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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1994-01-20, Collections de BAnQ.

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[" FONDÉ EN 1910\t?LE DEVOIR Vol - I-.X X .\\ V - X \u201e jX |5 M (I N T II K A I.I.K .1 K V I) I 2 0 .1 A X V I K II I !>»l 0 r> c I' i* s t N' y T o r o ii t o S A p I* E R S I» K C T I V E S Des secrets diaboliques On compte annuellement sur Terre un million de secousses sismiques Stéphane Baillargeon Depuis trente ans, tout ce qui se passe en Californie finit par nous arriver ici, à nous, avec un peu de retard.San Francisco, Los Angeles, c\u2019est un bout de nous-mêmes, un pan de notre propre civilisation, réelle ou souhaitée.Alors, quand la terre tremble là-bas on se demande évidemment ce qu\u2019on ferait si ça arrivait chez nous.Cette question, on ne la formule que du bout des lèvres quand les catastrophes se produisent au Mexique, en Arménie, en Iran et aux Philippines, malgré les dizaines de milliers de morts comptés là-bas.Mais la Californie, c\u2019est l\u2019Amérique, à portée de télé, tellement proche.Le séisme de lundi matin a fait au moins 44 morts et près de 3000 blessés, en plus de laisser plusieurs immeubles effondrés, des portions d\u2019autoroutes affaissées, des ponts détruits.Hier, le président Clinton a officiellement proclamé l\u2019état de catastrophe naturelle et environ 300 équipes de secours sont maintenant sur place pour fouiller les décombres et commencer à réparer les dégâts, qui pourraient atteindre les 30 milliards de dollars.La seconde question - de plusieurs milliards de dollars celle-là - c\u2019est évidemment pourquoi les savants, et d\u2019abord les savants Californiens, n\u2019ont-ils pas pu prévoir que cette catastrophe se produirait.Et si, d\u2019aventure, ils ne pourraient pas nous avertir un peu à l\u2019avance, au cas où Mère Nature déciderait de nous jouer un bon tour à nous aussi.Après tout, il pousse plus de beaux cerveaux que de cactus en Californie, alors pourquoi ne pas mettre ces merveilles scientifiques au service de la prévention?A vrai dire, la prévision sismique a fait d\u2019énormes progrès depuis les premières études sérieuses sur les tremblements de terre du siècle dernier: les appareils de détection et les méthodes d\u2019analyse se sont raffinés et la compréhension des phénomènes précurseurs est de plus en plus assurée.Mais le constat demeure: il n\u2019existe aucune méthode pour prévoir l\u2019imminence d\u2019un séisme important en un lieu donné avec une précision suffisante pour permettre aux pouvoirs publics d\u2019intervenir et surtout à la population concernée de se mettre à l\u2019abri.En plus, la prévision sismique demeure une science inexacte, même si les secousses ne manquent pas pour se pratiquer à les prévoir.On en compte jusqu\u2019à un million par année, dont environ 100 000 ressenties et un millier capables de causer des dégâts.L\u2019énergie libérée par une seule secousse de plus de 8 à l\u2019échelle de Richter peut totaliser jusqu\u2019à 90% de la quantité d\u2019énergie dissipée dans une année.On a encore jamais enregistré un séisme de force 9 sur cette échelle à gradation géométrique qui fait, par exemple, qu\u2019un tremblement de force 6 a dix fois plus de force qu\u2019un autre de magnitude 5.Les Chinois ont créé un semblant de précédent dans ce dopas pu prévoir maine en 1975, avec une prévision à court terme qui a permis d\u2019évacuer à temps les quelque 100 000 habitants de la ville de Haicheng, dans la province de j ._ Liaoning.La secousse d\u2019une ma-se produirait.-' gnitude de 7,4 n\u2019avait finalement fait que peu de victimes.Mais la preuve meurtrière de la faillibilité de leur méthode a été cruellement démontrée l\u2019année suivante, avec les désastres combinés du 27 et du 28 juillet qui firent entre 250 000 et 750 000 morts et environ 164 000 blessés.Des savants grecs ont élaboré une méthode baptisée Van (selon les initiales de ses inventeurs) qui repose sur l\u2019interprétation de certaines variations des courants telluriques.Une étude statistique a toutefois montré que les résultats positifs obtenus pouvaient être dus au hasard et que presque toutes les secousses ressenties en Grèce (47 sur 52, de 1977 à 1989) n\u2019avaient pas été annoncées.Récemment, on a même eu droit à de fausses alertes.Une prévision américaine annonçant un séisme au Pérou pour le 10 août 1981 a tenu en émoi la population et a même eu de fâcheuses conséquences sur la vie et l\u2019activité dans le pays.Et maintenant, les sismologues avertissent les Californiens qu\u2019ils auront droit d\u2019ici à trente ans à un tremblement de terre de magnitude 8, la mère de toutes les catastrophes, «The Big One», comme ils disent.Trente ans?Merci pour eux! Quoi qu\u2019il en soit, la leçon est simple et cruelle et les météorologues comme les sismologues en font la preuve périodiquement: malgré toutes nos réussites techniques et scientifiques, malgré notre croyance quasi religieuse en la science, Mère Nature conserve quelques secrets diaboliques.En son temps, le divin Voltaire avait lui-même tiré une leçon de vie pessimiste et résolue du terrible tremblement de terre qui balaya la vieille Lisbonne, le 1er novembre 1755, la laissant exsangue et désolée, en faisant «de tous les fléaux un assemblage effroyable»: si toutes les catastrophes ne se prévoient pas, si aucune ne se justifie, divinement ou naturellement, toutes doivent permettre «les plaintes pour l\u2019humaine misère».Pourquoi les savants, et d\u2019abord les savants californiens, n\u2019ont-ils que cette catastrophe \t1 N 1) E X\t\t les Artualitfo\t.XI\tIdées\t\t.A7 .Agenda culturel .lit)\t\tMétéo\t\t.B3 Annonces (tanfcs.K3\t\tG' Monde\t\t.A5 Aria publics.\t.IM\tMontréal\t\t.A3 \t.118\tMots croisés.\t.Bf) Économie\t\t.H2\tPolitique\t\t.A4 Éditorial\t\t.Ali\tles Sports\t\t.B5 Météo Ciel variable Max: -17 Détails en K 3 POLITIQUE Contrebande: Johnson demande la collaboration d\u2019Ottawa PAGE A 4 L'ÉCONOMIE La CISC s\u2019allie à Talvest PAGE B 2 MONTRÉAL La juge Verreault: sitôt nommée chef, sitôt dénoncée PAGE A 3 Une rentrée fracassante ¦ Bouchard attaque pièce par pièce la logique du Canada Manning se propose comme l\u2019alternative constructive de Sa Majesté JEAN DION DE NOTRE BUREAU D\u2019OTTAWA Comme images d\u2019un Canada tiré en sens contraires par les forces d\u2019opposition qu\u2019il a déléguées à Ottawa, on n\u2019aurait pas pu inventer personnages plus révélateurs que Lucien Bouchard et Preston Manning.Si elle restait à faire, la preuve par neuf de ce que le prochain Parlement ne sera pas qu\u2019un combat d'idées, mais aussi de style, a été fournie hier, jour de répliques au Discours du trône, par les chefs du Bloc québécois et du Reform Party.Séparées par un discours de Jean Chrétien, les allocutions de MM.Bouchard et Manning avaient tout du jour et de la nuit, l\u2019un frisant la grandiloquence, l\u2019autre résolument terre à terre, l\u2019un attaquant pièce par pièce la logique d\u2019un pays, l\u2019autre se proposant comme «l\u2019alternative constructive de Sa Majesté».Ainsi avant que le chef réformiste ne consacre moins de quinze minutes à traiter de motions en Chambre et d\u2019engagements chiffrés au point de pourcentage près, son homologue bloquiste avait, pendant près d\u2019une heure - comme c\u2019est sa prérogative de chef de l\u2019opposition officielle -, remonté le cours de l'Histoire, diagnostiqué le mal canadien, étendu au modèle européen sa vision d\u2019avenir, expliqué sa raison d\u2019être et pourfendu le gouvernement en place.Dans un discours à l\u2019emporte-pièce, Lucien Bouchard VOIR PAGE A 8: RENTRÉE VOIR AUSSI EN PAGE A 4 Un débat stérile, dit Chrétien Sans commentaires 1 j À :> *:ï.PHOTOS PC 75% des Québécois sont en amour La fidélité demeure l\u2019élément essentiel de l\u2019engagement des conjoints, jure la presque totalité de la population PAUL CAUCHON LE DEVOIR Intéressant: une majorité de Québécois dit être amoureux.Et ils sont majoritairement satisfaits de leur sexualité.Les Québécois affirment faire l\u2019amour plus de 7 fois en moyenne par mois, et y consacrer environ trois quarts d\u2019heure, à chaque fois.Les Québécois -et les Québécoises - jurent que la fidélité est l\u2019élément essentiel de leur engagement amoureux, mais 44% d\u2019entre eux ont été tentés par des aventures extra-conjugales, sans nécessairement avoir succombé à la tentation.Les trois quarts des citoyens disent avoir un conjoint, et 16% avouent avoir «trompé» leur conjoint.Les hommes sont plus volages que les femmes.Monsieur calcule avoir eu 11 partenaires dans sa vie, en moyenne.Madame, elle, en avoue quatre.Et les pratiques homosexuelles n\u2019atteignent pas 3%.Ce sont là quelques faits saillants d\u2019un sondage de la firme Léger et Léger publié hier sur «les habitudes sexuelles des Québécois», sondage commandé par les Editions 7 jours et réalisé en septembre dernier auprès de 1000 personnes.Jean-Marc Léger.président de la firme de sondage, affirme qu'il s'agit de la plus vaste en- «On peut se dire en amour même si le couple va très mal.La notion d\u2019amour est très abstraite.Des femmes battues vont dire \u2018je l\u2019aime quand même\u2019.» quête jamais réalisée sur le comportement sexuel des Québécois, et il se dit impressionné par l\u2019ouverture d\u2019esprit des répondants.Plus habitué à cerner les intentions de vote que les prouesses au lit, il soutient qu\u2019«il a été plus facile d\u2019obtenir des réponses à ces questions que de connaître les préférences politiques».Première constatation: 73,9% des répondants de 18 ans et plus ont un conjoint.Plus précisément, 60% des adultes vivent avec un conjoint, et 14% affirment avoir un partenaire stable sans partager son toit.Le quart de la population n\u2019a donc pas de conjoint, une proportion qui augmente dans la métropole.Plus du tiers des adultes de plus de 55 ans affirment vivre seuls.Donnée étonnante, près du trois quart de la population se dit en amour.La sexologue Louise-Andrée Saulnier, qui a accepté de commenter le sondage pour Léger et Léger, remarque que «moins on est instruit, moins on travaille et moins on gagne cher, moins on se dit en amour».Soixante-quinze pour cent de la population en amour, c'est élevé, non?