Le devoir, 31 mars 1994, Cahier A
[" le Devoir PERSPECTIVES Les trois droites italiennes Le vainqueur des élections italiennes Silvio Berlusconi a réclamé hier la présidence du Conseil.Il s\u2019est de plus entretenu avec ses alliés Gianfranco Fini (néofasciste) et Umberto Bossi de la Ligue du Nord.Ainsi a commencé le bal des manoeuvres postélectorales italiennes (voir page A-5).François Brou sseau Les trois droites arrivées cette semaine au pouvoir en Italie sont très diverses.Néofascistes, fédéralistes ou encore fans d\u2019un roi de la finance et des ondes: beaucoup de choses séparent ces tendances, même si on les associe en parlant globalement, et en simplifiant un peu, d\u2019une «victoire de la droite».Malgré le fait qu\u2019elles aient obtenu, ensemble, une impressionnante majorité (près de 60% des 630 sièges à la Chambre basse avec 46% du vote), les nuances entre Forza Italia, la Ligue du Nord et l\u2019Alliance nationale sont importantes.Ces différences expliquent que les négociations qui ont commencé pour la formation d\u2019un gouvernement seront compliquées et peuvent du moins, sans nécessairement l\u2019empêcher, conditionner la marche vers le pouvoir de Silvio Berlusconi.' Cette droite est composée de trois pôles: fédéralistes du Nord, néofascistes (surtout) du Sud, et Forza Italia, nouvelle formation qui se résume à un nom: Berlusconi.Mais il ne s\u2019agit pas à strictement parler d\u2019une alliance tripartite; plutôt de deux alliances bipartites, impliquant toutes deux Forza Italia.Dans cette curieuse coalition à l\u2019italienne, la Ligne du Nord d\u2019Umberto Bossi campe de plus en plus clairement son rôle de «gauche de la droite».Le senatur (titre en langue lombarde que les médias italiens ont accolé à Bossi) a multiplié tout au long de la campagne \u2014 et même après \u2014 les attaques contre les vices réels ou supposés de ses soi-disant «alliés».Ainsi, Berlusconi a été traité par Bossi d\u2019«homme du passé» en raison de ses amitiés particulières avec Bettino Craxi, ancien chef du gouvernement, aujourd\u2019hui accablé par une pluie de poursuites criminelles pour corruption.Le leader de la Ligue du Nord a également estimé que la concentration des pouvoirs économiques entre les mains du cavalière Berlusconi le disqualifiait pour devenir chef du gouvernement «Ce sont là des tactiques de campagne.Mais il faut distinguer entre tactique et négociation», a estimé hier Berlusconi à la suite d\u2019un premier contact postélectoral avec Bossi.Bossi, la «grande gueule» de la politique italienne, a encore moins ménagé l\u2019Alliance nationale de Gianfranco Fini et Alessandra Mussolini, déclarant: «Nous présents, il n\u2019y aura pas de fascistes au gouvernement italien! Nous sommes pour une droite moderne, libérale, fédéraliste.» Lundi soir, le senatur était celui qui avait le triomphe le plus modeste des trois.Et pour cause: l\u2019ascension de sa formation «crypto-séparatiste» a été stoppée, avec 9% des voix (concentrées dans le Nord, où la Ligue plafonne dans les 25-35%) et une soixantaine de sièges à l\u2019échelle nationale.L\u2019Alliance nationale, elle, a obtenu 13% des voix et 105 sièges à la Chambre des députés, tandis que Forza Italia a raflé 25% des voix et environ 200 sièges.Mais qu\u2019est-ce qui divise concrètement cette droite?Il y a la question nationale.La Ligue veut une «Italie fédérale» avec des régions fortes (Nord, Centre et Sud) dotées de gouvernements et de ressources autonomes propres.L\u2019Alliance néofasciste tient au contraire à «l\u2019unité nationale» comme à la prunelle de ses Parmi les pommes de discorde de la droite: la question nationale yeux, et tout fédéralisme est pour elle du «sécessionnisme».Forza Italia a fait un pas vers la Ligue durant la campagne, en se ralliant à un nouveau concept: le «fédéralisme fiscal» (en ce moment, tous les impôts et toutes les taxes sont obligatoirement versés à Rome).Il y a aussi l\u2019économie.Le libéralisme \u2014 voire l\u2019ultralibéralisme \u2014 est préconisé avec enthousiasme par Forza Italia et la ligue; mais pas mal moins par les néo-fpscistes dont les traditions pencheraient plutôt vers un Etat fort et «assistentialiste».La «solidarité» Nord-Sud revjent régulièrement dans les envolées de Fini.Economiquement, la Ligue et les néofascistes tiennent un discours hostile aux «grands monopoles» et poussent plutôt à la «libération» des petites et moyennes entreprises.Des PME «étouffées par le poids des taxes», et qui sont à la base de l\u2019économie italienne.Berlusconi, pour sa part, est lui-même le produit suprême de la grande entreprise et n\u2019a rien dit de spécifique contre les monopoles ou en faveur des PME.Sur la question du «danger fasciste» incarné par les descendants de Mussolini qui contrôleront un sixième de la Chambre \u2014 score sans précédent depuis la guerre \u2014 Umberto Bossi s\u2019est montré le plus préoccupé.Mais Silvio Berlusconi est prêt à leur donner le bon Dieu sans confession et à leur attribuer des ministères.Silvio Berlusconi peut-il se passer de l\u2019un ou l\u2019autre de ses alliés tactiques, difficiles compagnons de campagne électorale?La réponse est non.Il contrôlera lui-même, avec ses super-fidèles de Forza Italia, environ 30% de la Chambre.Tant les néofascistes, avec leurs 105 députés (17% des sièges), que la Ligue avec sa soixantaine de sièges (10%), peuvent donc faire la différence entre une majorité et une minorité.Quant à l\u2019hypothèse d\u2019un débauchage des centristes, elle est faible puisque ces derniers sont férocement anti-Berlusconi, et qu\u2019ils n\u2019ont en tout et pour tout que 46 petits députés sur 630.Donc, à droite toute, et attention au senatur*.I N les Actualités .XI Agenda culturel ,.B8 Owtts.Vl Avis publics.B4 Culture.B7 Économie.B2 Éditorial.A6 E X\t Idées\t\t.A7 le Monde\t\t.A5 Montréal\t\t.A3 Mots croisés.\t.Ht Politique\t\t.A4 Régions.\u2014\t.Bl les Sports\t\t.B6 Météo Neige Max.2 Détails en B4 L'ÉCONOMIE\t=========\tCULTURE\t\tMONTRÉAL La correction\t\tNouvelles compressions\t#\t\tL'impasse persiste boursière continue\t\"**¦*«.\tau Conseil des Arts\tÆr JH\tdans les garderies PAGE B 2\t\tPAGE A-5\t.