Le devoir, 21 mai 1994, Cahier E
[" ILLUSTRATION LYNE LEFEBVRE w% & r-~=sa^a.)»('.r» ' y mm m mmi mm»1' iHlflilllàl pM mm mw i' le devoir COMMUNICATIONS est commencée BENOÎT CHAPDELAI NE COLLABORATION SPÉCIALE ême si nous ne nous en rendons pas compte, une importante bataille se déroule depuis quelques mois au-dessus de nos têtes, et son issue aura un impact jusque dans notre salon.Cette bataille oppose principalement Télésat Canada, appuyé par des géants des communications comme BCE, et DirectTV, une puissante filiale du fabricant américain de satellites Hughes Aircraft, lui-même étroitement lié à General Motors.L\u2019enjeu de la bataille: l\u2019accès à votre téléviseur via satellite.À compter de la fin mai, si ce n\u2019est déjà fait, des Américains de l\u2019Arkansas, de la Louisiane, du Missouri, de l\u2019Oklahoma et du Nouveau-Mexique vont commencer à recevoir des émissions de télévision par le premier satellite de «diffusion directe» Hughes, lancé de la Guinée par une fusée Ariane en décembre dernier.L\u2019antenne parabolique RCA vendue aux abonnés coûte 700$ US, mais présente l\u2019avantage incontestable d\u2019être plutôt compacte (45 cm de diamètre) et facile à installer, même à l\u2019intérieur d\u2019un logement.Pour environ 1000$, un abonné pourra brancher plusieurs téléviseurs sur son antenne parabolique, avec une sélection différente d\u2019émissions pour chacun.Mais le plus attrayant demeure le nombre de canaux offerts, une quarantaine au début et éventuellement jusqu\u2019à 150, ce qui est incomparable avec ce qu\u2019offrent les câblodistributeurs.Une nouvelle technologie, la vidéo-compression numérique, rend possible la diffusion de plusieurs canaux de télévision sur un même espace hertzien.Quand on parle de 500 canaux de télévision disponibles dans votre salon, on sous-entend la compression dans un espace réduit de 500 canaux.DirectTV prévoit attirer deux millions d\u2019abonnés dès la première année d\u2019opération aux Etats-Unis.Les téléphages américains en région rurale qui ne sont pas abonnés au service du câble seront probablement les premiers à s\u2019équiper d\u2019un tel système, plus performant que les antennes paraboliques traditionnelles.La réglementation canadienne décourage pour l\u2019instant DirectTV d\u2019offrir ses services au Canada, mais personne ne peut empêcher un Canadien de se procurer le matériel aux Etats-Unis et de s\u2019y trouver une adresse fantôme.DirectTV espère que le CRTC tiendra compte de cette réalité dans sa décision finale, attendue dans les prochaines semaines.Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes réclame bien entendu un contenu canadien, ce que DirectTV se dit prêt à offrir dès l\u2019automne 1994.Mais DirectTV demeurera d\u2019abord un distributeur de canaux américains.Télésat Canada propose de son côté, au nom de ses clients potentiels, d\u2019être LE diffuseur par satellite au Canada avec Anik-E2.Ija compagnie de communications par satellites CANCOM s\u2019est alliée avec BCE (Bell, Northern Telecom, etc.)et le radiodiffu-seur Western International de Vancouver pour offrir un service de diffusion directe canadien dès avril 1995.La brasserie John I^abatt, propriétaire des réseaux RDS et TSN, est aussi intéressée par ce nouveau champs d\u2019activité.Les câblodistributeurs du Québec ne semblent pas trop se formaliser de l\u2019arrivée de ce nouveau rival et prennent davantage au sérieux la menace des compagnies de téléphone avec leur projet Sirius.Chez Vidéotron, on souligne que les satellites ne pourront pas offrir une programmation locale de qualité ni un environnement interactif à la Vidéoway.Chez CF Câble, on croit qu\u2019au mieux les ventes vont stagner mais qu\u2019elles ne baisseront pas.Les câblodistributeurs québécois soulignent que ce sont surtout les provinces anglophones qui seront touchées par la compétition des satellites américains, mais pas au point de réduire substantiellement leur clientèle. 1.R I) R V OIK, I.R S S A M R I) I g I R T l> I M A S ( II Î ZH ?/\u2022>* JM *> a i i 8 H fr'l I I I I I B I I I I I I I I ft 1 IRK Omer Dj I Si H¦ill!|||i|if||| || !irfi S I B eIIill Entre le téléphone cellulaire et la boîte téléphonique BENOIT CHAIM)ELAINE COLLABORATION SPÉCIALE Vous aimez bien les téléphones cellulaires mais vous les trouvez trop onéreux pour vos besoins.Vous n\u2019aimez pas les téléavertisseurs qui résonnent ou vous font vibrer les côtes sans préavis, vous n\u2019aimez pas non plus les téléphones à 25 cents parce que votre conjoint ou votre patron ne peuvent pas vous joindre facilement (!) même si vous êtes simplement allé faire une course à l\u2019heure du lunch.Alors des entreprises vous préparent une solution sur mesure pour que vous restiez branché sans vous ruiner quand vous sortez au centre-ville de Montréal: le service de communications personnel.Bell Canada a lancé récemment «Accès total», son premier jalon vers ce super-service qui attribue un numéro à un individu plutôt qu\u2019à un lieu comme la résidence ou le bureau.Chaque utilisateur programme le système pour faire sonner l\u2019appareil téléphonique qui lui convient selon l\u2019endroit où il se trouve et selon ses besoins: messages d'affaires ou privés.Si tout se déroule comme prévu, les Canadiens se verront offrir à l'automne des appareils numériques sans fil déjà largement utilisés à Hong Kong et dans certaines places d\u2019affaires.Ces appareils, dont sans doute le Companion 100 de Northern Telecom, seront appelés à remplacer progressivement les téléphones sans fil domestiques, qui utilisent une technologie dépassée dite analogue.D\u2019ici quelques années, vous pourrez trimbaler ce nouvel appareil au supermarché pour demander à vos enfants ce qu\u2019ils veulent manger.Mais cet appareil ne sera jamais aussi efficace qu\u2019un téléphone cellulaire puisqu\u2019il doit y avoir une station de relais au réseau téléphonique à tous les 200 mètres ou moins, selon les environnements.Les lieux publics les plus susceptibles d\u2019être branchés sont donc les centres commerciaux très fréquentés, si possible avec une ou plusieurs tours à bureaux avec des gens très occupés dont le téléphone est aussi vital que le porte-monnaie, mais qui pour une raison ou une autre ne veulent pas de téléphone cellulaire.«Nous faisons présentement des essais à la Place Montréal Trust à Montréal et à First Canadian Place à Toronto», dit le porte-parole de Telezone Canada, John Saklee, dont l\u2019entreprise est déterminée à desservir le coeur du centre-ville de Toronto avant la fin de l\u2019année.Telezone prévoit même abonner 300 000 Canadiens de 25 villes d\u2019ici trois ans.Telezone, propriété entre autres de Tricaster Management de Toronto, est l\u2019une des quatres firmes ou consortiums qui détiennent une license du gouvernement fédéral pour exploiter un service de communication personnel au Canada.Les autres sont Rogers Cantel, Bell Mobilité et ses partenaires et Canada Popfone, un consortium de 37 investisseurs fondé entre autres par Charles Sirois de Téléglobe Canada.Seul Telezone a cependant fait une annonce publique sur ses intentions jusqu\u2019à maintenant.Un anneau de mystère, presque suspect, entoure toujours les autres projets.Mais quand des études évoquent un marché potentiel d\u2019un milliard$ par an au Canada, il serait étonnant que le silence persiste indéfiniment.Autoroute électronique: 3000 écoles déjà «branchées» BENütT CHAPOELAtNE COLLABORATION SPÉCIALE Le ministre fédéral de l\u2019Industrie John Manley et les ministres provinciaux de l\u2019Education veulent que l\u2019autoroute de l\u2019information canadienne passe dans toutes les écoles élémentaires et secondaires du pays au plus tard en 1996.Ce sera l\u2019une des premières grandes réalisations de cette autoroute électronique canadienne selon 1 )a vid Johnston, principal de l\u2019université McGill et président du Comité consultatif canadien sur l'autoroute de l'information, dont les membres ont été nommés à la mi-avril par le ministre Manley.«Le but est qu\u2019un élève de Terre-Neuve puisse communiquer avec un élève de Colombie-Britannique pour parler par exemple d\u2019un projet d\u2019émission», dit Da-\u2018 ohnsl vid Johnston, un diplômé en droit des universités Harvard et Cambridge converti à l\u2019idée de développer des habiletés en informatique dès la jeune enfance.Le projet SchoolNet ou Réseau scolaire canadien a été lancé en octobre 1993 quand des élèves de Niagara Falls et de Saint-John\u2019s ont communiqué ensemble par le réseau Internet, la plus importante autoroute électronique au monde avec quelque 20 millions d\u2019usagers.Industrie et sciences Canada a alors débloqué 1,6 million$ pour relier 300 écoles élémentaires et secondaires à travers le Canada.Les écoles adhérentes doivent posséder au moins un micro-ordinateur et un modem, et le gouvernement défraie le coût d\u2019adhésion à Internet.En quelques mois, le projet-pilote du ministère fédéral de l\u2019Industrie a connu une croissance spectaculaire de 1000%.Près de 3000 des quelque 17 000 écoles du Canada sont maintenant branchées à ce réseau, la grande majorité défrayant elles-mêmes le coût d\u2019abonnement à Internet plutôt que d\u2019attendre la subvention d\u2019industrie et sciences Canada.Le quart des écoles participantes sont en Colombie-Britannique et toutes celles des Territoires du Nord-Ouest y sont reliées depuis à peine un mois.Terre-Neuve, qui avait déjà un réseau provincial en place avant SchoolNet, prévoit que toutes ses écoles seront reliées d\u2019ici peu.Le Nouveau-Brunswick, avec son ministre délégué à l\u2019autoroute électronique, est aussi bien aiguillé sur ce réseau scolaire.Au Québec et en Ontario, c\u2019est un peu plus lent Une trentaine d\u2019écoles québécoises se çont reliées elles-mêmes au réseau.Le ministère de l\u2019Éducation du Qué- L\u2019univers de l\u2019informatique se confond de plus en plus avec celui de la télévision.Il ne serait pas étonnant que bientôt les élèves et le public en général communiquent entre eux via leur téléviseur.bec, explique la gestionnaire du projet Elise Boisjoly, a approuvé récemment l\u2019adhésion des écoles à SchoolNet et les Commissions scolaires sont maintenant au courant du projet qui consiste à offrir un accès gratuit à 70 écoles rurales et urbaines, anglophones et francophones, secondaires et élémentaires du Québec.L'adhésion au Réseau scolaire permet par exemple d'avoir accès à une sélection de banques de données internationales et au service de nouvelles en ligne de Southam News et du Globe & Mail.L\u2019un des outils les plus populaires du Réseau scolaire est la communication avec des scientifiques de par le monde par courrier électronique.