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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 20 décembre 1980
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1980-12-20, Collections de BAnQ.

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Au Quinquet la bonne cuisine de «chez-nous» mtaurant-bar |im « «m pMtu alors que l’inflation a Voir page 16: Québec Le leader libéral à la Chambre des communes, M.Yvon Pinard (à gauche), et son homologue du Parti progressiste-conservateur, M.Walter Baker, s’apprêtent à réintégrer l'enceinte où s'est tenu le débat-marathon sur la situation économique du Canada.(Photolaser CP) par Michel Vastel OTTAWA — L’opposition a souligné la gravité de la situation économique en passant «le jour le plus long» de l’histoire des Communes à en débattre.En termes parlementaires, le jeudi 18 décembre 1980 aura duré près de 48 heures et le vendredi 19 décembre n'aura jamais existé.Commencé jeudi à 20 h dans le chahut et les insultes, le débat d’urgence sur la crise économique s’est éteint a 19 h hier, faute de combattants.Mais techniquement, c'était toujours la session du jeudi 18 dt:embre qui continuait.Lorsque le dernier orateur s’est assis, la session a été immédiatement ajournée au lundi 12 janvier 1981.C’est un record de tous les temps pour un débat d'urgence.Le gouvernement, qui jeudi soir ne prenait pas au sérieux ce débat, comptant sur la fatigue des députés pressés de rentrer chez eux pour les vacances de Noël, commençait à montrer quelques signes d’irritation hier après-midi Il faut remonter au mois de mars 1913 pour avoir connu un débat plus long.À cette époque, les députés avaient passé Malgré la récession, le Québec s’en est tiré à bon compte en 80 deux semaines avec une seule interruption pour le week-end, à discuter de l'aide navale au Rovaume-Uni.Devant la longueur des débats, le premier ministre, M Robert Borden, présentait alors des amendements aux règlements des Communes et créait ce fameux article 33 dont le gouvernement s’est servi en octobre lors du débat constitutionnel.Voir page 16: Communes Blakeney propose un compromis par Claude Turcotfe OTTAWA — Tenant visiblement à maintenir intact son rôle de médiateur, M.Allan Blakeney, premier ministre néodémocrate de la Saskatchewan, a livré hier au comité spécial mixte sur la constitution un message nuancé, allant du reiet total du projet de résolution à une solution de compromis, dans laquelle le gouvernement fédéral pourrait voir les éléments essentiels à l emergence d'un quelconque consensus fédéral-provincial.En fait, M.Blakeney, après avoir affirmé qu’il est «impensable» d'appuyer le projet de résolution dans sa forme actuelle, a fait part de ses trois préférences La première est le retrait du projet de résolution et une reprise des négociations avec les provinces, après une pause de réflexion C’est là d’ailleurs la suggestion que M Blakeney faisait à la fin delà conférence de septembre Deuxièmement, M Blakeney estime que le comité pourrait recommander au gouvernement un rapatriement et une simple formule d'amendement, selon les lignes directrices qui se sont dégagées au cours des vingt dernières années Enfin, le premier ministre songe à une résolution qui aurait des implications minimales mais qui aurait «un certain attrait d’équilibre régional».Plus explicitement, cela pourrait vouloir dire: le rapatriement, une formule d'amendement dans le sens déjà discuté, une mesure sur les langues officielles, une autre sur la péréquation et une troi- Voir page 16: Blakeney Alexei Kossyguine meurt en M Alexei Kossyguine mm MOSCOU (d’après AFP et Reuter) — M Alexei Kossyguine est décédé dans la nuit de jeuai à vendredi d'une défaillance cardiaque à l'hôpital du Kremlin, à l’âge de 76 ans, a-t-on appris de source officieuse à Moscou.Les autorités soviétiques n’avaient pas encore publié hier soir de communiqué officiel annonçant la mort de l’ancien président du Conseil.Son décès n’a pas été mentionné au journal télévisé de 18 h GMT et un rédacteur de service à l’agence Tass a dit ne pas savoir quand un communiqué serait publié Ce retard inhabituel semble écarter la perspective de funérailles nationales Il paraît également refléter le statut politique incertain dont jouissait l'ancien chef du gouvernement au moment de son décès.Il laisse entendre enfin que des tractations se déroulent en coulisses pour déterminer le niveau des obsèques.On n'exclut pas.par ailleurs, qu'il ait été décidé de ne pas annoncer la nouvelle avant aujourd'hui car le président Leonid Brejnev célébrait nier son soixante-quatorzième anniversaire.M.Kossyguine est décédé d’un arrêt du coeur dans une salle de réanimation d'un hôpital moscovite, probablement à l’hôpital du comité central, près du Kremlin.Des responsables soviétiques ont confirmé hier après-midi à des ambassades occidentales le décès de M Kossyguine.Sa fille Ludmila a pris deux semaines de congé à la bibliothèque de littérature étrangère dont elle est directrice, a-t-on également appris Alexei Kossyguine avait démissionné de la présidence du Conseil le 23 octobre, à la suite d’un grave accident cardiaque pendant l’été.Il avait été remplace par son adjoint, M.Nicolas Tikhonov Depuis lors, son statut dans la hiérarchie du Kremlin paraissait mal défini Bien qu’il eut demandé dans sa lettre de démission à quitter le Politburo, aucune réunion du comité central n’a eu lieu pour le dégager officiellement de ce poste.Son portrait ne figurait pas parmi ceux des membres du bureau politique lors de la parade militaire annuelle du 7 novembre, ce qui suggère qu’il n’était plus considéré en fait comme membre du Politburo En outre, ses oeuvres avaient été retirées des librairies.L’absence de tout hommage ou éloge public de la part de M.Brejnev avait été vue comme un autre signe disgrâce tendant à indiquer la disgrâce d’Alexei Kossyguine.Dans un bref message publié par la suite, M.Brejnev s’était abstenu de toute référence à son appartenance au Politburo.On présume que ce sont précisément des consultations à haut niveau sur ce sujet qui ont retardé cette fois la publication d’une nécrologie Si NT Kossyguine est finalement considéré comme membre du bureau politique, sa dépouille mortelle sera exposée dans la salle des colonnes, dans le centre de Moscou, puis incinérée.L’urne funéraire sera ensuite scellée dans le mur de brique rouge du Kremlin, et une plaque de marbre apposée à son emplacement.Certains dirigeants soviétiques, puissants en leur temps, ont eu droit à des traitements moins généreux.Ni-Voir page 16: KoMyguin* culture & société Le Noël des crèches L’imagerie populaire n’aura jamais tant trouvé d’inspiration que dans la légende de la crèche de Bethléem.Chaque peuple a représenté à sa manière cet événement de la nuit du 25 décembre Ioù un enfant apporte un message de paix et d’amour.Le monde s’est e/Viparé de cette coutume de la crèche de Noël, lancée par le joyeux saint François d’Assise au 13e siècle.Cette année, à l’Oratoire Saint-Joseph, on a réuni une collection d’une vingtaine de crèches du monde entier.Marie Laurier a visité l’exposition, pour mieux souhaiter un Joyeux Noël à nos lecteurs.Page 17.ILe monde ¦ Les détenus républicains d’Ulster, qui ont mis un terme à leur grève de la faim, ont arraché plusieurs concessions au gouvernement britannique.Page 4.¦ Les otages américains détenus en Iran ne seront pas de retour au pays pour les Fêtes.Page 5.Éditorial Jean-Pierre Proulx I commente les mesures qu’entend prendre le gouvernement du Québec pour rendre le cinéma en anglais plus accessible aux francophones.Ces mesures, constate-t-il, sont le fruit Id’un compromis acceptable.Page 14.L’entraîneur du Manie Eddie Firmani, l’entraîneur du Manie de Montréal, de la Ligue nord-américaine de soccer, a été présenté à la presse, hier.Sud-Africain d’origine, Firmani affirme que l’équipe sera dynamique et spectaculaire, même si son premier objectif est de bâtir une solide défensive.Page 13.Le prime rate atteint 21.5% Les grandes banques américaines ont porté leur taux d’intérêt de base au niveau record de 21.5%.Et cette escalade des taux d’intérêt, selon les experts financiers, n’est pas terminé.Certains estiment que le prime rate pourrait monter encore d’un point entier.I D’autres plus pessimistes parlent de 25%.Paga 11.m qu’ils préparaient pour vous! iOYEüX 106 uutcurs manquent sur cette photo.Ils n’ont pas pu s’arracher des livres SOËL ET BO 2 ¦ Le Devoir, samedi 20 décembre 1980 en bref.¦ Hausse de 9.9% des prestations d’aide sociale QUÉBEC (PC) — Les prestations d'aide sociale seront augmentées de 9.9% à compter du 1er janvier, a annoncé hier le ministre des Affaires sociales, m.Denis Lazure.Dans une déclaration ministérielle devant l’Assemblée nationale que l’opposition officielle a décrite comme une opération publicitaire, M.Lazure a précisé que cette augmentation touchera quelque 290,000 ménages ou 550,000 personnes.* Le député libéral de l’Acadie, Mme Thérèse Lavoie-Roux, a fait observer au ministre que l’augmentation des prestations d’aide sociale ne constitue aucunement un cadeau de Noël envers ces défavorisés puisqu’elle se situe en-deça de la hausse prévue de 10.5% du coût de la vie.Mme Lavoie-Roux a aussi souligné que l’augmentation moyenne des prestations d’aide sociale a été de 6.9%.Au cours des trois dernières années alors que l’indice des prix à la consommation a grimpé durant cette période de 8.7% La Grande-Bretagne ferme son consulat à Québec QUÉBEC (AFP) — Le gouvernement britannique a décidé de fermer le consulat de Québec en mars 1981, a annoncé M.Robert de Burlet qui sera le dernier consul britannique à Québec.M.de Burlet a ajouté que cette fermeture était uniquement due à des «raisons économiques», précisant que le coût du consulat britannique à Québec s elevait à $200,000 par an Le Québec était la seule province canadienne à avoir deux consulats britanniques, l’un à Montréal qui est un consulat général, et l'autre à Québec.La France et les États-Unis entretiennent aussi deux consulats au Québec.M.de Burlet était en poste à Québec depuis 1977.Il quittera la carrière diplomatique dès son retour à Londres.¦ Ottawa disposé à discuter avec Washington OTTAWA (AFP) — Le Canada est toujours disposé à discuter avec les États-Unis des problèmes bilatéraux, et on souligne dans les milieux officiels d’Ottawa que des rencontres régulières entre le président-élu américain Ronald Reagan, et M.Pierre Elliott Trudeau, le premier ministre canadien, pourraient aider à ces échanges.On rappelle également que dès le lendemain de l’élection de M.Reagan, le premier ministre canadien l'avait invité à venir à Ottawa pour y examiner le plus tôt possible les problèmes bilateraux.Ce n'est qu’à cause de son voyage en Europe, Afrique et Amérique latine, prévu de longue date, que M.Trudeau ne pourra voir le président-élu avant son investiture le 20 janvier.Par contre divers officiels canadiens attirent l’attention sur la seconde phrase de la déclaration, jeudi, de M.Richard Allen, le principal conseiller de politique étrangère de M.Reagan.M.Allen définissait le «continentalis-me» préconisé par M.Reagan comme «n’ayant pas de contenu spécifique et avec la seule intention de travailler de façon plus rapprochée avec nos voisins sur de nombreux sujets» «Si c’est là, le continentalisme de M.Reagan, le Canada n’y voit aucun inconvénient», dit-on de source autorisée à Ottawa La session reprendra le 10 mars à moins que Lévesque ne déclenche des élections par Bernard Descôteaux QUEBEC — L’Assemblée nationale a ajourné ses travaux en fin de soirée hier, mais les parlementaires en se quittant se demandaient tous si d’ici le 10 mars, date qui a été fixée pour la reprise ae la session, des élections n’auraient pas déjà été déclenchées.Le premier ministre, M.René Lévesque, à qui une telle décision appartient en définitive, a le premier soulevé hier une telle hypothèse, indiquant qu’il profiterait des vacances de Noël pour amorcer sa réflexion à cet égard.Refusant d'écarter les rumeurs qui font état d’élections d’hiver, il a même précisé qu’aucune date ne pouvait etre exclue à partir du début de 1981.Le chef de l'opposition officielle, M.Claude Ryan, a de son côté indiqué qu'il ne prévoyait pas d’élections avant le printemps bien que son parti soit prêt à affronter l’aaver-saire n’importe quand.Les préoccupations électorales des députés s’expliquent: des élections étaient prévues pour le mois de novembre et ce n’est au dernier moment qu’elles furent annulées, sous le prétexte de combattre depuis l’Assemblée nationale le projet Trudeau de rapatriement unilatéral de la constitution.Dès que l’urgence invoquée par le premier ministre sera dissipée on peut penser qu’à la première occasion M.Lévesque lancera ses troupes dans la bataille.Dans son bilan de l’année politique, M.Lévesque a d’ailleurs laissé entendre que la situation est en train de se modifier.Rappelant les grandes lignes de cette année référen- M.René Lévesque daire, il a signalé que le projet Trudeau aura été l’occasion d’une nouvelle mobilisation des Québécois et aura permis de relancer le débat sur la question fondamentale de l’avenir politique du Québec.La polarisation référendaire artificielle est en train de s’émietter a ajouté le premier ministre, qui s’est dit d’avis que la situation telle qu’elle se présente lui donne confiance Îiour l’avenir, y compris pour es échéances électorales.Depuis quelques semaines, les rumeurs sont fort persistantes touchant des élections au mois de février, alimentées parfois par des ministres.Le premier ministre n’a toutefois jamais été féru d’élections d’hiver, lui qui a même refusé de tenir des élections partielles en hiver.Il est donc remarquable que M.Lévesque n’entretienne plus de telles réserves, affirmant hier en conférence de presse qu’aucune date n’était a exclure pour ces prochaines élections.M.Ryan, qui lui aussi rencontrait la presse parlemen- rt, M.Claude Ryan taire pour le traditionnel bilan de fin de session, croit qu’il serait surprenant que le premier ministre déclenche aussi rapidement des élections générales.Selon lui, le gouvernement serait très mal venu, après avoir invoqué l’urgence de la situation constitutionnelle pour retarder les élections, de prétendre qu’il n’y a plus d’urgence — d’autant plus que a son avis, rien n’a été fait pour contrer le projet Trudeau.Le chef libéral estime que le gouvernement Lévesque at-apf cf; endra plutôt au -printémps, à la fin d’avril ou en mai, pour se présenter devant le peuple.Cela ne devrait aller plus loin que le printemps, pense M.Ryan, qui a noté que la présente session, commencée le 5 novembre, s’était déroulée dans une atmosphère de fin de mandat, cause d’un certain attentisme.D’un côté, le gouvernement avait peu à présenter à l’attention des parlementaires, alors que, de l’autre, l’opposition ne voulait entreprendre de grande ba- Michel LeMoignan taille étant convaincue que la cause était entendue de toute façon.Pour l’opposition officielle, le gouvernement a en effet donné la preuve au cours de cette session qu’il était sur la défensive, comme l’a démontré le débat sur le budget supplémentaire du ministre des Finances qui.selon M.Ryan, a pour la première fois pratiqué l’esquive.Sur le plan législatif, M.Ryan a critiqué la pauvreté des mesures présentées par le gouvernement, assurant que la seule loi d’une certaine importance était le projet de loi 89, loi qui n’a toutefois pu être adoptée faute de consentement des députés libéraux.Du côté gouvernemental, on était évidemment d’avis contraire.Le leader parlementaire, M.Claude Charron, a rappelé que c’est à la demande du Parti libéral que l’Assemblée nationale n’a commencé ses travaux que le 5 novembre et que c’est aussi à la demande des députés libé- raux que le débat sur le message inaugural a duré 25 heures plutôt que 20 heures.Au total, l’Assemblée a pu adopter presque 20 projets de loi en 20 jours, ce qui est fort honorable, soudent M.Charron.Parmi les projets de loi les plus importants, on note les projets de loi touchant le secteur de l’énergie: le projet de loi 2 donnant de nouveaux pouvoirs à SOQUIP, en matière d’importation de pétrole notamment : le projet ae loi 9 sur les économies d’énergies dans les édifices.En matière économique, il y.a eu le projet de loi 14 augmentant le capital action de la Société géfterale de financement, le projet de loi 1 sur la Société québécoise d’exploration minière.Én matière sociale, il y a eu le projet de loi 8 améliorant le système Me supplément au revenu de travail.En matière administrative, le projet de loi 12 apporte des ajustements à la reforme de la fiscalité municipale.C’est avec une certaine déception toutefois que le gouvernement constatait que "opposition officielle refusait ae donner son consentement hier soir pour faire adopter le projet de loi 89 modifiant le Code civil et portant réforme du droit de la famille.Jusque là, la collaboration des députés libéraux n’avaient pas manqué pour l’étude de ce projet de loi et quelques heures de débat auraient suffi pour son adoption finale.Mais du côté libéral, on a voulu laisser le temps à la population de réagir a ce projet avant son adoption finale et permettre aussi au gouvernement de fignoler la rédaction de certains articles de ce projet de loi.Du côté gouvernemental on était prêt a retarder de deux mois la promulgation du projet de loi pour permettre à la population de réagir, mais on était désireux de compléter dès hier le travail parlementaire.Devant le refus de l’opposition, on a annoncé que l’Assemblée nationale serait alors invitée à siéger à la fin de janvier pendant une ou deux journées pour l’étude en troisième lecture du projet de loi 89 qui, selon M.Charron, fait l’objet de pressions unanimes de tous les groupes intéressés pour son adoption rapide.Outre le projet de loi 89, deux autres projets de loi n’ont pas été adoptés.Le projet de loi 13 amendant la Loi de la Société d’habitation du Québec a été la cause d’un incident parlementaire hier matin, soit l’expulsion d’un député libéral qui avait tenu des propos non parlementaires, si bien que les consentements nécessaires hier soir n’ont pu être obtenus pour son adoption.Le projet de loi 4 instituant un nouveau Code de la route lui aussi n’était pas prêt à être adopté, ce qui était toutefois prévu.À la Société d’habitation Lévesque reconnaît avoir suggéré l’engagement de Cyr EXPRESSION DRAMATIQUE Choix: les mardis ou les jeudis.Dates: Mardi le 13 janvier 1981 au mardi 31 mars 1981.Jeudi le 15 janvier 1981 au jeudi 2 avril 1981.Le local est situé près du Métro Laurier.Ateliers donnés par Marie Letendre 738-2677.par Pierre O’Neill QUÉBEC — Le premier ministre, M.René Lévesque, a reconnu hier à l’Assemblée nationale que c’est son bureau qui a suggéré l’engagement de M.Luc Cyr, impliqué dans les accusations de patronage à la Société d’habitation du Québec De retour d’un voyage de sept jours en Europe, M.Lévesque a dû faire face aux questions de l’opposition, dès son arrivée en Chambre.Le député libéral de Marguerite-Bourgeoys, M.Fernand Lalonde, qui harcèle le gouvernement depuis trois semaines sur les dessous de ce dossier, a repris l’essentiel des accusations et des faits mis en lumière.Un vieux militant du Parti québécois, M.Luc Cyr, a été engagé par la SHQ, à titre de contractuel, pour superviser °Le Pavillon de l,cAtlantique îCa îîrillr îm 3tour be l’An (foila £>miprr $c (SI|ampaijnp Le mercredi 31 décembre dès 21 MENU Céleri et olivet h 30 liiqu* do Homard Ettoffior — Soup# 6 L'Oignon Gratinée Vichy» toi se Refroidie — Suprême de Fruits au Marasquin Huitres au Four Rotkfeller — Cork toil de Crevettes — Fannequette de Fruits de Mer — Salade Crabe et Poire d'Avocot Saumon Fume Nouvelle-Ecosse la Sole de Douvres Entière — Sauté Belle Meunière les langoustines Grillées — Farce au Crabe Los Queues do Homard Sautées à la Diavalo — Riz sauvage Homard Entier Cuit au Four avec Cognac — Thermidor Homard Entier Forci-Pavitlon les Tournedos de Boeuf Henri IV Bifteck de Surlonge au Poivre — Flambé au Cognac Le Brocoli Hollandais — Le Chou-fleur à la Polonaise Pommes de Terre Parisiennes ou au Four Farcies la Salade Pavillon Pèches Melba — Parfait au Kahluo —- Melon au Porto • Gâteau Forêt Noire La Tarte au Sucre Chantilly — Plateau de Fromoges CAFE — CHAMPAGNE — LIQUEURS Musique, danse, souvenirs Champagne et liqueurs complementaires cotiuons, etc.Achat de billets é l'avance fultmtu cLe Pavillon de l’atlantique 1454A, rue PEEL Face à l'hotel Sheraton Mt-Royal Réservations 285-1636 SSSS epat de rénovations, n a accordé pour $9 millions de contrats sans soumissions, dont un de $600,000 à sa propre compagnie pour le recyclage d’un immeuble de la rue Ontario à Montréal.Enfin, M.Luc Cyr a également favorisé de ses associés dans l’adjudication d'autres contrats et a engagé des membres de sa propre famille au sein de la direction générale des réparations, dont il assumait la responsabilité.Le ministre de la Justice, M Marc-André Bédard, a d'autre part fait savoir que M.Luc Cyr est également impliqué dans une affaire de facturation de location d’équipements et que la Sûreté du Québec a ouvert une enquête sur ce dossier précis.M.Cyr a reçu $150,000 d’honoraires pour son expertise.En réplique à l'opposition, le premier ministre a expliqué que la SHQ avait un besoin urgent d’un expert en réparations et rénovations, qu’il fallait avoir recours à une procédure spéciale, que M.Luc Cyr est une connaissance, qu’il a 20 ans d'expérience dans ce domaine, qu’il avait prouvé son efficacité dans la réalisation de quatre autres contrats et que le fait d’avoir eu recours à ses services a permis de faire économiser $2 millions au trésor public.M.Fernand Lalonde a alors demandé au premier ministre s'il se proposait de sévir ou d'écarter son chef de cabinet, M Jean-Roch Boivin, principal responsable de la nomination de M.Luc Cyr ou à l'endroit du ministre Guy Tardif, chargé de la SHQ.«Je refuserai, a répondu M Lévesque, tant qu'il n’y aura pas plus que les ballounes du dé-puté de Marguerite-Bourgeoys, de fabriquer quelque bouc-émissaire que ce soit » Puis le premier ministre a reconnu: «C’est vrai que c’est venu de mon bureau, c’était quelqu'un qu'on connaissait.C’est venu, cette suggestion, à ma connaissance et avec mon accord, après l’avoir testé sur quatre dossiers, quatre des 42 gâchis complets qu’on nous avait laissés en héritage.» Le premier ministre a d'autrepart donné l'assurance à l’Assemblée que son gouvernement n'a rien à cacher ou à camoufler dans toute cette affaire et que le ministère de la Justice agira avec célérité chaque fois que de nouveaux éléments incriminants seront portés à son attention.Chaoue fois que le député libéral, M.Fernand Lalonde, a évoqué le dossier de la SHQ en Chambre, au cours des dernières semaines, les clameurs du gouvernement ont enterré la fin de ses interventions.Le même scénario s'est reproduit hier en sens inverse.Les libéraux se sont mis à hurler d’indignation lorsque le premier ministre les a menacés de révéler des faits incriminants à leur égard, s'ils ne cessaient pas d'éclabousser le gouvernement autour de la SHtj.M.Lévesque a même accuse l'opposition d’avoir caché certaines irrégularités mises à jour par l'enquête Gilbert, «des choses assez sensationnelles».Il a précisé que ses conseillers poursuivent leur examen- du dossier et a conclu: «Je conseillerais très fortement à nos amis d'en face de ne pas jouer aux saintes nitouches.» M.Fernand Lalonde s’est aussitôt levé sur une question de privilège pour indiquer au président que ce chantage est indigne d un premier ministre, qu’il menace les privi- lèges de tous les députés de la Chambre et il a reproché à M.Lévesque de ne pas avoir le courage de se lever pour faire «ouvertement» ses révélations.PATRIARCHE It \ N .î-USUfc'.UWCfCANt ' ' .î la SBcïÆiifc.aojcHtïM.itajeBec woarroEfWiNCE *AG -Lion © s T Dupont.IQ-’Ç -/epoûl c/e /a/Jh er/cctco/e ORFKVRKS A PARIS Pour obtenir ties renseignements sur les produits S.T.Dupont, veuillez téléphoner nu (514) .1.17-7X20.$20.00/jour ?Cours udi 8h00 A M A ?h30 A M Vondredi ni samedi 8hOO A M a 3h30 A M Dimanche 8h00 A M A 1 h30 A M I Le Devoir, samedi 20 décembre 1980 ¦ 3 Le ministère refuse de payer $1,785 million pour Télé-Médic par André Tardif Le ministre des Affaires sociales du Québec, le Dr Denis Lazure, a finalement annoncé hier que le gouvernement refusait de faire l’acquisition, au coût de $1.785,000, des actifs et du passif de Télé-Médic, une entrerise privée de visites d’urgence à domicile.«Il serait déplorable que Télé-Médic doivent maintenant fermer ses portes, mais c'eut été payer bien cher pour acquérir les dettes d’une entreprise», a-t-il dit en conférence de presse.M.Lazure a expliqué que depuis lundi soir dernier, au moment où M.Simon Bédard, président et directeur général de Télé-Médic, lui remettait enfin ses états financiers complets, ses fonctionnaires s'étaient penchés d’urgence sur le dossier afin de tenter un sauvetage de la firme.Il en ressortait quelle se dirigeait vers un déficit d'exploitation de quelque $800,000 pour l’année 1980-81.Or, lors d'une rencontre avant-hier soir avec.M.Bédard et son associé, le Dr Pierre Lassonde, directeur des services médicaux de Télé-Médic.le ministre apprenait que ces derniers désiraient la somme de $575,000 pour céder leur compagnie au gouvernement, alors qu’ils n'avaient investi chacun que $204 pour la moitié des actions de 1 entreprise, en sérieuse difficulté financière depuis quelques mois déjà.M.Lazure a ajouté qu’à ces deux montants, il aurait fallu ajouter $250,000 pour le renflouement du fonds de roulement, $50,000 pour la création d’un nouveau fonds de roulement et $110,000 pour assumer le bail des locaux de Télé-Médic sur la rue Masson, pour un total de $1,785,000.Il refuse d'utiliser l'argent des contribuables à cet effet, et il Ta signifié hier même à M.Bédard.Le MAS mettra cependant sur pied, dans la seconde moitié de février prochain, un nouveau système que gérera le Conseil régional de la santé et des services sociaux de Montréal (CRSSS-Mt, lequel fera appel à toutes les ressources existantes, qu'elles soient du domaine public ou privé.«Nous sommes convaincus que nous pouvons opérer ce nouveau système, ou les 17 Le rapatriement unilatéral Québec en cour d’appel Conformément à la décision du premier ministre, M.René Lévesque, voulant que le Québec, à l’instar de trois autres provinces canadiennes, s’adresse à son plus haut tribunal, pour lui demander de se prononcer dans le présent débat constitutionnel, le juge en chef Marcel Crète, de la Cour d’appel, vient d'annoncer avoir reçu le décret gouvernemental à cet effet et l’avoir déposé, de même que le document qui l’accompagne, au greffe des appels du district de Montréal.Par la même occasion, le juge en chef du Québec précise que c’est le 26 janvier prochain que son tribunal entendra les demandes d’intervention en vue de fixer la date de l’audition.Le document accompagnant le décret mentionne que la Cour d’appel sera appelée à statuer sur la Loi sur le Canada et la Loi constitutionnelle de 1980, si elles entrent en vigueur et si elles sont valides à tous égards au Canada.Le gouvernement québécois voudrait savoir notamment si ces lois auront pour effet de porter atteinte à l’autorité législative des législatures provinciales en vertu de la constitution canadienne ou au statut ou rôle des législatures ou gouvernements provinciaux au sein de la fédéra- tion canadienne.De plus, le gouvernement du Québec demandera à la Cour d’appel si la Constitution canadienne habilite, soit par statut, convention ou autrement, le Sénat et la Chambre des communes du Canada à faire modifier la constitution canadienne sans l’assentiment des provinces et malgré l’objection de plusieurs d’entre elles, de façon à porter atteinte à l’autorité législative des législatures provinciales en vertu de la constitution canadienne et au statut ou rôle des parlements provinciaux au sein de la fédération canadienne.Trois ans de prison pour négligence criminelle au volant «Je ne fais aucune différence entre l’homicide résultant d’une négligence criminelle, provenant de la manipulation d’une arme à feu ou de l’usage d’un véhicule automobile», a déclaré hier le juge Jean-Guy Boilard, de la Cour supérieure, en condamnant Peter Bukfalvi, âgé de 27 ans, à trois ans de prison.Ce dernier, à Tissue d’un procès de deux jours, avait été déclaré, par un jury, mercredi, coupable de négligence criminelle, relativement à la mort d’une jeune femme, le 22 décembre 1979, CET HIVER QUÉBEC üH c ’mat au (Eljâteau (Bonne (Entente $59 LE COUPLE Semaine et Fin de Semaine Incluant 2 Pers, 2 nuits.2 déjeuners per personne (brunch le dimanche) toutes taxes et service 3400, Chemin Sainte-Foy Québec G1X 1S6 1 -800-463-4390 (418) 653-5221 Telex 051 31700 SUR RÉSERVATION INDIVIDUELLE, 24 HEURES.AVEC MENTION ' SPÉCIAL HIVER” DÉCEMBRE À AVRIL 1981 (PÂQUES), excluant du 5 au 20 FÉVRIER AAA DAA CAA VISA MASTER CARD AMX, EN ROUTE survenue lors d’un accident de la circulation.La preuve avait démontré que Bukfalvi était sous l'influence de l’alcool au moment où il conduisait une camionnette oui avait heurté un couple à l’angle des rues Sainte-Catherine et Atwater.À ce moment, Mme Denise Lirette avait été tuée sur le coup, tandis que son époux avait subi de graves blessures, dont il a peine à se rétablir.De plus, lors du procès, il avait été établi que l’accusé ne portait pas ses lunettes, alors que son permis de conduire mentionnait cette nécessité en tout temps.En rendant cette sentence, le juge Boilard n’a pas hésité à constater que l’automobile peut devenir un instrument des plus meurtriers si elle est confiée à des mains inexpérimentées ou grossièrement négligentes.«À cause d’une certaine forme d’apathie de nos gouvernements, de poursuivre le magistrat, encouragés en cela par un désintéressement quasi généralisé de la population, les usagers d’automobiles au Québec semblent se soucier très peu de la vie ou de la sécurité de leurs concitoyens.«On conduit mal, très sou- vent, d'ajouter le magistrat, après avoir consommé des quantités d’alcool qui affaiblissent grandement la capacité de conduire de quelqu’un.Toutes les campagnes ae sécurité routière semblent donner bien peu de résultats tangibles.Nos chemins publics, y compris les artères de Montréal, sont devenus des endroits extrêmement dangereux tant pour les automobilistes que pour les piétons qui doivent y circuler.L’État ne doit pas hésiter à poursuivre les contrevenants et, une fois saisis de ces litiges, les tribunaux doivent manifester une sévère fermeté dans la déter-mination des peines appropriées.» Le juge Boilard devait aussi insister sur le fait que l’emprisonnement à perpétuité est la peine maximale prévue au Code criminel pour ce genre d’offense et que les châtiments généralement imposés dans les causes de négligence criminelle se situent entre quatre et huit ans de prison.«Grâce au repentir qu’il a manifesté devant les jurés, de souligner le juge Boilard, et à l’inexistence de tout antécédent judiciaire, la peine ne sera que de trois ans seulement.» La grève est évitée à Air Canada Un accord de principe est intervenu entre les représentants syndicaux et la direction de Air Canada, écartant du même coup la grève des 3,500 agents de bord de la société aerienne, a annoncé, hier soir, le médiateur du gouvernement fédéral, M.K.Carson.Collège des Ibudistes 3535, boulevard Rosemont (entre 11e avenue et Pte IX) Externat fondé et dirigé par les Pères Eudistes depuis 1953 Institution privée reconnue d’intérêt public • COURS SECONDAIRE COMPLET POUR GARÇONS ET FILLES EXAMEN D’ENTRÉE En Secondaire I: Les samedis 10 et 17 janvier 1981, à 9 h Les élèves doivent apporter le bulletin Anal de Tannée 1979-80 et le bulletin le plus récent de l’année en cours.On a'Inacrlt à l'examan d'entrée en compoaant le numéro aulvant: 376-5740 Pour les degrés II, III, IV et V: Examen d’entrée: le samedi 31 Janvier 1981.CLSC de la région montréalaise joueront un rôle majeur, pour beaucoup moins cher qu’il nous en aurait coûté si nous avions fait l’acquisition de Télé-Médic».a ajouté M.Lazure, en refusant cependant d'y apposer un prix parce que si «les études sont terminées», il reste à en négocier l’implantation.En plus des CLSC, les hôpitaux, les médecins omnipraticiens du réseau du MAS et des polycliniques médicales, les services ambulanciers existants — y compris les cinq qui offrent tout comme Télé-Médic un service de visites d'urgence à domicile — ainsi que le service de police de la CUM (avec une quarantaine d’ambulances) seront mis à contribution.«Si Télé-Médic devait malheureusement disparaître, cela n’affecterait en rien le transport des malades, car la métropole est fort bien pourvue en ambulances, a dit M.Lazure.Il reste les visites à domicile où l’entreprise, malgré un battage publicitaire, n’effectuait quand même qu’un peu plus de 20% des 491,000 visites dénombrées dans le grand Montréal pour Tannée 1979».À son avis, les cinq compagnies plus petites pourront prendre la releve, elles qui en ont fait pour un peu plus de 20% également, et les omnipraticiens continueront à répondre à près de 60% des appels comme ils l’ont fait jusqu'ici.«S’ils représentent un point faible actuellement, les services à domicile aux citoyens aînés, aux malades chroniques et aux personnes handicapées sont et demeurent plus que jamais une priorité du gouvernement», a-t-il dit en précisant que le budget consacré à ces soins et services était passé de $22 millions à $55 millions depuis 1976.Un conseiller particulier du ministre, M.Michel Cham-poux, a été détaché pour travailler à la mise sur pied de l’organisme qui devrait permettre la solution du problème de la coordination des salles d’urgence dans les hôpitaux de la métropole ainsi que la coordination des transports ambulanciers.Selon M.Lazure, il est souhaitable qu’un seul numéro de téléphone soit offert à la population pour tous ces services d’urgence, au sein d'une nouvelle organisation territoriale des ressources.Il a précisé enfin que si Télé-Médic devait fermer ses portes, les médecins qui y oeuvrent n'auraient aucune difficulté à continuer de faire du service à domicile pour le compte des autres entreprises semblables.Quant aux quelque 100 employés paramédicaux syndiqués de Telé-Médic, il a dit que son ministère était prêt à les aider à se trouver du travail ailleurs.Plus tôt dans la journée, les directeurs généraux des CLSC de la région montréalaise, par la voix de leur président, M.Yvon Jean, avaient déclaré que quelle que soit la décision du ministre, ils étaient prêts à participer à la conception et à la réalisation d'un système éventuellement mis sur pied pour les visites d’urgence à domicile.«Notre expérience dans les services de première ligne en La Grande Corvée, organisée par la Confédération des syndicats nationaux pour venir en aide aux bûcherons en grève de la Haute-Mauricie, de Baie-Comeau et du Lac-Saint-Jean, a dépassé l’objectif de 2,500 paniers de provisions évalués à $50 chacun.On voit ici au premier plan le représentant des travailleurs de la Haute-Mauricie, M.Gilles Lesage, en train de trier l’excédent de vivres qui seront distribués à d’autres grévistes.(Photo Jacques Grenier) santé et en aide sociale peut sûrement contribuer à élaborer une de services politique en matière zices d'urgence qui tienne compte des différents besoins et des différentes ressources», a dit M.Jean en réitérant l’offre des CLSC d’or- ganiser intégralement un nouveau système, selon leur mission, leur mandat et leur responsabilité.J.