Le devoir, 13 décembre 1980, samedi 13 décembre 1980
( Vol.LXXI — No 287 De 5 à 10 cm de neige.Maximum -18.Montréal, samedi 13 décembre 1980 CHATEAU FRONTENAC DE QUÉBEC _ EXPO THÉRÈSE GUIIÉ^ Artiste-peintre international du Batik Y, La Galerie d'Art du Château Ltée Hubert Dansereau, dir.-adm.(418)692-4208 25 CENTS culture & société Lennon: la fin d’une époque John Lennon est mort cette semaine, victime des circonstances, victime aussi d’une époque qui n'accepta pas de voir ses illusions piétinées par un rappel brutal â la réalité.Nathalie Petrowski rend hommage à celui qui, avec McCartney, Harrison et Ringo, a changé la musique et les valeurs d’une génération.Page 21 Laurin: l’homme et le ministre Le super-ministre au Développement culturel vient -de passer à l’Éducation.C’est l’occasion de parler de l’homme et de sbn rêve politique.C'est ce qu’a fait Nathalie Petrowski en rencontrant M.Laurin.Page 34 Les ruses de Chrysler et M-F Les ennuis de Chrysler et de Massey-Ferguson ne se résorbent pas, mais les deux géants ont plus d’un tour dans leur sac pour éviter la faillite.Alors que Massey-Ferguson propose à ses créanciers de passer outre au paiement des intérêts dans l’espoir de rembourser le capital, Chrysler, à l’inverse, propose de payer les intérêts dûs pourvu que les banquiers oublient le capital.Page 11.Le monde ¦ À l’issue d’un sommet de deux jours, les pays de l'Otan ont placé Moscou devant les graves conséquences qu’entraînerait une intervention en Pologne.Page 5.Jean Lesage L’éditorial de Michel Roy porte ce matin sur le grand deuil du Québec.La page documentaire du samedi, normalement consacrée à Jacques Dufresne et aux livres, présente aujourd’hui des textes biographiques et d’hommage à Jean Lesage.Pages 18 et 19.Les milieux financiers continuent à s’agiter par Michel Nadeau La frénésie des milieux financiers ne s’est pas atténuée, hier, alors qu'une grande banque torontoise a fait passer ses taux hypothécaires à 16% ou plus et que le dollar canadien s’effondrait de nouveau à 83.01 cents américains, une autre baisse de 7/50 de cent.À Ottawa, le ministre des Finances, M.Allan J.MacEachen, a rompu la règle du silence pour s'en prendre ouvertement aux autorités monétaires américaines qui poursuivaient une politique «i-nappropriée» dans la conjoncture actuelle.Les mesures prises par le Federal Reserve Board — l'equivalent de la Banque du Canada aux USA — sont respon- sables des difficultés economiques que connaissent présentement plusieurs pays dont le Canada, a ajouté M MacEachen Pour sa part, le gouverneur de la ban-ue centrale, M Gerald Bouey, a déclaré, ans une entrevue, qu'il avait transmis un point de vue similaire a son vis-â-vis américain lors d'une rencontre de banquiers, a Bâle, au début de la semaine.C'est la première fois que le Canada se permet de critiquer publiquement la politique monétaire de Washington.Il faudra suivre la réaction du prochain secrétaire au Trésor, M Donald T.Regan, un ancien président de Merrill, Lynch & Co.qui a été désigné à ce poste jeudi par M Regan, président élu Parce qu'il est fortement dépendant des capitaux à court terme étrangers, le Canada doit maintenir des taux d'intérêt concurrentiels par rapport à ceux des Etats-Unis Un écart trop grand avec les taux américains entraîne un déplacement de capitaux vers les USA tout en diminuant la demande et le cours du dollar canadien.Voir page 20: Financier* Québec pleure le père de la Révolution tranquille J ean Lesage est mort i par Pierre O’Neill QUÉBEC — L’ancien premier ministre Jean Lesage, décédé hier à l’âge de 68 ans, aura droit à des funérailles officielles et le public pourra lui rendre un dernier hommage, à compter de cet après-midi, au Salon rouge de l'Assemblée nationale.C’est le primat de l’Église catholique | au Canada, le cardinal Maurice Roy, qui I présidera les funérailles, lundi à 14 heures, en la cathédrale de Québec, en présence des plus hauts dignitaires du pays, dont le premier ministre Pierre Trudeau Le premier ministre du Québec, M.René Lévesque, en visite officielle en Europe, a décidé de poursuivre son voyage et c’est le vice-premier ministre, M.Jacques-Yvan Morin, qui représentera le gouvernement provincial aux funérailles.Trudeau nie agir de façon a unilatérale par Claude Turcotte OTTAWA — Suscitant un étonnement certain, le premier ministre du Canada a proclamé hier que son gouvernement est opposé au rapatriement unilatéral de la constitution.M.Pierre Trudeau a en effet affirmé en conférence de presse, hier matin, qu’il est contre le rapatriement unilatéral.Son ministre de la Justice, M.Jean Chrétien, a fait lui aussi un aveu semblable au cours des derniers jours, mais il ajoutait que le gouvernement fédéral n’avait pas le choix et qu’il devait agir unilatéralement.IM Trudeau a toutefois contredit son ministre de la Justice en affirmant qu’il n’y a pas de rapatriement unilatéral.Qui donc appuie le gouvernement fédéral et ce projet de resolution constitutionnel que tout le monde ou presque, a perçu jusqu'ici comme un geste unilatéral?«Les chefs des deux partis d’opposition aux Communes et trois ou quatre premiers ministres provinciaux», a répondu hier M.Trudeau.Devant des journalistes perplexes, M.Trudeau a posé la question: «Que veut dire unilatéral»?Et il a donné la réponse: «Un gouvernement qui va suivre tout le Voir page 20: Trudeau K Selon le premier ministre Trudeau, les spéculations sur la réaction des pays occidentaux en cas d’une invasion de la Pologne sont malheu- I reuses et inopportunes, parce qu elles peuvent faire monter la tension actuelle (Photolaser CP) La nouvelle de la mort du père de la Révolution tranquille a été annoncée à l’Assemblée nationale par le chef de l'opposition, M.Claude Ryan, pendant la période réservée aux questions des députés.Les journalistes et les autres députés avaient pu d’abord observer une agitation inaccoutumée derrière le trône de la présidence où les leaders des deux côtés de la Chambre furent tour à tour convoqués par le sergent d'armes.Le leader parlementaire du gouvernement, M.Claude Charron, était ensuite revenu à la hâte à son siège pour interrompre le député libéral Thérèse Lavoie-Roux qui s'apprêtait à interroger le ministre des Affaires sociales, M.Denis Lazure, à propos de la fermeture de Télé-Médic.L’émotion dans la voix, le leader parlementaire s’excusa auprès du député de l’Acadie et de ses autres collègues, puis il invita le chef du Parti libéral et de l’opposition officielle, M.Ryan, à prendre la parole et à s’adresser à l’Assemblée.À l’instant même, tous ceux qui se trouvaient en Chambre ont senti que quelque chose de grave venait de se passer.Le père de la Révolution tranquille était mort.Après les hommages rendus par MM.Ryan, Gérard-D.Lévesque, Michel LeMoignan.Jacques Parizeau et Claude Morin, le leader parlementaire ordonna aussitôt l’ajournement des travaux de l’Assemblée nationale.D’après les témoignages recueillis dans l'entourage de la famille de l’ancien premier ministre, c'est vers 10 heures, nier matin, que M.Lesage fut trouvé, sans vie, dans son lit.Il aurait succombé à une crise cardiaque.Déjà, en 1969, il avait subi une première attaque Une intervention chirurgicale majeure pour un cancer du larynx, en septembre dernier, l’avait forcé a plusieurs mois de convalescence.Une seconde opération l’a gardé à l’hôpital jusqu’à ces dernières semaines.Mais il avait repris ses activités professionnelles, et l’un de ses associés, Me René Paquet, indiquait hier que M.Lesage s’est rendu à son bureau d'avocat cette semaine et qu'il se proposait d'y retourner la semaine prochaine.C'est avec consternation et beaucoup de peine, a déclaré M.Ryan, que j'ai le dur devoir de communiquer à la Chambre une nouvelle qui nous parvient à l’instant, la nouvelle du décès de M.Jean Lesage, «l'un des hommes les plus brillants au Québec et l’un des plus frands premiers ministres du Québec».1.Ryan a notamment souligne que le leadership de M.Lesage à la tete du gouvernement de 1960 à 1966 aura permis au Québec d’entrer de plein peid dans l’époque moderne Puis, il a énuméré les dizaines de réalisations majeures qui furent à l'origine du mouvement de transformation du Québec et en ont fait une société moderne.Le chef de l’opposition a fait valoir en outre que M.Lesage aura été le père de l’affirmation positive du Québec a la fois sur le plan fédéral et sur le plan international.M.Ryan a dit encore avoir apprécié la discrétion extrême qui a marqué le retrait de M.Lesage dans la vie privée, mais cela tout en restant disponible aux nouveaux dirigeants du parti.Au nom du gouvernement et du premier ministre, le ministre des Affaires intergouvemementales, M.Claude Morin, a affirmé que l’ancien premier ministre avait marqué le début ae la construction de l’État du Québec Proche collaborateur de M Lesage dans les années 1960, M.Morin le voit aujourd'hui comme «le premier chef d’État du Québec contemporain».