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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1994-04-02, Collections de BAnQ.

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[" le: V « / 4, ® te Feuilleton Page D3 tes Petits bonheurs Page U3 Essais québécois Page D4 Poésie Page D5 Visas Page D8 ?I, !\u2022:\t|) IÎ v 0 I II .LES SA M EDI 2 E T D I M A N C II E 8 A V II I L I !» !» I SS Russell Banks Autour du 49e parallèle RÉMY CHAREST CORRESPONDANT À QUÉBEC Un peu comme Michel Tremblay avec le Plateau Mont-Royal, Russell Banks fait partie de ces écrivains qui s\u2019attardent à un bout de territoire auquel leur vie est irrémédiablement liée, un territoire singulier d\u2019où ils savent merveilleusement tirer l\u2019universel.Chez Banks, le Plateau est remplacé par les petites villes du nord de la Nouvelle-Angleterre, là même où il a vu le jour, il y a cinquante-quatre ans.Bien que sq plume l\u2019envoie parfois du côté des Etats du Sud, de la Jamaïque ou même, de l\u2019Asie, le temps d\u2019une fable allégorique sur un poisson magique, c\u2019est le territoire qui borde chaque côté du 49e parallèle qu\u2019on retrouve au cœur du recueil de nouvelles Histoire de réussir et du roman De si beaux lendemains, ses dernières œuvres traduites.«Cette latitude-là est ma zone de prédilection, explique, depuis son domicile de Princeton, New Jersey, le troisième membre du trio new-yorkais d\u2019Actes Sud avec Don DeLillo et son grand ami, Paul Auster.«Du nord au sud surtout, mais aussi d\u2019est en ouest, tout ce territoire est assez similaire.De Portland, Maine à Portland, Oregon, les noms ne changent même pas.Moi, je suis né au nord du New Hampshire et trois de mes grand-parents étaient des provinces Maritimes.Je sais aussi qu\u2019il y a des écrivains canadiens comme Clark Biaise et Douglas Glover \u2014 il vit près de mq résidence d\u2019été, dans le nord de l\u2019Etat de New York \u2014 qui vont et viennent d\u2019un pays à l\u2019autre.» Banks, pour sa part, remonte périodiquement jusqu\u2019à Montréal, où il prend plaisir à voir ses livres atterrir en librairie via la France.Les environs de la frontière cana-do-américaine sont toutefois plus qû\\in lieu de villégiature pour l\u2019auteur de Continents à la dérive, tout récemment réédité dans la collection Bâbel: «Mes personnages masculins sont comme tant d\u2019hommes avec lesquels j\u2019ai grandi, des hommes qui luttent avec les mythes masculins et les mythes américains tels qu\u2019ils continuent à s\u2019imposer.C\u2019est aussi un peu l\u2019histoire de mon père, un homme extrêmement intelligent et sensible, dont le potentiel et l\u2019ambition ont été sapés par l\u2019alcool.Ce fut une grande perte pour lui et pour tous ceux qui l'entouraient, (silence) Jç ne prends pas mes sujets dans l'air du temps.» Tout en utilisant une foule de ressources stylistiques et narratives mur aborder ses récits - «mon approche se déplace avec mes intérêts pt mes obsessions,» précise-t-il - Russell Banks se tourne souvent vers des bouleversements à l\u2019échelle fa-tjiiliale ou communautaire.VOIR PAGE D2: BANKS 1 le erne s 7 \\ ii Conversation imaginaire autour d\u2019une idée à la mode arçon, deux grands cafés au lait! \u2014 Philosopher au café, l\u2019idée n\u2019est pas vraiment nouvelle! \u2014 Je sais.Et c\u2019est dangereux.Après la guerre, l\u2019existentialisme a été assimilé à une philosophie de café.La pensée profonde ne pouvait éclore qu\u2019au café de Flore ou aux Deux Magots, dans la «boucane» et le whisky.\u2014Jusque dans les années 60 d\u2019ailleurs il y avait ici des «cafés existentialistes».Il y avait même une coiffure existentialiste, une façon existentialiste de s\u2019habiller, bref une «gueule» existentialiste.plutôt sombre.\u2014\tMouais! En somme, ça fait pas sérieux.Mais pour parler du postmoderne, c\u2019est peut-être un bon début.Parce que le postmodeme, il commence à nous casser les oreilles.Postmodeme par-ci, postmodeme par-là.La mode s\u2019est emparée du mot, c\u2019est certain.\u2014\tC\u2019est parti d\u2019où, est-ce qu\u2019on le sait?Et puis, qu\u2019est- ROCH CÔTÉ LE DEVOIR ce que ça veut dire?\u2014\tOn sait à peu près d\u2019où c\u2019est parti et pour une fois le Québec se trouve mêlé à un épisode de l\u2019histoire des idées.C\u2019était en 1979.Le Conseil des Universités du Québec a demandé au philosophe Jean-François Lyotard un rapport sur le savoir dans les sociétés développées.Lyotard a pris la chose très au sérieux et a bien fait son devoir.À tel point même que le rapport en question a largement dépassé son petit public d\u2019origine, qu\u2019il est devenu un livre sous le titre de La condition postmodeme.\u2014\tC\u2019est donc là que tout a commencé.\u2014\tOui et non.Le mot existait avant le rapport de Lyotard.Mais il n\u2019avait pas encore fait fortune.C\u2019est l\u2019opuscule de Lyotard \u2014 une centaine de pages \u2014 qui va le lancer dans le merveilleux monde de la philosophie médiatisée.L'expression «condition postmodeme» va faire son tour du monde.VOIR PAGE D2: POSTMODERNE \u2014\tEt qu\u2019est-ce qu\u2019il dit Lyotard dans son rapport québécois?