Le devoir, 26 mai 1982, mercredi 26 mai 1982
DEVISES ÉTRANGÈRES H • Plus de 100 pays • Mandats en 18 devises • Chèques de voyage en 11 differentes devises Compagnie de fiducie Guardian 842-8251 ( Vol.LXXIII — No 120 Ensoleillé.Maximum 24 (détail en page 12) Montréal, mercredi 26 mai 1982 (Hautenve.Baie-Comeau Sept-lles45cents) 35 CENTS Parizeau augmente les taxes et récupérera les hausses de salaires Les tarifs des médecins gelés le 1er juin par Michel Nadeau QUÉBEC — C'est en récupérant, au début de 1983.les hausses de salaires prévues pour les employés de l'État cette année.en taxant davantage les cigarettes et l’alcool et en majorant ((temporairement» la taxe de vente de 8% à 9%, que le ministre des Finances.M.Jacques Parizeau a trouvé la combinaison fiscale qui lui permettra de maintenir à $3 milliards le niveau actuel du déficit du Québec.Dans un budget sans grande surprise, présenté hier soir à l'Assemblée natio- Hausse du tabac et des alcools; la taxe de vente passe de 8 à 9% nale.le ministre des Finances a indiqué ue le gouvernement reprendra au cours u premier trimestre de l'an prochain les augmentations de salaires accordées aux employés des secteur public et para-public.Les salaires des cadres supérieurs de la fonction publique et les tarifs des médecins seront geles pour un an.Ces deux mesures réduiront de $641 millions les dépenses prévisibles du gouvernement du Québec.Du côté des recettes, M Parizeau a résisté à la tentation d une majoration des impôts directs.Cependant, il par Gilles Lesage QUÉBEC —- Des nouvelles hausses de taxes indirectes rapporteront environ $250 millions de plus au Trésor québécois au cours de l’exercice financier en cours.M, Jacques Parizeau a en effet annoncé que: ¦ depuis minuit hier, la taxe générale de vente en détail est augmentée de 8 à 9% pour dix mois, soit jusqu’au 31 mars 83.La taxe sur les télécommunications accroîtra ses recettes fiscales de $271 millions par de nouveaux impôts qui toucheront les priritueux.les vins, le tabac et les biens sujets à la taxe de vente qui passe, pour les dix prochains mois, de S'/f a 9%.En ramenant de $23.3 milliards à $22.6 milliards les crédits prévus pour 1982-1983, le gouvernement du Québec fait progresser de 10.7% seulement l'ensemble de ses dépenses, un taux inférieur à celui de l'inflation.Le rythme de croissance du budget québécois a été de 16% au cours de chacune des deux dernières années.est aussi portée de 8 à 9%, pour la même période.Ces deux hausses rapporteront environ $190 millions de plus: ¦ depuis minuit hier, la taxe sur les cigarettes, les cigares et le tabac, est portée de 45 à 50% (environ 5 cents le paquet de 25 cigarettes), ce qui rapportera environ $34 millions: ¦ la Société des alcools du Québec Pour l'ensemble de l'économie, la seule initiative contenue dans le budget se trouve dans un programme, en deux volets, visant à stimuler la construction résidentielle.Les propriétaires de maisons neuves pourront obtenir une subvention afin d’abaisser les frais hypothécaires au cours des trois prochaines années Par ailleurs, le montant maximal déductible au chapitre des régimes enregistrés d’épargne-logement (REEL) grimpera à $3.000 en 1982.Mais attention, ce cadeau marque la fin des REEL dans la fiscalité Voir page 8: Parizeau (SAQ) devra augmenter vins et spiritueux de $25 millions, pour les remettre en «dividende» au trésor public.Le ministre explique qu’il fait face à l'impasse créée par la réduction des transferts fédéraux et par la récession L’effort demandé (641 millions) au secteur public ne sera pas suffisant.Mais M Voir page 8: Hausse QUÉBEC (LE DEVOIR) - Voici les faits saillants du budget présenté hier soir à l’Assemblée nationale par M.Jacques Parizeau, ministre des Finances r ¦ les dépenses budgétaires prévues pour 1982-83 s'établissent à $22.6 milliards, soit $630 millions de moins que prévu en mars dernier: ¦ le déficit budgétaire reste autour de $3 milliards pour la troisième année consécutive: ¦ les besoins financiers nets (emprunts) sont de $2 milliards, à peu près au même niveau que les deux années précédentes; m le gouvernement respecte les conventions collectives en cours dans les secteurs public et parapublic, mais il récupérera $521 millions dès la fin des conventions; ¦ les salaires des cadres des secteurs public et parapublic sont gelés pour un an, à compter du 30 juin, pour une économie de $74 millions; ¦ les tarifs des médecins sont gelés iillants à partir du 1er juin, poir un total de $46 millions; ¦ le recrutement dans la fonction publique est gelé jusqu'au 1er avril 1983; ¦ aucun avancement d'échelon ne sera accordé dans les secteurs public et parapublic pour 1983; ¦ depuis minuit hier, la taxe de vente au détail est passée de 8 à 9% pour dix mois: $190 millions de plus; ¦ le dividende de la Société des alcools du Québec augmente de $50 millions, soit $25 millions de plus que prévu : ¦ la taxe sur les tabacs est portée de 45 à 50% (une hausse de 5 cents pour un paquet de 25 cigarettes): $34 millions de plus; ¦ les exemptions personnelles d'impôt sur le revenu seront augmentées de 7.5% en 1983, ce qui représente une réduction d’impôt d environ $300 millions; ¦ un programme de construction domiciliaire de 50,000 logements créera 85.000 emplois-année; ¦ autres informations/page 2 Un destroyer britannique durement touché cannes L’Argentine lance une offensive majeure La frégate britannique HMS Antelope explose avant de couler lundi au large des Malouines.Elle avait été atteinte dimanche, lors d’un raid de l’aviation argentine, par une bombe qui n’a explosé que lorsqu'un artificier a tenté de la désamorcer plus tard.C'était le troisième bateau, après le destroyer Sheffield et la frégate Ardent, que l’armada britannique perdait dans la guerre des Malouines.(Photolaser AP) Jean-Paul II se rendra en Argentine après son voyage en Grande-Bretagne CITÉ DU VATICAN (d’après Reuter et AFP) — Après des semaines de consultations à l’issue incertaine, le Vatican a confirmé hier que le pape Jean-Paul II quittera Rome vendredi pour entreprendre la première visite jamais faite en Grande-Bretagne par un chef en exercice de l’Église catholique.Le maintien de la visite du pape en pleine guerre anglo-argentine a été accueilli avec une vive satisfaction par les milieux dirigeants britanniques mais a provoqué un certain malaise chez les Rôt isscric près de Sa i nt - Den is catholiques argentins.Cependant, peu après la publication du programme officiel du voyage papal, qui se déroulera du 28 mai au 2 juin, on apprenait au Vatican que le saint père se rendra en Argentine dans la première quinzaine de juin; plus précisément.Le 10 juin a-t-on indiqué à Buenos Aires de source proche du gouvernement.Le pape viendra apporter son renfort à «l’idée de la paix» dont le gouvernement argentin s’est fait le porte-parole dans le conflit des Malouines, commente-t-on de même source.Le président Léopoldo Galtieri et le nonce apostolique Übaldo Calabressi se sont entretenus hier matin à Buenos Aires pendant 45 minutes de la visite du saint père et de l’évolution de ce conflit, a-t-il été précisé de même source.A Londres, il n’est pas question de prendre la venue du pape comme une caution à la position britannique dans la guerre des Malouines, indique-t-on à Whitehall.Mais une annulation de sa visite aurait été perçue comme un revers diplo-Voir page 8: Jean-Paul II Ottawa légiférera sur le contrôle des quotidiens par Claude Turcotte OTTAWA — Le gouvernement fédérai a décidé d’intervenir en légiférant sur le contrôle de la presse écrite au Canada.M.Jim Fleming, ministre d’État dans le gouvernement de M.Pierre Trudeau, en a fait l’annonce hier dans un discours prononcé à London, en Ontario, devant des étudiants en journalisme de l’Université Western.«À l'évidence, le gouvernement national se doit d'intervenir pour garan- tir une presse libre.S’il s’abstient de le faire, il se rendra responsable de toute érosion ultérieure de la liberté de la presse au Canada», a déclaré M.Fleming, M.Fleming a notamment déclaré que: ¦ le Parlement sera invité à adopter une loi sur les quotidiens et à modifier des lois existantes afin d’interdire à un seul propriétaire de prendre le contrôle, par l'achat ou la fusion, de quotidiens dont le tirage total dépasserait 20% du tirage moyen des quotidiens au Canada: ¦ cette limite de 20% ne sera pas rétroactive, de telle sorte que les deux grandes chaînes du Canada anglais, Thomson Newspapers Ltd.et Southam Inc., dont les empires excèdent déjà la limite de 20%, pourront continuer d’exister sans toutefois pouvoir faire de nouvelles acquisitions; ¦ en vertu de cette même mesure législative, le gouvernement demandera au Parlement d’exiger des sociétés dont les actifs étrangers au secteur des médias dépassent la valeur des ac- Volr page 8: Ottawa (d’après AP, AFP et Reuter) — L'aviation argentine a lancé hier soir une «attaque massive» contre la flotte britannique au cours de laquelle un navire a été «durement touché», a annoncé à Londres le ministre britannique de la Défense, M.John Nott.De source militaire on précise que le navire pourrait être un contre-torpilleur A-42, un bâtiment ultra-moderne du même type que le Sheffield coulé par les Argentins le 4 mai.Cette attaque déclenchée le jour de la fête nationale argentine pourrait cependant n être qu'un dernier sursaut de l'armée de Buenos Aires.La junte a en effet reconnu pour la première fois que le corps expéditionnaire britannique avait établi une solide tête de pont sur les Malouines, contrôlait 150 km2 et recevait des renforts en hommes et en matériel.En outre, le ministre argentin des Affaires étrangères a demandé à 10.N.U de prendre des mesures pour imposer un cessez-le-feu et permettre la reprise des négociations.Du côté britannique, Margaret Thatcher a indirectement répondu en affirmant qu’il ne pouvai y avoir de trêve sans «retrait total des troupes argentines».À Washington, le secrétaire d’État Alexander Haig a mis la Grande-Bretagne en garde contre les inconvénients d une victoire militaire trop écrasante sur l’Argentine dans le conflit des Malouines, a-t-on appris hier de source américaine officielle.Un haut fonctionnaire gui a demandé à garder l’anonymat a révélé que dans un message adressé lundi soir à M, Francis Pym, secrétaire au Foreign Office, M, Haig lui avait fait remarquer qu’une défaite trop cuisante de l’Argentine ne serait dans l’intérêt ni de la Grande-Bretagne ni des États-Unis.«Nous leur demandons de penser soigneusement à ce qu’ils ont à retirer d’une victoire», a dit le haut fonctionnaire en ajoutant: «L’Argentine vaincue rechercherait un bouc émissaire, et ce serait probablement nous».À Londres, interviewé en direct sur la chaîne de télévision indépendante ITN, M.Nott a lancé d’entrée, sur un ton particulièrement grave: «J’ai de mauvaises nouvelles».«Au cours des dernières heures, nos navires ont subi une attaque de taille, une attaque importante, a-t-il poursuivi.L’un de nos navires a été durement touché et se trouve en difficulté.Nous attendons des informations à son sujet, mais il est clair que, d’après ce que nous savons pour l’instant, c’est une mauvaise nouvelle et je dois le dire tout de suite».Selon des informations de bonne source mais non encore confirmées par le ministre de la Défense, le bâtiment endommagé serait un destroyer de type 42, le même que le Sheffield détruit le 4 mai par un missile Exocet.Vingt hommes du Sheffield avaient été tués.Ces destroyers transportent normalement 270 hommes.De même source, on indique que ni l’Her-mes, ni l’invincible, les deux porte-avions de la force d’intervention britannique, n’ont été touchés.De son côté, le porte-parole officiel du ministère de la Défense, M.lan McDonald, a précisé que «les opérations de secours étaient en cours», sans donner d’indications sur d’éventuelles victimes.M.John Nott a affirmé qu’il s’était attendu à une offensive argentine hier, jour de la fête nationale argentine.Plus tôt dans la journée, trois SRyhawk argentins avaient été abattus par les forces britanniques.«Nous savions qu’il s’agissait d’une opération périlleuse, a-t-il ajouté.J’ai averti de la possibilité de pertes depuis le départ de la force d'intervention il y a six semaines.C’est une opération incroyablement difficile, à une distance énorme.Chaque navire touché est un grand désastre pour nous et les pertes numaines sont une tragédie.Mais nous luttons pour la liberté et Ta démocratie contre 1’ agression non provoquée et nous devons continuer».„ .Voir page 8; Argentine C’est quoi l’histoire, M.Godard?par Richard Gay CANNES — C’est avec E T., the Extra-Terrestrial in his Adventure on Earth de Steven Spielberg présenté ce soir en guise de film de clôture, un film où Spielberg renoue avec le genre qui avait fait de son Close Encounters of the Third Kind un immense succès, que prendra fin ce soir la 135e édition du Festival international du film de Cannes.E T., the Extra-Terrestrial comme Intolerance, le film d’ouverture, est présenté hors compétition.C’est donc dire que tous les longs métrages de la section compétitive ont maintenant été vus.Les festivaliers ont pu visionner lundi et mardi les derniers films en compétition cette année.Parmi ces films, Passion, une réalisation de Jean-Luc Godard.Si Faye Dunaway, une des rares stars au festival, a attiré une foule envahissante de curieux, si la réception soulignant la production de Louisiana a aussi été très courue, Godard, son film et sa conférence de presse ont été assaillis par les festivaliers.Lors de la première projection de Passion, la filée des spectateurs à l'extérieur de la salle a commencé à prendre forme au moins une heure avant le début de la projection, Au premier rang: plusieurs Québécois dont Serge Losique, directeur du Festival des films au monde.À première vue (un deuxième vi-sionnement sera nécessaire, le film de Godard semble moins réussi que son précédent, Sauve gui peut la vie.Même les festivaliers les plus godardiens sont restés pour le moins perplexes.Ne demandez surtout pas «C’est quoi l’histoire?» une question qu’on entend souvent dans le film et à laquelle, bien sûr, Godard n’apporte pas de réponse.Notons cependant que les principaux éléments constitutifs de ce film exigeant, difficile sont les suivants: un cinéaste tourne un film dans un village, rencontre mille difficultés tandis qu’une ouvrière a aussi des difficultés avec le patron de son usine.Il est question du travail et de la passion.Un personnage dira: «Il faut travailler a aimer ou aimer à travailler».Et comme toujours, Godard poursuit son travail sur les rapports son-image: les voix sont rarement synchronisées, on entend le Requiem de Mozart, certaines images évoquent des tableaux romantiques.Les comédiens sont parmi les interprètes les plus importants de l'heure, du moins en Europe: Jerry Voir page 8: Canna* je rencontre Jésus! 5,25$ leanVanier H 2 ¦ Le Devoir, mercredi 26 mai 1982 lè budget du Québec Personnel syndiqué, personnel cadre, professionnels de la santé Le gouvernement récupérera $641 millions du secteur public dans les trois premiers mois de l’an prochain par Gilles Lesage QUÉBEC — Le gouvernement récupérera $641 millions du secteur public et pa-rapublic au cours de l'exercice financier 82-83 qui a commencé le 1er avril dernier Confirmée hier soir par le ministre des Finances, la compression des rémunérations se répartit comme suit: a personnel syndiqué et syndicable $521 millions: ¦ personnel cadre: $74 millions; ¦ professionnels de la santé (RAMQ); $46 millions Les syndiqués dont les conventions collectives viennent à échéance le 31 décembre prochain recevront toutes les augmentations prévues.Toutefois, en vertu d une loi qui sera déposée incessamment à l’Assemblée nationale, le gouvernement récupérera en trois mois (janvier-mars 83), par réduction des salaires, près des deux tiers des augmentations «concédées» en 82.À partir du 1er avril 83, les salaires seront augmentés au niveau où ils auraient été si les syndiqués avaient accepté la proposition de gel modulé présentée par le gouvernement le mois dernier.La loi s’appliouera également aux universités, aux collèges et écoles privés, en vue d'amener une réduction de coûts du même ordre De plus, dans le secteur public, aucun avancement d’échelon ne sera accordé pour 83 Les baisses salariales, qui pourront aller même jusqu’à près de 20%, seront détaillées dans le projet de loi extraordinaire.Il n’y aura pas de mise à pied massive, mais des mesures sont prises pour limiter le recrutement de personnel a l'extérieur du secteur public.Le personnel supplémentaire requis devra, à quelques exceptions près, être choisi dans le réseau des affaires sociales et, surtout, dans celui de l'éducation, «où le personnel en surnombre commence à dépasser les limites du raisonnable», dit M.Parizeau.Le ministre a douligné que 20% de la main-d oeuvre, celle du secteur public, dispose à la fois de la sécurité d’emploi et de rémunérations fort élevées par rapport aux autres secteurs.Les employés au secteur public doivent, comme le reste de la population, supporter leur part du fardeau de la récession.Les syndicats qui le voudront pourront en venir à une entente quant à un «gel modulé» sur les six prochains mois plutôt que sur les trois premiers mois de l'an prochain.La loi prévoiera de tels arrangements et donc les exclusions qu'ils entraînent.D’autre part, les échelles de salaires des cadres de la fonction publique, des commissions scolaires et des colleges, de ceux de l'ensemble du réseau de la santé et de plusieurs organismes gouvernementaux, seront gelés pour un an à partir du 30 juin 1982 Cela permettra au gouvernement d’économiser $74 millions De plus, les tarifs des médecins, après avoir été augmentés pour la période qui va du 1er juin 81 au 31 mai 82, seront gelés pour les douze mois suivants: une autre économie de $46 millions.Le ministre a explipué que les compressions budgétaires commencées en 1981 se poursuivent cette année, à un rythme cependant un peu réduit.Le problème se complique du fait que 52% des dépenses gouvernementales se composent de salaires, et que le service de la dette accapare 11%.Les compressions non salariales sont donc concentrées sur moins de 40% des dépenses totales.De plus, au fur et à mesure que l'on avance, les sommes que l'on peu soustraire s’amenuisent, tenant compte d’autres contraintes: détermination des effectifs dans les conventions collectives, droits d’ancienneté, etc.Quant à la suppression de programmes, elle se heurte a la résistance de tous les milieux Il faut donc,,dit le ministre, réexaminer les conventions collectives du secteur public et parapublic.«Après tout, note M.Parizeau, il n y a pas de raison pour que les employés du secteur privé paient des impôts supplémentaires aux seules fins de verser a leurs collègues du secteur {lublic une rémunération pm dépasserait a leur.» Il est probablement raisonnable de viser à établir une sorte d’équivalence entre les employés du secteur public et ceux du secteur privé travaillant dans des entreprises de grande taille.Mais il faut tenir compte en plus de la sécurité d’emploi, difficile monnayer, du secteur publiP.Avec le temps, les employés du secteur public sont devenus beaucoup mieux rémunérés que le secteur prive de grande taille.Cette année, la rémunération des employés du secteur public serait encore, au deuxième semestre de 1982.de 13% au-dessus de celle du secteur privé.D’autre part, les clauses de sécurité d'emploi sont plus contraignantes qu'elles n auraient dû l’être.Ces clauses accompagnées de toutes sortes d’entraves à la mobilité du personnel, deviennent des obstacles sérieux à la compression du coût des services.«En tout cas, conclut M.Parizeau sur ce point, l’on comprendra qu'avant d’augmenter les impôts, on veuille réexaminer les conventions collectives.La contrainte relativement aux emprunts, le dégagement des sommes necessaires pour réactiver l'économie, la nécessité de limiter la croissance déjà fort rapide des impôts, rend ce réexamen des conventions collectives inévitable.» La loi sera adoptée avant l’ajournement d'été, mais elle n’entrera en vigueur que sur proclamation, le gouvernement espérant qu’il pourra en venir à des arrangements «plus humains» avec les centrales syndicales.Évalué présentement à 13%, l’écart avec le secteur privé serait ramené entre 3% et 5% avec la récupération projetée.Les augmentations salariales prévues sont de 10 24% en moyenne le 1er juillet, et de 2 08% le 1er janvier 83 La récupération les ramènera le 1er avril 83 au niveau prévu par la proposition gouvernementale, à savoir 4.33% pour le 1er juillet et 1.4% le 1er janvier.Les modalités et échelles de cette récupération accélérée seront connues en annexe à la loi qui sera rendue publique demain.Sur une période de trois mois, les baisses salariales seraient de l’ordre de 15 à 20%.Hausse de près de 100% en un an Les sociétés d’État vont coûter $180 millions par Michel Nadeau gU E B EC — Les sociétés tat à caractère industriel coûteront plus de $180 millions au gouvernement du Québec au cours de la prochaine année.L’an dernier, le chiffre équivalent fut de $95 millions et de $53 millions en 1980, Les difficultés de Sidbec et les besoins financiers de la Société générale de financement (SGF) expliquent cette deuxième hausse annuelle de près de 100% de ce poste budgétaire.Par ailleurs, les revenus provenant d’Hydro-Québec n'ont été que de $7 millions en 1981-1982 contre les $28 millions prévus dans le budget supplémentaire de novembre.Cette année, M.Parizeau prévoit obtenir $58 millions en dividendes de la société productrice d’hydro-électricité.Le gouvernement avancera quelque $40 millions à la SGF qui poursuit un programme uinquennal d’expansion, /organisme s’est porté ae-uéreur d'une participation e 20% dans Domtar au cours de l’an dernier.L’emprunt requis lors de cette opération entraîne présentement des frais d’intérêt élevés ce qui a amené des pertes pour la SGF au premier trimestre.La dotation de la Société nationale de l’amiante sera de $10 millions afin de permettre à cette entreprise de poursuivre son programme de recherche et d'eponger une partie du déficit prévu.On a inscrit un montant de $26 millions pour Sidbec mais tout le monde au ministère des Finances est assuré qu'il faudra ajouter quelques millions de plus, au moins, pour résoudre les graves problèmes de liquidités de la sidérurgie québécoise.Une somme de $86 millions a été distraite sous le poste «Autres», cet argent ira à Sidbec et à l’Office du crédit agricole qui ne donnerait pas le rendement prévu de $19 millions en raison des difficultés des agriculteurs.La Société québécoise d’initiatives agro-alimentaires (SOQUIA) obtiendra $5 millions contre $3 millions en 1981.La Société québécoise d’initiatives pétrolières (SOQUIP) devrait recevoir $22.5 millions dont une partie servira à l’exploration pétrolière et le reste à l'acquisition d'une participation importante dans la firme Gaz Métropolitain.La Société d’habitation du Québec recevra $6.5 millions, soit le double de l’avance de l’an dernier.Cette augmentation s’explique par le succès de programme de subvention mis en vigueur, il y a quelques semaines pour les nouveaux propriétaires.Avant le débat sur la loi 16 fixant les dividendes prévisibles d’Hydro-Québec, on parlait d’un montant de $150 millions pour 1982.Or, le chiffre de $7 millions l'an dernier et de seulement $58 millions en 1982 déçoit.«Le haut niveau des taux d'intérêt a provoqué une révision majeure des profits de la société», a dit le ministre Hydro-Québec n’a pas encore dévoilé ses états financiers pour 1981.Aussi, la récession a coupé en deux, a ajouté M.Parizeau, le rythme d'expansion des ventes.Les deux «centres de profits» du gouvernement au sein des sociétés d’État, Loto-Québec et la Société des alcools, rapporteront cependant beaucoup plus à l’Etat.La vente des spiriteux apportera $275 millions au Trésor québécois en 1982, ce qui veut dire $50 millions de plus que l’an dernier.Du côté de Loto-Québec, les profits versés au fisc passeraient de $150 millions en 1981 à $162 millions l’an prochain.Une déduction de $2,000 au titulaire d’un REEL qui achètera une maison neuve par Michel Nadeau QUÉBEC — Dans le but de stimuler à très court terme la construction réelle, le ministre des Finances, M.Jacques Parizeau, a décidé d’accorder une déduction supplémentaire maximale de $2,000 dans le cadre de l’épargne-iQgement au contribuable qui achètera une maison neuve d’ici le 1er mars 1983.' Dans la même veine, le gouvernement du Québec annoncera dans quelques jours un nouveau programme de financement hypothécaire visant à réduire les taux d’intérêt pour les trois premières années lors de l’achat d’une maison neuve.L’objectif de ces deux mesures est d’au moins doubler, en portant à 50,000, le nombre des mises en chantier prévues au cours de l’année.Si le Québec atteignait ce but, environ 85,000 emplois-année seraient créés, ce qui se traduirait pour le Trésor public par des recettes fiscales nettes de $80 millions en raison des impôts et des taxes payés.Dans un premier temps, M.Parizeau a annoncé que toute personne qui achètera une maison neuve d’ici la fin de l’année ou dans les 60 jours qui suivent pourra déduire le triple du montant investi dans un régime enregistré d’épargne-logement (REEL) en 1982.Le montant maximum passe ainsi de $1,000 à $3,000, Pour celui qui reçoit revenus annuels de $25,000, la contribution maximale de $1,000 donnera une récupération de $912.Pour l’individu touchant $50,000, c’est $1,123 que le fisc à Ottawa et Québec remboursera pour ce versement de $1,000.Un couple de contribuables pourra ainsi réclamer jusqu’à $6,000 cette année.Cette largesse marquera cependant la fin des déductions annuelles admissibles dans le cadre de l’épargne-logement, un abattement créé par Ottawa en 1974.Donc, les contributions ne seront plus déductibles dans le calcul de l’impôt québécois à partir de 1983.Il sera possible de conserver l’argent dans un compte jus-u’au 21 anniversaire de la ate d’ouverture.Les revenus d’intérêt demeurent soustraits à l’impôt pourvu évidemment L'INSTITUT OE LA RECHERCHE HUMAINE RENCONTRER.Partager votre vie avec une personne qui saura donner «UN VISAGE A VOS RÊVES» N'EST-CE PAS LA UN IDÉAL QUE CHACUN DE NOUS CARESSE AU FOND DE SON COEUR?847 rue CHERRIER (métro Sherbrooke) Montréal, Qué.Organisme à but non lucratif OUVERT: _ ^ _ - - _ _ Lund au ven.de 10b à 21h.T T /C Samedi de lOh à 15h.I t I \J ue cet argent serve à l’achat une maison ou d’un chalet habitable à longueur d'année.Environ 100,000 personnes profitent annuellement de cette déduction.«Cet abattement était franchement abusif», a dit M.Parizeau à la presse.L'objectif était de stimuler la construction.Or, au lieu d’in-vèstir les fonds et de s’acheter une maison, les gens accumulaient et repoussaient à plus tard leur décision.Comme le montant cumulatif maximum autorisé est de $10,000, on peut supposer que la plupart des contribuables qui ont adopté ce régime d’épargne voyaient arriver ce plafond cette année ou l’an prochain.Rappelons que pour profiter de la déduction supplémentaire maximale de $2,000, il faudra acheter une maison neuve.Evidemment, cette politique défavorisera les propriétaires de maisons qui veulent vendre leur propriété actuellement.«Mais il fallait faire des choix», a dit M.Parizeau en rappelant que le taux de vacance dans les logements est présentement très bas.«Ce n’est pas une mesure sociale mais une politique pour faire redémarrer la construction.» Cet objectif est également celui du programme de financement hypothécaire.Le gouvernement tente présentement d'obtenir la participation financière de groupes intéressés à une reprise dans la construction domiciliaire: institutions financières, travailleurs de la construction, employeurs, fournisseurs de matériaux, professionnels, municipalités.L’astuce se-raiz d’obtenir des concessions de chacun d’eux afin de rame- ner le taux hypothécaire de 19% actuellement à environ 12% ou 13%.On aurait trouvé l’institution financière — la Caisse de dépôt — et les syndicats seraient d’accord.La fin des REEL sera la seule modification apportée aux abris fiscaux.Certains analystes prévoyaient la suppression de l’épargne-actions qui coûte environ $30 millions au Trésor québécois et profite surtout aux grandes entreprises (Bell, Alcan, DomTex.) Les sociétaires des Caisses d'entraide récupéreront quelques dizaines de millions au moyen de ce véhicule fiscal.Mais ce sont les cadres supérieurs qui sont les principaux bénéficiaires de cet abri.Ces derniers pourraient être touchés selon la façon dont M.Parizeau appliquera les mesures du dernier budget de M.MacEachen au Québec.Parizeau fustige les analystes qui s’en prennent à sa gestion QUÉBEC — Le ministre des Finances, M.Jacques Parizeau, s’en est pris, à plusieurs reprises hier, aux analystes qui se livrent depuis six mois a d’incroyables attaques» contre la gestion actuelle des finances publiques au Québec.Il a reproché à la presse uébécoise de ne pas faire état e l'endettement spectaculaire des autres provinces.«On connaît depuis six ou sept mois la plus étonnante offensive pour discréditer le gouvernement actuel,» selon M.Parizeau qui ajoute que ces critiques proviennent aussi de gens plutôt favorables à l’option proposée par son gouvernement.Il faisait ainsi allusion aux commentaires de l’économiste Pierre Fortin, de l’Université Laval, qui a évo-ué la possibilité d’un déficit e $9 milliards en 1985.Le ministre a consacré une bonne partie de son exposé budgétaire à décrire les hausses récentes d’impôts et d'emprunts dans les autres provinces du Canada.En Nouvelle-Écosse, les augmentations prévues dans le dernier budget auraient signifiées des majorations de près de $1.5 milliard au Québec.«Quant au Nouveau-Brunswick, après avoir annoncé une augmentation de son impôt sur le revenu, il aura des besoins financiers nets plus de deux fois plus im-ortante que ceux du Qué-ec,» a dit le ministre des Finances.Il a également rappelé que l’Ontario a augmenté de 40% ses besoins financières — près de $2.2 milliards en 1982 — en plus d’ajouter un fardeau fiscal supplémentaire de $550 millions sur les épaules des particuliers.À un journaliste anglophone, M.Parizeau a évoqué le fait que les caméras de télévision ont accueilli le représentant d'une grande maison d’évaluation de crédit lors de sa venue au Québec.«Dans quelle autre province auriez-vous observé une telle chose?» a demandé le ministre.«Je suis plus inquiet de la cote de crédit de certaines rovinces que de celle du Qué-ec», a-t-il ajouté.Il a mentionné que les frais de la dette représentaient 7.2% des dépenses au Québec contre 15.1% au Canada, 10.2% en Ontario et 14% à Terre-Neuve.Pour ce qui est du déficit de l’an dernier, il était ici de $206 par habitant alors qu’au Manitoba, on prévoyait $218, au Nouveau-Brunswick, $295 et $508 en Nouvelle-Écosse.Le déficit prévu en 1982 sera dans le $2.085 milliards.Le gouvernement devra trouver $2.035 milliards en fonds nouveaux, Le programme de rem boursement prévoit l’arrivée à échéance ae $700 millions d’obligations cette année, contre près d'un milliard l’an dernier.M.N.Pour Johnson, Parizeau «normalise» les excès de sa gestion des finances par Gilles Lesage QUÉBEC — Le ministre des Finances en est rendu à tenter de «normaliser» les excès d’ une gestion budgétaire qu’il décriait naguère, estime le critique financier de l’Opposition.Selon M.Daniel Johnson, député de Vaudreuil-Soulanges, le budget d'hier ne montre que la pointe de l’iceberg, avec des hausses de taxes indirectes de $250 millions.À ce montant déjà lourd, il faut en effet ajouter le milliard de taxes décrétées en novembre dernier (dont le doublement de la taxe sur l’essence) qui frapperont de plein fouet cette année.C’est donc de $1,250 millions dont il faut parler, ce qui alourdit de $800 le fardeau fiscal de chaque famille québécoise.Lorsqu’il taisait partie de 1 ’ opposition extra-parlementaire, note M.Daniel Johnson, M.Parizeau dénonçait les déficits élevés; maintenant, il jugé «normal» un déficit de $3 milliards pour la troisième année consécutive.Ensuite, il en avait contre le fardeau fiscal des Québécois^ comparé à celui de l’Ontario; maintenant, loin de diminuer, cet écart va en croissant.En ce qui a trait aux $641 millions que Québec ira chercher dans la poche de ses employés, M.Johnson estime que le gouvernement ne respecte pas le «caractère sacré» des conventions collectives.Plutôt que de sabrer de la sorte, le gouvernement devrait se donner un plan de redressement à moyen terme.S’il est en mauvaise posture, ce n’est pas la faute des autres, mais la sienne: il est en poste depuis près de dix ans et M.Parizeau en est à son septième budget.Que ferait-il à la place de M.Parizeau?À cette question, M.Johnson répond qu’il n’appartient pas à l'opposition, qui n’a pas tous les chiffres en main, de se substituer aux responsabilités qui sont celles du gouvernement.Selon le député, le gouvernement emprunte plus que jamais pour «payer son épicerie», et le ministre trouve cela normal.Il a triplé la dette publique en cinq ans, et il trouve cela encore normal.M.Johnson déplore, de plus qu'il n'y ait à peu près rien pour la relance de l’économie, alors qu’il va chercher plus de un milliard dans les poches des contribuables, déjà les plus taxés du Canada.Il y a tout au plus un maigre $75 millions (plan Biron, retour au travail, relance domiciliaire).Le critique financier conteste enfin que la hausse des dépenses soit limitée cette année à quelque 11%.À son avis, cette croissance atteindra encore 16 ou 17%, comme les années précédentes, ce qui aggravera d’autant les maux de tête budgétaires.«M.Parizeau se trompe chaque année, il se trompera encore cette fois», conclut M, Johnson.LE DEVOIR POUR UN ABONNEMENT À DOMICILE 844-3361 "Renault 18 NEUVE en spécial! 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surnuméraires La CTCUM a proposé l'embauche d’employés surnumé- raires et en fait une priorité des négociations engagées depuis l'automne dernier Selon sa proposition, la CTCUM pourrait embaucher autant de chauffeurs surnuméraires qu elle le désire pourvu que le nombre d'heures travaillées par ceux-ci n'excède 10% du nombre d'heures payées aux employés ordinaires et permanents.’ Cette disposition a l'avantage.aux yeux de l’employeur, de lui coûter moins cher puisque les surnuméraires n'auraient droit à aucun avantage social bien que, en compensation, l'employeur leur verserait une prime équivalente à ( 10% ) de leur salaire.Elle lui permettrait de répondre à des pointes dans la demande de service, à des événements inattendus ou extraordinaires et à des situations peu courantes sans avoir à embaucher un nouvel employé ou à payer en temps supplémentaire un nombre important d’employés ordinaires En poussant plus loin son analyse, l'employeur affirme que cette disposition pourrait tenter certains chauffeurs permanents plus âgés et désireux de réduire leur charge de travail avant la retraite.Pour l’ensemble des chauffeurs et opérateurs, une telle disposition permettrait d’offrir a un plus grand nombre des horaires de travail plus intéressants puisque les surnuméraires auraient.en général, les horaires et les lignes les moins recherchées La CTCUM fait une distinction entre les employés surnuméraires.qui pourraient dans certains cas travailler une pleine semaine et éventuellement accéder à la permanence.et des employés à temps partiel, toujours limités à quelques heures de travail.La CTCUM ne propose pas l’embauche d’employés à temps partiel.La Fraternité des chauffeurs et des opérateurs ne l’entend pas ainsi et s oppose fermement à l’embauche d'employés ayant un autre statut que celui d'employés permanents.Renoncer à ce principe équivaudrait, à ses yeux, à compromettre la convention collective, l’existence même de l'unité de négociation de ses membres.La Fraternité, qui compte quelque 4.400 membres, a résolu de porter sur la place publique son point de vue.Déjà, dans les autobus, sont apparus des collants affichant «Non aux partiels».Aujourd’hui, elle invite ses membres à une manifestation Négociation entre les médecins et le MAS: un certain progrès par Marie Laurier Il y aurait «un certain progrès» et on noterait «un climat encourageant» dans le dossier des négociations entre la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQi et le gouvernement.C’est du moins ce qui se dégage des commentaires formulés prudemment hier par les porte-parole des deux parties pour qualifier la dernière séance de négociation qui s’est déroulée vendredi dernier à Montréal.Une autre rencontre, la quatrième depuis le début de mai, est prévue pour aujourd’hui même à Québec.Le Dr Georges Boileau, de la FMOQ.a indiqué au DEVOIR hier qu’ «à l’intérieur du contentieux, on note un certain progrès».Il n’a toutefois pas précisé la nature de ce progrès mais a confirmé qu’il touchait aux aspects jugés prioritaires par les médecins.soit le redressement économique et les effectifs médicaux en régions éloignées.«À nos yeux, ces deux aspects sont indissociables», a-t-il fait remarquer Pour sa part, M.André Sormany, communicateur pour la partie patronale, a souligné que la rencontre d’aujourd’hui est la suite logique de celle de la semaine dernière.«Le climat est bon et le seul fait qu’il y ait négociation constitue un signe encourageant», a ajouté M.Sormany sans vouloir préciser lui non plus la nature des discussions abordées.En dépit de ces timides mais significatives manifestations d’optimisme, les 5,500 membres de la FMOQ maintiennent leurs moyens de pression, selon un plan établi jusqu’au 14 juin.Ils ont obtenu l’appui de leurs 254 confrères qui travaillent dans les CLSC selon une rémunération variant de $36,518 à $42,333 pour une semaine de 35 heures.Depuis hier, les généralistes ouvrent leur bureau le jour seulement, de 9 à 17 h, «comme des fonctionnaires», de préciser le Dr Boileau.Les rendez-vous du soir sont donc annulés.D’autres arrêts de travail ou journées d’étude auront lieu les 1er, 3,7 et 11 juin à l’échelle provinciale et des médecins ont envoyé leur démission dans certains hôpitaux.Le Dr Boileau a souligné que «seule une entente de principe» dûment signée pourrait modifier ce plan de contestation que l’on maintient intégralement «jusqu’à nouvel ordre».Du côté de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), une première séance de négociation avec le gouvernement est prévue pour demain.Les 7,100 spécialistes ont déjà reçu les offres gouvernementales et ils doivent faire connaître leur réaction publiquement cette semaine.Par ailleurs.M.Pierre-Marc Johnson, ministre des Affaires sociales, a annoncé lundi que le nombre des lits d’obstétrique à Montréal passera à l’automne de 751 à 562, dans un esprit de rationalisation des ressources.Le gouvernement compte ainsi réaliser une économie de $2.5 millions.Six hôpitaux seront touchés par cette mesure; Fleury, Bellechasse.Verdun, Sainte-Jeanne-d’Arc, Général de Lachine et Montreal General.Les cas seront renvoyés aux 13 autres centres hospitaliers de la région métropolitaine qui sont dotés d'un service d’obstétrique.Cette mesure a été dénoncée hier par l’Association des médecins omnipraticiens de Montréal.«Il semble bien que l’on ait décidé, au ministère des Affaires sociales, de faire porter uniquement par les malades et le per sonnel soignant de base le poids des coupures budgétaires», a déploré dans un communiqué le Dr Renald Dutil, président de l'Association.«Quand le ministre Johnson parle de rationaliser les soins, a-t-il ajouté, il faut comprendre qu’il veut dire les rationner».Pour avoir une information complète et détaillée sur le BUDGET 1982-1983 du gouvernement du Québec procurez-vous le texte intégral du Discours ____ sur le budget ^OUvDfrH meni du.Queboc BUDGET 1982-1983 Discours sur le budget BUDGET 1982-1983 Discours sur le budget 2,95 $ EOQ - 14700-9) ÉGALEMENT OFFERT : BUDGET 1982-1963 Renseignements supplémentaires Le volume Renseignements supplémentaires, complément du BUDGET 1982-1983, vous informe de état général des finances au Québec BUDGET 1982-1983 Renseignements supplémentaires 2,95 $ EOO - 14702-5) En vente à la librairie de l'Éditeur officiel du Québec Complexe Desjardins, Montréal Tél : 873-6101 ou par commande postale à Ministère des Communications Diffusion des publications 1283, boul.Charest Ouest Québec.QC G1N 2C9 Le point sur les connaissances en matière d’amiante par Gilles Provost ¦ La plupart des victimes de l’amiante meurent de cancer.Pourtant, aucun chercheurs ne peut, encore expliquer pourquoi cette fibre minérale insoluble est cancérigène, d’autant plus qu’elle ne répond pas aux tests classiques de cancérigénicité.Il est donc encore impossible de déterminer s’il existe un seuil d’exposition en deçà duquel il n’y a pas de danger.¦ Pour des raisons inconnues, l’amiante semble plus dangereuse pour ses utilisateurs que pour les mineurs qui l'extraient du sol.En outre, le niveau de risque attribuable à l’amiante varie énormément selon les études.Cette variabilité demeure inexpliquée même si la sorte d’amiante utilisée joue clairement un rôle.¦ Les mines et les moulins d’amiante ont beaucoup amélioré leurs conditions de salubrité depuis quelques années mais les autres industries, qui font usage de ce matériau, ne semblent pas avoir suivi le mouvement.C’est pourquoi le nombre des victimes devrait continuer à croître et les pressions en faveur d’une interdiction de l’amiante pourraient faire de même.Voilà les trois grandes conclusions qui semblaient se dégager hier de la première journée du «symposium mondial sur l’amiante» qui réunit à Montréal jusqu’à jeudi les meilleurs spécialistes du monde entier ainsi que des représentants des industries concernées et des gouvernements.Organisé conjointement par la Commission des Communautés européennes et par les gouvernements du Québec et du Canada, ce véritable «sommet» scientifique veut faire le point sur les connaissances actuelles et définir les priorités de la recherche mondiale pour les prochaines années.M Selikoff et ses collègues du Mount Sinai School of Medicine (New York) ont insisté sur le fait que la majorité des cancers attribuables à l’amiante sont encore à venir.Ils résulteront des fortes expositions aux poussières d’amiante qui étaient la règle jusqu’à récemment et de la hausse de la production mondiale, prévoit-il.Il a aussi souligné que l’amiante est un cancérigène qui s'incruste dans les poumons, C’est pourquoi la dose totale reçue par un Individu a moins d'importance à ses yeux que la durée écoulée depuis le début de l’exposition.Même une exposition de quelques semaines suffit souvent pour provoquer un cancer au bout de 30 ou 40 ans, a-t-il rappelé.L’autre grand expert mondial, M.John Corbett McDonald, de l’Université McGill, a insisté plutôt sur la variabilité des risques selon les types de fibres et les industries M.McDonald s’est dit incapable d’expliquer cette variation mais il a évoqué la possibilité que certaines fibres soient plus dangereuses que d’autres.À ses yeux, il faudrait sans doute éliminer du marché les fibres de la catégorie des amphiboles (inconnues au Quebec) et adopter des critères de sécurité variables selon les industries.Par exemple, dit-il, l’utilisation de l’amiante pour le ciment ou les freins ne semble pas causer de difficulté tandis qu'il en va autrement pour 1 isolation ou les tissus d’amiante.Pour leur part, le chercheur allemand Dietrich Schmaehl et l'américain John Higginson ont mis en évidence la situation très particulière de l’amiante parmi les cancérigènes connus et l’impossibilité de déterminer son seuil d’ino-cuité.M.Higginson a insisté sur le fait que l’amiante demeure très longtemps dans les tissus.«Chaque fibre présente dans les tissus présente un risque réel même s’il est très petit», a-t-il dit.L’absence dref-fet apparent à faible dose serait essentiellement un phénomène statistique lié à la variété des situations, selon lui.Quant à M.Schmaehl, il a rappelé que toutes les tumeurs cancéreuses liées à l'amiante se développent autour d'une fibre incrustée dans les tissus, ce qui tendrait à confirmer l’hypothèse précédente.En après-midi, deux présentations ont surtout retenu l’attention: il y a eu celle d’Anthony Mazzochi qui a réclamé au nom des synaicats américains, un moratoire sur l’utilisation de l’amiante jusqu’à ce que l'on ait trouvé le moyen de protéger adéquatement les travailleurs de la construction.«Trop souvent dit-il, ils ne parviennent même pas à savoir qu’il y a de l’amiante sur leur chantier!» Enfin, le représentant de l'industrie internationale de l'amiante, M.Étienne Van der Rest, a souligné que l'amiante est certes un produit dangereux mais qu'il est aussi très utile lorsqu'on l'utilise bien et qu'il peut rendre des services inestimables à la collectivité.devant le siège social de la CTCUM.rue Saint-Antoine Ses dirigeants affirment que cette manifestation ne devrait pas compromettre le service bien que.pour une assemblée générale en janvier dernier, plusieurs de ses membres aient abandonné leur travail pour y participer.Elle a invité plusieurs porte-parole syndicaux d'autres transporteurs urbains d’Amérique afin que leur témoignage vienne renforcer sa position.Vendredi, la Fraternité déclenche une journée de grève.La semaine se trouvant bien remplie, il n est pas prévu une reprise de négociation avant la fin de semaine ou le début de la semaine prochaine.La Fraternité estime que l’embauche de surnuméraires conduirait, à brève échéance, à constituer deux catégories d'employés: l'une n'aurait aucun des avantages de la convention collective, et l'autre ne pourrait guère espérer défendre les acquis puisque sa taille et sa force, en proportion, diminueraient.Au cours des ans, les chauffeurs, compte tenu des contraintes particulières de leur travail, ont obtenu divers avantages sous forme de compensations monétaires et de primes.Ils ont eu accès à des travaux en temps supplémentaire mieux rémunérés Ces avantages rémunérés se trouveraient compromis par l'existence d'employés surnuméraires.L’avenir ne paraît guère meilleur à la Fraternité.Adve-nant le cas où elle obtiendrait pour ses membres de nouveaux avantages, l'employeur compenserait cet accroissement de coûts par une embauche accrue d'employés surnuméraires, moins coûteux.À long terme, le groupe des employés surnuméraires en viendrait à occuper une place de plus en plus importante' non seulement à la CTCUM mais aussi à la Fraternité, au détriment des employés permanents.Par ailleurs, à la table des négociations avec les employés d'entretien et les employés de bureau, affiliés à la CSN.les pourparlers ne progressent guère et ne laissent entrevoir, pour l'heure, aucun déblocage.Ces employés ont décidé de se joindre à la journée de grève des chauffeurs et opérateurs, vendredi.Ils se réuniront en assemblée générale au cours de laquelle ils pourraient bien décider de transformer l'arrêt de travail d’une journée en une grève générale illimitée.Campagne de souscription Avec $20 millions, l’UdeM a atteint 85% de son but par Rodolphe Morissette Avec le don de $280,000 accordé hier par la fondation des Brasseries Molson du Canada à l’Université de Montréal.celle-ci a atteint près de 85% de l’objectif de $24 millions de sa campagne de souscription.Lancée en février 1980, la cueillette de fonds privés en faveur de l'Université de Montréal a déjà rapporté $20 millions.La campagne est présidée par le chef de la direction de Power Corporation Ltée, M.Paul Desmarais.Les dons les plus considérables recueillis a ce jour sont les suivants: $2.4 millions des diplômés et des employés de l’etablissement universitaire; $2.1 de la Société Seagram, dirigée par la famille Bronfman ; $2 millions d’une fondation qui veut rester anonyme; $1 million de la fondation MacDonald-Stewart; $500,000 de la part d’Alcan, de la Banque nationale et de la Compagnie pétrolière Impériale; $280,000 des Brasseries Molson; $250,000 d’un particulier, membre de la direction de l’université; $240,000 de la maison John Labatt Ltée et autant de la compagnie Steinberg.puis de la Consolidated Bathurst; $150.000 de ITron Ore et autant d’un diplômé anonyme; $100,000 enfin de la fondation Péladeau (Québécor).Le président de la campagne, M.Desmarais, estime que l’objectif de $24 millions devrait être atteint d’ici un an.On se demande, dans la communauté universilaire, quel montant décidera de donner le groupe Power Corporation, qui n’a pas annoncé sa contribution encore.Les groupes Impériale, Seagram et Molson ont précisé chacun qu’il s’agissait pour leur part du «don le plus important de leur histoire».Précisons que les montants recueillis ne serviront guère à financer le fonctionnement de l'institution.Il s’agit plutôt de contribuer à la construction d'une bibliothèque des lettres et des sciences humaines, de même que d’un pavillon des sciences mathématiques; de l'achat de nouveaux appareils et installations scientifiques, d’instruments de musique pour la Faculté de musique; enfin, d'un montant de $9 millions à consacrer à diverses activités d’enseignement et de recherche.Toutes les universités du Québec ne profitent pas également des largesses de la grande entreprise privée.Ainsi, l'Université du Québec à Montréal (UQAM), depuis le début de son histoire (1969), n’avait reçu qu’une seule donation de ce genre, soit un montant de $160,000 sur trois ans.en vue de l’implantation d’une chaire relative aux petites et moyennes entreprises.L’an dernier, en novembre, l’UQUAM décidait de créer la Fondation de l'UQAM pour pallier cette lacune, L’organisme s’est proposé, pour la (qui n'émargent pas au budget de fonctionnement), tels les bibliothèques de l’institution, des échanges de professeurs, l’achat d'équipement informatique, etc.Dans les statistiques de 1979-80 (les dernieres disponibles) du ministère de l’Éducation touchant les revenus des universités québécoises, les données sont loin d'être comparables entre les établissement à l'article des «placements, dons et dotations» (notons que maints dons sont faits en vue de placements, dont l’université retire les intérêts, tandis que certains des revenus de placements inscrits ici ne sont en rien le fruit de dons).Ainsi, l’Université McGill obtenait à ce chapitre $10.8 millions, l’Université Laval $4.6 millions, l’Université de Montréal $2.6 millions, celle de Sherbrooke $2 7 millions et l’ensemble du réseau de l’Université du Québec $1.6 million, dont $173,160 pour la constituante de Montréal (un montant qui ne comprend aucun don).N’avaient reçu aucune donation de ce type l’Université du Québec à Ri-mouski.l’École nationale d'administration publique, l’Institut national de recherche scientifique et l'École de technologie supérieure.en bref.¦ Un centre de handicapés mentaux brûle: 21 morts AIRE-SUR-ADOUR (FRANCE) Reuter — au moins 21 personnes ont été tuées et neuf autres grièvement blessées lors de l’incendie qui a ravagé hier un centre de jeunes handicapés mentaux d'Aire-sur-Adour dans le sud-ouest de la France, a déclaré la police.Le feu, qui pourrait être d'origine criminelle, s'est déclenché à six heures du matin simultanément dans plusieurs endroits du Centre médico-psychologique Jean-Sarraihl, géré par une organisation charitable sous le contrôle de l’Etat.Après toute, une journée pendant laquelle 200 pompiers et secouristes s’étaient activés dans l'espoir de retrouver des survivants parmi les ruines, le bilan s’élevait à 21 morts, dont au moins deux membres de l’encadrement, sans compter deux adolescents portés disparus.Le centre, un ancien séminaire du 19e siècle reconverti en 1949.abritait quatre-vingt jeunes âgés de 12 à 20 ans.¦ Louis Caron gagne le prix France-Québec Jean-Hamelln PARIS — C’est le romancier Louis Caron que le jury du 18e prix France-Québec Jean-Hamelin a couronné hier pour son roman «Les fils de la liberté», publié aux éditions du Seuil et par Boréal Express Le jury ne s’est prononcé qu’au deuxième tour de scrutin.Louis Caron l’a emporte devant, ex-aequo, Gilles Archambault pour «Le voyageur distrait», Guildo Rousseau pour «L’image des Etats-Unis dans la littérature québécoise» et Paul-André Linteau pour «Maisonneuve».Louis Caron avait reçu en 1977 le prix France-Canada et le prix Hermès en 1978.Un feuilleton dramatique tiré de son roman «Les fils de la'li- ' berté» a été diffusé récemment à Radio-Québec et sur Antenne 2.Né à Sorel en 1942, Louis Caron a été le premier président de l’Union des écrivains québécois.Il est l’auteur de deux autres romans, «L’emmitouflé» et «Bonhomme Sept Heures».¦ Un conseil consultatif national pour la MIUF OTTAWA — Le ministre de la Consommation, JA.André Ouellet, a annoncé hier la création d’un Conseil consultatif national sur la MIUF qui sera formé de 12 représentants d’organisations de propriétaires de diverses régions du Canada.Des représentants des provinces Atlantiques, du Québec, de l'Ontario, des Prairies et de la Colombie-Britannique ont été invités à y siéger.C’est M.Richard Patten, president du mouvement UFFI d’Ottawa qui en a accepté la présidence.Les représentants du Québec sont: Mme Nicole Lamer, présidente de la Fédération des comités de victimes de la mousse d’urée du Québec, M Pierre Bergeron, du Comité des victimes de la MIUF de Saint-Jean-Iberville et M.Len Cocolicchio, dû groupe UFFI de Montréal.Leur participation à ce Côn- * seil, a souligné M.Ouellet, ne les empêchera pas de participer aux activités de leurs groupes respectifs.M.Ouellet a annoncé aussi que diverses subventions avaient été accordées aux divers mouvements préoccupés par la MIUF, dont $40,000 à la Fédération des associations de la MIUF du Québec.¦ La nouvelle rage: le cube de Saint-Pierre?LTSLET-SUR-MER (PC) — Un jeune Québécois, doué d’un génie peu commun pour les mathématipues, affirme avoir conçu un cube qui dépasserait largement en complexité celui imagine par le baron Rubik.Gaston Saint-Pierre, 21 ans, de ITslet-sur-Mer, vient de dévoiler le prototype de ce cube qui comporte 25 carreaux sur chacune de ses faces, comparativement à neuf dans le cas du cube Rubik.Fait d’aluminium, ce prototype se présente de l’extérieur comme une réplique du cube de renommée internationale.En réalité, toutefois, tout un monde de complexités différencie les deux cubes.Celui de Rubik comprend 27 pièces, incluant l’axe central, tandis que le cube de Gaston Saint-Pierre en renferme 99.Dans le cas du cube de Rubik, le nombre de possibilités de combinai-.sons est représenté par le chiffre 10 exposant 19 alors que pour le nouveau cube il faut imaginer le chiffre 10 exposant 90.Pour illustrer cette complexité, l’inventeur affirme qu’il lui faut environ 75 minutes de manipulation pour réussir son cube alors qu’il ne met que trente secondes dans le cas du cube conventionnel.¦ Fausse alerte à la bombe à Dorval Un appareil de type «Lockheed 10-11» de la société Air Canada a été immobilisé pendant plus de trois heures à la suite d’un appel à la bombe tôt hier matin.Les autorités ont procédé a des fouilles systématiques de l’avion et des bagages des passagers avant d’autoriser le décollage de l’appareil.Des 258 personnes inscrites sur la liste des passagers, une centaine avaient pris place à bord de l’appareil, à destination de Calgary, lors de l’appel à la bombe.Des dépôts garantis à rendement élevé et à termes variés.La Fiducie du Québec vous offre une gamme complète de dépôts garantis.Vous pouvez choisir la durée du dépôt et la fréquence de versements d'intérêts qui vous conviennent.Il s'agit d'un placement à rendement élevé dont le capital et les intérêts sont garantis de la date d'émission du certificat jusqu'à son échéance.De plus, il ne comporte aucuns frais.17% 3 ans Intérêts payés annuellement Dépôt initia! minimum 1 000 $ Dépôts subséquents 500 $ Nos 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maintenant.Cet argent servira à financer des projets précis O [^desjardins Fiducie du Québec Taux «ujata à changamanta.Inatltutlon inacrita i la Régla da l’Aaauranca-dépôta du ûuébac.i La chasse israélienne abat deux Mig syriens au Liban TEL AVIV (d'après Reuter et AFP) — Une patrouille aérienne israélienne a abattu hier deux chasseurs Mig syriens dans l’espace aérien libanais, selon la version israélienne Les deux chasseurs se sont écrâsés après un bref engagement.tous les appareils israéliens ont regagne leurs bases sans encombres, a déclaré l’état-major israélien.À Damas, un porte-parole militaire a annoncé brièvement que les deux avions syriens avaient été touchés lors de l’accrochage à 12 h 55 locales.Selon Israël, l’incident, très bref, s’est produit à la verticale de Beyrouth.Des responsables des phalanges libanaises, qui contrô- lent les montagnes du nord-ouest de la capitale, ont annoncé que les deux chasseurs s’étaient écrasés à 7 km de distance l’un de l’autre et que leurs deux pilotes, qui ont pu s’éjecter à temps, avaient été conduits dans un hôpital de la région.Il s’agit du commandant Anouar Fadel Amraoui et du lieutenant Nidal Chiha.Le La France défendra les intérêts de l’Afrique DAKAR (AFP) - La France demeurera vigilante dans la défense des intérêts de l’Afrique, en se faisant sur le plan économique son porte-parole auprès des pays industrialisés, et en venant à son aide si sa sécurité était menacée.' C^st le double message, que.de Niamey à Saint-Louis, le président François Mitterrand a répété six jours durant, au cours du voyage officiel qui l’a conduit successivement au Niger, en Côte d’ivoire et au Sénégal H devait quitter Damier en fin d’après-midi kar pour Nouakchott gagner Paris.avant de re- Ce message traduit en même temps la volonté de la France socialiste de demeurer présente en Afrique et d'assurer la continuité des liens privilégiés existant entre Paris et le continent.Le discours africain du président français, qui peut se résumer par la formule, «présence oui, ingérence non», s'adresse aussi aux deux super-puissances.De Niamey, M.Mitterand a mis en garde ses interlocuteurs contre les tentatives hégémoniques des deux grands et le risque de les voir transformer l’Afrique en champ clos des rivalités Est-Ouest CEE: la crise dénouée pour 82 BRUXELLES (Reuter) M Rasion Thorn, président de là commission des Communautés économiques européennes, a souligné au lendemain de la conclusion d’un accord ‘ur le remboursement des contributions budgétaires de la Grande-Bretagne que la CEE aurait encore a traverser des moments difficiles.«La i rise n’est pas finie et elle n’a certainement pas encore £té surmontée», a dit M.Thorn La Grande-Bretagne a obtenu pour cette annee un remboursement de 850 millions de dollars de sa contribution au budget communautaire, Van Agt essaie à nouveau LA HAYE, (AFP) - Le prerflier ministre des Pays-Bas, M Andreas Van Agt! a été chargé hier soir par la reine Beatrix de remanier son gouvernement, et il a annoncé que son premier objectif serait de dissoudre le Parlement en vue d’élections législatives anticipées.Le scrutin, rendu nécessaire par la démission collective que les ministres socialistes avaient présentée le 12 mai à la reine, pourrait avoir lieu en septembre, estime-t-on dans les milieux politiques.L'Opposition libérale s'est déclarée prête à soutenir tacitement un cabinet minoritaire provisoire formé des seuls chrétiens-démocrates et néolibéraux de Démocratie 66, à la condition que les élections aient lieu le 8 septembre, c’est-à-dire avant la présentation du budget au Parlement.Los chrétiens-démocrates et Démocratie 66 entendent organiser les élections après le dépôt des budgets.somme bien inférieure au milliard de dollars qu elle réclamait au départ.En outre, l’accord n’est valable que pour un an alors que les Britanniques souhaitaient qu’il couvre au moins cinq ans.La menace brandie par Londres de suspendre ses paiements à la CEE semble désormais écartée mais la Communauté doit se préparer à de difficiles négociations sur la réévaluation du rôle de la Grande-Bretagne au sein de la Communauté.M.Thorn a mis en garde Londres en soulignant que les négociations sur les questions financières allaient désormais devenir de plus en plus difficiles.L’Allemagne de l’Ouest n’est pas prete à demeurer indéfiniment le plus important contribuable net des Dix et les pays favorisés par le budget actuel n’ont aucune envie de restituer d’une main les avantages qu’ils ont pu obtenir de l’autre.La Grande-Bretagne a pu voir qu’elle n’obtiendrait rien de tactiques agressives du type de celle qu’elle avait adoptée en opposant son veto à l’accord sur les prix agricoles, note-t-on dans les milieux diplomatiques européens.On ajoute qu'en accordant à Londres un remboursement de 850 millions de dollars, plusieurs pays membres ont fait une concession supérieure à elle qu’ils avaient envisagé nitialement.En outre, i.ompte tenu des importants remboursements perçus par les Britanniques pour 1980 et 1981, le compromis semble équitable.De source britannique autorisée, on souligne que l’accord est plus satisfaisant que les offres précédentes en raison de la clause accordant à Londres des remboursements supplémentaires au cas où sa contribution nette pour 1982 dépasserait 1,53 milliard de dollars.guérin l’éditeur édite La ^ granmaire^ française fondamentale Jean-Marie Laurence en collaboration avec Aurèie Daoust ISBN-2-7601 -0111 -8 - 332 p.7,50$-Sec.1-2-3 grammaire française fondamentale Leur*** Sur le plan économique, M.Mitterand a eu des mots sévères pour les États-Unis, dénonçant à plusieurs reprises la décision de Washington de réduire sa contribution à l’agence internationale pour le développement, et la réticence de l’administration Reagan à participer pleinement à la mise en place d’un système de garanties des cours des matières premières.Devant l'Assemblée nationale ivoirienne à Abidjan, il a condamné «le système aberrant» qui fait que ces cours sont déterminés par les «lointaines fantaisies» émanant de «lointainesplaces boursières».En proclamant son intention de se faire l’avocat en ce sens des pays en développement auprès des autres grands pays industrialisés, lors du prochain sommet de Versailles, M.Mitterrand ne pouvait que rencontrer un écho particulièrement favorable dans les trois pays visités.Leur développement est en effet totalement tributaire du niveau des cours de quelques grandes productions, uranium pour le Niger, cacao et café pour la Côte d’ivoire, et arachides pour le Sénégal.Les critiques du president français à l’adresse des États-Unis ne semblent pas fortuites, estiment les observateurs, au moment où du Maroc à la côte d’ivoire, l'influence américaine s’est beaucoup renforcée ces derniers temps que ce soit sur le plan politique, économique ou stratégique.Devant les risques de déstabilisation que la rivalité des deux super-grands fait courir au continent, la France, sans chercher à devenir «le gendarme de l’Afrique», entend cependant «tenir ses engagements» en matière de sécurité, ainsi que l'a affirmé M.Mitterrand.Près de 7,500 militaires français sont aujourd'hui basés dans 17 pays africains et Paris a signe des accords de défense avec cinq d’entre eux, dont le Sénégal et la Côte d’ivoire Arborant un chapeau blanc à larges bords et des lunettes de soleil, M.Mitterrand a été partout fêté comme un grand ami de l’Afrique dont il connaît les graves problèmes et les hommes depuis plus de trente ans.premier n’a subi que des contusions, le second est dans un état grave, a-t-on précisé.Israël accomplit des patrouilles quasi quotidiennes dans l’espace aérien libanais.Le dernier accrochage remonte au 21 avril Deux chasseurs syriens avaient été abattus.M.Menahem Begin, président du conseil israélien, a répété que l’espace aérien libanais devait rester ouvert aux vols de reconnaissance israéliens afin de repérer tout préparatif militaire palestinien.En outre, le chef de l'état-major israélien, le général Raphael Eytan.a déclaré que «les survols israéliens du Liban répondent à des besoins de sécurité légitimes d’Israël.Ils (les Syriens) ne les empêcheront pas», a rapporté la radio militaire israélienne.Le chef d’état-major n’estime pas que cet accrochage tendra plus le climat à la frontière nord.«Nous avons parfois abattu plus d’avions (syriens) sans qu’il y ait eu d’escalade par la suite», a dit le général Eytan.«Nos appareils n’ont pas survolé les batteries de missiles» déployées depuis avril 1981 dans la Bekaa libanaise, a-t-il poursuivi.Depuis le 31 mai 1974, date des accords de désengagement israélo-syriens sur le Golan, la chasse israélienne a abattu 17 avions syriens (y compris les deux appareils d’hier) et deux hélicoptères.Israël, qui affirme n’avoir jamais perdu un appareil piloté au Liban depuis la dernière guerre israelo-arabe en 1973.a cependant perdu quatre appareils téléguidés alors que ceux-ci survolaient la vallee de la Bekaa où la Syrie venait d'installer des rampes de lancement de missiles sol-air Sam-6.ic Des soldats iraniens se tiennent près d’un amas de débris du port de Korramchahr Les troupes iraniennes ont réussi hier à mettre en déroute les dernières poches de résistance dans la ville et l’Irak a formellement concédé la chute de sa dernière forteresse dans le Khouzistan.