Le devoir, 9 novembre 1982, mardi 9 novembre 1982
li£ DEVifSlI 35 CENTS_ | Vo!.LXXIII — No 259 ciei variable.Maximum 7 (d*t>n >n pag« 14) Montréal, mardi 9 novembre 1982 Le C aveQU, au 206J rue Victoria (métro McGill} 844-1624 m ptutf biHie frunçaiit où l'on nuànge bi$H.Ambiance chaleureuse, service souriant et menu à prix fort abordables, même le soir.Soupes faites comme à la maison.(Côte-Nord.45 cents; Nouveau-Brunswick.50 cent*; Hes-de-la-Madeleine.90 cent*) Québecair: las employés lancent une «opération survie» — page 9 Sidbec-Hermines ne doit pas fermer, conclut une étude j — page 9 Afin de «couper» $650 millions Québec compte supprimer 12 services aux citoyens .%* J'H,: * * \ En quelques minutes hier matin.27 prisonniers ont péri asphyxiés par les gaz délétères se dégageant d’un matelas allumé par un autre détenu de la prison du comté d’Harrison, à Biloxi, au Mississipi.48 autres personnes ont été intoxiquées par la fumée.La prison abritait 90 prisonniers.Onze des personnes hospitalisées sont des membres des équipes de secours.La mère d’un détenu mort dans cet incendie est escortée par des amis.(Photolaser AP) Dans un contre-livre blanc Ryan propose deux réseaux scolaires basés sur la langue par Gilles Lesage QUÉBEC — Plutôt que sur une base confessionnelle, les commissions scolaires devraient dorénavant être aménagées suivant deux réseaux linguistiques, francophone et anglophone, chacun embrassant l’ensemble du territoire du Québec.Telle est l’une des principales propositions que formule M.Claude Ryan, dans le volumineux rapport qu’il a soumis hier au caucus libéral, que ce dernier a accepté d’emblée, et qui est maintenant soumis à l’étude et a l’approbation des militants libéraux.Intitulé Le livre blanc de Camille Laurin: des problèmes mal posés, des solutions irréalistes, le document du député d’Argenteuil et critique de l’opposition en matière d’éducation compte près de 150 pages, soit beaucoup plus que le livre par Paula des Rivières QUÉBEC — Parce que la grève prévue pour demain dans le secteur public est illégale, le ministre des Affaires sociales, M.Pierre-Marc Johnson, demande aux 800 hôpitaux et autres établissements de santé de ne pas négocier des ententes avec les syndicats sur les services essentiels à assurer.Bien que la loi prévoit le maintien obligatoire d’un minimum de services dans LE BUREAU DE L’AVENIR jeudi, 11 novembre Si vous désirez réserver plus de 10 copies de ce cahier, communiquez avec Gaétan Gravai/ au 844-3361 % blanc «L'école québécoise: une école communautaire et responsable", oue le ministre de l’Éducation a rendu public en juin dernier.L’ex-chef libéral est d’avis que l’aménagement scolaire selon la langue serait la meilleure façon d’assurer le libre développement de la communauté francophone et de la minorité anglophone au Québec, à la condition que soit maintenu le choix des commissaires au suffrage universel et que les commissions détiennent des responsabilités et pouvoirs réels Sans dire de façon expresse si elle se ralliait à cette position centrale, Mme Joan Dougherty, député libéral de Jacques-Cartier, estime qu’elle reflète bien ce que les députés libéraux ont entendu dans leur tournée préparatoire au contre-livre blanc de M.Ryan.M.Ryan note que la division des com- tes hôpitaux lorsqu’il y a grève, M.Johnson estime que la notion même de services essentiels devient insensée, «un leurre», a-t-il dit.Le ministre s’est adressé hier matin à l’ordre des infirmiers et infirmières du Québec réunis en congrès à Québec, leur rappelant qu’ils n’avalent pas besoin de débrayer pour démontrer qu’ils étaient essentiels Au même moment, les responsables syndicaux au Regroupement des 35.000 infirmiers et infirmières du Québec ai ont annoncé que plusieurs de leurs res avaient voté la grève et seraient sur les lignes de piquetage demain, pour 24 heures, avec les 05,000 employés de la Fédération des Affaires sociales (FAS-CSN) et les 25,000 de la Fédération des travailleurs du Quebec (FTQ).Ces deux groupes ont laconiquement indiqué hier qu'ns garderaient certains syndiqués au travail demain, en répétant que leur geste vise à faire pression sur le gouvernement dans les négociations présentement en cours, qui touchent 300,000 employés.Les directions d’établissements ne tiennent pas non plus à être complices du geste illégal des syndicats et ont adopté une position très ferme hier lors d’une réunion à Québec.L'Association des hôpitaux de la province de Québec (AHPQ), loin de laisser le ministre des Affaires sociales isole missions scolaires suivant la religion ne correspond plus à une division linguistique, et que la langue doit désormais servir de critère décisif.D’accord avec la proposition du livre blanc visant à créer dans l’île de Montréal deux réseaux scolaires fondés sur la langue, il demande que ce principe soit étendu à l’ensemble du territoire.La perspective, suggérée par les leaders scolaires anglophones, de créer neuf commissions scolaires anglophones (deux à Montréal, sept en province), lui paraît «réaliste», mais il faudra l’examiner de plus près.Il rappelle la position du PLQ voulant que l’accès à l'école anglaise soit permis à tout enfant de parents ayant reçu l’enseignement primaire en anglais n’importe ou au Canada.Concernant la confessionnalité, M.Voir pag* 8: Ryan dans son attitude à l'endroit des syndicats, doit recommander à ses établissements membres de ne pas entériner les listes syndicales de services essentiels.«L’approche gentille est révolue», a déclare hier soir un porte-parole de l’AHPQ.Certains établissements n'écartent pas le recours à l'injonction si la situation devenait extrêmement tendue mais, du côté du gouvernement, on avait écarté cette option hier.En revanche, le ministre des Affaires sociales a clairement indiqué que des amendes seraient imposées aux associations syndicales et à leurs dirigeants, conformément au code du travail prévoyant des sanctions en cas de débrayage illegal.Le ministre a également indiqué que les syndiqués qui feraient la grève demain, ne seraient pas payés.À la Confédération des syndicats nationaux (CSN) comme à la Centrale de l'enseignement du Québec (CEQ), les dirigeants syndicaux ont déclaré qu'ils assumeraient leurs responsabilités si on leur imposait des amendes, ce que la partie patronale a sitôt interprété comme l’administration d’un calmant aux syndiqués inquiets.A la CEQ, où il y a aussi débrayage demain dans toutes les écoles publiques de la province, le président, M.Yvon Char-bonneau, a confirmé que les enseignants Voir pag* 8; Johnton par Bernard Descôteaux QUÉBEC — Pour boucler son budget le gouvernement du Québec supprimera une douzaine d’organismes gouvernementaux et suspendra divers programmes d’aide sociale aux citoyens, a déclaré en substance hier le président du Conseil du trésor, M.Yves Bérubé.Comme l’avait donné à entendre il y a quelques jours le premier ministre, M.René Lévesque, M.Bérubé a soutenu que les compressions budgétaires des années précédentes de même que le gel des salaires proposé à ses 335,000 employés pour 1983 seraient insuffisants pour équilibrer le budget.Cela est dû en bonne partie au fait que la reprise économique n'est plus attendue avant l’automne 1983.Au total, c’est une somme de $650 millions que l’on veut économiser sur «la croissance normale» du prochain budget.Pour cela, le gouvernement prévoit obtenir $250 millions grâce à des gains de productivité et $400 millions par la suppression ou la réduction d’activités.Les décisions finales quant à ces sup-ressions ne seront prises qu’en décem-re, mais M.Bérubé se disait hier en mesure d’annoncer ses couleurs de la façon suivante: ¦ suppression de 12 organismes publics ou directions gouvernementales parmi les secteurs jugés moins prioritaires.Actuellement une vingtaine d’organismes ou directions sont l’objet de considérations; ¦ gel complet du recrutement pour une autre année dans la fonction publique, ce ui permettrait de réduire les effectifs ’environ 4% chez les employés permanents et de 6% chez les employés non permanents grâce aux départs volontaires et aux mises à la retraite.Le personnel des organismes supprimés sera versé dans une banque d’effectifs et pourra répondre aux nouveaux besoins; e suspension temporaire de programmes de transfert aux citoyens.Les programmes visés se trouvent dans le secteur des affaires sociales.Aucune décision ne serait prise encore, et M.Bérubé donne en exemple les allocations familiales et les allocation de disponibilité.Chose certaine, les programmes de transfert liés aux besoins nés de la crise, par exemple l’aide sociale, ne seront pas touchés.¦ suppression ou révision à la baisse d’activités de contrôle et d’inspection dans tous les secteurs, exception faite du ministère du Revenu.Déjà le ministère du Travail fait des inpections au hasard sur certains chantiers de construction et on pourra généraliser ce système; ¦ réduction des subventions aux organismes de loisirs socio-culturels et sportifs; e réduction d'activités gouvernementales pour l’entretien des routes, et au chapitre de la géologie, de la foresterie, de la cartographie et des infrastructures de loisir; ¦ abaissement des normes de confort (chauffage et climatisation) dans les édifices publics; M.Bérubé a refusé de dire comment les $400 millions se partageraient entre chacun des points cités.Il n’a pas voulu non plus garantir que cette somme serait unmaximum.Ce pourrait être moins ou plus selon l'évolution de la situation économique.Par rapport au budget probable, cela représente des compressions de l’ordre 1.6%.Les programmes d’amélioration de la productivité ne seront pas élastiques si la situation économique change.D’ailleurs le gouvernement a prévu poursuivre pendant une période de trois ans ces programmes avec des objectifs à chaque année de $250 millions d économies, soit 1% du budget.En résumé, ces programmes consisteront à rendre la machine gouvernementale plus efficace, de faire plus avec moins.On tentera d’éviter les dédoublements de services, d’éliminer le personnel en surplus, d’acheter moins de véhicules, etc.Pour la première année, l’objectif de $250 millions serait difficile à atteindre n’était du fait que dans le secteur de l’éducation on prévoit réaliser une économie nette de $100 millions par le biais de l'augmentation de la tâche d'enseignement qui est proposée dans le cadre des négociations des secteurs public et parapubïic.M.Bérubé a soutenu hier qu’il n'y a aucun lien entre ces négociations et le fait que le gouvernement rende publiques ses visées de compressions à ce moment-ci.Selon lui, il n'y a aucune volonté de la part du gouvernement de faire ainsi pression sur les syndiqués.Le ministre a expliqué qu'il s'agissait plutôt de donner une information qui, de toute façon aurait fait l’objet de fuites.Par le passé, le gouvernement a toujours attendu la présentation de son budget de dépenses à la fin de mars pour faire état de ses compressions budgétaires.La préparation des budgets commence toujours à l’automne.Déjà chaque ministère a préparé un document déterminant l'évolution des dépenses tandis que le ministère des Finances faisait une précision des revenus.Le comité des priorités a pu voir vers quels déficits on s’en allait et indiquer au Conseil du trésor le niveau des compressions nécessaires.Dans les prochaines semaines, les membres du Conseil du trésor discuteront avec chaque ministère de l'application Voir page I: Québac «Le débrayage étant illégal» Johnson: la notion de services essentiels devient insensée Vignola au DEVOIR M.Henri-Paul Vignola (Photo Jacques Grenier) Un nouveau rôle plus difficile que prévu par Alain Duhamel En août dernier, la candidature de M.Henri-Paul Vignola à la mairie de Montréal étonnait le public, surprenait ses adversaires et donnait au Groupe d'action municipale (GAM) un élan nouveau.À quelques jours des élections du 14 novembre, l’ancien directeur du Service de la police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM) admet volontiers que son nouveau rôle d'homme politique lui a posé quelques difficulté inattendues.«J'avais donné tout ce que Je pouvais apporter à la police.Pour moi.la mairie représentait un nouveau défi», a-t-il déclaré dans une entrevue qu'il accordait au DEVOIR.«Mon arrivée a stimulé plusieurs personnes.Puis après, nous avons traversé des périodes d’ajustement » Nous reproduisons en page 7 les principaux extraits de cette entrevue.M.Vignola a d'abord découvert la multiplicité des tâches qui incombent à un leader politique: chef de parti, stratège, agent de relations publiques, candidat et recruteur de candidats et de militants.La politique municipale ne suscite pas chez les électeurs le même intérêt, ni la même ferveur que la politique canadienne et la politique québécoise.M.Vignola en a pris conscience tôt en campagne électorale et a, en quelques occasions, lancé un appel aux citoyens afin de les inciter à s engager résolument dans une démarche pour la dé-Volr pag* 8: Vignola Begin est contredit par un des juges par Victor Cygielman collaboration spéciale JÉRUSALEM — Le témoignage du premier ministre Menahem Begin devant la commission d'enquête Kahane chargée d’élucider les circonstances et d’établir les responsabilités du massacre des Palestiniens à Beyrouth, a révélé hier l'incroyable légèreté avec laquelle le gouvernement israélien, réuni le jeudi 16 septembre, approuva l’entrée des phalangistes dans les camps de Sabra et Chatila.Peu à peu, les pièces du puzzle horrible se mettent en place.Il ressort de l’interrogatoire du premier ministre, qui a duré près d’une heure hier matin, que non seulement le vice-premier ministre David Levy avait soulevé la possibilité d’un massacre, mais également le général-major Rafael Eytan, chef de l’état-major israélien, et lui, dans des termes saisissants: «Les phalanges aiguisent leurs couteaux.Après l’assassinat de leur chef Bachir Gemayel.j'ai vu le meurtre dans leurs yeux.Des druzes ont déjà été tués.Une vengeance se prépare comme on n’en a pas encore vu.».Ces extraits du protocole de la réunion du gouvernement israélien du 18 septembre furent lus par le général de ré- serve Yona Efrat, membre de la commission d'enquête, où siègent également deux juges de la Cour suprême d’Israël: Itzhak Kahane, président, et Aharon Bark.Un silence lourd s’installa un moment dans la salle d'audience.Le premier mi- Volr pag* 8; Bagln restaurant français Déjeunera d’affaires 11 h )0 *14 h 30 d*9S.OO* 80.00 1020 ru* 81-Danla, Mtl.843-8802 Stationnement privé et gratuit Ouvert I* soir d* 4 2 M Le Devoir, mardi 9 novembre 1982 La France souhaite des relations renouvelées et privilégiées avec le Canada (Pierre Mauroy) LILLE, (AFP) — La France souhaite des relations «renouvelées et privilégiées 3vec le Canada», a déclaré, hier soir à Lille, M Pierre Mauroy, premier ministre français et maire de la ville, à l’issue d’un dmer offert en l’honneur de M.Pierre Elliott Trudeau, en visite officielle en France, M.Mauroy a également souligné que la France et le Canada ont «des liens exceptionnels, en raison notamment de leur ideal commun de liberté et de démocratie».Selon lui, la cérémonie, «particulièrement émouvante», qui a eu lieu hier après-midi à Vimy (Pas-De-Calais, nord de la France) au Memorial au souvenir érigé en l'honneur des 66,000 Canadiens morts en Europe pendant la Première Guerre mondiale, symbolise parfaitement les relations franco-canadiennes «C'est en ce lieu que soldats français et canadiens ont scellé de leur sang un pacte d'amitié entre nos deux pays», a déclaré M Trudeau, arrivé le jour même en France.«Il convenait, a-t-il ajouté, d entreprendre notre visite à la France d’aujourd'hui en venant à Vimy rendre hommage a ceux qui sont morts pour la France d hier» «Tous caressaient une même espérance pour leurs fils et leurs filles, a-t-il poursuivi: celle d'un monde où la guerre serait abolie, où l'atmosphère empoisonnée des nationalismes ferait place à la coopération entre les peuples, où la rhétorique des puissants serait remplacée par une lutte commune pour la dignité de l’homme».«L’Europe, qui nous a enseigné la guerre, nous a aussi enseigné la paix», a-t-il encore déclaré.«Ici, monsieur le premier ministre, lui a répondu M.Pierre Mauroy, nous sommes en territoire français sur un morceau de terre canadien acquis par le sacrifice de ces milliers de morts pour la cause qui nous était commune».Insistant sur la «communauté de valeur» et sur le «sang versé» qui unissent les deux pays, M.Mauroy a conclu sur la nécessité, «dans la fidelité à ce passé commun, à cette longue histoire, de renforcer la coopération entre nos deux pays et d’approfondir cette amitié ancienne afin qu’elle soit chaque jour renouvelée».La cérémonie, à laquelle assistaient les ministres des Anciens combattants des deux pays, MM.Bennett Campbell (Canada) et Jean Laurain (France), avait été ouverte par une salve de coups de canon et le passage d’une patrouille aérienne de CF-104 canadiens au-dessus du Mémorial battu par un vent violent.Devant des détachements militaires canadiens et français qui rendaient les honneurs, les deux chefs de gouvernement ont déposé des gerbes au pied du monument.À l’issue de la cérémonie, le cortège officiel a repris la route de Lille.Quatre divisions canadiennes avaient été envoyées, le 9 avril 1917, à l’assaut de la crête de Vimy, point stratégique de la bataille d’Arras.En une journée, les Canadiens avaient enlevé toutes les positions allemandes qui leur avaient été désignées, laissant 11,285 des leurs sur le champ de bataille.En souvenir de ces hommes, et sur les 110 hectares offerts par le gouvernement français, 11,285 arbres ont été plantés.Des dispositions sont observées de façon à en maintenir le nombre constant.A l'entrée du Mémorial, bordé de tranchées reconstituées et de vastes souterrains, deux colonnes de 35 mètres, placées sur un socle de 2,400 m2, portent, gravés, les noms des 60.000 membres du corps expéditionnaire canadien.D’autres inscriptions y exaltent «la paix, la justice et la vertu».Le Mémorial canadien de Vimy, dont la première pierre a été posée le 27 septembre 1927, a été inauguré le 26 juillet 1936, au cours d’une cérémonie grandiose, en présence du roi Edouard VIII d’Angleterre, du président de la République française, Albert Lebrun, de plusieurs dizaines de milliers de pèlerins et de 6,000 anciens combattants canadiens qui avaient traversé l’Atlantique pour 1 occasion.Les cérémonies du cinquantenaire, en avril 1967, avaient été présidées par le prince Philip d’Edimburg.A Lille, le premier ministre, M.Trudeau, s’est félicité que la «France soit en train de renoncer à un certain passé jacobin (centralisateur) pour tenter; elle aussi, de marier le droit à la difference avec le besoin d'unité de la nation».Dans une allocution prononcée à l’hôtel de ville de Lille, M.Trudeau a affirmé que «le besoin d’unité économique et politique dans le respect de la diversité et de l’intimité culturelle des citoyens est à la base même du fédéralisme canadien».Par des voies différentes, la France comme le Canada, a-t-il souligné, «mise sur le fait qu’on peut être en meme temps bons Français et Lillois ou Marseillais, que les appartenances ne s’excluent pas, mais s’appellent et se complètent, qu’il convient à notre époque d'élargir la conscience des hommes aux dimensions du monde sans pour autant négliger leur besoin d’enracinement».Pour sa part, M.Mauroy a souligné que «l’amitié fraternelle de la' France est acquise au Québec quoi qu'il advienne» et est «également offerte à tous ses francophones dispersés sur toute l’étendue du Canada».