«Nous avons demandé à la communauté internationale via Internet, dit la gestionnaire de SchoolNet Elise Boisjoly, si certains étaient intéressés à répondre à des questions d\u2019élèves canadiens.Nous avons reçu plus de 400 réponses de scientifiques du Canada mais aussi du Japon et de la NASA.Nous avons alors créé des groupes de discussions pour échanger avec des élèves.» (NDLli discussion électronique où on lit successivement à l\u2019écran les messages de tous les participants, habituellement sous forme de questions adressées ou répondues à tous.) Témoin du lancement de ce nouveau mode de communication, David Johnston croit que les parents ont tout intérêt à apprendre les rudiments de l\u2019informatique à leurs enfants dans un monde, en pleine mutation technologique.Aux États-Unis, des millions de personnes utilisent déjà la communication par ordinateur.Mais comme l'univers de l\u2019informatique se confond de plus en plus avec celui de la télévision, il ne serait pas étonnant que bientôt les élèves et le public en général communiquent entre eux via leur téléviseur.Rogers Cable, le premier câblodistributeur au Canada (absent au Québec), devait annoncer un projet en ce sens avec SchoolNet cette semaine à North York, en banlieue de Toronto.Quand Al Gore s\u2019en mêle Le vice-président des États-Unis Al Gore est l\u2019un des premiers disciples du concept d\u2019autoroute électronique.Avant même l\u2019arrivée au pouvoir de l\u2019administration Clinton en 1992, le sénateur Gore en faisait la promotion.En février 1993, le président Clinton annonçait que Washington injecterait deux milliards$ jusqu\u2019en 1997 dans une infrastructure de l\u2019information reliant par fibre optique toutes les grandes villes américaines.L\u2019objectif est de créer une bretelle d\u2019autoroute pour chaque école, hôpital, centre de recherche et bibliothèque des États-Unis.La fameuse autoroute devrait aussi passer \u2014 silencieusement \u2014 à au maximum un mille de chaque résidence.Le secteur privé américain a été invité a investir pour sa part 15 milliards$ en échange, entre autres, d\u2019une déréglementation des industries de la câblodistribution et de la téléphonie.C\u2019est ce qui explique d\u2019ailleurs la kyrielle de transactions qui anime les Etats-Unis depuis un an, dont l\u2019achat des studios Paramount par le câblodistributeur Viacom et plus près de nous, la récente acquisition de Softimage de Montréal par le géant américain du logiciel Microsoft.Ce n\u2019est pas sans intérêt pécunier non plus que Power Corporation et Seagram investissent dans Time Warner, le géant mondial des médias et du divertissement.Inversement, le groupe américain Hearst n\u2019aurait pas investi dans le projet UBI de Vidéotron s\u2019il n\u2019y avait pas vu une approche et une technologie intéressantes à appliquer a grande échelle.Bien sûr il y a des ratés sur le parcours de l\u2019autoroute électronique.L\u2019alliance de Bell Atlantic et de TCI, le premier câblodistributeur américain, a avorté l'hiver dernier malgré beaucoup d\u2019euphorie.Le président de America Online, l\u2019un des plus importants services de banques de données publiques en ligne aux États-Unis, a annoncé qu\u2019il ne solliciterait plus de nouveaux abonnés pour éviter qu\u2019il ne craque, le nombre ayant passé de 300 000 à 600 000 en six mois.Des scientifiques utilisateurs d\u2019Internet s\u2019offusquent de voir ce réseau naguère essentiellement consacré à la recherche universitaire accaparé de plus en plus par des maniaques d\u2019informatique et des images pornographiques.Des utilisateurs tolèrent mal les groupes de discussion informels et les petits malins qui leur envoient du courrier électronique non sollicité.Des analystes financiers s\u2019interrogent aussi sur le besoin réel de la population d\u2019avoir accès à autant de données et autant de services interactifs.Enfin et surtout, combien les gens sont-ils prêts à payer pour se brancher sur cette autoroute?Voilà sans doute pourquoi plusieurs entreprises ne misent pas tant sur la partie information de l\u2019autoroute électronique que sur la partie divertissement.L\u2019idée d\u2019envoyer Jurassic Park ou des jeux vidéos interactifs sur votre écran de télévision à l\u2019heure désirée au même prix qu\u2019une visite au club vidéo apparaît beaucoup plus lucrative que de vous offrir des passages de l\u2019Ëncyclopédie Britannica sur demande.Quant à l\u2019idée de vous brancher sur Rio de Janeiro et Hong Kong par courrier électronique simplement pour échanger entre Terriens, aussi bien le faire tout de suite avec votre micro-ordinateur, si vous en possédez un, équipé bien sûr d\u2019un modem.Orner DeSerres présente OURNEES OLOG1QUES de Montréal *2rois jours de conférences, de séminaires, d\u2019ateliers et de démonstrations sur les nouvelles technologies qui révolutionnent le monde de la communication, de l\u2019édition, des arts graphiques, de la photographie, de la vidéo et de la publicité.Une invitation toute particulière est lancée aux directeurs artistiques pour la journée du 8 juin .thème principal: les nouvelles avenues en création.JUIN 1994 Pour RENSEIGNEMENTS ET RESERVATIONS Montreal: Annie L\u2019Italien Téléphoné: (514) 844-OMER TéIécopieur:-(514)843-9327 Quebec: Nathalie Boulé Téléphone:(418) 529-9586 Télécopieur: (418)529-1261 \u2022\tLa communication digitale \u2022\tLa gestion de la couleur \u2022\tLes technologies d\u2019épreuves \u2022\tLes technologies de pré-impression et d\u2019impression \u2022\tL\u2019image de synthèse \u2022\tLe multi-média \u2022\tDe l\u2019illustration traditionnelle à l\u2019illustration électronique \u2022\tLa photographie digitale Orner DeSerres \u2022 Et plus encore! Lancements de nouveaux produits, expositions.254, rue Ste-Catherine Est Montréal (Québec) H2X 1L4 480, rue Caron Québec (Québec) G IK 5W9 v 4 ass-rat i.i i> t v » i ii , i.y $.s \\ m y ni s i y \\ it i m a x c n k a a m a i i tt u a C 0 M M U N 0 N S L\u2019invasion des bits STÉPHANE GAGNÉ COLLABORATION SPÉCIALE Bientôt, les technologies numériques toucheront tous les aspects de la vie quotidienne.Radios, téléviseurs.téléphones et système de câblodistribution seront tous munis de récepteurs numériques.Votre téléviseur Le# téléviseurs de la prochaine génération feront de deux types: la TV de pointe à transmission analogique et la TV de pointe à transmission numérique ou TV numérique.Le principal défi technologique des deux systèmes se situe (fans l\u2019amélioration de la résolution de l\u2019écran.Pour la TV numérique, cependant, le passage de la transmission analogique actuelle à la transmission numérique est Un défi de plus à relever.La résolution de l\u2019écran de ces nouveaux téléviseurs sera améliorée de deux façons.En premier lieu, le nombre de lignes horizontales par image et le nombre de pixels par ligne seront augmentés pour accroître la qualité de l\u2019image- Ensuite, le format de l'image sera cimé-nascope.La largeur actuelle des écrans (rapport 4/3: largeur de 4 et hauteur de 3) est insuffisante pour capter correctement le regard du téléspectateur.Le format adopté pour la TVHD (rapport 16/9) est plus rectangulaire et mieux adapté à notre vision.Le mode de transmission de la TVHD, semblable à la télévision conventionnelle, représentera tout un défi technologique.Car en transformant les signaux analogiques en numériques, on obtient 1200 mégabits d'information par seconde.Ces bits doivent être compressés à 20 mégabits (soit près de 99%) pour être compatibles avec le réseau de transmission ter- ' restre de 6 mégahertz.Pour compresser les données sans diminuer la qualité de l\u2019image obtenue en studio, on utilise des codeurs qui trient l\u2019information et ne conservent que les données essentielles à la meilleure transmission possible.Selon M.Durocher, les modèles de TV de pointe commercialisés dans quelques années seront d\u2019une résolution mitoyenne entre le téléviseur couleur actuel et la véritable TVHD qui ne sera disponible que pour les studios en raison de sa plus grande complexité technologique.Comme un tiers du temps consacré â une conversation est composé de silence, l\u2019exploitant peut profiter de .ces périodes pour mettra le signal à nos récepteurs radio.Pour traduire ce signal numérique en son, votre futur appareil radio contiendra une série de décodeurs et de convertisseurs.Votre téléphone Comme les signaux de radio et la télévision, la transmission de la voue des usagers par radiotéléphone s, fi-ra en mode binaire (0.1,0,1).hirs de l\u2019emis sion, la voue est codée dans le combiné.Elle voyage ensuite sous forme de bits jusqu\u2019à la réception où elle est décodée avant d\u2019être entendue.Ce système offre plusieurs avantages.Il permet de compresser le signal de la parole afin de réduire la largeur de la bande passante necessaire à l\u2019émission et d\u2019admettre ainsi un plus grand nombre d\u2019usagers.La compression élimine tous les sons imperceptibles à l'oreille, comme les fréquences trop aiguës.Jusqu\u2019à 84% des données peuvent être ainsi éliminées.À.l\u2019aide du numérique, on peut amélio-: des fi< \u2018 Votre radio La radio numérique résoudra tous les problèmes de transmission des radios AM et FM en utilisant une approche innovatrice.La métamorphose débute dans le studio.Le son de la voix de l\u2019animateur ou d\u2019une pièce musicale, est d\u2019abord transformé en signal électrique (appelé analogique) comme d\u2019habitude.Ce signal est ensuite codé, comme en informatique.Le premier encodeur découpe le son en tranches, à intervalles de temps réguliers extrêmement brefs, pour le reconstituer le plus fidèlement possible.A la fin de ce processus, notre son du début aura été transformé en 768 000 bits par seconde.Un poste radio ne peut cependant transmettre toute cette information.Le débit doit donc être réduit à 128 000 bits.Un deuxième encodeur élimine donc tous les sons non perceptibles à l\u2019oreille (surtout les fréquences aiguës), par effet de masquage.Même s\u2019il ne reste qu\u2019environ 16% des données initiales après cette opération, le son demeure excellent.Ce son «dégraissé» passe ensuite dans un dernier ' encodeur qui minimise les erreurs de transmission, élimine les problèmes de trajets multiples et crée une redondance du signal pour augmenter les chances qu\u2019il arrive correctement à destination.Ce son sera enfin acheminé à l\u2019émetteur qui trans- rer la résistance des liaisons aux interférences.Pour cela, il suffit d\u2019introduire un système de correction d\u2019erreurs (de transmission) dans le codage.La qualité de la transmission s\u2019en trouve améliorée.La transmission numérique permet également d\u2019assurer la confidentialité des conversations grâce à un codage spécial des séquences dé bits.«Le système numérique est bien adapté à la transmission de la parole, sou-transmettre\ttient Charles Despins, chercheur dans le domaine des radiotéléphones à d\u2019autres\tl\u2019INRS-télécommunications.Comme un .\ttiers du temps consacré à une conversa- signaux de\ttion est composé de silence, l\u2019exploitant * peut profiter de ces périodes pour transparole OU\tmettre d\u2019autres signaux de parole ou de .\tradio.» de radio.