Le devoir, 12 mai 1980, lundi 12 mai 1980
FAIS CE QUE DOIS AU DELÀ DE 300 OUVRAGES SUR L'ÉLECTRONIQUE En vente en exclusivité LIBRAIRIE La Maison de l'Éducation 10485 bout St-Laurenl.Montreal H3L2P1 - 384-4401 AT ION - TECHNOLOGIE ¦ TECHNTOüPSUrWS1 ( Vol.LXXI — No 1 Q6~ Ciel variable.Maximum près de 16 Washington et Ottawa feront leur part Montréal, lundi 12 mai 1980 25 CENTS Chrysler sauvée de la faillite „., A J Les équipes de secours ont retiré, au cours du week-end.une partie de l'autobus de la compagne Greyhound qui a plongé dans la baie de Tampa vendredi matin lorsque le cargo Summit Ventura a heurté le tablier du pont Sunshine Skyway.Trois des 23 personnes qui voyageaient à bord de l’autobus et qui ont trouvé là mort étaient des Canadiens de St.John's.Terre-Neuve.(Photolaser AP) pour un OUI, pour un Sur le Chemin du Roy par Guy Deshaies Il était environ 3 h.hier après-midi, quand l’orage, poussé par des vents très forts, est venu balayer les quelque 1.500 personnes rassemblées dans la cour de l’école Sacré-Coeur, au Cap-de-la-Madeleine, pour assiter à l’escale du défilé des artistes pour le OUI sur le Chemin du Roy.Pauline Julien chantait la Danse à Saint-Dilon sous les yeux non seulement de Gilles Vigneault mais d'une trentaine d'artistes du cortège lorsque la pluie a fait vitement déménager les troupes à l'école Saint-Odilon.Moi je regardais tout ça à l’abri, sur le perron couvert de Mme Lemire, qui habite juste en face et qui affirme être une NON résolue.Elle n'avait pas pour autant fermé sa loge de choix aux parents et amis venus assister au spectacle et lorsque la pluie a commencé à mettre les OUI en déroute elle disait: «C’est de valeur! C’est quand même de valeur pour eux-autres».Bref, une NON pas méchante, hospitalière et qui donne à Cézar ce qui revient à Cézar puisqu’elle nous a ait, au photographe et à moi, en parlant de Vigneault: «Il faut quand même lui donner ça à mon Gilles; il compose bien.» Devant un défilé d’une centaine d’autres du OUI, devant une foule qui chantait son patriotisme et qui, par delà la question référendaire et les divers mandats constitutionnels, proclamait carrément l'indépendance du Québec, nous étions à 1 abri chez des NON bienveillants, tolérants et qui trouvaient «de valeur» que le spectacle fût gâché par l’intempérie, Mais juste avant le déluge un curieux trio s’était présenté chez le voisin du bas tout aussi noniste que ses locataires d'en haut.Il s'agissait d'un homme dans la trentaine portant un mat d’une dizaine de pieds au moins de haut et au bout duquel battait un immense fleur de lyse.Ses efforts pour combattre le vent le faisait parfois rassembler à un Jésus moderne.A sa gauche un garçonnet d’une dizaine d’années s’aggripait à son bras tandis qu’il tenait a sa droite le bras d’un vieillard ayant peine à marcher et qui Voir page 18: Le Chemin par Michel Vastel OTTAWA — Chrysler Corporation, de Détroit, et sa filiale canadienne, sont sauvées de la faillite.Une entente est intervenue au cours du week-end qui garantit que tous les emplois au Canada seront sauvés et que Chiysler du Canada réalisera un plan d’investissement de $1 milliard d’ici quatre ans.En échange, le gouvernement fédéral garantit un prêt de $200 millions et la province de l’Ontario y va d’une subvention de $10 millions.Les engagements de Chrysler en échange çie cette aide financière canadienne comprennent: ¦ la construction au coût de $400 million, d’une nouvelle usine de fourgonnettes, la T-115, qui visera le marche actuel des grosses voitures, des familiales et des fourgonnettes légères.La compagnie-mère américaine a accordé à sa filiale canadienne la fabrication exclusive et la vente, dans le monde entier, de ce modèle jusqu’à ce que le prêt garanti soit remboursé au complet, c est-à-dire au milieu de 1989.¦ des investissements de $250 millions dans diverses usines ontariennes de Chrysler du Canada pour la construction d'un des nouveaux modèles à traction-avant qui seront introduits sur le marché en 1983: ¦ plus de $300 millions d’investissements pour agrandir et améliorer plusieurs installations de fabrication dont la fonderie d'aluminium d’Etobicoke.Le gouvernement de l’Ontario accordera egalement une subvention de $10 millions pour la construction d’un centre de recherche $20 millions de dollars — sur l’utilisation de l’aluminium et du plastique dans l’industrie automobile.Quelques instants après que le ministre Canadien de l’Industrie, M.Herb Gray, eut confirmé l’entente avec Chrysler du Canada, le Secrétaire américain au Trésor.M.William Miller, annonçait de son côté que le gouvernement des États-Unis garantira des prêts jusqu’à concurrence de $1.5 milliard.Ce crédit aidera Chrysler Corp à réaliser un plan de reconversion de ses usines qui représente, aux États-Unis et au Canada, des investissements de l’ordre de $10 milliards.M.Miller a révélé que, sans cette aide, le troisième constructeur d’automobiles aux États-Unis aurait déclaré faillite à la fin du mois.Son homologue canadien, M.Herb Gray, a lui-même souligné les conséquences d'une faillite de Chrysler du Canada, la septième compagnie au pays.En plus des 14.500 emplois directs en jeu en Ontario.M.Gray a évalué à 40,000 le nombre de salariés menacés, notamment tous ceux qui travaillent chez les concessionnaires.Il y en a 4,000 au Québec chez les 160 concessionnaires de Chrysler.M.Herb Gray a réussi à réaliser ce qui constituait son principal objectif: sauver à peu près tous les emplois de Chrysler au Canada.Ces emplois au Canada ont représenté, historiquement, 11% des emplois de la Compagnie-mère aux États-Unis.C’est cette part que le gouvernement fédéral voulait conserver.L’entente intervenue samedi après-midi indique que cette proportion sera rétablie à partir de 1982, date à laquelle, incidemment, le prêt de $200 millions commencera seulement à courir.Entretemps, et à cause de la fermeture de l’usine de moteurs V-8 à Windsor, l’emploi au Canada tombera à 9% de ce qu’il est chez Chrysler Corp.aux États-Unis.En chiffres concrets, cela signifie que l’emploi de Chrysler, à Windsor, Ajax et Missisauga, de 14,500 qu’il était avant la crise tombera à 9,800 en 1981, puis remontera progressivement à 10,100 en 1982, 11,300 en 1983, 15,900 en 1984, 1985 et 1986.C’est la première fois qu’un accord industriel dans le secteur automobile garantit que les emplois au Canada seront proportionnels à ceux qui existent aux Etats-Unis.L’accord signé au cours du week-end stipule d'ailleurs que Chrysler du Canada ne pourra effectuer aucune fermeture d'usine sans en référer d’abord au ministre de l’Industrie.Chrysler s’est également engagée à discuter avec le gouvernement fédéral du niveau d’emplois au Canada qui demeure malgré tout inférieur au niveau des ventes de Chrysler au pays.Alors que l’emploi Canadien représente 11% de tous les emplois de Chrysler en Amérique du Nord, Chrysler détient au Canada 14% du marché des constructeurs nord-américains.» Les négociations duraient depuis un an entre Chrysler du Canada d’une part et les gouvernements fédéral et de l’Ontario.Elles ont bien failli rompre à plusieurs reprises, mettant à chaque fois en péril la survie même de l’entreprise.L’accord, que M.Broadbent, le chef du NPD, a semblé lui-même trouver acceptable hier à la sortie du Conseil fédéral de son parti, ouvre la porte à de nouvelles productions intéressantes pour le Canada.C'est notamment le cas de cette nouvelle «fourgonnette», un modèle intermédiaire entre le «station-wagon» et le «camper» dont on ignore encore le destin.Mais si ce devait être un succès, le fait que la T-115 sera entièrement conçue au Canada et que le pays détient la licence d’exportation pour le monde entier représente un net avantage.Chrysler Corp.de Détroit, a d’ailleurs longuement hésité à accorder un tel avantage au Canada.Enfin, Chrysler a accepté que le Canada ait sa part des modèles de la nouvelle génération, les traction-avant à moteur de 4 cylindres.Après avoir refusé de construire des moteurs 4-cylindres au Canada, et décidé d’acheter les moteurs V-6 en France ou au Japon plutôt qu’ici, cette assurance de fabriquer les modèles 1983 de traction-avant représente un lot de consolation pour le gouvernement fédéral.«Une victoire, même serrée, est possible» par Bernard Descôteaux QUÉBEC — «À condition de continuer à travailler dans le même climat de fierté, de bonne humeur et de contagion, à condition aussi de rejoindre les indécis et les NON sincères, une victoire du OUI, même si elle sera serrée, est possible le 20 mai».Le premier ministre M.René Lévesque participait hier à Québec à la grande fete du «Chemin du pays», et aux quelque 8,000 partisans du OUI réunis au Centre des congrès il a lancé ce message de confiance et d’espoir, un message qui se voulait en même temps un appel à l’ardeur et au travail.«Ça va être serré», a lancé le premier ministre à une foule débordante d'enthousiasme que le président du Regroupement national pour le OUI cherchaiCaussi à mettre en garde contre un excès de confiance qui pouvait se dégager d’une telle manifestation, pensant aussi assurément aux résultats des derniers sondages.Mais, dans la même envolée, il ajoutait que la victoire non seulement était possible, mais qu’avec le travail, la bonne humeur, la sérénité et la contagion, cette victoire était assurée.Ce court message devait être le seul que le premier ministre allait livrer à cette fête, la mieux réussie depuis le début de la campagne du OUI.En fait, le premier ministre n’avait pas besoin d’ajouter quoi que ce soit.Les artistes qui l’avaient précédé, par leurs chansons, leurs poèmes, leur musique avaient tout dit.Cette journée du «Chemin du pays» parlait aussi toute seule.Cette journée avait commencée à Montréal le matin et entraînait sur son chemin artistes et partisans du OUI jus-Voir page 18: Le OUI «Que la marge soit encore plus forte.» par Marie Laurier SHAWINIGAN — Tout en se réjouissant de l’avance que lui accorde le sondage publié hier dans Dimanche Matin, M.Claude Ryan ne s’en satisfait pas, il faudrait que la marge d’avance soit encore plus forte.«Cela n’est pas suffisant», a-t-il dit hier alors qu’il faisait campagne dans la Mauricie.«Si nous gagnons a 52% contre 48%, ce serait une victoire fragile, provisoire, il nous faudrait reprendre tout le processus plus tard.» Un pourcentage de 60% serait évidemment idéal, mais M.Ryan n’a pas voulu argumenter davantage.Il répète qu’il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l'avoir tué, il invite ses partisans à ne pas s’asseoir sur leurs lauriers, à poursuivre la lutte surtout durant ces dernières semaines avant la date publique du référendum . v>': % Deschambault n’ont d’autre choix que de porter leurs espoirs à un niveau supérieur où, peut-être, les consciences sont plus sensibles aux retombées culturelles, éducatives et sociales d’une expérience originale menée jusqu’à ce par la seule volonté d ( jour t du milieu.Au cours de l’été 1979.des sondages ont apporté suffisamment d'indices pour justifier des fouilles archéologiques systématiques à Deschambault.Affaires culturelles et des Transports les soutiendraient dans leurs efforts.En effet, en avril 1979, le ministère des Transports avait ouvert ses portes toutes grandes aux préoccupations des tenants de la sauvegarde et de la mise en valeur du patrimoine.Le ministère des Transports souhaitait se libérer a une mauvaise réputation de destructeur du patrimoine.Dans un discours qu’il prononçait au nom du ministre, le sous-ministre d’alors, M.Hugues Morrissette déclarait: «Nous voulons innover au ministère en tendant la main aux collègues des Affaires cultu- relles et en favorisant des projets conjoints (.) De façon optimale, si la coordination se fait entre les deux ministères, nous pourrons éviter que ces opérations se bornent toujours à l’aspect sauvetage d’urgence, c’est-à-dire nous assurer que les fouilles ou investigations ou classifications se fassent assez longtemps à l'avance pour ne pas retarder un échéancier de construction ou de réfection de route».Jusqu'à ce jour, le ministère des Transports a exploité la sablière en évitant un périmètre critique de manière à protéger le site archéologique.Le ministère refuse, cepen- dant, de porter plus loin son engagement en contribuant financièrement aux fouilles archéologiques.Le projet de fouilles comportant un important programme d’animation, est évalué à $125,000.Il emploierait 16 personnes.Le ministère des Affaires culturelles