«Les relations privilégiées que nous entretenons avec le Québec depuis bientôt deux décennies procèdent de l’histoire et de la nature des choses», a-t-il dit, estimant que «nul ne saurait en prendre ombrage.» Le premier ministre français a souligné, par ailleurs, la nécessite «plus que jamais en cette période de crise» d’accroître les échanges bilatéraux dont «la modestie est une anomalie».À cet égard, il a exprimé le souhait que les responsables économiques canadiens de haut niveau, en visite en France cette semaine, aient avec leurs partenaires français des conversations qui permettent de «jeter les bases d’opérations nouvelles en France au Canada».Auparavant, M.Trudeau et son fils Justin, âgé de 10 ans, avaient visité en 45 minutes, lundi en fin d'après-midi, le Musée des Beaux-Arts de Lille, en compagnie notamment de M.Pierre Mauroy.Après un bref tête-à-tête avec M.Mauroy et un dîner officiel à l’Opéra de Lille, M.Trudeau se rendra ce matin à Paris, où il aura un entretien suivi d’un dîner avec le président français.Donald Macdonald compte remettre son rapport dès 1984 par Michel Vaetel OTTAWA — Le président de la Commission royale d’enquête sur l'union économique et les perspectives de développement au Canada, M Donald Macdonald, a déclaré hier au DEVOIR qu'il compte remettre son rapport des 1984, La Commission n’utiliserait donc que deux des trois années que le gouvernement lui a donné pour remplir son mandat M.Macdonald a précisé au DEVOIR, au cours d'un bref entretien téléphonique, que son acceptation de présider la Commission «n'indique pas qu’il ait définitivement renoncé» à rechercher la succession de M.Trudeau, quand elle sera ouverte.Certains avaient interprété cette nomination comme un signe que l’ancien ministre des Finances n était plus disponible, Le mandat de trois ans signifierait, en effet, qu'il ne pourrait, à moins d'abandonner son mandat en cours de route, être libre avant 1985.Or.tout le monde pense que le premier ministre aura quitté la politique d’ici là et la prochaine élection doit se tenir justement au plus tard en 1985 Il apparaît maintenant que M.Macdonald sera libre en 1984 et il n'a absolument pas voulu garantir qu’il terminera son mandat de président de la Commission royale.«C’est possible», s est-if contenté de dire.M.Donald Macdonald contacte actuellement les membres possibles de cette commission.Il a confirmé, sans préciser davantage, qu’il avait déjà obtenu l’accord d’un candidat québécois.Il sera à Ottawa la semaine prochaine, après le retour de M.Trudeau d’Europe, pour tenir une conférence de presse et vraisemblablement publier la liste des membres de sa Commission Hier aux Communes, l’opposition a protesté contre la longueur et la nature très vague du mandat confié à la Commission Macdonald.Mais, si les études sur «les perspectives de développement» abondent effectivement, aucune Commission royale ne s’est encore prononcée sur le partage des pouvoirs économiques, qui constitue la guérin l’éditeur édite partie la plus importante de son mandat.M.Donald Macdonald n'arrive pas comme un Inconnu de la part des provinces: ¦ Il était ministre de l'Energie au moment de la crise du pétrole en 1973 et il a mené une rude bataille avec les provinces productrices pour leur imposer une taxe à l’exportation du pétrole, un prix subventionné pour les consommateurs de l’est et la création de Petro-Canada; ¦ il était ministre des Finances pour le début des négociations sur les accords fiscaux de 1977 et c’est lui aussi qui imposait les contrôles sur tes prix et les salaires en 1975; ¦ il était ministre de la Justice au moment du déclenchement de la loi sur les mesures de guerre en 1970; Celui qu’on a surnommé «Big Mac» au Canada anglais laisse donc maintenant la porte ostensiblement ouverte sur son avenir.Absent du congrès de son parti le weekend dernier, en raison de sa nomination trop récente à la tête de la Commission, il a permis à son principal adversaire, M.John Turner, de se faire remarquer.Mais M.Macdonald aura beaucoup plus d'occasions que son rival de se faire remarquer dans toutes les capitales provinciales qu’il a reçu «l’ordre» de visiter avec sa Commission d’enquête — et à Ottawa, où il aura souvent le besoin de rencontrer les ministres influents du cabinet, et le premier ministre lui-même.Si, comme on le prévoit, les travaux de la Commission suscitent un débat national sur la nature du fédéralisme économique canadien, M.Donald Macdonald pourrait se poser en champion du gouvernement central fort, un thème cher aux libéraux de l’Est et du Canada central.Et au cas où effectivement M.Macdonald deviendrait chef du Parti libéral, son rapport constituerait une excellente carte à jouer en campagne électorale contre le «Livre bleu» sur le «Canada des Communautés» que les conservateurs de M.Joe Clark promettent depuis maintenant trois ans.Ottawa devra dépenser $5.3 milliards de plus OTTAWA (PC) A la suite d'une petite fuite d’hélium, qui sert à pressuriser les conduites de carburant, le lancement de la navette Columbia, prévu jeudi à Cap Canaveral, a été retardé de sept heures.Une équipe de la NASA s'entraîne ici pour être prête à toute éventualité (Photolaser AP) En bonne partie parce 3u u n avait pas prevu une crise aussi longue ans le secteur de l’emploi, le gouvernement fédéral devra dépenser quelque $5.3 milliards de plus qu’il ne l’avait prévu lors de ses dernières estimations budgétaires en février dernier.C'est ce qui ressort des estimations budgétaires déposées hier aux Communes par le président du Conseil du trésor, M, Herb Gray, estimés qui font passer à $79.6 milliards les prévisions de dépenses du gouvernement fédéral d’ici mars 1983.De ces nouvelles dépenses, quelque $3.4 milliards sont inévitables et proviennent de l’ampleur inattendue prise par des programmes auxquels Ottawa s’est déjà engagé.Ainsi, le gouvernement fédéral accordera $1.8 milliard aux compagnies pétrolières dans le cadre de son programme d encouragement à ce secteur, visant a favoriser l’exploration et l’aménagement de puits de pétrole et de gaz.En outre $49 millions seront accordés à Petro-Canada pour la survie du projet Cold Lake en Alberta.Lors de sa récente déclaration sur l'état de l’économie, le ministre Lalonde a rappelé q.u’Ottawa entendait maintenir son programme d’encouragement à l’industrie et que les $660 millions qu’Ottawa entendait récupérer dans l'Énergie le seraient sur le programme d’isolation des maisons et dans l’actif de Petro-Canada.En raison d’un taux de chômage beaucoup plus élevé que prévu, le gouvernement versera $774 millions en contributions supplémentaires au fonds de l'assurance-chômage.Cette année Ottawa aura versé quelque $1.9 milliard seulement pour combler le déficit de ce fonds que les seules contributions des salariés et des employeurs ne suffisent plus à maintenir à flot. partir du premier janvier prochain, ce problème ser toutefois en partie résorbé, Ottawa ayant annoncé une hausse d’environ 40% des cotisations tant pour les employeurs que pour les employés.En outre quelque $198 millions devront d’ici mars être accordés en paiements additionnels d'aide sociale pour compenser l'augmenta-tions des factures des gouvernements provinciaux au chapitre de l’assistance sociale.Ottawa devra aussi consacrer quelque $417 millions de plus que prévu en transferts fiscaux aux provinces, tandis que $146 millions supplémentaires iront aux compagnies de chemin de fer pour assurer l’entretien des parties les moins rentables du réseau dans l’Ouest.Le gouvernement fédéral passera aussi à la caisse pour l’aide qu’il a accordée à la firme Massey Ferguson en 1981 et qui lui coûtera $126 millions cette année.Parmi les dépenses supplémentaires qui ne proviennent pas de programmes déjà votés en Chambre se trouvent les $400 millions promis aux sociétés Canadair et de Havilland, engagement que l'opposition a déjà condamne aux Communes.Montréal freine l’essor du Conseil des arts de laCUM par Alain Duhamel Depuis que le Conseil des arts se trouve sous l’autorité de la Communauté urbaine de Montréal, la Ville de Montréal a fait obstacle à son développement et lui a refusé une nouvelle dotation de fonds ayant quelque rapport avec son rôle de premier foyer culturel du pays.Il y a quelques semaines encore.la délégation montréalaise au comité exécutif de la CUM, majoritaire pour l’heure.s'opposait à une aug mentation de $200,000 du budget du Conseil des arts, Tous les maires de la banlieue, y compris le président du comité exécutif, M.Pierre DesMarais II, maire d’Outre-mont, ont voté en faveur d'une augmentation de fonds.En février dernier, un comité de consultation du Conseil des arts publiait un important rapport sur l’avenir de l'organisme et son rôle essentiel dans la promotion de Montréal sur le plan international en sa qualité de capitale culturelle du Canada.Le rapport a été déposé aux archives de la CUM.«Considérons aussi le fait que Montréal était, historiquement, le centre culturel du Canada : diverses circonstances ont causé un certain recul, mais Montréal a toutes les rai- Les sons ^ et la parole Collection Langue et société dirigée par Guy Connolly Alain Marchai ISBN-2-7601-0170-3- 182 p.8,95$ sons de vouloir reconquérir son titre de capitale culturelle du Canada», disait le rapport.Depuis 1977, le budget du Conseil des arts est passé de $1,385,000 à $1,650,000 en 1982.Pendant la même période, la communauté métropolitaine de Toronto a augmenté son budget de $1,315,000 à $3.560,000.En dollars 1981, le budget du Conseil des arts a en fait diminué de 25%.La situation devient périlleuse aux veux du président du Conseil des arts, M.Jean-Pierre Goyer.«Non seulement nous ne sommes pas en mesure d'augmenter de quelque façon que ce soit nos subventions aux groupes artistiques professionnels freinant par le tait même leur essor, mais durant ces dernières années, nous avons contribué à créer à la plupart d'entre eux des déficits dont le paiement en intérêts sur les emprunts s’avère de plus en plus onéreux et met en péril leur bon fonctionnement, sinon leur survie», écrit M.Goyer dans une lettre au comité exécutif de la CUM.Le rapport du comité de consultation recommandait de doubler le budget du Conseil des arts.La requête du Conseil des arts pour une augmentation de $200,000 constituait une première tentative dans le but d’atteindre cet objectif.Cette somme aurait servi, entre autres choses, au Musée des Beaux-Arts de Montréal dont la situation financière demeure dans un état grave.En 1956, la Ville de Montréal créait un précédent en instituant un Conseil des Arts.À cette époque, les gouvernements de Québec et d'Ottawa et les autres grandes villes du Canada n avaient pas encore mis en place des institutions dans le but exprès de promouvoir le développement de la vie artistique et culturelle.Le Conseil des arts se finançait à même le produit de la taxe de vente au détail dans Tile de Montréal, dans l’île Jésus et à Longueuil.Le gouvernement québécois prélevait un pour cent du produit de cette taxe avant même que les villes puissent toucher leur part.La réforme de la fiscalité municipale, en 1980, a privé les villes d’une ristourne de 2% sur le produit de la taxe de vente et a, en même temps, retiré au Conseil des arts une source de financement autonome et indexé automatiquement selon la progression des ventes au détail.C’est à l’occasion du débat sur la réforme de la fiscalité municipale que les villes de banlieue, pour la première fois, ont découvert qu’elles contribuaient au budget du Conseil des arts de la ville de Montréal sans jamais avoir eu quelque influence que ce soit sur le fonctionnement et le rôle de cet organisme.Elles ont néanmoins accepté que la CUM prenne à sa charge le Conseil des arts et contribue à son financement dans les proportions de leur quote-part au budget d'administration de la CUM.La Ville de Montréal souhaitait plutôt que la réforme de la fiscalité laisse au Conseil des arts une source autonome de financement sans qu’il ne soit nécessaire de le faire passer sous l’autorité de la CUM et de partager son rayonnement avec les villes de banlieue.l'étude dee sons de la parole relève de la PHONÉTIQUE qu telle qu'on l entend aujourd'hui, est une discipline neuve, taisant appel aux techniques d'investigation les plus modernes.Par l'objet de son étude, la phonétique se situe A un carrefour de disciplines scientifiques comme la médecine, l'acoustique, les télécommunications.Parce qu’avant tout linguistique, la phonétique n'étudie pas les sons de la parole seulement comme des éléments physiques, qu'il est possible de décrire en termes articulatoires et acoustiques, male également comme des unités d'un système de communication.Elle n'oublle jamais que derrière la parole.Il y a un message.L'auteur des SONS ET la PAROLE présents Ici de façon acceaalblé et complète les connaissances fondamentales nécessaires è la compréhension et des travaux de recherche sur la parois st ds l'état actuel du phonétisme du français.En vente dans les librairies: 4580 rue Samt-Osnls Montréal.Québec Tél : ne sont pas conformes à leurs aspira- , lions, par des méthodes de persua- =¦ sion, soit en organisànt des groupes de 1 pression, ou en mettant un autre parti •> au pouvoir, ou en se faisant élire., Or, que voyon-snous aujourd’hui?Des associations syndicales réunissant j leurs membres pour décider si oui ou non ils obéiront à la loi.C’est une directe atteinte au fondement même de notre système politique.Les syndicats accepteraient-ils que les employeurs se concertent pour contrevenir au , code du travail, par exemple, pour ne ¦ plus déduire les cotisations syndicales , sur les chèques de paye?Devant la détermination des syndicats de défier ouvertement les lois, en dépit des amendes prévues au code du travail, et à cause des conséquences sociales graves qui s’ensuivront, nous demandons au gouvernement de procéder immédiatement à la modification du code du travail, à savoir: — pour tout syndicat qui organise la désobéissance civile, décertification ou suppression du privilège de la déduction des cotisations syndicales à la source; — pour tout syndiqué qui incite au défi de la loi, congédiement sur-le-champ.Bien entendu, avec la décertification d'un syndicat, il ne pourra plus y avoir de négociation avec lui.Mais le gouvernement pourra fixer les conditions de travail par décret comme il l’a déjà fait dans le passé.Nous osons espérer, monsieur le premier ministre, que vous verrez dans notre démarche, un souci de protéger les plus démunis, les plus faibles, et que vous saurez partager notre sentiment en agissant promptement et avec fermete.¦ La JOC et son rôle Indispensable On commence à peine à se rendre compte de l’ampleur des problèmes de la jeunesse, en particulier de la jeunesse travailleuse.Pourquoi a-t-il fallu que la crise économique, par les fermetures d’usines, le chômage, le travail à temps partiel, touche l'ensemble de la classe ouvrière pour reconnaître que les jeunes travailleurs et travailleuses vivaient déjà ces mêmes situations depuis plusieurs années.Dans notre société, ce sont les jeunes et les femmes qui sont les plus marginalisés.Même les évêques disent que notre société est en train de sacrifier toute la génération actuelle.Pourtant les jeunes regroupés dans le mouvement de la JOC lancent des cris de détresse depuis quelques années.La JOC a organisé des manifestations dans huit villes du Québec qui ont regroupé plusieurs centaines de jeunes pour dénoncer le chômage et réclamer «qne vraie job» comme un droit.Une enquête récente de la JOC, faite auprès de 320 jeunes travailleurs et travailleuses, révèle que 76% d’entre eux ne sont pas syndiqués, que 52% d'entre eux ont moins de $150 par mois de revenu.L’exploitation est inimaginable.Pourtant, on dit encore que les jeunes sont paresseux, qu'ils veulent tout avoir.Pourquoi alors y-a-t-il autant de suicides chez les jeunes?Ça fait longtemps pourtant que la JOC, comme organisation de jeunes travailleurs et travailleuses s’efforce de nous faire connaître la réalité et les aspirations des jeunes.Le mouvement fête cette année son 50e anniversaire.Nous voulons souligner son rôle indispensable dans la conjoncture actuelle.Comme mouvement d’action catholique, il a aussi un apport indispensable dans le développement de l'Église populaire au Québec.Claude HARDY du Centre de Pastorale en milieu ouvrier.