\u2014\tIl réfléchit sur la science et ce qu\u2019il appelle sa légitimation.Il commence par présenter les moments forts de la pensée moderne.Si on dit postmoderne, il faut d\u2019abord savoir ce qu\u2019est le moderne.\u2014\tLe moderne, c\u2019est donc autre chose que le contemporain, la modernité, ce n\u2019est pas nécessairement la période actuelle.\u2014\tVoilà! C\u2019est la première démarche à faire.Le moderne correspond à un moment de la pensée, celui qui va en gros de Descartes à Marx.A peu près deux siècles et demi de philosophie avec un moment fort au 18e siècle, la fameuse époque des «Lumières».\u2014\tÇa, je connais un peu: les Droits de l\u2019homme, la liberté, l\u2019idée du progrès, le combat contre les superstitions et l\u2019obscurantisme, la formation de la pensée scientifique, le règne de la Raison, la pensée critique.Belle époque! MARTIN-PIERRE TREMBLAY UNE ANNÉE BISSEXTILE LES HERBES ROUGES POESIE UIN-PIERRE TREMBLAY PLUS PETIT DÉSERT HERBES ROUGES I POÉSIE UNE ANNEE BISSEXTILE PLUS PETIT DESERT Prix Emile-Nelligan 1993 Des textes étranges, habités, ou la poesie grandit parmi les choses perdues.114 pages 72 pages LES HERBES ROUGES / POESIE A1C I, K l) K V II I II , I.K S S A M K I) I 2 K T I) I M A N C II E ît A V H I I.I I» !» I L I V R E S POSTMODERNE Du désespoir?SUITE DE LA PAGE 1)1 C\u2019était aussi celle de la découverte du café.\u2014 Tout se tient! Mais les grands idéaux n\u2019ont pas bien tenu leurs promesses ou ont abouti à des catastrophes.La pensée moderne en était venue à croire au progrès indéfini, à l\u2019émancipation de l\u2019homme par un processus continu et glorieux d'enrichissement et d\u2019accession à l\u2019égalité et à la liberté.La Raison aurait raison de tout.\u2014 C\u2019était naïf, non?Quand on voit ce qu\u2019on a fait avec le marxisme.\u2014 C\u2019est le premier constat de Lyotard: les grands discours de la modernité, le projet de l\u2019émancipation de l\u2019homme dans une sorte de fin radieuse de l\u2019Histoire, ne sont plus crédibles.Les grandes Idées peuvent aussi engendrer les grandes catastrophes.\u2014 C'est donc ça, le «moderne»: l\u2019idée du progrès général de l\u2019humanité, d\u2019une direction de l\u2019histoire, d'un sens final.Tous en marche vers un avenir meilleur.L'espoir.Mais est-ce que ce n'est pas aussi l\u2019idée du christianisme?\u2014 Justement, Lyotard corrige un peu le tir dans un livre récent qui s\u2019intitule «Moralités postmodernes».L\u2019idée moderne, l\u2019idée d\u2019une histoire de l\u2019humanité en marche vers un accomplissement final, elle se trouve déjà chez saint Paul et saint Augustin.Ce n\u2019est pas seulement le phénomène d\u2019une époque historique bien identifiée.Ella va traverser les siècles, elle va se laïciser mais sans perdre son caractère de «grand récit» assorti d\u2019une promesse.\u2014 Le postmodeme, c\u2019est donc le dépassement de cette idée-là.On ne croit plus ata grands récits d\u2019émancipation finale, on ne croit plus à la promesse.On pense, on agit, on écrit, on peint, on construit mais sans penser que tout ça est valorisé par une grande histoire, une finalité qui donne son sens à nos actes.\u2014\tC\u2019est bien l\u2019idée de Lyotard.Dans Moralités postmodemes, il va au-delà de l\u2019idée et parle du postmodeme comme mélancolie.Après tout, croire au progrès, courir après des utopies généreuses, c\u2019est stimulant.Penser qu\u2019on ajoute sa pierre à l\u2019édifice du progrès et de l\u2019émancipation de l\u2019humanité, ça donne un sens à l\u2019action.Lyotard nous explique que cette pensée-là est en panne.Ça ne marche plus.L\u2019idée du Progrès universel a engendré la Terreur, brisé des millions de vie.Le particulier s\u2019est détruit sous le grand rouleau compresseur du Bien universel.\u2014\tLe postmodeme est donc aussi un état d\u2019âme, un mode d\u2019être comme l\u2019était d\u2019une autre façon l\u2019existentialisme.\u2014\tOn en revient un peu à ça.C\u2019est une espèce de mélancolie douce.Le sentiment d\u2019un vide.On a perdu quelque chose dans lequel on aimait bien croire.«La pensée est en souffrance de finalité», comme il dit.\u2014\tDu désespoir?Pas vraiment.De la nostalgie, oui! Dans les débris des grandes idéaux, la vie continue.C\u2019est vivable.Un peu plat, prévisible, organisé mais vivable.Le petit supplément d\u2019âme qui aide à vivre et à ne pas mourir idiot, c\u2019est du côté de l\u2019art qu\u2019il faut le chercher.Pas dans les grands systèmes ni dans les consensus.On évolue dans une sorte de mélancolie démocratique.Les grands enjeux politiques se discutent sans drame.Fini le pathos messianique! Il faut tâcher de vivre dans l\u2019horizon de son existence finie.\u2014\tBon.Ça, c\u2019est pour Lyotard.Il y a quand même plus de confusion que ça dans le mot postmodeme.On parle d\u2019architecture postmoderne, de littérature, de mentalité, de mode vie finalement.\u2014\tOui.Il peut y avoir une jolie confusion.Le monde de l\u2019art pourrait revendiquer la paternité du mot de postmodeme.\u2014\tBien sûr! On parlait d\u2019art postmodeme avant que Lyotard ne publie son ouvrage québécois.C\u2019était une réaction à l\u2019art moderne, celui qui régnait depuis le début du siècle.Il avait fini par imposer sa manière.L\u2019avant-garde était devenue une institution parmi d\u2019autres.On a même appelé ça «la tradition du nou- veau».Alors on a réagi.