À la veille des élections de 1960, M Morin était membre de la commission politique du PLQ, et au cours des mois suivants il a écrit plus de deux cents discours pour le nouveau leader fraîchement arrivé d’Ottawa.Lorsque le député de Bonaventure et leader parlementaire libéral.M.Gérard-D.Lévesque, s’est levé pour rendre hommage à son ancien chef, il était visible- Voir page 20: Lesage M.Jean Lesage, premier ministre du Québec de 1960 â 1966 est mort hier à l’âge de 68 ans.Pétrole: le délai de Lougheed s’écoule et les négociations n ’ont pas commencé par Michel Vastel OTTAWA — Six semaines après la publication du Programme énergétique national et l’uTtimatum du premier ministre de l'Alberta, les négociations n’ont toujours pas commencé entre Ottawa et Edmonton «Et elles ne commenceront pas avant que le gouvernement fédéral ne fasse les premiers pas», a confirmé hier le sous-ministre de l’Alberta, M.Barry Mellon.L’envoyé spécial du premier mi- nistre albertain M.Peter Lougheed, a qualifié hier la première rencontre qu’il a eu la semaine dernière à Edmonton avec son homologue fédéral de «purement exploratoire».Un porte-parole du gouvernement albertain a par ailleurs confirmé que les discussions, si elles doivent jamais reprendre, n’interviendront pas avant le mois de janvier Le gouvernement fédéral aura donc-perdu la moitié des quatre mois de sursis que le gouvernement albertain lui avait accordé pour réviser son programme énergétique avant que la province ne commence à réduire les livraisons quotidiennes de pétrole brut.Le 1er mars prochain, l’Alberta réduira sa production de 60,000 barils par jour soit la moitié de la conosm-mation moyenne d'une raffinerie dans l’est de Montréal.Hier encore, le premier ministre, M.Pierre Trudeau, affirmait qu'il était prêt à négocier avec M Lougneed Mais le principal négociateur de l’Alberta a pour sa part affirmé à un petit groupe de journalistes à Ottawa que les deux gouvernements ne s'entendent même pas sur l’interprétation de leurs chiffres respectifs.C'est le blocage le plus complet», a confié M.Mellon au DEVOIR à (a fin d'une séance d’information.«Le gouvernement fédéral a complètement manqué le bateau» avec son programme énergétique a confié M.Barry Wellon, spécialement envoyé dans l’est par M Peter Lougheed pour faire connaître le point de vue de l’Alberta.«On peut seule-Voir page 20: Pétrole Lévesque veut renforcer la solidarité francophone après l’effet référendaire par Bernard Descôteaux LIÈGE — Le gouvernement Lévesque qui, avant le référendum, n’avait pas hé-sité à poser la question du Québec sur la scène internationale, particulièrement dans la francophonie, tente de nouveau cet exercice dans l'espoir de renforcer la solidarité francophone à l'endroit du Québec que l’effet référendaire avait pu parfois faire vaciller.Deux fois hier, dans le cadre de son voyage en Belgique, le premier ministre Rene Lévesque a en effet mis sous le feu des projecteurs les «tensions inquiétantes» qui menacent le Québec à l'heure actuelle, dénoncé le «coup de force constitutionnel» du gouvernement Trudeau et souligné l’importance pour le Québec de cette solidarité francophone.«Cet exercice que M.Lévesque répétera à coup sûr lors- qu’il sera en France au début de la semaine.il l’a d'abord fait devant la presse nationale à Bruxelles puis dans le coeur de la Wallonie à Liège, là où se trouve «la longueur d'onde naturelle» du Québec avec la Belgique.Il l'avait fait aussi la veille et en matinée hier lors de rencontres privées qu'il avait eues avec diverses personnalités politiques belges.C'est d'abord en raison des espoirs qu’avait suscités le référendum puis de la tristesse qu’il a soulevée chez les amis du Québeè à l’étranger que M.Lévesque a abordé cette question «Quoi qu'il advienne, le Québec a fait suffisamment de progrès pour vous assurer que cette communauté francophone d’Amérique n’est ni de près ni de loin en danger de quelque atténuation ou de uelque assimilation que ce soit», a éclaré le premier ministre lors d'une conférence de presse en après-midi.La perspective pour l’avenir est plutôt vers une affirmation de plus en plus vi-oureuse et productive de ce Québec 'aujourd'hui, a-t-il ensuite expliqué, assurant qu'en dépit de l’échec référendaire.«d’ici quelques années queu,-.-chose qui ressemble à ce qu’on proposait du côte de l’élargissement de l'autonomie et des pouvoirs du Québec» va se réaliser.En soirée à Liège, devant 500 Wallons, tous des «alliés du Québec et dans certains cas tenants aussi d’une Wallonie indépendante, M.Lévesque a expliqué en details ce qui s’était passé au référendum, et par la suite ce «coup de force» de M Trudeau.À ceux qui lui avaient écrit avec tristesse au lendemain du référendum pour souligner que le Québec n’avait plus d’avenir, il a indiqué que, malgré tout, 50% des Québécois francophones avaient dit OUI à cette occasion, et que c'est massivement les moins de 45 ans, la génération montante, qui avait ainsi répondu «Dans quelques brèves années, l’évolution du Québec s’accélérera dans le sens — — Huv- piojiusIOIls», a ^vuiuw ie premier ministre qui a rappelé que le Québec avait déjà commencé à se mobiliser contre le projet Trudeau et qu'à cause de cette mobilisation, il allait non seulement pouvoir résister mais reprendre son élan.Des explications auront été aussi l’occasion de dénoncer vigoureusement le projet Trudeau et de répondre aux affirmations faites par le premier ministre fédéral à Paris, il y a quelques semaines, voulant que sa réfonne constitutionnelle soit conforme à la volonté populaire Voir page 20: Léveaque DECOUVREZ L’AMOUR D’UN GRAND PEINTRE POUR CE LIEU PRIVILIGIÉ DU QUÉBEC OÙ SE RENCONTRENT LA MER, LA TERRE ET LE CIEL.MARC-AURÈLE FORTIN en gaspésie Stankjg bien sûr! COLLECTION PEINTRES TÉMO'lNS DU QUÉBEC édition* internationale* «lain stanké 2100, rue guy montreal 935-7452 f 2 ¦ Le Devoir, samedi 13 décembre 1980 'Mmimà duLÀ Ces 48 heures au Salvador Ce peuple est en train de mourir UN coup de téléphone reçu lundi matin le 8 décembre à mon bureau de comté.C’est Margarita, la «Pasionaria» salvadorienne qui milite à Montréal pour ses malheureux compatriotes.«Nous avons ifetu une eoiumu-.nication du Fiente-., hier soir.Ils nous demandent si c’est possible d envoyer quelques personnalités étrangères pour assister aux funérailles des six chefs politiques assassinés.Le -Frente» espère ainsi que la présence d’étrangers pourrait évite! un autre massacre comme il y en a eu aux funérailles de Mgr Romero.On s'est demandé ici a Montréal si vous seriez prêt à partir.La cérémonie a lieu mercredi II faudrait prendre l’avion demain matin.» Un silence.Un certain pin cernent de coeur, un leger trouble comme face à quelque chose de très important.Je suis plutôt bouleversé par les motifs retenus par le «Fren te»: « évitei si possible un autre massacre.».Une série de téléphones, des démarches à la course, l'assurance du soutien de «Développement et Paix» mes billets sont prêts en fin de journée.Nous arrivons six à l'aéroport de San Salvador mardi soir le 9, à 17 h 15 Sandra et Jacqueline du YMCA de Montréal, Gregg, missionnaire de Scarborough au Pérou, originaire d’Ontario, John, pasteur de la United Church de Vancouver et Scott, de Montréal, militant de longue date et se proposant comme interprète.On nous avait prédit d’autres délégations étrangères et nous serons les seuls! Margarita avait télégraphié à l'archevêché de San Salvador pour les prévenir de notre arrivée.Un prêtre d’âge moyen et une religieuse nous attendent.On peut imaginei sans peine nos sentiments en mettant les pieds sur le sol salvadorien.par Jacques Couture Beaucoup d émotion, 'de ia nervosité et i'impiessioii de glisser dans un inconnu hostile, sans défense mais avec une espèce de froide détermination.L’abbé X nous accueille avec grande surprise, se prenant la tête à deux mains*: «Vous n’y pensez pas, venir ici dans de telles circons tances, mais c’est très dangereux.» Ému aussi de ce geste concret de solidarité.Mais nous avons découvert assez, vite que ce n était pas prudent de les faire venir a l’aéroport le soir pour emprunter une route de 60 kilomètres, l'héroïsme, ils le vivent 365 jours par année.La religieuse a une leep et le prêtre salvadorien, la voiture-van de l’archevêché.Avant de quitter, nous apercevons deux femmes qui attendent.On nous présente.L’une est Ursuline, l’autre travailleuse sociale, toutes deux américaines, elles viennent chercha deux religieuses Ma-ryknoll Poignées de -nain, quelques mois de conversation., nous serons les derniers à les voir Peu de temps après notre départ, elles partiront toutes les quatre sui la même route que la nôtre, seront arrêtées par les mêmes militaire» (hypothèse retenue par les observateurs) à quelques kilomètres de 1 aéroport.Leur voituie calcinée sera découverte non loin et le lendemain les corps criblés de balles.Nous sommes à El Salvador En effet, en quittant l'aéroport, à peine trois kilomètres franchis, quelques militaires armés jusqu'aux dents interceptent nos deux voitures.On fait descendre les passagers de la première, «line-up» le long de la route, fouille systématique, on ouvre meme les Jacques Couture avec un groupe de Salvadoriens moindres contenants.Route déserte, noirceur totale, on ne bouge pas, on se sent complètement à leur merci ils finissent par nous laisser aller La conversation -dans la voiture porte uniquement sur les évé-nements du lendemain L'abbé X s’attend au pire et nous avoue qu'il n'ira pas à la cathédrale mais ne sait trop quoi nous conseiller On nous amène à l’hôtei Ca-rnino Real, bondé de journalistes internationaux.Une véritable atmosphère de guerre civile traîne dans la ville.On parle d'assassinat de prêtres et de militants.Un communiqué de l’extrême-droite a menacé de mort les prêtres qui célébreraient le lendemain.Nous palabrons tous les six assez tard dans la nuit sans prendre une décision ferme sur notre participation du lendemain.Tout au plus, entente pour assister de loin.comme observateurs.Mais, notre intention absolue est de rencontrer l’évêque, Mgr Ribera Y Damas avant de faire quoi que ce soit.Mercredi le 10, jour des funérailles, fête de St-François Xavier.Gregg et moi-même, les deux pretres du groupe, sommes absolument sur la même longueur d’onde.Nous suivrons le conseil de Mgr Ribera Nous partons pour le Se-minario en taxi.On nous reçoit avec chaleur et beaucoup d’émotion.Mgr Rivera cause avec nous presque une heure avec infiniment de présence humaine.C’est un homme accablé, lucide, qui s’accroche à son devoir avec une foi dont on n’a pas idée.