Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 16 octobre 1980
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1980-10-16, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
CHRISTINE ARNOTHY DÉDICACERA SES LIVRES AUJOURD'HUI.DE 18h30 A 19h30 librairie Carneau k1691 EST, RUE FLEURY c Vol.LXXI — No 237 Généralement ensoleillé.Maximum 10.Montréal, jeudi 16 octobre 1980 25 CENTS Scrutin: décision ce soir ou demain?par Bernard Descôteaux QUEBEC — Le suspense quant à la tenue d'élections générales cet automne prendra fin au cours des prochaines heures.Le conseil des ministres se réunit en effet ce matin, à Québec pour évaluer une dernière fois la situation politique et le premier ministre M.René Lévesque, a promis d’annoncer sa décision dès ce soir ou au plus tard demain matin.Depuis quelques semaines, les avis étaient partagés à peu près-également entre des élections cet automne et un report du scrutin au printemps sinon à l’automne 1981.Hier une certaine fébrilité se manifestait toutefois semblant favoriser une élection dès le 17 novembre mais les paris demeuraient ouverts.Le mandat habituel du gouvernement de M.Lévesque prendra fin le 26 novembre, date de la formation il y a quatre ans du gouvernement péquiste.Voir page 16: Scrutin Une constante des sondages fédéraux Les Québécois veulent des changements majeurs par Michel Vastel OTTAWA — Les deux tiers des Québécois veulent des changements constitutionnels majeurs.Ils se situent exactement à mi-cnemin entre le «fédéralisme sans changement» et l’«indépendance complète», c’est-à-dire beaucoup plus autonomistes que le gouvernement du Canada et M.Claude Ryan lui-même, mais beaucoup moins que le Parti québécois ou que le premier ministre, M.René Lé- vesque, qu’incidemment ils jugent plus indépendantiste que son propre paru.Ces changements, les Québécois les attendent dans les deux prochaines années, faute de quoi 58% d’entre eux seront «plutôt ou très insatisfaits».Sachant très bien de quoi ils parlent puisqu’ils estiment que «fédéralisme sans changement» et «fédéralisme renouvelé» sont «très différents», les Québécois veulent un nouveau type de fédéralisme qui emprunte beaucoup d’éléments au DesMarais réclame un régime particulier La réforme fiscale ne suffit plus à laCUM par Alain Duhamel En présentant hier un budget de $520.8 millions, en hausse de 13.5%, le président du comité exécutif de la Communauté urbaine de Montréal, M.Pierre DesMarais II, a réclamé un régime fiscal spécifique à l’île de Montréal.A la deuxième année d’application, la réforme de la fiscalité municipale ne suffit plus à la CUM.«Ildevient clair, à la lumière de ce budget 1981, que la réforme de ia fiscalité municipale réalisée par le gouvernement du Québec, n’a vraiment Ras donné à la Communauté urbaine de lontréal tous les avantages qu’on en attendait, et qu’une solution spécifique à la communauté devra être apportée dans dit M.Pie plus brefs délais», a Pierre les plu DesMarais II tout en se gardant bien de toute conclusion «alarmante et alarmiste».Le maire d’Outremont convient cependant que la croissance des valeurs au rôle d’évaluation, particulièrement dans le cas des immeubles résidentiels, et le budget de 1981 risquent de mener à «des situations tragiques» pour les contribuables les moins fortunés.M.Pierre DesMarais II propose deux mesures qui devraient stabiliser ou diminuer le fardeau fiscal des contribuables: un régime fiscal plus souple comportant un taux d’imposition variable selon la catégorie d’immeubles et une augmentation des tarifs du transport en commun d’un pourcentage équivalent à la hausse du coût de la vie.La première est à l’étude au comité conjoint Québec-municipalités.Elle consiste à permettre aux administrations municipales d’imposer des taux de taxes variant selon les catégories d’immeubles afin de répartir équitablement entre les immeubles commerciaux, industriels et résidentiels le fardeau fiscal.La deuxième demeure pour l’instant entre les mains des commissaires de la Commission de transport de la CUM.Le gouvernement du Québec a modifié ses programmes d’aide au transport en commun de manière à subventionner les revenus plutôt que les déficits.Or les revenus de la CTCUM ne progressent pas aussi rapidement que la croissance de ses dépenses de telle sorte que la part des municipalités au financement du transport en commun augmente en 1981 de 27,2 pour cent.«Il apparaît évident que l’on ne peut poursuivre une politique de maintien à tout prix du niveau de tarif-passager et qu’il doit permettre maintenant des hausses au moins équivalentes au taux de l'inflation.Cette politique devient absolument nécessaire si l’on veut minimiser l’impact sur les petits contribuables de l’augmentation des coûts d’exploitation du transport en commun».Le president du comité exécutif a rappelé que le guart des usagers de la CTCUM ne résidait pas dans l’île de Montréal et, par conséquent, ne payait, via leurs administrations municipales, aucune contribution au budget de la CUM.Cela devrait suffire, aux yeux de M.DesMarais, pour réclamer une contribution des villes hors du territoire de la CUM pour le financement du service de Voir page 16: Rétorme Avec leurs chiens, des policiers de Vancouver ont capturé hier un individu soupçonné d’avoir blessé trois personnes, dont un agent de police, en tirant en leur direction avec une carabine.(Photolaser CP) Un franc-tireur ouvre le feu en plein coeur de Vancouver VANCOUVER (PC) — Au moins trois personnes dont un policier ont été la cible d’un franc-tireur qui a ouvert le feu dans un quartier populeux de Vancouver, hier matin, au moment où les gens se rendaient à leur travail.Parmi les blessés figure un policier, le caporal Grant Driver, 30 ans, qui a reçu une balle à l’avant-bras pendant qu’il enquêtait sur l’incident Les deux autres victimes s’en sont tirées avec de légères blessures.Deux heures et demie après la fusillade, la police avait arrêté un individu dans une voiture familiale.Les autorités devaient annoncer peu après qu’elles doutaient que la personne arrêtée fut la bonne.Un fusil de faible calibre a été découvert dans un arbre près du lieu de la fusillade.Voir page 16: Franc-tireur programme du Parti québécois.Ainsi, près de 80% d’entre eux sont «entièrement d’accords» ou «plutôt d’accord» que le gouvernement du Québec contrôle davantage le développement économique du Québec.Une majorité de Québécois veut que «le Québec ait le pouvoir exclusif de lever les impôts, c’est-à-dire que la population du Quebec ne paierait pas d’impôts à Ottawa mais tous les impôts à Québec».Les Québécois sont très partagés sur le pouvoir exclusif de l'Assemblee nationale de faire des lois au Québec et ils estiment que le Québec devrait avoir davantage d’autonomie sur le plan des relations internationales, au point que 48.3% d’entre eux estiment que «c’est une mauvaise chose que le Québec n’ait pas son propre siège aux Nations unies».Telles sont quelques-unes des constantes qu’on retrouve dans une série de sondages publiés hier par le gouvernement fédéral.Ces 13 sondages ont été commandés par le Centre d'information sur l’unité canadienne entre avril 1979 et juin 1980 Ce sont un peu plus de $220,000 que le centre a ainsi dépensés en sondages qui, tous, portent sur l’attitude des Québécois face à la réforme constitutionnelle et à la question référendaire.Trois des 13 sondages ont été commandés du temps du gouvernement conservateur de M.Joe Clark, dont le plus intéressant, réalisé en décembre par la maison Sorecom, a été repris en avril 1980 par l’administration de M.Pierre Trudeau.Il y eut trois autres sondages importants commandés après le référendum par le Centre d’information sur l’unité canadienne mais ils ont été cette fois réalisés à l’échelle du Canada et portent sur la réforme constitutionnelle.L’un, réalisé en juillet, a servi à élaborer la stratégie des négociateurs fédéraux tout au long de l’éte alors que onze ministres se rencontraient à Montréal, Toronto, Vancouver et Ottawa.Un autre a été réalisé juste avant la conférence constitutionnelle de septembre, et un troisième juste après, dont les résultats ne sont d’ailleurs pas encore connus.Ces trois sondages ne seront pas rendus publics pour l’instant.Les sondages du Centre de l’unité canadienne font partie d’une série de 129 sondages commandés par le gouvernement fédéral sur divers sujets, et dont la liste sera publiée, aujourd’hui sans doute, par le bureau du premier ministre.Certains des sondages commandés par le Centre d’information sur l’unité canadienne n’ont plus aucune utilité parce qu’ils portent strictement sur le contexte politique au Québec et sont manifestement dépassés.Certains sondages, commandés a CROP portent strictement sur les intentions de vote des Québécois à des élections provinciales On affirme, au centre, que ces renseignements étaient nécessaires pour jauger l'état d’esprit des Québécois a quelques mois ou quelques semaines du référendum du 20 mai.Mais le sondage Sorecom commandé en décembre par le ministre chargé des relations fédérales provinciales, M Bill Jarvis, avec les données revérifiées en avril 1980 sur l’ordre de M.Jean Chrétien, ainsi que les éléments d’information recueillis dans les cinq dernières semaines de la campagne référendaire, confirment tous que les Québécois attendent beaucoup de la réforme constitutionnelle.Ces sondages expliquent aussi pourquoi, au Centre Paul-Sauvé à Montréal quelques jours avant le référendum, M.Pierre Trudeau s’est fait si pressant, mettant même «sa tête sur le billot» pour exiger du reste du pays une vraie réforme constitutionnelle avant deux ans.La question la plus importante, posée en décembre 1979, visait a situer les Québécois eux-mêmes sur une échelle dont Voir page 16: Sondages Les tribunaux n’ont pas à se prononcer sur une bataille politique (Trudeau) par Claude Turcotte OTTAWA — Le gouvernement fédéral ne voit pas l’utilité de faire tester la légalité de sa révolution constitutionnelle par les tribunaux, parce qu’il est tout simplement engagé dans «une bataille politique».C’est le premier ministre, M.Pierre Trudeau, qui l’a lui-même reconnu hier à la Chambre des communes, alors que l’opposition conservatrice, forte de l’attitude manifestée par au moins la moitié des premiers ministres provinciaux la veille à Toronto, a mis encore plus de pression pour convaincre le gouvemenent de soumettre son projet ae résolution constitutionnelle à l’examen de la Cour suprême, comme on l’avait fait d’ailleurs en 1978 avec le bill C-60.Pourquoi avoir deux poids, deux mesures?a demandé M.Joe Clark?La réponse est venue dès la première riposte de M.Trudeau.Comme le disait quelques minutes plus tard M.Jean Chrétien, cette réponse parle par elle-même: «Madame le président, nous sommes engagés en ce moment dans un débat pour déterminer si le Parlement du Canada a le droit d'aller en Grande-Bretagne sans le consentement unanime des provinces.Cela n’est prévu dans aucune section écrite ou non écrite de l’Acte de l’Améri- La démission de Callaghan menace l’avenir du Labour LONDRES (d'après AFP et Reuter) -M.James Callaghan, ancien premier ministre et leader du parti travailliste britannique, a annonce hier sa décision de quitter la direction du Labour.Au cours de la réunion du cabinet fantôme travaillisté, M.Callaghan a indiqué qu'il quittait la direction du parti en raison de problèmes personnels, référence, selon les observateurs, à la santé de son épouse récemment opérée de la hanche.«J’ai certains problèmes personnels et Je ne serai pas apte à vouer toute mon'attention» à ma fonction de leader du parti, a-t-il déclaré.«Je crois que l’élection d'un nouveau leader donnera un nouvel Intérêt au parti travailliste et à l'activité politique en général», a-t-il ajouté précisant qu'il avait déjà voulu quitter son poste de leader après les élections générales de 1979, mais qu'il était resté en raison «des problèmes» du Labour.M.Callaghan a indiqué qu'il avait examiné très attentivement la situation et qu’après avoir étudié les événements survenus lors du dernier congrès annuel du parti il avait décidé de maintenir sa décision de quitter la tête du parti.Mais en démissionnant hier de ses fonctions de chef du Parti travailliste, M.James Callaghan non seulement met un terme à une longue carrière politique, mais ouvre grand la boîte de Pandore.Les visières sont baissées à gauche et à • droite du parti depuis plusieurs mois, les premières lances devraient se rompre dans les jours qui vienhent.M.Callaghan a déclaré aux 268 députés travaillistes, réunis dans une salle des Communes, qu’ils devront lui élire un successeur d’ici l'ouverture de la prochaine Cession parlementaire le 13 novembre.Mais l’aile gauche a déjà avancé ses pions et il est pour elle hors de question qu’un nouveau chef soit choisi tant que la conférence extraordinaire du parti, prévue en janvier, ne sera pas convenue d’une nouvelle procédure d’élection.Lors du dernier congrès annuel du parti, à Blackpool au début du mois, l’aile gauche animée par M.Tony Benn avait fait adopter une résolution élargissant le droit de vote aux militants du parti dans les circonscriptions ainsi qu’aux représentants des syndicats, depuis toujours principal soutien financier du Labour.Conformément aux résolutions adoptées à Blackpool, le parti doit également que les pai tiendront la majorité.L’aile droite, ‘ L aile droite, à laquelle appartiennent la majorité de ses députés, s'oppose réso- Volr page 16: Callaghan A James Callaghan que britannique du Nord, comme je l’ai expliqué hier».«Par conséquent, a ajouté M.Trudeau, ce n’est pas un sujet qui, selon moi, peut être soumis aux tribunaux.Comme l’honorable chef notait prudemment lui-même, c’est la bataille politique.C’est une vision différente de différentes sortes de Canada.Je pense que ce serait une erreur d’aller devant les tribunaux pour prendre des décisions non pas sur des conflits de loi découlant de la présente constitution mais sur des conceptions conflictuelles du Canada.Voilà le présent débat».Bref, par cette réponse le premier ministre a très clairement indiqué que le dénouement de ce débat provoqué par la présentation de son projet de résolution constitutionnelle ne saurait être que politique.Il en a fourni un indice additionnel lorsqu’én réponse à une autre question d’un conservateur, M.Ray Hnatyshyn, il a soutenu que le gouvernement n’avait aucune envie de modifier ou de retirer l’article 42, celui qui prévoit la tenue de référendums lorsqu’il y a désaccord entre Ottawa et les provinces.«Cela semble être le seul recours que nous pouvons prendre pour mettre fin à une impasse», a lancé M.Trudeau en provoquant une vive réaction de satisfaction chez les députés libéraux qui se sont levés pour offrir une ovation à leur chef.D’autres témoignages tout aussi entiers et chaleureux en faveur du projet de réforme constitutionnelle du gouvernement fédéral ont été donnés dans les discours après la période de questions, ceux du ministre des Finances, M.Allan MacEachen, du président du Conseil privé, M.Yvon Pinard; celui-ci a même soutenu à un certain moment que si l’initiative fédérale en cours ratait, ce serait «un pas de plus vers l’indépendance du Voir page 16: Batailla • #***: [AU SOMMAIRE Une semaine de découvertes La Semaine des sciences, qui commence demain, rassemble les efforts de tous les Québécois désireux de sensibiliser leurs concitoyens à l’importance de la technologie.À cette occasion, LE DEVOIR publie un supplément consacré au rôle de la recherche, de la connaissance scientifique et des technologies de pointe.Pages 17 à 22.Le Père de toute ia Beauce Le «Père de toute la Beauce» a récemment pris sa retraite.Le père Antonio Poulin, s.j., président pendant huit ans du Conseil de développement de la Chaudière, vit maintenant à Pierrefonds et s’ennuie de sa Beauce natale.Page 23 Le Nobel de l’économie Le dernier des six prix Nobel pour 1980 a été décerné hier à M.Lawrence Klein, professeur d’économie à l’Université de Pennsylvanie.Le prix Nobel prévoit une reprise modérée de l’économie américaine au début de 1981, avec des taux élevés d’inflation, d’intérêt et de chômage.Page 23.Le monde ¦ Le premier ministre d’Iran, M.Radjai, arrive aujourd’hui à New York pour défendre la cause iranienne devant le Conseil de sécurité de l’ONU.Page 8.¦ Soweto, la ville-dortoir africaine à une vingtaine de km de Johannesbourg, a connu hier sa plus formidable journée de violences depuis les émeutes de juin dernier.Page 8.Éditorial Il est heureux que les provinces aient réagi aussi nombreuses contre le projet de résolution constitutionnelle, estime en éditorial Michel Roy qui, au nombre des voies offertes à M.Trudeau, se demande si le premier ministre ne devrait pas solliciter un mandat clair par des élections générales, page 14.