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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 15 mars 1982
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1982-03-15, Collections de BAnQ.

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la météos ensoleillé avec passages nuageux.Maximum de 3 à 5.Aperçu pour mardi: pluie (détail en page 10) >UE ( Vol.LXXIII — No 61 Montréal, lundi 15 mars 1982 (Hauterive, Baie-Comeau, Sept-lles 45c*nt») 35 CENTS Québec poursuivra ses «compressions aveugles» 'IMtS .5, % par Gilles Lesage QUEBEC — Le gouvernement devra faire preuve de la «brutalité nécessaire» dans ses prochains budgets, et il devra continuer de recourir à des «compressions aveugles», qui affectent tout le monde.Tel est le message «réaliste» que deux ministres, MM.Jacques Parizeau (Finances) et Yves Bérubé (Trésor) ont livré hier aux principaux militants du Parti Québécois, réunis en conseil national or-dinaire; à Québec.De façon générale, les délégués ont bien accueilli ces exposés, même s’ils ont adopté par la suite une résolution qui presse le gouvernement de faire preuve de plus de discernement dans sa politique de redressement budgétaire.Le ministre des Finances estime que le Québec ne peut pas prendre de virages lents et en douceur, ni procéder à des arbitrages souples.Il est au contraire condamné à «vivre dangereusement».Sans dévoiler la teneur du budget qu’il présentera au début de mai, M.Parizeau dit qu’il faut tenter de concilier l’inconciliable et éviter deux tentations: la pre- mière, qui incite à croire qu'en faisant des «ajustement» ici et là, on pourra passer une autre année sans encombre; la seconde, qui évoque T «apocalypse now» et prend 1 opinion publique pour un troupeau de vaches en piste pour un «stampede».Le ministre a fait part de ses cinq objectifs, qui sont autant des préoccupations et des contraintes; ¦ il n'est pas normal que la rémunération du secteur public et parapublic soit en permanence supérieure à celle des Voir page 8: Compression* Autres informations sur le conseil national du PQ en page 2.Examen fait, selon Erik Neilsen Le scénario proposé par Pinard n’est pas au point Le premier ministre René Lévesque semble rêvasser durant un répit au conseil national du Parti québécois tenu en fin de semaine dans la Vieille Capitale.(Photolaser CP) OTTAWA (CP) — Les conservateurs sont à peser le pour et le contre de la solution de compromis qui leur a été présentée vendredi pour mettre fin à l’impasse dans laquelle les Communes sont plongées depuis près de deux semaines.Ce n’est qu’aujourd’hui qu'ils prendront une décision, lors d’une réunion du caucus qui doit se tenir en fin d’après-midi.Au cours du week-end, les conservateurs ont examiné cette solution sous toutes ses coutures pour en venir à la conclusion qu’elle n’était pas aussi alléchante qu’ils ne l’avaient d’abord pensé.Un porte-parole du parti a déclaré hier que les conservateurs n’avaient pas trouvé de solution à cet épineux problème.Vendredi, le leader des conservateurs en Chambre, M.Erik Nielsen, et le chef du parti, M.Joe Clark, avaient laissé entendre que le compromis formulé par M.Pinard signifiait que les libéraux avaient fait un pas dans la bonne direction mais ils avaient également indiqué qu’ils attendaient de prendre connaissance de la transcription des propos de M.Pinard.Ce dernier avait suggéré que les dépu- tés procèdent dès mercredi au vote qui devait se tenir le mardi 2 mars pour reprendre les travaux courants de la Chambre jeudi.En échange, M.Pinard suggérait que les partis d’opposition aient le choix des affaires à débattre pendant une journée.Après le vote tant retardé, les députés pourraient négocier le projet énergétique controversé de 149 pages qui est a l’origine du boycottage du vote par les conservateurs.Ce projet de loi, d’après la proposition de M.Pinard, ne serait pas présenté aux Au premier tour des élections cantonales La gauche française subit un net revers PARIS (d’après AFP et Reuter) — La gauche française a été mise en minorité nier au premier tour des élections cantonales, une consultation à caractère local ne concernant que la moitié des Français, mais qui avait valeur de test national.Dix mois après l’accession de la gauche au pouvoir, l’opposition giscardienne et gaulliste a obtenu plus de 51 pour cent des suffrages, tandis que la gauche se situe en dessous de 48 pour cent, selon les estimations des instituts de sondages.La participation est estimée à 68 pour cent, un record pour ce genre d’élections.Les écologistes, à 1.0 pour cent, ne font pas de percée.Parmi les personnalités élues, sans surprise dès le premier tour, on compte l’ancien président Valéry Giscard d’Es-taing et le leader gaulliste Jacques Chirac.La gauche socialiste et communiste est en perte de plus de six points par rapport aux élections législatives de juin 1981.Le Parti socialiste ne s’attendait certes pas à rééditer le raz-de-marée (près de 38 pour cent) qu’il avait réussi dans la foulée de l’élection du président François Mitterrand.Il réalise, selon les estimations, autour de 30 pour cent, chiffre qu’il s’était fixé comme objectif.Il reste ainsi le premier parti politique de France.Le Parti communiste pour sa part était demeuré sur son lourd échec de juin 1981 (16 pour cent des voix), qui l’avait vu perdre le quart de son électorat.Il progresse, selon les estimations, très légèrement (16.5 p.c.) et son secrétaire-genéral, M.Georges Marchais, a estimé nier soir qu’il s’agissait du début de sa remontée.Mais il n’empêche que son af- faiblissement apparaît comme un phénomène durable.Cette double évolution place la gauche en-dessous de la barre des 50 pour cent, alors qu’elle l’atteignait lors des cantonales précédentes de 1976 et de 1979.A l’époque, le Parti socialiste était moins fort, mais le PCF se plaçait beaucoup plus haut (22.5 pour cent).Cet échec de la coalition socialiste-communiste ne remet pas en cause à court terme la domination de la gauche au gouvernement et à l’Assemblée nationale.Si le deuxième tour, dimanche prochain, confirme la tendance, l’opposition gagnerait cependant des positions importantes dans les assemblées locales au moment même où entre en vigueur la loi sur la décentralisation voulue par les Voir page 8: La gauche J»* Communes avant vendredi midi.En attendant, c'est jour et nuit que se déroulent les négociations pour déterminer comment les députés pourraient traiter de cette question.M.Nielson, qui n’a pas indiqué la portée des recommandations qu’il formulerait auprès de M.Clark et du caucus, a laissé entendre que le «scénario proposé par M.Pinard n’était pas tout à fait au point».Un autre porte-parole du parti a déclaré hier que les Conservateurs Voir page 8: Scénario week-end sportif ti Mgr Glemp demande que Lech Walesa soit libéré VARSOVIE (Reuter) - Mer Jozef Glemp, primat de Pologne, a demandé hier la libération de Lech Walesa président du syndicat indépendant Solidarité actuellement suspendu par les autorités militaires.L’archevêque, qui s’adressait à une assemblée de 20,000 personnes dans un faubourg de la capitale, leur a demandé de prier pour la libération de M.Walesa, qui est en résidence surveillée depuis l'imposition de la loi martiale il y a plus de trois mois.Le primat de Pologne a affirmé que M.Walesa ne constituait pas une menace pour les autorités.«Prions pour les détenus, prions pour celui qui porte sur son sein l’image de la Vierge noire, prions pour Lech Walesa, afin qu’il soit libéré.», a dit Mgr Glemp.«Nous savons qu’il ne dérangerait personne, mais qu’il servirait tous ceux qui travaillent en faveur de la compréhension et de la concorde», a-t-il ajouté.Avant le sermon de Mgr Glemp.une prise de position très ferme de l'Église polonaise en faveur des droits de l’homme avait été lue hier au cours de la messe radiodiffusée hebdomadaire.Le sermon radiodiffusé réaffirmait notamment le droit a vivre dans la dignité, à un juste salaire et à la vérité.Il citait également un récent sermon du pape Jean Paul II qui disait que la force physique, même la plus puissante, ne saurait fournir une solution juste et durable aux problèmes d’une nation.Le sermon demandait également la reprise du dialogue national et la réconciliation.De même, Mgr Glemp a déclaré; «Nous parlons beaucoup de concorde nationale.Je pense que ce rassemblement ici est un pas dans cette direction».Il a également réitéré la plupart des demandes formulées par l’Église polonaise, notamment sur la libération des prision-niers.«Beaucoup de gens ont déjà quitté leur lieu de détention, et j’espère que beaucoup d’autres feront de meme bientôt, et que ces lieux de détention seront vides», a encore déclaré le primat.La messe délébrée par Mgr Glemp a eu lieu dans une église trUrsus, un faubourg de Varsovie ou se trouve une usine de tracteurs considérée comme un des bastions de Solidarité avant la loi martiale.Elle avait été investie par l’armée et la police après la proclamation de la loi martiale.Mgr Glemp a lancé son appel en faveur de Lech Walesa alors que celui-ci vient d’être l’objet d’une série de très vives attaques dans la presse officielle.Celle-ci accusait le dirigeant syndical, jusqu’ici Voir pag# 8: Walesa \ Quelque 10,000 manifestants ont défilé samedi dans les rues de Francfort derrière une statue de la liberté parodique en signe de protestation contre la politique américaine en Amérique centrale Pendant ce temps, d’intenses consultations diplomatiques se tenaient à New York autour de l’offre de médiation mexicaine et du plan Reagan d’assistance aux Caraïbes Voir informations en page 4.(Photolaser AP) Reagan : la solution ou le problème?2) Le déficit de Washington n Inspire plus confiance WASHINGTON — On craint ouvertement, au Fonds monétaire international, que «l’administration américaine perde le contrôle de son déficit».Réévalué trois fois avant même le début de l’année fiscale, le déficit de l’administration fédérale américaine est officiellement estimé à $91 milliards.Mais le Congressional Budget Office 1% situe pour sa part à $109 milliards.En y ajoutant le déficit extra-budgétaire, les besoins financiers de l’administration en 1982 atteindraient $129 milliards et les intérêts sur la dette bondiraient à une centaine de milliards de dollars.Ce déficit pourrait atteindre.$250 milliards d’ici 1987! Autant le président Reagan est considéré comme l’enfant prodige du FMI ur sa politique monétaire, autant on es-ime qu’il représente un sérieux poi tin par Michel Vastel problème avec sa politique fiscale», n faut changer çà si on veut espérer que les taux d’intérêt baissent», déclare au DEVOIR l’un des cadres supérieurs du Fonds monétaire.La lutte à l’inflation demeure l’obsession de l’organisation internationale mais, comme on l’a reproché au Canada jusqu’à l’an dernier, la Maison-Blanche faitborter tout le poids de la «cure de désinflation» sur la Federal Reserve.En fait, le président Reagan, qui s’est fait élire en se prétendant le champion de la modération budgétaire, promet d’être le président qui réalisera la pire performance au plan du déficit budgétaire.Le Congrès américain doute sérieusement que le président tienne son impossible pari de baisser les taxes (de 5% l’année dernière et de 10% cette année), de hausser considérablement le budget de la Défense et de réaliser en même temps l’équilibre budgétaire avant la fin ae son mandat.Personne à Washington ne prend plus au sérieux les promesses solennelles de M.Reagan et le Congressionnal Budget Office affirme même que le déficit de l’administration fédérale, par rapport au PNB américain, passera de 2% en 1981 à 3.2% cette année et se maintiendra à 5% jusqu’en 1985 C’est très loin de la promesse du président, et même un record historique.Une telle performance donne évidem- ment à M Reagan très mauvaise réputation au Fonds monétaire où on se préoccupe de l’explosion des déficits budgétaires dans les pays industrialisées».Le déficit budgétaire de l’ensemble des pays industrialisés, rappellait récemment M.Jacques de Larosière, s'élève actuellement à peu près au double, en termes du PNB, de celui enregistré en 1973.Un tiers des pays industrialisés enregistraient un excédent budgétaire en 1973.Tôus sont en déficit aujourd’hui».Assez curieusement, le Canada a l’air d’un premier de classe à côté des États-Unis puisque le déficit a été réduit cette année à l./% du PNB, presqu’aussi bien que la République fédérale d'Allemagne dont le déficit atteint 1.5% du PNB.Mais, outre le Japon qui a toujours eu des déficits élevés - de 7 à 8% du PNB -d’autres pays comme la France, l’Italie et le Royaume-Uni ont un déficit supérieur à 3% de leur PNB et la Belgique de .12% du PNB.Il parait que toutes les épargnes générées en Belgique l’an dernier n’ont pas suffi à couvrir le déficit budgétaire du gouvernement de Bruxelles.Mais cela lui a coûté une dévaluation du franc belge le mois dernier.Le financement de tels déficits constitue le meilleur carburant pour le moteur de l'inflation.Le Fonds monétaire en est tellement conscient qu’il affirme maintenant que «l'inflation serait vaincue plus vite si l'administration américaine contrôlait mieux son budget».Comment en est-on arrivé là?Les pays industrialisés ont triché avec l'orthodoxie keynésienne depuis longtemps: au lieu de profiter des périodes de forte croissance — années 60 et début des années 70 — Voir pago 8: Déficit Le Canadien blanchit les Whalers Le Canadien de Montréal a réalisé un deuxième jeu blanc de suite, samedi soir au Forum, dans une victoire de 5-0 sur les Whalers de Hartford.Denis Herron a été solide devant le filet du Tricolore.Il a été particulièrement brillant devant Pierre Larouche, l'ex-Canadien qui participait à son premier match au Forum depuis son transfert à Hartford.Page 14 Lucille Lemay, l’athlète par excellence Lucille Lemay a été désignée hier l’athlète par excellence des Championnats sportifs québécois à la suite de sa victoireau tir à l’arc.Elle succède au palmarès à l’haltérophile Luc Chagnon.Michel Venne, instructeur des gymnastes du centre Imma-culée-Conception, a éré nommé l’entraîneur par excellence.Page 15 Jim Fanning reste optimiste Le gérant Jim Fanning des Expos demeure d’un optimisme inébranlable en dépit de deux défaites au cours du week-end, la première contre les Blue Jays de Toronto, samedi, la seconde face aux Pirates de Pittsburgh, hier.Page 15 / 2 ¦ Le Devoir, lundi 15 mars 1982 Le PQ à Ottawa: pas encore de décision QUÉBEC (par Gilles LESAGE) - Ulcéré de ce que l’un des leurs ait éventé dans LE DEVOIR des consultations internes concernant son entrée sur la scène fédérale, le Parti québécois prendra des dispositions pour que de tels incidents ne se reproduisent plus.Il songe notamment, pour que les privilèges des membres soient respectés, à imposer un code d’éthique qui interdirait les «fuites» journalistiques C’est ce que le président de rexécutif du PQ, M.Sylvain Simard, a fait savoir hier au conseil national, à la suite d’une protestation officielle contre les propos tenus à Pierre O’Neill, samedi, par M Philippe Bernard, coordonnateur du comité d’étude Selon ce dernier, la participation du PQ aux prochaines élections fédérales est acquise, le succès de l’entreprise est as- Raquette confirme son intérêt pour la mairie suré et le choix des candidats pourrait débuter dès l’automne.Tel ne serait pas tout à fait le cas, si l’on en juge par les interventions publiques ou privées de délégués au conseil national.Par exemple, Mme Solange Charest, de l’Est du Québec, a été fortement applaudie quand elle a protesté contre cette fuite, faite avant que les militants ne soient consultés.Elle demande oue les documents de travail du parti restent la propriété du PQ, de sorte que «des pseudo-vedettes ne s’en servent pas auprès des médias pour se faire du crédit» Samedi, le député de Maisonneuve, Mme Louise Harel, a demandé que le rapport de consultation, qui sera remis à l’exécutif à la fin du mois, soit transmis au conseil national avant que toute décision soit prise.D’autres délégués se sont dits insultés et frustrés de ce que M.Bernard ait tire des conclusions qui peuvent être prématurées.On fait valoir que les consultations sont loin d’être terminées, et que l’entrée en scène du PQ sur la scène fédérale comporte de nombreux problèmes d'ordre politique et pratique.L’exécutif du parti consacrera une journée, à la mi-avril, à l’étude de ce dossier et présentera un rapport au conseil national en juin.«Quelle que soit la décision du parti sur cette épineuse question, a dit M.Simard samedi, il est impérieux qu’un processus de consultation soit amorcé dans les meilleurs délais afin que le conseil national puisse prendre la décision la mieux éclairée possible».QUÉBEC (PC)-Ledéputé péquiste de Rosemont, M.Gilbert Paquette, a confirmé hier qu’il envisage très sérieusement de faire la lutte au maire Jean Drapeau de Montréal lors des prochaines élections municipales.«Je me suis toujours intéressé aux questions municipales à Montréal et je suis membre du Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) depuis le début.J’ai été pressenti par le RCM en novembre et je crois que le moment est venu de regarder ça sérieusement», a affirmé M.Paquette quand il a été interroge sur les rumeurs de sa candidature à la mairie de Montréal.Le député, qui participait en fin de semaine au conseil national de son parti à Québec, a souligné cependant qu’il n’a pas encore arrêté sa décision.Quant aux préoccupations qui pourraient l’amener à se Îmrter candidat, M.Paquette es résumes ainsi: «M.Drapeau est maire depuis 24 ans et son administration, axée sur un seul homme, fonctionne dans le secret.Ce que ça prend à Montréal, c’est une équipé qui s’occuperait des problèmes économiques et qui aurait, aussi, des préoccupations sociales».74 bols de toilette pour les fédéraux QUEBEC (PC) - Le Conseil national du Parti québécois a ironiquement adopté, samedi, une motion proposant l’envoi symbolique de 74 bols de toilette à Ottawa le jour de l'arrivée de la Constitution canadienne.Selon le texte de la motion, Présentée par le président de ’association péquiste du comté de Sainte-Marie, M.Roger Marchand, chaque bol de toilette devra être marqué au nom d’un des 74 députés li- la béraux qui siègent à Chambre des communes.M.Marchand a fait valoir que les députés fédéraux du Québec ont mis leur siège en jeu sur la question constitutionnelle et que les toilettes deviennent le seul siège sur le- 3uel ils sont dorénavant ignés de s'asseoir.Le président de l’exécutif du Parti québécois, M.Sylvain Simard, s’est inquiété: Qui paiera le note de toute cette quincaillerie?a-t-il demandé.Un violent incendie, qui a nécessité quatre alertes, a complètement ravagé une bijouterie sise au 1119 est, rue Sainte-Catherine, à I intersection de Wolfe, en plus de causer des dommages considérables à trois autres commerces, dont un graveur et une lingerie, hier après-midi.Les pompiers, qui ont mis au-delà de deux heures à maîtriser I incendie, ont découvert des trous sur le toit ainsi que de la marchandise entassée à l’arrière du commerce.Une enquête a été instituée.