À bas les interdits, à bas le moralisme révolutionnaire et la dictature du nouveau, vive l\u2019éclectisme, vive la tradition et l'art moderne en même temps, vive le rétro et l'avant-garde, vive tout! Tous les styles se valent.Il est interdit d'interdire.\u2014 Si tu ne l\u2019as pas encore lu, je te conseille un classique de ces dix dernières années: L\u2019Ère du vide, de Gilles Lipovetsky.Le postmodeme, il le voit plutôt comme du moderne poussé à l\u2019absurde mais il te fait comprendre ce qu\u2019on appelle l\u2019esprit du temps.\u2014 Garçon, deux cafés! \u2014 L\u2019esprit du temps est au culte de soi.La référence ultime, c\u2019est ça.Est bon ce qui convient à l\u2019épanouissement de ma personne, peu importe d\u2019où ça vient.Le zen, le pepsi light et le walkman.Le devoir et le sacrifique, bye bye.On n\u2019est pas prêt de mourir pour Sarajevo! \u2014Justement.Le postmodeme, est-ce que ce n\u2019est pas aussi un rejet des anciens idéaux universels.Ata États-Unis, dans les campus in, on se réfère à Derrida, Lyotard et compagnie pour proclamer le culte de la différence.Les prétendues valeurs universelles, bullshit! L'Occident se serait servi de ça pour camoufler son impérialisme culturel et exporter le capitalisme avec les droits de l\u2019homme et le Coca-cola.\u2014\tLa confusion en est rendue là.Mais les philosophes français ont un peu couru après.Il y a un sacré backlash qui se fait sentir.L\u2019hystérie de la political correctness commence à faire suer.L\u2019«école» philosophique française est directement visée.C\u2019est vrai qu\u2019elle a cultivé la culpabilité de l\u2019Occident, c\u2019est vrai aussi qu\u2019elle a démoli \u2014 en langage postmoderne, on dit «déconstruit» \u2014 les idéaux universels de l\u2019époque moderne.Et hop, on balance tout et vivent toutes les différences.\u2014\tT\u2019exagères un peu! \u2014\tÀ peine! Tiens, pour finir, je le laisse un bon rince-méninges.Ça s\u2019appelle La Culture gnangnan.C\u2019est écrit par Robert Hughes, le critique culturel du magazine Time.Un super antidote à la culture américaine du gémissement, de la culpabilisation, de la victimisation et du puritanisme intellectuel.On se rend compte d\u2019une chose en lisant ça: c\u2019est bien beau de rejeter les valeurs prétendument universelles de l\u2019Occident pourri, mais ce qu\u2019on est en train de mettre à la place est une horreur.Le culte de la victime et de la pureté politique vire au terrorisme.\u2014\tEst-ce qu\u2019on ne serait pas en train de sortir du postmodeme?\u2014\tÇa se pourrait.On se rend compte que la «déconstruction» de la modernité a balayé l\u2019humanisme classique.On est en train d\u2019y revenir.L\u2019idéal de la raison comme l\u2019entendait le 18e siècle est probablement la meilleure garantie contre toutes les dérives totalitaires.Contre aussi les superstitions, l\u2019ésotérisme, l\u2019esprit sectaire et tous les machins irrationnels qui refont leur apparition en cette fin de siècle obscure.Garçon, l\u2019addition! MORALITÉS POSTMODERNES Jean-François Lyotard Éditions Galilée, coll.Débats 210 pages, 1993.LE POSTMODERNE EXPLIQUÉ AUX ENFANTS Du même auteur, réédité en livre de poche: Le livre de poche, Biblio essai no 4183, 150 pages, 1993 Rappels: LA CONDITION POSTMODERNE Les éditions de Minuit, coll.Critique, 1988,110 pages.L'ERE DU VIDE Gilles Lipovetsky, Folio essai, no 121,315 pages (plusieurs rééditions) LA CULTURE GNANGNAN Robert Hughes, Arléa, coll.Courrier international, 250 pages, 1994 «le I\u2019Academic fr.in r MICHEL SERRES / M** \"% ferlin LA LÉGENDE ! \u201cANGES Flammarion Michel Serres LA LÉGENDE DES ANGES À travers l'exploration passionnée du monde des Anges, messagers d'hier et d'aujourd'hui, Michel Serres fait pour la première fois, dans ce magnifique ouvrage illustré, la synthèse de deux grands courants de sa pensée: l'étude de la communication et celle de notre monde physique, sensible, social et humain.Il nous offre, pour notre plus grand plaisir, une nouvelle dimension de découverte et de rêve.Flammarion Hugues Corriveau L\u2019écriture jubilante PIERRE CAYOUETTE LE DEVOIR Amoral?Baroque?Gothique?Noir?Hugues Corriveau abandonne aux autres l\u2019exploit de qualifier son plus récent recueil de nouvelles, Courants dangereux, paru il y a quelques jours à l\u2019Instant même.Au lecteur désireux de connaître le fil conducteur entre ses 14 nouvelles, il répond simplement: «avez-vous remarqué le titre?».Ciel! Il a raison.Tout est dans ce titre superbe de précision.Il y a un contraste particulièrement frappant entre l\u2019homme et son ouvrage.Hugues Corriveau exulte.Il respire le bonheur d\u2019écrire.Il n\u2019a rien de ces plumitifs dépressifs qui créent dans la souffrance.Au contraire.Débonnaire, souriant, il répète aux trente secondes l\u2019immense plaisir qu\u2019il éprouve à écrire, à raconter, à trouver le mots justes.Le «plaisir de la forme», comme il dit.Son écriture est jubilante, euphorique.L\u2019univers de Courants dangereux n\u2019a pourtant rien de jovialiste.Dans ces textes aux dialogues quasi absents, on y rencontre en effet de singuliers personnages, plongés dans des situations d\u2019horreur, voire de folie sanguinaire.De nouvelle en nouvelle, le