â CODORNIU le MOUSSEUX des princes et le Roi des MOUSSEUX méthode champenoise H V Ç2 ¦ Le Devoir, jeudi 16 octobre 1980 ïpour engager la contestation du rapatriement devant les tribunaux Québec choisira parmi trois options par Bernard Descôteaux QUÉBEC — Le gouvernement du Québec a le choix entre trois formules pour engager devant les tribunaux une action susceptible de bloquer le projet fédéral de rapatriement unilatéral "de la constitution.Un premier recours est possible directement a la Cour d appel du Québec selon la formule dite du «renvoi à la Cour d’appel».Un deuxième recours est possible devant la Cour supérieure du Québec dans une procédure de jugement déclaratoire.Dans un ïtel cas, deux voies s’offriraient au gouvernement, soit une requête en jugement déclaratoire en vertu des dispositions du Code civil, soit une action déclaratoire de common law.Le bureau du ministre de la Justice, M.Marc-André Bédard, a précisé hier que ce sont les trois grandes formules qui s’offrent a l’action du gouvernement.Aucune décision ne sera prise toutefois quant à la formule qui sera retenue avant la rencontre que ''doivent avoir la semaine prochaine les procureurs généraux des provinces qui ont l’intention de contester devant les tribunaux "le projet Trudeau de rapatriement de la constitution.«.• Le recours devant la Cour d’appel est la formule qui jusqu’ici '¦a été le plus souvent évoquée.En vertu de la loi sur le renvoi à t la Cour d’appel, le gouvernement québécois peut s’adresser à ce tribunal pour lui demander de se prononcer sur une question.Cette question doit venir du Conseil des ministres par voie d’arrêté-en-conseil et elle demandera au tribunal de statuer dans le cas présent si oui ou non le gouvernement fédéral peut procéder au rapatriement de la constitution.La question précise qui pourra être posée à la Cour d’appel n’est pas arrêtée bien que les experts au ministère de la Justice aient examiné différentes hypothèses.Les procédures prévues en cas de renvoi à la Cour d’appel stipulent que le tribunal doit entendre le point de vue de celui qui soumet la demande mais il a par ailleurs l’entière liberté d’entendre qui il veut pour se faire éclairer.La loi actuelle ne permet pas au gouvernement québécois d’appeler de la décision qui sera rendue par la Cour d’appel.Un appel à la Cour suprême sera possible si, entre-temps, l’Assemblée nationale adoptait un amendement à la loi sur le renvoi à la Cour d’appel ou encore adoptait une loi permettant un appel dans le cas spécifique du débat constitutionnel en cours.Il est assuré que le cas échéant le gouvernement québécois verra à prendre les dispositions pour pouvoir appeler de la décision de la Cour d’appel.Les deux autres formules qui s’offrent au choix du gouvernement sont similaires puisque dans les deux cas il s’agit d’obtenir un jugement déclaratoire de la Cour supérieure.Le choix qui s’offre au procureur général du Québec dans ce cas est d’adresser une requête selon les dispositions ou du Code civil ou de la common law.Le recours à la Cour supérieure est différent du recours à la Cour d’appel.Dans ce cas on demande au tribunal de répondre à une question, d émettre un avis alors que devant la Cour supérieure on instruira une cause.Le procureur général du Québec prétendra alors que le gouvernement fédéral n’a pas le droit de procéder au rapatriement de la constitution sans le consentement des provinces et, à titre d’intimé, le gouvernement fédéral devra se défendre.Dans le cas d’un recours à la Cour supérieure, le gouvernement québécois aura le droit d’appeler de la décision du tribunal et, inversement, le gouvernement fédéral aura le même droit.Cet appel pourra se faire soit directement à la Cour suprême, si toutes les parties sont d’accord, soit en passant avant par le stade de la Cour d’appel.On estime dans les milieux juridiques que peu importe la formule qui sera retenue, il faudra compter au moins un an avant qu’un tribunal se soit prononcé de façon finale sur la question du rapatriement.Pour le conseiller et possiblement pour agir à titre de procureur, le gouvernement québécois a déjà retenu les services de Me Yves Pratte, ancien président de la société Air Canada et ancien juge de la Cour suprême.Soulignons que les règles de pratique de ce tribunal interdisent à un de ses anciens membres de plaider devant cette cour.Et si l’Acte du Canada de 1981 était déclaré illégal parla Cour suprême.par John Ferguson OTTAWA (PC) - Nous sommes au 1er juillet 1981.Le gouverneur général, M.* Edward Schreyer, parlant à la télévision au cours d’une célébration sur la colline du Parlement, proclame que l’Acte de l’Amérique du Nord britannique, récemment «arrivé» de Grande-Bretagne avec des amendements, est la constitution du pays.On se rejouit dans tout le Îiays, les Canadiens accueil-ant 1’ «Acte du Canada», une constitution bien à eux après 113 ans.Mais quelques semaines plus tard, la Cour suprême du Canada rend une décision qui met fin à l’euphorie.La nouvelle constitution dit le tribunal, est illégale et invalide.Est-ce possible?M.W R.Lederman, professeur de droit à l’université Queen’s et reconnu comme spécialiste du droit constitutionnel, le croit.Il a déclaré hier dans une interview que c’est un résultat possible de la décision d’une majorité des premiers ministres des provinces de contester en cours de justice les projets de réforme constitutionnelle du gouvernement fé- déral.M.Lederman est en désaccord avec la prétention du gouvernement fédéral qu’une fois l’AANB amendé par le Parlement britannique et «expédié» au Canada, suivant une résolution que l’on débat actuellement aux Communes, cette loi lie automatiquement le Canada.«À mon avis, le vote par le Parlement britannique et la proclamation au Canada ne seraient pas nécessairement probants, dit M.Lederman.«La Cour suprême du Canada pourrait encore dire que la loi constitutionnelle de 1980 outrepasse les pouvoirs du Le Parti libéral n’a choisi que 67 des 122 candidats qu’il visait par Rodolphe Morissette Le Parti libéral du Québec s’était donné pour objectif d’avoir choisi, le 15 octobre, ses 122 candidats pour le prochain scrutin général.Or hier, date de tombée, la formation en avait 67, soit 55 de moins que l’objectif.Les raisons du retard?— Il y en a sans doute plusieurs dont, dans certains cas, le manque de candidats à ce jour.Des directeurs de l’organisation annoncent, en se tapant sur la cuisse, qu’un grand nombre de «noms très prestigieux» n’attendent que l’émission des brefs d’élection pour se manifester (certains d’entre eux seraient en effet des fonctionnaires, plus ou moins haut placés dans la hiérarchie).Toujours est-il que la «fournée» de cette semaine a donné au parti quatre nouveaux candidats.Il s’agit de MM.Yves Fleurent, dans le comté de Chàteauguay, Jean-Yves Chartrand, dans Terrebonne, Yves Robillard, dans la nouvelle circonscription de Vi-mont, sur Pile Jésus et Normand Hamel, dans Sainte-Marie.Dans Chàteauguay, M.Fleurent, qui était l’organisateur du NON dans le comté en mai, a défait celui qui était le président local du NON, M.Joseph Dulude, et Mme Rollande Bouchard-Lachaîne.M.Fleurent est depuis neuf ans l’administrateur des Services ali- mentaires, pour l’ensemble du Canada, des compagnies Canadien National et Via Rail.Il présidait également, depuis deux ans, l’association libérale locale.Il affrontera le député péquiste sortant, M.Rolland Dusseault.Dans Terrebonne, M.Jean-Yves Chartrand, un jeune avocat de 28 ans, a défait, lors de l'assemblée de lundi dernier, M.Gérard Lajeunesse, un ancien sous-ministre dans le gouvernement Bourassa et aujourd’hui un haut fonctionnaire du ministère de l’Immigration.Le nouveau Terrebonne ne ressemble guère à l’ancien comté.Délesté des municipalités de Sainte-Thérèse, Boisbriand, Bois-des-Filion, Lorraine, Rosemère et Blain-ville — qui forment désormais le nouveau comté de Groulx, le nouveau Terrebonne ne comprend plus que les cinq municipalités de Lachenaie, Mascouche, Terrebonne, La Plaine et Saint-Louis-de-Terrebonne.Aussi le député péquiste sortant de «Terre-bonne», M.Elie Fallu, sera-t-il candidat dans Groulx, où le maire de Boisbriand, M.Nolan Filliatrault, lui fera la lutte Le candidat péquiste dans le nouveau Terrebonne n’a pas encore été choisi.Dans le nouveau comté de Vimont, sur Pile Jésus, M.Yves Robillard a défait un jeune denturologiste, M Claude Gouin.Le premier est à l’emploi de la ville de Laval Beaujolais Nouveau Le Beaujolais Nouveau arrivera bientôt.Chaque année, avec les premières neiges, les gastronomes du Québec font un accueil chaleureux à ce vin fruité rappelant étrangement des saveurs de fruits sauvages Ce que vous ne savez pas.c’est que vous pouvez dès mainteenant placer votre commande par nos bons offices via les services compétents de la S A Q Pour tous renseignements, écrivez ou téléphonez â: Consortium Gilcarvin Inc.1745 «V.C»dar.Suit» 1003 Montré»!, Qu».H3G 1A7 tél.: 484-4418 depuis 1973, non sans avoir passé quelques années de 1975 à 1977, à Québec, ou il a été le secrétaire particulier de M.Jean-Noël Lavoie, de Laval et à l’époque président de l’Assemblée nationale, puis secrétaire du leader de l’opposition libérale.Ce soir, les libéraux du comté montréalais de Sainte-Marie, représenté par M.Guy Bisaillon, député du Parti québécois, choisiront M.Normand Hamel, aspirant unique, comme leur candidat au prochain scrutin.Dimanche prochain, enfin, les libéraux tiendront trois assemblées d’investiture Aux Iles-de-la-Madeleine, trois candidats se feront la lutte: MM.Rosaire Arsenault, ancien syndicaliste et aujourd'hui directeur général de la Commission scolaire des Iles; Jacques Collard, un avocat oeuvrant au contentieux du ministère des Transports du Québec, et Réal Lapierre, un commerçant résidant à Verdun (Montréal) et qui est originaire des Iles.Dans le comté de Duplessis (Sept-Iles, etc.), M.Alban Blanchard, mécanicien, tentera d’obtenir l’investiture libérale aux dépens de M.Réal-Jean Couture, journaliste du Nordique, qui a offert ses services aux libéraux dans les ’ pages de son journal.Les libéraux avaient prévu un petit affrontement dans le comté montréalais de Jacques-Cartier (Lachine, Dorval, Pointe-Claire, etc ), mais il n’aura pas lieu.En effet, le député libéral sortant, M.Noël Saint-Germain, qui avait laissé courir jusqu'à 17 h hier le bruit qu'il serait de nouveau candidat, a décidé de se retirer.Ainsi, la présidente de la Commission des écoles protestante du Grand Montréal, Mme Joan Dougherty, n’y affrontera dimanche qu'un autre aspirant, Me John Featherstonenaugh Deux assemblées d'investiture libérale avaient lieu hier soir, mais les résultats n'étaient pas connus au moment de mettre sous presse Dans Jonquière, en effet, s’affrontaient M.André Harvey, exdéputé libéral de Chauveau, puis de Charlesbourg (1970-1976), et Mme Aline Saint-Amant, présidente de la Jeune Chambre de Jonquière Dans Chapleau, près de Gatineau, M1VL Jean Deschênes, directeur général de la Commission scolaire Champlain, et Me John Kehoe, tentaient aussi hier soir d’obtenir l’investiture du-parti.Le Beaujolais nouveau arrivera bientôt.Chaque année, avec les premières neiges, les gastronomes du Québec font un accueil chaleureux à ce vin fruité rappelant étrangement des saveurs de fruits sauvages Ce que vous ne savez pas.c'est que vous pouvez dès maintenant placer votre commande par nos bons offices via les services compétents de la S.A.Q.> Pour tous renseignements, écrivez ou téléphonez à: Consortium Gilcarvin Inc.1745 av.Cadar, Suits 1003 Montréal, Qué.H3G 1A7.Tél.454-4418 Parlement britannique, dit-il.Je pense que c’est la Cour suprême du Canada qui a le dernier mot sur les lois en vigueur au Canada».Mais la question n’est pas si claire et nombreux ceux qui sont en désaccord avec M.Lederman.L’un d’eux est M.Maxwell Cohen, avocat constitutionnel d’Ottawa Il a déclaré en interview qu’il doute même que les gouvernements provinciaux puissent obtenir du tribunal qu’il examine la résolution parce qu’elle est encore en discussion au Parlement.Les gouvernements provinciaux se demandent encore comment ils vont procéder.Mais il semble qu’il plaideront que les amendements projetés à l’AANB empiéteront sur les pouvoirs des provinces sans leur accord.Selon M.Cohen, s’il existe un précédent pour l’examen Î>ar un tribunal d’un projet de oi soumis au Parlement — comme ce fut le cas en 1979 — il n'en existe pas pour une résolution constitutionnelle.Le projet global que l’on débat au Parlement n est qu’une résolution demandant au Parlement britannique d’amender l’AANB et n'est pas un projet de loi.Mais ce n’est là qu’une des obscurités de la question.Seul le gouvernement fédéral pourrait la soumettre di- rectqpient à la Cour suprême, ce qu’il ne fera pas, a dit M.Trudeau.Les provinces devront donc soumettre leur contestation à l’une ou à plusieurs cours d’appel provinciales.Si elles n’y obtiennent pas gain de cause, elles en appelleront sans doute à la Cour suprême du Canada.Et si elles gagnent, le gouvernement fédéral en appellera sans aucun doute.Les causes en appel ne se règlent pas rapidement, d’habitude, et meme si l’affaire constitutionnelle avait priorité, il pourrait s’écouler plusieurs mois avant que le tribunal tranche.M.Lederman signale que la Cour suprême n'a mis que cinq mois à disposer d’une référence sur la loi fédérale contre l’inflation en 1976, mais que ce fut un record.Il semble qu’il faille dix mois pour obtenir une décision d’une cour d’appel provinciale et que ce délai soit le minimum possible en Cour suprême.Cela veut dire qu’une décision viendrait après le 1er juillet, date ümite que le gouvernement fédéral s’est fixe pour la proclamation d’une nouvelle constitution.M.Cohen dit que, sans croire que l’affaire aille aussi loin — il prévoit une solution politique — une décision contre la constitution nouvelle par le plus haut tribunal du pays serait terriblement difficile à appliquer («world play hell with its enforcement»).«Les amendements britanniques perdraient leur crédibilité politique et légale», dit-il.Les gouvernements provinciaux semblent résolus à s’opposer à ce qu’une «charte des droits» les engage, ainsi qu’à une formule dvamendement qui se passerait de l’accord unanime des provinces.Ils soutiennent que le projet actuel enlève des pouvoirs aux provinces sans leur consentement.: bgjgï&S La colline parlementaire, après le passage de milliers de touristes, s’avère un endroit propice aux recherches de pièces de monnaie qu’effectue M.René Chartrand.Il avoue que la monnaie ainsi trouvée suffit à peine à payer les piles de son détecteur.Toutefois, un anneau d’or, ici ou là, rend l'entreprise un peu plus lucrative.De toute façon, M.Chartrand dira qu’il s’agit là d’un divertissement, plus agréable que de rester assis à la maison.(Photolaser CP) Le PLQ peut reporter son conseil général Si les élections générales sont reportées au printemps 1981, le Parti libéral du Québec tiendra à une date ultérieure la réunion du conseil général prévue pour la fin de semaine prochaine à l’Université de Montréal.Au terme d’une réunion spéciale du comité de stratégie, hier au secrétariat de la rue Gilford à Montréal, les dirigeants libéraux ont décidé d’attendre que soit connue la décision du premier ministre au sujet des prochaines élections générales.Et si M.Lévesque se limite à déclencher des élections partielles dans les quatre comtés vacants (Outremont, Johnson, Brome-Missisquoi et Mégantic-Compton) le PLQ fixera à une date ultérieure la réunion de son conseil général.Ces assises doivent permettre à la base militante d’être consultée sur les grandes lignes du programme électoral que vient d’achever la commission politique du parti.Le conseil général est au Parti libéral ce que le conseil national est au Parti québécois.Entre deux congrès, le conseil général est la plus haute instance décisionnelle du parti et il est formé de quelque 350 personnes, dont: les présidents régionaux, les présidents et secrétaires des comtés, les députés, les candidats choisis en vue des élections générales, les membres du comité exécutif et le chef du parti.Entre autres pouvoirs, le conseil général du PLQ est habilité à édicter les règlements de fonctionnement du parti et à définir l’orientation politique générale.L’Europe en classe suisse.Toronto Montréal Dublin Manchester Londres Amsterdam Hambourg, Copenhague Oslo Stockholm Helsinki Düsseldorf Bruxelles Cologne Francfort Bonn Paris Stuttgart Munich Porto Lisbonne Madrid Zurich Marseille Nke Gênes Milan Barcelone Paima Rome Malaga La classe suisse vous donne accès aux 41 villes les plus importantes d’Europe.Chacune, avec un vol direct au départ de la Suisse.Un atout dont vous devez tenir compte.Tous les vols Swissair, au départ du Canada, quittent en fin de soirée, ce qui vous permet, après une journée de travail bien remplie, de vous rendre à l'aéroport en toute quiétude.Si vous planifiez un voyage vers l’Europe, offrez-vous la classe-suisse, en passant par Zurich.Nos correspondances fonctionnent comme nos montres: efficacement, et elles s’effectuent toutes dans un même aéroport.Quant à nos destinations, à vous de choisir: Stockholm, Copenhague, Helsinki, Oslo, Dublin, Manchester, Londres, Paris, Bruxelles, Amsterdam, Hambourg, Düsseldorf, Stuttgart, Cologne/ Bonn, Francfort, Munich, Salzbourg, Linz, Vienne, Porto, Lisbonne, Barcelone, Madrid, Palma, Malaga, Nice, Marseille, Gênes, Milan, Rome, Athènes, Istanbul, Ankara, Zagreb, Belgrade, Moscou, Budapest, Bucarest, Sofia, Varsovie et Prague.Mais la classe suisse c’est plus que des correspondances rapides et efficaces.C’est un confort accru qu’un siège de moins par rangée donne à chacun en classe économi- Prague Vienne Varsovie Moscou Unz Salzbourg Budapest Bucarest Zagreb Belgrade Athènes Sofia Istanbul que.Aucun autre avion gros porteur au départ du Canada ne vous offre autant de confort et de service.Swissair vous offre en plus un choix de mets qui vous sont servis dans des couverts de porcelaine selon les meilleures traditions suisses d’hospitalité.Et pourtant, la classe suisse ne vous coûte pas un sou de plus! Renseignez-vous auprès de ceux qui ont déjà voyagé avec Swissair.Si vous planifiez un voyage vers l'Europe, offrez-vous la classe suisse.swissair .