(Photo Réjean Meloche) Avis du Comité de la santé mentale du Québec Dépistage précoce et développement des ressources pour l’autisme: responsabilité du MAS et du MEQ par Marie Laurier Les très jeunes enfants présentants des troubles de comportement mental et psychique graves — autisme et autres psychopathologies — devraient recevoir tous les services sociaux, éducatifs et sanitaires que requiert leur état et leurs familles, le soutien approprié.Dans cette perspective, les ministères de l'Éducation et des Affaires sociales devraient travailler en étroite collaboration pour assurer le dépistage précoce de ces jeunes pour ensuite assurer leur développement maximal.Tel est le sens général des vingt recommandations inscrites dans un document intitulé «Avis sur l'autisme et les autres psychopathologies graves de 1 enfance» rendu public aujourd'hui par le Comité de la santé mentale du Québec (CSMQ).Cet organisme consultatif auprès du ministère des Affaires sociales et créé en 1971 procède de façon ponctuelle à la réalisation de travaux de planification reliés au domaine de la santé mentale, en collaboration avec le personnel du MAS.Ses membres sont nommés par décret du Conseil des ministres et le président actuel est le Dr Gaston Harnois, directeur général du Centre psychiatrique Douglas, à Verdun.Ce dernier souligne dans la préface au texte de 186 :ie les Introduction à la logique des circuits Bernard Michaud ^ introduction à la logiqu# des circuit* miehoud pages que les principaux artisans de l’avis sur l’autisme et les autres psychopatholog graves de l’enfance ont été Tl suivants: le Dr François Tremblay, pédopsychiatre à l’Institut Rolana-Saucier de Chicoutimi, le Dr Colette Roberge, pédopsychiatre au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, et Mme Edda Leczinska, directrice des services sociaux hospitaliers au CSS de Québec.Le travail des auteurs porte surtout sur l’autisme dont «les pathologies sont caractérisées par des distorsions dans le développement de multiples fonctions psychologioues de base impliquées dans le développement des habiletés sociales et du langage, l’attention, la perception, la motricité, le testing de la réalité».Le dictionnaire Robert définit ainsi ce phénomène dont la découverte remonte à 1927: «repliement sur soi-même, pensée détachée de ia réalité extérieure, attitude caractéristique des maladies schizophrènes; forte tendance à l’introversion et à l’égocentrisme».On remarque chez les sujets atteints d’autisme un manque de communication avec les êtres humains, les réactions bizarres à des aspects variés de l’environnement, le tout se développant dans les 30 premiers mois de la vie.(L'espérance de vie est cependant normale).Au niveau du langage, il peut être détecté par une immaturité de la structure grammaticale, une inversion des pronoms (l’utilisation du «il» plutôt oue le «je»).Quant à la oizarrerie des «réponses à l'environnement», elle peut prendre plusieurs formes: une résistance et même des réactions catastrophiques aux changements mineurs autour de soi, ainsi que des attachements En vente dans toutes les librai-f ries particuliers à des objets étranges, comme une corde ou une bande élastique.Plusieurs autres descriptions détaillées font l’objet ae maints paragraphes dans le chapitre portant sur la «situation de la problématique» de l’autisme infantile, notamment ses critères diagnosti- 3ues, ses traits associé, son ébut et son évolution, sa prévalence et ses facteurs prédisposants.On parle d’une «prévalence» (nombre de cas déterminés en médecine) de deux à quatres sujets d’autisme par 10,000 naissances, ce qui en fait une pathologie peu fréquente.Au Québec, si l’on tient compte qu’il y a environ 1,717,700 enfants de zéro à 18 ans, cela fait une population d’environ 600 à 800 enfants au-tistiques dont trois fois plus de garçons que de filles (on ne peut encore expliquer pourquoi).La Société québécoise pour enfants autistiques, dont le siège social est à Montréal, regroupe 600 membres, et le document ne manque pas de souligner l’importance de l’éducation populaire faite par cet organisme qui saisit ena-que occasion de faire connaître ce problème dont le nom même, il n’y a pas si longtemps, n’était connu que de quelques initiés.M.Daniel Ladouceur en est le président En Arménie, on vit mieux MOSCOU (AFP) - Le record mondial de longévité est détenu par la capitale de l’Arménie, Erevan, qui totalise 625 centenaires.Selon l’agence officielle soviétique Tass, l'Arménie et les autres républiques causasien-nes sont en effet «l’épicentre de la longévité».L’agence explique ce phénomène par l'effet bénéfique des ultraviolets.A une altitude de 500 à 1,500 mètres, les radiations solaires sont particulièrement riches en ultraviolets, précise Tass.A ces conditions climatiques s'ajoute une hygiène de vie exemplaire.Les montagnards n’hésitent pas en effet à grimper des pentes ardues plusieurs fois par jour, affirme l’agence.et fera connaître ses réactions au rapport au début de la semaine prochaine.Les auteurs de l’avis du CSMQ se disent en accord avec une certaine «normalisation» des enfants souffrant de psychopathologies graves, mais soulignent aussi que certains cas nécessitent une organisation de milieux spécialisés, pour faciliter leur adaptation à la vie.Ils soulignent aussi l’urgence d’adopter des mesures appropriées de prévention et de dépistage, de coordination des services, de l’accessibilité aux services (comme des centres de jour), de l’implantation d’équipes pédopsychiatriques et pluridisciplinaires, à leadership médical, dans chacune des regions administratives du Québec.On fait état de l’importance du développement des ressources de prise en charge, d'une assistance aux familles, de l'encouragement à la formation d’un personnel spécialisé auprès ae ces enfants, à une stabilisation aussi de ce personnel afin d’assurer un suivi cohérent à longueur d’année.Il est aussi recommandé que les familles de ces enfants reçoivent des équipes thérapeutiques le support nécessaire tant pour 1 acceptation du handicap de l’enfant que pour l’éducation particulière que nécessite son état et que l’on facilite aux ressources locales la mise sur pied de services d’hébergement de courte durée ou d’aide à domicile.Cela vaut également pour les autistes adultes.Enfin, le document suggère au gouvernement du Quebec qu’il reconnaisse les psychopathologies graves de l’enfance comme «un sujet de recherche important».Il fait l’inventaire des ressources organisationnalles en matière d’autisme pour le Québec, et offre, en annexe, un relevé de la littérature sur ce sujet, un travail signé Alain Gagnon, psychologue.Le prochain «avis» du Comité de la santé mentale du Québec portera sur le suicide et devrait être rendu public dans les prochaines semaines.Cette étude, selon le secrétaire de l’organisme, M.Pierre Vendette, est la plus complète qui ait été faite sur ce sujet et décrira en détail tous les aspects de ce problème particulièrement crucial chez les jeunes.Beauté et subjectivité WINNIPEG (PC) - Deux psychologues de l’Université du Manitoba sont arrivés à la conclusion que les femmes qui ne se trouvent pas belles ont tendance à manifester de la jalousie à l’égard des belles femmes Pour ce faire, les docteurs Ray Perry et Diane Graham ont recruté 80 femmes de Winnipeg et ils les ont divisées en deux groupes: celles qui ont dV opü mêmes et celles qui se sous-estiment.À chacune des 80 femmes, on a montré des photos d’une jeune fille qui avait promis d’agir comme baby-sitter, mais qui a laissé tomber les parents pour assister à une soirée.Dans certaines photos.la jeune fille était belle.Dans d’autres, elle l’était moins.On a demandé aux 80 femmes de juger le comportement de la jeune fille de la photo.On s’est rendu compte que, règle générale, les femmes qui se mésestimaient avaient tendance à prédire un sombre avenir pour la jeune fille de la photo, si elle était belle, mais ne disaient rien de mal de la jeune fille si elle ne l’était pas.Du côté des femmes à haute estime d’elles-mèmes, les prédictions ne variaient pas pour l’avenir des jeunes filles, qu’elles fussent belles ou non.Pour les deux psychologues, il s'agit ici, de toute évidence, d’un cas de jalousie des femmes ordinaires à l’égard des belles femmes.en bref.¦ Austérité on C.-B.un premier syndicat affecté VANCOUVER (CP) — Le Syndicat des employés d’hôpitaux de Colombie-Britannique, qui compte 23,000 membres, est le premier à ressentir les effets ae la politique d’austérité salariale décrétée par le premier ministre, M.Bill Bennett.Le gouvernement vient en effet de présenter au syndicat des offres salariales qui sont moins importantes que les offres rejetées par le syndicat en janvier.M.Bennett avait annoncé le 18 février que les hausses de salaire pour les employés du secteur public s’inscriraient entre 10% et 14%.M.Bennett avait en même P1 le temps annoncé que les dépenses du gouvernement ne devraient pas croître par plus de 12%. la mi-janvier, le syndicat avait rejeté des offres portant sur un contrat de 27 mois qui comportaient une hausse de 21.4%.Le syndicat réclamait une hausse de 32.9% et un contrat d’un an.Les dernières offres présentées au syndicat font état de hausses de dix pour cent environ pour une période de 15 mois.Les membres du syndicat seront appelés à se prononcer sur ces dernières offres à la fin du mois.¦ L’enquête sur les prix du pétrole se poursuit OTTAWA (PC) — L’enquête sur les prix du pétrole importé dans les années 1960, pour déterminé si les consommateurs se sont fait rouler, reprend aujourd’hui.Cette enquête fait suite à une autre très longue enquête menée jar les fonctionnaires chargés de surveiller les cartels.Se-on leur rapport sur le comportement de l’industrie de 1958 à 1973, on aurait extorqué aux consommateurs $12 milliards, en dollars de 1980, par le biais d'ententes entre les grandes sociétés pétrolières.Toujours selon ce rapport, les mêmes pratiques séviraient encore.Les grandes sociétés, particulièrement Imperial Oil, Shell Canada, Gulf Canada et Texaco Canada auraient agi de concert pour «étendre, protéger et exploiter leur situation de monopole au Canada».Ces derniers mois, les trois enquêteurs ont entendu les témoignages de détaillants d’essence et de mazout de tout le pays, qui se sont plaints de ce que les grandes sociétés pétrolières les dominaient trop parce qu’elles contrôlent les approvisionnements et les prix des produits.La commission d’enquête s’occupe maintenant des liens entre le Canada et le marché mondial du pétrole, ce qui devrait prolonger les audiences jus-nu’à l’eté.¦ La télévision payante: deux canaux pour Toronto?TORONTO (PC) — Le quotidien Toronto Star affirme dans son édition de samedi que Toronto aura bientôt deux canaux de télévision payante: un service national dirigé par M Don MacPherson, ancien vice-président de la Société Radio-Canada, et un service régional ontarien dirigé par le radiodiffuseur Steven Harris.Pour sa part, la station radiophonique torontoise CFTR affirme que le permis national sera accordé à la compagnie dirigée par M.MacPherson, First Choice Communications.Le president du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications du Canada (CRTC), M.John Meisel, s’est refusé à tout commentaire sur ces informations, disant qu’aucune décision n’est définitive tant qu elle n’a pas été publiée.Le CRTC n’a pas précisé à quel moment il annoncera sa décision sur les permis de télévision payante au Canada.Le Toronto Star affirme quant à lui que l’annonce officielle des deux radiodiffuseurs choisis jusqu’à maintenant pourrait être faite aujourd’hui.¦ Lumley en mission difficile au Japon OTTAWA (PC) — Le ministre d’État canadien au Commerce extérieur, M.Edward Lumley, entreprend aujourd’hui au Japon en espérant y accroître les achats de produits canadiens tout en limitant l’entrée des automobiles japonaises au Canada.Il est parti hier en compagnie de fonctionnaires et d’hommes d’affaires et doit passer une semaine au Japon.Avant son départ, le conseiller commercial de l'ambassade japonaise à Ottawa, M.Ma-saaki Nangaku, a quasiment prédit que la mission échouerait, du moins quant aux exportations d’automobiles japonaises.J L’INSTITUT DE LA RECHERCHE HUMAINE RENCONTRER.Partager votre vie avec une personne qui saura donner «UN VISAGE À VOS RÊVES» N'EST-CE PAS LA UN IDËAL QUE CHACUN DE NOUS CARESSE AU FOND DE SON COEUR?847 rueCHERRIER (métro Sherbrooke) Montréal, Qué.Organisme ébut non lucratif OUVERT: Lund au yen.de 10h A 21h.Samedi de 10b a 15h.524-1176 guérin .4501 Drolet Montreal H2T 2G2 él.: i Haig n’exclut pas des contacts avec Cuba sur la crise en Amérique centrale NEW YORK (d’après Reuter et AFP) — M.Alexander Haig, secrétaire d’Etat américain, n’a pas exclu de nouveaux contacts avec Cuba dans le cadre de ses efforts diplo* matiques pour apaiser la tension en Amérique centrale entretenue par la guerre civile au Salvador.De son côté, son homologue mexicain, M.Jorge Castaneda, a déclaré qu’iiprendrait prochainement contact avec Cuba et le Nicaragua pour discuter avec eux des réactions et des suggestions américaines au sujet des propositions mexicaines sur la paix dans la région.Les deux hommes ont fait séparément des déclarations a la presse après un entretien d’une heure sur le plan de paix présenté le mois dernier Ear le président mexicain José opez Portillo.Celui-ci propose que les États-Unis négocient avec Cuba et le Nicaragua, et signent un pacte de non-agression avec ce dernier pays, pour encourager le gou- vernement sandiniste a cesser ses efforts d’équipement militaire.M.Castaneda a déclaré avoir retiré des entretiens le sentiment que M.Haig avait implicitement convenu que pour que le Nicaragua accepte de s’engager sur sa conduite future il devrait obtenir des assurances concernant sa Le Portugal tente de renouer avec ses anciennes colonies LISBONNE (AFP) - Huit ans après le processus de décolonisation qu’il a entrepris au lendemain de la «révolution des oeillets», en avril 1974, le Portugal essaye aujourd’hui de récupérer les marchés qu’il a depuis perdus dans ses anciennes colonies d'Afrique, surtout en Angola et au Mozambique.La visite officielle de 3 jours que le ministre portugais des Affaires étrangères, M' André Gonçalves Pereira, vient de terminer en Angola, même si elle ne s’est pas traduite dans l’immédiat par des accords concrets, marque cependant, selon les milieux politiques portugais, la reprise officielle de la coopération entre les gouvernements de Luanda et de Lisbonne.En effet, la rencontre historique entre les présidents Antonio Ramalho Eanes et Agos-tinho Neto, en juin 1978, à Bissau, avait marqué les «grandes retrouvailles» entre ancien colonisateur et ancien colonisé, mais elle ne s’était pas matérialisée jusqu’à present par une véritable relance de la coopération entre les deux pays.M.Gonçalves Pereira, rappelle-t-on, a été le premier chef de la diplomatie portugaise à se rendre en Angola après l’indépendance, en novembre 1975, de cette ancienne colonie du Portugal d’Afrique australe.Pendant sa visite, M.Gonçalves Pereira a fait savoir aux autorités de Luanda que Lisbonne serait notamment intéressée par l’achat de pétrole brut angolais, afin de diversifier ses sources d’approvisionnement.Celte demande semble avoir été bien accueillie par l’Angola.Kadhafi a exploité au maximum sa visite à Vienne VIENNE (AFP) - Le colonel Kadhafi a exploité au maximum son séjour de quatre jours en Europe pour lancer une «offensive de charme» en direction de l’Europe occidentale et se présenter en victime du «terrorisme» des Etats-Unis.Le numéro un lybien a bénéficié pour cela de l’appui du chancelier Bruno Kreisky, qui s’est déclaré prêt à encourager cette «ouverture», et a rapidement renoncé à justifier par des considérations économiques cette visite, très contestée en Autriche.Un communiqué commun a d'ailleurs été publié, ce qui constitue sans conteste un succès pour les Libyens.Il y est notamment question d’un échange de vues sur le Proche-Orient, les deux parties estimant que l’OLP, «représentant legitime du peuple palestinien», doit participer a un règlement.Sur le plan économique, les résultats de cette visite semblent assez modestes pour l’Autriche.Si la Libye est prête à acquérir plus de produits autrichiens, c’est a la condition qu’elle puisse aussi vendre plus de pétrole.Les Libyens sont d’autant plus fermes sur ce point qu’ils doivent faire face a une forte baisse de leurs rentrées de devises et au boycottage décidé par les Etats-Unis.Le chancelier Kreisky a aussi admis qu’au cours de ses trois entretiens avec le colonel Kadhafi, il avait été question de ventes d’armes à la Libye, et que les conversations à ce propos se poursuivraient.Ce point pourrait être particulièrement mal accueilli par Washington, en dépit des assurances qu'a voulu donner le chancelier en rappelant, immédiatement apres le départ de son Hôte, l’étroitesse des liens qui unissent son pays aux Etats-Unis.Le chancelier a aussi regretté les «insultes» proférées à Vienne par le colonel Kadhafi à l’adresse du président Reagan, tout en ajoutant qu’il fallait tenir compte de la réputation faite au dirigeant de Tripoli par les Etats-Unis.Il est difficile de savoir si l’initiative du chancelier fera école, et si le colonel Kadhafi trouvera à présent d’autres pays européens prêts à jouer le jeu du dialogue avec Tripoli.Il a affirme au cours de sa conférence de presse, jeudi, qu’il avait un autre projet de voyage en Europe de l’Ouest, sans précier où.Fidèle à sa réputation, le colonel Kadhafi a donné du fil à retordre à ses hôtes, qui avaient déployé un service d’ordre considérable pour le protéger.Bouleversant le programme prévu, il a refusé de se rendre en province, préférant aller à la mosquée, et recevoir des pacifistes ouest-allemands.Après avoir manifesté le désir de monter un des célèbres lippizans de «l’école espagnole» de Vienne, il y a renoncé au dernier moment.Un putschiste est fusillé au Surinam PARAMARIBO (d’après Reuter et AFP) — Le sergent-major Wilfred Hawker, auteur d’une tentative de coup d’Etat qui a échoué jeudi au Surinam, a été fusillé samedi a Taube, a annoncé le colonel Daysi Bouterse, commandant de l'armée lors d’une conférence de presse.Hawker a été exécuté à six heures du matin, a ajouté le colonel Bouterse, sans préciser l’endroit où l'exécution avait eu lieu.De source informée, on déclare que celle-ci a eu lieu à la caserne Memre Boekoe d'ou était partie la tentative de putsch.Elle reste toutefois conditionnée par une augmentation future de sa production.En contrepartie, le Portugal, qui reste le principal fournisseur de l’Angola bien que talonné de près par la France et le Brésil, souhaiterait voir augmenter ses exportations vers son ancienne colonie, notamment de textiles et de produits manufacturés.Des conversations plus approfondies devront avoir lieu à ce sujet pendant le voyage que le ministre portu-gais^des Finances et du plan, M.Joao Salgueiro, effectuera bientôt à Luanda, ainsi que pendant la visite officielle en Angola du président Ramalho Eanes, probablement le mois prochain.En ce qui concerne, les relations entre Lisbonne et Maputo, il faut souligner la visite qu’effectue en ce moment au Portugal le ministre mozambi-cain de l’Industrie et de l'énergie, M.Antonio Lima Branco, afin d’amener les industriels portugais à investir davantage dans son pays.Elle s’est déjà traduite par la signature d’un protocole d’accord bilatéral sur les pêches et la commande par le Mozambique à des chantiers navals portugais de trois bateaux de pêche.La normalisation des relations entre le Portugal et le Mozambique, qui a accédé à l'indépendance en juillet 1975, a été consacrée par la visite en novembre 1981, à Maputo, du président Eanes, qui a été ainsi le principal artisan de la reprise du dialogue entre Lisbonne et ses anciennes colonies.Le chef de l’Etat portugais s’était à l’époque fait accompagner d’une importante délégation d’hommes d'affaires portugais qui envisagent d’investir au Mozambique dans des domaines aussi différents que les chantiers navals, la mécanique lourde, la sidérurgie, l’agro-alimentaire et l’agriculture.Par ailleurs, après la future adhésion de Lisbonne à la Communauté économique européenne, la coopération entre le Portugal et ses principales anciennes colonies d’Afrique pourrait prendre une dimension multilatérale, estiment les observateurs.propre sécurité.Le ministre mexicain a déclaré qu’il formulerait des propositions à transmettre à Cuba et à Managua, mais n'a pas voulu donner de précisions à ce sujet.Il a ajouté que le gouvernement mexicain était convaincu que le président Fidel Castro souhaitait négocier une normalisation des relations entre Cuba et les États-Unis.M.Haig a réaffirmé pour sa part qu’il voyait la main de Moscou dans les problèmes du Salvador, et a déclaré que cette question avait été abordée avec des responsables soviétiques et continuerait de l’être, «sans pour autant faire participer Moscou aux négociations sur la solution des problèmes de notre hémisphère.» En réponse à une question sur le rôle de Cuba dans le cadre des efforts diplomatiques, M.Haig a rappelé sa rencontre — tenue secrète à l’époque — avec le vice-president cubain Rafael Rodriguez à Mexico.