¦ La prétendue menace cubaine Le Canada envisage sérieusement d’adhérer à l’Organisation des États américains et ceci est présentement débattu dans la presse québécoise.Connaissant le sérieux de votre journal et l’intérêt qu’il porte aux problèmes de l’Amérique centrale, il nous a paru de première importance d’informer, à travers vos pages, les lecteurs québécois de l’amendement Symms adopté récemment par le gouvernement des États-Unis.Cet amendement a causé de sérieux remous sur la scène internationale et surtout sur notre continent.Le Sénat américain, suite à une proposition de M.Steve D.Symms, sénateur républicain de l’État de l’Idaho, vient d’approuver le 10 août dernier Sar 69 voix contre 27 «l’amendement ymms» qui autorise le président à utiliser «tous les moyens» y compris les armes et l’envoi de troupes contre Cuba si ce dernier constituait une «a- gression» dans l’hémisphère occidental.Nous savons cependant que les États-Unis ont déjà plusieurs fois dénoncé une supposée présence cubaine au Salvador sans réussir à le démontrer publiquement.Le chef même du Bureau des intérêts américains à Cuba, M.Wayne Smith, déclarait récemment que la prétendue menace cubaine en Amérique centrale était dépourvue de preuves.Ainsi, l’amendement Symms donne le droit aux États-Unis d’attaquer Cuba à tout moment sur une simple accusation non vérifiée.Par ailleurs, le texte de l'amendement Symms prévoit l’envoi de troupes américaines en Amérique centrale pour répondre à toute ingérence extérieure.Ce projet de loi prévoit donc la possibilité d’une action militaire en Amérique centrale ou Cuba sans que celle-ci soit approuvée par le Congrès américain — ce qui entre en totale contradiction avec la «loi sur les facultés de guerre de 1973».Il est donc évident que cet amendement peut entraîner des conséquences extrêmement périlleuses pour l'équilibre et la paix mondiale.Il favorise dangereusement les solutions par la force et par conséquent la militarisation des rapports internationaux.Au moment où se discute une question aussi importante que l’adhesion du Canada à l'OEA, il devient impérieux que le gouvernement canadien tienne compte de cette nouvelle escalade dans la politique irresponsable des États-Unis vis-à-vis de l’Amérique centrale et de Cuba.Jacques GIGUÈRE, pour le Carrefour culturel de l’amitié Québec-Cuba Montréal, 28 octobre ¦ Le poids des citoyens à Montréal Quelle collaboration un groupe de citoyens peut-il obtenir de la part de l'administration municipale montréalaise quand il manifeste son désir d’améliorer la qualité de vie d’un quartier?Elle est complètement nulle si l’on en juge par les démarches que nous avons entreprises récemment auprès de la Ville de Montréal.Nous sommes un groupe de résidants de la rue de Mentana soucieux d’obtenir un peu de tranquillité chez nous en obligeant les automobilistes à utiliser une artère plus large pour aller vers le sud.La circulation automobile a transformé cette rue en véritable autoroute.Voici les faits: une pétition, signée par plus de 150 résidants (90% des répondants du secteur concerné se sont montrés favorables à l’idée proposée) dort dans les tiroirs du comité exécutif à l’hôtel de ville de Montréal, de même que sur les bureaux du conseiller municipal et du service d’urbanisme.où le document fut envoyé par courrier recommandé, depuis octobre 1981.Nous n'avons reçu aucun accusé de réception, le conseiller a toujours été insaisissable, etc.En août 1982, seconde tentative: la étition est expédiée à nouveau, au ervice d’embellissement cette fois, où un responsable se voit chargé du dossier, puis à nouveau au conseiller.Depuis, plus rien, sinon que l’on nous renvoie d’une instance a une autre, Formulées par un groupe de citoyens qui désirent un changement, ces pressions répétées sont demeurées vaines, Personne, dans toute cette faune bu-4 Les «Lettres au DEVOIR» doivent être signées.L'adresse de même que le numéro de téléphone, ne sont requis que pour tins d’identification dans nos dossiers.LE DEVOIR demande è ses correspondants de bien vouloir s en tenir ê moins de deux feuillets dactylographiés i doubla Interligne et de taire parvenir leurs textes ê Mme Suzanne Marchand.LE DEVOIR se réserve le droit d’abréger les textes trop longs.reaucratique et fonctionnairiste n’3 daigné formuler le moindre embryon de réponse à une demande pourtant pleinement justifiable et facile à réaliser, qui répond en priorité à un désir de mieux-vivre chez un groupe de citoyens Conclusion: de toutes les instances gouvernementales, le palier municipal est celui qui peut le plus facilement améliorer la qualité de vie des citoyens, surtout parce qu'il est le seul à exercer une juridiction concrète sur des problèmes d’aménagement qui ont une incidence directe sur la vie quotidienne des citoyens.C'est pourtant d’une profonde inefficacité que.l’on doit accuser l'administration en ce domaine', où la prise de décision semble obéir à des lois pour le moinsF obscures.La campagne électorale en cours à Montréal actuellement-changera-t-elle quelque chose?C’est i voir.* Michel McINNlS Montréal le 28 octobre ¦ Un appel du centre Assomption n Vous êtes originaire de Moncton (N.B.)?Il v a donc de bonnes chances que vous ayez déjà participé aux activités de l’ancien Centre de jeunesse assomption de la rue Archibald.Si tel est le cas, nous aimerions pouvoir communiquer avec vous concernan|t une léunion que nous organisons pour les 1er, 2, 3 juillet 1983.Veuillez nous faire parvenir vos nom (et nom de fille s’il y a lieu), adresse et numéro dç téléphone à: Réunion du Centre Assomption, Case postale 951, Moncton, N.B., E1C 8N8 Lillian MacMILLON, présidente de la réuniofi Moncton, 1er novembre >.LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société é responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211.rue du Saint-Sacrement.Montréal H2Y ixt Il est composé et Imprimé par l'Imprimerie Dumont, division du Groupe Québécor Inc., dont les ateliers sont situés à 9130 rue Bolvln, Ville LaSalle.L'agence Presse Canadienne est autorisée è employer et è diffuser les Informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne $95.00 par année; six mois.$50.00; trois mois: $28.00.A l'étranger: $105.00/par année; six mois: $55.00; trois mois: $30.00.Éditions du samedi: $19 par année.Édition quotidienne, livrée è domicile par porteur: $2.10 par semaine.Tarit de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.DépOt légal: Bibliothèque nationale du Québec.TtLÉPHONI: 844-3161 (lignée groupées).I Henri-Paul Vignola au DEVOIR «Un peu le genre père de famille, mais c’est ce que j’aime.» par Jean-Louis Roy, Jean-Claude Leclerc, Alain Duhamel HENRI-PAUL Vignola a fait son apprentissage politique en pleine campagne électorale en reprenant un thème qu'il chérissait à la direction du Service de police de la CUM: le rapprochement entre les citoyens et l'administration.Le degré de satisfaction des citoyens à l'égard de la police, qui demeure dans les sondages généralement élevé, lui permettrait de croire à un avantage certain en début de campagne.«Je représente les valeurs de securité et de stabilité», avait-il dit dans sa première intervention publique LE DEVOIR — Durant cette campagne, vous pourriez jouer la carte de la sécurité.On sent que vous vous restreignez d ce sujet même si notre sondage a clairement identifié ce sujet comme une priorité.Pourquoi avez-vous choisi cette attitude-ld?H-P.V.— Parce que je prends pour acquis que je suis identifié, que les gens me reconnaissent déjà comme l'ancien chef de police, que je n’ai pas tellement à faire de publicité, à insister pour dire que si j'étais élu le 14 novembre, la sécurité serait assurée et améliorée.LE DEVOIR — Pendant la cam-paçne, il y a l'opération "Tandem" qui fonctionne.Ces gens-ld, visitent, au nom de l'administration municipale, 4,000 foyers C'est un gros porte-d-porte.H-P.V.— Je n’ai pas à vendre l'opération "Tandem'' parce que les gens savent déjà que j’ai été l’un des partisans de ce programme lorsqu’il a été lancé à l'hôtel de ville de Montréal.Les gens savent fort bien que, une fois au pouvoir, nous allons appuyer ce programme parce que c’est un programme communautaire très important qui implique à la fois les citoyens et les policiers.Nous pourrions même l'étendre à la prévention des incendies, quand on pense que, dans le dernier budget, il y a diminution de 62 pour cent au chapitre du programme de prévention.LE DEVOIR — Dans quelques semaines, la ville se trouvera dans une situation nouvelle d la Communauté urbaine.Quelle sera votre attitude avec les villes de banlieue?H-P.V.— Mon attitude en sera une de partenaire parce que le temps des luttes intestines entre la CUM et la ville de Montréal doit être une chose du passé.Aujourd'hui, nous devons rallier toutes les forces à la fois de la CUM, des banlieues et de Montréal pour aller chercher ce que nous avons perdu et qui s’est rendu à Toronto, à Calgary et dans d’autres grandes villes afin que Montréal regagne son titre de Métropole.Les luttes y Henri-Paul Vignola.51 ans.policier pendant 30 ans, ancien directeur du Service de police de la CUM.(Photo Jacques Grenier) intestines ont servi simplement les autres villes au détriment des Montréalais.LE DEVOIR — La proposition du gouvernement sur le transport en commun vous paraît-elle acceptable ou inacceptable?H-P.V.— D’un certain point de vue, elle est acceptable dans la mesure où elle peut ramener des citoyens à Montréal.Si on développe un système régional tellement bon que l’on maintient les banlieusards en dehors de Montréal, je serai un de ceux qui constestera et qui revendiquera un autre type de système.En fait, ce qui est important, c’est d’améliorer le système de transport en commun dans 1 île de Montréal parce que.enfin, ce sont les contribuables de Montreal qui sont les premiers actionnaires.LE DEVOIR — En décembre, les élus municipaux devront décider des tarifs de la CTCUM.Vous êtes maire, vous êtes au Conseil de la CUM, comment allez-vous traiter ce dossier?H-P.V.— Je pense qu’une décision aussi importante ne doit pas être prise seulement au niveau politique.Je pense qu’une décision semblable doit être prise en consultation avec les citoyens et les organismes les plus impliqués.C’est pour cela que je recommande qu’il y ait des commissions consultatives, qu’il y ait des audiences publiques sur des sujets aussi importants que ceux-là.Nous ferions la part à la fois des avantages et des inconvénients de la hausse ou du maintien du tarif et, après consultation, les hommes politiques auront la responsabilité de prendre les décisions en tenant compte de l’équilibre entre les avantages et les inconvénients.Au niveau de la consultation, tout le monde a droit au chapitre, mais au niveau de la décision, il n’y en a qu’un qui doit être responsable, l’homme politique.LE DEVOIR — Il n’est pas question de confier cette tâche d un groupe d ’ administrateurs.H-P.V.— De moins en mois, Depuis Perspectives et défis Le mandat de la commission d’enquête sur l’économie canadienne Teste du mandat dont le premier ministre du Canada a annoncé la création vendredi dernier, 5 novembre, et qui doit taire rapport sur «l'union économique et les perspectives de développement du Canada» LE Comité du Conseil privé a été saisi d’un rapport du très honorable Pierre Elliott Trudeau, Premier ministre du Canada, faisant valoir: — que le Canada est un pays aux possibilités quasi illimitées, qui s’est engagé à assurer l’avancement économique et social de ses habitants, à réduire les disparités économiques et fiscales entre ses diverses régions et à répartir équitablement les avantages et les fardeaux du développement national; — que l’économie mondiale connaît des changements importants, surtout en ce qui concerne l’activité industrielle, l’utilisation des ressources naturelles, le mouvement des capitaux au sein d’un même pays et entre Etats, changements qui auront des répercussions importantes pour le Canada; — que les rapports économiques actuels entre pays, et entre individus et groupes d’un même pays, se caractérisent par une interdépendance accrue en même temps qu’une intensification de la concurrence; — que, pour relever le défi du changement au niveau national aussi bien qu’international, afin de réaliser les potentialités du Canada et d'assurer le bien-être économique et social de tous ses habitants, il importe de mieux comprendre les aspirations des diverses régions, de coordonner davantage les initiatives des différents échelons de gouvernement et de susciter plus d’appui pour l’union économique canadienne.À ces causes, sur avis conforme du Premier ministre, le Comité du Conseil privé recommande que l’honorable Donald Sto-vel Macdonald et toute autre personne pouvant être désignée à l’occasion soient nommés commissaires en vertu de la Partie I de la Loi sur les enquêtes et chargés d’enquêter et de faire rapport sur les possibilités, perspectives et défis économiques à long terme qui se dessinent pour la fédération canadienne et ses diverses régions, et sur l’incidence de ces perspectives et défis sur les institutions économiques et gouvernementales et sur la gestion des affaires économiques du Canada.Le Comité recommande en outre que les commissaires se penchent sur les questions ci-après et tassent rapport à leur sujet: a) les objectifs nationaux à poursuivre et les politiques de développement économique à adopter, y compris les aspects suivants: — les tendances des besoins et de la situation du marché du travail; — les faits nouveaux touchant l’offre de matières premières, sources d’énergie comprises; — les besoins de capitaux et la structure des coûts dans un monde caractérisé par une vive concurrence, une technolo- §ie avancée et une forte interdépen-ance; — les tendances qui se manifestent aux chapitres de la productivité, des niveaux de vie et du progrès social; — l’adaptation et la croissance du secteur industriel; — les possibilités et les contraintes du développement économique régional dans un cadre économique national; — l’intégrité de l’union économique canadienne.du double point de vue de l’unité du Canada et de la possibilité, pour tous les Canadiens, d’avoir part à la prospérité économique au fur et à mesure de son accroissement; b) les aménagements institutionnels et constitutionnels propres à promouvoir la liberté et le bien-être des citoyens canadiens en même temps que le maintien d’une économie forte et concurrentielle, y compris les aspects suivants: — les moyens d’améliorer les relations entre les gouvernements, les milieux d’affaires, les syndicats et les autres groupes qui composent la société canadienne; — la répartition opportune des pouvoirs, instruments et moyens fiscaux et économiques entre les différents niveaux de gouvernements et d’administrations; — les changements à apporter aux institutions du gouvernement central de façon à mieux tenir compte des opinions et des besoins de tous les Canadiens et de toutes lés régions et à favoriser l’expansion de l’union économique canadienne.De plus, le Comité recommande qu’au cours de leur enquête et au moment de rédiger leur rapport, les commissaires aient à l’esprit les principes suivants: a) l’économie canadienne repose sur l’initiative et la productivité de chaque Canadien, dans un contexte où se complètent les activités des secteurs public et privé, et qui reflète les valeurs traditionnelles de notre société; b) la politique économique doit être examinée du point de vue de ses rapports avec l’indépendance politique et economique du Canada et avec les aspirations plus générales de ses habitants, celles-ci devant être reflétées dans les responsabilités des gouvernements; c) la gestion de l’économie du pays, ia croissance économique équilibrée de ses différentes régions et la réduction des disparités fiscales entre les provinces sont essentiellement des responsabilités fédérales; les provinces ont pour leur part des charges importantes en ce qui a trait à l’élaboration et à la mise en oeuvre de la politique économique et sociale; d) le rapport devra tenir compte de l'esprit de la Constitution canadienne, s'y conformer, et s’appuyer sur l’hypothèse que la structure fédérale canadienne ne s’écartera pas sensiblement de ce qu’elle est à l’heure actuelle.Le Comité recommande en outre que les commissaires: 1.reçoivent l’ordre de consulter, dans le cadre de leur enquête, tous les gouvernements provinciaux et administrations territoriales ainsi que les Canadiens intéressés de toutes les couches de la société et de toutes les régions du pays; 2.soient autorisés à créer les comités consultatifs de Canadiens éminents que pourra nécessiter, selon eux, l’examen de l’un ou l’autre aspect de leur mandat; 3.aient le pouvoir d’adopter la procédure et les méthodes qu’ils jugeront nécessaires à la poursuite de leur enquête: 4.puissent compter, au besoin, sur la collaboration des fonctionnaires et employés des ministères et organismes du gouvernement du Canada, en particulier pour l’accès à la documentation; 5.soient autorisés à siéger aux moments et aux endroits voulus au Canada; 6.soient autorisés à exercer tous les pouvoirs que leur confère l’article 11 de la Loi sur les enquêtes; 7.soient autorisés à retenir les services d’employés de soutien et de conseillers techniques, avocats compris, qu’ils jugeront nécessaires à la poursuite de leur enquête et à leur verser la rémunération et les indemnités de frais qu’approuvera le conseil du Trésor; 8.soient autorisés à louer, avec le concours du ministère des Travaux publics.les bureaux ainsi que les salles et installations d’audiences qu’ils jugeront nécessaires à leur enquête, ce à des loyers conformes aux lignes directrices dudit ministère à cet égard; 9.soient autorisés à publier des études spéciales lorsque ce sera à propos; 10.reçoivent l’ordre de faire rapport au Gouverneur en conseil dans un délai raisonnable celui-ci ne devant pas dépasser trois années à compter du moment présent; 11.reçoivent l’ordre de remettre leurs dossiers à l’archiviste fédéral aussitôt que possible après la conclusion de leurs travaux.Le comité recommande enfin que l’honorable Donald Stovel Macdonald soit nommé président de la Commission, que je suis en politique, je réalise que c’est toi qui ramasses les pots cassés, que c'est toit qui paies la facture au moment des élections.On ne doit pas déléguer des choses qui ne se délèguent pas.Une administration municipale doit être à l’image de ses citoyens.A un moment donné, il y a distorsion si vous confiez cette responsabilité à des technocrates.Quand il y avait des problèmes de grève à la CTCUM, j’entendais M.DesMarais II dire: «Ce n'est pas mon dossier, c’est ia CTCUM».Il y avait une espèce, je ne dirais pas une évasion, mais il était obligé de le faire à cause de la loi.LE DEVOIR — Ce n’était pas le cas dans la police.H-P.V.— Ce n’était pas le cas dans la police où effectivement il y avait représentativité autant de la banlieue que de Montréal.J’ai bien aimé mon expérience et cela m a forcé à être d une transparence extraordinaire dans l’administration publique.On y gagne à être transparent.Les gens deviennent complices en ce sens qu ils comprennent les difficultés que nous traversons et nous appuient aussi dans nos succès.C’est comme cela que je verrais l’administration municipale de Montréal, une administration transparente.Je voudrais non seulement être maire de Montréal, mais maire des Montréalais.Je voudrais être proche des gens, Je voudrais continuer à faire mes visites de quartier, puis le dimanche après la messe, j’aimerais être dans un quartier, puis le dimanche suivant, dans un autre quartier.C’est un peu le genre père de famille, mais c’est ce que j’aime.LE DEVOIR - Comment comptez-vous restaurer le poids politique de Montréal dans les affaires du pays ?H-P.V.