Le devoir, 8 novembre 1982, lundi 8 novembre 1982
35 CENTS LE BUREAU DE L’AVENIR jeudi, 11 novembre Si vous désirez réserver plus de 10 copies de ce cahier, communiquez avec Gaétan Gravel au 844-3361 Vol.LXXIII — No 258 Nuageux avec vents modérés.Maximum 8.(détail en page 8).Montréal, lundi 8 novembre 1 982 (Côte-Nord.45 cents; Nouveau-Brunswick, SO cents; Iles-de-la-Madeleine, 90 cents) le week-end sportif Le Canadien l’emporte et Berry tempête Le Suédois Mats Naslund, stimulé par la présence de compatriotes chez les Canucks de Vancouver, et Ryan Walter ont marqué chacun deux buts pour mener le Canadien à une victoire de 4-2, samedi soir au Forum.Malgré la victoire, l’entraîneur Bob Berry a une nouvelle fois critiqué la faiblesse du jeu de puissance du Tricolore.Page 10 Les Stastny aiment toujours Québec Les frères Stastny ont réagi avec fureur à la suite de la publication d’un article paru dans le journal The Gazette, samedi.Les Tchécoslovaques ont expliqué avoir été manipulés et que leurs propos ont été déformés.Ils ont réaffirmé qu’ils aimaient le public québécois et la ville de Québec, et que l’article était un tissu de mensonges.Les Stastny ont par ailleurs permis aux Nordiques de disposer des North Stars.Page 10 bSBr/A.J ¦^i l' -h mr^tn m , Les Concordes sont enfin en vacances La saison des Concordes a pris fin comme elle avait commencé; par une défaite.Les Concordes ont subi un revers de 32-16 face aux Lions de la Colombie-Britannique, terminant ainsi la saison avec un palmarès peu reluisant de deux victoires contre 14 défaites.Les Argonauts de Toronto et les Eskimos d’Edmonton ont, pour leur part, remporté le championnat de leur section respective.Page 11 ^.Æ,.«Prenez-moi comme je suis, et ne me demandez pas de changer» Trudeau défie les provinces TE^I ^ J ! H yÉ ?^ ?à Mme lona Campagnolo.de Colombie-Britannique, semble au comble du bonheur après avoir été élue hier par une large majorité à la présidence du Parti libéral fédéral.Personnalité qui ne manque pas de charisme.Mme Campa-gnolo s est engagée à «ranimer le moral, le membership et les finances» du parti en vue des prochaines élections.(Photolaser CP) par Michel Vastel OTTAWA — Le chef du gouvernement canadien a profité de toutes les occasions qui passaient sur son chemin, au cours du week-end, pour défier les provinces qui prétendent faire passer l’intérêt national après celui de leur région.À un militant de l'Ontario qui le félicitait pour le leadership dont il a fait preuve lors de la campagne référendaire au Québec, M.Pierre Trudeau a répondu: «Quand je vois les forces décentralisatrices à l’oeuvre au Canada, je me dis que vous, dans les provinces, à l’Est comme à l’Ouest, devriez avoir un référendum.Certains de vos premiers ministres se conduisent comme si le Canada passait après leur province.Je souhaite qu’ils mettent votre loyauté à l’épreuve et la, ils verraient bien.» Le chef du gouvernement fédéral s’est ensuite lancé dans une longue digression — à propos d’une question sur la reconstruction du Parti libéral dans l’Ouest — pour réaffirmer sa propre vision du fédéralisme canadien.«Le Parti libéral est profondément convaincu qu’en cas de conflit d’intérêts entre le bien commun de tout le Canada et celui d’une province ou d’une partie d’une province, les Canadiens choisiront, en dernier ressort, si on les met au pied du mur, le Canada.Et s’ils ne le font pas, eh bien! Qu’ils s’en aillent».Le premier ministre a, d’autre part, affirmé qu’il se soumettra non seulement au verdict du peuple mais aussi à celui de la Cour suprême.Lançant une attaque directe contre le premier ministre de Terre-Neuve qui, selon lui, a déjà prévenu qu’il ne se soumettra pas au jugement de la Cour s’il lui est défavorable, le premier ministre a prévenu: «il va falloir défier ce comportement».Se référant à l’expérience québécoise, M.Trudeau a carrément souhaité que le peuple clarifie cette ambiguïté qui demeure entre sa vision du pays et celle de certains premiers ministres provinciaux.«Demandez aux premiers ministres de poser la question au peuple, a lancé le chef libéral à ses militants, et vous verrez le résultat; cela a fait beaucoup de bien en tout cas aux Québécois — ceux qui ont perdu comme ceux qui ont eaené.Cela a libéré nos esprits pour un temps au moins.» Le ton du premier ministre, qui a surpris ses plus proches conseillers et plusieurs membres de son cabinet, s’inscrit dans une suite de déclarations et de décisions qui visent toutes à réaffirmer avec force, la primauté du pouvoir fédéral sur celui des provinces, «en cas de conflit» entre les deux.Avant même que le rapatriement de la nouvelle constitution ne soit proclamé par la reine à Ottawa en avril, le chef du gouvernement annonçait «la fin du fédéralisme coopératif» et se lançait dans une vaste réorganisation, en conséquence, de ses ministères à vocation économique.Samedi, il a «servi un avertissement so-Voir page 14: Trudeau Les militants plébiscitent en force leur chef par Michel Vastel OTTAWA — Modeste et arrogant, souple et provocant, M.Pierre Trudeau a défié son parti comme il a bravé les provinces: «prenez-moi comme je suis (.) et ne me demandez pas de changer».Hantés par la crainte d’ouvrir la question du leadership — d’autant plus que les ambitieux comme MM.John Turner et Jean Chrétien rôdaient ostensiblement dans les couloirs — les militants libéraux ont plébiscité leur chef comme jamais, peut-être, depuis 1968.Mais la contestation a couvé un peu partout au cours du week-end, et plusieurs éléments importants du parti ont quitté la capitale hier soir avec l’impression que tout est remis à plus tard: ¦ les libéraux de l’Ouest, manifestement venus à Ottawa pour obtenir des excuses du premier ministre sur son arrogance à leur égard, se sont fait répondre: «Je serai davantage enclin à m’excuser si vous passiez un peu plus de temps à défendre le Parti libérai qu’à vous excuser à ma place»; ¦ la gauche du parti, qui réclamait il y a deux mois d’augmenter de $2 milliards le déficit fédéral, s’est fait dire par M.Marc Lalonde qu’il rêve d’éliminer tout déficit structurel et d’aboutir, en période de croissance, au plus parfait équilibre budgétaire; ¦ la droite du parti, qui réclamait la fin de l’université des programmes sociaux, s’est fait contrer par une très large majorité et s’est fait dire par Mme Monique Bégin que ce principe sera au contraire imposé aux provinces dans la prochaine loi nationale sur la santé; ¦ les pacifistes — 36% des délégués — ont dû accepter l’essai des missiles Cruize en Alberta même si le premier ministre, lui aussi, «n’est pas très enchanté par çà»; ¦ les démocrates de la base, qui voulaient que leur gouvernement leur rende davantage des comptes, se sont eux- Voir page 14: Militants ¦ L’éditorial de Jean-Louis Roy — page 12 Sabra-Chatila Eytan aurait donné le feu vert jusqu’au JERUSALEM (AFP) - Le général Amos Yaron, commandant en chef des forces israéliennes a Beyrouth au moment des massacres de Sabra et Chatila, a affirmé hier que, selon lui, le chef d’état-major israélien avait autorisé les phalangistes à poursuivre leurs «opérations de nettoyage» dans les camps jusqu’au samedi matin.Le général Yaron, qui a déposé hier devant la commission d’enquête Ka-hane à la veille de la comparution tant attendue du premier ministre Mena-hem Begin, a souligné qu’une réunion avait eu lieu le vendredi après-midi entre le chef d’état-major, le général Rafael Eytan, le général Amir Drori, commandant des forces israéliennes au Liban, lui-même et les chefs phalangistes.Le général Eytan, selon lui, «a félicité les phalangistes de leur bon travail», après que ceux-ci eurent démenti toute exaction commise à l’encontre des civils.Selon le compte-rendu officiel de la samedi déposition du general Yaron, celui-ci a indiqué «avoir eu l’impression que le feu vert avait été donne aux phalangistes pour qu’ils continuent».Ce témoignage du général Yaron contredit sur ce point celui du général Drori et du ministre de la Défense Ariel Sharon qui avaient précédemment déclaré devant la commission u un ordre de cessez-le-feu avait été onné aux phalangistes dès le vendredi matin.La déposition publique de M.Mena-hem Begin, qui revêt selon la presse israélienne une importance politique majeure, sera retransmise en direct par la radio israélienne, a-t-on annoncé officiellement hier.C’est la première fois que la commission Kahane, dont la plupart des auditions ont eu lieu à huis clos, permettra aux moyens d’information israéliens de donner une telle publicité à l’audition d’un témoin.Voir page 14: Eytan les élections municipales MONTREAL RIVE-SUD L’équipe Di Ciocco balaie l’opposition Fi net défait Marcel Robidas PROVINCE Vaugeois battu à plate couture par Alain Duhamel L’Equipe du renouveau de la cité de Saint-Léonard, dirigée par le maire sortant, M.Antonio Di Ciocco, a littéralement balayé l’opposition hier soir en raflant la mairie et neuf sièges de conseiller sur douze.La victoire de M.Di Ciocco à la mairie est écrasante.Il a obtenu 13,311 voix.Le suivent de loin le chef de l’Union municipale, M.Jean Desjardins (6,996 voix) et celui du Parti d’alliance municipale, M.Rosaire Rivest (5,425 voix).Rappelons que l’Equipe du renouveau avait été fondée en 1978 par Me Michel Bissonnet, élu maire a l’épo-ue, puis devenu député libéral de eanne-Mance au printemps 1981; la population le remplaçait à la partielle qui a suivi par son associé et successeur à l’Equipe du renouveau, M.Di Ciocco.Cependant, tant M.Bissonnet que M.Ciocco étaient dominés au conseil par la majorité de l’Alliance municipale.Il y a un an, l’Alliance, en proie à des divisions internes (péquistes contre libéraux), se voyait doublée d’un autre parti d’opposition, l’Union municipale, créée par des anciens de l’Alliance municipale, dont M.Jean Desjardins.M.Di Ciocco s’était entouré pour l’élection d’hier d’une forte proportion de candidats italophones.Les conseillers élus de l’Equipe de renouveau sont MM.Diodino Salcito, Domenico Moschella, Pari Montanaro, Domenic Perri, Basilio Giordano, Raymond Renaud, Pierre Longpré, Maurice Benoît et Roger Nantel.Le Parti d’alliance/municipale n’a fait élire que deux candidats MM.Jules Lauzon (majorité de 76 voix sur le candidat de l’Equipe) et André Chrétien (majorité de 18 voix sur le candidat de l’Equipe) tandis que seul le conseiller sortant Tomasso Nanci était élu parmi l’équipe de l’Union municipale (majorité de 31 voix sur le candidat de l’Equipe du renouveau).Bref, la division du Parti d’alliance municipale lui aura été fatale.Le PAM s’est classé dernier hier dans neuf quartiers.Les francophones ont divisé leur vote, ce qui a permis à la Voir page 14: Oi Ciocco par François Barbeau LONGUEUIL - Les électeurs de Longueuil se sont donné un nouveau maire hier soir, M.Jacques Finet, qui a défait M.Marcel Rodibas avec une majorité de 142 voix seulement.Ce dernier, premier magistrat de la quatrième plus importante ville de la province depuis 16 ans, ne comptait pas de majorité au dernier conseil municipal, et les membres de son parti, le Parti civique, n’ont réussi à faire élire que quatre des leurs au conseil de ville.Le nouveau maire, M.Finet, pourra donc compter sur une majorité avec ses 15 conseillers du Parti municipal de Longueuil (PML) au conseil de' ville.Un peu plus de 50% des 76,000 électeurs inscrits se sont prévalus de leur droit de voter hier, et la course à la mairie a été serrée jusqu’au dernier instant.M.Finet l’a finalement emporté avec 19,157 voix contre 19,015 voix pour M.Robidas.Un candidat indépendant à la mairie, M.Jacques Gendron, a obtenu l’appui de 1,193 électeurs, ce qui a considérablement brouillé les cartes tout au long du dépouillement des voix, M.Robidas prenant quelques voix d’avance pour etre dépassé par M.Finet, et ainsi de suite jusqu'au compte final.Une analyse des voix exprimées indique que 48,66% des électeurs ont donné leur confiance au maire aspirant, M.Jacques Finet, alors que 48,30% du suffrage exprimé est allé pour M.Robidas.Ont été élus pour le PML, MM.Serge Robillard, Claude Gladu, Roger Ferland, Jacques Morrissette, Roger Lacombe, Gilles Déry, Serge Sévigny, Michel Timperio, Florent Charest.André Létourneau, Jacques Laplante, Benoit Danault ainsi que Mmes Nicole Béüveau-Zeitter, Florence Mercier, Lise Sauvé-Thivierge.Les quatre candidats du PCL élus sont: MM.Jacques Bouchard.Pierre Nantel, Jean-Pierre Trahan et Gaétan Baillargeon.Toutes les victoires des conseillers du PML ont été assurées avec de bonnes majorités, et dans certains cas, les Voir page 14: Final par Rodolphe Morissette Le député péquiste de Trois-Rivières et ancien ministre du gouvernement Lévesque, M.Denis Vaugeois, a échoué lamentablement hier dans sa tentative de se faire élire à la mairie de Trois-Rivières.Le maire sortant, M.Gilles Beaudoin, l’a écrasé par une majorité de plus de 10,00 voix.A Sherbrooke, où se présentait de nouveau le maire sortant, Me Jacques O’Bready, ce dernier a subi une cuisante défaite aux mains de l’ex-directeur du service de police, M.Jean-Paul Pelletier.Ce n'est pas tout.M.O’Bready, ex-président de l’Union des municipalités du Québec, s'était présenté avec une équipe de 12 candidate conseillers.Or deux seulement ont été élus, soit MM Antonio Pinard, le doyen des conseillers de la ville (il a 74 ans), et Bernard Tanguay.Dans la même ville, plusieurs conseillers sortants ont été défaits.Il s'agit de MM.Gaston Goulet, Camille Fortier, Robert Boisvert, Claude Dal-laire, Roméo Bergeron et Réginald Saint-Laurent.Les électeurs de Sherbrooke, qui ont participé au scrutin à 55%, ont opté pour du sang neuf au conseil.Outre les deux conseillers notés du Parti municipal de M.O’Bready.deux conseillers sortants ont été réélus, MM.Roger Gingues et Gérard Désiel, qui se présentaient comme indépendants.Les nouveaux venus sont Mme Françoise Dunn, MM.Hilaire Béliveau, Léonard et Jean-Yves Laflamme, Jean Perrault et Alfred Demers.A Trois-Rivières les électeurs ont tenu également à renouveler leur conseil municipal, qui commençait à prendre de l’âge.Quatre conseillers sortants ont subi la défaite: MM.Antoine Gauthier, Gaston Vallières, Lionel Julien et Léopold Allaire.En revanche, les deux conseillers sortants Léo Thibeault et Fernand Colbert ont été réélus hier, tandis que leur collègue, Jean-Guy Lafont l’emportait la semaine dernière faute d'adversaire.Les nouveaux venus sont Mmes Charlotte Lussier, Françoise Drolet, MM.Guy Leblanc, Yvan Leclerc.Pierre Roy, Pierre Dupont Voir pago 14: Vaugooi* W» 8 A V 2 M Le Devoir, lundi 8 novembre 1982 Droits linguistiques: l’imposition de sanctions pénales n’augmenterait pas l’efficacité d’action de Yalden par Jean-Pierre Proulx QUEBEC — Le Commissaire aux lan-ues officielles du Canada, M.Max Yal-en, estime que de se voir conférer des pouvoirs exécutoires ou la possibilité d’imposer des sanctions pénales n’augmenterait pas l’efficacité de son action.M.Yalden prononçait samedi la conférence de clôture du colloque de la faculté de Droit de Laval et du Centre international de recherche sur le bilinguisme portant sur la «théorie et la réalité de l'égalité juridique des langues au Canada».«Ce n’est pas simplement qu’il ne m'apparait pas très pratique de commencer à mettre les ministres ou des cadres supérieurs à l’amende pour méfait linguistique ou.à l’extrême, jeter quelques sous-ministres en prison, que je ne crois pas à l’efficacité des mesures coercitives»,, a dit M.Yalden.«C’est parce u’une plus grande rigueur pourrait avoir es effets profondément néfastes sur les efforts déjà entrepris».Certes, a-t-il poursuivi, «la loi est la loi».Mais au-delà d’un certain point, imposer des droits linguistiques à une majorité qui n’est pas autrement convaincue de leur pertinence est simplement impossible.Par conséquent, «il y aura toujours un mélange de coercition et de volontarisme dans cette entreprise et c’est la réalité qui rend le rôle d’un ombudsman à la fois fascinant et précaire».Est-ce à dire que finalement «la minorité ne peut réclamer seulement que ce que la majorité, dans ses moments les plus éclairés, est prête à lui concéder?s’est demandé M.Yalden.Je ne peux pas nier cela tout-à-fait», a-t-il répondu.Mais ie crois que d’autres hypotheses, comme les droits linguistiques reconnus à partir d’un critère territorial, n’offrent pas nécessairement de meilleures chances d’apporter l’harmonie et la collaboration interlinguistique et me semblent, tout compte fait, moins bien adaptées à la situation canadienne».M.Yalden estime que l’on peut faire trois choses dans le domaine de la législation linguistique: donner une «valeur symbolique importante» à une langue en lui reconnaissant un statut officiel; fournir les conditions nécessaires pour ’entreprendre une série de réformes admi- nistratives qui peuvent aider à incarner les valeurs officiellement reconnues; enfin, fournir des recours à ceux dont la langue est soumise à l’intolérance ou l’indifférence.«En attendre plus de la loi ne me semble guère possible, a conclu M.Yalden.Au-delà de cela, la théorie de l’égalité ne peut devenir réalité que si les deux parties apprécient vraiment la situation linguistique de l’autre.» Nos chance de succès dépendent donc ultimement de l’engagement d’une portion plus grande de nos concitoyens à poursuivre cet objectif».Précédemment, les participants au colloque ont entendu quelques juristes et fonctionnaires décrire la réalité dans leur province respective touchant la langue d’enseignement et le contrôle par la minorité sur leur propre réseau d’écoles.Le juge Alfred Monnin a présenté un bilan très exhaustif et très à jour de la situation des écoles françaises hors Québec.«Le constat frappant de cette revue, province par province a-t-il conclu, indique que récemment il y a eu progrès mais que c’est lent et ce sera lent pour longtemps sauf au Nouveau-Brunswick, en Ontario et au Manitoba où l’attitude est de beaucoup plus favorable qu’ailleurs.Il n’y a pas de comparaison, a conclu M.Monnin, avec ce qui s’est fait et se fait encore au Québec pour les anglophones».Il appert par ailleurs des débats de samedi matin que la grande question qui préoccupe les minorités, c’est avant tout celle du contrôle des institutions scolaires de la minorité par la minorité elle-même.A cet égard, les protestants du Québec se sentent aussi fort menacés, comme l’a indiqué M.Marcel Fox, directeur général de la CEPGM: «Le droit de contrôler l’enseignement est un droit vital.D a été soumis à une érosion intense et soutenue au cours des dernières années, ce qui fait ue le petit noyau qui subsiste encore est ’autant plus précieux qu’il faut chérir et le préserver à tout prix.» La CEPGM, a indiqué M.Fox, est prête à recourir aux tribunaux pour le préserver, «si besoin est».M.André Rousseau, sous-ministre adjoint au ministère de l’Education, a dit de M.Fox qu’il avait une «vision apocalyptique» de la situation.Le mauvais temps perturbe la visite du pape en Catalogne BARCELONE (d’après AFP et Reuter) — Le brouillard, la pluie et le vent ont perturbé hier la visite de Jean-Paul II en Catalogne, huitième journée de sa visite pastorale en Espagne, et a contraint le pape, en retard de deux heures sur l’horaire prévu, à annuler la messe qu’il devait célébrer au monastère historique de Montserrat, à 30 km environ de Barcelone.Avec le pays basque, où le pape était samedi, la Catalogne est une région «historique)) d’Espagne, la première à avoir conquis l’autonomie.’Ces deux régions s’étaient montrées les plus susceptibles lors de la rédaction du programme de la visite ponti- ficale.Le Saint-Siège avait donc décidé que Jean-Paul II passerait un nombre d’heures sensiblement égal dans les deux régions et qu’il passerait la nuit à Saragose, à mi-chemin.Cette nuit dans la capitale de l’Aragon est d’ailleurs la seule qu’il aura passée en dehors de Madrid.L’arrivée du pape à l’abbaye de Montserrat, centre du catholicisme catalan perché depuis plus de dix siècles dans les monts sauvages de la Sierra de Montserrat a été retardée en raison du brouillard.L’hélicoptère de l’Armée espagnole à bord duquel voyage Jean-Paul II n’a pu s’y poser et a dû se diriger vers Barce- lone d’où le pape est parti pour Montserrat en voiture.Avec deux heures de retard il a été accueilli au monastère par des milliers de parapluies protégeant une assistance transie de froid, estimée à 6,000 ou 7,000 personnes.