«Il n’y a pas de raison de croire que cette relation bilatérale ne continue pas,» a-t-il ajouté.Le secrétaire d’Etat a déclaré que le gouvernement américain continuerait d’étudier le plan mexicain dans les semaines à venir.M.Haig a rappelé que Washington avait reproche à celui-ci de ne pas demander au Nicaragua de cesser de donner des armes aux insurgés salva-dqriens.Mais cette question a été discutée en détail au cours de l’entretien d’hier, a-t-il ajouté, sans autre précision.M.Castaneda, qui avait également rencontré M.Haig la semaine dernière, a déclaré qu’ils avaient convenu de se rencontrer à nouveau après les élections du 28 mars du Salvador, qui pourraient éclaircir la situation dans ce pays.Le ministre mexicain a déclaré qu’après le scrutin, 3ui est boycotté par les partis e gauche, «il pourrait y avoir une possibilité d’action constructive pour un pays ou un groupe de pays» en faveur d'une négociation.Par ailleurs, le plan du président Ronald Reagan pour venir en aide et développer les pays du bassin des Caraïbes a fait hier à New York, l’objet de nombreuses consultations diplomatiques.Les partenaires originaux du plan (Etats-Unis, Canada, Mexique, Vénézueia) appelés «groupe de Nassau» à l’issue de leur première réunion aux Bahamas en juillet 1981, ont été rejoints par la Colombie, qui est devenue le cinquième membre de l’association.Une série d’entretiens bilatéraux et multilatéraux se sont tenus entre les chefs des diplomaties américaine, canadienne, mexicaine, vénézuélienne et colombienne, respectivement MM.Alexander Haig, Mark McGuigan, Jorge Castaneda, Jose Alberto Zambrano Vélasco, et Carlos Lemmons Simmonds.\ Le secrétaire d’État Alexander Haig a rencontré hier à New York le ministre des Affaires étrangères, M.Jorge Casteneda pour discuter de l’offre mexicaine de médiation dans le conflit du Salvador, ainsi que du plan Reagan d'assistance aux Caraïbes^ (Photolaser AP) Embuscade meurtrière au Salvador: 43 morts CHALATENANGO (Reuter) — Neuf soldats ont été tués et 15 autres blessés dans une embuscade tendue vendredi par les rebelles près de Chalatenango, a déclare samedi soir le colonel José Dio-nisio Hernandez, çommandant de la garnison locale.Vingt civils et 14 guérilleros ont également trouvé la mort au cours de quatre heures de combat à Chalatenango, près de la frontière hondurienne, a ajouté le colonel.Dix-huit des civils décédés ont été enterrés dans une fosse commune dans le cimetière de la ville, située à quelque 80 km au nord de San Salvador.Environ 300 rebelles ont attaqué le convoi militaire, qui consistait de trois camions et d’un véhicule blindé de transport de troupes.Une cinquantaine d’habitants de la région, qui avaient demandé un passage jusqu’à la ville, se trouvaient dans le convoi.Cette embuscade, est considérée de source militaire comme l’un des plus grave revers que les forces gouvernementales aient essuye ces derniers mois.D'autre part, les forces de l’ordre ont mis fin hier aux opérations de nettoyage entreprises depuis une semaine dans la province de San Vicente et des environs, et dont le bilan se monte à une centaine de guérilleros tués.Le colonel Napoleon Alvaro, commandant la cinquième brigade d’infanterie, ui a mené la majeure partie es combats dans les provinces de San Vicente et Cabanas, a précisé que les pertes du côté des forces gouvernemen-' taies se montaient à neuf morts et 27 blessés.«Radio-Venceremos», station des guérilleros, a pour sa part contesté la victoire revendiquée par les autorités, déclarant que les soldats avaient massacrés des paysans innocents, ce que le colonel Alvarado a formellement démenti.Des réfugiés sont partis vers le lac Pastaeque, à cinq kilo- mètres de San Vicente, après que les forces gouvernementales appuyées par des hélicoptères eurent donné l’assaut à des camps de guérilleros dans des secteurs isolés dont Ama-titan, el Chilio, San Pedro Achichilco et San Feliye Anaya, a précisé le colonel.«Nous avons attaqué les guérilleros dans leurs camps, et non les réfugiés qui étaient partis près mi lac», a-t-il déclaré à l’agence Reuter.La radio des rebelles, qui estimait à 5,000 le nombre des Îiersonnes sur les berges du ac, n’a pas donné le bilan de ce prétendu massacre.Les opérations militaires dans la region avaient débuté il y a une semaine après le repli des guérilleros de deux localités importantes qu’ils avaient occupé pendant plusieurs heures.Par ailleurs, des bâtiments de la marine américaine ont établi, en étudiant les messages radio des guérilleros du Salvador, que ceux-ci communiquent avec un poste de commandement qui se trouve au Nicaragua, croit savoir le magazine américain Newsweek, publié dimanche.«Des escorteurs stationnés au large de la côte du Nicaragua depuis le début de Tannée ont réussi à établir avec précision l’emplacement de plusieurs émetteurs-radio clandestins utilisés par les guérilleros du Salvador, et à établir que leur poste de commandement central se trouvait dans les environs de Managua», écrit Newsweek.Bombe au siège londonien de l’ANC LONDRES (AFP) — L’explosion d’une bombe a ravagé hier matin les locaux londoniens du Congrès national africain (ANC), mouvement nationaliste anti-apartheid en lutte contre les autorités sud-africaines, a annonce Scotland Yard.L’attentat, qui n’avait pas été revendiqué hier dans la soirée, n’a pas fait de victimes, mais a complètement détruit le rez-de-chaussée du petit immeuble où est installé l’ANC à Islington (dans le nord de la capitale) et a soufflé les vitres de plusieurs maisons voisines.Selon un porte-parole de Scotland Yard, l’attentat a été commis avec une bombe d’environ 5 kilos déposée à l’arrière de l’immeuble.Certains responsables des services de secours avaient d’abord attribué la déflagration à une fuite de gaz.L’explosion s’est produite vers 09 h 00 GMT, à un moment où la rue était pratiquement déserte, mais elle aurait pu faire de nombreuses victimes si elle s’était produite plus tard.En effet, un important marché se tient le dimanche matin dans le quartier et, selon un habitant, «une demi-heure plus tard, la rue aurait été bondée».L’attentat s’est produit quelques heures seulement avant que des milliers de personnes ne se rassemblent dans le centre de Londres pour manifester contre l’apartheid.Certains de ces manifestants se trouvant parmi les curieux qui se pressaient autour du lieu de l’attentat ont immédiatement accusé les services spéciaux sud-africains d’être à l’origine de l'explosion.Des responsables de TANC à Londres ont déclaré pour leur part que cet attentat avait été précédé par une série (Tattaques contre leur mouvement dans diverses autres capitales.Scotland Yard a lancé un avis de recherche contre un homme aperçu près du lieu de l’explosion en début de matinée mais, selon un porte-parole, «il ne s’agit pas d’un suspect essentiel».SEUL I C PP TT À LC rf\C I -Av 2 FOIS MR JOUR* Seul le Prêt-à-panir d’Air Canada vous donne à partir du I er avril Calgary sans escale jusqu’à 2 fois par jour.Au total, nous y allons 13 fois la semaine.Et comme si ça n’était pas assez, ajoutez à cela nos 4 Prêt-à-partir quotidiens pour Calgary qui pas sent par Toronto! Avec le _ confort du fameux Service Connaisseur qu’on ne retrouve qu’à bord d’Air Canada.CONSgJSSEUR Vraiment, il n’y a que le Prèt-à-partir d’Air Canada pour vous offrir autant d’options sur Calgary.Hyena une qui vous convient parfaitement.Mon tréal-Calgary sans escale "2 vols par jour, à partir du 1er avril, I seul le samedi.Départs à I0h45 et I9H55.Prêt-à-partlr el Service Connaisseur sont des marques de commerce d'AIr Canada Le Devoir, lundi 15 mars 1982 ¦ 5 Hassan Ali en Israël pour tracer la frontière Accord pétrolier irano-syrien Un axe Téhéran-Damas en formation TEL AVIV (Reuter) — M.Kamal Hassan Ali, ministre égyptien des Affaires étrangères, est attendu aujourd'hui en Israël pour des entretiens sur un différend frontalier que les Israéliens veulent voir régler avant leur retrait du Sinai prévu fin avril.Le tracé de la frontière entre les deux pays est le principal objet de la visite de trois jours de M.Hassan Ali, indique-t-on de source officielle.À six semaines de l’évacuation de la péninsule du Sinai, les deux pays ne sont toujours pas d’accord sur les quinze points par lesquels est censée passer la ligne de démarcation frontalière, longue de 230 kilomètres.Chacun d’eux revendique, cartes à l’appui, les limites territoriales qu’il dit avoir été les siennes avant la prise du Sinai par Israël en 1967.«La question doit être réglée avant que notre retrait s’achève le 26 avril», a déclaré un responsable israélien.Dans les milieux gouvernementaux on s’attend toutefois qu’un compromis soit trouvé à temps et que ce problème ne retarde pas l’évacuation.La principale difficulté concerne la région de Taba, au sud du port israélien d’Eilat, sur la mer Rouge.Selon l’Égypte, la frontière doit suivre une crête proche de la côte, mais Israël affirme que la ligne de démarcation coupe à travers une palmeraie 600 mètres plus à l’ouest.La présence d’un hôtel de dix étages pratiquement achevé sur l’étroite bande côtière explique en grande partie ce désaccord.Selon certaines informations, le prési- dent Hosni Moubarak serait favorable à l'idée de faire de la région une zone neutre jusqu’à ce qu’un règlement intervienne, au besoin après la restitution du Sinaï à l’Ê-gypte.Les discussions sur le problème frontalier surviennent à un moment où s’expriment en Israël des craintes de plus en plus vives au sujet de l’attitude égyptienne à l’égard du traité de paix bilatéral après l’évacuation totale du Sinaï.Les responsables du pays avaient espéré qu’une visite officielle du président Moubarak permettrait de faire échec aux pressions des ultranationalistes israéliens opposés au retrait.Une visite de M.Moubarak semble toutefois peu probable depuis que le gouvernement israélien a souhaité qu’elle comporte une halte à Jérusalem.En ce qui concerne la frontière, les deux pays sont parvenus à un accord sur leurs limites territoriales à Rafah, à l’extrémité nord de la ligne frontalière.Il a été décidé d’ériger un mur coupant la ville en deux, ceci pour ne pas avoir à démolir les habitations abritant des réfugiés palestiniens.M.Hassan Ali s’entretiendra d’abord avec M.Ariel Sharon, ministre israélien de la défense.Il doit rencontrer demain MM.Menachem Begin, président du conseil, et Yitzhak Shamir, ministre des Affaires étrangères.Le responsable égyptien et M.Sharon présideront aussi une réunion de la commission mixte chargée de l’application des accords sur la normalisation des rapports bilatéraux, mise sur pied après la signature du traité de paix de 1979.Cisjordanie: démission après la menace d’Amman (d’après Reuter et AFP) — La Syrie et l’Iran ont conclu hier un accord de principe sur la vente de pétrole iranien destiné aux deux raffineries syriennes, a annoncé Radio-Téhéran.Cet accord semble marquer un important revirement de politique de la part de Damas, largement tributaire jusqu’à present des importations de pétrole en provenance d’Irak, ennemi juré de l’Iran.La Syrie produit du brut lourd et a besoin d’importer du brut léger.Cet accord préliminaire a été conclu au cours des entretiens que M.Abdel-Jabbar al-Dahhak, ministre syrien du pétrole, a eu avec M.Mohammad Gharazi, son homologue iranien, à Téhéran, a précisé la radio iranienne.Les mesures requises portant sur l’échange d’experts et de conseillers vont être prises afin de permettre que l’accord soit signé pendant le séjour de la délégation syrienne dans la capitale iranienne, a précisé M.Gharazi.On ne connaît pas encore avec précision les répercussions qu’un tel accord irano-syrien pourrait avoir sur les ventes de pétrole de l’Irak, en guerre avec l’Iran depuis dix-huit mois.Depuis le début de la guerre du Golfe, qui a entraîné la fermeture de ses terminaux pétroliers, l’Irak dépend pour ses exportations pétrolières de deux oléoducs vers la Méditer- Moyen-Orient, estiment les milieux diplomatiques arabes de Beyrouth.Le fait que M.Khaddam soit accompagné de deux autres ministres (Pétrole et Commerce extérieur) et de hauts fonctionnaires des ministères des Transports et de l’Approvisionnement, au total une délégation de 40 personnes, laisse penser que cette visite a des ambitions bien plus vastes que celle du simple «tour d’horizon» diplomatique.Il s’agit, estime-t-on, de jeter les bases d’une coopération et d’une coordination étroites, non seulement dans le domaine politique — ce sera le rôle de M.Khaddam qui est l'un des conseillers les plus écoutés du président syrien Hafez Assad — mais également dans le domaine éco- nomique.On est loin donc, estiment encore ces milieux, de la tentative de médiation du président pakistanais Zia-ul-Haq qui était la semaine dernière a Damas, au nom de la Conférence islamique qui cherche vainement depuis 18 mois à mettre un terme au conflit irako-iranien.Bien au contraire, dit-on, cette visite prélude à un durcissement des positions et à des tensions de plus en plus vives au Moyen-Orient: son vrai contexte, c’est l'âpre querelle syro-irakienne Cette querelle divise depuis des années les deux branches ennemies du parti baas, la branche syrienne et la branche irakienne.Elle s'est aggravée à l’occasion du conflit irako-iranien.La Syrie étant le seul de tous les pays arabes à choisir résolument le camp de l’Iran.La querelle a encore gagné en violence récemment, à la suite des sanglants événements de Hama, Damas ayant accusé Bagdad d’avoir fomenté ces troubles et de chercher à déstabiliser la Syrie.Damas affirme que des éléments subversifs s’introduisent à travers la longue frontière très perméable qui sépare la Syrie de l’Irak.Comme la frontière sud de la Syrie est tenue par le plus sûr allié de l’Irak dans la région, la Jordanie, une mentalité d'assiégé se développe au sein du régime syrien.La visite en Iran de tant de représentants des différents secteurs de la vie économique du pays (largement dans les mains de l’État en Syrie) montre bien que Damas cherche à briser cet encerclement notamment en matière énergétique.C'est en effet 1T-rak qui fournit à la Syrie le surplus de pétrole dont elle a besoin.Que l’Irak cesse d’alimenter la grande raffinerie de Homs et une crise énergétique majeure survient automatiquement en Syrie.Mais si le conflit irako-iranien constitue le premier arrière-plan de la visite de M.Kahaddan à Téhéran, «l’après-Camp David» en est certainement le second, jugent les diplomates arabes à Beyrouth.Dans le cadre de «l’après-Camp David», se dessine en effet la rentrée progressive de l'Égypte dans la communauté arabe.Les pays arabes modérés, l’Arabie Saoudite notamment, attendent manifestement cet événement avec impatience.La résistance afghane s’unit quand Karmal réunit son parti TEL AVIV (d’après Reuter et AFP) — M.Adnan Abed al-Fatah, membre d’une des «Ligues de villages» créées en Cisjordanie avec l’appui des autorités israéliennes, a donné sa démission hier à la suite de menaces formulées par la Jordanie et d’un attentat manqué contre un des principaux dirigeants des Ligues.M.Abed al-Fatah, Moukh-tar (chef) du village de Dir Sa-mit, situé dans Tes environs d’Hébron, a informé la Ligue de sa région qu’il démissionnait en raison des instructions données en ce sens par Amman, qui a menacé de juger La Chambre de commerce du district de Montréal Déjeuners-causeries hebdomadaires LE MARDI, 16 mars 1982 M.GUY SAINT-GERMAIN Président du Conseil et Chef de la direction Le G roupe Commerce Su/ef: Le Groupe Commerce, 75 ans en assurances I.A.R.O.HÔTEL SHERATON MONT-ROYAL 12h30 Le public est admis Billets à l’entrée 15$ Pour les membres, des carnets d’abonnement sont également disponibles à l'entrée — 125$ Renseignements: 866-2861 les membres de Ligues pour trahison et leur a donne un mois pour s’en désolidariser.M.Mustafa Dudein, chef de la Ligue régionale, a dit s’attendre à voir sous peu démissionner au moins cinq membres de Ligues qu’il a présentés comme projordaniens.Il a toutefois ajouté qu’il ne les croyait pas motivés par la tentative d'assassinat perpétrée vendredi soir contre M.Fahi Riese, représentant de la Ligue régionale de Ramallah.Après l’attentat manqué, les forces de sécurité israéliennes avaient opérés trois arrestations et imposés un couvre-feu dans le village de Bitunia.L’un des suspects a depuis été relâché et le couvre-feu a été levé.M.Dudein, ancien membre du cabinet jordanien, a déclaré que M.Menahem Begin, président du conseil israélien, avait promis une importante aide financière aux villages des Ligues.Les cinq ligues créées jusqu’ici comptent plus de 70 villages.Israël contribue à leur développement et à la protection de leurs membres, qu’il considère comme plus modérés que les maires des principales villes de Cisjordanie — lesquels soutiennent ouvertement l’OLP.Les autorités israéliennes d’occupation, depuis peu, leur fournissent des armes pour tenter de lutter contre l’influence majoritaire de l’OLP.Plusieurs maires de Cisjordanie, y compris ceux qualifiés de «modérés», les avaient accusées, peu avant la mise en garde jordanienne, de devenir une «milice armée comme celle du commandant Haddad au Sud-Liban».Dimanche dernier déjà, le président de la Ligue des villages de la région de Hébron avait démissionné.Par ailleurs, le couvre-feu a été imposé hier au camp de réfugiés palestiniens de Dou-heicneh (6,000 habitants), au sud de Bethléem, en Cisjordanie, et l’armée israélienne a emmené par dizaines des habitants du camp à la prison centrale de Jérusalem, selon un correspondant de l’AFP témoin d’arrestations massives.Auparavant, l’armée s’était heurtée à une importante manifestation à l’entrée du camp qui longe la route de Bethléem a Hébron, et n’avait pu forcer les barrages de pneus brûlés et de pierres qu’avec l’aide de ses véhicules.La manifestation avait été elle-même suscitée par l’arrestation de 33 personnes, la nuit précédente, dans le cadre d’une opération de ratissage militaire destinée à mettre fin aux jets de pierres par de jeunes Palestiniens sur des véhicules civils et militaires israéliens ou sur des patrouilles de soldats.Enfin, pour la première fois, un squatter du Sinaï a été condamne hier par un tribunal israélien pour ses activités