consentait à payer toutes les dépenses se rapportant au programme d’animation et demandait au ministère des Transports de couvrir les frais des fouilles proprement dites.L’occasion était belle pour tenter de créer un précédent en faisant porter sur les épaules de l’intervenant la responsabilité finan- cière d’une opération scientifique habituellement traitée par le ministère des Affaires culturelles.Toutes les négociations entre ces ministères ont eu lieu sans que les gens de Deschambault aient pu y participer et faire valoir leur point de vue et l’importance de leur programme d’animation.Eux et eux seuls pouvaient défendre et promouvoir les préoccupations locales dans un débat essentiellement administratif.L’été 1980 va passer sans que le débat ne soit résolu Face à de mauvais joueurs fermement retranchés sur leurs positions, les gens de Quand les femmes se parlent.POUR la première fois, les femmes de la CECM se sont rencontrées, se sont parlées ont partagé, ont réagi, ont exploré des pistes d'action.Elles étaient 1.214 au colloque organisé ces jours derniers par le comité de la condition féminine de la CECM.C’était deux fois le nombre attendu Au lieu des 40 ateliers prévus, il y en a eu 80! Mais, une fois dé plus, les hommes étaient fort peu nombreux au rendez-vous a peine un par atelier puisqu'ils n'étaient que 86 C'était pour la majorité de ces femmes — des employées de soutien, des enseignantes, des professionnelles — la première occasion de rencontre et de réflexion sur des situations qui les touchent de très prés.Les membres du comité de la condition féminine à la CECM ont voulu, dans un premier temps, faire une sorte d'immense «brain storming» à l’intérieur duquel les participants ont partagé des vécu, se sont exprimés librement, ont vidé leur sac parfois.Allant bien au-delà des statistiques.on a tenté de voir ce que celles-ci voulaient dire.Ainsi, par exemple, dans un atelier intitulé «Cul-de-sac», on s'est interrogé s’il était possible, autant au niveau du personnel de soutien que des enseignantes et des professionnelles d'accéder à des postes supérieurs.Fait-on vraiment face à un cul-de-sac De l avis des participantes à cet atelier, la réponse est oui pour les trois secteurs.Le pourcentage de femmes décroit à mesure qu’on s'approche des postes supérieurs: par exemple, on retrouve 54.7% de femmes comme adjointes au primaire, tandis que parmi les directeurs du secondaire, on ne compte que 22.4% de femmes; au niveau des cadres, le pourcentage tombe à 11% (6.9% pour les cadres supérieurs).Les femmes se présentent proportionnellement moins nombreuses aux concours de promotion à la direction des écoles: en 1979, seulement 4 femmes pour 24 hommes se sont présentées au concours Nouveau programme offert à Hull à temps partiel Certificat de premier cycle en INFORMATIQUE DE GESTION Pour les administrateurs qui désirent se perfectionner dans le domaine de l'informatique, le Centre d'études universitaires dans l'Ouest québécois (campus de Hull) offrira, à compter de septembre, un programme de certificat de premier cycle en informatique de gestion Ce nouveau programme de premier cycle universitaire propose l'acquisition de connaissances portant sur les diverses étapes du traitement de l'information: sélection et rassemblement des informations nécessaires, utilisation de l'ordinateur, analyse des résultats.Cours à suivre: dix cours de trois crédits chacun offerts à temps partiel Diplôme décerné: certificat de premier cycle en informatique de gestion Conditions d'admission: détenir un diplôme d'études collégiales ou l'équivalent ou posséder des connaissances appropriées, une expérience jugée pertinente et être âgé d'au moins vingt-deux ans Posséder au moins deux années d'expérience pertinente dans le domaine de l'administration.Se soumettre à une entrevue.Si ce programme universrtaire de perfectionnement de courte durée vous intéresse, communiquez le plus tôt possible avec: Le Service des admissions Bureau du registraire Université du Québec, Centre d'études universitaires dans l'Ouest québécois Case postale 1250, succursale "B" 283, boulevard Alexandre Taché Hull, Québec J8X 3X7 Téléphone: (819) 776 8247 La date limite d'admiss au 2 juin 1980 on pour les cours offerts en septembre 1980 est fixée 79 80 075 "È pour la direction d’écoles secondaires alors qu’elles représentent 42% des effectifs enseignants.Au primaire, la même année, seulement 20 se sont présentées par rapport à 36 candidats masculins alors qu elles représentent 82% des enseignants.Pour les postes d'adjoints en 1979, seulement 31 candidatures féminines sur 124, soit 25%.Elles se répartissent en 19 pour le primaire (soit 43.1%) et 7 pour le secon-daire (12.2%).Les candidates féminines aux concours de promotion de 1979 (adjoints) ont mieux réussi que les hommes; en effet.au secondaire, 5 femmes sur 7 ont réussi, soit 71.4% (pour les hommes, le pourcentage est de 32%).Au primaire, 6 femmes sur 19 ont réussi, soit 31.57c (le pourcentage des succès masculins est de 28%) ; au concours de 1975, les hommes avaient mieux réussi que les femmes (507c de succès masculin au secondaire, et au primaire par rapport à 33% de succès féminin au secondaire et 157o de succès des candidates au primaire).Au niveau du personnel de soutien, les femmes se retrouvent très majoritairement au bas de l'échelle, alors que dans la catégorie «agent de bureau classe principale», la catégorie la mieux rémunérée du personnel administratif, les hommes sont légèrement plus nombreux (32 hommes et 30 femmes).Pourquoi une telle situation9 On a émi plusieurs hypothèses : La scolarisation insuffisante des femmes les empêchant de se présenter à des postes exigeants des diplômes supérieurs à ceux qu’elles possèdent déjà; le manque ae formation continue, le manque de disponibilité des femmes (bien que dans un atelier, on ait dit qu’il s’agissait là d’un mythe plutôt que d’une réalité); la composition massive- ment masculine des comité de sélection ; la coutume, les stéréotypes; une crainte inavouée des femmes qui craignent de ne pas avoir les qualités voulues (en d'autres mots, un manque de confiance difficile à déraciner); la somme de travail exigée (pour réussir, pour être acceptée, pour être «reconnue», une femme doit travailler deux fois plus qu’un homme), etc.«On demande au personnel de soutien d’avoir une formation technique, administrative, mais on ne demande pas la même chose aux patrons.D’anciens militaires, d'anciens curés, d'anciens enseignants occupent des postes administratifs sans formation adéquate, a-t-on noté dans un atelier.Quand il s’agit du personnel de soutien, on a des exigences que l’on n’a pas avec les cadres.» Dans son rapport aux commissaires, en juin dernier, le comité de la condition féminine à la CECM recommandait que soit entreprise une étude en profondeur de la situation du personnel de soutien féminin.En juin 1979.elle étaient 822, soit 77,87» de cette catégorie d’employés.On leur demande d’accomplir des tâches de secrétariat dans l’ombre du patron avec peu de possibilité d’avancement.C’est, selon ce rapport, le personnel de la CECM le moins bien rémunéré; c’est le secteur où les congés pour étude avec traitement sont inexistants; les frais de cours ne sont plus remboursés dans le cas d un congé sans solde pour études.Ces femmes ne participent ni à la planification ni à l’évaluation de l’unité administrative; elles ne sont même pas secrétaires de ces comités de travail.Elles se sentent souvent en servitude.Au cours de l’hiver, les responsables du dossier «personnel de soutien» au comité de la condition féminine ont or- ganisé des rencontres dans les régions avec les principales intéressées.Leurs commentaires et opinions, ainsi que les recommandations des participants au colloque serviront à élaborer un rapport qui sera déposé fin mai au Conseil des commissaires.Dans chacun des ateliers portant sur tout un éventail de sujets se rapportant à la condition féminine, on a pu constater une prise de conscience individuelle et collective de la situation qui incitera sûrement plusieurs participantes à passer à l’action une fois retournées dans leur milieu.¦ Des femmes du Mont-Saint-Pierre en tournée — Une série de dix rencontres avec les femmes de la Côte nord a débuté le 7 mai et se poursuivra jusqu’au 31 afin de dévoiler les résultats d’une première enquête sur la condition féminine dans la région de Mont Saint-Pierre en Gi pésie.Gas- Cette enquête menée par un groupe de femmes a porté sur les responsabilités familiales, la santé, la violence, le travail et le besoin des femmes de se regrouper.Elle a été réalisée dans les villages situés entre Cap-Chat et Rivière-la-Madeleine.L’initiative a soulevé un intérêt manifeste dans la région puisque 250 questionnaires ont été complétés, ce qui représente un taux de réponses de 507», taux élevé pour un sondage de ce genre.Pour marquer la fin de cette tournée, les femmes du Mont Saint-Pierre organisent une journée des femmes à laquelle toutes sont conviées.Au programme: des ateliers, des kiosques, un dîner communautaire et une grande fête populaire en soirée.On profitera de cette occasion pour souligner la fête internationale des femmes qui n’a pas été célébrée chez elles le 8 mars dernier.C’est une grande première dans la région.Ile de la Visitation — Sans crier gare, l’Hydro-Québec a fait démolir sur nie de la Visitation, dans le Sault-au-Récollet, une maison ancienne.Il s’agissait de l’immeuble portant le numéro 2215 rue de l’île de la Visitation, situé à l’extrémité est d’une rangée de petites maisons d’allure campagnarde.Cette maison appartenait à l’Hydro-Québec depuis 1926 environ et logeait l’un de ses employés, affecté à la surveillance du barrage et de la centrale de la riviere Des Prairies.L’île de la Visitation doit devenir un parc métropolitain dans le programme d’aménagement des espaces verts de la Communauté urbaine de Montréal.Dans le cadre des négociations entre l’Hydro-Québec et la CUM, la Société d’Etat a jugé préférable d’évacuer la maison et, par la suite, dans le but d’éviter le vandalisme sur une maison inoccupée, l’a tout simplement fait démolir en omettant.au préalable, de demander à la ville de Montréal un permis de démolition.Des vérifications faites auprès du Service des permis et inspections de la ville de Montréal indiquent en effet que l’administration municipale n’a reçu aucune requête en ce sens pour l’île de la Visitation.La valeur patrimoniale de ce bâtiment n'est pas connue.Tout au plus, la Société pour la conservation du Sault-au-Récollet l'avait-elle signalé dans son inventaire des bâtiments intéressants.Dans son programme d’aménagement des espaces verts dans le nord de nie de Montréal, la CUM avait indi- 3ué qu’elle ne se proposait pas e chasser les résidents des lieux visés.La rapidité avec laquelle les travaux de démolition ont été exécutés a rendu inopérants les mécanismes régulateurs qui auraient permis d analyser la valeur patrimoniale du bâtiment et de s’interroger sur le maintien dans les lieux des occupants.Architecture — La Société pour l'étude de l'architecture au Canada tiendra sa réunion annuelle du 28 mai au 2 juin à l’université du Québec à .Montréal Au cours de cette réunion, les participants entendront des exposés sur l'architecture des théâtres au Canada, sur le logement, sur l'existence d’un style «national» canadien en architecture, sur l’architecture publique et commerciale au Québec avant 1914 et sur les problèmes d’architecture et durbanisme à Montréal, Toronto et Vancouver.La réunion a été placée sous le thème général de «L’architecture canadienne en devenir: évolution ou révolution?».(T Université du Quebec » Centre d’etudes universitaires dans l’Ouest québécois UNE JOURNÉE DE VISITE À LG2 C'est à LG2 que I on a construit la plus importante centrale hydroélectrique en Amérique du Nord, à 137 mètres sous terre De fait, cette centrale est a elle seule aussi puissante que le Complexe Manie-Outardes en totalité C est l'ouvrage le plus remarquable du Complexe La Grande 6 juin.5 K 19 juillet.2.16 et 23 août.13 it 27 MplMbrt.4 «t 11 octobra * 1 6900* UNE JOURNÉE DE VISITE A LG4 Dans une région éloignée, au relief accidenté, où abondent les décors féénques.LG4.la deuxième plus importante centrale du Complexe La Grande, commence à prendre forme Les travaux effectués à ce chantier 9ont colossaux.C est l'occasion de voir à ses débuts un chantier qui deviendra en 1980 un des plus important au Québec 22 mi.19 juin.17 «t 31 juillet 14 it 28 août *199 LE SOLEIL DE MINUIT A FROBISHER BAY Voilà une occasion inouïe d'avoir un bel aperçu de la beauté féérique de I Arctique sous le soleil de minuit Après avoir dégusté l'omble de l'Arctique arrosé de vin vous pourrez vous promener dans la tundra en fleurs 17 il 24 juw 1 Taxe d'aéroport en sus.