À la question: «Croyez-vous que Gregg et moi devrions participer a la concélébration?», il répond: «Je pense que vous devez y aller.Ce sera un témoignage éloquent et un support très important pour les chrétiens et les prêtres présents.» Gregg et moi-même, nous accompagnons un prêtre missionnaire américain en taxi et nos amis de la délégation se rendent ensemble assister dans la foule.La voiture traverse la ville et emprunte les petites rues du centre-ville.On fait arrêter le taxi à quelques rues de la cathédrale.Nous marchons à pied et plus nous approchons de la Place, plus l'agitation augmente autour de nous.Les magasins sont fermés par précaution, des jeunes, foulard sur la fi- gure et armés, forment le guet au coin des rues.J’avoue que j’ai ressenti cette peur profonde devant un grand danger et je commençais à me demander si je n’étais pas d’une grande témérité.L’instinct de conservation est fort et je n’avais jamais vécu un tel contexte.Mais en arrivant sur la place où déjà plusieurs centaines de personnes étaient rassemblées devant le parvis de la cathédrale, mes sentiments ont complètement changé.J’ai reçu un choc considérable devant le spectacle impressionnant de ces Salvadoriens courageux qui se tenaient là, ensemble, face à un éventuel massacre mais unis par une ardeur peu commune.Rien ne pouvait les empêcher de rendre un dernier hommage à -.— / leurs chefs assassinés, rien, surtout pas la mort, ne pouvait les détourner de leur combat pour la justice, pour la défense du peuple, pour la liberté chèrement gagnée.La révolution qu’ils cherchent, elle est mot a mot dans ce discours sur la montagne qu’on écoute bien tranquillement dans nos églises confortables d’Amérique du Nord.Ils ne veulent plus être traités en esclaves des quatorzes familles millionnaires de leur pays, ils veulent vivre dans la dignité.J’ai revêtu l’aube blanche et avec une dizaine d’autres prêtres dont plusieurs jeunes salvadoriens, nous avons concélébré sur le parvis, face à la foule.Les six tombes s’alignaient aux pieds des escaliers.Je me sentais d’un calme total et en étant conscient de vivre un des moments les plus intenses de ma vie.Sentiment de fierté d’être là, avec ce peuple qu’on cherche à écraser, avec ces prêtres admirables qui, eux, sont restés.avec ces militants indomptables qui ne mourront sûrement pas dans leur lit mais qui, déjà à ce moment, faisaient le sacrifice de leur vie pour le Salvador.Il y a beaucoup d’indicible dans cette expérience, un autre monde, d’autres valeurs.Une homélie magnifique d’un prêtre salvadorien.des chants accompagnés de la guitare et ce moment extraordinaife de l’échange du salut de paix après la communion Quelle signification ce jour-là! Des larmes aux yeux près de moi, l’épouse d’un des chefs assassinés avec ses trois jeunes enfants.Le petit de cinq ans me serre la main très fort.Je me suis pris à penser comme il est facile parfois de risquer sa vie quand on atteint une telle vérité.Quelle unité je trouvais subitement dans cet état de frère humain, chrétien et prêtre.Il n’y a pas eu de violence (un seul cocktail molotov et début de panique à la fin.) Pour une raison bien simple: Les militaires et l’extrême-droite ne sont pas venus! La gauche et le peuple seuls, et pas de violence.Quelle démonstration! Comme le disait Mgr Romero peu de temps avant d’être assassiné: «Les vrais responsables de la violence dans notre pays sont les familles qui forment l’oli-.garchie, ceux qui entravent les voies pacifiques pour la solution des problèmes, ceux qui idolâtrent la richesse.» On m'avait demandé de dire quelques mots à la fin de la cé-' rémonie.Témoignage d’amitié et de solidarité au peuple du Salvador et ma petite phrase qui en a fait frémir plusieurs, ae joie ou de crainte: «Nous vous appuyerons jusqu'à la victoire finale!» Le lendemain, les journaux progouvernementaux publiaient les photos.Gregg et moi, nous étions en bonne place.La veille au soir, nous avions appris la disparition puis le meurtre des quatre religieuses américaines.On peut se douter que notre nuit fut un peu agitee .Au petit matin, Mgr Ribera venait nous voir, puis l’ambassadeur américain et ses fonctionnaires.On insista pour que le départ à l’aéroport soit organisé avec le maximum de précautions.Dix gardes du corps armés et Gregg et moi aux côtés de l’ambassadeur.Si les Salvadoriens avaient la même protection des Américains.C’est le soutien des États-Unis à la4 junte qui permet à l'extrême-, droite de mettre le pays à feu et à sang.Je dois dire en toute justice que l’ambassadeur semble avoir perdu toutes ses illusions sur les possibilités de paix avec la junte actuelle.Mais il n’est que diplomate.Nous quittons le pays avec un flot de pensées les plus diverses.Infinie tristesse, espérance, conscient du devoir de lancer un S.O.S.face à ia gravité de cette situation.Le Salvador est si proche d’Acca-pulco, lieu préféré des vacanciers québécois.Noël veut-il encore dire quelque chose, le Sauveur, le «Salvador»., Du Cambodge, on ne savait pas trop le genocide qui se perpétrait; maintenant on sait qu’un peuple est en train de mourir à quelques heures d'avion d’ici.Nos beaux voeux de Noël n’auront de sens que si ils se situent dans des gestes concrets de solidarité humaine.NDLR — Les lecteurs qui le désirent peuvent faire parvenir leur don au Salvador en s’adressant à «Développement et Paix», 2111 rue Centre, Montréal.UOTAN doit éviter de se mêler Une nouvelle session à Winnipeg du conflit en Pologne (Trudeau) OTTAWA (PC) - Les pays de l’OTAN doivent éviter de poser tout geste qui pourrait etre interprété par l’Union soviétique comme une intervention dans les affaires internes de la Pologne Le premier ministre du Canada, M.Pierre Trudeau, a lancé cette mise en garde, hier, au cours de sa conférence de presse hebdomadaire.«Nous devons nous tenir éloignés de plusieurs milles de tout ce qui pourrait ressembler à une intervention dans la crise polonaise», a dit M Trudeau.11 commentait alors une déclaration du secretaire général de l'OTAN M Joseph Luns.qui affirmait que les pays de l’Ouest réagiront «diplomatiquement, éco nomiquement et militaire- ment» à l'invasion de la Pologne par l’URSS.Soulignant qu'il n'avait pas pris connaissance des propos de M.Luns.mais qu’il s’en informerait rapidement, le premier ministre canadien a fait remarquer qu’il ne faut pas donner à l’autre camp l'impression que nous préparons une intervention militaire et diplomatique».Dans une lettre qu’il a fait parvenir récemment au président de l’Union soviétique, M.Leonid Brejnev M.Trudeau lui a spécifié que les pays de l’Ouest n’avaient àucune intention de se mêler de la crise polonaise.Il ajoutait, «ne vous servez donc pas du prétexte de l’agitation de l’Ouest pour intervenir vous-mêmes» «Ce sont les Polonais eux-mêmes qui remettent en ques Pfévifcioau Env^0pri00 Mot f non NEIGE k 'A* CHufch'MfV neigeI , '/x/A ; \ \ °1» vnS?:?./à?\ lWinnpo] Cr*0' FolU^V SoinfJton ’0»»owo 7 NtlGL / /f/j jN#w York/* loron'o Sol’ toil* C'*y n*Froncî»to^^ Komot City Cho"ê»»on* préfSoi'oti H hotftt J>ftJ meéldt NowvfliU/J -rvfT’’ À midi aujourd'hui WM mm Abitibi, Témiscamingue, réseivuirs Cabonga, Gouin dégagement en matinée, ensoleillé par la suite, vents modérés Température stationnaire à —23.Aperçu pour dimanche: généralement ensoleillé et très froid.¦ Laurentides, Pontiac, vallée de la Gatineau, vallée du Lièvre: dégagement en matinée.Généralement ensoleillé par la suite Vent modéré Maximum -20 Aperçu pour dimanche ensoleillé et très froid.