(Photolaser AP) Khomeiny réitère sa volonté d’exporter «sa» révolution TÉHÉRAN (AFP) - Fort de la victoire iranienne, l’imam Khomeiny.Guide suprême de la révolution, a réaffirmé sans ambiguïté le rôle qu'entend assumer la ré-\)ue islamique d'Iran la région et, à travers elle, dans le conflit du Proche-Orient Se posant comme le gardien d un Islam pur et dur refusant toute concession, l’imam Khomeiny.dans un message publié dans la nuit de lundi à mardi, a cité Camp David et le publiqu dans la plan Fahd comme des motifs qui pourraient provoquer, au nom du Coran, l’intervention de la République islamique d’Iran.Sans être désignés nommément, certains pays de la région ont été qualifiés d’ «États faibles» et de «petites puissances» et avertis des risques qu’ils courrent en tentant, «avec leurs réunions, de faire revivre» ces tentatives de règlement.Le Guide de la révolution, estiment les observateurs à Téhéran, condamne ainsi toutes les tentatives de règlement pacifique négocié de la crise du Proche-Orient dans lesquelles les pays arabes du Golfe sont partie prenante comme musulmans et comme arabes.Camp David incarne le processus engagé sous les auspices américaines par la conclusion d’un accord de paix entre l'Égypte et Israël.Le plan Fahd, du nom du prince héritier d’Arabie Saoudite, est un projet de règlement du conflit Une victoire iranienne qui menace le Golfe et les alliances arabes (D'après AFP) — La chute de Khorramchahr, reconnue hier matin par les Irakiens, clôt un chapitre de la guerre irano-irakienne mais pose en même temps la question des vieilles alliances a l’intérieur du monde arabe où l’on s’interroge sur les prochaines initiatives politiques ou militaires des dirigeants de Téhéran, estiment Tes observateurs dans la région.Après la reconquête par l'Iran de ses territoires perdus au cours des vingt premiers mois du conflit, les observateurs estiment en effet que l’Iran peut d’ores et déjà s'as- -seoir à une éventuelle table de conférence dans la meilleure des positions possibles: il a repris par la force l’enjeu territorial de la guerre et fait peser une grave menace sur une partie vitale de l’Irak: le Chatt-El-Arab et la région de Bassorah.Mais l'Iran révolutionnaire s’en tiendra-t-il là?Apparemment, de nombreux dirigeants arabes, surtout parmi les «modérés».pensent que non.Ils déploient en effet une intense activité diplomatique depuis que les nouvelles du front du Khouzistan sont mauvaises pour les Irakiens.Si des contacts ont lieu entre «modérés» d’une part et «progressistes» de l’autre, ils existent également d'un groupe à l'autre.Ainsi les contacts syro-saoudiens se multiplient depuis une dizaine de jours, à mesure que l’éventualité d’une progression de l’armée iranienne en territoire arabe devient plausible.Un pareil événement aux dimensions historiques — le millénaire antagonisme entre Perses et Arabes — rendrait les actuels clivages entre Arabes parfaitement caducs.Sotelo exclut des élections LE DEVOIR POUR UN ABONNEMENT À DOMICILE 844-3361 En vente dans toutes les librairies Manuel de grammaire utilisant la méthode progressive, qui présente d’abord sous une forme très dépouillée les notions essentielles, pour les reprendre ensuite en les développant et en les approfondissant.Le chapitre des Équivalences est pour ainsi dire l’âme de l'ouvrage.On y fournit trois clés importantes pour pénétrer dans l'étude de la langue: — il permet de découvrir ou de vérifier le rapport forme-sens (signifiant-signifié selon de Saussure); En vente dans les librairies: MADRID (Reuter) — M.Leopoldo Calvo Sotelo, président du gouvernement espagnol.exclut l'organisation d elections législatives anticipées en dépit des défaites enregistrées par son parti, l’Union du centre démocratique (UCD), lors de récentes consultations régionales, dit-on dans les milieux politiques.M.Calvo Sotelo a fait connaître sa position devant quelque 60 députés UCD, réunis pour tirer les conséquences des piètres résultats obtenus dimanche encore par leur parti lors de l'élection du premier parlement autonome an-dalous.L’UCD est arrivée en troisième position, derrière le Parti socialiste, lequel a remporté une importante victoire, et le Parti de l’alliance populaire (droite).Il s’agit, depuis 1980, de la quatrième défaite de l’UCD à des élections pour la mise en place d’un parlement régional autonome.Les dirigeants de l'UCD craignent que ces résultats n'encouragent plusieurs parlementaires à faire défection pour rejoindre d’autres formations, notamment l’Alliance populaire.La position de l’UCD, qui ne détient que 151 des 350 sièges du Parlement, deviendrait des lors de plus en plus difficile, ce qui faisait dire à certains observateurs que M.Calvo Sotelo serait amené à organiser de nouvelles élections législatives.Dans les milieux politiques espagnols, on se demande egalement si M.Calvo Sotelo ne va pas laisser son poste de dirigeant du parti à M.Adolfo Suarez, ancien président du gouvernement.M.Suarez s’est montré très discret depuis sa démission en tant que président du gouvernement et dirigeant du parti, en janvier 1981, et il n’a pas participé à la campagne électorale en Andalousie, On estime toutefois qu’il a gardé une grande influence au sein de l’UCD.De source politique autor sée, on dit que M.Calvo Su telo et ses principaux ministres ont décidé lundi de se maintenir au pouvoir le plus longtemps possible pour donner à leur parti le temps de se réorganiser avant les prochaines elections législatives.Les résultats des élections en Andalousie ont suscité dans la presse des commentaires très défavorables à l’UCD.C’est ainsi que üiario 16, qui a longtemps soutenu le parti du centre, écrit dans un éditorial paru hier que l’OCD ne répond plus désormais à un besoin Pour certains pays arabes, il s’agirait de la survie des régimes au pouvoir, pour d’autres de la nature même de leur société.Ainsi pour un pays comme la Syrie baassiste par exemple, qui soutient pourtant l’Iran depuis le début du conflit et qui a encore réaffirmé ce soutien avec ses partenaires du Front de la fermeté lundi à Alger, la disparition du Baas, même ennemi, en Irak au profit d’un éventuel régime religieux poserait des problèmes inextricables: que deviendraient ses efforts de la laïcisation et sa lutte contre les Frères musulmans dans un Moyen-Orient dominé par les valeurs religieuses, qu’elles soient sunnites ou chiites?La mise en garde de l’ayatollah Khomeiny aux pays de la région, lancée peu après la reprise de Khorramchahr.n’a fait que renforcer l’inquiétude ressentie par certains pays arabes.Ainsi dans les pays du Golfe, la nouvelle «position de force» iranienne soulignée par l'iman n’a encore fait l’objet d'aucun commentaire officiel.L’embarras des dirigeants est toutefois visible dans la part minimé accordée par les moyens d’information à ces derniers développements et dans l’utilisation prédominante des sources irakiennes.Certains pays mettent sévèrement l’Iran en garde contre tout aventurisme, comme le Koweit qui, par la voix du quotidien Al Rai Al Aam, affirme «qu’un Arabe ne permettra jamais une nouvelle violation de l’intégrité de ses territoires», ni «ne supportera d'autres défaites».Mais ailleurs on semble se demander s’il ne convient pas de donner un certain appaise-ment à l'Iran, qui n’a jamais renoncé au rôle de «gendarme du Golfe» qu i! affirmait tenir au temps du chah.La position qu’adoptera l’Arabie Saoudite, l’autre grande puissance du Golfe, sera à cet égard significative.Certains enfin, à la suite des déclarations du président irakien Saddam Hussein sur le rôle de l’Égypte, se font l’avocat d’un retour de ce pays au sein du monde arabe Afin, semblent-ils sous-entendre, de faire contrepoids à un Iran trop menaçant.israélo-arabe rejeté par les pays dits «de la fermeté».L'ayatollah Rouhollah Khomeiny, dont tout pouvoir dépend en Iran, a souligné qu'il parlait «en position de force après la victoire» des forces iraniennes dont l’annonce avait précédé de quelques heures la lecture de son message sur les ondes de Radio-Tenéran II a condamné en bloc «les super-puissances» citant nommément les États-Unis qui, selon lui, trouvent dans certains États de la région des alliés obéissants.Demandant à ces pays de «cesser d’écouter sans conditions les ordres des États-Unis et de ceux qui dépendent d’eux», le Guide de la révolution a poursuivi en déclarant que «des super-puissances ne les soutiendraient pas et les conduiraient à l'anéantissement pour servir leurs intérêts».L'ayatollah Khomeiny, qui incarne la révolution ayant renversé la monarchie iranienne.a évoqué l’exemple du chah déchu et celui du chef de l’État irakien «Saddam le criminel» pour demander aux pays de la région «de ne pas faire en sorte que le Coran impose à l'Iran de faire son devoir».L’avertissement est clair.À travers les mises en garde contre les projets de règlement pacifique de la crise du Proche-Orient, estiment les observateurs dans la capitale iranienne, c’est l’isolement du régime irakien du président Saddam Hussein et de TÉgypte du président Hosni Moubarak, considérée par Téhéran comme son principal allié, qui est l’objectif recherché.En réaffirmant une position de principe, estiment ces mêmes observateurs, la République islamique d'Iran entend asseoir et faire respecter son rôle de puissance régionale avec laquelle il faut compter et contre laquelle rien ne peut se faire.— il prépare les esprits i l’étude de la stylistique, en montrant intuitivement les rapports; — il sert d’initiation au travail délicat de la traduction.4560 rue Saint-Denis Montréal, Québec T«I.(S14) 849-1112 Station Métro-Longueuil Longueuil.Québec Tél.: (514) 677-6525 168 est, rue Sainte-Catherine Montréal.Québec Tél.: (51«> 861-5647 4440 rue Saint-Denis Montréal.Québec Tél.: (514) 843-6241 juin 1982 LES CHRETIENS DU QUEBEC ENTRE LE TEMPLE ET L’EXl 1952 LA TROISIÈME GUERRE MONDIALE AURA I- ELLE LIEU ?Un roman d’espionnage écrit par un ancien agent de la C.I.A.Abonnement 1 an (10 nos): 12,50$ Le numéro: 1,50$ 8100, St-Laurent, Montréal H2P 2L9 (514)387-2541 K.G.B.et C./.A.I allient leurs efforts pour éliminer un partisan de la réunification des deuxl Allemagnes.flammarion 318 pages En vente dans toutes bonnes librairies 13.95$ William F Buckiey “swnwux 'U II.M, roman f*omrna?70n p Broadbent avertit le CTC qu’il n’appuiera ni le contrôle des salaires ni les grèves illégales Le Devoir, mercredi 26 mai 1982 B-S Le président du Congrès du tra\ du Canada.M.Dennis McDermott, a accueilli hie* uu congrès du CTC à Winnipeg le leader du Nouveau Parti démocratique, M Ed Broadbent.(Photolaser CP) par Bill Levitt WINNIPEG (PC) - Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD).M.Ed Broadbent, considère le contrôle des salaires comme immoral, mais son parti n'a pas l’intention d’encourager les grèves générales illégales.Après un discours énergique devant les 2,500 délégués à l’assemblée de politique nationale du Congrès du travail du Canada (CTC), hier, M.Broadbent a affirmé que son parti utiliserait toutes ses ressources pour combattre le contrôle fédéral des salaires.Les délégués semblent prêts à adopter une résolution pour le déclenchement d’une grève générale illégale ou d'un débrayage à l’echelle du pavs si l'administration fédérale donne suite à sa menace d’imposer le contrôle des traite- ments à ses 215.000 fonctionnaires.Mais le leader néodémocrate.appuyé officiellement par la grande centrale forte de deux millions de membres, considère qu’il faut obéir à la loi.«Il est bien compris chez mes bons amis du mouvement syndical, comme chez ceux du parti et dans la population canadienne, que nous sommes pour le respect de la loi», a dit M.Broadbent.Apparemment gêné par les suggestions voulant qu’il condamne les syndiqués incapables d’attendre les prochaines élections, peut-être dans deux ans et demi, le leader politique a dit que c’était là une question hypothétique.«Lorsque le moment sera venu, nous ferons connaître notre point de vue, qui sera clairement basé sur la solide tradition d'une action conforme à la loi.Il en va de notre responsabilité politique», a-t-il ait M.Broadbent a affirmé aux congressistes que la politique économique «désastreuse et inhumaine» du gouvernement d'Ottawa menait, comme au temps de la Crise, au chômage, aux taux d’intérêt élevés et à la destruction du secteur manufacturier.En promettant l'engagement total de son parti dans le combat mené par le CTC pour forcer Ottawa a stimuler réco-nomie et à réduire le chômage.M.Broadbent a dit: «Ensemble, nous pouvons combattre et remporter d’importantes victoires économiques.» Le premier ministre Pierre Trudeau a invité les travailleurs à limiter leurs attentes, affirmant que les hausses de Corriveau se laisse finalement tenter par la course à la présidence de la CSN par Paule des Rivières QUÉBEC — Le nom de M.Donatien Corriveau comme candidat à la présidence de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) a refait surface hier, à trois jours des élections qui marqueront le départ de M.Norbert Rodrigue.qui dirige la centrale de- puis six ans.Les tractations ont dominé la troisième journée du congrès biennal de la CSN qui réunit 1,800 délégués jusqu’à samedi, et elles se poursui valent encore en soiree.M Corriveau, actuellement président de la Fédération des affaires sociales (FAS), tentait hier soir de s'assurer que les Notre collection printemps-été est arrivée! 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c’est le pouvoir à long terme des pétrolières et l’échec du gouvernement et des gestionnaires canadiens de s’assurer que nous avions une politique industrielle», a ajouté M.Broadbent.Le chef du NPD a accusé progressistes-conservateurs et libéraux de continuer d’appuyer les mêmes politiques economiques, et reproché à M.Trudeau de négliger plusieurs secteurs.Le premier ministre, selon M.Broadbent, refuse d’adopter une stratégie industrielle, d'imposer les profits excessifs des banques et d'abaisser les taux d’intérêt, mais il veut maintenant contrôler les salaires des travailleurs.«Je vous dis qu’il faut arrêter cette orientation et nous ferons notre part», a dit M.Broadbent, vivement applaudi par les délégués.Le NPD, a-t-il reconnu, n’a pas de remèdes rapides, mais le pays doit cesser de vendre ses ressources et faire du secteur manufacturier le centre d’une stratégie industrielle comme c’est le cas dans d’autres pays.«Si nous voulons faire d'une nation de chômeurs une nation de producteurs, il nous faut cesser de mettre l'accent sur les méga-projets et les ressources à court terme et produisant peu d'emplois pour obtenir des résultats à long terme et générateurs d embauche dans le secteur manufacturier.» Labrador: Lévesque est peu optimiste LA QUINZAINE DE LA PLÉIADE chez votre libraire du 15 au 31 mai 1982 ‘••'Vy;.- ^ ' >• T-W Album Camus \ Iconographie \ choisie et commentée par Roger Grenier \ 492 illustrations Conçu et réalisé spécialement â l’occasion da la .QUINZAINE DELA PLÉIADE* .cet album est effort gracieusement è tout acquéreur de trois volumes d« la Piéiad* QUÉFîEC — Le premier ministre, M.René Lévesque, a reconnu hier que le Quebec a Eeu de chance de récupérer le abrador de Terre-Neuve.Interrogé à ce sujet par le chef de l’opposition, M.Claude Ryan, M.Lévesque a admis: «ôn est obligé d’être d’accord avec la Commission Dorion.Il n’y a pas grand chose à faire» sur le fond du litige.Le premier ministre a fait cette déclaration à l’occasion du débat sur le projet de loi fédérale C-108, qui se poursuivait hier à l’Assemblée nationale.Le gouvernement Lévesque veut adopter une motion dénonçant ce projet de loi qui prévoit la création à travers le Québec d’un corridor de transmission pour l’hydrtK électricité terre-neuvienne destinée aux États-Unis.Le Parti libéral de M.Ryan a fait savoir qu’il s’abstiendrait de voter sur la motion.Invoquant les conclusions de la Commission Dorion.le chef libéral a fait valoir hier que les «prétentions de tous ceux qui veulent endormir les Québécois en leur laissant croire que le Labrador sera encore la propriété du Québec ou pourrait le devenir sont des prétentions mensongères et démagogiques à toutes fins utiles».M.Lévesque se garde pour sa part d’aller jusqu'au «tréfonds de l’alarmisme» comme le ferait M.Ryan.Le chef du gouvernement a rappelé que depuis six ans, sous M.Frank Moores comme avec M.Brian Peckford, le Québec a voulu conserver «une possibilité de négociation de bonne foi sans laisser tomber les prétentions fondamentales.sacrées».Le chef du PLQ a dit vouloir simplement souligner les «points qui ne sont pas clairs dans la situation».F'aisant allusion aux propos tenus vendredi par M.J.-Yvan Morin, ministre des Affaires intergouvemementales, M.Ryan a dit que c’est là mensonge et «démagogie facile» que de prêter aux libéraux un esprit de «conspiration pour priver le Québec de droits qui seraient les siens».Pour le gouvernement, l’attitude libérale «ne peut qu’affaiblir» toutes les positions du Québec dans un débat qui est en fait «une sorte de conflit permanent» sur le Labrador.«On s'occupe d’autant plus fort du Labrador qu’on veut s’abstenir en ce qui concerne le corridor qui est un problème pressant», a notamment affirmé le premier ministre au sujet des prises de positions des libéraux.La politique générale du gouvernement au sujet du Labrador fait partie du programme du Parti québécois, a par ailleurs précisé M.Lévesque.M.Ryan avait demandé au premier ministre qu’elle était la politique de son gouvernement au sujet du Labrador, et s’il avait énoncé cette politique aux récentes conférences constitutionnelles.Le chef de l’opposition a affirmé qu'en apposant sa signature à une formule d’amendement sur la constitution, M.Lévesque avait reconnu implicitement «les droits de Terre-Neuve sur le Labrador comme ils ont été définis non seulement par le jugement du Conseil privé en 1927, mais par la loi de 1947 qui autorisait l'entrée de Terre-Neuve dans la confédération canadienne».LESAGE LAMOTHE COSSETTE OPTICIENS D’ORDONNANCES Lundi, mardi, mercradi: 9h à 18h; jeudi, vendredi: 9h à 21h PRESCRIPTION DE LUNETTES LENTILLES CORNÉENNES SOUPLES OU RIGIDES LENTILLES PROGRESSIVES — YEUX ARTIFICIELS MONTRÉAL • 3425, rue Saint-Denle (métro Sherbrooke) • 5000, boul.Saint-Laurent (boul.Saint-Joseph) • 1316 est, Fleury (Chriatophe Colomb) CARTIERVILLE • POLYCLINIQUE de Montréal 12245, rue Qrenet (boul.Qouin) LAVAL • POLYCLINIQUE MÉDICALE CONCORDE 300 est, boul.de la Concorde (Duvernay) UN SEUL NUMÉRO QAC 4901 DETÉLÉPHONE I Henri Guillemin Lafjaire Jésus L’affaire Henri Guillemin $12.90 J'ai voulu dire, une bonne fois, ma pensée sur ce nazaréen, dont le passage parmi les hommes (d’Occident, tout au moins) n’aura pas été sans conséquence ! (Henri Guillemin).Andrew Field Vladimir Nabokov Toute une vie ou presque Andrew Field Vlüdimir Nabokov F >uie une vie iHlJHl’MJlle !>inr.i|)liie Seuil $18.15 Magistrale biographie où A.Field reconstitue l’itinéraire cocasse et tragique, qui des beaux quartiers de St.Petersbourg, amènera d’exil an exil, cet aristocrate du 19e s.à s’imposer comme un des auteurs majeurs du 20e s.UA Tzvetan Todorov CONQUÊTE DE L’AMERIQUE La question de l'autre | i i j | f ; ; vV M ¦ fi ! t '• / La conquête de l’Amérique La question de l’autre Tzvetan Todorov __________$21.85 Cont«p[Tent se comporter à l'égard d’autrui?Je ne trouve pas moyen de répondre autrement qu'en racontant une histoire exemplaire, celle de la découverte et de la conquête de l'Amérique.(T.Todorov).v\ftRE A ELLCS Evelyne Le Garrec Séverine Séverine, une rebelle (1855-1929) Evelyne Le Garrec $18.15 Caroline Remy, dit Sévérine, fut la première femme journaliste professionnelle à gagner, largement, sa vie et à y réussir en vedette.De la presse socialiste, à la presse féministe en passant par les quotidiens bourgeois, elle n’abdiqua jamais sa liberté de penser et d’écrire.MICHEL BEAUD LE SOCIA A L'EPREUVE DE L'HISTOIRE Le socialisme à l’épreuve de l’histoire 1800-1981 Michel Beaud f .$20.80 Socialisme, socialismes’, il faut revenir à la source, étudier les avancées mais aussi les échecs, les erreurs et les dévoiements, cerner ce que peut être à la fin du XXe s.le projet socialiste Paul Colinvaux Les manèges de la vie cycles et ruses de la nature Les manèges de la vie cycles et ruses de la nature Paul Colinvaux ____________ ______, $19.95 Ce livre, aurait pu S'intituler: pourquoi n’y a-t-il plus de dinosaures?C’est une superbe leçon de science naturelle sur les manèges, les ruses comme les cycles de la vie sur la terre.Ces ouvrages sont en vente chez votre libraire ’ \ i" : r.?« Vf* **«»•»*• b ¦ Montréal, mercredi 2b mal 19ti2 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa Directeur: Rédactrice en chef le 10 janvier 1910 Jean-Louis Roy Lise Bissonnette Rédacteurs en chef adjoints Jean Francoeur, Jean-Pierre Proulx Directeurs de l'intormation: Trésorier: Directeur de la publicité Pierre Loignon Bernard Larocque Marcel Payette Gilbert Brunet La vraie victoire de l’Iran QUAND l’Irak du président Hussein déclencha soudainement la guerre avec l’Iran le 22 septembre 1980 afin de regler un compte frontalier avec la puissance perse et surtout la supplanter comme «gendarme du golfe», cette agression internationale ne souleva que peu de protestations, tellement la plupart des pays et surtout les régimes de la région, redoutant l’influence de la révolution de l’Iman Khomeiny, en étaient venus à en souhaiter la fin prochaine par n’importe quel moyen.C'était ignorer l'histoire et compter sans la puissance extraordinaire que peut mettre en mouvement toute révolution authentique.Dans son ambition et sa témérité, le régime de Bagdad s’attendait, en franchissant avec ses troupes le Chatt-el-Arab contesté, que le gouvernement islamique de Téhéran, isolé, divisé, en partie décapité et en proie à une nouvelle guerre civile, s’effondrerait au premier coup de boutoir, d’autant plus que les révolutionnaires, ayant «châtié» les militaires du Chah, avaient démoralisé et affaibli leur propre armée nationale, hier la plus puissante de la région.Bien au contraire, la tourmente chiite, tout en continuait comme la Révolution française de dévorer ses propres dissidents, allait bientôt démontrer qu’elle peut aussi défaire ses voisins.C’est bien ainsi qu’on le comprend maintenant dans cette partie du monde arabe allié à l’Irak.En dépit des manoeuvres diplomatiques fébriles des derniers jours, notamment auprès de Damas, l’allié de Téhéran, cherchant à apaiser l’Iran, peu de forces pourront s’opposer au grand ébranlement qui a commencé de secouer T Islam et le monde arabe.L’Iran, en effet, n’a aucunement besoin d’envoyer des troupes aux frontières de ses voisins pour faire chanceler les «États faibles» et les «petites puissances», comme ITman a qualifié certains gouvernements arabes conservateurs — encore que l’aviation iranienne a montré pu’elle pouvait, elle aussi, aller punir à l'extérieur de son territoire.Il suffit à Téhéran et aux masses humaines qui ont été mises en branle au nom de 1 Islam, de brandir le Coran et de donner l’exemple de la nouvelle puissance nationale qui en est sortie.Le trésor de l’État peut être en ruines, les raffineries d’Abadan peuvent flamber, rien ne paraît résister à la foi et à l’héroïsme dont elle anime, au mépris de leur propre vie, ces nouveaux combattants.C’est cette force qui a renversé le Chah, c’est encore elle qui traverse désormais, par delà les différences culturelles et nationales, l’ensemble des pays islamiques et du monde arabe particulièrement.Des terroristes peuvent s'agiter, meme au prix de sanglants méfaits leur effort de déstabilisation n’est rien, aussi longtemps qu’ aucun grand mouvement populaire n'est déjà en branle Les révolutionnaires iraniens, au contraire, même s’ils sont majoritairement perses et donc, à ce titre, «ennemis héréditaires» des Arabes, ont déjà mis en marche, dans le Maghreb, en Égypte et jusqu'en Afghanistan, un changement qu’il sera impossible d’arrêter par la seule force des armes.Les grandes puissances comme les États-Unis et l’Union soviétique, officiellement neutres dans la guerre que vient de perdre l’Irak, et un gouvernement aventu- riste comme celui d’Israël, ont certes pu, par États interposés, rééquiper les forces armées de l’Iran; mais aucun de ces pays n’avait de quoi motiver les combattants iraniens.De même, l’Arabie Saoudite a pu financer par dizaines de milliards de dollars les combats menés par T Irak, — par ailleurs son allié dans la «guerre sainte» promise pour libérer Jérusalem, — elle n’a pu donner aux soldats de Bagdad la cause sacrée qui leur eût valu, à armes égales, la supériorité finale.En fait, tous les pays tentent d’endiguer, chacun à sa manière et selon ses intérêts, la marée historique qu’a déclenchée T Iman Khomeiny, le «guide suprême de la révolution», mais nul n’a réussi à le faire, nul non plus ne peut savoir jusqu’où le monde en sera ébranlé.Rivalisant avec n’importe quel régime de gauche dans son opposition radicale, par exemple, aux États-Unis, la révolution iranienne dépasse aussi, à droite, des gouvernements conservateurs, tels celui d’Egypte ou d’Arabie Saoudite.Dans le conflit avec Israel, en particulier, l’Iran ne le cède en rien à l’Irak, et continue de souligner les «faiblesses» des pays arabes à l’égard de Jérusalem, qu’aucun d’entre eux n’a pu «libérer», ni par la négociation, ni par la force.En pesant sur cette contradiction arabe, l’Iran invite du même coup^ au renversement de ses adversaires, alliés des États-Unis.C’est le sens même de la condamnation prononcée à Téhéran contre l’accord de Camp David et le plan Fahd.On ne saurait mieux résumer l’extrême fragilité de tout le Proche-Orient.Avec une méconnaissance incroyable des poussées profondes qui soulèvent le Proche-Orient, le gouvernement du Canada en est encore à chercher des contrats pour la vente de Malibu à l’irak ou de Candu à l’Égypte, quitte à publier, pour apaiser officiellement le ressentiment arabe, une déclaration favorable à la reconnaissance des droits «légitimes» des Palestiniens.C’est être en retard d’une guerre sinon davantage, Certes, le conflit israélo-arabe reste au coeur des problèmes politiques de la région, et en les négligeant ou en leur imposant des demi-solutions, on ne fait que discréditer, hier un Sadate, demain un Hosni Moubarak.Mais même réglé, ce conflit n’épuise pas les problèmes de la région.Washington aura beau demain recevoir Yasser Arafat, le chef de l ’OLP, même la libération de la Palestine» ne suffira plus à stabiliser le Proche-Orient.En effet, les pays islamiques, temporairement écartés de la scène internationale et longtemps soumis aux puissances coloniales, ont commencé une remontée qui n’a pas fini d’étonner le monde.Ceux qui cherchent de nouveaux Farouk avec qui passer des traités sur le dos des peuples se préparent de durs réveils.Méprisée pour son conservatisme religieux, la révolution iranienne est redoutée en même temps, aussi bien à Moscou qu’à Washington.La leçon qu’elle donne pour l’avenir devrait pourtant finir par passer la rampe: ces peuples réclament pour demain, outre leur dignité nationale, une vie sociale aussi fondée sur des valeurs spirituelles.Que celles-ci commencent à gagner par les armes devrait rouvrir nos yeux.Jean Claude LECLERC De l’atout au handicap Fatigué des efforts particuliers que demande le maintien d’un siège social bilingue à Montréal, l’Institut de recherche économique C D.Howe annonçait hier qu’il déménageait ses péna-ges a Toronto, tout en laissant un «bureau régional» à Montréal.Le modèle devient familier comme le retour des hirondelles, et les raisons qu’invoque la directrice de l’Institut, Mme Wendy Dobson, ne pèchent pas non plus par excès d’originalité: «du point de vue financier, explique son laconique communiqué, il est devenu impossible pour une institution qui n’accepte aucun soutien du gouvernement de recruter à Montréal des économistes expérimentés capables de contribuer aux activités particulières d’analyse et de communications de l’Institut» On croirait entendre une multinationale en mal de séduire des experts internationaux d’une espèce introuvable, pour les amener vivre au milieu des plaisirs de la toundra De combien de ces rares «économistes expérimentés» l’Institut a-t-il besoin?De un ou deux, «éventuellement», nous répond-on, incapable même de préciser si, dans la nouvelle mecque canadienne, on ajoutera vraiment aux cinq économistes et demi qu’emploie déjà l’Institut à Montréal et à Calgary, Quelle spécialisation si rare doit arborer le curriculum des élus pour qu'ils puissent «contribuer aux activités particulières» de l'Institut9 Ils doivent surtout maîtriser l’économie politique appliquée Montréal a deux grandes universités de langue française, deux grandes uni- versités de langue anglaise, une Ecole des Hautes études commerciales avec un programme de maîtrise en gestion centré sur l’économie appliquée, et une section de l’École nationale d’administration publique dont le siège est à Québec.Aucune grande ville au Canada n’offre un bassin aussi diversifié de diplômés, de ressources professorales, d’écoles de pensée économique.Fit on n’aurait pas pu y trouver un ou deux «économistes expérimentés» satisfaisant les besoins de l’Institut C.D.Howe, et suffisamment attachés à cette ville pour y rester malgré le paradis fiscal que serait devenu Toronto.,.Tant vont les grossières explications qu’à la fin elles ne marchent plus: la Sun Life avait au total plus de crédibilité, par son volume et ses raisons économiques, que cet organisme sans but lucratif qui ressort le vieux serpent de mer de l’incompétence québécoise pour cacher son goût de revenir au confort de l'unilinguisme.Car en questionnant bien, on se rend compte que les coûts additionnels concernent moins le salaire d’éventuels nouveaux venus économistes, que le coût d’un siège social bilingue qu’exige Montréal, loi 101 ou pas: secrétariat, traduction, correspondance.À Toronto, il n’en sera plus question, et le bureau régional de Montréal s'occupera en français des seules affaires québécoises, Ne en 1957 à Montréal sous le nom de Private Planning Association, avant de devenir le C.D.Howe Institute en 1973, cette organisation dont les analyses et publications sont bien connues au Canada anglais a brusquement trouvé en 1976 un «Accent-Quebec», du nom du programme coiffant les quatorze études pré-référendaires qu elle commanda alors à des économistes québécois francophones en majorité, après les avoir ignorés pratiquement pendant une vingtaine d’années.Le rapport annuel du président, M, Cari Beigie, affirmait en septembre 1980 avoir trouvé là un «renouvellement des idées, des points de vue et des ressources humaines».«L’Institut considère toujours son siège social de Montréal comme un atout et non pas comme un handicap, disait encore un euphorique M.Beigie à l'époque, à la condition d’élargir avec succès ses activités régionales.Pour tirer pleinement parti des avantages de son bureau de Montréal, toutefois, il reconnaît depuis longtemps le besoin de participer plus à fond au milieu francophone.» Si l’atout est devenu handicap vingt mois plus tard, c’est donc que l’Institut a renoncé à la participation qu’il disait alors souhaiter.La chose est normale.On retourne au Canada naturel de Toronto et le point de vue économique québécois devient une affaire régionale, dont s'occupera le bureau montréalais et le Comité-Québec de l’Institut C.D.Howe, que préside M.Raymond Garneau.Ainsi le veut la nouvelle dynamique canadienne, qui n'est pas celle de l'égalité.11 aurait été plus franc de le dire, plutôt que de prendre le risque de ridiculiser la capacité de recrutement d’un Institut qui prétend, au surplus, au rang des plus prestigieux en Amérique du Nord.Lise BISSONNETTE Les disparitions mystérieuses Uopmion publique s’inquiète, avec raison d'ailleurs, pour les quelques centaines de morts qu'a faits à ce jour la guerre des Falklands Mais curieusement, elle est pratiquement indifférente au sort des 90,000 personnes disparues mystérieusement en Amérique latine ces dernières années.De même, elle s'émeut à propos des autochtones unOquement lorsque survient un Resti-goache et ce n'est pas nécessairement pour leur dire sa sympathie.Enfin, elle esrgénéralement hostile aux détenus de nos prisons qui, pense-t-elle, ont bien mente leur sort.j Qu’il s'agisse des «disparus», du sort des autochtones, ou des prisonniers, voilà autant de domaines où les droits de la personne sont, selon les pays, très gravement bafoués.La Fédération internationale des droits de l'homme qui tenait son congrès à Montréal en fin de semaine est venue le rappeler.Elle a voulu surtout trouver des moyens de combattre les atteintes à ces droits et den promouvoir positivement le respect.Des trois dossiers qui faisaient l'objet daces travaux, celui portant sur les personnes disparues revêt une importance primordiale 11 s’agit en effet d’une méthode de répression relativement nouvelle, pratiquée sur une haute échelle par plusieurs pays, en particu-Üeî en Amérique latine Un groupe de travail de la Commission des droits de l'homme des Nations unies a recensé 22 pays où se pratique ce genre de terreur; c’air l'Argentine qui.apparemment, est spf lallsee dans le domaine.Notre collaborateur Bertrand de la Grange a raconté dan* ce* pages 11 v a quelques se- maines, l’histoire de ces femmes, les «Mères de la place de Mai», qui chaque semaine manifestent en silence à Buenos Aires pour réclamer la remise en liberté de leurs maris ou de leurs enfants.L’excellente revue Croissance des jeunes nations publiait un numéro spécial sur les disparus politiques en novembre 1981.Elle concluait: «Les disparitions forcées sont apparues comme un phénomène massif dans les dictatures latino-américaines.C'est un procédé qui s'inspire directement des méthodes hitlériennes.» Les États qui le pratiquent, possèdent tous un appareil gouvernemental qui agit dans (a légalité et publiquement Mais en même temps, ils constituent un appareil parallèle, secret celui-là, qui ne rend de compte à personne.Les disparitions sont le fait de ces services parallèles Des personnes sont assassinées et parfois larguées du haut des airs en haute mer ou encore détenues dans des camps secrets.L’ONU a pour sa part recensé 16 centres secrets de détention entre 1976 et 1979.Le sort des personnes qui passent par ces centres n'a rien à envier à celui qu’ont connu les juifs dans les camps nazis.Les travaux de la Fédération internationale des droits de l'homme apparaissent donc dans cette conjoncture nouvelle comme essentiels.Ils visent notamment à ce que les États membres des Nations unies adoptent une convention Internationale sur la disparition.Cette charte s'inspirerait de la Déclaration universelle des droits de l'homme à laquelle souscrivent déjà les pays membres des Nations unies Les pays qui adhéreraient à la convention, s’obligeraient à laisser enquêter sur leur territoire une commission internationale auprès de qui les intéressés auraient porté plainte.Cette approche apparaît, dans les circonstances, indispensable au plan du droit.En effet, les dictatures qui pratiquent l'enlèvement nient évidemment leurs agissements.À l'intérieur d’un pays, personne ne peut donc porter d’accusation contre qui que ce soit.Les proches doivent en conséquence pouvoir s’adresser à une autorité forcément extérieure qui puisse impartialement faire enquête D'où la nécessité d’une convention internationale.Les États qui n’ont rien à se reprocher y adhéreront sans doute facilement.Ceux qui, au contraire, pratiquent l'enlèvement de leurs citoyens seront placés devant un dilemme: s’ils adhèrent à la convention, ils risquent tôt ou tard d'être condamnés; s’ils n’y adhèrent pas, ils se condamneront implicitement devant l'opinion internationale.L’action de la Fédération internationale des droits de l’homme, est donc primordiale II lui faudra d'abord faire adopter son projet de convention par les Nations unies.On peut prévoir que cette étape sera fort difficile à franchir.On invoquera, on s'en doute bien, le principe de la non-ingérence dans les affaires Intérieures des pays membres.