-Mii II Itl i >i (H TM -< I (,H I la si Le Devoir, samedi 20 décembre 1980 ¦ 9 Les postes sont offerts également aux hommes et aux femmes Voir autres Carrières et Professions, en pages 7, 8 et 10 ^MÉDECIN DEMANDÉ Le Centre Local des Services Communautaires St-Pamphile recherche les services d’un médecin, complet.entroide universitaire mondiale du canada world university ¦ service cri canoda • ENSEIGNANTS(ES) AFRIQUE Fonctions: — Assure des consultations médicales pour la population du secteur: — Travaille au niveau de la distribution des soins tant au centre qu'à domicile; — Collabore et participe au développement des programmes du C.L.S.C.Exigences: — Etre membre de la Corporation des Médecins Omnipraticiens du Québec; — Intérêt pour le travail multidisciplinaire et la santé communautaire; — Facilité de communication.Lieu de travail: Centre Local des Services Communautaires St-Pam- phile.Rémunération: Selon l’entente intervenue entre le Ministère des Affaires sociales et la Corporation des Médecins Omnipraticiens du Québec.Postes-(disponibles immédiatement) pour des profçsseurs dans les domaines suivants: MATHEMATIQUE PHYSIQUE ARCHITECTURE ÉLECTRONIQUE ÉLECTROTECHNIQUE GÉNIE CIVIL GÉNIE MÉCANIQUE BIBLIOTHÉCONOMIE Qualifications: Les candidats devront posséder un diplôme universitaire de premier, deuxième ou troisième cycle.Conditions de service: • Voyage aller-retour payé • Salaire selon les diplômes et l’expérience • Contrat de une ou de deux années renouvelables Téléphoner ou écrire à: Les personnes intéressées doivent taire parvenir leur curriculum vitae au: V C.L.S.C.St-Pamphile a/s d’Élisée Vaillancourt C.P.580 39, avenue du Foyer St-Pamphile Comté L’Islet, QC GOR 3X0 Tél: (418) 356-3393 COLLÈGE COMMUNAUTAIRE DU NOUVEAU-BRUNSWICK ATTENTION INGÉNIEUR-ÉLECTRICIEN!! (Concours ouvert aux hommes et aux femmes).Le Collège requiert les services d’un instructeur pour enseigner dans leur programme de technologie électronique au Campus de Bathurst.Le postulant devra enseigner dans un programme post-secondaire de deux ans conduisant à l’obtention d’un diplôme d'études techniques.Il devra enseigner en français, la partie théorique ainsi que la partie pratique de l’électronique, soulignant particulièrement l’application industrielle.Le poste offre d’excellentes conditions de travail, des heures de travail régulières, des avantages sociaux tels que pension, l'occasion de participer à une assurance-vie et à une assurance médicale (Croix-bleue), ainsi que des vacances et des congés de maladie pouvant être accumulés.Lorsqu'un instructeur possède la compétence voulue, il a droit à deux mois de vacances.Nous invitons les candidatures de ceux qui possèdent un diplôme universitaire en électrotechnique ou qui sont membres de l'Association des ingénieurs professionnels du Nouveau-Brunswick, et qui possèdent trois années d'expérience dans l’industrie.Une bonne connaissance des deux langues officielles est essentielle.Le salaire varie ente $19.860 et $28,152 (présentement à l’étude) selon les titres et qualités et l’expérience.Nous offrons la formation pédagogique nécessaire à ceux qui n’ont pas cette formation.Faites parvenir votre candidature au soussigné avant le 2 janvier 1981.Envoyez un résumé de vos titres et qualités, votre formation et votre expérience.M.T.Belliveau, Directeur adjoint de l’administration Collège communautaire du Nouveau-Brunswick Campus de Bathurst C.P.“I” Bathurst, N.-B.E2A 3Z2 POSTE À COMBLER Le Conseil canadien de Développement social est un organisme national privé, à but non lucratif qui s’occupe de la recherche et de la publication dans le domaine de la politique sociale et s’emploie à défendre et promouvoir les droits sociaux.Le Conseil cherche à combler le poste suivant: ENTRAIDE UNIVERSITAIRE MONDIALE DU CANADA (E;U;M$;) Casier postal 3000, Succursale "C" Ottawa, Ontario K1Y 4M8 Tél.: Ottawa 1(613)725-3121 Montréal 849-6687 ville de SMNTEfQy Économiste-Urbaniste division “planification'’ service d'urbanisme Sommaire de l’emploi: Sous direction, effectue des études de planification à moyen et long termes; effectue des recherches sur les composantes économiques, physiques et sociales de la municipalité et de la région; collabore à la réalisation des schémas directeurs d'aménagement couvrant une partie importante du territoire; effectue toute tâche courante se rattachant au champ d’action de l’urbaniste.Exigences et qualifications: Formation: être détenteur d’une maîtrise en urbanisme avec une formation de base en économie ou en administration.Posséder les aptitudes, les qualités personnelles et les traits de personnalité appropriés.Traitement selon l’échelle salariale présentement en vigueur.Date limite de réception des candidatures: Jeudi, le 15 janvier 1981.Touts les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitae au directeur adjoint du service du personnel et des relations industrielles.Hôtel de Ville de Sainte-Foy.1000 Route de l’Église, Sainte-Foy, Qué., G1V 4E1, en indiquant le numéro de ce concours, soit 4-8-05.Fonction publique du Québec Gouvernement du Québec Office du recrutement et de la sélection du personnel Concours ouverts aux hommes et aux femmes Spécialiste en informatique Concours spécifique numéro P1083AAC/JD — Ce concours vise à combler uniquement l’emploi identifié à cet avis.Ministère des travaux public et de l'Approvisionnement — 1 emploi à Québec DIRECTEUR DES COMMUNICATIONS Traitement: En fonction des compétences et de l'expérience.Sous la direction du Directeur général, le Directeur des communications est responsable des relations avec le public et les médias d'information et des activités reliées à la publication au Conseil.Le Directeur supervise le personnel de la section, gère les budgets et a l'entière responsabilité de la formulation et de la mise en pratique des tactiques de communication du Conseil.Le Directeur agit’en tant que rédacteur en chef du magazine bimestriel Parcaption, planifie la publication des études effectuées au Conseil et organise le développement des ventes et la mise sur le marché de ces mêmes études.Le Directeur de la section se charge d'assurer les services de traduction, de composition et d'imprimerie au sein du Conseil.Il fait partie du Comité de gestion et.à ce titre, travaille en étroite collaboration avec les membres du Bureau des Gouverneurs du CCDS.Aptitudes requises: Le candidat recherché devrait compter plusieurs années d'expérience dans les domaines de la communication et de la publication, posséder une formation reliée aux exigences du poste et avoir démontrer des aptitudes à motiver et a superviser le personnel, établir et contrôler les dépenses du budget et entreprendre la mise sur le marché de publications.L'aptitude à communiquer couramment dans les deux langues officielles est essentielle pour le poste.Les candidats intéressés doivent soumettre leur demande d'emploi et leur curriculum vitae au plut tard le 15 lanvler 1981 en les faisant parvenir au: Directeur général C on tail canadien do Développement social SS, av.Park dale, C.P.350S, Succursale “C”, Ottawa, (Ontario) K1Y 401 Ce poste est ouvert aux hommes et aux femmes V ____________________/ Attributions — Coordonner les opérations relatives à la location ou à l'achat d'équipements et de fournitures informatiques, rechercher les sources d'approvisionnement, analyser les réquisitions, préparer les appels d'offres, analyser les soumissions et préparer l'adjudication des commandes.Conditions d'admission — Diplôme universitaire de 1er cycle en informatique, en sciences de l'administration ou en toute autre discipline appropriée; 3 années d'expérience pertinente reliée au fonctionnement des différents équipements informatiques ainsi que des logiciels ci exploitation.Chaque année d'étude pertinente complémentaire à celle exigée compense pour une année d'expérience pertinente requise.Chaque année de scolarité manquante peut être compensée par 2 années d'expérience pertinente Inclure une photocopie de l'original de ses attestations d'études.« Inscription — Office du recrutement et de la sélection du personnel delà fonction publique du Québec Case postale 15 350 QUÉBEC.QC G1K 7X2 Analyste de l'informatique et des procédés administratifs, classe II.Traitement: de 24 242 $ A 32 233 $ Période d'inscription: du 20 décembre 1980 au 12 janvier 1981 Comment vous inscrli Vous inscrire à I aide du formulaire Offre de service de (Office du recrutement et de la sélection du personnel de la fonction publique du Québec, que vous pouvez vous procurer dans ses bureaux régionaux, les centres de main-d’oeuvre et la plupart des caisses populaires Toute Offre de service doit être accompagnée d une copie des documents mentionnés à l avis de concours Le défaut de produire les documents exigés entraînera le rejet de la candidature au concours Expédier votre Offre de service â (adresse indiquée à (avis de concours correspondant L'Offlcs vous Invita * prendra connalaaanca da aaa autrea concourt an communiquant avac I un da aaa bureaux régionaux BS Directeur, Comptabilité Contrôle Financier Gaz Métropolitain, inc., avec plus de $ 250 millions d'actifs, est le plus grand distributeur de gaz naturel de la région montréalaise depuis plus de vingt ans Evoluant dans un contexte industriel dynamique et prometteur, nous recherchons une personne capable de contrôler toute l’administration comptable et financière de l’entreprise.JS az Métropolitain Relevant du Vice-président, Contrôleur, et étant membre de la direction générale.vous dirigerez les activités comptables et financières de l’entreprise en développant et en implantant les politiques et les procédures comptables susceptibles d'assurer un contrôle efficaco des opérations financières en vue de préserver les actifs de (entreprise et en assurer la rentabilité clientèle et des immobilisations Vous possédez, en outre, des compétences reconnues en vérification et en analyse de systèmes Enfin, vous êtes familier avec les systèmes informatiques.Nous offrons une rémunération et des avantages sociaux à la mesure de la fonction aaaaiu 'Tramas Soumettez votre offre de services à André Bricfiillt, au Service du personnel 1717 rue du Havre.Montréal H2K 2X3 Membre d’une corporation professionnelle de comptables (CA, RIA, CGA), vous avez au moins 4 ans d’expérience, idéalement en quatif é de contrôleur dans une entreprise de service ayant une ampleur considérable du point de vue de la Directeur Général $25 600 à $33 825 (poste ouvert aux femmes et aux hommes) LA SOCIÉTÉ DES ACADIENS DU NOUVEAU- BRUNSWICK La Société des Acadiens du Nouveau-Brunswick est à la recherche d’un (e) diplômé (e) universitaire de deuxième cycle en sciences humaines ou administratives pour promouvoir les droits des Acadiens et leur culture sur tout le territoire du Nouveau-Brunswick.La personne recherchée, qui à au moins dix ans d’expérience dans un poste de direction, est parfaitement bilingue, hautement motivée et capable de travailler en équipe.Douée d’une forte personnahté, elle fait preuve d’antécédents qui témoignent de son dynamisme et de son esprit novateur.Elle jouit d’une grande facilité de communication et est capable de vendre ses idées de même que de réaliser les mandats très complexes qui lui sont confiés.De plus, cette personne doit posséder une connaissance approfondie de l’Acadie et du Nouveau-Brunswick ainsi que du fonctionnement d’une organisation à structure élective.Veuillez poster votre curriculum vitae sous pli confidentiel accompagné de deux lettres de recommandations complétées par deux personnes sans lien de parenté et vous connaissant depuis au moins deux ans au plus tard le 31 décembre 1980.Lieu de travail: Petit Rocher, N.-B.Comité de sélection A l’attention de Monsieur Gilles Halley, président 80, rue Church Moncton, ND E1C 4Z2 LE COLLIGE DE LA GASPÉSIE est à la rechercha do PROFESSEURS pour la seconde session de i’cnnèe scolaire 1980-81.1 professeur à temps partiel en SOCIOLOGIE 15 périodes/semaine 1 professeur à temps partiel, en 15 périodes/semaine TECHNIQUES DE SECRÉTARIAT, section française 1 professeur à temps partiel, en TECHNIQUES DE SECRETARIAT, section anglaise.1 professeur à temps partiel, en PHILOSOPHIE 1 professeur è temps partiel, en MINES 1 professeur è temps partiel, 10 périodes/semaine Bac.en sociologie DEC en techniques de secrétariat; 2 ans d'expérience pertinente.Bac.en secrétariat 1 professeur è temps partiel, 6 périodes/semaine dont 3 périodes à Grande-Rivière avec possibilité de 9 périodes à la leçon 5 périodes/sorr.aine 4 périodes/semaine en automatismes et 2 périodes/ semaine en électronique 3 périodes/semaine en thermo Bac.avec spécialisation Il et 12 périodes/semaine en appropriée, techniques de machines outils Bac.en philosophie Bac.en génie minier Bac avec spécialisation appropriée.1 professeur à temps partiel en ÉLECTRONIQUE 1 professeur è temps partiel, en HISTOIRE OU QUÉBEC 1 professeurs è temps partiel en MOTEURS MONOCYLINDRIQUES è Grande-Rivière 1 professeur à temps partiel 6 périodes/semaine 3 périodes/semaine à Grande-Rivière 3 périodes/semaine 1 laériode/semaine en signalisation et 2 périodes/ semaine en règles pour les abordages à Grande-Rivière Bac.en génie électrique Bac.en histoire DEC en mécanique marine DEC en techniques de la pêche ou détenir un brevet de capitaine ou une expérience jugée équivalente.N.B.Les charges qui ne pourront être comblées à temps partiel le seront â la leçon Les candidatures accompagnées des relevés de notes et des attestations d’expérience, devront être adressées avant le 31 décembre 1980, au: Servjce du personnel Collège de la Gaspésle C.P.590 Gaepé, G0C 1R0 6 10 Le Devoir, samedi 20 décembre 1980 'orrcerexy ^ Les poste?sont offerts également aux hommes et aux femmes Voir autres Carrières et Professions, en pages 7, 8 et 9 LE C.L.S.C.ST-HENRI PETITE-BOURGOGNE requiert les services d'une personne apte à prendre en charge des équipes de travail.Le poste à combler est celui de: COORDONNATEUR EN SANTÉ COMMUNAUTAIRE Cette personne détient un diplôme en santé, et//ou en santé communautaire ou avec une expérience pertinente.Expérience nécéssaire.Envoyer votre curriculum vitae à l'attention du Directeur générai 4377 rue Notre-Dame ouest St-Henri, Montréal H4C 1R9 Ingénieur qualiticien Un grand organisme français de contrôle industriel, ayant son Siège â Paris et opérant dans le monde entier, s'engage dans une activité nouvelle: l'assurance de la qualité, pour des clients ayant des contrats internationaux de fourniture de matières premières ou de produits industriels.Il recherche un dirigeant de bonne formation d'ingénieur, pour lancer cette activité nouvelle.Réussir dans cette mission exige une expérience de dix ans au moins, débutant par la pratique du contrôle industriel de la qualité, puis s’élevant au niveau d une direction de la QUALITÉ dans un groupe industriel, ou d'une direction de Département chez un grand consultant spécialisé Cette expérience a une forte coloration internationale et s'accompagne de la pratique et du goût des relations commerciales.Notre consultant vous remercie de lui écrire H.Hauser, Alexandre Tic S.A.18 East 68th Street, New York, N.Y.10021 USA (212)288-9999 “h DÉCÈS SEMAINE DU 21 AU 27 DÉCEMBRE 21 DIMANCHE 24 MERCREDI Fonction publique du Québec Concours ouverts aux hommes et aux femmes Gouvernement du Québec Office du recrutement et de la sélection du personnel Commission de la santé et de la sécurité au travail BIOLOGISTE Professionnel des services régionaux d'inspection Concours sectoriel numéro N1130MAA/JD Ce concours vise à constituer une réserve de candidats en vue de combler cet emploi et au besoin, tout autre emploi de même nature qui pourrait devenir vacant dans toutes les régions administratives du Québec durant la prochaine année Présentement 1 emploi à Montréal à la COMMISSION DE LA SANTÉ ET DE LA SÉCURITÉ DU TRAVAIL — Direction régionale — Service de l'inspection Attributions — Fournir le support technique professionnel requis à la région en surveillant les milieux de travail et en intervenant notamment lorsque des problèmes à caractère biologique ou sanitaire sont décelés dans le but d'éliminer à la source les dangers pour la santé et la sécurité des travailleurs; analyser les problèmes techniques décelés dans les entreprises visitées et fournir des instructions et des directives visant l'amélioration des procédés de fabrication, de l’équipement, de la disposition des appareils et de l'environnement de travail; se prononcer et décider des conditions d’exercice du droit de refus de travail tel que stipulé dans la Loi sur la santé et la sécurité du travail; effectuer à la suite d'accidents graves ou de catastrophes, des enquêtes pertinentes afin d'en déterminer les causes Conditions d'admission — Posséder un premier diplôme universitaire terminal, dont l'obtention requiert un minimum de 16 années d'études en biologie ou dans une autre discipline universitaire appropriée; posséder 8 années d'expérience ayant permis I acquisition de connaissances dans le domaine de la santé et de la sécurité du travail; chaque année d étude pertinente complémentaire à celle exigée compense pour une année d expérience pertinente requise.Inclure une photocopie de l'original de ses attestations d'études.Inscription — Office du recrutement et de la sélection du personnel de la fonction publique du Québec Case postale 2188 QUÉBEC, QCG1K7N8 Biologiste, classe I Traitement de 29 892 $ à 36 593 $ Période d'inscription: du 20 décembre 1980 au 23 janvier 1981 INGÉNIEUR Professionnel des services régionaux d’inspection Concours sectoriel numéro N1180MAA/JD Ce concours vise à constituer une réserve de candidats en vue de combler ces emplois et au besoin, tout autre emploi de même nature qui pourrait devenir vacant dans toutes les régions administratives du Québec durant la prochaine année Présentement 22 emplois â la COMMISSION DE LA SANTÉ ET DE LA SÉCURITÉ DU TRAVAIL — Direction régionale — Service de l'inspection — 4 emplois à Montréal — 1 emploi â Québec — 2 emplois à Longueuil — 1 emploi à Laval — 2 emplois à Sherbrooke — 1 emploi à Trois-Rivières — 2 emplois à Chicoutimi — 3 emplois à Rouyn — 3 emplois à Sept-iles — 1 emploi à Hull — 2 emplois â la Baie-James (LG2) Attributions — Fournir le support technique professionnel requis à la région en intervenant principalement au niveau des entreprises industrielles et en surveillant les milieux de travail dans le but d éliminer é la source les dangers pour la santé et la sécurité des travailleurs: analyser les problèmes techniques décelés dans les entreprises visitées et fournir des instructions et des directives visant l'amélioration des procédés de fabrication, de l'équipement, de la disposition des appareils et de l'environnement de travail; se prononcer et décider des conditions d exercice du droit de refus de travail tel que stipulé dans la Loi sur la santé et la sécurité du travail; effectuer à la suite d'accidents graves ou de catastrophes.des enquêtes pertinentes afin d'en déterminer les causes Conditions d'admission — Être membre de l'Ordre des ingénieurs du Québec et posséder un minimum de 3 années d'expérience ayant permis l'acquisition de connaissances dans le domaine de la santé et de la sécurité du travail; cha'que année d'étude pertinente complémentaire à celle exigée compense pour une année d expérience pertinente requise Inclure une photocopie de l’original ue ses attestations d'études.Inscription — Office du recrutement et de la sélection du personnel de la fonction publique du Québec Case postale 2188 QUÉBEC, QCG1K7N8 Ingénieur, classes II et I Traitement de 24 242 $ â 37 795 $ Période d'inscription; du 20 décembre 1980 au 23 janvier 1981 INGÉNIEUR FORESTIER Professionnel des services régionaux d’inspection Concours sectoriel numéro N1190MAA/JD Ce concours vise à constituer une réserve de candidats en vue de combler ces emplois et au besoin, tout autre emploi de même nature qui pourrait devenir vacant dans toutes les régions administratives du Québec durant la prochaine année.Présentement 3 emplois à la COMMISSION DE LA SANTÉ ET DE LA SÉCURITÉ DU TRAVAIL —Direction régionale — 1 emploi à Hull — Service de l’inspection — 1 emploi à Rimouski — 1 emploi à Rouyn Attributions — Fournir le support technique professionnel requis à la région en intervenant principalement au niveau des entreprises d'exploitation forestière et en surveillant les milieux de travail dans le but d’éliminer à la source les dangers pour la santé et la sécurité des travailleurs; analyser les problèmes techniques décelés dans les entreprises visitées et fournir des instructions et des directives visant l'amélioration des procédés de fabrication, de l’équipement, de la disposition des appareils et de l'environnement de travail; se prononcer et décider des conditions d’exercice du droit de refus de travail tel que stipulé dans la Loi sur la santé et la sécurité du travail; chaque année d’étude pertinente com-la sécurité du travail; effectuer â la suite d'accidents graves ou de catastrophes, des enquêtes pertinentes afin d en déterminer les causes.Conditions d’admission — Être membre de l'Ordre des ingénieurs forestiers du Québec et posséder un minimum de 3 années d'expérience pertinente ayant permis l'acquisition de connaissances dans le domaine de la santé et de la sécurité du travail; chaque année d'étude pertinente complémentaire à celle exigée compense pour une année d'expérience pertinente requise.Inclure une photocopie de l'original de sa carte de membre Inscription — Office du recrutement et de la sélection du personnel de la fonction publique du Québec Case postale 2188 Québec, QCG1K7NG lng< nieur forestier, classes II et I Traitement de 24 242 $ à 37 795 $ Période d'inscription: du 20 décembre 1980 au 23 janvier 1981 SPÉCIALISTE EN SCIENCES PHYSIQUES Professionnel des services régionaux d'inspection Concours sectoriel numéro N1240MAA/JD Ce concours vise à constituer une réserve de candidats en vue de combler ces emplois et au besoin, tout autre emploi de même nature qui pourrait devenir vacant dans toutes les régions administratives du Québec durant la prochaine année.Présentement 2 emplois à la COMMISSION DE LA SANTÉ ET DE LA SÉCURITÉ DU TRAVAIL — Direction régionale — 1 emploi à Montréal — Service de I nspection — 1 emploi à Trois-Rivières Attributions — Fournir le support technique et scientifique nécessaire à la région en intervenant principalement au niveau des entreprises d'exploitation industrielle et en surveillant les milieux de travail dans le but d'éliminer à la source les dangers pour la santé et la sécurité des travailleurs; analyser les problèmes techniques décelés dans les entreprises visitées et procéder aux études scientifiques requises afin d émettre des directives et des instructions visant l'amélioration des procédés de fabrication, de (équipement, de la disposition des appareils et de l'environnement de travail; se prononcer et décider des conditions d'exercice du droit de refus de travail tel que stipulé dans la Loi sur la santé et la sécurité du travail; effectuer à la suite d accidents graves ou de catastrophes des enquêtes pertinentes afin d en déterminer les causes Condition* d'admission — Posséder un premier diplôme universitaire terminal, dont l'obtention requiert un minimum de 16 années d'études en chimie ou en physique et posséder 8 années d'expérience ayant permis l'acquisition de connaissances dans le domaine de la santé et de la sécurité du travail.Inclure une photocopie de l'original de ses attestations d études.Inscription — Office du recrutement et de la sélection du personnel de la fonction publique du Québec Case postale 2188 QUÉBEC, QCG1K7N8 Spécialiste en sciences physiques, classe I Traitement de 32 029 $ à 37 795 $ Période d'inscription: du 20 décembre 1980 au 23 janvier 1981 Commtnl vous inscrire Vous inscrire à l aide du formulaire Offre de service de l Office du recrutement et de la sélection du personnel de la fonction publique du Québec, que vous pouvez vous procurer dans ses bureaux régionaux, les centres de main-d oeuvre et la plupart des caisses populaires.Toute Offre de service doit être accompagnée d'une copie des documents mentionnés à l'avis de concours.Le défaut de produire les documents exigés entraînera le rejet de la candidature au concours.Expédier votre Offre de service à l'adresse indiquée à l'avis de concours correspondant L'Oftlcs vous Invlts S prendra connalssancs O* sas sutrss concours sn communiquant svsc l'un Os sas bureaux régionaux.A compter de 14 h, Le Bar Emery, 331 rue Emery, présente un concert de piano classique avec «Gros Pierre Nadeau».Entrée libre.Pour Inf.: 849-9007.¦ La chorale mixte de l'église Notre-Dame sous la direction de M.Marcel Laurencelle Interprétera lors de la messe de 11 h, Octavi Tonl de R.de Lassus et en Grégorien, l'offertoire Rorate Coeli.M.Pierre Grand-maison sera à l'orgue.¦ A 15 h, à la cathédrale de Montréal, angle Mansfield et Dorchester, dans le cadre des «Concerts pour le temps de l'A-vent», l'organiste Gaston Arel interprétera des oeuvres de Scheidt, Buxtehude, Bach, Schumann, Daquin, Franck et Vierne.Pour inf., Mme Hélène Dugal à 866-1661.Entrée libre.¦ A 19 h 30, au Grand Séminaire de Montréal, 2065 ouest, rue Sherbrooke, le catéchumé-nat diocésain de Montréal organise une rencontre pour toutes les personnes adultes baptisées au cours des dernières années et les catéchumènes actuels ainsi que leurs parrains, parents et amis.Pour inf.: 931-7311.¦ A la messe de 11 h à l'Ora-, toire Saint-Joseph, les Petits.Chanteurs du Mont-Royal, sous la direction de M.Gilbert Pate-naude, interpréteront la «Messe à troix voix» de André Caplet et I' «Offertoire» en chant grégorien.M.Raymond Daveluy sera à l’orgue.¦ Une grande assemblée publique de Solidarité-Québec, section Villeray aura lieu à la Polyvalente Lucien-Pagé, 8200, boul.Saint-Laurent à 19 h.A cette occasion, plusieurs personnalités viendront témoigner leur appui à la lutte pour les droits du Québec.Les témoignages de M.Gérald Godin, ministre de ('Immigration, Mmes Monique Miller et Hélène Loiselle, comédiennes, de même que M.Claude Jasmin, auteur dramatique, seront entendus.¦ A 15 h, dans la crypte de l’Oratoire Saint-Joseph, il y aura concert de chants de Noël par les Petits Chanteurs du Mont-Royal.Entrée libre.¦ Le choeur NÇ)R de la paroisse Notre-Dame du Rosaire, angle Saint-Hubert et Villeray présentera un concert populaire de Noël à 20 h.Le coût des billets est de $3.et les profits de la soirée iront entièrement aux Scouts de la paroisse.Les billets seront en vente à l'entrée.A 22 h, au Centre communautaire de l'Université de Montréal aura lieu la célébration eucharistique de Noël.Pour inf.: Service de pastorale de l'U de M.au 343-6394.¦ A minuit, à la cathédrale de Montréal (angle Mansfield et Dorchester), l'archevêque de Montréal, Mgr Paul Grégoire, présidera la messe solennelle de Noël.¦ A 21 h 30 et à minuit, M.Paul Trépanier, ténor, et les Petits Chanteurs du Mont-Royal, sous la direction de M.Gilbert Pate-naude, interpréteront le «Minuit, chrétiens» d'Adolphe Adam, la «Messe de minuit sur des airs de Noël» de Marc-Antoine Charpentier et des Noëls traditionnels harmonisés de Raymond Daveluy.a A 21 h 30, lors de la messe de Noël, la chorale mixte de l’église Notre-Dame, sous la direction de Marcel Laurencelle, interprétera le Minuit, Chrétiens de S.Adam, (le soliste sera M.Florent Grégoire); la messe pour la Fête de Noël de Marcel Laurencelle; l'offertoire Hodie Christus de Palestrina et à la communion: Jésus sur cette terre de Praetorius, Gays Pastoueaux, de Gevaert et En cette nuit de Jos.Noyon.A la messe de minuit, Marcelle Du-' montet-Monette interprétera le Minuit, Chrétiens, il y aura la messe pour la Fête de Noël de Marcel Laurencelle, l'Adeste Fidèles de J.Meunier à l’Offertoire et les Noëls traditionnels de E.Gagnon à la communion.ASKEW, Henry William (Harry) — À Montréal, le jeudi le 18 décembre 1980.est décédé Henry William Askew, époux bien-aimé de Pauline Gauthier Des funérailles privées ont eu lieu vendredi le 19 décembre 1980 GEMME, Mme Veuve Émile.—  St-Amable.le 18 décembre 1980 à lage de 73 ans.est decedée, Mme veuve Émile Gemme, née Andréa Drapeau, demeurant à Longueuil Les funérailles auront lieu lundi le 22 décembre Le convoi funèbre partira du Salon Maurice Demers no 981 rue Principale.St-Amable à 1 heures 45.pour se rendre à l'église paroissiale de St-Amable ou le service sera célébré à 2 00 heures.Et de là au cimetière paroissial, lieu de la sépulture Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation Heures de visite 2 à 5 p m et 7 à 10 p m PATENAUDE, Roland.— À Sherbrooke, le 18 décembre 1980 à l'âge de 73 ans.est décédé, M.Roland Patenaude, époux de feu Lucille Cousineau, demeurant au 361 rue Moore à Sherbrooke II laisse son fils Pierre et sa bru Lise McManiman.ses soeurs Mlle Lucette Patenaude.Mme veuve Jean Lesage, tous de Montréal ainsi que ses petits enfants Lydie.Yves-André, Geneviève Patenaude Les funérailles auront lieu le lundi 22 décembre Le convoi funèbre partira du Salon Brien et Monsette Ltée No 716 rue Short, pour se rendre à l'église Notre-Dame-du-Perpétuel Secours à Sherbrooke, où le service sera célébré à 10:00 heures Et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de la sépulture Parents et amis sont pries d'y assister sans autre invitation.Ouverture du salon lundi matin à 9:00 heures V 25 JEUDI A 11 h, M.Paul Trépanier, ténor, et les Petits Chanteurs du Mont-Royal sous la direction de M.Gilbert Patenaude, Interpréteront le «Minuit, chrétiens» d'Adolphe Adam, la «Messe de minuit sur des airs de Noël» de Marc-Antoine Charpentier et des Noëls traditionnels harmonisés par Raymond Daveluy, 26 VENDREDI .consultez d'abord le Trust Général.Vous y serez bien renseigné(e), sans aucun engagement de votre part.Le Trust Général vous offre: ult.itions ; gratuites *t l’objecti vite d'üru m établie depuis n, les a va nces de to es dans I' im médiat Le 43e congrès national de Canadian University Press se tient au Camp Edphy de Val Morin jusqu'au 3 janvier.nous ci ilcm.imli' le moyen le plus simple d'y v oir clair dans une- situation complexe ' un regroupement d’experts de plusieurs domaines, y compris la fiscalité.p directeur-gérant.27 SAMEDI Sept Iles Québec Munir TRUST GÉNÉRAL DU CANADA I830 • Chu «uitimi 54O-O-W0 • Rimouski 72-1 1106 833-445 • I rois Ri\ u re‘ 1 ° .*0 • -e o,.|: .Outrem.'e.l 7TO 32t • • Hull 771 322: • e .i.Sherbrooke Sherbrooke l'rust 5o3 -1011 _22____ LUNDI Les YMCA communautaires de Saint-Laurent, de l'Avenue du Parc, et de NDG organisent des camps de Noël pour les enfants de 6 à 12 ans.Ces camps, particulièrement utiles pour les parents qui doivent travailler pendant le congé scolaire auront lieu les 22, 23 et 24 décembre et les 29, 30 et 31 décembre.Des activités à l’intérieur et à l'extérieur sont pié-vues pour les enfants entre 9 h et 16 h chaque jour.Pour Inf.: 748-6128 (Saint-Laurent), 271-2548 (Avenue du Parc) ou 486-7315 (NDG).Expansion d’Ivacoà Vancouver Ivaco a conclu l’acquisition de'toutes les actions en circulation de la Wrights Canadian Ropes, de Vancouver (C.-B ).L’achat a été effectué au comptant.La Wrights est un fabricant important et prospère de cables métalliques et elle est un des principaux fournisseurs pour les industries maritime, forestière et minière, l’industrie de la construction et du forage de puits pétroliers de l’Ouest canadien Le président d’Ivaco, M.Paul Ivanier a affirmé que l’apport de la Wrights au groupe Ivaco constitue la première exploitation manufacturière de la société dans l’Ouest canadien.Ivaco est un important fabricant de billettes d’acier, de barres et de profilés laminés à chaud, de fil machine et de fil métallique, de treillis soude, de clous, de clôtures, d’éléments de fixation, de tubes d’acier, de bâtiments d’acier préfabriqués, de pièces de précision usinées, de cables métalliques et de toiles et feutres de haute technologie pour l’industrie papetière, Ivaco exploite 33 usines dont 15 au Canada et 18 aux États-Unis.CORPORATION FALCONBRIDGE COPPER AVIS DE DIVIDENDE Les Administrateurs de Corporation Falconbridge Copper ont déclarë un dividende par interim de vingt-cinq (25'j par action, payable en tonds canadiens le 31 décembre 1980.aux actionnaires Inscrits à la clôture des affaires le 19 décembre 1980 Par ordre du Conseil J M DaCOSTA Secrétaire Toronto, Ontario 11 décembre 1980 La garderie La Barbouille de Sainte-Adèle dans les Laurentl-des, offre un service de fin de semaine pour les enfants de 6 mois à 6 ans, de 8 h 30 à 17 h 30, incluant un repas chaud et deux collations.Pour inf.: Cathy à Sainte-Adèle: 229-4616.NDLR — Notre chronique «A surveiller» sera interrompue pour la période des Fêtes de Noël et du Nouvel An.LE DEVOIR reprendra ce service aux lecteurs le samedi 10 janvier.BOUQUINEZ A Ls’AISE A L’agence du livre français inc.1246 rue St-Denis — Montréal, Qué H2X 3J6 — Tél.: 844-6896 844-6438 l’homme et l’organisation l’homme et l’organisation J.-Pierre Hogue % T e éditions commercé Deauchemm J.-Pierre Hogue, L.Ps.(Université de Montréal), Ph.D.(Case Western Reserve University, Cleveland, Ohio).Ce volupté traite des réalités qui composent et qui sont donc toujours présentes dans la vie organisationnelle.Il traite de ce qu’il faut connaître et appliquer pour changer des situations menaçantes en stratégies de rendement efficaces et profitables.Il dit comment cesser la confrontation pour en arriver à de la participation véritable.Nous sommes entrés dans la période emballante de l’HOM-ME et l’ORGANISA-TION.En exclusivité dans toutes les bonnes librairies Editions Deauchemin 381 OUEST, ST-JACQUES MONTRÉAL, P.Q.H2Y 3S2 TÉL,: 842-1427 r Le Devoir, samedi 20 décembre 1980 ¦ 11 Le prime rate atteint 21.5% NEW YORK (AFP) — La plupart des grandes banques américaines ont rapidement suivi, hier, l'exemple donné par lit Citibank et ont, en conséquence porté leurs taux d’intérêt de base au niveau record de 21.5%.Cette poursuite de l'escalade des taux d'intérêt — qui n’est pas terminée selon le secrétaire au Trésor désigné, M.Donald T.Regan — suscite un nombre croissant de critiques, dans le monde des affaires, en particulier de la part des petites et moyennes entreprises.Celles-ci.de par leurs surfaces limitées, sont en effet les plus pénalisées par la hausse du «prime rate».Comme pour se défendre des critiques qui pourraient leur être adressées, le président de l'Association des banquiers américains.M.Lee Gunderson, a affirmé publiquement, jeudi, que ceux-ci n'ont aucune responsabilité dans l'escalade actuelle des taux d'intérêt.Le véritable responsable, a-t-il ajouté en substance, c'est avant tout l'inflation provoquée par les déficits budgétaires et qui amène la Réserve fédérale à suivre, à juste titre, une politique monétaire stricte.Pour sa part, le secrétaire au Trésor désigné, M.Donald T.Regan, estime que le «prime rate», qui est actuellement de 21%, montera jusqu'à 22 à 22.5% avant d’amorcer une désescalade qui la ramènera vers 16 à 17%.M Regan a fait cette prédiction au cours d’un entretien qu'il a accordé à quelques journalistes et dont la teneur est rapportée hier par la presse américajne.Le futur secretaire au trésor s’est déclaré d'autre part opposé à la proclamation d'un «état d’urgence économique».Il a affirmé qu elle ne serait pas justifiée malgré «l'état très sérieux» de l’économie et pourrait avoir un très mauvais effet psychologique.Le prochain gouvernement, a conclu M.Regan, se devra de suivre avec la plus grande attention l’évolution du dollar, tout en travaillant à renforcer la confiance internationale dans la puissance de l'économie américaine.Rien ne va plus dans l'informatique aux États-Unis Northern Telecom perd $221 millions lit' cüi(iiX-'Mûtilrèaù J^jJaurntb 'fraiKuij Pour Noël.menu spécial réceptions de bureaux et de famille.Ouvert le 25 décembre 361 est.rue St-Paul Vieux Montréal Réservations: 861-5337 - per Michel Nadeau La compagnie Northern Telecom, de Toronto, filiale à 55% de Bell Canada, affichera des pertes d’au moins $221 millions en 1980 en raison de ses déboires spectaculaires dans le domaine de l’informatique aux États-Unis De plus, la compagnie, maintenant ontarienne, a annoncé le licenciement récent ou prochain de près de 3,000 travailleurs dans ses usines américaines et d outre-mer.Le président et chef de la direction, M Walter F Light a précisé que la compagnie prévoyait egalement faire des pertes en 1981 L'ampleur du déficit de Northern Telecom a surpris les milieux financiers qui ne s'attendaient pas à de si mauvaises nouvelles.Les actions sont tombées à un niveau-plancher de s$30.25.La compagnie devra ’donc inscrire une perte de $6.55 pat action au quatrième trimestre Reste à savoir si le dividende de 25 cents par action sera maintenu pour les actionnaires dont la compagnie-mère, Bell Canada?Le déficit de plus de $221 millions se classe au deuxième rang au triste palmarès des échecs financiers au Canada derrière celui de Massey- Ferguson qui a perdu $262 millions en 1978.La malheureuse aventure de Northern Telecom Systems Corp (NTSC) coûtera au moins $121 millions à Bell Canada soit environ 74 cents par action ordinaire.Le déficit de Northern amputera du tiers environ les bénéfices de 1980 de la compagnie de service téléphonique de la côte du Beaver-Hall.Deux éléments composent cette perte: d abord Northern Telecom devra radié une somme de $107 millions au chapitre de l’achalandage et de l’investissement technologique.La compagnie a payé trop cher l'acquisition de deux entreprises en 1978: Sycor Corp.et Data 100 Corp.La fusion de ces deux compagnies a donné Northern Telecom Sys- Ta tion de la firme torontoise avait prévu tirer beaucoup plus de revenus dans des contrats de location d equipe-ment.Ce fut le contraire Aussi la compagnie a decide de racheter des systèmes devenu vétustes qui pourraient éventuellement faire concurrence à ses nouveaux systèmes plus modernes Dans le domaine manufacturier, on a fermé deux usines à Ann Arbor, au Michigan, et à Goldsboro, en Caroline du Nord Les déménagements d'installations de produi tion ont entrainé des coûts très éle vés et désorganisé les opérations de fabrication.Northern conserve néanmoins 20 usines aux USA.L'effectif de NTSC a été réduit de 1,700 personnes en 1980 et 600 autres perdront leur emploi bientôt, toujours aux États-Unis.