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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 2 juin 1980
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1980-06-02, Collections de BAnQ.

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( Vol.LXXI la metéo: Nuageux avec quelques averses et risques d’orages.Vents modérés par moments.Maximum de 20 à 23.Aperçu pour mardi: nuageux.Montréal, lundi 2 juin 1980 25 CENTS LA RÉFORME EN QUESTION 1 Un pays à la recherche d’un État par Michel Vastel OTTAWA — Si Pierre Trudeau se contentait de vendre l’idée qu’il se fait de son pays il aurait de fortes chances de passer à l’histoire comme le John A.MacDonald du vingtième siècle.Là où il a toujours échoué c’est lorsqu’il a voulu imposer son idée de l’Etat.Le Canada de Pierre Trudeau, tel qu’il le définissait dès 1969, c’est «un peuple libre dans une société libre, un pays qui est caractérisé par une riche diversité linguistique, culturelle et régionale; une société qui est orientée vers le plein épanouissement de l’individu; enfin un pays où le Canadien ne considère pas r État comme un simple instrument devant servir ses propres intérêts mais plutôt comme un moyen frâce auquel il peut contribuer au ien-être de ses concitoyens).) «Cela exige que la Constitution maintienne le caractère fédéral de notre pays.Le fédéralisme a été conçu afin de permettre la croissance et l’épanouissement d’une diversité au sein d’un pays fort et uni».Personne n’a vraiment contesté cette liste de vertus pratiquées depuis 113 ans par les Canadiens.Pas même le Québec du 20 mai 1980.Lorsque le premier ministre a de nouveau évoqué sa vision du Canada en avril, à l’ouverture du Parlement fédéral, loin de se faire bousculer, il a été plutôt bien reçu dans l’ensemble du pays.Il y a même un signe plus tangible «je l’écho qu'éveille chez une majorité de Canadiens, cette vision du pays: c’est l’accueil qu’ils réservent, depuis plus de trois ans, à Jean Chrétien.Même si son langage, plus rude que celui de Pierre Trudeau, fait la risée des intellectuels du Québec, il n’empêche que bien avant le début de la campagne référendaire M.Chrétien avait commencé à faire applaudir, d’un bout à l’autre du pays, la vision du Canada qu’exprime, en d’autres termes, M.Pierre Trudeau.Lorsque le député de Shawinigan, dès 1977, électrisait littéralement des foules au Québec en exaltant son appartenance au Canada, qu’il rappelait son droit de propriété sur les Rocheuses, les sables bitumineux de l’Alberta, la riche Ontario et les petits poissons de l’Atlantique, M.Chrétien exprimait, à sa maniéré bien particulière, la vision que Trudeau lui-même s’est toujours fait de son pays.Et lorsque le même Jean Chrétien recevait une ovation debout d’une pleine salle de pétroliers à Calgary, en plein coeur de la soi-disant «séparatiste Alberta», il se conduisait en véritable fils spirituel du premier ministre libéral.Si l’exercice constitutionnel qui Voir page 18: La réforme Les écoles ouvertes ce matin LaCECM mise en tutelle pour deux jours par Jean-Claude Picard et Gilles Provost j POINTE-AU-PIC — Le gouvernement du Québec a décidé hier de mettre en tutelle la Commission des écoles catholiques de Montréal afin de mettre un terme au conflit qui paralysait depuis quinze jours les écoles de la métropole.«Nous espérons que les écoles pourrons ouvrir dès lundi, de dire hier le ministre de l'Education, M.Jacques-Yvan Morin, alors qu’il rendait publique la décision prise quelques minutes plus tôt par le conseil des ministres actuellement réuni en séance spéciale à Pointe-au-Pic.L'administrateur de cette tutelle sera M Jean-Guy Duchesne, un consultant en relations de travail spécialisé dans les affaires de l'éducation.Son mandat, limité à deux jours, consiste essentiellement à singer au nom de la CECM, une convention collective avec les membres de l’Alliance des professeurs de Montréal, en grève depuis le 16 mai dernier.La décision du gouvernement fait suite à une enquête spéciale menée au cours des derniers jours par Me Lucien Bouchard, sur les raisons qui empêchent la signature de cette convention collective, après que les étapes habituelles de la conciliation et de la médiation eurent été franchies.M.Bourchard était présent hier à la séance du conseil des ministres, pour remettre en mains propres son rapoort préliminaire.Faisant état du fait que l’Alliance avait accepté le rapport de médiation, M.Bourchard estime que les dirigeants actuels de la CECM «ont abordé cette négociation avec intransigenance et qu’ils sont impuissantes à y mettre fin».L’enquêteur spécial suggère donc au gouvernement la mise en tutelle de la commission et l’intervention d’un tiers qui aurait pour mandat de s’entendre avec les enseignants sur la base du rapport du médiateur Yvan Blain.Voilà justement la décision qu'a annoncée hier M.Morin, en souhaitant que les contacts engagés au cours de l’après-midi avec les dirigeants de l'Alliance, permet-• tent de rouvrir les écoles dès aujourd’hui.«Il n’y avait pas d'autres solutions que la mise en tutelle», de dire M.Morin, en soulignant que le rapport de Me Bouchard fait clairement porter la responsabilité du conflit aux dirigeants de la CECM.; Le premier ministre du Québec.M René Lévesque, en tenue estivale, à son arrivée au Manoir Richelieu de Pointe-au-Pic, où débutait hier une réunion de son conseil des ministres.À ses côtés, le ministre de la Justice.M.Marc-André Bédard.(Photolaser CP) ' Les dirigeants de l’Alliance ont aussi expliqué à leurs membres que le gouvernement avait volontairement repoussé jusqu’en soirée l’annonce de l’identité du nouvel administrateur de la CECM, M.Jean-Guy Duchesne, pour qu’il soit pratiquement impossible a la commission des ecoles catholiques de Montréal d’obtenir une injonction contre la tutelle avant que les professeurs puissent endosser l’entente de principe et mettre fin à leur grève.La décision du gouvernement, annoncée hier à Pointe-au-Pic; fait suite à une enquête spéciale menee ces derniers jours par Me Lucien Bouchard.Ce dernier avait mandat de découvrir pourquoi les négociations s’éternisaient, il avait aussi pouvoir de recommander la tutelle le cas échéant.M.Bouchard a même obtenu samedi que la CECM change son équipe de négociation et qu’elle y place plusieurs représentants du gouvernement.C’est avec cette nouvelle équipe de négociation qu'a été conclue l'entente de principe d’hier matin.M.Bouchard a expliqué hier au Conseil des ministres que les dirigeants actuels de la CECM «ont abordé cette négociation avec intransigeance et qu’ils sont impuissants à y mettre fin.» Toutes les écoles de la CECM seront ouvertes aujourd’hui après dix jours de grève.En effet, le gouvernement du Québec a décidé hier ae mettre en tutelle la CECM pendant deux jours, le temps de signer avec les enseignants une nouvelle convention collective sur la base de l’entente de principe et du protocole de retour au travail conclus avec eux hier matin.Cette entente de principe entre le gouvernement et les négociateurs syndicaux a été endossée hier soir à 76% par l’assemblée générale de l’Alliance des professeurs de Montréal tandis qu'elle était toujours refusée par les commissaires élus de la CECM.Cette nouvelle convention collective reprend le contenu du rapport de médiation soumis aux deux parties la semaine dernière et que la CECM avait déjà refusé.À cela s’ajoute un protocole ae retour au travail qui prévoit que les étudiants pourront bénéficier de vingt heures supplémentaires de cours, d’encadrement ou de récupération d’ici au 20 juin Voir page 18: La CECM VHMMMHMHHWH HiWiWM Cambodge, voyage au bout du désastre 3 L’occupation par Roland-Pierre Paringaux Le Monde HN0M-PENH — «Le plus grave fut que ces conspirations, ces meurtres et parfois ces massacres collectifs, autorisèrent les Vietnamiens à s'immiscer, de plus en plus dans les affaires intérieures du Cambodge et à se faire payer, f»ar l’abandon de provinces, le prix de eur intervention (.) les Vietnamiens tirèrent parti de tous les embarras suscités par un monarque versatile et velléitaire qui abdiquait, prétendument pour être en contact plus direct avec son peuple, mais qui ressaisissait presque aussitôt le pouvoir pour satisfaire sa vanité et qui croyait assurer son indépendance en faisant tantôt le jeu des Vietnamiens contre les Siamois, tantôt celui des Siamois contre les Vietnamiens.Finalement, il devra s’engager à payer au roi de Hué un tribut régulier (convention de 1688) et en 1700 à lui abandonner les provinces de Saigon, Bien-Hoa et Baria qui seront aussitôt divisées en districts placés sous les ordres de mandarins vietnamiens.(1)», Saisissante analogie qui donne à réfléchir, surtout aux Knmers.Trois siècles plus tôt.le Vietnam «libérait» déjà le Cambodge et, dans cet extrait, quel lecteur non averti n’a pas imaginé, dès les premières lignes, des protagonistes contemporains: les Khmers rouges, l'armée de Hanoï, la Thaïlande, le prince Sihanouk C’étaient déjà des mêmes jeux guerriers,les mêmes appétits.Us n’ont jamais disparu, pas plus entre le Cambodge et le Vietnam, qu’entre la Thaïlande et le Cambodge ou même le Vietnam et la Chine.Poids de l’histoire, dettes de sang, espaces vitaux.Ce qui se passe aujourd'hui est-il différent?N'assiste-t-on pas sous couvert d'une dialectique plus subtile, à la poursuite de la coulée historique vietnamienne vers le sud et vers l'ouest, un phénomène qui a conduit à l'absorption du Kampuchéa-Krom (l’actuel delta du Mékong) et qui n'a pas cessé de hanter les dirigeants cambodgiens depuis un siècle?Ils ne sont jamais parvenus à obtenir du Vietnam la garantie de leurs frontières.A ces questions, qui prennent souvent l'allure a'un procès d intention à leur égard, les Vietnamiens répondent volontiers Ils affirment être venus «libérer» les Cambodgiens d’un «génocide» Appelés de l’intérieur par un régime qu'ils ont mis en place une semaine après leur entrée à Phrtom-Penh, ils ont prêté main-forte (comme au Vietnam du Sud en 1975) à un «soulèvement populaire» contre les bourreaux.Ils ont, du même coup, accompli leur «devoir sacré de solidarité internationaliste et prolétarienne».A ceux qui rappellent l’histoire, ils opposent une différqpce de fond, sinon une forme, entre le comportement passé des Féodaux vietnamiens et celui, actuel, de leur république socialiste, fondée sur le «respect de l'indépendance et de la souveraineté des nations».Un retrait éventuel de leurs troupes dépendra, disent-ils, de l’extinction de la résistance des Khmers rouges, de la cessation de la «menace chinoise» et du degré de normalisation politique et économique au Cambodge.On rappelle, à ce propos, les précédents de la Hongrie (1956) et de la Tchécoslovaquie (1968).C’est la thèse soviétique de la «souveraineté limitée».Ceux qui ne sont pas convaincus par ces arguments soulignent que les dirigeants de Hanoï connaissaient parfaitement, et Voir page 18: Voyage Le pape interpelle l’Église de France Paris (d’après AFP et AP) — «France, fille aînée de l’Égüse, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême?» a interpellé le pape Jean-Raul II hier dans un homélie prononcée à la messe de la Sainte-Trinite.v Cette cérémonie, point culminant de son voyage en France, s’est déroulée en présence de 500,000 fidèles sur le terrain d’aviation du Bourget, en banlieue parisienne.Le temps maussade a replie devant leur appareil de télévision les quelque 500,000 autres participants que l’on attendait à cet événement grandiose.Après avoir retracé «les voies missionnaires de la signification du baptême», le souverain pontife qui en était à sa troisième journée de séjour en terre française, s’est interrogé sur les vertus du , progrès, lesquelles peuvent conduire à l’auto-destruction de l’homme, a-t-il souligné.Puis il a terminé son sermon en disant: «Permettez-moi de vous interroger: France, fille ainée de l’Eglise, es-tu fidèle à ton bâptême?(.) Es-tu fidèle, pour le bien de l’homme, à l’alliance avec la sagesse éternelle?Pardonnez-moi cette question, a-t-il ajouté.Je l’ai posée par sollicitude pour 1 Église dont je suis le premier prêtre et le premier serviteur, et par amour pour l’homme dont la grandeur définitive est en Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit.» Après la messe, le distingué visiteur a rencontré les évêques de France réunis au grand séminaire d’Issv-les-Moulineaux, près de Paris.Pour la premiere fois depuis son arrivée en France vendredi, le pape a évoqué les deux tendances apparues apres le concile: «progressisme» et «intégrisme», interprétations de Vatican II qui, a-t-il précise! ne correspondent pas à son magistère authentique.Les uns, a dit le souverain pontife, sont impatients d’adapter même le contenu de la foi, l’éthique chrétienne, la liturgie, l’organisation ecclésiale aux changements des mentalités, aux requêtes du «monde», sans tenir compte suffisamment, non seulement du sens commun des fidèles désorientés, mais de l’essentiel de la foi.Les autres, relevant de tels abus que nous sommes les premiers à réprouver et corriger, s’enferment dans une période donnée de l'Eglise, à un stade de formulation théologiaue ou d’expression liturgique dont ils font un «absolu» en craignant les questions nouvelles, sans admettre en definitive que l’esprit de Dieu est à l’oeuvre aujourd’hui dans l’Église.Jean-Paul II a mis les évêques français en garde contre une autre menace intérieure à l’Église et qui consiste à vouloir «se conformer au monde» dans son as-Voir page 18: Jean-Paul II .«ill L’air légèrement las, le pape Jean-Paul Il s’appuie à un crucifix lors d'une des nombreuses cérémonies qui ponctuent son séjour dans la capitale française.(Photolaser CP) week-end sportif TJ "V* ¦km» 'jytiliti mmzMmmt vmmmmwm Trop forts ces Bulgares Les Bulgares ont été couronnés grands vainqueurs des Championnats du monde juniors d’haltérophilie, qui ont pris fin ce week-end au centre Pierre-Charbonneau.En l’emportant de façon décisive, les Bulgares ont ainsi délogé leurs «grands frères» soviétiques de la plus haute marche du podium grâce.surtout, à une meilleure préparation et aussi à une meilleure stratégie.Le Canada a pour sa part atteint son objectif en terminant au huitième rang, devant les Américains.— page 11 Les Expos en 12 manches Les Expos de Montréal ont défait hier les Cards de St-Louis 7-6.en 12 manches, malgré l’absence de trois joueurs réguliers.Ellis Valentine, Larry Parrish et Gary Carter.Valentine, qui a été blessé vendredi, a accompagné ses coéquipiers à Montréal où il subira une intervention chirurgicale à la joue.Warren Cromartie a produit le point vainqueur en poussant au marbre Andre Dawson, auteur de quatre coups sûrs, dont trois doubles.Stan Bahnsen, en relève.a mérité la victoire.— page 10 ¦ Le leadership de Joe Clark sera soumis au test d’un congrès en février 1981.— page 3 ¦ Retardé par la grève des permanents, la CSN ajourne son congrès à l’au-.tomne.— page 5 ¦ Rue Saint-Laurent: où la corvée du marché devient une aventure internationale.— page 12 ¦ La Cuisine rouge: quand les Yvettes vont en enfer.— page 13 m Les francophones à Ottawa: un éditorial de Lise Bissonnette.— page 16 /Ticmun 062138 O 250 000» 62138 25 000» 2138 250» | Tirage: 304 138 50» Gros lots de 2J5 000* f 835528 —\ 434589 171332 é Numéros non décomposables HTr®®®ŒX3) 2 FAÇONS DI GAGNER 2 500* 0 2 8 8 1 x X 0 2 8 8 1 "sf ©©dXD 3 FAÇONS DI GAGNER 2509 5 5 8 1 x x X 5 5 8 1 X X X 5 5 8 1 N::ï° ®®® 4 FAÇONS DE GAGNE).509 6 1 8 X X X X 6 1 8 X X X X 6 1 8 X X X X 6 1 8 Les billets gagnants de 250 $ et 50 $ sont encaissables à toute succursale de la Banque Nationale AGNANT 0 I 2 B Le Devoir, lundi 2 juin 1980 Les îles de Mingan: gn an de retard ;trimoine m ¥< LE projet d'animation et d'interprétation de l'arrondissement naturel des îles de Mingan.dans le golfe Saint-Laurent, a pris une bonne année de retard.Après plusieurs mois d'étude.le ministère des Travaux publics et des Approvisonne-ments a renoncé a un projet intégré d'aménagement des services du gouvernement québécois dans l'un des immeubles anciens situés sur le quai de Havre-Saint-Pierre.Le dossier revient donc au ministère des Affaires culturelles dans l'état où il se trouvait, l'an dernier, au moment où la Direction générale du patrimoine avait présenté, avec le concours de l'Office de planification et de développement du Québec (OPDQ).un projet d'animation et d'interprétation de l'arrondissement naturel L’an dernier, le ministère des Affaires culturelles avait, après s'être entendu avec l'administration municipale et les divers groupes de citoyens, mis au point un projet d'acquisition.de réhabilitation d un immeuble et d'animation.On prévoyait dépenser $73,500 provenant du budget du ministère des Affaires culturelles et un peu plus de $100,000 provenant du fonds de développement régional de 10PDQ.Le Conseil du Trésor avait refusé ce projet et avait confié au ministère des Travaux publics et des Approvisionnements la tâche ae reprendre à son compte l'intervention du gouvernement québécois en intégrant dans l'immeuble visé plusieurs services.Le ministère des Travaux publics et des approvisionnements s'est retiré, son projet étant plus coûteux que celui proposé par le ministère des Affaires culturelles.Pendant tout ce temps, les groupes de citoyens de Havre-Saint-Pierre.qui avaient déjà beaucoup fait pour la sauvegarde de l'archipel de Mingan, ont attendu, espéré, préparé de leur côté quelques projets de mise en valeur.Ils n'ont reçu qu'un petit dépliant explicatif sur les beautés naturelles des îles.Le ministère des Affaires culturelles prépare un nouveau projet d'animation, plus modeste que le premier, en attendant des gestes plus significatifs provenant des travaux d'un comité interministériel chargés de coordonner les ministères et agences du gouvernement québécois.L'intervention du gouvernement québécois, si bien inspirée soit-elle, laisse toutefois, parmi les groupes de citoyens, une impression de frustration.Le fait de songer à convertir un éventuel centre d’interprétation.animé et administré Par des gens de Havre-Saint-'ierre, en un immeuble abritant des services gouvernementaux a été perçu comme un détournement de la volonté locale.Le comité interministériel se préoccupe des ministères et des agneces du gouvernement québécois, pas nécessairement des gestes et des objectifs locaux.Ainsi, récemment, il a commandé un inventaire de la flore à une firme privée précisément au moment où la Société d'aménagement de l'archipel de Mingan entrepre- - ' - v P» frv .WfÜffilL.JL - :“".ï ¦ ¦ Y Lis: N' S: .nait des démarches pour son projet d'un centre écologique sur l'une des îles avec le concours de spécialistes de l’Université Laval.La Direction générale du patrimoine a jugé ce projet prématuré et a refusé de le recommander au comité inter ministériel, mettant ainsi en réserve une initiative locale.La consultation et l’intervention de la population locale ne sont prévues que dans des phases ultérieures de préparation du plan d'aménagement d'ensemble de l’archipel.En attendant la conclusion des travaux du comité interministériel.la population demeure dans l’attente en ayant l'impression d'être tenue à l'é- cart d'un processus de décision et de planification affectant son patrimoine.Faudrait-il s’étonner que, face aux lenteurs de l’appareil québécois, des citoyens veuillent tenter des démarches du côté du gouvernement fédéral?Dans une communication récente à la Société d’aména- Le passé a aussi un avenir.économique par Alain Duhamel QUEBEC — Spécialistes et professionnel préoccupés par Pavenir du «patrimoine bâti» font l'unanimité: la conservation.le recyclage, le réhabili-tàtion et la restauration des structures anciennes constitueront dans les années 80 un domaine important d'intervention vers lequel les investisseurs privée et publics et 1 industrie de la construction se tourneront «Pour plusieurs raisons, directement liées à résolution socio-économiques des dernières années et aux interventions publiques des trois niveaux de gouvernement, la restauration immobilière, le recyclage des bâtiments et la rénovation de quartier cesseront d ètre des activités marginales ou du moins peu importantes.pour devenir progressivement.au cours des années 80.un secteur dynamique majeur de l'industrie de la construction», affirme le professeur Pierre A.Letartre, de l’Université Laval, dans une communication au congrès in- ternational de l'Ecole d'architecture de l'Université Laval et de l'Ordre des architectes du Québec, qui s’est tenu la semaine dernière à Québec.La diminution des mises en chantier de nouvelles habitations, déjà perceptible dans plusieurs régions, incite l'industrie de la construction à s’intéresser au potentiel du bâti ancien La Société canadienne d'hypothèques et de logement estime à 2.6 millions le nombre d'unités résidentielles construites il y a plus de 40 ans au Canada.Dans la région L’OCDE à Paris: inflation et énergie PARIS i.AFPi — L'inflation et la situation énergétique mondiale seront les thèmes principaux des conversations au niveau ministériel qui se tiendront les 3 et 4 juin à Paris dans le cadre de l'OCDE Pendant deux jours, les ministres des Affaires étrangères et de l'économie des 24 pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économique iOCDEU examineront les perspectives économiques mondiales, considérées du point de vue des démocraties industrielles Ces perspectives seront analysées en accordant une attention plus particulière à la situation énergétique et aux pays en développement Cette réunion, qui précède de trois semaines le sommet des sept grands pays industrialisés des 22 et 23 juin à Venise, intervient alors que les pays de l'OPEP viennent de relever de $2 par baril en moyenne le pris de leur pétrole, que les tensions inflationnistes restent très fortes dans tous les pays occidentaux, et que la recession économique aux Etats-Unis s'avère devoir être plus longue et plus sérieuse que ne le prévoyait l'administration Carter Le commerce international et les grands équilibres seront également examinés par les ministres En effet les hausses de prix du pétrole intervenues depuis la fin 1979 laissent pré- voir pour les pays industrialisés des déficits de paiements importants en 1980 L'OCDE estime à 75 milliards de dollars ce déficit pour les 24 membres de l’Organisation en 1980.plus de la moitié de cette somme < 44 milliards de dollars) revenant aux «Sept» (Etats-Unis.Canada.Grande-Bretagne.France.Allemagne fédérale.Japon et Italie).Enfin la situation énergétique en terme de marché 'offre et demande) occupera fortement les ministres Lors de sa dernière réunion ministérielle.l'Agence internationale de l'énergie (AIE), qui regroupe vingt pays industrialises a constaté que les hausses de prix du pétrole intervenues depuis la fin 1979 se sont produites «malgré une baisse de la demande» Les pays de l'AIE ont décidé de poursuivre leurs politiques d'economie d'énergie et souhaitent réduire de 52 pour cent actuellement à 40 pour cent en 1990 la dépendance vis-à-vis du pétrole.Une étude de l'AIE indique que les pays occidentaux pourraient être confrontés à un déficit dans leurs approvisionnements pétroliers dès 1985.Ce déficit, 2,1 à 3,7 millions de barils jours (mb/j) en 1975.pourrait se situer entre 5,7 à 8,6 MB/J en 1990 De telles perspectives imposent aux pays Industrialisés le renforcement de leurs politiques d’économies d'énergie, mais aussi l'accélération des programmes de développement de ressources d'énergie (nucléaire, charbon et gaz principalement).Allan MacEachen: quatre jours à Paris l’éditeur édite OTTAWA (PC) —.Le ministre des Finances du Canada.M Allan MacEachen, entame aujourd'hui une visite de quatre jours à Paris.Il s'entretiendra avec les dirigeants de la France des effets de l'inflation et de la récession américaine sur les économies occidentales M MacEachen participera aussi a la réunion annuelle ministérielle de l'Organisation de coopération et de développement -.