-\tPAGE A3 «iVs **\u2022\u2019*'\"' < i?ri \u2019 ÙSm Wh4, h9k5P| I >4- FWr.T.4' *i*ëèèèSM P -mÆ b; n, üÈaw'' ?w ¦ lilts La pierre et le fusil PHOTO AP UN JEUNE lanceur de pierres palestinien est surveillé par un soldat israélien à la suite d\u2019une autre journée de troubles dans la bande de Gaza.Un couvre-feu avait été déclaré hier 30 mars, journée annuelle de protestation contre l\u2019occupation.Par ailleurs, Israël et l\u2019OLP en sont venus à une entente hier pour la constitution d\u2019une force de police à Hébron.Nos informations en page A 5.MEXIQUE L\u2019art d\u2019alimenter la crise Le choix de Zedillo assure la continuité du PRI mais pour combien de temps?Pas de loi pour annuler les partielles Un scénario pour des élections à l\u2019automne, trois pour avant MICHEL VENN E BERNARD PLANTE LE DEVOIR Le premier ministre du Québec, M.Daniel Johnson, a rejeté hier la possibilité de faire modifier la loi électo: raie de manière à annuler la tenue des élections partielles devant avoir lieu l\u2019été prochain dans six circonscriptions.Cette déclaration de M.Johnson, sans éteindre, loin de là, la possibilité d\u2019une élection générale à l\u2019automne, redonne du corps à l\u2019hypothèse d'une élection générale au printemps, et pourquoi pas à l\u2019été.Le président du comité électoral du Parti libéral et ancien chef de cabinet de Robert Bourassa, John Parisella, a indiqué au DEVOIR que, selon le voeu du premier ministre, quatre scénarios sont à l\u2019étude.Le premier prévoit la tenue de l\u2019élection au printemps, le second et le troisième scénarios placent le scrutin «tôt ou tard» à l\u2019été, alors que la dernière hypothèse renvoie l\u2019élection à l\u2019automne.VOIR PAGE A 8: ÉLECTIONS UACFO accuse Toronto de + discrimination Le financement de Véducation française n\u2019est pas juste, affirme association MICHEL HÉBERT PRESSE CANADIENNE Ottawa \u2014 Le financement de l\u2019éducation en Ontario est discriminatoire à l\u2019égard des francophones, affirme l\u2019Association canadienne-française de l\u2019Ontario (ACFO).«Le prélèvement des taxes foncières qui financent l\u2019éducation est discriminatoire tant pour les élèves que pour les contribuables», a déclaré hier à Ottawa le porte-parole de l\u2019ACFO d\u2019Ottawa-Carleton, Dominic Giroux.L\u2019ÀCFO demande donc que l\u2019éducation soit financée par un impôt sur le revenu de tous les contribuables afin de rééquilibrer le financement des conseils scolaires des deux groupes linguistiques.Mais le ministre ontarien de l\u2019Education, Dave Cook, a fait savoir ce mois-ci qu\u2019il n\u2019avait pas l\u2019intention de chan- VOIR PAGE A 8: ACFO FRANCIS PISANI COLLABORATION SPÉCIALE Mexico \u2014 En se choisissant pour successeur potentiel un technocrate formé comme lui aux États-Unis, Carlos Salinas assure la continuité de son projet économique mais court le risque d\u2019alimenter la crise politique.Ernesto Zedillo, économiste de 42 ans diplômé de l\u2019Université de Yale est le nouveau candidat à la présidence de la république du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) qui gouverne le Mexique sans interruption depuis 65 ans.Il remplace Luis Donaldo Colosio assassiné le 23 mars dernier à Tijuana à la frontière des États-Unis dans des conditions mystérieuses.D\u2019origine modeste, Zedillo s\u2019est imposé grâce à ses compétences mais aussi à sa fidélité au petit noyau qui entoure le président Salinas.Il a été Ministre du plan et du budget de 1988 à 1992 puis de l\u2019éducation jusqu\u2019en décembre 1993.Considéré comme un des tenants durs du néo-libéralisme économique du gouvernement il a consacré l\u2019essentiel de son talent aux privatisations et n\u2019a jamais affronté les électeurs.Sa plus grande gloire est d\u2019avoir aidé les entreprises mexicaines à faire face à la crise du début des années 80 en mettant en place un mécanisme efficace de couverture des risques de change.Zedillo n\u2019aura aucun mal à démarrer rapidement sa campagne dans la mesure où il dirigeait celle de son prédécesseur.Son thème central est déjà choisi: la mise en avant de Luis Donaldo Colosio que les médias et le pays tout entier se sont attaché à revêtir ces derniers jours de toutes les vertus politiques dont rêvent les Mexicains.C\u2019est la meilleure carte possible \u2014 d\u2019après un sondage les intentions de vote en faveur du PRI sont passées de 49% à 65% depuis l\u2019assassinat \u2014 mais il n\u2019est pas sûr que, dans ce pays en crise, elle soit suffisante jusqu\u2019au 21 août prochain, date de l\u2019élection.Ernesto Zedillo, nouveau candidat du PRI.au moment de sa prestation de serment hier à Mexico.VOIR PAGE A 8: MEXIQUE Balladur bat en retraite Les CIP tant honnis sont retirés Paris (Reuter) \u2014 Après un mois de prptestation étudiante et lycéenne, Édouard Balladur a décidé hier de retirer le contrat d\u2019insertion professionnelle (CIP), considéré par ses détracteurs comme un «SMIC (salaire minimum) pour les jeunes».Le premier ministre a annoncé cette décision après avoir reçu le ministre du Travail, Michel Giraud, auteur du texte, et Michel Bon, directeur général de l'ANPE, qu\u2019il avait chargé deux jours plus tôt de trouver une formule de remplace-ment.«Compte tenu du résultat de ces discussions, le premier ministre a décidé le retrait du CIP», a déclaré Matignon dans un communiqué.L\u2019alternative proposée par Michel Bon consistera en une aide de 1000 FF par mois «versée à toute entreprise ! embauchant pour 18 mois minimum un jeune qui n\u2019a pas encore occupé» d\u2019emploi stable.Cette aide sera dou- VOIR PAGE A 8: BALLADUR AVIS Le Devoir sera publié demain, Vendredi saint, mais ne le sera pas le lundi de Pâques, 4 avril A 2 ___ I, K I) K V 0 I » .I, K .1 K 11 I) I II I M A HS 1 » II 4 ?LES ACTUALlW7 Les francophones minoritaires dans Pile de Montreal en l\u2019an 2001 L\u2019administration Doré dépose son bilan financier Prudence au PQ et à Alliance Québec BERNARD PLANTE LE DEVOIR Le Parti québécois et Alliance Québec sont prudents face à l\u2019étude du professeur de l\u2019INRS, Marc Termote, qui indique que les francophones ne seront plus majoritaires sur l\u2019île de Montréal en l\u2019an 2001.Le vice-président du parti, Bernard Landry, précise, d\u2019entrée de jeu, que le sujet est «délicat» et répète que le projet péquiste de souveraineté n\u2019est pas un projet «ethnique», mais un projet «national», un projet «territorial».En ce sens, souligne-t-il, l\u2019étude du professeur Termote «n\u2019est pas une tragédie en soi», puisque plusieurs personnes issues des communautés culturelles contribuent à l\u2019édification du fait français au Québec.Ceci dit, insiste Bernard Landry, «la langue française est la langue officielle au Québec» et les