À son arrivée, Jean-Paul II a été salué par le président de la Generalitat (gouvernement autonome) de Catalogne, M.Jordi Pujol et par le cardinal Jubany, archevêque de Barcelone, malgré son retard il s’est comme prévu recueilli devant la «Vierge noire» de Montserrat, une statuette de bois polychrome du X13e siècle.Dans son homélie préparée à la gloire du célèbre monastère, le pape a rappelé le sou- venir des pèlerins fameux qui avaient fait halte dans ce haut lieu de la chrétienté.Selon la légende, c’est ici que les compagnons du roi Arthur ont apporté le saint Graal.«Magnificat de Pierre», Montserrat figure au premier rang de ces sanctuaires qualifiés aux temps anciens de «signes de Dieu», a dit le pape.À la Vierge noire il a adressé une prière pour la remercier de la grâce qu’elle lui avait faite en lui permettant de venir.«La Vierge de Montserrat, assise sur son trône, avec le fils sur les genoux, semble attendre pour pouvoir embrasser avec lui tous ses en- fants», a-t-il constaté.Après cette homélie le pape a apposé sa signature sur le livre d’or de l’abbaye et a chanté le Salve Regina en régorien, repris par le ,'hoeur e Montserrat, dans ui e version composée en 1934 par Pau Casais.Jean-Paul II a ensuite visité l’abbaye en compagnie de ses hôtes avant de regagner avec un retard considérable Barcelone.Deux jeunes filles, Mercedes Saiz, 18 ans, et Maria Dolores Boada, 17 ans, ont péri dimanche matin dans un éboulement qui s’est produit aux abords du monastère de Montserrat que visitait Jean-Paul II, a-t-on appris de source policière.Les deux jeunes filles, élèves d’un collège de Gerone, ont été tuées sur le coup par des blocs de rocher qui s’étaient détachés des cimes de la «montagne sacrée» qui abritent le monastère.La Croix-Rouge a d’autre part annoncé à Barcelone que le total des personnes soignées aux abords de Montserrat à la suite des bourrasques de vent et de pluie qui s’étaient abattues sur cette région s’élevait à plus de 2,000.Samedi, au coeur du pays basque, région la plus déchiré d’Espagne, et devant une assistance (150,000 personnes) moins nombreuse que prévue, Jean-Paul II a condamné la violence au cours de l’homélie prononcée à Loyola, la patrie de saint Ignace, fondateur de la compagnie de Jésus.Après avoir fait une claire allusion à l’attentat dont lui-même a été victime, soulignant que «ma voix est celle de quelqu’un qui a subi personnellement la violence», le chef de l’Église catholique a abordé le cas de «ceux oui se laissent tenter par des idéologies matérialistes et de violence».«La violence n’est pas un moyen de construction.Elle est une offense à Dieu, à sa victime et à son auteur», a proclamé le pape.Par mesure de sécurité, et pour la première fois depuis le début de son voyage en Espagne, l’hélicoptère pontifical s’est posé sur un terrain dont l’emplacement avait été changé au dernier moment.Dans l’entourage du pape, on affirme toutefois que le retard de trois quarts d’heure du pape sur l’horaire, prévu était simplement dû à des raisons techniques liées à la météorologie, démentant ainsi qu’il ait été motivé par des raisons de sécurité.Paris et Ottawa ont un objectif commun: renforcer la coopération économique PARIS (AFP) — La volonté de renforcer la coopération économique et les échangés commerciaux est l’objectif commun de Paris et d’Ottawa pour la visite officielle que le premier ministre canadien, M.Pierre Elliott Trudeau, entreprend aujourd’hui en France.Sept mois après la visite au Canada du premier ministre français Pierre Mauroy, Paris et Ottawa s’affirment déterminés à élever leurs relations à un niveau plus conforme aux potentialités des deux pays et a faire aboutir leurs projets, essentiellement dans les domaines industriel, scientifique et des technologies de pointe.La volonté canadienne s’illustre par la présence à Paris, en même temps que M.Trudeau.des représentants de 25 des plus importantes entreprises canadiennes.Toutefois, pour que les pro-ets discutés lors du voyage de Mauroy et des quelque 20 visites ministérielles effectuées dans les deux sens depuis plus d’un an puissent avoir des résultats, il reste à faire coïncider les intérêts respectifs, souvent opposés en période de crise.L’optimisme sur ce point semble aussi modéré à Paris qu’à Ottawa.Les échanges sont encore dérisoires (l7r du commerce extérieur des deux pays) et M.Trudeau reconnaît qu’en Europe le Canada a des rapports commerciaux plus faciles avec la Grande-Bretagne et la RFA «pour des raisons qui ne sont peut-être pas étrangères aux tensions qui ont existé» entre Paris et Ottawa.Quinze ans après le célèbre «Vive le Québec libre» du général de Gaulle, si les relations franco-canadiennes sont «normalisées», elles ne sont toujours pas simples.S’il est maintenant admis qu’il n’y a guérin léditeur édite Silence, on parle pas incompa liens privilégiés et l'amitié de la France avec le Québec» et le renforcement des relations entre Paris et Ottawa, les susceptibilités restent très vives.Elles se manifestent particulièrement en matière de protocole — l’arrivée de M.Trudeau à Lille semble à cet égard significative, après les visites de M.Mauroy au Québec, en Acadie et au Nouveau-Brunswick — et de francophonie.Selon Paris, le Québec doit «participer dans les conditions qu’il juge acceptables à toutes les instances existantes ou à venir de la francophonie».Pour sa part, Ottawa n’entend pas renoncer à sa «compétence diplomatique exclusive sur le plan international» et ne tolère aucune ingérence française dans la représenta- tion canadienne.Parmi les autres dossiers bilatéraux épineux, la délimitation de la zone économique maritime de Saint-Pierre et Miquelon et le «protectionnisme» commercial canadien dans le secteur alimentaire (vins, fromages) ne semblent pas avoir de solution dans l’immédiat.À Paris, on veut donner «davantage de substance» à la coopération franco-canadienne, particulièrement dans les domaines de l’énergie (exploitation du gaz naturel de l’Arctioue, sables bitumineux de l’Alberta, charbon), des transports (construction de méthaniers géants, TGV), de l’aéronautique (participation à la construction et éventuellement achat d’Airbus A320, fourniture d’hélicoptères militaires français Puma).Les compagnies aériennes sur la corde raide (HATA) Introduction à la aémiotiqua Collection Langue et société dirigée par Guy Connolly Jurgen Peso! ISBN-2-7601-0084-7 - 156 p.«,#5t GENEVE, (AFP) - L’industrie du transport aérien évolue «sur une corde raide financière entre l’abîme de la faillite et la pente glissante» de la subvention ou du recours à l’endettement permanent, indique le dernier rapport annuel de l’IATA.Selon ce document qui sera présenté ce matin à l’ouverture de la 38e assemblée générale de l’Association internationale du transport aérien par son directeur général, M.Knut Hammarskjold, les compagnies de l’association, en butte à une baisse du trafic passagers et à d’énormes charges financières, devraient accuser cette année un déficit global de $1.87 milliard contre $1.66 milliard en 1981.D’après l’IATA, le déficit sera de $2.1 milliards en 1983 pour revenir en 1984 à $1.4 milliard.En 1982, selon les estimations, les coûts d’exploitation ($39,28 milliards) ont dépassé de $260 millions les recettes des compagnies ($39,02 mil- En vente dans toutes les librairies liards) contre $250 millions en 1981 marquant ainsi une certaine décélération par rapport aux $900 millions atteints en 1980.Cette aggravation du déficit est due aux versements des intérêts qui ont progressé en 1981 de près de 50% à $1.41 milliard contre $950 milliards en 1980 et qui devraient atteindre $1.61 milliard cette année $1.73 en 1983 et $1.84 en 1984.Ces pertes financières, souligne le rapport, sont dues essentiellement à la stagnation du marché du tourisme aérien en raison de la récession économique, aux taux d’intérêt élevés et à la surcapacité en sièges sur de nombreuses routes.Mais le rapport cite également les pertes, estimées à $1 milliard par an, dues à la concurrence tarifaire sauvage et à des réductions «illégales» sur les tarifs allant jusqu'à 70%, ainsi que $600 millions d'avoirs ae 30 à 40 compagnies bloqués ou de paiements en retard dans quelque trente art africains, les compagnies doivent trouver au moins $50 milliards dans les dix ans à venir pour renouveler leurs flottes.Le trafic passagers sur les services réguliers internationaux n'a progressé que de 2% au cours des sept premiers mois de 1982 contre 4% pendant la période correspondante de 1981.pays, la plupar En outre, La SÉMIOTIQUE (sémiologie) est la science qui, née de réflexions séculaires sur le signe, la communication, la signification, l'interprétation.la symbolisation.a connu au cours des dernières années un développement spectaculaire D’aucuns prétendent, au contraire, qu elle n'exlste pas Une chose est sûre cependant: il y a des projets de recherche sémiotique qui visent tous un même but: réunir sous une Fragestellung homogène les différentes sciences sociales et humaines, rompre ainsi le cloisonnement disciplinaire et sortir de l'impasse de la spécialisation Jurgen Pesot formule Ici, dans un style dépouillé, les fondements de ces projets.en mettant volontairement en relief les thèmes négligés par la sémiologie du monde francophone En vente dans les librairies: 4560 rue Saint-Denis Montréal.Québec Tél : (514)849-1112 Station Métro-Longueuil Longueuil.Québec Tél : (514) 677-6525 166 est.rue Sainte-Catherine Montréal.Québec Tél:(514)861-5647 4440 rue Saint-Denis Montréal.Québec Tél.: (514) 843-6241 Traita lino Traita iino Player's Extra Légère Toujours AVIS Santé et Bien-Être Canada considère que le danger pouf la santé croît avec l'usage - éviter d'inhaler.\ A V * v Le Devoir, lundi 28 novembre 1982 ¦ 3 en bref.¦ Juneau défend la publicité à R.-C.Le président de la société Radio-Canada, M.Pierre Juneau ne voit pas de contradiction entre le mandat de Radio-Canada et la présentation de publicité à la télévision de Radio-Canada.Profitant de la tribune de la Corporation professionnelle des comptables en administration industrielle, M.Juneau s’est dit en désaccord avec Ëlusieurs recommandations du comité Applebaum-[ébert visant à modifier les politiques canadiennes des affaires culturelles, dont celle suggérant l’abandon de la publicité à la télévision d’État.M.Juneau a indiqué que la publicité faisait partie de notre système économique et politique et qu’elle était «acceptée par nos législateurs de tous, les niveaux; par le Parlement, par les législatives provinciales.Il n’y a rien, non plus! dans la loi qui interdise à Radio-Canada de vendre du temps d’antenne à des fins publicitaires», a-t-il soutenu.¦ Les Québécois ont défrayé les coûts de 200 sondages Les contribuables du Québec auraient déboursé environ $20 millions pour défrayer le coût de quelque 200 sondages d’opinion et recherches sociologiques commandés par le gouvernement du Parti québécois depuis son accession au pouvoir en 1976.C’est ce qu’a révélé le journal The Gazette dans sa livraison de samedi, se basant sur une importante documentation de M.Marcel Giner, considéré comme le principal expert en sondage d’opinion du gouvernement jusqu’à sa demission en mars dernier.M.Giner dit avoir démissionné de ses fonctions parce que des stratèges du Parti québécois se servaient des sondages commandés par le gouvernement pour mousser l’idée de l'indépendance.The Gazette indique < en outre que le Jean-François ministre des Communications, Bertrand, a nié cette information.¦ CFTM-TV ex aequo OTTAWA (PC) — Le Kitchener-Waterloo Record et la station montréalaise CFTM-TV se sont classés ex-aequo pour le Prix Michener 1981 de journalisme.Une mention honorable a été décernée à La Presse, au North Battleford News-Optimist et au Regina Leader Post.Les cinq finalistes, sur un total record de 49 inscriptions, ont été choisis pour des reportages ayant déclenché des actions en vue de remédier à des problèmes touchant la population.La station montréalaise CFTM-TV a gagné sa part du Prix à la suite de cinq reportages de Yolande L’Écuyer sur les difficultés de la Fédération des caisses d’entraide économique.Cette série de reportages avait décidé le gouvernement québécois à intervenir dans les questions soulevées par cette journaliste.Le quotidien La Presse a remporté une mention pour une série de cinq reportages de Michel Girard sur les irrégularités de l’administration des fonds de la Fête nationale du Québec.¦ Économie: le CPQ satisfait de l’Initiative fédérale Le conseil du patronat du Québec (CP» a fait savoir au cours du week-end qu’il était satisfait de la décision d’Ottawa de mettre sur pied une commission de travail sur les perspectives de développement économique au Canada.Le CPQ avait suggéré 11 y a une dizaine de jours au ministre québécois des Finances, M.Jacques Parizeau, de mettre sur pied une telle commission, dont le mandat aurait été d’identifier les véritables perspectives de développement économique au Québec et ae déterminer comment l’action de l’État devrait s’y adapter.Les candidats entrent dans le dernier droit par Alain Duhamel Tous les candidats aux élections de Montréal, dimanche prochain, entrent aujourd’hui dans le dernier droit en prenant la rue afin de se rendre aussi visibles que possible aux plus grand nombre d’électeurs.Le porte-à-porte, les assemblées dans les districts électoraux et les communications téléphoniques apparaissent cet automne comme les moyens privilégiés de faire campagne puisque les trois partis politiques ont renoncé à d’importantes campagnes publicitaires à la télévision, faute d’argent.Même le Parti civique de Montréal (PCM), réputé le plus riche, n’a pas pu financer une campagne télédiffusée.«Cela change le style de la campagne» déclare le coordonnateur, M.Pierre Lora nge.En effet, le maire de Montréal, M.Jean Drapéau, et le président du comité exécutif, M.Yvon Lamarre, entreprennent une tournée systématique des comités électoraux dans tous les districts, «une première dans la vie électorale de Montréal».Devant une assemblée de près de 800 personnes, dans le nord-est de la ville, le maire de Montréal a de nouveau appelé hier les citoyens au vote en raillant ses adversaires dont l’inexpérience, à son avis, est de plus en plus évi- dente.«C’est à celui des deux qui promet le plus.Le concours est ouvert non pas pour savoir qui va arriver le premier mais pour savoir qui va arriver le deuxième», a dit le maire.M.Drapeau a évoqué la Coupe du monde de soccer, le Mundial, comme d’un événement qui pourrait se tenir à Montreal sans toutefois s’engager à promouvoir la candidature de la Ville et du pays.«Voilà des années que le climat de Montréal se prépare et 3ue nous préparons le climat e Montréal avec les Montréalais pour l’avènement d’un tel événement.Nous n’avons rien négligé», a dit le maire en qualifiant d’improvisation les engagements de ses adversaires à ce sujet.Dans les districts électoraux, le PCM a commencé la distribution de son manifeste électoral.Il s’agit d’un dépliant qui, outre la biographie des candidats, présente les principales réalisations de l’administration municipale.Cette dernière grande assemblée publique de la campagne contrastait quelque peu avec les précédentes où au moins 1,000 personnes répondaient à l’invitation du PCM.Dans le nord-est de la ville, où le Rassemblement des citoyens et citoyennes de Montréal (RCM) espère quelques victoires, la campagne demeure très vive.Il y a quelques semaines, dans la meme Manifestation devant l’Assemblée nationale?QUÉBEC (PC) — La grève de 24 heures annoncée pour mercredi dans les réseaux de l’éducation et des affaires sociales pourrait être accompagnée d’une manifestation devant l’Assemblée nationale.Les stratèges de chacune des trois centrales syndicales, la CEQ, la CSN et la FTQ, sont à mettre au point une action commune pour cette journée-!à, mais déjà la CEQ aurait manifesté le désir d’organiser un rassemblement sur la colline parlementaire.Les quelque 70,000 travailleurs de l’enseignement pourraient également se joindre au cours de la journée aux lignes de piquetage qui auront été dressées par leurs collègues 'xWAoy.PORE LAINE VIERGE A La qualité paie.quascutum 1 OF LONDON PLACE VILLE MARIE PRENONS CARTES DE CRÉDIT PERSONNELLES du réseau des affaires sociales.Des représentants des trois centrales ont par ailleurs affirmé que les services essentiels seront assurés, particulièrement dans les hôpitaux, suivant les mêmes règles qui ont été appliquées lors de conflits précédents et qui ont été jugées adéquates en 1979 par le rapport Picard.La plupart des syndicats ont déjà déposé leurs listes auprès de l'employeur.Ce débrayage illégal sera vraisemblablement suivi par ailleurs par le syndicat des employés de soutien de la Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal.La plupart des syndicats affiliés aux trois centrales avaient obtenu de leurs membres au cours des deux dernières semaines les mandats nécessaires pour exercer ce débrayage qui se veut un «coup de semonce» au gouvernement dans les présentes négociations.La Fédération des affaires sociales de la CSN, qui représente environ 80,000 membres dans les hôpitaux et autres institutions du réseau, avait obtenu le double mandat d’un débrayage de 24 heures et d’une greve générale illimitée.Dans le cas des 32,000 infirmières regroupées en cartel pour les besoins de la présente négociation, elles se prononceront dans les prochains jours ; mandat ide salle au sous-sol de l’église Notre-Dame-du-Rosaire le RCM réunissait plus de 1,000 personnes.Hier après-midi, dans le bas de la ville, le RCM réunissait quelque 900 personnes au théâtre Saint-Denis pour une dernière grande assemblée avant le dernier droit.Le candidat à la mairie, M.Jean Doré, a fait appel à tous les électeurs acquis au changement afin qu’ils se rallient au RCM.