lecteur éprouve une sorte de vertige.Les âmes sensibles trembleront en lisant l\u2019histoire de cette femme enceinte à qui l\u2019on vole l\u2019enfant qu\u2019elle porte et qu\u2019elle ne verra jamais.Dans les histoires à haut voltage de Courants dangereux, une femme voit à ce que l\u2019on tranche la gorge de son mari gênant Le sang coulera dans sa soupe.Tout baigne sinon dans le sang du moins dans cette atmosphère de cimetière; une atmosphère étrange, cruelle, loufoque.Un inventeur floral, botaniste crayeux, cherche à nommer une nouvelle plante comme preuve tangible de son passage sur terre.Un homme et un chien avec un col de chat s\u2019enferment dans un confessionnal et affrontent un prêtre dérouté qui refuse de les absoudre.Un curieux être loue une chambre avec vue sur le cimetière.Une future mère se distingue par ses affinités secrètes avec l\u2019agonie.Et que penser de ce M.Jacques qui, désespéré par le printemps tardif, s\u2019attaque aux bonshommes de neige et aux enfants, à coups de pelle?«Je peux comprendre que certains Hugues Corriveau COURANTS DANGEREUX , o Einfîantmême ¦i ¦ trouvent ces nouvelles amorales, dans la mesure où le narrateur ne juge pas ces personnages.Dans la mesure aussi où il n\u2019y a aucune retenue.Tous ces textes vont jusqu\u2019au bout, jusqu\u2019à l\u2019excès.Le narrateur les regarde vivre, attentif aux moindres détails.J\u2019ai développé une sorte d\u2019amour de la victime.Ces personnages, je les ai aimés», dit-il.Gilles Pellerin, son infatigable éditeur, voit dans l\u2019écriture de Hugues Corriveau, un esprit de fin de siècle.L\u2019auteur en convient.Mais il précise.«Je crois que le mot \u201cbaroque\u201d est celui qui correspond le mieux à mon écriture.Tout explose.Tout évolue dans l\u2019irrégularité», dit celui qui enseigne la littérature depuis vingt au Cégep de Sherbrooke.Bien qu\u2019il rejette vigoureusement toute velléité onaniste, Corriveau in- siste sur sa passion pour la forme.1 Il prévient par ailleurs le lecteur.' *.VJV/- lia w roman 140 pages 19,95$ «.un livre sobre, à la limite de l\u2019épure, où chaque trait trouve sa place, sa nécessité, pour donner à l\u2019ensemble un pouvoir d\u2019évocation, une émotion extrême.» Bertrand Audusse, Le Monde « Le temps des Italiens peut être lu comme une sorte de chronique du pays et du bonheur perdus.» Guy Cloutier, Le Soleil « La voix de Maspero qui s\u2019élève contre le temps.Contre les cendres.Face à la mer.» André Rollin, Le Canard enchaîné « Ce roman, intitulé Le temps des Italiens, est d\u2019une poésie absolue, celle qui justement ne se paie pas de mots mais de situations de beauté, et d\u2019amour pour des personnages communs, simples.» Jacques Folch-Ribas, La Presse ÉDITIONS DU SEUIL LECTURES PLURIELLES Sous la direction de N.Lopez-Therrien.LX-54 - ISBN 2-89381-054-3 104 pages - 14,95 $ «Des voix se sont unies pour écrire comment dire le rapport à l\u2019autre.» L.Tasso, La Presse SOLITUDE DES AUTRES \u2022 f.\\\t: :: f h » c f; \\.: u * ft \\ s : \\«aM m> h X 8km* I M A N C II K :$ A V K I I.I !» !» I TOURISME La\tn'rftffiflfl r r KW l\" -H M\t¦\u2019T\tT5P?: vB 2 \u2014H Js»rr- jçroijK \u2018r*** iwwiir i*11!' _ -\t\u2022 ¦ \u201c\u2022 \u2022\u2022 ' 'fgKO Le voyage est une drogue Le voyage est une drogue.Du moins, pour moi.Une drogue bien douce, aux effets variés, qui agit entre autres sur l'imagination, la curiosité, l\u2019endurance.Une drogue tout à fait légale, malgré l\u2019effet d\u2019accoutumance qu\u2019elle développe, et qè ne sont pas ses abus mais plutôt les façons de la consommer cjôi peuvent la rendre dangereuse l)our la santé.Quoique les périls soient davantage plus grands pdur le portefeuille.-Le voyage est une drogue qui nous entraîne souvent au-delà de la raison et du raisonnable.Combien de gens (vous, moi, dès amis, des voisins, ici tout près, ailleurs très loin) dépensent plus qu\u2019ils ne devraient, défoncent leur budget et s\u2019endettent pour satisfaire ce désir, cette soif de partir?Je me souviens encore de ces remontrances entendues voici plus de vingt ans, servies par un jeune professionnel \u2014 géographe de surcroît \u2014 à une secrétaire mal payée qui aimait ainsi partir: «Mais c\u2019est insensé, Michelle, tout cet argent que tu engloutis dans les voyages.Et pour des évasions d\u2019une semaine ou deux en plus! A la place, tu devrais acheter une maison, investir dans l\u2019immobilier.Au moins, il te resterait quelque chose de tangible, que tu pourrais revendre avec profit.» C\u2019est vrai, comme toute drogue, le voyage, quelque part, est une fuite, un refus, l\u2019aspiration à une dimension ou un idéal plus ou moins inaccessibles.Comme toute drogue, c\u2019est aussi un moyen de prendre du recul.Ailleurs, que ce soit dans un chalet des Laurentides ou dans un marché de Kuala Lumpur, le voyage met une distance entre la réalité et le regard ordinaire: la vie de tous les jours, ses grandeurs et ses problèmes sont alors vus par l\u2019autre bout de la lorgnette et prennent une autre taille, une autre perspective: les arbres ne cachent plus la forêt, la terre continue de tourner même si notre indispensable personne n\u2019est plus là.Ailleurs, des gens qui ignorent beaucoup sinon tout de nous ont d\u2019autres