>199 OO* J| Pour informations VOYAGES Marco Polo TOURS ot réservations: 1117 ouest Ste-Cetherlne, Suite 903, Mil, P.O.H3B 1H9 APPELEZ: (514) 281-1481 Détenteur d’un p«rmn» du Québec Aubaine du week-end: chambres à $35 au Château Laurier d’Ottawa.Venez à Ottawa passer un week-end hors de l’ordinaire.Une chambre luxueuse dans l’un des meilleurs hôtels du Canada, le 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l’intrusion des caméras de television dans les cours où se déroulent des procès.C’est ce qui ressort d’un référendum tenu samedi, à l’issue d'un procès fictif, présidé par le juge en chef Jules Deschênes, de la Cour supérieure, et ayant pour thème «La justice devant les caméras» ou «Doit-on permettre la présence de la télévision dans les cours de justice».Le tout, qui se déroulait dans une salle de l’hôtel Bona-venture.fut également télédiffusé, durant deux heures et demie, au réseau de Cablevi-sion nationale et, malheureusement, une ligne ouverte pour connaître l'opinion des téléspectateurs a dû être contremandée en raison de difficultés techniques.Au procès simulé, l’Association des câblodistributeurs du Québec, qui agissait comme requérant, était représentés par Me Raynold Langlois, secondé par Me Francine Cô-té-Forget, alors qu’à titre d’op-posant.le Barreau de Montréal s’était assuré les services de Me Paul Trudeau, qui était aidé de Me Sylvain Deslauriers.Deux témoins surprises ont aussi été entendus, soit Me Réjean Paul, qui, en tant qu’ex-procureur de la CECO (dont plusieurs audiences furent télévisées) pour la partie demanderesse, et l’animateur de «Présent à l’écoute» (à la radio de Radio-Canada), M.Jean-V.Dufresne, qui, en tant que spécialiste en communication, représentait la partie adverse.Dans un premier temps, Me Paul a soutenu, suite à l’expérience de la CECO, que, contrairement à ce que Ton croit, la présence de caméras de télévision lors d’une audience, n’embarrassait pas de façon générale les témoins et qu’en plus, celles-ci pouvaient d’une certaine façon assurer le respect du décorum, les procureurs évitant les écarts de language et les répétitions, tout en voyant à mieux préparer leurs causes.Me Paul ne voit en outre aucun danger pour les jurés, ceux-ci étant déjà identifiés par les gens présents aux audiences.«Mais si on craint qu’ils souffrent de certains préjudices, a-t-il dit, le juge pourrait toujours ordonner que les cameras ne se braquent jamais sur eux».Le témoin a à cet effet produit un extrait d’une audience de la CECO, où justement, une personne appelée à déposer dans le dossier des frères Dubois avait eu droit à ce que son nom ne soit pas mentionné publiquement, ni que sa personne apparaisse au petit écran.Quant aux juges, a ajouté Me Paul, la télévision des procès les obligerait à un plus grand souci de clarté dans leurs décisions, tout en forçant certains à changer d’attitude.Pour ce qui est du choix des procès à téléviser, T exprocureur de la CECO a suggéré que la population aurait sûrement eu grand intérêt à suivre ceux ayant trait à la Loi 101, l’Asbestos Corporation, la publicité trompeuse, les recours collectifs, les coalitions, sans compter que les commissions d’enquête Keable, Malouf et McDonald auraient sûrement su captiver une foule de téléspectateurs.Il devait conclure en citant le thème du congrès voulant que «La justice était condamnée au progrès» et que l’intrusion de la télévision dans l’appareil judiciaire s’inscrivait justement dans ce progrès.De son côté, témoignant pour la partie adverse, le journaliste Jean-V.Dufresne a fait valoir que la présence de la télévision dans les cours constituait un danger énorme, à cause de ses effets spectaculaires et multiplicateurs, n’ayant en ce sens aucune commune mesure avec la presse écrite.Selon lui, les caméras compromettraient inévitablement la présomption d’innocence à laquelle a droit tout accusé et entraveraient à tout jamais la notion de réhabilitation d’un individu condamné, d’une part parce que le public pourrait d’abord juger un individu sur sa tenue, son apparence, l’image qu’il projette, puis, dans l’autre cas, parce qu’une image entrant dans des milliers de foyers rappellerait inévitablement que telle ou telle autre personne possède un casier judiciaire.M.Dufresne juge également comme grave l’impact qu’aurait la télévision sur un accusé acquitté, sur ses proches et dans son milieu.«Même acquitté, a-t-il souligné, cet homme serait toujours en état de procès, car ce n’est pas le crime qu’on aurait montré mais bien l’individu et, comme le veut le principe de persistance, il serait toujours poursuivi».Il devait ajouter que les jurés seraient d’autre part dans une situation intenable, ayant à agir sous les directives légales d’un juge d’un côté et, de l’autre, par un public ignorant la plupart du temps tout l’aspect legal d'une question.M.Dufresne a conclu en rappelant que les débats de l'Assemblée nationale étaient diffusés sous l’autorité exclusive du président de cette même assemblée et que cela était très coûteux.«Dans le cas de la télédiffusion d’un procès, la Cour devrait conserver son autorité mais, à ce moment, on pourrait l’accuser de brimer la liberté d’information, sans compter que le juge deviendrait en quelque sorte un rédacteur en chef ou encore un producteur».En contre-interrogatoire, il devait conclure que, si jamais la justice devait un jour être télévisée, il y aurait lieu d’abord de commencer à enseigner de façon élémentaire le droit dans les écoles.«Ainsi, dans 10 ans, nous aurions un auditoire formé qui, sans nul doute, serait en mesure de se faire une meilleure idée sur tout procès qu'on lui soumettrait».Dans sa plaidoirie, Me Langlois, disant que la justice est publique mais que le public n’y est pas.a fait ressortir que la caméra est le meilleur moyen pour rendre la justice accessible à tous.«On sait le peu de crédibilité qu’a le pouvoir juridique, a-t-il dit, et publiciser ses agissements par la télévision serait un des grands moyens de restaurer le tout, d'autant plus que, dans au moins 25 Etats américains, la preuve est maintenant faite que les caméras n’avaient pas nui à la justice».Pour sa part, Me Sylvain Deslauriers devait soutenir qu'il est faux de prétendre que les procès ne sont pas publics si les caméras ne sont pas là.Selon lui.si on considère qu'il y a chaque jour à Montréal des centaines de procès, lequel devra-t-on choisir pour la télévision?De plus, si chaque accusé se mettait à réclamer la présence des caméras sous prétexte d’avoir droit à un procès juste, où irions-nous?Me Marcel Trudeau s’est pour sa part demandé comment on pourrait assurer la sécurité des jurés, si une foule attisée par la télévision d’un procès se présentait au Palais de justice avec sa conception d’un verdict et qu'elle n était pas d’accord avec celui rendu.Pour lui, la télévision est le sabotage de la présomption d’innocence de l’accusé, sans compter qu’il serait impossible à forcer le téléspectateur à suivre le procès tout au long.Ainsi, n'ayant qu’une bribe d'information, que pensera celui-ci d’un acquittement ou d'une condamnation?«On voit comment l'image de la justice serait desservie», a-t-il conclu.Enfin, rappelant à la fois les inconvénients et les avantages, le juge en chef Jules Deschènes a clos le débat en disant, comme il avait été entendu d’abord, que, vu la complexité de la question, il ne pourrait évidemment pas rendre un jugement immédiat sur le banc et, admettant qu’il prenne le tout en délibéré, il serait pour lui impossible de réunir a nouveau les parties et les nombreux membres du Barreau présents, attendu qu’il s’agissait d’un procès tout à fait fictif.Il a donc invité tous les juges et avocats présents à rendre leur décision, avec le résultat que Ton connaît Le Barreau restera en dehors du débat Faisant sa dernière intervention samedi, à titre de Bâtonnier du Québec, Me Paul Vézina a déclaré qu’il n’était pas question que le Barreau, dont le congrès prenait fin après trois jours de travaux, s’immisce dans le débat référendaire, ayant vu une invitation en ce sens, dans la declaration faite jeudi par le ministre de la Justice du Québec, Me Marc-André Bédard.Ce dernier, on s'en souvient, avait reproché au Barreau de ne pas être intervenu pour dénoncer certains propos qualifiés d’inacceptables et proférés par certains tenants du NON à l’endroit de la population du Québec et de son gouvernement.Qualifiant le tout d'une «hjague à la-uelle on rit jaune», Me Vézina s’est autre part employé à démontrer que si son organisme n'était pas intervenu sur la question de la sécurité de l'État ou encore dans la Commission Keable, c'est qu'on a s’était rendu compte «qu’il y avait un enjeu considérable et que ce sont les tribunaux qui doivent régler cette question.» Dans l’allocution qu’il prononçait au dîner de clôture du congrès, le Bâtonnier, qui allait céder son poste à Me Bernard Blanchard, s'est notamment penché sur le contingentement et le chômage, le droit fiscal et l'avenir, interprétant le tout comme les problèmes qui confrontent la profession.Me Vézina s’est d’autre part déclaré en désaccord avec toute forme de publicité individuelle ou collective impliquant la profession, même si l’image du Barreau dans le public n'est pas à son meilleur.«Nous sommes conscients qu'il faut mieux renseigner le public, a-t-il noté, et, sans doute pour contrer cette ignorance, y aurait-il lieu de généraliser le service de référence déjà existant et de fournir aux gens Îiar ce moyen une liste d'avocats classés se-on leur champ de compétences respectifs.COINS ¦ Le 113e anniversaire Un avocat de Montréal, M.Yvon Des Rochers, a été nommé président du comité organisateur des fêtes qui marqueront, le 1er juillet prochain, le 113e anniversaire du Canada.M Des Rochers, qui est coordonnateur du fonds de l’Orchestre symphonique de Montréal, possède une vaste expérience dans le domaine des arts.En annonçant cette nomination, le secrétaire d’Etat Francis Fox a fait savoir qu’on allait mettre l’accent, cette année, sur la participation du public.Les fêtes, qui coûteront $2 millions, souligneront également le 75e anniversaire de l’Alberta et ae la Saskatchewan et le 375e anniversaire de l'Acadie.¦ La Rose d’or L'émission canadienne «Dream Weaver, produite par la CBC de Toronto a remporté samedi la Rose d’Or de Montreux et le grand prix de 10,000 francs suisses décerné par le jury international du 20e Concours d'émissions de variétés à la télévision».Le concours de 1980, qui s'était ouvert samedi dernier, a marqué le 20e anniversaire de la Rose d’Or de Montreux, compétition patronée par l’Union européenne de radiodiffusion et la Société suisse de radiodiffusion et télévision.43 émissions provenant de 36 organismes de télévision de 27 pays ont pris part cette année à la manifestation.tm Fiducie du Québec Connaissez-vous le PPDB?Le PPDB ou Plan de participation différée aux bénéfices est un mécanisme de redistribution d'une partie des profits annuels de l'entreprise au nom de l'employeur ou de certains employés.C'est aussi un excellent complément à l'épargne-retraite.La Fiducie du Québec offre deux types de PPDB.Le Plan à Gestion de la Fiducie du Québec: les contributions sont investies dans les Fonds Desjardins ou dans les Dépôts garantis.Le Plan à Gestion autonome: l'employeur choisit lui-même ses véhicules de placement.Pour en savoir plus long sur nos 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conférence constitutionnelle immédiatement après le référendum du 20 mai — que le résultat soit OUI ou NON — le NPD précise qu’il ne sera pas question d’y discuter d’autre chose que de fédéralisme.A Tissue de la réunion de trois jours du Conseil fédéral de sa formation politique, le chef néo-démocrate, M.Ed Broadbent, a révélé la teneur d’une résolution adoptée à l’unanimité moins une voix.La résolution rappelle le droit des Québécois «de choisir librement et sans coercition leur avenir politique» et réclame notamment que «des négociations aient lieu immédiatement sur la constitution canadienne pour le renouvellement du fédéralisme canadien, quelque soit le résultat du référendum au Québec».Dans l’hypothèse d’une victoire du OUI, a cependant précisé M.Broadbent, il n'est pas question d’y entamer des négociations sur la souveraineté-association.