«La seule alternative cette année, c’est de voter RCM», a dit M.Doré.«Au mieux, on renverse le PCM; au pire, nous finissons deuxième et nous sommes assurés d’avoir une opposition telle que le PCM va disparaître aux prochaines élections».Dans l'esprit des militants du RCM, il ne fait plus de doute que leur parti a nettement distancé l’autre parti d’opposition le Groupe d’action municipale (GAM) et constitue désormais la véritable opposition à Jean Drapeau et au PCM.L’effort de Jean Doré et des candidats dans les districts électoraux se portent cette semaine sur le bloc des électeurs indécis et des électeurs acquis au changement afin qu’ils réussissent dans les boîtes de scrutin ce qu’une poignée d’organisateurs des partis d’opposition n’ont pu réaliser l’été dernier: l’unité des voix d’opposition et de changement.De son côté, devant une assemblée d’environ 250 personnes, le candidat du GAM à la mairie, M.Henri-Paul Vignola, a appelé les électeurs à poser un geste historique en votant pour la fin du régime du PCM et de Jean Drapeau.Tout au cours de sa campagne, M.Vignola a insisté sur le thème du rapprochement entre les citoyens et l’administration municipale.Il entend au cours de cette dernière semaine multiplier les occasions de contact avec les Montréalais en participant, entre autres, aux assemblées d’organismes et d’associations.Des âmes charitables charmées par un chaton chamarré abandonné par sa mère rue Notre-Dame, dans les plates-bandes de l’hôtel de ville, et réduit à chasser chaque jour dans le chahut, lui ont dressé un chalet dans lequel il peut chambrer à la chaleur.Avant que les jardiniers ne procèdent au bêchage des plate-ban-des, des achats de charcuterie ont nourri la bête décharnée, et M.Adrien Richard, chapeauté, lui chatouille les oreilles et lui promet une vie de pacha dans son château.Cha suffit.(Photos Gordon Beck) > m Caisses d’entraide Gérald Tremblay, un candidat à la succession de Dugal?sur un double denti- que.Seuls les 40,000 fonctionnaires du gouvernement (SFPQ) et les 9,000 professionnels (SPGQ) ont écarté le recours à la grève de leurs moyens de pression.ROBERVAL (PC) - Actuellement, c’est le nom de M.Gérald Tremblay qui revient le plus souvent comme successeur éventuel de M.Justin Dugal au poste de président de la Fédération aes sociétés d’entraide.Ancien vice-président exécutif de la Fédération des caisses d’entraide et s’occupant présentement au redressement d’entreprises, M.Gérald Tremblay est un des maîtres d’oeuvre du plan de relance avec M.Gérald Lacoste.Le représentant de la région de Roberval au sein au conseil d’administration de la Fédération des sociétés d’entraide.M.Gaston Blackburn, a indiqué, samedi, que M.Tremblay était perçu comme l’un des meilleurs candidats susceptibles d’assurer la relève.Selon M.Blackburn, une chose est certaine: «Le successeur devra posséder des qualités de communicateur.Nous avons besoin d’un administrateur compétent doublé d’une grande personnalité et d’un sens de la communication très poussé», a-t-il enchaîné.De son côté, le président de la Société d’entraide de Dol-beau, M.Clermont Imbeault, prévoit tout un remue-ménage, mercredi, à l’occasion de l’assemblée qui réunira à Québec les presidents des sociétés d’entraide.Selon lui, une nouvelle orientation sera prise et on peut s’attendre à voir «surgir de nouvelles têtes».Même s’il admet que Justin Dugal est le seul à porter l’odieux de son erreur, il affirme néanmoins qu’il est temps de «faire un grand ménage au sein du conseil d’administration».(INCL.) A 20 h 30 DU 2 AU 14 NOVEMBRE 1982 INI MRI MMSOWI l VI IM M I Dis \ K | s Sur (mil bill»-» Hr plus H»- fi S s'.ijnut«“un monliinl Hr (),' .» tilrr Hr rrH» v .in» récédentes, avaient boycotté e défilé militaire pour protester contre la présence soviéti- que en Afghanistan.Les paroles dures de M.Brejnev, relèvent les observateurs, ne font que résumer fortement l’argumentation qu’il avait déjà développée contre Washington fin octobre devant les hauts responsables de l’armée, et qu’a reprise de son côté le maréchal Dimitri Oustinov, ministre de la défense, dans son allocution hier sur la place Rouge.Il s’agit en substance d’accuser les Etats-Unis de se surarmer pour faire pièce à une «menace soviétique» présentée comme un mythe.L’Union soviétique et ses alliés, tout en se proclamant les champions de la détente, agitent alors à leur tour la menace de «contre-mesures».Les avertissements répétés des dirigeants soviétiques, — M.Victor Grichine, membre du Politburo, avait ouvert le feu vendredi à la cérémonie solennelle du Kremlin — visent non seulement les prépa- ratifs qualifiés de «sans précédent» des militaires américains mais l’attitude de Washington à l’égard de la Pologne, notent encore les observateurs.Les orateurs du Kremlin ont non seulement réitéré la volonté de l’URSS de faire échec au déploiement prévu de missiles américains sur le théâtre européen mais prévenu que la communauté socialiste entendait renforcer la sécurité de l’URSS et de ses alliés et que la Pologne, en particulier, avait des «amis authentiques».La Chine dont l’ambassadeur était présent aux cérémonies d’hier, a échappé aux critiques de la hiérarchie soviétique à la différence de Tan dernier.Cette attitude, selon les observateurs, témoigne une fois de plus du désir du Kremlin de détendre ses ra-ports avec Pékin.M.Brejnev et ses collègues du bureau politique, tous coif- fés d’une toque de fourrure, ont assisté debout, au défilé sous un beau soleil, mais par une température inférieure à zéro degré et un vent glacial.Seule absence notable dans leurs rangs, celle de M.Andrei Kirilenko, un moment considéré comme un successeur possible de M.Brejnev, mais dont l’étoile a fortement pâli ces derniers temps.Le doyen du bureau politique, M.Arvid Pelsche, 83 ans, manquait également.A l’inverse des années précédentes, la télévision n’a montré que par instants la tribune officielle, les caméras se concentrant sur la parade.Le matériel exposé pendant le défilé, qui a duré deux heures, n’a pas beaucoup surpris les experts militaires occidentaux.Ils ont toutefois noté, parmi les nouveautés, une ver- sion modifiée d’un transport de troupes blindé doté maintenant d un canon de 30 mm, qui n’avait été vu jusqu’ici qu’en Afghanistan, ainsi qu’un nouveau missile sol-air Sam-8 jamais montré en public jusqu’à ce jour.publié samedi soir un communiqué d’une particulière sévérité, mettant en garde la population contre les risques que de tels événements feraient courir au pays.Dénonçant les «forces de l’opposition antisocialiste inspirées et appuyées par les centres de subversion étrangers», qui veulent «provoquer des grèves et des troubles publics», le bureau politique a tenu à rappeler que «la suspension ou la levée de l’état de siège» dépendait de la «consolidation de la normalisation de la vie sociale» en Pologne.En outre, il a appelé les membres et les instances du parti à tous les niveaux à «prendre les mesures nécessaires de nature à assurer le calme et à empêcher toute perturbation dans le travail».Il s’est d’autre part adressé au gouvernement pour qu’il «contrecarre fermement toute action irresponsable et aven-, tureuse qui viole Tordre social ainsi que la sécurité de l’État et celle des citoyens».Annie Rioux Parapsychologue-clairvoyante Auteur des livres "L'Oeil de Mercure" et "Connaissez vos rêves" Vous subissez une impasse au niveau — finance — amoureux *- santé — ou autres Vous êtes curieux ou vous désirez être conseillé.Rendez-vous: 463-2638 dulun.au mer.entre 11 h et 17 h Carrillo démissionne et Iglesias le remplace MADRID (AFP) - Le comité central du Parti communiste espagnol (PCE) a entériné hier soir la désignation de M.Gerardo Iglesias comme nouveau secrétaire général du parti, en remplacement et sur proposition de M.Santiago Carrillo, qui avait démissionné de ce poste la veille.M.Iglesias, jusqu’à présent secrétaire général du parti communiste des Asturies et membre du comité exécutif du PCE, a recueilli le soutien de 64 membres du comité central du PCE, tandis que trois votaient contre, trois blanc et quinze s’abstenaient.Le comité central a également approuvé à l’unanimité moins une voix et onze abstentions le rapport politique présenté par le secretaire général démissionnaire.M.Iglesias, âgé de 37 ans, propose samedi par M.Carrillo, avait d’abord réservé sa réponse.Hier, après avoir rencontré de nouveau M.Carrillo, Gerardo Iglesias s’est réuni avec les autres membres du comité exécutif pour leur communiquer son accord.Le leader du courant dit «rénovateur» (qui demande une plus grande démocratie interne du parti), M.Nicolas Sartorius, qui fait figure de chef de l'opposition au sein du parti, s’est abstenu lors du, vote, a-t-on appris de bonne source.M.Sartorius a indiqué qu’un secteur du comité central avait envisagé sa candidature mais que lui-même avait refusé.Ancien mineur, le nouveau secrétaire général est membre du parti depuis Tâge de quinze ans.Il passe pour un proche de M.Carrillo.M.Sartorius l’avait qualifié samedi de «car-rilliste a cent pour cent».À Tissue de la réunion d’hier, M.Sartorius a cepen-i dant déclaré qu’il ne lui semblait pas juste de critiquer d’entrée le nouveau secrétaire général.Le changement, a-t-il ajouté en substance, est nécessaire et ouvre une étape qui Peut être différente pour le CE.La démission de M.Carrillo illustre les difficultés de Teu-rocommunisme et remet en cause la viabilité même de cette stratégie.Le départ du vieux leader communiste espagnol, considéré comme le «pape» et principal théoricien de l'eurocommunisme, apparaît comme la conséquence directe du désastre électoral subi par le PCE lors des élections du 28 octobre dernier, où il n’avait obtenu que 3,87 pour cent des voix et quatre sièges au Congrès des députés.Mais il fait suite également aux multiples crises internes vécues par le parti depuis qu’il avait abandonné toute référence au léninisme lors de son 9ème congrès en 1978.Depuis, et surtout à partir de 1980, les scissions, les exclusions et les départs volontaires s’étaient multipliés.Crédit Fonder FIDUCIE CRÉDIT FONCIER I2r payé annuellement ra)% J SANS payé annuellement PLACEMENTS À TERME GARANTI Taux passibles de changer sans préavis.Montréal: 612, rue Saint-Jacques (514) 282-1880 Québec: (418) 681-0277 • Ottawa: (613) 238-6084 Institution inscrite: Régie de l assurance-dépôts du Québec • Membre: Société d'assurance-dépôts du Canada ^ Pas besoin d’aller chercher ailleurs ce que Kruger Inc.peut vous offrir en plein coeur de Montréal! ¦ fabrication selon vos exigences ¦ livraison rapide ¦ prix très concurrentiels Pour de plus amples renseignements, communiquer dès maintenant avec: Nick Marthe (514) 36Ù6-8050 (sans frais) 1-800-361-2845 KRUGER INC.Division des emballages 9145, rue Boivin LaSalle (QC) H8R 2E5 Cognac Gautier V.S.: 063453 ( 131-D) 16,45$ ¦ AIR CANADA Trouvez les quatre mots qui manquent sur cette étiquette.Vous pourrez peut-être gagner un superbe voyage en France pour deux personnes.Avec le “Prêt-à-partir en vacances” d’Air Canada, vous aurez un voyage fait sur mesure.C’est facile! 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ans et plus Les employes, tepresentants ou agents de la Maison Gautier et leurs lamilles ne peuvent participer a ce concours 5.On peut trouver les règlements complets du concouts du Cognac Gautier chez Société Commerciale Clément Inc i860 est rue Sherbrooke Montreal iQuebecl Envoyer à: Concours Cognac Gautier C.P.127, Station A’ Montréal (Québec) H3C 3A7 Les quatre mots qui manquent sont___ Nom: Adresse:-___ Code Postal Tel.: ATTENTION: l'ARTICIPEZ AVANT LE 15 DÉCEMBRE » Le Devoir, lundi 8 novembre 1982 ¦ 5 Les forces iraniennes réussissent percée de 10km sur sol irakien une TEHERAN (d’après AFP et Reuter) — Les forces iraniennes ont pénétré de dix km, samedi dans la nuit et hier en territoire irakien en partant du Nord-Khouzistan en direction de la localité irakienne de Tib, située à une cinquantaine de km au nord-est de la ville d’Al Amarah, a annoncé hier le président du Parlement islamique iranien, l’hodjato-leslam Hachemi Rafsanjani, Cette attaque est présentée par Téhéran comme «la troisième phase de l’opération Moharam», lancée le 1er novembre dernier pour reprendre le contrôle de territoires iraniens toujours tenus f>ar les troupes irakiennes, se-on les déclarations officielles.De son côté, l’Irak a reconnu hier que les troupes iraniennes avaient pénétre à l’intérieur de son territoire, sur un front étroit de un à cinq kilomètres de profondeur dans la région de Misan (anciennement Amarah).Un porte-parole militaire, cité par l’agence Ina, a déclaré: «De violents combats font Malgré la victoire du PSOE L’ETA continue la lutte BILBAO (Reuter) — Les séparatistes basques excluent tout assouplissement de leurs revendications en dépit de l’accession au pouvoir d'un gouvernement socialiste à Madrid.Un communiqué publié hier dans le quotidien nationaliste basque Egin révèle que l’organisation séparatiste basque ETA continuera la lutte contre l’État espagnol, quel que soit le gouvernement en place.Les gouvernements élus depuis la mort du général Franco en 1975 n’ont pas rompu avec le passé dictatorial et les socialistes sont les héritiers du régime franquiste, poursuit le communiqué.Des personnalités politiques basques ont récemment exprimé l’espoir que des négociations puissent s’ouvrir avec TETA par l’intermédiaire de la coalition basque de gauche Herri Batasuna, mais, dans son communiqué, TETA réaffirme les conditions posées depuis longtemps à l'ouverture de négociations avec le gouvernement central.L’ETA est disposée à décréter un cessez-le-feu uniquement lorsque l'État espagnol proposera en échange la démocratie et l'indépendance au pays basque conformément aux «cinq points minima» posés par l’ETA, précise le communiqué.Ces «cinq points» prévoient notamment une amnistie pour les militants emprisonnés et le retrait du Pays basque de toutes les forces de l'ordre dépendant du pouvoir central.Les responsables d’Herri Batasuna, qui passe pour être proche de 1 ETA, ont toujours considéré ces «cinq points» comme une condition «sine qua non» à l'ouverture de pourparlers.L’ETA est considérée comme responsable de la majeure partie de la violence politique qui a fait 35 morts de- Puis le début de l’année au ays basque.Par ailleurs, les documents saisis par la police française lors de l’arrestation de responsables de l’ETA samedi dans le sud-ouest de la France, pourraient aider les autorités de Madrid à lutter contre 1’ «impôt révolutionnaire» levé par l’organisation séparatiste, estime-t-on de source basque.Carlos Ibarguren et José La Statue de la Liberté rénovée NEW YORK, (AFP) - La Statue de la Liberté va probablement être amputée pendant quelques mois de son célèbre bras droit porteur du flambeau et le monument sera fermé aux touristes pour un an environ à partir de l’automne 1984 pour être restauré, a annoncé à New York un responsable des services d’entretien.Selon ce dernier, la statue, qui aura cent ans en 1986, «tombe littéralement en morceaux» mais ne présente tou tefois aucun danger pour les visiteurs.L’intérieur de l’ouvrage sera traité contre la rouille et complètement vérifié, a précisé le responsable.Le coût de cette cure de jouvence est estimé à 25 millions de dollars.la Corpooton pcofessonnele dos evaluoteurs agrees du Quebec M.André Raynault, professeur titulaire en sciences économiques à l'U niversité de Montréal, ex-président du Conseil économique du Canada, sera le prin-cipal conférencier au congrès de la Corporation qui se tienura au Hilton International Québec les 19 et 20 novembre 1982.Luis Antxola, respectivement responsables des finances et de l’information de l’aile militaire (radicale) de l’ETA, ont été appréhendés à Saint-Jean-de-Luz en compagnie de deux autres militants, dont l’identité n’a pas été révélée.De source autorisée à Madrid, on indique que le ministère de l’Intérieur était en contact direct avec la police française.Dans les milieux basques, on confirme qu’Ibarguren était, semble-t-il, responsable des finances et particulière- ment de 1’«impôt révolutionnaire».Le refus de le payer entraîne des attentats à la bombe contre les sociétés récalcitrantes, des enlèvements de leurs dirigeants, voire leur assassinat.Ces deux arrestations s’ajoutent à celle d’un autre responsable de l’aile militaire de l’ETA, Juan Domingo Iturbe Abadolo, surnommé «Txo-min», en juin dernier près de Bayonne.L’Espagne accuse depuis longtemps la France de donner asile aux activistes basques.rage en ce moment et le haut commandement irakien prend les mesures nécessaires pour s'opposeï aux envahisseurs, détruire leurs forces et les repousser de l’autre côté de la frontière».«La clique de Khomeiny, a-t-il ajoute, ne récoltera rien d’autre qu’un échec comme cela a été le cas dans des batailles précédentes».L’Irak affirme avoir repoussé toutes les tentatives iraniennes pour franchir la frontière internationale depuis que Bagdad a annoncé son retrait du territoire iranien, en juin dernier.Des centaines de «combattants de l'Islam» ont participé aux combats, appuyés par des unités blindées, en témoignent les premières images du champ de bataille diffusées par la télévision iranienne.Une étendue plate et désertique, qui pourrait être la plaine irakienne du Tigre, était jalonnée de carcasses de chars et de véhicules en flammes.Sur des images de cadavres de soldats irakiens, le commentateur a affirmé: «C’est le châtiment des infidèles qui ne croient pas à l’Islam et c’est la réponse de notre peuple à ces mercenaires des superpuissances».Le bilan officiel iranien fait état de plus de deux mille Irakiens tués ou blessés.1,500 soldats capturés ont été transférés à l’arrière du front dès hier en fin de matinée, selon un communiqué commun armée-gardiens de la révolution, précisant que trois avions irakiens ont été abattus et quelques 170 chars et blindés détruits.L’annonce de cette nouvelle opération iranienne a suscité une véritable campagne de mobilisation générale de la part des autorités iraniennes.Plusieurs appels officiels ont été lancés pour que tous ceux qui ont reçu une formation militaire ou une formation technique spécialisée rejoignent le front s’ils ne sont pas indispensable à leur poste.160 députés sur les 181 que compte le Parlement se sont déclarés prêts à rejoindre les premières lignes si l’Ayatollah Khomeiny leur en donnait l’autorisation.