Le devoir, 26 mars 1994, Cahier A
[" Ciel! De la mode dans Le Devoir.Cahier F LE DEVOIR Vol.I.X XXV - No 71 MONTRÉAL, LES SAMEDI LIVRES Le grand terminus Pléiade pour Céline PAGED 1 CAHIER SANTÉ La maladie?Connais pas! 2 (i E T I) I M A N (' Il K 2 7 M A II S II» 9 I i de l\u2019environnement du fardeau de preuve utilisé en droit civil».Le droit civil, dit-il, exige une preuve de faute ou de responsabilité personnelle pour que les tribunaux refilent une facture à des administrateurs de corporation.Avec cette décision, dit-il, le ministère n\u2019a plus cette preuve à faire car il lui suffit d\u2019établir qui garde ou contrôle des contaminants pour renverser la présomption et acculer le responsable en titre de contaminants ou d\u2019un rejet à devoir faire la preuve de sa non-responsabilité.Le juge Gilles Mercure, de la Cour supérieure, est d\u2019ailleurs formel: «contrairement à ce qu\u2019exige notre système de responsabilité civile, écrit-il, le procureur général n\u2019avait pas le fardeau de la preuve d\u2019une faute, d\u2019un dommage et d\u2019un lien de causalité entre cette faute et les dommages réclamés.» Le jugement, révélé par La Presse il y a deux jours, rapportera difficilement plus de 300 000$ au gouvernement, soit le terrain de Saint-Basile-le-Grand, acheté pour 250 000$ en 1984 par Lévy, décontaminé après l\u2019incendie mais toujours occupé par les conteneurs de BPC, une caution de 50 000$ déposée auprès du ministère ainsi qu\u2019un bateau et une re- Des jours heureux au bord du jleuve, au cœur de la ville.\u2022\tSitué directement sur le Vieux-Port, tout près du centre des affaires et de la station de métro Square-Victoria.\u2022\tÉdifice neuf de style européen, bien intégré à son environnement.\u2022\tUnités de 1,2 ou 3 chambres et penthouses disponibles à part ir de 120 000$, taxes et stationnement intérieur inclus.Bureau des ventes: 711, rue de la Commune ouest, Heures d\u2019ouverture: lundi au vendredi 11\th à 19 h samedi et dimanche 12\th à 17 h Tél.: (514) 392-9191 Un quartier tout neuf au bord du fleuve.\u2022\tSitué à l\u2019angle des rues Berri et de la Commune.\u2022\tLa première phase du Faubourg Québec compte 220 habitations dans sept immeubles de cinq à huit étages.\u2022\tIntimité assurée par une cour-jardin privée de 30 000pieds carrés.\u2022\tUnités à partir de 133 000 $ jusqu \u2019à 625 000 $, taxes et stationnement inclus.Bureau des ventes : 530, me Notre-Dame est Heures d\u2019ouverture : lundi au jeudi 13 h à 21 h samedi et dimanche 12 h à 17 h Tél.: (514) 845-4149 ______-\u2014 \u201e ,e *** !HesP I M A N ( Il K M A II S I !» !» I A 0 POLITIQUE Accession à la souveraineté Le Parti québécois fignole son scénario de Tan 1 Les «futurologues» du parti cogitent sur les étapes à franchir, de la prise du pouvoir au référendum Pierre Boileau PIERRE O\u2019NEILL LE DEVOIR Le Parti québécois a mis la dernière touche son plan de campagne électorale.La réflexion des stratèges du parti porte maintenant sur les étapes à franchir, de la prise du pouvoir à la tenue du référendum.Le scénario de l\u2019an 1 en est à la dernière phase de conception et il sera prêt dès la fin avril.La direction du PQ a formé plusieurs groupes de travail sur la période post-électorale.Formés essentiellement fTexperts recrutés au sein de la fonction publique et dans le secteur privé, ces comités restreints ont pour mandat d\u2019élaborer un plan détaillé des décisions politiques que commandera la nouvelle conjoncture, à travers le processus d\u2019accession à la souveraineté.En donnant le feu vert à cet exercice de futurologie, les dirigeants pé-quistes ont tranché un débat entre les partisans de l\u2019attentisme et les tenants de la planification à long terme, a confirmé le directeur de l\u2019organisation du parti, M.Pierre Boileau, au cours d\u2019une entrevue récente au DEVOIR La thèse des planificateurs pressés repose sur la prétention qu\u2019une fois au pouvoir, les problèmes seront si nombreux et accablants que personne n\u2019aura plus le temps de planifier l\u2019avenir.Et parce que l\u2019improvisation en politique, c\u2019est mortel, et qu\u2019il ne faut rien laisser au hasard.Façon de voir qui se bute à la théorie de ceux qui estiment qu\u2019il n\u2019y a qu\u2019une seule urgence, celle de mobiliser la base militante, de consacrer toutes les ressources et énergies du parti à la préparation de la campagne électorale.Les dés sont jetés Quoi qu\u2019il en soit, les dés sont jetés et le Parti québécois aura son scénario de l\u2019an 1.Pour l\u2019instant, les rapports préliminaires des comités d\u2019experts mis sur pied par la direction du parti s\u2019articulent autour de quelques grandes priorités: ¦ La réorganisation administrative de l\u2019État ¦ La définition des modalités de la campagne référendaire.¦ La formation d\u2019une commission constitutionnelle qui sera chargée de la rédaction d\u2019une constitution provisoire.¦ La négociation du transfert des compétences depuis Ottawa vers Québec.¦ L\u2019intégration à la fonction publique du nouveau gouvernement souverainiste des Québécois qui œuvrent au sein de la fonction publique fédérale.B La décentralisation du pouvoir de décisions de l\u2019État souverainiste en faveur des régions.D\u2019ici là, si le premier ministre Johnson tient des élections générales plutôt hâtives que tardives, le PQ ne sera pas pris au dépourvu, proclame Pierre Boileau.Les structures sont fonctionnelles dans les 125 comtés et la machine électorale est huilée.Le parti a déjà choisi 70 candidats, soit trois fois plus que le PLQ.Véhicule idéologique du parti, le programme a été remis à neuf à l\u2019occasion du congrès plénier de l\u2019an dernier.Le mandat d\u2019en tirer les engagements électoraux a été confié au «comité de la plate-forme électorale», que préside Bernard Landry.Pour sa part, le «comité de préparation électorale» est chargé de dégager les grandes orientations organisationnelles et stratégiques.Quant à la stratégie publicitaire de la campagne, elle sera conçue par une agence de publicité, dont le PQ a retenu les services après évaluation de trois candidatures.Le PQ sait que l\u2019efficacité de son organisation repose d\u2019abord sur sa capacité de mobiliser et de motiver ses 150 000 membres.Pour y parvenir, à travers une