À ce Jour, le Canada a apporté son soutien au groupe de travail des Nations unies sur la même question.On doit souhaiter dorénavant qu'il aille plus loin et donne son appui actif à l’adoption d’une véritable convention sur les personnes disparues.Elle s'impose Jean-Pierre PROULX Sur un diseur de bons mots par Ernest Jobs L'auteur est professeur de philosophie à l'Université Concordia.lattiifiaiaiM Jacques Dufresne, comme c’est son habitude, fait de l’esprit au frais des autres, cette fois au frais du congrès mondial de philosophie qui doit se tenir à Montréal en août 1983 (LE DEVOIR du 8 mai).Que reproche-t-il à ce congrès à venir?Peut-être qu’il n’a pas été consulté sur le programme et sur la liste des conférenciers puisqu’il prodigue ses conseils énumère ses idoles (Lévi-Strauss, Foucault.Michel Serre), fait ses prévisions sur l’avenir de la pensée, suggère une nouvelle définition de la philosophie.Sa générosité condescendante permet même à un Heidegger d’y avoir quelque place.Mais Jacques Dufresne ne joue pas seulement au philosophe raffiné.Il est un vrai philosophe, il est l’ami du peuple et il s’inquiète que le peuple ne soit pas suffisamment informé.Pauvre peuple! Combien il profite des propos superficiels, des noms laissés tombés à tout hasard, des secrets professionnels prononcés à voix basse ou révélés à demi-mots! Que Jacques Dufresne nous livre sa version succincte, mais claire et facilement compréhensible, c’est-à-dire une version destinée aux honnêtes gens de notre pays, de ce que Foucault, Michel Serre ou Régis Debray leur enseignent de la vie: qu’il leur donne les raisons pour lesquelles il tolère même un Heidegger dans les lieux sacrés de la philosophie et surtout, qu’il nous démontre à nous tous apprentis philosophes, la compatibilité du structuralisme avec la philosophie de Heidegger.Après tout, quand un philosophe enumère ses idoles, il fait profession de foi et la foi philosophique a ses raisons.Donc, Jacques Dufresne est aussi invité a ce congrès mondial pour donner ses raisons, c'est-à-dire des opinions élaborées, raisonnées sur les philosophes et leur rapport avec la culture Que tous ne soient pas d’accord avec le choix des conférenciers invités n’enlève pas nécessairement toute valeur à un congrès.La place d’honneur ne va pas de soi à une assemblée de philosophes: il faut la mériter.Attendons ce que les conférenciers invités nous offrent.Nous attendons également ce que Jacques Dufresne nous offre en philosophe et non pas en journaliste.Quelle belle occasion pour lui de redresser son échine courbée sous le poids de ses «fréquentes incursions dans le monde des communications»! À force de trop communiquer, on finit par ne rien dire.Le congrès mondial sera une occasion unique pour Jacques Dufresne de présenter ses thèses sur n’importe quel sujet, si toutefois, il a une thèse quelconque, car quand on touche à tout, comme il le fait dans son article, on finit par ne pas être capable de défendre son opinion.Mais il y a aussi du bon dans l’article de Jacques Dufresne.Il montre au public que les philosophes qui se réunissent a Montréal en 1983 ne seront pas tous de «supermen».II y en aura probablement quelques-uns, (pas trop, espérons-le) comme Jacques Dufresne, endoctrinés et mesquins, critiques sévères sans raison valable.Ne faut-il pas de tout pour faire un monde?Toutes les écoles, toutes les traditions philosophiques seront représentées à ce congrès.Est et Ouest, Nord et Sud y viennent pour débattre une question aussi embarrassante que culture et philosophie et tout ce que culture implique — religion, idéologie, tradition, déclin ou renouveau de la culture.C’est tout de même dommage qu’un confrère comme Jacques Dufresne soit à tel point «déformé par ses fréquentes incursions dans le monde des communications» qu’il trahisse les obligations que lui impose sa profession pour remplir, sans trop d'effort, une colonne du samedi au DEVOIR.Ne faudrait-il pas admettre en toute honnêteté qu’un congrès mondial de philosophie en terre canadienne, et plus encore, dans la plus grande ville francophone de l’Amérique, organisé par un francophone pourrait bien être la fierté du pays.Nos confrères et nos jeunes auront une occasion unique de voir les philosophes de tous les pays en action et iis pourront agir eux-mêmes en philosojihes comme participants à des débats.Si l’experience montre l’inutilité de la philosophie, soyons conséquents et abolissons la philosophie; extirpons les racines mêmes de cette science de bavardage en abolissant les postes de professeur de philosophie à commencer avec les cé-eps jusqu’aux universités.Le poste e Jacques Dufresne et le mien y passeront.Pour débattre cette dernière option j'invite Jacques Dufresne à participer aux débats au prochain congrès mondial de philosophie en 1983.il Geler pour créer des emplois À titre de criminologue et professeur d’université, mais surtout dans les circonstances à titre de membre du Syndicat des professeurs de TUniver-sité de Montréal, je propose d’accepter de nous-mêmes le gel partiel des salaires proposé récemment par le gouvernement du Québec en retour d'un programme de création d’emploi pour les jeunes diplômés.Il est évident que la réouverture d’un contrat négocié de bonne foi est en soi inacceptable.Mais la crise économique actuelle a provoqué un chômage des jeunes tout aussi inacceptable.La solidarité avec ces jeunes justifie alors la réouverture volontaire du dit contrat, à certaines conditions toutefois.Solidaires des étudiants et des jeunes diplômés des CEGEPS et des universités qui se retrouvent actuellement devant une «société bloquée», je propose que les professeurs de ces deux niveaux d’enseignement acceptent le gel partiel des salaires, à titre exceptionnel pour l’année 1982-83, en échange d’un projet gouvernemental spécifique de création d’emploi pour les jeunes diplômés.Ce projet utiliserait intégralement l’argent ainsi sacrifié.Ce projet serait contrôlé par un comité mixte, gouvernement du Québec et syndicats de professeurs.Les professeurs n’accepteraient pas que les sommes libérées reviennent au fonds consolidé du Québec car, comme plusieurs autres citoyens, ils veulent dorénavant savoir de façon plus précise à quoi servent leurs taxes.volontaires ou non! Au contraire, un programme spécial de création d’emplois des diplômés serait logique avec la mission des professeurs et ce sacrifice serait alors accepté de bon coeur.Les autres groupes de syndicalistes de la fonction publique ou parapublique devraient également dans la même perspective emboîter le pas, chacun exigeant des échanges appropriés à son secteur d’activité et à des intérêts sectoriels spécifiques.Par exemple, le syndicat des ouvriers pourrait échanger le gel partiel pour la création d’emplois de jeunes ouvriers.La crise devrait aussi être un temps de réflexion critique en profondeur sur la productivité et la qualité du travail des employés du secteur public et parapublic.Il faut redynamiser notre travail.Pour y arriver, il est temps, à mon avis, de revoir le principe ae la permanence d’emploi «à vie».En effet, certains employés (et certains professeurs d'université.) peuvent pendant des décennies occuper des postes alors que le coeur n'y est plus et que la competence a baissé pavillon devant les effets négatifs du principe de Peters.Une sclérose partielle ou totale est alors le lot de certains services.Sans compter, et le vrai drame est là, que ces employés non motivés bloquent les postes'à de plus jeunes qui serviraient la société avec enthousiasme et compétence.Je propose donc de remplacer la permanence à vie par une permanence renouvelable aux cinq ans, après une évaluation juste et raisonnable.Cette permanence renouvelable éviterait, d’un côté, l’arbitraire d’un renvoi rapide sans justification sérieuse; mais, de l’autre côté, elle permettrait de fouetter l’ardeur des employés qui utiliseraient plus largement leurs sens de la créativité, de rimagination et de l’innovation.Elle permettrait aussi de renouveler la base par l’entrée de sang neuf grâce aux jeunes diplômés.Je suis membre d’un syndicat et j’en suis fier.Parce que je tiens à un syndicalisme vivant, ouvert au changement, dynamique, productif et humain, c’ést à titre de syndicaliste que je propose modestement mais énergiquement ces quelques réflexions d’action co crête pour les mois et les années difficiles à venir.«Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent» (Victor Hugo).André NORMANDEAU criminologue et syndicaliste Montréal.17 mai ¦ Dilemme Le conflit des Maiouines vieux de deux mois déjà risque d’être lourd de conséquences pour l’Occident.Les USA contraints de faire un choix entre la Grande-Bretagne partenaire de l’OTAN et l’Argentine partenaire de l’OEA se sont finalement rangés du côté de leur allié naturel qu’est la Grande-Bretagne.L’OEA dont le siège est à Washington, organisme regroupant les pays des deux Amériques face à la menace communiste, risque-t-il d’éclater?Certains pays d’Amérique latine préconisent déjà la création d'un nouvel organisme sans les Etats-Unis.Cette indépendance si elle se réalise des pays sud-américains envers les Etats-Unis donnerait les mains libres à Moscou pour pénétrer plus facilement dans cette region du monde.Le général Galtieri qui, avant le conflit, proposait ses «conseillers» militaires ou ses «policiers» contre la pénétration communiste en Amérique latine afin de s’attirer la reconnaissance des Etats-Unis aura été finalement déçu par la prise de position inévitable des Etats-Unis.Ainsi les USA auront perdu un allié potentiel dans la région des Caraïbes.Ce conflit colonial risque d’autre part par l’appui de la majorité des pays européens à l’Angleterre et des sanctions économiques de ces derniers contre l’Argentine de se répercuter sur le dialogue nord-sud car le temps n'est pas loin où la majorité des pays du Sud étaient encore des colonies.Toutes ces conséquences et les conséquences encore imprévisibles valent-elles pourtant la réaction du gouvernement Thatcher d’envoyer des troupes libérer les Maiouines?Il y a près de trois ans on reprochait au gouvernement Carter de ne pas avoir réagi énergiquement au moment de la prise d’ambassade en Iran pour défendre ses ressortissants.Les années 70 ont vu se développer; de plus en plus le terrorisme et les détournements d’avion faute d’une réaction énergique.Ne pas réagir à l’invasion des Maiouines laisserait la porte-ouverte à de nombreux conflits qui sont latents aujourd’hui et qui pourraient éclater de la même façon demain.Il faut alors choisir entre les consé- uences de ce conflit d’une part et ’autre part entre les risques d'anarchie internationale et ses conséquences pour la paix.Gérard BUZAGLA Dollard-des-Ormeaux, 17 mai ¦ Petites bonnes femmes! (Lettre ouverte d Mme Lucie Pépin, présidente du Conseil consultatif du statut de la femme) Ayant lu votre entrevue accordée à Michel Vaste], parue dans LE DEVOIR, premier mai 1982, je tiens à vous dire que sur l’orientation de la femme, je suis en général, entièrement de votre avis.Fin effet, pour que ça bouge pour la femme, il faut plus de femmes en politique.Par contre, lorsque vous traitez de la femme au foyer, je suis irritée en lisant cette expression; «ces petites bonnes femmes-là».Est-ce conaescen-dance, cynisme, maternalisme?Sommes-nous si petites à vos yeux, qu’on doive se l’entendre dire par une autre femme?Je refuse ce terme au nom de toutes les femmes qui choisis-, sent de demeurer à la maison pour éduquer leurs enfants car ce choix permet d'assumer des valeurs sociales très grandes.Encore une objection: «les enfants seront élevés par les grand-mères.» Au moment où nous laissons les couches, vous nous proposez simplement de les reprendre.Quel magnifique «statut de la femme» au mitan de la vie! Quelle belle continuité pour vos «petites bonnes femmes»! Quel avancement pour la femme en politique! Eh bien, je dis: non, merci.Monique DEVEAULT LAPIERRE Montréal.17 mai 113111* La civilisation du pet-shop Le pet-shop va-t-il supplanter le sex-shop dans la faveur des Canadiens?La réponse est sans intérêt puisque la relation entre les deux n’existe pas.Néanmoins le fait de la poser indique que l’industrie du pet-shop est en croissance rapide.Le pet-shop, au cas où certains l’ignoreraient, n'est pas un magasin où vous pouvez vous procurer tous les atouts pour atteindre la stature de Pierre Elliott Trudeau.C’est beaucoup moins prétentieux, charlatanes-que, et plus démocratique.Le pet-shop est une boutique où vous pouvez vous procurer un animal d'agrément et toute la fourniture ad hoc.L’animal d’agrément, ce peut être le chien, le poisson rouge, la perruche, le scorpion, pour n’en nommer que quelques-uns.Une enquête d'un journaliste de La Presse nous apprend que depuis une dizaine d’années et plus particulièrement depuis deux ou trois ans, les Québécois plus que les autres se sont découvert un goût pour l'animal domestique qui bouleverse toutes les prévisions et les prospectives des exploitants du pet-shop.La conjoncture économique absolument défavorable pour la plupart des commerces, y compris les plus prospères et les moins risqués, loin de jouer contre la bonne fortune du pet-shop.la favorise.La possession d'un chat d’un piranha.d’un iguane, d’un tarentule, ou d'un simple mulot est un ersatz, un produit ou un être de remplacement compensatoire C’est un substitut à une absence, à une frustration d’un besoin trop coûteux ou dispendieux à satisfaire.Le petit animal que l’on a à soi.que l'on elève.que l'on cajole, dont on s'occupe et pour qui l'on se dévoue supplée à une absence, à un vide.C’est le dérivatif à l’ennui né de la solitude, c'est ce petit rien du tout qui bouge, qui chante, qui colore ce qui est terne, qui se caresse à vous, et qui ne demande presque rien en retour.Grâce à l'anima) d'agrément, on peut en arriver à se consoler de ne pouvoir faire, à défaut de pognon, un voyage aux îles, de n'avoir pas l’argent et le temps que réclame un enfant à soi.Le petit Pet, c’est le compagnon qui remplace tout et tous, relativement, bien sûr, mais il est presque une panacée aux frustrations en tous genres.J’ai un petit chiot à la maison.Il est de la famille.Je me surprends à dire:.«Va voir ton frère», et ce «frère» c'est mon dernier fils.J'entre d'une sortie, et quand il ne vient pas à ma rencontre, je sais qu’il est avec «sa mère», ma femme Je lui parle, il me regarde.Il vient déposer une balle à mes pieds pôur mesurer mon adresse à la sienne.Il me distrait, il m’émeut, il m'aime, et ce que j’apprécie par dessus tout, il ne me demande pas d’argent.Quand on sait qu’il n'y a que l’argent qui compte, un tel comportement.un si grand désintérêt, ça n’a pas de prix, car ça ne m’en coûte aucun.Albert BRIE LE DEVOIR est publié par I Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 21T rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1 Il est composé et Imprimé par l'Imprimerie Dumont, division du Groupe Québécor Inc., dont les ateliers sont situés â 9130 rue Boivin, Ville LaSalle.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et â dllluser les informations publiées dans LE DEVOIR — '-—ww, il $28 00.A l’étranger: $105,00/par année mois; $55 00; trois mois: $30.00.Édition samedi; $19 par année Édition quotidie livrée à domicile par porteur: $2 to par malne.Tarif de l'abonnement servi pi poste aérienne sur demande, Courrlei deuxième classe enregistrement nun 0858, Dépôt légal: Bibliothèque natlonali Québec.TlLlPHONB: 844-1381 (lignes groupèee).r Le Devoir, mercredi 26 mai 1982 ¦ 7 I La santé en régions éloignées Le problème est moins d’attirer que de retenir les médecins Peut-on espérer que les décisions seront basées davantage sur les besoins de la population et la possibilité médicale de répondre à ces besoins que sur des motifs purement politiques.par Jean Couture L'auteur de cet article est directeur du département de chirurgie de la faculté de médecine de l’Université Laval.Il est aussi conseiller auprès d’un conseil régional de la santé et des services sociaux.UN des objectifs principaux de la loi 27, est d’apporter une solution aux problèmes d’accessibilité des soins médicaux dans les régions éloignées.Pour atteindre ce but, la loi propose des mesures incitatives, surtout financières; qui auraient pour résultat de favoriser le recrutement de médecins généralistes ou spécialistes dans les régions où les effectifs sont absents ou encore insuffisants.Si, par cette législation, il s’avère possible d’attirer des médecins dans certaines régions moins bien pourvues, il n’est pas certain que les mesures proposées auront pour effet d’assurer que ces médecins y resteront.Jusqu’à maintenant, les mesures incitatives de cette nature (bourses ou primes d’éloignement) n’ont pas eu comme résultat d’assurer la continuité des soins.En général, les médecins s’acquittent de leurs devoirs envers l’État et s’installent subséquemment dans les milieux urbains ou dans des régions périphériques mieux organisées.Ces médecins quittent les régions éloignées surtout pour des raisons liées à l'exercice médical, soit un service de garde contraignant, l'absence de collègues pouvant agir comme consultants, le peu de contact avec la médecine scientifique, un accès difficile à des activités de formation continue, et une qualité de vie moins intéressante.Pour ces raisons, les mesures préconisées pourraient n'apporter que des résultats transitoires si les conditions d’exercice de la profession médicale ne sont pas modifiées considérablement; autrement, la présence temporaire de médecins dans les régions éloignées risque d’affecter sérieusement non seulement la continuité mais également la qualité des soins donnés à la population, üe plus, les conditions d’exercice des médecins sont liées de très près à la planification des services de santé, sujet auquel la loi 27 n’accorde que peu d'importance; or, il y a beaucoup à faire dans ce domaine car, depuis les travaux de la commission Castonguay-Nepveu, on a progressé très peu dans la planification des services de santé au Quebec.Les conditions d'exercice des médecins Les conditions d’exercice recherchées par les médecins généralistes, autant que les médecins spécialistes, doivent respecter, jusqu’à un certain point, la formation reçue à la faculté de médecine et la compétence acquise au cours des années d’apprentissage dans le réseau hospitalier.Le médecin, quel que soit son lieu d’exercice, recherche le contact quotidien avec d’autres confrères, il éprouve le besoin de consulter ses collègues, et finalement, recherche une appartenance hospitalière.En conséquence, il n’exerce plus seul ou à peu près.À chaque année, on en voit la démonstration lorsque les nouveaux diplômés de nos facultés de médecine, surtout ceux qui se destinent à la pratique générale, reçoivent leur permis d’exercice et font le choix de la localité où ils se proposent d’installer leur cabinet de consultation.Très fréquemment, ces jeunes médecins vont grossir les rangs d’un groupe déjà organise, ou décident d’exercer leur profession dans un endroit parfois très éloigné mais avec le concours de deux ou trois confrères.S’ils ne sont pas rattachés de près à un centre hospitalier, ils désirent neanmoins y avoir accès le plus possible.La dispensation des soins de première ligne, que ce soit dans un centre hospitalier ou un CLSC.peut être assurée sans la présence de médecins spécialistes sur place, mais la possibilité de consultation et de transferts rapides doit être prévue.Les mêmes observations peuvent être faites à propos de la pratique de la médecine spécialisée dans les régions éloignées.S’il était acceptable autrefois de voir certains médecins spécialistes, surtout en chirurgie générale ou en anesthésie, exercer seuls dans une région éloignée, cette situation est beaucoup moins désirable et presque impossible au-jourd hui.Ces médecins spécialistes, exerçant individuellement, n’y reste pas.De plus, l'absence d’autres spécialités de base dans un centre hospitalier éloigne le jeune spécialiste, car les conditions d’exercice qu’on lui offre sont complète- ment différentes des conditions d’exercice dont il a bénéficié durant sa formation.En d’autres mots, le médecin spécialiste désire lui aussi exercer en groupe et requiert également la présence d’autres disciplines connexes lui permettant d’exercer de façon satisfaisante.Donc, pour le médecin spécialiste exerçant dans les régions éloignées, le concept de «masse critique» est important car cela signifie le partage du service de garde, la possibilité de consultations avec d’autres collègues de la même discipline ou d’autres disciplines, un équipement spécialisé adéquat, un contact avec la médecine scientifique, la possibilité de maintenir ses connaissances par l’assistance à des congrès ou cours organisés, et enfin, la possibilité d’une meilleure qualité de vie.La planification des services médicaux La présence d’effectifs médicaux dans les régions éloignées ne sera assurée que s’il existe des conditions d’exercice medical plus favorables, or ces conditions ne se réaliseront que s’il existe une volonté politique de planifier de meilleure façon les services médicaux.Or, cette planification touche de près l’organisation de la médecine hospitalière dans les régions éloignées.Nous avons à Québec encore trop de centres hospitaliers dont la taille ne permet pas la dispensation de soins généraux et spécialisés de qualité; il s’agit souvent d’institutions comptant 100 lits ou moins, et où on ne retrouve souvent qu’un chirurgien général, un anesthésiste qui est bien souvent un omnipraticien et aucun autre spécialiste de base comme un interniste, un cardiologue, un gynécologue, un psychiatre ou un orthopédiste.Parfois, la plupart des services spécialisés sont assurés par des consultants ne venant qu’à intervalles réguliers.Dans ces cas, la continuité des soins n’est pas assurée ou l’est en partie par des médecins omnipraticiens.Dans de telles conditions, on ne peut prétendre que la qualité des soins peut etre aussi bonne que dans des centres hospitaliers mieux organisés.Il y a plus de 10 ans, la commission d’enquête sur la santé et le bien-être social écrivait: «On sait maintenant qu'un hôpital de 50 à 200 lits est beaucoup trop petit pour permettre la concentration minimale de personnel compétent et d’installations de toute première qualité.» Cette affirmation est tout aussi juste aujourd'hui qu elle l'était à ce moment-là.Les statistiques assez révélatrices, même inquiétantes, concernant l’organisation hospitalière dans les régions dites éloignées, soit le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie, le Nord-Ouest québécois et la Basse-Côte-Nord.Il y a 32 centres hospitaliers dans ces trois régions, soit huit comptant moins de 25 lits, sept de 25 à 100 lits, et 17 avec plus de 100 lits.Dans ce dernier groupe, cinq établissements sont reconnus comme dispensant des soins spécialisés et 11 des soins généraux.Pour le ministère des Affaires sociales, les centres hospitaliers classés comme établissements de courte durée de soins généraux et de soins spécialisés se définissent ainsi: «Les centres hospitaliers de soins généraux: .fournissent des services de chirurgie générale, de médecine, d’obstétrique a risques limités, d’anesthésie.de radiologie et de certains services de biologie médicale et de pharmacie.» «Les centres hospitaliers de soins spécialisés : .En outre des services offerts dans les centres hospitaliers de soins généraux assurent des services de médecine interne, de chirurgie, de biologie médicale et de pharmacie.Ils peuvent en outre offrir d’autres services, notamment dans le domaine de la pédiatrie, de l'obstétrique et de la psychiatrie.» Si les centres hospitaliers de ces trois régions sont bien classés d’après cette définition, on peut dire que, parmi les 17 centres hospitaliers comptant plus de 100 lits, il y a 11 établissements ne dispensant des services spécialisés qu'en cnirurgie générale et anesthésie.Il n’est donc pas surprenant que, dans la plupart de ces centres hospitaliers, il soit difficile de maintenir un service d’anesthésie et des services de radiologie et de laboratoire.La situation n'est pas tellement meilleure dans les cinq centres hospitaliers classés «établissements spécialisés» car.également dans ces centres hospitaliers, le recrutement de médecins spécialistes dans la plupart des disciplines a toujours créé des problèmes 11 existe donc un manque flagrant de planification régionale dans ces territoires, Malheureusement, il est problable.sinon certain, que l'absence de planification régionale ne se retrouve pas uniquement dans ces trois régions périphériques.En résumé, la loi 27 doit être considérée comme une étape dans la solution au problème des effectifs médicaux dans les régions éloignées.Les mesures proposées auront évidemment un effet bénéfique immédiat mais n'assureront pas la rétention des médecins dans ces régions.Même si on réussissait, par des mesures incitatives, à assurer une présence médicale régulière, il n’est pas sûr que la continuité et la qualité des soins puissent être maintenus s’il n'existe pas une meilleure organisation des services cliniques.Pour corriger cette situation, certaines mesures doivent être mises de l'avant, dont la concentration des services spécialisés dans moins de centres hospitaliers, la présence d'une masse critique de médecins dans les disciplines de base, et enfin des conditions d'exercice permettant aux médecins généralistes et spécialistes d’exercer leur profession dans un environnement comparable à ce que l’on peut retrouver dans les milieux urbains.Pour effectuer ce travail, une action concertée s'impose impliquant le ministère des Affaires sociales, les conseils régionaux et les facultés de médecine.Les conseils régionaux, déjà mandatés à cet égard par la loi 103 et de façon plus explicite par l’article 49 de la loi 27, seront appelés à amorcer ce processus de planification des effectifs médicaux dans tout le.Québec.Pour que ce travail soit efficace, médecins et administrateurs doivent participer ouvertement à ces discussions si l’on veut que les décisions proposées deviennent acceptables à tous les organismes et personnes intéressées.De plus, un tel travail doit se faire avec la participation des facultés de médecine, car toute décision concernant les effectifs médicaux doit tenir compte des ressources humaines prévues dans les programmes universitaires.Également, les directeurs de programmes facultaires sont bien placés pour informer les étudiants des besoins des régions et intéresser certains d'entre eux a un choix de carrière plus conforme à ces besoins.Finalement, le ministère des Affaires sociales, mieux informé de tous les aspects de ce problème, sera plus en mesure de prendre des décisions rationnelles visant à mieux planifier nos services de santé.Peut-on alors espérer que ces décisions seront basées davantage sur les be soins de la population et la possibilité pour la profession médicale de répondre a ces besoins que sur des motifs purement politiques?Droits et libertés au Canada Une réputation, déjà surfaite, qui s’est détériorée récemment par Gilles Tardif Extraits du rapport d'activités 1980-82, présenté par le président de ia Ligue des droits et libertés du Québec, au congrès de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) qui s’est tenu à Montréal la fin de semaine dernière.LES flons-flons de la grande fête du gouvernement canadien qui célébrait le récent rapatriement de l’Angleterre de la Constitution et l’enchâssement dans cette constitution d'une Charte des droits et libertés au pays, ont peut-être résonné jusque dans vos pays respectifs.Ici par contre, les fastes réjouissances officielles ont été troublées par les protestations véhémentes des nations autochtones, du Québec, des minorités nationales et des femmes qui n’ont pas, dans la nouvelle Loi fondamentale de ce pays, trouvé des garanties suffisantes à leurs droits et libertés.Car il faut bien le dire, la situation générale des droits et libertés, malgré la réputation surfaite de libéralisme et d'humanisme du Canada, s’est détériorée ces dernières années.D’ailleurs, à cet effet, il est significatif de souligner, qu’il y a un an, jour pour jour, le 21 mai dernier, le cabinet adoptait à l’insu du Parlement et évidemment de l'opinion publique, un décret sur la planification d’urgence prévoyant la mise au point de mesures exceptionnelles en cas d’urgence nationale appréhendée ou réelle, mesures allant du contrôle par l’État de la production, des prix et des salaires au camps d’internement pour civils.Ce décret radical s’ajoute à la loi des mesures de guerre toujours suspendue depuis 1970 comme une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes.Si nous devions qualifier ces deux dernières années, nous pourrions dire, qu’au sortir d’une crise organisationnelle, poli- ¦ Des députés indignes de l’être Est-ce que ça va durer encore longtemps?En quoi est-ce comique d'apprendre qu'une femme sur dix se fait battre par son conjoint?Quel qualificatif employer pour décrire l'ignoble attitude des députés mâles d’Ottawa?Odieuse, méprisante (et méprisable), ignominieuse, vulgaire, dégoûtante?Qu’attendent toutes les femmes et surtout celles qui pourraient utiliser une tribune publique (députées, journalistes, juges, artistes, S actrices.) pour manifester contre le geste horrible et impardonnable de ces messieurs les députés fédéraux et phallocrates qui rient lorsqu'on évoque le problème des femmes battues?tique et économique grave, la Ligue des droits et libertés s’est, dans un premier temps, redressée péniblement et, dans un second temps, s’est attelée avec de plus en plus d’énergie, d’enthousiasme et de ressources humaines de nouveau à la tâche de défendre des dossiers essentiels aux droits et libertés au Québec.Bien que très sommairement décrits, voici queloues-uns des champs d'intervention où la Ligue des droits et libertés a travaillé.¦ Appui aux nations autochtones — Au cours des deux dernières années, le Comité d’appui aux nations autochtones de la Ligue des droits et libertés à Montréal, de concert avec les comités semblables à Québec et Sept-Iles sur la Côte-Nord, a organisé son travail avec la collaboration régulière d’une trentaine de personnes.Le développement de l’éducation populaire autour des dossiers des nations autochtones s’est articulé autour de la publication régulière d'un bulletin d'information aux deux mois.L’Appui tiré à 1.000 exemplaires, de nombreuses séances d'information, cours, kiosques, animations dans les collèges, universités, places publiques.Actuellement, une brochure sur les Inuit dissidents du Nouveau-Québec est en préparation ainsi qu'un rapport d en-quete sur les évictions à Khanawake.Le Comité d'appui aux nations autochtones a enfin été très actif dans la préparation de l'atelier sur les autochtones d’Amérique de la présente Conférence internationale de la FIDH.¦ Défense des droits des détenus — L'Office des droits des détenus de la Ligue des droits et libertés quant à lui a poursuivi son travail de longue haleine sur la problématique des détenus, prévenus et ex-détenus, cette catégorie de citoyens si fortement marginalisée par notre société.La vigilance de l’Office des droits des détenus quant à l’analyse de la conjoncture est quasi légendaire.Au cours des deux dernières années, pas moins de vingt-cinq conférences de presse ou communiqués de presse et une quarantaine Le fait qu'ils aient finalement consenti à des excuses publiques, mais du bout des lèvres ne diminue en rien le poids et la signification de leurs réactions premières Judy Erola.Margaret Mitchell et toutes les autres députées se devraient de démissionner après un tel affront et demander à toutes les femmes (la majorité de l’électorat) et les hommes dignes de ce nom de ne voter dorénavant que pour des candidates, de quel-qu'allégeance que ce soit, car au niveau de la souffrance humaine seules la solidarité et la compréhension ont cours.Déjà j'ai eu honte d'appartenir à ce «grand» pays qui laissait dans sa nouvelle (moderne?) constitution les droits des femmes à l égalité au bon vouloir (et facile mépris) de ces premiers (et derniers) mini-ministres par une clause dérogatoire et un troc scandaleux et aujourd'hui après la consternation, c'est le dépit et l'écœurement qui m'envahissent.David FINES Montréal, 18 mai d'émissions de télévision ou de radio sur des thèmes allant des meurtres et «suicides» dans les pénitenciers et postes de police, au droit de vote des détenus, à la construction de nouvelles prisons aux conditions inhumaines de detention ont retenu l’attention du public.Poursuivant son travail d’information, l’Office des droits des détenus a publié à un millier d’exemplaires son bulletin d’information Face d la Justice et développé l’animation autour du projet de charte des droits des détenus en plus d’organiser en août de chaque année de la Journée nationale pour la justice en prison et à l’automne de la Semaine des prisonniers.Actuellement, l’Office rendouble d’énergie dans une campagne en vue de la fermeture du Centre de développement correctionnel, un pénitencier monstrueux à sécurité maximum conçu pour y incarcérer les détenus dits «intraitables» et, les soumettre à un programme de privation sensorielle et de destruction de leur personnalité.Dans cette bataille pour fermer le CDC, l'Organisation de soutien à la lutte des prisonniers a été réavivée, des causes-types légales sont portées systématiquement en Cour fédérale ou en Cour supérieure.En plus, comme le Comité d’appui aux nations autochtones, d’être actif dans la préparation de la présente Conférence internationale de la FIDH, l’Office des droits des détenus a encadré plusieurs recherches dont une sur les différents abus de pouvoir dont le viol et la brutalité policière qui sera prochainement publiée aux Éditions Québec-Amérique et une sur les conditions de détention des femmes.¦ Vigilance face d la «sécurité nationale» — L intérêt que porte la Ligue des droits et libertés a toute la problématique de la «sécurité nationale», raison d’État qui permet les pires abus et crimes dans nos sociétés dites démocratiques, ne s’est pas démenti au cours de la récente période.En effet, d’une part, le Comité sur la «sécurité nationale» de la Ligue a analysé la législation et rédigé des mémoires au niveau du gouvernement fédéral et provincial sur les lois d’accès à l’information gouvernementale et du droit d’accès des citoyens aux dossiers et renseignements personnels que l’État détient sur leur personne.Le Comité sur la sécurité nationale, suite aux rapports des commissions Keable et McDonald sur les actes illégaux et criminels des corps policiers a exigé des poursuites judiciaires contre les violations au code criminel et la cessation immédiate de l’infiltration policière dans les organismes syndicaux, politiques et populaires.L’objectif du comité est de développer éventuellement un cahier de revendications sur l'ensemble du contrôle démocratique des corps policiers En outre, le comité a participé Tan dernier à la rédaction et à la diffusion d’un dossier conjoint Ligue des droits et libertés Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec intitulé: La répression: l’escalade se poursuit (10,000 exemplaires).ce/The Law and the Police: Know your Rights! Cette brochure, rédigée en langage simple et accessible, est destinée à la population en général pour la sensibiliser au phénomène de la brutalité policière et l’informer.Elle constitue également un guide d'action face à la repression policière pour les individus et organismes sociaux susceptibles d’avoir à réagir aux «interférences» des corps policiers.Dans le cours de son travail — le Comité contre la brutalité policière a étudié environ 200 dossiers depuis quatre ans dont queloues 75 ont fait l’objet de plaintes officielles à la Commission de police du Québec — le comité traite outre le cas à cas, des cas collectifs comme le dossier Matane où à l’occasion de la Journée internationale des femmes 1981, il y avait eu dans cette ville de la Gaspésie une intervention policière brutale et des arrestations et poursuites judiciaires sélectives contres cinq militants.¦ Promotion des libertés académiques — Un Comité des libertés académiques existe à la Ligue des droits et libertés et on peut dire qu'il a eu du fil à retordre quant à l’espace de démocratie de ce secteur.En effet, depuis en particulier deux ans, le comité s’occupe, surtout au niveau de l’enseignement supérieur, de nombreux congédiements arbitraires de professeurs.Cette pratique de congédier pour des raisons politiques sous le couvert de «l’inefficacité scientifique» des professeurs se développe présentement au Québec et nécessite des interventions énergiques pour contrer les vira- ges à droite dans le domaine de l’éducation.Outre le cas à cas régulier, le comité est à rédiger un outil de sensibilisation plus large, un Manifeste des libertés academiques qui sera prêt cet automne.¦ Défense des droits sociaux et économiques — La permanence à l'accueil de la Ligue des droits et libertés reçoit environ une quinzaine d’appels par jour de personnes se sentant lésees dans leurs droits.Certaines de ces demandes sont référées aux comités thématiques de la Ligue ou aux organismes du milieu spécialisés dans différents domaines.Certaines autres demandes nécessitent un traitement autonome et complet de la part de la responsable à l’accueil et de l'équipe de bénévoles qui la seconde.Le travail consiste en la cueillette de l’information.la vérification des faits, leur analyse et évaluation en fonction des priorités et prises de position de la Ligue et le traitement approprié des cas.