«Si je me fie à mon expérience de consultation, ajoute-t-elle, on peut se dire en amour même si le couple va VOIR PAGE A 8: AMOUR Des «horreurs» de plusieurs centaines de millions Le vérificateur général recommande à Ottawa d'adopter la stratégie des plans quinquennaux BERNARD PLANTE LE DEVOIR Ottawa \u2014 Les sociétés pétrolières et minières bénéfi- , cient depuis 1974 d\u2019importants remboursements T~ d\u2019impôt en raison de la négligence du gouvernement fédéral d\u2019intervenir pour clarifier une disposition fiscale; il est à peu près impossible de vérifier les frais de déplacement des ministres; la perception de la TPS souffre de problèmes importants; et Ottawa a engouffré des centaines de millions dans sa stratégie de développement économique des autochtones sans être en mesure de mesurer les objectifs de sa politique.Ce ne sont là que quelques-unes des «horreurs» soulevées dans le rapport du vérificateur général du Canada, Denis Desautels, «horreurs» qui représentent des centaines de millions de dollars.M.Desautels répète, encore cette année, que les parlementaires ne savent pas véritablement ce qu\u2019ils font lorsqu\u2019ils adoptent un budget et il recommande au gouvernement d\u2019adopter la stratégie des plans quinquennaux pour être en mesure de mesurer l\u2019efficacité de ses politiques et de son administration.Mais d\u2019abord la croustille: entre 1990 et 1993 les VOIR PAGE A 8: OTTAWA Trente jours de films d\u2019auteur Une poignée d\u2019irréductibles organise une fête du cinéma intimiste qui sera présentée au Parisien à compter du 11 février ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Alors que le septième art made iu Hollywood envahit la plupart des écrans du monde et que le cinéma d\u2019auteur semble en déroute, une poignée d\u2019irréductibles Montréalais refuse de se rendre.En péril, le film intimiste?Soignons-le.C\u2019est le défi que se sont donnés Louis Dussaut et Gilles Lenoir qui viennent de lancer la nouvelle compagnie de distribution K.Films Amérique, filiale de K.Films Europe, tournant le dos aux gros canons au profit des petits fusils.Histoire de pendre avec éclat la crémaillère, ils avaient réuni la presse hier pour annoncer la tenue des Trente jours de films européens.Cette fête du film d'auteur sera célébrée au Parisien du 11 février au 11 mars prochain.Un mois durant, le cinéma de la rue Ste-Catherine présentera onze inédits, des films parfois projetés lors de festivals mais qui n\u2019ont jamais gagné les réseaux commerciaux.Le Parisien était déjà associé dans l\u2019esprit du public à un cinéma autre, souvent d\u2019origine européenne.Ce nouvel événement viendra raffermir sa vocation ciné-philique.Plusieurs des films attendus sont anciens déjà, mais n'avaient pas encore trouvé distributeurs, tel le Zanzibar, de Christine Pascal (1989) ou Rocinante.de Ann et Eduardo Guedes (1986).Sur fond de triangle amoureux et de grand chaos national, la Pologne sera représentée VOIR PAGE A 8: FILMS M O N T R K A L 40% des Montréalais rêvent de la vie de banlieue PAGE A 3 I À 2 I.K I) K V (Mit.I.K .1 K I' I) I ï (I .1 A X V IKK I K il I I, E S A C T I! A I, IT E S Séisme de Los Angeles Clinton promet une aide initiale de 285 millions Le dernier bilan fait état de 44 morts et 3000 blessés Burbank, Etats-Unis (AFP) - Le président Bill Clinton a annoncé hier une aide initiale de 285 millions de dollars aux victimes du séisme de Los Angeles, promettant de demander également au Congrès le .vote d\u2019une aide d\u2019urgence supplémentaire.M.Clinton a fait cette annonce devant des élus de la région de Los Angeles à l\u2019aéroport de Hollywood-Bur-bank (banlieue Est de los Angeles), à quelques km de l\u2019épicentre du séisme, au terme d\u2019une brève visite de quelques heures à Los Angeles.Le ministère des Transports fournira 45 millions de dollars pour nettoyer les rues des décombres et financer, les réparations les plus urgentes.Le reste, soit environ 240 millions de dollars, sera constitué par des prêts bonifiés aux petites entreprises victimes du sinistre, financés par une dotation de 95 millions de dollars de la SBA (Small Business Administration).Le président a en outre indiqué qu\u2019il demandera au Congrès de voter un collectif budgétaire d\u2019urgence à la reprise de la session parlementaire, le 25 janvier.«Je suis sûr que le Congrès fera ce qu\u2019il convient de faire», a-t-il déclaré sous les applaudissements de l\u2019assistance.Le porte-parole de la présidence, Dee Dee Myers, a précisé que le président espérait pouvoir annoncer le montant de cette aide la semaine prochaine, lors de soir, discours sur l\u2019état de l\u2019Union.En présidant une table ronde sur la catastrophe, à laquelle participaient notamment le gouverneur (républicain) Pete Wilson et le maire (républicain) de Los Angeles Richard Riordan, M.Clinton, dont c\u2019est la neuvième visite en Californie en un an, a déclaré que le séisme relevait de la «responsabilité nationale»: «Nous nous engageons ici pour le long terme (.) jusqu\u2019à ce que le boulot soit fait».Le président avait déclaré la Californie du Sud «zone sinistrée» dès lundi, quelques heures après le séisme, d\u2019une magnitude de 6,6 sur l\u2019échelle ouverte de Richter.Un nouveau bilan, publié hier après-midi, établissait à 44 morts et près de 3000 blessés le nombre des victimes de la catastrophe.¦Selon le gouverneur Wilson, les dégâts pourraient atteindre les 30 milliards de dollars.Le coût global des destructions se situera entre 15 et 30 milliards$, a indiqué M.Wilson dans une lettre adressée au président Clinton.Ce montant est comparable aux quelque 30 milliards de dégâts causés par l\u2019ouragan Andrew en Floride en 1992.Industrie des pêches Ottawa poursuivi pour mauvaise gestion Halifax (PC) \u2014 Certains pêcheurs en ont tellement marre d\u2019Ottawa qu\u2019ils ont décidé de poursuivre le ministère fédéral des Pèches.«C\u2019est un cas flagrant de mauvaise administration\", a déclaré hier Joe Boudreau, le président d\u2019un groupe qui a pour nom «Le fonds de défense des pêcheurs côtiers», à l\u2019extérieur de la Cour suprême de Nouvelle-Ecosse.Cependant, la cause ne sera peut-être jamais entendue s\u2019il n\u2019en tient qu\u2019au ministère.L\u2019avocat du gouvernement Michael Donovan a soutenu que la cour devrait refuser de l\u2019entendre pour diverses raisons.Après la présentation des plaidoyers des deux parties hier, le juge Merlin Nunn a dit qu\u2019il décidera, probablement d\u2019ici quelques jours, s\u2019il acceptera d\u2019entendre la cause.Me Donovan a fait valoir, entre autres, que le fonds ne représente qu\u2019une petite minorité de pêcheurs.Il a dit qu\u2019une telle poursuite devrait être intentée individuellement par un pêcheur parce que le fonds de défense ne pêche pas et qu\u2019il n\u2019a donc pas un intérêt direct dans l\u2019affaire.Il a aussi fait remarquer qu\u2019il serait presque impossible d\u2019examiner le nombre imposant de documents que le fonds prépare pour présenter sa cause \u2014 500 000 pages, selon lui.«Si on estime à 5000 le nombre de pages PHOTO PC Joe Boudreau, président du Fonds de défense des pêcheurs côtiers.consultées en un mois, il faudrait compter 100 mois.Cela devient une question de ressources.» Le juge s\u2019inquiète également de l'ampleur de la cause.«La seule préparation de la cause va prendre des années et le tribunal ensuite devra encore y consacrer toute une an* née», a-t-il noté.William Moreira, l\u2019avocat du fonds, a soutenu que l\u2019audition de la cause ne présenterait pas autant de difficultés qu\u2019on le prétend et qu\u2019un recours collectif Constituait le meilleur moyen de déterminer si des dommages étaient justifiés plutôt que d\u2019avoir plusieurs poursuites intentées par des pêcheurs individuellement.Le groupe a été formé par une trentaine d\u2019associations de pêcheurs côtiers des pro vinces de l\u2019Atlantique, mais les 500 à 600 pêcheurs y adhérant proviennent principalement du nord et du sud-ouest de h) Nou-velle-Ecpsse, du Cap Breton et de l\u2019Ile-du-Prince-Edouard, un seul membre s\u2019étant déclaré résidant du Nouveau-Brunswick et aucun d\u2019entre eux n\u2019étant originaire de Terre-Neuve ou du Québec.M.Boudreau a indiqué que bien que les associations n\u2019aient pas réussi à recruter beaucoup de membres pour le groupe, les pêcheurs lui offrent leur appui là où il va.Il a ajouté que certains pêcheurs terre-neu-viens avaient manifesté leur désir de se joindre au groupe, mais qu\u2019il n\u2019en avait pas encore établi une liste.Le membre solitaire du Nouveau-Brunswick est président du Syndicat des pêcheurs des Maritimes, qui représente beaucoup de pêcheurs de la région.Lorena Bobbitt avait prévenu son mari Manassas, États-Unis (AFP) - Lorena Bobbitt avait averti qu\u2019elle n\u2019hésiterait pas à couper le sexe de son mari John s\u2019il venait à la tromper, parce que «cela le toucherait plus que si elle le tuait», a affirmé hier un témoin au tribunal de Manassas (Virginie) devant lequel la jeune femme comparaît depuis le 10 décembre.«Elle semblait sérieuse et pas d\u2019humeur à plaisanter», selon Connie James, collègue de la jeune manucure d\u2019origine équatorienne qui est inculpée de coups et blessures volontaires.Si elle est reconnue coupable, elle risque 20 ans d\u2019emprisonnement et l'expulsion définitive des Etats-Unis.Lorena Bobbit, 24 ans, a affirmé la semaine dernière à la barre des témoins qu\u2019elle n\u2019avait jamais proféré ces menaces.Dans la matinée, John Bobbitt, 26 ans, a assuré qu\u2019il éprouvait encore «de l\u2019affection» pour son ex-femme.11 a nié l\u2019avoir contrainte à un rapport sexuel anal la nuit du drame, le 23 juin.«C\u2019était consensuel», a-t-il affirmé, tout en reconnaissant que Lorena «n\u2019avait pas aimé cela».La semaine dernière, la jeune femme avait affirmé, la voix étranglée par les sanglots, que son époux la violait régulièrement.Les témoins cités par l\u2019accusation hier ont donné de Lorena l\u2019image d\u2019une jeune femme dévorée par la jalousie, qui n\u2019hésitait pas à répondre aux coups de son mari.Mardi, des experts ont exprimé des avis divergents sur l\u2019état mental de l\u2019inculpée la nuit où elle a sectionné le sexe de son mari avec un couteau de cuisine.Selon un expert cité par la défense, le Dr Susan Fiester, Lorena était «folle» au moment des faits parce qu\u2019elle souffrait d\u2019un «stress post-traumatique» causé par un «syndrome de femme battue».«Elle s\u2019est attaquée à »l\u2019arme« qui a été l\u2019instrument de sa torture, le pénis de son mari», a-t-elle expliqué.En revanche, le Dr Miller Ryan, cité par l\u2019accusation, a estimé que Lorena «n\u2019était pas en proie à une pulsion irrésistible, mais à une pulsion à laquelle elle n\u2019a pu résister», soulignant que ce.n\u2019était pas la même chose.Chambre de commerce de Québec: vivement un nouveau Colisée Mais c\u2019est à l\u2019entreprise privée, selon elle, d\u2019en assumer la plus large part des coûts ANDRE BELLEMARE PRESSE CANADIENNE - -> \u2022 Québec - La Chambre de commerce et d\u2019industrie du Québec métropolitain appuie fortement l\u2019idée de construction d\u2019un nouveau Colisée à Québec mais elle estime que c\u2019est l\u2019entreprise privée, et non les fonds publics, qui doit en assumer la plus grande partie du coût.