¦ Outaouais Montréal, Trois-Rivières, Drummondville, Québec neige en matinée Accumulation de 5 à 10 cm Dégagement en après-midi.Température à la baisse poui atteindre 18.Aperçu poui dimanche ensoleillé et très froid ¦ Lac Saint-Jean, Saguenay.Mauricie, Parc des Laurentides, Rivière-du-Loup, La Malbaie: neige en matinée.Accumulation de 5 à 10 cm Dégagement en après-midi.Maximum de -18.Aperçu pour dimanche ensoleillé et très froid ¦ Baie-t omcau Sepi-Iles neige de 5 a 10 cm.Maximum.-15 Aptiçu pou; dimanche: ciel variable et très froid « Riinousxi, .v'tdtapeuic Ste Amit-dex-Monis Paie de la Gaspésie neige (5 a 10 cm).Vent modéré.Maximum -12.Aperçu pour dimanche: quelque chutes de neige Gaspé, Basse-Côte-Nord, Anticosti: neige avec vent modéré Maximum -8.Aperçu pour dimanche venteux, quelques chutes de neige et très froid.¦ Eitrie-Bcaucc : neige (5 à 10 cm).Dégagement en après midi.Vent incléré Température à la bc! sc en après midi.Apeiçn peur ûi:.- iiiche gêneraient; J iidlié et ^ très froid tion leur orientation et on devrait les laisser faire», a précisé le premier ministre canadien.Ceci devait l’amener à conclure qu’il considère toute spéculation sur la réaction possible de l'OTAN à une invasion soviétique de la Pologne «comme tout à fait inopportune».De plus, M.Trudeau estime que toute forme d’aide que les alliés de l'Ouest pourraient faire parvenir à la Pologne pour l'aider à faire face à une pénurie de nourriture ou une situation économique désastreuse «ne doit pas être interprétée comme une intervention dans les affaires internes polonaises».Cette assistance devrait plutôt, à son avis emprunter les voies traditionnelles ou répondre à une demande spécifique de la Pologne.Au cours d’une réunion restreinte des ministres de» Affaires extérieuies des 15 pays membres de l'OTAN, qui a fieu à Bruxelles ce.cci se sont mis d'accord sur une réaction sévère à toute intervention soviétique en Pologne meme s’ils ne croient pas celle-ci inévitable Ces représailles pourraient prendre à forme (l’un retrait aes ambassadeurs, une réduction du personnel diplomatique, la rup ture immédiate de toutes négociations actuellement en cours avec l’Union soviétique et la suspension des crédits alloués aux pays impliqués dans une éventuelle invasion.Déjà, plusieurs chefs d’État euorpéens ainsi que le secrétaire d’État américain, M.Edmund Muskie, ont affirmé qu'une invasion de la Pologne par l’URSS signifierait ia mort de ia détente et conduirait à un renforcement militaire majeur des pays de l’OTAN.Entre-temps, les forces so viétiques massées à la fron tière polonaise continuent de ésserrer leur emprise même si rien ,i« laisse prévoir qu’elle- s’apprêtent a pénétrer en Pologne Un marxiste gagne sa cause à l’U de S La Commission des droits de la personne vient de conclure que l’Université de Sherbrooke a fait un geste discriminatoire, en raison des convictions politiques d’un individu.lorsqu'elfe a refusé d’accorder la permanence, en janvier 1979, a un professeur du département d’ecoiiomie M Myroslaw Smereka, qui ne cachait pas ses allégeances marxistes et qui ne s'entendait pas très bien avec ses collègues du département, s'en était remis a la Ligue des droits et libertés, laquelle transmettait à son tour le dossier à la Commission des droits de la personne en juin 1.979 Dans ses conclusions, la Commission des droits de la personne demande à l’Université sherbrookoisc d’accpeter une forme de médiation que piloterait son enquèteui, afin de régler le tout «a l’amiable» Et, advenant le cas où l’Université refuserait, la Commis- sion recommande la réintégra tion de M Smereka et le versement du salaire qu’il n’a pu percevoir depuis un an et demi.L’Université n’a pas encore réagi officiellement à la position de la Commission des droits de la personne; elle parlera à l'issue de la réunion de son conseil d'administration, lundi soir.Le plaignant avait été em bauché en 1975 et c’est à la suite d'une recommandation en ce sens de ses collègues professeurs que l’Université lui avait refuse la permanence en 1979.En plus de sa difficulté à communiquer aveë scs pairs, on lui avait reproché son manque de publications et son peu d'enthousiasme dans son travail de défense de sa thèse On avait noté que son enseignement était apprécié, mais qu’il lui arrivait de faire des accrocs à l’éthique professionnelle.COPIE-RAPIDE ENR.info: 523-2914 1.000 copie» 8W x 11 circulaire» s9 PHD IG CUPifc 5e 8VIX11 COPIE PRIX VERSO 11 x17 COPIE PRIX VERSO 50 2.50 2.50 50 10 00 5 00 100 375 3.50 100 12 00 5 50 200 4 50 4 25 200 I4 00 6.00 500 7.0o 6.00 500 17.00 7.00 1000 12 00 7.00 ^ 1000 Î2.0Q ,0.00 — 1,000 cartes d’affaires *6.0t WINNIPEG (par Francine Michaud) — Le gouvernement du Manitoba a prédit une relance économique de la province dans le discours du Trône qui marquait jeudi soir l’ouverture de la session législative manitobaine.Après trois années de restrictions budgétaires, le premier ministre conservateur Sterling Lyon, a annoncé la mise sur pied de projets ambitieux pour attirer des investissements et créer des emplois.Pour stimuler le développement économique de la province, le gouvernement compte sur sa principale ressource renouvelable l’électricité.M.Lyon a dévoilé le contenu concept d’un réseau hydro-électrique de l’Ouest qui permettra au Manitoba de vendre de l’électricité à la Sas-katchwan et à l’Alberta pour de nombreuses années.La création de ce réseau pourrait entraîner la poursuite de la construction d un vaste complexe hydroélectrique dans le nord du Manitoba, soit Fleuve Nelson.Commencé sous le NPD.les travaux avaient été interrompus à l'arrivée des Conservateurs au pouvoir en 1977.Ce projet assurerait une prospérité economique dans tout le nord de la province.Le gouvernement mise sur deux autres projets d'envergure: la construction par l’Alcan d’une usine de production et de traitement de l’aluminium: investissement de $500 millions et création de 700 emplois, et exploi-tement de gisements de potasse près de la frontière de la Saskatchewan: investissement de $500 millions et création de 400 emplois.Dans le discours du Trône, le gouvernement reconnaît UNIVERSITE CONCORDIA COURS D ANGLAIS COURS DE REDACTION ET DE CONVERSATION • SOIREES 12 janvier - 1 avril lundi et mercredi • 18h - 21h 13 semaines - 72 heures - S200 Les candidats devront subir un test avant d être admis Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec le CENTRE DE L EDUCATION PERMANENTE ÉCOLE DE LANGUES 1822 ouest, boulevard de Maisonneuve, bureau 101 Montréal (Québec) ou appeler au 879-8436 r que le rendement économique a été entravé par différents problèmes commes les inondations l’an dernier et la sécheresse cette année, qui ont affecté le secteur agricole vital dans l’économie manitobaine.Et les projets hydroélectriques et miniers ont pour but de diversifier cette econonjie.L’opposition néo-démocrate a accusé les conservateurs de promettre beaucoup mais de réaliser peu.Le NPD tient le gouvernement responsable de la stagnation économique qui força 15,000 personnes Tan dernier a quitter la province pour se trouver du travail en Al- berta ou en Colombie-Britannique La session qui.s’amorce sera cruciale pour , les deux partis puisqu’elle « pourrait être la dernière avant \ des élections générales.La députation à l’Assemblée législative du Manitoba se lit comme* • suit: conservateurs 32, NPD ‘ 22, libéral 1, indépendants 2.¦ potoble c'est important ______________AOTE Une dépense bien pensée mmmM: H1 Wmwmmmmmm H - • Un cahier destiné à ceux qui veulent faire la tenue de leur budget personnel.• Un cahier indispensable pour le consommateur d’aujourd’hui • Une méthode simple, logique et facile à suivre • La seule façon vraiment efficace de tenir son budget • Il suffit de quelques minutes par semaine et d’une soirée par mois ?Je détire recevoir plus de renseignements ?Je désire obtenir un exemplaire immédiatement en plus des renseignements, ci-joint mon chèque ou mandat au montant de $10.00 NOM.! ADRESSE., VILLE.CODE POSTAL .'.Postez è: Les Éditions Budget Case postale 1503, suce.St-Martin Laval.Qué.H7V3B7 ou appelez à: (514) 681-6893 (après I9h) (Siège social:) 3225,6e Rue, Chomedey,Laval D-13-12-80 1 DALLAIRE Un des plus grands peintres du Québec.Parti de Hull où il est né, Jean Dallaire connut à Paris l’absurdité des camps de concentration.I)e retour au Québec, son immense talent put enfin s’exprimer.Mais pour calmer les tourments d’une âme angoissée que l’alcool ne parvenait plus à apaiser, il préféra l’exil.Ce grand livre d’art au format exceptionnel permettra enfin de découvrir la richesse de l’oeuvre singulière de ce grand peintre.par Guy Robert, (25 x 34 cm), 264 p, nombreuses illustrations en couleurs, $69.95 jusqu'au 31 décembre 1980, après cette date $75.00.