«On ne peut pas négocier une politique si on n'accepte pas le principe qui la sous-tend», a indiqué le chef du NPD.Or, a-t-il rap-pellé, aucun des trois partis à Ottawa ni aucune province n'est d'accord avec le principe de la souveraineté-association.Cette position s'apparente d’ailleurs à celle du premier ministre, M.Pierre Trudeau, qui annonçait vendredi la tenue d’une conférence constitutionnelle au mois de juillet, dans l’éventualité d’une victoire du NON.Le chef néo-démocrate espère que, même dans l’hypothèse d’une victoire au référendum.le premier ministre du Québec.M.René Lévesque change d’avis et accepte de négocier sur le principe même du fédéralisme.«Mais je sens que M.Lévesque viendrait pour discuter de Souveraineté-Association.a aussitôt ajouté M.Broadbent, et.ça serait une réunion très courte.ou bien il n’y aurait pas de réunion du tout!» En somme, la position du NPD sur le droit du Québec à l’autodétermination signifie que le Québec a le droit d’affirmer sa souveraineté, ou de décider de participer au renouvellement de la Confédération canadienne mais, quant au droit à décider de réaliser la souveraineté-association, il n’existe pas de façon unilatérale puisqu'il implique l'accord d'un tiers.Au congrès de 1980, le parti néo-démocrate avait d’ailleurs déjà adopté une résolution rappelant que «le peuple du Quebec a le droit de faire son choix librement et sans coercition mais l'exhortant du même souffle «à appuyer une fédération canadienne renouvelée» .La discussion de cette résolution avait donné lieu à un sérieux affrontement entre l’aile radicale du parti et certains Québécois d une part et la direction du NPD a’autre part.Il fut d’ailleurs la seule occasion pour le chef du NPD lui-même, M.Broadbent, et son prédécesseur, M.David Lewis, d’intervenir personnellement dans les débats des délégués.C’est au cours de ce même congrès qu’on avait ressuscité le comité des relations constitutionnelles, créé pour la première fois au printemps de 1979 par le Conseil fédéral.Ce comité devait produire des propositions de réforme constitutionnelle en mars dernier mais la tenue d’une élection fédérale en janvier et février Ta empêché de travailler à un rythme normal.Le Conseil fédéral devrait discuter ces nouvelles propositions constitutionnelles en octobre, lors de sa prochaine réunion, et les soumettre ensuite au congrès général du parti en 1981.On peut avoir une idée des préoccupations actuelles du NPD en ce domaine en regardant la liste des sous-comités ui ont été créés à l’intérieur u comité constitutionnel.Ils s’occuperont en effet des procédures de révision et de négociation de la nouvelle constitution, de l’enchâssement dans la constitution des droits individuels et collectifs, du partage des pouvoirs, des institutions politiques et judiciaires, et des droits territoriaux des populations autochtones.Dans la résolution réclamant la tenue immédiate d’une conférence constitutionnelle, le NPD précise d’ailleurs que non seulement les gouvernements, «mais les peuples du Canada, comprenant les représentants des communauté indiennes, inuits et métis, soient activement impliqués dans le déroulement des négociations».Parmi les 35 membres du comité des relations constitutionnelles.on note la présence d’au moins trois membres du NPD-Québec qui se sont publiquement prononcés en faveur du OUI au référendum du 20 mai.M.Broadbent ne s’inquiète pas du fait qu’il réclame la tenue d'une conférence constitutionnelle avant même d’avoir achevé la révision des politiques de son parti.Le chef du NPD a précisé que, si c’était nécessaire, il pourrait convoquer une réunion d’urgence de ce comité pour élaborer une position sur toute nouvelle proposition constitutionnelle pouvant être soumise au cours de Tété.Dans un autre ordre d’idées, le Conseil fédéral du NPD a créé un comité sur les Affaires extérieures et la Défense nationale.Il sera co-présidé par un leader des Travailleurs unis d'Amérique — proche du chef néo-démocrate — et par le député de Vancouver, Mme Pauline Jemiett, qui s'oppose à son chef sur cette question.La politique de défense du NPD a été mise à rude épreuve au cours de la dernière campagne électorale alors que l’invasion de l’Afghanistan par l’union soviétique a obligé M.Broadbent a adopter une attitude de condamnation non équivoque tout en réaffirmant en même temps l'intention du NPD de réclamer le retrait du Canada des forces de l’OTAN et de NORAD.C’est à cause virulentes dissensions internes dans son parti que M.Ed Broadbent devait d’ailleurs annoncer la révision de la politique étrangère du NPD.M.Broadbent a cependant toujours affirmé qu’il appuyait la résolution de 1969 réclamant le désengagements du Canada de l’OTAN et de NORAD.Il a d’ailleurs cité l’exemple de la France qui, tout en étant absente de 1 Otan n'en coordonne pas moins sa politique de défense avec celle de ses alliés occidentaux.Regardez autour de vous ••• il y a un programme d’éducation à l’environnement L’environnement; c’est vous.Bien sûr, c’est aussi l’eau, la terre, l’air.Mais c’est avant tout ce que vous en faites autour de vous.Par exemple, vous pouvez participer au Programme d’éducation à l’environnement.Ce programme prévoit une assistance financière maximale de 8,500 $ par projet, pour appuyer l’effort de ceux qui se préoccupent de modifier les attitudes et les comportements face à l’environnement.Toute personne, groupe ou organisme intéressé à participer à ce programme doit faire une demande écrite, avant le 1er octobre 1980, sur le formulaire d’inscription prévu à cette fin.Vous pourrez obtenir ce formulaire en vous adressant au: Ministère de l’Environnement Programme d’éducation à l’Environnement Direction des communications et de l’éducation 8360, chemin Sainte-Poy Sainte-Foy (Québec) G1V 4H8 * Les crédits disponibles pour l’exercice financier 1980-1981 sont de 80 000$ L’environnement dépend de vous.I Environnement I Québec c’est le mois de l’Environnement cm 6/36 GROS LOT $100,000.00 vendredi NUMÉROS GAGNANTS PEU IMPORTE L’ORDRE 1 I 19 | 21 I 24 I 27 1 28 6 SUR 6 NOMBRE DE GAGNANTS 2 PRIX 282,544.00 5 SUR 6 84 2,220.30 4 SUR 6 4925 $105.20 5 SUR 6 + 4 s31,084.50 NO COMPLEMENTAIRE S APPLIQUANT SEULEMENT AU 5 SUR 6 ?NUMERO COMPLET ( 26 _) VENTES TOTALES *2,158,644.00 CHIFFRES 3 CHIFFRES CHIFFRES X ^ TIRAGE 106 ^ 5^ VENDREDI 9/5/1980 NUMERO POSSIBILITE DE 213992 3 GAGNANTS DE $50,000.13992 27 GAGNANTS DE $5, OOO.3992 270 GAGNANTS DE *250.992 2,700 GAGNANTS DE *50.92 27,000 GAGNANTS DE $5.Tous les billets gagnants de $250.et $50.de la Mini sont encaissables à toute succursale de la BCN f i i 399 Le Devoir, lundi 12 mal 1980 Iran: les intégristes confirment leur suprématie au second tour TEHERAN (AFP) - Le second tour des élections au Parlement iranien — qui doit décider du sort des otages américains — a confirmé la suprématie des intégristes musulmans fidèles de l'ayatollah Khomeiny, aux dépens — entre autres — des partisans du président Banisaar Pourtant vendredi, le jour même du second tour, l’ayatollah avait fait un geste en faveur du chef de l'Etat en l'autorisant à nommer un premier ministre et en lui donnant la haute main sur l'armée.Le nouveau Parlement ne se réunira vraisemblablement que dans trois semaines, alors que la Communauté économi- que européenne a fixé à samedi prochain le délai au terme duquel les Neuf prendront des sanctions contre l'Iran si Téhéran n'accomplit pas d’ici là un «geste significatif» en faveur des diplomates américains qui en sont maintenant à leur sixième mois de détention.Le parti de la république islamique (PRI) qui regroupe les musulmans intégristes n'aura cependant pas la majorité absolue au Parlement, et la faible participation (de 35 pour cent inférieure en moyenne dans les grandes villes de province à celle du premier tour) atteste de la lassitude du corps électoral, ap- pelé a voter pour la sixième fois depuis le renversement du chah.Selon les résultats connus hier après-midi, pour 221 sièges sur 270 — et en tenant compte des 97 élus du premier tour — on comptait 95 députés du PRI et 44 se réclamant du président Banisadr, le parti des «moudjaheddine» (islamiques progressistes) venant en troisème position.Vingt-huit sièges seront par ailleurs pourvus ultérieurement, les élections ayant été annulées ou reportées dans différentes régions en rébellion plus ou moins ouverte contre le pouvoir.notamment au Kurdistan.La victoire des religieux va probablement compliquer la désignation du premier ministre, prévue en principe pour aujourd’hui apres la reunion hier soir du Conseil de la révolution.On s’attend en effet, que les intégristes religieux tentent de faire ajourner sa désignation jusqu'à la réui-non du Parlement, ou n’admettent qu’un premier ministre de transition.Les quatre principaux favoris pour cette nouvelle fonction sont M.Ezzatollah Sa-habi, ministre du Plan et du budget, l'amiral Madani.ancien commandant en chef de la marine et candidat malheu- Deux ressortissants libyens sont abattus à Rome et à Bonn BONN (Reuter) — A quel-ques heures d'intervalle, deux ressortissants libyens ont été abattus samedi à Rome et à Bonn, laissant craindre une campagne systématique contre les opposants en exil au régime du colonel Mouammar Khaddafi.A Bonn, la police interroge un jeune Libyen qui.apres avoir assassiné un ancien membre de l'ambassade de Libye dans la capitale fédérale.a été maîtrisé par des passants La victime.M Omran M Mehdawi.était â-gée de quarante-trois ans.vivait à Cologne et avait travaillé à l'ambassade pendant huit ans.jusqu'en 1978.Le prévenu a déclaré à la police avoir abattu son compatriote car ce dernier, a-t-il dit, n'avait pas répondu à sa demande de remboursement ?pl marks (55 000 dollars).Les enquêteurs tentent de déterminer si cet attentat avait un motif politique, et s'il est lié à celui qui a eu lieu le même jour à Rome, où un riche homme d'affaires Libyen.M Abdallah Mohamed Kazmi.âgé de trente-sept ans.a été abattu dans un café situé près de la gare.Les assaillants ont pris la fuite.Il s'agit du Un Commonwealth à la française cet automne NICE ! Reuter) — Le president Léopold Sedar Senghor du Senegal a annoncé samedi à l’issue de la Vllème conférence franco-africaine la mise sur pied d'une «Communauté organique» francophone, sorte de Commonwealth à la française qui pourrait regrouper une quarantaine de pays A l'instar de son émule Britannique que le président Senghor a déclaré avoir pris pour modèle pour son projet, cette Communauté sera dotée d'institutions telles que la conference des chefs d'Etat qui se réunira tous les deux ans.la conference des ministres des Affaires étrangères chargée en particulier des sommets, la conférence des ministres spé- cialise?'Economie et Finances.Education.Jeunesse et Sports Justice, notamment) et un secrétariat général Le président Senghor a émis le voeu que le siège de ce dernier soit a Paris La première réunion des ministres des Affaires étrangères aura lieu à Dakar le 5 novembre prochain A cet effet.le président Senghor a annonce qu'il avait envoyé 40 invitations y compris à des pays autres qu africains, le Canada, la Belgique et le Luxembourg notamment Il a ajouté qu'il y aura également des pays arabes et des pays d'Asie Le critère de composition retenu est celui de l'Agence de coopération culturelle et technique dont le siège est à Paris et qui regroupe 34 pays d'Europe d'Amerique.d’Afrique, du Proche-Orient et d'Asie De source proche de la conférence.on apprend qu'un certain nombre de délégations ont émis des réserves sur cette Communauté francophone et notamment à l'égara de son caractère institutionnel jugé par eux trop rigide C'est ce qui expliquerait en partie le retard à publier le communiqué final, certains participants hésitant à le signer Le président Omar Bongo du Gabon a émis des réserves sur le projet dans lequel il voit un «retour à la colonisation».VERS US USA, DBU OFFRE PUIS! troisième assassinat d'un ressortissant libyen depuis le début de l'année dans la capitale italienne.M.Mohamed Musharati.membre du comité populaire libyen, avait déclaré la semaine dernière à Rome: «Les gouvernements qui protègent -ces voleurs et ces criminels courent le risque d'être leurs complices».Il avait réitéré les menaces émises par des dirigeants libyens d' «éliminer, les ennemis de la révolution libyenne à moins qu’ils ne rentrent dans leur pavs d'ici le 10 juin Après le meurtre d'un homme d’affaires libyen à Rome le 19 avril dernier, l’attaché de presse à la mission diplomatique de Libye avait déclaré qu'une «liste des traîtres» avait été établie, comprenant les noms des opposants en exil au régime au colonel Khaddafi.Ce double assassinat survient au moment où quatre ressortissants libyens aux Etats-Unis, frappés d'une mesure d'expulsion, s'apprêtent à regagner Tripoli.Peu avant l'expiration d'un ultimatum fixé par Washington, oui menaçait de fermer le «Dureau populaire» libyen dans la capitale américaine, le gouvernement de Tripoli a accepté vendredi soir de rappeler les quatre hommes, qui étaient accusés de manoeuvres d'intimidation envers des exilés libyens.reux aux élections présidentielles de janvier dernier, M.Hassan Habibi, porte-parole du Conseil de la revolution, et Darius Forouhar, ministre d'Etat.On note par ailleurs que l'ayatollah Khomeiny, un jour après avoir autorisé M.Banisadr à nommer un premier ministre, a nommé les deux conseillers qu’il lui revient — selon la constitution — de désigner au conseil suprême de la défense nationale.