- -wmm Swissair s'envole de Montreal et de Toronto et vous offre un service quotidien de Boston,' New York et Chicago verjs 93 villes dans 63 pays.Appelez Swissair au (514) 866-7901 à Montréal, au (416) 364-3.361 à Toronto, au (416) 522-0873) à Hamilton, au (613) 236-7368 à Ottawa.#> Le Devoir, jeudi 16 octobre 1980 M ,3 :.;s/ • s"' Solde de Complets \ Et De Tailleurs Faits Sur Mesure \ Taillés à la Main \ ) L’Affaire Coffin Choquette veut faire citer Hébert pour outrage au tribunal Parce qu’il y voit une atteinte à l’autorité et à la dignité du système judiciaire, dont la Cour supérieure en particulier, l'avocat montréalais Auguste Choquette vient de demander à ce tribunal de citer pour outrage au tribunal l'auteur Jacques Hébert, à la suite des propos que tenait celui-ci.samedi dernier, dans une longue lettre publiée dans le quotidien La Presse.La lettre en question était une réplique au juge en chef Jules Deschênes, de la Cour supérieure, qui, dans les jours précédents, avait livré ses réflexions personnelles sur deux films présentement à l’affiche, soit L’affaire Coffin et Cordélia.La requête de l'avocat mande que M.Hébert, qui a déjà écrjt deux livres sur le procès de Coffin, est un citoyen canadien jouissant d’une influence exceptionnelle et qui, par surcroît, a été reçu officier de l’Orare du Canada en même temps que le distingué journaliste Keith Spicer.M.Choquette allègue ensuite que la lettre de M.Hébert est d'yne gravite telle que le commentateur Nick Auf der Maur, du journal The Gazette, n’a pas hésité lui-même à la décrire comme «l’une des plus vicieuses attaques à être portée contre un juge siégeant, pouvant se comparer aux éclats de violence de Michel Chartrand à Tenaroit du système judiciaire».Rappelant ensuite tout le respect qu’il voue au système judiciaire canadien, l’avocat montréalais mentionne qu’il fut le premier député siégeant aux Communes à demander, entre 1963 et 1968, à ce qu’une enquête soit instituée par le gouvernement fédéral, suite à la publication du livre J’accuse les assassins de Coffin, dont Hébert est l'auteur.La Cour supérieure entendra la requête le 27 courant, tandis que M.Hébert sera appelé de son côté à soumettre tous les moyens de défense pour lui éviter une condamnation pour outrage au tribunal.Le Barreau blâme le juge Deschênes Même si la version qu’il donne de l’affaire Coffin est rigoureuse, le juge en chef Jules Deschênes n’aurait pas dû censurer le cinéaste Jean-Claude Labrecque ni blâmer le Barreau et son refus d'entrer dans une polémique au su-jèt du film.Telle est en substance la position que vient de publier, dans le mensuel du Barreau du Québec, le bâtonnier, Me Bernard E.Blanchard, à la suite de la sortie du film L’Affaire Coffin et du débat ouvert par la critique qu’eri a faite le 30 septembre dernier, «à titre purement personnel», le juge en chef de la Cour supérieure du Québec.Dans ce débat qu’il juge intempestif et tout en écrivant que le juge Deschénes a fait un exposé «magistral», le bâtonnier estime que le magistrat, n’ayant pas à «exercer un imperium moral sur la vie sociale», n’aurait pas dû intervenir comme il Ta fait.«Si le Barreau s’est confirmé dans le silence, c’est avec le double souci d’éviter et le piège du scandale et l’écueil de l’excès», écrit ie bâtonnier, en rappelant «tout le tapage fait autour de la pièce Les Fées ont soif.» Le Barreau estime «que c’est le propre du romancier, du cinéaste ou de peintre de transposer la réalité à travers le prisme de ses convictions.À ses risques et périls».«En outre, ajoute le bâtonnier, ni la magistrature ni le Barreau ni le ministère Public ne détiennent quelque dépôt dogmatique d’ordre divin, encore moins ont-ils la mission de délivrer des satisfecits moraux ou artistiques.» Parue sous le titre: «Le Barreau, le juge en chef et l’affaire Coffin», la déclaration du bâtonnier est publiée dans Barreau 80, édition d’octobre.Belmoral: l’inspecteur des mines est de nouveau sur la sellette par Patricia Poirier VAL-D’OR — L'inspecteur régional des mines en Abitibi, M Guy Duchesne, s'est retrouvé sur la sellette hier à Val-d’Or lors de la reprise des audiences de la commission Beaudry sur les causes de l’effondrement du 20 mai à la mine Belmoral qui a coûté la vie à huit hommes.Les inspections ont-elles été suffisamment nombreuses ou exhaustives?Les suggestions ou recommandations formulées par l’inspecteur aux dirigeants de la mine étaient-elles les bonnes?Ont-elles toutes été suivies?Ce sont certaines questions qu’a tenté d'aborder hier le procureur de la commission, Me Serge Ménard, mais sa tâche n’a pas été facile.Il y a eu, selon le témoignage deM.Duchesne, une vingtaine d’inspections à la mine Belmoral entre sa mise en opéra- ¦ Centraide: plus du tiers La campagne Centraide qui se déroule officiellement jusqu’au 31 octobre a recueilli jusqu’ici la somme de $5,959,000, soit un peu plus du tiers de son objectif de $15 millions.tion en novembre 1978 et l’accident du 20 mai.Il s’agissait d'inspections techniques pour vérifier soit les installations électriques, la mécanique des roches ou la ventilation.M.Duchesne a admis qu’il n'y a pas eu une seule inspection générale de la mine après celle du mois de novembre 1978.Il n'a pas dit pourquoi.Il a cependant expliqué comment en décembre 1979, il avait «jeté un coup d’oeil» dans la galerie d'exploration du niveau 100 qui s effritait, lorsqu’il avait été appelé à la mine Belmoral vers la mi-décembre parce qu'un mineur avait été victime d’un accident mortel: un bloc de roc était tombé sur lui alors qu’il tentait justement de renforcer le plafond d’une galerie avec des boulons d’ancrage.Lors de cette visite éclair de la galerie d’exploration du niveau 100, M.D connu qu’il aventuré à l’intérieur se contentant de regarder du travers-banc (voie d'accès) où il s’était placé.Peu auparavant, M.Duchesne avait appris gue le toit de cette galerie s'effritait, cela pouvait être dangereux s’il y avait perte de contrôle, a-t-il dit.Donc afin de mieux contrô- uchesne a re-ne s’était pas 1er cette galerie d'exploration que les mineurs avaient surnommé la Cathédrale (en raison de sa forme haute et pointue), M.Duchesne a suggéré aux dirigeants de la mine de poser des boulons d'ancrage, du grillage, des bandes métalliques et des caissons, tout cela dans le but de retenir le plafond.C’était un bon moyen pour «donner du support», a indiqué hier l’inspecteur du ministère de l'Énergie et des Ressources du Quebec.Pourtant, selon les témoignages d'experts appelés à témoigner au cours des semaines précédentes devant la commission Beaudry, cette méthode était loin d’être la meilleure pour stabiliser la galerie qui s’est finalement effondrée, entraînant avec elle les milliers de tonnes de glaise et de boue du mort-terrain jusqu'au fond de la mine.Un ingénieur mirjier, M.Denis Everell, a soutenu que cela avait été «une mauvaise décision» qui a même pu contribuer à aggraver l’instabilité de la galerie.Il a suggéré plutôt un système de soutènement en bois qui n’aurait coûté que $6,600 et aurait peut-être pu épargner la vie des huit mineurs.Lors de sa visite au mois de décembre 1979, M.Duchesne a expliqué qu’il n’avait pu voir bien loin dans la galerie puisqu’il avait eu un effondrement qui bloquait l'accès.A la suite aune sérié de questions, il a soutenu qu’il pouvait tout de même constater à ce moment que le grillage et les boulons d’ancrage étaient toujours bien en place dans le toit de la galerie Selon les rapports fournis par M.Duchesne, il appert que toutes les inspections à la mine Belmoral ont été effec- tuées vers la fin de Tété ou à l’automne.Il n'y a que peu ou pas d'inspections au cours des cinq premiers mois de 1979 ou de 1980.Par exemple, selon les documents cités par l'inspecteur, il n'y aurait qu’une seule inspection ou visite à la mine Belmoral en 1980, soit en février alors qu'il fut question de T explosifs.M.Duchesne, qui s’est déjà prononcé en faveur de la réouverture de la mine dans les plus brefs délais, doit aujourd'hui poursuivre son témoignage.Décès de Mary O’Hara WASHINGTON (AFP) -L’écrivain américain Mary O’Hara Alsop, auteur du célébré classique Mon Ami Flicka, est morte mardi à l’âge de 95 ans d'une artériosclérose à son domicile de Chevy Chase (Maryland) dans la banlieue de Washington.Publié en 1941, Mon Ami Flicka trace l’aventure d’un garçon de dix ans qui réussit à apprivoiser un cheval sauvage du Wyoming.Le livre, traduit en plusieurs langues étrangères, a été adapte un peu plus tard au cinéma puis, en 1950, il inspira une série télévisée.Sous le nom de Mary O’Hara, Mary Alsop a publié fdusieurs autres livres, jjarmi esquels Le Fils de Flicka, L'herbe verte du Wyoming et Le Fils d'Adam Wyngate.Grâce à Flicka, Mary Al-sop a reçu jusqu’aux derniers jours de sa vie un abondant courrier de ses lecteurs à travers le monde.Deux fois mariée et divorcée, elle vivait à Chevy Chase depuis 1968.Fille a un fils de son premier mariage.À l'âge de 81 ans, l'homme d’affaires japonais Ryoichi Sasagawa exhibe fièrement des lingots de platine qui ont été remontés de l’épave d'un navire de guerre russe coulé au large de l’île japonaise Tsushima durant la guerre russo-japonaise, il y a 75 ans.L’URSS a réclamé le trésor qui git encore dans la cale de cette épave, et qui a été évalué à près de quatre milliards de dollars.M.Sasagawa a rétorqué à ces revendications en répondant à Moscou qu'il céderait le trésor en échange des territoires japonais annexés par la Russie après la guerre.(Photolaser AP) L’escouade anti-émeute est sommée de se présenter à la Commission de police par Bernard Morrier Pas moins d’une cinquantaine de policiers du Groupe tactique de la police de la Communauté urbaine de Montréal, désigné autrement sous le nom ae «l’escouade anti-émeute», devront se présenter demain à l’audience de la Commission de police du Québec.Cet événement résulte d’une décision prise hier, par le juge Denys Dionne, de concert avec son collègue, le Dr Aime Raie, qui tous deux mènent l’enquête, afin de faire la lumière sur la manifestation, qui s’est déroulée à Montréal, le 20 mai dernier, peu après la publication des résultats du référendum.Cette enquête résulte de plaintes formulées par des journalistes, photographes et cameramen, qui prétendent avoir été victimes ae brutalité policière dans l’exercice de leurs fonctions.Le viol: Chrétien promet d’amender le code bientôt OTTAWA (PC) - Le ministre de la Justice du Canada, M Jean Chrétien, a promis hier d’apporter des amendements aux sections du Code pénal qui traitent du viol «au cours des prochaines semaines».M.Chrétien répondait aux Communes au aéputé néodémocrate Svend Robinson, qui l'avait accusé d’ignorer d’importantes questions juridiques pour s'occuper surtout de la réforme constitutionnelle.«Nous avons besoin d’un ministre de la Justice à plein temps au Parlement», avait lance M.Robinson.Le député néo-démocrate a signalé que les amendements promis devraient contenir une définition du viol comme étant un assaut violent, plutôt qu'un crime passionnel.M.Robinson a cité un récent jugement de la Cour suprême de l’Ontario, condamnant à seulement deux ans moins un jour de prison un homme trouvé coupable du viol d’une danseuse de cabaret de 26 ans.Le juge a dit hésiter à imposer une peine plus sévère parce que la victime n’a pas semblé souffrir de mauvais effets de l’agression.M.Robinson a par ailleurs réclamé des amendements pour annuler une décision de la Cour suprême du Canada, voulant qu’un homme ne puisse être reconnu coupable de viol s’il croyait sincèrement que la victime était consentante.FRANÇOIS MAURIAC $19:95 JEAN LACOUTURE En Mauriac, on ne saurait distinguer le romancier du mémorialiste, le politique du conteur, le moraliste du pamphlétaire, et aucun d’entre eux du chrétien.Jean Lacoutuïe nous convie cette fois à un magistral portrait dans le temps, en s’appuyant Sur d’innombrables documents originaux.fî4B iHineT-TpIus 32 pages (ie Photo Hier, le procureur de la CPQ, Me Robert Monette, a demandé que les policiers, qui ont participé à la manifestation en question, se présentent devant les commissaires de la même Jaçon qu’ils étaient vêtus le soir du 20 mai, afin de permettre l’identification de policiers qui ont pu se livrer à des actes brutaux.Le procureur du service de police de la CUM, Me Guy Lafranoe, de même que celui de la Fraternité des policiers de la CUM, Me Mario Létour-neau, se sont formellement objectés à cette demande, le premier soulignant que la CPQ n’avait pas les pouvoirs pour contraindre quelqu’un sur la façon de s’habiller pour se présenter devant la Cour et le deuxième affirmant, de son côté, tout en appuyant les propos de son confrère, que ce serait créer un dangereux précédent que d’accéder à une telle demande.«Si on permet cela, de dire Me Létourneau, on pourrait plus tard voir des indésirables porter des accusations non fondées contre des policiers en demandant des parades d’identification et en s’arrageant avec des complices pour s’entendre sur la désignation d’un policier en particulier.» L’avocat du syndicat des policiers s’est enfin dit sympathique à la demande mais il a dit craindre que ça devienne des règlements de compte.Prenant le tout en délibéré, les commissaires sont revenus 30 minutes plus tard avec un jugement coupant la poire en deux.Ainsi, le juge Dionne a expliqué que la loi sur les commissions d’enquête accordait certains pouvoirs de façon générale à la CPQ et que celle-ci devait demeurer dans le cadre de sa juridiction qui l’autorise à assigner des témoins et à leur demander d’apporter avec eux certains documents, rien de plus.Aussi, les commissaires ont-ils décrété qu’il était tout à fàit légal pour eux d’assigner les policiers du Groupe tactique mais quant à leur tenue vestimentaire, ils n’avaient pas d’autres choix que de les inviter à se vêtir comme ils Tétaient le soir du 20 mai dernier.Le juge Dionne a précisé que cette dernière question restait à être décidée entre les policiers et leur procureur, Me Lafrance.En fin d’après-midi hier, ce dernier ne savait pas encore quelle recommandation il ferait à ses clients.Par ailleurs, l’audience d’hier, comme celle de la veille, a permis d’entendre la version de différents témoins quant à la manifestation de quelque 2,500 personnes, qui avait pris le départ du Centre Paul-Sauvé, pour ensuite parcourir le centre et l’ouest de la ville, pour finalement être dispersée par la police dans le parc du Mont-Royal.Le témoignage qui a retenu le plus l'attention est celui d'un jeune photographe à la pige, Jean-Pierre Rancourt, qui, après avoir produit plusieurs photos, montrant certains événement survenus le long du parcours des manifestants, a raconté avoir reçu un coup de poing à la mâchoire de la part d’un policier, coup qui lui a brié sa prothèse dentaire, Ta fait trébucher et Ta rendu inconscient pour un moment.Plus tard, ayant porté plainte au Comité de discipline du service policier, on lui montra 15 photos et il en retint deux sur le groupe.Parmi elles, se trouvait celle de l'agent Pierre Dupuis.Le témoins a ensuite identifié ce policier qui se trouvait dans la salle.De leur côté, les photographes Loek et Wesley, res- pectivement à l'emploi du Toronto Star et du Toronto Sun, se sont également présentés à la barre pour raconter leur version des événements et déposer plusieurs de leurs photos prises à cette occasion.Ni l’un ni l'autre cependant n’ont été témoins du moment où des policiers auraient matraque leurs confrères, trop occupés qu’ils étaient à prendre des scènes.partout à la fois.Parmi ces derniers, se trouvaient le journaliste Del Archer, le cameraman Gary Dobrovolsky et son preneur de son Dennis Malkie, ces deux derniers étant Américains et ne comprenant pas le français.Dans le témoignage rendu par Archer et confirmé par les deux autres, un policier aurait administré un coup de matraque à la nuque au caméraman, après avoir fracassé la lampe ae sa caméra vidéo.Ce dernier dut, dans les jours d’après, porter un collier orthopédique, selon les recommandations que lui avait faites un médecin de l’hôpital Victoria, où il avait été amené inconscient dans une ambulance policière.Enfin, cette première journée d’audience publiques dp la CPQ avait débuté par la présentation de films sur vidéo-cassettes, captés le soir de la manifestation par des ca-méramen de CFCF-TV.Les audiences se poursuivront cet après-midi par lp témoignage d'autres plaignants, qui sont représen-lés par Me Arthur Campeau Si À***-»** ÉPARGNEZ $62.ORD.