(La compagnie ne possède pas d'activités dans la télématique au Canada ) Une tranche de 300 personnes disparaîtra de la liste de paie dans It's usines d outre-mer (Angleterre.Malaisie.Brésil et Turquie) et un nombre equivalent d'employés cadres seront li cenciés aux USA La direction a imputé une perte de $26 millions pour des stocks qui ne pourront être vendus en 1981 La conjoncture difficile retarde des decisions d'achat ce qui rend rapidement vétuste c ertains équipements.Néanmoins, M Light a réaffirmé la volonté de l’entreprise de se ranger parmi les chefs de file sur les marches émanant de la convergence des technologies de l'informatique et des télécommunications «Les pertes que nous prévoyons en 1981 n'ont aucunement ébranle notre résolution de réaliser notre objectif initial», a ajouté M.Light Par ailleurs, à Ottawa, le président de l'Association australienne du développement des telecommunications a témoigné devant la Commission des pratiques restrictives pour dire que la libre concurrence avait amené l'effondrement presque total de l'industrie manufacturière dans ce pays On étudié présentement les conséquences de la supression du protectionnisme au Canada dans le domaine des télécommunications StGlCO STELCO INC.ACTIONS ORDINAIRES CONVL H T'BLES DE SÉR.E A ET ACTIONS ORDINAIRES CONVERTIBLES DE SÉRIE B DIVIDENDE NO 278 Avis es! d.'” >e p.n la présente que le const1! d administration delà Société a rteclan * les dividendes suivants pay.itves .11 -.chacun des Ci s.le lundi t *v> ei 1981 aux at tionnaires ms*.< 4- .1 ta fermeture des «itfaiies •» ver died , tanvier 1981 1 un divider at cents ; 45C pc tnhution st ; pi prt t qua*ante-cinq s cnn et une dis mntaire de vingt action ordinaire sene A de la équivalent a qua • 45C) par action t t tion supple mqt ( ents (2Qî) par convertible d*’ tau Les exportations soutiennent la vigueur du secteur manufacturier BANQUE NATIONALE DU CANADA AVIS D'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE ET EXTRAORDINAIRE DES ACTIONNAIRES Avis est donne, par les présentes que l'assemblée générale annuelle des actionnaires de la Banque Nationale du Canada, qui sera egalement une assemblée generale extraordinaire, se tiendra a l'Hôtel Reine-Elizabeth.300 ouest, boulevard Dorchester.Montreal, Canada le ieudi 15 lanvier 198t.a 9h30.pour (a) recevoir le rapport des administrateurs et les états financiers pour l'exercice termine le 31 octobre 1980 de la Banque Nationale du Canada, (b) etudier et.si tuge a propos, approuver 'es nouveaux réglements generaux de la Banque (sau1 le Reglement Neuvième).(c) etudier et.si |uge a propos, adopter* la résolution spéciale suivante.'Il est résolu d approuver le Règlement Neuvième des reglements generaux ayant trait a l'émission des actions du capital social de la Banque sans ohre préalable aux actionnaires ' (d) 'elire les administrateurs.(e) nommer les vérificateurs et fixer leur remuneration: (t) etudier et, si juge a propos, adopter la resolution spéciale suivante II est résolu d approuver le Reglement numéro 12 ayant trait a la remuneration annuelle globale des administrateurs (g) etudier et, si juge a propos, adopter la resolution spéciale suivante Il est résolu 1 d approuver le Reglement numéro 13 modifiant le capital social autorise de la Banque par (i) la creation de 7 500 000 actions ordinaires additionnelles d'une valeur nominale de $ 2 chacune, (ii) la creation d actions privilégiées de premier rang pouvant être emises en series jusqu'à concurrence d'une considération globale d'au plus $ 100 000 000, et (ili) la création de 1 600 000 actions privilégiées convertibles d'une valeur nominale de $31 chacune .et 2.de réduire le capital verse de la Banque d'un montant égal a la valeur nominale globale des actions privilégiées convertibles effectivement converties et de débiter d un pareil montant le compte capital .verse des actions privilégiées convertibles : et avis est, pat les présentes donne que ladite resolution spéciale sera soumise a l approbation du gouverneur en conseil! (h) etudier et.si luge a propos, adopter la resolution spéciale suivante Il est résolu d'approuver le Reglement numéro 14 stipulant que les administrateurs peuvent declarer, en tout temps et de temps a autre, des dividendes sur les actions ordinaires de la Banque qui soient payables en numeraire ou.au choix du détenteur, sous (orme d'actions ordinaires additionnelles de la Banque », (i) etudier toute autre question dont rassemblée pourrait être régulièrement saisie Par ordre du conseil d'administration Le vice-president et secretaire Yvon Marcoux Montreal le 16 décembre 1980 NDLR — Le 11 septembre dernier, LE DEVOIR attirait l'attention de ses lecteurs sur des pertes probables de $125 millions pour les activités de Northern Telecom aux États-Unis.Nous expliquions alors en détail les ditlicultés de la compagnie aux USA.Quelques jours plus tard, le vice-président '(relations de l’entreprise), M.Roy T.Cottier nous adressait un long texte pour réfuter catégoriquement les affirmations de notre collaborateur Placé en bonne place dans nos pages, l'article de M.Cottier constituait un vigoureux démenti des propos du DEVOIR.Les chiffres publiés hier nous donnent cependant entièrement raison.Il faudrait peut-être que le Conseil de presse se penche aussi sur certaines méthodes de relations publiques qui visent à tronquer la réalité dans le seul but de protéger à tout prix l'image d une entreprise.(M.N.) BANQUE NATIONALE DU CANADA AVIS DE DIVIDENDE Avis est donné, par les présentes, qu'un dividende de trente cents par action sur le capital social versé de la Banque a été déclaré pour le trimestre se terminant le 31 janvier 1981 Ce dividende sera payable au siège social et à toute succursale de la Banque, à compter du 30 janvier 1981.aux actionnaires inscrits dans les registres de la Banque le 31 décembre 1980, à la fermeture des bureaux Par ordre du conseil d administration Le vice-président et secretaire YVON MARCOUX Montreal le 27 novembie 1980 par Marie-Agnès Thellier Si le secteur manufacturier n'a créé en 1980 que 12,000 emplois comparativement à 33,000 en 1979, la progression de ces emplois dans un contexte de récession économique est due notamment à la vigueur des exportations dans le domaine du primaire et du secondaire Or les exportations de produits manufacturés, gui ont déjà subi une première transformation industrielle, se sont accrues de 36% en 1980 et représentent 80% des exportations internationales du Québec Ces précisions ont été apportées hier à Montréal par le ministre de l’Industrie, du Commerce et du Tourisme du Québec.M.Yves Duhaime, qui présentait le traditionnel bilan économique de l’année préparé par son ministère.L'analyse de l’industrie manufacturière québécoise demeure cependant nuancée car si les premiers mois de l’année furent prometteurs, on note un fléchissement depuis l'été, notamment dans le rythme de croissance de l’emploi manufacturier, le taux d'utilisation des capacités de production des usines, et le volume des ventes.«Malgré la récession économique qui secoue l’Amérique du Nord en 1980, le secteur manufacturier québécois parvient à tirer le maximum ae la demande très forte de biens d’équipement «(venant des industries et des mines canadiennes), conclue le document.Il poursuit: «Encouragés par leurs profits élevés des dernières années et par les programmes gouvernementaux récents, les fabricants québécois affichent en 1980 la plus forte hausse de leurs immobilisations depuis 1974», avec $671 millions.Pour Montréal seulement, les previsions d'immobilisations du secteur manufacturier ont progressé de 26% par rapport a 1979 et de 64% par rapport à 1978 pour atteindre $671 millions.La réalité dépassera peut-être ces prévisions puisque pour l’ensemble du Québec les prévisions ont été révisées à la hausse de Offrez-vous le Québec en cadeau.EXPRESSIONS *6.75 Demandez à votre librairie la sélection Noël des éditions HMH: patrimoine, littérature-jeunesse, livres-disques, livres d'art.smSÊSS f,Mrt a .- ffe 'TMiK ,.«A , «*v *> * $14.95 *14.95 HÜfff 7360 boul Newman Ville lasalle P Q HBN 1X2 (614) 364 0323 éditions hurtubise hmh Itée 21%.On connaît le succès remporté par l’aéronautique basée à Montréal (Pratt and Whitney et Canadairi 16 des 25 principales entreprises manufacturières québécoises ont Montréal comme principale région d'activité.Alors que la part de Montréal dans la population totale, la population active et l’emploi au Québec oscille entre 44 et 48%, la pro duction intérieure brute de la région montréalaise représente plus de 60% du total et 64% de la recherche-développement.Même si les chiffres semblent encore timides, l'économie montréalaise a tenu le coup pendant la récession nord américaine et le prochain Sommet sur l'économie de la métropole montréalaise bénéficiera d'une con joncture- favorable.«Nqtre objectif sera de consolider les tendances déjà visibles et d'approfondir une action, déjà amorcée par l’effort de preparation du Sommet», a précise M Bernard Landry, ministre d'Etat au Développement économique.Le chômage n'a baissé que de 0.1% pendant les onze premiers mois de l'année le taux de chômage de la région administrative de Montreal a été de 8.9% tandis que 27.000 emplois se créaient, suffisamment pour éponger l'augmentation de la main d’oeuvre active.La conférence de presse a donné à M.Landry l'occasion de rappeler certains dossiers prioritaires comme la rénovation des secteurs traditionnels (textile, vêtement, meuble, chaussure.) favorisée par des programmes d'innovation.Dans le cas du textile- vêtement.150 dossiers ont déjà été déposés pour l'ensemble du Québec, ce qui représenterait des investisse-ments de $60 millions Outre le projet de vapo-rraquage étudie notamment par Soquip, l'expansion de rétromont dans quelques années le développement de la chimie organique à Varennes et de la chimie minérale à Reauharnois, la fabrication de matériel de transport, peut-être les retombées promises du contrat F-18.peut-être aussi le fameux contrat des frégates pour la tnarine canadienne Voilà quelques espoirs pour l'économie de la métropole.M.Landry a aussi rappelé que 1980 aura été la meilleure année touristique depuis 1967, avec 70.000 congressistes (contre 45.000 en 1979) et 650,000 touristes à Montréal.! t?oc convertible Société et ?un dividend* rante-c inq a et t ne Ois! mentairedf \ action ord ._ sene B de h ' \ ete payables en actions on lu au es convertibles de sene B - , vi.lees su» la bas»* .1 meat tion t r ima-toconvertible de sc *• B '1 une valeur de $38 59 J ACTIONS PRIVILÉGIÉES, DE Su RIE C DIVIDENDE NO 3 Avis est ¦1i.*mu» pa* la prescrite que le conseil d admit istration de la Société a a» h « t t » dividende de qt ai ante Miut t rr t > et demi (48 50 pai ai bon pnvn- \)iee de seueC de la Société, payable ie lundi 2 février 1981 aux K t '• ' sures inscrits a la fermeture les ad me?» le vendredi 3 lanvier 19b1 ACTIONS PRIVILÉGIÉES DE SÉRIE D.DIVIDENDE NO 1 Avis est di que le conseil Scciete a Ier ' qt atre- vingt quante-six ce» actioi pnvi < g i« 1981 aux at 1»or < ,i n fermeture des afin e janvier 1981 Par ordre du < onseii • par la présente ummstration de la m dividende de ents et cm Mie.83 560 par • -ne D de la .di 2 février ,1 les nsents «i la vendredi 2 i e secrétaire J W Younger Toronto.Canada l e 15 décembre 1980 On ne doit interpréter cette annonce comme une offre publique à moins qu’une commission des Dateurs mobilières ou une autorité competente dans chaque province n’ait accepte un prospectus à c et effet.Seul un prospectus peut servir d’offre et on peut en obtenu des exemplaires auprès du sousnommé ou de lout courliei habilite légalement a offrir ces litres dans chaque province.NOUVELLE ÉMISSION ABRI FISCAL üiY HLM CINEMATOGRAPHIQUE DE LONG METRAGE $3,600,000.720 paris PRIX DE SOUSCRIPTION: $5,000.LA PART RECKLESS est tourne a Vancouver et a Los Angeles et met en oedelte MEG FOSTER vedette américaine et DOUGLAS GREENAL.L jeune acteur canadien.RECKLESS est un film jeune et romantique dont l’action se déroulé à Los Angeles dans le tourbillon oertigineux des compétitions de super moto cross et de delta plane, deux des sports les plus dangereux et les plus spectaculaires en oogue chez les jeunes aux Étals Unis, au Canada et a traoeis le monde.Les investisseur s pourront déduire le prix d'achat en entier de leur revenu imposable ordinaire pendant l'année d'imposition 1980.Chaque part représente une participation indivise et égalé dans la propriété incontestable du négatif original du film, des dioits d'auteur qui doivent etre enregistres et de tous les droits connexes s’y rapportant.Afin de recevoir un prospectus, veuillez communiquer avec nous ou poster le coupon ci joint.GRENIER RUEL & CIE IIVC.Posiez ce coupon i GRENIER RUEL & CIE INC.OUtBEC i AV CMAUVLAU GIP /ES 59/ TOOO MONIMf A.800PLACE VICTORIA MA/ ICT EM 9000 Veuillez me faire parvenir le prospectus de RECKLESS NOM ADRESSE VILLE TÉLÉPHONÉ: Affaires CODE POSTAL Residence ' I I 12 ¦ Le Devoir, samedi 20 décembre 1980 Bond immobilier La Bourse de Toronto a progressé de façon soutenue après un depart hésitant, hier, et l'indire composé termine la semaine en hausse de 7.25 points à 2245 71 Dix des 14 secteurs du marché ont consolidé leurs positions, rimmobilier-construction faisant un bond de 87 12 à 6236 04 A l'inverse.les transports perdent 31 67 à 2966 09 Une fois les affaires terminées on compte 339 titres en hausse, 204 en baisse, et 195 sont inchangés Quelque 7 n millions d'actions ont été traitées et la valeur était de J109 02 millions Les échanges d'actions Northern Telecom Ltd ont repris après un arrêt dans la matinée et ce titre clôture en baisse de 0 50 à $30 50 Même chose pour Bell, qui finit en hausse de 1-8 a $19 25 Parmi les valeurs industrielles échangées, General Motors gagne 2 7-8 à $53 1-8.Trimac 2 3-4 à $42 1-2, Palconbridge Nickel 2 1-2 à $97.f'ominco 2 à $70 1-2 et Asbestos Corp I 3-4 à $29 1-4 Sobeys Stores cède 5 à $35.Great Lakes Forest 1 3-8 a $71 3-4, Alcan 1 1-8 à $39 3-4.Nova A 1-2 à $36 1-4 et Ronyx Corp 3-4 à $5 Dans le secteur minier, Lake Shore Mines gagne 1 3-4 a $37 1-4, Ca-rolin Mmes 1 1-2 à $42 et Afton Mines 1 à $49 Dickenson A perd 3-4 à $14 et Denison Mines 1-2 à $54 1-2 Parmi les pétroles.PanCanadian Pete gagne 2 a $97, Phoenix Canada Oil 1 3-4 à $29 1-4 et Canada Northwest Land 1 1-4 a $38 1-2 Co-seka Resources perd 1-8 à $25 3-8 et Canadian Natural Resources 1-8 à $26 7-8 Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Ventes Haut Bat Farm Ch AbtIPrce 19450 S25 24V4 24%+ Abitbi7’/^p 150 $35% 35% 35%'* '/2 AbitbIlO 276 $47% 47V4 47'/4- Va AcKlands 300 $13% 13% 13%+ Va AdanacM 6600 360 350 355 Afton Min 4125 $49% 48’>^ 49 + 1 AgnicoE 12100 $18'/» 17W ia'A+ % AgraindA 300 $9 9 9 + AhedC 500 75 75 75 Akaltcho 1200 240 225 225 -35 Albany 23950 275 260 275 + 6 Alf£nergy]4043 $24 23'/^ 24 + % Alfa Nat 300 $19% 19% 19%+ % Alcan 56637 $40% 39% 39%-1 % AlgomaSt 260 $36% 36% 36% - % A5tel P 410 $22 22 22 Alumîrdp 1700 $22% 22 22%+ % Am Eagle 27678 360 340 355 + 5 Am Leduc 12200 88 85 86 AndresWA 502 $14 13% 14 + % .210 $50% 50% 50% 768 $23% 23% 23%+ % 220 $25% 25% 25%+ % AngCT315 970 $27% 27% 27% - % «ngOGId 3050 420 415 420 AngUDev 4000 265 245 245 Aquitaine 20025 $38% 36% 38%+1% Arbore 1000 $5% 5 5 - % Argosy 15600 130 126 130 + 2 500 $23% 23% 23% - % 201 $22% 22 22 - % 2400 $6% 6% 6%+ % 11800 $21 20 21 + % 3750 $29% 28% 29%+1% 3129 $11% 10% 11%+ % 100 425 425 425 4440 $23% 23 4910 170 153 46950 185 170 750 $11 AngAm6'/4 AngCT265 AngCT290 kngCT315 Args260p ¦ Ar}u5“ Ar^sBpr ArgusCpr Asamera Asbestos •»AsocPorc K Astral AtcoA w.AtICCop r,.AtlasYk , AtoHardA .BBCMp 1000 $20 K BCSugarA 200 $42' , BCSugarP 100 $12% ^ BPCan .Bachelor Bakertalc BanIsterC BankBC i BankMtl ; BankNS ‘ Bankeno ‘ Barex Barv Expl Basic Res ' Baton B Becker Bp Belding U6 $56% 56% 56% 1400 $21% 21% 21 %- % 23%+ % 170 +20 180 +10 11 11 - % 19% 19% - % 39% 42 +1% 12% 12%+ % 8885 $36% 36% 36%+ % 4000 $6% 6% 6%+ % 2000 150 150 150 - I 3880 $14% 14 14%+ % 2509 $45 45 45 30973 $33V4 32% 32% - % 19078 $34 33% 33% - % 77740 $9% 8'% 9 + % 31600 37 34 36 +3 5900 150 140 150 +10 300 $11% 11% )1%+ H 360 $19% 19% 19% - % 500 $12% 12% 12%+ % 800 245 235 245 + 5 BelICanad99603 $19% 19% 19V4+ % viBellApr BellCpr Beil1.80 1425 $17% 17 17%+ % Belli 96 9340 $22% 22% 22%- % Bell2 05 5740 $21% 21% 21% BethCop 1400 $37% 37 37%+ % BighartO|^ 1200 $6% 6% 6%- % BirtmoreM 300 $8 8 8 - 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Brunswk 4861 $16% 16 16 CC Yachts 1250 335 “* CAE 400 $24 CIL 400 $35 CME Res 32100 455 CMSMines 6000 150 CadFrv 601 $22% 22% 22%+ % CadFrvA 3725 $7% 7% 73%+ % Cal Pow A 15750 $173/4 17% 17%+ % Cal Pow B z2 $17% 17% 17% • Z50 $65 65 65 105 $90% 90% 90'/2 200 $21 20% 20% 600 $eiVa 81 81 4600 475 360 475 +115 21500 260 247 255 - 5 2900 $9% 9% 9% 8560 $41 Va 40% 41%+ % 7525 $69 66 68%+ % 1756 $13% 12% 12% - % 3152 $13% 13 13%+ % 300 $11V8%U 11 - % 7450 $14% 14'/a 14'%-.Va 2423 $13% 13'% 13'% 24091150 148 148 + 2 26345 $20% 20'% 20'% 100 $34% 34% 34% CNorWest 6285 $38'% 36'% 38'%+!'% CanPÊ 131016 $24% 23'% 24%+ % CPackrs 1030 $33'% 33'% 33'%+ Va CanPerm 2230 $19'% 19‘% 19'%+ Va CPerm6% 800 $22% 22'% 22'%- ’% CS Pete 10100 $nV4 il ll'%+ ’% Can Trust 572 $26 26 26 C Trust 7'% 500 $19% 19% 19%+ Va CTung 200 $43% 43% 43% — '/k CdnArrow 800 185 185 1 85 —15 CCablesyA 3600 $15 14% 15 + '% CCablesyB24750 $14 13’% 14 + % CCManY 200 $11'% 11’% 11'%+ % CCurtls 300 100 1 00 1 00 — 4 CG Invest 1000 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I 103 24» TCFoxe 12 122 52% UCemp • 109 51% UnCarb 5 464 49 USOyps 6 39 31% USSfHI 671 23% UnTech 1 1258 59'A Uplohn II 423 61'A Varian 9 41 25'A WkHCn 10 25'A VVeltJ 7 946 28% WarnL 10 949 II» Westg El 6 1004 29» WJtyerhi 11 903 32» WhItCn 4 47 24 Wolwth 4 259 21% XtroxCp 1 1819 57% Zenith R 11 730 17 Zurn ind 7 145 19'A Bat Farm Ch 14% 14%- Va 47% 47’A-1'A 72% 73’A- 'A 31% 32'A+ 'A 15 15%+ 'A 66'A 67%+ % 29'A 30 13'A 13%+ Va 23% 24'A+ » 44% 44%+ 'A 40% 41 + 'A 75'A 77 +1'A 35% 37»+1% 521'A 21 %- % 55% 56 82'A 02%- 'A 2» 2% 9'A 9%+ 'A 64% 67'A+3'A 68% 68%-1% 65’A 66%+1% 73 73% 27 27%+ % 31'A 21%+ Va 39'A 39%+ % j25>A 25'A- 'A 8'A 8% 59% 59% + 'A 14% 1S'A+ % 6S’A 66 + % 34% 35 10% 11 33 34'A+1» 4 4'A+ » 65 65% 30% 21%+ » 51% 52 -1 34» 24% 63'A 64%+ % 47» 48 + % 38% 39'A- % 39% 40 33'A 33%+ 'A 23 23%- 'A 22’A 23’A+ % 14% 14’A- % 63 63'A- 'A 26% 37'A+ % 9» 10'A+ % 27'A 27%- % 71'A 71'A+ » 45'A 45'A+ % 36% 37 + % 19% 20 - 'A 11% 11%+ 'A 37% 38’A- % 99» 101'/j+l’a 23'A 24'A+ % 2I'A- 'A 33 + 'A 58’A+ 'A f3'A+ 'A 39’A+ % 117% 130%+3'A 21% 22 + » 25'A 2S%+ » 14% IS + 'A 57'A 57'A-1'A 10% 11'A+ 'A 11% 12'A+ % 13% 13%- % 41% 42 13 13»+ % 56% S7'A+ % 25% 26A+ % 2S'A 23'A+ 'A 104 lOl'A- 'A •4% 84-/4+ % 77'A 71 -1 3% 4 + » 21» 21 272100 $39% > 326 $6% $39% I 1628 $5'/4$23h 291 45 $23% 2549 $3% $23% < 813100 $23% 5132 $2'’«$23% 556 $2'/4$23% 2363 >40 $23% 193 S3-^aS23% 3697 90 $23% 1472 65 $23% 1504 50 $23% Moi* Prix Vol C ouv Ferm Titre ÜulfC My 20 GulfC My 20 p Guif C My 22'» GulfC My 22'»p GulfC My 25 ¦ ¦ My 25 p My 27’» My 27'»p My 30 My 30 p My 32’» My 35 Ag 20 Ag 22'» Ag 25 Ag 25 p Fb 25 Fb 30 Fb 30 p Fb 32'» Fb 35 My 25 My 27'» My 30 My 32'» Ag 22'» Ag 25 Ja 10% Ja 14'/4 Ja 15 Ja 17'» Ja 20 Ap 17'» Ap 20 Jy 15 Ag 15 Mr 12'» Jn 10 De 10 Fb 20 Fb 22'» Fb 22'»p Fb 25 Fb 25 p F b 27'» Fb 30 F b 32'»p My 20 My 22'» My 25 My 27’» My 30 My 32'» Ag 20 Ag 20 p Ag 25 Fb 30 Fb 32'» Fb 32'»p Fb 35 Fb 40 Fb 40 p Fb 45 Fb 50 My 30 My 30 p My 32’» My 32'»p My 35 My 40 My 40 p Ag 35 Labat A Ap 25 Labat A Ap 27'» MB Ltd Fb 40 MB Ltd My 35 MB Ltd My 45 Moore Fb 32'» Moore Ag 35 NatBk My 12’» NorTelJa 35 Nor Tel Ap 30 Nor Tel Ap 32’» Nor Tel Ap 35 Nor Tel Jy 30 Nor Tel Jy 32'» Nor Tel Jy 35 Nc-an Fb 25 Fb 27'» F b 27'»p Fb 30 Fb 30 p F b 32'» Fb 32'»p My 27'» My 30 My 30 p My 32'» My 27'» Ag 32'» GulfC Guif C GüifC Guif C GulfC G 'K Guiî C Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C HBOG HBOG HBOG HBOG HBOG HBOG HBOG HBOG HBOG HBOG HBOG Husky Husky Husky Husky Husky Husky Husky Husky I Pipe lAC lAC lAC Inco inco Inco Inco Inco Inco Inco Inco Inco Inco Inco Inco Inco Inco inco Inco Inco iOil A 1011 A 1011A lOil A lOil A lOilA 1011 A lOil A lOil A lOilA lOilA ion A lOil A ion A lOiiA ion A Noran Noran Noran Noran Noran Noran Noran Noran Noran Noran Noren Noren Rang Rang Rang Rang Rang Rang Rang Rang Rang Rang Rang Rang Les rours des obligations étaient en hausse cette semaine dans le marché canadien Le court terme a gagne .10 cents, vendr«ii Le moyen terme a gagne deux points Le long terme et les obligations des provinces ont monté de 2 5 points Les titres des sociétés ont pris 2 25 points L'argent au jour le jour commandait un intérêt de 17'- Les bons du Trt-sor a trois mois rapportaient en moyenne 17 11 .au lieu de l5Bfi': la semaine dernière I,es bon.s a six mois donnaient un rendement de tti 4B' , au lieu de 16 40'- tin bon spécial a un an se traitait a 15 1.1 L'or et l'argent • L'ontY* d or en devise canadienne était rotée hier a la clôture des marchés a $710 40 (demande) et $720 00 (offre) par la Fiducie (juardian.un important l’ourtior de métaux précieux et de devises étrangères L'once d'argent quant a elle était cotée a $19 27 (demande) et à $20.27 (offre) ¦ Voici les cours de l'or à la fermeture des principaux marches mondiaux, en dollan américains, avec entre parenthèses.les cours de la veille I/ondres; $584 00 ($.575 75), Paris: $614 55 ($612 57).Francfort: $575 04 ($578 01 ).Zurich; $575 50 ($574 50).Hong Kong: $578 10 ($578 45) Wlkr C WIkrC Wlkr C WlkrC WIkrC WlkrC 50 929 $6% $23% 5 74 95 $23% 107 1910 $5% $23% 13 171180 $23% 596 2878 $3% $23% 67 199 $2'» $23% 61 1122 $2% $23% 10 58 $3% $23% 220 1742 $2 $23% 1 29 $6'/4$23% 97 538 160 $23% 25 631 1)0 $23% 15 323 $6 $23% 13 204 $6% $23% 90 287 $5%$23% 41 S3 $23% $24>/9 $24'» $24'» $24'» $24'» $24'» $24'» $24'» $24'» 59 409175 10 309 55 10 17 $7 2 121 35 3 257 35 14 381 $3 1 56 $2 1 267135 2 120 90 1 102 $5'/4$24'» 10 37 $4'/4$24'» 30 36 $8 $19'» 2 123 $5'»$19'» 10 590 $4 $19’» 40 2011 $2'/4$19'» 171 3029 80 $19'» 3 626 $3%$19>» 32 1237 $2'» $19'» 1 66 $5'» $19'» 1 11175 $15'» 10 316 25 $10% 7 296190 $?0% 89 183 20 $10% 20 7e6 $3% $22% 41 982195 $22% 2 174 100 $22% 46 1894110 $22% 25 415 S2%$22% 143 1931 50 $22% 15 1336 20 $22% 1 9$10’/4$22% 25 128 $4’» $22% 15 634 $3% $22% 33 854 $2'/4$22% 108 781 120 $22% 1 605 85 $22% 5 91 35 $22% 5 58 $5% $22% 5 5125 $22% 1 46 $3 $22% 6 38 $4'» $32'» 5 409 $3 $32'» $32’» $32'» $32'» $32'» $32'» $32'» 51 $6'/4$32'» 9170 $32'» 390' $4% $32'» 69 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Italie Jamaïque Japon Liban Mexique Norvège Nouvelle Zeiande Portugal Royaume t’ni .Suède Suisse Venezuela Hand E'ram’ CE'A Mark Dollar Dollar .Srhilling Dollar Krani Couronne Peseta I>o||ar Mark EYant Drachme ETorin iHillar Roupie Sheijels I ire t>ollar Yen Livre Peso Couronne Dollar E'srudo Sterling f'ouronne EYanc Bolivar I S857 005210 (1021 4449 l .-WÎS OR492 I 2m 05742 im 01495 I 1970 5072 2005 0252(1 5536 2550 1509 1600 001269 6744 005741 5252 05162 2.505 1 1.566 02254 2 7616 ro2 6615 2769 mâjfiasMa» Soulham Ine.: neut moLx rinx le 30 iepi 1980.$18.696.000.Il 50.parartion.1979.$21.430.000.$1 72 Télé-Métropole; exerriee clos le 31 août 1980.$11.638.000.$153 par action.1979.$9.909.000.$1 35 Le dollai canadien L; doli.i.imerieHin u clôturé, hic, on baioi de 61-lüO et cotait $1 1919 tare a la devise canadienne La livre sterling a monté de I 4-5 à $2 803» A New York, le dollar eanadien a gagné 43-100 à $0 8.T90 et la livre 2 7-10 a $2.3525 Le Devoir, samedi 20 décembre 1980 ¦ 13 L’entraîneur du Manie Eddie Firmanie, un apôtre de la défensive par Richard Milo L’entraîneur du Manie de Montréal s’appelle Eddie Firmani, 47 ans II est né en Afrique du sud, il a joué en Angleterre et en Italie, et il a occupé l’an dernier le poste d'entraîneur des défunts Fury de Philadelphie, dans la Ligue nord-américaine de soccer.Présenté à la presse montréalaise hier midi, Firmani a prédit un brillant avenir au Manie, à cause du grand sérieux des proprietaires du club — la Brasserie Molson —, de l excellence des 12 anciens joueurs du Fury qui le suivront à Montréal et de la qualité des joueurs collégiaux réclamés par le Manie au repêchage de Tampa Bay, le 15 décembre.Aujourd'hui le 20 décembre, le Manie aligne 21 joueurs, 12 anciens Fury, trois anciens Diplomats de Washington et six espoirs collégiaux.La liste n’est pas definitive, puisque Firmani a bon espoir de séduire quelques bons joueurs euro-peenns ou sud-americains avant le début du camp d’entraînement, à Miami, à la fin de février.Ont été réclamés au repêchage des joueurs collégiaux quatre Canadiens: un gardien, John Van Oostveen, au premier tour; un avant, Mario Baff, au deuxième tour; un autre gardien, Steve Gallop et un défenseur, Alex Brennen, au troisième tour.Le Manie a également choisi Thompson Usiyan, un avant du Nigeria, et David Lischener, un avant des États-Unis.Depuis, le Manie s’est assuré les services de trois joueurs des Diplomats, les demis Sonny Askew (USA) et Carmine Marcantonio (Canada), ainsi que le défenseur Barney Boyce (USA).Des Fury, Firmani a retenu les services de Pat Fidelia, Ossama Khalil, Dioko Kokovic, De-metrios Kolovos, Andy Lynch, Radi Martinovic, Fran O’Brien, Andy Parkinson, Bob Rigby, Dan Salvemini, Bob Vosmaer, et Tony Glavin «Il s’agit d’un excellent noyau, capable de rivaliser avec toutes les équipes, a ait Firmani.Reste maintenant à leur inculquer l’art de la défensive, la clé du succès.«Ce qui ne veut pas dire que le Manie n’offrira pas du jeu excitant, a-t-il précisé.Mais il faut d’abord enrayer l'attaque rivale pour ensuite marquer des buts.» Firmani présente une fiche impressionnante: en quatre ans.de 1975 à 1978.il a remporté trois Soccer Bowls avec les Rowdies de Tampa Bay.en 1975.et les Cosmos de New York en 1977 et 1978 II a également remporté le tournoi intérieur de la section est, en 1975.Il a été choisi l'entraîneur de l’année en 1976 dans la Ligue nord-américaine de soccer.Les Fury de Philadelphie ont connu une saison décevante, l’an dernier, terminant 22e sur 24 au classement cumulatif, mais le nouvel entraîneur estime que le Manie de Montréal offrira un bien meilleur rendement à sa première saison.«Il n’y a aucune comparaison possible, a-t-il dit.Le Manie de 1981 sera supérieur au Fury de 1980.en talent et en motivation.Les Montréalais seront fiers du Manie.» Né au Cap en Afrique du sud le 7 août 1933, Firmani a joué pendant cinq ans avec le Charlton Athletic, un club de première division en Angleterre.Il a ensuite poursuivi sa carrière en Italie, où il est devenu le premier joueur étranger à marquer 150 buts en huit ans avec un club de première division.Firmani a signé l’an dernier un contrat de trois ans avec le Fury de Philadelphie.Il aime Montréal, tellement en fait qu’il a déjà établi ses quartiers d’hiver au Québec puisqu il habite Beaconsfield depuis quelques semaines.Le Manie jouera son premier match au début du mois d’avril.Il rivalisera avec trois clubs dans la section est, les Cosmos de New York, les Blizzards de Toronto, et les Express de Detroit Au total, 16 matchs auront lieu au Stade olympique.Hier, le vice-président exécutif et directeur ;énéral du club de soccer Manic de Montréal, .Roger Samson, a aussi profité de l’occasion pour annoncer la nomination de M.Jacques Bu-relle au poste d’adjoint au directeur-général.À noter que M.Samson a indiqué que des négociations sont présentement en cours afin d’amener d’excellents footballeurs européens à Montréal.Il n’est pas exclu que le Manie soit en mesure de séduire quelques joueurs francophones en France, en Belgique, en Suisse et en Afrique quoiqu’il ne s'agisse pas d’une nécessité.À sa première saison, le Manie entend aligner les meilleurs joueurs disponibles, peu importe leurs origines ethniques.t H®» L’entraîneur du Manie, Eddie Firmani, n'a rien perdu de ses talents de footballeur.C'est ce qu'ont pu constater quelques-uns de ses joueurs, hier, en conférence de presse.(Photo Jacques Grenier Athlète de l’année au Canada Gretzky récolte un autre honneur Wayne Gretzky vient de récolter un autre grand honneur.Il n’a pas encore 20 ans, mais déjà, tous les épithètes ont été employés pour décrire son jeu sur la patinoire.Hier, il a ajouté à sa longue liste d’exploits en étant choisi l’athlète masculin par excellence au Canada pour 1980.La saison dernière avec les Oilers d’Edmonton, sa première dans la Ligue Nationale de hockey, il est devenu une grande vedette.Il a mérité le trophée Hart, remis au joueur par excellence, et le trophée Lady Bing, attribué au joueur le plus gentilhomme.Il a terminé sur un pied d’égalité avec Marcel Dionne, des Kings de Los Angeles, au championnat des marqueurs, mais Dionne a obtenu le trophée en raison d’un plus grand nombre de buts.II a de plus mérité le trophée Charlie Conacher, remis au joueur qui se dévoue le plus pour des oeuvres humanitaires Gretzky travaille avec les enfants handicappés à Edmonton.Dans le scrutin de fin d’année organisé par la Presse Cana dienne, Gretzky l’a facilement emporté devant Terry Puhl, voltigeur des Astros de Houston, de la Ligue Nationale de baseball.En troisième place, on trouve Terry Fox, qui malgré la maladie et l’infirmité, a couru de St-Jean, Terre-Neuve, à Thunder Bay, Ontario, dans son Marathon de l’espoir pour aider à la recherche contre le cancer.Certains commentateurs sportifs appelés à voter ne savaient pas vraiment si l’exploit de Fox pouvait le qualifier pour le titre d’athlète par excellence.Gretzky a reçu 50 votes de première place, 32 de deuxième olace et 10 de troisième place, pour un total de 224 points.Puhl a totalisé 97 points, contre 80 pour Fox.Le golfeur Dan Halldorson.de Shilo au Manitoba, qui a connu sa meilleure saison sur le circuit de golf américain, a terminé quatrième avec 53 points.Dionne, qui a reçu quatre votes de première place, a terminé cinquième avec 44 points.CMITES PROFESSIONNELLES ET D'AFFAIRES TRADUCTIONS trudeau inc.Un cabinet de traduction et de rédaction spécialisé dans les domai nés suivants • comptabilité at vérification • génie civil et industriel e exploitation minière e induetrie lourde et machinerie e électronique (514)761-6292 ^/ DAVID, BOULVA CLEVE ABCHIÎEC US 1 25 3 ove McGill College Suite 800 MONTRÉAL • 866-8621 Fondée en 169?NETTOYEUR P.M.Service d’une heure au comptoir Service de chemises 8309 ST-DENIS 381-1322 Brevets d'invention Marques de commerce Dessins industriels • Droits d auteur 1514.Docteur Ponfield Montréal H3G 1X5 Tel (514)934-0272 Télex 05-268656 Cable 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concernés auront fait l’objet des travaux prévus concernant la sécurité.D’autre part, la fédération n’a pu trouver une date de remplacement au Grand Prix du Canada (27 septembre à Montréal) qui est «gêné à cette époque par la concurrence de rencontres importantes de baseball».La seule solution qui restera aux organisateurs canadiens sera d’intervertir leur grand prix avec celui des Etats-Unis à Watkins Glen, une semaine plus tard, le 4 octobre.Enfin, un grand prix de remplacement, le Grand Prix de San Marin, a été placé en réserve au calendrier pour le 3 mai, et pourrait etre disputé à Imola.Le premier grand prix de l’année aura lieu le 22 février en Argentine.D’autre part, l’Australien Alan Jones, champion du monde 80 de formule 1, le Brésilien Nelson Piquet, son dauphin, l’Argentin Carlos Reutemann, troisième, ne sont pas venus recevoir leurs récompenses au cours de l’annuelle remise des prix de la Fédération internationale au- tomobile.La raison de leur absence ne réside pas dans la longueur du voyage qu'ils auraient dû entreprendre.Piquet appartient à l’écurie de Bernie Ecclestone, le président de l’Association des constructeurs (F.OC.A ), Jones et Reutemann à celle de Franck Williams, deux inconditionnels de la lutte que la F.O.C.A.livre actuellement au pouvoir fédéral, la Fédéra- tion internationale du sport automobile (F.IS A ), présidée nar Jean-Marie Balestre.Celui-ri a rappelé hier toutes les tentatives de compromis pour faire revenir les écuries «dissidentes» dans le giron légaliste étaient jusqu’à f résent demeurées sans effet.1 a fait état de ses démarches, sans résultat, auprès du manufacturier anglais, Goodyear, après l’annonce de son retrait, de celles, positives, auprès Read quatrième à l’entraînement SAINT MORITZ, Suisse (AFP) — Le brouillard qui avait sérieusement perturbé, jeudi, l’entraînement de la descente de Coupe du monde masculine de Saint-Moritz, s’est dissipé quelque peu hier Deux descentes chronométrées ont pu avoir lieu au cours de l’après-midi, mais pour la première séance d’entraînement, la visibilité, qui s'améliorait au fil des départs, a faussé les données, favorisant les dossards les plus élevés.C’est ainsi que le Suisse Conradin Cathomen (dossard numéro 59) a été crédité du meilleur temps devant les Autrichiens Stefan Niederseer (no 66) et Gerhard Pfaffen-bichler (no 46).Les français Guy Pessey (no 54) et Philippe Verneret (no 57) ont obtenu respectivement les douzième et quinzième meilleurs temps.Dans la seconde, l’échelle des valeurs a été quelque peu rétablie en dépit oes caprices du brouillard.L'Américain Andy Mill (dossard no 14) a obtenu le meilleur temps devant l’Autrichien Helmut Hoeflehner (no 21), alors que l'un des grands favoris de la course, le Suisse Peter Mueller a été crédité de la troisième performance devant le Canadien Ken Read.d'autres manufacturiers (Michelin et Pirelli), et de la venue d'une société britannique (International Racing Tyres Service), pour que le championnat de formule 1 soit normalement alimenté en pneumatiques.Évoquant les actions en justice dont la fédération internationale a été l'objet de la part de la FOCA devant les tribunaux britanniques, le président de la K IS A a annoncé que, de son côté, en son nom et en celui de la FISA, il avait déposé à son tour devant les tribunaux français et britanniques une plainte pour «diffamation, injures et propos mensongers tenus par la FOCA et ses instigateurs» Le président Balestre et la FISA réclament en réparation trois millions de F de dommages et intérêts.Les difficultés de la formule 1 sont donc loin d’être apla nies, Si la FISA, pour son premier grand prix, le 22 lévrier en Argentine, a dit pouvoir compter sur quinze voitures au départ (Renault, Ferrari, Alfa Romeo, Talbot, Osella et Toleman), on ne sait toujours pas quelle sera la conduite des constructeurs britanniques, d'autant que la réunion de mercredi matin, tenue secrète, près de Paris, entre Bernie Ecclestone et les constructeurs «légalistes», n’aurait pas fait progresser les tractations.C en bref.