visant à maintenir l’implantation israélienne à Yamit (Nord-Sinaï).ranée, dont l’un passe par la Syrie.Cet oléoduc est l’objet d’un différend de longue date entre l’Irak et la Syrie a propos des droits de transit.Téhéran et Bagdad ont tous deux cherché à accroître leurs exportations de pétrole, en baisse depuis le début du conflit.L'Iran pratique notamment des prix inférieurs de quatre dollars à ceux de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPËP).Selon les analystes du marché, aucun des deux belligérants n’exporte plus d’un million de barils par jour, contre presque cinq millions de tonnes pour les deux pays avant la guerre.Mais, surtout, la visite à Téhéran du ministre syrien des Affaires étrangères, M.Abdel Halim Khaddam, laisse prévoir la constitution d’un «axe» Damas-Téhéran qui pourrait aggraver les tensions au ISLAMABAD (AFP) - Le parti démocratique du peuple afghan (PPDA) au pouvoir à Kaboul a ouvert hier son premier congrès depuis l’intervention soviétique de décembre 1979, tandis que la résistance musulmane annonçait depuis le pakistan la fusion de sept de ses mouvements de guérilla.M.Babrak Karmal, secrétaire général du PPDA, a reconnu implicitement que son pays traversait une période difficile, dans un rapport qu’il a présenté devant la conférence nationale du PPDA.Il a souligné en outre que «la souveraineté et la liberté de l’Afghanistan, le bonheur et la prospérité de son peuple ne peuvent être garantis quren renforçant toujours l’amitié fraternelle et la coopération avec l’Union soviétique.Selon des sources diplomatiques occidentales de Kaboul, la suprématie du président Karmal devrait être renforcée par le congrès.Mais, avant même le début des travaux, la situation militaire difficile qui sera au centre des préoccupations des délégués a empêché que ne soient annoncées les dates exactes du congrès pour des raisons évidentes de sécurité.Les diplomates occidentaux ont mentionné depuis plusieurs semaines la mise en place d’un important dispositif de contrôle dans la capitale, et la radio d’Etat afghane a été discrète hier matin sur la cérémonie d’inauguration.C’est l’agence soviétique Tass qui a indiqué que les délégués s’étaient rassemblés à l’institut polytechnique de Kaboul en présence de M.Karmal pour «préparer un programme de renforcement des liens du parti avec le peuple».Le nombre des délégués élus n’est pas connu.De sources officielles, on chiffre à plus de 100,000 militants l’effectif total du parti.La représentativité des délégués des régions rurales suscite par ailleurs des doutes dans la mesure où la résistance musulmane ne permet pas d’implantation gouvernementale permanente sur les 4/5 ème du territoire afghan.De sources diplomatiques, on estime que le simple fait que le congrès puisse avoir heu constitue dans les circons- tances actuelles un succès pour le gouvernement, et on retient que l’élection des délégués ne semble pas avoir donné lieu à un regain de tension entre les deux tendances du PPDA, le Khalq (Peuple) et le Parcham (Drapeau) a laquelle appartient M.Karmal.Alors que les différences idéologiques entre les deux groupes semblent imperceptibles, des luttes sanglantes opposaient encore leurs militants il y a quelques mois.Simultanément à l’annonce du début des travaux du PPDA, les mouvements fondamentalistes de la résistance musulmane ont annoncé pour leur part hier la création d’ùn «comité directeur» datant du 11 mars qui marque la fusion de sept organisations.Selon un des porte-parole, les groupes opèrent maintenant sous l’unique drapeau de «l’Unité islamique» et le nom des partis qui composent cette alliance ne seront bientôt plus qu’un souvenir.Bien que l’échec de précédentes alliances impose la prudence, les observateurs au Pakistan estiment qu'il s’agit de la tentative la plus sérieuse des mouvements de résistance pour surmonter leurs divisions.«L’Unité islamique» est régie par une charte établie par une assemblée de religieux.Sa présidence changera chaque mois de titulaire.Le vice-président est l’ingénieur Gulbuddin Ekmatyar, chef du Hezbi Islami, et la présidence du comité militaire a été attribuée à son ex-rival du Jamiat Islami, le professeur Burhanuddin Rabani Trois formations dissidentes des groupes de tendance dite «libérale» ou «pro-occidentale» se sont jointes à l’Unité islamique.Pakistan: l’agitation s’accroît dans la province du Nord-Ouest PESHAWAR (Reuter) - La police pakistanaise a assigné à résidence M.Abdul Wali Khan, ancien chef de l’opposition politique à l’assemblée nationale et membre du parti démocratique national (PDN, interdit), hier à Peshawar, a-t-on appris de source proche du parti.La police de Peshawar a ensuite dispersé, au moyen de gaz lacrymogènes, la première grande manifestation de rues a survenir dans le pays depuis l’interdiction des rassemblements politiques décrétées voici deux ans par le gouvernement militaire.Au même moment, une vague d’agitation dans les milieux universitaires conduisait les autorités à fermer trois établissements d’enseigne- La Chine reboise Le président du parti communiste chinois doi PÉKIN (AFP) (PCC) Hu Yaobang a donné l’exemple hier en plantant des arbres dans le cadre de la campagne de reboisement lancée au début de l’année.L’agence Chine nouvelle a précisé que M.Hu était accompagné du premier ministre Zhao Ziyang qui a souligné qu’il ne fallait jamais «mener une campagne en apparence» seulement.«Nous devons modifier fondamentalement le fait qu’en certains endroits, des arbres sont plantés chaque année mais que jamais une forêt ne fait son apparition», a relevé M.Zhao, cité par Chine nouvelle.Il a ajoute que la campagne de reboisement se poursuivrait encore pendant 20 à 30 ans.MM.Hu et Zhao ont, en compagnie de volontaires, planté plus de 300 pommiers, pins chinois et peupliers, a précise Chine nouvelle.ment supérieur de Peshawar, capitale de la province du Nord-Ouest en bordure de l’Afghanistan.Les cours et les examens ont été perturbés dans trois autres villes importantes.Dans les cercles du PDN, on indique que M.Wali Khan et son épousé ont reçu l’ordre de ne pas quitter leur domicile, proche de Peshawar, pour qu’ils ne puissent pas se rendre au rassemblement.Selon des témoins, une quarantaine de militants du PDN et plusieurs autres dirigeants du parti ont ensuite été appréhendés en divers points de la ville.La manifestation regroupait environ 600 personnes.Selon un communiqué du gouvernement, la manifestation rassemblait quelque 200 personnes, dont sept ont été arrêtées.Le communiqué ne fait état d’aucune arrestation opérée au préalable en d’autres parties de la ville.Le rassemblement avait été organisé en signe de protestation contre l’assassinat la semaine dernière à Peshawar, Arbab Sikander Khan responsable local du de M.Khalil, PDN.Le parti a attribué le meurtre à des fanatiques religieux d’extrême-droite.M.Wali Khan, qui est l’une des personnalités politiques les plus célèbres du pays, jouit d’une solide assise populaire dans cette partie du pays.Il a été président de l’ancien parti Awami national, qui avait formé le gouvernement provincial en 1972.En décembre dernier, l’ambassadeur d’Inde au Pakistan s’était vu refuser l’autorisation de lui rendre visite.Ses adversaires l’accusent de nourrir des sentiments trop favorables à l’Inde et à l’Afghanistan.Le PDN fait partie de la principale alliance d’opposition pakistanaise, le Mouvement pour le rétablissement de la démocratie (MRD), qui comprend aussi le Parti du peuple pakistanais (PPP) de l’ancien premier ministre Ali Bhutto.Université de Montréal Faculté de l'éducation permanente En route vers un développement économique, culturel et social au Québec avec le Certificat de coopération Un programme d’étude de 30 crédits offert le soir, à temps partiel au trimestre printemps-été 1982.Objectifs — Analyser la philosophie ou l'idéologie du mouvement coopératif et évaluer ses expériences — Contribuer au perfectionnement professionnel des cadres et des militants du mouvement coopératif ainsi que des éducateurs, des informateurs, des diffuseurs.— Offrir la possibilité d'une réflexion prospective rigoureusement menée sur les possibilités d'adaptation créatrice de la formule coopérative dans une société en mutation.Date limite d’admission et d’inscription : 29 mars Renseignements: Faculté dé l'éducation permanente 3335, chemin Queen Mary rez-de-chauaaée Tél.: 343-6090 DÉDOUANEMENT GROUPAGE MARITIME & AÉRIEN IMPORT - EXPORT ÉTUDES LOGISTIQUES Correspondants au Canada et dans les principaux pays G.Béchard Ltée courtiers en douane transitaires internationaux Siège social: 410 rue St-Nicolas, Montréal, Québec H2Y 2P5 Téléphone: 282-0303 • Télex: 055-60803 La Classe Affaires KLM: en tête de la course à l’espace aérien.Nous avons enlevé, dans nos 747, 21 sièges de notre cabine à part réservée à la Classe Affaires, si bien que tout voyageur à longues jambes pourra s’y allonger à l’aise.À bord de nos DC-10, vous ne serez assis que deux passagers par rangée; en effet, nous avons replié le fauteuil du centre pour en faire une table d’appoint.La spacieuse Classe Affaires de KLM est offerte sur les vols intercontinentaux entre le Canada et Amsterdam et vers d’autres destinations au Moyen et en Extrême-Orient ainsi qu’en Afrique.La Classe Affaires européenne de KLM est offerte aussi vers le Royaume-Uni et plusieurs destinations en Europe.KLM La ligne aérienne hollandaise digne de votre confiance 6 ¦ Montréal, lundi 15 mars 1982 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Jean-Louis Roy Rédacteurs en chef adjoints: Jean Francoeur, Lise Bissonnette, Jean-Pierre Proulx Directeurs de l'information: Pierre Loignon Gilbert Brunet Trésorier: Bernard Larocque Directeur de la publicité: Marcel Payette Les causes d’une pagaille MALGRÉ la vive polémique suscitée par la reforme de la Communauté urbaine de Montréal et la menace qui continue de peser sur le fonctionnement de son principal service, le transport en commun, il est heureux qu’à Québec le ministre des Transports réaffirme l’option préférentielle de son Î'ouvernement au sujet du transport en commun dans a région de Montréal.S’adressant en effet la semaine dernière à quelques journalistes ainsi qu’aux représentants de l’Association des transporteurs routiers, M.Michel Clair a non seulement réitéré la volonté politique de son ministère, mais surtout indiqué les obstacles auxquels, enfin, les autorités allaient s’attaquer.L’analyse faite par M.Clair de la situation est à la fois détaillée et complète.La pagaille qui nous revient de façon chronique dans le transport en commun à Montréal ne tient pas d’abord à des conflits que se plairaient à ourdir M.Lawrence Hanigan et les militants des syndicats de la CTCUM.La Commission de transport ae la Communauté urbaine et son avenir sont d’abord menacés par l’incohérence des structures de décision politique dans ce secteur et par le financement gravement insuffisant du service.Patrons et employés s’aimeraient d’amour tendre que la CTCUM serait encore sujette d’une année à l’autre à des augmentations de tarifs, à des licenciements de personnel, à des coupures de services ou à des hausses de taxes dans les municipalités.C'est à ces déficiences de base que veut remédier M.Clair.Certes, un service de métro et d’autobus qui est assuré d’un fonctionnement stable n’est pas un élément négligeable d’une vrai politique de transport en commun, et à cet égard l’enquête que Québec vient de confier à Me Germain Jutras est capitale.Mais les autres déficiences du pouvoir et du financement sont aussi graves.On a vu comment les élus locaux, réclamant tout le pouvoir, se sont empressés au dernier conflit de se sauver loin de l’action! Le gouvernement québécois lui-même est en possession de calculs de coûts qui indiquent, même dans l’hypothèse de la paix syndicale à la CTCUM, un manque à gagner qui donne le vertige.Le problème politique tient à l’anarchie qui caractérise encore largement les pouvoirs municipaux dans la région de la métropole pour tous les grands services communs, transport, police, aménagement du territoire.Québec ne peut ni tout donner le pouvoir à la CTCUM, dont les tentacules dépassent maintenant Tile de Montréal, ni s’en tenir aux juridictions jalouses des municipalités, voire des communautés urbaines de la région (la CUM, Laval, et la municipalité régionale qui va pousser sur la Rive-Sud).Le ministre, M.Clair, ne peut non plus s’en tenir à un simple bureau consultatif comme celui du COTREM, le comité des transports de la région de Montréal.La nouvelle structure décisionnelle qu’il recherche ne s’impose pas d’emblée, ses ramifications et pouvoirs sont difficiles à préciser.Une solution toutefois devra être trouvée.Car l’incohérence politique est sûrement une des causes du coût affolant du transport en commun dans la région métropolitaine de Montréal.Dans l’immédiat, l’attention se porte surtout sur les suggestions de financement lancées dans le débat par le ministre.Des décisions seront prises plus rapidement à ce sujet dans la mesure où le ministre des Finances, M.Jacques Parizeau, devra en tenir compte dans ses prévisions budgétaires.De ce côté, les marges de manoeuvres ne sont plus très larges.Une nouvelle taxe sur l’essence ou l’immatriculation des véhicules privés risque de heurter vivement un public électorale-ment pesant.Le recours à une surtaxe sur la feuille de fiaie ou sur la valeur foncière des entreprises qui béné-icient directement et indirectement du métro, de l’autobus et des trains de banlieue soulève d’autres difficultés: la région montréalaise doit demeurer concurrentielle au point de vue fiscal; en outre, toutes les entreprises ne sont pas équitablement desservies par le réseau actuel du transport en commun.Après avoir soulagé les usagers, dans l’espoir — bien fondé — qu’ils soient plus nombreux à contribuer au succès de sa politique, le gouvernement québécois est tenté par une nouvelle taxe sur les passagers.Au nom de l’équité entre ceux qui voyagent sur de courtes distances et ceux qui, au même prix actuellement, se promènent dans Tile, il songe à un tarif différent d’après le nombre de stations ou de rues franchies.Il existe déjà sans le nom une telle pratique entre Laval, la CUM, la Rive-Sud (en partie).L’implanter à Montréal, — qui a supporté le gros du système actuel et s’est habitué à un tarif unique, — risque cependant de soulever non seulement de vives oppositions, mais un nouvel obstacle à l’accroissement de la clientèle.Bref, M.Clair n’a encore à sa disposition ni les structures politiques ni les moyens financiers voulus pour appuyer son option préférentielle du transport en commun à Montréal.Québec a pris dix ans avant de voir un peu clair dans les problèmes de la police en métropole.On ne pourra attendre aussi longtemps avant de passer à l’action dans le domaine du transport.C’est pourquoi M.Clair, au lieu de s’en tenir aux expertises du COTREM et à de simples suggestions au public devrait convoquer tous les intéressés à une réunion — congrès ou sommet, peu importe — où fonctionnaires, élus et usagers tenteraient de dégager des voies communes de solution.On ne peut en effet se payer le luxe de sempiternelles querelles de clochers ou d’écoles.Car entre-temps c’est le déficit qui progresse, non le service à la communauté.Jean-Claude LECLERC Le saut de Mitterrand chez Reagan Deux présidents aux antipodes de l’échiquier politique occidental, le socialiste français François Mitterrand et le républicain américain Ronald Reagan, convenaient de l’urgence de discuter des sujets de divergence et de marquer les points communs dans les dossiers économique et de politique étrangère.C’est déjà louable.Insulte suprême pour le gouvernement américain qui cherche oesespéré-ment pour le Congrès des preuves d’une ingérence nicaraguéenne dans la guérilla salvadorienne, la France, cet «allié sûr» des États-Unis, a vendu pour au moins $17 millions d’armes au régime sandiniste du Nicaragua.Reagan et autres Haig n’y comprenaient plus rien.Cette France «naïve», selon Caspar Weinberger, secrétaire à la Défense, est pourtant loin de l’être: depuis l’accession de la droite du «Sun Belt» à la Maison-Blanche, l'Europe de l'Ouest est littéralement étouffée par la politique monétariste des États-Unis Protégée par-delà toute considération sociale, la valeur du dollar américain s’est accrue de plus de 30% en un an par rapport aux monnaies européennes.Le «choc Volcker» continue de ravager les économies de ces alliés de moins en moins inconditionnels qui cherchent des façons de sortir de leur dépendance des capitaux américains devenus inabordables.Mitterrand se fait le porte-parole de cette Europe étouffée Aussi divergents que semblent être leurs positions de depart et leurs intérêts, Reagan et Mitterrand sont toutefois du meme côté du rideau de fer.Les armes soviétiques sont pointées dans leur direction et le Kremlin ne manifeste, pas plus en Afghanistan qu’en Pologne, le moindre signe de detente ou de respect des droits des peuples.La France investit par intérêt dans le gaz sibérien, au désespoir de Washington, mais des taux d'intérêt de 20% sur les capitaux américains expliquent en bonne part cette recherche de solutions de recnange.Comprenez bien votre tort, dit Mitterrand a Reagan.Nous démontrons quand même l’unité et l’esprit de résolution face à l’expansionnisme soviétique, répond Reagan.François Mitterrand sera l’hôte, à Versailles en juin, du prochain sommet des pays industrialisés.Comme Pierre Trudeau à la même période l’an dernier, l’hôte prépare sa maison: peut-être pas de dénominateur vraiment commun, à l’issue de ce sommet, mais surtout pas d’échec clair et net.Puisque l’incompréhension semblait croissante entre Washington, d’une part, et la locomotive Paris-Bonn, d’autre part, il incombait à Mitterrand de faire un saut chez Reagan, question de «marquer méthodiquement les points sur lesquels on peut avancer», comme le disait le président français au terme des trois heures de discussion des deux chefs d’État, vendredi soir.Le Washington Post soutenait samedi que le fossé entre Paris et Washington n’avait en rien été comblé par cet entretien au sommet.S’agissait-il vraiment de combler un fossé?Ne devrait-on pas plutôt y voir l’ébauche de ponts jetés entre deux rives?Si Ton écarté au départ l'idée de relations dominant-satellites, qui ne saurait convaincre que certains esprits étroits qui ont malheureusement des antennes à la Maison-Blanche, le dialogue «franc et étendu» reste la seule solution entre «alliés sûrs» mais indépendants.Le message français, au nom des autres membres de la Communauté économique européenne, est clair dans la bouche de Mitterrand: «Il faut que nous nous aidions plutôt que de nous gêner.» La nécessité d’harmoniser les objectifs économiques, financiers et commerciaux demeure vague mais elle est à tout le moins énoncée et discutée.Reagan encaisse: message reçu.Il lui reste trois mois pour préparer des correctifs satisfaisants pour proposition à Versailles.Quant au bourbier centraméricain, dont le Pentagone aimerait bien se sortir à sa façon, et surtout sans ingérence contraire de membres de T Alliance atlantique, le président français a encore une fois énoncé clairement ses vues: «Notre premier devoir est de lutter contre la misère, l’exploitation et la domination de dictatures toujours sanglantes.» Lire: il se passe depuis des décennies, dans votre chasse gardée, des violations des droits humains qui sont pires que celles que vous reprochez à l’Union soviétique.Ne nous demandez pas