économique.Celle-ci groupe 25 pays en majorité occidentaux et industrialisés, a la recherche de la croissance économique et de la stabilité financière.Le ministre des Finances du P’ À l’écoute de sa vie Isabelle Delisle Lapierre 15 cm x 22.5 cm $8.95 "À l'écoute de sa vie" nous invite à une démarche dynamique de l’être humain qui implique un changement, un progrès et un conflit continuel.L'auteur nous amène à prendre conscience du genre de santé que nous désirons qui est souvent lié au sens que nous trouvons dans l’existence Canada n’ayant pas encore présenté de budget, on reste dans l’ignorance de sa «philosophie» économique Mais il est certain que pour lui comme pour ses homologues, le grand souci est la hausse des rix du pétrole, qui aggrave 'inflation.Les membres de l’OCDE n’éprouveront pas de difficulté à se mettre d’accord pour réclamer en conséquence des mesures de retranchement budgétaire La pluaprt des ministres des Finances de l’OCDE pensent qu’il n’est guère possible de réduire davantage les impôts pour stimuler l’economie bien que l'on s’attende à ce que la récession soit plus grave que ne l'appréhendent les Américains.C’est le Canada qui en sera l’une des principales victimes, les États-Unis étant son principal partenaire commercial.On s'attend à ce que l’OCDE renouvelle sa condamnation du protectionnisme, comme elle le fait chaque année depuis le milieu des années 1970 guérin étfitour limit** 4674 ni* SAINT-DENIS MONTRÉAL H2J 21J TÉL (§14) §42 3411 de Montréal, près de 18.2 pour cent des logements ont actuellement besoin d'une restauration Dans plus de 85 pour cent des cas.des locataires occupent ces logements.«Sous la pression des taux d'intérêt croissants, d’une inflation affectant sérieusement les matériaux de construction et d'un changement des habitudes de vie des propriétaires et locataires cherchant à se loger au coeur des villes, la rénovation, la réhabilitation et le recyclage deviennent des alternatives économiquement viables», affirme M.Michel Dorais, de Parcs Canada Il ne s'agit pas tant de démontrer que la conservation d’une structure ancienne pourrait être moins coûteuse que sa disparition et son remplacement par un immeuble nouveau.Il s’agit plus de prendre conscience des retombées urbaines, sociales et économiques d une entreprise de réhabilitation inscrite dans le cadre d’un mouvement de retour en ville favorisée par la crise de l’énergie et la aécep-tion des banlieusards à l’égard de la monotonie de leur environnement domestique.La conservation des structures anciennes a déjà démontré qu elle générait plus d emplois que la construction en neuf Aux Etats-Unis, où le mouvement a commencé depuis quelques années, on estime qu'un investissement de $2 million produit en moyenne 109 emplois tandis que la construction en neuf procure en moyenne 69 emplois.L’étalement urbain, la construction de pavillons uni-familiaux, la dégradation des centre-ville, les investissements consentis au nom de l'automobile apparaissent comme un gaspillage à propos duquel on ne peut plus fermer les yeux La revaluation des quartiers anciens des villes fait appel au bâti existant, en prolonge la vie, et rentabilise des équipements et infrastructures.A cet égard, la réforme de la fiscalité municipale pourrait jouer un rôle incitatif important dans la mesure où elle pousse les administrations municipales au rendement optimum de leur assiette foncière.Non seulement les administrations municipales doivent-elles remplir tous les terrains inoccupés, mais encore doivent-elles maintenir un environnement de qualité de maniéré à préserver la valeur fiscale des bâtiments.«N’oublions pas, a dit le professeur Letartre, que tout changement dans la qualité de l’environnement physique et des services publics d’un quartier est capitalisé dans la valeur des logements de ce quartier.Si l’Etat néglige les équipements publics a’un quartier, il dévalorise par le fait même les logements de ce quartier et stimule la détérioration de ces logements.» Là ou les villes ont négligé l'aménagement des parcs et "Être à l’écoute de sa vie” c'est ajouter de la vie à ses années.Un e.a.est un évaluateur agréé, un professionnel de l'évaluation reconnu par l'Office des professions.Yvon Caron 4 Associés Inc.82.rue Grignon St-Ëustache, J7P 4X3 473-0381 des équipements récréatifs et culturels, les administrateurs municipaux devront dégager des espaces pour répondre aux besoins d’une population plus exigeante.Dans ce contexte, on peut s’interroger sur la sagesse des commissions scolaires qui se départissent avec empressement de leurs écoles anciennes.Dans les conditions actuelles de marché et de l'investissement immobiliers, la préservation demeure une entreprise périlleuse.Ni les lois fiscales, ni les règlements sur le zonage et l'amenagement ne paraissent adaptées à ce mouvement Dans le recyclage des entrepôts du Cours Le Royer, dans le Vieux-Montréal, par exemple, les promoteurs ont dû persuader la SCHL d'analyser à nouveau la Loi nationale de l'habitation pour l’amener à garantir des prêts, obtenir des modifications aux règlements de zonage municipaux et multiplier les démarches auprès des gouvernements supérieurs pour qu'ils prennent conscience des retombées du projet.Même les institutions prêteuses ont hésité longtemps avant de s’engager dans cettç entreprise.Sur le plan fiscal, la démolition demeure plus avantageuse que la conservation.Les gouvernements supérieurs mettent du temps à modifier les lois fiscales pour que, tout au moins, elles cessent de nuire à la réhabilitation du bâti ancien.Les Etats-Unis possèdent une bonne longueur d’avance à cet égard sur le Canada.Plusieurs conférenciers américains ont souligné le caractère inicitatif de la réforme des lois de l’impôt survenues en 1976.Cette réforme a accordé aux promoteurs de la conservation des structures anciennes les mêmes avantages qu'aux investisseurs dans d'autres domaines où les risques sont élevés.Les Etats et les villes ont mis en place des programmes de subventions, d’assouplissement des règlements et d'incitation.«Tous ces facteurs, a dit le rofesseur Richard D.agner, a l’Université du Kansas, ont contribué dans la dernière décennie à répandre l’idée que la conservation ne constituait pas seulement une activité pour riches ou pour les personnes préoccupées par les grands monuments historiques.Plutôt, la conservation apparaît comme le bon sens meme en termes d'allocation des ressources en énergie, en argent, en patrimoine et en efforts humains » ft gement de l’archipel de Mingan, le ministre de l’Expansion économique régionale.M.Pierre Dè Bané, souligne l'intérêt du gouvernement canadien à l'égard de cet archipel.«Le ministère de l'Environnement, division des Parcs, a déjà étudié et inventorié les attraits naturels de cet archipel.Ainsi, Parcs Canada a identifié dernièrement ce domaine comme l’un des 55 sites naturels d’importance au Canada.À ce jour, des négociations ont déjà été amorcées avec le gouvernement du Québec afin que l’archipel de Mingan soit converti en parc national».Le gouvernement canadien possède dans les îles de Mingan un phare et une zone protégée pour la faune ailée.Il est prevu que le phare perdra Sort gardien bientôt puisqu'il fonctionnera automatiquement et il est connu que le sanctuaire d'oiseau est un paradis des braconniers.Exploration — Au cours de la période allant du mois d’avril 1978 au mois de mars 1979.la Commission canadienne d'examen des exportations de biens culturels a examiné 196 demandes d’attestation et délivré 192 certificats fixcaux à des donateurs de biens culturels destinés à des institutions reconnues.La Commission a aussi étudié quatre demandes de licence d'exportation et examiné en appel une demande d'attestation des qualités d'un bien culturel.Ces renseignements sont contenus dans le rapport annuel de la Commission qui couvre, pour la première fois, une année de la Commission qui couvre, pour la première fois, une année complète depuis l’entrée en vigueur de la Loi sur l’exportation et l’importation des biens culturels.Offrez-lui un cadeau spécial pour la Abonnez-le au DEVOIR Tarifs d’abonnement 6 mois—$38.00 12 mois—$70.00 LE DEVOIR — C.P.6033, MONTRÉAL, P.Q.H3C 3C9 L'abonnement est offert par Nom .Adresse 6 MOIS - U 12 MOIS — n A l'étranger la tarif aérien est an sus.L abonnement sera livré è Nom.Adresse .code postal code postal Le rapport souligne que la Loi a subi avec succès l’épreuve de la réalité du marché et du mouvement des biens culturels.«Les systèmes et les méthodes, établis sur papier et brièvement mis à l’épreuve avant la préparation du dernier rapport annuel, ont fort bien supporté l’épreuve d’une utilisation répétée et, au prix de quelques aménagements mineurs, devraient continuer à bien fonctionner à l’avenir» peut-on lire dans ce rapport généralement optimiste.Une seule ombre au tableau: le budget que le gouvernement fédéral consent au titre de l'aide à l’acquisition des biens culturels diminue.La Commission canadienne peut aider des institutions reconnues à acheter des oeuvres et des biens qui, autrement, quitteraient le pays.Bien que la Commission n’ait pas dépensé tous les crédits dont elle disposait au cours de la période, sa situation ne la met pas à l’abri de l’impuissance dans des situations d'urgence.La Commission souhaiterait que ce fonds d’acquisition, évalué à $3 millions, soit retire des crédits budgétaires du Secrétaire d’Etat et alimenté à même un compte spécial du Fonds des revenus consolidés.Ainsi, la Commission ne verrait-elle pas ses crédits périmés en fin d’exercise s’ils ne sont pas dépensés et pourrait-elle compter sur une somme fixe à chaque année et dans toutes les situations -d’urgence.le dernier chic.avoir sa maisonnette àLaCité Nous vous offrons tout le luxe de nos superbes maisonnettes à deux paliers.Au premier: cuisine avec lave-vaisselle, salle à manger, salon et w.c.Au deuxième: chambres (2 ou 3 au choix), une ou deux salles de bain et balcons ou terrasses.À vous de choisir: rester en ville.ou vivre LaQté le complexe d’habitation le plus “in" de Montréal.Pour visiter, prière de prendre rendez-vous en composant 845-4173 350 ouest rue Prince-Arthur, angle avenue du Parc c'est la vie rêvée! I i f i Le Devoir, lundi 2 juin 1980 ¦ 3 La Floride des réfugiés de la mer par Michel Duquette Collaborateur régulier au DEVOIR, I auteur a fait en Floride ces jours derniers un voyage d’observation.Il communique ses impressions FORT LAUDERDALE — Au petit matin du 24 mai 1980, vers 4 heures, l’Ar-canhaie, petite coque vermoulue du pays de Bébé Doc, s’échoue sur la plage de Fort Lauderdale, avec à son bord 157 personnes, dont une cinquantaine inconscientes.Garde-côtes alertes, cordon de sécurité autour du frêle esquif, premiers soins aux mourants, et voici toute la ville sur la qui contemple avec un amusement mêlé de pitié les tristes exemplaires de cette, humanité souffrante, vomie par la mer.Sitôt que la mer le permet, c’est une véritable flottille en provenance des îles qui, bravant toutes les interdictions, vient se jeter sur les keys, ces îlots qui barrent la péninsule.Sans enthousiasme mais avec beaucoup d’efficacité, on les recueille pour les diriger vers des camps de fortune à la base militaire de Key West, tout au sud, mais aussi plus au nord, derrière Miami, Tampa, soigneusement isolés de la population locale et des vacanciers insouciants.La vérité, c’est que le phénomène des réfugiés du Gulf Stream a pris des proportions inconnues jusqu’alors, et que personne n’est en mesure d’en prévoir le dénouement, ni à Cuba, ni en Haïti, ni sur le continent.L’émigration des Cubains vers la Floride n’est pas nouvelle.Dès 1960 et le divorce entre l’Administration et les guérilleros de Fidel Castro, par choix, le meilleur de l’élite locale quittait la Grande Ile, fuyant les nationalisations, la Bataille de la production et les petits coupons du mode de production socialiste.Par la suite, en vagues successives, autorisées par le leader de La Havane, d'autres ont suivi, à des rythmes divers.Aujourd’hui, ils sont un quart de million dans ce Nuevo-Cuba qu’ils ont recréé autour des Everglades, à Miami.En ville, disent les Américains en verres fumés et calotte blanche, on ne voit plus qu’eux.Cubains sur les trottoirs, Cubains à la plage, teints basanés tranchant sur les teints plus pâles des Fils de Jefferson: pour tout dire, le tissu racial de la Floride s’en est trouvé radicalement transformé, créant des malaises nouveaux dans ce Dixieland si sensible au racisme, et si prompt à reléguer ses minorités dans la grisaille torride des ghettos.Bien sûr, on trouve une chaîne de télévision en espagnol, avec ses vieux films argentins des années 40, Joselito à la voix d’or et les télé-romans mi-drame, mi-humour.Un Cuba de l’abondance et de la réussite individuelle mais aussi une seconde zone, naturalisée flori-dienne, avec ses camps d’entraînement anti-castristes, dissimulés dans l’intérieur et cultivant la mystique du «Débarquement», toujours remis à plus tard.Malgré ces concessions de l’Oncle Sam aux fils déchus de la Perle des Antilles, tout ne va pas pour le mieux en ville et en banlieue.Cubains et Noirs partagent une destinée commune et sont rien de moins que des rivaux obligés sur un marché du travail saturé: quotidien fait de lendemains incer-tians, de Social Welfare puisé à même la taxe de vente de l’Etat et illusions de retour perdues.Alors qu’arrivent par milliers les cousins égarés, et qu’il faudra bien caser à leur tour, sans parler des Haïtiens, aussi purs, sous le soleil qu’analphabètes sans rémission, la tension raciale monte.Tout ce beau monde n’est au fond que le dernier en date des arrivages d'immigrants.À ce titre, ils n’auront droit qu’aux restes de VAmerican way of life.Le 17 mai, faisant écho a un jugement prononcé la veille par la Cour supreme de FI •’ .du meurtre d'un Noir commis peu de temps auparavant, le quartier noir de Miami-Nord se soulève.Deux jours de pillage, d’incendies, de fusillades: la rue appartient aux francs-tireurs et aux pillards.Tirée de sa voiture, une femme blanche est battue puis brûlée vive.Elle trouve la force de fuir, pour mourir peu après.L’émeute s’étant: 5,000 gardes nationaux sont mandés sur les lieux, le doigt sur la détente.Dimanche, 18, d’épaisses volutes de fumée noire s’élèvent au-dessus de la ville.Jimmy Carter, qui trouve le temps de visiter le site de l’éruption du mont St.Helen, dans l’État de Washington, ne viendra en Floride, déclare-t-il, «qu’une fois l’ordre établi».Rappelant les émeutes des années 60 dans Watts et Harlem, celles de Miami-Nord, lance un représentant noir, «ne sont que le prélude d’une nouvelle vague, si l’Administration ne consent à réviser sa politique envers les gens de couleur.» Le gouvernement, continue-t-il, est prompt à exploiter politiquement l’affaire des réfugiés du détroit de Floride à des fins électorales; en contre-partie, il semble beaucoup moins disposé à faire face au problème crucial du chômage, voire de la disette, en milieu noir.Dans l’État du loisir à longueur d’année et des villas cossues dans les cocotiers, la misère des ghettos a quelque chose de refonde, acquittant quatre policiers blancs poussant.«Dans toute f’Umon, une des si- tuations les pires,» confirme un député blanc.«Pourquoi donnent-ils aux réfugiés, du jour au lendemain, ce qu’ils refusent de nous donner depuis un siècle?» clame un Noir.«C’est payant de fuir le communisme», fait observer ironiquement un autre.«Un avantage que nous n’avons pas, et que les Cubains possèdent.» C’est un fait que la télévision officielle parle en termes indulgents des Freedom Refugees (réfugiés ae la Liberté).On s’étend volontiers, de même, sur les difficultés intérieures bien réelles de l’Ile de lumière.Pas question, jusqu’ici, de montrer le lien, pourtant évident, entre l’afflux des désespérés et le blocus économique imposé depuis bientôt 20 ans, et dont souffre plus que jamais le pays, qui vivait de ses écnan-ges avec ses voisins.Pas davantage question, non plus, d’ouverture en direction de Castro, toujours présenté comme «le bandit des caraïbes».Sur le plan intérieur, les instances locales ont tente de faire preuve de modération: ainsi, dès le 23, le maire de Miami, Maurice Ferre, accorde facilement l’amnistie aux pillards.D’autre part, certains policiers, convaincus de brutalité, sont suspendus.Apprenant qu’ils comparaîtront en Cour d appel, une promesse faite aux rebelles pour ramener le calme, l’un des policiers acquittés tente de se suicider.Puis, c’est au tour du corps de police de se soulever, le 23.Sous un tollé de protestations, Maurice Ferre accepte de réintégrer les «durs à cuire».Jusqu’où les concessions iront-elles, de part et d’autre?Quoi qu’il en soit, rien ne va plus sur la lagune: les goélettes des miliardaires de Fort Lauderdale peuvent toujours se balancer paresseusement sur le Waterway, cette voie d’eau intérieure de la Floride, et rien n’indique encore qu’on viendra troubler les garden parties sur les terrasses garnies de mimosas en fleurs.Cependant, quelque chose, dans ce décor de vacances, a changé: la Floride vit désormais au rythme des émeutes sporadiques et de l’arrivée des Enfants de la mer, rejetés par la marée sur la Terre de lait et de miel du Rêve américain.De là à croire que ce climat influera sur la performance respective des dauphins à l'élection présidentielle, il n’y a qu’un pas, vite franchi.Dans les domaines étroitement reliés de la politique extérieure, des droits de l’homme et de la politique intérieure, il est intéressant de constater que, par les temps qui courent, l’État de Floride joint à sa vocation touristique une vocation stratégique incontestable.Le grand prix des Floralies va à la France Le leadership de Joe Clark sera soumis au test d’un congrès du parti en février OTTAWA (PC) - Le Parti conservateur tiendra en février 1981 à Ottawa, un congrès national où le leadership de Joe Clark sera soumis à l’approbation des délégués de la base militante.Les membres de l’exécutif national du parti étaient réunis samedi à Ottawa et la décision de tenir un congrès au printemps prochain découle d'un compromis entre les positions du chef et du président du PC.M.Clark avait en effet exprimé le voeu qu'on en finisse le plus tôt possible avec les réticences entretenues dans certains milieux du parti au sujet de sa capacité de continuer à diriger les troupes depuis la défaite du 18 février.D'autre part, le président Robert Coates, aurait préféré que le prochain congres national ne se tienne pas avant la fin de l'année 1981.Les membres de l'exécutif national du parti ont en outre adopté à l’unanimité une motion de confiance à l'intention de leur chef.