valeurs, d\u2019autres façons de faire.Et vivent aussi bien dans leur tête même si parfois ils ne peuvent prétendre à notre niveau de vie qualifié de «supérieur».Une drogue, oui.Une pulsion irrésistible qui met de l\u2019ombre sur la vie la plus ensoleillée, qui distille ses ondes dans les veines, le système nerveux, les muscles, l\u2019être entier, un message lancinant, toujours le même: «Pars, pars.» Le Survenant, «grand dieu des routes», comme disait Angéli-na Desmarais, n\u2019obéissait pas à d\u2019autre appel quand, «Ah! ne-vermagne!», il disparaissait sans crier gare et quittait son entourage fait de gens qui, eux, ne quittaient jamais leur univers quotidien et ancestral.Le week-end dernier, je suis parti durant deux brèves mais aussi longues journées pour la Normand Cazelais Que ce soit en Chine ou, plus modestement, dans les Laurentides, le voyage met une distance entre la réalité et le regard ordinaire.côte acadienne du Nouveau-Brunswick.À la fin de l\u2019hiver comme ça, alors que les glaces et la neige occupent encore le littoral, alors que ce n\u2019est pas la saison touristique et que bien des établissements sont fermés.Je suis allé faire une tournée de reconnaissance, me remettre des paysages dans les yeux, des accents, mots et tournures de phrase dans les oreilles, me remémorer des ambiances, jauger des changements, connaître de nouvelles adresses.Je suis allé travailler, vous avez raison.Mais il y avait une joie intime, profonde, liée à ce départ, à cette tournée.Même si ce week-end aurait pu être employé à me reposer, les pieds devant le foyer et un bon livre à la main, à me détendre au soleil sur une pente de ski, à partager des heures heureuses avec la famille.Ce furent les bouchons de fin d\u2019après-midi vers Dorval; l\u2019avion (un Dash 8), en raison de lourds nuages de brume, ne put atterrir à l\u2019aéroport de Chatham (qui ne possède pas toute l\u2019instrumentation voulue) mais à Charlo à une centaine de kilomètres de là; suivirent le retour en autocar spécialement nolisé vers Chatham et encore 45 minutes d\u2019automobile pour enfin atteindre, vers minuit, heure des Maritimes évidemment, Caraquet et son hôtel si désiré.Ensuite, rouler tout le samedi et une partie du dimanche, et reprendre l\u2019avion à Moncton.And back home at last.Mais alors pourquoi partir et quitter le confort les habitudes du chez-soi?Pour travailler?Il y a d\u2019autres types de travail.Il y a d\u2019autres types de voyage.Pourquoi revenir fatigué certes mais content?Vous connaissez la réponse; vous en partagez peut-être les effets.Pour les sucres v\t^___ Quelques adresses .Aller à la cabane à sucre, c\u2019est bien.Vivre quelques jours à la campagne, c\u2019est mieux.Les formules ne manquent pas: hébergement à la ferme, gîtes du passant, maisons de campagne.Voici quelques adresses tirées de l\u2019édition 1994 de Gîtes du Passant au Québec (Bed & Breakfast), publié aux Editions Ulysse (9,95$), de maisons offrant des activités axées sur les sucres: ¦ En Beauce: Ranch Massif du Sud, 4686, rue Principale, Buck-land GOR 1G0, (418) 469-2900; ¦ En Mauricie: Le Beau-Lieu, 974, route Rousseau, Notre-Dame-de-Montauban G1X 1W0, (418) 336-2619; ¦ Dans l\u2019Outaouais: Les Jardins de Vinoy, 497, montée Vinoy (Saint-André-Avellin) JOV 1W0, (819) 428-3774; ¦ Dans les Cantons de l\u2019Est: Gîte Le Chat Botté, 869, route 220, Bonsecours JOE 1H0, (514) 532-44Q0; ¦ A l\u2019île d\u2019Orléans: Ferme Lachance, 1081, chemin Royal, Saint-Jean GOA 3W0, (418) 829-3259.Certaines tables champêtres proposent aussi des menus faisant honneur aux produits de la dive sèv.e: ¦ A Sainte-Adèle: Martin Le Pêcheur, 165, ave Canadienne, (514) 229-7020 (gâteau gourmand aux pommes et à l\u2019érable); ¦ A Huntingdon: Domaine de la Templerie, 312, New Erin, (514) 264-9405 (soufflé glacé à l\u2019érable); ¦ A Racine: Le Grand Flooden, 295, chemin Flooden, (514) 532-2941 (madeleines et coeurs à l\u2019érable, pour accompagner thé, café et infusions); ¦ A Saint-Pierre-les-Becquets: La Margotte, 203, rue Marie-Victorin, (819) 263-2878 (rutabagas au sirop d\u2019érable); ¦\tA Saint-Jacques-de-Montcalm: Bergerie Voyne, 2795, rang Saint-Jacques, (514) 839-6583 (fondue à l\u2019érgble); ¦\tA Lachute: Les Rondins, 3015, rue Sir-Wilfrid-Laurier, (514) 562-7215 (tartelette au sirop d\u2019érable); ¦\tAux Cèdres: Ferme Daoust, 843, chemin Saint-Féréol, (514) 452-4523 (tarte au sucre avec crème,fouettée); ¦\tA Saint-Valérien: La Rabouillè-re, 1073, rang de l\u2019Egypte, (514) 793-2529 (fondue à l\u2019érable); ¦\tA Saint-Paul-d\u2019Abbotsford: La Petite Bergerie, 1460, rang Papineau, (514) 379-5842 (nuage à l\u2019érable).Guides et brochures ¦\tL\u2019Association touristique régionale de la Montérégie (514-674-5555) produit un dépliant, Venez rire de l\u2019hiver en Montérégie, qui fournit les coordonnées d\u2019une vingtaine d\u2019érablières de la région, de Rigaud jusqu\u2019à Mont-Saint-Grégoire.¦\tPour sa part, l\u2019Association touristique régionale de Chaudière-Appalaches (418-831-4411) distribue un recueil de recettes de mets à l\u2019érable (grands-pères, tartes, gâteaux, bagatelles, etc.) et un répertoire des cabanes à sucre, tant sur la Côte-du-Sud qu\u2019en Beauce.Certaines érablières proposent des forfaits.Cette région, qui comprend les comtés de Beauce, Bellechasse, Lévis, Lotbinière et Montmagny-L\u2019Islet, est la plus importante région sucrière du Québec.Voici quelques années encore, elle produisait près de 45% de la produc- Les formules pour profiter du temps des sucres sont nombreuses.