de dénoncer la répression polonaise et d’ignorer les massacres d’Amérique latine La voie difficile est la bonne: l’aide économique, plus que militaire, aux régimes démocratiques des Caraïbes.En rentrant à Paris, vendredi soir, François Mitterrand disait avoir «tout lieu de se réjouir» de son saut à la Maison-Blanche La semaine précédente, il avait fait progresser une autre juste cause en proclamant à la Knesset le droit des Palestiniens à un État autonome, le moment venu.Le taureau était à ce point pris par les cornes qu Alexander Haig vient de dire à Claude Cheys-son, ministre français des Relations extérieures, qu’il considérait «très réussie» la visite de Mitterrand en Israël.Une autre semaine plus tôt, avec Schmidt et Spadolini, il préparait des moyens concrets de sortir la CEE de sa torpeur lors du sommet de Bruxelles, fin mars.Il faut dès lors convenir que la première année du gouvernement socialiste en France aura été positivement marquante sur un plan beaucoup plus large que les strictes questions internes.Il sera intéressant de voir comment toutes ces promesses se matérialiseront.La détermination et la façon de faire sont convaincantes à ce jour.Gilbert BRUNET U Anschluss du Labrador par Jean Francoeur Le maintien d’une presse libre — vouée à la recherche courageuse de la vérité — est le dernier rempart d’une paix durable sur ce continent nord-américain.Tout signe de faiblesse à ce chapitre aurait des conséquences catastrophiques.Voilà pourquoi i).faut se réjouir ue nos collègues de la rue Siaint-acques n’aient pas craint d’exposer bien crûment les visées expansionnistes du gouvernement du Québec qui lorgne le Labrador.Mais l’histoire ne s'arrête pas là.Nous aussi, rue du Saint-Sacrement, nous faisons du journalisme d’enquête.Il faudrait d’ailleurs être assez naïf pour croire que le Québec pouvait s’annexer tout ce territoire terre-neuvien par une seule résolution votée à l’Assemblée nationale.En réalité, les révélations de la Presse n’étaient que le dessus du panier.C’est rien moins — et je pèse mes mots — qu'une guerre d’expansion impérialiste qu’on nous préparait dans la Vieille Capitale, dans ce fameux édifice en forme de blockhaus où siège ce gouvernement.C'est un devoir pour les médias que d’exposer tous les faits qui entourent cette affaire et de leur donner tout le retentissement qu’ils méritent.Et qu'on ne nous serve pas l’argument de la «sécurité nationale».En 1961, si le New York Times n’avait pas renoncé à publier les révélations de Tad Szulc, TA-mérique se serait épargné Thumilita-tion de la baie des Cochons.Telle est la tâche qui nous incombe, vingt ans plus tard, et nous essayerons d’être à la hauteur.Pour mieux saisir le sens de cet épisode déplorable, il faut garder en mémoire le grand rêve d’un empire français en Amérique du Nord qu’évoquaient avec nostalgie un chanoine Groulx et ses disciples; un empire s’étendant de la baie d'Hudson à la Nouvelle-Orléans, et de Louisbourg aux Rocheuses.Ce rêve s’effondra sous les coups des armées anglaises de 1760, mais il reste vivant en chacun de nous.De là les pressions que les Québécois continuent d’exercer, trop à l'étroit qu’ils sont à l’intérieur des frontières du Bas-Canada: les bûcherrons de Lac-Mégantic font la coupe du bois dans le Maine; les villégiateurs envahissent IMMllHailîB chaque été la région de Burlington; tandis que les Hullois traversent volontiers TOutaouais pour échapper à la taxe Parizeau sur l’essence.Jusque là, rien de très grave.Mais il y a pire.Et nos voisins de tous les côtés s’en inquiètent.En fait, et c’est là que ça devient intéressant, cette fameuse rencontre à New York de 25 États ou provinces limitrophes du Québec, supposément convoquée pour discuter du problème des pluies acides, avait un tout autre but (mes sources là-dessus sont formelles).La pluie et le beau temps, c’est toujours le prétexte que Ton invoque pour des réunions de ce genre.Voyez Munich en 1938, Chamberlain avait même ostensiblement apporté son parapluie pour brouiller les pistes.Mais de quoi allait-il discuter avec Hitler et Daladier, sinon de sacrifier la Tchécoslovaquie aux appétits de Togre.A New York donc, tout ce qui a été décidé c’est de sacrifier le Labrador pour apaiser momentanément le Québec D ailleurs, sur une carte, il est facile de noter que les frontières de notre province prennent étrangement la forme d’un lézard qui tenterait d'avaler un éléphant.Il y a de ces symboles parfois auxquels on ne prête pas suffisamment d’attention.Donc ianschluss, mais auparavant le blitzkrieg.Avec quoi, pensez-vous qu’on envahira le Labrador?Des panzers?Vous n’y êtes pas.Et j’en arrive à la deuxième partie de mes révélations.Ce fameux contrat de Bombardier pour l'assemblage des wagons du métro de New York balivernes! Simple camouflage.mesure de diversion.Ce que Bombardier assemblera sur une grande échelle ce sont des Ski-doo blindes que Ton massera par divisions entières aux frontières du Labrador.Un signal, et l’assaut sera déclenché.Cette information exclusive m’a d'ailleurs été confirmée par un beau-frère qui tient un relais de motoneigistes dans la région de La-naudière.Ces gars, il en est convaincu, ont vraiment*! air de comploter quelque chose.Mais voilà, tout est éventé.M.Lévesque reculera sans doute; il a déjà commencé à le faire.Il nous en voudra sur le coup.Mais plus tard, il nous remerciera de lui avoir épargné une humiliation pire que celle de JFK.Le journalisme d’enquête mène à tout, pourvu que les nouvelles sortent.Y a-t-il de quoi rire?Le public, il paraît, pleure pour qu’on le fasse rire.Oui, un peu, pas trop, afin que son rire n’entame pas trop son chagrin, qu’il ne le détourne pas de son drame auquel il tient comme à la prunelle de ses yeux larmoyants.¦ Quand il n’y a pas de quoi rire, c’est u’il y a de qui rire; en premier lieu, e soi.¦ Se prendre au sérieux est la forme d’orgueil dont se flattent les imbéciles.¦ C’est peut-être parce que la majorité des hommes mène une vie ridicule que nous n’osons pas perdre notre sérieux.¦ Le fanatique se reconnaît à ceci: qu’il est imperméable à l’humour.¦ Le rire n’est pas le contraire des larmes, c’est son aboutissement.¦ Le petit enfant pleure; une minute plus tard, il rit.Ce qui le faisait rire, demain le fera pleurer, et inversement.Chez lui, c’est affaire de disposition.Le public n’a pas raison d’attendre du critique qu’il réagisse comme lui, qu’il rit là ou lui rit, qu’il ait la gorge nouée quand lui s’étrangle.Le pubüc oublierait-il qu’il va au spectacle pour se distraire ou s’émouvoir, alors que le critique s’y rend pour faire son métier?¦ Le travail ne me fait pas peur; il me fait trembler.¦ J’envie ceux qui abattent de la belle besogne; pour ma part, je suis plus souvent abattu par elle.¦ La pauvreté est un vice de fonds.¦ Le lien le plus solide entre le lion et son dresseur, c’est le fouet.¦ L’image qu’hier je m’étais faite de demain m’arrache ces mots: «Tu n’es donc que ça, pauvre Aujourd’hui!» ¦ A ceux qui se cherchent, je dis: «Arrêtez-vous, et tournez la tete.Ne seriez-vous pas celui qui vous marche sur les talons?» ¦ Neuf fois sur dix, quand nous parlons du temps qu’il fait, c’est pour le traiter de tous les noms.A quoi bon, puisque ça lui est égal?¦ «Électoralisme et mercantilisme sont les deux mamelles du progrès».¦ Parlant du travail qui attend les libéraux d’Ottawa après que la cloche se sera tue, un éditorialiste écrit: «Tâche proprement écrasante.» Cette vertu de propreté dans l’écrasement vient sûrement du poids net.¦ S’il faut croire Freud qui voit dans le lapsus linguae «l’émergence de dé- sirs inconscients» que penser de celui-ci, échappé à un père ae famille interrogé par une animatrice de la télé: «Depuis que le dernier de nos quatre enfants a quitté le foyer, ma femme et moi nous nous regardons comme deux ANES en peine.» ¦ «De la musique avant toute chose» se traduit maintenant par «de la musi-que(?) à travers toutes choses».¦ Il parait que Monsieur Drapeau refuse toujours de se laisser photographier avec ses adversaires politiques.Curieux!.Depuis quand un chasseur ne se donne-t-il pas la satisfaction d’amour-propre de se laisser croquer avec son gibier?¦ Il y de la chamaille à ciel ouvert dans le Parti québécois.On semble vouloir l’aggraver avec le projet que caressent certains do se jeter dans l’arène fédérale.Il y aurait des démissions, des rémissions, des collusions, des scissions, des conciliations, des ajustements, des retournements, des anéantissements, des rafraîchissements, des je-t’aime-tant, des unions morganatiques, des alliances, des mésalliances, du concubinage, des petits arrangements, des compromissions, des «virages-de-capot», des mains sur le coeur, des aveux de bonne foi répétés une dernière fois la main sur le foie, des je-me-présente, je-me-retire, je-me-ravise, je-me-représente, je-me-rallie, des je-continue-de penser que dans nos intérêts antagonistes, celui du Canada, celui du Quebec, de la culture, du bien commun, du gagne-petit, du gagne-pas-du-tout, mes frères, mes faux-frères, mes biens chers frères, orémus dona nobis pacem para bellum, amen, amène tes votes.» Albert BRIE ¦ Le roi de la butte Récemment, je prenais plaisir à écouter les commentaires d’animateurs radiophoniques au lendemain de la rencontre que le Regroupement des organismes nationaux de loisirs du Québec tenait avec la presse pour exposer sa vision sur le conflit qu’il a voulu résolument engendrer dans le monde du loisir suite au retrait volontaire et justifié des organismes sportifs nationaux.Je suis porté à croire les commentaires soutenant que le Regroupement rencontrait la presse pour «vendre sa salade» à sa manière et selon une vision fort subjective de la réalité et se permettant de discourir sur les autres sans connaître la réalité.Cela n’a rien d’étonnant puisque cette façon de faire est devenue la «marque de commerce» de ce pseudo-regroupement depuis sa création en 1980.Le Regroupement a soif de pouvoir, dit-on! Mais de quel pouvoir s’agit-il?Cela me rappelle le temps où nous jouions à construire des buttes de neige et que celui qui réussissait à dominer les autres de sa hauteur, se considérait le Roi; c’était la règle et elle était connue et acceptée de tous.Le désir de domination de ce Regroupement me semble être de même nature, à l’exception que la neige dont il se sert pour s’élever est trop souvent celle du voisin et, à défaut, il utilise de la neige artificieile.Quoiqu’il en soit, comme la neige, artificielle ou pas, la butte sur laquelle ce Regroupement se pavane actuellement connaîtra tôt ou tard son printemps.Jean-Claude RIENDEAU Laval, 15 février ¦ La seule action sensée (Lettre adressée d M.André Ouel-let, ministre de la Consommation et des corporations du Canada.) Je viens de terminer la lecture de votre dépliant intitulé «Ce qu’il faut savoir sur la MIUF» et j’en sors révoltée.Comment peut-on etre de si mauvaise foi?Vous dites que pour «assurer une protection maximale le gouvernement fédéral a fixé le niveau d’acceptabilité de concentration de formaldéhyde à 0,1 ppm (parties par million)», vous enchaînez en affirmant que «cette norme est ultra-rigoureuse quand on considère que Tair ambiant contient entre .005 et .05 ppm de formaldéhyde et qu’un niveau de 2,0 est acceptable dans un environnement de travail».Ce niveau est acceptable pour qui?Je doute que ce soit pour l'ouvrier qui .risque de voir sa santé altérée, c'est plutôt pour l’industriel qui n'a pas besoin de faire les déboursés nécessaires pour abaisser le niveau d’urée formol.Vous terminez ce remarquable paragraphe en disant que «le risque additionnel de cancer associé à la présence de 0,1 ppm de formaldéhyde est considéré comme étant moins élevé que celui que Ton court en fumant un tiers de cigarette par jour».Comment pouvez-vous faire une telle affirmation puisque Turée formol n’est utilisée comme isolant que depuis peu, donc qu'il n'a pas été possible d'en étudier les effets à long terme.D’ailleurs, il n’a pas encore été établi avec certitude que Turée formol pouvait causer le cancer, mais on sait qu'il semble provoquer une foule d’autres maladies.Plus loin, vous continuez en disant que des tests pour mesurer le taux de formaldéhyde ont été fait dans 2400 maisons et que dans presque 90% d’entres elles, le taux moyen était inférieur à votre norme de 0,1 ppm et Jue cela est «rassurant pour la plupart es occupants».Or, il n'y a rien de rassurant la-dedans car votre analyse du problème est partielle.D’une part, vous ne tenez compte que d’un seul gaz, Turée formol, alors qu’il y a entre 40 à 60 autres eaz en jeu.D’autre part, vous niez qu'il s'agit d'une situation exceptionnelle et sans précédent.Vous basez votre analyse sur des données prises dans l'industrie où les gens n’y passent que cinq jours et que 40 heures par semaine tandis que dans les maisons, il y a des personnes qui n’en sortent presque jamais, passant des heures et des jours entiers sans respirer d’autre air.Cessez de vous donner bonne conscience et de vous débarrasser du problème en affirmant que la «grande majorité des maisons isolées avec la MIUF ne devraient présenter aucun problème» et que «pour en être sûr, il suffit d’avoir recours au test de dépistage» et si «la qualité de Tair de la maison satisfait aux normes établies, soit 0,1 ppm ou moins de formaldéhyde, le propriétaire recevra un rapport officiel qu’il pourra afficher pour rassurer tous et chacun».Ce n’est pas un tel rapport qui va rassurer qui que ce soit et surtout qui va éliminer les dangers que courent les gens exposés aux multiples gaz qui envahissent les maisons.De plus, vous vous entêtez à ne parler que du gaz dégagé par Turée formol et cette approche est tellement simpliste et inutile qu’un fonctionnaire québécois vient de m’affirmer que le Gouvernement du Québec abandonne cette façon de mesurer le problème car elle s’avère non pertinente dans la situation actuelle.Dans ce dossier, vous êtes en même temps juge et partie; en effet, il est clair qu’il est très avantageux pour vous de fixer une norme la plus basse possible car ainsi très peu de gens ont un taux d’urée formol que vous considérez dangereux et cela vous permet de moins débourser d’argent.De plus, vos façons d'agir confirment toujours davantage que votre priorité n’est pas la santé des gens car alors vous n’auriez pas été si lent à réagir; vous avez en effet accumulé les délais, par exemple pour aller vérifier le problème dans les maisons, pour élaborer un programme d'aide, pour ensuite le mettre en application, pour entreprendre des recherches.Votre attitude est scandaleuse et indigne.Il serait temps que vous vous décidiez à faire la seule action sensée, soit d'aider financièrement les gens à se débarrasser de cette mousse, et ce sans distinction.Vous comprendrez que dans les circonstances je ne m’inscrive pas à votre programme et que j’invite les autres victimes de l’isolation avec la MIUF à faire de même, tant que votre programme n’aura pas été amélioré.Solange MONETTE Saint-Hubert, le 24 février ¦ Des candidats souverainistes La présente fait suite à l’éditorial de M.Jean-Claude Leclerc intitulé «un Ëarti québécois à Ottawa?» (LE EVOIR, 13 fév.1982).Celui-ci écrit: «A moins d’un déblocage d’envergure chez les Conservateurs au Québec, il y a place aux Communes pour un parti québécois qui soit ouvert à des alliances avec d autres partis canadiens».D'abord, notons qu'il n’y a aucun déblocage conservateur en vue au Québec et nous n’attendrons pas la prochaine élection simplement pour voir.Ensuite, ce déblocage, fut-il prévisible à brève échéance, il n’y a aucun avantage à changer des Libéraux fédéralistes pour des Conservateurs également fédéralistes.Les Conservateurs font mine de comprendre les Québécois parce qu'ils sont dans l’opposition et qu’ils espèrent justement un déblocage au Québec.Finalement, si la possibilité d'alliances, aux Communes, et aux Communes seulement, sur certains projets de loi, ne peut logiquement être rejetée, ce parti québécois ne doit pas se donner pour fonction de simplement canaliser le vote des mécontents et de leur servir d’exutoire en cautionnant le régime par un jeu de partage du pouvoir, comme Tont fait le Parti du Crédit Social (pour le Québec) et le NPD (pour l’ouest canadien).Ce parti québécois ne doit pas s'acharner à brasser et à jouer les mêmes cartes politiques, mais bien habituer les Québécois à voter pour un parti politique 3ui leur appartient en propre, c’est-à-ire, dans lequel ils sont majoritaires En d’autres mots, il faut libérer le Québec des partis fédéralistes pancanadiens pour qu’ils ne nous imposent plus le «Canadian way», pour les empêcher de bloquer le projet social québécois.Cette deuxième etape de «Maître chez-nous» exige, dès le début, qu'il n'y ait aucun traficotage de compromis électoraux, même avec les moins pires des fédéralistes, ce qui inclut Roch Lasalle et Louis Duclos.Nous sommes d’accord avec M.Leclerc, «ce nouveau parti ne doit pas ê-tre le Parti Québécois ni une «aile du PQ», mais une formation autonome.«Cependant, s’il doit être québécois, «fort et authentique», il faut avoir peu de réalisme politique pour croire que les Libéraux ne le tourneront pas en «épouvantail séparatiste.» surtout si ce parti ralliait des adhérents de toutes allégeances autres que libéraux trudeauistes.Ne nous cachons pas ce qu’on ne peut cacher aux Libéraux.Un parti québécois «authentique» à Ottawa c’est un instrument de relation de puissance, un moyen d’assiéger le Parlement canadien en siégeant aux Communes, un retour prévisible à l’instabilité de l’Acte d’Union de 1840-1867 comme sanction politique de la négation du droit de veto du Québec, la preuve qu’il y a deux peuples (les mêmes que ceux du Haut et du Bas Canada) qui ne s’entendront que d’égal à égal.En clair, l’élection de candidats souverainistes au fédéral sera l’opération: «Maître chez-nous phase II», la création d’une situation préconstituante, une amorce démocratique, pacifique et légitime à l’accession à la souveraineté du Québec.Jean-Yves CHOUINARD Sainte-Foy, 16 février ¦ La question du Sphynx du Nord La promesse d’un renouveau fédé-i ral affectant les provinces, lors du référendum, a été tenue par l’excellent M.Trudeau et son gouvernement: en effet, le rapatriement prochain de la constitution canadienne signifie la fin du parlementarisme aristocratique, au profit d’un parlementarisme démocratique, avec réserve cependant pour ig réaction des forces vives aristocratiques qui ne céderont en rien leur place, du jour au lendemain de cette fête généreuse dans l’attitude.M.Trudeau est beaucoup plus sérieux qu’il n’en a Tair.Ce qu’il a laissé ne pas dire par les troupes fédérales, lors du référendum québécois, c’est qu’en rapatriant la constitution canadienne, il instaurait, au Canada, une forme de parlementarisme démocratique semblable à celui qui est dévolu au Québec déjà depuis cent ans.Le fédéral rejoint donc le Québec, quant au fond, et à la conduite, sous l’attitude des pris ceue granueur au Canada cent ans après.L’homme a véritablement plus que deux visages; il demeurera pour longtemps encore notre énigme: le Sphynx nouveau, des pays du Nord, Le Québec est le questionnant; le Canada, la question.Alors que le Québec cherche toujours des solutions inédites, socialer ment parlant, à l’heure du monde, le fédéral tente de s'assurer une place de nation dans l'espace du monde.Ces deux positions de toujours, Tune de temps, l’autre d’espace, sont irréduc tibles, la première exigeant l'indépendance absolue du temps mondial, Tau-tre, l’indépendance totale dans l'espace du monde.Ces deux pôles sont le champs d’épreuves de notre société: l’ardeur la plus vive rencontrant l’intelligence la plus éclairée.Le Québec veut arrêter le temps de son histoire, le Canada veut pénétrer dans le monde de l’histoire, mais ce n'est qu'en la nécessité affirmée sans cesse de son pouvoir d’innover, socialement parlant, et de dépasser les notions sociales de nation et de pays, que les Québec et Canada trouveront leur univers social.Gilles L’HEUREUX Montreal, 27 février ut L/cvvsm esi puoiie par .