«La politique est l'art du compromis», a déclaré M.Coates, à la sortie des délibérations de samedi.De son côté, M.Clark a indiqué aux journalistes qu’il n'a jamais douté de l’appui des membres de l'exécutif national et il s’est dit convaincu que le vote secret auquel la question de leadership sera soumise, en février prochain à Ottawa, ne fera que confirmer la confiance que lui témoignent les militants conservateurs à travers le pays.Le congrès national de février vise prioritairement à renouveler les orientations politiques du parti.C’est dans cet optique que le parti tiendra d'ici là cinq congrès régionaux, dont un au Québec, qui portera essentiellement sur un proiet de réforme constitutionnelle.Interrogé par les journalistes, M.Clark a expliqué samedi que les propositions de réforme constitutionnelle de son parti ne sauraient être finalisées avant le début de 1981.Il y a déjà plusieurs mois que le sénateur Arthur Tremblay a amorcé la réflex- ion et entrepris l’élaboration de nouvelles propositions de réforme consitutionnelle.Mais M.Clark a souligné aux journalistes samedi que, depuis la perte du pouvoir, M.Tremblay est privé de l’aide des conseillers politiques et techniques dont il était assuré avant que les conservateurs soient défaits aux élections du 18 février.C’est surtout pour cette raison, selon M.Clark, que la nouvelle position constitutionnelle du parti sera prête plus tard que prévu au départ.Ces nouveaux délais dans l’élaboration des documents politiques du parti n’inquiètent aucunement le chef du PC, convaincu que, de toute manière, le premier ministre Trudeau est incapable de l’ouverture d'esprit indispensable à un déblocage des pourparlers avec les provinces.C'est d'ailleurs pourquoi M.Clark demeure confiant que son parti sera appelé éventuellement à jouer un rôle déterminant dans le processus de renouvellement de la constitu- tion.L’attitude intransigeante du premier ministre Trudeau pa-ralyséra encore pour longtemps l'évolution du dossier constitutionnel, croit M.Clark, qui prédit que non seulement les propositions du Parti conservateur arriveront à temps mais représenteront la seule solution de rechange valable et susceptible de dénouer l’impasse.Quoi qu’il en soit, Joe Clark promet de faire tout en son possible pour infléchir l’attitude de M.Trudeau et accroître les chances d’un déblocage constitutionnel.En vue de la conférence fédérale-provinciale du 9 juin, M.Clark et le chef du NPD, M.Broad-bent, auront un entretien mercredi prochain avec le premier ministre pour tenter d’i- dentifier les points de désaccord et les sujets litigieux entre les positions des trois chefs politiques.Il s’agit de savoir si les représentants de l’opposition aux Communes ont suffisamment de points en commun sur la démarche à suivre dans le processus de réforme cons-titutionnelle.S’ils en concluent que leurs vues sont conciliables avec la philosophie centralisatrice du gouvernement, MM.Clark et Broadbent pourraient alors accepter de participer à la délégation des prochaines conférences fédérales-provinciales.Mais le chef du Parti conservateur admet qu’il n’est pas très optimiste.D’après ce qu’il a confié samedi aux journalistes, il n’est pas question pour lui d’aller défendre des positions constitutionnelles qu’il n’aura pas contribué à formuler.A cet égard, d'ailleurs, M.Clark soupçonne même M.Trudeau de vouloir provoquer les premiers ministres provinciaux, de manière à saboter le proiet de réforme constitutionnelle.C'est pourquoi M.Clark tentera, mercredi prochain, de convaincre M.Trudeau de permettre que la question constitutionnelle fasse préalablement l’objet d’un débat à la Chambre des communes au cours du mois de juin.Un jury international présidé par le botaniste Pierre Dansereau a décerné, samedi soir, le grand prix d’honneur à la France, pour sa participation aux Floralies extérieures de l’île Notre-Dame.L’Italie, qui avait obtenu la palme pour son jardin aux Floralies intérieures du Vélodrome olympique, se classe deuxième tandis que la Grande-Bretagne obtient la troisième place.La France a opté pour un jardin classique d’une construction très précise.Huit pergolas occupées par différentes villes ou régions s’articulent autour d’un grand bassin d'eau en cascades, lui-même entouré d’une multitude d’arbres et d’arbustes et d’une immense roserai.L’ensemble illustre d’ailleurs une rose dont les pétales explosent et tombent en huit points de chute.Les participants sont les villes de Paris, Lyon, Hyères, Marseille Nice, Orléans, Bordeaux et Metz.Un jardin naturel des Vosges comprenant une cascade et une foret de conifères s’ajoute à l’ensemble.Des milliers de dahlias, anémones, cannas et autres fleurs ainsi que de très gros arbres parachèvent l’exposition française, située en face de l’ex-pavillon de France à Expo 67, devenu aujourd’hui le pavillon des Floralies.La présentation de l’Italie consiste en l’aménagement contemporain d’un jardin national.Le jardin comprend des éléments structuraux tels un petit pont de bois, un bassin de formes irrégulières, des murets couronnés de fleurs dans lesquels sont intégrés des bancs et, finalement, une sculpture abstraite en béton.Traversé de plusieurs murets de pierre seche, le jardin représente un agencement des plus harmonieux.Le parterre de roses dédié à la reine-mère d'Angleterre, en l’honneur de son 80e anniversaire de naissance, constitue le clou de Texpostiion de la Grande-Bretagne.Une partie de ce parterre est consacrée aux roses modernes, l’autre reconstitue l’histoire de la rose.On retrouve également un jardin d’herbes aux propriétés culinaires et médicinales, ainsi qu’un jardin naturel de fleurs et arbustes.Dans la catégorie de la participation nationale, l’Ontario a mérité le premier prix, tandis que les villes de Laval et de Québec se classaient res- Eectivement dans cet ordre.e Canada et le Québec, malgré des présentations de grande ampleur, n’étaient pas eligibles au concours puis- qu’ils sont les hôtes des Floralies.Samedi, journée initiale de l’exposition florale, 7,900 visiteurs seulement ont bravé la mauvaise température pour s’v rendre.Mais hier, la foule était beaucoup plus nombreuse à profiter d’un ciel avec de longs aperçus ensoleillés.«Ce n’est pas du tout comme au Vélodrome où l’on pouvait presque compter soi-même les visiteurs», a commenté hier un porte-parole des Floralies.«Ici sur l’île Notre-Dame, il n’v a pas de file d’attente, et il pourrait y avoir 20,000 visiteurs sur le site qu’on ne s’en apercevrait à peu près pas.» Samedi, le jury accordait également, dans la catégorie de la participation privée, son premier prix à la maison W.H.Perron, de Laval.Les Floralies extérieures accueilleront le public jusqu’au 1er septembre.Dès l'an prochain, l’île Notre-Dame deviendra un parc floral permanent.20 tonnes de mari: 50 millions SHELBURNE, Nouvelle-Écosse (AFP) — La Gendarmerie royale du Canada a saisi, samedi, 20 tonnes de marijuana d'une valeur de 50 millions de dollars au large des côtes de la Nouvelle-Écosse, à bord d’un bateau battant pavillon de Belize, a annoncé dimanche la police.La police montée canadienne a arrêté les neuf membres d’équipage, tous de nationalité colombienne.La GRC a précisé dans un communiqué qu’entre 800 et 850 balles de çhanvre indien, pesant de 50 à 60 livres chacune ont été découvertes dans les calles du bateau.Réfugiés cubains SAN JOSÉ (AFP) - Un premier groupe de 32 réfugiés cubains, parmi les quelque 400 qui se trouvent au Costa-Rica, partiront mardi pour le Canada où ils seront accueillis comme réfugiés politiques, notamment à Ottawa, Toronto et Vancouver, a-t-on appris dimanche à San José.D'autres groupes de Cubains se rendront plus tard aux États-Unis, en Espagne, en France, en Autriche, en Argentine, au Venezuela, au Mexique, pour s’y établir.S Fiducie du Québec Connaissez-vous la RVI?La RVI ou Rente à versements invariables est un contrat permettant d’étaler sur un certain nombre d’années des revenus exceptionnels et d’en différer l’impôt.Votre capital plus les intérêts vous reviennent en versements égaux et réguliers.Pour en savoir plus long sur la RVI et sur les types de revenus admissibles, venez nous rencontrer ou téléphonez-nous.Montréal: Complexe Desjardins (5141 28T8840 De l’extérieur: 1-800-361-6840 Laval: Race Val des Arbres (514) 668-5223 De l’extérieur: 1-800-361-3803 La Fiducie du Québec.pour un choix de Modes d’épargne A> desjardins McGuigan sévère envers les USA OTTAWA (CP) - Le ministre canadien des Affaires étrangères, M.Mark MacGuigan, est d’avis que le président Carter a eu tort de permettre une intervention armée pour libérer les otages américains à Téhéran.Au cours d'une entrevue télédiffusée hier sur le réseau CTV, M.MacGuigan a déclaré que le gouvernement Trudeau tentera de s'opposer à toute nouvelle tentative d’intervention armée des Etats-Unis en Iran.Dans une sévère critique de la politique américaine sur la scene internationale, M.MacGuigan a indiqué que la stratégie des États-Unis, dans le passé, a souvent été caractérisée par un manque de leadership et de consultations.Soulignant que la société iranienne est en proie à la confusion et que le gouvernement de Téhéran a perdu le contrôle des activités du pays, M.MacGuigan s’est dit convaincu que c’est là le genre de situation où il faut savoir éviter d’utiliser la force et plutôt être patient.L’invasion de l’Afghanistan par les soldats soviétiques est un cas où, par ailleurs, M.MacGuigan croit que les États-Unis auraient pu faire preuve d’une plus grande fermeté.Le ministre du cabinet Trudeau est convaincu que si le président Carter avait agi avec plus de célérité et d’énergie en Afghanistan, les choses en seraient pas là aujourd’hui.Ce manque de leadership dans certaines situations et cette absence de consultations dans d’autres, inquiètent d’autant plus le ministre canadien des Affaires étrangères que le candidat républicain, Ronald Reagan, pourrait bien, un jour, devenir président des États-Unis.Et M.MacGuigan se demande si cet aspirant candidat saurait faire preuve de discernement.Chaud, le bacon LONDRES (AFP) - De la littérature pornographique d une valeur de plus de 300,000 livres a été saisie au cours d’une série d’opérations de police et de douane effectuées à Londres, dans la nuit de samedi à dimanche, a indiqué un porte-parole des douanes britanniques.Le porte-parole a indiqué que cette littérature avait été introduite en Grande-Bretagne dissimulée dans des caisses sensées contenir du bacon surgelé.Ces caisses, au nombre de 55, avaient été déchargées d’un cargo en provenance des Pays-Bas, a ajouté le porte-parole.Dans le cadre du Congrès des Sociétés savantes du Canada table ronde sur L/AVENIR DE L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR Le programme: 14h un mot de présentation par le recteur de l’UQAM, monsieur Claude Pichette 14h05 un exposé de madame Claire McNicoll, doyenne des études de premier cycle à l’UQAM: "L’intervention de l’UQAM: un premier bilan après 10 ans d’innovation pédagogique." 14h35 un exposé de monsieur Martin Trow, de l’université Berkeley, en Californie: "The Future of the Universities by the Eighties." « 15h30 pause café 15h45 les commentaires sur les exposés sont formulés par: madame Paule Leduc, présidente du Conseil des universités du Québec monsieur Peter Leslie, professeur au département de science politique de l’université Queen’s monsieur Michel Leclerc, vice-recteur à l’enseignement et à la recherche de l’UQAM 16h05 interventions de l’auditoire 17h fin du programme Mardi, 3 juin, 14 h Salle Marie-Gérin-Lajoie Pavillon Judith-Jasmin 1435, rue Saint-Denis Université du Québec à Montréal «m 6/36 NUMÉROS GAGNANTS PEU IMPORTE L’ORDRE GROS LOT *759,000.00 APPROXIMATIVEMENT VENDREDI 14 20 21 6 SUR 6 NOMBRE DE GAGNANTS 0 PRIX *562,215.00 5 SUR 6 154 $1,225.60 4 SUR 6 6271 $83.60 5 SUR 6 + 6 s20,972.50 2|34^ ^4t)’ 30 mai 1980 NUMERO POSSIBILITE DE NO COMPLEMENTAIRE S APPLIQUANT SEULEMENT AU 5 SUR 6 ?103980 3 GAGNANTS DE *50, OOO.03980 28 GAGNANTS DE *5,000.(_ 15 ) 3980 287 GAGNANTS DE *250.VENTES TOTALES *2,184,632.00 980 2862 GAGNANTS DE *50.80 28620 GAGNANTS DE 55.Tous les billets gagnants de $250.et $50.de la Mini sont encaissables à toute succursale de la BCN I 6 1 4 B Le Devoir, lundi 2 juin 1980 Le référendum n’a pas réglé le «mal québécois» (Peyrefitte) par Bertrand de la Grange Le ministre français de la Justice, M.Alain Peyrefitte, qui effectuait une visite privée de 48 heures au Québec (30 mai-ler juin), a déclaré au cours d'une conférence de presse que «le résultat du référendum du 20 mai sur la souveraineté-association ne changerait rien à la nature et à la profondeur des relations franco-québécoises».Il a confirmé par ailleurs que M.René Lévesque se rendrait en visite officielle en France avant la fin de l'année.M.Peyrefitte a remis au premier ministre, de la part du président français, M.Giscard d Es-taing.«un message oral et personnel de sympathie» dont fl a refusé de dévoiler la teneur Dans une déclaration préliminaire qu'il a lue aux journalistes présents à la conférence de presse, samedi à Montréal, le ministre français a rappelé qu'il était venu au Québec pour recevoir «le titre de docteur honoris causa (de l'Université de Montréal) qui, à travers ma personne, consacre l'étroitesse des hens de coopération établis dans de nombreux domaines entre le Québec et la France».Ce n'est pourtant pas un discours sur la coopération que M Peyrefitte a fait la veille, au cours de la cérémonie de remise du doctorat, mais plutôt une réflexion philosophique «sur les notions de crime et de châtiment».Le ministre de la Justice poursuivait ainsi une réflexion qu'il a entamée dans des conditions autrement plus difficiles en France où il doit défendre son projet de loi tés controversé, «sécurité et liberté».Pour expliquer le sens de l’honneur qui lui était fait par l'Université de Montréal, M.Peyrefitte a évoqué la «volonté de dialogue et de coopération entre les universités (.) et le signe d'une profonde compréhension entre les intellectuels français et québécois, qui appartiennent en quelque sorte à deux territoires différents d’une même République des Lettres».Ironiquement, et comme pour le contredire, des représentants des syndicats québécois (Centrale de l'enseignement du Québec) et français (Fédération de l’éducation nationale) faisaient part, au même moment, de leur inquiétude devant la réduction draconienne des échanges d'enseignants, qui sont passés de 243 (dans chaque sens) en 1970 a 50 en 1980.Au cours de sa conférence de presse, M.Peyrefitte a cru pouvoir se réjouir de «cette protestation car cela indique Que Français et Québécois tiennent à la coopération».mais cette protestation, a-t-il ajouté, est «injustifiée» et les enseignants «n'ont pas d'inquiétude à se faire: on continuera les échanges dans les deux sens».Il a rappelé que, lors du séjour de M.Raymond Barre au Québec en février 1970, le premier ministre français et M.Lévesque avaient constaté que la coopération économique était insuffisante et «on a donc fait un effort pour donner une impulsion à la coopération économique, mais la coopération culturelle ne va pas être abandonnée pour autant».Sur l'analyse du référendum lui-même, M.Peyrefitte a préféré rester discret, au nom de la formule passe-partout et désormais célèbre de «non-ingérence» qui ne va pas bien sûr sans la «non-indifférence».Il a cependant déclaré que le «problème québécois» ne lui semblait «pas avoir été réglé par le référendum».Dans l'entourage du ministre, on se montre un peu plus prolixe sur le sujet et on n’hésite pas a reprendre l’interpretation avancée par le Parti québécois, à savoir que le vote des non-francophones, des personnes âgées et des femmes ont faussé les résultats et «les forces montantes» pourraient changer les choses la prochaine fois.Sur la «non-ingérence», M.Peyrefitte a indiqué que la France n'entendait pas «s’ingérer dans les problèmes internes du Canada et du Québec» et qu’il avait lui-même demandé le report de sa visite à Montréal, qui devait à l’origine avoir lieu pendant la campagne référendaire, pour ne pas donner prise a des interprétations malveillantes.«Maintenant que le référendum est passé, a-t-il ajouté, la France n’a pas de raison de rester absente et les relations doivent suivre leur cours».Rappelant que «l’élément de non-indifférence était toujours aussi fort», le ministre a repris, presque mot pour mot.les propos tenus par le président français lors ae la visite officielle de M.Lévesque à Paris, en novembre 1977.Il a en effet assuré le Québec de «la compréhension, de la confiance et de l’appui fraternel de la France le long de la route qu'il décidera de suivre, selon un processus démocratique exemplaire.» À ceux qui s’étonnent de ses fréquents voyages au Québec (le précédent avait eu lieu en septembre dernier), M.Peyrefitte répond qu’il n’est pas «responsable plus Alain Peyrefitte particulièrement du dossier québécois» au sein du gouvernement français mais qu’ «f titre privé» il s’y intéresse de très près pour des raisons historiques, le général de Gaulle lui ayant «confié l'honneur de signer» les accords de coopération franco-québécois de 1967, connus d’ailleurs sous le nom d’accords Johnson-Peyrefitte.Le ministre français a également beaucoup insisté sur le caractère «privé» de sa visite, ce qui ne l’a pas empêché de rencontrer le premier ministre lui-même et au moins quatre de ses collègues québécois.En fait, cette fiction commode permet de sauver les apparences et d’éviter «les guerres du tapis rouge» qui, dans le passé, accompagnaient systématiquement les déplacements de ministre français entre Québec et Ottawa.M.Peyrefitte n’a d’ailleurs pas manqué de souligner que «le problème de (son) passage à Ottawa ne se posait pas du fait qu’il s’agissait d’une visite privée».La mine Bel moral exploitée sans permis?La mine d'or Belmoral-Ferderber.près de Vai-d'Or.où huit mineurs ont été ensevelis vivants le mardi 20 mai dernier, était exploitée sans les permis nécessaires de la part des ministères québécois de l'Énergie et Ressources et de l'Environnement C'est ce qu'affirme, dans son édition d'aujourd'hui, l’hebdomadaire Finance, sous la signature de son rédacteur en chef.M.Françoy Roberge L'information lui aurait été refilée par un haut fonctionnaire d Énergie et Ressources L'affirmation a cependant été démentie partiellement, samedi soir, par un autre fonctionnaire du ministère qui a déclaré que la mine, propriété des frères Clive et Peter Brown, de Calgary, ainsi que de M Peter Ferderber.un géophysicien qui en a fait la découverte il y a quelques années.possédait les autorisations nécessaires, soit un bail minier Mais il ajoutait que le permis de l'Environnement n’avait pas encore été accordé Selon Finance, la Belmo-ral.qui a commencé ses activités en octobre 1978 et coulait sa premiere brique d'or 11 mois plus tard, soit en un temps record, n'avait qu'un permis de mise en valeur ne lui permettant, tout au plus, que des travaux de développement en surface et souterrains pour préparer la mise en production.Soulignant que la mine avait la réputation d'être dans du roc friable à cause de la zone de cisaillement minéralisée ui la traverse, et qu'elle était e plus particulièrement arrosée de ruisseaux souterrains, l'hebdomadaire se demande si les tests de géologie de surface ont été effectués pour s'assurer de la solidité du terrain.Finance relate également la spéculation boursière effrénée.sur la Bourse de Vancouver.qui a entouré la mise en valeur de la Belmoral.En janvier 1978, la mine cotait à $1 et atteignait $2 à la fin de l’année “Mais du début de 1979 iusqu’en février dernier, la valeur de ses actions grimpait jusqu'à S40.Depuis l'accident toutefois, elle a dégringolé de 326 a 314.Entretemps, les recherches se sont poursuivies, samedi pour une lie journée consécutive.Mais les espoirs de retrouver vivants un ou l'autre des huits mineurs étaient à peu près inexistants, quoique les travaux n’avaient pas cessé pour autant.Selon des parents des victimes.des représentants de la mine auraient rendu visite aux familles des mineurs pour leur dire qu’il n'y avait plus qu’une chance sur mille de les retrouver vivants.La sœur de Marc Godbout, 24 ans, un étudiant à l'école des Hautes Etudes Commerciales qui œuvrait à la mine depuis deux semaines à peine, a dit qu'on leur avait fourni un bilan très peu optimiste.Mlle Marie-René Godbout, une technicienne en art dentaire, a précisé que sa famille considérait dorénavant Marc comme décédé Mais les responsables de l'opération refusent d’élaborer sur les chances de survie des mineurs ensevelis dans le puits de 150 mètres de profondeur.Le directeur de la mine, M Don Lavigne, a déclaré que des progrès lents mais constants étaient réalisés pour retrouver les hommes, et que ce n’était qu'une question de temps avant qu’on n’atteigne cet objectif.M.Lavigne a toutefois avoué qu’aucun contact n’avait encore été fait avec les mineurs sous terre, il a refusé de commenter les chances d’en retrouver un certain nombre vivants.M.Peter Ferderber.copropriétaire de la mine, s’est également soustrait à toute question en ce sens.Questionné sur le coût des opérations de sauvetage pour la Belmoral, il a répondu: «C'est la dernière de nos préoccupations.Notre grande priorité est de sortir ces hommes-là du souterrain.» Il a ajouté que les proprié- taires n’avaient nullement l’intention de fermer la mine, et que les activités reprendraient une fois l'opération de sauvetage complétée.«Cette mine deviendra très importante un jour», a-t-il dit.Un prospectus en date d'octobre dernier fait en effet état d’une production mensuelle de 6,000 à 8,000 onces d’or dès cette année.Les secouristes concentrent actuellement leurs recherches sur deux sections de la mine où l’on espère pouvoir retrouver sept des huit hommes manquants.Mais les travaux pour percer un trou dans la formation de granite au niveau de 60 mètres, là où on espère retrouver deux des mineurs.sont rendus difficiles par des bris dans l’équipement de forage.Le huitième mineur, Marc Godbout, n’était pas dans la cavité où il avait été aperçu pour la dernière fois avant l’affaissement du terrain en surface, et que les secouristes avaient réussi à atteindre.On estime qu’environ 190,000 tonnes de boue, d’eau et de roc se sont englouties dans le souterrain principal de la mine.Appel de métropolite de Myron ILE DE RHODES.Grèce (AFP) — Le métropolite de Myron (Aisie Mineure), Mgr Chrysostomos, un des artisans du dialogue oecuménique qui a commencé, le 29 mai dernier à Patmos (Grèce), et proche collaborateur du défunt patriarche Athénagoras 1er, a lancé dimanche un appel aux Églises afin de celles-ci «informent leurs fidèles sur les questions du dialogue oecuméni- que».Mgr Chrysostomos a prononcé son discours au cours de la messe orthodoxe célébrée avec une somptuosité digne des empereurs byzantins d’an-tan, à 1 église de la Dormition de la Vierge à Rhodes, avec la participation de onze métropolites et archevêques.Cette office, ainsi qu'une messe catholique célébrée samedi soir à l’église de St- François d'Assise de Thodes par 28 prélats catholiques dont trois cardinaux, ont allégé l’atmosphère qui pesait sur les travaux du dialogue samedi matin.Outre les messes les explications qui ont été fournies de par et d autre concernant l’infaillibilité papale, ont contribué également à détendre l’atmosphère.Pour un contrôle plus rigoureux des radiographies L’Ordre des techniciens en radiologie du Québec (OTRQ) demande l’abrogation des mots «sous surveillance» du texte de loi qui le régit.Estimant la protection du public prioritaire dans l’exercise de leur profession et voulant contrer les abus qui se font dans le domaine des examens radiologiques, les techniciens voudraient avoir un droit de regard sur le contrôle de ces examens et ainsi exercer pleinement leur compétence.A l’heure actuelle, les mots «sous surveillance» impli-uent que le technicien en ra-iologie travaille sous le contrôle du médecin.C’est à ce dernier, en effet, qu’incombe la responsabilité de l’ordonnace qui devra être respectée, et cela, sans consultation préalable avec le technicien en radiologie ou l’exécutant.Ce dernier occupe alors une place de subordonné.L’OTRQ précise toutefois qu’il ne lutte pas pour l’abolition totale de toutes forces de contrôle.Au contraire, il aimerait voir s’installer dans son milieu de travail un contrôle logique exercé directement par les personnes spécialisées dans les techniques radiologiques, soit les techniciens eux-mêmes.Selon l'organisme, la formation du médecin en techniques radiologiques est très minime en termes d'heures, d'étude et de pratique, celle du radiologiste beaucoup plus centrée sur la lecture et l’analyse des épreuves de rayons-X que sur la technique même de la radiologie.Au cours de son congrès qui se déroule à Québec présentement, l’OTRQ a fait valoir que le législateur est averti de cette situation qu’il qualifie d’ «illogique» depuis déjà plu sieurs années.M.Claude Cas-tonguay, lors de l’étude du règlement du Code des professions à l’Assemblée nationale, proclamait: «Lorsqu’une loi peut donner lieu à ce type de situation, il est grand temps de la modifier et de l’adapter à des conditions plus réalistes.» Ces propos remontent à 1973, a souligné un porte-parole de l’OTRQ, Mme Monique Tardif, et voilà qu’en 1980, l’organisme est aux prises avec le même problème.Conscient plus que jamais que cette situation peut causer du tort au public, puisqu’il est prouvé que les rayons-X peuvent agir à plus ou moins long terme sur la santé du patient qui en consomma trop, l’OTRQ croit de son devoir d’encourager l’établissement d’un contrôle sévère sur la qualité et la quantité des ra- diographies.