$325 m 2 POUR *520 SUPPLEMENT POUR.GILET ET GRANDES TAILLES GILET $52 50 VESTON SPORT $193 PANTALON OU JUPE $69.50.• Nous ne signons que des vêlements qui vous vont à la perfection» 388o.STE-CATHERINE» LE CARREFOUR LAVAL» LES GALERIES D ANJOU • NOUS ACCEPTONS LES CARTES AMERICAN EXPRESS — CHARGEX VISA «WWMitJ»>» — —*r“ifTVhflM 1T?A'A*Jrj*Tf fcx* ,v«»volitiques, et d’autre part par a gauche qui aspire à s’emparer du pouvoir par tous les moyens.Ceux qui assistent, plus ou moins impuissants, a cette dégradation l’attribuent à l’orientation vers la droite prise par la junte, et à la collaboration de cette dernière avec les «escadrons de la mort» : ceux-ci, composés d’éléments de droite particulièrement militants, sont tenus, par beaucoup, pour responsables des deux tiers des meurtres commis dans le pays.Le gouvernement s inscrit en faux contre ce qu’il considère comme des assertions mensongères.Mais il est un fait que ces officiers réformistes ayant à leur tête le colonel Adolfo Arnoldo Majano (membre de la junte) ont été mis sur la toucne, et que les conservateurs se sont assurés le contrôle de l’armée.Les États-Unis, qui ont appuyé le coup d’État du 15 octobre, verraient d’un très mauvais oeil une victoire de la gauche.Aussi en sont-ils venus à s’accommoder du moindre mal — en l’occurrence les conservateurs.Mais l'ambassadeur américain à San Salvador, M.Robert White, estime que si les liens — censés exister — entre les forces de sécurité et les «escadrons de la mort» sont rompus, la stabilité du gouvernement risque d’être compromise.«Le gouvernement doit reconnaître qu'il y a un ennemi dans ses rangs, un ennemi qui le terrassera s’il n’est pas neutralisé», dit-il.BOGOTA (AFP) - L’enlèvement contre rançon, apanage du «milieu» en Europe, est devenu l’un des principaux moyens auxquels a recours la guerilla colombienne pour financer son existence.Les organisations clandestines considèrent désormais la séquestration comme «un acte de guérilla», s’intégrant dans le cadre de leur lutte contre le pouvoir de Bogota et permettant Tauto-financement des commandos.Au même titre que les séparatistes basques de TETA prélèvent «l'impôt révolutionnaire» auprès de certaines entreprises de la région nord de T Espagne.L’enlevement en Colombie est «une pratique révolutionnaire», assurent les autorités qui attribuent à la guérilla 170 enlèvements au cours des quatre dernières années.Le journal El Tiempo de Bogota, citant des estimations officielles, a révélé récemment que celle-ci avait ainsi obtenu la somme de seize millions de dollars de rançon.Une vingtaine de personnes ont été assassinées - dont plusieurs enfants — vraisemblablement car leurs proches ont refusé de payer la rançon demandée et aujourd’hui, selon des sources informées, une dizaine d’autres seraient toujours aux mains de leurs ravisseurs.Les premiers enlèvements perpétrés par la guérilla ont été signalés au début des années 1970 en Colombie.Les ravisseurs se sont d’abord attaqué à des hommes politiques qui ont rapidement retrouvé la liberté en échange de quelque argent ou de «confessions» extorquées sous la menace.« Mais très vite, note la police, l’entreprise est devenue plus systématique et plus crapuleuse, la récupération de rançons, généralement élevées, prévalant sur la simple mise en accusation du comportement politique face aux problèmes au pays.Voyant le profit qu’elles pouvaient tirer d’une telle pratique, tout en lui donnant un caractère «publicitaire», les organisations de guérilla ont etendu son champ d’application.Les trois principales organisations — les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC-procommunistes), le M19 (Mouvement du 19 avril, extrême-gauche) et l’ELN (Armée ae libération nationale, procastriste) — ont alors pris indifféremment pour cibles élus des partis traditionnels (libéraux' et conservateurs), chefs d'entreprises, industriels, diplomates, représentants de firmes étrangères, enfants de familles riches.Les ravisseurs se sont toujours montrés inflexibles, retenant leurs otages de quelques jours à plusieurs années, jusqu^à ce que la rançon leur soit versée.A tel point que les autorités ont dénoncé l’existence en Colombie d’une véritable «industrie de l’enlèvement», similaire à celle mise sur pied par la Mafia en Italie.La présence de foyers de guérilla dans diverses régions du pays a également été largement exploitée par le grand banditisme pour opérer des enlèvements en les mettant au compte de commandos guérilleros.Aujourd’hui, il est souvent difficile de savoir qui sont les ravisseurs, délinquants de droit commun ou membres d’organisations clandestines.Ainsi la semaine dernière, le fils d’un médecin de Bogota a été enlevé et libéré quelques heures plus tard contre versement d'une rançon d’un million de pesos (environ 20,000 dollars).Les ravisseurs ont prétendu être membres du M19, mais rien n’a permis d’attribuer formellement la séquestration au mouvement de guérilla urbaine.L’armée affirme pour sa part qu’il y a dans certains cas collusion entre grand banditisme et organisations de guérilla: divers enlèvements, disent les militaires, ont été organisés par cette dernière, mais exécutés par des malfaiteurs, payés par «contrat».Les services de renseignements expliquent la multiplication des enlèvements par l’isolement de la guérilla colombienne.Après la mort du «Che» Guevara en Bolivie, les revers subis par les guérilleros dans divers pays andins, Cuba et l’Union soviétique ont cessé de soutenir financièrement la guérilla en Amérique latine, expliquent-ils, et poiir survivre les organisations ont dû trouver des fonds.De toutes les séquestrations revendiquées, la plus longue a été celle dont a été victime le biologiste américain Richard Starr.Enlevé en février 1977 par les FARC, il a été libéré trois ans plus tard, contre une rançon ae 250,000 dollars, apres médiation du journaliste américain Jack Anderson.Au cours des dernières années, le consul de Hollande en Cali, un ancien ministre de l’Agriculture, le représentant d’une grande chaîne de marchés américaine, le gérant de la Texas Company et un leader syndical modéré ont également été enlevés par les FARC ou le M19.Les trois premiers ont retrouvé la liberté, mais les deux autres ont été abattus.Depuis cette vague d’enlèvements, les gardes du corps ont fait leur apparition derrière les hommes d’affaires et les personnalités politiques.ter a affaibli la puissance militaire des Etats-Unis.Il y a une semaine, un journaliste américain trouvait en arrivant au Pentagone sur son bureau un document confidentiel affirmant que le secrétaire à la Défense, M.Harold Brown, avait décidé de ne plus soumettre au Congrès un rapport périodique sur l’état ae préparation des forces armées américaines.Dans ce document, adressé à des officiers supérieurs, le général James Johnson, membre de l’État-major interarmes, écrivait notamment: «Le secrétaire à la Défense nous demande de revoir notre système d’évaluation de l’état de préparation des troupes pour mettre l’accent plus nettement sur les facteurs positifs».Les réactions furent immédiates.Au Pentagone, M.Ross s’empressa de préciser que M.Brown n’avait jamais eu d’entretien à ce sujet avec le général Johnson, qui avait mal interprété les directives du secrétaire à la Défense.Dans le camp républicain, M.Richard Allen, conseiller pour les affaires de défense nationale du candidat Ronald Reagan, convoqua à la hâte quelques journalistes et accusa M.Brown de «vouloir plonger le public dans un climat de fausse sécurité».Les complicités, dont semblent bénéficier les républicains dans les milieux militaires pour provoquer des fuites embarrassantes pour le gouvernement, contribuent à «politiser» encore plus le Pentagone déjà fortement mobilise par la Maison-Blanche.«Le chef du Pentagone est-il devenu trop politique», se demande cette semaine le magazine Time, qui souligne la part active que M.Harold Brown a pris dans la campagne présidentielle.M.Brown est en effet accusé par ses adversaires d’avoir révélé l'existence du programme de l’avion «invisible» (Stealth) au mois d’août dernier à des fins électorales.Quoiqu’il en soit, M.Ross a reconnu que «certaines fuites dans le domaine de la technologie ont nettement porté atteinte à la sécurité nationale».Les spécialistes de la scène politique américaine estiment cependant que la tourmente qui agite le Pentagone devrait se calmer après les élections du 4 novembre.lOOO copies 8V2X11 $g aubaine temporaire PHOTO-COPIES 0.05‘ Ch (81/zx11) Copie Rapide, 1978 est, Ontario, tél: 523-2914 SIAF ANTIQUITÉS FRANÇAISES POUR LA PREMIÈRE FOIS À MONTRÉAL GRANDEVENTEÀ LA «CHINOISE» DE MEUBLES ET OBJETS ANTIQUES DE FRANCE EXCEPTIONNELLEMENT DU 17 AU 28 OCTOBRE 430 RUE ST PIERRE (entre Notre-Dame et St-Paul) MONTREAL TÉLÉPHONE: 842-5975 - MÉTRO VICTORIA •Mrfiiiiw iinmuriw UM II NCW • l« ««« M MH.AN4.F ITT MIS KN BMlTtll.LI FAB •IJLNOH) â ¦OT'TIJtD BY LIIIH.SCOTLAND 4 OS ale /wl VOUS desjardins \lus les qualités suffisantes pour être tolerable.Comme dans la pièce de théâtre, de plus en plus de patients, de malades devant la perspective d’une qualité de vie sérieusement diminuée ou pleine de souffrance invoquent leur droit à l’autodétermination et leur liberté de décider pour eux-mêmes, au nom de leur qualité de vie.Eux seuls doivent être juges de l’acceptable et du non acceptable, du tolérable et de l’intolérable, ce jugement étant, par définition, rempli de subjecti-— - • - div n penser, un des rarissis- .m t a t itF ni?i a i/te penal où la loi punit ce- LA QUALITE DE LA VIE Ice d'une infraction qui Le principe du caractère sacré lui qui est complice d'une infraction qui n’exlste pas.On peut cependant fort bien comprendre la conservation d’une telle infraction.Sur le plan de la politique législative, décriminaliser l’aide au suicide est risquer de sanctionner de graves abus Il existe, en effet, bien des sortes d’aide et certaines d'entre elles risqueraient de ressembler très fort à une euthanasie active.La prohibition sur ce plan est donc justifiée.Le traitement médical pour sa part est en principe le résultat a’un acte libre- Le principe du caractère sacré de la vie et du vitalisme ne peut être absolu.La vie humaine, contrairement à ce que l'on pense généralement, n’est pas une valeur absolue.Si elle l’était, l’État devrait immédiatement interdire tabac, alcool et circulation automobile qui sont parmi les trois causes les plus fréquentes de décès.Dans un contexte médical, le principe du caractère sacré de la vie doit être tempéré par un autre principe qui est celui de fa qualité de la vie.Nul n'est obligé d'être un héros.Nul ne peut être tenu au nom revendique le droit, en toute liberté de décider d’entreprendre ou de ne pas entreprendre un traitement, de continuer ou d’interrompre un traitement déjà entrepris, même si la conséquence ae cette décision est de provoquer ou d’entraîner la mort.Sur le plan du droit civil et criminel la Srudence ne nous fournit à cet égard ien peu d’indications.Toutefois certains arrets interprétés en conjonction avec les textes du Code criminel permettent de croire que de continuer ou d’entreprendre un traitement malgré la volonté expresse d’un patient, constitue de la part du médecin un acte criminel.Nous souscrivons personnellement sans hésitation à cette regie à une double condition.Il faut d’abord que le patient ait la capacité mentale de prendre la décision.Il faut ensuite que cette décision soit libre et éclairée.La capacité mentale du patient est souvent mise en cause (comme dans la pièce d’ailleurs) lorsque l’individu prend une décision qui, à première vue, est apparemment contre son propre intérêt, son intérêt suprême: le maintien de la vie.Trop souvent d’ailleurs par le passé a-t-on fait l’équation entre le désir d’interrompre ou de raccourcir sa vie et l’incapacité mentale du sujet.Cette équation, dans certains cas, est inexacte et constitue une façon trop simpliste de nier le droit du patient à décider de son propre sort.Un nomme et, encore une fois, nul n'est tenu d’être un héros, un saint ou un martvre, peut décider de se laisser mourir, de ne pas prolonger une vie privée de qualités qu'il juge essentielles Si la decision est prise par une personne lucide, le droit doit, à notre avis, non seulement la respecter, mais aussi sanctionner quiconque tente d’y porter atteinte.Nul, serait-il juriste, médecin ou autre, ne doit avoir le pouvoir de substituer sa propre décision à celle du patient au nom du caractère sacré de la vie et du vitalisme.D'ailleurs, cette façon de voir correspond à la pratique la plus généralement suivie dans nos hôpitaux On croit souvent à tort, qu'une fois cette décision prise, le patient va être abandonné à son sort et que les médecins jetteront le gant.C'est bien mal les connaître! L'interruption de traitement s'accompagne en effet en général de l'utilisation de soins palliatifs destinés à atténuer ou à supprimer la douleur ou les souffrances, à procurer au patient un certain confort et à lui permettre de mourir dans la dignité.Il faut ensuite que la décision soit libre et éclairée.Le problème dans les faits, dans le «vécu» devient alors extrêmement complexe.Le médecin a le devoir de bien faire comprendre à son patient toutes les conséquences de sa décision.Il doit le renseigner sur les effets positifs et négatifs de celle-ci, et lui faire voir notamment les avantages de la poursuite du traitement.Le tout doit être empreint de beaucoup de délicatesse, de circonspection, tenir compte de l’état psychologique du patient, de sa compréhension, de son intelligence, de sa situation particulière, des conséquences de sa décision sur ses proches et sur sa famille.Le problème devient plus délicat lorsque, comme dans la pièce, le patient n’est pas précisément engagé dans un processus inéluctable de morbidité à court terme, et lorsqu’il pourrait donc probablement continuer à vivre longtemps encore.C’est le cas bien connu du témoin Suite A la page 16 a la population le plus faible.Or, selon une étude du Conseil économique, ce rapport plus favorable persistera jusque vers ram née 2016.