«str tion québécoise qui, elle-même, constitue près de 95% de la production canadienne.qui représente environ 70% de la production mondiale.Un festival Au coeur des Bois-Francs, région riche en érables et éra- blières, Plessisville prétend au titre de «capitale mondiale de l\u2019érable» et tient son propre Festival de l\u2019érable.Renseignements: Association touristique du Coeur-du-Québec: (819) 375-1222, 1-800-567-7603 qui publie également la liste des érablières ouvertes au public.Renseignements généraux Tourisme Québec, case postale 20 OOO, Québec, G1K 7X2, 1-800-363-7777 ou 873-2015 (à Montréal), pour se procurer les coordonnées, par région touristique, des érablières ouvertes au public.waw CHOISISSEZ VOS VACANCES DE REVE C.D.N.\t735-4526\tCORSE: En appartement-hôtel\tTHAÏLANDE: Rankok, Rivière Kwai,\tTUNISIE: Hamamet, Laval\t963-9124\tà partir de 1 180 $ f tx\tOiiang Mai, Pottaya plusieurs repas\t3 repas par jour Outremont\t278-1948\t\tà partir de 1989 $ 4- tx\tà partir de 1 298 $ t Blainviile\t433-2021\tORLANDO:\t\t Brossard\t466-4551\tAvion et hôtel\tMAROC:\tHAWAI: Métro Guy\t934-2255\ta partir de 449$ f tx\tAgadir, 2 repas\tAvion et hôtel St-Jérôme\t436-5625\t\tpar jour\tà partir de 1 298 $ t Hull (819)\t777-2222\t\ta partir de 989 $ r- tx\t LAS VEGAS: Repas, breuvages alcoolisés et croustilles à partir de 649 $ + tx iètes Cto*8 BERMUDES: Départ le 18 avril i partir de 399 $ + tx TURQUIE: Croisière 8 escales avec visites, tous les repas compris à partir de 1099 $ + tx BAHAMAS: Départ le 24 avril à partir de 499$ + tx Permis du Québec A1C EXCURSION En passant par la Côte de Bel léchasse Depuis 150 ans, la Côte de I Bellechasse est un lieu (convoité par des citadins (en quête de i cfépaysement.t»'» » fe\u2018* é NORMAND CAZELAIS Le Québec, c\u2019est connu, ne possède pas le patrimoine historique et architectural des destinations européennes.Cette idée, nous la faisons tourner dans nos têtes avec une certaine envie et parfois un peu d\u2019abattement mêlé à une tendance à dévaloriser ce patrimoine qui est un peu \u2014 et beaucoup \u2014 ce que nous sommes.Nous vivons aussi dans un pays neuf \u2014 les historiens et les économistes nous l\u2019ont assez dit \u2014, à l\u2019habitat distendu: c\u2019est grand chez nous et faiblement peuplé \u2014 les géographes, eux, nous l\u2019ont répété.L\u2019une des conséquences est que nous connaissons mal ce pays et qu\u2019il y a, somme toute, peu d\u2019instruments pour nous le décrire et nous l\u2019expliquer.Ailleurs, là où l\u2019histoire est profonde, là où les châteaux et murailles croulent sous les ruines, les souvenirs et les siècles, là où les densités de population imposent de connaître le moindre centimètre carré, ces instruments ne manquent pas.Nous occupons tellement notre présent à vouloir notre avenir que notre passé nous échappe.Quand nous voyageons en ce pays, c\u2019est trop souvent avec des instruments limités en nombre et en portée qui répètent tous plus ou moins les mêmes choses, s\u2019intéressant aux grandes lignes, aux faits et lieux dits importants.Qui connaît aujourd\u2019hui la Côte de Bellechasse?Les résidants des environs de Québec peut-être.Et les voyageurs qui s\u2019aventurent hors du rapide sillon de la Transcanadienne coulant vers le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie et les Maritimes.Les guides touristiques, quels que soient leurs auteurs et les maisons d\u2019édition, n\u2019en disent rien ou prou: quelques phrases sur des villages çà et là, une ligne d\u2019horizon sur le fleuve, une brève attention accordée à une église, un musée, une vieille mai- ! Promenade an village de Saint-Michel vers 1920.son.Sur la Côte de Bellechasse et en bien d\u2019autres régions, nous voyageons comme des aveugles, incapables de bien lire et comprendre ce qui se présente à nos yeux, nos sens, notre esprit.Nous survolons la surface des apparences, passant outre trop souvent à ce qui nous intéresserait, nous rejoindrait là, en dedans.Et si nous voulons en savoir davantage, utiliser d\u2019autres clefs pour accéder à ces univers, nous devons alors nous rabattre sur de vieilles monographies, des photos surannées, des livres aux pages arrachées ou déchirées.Nous fier à des mémoires imprécises ou défaillantes.Parfois arrivent des surprises.Des pans entiers d\u2019histoire et d\u2019espace se dévoilent, comme une fresque sur un mur qui aurait été longtemps cachée sous de couches de peinture.En passant par la Côte de Bellechasse, j\u2019ai rencontré trois beaux villages.est l\u2019une de ces surprises qui redonnent une consistance aux lieux et, disons-le, de l\u2019intelligence à qui les visite.Il s\u2019agit d\u2019une brochure d\u2019une soixantaine de pages nourrie de photos en noir et blanc, en couleur et aussi de teinte sépia, de croquis, de plans et documents d\u2019époque.Le texte, de lecture agréable, est bien documenté et jouit d\u2019une fort belle présentation graphique (qui sait toutefois