immigrants doivent s\u2019intégrer à cette réalité.La réussite de cette intégration, poursuit-il, réside dans la clarté du message sur l\u2019importance du français au Québec: «Et l\u2019ultime clarté du message, c\u2019est la souveraineté.» Il ajoute que la culture québécoise a un «tronc principal», le français, auquel les communautés culturelles doivent se greffer, contribuant ainsi à l\u2019avancement d\u2019une culture originale.Chez Alliance Québec, la réaction est tout aussi prudente.Son président, Michael Hamelin, retient de l\u2019étude du professeur Termote la diminution du poids relatif de la communauté anglophone au Québec et y voit des sources d\u2019inquiétude pour les anglophones.Il croit toujours qu\u2019il faut permettre un accès plus large à l\u2019école anglaise.M.Hamelin constate «que nos deux communautés (francophone et anglophone) rencontrent le même problème» devant la place de plus en plus grande qu\u2019occuperont les allophones au Québec.Le président d\u2019Alliance Québec souhaite un rapprochement: «C\u2019est le temps de baisser le volume et de trouver des solutions communes.» La réaction du président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJBM) est plus tranchée.Jean Dorion constate d\u2019abord que l\u2019étude du professeur Termote confirme les appréhensions de la Société: «Nous faisons rire de nous.Il y a des gens qui voient là dedans de la xénophobie, c\u2019est idiot» M.Dorion est inquiet puisque, dit-il, le seul facteur d\u2019intégration qui joue en faveur de la majorité francophone au Québec c\u2019est la masse de parlant français: «Tous les autres facteurs (médias, conti-nentalisme, l\u2019informatique à la maison ou dans les lieux de travail, etc.) poussent les immigrants vers la communauté anglophone.Il souhaite un renforcement des législations linguistiques et notamment l\u2019abolition des assouplissements introduits par la loi 86.Jean Dorion en profite pour dénoncer les intentions du ministre responsable de l\u2019Immigration, John Ciaccia, qui ne voit plus l\u2019utilité de déployer d\u2019efforts pour recruter des immigrants francophones, «une discrimination fondée sur la race», selon M.Ciaccia.Le président de la SSJBM croit que l\u2019étude du professeur Termote «jette une lumière crue sur l\u2019irresponsabilité du ministre qui, sous des prétextes farfelus de non-discrimination» annonce l\u2019intention du gouvernement de mettre un terme au recrutement d\u2019immigrants venant de pays francophones.Autre réaction à l\u2019étude du professeur Termote, celle du chef conservateur, Jean Charest, pour qui « la langue française doit être protégée, mais elle a fait des bonds prodigieux depuis 30 ans dans le cadre fédéral».Enquête du coroner sur la mort du caporal Lemay Un Warrior menacé d\u2019outrage au tribunal JEAN CHARTIER LE DEVOIR Le commandant en chef des Warriors à Kanesatake en juillet 1990, Denis Nicholas, risque d\u2019être accusé d\u2019outrage au tribunal après avoir quitté la salle d\u2019audience sans l\u2019autorisation du coroner Guy Gilbert D est sommé de se représenter devant le coroner mardi prochain, car «l\u2019attitude prise est une flagrante contravention à la loi 173 qui régit le coroner».Denis Nicholas a fait une déclaration, puis il a refusé de répondre aux questions du procureur du coroner, Me Richard Masson.Denis Nicholas a d\u2019abord accusé le témoin précédent Allen Gabriel, d\u2019être un «traître» au peuple Mohawk «On ne peut pas faire confiance à cet homme», a-t-il dit avant de se lancer dans une diatribe d\u2019une heure autour du thème selon lequel il y a eu d\u2019autres traîtres chez les Amérindiens.Bref, Denis Nicholas a fait une déclaration intempestive dans laquelle il a utilisé des gros mots ainsi que des références à une légende des ancêtres, avant de s\u2019esquiver.Par la suite, tout s\u2019est passé dans les coulisses.Ce témoin avait attaqué de manière outrancière un dissident mais il a refusé d\u2019être confronté à l\u2019interrogatoire alors qu\u2019il est un témoin très important En frit on estime que c\u2019est lui qui a mis au point le système de communications des Mohawks à Kanesatake Q\u2019un de ses surnoms était «transformer», c\u2019est-à-dire «le transformateur») et qu\u2019il agissait en tant que commandant en chef des opérations militaires des Warriors (on le nommait aussi «Psycho» et «Terminator») .C\u2019est lui qui donnait les ordres militaires le matin du 11 juillet Les procureurs tiennent donc à mener cet interrogatoire, à le confronter à sa voix enregistrée sur bande magnétique et à son image sur bande vidéo.Les bandes sons et vidéos sont explicites, soulignent les procureurs.Or, Denis Nicholas s\u2019en tient à accuser et à invoquer des propos des Anciens.Il s\u2019était exprimé exclusivement en langue mohawk lors de sa première comparution, voici un mois.Puis, il avait dit ne rien connaître des Warriors lors de sa deuxième comparution.D a alors été confronté à des propos qu\u2019il avait tenus antérieurement et selon lesquels il disait attendre des renforts ar- més de Ganienke, la réserve amérindienne dans l\u2019État de New York.Il n\u2019avait pas reconnu sa voix.En fait, ce témoin est non seulement susceptible d\u2019être déclaré coupable d\u2019outrage au tribunal mardi prochain; on parle en coulisse de la possibilité de l\u2019accuser de feux témoignage.Le témoin s\u2019en est pris avec véhémence hier matin à Allen Gabriel, en s\u2019efforçant d\u2019isoler le témoignage de celui-ci, mais il s\u2019avère qu\u2019Allen Gabriel ne s\u2019était pas retiré seul de la pinède.Le 5 juillet, il est notamment parti avec Curtis Nelson et Marshall Nicolas.Le chef de clan Curtis Nelson ainsi que Raymond Gabriel ont déjà témoigné de leurs efforts d\u2019en arriver à une solution négociée en dépit du coup de force de Denis Nicholas sur le Lon-ghouse de Kanesatake.la voix de Denis Nicholas est audible sur la bande audio que le procureur du coroner veut lui faire entendre et il demande plusieurs fois par radio walkie-talkie de se «tenir à l\u2019écoute», de «dégager les ondes», de faire rapport, de «ne pas tirer pour le moment», puis il s\u2019adresse à l\u2019un et à l\u2019autre spécifiquement, par exemple à «Madeos» et à «Yogi».Après le départ de Denis Nicholas, Me Corriveau a fait une déclaration où il accuse Allen Gabriel d\u2019avoir «déjà été un agent de la GRC» avant de conclure: «C\u2019est un agent provocateur».A la suite de cette déclaration, Me