¦ Faragalli remplace Lancaster REGINA (CP) — Les Roughriders de la Saskatchewan ont annoncé la nomination de Joe Faragalli au poste d’entraineur-ehef de l’équipe.Il succède à Ron Lancaster qui a piloté les Roughriders au cours des deux dernières saisons après avoir pris sa retraite en 1978 Lancaster avait signé un nouveau contrat d’un an, le mois dernier, mais il s’est ravisé 24 heures plus tard en annonçant qu’il ne sera pas de retour à la barre des Roughriders, oui n’ont gagné que deux parties et subi 14 défaites en 1980 Faragalli était l’instructeur à l’offensive des Eskimos d’Edmonton depuis 1978.Il devient le 31e entraîneur-chef des Roughriders.¦ McNamee et Teacher gagnent SYDNEY (AP) — Paul McNamee, d’Australie, et Brian Teacher, des Etats-Unis, ont accédé à la demi-finale du tournoi de tennis des Galles du Sud en remportant des victoires convaincantes, hier.McNamee a défait John Sadri, des Etats-Unis, 7-6 et 6-3.Il affrontera Fritz Buehning, des Etats-Unis, aujourd'hui.Teacher a disposé de Kim Warwick, d’Australie, 6-4 et 7-5.Il fera face à Russell Simpson, de Nouvelle-Zélande, aujourd'hui ¦ Morrison avec les Kings PETERBOROUGH (CP) — Le capitaine des Petes de Peterborough.Dave Morrison, obtiendra un essai de deux semaines avec les Kings de Los Angeles.Réclamé en troisième ronde par les Kings.Morrison a participé à Tentrai-, i-—; —4—i-als jj a ^ cédé aux nement de l'equipe en septembre, mais i Petes pour parfaire son apprentissage Jeudi.Morrison a aidé les Petes à battre les Marlboros de Toronto en marquant un but et récoltant trois passes dans une victoire de 7-1 lors d'un match régulier de la Ligue Jr de l'Ontario ¦ Les vieilles gloires BRUXELLES (AFP) — Les organisateurs du tournoi international des vieilles gloires du tennis qui s'est déroulé en novembre dernier à Bruxelles ont décidé de tenter une deuxième expérience en 1981 Ce prochain tournoi, doté d’une bourse de $60,000, se déroulera du 3 au 5 avril dans une ville qui reste à désigner.Huit joueurs seront en liste, au lieu de 16 cette année Ont confirmé leur participation Ken Rosewall, Fred Stolle, Owen Davidson.Tony Roche.d'Australie, Jan Kodes, de Tchécoslovaquie.Marc Cox, de Grande-Bretagne.Charlie Pasarell et Clark Graebner, des Etats-Unis ¦ Bavasl absous SAN DIEGO (AP) — Le vice-président des Angels de la Californie, E.J (Buzzie) Bavasi, a été absous de tout blâme par un jury de 12 personnes relativement à une poursuite en libelle intentee par l’ancien commentateur des Padres de San Diego, Jerry Grôss.Congédié par Bavasi alors à l'emploi des Padres, Gross prétendait que Bavasi a écrit une lettre libelleuse à son égard, alléguant qu’il était souvent en état d'hébriété.¦ Rencontre d’haltérophilie Quelques-uns des meilleurs haltérophiles du Québec participeront cet après-midi à 14 h à une importante compétition d’haltérophilie au Centre-Claude-Robiliard Seront présents Luc Chagnon, Raymond Derouin, Denis Durreuil, Pierre Dupïain, Jacques Giasson, Mario Leblanc et Michel Pietracupa.¦ Les sportifs et la réclame .QUÉBEC (PC) — Le ministère québécois des Transports cessera vraisemblablement de faire appel à des vedettes du sport pour ses réclames publicitaires sur la sécurité routière.L’on craint que la crédibilité de ces réclames ne soit mise en doute à la suite des expériences malheureuses vécues avec les dieux du stade ces derniers temps Le plus récent incident s'est produit le 10 décembre dernier quand le gardien Michel Dion a abandonné son poste Jurant un match opposant les Nordiques aux Bruins de Boston À la suite de ce geste, le ministère a dû interrompre la diffusion de messages à la radio et à la télévision ou Dion parlait de l’importance de porter la ceinture de sécurité.Auparavant, le ministère des Transports avait aussi fait appel aux services de Pierre Plante et Alain Coté, des Nordiques, et du lanceur Dave Palmer, des Expos.Or, Plante et Côté ont quitté les Nordiques peu de temps après l'enregistrement du message, tandis que Palmer a passé la plus grande partie de la saison au rancart à cause d'un malaise à un coude.¦ En deux mots La skieuse Laurie Graham, de retour au pays après s’être blessée à une cheville à l’entrainement, ne croit pas pouvoir renouer avec la compétition avant la dernière descente de la saison en Coupe du monde présentée à Aspen La Canadienne Diana Halght < light occupe une excellente trie' ' deuxième place derrière l’Australienne Gabi Weber, au classement de la Coupe d'Europe de ski.Le joueur autonome Mlke Cubbage, qui a porté les couleurs des Twins du Minnesota au cours de cinq dernières saisons, a signé un contrat de trois ans avec les Mets de New York.La patinoire du Vélodrome est maintenant ouverte.ISHMEMN Ligue Nationale Jaudl Montréal 4.Calgary 0 Philadelphie 2.Colorado 0 Détroit 5, Toronto 3 St-Louis 7, Boston 3 Hier Pittsburgh à Vancouver Ce aolr Montréal à Edmonton Québec à Islanders NY Hartford à Boston Rangers au Minnesota Philadelphie à Washington Pittsburgh à Calgary Détroit au Colorado Buttalo à Los Angeles Chicago à Toronto Winnipeg é St-Louls Dimanche Hartford à Québec Islanders NY é Chicago Washington à Philadelphie Buffalo à Vancouver Les meneurs (ParliH d'hlat non comprit») (Partie d'hiar non comprit*) b a pts 12 10 Steve Shutt Mario Tremblay Guy Lafleur .Mark Napler .Bon Galney .Ftejean Houle Keith Acton .Rod Langway Yvon Lambert Doug Jarvis Larry Robinson Doug Wlckenhelser 6 Pierre Larouche 6 Gaston Gingras Brian Engblom Guy Lapointe .Pierre Mondou .Serge Savard Chris Nilan .Doug Risebrough 17 22 39 13 20 33 12 21 33 13 12 25 12 24 14 24 10 11 21 .7 14 21 7 13 20 b a pts Simmer, LA .31 25 56 Dionne, LA .24 32 56 Bossy, lal .33 17 50 Taylor, LA .19 30 49 Gretzky, Edm .13 24 47 Federko, St-L .13 34 47 Trottler, Isl 8 38 46 Barber, Phil.25 19 44 Hogers, Hart 18 24 42 Nilsson, Cal .15 26 41 U8u“ us Majeure ec ije Québc 8 11 5 19 11 16 8 14 8 14 10 14 9 10 8 9 R Sévlgny .M Larocque Denis Herron Gardiens Pi 3 20 9 be bt moy.4 0 1.30 69 1 2.95 32 1 3.55 (Daui buta dans un flllat décart.) Jeudi Chicoutimi 6.Shawinlgan 4 T.-Rivières 5, Cornwall 4 Hier Chicoutimi à Montréal T -Rivières à Québec Laval à Sherbrooke Shawinlgan à Sorei Dimanche Shawinigan à Chicoutimi Québec à Cornwall Hull à Montréal Sorel â Sherbrooke Laval à T.-Rivières Ligue Collégiale AAA Reprise des activités le 9 janvier Ligue Universitaire Reprise des activités le 9 janvier LIGUE NATIONALE P) » P n bp bc pts 1—PHILADELPHIE .33 22 fi 5 134 85 49 2-ISLANDERS NY .34 21 7 6 148 110 48 3—LOS ANGELES 32 21 8 3 135 103 45 4—ST-LOUIS .33 20 9 4 140 113 44 5—VANCOUVER .33 16 9 8 131 110 40 6—BUFFALO .31 15 8 8 124 97 38 7-MONTRÉAL .32 17 12 3 139 97 37 8—MINNESOTA 30 14 9 7 109 94 35* 9—CALGARY 30 13 11 6 111 115 32 10—WASHINGTON .31 10 11 10 117 114 30 11—TORONTO 31 12 14 5 128 135 29 12—HARTFORD .31 11 14 6 115 148 28 m 13—RANGERS NY .32 12 16 4 118 130 28 W 14—BOSTON 32 11 15 6 116 114 28 15—CHICAGO 34 11 17 6 131 152 28 16-COLORADO .32 11 16 5 109 131 27 17—PITTSBURGH .31 1Q 15 6 114 136 26 18—QUÉBEC 31 9 15 7 111 129 25 19—DETROIT .31 8 18 5 101 130 21 20—EDMONTON 30 7 18 5 105 127 19 21—WINNIPEG 32 1 24 7 96 162 9 Les 16 premières équipes accèdent aux éliminatoires LIGUE MAJEURE DU QUÉBEC Section Robert Lebel Pi S P n bp bc pts SOREL 37 22 11 4 176 151 48 CORNWALL 39 22 16 1 208 172 45 MONTRÉAL 37 17 20 0 158 172 34 HULL 38 14 21 3 134 176 31 LAVAI 37 11 24 2 154 185 24 Section Frank Dilio CHICOUTIMI 37 20 16 1 196 189 41 SHAWINIGAN .37 19 15 3 179 162 41 TROIS-RIVIERES .38 19 16 3 178 187 41 SHERBROOKE .37 16 18 3 191 174 35 QUÉBEC 37 16 19 2 160 166 34 LIGUE COLLÉGIALE AAA pj 9 P n bp bc pts SAINT-LAURENT .20 13 6 1 113 89 27 SAINT-JÉRÔME .19 11 6 2 124 88 24 SAINT-GEORGES .20 10 6 4 122 105 24 THETFORD MINES .19 10 8 1 99 104 21 DAWSON 18 6 11 1 92 122 13 LIMOILOU 20 3 16 1 86 128 7 lïtiaMÆHi Ligue Nationale Samedi Washington 16, Giants NY 13 San Diego 21, Seattle 14 Dimanche N.-Angleterre 24, Buffalo 2 Cincinnati 17, Chicago 14 Minnesota 28, Cleveland 23 Houston 22, Green Bay 3 Pittsburgh 21, Kansas City 16 Miami 24.Baltimore 14 N.-Orléans 21, Jets NY 20 Oakland 24, Denver 21 Philadelphie 17, St-Louls 3 Atlanta 35, San Francisco 10 Détroit 27.Tarnpa Ba., 14 Lundi Los Angeles 38, Dallas 14 Aujourd'hui Jets NY è Miami Chicago à Tampa Bay Demain Cleveland à Cincinnati Green Bay à Détroit Minnesota à Houston I Angleterre en N -Orléans Washington à St-Louis Oakland à Giants NY Kansas City è Baltimore Atlanta à Los Angeles Buffalo à San Francisco Denver à Seattle Philadelphie à Dallas Lundi Pittsburgh à San Diego (Fin du caltndriar régullar) LIGUE NATIONALE Conférence Américaine A, Section Est A Pj 9 P n PP pc moyR BUFFALO 15 10 5 0 302 247 .667 N-ANGLETERRE 15 9 6 0 403 298 eoo MIAMI 15 8 7 0 249 281 .53?BALTIMORE 15 7 8 0 327 349 467 NY JETS 15 3 12 0 278 378 .200 Suction Centrale CLEVELAND 15 10 5 0 330 286 667 HOUSTON 15 10 5 0 275 235 667 PITTSBURGH 15 9 6 0 335 287 600 CINCINNATI .15 6 e 0 220 285 400 Section Ouest P OAKLAND 15 10 5 0 331 289 ¦221 SAN DIEGO 15 10 5 0 392 310 667 DENVER 15 7 8 0 285 306 467 KANSAS CITY .15 7 8 0 281 308 .467 SEATTLE 15 4 11 0 274 383 26t Conférence Nationale J Section Est J x-PHILADELPHIE 15 12 3 0 357 187 .800 x-DALLAS 15 11 4 0 419 284 .733 ST.LOUIS 15 5 10 0 292 319 333 WASHINGTON .15 5 10 0 230 286 .333 NY GIANTS 15 4 11 0 232 392 .267 Section Centrele x-MINNESOTA .15 9 6 0 273 265 DETROIT 15 8 7 0 310 269 .533 CHICAGO 15 6 9 0 290 251 400 GREEN BAY 15 5 9 1 228 347 3f7 TAMPA BAY 1b 5 9 1 258 327 367 Section Ouest 2 x-ATLANTA .15 12 3 0 388 252 x-LOS ANGELES 15 10 5 0 404 272 .667 SAN FRANCISCO 15 6 9 0 307 397 .400 N.-ORLÉANS .15 1 14 0 264 449 06f a-8# qualifiant pour lac aéria* 1 —— —¦ .\j PLUS CHAUD QUE CHAUD > DANS NOS PARKAS ET.CHEMISES vj WOOLRICH" u f /?/**.le font plus beaucoup plus parler d’qux et n'ont pas eu la chance de bénéficier d'une aide concrète de la part des pays qui ont dénoncé l'invasion soviétique Pourtant, cette «guerre oubliée» n'dn continue pas moins et la résistance donne au fil à retordre aux 85,f)00 hommes de l'armée rouge qui n'osent pas s'aventurer dans certaines régions.Avec l’arrivée de l'hi-vei, qui rend les communications très difficiles dans ce pays tourmenté, les adversaires campent sur leurs positions: les Soviétiques restent dans les principales villes et ne s'écartent pas des grands axes routiers, tandis que les résistants sont caohés dans les vallées encaissées et dans une multitude de grottes.A l’armement sophistiqué des Soviétiques, les résistants opposent un matériel désuet et peu abondant.En l’aMence d'aide étrangère, ils comp-tent surtout sur les armes qu’ils volent sur les cadavres des soldats ennemis abattus et sur celles que leur apportent les très nombreux déserteurs de l'armée régulière afghane Malgré la supériorité des techniques de guérilla dans un environnement favorable, le combat est très inégal et ne pourra en aucun cas, dans les conditions actuelles, déboucher sur une victoire des résistants.Au mieux, ces derniers peuvent espérer entretenir un climat d'insécurité qui gêne considérablement la «normalisation» que l'armée rouge devait réaliser pour assurer la survie du régime de son protégé Babrak Karmal Plus encore que de l’hiver, qu’ils sont capables d'affronter dans des conditions de privation «ordinaire», les résistants afghans sont victimes de l'indifférence de l'Occident et même de leurs coréligionnaires musulmans des autres pays qui avaient pourtant promis de les aider pour les protéger du «socialisme athée».Contrairement aux Vietnamiens ou aux Algériens à une autre époque, les Afghans n'ont pas réussi à sensibiliser l'opinion publique internationale à leur cause, tout simplement peut être parce qu'ils n’ont pas les ressources matérielles ni les hommes nécessaires pour exercer les pressions quotidiennes sur les gouvernements, la presse ou les organisations internationales Cela ne signifie pas que les quelques milliers d'Afghans de la diaspora — si l'on exclut ceux qui se sont réfugiés au Pakistan et en Iran au cours des derniers mois et qui sont aujourd'hui plus d'un million — ne font rien pour faire connaître la situation dans leur pays.Mais ils sont très démunis et ne bénéficient pas de l'appui d'organismes riches qui pourraient assurer leur déplacement de ville en ville pour donner plus d'impact à une campagne d'information.C’est pourquoi sans doute le séjour qu'effectuait récemment à Montréal un représentant du Free Afghanistan Alliance (P.O.412, Boston, Mass 02112) Mohammed Ho-mayoon, est passé relativement inaperçu.Installé aux Etats-Unis depuis quelques années, M.Homayoon entretient des contacts étroits avec plusieurs organisations de la résistance et cherche à sensibiliser l’opinion américaine à la situation afghane par l’intermédiaire du Free Afghanistan Alliance qui est un mouvement de solidarité n’entretenant pas de lien avec une tendance en particulier.M.Homayoon croit que les «informations fantaisistes en provenance de Peshawar (où se trouvent la plupart des camps de réfugiés) et de New-Delhi ont sérieusement mis en doute la crédibilité de la résistance».Il faut donc fournir des «informations plus proches de la réalité» et insister sur le fait qu'il s'agit d'une «guerre de libération contre un envahisseur qui veut, par l'intermédiaire d'un régime local ne disposant d'aucune base populaire, imposer une idéologie totalement étrangère à la société afghane C'est l'ultime étape du processus de satellisation qui a commencé avec la prise du pouvoir par le prince Daoud en 1973 et l’abolition ae la monarchie » «Des réformes en profondeur étaient nécessaires et les Soviétiques auraient pu nous aider à les réaliser, mais à partir du moment où Ils nous envahissaient il n'était pas question d'accepter des réformes imposées par un maître Mêmes les paysans pauvres ont rejeté des réformes qui leur donnaient des terres!» Le phénomène de rejet va très loin, ajoute-t-il, et, «lorsque les Afghans affirment qu'ils se battront jusqu'au dernier pour libérer leur pays, ce n'est pas de la réthorique: ils le feront».M.Homayoon reconnaît que la résistance est sur la défensive depuis que les Soviétiques ont entrepris de «semer la terreur parmi la population civile en bombardant massivement les villages».L'armée rouge poursuit ainsi un double objectif: «forcer les gens à se réfugier dans les grandes villes où il est plus facile de les contrôler, d’une part; couper les vivres aux résistants que les paysans acceptaient de nourrir et de cacher, d'autre part».La destruction systématique des récoltes par des bombardements aériens, combinée à un renforcement de la surveillance — par hélicoptères et troupes au sol — de la frontière avec le Pakistan, pour empêcher l’approvisionnement de la résistance en nourriture, risque d’affamer assez rapidement les moudjahidines si aucune aide internationale ne leur parvient Plusieurs organisations humanitaires ont déjà donné l'alerte sur la gravité des carences alimentaires et sur la multiplication des épidémies.L'organisme de M.Homayoon estime qu’il est plus urgent de faire parvenir de la nourriture et des mé^ dicaments à l’intérieur de l’Afghanistan que dans les camps de réfugiés du Pakistan où le strict minimum est déjà assuré Et, ajoute-t-il, malgré la surveillance, il est encore possible de passer la frontière.«Il n'y a donc pas d'excuse valable pour ne pas nous aider contre une occupation étrangère qui veut conquérir le pays par la famine», conclut-il.¦ Propos d’actualité Remarquez bien que le sondage (Gallup) disait que l'on n'approuvait pas majoritairement le rapatriement unilatéral de la constitution Et c'est également mon avis.Je ne favorise pas le rapatriement unilatéral.Tout simplement, Je dis que ce n’est pas nécessaire d'avoir l’unanimité (.) Il suffit d'avoir un large consensus Nous y croyons de notre côté.M.Clark y croit (puisqu'il a proposé un rapatriement avec une formule d'amendement à la Chambre des communes), M.Broadbent y croit.Alors tous les partis représentés à la Chambre veulent le rapatriement avec une formule d'amendement.Ça fait un assez large consensus.Donc, ce n'est pas un rapatriement unilatéral.Pierre TRUDEAU (Extrait d'une conférence de presse donnée le 12 décembre d Ottawa) (Lettre adressée d M.Harry Hays, sénateur) À la suite de votre intervention au comité parlementaire sur la constitution, je me permets de vous faire savoir mon indignation sur les propos que vous avez tenus.La majorité des journaux francophones nous ont rapporté la façon cavalière avec laquelle vous vous êtes adressé aux représentantes du comité d'action nationale sur le statut de la femme.Votre âge avancé et votre statut de sénateur ne vous donnent pas le droit de juger de l'avenir de plus de cinquante pour cent de la population.Je me permets de vous rappeler ici vos paroles telles que rapportées par la presse canadienne: «Je me demande pourquoi nous n'avons pas une clause ici à propos des bébés et des enfants Vous autres, les filles, vous allez toutes être au travail à l'extérieur et il n’y aura personne pour s'occuper d’eux".Votre nouvelle constitution sera-t-elle faite encore une fols en fonction des hommes seulement, en ne laissant à la moitié de notre population que des «candies»?Comment des êtres qui se disent évolués peuvent-ils ne pas reconnaître en 1980 que les femmes sont les égales des hommes?Monsieur le sénateur, ne pensez-vous pas qu'il est temps maintenant de cesser de se lancer des belles paroles et de commencer à agir?Pourquoi tous les citoyens et citoyennes de ce pays ne seraient-ils pas égaux, au moins devant la constitution?Les femmes deviendront avec votre nouvelle constitution des citoyens de deuxième classe.Après, rien ne vous empêchera de faire des Noirs des gens un peu moins égaux, les Amérindiens pourront être cachés dans des réserves, les francophones dispersés dans ce pays ne représenteront plus beaucoup devant le pouvoir d’un gouvernement qui ne veut meme pas respecter plus de la moitié de la population.Votre façon cavalière de traiter les représentantes du Comité d'action nationale sur le statut de la femme nous montre le peu de sérieux que vous apportez à cette réforme qui se veut fondamentale pour l'avenir du pays qui s'appelle Canada.Plus les jours passent, plus nous avons l'impression que l'existence même du comité mixte de la Chambre et du Sénat sur le projet de constitution de M.Trudeau n'est pas justifié et ne sert qu'à faire la propagande de M.Trudeau Monsieur le Sénateur, avant de penser à inclure dans la constitution toutes sortes de réformes qui ne semblent pas voulues par une majorité de la population, ne pensez-vous pas qu'il serait primordial de reconnaître l'égalité complète et sans limite des hommes et des femmes de ce pays que l'on veut tous libre et heureux?Si un seul citoyen de ce pays ne peut pas dire qu’il est aussi égal que son voisin aux yeux ae la constitution, alors cette constitution n’aura servi qu'à la gloire d'un homme et d’un parti.J’ose espérer que le Sénat de ce pays gui se veut le chien de garde des libertés des individus et des collectivités du Canada se réveillera et osera tenir tête au projet tout à fait inacceptable pour plus de la moitié de la population.J.-Claude DES BIENS Montréal, 27 novembre ¦ Une position indépendantiste Un des grands dilemmes que connaissent actuellement les indépendantistes québécois, c’est qu’ils doivent s’opposer au ra- Ratriement unilatéral de la constitution de I.Trudeau en adoptant une position fédéraliste sous prétexte que seule l’unanimité peut arrêter M.Trudeau.C’est une position fausse au départ car les fédéralistes (et cela M.Trudeau le sait parfaitement bien) ne s’opposeront que du bout des lèvres au rapatriement de la constitution.Que dirait-on d’un général qui mettrait toutes ses énergies à rassembler des brancardiers pour contrer une attaque ennemie?Une troupe d’élite, décidée, dix fois moins nombreuse pourrait bien plus adéquatement mettre l’adversaire en échec.Tenter de rassembler autour du gouvernement du Québec des fédéralistes de tout acabit est illusoire et inutile car ces derniers ne s’opposeront jamais avec l’acharnement et le sérieux indispensalbe pour bloquer Ottawa.Les indépendantistes québécois n’ont fias à s’intégrer à un tel plan fédéralisant.Is doivent user de la seule menace qui peut être efficace et qu’eux seuls possèdent: la menace de sécession si M.Trudeau veut agir unilatéralement.Une élection générale pourrait être le point de départ d’une position indépendantiste en démontrant que seule l’indépendance du Québec peut stopper le projet illégitime de M.Trudeau qui réduit les pouvoirs québécois.Cela est possible si les indépendantistes imposent leurs vues au sein du PQ lui redonnant ainsi la volonté de réaliser l’indépendance du Québec Jacques BINETTE Montréal, 2 décembre Les journalistes du DEVOIR En application d’un article de la convention collective intervenue entre LE DEVOIR et le Syndicat de la rédaction, la direction publie annuellement la liste de ses journalistes et des secteurs d’activité auxquels Ils sont affectés.Bernard Morrler assure la chronique judiciaire au Palais de justice de Montréal.Guy Deshaies est responsable des secteurs du tourisme et des transports.Mario Pelletier, préposé à l’Information étrangère, collabore aussi aux pages culturelles.Renée Rowan est titulaire de la chronique de la condition féminine et de la rubrique de la consommation.Alain Duhamel rend compte de l'actualité municipale et tient la chronique du patrimoine.Marie Laurier, chargée du secteur des affaires sociales, contribue également au secteur politique dont les responsables sont MM.Pierre O'Neill et Rodolphe Moris-sette.Ce dernier collabore en outre au secteur de l'éducation dont la titulaire est Paule des Rivieres.Le domaine des relations de travail relève de la compétence de Louis-Gilles Francoeur qui, de manière épisodique, signe aussi des articles Intéressant les activités de plein air.François Lemenu et Richard .Milo sont préposés au secteur des sports.L'équipe du secteur Économle-bourse-flnance est constituée de Michel Nadeau, qui signe aussi des éditoriaux, de Paul Morlsset et de Marie-Agnës Thellier.Nathalie PetrowskI et Clément Trudel travaillent dans le secteur culturel.Gilles Provost, chargé de la chronique des sciences et de la technologie, assure aussi l'information touchant la santé et la sécurité au travail.André Tardif, François Barbeau et Angèle Dagenals sont affectés à l'information générale.Jean-Claude Leclerc est éditorialiste.Michel Vastel et Claude Turcotte sont correspondants parlementaires é Ottawa.Jean-Claude Picard (en congé d'étude en Europe Jusqu'à l'été) et Bernard Descôteaux sont correspondants parlementaires à Québec.L'équipe du Centre de documentation du journal est composée de Gilles Paré, Paul Mancel et Manon Derome.Jacques Grenier est le photographe du DEVOIR.L'équipe du secrétariat de rédaction (pupitre), dirigée par le directeur de l'Information, Pierre Loignon, est constituée de Gilbert Brunet, premier adjoint; Michel Lefèvre, responsable de l'information économique, financière et boursière; Laurent Pepin, responsable de l'information sportive et générale; Jean Royer, responsable du secteur culturel; Gilbert Grand, responsable de l'Information étrangère.Jean Francoeur, rédacteur en chef adjoint, assure la responsabilité générale et la planification des pages d'information.Jean-Pierre Proulx, rédacteur en chef adjoint et éditorialiste, coordonne les pages éditoriale et documentaire.Lise Bissonnette, rédactrice en chef adjointe et éditorialiste, est en congé d'étude aux États-Unis Jusqu'à l'automne.Michel Roy est rédacteur en chef.LE DEVOIR compte en outre de nombreux collaborateurs dont quelques-uns signent régulièrement des articles dans nos pages: Albert Brie, Robert Décary, Roland Berthiaume (Berthio), Rolande Allard-Lacerte et Bertrand de la Grange dans la page éditoriale; Gilles Potvln, Jacques Larue-Langlois et René Vlau dans les pages culturelles Jean-Louis Roy, nommé directeur du DEVOIR le 23 novembre, assumera pleinement ses nouvelles fonctions à compter du 12 janvier 1681.LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire.société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211.rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont, division du Groupe Québécor Inc , dont les ateliers sont situés à 9130 rue Boi-vin.Ville LaSalle L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les • informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT: Édition quotidienne $70 00 par année, six mois.$38 00.trois mois $27 00 A l êtranger $75 00/par année, six mois $41 00; trois mois: $29 00 Éditions du samedi $19 par année Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur $1 50 par semaine Tarit de I abonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépèt légal Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE: 844-3381 (lignes groupées).j Le Devoir, samedi 20 décembre 1980 ¦ 15 •llWil KBHH Les Chinois de l’Est AUX États-Unis, on s'intéresse de plus en plus aux minorités ethniques parce que.là aussi, on est à la recherche d’une sociabilité perdue.Dans ce contexte, les Franco-Américains sont un sujet d'étude particulièrement intéressant.En publiant et en interprétant les témoignages de leurs descendants et des survivants de la dernière vague, l'historienne Tamara Hareven a acquis une réputation internationale.Les lignes qui suivent sont le fruit de nombreuses conversations que j'ai eues récemment avec elle.Les autres données, identifiées comme telles, sont tirées d'un article important de Pierre Anctil (1) sur le même sujet.M.Anctil publiera prochainement un ouvrage complet sur la question.Arnold Toynbee n'est ni le premier à avoir comparé les Canadiens français aux Chinois.Il avait été précédé, à la fin du siecle dernier, par le Bureau of Labor Statistics du Massachussets.Dans l’un de ses rapports annuels, cet organisme présentait les travailleurs émigrés du Quebec comme les Chinese of the East.Il y eut, précise Pierre Anctil, des Canada-towns ou plutôt des Little Canadas dans Jacques Dufresne presque toutes les villes du Nord-Est américain, à l'exception de Boston.En 1891, on compte 300,000 Franco-Américains.86 paroisses nationales, 70 paroisses mixtes En 1931, on compte deux millions d'âmes, 498 églises et 115,000 enfants placés sous la responsabilité d'un clergé fort de 3.120 membres.Aujourd'hui, les Franco-Américains seraient plus de cinq millions, mais entre temps il y eut la diaspora.Ils travaillaient presque tous dans des usines de textile, aux salaires les plus bas offerts dans l'industrie américaine.«Il leur suffisait, selon Pierre Anctil, d apprendre un seul mouvement, une seule opération et de la répéter sans arrêt.Quant aux usines, elles contenaient en permanence une atmosphère humide liée à l'emploi de la vapeur, les odeurs y étaient fortes et les éclairages insuffisants L’un des informateurs de Pierre Anctil.M.Roméo Berthiaume, a employé l'expression «coureurs de facte-rie» pour décrire ses compatriotes.Ces «coureurs de facterie» étaient-ils des prolétaires?Cela ne fait aucun doute pour Pierre Anctil: «En 1910, à Woonsocket 67% du groupe francophone appartenait au prolétariat urbain, pourcentage qui n'a toujours pas changé après 60 ans.» Pierre Anctil ajoute que tout au long du 19e siècle la petite bourgoisie franco-américaine a imposé aux travailleurs d'usine d'origine québécoise sa propre idéologie de classe.Tamara Hareven fait une lecture bien différente des mêmes réalités.La présence des prêtres et médecins francophones au milieu des travailleurs signifie à ses yeux que les émigrés en provenance du Québec ont su garder leur cohésion sociale.A cause de cela, à cause aussi du fait qu'ils conservaient des liens avec leurs familles, demeurées au nord, ils ne s’étaient pas déracinés comme par exemple les Grecs ou les Polonais.La thèse de Tamara Hareven c'est que la sociabilité des Franco-Américains adoucissait suffisamment leurs sort pour qu’il faille les ranger dans une categorie distincte de ce prolétariat auquel ils appartenaient par leur revenu et leur situation dans les usines Tamara Hareven reconnaît que les postes de commande n'étaient pas pour eux À l'usine Amoskeag.de Manchester, les francophones constituaient 40% de la main«aoeuvre, mais sur 30 «boss» deux seulement étaient francophones et, bien entendu, ils demeuraient aux niveaux inférieurs Ce cas particulier reflétaient assez bien la situation générale.Quant à la réussite sociale, il y a eut certes des petites gloires locales francophones, mais aucune percée significative au niveau de la grande politique et de la grande entreprise.Selon Pierre Anctil, c’est ce qui expliquerait pourquoi les nôtres n’ont pas senti venir le déclin de l'industrie textile du Nord-Est des Etats-Unis, Ce déclin, devenu irréversible après la crise, a provoqué l'éclatement des communautés qui, jusque là, avaient assuré la survie de la culture française.L’analogie avec la situation actuelle des textiles au Québec est troublante.Est-il vrai que les travailleurs québécois étaient considérés comme des briseurs de grève par leurs camarades anglo-saxons9 Tamara Hareven préfère rappeler qu’ils étaient des travailleurs cons- ciencieux et fiers de leurs bonnes performances.Elle admet cependant qu'ils ont été, le plus souvent à leur insu d'ailleurs, utilisés comme briseurs de grèves Mais si certains Américains craignaient ces briseurs de grèves, d'autres craignaient les croisées Ainsi en 1892, Egbert C.Smith émet l'opinion que si les Canadiens français venaient en grand nombre, c’est qu'ils devaient faire partie d'un plan d'infiltration catholique pour étendre la règle de l'obscurantisme aux Etats-Unis L’argent, d’ailleurs bien insuffisant, puisque toute la famille devait travailler pour que son revenu soit décent, ne semble pas avoir été l'unique mobile des émigrés Le rêve américain, l’attrait de la ville, de ses festivals et de ses fanfares, étaient aussi des mobiles importants.La discipline de l'usine semblait même préférable à la rigueur de la ferme Marie Dancause.de Manchester, raconte qu elle avait la nostalgie de la cloche de 1 usine quand elle retournait en visite chez les siens Le témoignage de Mme Cora Pellerin est encore plus intéressant : «Quand j’étais une petite fille, j'aimais vivre sur la ferme au Canada, mais je ne l'ai pas regrettée parce que, pour moi, c’était le paradis ici à Manchester.Tout ce que nous avions sur la ferme avait une utilité quelconque En allant à l’école, il fallait, par exemple, s'arrêter pour cueillir des fruits sauvages.Nous apportions des fraises, des framboises, des bleueti au village.Nous revenions avec du sucre» ou d'autres aliments Nous échangions cela au lieu de l'argent.Je ne voulais plus vivre comme cela, pas après avoir reçu, ma paye chaque semaine.Vivre sur la» ferme, élever nuit, dix enfants, oh non ia* mais! Avoir votre bébé à la maison, seule* ment un docteur pour trois paroisses!» 1 Si Tamara Hareven a centré son atterv-, tion sur Manchester, Pierre Anctil pour sa part a surtout étudié Woonsocket au Rhode Island Woonsocket est au jourd'hul une ville somnolente; les chô; meurs et les assistés sociaux y sont légion.Les gens ne travaillent plus dans le voisinage mais en dehors de la ville.«L'usage du français, conclut Pierre Anctil, a presque disparu II ne reste courant qu'autour des habitations à loyer modique pour retraités, là où les pliis âgés sç rencontrent encore pour converser Toute la culture et la conscience fran cophone se sont repliées dans l'intimité des réunions familiales, dans les activités-religieuses sociales où il y a suffisamment d'anciens pour les soutenir.» Ces francophones avaient le contrôle de leur culture locale, mais ils étaient absents de la grande économie et de la grande politique Not* H* La Franco-américanerie ou le Que bec d’en bas.Cahier de Géographie du Que bec.Vol 23.no 58 ¦W Une triste histoire de famille Normand Wener et 15 intervenants, À l’UQAM: impasse à l’innovation, Montréal, éditions coopératives Albert Saint-Martin, 1980, 216 pages.L’UQAM, université révolutionnaire voire simplement populaire?Que non, constate brutalement une équipe attachée pendant quatre ans, de 1976 à 1980, à la famille de formation des maîtres de cette institution et plus particulièrement Normand Wener.son vice-doven.L’équipe raconte sa tentative avortée d'innovation dans une université qui.finalement, «n'est populaire que dans son discours et dans le déguisement vesti- par Paule des Rivières mentaire de plusieurs professeurs et étudiants» Un petit noyau d’animateurs a tenté de développer une pédagogie plus ouverte, moins traditionnelle, en privilégiant la réforme des programmes en éducation préscolaire et primaire — réforme qui existait sur papier — et en enseignement professionnel L’arrivée d’une clientèle et d’éducateurs non reconnus comme universitaires, vu que les enseignants du secteur professionnel proviennent souvent directement du marché du travail, ne fut pas sans susciter d’insurmontables réticences.Enfin, autre épisode tout aussi désolant, les auteurs rapportent, non sans une bonne dose d’amertume, leur échec à faire réfléchir sur l’éducation des jeunes «nourris à la culture du canal 10 et de CJMS».Tout un chacun trouve son compte dans ce bouquin et les reproches sont allègrement distribués.On y évoque la résistance du système au changement et l’on fait voir que la structure module-département propre aux constituantes du réseau de l'Université du Québec n'est pas toujours saine.Mais c’est sur les professeurs, véri- tables détenteurs du pouvoir, et leur syndicat dont l’exécutif se situerait depuis un an plus à gauche que l'administration — «tout est possible dans cette université» — que les auteurs jettent l’anathème: «L’UQAM existe d’abord et avant tout pour les professeurs, pour leur bien-être et leurs privilèges (.)».Et, du syndicat des professeurs, ils diront: «C’est d’abord la défense des privilèges appelés droits acquis’ de ce corps social choyé qui lui importe.Certains de ces syndicalistes de luxe prétendent même, sans rire et sans gêne, que les professeurs appartiennent à la masse des ‘travailleurs exploités!» Concrètement, l’équipe, dont plusieurs ne sont plus à l’ÜQAM aujourd'hui, juge que l'enseignement dispensé est fort acceptable mais que l’encadrement des étudiants y est fort rare Ce qui est peut-être reproché le plus aux professeurs, c’est leur manière d’évincer à la longue toute personne ne possédant pas le profil universitaire caractéristique du «non» professeur Un des intervenants écrit à ce propos: «Je pense que la structure universitaire n’est pas assez ouverte pour permettre à diverses approches pédagogiques de cohabiter et qu’il est impossible de développer de nouvelles tendances».Dans leur bilan, les auteurs se définissent comme des marginaux dans l’institution mais arguent que s’ils n'ont pu faire La langue par les chiffres Réjean Lachapelle et Jacques Henri- pin.La Situation démolinguistique au Canada, Évolution passée et prospective, Montréal, Institut de recherches politiques, 1980, 391 pages.COMBIEN de fois, au cours des dernières années, sous le ciel variable des relations entre peuples fondateurs, n'a-t-on pas vu gronder l’orage des dénonciations et des menaces alors qu’entraient progressivement en application les mesures prévues par la Charte de la langue française?Fort heureusement, le livre de Réjean Lachapelle et Jacques Henripin, publié sous les auspices de l’Institut de recherches politiques, un organisme national, de surcroît, financé par le bureau des relations fèdérales-provinciales du gouvernement du Canada, sans le mentionner expressément, vient jeter une solide passerelle sur ce marécage nauséabond de rumeurs, d'alarmes et de défiances.Il était temps! Comme on apprend de choses, en lisant La Situation démolinguistique au Canada, depuis les débuts jusqu'à maintenant, sans fards et sans déguisements.Plus d’épées tourbillonnantes, de symboles incertains ou de «missionnaires» de la langue: on se voit plus que les faits et les simples chiffres, que révèle et impose la démographie en tant que science.Malgré un langage malaisé et l’effort supplémentaire qu imposent 190 tablaux, ce «feu d’artifice» statistique est une lecture passionnante, pour qui veut comprendre la réalité des deux langues officielles au Canada.Les préalables méthodologiques de Lachapelle et Henripin.les nombreuses réserves devant toute forme de projection supplémentaire et d’interpretation de leurs chiffres, sont le témoin, au delà de scrupules scientifiques bien compréhensibles.d’une profonde honnêteté, quand il s’agit de manipuler les délicates statistiques qui décrivent le comporte; ment de la population canadienne quant à la langue, cette éternelle pomme de discorde entre le coq et le lion.par Michel Duquette Professant un credo empirique, les auteurs tiennent à ce que leur étude soit vue comme une «description, une analyse et une explication des chiffres».Un peu étrangement, on est par ailleurs avare de suggestions et de recommandations, laissant tout bonnement les tendances faire leur petit bonhomme de chemin.L’ouvrage comprend trois parties, cohérentes et fort bien explicitées: 1.une rétrospective du peuplement originel (1608-1760), de la concurrence linguistique entre francophones et anglophones, puis de l’équilibre que I on observe par la suite (1871-1951); 2.l’introduction ae variables qui influencent cet équilibre: la mortalité, la fécondité, la mobilité (bilinguisme et transfert linguistique), enfin la migration; 3.les projections sur l’avenir des langues officielles au Canada dans les trente prochaines années.Ces projections seront minimales et pessimistes, ou optimales et optimistes.Dans le premier cas, le français décline dangereusement, dans le second, il décline encore, mais moins.Quand Lévis brûla ses fleurdelysés, le 2 septembre 1760, les Canadiens étaient 70.000, tous français, tous catholiques et presque tous cultivateurs Pour héroïque qu’elle paraisse aujourd’hui, déjà auréolée de son prestige originel, cette phase cède rapidement la place à une autre.On voit affluer, jusqu’au milieu du 19e siècle, les sujets anglais et irlandais de Sa Majesté.loyaux à une certaine conception, très décentralisée, de sa royauté.Dès 1851, ils forment une confortable majorité.Par la suite, cette immigration anglo-saxonne déclina à son tour, alors que le groupe francophone, tout minorisé qu’il fut.compensait par les joies du berceau ce que les dures lois de l’économie lui refusaient.On connaît la suite: essor du français «près du fleuve géant».Ailleurs dans l’Ouest, la semence gauloise s'étiolait sous d'injustes lois linguistiques ou les chasses au Métis.Mais voici que les phénomènes démolinguistiques deviennent plus complexes.La fécondité québécoise nourrit un courant d’émigration des campagnes lauren-tiennes vers le voisin du sud, vers l'Ontario et l’Ouest.L'Acadie s'épanouit tant bien que mal, sur les rivages du golfe, alors qu’on la croyait morte.Les zones de contact entre cultures, soit rurale: les Cantons de l’Est: soit urbaine: Montréal et l’Outaouais, sont peu à peu envahies par Jean-Baptiste.Cette belle percée connaît cependant son crépuscule avec l’industrialisation du Québec, qui impose de nouveaux modes de vie, et I’arrivee massive des immigrants européens, après le second conflit mondial.Après cette date, le mouvement de balancier se remet à favoriser le groupe anglophone.C’est ce que disent les chiffres.Déclin rapide du français à l’extérieur du Québec après 1951, plafonnement de ses effectifs au nord-est du Nouveau-Brunswick.relance de l’assimilation vers l'anglais dans la région de Montréal des tendances qu'accélère également la sous-fécondité des francophones.Dans l’ensemble canadien, il est exact que les francophones verront dans un proche avenir leur poids relatif, voire aboslu, diminuer.Il n’est pas exact, d’autre part, que la minorité anglophone du Québec doive péricliter d’autant: ne dispose-t-elle pas de nombreux leviers culturels et économiques, sans commune mesure avec son poids démographique réel (19%), et dont elle ne manque d'ailleurs pas de se servir?Puis commence, à peine suggérée par Lachapelle et Henripin, l’intervention gouvernementale dans le domaine de la langue.Après la politique des «bouttes» de routes, voici celle des «bouttes» de langue.Que de tâtonnements malheureux avec le bill 63 et la loi 22: l’indécision publique alimentent une controverse fâcheuse et stérile Survient la «rupture» du 15 novembre 76, puis la loi 101 : c’est la première tentative d’ensemble visant à contrer les lois naturelles d’une démographie qui mino-rise le groupe francophone.Faible compensation en regard de tant de berceaux C’était le printemps de Jean Provencher et Johanne Blanchet Un saisissant tableau de la société rurale québécoise à l’époque où la vie était rythmée par les saisons.Un des plus beaux livres de l'année.Un volume de 240 pages abondamment illustré, imprimé en deux couleurs sur un papier de qualité.