ÉDITIONS FRANCE-AMÉRIQUE i 1 Le Devoir, samedi 13 décembre 1980 ¦ 3 Québec met tout en oeuvre pour attirer à Montréal une usine de super-raffinage par Pierre O’Neiil QUÉBEC — Pour inciter les sociétés pétrolières à implanter à Montréal une usine de super-raffinage, le gouvernement Lévesque leur consentira des exemptions de taxes.Dans une longue déclaration devant l'Assemblée nationale, le ministre des Finances, M.Jacques Parizeau, a annoncé hier une série de mesures incitatives visant à convaincre les raffineries à choisir Montréal pour la réalisation de ce projet évalué à $1.5 milliard.Dans un premier temps.M.Parizeau a annoncé que son gouvernement n'imposera pas de taxe spéciale à l’égard du capital versé attribuable au traitement de revalorisation des huiles lourdes produites au Québec, visant à la conversion du «bref» dans une proportion d'au moins 40% en fractions pétrolières plus légères.Le ministre des Finances a en outre décidé un dégrèvement spécial jusqu'à concurrence de 50% de la taxe spéciale de $1 pour chaque $2 de participation ou d'investissement dans un projet de construction d'usine de super-raffinage.C'est à l'occasion du budget du ministre fédéral, M.Allan MacEachen, qu'il fut question une première fois du projet d’implantation d'une usine de super-raffinage.Le gouverne- ment Trudeau a confié à Pétro-Canada l'étude de ce projet et le soin de déterminer le site d'implantation.On sait que M.MacEachen préférait que le projet prenne forme à Canso, qui se trouve dans son comté, en Nouvelle-Écosse, alors que le gouvernement Lévesque est convaincu que le choix de Montréal offre de nombreux avantages et il entend tout mettre en oeuvre pour en convaincre les dirigeants de Pétro-Canada.Les débats de l'Assemblée nationale ont par ailleurs donné lieu à de nouveaux échanges entre le gouvernement et l'opposition à propos des dossiers de la Société d'habitation du Québec.Au cours d’une séance spéciale de la commission parlementaire des Affaires municipales, le libéral Fernand Lalonde a Ion- Coupable d’avoir pratiqué l’optométrie | mj ^ i m j Su HÔPITAL GÊNÉ SIAL S* : » consultation, le patient s’était mis à délirer et, 24 heures plus tard, son épouse décidait une nouvelle fois de le conduire à la salle d’urgence du même hôpital, constatant qu’il ne pouvait plus parler, Remettait aucun son, avait un regard bizarre et ne semblait plus réagir à la douleur.Le même jour, le patient avait été transféré d’urgence dans un autre hôpital du nord de Montréal, où il était opéré de toute urgence par un neurochirurgien, subissant ainsi deux cranio-plasti ou, si on préfère, deux opérations à la tête.C’était en décembre 1977 et, en mars 1978, le même patient avait été interné de façon permanente à l’hôpital Louis-Hippolyte Lafontaine, au motif qu’il était incapable d’administrer ses biens et fut placé sous curatelle publique.La demanderesse soutient donc dans son action que l’état dans lequel se trouve maintenant son mari est dû totalement à la faute, à l’imprudence, à la négligence et à l’incurie des deux médecins, en ce que leur diagnostique a été fait avec hâte, légèreté et insouciance, qu’ils ont omis d’employer les moyens d’investigation nécessaires pour établir avec plus de certitude leur diagnostique, que leur examen était nettement insuffisant et incomplet dans les circonstances, qu’ils n’ont pas agi avec la circonspection qui les aurait exemptés de tout blâme et qu’ils ont omis d’hospitaliser le patient sur-le-champ, tout en omettant de façon compétente et prudente, de suspecter la pathologie qui a conduit le malade à un aocès cérébral et un em-bième sous-dural.La requête fait état de frais médicaux et chirurgicaux, de perte de revenus, d’incapacité permanente, douleurs, souffrances, inconvénients, perte de jouissance de la vie, perte de soutien et de compagnonnage.Le juge André Bilodeau, de la Cour supérieure, prononcera sa sentence prochainement, à l’endroit d’un individu delà ville de Québec, reconnu coupable d’avoir exercé une activité professionnelle réservée aux optométristes, en examinant les yeux d’une patiente et en lui vendant, sans ordonnance, une paire de verres de contact.La double infraction aurait été présumé-ment commise en janvier dernier.Après avoir examiné les deux plaintes portées par l’Ordre des optométristes du Québec, le tribunal en vient à la conclusion que l’accusé ne pouvait, dans un premier temps, effectuer l’examen de la courbure de l’oeil d’une patiente, parce que non qualifié pour ce faire, et que les verres de contact vendus à la même patiente n'étaient pas un double de la lentille ophtalmique qui avait été préalablement façonnée au moyen d’une ordonnance, et que le prévenu n’avait pas le droit de vendre de tels verres de contact.Dans un tel cas, la sentence se solde par une amende, dont le montant est laissé à la discrétion du tribunal.Poursuite de $252,000 contre deux médeci ns par Bernard Morrier Une mère de deux enfants a intenté hier une pourusite de $252,000 contre deux médecins d'un hôpital fort connu du nord de Montréal, qu’elle tient responsables de l’incapacité mentale dont souffre son mari, maintenant interné à T hôpital Louis-Hippolyte Lafontaine, depuis mars 1978.Selon la poursuite, le patient en question, se plaignant de violents maux de tête, s’était présenté à l’hôpital, en dé- cembre 1977, et avait été examiné par un premier médecin; qui avait alors diagnostique une sinusite frontale, tout en lui prescrivant certains médicaments.Cinq jours plus tard, le même patient s’était encore présente à la clinique d’urgence du même nôpital, souffrant toujours des mêmes maux.Mais un autre médecin, après l’avoir examiné et prescrit d’autres médicaments, le renvoyait chez lui.Mais le lendemain de cette printemps prochain, fl pourrait cependant avoir été modifié auparavant Le PLQ, dans ce projet de programme, réaffirme «la responsabilité du gouvernement dans la protection et l’épanouissement de la langue française en tant que principale langue du Québec», Il croit même que des mesures législatives sont nécessaires à cette fin.Il ajoute cependant que «la législation actuelle du Parti québécois sur la langue est inéquitable envers la minorité anglophone à certains égards et inutilement complexe et bureaucratique à plusieurs autres égards».En plus de modifier les dispositions de la loi 101 sur la langue d’enseignement, le PLQ entend aussi, s’il est élu, «éliminer les dispositions qui défendent l'affichage public ou la publicité dans une autre langue que le français.Les annonceurs devraient cependant être tenus de respecter la langue française dans leurs messages publics».Le PLQ abolirait en outre la Commission de surveillance de langue française pour confier la tâche que celle-ci remplit à l'Office de la langue française.C’était d'ailleurs la situation qui prévalait sous la loi 22 votée par les libéraux en 1974 Sous un régime libéral, les services gouvernementaux seraient dispensés aux anglophones dans leur langue et les documents importants émanant guement interrogé le président de la SHQ, M.Jean-Marie Couture.Le témoignage de M.Couture n’a fait que confirmer la véracité des accusations de patronage lancées depuis deux semaines en Chambre par l’opposition.À savoir: que la SHQ était à la recherche d’une personne fiable et expérimentée dans la construction, pour réaliser des travaux majeurs de réparation.Le chef de cabinet du premier ministre, M.Jean-Koch Boivin, .a recommandé l'engagement d’un ami du parti, M.Luc Cyr, qui a accordé pour $8 millions de travaux, sans soumissions, à ses amis et ses associés et qui a même engagé des membres de sa parenté.M.Cyr a reçu en outre $158,000 pour son expertise et son travail de supervision.Irrité par les attaques, incessantes de l’opposition, c’est le ministre d’Etat à l’aménagement, M.Guy Tardif, qui avait demandé la convocation de la commission des Affaires municipales.Au cours de cette longue soirée qui a d’ailleurs tourné au vinaigre, le député libéral Fernand Lalonde a déclaré qu’il ne mettait aucunement en doute l’intégrité du ministre Guy Tardif.D’autre part, le député libéral de Rouyn-Noranda, Camil Samson, a évoqué en Chambre l’injustice faite à des personnes nouvellement nommées au sein de la fonction publique mais qui ont aussitôt perdu leur emploi à la suite de la décision du gouvernement de geler les effectifs.Le ministre de la Fonction publique, M.Gendron, a donné l’assurance que ces nouveaux fonctionnaires seront tous rétablis dans leurs fonctions.Président de la refonte des lois Sur une recommandation du ministre de la Justice, Me Marc-André Bédard, le conseil des ministres vient de procéder à la nomination de Me Benoît Morin à titre de président de la Commission de refonte des lois et règlements.Le mandat est valide pour quatre ans.Jusqu’à tout récemment, Me Morin occupait la fonction de vice-président de cet organisme depuis mars 1979 et, à la présidence, il remplace Me Daniel Jacoby, récemment promu sous-ministre de la Justice.Entre août 1973 et novembre 1976, Me Morin avait occupé le poste de chef de cabinet de l'ancien premier ministre, M.Robert Bourassa.Cette commission a pour fonction de codifier et de maintenir à jour l’édition des lois votées par l’Assemblée nationale, ainsi que des règlements qui en découlent.Les infirmières et infirmiers de l'hôpital général juif Sir Mortimer B Davis, dans l'ouest de la métropole, ont profité hier de l’heure du déjeuner pour manifester, malgré le froid et la neige, leur mécontentement à l’endroit de la direction.On accuse notamment cette dernière de tenter de diviser le syndicat par toutes sortes de tactiques discriminatoires, ainsi que par du harcèlement, de l'intimidation et des moyens de pression.