À ces deux conseillers (les cinq autres sont des membres de droit, président de la république, premier ministre, ministre de la défense nationale, chef de l’état-major inter-armes et chef des Gardiens de la révolution), le leader religieux a demandé de l'informer chaque semaine «de tout ce qui se passe dans l'armée».Instructions qui reflètent la crainte de «mouvements» au sein de l’appareil militaire.Tandis que le pouvoir complète ainsi la mise en place des institutions, les pourparlers se poursuivent au sujet des otages américains qui.selon un journal, seront désormais régulièrement déplacés de ville en ville par les étudiants islamiques en vue de déjouer toute nouvelle tentative de libération.Hier matin, le président Banisadr a reçu l’ambassadeur de Grande-Bretagne à Téhéran, avec lequel il a évoqué le problème des sanctions contre l'Iran qu'envisage la CEE.Certains otages américains pourraient être jugés pour avoir participé à des massacres au Vietnam, a déclaré l'ayatollah Sadegh Khalkhali.f)ans une interview publié par le quotidien Etalaat.l'ancien juge itinérant des tribunaux islamiques précise que les procès des otages américains doivent avoir lieu et que ceux qui seraient jugés «seulement légèrement coupables» devraient être libérés.«Quant aux autres, j’ai entendu dire qu'ils auraient pris part à des massacres au Vietnam.Par conséquent, ils devraient comparaître devant une cour» pour cela, a-t-il poursuivi.«Nous devons montrer que nous sommes capables de les juger, et de les exécuter s’ils sont condamnés à mort» a-t-il ajouté.L’armée s’oppose au président ougandais 3; KAMPALA (AFP) — Des soldats ougandais en armes contrôlaient hier la radio de Kampala et la totalité de la capitale, tandis que de sa résidence à 40 km de là, le président Godfrey Binaisa gardait le silence depuis plus de 24 heures Des troupes du chef de l’état-major militaire, le colonel David Oyite Ojok qui refuse son limogeage annoncé samedi par M.Binaisa, occupent, en tenue de combat, l’immeuble ae la radio situé en plein centre de la ville, en face du ministère des affaires étrangères.La station émet un programme de musique interrompu par un appel au calme des militaires, qui répètent ue le chef de l’État n’avait pas le pouvoir e renvoyer le colonel Ojok et que celui-ci est toujours en fonction.Selon des sources informées, le colonel Ojok serait parti dans l'après-midi à Entebbe pour rencontrer M.Binaisa.De son côté, le président de la commission militaire du Front national de libération de l'Ouganda (UNLF, coalition de tous les partis), M Paulo Muwanga, qui a pris le iarti du chef de l'état-major, a démenti ier dans une déclaration à des journalistes que l'armée ait pris le pouvoir.Dans les rues désertes de la ville, des patrouilles équipées d'armes automatiques sont en place à tous les carrefours et points stratégiques Le colonel Ojok, 46 ans.diplômé de la célèbre école militaire britannique de Sandhurst.a installé son PC à l'hôtel Nile Mansions.au coeur de Kampala.Des témoins racontent qu’ils l'ont vu arriver samedi, juste après l'annonce de son limogeage, juché sur le toit d'une tand-rover, suivi de deux autres véhicules militaires dont les occupants tiraient des coups de feu en l'air.Dans sa résidence présidentielle d'En-tebbé — à quelques km de l'aéroport international — sur les bords du lac Victoria.M Binaisa n'a annoncé aucune initiative pour î reprendre le contrôle d’une situation qui réunit tous les aspects d’une véritable mutinerie.______ Le conseil consultatif national (NCC, organe législatif), qui aurait pu servir d’arbitre dans l'épreuve de force, est en vacances depuis la semaine dernière.Il s’était ajourne jusqu'au 26 mai, veille du retour prévu en Ouganda de l’ex-président Milton Obote, réfugié en Tanzanie depuis son renversement en 1971 par ldi Amin.De nombreux observateurs estiment d’ailleurs que l’issue de la situation, et la survie du gouvernement Binaisa, dépendent largement de M.Obote.Le colonel Ojok est l’un de ses proches.Il était l’un des chefs militaires de l’opération avortée de septembre 1972 par laquelle.M.Obote avait tenté, depuis la Tanzanie, de reprendre le pouvoir à Kampala.Le colonel Ojok est également celui qui bénéficiait du plus large soutien militaire dans la mosaïque d’exilés ougandais qui accompagnaient les troupes tanzaniennes l'an dernier dans leur lutte victorieuse contre le régime Amin.Il a su, de l'avis général, placer ses amis aux positions-clés de la nouvelle armée nationale.Son nom a été le plus couramment cité dans les rumeurs de préparations de coups d'Etat qui agitaient le pays depuis plusieurs semaines.Selon certaines informations, le chef d état-major aurait récemment transféré dans les casernes de la capitale les troupes dont il est sûr, éloignant les éléments «douteux» M.Obote maintient en tous cas un silence prudent.Interrogé par l'AFP à sa résidence de Dar Es Salaam, il a fait répondre par un porte-parole qu'il n'avait «aucun commentaire» à faire sur la situation en Ouganda.Le porte-parole a également refusé de dire si M.Obote comptait toujours regagner son pays le 27 mai Le régime Karmel enrôle de force les jeunes Afghans NEW DELHI (Reuter) -Les jeunes Afghans font l'objet de rafles nocturnes à Kaboul.pour être enrôlés de pc force dans les troupes gouvernementales afin de combattre la rébellion, ont déclaré des voyageurs arrivant d'Afghanistan en Inde.Depuis l'intervention socié-tique en décembre dernier, les effectifs de l'armée ont été considérablement affaiblis par les désertions Elle participe d'ailleurs peu aux violents combats qui opposent rebelles et Soviétiques dans la région de Ghazni, au sud de Kaboul.Selon un homme d'affaires allemand, qui a passé deux semaines à Kaboul, la police et l'armée effectuent des descentes dans les maisons de Kaboul.et emmènent de force les jeunes gens Ils changent de quartier chaque nuit, a-t-il précisé.Il a ajouté qu'une activité aérienne particulièrement intense s’était produite mercredi dernier, et que des bombardiers de l’aviation afghane atterrissaient et décollaient sans cesse.«L’aéroport ressemble maintenant à une base couverte d'avions-et d'hélicoptères.Il y a d avantage de chars et de camions dans les rues,» a-t-il dit.Seule Delta vous amene a Boston sans escale.Nous avons six vols sans escale vers Boston chaque jour.Nous vous offrons aussi un nouveau vol quotidien avec une seule escale vers Philadelphie; vous avez donc le choix de deux vols vers cette destination.Notre vol a la mi-journée vous conduit a Washington avec une seule escale, et vous pouvez aller 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/ P|;h .»• rjunhuf 19" .-licp- Slide 1-1,' Qticbuf.(c>14) 28*> 1212 (418) 829 006/ i I Le Devoir, lundi 12 mal 1980 ¦ 5 La découverte d’une cache d’armes à Jérusalem suscite l’émoi en Israël JÉRUSALEM (AFP) — La découverte d’une importante cache d'armes dans la soupente du toit d’une «yeshiva» (école rabbinigue) à proximité du mur occidental (des Lamentations) à Jérusalem, a provoqué, hier un grand émoi en Israël, Selon le porte-parole de la police israélienne, l’affaire a été éventée grâce à la vigilance des étudiants de cette «yeshiva», des jeunes gens qui effectuent parallèlement leur service militaire.Alertés par les mouvements suspects de deux hommes en uniforme de l’armée israélienne, dans la nuit de jeudi à vendredi, les jeunes gens ont averti leur directeur, le rabin Yeshashahou Hÿari.Les deux hommes avaient été aperçus alors qu’ils s’enfuyaient dans les ruelles du secteur oriental de Jérusalem, après avoir déchargé des caisses empilées à bord d’une jeep.I/enquète de la police a rapidement mené à la découverte d'un véritable arsenal soigneusement dissimulé sous une couche de paille.Des armes automatiques, cent-vingt kilos de TNT, des dizaines de grenades, du matériel explosif, des détonateurs ont été saisis.Ce matériel avait été volé guelques jours auparavant dans une base militaire près de Jérusalem, et la police a procédé à l’arrestation d’un capitaine, d’un lieutenant et d'un soldat originaires de cette base.Le capitaine incriminé a reconnu qu’il envisageait d’or- Exode des Cubains: des centaines de milliers?WASHINGTON (AFP) — Le gouvernement américain a reconnu samedi, pour la première fois, que l’exode des Cubains pourrait atteindre plusieurs centaines de milliers de personnes II a tenté ainsi une nouvelle fois d'internationaliser cette crise, estime-t-on Jusqu'à present, les responsables fédéraux américains s étaient toujours refusés à fournir quelque chiffre que ce soit En admettant que M.Fidel Castro pourrait chercher à profiter de l'exode pour se dé-barasser de quelque 250,000 personnes jugées «indésirables», ils cherchent, semble-t-il.à placer les autres pays de la région, ainsi que la communauté internationale, devant ce qu'ils considèrent comme une responsabilité commune.Les officiels américains ne cachent pas en effet leur déception devant les résultats de la conférence sur le problème de l'émigration cubaine, qui s’est tenue à San José de Costa Rica jeudi et vendredi derniers, et à laquelle participaient quatorze pays d'Amérique latine et d'Europe occidentale.A l'issue des travaux, ces pays avaient décidé i'accueillir sept mille réfugiés, soit 500 par pays, alors que les Etats-Unis ont déjà accueilli 25.000 personnes.Cet exode commence à peser sur la Floride, où l'état d’urgence a été décrété la semaine dernière, et où la communauté anglo-saxonne se sent menacée par ces arrivées massives.Les pressions exercées par les autorités de Floride sur le gouvernement fédéral en cette année électorale ne sont certainement pas étrangères à cet appel indirect de Washington à la communauté internationale.En tout état de cause, le gouvernement de M.Carter est embarrassé par la situation créée par La Havane.Il ne peut en effet rejeter ces milliers de personnes à la mer, en raison de sa politique de défense des droits de l’homme.Mais il est également contraint de tenir compte des exigences de l’électorat, qui sera appelé dans quelques mois à désigner un nouveau président.Des observateurs rappellent cependant qu'én 1965 déjà, 250,000 réfugiés cubains étaient arrivés et avaient obtenu l'asile aux États-Unis, un pont aérien avait alors été organisé à la suite d’un accord entre le gouvernement de M.Lyndon Johnson et celui de M Fidel Castro.D'ailleurs, la communauté anglo-saxonne de Floride manifeste une hostilité de plus en plus grande aux réfugiés cubains Une quarantaine de membres du Ku Klux Klan, revêtus de leurs robes et de leurs cagoules et accompagnés par quelque 250 sumpathi-sants.ont ainsi manifesté à Fort Walton Beach, dans le nord-ouest de la Floride, contre l’afflux de réfugiés cubains aux États-Unis II v a merci Autorité pu» letn Piertn Nupvou agoni offw loi du Hoqrouppmonl national pour la OUI 1430 rue SI Dénis Monlroal quelques jours, rappelle-t-on, un avion de tourisme tirant une banderole de l’organisation raciste américaine avait survolé le camp de réfugiés installés près de cette ville.ganiser d’éventuelles représailles, à la suite de l’attentat perpétré à Hebron, le 2 mai dernier Celui-ci avait provoqué la mort de six séminaristes juifs et avait blessé seize personnes.La plupart des commentateurs établissent un rapport direct entre cette affaire et la volonté déclarée des colons du mouvement annexioniste Gouch Emounim de créer des milices privées pour organiser l’auto-defense des implantations juives en Cisjordanie et à Gaza.Certains rappellent la brève existence, il y a quelques années, d’un groupe juif appelé TNT (en hébreu, initiales de Terror Negued Terror, soit littéralement Terreur Anti-Terreur).Mais les représentants des conseils locaux juifs de Cisjordanie, prenant les devants, ont assuré qu’ils ne voulaient en aucune manière enfreindre la loi et qu’ils faisaient confiance à 1 armée israélienne pour leur sécurité.Quoi qu’il en soit, la réac- tion a été extrêmement claire au sein de l’opposition politique israélienne.