$17.50 Vhistoire du quéhec s'écrit au boréal [express refroidis, la loi 101, dans la meilleure des hypothèses, confirmera les positions actuelles du français dans les zones-contact: Montréal, Outaouais et Acadie, sans avoir aucune incidence, comme on s’en doute, sur les autres régions francophones hors-Québec.Lachapelle et Henripin concluent discrètement, en fait le plus discrètement possible, sur le constat d’une territorialisation croissante, et probablement définitive, des langues officielles l’une au Québec, l’autre partout ailleurs.Ils désignent Montréal et l’Outaouais comme seules zones où le français pourra parvenir, à grand peine à réaliser de modestes gains dans les 30 prochaines années Lachapelle et Henripin mettent à jour, dans «toute la vérité de la nature”, comme disait Rousseau, le malaise réel du mariage de raison canadien : la provincialisation progressive de la langue française au Canada.C’est probablement ce phénomène que la «future» constitution canadienne aura pour fonction de reconnaître, tout en faisant mine de le combattre.r il faut lire.leur nid à l’UQAM, c’est avant tout parce que la constituante s’est progressivement' éloignée de ses objectifs initiaux À leur avis, cela tient au fait qu’elle s’est trouvée1 engagée dans l’infernale competition avec les autres universités et quelle esê devenue obsédée par son image «Le pluralisme officiel de l’UQÀMt disent-ils, n’est au fond que la cohabitation souvent involontaire de diverses orthodoxies plus ou moins tolérantes?Sous le couvert d'un grand libéralisme,' chaque faction se sent rapidement mena*’ cée.On peut discourir mais sans déranger C'est l'initiative sans innovation.Sun ce point l’UQAM a rejoint ses concurrentes».M.Wener est d'avis que la sauce s'esj, irrémédiablement gâtée lorsque l’administration de l’UQAM — qui avait prodi gué des encouragements certains a décidé il y a un an que l'ère de la «consoli*’ dation» était arrivée, décision qui visait‘à mieux vendre sa séparation du réseau1 Université du Québec.Cette «stabilisa; tion» nous fut funeste, écrit M Wener, qui, il faut noter, fut lui-même un des plus ardents défenseurs de l’indépendance de l’UQAM, pour justement, mieux se mesurer aux autres institutions de la métropole.Cet ouvrage finalement en dit long siq le phénomène de rejet de tout ce qui\ n'est pas universitaire au sens reçu du J terme.Mais justement pour ceux qui j livrent leur témoignage, ce sens est bien < le plus «exécrable» qui soit Paradoxalement, ce sont les universi-.taires «reçus» qui liront le livre Le ton les y invite.i i Les Rois Mages, racontés par TOURNIER Gaspard, Melchior & Balthazar roman Qui étaient les Rois Mages?D’où venaient-ils?Pourquoi avaient-ils quitté leur royaume?Qu’ont-ils trouvé à Jérusalem — chez Hérode le Grand — puis à Bethléem?L’histoire et la légende étant également muettes, il incombait à un romancier de répondre à ces questions.« Les Rois Mages racontés par Michel Tournier, c’est quelque chose! » Les Nouvelles littéraires. Dominique Fernandez, L ’Express.« Le génie de Michel Tournier donne ici toute sa mesure.(.) Jésus, quelle puissance! •> Les Nouvelles littéraires.Gallimard, $14.95 $0 c *TÎ m»* i**i *»9Î b'j pb w n «î 3! mql En vente dans toutes les librairies 4 1 16 » Le Devoir, samedi 20 décembre 1980 LtjütiHU ÜÜ^IÜIZ *v«v.«¦M/B SUJKÎ *W%;U« Quelque 2,000 personnes, massées au Central Square à Lynn, Mass., ont attendu en vain qu'une pluie de dollars ne leur tombe du ciel.Walter Dyer, un original, avait annoncé qu'il lancerait 1,500 billets de un dollar d’un avion à l’occasion de la Noël.La population de Lynn a toutefois attendu en vain puisqu’un vent violent a dispersé l’argent hors des limites de la ville.(Photolaser AP) ?Père Noël plusieurs jours.On constate en meme temps un regain d’intérêt pour les jeux traditionnels, note Mme Coutu, du magasin Eaton.La situation des ventes de Noël semble être la même, à peu de chose près, dans toutes les régions du pays.«Partout les résultats sont meilleurs que l’an dernier», a déclaré au DEVOIR M.Alistair McEachen, président du Conseil canadien du commerce de détail.Cette année, à son avis, le consommateur canadien moyen semble rechercher davantage les cadeaux pratiques.Pendant ce temps, les articles de luxe — manteaux de fourrure, bijoux, etc.— continuent quand même de bien se vendre «parce que les gens aisés ont toujours beaucoup d'argent à dépenser, de toute façon».Pour l’ensemble des commerçants canadiens, la reprise des ventes durant le troisième trimestre de 1980, et plus particulièrement durant la «saison de Noël», devrait compenser au moins en partie les résultats très décevants des neuf premiers mois de l’année.Mais selon M.McEachen, les profits de toute l'année seront vraisemblament «pires que ceux de 1979».L’avenir immédiat ne s’annonce pas plus rose.«Janvier pourrait être un mois très dur, estime-t-il.Il n’y a aucun doute qu'on va finir par ressentir le choc des taux d’intérêt.» ?Québec été de 10.2%.Les Québécois cherchent ainsi à s'approcher du revenu moyen canadien et l'écart inférieur n’est que de 5% actuellement.Mais l'incertitude actuelle ne pousse guère à la dépense puisque les achats de biens et services des ménages n’ont progressé que de 8.8% contre 13.8% en 1979.En termes réels, il s’agit d’une baisse de 1.3% étant donné l’inflation de 10.2% au Québec.L’effet de freinage s’est fait sentir surtout parmi les biens durables comme les automobiles (baisse de 3%) et les meubles (3.4%).Les bijoutiers ont subi les contrecoups de la hausse du prix de l’or avec une baisse de 9.1% de leur chiffre d'affaires.Un autre secteur décevant fut la construction d’habitations.Le nombre des logements mis en chantier a fléchi de 28% pour tomber à 30,000 unités seulement, soit 11,730 de moins qu’en 1979.Montréal est également frappee avec une régression de 25%>.Dans son message, M.Duhaime a insisté sur l'urgence de réorganiser l'économie en fonction du cadre de libre échange qui suivra l’entrée en vigueur complète des récents accords du Tokyo Round, prévue pour le 1er janvier 1988 Les fabricants québécois devront concurrencer les importations américaines qui, dans 65% des cas, entreront au Canada en franchise L’an dernier, on avait observé une certaine amélioration de la balance touristique du Québec.Mais le goût des voyages en 1980 risque de ramener à près de $380 millions le déficit qui était tombé à $300 millions.Pour ce qui est de 1981, le ministre s’est montre très prudent en soulignant que l'évolution de la conjoncture est liée à celle des taux d’intérêt et que «la première moitié de 1981 sera difficile pour l’économie québécoise» Pour sa part, le ministre d’Etat au Développement économique, M Bernard Landry, a évoqué le dynamisme de la région de Montreal où le chômage a baissé légèrement cette année alors que les immobilisations du secteur manufacturier ont fait un bond de 26%.Le ministre a rappelé que le sommet du 4-5-6 mars prochain s’intéressera particulièrement «au rayonnement québécois et international de Montréal».?Communes Depuis la guerre, un débat d'urgence en 1956 avait pris prés de 13 heures et un autre, en décembre 1971, près de 15 heures.Mais aucun n'avait tenu, sans interruption, aussi longtemps que celui d’hier: 23 heures.Le débat d’urgence avait commencé jeudi soir sur une motion d’urgence présentée par les néo-démocrates et blâmant le gouvernement pour sa politique économique.Cette joumèe-là, les taux d’intérêts atteignaient un plafond record — plus de 18% dans les banques à charte — et le taux d’inflation était à son plus haut niveau depuis six ans.«Le gouvernement ne s’en tirera pas à si bon compte», avait alors promis l’opposition, offusquée de voir le ministre des Finances, et le premier ministre, refuser de prendre quelque action pour contrer la situation.De fait, la longueur exceptionnelle du débat a au moins servi à sensibiliser la population, en cette période des fêtes, à la gravité de la situation économique.D'ailleurs le gouvernement a «fait le mort» tout au long du débat.Seuls trois ministres (Allan MacEachen, Marc La-londe et Pierre Bussières) ont pris la parole.Les députés de l’opposition ont pris la parole tour à tour tout au long de la nuit de jeudi à vendredi et, hier matin, une relève fraîche venait animer quelque peu les débats.Un peu avant onze heures du matin, le suspense régnait dans les Communes.La présidente, Mme Jeanne Sauvé, avait alors le pouvoir de clore le débat d’urgence en appelant les affaires du jour.L’opposition n’attendait d’ailleurs que cette occasion pour dénoncer le bâillon.La présidente a laissé aller les débats, supprimant ainsi la journée du vendredi 19 février 1980 dans les annales parlementaires.Il n’y eut que deux courtes interruptions au débat.Une première fois à la demande du leader en chambre des néodémocrates, M.Stanley Knowles, pour passer une résolution demandant de rétribuer le personnel des Communes qui a dû travailler toute la nuit.Puis vers le milieu de la journée, l’opposition acceptait encore de suspendre le débat pour permettre à deux comités parlementaires et au ministre de la Justice de déposer leur rapport et un projet de loi.Dans les coulisses des Communes, les experts de la procédure ont en vain cherché toute la journée un précédent dans l’histoire du Parlement pour savoir comment disposer de la motion d'ajournement.Cette motion précise en effet que le Parlement ajourne du 19 décembre au 12 janvier mais, techniquement, le 19 décembre n’existait pas.C’est finalement une interprétation «humaine» qui a été donnée, personne, du gouvernement ou de l’opposition, n’étant prêt à prendre le risque d’un autre débat sur la motion d’ajournement.Depuis la veille d'ailleurs, les libéraux avaient carrément décidé de laisser les choses aller et d'attendre que l’opposition se fatigue d’elle-même.Ils auraient pu ainsi demander la suspension immédiate des débats lorsque la Chambre n’avait plus son quorum de 20 députés.Cela est arrivé plusieurs fois au cours de la journée mais pas un seul représentant libéral n’a osé recourir à cette tactique.On sentait que le gouvernement ne voulait pas.une deuxieme fois en quelques semaines, se servir de la clôture.Dans les coulisses du Parlement on se demandait toutefois si on n'assistait pas à une répétition générale de ce qui pourrait arriver en mars prochain lorsqu'on débattra du projet de résolution sur le rapatriement ae la constitution.De toute évidence, les chefs des partis et leurs leaders aux Communes ne souhaitaient pas que le débat s'éternise aussi longtemps.Habituellement, un débat sur une motion d’urgence se termine aux petites heures du matin.Mais c’étaient les députés qui.les uns après les autres, tenaient à voir leur nom inscrit en marge du compte rendu de ce débat historique.On insistait hier dans les rangs de l’opposition sur l'utilité d'un tel débat.«Nous avons le sentiment que ce gouvernement vit très loin des préoccupations quotidiennes des Canadiens, expliquait le whip conservateur, M William Kemplino; il est important que nous lui rapportions les inquiétudes des gens que nous allons rencontrer dans nos comtés pendant les vacances de Noël.» Près de 73 députés, le quart de la Chambre des communes ont pris la parole sur la motion Broadbent.Quelques députés de l’Ouest ont pris à la hâte leur avion en fin d’après-miai hier par crainte d’une grève à Air Canada II ne restait, au moment de l’ajournement qu’une soixantaine de députés conservateurs en ville et à peu près autant de libéraux M Pierre Trudeau lui-même ne s'est pas montré de la journée d’hier, sinon au moment de la cloture pas plus qu'il y a participé à ce débat Les discussions sur l'économie embarrassent au plus haut point le premier ministre parce qu’il s’agit d'un sujet avec lequel il n’est vraiment pas familier.«Ce débat obligera le gouvernement à admettre qu’il y a une crise économique», a prétendu hier le chef néo-démocrate M Broadbent réclame un nouveau budget dans lequel on incorporerait des crédits d’impôts pour les Canadiens à faibles et moyens revenus, le gouvernement devrait egalement créer une «Commission des prix équitables» et s’engager à réduire les taux d’intérêt, comme M Trudeau le permis d'ailleurs pendant la campagne électorale.Quant au chef conservateur M.Joe Clark, il réclame diverses allocations pour aider les locataires et les propriétaires à faire face aux hausses des taux d’intérêt et aux augmentations du coût du chauffage.Le budget Crosbie de décembre dernier contenait de telles mesures alors que les taux d’intérêt étaient moins élevés et que le prix de l’huile à chauffage pas tellement plus cher qu’au-jourd’hui sous le régime libéral.Au fur et à mesure que la journée d’hier avançait la futilité du débat n’échappait à personne.On apprenait par exemple que le chef néo-démocrate et le chef conservateur, qui ont dénoncé la situation du dollar canadien, feront leur part pour l’affaiblir en allant dépenser une partie de leur traitement de député en Floride en janvier.Quant au premier ministre, il va faire du ski en Autriche plutôt que dans les Rocheuses, ignorant ainsi un conseil que le gouverneur de la Banque du Canada donnait à tout le monde.Quand au ministre des Finances, il attendait à peine la fin du débat d’urgence sur la situation économique pour s’envoler vers Rome.Les millions de paroles qui se sont envolées hier des Communes devenaient de plus en plus répétitives.Il y eut aussi quelques insultes et quelques belles formules qui se sont perdues dans l’ennui général.Ainsi un député de Vancouver — Mme Pat Garney — aurait sans doute passé moins inaperçue si elle avait lancé, en d’autres temps, cette formule sur le soi-disant «nationalisme» du gouvernement libéral: «vous vous prétendez des nationalistes mais vous allez à Londres pour faire amender votre constitution, vous allez à Washington pour établir votre politique monétaire et vous allez en Arabie Saoudite pour acheter votre pétrole».?Blakeney sième sur la propriété et le contrôle des ressources naturelles, en plus des articles techniques et transitoires usuels.Le seul fait qu'il en arrive à cette troisième préférence indique bien que M.Blakeney a une confiance relative dans la flexibilité fédérale.«Si le comité ne peut pas reculer, c'est ce que je lui suggère de recommander au gouvernement», a déclaré le premier ministre.Il a prévenu toutefois que «si le contenu de la résolution n'est pas substantiellement amélioré, nous n'aurons pas d'autre option que de nous opposer a la fois à la procédure et au contenu».Cette troisième préférence implique par ailleurs, le retrait pur et simple de la Charte des droits et l’apport de corrections importantes à la formule d’amendement qu'il qualifie pour le moment de «partie la plus inacceptable du projet de resolution» À cause de ces particularités linguistiques et culturelles, le Québec, a fait valoir M Blakeney, peut exiger d'avoir toujours un droit de veto; mais, a-t-il ajouté, cela n'explique pas pourquoi l’Ontario aurait aussi un droit de veto.» Il a insisté sur le fait que dans l’Ouest, à tort ou à raison, on prête souvent les pires intentions aux deux provinces centrales qui jusqu'à maintenant ont dominé la politique fédérale, même si les Québécois ont davantage eu l’impression que c’est l’Ontario qui a eu ce privilège «La constitution, a-t-il dit, ne devrait pas offrir de droit de veto permanent base sur des réa- • lités antérieures, mais plutôt fondé sur les circonstances contemporaines.» Quant à la partie du projet de résolution énonçant une procédure provisoire de modification et aes règles ae remplacement, M.Blakeney a fait ce commentaire: «C’est clairement une provision pour donner l’impression de changement important et non pas en vue de rutilisa-tion.» En traduction libre, on pourrait dire que M Blakeney a voulu parler de tape-à-l’oeil.Pour ce qui est du recours au référendum, M.Blakeney encore une fois a deux préférences, ce qui démontre bien qu’il a du mal à se ranger d'un côté ou de 1 autre de la clôture, un reproche que la presse torontoise en particulier lui a fait.Quoi qu'il en soit, le premier ministre de la Saskatchewan préférerait l’abandon pur et simple du référendum comme moyen d'amender la constitution.Mais prévoyant le refus fédéral, il propose une formule dite de réciprocité qui permettrait aux provinces de participer au référendum pour en «faire un instrument plus équitable et plus équilibré».Au sénateur Arthur Tremblay qui lui signale que cette formule aurait sans doute pour effet de maintenir l’impasse que le gouvernement fédéral veut précisément oriser avec le recours au référendum, M Blakeney reconnaît effectivement que sa formule peut avoir cet effet D'autre part, les libéraux du comité, notamment MM.Bryce Mackasey et Ey-mard Corbin, ont poussé M Blakeney au ied du mur avec l'article 133 de la cons- tution.Serait-il disposé à étendre à sa province cet article qui rendrait bilingue l’Assemblée législative et les tribunaux Après plus d'une réponse au patinage plus ou moins élégant et quelques questions directes, M.Blakeney a finalement dit: Non.Dans son mémoire, M Blakeney traite assez longuement des dispositions concernant la propriété et le contrôle des richesses naturelles qu’il voudrait voir dans la nouvelle constitution Le chef du gouver- connaissance des affaires mondiales.Il s’était également fait une réputation de diplomate au cours de ses nombreux voyages à l’étranger, en France, en Grande-Bretagne, en Inde, en Egypte, à Cuba, en Chine, au Nord-Vietnam, au Canada En 1966, le succès du sommet indopakistanais de Tachkent dut beaucoup a son intervention.L'année suivante, il se rendit aux États-Unis et rencontra le président Lyndon Johnson à Glassboro, apaisant les tensions nées entre les deux super-puissances de la guerre des Sue Jours israélo-arabe.En 1968, il échoua dans une dernière tentative de conciliation avec les dirigeants du «printemps de Prague».Peu après, les chars du Pacte de Varsovie entraient en Tchécoslovaquie.Malgré le titre de «renégat et ennemi du peuple» que ses critiques de la révolution culturelle chinoise lui avaient valu à Pékin, il entreprit en 1969 de pousser la Chine à négocier son conflit frontalier avec l’Union soviétique.Dans son pays, M.Kossyguine était surtout connu pour ses réformes économiques favorables aux consommateurs, ce qui lui avait assuré la popularité des le début de sa présidence.Ses réformes furent critiquées lors du 24e congrès du Parti communiste, où il présenta le plan quinquennal 1971-75.On lui reprocha de ne pas avoir atteint ses objectifs.Il se défendit en rejetant la responsabilité sur divers ministères qui, selon lui, n'avaient pas appliqué ses directives.Le plan favorisa encore les produits de consommation, leur accordant, pour la première fois depuis la révolution, un taux de croissance légèrement supérieur à celui de l’industrie lourde.Au même congrès, il mit l’accent sur les possibilités de coopération Est-Ouest qui s’ouvriraient après la conférence sur la sécurité et la coopération en Europe — tenue à Helsinki en 1975.Il prévoyait déjà des actions communes en matière Oe santé publique, transport, lutte contre la pollution, distribution d’électricité.Né le 21 février 1904 à Saint-Pétersbourg, Alexei Nikolaievitch Kossyguine n’avait que treize ans à la révolution.Deux ans plus tard, il s’engagea dans l’Armée rouge et combattit durant la guerre civile.Démobilisé, il obtint le diplôme de l’Institut technique de Léningrad, puis entra au Parti communiste en 1927, occupant quelques postes dans l’industrie à Leningrad puis dans des coopératives de consommateurs en Sibérie.En 1936, il n’était encore que contremaître dans une usine de Léningrad lorsque les hommes de Staline le remarquèrent.Ce fut le début d’une ascension rapide: directeur d’une filature en 1938, il devint peu après maire de sa ville natale (deve- nue Léningrad) puis commissaire du peuple à l’industrie textile et, en 1941.vice-président du Conseil, poste qu'il conserva jusqu’après la fin de la guerre.Ensuite, jusqu’au début des années 1950, il dirigea une série de ministères économiques, entrant au bureau politique comme suppléant en 1946, à part entière en 1948.Possédant , dans le domaine de la consommation, une expérience plus vaste que celle de ses collègues du Politburo, il s’était rendu indispensable à Staline.La mort du dictateur allait marquer un coup d’arrêt à sa carrière: «il dut quitter le Politburo.Il y revint dès 1957 comme suppléant, retrouvant son rang de membre à part entière en 1960, lors de sa nomination au poste de premier vice-président du Conseil.En 1964, il succéda à Khrouchtchev à la présidence du Conseil au sein de la I «Troika» avec Leonid Brejnev, secrétaire général du Parti communiste, et Anastase Mikoyan, chef de l’État, remplacé l'annee suivante par Nikolai Podgomy Des lors, les réformes auxquelles le nom de M.Kossygine était déjà attaché acquirent une nouvelle force, accordant des stimulants aux travailleurs et plus d'initiatives aux directions.De la vie privée de M.Kossyguine, on ne sait pas grand-chose.Son épouse Klavdiya est aecédée en 1967.Sa fille, fonctionnaire au ministère des Affaires étrangères, l’accompagnait souvent en voyage officiel.Elle a épousé un haut fonctionnaire de la commission à la science et à l’énergie.Il appréciait la littérature moderne et le théâtre et on dit qu’il possédait une collection de disques de jazz.Sportif, il pratiquait, meme après soixante ans, la natation, le patin et le volley-ball.En 1976, il semble qu’il ait eu une attaque en nageant dans une rivière et faillit se noyer, mais se rétablit à l’hôpital.Les troubles cardiaques de M Kossyguine se sont aggravés au cours de l année 1980.Une première attaque vers le mois de février l’avait obligé à interrompre pendant quatre mois ses activités.Sa dernière apparition en public remonte au 3 août, à l’occasion de la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Moscou.Il était toutefois absent quelques jours plus tard au conseil des ministres, qui devait fixer les grandes lignes du plan quinquennal.Le 23 octobre, le Soviet suprême annonçait la démission du chef du gouvernement et son remplacement par M.Nicoloas Tikhonouv.M.Kossyguine était le premier président du Conseil à démissionner de son poste depuis la création, il y a 63 ans, de l’Union soviétique.Tous ses prédécesseurs avaient été limogés.Le p’tit train du Nord reprend son service nement, M.Pierre Trudeau, et le leader neo-démocrate à la Chambre des communes, M.Ed Broadbent, ont déjà convenu d’un certain accord à ce propos.Mais M.Blakeney veut davantage «La disposition proposée, a-t-il expliqué, ne permettrait pas aux provinces de légiférer aans le domaine du commerce international.Il s’agit d'une lacune très grave pour la Saskatchewan.La quasi totalité de nos richesses naturelles est vendue sur les marchés mondiaux » La Saskatchewan propose donc un amendement sur cette question des richesses naturelles qui «substituerait la prépondérance fédérale absolue dans le commerce interprovincial et international au critère de la nécessité d'envergure nationale.» Les autres recommandations de cette province concernent une meilleure définition de l’article sur la péréquation, une affirmation plus nette des droits des autochtones et une certaine reconnaissance du multiculturalisme dans la constitution La Saskatchewan demande quelques autres corrections, dont une nouvelle rédaction de l’article quinze (15) sur la non-discrimination.Pour le reste, le mémoire constitue une critique intarissable et parfois très dure du projet de résolution.À propos du caractère unilatéral du projet, M.Blakeney a déclaré: «Le gouvernement fédéral se propose d’agir unilatéralement, de contrevenir à la convention constitutionnelle bien établie.Ce qu’il entreprend est peut-être juridiquement réalisable.C’est une action incorrecte sur le plan constitutionnel.Ce n’est pas le fédéralisme.Ce n’est pas cela le Canada.» Ou encore ceci: «Les divisions et l’acrimonie nées de l’action unilatérale ne peuvent que ralentir le véritable processus de renouvellement constitutionnel.L’action unilatérale atteint en plein coeur le fédéralisme canadien».M.Blakeney poursuit ses reproches: «Je dénonce vigoureusement la démarche unilatérale entreprise par le gouvernement fédéral par voie de résolution.La résolution cherche non seulement à rapatrier la constitution, mais également à apporter des amendements qui dépassent la juridiction fédérale, qui modifient les droits et les pouvoirs des provinces et qui portent sur la balance des pouvoirs si vitale dans un système fédéral».Quant à l’argument fédéral des 53 longues années d’attente, le premier ministre de la Saskatchewan y répond : «L’idée d’enchâsser une charte n'a pas été discutée en 1927 mais elle a été proposée 40 ans plus tard.Certaines des dispositions de la charte dans la résolution datent de l’été dernier; d'autres encore sont apparues pour la première fois, il y a deux mois.Beaucoup de ces dispositions n’ont donc pas subi d’examen public attentif et longuement réfléchi.De même, la proposition d’une formule d’amendement impliquant un référendum n'a pas été discutée depuis 50 ans.En réalité, elle n’a pas été discutée depuis 50 semaines, ou même 50 jours».Malgré, ces nombreux reproches, M.Blakeney préfère encore rechercher une solution négociée.Il n'écarte pas encore complètement le recours aux tribunaux.M.Blakeney pense que la solution à cette crise constitutionnelle viendra par la voie des compromis.Sur la formule d’amendement, le témoin a soutenu que cette partie du projet de résolution est la plus inacceptable et la plus dangereuse pour les principes fondamentaux du fédéralisme.«Elle est si nettement favorable au gouvernement central et si préjudiciable aux intérêts des provinces qu elle menace de détruire l’équilibre vital au maintien du Canada tel que nous le connaissons», a-t-il affirmé.Et à propos du référendum?«On pourrait se servir de la procédure du référendum pour contourner complètement les législatures provinciales».C’est une façon de modérer les intransigeances provinciales, mais non les intransigeances fédérales».M.Blakeney a proposé ensuite la mise sur pied d’un organisme fédéral-provincial qui déterminerait les règles applicables a un référendum.M.Blakeney n’accepte pas l'inscription dans la constitution d'une Charte des droits, parce que cela signifie à ses yeux «le transfert à tout jamais aux tribunaux en grand nombre des plus importantes et des plus délicates décisions d’ordre politique et d'intérêt public».Cet enchâssement en outre enlèverait aux parlements un pouvoir de décision sur plus d'un plan: l'avortement, la peine capitale, l’instruction confessionnelle, etc.Après ce témoignage, l'un des plus intéressants et des plus attendus, les représentants des divers partis politiques au sein du comité ont paru généralement satisfaits.Les libéraux ont cru trouver dans les propos du premier ministre des données ui permettront peut-être de rétablir un ialogue entre Ottawa et l’ensemble des provinces.Les conservateurs et les néodémocrates de leur côté ont pu entendre l’écho de leurs propres accusations et des changements qu'ils ont sans cesse demandé.Le «p’tit train du Nord» de Via Rail, à l'intention surtout des amateurs de sports d’hiver et de grand air, reprend son service entre Montréal et Mont-Laurier à compter de ce matin jusqu’au 15 mars prochain.Composé de voitures-coach ainsi que d'une voiture casse-croûte, le train sera à la disposition des voyageurs sur weekend, au vendredi soir, depuis la gare Windsor, jusqu’au dimanche soir.Et exceptionnellement, les tarifs d’une journée sont valides pour les départs du vendredi, du samedi et du dimanche malgré la période de restriction des Fêtes.Le billet coûte entre $6 et $18 dollars selon la destination choisie.Ainsi, il y a départ de la métropole le vendredi à 18 h 15 et arrivée à Mont-Laurier à 23 h 20.Les samedis et dimanches, il y aura départs de la gare Windsor à 9 n et arrivée à Labelle à 12 h 23.Le train sera de retour dans la métropole à 21 h 40 le même jour.De plus, pour la première fois de son histoire, Via Rail organise une série de forfaits d’hiver destinés aux amateurs de ski de randonnée et de ski alpin, le «train de neige» Par exemple, on offre une fin de semaine aux amateurs de ski de randonnée sur la piste Laurentienne, à compter d’aujourd'hui jusqu’au 5 mars, avec hébergement habituel à Val-Morin Mini-Loto 206798 LOTO PERFECTA 1-8-20-21-31-33 Numéro complémentaire : 14 et Mont-Rolland et randonnées organisées.Le retour s’effectue depuis Prévost et arrivée dans la métropole le dimanche soir.Des forfaits de ski alpin sont également offerts par les hôteliers de Mont-Tremblant, pour des prix variant entre $84 et $136 par personne pour le weekend.On suggère aux groupes de faire leurs réservations à l’avance auprès de Via Rail, à 871-1331.f-n 20 décembre par la PC at l'AP 1978: raid aérien d'Israël sur trois camps palestiniens du Liban: on fait état de plusieurs dizaines de morts et de blessés ; 1976: démission du gouvernement travailliste israélien de M Vitzhak Rabin: 1978: assassinai dans un attentat à Madrid du premier ministre espagnol, l'amiral Luis Carrero Blanco; 1970: démission de M Wladyslaww Gomulka de la direcüon du Parti communiste polonais à la suite des émeutes sur la hausse des prix alimentaires; 1957: création de l'Agence européenne de I énergie nucléaire; 1954: 20.000 soldats français en Algérie: 1922: création de l'Union des Républiques socialistes soviétiques formée de 14 républiques; 1803: transfert officiel de la souveraineté de la Louisiane de la France aux Etats-Unis.1582: adoption du calendrier grégorien en France Ils sont nés un 20 décembre: Léopold von Ranke, historien allemand aijigfB te isalæl; Fiction $43.75 \L*i»s tNé*»r $26.95 ••• A, $24.50 Un roman d’humour UN CADEAU UNIQUE! MONOLOGUES QUEBECOIS 1890—1980 Jean-Luc Benoziglio CABINET PORTRAIT "Ce n'est pas tous les jours qu on rit seul en lisant J.Piatier — Le Monde “Benoziglio a un talent fou, puisqu'il a tous les talents du rire" J.Folch-Ribas— La Presse 272 pages $14.95 100 ANS DE DESSINS CANADIENS RIEN ne se perd.Surtout pas les caisses de thé, si l’on s’intéresse au Centre du livre pour outremer (CL0M).Ces caisses recyclées et des centaines de sacs postaux servent en effet à expédier des tonnes de livres vers des pays où «l’esprit aussi a faim».Par bonheur, parfois, s’ajoutent des machines à écrire ou des «Gestetner», ou tout simplement du papier à ces envois où, de plus en plus, ce sont les destinataires qui établissent leurs besoins — ce qui évite un «dumping» offensant qui consisterait à inonder les pays bénéficiaires de quan- Suzanne Jacob, Gémellaires, Le Chemin de Da-maa, coll.Poèmes 1, Le Biocreux, 70 pages.Francine Péottl, Passeport blasphématoire pour l’hiver québécois, coll.Poèmes 1, Le Biocreux, 69 pages.René Depestre, En état de poésie, coll.Petite Sirène, Les Éditeurs français réunis, 93 pages.Vénus Khoury Ghata, Oui parle au nom du jasmin, coll.Petite Sirène, Les Éditeurs français réunis, 93 pages.Jean Charlebols, Plaine Lune suivi de Corps fou, Éditions du Noroît, non folioté.Pierre Desruisseaux, Ici la parole jusqu’à mes yeux, coll.les Rouges gorges, Écrits des Forges, 76 pages.LAURENT MAILHOT/DORIS-MICHEL MONTPETIT • Près d'un siècle de monologues — 57 auteurs populaires: revuistes, chansonniers, auteurs-compositeurs, dramaturges, poètes.• Des noms connus, de Régis Roy à Nicole Brossard, en passant par Jean Narrache, Gratien Gélinas, Doris Lussier, Yvon Deschamps, Clémence DesRochers, Gilles Vi-gnêault, Marc Favreau, dean Lapointe.Louiset-te Dussault.Michel tremblay • Des textes choisis, des notes biographiques, des photos pour revivre dans la bonne humeur révolution d’tjne société à travers sa littérature, son théâtre et ses spectacles.En vente dans foutes les librairies et les librairies Leméac Val-d’Or, Sept-iles, Hauterive et Montréal NOM.ADRESSE.?MONOLOGUES QUÉBÉCOIS.Frai* d'anvol at d'amballags: 11.00 $19 95 ÉDITIONS LIMÉ AC 5111, av.Durochar, Montréal, H2V 3X7 Dlffuaion: 273-2844 Ci-joint: ?Mandat ?Master Charge No ?Chèque Signature D Chargex No de V/A ¦ 'fans .Un siècle d'url au Canada au travers des oeuvres des plus grands artistes.