-La prise de position de cet important organisme d\u2019affaires de la région de la capitale constitue une sorte de désaveu de l\u2019attitude du président des Nordiques, M.Marcel Aubut, qui ne cesse de réclamer l\u2019intervention des divers paliers de gouvernement pour financer le projet.Les deniers publics pourraient servir, en tout dernier lieu, selon le président de la Chambre, M.Pierre Jadoul, à équilibrer le budget de construction de ce nouvel amphithéâtre qui, en plus d\u2019abriter les Nordiques, aurait aussi une vocation multifonctionnelle (bureaux, commerces, etc), selon l\u2019organisme.C\u2019est dans ce sens que la Chambre a formé un comité chargé d\u2019examiner toute cette question, d\u2019analyser les différentes avenues susceptibles d\u2019apporter un éclairage nouveau et, surtout, de voir jusqu\u2019à quel point le milieu des affaires de la région est capable de supporter un tel projet.Ce comité est composé de M.Jadoul lui-même, entouré par le premier vice-président, M.Raymond Lavoie, et le trésorier de la Chambre, M.Réal Moffet.Des personnes de l\u2019extérieur de la Chambre de commerce et d\u2019industrie se joindront au groupe plus tard.Le comité s\u2019est donné six mois pour produire un rapport.C\u2019est ce qu\u2019a annoncé M.Jadoul, hier en conférence de presse, en ajoutant que les membres de son comité entreront en contact avec leurs homologues de Calgary, Edmonton et Winnipeg qui, eux aussi, sont préoccupés par l\u2019avenir de leur équipe de hockey professionnelle.«La Chambre a un préjugé favorable à la survie des Nordiques.Le hockey fait partie de notre culture et un nouvel amphithéâtre pour le club de hockey nous apparaît plus important, par exemple, qu\u2019une résidence officielle du premier ministre pour rehausser le prestige d\u2019une capitale comme Québec», a dit M.Jadoul en expliquant les retombées économiques et sociales d\u2019une équipe professionnelle de sport.M.Jadoul, contrairement à M.Aubut, est d\u2019avis que les Nordiques doivent s\u2019impliquer les premiers financièrement et même mettre une partie de la valeur de l\u2019équipe de hockey en garantie de financement du projet d\u2019un nouvel amphithéâtre, comme ça se fait ailleurs, selon le président Jadoul.Ce dernier a dit que la Chambre veut aller au-delà de ce qui s\u2019est dit et fait jusqu\u2019à maintenant pour adopter une attitude ou une approche d\u2019affaires et non d\u2019émotivité dans ce dossier.M.Jadoul a adressé indirectement un re- proche au président des Nordiques en affirmant que «l\u2019appel aux deniers publics a fait dérailler le débat».Depuis le début de cette affaire de nouveau Colisée à Québec, M.Aubut a répété que les coûts de construction d\u2019un nouvel amphithéâtre devraient être assumés par les pouvoirs publics.Le président de la Chambre a souscrit, par ailleurs, aux propos de ceux qui exigeraient un engagement des Nordiques de rester un minimum de temps à Québec advenant la construction d\u2019une nouvelle demeure.M.Jadoul a parlé à M.Aubut lundi dernier par téléphone pour informer le président des Nordiques de la démarche de la Chambre et il a paru satisfait de l\u2019initiative de ce groupe d\u2019hommes d\u2019affaires.En autant que l\u2019intervention de la Chambre de commerce et d\u2019industrie du Québec métropolitain puisse faire avancer le dossier dans la bonne direction, le président du club de hockey de la Vieille Capitale ne trouvera rien à redire.FRANCE Une famille sur huit est monoparentale I Paris (AFP) - Une famille française ?' sur huit est monoparentale et 8 deux millions d\u2019enfants vivent avec B un seul de leurs parents, le une B étude que publie aujourd\u2019hui l\u2019Institut 1 national de la .Statistique (INSEE).En 20 ans, la monoparentalité en B France a progressé de 63%, passant I de 9% des familles avec enfants de I moins de 25 ans à 13%, précise cette H étude, basée sur le recensement de | 1990.La première cause en est la mon-, tée du divorce, qui concerne au-* jourd\u2019hui un couple sur trois.Le di- fl vorce explique 43% des situations de .¦ monoparentalité contre 17% en 1968, I soit un quadruplement en 20 ans.Au- | trefois, la première cause de monopa-rentalité était le veuvage, mais celui-ci ; diminue: 20% des foyers aujourd\u2019hui; contre 54% en 1968.\t1 Enfin, le nombre de familles mono-; parentales au chef de famille célibatai- \u2022 re (mère essentiellement) a quadruplé en 20 ans, passant à 21%.Dans un contexte, note l\u2019INSEE, de montée de.l'activité féminine (et donc d\u2019indéiien-dance économique), de maîtrise des\" naissances et d\u2019évolution des mentalités.Les familles monoparentales restent un phénomène essentiellement urbain, surtout implanté en région parisienne et sur le pourtour méditerranéen (au taux de divorces plus important), ainsi que dans des villes comme Lyon (est), Toulouse et Bordeaux (sud-ouest).Enfin, leur nombre culmine à Paris (23% des familles comprenant des enfants de moins de 25 ans, contre 13% au niveau national).Nécessité oblige, les mères élevant j seules leurs enfants sont davantage! actives (exerçant un emploi ou en recherchant un) que les mères vivant ; en pouple: 82% contre 68%.A l\u2019échelle européenne, seules des données des années 80 sont dispo- > nibles.Elles indiquent qu\u2019en Europe du Nord (Irlande exceptée) la propor- : tion de familles monoparentales est élevée: 19,5% des familles avec enfants de moins de 15 ans au Danemark, 13,5% en Grande-Bretagne, ' 10,1% en Allemagne.En Europe du Sud (où le divorce est moins répandu et la religion plus : influente) ce taux est faible: 4,7% en Espagne, 6,5 % en Italie.Ralph Mercier élu : président de la CUQ Québec (PC) \u2014 LaCommunauté urbaine de Québec a un nouveau president.Ralph Mercier, maire de Charles-bourg, devient le premier président élu de la CUQ, en succédant à Michel.Rivard.Son mandat est de deux ans et.c\u2019est le maire de Québec, Jean-Paul i L\u2019Allier, qui lui succédera.La CUQ re- \u2022 groupe 13 villes de l\u2019agglomération ur- > baine de Québec.\t«T Les maires des quatre plus grandes villes \u2014 Québec, Sainte-Foy, Charles-bourg et Beauport \u2014 ont par ailleurs décidé de réduire leur exécutif et le salaire des maires de 28%.Les maires., des petites municipalités n\u2019ont pas apprécié ces réductions, affirmant quo leur charge de travail augmentera et qu\u2019ils vont perdre en moyenne 7000$\u201d par année.\tgu m Le Devoir, inc.Le Devoir a récemment recruté des centaines d e nouveaux actionnaires.VOUS POURRIEZ EN ÊTRE Oui sont-ils ?Le 31 décembre, plus de 700 actionnaires de la Société de placement en entreprise québécoise (SPEO-Le Devoir) ont investi plus de 500 000 $ dans le journal.La SPEO-LE DEVOIR INC.compte aussi sur des engagements de plus de 90 000 S, au nom de quelque 150 futurs investisseurs.Ces amis du Devoir se joignent aux actionnaires, institutions et gens d'affaires, qui ont assuré en deux phases la restructuration financière du journal.Nous avons donc atteint la moitié de l'objectif.Votre adhésion nous mènera au but.SI VOUS EN ÊTES Vous devenez actionnaire de la SPEQ et obtenez un représentant au conseil du DEVOIR.Vous soutenez le développement d'un journal en renouveau.Vous êtes constamment informé des affaires de votre quotidien.Vous obtenez une déduction fiscale (provinciale) de 125 %, pour chaque tranche de 500 S, l\u2019investissement minimum.ET SURTOUT vous témoignez de votre solidarité avec un quotidien critique, vigoureux, libre, et exigeant.Première émission par voie de prospectus SPEQ LE DEVOIR INC.1 100 000 $ (1 100 000 actions ordinaires) Prix: 1,00 $ l\u2019action Souscription minimale: 500 actions ordinaires (500 $) Souscription par tranche de 500 actions ordinaires (500 $) Le produit net du placement sera utilisé pour souscrire à 1 000 000 d\u2019actions votantes et participantes de LE DEVOIR INC.soit environ 15,5 %.POUR OBTENIR TOUS RENSEIGNEMENTS, VEUILLEZ REMPLIR LE FORMULAIRE ET UN EXEMPLAIRE DU PROSPECTUS DÉFINITIF VOUS SERA TRANSMIS.Jk désire recevoir des renseignements touchant l'achat d'actions DE LA SPEQ QUI INVESTIRA DANS LE DEVOIR INC.Nom.Adresse-.Téléphone^- EXPÉDIER A: Roger Boisvert, 2050, rue De Bleurv, 9e étage, Montréal (Québec) H3A3M9 TéL: (514) 985-3333 Télec.: (514) 985-3310 ^ A :i ____________ I.K I» K V K V II I It .I.!\u2022: .1 K r I) I '> Il .1 A X V I K It I II II I A 4 -* LE DEVOIR ?- POLITIQUE Au terme de la réunion du conseil des ministres à Québec Johnson lance un double appel à Ottawa ¦ Adoptons une stratégie commune contre la contrebande du tabac ¦ Mettons fin aux chevauchements dans le secteur de la main-d\u2019oeuvre GILLES LESAGE La Constitution, un débat «stérile», dit Chrétien Ouellet accuse Bouchard d\u2019outrepasser son mandat de chef de l\u2019opposition DE NOTRE.BUREAU DE QUEBEC Le premier ministre du Québec lance un double et pressant appel au gouvernement d\u2019Ottawa: \u2022 une lutte efficace contre la contrebande du tabac, qui fait perdre des centaines de millions de dollars au fisc, nécessite une action concertée de la part v des gouvernements; le dossier de ia main-d\u2019oeuvre, ; ;dont le Québec réclame la maîtrise depuis des années, est un beau cas de défi doublement et de chevauchement qui fournit au fédéral une occasion en or de pratiquer ce qu\u2019il prêche.f.- C\u2019est ce que M.Daniel Johnson a .fait valoir devant la presse parlementaire, hier, au terme d\u2019une journée consacrée, avec son conseil des ministres, à mettre au point des projets concrets de relance économique et de création \u2022 d\u2019epiplois.A cet égard, le chef du gouvernement confirme ce que son collègue des Affaires municipales a laissé entrevoir .vendredi dernier: un nouveau programme de rénovation domiciliaire de quelque 300 millions $ sera incessamment rendu public, avec un objectif touchant 80 000 résidences et créant 5000 emplois à brève échéance.La participation du gouvernement québécois sera de 90 miUions$ et devrait pousser l\u2019industrie à prendre le virage de la rénovation, prévoit M.Johnson.Le projet fera aussi échec au travail au noir.Les modalités en seront annoncées par M.Claude Ryan.\u2018 ' D\u2019autre part, le chef du gouvernement assure qu\u2019il n\u2019a pas reçu de signaux ou de messages selon lesquels Ottawa ne serait pas favorable à une réduction substantielle des taxes sur le tabac pour faire échec à la contrebande et au marché noir florissants.Au contraire, selon lui, les travaux se poursuivent entre Québec et Ottawa à ce titre.Une panoplie de mesures sont envisagées sur lesquelles il n\u2019y a pas encore une entente complète.M.Johnson continue que les tractations à cet égard sont confiées à son collègue des Finances, M.André Bour-beau, qui en discutera sûrement avec ses homologues, réunis aujourd\u2019hui et demain à Montréal en conférence fédé-rale-provinciale.Il ajoute que le Québec n\u2019a pas les moyens techniques et fiscaux pour agir seul dans ce domaine, la police étant exercée de part et d\u2019autre, et les taxes étant prélevées par divers gouvernements.Une action efficace et durable doit donc être concertée.Selon M.Johnson, les discussions vont bon train, d\u2019autant que le gouvernement fédéral n\u2019est sensible au problème que depuis le 25 octobre, soit depuis l\u2019élection des libéraux de M.Chrétien.Il faut tenir compte de trois éléments, note M.Johnson: les taxes, trop élevées par rapport à celles des Etats-Unis; l\u2019accès aux frontières et les pénalités aux contrevenants.L\u2019efficacité exige que les trois éléments soient coordonnés par tous les gouvernements en cause.S\u2019agissant de la main-d\u2019œuvre, par ailleurs, M.Johnson n\u2019a pas non plus d\u2019indications ou de faire-part voulant que le dossier ne puisse évoluer avant deux ans.