— D’abord, bâtir notre crédibilité vis-à-vis des gouvernements supérieurs en démontrant que nous sommes une administration compétente, une administration valable, une administration responsable.J’ai l’impression que les gens vont nous donner un test.Une fois que nous l’aurons réussi, je pense que nous serons capables de nous imposer.Cela ne se fera pas du jour au lendemain.Je veux tout simplement transposer au niveau municipale ce que j’ai réussi.Je pense que je suis le gars le plus intéressant comme candidat parce que les gens m’ont vu opérer.J’avais une formule gagnante, j’ai l’intention de la transposer, pas mieux, pas pire, mais en profitant de mes erreurs, puis en axant davantage sur les points fortes.Je pense alors que je serai capable de parler aux gouvernements supérieurs.LE DEVOIR — Estimez-vous que le maire Drapeau a été bon lobby ces dernières années?H-P.V — Il a été un bon lobby pour ses bons dadas.Et encore, il fait du bon lobby pour avoir un toit sur le stade, pour avoir un train rapide entre Mirabel et New York.Mais il ne fait rien sur le plan économique pour un peu sensibiliser le gouvernement du Québec et le gouvernement fédéral.Il faut vraiment leur faire prendre conscience qu’il est question de renaissance économique de Montréal et que nous avons besoin d’eau.Nous n’a- vons pas de solution magique, je n'en ai pas actuellement, mais je sais qu'avec tous ces gens-là, nous serons capables d'entreprendre quelque chose d'intéressant et d'authentique.LE DEVOIR — Vous reprochez au maire Drapeau de ne pas être allé dans les milieux d'affaires., H-P.V.— Parce qu’il a perdu sa crédibilité.Quand les gens savent que lorsqu'ils le rencontrent, c'est pour les lancer dans des rêves, les lancer dans des choses qui n ont pas d'allure.Les gens aiment autant ne pas le rencontrer parce qu'il est tellement un beau conteur, un magicien plein de tours de passe-passe.LE DEVOIR — Vous avez beaucoup parlé de consultation.Quel est le sens de la consultation?Voir la diversité des points de vue, tirer une moyenne.H-P.V.— Non, pour moi, c’est donner la possibilté aux personnes qui sont touchées ou impliquées par un changement dans la vie municipale de pouvoir donner leur point de vue.Partons d’un cas concret, le domaine des prêtres de Saint-Suipice, On annonce que la Ville a l’intention de changer le zonage afin de permettre une construction.Les investisseurs viennent donner leur point de vue, les écologistes, les planificateurs urbains, les citoyens qui demeurent dans les environs.C’est pour tout le monde.Au bout de la ligne, une décision est prise, La décision en faveur du projet ou contre le projet, disons en faveur du projet.Il faut que l’on dise pourquoi nous en sommes arrivés à cette décision après consultation Quelqu'un en prendra la responsabilité et paiera la facture au bout de quatre ans en étant élu ou non élu Actuellement.on fait des changements, mais on ne consulte personne LE DEVOIR — Ce que vous nous dites c’est que vous serez comptable de vos décisions.H.-P.V — Bien oui, et je paierai la facture au bout de la ligne, si les gens ne sont pas satisfaits.LE DEVOIR — Qu'est-ce que vous pensez de l'idée de référendum quand une décision est prise par les citoyens du quartier dans des questions de zonage, d'aménagement du territoire.,, H.-P.V.— C'est une formule, c'est une des formules.À un moment donné ce sera le référendum à un autre moment donné, cela pourrait prendre une autre forme.En fait.LE DEVOIR — Est-ce que la formule du référendum vous paraît suffisamment importante pour la proposer dans tel et tel cas?H.-P.V.— Dans certains cas, oui, dans d’autres cas, non.Parce qu’un référendum ne vous donne pas d’input pour améliorer votre décision.Peut-être pour un changement de zonage, les gens sont d'accord ou pas d’accord, c’est facile, c’est oui ou c’est non Mais si vous voulez établir une politique qui changerait, quelque chose dans 1 administration municipale, un référendum, à mon avis, n’est pas la formule.LE DEVOIR - Est-ce que vous vous engagez, M.Vignola, d redonner aux Montréalais leurs droits démocratiques fondamentaux, c'est-d-dire le droit au référendum sur un certain nombre de sujets municipaux étant donné que Montréal est la seule ville, avec la ville de Québec, oü les citoyens n'ont aucun droit au référendum.Pointe-aux-Trembles s'est même sabordée par référendum.Est-ce que c’est un engagement ferme du candidat Vignola, restaurer les droits démocratiques fondamentaux des Montréalais?H.-P.V.— Définitivement.C’est un engagement ferme dans ce sens-là.Parce que si on parle de démocratie, il faut que I on tienne compte de tous les mécanismes, et c'en est un.Sans ça, je ne me serais pas lancé en politique.LE DEVOIR: Il y a tout un domaine de la vie de Montréal qui a fait l’objet récemment d'un rapport du Conseil des arts de la CUM II comparait les politiques culturelles de la Ville et de la Communauté avec celles de la région de Toronto et il établissait que Montréal est en train de prendre un recul très considérable.Est-ce que le G AM a des propositions?H.-P.V — Au moment où on se parle, nous n'avons pas de proposition arrêtée sur ce sujet, mais je serais bien sympathique à ce que l'on développe.Sans parler activité culturelle proprement dite, nous voudrions, par exemple, avec les communautés culturelles, créer un organisme de développement des communautés culturelles qui soit beaucoup plus proche de l'administration municipale, Il pourrait aussi accueillir un événement annuel qui sera le Festival des ethnies: dans chacun des quartiers où il y a une concentration ethnique, il y aurait un festival pendant une semaine qui portera aussi bien sur le théâtre, le folklore que sur la cuisine.L'événement pourrait se déplacer d'un quartier à un autre, une espèce de grande balade touristique.LE DEVOIR — Est-ce que vous estimez que l'hâtel de ville a une responsabilité particulière d l'égard des arrivants, des migrants, des immigrants, des réfugiés?H.-P.V.— C’est l’un de nos engagements.Nous nous sommes engagés à créer un office de développement et de promotion des communautés culturelles.L'un de ses mandats sera évidemment d’instituer un climat d'accueil à Montréal.LE DEVOIR — Pour les trois prochaines années, Ottawa vient de réduire le nombre d'entrées.Quelle sera la politique de Montréal?H.-P.V.— Nous sommes limités par les politiques des gouvernements.Ce que nous pouvons faire, c'est de démontrer les avantages de venir vivre à Montréal, que la ville est vraiment accueillante.C'est un peu la même chose pour les femmes.Nous avons parlé d'un office de la condition féminine, dont le mandat, entre autres choses, consisterait à s'occuper des femmes battues, à créer un réseau de familles d’accueil qui recevrait les femmes en difficultés, etc.O U QUAND ET COMME VOUS LE DESIREZ FAITES AFFAIRE AVEC LE GUICHET AUTOMATIQUE DESJARDINS! 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ÇukhClSLrz Automatique drsj.udim Comptez sur luii 8 M Le Devoir, mardi 9 novembre 1982 S ?Québec des compressions pour présenter des options définitives en décembre au comité des priorités et au conseil des ministres.A sa réunion de la semaine dernière, le comité des priorités a d’ailleurs décidé qu’au cours des trois prochaines années le coût des programmes existants ne pourra plus croître plus rapidement que l’inflation.Pour certaines parties du budget, cela est réalisable.C'est le cas au chapitre des salaires, du moins dans la mesure où les offres salariales du gouvernement seront acceptées en négociation.Ce ne l’est pas f>our le service de la dette, l’aide sociale, es régimes de retraite, les dépenses liées au transport en commun et a l’aide à la construction.Dans ces cinq programmes on dépasse l’inflation de $390 millions, ce qui entraîne la réduction des coûts d’autres activités pour compenser.Le gouvernement maintient toujours sa volonté de ne pas hausser les impôts pour compenser la hausse des coûts et veut se garder une marge de manoeuvres pour la création d’emploi.+ Vignola mocratie à l’hôtel de ville de Montréal.Son parti présente des candidats dans tous les districts électoraux.Un temps, on a craint qu’il ne puisse compléter la liste des postes à pourvoir.«Il y a eu regain, suivant l’enthousiasme du chef Nous avons de très bons candidats, une belle classe de gens».«Vous savez, par rapport au Parti civique, nous étions desavantagés.Le PCM avait déjà 52 candidats; nous, nous partions à un.C’est une opération qui était assez difficile».Créé en 1978, quelques mois à peine avant les élections, le GAM avait beaucoup misé à sa première campagne électorale sur la personnalité de son candidat à la mairie, M.Serge Joyal, député aux Communes.Il avait terminé en deuxième place, derrière le maire Jean Drapeau, et ses candidats dans une majorité de districts électoraux devançaient les candidats de l’autre opposition.Cette année, après avoir rompu les pourparlers en vue d'une alliance avec le Rassemblement des citoyens et citoyennes de Montréal, le GAM a de nouveau fait appel à une personnalité connue.L'ancien directeur du SPCUM n’a pas joué durant sa campagne la carte dç la sécurité.Son expérience professionnelle et le degré de satisfaction du public à l’égard de son service auraient dû l’inciter à faire valoir ce thème.Plutôt, il a choisi un thème qui lui était familier, le rapprochement entre les citoyens et l’administration municipale.À la direction du SPCUM, M.Vignola plaidait sur toutes les tribunes en faveur d’un rapprochement entre les citoyens et les policiers.En campagne électorale, il a voulu transposer cette «formule gagnante» sur une administration municipale en défaut de transparence.Élu, il se propose bien de s'engager personnellement dans une démarche ae rapprochement avec les citoyens en visitant, le diman che, une nouvelle paroisse dans la ville.«C'est un peu le genre père de famille, mais c’est ce que j’aime».Son programme, présenté sous le thème: Enfin, des solutions logiques! », a inspiré les deux autres parfis politiques, a-t-il déclaré.M.Vignola a la conviction qu’il fera au moins aussi bien que le candidat du GAM en 1978 et croit à une percée de son parti parmi les électeurs allopho-nes.Demain, dans LE DEVOIR, une entrevue avec M.Jean Doré, candidat du RCM à la mairie de Montréal.?Ryan Ryan recommande de mettre l’accent désormais sur l’école plutôt que sur la commission scolaire.Ainsi, le statut de l’école serait défini suivant la volonté des parents, dans le respect de la liberté de conscience des étudiants et des enseignants.Il insiste pour que soient maintenues des écoles catholiques dotées d’un statut juridique approprié.Il ne traite pas explicitement de la création éventuelle d’ecoles autres que catholiques ou protestantes.Mais il estime que ce problème trouvera sa solution en laissant une généreuse marge de manoeuvre aux commissions scolaires, tenues de respecter la volonté des parents et des étudiants.Sur plus de 100 pages, M.Ryan se livre à une critique impitoyable du protêt Laurin, dont il dit qu’il est inacceptable et doit être mis au rancart.Il remet même en cause le diagnostic du livre blanc et demande au gouvernement de renoncer à imposer des changements qui ne sont pas voulus des citoyens.Il estime notamment que les problèmes dominants ne sont pas le peu d’autonomie de l’école et les luttes de pouvoir à l’intérieur du système, comme le prétend le livre blanc, mais la qualité de la formation, les 40% de décrocheurs, le chômage chez les jeunes et les défis posés par les changements, le régime pédagogique et l’effet dévastateur des coupures.Il ajoute que l’enseignant est le grand oublié de M.Laurin, et que les parents, tout en aspirant à participer aux décisions, n’ont jamais voulu être les patrons de l’école.Détaillant ses critiques virulentes, dans le style sobre qui le caractérisait au DEVOIR, l’ex-chef libéral écrit notamment que «la création d’autant de corporations publiques qu’il y a d’écoles au Québec serait un exercice artificiel, coûteux et trompeur», et que la commission scolaire doit continuer d’être un intermédiaire indispensable entre l’école et le gouvernement.Il estime que le livre blanc porte un coup mortel à l’équilibre général du système scolaire québécois et qu’il doit être «rejeté avec fermeté».Mais M.Ryan ne se contente pas de dénoncer le projet Laurin; il propose celui qui a été amorcé par une «mission» qu’il avait mise sur pied, alors qu’il était chef du Parti libéral.Ainsi, il suggère que l’élection des commissaires au suffrage universel soit maintenue et améliorée, tenant compte du fait 3ue.déjà, sept commissaires sur dix sont es parents dont deux enfants vont à l’école.Il demande en outre de garantir aux commissions scolaires les pouvoirs suffisants à l’exercice de leurs responsabilités pédagogiques et administratives.«Le maintien des commissions scolaires élues au suffrage universel est l’affirmation la plus ferme et la plus concrète qui puisse être donnée du caractère public, démocratique et décentralisé de notre système d’enseignement».Il demande toutefois que les parents aient voix au chapitre dans les decisions touchant les orientations générales de l’école, laquelle devrait avoir progressivement des responsabilités et pouvoirs accrus, sans pour autant devenir une corporation publique.M.Ryan insiste sur le maintien de trois éléments essentiels — l’école, la commission scolaire, le ministère de l’Éducation — qui forment un tout, mais chacun jouant un rôle propre et indispensable à l’unité et à l’équilibre du système.Il faut, dit-il, maintenir le lien direct et organique qui rattache l’école à la commission scolaire.Le critique libéral déplore que le livre blanc tende à renforcer la mainmise du ministère sur toutes les écoles plutôt qu’à corriger l’abus de centralisation dont s’est rendu coupable le ministère depuis vingt ans.Il fait des suggestions pour remédier à cet état de choses.M.Ryan estime d’autre part que les propositions patronales aux enseignants traduisent une volonté très ferme de mettre ces derniers au pas.Il insiste sur «le maintien de la libre négociation des conditions de travail et le respect intégral des conventions collectives».Il y a toutefois des pratiques rigides et inflexibles qui nuisent à la qualité de l’oeuvre éducative.Il faut, dit-il, assouplir maintes dispositions des conventions collectives, de même que le style général des relations patronales-syndicales dans le secteur de l'éducation.Des précisions au cours des prochains jours.Il demande enfin que les études sur la rémunération dans le secteur public ne relèvent pas du Conseil du trésor mais d’un organisme mixte de recherche.Pour souligner l’importance du document Rvan, son successeur à la tête du Véhicule Art, 307 ouest, rue Sainte-Catherine vous convie à une exposition intitulée «L’art par ordinateur à Montréal» images et sons.Pour inf.: 844-9623.L’exposition se poursuit jusqu'au 21 novembre ¦ La Société d’horticulture et d’écologie des Basses-Laurentides propose une rencontre dont le thème est «L'aménagement écologique en bordure des lacs».Les conférences de la Société se tiennent au sous-sol de la Caisse populaire de Sainte-Thérèse, 37, rue Turgeon.Inf.: 625-3953 ou 625-9252.¦ Le Service des activités culturelles de Saint-Laurent présente uneproduc-tion du Théâtre populaire du Québec, Le Malade imaginaire, à 20 h à la salle Émile-Legault, 613, boul.Sainte-Croix.Inf.: 744-6411, poste 2461.¦ Le Groupe d'action des femmes de Notre-Dame-de-Grâce présente une série de quatre sessions de travail en équipe sous le thème «Vaut mieux prévoir que de guérir, voilà la clef de notre bien-être».Inf.: 484-1471.¦ Graphisme-Québec tient son concours 1982 jusqu’au 13 novembre à l'hôtel le Centre-Sheraton, 1201 ouest, boul.Dorchester.¦ L'Entraide missionnaire tient un colloque sur la Tanzanie chez les Soeurs de Saint-Joseph de Saint-Valier, 560, Chemin Sainte-Foy, à 19 h 30.Inf.: 681-7381.¦ Atelier culturel sur l’ikebana, art du bouquet japonais, au Centre Olympia, 2950, rue Dumont, à Longueuil jusqu’au 7 décembre.Inf.: 879-6490.¦ L’Association de culture hydrophonique reçoit M.Pierre Aerts expert en éclairage qui parlera de l'éclairage pour jardinage Intérieur, A 19 h 30 au St.James United Church, 1435, tue City Councillors.Inf.: 273-1550.¦ Journée d'étude organisée par le Centre des étudiants adultes de l’Université Concordia sur l’orientation professionnelle des adultes.Inf.: 879-7271.¦ Dans le cadre de la série «Une con sommatrice avertie», le Centre d’in formation et de référence pour fem mes, 3585, rue Saint-Urbain, vous con vie à une rencontre sur «le super marché».Rendez-vous à 20 h.Inf.842-4781.¦ Dans le cadre de ses conférences-midi du mardi, le YWCA.1355 ouest, Dorchester, vous convie a une conférence intitulée «La vraie femme au petit écran, vivre à l'intérieur d'un cliché».Mme Joyce Rock, cinéaste est la conférencière invitée.Il faut apporter son casse-croûte.Inf.: 866-9941.¦ «La mort, si on en parlait.», tel est le thème qu’abordera Mme Carmen des Francs, psychologue et responsable du service de psychologie de l’hôpital Notre-Dame.Rendez-vous à midi 30, à l’auditorium Rousselot, 1560 est, rue Sherbrooke.¦ Le groupe local de la région centre-ouest de Développement et Paix organise une soirée de sensibilisation à la réalité des peuples de l’Amérique Centrale à 20 n,paroisse Notre-Dame-des-Neiges, 5366 A, Côte-des-Neiges.Entrée libre.¦ Louis McComber présente sa collection de fourrures le mardi 9 novembre chez Biddles, au 2060 rue Aylmer, de 19 h à 21 h au son de la musique de Charlie Biddles, Oliver Jones et Bernard Primeau.Pour réservation: 845-9857.Collecte de sang de la Croix-Rouge, Tracy, à la salle de la CSN, 900, rue > l’Eglise, de 14 h 30 à 20 h 30.PLQ, M.Gérard-D.Lévesque, l’a lui-même présenté à la presse, avec plaisir, fierté et satisfaction, dit-il.Il s’agit plus que d’un document de travail, c’est une etude qui trace des perspectives d’avenir.De fait, par son ampleur, le rapport Ryan sur l’éducation peut être considéré d’égale importance que le livre beige sur la constitution ou le livre rouge sur les orientations générales du PLQ.À n’en pas douter, plusieurs de ses propositions, sinon la presque totalité, feront partie du prochain programme électoral du Parti libéral du Québec.?Johnson voteraient dans les prochains jours sur «l’opportunité de déclencher une grève générale».M.Charbonneau a ainsi confirmé que les 200,000 membres du Front commun inter-syndical qui négocie avec le gouvernement pourraient déclencher une grève générale illimitée, avant les Fêtes.C’est en tout cas ce que souhaitent leurs dirigeants et, chez les 63,000 enseignants, les votes auront lieu ces jours-ci.M.Charbonneau est convaincu que le gouvernement a un décret pour les enseignants dans ses tiroirs, mais, contrairement à M.Rodrigue Dubé, président de l’Alliance des professeurs de Montréal, il n’attendra pas l’imposition par décret d’une convention collective pour déclencher une grève générale.En conference de presse hier, M.Charbonneau était accompagné de MM.Gilles Lavoie, coordonnateur principal de la CEQ pour la négooiation, et Robert Gau-lin, responsable de la coordination entre les divers groupes négociateurs de la CEQ.Ce dernier a confirmé la tenue d’une manifestation demain sur la colline parlementaire à Québec, et il prévoit que le rassemblement sera assez important puisque la manifestation qui devait avoir lieu simultanément à Montréal a été interdite par les forces policières en raison’du débrayage, ce jour-là, des employés d’entretien de la Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal et de la situation anormale qui régnera dans la métropole si les autobus ne roulaient pas.Les employés d’entretien se joindront au mouvement de grève demain.