ÉNÈËJm I n remarquable travail de recherche• S’ W qui réunit 200 reproductions de dessins, ^ ou aquarelles.Une vision complète de la création artistique, depuis l’académisme achevé de !\apoléon Kourassa à l’arl conceptuel de Michael Snow.en passant par l’art populaire d’Henri Julien ou le groupe des Sept.par Jerrold Morris, traduit par Ciillcs Totipin, (£0 \ 25 cm), I92 pagys, $17 95.Editions franck-am èrioit.tité de livres jugés dépassés ici même.Des exemples récents, c’est l’Ouganda qui offre l’illustration la plus frappante.Le premier inspecteur scolaire de ce pays, M.Karuhigye, est venu au Canada en mission exploratoire, il a énoncé ses besoins et, depuis qu’il est rentré à Kampala, c’est lui qui se charge de distribuer les livres et le matériel didactique aux bibliothèques et aux écoles normales.Des Ougandais se chargent donc du réseau de distribution.Ce sont des Canadiens et des Québécois qui ont comblé une partie du rêve, dans un pays où l’éducation des adultes et les groupes d’animation reprennent ae la vigueur, après la dictature et les tensions internes, pas toutes résorbées.Des 15 projets à l’étude cette semaine quand je me suis rendu au bureau-entrepôt du 181, rue Bourget (dans Saint-Henri), l’un touchait la Haute-Volta, où la revalorisation des langues africaines pourrait être épaulée par la production de petits livres et de brochures destinés aux nouveaux alphabétisés.Même si le volontariat joue un grand rôle dans ces realisations ou ces projets, le CLO et son pendant canadien-anglais OBC-(Overseas Boockclub) ont tout de même besoin de fonds, sinon de nombreux projets risquent de souffrir des delais.Là-bas, des esprits mourront peut-être de faim.La secrétaire générale francophone, Christine Pelzer, et son adjoint François Lortie, m’ont expliqué en détail le processus de sélection des volumes: qu’ils soient neufs ou d’apparence neuve, qu’ils traitent de sujets non bmités (le prosélytisme religieux et les écrits étroitement nationalistes sont écartés) et qu’ils P' k soient publiés dans les huit années qui précèdent l’envoi.On privilégié tout matériel pouvant aider à la formation de futurs diplômés (services de santé; développement agricole et rural; formation commerciale et technique).En réalité, le CLOM vise à aider «le développement par l’éducation».De concert avec le SUCO, on a pu faire accoucher des projets d’éditions «autochtones», lorsque les livres ou le matériel didactique produits ici ne s'adaptaient pas aux besoins des bénéficiaires.Des globes terrestres et des atlas seraient fort appréciés des institutions bénéficiaires: 360 aux Antilles; 35 en Amérique latine; 97 en Afrique francophone (le Gabon est particulièrement choyé); 529 en Afrique anglophone (Ghana, Kenya, Ouganda et Nigéria forment le plus gros contingent mais pourquoi avoir place le Mozambique dans ce peloton?); 309 dans les autres parties du monde.Cette tâche «d’éducation au service du développement», elle émarge à un budget de $1 million environ: l'ACDI libère des crédits de $600,000, le public devrait souscrire $200,000 et, en plus, on songe à Les chemins de la tendresse constituer une «banque de papier» puisque c’est ce matériau indispensable qui fait souvent défaut à des imprimeries modestes qui pourraient être réactivées, cèmme au Cameroun.Quant à l'expédition des colis, elle est assumée soit par l’ACDI soit par le ministère québécois des Affaires intergouvemementales et le CLO affirme que les problèmes de dédouanement se posent de moins en moins.L’instruction ne pourrait-elle pas franchir les frontières frais de port?, Au Zaïre, on rééditera bien-' tôt Nutrition, traitant de l’éducation nutritionnelle dans la pratique journalière Des Africains ont fait partie de l’équipe qui a mis au point ce manuel dont la première édition était épuisée; le CLO aura ainsi contribué partiellement à la circulation a'outils pédagogiques dans une dizaine de pays francophones d’Afrique.Ailleurs, comme en Guinée-Bissau, c’est la traduction en langue portugaise ou l’adaptation de tels manuels que l’on recherche.L'Afrique a une part importante de l’attention du CLO dont le bulletin trimestriel Ngoma emprunte son titre à la langue swahili (tambour parlant).Il faut tout de même savoir que des programmes d’alphabétisation des adultes au Pérou figurent sur la liste du CLO, que la Papouasie semble avoir pris gout aux bandes dessinées dont le super-héros Kaunsila Traim, dispense des notions élémentaires pour une technologie non coûteuse, avec les moyens dont disposent les gens de Nouvelle-Guinée.Dans les entrepôts de la rue Bourget, j’ai pu voir des «mécanos» d’initiation à la physi-ue, réalisés par des detenus e Cowansville (l’idée avait d’abord été lancée par un groupe de Vancouver oeuvrant auprès de réfugiés tibétains).Cette débrouillardise, ces ressources habilement exploitées seraient vaines, sans aucun doute, sans l’apport principal: des volumes, encyclopédies, manuels, oeuvres littéraires ou «beaux livres» fournis par des bibliothèques, des maisons d'édition, des universités, des commissions scolaires, des organismes gouvernementaux ou de simples citoyens.(Centre du livre pour outremer, 181, rue Bourget, Montréal H4C 2M1; tél: 934-0329) Livres reçus FICTION LES éditions du Biocreux viennent d’inaugurer leur collection de poésie, ouverte aux «premiers poèmes» des écrivains de ta maison, avec deux recueils forts différents.Celui de Suzanne Jacob réunit deux suites: Gémellaires et Le'Chemin de Damas.De qualité inégale, ces poèmes sortent de pério- des diverses où l’écriture fait son chemin On y retrouve le sens de la litanie et de la complainte, le sens de raconter aussi qui fait la qualité déjà des proses de Suzanne Jacob.Poete, elle accentue ici son goût du mot sonore et cultive les contrastes et les oppositions.Les poèmes de Gémellaires sont ceux que l’on a le goût de fréquenter.Le recueil ae Francine Péotti, Passeport blasphématoire pour l’hiver québécois, nous donne une écriture plus «moderne», plus économe, qui aime aussi jouer avec les mots, dans ce qui serait une chanson plus «littéraire» dont le principal procédé serait le «troc» des mots, l’un pour l’autre ou l’un contre l’autre.On note aussi un emploi abusif de l’adjectif dans cette poésie qui emprunte ses manières au surréalisme et au «nouveau roman».¦ La collection Petite Sirène, qui nous propose des recueils sous couverture de toile, accueille René Depestre et Vénus Khoury-Ghata.En état de poésie, du poète haïtien en exil à Cuba, est le recueil d’une poésie «politique».Cela nous vaut des pages bien romantiques sur le monde quotidien mais d’une qualité «poétique» plutôt douteuse et facile.On s’attachera cependant aux premières pages de ce petit livre de la tendresse.C’est avec force que Depestre explore et expose «L’etat de poésie».Le livre de Vénus Ghoury-Ghata, Qui'parle au nom du jasmin, ne manque pas lui non plus de romantisme.Mais ici le surréalisme du bon vieux temps vient au secours du poète qui s’amuse à nous surprendre et finit par renverser le quotidien, ce qui était sans doute le coup d’état visé.¦ Jean Charlebois, aux éditions du Noroît, illustre la vigueur et l’originalité de la poésie jeune poésie québécoise avec son sixième recueil: Plaine lune suivi de Corps fou.Voici un autre livre qui porte à maturité cette oeuvre de la tendresse qu’est celle de Charlebois.Tendresse, par où passe l’amour contre la mort.Voici le livre où se confrontent Eros et Thanathos, de la mère à la femme aimée.Ici, le jeu de mot sert d'écran pour la pudeur de l’amoureux et celle de l’aimée.Ici, le poète parle de la tendresse qui dormait et dormira sous le masque des gisants.Ici, l’amour agit, le poème s’érotise, la vie nous gagne.Charlebois a réussi a nous émouvoir avec un recueil irremplaçable.¦ Les Écrits des Forges, une maison d’édition animée par Gatien Lapointe à Trois-Rivières, continue de nous être fidèle par la qualité des recueils publiés, même si la facture des livres, trop uniforme, ne s’adapte pas toujours aux contenus divers.D’abord, le recueil de Pierre Desruisseaux, Ici la parole jusqu’à mes yeux.Le poète de Lettres (L’Hexagone), animateur de la revue Moebius, cultive dans son poème l’atmosphère intime, la notation du quotidien qui meurt, le visage perdu à retrouver dans le paysage.Cette poésie, économe, bonne son chant aux mirages et sa musique à la réalité, celle qui durera dans le poème.m J’ai beaucoup aimé aussi les Feuillets embryonnaires de Jocelyne Felx, aux mêmes éditions des Forges.Ces pages, parfois d’une écriture sophistiquée dans sa forme mais toujours fidèle à la vie, recommencent dans les phrases les sensations du corps en grossesse puis en caresse.C’est là une «Quête de l’esprit du ventre», où l’écriture souffre comme l’enfant qui naît et la mère qui aime.«Si l’instinct réfléchissait il découvrirait le secret de la vie.» m Dans sa collection Poésie, Gallimard vient de réunir en édition bilingue les poèmes de Pasolini de 1953 à 1964.On y retrouve un grand poète, amoureux de la vie, cynique devant les pouvoirs et l’oppression, tendre et lumineux, qui traverse le siècle comme on traverse le quotidien.Des pages émouvantes.Autour de Jean-Paul Lemieux MONOLOGUES QUÉBÉCOIS 1890-1980 LAURENT /MAILHOT DORIS-/MICHEL /MONTPETIT par Jean Royer FEUILLETS EMBRYONNAIRES jocelyne felx Jocelyne Felx, Feuillets embryonnaire*, coll.Les Rivières, Écrits des Forges, 65 pages.1 Pier Paolo Pasolini, Poésies 1953-1964, coll.Poésie, Gallimard, 311 pages.Michel Champagne et Daniel Morency Dutll, Le Sllenciafre, Jean-Paul Lemieux chez lui, Éditions Elysée, 173 pages.SUR la page couverture, une photo du peintre et son chien suivis, dans le flou, de la silhouette d’une femme, sans doute celle de Jean-Paul Lemieux, toujours dans l’ombre, telle une muse dévouée! Ainsi le photographe Dutil et son compère Champagne, ancien élève de Lemieux, nous introduisent au domaine du maître.Curieusement, la photo la plus émouvante de ce recueil sera celle de la femme de Lemieux, Madeleine, debout, en tunique blanche, personnifiant l ame même des personnages du peintre.Car il s’agit bien d'un recueil de photographies nous introduisant au royaume du silence.Nous visitons T Ile aux Coudres et Charlevoix, la maison et l’atelier du peintre.Nous croisons Madeleine Le- mieux.Nous voyons le peintre solitaire ou en compagnie des auteurs de ce recueil Quelques dessins de Lemieux ponctuent l’ouvrage.Tout cela est bien sympathique mais rarement émouvant.La mise en pages manque de style, les photos sont imprimées de la façon la plus tiede et l’atmosphère au livre, malgré les intentions des auteurs, reste mièvre.Mais sans doute cet ouvrage gardera-t-il une certaine valeur documentaire.On regrettera toujours cependant son manque de qualité visuelle.Jean ROYER La Première Personne.Pierre Turgeon, Quinze/prose entière Mémoires d’un carnassier, Richard üarzarolli, Denoél France.Max Qallo, Grasset Contes pervers, Régine Desforges.Fayard L’Issue.Claire Lejeune, Le Cormier Magnus.William Klnsolvlng, Robert Laffont Des cadeaux qui font voyager mexique guotemaia Mexique.Guatemala Guide bleu La Guadeloupe Carte-Guide La Grèce aujourd hui Les plus beaux villages de France Un voyage en Océanie $17.95 Maya $51.60 Guide culturel Nathan 831 pages, illustré en couleurs $35.60 la Librairie^ Ulysse; tous les jours jusqu'à 21 hres saut le dimanche 843-7135 tous les pays, tous les voyages 1208 St-Denis (Métro Berri) entre Ste-Catherine et Dorchester f I.t f -;-Le Devoir, samedi 20 décembre 1980 ¦ 19 CULTURE ET SOCIÉTÉ Pierre Turgeon: La Première Personne, Éditions Quinze, Collection "Prose entière”, 1980, 155 pages.«Le (.) projet rassemble en extrême accéléré la vie entière d’un personnage Ce dernier grandirait à vue d'oeil, se déplaçant d travers les paysages qui clignoteraient, tant le jour et la nuit s’y succéderaient rapidement, puis il mourrait, et sa décomposition ressemblerait à une explosion » (p.55) C’EST un peu ce qu’a fait Pierre Turgeon dans son dernier roman.Il commence son récit par ces mots: «Demain je pars pour toujours.», et à la dernière page, il écrit: «Je n’arrête pas de bouger, mais sur place».Entre les deux bouts de la chaîne, il y a des déplacements à un rythme rapide, Pierre Turgeon et l’américanité par Noël Audet Photo Jacques Grenier décrits pour eux-mêmes, et rappelant certains passages de prochain épisode.L’histoire sentimentale qui se construit en parellèle ne présente pas d'originalité particulière.sinon dans la rouerie et la violence des meurtres qui y mettent fin.Mais justement, l’essentiel n'est pas d'ordre émotif, il réside dans le voyage ou plutôt dans les déplacements, la distance Montréal - Los Angeles étant d'abord franchie par le détournement des informations d’un ordinateur, puis par le.héros sous un nom d'emprunt, celui de Marc Fréchette, comédien tué dans une prison de Californie après un vol de banque, un vol «politique» pour se venger du Watergate Ce sont ces traces qui suivra le second Marc Fréchette, avec la même révolte totale ou peut-être le même pari de gagner à un jeu qui n'a plus de sens si- non celui des machines.La vie, la mort sont programmées, comme la circulation sur les autoroutes.L'automobile d’ailleurs («La vie est un voyage en automobile») est tellement présente qu’elle devient un veritable personnage, exécutant les désirs meurtriers du héros sans laisser d’indice.Ce qui retient surtout l’attention toutefois, dans ce roman de Pierre Turgeon, c'est la langue et la narration.La langue est précise, et l’auteur a certainement pris la peine de faire des, recherches sur le vocabulaire technique de l’ordinateur, puisque c’était là le métier de son personnage principal, et il n’a pas dédaigné de le traduire en français.Puis tout-à-coup, parmi cette langue claire, surviennent des images saisissantes par leur charge poétique, comme cette phrase: «Après Serge Mestre: sur la fiction le dernier soleil, l'univers ressemblerai un-flocon.» (p.29) Mais l’ordinateur impose en retour ses contraintes à la pensée de celui qui l'utilise et même au débit de la narration: «Si je demeure trente secondes sans fournir de nouvelles directives, la Burroughs efface mes constructions (.).C'est comme écrire un livre qui disparaîtrait dès qu'on ralentirait la rédaction», (p.25) À ce titre, Pierre Turgeon tient ses promesses Tout le livre n'est que narration, c'est-à-dire succession et enchaînement d'actions toutes plus rapides les unes que les autres, et le style, en phrases courtes et hachurées, en notations brèves, sert admirablement son propos.Ici, pas de stations intérieures, pas de longs tête-à-tête avec soi-même, car la passion est morte, la métaphysique aussi, et «la société n'est plus qu'une organisation bénévole de situations affligeantes.» (p.85) Et je serais tenté, à la fa- veur de ce roman intitulé La Première Personne, ce qui signifie aussi bien le «je» de la narration, que la première personne rencontrée, ou la première personne a valser dans 1ère des ordinateurs, je serais tenté de distinguer deux formes de modernité qui touchent le Québec: la première que l'on connaît bien, d’inspiration plutôt européenne, qui mise essentiellement sur les transformations formelles, surtout linguistiques, et prend parfois le langage pour un gargarisme à significations éclatées ou fondantes ; la seconde, de souche carrément nord-américaine, d'un réalisme cru, qui ne recule devant aucun objet descriptible et en livre l’aspect saignant, qui de plus croit encore a l'histoire mais procède à une fuite en avant dans une vision tragique de fin du monde La première se retire dans l'imaginaire où elle prétend reprendre le contrôle; la seconde dit constater que le contrôle est ailleurs, comme dans la tragédie classique, et se contente de bouger le plus possible pour se donner le change et pour y dérouler le programme de son destin à l'ombre des déterminismes.J’avoue avoir un faible pour la seconde modernité qui a le mérite de mimer la vie de plus près, et qui me semble mieux coller à 1 histoire de ce continent.Elle témoigne d’une civilisation également décadente mais le fait selon des réflexes bien établis en Améri- 3ue, c’est-à-dire en continuant 'exploiter les valeurs d’un certain pragmatisme et de l’action concrète.C’est à cette enseigne que loge Pierre Turgeon, qui ne pratique pas beaucoup de détours entre lui et son écriture, entre ses personnages et leur histoire.Tout est consigné au présent de la narration, afin de mieux saisir l’inflexion des gestes dans leur immédiateté.Car la démarche de l'auteur se montre cohérente d’un bout à l’autre «Je trouve que je pense bas.Mais je fais ce que je peux.Les mots, je ne les invente pas.Je les prends quand ils passent » (p.37) Comme les personnages, comme les situations, comme les destins.C’est bien le fatum en effet qui guide des personnages aveugles dans des cités monstrueuses, comme il guide l'écriture de Turgeon toute tendue vers son dénouement La Première Personne, un roman qui «roule» vite l’espace d'une vie, même s'il ne fait pas «mordre la poussière» comme le prétend la publicité un peu trop western en regard du livre reel Serge Mestre, Quatre cahiers aur la mort de Lira, roman, collection «Textes», éditions Flammarion, Paris, 1980, 214 p.DANS son premier roman, Serge Mestre ne succombe pas à la tentation de tout dire et pourtant il dit beaucoup, il suscite une réflexion qui dépasse l’anecdote.Quatre cahiers sont là disposés dans un livre qui s’écrit par lettres venant et allant entre Paris.Madrid, Londres et Rome.Lira c’est celle fic- tive et vivante qui justement lira dans le sens de lecture utopique, et lira également dans le sens de lien au futur.Livio est davantage du côté du livre, il est celui qui compose avec ces différentes facettes du projet.Livio rédige un journal qui formera le centre de l’ouvrage c'est là qu’il décide d'écrire jusqu'à ce que mort s’en suive et c’est par ce désir de voir dans l’écriture un programme à épuiser jusqu’à ce qu’il prenne le dessus sur son programmeur que tient DALLAIRE Un des plus grands peintres du Québec.Ü?•>;,rl' de Hull où il esl né, Jean Hailaire connut ^ *>ar‘s •’absurdité des camps de concentration.' De retour au Québec, son immense talent put enfin s’exprimer.Mais à la recherche d’un bonheur qui lui échappait, il choisit l’exil.Ce grand livre au format exceptionnel permettra enfin de découvrir la richesse de l’oeuvre singulière de ce peintre étonnant.par GUY ROBERT W (25 x .14 cm), 2(>4 p.nombreuses ill.en couleurs, W $69.95 jusqu’au .11 décembre 1980, après celle dale $75.00 ÉDITIONS FRANCE-AMÉRIQUE 10e MILLE » Le cadeau idéal pour les Fêtes DICTIONNAIRE DELA LANGUE QUÉBÉCOI - de Léandre Bergeron • Un accueil unanime: l’événement de l’année! • La reconnaissance définitive de notre langue! • Aucun dictionnaire n’est aussi fascinant à lire! • 600 pageè grand format! • En vente partout au prix de $28.95! • 20 000 mots et expressions du Québec! • Pas de censure! BON DE COMMANDE Je désire recevoir ?exemplaire(s) du Dictionnaire.Ci-joint ?mon chèque ?mon mandat postal au montant de S.ADRESSE: CODE POSTAL Envoyez à VLB Éditeur 5860 est Gouin Montréal-Nord H1G1B6 l’intérêt de tout le récit.Pour Livio il n’y a pas d’autres choix possibles, écrire comme si tout dynamisme humain résidait dans ce tracé.«Ce sont des pages de ma vie qui se tournent l’une vers l’autre et mutuellement et puis qui se tournent elles-mêmes sur des consciences orphelines et indélébiles, comme si de se taire, à présent, devait contribuer à décrire le silence qui se cabre à nouveau sous le sommeil de mes membres ensommeillés sous mes longs mois de veille: ie ne suis plus qu’un Tristan affamé sous les parfums noirs d’une voile.» p.154 Ce je qui mène la narration est à la fois attentif à la texture de son propos et à la fois abandonné à la frénésie de dire son désir.Quatre cahiers sur la mort de Lira de Serge Mestre est comme une promesse d’écriture qui interprète les malaises et les fougues d’une pulsion animant ces personnages mutuels que sont l’écriture et la lecture.Un très beau roman au sujet de ce va-et-vient qu’est l’envahissement de la fiction.Claude BEAUSOLEIL Le cahier CIÊTÊ du journal LE DEVOIR est dirigé par Jean Royer V_________________________ Pour les collectionneurs.les tirages de tête de la collection STANLEY COSGROVE 75 ex.sous boîtier, reliure daim, tiré à part signés et numérotés par l’artiste.Quelques exemplaires encore disponibles.195.00$ MIYUKITANOBE Soex.même présentation .*.108.00$ UMBERTO BRUNI 60 ex.môme présentation.195.00$ MONIQUE MERCIER épuisé LÉO AYOTTE épuisé VIATEUR LAPIERRE quelques exemplaires encore disponibles.175.00$ JEAN-MARC BLIER tirage 150 ex.reliure porc, sous étui, signé et numéroté '150.00$ JEAN-PAUL LADOUCEUR même présentation que Blier 150.00$ Des réalisations du maître-relieur PIERRE OUVRARD tut vente chez l’éditeur seulement ÉDITIONS ma real âiî \?rociUQÏ C.P.310 - La Prairie J5R 3Y3 (10 A.d’Anjou — Candiac) Les 8 volumes parus de la collection sont en vente chez votre libraire préféré ou chez l’éditeur r V.¦\ LES EDITIONS DE L’HOMME UN EXEMPLE SANS PRÉCÉDENT DE DÉTERMINATION.TERRY FOX Le Marathon de l’espoir TERRY FOX le Marathon de l’espoir Jaremy Brown et Oatf Harvey par Jeremy Brown et Qall Harvey 96 pages Amputé de la jambe droite à cause-du cancer, Terry Fox, jeune Canadien de Colombie britannique, adressait à la Société canadienne du cancer une lettre touchante dans laquelle il proposait de traverser le Canada à la course afin de recueillir des fonds pour la recherche sur le cancer."La souffrance doit cesser quelque part.’’, écrlvait-ll.Parti de Saint-Jean, Terre-Neuve, le 12 avril 1980, Terry s’effondre près de Thunder Bay, Ontario, le 1er septembre, terrassé cette fois par le cancer des poumons.Tout au long du parcours, des milliers de sympathisants lui apportent leur soutien.Ce livre, abondamment illustré, nous fait vivre, étape par étape, ce que fut pour Terry Fox ce marathon: un acte d’héroïsme.$8.95 Les droits d’auteur provenant de la vente de ce livre seront versés à la rechercha scientifique pour la lutte contre le cancer.LES COMMANDES POSTALES SONT ACCEPTÉES Nom Adresse AGENCE OE DISTRIBUTION POPULAIRE INC.* 955, rue Amherst, Montréal, H2L 3K4 | | Terry Fox, le Marathon de l'eepolr, J Brown et Q.Hervey .• Ml Ville Ct-jotnt la somme de $ TM : .Numéro dn carte ria crOrllt ttë - Prov .Code .‘Filiale du (groupe Sogidet | ) CHÈQUE | J MANDAT-POSTE ÉGALEMENT EN VENTE CHEZ VOTRE FOURNISSEUR Le Devoir 12-80 < J « 20 ¦ Le Devoir, samedi 20 décembre 1980 CULTURE ET SOCIETE les carnets de Jean Êthier-Blais AVEC un retard que la paresse seule peut excuser, je lis le Mauriac de Jean Lacouture.Quel écrivain français (ou étranger) joue aujourd’hui parmi nous le rôle qui fut celui de Mauriac auprès des écrivains de la Relève et dans l’immédiat après-guerre?Le romancier d abord; le politique ensuite Quelle serait sa position dans les affaires du Québec?Serait-il avec ou contre nous?Il avait peu prisé les réactions violemment sexuelles devant ses romans d'une Michelle Le Normand Il voulut, par pique d'auteur outragé, inonder le Québec de romans de Deity Mal lui en aurait pris, s'il avait eu gain de cause C’était déià fait.Je l’ai vu à l’Ambassade du Canada, au début des années cinquante.Il y était venu pour faire plaisir à René Gar-neau.Debout au milieu du salon, ou sur la terrasse, entouré comme un mage, distillant des paroles puisque je voyais de loin ouvrant et refermant la bouche et que ses admirateurs n'étaient qu’attention II était diablement grand vizir des lettres; Daniel-Rops avec sa femme Madeleine faisaient menu fretin à ses côtés, eux, pourtant habitués de la mai- son, On pourrait écrire un livre sur sa présence dans les lettres québécoises.Ce genre d’ouvrage est très à la mode en Allemagne, sous le nom d’esthétique de la réception.À chaque vente de bibliothèque, on trouve ses oeuvres complètes, souvent reliées.Le trouble de son âme, son halètement d’amour si particulier ne correspondent-ils pas aux nôtres?Et j’ajouterai, sa passion de la politique, à laquelle il a donné libre cours en faisant appel au sens de la justice et de l’amour des hommes?En chaque romancier québécois, il y a un Mauriac qui ne peut s exprimer faute de langue Mais la sensibilité est bien là.Je me disais, en lisant cette biographie passionnante: Nulle part dans le monde les écrivains ne subissent la sorte d’influence qui fut celle qu’exercèrent Mauriac ou Gide, Tout est devenu parcellaire et la notion même de civilisation a perdu son moyeu, peut-être sa raison d’exister.L’humanité me fait penser au troupeau paléolithique, femmes, enfants, hommes taillés à la hache, qui rentre, le soir, après la chasse.Le trou béant qui rnene à ia caverne est tout près.Les enfants en se jouant, écartent les branchages.lis descendent et s’accroupissent dans le noir en attendant que le sorcier al lume cette merveille des merveilles, le feu.Pourtant, dans un coin, se détachant du groupe, le chouchou de auel-que mère immonde regarde le mur lisse et vide et reve d’y graver ce qu’il a vu pendant le jour, ces combats immenses d’aurochs et de guerriers.Mauriac, d’une certaine façon, fut cet enfant des premières heures de l’humanité. chaque page du livre de Embarquement pour l’Ararat par Vasco Varoujean Embarquement pour l’A-rarat, par Michael J.Arien, 251 pages, Collection/Té-moln, Gallimard, Paris.A sa parution a New York, sous le titre original «Passage io Ara-rat», ce livre a connu un immense succès de librairie aux États-Unis Le prestigieux Book of the Month Club l’ayant inscrit à sa liste de best-sellers- il a alors été repris en édition de poche, connaissant ainsi une plus vaste diffusion populaire Il ne s'agit pourtant pas d’un ouvrage de fiction, encore moins d’un essai sur un sujet socio-politique d’une brûlante actualité pour nos voisins du sud.C’est, au vrai, un livre sur un double drame dont l'origine remonte à quelque soixante-dix ans.D’abord, lettres américaines le drame de l’auteur lui-mème qui, aujourd'hui dans la cinquantaine, se met à la recherche de son identité, de ses lointaines racines, celui ensuite du génocide d’un vieux peuple, en l’occurence l’arménien, auquel l’auteur Regards sur la Chambre des Communes The Canadian House of Commons Observed Ouvrage en collaboration préparé sous la direction de Jean-Pierre Gaboury et James Ross Hurley Décrit le fonctionnement quotidien de la Chambre des Communes: la procédure, le processus législatif, les comités, les services parlementaires, l’information et la presse, les partis politiques, les parlementaires.15 x 23 cm., 392 pages.Prix: $12.00 En vente chez votre libraire et aux: Éditions de l’Université d’Ottawa appartient par les liens de la paternité.Des liens ténus, une paternité flouée par une éducation tour à tour anglo-saxonne et américaine, dans les années 40.Michel J.Arien, écrivain américain et critique de télévision au Newyorker, est, en effet, le fils du romancier anglais Michael Arien, célèbre dans les années 20 par un de ses romans, The Green Hat (Le feutre vert).De descendance arménienne, éduqué en Angleterre, Michael Arien, selon le témoignage même de son fils, se sentait si «différent» des Arméniens qu’il avait fini par non seulement les renier publiquement grisé par ses succès littéraires, mais encore par faire en sorte que son rejeton unique soit élevé et éduqué dans l'ignorance du fait arménien, de tout ce qui, de près ou de loin, pouvait se rattacher aux Arméniens, à leur histoire, à leur culture, à leur «difficulté» d’être.Et voilà que le fils Arien, 22 ans après la mort du père, à New York, décide de s’interroger sur ses racines et, partant, de se mettre à la recherche de son identité arménienne en faisant un plongeon dans l'histoire, suivi, comme pour donner plus de poids à son entreprise, d’un «pèlerinage» aux sources; l’Arménie (soviétique), là où il y a quelque trois millénaires tout avait commencé pour les ancêtres des Arméniens de la terre Et cela donne, sous la plume habile d’Arien, un très beau livre, une espèce de grand reportage qui non seulement a une valeur littéraire Au Québec, faut se tenir.en santé certaine mais aussi et, surtout, une valeur historique et sociologique précieuse pour quiconque voudrait en savoir plus long sur le destin remarquable mais en même temps combien tragique du peuple arménien.Mentionnons, au passage, qu'il existe actuellement à Montréal, tout comme ailleurs au Canada, une communauté arménienne fort active qui, à majorité francophone, est parfaitement intégrée à la société québécoise Publié en traduction française chez Gallimard, dans la Collection/Témoin, sous le titre suggestif Embarquement pour T Ararat, l’ouvrage de Michael J.Arien est divisé en deux parties distinctes.L’une et l’autre se complètent cependant au fil des pages pour finalement former un tout remarquablement cohérent Dans la première partie, l’auteur, a l’appui de documents historiques, brosse sans complaisance aucune un vaste tableau des origines du peuple arménien depuis les temps les plus reculés jusqu’au début de notre sieçle.Il s’attaque ensuite, toujours à la lumière de documents d’archives, à la période allant de 1900 à 1920 et au cours de laquelle, en 1915 en particulier, ont eu lieu en Turquie, alors l'empire Ottoman, les massacres de quelque un million et demi a’Arméniens, soit la première tentative de génocide d'un peuple planifiée et mise à execution par l'ensemble de l’appareil gouvernemental d’un État dans l’histoire moderne de l'humanité, précédant ainsi de 25 ans la tentative d’extermination des Juifs par le régime hitlérien.Sans verser dans l’émotivité, encore moins dans le parti-pris, Arien fait, avec la précision d’un chirurgien, l'autopsie de ces événements tragiques.Et le lecteur, tantôt étonné, tantôt troublé, se laisse emporter par la densité de l’analyse, qui est au fond une profonde réflexion sur la condition humaine.Quant à la deuxième partie.elle est consacrée à rembarquement pour TArarat, c’est-à-dire au voyage de l’auteur en Arménie soviétique.Curieux mais distant pendant les premiers jours de sa présence en sol arménien, Arien se iaisse graduellement ha biter, voire envahir par l'Ar ménie et les Arméniens.C’est alors qu’une espèce de «conversion» psychologique à la réalité du pays se produit en lui et qui lui fait enfin découvrir ses racines, son identité arméniennes.Les retrouvailles sont émouvantes, voire déchirantes.Il se sent comme un homme nouveau Un homme surtout libéré de l’obsession de l’image du père, son père à lui, celui-là même qui toute sa vie durant avait fui ce pays; ce peuple, leur ayant préféré 1 Angleterre conquérante! Et cette libération intérieure est salutaire à la fois au fils et au père, car, enfin, ils se retrouvent, unis à jamais dans leur identité, leur essence arméniennes, là, au pied d’un immense monument de granit rose érigé à la mémoire des martyrs de 1915, face à TArarat, la montagne mythique dans le coeur des Arméniens.Enfin réalisée, cette union du fils et du père avec le pays de leurs ancêtres, Arien la" décrit en ces termes dans son livre; «Je me tenais un peu à l’écart sous les blocs surplombants et je regardais la flamme éternelle.Je me souviens de me m’être dit que si j’avais tenu une fleur j’aurais été heureux de la jeter dans le feu, mais j’avais oublié d’en cueillir une.Mon regard se porta par-delà la flamme, dans les prés pleins de fleurs jaunes.Et soudain je pensai: «Je suis chez-moi».C’était la plus évidente, la plus simple, la plus légère des pensées À ce moment, je sentis la main de mon père dans la mienne (.).Il me sembla qu’en quelque façon j’avais conduit mon père ici, en ce lieu.L’impression fut si forte que je pleurais.de grosses larmes ruisselaient sur mon visage.» Jean Lacouture, on te voit prendre conscience de la vie, la respirer à pleins poumons comme si c'était pour la première fois Au contraire des neuf-dixièmes de l’humanisté, il refuse que le mur reste vide et ne réchauffe pas plus intensément les coeurs et les âmes, que ne réchauffe les corps le feu magique.Sorcier et sour cier.Je reviendrai à lui un autre jour Aujourd’hui à propos de Mauriac, c est de Massignon ue je veux parler Pourquoi ean Lacouture ne se fait-il pas son biographe?Il a le souffle et le coeui.En regard de Massignon.Mauriac fait figure d'homme clair, presque sans contradictions.Il y avait chez Massignon du derviche qu entraînait non pas la musique lancinante à l'infini, mais le rythme profond de sa propre parole.Louis Massignon appartenait à la génération (au sens large) qui produisit en France Claudel, Valéry.Léautaud, Élémir Bour ges, Gide, Apollinaire, une équipé d’éternité.Ajoutons-} Proust, dont U historien anglais Rowse dit que Recherche est le Purga toire.l’Enfer et le Paradis du vingtième siècle.Massignon enfant connut Huysrnans, dont Jean Lacouture rapetisse, on ne sait pourquoi, la mort sublime.Il vint vite à l’Islam et c’est Mahomet qui le prit par la main (ô la douce main du Prophète, ô cette voix qui remplit le Coran de son miel et de son acier! ) pour l’ancrer dans son christianisme.Comment, dès lors, séparer en lui le savant du mystique?Sa carrière de philosophe et de théologien est immense.Jacques Berque et Vincent Monteil se réclament de lui, le premier plus historien, le second philologue et penseur Massignon, «vaisseau favorisé par un grand aquilon», connut tous les tourments de l’âme, tous les désirs II surmonta ce qui en lui relevait de la chair pour ne penser qu’au ciel.Il fut l’intime du Père de Foucauid II dormait peu et méditait de longues heures, étendu sur ta dure.Ses travaux d’exégèse islamique, ses rêveries théoiogiques, ses visions historiques font de lui un personnage d'intelligence et de sensibilité marque pour un immense destin d’avenir.L’Islam prendra de plus en plus d’importance dans nos vies.Le rôle de Massignon sera de servir de lien entre la pensée coranique et ia nôtre, semblable à cette échelle que Jacob vit se dérouler entre les nuées et la terre.Il apparaît et disparaît dans la vie de Mauriac, un peu comme ces augures dont, le regard intérieur est tourné vers le futur On a tendance à le ridiculiser parce qu’il fut un prophète et que les prophètes à commencer par ceux de ia Bible sont toujours objets de mépris et de ri res.Ainsi, il croyait que les étoiles étaient des âmes Ma- rié, devenu prêtre selon le rite orthodoxe, il se levait à trois heures du matin, disait sa messe et méditait encore trois heures, à plat ventre, les bras en croix Sa capacité de travail était prodigieuse Son cabinet de travail, minuscule, était rempli de livres; sans cesse, un manuscrit a terminer, un voyage en perspective, une cause à défendre de mauvais esprits a conjurer des collaborateurs à houspiller des disciples à instruire Ses monologues étaient inspirés II montait au feu avec l’intrépidité de l’innocence.Nous le voyons, au moment de la crise du Maroc, aux côtés de Mauriac, proférant ses oukases, condamnant l’injustice des possédants au nom de la justice des pauvres Infatigable, quelques heures avant sa mort, ii dictait à sa femme un texte sur ie millénaire de Bagdad À Badgag, ville des Cau-fes et des Mille et une nuits, on trouve des colombes qui roucoulent: Hakk! Hakk! Hakk! disent-elles, en l’honneur et lamentation du martyr Hussein.Et elles pleurent des larmes de sang, qui deviennent des roses.Vérité?Mythologie?Poésie?Massignon croyait que la Bible était le texte de l’espérance; celui de la toi étant le Coran, i’Évangile, texte de la charité.Ainsi se répondent dans son esprit les religions monothéistes.Il parle pour elles trois avec l’accent et les harmoniques de i’amour.Bon de commande Éditions de l’Université d’Ottawa 65, avenue Haatey, Ottawa, Ontario, Canada, K1N 6N5 Veuillez me faire parvenir.exemplaire(s) de Regards sur la Chambre des Communes.Nom.Adresse.Ci-inclus mon chèque ou mandat de poste Les chèques ou mandats de poste doivent être faits à l’ordre des Éditions de l’Université d’Ottawa MARC BRIÈRE/JACQUES G R AN D’M Al SON UN NOUVEAU CONTRAT SOCIAL e L action syndicale est-elle indispensable au bon fonctionnement d une société?e Le droit du travail au Québec favorise-t-il des relations de travail plus dynamiques?Et dans quelle mesure ces relations peuvent-elles améliorer la société?