(Photo Réjean Meloche) Sous un régime libéral La langue maternelle des parents serait la clé de l’école anglaise Un gouvernement du Parti libéral modifierait la loi 101 de telle façon à «permettre à tous les enfants dont les parents sont de langue maternelle anglaise de fréquenter l’école anglaise.Dans l'application de cette loi, la Parti libéral entend se servir principalement du critère de fréquentation de l’école anglaise par les parents.Un droit d'appel sera prévu lorsque les parents jugeront que ce critère ne leur rend pas justice.» C’est là le premier article du programme du PLQ en matière linguistique, dont LE DEVOIR, à la suite de The Gazette, a obtenu un avant-projet.Ce document servira probablement de texte de discussion au cours du prochain congrès libéral prévu pour le du gouvernement seraient disponibles en anglais comme en français.Les finissants des écoles secondaires du Québec n’auraient pas à subir de tests d’aptitudes linguistiques pour obtenir un permis de pratique professionnelle tandis que les professionnels qui immigrent au Québec se verraient accorder un permis temporaire d une durée de 36 mois.Durant ce temps ils devraient faire la preuve qu'ils suivent un cour de français.Enfin, un gouvernement libéral s’assurerait que l'enseignement des langues secondes soit donné de telle manière à ce que les finissants possède une «connaissance adéquate» de cette langue.CET HIVER à QUÉBEC c’amtau (Eifâteau ffionne îEntent* *59 LE COUPLE Semaine et Fin de Semaine Incluant 2 Pars, 2 nuits.2 déjeuners par personne (brunch le dimanche) toutes taxes et service 3400, Chemin Sainte-Foy Québec G1X 1S6 1 -800-463-4390 (418) 653-5221 T«l«x 051 31700 SUR RÉSERVATION INDIVIDUELLE, 24 HEURES.AVEC MENTION "SPÉCIAL HIVER" DÉCEMBRE À AVRIL 1981 ' (PAQUES), excluant du 5 au 20 FÉVRIER AAA OAA CAA VISA MASTER CARD AMX, EN ROUTE Classe-douceur EATON Le Salon de l'ensemble vous offre de vous laisser prendre à l’élégance racée de la laine d’agneau blanche, angora (poil de lapin) et nylon où se détache un liséré couleur mûre sauvage.Tailles 6 à 14.Ensemble 3 pièces composé d’une jupe cloche, corsage croisé à manches courtes et veste.180.00 Tens.Ensemble 2 pièces, jupe cloche et corsage à manches longues.155.00 Cens.Salon de l’ensemble, Eaton Centre-ville, 3e étage.Rayon 242.Achat en personne seulement.Collège de Montréal Institution privée déclarée d'intérêt public dirigée par les Prêtres de Saint-Sulpice COURS SECONDAIRE COMPLET EXTERNAT POUR GARÇONS EXAMENS D’ADMISSION Pour Secondaire I, les samedis 10 et 17 janvier 1981 Pour Secondaire II, le samedi 17 janvier 1981 8h45 a.m.Durée de l'examen: trois heures (9 h à 12 h) Apporter le bulletin de l'année en court et celui de l'année précédente (si ce n’est dé/è lait) Après entente, des bourses d’études sont disponibles Renseignements: 933-7397, poste 38 1931 ouest, rue Sherbrooke, Montréal H3H1E3 (Station de métro Guy) Polémique entre les équipes Carter et Reagan sur l’Amérique centrale Jiang Qing.la veuve de Mao.semble écouter docilement l’ancien vice-maire de Pékin, Wang Kunlun (à droite), qui témoigne contre elle.Elle devait plus tard apostropher véhémentement un autre témoin.(Photolaser AP) Rebelle, la veuve de Mao est expulsée du prétoire PÉKIN (AFP) - Jiang Qing, la veuve de Mao Tse-toung, a été expulsée, hier, du prétoire au cours de son procès devant la cour spéciale réunie à Pékin pour la juger, après avoir qualifié les témoins appelés à déposer contre elle «de traîtres, d'espions, de mauvais éléments».Avant son expulsion, qui a mis un terme à un vif échange d’invectives de Jiang Qing, 67 ans, avec les juges et avec un témoin, la veuve de Mao a également accusé, selon un compte-rendu de l’agence Chine-Nouvelle, la cour spéciale «de produire des preuves tronquées».Des millions de téléspectateurs chinois ont vu l’animatrice de la bande des quatre, vêtue d’une vareuse chinoise bleu sombre, se faire emmener énergiquement par 2 femmes policiers, après avoir brusquement interrompu un témoin, l’écrivain Liao Mosha, qui décrivait les mauvais traitements qu'il a subis pendant la Révolution culturelle, au cours de laquelle il a - été emprisonné pendant 8 ans.Au cours de l'extrait de l’audience diffusé par la télévision chinoise, la veuve de Mao, arrêtée, il y a 4 ans, au lendemain de la mort du «grand timonier», a également proclamé «la légalité» de son rôle dans la première grande purge du comité central au début de la révolu- tion culturelle (1966-76).Jiang Qing et les 9 autres hauts dirigeants de la Révolution culturelle traduits par le régime post-maoiste devant la cour spéciale sont passibles de la peine de mort.Sa comparution hier était la Quatrième depuis l’ouverture es débats, le 20 novembre.L’agence Chine-Nouvelle a rapporté qu’elle a «continuellement semé le désordre en interrompant les juges (.) et en injuriant un témoin».Au cours des précédentes audiences, Jiang Qing a également défié ses accusateurs, s’abritant, notamment, derrière l’autorité de Mao pour justifier ses activités.Les téléspectateurs ont vu hier Jiang Qing arrêter brusquement Liao Mosha alors qu’il lisait son témoignage en sanglotant.Jiang Qing, avec un sourire de mépris : «Ne joue pas la comédie.N’as-tu pas participé au groupe du «Village des trois familles» (un groupe littéraire ayant attaqué Mao dans les années soixante)?».Un juge: «Silence.Jiang Qing, tu n’as pas la parole».Jiang Qing, d’une voix perçante: «J'ai le droit de me défendre».Un juge: «Accusé Jiang Qing, tais-toi».Jiang Qing: «Je parle.Que vas-tu faire si je continue à parler?» Un juge: «Tu continues à violer la loi».Jiang Qing: «C’est vous qui la violez.Crest ridicule, vous faites témoigner ces traîtres, ces espions, ces mauvais éléments.J’en suis fort aise.J’ai des questions à poser».Un juge: «Tu continues à proférer des calomnies.Tu commets un délit en créant des désordres».Jiang Qing: «Quel délit?» Zeng Hanzhou, un des deux vice-présidents de la cour spéciale: «Expulsez l’accusée».Jiang Qing, une ancienne actrice de Shanghai des années trente, devenue en 1938 la quatrième femme de Mao, est l’un des trois derniers accusés, dont les auditions pour interrogatoire par les juges ne sont pas encore terminées, avec deux autres membres de la bande des Quatre, Zhang Chunqiao et Wang Hongwen.Elle a systématiquement rejeté les accusations portées contre elle.Mais la cour spéciale a jusqu'à présent déclaré sa responsabilité notamment dans l'élimination de l’ancien président de la République Liu Shaoqi, le plus grand rival écarte par Mao, mort en prison en 1969, et dans une machination tramée, en 1974, pour discréditer Deng Xiaoping, actuellement vice-président du Parti communiste chinois et l’homme fort de la Chine post-maoiste.WASHINGTON (AFP) -La politique des États-Unis envers l’Amérique centrale a provoqué hier une violente polémique entre le gouvernement sortant.du président Jimmy Carter et l’equipe de transition du président-élu Ronald Reagan.Les plaintes de l’ambassadeur américain au Salvador, M.Robert White, avaient mis le feu au poudre au début de la semaine.Celui-ci déplorait 3ue des membres de l’equipe e transition,pe M.Reagan au départment d’État aient «affaibli son autorité» en rendant public un rapport qui critiquait le soutien de M.White à la politique bancaire et agricole du gouvernement salva-dorien.Jeudi, deux nouvelles déclarations venaient jeter de l’huile sur le feu.Interrogé par téléphone par le Washington Post, l’ambassadeur au Nicaragua, M.Lawrence Pez-zullo, se plaignait à son tour que des visites en Amérique centrale par des membres de l’équipe Reagan lui eussent fait du tort.Mais les déclarations les plus virulentes ont été faites par Mme Patricia Derian, assistante du secrétaire d’Ètat pour les droits de l’homme.Mme Derian déclarait, en substance, dans une interview, que les commentaires des conseillers de politque étrangère de M.Reagan avaient mis en danger la vie de l’ambassadeur américain au Salvador et contribué aux meurtres récents de quatre religieuses dans ce pays en crise.Le directeur de l’équipe de transition de M.Reagan M.Edwin Meese, a réagi, nier, avec une particulière vigueur à ces accusations.«Je mets en cause les capacités professionnelles de ces ambassadeurs s’ils font vraiment des accusations aussi irréfléchies», a-t-il Ouganda: dépouillé KAMPALA (Reuter) — Alors que le dépouillement des élections législatives se poursuivait et semblait indiquer une victoire de l'ancien président Milton Obote, de violents affrontements armés ont éclaté hier soir dans le centre de Kampala Des tirs d’armes automatiques et de roquettes anti-chars ont amené les responsables du scrutin à suspendre le dépouillement en cours dans l’immeuble du Parlement.Selon des diplomates, l’intensité des tirs et les armes déclaré dans une conférence de presse.Comme l’avait fait avant lui d'autres responsables de l’équipe de transition, il a assuré qu’aucun collaborateur du futur président n’avait fait de déclarations de nature «à mo-'difier ou contrarier l’évolution des événements» dans ces deux pays d’Amérique centrale.