respecter les règles d\u2019une certaine modestie).Au sommaire: quelques chapitres: Bellechasse au temps des seigneuries, De la paroisse au village, Les villages (Beaumont, le village en seigneurie; Saint-Michel, le vieux bourg, le chef-lieu; Saint-Vallier, le village du «quatre-chemins»), La Côte de Bellechasse, une destination touristique, et enfin, pour compléter, une bibliographie répertoriant une vingtaine de sources.Presque toujours, les brochures et documents à saveur touristique pèchent par enflure d\u2019épithètes et par mensonges à peine déguisés.Cette brochure, écrite par des gens du crû et produite par la municipalité régionale de comté de Bellechasse avec 1 appui financier et technique du ministère de la Culture du Québec, n\u2019y succombe pas.On peut alors croire ce qui y est écrit: «Depuis 150 ans, la Côte de Belle- chasse est un lieu convoité par des citadins en quête de dépaysement.(.) Les résidants de Beaumont, de Saint-Michel et de Saint-Vallier ont su conserver le caractère de leur village, à l\u2019heure où, presque partout au Québec la banalisation du paysage et de l\u2019architecture des maisons se multiplie.(.) C\u2019est en parcourant attentivement ces villages que l\u2019on découvrira l\u2019histoire de ces communautés rurales qui ont permis l\u2019émergence d\u2019un pays et la persistance d\u2019un peuple.» Renseignements: Municipalité régionale de comté de Bellechasse, C.P.130, 100 Mgr-Bilodeau, Saint-Lazare, Comté de Bellechasse, G0R 3J0, (418) 883-3347/2555 (télécopieur).HEBERGEMENT enrégion l - REIA1S& CHATFAUX n 40 ANNIVERSAIRE RELAIS & CHATFAUX Auberges et Hôtels du Québec La fine fleur des maîtres hôteliers.40 ans d\u2019excellence OFFREZ-VOUS UN SEJOUR CHEZ LA FAMILLE DUFOUR Vous faire plaisir, c\u2019est dans notre nature! L\u2019A i -ANN R L E V O I MON BEAU LAURENTIDES LA PINSONNIERE: Sous un même toit.un must en Charlevoix.Un élégant relais de campagne, une cave exceptionnelle et un grand restaurant lauréat de la gastronomie aux Grands prix du tourisme.26 chambres dont certaines avec foyer, baignoire à remous double et lit à baldaquin.Piscine intérieure, sauna et massothérapie.Skiez Grand Fonds et le Massif.Réservez maintenant: 1-800-387-4431 LAURENTIDES HÔTEL-RESTAURANT L\u2019EAU-À-LA-BOUCHE ; io Table d'Or des Laurentides et la Table de Bronze au Grand Prix National de la Gastronomie 1993.¦ Lû fièvre du Printemps est arrivée à l'Eau à la bouche, demandez notre forfait spécial de ski à 50$ par jour, par personne, en occupation double incluant 1 nuit chambre-salon, le petit déjeuner F complet, 1 journée de ski par personne taxes en sus.Ce tarif est valide du dimanche au vendredi \u2022 iqnt qu'il y aura de la neige.Réservation au 514-229-2991.\tRéservation au 514-229-2991.MONTÉRÉGIE / :* S A l N T-M A R C - S U R RICHELIEU .Hôtellerie les trois tilleuls À St-Marc-sur- Tfiiçhelieu.Une hôstellerie paisible et confortable, dans une demeure d'un autre âge, iff le bord de la rivière Richelieu et où le personnel n'a qu'un seul désir : satisfaire.Cduréat national «Mérite de la Restauration».N'oubliez pas notre forfait-détente du vendredi soir! Nous avons aussi d'autres forfaits à vous proposer.Réservez maintenant.856-7787 ESTRIE / NORTH HATLEY AUBERGE HATLEY: Premier Grand Prix National de la Gastronomie 1993, «La Table d'Or» du Québec, cave à vin remarquable.25 chambres dont plusieurs avec foyer et/ou bain tourb.Vue panoramique sur le lac.Forfaits week-ends à partir de 87,50 $p.p.en occ.dble/jour.SPÉCIAL MARS-AVRIL: 15% de rabais sur forfaits en semaine, soit du dimanche au jeudi incl.Également, forfait spécial du 40e ann.des Relais & Châteaux: 2 nts, soupers, pts déjeuners, 1/2 bout, champagne, cadeau souvenir, etc., service inclus, à partir de 250 $ par pers.en occ.dble.Tél.: (819) 842-2451 HÔTEL LA SAPINIÈRE - (Laurentides au nord de Montréal) - Lac -1 heure de Mtl -70 chambres - cuisine raffinée \u2014 prestigieuse cave à vin - sports de saison \u2014 FORFAITS SUR SEMAINE ET FIN DE SEMAINE - TÉL: 800-567-6635 ou 819-322-2020 - FAX: 819-322-6510 -1244 chemin La Sapinière, Val David (Québec) JOT 2N0 LANAUD1ERE AUBERGE DE LA MONTAGNE COUPÉE\t* * * * Pour les amants de la nature, du calme et de la gastronomie.Auberge de grand confort avec vue panoramique sur les Laurentides et la Vallee du St-Laurent (4 belvédères), accès à plus de 85 km de ski de fond entretenus, la célèbre école de ski de fond, 6 km de sentiers de marche, patinoire éclairée, piscine int\u201e saunas, salle de jeux et billard.50 chambres luxueuses dont 12 avec bain tourbillon double et foyer.Excursion en traîneau à chiens (massothérapie disponible).Forfait PAM à partir de 72S/pers./jr/occ.double à St-Jean-de-Matha (1 hre de Mil).t -800-363-86)4 CHARLEVOIX y il Venez vivre la féérie de Charlevoix dans une prestigieuse Auberge reconnue pour la splendeur de la vue, le comfort de ses chambres ou de ses suites (bain tourbillon, salon, foyer, balcon), la chaleur de son accueil, et l'excellence de sa table, (Lauréat National du prix Québécois de la Gastronomie) située à lkm du nouveau Casino.P.A.M.