\tEnfin, il est plus facile d\u2019introduire de nou- veaux téléservices (vidéo, fax, etc.) à l\u2019aide de la transmission numérique que par voie analogique.C\u2019est un point important pour les exploitants qui souhaitent tous étendre les services offerts à leurs abonnés.Votre système de câblodistribution Le système UBI sera aussi muni d\u2019un récepteur numérique.Car seule la technologie numérique permet la transmission et la réception de la quantité énorme d\u2019informations et de services bientôt accessibles grâce au système UBI.Pour ce faire, d\u2019importants changements seront effectués à la structure du réseau.Dans la région du Saguenay (où le système sera implanté en premier lieu), les abonnés d\u2019UBI pourront «interagir» avec le centre de contrôle du réseau, l\u2019endroit central d\u2019où l\u2019information offerte par UBI sera transmise et reçue.Les câbles coaxiaux traditionnels ne pourront cependant absorder l\u2019énorme volume d\u2019informations transmis et reçus par le centre.Ils seront donc remplacés par des câbles de fibre optique sur une partie du trajet En fait jusqu\u2019à des cellules individuelles, où l\u2019information sera transférée sur câbles coaxiaux.Chacune de ces cellules desservira un groupe de 2000 maisons.Uhe fois rendue à destination, l\u2019information (qui voyagera sous forme de bits compressés) sera décodée et décompressée grâce aux nouvelles fonctions du terminal Vidéoway.Ce terminal sera aussi équipé du.microprocesseur PowerPC (une version moins puissante que celle utilisée dans les ordinateurs) pour accélérer le traitement des données.Il disposera également de deux mégabits de mémoire vive nécessaire à l\u2019utilisation de logiciels (éducatifs, de jeux ou autres) et à la réception ainsi qu\u2019à la transmission d\u2019information.Le réseau fournira les logiciels aux abonnés d\u2019UBI au même titre qu\u2019un disque dur ali-mente l\u2019utilisateur d\u2019un ordinateur personnel.Les fonctions bidirectionnelle et interactive du système UBI seront ainsi remplies.T p pnn ipt* COMMUNICATIONS est publié par le quotidien LE DEVOIR Les samedi 21 et dimanche 22 mai 1994 COORDINATION Louise-Marie Houle COLLABORATEURS Marie-Andrée Amiot Hélène Boyer Claire Chabot Benoît Chapdelaine Marie-Claude Ducas Stéphane Gagné Claire Harvey DIRECTION ARTISTIQUE Lucie Lacava MISE EN PAGES Aimé Dallairè REPRESENTANT PUBLICITAIRE Jean-Yves Guilbert caisse,Chartier Le réseau national d'extraits de presse du Québec et du Canada A* Æf ,/f» La banqu de VIontréal 51 Québec C licoutimi , Toroprto Canada Atlantique 842-37! -529-13-3-238-31 1 8-549-666' 16-366-1641 02-422-9201 -5398 Canada centre » et ouest 306-5 ilution aux coupures de budgets Les technologies numériques, disponibles d\u2019ici l\u2019an 2000 STÉPHANE GAGNÉ COLLABORATION SPÉCIALE Bientôt, les technologies numériques seront accessibles à tous.L\u2019envahissement sera total.Tous les moyens de communications seront touchés: radio, câble, téléphone et télévision.Et la qualité de transmission et de réception sera de beaucoup supérieure à ce que l\u2019on connaît aujourd'hui.Les nouveaux récepteurs radio numériques auront un son équivalent à celui provenant d\u2019un lecteur de disque compact.Les téléviseurs de pointe seront de format cinémascope, auront un son stéréo sans parasite et une qualité d\u2019image imbattable.Les téléphones sans fils transmettront et recevront des appels sans brouillage, d\u2019une qualité sonore très supérieure aux téléphones sans fil actuels.Eventuellement, des fonctions multimédia pourraient même être accessibles par téléphone grâce à la fibre optique ou au réseau satellite.Enfin, le câble sera l\u2019hôte de l\u2019autoroute électronique, système interactif et bidirectionnel où l\u2019utilisateur aura accès à une panoplie d\u2019informations et de services sur son écran de télévision.Grâce à la technologie numérique, il pourra recevoir une .quantité énorme d\u2019informations comme jamais auparavant.Tout cela est pour bientôt, pour très bientôt même.En fait, la plupart de ces technologies seront disponibles d\u2019ici l'an 2000.Le Canada jouit même d\u2019une avance appréciable dans le développement de certaines de ces technologies.C\u2019est le cas, par exemple, de la radio numérique.Le Canada est le premier pays au monde à radiodiffuser en numérique.Depuis mars dernier, des stations de radio de Montréal et de Toronto se partagent une antenne de transmission numérique dans chaque ville.«A Montréal, les six stations de radio CBF AM ou FM, CBM FM, CHOM FM, CIEL FM, CFGL et CKMF ou CJMS diffusent en numérique depuis la mi-mars, affirme François Conway, ingénieur principal en spectre de radiodiffusion au Service de la transmission et de la distribution de Radio-Canada.Une station expérimentale dotée d\u2019équipements d\u2019enregistrement numérique est aussi en opération à Montréal et à Toronto.Enfin, deux récepteurs numériques sont installés dans des camionnettes des deux villes.Ils se déplacent dans les rues pour permettre au public d\u2019entendre la différence de son.Au milieu de 1995, dix autres récepteurs semblables seront sur la route.» Cette opération est nécessaire puisqu\u2019à la maison, on ne peut percevoir la qualité du son numérique à l\u2019aide des récepteurs radio conventionnels.Le développement de cette technologie est rendu possible grâce à un consortium formé de radiodiffu-seurs privés (CHOM EM, Télémédia, Radiomutuel, COGECO et Power Broadcasting y ont ensemble une part de 50%) et public (Radio-Canada, l'autre 50%).Les efforts de ce consortium ont permis au Canada d\u2019être «à l'avant* garde au niveau de l'implantation du service et du développement des antennes, dit François Conway.Des émetteurs adaptés au numérique ont déjà été fabriqués par des manufacturiers canadiens et testés sur le terrain.» Cependant, le Canada est plutôt faible dans le développement d\u2019équipements de production.C\u2019est d\u2019Europe que proviendront les équipements des futures stations de radio numérique canadiennes.En production numérique, Radio-Canada fait figure de chef de file.La société possède plusieurs équipements de production numériques et forme des techniciens de son pour les familiariser avec cette nouvelle technologie.A Montréal, un studio de la société est entièrement équipé d\u2019appareillage numérique (le studio 14) et ce n\u2019est pas fini.A Toronto, les nouveaux studios d\u2019enregistrement de Radio-Canada, tout près du Sky-dopie, sont tous numériques.A quand la production de récepteurs à grande échelle?«Les fabricants Kenwood, Sony et Pionneer ont déjà annoncé qu\u2019ils produiront de tels récepteurs, dit François Conway.Il est cependant impossible de savoir à quel moment ils seront commercialisés.» L\u2019autoroute électronique est une autre technologie où le Canada possède une certaine avance.Vidéotron possédait déjà cette avance lorsqu\u2019il a commercialisé Vidéoway.«La technologie interactive a déjà été testée avec succès à Brossard dès 1989, dit Pierre Lévesque, directeur de produits chez Vidéoway.Il s\u2019agit aujourd\u2019hui pour Vidéotron et Vidéoway de conserver leur longueur d\u2019avance.C\u2019est le but visé par le pro- jet UBI (Universalité, bidirectionnalL té et interactivité) dans lequel plusieurs compagnies sont impliquées.«Dans un premier temps, la technologie sera lancée sur une base expérimentale, en 1995, dans la région du Saguenay-, ajoute M.Lévesque.Environ 34 0Ü0 foyers pourront y avoir ac- \u2022 cès et ensuite.OBI s\u2019attaquera au reste de la province.Des services de téléachat, de courrier électronique, de transactions bancaire* de lormalio» à distance, etc., seront alors accessibles à la maison grâce au câble.Le Canada est également dans le peloton de tête dans le domaine des radiotelephones iiimiri iques.I a multinationale Northern Fmecomn déjà commercialisé un nouveau type de telephone sans lit.beaucoup plus léger et compact que les téléphones cellulaires actuels.Appelé Compa- ; nion, «il est le premier appareil de ce type à être commercialisé dans le monde, dit Alain Bourget, agent de relations publiques chez Northern Telecom.Plus de 1000 systèmes Companion ont déjà été exportés en Asie et en Europe, à ce jour.«Les acheteurs potentiels de ce système sont nombreux.Northern Telecom et sa liliale Recherche Bell Northern poursuivent leurs études pour élargir les services offerts par la radiotéléphonie et la téléphonie.Comme les compagnies de câblodistribution, on vise l\u2019intégration de services multimédia.Une lutte pour l\u2019appropriation du marché multimédia semble donc s\u2019amorcer entre les compagnies de téléphone et les compagnies de câble.Enfin, dans le domaine de la télévision de pointe numérique, le Canada est plutôt observateur.«Un consortium appelé la «Grande Alliance», formé de plusieurs fabricants d\u2019équipements audio-visuels, prend en charge le développement du téléviseur et des normes appliquées à cette technologie pour les Etats-Unis, affirme Michel Durocher, directeur associé du service de développement des normes et de la technologie de Radio-Canada.Le Canada adoptera sans doute les normes américaines attendues pour 1995.Par la suite, les premiers appareils seront commercialisés en 1996.Au début, il s\u2019agira d\u2019appareils haut de gamme avec grands écrans (pour le cinéma maison, par exemple).Les prix devraient baisser graduellement afin de rendre la technologie plus ac- ; cessible.» La fièvre du printemps TEMPS D\u2019APPEL ILLIMITÉ LE SOIR ET LES FINS DE SEMAINE Téléphone cellulaire numérique portatif Hotline d\u2019Ericsson Une simple facture mensuelle de seulement 49,95 $* EN PRIME : un mois d\u2019appels locaux illimités si vous vous abonnez avant le 31 mai Vous attendiez le forfait de téléphonie cellulaire qui vous convient, celui qui vous satisfera pleinement, spécialement les soirs et les fins de semaine quand vous désirez parler tant que vous ie voulez et sans frais additionnels.Vous serez encore plus satisfait lorsque vous entendrez la qualité sonore du nouveau téléphone numérique Hotline d\u2019Ericsson.Une simple facture mensuelle vous facilitera la vie.Cet été, ça va chauffer chez Cantel.Passez vite nous voir pour connaître tous les détails de ce forfait imcomparable.CARTEL Centres de communications *Cette offre ne s'adresse qu'aux nouveaux clients qui s'abonnent pour une période de 36 mois lors de la promotion du téléphone numérique Ericsson.Paiement préautorisé par carte de crédit seulement.Une approbation de crédit est nécessaire.Le tarif de 0,55 S la minute s'applique au temps d'antenne local en dehors des heures forfaitaires.Les frais d'interurbain, de Mise en service, d'accès au système ainsi que les taxes sont en sus.Des frais d'annulation s'appliquent.L'offre est en vigueur jusqu'au 30 juin 1994 BROSSARD 7005, boul.Taschereau Bureau 150 (514)926-3111 CHICOUTIMI 1021, boul.Université (418) 690-0535 DRUMMONDVILLE 1565, boul.Lemire (819)478-0851 GATINEAU 360, Maloney Ouest Bureau 1 (819)663-8580 GRANBY 675, rue Dufferin (514) 372-4546 HULL 46, boul.Saint-Raymond (819)771-8686 J0LIETTE 517, St-Charles Borromée Nord (514)755-5000 LAVAL 379, boul.Curé-Labelle (514) 622-0303 1696, boul.des Laurentides (514)629-6060 3364, boul.Saint-Martin Ouest (514)682-2640 MONTRÉAL 5496, rue Notre-Dame Est (514) 254-5454 1247, avenue McGill College (514)871-1871 770, rue Notre-Dame Ouest (514)875-9512 QUÉBEC 2095, boul.Charest Ouest Bureau 109 (418) 684-8884 2700, rue Jean-Perrin Bureau 101 (418)843-0000 REPENTIGNY 110, boul.Industriel (514) 581-4666 SAINT-HUBERT 3399, boul.Taschereau (514)676-3963 SAINT-JÉRÔME 116, boul.du Carrefour (514)431-2355 SAINT-LAURENT 6315, ch.Côte-de-Liesse (514)738-3833 SAINT-LÉONARD 5954, boul.Métropolitain Est (514)257-8826 TERREBONNE 1257, boul.des Seigneurs (514)964-1964 1.1: ii t: v nix.I.M K II I 4 I K T U I M A V I II K M Al It!!!! IHft'UfH IMi ri mg J-srmtu 1es Hauteurs, 26 mai 19 ' ¦ ÿttfë '\u2022\tf %!.'Sr.