% Cette polémique, estiment certains commentateurs, recouvre les conceptions radicalement différentes de la politique envers l’Amérique centrale qui opposent le gou- vernement sortant au futur gouvernement.Tandis que M, Jimmy Carter mettait au premier plan la défense des droits de l’homme et se trouvait ainsi parfois amené à aider économiquement ou militairement des gouvernements ayant des sympathies marxistes, M.Reagan se laissera, semble-t-il, plutôt guider par son aversion pour l’influence communiste dans cette région, quitte à soutenir des régimes autoritaires, estiment les observateurs.Le futur président aurait no- tamment été très influencé par une étude dans ce sens de Mme Jeane Kirkpatrick, membre du groupe consultatif intérimaire de politique étrangère.D’une manière générale, l’équipe de transition de M.Reagan au département d’É-tat a reçu des consignes très strictes pour ne pas faire des déclarations de politique étrangère, qui pourraient affaiblir l’autorité de M.Carter avant la prise de fonctions du nouveau président le 20 janvier 1981.Cependant, une liste des «hommes à éliminer» circulerait au sein de ce groupe, avec, notamment, les noms des ambassadeurs considérés comme trop préoccupés par les réformes sociales, tels que MM.White et Pezzullo.Pour sa part, M.Reagan s’était borne à indiquer à des personnalités influentes de la communauté hispanique au’il avait reçu, mercredi à Washington, que sa politique latino-américaine serait definie pays par pays, en raison de sa préoccupation pour des États comme Cuba qui sont sous l’influence communiste.La violence politique fait 16 nouvelles victimes au Salvador SAN SALVADOR (d’après Reuter et AFP) — La violence politique au Salvador a fait nier au moins seize nouvelles victimes, rapporte la police.Il s’agit notamment de planteurs de café de Zacatecoiuca, d’un membre des forces de sécurité et d’un garçonnet tués pas l’explosion d’une bombe à San Miguel, ou encore de deux soldats abattus lors d’affrontements avec des guérilleros à San Vincente.On estime que la violence politique a fait 9,000 morts au Salvador depuis le début de l’année.Par ailleurs, une quarantaine de personnes occupent toujours la cathédrale de la capitale, poursuivant une grève de la faim entamée pour protester contre l’assassinat, la semaine dernière, de trois religieuses et d’une missionnaire américaines.À Washington, les enquêteurs américains qui avaient été dépêchés sur place ont déclaré n’avoir décelé aucun prouvant que des : na élément membres hauts placés des forces de sécurité avaient été mêlés au quadruple meurtre.Mais M.William Rogers, ancien sous-secrétaire d’État, a déclaré disposer de preuves «circonstanciées» indiquant que des membres d’un grade moins élevé avaient participé à l’enterrement expeditif des victimes.Immédiatement après la découverte des cadavres, le président Carter a suspendu l’aide militaire au Salvador, d’un montant d’environ 20 millions de dollars.Les États-Unis ne reprendront leur aide au Salvador que lorsque le gouvernement de ce pays aura entrepris une réforme de ses structures et contrôlé la violence politique, indique un communiqué du département d’État publié hier.Avant de lever la suspension de son aide de 25 millions de dollars, intervenue la semaine dernière après le meurtre de quatre religieuses américaines près de San Salvador, Washington souhaite que le gouvernement salvadorien «reprenne un plus grand contrôle de la violence, entreprenne une réforme de ses structures et que le haut commandement de l’armée soit plus prompt à répondre aux autorités».Les États-Unis, dit le communiqué, tiennent également à ce que «les réformes (promises par la junte) soient mises en oeuvre et que le dialogue s’ouvre avec l’opposition» pour mettre fin à un conflit intérieur meurtrier.le scrutin est sous la mitraille Un cadeau pour Noël et pour toute l’année Pour grand-papa, grand-maman Un ami à la retraite ou même vous UN ABONNEMENT AU MENSUEL Le Troisième fige Prix de l’abonnement: $5.00 pour 12 numéros NOM.ADRESSE.VILLE.PROVINCE.CODE POSTAL.TELEPHONE.DE LA PART DE:.Adresser votre chèque ou mandat postal à: LE TROISIÈME AGE 8003, St-Denis, Montréal, Qué.H2R 2G2.Une carte de souhaits accompagnera votre cadeau Les otages seront-ils libérés avant Noël?WASHINGTON (AFP) — Les spéculations sur une libération des otages américains en Iran pour le jour de Noël ont été relancées hier, à Washington, à la suite des déclarations d’un avocat représentant des intérêts iraniens aux États-Unis.L’avocat, Me Paul O’Dwyer, a en effet estimé «probable et possible» que les 52 otages, qui en sont à leur 405ème jour de captivité, soient libérés «aux alentours» du 25 décembre.Ces déclarations ont été faites au lendemain de l’annonce par un journal libanais.As Safir, qu’un accord sur la libération des otages le jour de Noël serait intervenu entre Washington et Téhéran.Mais ces informations ont été démenties dès jeudi, et à deux reprises, par Téhéran.À Washington, le département d’État s’est refusé à faire le moindre commentaire sur les rumeurs d’un accord destiné à résoudre l’affaire des otages.«Cette affaire suit son cours, déclare-t-on au département d’Êtat, et nous n’aurons rien à dire avant d’avoir eu des contacts avec les émissaires algériens», qui se sont rendus à Téhéran le 4 décembre pour remettre aux autorités iraniennes un message des États-Unis sur les conditions pour la libération des otages.Les responsables américains prévoient une poursuite du délicat processus de tractations dans lequel les émissaires algériens servent d’intermédiaires entre Washington et Téhéran.Les négociations indirectes sur l’affaires des otages semblent désormais être dominées par la question de la fortune du chah, dont la restitution est l’une des quatre conditions posées par le parlement iranien le 2 novembre, pour la libération des otages Selon le journal libanais, les États-Unis auraient proposé à Téhéran une formule de compromis qui consisterait à geler cette fortune aux États-Unis et a laisser aux tribunaux américains le soin de décider si les avoirs du chah devraient être restitués à l’Iran ou à ses héritiers.Mais M.Behzad Nabavi, responsable de la commission ministérielle sur les otages, a non seulement démenti catégoriquement l’existence d’une telle formule, mais aussi déclaré que l’Iran n’acceptbrait «certainement pas» de soumettre le problème de la fortune du chah aux tribunaux américains.employées révéleraient que les combats mettent aux prises des factions de l’armée ougandaise, récemment constituée.Le commandant Tito Okello a lancé un appel à la radio invitant à rétablir le calme dans la capitale et à Jinja, ce qui laissait entendre que les combats avaient aussi éclaté dans cette ville de l’est du pays.Des policiers en armes se sont postés aux fenêtres de l’hôtel qui sert de quartier général au groupe d’observateurs du Commonwealth, tandis que des soldats prenaient position dans l’établissement.Les observateurs ont déclaré que, d’après les derniers résultats obtenus auprès de la commission électorale, sur 88 circonscriptions attribuées, le Congrès du peuple ougandais (U.P.C,) de M.Milton Obote s’était adjugé 52 sièges contre 35 au Parti démocratique (D.P.) et un au ou- Mouvement patriotique gandais (U.P.M.) Les résultats pour le reste des 126 sièges de l’Assemblée nationale, devraient sans doute être connus aujourd’hui, à la condition que les combats cessent pendant ia nuit.Leur publication devrait théoriquement se dérouler normalement dans chaque bureau de vote sous le contrôle de la commission électorale.M.Paulo Muwanga, président de la commission militaire au >ouvoir et membre de J.PC., avait d’abord exigé jeudi de contrôler tous les chiffres avant d’autoriser leur proclamation.Il a depuis fait machine arrière.Sa volte-face s’explique en partie par les protestations des observateurs du Commonwealth, qui, dans un rapport préliminaire, ont validé la consultation.Beagle: le pape propose de créer une zone de paix CITÉ DU VATICAN (AFP) - Jean-Paul II a mis, hier, les ministres des Affaires étrangères d’Argentine et du Chili, MM.Carlos Washington Pastor et René Rojas Galdames, au pied du mur en leur proposant une solution «qui pourrait être définitive» au différend opposant leurs deux pays sur la zone du canal de Beagle.Le pape lui-même a tenu à expliquer aux journalistes le sens de cette proposition qui, une fois acceptée, «devrait être scellée par un accord solennel devant le concert des nations».Dans le long discours qu’il a adressé aux deux ministres et aux deux délégations chargées des pourparlers sur la zone du canal de Beagle, Jean-Paul II, «en tant que médiateur», a proposé que la zone disputée soit déclarée «zone d§ paix» dans laquelle l’Argentine et le Chili chercheront à l’avenir à renforcer leur volonté de coexistence fraternelle».Il a insisté sur le fait qu’un accord pourrait servir d’exemple pour résoudre «les difficultés et les tensions dans les relations internationales».