à compter de 77,50 $ p.p\u201e occ, double (97,50 $ à compter du 3 juin), 1-800-386-3731 StOQ Un nouveau réseau hôtelier unique ¦ Hôtellerie et prestigieux des meilleurs auberges Champêtre et hôtels de villégiature au Québec.Auberges c» Hôtels du Quebec\t^ HOTEL VAL-DES-NEIGES Centre de villégiature de congrès situé au pied du Mont Sainte- * Anne.110 chambres de luxe, cuisine réputée, piscine intérieure panoramique, sauna, bain tourbillon, salle* d'exercices, salles de réunion (12).Demandez nos avantageux forfaits : «Évasion à la montagne*, «Coeur à coeur», «Douces Vacances», «Réunion d'affaires», «Cadeau», etc.Tarifs et forfaits spéciaux pour groupes.Tél.: (418) 827-5711.FAX (418) 827-5997, sans Irais 1 -800-463-5250.HÔTE: 1 -800-361-6162 BAIE SAINT-PAUL AUBERGE LA PIGNORONDE Auberge à flanc de montagne avec vue magnifique sur ; le Saint-Laurent, 27 chambres tout confort, fine cuisine, salle de réunions el de jeux, piscine intérieure^ panoramique, bar-détente, ambiance chaleureuse, etc.Demandez nos forfaits : «Évasion vers l'Art», «Coeur à ^ Coeur», «Douces Vacances», «Réunion d'affaires», «Cadeau», etc.Tarifs et forfaits spéciaux pour groupes.\t£ Tél : (418) 435-5505.FAX (418) 435-2779, sans frais 1 -800-463-5250.HÔTE : 1 -800-361-6162 VIEUX-QUÉBEC HÔTEL CLARENDON Construit en 1870, situé au centre des fortificdtions du Vieux-.Québec, entièrement rénové, climatisé, avec en ses murs le restaurant Charles Baillairgé, le plus ancien restaurant au Canada.93 chambres tout confort, cuisine raffinée, Bar L'Emprise où le jan est à l'honneur, directement relié à un stationnement intérieur.Demandez nos avantageux forfaits dont le forfait ?«cadeau».Tél.: (418) 692-2480.FAX: (418) 692-4652-1-800-463-5250.HOTE 1-800-361-6162 A\\ *\tu * *\t-¦ VIEUX QUÉBEC AUBERGE LOUIS-HEBERT: Profitez de notre forfait! 59,50 $ par personne en accommodation double, comprenant la chambre, le petit-déjeuner, le souper et le stationnement.Les taxes et le service sont inclus.668 Grande-Allée est.\tpour réserver: (418) 525-7812 QUÉBEC MANOIR DU LAC DELAGE À quelques minutes du centre de Vieux-Québec.Chambres spacieuses et suites.Piscine intérieure, sauna, bains tourbillons et SPA.FORFAIT PAQUES incluant: la chambre (2 nuits), un petit déjeuner, le brunch de Pâques.2 repas du soir, dégustation de tire à la cabane à sucre et la surprise du lapin de Pâques! À compter de 139$ p.pers.occ.double.EVASION-DETENTE incluant: la chambre pour une nuit, le repos du soir, le petit déjeuner, et un traitement au choix parmi les suivants: massage (30 min), bain de boue, enveloppement ou pressothérapie.À compter de 89$ p.pers.occ.double.RÉSERVATIONS 1-800-463-2841 ou (418) 848-2551 CHARLEVOIX AUBERGE BEAUSEJOUR À Saint-Joseph de laRive.au coeur de Chartevoix.pays de nature et de culture.Voici nos forfaits : -L'Entre-Deux» pour skier en Chartevoix, \"Détente» pour avoir la poix.-Familial\u201d on aime les enfants.\"Pâques» pour le rével de la nature.\"Ornithologique» (du 27 au 29 ma) pour observer les oiseaux «Estival» pour la baignade en eau salée.Informez-vous de nos prix.Ouvert sur réservation.\t1 -800-265-2895 HÔTEL .Manoir Victoria VIEUX QUÉBEC MANOIR VICTORIA Situé au cœur du Vieux-Québec, cet hôtel au cochet européen unique a récemment été rénové et agrandi au coût de 12$ millions.145 chambres et suites - 7 salles de réunions et banquets - restaurant fine cuisine (20% de rabais le soir) - resto-bistro Le Saint-James - piscine intérieure - club de santé -sauna\u2014stationnement intérieur avec service de valet À partir de 65$ par nuit en occ.double\t1 Jm./A9_A0Q1 Renseignez-vous sur nos forfaits\t1 0UU 0/00 MONT SAINTE-ANNE BAS SAIN T-LAURENT S _______________f i____________ À cinq minutes du Mont Sainte-Anne, offrez-vous un séjour (CA itherpp I a l^amarine) mémorable.Accuei chaleureux, service attentif, table réputée.31 \\ **unerSe\t-' chambres grand confort avec H queen et duvet, plusieurs avec foyer.Forfait «ÉVASION», offre exceptionnele comprenant 3 joas.2 quits un souper gourmet, deux grands déjeuners, les pourboires et le service privé de navette à la rtogne.à partir de 16900 S/pers occ double.Rés Sans trais 1-800-567-3939 (418) 827-5703 FLEUR DES BOIS Une agréable petite cochet» s rives du Saint-Laurent.Venez découvrit les secrets de ta cuisine française régionale de notre chef.Maintenant que nous sommes ouverts 12 mois par année, venez poux ta première fois assister à ta résurrection du printemps Dons ire aittientique victorienne fraîchement rénovée au 103.route du Quai à Rivière Ouele Ftew des bois b fine fleur des auberges dons I Es* (418)856-1201 Pour réserver cet espace, communiquez avec Monique Verreault au (514) 985-3314 ou 1-800-363-0305 HOTEL B LA MAISON ACADIENNE LA MAISON ACADIENNE Rendez-vous avec l\u2019histoire.\u2022\tChambre rénovées à partir de 39 S.déjeuner inctas \u2022\tForfaits Hstoire.atfire, gastronomie 64 S \u2018\t» Ski(MontSte-AnneouStoneham)de79Sâ89S'\t, \u2022\t(Prix par personne , par jour.occ.double, su ire base de 2 jrs.taxes et services hd) î (418)694-0280______________________________________1-800-463-028Q HÔTEL AU JARDIN DU GOUVERNEUR Juste à côté du Château Frontenac, face au Parc des Gouverneurs et au fleuve.Douiet et romantiaje.Accuei souriant et chaleureux.Ancienne résidence de Sir Lomer Gain, constnite en 1823.Chambres tout' confort - petit déjeirer indus - 45 S à 60 S.Chassez la grisale! 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