- ,— .imprimeri Populaire, société è responsabilité limité dont le siège social est situé au numéro 21 rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X Il est composé et imprimé par l’imprimer Dumont, division du Groupe Québécor Inc dont les ateliers sont situés è 9130 ru Bolvin.Ville LaSalle L'agence Press Canadienne est autorisée à employer et dittuser les informations publiées dans L DEVOIR.ABONNEMENT: Edition quotidienne $95 0 par année; six mois, $50.00; trois mol; $28.00.A l’étranger: $105.00/par année; si mois: $55.00; trois mois: $30.00.Éditions d samedi: $19 par année.Edition quotidlenm livrée à domicile par porteur: $2,10 par s< malne.Tarit de l'abonnement servi par I poste aérienne sur demande.Courrier d classe enre9lstrement numôr 0858 Dépét légal: Bibliothèque nationale d Québec.TÉLÉPHONE: 844-33(1 (lignes groupées). Le Devoir, lundi 15 mars 1982 Où en sommes-nous avec la parole?Dans la marée montante de l’électronique, le problème reste simple: nous ne ferons encore pour bien longtemps que dire ou écrire, écouter ou lire.ou penser.par Vivian Labrie chercheur à l’Institut québécois de recherche sur la culture LORS d’un récent colloque sur le livre et l’enfance, on a pu entendre l’organisateur chargé d'ouvrir l’événement prononcer les paroles suivantes: «N’est-ce pas ce bon philosophe d’Alain — qu’il me plaît toujours de relire — qui écrivait, dans ses Propos sur l’éducation: «Et l’on sait que la lecture est ce qu’il y a de plus difficile, et la condition de toute culture, si humble qu’elle soit.Il s’agit d’apprendre à lire, et aussi d’apprendre à penser, sans séparer jamais l’un de l’autre.Mais nul ne s’instruit en écoutant; c’est en lisant qu’on s'instruit.» À première vue, cette remarque n’a rien d’incongru: il se trouvera toujours des gens pour faire l’éloge de la lecture, et plus encore dans le cadre d’une assemblée qui s’intéresse professionnellement au livre.Si on y regarde de plus près, une légère faille apparaît cependant.Il est en effet assez agaçant de constater que les participants à qui on a tenu ces propos les ont entendus: faudrait-il croire qu’il n'était pas instructif de prêter l’oreille en cette occasion?En citant inconditionnellement Alain, l’orateur sabotait son propre discours.Examinons un autre exemple.Il se tient régulièrement des débats animés sur les mérites comparés de la télévision et de la lecture.On se demande entre autres si la télévision sera dorénavant appelée à remplacer la lecture dans une nouvelle civilisation de 1’ «audio-visuel».Des enquêtes sur les habitudes culturelles des cens démontreraient que non : le temps accordé à la télévision n’empêcherait pas qu'on consacre aussi de ses loisirs à la lecture; ce que le sens commun contredirait cependant par une foule d’exemples concrets; d’où une interminable discussion.Encore une fois un tel sujet de controverses paraît d’autant plus justifié qu’il est brûlant d’actualité.Mais il y a un hic.Je l’ai réalisé brusquement il y a quelques jours lorsque j’ai vu ma fille de deux ans et demi fermer brusquement la télévision en disant «c’est fini!» après qu’une inscription soit venue identifier un des interlocuteurs d'une table ronde: en bonne habituée de Passe-Partout, elle avait identifié cette étiquette au générique de son émission accoutumée, lequel signifie d’ordinaire pour elle «la fin des émissions»! Ainsi le signe écrit est-il omniprésent sur le petit écran lui-même: nous lisons constamment — si nous savons lire — en regardant la télévision, ce qui renvoie notre débat à une certaine redéfinition.On pourrait continuer de citer d’autres situations semblablement piégées comme un certain Salon du livre qui avait adopté comme slogan «Il était une fois», ou cette théorie à la mode qui explique toutes nos difficultés quotidiennes en classant l’humanité en deux camps, les «auditifs» et les «visuels», comme si l’équipement sensoriel du commun des mortels était toujours à demi-défectueux.Il semblerait bien que dans cette ère de ii t «•JL if* % it* ¦m *.2, multiplication des moyens de communications, où «tous les médias constituent des extensions d’une quelconque faculté humaine, psychologique ou physique» (1), nous soyons quelque peu confus dans notre façon de concevoir nos yeux et nos oreilles, et d’identifier la parole.Cette confusion n’existe pas sans raison.Notre génération a misé de façon très importante sur une vision de la communication conçue parallèlement à la révolution technique, et plus précisément électronique, qui a conduit à la prolifération de l’appareillage de médiatisation que nous connaissons aujourd’hui: photographie, télégramme, téléphone, phonographe, radio, cinéma, magnétophone, télévi- Pour l’avènement d’une société plus accueillante par Ali Nekaa L’auteur de cet article appartient à l'Association des journalistes ethniques du Québec.LA rareté de l’information dans les médias sur les communautés éthni-ques du Québec et du Canada n’est pas faite pour faciliter leur «intégration» au pays.S’il est vrai que la conjoncture politico-économique impose d’autres preoccupations — comme celle de gérer la crise —, il n’est pas faux d’affirmer que la marginalisation et l’isolement où se trouvent les éternels «néo» pèseront lourd dans la balance au cours des années à venir.Environ 750,000 personnes sont arrivées au Québec entre 1946 et 1978.Hormis les cas spéciaux des réfugiés et des «boat people», la province de Québec ne reçoit plus que 15,000 immigrants par an depuis 1978 au lieu de 23 000 précédemment.Pourquoi viennent-ils?Un cliché veut que les immigrants s’expatrient pour fuir de mauvaises conditions de vie.C'était le cas au 19e siècle des paysans d’Europe qui affluaient vers les villes et au 20e siècle, celui de familles entières fuyant l’Eu- Cuisine de réception 6 cours avec dégustation, repas et livret donnés par Henri Bernard 3ème cours: Fruits de mer choix 24 mars (soir) 25 mars (matin) PROSPECTUS GRATUIT 643-6481 it Prrmi» d'fnwinmmfn! _5 de culture personnelle rope en guerre en direction des Amériques.Aujourd'hui encore, la récession économique généralisée dans les pays industrialisés et l'appauvrissement accentué des pays du tiers-monde expliquent dans une large mesure le phénomène migratoire.Il y aurait actuellement sept à huit millions d’immigrants dans le monde selon les statistiques de l’ONU.Une partie importante de cette population vient des pays sub-tropicaux.Cette situation est le résultat direct du fossé qui sépare le Nord et le Sud.Ayant colonisé et exploité un grand nombre de ces pays «sous-développés», certaines puissances occidentales (Grande-Bretagne, France.) portent une responsabilité historique vis-a vis d’eux.Enfin, outre la nécessité économique, les raisons politiques (réfugiés, fuite des régimes dictatoriaux) sont egalement une autre dimension de l’émigration Un constat s’impose cependant: dans la plupart des cas, l’immigrant ne choisit pas d ’émigrer.Il y est contraint.Une contai P' le 2015 de U Mon ligne Suite 610, Mil.H3C 1Z9 trainte qui lui fait accepter n’importe quel travail (souvent le plus sale et le moins rémunérateur).C’est la proie idéale des patrons sans scrupules qui l’exploitent à outrance et l'opposent à la classe ouvrière du pays d accueil.Souvent non syndiqué donc non contestataire.on l a vite catalogué comme un «voleur de jobs», même quand il s'agit de «jobs» dont personne ne veut.Il est évident qu’il ne faut pas exagérer les maux de ces nouveaux venus, en ce qui concerne le Québec.Bien qu’ils n’aient pas atteint la Terre promise ou trouvé l’Eldorado, on peut affirmer, quoique avec des nuances que leur sort s’est nettement amélioré depuis l’arrivée du Parti québécois au pouvoir, tant sur les plans juridique, social, économique que syndical.Si les immigrants «manuels» apportent leur force de travail, source précieuse de profit et d’élévation du niveau de vie du pays d’accueil, que dire alors des immigrants investisseurs?Cette catégorie d’immigrants, dont le nombre s’élève à 4,000 pour la seule province de Québec a accru de 20% le taux de revenu national du Québec, a investi plus de $250 millions et crée plus de 12,000 emplois Ainsi selon le ministère québécois de l’immigration (MIQ), le revenu actuel de chaque Québécois serait diminué de $300, s’il n'y avait pas d’immigration depuis 1951.L’insertion, l'acceptation réelle des nouveaux arrivants suppose des transfor- mations politico-sociales mais aussi et surtout une évolution des mentalités.La crise d’identité que le Québec a traversé et qu’il traverse encore, n'a pas facilité, hélas, le rapprochement ou la fusion des différentes composantes de la société québécoise au sein d’un creuset multi-éthnique et inter-culturel.Le nationalisme québécois non libéré de son expression éthno-centriste a même freiné es efforts certains et assidus de son porte-parole, le gouvernement Lévesque, pour un accue! souhaité, et toujours souhaitable, des «allophones» dans la vie politique et socio-culturelle québécoise.Quelques secteurs comme la fonction publique, les banques, pour ne citer que ceux-là, sont difficilement accessibles, voire fermés aux Québécois de nouvelle souche.Çette situation n’a, malgré tout, pas échappé aux stratèges du gouvernement Lévesque qui multiplient les actions en direction de ce qu’il est convenu d’appeler les communautés culturelles.À ce titre.«Autant de façons d'être Québécois», brochure publié juste avant les dernières élections provinciales est une réflexion avancée et un trésor de promesses.Les quelque 750,000 membres de ces différentes communautés attendent toujours leur réalisation.L’apport décisif du vote des «néo» Québécois aux dernières élections provinciales n'est-il pas suffisant pour saisir avec discernement l’urgence de «l’intégration» réelle et respectueuse de la différence de ces «autres» Québécois?À ce sujet, le nouveau programme des années 80, du Parti québécois est pourtant clair.Il se propose en effet «d’agir en faveur de la disparition des cloisonnements inter-éthniques en respectant la diversité culturelle».Aussi louables soient-elles, les meilleures politiques ne suffiront pas sans un soutien permanent et efficace de l’ensemble de la société.Il revient donc aux six millions de Québécois de vieille souche qui ont maintenant recouvré et assis leur personalité.de participer à l’éclosion d’une nouvelle société québécoise mûre, adulte et multi-culturelle Cela suppose un changement des mentalités et une démocratisation sociale accrue.Réfléchir à cette question dès à présent permettrait peut-être de pallier l’impact et le spectre de la dénatalité déjà effectif.Le Québec possède actuellement le taux de natalité le plus bas du Canada: (13 naissances pour 1000 habitants).Le phénomène ira en s’accentuant pendant les prochaines années et même au Suit* à la page 8 (((C«CE9 6 sur 6 5 sur6 4 surô 5sur6+ ÙÂGNÂMTS 4 543 16453 32 NUMÉROS GAGNANTS PEU IMPORTE L’ORDRE 143 688.70$ £ 11 498.10$ 45.60$ 5 634.80$ 21 H» COMPUMlNTAIXt S APPLIQUE SEULEMENT AU S SUS 6 4 (12 sion, informatique, photocopie, vidéo, télévision interactive, éditeur de textes, les premières de ces inventions datent au plus d’un siècle et demi, alors que les dernières commencent tout juste à être mises en marché.Ainsi les théories de la communication placent-elles en général le média, le moyen, au centre de leurs modèles, comme il se doit, ce qui a pour conséquence de donner beaucoup d’importance aux processus intermédiaires de la communication, et particulièrement aux appareils eux-mêmes, devenus centraux et indispensables.Par contre les émetteurs et les récepteurs humains de cette communication paraissent moins nettement définis.On nous les présente souvent comme des entités sociologiques en rapport de pouvoir: élite, «star system», «jet set», multinationales, industiies culturelles, «système» du côté de l’émission, peuple, masse, consommateur du côté de la réception.On voudrait bien voir ce récepteur comme un consommateur de communication, mais dans un tel contexte il est beaucoup plus un consommateur de médias, un acheteur de télécouleurs, de cassettes, de magazines.Quant à l’acte de communication, il se présente souvent comme une programmation, comme le remplissage obligatoire des contenants ainsi mis en marché.Dans toute une conception technologique de la communication, le sens du message n’intervient que de manière accidentelle à la médiatisation.Parfois il n’intervient pas du tout, comme dans la conception de Shannon et Weaver, qui ont fait école et pour lesquels les «aspects sémantiques de la communication n'ont pas de pertinence du point de vue des problèmes techniques» (2).Il n’est pas étonnant alors que nous ne sachions plus où nous en sommes et que notre schéma corporel laisse quelque peu à désirer: toute l’attention est braquée sur les intermédiaires, nous sommes branchés à des machines et le sens circule incognito.L’oralité et l’écriture Incognito au niveau de la technique, le sens est pourtant bien enraciné dans le vécu quotidien.«Les gens de mon pays ce sont gens de parole» nous dit Vigneault, et je voudrais citer sa chanson tout au long tellement elle est signifiante pour ce qui nous occupe ici.Car si nous effectuons une rotation dans nos modèles de communication et que nous plaçons cette fois-ci les personnes, les «gens», au centre de nos préoccupations, c’est le sens qui apparaît en tout premier lieu, un sens dont la formulation privilégiée est encore la parole, terme que je préférerai ici au mot «langage» parce que plus concret et plus évocateur de la notion de «contenu verbal à signifier, à transmettre» (3).La parole c’est en quelque sorte une idée qui se pense et qui s'exprime.Elle se forme dans le moule de la langue sans être tout à fait la langue puisqu’elle peut se traduire.Elle chemine silencieusement dans la pensée.Elle s’exprime, ou si on veut, elle s'échappe du corps dans l’oralité et aussi, lorsqu'on dispose d’un système d’écriture, dans un régime qui admet deux modalités, soit l'oral et l’écrit.Sur le plan corporel, cette parole s'échappe ainsi du bout des lèvres ou du bout des doigts.Dans notre culture alphabétique, ces deux modalites sont approximativement réversibles: on peut en général prononcer ce qui est écrit, et écrire ce qui est prononcé.Cela ne serait pourtant pas nécessairement le cas dans une culture où l’expression écrite serait fondée sur des signes pictographiques, c’est-à-dire sur des signes exprimant directement des concepts ou des idées sans passer nécessairement par le son, comme dans l’écriture chinoise, et encore plus dans l’écriture égyptienne ancienne, où une seule façon d’écrire pouvait correspondre à plusieurs façons de dire.On voit donc que dans un tel modèle, centré sur la personne.il nous faut très vite tenir compte de l'enracinement culturel de la parole, de cette interaction entre le social et le psychologique qui permet que l'expression soit aussi une communication, c’est-à-dire un moyen collectif de s’atteindre entre individus.Ce n’est que suite à cette ex- pression que la parole se médiatise par les moyens que nous savons.Si c’est l’être nu-main dans son corps qu’on place au centre d’un modèle de communication et qu’on s’attache à la parole, il est assez clair en effet qu’il faut distinguer ici entre deux niveaux, soif un niveau direct, le mode d'expression et de perception de la parole qui est au plus binaire.et un niveau indirect, qui comprend les différentes solutions de médiatisation et de support, lesquelles peuvent être assez infinies avec les moyens dont nous disposons aujourd’hui.Poser le problème de la culture écrite Cette distinction n’est pas seulement théorique, elle peut entre autres nous aider à mieux situer le problème de la culture écrite, lequel est souvent analysé à la lumière d'une comparaison avec les médias électroniques alors qu’en fait, c’est en rapport avec le terme oral d’une culture de la parole qu’il devrait logiquement être posé.Ainsi, notre exemple de télévision et de lecture de tout à l’heure confondait médiatisation et expression ou perception: en fait la télévision peut servir de support autant à l’écriture qu’a l’oralité et il pourrait d’ailleurs être intéressant de comparer la façon dont elle traduit l'une ou l'autre; quant à la «lecture», on désigne très souvent par ce terme l'unique consommation des produits de l’industrie culturelle du livre et des périodiques, ce qui est assez restrictif si on considère l’ampleur de la tâche de lecture qui attend un citadin alphabétisé de nos jours: lecture d’étiquettes, de circulaires, de modes d’emplois, de documents de travail, d’annonces, de placards, de règlements, de lettres, d’inscriptions et ainsi de suite.Qui songerait à qualifier la clientèle de nos centres d’achats de public lecteur?Et pourtant elle lit sans arrêt, du journal du mercredi au pot de peinture acheté en spécial, dont on ne peut d’ailleurs connaître le contenu que par un texte.En fait la plupart de nos comportements quotidiens sont alphabétisés, tout comme la presque totalité des objets qui nous entourent sont marqués.C’est cette coexistence de l’oral et de l'écrit dans notre quotidien que nous connaissons mal, peut-être justement parce qu elle nous est trop automatique.