^V < && 0, ?* .si m v .( y.» - 2.' mk.& * ^ KVCHOUS 2070 Clark suite 402.Montréal.(Que.).H2X 2R7 Monitorage des médias électroniques Transcriptions : radio/télévision audiences publiques conférences Analyse média Dossiers de presse Consultation en communication (514) 985 3297 Henri L.Comte, président MEDIANOR inc.\u2022 Édifice du Parc 3414, avenue du Parc, bureau 221 Montréal (Québec) H2X 2H5 T MCDIRNOR i i LE PUBLICrtja&|uB lï^/IONTHÊA» I vit! Membre : 75,00 $ Non-membre : 90,00 $ Pour plus d'information ou pour se procurer des billets : Le Publicité-Club de Montréal Téléphone: (514)042-5681 Télécopieur: (514)842-2422 0L»V, EK ALLARD gfKTi L,\t$*>\u2022**\u2022* 0 cxactîo m\t© \u2022 Mi\tMAYA DOMTAR tll!H!:ü MAYA Bell INFO PRESSE LE DEVOIR Softimage: un avenir «trois dimensions» interactif Où sera cachée la prochaine pub?STÉPHANE GAGNÉ COLLABORATION SPÉCIALE RueSaint-Uurent.à Montréal, de grands bouleversements ont lieu au cinquième étage d\u2019une ancienne manufacture où loge Softimage.A la mi-juin, l\u2019endroit deviendra l\u2019un des haut lieux mondiaux de la recherche en infographie, à la suite de l\u2019acquisition de Softimage par le géant du logiciel Microsoft, en février dernier.Montreal entre ainsi dans lc-> ligues majeures de la technologie informa tique.L\u2019architecte de cette «association» est Daniel Langlois, président-fondateur de Softimage.C\u2019est lui qui a orchestré la vente de Softimage au géant américain du logiciel Microsoft.Une vente qui marquera la fin de l\u2019appellation «Softimage» pour: «Groupe des technologies avancées de Microsoft».Avec tout ce que cela implique: le triplement du nombre d\u2019employés en R-D dès juin et l\u2019accès à des ressources financières extraordinaires dans ce domaine.Car Microsoft investit bon an mal an 100 millions de dollars en R-D dans le seul secteur des technologies avancées.Un apport intéressant pour l\u2019industrie québécoise des technologies de l\u2019information qui compte déjà 20 500 employés répartis dans 200 entreprises.Beaucoup se sont cependant posé la question: l\u2019éléphant Microsoft (14 000 employés) a-t-il avalé la souris Softimage (221 employés)?Depuis février dernier, Daniel Langlois tient des propos très rassurants à ce sujet.Tant qu\u2019il sera à la tête de la compagnie, a-t-il dit de nombreuses fois, celle-ci restera à Montréal.Et il n\u2019a aucune intention de la quitter car d\u2019importants projets lui tiennent à coeur.Par exemple, l\u2019autoroute électronique.Daniel Langlois, bientôt directeur général du Groupe des technologies avancées chez Microsoft, en fait son nouveau cheval de bataille.L\u2019une des avenues les plus prometteuses dans ce nouveau secteur se situe dans le domaine des applications interactives (jeux, encyclopédies, etc.).Le genre de jeux sur lesquels les jeunes peuvent intervenir pour modifier les scénarios ou les contenus.«C\u2019est un marché évalué à deux milliards de dollars par an dans le monde pour la quincaillerie et les «Nous n\u2019avons que commencé à vivre les bouleversements de l\u2019autoroute électronique, le potentiel de consommateurs qui y seront branchés est phénoménal.» lance avec un chiffre de facturation anticipé pour 1994 de 33 M$, a pignon sur rue depuis 25 ans.Charles Choquette y est président depuis que le fondateur Paul Martel a pris sa retraite en décembre dernier.Chacune de ces agences lutte pour présenter les créations publicitaires au moment je plus opportun, dans l\u2019espace le plus percutant afin que chaque panneau-réclame.chaque jingle à la radio frappe là où il sera le mieux capté et où il aura le plus grand impact auprès d\u2019acheteurs qui s\u2019ignorent ou qui doivent être réorientés vers la bonne voie.Parce que ce n\u2019est pas tout de créer une campagne de publicité qui séduit, étonne, amuse, encore faut-il la placer dans des endroits sta-tégiques afin qu\u2019elle soit efficace.«C\u2019est pour cela qu\u2019on peut affirmer que pour chaque dollar investi d:uis une publicité, 20 cents servent à la création et 80, à l\u2019achat de temps d\u2019antenne et d\u2019espaces publicitaires sur les panneaux ou dans les imprimés,» affirme Charles Choquette.Certains vont encore plus loin: 15 cents contre 85.«Notre rôle est effectivement considérable, confirme René Godbout, vice-président de la planification et du service à la clientèle de Stratégem; placer une campagne au moment opportun exige beaucoup de planification et d\u2019innovation.» D\u2019abord la planification: toutes les agences, qu\u2019elles soient de publicité ou de placement médias, doivent connaître le marché visé par le client mieux qu\u2019ils ne se connaissent eux-mêmes.Cela signifie comprendre les tendances, les particularités, les fluctuations.Cela signifie aussi pouvoir interpréter les sondages des cotes d\u2019écoute, les fameux BBM et Nielsen.Quand on a bien ciblé le marché, que ce soit pour de la publicité sociétale du Ministère des affaires sociales ou des annonces de jeans, l\u2019agence doit passer à l\u2019étape du placement innovateur, celui qui surprend, laisse une impression ou fait réfléchir.C\u2019est cette spécialité que les agences de placement médias revendiquent avec le plus d\u2019acharnement, affirmant que leur force est là.«Nous devons présenter au client des issues traditionnelles comme l\u2019imprimé ou la télévision, mais aussi des voies encore inexplorées», dit René Godbout.Tous les petits coins de la planète n\u2019ont donc pas encore été explorés?«Pas encore, affirme Charles Choquette, il reste encore plusieurs avenues à exploiter, certaines qu\u2019on ignore encore, d\u2019autres qui sont parmi nous et surprennent».La publicité dans des lieux.plutôt sacrés, par exemple.Un petit réseau d\u2019affichage intérieur, ZOOM, place pour ses clients quelque 4000 panneaux publicitaires dans les toilettes de resto-bars, des universités et dans les vestiaires des centres sportifs.Des publicités sociétales vantant les mérites du sexe protégé aux annonces de bière en passant par les autos et la corporation des comptables: tout y passe! La petite entreprise fondée il y a quatre ans a développé ce créneau dans le but «de rejoindre les consommateurs au moment le plus opportun, dit Mike D\u2019Erricio, conseiller publicitaire de l\u2019entreprise.Nous rejoignons 100% des hommes et 100% des femmes de 18 à 34 ans.» L\u2019entreprise prévoit doubler la quantité de ses panneaux dès l\u2019automne.René Godbout croit aussi que l\u2019avenir électronique nous réserve des surprises.«Nous n\u2019avons que commencé à vivre les bouleversements de l\u2019autoroute électronique, le potentiel de consommateurs qui y seront branchés est phénoménal.» A condition toutefois que les banques de données y croient et que les consommateurs s\u2019y abonnent.Le récent échec d\u2019Alex, l\u2019ordinateur de Bell qui devait permettre à l\u2019utilisateur de se brancher sur une multitude de services, porte à croire que les consommateurs ne sont pas encore prêts à échanger avec un ordinateur.«Trop vite, trop tôt, dit René Godbout, Alex promettait beaucoup mais les gens n\u2019étaient pas encore prêts.Les adeptes du E-Mail et d\u2019Internet sont mieux préparés et s\u2019abonnent en grand nombre, du moins chez nos voisins du sud.Imaginez le potentiel si le phénomène s\u2019étend ici?Il n\u2019y a aucune raison de croire le contraire.» Une autre innovation?Des appareils de télévision qui diffuseront des messages publicitaires sur un produit donné dans les allées de votre magasin d\u2019alimentation, juste à côté dudit produit.On imagine le temps qu\u2019on mettra à choisir une boîte de céréales avec des enfants quand en plus, ils devront visionner la dernière pub sur le bon goût sucré du Capitaine Machin.Et la dernière, cette merveille des années 90, le télécopieur.De petits restos envoient à des entreprises situées dans des lieux d\u2019affaires leur menu du jour, complet avec coupons-rabais et table d\u2019hôte.Ils rejoignent le public ciblé, des hommes et femmes de 22 à 65 ans qui ont faim chaque midi.Fallait y penser.I Softimage a remporté récemment le Canadian Software System Award pour la qualité* de ses logiciels, un prix attrilnié tous les uns |>ar le Canadian Processing Systems, un organisme qui compte 7000 membres à travers le pays.logiciels», soutient Carolyn Archambault, directrice des relations publiques chez Softimage.Qui se serait douté de l\u2019essor liilgu-rant de Softimage?Certes pas les milieux financiers québécois qui ont refusé de financer Daniel Langlois en 1986.Comme nul n\u2019est prophète en son pays, ses 500 000 dollars de démarrage, il les a trouvés à Toronto.La valeur de l\u2019entreprise a vite monté en flèche depuis: récemment, elle était vendue pour 130 millions de dollars américains à Microsoft et rapportait 30 millions de dollars à Daniel Langlois.Originaire de Saint-Canut dans les Laurentides, Daniel Langlois était loin de se douter qu\u2019il serait un jour un homme d\u2019affaires prospère.En fait, il était plutôt attiré par les arts.Ainsi après avoir étudié en design à l\u2019UQAM, Daniel Langlois est embauché comme programmeur à l\u2019Office national du film.Pendant trois ans, il travaille, dans ses temps libres, à la programmation du court métrage Tony de Peltrie, l\u2019une des premières vedettes synthétiques, entièrement informatisée.Le film obtient beaucoup de succès et donne de la notoriété à Langlois.Il se fait alors courtiser par les plus grandes firmes d\u2019animation au monde.Cependant, il a des projets: il veut créer le meilleur logiciel d\u2019animation électronique au monde.Il fonde donc Softimage en 1986.Deux ans plus tard, lui et son équipe d\u2019informaticiens vont à Atlanta présenter la première version du logiciel d\u2019animation Creative Environment.Le succès est rapide: des centaines de licences sont,vendues dès les premières années.A 75 000 dollars l\u2019unité, ce n\u2019est pas négligeable.«Aujourd\u2019hui, plus de 1400 licences du logiciel ont été vendues à plus de 800 clients», affirme Carolyn Âchambault.Quelles sont les particularités de ce logiciel?