Corriveau a été pris à partie par les autres procureurs.Quand on demande à Me Corriveau qui le rétribue précisément, il réplique: «Je ne vous répondrai pas».Si on insiste, il répond: «Les communautés mohawks».Mais quand on lui fait remarquer qu\u2019il y a manifestement deux communautés mohawks, Me Corriveau précise qu\u2019il est très bien payé et qu\u2019il ne répondra pas à cette question.On le voit les passions s\u2019échauffent à l\u2019enquête du coroner qui tire à sa fin.En fait, chacun est quasi prêt à tirer ses conclusions.Outre Denis Nicholas, Me Corriveau est invité à faire comparaître les sept Warriors qui ne se sont pas encore présentés à l\u2019enquête mardi prochain.Une trentaine de Mohawks ont comparu jusqu\u2019à maintenant et on s\u2019attend à ce que le coroner siège tout au plus deux semaines encore, avant de rédiger son rapport Chères concitoyennes, Chers concitoyens, Donner de son sang est l\u2019un des gestes les plus humanitaires et les plus généreux que ion puisse poser envers des personnes affectées par la maladie.Je vous invite, particulièrement cette année, à la 24e collecte de sang du Vendredi saint.Votre participation en grand nombre nous aidera à renflouer notre banque de sang car les besoins se font de plus en plus pressants.Une incitation auprès de vos amis pourrait aussi multiplier votre geste de partage.Mes collègues du Conseil municipal et moi-même vous attendons le Ier avril prochain à l'hôtel de ville, entre 10 h et 20 h.te maire de Montréal, Jean Doré Ville de Montréal Musique et animation Stationnement gratuit en (ace de l'hôlH de tille Hôtel de tille de Montréal 275.rue Notre-Dame F.sl Renseignements H72-3555 f.hamp de Mars Pour la première fois en 60 ans PHOTO JACQUES NADEAU LA SOCIETE Saint-Vincent de Paul vient de lancer sa première campagne de financement en plus de 60 ans.La société n\u2019est plus financée par Centraide depuis un an.Le chansonnier Raymond Lévesque, que l\u2019on voit ici en compagnie de M.Jean René, l\u2019aumônier de la société, est l\u2019un des coprésidents de la campagne.L\u2019année dernière, la Société Saint-Vincent de Paul est venue en aide à plus de 85 000 personnes démunies.Assurance-chômage Nouvelle baisse du nombre de prestataires HUGUETTE YOUNG PRESSE CANADIENNE Ottawa \u2014 Le nombre de prestataires d\u2019assurance-chômage a chuté de 3,9% en janvier par rapport au mois de décembre 1993 pour se chiffrer à 975 000 personnes, a annoncé hier Statistique Canada.Cette tendance à la baisse des estimations désaisonnalisées s\u2019est manifestée à chaque mois depuis novembre 1992, à l\u2019exception du mois d\u2019août 1993.Pour le mois de janvier 1994, les prestations totales d\u2019assurance-chômage (prestations ordinaires, de maternité et autres) ont atteint 1,7 milliard$, soit une diminution de 7,7% par rapport à janvier 1993.Selon un porte-parole, M.André Picard, bien qu\u2019il y ait eu une légère «progression dans l\u2019emploi», on ne peut pas conclure que ceux qui ne reçoivent plus de prestations se soient trouvé un emploi.«On ne suit pas les gens dans le temps.Une fois qu\u2019ils ne reçoivent plus les prestations d\u2019assurance-chômage, je ne peux pas vour dire combien sont retournés sur le marché du travail, combien ont abouti à l\u2019aide sociale, ou combien ont tout simplement quitté le marché», a-t-il expliqué.Une autre explication plausible, c\u2019est que cette baisse soit liée aux changements apportés par les conservateurs au régime d\u2019assurance-chômage en avril 1993.Dans certains cas, les travailleurs pou- vaient perdre leurs prestations lorsqu\u2019ils quittaient volontairement leur emploi ou pour des motifs de mauvaise conduite.«Il y a peut-être eu une quantité de gens qui auraient laissé leur emploi et qui ne sont peut-être plus admissibles aux prestations maintenant, mais la tendance à la baisse a commencé avant ces changements», a cependant averti M.Picard.Entre le mois de décembre et de janvier, le nombre de prestataires a diminué partout au pays, sauf au Manitoba où il a augmenté légèrement de 1%.C\u2019est en Ontario où la baisse a été la plus marquée avec une diminution de 6,8%, suivi du Yukon avec une chute de 4,4% et de la Colombie-Britannique avec une diminution de 3,7%.Au Québec, la baisse est de 2,8%.Cette diminution générale s\u2019est fait sentir dans les villes canadiennes.C\u2019est London, en Ontario, qui remporte la palme avec une chute remarquable de 27,5%.Windsor suit de près avec une chute de 24,8%.La capitale terre-neuvienne, Saint-Jean, a vu le nombre de ses bénéficiaires diminuer de 19,7%.Au Québec, la ville de Sherbrooke, avec 8060 prestataires, a enregistré une baisse de 12,4% par rapport à janvier 1993 quand on y avait dénombré 9190 prestataires.A Montréal qui comptait en janvier de cette année 160590 prestataires, la baisse est de 12,3%.Il y avait 181410 prestataires un an plus tôt.-QJ\u2014- le savoir faire du maître chocolatier {latiflmTtp UruxpllniHP fi&P -v I.IL-.\tC-j Montréal » 523-2751 ROBIC DEPUIS 1892 AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PR0TECTI0» DES DROITS DE PROPRIETE IRTUIECTUEUE LEGER ROBIC RICHARD SS Y JUMSMVCHk OUfKC KTW?far préhendée notamment a cause du taux élevé d\u2019inoccupation sur le territoire montréalais, ainsi que les coûts de l\u2019enlèvement de la neige qui risquaient de dépasser les prévisions.Sur ce dernier point, la Villç constitue une nouvelle réserve de, 5 millionsS, à partir des 29,5 millions1) de surplus, pour éponger les variar tions de Mère Nature et donc, des frais reliés à l\u2019enlèvement de la neige.\tt! Les autres dollars en excédent sont affectés à une enveloppe pour faire face aux imprévus, soit 5 mile lionsS qui viennent s\u2019ajouter aux 26 millions accumulés au fil des ans.De plus, 16,1 millionsS serviront à payer I des dépenses futures, dépenses déjà I engagées dans différents projets.A sept mois des prochaines éleç- I tions municipales, la présidente du I comité exécutif présente un bilan fi- I nancier dont les recettes ont aug: I menté de 17 millionsS alors que les dépenses sont moindres que les prévisions budégtaires, soit 1 842 176 $, plutôt que 1 871 783$.Par rapport à l\u2019année précédente, les dépenses dç Montréal ont toutefois connu uqç hausse de 32,6 millionsS.Quant à la dette à long terme que doivent assumer l\u2019ensemble des contribuables montréalais, elle grim: J pe de 4% en 1993.Par habitant, la i dette directe et indirecte nette s\u2019élè- I ve à 2379$.