«C\u2019est un beau cas de chevauchement et de dédoublement, dit-il, et si Ottawa est sérieux dans son intention de réduire le fardeau des citoyens, il a une belle occasion de pratiquer avec le Québec ce qu\u2019il prêche.» Le ministre responsable de ce dossier à Ottawa, M.Marcel Massé, a laissé entendre mardi, après le Discours du trône, que toute la question de la main-d\u2019œuvre et de la formation professionnelle devrait être intégrée à l\u2019examen des programmes sociaux, qui durera deux ans.Ces propos de M.Massé ont paru sybillins, mystérieux et pas très clairs à M.Johnson.Si on veut réinventer une philosophie du fédéralisme, lance-t-il, ça va être long, mais si on veut être pratique, il y a là une occasion en or d\u2019agir rapidement et de régler ce dossier comme tel, en soi.Rappelons que le Québec fait consensus depuis des années pour réclamer la maîtrise d\u2019œuvçe de la formation professionnelle.A la suite de l\u2019échec de Charlottetown qui prévoyait une entente constitutionnelle à cet égard, les premiers ministres Bourassa et Campbell avaient mis au point une entente administrative, l\u2019été dernier.Toutefois, les élections et la défaite des conservateurs l\u2019ont reléguée aux oubliettes, d\u2019où les libéraux ne semblent pas pressés de la sortir.Il y a trop de cuisiniers au fourneau, dit M.Johnson, et Ottawa doit faire la preuve de ce qu\u2019il prêche.D\u2019autre part, prenant très au sérieux les nombreuses critiques formulées à l\u2019égard du ministère du Revenu, et dont Radio-Canada a fait un dossier percutant au Point, la semaine dernière, M.Johnson a pressé son ministre, M.André VaÜerand, de mettre au point des correctifs à court, moyen et iong terme.Dès l\u2019immédiat, un comité consultatif sera formé pour identifier rapidement les irritants qui peuvent être corrigés sans délai.Un effort sera fait non seulement pour améliorer les relations des contribuables avec le fisc, mais aussi pour que le respect des droits, l\u2019équité et la transparence soient de mise, assure le premier ministre.Concernant par ailleurs le cas de la juge Raymonde Verreault, le chef du gouvernement se refuse à tout commentaire, mais il ne récuse pas pour autant celui de sa collègue ministre, Mme Violette Trépanier.En matinée, celle-ci avait fait part de sa surprise quant à la teneur du jugement contre un beau-père incestueux, et souhaité du même souffle qu\u2019il y ait appel contre la sentence de 23 mois imposée pour sodomie envers une fillette.M.Johnson se contente de dire que les délais pour un appel ne sont pas épuisés.Quant à sa ministre, elle a droit et raison de réagir comme femme et citoyenne, ce qui ne contrevient nullement au système judiciaire.IJà démocratie lui permet de dire ce qu\u2019elle pense, ce qui n\u2019a pas pour but ou pour effet d\u2019influencer le cours normal de la justice.Il ne voit pas pourquoi on en ferait un plat.M.Johnson a annoncé d\u2019autre part que M.Pierre Anctil, présentement directeur général du PLQ, deviendra son chef de cabinet au début de février.Il confie à M.John Parisella, qui exerçait cette fonction auprès de M.Bourassa, le mandat de former un comité électoral, en vue, évidemment, des élections générales qui auront probablement Ueu vers la fin du printemps ou le début de l\u2019été.M.Anctil, ingénieur et âgé de 34 ans, s\u2019est surtout fait connaître comme président de la Commission-Jeunesse du PLQ, de 1982 à 1985.Ottawa (PC) - Le premier ministre Jean Chrétien a opposé son remède d\u2019un gouvernement efficace à l\u2019option souverainiste défendue par le Bloc québécois, hier aux Communes.Fidèle à son plan de campagne électorale, M.Chrétien n\u2019a pas voulu s\u2019aventurer sur le terrain glissant du dossier constitutionnel.Il a préféré débiter les mesures annoncées dans le Discours du trône et les réalisations de son gouvernement.«Je n\u2019ai pas l\u2019intention de répondre à tous les arguments qui ont été avancés parce que je pense que le débat serait plutôt stérile, a-t-il affirmé en Chambre.Je sais que si j\u2019allais aborder ce sujet, je ne remplirais pas le mandat que j\u2019ai reçu», a-t-il conclu.Pour résumer ses convictions, il s\u2019est rabattu sur une déclaration du premier ministre Wilfrid laurier qui avait affirmé au début du siècle que «notre pays ne se limite pas au territoire entourant la citadelle de Québec».Ces mots sont aussi pertinents aujourd\u2019hui, a rappelé le premier ministre.Selon M.Chrétien, la bonne administration du gouvernement devrait suffire pour régler les doléances des Québécois.«La politique économique de ce gouvernement se résume à deux mots: la création d\u2019emplois et la croissance économique, a-t-il évoqué.En bref, ce que veulent le Canadiens, c\u2019est un gouvernement dont ils peuvent être fiers et auquel ils croient.» Hier, le chef de l\u2019opposition officielle Lucien Bouchard a fait un long plaidoyer en faveur de la souveraineté en réplique au Discours du trône de mardi.M.Bouchard s\u2019est employé pendant une bonne heure à disséquer les faiblesses et les contradictions du «cercle vicieux du fédéralisme».C\u2019est le ministre des Affaires étrangères André Ouellet qui a été envoyé sur la ligne de front.Il n\u2019avait pas de mots tendres à l\u2019endroit du chef du j Bloc.Il l\u2019a accusé «d\u2019outrepasspr» son mandat en utilisant la tribune de la Chambre des communes pour vendre son option souverainiste.«Il exagère un peu son mandat et son rôle, a lancé M.Ouellet.Il peut parler pour des Québécois, mais il ne parle pas pour le Québec.» M.Ouellet a rappelé que tous les gens qui avaient appuyé le Bloc québécois aux élections d\u2019octobre'ne sont pas tous souverainistes et que le Bloc devrait refléter cette réalité dans ses représentations en Chambre.\u2022 Poursuivant dans cette même veine, M.Ouellet a rappelé que le chef du Bloc empochait «100%» du salaire du chef de l\u2019opposition mais qu\u2019il n\u2019avait «gagné que 75%» de son salaire.Il trouve contradictoire que l\u2019opposition officielle cherche à quitter la ! fédération alors que son rôle, norma- j lement, c\u2019est d\u2019aspirer à remplacer le j gouvernement à la tête du pays.M.Ouellet s\u2019est aussi employé à corriger «les rondeurs» de la déclaration de M.Bouchard.Il s\u2019en est pris i notamment à la critique de M.Bouchard qui a mis en doute la légitimité de Jean Chrétien de parler au nom du Québec parce que celui-ci avait procédé au rapatriement de la Constitution sans le consentement du Québec.«Pourquoi aurait-il pris «l\u2019assaut contre le Québec».il n\u2019était pas \\ contre les Québécois, mais pour le I Canada», a rectifié M.Ouellet en haussant le ton.% TEL.: 985-3344 -JO AVIS PUBLICS F A X : 9 8 5 - 3 3 4 0 UCANADA.PROVINCE DE QUÉBEC, - DISTRICT DU LAC MÉGANTIC.COUR DU QUÉBEC (CH.CRIMIN.S PEN ).cTJ0:\t480-27-000146-933.LE PERCEPEUR DES AMENDES, VS : ¦ jSERGE CHOINIERE.Le 1er lévrier 1994.à'iOhOO de l'avant-midi, au domicile de la \u2018partie défenderesse, au 1052 rue Dupas.> en la ville de Longueuil.district de t, longueuil, seront vendus par autorité de -f.Outremont \u2019fi PROVINCE DE QUÉBEC VILLE D\u2019OUTREMONT h \u2019 AVIS PUBLIC 1 AVIS PUBLIC est par \"les présentes donné c:.par le soussigné, .0.,greffier de la Ville ,-î ;.d\u2019Outremont, QUE: -\t;,1'° en date du 16 décembre 1993, '(h Monsieur -\tr;\tAlphonso Gracetta ,, f\ta produit auprès de la Ville une demande de dérogation mineure dont l\u2019objet consiste à permettre un -\t\u2019\tempiètement de 4 ¦\tpouces dans la marge de recule avant de l\u2019immeuble situé au 55, avenue Maplewood; 2°\tle conseil statuera sur ladite demande de dérogation mineure au cours de sa séance régulière du 7 février 1994 qui sera tenue à 20 h à la salle des délibérations du conseil de l\u2019hôtel de ville située au 530, avenue Da-vaar à Outremont; .3°\tà cette occasion, toute personne ¦' ] ¦\tintéressée pourra ¦\"11 se faire entendre par le conseil sur cette demande; 4°\tdans l\u2019éventualité ou le conseil décidait d'accorder ladite demande de dérogation .,\tmineure, l\u2019implantation actuelle de l'immeuble situé au 55, avenue Maplewood serait alors réputée conforme aux dispositions du \u201e\tRèglement de zonage n-1177 de la Ville.Donné à Outremont, le vingtième jour du mois de janvier mil neuf cent quatre-vingt-quatorze > Le greffier de la Ville, MARIO GERBEAU, o.m.a.Justice, les biens et effets de la partie défenderesse, saisis en cette cause, consistant en: magnétoscope FUNAI; téléviseur couleurs RCA.Conditions: ARGENT COMPTANT ET/OU CHEQUE CERTIFIÉ.Longueuil, le 18 janvier 1994.MICHELE P.BERNIER, huissier, PELLETIER BERNIER & MARTIMBAULT.HUISSIERS, 431, King George, Longueuil, Québec J4J 2V6.(514)647-6400.CANADA.PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE JOLIETTE, COUR DU QUÉBEC.NO: 705-27-013092-926.PERCEPTEUR DES AMENDES, agissant pour la créance du procureur général, PARTIE DEMANDERESSE, -VS- JEAN-PIERRE LEDUC, PARTIE DÉFENDERESSE.AVIS LÉGAL.Avis public est par le présent donné que les biens, meubles et effets mobiliers de la partie défenderesse, saisis en cette cause, seront vendus par autorité de VILLE DE SAINT-PIERRE APPEL D\u2019OFFRES T.P.94-01 Deux (2) camions Ford ou équivalent, 6 roues, neufs 1994 sans benne basculante poids (masse) total en charge autorisé 33 000 Ibs (14 969 kg).La Ville de Saint-Pierre recevra des soumissions sous enveloppes scellées, adressées au directeur des travaux publics de la Ville de Saint-Pierre à la Mairie, 69, 5e Avenue, Saint-Pierre H8R 1P1 pour deux (2) camions Ford ou équivalent, 6 roues diesel, jusqu\u2019au vendredi 4 février 1994 à 15 heures.Toutes les conditions et tous les devis sont décrits dans les cahiers de charges qui peuvent être obtenus au comptoir de réception à la Mairie de la Ville de Saint-Pierre durant les heures régulières de travail.Seules les personnes, sociétés commerciales ou corporations ayant leur place d\u2019affaires au Québec et ayant obtenu les documents nécessaires directement de la Mairie seront admises à soumissionner.Les documents seront disponibles à la Mairie à compter du 20 janvier 1994 à 8 h 30.La Ville de Saint-Pierre se réserve le droit de rejeter une (1) ou toutes les soumissions et se dégage de toutes responsabilités concernant les dépenses ou les dommages qui pourraient résulter à aucun des soumissionnaires à la suite de la présente demande.Les soumissions seront ouvertes publiquement par le greffier à 15 heures, le 4 février 1994 à la Mairie en présence des représentants autorisés et toutes personnes intéressées peuvent y assister.Le greffier, Pierre Bernardin n Société d\u2019énergie de la Baie James PROJET -LAFORGE 2 APPEL D\u2019OFFRES NUMÉRO 94-0008 FOURNITURE