«L\u2019outil est facile à utiliser, comme tous les outils de Softimage, dit Michel Poisson, chef de produits 2D chez Softimage.Il permet aussi à l\u2019artisfe d\u2019épargner beaucoup de temps si on le compare aux autres moyens d\u2019animation qui existent.».Les qualités de ce logiciel se sont d\u2019ailleurs reflétées sur ses nombreux créateurs-utilisateurs et sur Softimage, elle-même.Tous deux ont remporté plusieurs prix internationaux.Déjà, en 1992, Softimage était déclarée, par le journal Computer Graphics and Applications, l\u2019une des dix compagnies de logiciels dont les réalisations en infographie ont été les plus importantes au monde.La renommée de Softimage a d\u2019ailleurs incité la compagnie d'animation californienne Industrial light and Magic (II Al) de Georges Lucas à collaborer avec l\u2019entreprise dès 1991.Ensemble, ils ont conçu, avec le logiciel Creative Environment, les dinosaures en trois dimensions du film de Steven Spielberg Jurassic Park et les effets spéciaux de Death becomes her.deux productions réci* pendiaires de plusieurs oscars.En France, le film Vingt mille lieues sous les mers, en cours de réalisation, est produit également avec le logiciel d\u2019animation de Softimage.Ut vente de Softimage à Microsoft va-t-elle modifier ses rapports avec ses clients?«Non.soutient Carolyn Archambault.Softimage va conserver et même accroître ses relations avec sa clientèle (des compagnies comme Sony, Sega, Time Warner interactive, Digital Domain et le réseau de télé ABC).Le nouveau film des Pierrafeu (ou Flinstones) a aussi été réalisé, en partie, à l\u2019aide du logiciel Creative Environment par HAÏ.» Softimage n\u2019a pas fini de surprendre le monde de l\u2019animation 3D.A la fin mars dernier, lors du Congrès de la National Association of Broadcasters tenu à I^as Vegas, une équipe de Softimage faisait une première démonstration d\u2019un nouvel outil appelé Digital Studio.Développé en moins d\u2019un an, cet outil est destiné aux monteurs de cinéma et de télévision.Il comprend dix logiciels différents de montage vidéo interactifs, de synchronisation et de mixage du son, de composition digitale, d\u2019animation 2D et 3D, de dessin, de sous-titrage et de traitement d\u2019images.Sa mise en marché officielle eçt prévue pour l\u2019automne 1994.«A notre connaissance, il s\u2019agit de l\u2019outil le plus complet dans son genre, affirme Michel Poisson.Car contrairement aux autres outils semblables, toutes les opérations de post-production d\u2019un vidéo, d\u2019un film ou d\u2019un document interactif ou multimédia peuvent être réalisées à l\u2019aide de Digital Studio.Grâce à son installation à partir d\u2019un disque compact, un même projet peut être abordé par plusieurs utilisateurs à la fois, branchés en réseau.Softimage offre aussi la possibilité d\u2019acheter un, plusieurs ou tous les éléments de l\u2019outil.» Parmi les autres projets qui seront sans doute développés de concert avec Microsoft, mentionnons les encyclopédies interactives.Cet outil installé sur disque compact, combinera à la fois textes, images animées et accès à des banques de données.L\u2019avenir s\u2019annonce donc florissant pour le Groupe des technologies avancées de Microsoft dans les domaines de l\u2019interactivité et de l\u2019animation 3D.& CME préwnte MARIE-ANDRÉE AMIOT COLLABORATION SPÉCIALE ne la pub?On en voit partout: sur des panneaux lumineux, dans le métro, même durant les films au grand écran! Existera-t-il encore des lieux sacrés où on ne verra pas de publicité?I*as tant qu\u2019il y aura des agences de pli.cement médias qui se fendront en quatre pour trouver des petits coins perdus où flânent des consommateurs naïfs.Leur dernière trouvaille?Je vous le donne entre mille: les enjoliveurs des autobus! Fallait y penser.Toutes les annonces publicitaires qui s\u2019imposent à nous, simples consommateurs, sont conçues par des esprits particulièrement créatifs qui les ont mijotées, créées, rendues a des clients qui désiraient s\u2019afficher.Mais la création d\u2019un concept publicitaire n'est qu\u2019une partie du travail, il incombe à d\u2019autres âmes créatives la tâche de présenter ces petits bijoux aux consommateurs.tes agences de publicité effectuent la première partie, par le biais de leur département de création: les agences de placement médias, la seconde.C\u2019est la plus importante, estiment bien sûr les dirigeants de ces dernières.Et la compétition, extrêmement féroce nous a-t-on répété maintes fois, est accentuée par le fait que plusieurs agences de publicité, souvent les plus grandes, offrent à leurs clients tous les services: elles imaginent les concepts, les présentent aux clients et sélectionnent les médias qui les diffuseront.Les agences de placement ne créent pas de concepts, elles achètent l\u2019espace et le temps d\u2019antenne afin de les faire parvenir aux consommateurs qui en tireront le plus de profit.«Le média est mal traité par les agences intégrées, affirmait récemment Jacques Dorion dans une entrevue pour le magazine Commerce, la création prenant toute la place.Les boîtes médias n\u2019ont qu\u2019une préoccupation: décortiquer chaque quart d\u2019heure de télé et de radio, chaque page de magazine et chaque panneau-réclame, afin que les annonceurs obtiennent le maximum d\u2019impact pour leur argent.» Le service n\u2019est pas nouveau.En fait, Stratégem Média Investissement, la plus importante agence de placement médias au Québec, a été fondée en 1979 par Jacques Dorion qui en est toujours le président.L\u2019agence Paul Martel inc., la seconde en impor- ICARI INFOGRAPHIE .Pour débuter - Pour exceller institut de Création artistique et de Recherche en Infographie Infographie éditique Infographie et vidéo Prochaines sessions septembre 94 et Janvier 95 temps plein - temps partiel - intensif 982-0922 Permis du Ministère de l\u2019Éducation # 749-996 Admissible aux différents programmes d'aide à la formation Prêts et Bourses I.K II K V 0 I H ,\t|.A M K II I ?I I T H I M A X ( Il K J 'J M Al I II III K 5 COMM U N1C A TIO N S Les nouveaux outils de création publicitaire CLAIRE CtlAHOT COLLABORATION SPÉCIALE Une tête d\u2019homme qui se transforme en gousse d\u2019ail; Obélix qui danse au milieu d'humains en chair ri m os; une abeille animée qui atterrit dans un vrai bol de céréales; Marc-André Coailier qui se dédouble; dé l\u2019herbe à poux façonnée en glaise qui s\u2019anime.Ça bouge en publicité! Les dernières années ont vu une véritable transformation des nouvelles technologies mises au service de la créativité.C\u2019est dans la production publicitaire télévisuelle que les changements ont été les plus spectaculaires.Désormais, les créateurs publicitaires peuvent laisser exploser leur imagination ; il y a de bonnes chances qu\u2019on trouve le moyen de réaliser leurs idées les plus folles.Qui n\u2019a pas remarqué l\u2019annonce de Bell Canada où un Québécois se transforme en Russe, en Japonais et en Américain de couleur?Un exploit d\u2019une technique qu\u2019on appelle morphing dans le milieu et qui consiste à fondre ensemble, dans ce cas-ci, les images des cinq personnages de différentes nationalités.Plusieurs maisons de production ont participé à la réalisation de cette pub dont les Productions Pascal Blais qui ont utilisé une caméra unique au Canada.Montée sur quatre axes, cette caméra est reliée à un ordinateur qui enregistre les mouvements à\u2019 un millimètre près.«Pour avoir un effet parfait, il faut que la caméra puisse filmer toujours dans la même position», explique Jean-Yves Martel des Productions Pascal Blais.Les décors ont ensuite été incrustés en post-production et les effets visuels de morphing ont été réalisés à l\u2019aide du logiciel Eddie développé par Softimage.Au rythme fou où se développent les nouvelles technologies, des compagnies spécialisées poussent comme des champignons.Impossible d\u2019avoir toute la quincaillerie des hautes technologies, ces compagnies doivent se spécialiser.«Notre boîte est surtout connue pour la qualité de ses effets spéciaux et des animations», affirme Jean-Yves Martel.Les dessins d\u2019animation sont encore réalisés à la main sur des acétates.La pub de Coke Diet a nécessité 250 dessins par seconde et ce nombre peut doubler dans certains cas.«Tout n\u2019est pas informatisé», dit Bernard Lajoie, l\u2019un des propriétaires des Productions Pascal Blais.«Les dessins faits à la main donnent encore un meilleur résultat que les dessins animés entièrement digitalisés.» La campagne publicitaire de Clari-tin mettant en scène des personnages qui semblent faits en plasticine est une autre technique d\u2019animation appelée clay motion.Pour réaliser une seconde, il aura fallu environ 30 heures.Et tous le diront : les clients et le public sont de plus en plus exigeants et les budgets, de plus en plus réduits.Ça prend beaucoup de créativité technique et un talent de «patenteux», si utile par temps de récession.Les agences de publicité développent pour leurs clients des idées de campagne publicitaire et des concepts de commercialisation, mais ne produisent pas elles-mêmes.Elles s\u2019adressent, selon leurs besoins, à des réalisateurs, des maisons de post-production ou des compagnies d\u2019infographie.Les créateurs suivent donc de près tous les développements technologiques qui pourraient leur permettre des réalisations originales ou même économiser des coûts de tournage en ajoutant quelques trucages bien faits.Ajouter des étoiles ou un superbe clair de lune, camoufler certains défauts : tout est possible ou presque.Dans les petites agences de publi- Désormais, les créateurs publicitaires peuvent laisser exploser leur imagination; il y a de bonnes chances qu\u2019on trouve le moyen de réaliser leurs idées les plus folles.cité, on n'hésite pas à avouer qu\u2019on se sert encore du crayon, de la colle et du papier.«Les maquettes sont encore faites à la main», dit Thérèse Bernier de Communications Bleu Blanc Rouge.Pourtant les logiciels pour réaliser des maquettes sur ordinateur en 3 D qui s\u2019animent existent bel et bien, mais les agences n\u2019ont pas toujours les moyens de se les payer.Il existe aussi deux écoles de jiensée en création publicitaire.Dans une des importantes agences de publicité à Montréal, Marketel, l\u2019équipement informatique est utilisé dans le quotidien.Selon le vice-président, Yves Deshamais, il existe une vieille garde qui travaille de façon plus traditionnelle et ne tient pas à maîtriser la machine.lorsqu\u2019il le faut, on les retrouve assis à côté d\u2019un infographiste.