campagne électorale doublée d\u2019une campagne référendaire, le parti avait besoin de renflouer ses coffres.Il a amorcé en février une campagne de financement qui se terminera la semaine prochaine et dont l\u2019objectif est de ramasser 3 millions$.Au moment du déclenchement des élections, il tiendra une campagne de financement éclair, pour recueillir une somme, additionnelle de 2 millions$ A tous égards, conclut Pierre Bibeau, le PQ est prêt et bien davantage que le PLQ.En quoj cette campagne se dis-tingue-t-elle des élections de 1989?A l\u2019époque, personne ne croyait que le PQ pouvait remporter la victoire.Aujourd\u2019hui, tout le monde admet qu\u2019il a de bonnes chances de former le gouvernement «La différence, c\u2019est l\u2019enjeu, le pouvoir».Quel est le principal avantage du PQ sur le PLQ?Sa capacité d\u2019incarner le changement soutient-il, convaincu que les électeurs fondent leur jugement principalement sur le contenu, c\u2019est-à-dire le programme et aussi le discours électoral.«C\u2019est la complicité que le parti a toujours eue avec les forces agissantes».L\u2019évidence qui crève les yeux, c\u2019est que la première stratégie du PQ consistera à faire campagne sur la compétence de l\u2019équipe.M.Parizeau est particulièrement fier du calibre des candidats qu\u2019il a recrutés, les Jean Campeau, Jean Rochon, Réjean Thomas, Diane Lavallée, Daniel Paillé, Serge Ménard, Sylvain Simard et autres.Tous aussi minis-trables les uns que les autres.Une équipe dont la moyenne d\u2019âge se situe dans la quarantaine, plutôt élitiste, et qui comptera un plus grand nombre d\u2019administrateurs qu\u2019aux élections antérieures.Cet accent que le PQ mettra sur l\u2019équipe électorale ne vise-t-il pas à cacher une certaine insatisfaction autour du leadership de M.Parizeau?Propagée par la plupart des analystes politiques, cette théorie est fort mal accueillie à la direction du parti.La réplique de Pierre Boileau consiste à rappeler que c\u2019est la couverture des médias qui font des chefs des partis les vedettes d\u2019une campagne électorale.Et que le PQ ne portrait échapper à cette incontournable règle du jeu, même s\u2019il le voulait En outre, fait-il valoir, M.Parizeau est un redoutable campaigner qui a pris le parti à 23% des intentions de vote en début de campagne de 1989 et lui a permis de recueillir 40% du vote le jour du scrutin.Comment alors expliquer la remontée du PLQ dans les intentions de vote?D n\u2019y en a pas eu de remontée, répond Pierre Boileau, qui n\u2019y voit qu\u2019une fausse perception du sentiment populaire, une mauvaise lecture des sondages, qui indiquent plutôt que le PLQ a consolidé ses assises sur l\u2019électorat anglophone et que le PQ dispose encore de 23 points d\u2019avance sur les libéraux chez les Québécois francophones.Et la gifle de Shefford?Très bien, mais la gifle des électeurs de Shefford, ce ne sont pas les journalistes qui l\u2019ont imaginée?Non, et le PQ a pris la chose au sérieux.Tous les dirigeants locaux et nationaux se sont mis à l\u2019heure du post-mortem, fl en est ressorti un rapport écrit concluant à la maladresse d\u2019avoir choisi un candidat de l\u2019extérieur du comté, dont les électeurs sont reconqus pour leurs préférences en faveur des gens de la place.A l\u2019occasion d\u2019une élection complémentaire et dans un comté rural, le choix du candidat est le facteur le plus important «Les gens de Shefford n\u2019avaient pas fait le deuil de Roger Paré».Mais qui est donc ce général péquiste à qui l\u2019on a confié la lourde responsabilité de mener au combat final les troupes du parti?A 34 ans, Pierre Bibeau est déjà un vétéran du parti fondé par René Lévesque.Et surtout un authentique indépendantiste qui œuvrait en 1966 au sein de l\u2019organisation du RIN.Dès 1973, il s\u2019est retrouvé auprès de M.Parizeau, au sein de l\u2019organisation de Crémazie, sous la direction de Jean Doré.En 1976, dans le même comté, il a dirigé l\u2019organisation de Guy Tardif, dont il est devenu au pouvoir l\u2019attaché politique.Au référendum de 1980, il était chargé de l\u2019organisation sur l\u2019île de Montréal.Et en 1981, il a fait son apparition au sein de l\u2019organisation centrale du parti.Homme de loyauté, Pierre Boileau s\u2019est retiré avec M.Parizeau de l\u2019engagement politique, au moment du schisme qui a divisé en 1984 le parti entre caribous et révisionnistes.wsas pointures : homme:7@13 ^/|99$ femme: 51%@10 /M1 Le fameux modèle « Classic » de K-Swiss a enfin mis les pieds chez nous.La célèbre chaussure sportive «Classic», de K-Swiss, est enfin disponible au Québec dans tous les magasins J.B.Lefebvre.Depuis plus de 25 ans, des adeptes à travers le monde apprécient sa souplesse, son support et la qualité de sa confection.Elle vous attend de pied ferme, pour toutes vos activités.Elle vous suivra au pas de course, à la marche et même à la ville.Sautez vite sur l\u2019occasion, dans les magasins J.B.Lefebvre suivants : LA PASSION DU TRAVAIL BIEN FAIT.Promenades de OrummondvBe-Galeries de «Hyadnme-Promenades de Sorei-Promenades de Deux-Montagnes-Gâteries «Antoine \u2022 Place Rosemere \u2022 Galeries TerreOonne \u2022 Place « Eustadie \u2022 Gâteries Mette \u2022 Galeries Rtve-Nort \u2022 Faubourg de rie.Plneourt \u2022 Carrefour Angrlgnon \u2022 Promenades «-Bruno \u2022 Place Desormeaux \u2022 Place Longueul \u2022 Ma* Cbamplaln \u2022 Centre Eaton \u2022 Galeries iTAnlou \u2022 7046 « HiAert JbLefebvre r; j.V PHOTO JACQUES NADEAU Loyal serviteur, Bernard Landry prête le dos à son chef, Jacques Parizeau, qui autographie un exemplaire fraîchement sorti des presses, de ce nouveau magazine, version simplifiée du programme, que le PQ vient de mettre en circulation.Une scène qui amuse le conseiller au programme, Giuseppe Sciortino.Jacques Parizeau commente le dépôts des crédits budgétaires «Le gouvernement brûle tout ce qu\u2019il a adoré» O > I 2 li K T l> I M A X (\u2019 Il K 2 7 M A II S I II !» I A LE DEVOIR ?LE MONDE Affaire Whitewater Les Clinton publient leurs déclarations d'impôts TXTashington (AFP) \u2014 La Maison VV Blanche a rendu publiques hier les déclarations d\u2019impôts du président Bill Clinton et de son épouse Hillary pour les années 1977, 1978 et 1979 afin de prouver leur bonne foi dans l\u2019affaire Whitewater.M.Clinton avait annoncé jeudi soir lors d\u2019une conférence de presse sa décision de publier ces documents, afin d\u2019essayer de couper court aux rumeurs faisant état de malversations financières dans le cadre d\u2019un investissement effectué en 1978 dans la société immobilière Whitewater.L\u2019affaire, qui porte sur les liens entre cette société et une caisse d\u2019épargne de l\u2019Arkansas appartenant au partenaire des Clinton dans Whitewater, James McDougal, a provoqué ce mois-ci la comparution de sept hauts responsables de la Maison Blanche devant une chambre de mise en accusation.Interrogé par la presse hier matin avant la distribution de ces documents, M.Clinton avait estimé que cela «devrait certainement» mettre fin à la polémique.