* Comités régionaux — Trois comités régionaux de la Ligue des droits et libertés sont actuellement en fonction avec des mandats spécifiques et autonomes découlant des diverses priorités régionales.Ce sont les comités de Gaspé, Sept-îles et de l'Estrie Sans rendre justice à tout le travail qui s’effectue au niveau des régions, mais pour en donner une brève idee, voici certaines des activités: projet d’éducation populaire sur les Neo-Québécois à Sherbrooke, dossier sur l’obtention d’une carte passe-partout pour les personnes handicapées, colloque sur la santé mentale et les services communautaires.soirée de solidarité avec le peuple polonais, objection à la construction d'une nouvelle prison.Une des priorités de la Ligue dans les mois qui viennent est l’extension et la consolidation du réseau des ligues affiliées à la Ligue des droits et libertés.De plus, un nouveau Comité immigration voit le jour depuis quelques semaines ainsi que se développe et s’articule une recherche sur l’histoire des vingt ans de la Ligue des droits et libertés au Québec.En conclusion Mis bout à bout, toutes les facettes du travail accompli à la Ligue des droits et libertés tissent un écheveau assez complexe et diversifié Ces interventions s'ajoutent aux représentations au niveau international en solidarité avec le peuple polonais contre la torture en Iran et en Turquie, pour les droits des Palestiniens, en soutien au peuple du Nicaragua et du Salvador, et contre des manifestations de répression qui gagnent même les pays de démocratie occidentale comme l'Italie.Ce cju'il faut saisir, c'est que l’interven tion.de plus en plus soutenue de la Ligue des droits et libertés, n'est possible que grâce au militantisme de centaines de bénévoles, et de l’infrastructure de la Ligue ui devient graduellement viable et qui epuis trois mois publie même un bulletin d’information.Ce qu'il faut saisir, c'est notre profond désir de travailler en collaboration avec tous les groupes, organisations et indivi dus oeuvrant dans les milieux populaires! syndicaux, religieux et démocratiques C'est notre désir de collaborations fructueuses avec les Ligues canadiennes et celles d'ailleurs.¦ Dénonciation de la brutalité policière — Résultat du travail des dernières années, le Comité contre la brutalité policière de la Ligue des droits et libertés vient de publier, u y a deux semaines, une brochure (version française et anglaise) intitulée Le Citoyen face d la poli- Grande vente d’été! 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plaintes sur des reportages parus dans des quotidiens qui n’appartiennent pas à un conseil de presse.Le gouvernement voudrait que ce conseil reflète les caractéristiques régionales et linguistiques du Canada, ainsi que le point de vue de l’éditeur et du journaliste.Le conseil sera financé par une fondation créée par le gouvernement; ¦ le gouvernement a décidé de lancer un programme quinquennal de partage des coûts avec des quotidiens canadiens — appartenant ou pas à des chaînes — en vertu duquel ces quotidiens se doteraient «d’antennes» dans d’autres provinces ou à l’étranger.Sur une période de trois ans, la contribution maximale d’Ottawa serait de $50,000 par année et par antenne.Globalement, le gouvernement verserait annuellement le montant maximum de $1 million pour l’établissement de dix antennes étrangères et de dix antennes régionales.«Compte tenu du fait qu’à peine une poignée de journalistes francophones informent les Québécois des événements qui surviennent à l’extérieur de leur province et de la région de la capitale nationale, en raison du petit nombre de journalistes qui rendent compte des événements a caractère régional qui surviennent aux quatre coins du pays, les lecteurs de journaux canadiens demeurent insuffisamment informés de ce qui se passe dans les autres régions du pays», a déclaré le ministre Le gouvernement a décidé en dernier lieu d’ordonner au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications (CRTC) lors de l’étude du renouvellement ou d’une demande de licences d’interdire aux quotidiens d’acquérir le contrôle de sociétés détentrices de licences de radiodiffusion fédérales dans la même région.Sauf dans des cas précis, la décision du cabinet signifie qu’une société ne sera pas autorisée à contrôler un quotidien ainsi qu'une station de radio ou de télévision dans la même région.À la suite de ce discours, M.Fleming doit donner ce matin une conférence de presse à Ottawa pour expliquer les propositions qu’il a énoncées hier à London.À propos du conseil de presse, M.Fleming a déclaré que les «Canadiens doivent disposer d une tribune pour exprimer leur mécontentement à l’égard des reportages de la presse, sans etre obligés de recourir aux tribunaux, les frais de justice étant ce qu’ils sont».«De plus, lorsque Ton songe que les médecins, les avocats, les radiodiffu-seurs et les ingénieurs sont tous assujettis à une certaine forme de réglementation, je n’arrive pas à comprendre la réticence de certains milieux de la presse à une évaluation libre et objective de leur produit», a dit M.Fleming.Le ministre a soutenu que le gou vernement veut assumer ses responsabilités par l’entremise du législateur «puis laisser les choses 'suivre leur cours».«En somme, ce que nous voulons, c’est garantir la liberté de la presse en évitant la concentration de celle-ci aux mains d’une puissance, publique ou privée, et les mesures d’intimidation qui pourraient en découler».«Après cette incursion, qui sera aussi brève que possible, le gouvernement n’interviendra plus», a conclu M.Fleming.Ces propositions font suite aux travaux de la Commission Kent sur la situation des médias au Canada, sans pour autant suivre à la lettre ce que recommandaient les commissaires.?Cannes Radziwilowicz, l'Homme de fer et de marbre qui devient ici l’Homme du cinéma, Hanna Schygulla, la grande vedette du cinéma allemand actuel, Michel Piccoli que Godard avait aussi utilisé dans Le mépris et Isabelle Huppert qui jouait aussi Sauve qui peut.Dans sa conférence de presse, Jean-Luc Godard, énorme cigare à la bouche, a lancé quelques phrases-choc.À propos de Passion, il a dit «Dans ce film, le cinéma c’est la métaphore du travail».Et plus loin, «C’est le social et sa métaphore».«Un film entre deux».Quant à l’histoire, ce qu’on appelle habituellement le scenario: «Le scénario a été inventé par les comptables», a répondu Godard.Si Passion est une production principalement suisse, on a pu voir aussi nier le dernier long métrage français de la compétition, A toute allure du cinéaste Robert Kramer.Deux jeunes, un garçon et une fille, veulent pratiquer le roller-derby et faire partie d’une équipe de Chicago Ils comptent sur l’aide d’un journaliste pour payer le voyage jusqu’en Amérique de façon à participer aux épreuves de selection.Mais tout s écroule et rien ne fonctionne.On les voit faire du patin à roulettes, on entend une musique rock, on sent que Kramer veut nous parler de la jeunesse, ses rêves et ses culs-de-sac, mais le scénario est d’un vide incommensurable.A toute allure, le film le plus court de la compétition (une heure) aura donc semble un des plus longs.Produit originalement pour la télévision, on est en droit de se demander ce que cette réalisation faisait dans la compétition.Pas parce qu’il s’agit d’un film TV, mais parce que ce film ne dit rien, ou si peu, et le dit mal.La participation française à la compétition, Invitation au voyage, Douce enquête sur la violence et A toute allure, aura donc été d’une faiblesse inouie, consternante même.D’ailleurs dans le journal Le Monde, Jean Cau, en dénonçant le choix qui avait été fait, _ y est allé de ses invectives les plus' vilrioliques.En compétition aussi ces deux derniers jours, Jamais de la vie de l’Allemand Werner Schroeter, Carole Bouquet v joue le rôle d’une jeune femme dont les exigences devant la vie la conduisent tout droit à l’asile où finalement elle restera pour de bon.Films de délire et de démence Si Lindsay Anderson a signé Britannia Hospital, Schroeter semble avoir signé ici son Germania Hospital, le comique en moins.On dira le One Flew over the Cuckoo's Nest de la nouvelle vague allemande.Lors de la présentation à la presse, ce film où dominent le gris, le bleu et le blanc a été sifflé.Le principal intérêt de ce film est en fait d’avoir utilisé Carole Bouquet, une comédienne qui habituellement joue dans les films nettement plus commerciaux dont les James Bond.Enfin, parmi les derniers films de la compétition, un long métrage cu-cubain d’Humberto Solas intitule Cé-cilia et réalisé à partir d’un classique de la littérature cubaine du vingtième siècle, Cecilia Valdez de Ce-rilo Volaverde.Il s’agit d’un long récit romanesque, le film dure deux heures 40 minutes, axé sur une belle métisse qui veut améliorer son sort en épousant un jeune blanc de l’aristocratie esclavagiste.Si le propos veut dénoncer le sort fait aux noirs et aux métisses, il prend plus souvent qu’autrement l’allure d’une banale grosse production qui a coûté près de $5 millions, un budget colossal pour un film cubain, fait penser à une sorte de Gone with the Wind, version La Havane, ou à une sorte de Roots cubain.Vous voyez le genre.Dialogues ridicules, mise en scène éeulée, romantisme dépassé.Du côté des sections non compétitives, signalons quelques titres de films dignes d’intérêt: Irezumi, esprit de tatouage du Japonais Hoichi Takabayashi, Les papiers d’aspern d’Edouardo de Gregorio, Too Far to Go de l’Américain Fielder Cook, La Famille Orozco du Péruvien Jorge Reyes, tous quatre présentés dans la Quinzaine des réalisateurs, et Ballade d blanc, premier long métrage de Bertrand Gauthier inscrit dans la section perspectives du cinéma français.Enfin, c’est aujourd’hui que le jury devra faire connaître le palmarès du festival.Ce jury est formé cette anfiée de Giorgio Strehler, Suzo Cechi d’Amico, Geraldine Chaplin, Jean Jacques Annaud, Florian Hopf, Sidney Lumet, Gabriel Garcia Marquez, Mrinal Sen, Claude Soule et René Thénevet.Parions que Yol, d’Yilmaz Guney, Missing de Costa Gavras, Moonlighting de Skoli-mowski, Un autre regard de Ka-roly Makk, La Notte Di San Lorenzo des frères Taviani et La nuit de Varennes seront parmi les films primés.Mais parier c’est souvent se tromper.On verra bien.?Hausse Parizeau estime que les nouvelles hausses qu’il annonce devraient «créer un minimum de perturbation».Pour l’essentiel, il veut limiter ces hausses à des «mesures temporaires».Au total, les taxes à la consommation rapporteront $4,086 millions en 82-83, dont $2,130 millions au seul titre des ventes au détail.Les carburants contribueront pour $1,294 millions, les tabacs pour $291 millions, les repas et Thotellerie pour $275 millions, et les autres (dont les télécommunications et la publicité électronique) pour $96 millions D’autre part, M.Parizeau a demandé à la SAQ d’augmenter son dividende de $50 millions, soit $25 millions de plus que prévu.À son avis, des études récentes démontrent que les prix des vins et spiritueux au Québec ont augmenté plus lentement qu’ailleurs.De plus, certaines modifications pourraient être apportées au fonctionnement et aux politiques de la SAQ En droits et permis, les boissons alcooliques contribueront pour $70 millions au budget de Tannée, tandis que la SAQ transférera $275 millions à M.Parizeau.Quant à l’augmentation sur les cigarettes, le ministre estime qu’elle «peut être portée par les consommateurs qui tiennent à leurs habitudes et viendra satisfaire ceux qui luttent avec énergie contre le tabagisme».Le prix moyen de vente au détail, avant taxe, d’un carton de 200 ci-arettes est augmenté de 37 cents, soit de cents pour un paquet de 25 cigarettes.M.Parizeau a d’autre part annoncé une légère baisse des impôts, «devenue habituelle», dit-il.Le 1er janvier 1983, les exemptions personnelles seront encore augmentées de 7.5%, ce qui entraînera une réduction d’impôt d environ $300 millions.A titre d’exemple, l’exemption personnelle de base passera à $5,030, celle de personne mariée à $3,770, l'exemption supplémentaire pour les personnes âgées de 65 ans et plus atteindra $2,100.Le gouvernement a tenté, au cours des dernieres années, de réduire l'écart du fardeau fiscal des Québécois par rapport à celui des Ontariens.Cet écart est tombé à 7,3% en 1980, soit près de la moitié de ce qu'il était en 1976.Mais le Québec a perdu le terrain gagné et, cette année, l'écart remonte à 14 4%.«Si rien n’est fait au cours des prochaines années, note M.Parizeau, cet écart pourrait demeurer à ce niveau et peut-être s'accroître légèrement».Plus précisément, le fardeau fiscal des particuliers est cette année de 14% plus élevé au Québec qu’en Ontario; et il pourrait atteindre, si on laisse aller les tendances actuelles.17% d'ici deux ans.Dans le cas des entreprises, il n'y avait pas avec l'Ontario, d’écart il y a cinq ans.Il y en avait un de 9% en 1981, et il va atteindre 15% cette année.Donc, l’amélioration de la situation budgétaire prévue pour les deux prochaines années est.pour une bonne part, due à ce que le fardeau fiscal demeurerait encore très lourd par rapport à celui de l’Ontario.Il n'y a pas là ae quoi pavoiser, note M.Parizeau.Dans la mesure où l’Ontario est collectivement plus riche que le Québec, un écart de fardeau fiscal entre les deux provinces est toujours possible: pour retirer des revenus identiques à l’Ontario, il faut au Québec imposer à un taux plus élevé sur une assiette fiscale plus petite.Le gouvernement a toujours comme objectif prioritaire de réduire le fardeau fiscal des Québécois, dit M.Parizeau.«Cet objectif demeure, même si les difficultés économiques et les coupures dans les transferts du gouvernement fédéral nous obligent à agrandir un écart que nous aviosn refermé».M.Parizeau a annoncé d’autre part que la loi des impôts successoraux sera modifiée de façon à ce que des oeuvres d’art puissent etre acquises par le gouvernement du Québec ou par des musees, selon une formule de dation en paiement, en remplacement du paiement des droits successoraux.Cette mesure s’applique à toute succession ouverte à partir de minuit hier La mesure vise à conserver au Québec des biens culturels exceptionnels (oeuvres d’art, livres, cartes, etc.) Le ministre des Finances a par ailleurs annoncé une augmentation de 1% des droits sur le pari mutuel, dont le produit, $3 millions, servira au financement de l'amélioration de l’industrie chevaline et des courses.M.Parizeau estime d’autre part que certaines propositions, notamment celle d’un centre bancaire international à Montréal, sont fort intéressantes mais ne sont pas encore au point.«Dans la mesure où elles sont précisées, dit-il, on pourra les faire intervenir dans le courant de Tannée qui vient, si l’état des finances le permet.Il est clair, cependant, que pour le moment, elles doivent s’effacer devant la nécessité de rétablir les grands équilibres des finances publiques».Par exemple, concernant le centre bancaire, le caucus libéral fédéral est d’accord, mais c’est M.MacEachen qu’il faut convaincre.Lorsqu’il le sera, le Québec est disposé à jouer le rôle d’appoint qui est le sien, dit M.Parizeau.?Parizeau québécoise; les contributions ne seront plus admissibles à compter de Tan prochain En ce qui a trait à la situation de l’emploi, on ne note qu'une rapide allusion au programme de remise au travail de 25,000 assistés sociaux, mis au point récemment par le ministère du Travail, de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu.La fiscalité des entreprises n’est pas modifiée.M.Parizeau entend harmoniser les dispositions de la loi québécoise des impôts en tenant compte des changements annoncés dans le budget fédéral du 12 novembre dernier.Il se reserve cependant le droit d’apporter «certaines exemptions ou adaptations à ces mesures de concordance».Le ministre ouvre ainsi la porte aux pressions des milieux d’affaires fortement irrités par certaines dispositions du budget MacEachen.Bien que fort intéressant, le projet d'un Centre bancaire international a Montréal «n’est pas encore au point» et le ministre pourrait apporter des changements à la fiscalité des banques au cours de Tannée «si l’état des finances le permet».Le régime fiscal préférentiel relié à Tépargne-actions n’est pas changé en dépit des rumeurs qui circulaient en ce sens depuis quelques semaines.Québec maintient également son impôt sur les successions.Cependant, M Parizeau se dit disposé à accepter des oeuvres d’art (tableaux, sculptures, etc.) en paiement des droits requis lors de la taxation des héritages.Le ministre des Finances a tenu à rappeler aux contribuables québécois qu'ils profiteront d’une indexation de 7.5% des différentes exemptions dans le calcul des impôts.L’exemption personnelle de base passera de $4,680 cette année à $5,030 Tan prochain Dans l’ensemble, le grand argentier du Québec a suivi une demarche assez voisine de celle de son collègue de l’Ontario.M.Frank Miller qui a, lui aussi, le 13 mai, puisé dans les impôts indirects.L’Ontario a étendu à une foule de produits sa taxe de vente de 7%: matériaux de construction, fournitures scolaires, confiserie, magazines, produits hygiéniques, etc.M.Parizeau n’a pas caché son inquiétude face à l’avenir: «On termine donc Tannée à l’intérieur des objectifs que Ton s'était fixés mais avec une veritable appréhension de l’avenir.«La récession mord de plus en plus sur le rendement des divers impôts et taxes, a dit M.Parizeau.Cependant, les chiffres dévoilés hier montrent qu il a fait un coup de maître fiscal, en novembre, en doublant la taxe sur l’essence, qui cette année lui rapportera $1.3 milliard, soit presque le triple du niveau de 1980.» Mais ce sont surtout les arrangements fiscaux avec Ottawa qui causent des soucis au ministre des Finances.Ce dernier a rappelé longuement l’évolution des tractations avec Ottawa au cours du printemps.En 1982, Québec ne s'en tirera pas trop mal puisqu'il récupérera des crédits dus en raison de la sous-évaluation de la population québécoise par Statistique Canada.«Au total, les provinces perdent $1.26 milliard.Le Quéoec perd 42% de ce que perdent l’ensemble des provinces, soit $82 par habitant», a lance M.Parizeau, Les transferts fédéraux - qui représentent un peu plus de 25% des revenus du gouvernement québécois — augmentent de 7.5% cette année en raison du facteur statistique.L’an prochain, la croissance ne sera que de 2% seulement.«Il s’agit là d’une tentative délibérée de déstabiliser les finances publiques du Québec,» selon le ministre, qui a ajouté: «Ce qui s’est produit sur le plan constitutionnel apparaît maintenant sur le plan financier.» L’évolution comparative des impôts inquiète également M.Parizeau Québec n’indexe qu’à 7.5% les exemptions alors que du côté fédéral et des autres provinces, l’ajustement annuel est de près de 10%.«Le fardeau des particuliers était en 1977 près de 20% au-dessus de celui des Ontariens, a-t-il signalé.Nous avons réduit cet écart à moins de 10% en 1981.Il remonte toutefois à 14%> en 1982 et serait susceptible, si nous laissons aller les tendances actuelles, d’atteindre 17% d’ici deux ans.» Pour les compagnies, l’écart grimpera à 15% cette année mais glissera a 10% Tan prochain, en raison des changements du dernier budget de M.Miller.Au chapitre de la dette du Québec, le ministre a montré son attachement au principe selon lequel un gouvernement ne doit pas emprunter «pour payer Tépi-cerie».Les investissements doivent donc égaler les emprunts.L’an dernier, on a dépassé de 2% la cote d’équilibre «Un déficit de $3 milliards et des besoins financiers nets de $2 milliards doivent être maintenus en 1982-1983.On peut bien dépasser légèrement ces niveaux et se placer aux mêmes niveaux que Tan dernier, compte tenu de la situation économique; cependant, il faut éviter d’aller plus loin.» Enfin, M Parizeau a établi la liste ces cinq priorités au sein d’un plan d’action face à la conjoncture économique.Le premier objectif est de réduire le coût des services publics pour ensuite «ramener les rémunérations du secteur public à un niveau plus conforme à ce qui se paie dans le secteur privé».Troisièmement, il faut faire «redémarrer la construction» et ensuite maintenir le fardeau fiscal au minimum nécessaire.Enfin, le dernier grand objectif est «de commencer dès maintenant à esquisser les voies du relèvement de l’économie du Les syndicats lanceront un appel à la résistance par Paule des Rivières QUÉBEC — Les syndicats du secteur public lanceront un «appel à la résistance» devant un budget «accablant», «conservateur» et «reaganiste».C’est ce qu’ont déclaré hier soir le président de la Centrale de l’enseignement du Québec, celui de la Confédération des syndicats nationaux et celui du Syndicat des fonctionnaires du gouvernement du Québec, MM Robert Gaulin, Norbert Rodrigue et Jean-Louis Harguindeguy.Les chefs syndicaux ne se sont pas montrés surpris outre mesure des $600 millions que le gouvernement ira chercher chez leurs membres au début de 1983 mais trouvent très injuste d’être les seuls visés.Au cours d’une conférence de presse qui a suivi le dévoilement du budget par M.Jacques Parizeau, M.Gaulin, presi- dent d’une centrale qui retroupe 80,000 enseignants, a déclare: «nous demanderons aux syndiqués de résister à toute tentative de faire payer le secteur public».Le chef syndical, qui quitte la présidence de son organisme en juin, a déclaré qu’il s’attendait à ce que ses membres exercent des pressions pour que les négociateurs syndicaux ne se prêtent pas au jeu de la négociation, complètement court-circuitée par «des actions unilatérales».Le gouvernement doit présenter une loi spéciale demain, qui précisera quel syndiqué verra son salaire réduit au cours des trois premiers mois de 1983, et de combien.Ce n’est donc pas à un gel des salaires auquel sont conviés les salariés du secteur public mais à une réduction, au début ae 1983.Toutefois, dans son budget, le ministre des Finances invite les syndicats à ré-examiner son projet initial du gel pour 1982, possible si les syndicats acceptent de rouvrir leurs contrats.Mais, hier, les syndicats ne semblaient pas chauds du tout à cette idée.En fait, autant l’ensemble du budget leur semble «éteint», à l’image de ce gouvernement qui «ne trouve rien d’autre de dire qu’il faut se tourner vers Washington et attendre que les taux d’intérêt baissent» et peu imaginatif, autant l’annonce d’une loi pour en cadrer la prochaine négociation leur apparaît «du jamais vu».M.Gaulin a reagi plus vivement que M.Rodrigue qui quitte aussi la présidence de la CSN, mais ce dernier a promis une réaction plus élaborée jeudi, quand les 1,800 délégués au congrès biennal de la CSN discuteront le budget.D’ailleurs, la CSN avait déjà envisagé une manifestation jeudi midi devant l’Assemblée nationale, pour protester contre le budget.Elle ne voit aucune raison de l’annuler.Selon le milieu des affaires Le budget Parizeau n’assure pas la relance de l’économie par André Bouthillier Le sixième budget du ministre des Finances, M.Jacques Parizeau, ne contient aucune nouvelle mesure pour développer l’économie du Québec, estime le milieu des affaires.Bien que satisfaits de la décision de geler les salaires de la fonction publique, Tes différents organismes représentant les entreprises d’ici ont en effet exprimé leur grande déception face au peu d’imagination de l’argentier de l’Assemblée nationale.«Il y a bien le programme de relance de la construction, de dire M.Sébastien Allard, président du Conseil du patronat du Québec, mais il est difficile d’en connaître le véritable impact tant que le ministre de l’Habitation n’en dévoilera pas les détails».«Et à supposer que ce programme fonctionne, avez-vous pensé quels seront les effets sur le marche de la maison existante qui est déjà déprimé?», demande pour sa part le président de la Chambre de commerce de la province de Québec, M.Jean-Paul Lambert.Pourtant directement concernée par le plan de relance du bâtiment, l’Association de la construction de Montréal et du Québec se dit aussi peu satisfaite de la proposition.«D’abord, fait remarquer son porte-parole, M.Jacques Théoret, la construction domiciliaire ne représente que le tiers des activités de notre industrie.Pourquoi alors demander la contribution des entrepreneurs de l’ensemble de notre secteur?Ensuite, la hausse delà taxe de vente au détail (8 à 9%) n’aidera pas nos membres qui vendent des matériaux.» La plupart des associations interrogées ont d autre part sévèrement critique la décision de M.Parizeau d’harmoniser le budget d’hier avec les mesures fiscales annoncées et à venir du ministre fédéral des Finances, M.Allan MacEachen, lequel a supprimé les abris fiscaux pour les cadres et les entreprises.«Et si M.MacEachen décide d’aller de Tavant avec son projet d’imposer une taxe de 12% sur les dividendes des corporations, nos entreprises auraient une taxe doublée à 24%.Cela n’a aucun sens», a lancé le président de la Société pour le progrès de la Rive-Sud, M, Jacques Delarue.Mis à part le plan Biron, M.Delarue croit que le budget «6» du gouvernement Lévesque ne propose rien pour inciter les Québécois à avoir confiance en leur économie.«Pas même une mesure pour motiver les secteurs de pointe, les firmes exportatrices.» a-t-il dit.Concernant l’ensemble du budget, la Chambre de commerce du district de Montréal a tout de même exprimé sa satisfaction.«Nous avons reçu une réponse positive à nos trois demandes», de déclarer son président, M.Serge Saucier.Ces demandes étaient: aucune augmentation d’impôt pour les particuliers et les entreprises, gel de la masse salariale de la fonction publique et entente de principe sur l’instauration d’un centre bancaire international à Montréal.«Il faut comprendre, a précisé M.Saucier, que le ministre des Finances n’avait pas une grande marge de manoeuvre.Globalement, Québec a eu le courage de poser des gestes très attendus.Nous pourrons maintenant respirer un peu mieux».Selon l’Association des manufacturiers de bois de sciage du Québec, le gouvernement ne pourra pas atteindre son objectif de 50,000 unités de logement construites en 18 mois, La raison: le programme n’est pas assez intéressant pour le consommateur.L’Association des marchands détaillants qualifie la hausse de taxe au détail de «dangereuse», tandis que le CPQ et la Chambre de commerce du Québec croient que les commerçants des régions frontalières de la province vont être «drôlement pénalisés» par cette augmentation.«M.Parizeau n’a rien perdu de son élégance dans sa façon de nous séparer de notre argent sans que cela ne paraisse à première vue», de dire M.Lambert.Selon le vice-président de l’Association des manufacturiers canadiens — section du Québec, M.Claude Dessureault, le budget est réaliste car la réduction des salaires de la fonction publique va à moyen terme diminuer le fardeau fiscal des entreprises.L’Association des commissaires industriels du Québec s’est prononcée en faveur du programme de construction tel que proposé Enfin, le Conseil des gens d’affaires du Québec s’est dit déçu de l’absence de mesures pour diminuer les impôts des petites entreprises comme Ta fait le gouvernement ontarien dans son récent budget (abolition de l’impôt sur deux ans).Québec».Au début de son exposé, le ministre a expliqué que la mauvaise situation actuelle de l’économie québécoise était attribuable à trois facteurs particuliers au Québec : la baisse nécessaire des investissements d’Hydro-Québec, la presence d’un plus grand nombre de PME, plus sensibles aux fluctuations du crédit, et finalement l’endettement assez important de ces petites et moyennes firmes au cours des dernières années.Malgré tout, les prévisions du gouvernement québécois vont dans le sens d’une augmentation annuelle de 2,4% de l’économie d’ici 1985 contre une croissance nulle entre 1980 et 1982.?Jean-Paul II ma tique.Aussi bien, le souverain pontife verra comme prévu la reine Elizabeth, chef de l’Église anglicane.Mais il ne s’agira pas d’une visite politique: le saint père ne recevra pas durant son séjour le corps diplomatique comme il est de coutume, et aucune rencontre avec le premier ministre britannique n’est inscrite au programme.Mme Thatcher elle-même avait suggéré de s’abstenir de toute rencontre avec le saint-père pour conserver à la visite pontificale son caractère pastoral.Cette ambiguïté politique levée, la visite de Jean-Paul II pourra prendre la dimension oecuménique qui constitue son premier objectif, souligne-t-on dans les milieux catholiques britanniques.Les deux Églises, catholique et anglicane, brouillées depuis quatre siècles et demi, ont entrepris en effet ces dernières années un travail de rapprochement, qu’a illustré la publication voici deux mois d’un «rapport final» sur les moyens d’opérer une réconciliation définitive.Le rétablissement de relations diplomatiques entre Londres et le Vatican, annoncé le 16 janvier dernier, constitue un autre facteur de rapprochement important entre les deux confessions.Jean-Paul II et le primat anglican, le révérend Robert Runcie, illustreront ce rapprochement en concélébrant samedi un office à Cantorberry, le siège de la foi anglicale.Jean-Paul II doit par ailleurs célébrer vendredi matin une messe à la cathédrale de Westminster, le jour même de son arrivée.Par la suite, il se rendra à Coventry, où il célébrera la messe de Pentecôte, à Liverpool, à Manchester, à York, à Edimbourg, à Glasgow et enfin à Cardiff.En Argentine, la confirmation de la visite papale en Grande-Bretagne a causé un malaise certain dans la communauté catholique Dans certains milieux catholiques, on jugeait notamment qu’il eût été préférable que Jean-Paul II renonce à ce voyage, ou qu’au moins il le reporte.Le journal de centre droit «Clarin» écrivait nier que cette visite en Grande-Bretagne se trouvait «gravement affectée par l’ampleur du conflit des Malouines».«Conviccion», journal proche de la marine.adoptait une attitude plus critique en titrant: «Pour Londres, le pape oublie l’Amérique latine», et en ajoutant que sa décision provoque «un visible mécontentement» dans toute l’Amérique du Sud et centrale, particulièrement en Argentine D’autres organes de presse, plus conciliants, soulignent qu’il serait toutefois er-ronné de ne pas apprécier l’importance de cette visite pour Tunité des catholiques et des anglicans, sur un plan stricte- ment pastoral.Au Vatican, à propos du voyage du pape en Argentine, on indiquait de source diplomatique argentine que l’archevêque Achille Silvestrini, secretaire du conseil pour les affaires publiques, est parti hier pour Buenos Aires, porteur d’un message personnel du pape au président argentin, le général Galtieri.Au Saint-Siège, les observateurs rappellent que c’était le pape lui-même, qui, il y a deux semaines, avait jeté le doute sur son voyage en Grande-Bretagne, en affirmant qu’il ne l’entreprendrait que «dans un climat de paix et de sérénité».Tout s’est décidé au cours du dernier weekend: vendredi, le pape réunissait les cardinaux argentins Paul Primatesta et Juan Carlo Aramburu, et les cardinaux britanniques Basil Hume et Gordon Gray.Les deux prélats britanniques ont finalement réussi à faire prévaloir leur point de vue et à vaincre les réticences ae l’archevêque colombien Alfonso Lopez-Trujillo, secrétaire permanent de la conférence des évêques d’Amérique latine.+ Argentine Le ministre britannique de la Défense a par ailleurs rendu hommage au «courage» des pilotes argentins : «Les pertes de la marine et de l’aviation argentines sont énormes et ne peuvent pas soutenir ce niveau longtemps, mais ce sont indéniablement des pilotes courageux et nous devons le reconnaître».M.Nott s’est enfin déclaré «absolument persuadé» que les forces britanniques reprendraient Port Stanley.Aux Nations unies, l’Argentine a appelé hier le Conseil de sécurité à prendre des mesures pour mettre fin à la guerre des Malouines et à rouvrir des négociations entre Buenos Aires et Londres.Prenant la parole devant le Conseil de sécurité réuni depuis vendredi après le débarquement des troupes britanniques sur les îles, M.Nicanor Costa Mendez, ministre argentin des Affaires étrangères, a accusé le Grande-Bretagne d avoir rompu les précédentes négociations entreprises par M.Javier Perez de Cuellar, secrétaire général de TONU, et d’avoir déclenché la guerre.L’Argentine a résisté à l’invasion par tous les moyens à sa disposition, a-t-il déclaré.Mais, c’est maintenant au Conseil de sécurité d’assumer ses responsabilités et de prendre des mesures pour mettre fin à une situation qui affecte la paix et la sécurité internationales, a poursuivi le ministre argentin.«Ces mesures ne peuvent concerner que la cessation des hostilités et la reprise immédiate des négociations entre les deux parties avec T’aide du secrétaire-général, a-t-il ajouté.M.Costa Mendez a dit qu’il ne pouvait prévoir Tissue des combats mais a précisé que l’Argentine n’accepterait aucune clause ou condition incompatible avec «ses droits inaliénables».La communauté internationale considère le colonialisme comme un crime et la Grande-Bretagne a commis ce crime en s'emparant d une partie du territoire argentin et en tentant de la reconquérir par la force, a-t-il souligné Le ministre a indique que l’Argentine avait toujours considéré le droit à l'autodétermination comme un droit fondamental et n’avait jamais ignoré les légitimes aspirations des insulaires à préserver leurs traditions, croyances et coutumes propres.Mais, a-t-il ajouté.l’Argentine ne peut admettre que les habitants décident de l’avenir des îles qui lui appartiennent depuis son indépendance.À Londres, Mme Margaret Thatcher, remier ministre britannique, a exclu ier au Parlement tout cessez-le-feu dans l’immédiat aux Malouines, tandis qu’on indiquait de source militaire que des missiles supplémentaires étaient acheminés vers l’archipel pour y renforcer les troupes débarquées.«Il ne saurait y avoir de cessez-le-feu sans un retrait total des troupes argentines», a dit Mme Thatcher, dont c’était la première apparition aux Communes depuis l’établissement d’une tête de pont britannique vendredi dernier sur l'archipel.