À voir les quantités monstrueuses de papier dont nous faisons usage, on peut se demander s’il n’y aurait pas intérêt à examiner d’un peu plus près les dynamismes propres à chacun de ces modes d'expression.Un équilibre à faire L oralité et l’écriture ne peuvent en effet être utilisés indifféremment sans influencer la transmission de la parole.Qu'il suffise par exemple de considérer les facteurs suivants où, dans leurs formes les plus simples, ces deux modes se distinguent radicalement.En ce qui concerne le moment de la communication, l’oralité implique la simultanéité, et l’écriture, deux temps distincts, celui de 1’ «écrivain» et celui du lecteur.Sans support technique, le message oral est nécessairement émis en présence de l’auditeur alors que l’écriture permet l’absence; par contre l’oralité permet la réciprocité, l’échange, ce qui est plus difficile à atteindre dans l’écrit comme des correspondants peuvent s’en rendre compte.Ensuite tout le corps est mis à contribution dans l’expression orale alors que l’écriture n'exprime que le verbal.Le support de l’oral est momentané mais un écrit laisse des traces durables.En conséquence l’auditeur sera plus apte à capter l’essence d’un message, et le lecteur, sa textualité.Autre conséquence, le message oral ne pourra être renouvelé qu’en étant reformulé alors que le message écrit peut être reproduit.Enfin, dans une optique de conservation, ce message oral doit être mémorisé, incorporé en quelque sorte, alors que l’écrit se dépose sur un support matériel, débarrassant ainsi le lecteur de l’effort de mémorisation mais l’aliénant d’autant par rapport au message, qui lui reste plus étranger.On voit que rien ne justifie ici une mise au ban radicale de l’oral au profit de l’écrit comme le suggérait Alain un peu plus tôt.On peut imaginer au contraire des indications et des contre-indications face à l’usage de l’un comme de l’autre selon le type de transmis- sion de parole envisagé.Il ne faut pas tout écrire, il ne suffit pas toujours de dire.En fait dans un contexte où l’écriture existe, les usages de la parole sont rarement purs.Par exemple, le bulletin de nouvelles radiophonique, événement apparemment oral, relève aussi de l’écrit puisque ce bulletin est lu.La lecture à voix haute pose ainsi nettement le problème des nuances et des transitions, dont elle montre l’intérêt: dans un tel cas.on arrive à cumuler l’avantage de la textualité de l’écrit.et celui de la réception simultanée et collective d’un même passage que permet l’oral.Cette combinaison en fait notamment la formule idéale pour embrayer un groupe de travail sur une meme «longueur d'onde»; en effet, certains auront peut-être déjà remarqué à quel point il est difficile de faire lire silencieusement un même texte, au même moment, par plusieurs personnes réunies ensemble: personne ne lit vraiment, chacun surveille l’autre, et le groupe est tenté à tout moment de rompre le silence et d’émettre des commentaires; la tension ne se résoud alors que si un lecteur est enfin désigné pour rythmer la lecture du groupe du son de sa voix.Tout comme l’oral et l’écrit peuvent se nuancer l’un l’autre pour s’adapter aux exigences des diverses situations de la vie, on pourrait considérer la médiatisation comme une sorte d'adaptation fonctionnelle de la parole rendue progressivement possible par l’avancement des connaissances techniques et leur disponibilité économique.L’oral se partageant éventuellement la tâche avec l’écrit, la médiatisation vient en différencier encore plus l’usage en levant certaines barrières notamment face à la distance (téléphone, radio, télévision), à la conservation (cinéma, magnétophone.magnétoscope) et au renouvellement (imprimé, photocopie, éditeurs de texte).Des pratiques traditionnellement écrites pourraient ainsi en principe être converties à l’oral doublé d’un enregistrement, si on écrivait pour conserver, ou à l’oral des communications à distance, si on écrivait en situation d’éloignement : on connaît par exemple le rôle du téléphone dans notre société.Ceci dit, on ne se dit pas le même genre de choses qu’on s’écrit.L’usage assez courant de la note de service dans les milieux de travail en constitue un bon exemple: dans ses actes officiels la mentalité bureaucratique est sourde, elle ne respire que si elle consigne.Il y aurait la toute une recherche à faire sur les usages comparés de l’écrit et de l’oral dans les administrations.L’évolution de la culture de la parole Il y aurait beaucoup à apprendre aussi à faire l’histoire de notre conditionnement à la parole.L’inexistence de l’imprimerie sous le régime français est maintenant démontrée par les historiens.Il nous faut donc imaginer une Nouvelle-France qui importe ses imprimés de la mère-patrie et qui ne produit pour elle-même que de la parole orale ou manuscrite.L’arrivée des premières presses au début de l’occupation anglaise est assez significative.Qu’imprime-t-on d’abord dans cette société longtemps privée d'imprimerie?Un journal, des formulaires, des promulgations officielles.Il n y a rien là de bien «littéraire».Dans ce cas, l'imprimé est avant tout venu formaliser le système d’expression des pouvoirs en place.L’autre changement majeur intervient au milieu du XIXe siècle alors que le taux d'alphabétisation grimpe subitement II s'amorce alors une certaine démocratisation de l’accès à l’écriture qui prépare le paysage urbain lettré que nous connaissons aujourd’hui.En 1982, le citoyen analphabète est perçu comme un fautif, comme un handicapé de la parole dans un régime mixte d’oralité et d'écriture, son droit au libre accès à la parole s’est transformé en une obligation à vivre l'univers collectif des lettres, devenu une nouvelle nature.Tout comme l'industrialisation, cette alphabétisation massive et la médiatisation intensive qui Ta accompagnée ont peut-être été menées parfois de façon outrancière sans que, sous la pression des idéologies nouvelles, on puisse meme soupçonner qu’on pouvait menacer ainsi l’existence d'équilibres millénaires d'une importance vitale pour l’humanité.Non seulement pourrions-nous déceler un certain nombre de facteurs de pollution de la parole à la suite desquels notre quotidien se trouve parfois transformé en une sorte de dépotoir du sens dans lequel s’accumule une densité trop grande de messages — parmi lesquels les pires seraient peut-etre les produits difficilement biodégradables d’une certaine pensée «savante» —, mais il nous faut également recenser désormais un certain nombre d’espèces disparues, dont le conte populaire, lequel s’est fossilise subitement sous les yeux des folkloristes des années cinquante, au même moment où la télévision faisait son entrée spectaculaire dans nos modes de vie.Le rôle de la recherche En fait la télévision n’a pas chassé l’écriture, et l’écriture n’a pas chassé l'oralité: nos modes d'expression se sont tout simplement différenciés et médiatisés.Il devient urgent cependant de mieux connaître et reconnaître cette culture de la parole qui chemine discrètement à l'ombre des stentors idéologiques que sont les médias et les industries culturelles d’une part, et la définition linguistique du problème de l’autre.D’où l’intérêt d’une certaine psychosociologie de la parole, d’une sorte d’ethnographie du vécu de la parole telle qu’elle se firésente au quotidien, singu-ier ou pluriel.Un certain nombre de diagnostics à partir d'événements de parole soigneusement décrits et délimités nous donneraient sûrement des indications utiles quant aux états de santé et de maladie de nos systèmes d’expression.Un certain nombre de sujets d’intérêt collectif pourraient aussi y gagner un éclairage, qu’on pense aux questions de massification de la culture, de propriété intellectuelle, de sacralisation des supports, de bureaucratisation du pouvoir.Une telle recherche pourrait également collaborer à trouver des solutions à certains problèmes pratiques: comment comprendre les difficultés d’accès des handicapés de la parole?Quand préférer l’écrit ou l’oral?Comment connecter l’écrit et l’oral?Comment médiatiser et combiner les moyens technologiques?Comment «économiser l’ener-gie»?Et surtout, comment conserver la parole vivante, c’est-à-dire humaine?Notre société est inquiète aujourd’hui devant la masse de tout ce qui est et de tout ce qui s’annonce en matière de médiatisation: déjà la télévision interactive, et bientôt, quoi encore?Le problème de fond pourtant est humain: problème de pouvoir, de contrôle, de discipline, de démocratie.Le droit au libre accès et à la libre expression de la parole est encore loin d’être acquis malgré toute la prolifération des médias En fait la circulation de la parole est plus que jamais contrôlée, sinon censurée et réprimée comme en font preuve les différents rapports d’Amnistie Internationale: on va toujours en prison pour avoir parlé, pour avoir possédé.imprimé ou distribué des écrits Dans la marée montante de l’électronique nous pouvons cependant nous rassurer en nous disant que sur un point, au moins, le problème reste simple: en tant qu’êtres humains nous ne ferons encore pour bien longtemps que dire ou écrire, écouter ou lire.ou penser.Nous n’avons pas abordé ici cette forme silencieuse de la parole qu’est la pensée, et pourtant qui sait, dans une optique d’économie et d’équilibre, peut-être devrions-nous commencer par nous ressaisir un peu et par.penser d’abord?Note* (1) Je cite ici en les traduisant Marschall McLuhan et Quentin Fiore, The Medium is the Massage, An Inventory of Effects.Toronto, Bantam Books, 1967.p 26 (2) Cité dans Clefs pour la sémiologie.de Jeanne Martinet, Paris.Seghers, 1973, p.17.(3) Pour prévenir toute ambiguité.je tiens à avertir le lecteur que je considère tout au long de ce texte le mot «parole» dans son sens le plus général de «discours utilisant le langage oral ou écrit», Je ne l'utilise donc pas dans son autre sens de «langage oral», par opposition à «écriture».(41 Si j'avais à proposer au lecteur une suite active à cet article, je le renverrais ici à Gilles Vigneault.dernière plage de la face B du disque Comment vous donner des nouvelles., Le Nordet GVN 1010 VENTES TOTALES, 3 130 455,3 GROS LOT Approximotif vendredi 100 000$ 2328816 500 0005 328816 50 000$ 000$ 100$ DATE: 12-03-82 Numéro Possibilité de En cas de dis- 124379 4 r.aicnant* de 50 000$ parité entre 24379 32 C*Kn*nt* 4e S 000$ numéros ga- 4379 324 Cainsnltdr 250$ gnants et la 379 3 240 CagnAnU de 50$ cette dernière 79 32 400 CAgnanU 4e 5$ a priorité.ENCAISSEMENTS: Tous les billets gagnants sont encaissables, au comptoir ou par courrier, au siège social de Loto-Québec, 2 000, rue Berri, Montréal, H2L 4N5.Les billets gagnants de 1 000$.250$, 100$, 50$, 25$ et 10$ sont encaissables è toute succursale de la BNC.Les billet! de Provincial ainsi encaissés seront automatiquement enregistrés et inscrits pour les tirages subséquents.jusqu'à échéance.On peut également encaisser les billets gagnants de 10$ cher le détaillant, è l'échéance seulement.PROVINCIAL Vendredi prochain MINI — 25 lots bonis de 10 000$ chacun ?B bto# g basse pression masse d'air frais masse d air chaud ORAGES Mauve AMÉRIQUE CENTRALE (Températures enregistrées hier, en degrés Celsius ! TEMPS MAX MIN Acapulco - DONNEES NON Barbades — DISPONIBLES Curacao — HIER SOIR Freeport _ — — Guadelaiara — — — Guadeloupe — — — La Havane — — Kingston — — — Montego Bay — — — Mexico — — Monterrey — — — Nassau — — San Juan — — San Juan — — Trinidad — LE MONDE (Températures enregistrées hier, en degrés Celsius.) TEMPS DEGRE HEURE Aberdeen Nuageux 8 13h Amsterdam Nuageux 8 13h Ankara Nuageux 9 15 h Athènes P nuageux 16 14 h Auckland Clair 15 i minuit Beyrouth Fumée 13 14 h Berlin P nuageux 7 13h Bonn Nuageux 8 13 h Bruxelles P.nuageux 6 13h Le Caire P.nuageux 20 14h Casablanca P nuageux 18 midi Copenhague Pluie 5 13 h Dublin Nuageux 9 13h Genève Clair 5 13h Jérusalem P nuageux 13 14 h Lisbonne Clair 13 midi Londres Nuageux 12 13 h Madrid Clair 12 13h Malte P nuageux 15 13 h Moscou Nuageux 2 15h New Delhi Clair 25 17h Nice Clair 13 13 h Oslo Nuageux 3 13h Paris P.nuageux 10 13h Rome Clair 14 13h Sofia Nuageux 5 14 h Prévision de la carte du temps à midi aujourd'hui Stockholm Nuageux 2 i3f, Tokyo Nuageux 10 21 h Tunis Clair 15 13 Vienne P.nuageux 7 13 h Varsovie Nuageux 2 13 h RETROSPECTIVE TEMPERATURES MIN max A18 h hier 0 4 Normale -7 2 Records -17(1968)14(1946) PRECIPITATIONS* (Pour le période de 24 heures se termi- nant â 13 h hier.) PLUIE NEIGE (mm) (cm, Hier 1.0 tr Ce mois-ci 16 31 Normale pour ce mois 34 35 Cette année 37 196 Normale pour l’année 707 240 ‘Accumulation de pluie depuis lo premier /envier et de neige depuis le premier iuil- let DEGRÉS-JOURS* Avant-hier Ce mois-ci Normale pour ce mois Cette saison Normale au 31 mars 15 306 636 3725 3826 •Les degrés-jours représentent la différence entre la température qui ne requiert aucun chauffage (16 degrés Celsius) et la moyenne enregistrée pendant la tournée.Ils sont proportionnels é la quantité de chauffage requis, donc utiles à qui garde un oeil sur les coûts de chauffage Avis est par les présentes donné que le contrat en date du 1er mars, 1982 par lequel MODE REMY INC./RE-MY FASHIONS INC.a transporté et cédé toutes ses dettes de livre présentes et futures à la Banque de Montréal, à titre de garantie, a été enregistré au bureau de la Division d’enregistrement de Montréal le 3 mars, 1982 sous le numéro 3244320 Banque de Montréal, le 8 mars, 1982 Provinre do Québec.District de Montréal.COUR PROVINCIALE: No 500 02044482-813 FRANCK BRIAND, demanderesse -vs-JACQUKS DUCHESNE, défendeur Le 26 mars 1982.à 13 heures de l'après-midi au domicile du défendeur au No 65 rue Rougemont en la cité de Longueuil.district de Montréal seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur saisis en cette cause, consistant en: 1 cuisinière électrique Admiral.I réfrigérateur Admiral.I congélateur 14 etc Conditions: ARDENT COMPTANT DANIEL BOILEAU, huissier, 849-2483 Montréal.15 mars 1982 "Avis est par les présentes donné que le contrat en date du 10 février 1982 par lequel Gin Pang Trading Inc a transporté et cédé toutes ses dettes de livre présentes et futures à la Banque de Montréal, à titre de garantie, a été enregistré au bureau de la Division d’enregistrement de Montréal, le 19 février 1982, sous le numéro 3241778 Banque de Montréal, le 25 février 1982.' AVIS DE DISSOLUTION DE STATUT LES INVESTISSEMENTS TRIMI LTEE Avis est par les présentes donné que LES INVESTISSEMENTS TRIMI LTEE.constituée en vertu de la Loi sur les sociétés commerciales canadiennes et ayant son siège social en la région métropolitaine de Montréal, a l’Intention de procéder à sa dissolution et qu elle a obtenu â cette fin un certificat d'intention de dissolution suivant l'article 204 de la Loi sur les sociétés commerciales canadiennes HELLER.LANDRY & MAUER Procureurs de la Compagnie.Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 24 février, 1982 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à 103991 Canada Inc a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal.Québec le deuxième jour de mars 1982, sous le numéro 3244116 Ce huitième jour de mars, 1982 LA BANQUE TORONTO-DOMINION ANDRE CAMPEAU 6904 de la Roche Montréal demande à la Commission des Transports du Québec de transférer â GERALD SANTOIRE 790 Galt Verdun le permis M-500208-2 qu'il détient pour faire du camionnage en vrac dans la région 10 Tout intéressé peut s'opposer à cette demande en s'adressant â la Commission dans les 5 jours suivant la deuxième parution de cet avis.1ère parution 15 mars 1982 2ième parution 16 mars 1982 Tout est prêt pour la visite de la reine C/\J - IMMEUBLES TERRAIN À LOUER CITÉ DE LACHINE PARC STATIONNEMENT AVENUE VERS .MIRABEL (Rlc Ul Le CN offre en location un site commercial de choix qui présentera un intérêt particulier pour les promoteurs en constructions commerciales.Cet emplacement est situé dans la Cité de Lachine sur le côté ouest de la 32e Avenue entre les rues Provost et St-Antoine.Le document d'appel d’offres peut être obtenu à l'adresse suivante, moyennant paiement de $25.00 comptant, mandat poste ou chèque visé payable à la Compagnie des Chemins de fer Nationaux du Canada.Ce montant ne sera pas remboursable.M.Gérard Deaforgea Directeur CN • Immeubles Région du Saint-Laurent 800, boulevard Oorchaatar ouest 9e étage - Porte 950 Montréal, Québec H3B 1X9 ou en communiquant avec: Monsieur Jean-Louis Joannetta Directeur Développement immobilier Téléphone: (514) 877-4646 M.Roger Lagacé Vice-président CN - Immeubles Montréal, Québec ' TRANSPORT WILFRID ROCHON INC.5062 Lé-vesque Laval demande à la Commission des Transports du Québec de transférer à PAUL-AIME BOISVERT 721 St-Pierre Terrebonne le permis M-508019 qu'elle détient pour faire du camionnage en vrac dans la région 10.Tout intéressé peut s’opposer à cette demande en s'adressant à la Commission dans les 5 jours de la deuxième parution de cet avis.1ère parution 15 mars 1982 2ième parution 16 mars 1982 PIERRE LABBE 1226 Ch.du Lac St-Louis De Lery demai.de à la Commission des Transports du Québec de transférer à GASTON ! ARCHAMBAULT 627 D'Ailleboust Montréal le permis M-509358 qu'il détient pour faire du transport en vrac dans la région 10.Tout intéressé peut s’objecter à cette demande en s’adressant à la Commission dans les 5 jours de la deuxième parution de cet avis.1ère parution 15 mars 1982 2ième parution 16 mars 1982 JARDINIERES RÊJEAN ET RICHARD LTEE 16 B Boardman Delson demande â la Commission des Transports du Québec de transférer â GEORGE BERNIER 11602 Lavigne Montréal le permis M-509291 qu elle détient pour faire du transport dans la région 10.Tout intéressé peut s'opposer à cette demande en s'adressant à la Commission dans les 5 jours de la deuxième parution de cet avis.1ère parution 15 mars 1982 2ième parution 16 mars 1982 AVIS 1 Avis est par les présentes donné, conformément ; à l’article 15710 du code civil, que LEO i TREMBLAY TRANSPORT INC , dont la princi-| pale place d'affaires est située â Boucherville, a I transporté toutes ses créances et comptes de livres actuels et futurs â BANQUE NATIONALE DU 1 CANADA aux droits de la Banque Canadienne I Nationale par acte daté du huit septembre 1978 i et enregistré aux bureaux des divisions d'enregistrement de Chambly et Montréal respectivement sous les numéros 513469 et 2910744 BANQUE NATIONALE DU CANADA OTTAWA (PC) - Quand la Reine viendra finalement à Ottawa pour signer la nouvelle constitution du Canada, elle sera accompagnée d’une trentaine de personnes, dont son propre policier, un valet de pied, deux femmes de chambre habilleuses et le prince Philip.Son arrivée sera saluée par 21 coups de canon à l’aéroport militaire d’Uplands, et la petite Kelley Davison, âgée de neuf ans, d’Harrington, au Québec, lui présentera un bouquet de fleurs.Tout son emploi du temps lors de sa onzième visite au Canada, du moment où son jet se posera sur le sol jusqu’à ce qu’elle s’en retourne quatre jours plus tard, est prévu avec la plus grande précision.Une esquisse de son itinéraire obtenue par La Presse Canadienne prévoit tout, y compris ciuand on pourra la photographier et comment les invités devront être vêtus à chaque cérémonie: jaquette et décorations, ou complet veston.Mais on ne connaît pas encore la réponse à cette question: quand cela arrivera-t il?Les dates sont en blanc dans les plans que les organisateurs de la visite royale préparent depuis des mois.Ils ont plusieurs fois modifié les plans en fonction des dates possibles.Par exemple, on a dû abandonner le projet d'une course en traîneau sur le canal Rideau en février.Tout dépend de la date où la Chambre des lords votera en troisième lecture le projet constitutionnel.On espère maintenant que ce sera le 25 mars.Dans cette éventualité, la reine pourrait arriver le samedi 3 avril et présider la cé- rémonie de la proclamation le 5 avril.Toutefois, les organisateurs se demandent s’ils auraient alors assez de temps pour faire imprimer les divers programmes et envoyer les invitations.Si la visite n’a pas lieu la première fin de semaine d’avril, elle sera probablement remise à celle du 17-20 avril parce que la reine ne pourrait passer le week-end de Pâques au Canada.Quelle que soit la date, la reine arrivera un samedi à 15 h 10, heure normale de l’Est, pour être accueillie par une délégation dirigée par le gouverneur-général et le premier ministre du pays.Après la musique militaire, elle s’entretiendra avec ces deux hommes, puis recevra la presse.Son horaire du dimanche comprend un service religieux, un déjeuner avec le premier ministre, une représentation au Centre national des Arts, un dîner à un hôtel local pour un groupe — encore à choisir — de «jeunes réalisateurs canadiens».Le prince Philip présentera dans l’après-midi les prix du due d'Edimbourg.La proclamation de la constitution aura lieu dans la matinée suivante au Sénat.À l’arrivée de la reine en landau sur la colline du Parlement, il y aura un autre salut de 21 coups de canon et une défilé aérien des Snowbirds.La reine doit signer le document de proclamation à 11 h 45, heure normale de l’Est, exactement.Le premier ministre et le ministre de la Justice le signeront aussi.La reine et son escorte partiront le lendemain matin à llh, après une autre salve de canon.VILLE DE MONTRÉAL APPCI (VflCCDCO SERVICE DES TRAVAUX PUBLICS Hl itL U UlTnto ÉGOUTS ET CONDUITES D’EAU ¦ 57e AVENUE, du boulevard Maurice-Duplessis au boulevard Perras.3e RUE, de la 5e Avenue à la 4e Avenue.Avenue JOUOT-CURIE, d'un point à l'ouest de l'avenue Eva-CIrcé à un point à l'ouest de la 25e Avenue.Rue BRISSET, de la rue Caron à la rue Champigny.