‘ Pour sa part, lorsqu’il a tenté de justifier le débrayage de 24 heures, M.Charbonneau a déclaré qu’après une douzaine de rencontres avec le comité patronal de négociation (formé du ministère de l’Éducation et des commissions scolaires), «aucun progrès n’apparaît sur les questions prioritaires».Ces priorités sont la sécurité d’emploi et la tâche.N’émaneraient de ces rencontres, selon M.Charbonneau que «les vapeurs nasales des bouches patronales».«Nous observons une stratégie de blocage préparatoire à un décret», a déclaré le president de la CEQ.Les négociations ne sont pas rompues pour autant.Et à la table centrale ou les parties discutent des salaires des employés, les pourparlers se sont poursuivis au cours du week-end et hier.Ces négociations sur les salaires portent la griffe de la loi 70, adoptée au printemps et prévoyant des baisses de salaires de près de 20% pour les 300,000 employés directs ou indirects dé l’État, pendant les trois premiers mois de janvier 1983.Le gouvernement compte ainsi récupérer $521 millions.La loi a été adoptée après que le Front commun eut refusé une autre proposition moins vigoureuse, consistant a rouvrir la convention collective des employés et à geler les salaires pour les six derniers mois de leur contrat.Outre que le gel était étalé dans le temps, il était «modulé», c'est-à-dire qu’il tenait compte des niveaux de salaire.Hier, lors d’une rencontre avec les journalistes sur les coupures que le gouvernement effectuera dans ses programmes, le Êrésident du Conseil du trésor, M.Yves érubé, a déclaré que les discussions allaient bon train à la table centrale.Il a admis que «l’écart est considérable» et a invité une fois de plus les parties à tenter de convenir d'une formule salariale différente de la loi 70, ce qui doit se produire avant son entrée en vigueur.Car, a dit M.Bérubé, les montants prévus au cas où les syndiqués acceptaient une formule plus avantageuse que la loi 70 sont disponibles.Il n'a pas voulu dire ?|uel était le montant mis de côté à cet ef-et, se contentant de rappeler que pour les Syndicats des 38,000 fonctionnaires provinciaux du Québec, ce sont $13 millions.Les fonctionnaires et les professionnels du gouvernement ne se joindront pas au mouvement de grève de demain.Enfin, invité a commenter la déclaration de M, Maurice Champagne-Gilbert, ancien président de la Commission des droits de la personne, qui a déclaré au cours du week-end que les enseignants se conduisaient comme des «pseudosocialistes de salon», le coordonnateur de la négociation pour la CEQ, M.Lavoie, a répliqué qu’il ferait mieux de continuer à s’occuper des choses de la famille.Il faisait référence à un livre de M.Champagne-Gilbert sur ce sujet.?Begin nistre Begin paraissait confus, embarrassé.Il y avait de quoi! Quelques instants auparavant, il avait déclaré en réponse à une question du Juge Kahane: «Personne, sauf peut-être David Levy, ne pouvait imaginer que les phalanges, force militaire structurée, disciplinée, allaient se conduire de la sorte».Question: «Et les réserves exprimées par le vice-premier ministre David Levy ne vous ont pas paru alarmantes?» M.Begin: «Non.Pas particulièrement.Surtout que M.Levy n'a pas demandé qu’on vote au sujet de l’entrée des phalanges dans les camps.Il n'a même pas demandé une discussion Et comme aucun officier supérieur n'a relevé la possibilité à laquelle David Levy fit allusion, le cabinet unanime approuva l'entrée des phalanges dans les camps».Après une brève hésitation, M.Begin ajouta: «D'ailleurs, je n'ai pas suivi avec attention les craintes exprimées par le ministre Levy, car j’étais occupé a rédiger les conclusions de la réunion du cabinet».C’est alors que le général Efrat cita, presque mot pour mot, les paroles du général-major Eytan, prononcées au cours de cette réunion fatidique du gouvernement israélien.M.Begin ne nia pas avoir entendu l'intervention terriblement prophétique du chef de l'état-major.Il ne fit aucun commentaire, resta silencieux, la tête légèrement inclinée, son regard comme tourné vers l’intérieur.Tenaces, les juges ont fourni également les minutes d’une rencontre de M.Begin avec le sous-secrétaire d’Êtat adjoint américain pour les affaires du Proche-Orient, M.Morris Draper, le 15 septembre dernier.Selon ces minutes, l’émissaire américain s’est inquiété de l’opération des «forces libanaises».«Nous faisions confiance aux dirigeants de ces Festival du cinéma italien à Montréal forces, mais bien entendu nous ne pouvions connaître chacun de leurs hommes», a affirmé M.Begin.Le premier ministre israélien a par ailleurs réitéré ses arguments selon les- uels, après l'assassinat du président-élu u Liban, Béchir Gemayel, l’armée israélienne devait occuper des positions-clefs à Beyrouth-Ouest, précisément «pour éviter des effusions de sang et le tohu-bohu.Mais il était entendu que Tsahal (l’armée israélienne) n’entrerait pas dans les camps palestiniens».M.Begin a répété que l’opération était nécessaire parce qu’il «restait là-bas, y compris à Fakahani (autre camp palestinien de Beyrouth), quelque 2,000 terroristes».Ajoutons que tout au long de son témoignage, parfois pénible, le premier ministre Begin fit preuve d'une grande dignité, garda un calme exemplaire.Il répondit aux questions des juges Kahane et Barak et du général Efrat avec franchise et ne chercha pas à biaiser, à se dérober.À aucun moment, M.Begin n’invoqua le droit de ne pas repondre en public et ne se retrancha pas derrière la «sécurité d’É-tat» pour exiger le huis clos.(Notons à ce propos que les protocoles des réunions du gouvernement sont confidentiels et que le premier ministre aurait pu, en s’appuyant sur la loi, exiger que les extraits de certains protocoles soient lus à huis clos).Des sessions publiques tenues juqu’ici par la commission d’enquête, depuis la comparution du ministre de la Défense Ariel Sharon jusqu’au témoignage de Me-nahem Begin en passant par les audiences où furent entendus divers officiers et civils, israéliens et étrangers, on parvient à tirer les conclusions suivantes: 1.- ni le premier ministre Begin, ni aucun membre du gouvernement, ne fut consulté au sujet de l’entrée des phalanges dans les camps palestiniens.La décision fut prise par Ariel Sharon, seul, qui s’appuya apparemment sur une résolution antérieure du cabinet, celle du 15 juin, où il fut convenu, de façon très générale, de faire participer les phalanges aux combats avec l’OLP En outre, l’approbation du gouvernement vint apres coup (les phalanges étaient déjà depuis deux heures au moins dans les camps de Sabra et Chatila) et ne tint pas compte des mises-en-garde du vice-premier ministre David Levy et du chef de Tétat-major, Rafael Eytan, qui tous deux évoquèrent l’éventualité d’un massacre.2.- quand des officiers israéliens, tels le lieutenant Avi Grabovski ou le général Amos Yaron, alertèrent leurs supérieurs — et ils le firent dès jeudi et vendredi — en signalant des tueries de civils dans les camps, ni le général Eytan, ni le ministre de la Défense Sharon ne fit rien pour arrêter concrètement le massacre commencé dès le jeudi et qui devait continuer jusqu’au samedi matin.Par ailleurs, le premier ministre Begin fut apparemment laissé dans l’ignorance de ce qui se passait à Sabra et Chatila.M.par Richard Ga> Une délégation de l’industrie cinématographique italienne, dont l’acteur Franco Nero, soulignait hier à Montréal le début d’un Festival du cinéma italien présenté depuis hier soir au Conservatoire d’art cinématographique.M.Serge Losique, directeur du Conservatoire, a indiqué que ce festival s’inscrivait dans les échanges culturels entre l’Italie et le Canada.L’an dernier, en effet, une rétrospective de films canadiens était présentée en Italie; cette année, c’est donc au tour des Canadiens de recevoir les Italiens.Un échange que M.Losique, pour sa part, aimerait voir devenir annuel.Le Festival du cinéma italien est présenté non seulement à Montréal mais aussi à Ottawa et Toronto, et durera jusqu’au 16 décembre.Le premier des 20 films composant le festival a été projeté hier soir en présence du réalisateur.Il s’agissait de Chopin, un long métrage de Luciano Odorisio qui remportait au dernier Festival de Venise le Lion d’or pour la meilleure première ou deuxième oeuvre.Un film sur un personnage musicien dont le surnom est précisément Chopin.Ce soir à 20 h 30, on présentera, en présence de son auteur, Grog, une comédie satirique axée sur la télévision italienne.Le film principalement interprété par Franco Nero est la première réalisation de Francesco Lauda-dio, qui fut tout d’abord scénariste et assistant.Grog remportait le prix de la Fédération internationale de la presse du cinéma (FIPRESCI) au dernier Festival de San Sébastian.Ce Festival du cinéma italien, conçu par les Italiens eux-mêmes, comprend en fait trois volets.Le premier est composé de 8 films récents présentés pour la première fois au Canada, des Begin en aurait été informé, par hasard, en captant, samedi après-midi, une émission de la BBC où il était question d’un massacre des Palestiniens par les phalanges, «dans les camps encerclés par des tanks israéliens».La responsabilité du gouvernement israélien semble donc bel et bien enga- films tels que Chopin et Grog.Le deuxième volet sera constitué de films interprétés par la comédienne italienne Gina Lollobrigida, dont Pain, amour et fantaisie, qui lança la carrière internationale de l’actrice.Enfin on présentera, dans un dernier volet, six réalisations des frères Paolo et Vittorio Taviani, dont trois de leurs remières oeuvres soit Un homme à rûler (1962), Sous le signe du scorpion (1968) et Saint-Michel avait un coq (1971).S’ajouteront Allonsanfan (1974), Le Pré (1979), actuellement à l’affiche cependant au cinéma Élysée, et Padre Padrone, Palme d’or au Festival de Cannes en 1977.La délégation des professionnels du cinéma italien qui s’est rendue à Montréal à l’occasion de ce festival compte, en plus de l’acteur Franco Nero et des réalisateurs Luciano Odorisio et Francesco Laudadio, le président de l’Association nationale de l’industrie cinématographique italienne (ANICA),.M.Carmine Cianfarani, M.Francesco Alessi, aussi de L’ANICA, et l’actrice Daniella Poggi.Les membres de cette délégation rencontreront plusieurs instances du milieu cinématographique canadien, dont la direction de la Société de développement de l’industrie cinématographique canadienne (SDICC).Les Italiens veulent renouveler les ententes de coproduction avec le Canada qui ont déjà donné Caro Papa de Dino Risi et Une journée particulière d’Sttore Scola.On souhaite aussi faire abaisser la taxe d’importation sur les films italiens fixée à 25%, ce qui pourrait encourager les distributeurs locaux à acheter plus de films italiens.Quant à Franco Nero et au réalisateur Francesco Laudadio.ils ont en main un projet de film qu'ils aimeraient tourner au Canada.Le projet s’intitule Slay ground et exige de la neige.gée, ne fût-ce qu'indirectement, dans cette tragédie.«Si M.Begin ne savait rien, le public israélien a le droit de se demander: pourquoi notre premier ministre ne savait-il pas ce qui se passait?Pourquoi M.Begin n’a-t-il pas cherché à s’informer sur ce qui se passait,» écrit le Jerusalem Post.Injonction à la CTCUM contre les employés d’entretien 9 novembre par la PC et l’AP 1981: le ministre de la Défense israélien Ariel Sharon avertit que son pays interviendra militairement contre les positions syriennes et palestiniennes si les initiatives de paix américaines échouent; 1980: l'intensification de la guerre avec l’Irak entraîne la mise en place du rationnement de l'électricité et des denrées alimentaires en Iran; 1975: le roi Hassan deux arrête la «marche verte» marocaine au Sahara espagnol: 1972: était lancé le satellite de communication Anik un; 1970: le général de Gaulle meurt subitement à la Boisserie: 1963: un coup de grisou fait 452 morts dans une mine de charbon d’U-mata, au Japon; 1938: «Nuit de cristal» en Allemagne où les nazis saccagent les synagogues ainsi que les magasins juifs; 1923: l'armée disperse un défilé des commandos de choc hitlériens à Munich; 14 nazis sont tués; 1882: un condominium franco-britannique est institué en Égypte.Il est né un 9 novembre: l'écrivain russe Ivan Tourgeniev (1818-1883).La Commission de transport de la communauté urbaine de Montréal (CTCUM) a obtenu une injonction de la Cour supérieure du Québec interdisant à ses 2,108 travailleurs des services de l’entretien de se livrer demain à une grève de 24 heures.M.Jacques Quintal, porte-parole syndical, a déclaré que l’injonction a été remise hier soir au siège de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), à laquelle est affilié le syndicat des travailleurs de l’entretien.«Nous avions entendu dire que la Commission pourrait tenter demain (mardi) d’obtenir une injonction, a dit M.Quintal.«Nous devrons étudier la chose pour décider de ce que nous allons faire».Les mécaniciens devaient débrayer en même temps que les 200,000 fonctionnaires qui ont entamé des négociations avec le gouvernement du Quebec pour une nouvelle convention collective.La grève des fonctionnaires provinciaux doit elle aussi se limiter à une journée.De son côté, l’exécutif de la Fraternité des chauffeurs d’autobus, opérateurs de métro et employés des services connexes de la CTCUM a demandé à ses membres de se présenter au travail demain comme à l’accoutumée.Les membres de la Fraternité sont prêts à accomplir leur travail normalement le mercredi 10 novembre, indique un communiqué de l’exécutif, ajoutant qu’il appartient à la CTCUM de leur permettre de remplir leurs tâches.¦\ OFFREZ-VOUS LE DEVOIR CHAQUE MATIN ÿffitày.# I .¦ ’i-• v''j • ¦’vîiv 'v.V, f'y''!.* ' T • .¦ •'Ji'.ihuLvi'Jf'.Tn'Ijt"1 SERVICE DU TIRAGE 844-3361 ___________________^ i i LE DEVOIR L ACTUALITÉ ÉCONOMIQUÉ Montréal, mardi 9 novembre 1982 Le personnel de Québecai r veut éviter la fermeture Les problèmes seraient plus politiques qu’économiques par C laude T urcotte Les 926 employés de Qué-becair ont lancé hier «l’opération survie Québecair», faisant appel à la solidarité des Québécois, et suppliant les gouvernements de mettre fin à des affrontements politiques qui menacent très sérieusement de faire mourir «la seule compagnie aérienne qui parle français au Canada».Plusieurs de ces employés ont d’ailleurs réservé deux Boeing 737 de leur compagnie pour se rendre à Ottawa aujourd’hui et faire des représentations auprès de MM.Joe Clark et Ed Broadbent et si ossible, auprès de M.Jean-,uc Pepin, ministre des Transports, du Canada, qui n’avait pas encore répondu à E' l’invitation hier après-midi.Aux Communes cependant, le ministre a offert de tenir une réunion dans les plus brefs délais avec son homologue du Québec, M.Michel Clair.Sur le bill s-31, M.Pepin a indiqué que l’on prévoit dans le projet de loi une dis- pense que le gouvernement fédéral pourrait accorder si la participation d’une province à une entreprise de transport n’inquiétait pas politiquement une ou plusieurs provinces.Le ministre a mentionné que le moment présent semble plus propice pour négocier de maniéré plus réaliste la vente de Nordair, maintenant que la situation financière des principaux intéressés a changé.«Ca me semble un moment stratégique pour résoudre les problèmes».Sur un autre sujet, M.Pepin a soutenu que la décision d’octroyer à Air Ontario une route jusqu’à Montréal n’affectait Québecair qu’indirec-tement.Quoiqu’il en soit, M.Guy Bernier, président du conseil d'administration de Québecair a convoqué une conférence de presse pour cet avant-midi.Un communiqué laconique décrivait ainsi la nature de cet événement: «Accompagné des membres du conseil d’administration de Québecair, M.Bernier vous fera part de la position du conseil d’administration face aux événements récents qui affectent les perspectives de développement de l’entreprise».La semaine dernière, M.Clair a indiqué que Québecair fermerait ses portes jeudi si le gouvernement fédéral ne retirait pas son projet de loi s-31, limitant à 10% la participation des provinces dans les entreprises de transport interprovincial et international.La société aérienne fait face à des difficultés financières et aurait besoin d’une autre injection de fonds pour poursuivre ses activités.Hier les représentants des employés ne sont montrés très coopératifs et n’avaient pas de reproches à faire à l’endroit de la direction de l'entreprise.Ces représentants étaient M.Jean-Marie Pelletier, directeur des relations publiques; M.Robert Dufour, représentant des pilotes; Mme Sandra Parti, représentante des agents de bord; M.Daniel Sellier, représentant des employés au sol et M.Jean-Louis Trépanier, 1er vice-président, qui représentait les cadres de 1 entreprise.Sans vouloir prendre la place de la direction, ces employés pensent que Québecair peut être une entreprise viable, si on ne le lui impose pas un territoire trop restrictif. PO*J Sidbec-Normines ne doit pas fermer, mais fonctionner à pleine capacité, selon une étude de la firme Sécor par Marie-Agnès Thellier Une étude de la firme Sécor estime que la meilleure option pour le gouvernement du Québec est la continuation des opérations de Sidbec-Normines à pleine capacité.Sa conclusion est diamétralement opposée à celle du comité interministériel qui a étudié l’avenir de Sidbec et qui recommande la fermeture de la mine de Fire Lake et du concentrateur de Gagnon, ce qui signifierait la fermeture de cette ville minière.Les maires de Port-Cartier et de Gagnon présenteront aujourd’hui même à Québec, à la veille de la Commission parlementaire sur l’avenir de Sidbec, les conclusions de cette étude, rendue publique hier à Montréal.Les autres recom- mandations de Sécor sont la scission entre Sidbec et Sidbec-Normines, l’association de Normines avec un marchand international de minerai de fer, probablement américain, et la préparation d'études complémentaires.Pour les auteurs de l'étude, dirigée par le Dr Roger Miller, spécialiste de la sidérurgie, il faut analyser le dossier de Sidbec-Normines uniquement dans l’optique Normines, alors que les etudes de Sidbec et du comité interministériel ont jusqu’ici été menées en fonction de Sidbec.