\t; ; I Travailleurs de la construction Entente Québec-Ontario A uébec (PC) \u2014 Le Québec et l\u2019Ontario sont parvenus à W une entente sur la mobilité interprovinciale des tra-vameurs de la construction, a feit savoir hier le ministre québécois de l\u2019Emploi, Seige Mardi.«Les négociations ont eu lieu et il ne reste que quelques petits détails à régler», a déclaré M.Mardi à l\u2019Assemblée nationale alors qu\u2019U était interrogé par le député péquiste de Lavakles-Rapides, Serge Ménard.Le ministre a confié à la presse par la suite que le conseil des ministres avait été saisi du texte de l\u2019entente.Ce texte devrait normalement être déposé aujourd\u2019hui à l\u2019Assemblée nationale par le responsable du dossier, le ministre de l\u2019Industrie et du Commerce Gérald Tremblay, mais le dépôt devra vraisemblablement être retardé par le feit que M.Tremblay est actuellement en mission en Corée du Sud.Cette entente permettra aux travailleurs de la construction de l\u2019une ou l\u2019autre province de travailler indistinctement au Québec ou en Ontario, en autant qu\u2019ils possèdent les cartes de compétence requises pour exercer leur métier.Jusqu\u2019à maintenant, une telle mobilité n\u2019était pas possible.M.Mardi a déclaré qu\u2019il envisageait l\u2019avenir de ce dossier avec optimisme, surtout que le nombre de travailleurs québécois susceptibles de travailler en Ontario est plus élevé que celui des Ontariens au Québec.«Le marché est plus grand en Ontario qu\u2019id», a-t-il dit I : r \u2019 'J I f Dépotoir du parc industriel de Boisbriand ,, Québec ne décontamine pas LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Le ministère de l\u2019Environnement et de la Faune (MEF) ne décontaminera pas, du moins à moyen terme, le dépotoir de produits toxiques du parc industriel de Boisbriand, dont cette munidpalité a demandé hier la restauration.C\u2019est ce qu\u2019a déclaré Mme Sylvie Marier, l\u2019attachée de presse du ministre, M.Pierre Paradis, en réponse à la demande publique faite hier par le maire de cette municipalité, M.Michel Gagné.Ce dernier accuse le MEF d\u2019être plus prompt à surveiller la plaine inondable de cette municipalité que pour enlever des produits toxiques dans son parc industriel.La commission municipale du Québec enquête sur une affaire de permis de construction en plaine inondable émis par cette ville au profit notamment du fils du maire.Ce dernier fait aussi l\u2019objet d\u2019accusations au criminel en rapport avec cette affaire.M.Gagné avait convoqué les journalistes hier pour se plaindre de l\u2019inaction du MEF à l\u2019endroit d\u2019un dépôt de 5000 tonnes de produits dangereux, dont des métaux lourds, abandonnés à ciel ouvert depuis plus d\u2019un an dans un coin du parc industriel.La société Re-cycalum Inc y fondait des pièces d\u2019automobiles pour en extraire l\u2019aluminium.Les scories étaient laissées en vrac sur le terrain dans les derniers tpmps après avoir été envoyées aux Etats-Unis, dit-on.Le terrain appartient à la compagnie Les Immeubles Jordan, qui a le même propriétaire que Recycalum, M.Nathan Tuly Grief, en faillite comme ses deux corporations, selon Boisbriand.Toutes les actions intentées par cette municipalité, dont un jugement de la Cour supérieure prononcé par défaut, n\u2019ont rien donné, ce qui a incité le maire à demander au ministère de passer à l\u2019action avec des poursuites pénales contre le propriétaire.Le ministère dit avoir fait parvenir un avis d\u2019infraction à cette société l\u2019automne dernier et, faute de correctifs, le dossier a été référé aux avocats à la fin de janvier, soit plus d\u2019un an après la fermeture de la compagnie.Les déchets de Recycalum s\u2019ajoutent à ceux déjà enfouis dans ce terrain depuis 1964 par l\u2019ancienne fonderie Dion.D\u2019autres succursales de cette famille produisent juste à côté de rutilantes machines agricoles.Quant au ministère, il précise qu\u2019fl n\u2019a pas de budget pour décontamine;\" le site Dion ou les déchets de Recycq-lum.\t, Le site Dion a été identifié comme étant de catégorie II par le Groupe d\u2019étude et de restauration des lieipc d\u2019élimination de déchets dangereux (GERLED).Mme Marier n\u2019a pas expfe qué pourquoi Québec n\u2019a pas impose la restauration du vieux site Dion à ses propriétaires du temps, comme le permet maintenant la loi.\ti, Le site Dion est classé comme ayant un potentiel de risques moyens pour l\u2019environnement et/ou faibles pour la santé publique.L\u2019attachée de presse de M.Paradis a expliqué que les 51 millionsS de l\u2019ep-tente fédérale-provinciale sur la décontamination des sites orphelins vont prioritairement être consacrés à la car ractérisation et à la restauration des sites prioritaires, soit ceux de catégorie I 1.,, Mme Marier a précisé que le fonds I de restauration avait jusqu\u2019ici dépensé I 25.5\tmillionsS.Cette somme, a-t-eliç I dit, comprend non seulement des bup- I gets de restauration de sites orphelins mais aussi des études et services de consultants pour des sites comme ce- I lui de Mercier, dont les propriétaires I sont des multinationales actives.Invitée à dire pourquoi la gestion courante de ces dossiers ne relevait pas des fonds ordinaires du ministère.I elle a précisé: «On n\u2019a pas d\u2019aigent.S'A n\u2019y avait pas ce fonds-là, il n'y aurait rien qui se ferait.Au moins, il se fait quelque chose.» Le fonds fédérafprovincial est sense dépenser 9 millionsS en 1994, soit environ 1 millions pour amorcer la décon-lamination des terrains Tricil-Laidlaw.3.5\tmillionsS pour le site du Vidangeur de Montreal (Mascouche).et 600 OtX*\"' pour le site Sainte-Marie-Salomée.pour ne citer que les phis importants.f I V.1) E V OIK.I E JEUDI a I M .1 IIS I I» » I A 3 \u2018\"EN BREF ?CAFÉ DE LA PUCE: (IU NOUVEAU PARTENARIAT?(LE Devoir) \u2014 À la suite de sa rencontre avec la ministre de la Culture, Mme Usa Frulla, et d\u2019une réunion Hier de son conseil d\u2019administration, président de la Place des Arts, M.Roger D.Landry, a affirmé hier dans un communiqué laconique qu\u2019il serait heureux d\u2019accueillir au Théâtre du Café de la Place, qu\u2019il a fermé la déhiàine dernière, des productions : Marie (superviseur aux promotions des abonnements).LA PROMOTION ET LES RELATIONS PUBLIQUES Guy-Renaud Kirouac (directeur).LA PRODUCTION Robert McDougall (directeur des systèmes informatiques et de la production).Johanne Brunet.Danielle Cantara, Sylvain Darcy.Richard DesCormiers, Caroline Des Rosiers, Lynda Di Cesare.Marie-Josée Hudon.Michael Schneider, Marie-France Turgeon (coordonnatrice).Christiane Vaillant.Les annonces classées et avis publics Yves WHBams (superviseur).Dominique Charbonnier.Marlène Coté, Sylvie Laporte, Pierrette Rousseau.Micheline Ruelland.LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Pierre Bour-gie (président>.LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (president).Roger Boisvert (ricvprrsident et dimteur général).y I, K I) K V 01 K .I.K J K l! |)|\t!