«J\u2019ai toujours fait ce que font la plupart des Américains, à savoir que je donnais tous les ans mes papiers à mon comptable.C\u2019était généralement des déclarations d\u2019impôts très simples.Je n\u2019avais pas de choses très compliquées .Vous les avez, vous pouvez en faire ce que voulez», avait-il lancé aux journalistes.La porte-parole de la présidence, Dee Dee Myers, avait prévenu dans la matinée que ces documents ne contenaient pas de «bombes».Les journalistes, qui attendaient depuis le début de la matinée, se sont littéralement rués sur les liasses de documents, sous les caméras de toutes les chaînes de télévision américaines.Ces déclarations montrent que les revenus avant impôts des époux Clinton, qui était de 41 000 $ en 1977, étaient passés à 85 000 $ l\u2019année suivante et à près de 160 000 $ en 1979.Il confirme également que les revenus de Mme Clinton, avocate au cabinet Rose de Little Rock, étaient nettement supérieurs à ceux de son mari, élu en 1978 au poste de gouverneur de l\u2019Arkansas, le poste de gouverneur le moins payé du pays, comme il s\u2019était plu à le souligner jeudi soir.Tensions nucléaires dans la péninsule coréenne Entre menaces militaires et diplomatie Séoul (Reuter) \u2014 Plus de 1,7 million de militaires étaient en état d\u2019alerte hier dans toute la péninsule coréenne, tandis que la communauté internationale multiplie les efforts diplomatiques pour tenter de faire plier la Corée du Nord.iii Séoul a annoncé hier que la Corée 'du Nord avait déclenché des exercices \u2022militaires après avoir placé en alerte ses forces armées, soit 1030 000 mil-dion d'hommes et de femmes.«La Co-Téedu Nord a récemment mis ses Torces en alerte», a dit le ministre sud-'ooréen de l\u2019Information, Oh In-hwan, à -l'issue d\u2019une réunion gouvemementa-îfe-consacrée aux problèmes de sécuri- 't&.U .7'Séoul avait mis mercredi 650 000 hommes en alerte, appuyés par 36 000 militaires américains, à la suite de l\u2019évocation par Pyongyang d\u2019un risque de guerre si les Occidentaux insistaient à réclamer une inspection des sites nucléaires soupçonnés de développer des armes atomiques.1 ¦ «(Le Nord) examine ses réseaux de communication d\u2019urgence, intensifie ses exercices militaires et multiplie ses systèmes de défense aériens», a dit Oh In-hwan, cité par l\u2019agence de presse Yonhap.Pyonyang, intransigeant dans son refus de coopérer avec les puissances occidentales, a prévenu hier que l\u2019adoption de sanctions économiques ne le ferait pas changer d\u2019avis.Séoul a confirmé jeudi que les manoeuvres conjointes américano-sud-coréennes Team Spirit auraient bien lieu, peut-etre dès le mois d\u2019avril, alors qu\u2019elles avaient été suspendues récemment dans un esprit d\u2019apaisement à l\u2019égard de la Corée du Nord.Le Conseil de sécurité des Nations Unies examine un projet de résolution, présenté par les Etats-Unis, qui demande à la Corée du Nord d\u2019autoriser l\u2019inspection de ses sites nucléaires sans évoquer des sanctions.Hans Blix, le directeur général de l\u2019Agence internationale de l\u2019énergie atomique a dit devant le Conseil de sécurité que la Corée du Nord dissimulait vraisemblablement plus de plutonium qu\u2019elle n\u2019en avait déclaré.Du Brésil on veille sur IHmazonie.on surveille les poubelles.Bien sûr, Greenpeace est un des principaux initiateurs de la campagne d\u2019information qui a attiré l\u2019attention de la planète entière sur les répercussions désastreuses de la coupe à blanc en Amazonie.Mais au même moment, Greenpeace Québec fait des pressions auprès de nos gouvernements pour fermer les frontières et interrompre le trafic évalué à environ 120 000 tonnes de déchets toxiques annuellement importés des États-Unis vers les sites d\u2019enfouissement du Québec.Il y a beaucoup à faire chez nous, passez à l\u2019action, écrivez-nous au 2444 Notre-Dame Ouest, GteeKKAce- Montréal H3J INS ou composez le I 800 363.TERRE.FUIT Dû OIIEBEC Instauration pour les jeunes chômeurs de salaires inférieurs au minimum légal Les lycéens français se font un devoir de manifester massivement Les heurts entre les jeunes et les forces de l'ordre ont parfois été violents Nouvelles manifestations hier dans toute la France pour protester, l\u2019ordre qui ont fait plusieurs blessés.Ia\\s jeunes et la police se faisaient parfois dans la violence, contre l\u2019instauration pour les jeunes chômeurs face dims une atmosphère d\u2019extrême tension bien que les organisateurs de salaires inférieurs au minimum légal.Ainsi, le défilé des aient lancé un ordre de dispersion de la manifestation qui, selon la manifestants à Paris a été marqué par des heurts avec les forces de police, rassemblait 20 000 personnes.%.