«Les changements technolo-iques effectués au Québec epuis les vingt dernières années ont encouragé le Québec à consommer et même à surconsommer sans se poser suffisamment de questions, constate Mme Tardif.Aussi passer un rayon-X est devenu un événement familier pour la population québécoise.» L’OTRQ, par son nouveau programme de radioprotection qu’il essaie d’implanter au niveau provincial, veut conscientiser la population québécoise sur le fait que la radiologie est devenue un danger quotidien puisqu'on la retrouve de plus en plus accessible.Voilà pourquoi l'OTRQ réitère sa demande d’abrogation des mots «sous surveillance» en soulignant une fois de plus le fait que cette décision aura pour effet immédiat une plus grande protection du public.70 grands voiliers à Boston BOSTON (AFP) -Soixante-dix grands voiliers dont les plus grands quatre mats-écoles de 16 pays ont paradé, vendredi, dans le port de Boston devant près de 2 millions de spectateurs.Cette parade marquait l’ouverture solennelle du 350ème anniversaire de Boston, le grand port de Nouvelle-Angleterre qui doit son développement à la marine à voile.Les cérémonies culturelles de cette célébration ont commencé le 1er mai et dureront jusqu’au 21 septembre, la fondation officielle de Boston datant du 21 septembre 1630.Anachronique, à côté du porte-avions John F.Kennedy et des bâtiments de guerre moderne, le «Juan Sébastian Elcano» espagnol, de 123 mètres, servi par 400 marins et portant 2.500 mètres carrés de voiles, a viré derrière 1’ «Eagle», bâtiment-école des gardes-côtes américains.Ils étaient escortés notamment du «Danmark» danois, du «Radich» norvégien, du «Gorch Foch 2» ouest-allemand, du «Gloria» de Colombie et du «Guayas» d’Equateur.Après quatre jours de relâche à Boston pour leurs 10,000 marins, les grands voiliers reprendront la mer, mercredi, pour une course transaltantique Boston-Kristiansand (Norvège).1980 Nos lecteurs dont l’a-bonnement est payé d'avance peuvent faire suivre leur journal durant les vacances à l’intérieur du Canada sans frais additionnels.Pour ceux qui paient à la semaine au porteur ou qui achètent LE DEVOIR au numéro, les tarifs d'abonnements-vacances sont les suivants: 2 semaines CANADA: $4.00 \ ÉTATS-UNIS: $5.00 Je paie mon abonnement au porteur à chaque semaine ?Mon abonnement est payé d’avance ?Je le reçois par porteur ?Je le reçois par la poste ?Nom.Adresse actuelle Adresse de vacances â compter du.reprise le.8.V.P.remplir ce coupon et l'edreeeer é: LE DEVOIR, C P 8033, Montréel H3C 3C8, P O (eervlce du tirege) r'SSS.-, 'SS s En votant pour le candidat de votre choix au poste de commissaire, aux élections scolaires de nie de Montréal, vous participez à notre éducation à l'élémentaire comme au secondaire.La Commission des écoles catholiques de Montréal Tél 255-8471 Le Bureau des écoles protestantes du Grand Montréal Tél 486 1122 La Commission des écoles catholiques de Verdun Tél: 769-2771 La Commission scolaire Jérôme-Le Royer Tél: 642-9520 La Commission scolaire Baldwin-Cartier Tél 695-5212 La Commission scolaire Sainte-Croix Tél 748 6991 La Commission scolaire de Lakeshore Tél 695-5212 La Commission scolaire du Sault-Saint-Louis Tél 365 4600 èiStS, V*33 votez pour moi! LE 9 JUIN, PENSEZ-Y! Élections scolaires de l'île de Montréal.k t î Le Devoir, lundi 2 juin 1980 M 5 Retardé par la grève de ses permanents Le congrès de la CSN n’a pu compléter ses travaux Confédération sité d’ailleurs dans les derniers moments du congrès à scander des slogans comme «Nous vaincrons» à l’endroit des nouveaux élus, au point que les délégués sont venus qualifier cette attitude d’ «in décente» au micro.Les négociations semblent avoir peu progressé vendredi et samedi matin, selon un dernier rapport soumis au congrès.Le négociateur de la partie «confédérale», M.Jean-Guy Morin, a en effet déclaré qu’il ne restait plus «qu’un point à régler», à savoir fa demande de la CSN en vue de chapeauter les équipes de travail par des militants non syndiqués.Mais le président des grévistes, M.Michel Gauthier, a précisé pour sa part que la partie patronale était prête à régler les questions en suspens «si» le syndicat acceptait le principe de cadres non syndiqués à la tête des équipes de travail.Ce qui n’était pas le cas, a-t-il dit.Le problème reste donc entier et sera tranché ou examiné cette semaine par un Conseil confédéral spécial.Plus tôt, samedi matin, le congrès avait rejeté une proposition appuyés par le syndicat des permanents de la CSN, en vue ae désigner Marcel Pepin, l’ancien président de la centrale, comme médiateur spécial dans ce conflit devenu legal hier.L’acceptation d’une telle proposition, a fait valoir l’exécutif, engendrerait des délais additionnels et, ce faisant, contreviendrait au désir de négociations directes exprimé îeudi par le congrès.D après les informations obtenues, l’ancien président était prêt à se rendre disponible, ce qui a engendré une forte irritation au sein de l’exécutif, qui désire garder la situation bien en main en dépit des événements.Le débat engendré par la proposition de médiateur a duré une bonne partie de la matinée; samedi, en principe consacrée à l’étude des propositions du comité exécutif en vue d’instaurer un système de négociations nationales avec les gouvernements et les employeurs, de permettre l’adhésion individuelle à la CSN et la mise en place d’un comité de coordination des négociations dans la centrale.Si le congrès n’a pu aborder directement ces propositions, dont la discussion sera reportée à l’automne prochain, il a néanmoins approuvé indirectement la création du «comité de coordination des négocia- Suicide par le feu TEHERAN (AFP) - Un ouvrier iranien s’est immolé par le feu dans un mausolée au sud de l’Iran, provoquant des dommages qui s’élèvent à 250,000 dollars.L’homme s’est arrosé d’essence sous les regards impuissants des pèlerins avant de mettre le feu à ses vêtements dans le mausolée de Chah Cheragh à Chiraz, à quelques 900 kms au sud de Téhéran.Selon le quotidien Bam-bad, ce suicide par le feu a détruit des trésors inestimables tels que des tapis persans, et a gravement endommagé le monument vieux de sept siècle où l'ex-empereur avait l’habitude de se rendre fréquemment avant la révolution.Les Frères des écoles chrétiennes ont 300 ans par Louis-Gilles Fran coeur Sans qu’un accord soit intervenu avec ses 400 emDlovés en greve, le 50e congrès de là CSN a ajourné, samedi dans un climat tendu, ses travaux jusqu’à l'automne prochain afin de statuer sur les propositions d’ «orientation» soumises au début de la semaine par l’exécutif de cette centrale.Visiblement frustré d’avoir été contraint d’attendre cinq jours avant de se saisir des ¦problèmes qui confrontaient la centrale, le 50e congrès a donné un sérieux coup de se-monce à l’exécutif en remplaçant M.Claude Girard, vice-président à l’organisation, par un de ses employés en greve, M.Pierre Mercille.De la même façon, le congrès a préféré M.Christophe Auger, un jeune enseignant qui présidait aux destinées au Conseil central de Trois-Rivières, à M.Geny Taylor, dont l’exécutif voyait d’un bon oeil l’élection à cause de sa longue expérience.MM.Auger, Taylor et un troisième candidat, M.Jean-Claude Martel, du Saguenay-Lac Saint-Jean, se faisaient la lutte pour le poste laissé vacant par le vice-président à l’action politique, M.André L’Heureux, un militant qui a consacré plus de 17 ans à la CSN.Il a fallu qn deuxième tour de scrutin entre MM.Auger et Taylor pour départager ces deux candidats.Il semble que c’est le vote des radicaux, qui, contrairement à 200 autres délégués, n’ont pas quitté le plancher du congrès entre les deux votes, a pu faire la différence dans cette élection.M.Auger et, naturellement, M.Mercille en tant qu'employé lui-même, avaient ouvertement pris position pour les employés en grève de la centrale.Ces deux victoires ont semblé redonner un plus grand espoir de «vaincre» aux grévistes.Ces derniers n’ont pas hé- M.Norbert Rodrigue a été réélu sans opposition à la présidence de la des syndicats nationaux dont le congrès, qui se déroulait à Québec, a ajourné ses travaux samedi.(Photolaser CP) clientèle, qu’il a passé une grande partie de sa vie dans d’interminables procès.Peu avant sa mort, son évêque avait même si mauvaise opinion de lui qu'il lui avait interdit l’exercice de ses fonctions sacerdotales.Cela ne l’aura pas empêché d’être canonisé en 1900.Maintenant présents dans presque tous les pays du monde, les Frères des Ecoles chrétiennes comptent environ 10,500 membres sur les cinq continents.Ils y dirigent surtout des écoles élémentaires mais aussi des instituts de recherche, des institutions pour handicapés, pour drogués, etc.Arrivés à Montréal en 1837, ces frères ont animé une multitude d’écoles pour garçons au Québec et dans le reste du Canada, parmi lesquels on compte le Mont Saint-Louis, le collège de Longueuil et les académies de Trois-Rivières, de Québec et d’Ottawa.Parmi leurs membres illustres de chez nous, on compte notamment le frère Marie-Victorin, directeur-fondateur de l'Institut de botanique de l’Université de Montréal et auteur d’un grand nombre de publications scientifiques dans les années ‘20.On doit aussi aux Frères des écoles chrétiennes la fondation, en 1924, de l’Ecole de commerce qui évoluera ensuite pour devenir l’actuelle faculté des sciences de l'administration de l’Université Laval.La chaise électrique RE1DSVILLE, Ge.(AFP) -La chaise électrique sera à nouveau utilisée jeudi prochain aux États-Unis pour l’exécution de Jack Potts, un ancien maçon de 35 ans.Potts, detenu à la prison de Reidsville (Géorgie), a été condamné pour le meurtre en 1975 d’un nomme de 24 ans, commis, affirme-t-il, sous l’emprise de la drogue et de l’alcool.Il a renoncé à faire appel et déclaré qu’il veut mourir.Trois volontaires du département géorgien de réhabilitation des délinquants appuie- ront chacun sur un bouton.Mais un seul de ces boutons — ils ignoreront lequel — déclenchera la décharge fatale.Quatorze témoins — parmi lesquels quatre journalistes — doivent assister derrière un écran de verre à cette exécution, la troisième aux États-Unis depuis celle de Gary Gilmore, le 17 janvier 1977.D’ici l’exécution, Potts sera isolé en cellule sous surveillance constante.Il a cependant été autorisé à donner lundi une conférence de presse.L’église Notre-Dame de Montréal était bondée, hier matin, alors que les Frères des écoles chrétiennes fêtaient le 300e anniversaire de la fondation de leur communauté en présence anciens élèves, de parents de représentants de communautés religieuses, de prêtres et évêques, dans le cadre d'une messe solennelle présidée par l'archevêque de Montréal, Mgr Paul Grégoire.Même s’ils sont moins visibles maintenant qu’ils ne portent plus la soutane, ces frères enseignants sont encore 742 au Canada.Leur nombre diminue rapidement puisqu'il n’y a plus de relève dans cette communauté qui a tant travaillé pour l'école populaire gratuite, Le fondateur de la communauté, Jean-Baptiste de la Jean-Baptiste de la Salle Salle, s’était d'ailleurs fait tant d’ennemis parmi les professeurs des écoles privées de l'époque, à qui il enlevait de la GRAND’MAISON, le chanoine délinquant #2» imi r 'mmiwÈÊ A «MHPF entretiens avec GILBERT IAJRRAB M HOUVEU* 0?CiÇWE» “Une heureuse occasion de profiter des profondes réflexions de celui qui se consacre, comme il le dit lui-même, à interpeller le Québec P.Gravel.LA PRESSE “Il faut être un homme libre.pour porter le débat socio-politique actuel à un tel niveau de sincérité et de probité intellectuelle”.G.Etienne, LE DEVOIR Dans toutes les bonnes librairies ou Service dés Commandes/Nouvelle Optique B.P.1824, Suce.B.Montréal, Qué.H3B 3L4 nOUVELLE OPüiOUi tions» par le biais des discussions sur le budget de la centrale.Le congres a finalement alloué plus de $400,000 à cette fonction.Par contre, il a battu une proposition émanant d’un membre du Comité de surveillance de la CSN en vue de hausser de 30% les prestations de grève.En approuvant le budget de plus de $40 millions de Ta centrale, le congrès a finalement limité à 20% l’augmentation des prestations de grève, conformément au plan du trésorier, M.Léopold Beaulieu.Devant la frustration des délégués de ne pouvoir épuiser l’ordre du jour à cause des deux débats sur la grève des permanents et les deux jours de sessions en atelier jugés «i-nutiles» par plusieurs ainsi •que lé report du congrès à l’automne, le président de la centrale, M.Norbert Rodrigue a conclu la plénière en ces fermes: «Il va falloir se reparler, réfléchir sur le sens de la démocratie, sur le sens d’une organisation ouvrière et ce que ça comporte comme engagement», a-t-il dit.Aussi déçu que l’ensemble devant la tournure d’un 50e congrès dont l’atmosphère n’était pas à la fête, M.Rodrigue s’est visiblement référé à la grève des permanents en l’expliquant par des «conflits d’intérêts temporaires».«Camarades délégués, j’estime quant à moi que le congrès, tout en étant dans une situation où il devra se poursuivre à l’automne, ayant décidé de son budget au niveau du fonds de défense et au niveau du fonctionnement et de la coordination des négociations, en attendant toutes les modalités, j’estime que nous avons commencé à mettre les bases fondamentales de l’amélioration de la lutte concrète et les moyens de cette lutte aussi, pour faire en sorte que les travailleurs du privé, en particulier, avancent encore plus sur le plan des conditions de travail».Par le passé, les congrès de la CSN avaient l'habitude de référer au Conseil confédéral, qui réunit plus de 300 délégués, les matières laissées en suspens par le congrès.Mais cette fois, c’est le congrès lui-même qui a décidé de statuer sur la question des «négociations nationales» et de l’adhésion individuelle en dépit des coûts très élevés d’une nouvelle convocation.C’est en faisant allusion à ces deux volets du programme de l’exécutif que M.Rodrigue a néanmoins tenté de situer les «difficultés temporaires» de la CSN dans le cadre du projet syndical de la centrale pour la «décennie 80».La société Noranda dément les accusations de la CSN Accusée mercredi d’avoir essayé de dissuader ses employés de participer à la vaste enquête médicale que la CSN a commandée aux spécialistes de l’hôpital Mount Sinai de New York, la compagnie Noranda a officiellement démenti hier cette «accusation sans fondement».Bien au contraire, elle dit «accueillir favorablement toute initiative qui a véritablement pour objet de contribuer positivement à une meilleure identification des problèmes de santé parmi ses travailleurs, leurs familles et la population de Rouyn-Noranda».En signe de sa bonne foi, la Noranda rappelle que son directeur général a lui-même envoyé à tous les cadres de l’entreprise une note de service dans laquelle il insistait pour qu’on respecte le droit des employés à subir ces examens médicaux en toute li- berté, il y a dix jours.Sans mer qu’elle ait refusé de verser leur salaire à ces ouvriers pendant la durée de leur examen médical, la compagnie souligne que le présent examen médical collectif portera sur 800 travailleurs en huit jours à peine.A ce titre, dit-elle, il ne peut être comparé aux examens périodiques de nos propres services de santé qui s’échelonnent sur une période de six mois et qui sont planifiés d’avance chaque année.Qualifiant d’ «impraticable» l’échéancier extrêmement serré proposé par le syndicat, la Noranda rappelle qu’elle avait proposé en vain, à la mimai, d’aider celui-ci à «aménager les horaires d’examens des employés en fonction des exigences de la production».Partant du principe qu’il revient aux travailleurs de prendre en main la protection de leur propre santé, la CSN s’est continuellement opposée à toute participation des «médecins de compagnie» à cette vaste enquête confiée à une équipe de spécialistes du Mount Sinai Hospital et à laquelle collaborent un certain nombre de médecins québécois sous l’égide du Département de santé communautaire de l’hôpital de Rouyn-Noranda.Depuis samedi et jusqu’à la fin de la semaine qui commence, environ 800 employés de la mine Noranda et une centaine de retraités de la même industrie subiront un examen médical de quatre heures chacun.Le département de Santé Communautaire fera l’examen de leur famille au même moment.C’est la première fois au monde qu’un tel marathon médical est mis sur pied pour l’industrie du cuivre.Pour sa part, la compagnie soutient qu’elle a toujours désiré collaborer à cette étude, pour éviter qu’elle ne devienne un instrument de confrontation peu propice à la création d’un climat de sérénité et d’impartialité si désirable en telle matière.S’inspirant de la loi 17 qui fait de la santé au travail une responsabilité conjointe de l’entreprise et des travailleurs, la Noranda voulait être associée à l'étude et assumer sa part du financement.En retour, elle demandait que l’étude soit confiée à un organisme indépendant, comme la Commission de santé et de sécurité au travail.En somme, conclut la Noranda, la CSN présente à la presse une version tronquée et malicieuse en accusant la compagnie d’obstruction.En fait, depuis des mois, la compagnie offre de coopérer et la CSN refuse.Légion Royale Canadienne Lors de l'installation des membres du Conseil de la Filiale Jean Brillant.VC.Légion Royale Canadienne, le Padre, le LCol Paul-Émile Bérubé.CD présente le maillet d'autorité au nouveau président, le Capt.Guy Dorval.De g.à dr.sur la photo: LCol Gilles Gamache, Sergent d’Armes.Capt.Léon Deslauriers.1er Vice-président, LCol Paul-Émile Bérubé, CD, Capt.Guy Dorval, Lt Jules H.Allard, Trésorier, LCol Claude V.Racicot, President-sortant, 2e rangée: Capt.Jacques Beauchemin, Directeur, Capt.Roger Vigeant, Secrétaire, Capt.Philippe W.Trudel, Directeur.N’apparaissent pas sur la photo: LCol P.Desgroseilliers.2e Vice-président, LCol Paul-Marcel Prévost, Conseiller juridique et les Directeurs: LCol Gilles Bissonnette, Major Jacques Boire, LCol Pierre Caron, Major Léopold Cusack, LCol Étienne Laroche, LCol Robert Saey, Major Dollard H.Vermette.Publi Reportage ISTORI Au Stade olympique, le 20 juin, 20 heures.LE FACE À FACE - st tas-”4' Un championnat mondial qui ne passera pas à la télé.Soyez parmi les privilégiés qui assisteront en personne à cet événement sportif historique.Egalement au programme: Eddie Melo/Fernand Marcotte.Billets en vente maintenant.Aux guichets du Stade olympique (514-252-4722) et aux comptoirs TRS du Montréal Trust et des magasins La Baie et Simpson à Montréal, et de Miracle Mart à Montréal, Québec, Sherbrooke, Sorel et Trois-Rivières.Moi, j'manque pas Ça! Régie des installations olympiques » I Le Devoir, lundi 2 juin 1980 Le gouvernement Begin en sursis JERUSALEM (AFP) — M.Menahem Begin, premier ministre israélien, a trouvé hier une solution provisoire pour empêcher la chute de son gouvernement, en cumulant ses fonctions avec celles de ministre de la Défense par intérim.Cette mesure était attendue depuis la démission de M.Ezer Weizman, il y a huit jours, en raison de l’incapacité de partis de la coalition gouvernementale à se mettre d’accord sur un remaniement.Dans d’autres pays, la fragilité de ce gouvernement lui aurait probablement été fatale.Pour la première fois, l’un des chefs de la majorité, M.Simcha Erlich, vice-premier ministre et membre influent du Parti libéral, n’a pas hésité à donner un sursis de [uinze jours au gouvernement.«Si d’ici là le portefeuille le la Défense n'a pas été attribué, les libéraux quitteront la coalition», a-t-ii déclaré à la presse.Selon la radio d’Etat israélienne, la direction du parti national religieux ne serait pas fâchée, quant à elle, ï d'abréger la crise et d’envisager des élections anticipées.Enfin, les démocrates de M.Ygal Yadin, également vice-premier ministre, sont plus opposés que jamais à la nomination de l’actuel ministre de l’Energie.M.Yitshak Modai.aux Affaires étrangères pour permettre à M.Yitshak Shamir, chef de la diplomatie israélienne, de passer à la Défense.Pour compléter l’imbroglio, M.Ariel Sharon, ministre de l'Agriculture et champion d’une politique d'implantations dans les territoires arabes occupés par Israël, brigue lui aussi le portefeuille de la Défense.«Vous mettez le pays en danger en voulant confier ce poste à un civil», a-t-il déclaré hier au premier ministre.Ce dernier lui a rétorqué qu'en Grande-Bretagne, les anciens militaires ne sont pas habilités à assumer le portefeuille de la Défense, et ?[ue les Etats-Unis, depuis deux siècles, ont toujours con-le cette charge à un civil.La démission de M.Ezer Weizman, qui survient après celles de M.Simcha Erlich (Finances) et de M Moshe Dayan (Affaires étrangères) semble bien avoir sonné le glas du gouvernement de M.Begin, déjà ébranlé par la crise économique et par l'échec relatif en politique étrangère L'inflation israélienne est en effet de dix pour cent par mois, en moyenne, et les discussions sur l'autonomie israélienne sont dans l'impasse.L'heure des bilans semble proche.Tous les sondages d'opinion et les indices de popularité donnent depuis longtemps les travaillistes de l'opposition largement vainqueurs pour d'éventuelles élections.Arafat fait triompher la modération BEYROUTH (AFP) - Le quatrième congrès général du Fatah a constitué une «victoire» de M.Yasser Arafat, chef de la résistance palestinienne, et de sa ligne modérée, constataient hier les observateurs à Beyrouth, à l’issue des assises de b principale formation de la guérilla palestinienne.La composition du nouveau comité central, élargi de dix à quinze membres, pourrait, selon les observateurs, témoigner de cette victoire.En effet, quatre des cinq nouveaux membres de ce comité — Rafic-el-Natcheh, représentant du Fatah en Arabie séou-dite, Samih Abou Koueik, responsable des affaires jordaniennes, Hani-el-Hassan, délégué de l’OLP à Téhéran et le colonel Saad Sayel.chef des opérations militaires de l’organisation palestinienne — sont de très proches collaborateurs de M.Arafat, qui a été élu.de surcroît, commandant en chef de l’organisation Al-Assifa, branche militaire du Fatah.A la suite de cette élection , M.Arafat cumule désormais les pouvoirs militaires et politiques au sein des instances palestiniennes les plus agissantes.Outre les fonctions de président du comité exécutif de l’OLP, M.Arafat est chef du Fatah, commandant en chef de sa branche militaire, l'organisation Al-Assifa et commandant en chef de l'Armée de libération de la Palestine (ALP), l’armée régulière palestinienne.Le «programme politique» adopté hier à Damas, au terme de dix jours de débats houleux, atteste aussi de cette victoire.Contre les tenants de la ligne radicale, partisans de la lutte armée, le fondateur du Fatah a fait prévaloir ses vues notamment en ce qui concerne le règlement pacifique du problème palestinien et les rapports de la résistance palestinienne avec les pays arabes.en particulier avec la Jordanie.Le programme considère comme «nuis et non avenus les accords, solutions et résolutions (.) qui feraient fi du droit du peuple palestinien à (récupérer) a totalité de sa terre».Il admet donc implicitement tout règlement qui tient compte de ce droit.Prenant le contrepied des «radicaux», qui confondent dans la même hostilité les États-Unis et l’Europe, le programme politique au Fatah, tout en qualifiant les États-Unis «d’ennemi numéro un» du peuple palestinien, définit une attitude plus nuancée à l’égard de l’Europe.Il souligne la nécessité de «renforcer l’action politique dans les États européens» et de «profiter du soutien des forces politiques, démocratiques et progressistes pour accroître l’isolement d’Israël».L’Europe est invitée en outre à reconnaître l’OLP comme le représentant légitime «unique» du peuple palestinien; Au plan arabe, gommant les clivages traditionnels entre «réactionnaires» et «progressistes», le fatah se déclare résolu à «développer les aspects positifs» de ses relations avec chacun de ces États.D’autre part, l’importance «capitale» de la Jordanie, en direction de laquelle M.Arafat a engagé depuis 1978 une politique d ouverture, est soulignée par le document, qui estime que le royaume haché- mite doit être «une base fondamentale de la lutte contre l’ennemi sioniste».Cependant, le programme ne precise pas s’il s’agit de lutte «militaire» ou du retour des fedayine dans le royaume, d’où ils ont été bannis en 1970-71.Si la «révolution populaire armée» demeure «la seule voie qui mène à la libération de la Palestine», elle est surtout préconisée à l’intérieur des territoires occupés pas Israël.Le Fatah se borne pour les terres d’exil (pays hôte), à exprimer le souci d’assurer «l’organisation» du peuple palestinien.