«Les forces iraniennes sont prêtes à avancer jusqu’à Bagdad et rien ne pourra les en empêcher», a déclaré l’hodja-toleslam Rafsanjani, cite par la télévision.Victoire à la Pyrrhus pour Genscher au FDP BERLIN (AFP) — M.Hans-Dietriech Genscher, ministre des Affaires étrangères, est sorti vainqueur mais affaibli d'un congrès du parti libéral ouest-allemand (FDP) qui pesera sur l’avenir de la nouvelle coalition chrétienne-libérale au pouvoir à Bonn, estiment les observateurs à l'issue de trois jours de débats à Berlin-Ouest.Le principal artisan de l’alliance avec la CDU/CSU a été réélu à la présidence, mais avec le plus mauvais score qu'il ait jamais obtenu.Il a réussi à faire approuver le changement de camp du FDP, longtemps partenaire au pouvoir du SDP de M.Helmut Schmidt, et la perspective d’une coopération durable avec ses nouveaux alliés.Mais il a été sévèrement blâmé pour la manière dont il a négocié ce «virage», sans consultation préalable de la base et en rupture de l’engagement solennel donné au chancelier Schmidt en 1980.M.Genscher a également été critiqué sur le contenu des nouveaux accords de coalition et en particulier sur la renonciation au ministère de l’Intérieur traditionnellement réservé aux libéraux durant les treize années de gouvernement social-libéral.Le chef de parti a échoué d’autre part dans son intention déclarée de sauvegarder l'unité du parti et de donner un nouvel élan au FDP sur la base du libéralisme social.La frange dure de l’aile gauche du FDP, en particulier l’organisation de jeunesse du parti (Judos) a choisi la rupture.Les contestataires estiment que «mouvement pour le renouveau du FDP est mort au congrès», et ou'après le virage à droite impose par M.Genscher, le parti a perdu sa crédibilité.Ils ont fondé une «fédération nationale des associations libérales» au cours d’un contre-congrès à deux pas de la salle de réunion officielle: c’est l’amorce de la création d’un parti rival.Les fondateurs du nouveau rassemblement veulent offrir une politique «aux libéraux déçus» dont un certain nombre ont annoncé leur démission du parti en plein congrès.La question de la transformation de ce rassemblement en parti politique officiel sera tranchée le 28 novembre prochain à Bochum, cité industrielle de la Ruhr, en présence de M Guenter Verheugen, ancien secrétaire général du FDP et confident de M.Genscher.Après le départ des contestataires, M.Genscher a réussi à faire approuver son programme, en particulier l’appui à la décision de l’OTAN sur le déploiement des euromissiles en cas d’échec des négociations américano-soviétiques de Genève.Mais il appartiendra encore aux électeurs de donner leur accord à la «nouvelle ligne» libérale aux législatives prévues en mars prochain.Le Sedan Mercedes-Benz 300D Turbodiesel 1983: comment l'héritier d une légende peu commune est en train de créer sa propre légende.EBHgaraBgaæigBBBEi m Des moteurs trois litres ont équipé certaines des Mercedes-Benz les plus prestigieuses.En voici une autre-suave, d'une nervosité surprenante, et si exotique que c'est le plus performant diesel jamais vu au Canada.Pour 1983, la dynastie des trois litres Mercedes-Benz se perpétue avec un autre pur-sang.Le Sedan 300 D Turbodiesel, illustré ci-dessus.Sous le capot, un remarquable moteur cinq cylindres diesel cà turbocompresseur.Le plus puissant diesel monté sur une voiture de série.Générant un couple de 250 N à 2 400 tr/mn-suffisant pour aplanir les collines et permettre des dépassements comme aucune automobile diesel n'a été en mesure de le faire jusqu'à présent.Les accélérations, départ arrêté, sont tout simplement saisissantes.Tout ceci, plus les avantages diesel En plus des nombreux plaisirs de conduite, la 300 D Turbodiesel offre tous les avantages généralement associés à la technique diesel.Aucun réglage de carburateur.Longévité et fiabilité légendaires.Et, bien entendu, un kilométrage très avantageux.La 300Da une consommation estimée à: 7,1 litres aux 100 kilomètres sur route et 9,7 litres/100 km en agglomération, soit [8,0l litres/100 km en moyenne* 300 S 300 SL 300 SLR 300 D La dynastie des trois litres Mercedes-Benz comprend l'élégant Cabriolet 300S, le puissant Coupe "Gullwing" 300SL, la sportive de course 300 SLR, et le Sedan 300 D Turbodiesel 1983.Aucun chiffre n'est en mesure de montrer la douceur de fonctionnement, à tous les régimes.Son intégrité mécanique semble abolir la plupart des vibrations.Ses 1 625 kg représentent autant de perfectionnements techniques.Moteur et système de direction ont même leurs propres amortisseurs."L'équilibre entre la conduite et le confort est tel" ainsi le faisait remarquer un rédacteur spécialisé, "qu'il n'est égalé que par une poignée d'autres voitures à travers le monde'.' Très certainement parce que sa suspension, entièrement indépendante et des plus sophistiquées, n'est égalée que par une poignée d'autres voitures.Sur routes de campagne plus ou moins cahoteuses, la 300D se promène avec sérénité.Elle absorbe les irrégularités, nids-de-poule ou autres avec maîtrise.Bon nombre de voitures agiles ont rarement un intérieur spacieux.La 300 U, une fois de plus, fait exception à la règle.Son habitacle, parfaitement agencé, permet à cinq adultes de voyager dans un confort suprême.(Son coffre à bagages ne fait pas moins de 0,35 m3.) La voiture est si bien équipée que la liste des options est réduite à sa plus simple expression.Climatisation automatique, boîte automatique 4 rapports, et plus de 20 autres commodités font partie de l'équipement de série.Valeur de revente légendaire La 300 D est en train de créer sa propre légende-sans oublier celle à laquelle elle appartient déjà.Car l'expérience a prouvé que l'ensemble des modèles de la gamme Mercedes-Benz, voitures prisées si des acheteurs canadiens, conservaient en moyenne 76 pour cent de leur valeur d'origine après les trois premières années d'utilisation.Construites comme aucune autre voiture au monde ?Chiffres basés d'après des essais effectués en laboratoire, conformément aux méthodes approuvées par Transports Canada La consommation réelle variera en fonction des habitudes de conduite, de l'état du véhicule et de son équipement. 6 M Le Devoir, lundi 8 novembre 1982 Les «bonnes questions» sur la politique familiale ftflülj* UNE soixantaine de femmes représentant au-delà d’une trentaine de groupes de femmes et de certains groupes populaires de la Montérégie (au sud de Montréal) ont décidé de prendre les devants afin d'être prêtes à réagir à la nouvelle politique familiale que l’État s'apprête à produire.Décidées à ne pas être laissées à l’écart, elles veulent intervenir durant tout son processus de mise en place et a tous les paliers de son évolution.Pour ce faire, elle ont consacré toute la journée de sa- medi à se préparer a poser les «bonnes questions,» conscientes que cette nouvelle politique d’ensemble de la famille sera lourde de conséquences non seulement pour elles, mais aussi pour leurs filles et petites filles.Elles se sont interrogées, en ateliers, sur les conditions et mesures économiques essentielles au développement de la famille, sur la façon dont, en raison de leur rôle au sein de la famille, elles sont pénalisées économiquement.Elles finnonCQS claliéei 286-1200 ¦ Aides domestiques SI VOUS avez besoin d’une gardienne ou d’une femme de ménage, appelez -Les Abeilles de Laval-622-2331, 622-5906 12/11/82 ¦ Ameublements MEUBLES NON PEINTS vendons et fabriquons Vaste choix (commodes, bureaux doubles et triples.etc ) Avons aussi matelas toutes grandeurs â prix d’aubaines, 207 est Beaubien Tél 276-9067 ou 3611 ouest.Notre-Dame 935-6716 et 10.192 St Michel, 387-2841 J N 0 ¦ Animaux GRIFFON KORTAL perdu le 2 novembre 82, Ahuntsic au coin de Gouin et Lajeunesse, femelle grise Récompense 387-2423 9-11-82 ¦ À partager TRES BELLE MAISON DANS OUTREMONT â partager 276-5058.11/11/82 ¦ Appartements/logements A S0US-L0UER, 5Y 2219 Edouard MontPetlt, $465/mois, Soir 737-0915.jour 737-7457 10/11/82 OUTREMONT grand 7’?rez-de-chaussée, chauffé, boiseries, garage, cour, cave, $700 par mois Libre 1er janvier 277-3816.13/11/82 OUTREMONT, Avenue Antonine Maillet, bas de duplex, rénové, 5’?.2 c.c , foyer, boiseries, garage.chauffé.$660 Soir: 733-1185 13/11/82 N D G , Northcliffe, attrayant, moderne, 4 c.c .2 s b 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chauffage Pour informations: Ordre des opticiens d’ordonnances Jacques Roy (514) 844-8508 13/11/82 ST-DENIS—SHERBROOKE, au mois sans bail, $150.libre immédiatement 842-5625, sur semaine entre 9 et 17 h 9-11-82 COIN SHERBROOKE, St-Hubert, tout rénové, de 200 à 2000 p.c., près métro, 825 est Sherbrooke, stationnement 667-4336, 276-5203 7-12-82 ¦ Concierge COUPLE DEMANDE comme gardien, logement de 4 pièces fourni gratuitement Appelez à 326-7600 entre 8 h et 16 h.11/11/82.¦ Copropriétés à vendre OUTREMONT.Stuart près Lajoie, 6’'2, bas duplex incluant sous-sol, prix $110 000.R.Tremblay.737-0425, 735-5588 IMMEUBLES TREMBLAY COURTIER 9/11/82 OUTREMONT, 6V?, rez-de-chaussée, Stuart coin Ducharme, à 2 pas du métro en 1983, $49 000.282-8034 12/11/82 rvOUV.Rû&a£j -Gts 11 Kf lYCl KM [500 000$ Date fÔ5-11-82 I 9898 yt —ms 1 219898 Cl 50 000$ 898 O 25$ 19898 51 1000$ 98 10$ N La Quotidienne Semaine du I 1-11-82 N M Numéros ^decomposable*^ -J 4067 6647 4393 6022 3157 4305 Numéro* bonis 1 7 7 77$ 1 Non décomposabtes 788781 | 501111 737212 057252 359513 951942 GROS LOT bl 1 ¦690,000 S 66.164 qppro* N 18 31 48 1.393.345.60$ ¦185,142.50$ ¦2.575.30$! 88.10$ compte 45 ee-* — - aiuéi m * — — v«iu€* totales 10.So< I 3.392.871* Us icas de et la bMcts et des Mms de Un* cette Mc de - -« - —- as-.- _ uihocmc, cvtw ommmïïw « iMMiaa Ligue Canadienne Hier Hamilton 24, Winnipeg 21 Edmonton 46, Saskatchewan 22 Samedi Toronto 28, Ottawa 14 LIGUE CANADIENNE Section Est Pi ! P n PP pc pte TORONTO .16 6 i 426 426 19 HAMILTON .16 8 7 1 396 401 17 OTTAWA .16 5 11 0 376 462 10 MONTRÉAL .16 2 14 0 267 502 4 Section Ouest EDMONTON .16 11 5 0 544 323 22 WINNIPEG .16 11 S 0 444 352 22 CALGARY .16 9 6 1 403 440 19 C.-BRITANNIQUE .16 9 7 0 449 390 18 SASKATCHEWAN .16 6 9 1 427 436 13 x—Equipe exclue des éliminatoires Un CADEAU de Noël qui fait toujours plaisir ^ •••••••••••••••••••••••• ¦P*" Les Britanniques Gilian Gilks.à g., et Gilian Clark quittent le court radieuses après avoir disposé des Canadiennes Johanne Falardeau et Claire Backhouse en finale du double féminin de l’Omnium canadien de badminton disputé ce week-end au Reps de l’Université Laval, à Québec (Photolaser CPI Badminton: les 5 titres échappent aux Canadiens QUEBEC (PC) - Les Canadiens n’ont pu remporter un seul des cinq titres à l’enjeu lors de leur omnium national de badminton qui a pris fin samedi au Peps de TUniversité Laval, à Quebec.En finale du double dames, la Québécoise Johanne Falardeau et Claire Backhouse, de Vancouver, se sont inclinées 17-14 et 15-6 devant les Anglaises Gilian Gilks et Gilian Clark.Cette dernière avait été battue 8-11, 11-7 et 11-6 en finale du simple féminin par sa compatriote Sally Podger.En finale du simple masculin, la victoire a été remportée par le Suédois Torbjorn Petersson, qui a battu John Goss, de Cal-gaiy, 15-5 et 15-4.En double masculin, Billy Gilliland et Dan Travers, de l’Ecosse, ont été battus par Pettersson et son compatriote Lars Wengberg, 15-5 et 15-13.Finalement, en double mixte, la victoire finale est allée à Gilliland qui, associé à l’Anglaise Karen Chapman, ont vaincu le Torontois Paul Johnson et Backhouse 10-15, 15-6 et 15-8.Villeneuve 14e PHOENIX, Arizona (AP-PC) — Jacques Villeneuve, de St-Cuthbert, a terminé 14e lors des 150 milles de Phoenix remporté par Torn Sneva pour la troisième fois consécutive.Il s'agissait de la première course de formule Indy de Jacques Villeneuve.Villeneuve deviendra-t-il un pilote de formule Indy pour autant?«Je n’ai pas encore pris une décision définitive.Peut-être, si je peux avoir une meilleure voiture à ma disposition.», a-t-il déclaré.Bretagne.Samedi, Barbara Potter a battu Jo Durie 5-7, 7-6, 6-2 donnant aux Américaines un avantage de 4-1.À Hong Kong, l’Américain Pat Dupre a remporté la finale en battant son compatriote Morris Strode en deux manches 6-3.6-3.L’Equatorien Adres Gomez s’est adjugé le tournoi de Quito en battant le Français Loic Courteau 7-6 et 6-3.Enfin, le Français Jenri Leconte a battu le Polonais Woj-tek Fibak 3-6, 6-3,6-3 en demi-finale du tournoi de Stockholm.Leconte rencon-tera en finale le Suédois Mats Wilander qui a éliminé l’Américain Jay Lapidus 6-4, 6-4.C.-Brltannlque 32, Montréal 16 (Fin du calendrier régulier) Dimanche (Domi-final* de l’Est Ottawa à Hamilton (Demi-Anale de l’Ouest) Calgary à Winnipeg LE DEVOIR vous invite à participer au concours de tennis pliiul Vous pouvez gagner un voyage pour deux personnes à Fort Lauderdale, Floride, via AIR CANADA® Pour assister aux finales de la Coupe de Tennis Pluval les 25, 26 et 27 novembre 1982.Le prix comprend 6 nuits dans un luxueux condominium de Laver’s International Tennis Resort et l’accès aux terrains de tennis est gratuit.En collaboration avec Le Devoir.The Gazette.Air Canada.Laver’s International Tennis Resort et Les Tours Pluval Inc., la Coupe de Tennis Pluval simple/hommes, classe A, se déroulera à Delray Beach, Floride.Les gagnants des clubs participants sont: Monsieur Michel Oulour Club de Tennis Intérieur de file des Soeurs A venir Mlrebel Racquet Club Monsieur John Tibbits Rockland Sport Inc.P LAVER’S INTERNATIONAL TENNIS RESORT "Félicitations aux gagnants des qualifications de la Coupe de Tennis Pluval et bienvenue au Laver's International Tennis Resort.” ROD LAVER Il existe un forfait exceptionnel de $550.can.pour une semaine au Laver s International Tennis Resort à Delray Beach en Floride afin de permettre aux amateurs de tennis d'assister aux finales de la Coupe de Tennis Pluval Inc Pour de plus amples renseignements, communiquer avec, Lee Tours Pluval Inc., 1110, rue Sherbrooke ouest, suite 1812, Montréal, Québec.H3A 1G8.Tél.: (514) 849-9483.Monsieur Vincent Richard Sanleport Inc.Monsieur Alain Morency Tennis Longueull Moniteur Bernard Barnier Tennis 13 Inc.RÉGLEMENTS: I les coupons de participation devront parvenir à COUPE DE TENNIS PLUVAL avant le mardi 15 novembre et le tirage se déroulera ce même jour à 18:00 heures; 2.La personne gagnante aura un temps limité pour répondre à une question; 3.Le gagnant sera annoncé dans LE DEVOIR du 16 novembre 1982; .Le prix est non transférable et ne pourra être échangé Départ le 22 novembre 1982 — Retour le 28 novembre 1982; Les employés de LE DEVOIR, THE GAZETTE, AIR CANADA.LES TOURS PLUVAL INC et de LAVERS INTERNATIONAL TENNIS RESORT ainsi que leurs lamllles ne sont pas éligibles Les droits en vertu de la loi sur les concours ont 6té payés, et tout litige quant à la conduite de ce concours publicitaire été l'attribution d'un prix devra être soumis à la Régie des Loteries et Courses du Québec ¦RETOURNER CE COUPON A: LA COUP! DK TENNIS PLUVAL 1110, rue Sherbrooke Ouest bureau 1612 Montréal, QCH3A1G8 Nom:.Adresse.Ville:.Téléphone: résidence:.Code Postal: Bureau:.Le concours s’adrMae aux rénidents du Québec âgé* de 18 ans et plus. 12 ¦ Montréal, lundi 8 novembre 1982 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa Directeur: Rédactrice en chef le 10 lanvier 1910 Jean-Louis Roy Lise Bissonnette Rédacteurs en chef adjoints: Jean Francoeur, Jean-Pierre Proulx Directeurs de l'information: Trésorier: Directeur de la publicité: Pierre Loignon Bernard Larocque Marcel Payette Gilbert Brunet Un sentiment d’urgence RAMENÉS à l'essentiel, les travaux du Congrès national du Parti libéral du Canada réuni à Ottawa en fin de semaine dernière, ont été marqués par un sentiment d'urgence.Grâce à l’habileté des patrons de la vieille coalition libérale et à la visibilité du chef du parti, cette expression d’urgence n’a jamais pris l’allure d'une crise sinon celle d’une crise en attente.Les affrontements n’ont pas manqué dans les ateliers ou dans la grande salle ornée où se tenaient les réunions plénières.Ils furent tous épongés avec habileté quelquefois après des débats substantiels traduisant les inquiétudes des citoyens canadiens.De la lecture des documents du congrès, de l’observation des débats et du comportement de Pierre-Elliott Trudeau, trois constations s’imposent.Le Parti libéral du Canada est traversé par une volonté de réforme qui rejoint des sergments importants de son membership.Les membres de ce parti restent attachés aux valeurs sociales qui constituent son héritage.Enfin, le chef du parti et du gouvernement a donné l’impression qu’il occuperait encore pendant un certain temps, plus long que le souhaitent apparamment des éléments de son parti et un grand nombre de Canadiens, les fonctions qui sont les siennes depuis maintenant près de 15 ans Pour un parti au pouvoir habitué à laver son linge sale en famille, la critique et l’expression d’un mécontentement certain ont pris tout au long de ce congrès une ampleur impressionnante.Dès jeudi soir, les Jeunes libéraux se sont ouvertement révoltés contre l'entourage du premier ministre.Condamnant «les manipulations électorales trompeuses», le pouvoir occulte des «membres illégitimes non-élus, et non tenus responsables», la propagande et «le patronnage», la réduction à l’insignifiance des instances du parti, les jeunes réformateurs ont lancé des noms et cité des exemples.On aurait cru entendre l’une ou l’autre des trois colombes avant leur envol pour Ottawa.On aurait cru entendre leur condamnation du vieux parti libéral qu’ils avaient dénoncé avec une verdeur et une franchise explosive avant de l’investir et de le contrôler.Présentée avec habilité, enrobée dans l'expression d’une loyauté un peu contradictoire, la fameuse résolution 40, des jeunes militants libéraux est devenue l’expression du parti lui-même.Quelques membres du caucus, dont M.André Ouel-let, l’ont traitée avec condescendance, comme on manipule un petit paquet de vertus.Cependant cette résolution qui a reçu l'appui enthousiaste du député Jean Lapierre exprime l'inquiétude et le mécontentement d'un grand nombre.Dans les ateliers, dans les séances plénières, à l’occasion du débat entre le chef du parti et l’assemblée des congressistes, cette inquiétude et ce mécontentement ont été exprimés avec force et insistance.Les délégations de l’Ouest ont saisi toute les occasions pour criti- quer le comportement du premier ministre et de ses ministres et pour rappeler l’échec ancien et permanent du parti à l’ouest de l’Ontario.Les deux candidats à la présidence du parti ont servi une prose indigeste aux délégués.M.Normand Macleod, qui devait subir la défaite, a repris presque mots pour mots la critique des Jeunes libéraux.La nouvelle présidente, Mme lona Campagnolo, s’est faite encore plus insistante.