Ç'ZMsms&'K Paris (AFP)\u2014 Des dizaines de milliers d\u2019étudiants et de lycéens se sont mobilisés dans toute la France hier contre l\u2019instauration pour les jeunes chômeurs de salaires inférieurs au minimum légal lors de manifestations parfois violentes durant lesquelles 48 policiers ont été légèrement blessés et 42 personnes interpellées.Vingt-six des 42 personnes interpellées à Paris à l\u2019issue de deux heures de heurts avec les forces de l\u2019ordre ont été placées en garde à vue et font l\u2019objet d\u2019une procédure judiciaire, a-t-on indiqué de même source.Une journaliste de la télévision publique France 3 a également été blessée.Les étudiants et lycéens protestent presque quotidiennement depuis quinze jours contre l\u2019instauration par le gouvernement d\u2019un Contrat d\u2019insertion Professionnelle (CIP) qui prévoit une rémunération inférieure au salaire minimum légal (5900 FF/1500$ canadiens) pour les jeunes chômeurs non diplômés.A Paris, la manifestation qui a rassemblé 20.000 personnes selon la police, 60.000 d\u2019après les organisateurs, a été émaillé de nombreux incidents surtout en fin du parcours et malgré l\u2019encadrement de 3.000 policiers.Des échauffourées se sont produites après l\u2019ordre de dispersion des organisa- h I T* :L M PHOTO ASSOCIATED PRESS C'est les bras en croix que certains ont manifesté hier dans les rues de Paris.teurs.Des éléments incontrôlés ont brisé quelques vitrines de magasins, alors qu\u2019une cinquantaine de «durs» harcelaient les forces de l\u2019ordre, bombardées de projectiles divers.Les manifestants se sont donné rendez-vous pour une nouvelle manifestation la semaine prochaine, le 31 mars, la sixième dans la capitale depuis le début du mouvement de protestation.Contrairement à Paris, les défilés en province, qui ont connu une forte mobilisation parfois dès le matin, se sont déroulés dans le calme.Honnis quelques barrages routiers et autoroutiers, occupations de gares, défilés, embouteillages et sit-ins, il y a eu peu d'incidents et pas d\u2019affrontements avec des forces de l\u2019ordre omniprésentes.\t\u2022 Vingt mille jeunes selon la police, 50 000 d\u2019après les organisateurs, ont manifesté dans la deuxième ville française, Lyon (centre-est), 10.000 à Grenoble, 12 à 15.000 à Toulouse (sud-ouest), 8.000 à Rennes (ouest), 6.000 à Rouen (ouest) et Montpellier (sud), 5.000 à Marseille (sud-est), Angers, St-Nazaire, Clennont-Ferrand (centre) et St-Etienne, 4.000 à Lille (nord), Strasbourg (nord-est) et Quimper (ouest).Les rassemblements provinciaux ont contrasté par leur calme avec les violents incidents des jours précédents,,notamment à Lyon, Nantes (ouest) et Rennes.A Nantes, les affrontements de la nuit de jeudi à vendredi s\u2019étaient traduits par 23 interpellations.19 jeunes étaient toujours gardés .à vue vendredi et 16, dont des étudiants, devaient être présentés samedi au Parquet.Neuf policiers, cinq manifestants et deux journalistes ont été blessés.Manifestation pour un scrutin électoral libre au Natal, province à majorité zouloue Soixante mille partisans de l'ANC dans la rue Durban (AFP)\u2014 Quelque 60 000 partisans du Congrès National Africain (ANC) ont manifesté hier dans le calme à Durban, ville portuaire du Natal sur l\u2019Océan indien, pour demander une campagne électorale et un scrutin libres dans cette province à majorité zouloue.Les commerçants de Durban avaient fermé boutique et les écouers regagné leur foyer peu avant la manifestation, qui a débuté à la mi-journée.Dans cette ville, forte de plus de 2 millions d\u2019habitants, régnait, selon le quoditien afrikaans Bleed, «une psychose de la guerre» entre partisans de l\u2019ANC et de l\u2019Inkatha (IFP) du premier ministre du KwaZu- lu, Mangosuthu Buthelezi, opposé aux élections, tout comme le roi des Zoulous Goodwill Zweletlii-ni., A part quelques vitrines de magasins fracassées et des pierres lancées contre un autobus, aucun incident sérieux n\u2019a eu lieu durant les deux heures environ de la manifestation, a indiqué la police.Une personne a été légèrement blessée, mais aucun autre incident de ce type n\u2019a été rapporté.Quelques coups de feu en l\u2019air de partisans nerveux de l\u2019ANC ont inauguré la marche et cinq milliers de protestataires ont à un moment brisé le cordon policier pour gagner plus rapidement le centre-ville, a constaté l\u2019AFP.U's craintes de déstabilisation de la manifestation par l\u2019IFP, évoquées la veille par plusieurs sources, ne se sont pas matérialisées.Lors d\u2019une interview à la radio privée 702, Mangosuthu Buthelezi avait indiqué vendredi matin que l\u2019IFP n\u2019avait «pas prévu» de contre-manifes-tation, notant toutefois que le nombre élevé de tués durant les derniers jours risquait d\u2019«exacec-ber la situation».\t> La police a rapporté dans la matinée que la nuit précédente sept personnes avaient été tuées, dont quatre à Durban, portant à 100 le nombre de morts au Natal depuis une semaine.MAISONS D'ENSEIGNEMENT m \" PARUTION TOUS LES SAMEDIS dans LE DEVOIR Réservation les jeudis Appelez au: 985-3316 1-800-363-0305 Télécopieur: 985-3390 D\u2019ENSEIGNEMENT s= 'Om islilul» italiano di cultura Associazione «Lingua Viva Montréal» Cours d\u2019italien (session avril-juin 1994) Cours de langue sur trois niveaux: Élémentaire (4 h.par sem., total 40 h., lun-mercr.de 17h45 à I9h45 ou mardi-jeudi de lOhOO à I2h00).\tCoût 200,00 $.Intermédiaire (4 h.par sem., total 40 h., mardi-jeudi de lOhOO à 12h00).\tCoût 200,00 $.Avancé: conversation (2 h.par sem., total 20 h., merer, de 17h45 à I9h45).\tCoût 100,00 $.Début le 18 avril, fin la dernière semaine de juin.Entre langue et culture L\u2019italien par le cinéma (2 h et demi par sem., total 25 h, lundi, de 17h45 à 20h 15, à partir du 11 avril).\tCoût 120,00 $.Culture Le «Grand Tour», premier volet: «Si Venise m\u2019était contée» (huit conférences, tous les jeudis, à I8h30, à partir du 14 avril).\tCoût 75,00 $.Toutes les activités ont lieu auprès de l\u2019Institut Culturel Italien, 1200 Dr Penfield.Informations et inscriptions au 849-3473.VILLA MARIA.V1 Établissement d'enseignement secondaire privé catholique pour jeunes filles, dirigé par les soeurs de la Congrégation de Notre-Dame depuis 1854.Une tradition éducative ouvrant sur l'avenir EXAMENS D'ADMISSION -SEPTEMBRE 1994 sur rendez-vous 1ère à 5e Secondaire 4245, boulevard Décarie, Montréal H4A 3K4 Renseignement: 484-4950, poste 15 A S I.K I) K V (( I It .I.K S S A M K l> I 2 II K T I) I M A X C II K M A It S I I) Il I Fédéralisme à l'italienne: un séparatisme déguisé?Il y a encore deux ans, le concept était révolutionnaire, explosif. touristes qui se mettent en branle me / paraissent accomplir une gigantesque , marche forcée vers le mirage.Evidemment, il n\u2019y a jxts que le tou- > liste vulgaire, n'ayant qu'une curiosités) simple, cherchant le dépaysement à') tout prix, à moins qu\u2019il ne soit atteint} de cette maladie épidémique du «j\u2019y suis allé» (avis aux «m\u2019as-tu vu» de ~ tout acabit, le grand snobisme de l\u2019ave- \u2019 nir sera de rester chez soi).Car le