À l’instigation de M.Arafat, le Fatah, en ne fermant pas la voie à l’action diplomatique, paraît avoir voulu tenir compte des acquis diplomatiques réalisés par l’OLP depuis le précédent congrès général du mouvement, en 1971, et des bouleversements internationaux qui se sont produits durant la précédente décennis, estiment les observateurs.La «souplesse» ou le «réalisme» manifestés ainsi par la principale organisation palestinienne revêt une importance certaine, selon les observa-teurs, alors que la communauté européenne s’apprête à lancer une initiative en vue de relancer le processus de paix au Proche-Orient et que les États-Unis s’emploient à débloquer l’impasse des négociations égypto-israéliennes sur l’autonomie palestinienne.Namibie: les Nations unies demandent des sanctions contre l’Afrique du Sud ALGER (AFP) — Une réunion d’urgence du Conseil de sécurité en vue de décréter des «sanctions globales et obligatoires» contre l’Afrique du Sud pour son refus d’évacuer la Namibie a été demandée hier par le Conseil des Nations unies sur la Namibie.Le conseil, qui a adopté, à l’issue d’une session extraor» dinaire de cinq jours dans la capitale algérienne, un «programme d’action» et «une déclaration d'Alger sur la Namibie», a réclamé l’application, par le Conseil de sécurité, ae l’article 7 de la charte de l’O.N.U.contre l’Afrique du Sud.Dans son «programme d’action», il a appelé la communauté internationale à «intensifier ses efforts pour isoler totalement et effectivement l’Afrique du Sud» et con damne fermement «les activités des intérêts étrangers, économiques et autres en Namibie, qui, en collaborant avec le régime raciste de Pretoria, étayent le mécanisme d’exploitation de ce territoire et contribuent à perpétuer l’oppression de son peuple».Dans une claire allusion aux puissances occidentales dont des firmes sont accusées d’exploiter notamment l’uranium namibien, le Conseil des Nations unies «déplore dans les termes les plus énergiques le fait que ces alliés (de Pretoria) ont continué à collaborer avec le régime raciste, ce qui le conforte dans son défi à l’organisation des Nations Unies».Il a réaffirmé son appui à la SWAPO (Organisation du peuple du Sud-Ouest Africain), «seul représentant authentique du peuple namibien» et sa solidarité aux «pays de première ligne» limitrophes de la Namibie et d’Afrique du sud, «victimes des attaques répétées sud-africaines».Le conseil, qui constitue «l’autorité administrative légale» de la Namibie depuis 1967, appelle les États membres de l’ONU à «ne reconnaître aucun règlement interne de la question de Namibie» qui serait mis au point par l’Afrique du Sud et se prononce pour «l’indépendance et l’intégrité territoriale de la Namibie, y compris Walvis Bay».Par ailleurs, un sommet africain restreint doit se tenir aujourd'hui à Cosaka.Il examinera la situation dans ce territoire, dont l'administration par l’Afrique du Sud est déclarée «illégale» par les Nations unies.Campagne contre les journalistes en Iran TÉHÉRAN AFP — Les journalistes étrangers en Iran sont soupçonnés d'être des «espions» au moment même où le nouveau régime entend donner un retentissement international à la conférence sur les «agissements des États-Unis en Iran».M Sadegh Aboi Ghassem.directeur du bureau de la presse au ministère ae l'Orientation nationale, a lancé une mise en garde contre les correspondants occidentaux qu’il accuse d'être «utilisés par les réseaux d'espionnage internationaux».Dans une interview dont la première partie a été publiée samedi dans le journal République islamique.M.Aboi Ghassem s’appuie sur une déclaration attribuée par la presse iranienne au secretaire américain à la Défense, M.Harold Brown, et selon laquelle les États-Unis auraient l’intention de se servir des journalistes pour appliquer les plans de la CLA.Cette mise en garde intervient alors que tout est prêt à l’hôtel Indépendance (ex-Hilton) pour accueillir la cohorte de journalistes venus couvrir la conference internationale «sur les crimes des États-Unis en Iran».Cette conférence, qui réunira cent délégués représentant une cinquantaine de pays, doit permettre, selon les responsables iraniens.de prouver aux yeux du monde entier la justesse des revendications du peuple iranien dans son conflit avec «l'impérialisme» Mais les journalistes sont considérés avec une grande méfiance par les autorités iraniennes.Les quelque cent cinquante correspondants étrangers actuellement en Iran ont une vision déformée de la réalité iranienne, estime M.Aboi Ghassem.«Vous n'en voyez qu’une partie infime: les otages Votre but n'est pas d'aider à la compréhension de l’Iran dans le monde.Votre fierté est blessée, c'est tout», a-t-il dit à un représentant de la presse américaine.Ce sont bien sûr les correspondants américains qui encourent les plus graves reproches Six d'entre eux se trouvent actuelle- ment en Iran malgré la décision officielle d'expulser les journalistes américains.Leur «présence est dangereuse», explique le responsable de la presse, qui est en confut ouvert avec le mi- nistre des Affaires étrangères, dont l’attitude dans cette affaire est beaucoup plus souple ?COMMISSION DE Jf- CONTRÔLE DES •5K* PERMIS D’ALCOOL + DU QUÉBEC Lanes) personnels) ci-apres mentionnéelsi alont) demandé tel si permis suivantls) Nom Adresse Calégorie .GRANCOIN Annie 150 Dante Épicerie Montréal ELIMENREICH Frédéric* 1407 Bishop Restaurant .FerrarisCap'Ccmo Montréal Gourmet Inc STUER Heinrich 1300 South Service 1 restaurant - 1 .Theodor 96678 Canada me Road Dorvai Bar • BILODEAU Bertrand 3300 est Legendre Épicerie (vente) Montréal GAUBERT.Claude 3301 est Fleury Restaurant Navarro Gaubert inc Montréal Nord (vente.AUDET Roger 6551 Hochelaga Épicerie ."Variété Dépanneur Montréa Granby Inc BRISEBOIS André 34 ouest Notre 2 restaurants Les Restaurants Bratai Inc Dame Montréal Di TOMASSO Marco Michel Centre d Achats Les 1 restaurant/1 bar ' Panarda Corporation Terrasses 1801 McGtll Montréal - LEGER René 6355 St-Hubert demande addi- Les Rôtossenes St-Hubert Montréal tionneile 1 récep- .L-tée/St-HubertBa'B Q Ltd ceptions * NIKOLOULIAS Vasihkt 1396 ouest 1 restaurant avec * Restaurant Omar Khayyam Sherbrooke oeuvres musica- .Montréal Inc/Omar Khayyam Montréal les et danse • Restaurant Montréal inc “ (changement de titulaire) " ALLEVATO Francesco 5666 Côte des 1 bar avec danse • 94331 Canada Ltêe Neiges Montréal et autorisation • d exploiter ce per- * mis en dehors de » la pièce contor- mément a l article 71 de la loi HECHT Joseph 6615 Côte de Liesse 1 restaurant avec Bonaventure ice Rmks Ville St-Laurent dansez 1 bar avec - Inc /Les Patinoires danse - Bonaventure Inc (vente) Afin d ètre valide, toute objection d cette(cee) demande(s) doit être laite par écrit, dûment motivee et assermentée dans les 15 Jour* du présent avis au: SECRÉTAIRE GÉNÉRAL 1 rue Notre-Dame est.suite 9.200 Montréal.Québec H2Y 1B8 Photographes-amateurs de tout participez au concours “Forêts enchanteresses”.Prenez une belle photo de la forêt— paysage, faune, promeneurs ou autre— et vous pourriez gagner un voyage pour deux, frais payés.Lisez les détails du concours plus loin.L’industrie des pâtes et papiers du Canada parraine ce concours pour nous rappeler l’importance des forêts dans nos vies.L’industrie forestière assure un emploi sur dix.Ses exportations de pâtes et de papiers rapportent environ SI 000 par année à chaque famille canadienne.Nos forêts et régions boisées sont le refuge de la faune, le paradis des amateurs de plein air et de tous ceux qui apprécient la beauté de la nature.Tous les photographes-amateurs sont invités à participer.Envoyez votre photo la mieux réussie—diapositive, épreuve ou photo instantanée—et vous pourriez gagner un voyage pour deux, frais payés.Quel sujet choisir?Les gagnants seront choisis pour leur talent à capturer la beauté et le mystère de la forêt.Peu importe le sujet: un simple bourgeon en éclosion, un panorama de cent acres, la faune, les promeneurs .Trois catégories d’âge, trois groupes de gagnants Les soumissions se divisent en trois catégories: adultes (18 ans et plus), adolescents ( 13 à 17 ans) et enfants ( 12 ans ou moins).Le prix: un voyage dans la ville de votre choix Le gagnant du premier prix de chaque catégorie pourra effectuer un voyage pour deux, frais payés, vers la ville de son choix: Vancouver, Edmonton, Saskatoon, Winnipeg, Toronto, Ottawa, Montréal, Québec, Halifax, Fredericton ou St.John’s.U prix com- prend l’aller-retour par avion, six nuits à l’hôtel et $500 en espèces.Comme il est fort probable que les participants s’intéresscnt.aux soins et à la gestion de nos ressources forestières, l’Association canadienne des producteurs de pâtes et papiers organisera une - visite d’une usine dans la région, pour les gagnants.600 autres prix! Et si vous ne gagnez pas le voyage?Vos talents de photographe pourront quand même être reconnus.Deux cents chanceux dans chaque catégorie recevront une reproduction format poster de leur soumission.L’appareil-photo est à votre choix .envoyez épreuves ou diapositives.Une seule condition: la couleur.Emballez votre photo avec soin et pos- I industrie des pâtes et papiers du ( Canada tez-la avec le formulaire rempli avant minuit, le 15 septembre 1980.La sélection des gagnants sera effectuée par trois photographes et artistes canadiens renommés.Les gagnants seront avisés le ou vers le 15 novembre 1980.Quelques suggestions pour réussir vos photos Nos forêts s’étendent de la Colombie-Britannique à Terre-Neuve.Et des petits coins de verdure existent partout, même dans les grandes villes.Certaines compagnies invitent le public à se promener dans ses sentiers.Allez les explorer à l’affût de l’insolite: lever de soleil, averses, brume, faune ou promeneurs.Et pendant que vous visitez et photographiez nos forêts, prenez quelques minutes pour apprécier leur splendeur et réfléchir sur leur immense contribution au niveau de vie des Canadiens.LES PRIX 1.Tous les résidents du Canada peuvent partici per sauf ceux qui gagnent leur revenu en tout ou en partie parla photographie, les employés de l'ACPPP.ses agences de publicité et leurs familles.2.Ce concours se divise en (Vois catégories adultes (18 ans et plus): adolescents (13 à 17 ans) et enfants (12 ans ou moins).3.Chaque catégorie aura un gagnant d'un voyage pour deux (le gagnant accompagné d'un parent ou ami) vers une des villes canadiennes sur vantes: Vancouver, Edmonton, Saskatoon, Winnipeg, Toronto, Ottawa.Montréal, Québec.Fredericton.Halifax ou St John s Chaque voyage comprendra une visite d'usine de pates ou papiers.l’ACPPP payera l'aller retour par avion, classe économique, à partir de tout aé roport commercial du Canada, le sé|0ur à Thô tel (au choix de l'ACPPP) pour six nuits et $500 pour tes repas, visites et pourboires.Les voyages doivent être effectués avant le 30 |um 1981 et sont sujets aux disponibilités d'avion et d'hôtel.L ACPPP et ses agences n'acceptent aucune responsabilité pour tout délai encouru au cours du voyage Le gagnant du premier prix de chaque catégorie pourra choisir, à la place du voyage, la somme de $1.750 4.Tout gagnant de moins de 18 ans devra être accompagné en voyage par un adulte 5.Chaque catégorie comporte également 200 deuxièmes prix une reproduction format pos ter de la photo soumise Le format exaci de l'agrandissement sera déterminé par l'ACPPP et dépendra du matériel original soumis COMMENT PARTICIPER 1.Les soumissions doivent être en couleur: diapositives, épreuves ou photo instantanée 2.Chaque photo doit avoir été prise au Canada 3.Chaque photo doit avoir été prise par la per satine dont le nom apparaît sur le formulaire de participation.4.L'endroit où la photo a été prise doit être m diqué sur le formulaire de participation.5.Chaque photo doit être soumise dans une en veloppe sur laquelle sont clairement indiqués les nom.adresse (y compris le code posial).et numéro de téléphone du participant ainsi que la catégorie.Une photo ne peut être sou mise qu'une seule fois et dans une seule caté gone Veillez a bien protéger vos photos pour le transport 6.Toutes les soumissions doivent être adressées à Concours Photo ACPPP.10 Adelaide St East.Suite 31.Toronto.Ontario.M5C 1)3 Les sou missions doivent être postées avant minuit, le 15 septembre 1980 7.Aucune correspondance ne sera échangée sauf avec les participants sélectionnés La partici pation au concours constitue une acceptation iacite des participants pour la publication de leur nom et de la photo soumise dans toute publicité ou promotion de l’ACPPP Toutes les soumissions deviennent la propriété de l'ACPPP Pour qu elle soit retournée, une pjioto doit être accompagnée d'une enveloppe adressée et affranchie.L'ACPPP n'accepte au cune responsabilité pour toute perte ou tout dommage aux photos durant le transport, l’exposition ou ailleurs.8.Un seul prix sera accordé par famille ou mé nage à une même adresse.La décision des juges est sans appel.Ce concours est suiet a toutes les lois municipales, provinciales et fé dérales 9.L'ACPPP a payé les droits exigibles pour ce concours, en vertu de la Loi sur les loteries.10.Un litige quant à la conduite et l'attribution d'un prix de ce concours publicitaire peut être soumis à la Régie des loteries et courses du Québec 11.Pour recevoir la liste des gagnants, envoyez une enveloppe adressée et affranchie dans les trois mois suivant le 15 novembre 1980 à: Concours' Photo ACPPP, 10 Adelaide St E .Suite 31, Toronto, Ontario M5C 1J3, Formulaire de participation IhiMex voire MHimisvion à: ( -oncours l*hc>n> A( IPIM* 10 Adelaide St F Suite Tl l'oronro, Ontario M50 I |T Nom.(Icttlft mouléfl, v p ) Adresse_ Ville_____ Téléphone.Prov Code postal.-Age-, Ci |0ini ma photo pour le concours de photographie de l'Association canadienne des producteurs de pèles et papiers J'ai pris connaissance du règlement du concours et entend m'y conformer le déclare avoir pris moi même la photo soumise le déclare également que ie ne gagne aucune partie de mon revenu par la photographie Ou la photo a I elle été prise?___________________________________________________________________________________ Veuillez noter i l'extérieur de l'enveloppe contenant votre photo dans quelle catégorie celle-ci doit être inscrite: 12 ans ou moins; 13-17 ans; adultes. LE SEUL REGLEMENT ACCEPTABLE Pour mettre fin à la fermeture des écoles de la CECM, il n’y a qu’une solution : une convention collective issue du rapport de conciliation i L’Alliance n’a jamais refusé de négocier.L’Alliance a maintenu les écoles ouvertes, même si elle avait le droit de déclencher la grève.L’Alliance a utilisé tous les mécanismes prévus par les lois.L’Alliance a accepté la conciliation.L’Alliance a participé à la médiation.L’Alliance a participé à l’enquête de maître Bouchard.L’Alliance a cherché un règlement négocié, a répondu aux problèmes soulevés par la CECM.L’Alliance a amplement prouvé sa bonne foi et sa volonté d’obtenir un règlement négocié et pacifique.» La CECM a fait traîner les négociations.La CECM n’a pas participé de bonne foi à la conciliation.La CECM a fait volontairement échouer la médiation.La CECM a refusé toutes les possibilités de règlement négocié.La CECM a dit NON aux conciliateurs Denis Tremblay et Raymond Désilets.La CECM a dit NON au médiateur, le sous-ministre Yvan Blain.La CECM a dit NON au ministre du Travail.La CECM a dit NON à ses enseignants.Maintenant le Gouvernement et l’Assemblée nationale doivent imposer le seul règlement acceptable : le rapport de conciliation sinon, le Gouvernement et l’Assemblée nationale diraient non aux conciliateurs diraient non au médiateur diraient non à la bonne foi et au bon sens des enseignants se rendraient objectivement complices de la CECM diraient aux syndiqués qu’il ne faut pas respecter les lois du travail, qu’il ne faut pas négocier de bonne foi.Et ça, c’est pas possible ! •\ Alliance des professeurs de Montréal Le Devoir, lundi 2 juin 1980 CEE: le compromis de Bruxelles achoppe à Bonn BONN (AFP) - Le ministre ouest-allemand des Finances, M.Hans Matthoefer, a posé inopinément hier des conditions a l'adoption du laborieux compromis de Bruxelles sur la réduction de la contribution financière de la Grande-Bretagne au budget de la Communauté européenne M.Matthoefer se refuse en effet à envisager de nouveaux emprunts de l’État et exige que les charges financières supplémentaires incombant à la RFA (environ 2,6 milliards de marks en 1980 et 1981) soient couvertes au plan budgétaire par des coupes dans d’autres chapitres de dépenses.Selon lui, il ne saurait être question d’accroître l'endettement de l'État, qui s’élève déjà, en chiffres cumulés, à plus de 200 milliards de marks.Dans une déclaration publiée hier, M.Matthoefer souligne que «ceux qui veulent adopter les propositions de Bruxelles doivent présenter des suggestions de couverture budgétaire».Pour sa part, il avoue ne pas savoir sur quels chapitres du budget on pourrait prélever les quelque 500 à 600 millions incombant à la RFA en 1980 au titre du compromis de Bruxelles.M.Herbert Whener, président du groupe social-démocrate au Bundestag, avait annoncé dès samedi soir que M.Matthoefer se refusait a entériner les arrangements intervenus à Bruxelles, laissant ainsi prévoir soit une crise ministerielle, soit la remise en cause des résultats de Bruxelles.Dans sa prise de position d'hier, le ministre des Finances a quelque peu atténué cette impression.Il a souligné en effet l’importance, pour l'Europe, de garder ses capacités d'agir, ce qui ne saurait être le cas si le compromis des «Neuf» n'était pas entériné.t En tout état de cause, il faut s'attendre à de dures confrontations au sein du gouvernement de coalition socialo-libéral.Dès hier matin, plusieurs dirigeants libéraux (font le ministre des Affaires étrangères, M.Hans-Dietrich Genscher, et le ministre de l'Economie, M.Otto Lambs-dorff, ont exprimé leur surprise.M.Lambsdorff a notamment reproché au ministre des Finances d’avoir pris position sans attendre la décision du gouvernement britannique.Entre-temps, la «dame de fer» a virtuellement gagné la partie de poker qu’elle a Carter prévient ses alliés contre toute initiative au Proche-Orient WASHINGTON (AFP) -Le président Jimmy Carter a lancé ce week-end un avertissement aux alliés européens des Etats-Unis, contre toute initiative sur le Proche-Orient qui pourrait «bouleverser ou détruire» le processus de Camp David Au cours de deux interviews télévisées, diffusées hier et dont certains extraits avaient été rendus publics dès samedi, le président a affirmé que les Etats-Unis «n'hésiteraient pas» à utiliser leur droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU pour faire échouer «toute tentative visant à fragmenter ou à changer la résolution 242 des Nations unies».que de à européens de ne pas s engager pour le moment» dans la question de l'autonomie palestinienne et déclaré «qu'il ne pensait pas» âu'ils le feraient au cours des eux prochaines semaines», ce qui devrait donner aux Etats-Unis «le temps de reprendre les négociations».Le président Carter a par ailleurs abordé les points suivants.— La participation des Etats-Unis à la defense de l’Europe ne sera pas réduite 300.000 soldats américains se trouvent dans la zone européenne.non seulement pour défendre les alliés des Etats-Unis mais aussi «pour assurer la défense de notre propre pays contre l'agression communiste venant du Pacte de Varsovie».Le président a souligné qu «les Etats-Unis ont demande leurs alliés La détente avec l'Union soviétique n'est pas abandonnée mais s'exercera dans le cadre d'un renforcement de la puissance militaire américaine.«Nous nous opposerons fermement à l'aggression soviétique.en cherchant tout le soutien possible auprès de nos alliés.de nos amis et des nations sympathisantes».Mais le but des Etats-Unis est aussi «d’obtenir un contrôle des armements pour réduire la menace d'une destruction nucléaire du monde».— L'engagement des Etats-Unis à l'egard de la sécurité de la Coree du Sud «n'a pas été ébranlé» par les échecs que vient de subir la démocratie dans ce pays.Les forces américaines et sud-coréennes sont suffisantes pour «repousser toute invasion ou menace potentielle».Les atteintes aux droits de l'homme, tout en étant déplorables, ne peuvent pas entraîner l'abandon à l'influence soviétique des alliés des Etats-Unis.