«La nouvelle génération est plus familière avec l\u2019ordinateur, mais souvent je dois leur dire : Lâchez votre Macintosh et repensez à vos idées», dit Yves Deshamais.La création, quoiqu\u2019en disent les fanatiques du clavier, se passe entre les deux oreilles.Une télévision sur l\u2019autoroute Depuis quelques mois, on peut voir de l\u2019autoroute Bonaventure à Montréal\" un panneau semblable à un immense écran de télévision.Des publicités animées s\u2019enchaînent à un rythme de 5 ou 10 secondes chacune.Dans l\u2019industrie de l\u2019affichage, cette innovation permet de présenter une trentaine de messages différents aux automobilistes.Cet écran électronique appartient à la compagnie montréalaise Lumipub qui a acheté l\u2019équipement électronique et le logiciel d\u2019une firme américaine.La technologie n\u2019est pas nouvelle en soi \u2014 c\u2019est le même principe que le panneau électronique installé dans le stade olympique \u2014 par contre, la qualité a été grandement améliorée.L\u2019affiche est faite de 50 000 petites ampoules, deux fois plus que celle du stade, ce qui donne une meilleure définition visuelle.La publicité de l\u2019avenir va profiter de ce type d\u2019innovation qui permet de combiner l\u2019affichage et la télévision.Selon le président de Lumipub, Vital Julien, l\u2019affichage électronique permet de mener des campagnes publicitaires plus flexibles.C\u2019est un genre de circulaire électronique.«Nous pouvons modifier un message en quelques heures, explique M.Julien, pour un tarif très raisonnable.Pour environ 800$ l\u2019annonce, des messages de Loto Québec, Nestlé, Weston et d\u2019autres sont apparues sur l\u2019énorme télévision pour conducteurs pressés.Pour les personnes «intelligentes» qui prennent le métro, la compagnie TéléCité a installé plus de 800 écrans électroniques qui présentent de l'information et de la publicité.Ce système contrôlé en temps réel permet d\u2019intervenir très rapidement et de changer les messages.TéléCité a introduit à Montréal cette technologie japonaise et tente d\u2019ouvrir, des marchés à Toronto, New York et Paris.Tout comme Lumipub, TéléCité transpose avec à l\u2019aide d\u2019un logiciel des messages animés ou non, et qu\u2019un système informatique transmet directement à partir de ses bureaux.Ses clients, comme IGA ou Jean-Coutu, peuvent annoncer les escomptes de la semaine ou même du jour.La publicité est entrée dans une phase où tout est de plus en plus spectaculaire et constamment renouvelé.Les créateurs publicitaires utiliseront de plus en plus la technologie qui permet de joindre le client «en temps réel», de l\u2019intéresser, de l\u2019amadouer, de le faire rire et de l\u2019impressionner, dans le but.de le faire consommer.RÉDACTEURS-CONSEILS Michel Corbeil Téléphone: (514) 928-1604 - Télécopieur: (514) 928-2475 Les beignes frais et le Cirque du Soleil Deux messages publicitaires réalisés grâce à la magie des nouvelles technologies numériques MARIE-CLAUDE DUCAS COLLABORATION SPÉCIALE Avec sa succession d\u2019effets comiques et sa musique tirée d'une série télévisée des années 70 (Moi et l\u2019autre), le dernier message des beignes Dunkin Donuts a une allure adorablement «rétro».Pourtant, parmi les publicités récentes, c'est l'une de celles qui utilisent le plus grand nombre de techniques sophistiquées de traitement de l\u2019image.«Il y a à peine un an, je n'aurais jamais pu faire un tel message!, dit Michel David, de la maison de production Jet Films, qui a réalisé ce message.Du inojns, pas sans dépenser une petite fortune.» Etonnant?De plus en plus, les trucages les plus sophistiqués sont ceux qui ne se remarquent pas.Alors que les logiciels d\u2019image de synthèse aident à créer des images artificielles, les lechniques de traitement de l\u2019image permettent, elles, de transformer la réalité de façon étonnante.«Le message de Dunkin Donuts, techniquement, est une très belle réussite, poursuit Michel David.Les gens le remarquent et le trouvent drôle, sans se douter que les gags sont justement dûs aux effets spéciaux.» Michel David a par contre eu recours aux images de synthèse pour donner un caractère plus surréaliste à un autre de ses messages récents: l\u2019annonce d\u2019un concours organisé par la Banque Nationale, qui offre en prix des billets pour le Cirque du Soleil.Dans les deux cas, le tournage lui-même a duré au maximum deux jours.Mais le montage et l\u2019intégration des effets spéciaux ont demandé chaque fois une semaine.Dans le message «Cirque du Soleil», deux personnages, dans leur salon, regardent la télévision.Au dernier moment, on voit que leur salon repose au sommet d\u2019un mât, sous un chapiteau, à plus de 100 mètres de haut.Le «salon» dans lequel les comédiens ont été filmés est un décor, et tout le reste a été créé par ordinateur.Ces effets spéciaux ont été réalisés par la firme DHD Postimage.DHD utilise les logiciels de Softimage, firme montréalaise maintenant célèbre pour avoir créé, entre autres, les dinosaures informatiques du film Jurassic Park.«Ce sont les techniciens qui ont recréé, grâce à l\u2019animation en trois dimensions, le mât, l\u2019environnement, l\u2019impression de hauteur, tout cela en respectant lqs bonnes proportions, explique Michel David.A l\u2019étape du montage final, on a installé la scène que nous avions réellement filmé dans l\u2019univers créé artificiellement par ordinateur.C\u2019était un beau défi technique.Mais le défi est encore plus grand lorsqu\u2019on réalise des messages où l\u2019utilisation d\u2019effets spéciaux doit passer inaperçue.» C\u2019est le cas pour le message de Dunkin Donuts, qui utilise massivement les technologies du traitement de l\u2019image.Les effets spéciaux pour ce message ont été réalisés par Hybride, une entreprise située à Piedmont, dans les Lau-rentides.Hybride utilise les logiciels d\u2019une autre firme montréalaise, Discreet Logic, moins connue que Softimage, mais qui commence elle aussi à se tailler une place intéressante dans son créneau.Discreet Logic a d\u2019ailleurs été fondée par des anciens de Softimage.Le message explique, en résumé, que les beignes Dunkin Donuts se vendent beaucoup et vite, que l\u2019on en confectionne sans cesse aussi vite, et donc que les beignes y sont toujours OU La plublicité a le bras long.Avec les technologies de traitement d\u2019image mises â leur disposition, les créateurs publiciUiires peuvent maintenant aller aussi loin que leur permet leur imagination.Cette publicité de Dunkin Donuts en est un bel exemple.frais.Pendant ce temps, à l\u2019écran, deux équipiers de Dunkin Donuts courent comme des fous pour faire des beignes, remplir les étalages, et finalement livrer une énorme commande: deux douzaines de beignes pour la vedette du hockey Michael Bossy,' et son équipe de jeunes joueurs.Au début du message, le logo «Dunkin Donuts» flotte dans les airs; le pâtissier y est suspendu, à la lettre «O».Pour réaliser cette séquence, le logo a été «saisi» informatiquement, à partir d\u2019une épreuve.Mais le défi technique, c\u2019était de donner l\u2019impression que le comédien était suspendu à ce logo, qui n\u2019est qu\u2019une création informatique.Il a fallu construire, en studio, un «O» de bois, en respectant la dimension qu\u2019il devait avoir à l\u2019écran, et l\u2019installer à la bonne hauteur, sur un échafaudage.Le comédien a grimpé sur un escabeau, et est allé «prendre la pose».Tout cela a été filmé devant un fond de scène bleu, et tout ce qui devait par la suite disparaître de l\u2019écran était bleu; Je «O» de bois, l\u2019échafaudage et l\u2019escabeau.«A l\u2019étape du traitement de l\u2019image, il ne reste qu\u2019à éliminer, par ordinateur, tout ce qui est bleu, explique Michel David.Et on y substitue informatiquement le fond de scène original que l\u2019on a filmé et conservé en mémoire: dans ce cas-ci, c\u2019était simplement un mur blanc.» Le logo informatique a été ajouté juste au bon endroit: le «O» dessiné par ordinateur a pris exactement la place du «O» bleu.Dans la séquence suivante, alors que notre pâtissier décore les beignes dans les étalages, son bras s\u2019étire comme du caoutchouc; après le dernier beigne, le bras lui revient en plein visage, comme un élastique relâché soudainement.La technologie-clé, danc ce cas-ci, c\u2019est le morphing, qui permet de créer l\u2019illusion de change ments morphologiques.Des vidéoclips high-tech comme ceux de Michael Jâckson et des superproductions hollywoodiennes telles Terminator 2 y ont abondamment eu recours.Pour le message de Dunkin, le fond de scène, dans ce cas-ci l\u2019étalage regorgeant de beignes, a d\u2019abord été filmé au complet.On en a ensuite caché une portion derrière un fond bleu, et demandé au corqédien de faire son mouvement du bras devant cette toile de fond.«On pouvait ainsi conserver en mémoire, dans l\u2019ordinateur, des portions de bras, dit Michel David.Ensuite, on faisait en quelque sorte du collage informatique: on ajoutait plus ou moins de ces portions filmées, selon la longueur à laquelle on voulait étirer le bras du comédien!» Pour réaliser cet effet de morphing, Hybride a utilisé un logiciel de Discreet Logic baptisé Flame.«Flame, en fait, est un logiciel de traitement de l\u2019image aux multiples usages, précise Pierre Hémond, président de Hybride.Ce qui compte, ce n\u2019est pas tant le logiciel lui-même que les façons de s\u2019en servir que l\u2019on développe.C\u2019est pourquoi certaines firmes, même si elles ont les mêmes logiciels que .les autres, mettent au point des effets spéciaux qui leurs sont propres.» Ainsi, Hybride a mis au point un effet appelé time-warp (courbure du temps); cet effet est utilisé dans la séquence où le pâtissier confectionne et transporte ses beignes à toute vitesse.Même si le personnage passe du rythme accéléré à la vitesse normale dans une seule et même séquence, ses mouvements restent fluides, et le changement de rythme a presque l\u2019air naturel.Le traitement fait par Hybride a aussi ajouté à cette séquence une petite touche qui rappelle les dessins animés de notre enfance: en dçtalant, le personnage laisse derrière lui une traînée colorée, qui reste suspendue dans l\u2019air pendant quelques secondes.Enfin, pour la séquence où Mike Bossy cache les jeunes joueurs de hockey derrière lui jusqu\u2019au dernier moment, on a eu recours, un peu comme pour la première séquence, à des techniques de saisie et de collage d\u2019images.Bossy et ses «coéquipiers» ont été filmés un par un, encore une fois devant un fond bleu.Puis le décor vide, dans ce cas la salle du Dunkin Donuts, a été filmé.L\u2019image des acteurs a été superposée au décor uniquement à l\u2019étape finale.«C\u2019est l\u2019effet dont je suis le plus content, dit Michel David.Personne ne m\u2019a posé de questions là-dessus.Tout le monde semble s\u2019imaginer que cela a été filmé live, que tout le monde est réellement caché derrière Mike Bossy!» L'UNIVERSITÉ À DISTANCE TÉLÉ-UNIVERSITÉ La communication dans les organisations vous intéresse ?Pour analyser et résoudre les problèmes de communications dans les organisations plus particulièrement liés à l'implantation des nouvelles technologies.Un baccalauréat ou un certificat en communication organisationnelle offerts à domicile où que vous soyez.Inscription en tout temps La compétence s'acquiert aussi à distance d'\\niortiv pout P'uS ^ Québec jçMon«é I *'UeUua l (sans ha Université du Québec Télé-université Cette année, la création de Publicité Martin a pris quelques livres.eux - lui CCSr o ici Avec trois nominations pour l\u2019Association nationale des éditeurs de livres, nous comptons maintenant gagner quelques plumes.MARTIN (514)845-2160 V |.K II K V il I It .I.K S A M K U I 2 1 K T U I M A X t\u2019 Il K MAI I M !