«Il faut étouffer dans l’oeuf toute velléité de révolte armée» a déclaré l'état-major du parti travailliste.Quant au député Meir Pail, du parti Shelli (gauche non travailliste), il a affirmé qu’il «faut détruire ce phénomène séditieux à la racine.Les têtes brûlées qui veulent punir des Arabes risquent fort de retourner leurs armes contre des Juifs».Les Israéliens n’on connu qu’une seule fois le danger d une guerre civile au cours de leur brève histoire, au lendemain de leur indépendance, en mai 1948.Les forces de la Hagana, armée légale, n’hésitèrent pas à ouvrir le feu sur ordre de David Ben-Gourion et à couler en rade de Tel-Aviv l’Altalena, un bateau chargé d’armes au profit de l'Irgun, organisation armée dissidente dirigée alors par M.Menahem Begin, l’actuel chef du gouvernement israélien.Cisjordanie: les trois expulsés sont refoulés AMMAN (AFP) — Les trois personnalités palestiniennes, expulsées il y a neuf jours par Israël, ont regagné Amman, hier après-midi, après que les autorités israéliennes leur aient interdit de passer en Cisjordanie.Les maires d’Hébron, M.Fahd Kawas-meh, et de Khalkhoul, M.Mohamed Mel-hem, ainsi que cheikh Rajab Tamimi de la mosquée d’Hébron, s’étaient rçndus, hier matin, au pont du roi Hussein (Allenby), qui enjambe le Jourdain, pour tenter de retourner en Cisjordanie occupée.Selon les journalistes, les militaires israéliens ont fermé avec des barres de fer l’accès du côté israélien du pont et bloqué tout trafic entre les deux rives du Jourdain, dès l’arrivée de trois expulsés.Ces derniers étaient accompagnés de «plusieurs centaines» de personnes, pour la plupart, des anciens expulsés des territoires occupés.MM.Kawasmeh, Melhem et Tamimi sont restés plus de deux heures sur le pont en bois, construit après la guerre de juin 1967, discutant et «s’affrontant à la main» avec les soldats israéliens qui montaient la garde derrière les barres de fer.Les militaires les ont informés que l’ordre d’expulsion était toujours en vigueur et qu’ils n’avaient reçu aucune con- signe du commandement militaire de Cisjordanie, portant sur l’annulation de cet ordre.Les trois expulsés étaient à la tête d’une importante délégation.Ils portaient plusieurs banderoles et pancartes Sur l’une d’entre elles, figurait en arabe et en anglais, le texte de la récente résolution de Conseil de sécurité de l’ONU, demandant à Israël d’annuler l’ordre d’expulsion.Par la suite, le roi Hussein de Jordanie a reçu les trois personnalités.Au cours de l’entrevue, le roi a estimé que la mesure d’expulsion «dévoile les intentions réelles d’Israël et la nature réelle du complot de l’autonomie administrative qui ne vise qu’à légitimer l’occupation et l’agression», indique l’agence jordanienne d’information.Enfin, le tribunal militaire israélien de Gaza a condamné hier deux jeunes Arabes originaires du territoire, Mohammad Mitleh et Ahmed Hamdieh, 19 ans l’un et l’autre, à respectivement 15 et 10 ans de prison.Les deux jeunes gens étaient accusés d’appartenir au Fatan et d’avoir commis plusieurs attentats à Gaza.Ils avaient été arrêtés lorsqu’une bombe, qu’ils déposaient sous une voiture, leur avait explosé dans les mains, les blessant tous deux.RFA: important succès du SPD DUSSELDORF (AFP) — Le parti social-démocrate (SPD) du chancelier Helmut Schmidt a remporté, hier aux élections de Rhénanie-Westphalie.un succès considérable, qui pourrait bien préjuger des résultats des élections législatives nationales du 5 octobre.Dans cette province la plus peuplée de la RFA, qui regroupe le tiers de tous ses électeurs, le SPD est devenu le parti le plus important, totalisant environ 48,5 pour cent des suffrages et gagnant plus de 3 points par rapport à la dernière consultaion, en 1975.L’opposition chrétienne-démocrate (CDU) a en revanche perdu plus de 3 points (environ 43,7 pc des suffrages).Le parti libéral (FDP), avec lequel le SPD formait depuis 1966 la coalition gouvernementale régionale, comme au niveau fédéral, pourrait ne pas être représenté à la Diète de Dusseldorf, car il est tombé aux alentours de la barre des 5 pour cent, nécessaire en RFA pour entrer dans un parlement régional comme au Parlement fédéral (Bundestag).Les «verts» (écologistes), qui se présentaient pour la première fois en Rhénanie-Westphalie, n'ont pas réussi à renouveler leurs succès récents de Brème et du Bade-Wurtemberg, et resteront à Dusseldorf dans l'opposition extra-parlementaire.Le chancelier Schmidt sort grand vainqueur de cette épreuve.La seule ombre au tableau est pour la coalition au pouvoir à Bonn le mauvais résultat du FDP, laminé par le «combat des géants» Schmidt-Strauss, et là poussée des écologistes.Pourquoi choisir entre différents constructeurs lorsque Mercedes-Benz offre un choix aussi complet d’automobiles diesel?Pour 1980, Mercedes-Benz offre 3 sedans diesel, une familiale diesel et un coupé diesel, 3 differents moteurs diesel et 2 transmissions — aucun autre constructeur automobile n'est en mesure de vous offrir un tel choix! Et vous bénéficiez, en plus, des 44 années d'expérience acquises par Mercedes-Benz dans le domaine de la technique diesel.Etudiez, bien en détail, les dil férenls modèles ci-contre.loin d'abord, la fameuse 240 1).sedan 4 e\ lindres extrêmement sobre mais combien efficace.Ensuite, le puissant sedan 400 1) cinq cylindres.Voiture de grand tourisme aussi élégante qu'économique.C )ii encore, la familiale 400 I D.Automobile pratique, fonctionnelle et racée.Pour ceux qui v eulent associer goût cl économie, l'étonnante 400 C I), coupé de grande classe de production limitée.Enfin, et dans une classe bien ¦ i pat 1.la 400 SI) qui est équipée d un moteur à turbocompresseur.Le c hoix est dif ficile! A vous maintenant d'opter pour celle qui répond le mieux à vos besoins particuliers.L ue chose est sûre, les Mercedes-Ben/ diesel se distinguent vraiment des autres voitures.Moteurs plus puissants Les Mercedes-Ben/’ 1980 à moteur diesel sont plus neiveuses que jamais.Nouveaux pistons, nouveaux arbres à cames, et c hambre de pré-combustion améliorée.Ictus ces éléments, étudiés en loue (ion de- chaque moteur, ont permis d'accroître les pet formâmes des c inq modèles diesel.Fait d'autant plus surprenant que leur efficacité sur le plan de la consommation n en teste pas moins légendaire.I ,e démarrage par temps froid a aussi été amélioré.A 0°C !, par exemple, il suffit de à à 7 secondes pour faire* démarrer le moteur.Et à—)5°(!.environ 11 secondes.Economies appréciables Sur le plan de l'économie de* c ai binant, le sedan 240 1) 1980 U De haut ni has: VIO SD.300 CD, 300 77).de 1.5 tonne obtient de meilleurs résultats—d’après les ch Hires de I A A.l’.E.publiés pour 1980 en date du 7 septembre 1979—que n'importe quelle voiture èompacie.moyenne ou grosse sillonnant nos toutes.Résultats d’autant plus surprenants que ces Mere edes-Benz diesel sont des voitures spacieuses, jouissant dé pet formances élevées.I c tableau suivant vous montrera à quel point elles sont cl lie aces.Etudiez-leattentivement.300 7) et 2401) Chiffres de l'A.A.P.E.pour 1980 Modèle Consommation est imee-ville/route (litres/100 km) Autonomie estimée (en km) 240 1) (manuelle) 7.H K33 2*10 I) (autnm.) KO 755 300 1) 9.4 851 300 Cl) 9.4 851 100 I 1) 9.5 736 :too si) 8.1î 953 Performances et efficacité Sur le plan de la consommation, les Mercedes-Benz diesel sont des voilures economiques.Cela est incontestable.Mais elles sont aussi dotées de caractéristiques techniques qui les placent à l'avant-garde du progrès.Par exemple: suspension entièrement indépendante.Et eins à disque sur les 4 roues.Barres anti-roulis avant et arrière.Amortisseurs à gaz sous pression.Direction à recirculation de billes.Caractéristiques que vous apprécierez pleinement sut routes mouillées, sur (et t ains défoncés, dans les virages prononcés et en montagne.La sécurité avant tout Chacune de c es Mercedes est équipée de 120 dispositifs de séc urité, tous livrés en équipement standard—que les lois fédérales l'exigent ou non.Et le- fait que plus .de la moitié de c es dispositifs soient imposés par Mercedes-Benz montre combien nous attirons d'importance à la sécurité.Un service à la hauteur Chaque Mercedes neuve volts est liv rée avec une double promesse: technique incomparable et serv ice incomparable.Et vbus bénéficiez, à travers l'Amérique du Nord, d'un réseau de plus de 450concessionnaires qui sont prêts à vous offrir le set vic e qui s'impose.Le mot de la fin Si vous avez l'intention d’acheter une Mercedes diesel 1980, lisez attentivement ce qui suit.Sur une période de- 4 ans, l'expérience montre qu'une Mercedes diesel conserve près de 80f,ï de sa valent d'origine.Prix de revente qu'aucune voiture nord-américaine de luxe n'est capable d'approcher! Efficacité sut le plan de la consommation, de s performances et de la valeur de revente.Remarquables, ces diesels.Mais peut-on s’attendre à moins de la paî t de Mercedes-Benz?( omparez.ces chiff res à ceux d'autres voitures! Le kilométrage obtenu pourra varier en fonction de la vitesse, du temps et de la longueur du trajet.Construites comme aucune autre voiture au monde ¦des Ben/dut nn.id.i I tnntii I I ) 6 ¦ Le Devoir, lundi 12 mai 1980 le débat référendaire en bref.¦ Tournée des chefs Le président du Regroupement national pour le OUI fait campagne à Québec et dans la région de Montréal, pendant que le chef du Comité des Québécois pour le NON, passe la journée à Montréal et termine la soirée à Valleyfield A 11 h, le premier ministre René Lévesque visite l'usine de PaDier Reed à Québec puis rencontre des citoyens du comté de Vanier au centre François Charron sur le boulevard Hamel en compagnie du député Jean-François Bertrand.A 18 h.M.Lévesque participe à une conférence de presse au sujet du regroupement des PME pour le OUI à Montréal, à 19 h 30, il se rend à une assemblée à l'aréna de Montréal-Nord et enfin à 21 h 30, il assiste à une assemblée publique au colisée Jean Béliveau à Longueuil.Lé président du Comité des Québécois pour le NON, M.Claude Ryan participe à une emission de ligne ouverte sur les ondes du poste CJAD de Montréal de 10 h 30 à 11 h 30.A midi, il rencontre l'équipe éditoriale et des journalistes de La Presse.A 17 h 30, M.Ryan rencontre les médecins pour le NON au Reine Elizabeth et à 20 h.il prononce un discours lors d'une assemblée publique à Valleyfield.m Le OUI critique Samedi, au cégep Maisonneuve à Montréal, une centaine de personnes ont participé au colloque, organisé par le Comité de l'annulation, sur les travailleurs face au référendum.Les invités n'étaient cependant pas tous des partisans de l'annulation comme MM.Charles Gagnon, de l'organisme En lutte!, et John Gardiner, ancien conseiller municipal du RCM.En effet, MM.Yvon Charbon-neau.autrefois président de la CEQ, et GéraM Larose.président du conseil central de Montréal (CSN) se sont prononcés pour le OUI.en insistant pour dire qu'ils gardent tout de même leurs distances vis à vis le Parti québécois.Enfin.M Léonard Paul du Conseil attikamek mon-tagnais a expliqué que la plupart des Amérindiens ne participeront pas au référendum parce qu'ils ne se sentent pas concernés.¦ Le fédéral accusé?Les avocats du bureau du directeur général du financement des partis politiques.M.Pierre-Olivier Boucher, devaient se pencher au cours du week-end sur la possibilité de porter des accusations contre le gouvernement fédéral en vertu de la loi sur les consultations populaires.«Ce n'est pas facile d'en arriver à une décision dans une situation comme celle-ci», a admis M.Boucher.Jeudi, les enquêteurs de son bureau ont commencé la visite de plusieurs comités du NON à la suite de plaintes portées par les tenants du OUI Ces plaintes touchent surtout les dépenses du gouvernement fédéral pour la publicité et les dépliants a saveur référendaire qui contreviendraient à la loi 92 ¦ Un NON de London Les policiers de la ville de London en Ontario, viennent d adresser une lettre à tous leurs confrères du Québec les enjoignant voter NON le 20 mai.