DES ÉTAGÈRES À CÂBLES CENTRALE LAFORGE 2 Prix du document: 25,00$ (Toutes taxes incluses) Garantie de soumission: 17 000,00$ Date et heure limites de réception des soumissions: JEUDI LE 17 FÉVRIER 1994 A 15 H 30, heure de Montréal Les documents d'appels d'offres peuvent être achetés ou consultés sur place, du lundi au vendredi inclusivement, de 9 h 00 à 12 h et de 13 h à 16 h 30 à l'endroit suivant: SOCIÉTÉ D'ÉNERGIE DE LA BAIE JAMES Direction Approvisionnement 19e étage 500, boul.René-Lévesque Ouest MONTRÉAL (Québec) H2Z 1Z9 Le paiement des documents s'effectue par chèque visé ou mandat \u2018ait à l\u2019ordre de la Société d'énergie de la Baie James et n'est pas remboursable La Société d'énergie de la Baie James n'accepte pas de paiement en argent comptant.Une garantie de soumission au montant mentionné ci-haut est requise conformément aux exigences du document d'appel d\u2019offres.Seules tes personnes, sociétés, compagnies ou sociétés en copartopation ayant une place d affaires au Québec et qui ont acheté le document d'appel d'offres de la Société déneige de la Bae James peuvent soumissionner Cette demére n'est pas tenue d'accepter la plus basse ni aucune des autres soumissions Pour obtenir le document d apoel d'offres ou pour tout renseignement supplémentaire concernant le document dappet d'offres, veuillez communiquer avec M Guy Laperle au (514) 879X700 Jocefyne Fomn Chef de seance Achats-Contrats Justice: Le 1er février 1994, à 10h00, au no 3557, RIVARD #205, à LAVAL.Les dits biens consistent en: 1 Télécouleur Quasar: 1 vidéo Selecta Vision RCA; 1 téléphone portatif Telemax.Lesquels effets seront vendus pour argent comptant ou chèque visé au plus offrant et dernier enchérisseur.MARTIN THÉROUX, HUISSIER.BÉLANGER & ASS.HUISSIERS, 186 St-Joseph, C.P.454, Joliette, (Québec) J6E 3Z9.Tél: 759-5556, Fax: 759-6235.Joliette ce 12 janvier 1994.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE JOLIETTE, COUR DU QUÉBEC.NO: 705-02-000912-931.U CAISSE POPULAIRE DESJARDINS DE REPENTIGNY,\tPARTIE DEMANDERESSE, -VS- MICHEL FILIATRAULT,\tPARTIE DÉFENDERESSE.AVIS LÉGAL.Avis public est par le présent donné que les biens, meubles et effets mobiliers de la partie défenderesse, saisis en cette cause, seront vendus par autorité de Justice: Le 2 février 1994, à 16h00, au no 1150, NOTRE-DAME, à REPENTIGNY.Les dits biens consistent en: 1 Automobile Buick Century 1988; 1 automobile Géo Métro; 2 causeuses; 1 'Télécouleur RCA.Lesquels effets seront vendus pour argent comptant ou chèque AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tél.: 985-3344 Fax: 985-3340 visé au plus offrant et dernier enchérisseur.DANY GRAND MAISON, HUISSIER.BÉLANGER 8 ASS.HUISSIERS, 186 St-Joseph, C.P.454, Joliette, (Québec) J6E 3Z9.Tél: 759-5556, Fax: 759-6235.Joliette ce 12 janvier 1994, CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE MISE EN DEMEURE DE COMPARAÎTRE PERSONNELLEMENT OU DE CONSTITUER UN NOUVEAU PROCUREUR (article 251 du Code de procédure civile) À CHACUNE DES PARTIES DEMANDERESSES DONT LE NOM EST INDIQUÉ CI-DESSOUS ET POUR CHACUNE DES INSTANCES PENDANTES DEVANT LA COUR SUPÉRIEURE DONT LE NUMÉRO DE DOSSIER APPARAIT EN REGARD DE LEUR NOM RESPECTIF: Numéros de dossier .500-05-008915-827 .500-05-010410-825 .500-05-011113-824 .500-05-014191-819 .500-05-008910-828 .500-05-009898-824 Noms (parties demanderesses) JOSEPH LIERSCH.JEAN-LUC LAVIGUEUR.ÉTIENNE PATENAUDE.GASTON COTÉ.MONIQUE DUTIL.JOHN NOEL.JO ANNE NOEL ROLAND RACETTE.500-05-014158-818 MARGUERITE LALONDE.500-05-011118-823 PRENEZ AVIS que vos procureurs ont cessé de vous représenter dans chacune de ces instances où vous vous êtes portées parties demanderesses.Vous êtes donc mises en demeure, par les présentes, de vous constituer un nouveau procureur ou de produire un acte de comparution personnelle dans les trente (30) jours de la publication du présent avis.Une copie de cet avis a été remise au greffe.Nous désirons toutefois vous informer que vos dossiers sont physiquement en la possession de Me Claude Masse au 5755, rue De Carignan à Montréal suite aux instructions données en ce sens par le syndic du Barreau du Québec.Toutefois.Me Claude Masse n\u2019a pas comparu pour vous dans ces instances.À défaut par vous d'obtempérer à cette mise en demeure dans le délai imparti, les défenderesses dans chacune de ces instances, apres avoir fait enregistrer défaut, pourront demander le rejet des demandes, avec dépens Montréal, le 17 janvier 1994 GEOFFRION JETTE Procureurs de la défenderesse.La Compagnie Borden Ltée 1000.rue de La Gauchetière ouest, bureau 2800 Montréal (Ouébec) H3B 4W5 Cet avis est publié suite à l'autorisation accordée par un juge de la Cour Supérieure du district de Montréal, le 17janvier 1994 AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l'affaire de la faillite de : RONALD BARRY et SYLVIE CHAPUT 4480 Promtnsd» Paton, App.1109, Laval, Québec Avis est par la présente don né que Ronald Barry et Sylvie Chaput ont déposé une cession le 12 janvier 1994 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 27 janvier 1994 à9 h 30 au bureau du syndic, 1001, boul.De MaisonneuveO.,suite950, Montréal, Québec.Montréal, ce 17 janvier 1994.LLOYD WOODFINE.C.A., SYNDIC Ville Mont-Royal AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC est donné aux RÉSIDENTS DE VILLE MONT-ROYAL et a OUI DE DROIT qu'à sa séance ordinaire tenue le 17 janvier 1994.le conseil municipal de Ville Mont-Royal a adopté: \u2014 Le règlement n 1350-1 pour abroger le Règlement n 1350 imposant une réserve à des lins publiques sur la propriété située au 1940, boul.Graham.Les personnes intéressées peuvent consulter ce règlement au bureau de la greffiere.90.avenue Roosevelt.Ville Mont-Royal aux heures régulières de bureau Donné à Ville Mont-Royal le 20 janvier 1994 La greffiere adjointe.Marie Turenne La suite iles avis se I r o a v e en page B I PHOTO PC Jacques Chagnon, ministre québécois de l\u2019Éducation et responsable du dossier linguistique.Pas question d\u2019élargir l\u2019accès à l\u2019école anglaise / Le nouveau ministre de l\u2019Education Jacques Chagnon ne croit pas non plus à l\u2019universalisation des classes d\u2019immersion Québec (PC) \u2014 L\u2019accès à l\u2019école anglaise ne sera pas élargi, g signalé le nouveau ministre de l\u2019Éducation et responsable du dossier linguistique, Jacques Chagnon.En entrevue à la Presse Canadienne, M.Chagnon a ainsi rejeté la principale recommandation du groupe de travail présidé par Gretta Chambers, qui recommandait de permettre aux immigrants de langue anglaise d\u2019envoyer leurs enfants à l\u2019école anglaise au Québec.«Notre message est clair, a-t-il dit: la société du Québec est francophone.Or l\u2019école est un créneau d\u2019intégration.» Dans le même souffle, M.Chagnon signale qu\u2019il n\u2019est pas très enthousiaste à l\u2019idée de mettre systématiquement en place des classes d\u2019immersion comme façon d\u2019améliorer l\u2019apprentissage des langues secondes.«Je ne pense pas qu\u2019il faille univer- ROBIC LEGER ROBIC RICHARD AVOCATS 6 ST-JACQUES MONTRAI 0U(KC KTf W fw Il .1 A X V IKK I K II I A I ï (»\t.1 A N V I K I il !M I) E E S Un jugement de valeurs En plus de véhiculer une conception rétrograde du viol, les propos de la juge Verreault nous obligent à interroger les limites du relativisme culturel devant la loi f V V,.: - \u2018 ' WrM ¦\t- ¦Str^ssak# W','~ WæB * w mm JEAN-LUC GIGNAC Politologue insi.sodomiser serait devenu une circons- A tance atténuante lors d'un viol, comme le jugement Verreault vient tout juste de nous l\u2019apprendre.Avis aux agresseurs: préservez la virginité de vos victimes, car les juges sauront récompenser votre grandeur dame et vous infligeront une sentence plus clémente.Avec la décision de la juge Raymonde Verreault, c\u2019est ce message absurde que la justice livre à la population.Outre le fait de véhiculer une conception vivement rétrograde sur la question du viol, les propos tenus par notre magistrat nous obligent à interroger sérieusement les limites du relativisme culturel devant la loi.La juge Verreault considérerait donc qu\u2019un violeur qui, au préalable, prend soin de ne pas briser l\u2019hymen de sa victime mérite l'indulgence de la cour.Cela, parce qu\u2019il y aurait préservation de la virginité.Mais pour qui au juste et à l\u2019égard de quels systèmes de valeurs est-il préférable de demeurer vierge et pure?Un contrôle social et sexuel des femmes PHOTO ARCHIVES La juge Raymonde Verreault Les systèmes juridiques doivent fonctionner avec les normes sociales dans lesquelles ils vivent et non celles des pays d\u2019origine des accusés.restriction chrétienne sont servies de la virginité essentiellement comme méthode de contrôle social et sexuel des femmes.Sans gêne aucune, la juge ne masque pas s\u2019être référée à ces systèmes religieux pour fonder la sentence rendue, comme LE DEVOIR le rapportait le 15 janvier dernier.Si, selon les préceptes de ces religions, la matrice de la jeune femme doit rester «pure», c\u2019est que celle-ci demeure la propriété du futur époux.Lui seul est autorisé à pénétrer ce lieu sacré pour y déposer sa semence en vue de fonder la future famille.La finalité ultime de la sexualité devient dès lors la procréation.Si l\u2019on peut dire que le violeur a «ménagé sa victime», c\u2019est seulement à l\u2019égard de ces valeurs patriarcales.Rien n\u2019est plus abeirant que de considérer le souci pour le respect de valeurs oppressives pour conclure au ménagement.A son insu peut-être, la juge endosse les valeurs de doctrines qui dérobent la sexualité de la propriété des individus et de leur libre expression.S\u2019agit-il d\u2019une ironie du sort si ce jugement qui s\u2019appuie sur des préceptes patriarcaux pour fonder un allégement de la sanction à l'endroit du violeur, fut rendu par un magistrat féminin?En cherchant à voir si des principes religieux ont été enfreints, la juge a, par ailleurs, outrepassé ses compétences.La question de la violation des principes religieux ne regarde que les individus et leur conscience.Dans un système laïc, où le droit se veut rationnel, c'est avant tout la gravité de l\u2019atteinte portée à l\u2019intégrité de la personne humaine victime du viol qui doit venir peser dans la balance.Non pas le respect des diktats religieux.Aussi, ce jugement est fortement rétrograde en ce qu\u2019il fait référence à une conception désuète de la sexualité.La relation sexuelle prend désonnais une dimension plus large qu\u2019uniquement celle délimitée par le coït.En ce sens, il y a viol lorsqu\u2019une agression sexuelle est peipétrée contre une personne, et non pas contre son appareil reproductif.Un viol porte d\u2019abord atteinte à l\u2019intégrité d\u2019une personne.C\u2019est essentiellement dans sa conscience que quelqu\u2019un est violé.Voilà ce qui compte le plus.De savoir si cela se produit par voie anale ou vaginale n\u2019est qu\u2019instrumental et ne devrait pas intervenir lors du jugement Du reste, le Code criminel a tenu compte de cette évolution