Êlle a indiqué que l’objectif poursuivi était la reprise des îles et le rétablissement de l’administration britannique.Pressée par les membres de l’opposition travailliste de laisser la porte ouverte à des négociations sur le problème de la souveraineté, Mme Thatcher a répondu : «Il ne peut y avoir de progrès sans retrait argentin».Enfin, l’Argentine a célébré hier le 172e anniversaire de sa révolution contre la couronne d’Espagne dans l’inquiétude provoquée par les nouvelles du front des Malouines qui, au travers de la presse de Buenos Aires, ont changé de ton, ont remarqué les observateurs.Dans la population et dans certains secteurs militaires, on est de plus en plus persuadé que c’est au cours des prochaines heures que l’Argentine doit s’assurer d’une manière quasi définitive l’avantage sur le terrain, sous peine de subir, à son tour, la pression adverse.Les forces argentines défendant Tile Soledad n'ont pu empêcher la consolidation de la tête de pont établie depuis vendredi dans la zone de Puerto San Carlos, au nord-ouest de Tile principale.Les autorités argentines Tont admis dans leur dernier communiqué diffusé peu après minuit la nuit dernière, de lundi à mardi.D'autre part, une source militaire informée a convenu hier que les commandos reçoivent la nuit renforts et ravitaillements qui leur permettent depuis quatre jours de résister à la pression argentine.Selon une source officieuse, les Britanniques auraient hier après-midi déclenché des attaques d'envergure sur Puerto Argentino, la capitale des Malouines, mais surtout sur Puerto Darwin, une position stratégique au centre de la grande île.Tune des bases principales des bi-moteurs légers Pucaras argentins.Toute la nuit dernière, l’infanterie argentine a pilonné les positions britanniques de San Carlos sans apparemment obtenir de résultats bien positifs, ont noté les experts militaires étrangers à Buenos Aires.Ils estiment que la guerre des Malouines est arrivée a un tournant décisif.La demande d’un cessez-le-feu de 72 heures présentée hier à TONU par l’Argentine a été diversement accueillie à Buenos Aires Dans les milieux diplomatiques argentins, on assurait que la diplomatie argentine restait ainsi fidèle a sa volonté de cesser les hostilités et à rechercher une solution négociée.Par contre, dans les ambassades occidentales, on avançait que l’Argentine n'aurait pas obtenu 1 appui qu’elle aurait souhaitée de la part des pays latino-américains dans 1 éventualité d’un recours à une aide militaire prevue par le TIAR (Traité intera-mencain d assistance réciproque).i LE DEVOIR Montréal, mercredi 26 mai 1982 L ACTUALITÉ ÉCONOMIQUE TRIZEC V./.'agrandissement récent de l'édifice IBM de la Place Ville Marie nous permet maintenant d'accueillir de nouveaux locataires.Appelez: 861-9393 A J Le taux d’inoccupation de logements locatifs diminue à 1.7% au Québec par André Bouthillier La situation du logement locatif au Québec s'est encore détériorée au cours des six derniers mois, révèle le bilan semestriel de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).Entre les mois de novembre et avril, le taux d’inoccupation des logements locatifs a en effet fléchi à 1.7%, contre 1.9% durant la période de mai-novembre 1981 La rareté de logements est devenue particulièrement, douloureuse pour les grosses familles, puisque le taux de vacance des logements comprenant trois chambres à coucher et plus est tombé à seulement 0.5%.Par contre, les consommateurs à la recherche d'un petit logement éprouvent beaucoup moins de difficultés, le taux de vacance des studios étant de 4.5%, par exemple Malgré un taux moyen de 1.7%, la SCHL se refuse à parler de «crise du logement».Son économiste en chef pour la région du Québec, M.Anh Trinn, a déclaré hier au DEVOIR que cette «diminution minime» du taux l’avait surpris.«Compte tenu de la conjoncture économique, je Provigo espère que les anciens Dominion seront rentables en 1983 par André Bouthillier Incapable de digérer facilement et rapidement l’achat des 86 anciens magasins Do minion, le groupe Provigo n’entend pas effectuer d’autres acquisitions importantes d’ici un an ou deux.C’est ce qu’a rappelé hier le président de la firme québécoise, M.Antoine Turmel, à l’occasion de l’assemblée annuelle des actionnaires qui a permis l’élection au conseil d’administration des représentants de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CPDQ) et de Sobey’s.Ces deux sociétés détiennent maintenant 43% des droits de vote de la compagnie.M.Turmel a confirmé que la vente de la moitié des magasins Dominion à des marchands affiliés allait bon train.Une demi-douzaine de succursales ont déjà été vendues.Sans préciser sur les per- tes des magasins Dominion en 1981, il a précisé que ces dernières «devraient être réduites au cours de 1982 en raison du programme de rationnalisa-tion entrepris depuis quelques mois déjà.Des bénéfices devraient être enregistrés en 1983.» Devant environ 400 actionnaires, M.Turmel a déclaré qu’il n’entendait pas effectuer des acquisitions importantes d’ici un an ou deux, «c’est-à-dire jusqu’à ce que nous soyons pleinement satisfaits du processus de consolidation en cours».En 1981-82 (exercice terminé le 31 janvier 1982), Provigo a vu ses profits nets fléchir de 25.7% ($19.6 millions), tandis que ses ventes, incluant celles de Dominion, ont grimpé de $2.6 à $3.3 milliards.en hausse de 25.2%.Les actions de la compagnie ont chuté de $11 environ a $7 3/8.Malgré la baisse des bénéfices, Provigo a quand même réalisé 13.4% du volume transigé par les épiceries au Canada, contre 12.5% en 1980 Au Québec, sa part du marché est passée de 26.5 à 30.5%.Dans son rapport à rassemblée, M.Turmel n’a pas dit un seul mot sur la récente acquisition de 7% d’actions additionnelles par la CDPQ.Celle-ci détient maintenant 30% des actions de Provigo, lors de sa dernière transaction.elle a négocié en secret l’obtention des 13% de droits de vote de Sobey’s, l’autre principal actionnaire.Quelques semaines plus tard.M.Turmel devait déclarer: «Ce n’est pas le gouvernement qui va diriger Provigo.S’il veut le faire, il faudra qu’il mette quelqu’un d’autre à ma place.» Répondant toutefois à une question d’un actionnaire, le président (il possède 7% des actions) a expliqué qu’il attendra Tan prochain avant d’analyser la nouvelle situation dans laquelle il se trouve.Plus tôt, dans son discours, il s’en était pris violemment aux gouvernements, lesquels, a-t-il dit, sont absolument incompétents pour régler les problèmes des entreprises.«L'an dernier, Provigo a payé $25.4 millions de taxes directes et indirectes qui s’ajoutent aux $14.1 millions d’impôts sur le revenu.Ceci revient à dire que pour chaque dollar de bénéfice net, notre compagnie a payé $2.29 de taxes.Ceci équivaut aussi à avoir versé un dividende de $2.15 par action ordinaire aux gouvernements.» «L’absence totale de politiques de stimulation au niveau des entreprises et des individus commence à se faire vivement sentir dans le contexte difficile que connaît le Canada», a-t-il conclu.Bernard Landry promet que le Québec prendra aussi le «virage de la qualité» par Marie-Agnès Thellier Le gouvernement du Quebec va se donner une politique et des moyens d’action sur la qualité des produits fabriqués ici.C’est ce qu’a promis hier midi M.Bernard Landry, ministre d’État au Développement économique du Québec, invité par la section québécoise de l’American society for quality control à parler du «Virage technologique vers la qualité».«Le gouvernement du Québec n’a pas la connaissance ni la doctrine qu’il devrait avoir en matière de qualité, a reconnu M.Landry.«Mais !p gouvernement est prêt à '¦ donner cette politique en minant une réflexion en conm tation avec les spécialistes afin de promouvoir des incitations au «virage qualité», a-t-il ajouté.«Personnellement, je veillerai à ce que tous les programmes qui seront adoptés dans les prochains mois aient un créneau spécifique sur la qualité des produits», a précisé M.Landry.Il a alors fait référence aux programmes Uni-PME et Stratégie marketing.Au sujet des nouveaux aqpfs de planification fiscale et successorale Déjeuner-causerie MERCREDI 26 mai 1982 12 heures TITRE Budget provincial CONFÉRENCIER Roch Provencher, c.a.Mallette.Benoit Boulanger.Rondeau & Associés ENDROIT l’hôtel RÉGENCE HYATT Salon dea Courant* MONTREAL, Qué.déjeuner et conférence PRIX Membres: 20$ Non-membres: 25$ INSCRIPTION: (514)843-8837 ou 843-8410 1455 nie Peel, bureau X-24 Montréal (Québec) HSA IT5 Tél (514) 843 *41(1 programmes, M.Landry a lancé en boutade qu'il espérait secrètement voir les professeurs d'université et les fonctionnaires, qui bénéficient du programme de mobilité leur permettant de travailler dans les entreprises privées, rester dans ces entreprises.M.Landry a surtout exposé les grandes lignes de la politique économique du Québec, rendue publique récemment sous le nom de «Le virage technologique» (Bâtir le Québec 2), en insistant sur le caractère inéluctable d’un tel choix.Interrogé par la presse au sujet des eftets néfastes d’une telle politique sur le nombre d'emplois, M.Landry a rétorqué qu’il valait mieux perdre quelques postes de travail plutôt que de voir fermer une entreprise complète, victime de la concurrence internationale M.Landry a rappelé l’importance des grands projets dans le secteur des ressources naturelles «comme levier pour modifier la structure industrielle», si on sait développer à cette occasion des nouvelles technologies.Mais les secteurs industriels non liés aux ressources naturelles doivent aussi miser sur l’innovation technologique (comme pour les wagons de métro de Bombardier par exemple).Une idée a été lancée hier par le représentant de l’Association des consommateurs du Québec (ACQ), M.Jean-Claude Beauchamp: le lancement en 1984 par rACQ d’une sorte de catalogue annuel, dans lequel les manufacturiers indiqueraient les caractéristiques des produits dont la qualité a été vérifiée par un laboratoire indépendant.L’ACQ songe aussi a lancer un concours dans la population sur le thème «Option-qualité».«Cette approche diffère sensiblement de l’attitude traditionnelle des associations de consommateurs, dans la mesure où elle se veut plus positive et plus responsable», a dit M.Beauchamp.L’ACQ a choisi «la qualité» comme thème principal de ses interventions en 82.La section québécoise de l’American society of quality control (ASQC) a été fondée il y a neuf ans, longtemps après les associations américaine et canadienne Elle comprend 300 membres, représentant une centaine de compagnies québécoises oeuvrant dans tous les secteurs.Elle est maintenant présidée par M.Michel Rhéaume, du département «gestion de la qualité» d’Hydro-Québec.Une revue portant spécialement sur la qualité a été fondée par un professeur des HEC, M Joseph Kélada, en juin 1980 et elle a obtenu la collaboration de TASQC-Québec et du Bureau de normalisation du Québec.Cette revue s’intitule Qualité.m’attendais à un taux moyen inférieur à 1%», a-t-il précisé.Selon lui.la situation du logement au Québec est encore beaucoup plus favorable que dans d’autres régions canadiennes.«Des vifles comme Toronto et Ottawa ont des taux d’inoccupation ne dépassant pas 0.5% présentement.Montréal et Québec ont respectivement un taux de 1.7 et 2%.Je crois plutôt qu’il faudrait dire qu'il est plus difficile de trouver un logement qui convient à nos besoins propres.En avril 1980, le taux de vacance à Montréal atteignait 3.6%.M.Trinh pense toujours qu’il manquera 6,000 logements locatifs neufs en 1982 pour répondre à la demande des consommateurs québécois.Mais la situation ne s’aggravera pas davantage en raison d’un nouveau phénomène.«Beaucoup de jeunes qui, dans des conditions économiques normales, auraient loue un appartement préfèrent demeurer encore chez leurs parents.Cela a pour effet de diminuer la demande.Car il n'est plus rare de voir des propriétaires augmenter leur loyer mensuel de 20 à 30%», a-t-il expliqué.L’économiste de la SCHL note cependant que la situation du logement est encore grave.Ainsi, le nombre de logements vacants à Montréal, 7,800, est le plus élevé au pays.Edmonton suit avec 2.200, Vancouver avec 1,800 et Toronto avec 1,600.Le relevé semestriel de la SCHL est effectué dans 24 régions métropolitaines du pays.Au total, le taux moyen d'inoccupation des dix derniers mois s’est élevé à 1.6%, ce qui représente 20,496 logements vacants.Pour l'ensemble du pays, il s’agit d’une amélioration de 0.2% par rapport à la période précédente.L’une des raisons de ce progrès invoquées par le directeur des Services statistiques de la SCHL, M.Anthony Stukel, est la hausse des mises en chantier de logements locatifs par des constructeurs désireux de bénéficier d’avantages fiscaux ayant trait à la construction d’immeubles résidentiels à logements multiples avant la fin de ce programme imposée par le ministre des Finances du Canada, M.Allan MacEachen, dans son dernier budget.À la recherche «d’économistes expérimentés» C.D.Howe quitte Montréal pour Toronto par André Bouthillier Se disant incapable de recruter à Montréal des «économistes expérimentés», le réputé Institut C.D.Howe déménagera son siège social à Toronto d’ici à la finale l'été.Dans un court communiqué émis hier, la directrice générale de l’organisme, Mmfe Wendy Dobson, a expliqué qu'il était devenu trop coûteux «pour une institution qui n’accepte aucun soutien du gouvernement, de dénicher à Montréal des économistes expérimentés capables de contribuer aux activités particulières d'analyse et de communications de l'Institut».«Le conseil d’administration a pris cette décision avec un profond regret, a-t-elle mais il a jugé que l’Institut trou- juge qu Toronto les spécia- precise, mais vera plus facilement à listes qu’il recherche dans le domaine économique».Au nombre des 17 membres du conseil d’administration de l’organisme — provenant surtout des milieux d’affaires et universitaires — on note la présence de M.Michel Bélanger, président de la Banque Nationale du Canada, et de M.Pierre Côté, de Celanese et ex-président du Conseil du patronat du Québec.L’Institut C.D.Howe a été fondé en 1973 et s’est rapidement créé une réputation d’excellence dans l’analyse et les commentaires relatifs à la politique économique.Afin d’accroître ses relations avec la communauté francophone, elle publia, à compter de 1976, une série de 14 volumes, dans le cadre de son programme Accent Québec, sur les dimensions économiques de la Confédération.L’un des auteurs de ces écrits et employée de l'Institut.Mme Caroline Pes-tiau, à indiqué au DEVOIR qu'il était maintenant devenu impossible pour cet organisme sans but lucratif de se payer des publications écrites en français.De plus, les impôts trop élevés payés au Québec ont incite le conseil d'administration à prendre cette décision.«Environ 80% de nos publications étaient de toute façon écrites en anglais seulement», a-t-elle poursuivi.Le déplacement du siège social de l’Institut à Toronto entraînera le départ de quatre personnes sur un personnel de 11 employes.L’Institut, qui n'a que quatre économistes à temps plein dans ses rangs, conservera un bureau régional à Montréal.Ce dernier sera dirigé par Mme Pestiau Les raisons invoquées pour ce déménagement ont choqué le milieu des économistes francophones de la métropole.Le directeur-adjoint du Département des sciences économiques de l’Université de Montréal.M.Guildo Bélanger, a entre autre déclaré qu’il y a autant d’économistes compétents à Montréal que partout ailleurs au pays.«Notre département est l’un des plus importants de ce secteur universitaire au Canada et les candidats ne manquent pas, a-t-il dit.«L’Institut C.D.Howe ne s’est jamais vraiment intégré au sein de la communauté francophone», a-t-il conclu.Une banque s’installe à Montréal par Marie-Agnès Thellier La National Westminster Bank, un des dix plus importants groupes bancaires au monde, a ouvert hier sa succursale de Montréal.Déjà installée à Toronto, où sa filiale canadienne, la Banque National Westminster du Canada, a son siège social, ainsi qu’à Vancouver et Cal-gary, elle est spécialisée dans le financement des grands projets, notamment énergétiques, et dans le marché financier «de gros».Lors d’une conférence de presse tenue hier à Montréal, le directeur général adjoint du groupe (Affaires internationa-a précisé les).M Eric Carter, que l’implantation à Montréal n’était pas liée à un éventuel projet de centre bancaire international, mais qu’elle s’imposait, compte tenu du développement de la banque et de l’importance du Québec et des compagnies québécoises.M.Carter s’est montré un peu sceptique face au projet de «paradis fiscal» pour les banques étrangères à Montréal.Le projet de New York lui semble plus avancé.De plus, dès que les profits sont rapatriés à la compagnie-mère, ils sont imposés.La National Westminter Bank a un actif global de près de $100 milliards et elle est présente dans 21 pays.«Nous sommes la banque qui possède le plus de succursales au Royaume-Uni et nous sommes la seconde banque britannique (après Barclay’s) en terme d’actifs et de rentabilité», a dit M.Carter.Les banques britanniques sont parmi les plus rentables au monde.M.Carter n'a pas voulu préciser si le groupe bancaire est impliqué dans le financement de Dome Petroleum et il s'est dit confiant dans l’avenir des grands projets au Canada.National Westminster Bank a déjà été impliquée dans le financement dHydro-Québec et de la province de Québec.La filiale canadienne a des actifs de $507 millions.Son capital autorisé n’est que de $50 millions, dont $25 millions sont déjà souscrits.Échange technologique: mieux vaut d’abord obtenir une licence I par Marie-Agnès Thellier Un consultant en accords industriels, M.Michel Ro-bichaud, conseille de fabriquer sous licence pour un manufacturier étranger pendant quelques années avant de négocier des projets en coparticipation qui impliquent un engagement financier «Certaines compagnies européennes peuvent être tentées d’avoir seulement un pied-à-terre en Amérique, sans véritable apport de technologie.Des «fiançailles de trois ans permettent de tester le sérieux du partenaire», conseille M.Ronichaud, qui estime qu’un accord de fabrication sous licence doit se conclure en moins de 60 jours ou pas du tout.Le consultant, de la firme Robichaud Poulin et associés, était hier l’un des sept conférenciers invités par la Chambre de commerce de Montréal à une séance d’information sur les échanges de technologie.MM.Germain Courchesne, des Industries Aston, et Guy Sénécal, de Comterm, ont raconté leurs expériences positives.l'un avec une entreprise allemande fabriquant des moteurs à vitesse variable, l’autre avec une compagnie française d’informatique.Tous deux ont constaté que des accords technologiques permettent de songer a une forte expansion et de jouer un rôle majeur dans leur marché spécialisé.«L’accord de technologie avec la compagnie SEFINA nous assure soudainement un volume accru de ventes en France et permet d’améliorer nos propres produits.C’est un apport additionnel de techolo-gie qui ne coûte pas grand chose et qui permet d’opérer comme une compagnie beaucoup plus importante car les ressources en recherche-développement sont doublées», a fait remarquer M.Sénécal.M.Richard Beaudry, du Centre de recherches industrielles du Québec a donné les résultats d'une étude sur les transferts technologiques.Les technologies acquises par les firmes québécoises proviennent à 35% des États-Unis et à 35% de la France.Dans 65% des cas, il s’agit d'achat de technologie et cela a été négocié par contact direct dans 60% des cas.La moitié des accords sont rémunérés par un pourcentage fixe du chiffre d’affaires.M.Beaudry a cependant rappelé «qu’innover c’est gager.avec le risque de gagner une fois sur cinq une mise vingt fois supériere a la mise initiale en cinq ans.et de tout perdre quatre fois sur cinq».Il a recommandé une meilleure appréciation du marché, des coûts de développement et de mise en produc- tion, ainsi que des besoins en financement.Il prône aussi une coordination plus intense entre les départements de recherche-développement, marketing et production.L’acquisition de technologies existantes est beaucoup moins risquée que la recherche et le développement, mais elle limite souvent le marché et nécessite quand même une adaptation j 1 du 20 mai au 2 juin de 10 à 19 hres même le dimanche S.I.A.F.inc Société d’importation d’antiquités françaises 430, rue St-Pierre, Montréal, Qué., Canada H2Y 2M5 Tél.: 514-842-5975, Métro: Victoria et Place d'armes Le Groupe Dialogue/Promedia Crédit Fonder Yves Guinard ét Michel Fréchette M Pierre Pelletier FIDUCIE CREDIT FONCIER 2 ANS payé annueliement 5 ANS payé annuellement PLACEMENTS À TERME GARANTI Taux passibles de changer sans préavis Montréal: 612, rue Saint-Jacques (514) 282-1880 Québec (418) 681-0277 • Otlawa (613) 238-6084 Institution mseme Régie ae i assuiance-dépôts du Québec • Membie Société d assuiance-dépôts du Canada Le Groupe Dialogue / Promedia annonce les nominations suivantes: Monsieur Yves Guinard, président du Conseil d’administration et chef de la direction, Monsieur Michel Fréchette, président directeur général, Monsieur Pierre Pelletier, vice-président principal et directeur de la création, Monsieur Claude Lorange, vice-président du Conseil, chargé de l’expansion des affaires.Le Groupe Dialogue / Promedia réunit une cinquantaine de professionnels de la communication.Il offre tous les services de planification, de création et de production de la publicité, de la promotion des ventes et des relations publiques.7\7\Z .Jr """"7 M.Claude Lorange Le Groupe Dialogue/Promedia Les professionnels de la communication 54.rue de Bresoles Montréal.H2Y 1V5 (514) 288-6134 4.place Samuel-Holland Québec.GIS 3R3 (418) 683-2189 2830.boul St-Martin est Duvernay (Laval), H7E 4Y6 (514) 664-1330 in ¦ I o riov/r^ir mam.rticii P6 mai 1 98^ If) ¦ I o riov/r^ir mam.rticii P6 mai 1 98^ •jatiJiKall Baisse des aurifères Les cours ont fluctué hier à la Bourse de Toronto, l'inquiétude concernant l'évolution des taux d'intérét aux Etats-Unis ayant une fois de plus pesé sur le marché et tenu les investisseurs prudents à l’écart.L'indice composé avait gagné près de quatre points au début de la journée à la suite d’informations que la deuxième plus grande banque des États-Unis avait réduit son taux de base, mais il devait abandonner ce gain en cours de séance pour terminer à 1510.35, en baisse de 0.98 point Au total, les gains l’ont cependant emporté sur les pertes par 219 contre 206 et 4 54 millions d’actions ont changé de main Neuf des 14 secteurs du marché ont retraité Les aurifères ont fait une chute de 62 19 points à 1929.09.le cours du métal précieux ayant fléchi sur les marchés Les valeurs des compagnies de pipeline, ordinairement attrayantes en raison de leur rendement fixe et de leurs profits prévisibles, ont gagné 26 24 points à 1599.42 Dans les industrielles, Seagram Co perd 1-8 à $63 3-4, Dome Pete 3-8 à $7 1-8, Union Carbide Canada 3-4 à $10 1-2, Canadian Pacific 5-8 à $26 3-4 et Faleonbridge Nickel 5-8 à $48 5-8.Westcoast Transmission gagne 1-4 à $13, Bell Canada 1-8 à $19 5-8, Turbo Resources quatre cents à $1.55, Gulf Canada 1-8 à $15 1-8 et Banque Royale 3-8 à $20 1-4 Du côté des mines, Dome Mines perd 1-2 à $11 1-4.Campbell Red Lake 1-2 à $13 1-2 et Highwood Resources 50 cents à $1 60 Rio Algom gagne 1-4 à $35 1-4 et Minerai Resources huit cents à $1 Dans les pétroles, Dome Canada perd 10 cents à $4.25.Bonanza Oil and Gas 10 cents à $2.20 et Gulfstream Resources trois cents à $2.40.Shawnee Pete gagne 10 cents à 65 cents et Sceptre Resources 1-8 à $5 5-8 Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Vente* Haut Bn* -erm Ch Vente» Haut Ba» Ferm Ch A MC A Int 1086 $16'/a 16'/4 16'// + % BowVly7 z5 $553/4 553/4 55‘/4 ADti Prce 580 $15'/2 15 15 '/4 Bow Vly R 1100 400 400 400 Abitbi 7'/3p /41 $26'/4 26'/4 26'/4 Bralor Res 6100 $7 Va 7'// 7 Va - Va AbitbilO 300 $35'/2 35'// 35'// Bramalea 2000 475 475 475 Advocate 1000 35 35 35 F10 firscadep 11017 $30'// 30 Va 30 Va -F Va &eroE 3200 100 99 100 + 5 Brascan A 6978 $ 16V/ 16'/4 I6V4 -F % Agassi/ 4700 100 100 100 — 1 Brscn 8'// 200 $16'// 16 Va 16 Va AgiiicoE 2200 $6'/a 6% 6% Va Brenda M 1560 $9 8% 9 Agra Ind A 100 $8'4 8'/4 8'/4 Brinco 400 360 360 360 20 Albany 1900 92 88 88 BCFP 4440 $9'/4 9'/4 9'/4 - Va Alt Energy o o $12‘/4 l2'/4 123/4 -F Va BCRIC 22295 315 305 315 +10 AltEnr A 3870 $28 27% 27'// Va BC Phone 8530 $16'// I6V4 16'// -F Va Alta Nat /50 $24 '/4 24'/4 24'/4 BCPh4%p zlO $30'// 30 Va 30'// Aléan 74156 $23 223/4 223/4 Va BCPh 5.15 /10 $36 36 36 Al goCent 100 SlS'/a IS'/a 15'/a BCP10 16p 419 $20 19% 20 + Va AlgomaSt 300 $31'/4 31 31'/4 + Va B roui Reef 2700 85 83 83 - 7 AStel p 2300 $16'"/ 16% 16'// -F Va Brunswk 300 $93/4 9 Va 9>/4 -F Va .Alum 3rd p 100 $20 20 20 CAE 500 $7% 7% 7% F Va Am Eagle 682 280 280 280 CIL 1700 $22'4 22 22 F- Va Am Leduc 2200 24 24 24 CME Res 1000 39 39 39 2 Andrs WAf 1100 $ 153/4 l5'/4 153/4 F Va Cableshar 3175 $6'// 6V4 6% AndresWB 100 $16 16 16 -F Va CadFrv 1684 $77/a 7% 7% '/4 AngCT 4'/a 100 $16 16 16 — 1 Cad Frv A 3689 $53/4 53/4 53/4 Ang C f 290 /50 $20 20 20 Calvrt DAf 7000 190 190 190 AngCT 315 z50 $22% 22% 22% CarnelOG 2000 315 315 315 + 10 Ang U Dev 5200 73 73 73 1 Camflo 2700 $63/4 6 Va 6 Va + Va Argus 155 $8' j 8' / 8 Va CampRL 14600 $137/a 13% 13 Va - Va At yusBpr 150 $18 18 18 F Va CampRes 225 $53/4 53/4 53/4 ArgusCpr 167 450 450 450 5 Campeauf 510 $6’% 6% 6% F Va Asamera 100 $I0'/H 10'/a 10 Va CanCem 16525 $83/4 8% 83/4 F Va Asbestos 100 $12'/4 12'/4 l2'/4 + V4 CCem2p 1850 $11 103/4 103/4 + Va AsocPorc 700 250 250 250 + 5 CDC f 1220 $53/4 53/4 53/4 - Va Astral t 4000 S5'/h 5 5 CDC pr B 12930 $85'// 85 85'/4 - Va A troll 100 $7 7 7 CDC 1980 3360 $12% 12 12V4 + Ve AttCCop 1000 77 77 77 C Nor West 975 $23'// 23 23 + Va Atlas Yk 3000 33 33 33 1 CanPEnt 10322 $14'// 14 Ve 14 Va - % Atlas w /71 3 3 3 CPackrs zlO $30% 30% 30% Auymitto 1200 160 160 160 + 5 C Perm 8 2123 $133/4 133/4 133/4 BCSugar A 1650 $l4'/a 14 14 — Va CSPetet 800 $5 485 5 + Va BPCan 3315 $29’ / 29'/4 29'/4 -F Va Can T rust z60 $23% 23% 23% Bank BC 158 $I6i/4 16 ! 4 I6V4 — 1 4 Canadex 3200 175 175 175 BankMtl 45537 $20'/4 19% 20 + % C Hydro pr 300 $73/4 73/4 73/4 Bk Mtl 285 10390 $23'/4 23 23'4 F- Va CIBkCom 64357 $203/4 20'/4 20% + Va Bk Mtl 250 5050 $19'/4 18% 19' 0 F Va CIBC250P 3950 $22% 22% 22% + % Bk/VUI w 1000 335 330 330 5 CIBC2.05p 1975 $ 18 V/ 17% 18 Baftk N S 14770 $20 *'4 20'// 20 3/4 CI BC 35625 8690 $26'/4 26 Va 26 Ve fBankeno 1000 280 275 275 35 CIBCw 91400 $6 5-3/4 53/4 F Va Bankenou 8400 370 350 370 10 C 1 BC w 2 29140 200 197 197 + 2 Basic Res 407 300 290 300 CLencour 500 18 18 18 F 1 Bathrstp /50 $7'/4 7'/4 7'/4 CMarconi 460 $323/4 32% 32% - V4 Baton At 320 $7-/4 7'4 7'/4 C Nat R 14200 305 291 291 9 Hell Can 189832 $19% 19% 19% F Va COcdental 700 $11'/4 ll'/4 1 1 V4 + V4 Boli2 28 1500 $30 29 V4 30 F Va C Ocdnll p 400 $19 19 19 Belli 96 420 $23'vi 23'/4 23'/4 1% CP Ltd 25075 $27% 263/4 263/4 % Bel!2 05 5400 $19!'/ 19'4 19'// C Reserve 1600 $14 133/4 133/4 Bel 12 70 22280 $22'// 22'/4 22% + Va CTireAf 13519 $35% 35% 35 Va F Ve BighartOG 7300 $8% 7'H 77/a 'A CUilties 170 $213/4 2P/4 2P/4 F 3/4 Blac k Phot 200 $9% 9'a 9 % -F % C UtiISpr /15 $34V4 343/4 34 Va Blake Res 3800 190 185 190 F 10 CU 10'4 600 $20’/4 20 20'4 Bluesky 3360 310 310 310 — 5 CUtil 2nd D 700 $24'// 24-/4 24-/4 - 'A Bombdr A 600 $11'/a 11 II'/a + Va C Ut il 2nd E 450 $23 Va 23 23 Va - Va BombdrBf 300 $9' / 9'/a 9'/a — Va CUtil2odF 500 $27 27 27 Bon/a O 14080 220 210 220 10 CUtil 2ndG 400 $26% 26% 26% + % Bow Valy 0525 $15 14 '4 14% '/4 CWN G4pr 100 $53/4 53/4 53/4 Westmin perd $1 Après avoir ouvert sur une note ferme, les cours ont fluctué dans une marge étroite, hier, à la Bourse de Montréal, et l’indice composé a ferme en baisse de 0 25 point a 260 46 Huit des onze secteurs du marché ont cédé un peu de terrain mais, grâce aux gains initiaux, les valeurs à la hausse sont plus nombreuses (pie celles à la baisse (47 contre 441 et 57 sont inchangées.Rn tout, 768,349 actions ont été négociées comparativement à 681,203 vendredi dernier La Bourse était fermée lundi.Les industrielles ont cédé 0.99 à 276.66, les papetières 0.20 à 146.13 et les pétroles 0.07 a 472.16, tandis que les bancaires gagnaient 3.40 à 268.89 et les services publics 0.09 à 199.98.Knergy and Precious Metals a enregistré le meilleur gain (1 7-8 à $10 1-2) tandis que Westmin Resources encaissait les plus lourds revers moins 1 1-8 à $7 1-8 Banque de Commerce, valeur industrielle la plus active, est stationnaire à $20 1-2 et 76.900 actions ont changé de main.Total, vedette des pétroles, a gagné 1-2 à $13 1 4 (7,225 actions!.Bombardier B gagne 1-2 à $10.Banque de Nouvelle-Ecosse 3-8 à $20 7-8 et Dome Resources A 1-4 à $49 1-2.Mais, CP Enterprises perd 3-8 a $14 1-8 et Kiena 14 à $12 1-8 Dans les valeurs de deuxième rang, East Sullivan est stable à $1.95 dans un volume de 96,330 actions échangées; Dumont est stationnaire * a.,21 cents G 13,000 actions); Explorateurs Québec gagne un cent à 29 cents (7.300 actions).Vente» Haut Ba* Fa'm Ch Canbra 500 $6 Va 6 Va 6 Va CanronA 480 $9 Va 9 Va 9 Va Canusa 24900 220 199 210 +15 CnwstFinp 600 $23'/e 23V» 23'/» + Va Cara A f 500 $7'/4 7-/4 7-/4 + V4 CarlOK 1850 $7'/0 7 7 Cari Ap 350 $16'/4 16'/4 I6V4 + Va Cari Bp zl6 $19 19 19 Carma8'J/4 200 $11 11 11 Carma A 1436 340 340 340 +10 Carmacvp 3500 $9% 9 V4 9% + Va Carolin M 750 $9'// 9 V/ 9 Va - Va Celanese 700 480 480 480 20 Celan I75p z 50 $11 Va 11 Va 11 Va CentPat 900 300 295 300 + 5 CentrITr 370 $7 Va 7 7 Va + Va Ceres Res 1800 220 220 220 +15 Chnclr 24200 140 135 135 - 5 Charter 01 3000 90 90 90 Cherokee 6500 440 435 440 +25 ChieftanD 4636 $20 Va 19+4 20'// + 1 Chieftan B 750 $49 Va 49 49 Va + 1 Chrysler 490 $7% 7% 7+4 + Va CHUMBf 100 $15 15 15 Cinequity 2000 20 20 20 + 4 Coin Lake 12300 23 20 20 2 Cmplx z 400 43 43 43 Cominco 20066 $38% 38 38'/4 - Va ComincoA 100 $16'/a 16 Va 16 Va ComrclOG 4800 126 125 126 4 Cmplg 5300 475 450 450 30 Comterm 3500 $6'/4 6 Ve 6'/b Con Bath A 1100 $14 Va 14% 14'// ConBathB 200 $14% 14% 14% Con Fardy 3600 173 165 165 ConCopper 500 19 19 19 ,+ Va CDurham 2600 100 97 99 2 C Louanna 2000 92 90 92 2 C Marben 1000 63 63 63 + 1 Cons Prof 4800 90 86 86 9 Con Distrb 1400 $7 Va 7'/a 7 Va + Va Con Gas A lïl $40 39+4 39+4 CTLBank 900 $6% 6% 6% CTL Bk 53/4 4100 $12 Va 11 12 Va + 2 Conventrs 1200 $6% 6 Va 6'/b + Va ConwstBf 4100 275 270 275 +15 CFalconC 2537 $10% IO'/4 lO'/a Va Corrida 3366 135 126 135 + 5 CosekaR 3950 480 460 470 30 Coseka 7 p 1500 450 440 445 CostainLtd z75 $7 7 7 Craigmt 1200 165 165 165 Crain RL f 800 $11% 11 Va 11% + % Crestbrk 250 $41 41 41 Crown 8j/4 100 $12'/a 12 Va 12 Va F Va Crown l4Va 1747 $20% 20 Va 20Va F Va CZelrba Af 2300 $24'// 24 Va 24'// Cullaton 1700 350 340 340 25 Czar Res 1800 250 250 250 F 4 Daon Dev 9009 350 315 340 F 40 Daon8%p 100 435 435 435 15 Daon 9'// p 500 475 470 475 F 20 DejourMn 7000 31 30 30 - 1 DEIdona 4500 62 60 62 F 2 Delhi Pac 19700 56 54 54 Denison 2310 $19% 19% 19% % Dicknsn Af 7100 178 155 155 DicknsnB 11000 190 165 165 10 Discovry 3440 110 102 104 17 DofascoA 3200 $32 Va 32'/4 32'/4 F Va Dfs 43/4 z!5 $36 V4 36'/4 36 Vu Dfs 235 1345 $17% 17 Va 17% + '/4 Doman 1 2050 305 300 305 + 5 DomeCda 46280 445 425 425 10 DmeCda wl 1040 72 66 66 4 DomeMine21890 Sll'/4 11 Va 11V4- Va DPete 172748 $7 Va 7 Ve 7 Va — % DPete A p 2600 $9% 9+4 9% DPete Bp 1300 $9% 9+4 9+4 + Va DPetw 132162 71 62 62 3 DomeResp52270 $49 Va 49% 49Va + V4 DExplor 5000 38 37 38 Dom Store 835 $15+4 15+4 15+4 D Textie 322 S9'/4 9 9'/4 + Va Domtar 1995 $17'/4 17 Va 17 Va — Ve Dorset 1000 45 45 45 5 Dorsetw 11000 4 3 Va 3 Va F Va Dr Mc C A 450 $5% 5% 5% Drumnd P 4100 80 76 76 4 Dunraie 1500 35 35 35 Dylex Af z20 $ 15 Va 15 Va 15 Va Dynamar 13200 240 235 240 5 Dynex 6500 78 70 75 2 EastSul 5000 195 195 195 Echo B300 3300 $14% 14 14% + % Echo1986w 1500 205 205 205 Echo I987w 500 155 155 155 - 5 Echol988w 500 145 145 145 5 Echol989w 500 140 140 140 5 Econ Inv 500 $19 Va 19'a 19Va ElcthomX 675 $5'/4 5 Va 5V4 Elcthm Y ( 2100 $5'/4 5 5 Ve +32 Emco 815 $12' 4 12'/4 12 '/4 Epitek 2400 137 131 137 + 6 Exquisite z20 75 75 75 Extndcar 200 $8'// 8 Va 8 Va Va F CAI ntl 2646 $7'/4 7% 7% - Va Flbrg Nik 721 $49 48 V/ 48% % FathmOcn 100 165 165 165 + 5 FedlndA 1000 $12'% 12 12 V8 F ideltyTrp 2225 $12 Il Va 12 + ' 4 F inning A 500 $8 8 8 1 \a F City Fin 100 $16 Va 16Va 16' a - IVa FCtyTrC 1800 $5 Ve 5 5 Ve FCtyTrD 1066 $7'/4 7'/4 7-/4 + Va FMar 400 118 115 115 3 F isherO 11950 55 52 53 Foodex p 112 355 355 355 - 10 FordCnda 100 $31 31 31 F Sea A pr 700 $5 Va 5 Ve SVa — Va Fraser 200 $11 Il 11 + '/4 Fruehauf z50 $10 10 10 G& H Steel 1500 $5+4 5 Va 5 Va GM Res 500 210 210 210 - 10 Galveston 200 135 135 135 +10 Gandalf 10265 $14' a 14 14 % GazMetr 600 $5'/4 5'/4 5'4 Gaz5.40p z75 $66'/4 6 5 Va 66'4 Gaz I5p 100 $26% 26% 26% + % GDistrbw I860 $5 495 5 + 5 GMC 2413 $54% 54 Va 54-/8+1'/a Genstar L 9106 $13% 12+4 12+1 Gnstar2.35 3265 $18% 18'.1 18% Va Geocrude 4245 186 186 186 i 1 Gesco Ind 200 235 235 235 15 Giant Yk 200 $8' 2 8 Va 8 Va + Va Gibraltar 100 $7 Va 7 Va 7 Va + Va Glencair 4700 40 40 40 5 GoldundM 9100 67 66 66 1 Goodyear 250 $20 20 20 GraftG p 700 $21 Va 21 Va 21 Va + V4 GLNickl 1100 45 45 45 G L Forest 413 $53''4 52+4 53-4 Va GNFin 100 325 325 325 +45 GtPacific 300 $15Va 15'4 15% V4 GWSteel A 1500 235 235 235 +20 GWestwt z500 1 1 1 GGoose z20 $5 Va 5'// 5 Va GGoose93/4 500 $6% 6% 6% Va GreyhndC 980 165 160 160 10 Le dollar canadien Le dollar américain a clôture hier en baisse de 3-20 et cotait $1 2345 par rapport à la devise canadienne, La livre sterling a gagné 1 1-50 à $2.2344.Le dollar canadien a gagné 9-100 a $0.8100 et la livre 1 1-20 à $1 8100.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Ventes Haut Bns Perm.Ch Aîran Alu 1774 AfgomaSt 100 Alum y, 00 200 Asbestos 1000 f Astral RI 300 BÇ Phone 6400 BFCnnad 500 Bq • ' tnt 600 BtiMercn z31 itjOoMtl 13207 BM< >2.85 1100 gWO$2.50 1000 BWO Wts 400 BlhkNS 35900 B+F par g 200 BqueNat 47134 Bq Nat B 100 Bq Royale 10336 BqR y 2 75 2900 Belt Can 11254 BSU2.05 500 Beh 2 70 650 Bomb A 2319 ?Bomb B 42572 Bow Val 18800 QVascade 1357 Brascan A z74 Ek^onOil 2000 Ind 300 Gm C Lat 429 fiC«*tDvlp z62 GDevlpb 531 C-Scuth R 125 Çjmp Bk 76900 QBq2 05 300 0.80.3.562 1500 C480JW C 2300 CPLtue 7126 fC» Tir* A 20000 CanronA 250 c tpitkOyn 1000 Car'Ok 382 Celanese 200 CentOyn 2500 min» 0 4780 “Crfrterm 3350 TOh A 556 oy .Dvip z2 (.#+:.ün zl USVjStoA 900 Dbr-a.0 Lie 300 DümeCda 5150 Don t.C wt 7980 OomèPet 21050 DomP Wt 12276 Dom Rs A 8815 Domtex 209 Domtar 517 $23 22% 22% + '/a $31 % 31% 31% + 'a $20 20 20 $12 12 12 $5 Va 5 Va 5'«+17 $16' a 16' a 16 Va + Va $29% 29% 29%+ % $6% 6% 6% $11% l l b 11% — % $20 19+» 20 F % $23% 23'h 23 Va — Va $19'8 18% 19'8+ % 335 335 335 $20% 20 Va 20%+ % $8' a 8' a 8' a- % 460 440 440 - 20 $23% 23% 23% $20% 19% 20% + % $24% 24% 24 % - Va $19% 19% 19%+ Va $19' a 19 Va 19'/+ Va $22’ a 22% 22 Va + % $11% 11 % 11 % — ' 4 $10 9 Va 10 + V2 $15 15 15 + '% $30% 30% 30% $16% 16' 8 16'a — % 20 20 20 -5 $7 Va 7 Va 7 Va $8% 8'a 8 % + % $5% 5% 5% — V8 $85% 85'4 85% —3% $67 61 67 +2 $20% 20% 20 Va $18’8 17% 17 % - Ve $26% 26'a 26 Va 199 198 199 +5 $27% 26+4 26+4- % $35 % 35% 353/4 $9 Va 9' / 9'a-2 385 385 385 $7 7 7 + % 485 480 480 +5 70 70 70 $38' a 38 38 - Va $6% 6' H 6% $14% 14% 14% - Va 330 330 330 + 70 $19% 193/4 193/4— 3/4 $32% 32% 32%+ % $5 5 5 440 425 425 -10 70 69 69 +1 $7 Va 7% 7% — % 69 62 62 -2 $49% 49% 49'a + % $9'B 9'/» 9 Ve + Ve $17% 17'% 17 v8 L’or et l’argent ¦ L’once d’or en devise canadienne était cotée hier à la clôture des marchés à $405 35 (offre) et $412 45 (demande) par la Fiducie Guardian, un courtier de métaux précieux et de devises étrangères L'once d ’argent était cotée quant à elle à $8 02 (offre) et à $8 56 (demande) ¦ Voici les cours de l’once 'Troy d’or à la fermeture des principaux marchés mondiaux, hier, en dollars US avec, entre parenthèses.les cours de lundi laindres: $328 37 tll\IU > % de Sot/' làteiMF - >*mà Ùihnidüfi ü ' Si la consommation de l’eau de source est en constante progression, il ne faudrait pas pour autant négliger les jus de fruits ou tout simplement l’eau du robinef.qui est excellente pour la santé.