— Otages américains en Iran: au stade actuel, il est préférable de concentrer les efforts des Etats-Unis et de leurs alliés sur une pression économique internationale contre l'Iran.Mais, s’il y avait un procès des otages ou s’il leur était porté atteinte de quelque façon que ce soit, les États-Unis exerceraient contre l'Iran des représailles «très sévères», dont le président Carter a refusé de donner le détail.LA HAVANE 'AFPi - Un premier groupe de 268 personnes, parmi les 442 réfugiés cubains de l'ambassade du Pérou à La Havane, devait partir hier pour Lima, après que les ASSOCIATION QUÉBÉCOISE DE PLANIFICATION FISCALE ET SUCCESSORALE DÎNER-CAUSERIE: Hôtel Reine Elizabeth Salon Mackenzie: MERCREDI le 4 juin 1980 é 18 heures.CONFÉRENCIER: Me Paul Martel, •avocat de Martel.Brassard et Cantin: TITRE DELA CONFÉRENCE Le* modifications è le loi sur le» compagnie* du Québec et la nouvelle Partie 1A.PRIX: Membre *14.00 Non-membre *18.00 Information 843-8410 autorités cubaines et péruviennes furent parvenues à un accord sur ce point.Samedi soir, le ministère péruvien des Affaires étrangères avait annoncé dans un communiqué officiel le règlement satisfaisant de la situation, ie gouvernement cubain ayant accédé à la demande péruvienne de laisser partir les derniers réfugiés directement pour Lima Toutefois, selon le même communiqué, une trentaine de Cubains, qui se trouvaient pour la plupart à l’ambassade péruvienne avant l’afflux massif de réfugiés du 4 avril, devront rester dans la mission diplomatique «Le gouvernement péruvien a confiance que des entretiens avec les autorités cubaines permettront une solution satisfaisante» à cette question, précisait le communiqué.L’heure d’arrivée à La Havane de l’appareil péruvien chargé du transport du premier groupe de 268 réfugiés n’était pas encore connue nier en fin de matinée, a-t-on appris par ailleurs.Depuis le début de l’affaire des 10,800 réfugiés de l’ambassade du Pérou, la quasitotalité des Cubains avaient quitté les locaux pour demander un passeport et quitter le pays Seuls 442 réfractaires avaient refusé les facilités accordées par les autorités cubaines, qui ont laissé partir de l’Ile près de 100,000 émigrés par un pont maritime établi entre le port de Mariel et la Floride par des résidents cubains aux Etats-Unis — La récession économique aux Etats-Unis est «plus accentuée» que prévu, mais il y a déjà certains facteurs correcteurs dans l’économie, dont la baisse des taux d’intérêt et une diminution de l’inflation.Toute réduction fiscale pour stimuler l’économie est à écarter pour cette année mais pourrait être envisagée pour 1981.— Campagne électorale: le président Carter refuse le débat public avec le candidat in- épen onn à la présidence John Anderson, mais l’acceptera avec le candidat républicain Ronald Reagan lorsque celui-ci sera investi par son parti.M.Carter a proposé à son rival démocrate Edward Kennedy, en dépit de leurs divergences d'opinion, de travailler ensemble après la fin des primaires à la préparation o!2.r.6600 Bout i Taschereau (465-5906) — Kramer contre * Kramer' 19 h 15 21 h 15 BROSSARD il.C est apocalypse 18 h ‘ 10 20 h 50 BORSSARD ni.Le jour de la fm du monde | 19 h 15 21 h 20 Champlain i, 1815 est Ste-Cathenne (524- * 1685 — Kramer ccnre Krame- 17 h 30 i 19 h 30 21 h 30 Champlain h, te jour de ta fin (ki monde * 17 h 15 19 h 15.21 h 15 CHÂTEAU I.6956 St-Denis 271-1103} - * Les exploits érotiques de Maoste 13 h 00 15 h 30 18 h 10.2G h 35, Aventures érotiques de Juliette ' 14 h 20 17 h 00.19 h 30 21 h 50 CHÂTEAU II.Ces adorables victoriennes 12 h 40 15 h 10.17 h 40 20 h 10 l'enfer pour M ss Jones 14 h 10.16 h 40 19 h 10 21 h 4C CINÉMA DE MONTRÉAL I.1584 est Morf-Royai i52l-787Q.— Justice pour tous" 13 h 00 17 h 20 21 h 35 L express de minuit 15 h 10 19 h 30 CINÉMA DE MONTRÉAL II.'Un espion de trop ' 12 h 00 16 h 00 20hDC Rocky 2 la revancne 13 h 45 17 h 45 21 h 45 CINÉMA 7# ART, 3180 es* Bélanger 1722-03021 — Jonathan Livingston te goéland 19 h 30 HarokJ et Maude 21 h 15 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE.^700 St-Dems f844-8?34) — Relâche CLAREMONT, 5038 oues* ’*86- 7395) - ' Lee & Lores' 19 n 05 21 h 05 COMMODORE.570C ouest.Boul Gcuin ; 334-8560) — Black Emmanuelle 19 h 00 Jouir "20 h 20 Perversités suédoises 21 h 45 COMPLEXE DESJARDINS I, Complexe Desjardms '288-3141) — * Canard â l'orange 12 h 30 14 h 40 16 h 50 19 h 00 21 h 10 COMPLEXE DESJARDINS II.Manhattan 12 h 05 13 h 55.15 h 45,17 h 35 19 h 25 21 h 15 COMPLEXE DESJARDINS III.Jeux d 3-mour au ctfièçe 12 h 05 14 h 55 15 h 45 20 h 35 Virginia ouverte aux passions" 13 h 30 16 h 20 19 h 10 22 h OO COMPLEXE DESJARDINS IV, Les bons débarras 12 h 45,14 h 55.17 h 00.19 h 10.21 h 00 CONSERVATOIRE D ART CINÉMATOGRAPHIQUE.1455 Boul de Maisonneuve (679-4349) — The loves of Tofuro (de Kajtro Yamanoto Japon 1938) 20 h 30 CÔTE-DES-NEIGES I.6809 COte-des-Ne-ges (735-5528) - The gong show movie 19 h 15.21 h 15 CÔTE-DES-NEIGES II, Kramer vs Kramer 19 h 10 21 h 10 CRÉMAZIE, 8610 St-Denis (388-4210) -C'est ('apocalypse' 20 h 00 DAUPHIN i.2396 est Beaubien (721-6060) - Marm et Lea 19 h 30 21 h 30 DAUPHIN II, Cordélia 19 h 20.21 h 30 DORVAL I.260 Dorval Dorval (631-8586) — Friday 13th 19 h 05 21 h 06 DORVAL II, Gorp 19 h 00 21 h 00 DORVAL III.The rose' 18 h 30.21 h 00 DÊCARIE SQUARE lr Centre Décarie Square 6855 Clanranald (341-3190) -Hollywood knights 19 h 00 21 h 00 DÉCARIE SQUARE II.All that jazz 19 h 00.21 h 15 ÉLYSÉE I.35 Milton (842-6053) — "L esprit de famille 19 h 30.21 h 30 ÉLYSÉE II.Un second souffle 19 h 15.21 h 30 greenfield I, 519 Taschereau Greenfield Park (671-6129) — Maison des filles 18 h 30 "Vitrine du plaisir 20 h 00 greenfield II, La horde des salopards 18 h 05 Kung Fu le magnifique 19 h 55 GREENFIELD III, Gigolo américain ' 18 h 00 "V«oi et châtiment 20 h 00 GUY.1435 Guy (931-2912) — Taxi girls 12 h 00.14 h 45 17 h 30 20 h 25 Whistle blowers 13 h 25 16 h 10.18 h 55 21 h 40 JEAN-TALON, 4255 est Jean-Talon (725-7000) — "Le retour 19 h 30 Fantasme' 21 h 15 KENT.6100 ouest Sherbrooke (489-9707) — The tin drum 18 h 25.21 h 05 LA CITÉ l, 3575 Avenue du Parc (844-2829, — Small circle of fnends 19 h 06, 21 h 05 LA CITÉ II, Happy birthday Gimmi 19 h 00 21 h 00 LA CITÉ III, Black hole 19 h 10, 21 h 10 LA SCALA.6430 Papineau (721-5107) -Le retour 20 h 00 "Fantasme 21 h 45 laval I.1600 Le Corbusier Chomedey (688-7776) — "La classe de Miss Mac Michael 18 h 00 Une maîtresse dans les bras une ‘emme sur le dos" 19 h 45 laval il.Les exploits érotiques de Macis-te 18 h 00.20 h 30 Aventures érotiques de Juliette 19 h 20 21 h 50 LAVAL III, "A la recherche de M Goodbar 19 h 00 Gigoio américain 21 h 25 LAVAL iv, Arrête de ramer t es sur le sable 18 h 00.La chouette équipe" 19 h 40 laval v.Derm ère maison sur la gauche 18 h 30 Obsessions chamelles 20 h 05 LAVAL-ODÉON l, Centre 2000 3195 ouest.boul St-Martin Chomedey (687-5207) — Le jour de la fin du monde 19 h 00.21 h 00 LAVAL-ODÉON II, Kramer contre Kramer 19 h 15.21 h 15 LOEW S I, 954 ouest Ste-Catherine (861-7437) —"Friday 13TH 13 h 15.15 h 15.17 h 15.19 h 15, 21 h 15 LOEWS II, Foxes 13 h 00 15 h 00 17 h 00 19 h 00 .21 h 00 LOEWS III, Gorp 13 h 20.15 h 20.17 h 20 19 h 20.21 h 20 LOEWS IV, Little darling 13 h 00 15 h 00 17 h 00 19 h 00 .21 h 00 LOEWS v, Meatbaiis 13 h 15 15 h 15.17 h 15 19 h 15.21 h 15 MASCOUCHE I, 3131 boul de Mascoucbe Rtace G P A Mascooche (474-4141) - "Piranhas 19 h 30 Patrick 21 h 10 MASCOUCHE II, "C'est l apocalypse 19 h 45 MERCIER.4260 est Ste-Catherine (255- 6224) - "Les Borsalini" 18 h 20, 21 h 55, "Patrick" 20 h 00 MONKLAND, 5504 Monkland (484-3579) — "Ton Horn 19 h 00.20 h 50 MONTENACH I, 522 boul Sir Wilfrid Laurier.Beioeil (464-1541) — "C'est l’apocalypse 19 h 30 MONTENACH II, Capricorne I" 20 h 00 OUIMETOSCOPE I, 1204 Ste-Cathenne (525-8600) — "Ligabue (de Salvatore No-cita.Italie.1977) 19 h 15.21 h 30 OUIMETOSCOPE II, L homme à tout faire" de Micheline Lanctôt 19 h 00.21 h 00 OUTREMONT, 1248 ouest Bernard (277-4145) — Courage fuyons 19 h 30 "Love" (version française) 21 h 30 PALACE.698 ouest.Ste-Catherine (866-6991)- Tom Horn ' 13 h 00.15 h 00.17 h 00.19 h 00, 21 h 00 paradis I.8215 Hochelaga (354-3110) — "Le jour de la fin du monde 19 h 00, "Les monstres sont toujours vivants 21 h 00 PARADIS II, "Buck Rogers au 25e siècle 19 h 30 L incroyable Hulk" 21 h 00 PARADIS ill, Souffle de la tempête 19 h 20 Le champion 21 h 30 PARALLÈLE.3682 St-Laurent (843-4725) — "La mort de Maria Malibran " (de Werner Schroeter RFA.1972) 19 h 15 "Der bomberpilot 21 h 30 parisien I.480 ouest Ste-Catherine (866-3856) — “Jne maîtresse dans les bras, une femme sur le dos" 12 h 30.16 h 10.19 h 50 "La classe de Miss Mac Michael" 14 h 25.18 h 05 .21 h 50 parisien II, Cage aux folles 13 h 10.14 h 55, 16 h 40, 18 h 25.20 h 10, 21 h 50 PARISIEN III, Gigolo américain 13 h 00.15 h 06 .17 h 05 19 h 20 .21 h 25 PARISIEN IV.le tambour i3h00,15 h 30 18 h 15, 21 h 00 parisien v."Et la tendresse bordel?" 12 h 20.14 h 05, 16 h 00.17 h 50.19 h 45.21 h 35 PLACE DU CANADA.Place du Canada (8614595) — "The empire strikes back" 12 h 00 14 h 30.16 h 45 19 h 00.21 h 30 PLACE VILLE-MARIE.1 Place Ville-Marie (866-2644) — Being there ' 12 h 10.14 h 30.16 h 50.19 h 10.21 h 35 PLACE VILLE-MARIE II.Gfida live" 12 h 50.14 h 50.16 h 55.19 h 00.21 h 05 PUSSYCAT, 4015 St-Laurent (845-5215) -Honeypie 12 h 00.14 h 50.17 h 40.20 t 30 "Mondo erotica 13 h 20, 16 h 10.18 f 50 21 h 40 RIVOLI l, 6906 St-Oenis (277-3125) — "Une maîtresse dans les bras, une femme sur li dos 12 h 20.16 h 00.19 h 40 La classe de Miss Mac Michael 14 h 15,17 h 55 21 h 35 RIVOLI II, La chouette équipé 12 h 50 16 h 20.19 h 55 "Arrête de ramer t es sur le sable 14 h 40.18 h 10.21 h 45 SAINT-DENIS I, 1594 St-Denis (849-4211 - La victime 12 h 30.16 h 00 19 h 30 Du sang dans les rues" 14 h 30.17 h 50, 21 h 20.SAINT-DENIS II, 1590 St-Dems (845-3222 - "Ces sacrées romaines" 12 h 20.15 h 55 19 h 30 Histoire simple" 13 h 55.17 h 30.21 h 05 SAINT-DENIS III, 1590 St-Oems (845-3222) - La fille 13 h 00 15 h 00, 17 h 00 18 h 55 20 h 50 SNOWDON.5225 Décarie (482-1322) — Being there 18 h 30 21 h 00 VAN HORNE.6150 Côte-des-Neiges (731-8243) - Friday 13TH 19 h 00 21 h 00 VERDUN.3841 Wellington.Verdun (768-2092)— Bête mais discipliné 18 h 00 21 h 45 "Patrick 19 h 50 VERSAILLES I, 7265 est.Sherbrooke (353-7880) — La classe de Miss Mac Michael" 18 h 00 Une maîtresse dans les bras une femme sur le dos 19 h 45 VERSAILLES II, "Maison de filles 18 h 50 "Les passions de Monique 20 h 15 VERSAILLES III, A la recherche de M El faites-nou* «avoir à quel endroit vous n'avez pu trouver le journal à: ,'l| a -plwj Al ylus une «thèse» ou une «formule», mais e «projet éducatif d’une école catholique».Et pour convaincre les catholiques.1 archevêque leur brandira au passage les périls de l’école non-confessionnelle en déguisant habilement un discours parfaitement théorique sous l’habit d’un constat empirique: comme la conception chrétienne ae l’homme et de la vie n'est pas, dans l’école non confessionnelle le Point de ralliement des éducateurs, archevêque en infère que «les jeunes qui sont à cette école sont exposés à des influences opposées, à des messages discordants.C’est donc avec raison que les parents appréhendent l’état de confusion, d’incohérence qui peut habiter l’esprit des jeunes soumis a des théories variées et contradictoires sur des questions qui interpellent aujourd’hui la conscience de l’homme: le sens de la vie et de la destinée humaine, la nature du mariage, le problème du divorce, de l’avortement, de la contraception, pour ne citer que celles-là».Devant un tel discours, on reste inter- Survivances et futurs par Gérard Bergeron DEUX survivances étaient mises en cause par l’épreuve référendaire: celle du principe du régime fédéral dans l'hypothèse où le camp du OUI l’eût emporte d’une façon décisive, et celle du Parti québécois lui-même, si la performance de ce camp avait été très faible, ne dépassant pas, par exemple, le chiffre de 30% de votes obtenus par ce parti lors des élections de 1973.L'époque où nous sommes déjà entrés aura comme fil d'intelli- .gibilité l'interaction assez enchevêtrée entre ces deux survies qui, depuis le 20 mai, ne sont désormais plus incompatibles.Occupons-nous aujourd'hui de celle du Parti québécois.Il se trouve confronté à une sévère crise de révision à deux niveaux : de lui-même en tant que formation partisane, et de parti en tant qu’exerçant encore un pouvoir gouvernemental.Il convient de laisser aux partisans le soin de décider de la relance du parti à travers le circuit serré des instances péquistes, selon le mouvement de retour de la base au sommet.On se contentera de deux observations: la première, de circonstance; la seconde, valable en tout temps.D'abord, ce sont les grands dirigeants, ministres, députés, cadres supérieurs du parti, qui sont à même d'absorber plus gaillardement une défaite, plus cruelle encore qu'elle n'était crainte.Il en est autrement des militants de base, ainsi que des cadres inférieurs et des membres des exécutifs et conseils régionaux, qui se sont aussi «crevés» littéralement pour la cause du OUI et qui passent par la sévère crise de démobilisation de l’«à quoi bon?» La seconde observa tion est pour rappeler que tant qu'un parti exerce le pouvoir, c’est ce qu’on appelle «l'aile gouvernementale» qui reste inévitablement le facteur principal à considérer, du moins du point de vue de l’ensemble de la population.Aussi convient-il de s’interroger d'abord sur le parti en tant que gouvernemental.Que fait le gouvernement du Parti québécois au double versant de son activité?D'abord, en sa «politique intérieure»: soit pour tout ce qui concerne l’exécution de son mandat gouvernemental, normal ou abrégé; puis en sa «politique extérieure»: soit pour ce qui a rapport au rattachement a l’ordre fédéral et a la pratique de la doctrine souverainiste, provisoirement «mise en veilleuse».Le fait que le parti gouvernemental n’a guère le choix, de se maintenir ou pas au pouvoir, n’implique pas que ce soit une mauvaise solution.Un référendum dissocie justement une question, d'une importance singulière, de l'ensemble des activités gouvernementales qui doivent être sanctionnées régulièrement par le moyen normal d’élections générales.Décider d’un référendum cvest accepter par avance que la réponse à la question pro- fiosée ne soit pas forcément positive.Mais e mandat gouvernemental lui-même perdure à l’épisode référendaire et aux suites négatives de la réponse fournie.De Gaulle avait lié ce qui lui restait de pérennité politique à une réponse favorable lors du dernier référendum dont il avait pris l’initiative.M.Lévesque ne l’a pas; et nous en avions été avertis.S’il l’avait fait, c’eut été admettre que lui et son parti n’ont pas, ou n ont plus, de raison d être au delà du premier article de leur programme.Or, du 16 novembre 1976 au 19 mai 1980.cet homme et ce parti ont démontré qu’ils avaient d’autres raisons d'être — et utilité — que de poursuivre le projet synthétique de la souveraineté-association et qui était, en outre, hypothétique dès lors qu'il était lié à une «permission», finalement refusée.Ce parti gouvernemental, qui n’a pas à démissionner pour déclencner hâtivement des élections générales, aurait encore moins l’obligation de se saborder au terme de sa duree d’office.Pour quelle raison?Pour faire place à un régime de parti unique?Parti sécessionniste dans le régime fédéral et, à cet égard, «antisystème», le Parti québécois reste aussi en quelque sorte prisonnier du système qui nécessite le dualisme des partis.Ce n’est pas la poussière créditiste en retombée probablement finale, ni le bloc effrité des unionistes aux morceaux s’amenuisant, qui peuvent constituer l’autre pièce essentielle du régime bi partisan.D’ailleurs, sauf cas rarissimes (en 1968 le R1N), un parti n’entretient pas d’instinct suicidaire.Le gouvernement actuel doit terminer son mandat électoral coutumier (quatre ans) ou constitutionnel (cinq ans): c’est à lui d’en décider; et les contre-coups qui se produiront dans les instances du parti Eourraient bien influer sur cette décision.e chef du PLQ, grand vainqueur du référendum, trépigne naturellement d’impatience et la crie! Il attendra.Coincé entre tous les pouvoirs canadiens et, à l’intérieur, par celui du chef d’opposition, le gouvernement actuel devra faire la preuve de sa «bonne foi» dans la négociation à venir du nouveau fédéralisme et, si possible, sans trop désespérer ses militants souverainistes.En «politique intérieure», il doit dans l’immédiat terminer la session en cours et compléter un programme législatif le plus progressiste possible.Cette ligne d'argumentation se situe hors de la discussion actuelle sur les chances du Parti québécois d’être réélu dans «x» temps ou sur la fatalité de sa défaite après le résultat référendaire.On peut, à ce propos, arguer raisonnablement en l'un ou l'autre sens selon l'enchevêtrement des facteurs variables dits plus haut et que personne ne peut prévoir, encore moins démêler, pour l’instant.S'il était relégué dans l’opposition, ce parti pourrait s’administrer une cure de ressource-ment de sa politique sociale et économique tout en élaguant la doctrine trop vaste, antinomique et maintenant refusée par la population, de la souveraineté-association.A moins que la tentation radi-calisante.Cette longue et douleureuse minute de vérité du parti sur lui-même pourrait-elle avoir lieu sous la pression de responsabilités gouvernementales immédiates?Chose certaine, pendant qu’il préciserait, dans un sens ou dans l’autre, la nouvelle solution de rechange au problème constitutionnel, il serait un remarquable parti d’opposition à l’heure des grandes négociations constitutionnelles qui vont s'ouvrir, non moins qu’en face des législations sociales que le néo-conservatisme du PLQ laisse prévoir.L’étapisme n’a pas mal marché.Il est allé trop vite.Il a permis la prise du pouvoir quatre ou cinq ans trop tôt.A ce premier succès prématuré de calendrier, le Parti québécois s’est ajouté un handicap supplémentaire par sa réussite de «bon gouvernement»: voir les indices de satisfaction dans les sondages, qui n’augurent pas mal pour les prochaines élections.Ne pas réussir «jusqu'au bout» pour de telles raisons n'est pas d'un destin politique médiocre pour un parti, même si le grand projet constitutionnel devait être rappelé et non seulement mis en veilleuse pour un temps.Et comme il convient d’avoir parfois l’âme à la générosité pour les choses d'apparence contradictoire, ce fameux régime fédératif tournant mal.qui permet qu’on le conteste si rudement et si longtemps en son essence même, reste tout de même porteur de valeurs fondamentales de civilisation.(Ceci n’est pas un message publicitaire déguisé d'un ministère fédéral.) UNE NOUVELLE «POLITIQUE EXTÉRIEURE» Il y a une dizaine d’années, un homme qui allait devenir un des leaders influents au Parti québécois disait ouvertement pour justifier son adhésion prochaine: «À moins que les gens d’Ottawa ne craignent que le gouvernement du Québec aille jusqu’à la séparation incluse, ils ne bougeront pas pour une véritable réforme du système fédéral».Il a fallu le traitement de choc du 15 novembre 1976 et, plus récemment, le sentiment d’anxiéte, dans l’intervalle de deux sondages, sur le résultat référendaire pour que s’affirme un sentiment d'urgence pour la réforme constitutionnelle non seulement à Ottawa mais dans les neuf autres capitales provinciales.«La crainte est le commencement de la sagesse» constituante.M.Trudeau, qui a les dernières et les plus belles cartes en main pour jouer son destin politique en même temps que celui du Canada (selon la prédiction qu’avait faite il y a quinze ans l’historien Kenneth McNaught), a engagé son nouveau grand prestige tout neuf dans l’oeuvre de la réforme constitutionnelle.Il peut maintenant arguer d’une situation d’urgence nationale que les autres commensaux provinciaux étaient toujours enclins à reporter à plus tard lorsqu’il ne la niaient pas tout simplement, le nez qu’ils avaient collé sur leurs chers intérêts provincialis-tes et régionalistes, de ressources et d’énergie, etc.Comme si ces intérêts, pourtant aussi estimables que réels, risquaient d’entraîner l’éclatement imminent de l’expérience politique canadienne! Seulement, cette sincérité flagrante de M.Trudeau n’est peut-être pas que reconstructive: «Il faut rebâtir la maison», disait-il dans son historique allocution télévisée du 20 mai, une splendide pièce d’éloquence contenue par un véritable homme d'État dans une circonstance hautement dramatique pour tous.On n’a pas à trouver intempestive cette hâte d’enclenchement dans un moment unique, sans doute court et peut-être «irrépétable»: la tournée transcanadienne en coup de vent de M.Chrétien, l’invitation à Ottawa pour le 9 juin, la convocation probable a’une conférence constitutionnelle pendant la canicule d’été, etc.Mais les interrogations qui sont faites à M.Lévesque («Est-il prêt., disponible.?») peuvent aussi être entendues selon un sens plus combatif.On comprend que l’occasion soit belle de vider la grande controverse entre les deux hommes, qui dure depuis dès avant leur entrée en politique.Mais les enjeux sont tellement plus fondamentaux que l’objet d’une vilaine et interminable querelle entre ces deux hommes qui nous résument magnifiquement par leurs extrêmes mêmes.Pas plus que tout homme politique canadien passé ou à venir, M.Trudeau ne peut donner le coup de grâce au nationalisme québécois, qui relève d’une dynamique culturelle et collective où les intervenants humains ne font que passer laiiiai Assez, c’est assez «Woah! les moteurs.» Je ne trouve pas de formule mieux sentie pour rendre la réaction spontanée des Québécois — les NON aussi bien que les OUI — d la vue de nos coureurs de marathon qui ont le pied collé d la pédale d'accélération de leur machine électorale.Serait-ce trop demander d ces professionnels de la politique ou d ceux qui en ont fait leur dada de se calmer quelque peu, d’apaiser leur fringale et de laisser aux gens le temps de respirer.Nous ne sommes pas encore sortis des séquelles d’un référendum épuisant, déchirant, que sans attendre, impitogablement, certains messieurs qui se prétendent d l’écoute du peuple qu’ils représentent, repartent de plus belle pour satisfaire leur marotte personnelle.M.Jean Chrétien, au lendemain de son équipée d travers le Québec, descend de voiture et saute dans un avion, pour traverser le Canada de part en part, s'arrêter dans les capitales provinciales, pour aller sonder les reins et les coeurs des premiers ministres régionaux, qui ne l’attendaient pas si vite, et tenter d'organiser précipitamment une conférence fédérale -provinciale.Quant d M.Claude Rgan, son impatience est encore plus grande.Il réclame, dans «ses» plus brefs délais une élection dans le Québec, pas plus tard qu'au début de l’automne.Mais il semble que la plus grande partie de son équipage aimerait bien faire escale et profiter d’une permission, le temps de reprendre pied sur le plancher des vaches et de cultiver son jardin.Donc, de grâce, messieurs les agités de changements, de réformes subites, laissez les esprits se décanter.Nous attendons de vous que vous vous fassiez oublier quelque peu.Autrement, je crains fort que si vous agitez les Québécois pendant les vacances, ils vont prendre la fuite et porter sous d’autres deux l’argent qu’ils ont mis de côté pour changer le mal de place.Albert BRIE ¦ Pour un plat de lentilles Funeste référendum! Funestes résultats, devrais-je dire.Le Québécois hors Québec que je suis s'attendait à mieux, à beaucoup mieux.Qu’est-ce qui a pris les Québécois de se défiler de la sorte, quelle frousse s’est emparé d’eux?Ces résultats