«En terme d’exploitation, Sidbec-Normines fait (presque) ses frais, même dans les conditions actuelle du marché», estime M.Miller.Bien que le prix international du fer soit très déprimé et ne représente que 50% du prix Le dollar canadien résiste à la flambée de la devise américaine NEW YORK (AFP) -Poursuivant son mouvement de hausse enregistré depuis plusieurs semaines, le dollar américain a atteint hier de nouveaux records sur les marchés des changes par rapport aux principales devises européennes.De son côté, le dollar canadien a résisté à cette tendance, s'inscrivant en hausse de neuf centièmes à 81.97 cents US.Il faut maintenant donner $1.2200 pour obtenir un dollar américain, comparativement à $1.2214 vendredi.Par rapport aux devises européennes, le dollar canadien a donc gagné considérablement de terrain hier.Par exemple, un franc français ne vaut plus que 16.7 cents canadiens.La poursuite de la flambée du dollar américain a été confortée par les incertitudes relatives aux taux d'intérêt américains et en particulier par l'attente, jusqu’à présent déçue, d’un nouvel abaissement du taux d’escompte (9.5%).À l’opposé, celle-ci a entraîné un recul limité des cours à Wall Street après leurs très fortes hausses récentes provoquées par la baisse des L’évolution du dollar US 04/01 03/08 08/09 08/10 08/11 Mark 2.2360 2.5295 2.4875 2.5160 2.5890 Franc auiaae 1.7900 2.1575 2.1215 2.1430 2.2305 Franc français 5.6700 7.0275 7.0375 7.1235 7.3000 Dollar canadien 1.1871 1.2526 1.2375 1.2320 1.2200 taux d 'intérêt américains et la perspective de la poursuite de cette baisse.La très grande fermeté actuelle du dollar américain, indique-t-on dans les milieux financiers, est dûe essentiellement aux facteurs suivants qui favorisent, entre autres, un afflux dé capitaux étrangers aux États-Unis: 1) Le niveau encore plus élevé des taux d’intérêt aux États-Unis que dans la plupart des autres pays industrialisés.2) Des achats importants de valeurs américaines par des intérêts étrangers voulant profiter de la forte hausse de Wall Street (33% en deux mois et demi).3) Le fort recul de l’inflation aux États-Unis (4.8% depuis le début de l’année contre 8.4% en 1981) et la confiance de l’étranger en l’économie amé- ricaine.Celle-ci s’est trouvée renforcée par le résultat des élections legislatives de mardi dernier qui, selon le président de l’American Stock Exchange, indiquent que les électeurs veulent «un retour à une politique économique équilibrée».4) Le mauvais état de maintes économies étrangères et de leurs monnaies.5) Les craintes que peuvent engendrer certaines situations à travers le monde, notamment au Proche-Orient et en Pologne.Pour ces différentes raisons, estiment les experts, le dollar américain est redevenu une devise forte et une devise refuge, celle sur laquelle aussi on «mise» en ce qui concerne l’avenir.La décennie courante pourrait bien être la «décennie du Consultation Au Service des Entreprises Un collaborateur indispensable à votre entreprise Bon nombre d’entreprises prévoient prendre de l’expansion dans un avenir rapproché.Comme cette expansion doit reposer sur une base solide, la Banque fédérale de développement vous offre son service CASE, la Consultation au service des entreprises.Les conseillers de CASE sont des pens d'affaires à la retraite, choisis pour leurs connaissances administratives et leur expérience en gestion.A titre de propriétaire ou de dirigeant d'une entreprise, vous pouvez renforcer vos positions et identifier de nouvelles possibilités en demandant conseil à CASE.Qu'il s'agisse d'établir de nouveaux marchés, de rationaliser vos ressources, de réduire vos dépenses ou d'améliorer la productivité de votre entreprise, vous pouvez aller de l'avant en toute confiance avec l'aide de CASE.CASE pourrait aussi vous aider à augmenter vos ventes, à améliorer vos méthodes de facturation, ou même à établir des politiques d'achat et de contrôle.Pour profiter des services de CASE, communiquez avec nous.Banque fédérale Federal Business de développement Development Bank Une banque à la mesure de vos ambitions Canada dollar», vient d’ailleurs d’affirmer l'un des dirigeants de la Banque Royale du Canada, M.Edward Neufeld, ajoutant: «les incertitudes de la politique internationale jouent en faveur du dollar en tant que valeur de refuge cependant que la baisse du taux de l’inflation aux États-Unis ouvre la perspective que la valeur de la devise américaine sera mieux maintenue à l’avenir».Le tableau ci-contre illustre la remontée globale effectuée par le dollar depuis le début de l’année et en particulier ces derniers mois.Il est à noter que le dollar canadien évolue à oontre-courant de la tendance générale, notre devise ayant gagné du terrain au cours des trois derniers mois, comparativement aux autres devises.Pour l’avenir immédiat, les banquiers estiment que le dollar américain devrait continuer à être «fort», sans pour autant continuer de progresser à son rythme récent.À plus long terme, ajoutent certains d'entre eux, la devise amérioaine devrait redescendre de ses hauts niveaux, notamment lorsque les économies des principaux pays étrangers s amélioreront et au'une certaine égalisation es taux d’intérêt s'effectuera.Enfin, le cours élevés actuel du dollar — sa «surévaluation», disent certains banquiers — n’est pas sans favoriser les importations et défavoriser les exportations américaines, ce qui pourrait à la longue affecter sa tenue.Le déficit de la balance commerciale américaine s’accentue en effet: il a atteint $13.1 milliards au troisième trimestre contre $7.3 au second.APPARTEMENTS EXÉCUTIFS Meublés (au mois) ou non-meublés (à l'annee) Le meilleur atout des Appar tements Haddon Arms est une gérance devouee qu* assure un entretien impecca ble et un service excellent Nous sommes situes au cen tre ville mais sur une olegante rue résidentielle (514)935-9224 HADDON ARMS 2170 AVE LINCOLN Près du Forum & Metro américain, les coûts d’exploitation, si l’on exclut les frais financiers sur une dette de $412 millions et l’amortissement des installations, correspondent approximativement au prix international des concentrés et des boulettes.La tonne de concentré revient à $44 à Gagnon contre $37 à $38 sur le marché «spot».La discussion devrait être ferme pendant la commission parlementaire, même si le Conseil du patronat du Québec (CPQ) vient d’annoncer qu’il ne participerait pas aux travaux de la commission.Le CPQ estime que l’objet est devenu essentiellement politique et qu’il sera difficile d’y discuter objectivement du dossier Sidbec-Normines.Le CPQ se plaint aussi du délai de préparation trop court laissé aux intervenants et rappelle que son opposition aux interventions de l’État dans l'économie est bien connue.«On a préféré au cours des quinze dernières années le nationalisme économique aux exigences réelles de l’économie.Il faut maintenant que les hommes politiques affrontent les problèmes économiques et sociaux qu’ils ont eux-même créés», déclare le CPQ.Lors de la conférence de presse hier, les maires de Gagnon et de Port-Cartier ont eu l’occasion de rappeler les coûts d’une fermeture de Fire Lake et donc de la ville de Gagnon.Selon l’étude Sécor, il en coûtera $139.2 millions dans les trois années suivant la fermeture, dont $37.4 millions fiour les entreprises, $50.4 mil-ions pour le gouvernement fédéral et $51.4 millions pour le gouvernement provincial.De plus, Québec aura du mal à trouver acquéreur pour les installations de Gagnon ($56 millions).«Le problème de Schefferville et celui de Gagnon sont tout à fait différents.Gagnon exploite le même gisement que celui de Labrador City: Iron Ore a décidé de fermer Schefferville et non pas Labrador City, qui, comme Gagnon, produit des boulettes à silice, qu'utilisent les nouvelles technologies sidérurgiques», souligne Me André Gauthier, président du Comité d’adaptation Sept-Iles-Port-Cartier.L’étude Sécor repose sur plusieurs hypothèses majeures: ¦ les prix internationaux des minerais de fer devraient se raffermir vers 1985 après la reprise économique.Le principal producteur mondial, le Brésil, aura même besoin de revenus supplémentaires pour refinancer une dette gigantesque; ¦ il en coûtera plus cher au gouvernement du Québec de refinancer la dette de Sidbec-Normines après la fermeture de Normines.Les deux partenaires feront payer cher leur >< 1 ¦ Tl consentement à une fermeture de la mine, consentement qui doit être unanime selon la convention existante.Le refinancement des dettes est estimé à $50 millions par an; ¦ la viabilité de Normines sera améliorée par sa désaffiliation du groupe Sidbec et par l'association avec un vrai marchand international de minerai de fer; ¦ il faut produire à pleine capacité, soit six millions de tonnes par an pour obtenir une rentabilité maximale; ¦ la décision de fermer ou de maintenir ne doit pas tenir compte des coûts déjà engagés, comme les $630 millions d’immobilisations et les $412 millions de dettes.«Les trois opérations de Normines à Gagnon (mine, concentrateur, transport) sont viables à l'exclusion des frais historiques.Leur rentabilité est âne autre question», estime le professeur Miller.C’est en 1976 que Sidbec a racheté la ville de Gagnon et le concentrateur à la éôm-pagnie minière Québec'Car-tier, après la fermeture dé la mine de cette dernière à Lac Jeannine.Sidbec exploité1 le gisement de Fire Lake iitué entre Gagnon et Ferment,; où Québec Cartier a d’autre^ installations.Selon Sécor, Québec Cartier Mining et British Steel qui possèdent 41.7% et 8.2% de Sidbec-Normines, n’auraient pas intérêt à fermer Gagnon : Québec Cartier devrait eft assumer les dettes, en plus de perdre de $15 à $20 milliofis en redevances annuelles ¦ par exemple.COURTIERS D’ASSURANCES BRUNELLE, TRU0EL & MO NETTE INC.10,000, RUE LAJEUNESSE, MONTRÉAL, 0JÉ.TÉL, 384-7950 DEPOTS ¦iiUH wq À \ ut Ji Vos dépôts et les taux d’intérêt travaillent-ils ensemble?La Banque Nationale est la première banque à vous donner le moyen de profiter des fluctuations des taux d’intérêt: le certificat de dépôt à taux variable.Il rapporte des intérêts dont le taux est ajusté fréquemment pour suivre l’évolution du marché.II est, en tout temps, égal au plus fort taux affiché sur les certificats de dépôts standards de la Banque Nationale, donc, parmi les meilleurs sur le marché.(Certificats jusqu’à $99999 et de moins d’un an.) Pour profiter des avantages d’un nouveau certificat de dépôt à taux variable, individus ou entreprises n’ont qu’à investir un minimum de $1000 pour 364 jours.La Banque Nationale s’occupe du reste, même des renouvellements, qui peuvent être automatiques! Les intérêts sont versés à terme.Il est cependant possible de racheter le certificat avant échéance à un taux moindre.Pour plus de renseignements, passez à n’importe quelle de nos succursales.Vous en trouverez une tout près; le réseau de la Banque Nationale est le plus grand réseau bancaire au Québec.Le certificat de dépôt à taux variable est un moyen pratique et efficace de mettre vos dépôts au travail.Profitez-en! Vos intérêts, nous, on s’en occupe, à la Banque Nationale.BANQUE NATIONALE Nous, on sen occupe.K V 10 ¦ Le Devoir, mardi 9 novembre 1982 i m u i a ar i c«i i Thomson recule à $27.25 Après l'enthousiasme et les gains substantiels de la semaine dernière.on a surtout enregistré des pertes, hier à la Bourse de Toronto, à l'issue d'une séance au rythme nerveux L'indice des 300 a termine en recul de 17 21 points à 1.865 07, et 7 2 millions d'actions ont été transigées H y a eu 336 titres perdants au regard de 208 gagnants, et 241 sont demeurés inchangés Dans les 14 groupes de classification des titres.11 ont reculé, avec en tète les aurifères, qui ont chuté de 66 40 points à 2.756 28 Parmi les autres grands perdants, les sociétés d'administration ont fléchi de 48 80 à 1,820 76.et les médias et sociétés de communication de 45 83 à 2.018 94 Le secteur du gaz et du pétrole a cé^Jé 22 95 à 3,031 25 Le seul secteur qui a enregistré des gains a été celui de la construction et de l'immobilier, qui a acquis 2M5 à 3,805 03.Une valeur de marque qui a perdu Thomson Newspapers, dont l'action ordinaire a reculé de 1 3-4 à $27 1-4 Les actionnaires ont été, semble-t-il, déçus du dernier rapport de la compagnie, affichant des dividendes de $1 35 par action, au terme des neuf derniers mois C'est seulement 1 cent de plus que l'an dernier, pour la même période Parmi les industrielles les plus actives, Dome Pete a reculé de 4 cents à $2.76; BP Canada de 1-8 à $41; Bell Canada de 1-4 à $21 7-8; Noranda Mines de 1-8 à $17 3-8; et Husky Oil de 1-4 à $9 1-2 Daon Developments a progressé de 23 cents à $2 08; Nu-West Group A de 13 cents à $1 96 Genstar de 1-8 à $20 1-8; Canada Trustee de 1 1-2 à $32 1-2; et Crown Trust de 1 5-8; Canada Trustco de 1 1-2 à $32 1-2; et Crown Trust de 1 5-8 à $59 1-8 Dans les mines, Campbell Red Lake a perdu 3-8 à $22; Cullaton LaKe 10 cents à $3: et Placer Development 3-8 à $18 1-4.Mais Scinta-lore 'a acquis 16 cents à 96 cents; et Rio Algom 1-8 à $37 1-8 Au nombre des pétroles, on note Canusa Energy, perdant 10 cents à $4.50; Canadian Natural Gas 11 cents à $2.68; et Geocrude Energy 15 cents à $3 15; mais Place Gas and Oil a ajouté 32 cents à $2.18; et Te-magami Oil and Gas 1 cent à $1 27 Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Ventes Haut Bas Ferf Bas Ferm Ch AMCA Int 17805 S20'/8 193/a 193/a- Va AtoHardA 850 $7 Va 7 Va 7 Va AbtiPrce 700 $18 17% 173/a- % BCSugar A 2731 $ 163/a 16 Va 163/4 + Va Abittv 10 234 $42 42 42 - Va BPCan 110124 $41 40% 41 - Ve Acklands 600 $12% 12% 12% Bacheloro 10550 $6% 6 6 Ve — % Acklnd 2p 300 $113/a 113/a 113/a- Va Bkrtlc 21500 45 39 45 + 6 AdanacMo 8 O 75 75 75 - 5 BanisterC 6350 $ 10 Ve 93/a 9% — Ve AeroEo 7200 42 41 41 BankBC 466 $17 163/a 163/4- Va Agassizo 18743 139 135 137 +10 BankMtl 20598 $25% 25 25% - Ve AgnicoE 17300 $12% 12 Ve 12% Bk Mtl 285 3650 $29% 29 29 Ve — Ve Agra Ind A 300 $10 10 10 Bk Mtl 250 7030 $24 Va 22% 24% Aiguebelo z5 $7% 7% 7 Va Bk Mtl w 10100 $5% 5 Ve 5 Va — Va Albanyo 8000 144 136 140 BankNS 16480 $32% 32 32 Va + Va Alt Energy 22300 $18% 18% 183/a Bankenoo 6078 310 305 310 - 10 AltEnr A 2650 $30 29 Va 29% - Va Bankenou 3300 $5 Va 485 485 - 115 Al Enr 1125 2767 $30 30 30 Bankenow 300 115 115 115 - 2 Alcan 47748 $31% 31 31 %— % Barymino 1000 15 15 15 - 2 AlgoCent z 1 $14% 14 Va 14 Va BasicReso 6600 150 140 147 + 7 AlgomaSt 2040 $28 Va 28% 28 Va BatonAf 2100 $9 Va 9% 9 Va AStel p 3000 $203/a 20% 20% - % BellCanad87959 $22% 21% 21%- Va Alum3rd p 100 $22% 22% 22% BellCpr z75 $223/4 22% 22% AmEagleol3355 165 155 165 +10 Belli 80 1850 $17% 17 17 Va — Va AmLeduc 6000 45 43 45 + 1 Belli 96 5900 $26 Va 26% 26 Va + % AndrsWAf 1103 $ 193/a 193/a 193/4+ Va Bell2.05 5725 $22% 21% 22 - Ve Ang CT 4% z40 $19% 19% 19 Va Bell2 70 13965 $26 Ve 25% 26 Ve - Ve Anthes 2600 55 50 55+5 Black Phot 6200 $10% 9% 9% — % ArborA 360 27Bf Ar;osyo 6200 30 Argus 162 S7 ArgusBpr 100 S22 ArgusCpr 442 SS'/a Asamera 4150 $13'/a Asbestos 681 SUM» ll'/a 11%+ Vè AsocPorco 1600 425 425 425 + 5 Astralf 2000 470 460 460 -10 Atcolf 1456 S8% 8 Va 8 Va Atcoll z25 $8 Va 8Va 8 Va Atlas Yk o 18600 45 42 44 -1 Atlas w 2000 7 Va Augmittoo 500 145 675 S 7 Va 7 28 30 -2 7 7 22 22 - Va 5Va 5Va- Va 13 Va 13 Va 7 Va 7 Va + Va 145 145 - 7 BlakeResol3900 58 53 54 +4 Bluesky 14688 420 405 405 - 5 BombdrA 350 Sl5Va 15Va 15Va+ Va BombdrBf 300 $13% 13Va 13%+lVa BonzaO 14000 $5% 5 5% + Va BowValy 13585 $19% 19Va 19Va - Va BowVly7 500 $74Va 73 74Va + Va BowVlyR 2350 $5Va 5Va 5Va + Va Bralor Res 7100 $7Va 7Va 7Va— Va Bramalea 4890 $7 63/a 7 + Va Brscadep 4015 $30% 30% 303/a BrascanA 17592 $17% 17Va 17% - Va Brscn 1981 500 $233/a 233/a 233/a - Va Brenda M 18550 $12 11 Va 11%+ Va Provigo en hausse Reculs nombreux et accentués pour une deuxième séance consécutive, hier à la Bourse de Montréal, où les transactions se sont suivies à un rythme très accéléré L'indice composé a régressé de 2 points à 316.81 et les titres perdants étaient supérieurs en nombre aux titres gagnants dans un rapport de trois à deux Dix des 11 secteurs de classification des titres ont enregistré des pertes Le volume a été de 1,140,764 actions transigées, au regard de 1.354,079 vendredi Le secteur des pétroles a fléchi de 5.79 points à 542.09, des industrielles de 2.10 points à 331 46, des services de 1.92 à 238.56, celui des banques de 1.31 à 368 64, et celui des papetières de 0.26 à 149.17.C'est BP Canada, inchangé à $41 dans un virement de 169,690 actions.qui a été le titre le plus actif des industrielles.Du point de vue du volume, dans les mines et pétroles, c'est Inter-Rock Oil, cédant 2 cents à 38 cents-dans un virement de 4,000 actions, qui a été le titre le plus actif.On note 42 titres gagnants, contre 73 perdants et 50 inchangés pour un total de 165 Parmi les valeurs très actives, Mitel Corp.a perdu 7-8 points à $31 3-8; Alcan 5-8 à $31 1-8; Est Malartic Mmes 1-2 à $8 1-2; Banque Royale 3-8 à $25 7-8, CP Ltd 3-8 à $33 3-4 ; Long Lac Mines 1-4 à $12 1-4; Banque de Montréal 1-4 à $25 1-8; et Total Petroleum 1-4 à $13 3-4.Provigo a acquis 1-4 à $10 3-4 ; Banque Toronto-Dominion 1-4 à 36 1-8 et Hudson's Bay Mining and Smelting 1-4 a $17.Dans les juniors, on a remarqué les warrants d'Aiguebelle, en baisse de 8 cents à $1 10 dans un virement de 34,800 unités ; Consolidated Imperial Resources, inchangé à 48 cents dans un virement de 23,500 unités; et Cadillac Explorations, en hausse de 10 cents à $2.75 dans un virement de 13,400 unités.