«Le temps est venu de nous reformer parce que ce parti est en grande difficulté».Ces mots sont revenus tout au long de ce congrès.Malgré les précautions prises, cette critique est apparue vive et largement répandue.Au niveau du programme, les observateurs ont surtout retenu l’appel non équivoque du parti à la notion d’universalité des programmes sociaux.Même amendée en ce sens, une résolution fut battue «pour que le gouvernement sache bien qu’on ne doit pas toucher à l’universalité».En général, les choix du congrès traduisent la volonté d’expansion et de développement des sécurités sociales.Les congressistes ont rejeté une résolution anti-nucléaire apres un débat plein de ferveur et une longue intervention de M.Trudeau.Cependant, plus du tiers des délégués se sont opposés à l’essai des missiles Cruise en Alberta.L’ampleur de cette opposition a surpris plus d’un observateur.Le comportement de M.Trudeau, tout au long de ce congrès, permet toutes les interprétations.S’il devait abandonner ses fonctions actuelles, on ne pourrait certes pas lui reprocher d’avoir traité son parti avec hauteur en fin de règne.S’il devait rester, il devra tenir compte des critiques et des doléances des libéraux de l'Ouest et d’une génération plus jeune qui refusent d’être associé à sa façon de gouverner même si elle prend bien soin de ne pas critiquer la personne du chef.En clair, la question centrale de ce congrès est celle du leadership.M.Trudeau est-il encore capable de refaire une coalition majoritaire, de reprendre le terrain perdu à l’Ouest, de susciter l’adhésion des plus jeunes, de garder et d’agir sur les appuis de son parti en Ontario?Certes, l’homme reste fort.Il manie avec aisance les langues et les concepts.Son spectacle reste impressionnant.Son message cependant a terriblement vieilli.Les idéaux anciens qu’il continue a véhiculer sont-ils susceptibles d’alimenter l'immense travail d’organisation et les objectifs de renouvellement au-quels un grand nombre de délégués ont fait référence en fin de semaine?La question du leadership n’a pas été directement posée.Elle demeure cependant un préalable à la relance, à la réforme d’un parti en attente d’un changement que seul un débat général entourant le choix d’un nouveau chef pourrait susciter.Jean-Louis ROY Un coup de semonce de Québec Il ne faut pas s’y tromper: la loi d’exception (no 84) ordonnant aux chauffeurs d’autobus de la Communauté urbaine de Québec de reprendre le travail dès hier, après 15 jours de grève, est avant tout un coup de semence, un avertissement aux centrales syndicales et aux employés du secteur public.En 1979, les mêmes chauffeurs se sont aussi mis en grève, et le même gouvernement a laisse le litige pourrir et finalement se résorber de lui-même, au bout de neuf mois.Il invoquait alors l'autonomie de la CUQ et la nécessité de ne pas intervenir impunément dans tous les conflits de travail.Cette fois, à l’appui de sa matraque législative rapide, il évoque la rigidité et le manque de souplesse des élus locaux, de même que la crise économique, qui affecte les plus démunis.Si nobles et généreux soient-ils, ces motifs en cachent d'autres, plus impérieux encore.Il y a trois ans, le seuil de tolérance des 70,000 usagers était probablement plus élevé qu aujourd'hui.mais l’urgence était aussi pressante que la semaine dernière.Si le gouvernement a laissé faire alors, c’est qu’il n'en subissait pas de dommages politiques.S’il met fin au conflit de façon aussi péremptoire aujourd’hui, c'est qu’il en attend des retombées positives — la population en a ras le bol des grèves sur son dos — et qu’il veut faire sentir où loge le pouvoir Cette hâte improvisée n’est pas très rassurante pour les mois qui viennent.Alors que les deux parties, avec l’aide des deux émissaires du premier ministre.avaient accepté un compromis de 11% et 6%, sans indexation, pour les deux années du contrat, la loi spéciale n’accorde que 10 et 6%, avec une indexation mitigée pour la deuxième année.Les chauffeurs affiliés à la CSN ont l’impression d’avoir été trahis, et ils ont raison.Il est vrai qu’il auraient dû accepter les offres de 9 et 8% qui leur avaient été faites au cours de l’été.Mais ce n’est pas une raison pour les punir d’avoir exercé leur droit de grève.D’autant plus que, selon MM.Boivin et Bouchard, le syndicat a fait preuve de souplesse et de compromis, alors que la CTCUQ «a adopté une position très rigide et, à certains égards, plus ou moins cohérente.» La rigidité gouvernementale, le président du Conseil du Trésor, M.Yves Bé-rubé, en a donné la raison vendredi soir.«Si l’État doit intervenir, il devra le faire suivant une politique cohérente, universelle, qui s'applique à tous.Et si l’Assemblée nationale est forcée d’intervenir dans la solution de conflits, il ne faut pas que ce soit des grèves payantes.Sinon demain, tout le monde enverra à l’Assemblée nationale la solution des grèves.Personne ne prendra ses responsabilités.» Avec sa septième loi d’exception, le gouvernement prend ses responsabilités, mais il le fait en bernant les chauffeurs.Une fois de plus, il rend anodine l’intervention législative, il banalise une démarche grave qui, bientôt, ne voudra plus rien dire aux yeux de quiconque.Dans sa hâte d’en finir et de montrer qu’il est le «boss», le gouvernement a refusé de convoquer une commission parlementaire qui aurait fait la preuve de son prétendu souci de transparence.Mais a-t-on besoin d’un débat public quand les sondages les plus raffinés nous disent, à coups de millions, l’humeur du bon peuple?Il a aussi refusé de scinder le vote en deux, ce qui aurait permis à l'opposition et au député indépendant de Sainte-Marie, M.Guy Bisail-lon, de se prononcer pour la reprise immédiate du transport en commun, mais contre la manière d’agir de l’État, notamment contre la mise en tutelle déguisée de la CTCUQ.C’était à prendre ou à laisser, en bloc, de façon aveugle, inconsidérée, un peu méprisante, à vrai dire, non seulement pour les parties en cause, mais aussi pour l’Assemblée elle-même.Ainsi utilisée à toutes les sauces, de manière partielle et partiale, l’Assemblée n’est pas le forum par excellence, le carrefour des grands débats, mais un curieux faire-valoir du conseil des ministres et de ses diktats plus ou moins obscurs.Le règlement du conflit de la CTCUQ?Un coup de semonce, une toute petite pièce dans le fragile échafaudage d’un gouvernement aux abois.Gilles LESAGE Nos bons criminels de guerre Dans la postface de son ouvrage Les Assassins sont parmi nous, Simon Wiesenthal, survivant du camp de concentration de Lwow en Pologne et depuis près de 40 ans «chasseur de criminels nazis», raconte la prophétie d’un certain Rottenführer Merz, «un des très rares S.S.à s’être toujours comporté correctement avec les prisonniers»: «Vous direz la vérité aux gens, en Amérique.C’est bien.Et vous savez ce qui arrivera, Wiesenthal?Ils ne vous croiront pas.Ils penseront que vous êtes fou.Ils pourraient même vous mettre dans un asile.Qui pourrait croire à toutes ces horreurs, s’il n’a pas vécu dedans?» Cette prophétie, d'application générale, vaut particulièrement pour le Canada, qui a servi de havre à des centaines de criminels de guerre depuis le deuxième conflit mondial, qui n’avait jamais rien fait jusqu'à une date récent?, pour ouvrir des poursuites judiciaires, et dont le premier cas soumis aux tribunaux pour extradition, l'affaire Rauca.amènera la Cour suprême à décider si la nouvelle constitution, censée protéger les droits fondamentaux, permettra aux criminels de guerre devenus citoyens canadiens, d’échapper à la justice.Mais dans le cas du gouvernement canadien, ce n’est pas seulement parce que ces crimes étaient incroyables, qu’on n’a pas voulu en punir les auteurs.Plusieurs dirigeants politiques et hauts fonctionnaires fédéraux, épousant l’antiséminisme virulent de cette époque, loin de se scandaliser des persécutions et des liquidations qui frappaient les Juifs d’Europe, y contribuèrent en fermant les portes du Canada aux réfugiés juifs.Dans un ouvrage récent None is Too Many, Irving Abella et Harold Troper, montrent notamment qu’en raison de cet antisémitisme officieux d’Ottawa, le Canada qui aurait pu sauver plus d’un millier d’enfants juifs parqués dans la France de Vichy, montra si peu de hâte à les accueillir, qu’ils furent bientôt fait prisonniers et convoyés eux aussi vers la mort à Auschwitz.Rouvrir ce chapitre douloureux et honteux de l'histoire contemporaine et de l’histoire du Canada risquerait de briser le mythe suivant lequel l’antisémitisme meurtrier fut une aberration allemande, et non pas le retour d’une pratique millénaire de persécution à l’égard du peuple juif dans l’Occident chrétien.Ce deuxième motif du silence du Canada, devrait être au contraire, une claire indication de la nécessité d’ouvrir, avec les procès particuliers des criminels en cause, un abcès antisémite qui est loin de s’étre résorbé au Canada, malgré des apparences trompeuses.Mais une troisième raison pourrait aussi expliquer la politique fédérale à l'égard des criminels de guerre réfugiés au Canada.Il y a plusieurs années qu Ottawa a reçu, notamment de Simon Wiesenthal, des listes détaillées d’anciens bourreaux des camps d'extermination nazis.Il y a cinq ans, au moins 800 d’entre eux avaient été identifiés chez nous Dans la seule région de Toronto, ainsi que le rapportait lan Adams dans le Weekend Magazine du 19 novembre 1977, les associés de Wiesenthal au Canada avaient pu établir le dossier de 70 d’entre eux.Comment en mars dernier, un porte-parole fédéral pouvait-t-il encore déclarer au Globe and Mail qu’il n’y avait qu’une «couple de poignées» de ces criminels au Canada et que la liste était «courte» des cas sous enquête?Certains de ces criminels de guerre, devenus des hommes d’affaires prospères, jouissent de solides appuis dans les milieux politiques.Il semble aussi que plusieurs fonctionnaires du système nazi.Européens de l’Est farouchement antisémites et antisoviétiques, aient réussi à immigrer au Canada où ils auraient été recrutés comme «auxiliaires» de la sécurité fédérale au sein des groupes ethniques au pays.En tout cas, il apparaît bien difficile de croire l’expli- cation de la Gendarmerie royale suivant laquelle il n’est pas aisé d’établir l’identité de ces personnes.Il faut chercher ailleurs.N’est-il pas troublant qu’un haut officier nazi, Otto von Bolscnwing, conseiller d'Adolf Eichmann et chef des services de sécurité SS à Bucharest en 1940 et 1941, à qui la Cour fédérale de la Californie a retiré sa citoyenneté américaine le 22 décembre dernier, n’a pas été démenti par Washington quana il prétendit avoir travaillé aussi pour les services secrets des États-Unis?Ottawa a donc plus de raisons qu’il n’y paraît, et pas seulement d’ordre juridique, pour se traîner les pieds.Voilà le genre d’affaire grave, obscure, difficile pour laquelle le recours à une commission d’enquête est le moyen le plus approprié d’établir à la fois justice pour le passé et sage prévention pour lrave-nir.Car les genocides continuent, comme aussi les silences complices du Canada à leur endroit.Jean-Claude LECLERC Propos d’actualité Les politiques linguistiques du présent gouvernement ebranlent sérieusement nos institutions de santé et de services sociaux.Le premier ministre Lévesque se trompre lorsqu'il situe le problème au niveau de bilinguisme.Toutes nos institutions de santé et de services sociaux doivent être en mesure d'offrir à chacun des services en français ou en anglais.Il est toutefois essentiel que nos institutions manifestent ouvertement leur appartenance à notre communauté Étant donné les pratiques actuelles de l’OLF.ce droit est sérieusement compromis.L’OLF se concentre en effet sur les examens individuels sans tenir compte du fait que pratiquent toutes nos institutions se sont adaptées à la réalité québécoise actuelle Alliance Québec, réponse au premier ministre le 5 novembre 1982.SCEAUÜDARiTE / Mûrir, c’est pourrir par petits plis.¦ L’argent n’a pas d’odeur, mais il en fait exhaler de tous ceux qu’il touche.¦ Combien veulent créer l’illusion de se détacher des biens de ce monde quand, en réalité, ce sont leurs biens qui se détachent d’eux-mêmes.¦ L’homme est un être perfectible.Par exemple, il tire de son fonds inexploité des ressources jusqu’ici ignorées de cruauté.¦ «Jamais il ne mordit la main qui l’avait nourri: il l’avalait tout rond».¦ Ce monde est damné irrémédiablement.Les idéalistes même se résignent à sa perte.Ils croient moins utopiques d'imaginer un autre monde ailleurs que d'espérer dans la rédemption de celui-ci.¦ Les sectes religieuse pullulent.•Prophètes ou charlatans de ces nouvelles et incalculables confessions reprennent à leur compte cette parole du Christ: «Mon royaume n’est pas de ce monde».Il se prépare un embarras de célestes demeures, de royaumes babéliques, dans une infinie confusion des langues.Qu’importe! elles auront l’éternité pour harmoniser leurs musiques.¦ La mémoire trop étendue que l’on a des choses apprises en retarde l’intelligence et l’embrouille.¦ Nous acceptons l’idée de ne pas L’avenir a peur de nous par Albert Brie avoir été avant notre naissance, mais je ne sais quelle aberration de l’esprit fait que nous refusons d’accepter comme logique et raisonnable l’idée de cesser d’etre après cette vie.¦ Une bonne habitude qui tourne à la routine devient mauvaise.¦ Il n’y a qu’un seul Dieu: c’est le Bon.¦ Dire tout ce que l’on pense est excellent pour l’esprit.Cette sorte d’évacuation a l’avantage de nous faire voir que dans le fatras de ce qui nous passe par la tête, ce que nous pensons vraiment fait un bien petit paquet.¦ Ne pas craindre de dire ce que l’on pense n’exige aucun courage, quand on sait que la grande majorité des gens en pense autant et ouvertement.«Les conflits linguistiques sont les fruits de la conquête de 1760».Suave lapalissade du juge Deschênes.C’est comme d’affirmer: «La cause du gel, -c’est le froid».¦ Les voleurs méprisent les pauvres.Ils n'ont rien à leur voler.¦ Le travail que l’on a à faire et que l’on exécute avec plaisir donne du travail bien fait, mais jamais du travail de génie.¦ C’est le talent qui est une longue patience.Le génie, lui, se manifeste par de brusques impatiences.¦ Les enfants jouent avec les adultes ou se jouent d’eux.Ils ne sont sérieux qu'entre eux.¦ Les hommes sont souvent de petits garçons ; les femmes rarement de petites filles.En politique, par exemple, les hommes se conduiront comme des gamins.Il semble, d’autre part, que les femmes, une fois devenues adultes, se conduisent toujours comme de grandes personnes.¦ J'en vois qui préparent leur avenir comme s’ils allaient se lancer à l’assaut de l’Himalaya.L’avenir, c'est du terrain plat.¦ Braquez vos yeux sur le présent et vous démasquerez l’avenir.¦ L’insécurité d’argent est un vice de fonds.¦ Le chemin de V Oratoire (Lettre adressée d tous les candi-lats d l’élection municipale de Mon-réal.) Vous êtes certainement au courant de la campagne entreprise ces derniers mois par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal pour obtenir le changement de l’appellation Chemin de la Reine-Marie, que certains désignent encore Queen Mary Road, par Chemin de l’Oratoire, en hommage au Bienheureux Frère André, fondateur de ce sanctuaire de renommée internationale.Cette artère a connu plusieurs autres noms: Chemin Côte Saint-Luc, 3e Avenue, Racine, Chemin du tour de la Montagne.Ce ne serait donc pas le premier changement apporté à la designation de cette rue.Notre campagne suscite beaucoup d’intérêt et a déjà reçu de nombreux appuis dans tous les milieux.L’appellation Chemin de l’Oratoire a été reconnue, le 4 mars 1982, par la Commission de toponymie du Québec, conforme aux critères de choix et aux normes d écriture édictés par cette Commission.La désignation, par les autorités municipales, de place du Frère-André, à un minuscule parc, constitué d’un lot de béton, à 1 angle du boulevard Dorchester et de la Côte Beaver Hall, en plein centre commercial, ne correspond certainement pas à l’ampleur et a la dignité de 1.hommage officiel au Frère André que la population est en droit d’attendre de la ville de Montréal.Nous vous demandons de nous faire connaître, par un prochain courrier, votre point de vue, que nous publierons, sur la recommandation de notre Société et sur la décision des autorités de la ville de Montréal.Je vous prie d’agréer ma vive appréciation pour votre empressement à donner suite à la présente demande.Gilles RHÉAUME, président de la SSJB-M Montréal, 4 novembre ¦ Solidarité et travail partagé Dans sa livraison de lundi 1er novembre, LE DEVOIR nous propose un article de M.Pierre-Andre Julien portant sur les «bienfaits» de la crise et un autre de Mme Paule Des Rivières portant sur l’abolition du temps supplémentaire et les syndiqués, quel anachronisme! En effet, M.julien nous propose, j’oserais dire, une vision quelque peu déformée de la réalité alors que Mme Des Rivières nous ramène à cette réalité.M Julien nous dit que «la nouvelle qualité de vie va au-delà de la simple accumulation de biens» que «de plus en plus de citoyens cherchent à mettre en pratique cette nouvelle philosophie dans une économie plus autonome, avec des petits jardins communautaires, des ventes de garage, du bénévolat», que c’est beau, mais attention.Voyons comment les syndiqués, ceux qui ont une «job» voient l’avenir.Mme Des Rivières nous dit «Le temps supplémentaire est profondément ancre dans les moeurs, dans bon nombre d’entreprises où les syndiqués s’y adonnent pour boucler leur budget ou pour payer la deuxième voiture», on se marre avec le budget des chômeurs et leur carte autobus-métro.On nous dit qu’on pourrait créer plus de 200,000 emplois au Canada en laissant tomber les heures supplémentaires (Des Rivières) et que la semaine normale est de 35 heures.Qu’arriverait-il si on donnait sa vraie signification au mot solidarité et qu’on faisait du travail partagé?Je regrette M.Julien, mais s’il est vrai que de «nouvelles solidarités sont en train de se créer pour passer à travers cette crise», elles sont dures à sentir.N’oubliez pas que ceux qui font du «bénévolat, pratique des échangés de services et font de la production artisanale» ne sont pas prioritairement les moteurs d’une économie (surtout que ce n’est pas nouveau), ce sont les syndiqués qui eux détiennent uné partie du pouvoir nécessaire au mieux-vivre collectif, mais ce pouvoir ils s’en servent encore pour boucler la ceinture de sécurité de leurs aspirations matérielles.Plutôt que de se serrer la ceinture, serrons-nous donc les coudes, ça sera tellement plus agréable que de s’étouffer.Jacques MARCOTTE Montréal, 2 novembre.