sont incompréhensibles et aberrants.Il aurait été pourtant si simple de dire oui.Non, c'est refuser de partir, point.Un oui aurait peut-être mené à une im- Êasse, mais il aurait au moins mené là.l'une impasse on peut sortir, en forçant, en essayant.Mais allez donc sortir d’une prison où vous êtes enfermés vous-mêmes et dont vous avez jeté la clef au loin à travers les barreaux.Dans la famille québécoise qui se retrouve derrière la grille aujourd’hui quelques membres voulaient ardemment aller respirer l’air libre.Le père, dans la force l’âge, le fils, la fille; ont dit non la mère, le grand-père, la grand-mère, le beau-frère à l’accent étranger.Comment va s'exprimer maintenant la frustration de la jeune génération?La défaite aura un goût amer pour beaucoup, parce que le combat aura été rien moins qu'égal.Même si d’Ontario nous n'avons perçu probablement que la pointe de l'iceberg, la télévision privée aui nous parvient par le câble nous a onné un échantillon de cette publicité frauduleuse et insidieuse du genre «J’ai un beau pays».Beau pays en effet que celui qui transforme en lutte à deux contre un une affaire engagée sur une base d'égalité.Ceux qui se réjouissent de la vic- toire du non n’ont pourtant pas de quoi être fiers.Ce qui est fait est fait, cependant, même s'il est mal fait Le PQ proposait quelque chose d’inédit, d’emballant.On a préféré la routine.On aura la routine: une conférence fédérale-provinciale après l’autre, toutes aussi «fructueuses» les unes que les autres.Décidément, la danse «carrée» n’est pas la danse favorite des Québécois: c’est la danse en rond.En attendant, on pourra toujours se consoler de payer notre pétrole moins cher.Beau plat ae lentilles que ce pétrole, pour lequel nous nous endettons comme le reste du Canada.Le Canada d'ailleurs est généreux dans ses prix de consolation, comme pour faire oublier qu’il demeure le maître, le Québec n’étant rien d’autre qu'un esclave qui a refusé de s'affranchir.Claude RICHARD Hanmer (Sudbury) Ont., 24 mai.avec quelque influence, toujours transitoire.Mais il peut beaucoup, par un réaménagement constitutionnel d'importance, pour empêcher que ce nationalisme soit indéfiniment alimenté par les griefs faits à un régime fédératif qui n’est visiblement plus, et depuis longtemps, accordé à la situation historique de la vie canadienne.Autrement dit, 1 ’ antifédéralisme de système relève de difficiles solutions structurelles, mais le nationalisme ne peut subir que des apaisements de circonstance — à défauts de quoi il risque de s’exaspérer de plus belle.Pour l’heure, M.Trudeau est le grand vainqueur du 20 mai.La grande règle de solution des situations conflictuelles est que le gagnant doit permettre des positions de repli à l’adversaire moins Heureux, ne serait-ce que pour que celui-ci, ayant repris son souffle, ne perde pas non plus la face.Trop c’est trop de ces luttes spectaculaires dont l’intérêt public risque de s’émousser.En pareilles circonstances, les eaux dormantes de l’indifférence populaire sont aussi dangereuses qu’une situation survoltée de haute tension politique dont nous sortons à peine.C’est l’ensemble de la vie politique, intense et loyale, de M.Lévesque qui est le garant de sa «bonne foi» promise, auquel s’ajoute la franchise stoïque avec laquelle il a accepté «d'avaler» le fruit amer de la défaite — tandis que d’autres ne savent pas savourer le doux fruit de la victoire du reste méritée.La «bonne foi», qui doit justement se prolonger en «bonne volonté» selon Marcel Adam, ne nécessite pas l’enthousiasme.Elle implique la reconnaissance que le vaincu d’une bataille, même définitive, n’a pas à passer sous les fourches caudines aux clameurs du Vae victis! Comme il s’agit d’un malaise, sinon d’un conflit, multilatéral où il y a autant de parties prenantes que de participants, le premier ministre du Québec, tout accaparé par ses problèmes internes de parti et de gouvernement, n’a pas à subir d’interpellations catégoriques à la phase initiale des premiers pourparlers.C’est aux autres à parler les premiers.La balle reviendra suffisamment tôt dans son camp.Ce ne serait pas d’une mauvaise foi que d’adopter l’une ou l’autre des trois attitudes initiales suivantes.Une première d’attentisme: «Vous avez parle de «fédéralisme renouvelé», avez juré de le mener à terme.Nous jugerons sur pièce.Vous avez la parole.» Ou encore celle d’héritier des politiques de revendications autonomistes des gouvernements précédents depuis Jean Lesage ou même de sondeur du terrain où se placerait l’éventuel successeur avec son livre beige.Pourquoi pas?Ça serait intéressant d’entendre un Êremier tour de table sur la question.Infin et surtout, le gouvernement du Québec pourrait prendre l'initiative, conjointement avec ceux d’autres provinces, d'organiser des rondes de rencontres interprovinciales, en totalité ou par groupes réeionaux.Dour essayer de discerner les points de plus ou moins large assentiment entre provinces avant d'en référer à la conférence constitutionnelle fédérale-provinciale dans son ensemble.L’organisme existe déjà des conférences interprovinciales, que M.Lesage avait ranimé il y a vingt ans peu après la prise du pouvoir.Dans les dernières semaines précédant le 15 novembre 1976, cet organisme, sous la présidence alors de M.Lougheed, était en communication avec le premier ministre du Canada au sujet d’une nouvelle procédure de travail Ayant assez longuement dans ces colonnes traité de cette question naguère (les 16, 17, 18 octobre 19/8) et l’ayant plus ré cemment encore évoquée (le 14 février et le 24 mai 1980), je me permettrai seulement de rappeler que le Premier ministre de Terre-Neuve, M.Peckford vient tout juste de signaler les promesses de l’interprovincialisme comme mécanisme utile, peut-être indispensable, dans la colossale tâche de re-constitutionnalisation canadienne.Il ne s'agit pas que de rendre la vie supportable au Premier ministre du Canada comme maître d’oeuvre de cette gigantesque entreprise, non plus que d’empêcher l’isolement qui pourrait devenir catastrophique, moins spécialisés et clandestins que les commissions de fonctionnaires, plus souples et moins cassants que les conférences constitutionnelles à onze premiers ministres.L'aspect spectaculaire de ce fédéralisme-speetacle-de-télévision est contre-indiqué plus que jamais à l'heure actuelle.On ne peut faire en même temps un travail constituant efficace et une pré-campagne électorale, les yeux braqués sur le rating.dit.Comment peut-on si mal comprendre la réalité?Comment peut-on manquer autant de confiance envers l’homme d’ici?Surtout, comment peut-on porter un jugement si négatif sur les écoles non confessionnelles que sont, dans la plupart des pays du monde, les écoles publiques?Mais là ne s’arrêtent pas nos interrogations.Au cours des dix-huit derniers moi?, de nombreuses personnes dont plusieurs ontproclamé leur appartenance a la communauté catholique se sont imposées une réflexion en profondeur sur les exigences concrètes du pluralisme de notre société et en ont fait état publiquement.Dans un milieu précis, celui de Notre-Dame-des-Neiges, cette réflexion a pris la voie d’un projet éducatif concret: 1 école pluraliste, vraiment, nous n'arrivons pas à comprendre: comment l’archevêque de Montréal a-t-il pu rester si sourd aux interpellations qui lui sont venues de toute part?Pis encore, comment peut-il les rej jeter avec autant de désinvolture?Faut-il rappeler aux responsables de notre Eglise, la parole de Fernand Dumont, (celui-ià meme à qui ceux-ci confiaient, il y a douze ans, la tâche de diagnostiquer les causes de la crise de l’Eglise québécoise.) qui écrivait récemment: «On ne parle jamais de l’humiliation qu'éprouvent souvent les laïcs, eux qui' vivent parmi le monde, à cause de l’image officielle de l’Eglise dans notre société.Une histoire comme celle de Notre-Dame-des-Neiges ne peut que nous humilier dans notre fierte d’être chrétien, devant nos concitoyens qui ne le sont pas.C’est comme si, aujourd’hui comme depuis toujours, on affirmait que le diagnostic apporté sur les problèmes, la doctrine, la morale, relevait exclusivement des prêtres, des évêques, du Pape, et qife nous n’avons nullement à nous en mêler».(«La participation dans l’Eglise dix arts après le Rapport Dumont», dans: Relations, avril 1980, p.U5).Ces propos sont d’une brûlante actualité.Inquiets, pour l’Eglise et la société, des consequences de la position des responsables de l'Eglise de Montréal, nous serions tentés de reprendre une fois de plqs et d’une nouvelle manière les analyses si souventes fois proposées de la situation, dans l’espoir que nos pasteurs reconnais1 sent enfin les véritables enjeux de la crise actuelle.Nous ne pouvons, dans les circonstances, qu’attirer l’attention sur quelques questions qu’il n’est plus possible d’esquiver.¦ Quand, apprendra-t-on, au sein de l’épiscopat, à parler de l’école québécoise non seulement à partir de l’univers des principes mais après avoir regardé, observé, scrùté et compris la situation?La vieille méthode du «voir, juger, agir», enseignée à toute une génération de laïcs québécois, devrait-elle rester amputée de son premier verbe lorsque l’on devient évêque?«L'abstraction tue», écrivait il y a quelque temps le Conseil supérieur de l'éducation.N’est-ce pas ce qui se produit lorsque l'abstraction sert à «légitimer» une situation de privilège et que, pire encore.elle s’essaie à nous les faire prendre pour des «droits»?¦ Comment, au plan des principes cette fois, peut-on concilier vraiment le projet-d’une école publique, donc d’une école payée par tous, qui ne fait de discrimination d'aucune sorte, sans exclusive aucune, pleinement respectueuse de l’égalité foncière des citoyens et de leur liberté de conscience, comment concilier ce projet avec celui de l'école catholique qui, malgré sa prétention à l’ouverture à tous, n’impose pas moins une conception particulière de la vie et, partant, oblige les dissidents à la marginalité?¦ Même s’il fallait accepter la conception du pluralisme scolaire de l’Eglise de Montréal, comment, au plan concret cette fois, concilier les intérêts particuliers de la communauté catholique avec le bien commun des citoyens?Car enfin, dans ces temps de décroissance rapide de la population scolaire, comment ne peut-on pas comprendre que le bien de tous exige la mise en commun des ressources humaines, financières et immobilières, et non pas leur dispersion! ¦ Comment admettre, toujours dans la perspective de la recherche du bien commun que le maintien d’un système scolaire confessionnel aussi strict vienne contredire concrètement le projet de société que s’est légitimement donné le Québec, d'être et de devenir une société française?Se rend-on compte que le système confessionnel confie en toute légitimité à la minorité anglo-protestante la paradoxale tâche d’intégrer à la culture française, dans des écoles anglaises, les, fils et filles d'immigrants?L'épiscopat du-Québec veut-il vraiment, face a l’histoire^ être tenu responsable de cet état de cho» se?¦ Comment accepter qu’au moment même où le législateur permet à chaqire* école publique, dans le respect de la liberté ae conscience et de l’égalité des citoyens, de déterminer ses orientations propres et de bâtir son projet éducatif, l’Eglise de Montréal refuse-ce droit aux' parents en voulant introduire par en haut un projet d'école, qui par surcroît imposé des exclusives?N’est-il pas paradoxal que' l’Eglise, qui a tant réclame pour les parents le droit de définir les valeurs promues par l’école, soit incapable soudainement, au moment où cela devient pos-‘ sible.d’accepter les règles du ieu?Comment peut-on faire si peu confiance aux-citoyens d’ici, aux chrétiens d’ici! ¦ Jusqu'à quand, les catholique?* oeuvrant dans ou pour le milieu scolaire! (catéchètes responsables de programmes, conseillers en éducation chrétien-; nés, animateurs de pastorales) s'imposeront-ils le silence dans le débat * actuel?Quel est le sens de ce silence individuel et collectif?' ¦ Jusqu’à quand l’épiscopat du Québec' taira-t-il pudiquement ses contradictions internes que révélé précisément son silen-' ce?D’honnêtes divergences de vue, sur-i tout en ces matières pastorales, ne valent-' elles pas mieux qu’une fausse unanimité?' Se rend-on compte que ce qui se passe Montréal, n’est que l’épicentre d’une se-'„ cousse qui ébranle toute notre Eglise et des institutions fondamentales du Québec?"* Dans sa déclaration l’archevêque dë‘ Montréal demande aux catholiques «de se' faire un devoir de conscience» de prd-mouv#ir l’école «catholique».Pour l’heure, il nous faut bien, en conscience, enregistrer notre dissidence.V 18 » Le Devoir, lundi 2 juin 1980 ?LaCECM afin de compenser les effets de la grève.En retour, les enseignants obtiennent un paiement partiel pour les jours de grève qu'ils ont faits.À l’assemblée de l’Alliance, hier soir, il était toutefois évident que ces heures supplémentaires de rattrapage risquent fort d'être théoriques puisque les examens du ministère de l'Education débuteront quand même la semaine prochaine au secondaire.Aux autres niveaux, il n'est pas certain qu'il sera possible de rajouter vingt heures d’activités scolaires sur les trois semaines de cours qui restent.Aux professeurs qui lui soulignaient l'irréalisme de cette disposition, le président de l’Alliance, M.Rodrigue Dubé.a répondu «qu’à l'impossible, nul n'est tenu » Ce rapport, qui a été remis aux journalistes.faitpart des conclusions suivantes: ¦ La CECM a abordé cette négociation avec une intransigeance qui engage gravement sa responsabilité dans le conflit actuel: il convient toutefois de souligner un effort positif de négociations, malheureusement tardif et insuffisant, déployé durant la présente enquête ¦ la CECM a élabore une stratégie statique qui témoigne de sa méconnaissance du milieu syndical ¦ les commissaires ont, d’une façon générale.prêté trop d'importance aux interventions et expertises de certains de leurs fonctionnaires et négociateurs ¦ le président a manifesté, à des moments critiques, un manque de cohérence dans la transmission de certaines informations et décisions ¦ le conflit de travail qui paralyse les écoles de Montréal doit cesser dans les plus brefs délais.La CECM est impuissante à y mettre fin.¦ l'intervention d'un tiers est de toute évidence nécessaire, la CECM s'y étant en quelque sorte résignée par son refus de souscrire au rapport de médiation accepté par l'Alliance.Quant aux recommandations, M.Bouchard en a énuméré deux: ¦ suspendre les pouvoirs des commissaires de la CECM en ce qui concerne la négociation et la signature du renouvellement de la convention collective avec l’Alliance des professeurs de Montréal; ¦ nommer un administrateur avec mandat de signer, aujourd'hui si possible, avec l’Alliance, la traduction en clauses normatives, du rapport de médiation de M.Yvan Blain, l’entente provinciale intervenus entre le comité patronal de négociations des commissions scolaires catholiques et la centrale de l’enseignement du Québec, le 26 mai 1980, de meme qu’un protocole de retour au travail et de réouvrir les écoles, le 2 juin 1980 au matin.Interrogé sur les dits effets d’une pareille mise en tutelle sur les prochaines élections scolaires, M.Morin s’est contenté d’inviter les citoyens à juger ces élections à la lumière des faits.Cette conférence de presse de M.Morin fut le seul événement public de cette première journée du conseil des ministres.Arrivés tôt ce matin à Pointe-au-Pic, les membres du cabinet devaient examiner, outre le conflit de la CECM, les priorités législatives de la session qui reprend demain, et les conclusions du rapport Malouf sur le coût des installations olympiques.Ils devaient également définir concrètement l’attitude qu'adoptera le gouvernement du Québec lors de la reprise des négociations constitutionnelles, le 9 juin prochain.Pour l’instant, rien n’a filtré de l’ensemble de ces discussions, M.Lévesque doit cependant donner cet après-midi une conférence de presse qui fera le point sur l’ensemble de ces questions.?La réforme commence dans une semaine à Ottawa doit se terminer en coup de théâtre — et on verra que M.Trudeau l'envisage déjà sérieusement — il gagnera cette ultime bataille comme il a gagné celle du 20 mai: en se servant des propos d’un batailleur de rues autant que de ses propres réflexions .d'intellectuel.H faut toutes sortes d'apôtres pour prêcher l’Évangile fédéral de M.Trudeau: des Pierre un peu rudes autant que des Paul un peu plus raffinés.Mais là où Pierre Trudeau a échoué lamentablement, c'est à «vendre» son idée que l'État fédéral doit subordonner tous les autres ordres de gouvernement parce que la loyauté au pays le Canada subordonne toutes les autres loyautés.«Voilà l’ennemi qui nous guette — répétait-il encore le 15 avril dernier — quand les allégeances ne vont plus à l’ensemble et qu’il y a un conflit de loyautés quand nous recherchons la protection de notre richesse de nos droits ou de notre langue, non dans l'ensemble du pays mais dans une région ou une province de ce pays».D'après les informations du DEVOIR, dès le 9 juin M.Trudeau va chercher à obtenir, de façon non équivoque, une réaffirmation de cette loyauté suprême, qui domine toutes les autres, à l’intérêt national.L’histoire récente, estime M.Trudeau, prouve que cet intérêt national s'effrite dangereusement.La main-d’œuvre est de moins en moins assurée de sa mobilité depuis ûue des provinces passent a es lois pour restreindre l’acéès de leurs chantiers aux seuls citoyens de la province.Les capitaux eux-mêmes sont moins mobiles: la Colombie s’est opposée à l'achat de MacMillan Bloedel par Domtar de Montréal et le Québec a bloqué la vente du Crédit foncier.Qui plus est — et cet exemple n’est pas prêt d’être oublié à Ottawa — on a empêché une compagnie fédérale de mettre la main sur Culinar.Il n’y a plus de fédération sans acceptation, sans arrière-pensée, de ce principe du partage, estime-t-on à Ottawa.Et, poursuit M.Trudeau, «ce principe du partage ne peut être garanti que s’il existe un gouvernement national prêt à affirmer qu’en cas de conflit, les intérêts nationaux doivent toujours l’emporter sur les divergences de vue régionales».Le premier ministre fédéral va même encore plus loin lorsqu’il donne sa propre interprétation de la Constitution.«Quand les Pères de la Confédération, explique-t-il, ont rédigé la Constitution, ils ont tenu à garantir que même dans les secteurs qui relèvent d’elles, si les provinces exerçaient les pouvoirs qui leur sont confiés au détriment des intérêts du pays, le gouvernement national aurait le droit, j’imagine que nous devrions dire 1’obflgation, de protéger l’intérêt national.«Dans les cas de conflits d’intérêts, et non des lois sur lesquelles les tribunaux peuvent statuer, les citoyens doivent etre convaincus qu’il existe un gouvernement national qui se chargera de promouvoir et de protéger P intérêt national.» Autrement dit, le «paris inter pares», M.Trudeau n'en veut absolument pas.Lorsqu’on parle des «ordres de gouvernement à Ottawa, il faut comprendre qu’il s'agit de «niveaux».Cette conception a été dénoncée par l’ancien premier ministre conservateur comme du «paternalisme».Én fait, lorsqu’en septembre 1977 M.Joe Clark a reuni à Kingston quatre de ses homologues provinciaux, dont trois seront encore là lundi à Ottawa, il a répété à.plusieurs'reprises qu’il s’agissait d une réunion de «partenaires».«Nous sommes venus à Kingston, explique M.Clark dans un point de vue qui est aussi celui de quatre provinces conservatrices — Ontario.Alberta, Terre-Neuve et Nouveau-Brunswick — en tant que partenaires et nous avons pu nous entendre parce que nous nous respections mutuellement.Les Pères de la Confédération se sont réunis comme partenaires et ils se sont entendus.Nous pouvons faire de même aujourd'hui à condition ue nous reconnaissions que la Confé- ération est une association et non pas un système fédéral dans lequel un gouvernement adopte une attitude paternaliste et dominante envers tous les autres».Pourtant l’un-des co-signataires du communiqué de Kingston, M.Frank Moores, avait dit en 1978 que «nous n’avons pas l’intention de mener la ca- Voyage au bout du désastre Suite de la première page depuis longtemps, le comportement meurtrier de leurs anciens alliés, que la nouvelle «révolution» a été préparée à la hâte au Vietnam avec quelques centaines de transfuges du régime Pol Pot et d’anciens cadres khmers vietminh et mise en oeuvre par une douzaine de divisions vietnamiennes La propagande réécrit une fois de plus l’histoire du Cambodge et forge une conscience révolutionnaire en s’appuyant sur un passé parfois réel, parfois mythique.Elle est à peine moins péremptoire — quoique moins raciste — que celle du régime communiste précédent, avec ses slogans stéréotypes.Elle a du mal à convaincre et ajoute à la confusion des esprits.Que la population se sente uœree des Khmers rouges est un fait.Mais qu elle prenne pour argent comptant le nouveau discours du pouvoir est une autre affaire Én exerçant son prosélytisme.s’interroge-t-il sur les causes de 1 apparente versatilité d un peuple réduit à n étre qu'une girouette politique?En dix ans, ses guides, parlant en son nom, nous l’ont tour à tour — dans un véritable salmigondis — présenté comme sihanou-kiste.provietnamien, prochinois et antiaméricain, puisproamericam.antivietnamien et antisihanoukiste, puis encore comme communiste, antivietnamien, anti-impérialiste, antisihanoukiste et prochinois, enfin comme provietnamien, antichinois et antisihanoukiste Dans le même temps.Hanoï exaltait la solidarité avec le prince Sihanouk et avec les Khmers rouges avant de les vouer aux gémonies A trop parler aux «intellectuels» des villes 'moins de 1% de la population), on n’entend, le plus souvent, que le discours bruyant qui fait, une fois de plus, appel à des '¦oncepts et à une morale politique encvte très éloignée du système de valeurs du paysannat Que pense l'immense majorité de la population ?Nous n'en savons rien L'intellectuel occidentalisé peut expliquer rationnellement ses choix et ses aspirations Mais le paysan khmer’ Pendant tout ce voyage, une interrogation nous a obsédé: qu’y a-t-il derrière ces visages lisses et recuits qui vous regardent passer sans émotion, comme ils regardent passer les convois militaires vietnamiens’ Que pensent ceux pour qui M Pol Pot a fait sa guerre et sa révolution maoïste contre les villes, ceux qui, selon l'un d’entre eux, «étaient les premiers pour les distributions, les derniers pour les exécutions»?Quinze mois après la «libération», l’occupation militaire vietnamienne et celle de ses conseillers reste pesante; on cite les chiffres de deux cent mille soldats et de plusieurs milliers d’experts civils, soit environ un Vietnamien pour vingt-cinq Cambodgiens Les soldats sont partout: leurs garnisons sont nombreuses, leurs postes jalonnent les routes, leur équipement est impressionnant, leurs convois et leurs patrouilles sillonnent le pays La ré- £on du Nord-Ouest surtout, celle proche • la frontière thaïlandaise où opèrent Khmers rouges et résistants anticommunistes, est le théâtre d’une activité intense Siem-Reap, transformée en quartier général pour l'Ouest, grouille d* 1 uniformes verts et de casques plats Les bo-dof (soldats) et les canbo (cadres), que l’on appelle ici ti proeksa (conseillers) sont partout présents, massivement, du haut en bas de la nouvelle structure politico-administrative, dans chaque recoin du pays, depuis les ministères jusqu aux villages.L'armée, au grand jour, protège sur le terrain.Les conseillers civils décident dans les arrière-bureaux des ministères.D’une façon générale, l'atmosphère est relativement detendue, Khmers et Vietnamiens vivent côte à côte et se mélangent peu.Les soldats, très jeunes pour la plupart, ont des consignes strictes.Ils ne vivent pas sur l’habitant.Ils ont leur ravitaillement venu du Vietnam, pèchent, cultivent leurs légumes et aident souvent les villageois de diverses manières.L’armée de M.Heng Samrin parait le plus souvent réduite a un rôle de figuration.Outre le fait qu’ils demeurent, dans la situation présente, à la fois les libérateurs, les protecteurs et les occupants, les Vietnamiens contribuent à la reconstruction.Ils facilitent la résurgence d’une économie de marché (on vient de mettre en circulation une nouvelle monnaie nationale et de retirer les dongs vietnamiens), tolèrent un laissez-faire typiquement cambodgien.' surtout dans les villes, et favorisent une certaine résurrection du bouddhisme, ce qui est ici très important.Le régime qu’ils conseillent facilite l’emploi de toutes les compétences et notamment celles, politiquement rassurantes, des anciens fonctionnaires de la République et du Royaume Bien qu’ils soient eux-mémes fort démunis, les Vietnamiens entendent prouver que les conseilleurs peuvent être aussi les payeurs.Leurs alliés socialistes, et notamment L’U.R.S.S., devraient les y aider, même s’ils n’ont pas encore ici l’influence qu’ils escomptent Il est question que Moscou prenne en charge la reconstruction de certaines infrastructures: routes et ponts, eau et électricité dans les villes et, peut-être, la réfection du vieux chemin de fer construit par les Français.Ce sont là quelques-uns des éléments positifs de la présence massive des Vietnamiens, et ijs sont loin d’étre négligeables Les aspects négatifs ne le sont pas moins - En effet, les occupants réveillent de vieux soupçons khmers.Tout d’abord le régime est inféodé à Hanoï.On s’habitue à son existence comme au fait accompli, faute d’alternative, mais son image reste déplorable.En effet, que peut-il y avoir pour le Cambodgien de moins enthousiasmant que ce mélange d'anciens cadres subalternes khmers rouges et d’anciens Khmers Vietminh?On s'efforce de l’étayer par l'adjonction de personnalités moins marquées.Des élections générales doivent avoir lieu en juillet pour le légitimer aux yeux des Khmers comme à ceux de l’étranger.M.Heng Samrin — qui a donné son nom au régime, et il semble bien que ce soit la principale raison de sa prochaine «élection» a ta présidence — vient de passer deux mois à Hanoï.