À ce moment-là, le taux de vieil* lissement de la population canadienne atteindra le taux qu'on trouve présentement en Europe, où ces régimes sont plus généreux qu’ici.Par ailleurs, parmi ces pays.l’Allemagne, la Suède et la France n’ont pas plus de difficultés économiques que le Canada à cause de ces régimes plus généreux.Deuxièmement, une population vieillissante s'accompagne généralement d’un rapport moins élevé de jeunes dépendants.Le changement démographique implique donc qu'une part plus grande de la richesse est allouée aux personnes â-gées et une part moindre aux jeunes.La pression sera donc moins forte sur les services d’éducation et plus forte sur les services de santé et les régimes de rentes.Troisièmement, le vieillissement de la population ne survient pas dans un environnement économique statique.Au cours des années pendant lesquelles ces changements se produiront, la croissance de la productivité permettra de supporter sans problèmes graves la population plus élevée de dépendants âges.Et quatrièmement, mises à part les considérations financières, peut-on penser que la société d’ici voudrait abandonner une tradition sociale vieille comme le monde, à savoir le maintien du bien-être économique des personnes âgées?La société voudrait-elle profiter du déclin physique des individus?Des actuaires mais surtout des économistes s'inquiètent des besoins d’épargne de l'économie.Depuis quelques décennies, au Canada, les régimes privés de retraite contribuent à créer environ dix pour cent de l’épargne totale de l’économie.L’épargne étant associée dans l’esprit des gens à l’investissement et l’investissement à la croissance économique, certains craignent que l’extension du régime public de rentes ne tarisse cette source importante d'épargne et n’impose un frein à l’économie canadienne.Tout d’abord le taux de l’épargne au Canada est bien supérieur à celui qu'on trouve aux États-Unis et malgré cela, te Canada connaît des taux de croissance relativement faibles.En soi, l’épargne intérieure n'est pas le seul facteur déterminant de la croissance ni le plus important et si l'épargne intérieure est insuffisante, l'épargne extérieure peut lui être substituée.De plus, le fait que ce soit des régimes publics plutôt que privés qui protègent les salariés pour la retraite n’influence pas nécessairement le niveau de l’épargne totale mais peut éventuellement modifier le niveau de l’épargne privée Le niveau de l’épargne totale dé- ftendra des mesures prises pour financer es régimes publics.Il est cependant vrai que les régimes publics pourraient créer moins d’épargne que les régimes privés parce que de par leur nature ils n’ont pas à garantir les engagements pris par le régime en accumulant des réserves financières au nom de chaque génération de salariés.Dans le cas des régimes publics de rente, la garantie quant au paiement des prestations provient de la solidarité sociale; c’est la reconnaissance de la dépendance mutuelle des différentes générations de salariés qui garantit la viabilité des régimes publics.Les régimes de rentes publics peuvent être financés par la répartition des coûts des prestations versées: les salariés actifs versent aux régimes les cotisations qui servent à garantir aux retrai- tés de la même période les prestations de retraite Évidemment, les régimes publics peuvent aussi choisir d'accumuler des fonds de réserve; ces réserves n'ont pas pour but d'offrir une garantie aux prestataires comme c’est le cas pour les régimes privés mais plutôt de servir à prévenir des hausses de cotisations trop rapides si des changements démographiques importants sont prévisibles ou de maintenir l'épargne globale à un certain niveau.L’État possède toutefois une série d’autres moyens pour influencer le niveau de l'épargne privée et publique et il serait aberrant de fonder une politique de sécurité du revenu sur les besoins d’épargne de l'économie quand une série d autres moyens existe.lie toute façon, l'épargne accumulée dans les régimes privés est un outil tout à fait inefficace pour assurer le maintien du niveau de vie lors de la retraite; toutes les études à ce sujet sont unanimes au moins sur ce point.Plusieurs suggèrent des correctifs pour assurer la viabilité des régimes privés et il est cependant curieux que tous ces correctifs fassent appel à des mécanismes compliqués de transfert de revenu; par, la nature de leurs propositions, ces études reconnaissent meme que l'épargne n'est pas le meilleur mécanisme pour protéger adéquatement le niveau de vie pendant la retraite.L’assurance sociale qui n'a pas à garantir les prestations au moyen de la capitalisation est le moyen le plus simple et le plus efficace.Par consequent, si on admet que l'épargne est un moyen inefficace et si, on se reconnaît le droit de poursuivre sa vie pendant la retraite, pourquoi alors persiste-t-on à se refuser le régime le plus simple et le plus efficace, l’extension du régime de rentes?L'IDÉOLOQIE DU LAISSEZ-FAIRE La considération qui influence probablement le plus la decision des gouvernements actuels en la matière tient à la grande méfiance envers les interventions de l’État et à l'élargissement de son rôle Selon certains, le laissez-faire en matière économique et les initiatives individuelles soi mujours plus efficaces que l'in-temiu n iociale II est vrai que parfois l’initiative individuelle est plus efficace.Cependant, dans le domaine de la protection du revenu des salariés, l’experience et les études démontrent clairement que jamais cette initiative produira des résultats satisfaisants Le problème est de nature sociale, les solutions doivent donc-être sociales II serait vraiment irrationnel de s'opposer à l’extension du régime public de rentes à cause d’illusions idéologiques! La politique que les gouvernements semblent vouloir implanter est socialement dangereuse Premièrement, elle a pour effet d'augmenter dans le futur le coût du supplément de revenu garanti Or, ce programme n’est pas financé par des cotisations sociales mais par l’impôt général.Par cette politique, le gouvernement se coupe d’une source de financement importante et augmente son fardeau financier futur, favorisant ainsi des pressions politiques pour le maintien d’un revenu garanti relativement faible, donc gardant nos aînés dans la pauvreté.Deuxièmement, la politique gouvernementale face à la retraite renforce l’illusion que chacun pourrait, s’il le voulait, s'assurer une retraite confortable.En accentuant ainsi l’individualisme, cette politique détruit la solidarité entre les générations, seule base économique qui permet d’effectuer les transferts nécessaires au maintien de niveau de vie pendant la retraite En somme, la politique gouvernementale est plus qu'un égarement de parcours puisque en détruisant la solidarité entre les générations, elle rendra très difficile dans le futur le retour à une politique plus rationnelle.FIN La nouvelle Régie du logement vous informe.Si vousbégociez un nouveau bail.Avant la conclusion, le propriétaire doit remettre un exemplaire du règlement de l'immeuble s'il en existe un.Lors de la conclusion, il doit aussi remettre un avis écrit, dont le texte apparaît au nouveau bail, Indiquant le loyer le plus bas payé au cours des 12 derniers mois ou celui fixé par la Régie.Le nouveau locataire peut s'adresser à la Régie pour faire réviser son loyer s'il est plus élevé que l'ancien, mais il doit agir dans les délais prévus.De plus, le propriétaire doit remettre au nouveau locataire un exemplaire du nouveau bail dans les 10 jours de S8 conclusion.Voilà un exemple des changements qui interviennent avec la nouvelle loi et le nouveau bail type.La Régie du logement vous donnera plus d’information dans les mois à venir.Gouvernement du Québec Régie du logement 16 M Le Devoir, Jeudi 16 octobre 1980 CECM: le comité exécutif verra ses pouvoi rs accrus par Paule des Rivières La Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM) se prépare à modifier son fonctionnement, de façon à accroître les pouvoirs dévolus à son comité exécutif.et les sujets abordés loin des yeux du public.En effet, à moins d’un imprévu, les 19 commissaires de la plus importante administration scolaire de la province adopteront le 5 novembre prochain, un projet de loi qui, en substance, renvoie au comité exécutif toutes les décisions en matière de gestion du personnel, y compris la création et l’abolition de postes ae soutien en cours d’année, et en matière d’équipement, soit par exemple, d’octroi de contrats de construction ou de location à des groupes extérieurs.Sur ce dernier point, la politique que s’apprête à entériner la commission élargit les pouvoirs du comité exécutif en ce qu’elle lui reconnaît la compétence «sur ! octroi de tout contrat lorsque le plus bas soumissionnaire s’est conformé aux exigences de la commission», ne la limitant plus à certains types d’ententes contractuelles.La commission a un budget d’immobilisations qui dépasse légèrement les $10 millions cette année.Ce sont avant tout les dépenses reliées à ces sommes qui sont visées par la nouvelle politique, tout comme le sont les ventes de terrains ou d’écoles vacants.À la CECM, le comité exécutif est formé de cinq membres: M.Luc Larivée, le président de la commission, M.Bernard Grégoire, Mmes Carmen Millette et Rolande Pelletier et M.Jean-Guy Deschamps.Prépare par le directeur du contentieux de la commission, Me Jude Parent, le projet vise à permettre au conseil élargi des commissaires de consacrer davantage de temps aux orientations politiques et pédagogiques de l’organisme scolaire.«Le conseil des commissaires veut élaguer les ordres du jour de ses assemblées ae façon à pouvoir consacrer plus de as aux questions importantes», a aué un porte-parole hier soir.L’étendue des pouvoirs du comité exécutif varie énormément d’une commission scolaire à l’autre de la province puis ue chacune dispose d’une bonne marge e manoeuvre en ce dopiaine, la loi ae l’Instruction publique n’étant pas restrictive à outrance.À certains endroits, où l’organisation des commissions locales et régionales produit des conseils de commissaires de 70 ou 80 membres, ce sont la grande majorité des décisions qui sont prises en petit groupe.C’est hier soir, lors de son assemblée publique régulière, que le conseil des commissaires devait modifier ses règlements.Mais à la demande d’un commissaire, M.Michel Pallascio, qui s’est plaint de n’avoir reçu les dossiers relatifs à cette question que mardi, la discussion a été reportée à une réunion ultérieure.Les commissaires ont également adopté leurs états financiers pour l’année qui a pris fin le 30 juin dernier et reçu un rapport des vérificateurs du bureau Raymond, Chabot, Martin, Paré et associes ui concluent que les états financiers sont ans l'ensemble conformes à ceux contenus dans le rapport financier annuel de la CECM soumis antérieurement.Parmi les «engagements et éventualités», les vérificateurs notent les écarts possibles entre la clientèle subventionnée par le ministère de l’Éducation pour l’année dernière et celle annoncée par la CECM.En effet, au cours de l’année 1979-80, le ministère de l’Éducation a demandé à la commission d’expliquer le cas de 1,701 élèves doublement Inscrits, ainsi qu’un écart de 1,296 élèves entre les sommaires des écoles et les inscriptions du ministère.Bien que l’examen des cas ne soit pas terminé, la meilleure évaluation prévoit une perte possible de 800 élèves pour la commission notent les vérificateurs dans leur rapport.Ces 800 élèves «refusés» par le gouvernement, dont la double inscription possible peut provenir, entre autre, a’un changement d’école non enregistré et, partant d’une double inscription, ne reflètent aucunement une situation propre à la CECM : une foule de commissions doivent aujourd’hui s’expliquer mieux et plus.En recevant le rapport des vérificateurs, un commissaire s’est demandé si les ministères, ici celui de l’Éducation, devaient aussi soumettre leurs livres à un examen similaire.?Réforme transport en commun.En 1981, la CTCUM prévoit dépenser $340.8 millions.Ses revenus d’exploitation sont estimés à $.142.7 millions (41.9%), les subventions de la province à $121.8 millions (35.7%), du service extérieur à $630,000 (0.2%) et des contributions des villes de la CUM à $75.6 millions (22.2%).D’une manière générale, les services de la CUM sous le contrôle direct du comité exécutif maintiennent un accroissement des dépenses équivalent ou inférieur à la hausse du coût ae la vie.Même le Conseil de sécurité publique et la police,, qui ne tombent pas sous l’autorité directe du comité exécutif, maintiennent à 9.9% la croissance de leurs dépenses avec un budget de $219.8 millions.La CUM réclamera des villes membres une somme de $250.8 millions pour l’administration de ces services, la dette du programme d épuration des eaux et l'aménagement des parcs régionaux.Elle recevra du gouvernement provincial pour les travaux du métro, ^assainissement des eaux et d’autres services qu elle rend à sa place la somme de $116.5 millions.Ses autres revenus proviennent de certaines répartitions, de prêts, de service et du produits de certains placements.Le budget de la CUM se traduit dans le compte des taxes municipales des contribuables par un taux de $1.04 le $100 de potentiel fiscal.En 1980, le budget de la CUM équivalait à $0,94 le $100 de potentiel fiscal.?Sondages une extrême (un point) correspondait au «fédéralisme sans changement» et l’autre extrême (dix points) correspondait à l’indépendance complète».Les Québécois se situent exactement dans la moyenne (4.81) c’est-à-dire très en-deçà du Parti québécois (8.71) et de M.René Lévesque lui-même (8.88).Ils sont par contre plus exigeants que ce qu’ils soupçonnent du gouvernement fédéral (2.63), ou ce qu’ils attendent de M.Claude Ryan lui-même (3.03).Incidemment, au plus fort de la campagne référendaire, en avril, seulement la moitié des Québécois avouaient connaître les propositions du livre beige et encore moins prétendaient que leur vote au référendum serait influencé par M.Ryan.En général, les avis étaient partagés pendant la campagne référendaire sur les conséquences a’un vote négatif.La moitié pensait que cela entraînerait un recul pour le Québec tandis qu’autant estimait que cela pourrait améliorer les chances de changement.En revanche, les Québécois ont toujours cru, dans une nette majorité, que «le gouvernement de M.Trudeau à Ottawa veut vraiment renouveler le fédéralisme».Mais comme pour tous les autres facteurs, le résultat du vote, les promesses de M.Trudeau ou l’attitude d’autres leaders politiques ont en général peu influencé les Québécois.Toutefois, ceux qui ont glissé du OUI au NON entre décembre 1979, avant le début de la campagne, et avril 1980 ceux-là ont changé d'avis dans une proportion très significative, à cause du retour de M.Trudeau à la tête du gouvernement du Canada, ou effrayés par «l’idée qu’un OUI mène graduellement à la séparation du Québec».D'autres facteurs ou événements comme la bataille des «Yvette», la formulation de la question, le débat sur la question, les propositions constitutionnels de M.Claude Ryan, tout cela a peu influencé l'électorat qui, au demeurant, semble avoir peu changé d’avis au cours de la campagne.Un certain nombre de questions du sondage Sorecom, commandé par le gou- Il [•11! H’J SLA De 9 h 30 à 17 h, vente annuelle au village Early Bird de l'hôpital General de Montréal, au profit de la recherche médicale.¦ A 10 h, séance gratuite d'information sur le cours de hatha-yoga au Centre d'épanouissement Le Lotus.10055, rue Papineau, angle Sau-riol.¦ À 10 h 30.ouverture officielle de la Maison Biéler.première résidence d'anciens combattants au Québec, par le général J A Dextraze.La Maison Bieler est sise au 1450.rue Plessis ¦ À 11 h 30, lancement de la Semaine des sciences à l'hôtel Méridien du Complexe Desjardins.¦ A midi, déjeuner-causerie de la Jeune Chambre de commerce de Montréal en compagnie de M.Eric Forest, président de la Fédération des caisses d'entraide économique du Québec, à l'hôtel Quatre-Saisons.1050 ouest, rue Sherbrooke A midi, présentation du film Prisonniers de conscience par Amnistie internationale, à l'UQAM, pavillon Hubert-Aquin, dans le cadre de la Semaine internationale du prisonnier d'opinion.La projection sera reprise à 21 h.¦ A midi 30, déjeuner-causerie de l’Association de la construction de Montréal en compagnie de M.Denis Groulx.directeur du service de recherche de l’Office de la construciton du Québec.au restaurant Ruby-Foo's.¦ A midi 30, conférence de M.Kevin Drummond devant l'Association des étudiants de sciences politiques de l'U de M sur le «virage à droite du PLQ», au papillon Lionel-Groulx.¦ De 13 h à 17 h, du mardi au samedi et jusqu'à 21 h les jeudis et vendredis, le Centre de formation d'ateliers communautaires invite le public à visiter l'exposition Art Base, au 4545, rue Saint-Denis, organisée pour venir en aide aux familles monoparentales.¦ A 13 h 30, conférence de Mme Marjolaine Bé-dard sur «les désordres métaboliques variés» devant le Centre troisième âge culture, au 1202, rue Bleury.¦ A 14 h 30, récital d* Ladies' Morning Musical Club qui présente le violoncelliste Yo-Yo Ma et le pianiste Richard Goode qui interpréteront Beethoven, au théâtre Maisonneuve de la Place des Arts.nage de Taizé» prévu pour la fin de novembre, à réélise Trés-Saint-Nom-de-Jésus, 1645, avenue Desjardins.¦ A 20 h.récital de saxophone (fin de baccalauréat} de Michel Vollering à la faculté de Musique de l'UdeM, 2375.chemin de La Côte Sainte-Catherine.A 20 h, conférence de M André Moreau intitulée «l'aventure ou les aventures» à l'hôtel Constellation, 3407, rue Peel.