{ | M A II S I » 0 I A 8 -\u2014- LE DEVOIR ?\u2014 ACTUALITES SUITE DE LA PAGE 1 Comme le répétait au DEVOIR, en début de semaine,un autre membre proche de l\u2019appareil politique libéral, Fernand Lalonde, «le premier ministre ne prendra aucune décision avant la fin d\u2019avril».John Parisella ajoute que M.Johnson ne laisse transpirer «aucun indice sur ses intentions» pendant les réunions du comité de stratégie.Chose certaine, il n\u2019est pas question pour le premier ministre Johnson de modifier la loi électorale pour contourner le déclenchement d\u2019élections partielles l\u2019été prochain.«Je n\u2019envisage pas à ce moment-ci de le faire cette année», a-t-il déclaré aux journalistes, à la suite d\u2019une rencontre avec son homologue du Nouveau-Brunswick, M.Frank McKenna.«Dans un prochain mandat, dit-il, il faudrait y penser.Mais ce n\u2019est pas dans les options que j\u2019envisage à ce moment-ci, du tout, du tout».Des libéraux ont déjà suggéré à leur chef de modifier la loi électorale pour faire en sorte qu\u2019un gouvernement ne soit plus tenu obligatoirement de tenir une élection ELECTIONS partielle si le siège d\u2019un député devient vacant après la fin de la quatrième année du mandat d\u2019un gouvernement L\u2019objectif de ces personnes aurait été d\u2019éviter de tenir des élections partielles l\u2019été prochain et ainsi de laisser la voie libre à M.Johnson pour déclencher des élections générales à l\u2019automne.S\u2019il ne modifie pas la loi et veut tenir des élections en septembre plutôt qu\u2019en juin, il lui reste des options.La loi électorale lui permet de déclencher les partielles et de les annuler quelques semaines plus tard en déclenchant les élections générales.11 aurait alors encouru des frais de près d\u2019un demi-million inutilement, le recensement des électeurs effectué pour une partielle ne pouvant pas être utilisé pour les générales.A moins qu\u2019il ne modifie la loi électorale pour l\u2019autoriser.Il pourrait aussi déclencher les élections générales au tout début de juillet au lieu de déclencher les partielles.Le scrutin aurait alors lieu à la fin août.Le recensement des électeurs se déroulerait durant les vacances et la campagne en plein été.M.Johnson a refusé hier d\u2019exclure des élections en «Je n\u2019exclus rien» été, «Je n\u2019exclus rien», dit-il.A cela, le président du comité électoral, John Parisella, ajoute: «Il (M.Johnson) peut décider l\u2019été, il peut décider l\u2019automne, sauf qu\u2019à l\u2019automne c\u2019est plus compliqué à cause des partielles.A l\u2019automne il faut qu\u2019il se pose la question: fait-on des partielles ou non?Si on fait des partielles ça implique des coûts.C\u2019est plus compliqué quand je parle de l\u2019automne, mais ça ne veut pas dire que ça ne sera pas l\u2019automne, d\u2019ailleurs il y a une école de pensée assez forte (pour l\u2019automne) à cause des sondages.Mais si l\u2019on considère la gestion des partielles, c\u2019est une élection de printemps ou une élection d\u2019été.» M.Parisella convient qu\u2019il n\u2019est pas dans nos moeurs politiques de tenir des élections pendant la canicule, «sauf qu\u2019on nous dit que les habitudes des Québécois ne sont pas ce qu\u2019elles étaient il y a 30 ans.Les gens prennent beaucoup de vacances l\u2019hiver.On ne peut pas exclure l\u2019été, mais c\u2019est clair qu\u2019il n\u2019y a aucune option qui semble avoir le dessus.Il faut mettre le pied sur la pédale pour que tout soit près au début du mois de mai si Daniel (M.Johnson) veut exercer l\u2019option du printemps.» John Parisella tente de minimiser la portée du dernier sondage CROP dont l\u2019interprétation donne une victoire facile au Parti québécois: «Un sondage ça reste un portrait d\u2019un moment précis et il y a quand même des éléments positifs dans ce sondage.La popularité du chef et de notre option.Si la population retenait cela comme enjeux on parlerait d\u2019un momentum en notre faveur, mais dans le même sondage la population voit l\u2019élection qui vient comme un choix de gouvernement et non comme un choix de régime (.) Ce sont des facteurs qui restent flous à ce moment ci.Mais la popularité de Johnson n\u2019eèt pas un facteur à négliger.Il faut être prêt pour l\u2019éclaircie.» M.Johnson a jusqu\u2019au 4 mai pour déclencher des élections pour un scrutin avant le 24 juin.Pour le moment, les sondages montrent que la popularité du Parti libéral ne progresse pas de manière assez for(e pour espérer une victoire électorale au printemps.A Québec, hier, un journaliste a demandé au premier ministre ce qu\u2019il peut faire pour accroître cette popularité.»Nous avons des décisions à prendre, des politiques à mettre de l\u2019avant, un budget à préparer, nous posons des gestes pour l\u2019emploi», a-t-il répondu.Selon lui, la progression est visible dans les chiffres.«Je le sens», dit-il.BALLADUR «Ça coûtera cher» SUITE DE LA PAGE 1 blée en cas d\u2019embauche avant le 1er octobre.Les étudiants, qui avaient continué de manifester hier,notamment en bloquant les abords de Nantes, bastion de la contestation, ont maintenu la manifestation nationale prévue aujourd\u2019hui entre la Bastille et Denfert-Ro-chereau.«C\u2019est la victoire de la jeunesse de France.Depuis un mois on est pour cette victoire, pour retirer ces décrets.Enfin, on obtient une victoire.Je crois que nous sommes très contents», a déclaré Philippe Campinchi, président de l\u2019UNEF-ID.Le leader étudiant a estimé, à propos des nouvelles mesures qui vont être prises que, «si ce sont des mesures pour inciter les patrons à embaucher, ceci va dans le bon sens».Dans l\u2019entourage du premier ministre, on se refusait à chiffrer le montant total de cette aide à l\u2019embauche des jeunes.