«Le référendum du 20 mai prochain touche tous les Canadiens et le London Police association ne fait pas exception à la règle», a fait savoir son président.M John Dunleavy.La Formule fédérale est celle qui protège le plus les droits et libertés de chaque individu et le fédéralisme canadien correspond et s'adapte aux exigences de tout individu», a-t-il ajouté.¦ Le OUI des artisans Mme Renée Lavaillante.a annoncé samedi à Montréal la création d'un regroupement des artisans pour le OUI.«Le OUI des artisans, c'est un élan du coeur qui tient compte du désir d’évoluer au rythme d'un peuple qui atteint sa maturité», a-t-elle déclaré les artisans ont aussi affirmé que le OU est une étape nécessaire pour assurer leur propre épanouissement en tant que créateurs ¦ Le poing sur le OUI Des représentants du Groupe socialiste des travailleurs GST .de la Ligue ouvrière révolutionnaire (LORi et de l'Organisation marxiste-léniniste du Canada En Lutte, se sont plaints des agissements d'individus se réclamant des «Chevaliers de l'Indépendance» qui ont attaqué et molesté des militants de diverses organisations politiques Ces actes d'agression, depuis l’adoption de la question à l'Assemblée nationale, ont pris forme de coups de poings, de pieds, de menaces, d’injures.Des militants se sont fait arracher leurs tracts, qui ont été déchirés.Le Conseil régional de Montréal de l’Association nationale des etudiants < ANEQ) a également dénoncé les agissements des Chevaliers de l’Indépendance et condamné l’emploi de la violence comme mesure de répression contre la liberté d'expression.Le dernier sondage de l’IQOP confirme l’avance du NON (40%) sur le OUI (37%) Les résultats d'un autre sondage réalisé au cours de la semaine dernière viennent confirmer l’avance des NON sur les forces du OUI et la pondération du vote des indécis laisse entrevoir que 52% des Québécois se prononceront pour le NON et 48% en faveur du OUI Réalisé par l'Institut québécois d’opinion publique (IQOP) pour le compte de l'hebdomadaire Dimanche-Matin, ce sondage, à partir de la question référendaire offi- cielle, indique que 37% des répondants se prononceront pour le OUI, 40% pour le NON et qu’on trouve une proportion d’indécis se chiffrant par 23%.Les répondants à ce sondage, au nombre de 736, rejoints au téléphone entre le 4 et le 6 mai, sont assez nombreux, estime l’IQOP, pour assurer une marge d'erreur relative d’au plus 3.3%, ce qui permet à i’IQOP de prédire par exemple que le NON a 95 chances sur 100 d'obtenir de 36.6% à 43.2% cis des voix le 20 mai.Paradoxalement, ces hiê-mes répondants ont indiqué que selon eux le OUI l’emportera le jour du référendum.En effet, 40.8% d’entre eux sont d'avis que le OUI obtiendra la majorité, tandis 27.8% pensent que le sera gagnant.À la question: «À votre avis, quelle option a le plus de chance de remporter la victoire le 20 mai», les auteurs du sondage ont rencontré toutefois 31.4% d’indé- is que NON >» v "- Le sondage contenait également une question sur la popularité des chefs.Libellée ainsi: «Sans tenir compte des partis politiques, qui d’après vous, représente le mieux les inteérêts du Québec au cours de la campagne référendaire?», cette question a donné 43.9 points à M.Lévesque, 30 à M.Ryan.Près de 8% des répondants estiment cependant que ni M.Ryan ni M.Lévesque ne font l’affaire, 6.5% trouvent que les deux hommes représentent à titre égal les intérêts du Québec et près de 12% n’ont aucune opinion sur le sujet.Depuis le mois de décembre, sept sondages ont été réalisés au Québec tant par le Centre de recherche sur l’opinion publique (CROP) que par l’IQOP.En décembre, l'IQOP donnait 37% de OUI, 47% de NON et 16% d’indécis.En février, CROP mettait les OUI à 41%, les NON à 52% et les indécis à 7%.En mars, IQOP remettait les OUI en tête avec 47%, les NON à 44% et les indécis à 9% En avril, CROP mettait les deux comités nez à nez avec 44% et trouvait 12% d’indécis.Le même mois, IQOP trouvait aussi les deux camps nez à nez, avec le OUI à 41.2%», le NON à 40.9% et 17.9% d'indécis.Le dernier sondage de CROP, dont les résultats ont été rendus publics par Radio-Canada la semaine dernière, rammenait la proportion d’indécis à 14.9% et donnait 39.6% de l’intention de vote référendaire au OUI, 45.5% au NON.Les trois derniers sondages de l’IQpP traduisent une évolution à la baisse de l’intention de vote des francophones en faveur du OUI, et une augmentation du nombre des indécis.Ainsi, en mars, on dénombrait 55.4% des francophones en faveur du OUI, 48.8% en avril et maintenant 44%.Les partisans du NON sont aussi à la baisse, de 35.1% en mars à 32.9% en avril et maintenant à 29.5%.Pendant ce temps, la proportion d’indécis a presque triplé, passant de 9.5% a 18.3% et à 26.5%, toujours chez les francophones.Chez les non-francophones, le NON a fait des progrès marqués depuis le mois d’avril, et 81.5% d’entre eux optent maintenant pour le NON alors qu’il y a trois semaines, le NON ne recueillait que 73% de l’intention de vote dans cette tranche de la population.Parmi l’électorat féminin, le OUI a perdu 11.9% depuis mars, passant de 43.5% à 31.6%, tandis que le NON n’a perdu que 1.6%, glissant de 42.6% a 41%.La proportion d’indécises, par contre, a presque doublé, de 13.9% qu’elle était en mars à 27.4% dans le sondage publié hier.Désireux de départager parmi les répondants ceux qui ont fait déjà un choix définitif et ceux qui pensent pouvoir changer d’idée d’ici le 20 mai, IQOP leur a posé la question.Soixante et onze pour cent sont décidés, 23.2% pour- raient changer d’opinion d’ici au référendum et 5.8% n’ont pas répondu à la question.Chez les décidés, on retrouve des hommes dans une proportion de 73%, des femmes avec 69%, des francophones avec 67.1%, des non-francophones avec 86.4%.Ces décidés se retrouvent dans une proportion de 74.4% à Montréal, à 67.4% à Québec et à 65.6% en province.C’est aussi à Montréal qu’on trouve la plus forte proportion (8.1%) des gens qui n’ont aucune opinion au sujet du référendum.Cette proportion passe à 3.3% en province et tombe à 1.5% dans la ville de Québec.Après ce tour d’horizon des intentions des Québécois pour le 20 mai, IQOP a interrogé ses 736 répondants sur leurs options constitutionnelles, fédéralisme renouvelé versus souveraineté-association.C’est la formule du fédéralisme renouvelé qui a le plus d'adhérents, 50,1%, et le plus d'indécis, 24.1%, tandis que la souveraineté-association recueille l'approbation de 38.9% des répondants, tandis que 22.1% aes répondants ne peuvent se prononcer sur le sujet.Enfin, IQOP a demandé si, advenant une victoire du OUI, le Canada, de l’avis de ses répondants, le Canada accepterait de négocier le souveraineté-association avec le Québec.A cette question, 41.1% des répondants ont répondu par l'affirmative, 37.2% par la négative tandis que le nombre des indécis s'établit à 21.7%.Claude Drolet, de Grondines.à quelque 40 milles de Québec, est un berger qui sait ce qu'il veut et ne craint pas de l'afficher Ainsi, il a fait imprimer le OUI qu'il prône, même sur la toison de ses moutons et le mur de la bergerie.(Photolaser CP).Un© société ©n question ^centred^ par Dominique Clift de la Presse Canadienne Il existe parmi les participants à la campagne référendaire des différences si frappantes de ton et d'approche qu'on est porté à s'interroger sur la nature des idées en cause.Or.tout en opposant la souveraineté-association au fédéralisme, le débat semble évoquer davantage l’organisation même de la société.La campagne du OUI est la plus visible et la plus bruyante des deux.Les banderoles, les affiches et les macarons sont plus nombreux et posés de manière plus agressive.On fait appel surtout à des masses et à des publics divers plutôt qu'à des individus.Cette campagne repose surtout sur l'identification de l’individu à un groupe, en l’occurence, la majorité française au Québec.Elle fait appel directement à des sentiments de solidarité.Son inspiration est avant tout nationaliste et c’est pour cette raison que les différents groupes ethniques du Québec n’y sont pas très sensibles.Néanmoins, c'est une campagne qui soulève des adhesions enthousiastes Le côté du NON ne semble pas posséder ce grand facteur d’unité et de coherence qu'est r 6e Week-end, allez nu bout du monde.mâÊfc''-' u fameux Château Montebello, le plus gros château de bois ronds au monde, au milieu ]de la forêt laurentienne! Venez oublier vos soucis, jouer au tennis, au golf, faire de la natation, vous promener le long des sentiers, pêcher (en saison), danser, bien manger et vivre un conte de fée.au Château Montebello.Prenez le temps de vivre, ce week-end, venez au bout du monde.C'est tout près! 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la population française.Sa pensée économique va dans le sens de l’égalitarisme.Ses partisans se recrutent surtout parmi les intellectuels, les étudiants, les fonctionnaires et les syndiqués.Les partisans du NON se recrutent principalement parmi les rangs du Parti libéral du Québec.Ce sont surtout des professionnels intéressés au monde des affaires, des employés de la petite et moyenne entreprise, des femmes qui occupent des emplois non syndiqués et des ménagères.Ce sont des gens qui n’aiment pas la bureaucratie étouffante de la fonction publique et de la grande entreprise.Tout en acceptant un certain degré d’intervention gouvernementale, ceci dans nntérêt de la collectivité française, ils veulent préserver un système économique qui sait récompenser l’initiative et l’effort personnel.Ceci est un aspect important de la pensée libérale au Québec français.On croit que la liberté et le progrès ne se trouvent que dans le dualisme, c’est-à-dire dans un système où il existe deux pôles opposés mais en équilibre.Autrefois, les libéraux condamnaient l’alliance trop étroite entre l’Eglise et l'État.Aujourd’hui, ils croient en une saine rivalité entre l’entreprise privée et l’État ainsi qu’à l’existence de deux niveaux de gouvernement, fédéral et provincial.Toute campagne politique comporte ses aspects peu édifiant, et celle-ci ne fait pas exception alors que les accusations pleuvent de part et d'autre A quelques reprises, le chef libéral Claude Ryan a utilisé le mot «fascisant» pour décrire le comportement de ceux qui tenteraient d'intimider les partisans du fédéralisme Justifié ou non, cette accusation reflète la peur viscérale que l’individualiste ressent devant tout mouvement de masse et devant toute idéologie qui accorde plus d’importance au groupe qu’à l’individu Le premier ministre René Lévesque peut être tout aussi excessif dans ses propos Le mot «corruption» en est un qu’il utilise fréquemment dans le contexte de l’alliance libérale avec le monde des affaires Sa conception de la vo- lonté populaire et de l'intérêt national est si rigide que tout ce qui parait leur faire obstacle devient «criminel».Ce mot surgit surtout en rapport avec les tentatives libérales de décrire les conséquences négatives de la souveraineté-association.Les idées exprimées dans le cours de la campagne référendaire ont de profondes racines idéologiques.De prime abord il semblerait que le référendum porte sur le choix à faire entre le fédéralisme et la souveraineté-association.Toutefois, on s’aperçoit bientôt que ces deux concepts sont etroitement lidés à des modèles particuliers d'organisation économique: un regime de libre entreprise laissant la plus grande place à l’initiative personnelle et un régime de contrôle étatique beaucoup plus bureaucratique que socialiste.A un niveau encore plus profond, les votants se départageront entre ceux qui croient à la primauté de l’individu et ceux qui croient à celle de la collectivité.Le référendum, évidemment, ne réglera pas toutes ces questions.Mais il contribuera à faire ressortir les sources de division et de tension qui influencent la vie politique au Québec.On pourra mesurer les risques que court le Québec à la polarisation qui subsistera après le 20 mai et après les élections provinciales attendues cet automne ou le printemps prochain.Cours de traduction-Anglais et français Programme de cours du soir donnant accès à un certificat et à un diplôme après trois et quatre années d'études respectivement.Examen d'admission les 9 et 11 juin à 19h.Date limite d'inscription: le 3 juin.Le nombre de places étant limité, on est prié de s'inscrire au plus tôt.Prière de retirer les formulaires d'inscription au département de langues vivantes, 772 ouest, rue Sherbrooke, Montréal, PQ, H3A 1G1.Tél: 392-8301.Chambra œ Françase au French Chamber of Commerce n Canada Déjeuner-causerie le Lundi 12 mai 1980 à midi au Salon Ovale de l'Hôtel Ritz-Carlton de Motnréal V?w w Conférencière invitée d'honneur Mlchélln# BOUCHARD Présidente du l'Ordre de* Ingénieur* du Québec dont le«po*é aura pour thème «LA POLiTIQUI QUÉBÉCOIS! DK L'ÉNKRQIK» R黫rv«lion» 866-2797 Nos prix sont tellement bas qu on ne peut les annoncer! Venez voir, vous serez étonnés! Lareau-Renault.C'est plus de 30 personnes à votre service.Diagnostique électronique, atelier de mécanique, débosselage et peinture.Choix de couleur.Livraison immédiate.Financement bancaire sur place.