(Photo Jacques Grenier) Eau minérale: c’est une eau d’origine souterraine dont la composition chimique lui confère des propriétés pharmacodynamiques La teneur en sels minéraux excède 1,000 mg par litre; ou si la teneur en sels minéraux est inférieure à 1,000 mg par litre, la teneur en fluor depaSse la norme de 1.5 mg par litre.Eau traitée: c’est uue eau qui n est pas, de fait, d'origine souterraine et dont la composition chimique ressemble à celle d'une eau de source.Eau traitée minéralisée: c'est une eau qui n’est pas, de fait, d'origine souterraine et dont la composition chimique ressemble à celle d’une eau minérale.Eau traitée déminéralisée: c’est une eau qui n est pas.de fait, d’origine souterraine et dont la teneur en sels minéraux est inférieure à 10 mg par litre.Il est essentiel, peut-on lire dans le Manuel de régimes alimentaires de la Corporation professionnelle des diététistes du Québec, de vérifier régulièrement la teneur en sels minéraux des eaux minérales ou minéralisées puis-u'un distributeur peut istribuer consécutivement différentes eaux sous la même marque de commerce Si on veut se faire plaisir sans nuire à sa santé, il est donc indiqué de boire des eaux de source genre Cana-qua.Labrador, Saint-Hilaire, Evian, Perrier et autres.Seule la Perrier est pétillante, ce qui fait qu elle est recherchée par plusieurs qui la boivent bien rafraîchie, accompagnée d'une tranche de citron ou de lime.Il est intéressant de noter qu à l'heure actuelle, la consommation des eaux de source est à la hausse.Selon M Serge Desmarchais! de chez Herbt et Charton, les ventes augmentent de 10% par année environ.Nefs voisins américains boivent 70 fois plus d’eau de source qu'afi milieu des années 70.L’eau de source est celle qui contient le moins de sels minéraux.Les Québécois, gros consommateurs d'eau embouteillée, ont perdu le goût de l’eau du robinet qui, bien rafraîchie, constitue une boisson désaltérante, excellente pour la santé et qui surcroît, ne coûte rien.Comme le corps humain est composé à 66% d'eau, il en a besoin pouj assurer le bon fonctionnement de la machine.Et si on'veut se faire encore plus plaisir, on peut aussi y ajouter un peu de jus de citron ou de lime, du jus d’orange frais ou surgelé, un peu de jus de raisin ou de pamplemousse.n* wm a GRILLADES ET FRUITS DE MER 298 Place d’Youville, Montréal Tél.: 282-1837 St-Sauveur des Monts, P.Q.Tél.: 277-5275 Fort Lauderdale Restaurant LES FILLES DU ROY” üÉ I A vec la venue du printemps.nous présentons notre buffet québécois exceptionnel et varié Tous les jours de 11 h 30 à 14 h 30 excepté le samedi $6so Le dimanche.notre fameux brunch bien connu.1 SI 1.50 de II h.à ISh.415 rue Bonsecours Vieux-Montréal 849-3535 staticnnemcnt À Magog, une bonne adresse.î'Autmge Tous les sports de saison detétwk rés: (819) 843-6521 Près du Mont Orford face au lac Memphremagog restaurant français Gagnant de plusieurs médailles internationales Élégant décor victorien 1867 18 Stationnement' »**- Réceptions jusqu à 30 personnes P'' ”* el flratuii 1020 rue St-Denis, Mtl.843-8502 Champs de Mars Casa cuisine italienne 50 est, rue Jarry Rés.: 381-9650 IfSgN % \mindd Ouvert de 11 h.à 26h.Samedi de 17h à 23h.Au bord de l’eau à 15 minutes du centre ville x\\ J LH MITANT 5010 Boul.Lalande Pierrefonds - 684-4398 Salie à manger avec atmosphère intime dans cette vieille-maF son bâtie il y a 200 ans.LUNCH: midi à 14 heures DÎNER: 17h30 à 22h3G bouquets feme Pe Cupck Aiv cüiéuxSsMo)llrcaû |l TZfflaumrtL framais Tous les soirs.T able d’hôte à partir de $9.95 361 est, rue St-Paul Vieux Montréal Réservations: 861-5337 Reservations ; 849 8294 Apportez votre vin Le P'tit Machon CUISINE FRANÇAISE DÎNER D’AFFAIRES Midis Lun, à Ven.(3.95 à 795) 172 DULUTH EST MON Tpé AL, 1 1 14 ¦ Le Devoir, mercredi 26 mai 1982 , Du reggae gris comme la Virée par Nathalie Petrowski Il faisait gris, la piste Richelieu était vide, plus sinistre qu elle n'avait été de la fin de semaine Une poignée d’amateurs de reggae étaient massés autour de l'immense scene de la Grande Virée, passagers égarés du lundi de Dollard Desormeaux On nous avait promis une soirée chaude, une soirée faite pour être vécue à 10,000 sous le soleil, à boire de la bière tiède et à faire circuler le calumet Un autre rêve perdu Au programme, cinq groupes reggae inconnus, venant pour la plupart de Montréal et de Toronto, jouant avec une conviction aussi dépérissante que la température.J’étais venue entendre les Heptones, trio jamaïcain, maîtres de l'harmonie vocale et dont les initiés ne disent que du bien J'étais aussi venue pour cette phrase séduisante inscrite au programme: «Quand on dit reggae, on pense régulier, majorité, pauvreté, souffrance.C’est la musique des rebelles, de ceux qui n’ont pas ce qu’ils veulent» Gardons la pauvreté, la souffrance, mais oublions les rebelles.Les rastas sont beaucoup «gelés» pour être révoltés Ils ont l’anarchie passive et vaguement indifférente Leur musique dépourvue de toute progression dramatique est poussée par la force pure de son inertie.Pourquoi se presser, semblent dire les musiciens étourdis de fumée, il n’y a nulle part où aller.Les trois premiers groupes, Mighty Mystic, Winston Hewitt.Julie Spence et le Love Connection Band, ont le reggae chromé.Ils reprennent sans trop de ferveur les chansons de Bob Marley qu’ils purgent de tout élan revendicateur Entourés de nuages de fumée provenant de leurs super-joints, ils ont l’air de venir d’une autre planète.Pour présenter les Heptones, le maître de cérémonie se trompe et présente les Mighty Myctic.On lui signale discrètement son erreur.Il revient et présente cette fois les Mighty, Heptones! Le trio arrive avec non-.éh al since, trois gérants de piano-bar coiffés de curieuses casquettes, Leurs harmonies douces et pointues se perdent dans la fumée.Ils chantent ensemble depuis 15 ans et n'ont même plus besoin de se regarder pour accorder leurs tonalités.V______________________________________________J un film de LAURENT HE VNEMANN avec PHILIPPE NOIRET et JEAN ROCHEFORT IL FAUT TUER BIRGITT HAAS PCX* TOUS WKmJÆi BEAUBIEN PUES D IBERVIUf 721.6060 LUN.A VEN.: 7 20 - 9.20 SAM.-DIM : 1.20 - 3.20 - 5.20 - 7.20 - 9.20 UN FILM EXCEPTIONNEL, DIVA UN-FILM DF JEAN JACQUES BFINEIX 3b MILTON 842 6053 SEMAINE 7.30*9.40 BENGAZZARA ORNELLA MUTl UN HLM DE MARCO FERRERI CONTE DE LA FOLIE ORDINAIRE 2 e PARISIEN: U20, 3.20, 5.20, 7.20,9,25; SEM.VERSAILLES: SEMAINE 7.20, 9 20 Le PARISIEN 4 | VERSAILLES 3 480 SH CATHERINE 0 866 3856 PLACE VERSAILLES 353 7810 "•d.uon PREMIER SALON DE LA SCIENCE TECHNOLOGIE Jusqu'au 30 mai Place Bonaventure Fascinant, divertissant! Plus de 100 exposants présentent leurs récentes réalisations • communications • transport • énergie ¦ environnement le 21 mai dès 18 h • technologie ouvert de 10 h à 22 h santé _ tous les jours le 30 mai jusqu'à 18 heures Des découvertes pour tout le monde! • Rencontrez le robot • Exposition IBM Léonard de Vinci • Caravane du Centre des sciences de l’Ontario • Jouez aux échecs contre un ordinateur • Garderie scientifique gratuite • Cours en Concours ••y Prix tfentrée aux guichets, Place Bonaventure : Ad.4,00$ Ét.et 3e Âge (carte) 2,50$ Enf.de 6 à 12 ans 1,00$ Gratuit enf.moins de 6 ans Renseignements : (514) 374-3181 L’ADISQ boycotte la Fête nationale L’Association du disque et de l’industrie du spectacle québécois (ADISQ) recommande à ses membres de boycotter cette année l’organisation de la Fête nationale confiée à la Société des festivals populaires.L’Association se plaint du fait que les délais pour les soumissions sont trop courts et que les données techniques sont trop imprécises.«On a reçu les appels d’offres un vendredi matin par télégramme et il fallait remettre nos soumissions le jeudi suivant sans savoir où seront situées les six scènes, ni le nombre approximatif de gens qu’elles vont attirer a déclare hier au DEVOIR la directrice général de l’ADISQ, Mme Madeleine Careau.À son avis, la Société des festivals populaires a hérité d’un cadeau empoisonné et son manque d’expérience va l’entraîner dans une opération déficitaire.De plus, dit Mme Careau, les artistes et producteurs ont été tenus responsables du déficit de la Fête l’année dernière et ne veulent pas se voir imputer les mêmes fautes cette année.L’Atelier continu rouvre en septembre par Robert Lévesque L’Atelier continu, cette officieuse maison de la culture du Plateau Mont-Royal que le Service des incendies de la Ville de Montréal avait fermée en novembre 80, va rouvrir ses portes le 12 septembre prochain.Il aura fallu 15 mois de pourparlers pour que les animateurs de ce centre de diffusion culturelle obtiennent permissions (et subventions) afin de relancer cet atelier multidisciplinaire qui dote le milieu culturel montréalais d’une salle de spectacles d’environ 300 places, de plusieurs locaux disponibles pour répétitions, travail en ateliers, vernissages, etc.L’Atelier continu avait ouvert ses portes à l’automne 79 dans l’ancienne école Jacques-MarqUette, au 1200, rue Laurier est, juste en face du parc Laurier.La Ligue nationale d’improvisation y avait tenu sa saison 79-80 en attirant un public nombreux qui s’était familiarisé avec ce lieu situé en plein coeur du Plateau Mont-Royal.Cette école transformée en ateliers, salles de travail pour différentes disciplines artistiques, à la particularité de combler un vide dans les lieux de spectacles avec sa salle transformable d’environ 300 sièges, un gabarit particulièrement propice aux expériences théâtrales ou aux récitals.La direction de l’Atelier continu, qui vise à l’autofinancement de son centre de diffusion, a obtenu du ministère des Affaires culturelles une somme de $36,795, par l’entre-niise du programme Accessibilité-scene.Du côté fédéral, on a obtenu, dans le cadre du programme d’initiatives culturelles, la somme de $19,500, et de $16,400 du programme Immobilisations.D’autre part, la CECM, propriétaire de l’ancienne école, a dit reconnaître la vo- Yves Montand au Québec Dans le cadre de sa tournée nord-américaine, le chanteur et comédien français Yves Montand se produira cet automne à Québec, Ottawa, Toronto et Montréal.À Québec.Montand sera au Grand-Théâtre du 17 au 20 septembre.À Montréal, il présentera son spectacle au théâtre Saint-Denis du 30 septembre au 4 octobre.Le tour de chant d’Yves Montand sera également présenté aux États-Unis: à New York.Washington, Chicago, San Francisco et Los Angeles.L’automne dernier à Paris, le chanteur français avait fait un retour fort remarqué sur la scène de l’Olympia après de longues années d’absence.cation multidisciplinaire de l’Atelier continu et s’est engagée à favoriser l’utilisation de ses locaux.On présentait, ces jours derniers, la maquette de l’Atelier dont les salles seront rénovées au cours de l’été.On entend établir une programmation partagée entre le théâtre, la musique, les variétés, la danse et les spectacles pour enfants, les activités s’étendront sur 50 semaines de l’année.En plus des activités dans la salle de spectacles (que chaque groupe pourra louer à des prix variables selon l’ampleur de l’utilisation), l’Atelier continu demeurera un lieu où différents groupes pourront trouver, à des prix abordables, services, locaux de travail, lieux de réunions communautaires, etc.L’Atelier continu, dont la réouverture relance en quelque sorte ce quartier populaire de la rue Laurier est.offrira en plus aux utilisateurs des services de concepteurs graphiques, de scénographes, de confection de décors et cos-tumes, enfin toute l’infrastructure nécessaire à la présentation d’un spectacle.On peut dès le 7 juin entrer en contact avec les animateurs de cette maison populaire de la culture en téléphonant au numéro 270-1175.JACK MCHOLSON JESSICA LANGE -fvMfiHi 1 Lexperience la plus terrifiante de I histoire de la science échappe a tout contrôle AJDEIAihv, DU REEL BLARBRCWN !• nouveau filmth KEN RUSSELL IE SPECTACLE COMMENCE.BASIIAIH1 i Que Œ SPECTACLE desjardins 4 BASILAIRE 1 ?88 3141 Q CBFT 8.55 Ouverture et horaire 9.00 En mouvement 9.15 Pouf et Riqui 9.30 Animagene 9.45 Tape-tambour 10.00 Pépinot ¦ 10.30 Magazine-Express La surdité' , avec Guy Laliberté, orthophoniste Les fourrures'.avec Caroline Labelle Chronique des livres pour enfants avec France Dauphin.11.00 Cheval, mon ami.Série d'émissions de Jean-Paul Blondeau 11.30 Un animal des animaux “Le lézard Série documentaire réalisée par Lester et Jesser Cooper 11.55 Les aventures de Tom Sawyer Avec Roland Demongeot.Marc di Napoli et Jacques Bilodeau 12.25 Le téléjournal 12.30 Allô Bou Bou 13.30 Femme d'aujourd’hui: "Le portage" Centre de traitement des toxicomanes qui a pour objectif la rééducation dans le cadre de la vie communautaire.14.30 Le temps de vivre 16.00 Bobino 18.30 D’Iberville Fresque historique de Guy Fournier.Jacques Létourneau et Jean Pellerin, avec Albert Miliaire, Jacques Monod, François Rozet, François Tassé et Lionel Villeneuve 17.00 Télé-5 "Le temps des as" Feuilleton dramatique sur l'histoire de l'aviation réalisé par Claude Boissol.18.00 Ce soir 18.40 Nouvelles du sport 18.50 Télex arts 19.00 Grizzly Adams Aventures 20.00 Emission spéciale.Suite au budget prononcé la veille par le ministre Parizeau 20.30 Baseball des Expos A I Astrodome, les Astros de Houston reçoivent les Expos de Montréal 23.00 Le téléjournal 23.35 Les nouvelles du sport 23.45 Nini Lachance Variété © c F T M 7.55 Horaire 8.00 Première heure: "La ronde de nuit", "Le monde des affaires", "Les nouvelles artistiques", "La revue des éditoriaux' 9.30 Votre amie Suzanne "Parlons-en", "Au bout du fil", "Tel qu'indiqué", "Pour un + ou un 10.30 La soeur volante 11.00 Fanfan Dédé 11.30 Les p tits bonshommes 11.45 Les Satellipopettes 12.15 Le 10 vous informe 12.30 Ciné-quiz: "Robinson Crusoe sur Mars" (Améri- uiïjin ASTRE l; 9480 Lacordaire (327-5001) — "La most au large" 19 h 45 "Long week-end" 21 h 20.ASTRE il; "Y a-t-il un pilote dans l’avion" 19 h 30 "Popeye" 21 h 05.ASTRE ni; "Sanglantes confessions" 19 h 30."La maîtresse du lieutenant français" 21 h 25 astre IV; "Pensionnaires de petites vertues" 19 h 30."Provinciales ardentes" 21 h 00."Les petites écolières" 22 h 05.AVENUE; 1224 Avenue Greene, Westmount (937-2747) - "The Boat" 18 h 15; 21 h 00.BEAVER; 5117 Avenue du Parc (844-1932) -"Hollywood she wolves" 11 h 00; 13 h 25; 15 h 50; 18 h 10; 20 h 30 "Beyond your wildest dreams" 12 h 20; 14 h 45; 17 h 10; 19 h 30; 21 h 55 BERRI l; 1280 St-Denis (288-2115) — "Coup pour coup" 13 h 10; 15 h 10; 17 h 15; 19 h 20; 21 h 25.BERRI II; "Chez Porky" 13 h 10; 15 h 15; 17 h 25: 19 h 30; 21 h 40 BERRI III; "Devoirs de vacances" 12 h 55; 15 h 05; 17 h 15; 19 h 20; 21 h 30.BERRI IV; "Le dernier clairon" 12 h 15; 14 h 35; 16 h 55; 19 h 15; 21 h 35.BRRI V; 'La femme d'â côté" 13 h 30; 15 h 35; 17 h 30, 19 h 45; 21 h 50.BIJOU; 5030 Papineau (527-9131) -"Vacances érotiques" 12 h 15,15 h 49,19 h 28 "Sybille” 13 h 07; 16 h 41; 20 h 25."Tendres sovenirs d'une bouche gourmande" 14 h 26; 18 h 00; 21 h 44 bonaventure l 1 Place Bonaventure (861-2725) r- “Dead men don't wear plaid” 17 h 15; 19 h 15; 21 h 15.BONAVENTURE II; "On golden pond" 17 h 15; 19 h 15; 21 h 15.BROSSARD I; Mail Champlain, 6600 Boul.Taschereau (465-5906) — Chez Porky" 19 h 50."Chasse à mort" 18 h 15; 21 h 40 BROSSARD II; "La maison du lac" 19 h 25; 21 h 25 BROSSARD ill; ' Accroche-toi, j’arrive" 18 h 20, 21 h 55."Coup pour coup" 20 h 00.CARRÉ ST-LOUIS; 3900 St-Denis (842-2361) — "Amour jeune, amour chaud" 11 h 30; 15 h 00: 18 h 35; 22 h 05 "Deux gamines pererses ’ 12 h 30; 16 h 05; 19 h 40 "Ursula.la belle Danoise" 13 h 45; 17 h 20; 20 h 55 CHAMPLAIN I; 1815 est, Ste-Catherine (524-1685) - "Cactus Jack" 18 h 20; 21 h 50."Happy birthday" 20 h 00.Champlain H; "La maison du lac' 19 h 30; 21 h 30 chateau l; 6956 St-Denis (271-1103) -"Scandale'’ 12 h 45; 14 h 30; 16 h 05; 17 h 50; 19 h 35; 21 h 20 CHATEAU il; "Brigade anti-viol" 12 h 30; 15 h 40; 18 h 50; 21 h 50.Les Zombies venues d'ailleurs" 14 h 10, 17 h 20; 20 h 20.CINÉMA DE MONTRÉAL I; 1584 est, Mont-Royal (521-7870) — "Un flic explosif" 13 h 10, 16 h 30; 19 h 50 "Devoirs de vacances" 14 h 50: 18 h 10; 21 h 35.MISE EN SCÈNE EWA TURSKA MONTAGE DU TEXTE RAYMONDE GAZAILLE JEAN-LUC DENIS EWA TURSKA A VOUS AVEC JUDITH CHEVALIER CATHERINE COLVEY JEAN-LUC DENIS JASMINE DUBÉ YVES LABBÉ FRANÇOISE LEMAÎTRE-AUGER MALG0SIA MARKOWSKA CHRISTIAN P0ISS0NEAU GILBERT TURP LE PRIN TEMPS A NOUS DU 28 AVRIL AU 30 MAI 1982 20 h 30 AU 165 PLACE D YOUVILLE.COIN PLACE ROYALE METRO PLACE D ARMES INFORMATION 843-3877 ARLEQUIN, 1004 est, Ste-Catherine (288-3931) — Raymond Devos, jusqu'au 6 juin.Mar à sam.: 20 h 00 Dim.19 h 00 AU 550 ATWATER; (méro L-Groulx) — Le groupe de la veillée présente — "îlm l'espiègle d'après Vaslaw Nijinsky, avec Gabriel Arcand.Mer à dim 21 h 00 Jusqu'au 30 mai Rens.935-3951 AU VIEUX FORT: 120 Chemin St-Jean, Vieux Laprairie (659-0010) — Alain Lamontagne.les 27, 28 et 29 mai.CAFÉ THÉÂTRE LA LICORNE; 2075 boul Saint-Laurent (843-4166) — "Sont-ce les effets du southern comfort?de Isabelle Doré et Louise Richer Mise en scène: Denis Bouchard.Avec Béatrix van Til et Francine Tougas Du mar au ven : 20 h 30 Sam : 20 h 30; 22 h 30 Jusqu au 29 mai.CAFÉ DE la PLACE; Place des Arts — "C'était hier" de Harold Plnter.Mise en scène: Jean Salvy.Avec Michèle Magny, Louise Marleau, François Tassé Lun à jeu: 20 h 30 Ven sam.19 h 30, 22 h 00.Jusqu'au 12 juin CENTAUR; 453 François-Xavier (288-3161) — "Sweet like suga" de Paul Herzberg Mise en scène: Maurice Podbrye Mar à sam 20 h Dans le cadre des spectacles Tl lâUr&ntidB présenté Raymond Devos • C’est lui qui m’a fait découvrir les immenses ressources de l'humour.Tout à coup il en serait de même pour vous.» — Yvon Deschamps* ^°si2 S.» Th£ATR£ mi tro ARLEQUIN M 1004 Ste Catherine est bm»ri 20 h OO Guichets(288 2943) tous les jours de midi a 9h00 commandes téléphoniques (288 4261) tous les jours de mtdi a 6h00 llilk'ts cn .unU' il Iimis k omiphiirs (g)TJCHETPON ÎXX-V.M cam 1964) Film de science-fiction réalisé par Byron Haskin avec Paul Man-tee Vie Lundin et Adam West 14.30 Janette veut savoir: Sujet "Tout sur la fièvre des foins" 15.30 Service à la communauté 16.00 Adèle 16.30 Cinéma sur demande Monsieur Long street' (Américain 1970) Drame policier avec James Franciscus, John McIntyre.Bradford Dillman et Jeannette Nolan 18.00 Le dix vous informe 18.30 La grande vallée 19.30 Les Brillant Texte de Marcel Gamache Avec Gilles Latulippe.Françoise Lemieux, Gaston Lepage Marthe Boisvert, Béatrice Picard.Roland Bédard et Claude Michaud 20.00 Hawaii 5-0 21.00 Le clan Beaulieu Texte de Marcel Marin 21.30 Michel Jasmin 22.29 La quotidienne 22.30 Les nouvelles TVA 23.00 Loto-Sélect Tirage 23.01 Les sports 23.16 La couleur du temps 23.30 Kojak 0.30 Fermeture © RADIO-QUÉBEC 15.30 L'objectif Animé par Simon Durivage un magazine d'information consacré à l’analyse des faits saillants dans les domaines sociaux, politiques, économiques, culturels et scientifiques 16.00 Gens et ressources "Les loisirs de plein air" 16.30 Planète arabe "Les libanais de Montréal A l'occasion du centenaire de l'arrivée du premier immigrant arabe en terre québécoise, une rencontre avec la communauté libanaise de Montréal 17.00 National Géographie: "Les nouveaux indiens" Menacés d'assimilation par l’envahissante civilisation blanche, les nouveaux Indiens cherchent à retrouver leur identité et à faire revivre un passé trop longtemps oublié 18.00 On aura tout vu Les animateurs Suzanne Lévesque et Jean-Claude Fortier nous entraînent dans le monde toujours étonnant et parfois insolite de la science moderne.18.30 Télé-Service Des informations sur la santé, la consommation, l'éducation, la culture et le monde scientifique.19.00 La période des questions La diffusion d'un des moments les plus intéressants des travaux à l'Assemblée nationale.20.00 Droit de parole Un débat dans lequel les animateurs Matthias Rioux et Jean Cournoyer abordent avec le public des sujets controversés reliés à la vie des Québécois.21.00 Émission spéciale du mercredi: "La littérature, sur le billard".En disputant tranquillement une partie de billard, Louky Bersianik, Désirée Szuc-sany, Victor-Lévy Beaulieu, Lucien Francoeur.Henri Tranquille et Jean-Claude Germain causent littérature.22.00 Les risques du métier Série destinée à faire connaître le rôle de la Commission de la Santé et de la sécurité au travail (C.S.S.T.), un organisme voué à l amélioratoon de la santé et â la prévention des accidents en milieu de travail 22.30 Les débats â l Assemblée nationale Deux heures de diffusion des travaux de nos députés à ( Assemblée nationale Q TVFQ (Câble) 9.30 Spécial tout-petits Les quat's amis — Mes mains ont la parole 10.00 Les visiteurs du jour Inv.Dalida.Michel Piccoli et Gérard Klein 10.30 J'ai la mémoire qui flanche 10.45 Les gens d'ici Entretiens impromptus et inattendus avec des Français et des Françaises rencontrés dans la rue ou dans des lieux publics aux quatre coins de la France.11.00 Des chiffres et des lettres 11.30 Un temps pour tout Magazine destiné aux personnes du troisième âge — Dossier reportage de Jean-Pierre Allanic sur les malfaçons.— Bizarre, bizarre.H L M de Melun qui joue au château hanté.— Jardinage — Variétés: Danyel Gérard.12.30 Télé-film: "Raspaii ou la passion de la République (Français 1980) Dramatique écrite par Pierre Dumayet et réalisée par Jean Lallier, avec Claude Brosset Jean-Pierre Moreux et Jean Reney 14.00 Droit de réponse "Le féminisme est-il mort?’ Avec Marie Cardinal.Jeanne Champion et Elisabeth Depardieu 15.30 Passez donc me voir: Inv Dr Costets, Michel Drach et Mu-rielle Laude 16.00 Actualités régionales 17.00 Spécial tout-petits Les quat's amis — Mes mains ont la parole — Si on jouait au théâtre 17.30 Les visiteurs du jour Inv.: le groupe "Chagrin d'amour ”.18.00 J'ai la mémoire qui flanche.Inv.Mort Shuman 18.15 Les gens d’ici Entretiens impromptus et inattendus avec des Français et des Français s rencontrés dans la rue ou dans les lieux publics ou aux quatre coins de la France 18.30 Des chiffres et des lettres 19.00 Un temps pour tout Magazine destiné aux personnes du troisième âge — Dossier: Robert Gué-reau, verrier — Chansons à histoire: Cora Vaucaire.— Traitement des varices — Variétés: Romain Didier.20.00 Télé-film: "L'inspecteur mène l'enquête'’ Avec Jean-Pierre Maurin et Patrice Melle-nec.21.30 Droit de réponse: "Le féminisme".Les thèmes plus précisément abordés seront le travail et la sexualité de la femme.23.00 Passez donc me voir: Jacques Zimmerman, Marie-France David et André Forsseau Jacques Zimmerman, Marie-France David et André Frosseau 23.30 Actualités régionales O C B M T 8.55 Thougtrt for Today 9.00 CBC 6 Good Morning 9.15 The FriendlY Giant 9.30 Quebec School Telecast 10.30 Mr Dressup 11.00 Sesame Street 12.00 The Midday News 12.10 Midday 12.27 Community Announcements 12.30 McLean at large 13.26 Weather Report 13.30 Canadian reflections 13.58 Program Highlights 14.00 Wok with Yan 14.30 Coronation Street 15.00 The Edge of Night 15.30 Take 30 From Toronto 16.00 Vision on 16.20 News Watch 6 16.30 The Beachcombers 17.00 Happy Days 17.30 Reach for the top finals 18.00 Newswatch 19.00 Facts of life 19.30 Critical patch 20.00 The fifth estate 21.00 Keep it in the family 21.30 Too close for comfort 22.00 The National 22.22 The Journal 23.00 Newswatch headlines and the National Update 23.05 Newswatch 23.27 Barney Miller 23.57 Berny Hill 0.21 Station Closing 0 C F C F 5.59 Sign On 6.00 University of the Air 6.30 Romper Room 7.00 Canada AM 9.00 Morning Exercise 9.30 Definition 10.00 The Community 10.30 Rhoda 11.00 Looking Good 11.30 Super Pay Cards 12.00 The Cisco Kid 12.30 Pulse 13.00 The Alan Thicke Show 14.00 Another World 15.00 Texas 16.00 Let's Make a Deal 16.30 The Family Feud 17.00 The Price is Right 18.00 Pulse 19.00 MASH.19.30 Pierre Lalonde Inv.Ginette Reno 20.00 The Greatest american hero 21.00 Fame 22.00 Strike froce 23.00 CTV National News 23.21 Pulse 0.00 The Twelve Midnight Movie "Distant drums" (Western 1951) Avec Gary Cooper, Mari Aldon et Richard Webb 2.00 Entertainment this Week 3.00 Sign Off cinéma DE MONTRÉAL II; "Une femme d'affaires" 12 h 55; 17 h 05, 21 h 15."La fièvre au corps" 15 h 00; 19 h 10.CINÉMA DE PARIS; 8j6 ouest Ste-Catherine (861-2996) — "Private lessons" 13 h 30; 15 h 25; 17 h 20; 19 h 20; 21 h 20.CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE; 335 est, De Maisonneuve (842-9763) — "Lola Montés" (de Max Phuls, France-Allemagne, 1955) 18 h 00 "Le songe d'une nuii d'été" (de Jiri Trnka, Tchécoslovaquie 1959) 20 h 00.CINÉMA X; 6430 Papineau (722-7393) - Salle I — "Stimulation"; "Leave to the doctor"; "Do it to me": "Country fever"; "It's nice to be home", etc.Salle II — "Veronica"; "The nurse wants to help"; "Itching for love”; "The adventures and the woodcutter"; "Seductive Sylvia.CINÉ-PLEX l; 2001 Université, suite 100 (849-4518) — "The man with Bogart's face" 12 h 50; 15 h 00: 17 h 10; 19 h 20; 21 h 30.CINÉ-PLEX II; "Monty Python’s: and now for something completely different" 12 h 40; 14 h 25; 16 h 10; 17 h 55; 19 h 40; 21 h 25 CINÉ-PLEX III; "Not a love story" 12 h 40; 14 h 30; 16 h 25; 18 h 15; 20 h 05; 22 h 00.CINÉ-PLEX IV; "Cap people" 12 h 45; 14 h 55; 17 h 10; 19 h 25; 21 h 45 CINÉ-PLEX V; "Mondo Candido" 12 h 55; 15 h 05; 17 h 15; 19 h 25; 21 h 35.CINÉ-PLEX VI; "My dinner with Andre" 12 h 55; 15 h 05; 17 h 15; 19 h 25; 21 h 40.CINÉ-PLEX vil; "Richard Pryor: live In concert" 12 h 35; 14 h 25; 16 h 15; 18 h 05; 19 h 55; 21 h 45 CINÉ-PLEX Vlll; Caligula" 12 h 35; 15 h 30; 18 h 20; 21 h 15.CINÉ-PLEX IX; "Taxi Zum Liu" 12 h 40; 14 h 30; 16 h 20; 18 h 10; 20 h 00; 21 h 50 CLAREMONT; 5038 ouest, Sherbrooke (486-7395) — "AC DC let there be rock" 19 h 00; 21 h 30 COMMODORE; 5780 ouest, boul Gouin (334-8560) — "Estivantes pour hommes seuls" 19 h 00; 22 h 10 "B comme dans bonne à tout faire" 20 h 00."Eté chaleureux" 21 h 30.COMPLEXE DESJARDINS i; Complexe Desjardins (288-3141) — "Le facteur sonne toujours deux fois": 12 h 05; 14 h 15; 16 h 25, 18 h 35; 20 h 45.COMPLEXE DESJARDINS II; — Au-delà du réel": 13 h 00; 15 h 00; 17 h 00, 19 h 00; 21 h 00 COMPLEXE DESJARDINS III; — Vacances érotiques": 12 h 15; 15 h 45; 19 h 15."Tendres souvenirs d’une bouche gourmande": 13 h 05; 16 h 35; 20 h 05."Sibylle": 14 h 25; 17 h 55; 21 h 25.COMPLEXE DESJARDINS IV; — Que le spectacle commence": 12 h 05; 14 h 20; 16 h 35; 18 h 50; 21 h 05.CONSERVATOIRE D’ART CINÉMATOGRAPHIQUE; 1455 boul de Maisonneuve (879-4349) — "Viridiana" (de Luis Bunuel, Mexique-Espagne, 1961) 20 h 30.CÔTE-DES-NEIGES I; 6800 Côte-des-Neiges (735-5528) — "Conan the barbarian" 19 h 20: 21 h 40 CÔTE-DES-NEIGES II; - "Porky s: 19 h 00.21 h 00 00 Dim 19 h 00.Matinée sam.14 h 00.Jusqu'au 30 mai Dernière le 30 à 14 h 00 "The riddle of the world' de David French.Mise en scène: Henry Tarvainen.Avec Richard Greenblatt Mar â sam.: 20 h 00.Dim.: 19 h 00.Matinée sam.: 14 h 00.Jusqu’au 20 juin.CAFÉ MOLIÈRE; 1200 St-Hubert (844-7000) — ‘ J'pogne-tu ou chus pognée" de Jocelyne Beaulieu avec Josette Couillard.Marie-Denyse Daudelin.Véronique Pinette.Mise en scène: Monique Rioux.Mer à dim 20 h 30.Relâche lun.mar.Jusqu’au 26 juin.CAFÉ-THÉATRE QUARTIER LATIN; 4303 St-Denis (843-4384) — Mario Gendron, violoniste et Guy Bou.guitariste, jeu.ven.24 h 00.Le groupe Parabole, jusqu'au 30 mai 22 h 00.CHRIST CHURCH CATHEDRAL; 1440 Ave.Union (268-6421) — Gerald Wheeler, orgue, 12 h 30.Oeuvres de Bach, Vierne, Messiaen.Sweelinck CONVENTUM; 1237 Sanguinet (284-9352) — "Le fou et la nonne" de Stanilaw I.Witkle-wicz Avec Suzanne Champagne, Normand Lévesque, Christiane Pasquier, Raymond Cloutier, Jean Marchaud.Mer à sam.: 21 h 00 sauf vendredi.Ven.: 20 h 30; 22 h 30 Jusqu'au 29 mai LE BORDUAS; 1257 Amherst (522-1554) — Geneviève Paris, jeu.ven sam : 21 h 30 L’AIR DU TEMPS; 191 ouest St-Paul (842-2003) — Spectacle à 21 h 30 Janis Steprans Trio, mercredi.L'Ensemble de Ron Allen et Dave Pilch, jeudi et vendredi.LE JAZZ BAR; 169 est, Ontario (844-4329) — Spectacles à 21 h 30.Le Trio Yvan Sy-monds.jusqu'au 28 mai.LE ST-VINCENT; 410 rue St-VIncent Vieux-Montréal — Spectacles â 20 h 30.Jos Leroux et Odette Coulombe, mercredi.Jules Lavoie, Manon Robert et Michel Plgeaon, jeudi et vendredi.LE ZOOBAR; 97 est.Ste-Catherine (849-8865) — Wondeur Brass, Mer à dim : 21 h 30.jusqu'au 30 mai L'EX-TASSE; 816 est, Ontario (526-9396) — "City Life” de Jean-Paul Daoust avec Hélène Mercier; Yvan Leclerc; Jean-Guy Viau; Jean-Paul Daoust.Mar à sam.: 20 h 30.Relâche dim., lun.: Jusqu’au 29 mal LE SOLEIL LEVANT; 1252 St-Antolne (875-6232) True Intentions, du 27 au 29 mal LE TRANSIT; 415 Place Jacques-Cartier — Pierre Bertrand et Gilles Vallquette prolongation jusqu au 30 mai.Sem 20 h 30.Sam 20 h 00.22 h 30.L'IMPRÉVU; Hôtel Iroquois.446 Place Jacques-Cartier, Vieux-Montréal (878-9307) Dim.à jeu.22 h 00; 24 h 00; 1 h 30.Johanne Blouin et Tasman.Jazz), jusqu'au 30 mai MAISON DES MARINS; 165 Place d’Youville (coin d'Youville métro Place d'Ar-mes) — "L'hiver est â vous, le printemps â nous ' Mise en scène de Eva Turska.Mer à dim : 20 h 30 Jusqu'au 30 mal Rés 843-3877) CRÉMAZIE; 8610 St-Denis (388-4210) — "Le dernier clairon": 19 h 10; 21 h 25 DAUPHIN I; 2396 est, Beaubien (721-6060) — "Il faut tuer Brigitt Haas": 19 h 20; 21.h 20 DAUPHIN H; — "Café express ”: 19 h 30; 21 h.DORVAL l; 260 Dorval, Dorval (631-8586) — "Victor, Victoria": 18 h 35; 21 h 15.dorval II; — "Chariots of fire”: 19 h 05; 21 h 25.dorval III; — "Paradise": 19 h 15; 21 h 15.DÉCARIE SQUARE l; Centre Décarie Square, 6855 Clanranald (341-3190) — "Dead men don't wear plaid ”: 19 h 30; 21 h 30.DÉCARIE SQUARE II; — Private lessons": 19 h 00; 21 h 00.ÉLYSÉE l; 35 Milton (842-6053) - "Diva": 19 h 30; 21 h 40 ÉLYSÉE II; - "Le bateau": 18 h 20; 21 h 10 FAIRVIEW l; 7555 Transcanadienne, Pointe-Claire (697-8095) — "Visiting hours ": 19 h 15; 21 h 20.FAIRVIEW II; — "Fighting back ": 18 h 05; 19 h 50; 21 h 35.GREENFIELD l; 519 Taschereau.Greenfield Park (671-6120) - "Scandale": 18 h 00; 19 h 55; 21 h 45.GREENFIELD II; — "Brigade anti-viol": 18 h 00; 21 h 20."Les zombies venus d'ailleurs": 19 h 45.GREENFIELD ni: — "Belles, blondes et bronzées": 19 h 10; 21 h 10.IMPÉRIAL; 1430 Bleury (268-7102) — "Quest for fire": 12 h 00; 13 h 50; 15 h 40; 17 h 30; 19 h 30; 21 h 30.JEAN-TALON; 4225 est, Jean-Talon (725- 7000) - "Cactus Jack": 18 h 15; 22 h 00; "Happy birthday ": 20 h 00.KENT l; 6100 ouest, Sherbrooke (489-9707) — "Deathtrap": 19 h 30; 21 h 40.KENT II; - "Chariots of fire": 19 h 00; 21 h 15.LA CITÉ l; 3575 Avenue du Parc (844-2829) — "Gone with the wind ": 19 h 30.LA CITÉ il; — "Montenegro": 19 h 20; 21 h 20.LA CITÉ III; — "Dr.Zhivago": 19 h 30.LAVAL I; 1600 le Corbusier, Chomedey (688-7776) - "Scandale": 18 h 00; 19 h 55; 21 h 50 laval II; "Brigade anti-viol" 18 h 25, 21 h 35."Les zombies venues d’ailleurs": 20 h 05.LAVAL III; — "La folie histoire du monde": 19 h 20; 21 h 10.laval IV; — "Montenegro": 19 h 20; 21 h 10.LAVAL V; — "Belles, blondes et bronzées ": 18 h 00; 19 h 50; 21 h 40.LAVAL-ODÉON I; Centre 2000, 3195 Ouest.boul.St-Martin, Chomedey (687-5207) — "Devoirs de vacances 19 h 15; 21 h 20.LAVAL-ODÉON II; — "Veux-tu e:tre mon garde du corps": 18 h 10; 21 h 45."Chez Porky": 20 h 00 LOEWS l; 954 Ouest, Ste-Catherine (861-7437) - "Fighting back ': 13 h 20; 15 h 20; 17 h 20; 19 h 20; 21 h 20.LOEWS II; - "Partners" 13 h 40; 15 h 35; 17 h 35; 19 h 25; 21 h 10.LOEWS ill; — "Chariots of fire": 12 h 10; 14 h 30; 16 h 50; 19 h 10; 21 h 30.PLANÉTARIUM DOW; 1000 ouest, Saint-Jacques (872-4530) — "Attention les comètes tombent" jusqu'au 30 mai.Mar.jeu.: 12 h 15; 21 h 30.Mer : 14 h 15; 21 h 30.Ven : 14 h 15.Sam.: 14 h 15; 16 h 30.Dim : 13 h 00.Spectacles au laser: ven.sam : 19 h 00; 20 h 15; 21 h 30; 22 h 45.Dim.: 15 h 30; 16 h 15; 20 h 15; 21 h 30.STUDIO ALTAIR; 2071 boul.St-Laurent — Place aux poètes: Louise et Yves, 21 h 00.THÉÂTRE DENISE PELLETIER; 4353 est, Ste-Catherine (253-8974) — "Pontiac" fresque historique de Pierre Goulet.Mer.14 h 00; 19 h 30 Jeu.: 10 h 00; 19 h 30.Ven : 13 h 30; 19 h 30 THÉÂTRE DE OUAT'SOUS; 100 Avenue des Pins (845-7277) — "Monogamy " comédie de Claude Meunier et Louis Saia avec France Castel, Rémy Girard.Pauline Martin, Serge Thôriault.Mer à dim.: 20 h 00.Jusqu'au 13 juin.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS; 100 Ave des Pins (845-7277) — Aux Quat’Saouls Bar — "Le Décameron" spectacle créé et mis en scène par Alexandre Hausvater Avec René-Richard Cyr, France Desjarlais.Alain Fournier.Alain Grégoire, Danielle Proulx Jusqu'au 1er juin.THÉÂTRE EXPÉRIMENTAL DES FEMMES; 320 est Notre-Dame (879-1306) — "Avez-vous vu la dame d’en haut" écrit et mis en scène: Nicole lecavalier Avec Laurence Jourde; Louise Laprade; Anne-Marie Provencher; Monique Richard; Alice Ronfard.Mar à sam : 20 h 30 Relâche dim , lun.Jusqu'au 29 mai.