«Cela coûtera cher si ça marche.Mais si ça marche, on sera contents», a-t-on déclaré.Lundi, après avpir reçu les représentants des lycéens et des étudiants, Edouard Balladur avait décidé de suspendre le CIP une semaine pour laisser le temps à Michel Bon de trouver une autre solution.Il avait également annoncé l\u2019organisation prochaine d\u2019états généraux de la jeunesse.I, Matignon a précisé qu\u2019un comité interministériel se '\"T\u2019 tiendrait le 26 avril prochain afin d\u2019organiser ces états généraux, qui auront lieu à l\u2019automne.Le premier ministre avait également évoqué l\u2019idée d\u2019une ANPE-jeunes, apparemment proposée par l\u2019UNEF-ID.Cette suggestion, rejetée par les syndicats ouvriers, «n\u2019a apparemment pas éfé retenue plus avant», a-t-on précisé dans l\u2019entourage d\u2019Edouard Balladur.En revanche, il a été demandé à Michel Bon de proposer des mesures «permettant d\u2019améliorer les service rendus aux jeunes par l\u2019Agence».Le CIP prévoyait de ne rémunérer les jeunes en chômage depuis plus de six mois qu\u2019à 80% du salaire conventionnel dans chaque branche, les 20% restant devant être consacrés à un «tutorat-formation».Si le SMIC était préservé pour les jeunes diplômés \u2014 détenteurs de bac+2, CAP ou BEP \u2014, il ne l\u2019était pas pour les jeunes sans diplôme.Après un mois de discussions et de reculades, cette mesure avait réussi à dresser l\u2019unanimité contre elle.Le patronat et même les députés de la majorité avaient fini par s\u2019y déclarer hostiles.Hier, Bernard Pons, président du groupe RPR à l\u2019Assemblée, et Pierre Mazeaud, président RPR de la commission des lois, ont évoqué le départ du ministre du Travail.«Les ministres sont là pour aller souvent en première ligne et servir de fusibles si nécessaire», a déclaré Bernard Pons sur RTL.Dans l\u2019immédiat, Michel Giraud est chargé d\u2019engager «sans délai» des négociations avec les partenaires sociaux «pour rendre plus efficaces les dispositifs d\u2019orientation et d\u2019adaptation», précise le communiqué de Matignon.Enquête sur les pellicules radiantes Québec - Le ministre de la Sécurité publique du Québec, M.Robert Middlemiss, a demandé au Commissaire aux incendies du Québec, Me Cyrille Delage, de tenir une enquête publique sur les circonstances de l\u2019incendie de l\u2019immeuble du 407 rue Fleurimont à Beauport, en banlieue de Québec.L\u2019analyse que fera Me Delage des causes de cet incendie pourra servir de point de départ à une évaluation globale du chauffage électrique par «système radiant», écrit le ministère.A ce jour, au moins 25 incendies sont attribuables aux pellicules radiantes installées dans les plafonds depuis l\u2019automne 1992.Au moins 20 seraient liés au système Aztec-Flexel de 22 watts.Les champs magnétiques et le cancer: pas d\u2019évidence Hydro-Québec rend publique une étude effectuée auprès de 223 OOO travailleurs PRESSE CANADIENNE Une importante étude sur l\u2019effet sur la santé de l\u2019exposition aux champs électriques et magnétiques n\u2019a pu établir de lien entre celle-ci et les formes communes de cancer.Toutefois, les résultats de ces travaux effectués auprès de 223 000 travailleurs des services publics du Québec, de l\u2019Ontario et de France laissent entendre que l\u2019exposition aux champs électromagnétiques pourrait avoir une incidence sur trois formes rares de cancer.La rapport rendu public hier précise qu\u2019il n\u2019est pas encore possible d\u2019établir un lien de cause à effet et que des travaux supplémentaires sont nécessaires.«S\u2019il existe un risque, il n\u2019est pas étendu et il touche des formes de cancer qui ne sont pas communes», a déclaré le responsable des services de santé chez Hydro-Québec, le Dr Gilles Pineau.«Nous ne voyons pas de lien clair en ce qui concerne les cancers communs comme ceux du poumon et de la prostate.C\u2019est une étude rassurante mais elle laisse quand même des questions sans réponse», a-t-il poursuivi.Néanmoins, Hydro-Québec estime ces résultats assez satisfaisants pour ne rien changer à sa façon de faire les choses, a indiqué le Dr Pineau.Les travaux de recherches de 4 millions$ ont été subventionnés par Hydro,-Québec, Ontario Hydro et Electricité de France.Ils ont été menés par les épidémiologistes Gilles Thériault, de l\u2019Université McGill, qui a coordonné le projet, Marcel Golderg, de l\u2019Institut national de la santé et de la recherche médicale, à Paris, et Anthony Miller, de l\u2019Université de Toronto.Des 223 000 travailleurs qui ont collabore aux travaux, certains étaient plus exposés aux radiations, comme les monteurs de lignes, d\u2019autres moins, notamment les employés de bureau.Ida*!?*®»#® iv'.'\t: -a-' > -¦*»w \"»wr \\mmi% Les spécialistes ont examiné 4151 cas de cancer dépistés entre 1970 et 1989, tentant d\u2019établir un lien entre l\u2019exposition aux champs électromagnétiques et 25 types de cancer.Selon les résultats de l\u2019étude, les travailleurs les plus exposés aux radiations couraient un risque plus élevé de développer trois types de cancer rares: la leucémie aiguë non lymphoïde, la leucémie myéloïde aiguë et l\u2019astrocytome, une forme de tumeur cérébrale.Les travaux doivent se poursuivre afin de clarifier ces îiens.Les résultats de l\u2019étude, décidée conjointement en 1988 par les trois sociétés hydroélectriques, sont publiés dans l\u2019édition de Y American Journal of Epidemiology devant paraître le 12 avril.ACFO Simplifier le compte SUITE DE LA PAGE 1 ger les règles du jeu.«Il serait inconstitutionnel de répartir fies taxes) au prorata du nombre d\u2019élèves de chacun des systèmes scolaires d\u2019une juridiction donnée», écrit le ministre dans une lettre adressée à l\u2019ACFO le 2 mars dernier.«Certains, poursuit-il, s\u2019objecteraient pour des motifs linguistiques ou religieuses, à ce que leurs taxes soient dirigées vers un système scolaire qu\u2019ils ne peuvent ou ne veulent pas supporter.» Mais c\u2019est exactement ce que le système ontarien impose aux francophones, a expliqué hier le directeur de l\u2019ACFO d\u2019Ottawa-Carleton.«Si les contribuables francophones ne précisent pas sur le compte de taxes à quel conseil scolaire ils veulent payer leurs taxes, celles-ci seront versées au conseil scolaire anglophone public (non confessionnel)», a-t-il décla-ré.Le formulaire actuel de taxation est aussi complexe que celui d\u2019une police d\u2019assurance et nombreux sont les francophones, en majorité catholiques, à payer, sans le savoir, leurs taxes à un conseil scolaire anglophone non confessionnel.L\u2019ACFO demande depuis des années que le compte de taxes soit simplifié de manière à faciliter le partage des taxes au prorata des élèves francophones et anglophones.