sno- ; bisme, ou une sorte d\u2019infantilisme me , paraissent les causes possibles de cette psychose du voyage.Mais cette dispersion aux quatre coins de l\u2019univers fut à peu près étran- > gère à ces piliers d\u2019art et de culture ; que furent les Bach, Beethoven, Pas-,, cal, Proust, etc.Kant, le grand philo-sophe mort à 85 ans, n\u2019était jamais allé | plus loin qu\u2019à 20 milles de sa demeure.Pour être un pilier, il faut se fixer, s\u2019en- >1 raciner.Les aérogares sont bien in-.compatibles avec la gestation de la 9e,, Symphonie.En somme, pour la détente récréative, voyageons, mais pour la tension créatrice, il vaudra toujours mieux rester chez soi.Traverser les mers est devenu chose si commune que ceux-là seuls marquent, sur cette foule itinérante, les sédentaires oeuvrant sereinement, sans ; folie d\u2019agitation, de mouvement de déplacement Voir de visu telle statue, ou : telle ruine célèbre c\u2019est, ce sera tou-, jours de la petite histoire dans le déve-loppement de la personnalité.Ce n\u2019est ' pas le voyage qui fait l\u2019homme mais l\u2019homme qui fait le voyage.Il ne suffit pas de remonter le Rhin pour être wagnérien ou goelhien.On le deviendra bien davantage dans une chambre bien close et recueillie, où l\u2019on étudiera les oeuvres de ' ces génies.Il n\u2019y aura toujours pourtî enrichir le sang, les muscles et les- * nerfs de la personne intime, que laj-, nourriture viscérale des génies par la lecture; que l\u2019assimilation, la digestion ! que seule la méditation procure, la- \" quelle n\u2019a rien à voir avec Orient-Ex- \u2022 press et les Rapidissimi d'Italie.Super- ; fide ne peut être profondeur.Bien sûr, il faut voyager.Mais ce que j\u2019ai trouvé d\u2019essentiel en Grèce, c\u2019est moins Athènes, l\u2019Acropole, que la ! sagesse socratique du Gnoti Seauthori ¦ (connais-toi toi-même et tu connaîtras l\u2019univers et les dieux).Ce qu\u2019en tout.temps je puis trouver sur ma fable deM chevet a L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes: à l\u2019information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, LouisGilles Francoeur (environnement), Kathleen Lévesque, Louis-Guy L\u2019Heureux, Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Laurent Soumis, Guy Taillefcr, Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); Jean-Pierre Legault (responsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales); à l\u2019information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon, Roland-Yves Carignan, Pierre Cayouette (livres), Paule des Rivières, Marie laurier, Robert Lévesque, Odile Tremblay; à l\u2019information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l'information internationale: Jocelyn Coulon (responsable), François Brousseau (éditorialiste), Antoine Char, Sylviane Tramier, Clément Trudel; à l\u2019information politique: Pierre O\u2019NeiD, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec); Serge Chapleau (caricaturiste); à l\u2019information sportive: Yves d'Avignon; Denise Babin, Rachel Duclos (commis), Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction).La Documentation: Gilles Paré (directeur); Manon i Scott, Serge Laplante (Québec), Rachel Roche-fort (Ottawa).LA PUBLICITÉ Lucie Pinson- \u2019 neault (directrice), Jacqueline Avril, Use Bour-gault, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Johan- ; ne Guibeau, Jean-Yves Guilbert, Christiane Le- J gault, Monique Verreault (publicitaires); Micheline Turgeon, Olivier Zuida (commis); Mi- ' chèle Bouchard (secrétaire).L\u2019ADMINISTRATION Henry Riedl (contrôleur), Nicole r Carmel (coordinatrice des services comptables);\t, Florine Cormier, Céline Furoy, Jean-Guy Lacas, Raymond Matte, Nathalie Perrier, Daniel- » le Ponton, Danielle Ross, Iinda Thèriault (ad- i jointe à l'administration).LE MARKETING j ET SERVICE À L\\ CLIENTÈLE Christian-no Benjamin (directrice), Johanne Brien (secrétaire).Manon Blanchette, Monique L'Heureux, Lise Lachapelle, RacheDe Leclenc-Venne, 1 Jean-Marc Ste-Marie (superviseur aux promo-\t, lions des abonnements).LA PROMOTION ET , LES RELATIONS PUBLIQUES Guy-Renaud Kirouac (directeur).LA PRODUCTION Robert McDougall (directeur des systèmes infirr- i matiques et de la production).Johanne Brunet, ; Danielle Cantara.Sylvain Darcy, Richard Des- , Cormiers, Caroline Des Rosiers, Lynda Di Ce- * sare.Marie-Josee Hudon.Michael Schneider, \u2018 Marie-France Turgeon (coordonnatrice), J Christiane Vaillant Les annonces classées et avis publics: Yves WilKams (superviseur), Dominique Charbonnier, Marlène Côté, Sylvie Laporte.Pierrette Rousseau.Micheline Rue! 3 land.LE CONSEIL DI' DEVOIR KC.Rer-re Bourgie (président).LA FONDATION DU DEV OIR Marcel Couture(pres«feii/).Roger Boisvert (vice-president et directeur général).« A 12 I, K |) K V 0 I R .I.E S S A M E I) I 2 (I E T D I M A N < Il E 2 7 M A H S ll> il I - LE ACTUALITES REPUBLIQUE Déception SUITE DE LA PAGE 1 I Confusion et de tension politique sans précédent depuis longtemps dans ce pays.1 Grande nouveauté: de Turin à Palerme, les politiciens se sont vus pour la première fois contraints de descendre dans la rue et de serrer la main des boutiquiers, des passants et des résidants à leur domicile.La cause jremière de ce nouveau comportement n\u2019est pas une au-oconversion subite aux vertus de la démocratie directe, nais bien le passage au scrutin uninominal à un tour, :omme celui qui se pratique déjà en Grande-Bretagne et au Québec, décidé il y a un an par référendum.Il faut voir par exemple un Luigi Spavenüi, adversaire de gauche de Silvio Berlusconi dans la première circonscription de Rome, actuel ministre du Budget, tête haute d\u2019aristocrate racé, éduqué en Grande-Bretagne, polyglotte accompli, élégant comme tous ces communistes italiens de tendance Gucci, faire campagne dans la vieille Rome.Place Santa Maria in Trastevere, dans le plus ancien et peut-être le plus beau quartier de la Ville étemelle, il s\u2019exclame: «Il ne faut pas laisser le Milanais Berlusconi prendre le plus romain des quartiersde Rome!» » «Bonjour monsieur.Je suis Luigi Spaventa, le candidat progressiste.» «Non monsieur, je ne voterai jamais communiste.» Et le candidat d\u2019expliquer que les communistes italiens ne sont plus communistes.Qu\u2019ils sont devenus des libéraux bon teint.Que même eux