• Avons-nous la volonté et le courage de bâtir une nouvelle éthique, d'attaquer de frqnt les problèmes sociaux, économiques et politiques?UNE RÉFLEXION SUR LA SOCIÉTÉ EN DEVENIR UN DÉFI À RELEVER En vente dans toutes les librairies et les librairies Leméac: Val d'Or, Sept-iles.Hauterive etMontréal.un nouveau contrat social marc britwv Hcquas ymncfrrcitton four pouliner?(rfwi.Ajjk Xojrfc vm «cepîét *- du J oinmim dictionnaire usuel .¦ I ¦ FLAMMARION F SIGMUND 'FREUD $34.00 JOURNAL DES AVANT-GARDÈS m $130.00 LES LITS A UNE PLACE IGIEUX $14.95 HISTOIRE DE L'AVIATION CASTOR DICTIONNAIRE USUEL .FLAMMARION $29.60 des beaux I » Le Devoir, samedi 20 décembre 1980 ¦ 21 CULTURE ET SOCIÉTÉ fiction qui s'organisait entre le boudoir et la bibliothèque, des correspondances et des mémoires, des porcelaines et des scènes amoureuses qui étaient les éléments d'un scénario mettant en place des facettes du plaisir Citant les Mémoires de Casanova: «J'ai toujours trouvé que sans le plaisir de la parole, le plaisir ae l'amour ne mérite pas le nom de plaisir: et je ne saurais me figurer une plus sotte jouissance que celle qu'on chercherait avec une muette» p.133.Lasowski énonce l'importance accordée aux mots dans tous les transports dénotés dans le matériel culturel ou quotidien.Lettres et manuscrits, titres de tableaux ou dialogues philosophiques, tous ces débats prennent en charge leur pulsion à travers l'exploration langagière 11 y a dans cet essai tout un petit traité sur la conversation conçue comme une «volupté» (terme directement emprunté au réseau lexical du 18ieme siècle): «La Volupté ne se confond pas avec la jouissance.La Volupté ne se limite pas à telle ou telle émotion particulière dans l'exclusion de toute autre.Elle réside au contraire dans la distance radicale prise à l'égard de la spécialisation des émotions.Mais on a raison de dire que Volupté est un terme vaporeux.Volupté appartient au domaine de l'espace.C’est une nébuleuse au sein du monde amoureux.» p.51 Et tout l'essai s'oriente a travailler de semblables fragments, un vocabulaire, des sensations.Libertines nous envoit des billets, on les lit avec une certaine surprise, comme si la modernité nous avait retrancher certains délices Mais non.je me trompe sûrement.¦ Pier Paolo Pasolini, Le Père sauvage, Postface et traduction de José Guldl, éditions Les formes du secret, Paris, 1980, 118 p.Dans ce scénario de film qui n'a pas été réalisé mais qui se lit comme un récit ou roman, Pasolini revient sur une de ses obsessions fondamentales, le rapport dialectique existant entre l'analyse et la passion Un enseignant européen tente de rendre lucide un groupe d'étudiants africains, il tentera de les rendre sensibles à leur propre réalité, leur propre langage et par là même a leur propre imaginaire.Tous les tourments néocolonialistes traversent les réflexions de ce professeur qui veut à la fois diriger et être en Le retour des libertines par Claude Beausoleil Patrick Wald Lasowski, Libertines, Les essais, éditions Gallimard, Paris, 1930, 162 p, REVENIR vers des manifestations du texte et de l’objet d'art pour saisir la volupté et les constantes d’un raffinement des glissé-ments infinis auxquels se livraient les fictions et les per- sonnages d'un 18ième siècle qui nous semble lui-même fiction, tel est le propos affiché dans Libertines de Patrick Wald Lasowski.Cet essai cerne des délits de lectures, il prend prise sur ce qui caché et ouvertement censuré a pourtant marqué le siècle dit des «lumières»: le libertinage, terme qui en 1980 est entouré de tout un aspect péjoratif comme si ce qui était de l'ordre du désir en dérive pouvait avoir de prime abord quelque chose de douteux Slorale moderne'1 Peut-être.On sait que de ces temps-ci la notion de délire et de désir est suspecte.Enfin j'espère que ce ne sera qu'une mode que toute cette méfiance installée au nom de quoi au juste'1 Lasowski pour sa part transgresse allègrement ce cliché de la méfiance envers les manifestations du plaisir érotique et donne à lire les stratégiques de tous ces petits objets et rituels qui traçaient la civilité et le concret du siècle le moins exploré de l'histoire littéraire.On peut verifier ceci à travers les manuels de littérature, Crébillon.Sade, Restif de la Bretonne n'y font pas figure d'auteurs importants, ils n'y sont tout simplement pas mentionnés.Un oubli peut-être.Enfin passons et revenons à Libertines cet essai qui s'aventure dans les méandres du désir et de ses manifestations.Ouvrage d'érudition et ouvrage d'analyse mais aussi ouvrage d'écriture.Libertines dévoilé des facettes d une Handke: le don de la nouveauté par Heinz Weinmann de la beat-generation.Handke, un Kerouac à l’oeil aiguisé de Robbe-Grillet.Un melange explosif.En effet, Handke l’une après l'autre fait sauter en éclats les formes littéraires auxquelles il touche.Poésie, théâtre, cinéma, roman, nouvelle, rien ne lui a été étranger.Handke part de cette loi élémentaire de la perception: pour voir une forme, un objet, une idée, il faut la déplacer.C’est ce déplacement qui sort la forme (littéraire ou autre) de son contexte familier, nous la fait voir comme pour la première fois, avec des «yeux nouveaux».Brecht est naturellement passé par là et les surréalistes et les Formalistes russes.Si on n’y prend pas garde, même la quête de la nouveauté peut devenir un cliché.Justement.Handke veille au grain.Il se renouvelle dans chaque oeuvre, Handke a été le premier au théâtre à mettre fin à ces clins d’oeil timides que l’acteur lance depuis Brecht au specta- teur.Cela s’appelle «distanciation».Pendant toute une pièce, les acteurs de Handke regardent le spectateur en pleine face et lui lancent des injures, savamment orchestrées («Outrage au public»).On ne s’étonnera pas que Handke ait fait interdire sa propre pièce: une fois ça suffit.D'autres pièces ont suivi, La Chevauchée sur le lac de Constance, Gaspard sur G.Hauser, bien avant le film de Herzog.La production romanesque de Handke est aussi riche et novatrice que son travail théâtral.Après avoir fait ses gammes dans Les Frelons et Le Colporteur, Handke écrit un chef-d'œuvre avec L’Angoisse du gardien de but au moment du penalty (1970), considéré d'ores et déjà comme un des textes de prose les plus importants que la littérature allemande ait produit depuis les dix dernières années.Puis, cette oeuvre belle et émouvante, inspirée par le suicide de sa mere IVu ns h loses Unglück, platement traduit par Le malheur indifférent (Gallimard!.On se demande après cette lecture, pourquoi toutes nos mères allemandes, autrichiennes, ne se sont pas suicidées.Et enfin La Femme gauchère qui a fait connaître Handke à un plus large public grâce au film qui en a été tire.Et tout récemment, en touchant au «journal», Handke, encore une fois, a réussi à renouveler cette forme d’écriture.Il y a ramassé les copeaux qui ont volé lors de la rédaction de La Femme g au c hère.Comprenons-nous bien! Ce n’est pas un ramassis d'idées rances qu’on se garde justement pour le «journal» parce qu'on ne touve à les caser nulle part ailleurs.Ni non plus un relevé des états de vague à l'âme, des indigestions et des insomnies auxquelles le Journal de Gide nous a habi-Suite à la page 32 Peter Handke, Le Poids du monde, un journal (nov.1975-mars 1977), Gallimard 1980, 325 pages.PAR l'ampleur, la variété et l'originalité de son oeuvre, Handke peut être considéré comme l'auteur le plus significatif de la nouvelle génération d’écrivains allemands.Né en Autriche, il aurait pu jodeler l’idylle de la vie alpestre à la Ganghofer II a fait mieux.Il a ouvert la littérature allemande aux rythmes A PEINTURE AU QUEBEC La première étude d’ensemble à paraître sur “la peinture au Québec depuis ses origines”, qui regroupe 400 artistes.° ** Un bilan critique et historique qui tient compte des éléments socio-culturels et du marché de l’art.Des centaines d’oeuvres en majorité inédites, des croquis de Champlain au récent Hyperréalisme en passant par Dallaire et les Automatistes.De nombreux tableâux reproduits en couleurs.par Guy Robert, nouvelle édition reliée, (22 x 28,5 cm), 222 pages, $45.00 ÉDITIONS FRANCE-AMÉRIQUE iMmJ r* BEST-SELLER: 32 000 EN 2 MOIS! MICHEL TREMBLAY Thérèse et Pierrette à l’école des Saints-Anges Michel Tremblay Thérèse et Pierrette à l’école des Saints-Anges 386 pages $12.95 CHRONIQUES DU PLATEAU MONT-ROYAL: TOME II Suite de La grosse femme d’à côté est enceinte LA PRESSE: "Doué d’un sixième sens, comme il le dit à Réginald Martel, ce “damné" dramaturge, ce "sacré” romancier préfère l’imagination à la mémoire.Une recette qui explique peut-être son succès." LE,SOLEIL: “Un rythme passionnant auquel on n’échappe pas." (Martine R.-Corrivault) LE’LIVRE D’ICI; “Dans le monde de Michel'Tremblay, la femme est privilégiée et c'est peut-être là une des raisons du plaisir extrême que j’ai pris à son dernier rorhan.” (Jacques Ferron) THE GAZETTE: “TENDRESSE: L’amour de Tremblay pour le plateau Mont-Royal fera de son roman un classique." (traduction) (Alan Brown) LEMÉAC L’ÉDITEUR OUÉBÉCOIS En vente dans toutes les librairies et les librairies Leméac Val d Or, Hauterive, Sept-iles et Montés! Nom.Adresse .?THÉRÈSE ET PIERRETTE A L’ÉCOLE DES SAINTS-ANGES 12.95 Frais d envoi et d emballage $1 00 ÉDITIONS LEMÉAC 5111, av.Durocher, Montréal H2V 3X7 DIFFUSION: 273-2844 Ci-Joint: ?Mandat ?Master Charge no.?Chèque ?Chargex no .Signature: .retrait de ce qui se trame dans cette «rose afrique» en transformation L’école se réorganisera en lieu de questions et de débats, un étudiant surtout.Davidson sera pris par le maître Ayant retail te trajet ancestral de la nuit des temps pendant le séjour estival dans sa tribu il reviendra à l'école rehipli du mystère de l’enseignement qu't l’a mené sur la route de l'écriture, du lyrisme et de la conscience «Adieu, Davidson, te voilà seul maintenant Tu reviens tout seul dans cette Afrique qui t appartient pareille à une mère mourante.Fils de son mystère, qui n’est autre que la terreur de la préhistoire, tu t'achemines à ton tour vers le tien, avec ton pauvre bagage de connaissances.Seul, pour affronter une démesure qui a l’immensité d'un continent, et se perd dans la nuit des temps.dans ce rose funèbre, seul, tout seul maintenant.» p.53 Le scénario étale toutes ces angoisses et tous ces paysages qui hantent les volontés du professeur et de ses étudiants Le Père sauvage pourrait bien être ce qui ravage les pouvoirs.John Irvinq “Chaque génération a son livre."Le monde selon Garp" de John Irving pourrait bien être pour les enfants de la crise l'équivalent de s., "L attrape-cœurs" de Salinger,pour ceux des années cinquante Jacques Cabàu/Le Point "Si vous ne devez lire qu’un roman cette année,.c'est ce livre prodigieux que vous devez choisir”.Reine Malo/Télé-Métropole “Un des plus beaux, des plus étonnants monstres de la nouvelle fiction américaine", Michel Braudeau/L'Express “Ce Garp est peut-être le premier des vrais héros de la littérature d'aujourd’hui".Michelle Talbot/Dimanche-Matin "Ce livre contient une chose très difficile à enfermer dans des pages de papier: La vie.La vie réelle d'un continent actuel.° Jacques Folch-Ribas/La Presse "Il se dégage de ce roman un bouillonnement de vie et une farce caricaturale" Mario Pelletier, Le Devoir Roman - Traduit de I anglais par M Rambaud.592 pages S14 95 en vente chez votre libraire UN CADBAU QU'ON PÙAILB PÉNDANT DBS JOUASï jbrame Ch am pi on u au-7/i oi te e.T.nCAU< esi ^ L/ W74.RU£$T P£MI$ MONTRÉAL¦6R1LSB7 NT&ML r MüKHÉMOtf G ROUI P&BHi SEPT MÀIUA C RAPHE LAINE lustrations de CLARENCE GAGNON PETER MELLEN œr mm, LE CROIX ET LE PRIX 22 ¦ Le Devoir, samedi 20 décembre 1980 CULTURE ET SOCIETE Ian Adams Un écrivain face à la police secrète par Luc Chartrand ]yi E cherchez pas à vous 1^ procurer le roman de I ^ Ian Adams, S, portrait d'un espion, en librairie; il est introuvable.Non pas qu'il soit épuisé II a simplement été retiré du marché par son éditeur, Gage Publishing, dans un geste d'autocensure sans précèdent dans les annales de l’édition au Canada.L’histoire de ce livre re-mohte à 1977, alors qu’Adams publiait sous forme de roman l’un des rares ouvrages jamais consacrés à la Gendarmerie royale.«S» constitue d la bord et avant tout un portrait des services de sécurité de la police fédérale.D’après la trame du roman, le directeur des services de sécurité — baptisé S — travailla pendant 18 ans comme agent double au service du KGB, il aurait été découvert au début des années 70 par la CIA et forcé à une retraite prématurée en Australie.Un mois après la parution du livre, un ancien officier des services de sécurité, Leslie James Bennett, retraité et vivant aujourd’hui en Australie, intentait une poursuite en diffamation de $2,2 millions contre Adams et son éditeur.Selon Bennett, le personnage central du roman et lui ne feraient qu’un, et il serait facile de le reconnaître Dans un geste encore inexpliqué, l'éditeur retira le livre du marché et cessa toute promotion en sa faveur sans même qu'une injonction n'ait été émise par la cour.Le livre s’annonçait pourtant comme un best-seller: 15,000 exemplaires, dont 3,100 en français, avaient été vendues 40 jours après sa publication.La cause, qui n'avait guère progressé depuis 1977, vient de connaître un rebondissement important La cour provinciale de l’Ontario ordonnait l'été dernier à Ian Adams de divulguer ses sources d’information.C’est la première fois au pays qu'un auteur est placé dans une telle situation.II existe en effet une tradition — non écrite au Canada mais f lan Adams, une figure controversée du journalisme au Canada anglais, prépare un prochain livre sur ses démêlés judiciaires avec l’ancien directeur du contre-espionna- ge antisoviétique de la GRC, Leslie James Bennett.; plusieurs pays — selon laquelle la discrétion absolue des journalistes vis-à-vis leurs sources d’information est considérée comme une garantie de la li-berté de presse.Grâce à une technicalité judiciaire, l’ordre de la cour à l’endroit du journaliste de Toronto a pu etre repoussé.Cependant, selon celui-ci, la menace d’une telle décision plane toujours sur le procrès puisque le procureur de M.Bennett est revenu à la charge en appel.Advenant une vic- toire sur ce point pour l’ex-officier de la GRC, Adams estime qu’il se retrouverait dans une position particulièrement difficile.«Si je refuse de dévoiler mes sources, je suis coïncé d'une triple façon.Premièrement, je perdrai la cause et donc de 1 argent.Deuxièmement, je perdrai le livre que je n'aurai pas le droit de publier et finalement, je pourrai être puni pour avoir refusé d’obéir a la cour.» L’affaire a suscité ces derniers temps une levée de boucliers.- Nombreux sont (Photo John Reeves) ceux qui y voient une menace directe à la liberté d’écrire au Canada.En somme, un précédent dangereux Une dizaine d’associations et de syndicats, regroupant 3,000 écrivains et éditeurs au pays ont mis sur pied le «Fonâs de défense pour Ian Adams» chargé de soutenir le journafiste-romancier dans ses démêlées avec M.Bennett.Malgré son caractère exceptionnel, la cause Adams-Bennett a soulevé peu d’intérêt dans les médias d’information au pays Assez paradoxa- Ceton: la fable des villes Jean-Pierre Ceton, Rauque la ville, Éditions de Minuit, Paris, 1980, 172 p.LE récit de Jean-Pierre Ceton est une mosaïque qui circule dans le langage de la ville et de ceux qui Réédition dans la collection bibliothèque les îles de la nuit par Alain Grandbois les Iles delà nuft 110 pages, $3.95 En rappel dans la même collection marie didace par Germaine Guèvremont 222 pages, $4.50 les éditions tides ?3S est boni l)o» he'.li t Montreal H2X 1N9 (514)861 9621 l'habitent en vivant au jour le jour des scènes et des agitations concassées, empêchées.On entend dans ce Rauque la ville la musique de maintenant qui s’accorde au rythme des idées et des corps oui s’y glissent entre deux détresses, deux rencontres, deux visions éclatées.Marguerite Duras écrit en préface à l'ouvrage: «.On est là, dans la forme nouvelle de la nature, dans un lieu rendu à la nature, la ville infinie peuplée de transparences, de formes insaisissables non porteuse d’ombre, gigantesque amas de murs, de caches, d’enceintes communicantes, amoncellements d’étages de lieux à dormir, de lieux tournants, abrupts, sombres ou clairs, en- fin lieux de fuite où leur échapper, se rencontrer, se reconnaître.où ne faire rien, où s’aimer, où se tuer, où aimer, rencontrer, embrasser, caresser, aimer, grandir, où rire, rire, aimer, etre seul au bord du précipice de la mort.» p.8 C’est toute cette ambiance de vie que l’on trouve dans le texte de Jean-Pierre Ceton, un texte qui passe surtout par le dialogue qui s’intercalle partout dans la narration.Les personnages sont là donnant le souffle à cette fable des villes traversée de banalités, d'entretiens amoureux, amicaux, économiques Un récit qui porte, écrit au direct, souriant et tendu C.B.AUX PRESSES DE L’UNIVERSITÉ LAVAL La revue RECHERCHES SOCIOGRAPHIQUES franchit le cap de sa vingtième année avec un numéro thématique double sur un sujet de vive actualité LA NATION Vol.XXI.nos 1-2, 1980 Articles substantiels, notes critiques, comptes rendus nombreux et variés • L emergence du nationalisme canadien français: lidéologiedu Canadien"(1806-1842) Philippe REID • Dix-huit ans de corporatisme militant L Ecole sociale populaire de Montreal 1933-1950 G.Raymond LAUBERTÉ • La question nationale où en est la pensée marxiste?Robert VANDYCKE • Avoir une cause ou taire comme si?Gilles GAGNÉ • La nouvelle classe et l’avenir du Québec Nicole LAURIN-FPENETTE • Fragments d'un discours fatigué sur les 'dentités québécoises Jean-Jacques SIMARD Un numéro de 220 pages, $8.BON DE COMMANDE 0,„ J» Oesira recevoir asamplairets) oe La Nation, aol.XXI, nsa 1-2, 1M0 Su Recherche» sociographiques L ni $0 00 C -la desire m abormar a nccHCHCHtt toCtOORAPHioue s pour une dures da ants) Abonnement annuel (3 noa) *12 étudiante *7 institution, *24 a I etranger (ta (La no la Nation est comprit dan» l abonnement annuel) ü Paiement c-Kxnt (chèque ou mandat) $ D Charge* No C Master Charge No Date d eupiration de ma carta de crédit Signature Nom ftn maïuacuiéé» Adresse Code postal LES PRESSES DE L'UNIVERSITÉ LAVAL C.P.2447, QUÉBEC G1K 7R4 lement, la même affaire a connu plusieurs échos sur la scène internationale, le «Lon-don Observer » et le «Manchester Guardian» en Angleterre y ayant consacré des articles.Cette indifférence, selon Adams, est typique des médias canadiens.«Il y a une crise actuellement dans le monde de l’information au Canada, dit-il.Les médias sont complètement désintéressés par les questions sociales ou encore, par le journalisme d'enquête.Le fait que mon livre ait été le premier jamais publié au Canada sur la GRC est un indice de ce phénomène.» «Cette crise, dit-il, tient à plusieurs raisons complexes, à commencer par les lois qui protègent l’information gouvernementale, comme la Loi sur les secrets officiels.Mais le problème majeur est sans doute le mode de propriété des organes d’information.Ceux-ci sont aux mains de corporations qui n’ont pas intérêt a développer un journalisme combatif.Elles n’investissent pas pour soutenir les journalistes qui veulent travailler sur les questions sociales.Ce n’est pas un hasard si, dans ce pays, les meilleurs journalistes d'enquête travaillent comme pigistes.» «Aux États-Unis, ajoute Adams, le mode de propriété est le même mais il y a une tradition différente.Le premier amendement de la constitution sur la liberté d’expression fait partie de cette tradition.27 Etats américains ont des lois qui garantissent aux journalistes qu’une cour ne peut les forcer à divulguer ieurs sources d’information!» L’auteur de «S, portrait d’un espion» est une figure controversée du journalisme au Canada anglais.On lui a fiarfois reproché son recours à a fiction, une pratique non-orthodoxe dans le milieu, jugeant qu’il s’agissait d'une façon d'éviter les responsabilités inhérentes au fait de publier.«Il y a un malentendu a ce sujet, répond Adams.Mon intérêt pour la fiction vient de ce que j’ai réalisé à quel point les gens possèdent en eux beaucoup d’information qui ne peut pas être traitée par le journalisme traditionnel.Par exemple, les motivations, le caractère des gens, leurs perceptions, échappent au journalisme tandis que la fiction permet de donner une forme à ces dimensions.Elle permet aussi à celui qui écrit de rappeler sa présence, de rappeler que l’information qu’il donne est liée à son point de vue » «Je ne nie pas, poursuit l’auteur la responsabilité de celui qui écrit, qu'il s'agisse de fiction ou de documentaire.On a le droit en société démocratique de poursuivre un auteur pour libelle diffamatoire.Dans mon cas, ce n’est pas tant cette poursuite qui m’inquiète, mais plutôt la perspective d’être condamné a dévoiler mes sources.» Entretemps, «S, portrait d’un espion» est toujours retiré de la circulation.Il est toutefois possible de s’en procurer un exemplaire en communicant avec les éditions Libre expression à Montréal.Même — s’il s’agit d’un roman, le livre de Adams est le fruit d’une longue enquête journalistique et demeure une source d’information importante sur les services secrets au Canada.Au delà des incertitudes créées par le procès, Adams voit les choses d’un bon oeil.«Mon prochain livre, dit-il, portera sur le procès.Il y aura peut-être un chapitre sur la façon dont les médias y ont réagi.» Plusieurs faits inusités ont entouré en effet le procès intenté à Ian Adams, à commencer par le retrait du bouquin du marché par l’éditeur.Le rôle joué par le rédacteur en chef de l’un des grands quotidiens du pays, M.Peter Worthington du «Toronto Sun», est aussi difficile à expliquer.La rumeur voulait que M.Worthington ait lui-mème inspiré à l’auteur un personnage (Ju roman Or.c’est le rédacteur en chef en question qui a incité Leslie James Bennet à poursuivre M.Adams.Quelques jours seulement apres la publication du roman.M.Worthington écrivait à M.Bennet pour l'informer de ses présomptions au sujet de l’identité du fameux S.Dans cette lettre datée du 14 novembre 1977.le rédacteur du «Sun» écrivait à l’ex-officier de la GRC: «Vous êtes «S».On m’a dit qu'il (Adams) prétend avoir obtenu l'information de vous, qu’il vous avait parlé et que vous étiez sa principale source.» «Cela est incidemment faux, commente Adams En fait, j’ai toujours dit que je ne connaissais pas Bennett, que je ne l’avais jamais rencontré et que je ne lui avais ni téléphoné ou écrit.» C’est dans une deuxième lettre, datée du 16 novembre 1977 que M Worthington suggéra a M.Bennett de poursuivre le journaliste.«Personnellement, écrivait-il, j’ignore quelle est la «vérité», et comme vous savez, dans .ce domaine ténébreux, tout est possible (.) Si je peux faire quelque chose, indépendamment de ce que la «vérité» puisse être — laissez-le moi savoir.» Quelques jours plus tard, le 20 novembre, le Toronto Sun publia un article identifiant Bennett comme étant le mystérieux S.Worthington fut donc le premier à lier publiquement les deux personnages.C’est encore le rédacteur en chef du Sun qui trouva un avocat à M Bennett Les relations entre les deux hommes ne datent pas d’aujourd’hui.L’officier de la Gendarmerie aurait contribué pendant les années 50 à organiser la fuite de l’épouse de Worthington, Olga, hors d’URSS.En 1969 il a egalement fourni au Toronto Sun un sujet de reportage inédit sur les activités d'espionnage d’un journaliste et d'un diplomate soviétique.Une telle pratique, de l'aveu même de Bennett, est souvent employée par les services de sécurité qui désirent obtenir des faveurs de certains journalistes.EXTRAIT DE: biblic::_ PHIE GÉOGRAPHIQUE INTERNATIONALE 94.GUÉRIN (M.A ) Petit atlas géographique du Québec et des terres avoisinantes.Montréal, Guérin.1977.Au pays du Québec, 91 p.11 cartes en coul au 1 1 250 000.32 cartes en coul au 1: 1 250 000, 1 pl index; 31 cm.Division de cet atlas scolaire du Québec en deux parties: une série de cartes orohydrographiques avec figuré de plages hypsomêtriques au 1: 1 250 000 (planches 2 à 13); une autre de cartes politico-administratives avec localisation des habitats et ossature des principales voies de communication (sans représentation du relief mais avec un fond hydrographique précis au 1: 1 250 000 (nos 14 â 46) Une planche repère explique le découpage des cartes d'ouest en est et du sud au nord.Un index toponymique (40 pages) avec indication des entités géographiques permet de retrouver tout mom de lieu québécois.Plus qu'un atlas de localisation des phénomènes géographiques simples, il peut être un ouvrage de référence en utilisant ces cartes de base comme support à (élaboration de cartes plus complexes.—• (C.Motsch).Prix: $6.25 EN VENTE CHEZ VOTRE LIBRAIRE J* guerm éditeur 4574, Saint-Denjs Montréal, 842-3481 lesQ^linZÇ', des livres qui comptent POUVONS-NOUS ENCORE SAUVER L’HUMANITÉ?JAÇOUtS HEBERT / MAURICE F STRONG LE LEGRAND le Canatfa.espoir do Tiers monde Préface «lu Trfw Mono*ohl* Juf*a LAg«r BRANLE BAS BRANLE-BAS Le Canada, espoir du Tiers monde Qiiine?Jacques Hébert et Maurice F.Strong 192 pages Pour la première fois dans l’Histoire, la survie de l’humanité est sérieusement menacée.Ce livre-choc, qui décrit la situation tragique actuelle et la responsabilité du Canada vis-à-vis de nombreux pays, invite chacun d’entre nous à une mobilisation.C’est le temps ou jamais de penser à l’avenir collectif.Un livre qui fera réfléchir.Abondamment illustré.$8.95 Les droits d’auteur de cet ouvrage seront versés à Jeunesse Canada Monde.PlOV LES COMMANDES POSTALES SONT ACCEPTÉES AGENCE DE DISTRIBUTION POPULAIRE INC.’ 955.rue Amherst, Montréal.H2L 3K4 | | L* grand branle-bae.J Hébert.M F Strong IMS Ci-|Ointiasommede$ .Numéro de carte de crédit: ^SEj ,.•Filialedu groupe Sogtdes | l CHÈQUE | | MANDAT-POSTE ÉGALEMENT EN VENTE CHEZ VOTRE FOURNISSEUR Le Devoir ;o-t?eo Nom Adresse Ville Tel Code 9 Le Devoir, samedi 20 décembre 1980 ¦ 23 CULTURE ET SOCIETE Aspects de l’Asie par René Viau Charles Daney, Le Transsibérien, éd.Herscher, Paris 1980, 150 pages, photos en noir et blanc.Mario Bussagli, La Peinture en Asie centrale, éditions Skira, Flammarion.Genève, 1978, 140 pages, reproductions en couleurs.Jean-Louis Nou, Les Derniers Maharajas, photographies, texte de Jacques Pouchedass, éditions Arthaud, 1980.TROIS livres, trois visions et trois époques de l’Asie, en trois endroits bien distincts.L’Asie de la construction du transsibérien, celle de la peinture et celle des Maharajas.Trois mondes qui n'ont en commun, à nos yeux d’occidentaux que leur exotisme.La société de géographie inaugure, avec le Transsibérien une collection visant à faire connaître le fonds, véritable trésor, qu elle s'est constituée depuis 1921.À partir uniquement de photos d'époque.l'auteur, Charles Daney a établi un texte qui, outre les photos, s'appuie grandement sur les différents témoignages, livres et autres études qui ont été menés au moment de la construction du fameux transsibérien.Qui n’a pas voulu, une fois dans sa vie, emprunter le transsibérien de Moscou à Vladivostok’’ À l’image de son cousin.L’Orient-express, le transsibérien fait partie du mythe de l’Orient, et le nom dés pays qu’il traverse a une résonnance quasi-magique, témoin le fleuve Amour, dont parlait Biaise Cendrars, dans sa Prose du transsibérien.Ce livre nous fait revivre l’épopée de sa construction, ce qui est, comme on s’en doute, tout un programme.Celle-ci devait durer quinze ans, de 1891 à 1906 On a bâti, durant ce court laps de temps.1,500 kilomètres de voies ferrées, un millier de stations et une centaine de villages On a dû déployé des prodiges pour permettre au chemin de fer de s'avancer au milieu des déserts, des fleuves, des montagnes.Les difficultés furent innombrables et on dut les pallier parfois avec les moyens du bord On pourrait donner l’exemple du îac Baikal qu’on a d’abord traversé en mettant le train sur un ferry-boat Cette solution n’étant valable que durant les deux mois de 1 été, on a ensuite décidé de poser les rails directement sur la glace et de faire tirer les locomotives par des chevaux L’épaisseur que devait avoir la glace pour supporter un tel poids en dit long sur les rigueurs de l’hiver sibérien.Du reste, on a décidé par la suite La mode en dessins et photos PARMI ces beau livres que l’on prend plaisir à offrir et que l’on aime infiniment recevoir, il vaut la peine de mentionner, dans une catégorie à part, deux albums de dessins et de photos de mode couvrant deux périodes distinctes: 1913-1914 et 1920-1980.Le premier Costumes parisiens, éditions Chêne-F.M.Ricci, ($22) reproduit une série de très beaux dessins des peintres, décorateurs, dessinateurs de mode et graveurs, parus dans le volume II du Journal des Dames et des Modes, 1913-1914.On y retrouve les grands noms de l’époque: Georges Barbier, Bernard Boutet de Monvel, Umberto Brunelleschi, Robert Dammy, Étienne Drian, Pierre Legrain, Alberto Fabio Lorenzi, Charles Martin, Armand Vallée, Gerda Vigener.Ces 184 dessins en couleur, d’une qualité exceptionnelle, retracent la vie des belles en ce début du siècle.Dans l'introduction, Cristina Nuzzi rappelle ce texte de Torn An-tongini qui décrit bien les moeurs du temps: «Pour ceux qui s'en souviennent encore avec quelques précisions, ce Paris de 1913 et de 1914 était une ville où le raffinement, l'élégance, la joie de vivre et l'insouciance avaient atteint des sommets insurpassables.On avait le sentiment que pour tous, et dans toutes les classes sociales, la vie tournait autour du plaisir, et la jouissance matérielle et intellectuelle la plus nouvelle, la plus inédite avec une telle aisance que l’on pouvait croire à un retour de l’âge d’or.Il se peut que le Destin, sachant que quelques mois plus tard éclaterait le plus grand conflit que le monde ait jamais connu, distribuait largement à des milliers de gens quelque chose d’inédit et a surtout le pouvoir de saisir au vol et d’éterniser l'image de notre époque.» Deux albums de collection, certes, mais qui passionneront aussi ceux et celles qui.tout simplement, s'intéressent à ce qui a contribué à façonner l’univers de la mode.R.R.LIVRES REÇUS « ut; 11120 1080 ’ ï rgfÔΟ.ÇX S Ks'-o;.qui devaient y disparaître un ultime réconfort.» Toute cette opulence, toute cette grâce, toute cette extravagance revivent dans ces dessins d’une présentation impeccable.Le deuxième album, intitulé Vogue, photographies de mode, 1920-1980, éditions du Fanal ($55.00) est un ouvrage de grand luxe.On y présente, à travers les photos couleur et noir et blanc parues dans le magazine Vogue — créé en 1892 et qui a été la première revue de mode illustrée — l'évolution de l’image de la femme moderne.«Toutes les photos de mode que Vogue a choisi de publier ont toujours réflété le rêve d’un monde où les hommes et les femmes agiraient de manière courtoise.Cette représentation visuelle du bon goût et de la civilisation a modifié les habitudes américaines et peut-être celles du monde entier», écrit dans l'introduction Alexander Liberman.Ce document sociologique fascinant et remarquable, tant par la qualité que par la richesse des ohotos, s’appuie sur un texte bien documenté et éclairant, signé Polly Devlin.Celle-ci conclut, avec justesse, que «l’appareil-photo peut toujours nous révéler La Dernière Fête de l'Empire, Angelo Rinaldi, Gallimard Fautes de preuves, Vincent Bugliosi, Flammarion L'Ombre brisée, Claudia Ance-lot, Balland Vide ta bière dans ta tombe, Claude Michel Cluny, Balland Les Os de ma bien-aimée, Jac Thieuloy, Balland Vous n'étiez qu'un mirage, Denise Pelletier, Libre expression L’Homme dans le tiroir, Bernard Malamud, Flammarion La Grande Soeur, Ding Ling, Flammarion Les Grands Paradis, Juan José Saer, Flammarion La Passion selon San Pedro Balbuena, Altredo Bryce echnl-que, Flammarion Pas de lettre pour le colonel, Gabriel Garcia Marquez, Grasset Voyage en Mongolie intérieure, Claude Breuer, Mercure de France Gaspard, Melchior & Balthazar, Michel Tournier, Gallimard Le Monde des merveilles, Robertson Davies, Le Cercle du livre de France Le Diable ê quatre, Réal Fortin, Éditions mille roches Le chercheur de trésors, Philippe Aubert de Gaspé et (Ils, opuscule POÉSIE ET REVUES LITTÉRAIRES Sonnets, Ronald D.Lalng, Stock Un Poète, Robert Desnos, Folio junior Les /Tes de la nuit, Alain Grand-bois, Fidès Maria Chapdelaine, Louis Hé-mon, Fidès Actes de la recherche en scien- /i Maintenant une tradition aux librairies Flammarion et Scorpion L’opéra Bordas éditeur $95.00 Sigmund Freud Aubier Montaigne $34.00 Louis XV Flammarion $95.00 Ingres Skira $110.00 Les Pharaons-L’Égypte du crépuscule Collection l'Univers des Formes-Gallimard $125.00 Maria Chapdelaine Art Global et Libre Expression $70.00 Tout l’œuvre peint de Picasso Périodes bleue et rose Collection les classiques de l'art Flammarion $23.00 A.M.G.,- Arcade,-Arthaud,-Bibliothèque des Arts.-Broquet,- Centre Georges Pompidou-Cerde d'Art,-Chêne - Clairefont aine.Joel Cuénot.- Draeger, - Edita.- Electra.- Flammarion,- Gallimard,-Hachette-Hazan, - Maeght,-Office du Livre.- Princesse.- F M.Fticd,- Scrépei.- Skira.- Stanké.- VHo.MaM librairies FLAMMARION 1243 tup Université 4380 nie Si Denis Montreal Montreal 866 6381 284 3688 m pï" LIBRAIRIES DU SCORPION CENTRE DOMAINE 3365 rue Granby Montreal 256-9564 MAIL CHAMPLAIN- 2150 bout Lapinrere Brossard 672-9222 CENTRE LAVAL LES TERRASSES GALERIES D ANJOU 1600 boul Le Corbusier 705 ouest Ste Catherine 7525 boul Galeries d Aniou Chomedey Laval Montreal Ville dAnpu 688 5422 • 288 3514 351-8763 le champion de cinq heures moins dix qu'il était plus simple de contourner le lac.Les promoteurs de cette aventure du rail pensait que le transsibérien deviendrait surtout une grande voie internationale reliant l'Europe à la Chine La réalité en fut tout autre et ressemble plus à ce que nous avons vécu en Amérique du Nord: ce train allait être celui de la colonisation de la Sibérie Un livre passionnant tant pour la qualité du texte que pour le choix des photos.¦ C'est une autre route que ce livre nous fait emprunter, un peu plus au sud et il ne s'agit plus ici de colonisation mais bien, au départ, de la route de la soie.Les divers courants qui vont suivre cette route, le boudhisme, le nestorianisme, le manichéisme vont imprimer leur marque, au début de l’ère chrétienne, à l’art pictural de cette région, qui se situe dans la partie méridionnal de la Haute-Asie.Comme le dit l'auteur, ce livre tente de «relever, dans les centres culturels, au sein des écoles et à travers les périodes et les tendances des peintures locales, les caractères qui contribuent à créer une unité et leurs antonymes, facteurs d'hétérogénéité.» L'Asie centrale, et cela apparaît clairement à la lecture de ce livre, est un lieu d’expériences picturales extraordinairement variées.L'ampleur et la densite de cet art n'ont pas empêché l’auteur, malgré la concision dont il a dû faire preuve, de nous en offrir beaucoup plus qu'une introduction.¦ Un photographe, Jean-Louis Nou, s'est promené dans ce qui restait de l’Inde des Maharajas.dont on nous dit qu’elle est morte il y a à peu près trente ans Comme beaucoup de nobles européens, les princes indiens ont pour la plupart perdu leur richesse à cause d’événements politiques ou alors simplement a cause d'une très mauvaise gestion En perdant leur fortune, ils ont perdu aussi tout pouvoir politique, mais leurs châteaux sont restes Le photographe, ayant pu s’introduire amicalement dans certaines familles ayant gardé quelque chose de leurs richesses d'avant, a pho- tographie sous tous les angles, à l'intérieur comme à l'extérieur.côté jardin, côté cour, ces palaces qui nous semblent issus directement des mille et une nuits.En première partie du livre Les derniers Maharajas.Jacques Pouchedass nous explique le fonction nenient de cette société, de même que le pourquoi et le comment de sa décadence, de la conquête anglaise à nous nou jours.Des photos d'époque accompagnent le texte Pour découvrir une Inde un peu dit férente, autre que celle de Katmandou, de Ravi Shankar ou du Taj Mahal.LIB cr— DU "S librairie DU JtttSt.Spécial des têtes Rabais de 25% jusqu’au 31 décembre • Dictionnaire de la langue québécoise Léandre Bergeron ord.$28 95 $21.75 • Copernic n'y a pas changé grand-chose Henri Laborit ord.