¦ La paix se fera avec l’OLP Voilà que M.Michel Solomon (dans LE DEVOIR du 21 octobre), dénonçant à juste titre les attentats antijuifs dans divers pays européens, tente d'établir un présumé lien géopolitique entre les missions diplomatiques palestiniennes et les actes terroristes qu’il cite.Les partisans d’Israël, non contents de nier aux Palestiniens leurs droits nationaux, s’acharnent à imputer à la seule organisation qui lutte pour ces droits tous les crimes de l’humanité.Que ne dénonciez-vous la presse occidentale, bête et méchante, durant toutes les années de simplisme politique où elle n’avait que du mépris pour les moins que rien qu'étaient les Arabes?Aujourd'hui, M.Solomon, vous vous émouvez car cette même presse commence tout juste à comprendre que les affreux ne sont peut-etre pas ceux que l’on croyait! Les journaux incitent à l’antisémitisme, dites-vous; félicitations, vous reconnaissez ainsi implicitement que les Arabes n’ont rien à apprendre aux Occidents en fait d’antisémitisme.Comment le pourraient-ils Les «Lettres au DEVOIR» doivent être signées.L’adresse de même que le numéro de téléphone, ne sont requis que pour fins d’identification dans nos dossièrs.LE DEVOIR demande à ses correspondants de bien vouloir s’en tenir à moins de deux feuillets dactylographiés à double interligne et de faire parvenir leurs textes 6 Mme Suzanne Marchand.LE DEVOIR se réserve le droit d'abréger les textes trop longs.d’ailleurs, eux les Levantins et les Maghrébins qui en étaient les victimes lorsque par aventure ils vivaient dans les villes d’Europe et d’Amérique?Vous auriez pourtant dû être homme à comprendre depuis longtemps la cruauté qu’engendre la bêtise institutionnalisée.Seulement, ayez l’honnêteté d’admettre que, dans le tas, il puisse y en avoir qui dénoncent sincèrement l'injustice faite aux Palestiniens.Des gens qui, comme moi-même, aimeraient ne même pas avoir à s'afficher comme anti-sionistes, qui souhaiteraient qu’il existât une telle chose qu'un sionisme non impérialiste ou, mieux encore, anti-impérialiste.C’est là une contradiction que les Juifs d'Israël et de la diaspora devront résoudre, ne serait-ce qu’égoïstement pour la continuité d’Israël et pour la paix avec les Palestiniens.S’il existe des détraqués parmi les Palestiniens, tels le groupe Abou-Nidal, il a existé aussi des détraqués sionistes en 1948, comme les groupes Stern et Irgoun dirigés par Begin et ses semblables.La différence c’est que l’OLP a condamné à mort par contumace son Abou-Nidal alors qu’i-srael a offert le pouvoir à son Kho-meinv.Avec Begin, on est loin d’un sionisme humaniste à la Nahum Gold-mann! Soyez convaincu que la paix se fera avec l’OLP ou elle ne se fera pas.André KHORDOC Ottawa, 21 octobre LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y IXf.Il est composé et Imprimé par l'Imprimerie Dumont, division du Groupe Québécor Inc., dont les ateliers sont situés à 9130 rue Boivin, Ville LaSalle.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les Informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne $95.00 par année; six mois, $50.00; trois mois: $28.00.A l’étranger: $105.00/par année; six mois: $55.00; trois mois: $30.00.Éditions du samedi: $19 par année.Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $2.10 par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées).t Le Devoir, lundi 8 novembre 1982 Le professeur Jean-Charles Falardeau Critique social et critique littéraire • par Simon Langlois Directeur du département de sociologie de l'Université de Laval.JEAN-CHARLES Falardeau a pris sa retraite il y a quelques mois après avoir oeuvré quarante ans à former des générations de sociologues à l’Université Laval.Homme de lettres et homme de science, critique littéraire et critique social, philosophe et historien, écrivain et chercheur, M.Falardeau a été avant tout un grand professeur.Le père Georges-Henri Lévesque, o.p., le fondateur de la faculté des sciences sociales de l’Université Laval, a écrit avec justesse: «Léon Gérin fut le premier à écrire la sociologie; J.-C.Falardeau, le premier à l’enseigner».Il a été un maître exigeant, qui a éveillé chez ses étudiants le goût de la rigueur intellectuelle, le sens de la critique, l’exigence de l'expression correcte.Durant les années quarante et cinquante, M.Falardeau a travaillé au «dépassement de l’interprétation lyrique et exaspérante du Canada français — les mots sont de lui — afin de le comprendre en deçà de la théologie et au delà des habitudes nationalistes».L'étude empirique des transformations sociales du Québec qu’il a amorcée avec ses collègues, fut-ce avec des moyens limités ou «avec des boussoles un peu grossières», a contribué à l’élaboration d’une nouvelle définition de la société globale canadienne-française et québécoise.Nous devons ce renouveau de la pensée au cours des années cinquante à des intellectuels de la trempe de M.Falardeau.Dressant un bref bilan des travaux menés à la faculté des sciences sociales de Laval pendant les vingt premières années de son existence, il écrivait en 1959: «Nous avons participé à un mouvement social: ce fut d’abord et principalement un mouvement de recherche sociale» («Lettre à mes étudiants», Cité Libre, novembre 1959).L’un des mérites du jeune professeur Falardeau fut sans doute d’avoir initié à la recherche sociale les premières générations de sociologues québécois.Sa méthode pédagogique est connue.«Je m’étais enfin convaincu que la sociologie.science dynamique encore en devenir, doit d’abord se pratiquer avec les yeux et avec les pieds, en observant et en marchant».Le tramway servit d’observatoire à ses élèves, qu’il envoyait aussi scruter et décrire la vie quotidienne sur la rue Saint-Vallier.Il entreprit avec l'aide de ses étudiants des monographies de paroisse et il dirigea une grande enouete empirique sur la ville de Québec au début des années cinquante, employant ses étudiants comme intervieweurs dans 28 paroisses.Ses premières recherches ont pris comme objet la société réelle, le pays concret, recherches dans lesquelles se retrouvent «une part de pensée abstraite qui tend vers l’universel, mais aussi une part d’attachement aux êtres en particuliers», selon l’heureuse expression de Cy-rias Ouellet.L’énergie et les efforts que J.-C.Falardeau a déployés pour contrer les lectures dogmatiques de sa société et pour critiquer les mythologies politiques de son epoque ne peuvent se comprendre sans faire un retour sur sa formation, qui s’inscrit dans plusieurs registres: droit, lettres, philosophie, sciences sociales.Lorsque s’ouvre en 1938 l’École des sciences sociales de l’Université Laval, il se «déleste allègrement» du droit.L’un des motifs dominants, sinon le principal, de «SOLIDARITÉ» A-T-IL UN AVENIR?par François Brousseau et Claude Denis Les auteurs sont respectivement étudiant de maîtrise en science politique à l’Université de Montréal et étudiant en science politique à IVQAM.SOLIDARITÉ existe-t-il encore?A-t-il un avenir?Ou n’est-ce qu’un rêve vite passé qu'un coup de force, quelques lois et l’usure du temps expédieront aux oubliettes de l’Histoire?N’y a-t-il qu’un attachement romantique à vouloir toujours y croire ou à dire, comme le faisait justement S.BielinskiLE DEVOIR du 16 octobre) qu’une loi abolissant un tel mouvement est en elle-même illégale?Plus qu’illégale ou révoltante, cette loi, par-delà sa lourde valeur symbolique (sur laquelle les Polonais ne se sont pas trompés en y répondant vigoureusement), est en même temps d’une certaine façon insignifiante puisque sans effet sur les rapports de force reels entre le pouvoir et la société.L’existence d’un réseau clandestin organisé, la sympathie générale, active ou passive, de la population, plus de 1,500 titres d’imprimés et de journaux divers circulant sous le manteau, voilà quelques signes suggérant qu’après son irruption sur l’avant-scène pendant 16 mois, la société ne se retire décidément pas facilement du paysage polonais.Et que la résistance n’est pas le fait que de groupuscules.On n’a pas assez insisté sur l’ampleur de cette résistance, même active.Il est maintenant établi que plus d’un million de personnes ont manifesté à travers le pays le 31 août dernier et les jours qui ont suivi.Mesure-t-on ce que cela veut dire sous une dictature militaire où le simple délit d’attroupement peut conduire à plusieurs années de prison?La lecture de la presse clandestine (1) donne une bonne idée des débats en cours.Perspectives de moyen ou de long terme, types d’objectifs poursuivis et moyens pour y parvenir (avec ou non recours ultime à la violence), centralisation ou décentralisation de l’organisation, toutes les questions importantes y sont traitées selon divers points de vue.Deux grandes conceptions se détachent, que nous allons exposer brièvement.1) Solidarité doit préparer à terme une grève générale illimitée à caractère insurrectionnel (l’idée est toujours de forcer le pouvoir à une véritable négociation), tout en ayant l’espoir de ne pas devoir aller jusqu’au renversement, auquel cas (comme l’écrit le dissident Jacek Kuron dans un des nombreux textes qu’il a fait sortir) un gouvernement provisoire devrait prendre la relève et donner des garanties à l’URSS pour la dissuader d’intervenir.Cette perspective se situe dans le moyen-long terme, encore indéterminé jusqurà l’appel tout récent de la direction clandestine qui parle maintenant du printemps 83.2) Une contre-société souterraine, à l’image des traditions historiques de la résistance polonaise sous les diverses occupations qu'elle a subies, doit s’organiser frogressivement, sans échéancier fixe, mplantation dans les entreprises, décentralisation de la direction, développe-, ment de moyens d’information et de communication parallèles, préservation dans tous les cas du caractère non-violent des activités.Tous ces principes existent et sont même mis en application depuis longtemps (Tide de «contre-société» a été développée il y a plusieurs années par le KOR).L’inédit est le caractère totalement clandestin de tout l’édifice, alors que le KOR avait toujours préconisé une action ouverte à l’époque Gierek.On ne peut pas dire quelle conception l’emportera.Ce qui apparaît en ce moment, c’est que des réseaux ont été préservés ou se sont reconstitués depuis le coup d’État.Pour l'immédiat, les deux stratégies se fondent et des choix décisifs restent encore en suspens.Les communications entre la société et les diverses instances de Solidarité sont encore bien imparfaites, et nombre des manifestations récentes, par exemple, n’étaient pas vraiment le fait de mots d’ordres précis.Le gouvernement lui, insiste sur le caractère spontané et marginal de ces actions de «quelques jeunes excités».«Marginal», ce n’est pas le cas comme nous Pavons vu.«Spontané», c’est partiellement vrai, quoique les grandes directivee semblent bien se rendre (ce sont les débordements et les suites qui sont incontrôlés).«Le fait de jeunes», ce n’est pas faux non plus, mais il convient de rappeler que près des deux tiers des Polonais ont moins de 30 ans.Les horizons bouchés de la vie en Pologne font d’autant plus mal qu’ils affectent une telle population.Quand l’Église appelle à renoncer à «l'organisation» en ne conservant que «l’esprit», soit qu’elle sous-estime la force indépendante qui subsiste manifestement en Solidarité, soit qu’elle la craint, par exemple dans ses débordements possibles.L’Église polonaise, dépositaire indiscuté de Ta conscience natio- Les nouvelles conditions de la résistance en Pologne nale et de certaines valeurs, a certes un aspect «immanent» irremplaçable dans le pays.Mais lorsqu’elle fait de la politique, elle devient critiquable comme n’importe quelle autre force temporelle.Cette distinction lucide a toujours été présente dans Solidarité, malgré toutes les simplifications qu’on a pu colporter sur le catholicisme polonais.Le pouvoir a donc affaire à très forte partie, malgré l’impression diffuse qu’il est tout-puissant.Pouvoir «omnipotent», pouvoir totalitaire, de force et d’intimidation, il recèle à l’envers de tout cela une faiblesse extraordinaire, tenaillé qu’il est par sa peur des ouvriers.Son plan de «ratissage» de tout ce qui bougCj est loin d'avoir réussi.Il est aussi trop tôt pour crier à son échec.Solidarité et la société polonaise existent toujours, mais les possibilités extrêmes comme l’essouflement et la disparition progressive du mouvement (cette usure sur laquelle le pouvoir mise tant) ou au contraire l’explosion généralisée aux conséquences incalculabTes, pèsent toujours lourdement sur la Pologne Mis à part une remise en ordre impitoyable, qu'espère le pouvoir?Contrôler soigneusement par en haut une nouvelle libéralisation, à la façon de Kadar, qui, après avoir massacré et réprimé sans pitié en 1956-57, fit tout de même de la Hongrie le pays le plus «vivable» du camp socialiste, à l’économie la moins mau- vaise, et ce à coup de petites dérogations bien dosées aux principes de la planification.C’est l’idée de Rakowski, ce «libéral» qui fut pourtant un des premiers à se joindre à Jaruzelski après le coup d'État.Mais le parallèle avec la Hongrie ne tient pas.La situation économique indicible de la Pologne interdit pour au moins une décennie tout «pacte» à base «alimentaire» entre un pouvoir qui assurerait un niveau de vie decent et croissant (comme le firent les dirigeants hongrois dans les années 60), et une population qui se tairait en échange.La résistance sociale dans la Pologne de 1982 est, de plus, sans commune mesure avec la situation de la Hongrie complètement brisée de 1957, que Kadar put manipuler à sa guise.Et enfin, ce genre de solution, intérieure au système, l’expérience Solidarité la rend de toute façon, à terme, historiquement dépassée.Solidarité libre présentait ce paradoxe fondamental d’être immédiatement et totalement politique dès le premier jour de son existence, et de devoir marcher sur des oeufs, de façon progressive et tout en compromis en même temps, d’éviter «la politique» à tout prix.C’était la réintroduction de la société civile comme sujet dans un système qui la nie totalement par essence.Toute conception de l’évolution des pays communistes qui fait abstraction de la renaissance sociale pour chercher des améliorations au système lui-même passe totalement à côté de la question telle qu’elle se pose aujourd’hui.C’est en cela que l’acquis de Solidarité est irréversible.Faire des compromis est toujours nécessaire, mais ce que Solidarité dans la clandestinité recherche, c’est un compromis entre des entités distinctes et autonomes : le pouvoir allié de Moscou et la société en tant que telle, avec l’Église comme médiatrice.Du côté du pouvoir, la volonté de dialogue est encore absente.Il est même possible qu’un plus grand raidissement se produise (par exemple avec la prise du pouvoir par les «super-durs» qui croient littéralement pouvoir retourner à l'époque stalinienne — car c’est bien les civils «libéraux», aussi curieux que cela paraisse, qui sont actuellement associés au pouvoir militaire à Varsovie).Mais une telle évolution, qui se traduirait par une terreur accrue, par la fin des projets (même de pure forme) de décentralisation économique, et par la disparition des dernières fioritures simili-démocratiques comme les débats à la Diète (où fout de même une poignée de députés catholiques ou non-inscrits continuent de parler librement), mènerait à l’explosion par manque de troupes pour mener la répression, hypothèse extreme, dont l’idée même doit faire trembler bien plus qu'on le pense les dirigeants soviétiques.On n’en est pas encore là, mais les gouvernements occidentaux risquent d’avoir des surprises s’ils s'imaginent vraiment que Taifaire polonaise peut éventuellement «se tasser».C’est en cela que la Po-| logne concerne tout le monde, qu’elle est1 une question inévitablement européenne et internationale, toujours potentiellement explosive.Car si la révolte de Solidarité a des racines profondes dans l’histoire même de ce pays, elle est aussi le fait d’une crise du système communiste partout où il se trouve.La Pologne, peut-être demain la Roumanie, et ensuite?ce choix fut le besoin de comprendre ce qu’il était en train d’advenir a la société québécoise.La migration vers les villes, le travail des femmes dans les usines de guerre, les projets de réformes sociales conséquents à la crise, les conflits idéologiques entre fascisme et démocratie : tous ces faits l’interpellaient.Déjà sociologue avant d’en avoir le diplôme ou le titre — titre presque inconnu encore à l’époque — M.Falardeau s’interrogeait sur les transformations profondes de sa société comme en témoignent avec évidence ses chroniques dans le journal étudiant l’Hebdo-Laval.Après l’obtention de ses deux licences en 1941, pourquoi a-t-il choisi le mid-west américain comme point d'observation du Québec?«Nous n’avions guère le choix.C’était la guerre et l’Europe, hélas! nous était fermée».En 1941, le département de sociologie de l’Université ae Chicago était le lieu d’une intense activité intellectuelle.«On vivait de sociologie comme d’une poussée vitale», écrira-t-il plus tard.Chaque fois que M.Falardeau évoque son séjour à Chicago, on sent renaître chez lui la passion de l’étudiant, l’ardeur au travail et la volonté d’apprendre, le désir de questionner le réel et d’apporter des réponses à des questions sans cesse plus nombreu- ses.A Chicago, il a travaillé sur l’évolution de l'institution paroissiale avec Red-field, sur les strates socio-économiques avec Warner, sur la morphologie de la ville de Québec avec Wirth, sur la famille avec Burgess, sur les modèles d’analyse de la société globale avec E.Hughes, sur la culture avec Ogburn.J’évoque ces souvenirs que nous a livrés M.Falardeau parce qu’on retrouve en filigrane dans ses travaux d’étudiants les themes sur lesquels porteront ses premières recherches, après son retour comme professeur à l’Université Laval en 1943.