sont pour les privatisations, mais aussi pour la protection sociale.Qu\u2019ils pnt l\u2019appui de The Economist.Que lui-même, Spaventa, n\u2019est de toute façon qu\u2019un «compagnon de route», un sympathisant sans la carte.Mais l\u2019électeur ne yeut rien savoir.Et le candidat de sortir alors son dernier argu- BRASSERIE j 8 km à pied SUITE DE LA PAGE 1 l\u2019eau.Pendant les 20 mois de guerre, l\u2019eau a été rare, et l\u2019est encore maintenant.Durant quatre mois ,de novembre 1992 à février 1993, il n\u2019y a eu qu\u2019un seul point d\u2019eau dans toute la ville: la brasserie «Sarajevska pivara».Les gens faisaient des kilomètres à pied - 8 parfois - pour venir remplir un bidon d\u2019eau ici.Cette brasserie, la plus vieille société industrielle de Bosnie-Herzégovine, produit de la bière, la «Sara-jevsko Pivo» depuis 1864.Pendant la guerre, elle a presque cessé sa production, mais n\u2019a pas arrêté de fonctionner.Grâce à des génératrices alimentées en carburant par l\u2019ONU, elle a continué de pomper l\u2019eau de ses puits, sous ses bâtiments, et a pu fournir à Sarajevo les moyens de sa survie.Le directeur Kemal Bjelak, un Musulman, et son assistant Jusic Mild, un Serbe, tous deux nés à Sarajevo, expliquent comment la défense de la ville, largement moins armée que ses adversaires, a été tributaire de ce point d\u2019eau.L\u2019eau a été distribuée aux hôpitaux, aux boulangeries et aux quelques 32 000 personnes qui venaient chaque jour en chercher.La ration quotidienne autorisée était de 25 litres pour une famille de 5 personnes.Chaque jour, 800 000 litres d\u2019eau étaient fournis aux gens de Sarajevo.En janvier 93, un obus lancé sur une foule de gens qui faisaient la queue devant la brasserie pour remplir leurs bidons a tué huit personnes et fait de nombreux blessés.Depuis, la brasserie a mis en place un système de distribution d\u2019eau dans divers points de la ville, grâce à ses 70 camions-citernes.La réparation des canalisations, la remise en état des acqueducs restent le problème le plus urgent en Bosnie.A l\u2019hôtel «Holiday Inn», où l\u2019on loge, fort cher, en dollars américains ou en deutch marks, les journalistes, les employés d\u2019organisations non gouvernementales, et une partie du personnel non militaire de l\u2019ONU, l\u2019eau est une denrée rare.On en trouve sur les tables du restaurant, mais à peu près pas dans les chambres - une aile de l\u2019hôtel, bombardée, est ouverte aux quatre vents - l\u2019électricité manque souvent.Les repas, pour un prix exorbitant, ressemblent étrangement aux rations de l\u2019ONU, dont une partie aboutit sur le marché noir qui commence à fleurir à Sarajevo.Au centre-ville, des bars ont rouvert leur portes: ils ne servent que du café instantané et de la bière.Les restaurants, à l\u2019exception de deux pizzerias, sont inexistants.Lorsqu\u2019on demande aux gens de Sarajevo comment ils font fait pour survivre, ils ont un sourire.Comme s\u2019ils se posaient eux-mêmes la question.A présent, ils peuvent souffler un peu, sortir de leurs abris, f Biljani, une jeune femme de 26 ans, tente d\u2019expliquer: '«On s\u2019est beaucoup aidé les uns les autres.Un peu d\u2019eau ici, un peu de farine là.De temps en temps les rations de l\u2019ONU» et maintenant que la paix est quelque peu revenue à Sarajevo, elle se dit contente d\u2019être restée ici.«Je p\u2019en veux pas aux gens qui sont partis, mais ce qu\u2019on a vécu ici ensemble, les gens de Sarajevo, c\u2019est dur à expliquer, mais c\u2019est inoubliable.» Malgré les cessez-le-feu, chaque jour fait encore ici une victime des tireurs isolés, les slajpers comme on les appelle.La rue qui longe la rivière Milijacka, avec les collines en surplomb, est encore peu fréquentée.C\u2019est là, tout près du pont Gavrilo Princip, du nom de l\u2019assassin de l\u2019archiduc Ferdinand d\u2019Autriche, que se trouve la carcasse hideuse et défigurée de la grande bibliothèque de Sarajevo.Biljali y revient pour la première fois depuis le début de la guerre.De ce bâtiment de style mixte, européen-mauresque, il ne reste qu\u2019une coque et un amas de ruines à l\u2019intérieur.Les documents les plus précieux, des manuscrits médiévaux, ont été sauvés.Mais le reste, la plus grande partie de la collection de livres a brûlé.Sur un pan de mur, on peut lire l\u2019inscription Welcome to hell Sarajevo.\t\t DONNEZ!\t\tU Société canata delà Muge Dmaltaec ment: «Il y a toujours Michelini!» (le candidat du centre dans Rome-1, toujours un vote de moins pour Berlusconi!).Ainsi va le système uninominal version italienne.Autre particularité du cru: le système uninominal est compensé par un quart de sièges pourvus à la proportionnelle.Ce qui fait que même si Berlusconi perd contre Spaventa à Rome (ce qui semblait possible en fin de cam-\t£ pagne), il peut toujours entrer à la Chambre\tg des députés, sans gloire, par la porte d\u2019en arrière.Une campagne très télévisuelle Marquée par de fréquents meetings sur les places des grandes et petites villes et par la découverte du porte-à-porte et des poignées de mains obligatoires, la campagne électorale italienne s\u2019est aussi jouée à la télévision, l\u2019un des principaux candidats en lice, Silvio Berlusconi, étant propriétaire des trois grandes chaînes privées nationales, italiennes - les trois autres appartenant à la société d\u2019Etat, la RAI.Le moment fort de cette campagne à la télévision devait être le face-à-face de mercredi soir, le seul et l\u2019unique de toute la campagne, entre le leader de la gauche Achille Occhetto et le chef du «pôle de la liberté», Silvio Berlusconi.Une rencontre où les deux protagonistes, y compris le soi-disant maître de la télévision, ont cependant paru nerveux, mal à l\u2019aise et se sont donné contenance en s\u2019accusant mutuellement des pires maux.Un exercice de rhétorique qui a bien peu éclairé les enjeux.«Si les progressistes gagnent, nous irons vers un régime illibéral, sans libertés, sans démocratie», a tonné le leader de la droite.«Un de vos journaux m\u2019a accusé d\u2019être avec la mafia», a répliqué l\u2019autre.Et Berlusconi: «Vous utilisez des méthodes staliniennes et léninistes.» Et Occhetto: «Des mots, des mots.Vous devriez plutôt me demander pardon.Et Berlusconi: «C\u2019est vous qui me devez mille excuses.» Ainsi de suite.