«Il y a appris ses leçons» Le charisme fait défaut à celte équipe, autant que le soutien populaire, Ce qui choque profondément le Cambodgiens, et qui les fait douter de la sincérité vietnamienne, c’est, par exemple, 3ue les troupes de Hanoï se soient livrées, ès leur entrée dans Phnom-Penh, à des pillages «comme de vulgaires Sud-Vietnamiens» Les conseillers s’en expliquent dans les cours politiques, en blamant les excès individuels condamnables et en dégageant la responsabilité des autorités militaires.D’autre part, à Phnom-Penh comme dans d’autres villes, pratiquement tous les quartiers résidentiels, et leurs belles villas, ont été réquisitionnés par les cadres vietnamiens; les anciens propriétaires ne sont même pas autorisés à procéder à une visite des lieux.«A eux le villas.Aux Khmers, les cabanes de bois», nous dit un Phnompen-hois.Pis encore pour l’orgueil d’un peuple à demi-brisé: dans sa capitale l’occupant fait garder militairement par des bodois le monument de l’indépendance et le palais royal.Pareille superbe fait plus de tort aux Vietnamiens que l’envoi de quinze divisions.C’est aussi pour cela que certains intellectuels qui collaborent avec le nouveau régime se posent fréquemment la question: «Partir ou rester?».Ils s’imaginent déjà, dans un second temps, apres avoir servi de «caution», mis à l’écart comme tant d’intellectuels sud-vietnamiens liés aux régimes passés l’ont été après 1975.Des dizaines cf entre eux sont partis depuis janvier 1979.L’un de ceux qui restent résume la situation: «Les Vietnamiens nous ont sauvés de Pol Pot.Je reste pour aider mes compatriotes, pour mon pays.Chaque intellectuel, chaque spécialiste qui part à l’étranger appelle un conseiller vietnamien à le remplacer et affaiblit le Cambodge.Je ne peux pas croire que les Vietnamiens, qui ont tant souffert de la colonisation française, puissent, à leur tour, devenir des colonisateurs.S’ils essaient, alors ils deviendront mes ennemis.» La phase actuelle, quelque peu anarchique, est transitoire.Déjà la formation de la relève a commencé dans les écoles po-litiques de Phnom-Penh, de Ho-Chi-Minh-Ville et de Hanoï.On reconstruit «à partir de zéro» un parti communiste cambodgien.Sa formation, qui devrait être annoncée à la fin de cette année, renouera avec la tradition du parti communiste indochinois dissous en 1951 et dont la section khmère avait été décimée depuis trois décennies, d’abord par la police du prince Sihanouk et ensuite par les partisans de M.Pol Pot.Ce projet vietnamien entre dans le cadre d’une Indochine forte, unifiée politiquement et militairement contre les «ennemis communs».On ne parle plus de «Fédération indochinoise», mais de «bloc de solidarité, indochinois».C’est tout ce processus qui est jugé «irréversible» par Hanoï et Phnom-Penh sont d’ailleurs liés, comme Hanoï et Vientiane, par un traité d’amitié et de coopération valable vingt-huit ans.La tâche des Vietnamiens au Cambodge est difficile et de longue haleine.Entre les deux peuples subsistent les différences de caractère, de coutumes, de culture, de religion.De même que la hantise, chez les Khmers, des «avaleurs de terres cambodgiennes» qui sont plus de cinquante millions à l’étroit, alors qu’eux mêmes sont dix fois moins nombreux, sur une terre seulement deux fois moins étendue.L’avenir dira si ces craintes sont fondées.Toutefois, d’après les informations disponibles, rien n’indique depuis quinze mois la moindre implantation de population civile vietnamienne au Cambodge.La situation instaurée aujourd’hui est-elle vraiment irréversible?La meilleure justification de la poursuite de l’occupation vietnamienne à l’égard du peuple ombrageux qu’elle protège de l’étranger reste le soutien qu'une partie de l’Occident, la Chine et la Thaïlande continuent à fournir au régime des Khmers rouge tant décrié Mais c’est une arme à double tranchant.Hanoï 1e sait et s'attend, dans les prochains mois, à une relance de la guérilla et à de nouvelles batailles diplomatiques.(A suivre) Note* 11) Le Cambodge, par A Dauphin-Meunier, Nouvelles éditions latines U965) Ouvrage préfacé par le prince Norodom Sihanouk parité et le pouvoir du gouvernement fédéral d’agir au nom de tous les Canadiens quand l’intérêt national l’exige».Mais son successeur, Brian Peck-ford, a quant à lui défini le gouvernement fédéral comme une «vulgaire — ‘mere’ — agence des provinces».L’Ontario est peut-être la seule province qui s’accommoderait volontiers de la hiérarchisation des deux ordres de gouvernement au Canada.Dans toutes les autres provinces, il y a une constante que résume assez bien M.Peter Lougheed: «des provinces fortes (.) complètent le rôle d'un gouvernement fédéral fort».Autrement dit, on ne veut pas tant affaiblir le gouvernement central que confirmer — ou renforcer?— les pouvoirs des provinces, en les protégeant notamment des empiètements de l’administration centrale.M.Bill Bennett, de Colombie-Britannique, admet ainsi qu’une «décentralisation massive (.) engendrerait des forces centrifuges qui feraient peut-être éclater le pays en dix ou douze morceaux et ce serait la fin du Canada».On s’entend donc sur la vague définition d’un Canada fort et uni.On admet même la nécessité d’une administration centrale forte.Mais on n’admet pas que les gouvernementaux provinciaux puissent être soumis, en cas de conflit, à l’arbitrage d'Ottawa.Pourtant, M Trudeau y tient parce qu’il estime que ie fédéralisme a été tellement relâché depuis 20 ans que le «marché commun canadien» n’a même plus la cohésion du marché commun européen.Il est effectivement vrai que les provinces peuvent se permettre d'imposer des entraves à la mobilité de la main-d 'oeuvre, de modifier unilatéralement leur système fiscal, alors que les États souverains de l’Europe ne le peuvent pas.Dans le domaine du développement régional, certaines provinces, en réclamant la pleine et entière juridiction, marchent à contre-courant de la construction européenne.Lorsque M.Joe Clark affirme que «le Quebec n’est plus seul, tout le monde au Canada veut des changements», il a tout à fait raison.Le Problème est que, dès le départ, M.rudeau — et avec lui toute réLite de l'administration fédérale — ne s’entendent pas sur le cadre général dans lequel ces changements vont s’insérer.Cependant, on estime dans l’entourage du premier ministre que, cette fois, les facteurs sont réunis pour aboutir, rapidement, à un succès.Et pour deux raisons: ¦ Le choc que le Canada anglais a subi à l'occasion du Référendum fut assez fort pour inciter tout le monde à la raison.C’est d’ailleurs ce choc que M.Trudeau veut prolonger en rappelant souvent que la menace du séparatisme existe toujours.Il se sert plus de 40% de «OUI» que du 60% de «NON».¦ M.Trudeau aurait aujourd’hui une crédibilité dont il ne jouissait plus en février 1979: on était alors en période pré-électorale et tous les premiers ministres provinciaux — dont aucun n’était liberal — n’avaient pas intérêt à aider M.Trudeau.Aujourd’hui, M.Trudeau jouirait déplus de crédibilité parce qu’il en est à son dernier mandat et qu’il n’a plus d’intérêts purement électoralistes.Reste à savoir si les dix premiers ministres provinciaux — et surtout MM.Clark et Broadbent — vont entrer dans ce jeu.M.Trudeau, qui rêve de donner son nom à la nouvelle Constitution canadienne, devra alors changer d’attitude face à ceux qui se présentent à lui comme les nouveaux «pairs» de la Confédération.(A suivre) ?Jean-Paul II pect actuel «évolué».«On ne peut nier, a-t-il dit, que l’Église en France ait entrepris de grands efforts en vue d’atteindre ceux qui sont loin, surtout dans les milieux ouvriers et ruraux déchristianisés, mais ces efforts doivent conserver un caractère évangélique, apostolique et pastoral.Il n’est pas possible de succomber aux défis de la politique ni de se laisser enfermer dans des' visions d’ensemble en réalité unilatérales.» S’il y a un endroit où la venue du pape en France n’a pas fait sensation, c’est bien à Saint-Nicolas-du-Chardonnet, hier mâtin.Au moment même où Jean-Paul II célébrait l’office au Bourget, les fidèles parisiens de Mgr Marcel Lefebvre sont venues en effet assister à la grand-messe dans l'église du Ve arrondissement, fief des intégristes, sans rien changer à leurs habitudes.Des jeunes ont distribué des tracts invitant à un rassemblement sur le parvis de Notre-Dame à la mi-juin de «tous les catholiques fidèles à la restauration du culte traditionnel», un autre tract proposait aux traditionalistes de se rendre à Econe, en Suisse, le 27 juin prochain, «à l’acasion des ordinations que Mgr Lefebvre doit conférer ce jour-la.Le pape est arrivé au Bourget en hélicoptère et a parcouru le terrain dans une voiture découverte, mitre en tête et chasuble blanche brodée d’or.Il pouvait ainsi contempler la foule des fidèles regroupés par carrés de 20,000 personnes et dont beaucoup avaient campe depuis la veille au soir sur le terrain, dans des sacs de couchage ou enveloppés dans de simples toiles en nylon, pour être plus près du podium.Plus d’un millier de handicapés physiques se trouvaient au premier rang et la foule de toute condition, frigorifiée et emmitouflée dans des vêtements de pluie, agitait de petits drapeaux aux couleurs du Saint-Siège et ponctuait d’applaudissements les diverses adresses et l’homélie pontificale.Le long rituel, près de trois heures et demie, a été dominé par la communion que le pape a distribuée lui-même à des enfants, français et polonais, ainsi qu’à pendant que 72 évêques et 3,000 prêtres et diacres parcouraient la foule Les diverses allocutions ont été faites en français, espagnol, portugais et allemand pour marquer l’universalité de l’Église.C’est au Parc des Princes, le plus grand stade de Paris entouré de 45,000 jeunes que le Saint-Père a terminé cette journée dominicale.Il a invité un auditoire enthousiaste à «redécouvrir le sens d’une existence véritablement humaine».Sur la morale sexuelle, le pape a tenu à souligner que «l’Église pose seulement des exigences».«L’union des corps, a-t-II dit, a toujours été le langage le plus ofrt que deux être puissent se dire run à l'autre.Un tel langage exige qu’on n'accomplisse Jamais les § estes de l’amour, sans que les conditions 'une prise en charge totale et définitive de l’autre soient assurées et que l’engagement en soit pris publiquement dans le mariage » Le Saint-Père a ajouté que «la permissivité morale et la société de consomma- iroMâiiaw m**1 sions Environnement Canada VxWhile /«fn Fort Marrison Yellowknife 5 Goose ¦Ü6.hùrchilï PLUIE H V'ancbu7e7\ faualooi fc\'Colgam Great Falls \\'7 AVERSES oil VERSES ,\._\l'.Edmdnlon 7 VERBES- jSaskàloo Thunder Ba Winnipeg ntreak Minneapolis Z s: Chicago»-» ysz7\ New York «fi Washington San ’Francisco sas'City'' n Charleston precipitations haute pression basse pression masse d'air (rais masse d'air chaud Nouvelle -«4 MiamEtg A midi aujourd'hui Abitibi-Témiscamingue, Réservoirs Cabonga et Gouin: ennuagement suivi d’averses et vents modérés par moments.Maximum de 15 à 18.Aperçu pour mardi, nuageux.¦ Pontiac-Gatineau, Lièvre, Laurenti-des: nuageux avec quelques averses et risque d'un orage isolé.Vents modérés par moments.Maximum de 18 à 20.Aperçu pour mardi, nuageux.¦ Outaouais, Montréal: nuageux avec quelques averses et un risque d’orages.vents modérés par moments.Maximum de 20 à 23.Aperçu pour mardi, nuageux.¦ Trois-Rivières-Drummondville, région montagneuse de l’Estrie-Beauce: ennuagement suivi de quelques aver- ses.Risque d’un orage isolé, maximum de 18 à 20.Aperçu pour mardi, nuageux.¦ Québec, Mauricie, Parc des Lauren-tides, Rivière du Loup-La Malbaie, Lac St-Jean, Saguenay, ensoleillé, mais quelques averses, maximum de 15 à 18.Aperçu pour mardi, nuageux avec quelques averses.¦ Rimouski-Matapédia, Ste-Anne des Monts-Parc de la Gaspésie, Gaspé, Baie-Comeau, Sept-Iles: ensoleillé avec des passages naugeux.Maximum de 13 à 16.Aperçu pour mardi, nuageux.¦ Basse Côte-Nord-Anticosti: dégagement graduel.Maximum de 8 a 12.Aperçu pour mardi, nuageux.tion ne rendent pas les hommes heureux».Il a par ailleurs affirmé que l’Évangile peut répondre aux problèmes des hommes d'aujourd’hui mais qu’il faut aller bien plus loin: lui seul leur donne une réponse totale qui va jusqu’au fond des choses et complètement.Pendant les interventions de plusieurs jeunes, quelques-uns d’entre eux ont assemble au centre de la pelouse du stade un immense puzzle représentant les cinq continents, des visages et un arc-en-ciel.Du podium où il avait pris place avec le pape, Mgr François Marty archevêque de Paris, s’est adressé à Jean-Paul II: «Ces jeunes savent que vous venez de la Pologne, pays martyrisé par la guerre et par l’histoire et qui témoigné d’une grande liberté spirituelle.» Le prélat a conclu sous un tonnerre de vivats: «Vous êtes un sportif de Dieu!» Le pape a eu un entretien d'une heure samedi avec le président Valéry Giscard d’Estaing, avant d’assister à une réception où il a rencontré les dirigeants des principaux partis politiques français, y compris le secrétaire général du Parti communiste, Georges Marchais.L’Élysée a offert une réception gênée par la pluie qui a obligé les convives à se masser dans les salons.Après son entretien avec le président, le pape a traversé les salons rutilants mais bondés du palais présidentiel.C’est là qu’il a échange quelques mots avec M.Marchais et M.François Mitterand, premier secrétaire du Parti socialiste.Le pape a aussi rencontré les dirigeants des autres Églises chrétiennes, de même que les représentants du million de protestants français.Ces derniers ont renouvelé leur appel au souverain pontife en faveur de la communion commune à laquelle le Vatigan reste opposé.Dans la matinée de samedi, Jean-Paul II s’est adressé aux travailleurs de la «banlieu rouge» de Paris et leur a demandé de ne pas se laisser emporter pan leur lutte pour la justice sociale vers la lutte des classes et les philosophies athées.Le pontife, précédemment évêque de Pologne, adressait manifestement son discours aux communistes et socialistes français et aux chrétiens qui cherchent à intégrer au message du Christ celui du marxisme.Au deuxième jour de sa visite en France, le pape a également réaffirmé son interdit à l’égard de l’avortement et au cours de la réception à l’Elysée, il s’est entretenu des problèmes dans la famille avec Mme Monique Pelletier, ministre français de la Condition féminine.D’autre part, le président Giscard d’Estaing a déclaré qu’il s’était entretenu avec le pape des relations Est-Ouest, de l’Afghanistan, de l'Afrique, du Proche-Orient et du problème des Palestiniens, ainsi que des inégalités dans le monde.«Le souverain pontife a compris tous les efforts faits par la France et tôut ce qui peut contribuer à maintenir la paix et a réduire les tensions», a commenté le président français.Lors de sa rencontre avec les jeunes au Parc des Princes, le pape a été accueilli triomphalement et il a répondu aux questions préparées d’avance.Il a embrassé une jeune handicapée venue lui expliquer comment elle a rencontré la foi et il a chanté avec les 45,000 choristes l’Alleluia et une chanson sur l'air «Goûtons voir si le vin est bon».Jean-Paul II rythmait le chant en tapant dans ses mains.Congrès de profs américains de français QUÉBEC (PC) — Un millier d’Américains, professeurs de français aux États-Unis, sont attendus du 26 au 30 juin à Québec, pour le 53e Congrès annuel de l’A-mérican Association of Teachers of French.Le Congrès, organisé en collaboration avec le ministère québécois des Affaires intergouvemementales, prévoit'des ateliers sur les applications pédagogiques des arts québécois comme la chanson, la littérature et le film.Des tables rondes, impliquant les écrivains Victor-Lévy Beaulieu et Michel Tremblay, sont également à l’agenda.Les délégués auront l’occasion de rencontrer des membres de l’Association québécoise des professeurs de français.Traversée de l’Atlantique sans instrument DAKAR, 28 mai, (Reuter) — Une équipe de quatre hommes a traversé l’Atlantique a la voile sans instrument de navigation, a annoncé le Centre culturel américain de Dakar.L’équipe, dirigée par M.Marvin Creamer, professeur américain de géographie, se trouve depuis une semaine dans la capitale sénégalaise après quarante jours de traversée.Elle n’a utilisé ni sextant, ni boussole, ni radio, ni montre.2 juin parla PC et l'AP 1979: Le pape Jean-Paul II, premier souverain pontife à visiter un pays communiste, est accueilli, par des millions de compatriotes en Pologne.1969: La collision d'un avion militaire australien et d'un destroyer américain fait 74 morts.1968: Les Américains réussissent à poser sur la lune le vaisseau «Surveyor», qui commence à envoyer des’pnotos vers la terre.1965: Deux cents mineurs sont tués dans l’explosion d’une mine à Fukuoka, au Japon 1953: Couronnement de la reine Elizabeth IL 1949: La Transjordanie devient le royaume hachémite de Jordanie.1917: Abandonnant sa neutralité, le Brésil s’empare de navires allemands V,_______________________________________ Le congrès de fondation de l'Association canadienne de communication se poursuit à l’UQAM jusqu’à demain., ¦ La conférence du Commonwealth sera inaugurée ce matin par le duc d'Edimbourg, le prince Philipp, au théâtre de la Cité universitaire de l’Université Laval; sous le thème «L’homme et la société industrielle», cet événement se poursuit jusqu'au 7 juin.¦ Aujourd'hui et jusqu'au 6 juin, congrès International dans le domaine des télécommunications à l'Univesité Laval de Québec; cet événement est organisé par l'institue of Electric and Electronic Engineers et les comités nationaux canadiens et américains de l'Union radio-scientifique international ¦ L’assemblée annuelle de la Conférence rell- ?lieuse canadienne se poursuit jusqu’au 3 juin à a maison-mère des Soeurs de la Providence, 5655, rue de Salaberry Le thème: «Le sens et la mission de la vie religieuse dans l'Eglise locale» ¦ Un colloque portant sur l'Identité culturelle canadienne a lieu aujourd'hui et jusqu'au 6 Juin au collège John Abbott, à Salnte-Anne-de-Bellevue ¦ Un cours International de criminologie sous le thème général «Police-justlce-communauté» organisé par le collège Ahuntsic, a lieu au Holiday Inn de Longueull, et cela jusqu'au 7 juin ¦ A compte de 8 h 30, au Centre marial Mont- fortain, 4,300 rue Bossuet, journée de réflexion pour tous les agents d'éducation chrétienne auprès des jeunes.Les échanges porteront sur «la responsabilité des prêtres et des laïcs comme animateurs de pastorale».¦ A 13 h 30, le Rassemblement des citoyens de Montréal, en collaboration avec des groupes de femmes et des organismes de defense des droits civils, tient une réunion au 1012 rue Mont-Royal A 19 h, cours sous le thème «Pour éveiller mes facultés» au Centre Allô-Mondlal, 8655, rue Saint-Denis A 19 h 45, conférence de la Société historique du Marigot, à la salle de l’église Saint-Antoine, angle des rues Saint-Charles et chemin Chambly, à Longueull.A 20 h, concours annuel des fabricants de télescopes d’amateurs au Centre de loisirs Saint Mathieu, 7110, 8e avenue, organisé par la Société d'astronomie de Montréal.t ¦ Le colloque organisé par l'Institut Simone de Beauvoir de l'Université Concordia porte aujourd'hui à compter de 9 h sur le thème de l’égalité des chances; au 2170, rue Bishop ¦ Assemblée annuelle de l'Eglise unie du Canada à l'Université Bishop deLennoxvllle, cela jusqu'au 4 juin ¦ (Unique de la Croix-Rouge Saint-Jovite, do 14 h 30 à 20 h 30, à la salle paroissiale.f I
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