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE V«nt0> Haut Bas Farm Ch AfcanAlu 7685 S3m 31 31 Va- % AfgomaSt z20 $28Va 28Va 28Va - Va Amcalnt 800 $20 19% 19% - % f Astral Bl 1100 465 460 460 BCForst z5 $8 8 8 BPCanad 169690 $41 40% 41 BOueCont 300 $10% 10% 10%+ Va BOMercn 1245 $15% 15% 15%- Va BQueMtl 24811 $25 Va 25 25% - a BM02 85 500 $29 29 29 BMO$2.50 1900 $24% 24Va 24Va — Va BMTWts 3000 $5Va 5Va 5Va- % Bank NS 1825 $32% 32 32%+ Va BqEparg 3122 $143/i 14% 143/a- Va BqRy 2.75 Bell Can Bell) 80 Bell2.05 wbell2 70 BqmbA fBomb B Bow Val Brascade 1300 $14 13% 13Va 1850 $19% 19 19Va - ________ 569 $303/4 303/a 303/a- BrascanA 1000 $17% 17% 17%- CAEInd CM- fCampeau fCanDvIp CDC 7.6 p C )mp Bk ClBa2.50 ClBq2 05 C1B03 562 CPLtee CP4p Cdfltire fC Tire A fCUtilit A CabronA CarlOk CentDyn Chrysler ClmCLaf 1931 $11 Clm L 1 30 Clm L 1.17 Comi2 00 Com term 9180 $6 Va CgathA .DqmeCda DomeCwt z160 39 DomPWt 5673 Domtex 1391 Domtar 2754 Donohue DrMcCA DuPont A 1300 $9 8% 8% — Va z 50 $23% 23% 23%+ % 900 $7% 7 Va 7% + % z52 $25 Va 25% 2 5 Va Int Rock 4000 38 J8 38 -2 $28% 28% 28% flvaco A 685 $93/4 9% 9 Va — Va $26% 25% 25% - % IvacoRts 202855 4 2 3 -2 $28% 28% 28% - % Kiena 900 $17 16% 16 Va $22 Ve 21% 22 - Ve Labatî A 125 $35% 35% 35% +2 $17% 17% 17% + Va fLaVrdya 425 $5 Ve 5 Ve 5 Ve $22 22 22 Loblaw 400 $10 93/4 93/a- Va $26% 26 26 Ve Min Lg Le 1950 $13 12% 12% — Va $15% 15% 15% + % McMBIdl 114 $23 23 23 Madleine CMarconi MrErt z12180 Mass Fer Merland z300 55 100 $48 55 Brinco Brincop BCFP BCFPpr BCR IC Vantas Haut Ba* Farm Ch 2450 315 305 310 -10 400 460 460 460 42961 $8 7% 8 260 $27Va 26 26 -IVa 34075 288 276 283 BC Phone 3700 $16% 16% 16% - % 10% 11 + Va BCPh4 84 500 $11 BCPh53/4p 120 $49 BCPhôpr 300 $52 BCPhô 80 1600 $15 BCP7 04p 300 $15 49 49 +1 52 52 +2 Va 143/a 14% 143/4 143/a—IVa BrouIReef 2000 100 100 100 - 5 Brunswk 2400 $12% 12% 12% - % BuddCan 600 $6 6 6 + Va CAE 5012 $9% 83/a 8% - Va CCLInd 2420 $63/a 6 Va 63/a CIL 4277 $24 233/a 233/a CMEReso 6000 65 65 65 Cableshar 5500 475 460 465 — 5 CadFrv 28660 $8% 8 Va 8% — Va Cad Frv A 4200 $6% 63/a 63/a Camchib 2200 $5Va 5Va 5Va Cmchibw zlOO 55 55 55 CamelOG 4500 335 330 335 Camflo 3050 $9Va 9Va 9% Camp RL 44785 $22Va 21 Va 22 - % Camp Res 9625 $9% 8% 9 — Va Campeauf 13900 $7% 7 7% + % Camrecoo 100 145 145 145 2307 $11 Ve 11 11 1400 $14% 14% 14% — Va 4860 $7% 7% 73/a 1030 $94 933/a 933/a - 3/a CDC 1980 12100 $13% 13Va 13% - % CanMalt 100 $40 40 40 + Va C Nor West 4206 $47% 46 Va 47%+ Va CanPEnt 23725 $18Va 17% 173/4- % CPackrs 3300 $313/a 31 Va 31% - Ve C Perm 8 zll $17% 17 Va 17 Ve CSPetef 48500 $6Va 5Va 6% + % Can Trust 32824 $33 31 Va 32%+1% C Trust 7Va 3800 $24 23% 24 + Va C Trust 11 2450 $20% 20Va 20% + Va CTrustwA 24200 $9Va 8% 8% — Va CTung 500 $17 16% 17 Canadexo 2600 240 236 240 + 4 C Arrow o 1000 38 38 38 +3 CC Man Y 3100 $10% 103/a 103/a— Ve CCurtis .CanCem CCem2p CDC f CDC pr B Vantas Haut Bas Farm Ch.DylexLtd 100 $19% 19% 19%+ Va DylexAf 800 $20 19% 19%+ Va Dynamar 6111 240 230 240 Dynex 5200 110 110 110 EstMIrtic 205 $8% 8% 8%- Va EastSul 1700 250 250 250 Eaton A 200 $8 8 8 EchoB300 1400 $20Va 20 20 - % Echol986w 6000 460 455 455 Echol987w 2000 420 410 410 -10 Echol988w 600 410 400 400 -15 Echol989w 500 410 410 410 -10 Econlnvp 200 $183/a 183/a 18%+IVa Ego Res o 1200 50 50 50 ElcthomX 2350 $6Va 6 6 Elcthm Y f 500 $6 5% 5% - Va Emco 10100 $ 123/a 123/a 123/a Energy Ro 1250 65 65 65 —15 Epitek 11700 133 130 130 Extndcr f 200 $12% 12% 12% + Ve Ext A t 670 $12% 12Va 12%+ Va FCAIntl 2136 $9 8% 8%- Va FlbrgNik 7918 $48 46% 47 -IVa FathmOcn 14905 340 320 335 +15 FedlndA 1800 $11 Va 11 Ve 11% FCalgaryo 2900 195 185 185 -15 FCa'gryp 100 $7% 7% 7%+ Va FCityFin 100 $13 13 13 FCtyTrC z50 $5% 5% 5% FMar 4000 165 165 165 -20 Foodexp 7000 160 150 150 - 5 FordCnda 575 $37%*37 37%+ Va Fraser 611 $12 11% 12 + Va GBAutoo 700 $10 10 10 G&HSteel 600 450 445 445 Galveston 800 149 149 149 - 1 Gandalf 15535 $26Va 24% 26%+1% Gane 4200 85 81 85 +3 Garbellp 600 390 390 390 +40 GazMetr 1800 $6 6 6 Gaz 5 Va p z50 $ 793/a 793/a 793/a GazISp 100 $28% 28% 28% GDistrbA 9900 $18% 18% 18%- Va GDistrbw 11600 $11 10 IOVa- Va GMC 2185 $69 683/a 68%- % Genstar L 60422 $20Va 193/a 20%+ Ve Gnstar 2.35 3450 $24% 24 24%+ 3 Geocrudeo63099 340 305 315 -15 4100 110 110 110 +10 Gibraltar 9150 $11 Ve 10% 10% - Ve 400 280 280 280 +10 Glencairo 6000 45 45 '5 200 $14 13% 14 + Ve Goldlundo 28010 118 113 113 - 2 100 $22% 22% 22%— 3/a Grandma 2930 340 320 320 -15 13793 $27% 263/a 27 Ve — % Granduc 500 120 117 120 Ventes Haut Bas Ferm Ch.GenMotrs z6 $68% 68% 68%-1% Genstar 7170 $20Va 193/a 20% + Va Gulf Can 13927 $163/a 16% 16% - Va Hawker 100 $14% 14% 14%+ Va HirWalkr 7470 $20% 19% 20 - Va H Wlkr E 600 $23% 23% 23% + Va H Bay MS 600 $17 17 17 + Va H Bay Co 145 $17Va 17Va 17%+ Va H Bay pA z80 $14 14 14 + Va Husky Oil 1250 $93/4 9% 9% - Ve Husky 13 300 $40Va 40Va 40Va Imascoltd 660 $553/a 55 553/a + % lmp OU A 7158 $31% 31 Va 31 Va- % IncoLtd 10275 $12 IP/a 12 - Va IBM 19 $101 Va 101 Va 101 Va —2% CG Invest Cl BkCom CIBC250p 2500 $25 243/a 24% CIBC2.05p 7025 $22% 22% 223/a Cl BC35625 11270 $29 28Va 28% - % CIBCw 29600 $6% 6 Va 6Va — Va CIBC w2 28800 375 350 355 -25 C Lncort o 3500 20 20 20 —2 CManoir 100 300 300 300 — 40 CMarconi 125 $48Va 48Va 48Va + Va CNat R 74700 280 247 268 -11 CNat8.50 400 $13% 13% 13%+ Va COcdental 2586 $16% 16% 16Va CP Ltd 61825 $34 33% 33% - % CPLAp 100 $7% 7% 7% + Ve 100 $10Va 10% 10% - Va 700 $16% 16Va 16Va— Va 1655 $48 47Va 47Va CUtilAf 4176 $13 123/a 123/a CUtilB 177 $12% 12Va 12% — Va CU IOVa 6200 $23% 23% 23% - Va CUti 19.24 1550 $20% 20 20Va C Util 7.30 8 00 $17 163/a 17+6 CUtil2ndD 100 $25Va 25Va 25Va- % CUtil2nd E 100 $24% 243/a 243/a CUtil2ndF 400 $28% 28% 28% CUtil2ndG 500 $29% 29% 29%+ % Canbra 100 $7 7 7 Canrayo 4000 40 40 40 +1 CanronA 3900 $12 IP/a l13/4— i/4 Canusa 88600 455 440 450 —10 Canusa w 600 245 240 240 —15 CnwstFinp 400 $24Va 24Va 24Va— Ve Cara 400 $8% 8% 8% + Va CaraAf 100 $8% 8% 8% + Va CarlOK 32253 $11 Va 10% 11 + Va CariAp 400 $20Va 20Va 20Va — 1 CarmaA 65124 225 215 225 +15 Carmacvp 6925 $5% 5% 5% + % Carolino 3700 $14% 13% 13%—1% Celanese 30350 $6% 6Va 6% + Va Celanes 1 p 100 $7% 73/a 73/a + Va Celan 175p 200 $13 13 13 + Va CentrITr 100 $8% 8% 8% — % Ceres Reso 3400 200 195 195 -15 Chnclr 4700 155 150 150 - 5 CharterOI 1100 105 100 100 Cherokee 1000 $6% 63/a 63/a— Va ChieftanD 993 $25% 25% 25%+ Va Chrysler 31188 $12% 11 Va 11%- CHUMBf Cneplx uo C inequity z300 18 100 $16Va 16Va 16Va— Va 100 $5 Va 5 Va 5 Va— Va CoastIA Cockfield Coho A f Cmplx 5500 $7 Va 7 18 7 Va + Va 200 $5 Va 5 Va 5% 2880 $6 6 6 2400 70 70 70 +2 Cominco 11012 $48 47 47Va— % ComincoA 500 $20Va 20Va 20Va CmrclOGo 1500 205 205 205 Cmplg 2600 $7% 7% 7% — Va Comterm 5300 $6% 6 6% + Va Coniagaso 530 213 213 213 ConBathA 2016 $16% 16% 16% - Va ConBathB z27 $16Va 16Va 16Va ConBathp 300 $123/4 12% 12% - % ConFardy 525 210 200 210 —10 CCoppero 4000 33 32 32 —2 CDurham 2500 120 120 120 CLouanao 2400 82 78 78 —7 CMarbnro 500 49 49 49 —3 Cons Pipe 200 $7Va 7Va 7Va + Va Con Prof o 6365 142 131 131 -15 C Rexpar o zlOO 21 21 21 Consoltex 1400 210 210 210 Con Distrb 16300 $14Va 14 14Va + Va ConsGas 7500 $16 153/a 16 + % ConGasA 100 $45 45 45 Con Gas B z75 $45Va 45Va 45Va C Gas 13% 1250 $28Va 28 Va 28%+ Va ConsGas w 9750 284 275 278 - 7 CTLBank 3565 $10% 10% IOVa- Va Conventrs 9400 $63/4 6% 6%— Va ConwestA 100 $5% 5% 5% — Ve ConwstBf 18833 $5Va495 5%+17 Cop Fields 200 $7% 7% 7% - Va Corby vt 672 $29% 29 29%+ Va Corby B f 100 $27% 27Va 27%+ Va CFalconC 22150 $15% 14% 143/4- Va Corridao 5560 200 175 190 -10 CosekaR 34900 $5% 475 5%+17 Coseka7p 2500 $6 53/a 53/a — % CostainLtd33700 $5 5 5 +10 Courvano z500 23 23 23 Craigmt 4800 280 270 280 +10 Crain RL f 700 $12Va 12Va 12Va Crestbrk z25 $45% 45% 45% CrwnTrst 1210 $60 59% 59%+ 1% Crown 14Va 1469 $23 22Va 23 CZelrbaAf 2468 $31% 31 31 Cullatono 40700 310 291 300 -10 CulatonlO 30500 340 325 335 + 5 Cuviero CzarRes 16980 320 310 310 - 5 5500 38 1100 $7 38 7 z55 $6% 6% 6% z55 $6% 6% 6% 210 180 208 + 23 150 125 150 + 25 300 265 275 -20 305 280 305 +45 37 35 35 - 2 63 56 58 - 6 45 43 45 + 2 $31 293/a 30% - 1 55 -9 48 +1 -38 600 235 235 235 -1 2100 $6% 6 Va 6% + Va Merlanda 400 $173/4 17% 17%-1% MitelCorp 18158 $31% 31% 31%- % $7% 7% 7% - Ve Moore 575 $49% 49 49 - Va $13% 13% 13% — % NBTel z50 $20 Va 20% 20% + % $27% 26% 27 - Va Nf Id 1414 1200 $11% 11% 11% + % $243/a 24% 243/a - Ve NfldTel 250 $11% 11% 11% + % $22% 22% 22 Va + % Noranda 5227 $17% 17 Ve 17%- Va $28% 28 Va 28% - Va NorcenEn 458 $33 Va 32% 32% — 3/4 360 350 355 - Normick 307 $6% 6% 6% — Va $34 333/A 33%- % Nor Tel 1707 $77 76% 76% - % $10 10 10 - Va fNova Alt 6103 $8% 8% 8% + Ve $47 47 47 - Va NuWest A 5000 185 180 185 +5 $49% 49% 49%- % Placer Dv 100 $18% 18% 18% + % $13 13 13 fPowrCr 14820 $14 Ve 133/4 14 $11% 11% 11% + % PowC2 37 540 $25% 25% 25% + Va $11% 10% 11 + Va Prefac A 500 75 75 75 Czar Wt DRG Af Dalmys Dalmy Cf Daon D 3 DaonAf Dejouro D Eldonao53166 63 Delhi Paco 5300 45 Denison 26225 $31 Develcon 9125 $10 93/a 93/a- Va DicknsnAf 3528 300 290 295 - 5 DicknsnB 3612 305 300 300 - 5 Discovry 2840 197 193 193 - 4 ' DofascoA 3575 $36% 36 36 Dfs 235 400 $20Va 20 20 Dofascowt 570 $5% 5% 5%+ Va Domanl 1900 320 315 320 -10 DomeCda 16525 490 460 465 -20 DmeCdawl0494 40 39 40 ; DomeMine29652 $123/a 12Va 12% - % D Pete 130736 280 275 276 - 4 DPeteAp 9085 $13% 123/a 12% + Ve DPeteBp 1805 $13 123/a 13 + Va DPetew 63193 8 7 8 DomeResp 1430 $553/i 553/a 5^ I D Explore 4300 58 56 56 -4 Dom Store 1700 $19% 19% 19% — Va DTextie 2102 $13% 13% 13% Domtar 7743 $19% 19 19 : Domtar pr 200 $8% 8% 8% + % Dover Ind 600 $14 13% 13%+ Ve i Dover pr 500 $5Va 5Va 5 Va Dr Mc CA z47 $6Va 6Va 6Va .DrmPeteo40900 65 61 65 Dunraineo z200 47 47 47 Du Pont A 650 $17% 17% 17% 5500 50 50 50 Nomination à la Sun Life Provigo 50400 $10% 103/a 103/a+ % $12 11% 12 - % QueTel 337 $19 Va 19 Ve 19% — Va $11 11 11 Reichold 400 $5% 53/4 5% — Va $11% 11% 11%+ % RioAlgom 100 $37% 37% 37% $143/4 143/a 143/4+1% Ry Trco A z30 $18% 18 Va 18 Va + % $20 Va 20% 20% — % Seagram 126 $87 87 87 - $6 Va 6 6 Va + % ShellCan 1000 $26% 26% 26% - % $16 Va 16% 16% — Ve S Sears B 200 $7 Ve 7% 7%+237 485 460 465 -20 fSpar Aer z50 $18% 18% 18% + % 39 35 39 -3 fSteinbA 260 $30 30 30 $12% 12% 12% - % StelcoA 3066 $20% 203/a 203/a 280 273 275 -5 Stell 94 2000 $18% 183/a 183/4- % 8 7 8 Stelc3 625 500 $28 28 28 + Va $13% 13% 13 Va fTel Mt B 100 $15% 15% 15%- % $19 19 19 Texaco 108 $333/4 33% 33% + % $17% 17% 17% - % Tor Dm Bk 8003 $36% 35% 36% + % 241 $6% 6% 6% — % z50 $17% 17% 17%+ % EntrepCP 4030 $18Va 17% 17% - % E$t Malar 2400 *8% 8 Va 8 Va— % GazMetr 1700 $6 5% 6 L’or et l’argent précieux et de devises étrangères L'once d'argent était cotée quant ; elle à $12 05 (offre) et à $12.71 (de ¦ L'once d'or en devise canadienne était cotée hier à la clôture des marchés à $492 88 (offre) et $501.43 (demande) par la Fiducie Guardian, un courtier de métaux précieux et de devises étrangères là ______ JB (demande).¦ Voici les cours de l'once (Troy) d'or à la fermeture des principaux, marchés mondiaux, hier, en dollars US avec, entre parenthèses, les cours de vendredi; Londres; $406.50($418.50); Paris: $410 93 ($420.59); Francfort: $411.98 ($423.03); Zurich: $408.50 ($42050); Hong Kong: $411.93 ($422 30).— Total Pete 1900 *13% 133/a 13%- Va TrAlteA 1033 S213/a 21% 21% + Va TrAltaRt 152345 18% 15 18 +1 TrAltapM 11600 $21 21 21 +1% TrCanPI 4405 $25% 25 25%+ % TrustGen z268*10% 10% 10%+ % fUnigsB 2000 105 105 105 +5 Velcro Ind 185 $21% 21% 21%+1% Westburne 100 $13Va 13Va 13Va+ % WcstTrn 200 *15Va 15Va 15Va- Va Total sales 994,681 JuniorMinesOils Abcourt 300 125 125 125 + 15 Aiguebelle 7683 $7 6% 6% - % AigueWts 34800 120 110 110 -8 Bachelor 1100 $6% 6% 6% - % Bateman 7000 10 9 Va 10 Belchasse 2500 29 25 25 -4 BorelisEx 500 $26 Va 25 26%+2% Brosnan 8500 34 34 34 Cadlllc Ex 13400 280 260 275 + 10 Cartier Re zlOO 30 30 30 +8 Cons 1 Rs 23500 50 48 48 CSummit 3000 48 48 48 + 3 Dumont 8000 20 20 20 -1 Dyna Mn 5000 22 421 22s ESulM 2500 240 240 240 -10 Goldexltd 1000 73 73 73 +3 Humboldt 2000 25 25 25 -1 JamexExpl2000 44 44 44 - % KewGold 400 110 110 110 + 5 Lynx Exp 800 48 48 48 -2 MnrahMn 3500 16 16 16 -3 Muscocho 3000 76 75 75 -3 ProvExp 2500 50 50 50 -5 Queenstn 8100 140 140 140 SullvnMin 500 278 278 278 -2 W Q Mnes 4000 57 57 57 Wrlghtbr Z400 65 65 65 -10 S.James Gowdy Monsieur Thomas M.Galt, président du Conseil et chef de la Direction de la Sun Life du Canada, compagnie d’assurance-vie a le plaisir d’annoncer que le Conseil d’administration a nommé M.S.James Gowdv, au poste de vice-président principal et secrétaire.» CPL4p CReserve CdnTire CTireAf 9185 $50Va 49Va 50Va + Va 800 31 31 31 + Va GLForest 510 $583/4 58% 58% GtPacific 560 $17 163/4 163/4 GW Steel A 2000 155 155 155 Greyhnd 3152 $24% 23% 233/a- GulfCan 85141 $16% 16% 163/4 Gulfstrmo 15100 168 165 165 HCl Af 18565 76 72 72-4 HCIHIdgB 3810 71 70 70 - 5 HCl Hld w 7000 22 15 15 -12 HCl w B z300 24 24 24 HaleReso 6800 83 83 83 + 1 Haley 2200 $53/4 5 Va 5% — % Hardee 1000 70 70 70 Harris Af H Wood HtleighAo Hawker Hawkerpr z50 $45 Hayes D HBayCo HBCpr Husky Oil I Huskyl3p 19925 $41 Hydra Ex o 1030 48 ITLInd IU Intlf Imasco Incao Inco lnco7.85 Incowt Indal Indusmin InlndGlOp 300 $22Va 22 22Va Inter-City 30140 $14 13% 13%- Va Inter CBp 300 $14 14 14 +2% K-TeMntl 100 $5 LVrndrAf 125 $5 LabMin Lacana LShore LLLac MarT860 McChip 2000 Bae Farm Ch.55 55 - i 7 Va 7% 83/4 83/a 360 360 -15 91 91-4 29 ' 29-3 120 122 - 4 5 5 - Va 125 125 - 5 14 Va 14Va- Va 15 15 - Va 77 77 5 5 ! 34% 34% - Ve 50 Va 51 5% 6 i 9% 93/a- Ve i 9% 93/a- Ve i 8 Va 8 Va — Va i 5 Va 5 Va + Va i 26 Va 263/a-IVa 53 53 - 2 25 Va 2 5 Va —4 Va 160 160 + 5 i 5 Ve 5 Ve i 153/a 153/4+ 3/4 22% 22% — 1 Ve i 93/a 9% — Ve i 21% 21% 110 110 -13 106 106 - 9 123/a 123/a- Va i 19 19Va- Ve 45 45 29 29 - 1 j'14% 14% i 6 Ve 6% — Ve ) IOVa 10% i 9 Va 9 Va 213/a 22% — 3/a i 19 19 - Ve 3 18% 18% - % 290 290 - 5 62 62+4 » IOVa 10Va+ Va î 10% 10%- Va 410 410 80 80 465 470 + 5 38 38 320 320 -15 « 28 Va 28 Va î 17% 17% 33 33 25 25 - Ve j 7 Va 7% — % .8 Va 83/4+ % 150 155 + 5 105 105 - 7 235 238 + 2 400 400 - 5 400 400 435 435 -25 26 26-2 Vante* Haut Bae Farm Ch NCOilS 2600 $193/a 19% 19% - % NorCt785p 600 $17 17 17 + Ve Nor Tel 2779 $77Va 76% 76% - % NthlndBk 300 $63/4 6'% 63/a Northstarol 1400 98 90 98 +3 NthstarlO 900 335 325 335 - 5 Nthmbero 1000 44 44 44 —2 NWUtilp z4 $313/4 313/a 313/a NvaAltAf 60140 $8Va 8Va 8%+% Nova F p 3020 $21 Va 21 Va 21 Va Nova G p 1140 $20 Va 19% 20 - Va Nova J p 580 $35 34 Va 35 + Va Nova K p 3670 $22% 22Va 22%+ Va Nova 15p 1400 $29 29 29 - Va Nova 12p 22455 $32Va 31% 32 NSSavlO'/A 100 $18 18 18 NowscoW 300 $18Va 18% 18%+ Ve NWst A 169106 199 180 196 +13 Nu-WstB 1266 184 184 184 +19 NuWstCf 8252 145 135 145 + 5 Numac DPI Ocelot A OcelotBf Omega Onapingof 27200 320 305 310 - 5 Onyx Pet o 3970 $10 9% 9%- % OshawaAf 800 $19% 19% 19% Osiskoo 15000 19 18 18 -1 PCLIndust 8780 320 300 310 PCLp 12400 177 175 175 PCasiaro 100 205 205 205 PacCopero 500 91 PagePet 42600 $10 Pgurin Af 18069 485 470 470 Pallisero 6000 90 85 85 z58 $10 10 10 Shawnee 2500 37 37 37 UnicanS 100 250 250 250 1800 $5 Va 5 5 Va +30 ShellCan 9139 $26% 26 Va 26% — Ve UnicorpAf 100 $5 Va 5 Va 5 Va 1100 35 35 35 Shelter Hy 700 275 270 270 — 5 UnicorpB 100 $53/4 53/4 53/4 + Va 2400 $20 19 Va 19Va- Va Shltr Hy A 3700 300 295 295 — 5 UnicorplO 300 $15% 15 Va 15 Va — Va 8450 375 350 375 ShltrOGo 2000 90 80 80 — 10 UnCarbid 5260 $11 Va 11 Va 11 Va + Va 5909 $193/4 19 Ve 19Va- Va Sherritt 15810 $7 6% 7 UnionGas 69880 $10Va 10 10 - Va 650 $25 Va 25 25 Va + Va Shpng NZ p 300 $23 Va 23 23 UGasSVa z35 $23% 23 Va 2 3 Va 8000 118 112 115.- 2 Sigma 500 $14 13% 13% — % UGasl438 1000 $24 Ve 23% 24 + Ve 600 $17% 16 Va 16 Va - 3/a Silvertono 1300 130 130 130 UnAsbstos 100 $5 5 5 2450 $17 16 Va 16 Va - % Silvrwd Af 514 $8 Va 8 Va 8 Va — Va UCanso 6195 425 405 415 6200 $26 Va 253/4 26% - Ve SSears Af 4708 $8 7 Va 8 + Va UnCorp 200 $16% 16 Va 16 Va 91 91 7 Ve 93/a +2 Va 5 1 PalomaP 5000 410 400 410 +20 Pamour 9177 $9 8% 9 + % PanCanAf 500 425 425 425 +50 PanCntrlo 4000 43 42 42 -1 PanCanP 4592 $92'/a 92 92%+1% Pango 3500 45 45 45 82 82 +2 19 19 220 425 425 425 -25 Parlakeo 3000 82 PatinoNV 196 $19 PaulinA PeBenO 3700 195 194 195 i Pegasus 12900 $8 Pembina 80 80 McIntyre 250 $28Va 28Va 28Va 7 Va 73/4 -10 - 800 $10 10 PennWsto 2933 110 101 110 PenWst Af 931 55 55 55 -5 PenWstW z83 3 3 3 Pennant 0 25100 63 60 62 +1 Pennant r 20500 3Va 3 3 - Va PetroSuno 200 136 136 136 +1 Petrol 3500 425 400 410 +10 Ptrotecho 1600 250 250 250 -15 PhillipsCb 500 $19 19 19 - Va Phonix Oil 2900 $7Ve 7 7 - Va Pine Point 1720 $283/a 28% 28% 105 105 105 Mercantil 2600 $15% 153/a 153/a PlaceG 106500 218 190 218 +32 Teck B f 15932 $73/a 7 Va 7 Va Westmntr 5200 102 100 100 - 5 495 495 495 - 5 MerlandE 6209 $63/4 6 Va 6% + Ve Placer 39772 $18 Va 18 Va I8V4- % Tectonic 4700 210 190 198 - 2 Weston 1300 $39 38 Va 39 + % 100 100 100 Merlandp 700 $ 173/a 17% 17% + Ve Pocoo 5500 240 226 240 Tectonicw 1000 60 60 60 Wharf 2400 320 305 310 - 5 130 130 130 Mestonof 500 120 120 120 Pysr pr 3400 $283/4 28 Va 28%- Ve TelMét Bf 1000 $15 Va 15 Va 15% — % WhimCrko 1500 76 76 76 $14Va 14 14 Va Midcon 1740 400 395 400 PopShops 9100 25 22 22 - 2 Temagmi 58900 128 122 127 + 1 WhonokAf 1400 490 470 470 - 0 $45 45 45 Minrl Res 22213 150 145 149 - 1 PowrCorf 2890 $14 Ve 13% 13%- % Tex Can 14433 $33% 3 3 Va 333/a + Va Wilanouro 1000 99 99 99 - 1 $10 10 10 MitelCorp 79967 $32 31 Ve 31 Va — 1% PowC2.375 160 $25 25 25 + Va Thom N A 445 $28 Va 2 7 Ve 27 Va - 13/a Wilcoo ZlOO 21 21 21 $8 Va 8 Va 8Va + Va Molson A f 7928 $34 Ve 333/a 333/a - Va Precamb 20400 $7 Ve 6% 6% — % Tombill A 1000 165 160 165 Willroy 7210 $123/4 12 Ve 12 Ve — 3/4 $17 Va 17 17 + Ve MonecoAf 100 $11 11 11 + 3/4 Provigo 650 $103/4 IOVa 10% Tor Dm Bk 26965 $36 Va 35 Va 36 Va + % Woodwd A 2488 $15 14V 15 $ 17 Va 17 Va 17 Va + Va M Trsco A z50 $7 Ve 7 Ve 7 Ve QMGHIdo 5200 170 150 165 - 5 TDBk 1.83520600 $173/4 17 Va 17% Wrlwid 1400 $8% 8 Va 8% + Ve $14 Va 14 14 Ve — Ve Moore 12389 $49 Va 48% 48% - 1 QueSturgo 8800 $5 Ve 495 5Ve — Ve TDBkC 500 $23 23 23 - Va Wr Harg 150 425 425 425 $93/4 9 Va 9 Va — Va Morisn 2300 255 252 252 - 13 QueTel73/t 200 $12 Va 12 Va 12 Va — Va Tor Suh 2194 $8 Va 8 Va 8 Va — Va YkBear 3300 $8 Ve 8 8 Ve + Ve $41 40 Va 40 Va - 3/a Mt Jamieo 27200 78 70 70 - 2 Ramblero 1200 55 55 55 - 2 Torstar Bf 18325 $10% 10 Ve 10% + Ve York Cono 1500 14 14 14 - 1 48 48 48 - 4 Murphy 736 $31 31 31 Rnchm Af 2400 $7% 7 Va 7% — Ve Torstar268 266 $24 Va 24 Va 24Va + Va Y Rusel 170 1000 450 450 450 65 65 65 + 5 N B Look 10000 50 50 50 - 5 RnchmBf 500 $6 Va 6 Va 6 Va Torstar w 2000 180 175 175 Zephyro 2700 132 130 130 - 4 $193/4 193/4 193/4- % N BU Mine 14500 135 132 135 - 1 Rnchmnp 840 $25% 25% 25% - Ve Total Pet 17900 $14 13% 13% — Va PartnershipUnits $553/4 55 553/4 + 3/a NSR Reso 24100 30 28 30 Ranger 36300 $9 Va 9 9Ve — Va Total PAp 800 $29% 29 Ve 29 Ve - % Trust Umts 305 305 305 + 5 Nahannio 4500 30 28 30 + 5 Rayrockf 10600 $6% 6 Va 6% Traders Af 6342 $11 Va 11 Va 11 Va - Ve BBCRun 2500 $9% 9 Va 9 Va $56 Ve 56 56 - Va NatBkCan 9316 $6% 6 Va 6% Redpath 1850 $8 Va 8 Ve 8% + Ve Trade4Vap 150 $34 Va 34 Va 34%+IVa CPermun 2874 $8% 8% 8% $26 Va 26 Va 26% - Va NatBkcv 610 $25 Va 2 5 Va 2 5 Va Rdpthl.665 500 $15 143/a 143/a Tr IOVa 700 $8 8 8 + Ve Traded In US Funds $31% 3 IVa 31 Va — Va Nat Bk 15 1800 $28 Va 28 28 Va Redstoneo 2500 80 80 80 Trade7Vap 130 $273/4 273/a 273/a + % GMC 500 $56% 56% 56%- 3/4 330 315 325 - 5 NatSeaA 1000 $8 Va 8 Va 8% + % R Sth A z99 $13Ve 13 Ve 13 Ve TrCanRA 51066 250 225 250 +16 Seco3.22p 1400 $27% 27% 27% + Va $12 113/4 11%- Ve Nearctico 3500 75 72 75 + 5 Reichhold 1896 $53/4 53/A 53/4 + Ve TrC R p 200 $15 Va 15 Va 15 Va — Ve $15 Va 15 15 Neomar 147 161 161 161 + 1 Reichlstp 1200 $9 9 9 +1% TrnsMt 6805 $83/4 8 Va 83/4 300 275 300 NBTel 1310 $21 203/4 21 + Va Reit A f 450 $26 Va 26 26 - Va TrnsWst 300 $6% 6% 6% + % $133/a 133/4 133/4- Ve NBTel 1.85 100 $17 17 17 + Ve ResServf 2900 300 300 300 - 5 TrAlt A 11390 $22 213/4 22 Dotions sur 1 or $11% 11% 11% N Keloro 2000 30 30 30 - 2 Revelstk 1400 $6 Va 6 Va 6 Va TrAlt B 1017 $21% 21% 21% +3% VA VF AmeJ kj A A Vf A N Provide 500 22 22 N QRaglno 1000 186 186 186 N YorkOil '2100 180 180 180 Intrmetco 500 $5 450 5 - Va Nf Id LPA 950 $23% 23 Va 23% — Ve IBM 1032 $102Va 101 Va 102Va — Va NfldTel 1611 $11 Va 11 Va 11 Va - Ve IntprPipe 18973 $23 22 Va 22% + Va NfldTel725 100 $12 Va 12 Va 12 Va Ipsco 25145 $ 18 Va 18 18 NfldTl350 200 $23 Va 23 23 Va + 3/4 Inverness 3255 $6 5 Va 6 + % NklOfseto 3000 38 38 38 Invernw 5500 10 10 10 - 2 NorAcmeo 4500 185 175 180 + 5 Irwin Toy 2078 $15 14% 14% + Va Noranda 33840 $17 Va 17 Ve 17% — Ve IrwinToyf 3315 $13 12% 13 + Va Nor9% 516 $92 91 92 - 1 Island Tel 1000 $16 15 Va 15 Va — Va Norbaskao zlOO 31 31 31 IvacoAf 6011 $9 Va 9 Va 9% — Va Norcen 5983 $33 Va 32% 32%- % IvacoB 6623 $10 Ve 10 10 Norcn288 150 $59 59 59 Ivacor 143992 4 2 2 - 3 Norlex o 2300 13 13 13 - 1 IvacoDp 400 $21% 21% 21% — Ve Normick P 260 $6 6 6 - Va Moins 14.34 points Les incertitudes relatives à l'attitude de la Réserve fédérale ont entraîné des baisses assez sensibles hier à Wall Street dans une atmosphère relativement calme.L’indice des industrielles a clôturé à 1,037.44 en baisse de 14.34 points.Quelque 75 millions d'actions ont été traitées.Les milieux boursiers craignent qu'à la suite de la forte progression de la masse monétaire pendant la semaine achevée le 27 octobre ($2.7 milliards), la Réserve fédérale ne soit pas aussi anxieuse que l'on pensait de réduire à nouveau le taux d'escompte immédiatement après les élections.La détente déjà intervenue du côté de cet important instrument de la réserve fédérale, qui a été abaissé à cinq reprises depuis le milieu de l'été pour tomber de 12% à 9 1-2%, a déjà été prise en considération par les fortes hausses récentes à la bourse.Une nouvelle diminution est indispensable pour éviter un recul substantiel des valeurs, ont estimé les analystes.En clôture, le nombre des baisses dépassait celui des hausses: 1,058 contre 606; et 319 titres avaient été inchangés.Motorola a cédé 2 5-8 à $87.General Electric a perdu 21-4 à $89 5-8.Standard Oil Indiana a clôturé à $42 en baisse de 2.Honeywell a gagné 2 7-8 à $100.Caterpillar a monté de 1 3-8 à $421-8.Lockheed a clôturé à $79 en hausse de 1 1-2.Parmi les canadiennes, Seagram Co.a fléchi de 1 3-8 à $70 7-8; Ashland Oil de 7-8 à $31 1-8; et Canadien Pacifique de 1-2 à $27 1-2, Mais Hudson Bay Mining a gagné 1-4 à $13 7-8; Genstar 1-8 à $16 5-8: et Bell Canada 1-8 à $18.