«Match nul», selon la plupart des journaux du lendemain, jugeant, en utilisant souvent le vocabulaire des tifosi devant un match de calcio, davantage la forme que le fond.Le fond?La dette publique de 2 millions de milliards de lires à laquelle on a découvert cette semaine un «trou» supplémentaire de quelques milliards?La lutte à la corruption, alors que le bouillant juge Antonio di Pietro poursuit ses interrogatoires devant les caméras de télévision?Oubliés dans le brouhaha politique ou récupérés pour appuyer les insultes.La question étemelle de la Mafia?«La grande absente de ce débat électoral», selon le commentateur Giorgio Bocca de La Repubblica.La grande affaire de la dernière semaine électorale, c\u2019était la démission du président de la Commission antimafia, Luciano Violante, un ami du PDS qui a porté un peu légèrement des accusations contre des proches de Berlusconi.Le désir déçu du «changement» Désir de changement donc, mais déception simultanée face au «faux changement» qui se profile déjà selon plusieurs: d\u2019après la CENSIS, un centre d\u2019études sociologiques très coté et qui vient de rendre publique, en marge des élections, une analyse intitulée Vieux politiciens ou nouveaux notables, 90% des Italiens expriment une «forte volonté de changement», mais beaucoup moins y croient La CENSIS note que même si les vieux politiciens professionnels ont souvent été emportés dans le sillage de la tornade Tangentopoli (la super-enquête sur la corruption politique ouverte il y a deux ans à Milan), ils ont souvent été remplacés par d\u2019autres politiciens, dits de «deuxième ligne» - copains et ex-seconds qui s\u2019apprêtent à passer du conseil municipal à la Chambre des députés.mais qui font toujours partie du même système.«Les soi-disant nouvelles personnalités politiques sont encore soit politiciens professionnels, soit médecins ou avocats: ils ont des revenus de 3 à 4 fois au-dessus de la moyenne.Ainsi, la vieille classe politique continue de se reproduire», note Gerardo Marietta, analyste à la CENSIS.M.Marietta note également que derrière la violente rhétorique gauche-droite à laquelle la fin de la campagne a donné lieu, «les Italiens se comportent en réalité de moins en moins selon des schémas politiques arrêtés.Les mêmes clivages traversent la gauche comme la droite sur les grandes questions.Ainsi, l\u2019électorat italien ressemble de plus en plus aux autres électorats d\u2019Occident, pluralistes, diversifiés, portant des jugements au jour le jour».Les derniers meetings finis, hier dans les grandes villes du pays, les derniers messages politiciens ont défilé sur les télévisions jusqu\u2019à minuit.Surprise: le petit parti de la «liste Pannella» (Marco Pannella, le politicien-amuseur public italien le plus connu à l\u2019étranger), a envoyé en studio pour cette ultime supplique.l\u2019ancienne superstar de la chanson italienne qui tente aujourd\u2019hui un retour: Adriano Celentano.Le dernier message de cette comédie médiatique à l\u2019italienne lui appartient: «Il faut envoyer des espions du peuple à la Chambre!» Amplificateur ijow 'powerenvelope', récepteur 8ow, syntomsateur y) stations 705 I Lecteur de CD haute qualité.Processeur A SLC 20 bits Ecoute aléatoire Télécommandé.DCD-595 DENON iil ProAc H-P de fabrication britannique douceur des aigus, médium détaillés.Position parfaite des instruments dans l'espace Perspective et profondeur TABLETTES III m» Voici un ensemble vraiment à part.Fiilion a réuni, pour flatter vos oreilles, la puissance d'un récepteur stéréo Nad, la précision d'un lecteur de disque compact Denon et le haut rendement des enceintes acoustiques Tablettes III de ProAc.En dégustant ce Trio, nous nous exclamerons avec grand enthousiasme.« Ensemble pour un son meilleur!» Clap, clap, clap, clap.5730, Sherbrooke Est - Métro Cadillac - 254-6041 On connaît la musique Chrétien a dû jouer du coude Mexico (PC) \u2014 «Je ne me suis jamais senti en danger», a déclaré le premier ministre Jean Chrétien, à la suite de l\u2019incident survenu jeudi, au cours duquel il a été bousculé par une foule mécontente de le voir passer devant tout le monde à la porte d\u2019un salon funéraire.Il a minimisé l\u2019incident, disant qu\u2019il avait simplement «joué du coude» avec la population mexicaine.«Jouer du coude fait partie du métier, de toute façon», a lancé M.Chrétien, qui s\u2019en est tiré sans blessure.Le premier ministre s\u2019était mêlé à la foule devant le salon funéraire où on rendait un dernier hommage au candidat à la présidence du pays, Luis Donaldo Colosio, assassiné la veille.Deux caméramen canadiens ont rapporté que le premier ministre et eux-mêmes s\u2019étaient fait bousculer par des Mexicains mécontents de les voir passer devant tout le monde pour entrer au salon funéraire.Après avoir vu les images tournées à ce moment, le solliciteur général, Herb Gray, s\u2019est tout de même interrogé quant à savoir si les mesures de sécurité entourant le premier ministre devaient être revues.Il a demandé qu\u2019on lui remette un rapport à ce sujet.Le premier intéressé, M.Chrétien, n\u2019a pas voulu quant à lui mettre en cause le travail des agents de la Gendarmerie royale (GRC) chargés d\u2019assurer sa sécurité.Jeudi, son attaché de presse a dit qu\u2019il y avait moins d\u2019agents de sécurité mexicains, sur place, que croyaient les agents de la GRC.«Quand vous êtes pris dans un escalier avec une foule tout autour, l\u2019action ne manque pas», a admis M.Chrétien.«Mais comme j\u2019ai connu des situations mouvementées dans le passé, je me dis que cela fait partie de la démo- cratie, même si cela ne me plaît pas.» M.Chrétien s\u2019est d\u2019ailleurs attiré les critiques de l\u2019opposition et des groupes de pression sur la question de la démocratie.Le chef de l\u2019opposition à la Chambre des communes, Lucien Bouchard, et les groupes canadiens de défense des droits de la personne ont critiqué l\u2019accent mis par M.Chrétien sur les échanges commerciaux, laissant dans l\u2019ombre, selon eux, les plaintes formulées sur le déroulement du processus électoral et les atteintes aux droits de la personne au Mexique.Durant son séjour, M.Chrétien a loué les réformes entreprises par le président du pays, Carlos Salinas de Gor-tari, et mentionné ce qu\u2019il a appelé la «préoccupation des Canadiens» au sujet des droits de la personne et du processus démocratique électoral.