¦ GROUPE 7: (27e AVENUE, d'un point au sud de la 4e Rue à la 4e Rue.(27e AVENUE, de la 4e Rue au boulevard Perras.) Aménagement des abords du MARCHÉ ATWATER et reconstruction du pavage sur l'avenue Atwater, de la rue St-Ambroise à la rue Ste-Émilie.REVITALISATION DES ARTÈRES COMMERCIALES: Rue ONTARIO, élargissement et reconstruction des trottoirs deux côtés, là où requis, et aménagement urbain de t'avenue Bennett au boulevard Pie IX.Rue NOTRE-DAME, élargissement et reconstruction des trottoirs deux côtés, là où requis, et aménagement urbain, de la rue Saint-Rémi au chemin de la Côte St-Paul.La date d'ouverture des plis ¦ 24 mars 1982 Les conditions et les exigences sont conte- ¦ Module VOIRIE nues dans les documents que l'on peut obte- ¦ Sis au 700 est.rue St-Antoine nir aux bureaux du suite 250, tél.: 872-3280 Contre un dépôt de ¦ Ég.etEau.$35,00 chacun Groupe 7.$50,00 chacun Atwater.$35,00 chacun Ontario.$35,00 chacun Notre-Dame.$35,00 chacun Sous forme de chèque visé é l'ordre du ¦ Directeur des Finances de la Ville de Montréal Quel que soit le mode d'expédition que le soumissionnaire choisit d'adopter toute soumission doit, pour être valldement reçue, se trouver physiquement le jour fixé pour son ouverture entre les mains du secrétaire administratif é son bureau, chambre 415, Hôtel de Ville 275 rue Notre-Dame est, Montréal, avant l'heure de midi.Les soumissions seront ouvertes à midi au bureau du greffier de la Ville à la chambre 120.Hôtel de Ville Le 1-5 mars 1982 Le Greffier, Marc Boyer.C R f ¦HH Le Devoir, lundi 15 mars 1982 ¦ 11 Le CSF dit non au travail à temps partiel LE Conseil du statut de la femme (CSF) s’oppose radicalement aux engagements du gouvernement québécois à l’effet de promouvoir le développement du travail partiel dans la Fonction publique québécoise ainsi que dans le secteur privé.Telle est la position officielle adoptée récemment par cet organisme para-gouvernemental dans un avis d’une cinouantaine de pages qui prend une signification toute particulière dans la conjoncture économique actuelle.Parce que le travail à temps partiel prend de plus en plus d’ampleur et à cause de ses consequences sur les femmes du fait qu’il recrute majoritairement une clientèle féminine, nous croyons utile de revenir sur ce document de première importance.Rappelons qu’en 1978, dans le cadre de l’élaboration de la politique d’ensemble Pour les Québécoises: égalité et indépendance, le CSF s’était prononcé en ces termes sur la question du travail à temps partiel: «S’il était adéquatement réglementé, le travail à temps partiel présente- rait sans doute des avantages et offrirait des solutions à certains travailleurs, femmes ou hommes.Cependant, le CSF croit que le travail à temps partiel contribue à maintenir une attitude sexiste face à la répartition du travail, en dispensant l’État d’assurer des services adéquats de garde d’enfants.Il croit donc qu’il n’est pas dans l’intérêt des femmes de favoriser l’extension du travail à temps partiel tel qu’il existe actuellement.Il faudrait plutôt essayer de diminuer les heures de travail dans tous les types d’emploi et à tous les niveaux, de manière à diviser plus équitablement entre tous le temps consacré au travail rémunéré et le temps consacré aux tâches familiales.» Parce que le gouvernement du Québec a annoncé ses intentions de favoriser, tant au niveau de la Fonction publi- 3ne que du secteur privé, le éveloppement de ce régime de travail, le CSF a senti le besoin, l’automne dernier, de réévaluer sa position à la lumière du contexte actuel.Mais avant d’élaborer davantage sur l’opposition du Conseil, mentionnons quelques statistiques qui aideront à mieux comprendre.Au Canada, pour la période allant de 1975 à 1980, les emplois à temps partiel ont augmenté dans une proportion de 40.4% contre 11.7% seulement au niveau de l’emploi à temps plein.Au Québec, le phénomène est encore plus marqué avec une croissance de l’ordre de 46.2% au niveau du temps partiel et de 3.9% pour ce qui est de l'emploi à temps plein au cours de la période allant de 1975 à 1979.De plus, 47.6% des emplois «créés» au Québec de 1975 à 1979 (derniers chiffres disponibles) sont des emplois à temps partiel.Notons également qu’entre 1975 et 1980, la proportion des femmes travaillant à temps plein a diminué passant de 86.4% qu’elle était en 1975 à 81.3% en 1980, tandis que la proportion des Québécoises employées à temps partiel augmentait de 5% (13.6% en 1975 contre 18.7% en 1980).Alors qu’en 1980 les femmes mariées représentaient 59.4% de l’ensemble de la main-d’œuvre féminine, elles occupaient 45.27c de l’ensemble des emplois à temps partiel.Chez les hommes mariés, les proportions sont nettement différentes.Alors qu’ils représentaient en 1980, 72.4% de l’ensemble de la main-d’œuvre masculine, ils n’occupaient que 6.2%> des emplois à temps partiel.Il s’agit donc d’un phénomène en pleine expansion, notamment au niveau du secteur tertiaire, d’un phénomène qui croît plus particulièrement dans des types d'occupations offrant des emplois souvent non qualifiés et recrutant majoritairement des femmes mariées et/ou en âge d’avoir des responsabilités familiales.Bien que la réduction significative du temps du travail puisse constituer une option pertinente et peut-être même avantageuse pour certaines catégories de travailleurs(euses) en période de croissance économique, de rareté de la main-d’œuvre et moyennant certaines conditions, en période de crise, les implications sont nettement différentes, peut-on lire dans le rapport du Ainsi, quand les engagements du gouvernement a développer le travail à temps partiel s’inscrivent dans un contexte de coupures budgétaires et que, ce faisant, il risque for de ne s’accompagner d’aucune garantie de retour à temps plein pour celles qui sont actuellement en emploi ni d’aucune possibilité (si ce n’est de très faibles) d’accès au marché du travail pour celles qui en sont actuellement exclues; ¦ quand on sait que le travail a temps partiel implique une réduction du pouvoir d’achat et une baisse encore plus significative pour les bas sala-ries(es); ¦ quand, de surcroît, la crise actuelle a pour effet d’appauvrir la majorité des travailleurs(euses); ¦ quand les coupures déjà constatées dans les services publics risquent d’aller en augmentant dans la mesure où les femmes travaillant à temps partiel pourront, par leur bénévolat, en assumer encore plus largement les frais.l’État se voyant ainsi légitime de se soustraire à ses obligations; ¦ quand la vulnérabilité des femmes au temps partiel est en partie due à la double tâche qu’elles ont à assumer et que, par ailleurs, le partage des tâches domestiques suppose non seulement une évolution des mentalités, mais aussi et surtout des conditions matérielles telles la réduction des heures de travail pour tous, un accès désexisé au marché du travail, etc; ¦ quand le travail à temps Colloque du Comité d’action nationale sur le statut de la femme Aux femmes de surveiller ce que fera le gouvernement de la nouvelle Charte des droits OTTAWA (PC) - Les femmes devront surveiller avec vigilance le gouvernement pour s’assurer que leurs droits sont protégés, en particulier lorsque sera proclamée la nou- velle Charte canadienne des droits et libertés, parce que personne d’autre ne le fera à leur place.C’est ce qu’a déclaré samedi, au cours d’un colloque Selon la Régie du logement Attention à une formule de renouvellement de bail par André Tardif Une mystérieuse formule-type d'avis de renouvellement de bail, que LE DEVOIR a retracée jusqu’à PROPIQ (Association des propriétaires d’immeubles du Québec), commande une grande prudence de la part des locataires, estime la Régie du logement.«Il est certain que ce document se veut une certaine incitation au locataire à poser un geste qui pourrait léser ses droits», déclare M.Jean Fil-lion, directeur des communications à la Régie, en soulignant qu’il ignorait si la formule-type était largement diffusée.Apporté au DEVOIR par un locataire courroucé, l’avis fait état de «l’obligation de majorer le prix du loyer» et lui laisse deux choix: a) il signe son acceptation «conformément aux conditions énumérées ci-haut»; b) il signe un «refus de renouvellement», que ce soit parce qu’il veut déménager, parce qu’il veut contester l’augmentation ou pour toute autre raison.Selon M.Filion, quand un locataire reçoit un avis d'augmentation, il n’a pas à répondre s’il l’accepte (ou il peut, par courtoisie, signifier par écrit son acceptation).Mais s’il refuse la hausse, il bénéfice d’un mois (et non pas 30 jours comme le mentionne la formule-type), à compter du jour de l’envoi, pour: a) répondre par écrit qu’il a l’in- tention de déménager; b) ou répondre qu’il refuse l’augmentation.Dans ce dernier cas, c’est alors au propriétaire à faire les démarches nécessaires devant la Régie pour justifier l’augmentation proposée.«Mais le locataire n’a pas à signer une telle formule-type qui risque de léser ses droits», ajoute-t-il en soulignant l'importance pour un locataire de bien connaître la procédure à suivre, aussi simple soit-elle.Un appel téléphonique au propriétaire a permis de découvrir que la mystérieuse formule-type était fournie à tous ses membres par PROPIQ.Un appel au bureau de l’organisme a confirmé le fait.Selon un avis juridique qu’il a sollicité, le locataire impliqué a découvert qu’en signant la section «refus de renouvellement» pour indiquer son opposition à l’augmentation réclamée, il risquait tout simplement de renoncer à son logement sans droit d’appel.Reconnaissant qu’il paye actuellement un loyer «très modeste» pour le logement qu’il occupe, ce locataire précise qu’il n’aurait pas eu a’objec-tion à une augmentation majeure «si seulement le propriétaire, qui n’est rien d’autre qu'un spéculateur, avait eu la décence, depuis qu’il a acheté notre édifice il y a deux ans, de nous donner un service convenable.Mais à cause de sa négligence, j’ai décidé de me battre jusqu’au bout».Carrières et professions Les postes sont offerts également aux hommes et aux femmes DIRECTEUR GÉNÉRAL Service Social International Canada Par l’intermédiaire de différents ministères et d'organisations bénévoles, le bureau d’Ottawa s'emploie à aider les particuliers et les familles qui ont besoin d'un service social ou d'une intervention personnelle sociale et dont le cas intéresse deux ou plusieurs pays.Nous recherchons un travailleur social professionnel, énergique et expérimenté qui pourra: — travailler en collaboration avec le Conseil d’administration et les divers comités; — établir des contacts auprès de différents gouvernements et organismes sociaux à travers le Canada; — faire preuve d'excellentes aptitudes de communication écrite et verbale; — prendre part à la collecte de fonds.Le bilinguisme est un atout et l’entrée en fonction se fera le plus tôt possible.Le salaire sera négocié selon la compétence et l’expérience du candidat choisi.Prière de faire parvenir votre curriculum vitae au: Comité dé sélection S.S.I.du Canada 55 avenue Parkdale Ottawa, Ontario Kl Y 1E5 V Tél.: (613) 728-1865 poste 47 organisé par le Comité d’action nationale sur le statut de la femme (National Action Committee on the Status of Women), l’avocate torontoise Marilou McPhedran.Selon elle, on ne peut compter pour défendre les droits des femmes ni sur les politiciens ni sur les spécialistes des droits de la personne, et il n’y a de surcroît aucun mécanisme dans le système parle- mentaire canadien pour garantir ces droits.«Nous ne disposons d’aucun mécanisme qui puisse nous protéger, au moment même où se profile une menace véritable à nos droits et libertés fondamentaux», a-t-elle notamment déclaré.«Combien de fois pouvons-nous nous permettre d’abandonner quoi que ce soit que nous fassions pour nous ren- dre sur la colline parlementaire parader devant une quelconque commission parlemen-taire?Combien de fois pourrons-nous monter le genre de lobby que nous avons monté?» L’avocate faisait ainsi référence au puissant et efficace lobby qu’ont monté les femmes canadiennes en novembre dernier, pour forcer les gouvernements fédéral et provinciaux à renforcer les clauses d’égalité des sexes dans la nouvelle constitution.Comme partie de leur historique accord constitutionnel du 5 novembre, Ottawa et les provinces s’étaient donnés le pouvoir d’outrepasser la clause d’égalité des sexes si les circonstances le commandaient.Mais cette partie de l’accord devait par la suite ê-tre invalidée en raison de fortes pressions de la part de groupes féministes.partiel contribue à retarder l’avènement de ces conditions matérielles en risquant de confiner pendant encore longtemps les femmes dans des ghettos d’emplois peu qualifiés et en consacrant encore davantage leur responsabilité exclusive au chapitre des travaux domestiques; ¦ quand le travail à temps partiel des femmes est justement ce qui permet, voire même incite les hommes à travailler plus et plus longtemps (effets peut-être encore plus déterminants en période de crise); ¦ quand en période de crise, le travail à temps partiel devient de moins en moins «attrayant» pour la main-d oeuvre masculine et cependant de plus en plus contraignant pour la main-d’oeuvre féminine vu, notamment, l’augmentation de sa charge de travail non rémunéré par l’effet des coupures dans les services publics; ¦ quand on connaît les conditions de travail de l’ensemble des travailleuses d’une part et les effets souvent néfastes du travail à temps partiel sur l’ensemble des conditions de travail des travailleurs et travailleuses en général; ¦ quand, enfin, on ne peut honnêtement supposer que le simple fait d’amender les lois et règlements existants, pour assurer des conditions de travail décentes aux travail-leurs(euses) à temps partiel, suffise à contrer tous les effets néfastes du travail à temps partiel tel qu’il se pratique actuellement.«On ne peut croire que les propositions qui nous sont faites soient réellement à l’avantage des femmes.dans le contexte actuel, endosser de telles propositions ne consisterait ni plus ni moins qu’à abandonner notre droit au travail rémunéré pour ne contribuer qu’à masquer certains effets de la crise actuelle», affirme le Conseil du statut de la femme.S’opposant fermement à la promotion du développement du travail à temps partiel tant à 1 intérieur de la Fonction publique que dans le secteur privé, le CSF considère que le gouvernement a, au contraire, la responsabilité de prendre les moyens nécessaires pour préserver ce droit au travail pour l’ensemble des travailleurs et de mettre en place les mesures nécessaires pour en permettre un accès réel à l’ensemble de la population féminine et ce, par la réduction des heures de travail pour tous et pour toutes sans perte de traitement, prioritairement pour les bas salariés(es) — 35 heures maximum; par une ouverture à une plus grande souplesse dans l’établissement des horaires, rendant ainsi possible differents aménagements de l’horaire de travail, établis cependant sur une base de négociation entre employeurs et employés(es) ; par la généralisation a toutes les travailleuses du droit à un congé de maternité de 18 semaines et payé à plein salaire par le gouvernement du Québec; par la généralisation à toutes les travailleuses et à tous les travailleurs de congés parentaux ; par une expansion significative des services de garde et enfin par la mise en application obligatoire de programme d’accès à légalité (action positive) tant dans la Fonction publique que dans le secteur privé.Si le travail à temps partiel s’avérait strictement nécessaire, pour employer les mots mêmes du Conseil, le gouvernement doit prendre les mesures légales necessaires pour en limiter la porter.Dans cette cette optique, ajoute-t-il, le travail a temps partiel doit ê-tre «sévèrement réglémenté, notamment par le biais d’amendements aux lois et règlements existants (loi 126 sur les normes minimales de travail, lois et règlements régissant les régimes de pension et d’assurance, et le reste) de manière à ce que les travailleurs et travailleuses aient droit à un traitement comparable aux em-ployés(es) à temps plein effectuant une tâche équivalente./^45810386572021845\ 12344567809097764534] 934581038657202184571 5234451 17645341 934581 1234451 9345810386572021845\ 12344567809097764534 \3458103865720218457 ‘764534 218457 764534 93458103865720218457 1234456780909776453 \34381038657202184, 7 765920 285783 211213 765432 765920 285783 211213 765432 765920 285783 211213 765432 765920 285783 211213 765432 765920 285783 211213 765432 765920 285783 211213 765432 76592045759.390285783 21121345678098765432 \659204575939028578/ 123445\ 1349587\ 93458103\ 123445678\ 9345810386\ 12344567809\ /423121 /6767676 /45734676 /453423121 71845734676 ^76453423121 159213457923t57293487 5209 9345810386572021845734676 123445^78090977645^423121 ,865720218 ,0909776 71394 ,509, ,2, 934581 123445 570214 724590 934581 123445 734676 423121 390485 290345 734676 423121 34567809876543212334 48348902134719023847 04575939028578390294 345678 045759 3456781 2390457^40572045 045759390285783902 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038657574726728394 689754 038657 475924 ________ 72903475923485293487 68975446675428274658 03603737472672839490 QUELLE QUE SOIT LA TAILLE DE VOTRE ENTREPRISE.NOUS POUVONS VOUS AIDER.Vous connaissez l’importance de l’information pour la gestion de votre entreprise.Savez-vous jusqu’à quel point STATISTIQUE CANADA peut vous aider à obtenir l’information que vous recherchez?Les entreprises canadiennes, grandes et petites, nous fournissent des renseignements et des données sur presque tous les aspects de leurs opérations au Canada: leurs ventes, leurs achats, leurs profits.STATISTIQUE CANADA analyse ces données et les diffuse dans des formats utiles et aisément accessibles.Nos rapports, brefs et faciles à lire, couvrent des centaines de domaines.Ils mettent à votre disposition ces faits et données qui favorisent une gestion efficace et profitable de votre entreprise.NOUS FAISONS MEME DES RAPPORTS STATISTIQUES «SUR MESURE».Entrezen communication avec nos conseillers.Ils vous indiqueront 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Minimum: deux parutions Inoadréas $0 65 la ligne agate Minimum $10.40 e Toute annonce doit être payée à l'avance, soit par chèque, argent ou carte de crédit Nous acceptons par téléphone 286-1201 (annonces classées seulement) Pour tout autre service 844-3361 ¦ Ameublements à vendre MEUBLES NON PEINTS: vendons et fabriquons Vaste choix (commodes, bureaux doubles et triples, etc ) Avons aussi matelas toutes grandeurs à prix d'aubaines.207 est Beaubien îôl 276-9067 ou 3611 ouest, Notre-Dame 935-6716 et 10,192 St-Michel, 387-2841 J N O Table de salle à manger, style méditerranéen finie pécan avec panneaux amovibles, et buffet assortie.$1900 Après 5 h, 279-3252 16-3- 82 ¦ Antiquités ANTIQUITES Une paire de vases chinois, ensemble de salle à manger 10 pièces sculpté, ensemble de salle à manger 8 pièces en chêne, buffet victorien avec dessus de marbre vitrine Louis XV bombée, chaises sculptées "North Wind", table Mahogany incrustée à battant, une paire de commodes demi lune à dessus de marbre, 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