\u2022 4 K (i COM MUNICATIONS Recherche du Publicité-Club sur la création québécoise Alix yeux de presque Uiut le monde dans le milieu publicitaire, la création québécoise a fait d\u2019importants progrès ces dernières années.On cite en exemple les messages pour General Motors, ceux pour Pepsi avec Claude Meunier, ceux pour Chrysler avec Céline Dion, les annonces de McDonald\u2019s dont plusieurs, conçues au Québec, ont remporté des prix internationaux.Mais jusqu\u2019à quel point cette perception se vérifie-t-elle?Pour le savoir, le I*u-blicité-Club de Montréal s\u2019est attaqué.il y a deux ans.à une importante étude sur l\u2019origine des messages diffusés au Québec.Le Publicité-Club de Montréal a été créé en 1959 par Jacques Bouchard, fondateur de BCP.la première agence de publicité québécoise.L\u2019organisme, qui regroupe entre autres des membres d\u2019agences et des responsables du marketing chez les annonceurs, s'est donné pour mission de faire progresser la création publicitaire au Québec.Une étude unique Le PCM s\u2019est penché sur la proportion de concepts originaux (c\u2019est-à-dire conçus au départ en français, plutôt que traduits ou adaptés d\u2019une version anglaise), et aussi sur la langue et le lieu de résidence des créateurs publicitaires, des réalisateurs de messages et des compositeurs de musique.«C\u2019est la première étude du genre faite au Québec depuis longtemps, dit Richard Leclerc, directeur de la création à l\u2019agence Publicité Martin, et président du Publicité-Club.En fait, on peut dire que c\u2019est la seule.On s\u2019était déjà efforcé, en 1975, de recueillir le même genre d\u2019information, mais pas selon des critères aussi rigoureux.Malgré tout, les données de 1975 peuvent quand même servir à certaines comparaisons avec les résultats obtenus maintenant».En résumé, la maison de recherche mandatée par le PCM a compilé en 1992, pendant une semaine au printemps, puis une autre à l\u2019automne, tous les messages diffusés sur les principaux réseaux de télévision: Radio-Canada, Télé-Métropole et Quatre-Saisons.Elle a ensuite retracé les agences de publicité qui les avaient créés, et les a questionnés sur le processus de création.«Nous ne prétendons pas avoir couvert tout ce qui se passe, dit Richard Leclerc.Ce serait de toute façon impossible.Nous avons plutôt pris un instantané, que nous estimons assez représentatif de la situation».Ensuite, seules les publicités «nationales» .ont fait l\u2019objet de statistiques, c\u2019est-à-dire les publicités portant sur des .produits ou des services disponibles dans la plupart des régions du Canada, et non pas seulement au Québec.La conception en français L\u2019étude a montré, entre autres, que 64,4% de tous les messages nationaux recensés avaient été conçus originalement en français.En 1975, c\u2019était seulement 27%.«Il faut faire attention aux comparaisons, la méthode n\u2019était pas tout à fait la même, mais cela donne quand même une idée de l\u2019évolution de la situation», dit Richard Leclerc.De plus, 42% des messages ont été produits spécifiquement pour le Québec.L\u2019étude comporte une série d\u2019autres statistiques, sur les maisons de production auxquelles sont confiées le tournage, sur la langue et le lieu de résidence des réalisateurs, et même sur l\u2019embauche de comédiens québécois.«A l\u2019approche de notre 35ième anniversaire, nous trouvions important de prendre le pouls de la publicité d\u2019ici, de savoir où nous en étions, dit Richard Leclerc.L\u2019étude nous permet de mesurer hors de tout doute les progrès accomplis.Par contre, j\u2019y décèle des mises en garde.Il y a encore un bon 35% qui nous échappe.Et il suffit de regarder la télévision certains soirs, pour se dire que plusieurs annonceurs auraient avantage à se creuser un peu la tête pour faire des publicités qui auraient des chances d\u2019être mieux reçues ici! Ce n\u2019est pas le moment de baisser les bras».Marie-Claude Ducas Une saine alimentation fait aussi partie de la prévention f Fondation québécoise du cancer Montréal\tQuébec\tEstrie (5141527-2194\t(418i 681-9989\t(819)822-2125 1-800-363-0063 Créer en français au Québec, c'est rentable S'il veut vendre, un annonceur doit saisir la mentalité des gens qui composent son marché MARIE-CLAUDE DUCAS COLLABORATION SPÉCIALE « Li es gens de marketing, à Toronto, sont complètement dépassés par les annonces avec f Claude Meunier pour Pepsi, confiait, lors d\u2019une conversation, un cadre d'une agence de publicité.Ils ne comprennent absolument pas les messages, ils ne comprennent pas pourquoi nous trouvons ça tellement drôle, et ils comprennent encore moins pourquoi ça marche! Mais les résultats de vente sont là.» Dans l\u2019univers de la publicité québécoise, les messages merveilleusement absurdes de Claude Meunier font pratiquement figure de légende: il était une fois une multinationale américaine qui, n\u2019ayant pas grand-chose à perdre face à son écrasant rival (Coke), accepta de donner un peu de corde à ses publicitaires au Québec.A la succursale québécoise de l\u2019agence américaine J.Walter Thompson (devenue aujourd\u2019hui Blouin-Coulombe-Dubé-Thompson), les créateurs publicitaires entrevoyaient déjà comment s\u2019aventurer au-delà de l\u2019éternel «défi Pepsi»: en faisant appel à Claude Meunier, humoriste et comédien de plus en plus populaire.Les premiers messages furent très, très sages: sur un ton intime, mais néanmoins très sérieux, Meunier recommandait aux consommateurs, une fois de plus, de «faire confiance à leur goût.» Puis, peu à peu, les messages sont devenus un peu plus audacieux.Le reste, comme on dit, appartient à l\u2019histoire.Plusieurs annonceurs ont maintenant compris qu\u2019un Québécois ne se laisse pas forcément convaincre par les mêmes arguments qu\u2019un Américain ou un Canadien anglais.Des exemples convaincants «Toute l\u2019industrie de la publicité québécoise est un peu plus forte à cause du succès de campagnes comme celle de Pepsi, dit aujourd\u2019hui Jacques Duval, président de l\u2019agence Marketel.Cette campagne a contribué, avec quelques autres, à créer un véritable effet d\u2019entraînement» Que le patron de Marketel lui-même parle ainsi donne du poids à ce genre de réflexion: son agence, affiliée au réseau américain McCann-Erickson, a Coca-Cola pour client.«Nous avons beau être en concurrence, nous savons que nous sommes tous gagnants en faisant la promotion de la création québécoise, poursuit Jacques Duval.Maintenant, pour persuader leurs clients multinationaux de faire des campagnes adaptées au marché québécois, les agences québécoises ont des exemples convaincants à citer.Et personne ne s\u2019en prive.Nous tâchons, lorsque c\u2019est possible sans nuire à la confidentialité de nos clients, de nous transmettre certaines informations.Les publicitaires québécois ont développé une certaine confiance, et une solidarité plus grande qu\u2019avant.» Dans l\u2019univers de la publicité québécoise, les messages merveilleusement absurdes de Claude Meunier font pratiquement figure de légende.À travers les années, en effet, les exemples se sont multipliés.De nombreux annonceurs basés à Toronto, voire aux Etats-Unis, ont produit des campagnes publicitaires authentiquement québécoises, souvent avec grand succès.En plus de Pepsi, on peut ainsi citer General Motors (Géo, Satum, etc.), McDonald\u2019s, Poulet Frit Kentucky, pour ne donner que quelques exemples.«Ce sont tous des annonceurs qui ont compris qu\u2019un Québécois ne se laisse pas forcément convaincre par les mêmes arguments qu\u2019un Américain ou un Canadien anglais, dit Richard Nadeau, directeur de la création au bureau montréalais de l\u2019agence américaine Young & Rubi-cam.D\u2019ailleqrs, ce n\u2019est pas seulement vrai au Québec.A mon avis, partout dans le monde, un annonceur doit s\u2019adapter.Il doit essayer de comprendre la mentalité des gens dans un certains pays, voir ce qui les fait vibrer, s\u2019il veut avoir des chances de vendre.Chercher à tout prix à faire des messages \u2018universels\u2019, c\u2019est très souvent se condamner à faire du nivellement par le bas.» D\u2019ailleurs, l\u2019exemple de Young & Rubicam démontre à merveille que ce n\u2019est pas la propriété d\u2019une agence qui est décisive dans le caractère des campagnes qu\u2019elle produit; ce sont les gens qui y oeuvrent.En effet, Young & Rubicam a beau être la seule agence basée au Québec qui demeure 100% américaine, elle a produit des campagnes mémorables dont celles de Poulet Frit Kentucky, de Ford avec le conducteur automobile Jacques Duval, et des biscuits Whippet, un produit tout ce qu\u2019il y a de plus québécois.«Que l\u2019on arrive, ou non, à créer ici des campagnes originales dépend de plusieurs facteurs, ajoute Richard Nadeau.Chez l\u2019annonceur lui-même, parfois, c\u2019est carrément une question de personnalité: s\u2019il y a un directeur du marketing ouvert aux nouvelles idées, prêt à prendre des risques, et près des réalités du marché d\u2019ici, cela peut être décisif.Et ceci dit, il ne faut jamais oublier qù\u2019en période de difficultés économiques, les beaux discours sur la création ont souvent moins de poids: les annonceurs veulent avant tout des résultats à court terme, et ils veulent dépenser moins.Depuis trois ou quatre ans, c\u2019est un peu plus difficile de convaincre les annonceurs de prendre des risques, de créer des campagnes spécifiquement pour le Québec.Il faut toujours faire et refaire la démonstration, les convaincre qu\u2019au bout du compte, c\u2019est payant pour eux.» Des percées à l'étranger Pourtant, malgré la morosité du paysage économique, de nouvelles percées ont été faites récemment.Il y a deux ans.Marketel, lançait la première campagne vraiment québécoise pour Nescafé, avec le comédien Mi* \u2022\u2022 chel Côté.«Aujourd\u2019hui les gens de Nestlé, fabricant de Nescafé, s\u2019en félicitent, dit Jacques \u2019\u2022 Duval.Il y a eu une hausse remarquable des \u2022> ventes dans les deux dernières années.»\t1 D\u2019autre part, certaines agences québécoises réussissent un autre genre de percée, ; dont on entend moins parler: elles produi-sent ici des cam-pagnes destinées à 1 l\u2019étranger.Pour Air ! Canada, en plus des ' campagnes que nous ** voyons ici, Marketel en conçoit d\u2019autres 3 spécialement pour'* l\u2019Inde, pour la Corée, et pour l\u2019Autriche.' L\u2019agence fait aussi ,* des campagnes à \u2019}' l\u2019étranger pour le Ca- *jj sino de Montréal et pour l\u2019Office du Tou- 1 rismeetdes Congrès ' du Grand Montréal.