des mentalités.Depuis 1982, il place au même niveau toutes les agressions sexuelles.Qu\u2019il y ait ou non pénétration vaginale.En mettant l\u2019accent sur la pénétration Avis aux agresseurs: préservez la virginité de vos victimes, les juges sauront récompenser votre grandeur d\u2019âme et vous infligeront une sentence plus clémente.plutôt que sur l\u2019agression, la juge Verreault a omis de tenir * compte de cette évolution des mentalités.Par ailleurs, ce jugement qui a voulu prendre en consideration les origines culturelles et religieuses de Pagres-,\u201e seur, un Algérien, [Mise inévitablement la question du relativisme culturel dans les tribunaux.Pour les cas d\u2019actes criminels graves, un juge doit-il relativiser ses jugements '« en fonction des origines culturelles des accusés?ut À Rome, il faut faire comme les Romains :,\u2019 * En matière d'éthique et de droit, le relativisme culture! \u2022 nous apprend que les normes doivent être interprétées & ; l'intérieur des systèmes de culture et de pensée qui leq : font naître.Mais attention! Il s\u2019agit là d\u2019une position essetji ; tiellement épistémologique.Elle vient seulement confir-: : mer que toute conviction humaine est relative et dépend ¦ de la période historique et de la culture dans lesquelles .elle émerge et qui lui donnent sens.Cette position montre ¦ qu\u2019il faut expliquer (il s'agit d'expliquer et non pas de juger) les pratiques sociales à l\u2019intérieur des systèmes symboliques et culturels qui les mettent en place.C\u2019est ce que dit la juge Verreault quand elle souligne que le fait de préserver la virginité représente une valeur en regard de la religion d\u2019origine de l\u2019agresseur.En revanche, elle ne peut s\u2019appuyer sur cette interprétation pour diminuer la gravité de l\u2019agression commise ici au Québec.Dans le cas d\u2019actes criminels graves, et le viol représente un acte criminel grave, le relativisme culturel ne doit lias conduire les tribunaux à juger les gestes posés dans une société selon des valeurs importées d'une autre société.Bien au contraire.«A Rome, il faut faire comme les Romains», est une maxime qui se rapproche bien davantage d\u2019une attitude relativiste.Ce qui signifie que les individus qui enfreignent la loi d'une société doivent s\u2019attendre à être jugés en fonction de la loi et des principes éthiques de cette société.Or, dans la société québécoise, la préservation de la virginité ne rend pas une agression sexuelle moins grave.D\u2019autre part, si les juges s\u2019aventurent à émettre leurs jugements en considérant la signification des gestes à juger selon la culture d\u2019origine des agresseurs, ils devront.aussi, s\u2019ils sont cohérents, tenir compte des pénalités que ces cultures prescrivent pour les fautes commises.Ce qui serait absurde.Pour le cas du viol qui nous concerne ici, il faudrait donc aussi tenir compte de ce que prescrit le Coran pour un acte semblable d\u2019agression.Que madame la juge aille donc voir ce que le Coran dicte comme châtiment aux agresseurs qui pratiquent la sodomie sur un enfant.Si elle a vraiment le souci de la signification que prend un tel geste dans la culture d\u2019origine de l\u2019agresseur, elle se rendra vite compte qu\u2019il lui faudra réviser grandement la sévérité de la condamnation.Les systèmes juridiques doivent fonctionner avec les normes sociales dans lesquelles ils vivent et non pas en fonction de celles des pays d\u2019origine des accusés.S\u2019ils procèdent autrement, les juges risquent de créer deux jus-, tices parallèles.L\u2019une pour les citoyens nés ici,une autre pour ceux venus d\u2019ailleurs.N\u2019oublions pas qu\u2019en Occident, c\u2019est la société civile et non pas les principes religieux, qui doit fonder les lois.En conséquence, la loi doit être appliquée de façon universelle et égale pour chaque citoyen, sans égard à l\u2019origine ethnique ou religieuse.C\u2019est entrer en contradiction avec ces principes fonda- ' teurs que de vouloir ajuster les jugements selon les particularismes culturels des criminels.Cela encourage les enclaves ethniques et ne favorise en rien l\u2019intégration des im-1: migrants.Une justice équitable, universaliste et efficace., doit se garder d\u2019enfanter de nouveaux fiefs ethnoreligieux pour lesquels elle pratiquerait une philosophie de deux poids, deux mesures.La justice doit demeurer la même pour tous.La langue du Bloc L\u2019anglais au moins-que-parfait Les députés du Bloc québécois doivent-ils parler anglais à la Chambre des communes?GROUPE DE RÉFLEXION DE LAURENT OUIMET S \u2019ils veulent être respectés et, paradoxalement, s\u2019ils veulent être compris, les députés du Bloc québécois seraient bien avisés d\u2019utiliser seulement la langue officielle du Québec, langue des Canadiens-français, dans leurs interventions à la Chambre des communes.Au hasard de quelques conversations, nous avons appris que les députés du Bloc à Ottawa étudient l\u2019anglais, ce qui est bien, et se préparent à intervenir fréquemment aux Communes dans cette langue, ce qui est moins bien.Voyons pourquoi.I.e bilinguisme du Parlement d\u2019Ottawa a été conquis de haute lutte par les représentants de notre peuple, toujours le même sous divers noms: canadien, puis canadien-français, puis québécois.Ce bilinguisme est un élément de notre patrimoine, quels que soient les vices du régime fédéral canadien.I Ine vérité de b Palice Comme le dirait monsieur de lu Palice, ce bilinguisme vise à permettre aux francophones de parler français et aux anglophones de parler anglais.Il reconnaît les mêmes droits au français et à l'anglais.Malheureusement, bon nombre de députés québécois francophones, à l'instar des Louis Saint-Iuurent, des Pierre-Elliott Trudeau et des Jean Chrétien, ont abandonné la lutte pour le français en choisissant de prendre le plus souvent la parole en anglais.Ils mettaient ainsi notre langue en situation d\u2019infériorité.Ils cédaient au vieux réflexe du colonisé qui parle la langue du maitre afin d'obtenir ses faveurs.Ils pratiquaient le bilinguisme à sens unique.Voilà assurément un exemple à ne |>as suivre.Mais, diront certains, il faut avant tout se faire comprendre! C\u2019est juste.Raison de plus pour s\u2019exprimer dans sa langue maternelle, étant donné que très peu de gens s\u2019expriment aussi clairement dans une autre langue.Les «parfaits bilingues» dont on parle souvent à Ottawa sont en réalité très rares, sinon inexistants.Les langues ne sont pas interchangeables.Chacune véhicule une culture.Elles sont toutes difficiles à apprendre.Quelques heures de Berlitz, ça peut aller pour le tourisme et le magasinage, mais guère plus.Et même plusieurs semaines d\u2019immersion ne peuvent assurer la maîtrise d\u2019une langue.Si la députation du Bloc n\u2019adopte pas comme consigne de faire toutes ses interventions en français, nous allons assister fréquemment à un spectacle pénible: des représentants du Québec vont prendre la parole aux Communes dans un anglais moins que parfait qui risquera de ridiculiser aussi bien leurs pro pos que leur personne.La nécessité politique et stratégique de parler français aux Communes vaut en premier lieu pour M.Lucien Bouchard lui-même, dont les interventions seront les plus importantes.Il maîtrise bien l\u2019anglais, mais il s'exprime mieux en français, ce qui est tout à fait normal.Sa parole doit être celle du peuple québécois.Et de toute façon, la traduction qu\u2019il ferait de sa pensée ne serait pas meilleure que celle des professionnels de l'interprétation simultanée et de la traduction des débats, professionnels dont la compétence est reconnue.Cette nécessité ne s'applique évidemment pas aux conversations privées.Certains diront qu\u2019il faut avant tout se faire comprendre.C\u2019est juste.Raison de plus pour s\u2019exprimer dans sa langue maternelle.S\u2019applique-t-elle aux relations avec les journalistes?C\u2019est, semble-t-il, une question de jugement, selon les circonstances, mais même dans ce domaine, il y a lieu de manifester une préférence pour le français.Le choix de la langue qu\u2019on parle aux Communes est en lui-même un geste politique.Il faut tenir compte des mentalités.Or, il est bien connu que beaucoup d\u2019anglophones \u2014 Britanniques, Américains et Canadiens \u2014 ont instinctivement tendance à considérer les langues autres que l'anglais comme des embêtements plus ou moins inévitables, des «irritants» comme on dit aujourd\u2019hui, ou comme un folklore sympathique mais frivole.Pour les affaires, pour les choses sérieuses, il n\u2019v a que l\u2019anglais.Si un député du Bloc parle anglais aux Communes, il leur donne raison.Nous devons aussi manifester notre solidarité envers nos compatriotes, les francophones des autres provinces, dont l\u2019amitié, qui nous reste malheureusement à conquérir, nous sera précieuse dans toutes les conjonctures constitutionnelles.Malgré les concessions qu\u2019ils ont souvent dû faire à la majorité anglophone, par exemple leur appui au régime fédéral (appui qui n\u2019est pas unanime), ces Canadiens-français sont au fond aussi attachés au français que nous.Nous ne devons pas les laisser tomber en donnant l'impression qu'en dehors du Qué-bec, le français n\u2019a pas droit de cité.Certains voudraient nous taire croire que le rôle imprévu du Bloc, en tant qu opposition officielle, l'invite à s'exprimer en anglais lorsqu'il s'agira du ble de l\u2019Ouest ou «les pêcheries de l'Atlantique.Cet argu- ment ne résiste pas à l\u2019examen.Les députés du Bloc n\u2019ont pas d'autre mandat que celui que leur ont donné les circonscriptions québécoises qui les ont élus.L\u2019opposition officielle est québécoise?Voilà le nouveau visage de la dualité canadienne.Qui peut en nier la vérité profonde?D\u2019ailleurs, ce sont les électeurs qui en ont décidé ainsi.Les démocrates n\u2019ont qu\u2019à s\u2019incliner Les démocrates n\u2019ont qu\u2019à s\u2019incliner.Malgré ce titre accidentel d\u2019opposition «officielle», les députés du Bloc n\u2019ont de comptes à rendre qu\u2019à leurs électeurs québécois.Toute autre attitude friserait l\u2019imposture.Il s\u2019en est fallu de peu que le manteau de chef de l\u2019opposition officielle tombe sur les épaules de M.Manning.Aurait-il alors représenté le Québec?L'objection classique à cette politique de rigueur linguistique, c\u2019est la courtoisie.Il est courtois, dit-on, de «leur» parler anglais pour «leur» faire plaisir.L\u2019ennui, c'est que vu la situation de la minorité face à la majorité, le député francophone qui parle anglais aux Communes, même s\u2019il le fait par courtoisie, semble fatalement reconnaître à l\u2019anglais une certaine supériorité.Peut-on prévoir des exceptions qui confirmeraient la règle?Oui.bien sur.