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT; 4664 St- Denis (844-1793) — "Acapulco" Madame" comédie de Yves Jamiaque avec Jeanine Sutto, Pierre Thériault, Anne Segière, François Trottier.François Pratte.Mar â sam.: 20 h 00 Dim.: 19 h 00.Jusqu'au 29 mai.UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL; Faculté de musique, 2375 COte-Ste-Catherine, Salle 1020 (343-6479) - Récital fin maîtrise -Dominique Morel, piano, mer : 20 h 00.Douglas Nemish.piano, jeu.: 20 h 00 THÉÂTRE DE L’ATELIER; Parc Jacques-Cartler, Sherbrooke (819)563-1778) — "L'heure d'avant après' de Michel-Pierre Boucher avec Rita Lafontaine.Mar à sam 20 h 30.Jusqu'au 12 juin QUÉBEC GRAND THÉÂTRE, 269 est, Saint-Cyrille (643-4975) — Salle Octave Crémazie — "Piaf" de Pam Gems avec Léo Munger Mar à sam.: 20 h 30 Relâche dim., lun Jusqu'au 29 mal.GRAND THÉÂTRE; Salle Louis-Fréchette.La troupe V'La L'Bon Vent, du 27 au 30 ami â 20 h 30 OTTAWA CENTRE NATIONAL DES ARTS; Ottawa (613)237-4400 - Opéra - Film: Napoléon" Mer à ven.: 19 h 30 LOEWS IV; — "Deathtrap" 12 h 15; 14 h 20; 16 h 35; 18 h 50; 21 h 00.LOEWS V; — "Arthur” 13 h 00; 15 h 05; 17 h 10; 19 h 15; 21 h 20.MASCOUCHE I; - 3131 boul.de Mascouche, Place G.P.A.Mascouche (474-4141) — "L'école en délire" 19 h 30."Scandale" 21 h 05.MASCOUCHE II; — "Mon nom est Bulldozer” 19 h 30, "Faut pas pousser" 21 h 30.MERCIER; 4260 Est.Ste-Catherine (255-6224) — "Mercenaires de l'espace" 19 h 30."Coup pour coup" 21 h 30.MONTENACH l; 522 bout.Sir Wilfrid Laurier, Beloeil (464-1541) — "La championne du collège" 19 h 00."Devoir de vacances" 20 h 40.MONTENACH il; — "La grande Zorro" 19 h 10."La folle histoire du monde" 20 h 55.OUIMETOSCOPE l; 1204 Est.Ste-Catherine (525-8600) — "Tendres cousines" (de David Hamilton, France.RFA, 1980) 19 h 30, 21 h 30.OUIMETOSCOPE il; — "De la vie des marionnettes" (d'Ingmar Bergamn.RFA, 1980) 19 h 00; 21 h 00.OUTREMONT; 1248 Ouest, Bernard (277-4145) — "La publicité, faut voir (à) ça!" 19 h 15, "Pixote” 21 h 30.PALACE I; 698 Ouest, Ste-Catherine (866-6991) - "Visiting hours" 13 h 00; 15 h 05; 17 h 10; 19 h 15; 21 h 20.PALACE II; — "House of wax" 12 h 55; 14 h 40; 16 h 25; 18 h 10, 19 h 55; 21 h 40 PALACE ill; — "The beach girls" 12 h 20; 14 h 10; 16 h 00; 17 h 50; 19 h 40; 21 h 30 PALACE IV; - "Paradise" 12 h 15; 14 h 10; 16 h 05; 18 h 00; 19 h 55; 21 h 50.PALACE V; — "Some kind of a hero" 12 h 20; 14 h 10; 16 h 00, 17 h 50; 19 h 40; 21 h 30.PALACE VI; - "Scandale" 12 h 15; 14 h 10; 16 h 05; 18 h 00; 19 h 55; 21 h 50.PARADIS I; 8215 Hoohelaga (354-3110) — "Electro-choc” 19 h 30, "La mort au large" 21 h 00 paradis il; — "Mon nom est Bulldozer" 19 h 30; "Faut pas pousser" 21 h 30.PARADIS Ml; — "Dépucelage" 19 h 30; 22 h 20; "Echanges amoureux" 20 h 25; "La ronde du plaisir" 21 h 25.PARALLÈLE; 3682 St-Laurent (843-4725) — "AnnyD'Aries ou comment fabriquer un vrai show" (de Pierre Jutras, Québec, 1978) et "Strass café" (de Léa Pool, Québec, 1980) 20 h 00.PARISIEN l; 480 Ouest, Ste-Catherine (866-3856) — "Les uns les autres" 13 h 00; 16 h 45; 20 h 30 PARISIEN II; — "Belles, blondes et bronzées" 12 h 50; 14 h 35; 16 h 20; 18 h 10; 19 h 50; 21 h 40.PARISIEN III; - "Montenegro" 13 h 30; 15 h 30; 17 h 30; 19 h 30; 21 h 30.PARISIEN IV; - "Conte de la folie ordinaire" 13 h 20; 15 h 20; 17 h 20; 19 h 20; 21 h 25.PARISIEN V; - "La folle histoire du monde" 13 h 10; 15 h 10; 17 h 10; 19 h 10; 21 h 15.PLACE du CANADA; Place du Canada (861-4595) - "Wrong is right" 17 h 10; 19 h 25; 21 h 40.place LONGUEUIL i; Centre Commercial.Place Longueuil (679-7451) — "Cactus Jack" 18 h 10; 21 h 45; "Happy birthday" 19 h 50.PLACE LONGUEUIL il; — Devoirs de vacances” 19 h 15; 21 h 20.place VILLE-MARIE l; Place Ville-Marie (866-2644) - "Diner" 12 h 50; 15 h 00; 17 h 10; 19 h 20; 21 h 30.PLACE VILLE-MARIE II; - "Ulyses" 12 h 05; 14 h 20; 16 h 35; 18 h 55; 21 h 10.PLACE ALEXIS NIHON I; Niveau du métro.Plaza Alexis Nihon (935-4246) — "Conan the barbarian" 17 h 05; 19 h 20; 21 h 40 PLACE ALEXIS NIHON II; - "Porky’s 17 h 30; 19 h 30; 21 h 30 PLACE ALEXIS NIHON III; — "Missing" 17 h 10; 19 h 15; 21 h 30 PUSSYCAT; 5380 St-Laurent (845-5215) — "Out of gas, rubber Dolly et The interview" 11 h 00; 13 h 30; 16 h 00; 18 h 30; 21 h 00."Fiona on fire" 11 h 50; 14h20; 16h50; 19 h 20; 21 h 50.SAINT-DENIS II; 1590 St-Denis (845-3222) - "La mort au large" 18 h 00, 21 h 10."Electro-choc" 19 h 35 SAINT-DENIS ill; 1590 St-Denis (845-3222) - "Moto massacre" 17 h 30; 21 h 00 La poursuite sauvage" 19 h 05 SNOWDON; 5225 Décarie (482-1322) -Paradise" 19 h 15; 21 h 10 VAN HORNE; 6150 Côte-des-Neiges (731-8243) — "Visiting hours" 19 h 05, 21 h 10 VERDUN; 3841 Wellington.Verdun (768-2092) - "Agent spécial" 18 h 25; 21 h 40.Devoirs de vacances" 20 h 00.VERSAILLES l; 7265 est.Sherbrooke (353-7880) — "Scandale" 19 h 20; 21 h 20 VERSAILLES H; — "La folle histoire du monde" 19 h 15; 21 h 10 Versailles ni; — "Conte de la folie ordinaire" 19 h 20; 21 h 20.VILLERAY; 8042 St-Denis (388-5577) - "La maison du lac" 19 h 15; 21 h 20.WESTMOUNT SQUARE; 1 Westmount Square, Westmount (931-2477) — "Fighting back" 19 h 15; 21 h 15.YORK; 1487 ouest, Ste-Catherine (937-8978) - "Victor Victoria" 13 h 30: 16 h 05; 18 h 35; 21 h 15.CINÉ-PARCS Les représentations débutent au crépuscule CINÉ-PARC BOUCHERVILLE I; — Transcanadienne, sortie 95 (655-5515) — "Le dernier clairon"; ’l'oeil du témoin"; "La grande Zorro CINÉ-PARC BOUCHERVILLE II; — "La maison du lac "; "La puce et le grincheux"; "La fille du mineur" CINÉ-PARC CHÂTEAUGUAY I; — Châteauguay (691-1310) — "Happy birthday, souhaitez de ne jamais être Invité "; "Cactus Jack"; "Fureur sauvage" ' CINÉ-PARC CHÂTEAUGUAY II; Canon the barbarian "; "Night hawks "Pursuit of D.B Cooper".CINÉ-PARC CHÂTEAUGUAY III; — "La malédiction finale"; "Chasse à mort"- "A-mour et fringale" / Le Devoir, mercredi 26 mai 1982 ¦ 15 Dawson et Carter canonnent des circuits Un 5egain d’affilée pour les Expos HOUSTON (PC) - Les Expos de Montréal ont vaincu les Astros de Houston à l’aide de la longue balle, hier soir, à l’Astrodome devant 15,770 spectateurs, lorsque Andre Dawson a produit quatre points avec deux cirçuits en solo et un double et que Gary Carter a cogné un circuit de deux points, dans un gain de 6-1 de la formation montréalaise.Ce match marquait le retour du lanceur droitier David Palmer.qui en était à son premier match dans l'uniforme bleu-blanc-rouge depuis le 1er octobre 1980 Palmer a récolté sa première victoire de l'année en limitant les Astros à deux coups sûrs et un seul point en six manches.Il a aussi retiré quatre frappeurs sur des prises, mais a alloué six buts sur balles.Bryn Smith a lancé au cours des trois dernières manches pour les Expos et blanchi les Astros pour récolter son premier sauvetage de l'année Vern Ruble (2-3) a subi la défaite.Il s'agissait de la cinquième victoire consécutive des Expos au cours du présent péri-iple de six rencontres à l'étranger et le club a ainsi porté son dossier global à 21-19.Les lanceurs Vern Ruble et David Palmer ont retiré leurs adversaires dans l’ordre en première manche, mais ont tous deux connu des ennuis en deuxième reprise, alors que les Expos ont pris une avance de 2-1.AI Oliver a été déclaré sauf au premier coussin lorsque le deuxième-but Phil Garner a échappé son roulant.Avec un compte d'une balle et aucune prise, Gary Carter a ensuite propulsé la deuxième offrande de Vern Ruble au-delà de la clôture du champ gauche, pour son huitième circuit de l'année.Le partant des Expos a pour sa part donné des buts sur balles consécutifs à Jose Cruz et Dannv Heep en deuxième manche.Phil Garner a ensuite frappé un roulant en direction de Chris Speier ce qui a provoqué le retrait de Heep au deuxième.Cruz a filé au troisième sur le jeu et a marqué sur le ballon sacrifice d'Alan Ashby.Le voltigeur Terry Francona a exécuté une longue course pour capter le ballon d'Ashby hors ligne au champ gauche et il aurait simplement pu laisser tomber la balle pour empêcher Cruz de compter En troisième après deux retraits, Andre Dawson a cependant redonné une avance de deux points aux porte-couleurs montréalais en claquant son cinquième circuit de l'année.Ruble et Palmer ont encore mis des coureurs sur les sentiers en quatrième manche, mais se sont bien tiré d'affaire puisque ni l'une ni l'autre des formations n'a pu EXPOS (6) »b pcs» Raines 2b 4 10 0 Franconcg 5 0 2 0 Dawsn cc 5 2 3 4 Oliver 1b 3 110 Norman cg 10 0 0 Carter r 4 112 Cromart cd .4 0 0 0 Wallach 3b 4 0 10 Speier ac 4 12 0 Palmer I .2 0 0 0 Gulden fs 10 0 0 BrSmith I 0 0 0 0 Total .37 6106 Montréal.Houston ASTROS (1) ab p es pp Puhl cd 4 0 0 0 TScott.cc .3 0 0 0 Knight 3b 4 0 2 0 JCruzcg 3 10 0 Heep 1b .2 02 0 Garner 2b 2 0 0 0 Ashby r 3 0 0 1 Reynlds ac 4 0 0 0 Ruble i 10 0 0 Thon fs.10 0 0 BSmith I 0 0 0 0 Walling fs 10 0 0 Total 28 1 4 1 021 000 012-6 001 000 000-1 E—Garner 2.Reynolds LSB—Montréal 9.Houston 8.2B—Speier.Oliver.Knight, Dawson.C—Carter (8).Dawson 2 (6) BV—Garner.S—BrSmith BS—Ashby Montréal m| es p pm bb rb Palmer G.1-0.6 2 116 4 BrSmith VP, 1 3 2 0 0 0 1 Houston RuhleP-3 .7 6 3 2 2 4 BSmith 1 1-3 4 3 3 1 0 Cappuzzello.2-3 0 0 0 1 1 FPL—par Palmer (Heep).T-2:48 A-^15.770.s’inscrire au pointage En cinquième.Francona a obtenu un simple mais a été pris au deuxième en tentative de vol après que Dawson eut été retiré sur une chandelle au champ droit.Al Oliver a suivi avec un double, le sixième coup sûr des Expos, mais Carter a été retiré sur trois prises Palmer a retiré les Astros dans l'ordre en cinquième manche et Ruble a fait de même en sixième.Palmer a été remplacé par le frappeur suppléant Brad Gulden en septième reprise.mais celui-ci, comme les deux frappeurs suivants.Raines et Francona.a été retiré sur un roulant à l'avant-champ.Bryn Smith, venu au monticule en relève a Palmer, a aussi retiré les Astros dans l'ordre en deuxième moitié de septième Dawson a accueilli le rele-veur Dave Smith, en huitième manche, en expédiant sa troisième offrande dans les gradins du champ gauche, à plus de 400 pieds du marbre.Oliver a ensuite été sauf sur l'erreur de deux buts de l'arrêt-court Craig Reynolds, qui a lancé la balle dans l'abri des Astros sur le roulant du frappeur des Expos Dan Norman a remplacé Oliver à titre de coureur suppléant et il s est rendu au troisième but sur le long ballon dans la droite de Cromartie.mais Wallach a été retiré sur un roulant à l'avant-champ pour mettre fin à la manche Bryn Smith a donné des simp|es à Knight et Heep en huitième, mais s’en est tiré sans donner de point aux Astros en forçant Garner à frapper un ballon dans la droite.Dawson a produit deux au- tres points, ses troisième et uatnème du match, à l'aide un double le long de la ligne du champ gauche en neuvième Avant le double de Dawson.Dave Smith avait rempli les coussins en donnant un coup sûr au champ intérieur a Speier.un amorti-sacrifice au lanceur Bryn Smith, un but sur balles intentionnel à Raines et un simple dans la droite à Francona Bryn Smith a retiré les Astros dans l’ordre en neuvième pour mettre un terme au match Ligue Nationale Lundi Montréal 2, Houston 0 St-Louis 6, San Francisco 0 Philadelphie 9, Cicinnati 1 New York 5, Atlanta 3 San diego 8.Chicago 2 Pittsburgh 9, Los Angeles 3 Hier Montréal 6, Houston 1 Philadelphie 3, Cincinnati 4 New York 2, Atlanta 10 Chicago à San Diego Pittsburgh à Los Angeles St-Louis à San Francisco Aujourd'hui (Lanceurs prévus) St-Louis, Mura (4-3) à San Francisco, Hammaker (2-2), 15 h 05 Philadelphie, Krukow (4-2) à Cincinnati, Soto (3-4), 19 h 35 New York, Falcone (3-1) à Atlanta, Walk (4-3), 19 h 40 Montréal, Lea (2-2) à Houston, Sutton (7-1), 20 h 35 Chicago, Bird (3-4) à San Diego, Montefusco (1-4), 22 h 05 Pittsburgh, Solomon (1-5) à Los Angeles, Reuss (4-4), 22 h 35 Les frappeurs (Partie d'hier non comprise) pb es cc pp moy.Blackwell.22 5 0 3 .227 Carter.118 33 7 21 280 Cromartie 139 33 4 16 .237 Dawson 155 46 4 18 297 Francona.50 13 0 1 260 Mills.16 5 0 1 .313 Milner.9 1 0 0 .111 Norman .19 7 1 4 368 Oliver.146 45 4 24 .308 Raines.152 48 0 9 .316 Speier .120 22 2 12 .183 Taveras .35 2 0 1 .057 Wallach .133 36 3 17 .271 White .36 8 1 7 .222 Buts volés: Raines 14.Dawson 10, Carter 2.Cromartie 2, Francona 1.Oliver 1.Les lanceurs g-p ml pm rab mpm Burris.0-7 43.2 27 16 5.56 Fryman.2-1 17.1 3 7 1.58 Gorman.1-0 7.0 4 6 6 43 Gulllckson .3-3 59 0 31 43 4.73 James .0-0 9.0 6 11 6.00 Lea.2-2 32.0 11 18 3.09 Reardon.2-0 24.1 3 13 1.12 Rogers.6-3 72.1 14 53 1.75 Sanderson .4-3 57.2 15 33 2.36 Smith .0-0 12.3 5 5 3.66 Parties sauvées: Reardon 7.Fryman 4 Les meneurs (parties d'hier non comprises) pb es moy.Jones, SD .140 50 .357 Thompson, Pit .134 47 .351 Bailor, NY .78 26 .333 Wiggins, SD .75 25 .333 Stearns, NY .137 45 328 Moreland, Chi.162 52 .321 Wilson.NY.175 56 .316 Raines, Mon .152 48 .316 L.Smith, St-L .174 54 .310 Oliver, Mon.146 45 .308 Circuits: Kingman, NY; Murphy, Atl., 13; Thompson, Pit., 12.Points produits: Murphy, Atl., 38; Kingman, NY, 37.Buts volés: Moreno, Pit., 24; Dernier, Phi., 22.Lanceurs: (6 décisions) Sutton, Hou., 7-1, 2.24; Forsch, St-L, 5-1, 4.24 Ligue Américaine Lundi Baltimore 7, Toronto 5 Chicago 3, Kansas City 1 Cleveland 9, Minnesota 1 Californie à Boston, remis Hier Californie 10, Boston 2 New York 8, Toronto 0 Baltimore 10, Texas 3 Cleveland 7, Minnesota 0 Oakland à Milwaukee Kansas City à Chicago Detroit à Seattle Aujourd’hui (Lanceurs prévus) Toronto, stieb (2-5) à New York, May (1-2), 20 h.Baltimore, Flanagan (2-4) à Texas, Matlack (0-2), 20 h 05 Kansas City, Gura (4-1) à Chicago, Burns (5-2), 20 h 30 Oakland, Langford (3-6) ou Underwood (1-3) à Milwaukee.McClure (2-1), 20 h 30 Cleveland, Waits (0-1) à Minnesota, Williams (2-2), 20 h 35 Detroit, Morris (6-3) à Seattle, Perry (3-4), 22 h 35 Les meneurs (parties d'hier non comprises) pb cs moy.Harrah.Cle.153 61 .399 Bonnell, Tor .95 37 .389 McBride, Cle .:.82 31 .378 Murray, Bal.100 35 .350 Gedman, Bos .93 32 .344 Upshaw, Tor .137 47 .343 Cooper, Mil.153 52 .340 Sundberg, Tex .118 40 .339 Lowensteln, Bal .80 27 .338 Yastrzemski, Bos 109 27 .330 Circuits: Thornton, Cle., 11; Hrbek, Min., 10.Points produits: Thornton, Cle., 40; McRae, KC, 37.Buts volés: Henderson, Oak., 42; LeFlore, Chi., 15.Lanceurs: (5 décisions) Hoyt, Chi., 9-0, 1.45; Guidry, NY, 7-1, 2.77; Renko, Cal., 5-1, 1.70.LIGUE NATIONALE Section Est ST-LOUIS g 26 P 17 moy.605 diff.NEW YORK 24 19 .571 1Y* PHILADELPHIE 22 20 537 3 MONTRÉAL .21 19 .513 4 PITTSBURGH .17 22 436 7 CHICAGO 18 25 .419 8 ATLANTA Section Ouest 27 16 .619 SAN DIEGO .22 18 .550 3 LOS ANGELES .21 22 488 5 V* HOUSTON.19 25 .442 7 V, SAN FRANCISCO 19 25 432 8 CINCINNATI .17 25 390 9 V* BOSTON LIGUE AMÉRICAINE Section Est 9 P 28 13 moy.683 difi.DETROIT 25 14 .641 2 MILWAUKEE .20 19 .513 7 NEW YORK .20 19 .513 7 BALTIMORE .19 21 .475 8 V* CLEVELAND .17 23 .425 10 Vi TORONTO .17 24 .415 11 CHICAGO Section Ouest 27 18 .675 CALIFORNIE 28 15 .651 V4 KANSAS CITY 22 18 550 5 OAKLAND 20 23 ,465 8V* SEATTLE 19 25 .432 10 TEXAS 11 25 .306 14 MINNESOTA 12 33 267 17 VI Gary Carter reçoit les félicitations de son coéquipier Al Oliver après avoir canonné un circuit bon pour deux points à la deuxième manche de la partie contre les Astros, à Houston.Il s’agissait du 8e coup de quatre buts de Carter depuis le début de la saison.(Photolaser AP) Le ballon sera, ce soir, dans le camp des joueurs du Manie par Francis Millien Maître Thomo, au banc du Manie confiné, Portait en son coeur une bouffée de rage, Car Eddie Firmani, finalement lassé L’y avait immobilisé sans ambage.La suite de cette fable, vous la connaissez.Piqué dans son orgueil.Thompson Usiyan n’a mis que deux minutes pour prouver que le rôle de remplacement ne l’intéressait guère et a inscrit le premier but du Manic face aux redoutables Sockers de San Diego, samedi.Moralité: Ce n’est pas la carotte qui fait avancer l’âne! On peut alors se demander pourquoi l’entraîneur du Manie n’avait pas servi ce «remède miracle» plus tôt dans la saison à plusieurs de ses joueurs qui n’affichaient pas le même rendement qu'en 1981.La raison est bien simple.Il n’avait personne à ce moment-là pour les remplacer adéquatement.Avec l’arrivée de Dragan Vujovic, gare à ceux qui se laisseront aller.Le message a déjà été reçu et le sourire d’Eddie Firmani en disait long à cet effet à l’issue du match Plus que la victoire de 2 à 0, c’est la façon dont elle a été acquise qui a de quoi le satisfaire.Victor Nogueira, sa trouvaille.a une nouvelle fois effectué devant le filet un match sans faute, Frantz Mathieu s’entend comme larron en foire avec Brian Decaire et se permet de belles percées offensives toutes aussi déroutantes les unes que les autres, Fran O’Brien et Carmine Mar-cantonio se sont montrés à leur avantage au milieu de terrain, surtout en deuxième demie quand Thompson Usiyan, à droite, et Dragan Vujovic, à gauche, ont réussi à garder le ballon aisément, permettant ainsi de mieux coordonner les attaques.Allan Willey, déjà plus à l'aise dans ces conditions, ne manquera pas de rééditer sa performance de samedi et pourra devenir plus productif.«Quand ses partenaires travailleront pour lui autant qu'il le fait pour eux et pour toute l’équipe, on verra le vrai visage d’Allan Willey», avait dit Firmani en début de saison.Là encore, il n’est pas loin d’avoir raison.En fait, le vrai vainqueur de ce match n’est-il pas Eddie Firmani lui-même dont certaines mauvaises langues commençaient à mettre en doute sa longévité au sein de l'équipe?Nul doute que des jours meilleurs s'annoncent pour toute l’équipe, si chacun continue à remplir son rôle comme il se doit de la faire, et comme l’a rappelé Firmani à l’issue du dernier match.Pour le Manie, la saison ne fait que commencer.«On ne vient de jouer qu’un quart de saison el rien n’est fini II est des équipes qui commencent fort puis piétinent, il y en a d’autres qui ont du mal à démarrer puis terminent très fort.Le principal sera d’obtenir le bon rendement lors des séries, de dire l’entraîneur du Manie, et là nous y serons!» Après avoir assisté au dernier match, on ne peut que croire en sa belle assurance.Si l’on considère, en plus, que I on a encore sur le banc un joueur de la classe de Robert Vosmaer, force nous est de reconnaître que le Manie est ! doté de suffisamment d'atouts pour terminer en beauté celte deuxième saison.Le ballon est maintenant dans le camp des joueurs, à eux de jouer.Après le match de ce soir, le i Manie entreprendra une série j de trois rencontres sur la côte j ouest et sera de retour au Stade le 15 juin contre les Strikers de Fort-Lauderdaie.L’Éthiopie déclare forfait au marathon C’est avec regret que le comité organisateur du Marathon international de Montréal a annonce hier le retrait de l’équipe éthiopienne de la Coupe des nations présentée dans le cadre du marathon.La Fédération d’athlétisme d’Éthiopie, qui avait confirmé la présence de ses coureurs en mars dernier, a été obligée de reviser sa décision.Elle doit en effet organiser un championnat national dont les dates entrent en conflit avec celles du marathon de Montréal.Cette absence regrettée sera cependant comblée par la présence de la formation italienne, championne européenne, et de l’équipe polonaise, troisième à ces mêmes championnats européens._____________________________ -J RfiltMai Ligue Nord-Américaine Une association Canucks-Nordiques QUÉBEC (PC) - Les Nordiques de Québec et les Canucks de Vancouver, deux formations qui ont redoré leur blason au cours des dernières séries éliminatoires menant à la conquête de la coupe Stanley, ont annoncé leur association avec l’Express de Fredericton de la Ligue américaine de hockey en vue de la prochaine saison.L'Express de Frederiction qui vient de boucler sa première saison dans la LAH est la propriété des Nordiques et était composé en majeure partie de joueurs de cette organisation la saison dernière.Les Canucks délégueront de 10 à 15 joueurs de leur forma- tion au club Fredericton, mais j continuera d'alimenter sa filiale des Black Hawks de Dallas dans la Ligue centrale L’instructeur-chef des Ca- | nueks, Roger Neilson.s’est montré très optimiste quant aux résultats de cette association: «Notre club-école de I Dallas dans la Ligue centrale a atteint la finale du circuit et i plusieurs joueurs se retrouve- j ront avec l'Express la saison ; prochaine.Cette association j sera très bénéfique car on j retrouvera chez l'Express plu- I sieurs joueurs qui auront une | attitude gagnante en raison J des succès des Canucks et des | Nordiques au cours des der- j nières séries éliminatoires».Dimanche New York 3, F.-Lauderdale 2 Hier Toronto 3, San Diego 1 Ce soir Seattle à Montréal Edmonton à F.-Lauderdale San José à Portland LIGUE NORD-AMÉRICAINE Section Eet Pl INEW YORK.11 TORONTO.12 MONTRÉAL .9 CHICAGO .9 Section FORT LAUDERDALE .11 TULSA.9 TAMPA BAY.11 JACKSONVILLE .9 Section SAN DIEGO.to SAN JOSE.9 EDMONTON .8 VANCOUVER .9 PORTLAND.7 SEATTLE.8 g P bp bc pb P»s 9 2 26 15 25 77 8 4 22 16 19 65 4 5 11 8 10 34 2 7 12 20 12 24 Sud 7 4 24 20 22 62 4 , 5 16 17 16 40 4 7 15 23 14 38 3 6 14 19 14 32 Ouest 5 é ié l5 13 41 5 4 1b 11 11 39 5 3 12 11 9 35 4 5 12 10 10 32 4 3 13 8 9 29 2 6 11 15 9 19 (Six point* *ont accordé* pour un* vlctolr* *n t*mp* régulier ou an prolongation, quatre point» pour un* vlctolr* *n confrontation.Un point boni pour cheque hut compté jutqu’é un maximum da trot# par match.Aucun point boni pour un but an Prolongation ou an controntatton.) Connors remporte une première victoire PARIS (AP) — Jimmy Connors a remporté une première victoire hier dans les Internationaux de tennis de France disputés sur les courts du club Roland-Garros à Paris.Connors a éliminé son compatriote Bruce Manson 6-3.6-3 et 6-1.Favori du tournoi suite au forfait de John McEnroe blessé à une cheville, Connors n’a jamais remporté l’Omnium de France et aucune épreuve du grand chelem du tennis depuis 1978.Advenant une victoire de Connors à Paris, ce serait la premiere fois depuis Tony Trabert, il y a 27 ans, qu’un tennisman américain remporte les Internationaux de France.Plus tôt dans la journée, Peter McNamara d’Australie, septième tête de série dans cette prestigieuse compétition, l’a difficilement emporté 4-6, 6-3, 7-6 et 7-5 aux dépens du jouvenceau français Henri Leconte.McNamara, classé 12e au monde, a sauvé 10 points de set dans la troisième manche gagnée 7-6, Selon lui, c’est la [ première fois en carrière qu’il i doit sauver autant de points de set.' -—N Pourquoi pas les Rapides, M.Bronfman?par Richard Milo Certains diront qu’il est trop tard.Mais il n'est jamais trop tard pour bien faire, sachant qu’il faut souvent «sur le métier 20 fois remettre son ouvrage».Si la nouvelle concession de football à Montréal a déjà reporté la semaine dernière de quelques jours l’annonce du surnom de l’équipe, pourquoi ne le ferait-elle pas encore une fois?Pour la bonne cause’ Selon «The Gazette», l'équipe s'appellera le Concorde de Montréal LE DEVOIR suggère plutôt les Rapides de Montreal, un surnom bilingue s'il en est un.issu de rhistoire de notre ville et certes beaucoup plus approprié à un sport comme le football Les Alouettes volaient bas depuis quelques années et le Concorde donnerait l'impression que la nouvelle équipe a pris un nouvel envol à une vitesse supersonique.Mais le surnom n affirme pas.ou si peu.le caractère aune équipe de football, même si l'expression Concordia Salus — le salut par la concorde — est inscrite sur les armoiries de la ville.Pour tous, pour l'amateur moyen, le concorde, c'est un avion de conception franco-britannique Rapides Le mot est connu de tous.Il signifie quelque chose aux Montréalais.Personne n'ignore que Montreal s'est bâtie à quelques milles des rapides de Laehine, sur l'île de Montréal.Il y eut d'abord la bourgade indienne d'Hochelaga, où les autochtones pouvaient faire une halte avant de franchir les rapides, en canot, ou en faisant du portage Puis Ville Marie, de laquelle est née Montréal, ensuite le Canal de Laehine et.enfin, la Voie Maritime du Saint-Laurent.Joint la semaine dernière, l'historien Hector Grenon.in terroge pour satisfaire notre curiosité au fil de nos spéculations.a proposé quelques surnoms à mon confrère François Lemenu: le Ville Marie, le Hochela^a.le Saint-Laurent et finalement.les Rapides, lorsqu'invite à préciser davantage sa pensée.Les Rapides de Montréal.Ce n'est qu’après réflexion qu'il soulève l'enthousiasme Sans doute parce qu'il fait partie de notre vie de tous les jours Des rapides, il y en a plusieurs chez nous.Du moins beaucoup plus que des Concorde, puisque l'avion n'atterrit pas à Dorval, ni à Mirabel, ni à New York, mais uniquement à Washington! Quant au symbole de concertation qu'il représente, il s agit davantage d'un effort européen, nullement canadien, et s’il s'agit de symboliser l’accord «des sentiments et des volontés», le mot manque de vitalité.De toute façon, le football n'a rien d'un sport pacifique Selon nos sources, cinq noms ont atteint la finale.Concorde.Olympiques.Metros, Phénix, Titans.Express et même Van Dooz, une aberration incroyable, la prononciation anglaise du 22e régiment par des citoyens à la bouche molle1 Les Olympics?Le nom appartient déjà à Gerry Snyder, qui l a enregistré au ministère de la Consommation et dès Corporations du Canada le 22 septembre 1980.au nom-des Entreprises Gerry Snyder Inc A moins d'une entente de dpr nière heure entre la nouvelle concession et M Snyder, iljaut obligatoirement l’écarter, surtout que M.Snyder essaie de puis déjà quelques années d'obtenir une concession de la Ligue Nationale de football.Les Metros?Montréal n’est plus la métropole du Canada, ayant perdu son titre à Toronto.De toute façon, les Mets de New York, au baseball, portent egalement ce nom.El New York n'est qu’à 400 milles de Montréal.Les Phénix.Les Titans.L'express Les trois mots auraient été exclus parce que peu «commerciaux».Les Phénix évoquaient l’oiseau de la mythologie qui renait de ses centres.Les Titans, pour titanesques, l’express, parce que l’équipe est maintenant en voiture avec M Charles Bronfman Reste les Rapides.Notre suggestion inutile d'élaborer davantage.L'idée a été pensée rapidement, après la leottlre dans The Gazette que M.Bronfman avail finalement arrête son choix sur le mot concorde.Et il ne restait plus hier après-midi qu’à ajouter l’article «le» devant le mot.Au moins, que l’on opte pour concordia, plutôt que concorde.Claude Amann est de retour au poste de directeur du marketing de l’équipe de football II avait remis sa démission il y a quelques semaines sous Tère Skalbania.Il a tout à faire, tout à bâtir en quelques semaines.Rappelons que le camp d'entraînement de l’equipe doit s’ouvrir vendredi au Collège John Abbott, à Sainte-Anne-de-Bellevue.Quant à Luç Toti-signant, son agent, J.I.Albrecht, devait rencontrer la direction, hier soir.V__________________________________________________________j CfiPTES D AfFAIP€$ INVESTISSEZ AVEC MESURE: ANNONCEZ DANS LE DEVOIR Cours correctifs individuels En mathématiques, de la 6e au sec V.Dr Jean Auger — Orthopédagogue Diagnostic et correction (22 ans d expérience).Bur.: 389-5001 Brevets d'invention MARQUES DE COMMERCE SWABEY.MITCHELL, HOULE, MARC0UX & SHER 625, Ave du Président Kennedy Montréal - 045-7126 BELZILE.ST-JEAN SPERANO ET ASSOCIES Comptables agréés ALAIN BELZILE C A ROBERT ST-JEAN C A GILLES SPERANO C A JACQUES BRANCHAUD C A 2345 est, Bélanger Montréal 729-5226 ROBIC, ROBIC & Assocf/rts Fondée en 1892 Brevets d invention Marques de commerce Dessins industriels • Droits d auteur 1514 Docteur Penfleld Montréal H3G 1X5 Tél : (514) 934-0272 Télex 05-268656 Cable MARION Telecopier international Xerox 400 LAVERY, O’BRIEN Avocats Claude, Lavery, C R Roland G Chauvin f R M Carlyle Johnston C R RobedS O'Brien CR Jerome C Smyth, C R J Vincent O'Donnell, C R Paul P Can 1ère M Kevin Smyth Douglas S Pryde Robert W Mason Jean Bélanger J Fraset Martin Jean Guibaull Guy Lemay Jacques Mois André René Edouard Baudry Allan lutty Pierre Caron Bernard A Courtois André Laurin J François dç GraruJpré Paul Cartier Jean Pomminville Jean-Pierre Casavant Jacques Chamberland Claude Baillargeon Jean Héberl lan Rose Paul Paradis Marie-Josée Vachon YvesMayrand Richard A Hinse Jacques M Sainf-Denis Hélé ne Langlois Jacques AudaWe Alain Gascon David M Eramiaii • T Daniel A Dagenais Donald R MoCarty * Richard F Dolan Richard Wagnet Louise Cérat Jean Gauthier Louis Dumont Jean Saint-Onge Anne Duquette Jacques Roberge.Cona»il George W Hall, 0 C 31e étage, 2 Complexe Desjawlihs- C.P 156.Place Desjardjnr _ - Montréal H5B 1G4 ^ ' Téléphone 288-7811 - .Les Terrasses de la Chaudière Surteioo 25 rue Eddy.Hull Québec J8y 6N4 Téléphone (819) 770-0840 ' # ’ Samson Belair Comptables agréés Québec Montréal Ottawa Toronto Calgary Edmonton Vancouver Rrmouskr Trois-Rivières Sherbrooke Saint-Hyacinthe Gatineau Kitchener Sept-lles Matane Gaspé Coahcook Amos Hmton TEES, WATSON, POITEVIN, JAVET & ROBERGE NOTAIRES SUITE 1200.620 OUEST, BOULEVARD DORCHESTER MONTRÉAL.QUÉ H3B 1P3 TÉL 866-9671 HERBERT H TEES PIERRE LAPOINTE LUCIE HOUDE JOHN H WATSON GÉRARD DUCHARME NORBERT SPORN.HENRI POITEVIN PIERRE VENNF JAMES T TAYLOR ERNEST A JAVET ANDRÉ A BOILEAU DANIELLE DROLET PHILIPPE ROBERGE E BRUCE MOIDEL ESTHER RHÉAUME JOHN C STEPHENSON BERTRAND DUCHARME JOHANNE MASSON HARVEY A CORN ALAIN CAST0NGUAY DAVID WHITNEY YVES PRÉVOST 16 ¦ Le Devoir, mercredi 26 mai 1982 « Des points de comparaison: combien gagnent vraiment les fonctionnaires?Les professeurs d’université au Québec: un bastion d’hommes par Paule des Rivières Il n'y a pas qu'au Québec que la rémunération des fonctionnaires suscite des interrogations En France.Le Point vient de soulever le voile sur «ce que gagnent vraiment les fonctionnaires» Encore que pour s'interroger il faille connaître son sujet.Or.en France, non seulement la coutume veut-elle qu'on soit discret sur ce que l'on gagne, mais dans la fonction publique, un astucieux système de primes.pudiquement appelées «rémunérations annexes» et dont personne n'aime parler, accompagne les échel les de salaire officielles Même si en privé chacun est prompt à décrier le système obscur et pour le moins arbitraire des primes ae tout acabit qui viennent se greffer au salaire officiel, peu sont prêts à y renoncer «Rien n'est plus résistant que les avantages acquis», souligne Le Point dans son dernier numéro.L'hebdomadaire a dû jouer les Sher- lock Holmes pour faire un peu de lumière sur les primes non imposables et il a fait admettre au ministre de la Fonction publique.M.Anicet Le Pors.qu elles représentaient entre 10% et 12% de la masse salariale L importance des primes dépend d'une foule de facteurs.Dans plusieurs cas, elles ont été instaurées ur faire contrepoids a des salaires aucoup plus élevés dans le secteur privé pour des emplois comparables et ailleurs elles ont été octroyées pour faire taire un groupe de fonctionnaires mécontents sans avoir à étendre les avantages discrètement consentis aux deux millions d'agents de LÈtat Contrairement à ce qui se passe ici en France les salaires moyens du secteur privé sont plus forts que ceux du secteur public, à l'exception des ouvriers Au Québec d'ailleurs, le système des prime connaît ni de prés ni de loin l’ampleur qu'il a en France II existe bien des primes d'éloignement pour les fonctionnaires qu’on envoie à Fer mont ou a Sept-Iles.variant entre $2.803 et $9.565.et jusqu a récemment il arrivait qu'un rendement exception nel soi récompense par un avancement accéléré d'échelon salaria.Mais l'austérité budgétaire a tendance a faire disparaître ces boni, même si les «frais de déplacement» ont le dos large parfois De taçon générale, les salaires sont moins élevés en France dans la fonction publique En contrepartie, «les agents de l'E tat» bénéficient d'une réelle sécurité d emploi, ce qui explique qu'ils ne contribuent a aucun fonds d’assurance-chômage Ils bénéficient aussi d'une formule d indexation que le gouvernement actuel a promis d bonifier Le ministre de la Fonction publique n'a pas précisé si.pour ce faire, il allait sonner le glas des primes obscures et récupérer ainsi sa juste part d’impôts II s’est contenté de dire qu avant d être ministre, il était un haut fonctionnaire dont 50% du traitement venait en primes par Rodolphe Morissette L université québécoise reste, quant a ses professeurs, un bastion d'hommes Ceux-ci formaient plus de 86': du corps professoral à temps complet des universités du Québec en 1972-73.Huit ans plus tard, leur proportion n avait baissé que très légèrement, à 84 : En 1972-73.on y comptait 820 femmes professeurs d université H3 7%) du corps professoral1 contre 4,713 hommes.En 1979-80, elles étaient 1.113 et leur proportion ne s'élevait qu'à 15 7% de l'ensemble des enseignants à temps complet Ces données, et plusieurs autres touchant les caractéristiques sociodémographiques et académiques des professeurs/chercheurs des universités du Québec, se dégagent du dernier bulletin statistique préparé par la Direction des études et du développement.Direction générale de l’enseignement et de la recherche universitaires du ministère de I Éducation Les établissements universitaires où le nombre de femmes a progressé le plus au cours de la période etudiee sont les Hautes Études commerciales (elles v sont passées de 4 à 16).l’Université du Québec a Chicoutimi (de 5 à 15) et celle de Trois-Rivières (de 19 à 39).Dans l'ensemble du réseau de l’Université du Québec, le nombre de femmes professeurs à temps plein a doublé de 1972 à 1980.On comptait une femme sur cinq professeurs en 1980 à l'Université de Montréal et à la Télé-université et légèrement plus à l'Université du Québec a Montréal, comme à celle de Rimouski Par contre, les femmes ne comptent pas pour 8% du corps professoral de 1Ê-eole nationale d’administration publique (6% contre 10% sept ans plus tôt), a L Institut Armand Frappier (7.7%) et à l'Institut national de recherche scientifique (6.3%).Précisons que la très légère augmentation du nombre de femmes professeurs au cours de la décennie précédente s est réalisée d abord en milieu francophone À cet égard, en effet, l’Université Bishop n’accuse aucun progrès, tandis que si le nombre des femmes a progressé ae moins de 3% à McGill, il a diminué de presque 7% à l’Université Concordia Les statistiques citées ne portent pas sur les professeurs non réguliers ou chargés de cours.Or ces derniers, dont les conditions de travail et de rénumération sont moins reluisantes, comptent beaucoup de femmes.Le réseau de l’Université du Québec fournit ici un exemple pertinent.Au dernier trimestre de 1980.( ensemble du réseau UQ avait, sur 1,546 professeurs réguliers.276 femmes (17.9%): le nombre des chargés de cours s'élevait d'autre part à 1.898 professeurs, dont 26 6% étaient des femmes, soit 505 ou deux fois plus que parmi le corps des professeurs réguliers.Autre donnée statistique intéressante, la proportion des professeurs d'universités québécoises qui n’ont pas leur citoyenneté canadienne En 1972-73, ceux qui étaient citoyens canadiens représentaient presque 72% du corps professoral régulier, la proportion augmentait à 81% en 1980.C’est dans les universités anglophones du Québec qu’on enregistre ici les progrès les plus substantiels.Dans ces trois établissements (Bishop, Concordia et McGill), les non-citoyens canadiens représentaient plus de 40% du corps professoral global; cette proportion baissait à 30% en 1980 — à 31% à Concordia et 28% à McGill.Dans l’ensemble des uni- versités francophones, la proportion des professeurs ayant la citoyenneté canadienne est passée de 77.5% en 1972 à 84.5% en 1980.Les statisticiens ont établi en outre la répartition des professeurs suivant le plus haut diplôme obtenu.Dans l’ensemble des universités québécoises, 53.5% des professeurs possédaient en 1972 un doctorat (56.2% aans les universités anglophones et 49.9% dans les francophones); en 1980.cette proportion a cru à 58 2%
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