«Les contraintes de la présente conjoncture économique, y compris les ententes sectorielles résultant du contrat social, ne permettent pas au gouvernement d\u2019absorber les coûts relatifs aux changements que vous préconisez», réplique le ministre Cook.M.Giroux a rappelé que les taxes d\u2019affaires imposées aux PME ou aux grandes corporations sont versées aux conseils scolaires anglophones si l\u2019un de ses propriétaires, voire un seul de ses actionnaires, n\u2019est pas résidant ontarien.Ainsi, les taxes d\u2019une usine GM, par exemple, iront dans les coffres du conseil scolaire anglophone de la région où elle est située.Dans la région d\u2019Ottawa, ce système provoque un sous-financement des conseils scolaires francophones et conséquemment une dégradation de la qualité de l\u2019éducation destinée aux élèves francophones, estime l\u2019ACFO.Avec le quart des étudiants de la région, le Ottawa Board of Education, contrôle 63% des taxes régionales.Les deux conseils scolaires francophones, qui comptent 14% des élèves de la région, n\u2019ont droit qu\u2019à 4% de l\u2019assiette fiscale.Le reste est divisé entre trois autres conseils scolaire anglophones de la région de la capitale.«C\u2019est la même chose ailleurs en Ontario», a soutenu M.Giroux en rappelant que la Cour suprême du Canada concluait en 1990 que les conseils scolaires francophones avaient droit à un financement plus juste.L\u2019ACFO estime que le gouvernement de l\u2019Ontario est depuis lors dans l\u2019illégalité et s\u2019apprête à nouveau à défendre sa cause devant les tribunaux.Confiance à Hydro-Ontario Toronto (PC) \u2014 Un contrat qui promet à des milliers de travailleurs d\u2019Hydro-Ontario deux années de sécurité d\u2019emploi et qui sauve près de 800 emplois devrait être approuvé de façon écrasante, a affirmé mercredi le président du syndicat.L\u2019entente - intervenue mercredi matin et ayant servi à aplanir des difficultés de dernière minute qui menaçaient de faire tomber à l\u2019eau l\u2019accord de principe conclu lundi a été unanimement approuvée par une centaine de représentants syndicaux de l\u2019ensemble de la province, a an-; noncéjohn Murphy.Près de 15000 membres de la Power Workers\u2019 Union se prononceront sur l\u2019accord au cours du mois prochain.«Ce contrat (.) est bon pour les gens de cette province, il est tout à fait bon pour nos membres et il est bon pour Hydro-Ontario», a déclaré, un peu fatigué, M.Murphy dans un hôtel du centre-ville où s\u2019étaient déroulées les négociations.MEXIQUE Complot?\u201c\u201c\u201c\u201cSUITE DE LA PAGE 1 Éloigné du parti, il y comptait avant sa désignation, plus d\u2019opposants que d\u2019alliés.On y craint son profil excessivement technocratique.On lui reproche ses maigres talents d\u2019orateur et son manque d\u2019expérience politique.La presse mexicaine a récemment accusé les frères du nouveau candidat du PRI de s\u2019être excessivement enrichi au Chiapas.Mais son principal problème est l\u2019impression répandue qu\u2019il a été désigné par le président sans l'accord du PRI.C\u2019est conforme a la tra- dition mais d\u2019aucuns regrettent que Salinas n\u2019ait pas saisi l\u2019opportunité qui lui était offerte de démocratiser ce qui reste une des pierres angulaires de l\u2019autoritarisme présidentiel.Carlos Ramirez, chroniqueur politique du quotidien El Financiero, a pu écrire lundi: «Plus que le nom du successeur de Colosio, ce qui préoccupe la société mexicaine qui veut la démocratie c\u2019est la forme de sa désignation.Si l\u2019on peut voir ou suspecter \u2014 comme c\u2019est le cas jusqu\u2019à maintenant \u2014 la main de Salinas ou celle de Cordoba (son éminence grise), le pays devra se préparer a des moments d'agitation et de conflit postélectoral».Beaucoup d\u2019observateurs politiques nationaux se posent dans les journaux de mercredi deux questions essentielles: comment réagira ce qui reste du parti déjà laminé par les technocrates devant une désignation qui semble assurer sa fin?Comment croire à des élections impartiales en août prochain alors que le candidat officiel est «désigné» par le président et qu\u2019il risque de voir son maigre capital politique fondre au fil des semaines?Situation d\u2019autant plus tendue que le choix d\u2019Emesto Zedillo survient le lendemain des révélations qui invitent à penser que Colosio a été victime d\u2019un complot.Indépendamment du bien-fondé de l\u2019hypothèse, nombre de Mexicains y ont adhéré par réflexe dès les premières heures.Ix*ur scepticisme est devenu quasi-certitude avec la diffusion des images des derniers instants de Colosio sur lesquelles on voit au moins une personne qui semble protéger l\u2019assassin, Mario Aburto, et l\u2019aider à s\u2019approcher de sa victime.Le nouveau suspect est Tranquilino Sanchez, un ancien policier engagé pour assurer la sécurité de Colosio pendant son séjour à Tijuana.La petite amie d\u2019Aburto affirme que les deux hommes se connaissaient et Sanchez, qui affirme être innocent, reconnaît avoir échangé quelques mots avec lui dans les secondes qui ont précédé le meurtre.Selon un sondage de l\u2019Institut mexicain d\u2019opinion publique, 45% de la population est convaincue que le crime a été commis par les éléments archaïsants du système et 25% par des agents du gouvernement.Personne ne croit que la vérité sera connue.Le problème est de savoir comment l\u2019éventualité d'un complot pèsera sur l\u2019avenir politique du pays.le Devoir US BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS: DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 A 16H30 RENSEIGNEMENTS\t(514)985 3333 ADMINISTRATION\t(514)98*3333 AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITE NUMÉRO SANS TRAIS Rr«y.)pHa(p.(514)985 3344 (514)985 3344 (514) 985 3399 1 800 3630305 « Extérieur (tans frais) * 1-800-463-7559 >.hm- DU LUNDI AU VENDREDI À DE 7H30 À 16H30 2050.RUE DE BIEURY.9E ÉTAGE.MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 SERVICE DES ABONNEMENTS lt> eeaéiei 4c itlteheae teiieeli sccl \u2022alaklci m» k unite le Rnence N\u2019 ccacbi ci twi ta t Montréal (514)985 3355 par wynM fpjrr ni nr SaM-Janjan.Montréal L'Attacr IYe m Ciafcwnr r [ïfrphnor f*nrfnl (SH) 9HS333X «nier à b dratftr: (SM) 9 Imyl DSS, paMcftt: vrrr fl a rfcfhwrr Ir» SH) 98S3B9 "]
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