«A mon avis, a expliqué M.Chrétien, ils ont une démocratie qui n\u2019est pas du même type que la nôtre.» Des groupes de défense des droits de la personne ont déclaré que durant la dernière élection présidentielle, le parti au pouvoir, le PRI (Parti révolutionnaire institutionnel), aurait pu être défait, en raison des irrégularités dans les compilations enregistrées par les ordinateurs.M.Chrétien a dit qu\u2019il avait abordé la question des droits de la personne avec ses hôtes mexicains.«Qu\u2019est-ce que nous pouvons faire de plus?Nous avons fait tout ce que nous avons pu.» Les Canadiens n\u2019aimeraient pas que les étrangers leur disent quoi faire, a fait valoir M.Chrétien.L\u2019ambassadeur canadien au Mexique, David Winfield, a déclaré de son côté que les Canadiens ne devraient pas adopter une attitude de sainte-nitouche sur cette question.HOTEUDIEU «Sommes importantes» SUITE DE LA PAGE 1 sus avec la quarantaine de représentants du réseau des hôpitaux universitaires de Montréal.Pour l\u2019heure, les scénarios qui circulent font état d\u2019un regroupement entre l\u2019hôpital Notre-Dame et l\u2019Hôtel-Dieu, et dans certaines autres hypothèses, de l\u2019hôpital Saint-Luc.Certains craignent que l\u2019Hôtel-Dieu et l\u2019hôpital Saint-Luc ne soient les grands perdants de ce regroupement alors que d\u2019autres redoutent que les pressions sociales et politiques ne confinent le réseau au statu quo.La lettre de la ministre Robillard, connue de certains représentants des hôpitaux, n\u2019a d\u2019ailleurs fait grincer personnes des dents.Adressée à quelques jours du dépôt du rapport, la lettre de la ministre va ainsi: «(.) Je tiens à vous rappeler que le gouvernement est prêt à consentir des sommes importantes à THôtel-Dieu de Montréal pour ses rénovations fonctionnelles.(.)» «Ceci traduit l\u2019orientation de mon ministère à l\u2019effet que THôtel-Dieu de Montréal continue de jouer un rôle significatif dans la dispensation des services spécialisés à la population de la grande région de Montréal.» Enfin, la lettre se termine sur ce ton: « J\u2019apprécierais que vous teniez compte de cette décision gouvernementale dans votre analyse et évaluation de la situation concernant la recommandation que formulerez au sujet de la désignation des centres hospitaliers d\u2019enseignement de l\u2019Université de Montréal».Interrogé à savoir si cette lettre ne constituait pas une forme d\u2019ingérence dans les travaux du comité, l\u2019attaché de presse de la ministre Robillard a fait valoir que cette intervention n\u2019avait qu\u2019un but informatif.«Tout ce que la lettre vient faire, c\u2019est de confirmer la décision prise par le conseil des ministres, car cette décision change le portrait», a-t-il dit hier, faisant référence à l\u2019annonce faite le 12 janvier dernier par le premier ministre Daniel Johnson pour proclamer le maintien de l\u2019Hôtel-Dieu au centre-ville et l\u2019abandon du projet de déménagement.Pourquoi avoir envoyé une lettre à ce moment, alors que cette décision, publique, date de plusieurs mois?«Pour informer qu\u2019il y a eu une décision.Il faut faire des confirmations écrites», a soutenu l\u2019attaché de Mme Robillard, précisant que la décision de la ministre n\u2019était «pas prise.» Ce dernier maintient que la ministre s\u2019est engagée à attendre le rapport sur le regroupement des hôpitaux avant de clarifier le statut universitaire de THôtel-Dieu ou de donner le feu vert aux rénovations de 50 à 100 millions approuvées par son gouvernement.En vertu de la loi, la ministre de la Santé et des Services sociaux détient le pouvoir de désigner quels hôpitaux détiendront un statut universitaire.Cette lettre a toutefois eu son effet chez certains directeurs d\u2019hôpitaux et d\u2019autres acteurs du réseau hospitalier qui tentent depuis près d\u2019un an d\u2019en arriver à un consensus sur le sort des cinq hôpitaux universitaires de Montréal.«L\u2019Hôtel-Dieu se sert de la position prise par le conseil des ministres pour protéger sa situation, c\u2019est clair.On assiste à toutes sortes de passe-passe.Chacun tente de tirer le bout de la couverte», a commenté hier une source bien informée du milieu hospitalier.Selon plusieurs observateurs, il sera en effet très difficile au gouvernement d\u2019endosser des recommandations qui porteraient ombrage à THôtel-Dieu.Après une guerre intestine ayant opposé Tex-ministre Marc-Yvan Côté à toute une coalition montréalaise, le premier ministre Daniel Johnson a fait du maintien de cet hôpital au centre-ville sa première décision publique d\u2019importance dès son arrivée au pouvoir.Examen de la conduite du docteur Poisson e conseil d\u2019administration de l\u2019hôpital Saint-Luc a demandé hier à la Corporation professionnelle des mé-ecins du Québec d\u2019entreprendre un examen exhaustif e la conduite professionnelle du Dr Roger Poisson, relativement aux 115 cas d\u2019irrégularités de nature scientifique, relevés dans le travail du Dr Poisson, par l'Office of Scientific Integrity (O.S.I).Le conseil d\u2019administration a rappelé qu\u2019il avait entièrement confiance dans l\u2019évaluation interne faite par les comités responsables du conseil des médecins, dentistes et pharmaciens de l'hôpital.Il rappelle d\u2019ailleurs qu\u2019au terme d\u2019une évaluation rigoureuse, il avait été conclu que dans le traitement médical des cas en question, le docteur Roger Poisson n\u2019avait nullement mis en danger la santé des patientes.LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SON! OUVERTS: DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 A 16H30 RENSEIGNEMENTS ADMINISTRATION (314)915 3333 (514)915 3333 AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSEES PUBLICITÉ NUMERO SANS TRAIS (514) 985 3344 (514) 985 3344 (514) 985 3399 1 800 363 0305 \u2022 Extérieur (sans frais) * 1-800-463-7559 DU LUNDI AU VENDREDI À DE 7H30 À 16H30 2050.RUE DE B1EURY.9E ÉTAGE.MONTRÉAL (QUÉBEC) H3A 3H9 SERVICE DES ABONNEMENTS Its \u2022\u2022aim Ai\tlaimis imI xlikltt k smin 4i Rttmm m> «arid tt mt In atMMaati Ktloi Montréal\t(514) 9S5 3355 1EI.%éar A1C "]
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