\u2019est une science des équilibres biologiques, devenue une valeur qui oriente toute une société dont la survie dépendait de l\u2019art d\u2019économiser les espèces dans chaque territoire pour assurer la survivance de la bande à long terme.Ce savoir fait aussi ressortir l\u2019impérialisme culturel de certains aspects de notre science.Des chercheurs particulièrement sensibles à la richesse du savoir traditionnel amérindien ont tenté de savoir quelles étaient les plantes les plus utilisées par les Amérindiens paiute et shoshone, qui habitent les alentours du mont Yucca, au Nevada, où le gouvernement américain veut construire un site d\u2019entreposage de déchets nucléaires.L\u2019étude du langage de ces Indiens leur a révélé les usages en apparence les plus importants de ces plantes: celle qui guérit l\u2019estomac et endort, celle qui arrête le sang, etc.Mais cette démarche scientifique visant à «sauver les meubles» face à ce mégaprojet est elle-même un produit bien conditionné de notre savoir scientifique occidental: une Indienne, invitée à décrire les plantes qu\u2019il faudrait sauver en priorité, a répondu avec insistance qu\u2019elles étaient «toutes» aussi importantes! Ce que nous ne pouvons pas comprendre avec nos systèmes de priorités puisque nous ne sommes pas dans une économie de subsistance où tout, à un moment donné, peut revêtir une valeur absolue.Plusieurs chercheurs pensent maintenant que les détenteurs de savoirs traditionnels sont peut-être beaucoup plus aptes que nos appareils technocratiques à gérer les ressources naturelles d\u2019un milieu et que les études d\u2019impacts sur les grands projets devraient en tenir compte.Ils estiment que l\u2019énorme science des relations étroites qui lient les espèces vivantes, que traduit le langage et la culture des Cris, par exemple, aurait probablement plus de chances d\u2019assurer à long terme la santé écologique des territoires nordiques que les quelques gardes-faune et biologistes que nous y consacrons.Notre science, disent-ils, nous fournit de bonnes représentations de certains phénomènes dans le milieu naturel.Les gens, Blancs ou autochtones, qui vivent du milieu naturel, gèrent en réalité ses écosystèmes depuis des générations avec une vue d\u2019ensemble encore sous-estimée par les chercheurs, pour la plupart élevés sur le macadam.L\u2019élection permettra de reprendre l\u2019exercice prévu par la loi 150 PARIZEAU Une «trêve» pour relancer l'économie SUITE DE LA PAGE 1 bécois (les candidats du PQ déjà choisis en vue de la prochaine campagne électorale étaient aussi du caucus de la fin de semaine), Jacques Parizeau s\u2019est engagé à mener proprement l\u2019éventuel exercice référendaire.Reprochant aux libéraux, alors dirigés par Robert Bourassa, d\u2019avoir détourné les conclusions de la Commission Bélanger-Campeau et la loi 150 qui prévoyait un référendum sur la souveraineté, M.Parizeau a promis un exercice qui se tiendrait cette fois «sans tricher et sans tricheur».Il a soutenu que la prochaine élection permettrait à un éventuel gouvernement péquiste de reprendre, comme il aurait dû être mené, selon lui, l\u2019exercice prévu par la loi 150: «Cette élection va nous permettre d\u2019enclencher à nouveau, oui mais cette fois sans tricheur, le processus d\u2019accession à la souveraineté.» Du même souffle, le chef du Parti québécois affirme que sitôt élu il demanderait à ses adversaires politiques d\u2019observer «une trêve» afin de permettre au nouveau gouvernement de travailler à la relance de l\u2019économie: «Il faut être capable d\u2019aller voir pos adversaires sur le plan politique et de leur dire: \u201cEcoutez on fait trêve.Le Québec est dans une ornière telle qu\u2019on a besoin de tout le monde.Donnons-nous la main.Au coude à coude, tous ensemble, on va relever le Québec.