« De telles campagnes * internationales ne sont pas la chasse \u2018 gardée d\u2019agences qui, I comme Marketel, :'! sont affiliées à un grand réseau.Communica- 1 fions bleu blanc rouge, une agence de taille j moyenne à propriété entièrement québécoi- \u2022 se, est à l\u2019origine d\u2019une des campagnes les, plus internationales à émaner dernièrement1 / du Québec: elle conçoit, pour le fabricant d\u2019équipement militaire Oerlikon, des publicités diffiisées en Thaïlande, en Turquie, dans \" ¦ les pays arabes et dans divers pays d\u2019Europe.\u2022 Les annonces sont publiées dans des revues très spécialisées, dont Military Technology 1 (Allemagne); Arab Defense News et M-5 '' (Turquie).«Nous avons ici des gens qui parlent la langue des différents pays, dit Hubert Sacy, vice-président, directeur de la planification de Bleu blanc rouge.Et les illustrations 1 de nos annonces sont adaptées au pays de diffusion: paysage du désert pour les pays arabes, du Sud-Est asiatique pour la Thaïlan- J de, etc.Hormis cela, une fois que nous avons 1 bien étudié notre marché et nos clients, les 3 messages sont relativement universels: où\u2019./' que l\u2019on soit, un militaire, c\u2019est un militaire!» Les créations québécoises qui ont ainsi -¦ franchi les frontières restent cependant peu nombreuses, et sont souvent destinées à des publics restreints ou spéciali- ( sés.Et les agences elles-mêmes, si elles trouvent de tels contrats stimulants, n\u2019ont pas l\u2019intention d\u2019en faire leur pain quoti- 1 dien.«Nous sommes toujours contents de \u2022 créer pour l\u2019étranger, mais ce n\u2019est pas:S une de nos priorités, dit Jacques Duval.'\u2019'' D\u2019ailleurs, après avoir défendu l\u2019importan-; '/ ce de créer des campagnes adaptées à J notre marché, comment prétendre que nous sommes les mieux habilités à faire,\"/ de la publicité ailleurs?Nous devons êtrew| conséquents avec nous-mêmes.' Le plus-4 important, c\u2019est encore de créer de bonnes \u2019 campagnes ici.» fill ' T> ri * U >1 De nombreux annonceurs basés à Toronto, voire aux États-Unis, ont produit des campagnes publicitaires authentiquement québécoises, souvent avec grand succès.\u2022 ~ Petites et moyennes agences : ont-elles encore une place sous le soleil?; MARIE-ANDRÉE AMIOT COLLABORATION SPÉCIALE Assurément, clament en choeur les dirigeants de petites et moyennes agences de publicité québécoises, et plus que jamais!» Réponse à la fois étonnante et rassurante de la part de chefs d\u2019entreprises qui ont connu, depuis le début de cette sempiternelle et agonisante récession, des moments plutôt difficiles.«C\u2019est précisément parce que nous sommes plus petits que nous sommes davantage en mesure de faire face aux nouvelles exigences des clients» explique Roger Dubois, président de Bizbille, une micro-agence de publicité.Une micro-agence de publicité?On voit bien là la touche des âmes créatives qui ont déniché ce petit bijou! Les micro-agences de publicité sont celles qui regroupent au plus douze employés et dont le chiffre d\u2019affaires est inférieur à 1,2 million par an.Il y en a environ 150 au Québec qui aspirent à être connues et qui désirent se tailler une place au soleil.Non pas qu\u2019elle soient trop nombreuses, on nous a assurés de toutes parts qu\u2019il y a de la place pour tout le monde en publicité.Elles sont plutôt affligées du syndrome de Torn Pouce: trop petites pour sortir de l\u2019anonymat, mais regorgeant d\u2019idées et de créativité pour mener tout le monde à bon port «Les micro-agences comme la nôtre comblent des besoins bien précis, particulièrement en ce qui a trait aux restrictions budgétaires qui affli- gent la plupart des annonceurs.Les clients en veulent plus pour leur argent: plus de qualité, plus de temps privilégié avec les concepteurs, plus de complicité, plus de rapidité, plus de souplesse, affirme Roger Dubois, et les micro-agences sont bien positionnées pour offrir tout ça!» Une association de micro-agences Mais tout n\u2019est pas si simple pour les micro-agences: certains problèmes associés à leur taille et à leur anonymat semblaient jusqu\u2019à tout récemment incontournables.Des problèmes d\u2019approvisionnement, par exemple autant chez les fournisseurs que dans les banques de données regroupant les professionnels de la publicité.«Les pigistes qui constituent la masse de nos professionnels, poursuit Roger Dubois, sont parfois difficiles à trouver, on doit investir beaucoup de temps à les identifier, à les choisir, à les recruter.Les petites agences n\u2019ont pas accès aux banques de données qui les répertorient.De plus, notre petite taille ne nous permet pas de négocier des escomptes auprès de fournisseurs ou des médias quand il s\u2019agit d\u2019acheter de l\u2019espace média.» La solution?M.Dubois l\u2019a trouvée.En février dernier, il a fondé l\u2019Association des micro-agences de publicité du Québec dont le mandat est d\u2019accroître la visibilité, la crédibilité et le pouvoir d\u2019achat et de négociation de ses membres.De plus, l\u2019AMAP prévoit la publication d\u2019un répertoire regroupant les profession- nels du milieu, concepteurs-rédacteurs, illustrateurs, infographies, etc., qui sera accessible à tous ses membres.En octobre se tiendra un gala où sera décerné un prix pour la création la plus percutante d\u2019une micro-agence québécoise, coïncidant avec le Salon des affaires.En un mot, les petites agences s\u2019organisent.En est-il de même pour ces agences qui ne sont ni petites, ni grandes?Richard Leclerc, président du Publicité-Club de Montréal depuis l\u2019an dernier, affirme que les agences «moyennes» connaissent aussi des difficultés mais qu\u2019elles sont d\u2019un tout autre ordre.«La crise économique a frappé durement tout le monde.Notre liste de membres est passée de 1100 noms de particuliers à 950 en moins de deux ans.La croissance, sans être tout à fait stagnante, n\u2019est pas très considérable.» En effet, selon les derniers relevés du magazine Marketing, les 60 principales agences de publicité du Québec ont rapporté des revenus de 159,5 millions, comparé aux 157 millions de 1992.Pas stagnant, mais pas très encourageant Les agences de taille moyenne, cependant, ont continué de croître tout doucement et malgré la disparition de quelques-unes d\u2019entre elles, la plupart se portent relativement bien.Serge Tougas, président de Communications bleu blanc rouge, regroupant 21 employés et dont les revenus bruts anticipés pour 1994 sont de 2,4 millions, est satisfait de la croissance de son entreprise.Ses clients principaux sont Loto-Québec, la Ville de Montréal, les associations de concesr sionnaire's Toyota du Québec.«C\u2019est vrai que la récession a frappé tout le monde, nous n\u2019en avons pas été exclus et ce n\u2019est pas plus facile pour nous que pour les autres.» De 1988, l\u2019année qui a suivi la création de l\u2019agence, à 1990, Communications bleu blanc rouge est passé d\u2019un chiffre d\u2019affaires de 1 million à 10 millions.Depuis 1990, ce chiffre oscille autour de 13 millions.La croissance est lente, mais constante.«On s\u2019est adapté, poursuit M.Tougas, et on continue de le faire.» Le leitmotiv de l\u2019agence?On gère des idées et non des clients.Ni des loyers, ni du personnel, ni une agence, uniquement des idées, plus créatives les unes que les autres.Des structures flexibles M.Tougas est formel, son agence, comme les autres du même type, doit répondre aux exigences des clients en privilégiant les idées de chacun.«Il nous faut éliminer les faux postes, les superstructures.On doit écouter, faire participer le client aux sessions de brain storming, apprendre à connaître ce client.» Selon plusieurs propriétaires d\u2019agences, souvent eux-mêmes anciens actionnaires ou employés de grosses boîtes, les grandes agences ont des structures plus rigides qui ne permettent pas le sur mesure, tel qu\u2019il est privilégié maintenant.Il y a quelques années, les clients annonceurs achetaient un forfait où tout était compris, de la conception au placement média.«De nos jours, juge Richard Ijeclerc, les clients éva- luent et négocient chaque aspect du contrat avec l\u2019agence.Le client, plutôt que se retirer, choisit souvent de conserver certains aspects du contrat original mais rapatrie d\u2019autres services.» Moins coûteux pour le client, toujours profitable pour l\u2019agence.Qu\u2019en pensent les annonceurs?Certains déménagements ont laissé les observateurs déconcertés et perplexes.La décision de Labatt, par exemple, de concentrer tous ses comptes vers une petite agence de Toronto a provoqué de forts remous dans le monde de la publicité.Plus .près de nous, Blue Bonnets a choisi ] depuis quelques années de travailler -uniquement avec une micro-agence.\" René Tessier, directeur de la publici-11 té à Blue Bonnets, assurait récerm >\u2019 ment dans une allocution durant une \u2019 rencontre de l\u2019AMAP que la micro-, agence Tatou avec laquelle son en-'1 treprise transige les satisfait pleine- ! ment.«Nous avons trouvé, en plus'1'! d\u2019un service équivalent aux grandes 11 agences, une complicité de tous les l| jours.Nous négocions directement avec ceux qui prennent les déciJ,i; sions.» Dans une micro-agence, on a ( toujours les bonnes personnes au bout du fil et les coûts sont plus compétitifs.Les petites et les moyennes J agences innovent et surprennent.' Dans les petits pots.-)» Pour plus de renseignements sur l\u2019As- 1 sociation des micro-agences de publicité du Québec: (514) 499-3052.Le Publicité-Club de Montréal: (514) 842-5681\t= * À.I K I) H' 0 I H , I K m it Il I M \\ X (' Il K M Al I II II C II M M l! NIC .1TI II N S La pub québécoise s\u2019exporte Tout en conservant les acquis locaux, les agences développent de nouveaux marchés en terre étrangère HÉLÈNE BOYER COLLABORATION SPÉCIALE ui, les meilleurs publicitaires québécois s\u2019exportent.Et dans le milieu de la publicité, on le dit J haut et fort.«Les bonnes agences sont capables d'aller sur les marchés étrangers, dit Jean-Jacques Stréliski, président de BCP/Hors-Média à Paris.À cause de leur bilinguisme, elles peuvent réussir dans la francophonie et ailleurs.» Le co-fondateur de Cosset-te dirige aujourd\u2019hui le bureau parisien de BCP.Après deux années d\u2019existence, la petite agence se classe au 75 ième rang en France.«Vous pouvez dire que vous existez si vous vous classez Ki les cent premières agences françaises», ajoute le volubi-in-Jacques Stréliski.La filiale parisienne de BCP s\u2019occupe du compte de Quick Hamburger qui à lui seul équivaut à la moitié des revenus de l\u2019agence.Selon M.Stréliski, Quick détient 40% du marché de l'alimentation rapide en France.C\u2019est dire l'importance de ce client dans la poussée de BCP à Paris.Firestone, la Centrale des particuliers et les golfs Blue Green se retrouvent parmi les principaux clients de BCP à Paris.Pour Jean-Jacques Stréliski, la latinité des Québécois leur permet de faire des percées dans un marché comme la France.Ajoutez à cela les .A , affres d\u2019une récession économique et tout K< cote semble jouer en faveur des Québécois.« ,» .«Le côté Astérix des Québécois en fait\tdes des gagnants, de dire M.Stréliski.Les in- n\u201e£hprni
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