À partir de ce moment, et pendant quarante ans, ses efforts et son énergie seront tout entiers consacrés à l’élaboration d ’une oeuvre de pionnier.Il n’était pas facile d’entreprendre une carrière de professeur dans un département de morale sociale et de sociologie en 1943.Le père Lévesque a raconte avec humour ses longs efforts pour trouver les ressource nécessaires à l’engagement de ouatre jeunes québécois qui revenaient de leur séjour d’études à l'étranger: Maurice Lamontagne, Maurice Tremblay, Roger Marier et Jean-Charles Falardeau, qui tous acceptèrent de devenir professeurs’ sans être assurés d’un poste, sans être payés pendant de longs mois.M.Falardeau a été l’organisateur principal d’un grand coïloque interdisciplinaire, tenu à Québec en 1952 pour souligner le centenaire de la fondation de l’Université Laval, colloque dont les travaux furent publiés dans un ouvrage classique dont il a été le maître-d'oeuvre: Essais sur le Québec contemporain (1953).Ouvrage magistral non seulement parce qu’il pose un premier diagnostic sur 1 impact de l’industrialisation au Québec mais surtout parce qu’il fut l’inspiration de nouvelles recherches.Avec Fernand Dumont et Yves Martin, il a fondé la revue Recherches-Sociographiques.D’abord véhicule conçu pour diffuser la recherche, cette revue a rapidement inspiré et commandé de nouvelles recherches.Pensons au premier colloque sur la situation de la recherche au Canada français, colloque dont tous les observateurs s’accordent pour reconnaître son grand impact.Le second colloque sur la littérature et la société canadiennes-françaises fut important celui-là pour la carrière même de M.Falardeau, puisqu’à cette occasion il a mis en route tout un programme de recherches personnelles sur la littérature et l’imaginaire, recherches qui se poursuivent toujours.On a maintes fois reconnu au professeur Falardeau les qualités d'un universitaire de haut calibre au Québec, au Canada et à l’étranger.Qu'on en juge plutôt par les honneurs, prix et aistinctions qu'on lui a attribués: membre de la Société royale du Canada, membre de l’Aca- Noto (1) Traduite de façon détaillée par le bulletin hebdomadaire d'information Soltdarnosc édité à Paris.démie canadienne-française, doctorat honoris causa de l’Université York (Toronto), médaille Innis-Gérin, prix Esdras-Minville, et j’en passe.Plusieurs universités l’ont invité et accueilli comme professeur: l’Université de Bordeaux dès 1949, les Universités de Toronto et de Vancouver, l’Université d’Aix-en-Provence, l’Université de Caen, l’Université de Paris-Nord.Ces nombreuses invitations en dehors de nos étroites frontières montrent avec évidence que les préoccupations et les travaux du professeur Falardeau n’ont pas sombré dans le provincialisme étroit; ils ont au contraire débouché sur l’universel, leur point d'ancrage étant toujours le Québec, et même la ville de Québec.En quarante ans de recherches et d’enseignement, M.Falardeau a élaboré une oeuvre écrite importante.Il est l’auteur de plusieurs livres: Root and values in Canadian Lives, L'Essor des sciences sociale^ au Canada français, Notre société et son roman, Imaginaire social et littérature.Il a édité un grand nombre d’ouvrages, dont les cé- «Léon Gérin fut le premier à écrire la sociologie; Jean-Charles Falardeau, le premier à l’enseigner» lèbres Essais sur le Québec contemporain (1953) et son livre Etienne Parent a fait connaître un auteur qui est redevenu grâce à lui un classique présent dans l'histoire de la pensée au Quéoec.La liste de ses articles et de ses études est étonnante, d’abord par son ampleur — elle compte plus de 300 titres différents — mais surtout par la grande diversité des questions abordées.L’intérêt de M.Falardeau a d’abord porté sur des recherches de morphologie sociale, durant les années 40 et 50.Ses travaux ont été publiés dans des revues diverses, la plupart aujourd’hui disparues.Il faut souhaiter que ses écrits soient regroupés un jour dans des ouvrages.Je pense en particulier aux articles sur la stratification sociale et les classes sociales.Dans ses premiers travaux toute l’attention du chercheur s’est portée sur l'analyse des nombreux changements sociaux qui ont marqué le Québec.Une même structure caractérise ces textes: d’abord dégager l'histoire et la genèse du fait étudié, le décortiquer, le mettre en relation avec un ensemble plus vaste, enfin cerner les défis posés aux contemporains.Au début des années soixante, M.Fa- lardeau s’est tourné vers l’étude de l’imaginaire social et de la littérature et il a donné un nouvel élan à ses recherches sur l'histoire des idées durant notre 19e siècle.«Trop pudiouement caché, mis parfois à l’ombre, l’esthète chez Jean-Charles Falardeau, écrit Guy Rocher, devait finalement triompher lorsque le sociologue trouva son centre d’intérêt dans la sociologie de la littérature.La jonction de l’homme de science et de l’artiste s’est ain$i réalisée et nous a valu une contribution de pionnier en même temps que de grande qualité dans un secteur neuf.» «Le rôle de l’intellectuel, écrit Fernand Dumont, est de garder vivante une tradition de questions.» Plus que tout autre intellectuel québécois, M.Falardeau a su retracer dans notre passé les questions posées par les essayistes et les intellectuels du 19e siècle.Il a eu le souci constant d’enraciner la sociologie québécoise en parlant des précurseurs d’ici.Ses travaux sur Erol Bouchette, Etienne Parent, Edmond de Nevers, Arthur Buies, Léon Gérin et jen passe, sont aujourd’hui des pièces précieuses pour une histoire des idées au Québec.Analyste lucide de la société québécoise, M.Falardeau est un écrivain hors pair, un homme de lettres racé.Sa maîtrise de la langue française écrite et parlée est remarquable.Attentif au fond et à la forme, il a su allier la rigueur de la pensée, la précision de la démonstration et l’éclat de l’expression.Je citerai ici le témoignage de Roger Duhamel: «Ce n’egt pas faire injure aux sociologues de noter que leur souci essentiel n’est pas l’élégance du propos.(.) Falardeau commet cette excentricité de se distinguer par la maîtrise d’une langue rompue aux plus hautes exigences combinées de la justesse et de l’harmonie.» Il faut enfin ajouter aux qualités de chercheur et d’écrivain que je viens d’évoquer les qualités de l’homme lui-même M.Falardeau impressionne d’abord par l’ampleur de sa culture.Humaniste érudit, il a su concilier les qualités du savant et celles de l’esthète.Ses parents et ses amis connaissent la finesse de ses goûts artistiques.Ses collègues de travail apprécient l’humoriste et le pince-sans-rire qui mieux que tout autre sait dérider à l’occasion une assemblée départementale sérieuse.Ses étudiants ont compris son authentique souci pédagogique.Enfin, ses opposants, à 1 occasion, ont goûté la médecine de sa parole incisive, sans réplique possible.Le Québec d’aujourd’hui doit beaucoup à des intellectuels comme Jean-Charles Falardeau.Nous sommes maintenant nombreux à oeuvrer sur le chantier qu’il a commencé à déchiffrer.Son oeuvre et sa présence seront encore longtemps une source d’inspiration pour mener a bien nos tâches.le Prêt Auto Energie, O/ /o à rachat d une auto neuve modèle 1982 ou 1983 ne consommant pas plus que 10 litres aux 100 kilomètres, selon Transports Canada.* * sujet à changement sans préavis •conditions prérequises pour être éligible au Prêt-Auto-Énergie.de moins que le taux de base de nos prêts personnels! LA BANQUE D’ÉPARGNE LA BANQUE U L« Devoir, lundi 8 novembre 1982 r M || IIS ^ PE.I AjXlAlll Kl ?Trudeau lennel aux provinces que (.) si elles pensent que travailler en coopération c’est seulement prendre l'argent, le dépenser comme s'il s’agissait seulement de fonds provinciaux, ignorer que la visibilité fédérale est importante et que les gens ont le droit de savoir qu'il y a des contribuables des autres provinces qui participent à leur projet.Eh bien, c’est un avertissement: on va tout simplement couper les fonds et les mettre dans des domaines de juridiction fédérale».La semaine dernière, le gouvernement fédéral a déposé une loi pour écarter définitivement les provinces du secteur du transport interprovincial et international.Et deux ministres associés au projet, MM.André Ouellet et Jean-Luc Pépin, ont même souligné que «dans l’intérêt national», ils préferaient faire confiance aux grandes entreprises du secteur privé, canadiennes comme étrangères, plutôt qu'aux provinces.Dans la même ligne, le chef libéral a enjoint hier les militants libéraux «de ne pas rougir ni avoir honte d’être associés à l’idée d’un Canada fort».Ceux qui affirment leur méfiance à l’égard du gouvernement national, a encore prétendu M.Trudeau, contribuent à l’affaiblissement de leur pays.Il a plaidé pour que l’équilibre entré un gouvernement national fort, et des provinces vigoureuses, ne soit pas rompu en faveur de ces dernières.Et la manière dont il a parlé samedi aux militants de son parti indique clairement qu'il pense que cet équilibre est actuellement menacé, et que des corrections s’imposent.C'est un premier ministre sans compromis qui s’est ainsi présenté à ses militants, en particulier ceux de l’Ouest, de plus en plus mal à l'aise dans un parti si ouvertement centralisateur, M.Trudeau a littéralement sermonné les militants de l’Ouest comme il le fait couramment des Québécois tiraillés dans leur conscience.Lorsqu’il a été félicité pour sa campagne référendaire au Quebec, les militants libéraux l’ont longuement applaudi mais il a fallu que l’un de ses lieutenants aux Communes, M.Yvon Pinard, se lève et fasse lever ses collègues du cabinet par un «let s go» impératif pour que le reste de la foule suive.Il a feint d’être surpris par ces félicitations sur sa victoire au Québec ajoutant, mi figue mi raisin,» ie pensais jusqu’à aujourd’hui que le seul qui en ait eu du crédit était Jean Chrétien»! M.Trudeau a alors voulu associer à sa victoire ses députés.ses ministres les sénateurs Jean Marchand et Maurice Lamontagne.M.Marc Lalonde lui a crié de ne pas oublié le sénateur Pietro Rizzuto, leader de la communauté italienne de Montréal, et Mme Judy Erola (Sudbury), ministre d'Etat aux Mines a ajouté, «et les Yvette».Personne n’a évoqué le nom des libéraux provinciaux, en particulier de M.Claude Ryan, ni des autres personnalités politiques — fédérales et provinciales — qui ont participé à cette campagne.Le chef libéral a malgré tout, cité en exemple les Québécois qui, «heureusement ou malheureusement», ont choisi le Parti québécois et en même temps voté pour 74 députés libéraux à Ottawa.«Je vous conjure, a-t-il lancé aux délégués de l’Ouest, même si je ne suis pas sûr que ça marche, de décider que le meilleur moyen n'est pas d’affaiblir votre gouvernement national mais de vous assurer une meilleure représentation dans ce gouvernement national».Ironiquement, le premier ministre répondait ainsi à un délégué du Yukon qui se demandait comment ressusciter les partis libéraux provinciaux dans l’Ouest.La logique du chef libéral serait de continuer i élire des partis conservateurs comme à Terre-Neuve ou en Alberta, un crédltlste en Colombie-Britannique et le Parti québécois i Québec, tout en laissant le champ libre aux libéraux sur la scène fédérale.?Flnet nouveaux élus ont ete portés au conseil de ville avec 60% des voix exprimées en leur faveur.A Boucherville, le maire sortant, M.Jean-Guy Parent, a été réélu avec 1,752 voix de majorité sur son adversaire, M.Guy Dubois, qui représentait le Parti civique de Boucherville (PCB).Le PCB n'a réussi à faire élire que deux conseillers, M.Jean-Claude Bourcier et Mme Marcelle Drouin-Hamelin.Un indépendant, M.André Provost, directeur d’école, a aussi été élu.Le reste du conseil de ville sera constitué, outre M.Parent, des reoré-sentants du PMB, MM.Serge Gadbois, Hughes Aubertin, Jean-Guy Ville-neuve, Albert Côté et Jacques Saint-Germain.Un peu moins de 20,000 électeurs étaient inscrits aux listes électorales dans Boucherville, et 60% d’entre eux environ se sont prévalus de leur droit de vote.A Saint-Lambert, trois sièges seulement étaient contestés à l’hôtel de ville, et Mme Suzanne Vilandré-Campbell, de même que MM.Serge Pichette et Richard Bélisle ont été élus, chacun avec une confortable majorité.Saint-Lambert ne compte pas de parti politique organisé, et tous les élus se présentaient comme indépendants.A la mairie, réélu par acclamation, M.Michel Gratton.Les autres conseillers sont Mme Michèle Verreault-Lortie, MM.Robert Bélanger, Hugh H.Langshur, Robert Chrétien et Mme Marie Bertrand-Boon.Enfin, dans une municipalité voisine de Saint-Lambert, Brossard, le conseil de ville tout entier a été réélu par acclamation.Le maire, M.Claude Chevrier, et les candidats aux huit postes de conseillers de l’Équipe populaire de Brossard n’ont rencontré aucune opposition, si ce n’est celle d’un indépendant dans le district numéro cinq, qui s’est cependant désisté avant que les électeurs n’aient à se prononcer sur sa popularité.Outre M.Chevrier, le conseil municipal est donc formé de: MM.Gaétan L’Heureux, Marcel Bégin, Mmes Hu-guette Deschamps, Raymonde Blanchette et de MM Michel Blanchard, Claude Lemaire, Jean-Guy Lemay et Pierre Dubois.+ Di Ciocco communauté italophone, qui représente 38% de la population, mais qui s’implique singulièrement, de prendre le contrôle de l’hôtel de ville.On a participé au vote à 54%.Notons enfin que Tex-député pé-quiste de Viau, M.Charles A.Lefebvre, qui fut défait au scrutin général d’avril 1981, a essuyé un nouvel échec hier.Il se présentait pour l'Alliance municipale et n’a récolté que 440 voix, contre 872 et 1,099 voix pour ses rivaux respectivement de l'Union et de l’Equipe.À Montréal-Nord, le parti du Renouveau municiapl (RM) n’a eu aucune peine à faire élire tous ses candidats au conseil municipal.M.Yves Ryan, maire depuis 19 ans, entreprend un sixième mandat.Élu sans opposition en 1978, M.Ryan a recueilli 11,724 voix contre 1,838 pour son adversaire.Mme Suzel Hébert-Godin, candidate du parti de l’Action locale et municipale dont c’était la première expérience.Outre M.Ryan.le Conseil municipal se composera de MM.Antonio Dupont, Earnest Chartrand, Pierre Blain, Maurice Bélanger, Réal Gi-beau, Jean-Paul Lessard, Herman Fortin, Armand Nadeau, André Cou- Le Centre de Yoga Colette Maher.9924, boul.Saint-Laurent, offre différents cours dont un cours anti-stress, un cours de contrôle mental, un cours de réflexologie et un cours de Hatha-yoga Inf : 387-7221.¦ La Fédération québécoise des loisirs culturels offre un stage d’animation du livre auprès des 4-12 ans.Ce stage est destine à toute personne intéressée personnellement ou par ses fonctions à connaître les techniques d’animation.Ce stage aura lieu ce lundi et le lundi 15 novembre de 19 h à 22 h.Inf.: 374-4700.¦ La classe de piano de Lucille Brassard, de la faculté de Musique de TU de M, présente un exercice public dans des oeuvres de Haydn, à 17 h, en la salle 1020 du pavillon Marguerite-d’Youville.¦ L'Atelier tiers-monde de l’UdeM sera centré sur «le vaudou et son impact sur la vie des Haïtiens», et animé par le professeur Lucien Smarth de f’UQAM, à 17 h 30, en la salle M-2347 du pavillon 3200, rue Jean-Brillant.¦ Le Club d'observateurs d'oiseaux Marie-Victorin, en collaboration avec le Collège Marie-Victorin, présente une diapo-conférence sur les mangeoires et les oiseaux d'hiver, de 19 h 30 à 22 h30, en la salle Désilets du oollège.La soirée sera animée par M.Guy Huot.Rendez-vous au 7000 rue Marie-Victorin.Inf.: 325-1080 ¦ M.Michel-Alexandre Nusimovici, professeur à l’Université de Rennes, chargé de Recherche au CNRS parlera du mystère des OVNI et de la politique officielle française avec projection de diapositives lors de la réunion de l'Alliance française, à l’hôtel Mont-Royal, à 20 h 30 ¦ L’Institut de Yoga intégral, 5425, avenue du Parc, offre des cours de Hatha Yoga, de méditation et de Raja Yoga.Inf.: 279-8931.¦ Tous les professionnels de l’horticulture ornementale de même que les étudiants de cette discipline sont invités aux 15e Journées horticoles ornementales à l'Institut de technologie agricole et alimentaire de Saint-Hyacinthe jusqu’au 12 novembre.A cette occasion, ils entendront des con- férences portant sur des sujets d’actualité.¦ Le Club des relations internationales de TUdeM reçoit M.Marcel Léger qui donnera une conférence sur les «dessous» des négociations sur les pluies acides.Rendez-vous à midi à l'amphithéâtre G-2215 du pavillon des sciences sociales, 3200, rue Jean-Brillant.¦ L'association libérale du comté de Vimont tient une assemblée générale de tous ses membres à 19 h 30 au restaurant Sainte-Rose, 25, boul.Labelle à Sainte-Rose.Inf.: 622-7811.¦ À 19 h 30, le CLSC Longueuil-Ouest a son assemblée annuelle des usagers, au 201 ouest, Curé-Poirier.Pour inf.: 651-9830.¦ L'Institut de psychographologie, 751 est, boul.Saint-Joseph présente une conférence de M.Alain Marilac sur l'inconscient et l’écriture.Rendez-vous à 19 h 30.Inf.: 733-4735.¦ «Ma relation avec mon médecin, bonne ou mauvaise?», tel est le thème de la série de rencontres qui aura lieu au CLSC Longueuil-ouest, à compter du 15 novembre, de 13 h 30 à 15 h 30.L'inscription se fait ce lundi au plus tard, en composartt, 651-9830, poste 61.¦ Rencontre de la Communauté ho-mophile chrétienne à 19 h 30 au 3484 rue Peel.Le thème: «mon image, un masque ou une réalité».¦ Le Forum des citoyens âgés de Montréal reçoit M.Marc Boudrias de la Banque Royale, à 13 h 30 au Forum, 1800 ouest, boul Dorchester, 43e étage.Inf.: 937-7401.¦ Exposition «Nursing 82» de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec se tient au Centre municipal des congrès, à Québec.Collectes de sang de la Croix-Rouge, à 8tc-Martln«, a la salle St-Jean-Baptiste, rue Ronaldo-Bélanger, de 14 h 30 à 17 h et de 18 h 30 à & h 30: à Montréal, au Collège Rosemont, 6400, 16e Avenue, de 10 h à 16 h; à l'hôpital Jewish General.3755, Chemin de la Côte-Ste-Catherine, de 10 h à 16 h 30.___le nouveau cinéma___________________ Le festival se termine en beauté par Nathalie Petrowski Après une semaine de flottement dans des salles parfois dépeuplées, le lie Festival du Nouveau cinéma a marché à pleine vapeur dans ses derniers milles, connaissant sans doute le week-end le plus mouvementé de son histoire.B faut dire que la direction avait gardé ses cartes gagnantes pour la fin du festival.Des foules record se sont précipitées dans les trois salles, manquant à chaque fois de provoquer une émeute devant le peu de sièges disponibles.Les noms de Wim Wenders, Chantal Ackerman, Robert Frank et Werner Schroeter ont ranimé les vieilles ardeurs des cinéphiles qui ont parfois attendu en file pendant une ou deux heures pour finalement se faire dire qu’il ny avait plus de place.Plusieurs étaient d’autant plus déçus ue les films présentés n’ont pas de istributeur au Canada et ne seront sans doute plus jamais projetés à Montréal.Vendredi soir, les placiers n’arrivaient déjà plus à contenir la foule fiévreuse venue au Conservatoire voir l’État des choses de Wim Wenders, titulaire du Lion d’or du Festival de Venise cette année.Jamais a-t-on vu autant de cinéastes d’ici rassemblés dans une même salle de cinéma.Le phénomène porte à croire que les cinéastes québécois s’intéressent tout à coup a ce qui se passe ailleurs mais aussi qu'ils partagent peut-être avec le cinéaste allemand cette même vision de l’A- mérique où se mêlent à la fois la fascination et l’horreur.Le lendemain après-midi, le cinéma Parallèle était bondé de monde venu voir deux documentaires vidéographiques portant l'incomparable griffe de Wenders, l’héritier du trône du nouveau cinéma allemand depuis la disparition de Fassbinder.Réalisés pour la télévision française, les deux films partent d'une même remise en cause du cinéma contemporain.Dans Chambre 666, le spectateur voit défiler tous les grands cinéastes de l’heure — Godard, Herzog, Spielberg, Antonioni — dans un décor anonyme de chambre d’hôtel.Face à la caméra et face à eux-mêmes, puisqu’il n’y a personne d’autre dans la chambre, ils répondent à la question : le cinéma est-il un language en voie d’extinction, une forme d’art à la veille de mourir?Dans Quand je m’éveille, sorte de journal de bord écrit à la caméra, Wenders se pose la même question et nous dit sa passion pour les images.Se promenant à travers les rues de New York, ils nous livre ses états d’âme à la fin du tournage d'Hammett et ses problèmes de communication avec les producteurs américains, dont Francis Ford Coppola qui Ta convaincu de venir travailler aux États-Unis.Dimanche, Wenders a déclaré en conférence de presse qu’il est, en effet, le seul cinéaste allemand de sa génération à s’être lancé dans l’aventure hollywoodienne.Il a dit que Fassbinder et Herzog y avaient réfléchi puis avaient conclu que le système américain ne leur convenait as.