\u201d On va faire ça avec les moyens qu\u2019on a et au bout d\u2019un certain temps \u2014 comme je dis toujours dans huit ou dix mois \u2014 on va décider de former un pays et on va récupérer tous les instruments qu\u2019on n\u2019a pas encore.» M.Parizeau a par ailleurs souligné qu\u2019un gouvernement du Parti-québécois marquera officiellement et rapidement ses intentions sur le remboursement de la dette, l\u2019utilisation la monnaie canadienne et la participation d\u2019un Québec souverain au traité de libre échange.Il repousse toutefois l\u2019hypothèse de grandes négociations avec le fédéral: «Ne cherchons pas de vastes négociations avec des gens qui sont de mauvaise humeur.Laissons le temps ppsser.Ils vont se traîner les pieds.A un moment donné, ils viendront.» Le chef péquiste a par ailleurs évoqué les deux grands thèmes qu\u2019il entend aborder dans le cadre de la campagne électorale à venir: le plein emploi et l\u2019égalité des chances.Le caucus PQ-BQ de la fin de semaine a justement permis aux deux formations souverainistes de sceller leur union en vue de cette élection.C\u2019est sans surprise que le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard, est venu mettre sa formation politique au service de celle de Jacques Parizeau: «A votre service dans cette campagne historique», a-t-il dit aux députés réunis dans un hôtel de Montréal.«Nous irons dans tous les comtés sur invitation», a-t-il souligné, avant de préciser en conférence de presse que le rôle du Bloc québécois en serait un «d\u2019appoint» pendant la campagne électorale.Lucien Bouchard a du reste laissé pratiquement tout le plancher au chef du Parti québécois pendant ce caucus conjoint.M.Bouchard n\u2019a pas pris dix minutes pour s\u2019adresser aux députés, alors que Jacques Parizeau, lui, comme c\u2019est son habitude, a parlé un gros 45 minutes.La conférence de presse qui a suivi a été largement dominée par le chef péquiste.M.Parizeau s\u2019attend à ce que le premier ministre Daniel Johnson déclenche les prochaines élections dans la troisième semaine de juillet, quelque part vers «le 20 ou le 21», a-t-il dit, pour un scrutin qui se tiendrait «le 12 septembre».C\u2019est un scénario qui est retenu par plusieurs observateurs.Le chef du Parti québécois n\u2019a pas été le seul, cette fin de sepnaine, à placer la tenue de l\u2019élection en septembre.A Ottawa, le premier ministre Jean Chrétien a lui aussi laissé entendre, au terme d\u2019une réunion de son cabinet, que l\u2019élection générale au Québec aura lieu en septembre.Pour calmer les milieux financiers, M.Chrétien soutenait que le Québec ne se séparerait pas: «Il n\u2019y a pas d\u2019autres façons de faire (pour calmer les milieux financiers).Il y aura une élection en septembre et si M.Johnson gagne, j\u2019espère qu\u2019il va gagner, ce sera la fin de ,ce problème», a soutenu le premier ministre.A Montréal, Jacques Parizeau a par ailleurs affirmé qu\u2019il serait «odieux» que Daniel Johnson déclenche l\u2019élection en plein été, tôt après la période des déménagements et alors que bien des gens sont toujours en vacances.Il craint que cela puisse compliquer le recensement électoral: «Je comprends qu\u2019ils (les libéraux) soient tentés par une sorte de confusion.C\u2019est assez odieux comme tentation, mais je n\u2019y peux rien», a conclu le chef péquiste.\tDU LUNDI AU VENDREDI\tSERVICE DES ABONNEMENTS DE 8H00 À 16H30\tL«* numéros de téléphone suivants sont valables pour 2050 RUE DE BLEURY 9E ÉTAGE\tle service de livraison par camelot et pour les abonnements postaux.MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9\tMontréal\t(514) 985-3355 \t LE LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS: DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 RENSEIGNEMENTS ADMINISTRATION (514)985-3333 (514)985-3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (514) 985-3344 (514) 985-3344 (514) 985-3399 1-800-363-0305 LE DEVOIR est publié par LE DEVOIR Inc.dont le siège social est situé au numéro 2050 de Bleury, 9e étage, Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par les Imprimerie Québécor LaSalle, 7743 de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612 ouest rue Saint-Jacques, Montréal.L\u2019Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.775 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