¦ À 20 h.rassemblement communautaiie à la synagogue Chevra Kadisha B’nai Jacob.5237.avenue Clanranald contre la violence antisémite qui a eu lieu dernièrement à Paris et ailleurs en Europe.¦ À 20 h, conférence sur la «seigneurie et la baronnie» organisée par la Société historique du Marigot à Longueuil.à la salle d'accueil de l'église Saint-Antoine de Longueuil.¦ À 20 h 30.récital du pianiste américain Craig Sheppard, à la chapelle du Loyola de l'Université Concordia.Au programme, des oeuvres de Bach.Liszt et Ravel À 22 h.présentation du film Mémoire d'octobre production du Comité d'information des prisonniers politiques, au Vi-déographe, 1604, rue Saint-Denis.¦ À compter d'aujourd’hui et jusqu’à dimanche.colloque de fondation de l'Association québécoise des éducateurs spécialisés en arts plastiques à l’hôtel Loews Le Concorde à Québec.¦ A compter d'aujourd'hui et jusqu’à samedi, congrès ae la Société des professeurs d'économique du Québec, au Château Bonne-Entente, 3400, Chemin Sainte-Foy à Québec.¦ Dernière journée de la Conférence annuelle de l'Organisation universitaire interaméricaine à l'Auberge des Gouverneurs, boul.Saint-Cyrille à Québec ¦ À compter d'aujourd'hui et jusqu'à dimanche.congrès annuel de l'Union des conseils de comté du Québec, au Centre /4 1573 $12% 600 $14% 4730 $13’A 320$144 Va 100 $33'/a CNorWest 27625 $32 CanPEnt 7800 $29% CanPerm 650 $19% CS Pete z35 $16% CCablesyA10820 $12% CCablesyB56615 $11V.CIBkCom 16716 $26% CMarconi 100 $22 CNat R 39252 $21 CNat8.50 550 $44Va COcdental 4200 $13% CPLtd 20018 $50% C Reserve 3900 $22V.4375 $25% 10316 280 3600 $8 400 $7 6621 $11% 1000 $29 7275 $48Va 11170 $7% CdnTireA Canray Cara CaraA Car OK CarmaA CarolinM Celanese 21% 22 V» - % 450 450 42 Va 42’/a — % 21% 21 ’A + % 216 219 + 4 21 21% 4" % 32Va 33%+ 1 % 4 5 Va 46 4- 1 283/4 28% 43% 43Va + % 41 41 440 440 90 * 4- 3 13 Va 13 Va 51'/4 53 V» 4-2 Ve 108 120 4-21 23% 24Ve 4- % 28 V* 28 Va 4- % 4 3 Va 43% 4- Va 7 Va 7 Va 21 Va 22 4- % 283/4 29 4- '/4 31% 31% 7% 7 Ve - Va 13 V» 13% 4- % 18% 183/.4- % 22Va 22'A 22 22 8% 8% - Ve 11 11% 4- % 430 435 4- 5 23 24 Ve 4-1 Ve 81 83% 4-2% 163/4 17 Va 4- % 37 38 4- % 34 Va 34’/a — Va 93/4 9% 4- % 14 Va 143/4 4- % 6Va 6% 4- Ve 300 305 4- 5 16% 163/4 8 Va 8 Va 7 Va 7 Va 28 Va 28 V» — Ve 296 296 4- 1 26Va 263/4 4- Va 19 Ve 19% 4- % 19% 19% 4-1 % 240 244 4- 4 9% 9% 43 V» 43% - % 88 88 - % 17 17 V» 4- Va 12% 12% - % 14 Ve 14% 13% 13% - % 144 144'/a 4- Va 33Va 33% 4- Va 31 31% 4-1% 29Va 293/4 4- % 19% 19% 16% 16% 12 12% 11 11% 26 26 V» 22 22 20% 20% 4- Va 44% 44% 4- V» 13 V» 13% 50% 50% 4- % 21% 22 V» 4- % 25% 25% - % 274 280 4- 6 7% 8 4- % 7 7 - % 11 Va 11% 4- % 28% 29 4- % 46'/a 48’/a 4- Va 7% 7% 4- Va Vente» Haut Bas Ferm.Ch.Cent Pat 10766 $7% 7 Va 7% Chnclr 5900 $5 490 490 Cherokee 5325 $11% 11 11 Va ChieftanD 17261 $28V» 27% 28% Chrysler 877 $10% 10% 10% Clarion 4575 $8% 8 Ve 8% Cmplx 1100 355 350 350 Cominco 6187 $70'/4 69% 70'A ComrclOG 1500 355 350 350 ConBathA 1262 $18% 183/-» 18% ConFardy 1545 335 325 335 CDurham 70755 385 375 CMarben 120 216 216 CMorisn 3400 395 390 Cons Prof 10217 284 275 ConDistrb 2000 $10% 93/4 Conventrs 14050 $17 16% ConwestA 3100 $83/4 8% Conwest B 6100 $7% 7% CopFields zl3 $18% 18% CFalconC 16510 $13% 123/4 Coseka R 70885 $27% 25 Craigmt 1000 $6V» 6V» CrainRL 1160 $15V» 15 Crush Intl 120 $15V» 15’% Cullaton 4451 $13 12% Cyprus 5466 $23 Va 23 CzarRes 22610 $16% 16% DaIco Pet 4200 $8% 8Ve DaonDev 7955 $10 9% DejourMn 46300 210 205 DEIdona 8000 218 215 Delhi Pac 52600 113 108 Denison Dicknsn - 2 - 2 - 2 7000 $523/4 52% 52Va 4- Va 3340 $24Va 24% 24 Va 380 216 395 280 9% 17 83/4 7% 18% 13 263/4 6 V» 15 V» 15 V» 12% 23 Va 163/4 8 Ve 10 206 215 108 - % -10 4- Ve 4-1 Ve 4- '/e 4- Va 4-1V4 -10 4- % 4- 5 -12 4-10 4- 5 4- Ve 4- % 4- % 4- % - Ve 4-13/4 - Va 4- Va - '/e - Ve - % Discovry 2762 $5% 5% 5%- % 4- Va rY DomeMine 3800$145% 144 144 DomePete47690 $78 76% 77% D Pete A p 1387 $18% 18% 18% DBridge 16844 $20 19% 20 4- % DofascoA 5000 $42 40% 42 4- 1 Dom Store 2050 $18V4 18 18 DTextie 24195 $15V» 15 15% 4- Ve Domtar 88 #0 $26V» 26 26V» Du Pont A 360 $28 27% 27% - % Dylex LA 500 $11% 11% 11% EastSul 1000 EgoRes 5100 Elhom 5050 EnrgyRes 2950 FlbrgNik 2570 FathmOcn 1901 FCalgary 27800 FMar 1100 Francana 5994 GM Res 16800 Galveston GazMetr GDistrbA GDistrbw GMC 150 6950 3100 900 Giant Yk Gibraltar Goldale A GoldundM GraftG Granduc 1500 GLForest 100 Greyhnd 599 GulfC 269064 Gulfstrem 9700 Harlequin 6900 Hawker 43831 Hayes D 341 HolinqerA 250 465 450 455 405 405 405 - 5 245 243 245 $12% 11% 11%- % 228 225 225 + 5 $130 129 129 240 240 240 325 310 315 ¦290 285 290 + 5 S26 24'A 26 +1% S6'A 6 6'A + Va 270 270 270 - 5 $6% 6% 63/4 + Va S12 • A 12 12 $5% 5% 5% $60% 60'A 60% - '/» $42% 42'% 42'A + Ve 143 42'% 42’% + Va $35 35 35 + 1 $15% 15% 15% $8 8 8 335 330 335 +15 $15»/* 15'A 15’A + Va 285 278 280 + 3 350 345 345 - 5 $55 55 55 - 1 S18 Va 18'A 18'A — Va $31'/» 29% 31 +1% $8% 8 8 - % $22% 22% 22’% + Va $28% 28 28’% $9 9 9 $57 57 57 $9 8% 8% $16'% 16% 16'% $5% 5 5% 138 121 130 + 5 140 136 136 - 2 $50 50 50 - Va Vente» Haut Bas Ferm Ch.H BayMng 8580 $34% 34% 34% 4- % HBayCo 1270 $24 23% 23% - Va HBCpr 724 $17% 17V» 17% 4- Va HBOlIGas 13000 $31% 31 31%4- % Husky 011 26150 $17% 17V» 17% 4- Va I AC 16350 $10% 10A 4- 1 - '/e 4- Va - 7 4- 5 6 Va 4- Ve 6% LobCopr 110 $24 24 24 Lochlel 11600 $7’A 7 7 Lochlel A 200 $13 12% 13 MICC 300 SU 11 H MB Ltd 2885 $32 31% 32 Madsen 2880 280 270 270 Magnetcs 4640 195 190 195 MaistcWil Mass Fer 7000 11534 $6 Va $6% 6% 63/4 Mas F A 2430 $13% 13'/e 13% + % Mas F B 1950 $13% 13 13 Mc Intyre 150 $77’% 77'% 77’% — 1% McLaghln 900 $8'A 8 8'/» + % Mentor 700 $10 9% 10 + '/e Mercantil 2875 $21 203/4 21 + '% Mer land E 22205 $9 83/4 9 + Va Minrl Res 38066 280 274 275 + 4 MitelCorp 12686 $43’A 43 43'A 4- Va Mol son A 1600 $30 29% 30 4- Va MolsonB z2 $29V» 29'A 29V» Moore 7735 $40A+ % Domtar 101 $26 26 26 - % Donohue 1200 $23 22% 23 + % DonhueprA1400 $18’A 18»A 18’A Dumgml Dumont DynMn MinestM ESulM En P Met EnheatA Ent 2anP FCAIntaÉl FaINck tS Fiscallnv Francana GazMetr Genstar Goldex GrCoast 8300 $7'A 7% 7'A + % 30900 118 115 116 -1 1500 85 84 84 4600 $7% 7 7 1000 405 405 405 +5 200 $83/4 8% 8% 800 $5 5 5 1269 $293/4 29’% 293A » 5000 335 325 330 +5 50 $ 129% 129% 129 Va — % 5816 $8 8 8 + Va 350 $25% 24Va 25%+1% 518 $63A 63A 6% + % 200 $42’A 42'A 42'A + Va 100 192 192 192 -8 2500 46 46 46 -4 Gulf Can 114180 $323A 29% 32%+3% H Bay MS 6400 $35'A 34% 35'A + Va HBayCo 288 $233A 233A 23%- Va H Bay pr A 4526 $173/* 17% 17%+ Va HuskyOil 15060 $17% 17% 17%+ Va 1 AC 213 $10% 10% 10% Imasco 200 $28'% 28'% 28'/a — % lmp 0 A 13732 $44'% 43% 44%+2 Inco 7316 $27 26% 27 IPLA 1618 $16'% 16'% 16 Va Ivaco 100 $21'% 21’% 21 Va- ’/a Janckwf2 20000 $7'% 7'% 7'% — Va Kiena 5750 $26% 25'% 26%+1'% Ladubor 7440 170 165 165 -5 LynxExp 20100 174 165 170 -1 MB Ltd 200 $3PA 31% 31% Maislin 200 440 440 440 -35 Mass Fer 9520 $6% 6% 6% Massval 20300 90 86 86 -4 MnrahM 6833 88 87 88 -2 Mercantl 4180 $203/4 20% 203A+ Va MolsonA 250 $30 30 30 Moore 2225 $40 393A 40 + Va Muscoch 23400 395 385 390 +5 NBTel 168 $20 20 20 NfldTel 100 $10’/4 10'A 10’A Noranda 9686 $30'/e 293A 30'/b + % Norcen 612 $363/4 36'% 36 Va + % Normick 500 $7’% 7'% 7'%- % NA Rare 7000 36 35 35 NorTel 222 $40'A 40'A 40'A — % Nuinsco 1778 247 245 245 -5 Petrofina 1700 $75 72 74 +2'A Phoenix 500 $11 11 11 + '% Placer 150 $27'A 27 Va 27'A + '% PowrCrp 1200 $18% 18'A 18% ProtoEx 2150 145 140 145 +5 Provigo 10780 $41% 41 41 Provtx 17600 219 185 185 -27 PubStrge 875 $20 20 20 + Va QueExpl 33600 200 175 175 -26 Ventes Haut Bat Farm.Ch.Québécor 200 $11% 11% 11% - Va Queenstn 4358 $6% 6% 6% ResSer 1900 $12% 12% 12%+ % Rothman 100 $27% 27% 27% Royal Bank 2616 $54% 54 54'A RyBRT 482259 118 105 115 +6 R TrcoA 700 $18% 18% 18% Sceptre 1100 $14% 14% 14%+ % Seagram 2700 $67% 67% 67%+ % Shell Can 12530 $31 30% 30%+ % SU Stack 48016 $30 29'A 30 + % SparCap 10000 15 15 15 Stafrd 3600 $5% 5 5 - % StelcoA 12290 $39% 39% 39% - % SteinbgA 204 $24 24 24 + % SulMIn 4850 410 400 400 -5 Talismn 3900 158 156 158 -2 Tele Met B 1290 $13'A 13% 13'A Texaco 13568 $25% 243A 25%+ % Texasgulf 780 $72 71 72 +2 Texguîfa 50 $110 110 110 +62 Tôt Pet A 19440 $30% 29V» 30%+1% Tôt Pet pr 6400 $44% 44% 44%+ % Tôt Pet wt 1300 $18Va 18'A 18%+ % TrCanPL 6820 $22% 21% 22%+ % Turbo 100 $25% 25% 25%+ % UnigescoA 1700 300 290 300 UnigescoB 500 170 170 170 -10 UnivIMI 500 164 164 164 -1 WjaxA 225 $21 21 21 + Va WlkrC 27366 $34% 33% 34%+ % WebbKnap 100 375 375 375 Wrightbr 7100 277 275 275 YorkLam 150 135 135 135 -10 Trust Units CP un 200 $7 7 7 Voici les taux des devises tel que fournis par la Banque Nationale du Canada Les rotes sont en monnaie canadienne.iswKnmia Vanta» * Haut Ba» Abitibi 1000 27 27 Albarmont 8500 55 55 Am os 1000 40 40 Atlas 2000 60 60 Augmltto Ban ' Ore 2010 $6% 6% 3000 190 190 Brosnan 10600 145 125 CD Corp 5600 $20'A 19% Can Israel 1100 145 145 Can Israel Dv rt 6600 5 5 Cane Cons 1300 90 90 Captain Mns 2000 15 15 Cartier Que 10000 28 28 Cons Copper 2200 237'% 237'% Coronation 1000 65 65 Coseka 1000 $12% 12 Crackingstone 2500 115 115 Craibbe 200 237’% 237'% Dofasco 700 $253A 25% Edomar 1000 75 75 El Bonanza 3500 95 55 Gaspesie 3000 70 70 Gold Hawk 500 75 75 Int Obaska 5400 16 10 Kewagama 300 337'% 337'% Langis 500 33 33 MacDonald 3000 140 135 MacMillan 2200 S25'A 25 Mandarin 12000 100 90 Miradu 700 100 100 Mt Pleasant 2000 45 45 N Athona 300 85 85 Paruus 1000 50 50 Qbc Gold 5000 275 275 Raylloyd 5000 30 30 Rand Malartlc 500 70 70 Share Mns 5000 30 30 Sobiga Soc Procan 600 150 150 300 $31 31 South Dufault 2000 10 10 Starratt Nickel 4000 38 38 Stelev 200 26 26 Tagaml 500 60 70 Trimac new issue 1600 $32'% 32'A Union Mng 500 100 100 Waiax 1550 $24'A 24'A W Que 8200 290 275 Afrique du Sud Afrique Franrop.Allemagne-Ouest Antilles Anglaises Australie Autriche Bahamas Belgique Danemark Espagne États-Unis Finlande France Grèce Hollande Hong Kong Inde Israël Italie Jamaïque Japon Liban Mexique Norvège Nouvelle- Zélande Portugal Royaume-Uni Suède Suisse Venezuela Hand Franc CFA Mark Dollar Dollar Schilling Dollar Franc Couronne Peseta Dollar Mark Franc Drachme Florin Dollar Roupie Sheqels Lire Dollar Yen Livre Peso Couronne Dollar Escudo £ Sterling Couronne Franc Bolivar 1.5533 005514 6370 4333 1 13730 09008 1.1743 03981 2072 01564 1 1656 .3179 2757 02714 5869 .2330 .1514 .1945 .001344 6567 005619 3351 05053 2382 1.1467 02315 2 8044 2790 7052 2716 Le dollar canadien Le dollar américain a clôturé, hier, en hausse de 3-25 et cotait $1.1662 face à la devise canadienne.La livre sterling a gagné 93-100 à $2.8111.À New York, le dollar canadien a cédé 9-100 à $0 8575 mais la livre a pris 11-20 à $2.4105.Cours de l’or Voici les cours de l’once d’or à la clôture sur les principaux marchés mondiaux hier, en dollars américains avec, entre parenthèse, les cours de la veille: Londres — $677 50 ($670.001; Paris - $679 13 ($674.70); Francfort - $675.97 ($674 00); Zurich - $677.50 ($670.50); Hong Kong - $677.93 ($673.22) Cours de l’argent Handy and Harman cotait l argent-métal, hier, à $24 599 l'once et $790 86 le kilo, au regard de $24 221 et $778.71 respectivement, mardi.Ces cours sont en dollars canadiens.ctiuiccHimaia Légère hausse des cours hier au marché canadien des obligations.Le court terme a monté de 20 cents.Le moyen terme a gagné un quart de point.Le long terme, les obligations des provinces et des sociétés, étaient inchangés.L’argent au jour le jour commandait un intérêt de 11%.Dylex: semestre clos le 2 août: 1980.$323.000.cinq cents par action; 1979.$678,000, 11 cents.Westcoast Transmission; semestre clos le 30 juin: 1980, $25.351.000.67 cents par action; 1979.$34.778.000.65 cents l»]*l»$VAllllll*H AGF Group Amer Grwth 9.79 yCn Gs Egy 11 00 yCnSecGth 12.05 CdnTrusteed4.01 yCorp Invest 8 05 yCrpInvStk 15.93 yGth Equity 6.67 Japan 18.34 nMMF 9.98p 10.00 OptlonEqulty5 43 Special 11.81 Bolton Trombley yCadCumul 13.22 ylncome Fd 9.57 ylnternatnl 12.36 yPId Resrcs 12.79 yTaurus 15.92 Calvin Bullock Gr Acrofund 2.97 vBanner Fnd 6.66 CIF 657 CIF Income 10 11 Central Group yCam Grwth 8.46 yCompound 8.77 /Dividend 9.15 /Fund 4000 6 28 ylntl Energy 3.11 ylntl Grwth 6.12 ylntl Income3.90 yNat ResGth6.97 yNorthn Egy 5.99 yRevenueofh4.22 yUnlvest 8.17 CSA Mgmt Gr Goldfund 7 41 Goldtrust 7.80 Confed Group yDolphlnEqty7 31 yDolphlnMtg4 83 Cundlll Group ySecurlty 9 06 Value 776 Dynamic Group ynDyn Amer 6.52 ynDyn Fnd 16 84 inDynlncom5.66 yDIvidend 5.23 /Growth 8.26 ylncome 3.66 ylnternatnl 7.93 yVIklng 9 72 GuaranfyTrustGr ynlnvEqultyl3.16 ynlnvlncome3.83 • ynMortgaae 9.59 Guardian Group /Enterprise 1.77 yGroupedlnc6.30 yGwth Fund 24.66 /North Amer 9.41 /Mutual Acu 7.94 ySec Income 9.85 /World EquitS 46 Investors Group yBond 4.03 yDIvidend 8.12 yGrowth 1794 ylnternatnl 11.04 y Japan 11.83 /Mortgage 4.60 /Mutual 7.98 yProvIdtStk 10.56 /Retireront 11.91 ynJonesHewrd5.15 Montreal Trust Gr /Equity 24 30 /Income 7 36 ylnternatnl 11 35 yMortgage 9.39 Principal Gr /Collective 14.12 yGrowth 7 58 /Venture 7.37 /Bond 289 Prudential Gr yGrowth 10.89 Income 4 63 ySask Dev Fd4 52 Scotlafund Gr Scotlafund 181 Scotlafd Mtg 96 TempletonGfh9.02 United Bond Share yRoyFund 14 53 yRoyFnd Inc4.71 Universal Group /Equity 15.61 ylncome 4 20 ylnternatnl 5 43 yResource 9.87 Non-Members nAltamlra Fd 6.25 Assoc Inv 10.26 yBeaucanagx 6.77 Canagax Gr yHypotheq 9.66 yObllgatns 8.19 Capital Gwth 6.03 xComp Cap 9 46 ynComCpMtg9.57 Co-op Trust Gr ynCo-opFnd 16.23 ynLendmk 19.04 Dos|ardins Gr /Actions 13.86 yHypotheq 4.14 ylnternatnl 11 05 yObllgatns 4.21 yQuebec 6 80 nySpec 10.47 Dixon Krog Gr Dixon, Krog 18.13 Heritage 5.01 Vanguard 13.69 yDomequIty 18.57 yDomlnCompl4.36 Dreyfus Group y Inc 16.24 ylnternatnl 23 98 Executv Intl 1 30 xFId Trend 32.71 nFst Cdn Mtg 9.80 Flscon Fund 6.21 Harvard 15 98 Industrial Gr Indust Amer 3.83 Indust Dlv 7.32 Indust Eq 12.42 Indust Gtn 7.97 Indust lncom8.41 IndustPens 32.81 xLex Rsrch 19.41 xManhatn 4 40 yMaritlme Eq4.23 Marlborough 10.61 nNatrusco 24.00 NW Group Canadian 9 06 Equity 14.11 xOne Wm St 20 06 xOppenhmr 11.31 Pemberton Gr ynPacificDIvB 08 ynPacIflc Ret 5.81 ynPacIflc US 7.49 PHN Group yBond 8 89 /Canadian 1538 yDIvIncomell 03 /Fund 23.33 /Pooled 48 70 nyRRSP 24 66 PMF Managmnt nPenslonMu13.45 nXanadu Fd 9.35 nPutnam 14.47 Prêt et Revenu Gr American 14.43 Canadian 9.57 /Fonds H 4.73 Retraite 10.11 Sterling Group yMortgage 4 69 ySynchrovest 7.83 xTech 14.11 yTradex 6 04 Trans Canada Gr A 6.45 B 67 85 C 12.14 United Group /Accumula 7 29 yAccumul R 8.89 /American 2.58 yCont Mortg 4.96 yHorlion 6.16 > Security 4.17 /Venture 704 yVentureRetll.38 n/Waltaine 33.84 Western Gwth 7.62 Le Devoir, jeudi 16 octobre 1980 ¦ 27 Quelle sera la part du Québec?Domtex investira $350 millions au cours des trois prochaines années AVIS DE NOMINATION CELANESE CANADA INC.par Michel Nadeau Figurant parmi les entreprises les plus rentables en Amérique du Nord avec un taux de rendement de 22%, la compagnie Dominion Textile a maintenant l’intention d’accélérer son programme de modernisation et d’acquisition en investissant $150 millions au cours des trois prochaines années.C’est ce au’a indiqué le président de la firme montréalaise, M.Thomas R.Bell, hier, lors de l’assemblée annuelle des actionnaires.L’homme d'affaires n'a pas dévoilé cependant les secteurs et les régions qui seront touchés par les futurs investissements Il s’agit là de décisions importantes pour le Québec où sont situées 18 des 38 usines de la compagnie.Des investissements soutenus assureraient la continuité d'emplois des 8,500 Québécois à l’emploi de DomTex; l’effectif québécois représente 61% du personnel de la compagnie.Près de la moitié des actionnaires sont des résidents du Québec.Au cours de l’exercice 1980-1981, les usines québécoises seront modernisées ou agrandies par l’injection d'une vingtaine de millions de dollars.Environ le tiers des $70 millions prévus au chapitre des investissements sera consacré aux firmes québécoises.Le plus important investissement sera fait en Géorgie pour accroître la capacité et la productivité d’une usine de production de denim.Dans son exposé, M.Bell a expliqué comment l’entreprise de la rue Sherbrooke, à Montréal, est devenue une grande firme d’envergure internationale.En 1970, ses seules opérations à l’étranger consistaient en la vente de produits pour $10 millions.Les exportations ont augmenté à $40 millions en dix ans.La véritable croissance s'est faite cependant par l’acquisition d'usines et d'actifs aux USA et ailleurs à l’étranger (Europe, Amérique latine.) la production a l’extérieur du Québec a atteint $230 millions l'an dernier et compte pour le tiers des activités de l’entreprise.Deux compagnies ont été acquises: DHJ Industries en 1975 et La grève a réduit les bénéfices d’Abitibi-Price de$25 millions Le dernier conflit de travail à la compagnie Abitibi-Price a réduit de plus de $25 millions les profits de la firme pape-tière de Toronto.Les gains du troisième trimestre mont été que de $600,000 alors que pour la période correspondante l’an dernier, les profits avaient atteint $27.3 millions.Le président et chef de la direction, M.Robert C.Gimlin, précise, dans son message aux actionnaires, que l’arrêt de travail en juillet a entraîné des pertes considérables aux différentes usines de la compagnie.Les profits réalisés au cours des mois de juin et août ont F’ ermis cependant a 'entreprise de revenir au seuil de rentabilité pour l’ensemble du trimestre.Pour les neuf premiers mois de l’année, les gains nets s’établissent à $62.8 millions ou $2.94 par action alors que l’an dernier, les trois premiers trimestres avaient laissé des profits de $83.1 millions ou $4.08 par action.Les ventes ont baissé de 5,4% pour tomber à $1,038,000,000 pour les neuf derniers mois.La demande pour le papier journal est restée forte durant tout le trimestre et les usines curriculum vitae I consultation/ présentation I recherche d’emploi par ¦ auteurs du livre ordinateur L’emploi idéal en 4 minutes I présentations à l’entrevue I Master Charge acceptée LES CARRIÈRES LALONDE-GEORGE 1405, rue Peel (coin Ste-Catherine) Bureau 210 Vancouver —Toronto n~7 r\ ¦* o A H Ottawa — Montréal 0/3*1041 SÉMINAIRE: L’EMPLOI IDEAL EN 4 MINUTES.26 OCT.ont fonctionné à plein rendement pendant toute la période, sauf lorsque les activités ont été interrompues par des conflits de travail.Les usines de papiers fins de la compagnie n’ont pas fonctionné à Elein rendement à cause de la aisse de la demande et de la difficulté éprouvée pour récupérer les clients perdus pendant la grève.Les marchés du bois d’oeuvre et des matériaux de construction sont toujours très faibles.