$17 80 $13.35 • Au pays de mes racines Marie Cardinal ord $13.95 $10.50 • Miyuki Tanobe Coll, signatures ord.$30 00 $22,50 • Le Théâtre Bordas ord.$95.00 $71.25 3828 rue Saint-Denis (Près de la rue Roy) T6I.844-8555 ces sociales, septembre 1980, no.34 Critique, Août-septembre 1980 no 399-4000 Les Cahiers obliques, no.2, Éditions Borderie a BANDES DESSINÉES Les Colères du mange-minutes, Barbarella.Dargaud La Légende d'Alexis MacCoy, Gourmelen/Palacios, Dargaud Carnet d'humour, Delan Boucq, Dargaud A D.G.Loro north, Dargaud Albator, Dargaud Little Big Horn MacCoy, Gourmelen/Palacios, Dargaud Sciences humaines Tendances actuelles de l'Histoire, Barraclough, Champs Flammarion Où va l'Eglise d'Afrique, Paul de Meesler, Cerf Capitalisme et économie-monde, I.Wallerstein, Flammarion Mission sans frontière, Dossiers libres, Cerf La Patrie québécoise au début de la Contédêration, Mary Fallis Jones, Royal Ontario Museum Les Sciences administratives ê travers les textes, Gilbert Tar-rab, Éditions sciences et culture Le Pouvoir sur scènes, Georges Balandier, Balland Chili, le crime de résister, Suzanne Labin, Nouvelles Éditions Debresse Quand gronde la révolte verte, Roger Mignier, La presse Montreal, la prochaine décennie, La Presse L'Ancien et le Nouveau, Jean Martucci, Fides Le Hibou évangélique, Jean-Luc Hôtu, Fides Correspondance, 1933-1938, Léon et Natalia Trotsky, nrf Présent soviétique et passé russe.Alain Besançon, Le livre de poche, pluriel Gurdiietl parle à ses élèves, G J.Gurdjieff, Stock-Monde ouvert » du 3 novembre au 31 décembre 1980 à la librairie Fides Venez acheter dès maintenant vos cadeauk des Fêtes ! i Réduction importante sur tous les livres de la librairie Plus de 100,000 volumes en étalage ! Réduction de 10% à 60% Plus un grand choix de volumes à prix très spéciaux.Heures d’affaires de 9 heures à 17 heures , , • Près du métro I6S 60 I sortie Champ-de-Mars • Stationnement gratuit à l'arrière de l'édifice I uf les éditions fides I 235 est, boul Dorchester 1 Montreal H2X 1N9 (514) 861-9621 jean marie poepart tradut du goguenard par fauteuil même JEAN-MARIE POUPART LE CHAMPION DE CINQ HEURES MOINS DIX Jean-Marie Poupart nous étonne une fois de plus avec son humour narquois.Il nous présente, entre autres, sous la forme d'un journal quotidien, des situations d'un comique assuré et des portraits fantaisistes d'écrivains, de critiques et de professeurs.Un.livrë qui intrigue et fascine.Autres titres du même auteur: RUCHES: "Rarement.dans là littérature.S'est-on moqué avec une telle ferveur de nos habitudes et de nos travers." (Réglnaid Martel, La Press») TERMINUS: -Poupart étonne et semble s'amuser à (aire faux-bond devant toutes les étiquettes ou les grilles d'analyse." ** (Claude Beausoleil, Ce Devoir) n ’¦7, ANGOISSE PLAY — Béédition revue et corrigée: ¦< pour effacer la grisaille de la fatigue ou des jours sans soleil." (Jean-François Crépeau.Le Canada français) En vente dans toutes les librairies et les librairies Leméac: Hauferive.Sept-iles.Val d'Or et Montréal NOm„.ÉDITIONS LEMÉAC ADRESSE 5111, av.Durocher, Montréal, H2V 3X7 .DIFFUSION: 273-2844 Ci-joint: ?Le Champion de cinq ' ?Mandat ?Master charge no heures moins dix.$14.95 nchènun nchamovno ?Ruches.$14.95 q 9 D Terminus.$12.95 Signature.?Angoisse Play.$ 6.95 frais deport at damballagaSI.OO 24 ¦ Le Devoir, samedi 20 décembre 1980 CULTURE ET SOCIETE 1 COURRIER ¦ Ethier-Blais et le lecteur J’écris au DEVOIR avant tout pour poser une question et dire ce oui, à mon sens, la motive.J’aimerais tout simplement savoir comment, au DEVOIR, et pour quelles raisons on juge encore opportun de confier chaque samedi une demi-page à M.Jean Ethier-Blais.Je connais vingt, trente lecteurs assidus au DEVOIR.Un grand nombre a depuis longtemps pris le parti de ne jamais lire sa chronique.D’autres ne savent que faire de leur exaspération.Quelques-uns enfin l’oublient vite, après les sarcasmes, les que veux-tu, les lectures méchantes à voix haute.Mais personne n’aime lire Jean Ethier-Blais.Et pourtant, chaque semaine, il rapplique Son cas i»érite un moment d'arrêt.* Il a des modèles.Je devine l’effort de fournir aux lettres québécoises des réflexions à la Mauriac, à la Gide, quelque chose qui serait comme la correspondance, une page de journal des très grands.On trouve aussi un goût de faire briller des mots, que l’auteur écrit avec vénération, avec frayeur parfois.Mais cette fascination facile, et un style étudié qui sent mauvais le travail, n'arrivent pas à cacher un grand vide.Cet univers n’est pas ouvert, ne renvoie pas au monde, aux choses de l’his- toire.Plusieurs disent: il est réactionnaire, c’est pas possible! Je le veux bien, mais ce jugement n’explique rien encore.Ce ne sont pas autant les idées politiques du chroniqueur qui m’irritent que son rapport avec le langage et la communication.M.Ethier-Blais n’est plus qu’un fabricant de grammaire correcte, sans respect pour le sens des mots, le destin du dire, le dialogue (le dialogue, quand il existe, est intérieur à la chronique), il est déjà fait avec Sé-réna; le lecteur fait figure d’intrus.Voyez la haute indifférence qu’il se réserve face aux considérations qu’on voudrait opposer à son monologue.Cela me paraît plus grave.Ce discours n’ambitionne pas une expérience partagée au monde et des idées, refuse ou nie toute intelligence que le lecteur pourrait avoir ae son environnement culturel, social, politique.Le chroniqueur s’est enfermé avec une désarmante complaisance au centre d’une vision «privilégiée» — et du reste incohérente: les fondements de cette vision du monde seraient étonnament tortueux —, position de refuge-retrait contre les assauts (fun monde jugé irrévocablement inintèlligible sinon du regard plombant d’un dieu.Ethier-Blais se déjecte dans cette fuite par le haut, qui permet de conclure à la médiocrité de l’un, à l’insignifiance de l’autre, à l’égare- ment de tous.Il me fait l’impression que cet «intellectuel» s’est arrêté aux chocs que produit sur ses membranes le devenir du monde, que l’univers de la sensation comprend à ses yeux un jugement suffisant, déjà bon à transcrire.Les chroniques racontent ses sensations brutes, immédiates, mais n’ouvrent jamais vers un champ problé-matique, pluriel, plus complexe que les premières vues.Rien n’est jamais problématique dans ces textes, rien n’est ambigu, le dernier mot et la sentence toujours ont précédé le lecteur.M.Éthier-Blais a visiblement renoncé à s’interroger, à fouiller, à douter plus encore.Je ne vois aucune raison pour laquelle LE DEVOIR donnerait plus longtemps ses pages à un homme résolu à se parler tout seul.De nombreux penseurs au Québec feraient mille fois meilleur usage de l’occasion.Le remplacement de M.Ethier-Blais, pour cause de non pertinence absolue, se situe nettement parmi les choses à faire prochainement, si l’on tient encore au «Fais ce que dois».Alain GAGNON ¦ Quelle incompétence?J’aime les chansons d’Yvonne Printemps, les films anciens de Jean Gabin, les Carnets de Jean Ethier-Blais et le «chaland qui passe».Toutes ces vieilleries m’amusent à l’occasion, me font sourire, m’exaspèrent aussi parfois, mais si peu que je confine habituellement mes mouve- ments d’humeur à mon entourage.Les avant-derniers Carnets (29 novembre 1980) de votre gazetier hebdomadaire dépassent aujourd’hui ma tolérance souriante.Que «Thciang-Tching, ou Mai Ling, comme on voudra» soit la «vieille ennemi» (sic) de votre collaborateur, peu me chaut.Nous sommes toujours dans les antiquailles acceptables.Que votre échotier soit misogyne, nous le savions (cf.son article sur Marie-Claire Blais, entre autres) et cela fait partie de son allure de monument historique qui ne dérange personne.Que l’on profite d’un événement dramatique — la mort d’Hélène Althusser — pour ressasser des souvenirs et déterrer l’argot de l’École normale supérieure (thurne, caïman, chaland-thésard) passe encore.Façon de montrer qu’on écrivit une thèse, qu’on en fut, nous, de l’École, qu’on a son jouai distingué.Mais écrire d’Hélène Althusser qu’elle était une «personne en surnombre» me semble être le comble de l’odieux.L’humanisme dont se réclame votre collaborateur en prend un rude coup.Les Carnets sont «au ras des marguerites» comme on disait dans mon temps à l’École (des Hautes Études pratiques).Éthier-Blais — vous comprendrez que je ne peux écrire Monsieur — n’est pas le seul à voyager! Rappeler l’incompétence de madame Althusser, dactylographe, ajoute peut-être à la petite histoire mesquine, mais oblitère son travail utérieur (à ce sujet, lire K.S.Karol, «La tragédie de Louis Althusser», Le Nouvel Observateur, n° 837, 24-30 no- Bernard Malamud i «h* A la recherche de la vie multiple par Nairn Kattan é La vie multiple de William D, roman de Bernard Malamud, traduit de l’américain par Olga Feodoroff chez Flammarion.L’homme dans le tiroir, nouvelles de Bernard Malamud traduit de l’américain par David Gujnsbourg chez Flammarion.DÈS la publication de son premier roman, Le Commis, voici plus de vingt-cinq ans, Bernard Malamud s’est placé avec Saul Bellow au premier rang de ce u’on a appelé l’école juive e New York.Malamud partage sa vie entre l’enseignement et la littérature.Le lecteur ne peut jamais l’ignorer puisqu’une partie importante de ses romans et de ses nouvelles se déroulent dans des petites villes |Univer-sitaires.Dans son român Une nouvelle vie, Malamud décrivait l’aventure d'un universitaire dans la force de l’âge et d’une jeune étudiante.Son dernier romart Du-bin's Lives, traduit pour une raison inexplicable par La Vie Multiple de William D., le romancier reprend son thème cffil y a vingt ans Certes, Dubfn n'est pas à proprement paMer un universitaire.C'est un biographe qui a épousé une veuve et qui s’est retiré à la campagne pour poursuivre la rédaction de ses ouvrages.Le dernier en date est consacré à D.H Lawrence.Pourquoi Du-bin écrit-il des biographies?Son existence est trop vide pour lui fournir matière à une autobiographie.Il a recours à la vie des autres et à travers la lecture des oeuvres de Lawrence et de sa correspondance, Dubin emprunte la vie du romancier britannique disparu.Il dispose ainsi d'une existence de remplacement, d’une vie autre Une vie autre, nouvelle, surprenante: c'est là la hantise de Malamud Or.voilà que sa femme Kitty engage pour l'aider à faire le ménage, une jeune étudiante, Fanny.Dubin a cinquante-sept ans il a élevé le garçon que sa femme a eu avec le mari qui est mort et une fille Tous deux ont quitté le foyer.Le garçon se trouve en Suède pour ne pas aller faire la guerre au Vietnam et la jeune fille termine ses études en Californie La vie de Dubin serait mortellement monotone si Fanny n'y avait pas fait éruption.D’une sensualité débor-.dante, d’une vitalité insatiable.Fanny qui a l'âge de sa propre fille, sort Dubin de sa torpeur.Il décide de partir avec elle pour une semaine en Italie.Voyage raté et Fanny abandonne son protecteur pour‘se jeter dans les bras du premier gondolier venu.Il retourne seul en Amérique, essaie de l’oublier, traverse une période de dépression, Fanny revient et le relance et c’est la grande aventure qui commence, la sensualité partagée.La vie est là, promesse et attente.Dubin veut garder et la femme et la maîtresse mais ne parvient à satisfaire les besoins ni de l'une ni de l’autre.C’est que ses propres besoins ne sont pas précis.Il a besoin de la vie des autres pour combler la sienne.Quand il se plonge dans la vie d’un mort, écrivain, homme d’état, il conserve une parfaite liberté puisqu'il n’a rien à donner en échange.Il reçoit.Il met en ordre ses notes et transcrit le fruit de ses recherches.Mais les femmes, qu’il s’agisse de Fanny, de Kitty ou de sa propre fille, Maud, sont là en attente et leurs demandes sont imprévisibles.Dans des situations réelles Dubin est tou- Création d’un prix Adrienne-Choquette La Société des écrivains de langue française (SELF) décernera l’an prochain un prix Adrienne-Choquette à l'auteur de nouvelles qui aura été retenu par un jury indépendant.Les auteurs intéressés ont jusqu'au 1er février pour soumettre un manuscrit, sous un pseudonyme Le prix est accompagné d’une bourse de $1,000.Pour participer à ce concours, il faut etre citoyen canadien et écrire en français, soumettre en trois copies le manuscrit.On se renseigne sur les détails de ce concours en écrivant à: Prix Adrienne-Choquette, 310, 42e rue ouest, Charlesbourg.PRESSES UNIVERSITAIRES DE FRANCE _ ( ft LES GRANDS DICTIONNAIRES DICTIONNAIRE DE I A LANGUE PHILOSOPHIQUE par Paul Foulquié et Raymond Saint Jean Pour chaque terme philosophique, rillusira tion par des textes de ses différentes utaira tions.DICTIONNAIRE DE LA LANGUE PÉDAGOGIQUE par Paul Foulquié Un inventaire méthodique, avec indication’s d'ordre étymologique et sémantique, de < termes utilisés par les sciences de I édite ?tion et les disciplines connexes (psycho' gie, morale.).VOCABULAIRE DE LA PSYCHOLOGIE par Henri Piéron Une très grande place a été donnée aux mots techniques et aux néologismes, nver nombreuses annexes sur les sigles et syr> boles, une table des grandeurs et ui rte* une table des phonèmes de langue fr©-i çaise et un lexique des racines grecque* VOCABULAIRE DE LA PSYCHANAI Y< t par Jean Laplanche et J.-B.Pontalis De «acte manqué» à «zone érogène», n e analyse de l’ensemble de l’appareil corn ep tuel de la psychanalyse .I • v VOCABULAIRE DE PSYCHOPÉDAGOf if ET DE PSYCHIATRIE DE L'ENFANl par Robert Latond 2 400 termes de base, des articles de, ic lri«ut AmryP Tw i u» mGii i-fWw.v.ri* n* IfiimR Ma* v»» lié*H- fWlIlim • 32 pages, 24 x 25,5 cm environ 30 illustrations couleurs cartonnage illustré $9.95 les éditions tides 235 nsi.boul Dorchester Montreal H2X 1N9 (514)861 9621 Le Devoir, samedi 20 décembre 1980 ¦ 25 CULTURE ET SOCIETE La survie du théâtre institutionnel tient aux politiques de subvention par Jacques Larue-Langlois librairie______ denizon si p " L>tll0lï(' Tel.: (514) 866-2049 la seule librairie de prestige capable dé vous offrir un choix de plus de 2200 titres specialises en art (peinture, sculpture, architecture,.) vous propose à l’occasion M.Jean-Louis Roux, directeur du Théâtre du Nouveau Monde.C'EST encore Armand Gattiqui le disait (on n’a pas fini de puiser »hez cet homme de thcstrr m .re à réflexion sur 1 cvr.'e cet art)! «ce au’or> n mande d’abora, ce D'h, p.une oeuvre d’art mais un pio-duit monayable, vendable».En pleine gueule du (icm C'a pital, les comr.'.cni's $12 LE MYTHE DE MARIA CHAPDELAINE Nicole Deschamps, Raymonde Héroux, Normand Villeneuve Synthèse d'une lecture collective du texte et de l'après texte de Louis Hémon.Maria Chapdelame qui situe l’événement à la lois comme un phénomène unique d'anthropologie culturelle el comme un symptôme de la condition de colonisé 264 p $19,75 U > ili'ti i < 11M1H I MM par Robert Rumilly HISTOIRE DF LA PROVINCE DF.QUEBEC 176 pages, $10.00 Tome 15 Mgr Bruchési par Robert Rumilly KOHI HI HI Mill $ HISTOIRE DELAI WA INCH DE QUEBEC.212 pages, $10.00 les éditions tides 235 est boni.Dorchester Montreal H2X 1N9 (514) 861-9621 REVUE D’HISTOIRE DE L’AMÉRIQUE FRANÇAISE m fondée en 1947 par Lionel Groulx Publiée par l'Institut d’histoire de l'Amérique française (1970) volume 34, no 3 DÉCEMBRE 1980 Pauline Desiardins: La Coutume de Paris et la transmission des terres — Le rang de la Beauce à Calixa-Lavallée de 1730 à 1975.331 Marisa Thivierge: Les artisans du cuiràQuébec — (1660-1760).341 Bernard Pénisson: Le Commissariat canadien à Paris — (1882-1928) .357 Jacques Rouillard: Mutation de la Confédération des Travailleurs catholiques du Canada (1940-1960).377 Note de recherche: Pierre Germain: Les récits de voyages de Pierre-Esprit Radisson — Etude d’histoire bibliographique.407 Note Critique: Pierre Tousignant: Le Bas-Canada: une étape importante dans l'oeuvre de Fernand Ouellet.415 Comptes rendus — Bibliographie — Chronique de l'Institut — Édition critique de Groulx — Chronique d'archives.437 BULLETIN D’ABONNEMENT NOM.ADRESSE.VILLE.PROVINCE.CODE POSTAL.ci-jolnt un chèque.mandat-poste.au montant de.pour un abonnement à quatre numéros à compter du numéro.Abonnement régulier (comprenant la cotisation de membre de l'IHAF) $20.00 Abonnement étudiant (avec pièce justificative — comprenant la cotisation de membre de l'IHAF) $10.00 Abonnement institutionnel (sans cotisation de membre) $20.00 Abonnement de soutien $40 00 REVUE D’HISTOIRE DE L'AMÉRIQUE FRANÇAISE, 261 avenue Bloomfield, Montréal, Qué.H2V3R6 Tél.: 271-4759 revue d’histoire de l’amérique française DfcfMaat i«ao AUTOUR DE BORDUAS ESSAI D HISTOIRE INTELLECTUELLE *««•»' * par Jean-Éthier-Blais Quel esl le vérilable Borduas?Celui qui sert aujourd'hui d'emblème à une certaine libéralion ou celui qui a douté, souflerl.lutté el qui a réussi à dépasser ses .contradictions?A l'origine de cel essai, un seul souci retracer, par I amitié, les cheminements d'une vie el d un rêve 200 p $12,95 I I G.vUfcln> Bsthôtiquç pmtrFstrtej* i ESTHÉTIQUE POUR PATRICIA suivi d’un écrit de Patricia B par G.-André Vachon Cette Esthétique adressée à Patricia, Jeune étudiante inscrite en Lettres à l’université est tout entière une rétlexion sur la littérature et récriture 144 p.$8,95 n Correspondance (édition de luxe) Tomel (1858-1867) 600 p.Iorne II (1868-mai 1877) 648 p $1UU prix spécia Coédition CNRS pour les deux tomes jusqu’au 15 janvier $150 Cette édition qui comprendra dix vriumes, fournit une information sans équivalent sur la vie.la carrière et l'œuvre de Zolêc ses batailles littéraires et politiques et le mouvement naturaliste, et sur l’histoire de la société française de 1858 à 1902 L’édition de luxe esl tirée à 100 exemplaires numérotés à la main, imprimé sur papier Antique Linen fini vergé, couleur crème Reliure toile avec estampage en or, olterte dans un boitier cartonné.BON DE COMMANDE Veuillez m’expédier ?Charoex-Visa I I I I I I I I l I I I Émile Zola Correspondance Tomes I et II (édition de luxe) Date d’expiration - à$150 $ Nom___________________________ les titres cochés $_________ Paiement ci-joint (chèque ou Adresse mandat postal) Frais de port en sus • 5 % LES PRESSES DE L^NIVpRSITÉ DI MONTRÉAL C.P, 6128.suce.« A » Montréal, Qué., Canada H3.C 3J7 - 2910 bd Edouard-Montpetit.Montréal.Qué.H3T 1J7 En vente, chez l’éditeur ou votre libraire 26 ¦ Le Devoir, samedi 20 décembre 1980 CULTURE ET SOCIÉTÉ Quelques films pour toute la famille par Francine Laurendeau 4ioHcK Une products Distribué par UNI ^fSLMoé MARCC FERRERI .(mmmr POUR Jonathan Livingston ,e goéland" Un film de , Hall Bartlett Musique ae ^eil Diamond 3 ans d’école |-M| \ tM.t." lise par % J^AWCLAUI „ biBaly l’adaptation de l’oeuvre E delà COMTESSE DE SEGUR desjardins st'denis 3 1590 RUE ST-OENIS 845 3222 "Ne manquez surtout pas le film le I nr\i in plus sensible et le plus émouvant ' L de Bertrand Tavernier!” TOUS Frëncln» Laurêndeau.Ce Devoir DE VACANCES NATHALIE BAYE MICHEL GALABRU GERARD LANVIN /urtHMN I BERTRAND / TAVERNIER / .PHIIIPPE .ü.NOIRET — -.su, 2e FILM AU VERSAILLES: “TENDRE POULET" PARISIEN: 1 20 3 15 5 10, 7 05, 9 00 SAMEDI DERNIER PROGRAMME 11 00 VERSAILLES: VEN 7.15.DÉS SAMEDI TOUS LES JOURS 1.30.5.20.7 15 480 S T f CATHERIN! 0 866 38S6 PlACf VERSAILLES 3b3 7880 " Le PARISIEN 4 | VERSAILLES 2 GERARD DEPARDIEU MIOU MIOU * ¦» DI I LS LVI B IHh Q( 7: //: l.WIMI * 4 ^ ^ i desjardins 4 1 L AVARE de MOLIERE .un Mm de LOUIS DE FUNES et JEAN GIRAULT produit par CHRISTIAN FECHNER ave< Bernant MENE2 Claude Of NSAC Michel GALABRU QuvGROSSO MrcheiMOOO PARISIEN 12 30.2 45.5.00.7.15.9 30 SAMEDI DERNIER PROGRAMME 11 30 RIVOLI: 12 45.2 50.4 55.7 00 9 05 Le PARISIEN 3 I RIVOLI 1 ABO STF CATHERIN! 0 >66 3156 ST DENIS IT BEIANGIR 27 7 3125 DÉS LE 26 DÉCEMBRE AU CINÉMA ÉLYSÉE vise un de ees mensonges improbables qui ne feront qu aggraver son cas.Avis à ceux qui n’auraient pas lu le roman: les répliques qui détonnent et l’ennuyeuseprome-nade en barque de la fin sont des rajouts qui se détectent aussi facilement que le nez au milieu de la figure.Si le film de Jean-Claude Brialy n’est pas à la hauteur de son modèle, je pense qu’il mérite d’être vu.Les nostalgiques de la Comtesse de Ségur y retrouveront ici et là le parfum de leur enfance.Et les enfants qui ne connaissent pas ce classique auront peut-être envie de lire les autres malheurs de Sophie, ceux qui ne sont pas dans le film.Au Complexe Desjardins depuis hier.Au Cinéma Paris, à Québec, à compter du 26 décembre.Autre antidote à Goldorak: Château de cartes, premier long métrage de François Labonté.Je ne pourrai pas vous en dire bien long sur ce film québécois pour enfants dont ravais rate la projection au Festival des Films du Monde en septembre dernier.Je l’ai enfin vu cette semaine, dans le sous-sol d’une école montréalaise, en compagnie de deux cent cinquante enfants dont les problèmes de projection n’ont pas réussi à calmer l’enthousiasme.Plongée dans cette mer de spectateurs exubérants et placée loin derrière le projecteur, j’avoue n’avoir pas saisi toutes les astuces des dialogues et du scénario de Marthe Boisvert ni toutes les nuances de l'image de François Beauchemin.Mais j'en ai tout de même capté suffisamment pour apprécier l’ingéniosité du scénario.La sorcière-détective Varicelle (Kim Yaroshevs-kaya) enquête sur la disparition d’un jeune savant (Gilbert Sicotte) tandis que des éléments du château de cartes de son neveu Fakir (Denis Bouchard) disparaissent mystérieusement chaque nuit.Varicelle trouvera-t-elle la solution de cette double énigme?Ça m’a semblé amusant et fort bien tourné.Les films de qualité destinés aux enfants sont rares au Québec, on n’en fabrique pas un par année.Une bonne raison pour amener votre progéniture voir Château de cartes.À l’Outremont (et au Cartier, à Québec) les 26 et 28 décembre ainsi que les 2 et 4 janvier, à 14 heures.Deux longs métrages d’animation sortent ce week-end.Allegro non troppo, de l’Italien Bruno Bozzetto, reprend le procédé du célébré Fantasia de Walt Disney.Sur des musiques différentes, le cinéaste a donné libre cours à son imagination.Le Prélude d Vaprès-midi d’un faune, de Debussy, décrit avec ironie les efforts infructueux d’un vieux faune décati pour séduire une jeune Deux pauvres comédies LA Comtesse de Ségur fit les délices de ma petite enfance et mon admiration lui reste entière.Un style simple et clair.Une façon directe de plonger dans 1 action sans s’encombrer de préambule ou de descriptions.Un sens inné du dialogue.Des histoires quotidiennes, vivantes et souvent drôles, mettant en scène de petites personnes à l’esprit dangereusement inventif.Car les malheurs de la pauvre Sophie sont autant d’initiatives et d’inventions audacieuses qui se retournent contre elle parce que l’imprudente enfant a oublié de réfléchir ou d’écouter la voix moralisatrice de l'expérience.Les enfants d’aujourd’hui s’amusent et s’identifient tout en découvrant un monde dépaysant dont l'exotisme est total, ôar les personnages de la Comtesse de Ségur semblent vivre sur une autre planète.Tout se passe dans des châteaux pleins de domestiques, où chaque enfant a sa bonne, où les mamans portent d’incroyables robes a crinolines.Les punitions sont terribles: la confiscation de l'objet ou de l'animal favori, la réclusion dans la chambre alors que dehors c’est la fête, et, dans les cas graves, le fouet.Mais les jouets sont merveilleux.Quel petit lecteur des Malheurs de Sophie n’a pas rêvé de chevaucher, lui aussi, son âne?On comprend que Jean- nymphe pas du tout intéressée.Le Boléro de Ravel est un remarquable morceau de bravoure qui figurera sans doute un jour dans quelque anthologie.De passage sur une planète déserte, des astronautes laissent derrière eux, après l’avoir vidée, une bouteille de Coca-cola.Mais il reste encore quelques gouttes dans le fond de la bouteille.Un petit ferment qui bouge lentement pour devenir un être primaire.Cet être primaire va grossir, déployer ses pseudopodes, faire des petits.Et ainsi de suite, en crescendo.L’éclosion de la vie sur la Planète X iusqu'à l’explosion finale.C’est superbe et délirant.J’ai cependant un faible pour cette Valse triste de Sibelius.Des ruines d’une maison sort un petit chat tout maigre qui s’etire tristement et grelotte.Et il se souvient du bon temps, du temps où il vivait, chat choyé et prospère, dans la maison chaleureuse et douillette.Mais le retour de la musigue au mode mineur nous ramene dans le triste et froid présent de la maison en ruines.D’une poignante nostalgie.Je m'arrête, il y a six illustrations musicales.Un beau film insolent et original.Ce qui est moins heureux, c'est 1 article qui relie le tout et nous fait retrouver, entre chaque pièce, le chef d’orchestre, son orchestre de vieilles dames, le dessinateur et autres personnages caricaturaux La lourdeur de ces clients est accentuée par un doublage français dont on se serait bien passe.À voir quand même absolue-ment pour l’animation.Consulter l’horaire de l’Outremont où le film sera projeté une quinzaine de fois jusqu’au 29 janvier.Présenté au dernier Festival de Cannes, Le Chaînon manquant est également un long métrage d’animation.Son réalisateur, le Belge Picha, est l’auteur de Tar-zoon, la honte de la jungle, une démystification caustique du stéréotype de Tarzan Le Chaînon manquant s’inscrit dans la même veine satirique et se situe dans le monde fabuleux de la Préhistoire.Si la faune campée par Picha ne manque pas d’imagination, son humour, que d’aucuns trouvent truculent, m'a semblé surtout pesant, appuyé, grinçant.Le flim nous est présenté dans sa version française, la version originale étant enregistrée non pas en flamand, comme on aurait pu le croise, mais en anglais (The Missing Link).Aux cinémas Élysée et Laval.Sophie et sa bonne (Paprika Bommenel et Annie Savarin) dans «Les Malheurs de Sophie».Claude Brialy, réalisateur à ses heures, ait accepté de tourner l’adaptation assez fidèle de Luc Béraud qui a retenu la moitié environ des mésaventures de Sophie, simplifié le dénouement et vieilli de deux ans l’héroïne (qui avait à peine quatre ans dans le roman) et son cousin Paul.Il en résulte un film agréable à re- garder, dont la joliesse étudiée et les quelques libertés prises avec le texte ne s’éloignent pas trop de l’imagerie de la Bibliothèque Rose.La direction de comédiens est inégale, ce qui n’empêche pas la jeune Paprika Bommenel d’avoir de bons moments dans l’incarnation de Sophie qui boude ou de Sophie qui impro- PARMI les nombreux nouveaux longs métrages qui prennent l'affiche à l’occasion de Noël, ce ne sont pas les films américains qui man-uent.En effet, à ce temps-ci e l’année, ils prennent plus que jamais toute la place, enfin presque toute la place.Par où commencer?Voilà sans doute une question qui se posent nombre de cinéphiles.Pour ma part, mon heure de tombée m'obligeait à commencer par 9 to 5 et Stir Crazy, deux comédies qu'on s'empressera peut-être de voir en raison de leurs-interprètes ou tout simplement parce qu'on voudra, pendant ce temps des fêtes, rire et s’amuser un peu.9 to 5 met en vedette Jane Fonda, Lily Tomlin et Dolly Parton, des artistes fort con- par Richard Gay nues, très particulières, très différentes Tune de l’autre et qu’on retrouve pour la première fois réunies dans un même film.Voilà qui suscite l'intérêt, me direz-vous.Mais malheureusement cette production dont le titre nous fait tout de suite penser, nous Québécois, à un des meilleurs téléromans que notre télévison nous ait jamais donné, déçoit énormément.En effet le réalisateur Colin Higgins a complètement gâché le sujet du film soit la vie et les conditions de travail des secrétaires.Que Higgins ait voulu dénoncer ces conditions et choisi la voie de l'humour pour le faire, personne ne lui reproche, bien au contraire.On peut cependant lui reprocher que son scénario écrit en collaboration avec I8-\ns LA CONSÉQUENCE (V F DE DIE KONSEQUENZ) Patricia Resnick ne soit pas mieux construit que les scénarios vite faits pour les séries télévisées américaines, que son humour soit lourd, assommant et que le tout n’offre jamais la portée féministe qu’il aurait pu faire sienne.À cela il faut ajouter que visuellement 9 to 5 est un gâchis total: le manque de soin et d’unité sur ce plan en fait un film laid à regarder.Et encore là, on ne peut s’empêcher de penser a certaines séries télévisées.Enfin les personnages sont stéréotypés et n’évoluent que par des artifices du scénario.Il est attristant de voir dans ce film où trois secrétaires en viennent à kidnapper leur patron, une comédienne aussi talentueuse que Jane Fonda.Si les intentions féministes du propos ont pu l’attirer dans cette galère, le résultat dans sa forme même est tout simplement accablant.(Aux cinémas Kent et Loews).La comédie Stir Crazy est, pour sa part, principalement interprétée par Gene Wilder et Richard Pryor, deux noms qui par eux-mêmes suffiront peut-être à assurer à cette nouvelle production un certain succès commercial.Il est important aussi de noter que cette réalisation est de Sidney Poitier, le comédien célèbre qui depuis quelques années semble s’intéresser davantage à la direction d’acteurs et à la mise en scène.En effet Stir Crazy n’est pas le premier long métrage que signe Sidney Poitier.On lui doit entre autres Uptown Saturday Night et comme dans Uptown Saturday Night l’impact comique de Stir Crazy est axé sur deux individus, une sorte de tandem, qui se retrouvent dans un contexte tout à fait différent de celui auquel ils sont généralement habitués.Si dans Uptown Saturday Night, Sidney Poitier et Bill Cosby aboutissaient dans un club super chic, bien au-dessus de leurs moyens de pauvres ouvriers, dans Stir Crazy, Gene Wilder, dramaturge sans inspiration, et Richard Pryor, acteur en chômage, se retrouvent, bien malgré eux en prison.Les moments irrésistibles de cette comédie par ailleurs assez banale sont dus avant tout au jeu des deux principaux interprètes.Quand la réalisation et ie scénario permettent à Gene Wilder et Richard Pryor de se déchaîner, de libérer leur folie gestuelle et verbale, le spectateur est totalement accaparé par la dynami- “Un film d'une sensibilité rare — et un des meilleurs films à l’écran cette année” — George Anthony.Toronto Sun “Superbement joué du début à la fin" — Clyde Gilmour.Toronto Star "Prochnow et Hannawald sont bons sans restriction.et le second, mémorable”- Jay Scott The Globe and Mail un film de Wolfgang Peterson i avec Jurgen Prochnow et Ernst Hannawî De retour A la demande populeire.Sem: 7:15,9:15 Dim: 1:15,3:15,5:15,7:15,9:15 Sème Semaine Adm: $3.50 LE PLUS GRAND AUTEUR DE COMÉDIE JOUE PAR LE PLUS GRAND ACTEUR COMIQUE ! POUR TOUS que de leur jeu respectif qui s appelle et se relance.Mais à partir d’un certain point dans le film, moment qui vient malheureusement trop tôt, l’anecdote prend le dessus et limite du meme coup le comique des deux interprètes, ce qui réduit l’impact de l’ensemble qui aurait pu être beaucoup plus drôle.(Aux cinémas Bonaven-ture et Square Décarie).¦ On trouvera peut-être du meilleur cinéma américain du côté de Popeye de Robert Altman, Raging Bull de Martin Seorcese, The Formula mettant en vedette Marlon Brando et George C.Scott, et The Jazz Singer où l'on retrouve Laurence Olivier et Neil Diamond.Ce qui est sûr en tout cas, c’est que nous devrons en reparler.FRANÇOIS et le chemin du soleil FRANÇOIS: Sem 9.20.Sam : 5 20 -9.20 Dim 1.20 - 5 20 • 9.20.JONATHAN Sem.730.Sam 730 Dim.3 30- 7 30 A ROBERT CHART0FF- IRWIN WINKLER PRODUCTION ¦ ROBERT DE NIRO in A MARTIN SCORSESE PICTURE “RAGING BULL” 5ERARD DEPARDIf VS I ][|| OCXgy STEREO 1 ( L’homme de transition meurt la « première femme » naît REVE 1)E SINGE Le pius beau Unde À L’AFFICHE ÉLYSÉE: TOUS LES JOURS 1 00.3.00, 5.00.7 00.9 00 LAVAL: TOUS LES JOURS 1.15.3 15.5 15.7 15.9 15.SAM DERNIER PRO-GRAMME 11.15 Pour mieux mettre en valeur la présentation de "La Fièvre des Planches" et de certains autres films français à venir, le Parisien » I a maintenant un équipement 70 mm et un système de son stéréo Dolby r devenir star.m #/ a ca A a a 'Tïâirt&ï* PI.nch&5 a 4 / 7 ft / \ii nu» «-1 nu \ % MHHi l'ii M Mt* m.mi.i.AI.AN l’AHk I l( h.,.Iimsiunii Ki.oid ).i.ImM !•¦.IM \ ll> IX SII A A ., A 1.4N M4IIMIAI I .Al.AN l'AIlKl n V.Fr«nc>i»> de ’TAME" ¦IfTfTRrnfli 1 20.3.55.6.30, 9.0 ^¦LAMâilUUUJJUHi SAM DERNIER PRC 480 S T f CATHSRINt 0 866 3856 GRAMME: 11.30.pot « I ous TELERAMA:.une énorme éclat de rire.FRANCE SOIR:.Plein de verves, de farces de scènes et de personnages hautement réjouissants.PARISCOPE:.l'un des rares éclat de rire du Festival de Cannes 80.UNE AVENTURE DANS LE MONOE FOU FOU DE LA PREHISTOIRE JINNY GERARD.PICHA et MICHEL GAST présentent fiÂEHpuiÊRh^n I E^raffîvfJ R0MY shneider BASHAIRH _288 3141 Ul J H r< m h U OISUtill UE PAR J A WP0INTFWMS LTEE Ouimetoscope 2, 1204 «il, ru# Sto-Cattorin* lél S2S-MOO ™ ÉLYSÉE 1 I LÂvÂLÏ 35 MILTON 84?6053 centre lavai 688 7)76 Produced in association with PETER SAVAGE Screenplay by PAUL SCHRADER and MAKDIK MARTIN Based on the book bv JAKE LA M0TTA with JOSEPH CARTER and PETER SAVAGE Director of photography MICHÀEL CHAPMAN Produced by IRWIN WINKLER and ROBERT CHART0FF Directed bv MARTIN SCORSESE IlnitpH Article À L’AFFICHE! YORK LQ 1.45,4.15,6.45,9.15.“LE MEILLEUR FILM AMÉRICAIN DE L’ANNÉE!” —Jack Kroll, Newsweek Le Devoir, samedi 20 décembre 1980 ¦ 27 CULTURE ET SOCIETE Pierre Boogaerts New York, la pyramide et.ta photo POUR Pierre Boogaerts, la photographie ne va pas de soi.Dans une ambitieuse exposition — Coins de rues (Pyramides) New York 1978/79 — à deux volets qui se tient à la galerie Gilles Gheerbrant, et au Musée d'art contemporain jusqu'au 18 janvier, Boogaerts tente de décrypter à sa façon les caractéristiques enfouies de ce médium.Cet outil pourtant familier et banal a.pour lui.quelque chose d'aberrant.La photographie, démontre-t-il, est une machine qui redonne, en un étrange jeu de miroir l’image de Ta société qui l'a créée.Comme toutes les présentations de l'artiste, son nouveau travail comporte une partie d'introduction et une partie référence.Le nouveau travail est divisé en 10 parties L’introduction ainsi que les parties 1 à 4 sont présentées à la galerie Gilles Gheerbrant tandis que les parties 5 à 10 ainsi que les références sont présentées au Musée d'art contemporain Un livre, eo-édité par le Musée et par l’artiste complète l’ensemble.Pierre Boogaerts nous explique ici son travail.«La photographie est produite par une machine.Donc, cette image-là va avoir des rapports très étroits avec notre société qui vient, elle-même, de la machine.Pour moi, cette association entre par René Viau image et machine est déterminante, fondamentale en photographie.-D'ou les relations que je fais entre la société et mon travail.Ce sont les rapports entre nature et culture, entre art et vie qui en sont la base.Bien sûr, la machine photographique, tu la diriges vers ï’extérieur, ce qui est hors de toi donc vers la société Elle rend donc forcément une image de la société.Cette image extérieure se retrouvera digérée à l’intérieur de la machine, dans la chambre noire d'une caméra.C'est là que je fais le rapprochement entre mon intériorité.mon intention, mon intuition.tout cela je le mets sur le même pied que ce qui se passe à l'intérieur de la caméra en relation avec l’extérieur, l'image et les autres: la société, les autres, les signes.«L’image photographique, c'est une surface, une ombre.D'accord, c'est de la lumière aussi au départ.La lumière est aussi au départ de tout travail artistique, depuis l’aube de l’humanité.Par son côté alchimique, la machine photographique transforme maintenant le lumière, dans une chambre noire, en signe.Il y a une transmutation.«Cette machine pho-tographique va t’offrir la pelure extérieure de la société qui t’entoure.À partir de cette pelure, je fente d’épaissir, d'approfondir.D’une Pour un décor digne de votre choix Pour un cadeau de bonne foi.C^jalerie ^jaierie a aux Delon Exhalés de ses films Son invitée cinéma Dali la di Lazzaro Ses invités variétés Eddy Mitchell.Karen Cheryl.Patrick Sébas tien.Claude Bolling Serge Lama.Nar cisso Yepes 14.00 Apostrophes M Comment naissent les grands dociÿ-t ments" Auteurs invités Claudle et Jacques Broyelle.Phlllippe de Gaulle.Emmanuel Le Roy et Raymond Tour*1 noux 15.15 Salut l accordêon 15.30 Fenêtre sur "Les enfants en question l enfant et liT télévision" o 18.00 Actualité régionale
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