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE RevnPrpA 5117 120 (11 111 -13 RevnuBf 4367 77 77 77 -3 RioAlgom 11146 53714! 37>/e 37'/8+ Vu Rio8.5 113 350 350 350 + 5 RioAltoo 11600 245 231 231 -14 RogersA 430 SS'/s S'/b Rogers Bf 2415 S87/e 8% 8%- Ve Roman 19100 $15 14% 14% - Va Ronyx Cor 500 340 340 340 + 5 Rothman 1740 $35 333/4 35 -H'/! Rothm2p 200 512V2 12'/4 12'/2+ V2 Roxy Peto27500 390 380 385 - 5 Roxywt 9200 49 47 48 —1 Royal Bnk 36884 $26’/8 253/4 25%- % Ry Bk 1.88 300 $173/4 173/4 173/4 RyBk 2.75 11815 $29 283/4 28%- Ve Vents» Haut Ba» Perm.Ch Vania* Haut Ba* Farm.Ch.RyTrscoA 6372 $19 18% 183/a + Va RyTrscoB 400 $18% 18% 18%+6% R Te A p 200 $26% 26Va 26% + 3/4 Royex o 1000 440 440 440 —40 Ruprtlndo 16100 125 115 115 -10 St Fabien O38000 15% 155,15 - Va SantaMo 1000 40 40 40 +1 Scarboroo 3100 110 106 106 - 3 Sceptre 18472 $8Va 8 8 - Va Sceptrepr 550 $18Va 18 18 Scintiloro 34100 96 82 96 +16 Scintrex 600 $7% 7% 7 Va + Va Scot Paper 125 $23 23 23 - Va Scot York 1000 200 200 200 Scurry Rn 200 $56 56 56 + Va Seagram 9426 $87% 86 86 -2% Seaquesto 470 250 240 240 -25 Seco3.5625 1250 $28% 28% 28% - Va SecoSerB 800 $24% 24% 24%+ Va Selkirk A f 11000 $9% 9% 9% + Va Shawlnd 8200 $11Va 11 11 - % Vanta* Haut Bas Farm.Ch.TrAlt 14.25 3000 $28% 283/a 28% - % TrCanPL 8364 $25% 24% 25% TrP2.80p 608 $26 25% 26 TrP4.50p 700 $49 48% 48% — Va TrPIstD 1300 $49% 49Va 493/a- Va TrP 1st E 150 $49% 49% 49% - Va TrP 1st F 1800 $56% 56 Va 563/a- Va Trpacfico 15200 115 112 113 +3 Trpacficr 19055 5 5 5 —1 Tricentrol 900 $7% 7Va 7Va— Va Trmc 105775 $9% 8% 9 Va Trc 9.12 200 $19 19 *19 Trinity Res 7030 $8% 8% 8%— jl TrizecCrp 3300 $22% 223/4 223/a Turbot 35849 92 89 90 -2 Turbosp 2900 94 94 94 -5 Turbo IOVa 500 $6 6 6 Turbo wf 10296 3 3 3 Twin RBf 1000 305 305 305 + 5 Ulster P o 20605 235 231 235 Ultramar 200 $10 10 10 11 11 SlaterBpr 200 $11 Sobeys A f 100 $7Va 7Va 7Va Sobeys9p 200 $17 17 17 Somvillep z50 $24% 24% 24% Sonoro 500 50 50 50 SonyCorp 1 Southm 4 Spar w Spooner Standi A StdTrstco Steep R UKeno UnReefo U Siscoe UnTire 3407 $15% 15 15 4000 17 17 17 300 410 405 405 1000 55 55 VerstlAf 23021 $6Va 6 10 55 -10 SulptroBf 39627 $8 Sulivan Systmhs A 11800 $18 Va 18 Va 18 Va VerstICIB 22201 $6 6 6 $29 29 29 — Va VerstICorp 2300 $93/A 9% 93/A $19 Va 19 19 Va + Va Verstlwf2 200 400 400 400 $8 Va 8 Va 8 Va 4- Va Vestgron 4164 $19 Va 19 19 55 52 54 + 1 VGTrstco 525 $73/a 7% 7% — Va $10 Va 10% IOVa tVilcentref 5306 350 350 350 +20 $11 Va 11 Va 11 Va Vulcan Ind27097 $7% 7 7% + % $22% 22 Va 22% — Ve WCICan 100 $ 103/a 103/a 103/a — Va 175 165 175 + 5 Wajax A 1185 $10% IOVa IOVa — Ve 165 156 156 + 1 Wajax 1.86 300 $22% 22 Va 22% + 1 114 114 114 — 1 Walker R 32934 $20% 19% 19%- % $5 Ve 5 5 Walker 7 Va 7510 $203/a 20% 20 Va - Va $30 30 30 + Va Walker9Va 8200 $233/a 23% 23 Va - Va $21 20 Va 203/4 — Va Wlkr14.16 1700 $283/a 28% 283/a - Va $19 18 Va 183/a — Va Walkerw 11850 310 300 310 +10 $24% 24 Ve 24 Va + Ve Wardair 8700 440 415 440 +35 $27% 273/4 273/a — Ve Warn Can 100 $9 Va 9 Va 9 Va + % 375 375 375 Warreno 4000 65 60 60 47 45 45 Wrintn 9500 66 63 63 - 2 55 55 55 — 2 Wasabio 1000 80 80 80 - 2 180 165 180 + 10 Weldwod 1500 $23 23 23 $8 7 Va 8 + % Wstburne 7510 $13% 13 Ve 13% + Ve 280 280 280 WcoastT 7023 $15% 15 Va 15% — Ve 23% 23 Va 2 3 Va Westfield 3000 112 110 110 - 5 $24 24 24 — Ve Westforto 3800 115 110 110 305 290 295 +25 Wstgr 4000 145 140 140 - 5 188 185 188 + 3 Westmill 500 60 60 60 Tarao 200 $6 i/e } Westmin 9232 $113/a 11 Va 11%- Va Teck Cor A 200 $8 7Va IVa- Va j Westmin p 5450 $24% 24% 24% — Va TrAlt r 702679 20 15Va 18 - 2 TrAlta9.75 100 $85 85 85 +7 TrAlfa2.36 1050 $22 21 Va 21 Va- 3/4 TrAlta83/4 z5 $69% 69Va 69Va TrAlta 1.40 2148 $22'/a 21% 22Va + % TrAltal2 1600 $26Va 26 26 - Va (Prix en devises américaines) («mi» NCR 101208 87 Va 86 86%- 1% NLInd 5 1144 19% 18% 19Ve— Ve NabscB 8 1131 40 Va 39 Va 393/4— % Nat Dist 9 167 25 Ve 24% 24%— Va NatGyp 29 359 283/a 27% 28 Va— Ve NiaMP 61108 16 Ve 153/a 15%— Ve NorSo 2.808 713 59 Va 58 Va 58%— % NorTI 66 1270 63% 6 IVa 61 Va— 13/4 Nthgate 17 33/a 33/4 33/a.Northrp 109 440 713/a 70% 71%— Va Nor Sim 11 501 26% 26% 26%— Ve Nucor 17 144 60% 59 Ve 60 Ve— % OccPet 6 2036 22 21% 21 %- Va Oli OutbM 8 1765 u25Va 243/a 25 Va 273/a 27 Va 27%+ Ve WPanAm 1086 3% 3Va 3Va- V.Penney 10 1150 553/a 54% 55%-l PepsiCo 11 7920 423/a 42 42Va-3 Pfizer 18 1874 74 72% 733/4- % PhilMr 10 1658 65Va 64% 65 - Va Phil Pet 8 3602 333/a 32% 32%-IVe Pierl 15 91 9% 9 9%+ Va Pitney B 11 187 433/a 43Va 43%- Va Pittstn 11 1132 143/a 14% 1 43/a + Va Polarid 551020 27Va 25% 27 + Va ProctG 11 909 11314 111 Va 112 -IVa QuakO 12 263 47% 46Va 47%- Va RCA 116 1849 u28Va 25Va 25%- 3/4 RalsPur 253157 16Va 16Va 16%.Raymd I 6 92 12% 123/4 12%- Va Revlon 11 982 32Ve 31 Va 32 - Va RchVck 11 85 30'/a 29% 29%- Va RiegelT 12 54 26'/4 26 26Va- Va Robins 15 794 ul8% 17% 18%+ % Rockwl 11 1954 43Va 423/a 43%-% RC Cos 11 92 21% 21 Va 21 Va- % RoylD 4 1160 34Va 333/a 333/a- % Ryder S 121332 48% 47% 47%-l Ryi sa M Ventes Haut Bas Ferm.Ch.Ventes Haut Bas Farm.Ch.ACF 6 83 34% 34 Ve 34%— % duPont 9 1696 43 Ve 42 Va 423/a- Va AMRCp 13762 18 Va 17 Va 173/4- 1 Ve EGG 20 512 273/4 26 27 AMRwt 1339 6 Va 5% 6Ve— % EasKod 13 3496 92% 91 91 Va—2 ASA 655 53 51% 52%— % Eaton 16 174 34 32% 32%—1% Alcan 75 451 253/a 25% 25%— Va ElPaso 81124 17% 17 Va 173/a AlIgCp 9 45 493/4 48 Va 49 Va— Va EIMeMg .543 5% 5 Va 5%+ Va Alg Int AlldCp AllisCh Alcoa Amax AmHes ABrand ABdcst 101 61371 38 791 9% 40 1034 29 2185 23Va 16 8635 u33% 8 467 49Va 9 140 53% 27 Va 27%.37% 37Va— Va 9 9 Va— % 28 Va 29 - Va 22% 23 - 3/a 3 IVa 32%+ Va 48% 49 Va— % 52% 52%— % AmCan 177 33% 33% 333/a- Va Fruehf 564 25 Va 24 Va A Cyan 12 1047 35 34% 34%— % GTE 9 5485 4 2 Va 4 IVa Am EIPw 9 1689 183/a 18 Va 183/4 Gn Dyn 18 2446 34 Va 33 Va AmExp 11 1977 64% 63 Va 63% — % GenEI 12 2857 91% 89% AHome 13 1799 .163/4 46 Va 46Va- Va GnFd 101136 45% 44 AmMot 949 5 Va 5 Ve 5 Ve— Ve Gi Inst 151067 49 Va 47 Va Amsted 18 72T.29% 283/4 29%+ % GnMills 12 231 53 Ve 52% ATT 78212 62 Ve 6 IVa 62 - Ve GnMot 19 3850 563/4 56 Ve Ampin 19 186 68 Va 67% 67%— 3/a GPU 12 792 6% 6 Va Armco 1990 18% Arm Win 31 531 24% x 1617 283/a 6 3079 44Va Asarco AtIRich AvcoCp 10 1252 27% Avon Axia Bkrlntl BaldU BaxtTr 9 3865 28Va 12 xlO 183/a 6 1158 24% 9 2366 u483/a 20 781 49% Bel How 9 xl64 29 BelICan Benfl Cp Beth Stl Black D Boeing Bois Cas Borden BorgWa BosEd BristM BritPt Brnswk Bucy Er Burl Ind Burrgh CBS CCI CPCInt CSX Callhn CampR Camp Sp CdnPac CapCit Carling Celanse Chase Chryslr Citicrp Cities Sv Clark Eq Clorox CocaCI CoIgPal ColGas CmbEn Comsat ConEd CntICp Cntl Grp CtDat Coopr Coppwd Crane Cr Crk CrZell CurtW Data G DatTer Datpnt Deere DenMfg Dexter Digital Disney Dr Pepp Dome Dorsey DowLh Dravo Dresr 6 2278 18% 107 18 128 233/a 951 18 Va 1474 19 10 5334 u29% 19 844 40 8 823 433/a 10 287 38% 8 119 24% 14 1140 70 Ve 5 100 21 13 362 26 Ve 11 746 143/a 15 1058 273/a 12 1274 47 Va 10 2129 523/a 6 134 15 Ve 8 372 393/a 8 795 56% 195 17% 223 18V8 » 9 110 43 Va 91 27% 17 77 114% 958 1 u 9 Va 16 1776 54 6 1840 55% 10619 10 7 3290 37% 23 4272 50 Ve 1 239 283/a 11 1171 22% 13 1314 49 Va 9 3737 213/a 6 841 33 Va 7 747 33% 24 295 89 Va 6 3517 19 Va 8 491 31 6 269 36% 10 932 41 6 854 28% 36 10 18% 27 132 28 Va 8 256 29 Va 16 820 28% 7 41 49 Va 23 796 42 Va 211 7% 184 3956 22 Va 21 2015 29% 11 22 24 11 233 30 Va 14 3551 101% 22 1329 68 Va 12 2818 14 Va 1165 IOVa 103 30 Va 13 2744 28% 89 131 12% 17% 18 23Va 23 %— Va 28% 283/4+ Va 42 Va 43%—1 % 26% 27% — % 273/a 28 Va— % 18 Va 183/4+ Va 23% 24%+ Va 42% 47 Va+3% 48 Va 49Va+ % 28 28%— % 17% 18 + Va 223/a 23% — Va 18Va 18Va- Va 18 Va 18%— 3/a 28 Va 293/4+ Va 39% 39%— 3/a 42% 43 Va— % 38 38%+ Va 24 Va 24 Va— Va 69 Va 70 - % 20% 21 - % 25% 25%- Va 14 Va 143/4+ Va 27 27 Va 46 46% — % 50% 503/a—2Va 15% 15%+ % 39 Va 39% 55 Va 55Va—1% 16% 17 - % 17 Va 18%— Va 42% 42%— Va 27% 27 Va— Va 113 113%-1% 9 9%+ % 53 Va 53%+ Via 54 Va 54% — Va 9% 9%— % 37 Va 37%— % 49% 50 - Va 27Va 28%— % 21% 22%+ Va 48 Va 48%—1 21 21%+ % 32 32% — % 32% 33 Va— % 863/4 89 +1 Va 18% 19 29 Va 30 -1% 35% 35% — Va 40 40% — % 27% 28 - Va 18 Va 18Va— % 26% 28%+1 28% 29 Va 28 28 Va— % 49 49 - % 40% 41% , 7% 7%— % I 20% 22%+ % 28% 29%+ % 23% 23%— Va 29% 29%- % 99 Va 99%—1 67 67 -1% 14 14%— % 9% 10 - % 28% 28%-l% 27% 27%— % 12% 12%— % 18% 18%— % Esmark 11 63 69 68 68%- 3/4 Ethyl 7 122 u32% 32 32%.Exxon 6 8514 30Va 29% 30 - Va FMCCp 7 794 32% 31% 31%- % Fairchd 10 574 17 16% 17 F Fluor 9 929 22% 21% 22 - Va FordM 3809 32Va 31 31 Va-1 % Foxbr 9 172 353/a 34% 3%-13/a GnTIre b 33 139 28% 28% 28%- % Genst 728 16% 16% 16%+ Va GaPac 15 2557 24% 23% 24%- Va Gillette 11 319 47% 46% 47%- Va GloblM 3 981 IOVa 10 10%.Goodrch 22 2004 u31 30% 30%+ % Goodyr 10 x2315 31% 303/a 31 - % Gould 14 1468 34 % 33% 34%- 3/a Gt AP 264 8% 8% 8 Va— % Greyh 7 811 173/a 17% 17%- Va Gulf OU 6 2821 29% 283/a 29% GulfRs 231 14 13% 13% Halbtn 6 3086 31% 30% 31%- % Hanna 105 19 18% 18%- % HartSM 10 168 363/a 35Va 36 - Va HeclaM 702 163/a 153/a 16Va-1 Heinz 9 218 39% 38% 38%- Va Hercul 15 1721 273/a 27 27%- % HewIP 23 1648 693/a 68 69%.HiVolt 19 189 83/a 8% 83/a+ Va Holiday 18 491 37% 36% 37 - Va Homstk 59 3115 43 42% 42%- % Honwll 8 1323 ulOO 96% 99%+2Va Houslnt 10 655 25 24 24%- 3/4 HudM 1 13% 13% 13%+ % HuntCh 16 159 12% 103/a 12 +1% IC Ind 10 389 343/a 33% 34%+ Va INA In 2 51 16% 16% 16%- % IU Int 11 x777 16Va 16% 16%-% INCO 1178 10 93/a 9% IngerR 7 2759 393/a 38% 39%+ % Infrlk 10 66 28 % 27% 28%+ % IBM 13 7175 833/a 83 83%- Va IntFlav 15 473 26% 253/a 253/a- % IntHarv 828 4 Va 4 4% IntPap 7 862 49% 483/a 48%-l% Int TT 7 2865 323/a 31% 323/a + Va IpcoCp 16 422 ul 1% 10% 11%+ % ItekCp 988 153 27 26% 26%- % 9 247 303/a 30Va 30%- % Safeway 8 606 483/a 48% 48%- % St R eg P 8 470 263/a 25% 26%- % Sanders 18 872 61% 59% 59%-2% SchrPlo 112068 373/a 37 37%- 3/4 Schlmb 9 5350 413/a 40% 41%.Scott P 7 363 20Va 20 Va 20% - Va Seagrm 8 142 713/4 7Q3/4 70%-l% Sears 14 4781 30 % 30 30Va- 3/4 Sedco 8 240 3Q3/a 293/a 30% + % Shell OU 7 609 38% 373/4 38%- Va Signal 13 441 233/a 23% 233/a- Ve Si ger 680 18% 18 18%- % Skyline 40 694 22Va 213/a 22%+ % SmkB 13 3246 71 Va 70% 70%-2% SonyCp 1410157 15Va 143/4 l5Ve+ Ve SouPac 9 396 40% 39 39Va-IVa Spartn 10 73ul9% 19 19% Sperry 8 1614 293/a 29Va 29%- Va StOIICI 7 2271 31 Va 31 Va 31 Va- 3/4 StOlnd 7 3321 43% 413/4 42%-13/a StdOOh 51289 36% 35% 36%+ Va Steego 19 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1267 37% 36 Va 37%- 18 86 34 Va 333/a 34%+ 16 165 29 Va 28 Va 29 - 71 786 26 Va 26% 26% 7 1566 38% 38 38%+ !.839 14% 14% 14%— 7 182 26% 26 Ve 26 Va— Afrique du Sud Afrique franco.Allemagne-Ouest Antilles Anglaises Australie Autriche Bahamas Belgique Danemark Espagne États-Unis Finlande France Grèce Hollande Hong Kong Inde Israël Italie .Jamaïque Japon Liban Mexique Norvège N.-Zélande Portugal Royaume-Uni Suède Suisse Venezuela Hand Franc CFA Mark Dollar Dollar Schilling Dollar Frano Couronne Peseta Dollar Mark Franc Drachme Florin Dollar Roupie Sheqels Lire Dollar Yen Livre Peso Couronne Dollar Escudo Sterling Couronne Franc Bolivar 1 0580 0 003348 0.4720 0 4542 1 1415 0 06728 1 2252 0 02435 0 1346 001026 1 2222 02196 0 1674 001660 0.4336 0.1810 0 1252 003963 0 000823 0 6866 0.004423 0 2881 0 1669 0.8634 001333 2.0251 0 1624 0.5480 0 2845 Le dollar canadien Le dollar américain a fléchi hier de 7-50 à $1.2200 en devise canadienne.La livre sterling a cédé 1 21-100 à $2.0185.Le dollar canadien a progressé de 9-100 à $0.8197 en devise américaine.La livre sterling a perdu 4-5 à $1.6645 US.Séries Feb325p Feb375 Feb375p Nov 375 Nov 375p Nov 400 Nov 400p Feb400 Feb400p May 400 May400p Nov 425 Nov 425p Feb425 Feb425p May 425 May350p May375 Nov 450 Nov 450p Feb450 Feb450p May 450 May450p Feb475 May 475 FebSOO FebSOOp May 500 Feb550 May550 Séries Nov300 Nov300p Feb300p Nov325 Nov325p Feb325 Nov350 Nov350p Feb350 Feb350p May425p May350 Nov475 Nov475p Feb475p May475p Nov500 Nov500p May500p Nov550 Nov550p Feb550p Int.en Vol.cours Haut Bas Farm.20 240 3.50 3.50 3.50 15 105 58.00 57.00 58.00 30 359 15.00 14.00 15.00 9 884 39.00 35.00 39.00 2C 1 2004 1.00 70 1.00 71 878 19.00 1S! 00 17.00 23 891 8.00 6.00 8.00 13 255 46.00 38.00 46, 00 60 473 25.00 22.10 24.00 20 258 60.00 57 00 57.00 1 375 30.00 30.00 30.00 67 903 8.00 6.00 6 00 23 709 22.00 20 .00 22 .00 99 713 32 00 27 00 31 00 57 140 38 00 37 .00 38 .00 31 475 42 00 39 .00 42 .00 9 567 13.00 13 .00 13 .00 3 1161 72.1 30 72.i 00 72.1 OOA 233 1904 2.50 1 .50 2 .00 2 430 40 .10 40 .10 40 .10 54 1005 24 .00 21 .00 21 .00 1 339 50 .00 50 .00 50 .00 24 784 36 .00 29 .00 36 .00 10 188 56 .00 56 .00 56 .00 106 1127 15 .00 13 .00 13 .00 28 345 28 .00 23 .00 28 .00 95 880 10 .00 7 .50 7 .50 3 1 88 .00 88 .00 88 .00 23 381 20 .00 18 .00 20 .00 29 1452 4 .00 3 .00 3 .00 31 772 11.00 10.00 10.001 Non transigées 1 cours Offre Dam.762 0.00 0.00 2380 0.00 O.Fe 173 1.00 2.00 318 82.00 86.00 2043 0.00 .50 183 92.00 97.00 670 57.00 61.00 808 .30 .90 2340 72.00 76.00 1566 6.00 8.00 363 43.00 49.00 69 85.00 90.00 1655 .50 1.00 112 64.00 70.00 152 71.00 75.00 17 74.00 80.00 1763 .30 .70 1 89 00 95.00 2 90.00 96.00 1691 0.00 .50 0 138.00 144.00 1 138.00 144.00 imgisïifiuiiiian AGF Group AmerGrwthl2.32 Cdn Gas Egy 6.69 Cdn Sec Gth 11.77 Cdn Trusteed 4.12 Corp Invest 7.97 Corp Inv Stk 3.81 Gwth Equity 4.87 Japan 4.59 nMMF 12.24 10.00 OptionEquity4.79 Special 6.99 Bolton Tremblay Cda Cumul 11.69 Income Fund9.98 Internatnl 14,82 MnyFd 11.11 1.00 PldResourcsl0.26 Taurus 21.11 Calvin Bullock Gr xdAcrofnd 1.83 Banner Fund 6.08 Cl F 5.88 Cl F Income 8.25 Central Group yCam Grwth 6.73 yCompound 10.05 yDividend 10.46 y Fund 4000 5.59 ylntl Energy 2.93 ylntl Grwth 7.22 ylntl Income4.37 yNat ResGth6.29 yNorthn Egy 5.19 yRevenueGth4.45 yUnivest 6.35 CSA Mgmt Gr Goldfund 4.26 Goldtrust 4.59 Confed Group Dolphin Eqty 5.81 yDolphinMtg5.19 Cundill Group ySecurity 7.96 Value 8.48 Dynamic Group ynDyn AnVer 7.40 ynDyn Fnd 13.63 ynDyn IncomS.67 Eaton Bay Group Commwlf Dividend 6.47 5.01 Growth 8.57 Income 3.73 Internatnl 8.56 Mortgage 10.11 Viking 9.32 GuarantyTrustGr ynlnvEquityl2.83 ynlnvlncome3.91 ynMortgage 10.22 Guardian Group Enterprise 1.10 Grouped Inc 5.43 Gwth Fund 27.19 North Amer 6.93 Mutual Acu 4.97 STMny 10.9810.13 World Equity5.18 Investors Group yBond 3.95 yDividnd 7.24 yGrowth 6.98 ylnternatnl 11.42 yJapan 12.69 yMortgage 4.85 yMutuat 6.46 yProvidt Stk 8.73 yRetiremnt 11.90 ynJonesHewrd4,20 Managed Gth 6.56 Montreal Trust Gr ynEquity 20.99 ynlncome 7.26 ynlnternatl 12.65 ynMortgage 9.89 Principal Gr yCollective 14.14 yGrowth 6.03 yVenture 8.73 yBond 2.86 Prudential Gr Growth 7.31 Income 4.89 ySask Dev Fd 4.00 Sterling Group Equity 6.30 yMortgage 5.00 TempletonGth9.07 Trimark Group Trimark 6.77 Trimark Cdn 5.30 United Bond Share nRoyFund 9.06 17.05 4.30 4.44 5.63 nRoyFnd Inc4.74 Universal Group American 7.45 Equity Income Japan Resource Non-Members nAltamira Fd 6.34 Assoc Inv 8.58 yBeaucanagx 5.67 Canagex Gr yHypotheq 10.11 yObligatns 8.84 Capital Gwth 6.64 nCapstone 5.16 Co-op Trust Gr ynCTMutuall7.58 ynGrowth 7.74 ynlncome 8.63 ynLandmk 15.48 Desjardins Gr yActions 12.97 yHypotheq 4.31 ylnternatnl 12.68 yObligatns 4.39 yQuebec 5.91 nySpec 8.96 Dixon, Krog Gr D K Trust 11.59 D K Inti 14.04 Heritage 3.43 yDomequity 10.52 yDominCompll.52 Executv Inti .86 nFstCdnMtg 10.60 yFiscon Fund 6.11 Harvard 12.02 Industrial Gr Indust Amer 4.34 Indust Div 5.63 Indust Eq 10.40 Indust Gwth 7.34 Indust lncom8.34 Indust Pens 2.89 Mack Eqty 1.67 Mack Mtg Inc 1.10 yMaritime Eq 3.75 Marlborough 8.15 yMD Growth 6.83 nNatrusco 20.02 NW Group yCanadian 5.00 yEquity 11.56 Pemberton Gr nPaciflc Div 6.55 nPacific Ret 5.59 nPaciflc US 5.31 PHN Group yBond 8.91 yCanadian 10.52 yDivlncomell.01 Fund 25.63 yPooled 31.36 nyRRSP 22.05 PMF Managmnt nPension Mu 9.73 nXanadu Fd 7.52 Prêt et Revenu Gr yAmerican 16.41 yCanadian 8.26 yFonds H yRetraite Syncrovest Tradèx 4.88 11.58 6.22 yTradèx 4.59 Trans-Canada Gr A 4.94 B 67.10 C 11.71 United Group Accumula 6.20 Accumula R 6.35 American 3.03 Cont Mortg 5.13 Horizon 4.25 Security 3.92 Venture 6.06 Venture Ret 6.77 nyWaltaine 36.27 Western Gwth 4.40 U.S.Funds (Not Available in Canada) Dreyfus Group ylnc 15.12 ylnternatnl 28.88 Fid Trend 31.97 Lex Rsrch 17.57 Manhatn 5.07 One Wm St 18.93 Oppenhmr 8.50 Putnam 11.50 Tech 12.36 IMMKVillMIÜlMRI JonLgn 9 403uH'/« 22'/» 22Vi- VS JoyAAfg 6 KMarf 16 5118 26Ve 254* 254*-1 6 236 254* 25'/* 25'/2.KaisrAI 535 154* 144* 1444 - 44 Kellogg 10 470 28 27 27'/»- 4* Kroehlr , 24 7V» 7 7'^+ V* LTV .50 10 2061 114* 104* ll'/6- 4* Lilly 12 1 282 61'/» 59'/1 K I K H s UNE JOURNÉE EN TAXI UN FILM DE ROBERT MENARD Le PARISIEN 4 480 ST-CATHERINE O 866 3856 1.30,3.30, S.30, 7.30 & 9.30 Orchestre symphonique de Montréal Charles Dutoit, directeur artistique^ , * iiiii' i”1 SUR1’" LES GRANDS CONCERTS ((U»1'1 9-10 novembre, 20 heures Dennis Russell-Da\ics Garrick Ohlsson.nUmisic Bumbcrhoom: Scherzo diabolique Mo/iirl: (
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