à l'occasion \u2014 puisque toute grande culture s\u2019enrichit d\u2019emprunts \u2014 une citation, un adage, un mot savoureux, en latin, en espagnol.en allemand ou.pourquoi pas.en anglais.Comme l'écrivait John Dryden au Wlle siècle, «n thing well said will he wit in all languages».Pierre de Bellefeuille, Patrick Allen.François-Albert Angers.Massue Boileau.Andrée l erretti.Denis Monière, Louis O\u2019Neill, Laurent Ouimet.Jacques Poisson.L\u2019EQUIPE DEVOIR D U LA RÉDACTION Journalistes: à l\u2019information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles Francoeur (environnement), Louis-Guy L'Heureux, Jean-Pierre Legault, Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Diane Précourt, Laurent Soumis, Guy Taillefer, Jacques Grenier et Jacques Nadeau {photographes): à l\u2019information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillar-geon, Roland-Yves Carignan, Pierre Cayouette (livres), Paule ties Rivières, Marie Laurier, Robert Lévesque, Odile Tremblay; à l\u2019information économique: Gérard Bérubé (responsable.), Robert Dutrisac.Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l'information internationale: François Brousseau (éditorialiste et responsable).Antoine Char.Jocelyn Cou-Ion, Sylviane Tramier.Clément Trudel; à l'information politique: Pierre O'Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles Usage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec): Serge Chapleau (caricaturiste): à l'information sportive: Yves d'Avignon: Denise Babin, Rachel Duclos (commis), Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction).La Documentation: Gilles Paré (directeur): Manon Scott, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA DIRECTION ARTISTIQUE Lucie Lacava.LA PU-BIJCITÉ Lucie Pinsonneault (directrice), Jacqueline Avril, Use Bourgauit, Brigitte Cloutier.Gyslaine Côté, Johanne Guibeau, Jean-Yves Guilbert, Christiane Legault, Monique Verreault (publicitaires): Micheline Tutgeon (commis): Michèle Bouchard (secrétaire).L'ADMINISTRATION Henry Riedl (contrôleur), Nicole Carmel (coordinatrice des services comptables); Florine Cormier.Céline Furoy, Jean-Guy Lacas.Raymond Matte, Nathalie Perrier.Danielle Ponton.Danielle Ross.Iinda Thériault (adjointe à l'administration).LE MARKETING ET SERVICE À LA CLIENTELE Christianne Benjamin (idirectrice).Guy-Renaud Kirouac (directeur promotions et relations publiques).Johanne Brien (secrétaire), Manon Blanchette.Monique L'Heureux.Lise Lachapelle.Olivier Zui-da.RacheOe Leclerc-Venne.Jean-Marc Ste-Ma-rie (superviseur aux promotions des abonnements).LA PRODUCTION Robert McDougall (directeur des systèmes informatiques et de la production).Johanne Brunet Danielle Can-tira.Sylvain Darcy.Richard DesComiiers.Caroline Des Rosiers.Lynda Di Cesare.Marie Josce Hudon.Michael Schneider.Marie-France Turgeon (coordonnatrice).Christiane Vaillant.Les annonces classées et avis publics: Yves Williams (supen-iseur).Dominique Charbonnier.Marlène Côté.Sylvie Laporte.Pierrette Rousseau.Micheline Ruelland.LE CONSEIL Dl DEVOIR INC.Piene Bour-gie (president) LA FONDATION Dl DEVOIR Matvei Couture (/rrsidnrf).Roger Boisvert (vice-président et directeur getrem!).Raymonde Guav (responsable du financement m CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE MAL IMPRIMÉ I.K l> K V II I It .I.K .1 K I H I 2 II .1 A X V I K It I II I» I A (i ÉDIT 0 R, I A L Qualité totale, un slogan pour les autres Jean-Robert Sa ns façon Pourquoi est-ce si difficile pour un citoyen de recevoir la même attention d\u2019un organisme gouvernemental que d\u2019une entreprise privée?D\u2019où vient qu\u2019à titre de contribuable, de prestataire de programmes d\u2019aide et (le soins, de bénéficiaire d\u2019une assurance auto ou de simple automobiliste, le citoyen se sente encore si souvent traité comme une vieille chaussette ou pire, comme un délinquant?adis, l\u2019État c\u2019était le roi.Devant lui, tous devaient fléchir le genou en signe de respect et de soumission.En échange des impôts qu\u2019il prélevait de force, le roi n\u2019avait d\u2019obligation que la protection des habitants du royaume contre la menace de l\u2019envahisseur.En fait, c\u2019est son propre pouvoir que protégeait le roi.De nos jours, il revient au peuple de choisir ses représentants.Mais entre les élections, ce sont eux qui nous gouvernent.N\u2019est-ce pas là l\u2019origine de l\u2019ambiguïté qui se dresse chaque fois qu\u2019il est question de services gouvernementaux?Devant un fonctionnaire du ministère du Revenu, un policier ou un simple préposé au bureau d\u2019immatriculation, l\u2019individu perd toute autonomie, écartelé qu\u2019il est entre un comportement de vassal soumis et de citoyen-client.Au cours des 50 dernières années, l\u2019État a pris une place croissante dans nos vies.Santé, justice, éducation, transport, environnement, culture, soutien du revenu.Au nom de la justice sociale, l\u2019État-provi-dence a étendu ses tentacules jusque dans les moindres détails de notre existence, nous forçant à tout lui révéler, tout lui avouer pour lui permettre d\u2019appliquer ses lois.Au paroxysme de sa gloire, nous eûmes même l\u2019impression désagréable que l\u2019appareil n\u2019existait plus que pour l\u2019autosatisfaction de ses mandarins et l\u2019amélioration du bien-être personnel de ses fonctionnaires.Le malade, le passager de l\u2019autobus, l'élève, le payeur de taxes se sont vu assigner le rôle de figurant dans une pièce orchestrée entre gens de pouvoir.Peut-être fallait-il payer ce prix pour étendre les services de base au plus grand nombre possible de citoyens, mais aujourd\u2019hui, une autre logique s\u2019impose, celle du citoyen-client aussi exigeant à l\u2019égard des services publics que privés.Par exemple, Hydro-Québec ne pourrait plus aussi facilement planter ses pylônes où bon lui semble, et encore moins déménager des communautés pour ériger un barrage.Pas plus qu\u2019Ottawa ne pourrait exproprier des milliers d\u2019agriculteurs pour construire un aéroport.Le roi a dû abdiquer certains de ses pouvoirs, ou du moins les exercer dans le respect des droits du citoyen.Par contre, on accepte encore de subir des examens médicaux alité dans le corridor d\u2019un hôpital, on attend des heures pour une consultation médicale et des mois pour une intervention chirurgicale, on patiente des jours avant de rejoindre un fonctionnaire de l\u2019impôt au téléphone.Transiger avec un organisme scolaire, municipal, provincial ou fédéral est devenu un geste quotidien qui exige à tout coup un surcroît de patience, de résignation, d\u2019abnégation, voire de soumission.Comme plusieurs reportages récents du DEVOIR et de Radio-Canada à propos de la .Société de l\u2019assurance Transiger avec le gouvernement exige un surcroît de patience, de résignation, voire de soumission.automobile ou de Revenu Québec ont permis une fois de plus de le constater, c\u2019est du côté du gouvernement provincial que le problème est le plus aigu.Les appels répétés en faveur de la «qualité totale» lancés par certains ministres à l\u2019endroit des entrepreneurs privés ne devraient pas faire oublier que c\u2019est d\u2019abord l\u2019appareil d\u2019Etat qui mérite quelques bons coups de pied aux fesses.Quand la SAAQ prétend qu\u2019il y a exagération, qu\u2019elle en donne pour preuve les résultats de sondages internes qui indiquent que 70 à 75 % des bénéficiaires sont satisfaits, il faut lui faire remarquer que 25 à 30% d\u2019insatisfaits est un résultat lamentable.Quand les Québécois ont adhéré à l\u2019idée d\u2019étatiser l\u2019assurance auto, ils n\u2019ont pas choisi cette formule pour créer des jobs de fonctionnaires, mais parce qu\u2019ils avaient la conviction que l\u2019État ferait mieux et non pire que le secteur privé.Comme ont entrepris de le faire certaines organisations publiques telles que les CLSC, Hydro-Québec et bien d\u2019autres, la Société de l\u2019assurance automobile doit prendre rapidement le virage du service à la clientèle, sans quoi il faudra revoir son utilité.Quant à Revenu Québec, les bonnes intentions manifestées par le ministre Valle-rand à la suite des reportages accablants de Radio-Canada et du DEVOIR, restent au niveau des promesses d\u2019élection.Quand on a entendu son sous-ministre du Revenu affirmer que la politique de son ministère est de mettre une entreprise débitrice en faillite lorsqu\u2019on ne croit pas à sa survie, on n\u2019a aucun doute sur la soif de pouvoir et l\u2019aveuglement bureaucratique qui règne à la direction de ce ministère.Les Québécois consacrent la moitié de leurs revenus péniblement gagnés pour payer les salaires de ces gens qui ont été embauchés pour les servir.En échange, ils ont le droit d\u2019être considérés autrement que comme des bandits potentiels.Un ministère n\u2019appartient pas à ses sous-ministres.Que ces derniers tiennent secrètes les règles qu\u2019ils nous appliquent est parfaitement scandaleux et inacceptable.Si M.Vallerand veut que son ministère retrouve le peu de crédibilité qu\u2019il a déjà eue, il doit commencer par faire un beau et grand ménage parmi ces ronds de cuir omnipotents et prétentieux.Mais aussi, changer en profondeur la philosophie pourrie qui guide leurs actes.Depuis quelque temps, le nouveau premier ministre Johnson a changé de costume et troqué le discours de l\u2019équilibre budgétaire pour celui de la création d\u2019emplois.On le comprend, l\u2019idée a fait ses preuves.Pourquoi n\u2019ajouterait-il pas quelques mots à propos de la qualité des services offerts par un éventuel prochain gouvernement libéral?Ce ne sont pas les décisions bureaucratiques de couper ici et d\u2019augmenter là qui intéressent, mais le montant de la facture et le résultat quant à la qualité du service reçu.Les Québécois en ont assez de payer et d\u2019être traités comme des numéros d\u2019assurance sociale pigés au hasard par un ordinateur.Le roi est mort, l\u2019ère du contribuable-client est née.Du grand Stéphane au petit Jésus Les lecteurs du DEVOIR sont bien patients d\u2019attendre de Stéphane Baillargeon la confirmation de leur apathie récente pour Jésus de Bethléem ou de Nazareth.Rarement autant d\u2019ignorance et aussi peu de sérieux ont été rassemblés pour assener le dernier coup mortel au christianisme et en finir avec le mythe Jésus.Même le pauvre Guillemin, devenu Frère Henri, traitait Jésus avec plus de respect et surtout la foi chrétienne avec plus de considération \u2014 il lui suffisait d\u2019en vouloir au pape; Stéphane s\u2019en veut à lui-méme ou peut-être cherche-t-il ses galons dans l\u2019athéisme militant.I^es Evangélistes, quoi qu\u2019on tente contre eux, sont beaucoup plus proches de la vérité historique que tous leurs détracteurs.I At seul fait que les Synoptiques désignent Jésus comme le \"Fils de l\u2019Homme» est une preuve d\u2019authenticité: elle rattache Jésus a la littérature apocalyptique (livre d\u2019Hénoch), déjà en partie oubliée dans les milieux non juifs (s.Jean, s\u2019adressant a des convertis du paganisme, ne parle guere que du - Fils de Dieu»).Ce que 1\u2019 on sait aujourd'hui de l\u2019Essénisme et de Qum-ràn confirme également la spécificité du message chrétien, différent de celui des Pharisiens et différent de celui des Esséniens.Mais a quoi bon accumuler des