«Au départ, mes films étaient eaucoup plus américains que les leurs, c’est sans doute pour cela que j’ai ressenti une attraction naturelle pour l'Amérique.Aujourd’hui après le tournage de Hammett qui a été particulièrement difficile, j’ai décidé de continuer à tourner aux États-Unis mais sans l’aide des producteurs américains avec lesquels je n’arrive pas à m’entendre», a-t-il dit.Il a également ajouté que l’État des choses, était un point tournant dans sa carrière et qu’à partir de maintenant il n'avait plus besoin de parler de cinéma dans ses films comme il Ta souvent fait.À ses côtés se trouvait Chantal A-kerman, cinéaste belge qui vient à peine d’avoir 30 ans et qui a déjà tourné une dizaine de films.Son sens du cadrage, de la composition et de l’éclairage, sa formidable maîtrise technique ont tout de suite attiré les requins du cinéma commercial belge et français qui, en 1978, lui donnaient son premier million pour tourner Les rendez-vous d’Anna.«J’ai voulu jouer le jeu.J’ai été tendue pendant tout le tournage.J’ai tellement tout voulu maîtriser que j’ai fini par tuer mon film», a-t-elle raconté.La cinéaste s’est toutefois rachetée avec Toute une nuit, présenté samedi soir devant une salle comble à la Cinémathèque.Tourné avec un petit budget mais avec toute la liberté au monde, le film se déploie avec lyrisme a travers un récit fragmente.Par le jeu lumineux des clairs-obscurs, la cinéaste nous fait vivre pas juste une histoire d’amour mais mille histoires d’amour, toutes similaires et toutes différentes.Tandis que les films de Wenders et d’Akerman attiraient des foules pondérées et plus intellectuelles, Cocksucker Blues, un film controversé de Robert Frank, manquait de provoquer une émeute au Conservatoire samedi soir.Réalisé en 1972 pour le compte des Rolling Stones, le film a été bloqué à la frontière par le groupe lui-même qui avait obligé le cinéaste à couper certains scènes peu flatteuses.Refusant de se plier a leur ingérance, Frank n’a jamais pu sortir le film et a été condamné à le présenter dans les circuits parallèles.A Montréal, les amateurs des Stones attendaient le film et ont même exigé une représentation supplémentaire à minuit samedi soir.Malgré la confusion des grands rassemblements, malgré les bousculades et les projections de dernière minute, les organisateurs semblaient heureux de la ruée soudaine des cinéphiles.Ceux-ci leur ont, en effet, apporté ce week-end la preuve tangible qu’il y a un marché pour le nouveau cinéma et que le festival, aussi imparfait soit-il, répond à un besoin chez les cinéphiles montréalais.Cernés mais souriants, les orga-nisateurs de ce lie festival semblaient prêts, hier soir, à se battre pendant longtemps pour la survie et l’implantation de leur festival.lombe, Raymond Faquin, Robert Guerriero et Mme Georgette Morin.Dans l'ouest de Tile de Montréal, les élections municipales ont apporté peu de changement dans la composition des conseils municipaux.Dans la ville de Côte-Saint-Luc, le maire Bernard Lang a été réélu avec une majorité de plus de 3,000 voix sur son adversaire, Mme Hazel Lipes.Mme Lipes s’était fait connaître du public, le printemps dernier, en prenant la tete du mouvement Taxe-Actions, un organisme destiné à articuler le mécontentement des contribuables à l’égard de l'accroissement de leur fardeau fiscal.Dans quatre districts électoraux, les conseillers ont été élus sans opposition.Ont été élus hier: M.I.Goldberg, E.Sobwar et N.Shuster.Dans Pointe-Claire, un conseiller municipal depuis 12 ans, M.Malcolm Knox, a été élu à la mairie avec l'appui de l’ancien maire, M.David Becx.Ce dernier se présentait à titre de conseiller et a été défait contre M.Jack Robinson.Deux conseillers, MM.Marcel Le-gault et Robert James Birnie, avaient été élus sans opposition.Ont été élus hier: MM.Peter A.Trépanier, Warren Thomas, Len Cocolicchio, James Ma-haffey et Mme Margaret Patterson.Dans Dollard-des-Ormeaux.M.Gerald Weiner, avait été élu sans opposition en remplacement de M.Jean Cournoyer qui s’était retiré de la politique municipale.Ont été élus hier: Mme Diane Fortier, MM Jacques Lafontaine, Maurice Séguin et Hans Wiener.Dans ville Saint-Laurent, ie maire M.Marcel Laurin avait été réélu sans opposition avec quelques-uns des candidats de son équipe: Jerry M.Gold, Aimé Caron, Georges Bourbonnière.et Gilles Lauriault.Un seul candidat n’appartient pas à l’équipe du maire Laurin.Il s’agit de M.Roland Bouchard, dans le district du Ruisseau.Tous les autres s’identifiaient au maire et ont été élus: Irvin Grundman, Jean-Louis Cousineau, Rodolphe Rousseau, Maurice Cohen, Patrick Kieran, Bernard Paquet et Mmes Michèle Biron et Shirley Maheu lesquelles, pour la première fois, siégeront au Conseil municipal de ville Saint-Laurent.?Vaugeois (27 ans), Claude Pelissier, Georges Côté et Henri-Paul Jobin, président de la Commission scolaire de Trois-Rivières.Les Triluviens, qui avaient participé au scrutin de 1978 à moins de 40%, ont voté hier à plus de 50%.La deuxième mandat que réclamait M.Denis Vaugeois (celui de maire en plus de celui de député) a fait l'objet d’une controverse au cours de la campagne.Les citoyens auront tranché la question sans ambiguïté.À Rimouski, le maire sortant, M.Philippe Michaud, a été réélu avec un millier de voix de majorité aux dépens de M.Michel Tremblay.Deux conseillers avaient été élus sans adversaire, MM.Marc Vaillancourt et Ferdinand Leclerc.Les autres élus sont MM.Gilles Thériault, René Pelletier, Laurent Dumais, Pierre Lemieux, Mmes Mabel Garneau-Drouin et Lisette Morin.Pas plus qu’à Trois-Rivières, on ne comptait d’équipes politiques à Rimouski.À Shawinigan, le maire sortant, M.Dominique Grenier, a été réélu avec une majorité de plus de 3,000 voix sur son plus proche adversaire ,M.Serge Bourgeain, M.Georges Carrier suivait au troisième rang.Deux conseillers sortants seulement ont gardé leur siège, MM.Fernand Giroux et Raymond Ayotte.Les autres élus sont de nouveaux venus: MM.Jean-Claude Légaré, Robert Duchesneau, Jean-Yves Tremblay, Martial Beauce et Gilles Marchand.Enfin, le conseil accueille enfin une femme, Mme Estelle Corriveau.Le maire est par conséquent entouré d'une équipe fort renouvelée.À Saint-Jean-sur-Richelieu, deux équipes complètes se faisaient face et, aux sièges de conseiller, une dizaine de candidats indépendants.Le maire sortant, M.Ronald Beauregard, de l’équipe du même nom, Ta emporté par 7,461 voix contre 6,570 sur son rival, M.Jules Roy, chef du Renouveau municipal.Ce dernier n’a pu faire élire qu'un seul de ses candidats conseillers, M.Robert Lanciault, tandis que l'Équipe Beauregard obtenait quatre sièges, désormais représentés par Mme Lise Durochers-Dallaire, MM.Gérard Brodeur, Yvan Roy et René Teasdale.Trois candidats’ indépendants, enfin, ont été élus, MM.René Galipeau, Delbert Deschambault et Yves Leroux.À Victoriaville, le maire sortant, M.Robert Caron, ne se représentait pas.On Ta remplacé par M.Denis Saint-Pierre, l’ancien député libéral du comté (1973-76), qui a défait par 141 voix son plus proche adversaire, M.Roland Paris.Les conseillers élus sont MM.Gérard Amiot, Jacques Archambault, Jacques Larivière, Benoît Breton, Gilles Desrosiers, Gérald Fortier, de même que les deux conseillers sortants Gaston Dunn et Roch Gardner.À Joliette, le maire sortant, M.Gilles Beaudry, a été défait par M.Jacques Martin.À la mairie de Pincourt, sur Tile Perrot, M.Lome Brown a battu M.Michel Caridiba par quelque 300 voix.A Beauharnois, M.Jean-Guy Hudon a défait le maire sortant, M.Paul-Émile Francoeur.À Hull, les électeurs ont réélu M.Michel Léger à la mairie et confié au conseil municipal le mandat de négocier avec le gouvernement du Québec un «statut particulier» pour leur ville.L’élection d’hier était en effet référendaire à Hull.?Militants mêmes fait «récupérer» par un congrès où les hommes qu’ils dénonçaient la veille, les éminences grises, encourageaient leur mouvement comme un «signe de vitalité.» Obsédés par le piège des conservateurs, qui font face à une crise de leadership à chaque congrès, les libéraux ont massivement rejete tout amendement à leur constitution qui aurait entraîné un vote de confiance tous les deux ans.La poignée de contestataires — une douzaine finalement — a, au contraire, provoqué l'effet inverse: un plébiscite de M.Trudeau.Dans la foulée, les 1981 délégués officiais du congrès ont élu une nouvelle présidente, ancien député de Colombie-Britannique, Mme lona Campagnolo, qui a dit tenir compte du besoin de réforme en promettant de former une commission interne du parti.Mme Campagnolo, qui attend prochainement son entrée au Sénat, a cependant qualifié avec un grain de sel le sursaut de révolté des jeunes, mené par un étudiant de Toronto, M.Alfred Apps.«Keith Davey (Téminence grise visée par la mutinerie de vendredi) était Alfred Apps il y a 30 ans, a constaté Mme Campagnolo.Ét Alfred Apps sera Keith Davey dans 30 ans.».Dans cette atmosphère survoltée autour de la personnalité de M.Trudeau, l’ancien ministre des Finances, M.John Turner a surtout constitué un «media event».Il aura attiré l’attention, pendant deux jours, à cause des projecteurs de la télévision qui ne le lâchaient pas d’une semelle mais sa brève apparition samedi soir dans la salle de l’assemblée plénière n’a même pas distrait les militants.Il a fallu toute l’agitation de quelques courtisans — dont plusieurs députés du Québec — autour de lui, pour qu’une poignée de délégués vienne discrètement lui serrer la main.La performance du premier ministre a surpris tout le monde et elle a donné lieu hier, de la part des ministres et de ses plus proches conseillers, à deux interprétations divergentes.Ceux qui partagent, avec M.Trudeau, les rênes du pouvoir à Ottawa expliquaient qu’il signifiait ainsi à ses militants qu’il «entend rester pour un bout de temps encore (for a while)».Mais plus on s’éloignait du centre du pouvoir, plus ministres et députés y voyaient un «testament politique» et un signe qu’il abandonnera la politique le printemps prochain.L’un des lieutenants du chef libéral a expliqué cependant qu’il «cache tout simplement son jeu» parce que, dès qu’il aura laissé connaître ses intentions, il «perdra tout pouvoir».Une «éminence grise» va plus loin en affirmant qu'il n’a «pas encore pris de décision, ni dans un sens ni dans l’autre».L’ensemble du congrès libéral a marqué par son style «studieux».En fait, on se serait cru dans un vrai congrès du PQ ou du NPD.Même samedi soir — traditionnellement réservé aux festivités dans les suites surchauffées du Château-Laurier — il y avait plus de 600 délégués pour participer aux débats sur les résolutions prioritaires.Le co-président du congrès, M.Pierre Deniger, (Laprairie), qui craignait un manque d’intérêt et de participation, a semblé presque surpris de ce succès.Les débats se sont concentrés sur quatre grands thèmes: démocratisation et réorganisation du parti, développement économique, politique sociales et défense nationale.C'est le débat sur le désarmement qui a le plus inquiété les dirigeants du parti, en face d’une résolution fort embarrassante puisqu'elle aurait condamné Tessai des missiles Cruize à la veille d’un accord en ce sens avec les États-Unis.Le ministre de la Défense a pris la peine, dès samedi, de faire circuler deux longues lettres d'explication parmi les délégués.Le premier ministre a plusieurs fois justifié cette décision tout en prenant bien soin de préciser qu'il s'y résignait à regret.Et au moment du vote sur cette résolution critique, la salle s’est soudain remplie de délégués: en quelques minutes, le nombre de délégués est passé de 285 à plus de 500! Quant à la fameuse résolution de la Commission jeunesse, qui prenait le parti par surprise dès vendredi dernier, on Ta transformée en motion de confiance pour les hommes — Keith Davey, Jim Coutts — qu’on dénonçait la veille.Il faut dire que cette résolution, condamnant les manoeuvres électorales, les sondages et le patronage, et réclamant que le gouvernement et Taile parlementaire rendent davantage des comptes à la base, exprimait un sentiment largement répandu.Les Jeunes libéraux ont gagné en crédibilité lorsque l'ancien président M.Norman MacLeod, et surtout M.John Turner, leur apportaient ouvertement leur appui.Même M.Trudeau a reconnu que le Parti libéral est en train de se faire donner une leçon par le Parti conservateur.Ouvertement — et pour des raisons évidemment différentes — MM.Trudeau et Turner reconnaissent que ce malaise est à l’origine de la baisse de popularité du Parti libéral.La résolution a finalement passé, à la uasi unanimité, et, aux cris de «Tru-eau, Trudeau!», les militants ont bien pris soin d’indiquer que cela ne pose pas (encore?) la question du leadership.Au plan du développement économique, plusieurs résolutions ont soulevé l’intérêt, notamment celle qui édentait l’Agence de contrôle des investissements étrangers — adoptée en atelier — mais renversée samedi soir par les Jeunes libéraux — réclamant au contraire un renforcement de l’agence.C’est surtout au plan de la gestion budgétaire que le virage à droite du parti s’est confirmé.Le ministre des Finances a bien pris soin de vanter les mérites de l’équilibre budgétaire, en faisant même un objectif personnel.Qui plus est, le ministre des Finances a laisse entendre que les éléments du programme de relance, promis par M.Trudeau vendredi soir, n’auront pas d’impact sur son budget et seront plutôt financés par des emprunts.On s’attendait aussi a un débat sur Tu-niversalité mais le Parti libéral s’est montré tellement ferme que MM.Marc Lalonde et Jack Austin (ministre d’État au Développement social) ont tous deux admis que «le débat est clos».Pourtant, une résolution surprise, qui mettait d’ailleurs Mme Monique Begin en colère, réclamait un retour à la sélectivité et à la priorisation des objectifs sociaux du gouvernement.Non seulement le parti a-t-il refusé ce tournant historique mais il a applaudi le ministre de la Santé lorsqu'elle a prévenu les provinces que le principe de l’universalité des programmes de santé leur sera imposé par Ta loi, d’ici à la fin de cette année, semble-t-il.Des délégués de l’Ouest ont réussi à exiger du gouvernement fédéral, qu’il fixe des normes minima pour l’enseignement élémentaire et secondaire.Les libéraux du Québec ont mené une chaude lutte à cette résolution — qui empiète sur les pouvoirs traditionnels des provinces — mais ils ont échoué par un vote partagé à 40/60%.Les délégations régionales ont enfin adopté des attitudes très différentes.Les libéraux du Québec ont été plus que discrets et même totalement absents d’importants ateliers sur le développement economique.Les liberaux de l’Ouest se sont montrés particulièrement inquiets et critiques, à certains moments mal à Taise.L’élection de Mme Ipna Campagnolo n’apparaît même pas forcément comme un «lot de consolation» si tant est que beaucoup d’entre eux appuyaient ouvertement M.Norman MacLeod.Comme toujours, les Libéraux de l’Ontario ont joue les «power brokers».Le défoulement provoqué par la résolution des Jeunes libéraux a originé de Toronto et il s’est terminé à Toronto alors que Keith Davey et Jim Coutts ont tous deux été récompensés «pour avoir ramené le parti au pouvoir en 1980».Les tiraillements du Parti libéral ont été résumés en une phrase par le chef, M.Trudeau: c'est le lot d'un parti du centre de mécontenter tantôt sa gauche, tantôt sa droite; et c’est le lot d’un parti centralisateur d’exiger de ses militants qu’ils se prononcent entre l’intérêt national et celui de leur province.Bon prince, M.Pierre Trudeau a reconnu hier qu’il avait fait des erreurs.«Mais on ne passe pas notre temps à nous en excuser.On passe notre temps à les corriger.Et encore, ce ne furent pas des erreurs de fonds, mais des erreurs de calcul».?Eytan La presse israélienne estime que les trois membres de la commission, qui ont toujours clairement indiqué qu’ils rechercheraient les éventuelles responsabilités dans les massacres aussi bien au niveau politique que militaire, ne ménageront pas le chef du gouvernement israélien-.Selon elle, les questions de la commission devraient porter, comme à l'audition du ministre de la Défense Ariel Sharon, sur deux points cruciaux: — qui a pris la décision, et uand, de faire entrer les phalanges ans les camps?Que pouvait-on espérer de leur comportement?— Quand furent signalés les premiers «excès» des miliciens phalangistes?Qu’est-ce qui a été fait pour y mettre fin?Le premier ministre a jusqu'à présent été mis hors de cause par les différents témoins qui ont déposé devant la commission Kahane.Selon le ménistre de la Défense, M.Begin n’a été mis au courant des massacres que le samedi après-midi, soit plusieurs heures après qu’ils eurent pris fin.La presse relève pourtant que les services secrets israéliens — dont les chefs ont été entendus à huis clos — ont été mêlés de très près à la décision de faire entrer les phalangistes dans les camps palestiniens.Or, Tes services secrets sont directement rattachés au premier ministre.Dans ces conditions, interrogé en substance la presse, est-il possible que le chef du gouvernement israélien ait été tenu dans l’ignorance totale, pendant deux jours, de ce qui se passait dans les camps palestiniens?Grève du transport en commun mercredi Les employés d'entretien de la Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal (CTCUM) déclencheront, mercredi, une grève d’une journée, en même temps que les employés des secteurs public et parapublic du Québec.Au cours d’une assemblée générale, hier, le Syndicat du transport de Montréal (employés d’entretien), affilié à la CSN, a rejeté par une faible majorité, 52%, la dernière offre globale de l’employeur et résolu de mettre en oeuvre des moyens de pression identiques à ceux employés par les syndiques du front commun.La grève des employés d’entretien aura pour effet de paralyser complètement le transport en commun dans Tîle de Montreal.Seuls les trains de banlieue, sur les lignes du CN vers Deux-Montagnes et du CP vers Ri-gaud, demeureront en service.Depuis le mois d août, les employés d'entretien de la CTCUM sont assujettis à la loi sur les services essentiels.Toutefois, le Syndicat a toujours refusé d'assurer des services essentiels à la sécurité du public estimant qu'un service partiel serait plus dangeureux encore.Le Syndicat du transport, le dernier des syndicats d’employés de la CTCUM à n’avpir pas conclu une entente avec l’employeur, réclame l’indexation intégrale des salaires.En fin de semaine, la CTCUM avait déposé une offre de règlement remaniée afin de relancer des négociations interrompues depuis la fin de septembre.La proposition de l’employeur ne modifiait pas l'offre salariale connue depuis janvier dernier: une hausse de 7% du salaire en 1982 avec indexation sur l'indice des prix à la consommation en sus de 10%; une augmentation semestrielle de 2,8% dans la seconde année avec indexation dès que l’indice des prix à la consommation dépasse 4,4% dans la région de Montréal.Sur la plupart des autres articles de la convention collective, la CTCUM en revenait au statu quo, ou proposait quelques améliorations à la banque des congés de maladie, aux travaux exécutés en sous-traitance, aux primes de nuit et au temps supplémentaire.
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