«Je souhaite, a-t-il dit, qu’au cours des fêtes de Noël, de la Nouvelle année et de l’Épiphanie, vous ayez le temps de réfléchir sur votre réponse».Le cardinal Antonio Samore, chargé de la médiation, a interprété ces paroles pour les journalistes comme un délai précis fixé par le souverain pontife.Le pape a dit, d’autre part, qu’il s’est inspiré de «critères de justice» pour rédiger sa proposition qui «respecte également une voie logique en évitant des expressions qui pourraient sembler moins acceptables pour l’une ou l’autre partie».Dans ce contexte, a-t-il souligné, «j’estime que les intérêts particuliers ne sauraient prendre une importance telle qu’ils justifieraient le refus de ma proposition».Après s’être adressé aux deux délégations réunies, le pape a demandé aux journalistes de collaborer à son oeuvre de mediation, «Ce n’est pas la conclusion de ce différend, a-t-il dit, mais Dieu Veuille que ce soit le pas décisif qui mène à cette conclusion».fSu 'hv 'VUuxS'MotilmC.' fmtuuis Pour Noël.menu spécial réceptions de bureaux et de famille.Ouvert le 25 décembre 361 est, rue St-Paul Vieux Montréal Réservations: 861-5337 Profitez du TEMP DESF 1 LA PEINTURE AU QUÉBEC * La première étude d’ensemble à paraître sur “la peinture au Québec depuis ses origines”, qui regroupe 400 artistes.Un bilan critique et historique qui tient compte des éléments socio-culturels et du marché de l’art.Des centaines d’oeuvres en majorité inédites, des croquis de Champlain au récent Hyperréalisme, en passant par Dallaire et les Automatistes.I)e nombreux tableaux reproduits en couleurs.par Guy Robert, nouvelle édition reliée, (22 x 28,5 cm), 222 pages, $45.00 ÉDITIONS FRANCÉ-AMÉRIQUE .envoyez vos dons à Québec c.p Succursale Place d’Armes Montreal, Québec H2Y 3R6 Nom.Adresse.Municipalité .Code postal.Province Ci-joint la somme de $.Un reçu sera envoyé pour tous les dons de plus de $10. Le Devoir, samedi 13 décembre 1980 ¦ S La RDA menace de fermer Berlin BERLIN-EST (Reuter) — M.Oskar Fischer, ministre est-allemand des Affaires étrangères, a vivement attaqué hier, l'Otan à propos de la Pologne, et a déclaré que toute sanction contre le bloc soviétique menacerait la circulation des biens et aes personnes à destination ou en provenance de Berlin-Ouest.«S’ils (les pays occidentaux) mettent leurs menaces de chantage à exécution, ils rompront ainsi eux-mêmes le traité sur la circulation (avec Berlin-Ouest) et ne pourront pas nous le reprocher», a-t-il déclaré au comité central du Parti socialiste unifié.M.Fischer faisait référence au communiqué final publié dans la journée à Bruxelles, à l'issue d’un conseil «super-restreint» à huis clos des quinze ministres des Affaires étrangères des pays de l’Alliance attendue.Ce communiqué déclare‘qu ’une intervention soviétique en Pologne marquerait la fin de la detente Est-Ouest.Selon M.Fischer, les ministres de l’Otan ont divulgué un plan de représailles en quatre points à l’issue de leur réunion de Bruxelles.Ce plan contraindrait les pays membres de l’Alliance atlantique à suspendre tous les pourparlers avec I’U.R.S.S.portant sur le désarmement, l'économie et les finances, à mettre fin à l’accès au Marché commun dont bénéficie la R.D.A.via la R F A., à suspendre les échanges culturels et à rompre tous les contacts politiques de haut niveau.«Ceci n’est pas simplement une ingérence flagrante.c’est en même temps une provocation irresponsable et monstrueuse qui va par-dessus tout à l’encontre des intérêts de l’Europe de l’Ouest», a-t-il déclaré.«Il faut esperer qu'ils ne se mettront pas à geindre à Bonn lorsqu'ils se trouveront devant les ruines de tout ce qui a été accompli au cours des dix dernières années grâce à la coopération Est-Ouest», a-t-il poursuivi.M Fischer a toutefois émis le voeu de voir le bon sens l’emporter.Le communiqué de l'Otan n’est pas aussi précis à propos des réactions à une éventuelle intervention en Pologne, mais il souligne en revanche la nécessité de maintenir une situation calme à Berlin.Les déclarations de M.Fischer, qui font suite à des articles de la presse est-allemande menaçant de réduire les contacts économiques et humains entre les deux Allemagnes, sont parmi les plus virulentes de toutes celles enregistrées en Europe de l’Est depuis le début de l'agitation sociale en Pologne cet été.Les propos du ministre est-allemand visent un traité interallié sur la circulation avec Berlin-Ouest, dont la signature en 1972 avait marqué le début de nuit ans de circulation relativement libre à travers la R.D.A.pour accéder à Berlin-Ouest.Les voies d’accès à Berlin-Ouest constituent une sorte de baromètre de la détente.Les responsables de Bonn leur accordent une importance particulière, car un demi-million d’emplois en R.F.A.dépendent des échanges commerciaux avec V Europe de l’Est.À Bonn, un porte-parole du gouvernement fédéral a fait part de son étonnement devant les propos du ministre est-allemand.Selon le porte-parole, M.Fischer n’a manifestement pas tenu compte de la formulation prudènte du communiqué de l’Otan, qui ne porte pas sur les accords de circulation entre l’Est et l'Ouest.L’épiscopat polonais donne son appui au parti VARSOVIE (Reuter) — Les derniers développements de la situation en Pologne ont été marqués hier par le soutien déclaré de l’Église catholique fiolonaise au parti dans sa utte contre les dissidents.Moscou répétant la confiance Su’elle place dans la direction u P.O.U.P., et les détails de l’aide alimentaire que la C.E.E.accordera aux Polonais.À l’issue de deux jours de réunion, l’épiscopat polonais, que préside le cardinal Stefan Wyszynski, a publié une déclaration où il demande que, cesse toute action «susceptible d’exposer la mère-patrie au danger de perdre son indépendance».«Nous songeons à ceux qui tiennent des propos bruyants et irresponsables à l’égard de nos voisins de l’Est», a dit le père Alojzy Orszylik, porte-parole ecclesiastique.«Aussi longtemps que les déclarations d’opposition sont bruyantes mais inoffensives, cela n’est pas grave.Mais si l’on exige publiquement le renversement du système constitutionnel et que l’on suscite l’inquiétude de nos voisins, c’est tout à fait différent», a ajouté le père Orszylik.Zolnierz Wolnosci, quotidien des forces armées, s’en prend à M.Jacek Kuron, animateur du Comité d'autodéfense (K.O.R.), créé en 1976 pour défendre les travailleurs dissidents.«Les instructions de Kuron, qui visent à saper l’autorité et faire éclater les structures de l’État, sont très dangereuses», écrit-il À Moscou, l’agence Tass, la Pravda et l’émission en langue anglaise de Radio-Moscou ont donné un compte rendu d’un article publié la veille par Zolnierz Wolnosci.Cette démarche semble indiquer que ' le Kremlin accorde toujours sa confiance à M.Stanislaw Kania, premier secrétaire du P.O.U.P., et écarte toute intervention militaire pour le moment.Faisant état du sommet du Pacte de Varsovie à Moscou, il y a sept jours, le quotidien polonais écrivait «qu’une foi profonde s'était manifestée en- ( PATRIARCHE PWÛÜUIT DE FRANCE vers la sagesse, le patriotisme et la loyauté du peuple polonais».L'article insistait également sur l’importance stratégique de la Pologne et «sur les changements nécessaires à apporter au mouvement syndicat, lequel inclut Solidarité».En reprenant ces propos, la presse soviétique admet que le syndicat libre est un authentique représentant des travailleurs.À Bruxelles, la commission européenne a offert aux autorités polonaises de leur vendre à un prix inférieur de dix pour cent aux cours mondiaux.50,000 tonnes de sucre, 30,000 tonnes de beurre, 35,000 tonnes de viande de porc, 15,000 tonnes de viande de boeuf et de veau, 600 tonnes d’huile d’olive, 40,000 tonnes de graines de colza, 3,000 tonnes de lait en poudre entier, 100,000 tonnes d’orge, 100,000 tonnes de seigle et 25,000 tonnes de riz, apprenait-on de source proche de la commission.Démunie de ressources financières, Varsovie devrait chercher à emprunter en Occident l'argent nécessaire pour payer ces importations.Les ministres des Affaires étrangères des Neuf se réunissent au début de la semaine prochaine afin d’en discuter.À Budapest, où s’est ouvert le congrès des syndicats hongrois, M.Sandor Gaspar, responsable syndical et membre du bureau politique du parti, a exprimé sa confiance à l’égara des autorités polonaises.Il a toutefois ajouté que les concepts d’indépendance syndicale et d’opposition au gouvernement étaient peut-être nécessaires en pays capitalistes mais qu’en régime communiste ils allaient contre les intérêts des travailleurs.À Bruxelles, deux représentants de Solidarité ont de nouveau écarté l’hypothèse d’une intervention soviétique.MM! Jozef Przybylski et Zygmund Zawalski ont ajouté qu’il ne fallait faire grève «qu’en dernier recours quand il n’est plus possible de négocier».PELLETIER et PELLETIER Optométristes 84, NOTRE-DAME OUEST, 4e ÉTAGE • optométrie générale • lunetterie • lentilles de contact Rendez vous: 845-2987 ch" // r/.ï/:r/'/' ./U./rf .y/é//
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