preuves en présence d\u2019une ignorance abyssale des sources chrétiennes?L\u2019Église n\u2019a jamais fondé sa croyance sur l\u2019authenticité historique des données évangéliques, mais sur ce don de lumière qui est venu au monde de Jésus ressuscité, dont ont témoigné tant de martyres et de saints.C\u2019est ce qui fait que ni la violence des persécutions, ni la clameur des médias, ni les mensonges LETTRES -4- des fils et frères de Voltaire ne peuvent rien contre la splendeur d\u2019une vérité révélée aux tout-petits, mais refusée aux sages et aux intelligents (Matthieu 11 25).Tout devient clair à qui accepte la lumière, et obscur à qui la refuse.Ce n\u2019est pas Dieu qui a besoin de croyants, mais d\u2019hommes arrachés à leur sottise dont le monde a besoin \u2014 et, quand je dis «sottise», je ne dis rien de ce dont il s\u2019agit.Edmond Robillard Montréal, 28 décembre 1993 Le gars des vues Les efforts pour minimiser le rôle fédéral dans la répression d\u2019Octobre 70 me rappellent un souvenir très net.Au début de 1970, je participais aux activités d\u2019un comité de citoyens dans Saint-Louis-de-France, à Montréal.Nous y faisions des travaux comme donner de l\u2019aide pour remplir les formulaires d\u2019impôt ou préparer, avec des femmes du quartier, une demande de terrain de jeux auprès de la Ville.Nous ne nous cachions pas pour affirmer les besoins dans un quartier populaire et pour réclamer du pouvoir pour les simples citoyens.Au printemps de 1970, une équipe de tournage a voulu filmer une de nos réunions publiques, en vue d\u2019un documentaire sur les comités de citoyens a Montréal.Cette équipe se présentait comme de l\u2019ONF et elle en utilisait le matériel.Nous avons accepté.Ce film, parmi d'autres, a été utilisé en octobre suivant par la Gendarmerie royale pour constituer une liste de personnes a arrêter, sur la base des opinions émises.Je le tiens d\u2019un avocat qui visionnait les films pour le compte de la GRC et qui, étant un ancien confrere de classe, m\u2019a mis a l'abri des embêtements.Quant au rôle d\u2019apaisement que M.Trudeau prête au ministre Jean Marchand pour éviter la panique, c\u2019est du pur guignol! On se rappellera qu\u2019à la veille des élections montréalaises, celui-ci avait plutôt associé le FRAP (issu des comités de citoyens) au FLQ, contribuant à le discréditer auprès des électeurs en pleine crise.Il apparaît assez généralement que M.Trudeau utilise le genre des mémoires pour se donner une posture avantageuse plutôt que pour témoigner.Dans le cas plus particulier des événements de 1970, cette perversion est poussée jusqu\u2019à la refabrication des faits.Ét cela, avec la complicité de CBC et de Radio-Canada.Richard Desjardins Sainte-Marthe-de-Vaudreuil, 10 janvier 1994 De toutes les couleurs Au seuil d\u2019une nouvelle année, est-il possible de souhaiter un monde où tous les humains s\u2019aimeraient pour leurs valeurs essentielles, sans se soucier de la couleur de leur peau?Est-il possible d\u2019imaginer qu\u2019un jour, Noirs, Jaunes et Blancs, nous soyons conscients de la réalité que nous sommes tous des frères?Est-il pensable que le racisme sous toutes ses formes disparaisse de notre société au profit d\u2019un amour commun qui unirait tous les humains de la terre?Ah! que vienne ce jour où comme au paradis, chaque pensée, chaque action, chaque être se nourrira tl\u2019une fraternité spirituelle universelle.C\u2019est le voeu qu\u2019on doit faire en ce début de l\u2019année 1994, car l\u2019essentiel qui se cache derrière toute chose, n\u2019est-ce pas ce qu\u2019on appelle communément l'amour?Guy Milot Montréal, janvier 1994 PROTOCOLE Oz LA oONWEÙT TRRÈS 2HEUREUX AU.1 ' OÙ i % ta ra/iiie ££r a cernés! \\ m ) M NY 6oPl(( OUBLIÉ LE ROUD ^T>U ?OElE ! M w* -4- À //, y{ $4& m 0 P I N J ü N -?- Le démembrement des relations internationales LOUISE BEAUDOIN Candidate du Parti québécois dans le comté de Chambly e 11 janvier dernier, le premier ministre Johnson nommait Mme Liza Frulla ministre de la Culture et des Communications.Il ajoutait à ce titre celui de «responsable de la francophonie».Si le regroupement de la culture et des communications se justifie à maints égards, le fait d\u2019extraire la francophonie du ministère des Affaires internationales surprend et inquiète.La décision de M.Johnson laisse à penser qu\u2019il s\u2019agit d\u2019ignorance plus encore que d\u2019indifférence, tant elle est lourde de conséquences.Le premier ministre semble en effet ignorer l\u2019évolution récente de la francophonie et des institutions qui la représentent, à savoir l\u2019Agence de coopération culturelle et technique (ACCT) çt le Sommet (biennal) des chefs d\u2019État et de gouvernement ayant en commun l\u2019usage du français.Dès la fondation de l\u2019ACCT en 1971, sa mission débordait largement le domaine culturel et englobait la formation, la coopération économique et scientifique, les transferts technologiques, etc.Plus récemment, en 1986, le président Mitterrand inaugurait le premier Sommet.Cette organisation internationale, coiffant l\u2019ACCT, compte maintenant 45 pays et deux gouvernements participants dont le Québec.On y traite des grandes questions reliées à la politique internationale, au commerce mondial, à la coopération.On se souviendra qu\u2019au Sommet de Paris le premier ministre Bourassa avait soumis une proposition remarquée concernant les,surplus agricoles des pays du Nord.A quelle autre tribune internationale aurait-il pu formuler cette proposition puisque c\u2019est la seule à laquelle participe le Québec?Dans le même temps, le Sommet devenait de plus en plus politique et élargissait sa mission à la totalité des secteurs des relations internationales.Son rôle politique a été confirmé explicitement par le dernier Sommet tenu à Maurice.La plupart des pays y délèguent, en plus du chef de leur État ou de leur gouvernement, leur ministre des Affaires étrangères.Ils considèrent en effet que la francophonie et ses institutions sont devenues indissociables de leur politique étrangère.L\u2019ACCT a suivi la même évolution.C\u2019est pourquoi la décision de M.Johnson de confier la francophonie à un ministère sectoriel va tout a fait à contre-courant.On objectera que la France a fait de même en donnant ce dossier à M.Toubon plutôt qu\u2019à M.Juppé.Outre le fait que cette situation a été critiquée par une Commission du Sénat, le 22 novembre dernier, elle ne saurait constituer pour nous une justification et ce, pour deux raisons; contrairement au Québec, le Sommet francophone et l\u2019ACCT ne sont que deux des innombrables instances internationales dont la France fait partie; lorsque la francophonie doit être défendue au plan international, c\u2019est le ministre des Affaires étrangères qui prend les commandes, comme on vient de le voir à l\u2019occasion de la négociation réussie de l\u2019exception culturelle au GATT.En fait, la décision de M.Johnson convient sans doute fort bien au titulaire du ministère des Affaires internationales, M.Ciacciâ qui, par son comportement antérieur, a amplement démontré son incompréhension des relations internationales dès que celles-ci dépassaient le strict point de vue commercial: récemment, il n\u2019a pas jugé utile de combler autrement que par intérim le premier poste de notre diplomatie, celui de délégué général à Paris.Même prise sous Tangle exclusivement commercial, cette conception étriquée est non seulement réductrice du rôle de son ministère, mais elle témoigne d\u2019une politique à courte vue qui se prive d\u2019instruments productifs.En effet, l\u2019ouverture de nouveaux-marchés, en Europe de l\u2019Est comme ¦ au Mexique, est le fait d\u2019événements et de décisions de nature essentielle-, ment politique.En outre, les relations commerciales se développent souvent dans lei sillage de la coopération culturelle ou technologique.La progression des échanges commerciaux entre la Fran-j ce et le Québec en constitue un: exemple éloquent: pour ce qui est des secteurs de l\u2019aéronautique et de l\u2019audiovisuel, je peux en témoigner personnellement.Au plan administratif, quels seront les effets du démembrement du secteur international?Qu\u2019arrivera-t-il des directions générales France et Institutions francophones et multilatérales du ministère des Affaires internationales?Dans la logique de MM.Johnson et Ciaccia, elles devraient relever de Mme Frulla, amputant ainsi le MAI d\u2019une grande part de ses responsabilités.Cela nous amène à la question fondamentale: où sera décidée la politique internationale francophone du Québec?A la Culture ou aux Affaires internationales?La confusion engendrée par la décision de M.Johnson ouvre une brèche dans laquelle, à n\u2019en pas douter, M.André Ouellet va s\u2019engouffrer.Car ce dernier dirige la totalité de la politique étrangère, y compris la francophonie, M.Chrétien ayant eu la sagesse élémentaire de ne pas l\u2019éparpiller tous azimuts dans des ministères sectoriels.\\j& fonction et la dimension politiques de la francophonie risquent donc d\u2019être largement assumées par le gouvernement fédéral au détriment du Québec.On peut se réjouir de l\u2019importance que M.Johnson semble avoir donnée à la culture en élargissant les responsabilités de Mme Frulla.Mais si M.Ciaccia ne peut ni ne veut assumer la direction des affaires internationales, qu\u2019en toute logique M.Johnson la confie à une seule et même personne, en l\u2019occurrence Mme Frulla.A I* R 0 P 0 S -?- .de nos revenus Le revenu familial moyen avant impôts et en dollars constants a diminué de 1980 à 1986, pour ensuite augmenter lentement, de sorte qu\u2019en 1990, le revenu moyen des familles n\u2019était que de 1800$ supérieur à celui de 1980.Toutefois, les impôts sont venus effacer même ce faible gain avant impôts réalisé au cours de la décennie.Une étude récente révèle que, comparé à 1984, la famille moyenne a payé, en 1992, au delà de 3000$ de plus en taxes fédérales à la consommation et en impôts fédéral et provinciaux sur le revenu.Par conséquent, les familles à revenu moyen, qui ont été plus durement touchées, se retrouvent aujourd\u2019hui, après impôts, dans une situation plus difficile qu\u2019elles ne l\u2019étaient en 1984.Il en résulte qu\u2019une bonne partie de la classe moyenne, très importante au plan politique, se retrouve très peu disposée à accepter le développement de programmes sociaux dont elle n\u2019a pas de bénéfices immédiats à retirer.Forum national sur la sécurité des familles LE DEVOIR FONDÉ FAR II F N R I B II I! R A S S A LE 10 JANVIER I » I 0 Directrice LISE BISSONNETTE Rrdartenren chef BERNARD DESCÔTEAUX Directenr delégnc à l\u2019administration ANDRÉ LECLERC Directeur dr l'information KENIliT AliRIN Dirrrlenrs adjoi n I s dr I i n for ma I ion PIERRE R1 \u2018 ''' \"\u201dl, ROC II COTÉ Rériaclenr en rhrf adjn i n I JEAN R II RE RT S A NSE AÇOX 2050.rnr Dr Blenry.île éla£e, Montréal ((Jnrbrrl 113 A 3MD.Tri.: (5 I 11 ÎIH5333 3 FAIS CE «J I! E DOIS ^ "]
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