À la fin septembre, les dépenses engagées pour des projets d’immobilisations s'élevaient à 143 millions de dollars.Les travaux d’installation de la machine à papier journal ont repris à Stephenville (Terre-Neuve), à la suite du règlement de la grève des métiers de la construction qui sévissait dans cette province.Toutefois, on a retardé la mise en marche de l’usine au mois de février 1981.Se cant sur les pers- prononça pectives de la compagnie, M.Gimlin a déclaré que même si la consommation de papier journal diminue depuis un certain temps aux États-Unis, les installations devraient fonctionner à plein rendement jusqu’à la fin de l’année.Il ne prévoit cependant pas d’amélioration aans les débouchés, pour les papiers fins, le bois d’oeuvre ou les matériaux de construction avant 1981.Il a ajouté que même si le marché des papiers non couchés à base de pâte mécanique reste à la hausse, il sera impossible pour la compagnie d’en profiter pleinement avant que le conflit de travail ne soit réglé à la papeterie Kénogami.L’Hydro emprunte $350 millions US Hydro-Québec a annoncé hier qu’elle vient de négocier aux Etats-Unis un emprunt de $350 millions consistant en Le» poste» «ont offert» également aux homme» et eux femme» C/à Lavalin 4* LA SOCIETE une tranche de $200 millions d’obligations échéant le 15 octobre 1987 et en une tranche de $150 millions d’obligations échéant le 15 octobre 2010 dont le produit sera ajouté à ses fonds généraux et servira à financer son programme de construction et ses investissements dans le projet de la Baie James.Les nouvelles obligations (série «EC») seront datées du 15 octobre 1980.Les obligations échéant en 1987 porteront intérêt au taux de 121/2 0/0 et seront offertes au public au pair plus l’intérêt couru et ne seront pas rache-tables.Les obligations échéant en 2010 porteront intérêt aux taux de 13 1/4 0/0 et seront offertes au public à un prix de 99.50 plus l’intérêt couru pour ?rocurer un rendement de 3.32 0/0 et seront rachetables par anticipation à compter du 15 octobre 1995.Linn-Corriher Corp.récemment Cette performance est assez exceptionnelle dans l’industrie nord-américaine des textiles.Selon M Bell, Dominion Textile se classe au premier rang des entreprises a capitaux publiques pour ce qui est de la croissance des ventes et arrive en troisième position pour l’ascension des bénéfices.À ce dernier sujet, le président de la compagnie a démontré aux actionnaires qu’ils avaient fait une bonne affaire en achetant les titres de l’entreprise.Un placement de $1000 en actions de Dominion Textile en 1970 vaudrait aujourd'hui $7,305 si les dividendes ont été réinvestis en cours de route.Ce rendement de 22% porterait Dominion Textile au 19ième rang des 500 plus grandes compagnies nord-américaines au palmarès du rendement sur l’investissement entre 1970 et 1980.M.Bell a parlé également de la générosité du conseil d’administration qui a augmenté de 57% le dividende qui atteint maintenant un taux annuel de $1.00.Par ailleurs, pour le 19ième trimestre consécutif, les bénéfices de Dominion Textile ont augmenté au cours des trois derniers mois.Les gains nets se situent à $5 millions ou 49 cents par action contre $4.3 millions pour le premier trimestre de l'exercice 1979.Les ventes suivent à peine l’inflation avec une progression de 9% pour atteindre $176 millions.M.Bell approuve les conclusions du recent rapport de la Commission fédérale du textile et du vêtement qui a montré que le Canada demeure l'un des marchés les plus ouverts au monde.Seulement 17% des importations de textile ont fait l’objet d’un contingentement; aux USA, la proportion similaire est de Enfin, M.Bell se dit d’accord avec le maintien et la surveillance plus serrée des ententes bilatérales de restriction.D.O.Dawson J.Kuziak J.K.Lambie M Neil Martin, vice-président et directeur général, division des Produits chimiques, est heureux d'annoncer les nominations suivantes: M.D O.Dawson, directeur de l'usine d'Edmonton, M.J.Kuziak.directeur de la production et M.J.K.Lambie, directeur de la planification et de l'expansion.< Celanese Canada Inc.reconnaît que les années '80 offrent une occasion sans précédent d'investir dans l'industrie pétrochimique au Canada.Cette nouvelle structure organisationnelle assurera que les fonctions de planification et de production sont en mesure de relever le défi d'une croissance dynamique.Celanese Canada Inc., source Importante de nombreux produits chimiques utilisés par les fabricants au Canada et ailleurs, est aussi un important fabricant de fibres, de fils, de tissus et de tapis.La société emploie 4,450 personnes dans ses huit usines et ses 15 bureaux de vente répartis à travers le Canada.Cette annonce ne doit pas s interpréter comme étant une ottre des valeurs ci-dessous mentionnées dans les provinces du Canada Une telle ottre sera faite par voie de prospectus seulement dans les provinces ou une Commission des Valeurs Mobilières aura accepté le dépôt dudit prospectus Nouvelle émission A $10 000 000 Gulf GULF CANADA LIMITÉE AVIS DE DIVIDENDE Un dividende de onze cents (llit) par action pour le quatrième trimestre se ter minant le 31 décembre 1980 a ete déclare sur les actions ordinaires de la compagnie.Ce dividende est payable en argent canadien le l''r janvier 1981 aux actionnaires enregistrés à la fermeture des bureaux le 28 novembre 1980.W.M.W1NTERTON secrétaire Toronto le 7 octobre 1980.AURORA-ORBIT 80-81 ENERGY PROGRAM Prix de souscription: $10,000 par unité ÉMISSION DE 1,000 UNITÉS DE SOCIÉTÉ EN COMMANDITE ET 1,000 DROITS D’ACHAT D’ACTIONS UN PROGRAMME D’EXPLORATION ET DE MISE EN VALEUR DE PÉTROLE ET DE GAZ Pour de plus amples Inlormatlons veuillez communiquer avec les soussignés.i\ Ictckt Ouimet /Masse/inc: Suite 650 Montréal, Québec H3A 1T8 Téléphone (514) 284-1838 LAVALIN, une iportante société d'ingénierie d'envergure internationale, compte plus do 4,000 employés dont 1.000 professionnels oeuvrant dans des domaines aussi divers que l'informatique, le transport, l'économie, la planification u' baine et régionale, l'écologie, l’environnement, la gestion et, bien sûr, l'ingén'f !o.COSIGNA, son groupe informatique, connaît aujourd'hui un essor grandissant et recherche des analystes et des programmeurs pour le développement d'applications commerciales dans un environnement IBM.LES POSTES Dans un premier temps, les candidats choisis travailleront au service Informatique au siège social de la Société d énergie de la Baie James qui exploite un vaste réseau de télécommunications pour lier tous ses chantiers à ses banques de données IMS.ANALYSTE-CONSEIL EN SYSTÈMES Professionnel chevronné, l analyste-conseil en systèmes évalue les besoins en informatique des services utilisateurs, est responsable des études de rentabilité et de la conception de dossiers d'analyse et dirige les analystes et programmeurs travaillant sur le projet de développement.PROGRAMMEUR-CONSEIL Possédant une expérience solide, le programmeur-conseil est chargé de transformer les dossiers d'analyse en programmes efficaces, exploitables dans un environnement caractérisé par le matériel IBM 303X.4300 et 8100 et par le logiciel MVS (SP, VM et IMS/DB-DC).Pour ce faire, il se sert des outils de programmation et de test interactif les plus modernes, tels que TSO/ SPF.BTS (sous TSO).LES EXIGENCES Les candidats choisis pour le poste d Analyste-Conseil en Systèmes devront avoir une formation universitaire et six années d'expérience pertinente.Les candidats choisis pour le poste de Programmeur-Conseil devront avoir une formation universitaire ou collégiale en informatique et un minimum de deux années d'expérience pertinente Des cours de perfectionnement relatifs aux logiciels d'IBM seront offerts aux candidats qui auront les connaissances de base désirées et qui démontreront le potentiel nécessaire à évoluer dans l'entreprise.Les personnes intéressées devront communiquer avec monsieur Gilles Huot au poste 2675 ou faire parvenir leur curriculum-vltae à l'adresse suivante: GROUPE LAVALIN Service du personnel 1130 ouest, rue Sherbrooke — 10e étage Montréal, Québec H3A 2R5 Tél: (514) 288-1740 / Cette annonce ne doit pas être interprétée comme une offre publique dans aucune des provinces du Canada à moins que le dépôt d’un prospectus à cet effet n’ait été accepté par une commission des valeurs mobilières ou autre autorité similaire dans cette province.Nouvelle émission $60,000,000 DOFASCO Dofasco Inc.Débentures à fonds d’amortissement 13‘/2% (non garanties et rachetables) Date d’émission: le 4 novembre 1980 Date d’échéance: le 1er novembre 2000 Prix: 99.50 et les intérêts courus devant rapporter environ 13.57% L’offre n’est faite que par l’intermédiaire du prospectus; des exemplaires sont disponibles auprès des soussignés et des autres courtiers qui peuvent légalement offrir ces titres.Dominion Securities Limitée A.E.Ames & Cie Limitée Greenshields Incorporée Wood Gundy Limitée Pitfield Mackay Ross Limitée Burns Fry Limitée Lévesque, Beaubien Inc.Houston Willoughby Limited McLeod Young Weir Limitée Merrill Lynch, Royal Securities Limitée Midland Doherty Limitée Bell Gouinlock Limitée Andras, Hatch & Hethcrington Ltd.Nesbitt Thomson, Valeurs Limitée Richardson Securities of Canada Scotia Bond Company Limited Walwyn Stodgell Cochran Murray Limitée Pemberton Securities Limited Molson, Rousseau & Cie Limitée Tassé & Associés Limitée octobre 1980 ¦Wt: : ¦¦ k kn'«'«r lni PIERRE PCX* 17:00 15:00 BSEUîtlteU 13:00 21:15 19:00 E53253Ü des jardins 2 desjardins 4 THÉÂTRE ARLBfMJI! i&g j'sir.: fa/ Billets ei\ v/'S* T'’** *a»l*insnl 0 9f5% te* comptons TB lilÊtSÉilwm üiM ?ggWBR PrtMnU par BEAU BEC en collaboration avec le magasine CROC ¦Sato r© XiYAl PARISIEN: 12.45, 2.55.5 00.7 10, 9 20 LAVAL: 7 00.9.15.Le PARISIEN 4 POUR TOUS LAVAL 4 486 SU CATHERIN! 0 866 3866 CENTRE LAVAI 688 7776 PRIX SPECIAL Dl! JURY CASSES’ Une comédie satirique.pétillante et féroce sur la supercherie du siècle ! Twit te Hiwtdc GÉRARD DEPARDIEU/JEAN CARMET Un r.im de JACQUES ROUFFIO o^oa,., de GEORGES CONCHON », NELLY 3CRGEAUD ROGER HANIN CLAUDE PIEPLU GEORGES DESCRIÊRES MICHEL PICCOLI ¦¦LJÜIXUUiiiMJIlH (DERNIER JOUR: BEAUBIEN PRES 0 IBERVILLE 721 6060 •¦MESSIDOR") LES CINÉMAS FRANCE HLM RICHARD-ALDO MACCIONE c'est 1 POUR TOUS moi,, lin UN FILM DE PIERRE RICHARD ft VERSAILLES: 6 00.7.45.9 30.LAVAL: 6 00.7.50.9 40 DOLLARD: OUVERTURE 7 00 P M 35 MILTON 842 6063 Cinéparc DOLLARD LAVAL 5 I 7/76 CENTRE LAVAI _______________i mmmmv TRANS CANADIENNE S 66 664 844?PIACI «IRSAlUtS 363 7880 GÉRALDINE CHAPLIN appelle la caresse.BRIGITTE FOSSEY merveilleuse de fragile maturité.rwkiMâémmœz La situation du couple n’est plus ce qu'elle était.UN FILM OE BERTRAND VAN EFFENTAIRE ÈLYSEE2 Le Christ s’est arrêtéà EBOLI Gian Maria Volonté Lea Massari • Alain Cuny ¦ Irene François Simon Demain! Le PARISIEN 5 416 ST{ CATHERINE 0 866 3866 12 45,3 30.6 15,9 00, SAMEDI DERNIER PROGRAMME 11 40 Musique du groupe GENESIS ALAN BATES Susannah York John Hurt HS du RC! ER un film itr J**m skolinoH>ki une presentation Expédifilms - '1b film doit l’fijei pm la pomsioi d une femme." Philippe lellii - “\lan Balt'v impose sa Malin* el son mapeiisme de ürand r«médien lean Ile Kartinieüi A L'AFFICHE 3b MILTON 842 6063 SEMAINE 7.00 & 9.00 “Volonté et Papas sont superbes" I “Vaut la peine de voir” _ NEWSWEEK I - TIME SEMAINE DES CAISSES POPULAIRES ET D'ÉCONOMIE DESJARDINS .ON PARLE, ON FETE DESJARDINS du 14 au 18 octobre r$i du 17 octobre au 22 décembre 1980 les vendredis à minuit les lundis à 21 h.au studio-théâtre Alfred Laiiberté à i’UQAM CALENDRIER 1980 Vendredi 17 octobre Bleu vs Rouge (Complet) Lundi 20 octobre Rouge vs Vert Vendredi 24 octobre Noir vs Bleu Lundi 27 octobre Vert vs Noir Vendredi 31 octobre Bleu vs Vert Lundi 3 novembre Rouge vs Noir Vendredi 7 novembre Noir vs Vert Lundi 10 novembre Rouge vs Bleu Vendredi 14 novembre Bleu vs Noir Lundi 17 novembre Noir vs Vert Vendredi 21 novembre Vert vs Rouge Lundi 24 novembre Bleu vs Rouge Vendredi 28 novembre Bleu vs Vert Lundi 1 décembre Noir vs Rouge Vendredi 5 décembre Rouge vs Noir Lundi 8 décembre Vert vs Bleu Vendredi 12 décembre Rouge vs Vert Lundi 15 décembre Bleu vs Noir Vendredi Lundi 19 décembre 22 décembre Semi Finale - Finale Tous les billets en vente pour toutes les joutes (sauf la semi-finale et la finale) Tous les jours de midi à 18 h.au pavillon Judith Jasmin de l'UQAM (entrée par le clocher rue St-Denis) Jusqu’au 17 octobre.Après le 17 octobre, les billets seront en vente le jour même de la joute à compter de midi (si nécessaire.-) Billets également en vente pour le match.BELGIQUE VS L.N.I.DIMANCHE LE 26 OCTOBRE À 21 h.Le Nouveau Théâtre Expérimental et la Ligue Nationale d’improvisation présentent La Série de la Décennie ?le 14 de lOh à 17h : Collecte de sang de la Caisse populaire Place Desjardins.?le 15 à 15h : La Volière.Danse moderne et classique.’ ?le 16 à 15h : La famille Fettucini avec Animagique.à 19het 20h: Marie-Josée Simard.percussionniste-soliste ?le 17 à 15h : Musique folklorique avec la Bande à Baptiste.?le 17 â 21 h : VENDREDI DE LA PLEINE LUNE AVEC JEAN-PIERRE FERLAND.Suivi d'une danse populaire.?le 18 à 13h et 15h : Journée des enfants Spectacle de L'Aubergine de la Macédoine.Toute la semaine : Expo-animation par les différents Intervenants du Mouvement Desjardins incluant le mini-musée Alphonse Desjardins.pas oublié le passé.Élevée par une mère princesse et un pere anonyme sous le portrait de Staline, elle apprivoisa tôt sa différence.Refusée trois fois à l’École d’art dramatique, elle s’enrôla au lycée de musique à la faculté de chant lyrique.Les maîtres tombèrent amoureux de la wagnérienne maigre à la voix ae sirène et l’envoyèrent à l’opéra de Berlin.C’est là qu’Ana comprit qu’elle ne voulait pas être chanteuse d’opéra mais actrice, et star de cinéma.Gene Harlow, Greta Garbo, Marlène Dietrich, rien n’était trop beau pour elle.En attendant, son heure elle dut cependant se contenter de rôles médiocres dans de mauvais films.Elle fit ses classes au cinéma allemand, retourna en Pologne et devint une grande vedette dans un petit pays.Tout allait pour le mieux pour elle jusqu’au jour où elle accepta de jouer dans un film que Carole Laure venait de décliner, Sweet Movie de Makavegev.Les autorités de son pays prirent mal la chose et jugèrent le film anti-soviétique à cause de la présence d’une petite souris portant le nom de Leonid.Ana fut inscrite sur la liste noire et mise au rancart.Elle protesta: je suis une vraie communiste parce que justement je n’appartiens à aucun parti et à aucun pouvoir.Le pouvoir n'est pas communiste, il est impérialiste».Elle quitta finalement son pays pour la France tout en poursuivant sa carrière de comédienne.Peu importe où j’habite, dit-elle, mon pays, ma famille ce sont mon mari, mes enfants, mes amis, je n’ai pas besoin de voir les paysages de la Pologne pour continuer à être profondément polonaise.» À Paris, Ana fut engagée au Théâtre Gérard Philippe.Entre les représentations sérieuses, on lui demanda de monter un petit spectacle de cabaret.De peine et de misère, elle récupéra deux pianos, sortit les vieilles chansons de sa mère, la chanson préférée de Staline, les mêla avec des chansons de Moustaki et Ana Prucnal a conquis Paris avec un petit spectacle de Cabaret.(Photo Jacques Grenier) des chansons de Kurt Weill et Bertolt Brecht.Elle n’avait pas prévu que cet interlude de cabaret allait faire des ravages à travers le tout Paris et faire d’elle la sensation de l’heure.Même l’indélogeable Fellini accourut la voir et lui offrit un rôle aux côtés de Marcello Mastroiani dans La cité des femmes.Un an plus tard, celle que l’on compare volontiers à Edith Piaf, Liza Minnelli et Nina Hagen, préfère saluer Jacques Brel son maître à penser et Georges Moustaki, son ami.Elle a déjà un pied du côté du showbizz et un autre qui refuse de quitter le théâtre par choix et parce qu’elle est une «intellectuelle et non pas une artiste de variétés».Avec sa passion pour les fleuves, sa fascination pour l’écriture et sa fidélité à son mari qui apporte le calme à son mauvais caractère, Ana a l’air d’une fille partie pour la gloire.Après une brève tournée de promotion à Montréal, elle reviendra en février pour deux lundis au TNM.Elle se souvient d’être venue à Montréal il y a 15 ans avec une troupe de théâtre polonais.Le voyage en bateau dura dix jours et Ana a encore dans la bouche le goût sucré de son premier Coca-Cola.Aujourd’hui le Coca-Cola est passé de mode mais on dit qu’à la place la vodka va bientôt faire des ravages.SAUVE sen1 QU! PEÿT - îh 15 18:00 LA VIE [9:45 - ?I :30 ' mon' BASIIAIRF 1 PRIX DE LA CRITIQUE INTERNATIONALE mi k , TOUS CANNES 1980 ¦t, LA SEM.: 12.30 -5.00- 7.20-9.40 avec la collaboration du Prof.HENRI LABORIT ST DENIS STI CATHERINt 208 211b une euphorique Hj j poursuite de la liberté.un film d ALAIN TANNER Gurd/ieff A la recherche de la connaissance de soi •am.RENCONTRES AVEC DES HOMMES Afghanistan REMARQUABLES 12:15 - 14:25 - 16:35 18:45 - 20:55 imtiinidi FRANCESCO ROSI par Na'thalie Petrowski Le disque semble appartenir à une autre époque.La voix qui module ses éclats mais ne modère pas ses transports, semble venir d’un autre monde.Tandis que deux.pia-nos grondent et mitraillent la musique, des images floues surgissent du grammophone poussiéreux.On pense tout de suite au charme de la Vieille Europe, aux fenêtres givrées des cafes, à la fumée d’une cigarette qui s’enlace autour des Petites lampes en porcelaine in pense au soir qui tombe et à la vapeur bleue qui attend à la porte du cabaret de la dernière chance.On pense à Ana Prucnal, petite polonaise aux cheveux de blé, petit bout de femme qui roule ses «r» comme on roule ses manches et qui monte sur scène sans préciser si elle est chanteuse ou comédienne.On se tait pour l’écouter jouer ses chansons et chanter sa vie.Sa voix n’est rien d’autre qu’un immense et retentissant cri qui nous sort de notre rêverie et nous parle des pays où l’on ne peut entrer qu’avec des passeports clandestins.Ana chante et les verres de vodka volent aux éclats.Elle chante; les chiens aboient, les villes brûlent.«Je suis une communiste sans parti et sans patrie» crie-t-elle du fond de son exil.«J’aime la vie, j’aime la fête, j’aime rire à pleine gorge, j’aime pleurer sur nos défaites et ma boisson est le grain d’orge.Je ne veux plus qu’on m’exhibe comme une carte d’identité.Être le printemps et l’exil, ça suffira d’avoir été.» Les choses vont mal dans le pays d’Ana.C’est elle-même qui en parle avant qu’on ait le temps de lui poser la question.Elle en parle comme pour conjurer le mauvais sort qui l’a fait quitter sa douce Pologne il y a dix ans, par amour et par inadvertance.Ana n’a 12:45 -118:45 14:45 -20:45 16:45 MU RUt ST DIMS 846 127?S| Ë GIAN MARIA VOLONTE ENTRÉE LIBRE À TOUTES CES ACTIVITÉS le Complexe Desjardins La deuxième saison de la télé française au Québec par Clément Trudel La télévision française au Québec (TVFQ -99) qui présentera chaque semaine, pour une deuxième année, près de 100 heures d’émissions provenant des trois chaînes françaises, touchait (mai 1980) régulièrement 115,000 foyers québécois dont 1 écouté moyenne de cette antenne était de quatre heures et demie par semaine.De temps en temps, selon une analyse-maison fondée sur 450 questionnaires autorisant une extrapolation, 300,000 autres foyers québécois viennent grossir l’auditoire de ces émissions sélectionnées dans un esprit de «complémentarité», a déclaré hier le pdg de la Sette, compagnie qui gère TVFQ-99, M.Réjean Myre.Cette antenne n’entend pas répondre à des besoins dictés par les cotes d’écoute, ajoute toutefois M.Myre qui, en comparant la grille-horaire de la semaine prochaine à TVFQ, à TVA, à Radio-Québec et à Radio-Canada, arrive presque toujours à établir qu’il existe un choix additionnel de qualité à TVFQ.C’est dire que le téléspectateur ayant un champ particulier d’intérêt ne se sent pas coincé dans un dilemme: l’exception serait, le vendredi soir, d’avoir à choisir entre Science-Réalité (Radio-Canada) et un Dossier que TVFQ peut diffuser (souvent sur un thème médical, comme la chirurgie plastique ou la schizophrémie).Pour TVFQ, la grille est partagée en six grandes familles d’émissions: emissions-jeunesse; variétés; dramatiques; documentaires; sport et finalement les actualités-quiz-talk-shows.Même s’il existe un décalage de trois à quatre semaines entre l’émission qu’un Français a pu voir à son poste et la télemis-sion transmise en territoire québécois, les amateurs de littérature seront choyés (en différé) avec «La rage de lire» (22 h, mercredi) et Apostrophes, les dimanches soirs.Chaque jeudi à 20 h, le téléspectateur a rendez-vous au théâtre où l’on donnera no- l___________________________________________ tamment Bérénice (Racine); Torque -mada (Victor Hugo) et Sara.L’actualité politique française et internationale est présentée dans L'enjeu ou L’événement (les jeudis) ainsi que dans Le grand débat (mardi soir, 22 h) touchant les grands thèmes des élections de 1981, en France, et Cartes sur table (le mardi également).Le samedi, de 20 h à 23 h, se déroule une «soirée culturelle» pouvant émaner des Dossiers de l’écran ou passant par Le grand échiquier qui livrera le pensée et les goûts d’un Maurice Genevoix, mort peu apres l’enregistrement de l’émission où l’animateur Jacgues Chancel tentera chaque semaine de repondre aux fantaisies de son invité: Enrico Macias (25 octobre); Julien Clerc; Nicole Croisille, qui convie Félix Leclerc au rendez-vous; Raoul Duguay; Brassens; Bécaud, etc.Un autre «échiquier» spécial portera sur la Yougoslavie vécue en musique.Les jeunes ont 45 minutes réservées à 17 h chaque jour, sauf les dimanches où Féminin présent prend plus de deux heures d’antenne, nu lundi au vendredi, à 17 h, c’est «Aujourd'hui madame».On note la présence discrète d’émissions sportives: une heure de Téléfoot (soccer), le lundi soir, et Événements sportifs de 18 h à 20 h, le samedi.Les extraits d’émissions de variétés présentés en montage sur cassette donnaient hier souvent l’impression d’un attrait démesuré envers les shows à l’américaine; là comme ailleurs il faudra juger l’ensemble de la saison, mais il faut s’étonner qu’une entente France-Québec nous vaille des épisodes recuits de Village People, groupe pour le moins insipide.En 24 épisodes nous sera servie les lundis une Histoire de France.TVFQ promet des surprises en cours d’année, consistant peut-être en délais plus courts entre la diffusion en France et la présentation de certains types de programmes aux Québécois.dÆuutêxtéûtïZ SEM.: 7.00-9.20 SAM -OIM.: 2.15 - 4.30 - 7.00 • 9.20 le DAUPHII1 1 BEAUBIEN PUES 0 IBERVILLE 121 6060 rpojü TU ’'J 1 ORIMAK présente Une Production ANDREW BRAUNSBKRG ’ PETER SELLERS -SHIRLEY MacLAINE dans Un hlm de HAI ASHBY “ BIENVENUE MISTER CHANCE ” (BEING THERE) i ?v y i.uiiTo SEM 6.30 - 9.00 SAM.-OiM.: 1.35 CREmAZIE 4 05 6.30 - 9.00 S! DENIS CREMAZIE 388 42)0 Le charme slave d’Ana Prucnal AGNANT “PREMIER PRIX’’ MOSCOU ÉLECTION OFFICIELLE CANNES ’79 POUR TOUS Le Devoir, Jeudi 16 octobre 1980 ¦ 29 «Nos racines» Une encyclopédie à succès par Clément Trudel «L’histoire vivante des Québécois», qui comprendra 120 fascicules retraçant Nos racines, une fois complétée — le numéro 30 est en vente dans quelque 6,000 points de vente — connaît d’ores et déjà un succès qui fait la preuve du vide qui existait auparavant, de l'absence d’une vraie «encyclopédie» québécoise Le fait ne peut que réjouir Yves Moquin, directeur général des Éditions Transmo, associées à Robert Laffont dans cette aventure où le prêt destiné au démarrage ($245,000 provenant de la SODIC) a pu être remboursé trois mois avant l'échéance prévue.Le tirage initial avait été de 130,000; on en vendit 85,000.Déjà, environ 1,000 écoles ou bibliothèques municipales sont abonnées et la vente moyenne des fascicules se sta-bilise autour de 35,000 exemplaires, selon le directeur général.Du plan quinquennal arrêté au départ, on peut maintenant passer à l'étape de la publication de l'encyclopédie à proprement parler: 24 volumes au total.Plus tard viendra la diffusion d'une série de volumes reliés, à la façon des séries de Time-Life.La genèse de Nos racines tient dans la constitution d'une banque de données, responsabilité de Marie-Josée Beaudoin qui s'adjoignit les historiens Jacques Lacour-sière et Hélène-Andrée Bizier pour les recherches et la rédaction.L'iconographie fut confiée à une équipe de six personnes.Le groupe a sans cesse recours à des historiens-conseil et se dit fier de pouvoir, sur quelque 3,000 illustrations, publier des «inédits», telles ces cartes de Trois-Rivières, Montréal et Québec commandées par le Roi de France en 1720 et retrouvées chez un collectionneur de Chicago.La formule a plu à la Société des professeurs d’histoire du Québec qui, lors de son congrès la semaine prochaine à Québec, a invité M.Lacour-sière.celui qui s'obstine à faire aimer notre histoire en s'aidant des faits et gestes quotidiens, à lui parler de la Banque de documentation de Nos racines: comment se finance-t-elle et comment arrive-t-on à en sélectionner les éléments les plus percutants?Au rythme de trois fascicules en quinze jours, l’équipe de rédaction souffle à peine, ce qui peut expliquer quelques erreurs syntaxiques dans les légendes.A compter du 32ième fascicule, cette histoire pourra s’enrichir des «coupures de presse» d’époque.Cette histoire vulgarisée tempère quelque peu les «hagiographies» faites de quelques-uns des découvreurs ou administrateurs de la Nouvelle-Écosse; éclaire, comme rarement les historiens avaient pu le faire, les conditions pénibles des traversées de l’Atlantique (il fallait parfois rentrer à La Rochelle quand le bâtiment faisait eau).Malgré la rigueur des édits, le menu peuple apparaît gouailleur, moins prude que les historiens traditionnels n’ont voulu l’admettre.La vie sous l’Ancien Régime est rude, la concurrence pousse les nouveaux arrivés à jouer de ruse et d’astuce pour survivre.Les 120 familles dont l’arbre généalogique est à grand traits esquissées fleurent bon le terroir et le ton demeure la plupart du temps accrocheur (le fascicule 12 s'intitule «Au royaume de la zizanie»).Cette histoire est généreusement parsemee d’intrigues, de rêves démesurés et ae décisions administratives sans appel.que la vie quotidienne se chargeait de relativiser.Voilà une équipe qui prend le parti de dépoussiérer l'histoire et qui ne craint pas d’aller à rebours des démentis officiels des 60 lignes annalistes sur certains «potins» expliquant la vraie nature des Grands d'une ère où les arbres masquaient «nos racines».Le premier «grand concert» de l’OSM Kremer est «un» bon violoniste par Gilles Potvin Les séries de l’Orchestre symphonique de Montréal commencent cette année à rebours.Après les Concerts du Maurier et les Concerts gala qui ont débuté le mois dernier, c’était mardi soir, à la salle Wilfrid-Pelletier, l’inauguration de la série principale, les Grands concerts, au nombre de 12 cette saison.Pour assurer à ce premier concert l’éclat qu’il convient, Charles Dutoit avait réuni trois éléments: la Symphonie no 1, en ré majeur, de Mahler, la présence d’un soliste exceptionnel avec le violoniste Gidon Kremer et la création d’une oeuvre québécoise, Orion, de Claude Vivier.À cause de ses dimensions comme de son effectif instrumental, la Symphonie no 1 de Mahler retient fatalement toujours la première attention, nonobstant le reste d’un programme.Cette immense symphonie s'inscrit dans l’histoire de la Place des Arts car 'elle fut jouée sous la direction de Zubin Mehta lors du concert inaugural dans ce qui s'appelait alors la Grande Salle.C’est toutefois feu Josef Krips qui l’avait dirigée ici pour la première fois avec l’OSM, à la salle du Plateau, en novembre 1957.Par la suite, elle fut reprise par tous les directeurs artistiques de l’OSM: Igor Markevitch, Zubin Mehta, Franz-Paul Decker, Rafael Frünbeck de Burgos et, maintenant, Charles Dutoit.Cette symphonie «titanes-ue» est le fruit des efforts ’un jeune, compositeur de moins de trente ans, ambitieux et déterminé, d’une ima- - - ' AUJOURD’HUI LE DEVOIR « vous offrent la chance de gagner un des 40 laissez-passer doubles pour assister à PAvant-Première du nouveau film de BERTRAND TAVERNIER avec ROM Y SCHNEIDER LA MORT EN DIRECT le jeudi 23 octobre à 20h30 au cinéma Le Dauphin composez 845 0111 entre 15 et 16 heures seulement (qn laissez-passer par famille) Il est inutile d'appeler avant l'heure mentionnée, les circuits seront débranchés Les gagnants n’auront qu'à se présenter à la réception des Films Mutuels, 225est,rue Roy, 2è.étage, les jours ouvrables entre 9h et 17h.• Pour être parmi les gagnants, vous devez répondre à cette question.Nommez une voix entendue sur les ondes de CIEL-MF.¦ Le concours se termine le vendredi 17octobre à 16h ¦ Les droits en vertu de la loi sur les concours publicitaires ont été payés.¦ Un litige quant à la conduite et l'attribution d'un prix de ce concours publicitaire peut être soumis à la Régie des Loteries et Courses du Québec.gination débordante et en possession d’un génie orchestral peu commun.Il y a en effet un peu de tout dans cette fresque grandiose mais parfois désordonnée: chants a’oiseaux, airs de folklore, danses paysannes, évocations de salles de garnison et de cabarets, marche funèbre inspirée du canon Frères Jacques et, comme finale, un gigantesque morceau tumultueux et orgiaque où l'influence de Liszt et de Berlioz est manifeste.Pour couronner son oeuvre, Mahler ramène ses principaux motifs en une éclatante péroraison qui s’achève par des fanfares triomphantes avec les sept cors debout, pavillons en l’air.L’énergie requise pour la direction et l’exécution d’une telle oeuvre n’a pas manqué mardi.Charles a démontré qu’il était pleinement maître de sa partition et il a transmis ses directives avec précision et clarté, obtenant de ses instrumentistes un rendement exceptionnel à tous les points de vue.Tout en soignant les détails, il a offert de l’oeuvre une conception parfaitement intégrée, ce qui n’est pas facile en raison de son caractère kaléidoscopique.Aujourd’hui âgé de 33 ans, le violoniste soviétique Gidon Kremer poursuit une fulgurante carrière, stimulée par un verdict du chef d’orchestre Herbert von Karajan qui a déclaré qu’il était «le plus grand violoniste du monde».Même venant de si haut, une telle opinion laisse perplexe car il faudrait alors que le célèbre maestro nous révélé qui, à ses yeux, est le plus grand pianiste, le plus grand violoncelliste, etc.Disons plutôt que Gidon Kremer est un grand violoniste et il l’a prouve sans conteste mardi.Malgré un comportement étrange, son ieu subtil et raffiné, cultivant les constrastes, sa technique flamboyante, d’une précision tranchante, tout comme sa chaude sonorité ont fait la conquête de tous.Mais la perfection absolue n’est pas de ce monde et il y a eu de légères défaillances ici et là, notamment dans Texécuüon des sons harmoniques.Mais le caractère rhapsodique et nostalgique de l’oeuvre a été mis en * valeur de façon exceptionnelle par un virtuose et un artiste de tout premier plant.INSTITUTION THÉÂTRALE EL GALPOK fie I nrugtiay présente PEDRO Y ELCAPITAN.Jeudi 16 oci:i9h30 VOCES DI AMOR Y LUCHA.Vendredi 17oct.19h30 UoiW'MteduOuetm «Montreal «aHeMarie Qenn léjow psv.Non Judith J**rmn Oise™»* M» w Cxxwt» iMSuéxMr.w » Hwxwér « m >v> ¦ïV®’ / / ?i • «r* SSA * MWr/ï'W;c;/'
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.