Échanges acceptées.LAREAU CEST RENAULT CENTRE VILLE 1 LAI BÂ1 Jî®3 : RENAULT 1 Il 1824 Ste CATHERINEDUEST 837-95511 145 le débat référendaire Le Devoir, lundi 12 mal 1980 MALGRÉ l’importance du OUI chez la classe moyenne francophone du comté d’Outremont, celle-ci ne fait pas le poids dans la balance locale des OUI et des NON.Il est loin d’être homogène, le comté provincial d’Outremont, qui déborde un peu.au nord-ouest et à l’est, la cite du même nom.Outremont, c’est d’abord, à l’ouest du chemin de la Côte-Sainte-Catherine, ces résidences somptueuses perchées sur le mont Royal.Il est tout de même étonnant de remar- 3uer, à travers cette citadelle u NON, quelques châteaux affichant la grande pancarte du OUI.Des exceptions.Il s’y trouve aussi le Mont-Jésus-Marie, où logent environ 400 religieuses.Les organisateurs péquistes notent ici que si les soeurs ont voté majoritairement libéral au scrutin de 1976, «on pourrait avoir des surprises cette fois-ci».Elles semblent «très intéressées au OUI», ajoute-t-on, et elles sont «remarquablement bien informées».Le comté d’Outremont, c’est encore, à l'ouest, en bas de la montagne, entre le chemin de la Cüte-des-Neiges et l’Université de Montréal, cette partie (aujourd’hui de la Ville de Montréal) du vieux Village de la Côte-des-Neiges.Il a cédé maintenant la place à des conciergeries anonymes et.en somme, aux projets d'expansion, d'un urbanisme parfois douteux, de l’université.Le nouveau quartier est habité par une population relativement mobile et fort Cosmopolite: étudiants, employés d’hôpitaux (nombreux dans les environs), cols blancs, rentiers.L’immigration a un apport important dans ce quartier, où toutes les races se côtoient sans toujours se voir et où l’on entend bien des langues.Les francophones qui habitent le quartier sont plus jeunes que dans le reste du comté et ils sont, dit-on, plutôt favorables au OUI, notamment dans leur petit fief de la rue Édouard-Montpetit.Mais pour le reste, le«Non.merci!» a de la voile.et de la pancarte.Outremont, c’est encore le triangle Cbte-Sainte-Catherine/Van Horne/Hutchi-son, où se concentre une petite bourgeoisie francophone dans de belles maisons fières et propres, construites avant la guerre.Le OUI est ici fort voyant.La «rue principale» — l’avenue Laurier, affiche de coquettes boutiques.Outremont, c’est enfin cette bande nord-sud qui a l’avenue Du Parc pour centre et qui sépare la Cité d'Outremont du comté de Mercier.De fortes concentrations de communautés grecque, portugaise et juive (hassidique) y ont fait leur nid.Ici triomphe le NON et, souvent, la crainte des Ien-« demains.Le comté d'Outremont est majoritairement (56%) composé de non-francophones.Après les francophones (44%), les communautés juive et anglophone y sont les plus nombreuses (respectivement 16.5% et 10%).Les «autres» (30%) sont très variées.Par ailleurs, les francophones comptent pour environ la moitié des 36,770 électeurs.Et contrairement aux autres comtés situés à l’est du mont Royal, les femmes y sont décidément majoritaires (à 55%).Malgré les apparences géographiques, il se trouve presque deux bureaux de scrutin dans la section montréalaise du comté pour un dans la Cité d'Outremont.Autre originalité par rapport aux comtés voisins, un habitant du comté sur six n’a pas encore sa citoyenneté canadienne; ces derniers sont en provenance de l’Europe du Sud.Les jeunes de 18 à 29 ans forment près de 40% des électeurs, tout comme les personnes â-gées de 55 ans et plus.La population y est vieillissante, dans l’ensemble.Plus de la moitié des ménages ne sont constitués que d une ou de deux personnes.Un chef de ménage sur cinq a 70 ans ou davantage On y vit généralement assez à l'aise, meme si les ménages y sont locataires à plus de 82%.Près de la moitié des chefs de ménage sont administrateurs, enseignants ou médecins (15%), cols blancs, vendeurs ou ouvriers de l’industrie tertiaire (30%).C’est un comté traditionnellement libéral: ce parti raflait 68% des suffrages en 1970, 63% en 1973, mais 45% en 1976 Un accident de parcours, en ce dernier cas, car le vote libéral avait été fractionné au profit de M Jérôme Choquette, ancien libéral alors porte-couleurs du Parti national populaire Le Parti québécois y obtenait alors 37% des votes, sa performance-sommet L'organisation locale du OUI ne se fait aucune illusion Elle se concentre chez les francophones, «où le porte a Rorte est total», confie M.lare Langevin, le directeur de l’organisation.Chez les Juifs, de stricte (à l’est) et de Outremont / Un comté à plusieurs étages ¦ par Rodolphe Morissette moins stricte observance (à l’ouest), acquis très majoritairement au NON, les tenants du OUI ne déploient guère les plus grands efforts.Parmi les populations grecque et portuguaise, en revanche, rapproche du OUI s’applique au long terme.«On y travaille maintenant, mais pour l’avenir», note M.Lange-vin.Il reste que chez ces deux ethnies d’Outremont, il y aura des OUI, notamment chez les Grecs, où s’observent des luttes intestines pour le pouvoir communautaire.Les deux députés libéraux du comté, MM.André Ray-nauld, au provincial, et Marc Lalonde, au fédéral, sont plutôt absents du comté.M.Ray-nauld fait campagne à peu près partout ailleurs pour Te NON (dans les comtés moins sûrs) et M.Lalonde en a plein les bras à Ottawa, à mener les négociations fédérales -provinciales touchant le prix du pétrole.À la différence de comtés jus populaires, les tours d’ha-itation où logent en majorité des personnes âgées, comme celle située à l’angle Gatineau et Jean-Brillant, sont prati- quement inaccessibles aux militants du OUI.On s’est contenté, du reste, de faire parvenir une lettre à ces citoyens du troisième âge.Du côté du NON, on travaille surtout sur les indécis et on a préparé un blitz dans les «secteurs de vote défavori- sés».On mène une campagne" fort discrète et l’on reconnaît que ça ne votera «pas tout à fait comme aux elections».Les intérêts professionnels de maints citoyens réservent ici quelques surprises aux organisateurs du NON, mais cette option reste fortement majori- taire dans le comté.Détail piquant: les libéraux d’Outremont estiment pouvoir lire dans l’alphabet même, quoique en anglais, le sentiment majoritaire de la population locale.On affiche fièrement en effet le«L-M-N-O-P-Q-R-S.» Expo-vente de tapis orientaux 20% à 30% de rabais (sur le prix étiqueté) Eaton lève le voile sur une superbe collection de tapis orientaux, chacun représentant un placement sûr, un investissement dont la valeur pourrait augmenter au cours des années, il vous faut absolument voir ces pièces uniques aux couleurs riches, tissées à la main et choisies par nos acheteurs partout au Moyen et Proche Orient.Tabriz, Kerman, Bokhara, Ghom, Shirvan, Kazak, Chiraz, "Super Chinese”, “Imperial 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public à main levée f>ar un suffrage secret.Enfin, e présent auteur a soutenu.Dimanche 4 mai.lors de la «Marche vers Jérusalem» organisé dans le cadre des activités de solidarité avec Israël, et sanctionnée par une médaille qui rappelle le jumelage des villes de Montréal et Yeruham.je n'ai pu m empêcher de penser aux analogies entre l'identification de ces marcheurs à l'histoire de leur peuple, et celle des Québécois a leur passé.Notre maître à tous, le passé.«Hadech Yaménou Kéke-dem».une des prières les plus importantes du judaïsme, peut sembler paradoxale car.au 20e siècle, elle demande un renouveau qui est un retour aux valeurs du passé La lutte pour la survivance de l'identité juive a sauvé des générations entières de l'assimilation culturelle et religieuse et a permis de retrouver assez de foi pour rebâtir Israël après deux mille ans de diaspara C'est aussi dans les valeurs du passé que la société québécoise française puise les forces qui l'ont maintenue vivante culturellement et linguistiquement Le devenir auquel aspirent les tenants du OUI.comme ceux du NON.puise ses forces et ses raisons d'être aux racines mêmes de l'histoire de cette société française du Québec La situation linguistique, comme M.René Lévesque l'a AI ce moment crucial de notre histoire collective, des militants qui s'affirment chrétiens et socialistes, lors de leur congrès tenu à Montréal du 2 au"4 mai 1980.se sont prononcés en faveur du OUI.mais comme occasion.pour les travailleurs et les organisations populaires, de faire un pas en avant dans leurs luttes pour une société socialiste adaptée a notre réalité québécoise Prenant la parole dans le débat référendaire, le Réseau des .chrétiens politisés, qui regroupe environ deux cents personnes militant pour la plupart dans des organisations populaires et syndicales a travers le Québec, explique quelle lecture il fait de la réalité nationale québécoise et quel éclairage y projette l’Evangile de Jesus Le Réseau affirme d’abord comment l'oppression nationale qui touche L ensemble du peuple québécois, a des effets très différents selon qu elle est vécue par les diverses classes de la société québécoise.C’est ainsi que la lutte contre cette oppression nationale a été marquée par deux dynamiques tout a fait distinctes, bien qu'à l'occasion convergentes: SEUL?SEULE?Ensemble, voua pourrie» former un couple heureux ¦ • laisse* pas la aolitvfla • rapolaonnar voir* via AQIS8XZI Vnm deux une agence sérieuse ei efficace vous accueillera avec compréhension el discrétion Pour un rendezvous sans obligation 861 0488 Vau (leux Int-, 1440 rue Sainte-Catherine o , bureau 512 Ou lundi eu vendredi de I3h » 2lh par Gérard Bergeron ici même, il n’y a pas longtemps (le 7 décembre 1979) en réponse à M.Paul-M.Lemaire de Hull: «Je n’estime pas que ma propre opinion soit d’intérêt public».Depuis 1956 que ce chroniqueur intervient dans nos débats publics, il s’est parfois trouve des lecteurs pour essayer de détecter, au tournant dé tel ou tel paragraphe, s’il inclinait vers tel parti plutôt que vers tel autre, vers tel «is-me» de préférence à 1’ «isme» contradictoire: et maintenant, vers le OUI ou le NON.Ce ne sont pas les lecteurs les plus faciles pour un analyste, ceux qui attachent une importance indue à l’apposition des étiquettes.Comment ne pas préférer la réflexion récente d’un ami à la rugueuse franchise: «On se fout de ton vote, ce qui peut avoir quelque intérêt, si on a le courage de te lire jusqu’au bout (T), c’est que ce que tu racontes soit en rapport au choix que nous avons à faire».Il n’y a pas lieu de s’étonner que.dans la polarisation fébrile actuelle, ce qu'on pourrait appeler le syndrome du douanier ou du policier fasse des ravages: «Votre passeport, vos papiers!» Sa dernière manifestation est plus abrupte que dans le passé.«Ta réponse, c’est quoi: OUI ou NON?» La réaction naturelle serait: «C’est pas de tes affaires!» mais il convient de la faire moins simplette et allusive par les temps qui courent.Si l’analyste accepte d’être étiquette, tamponné, dédouané ou pas, consigné par les partisans ou expédié par les adversaires, que reste-t-il de lui?Un partisan de plus, un adversaire de moins, ou vice versa.Les uns et les autres ne manquent pas puisque dans quelques jours, un peu moins de quatre millions de réponses vont être dénombrées.Le cercle, qui n’a jamais été très achalandé, des commentateurs et analystes strictement indépendants se rétrécit dangereusement.Il faut en garder quelques-uns de cette poignée d’esprits complètement libres au sein de leur engagement civique, peut-être plus profond ou exigeant que celui d’un engagement partisan même vécu pour ce qui apparaît être la plus noble des causes.Baissons d'un cran pour ne pas sembler s'accorder.trop idéalistement, des accommodements de circonstance.C’est déjà assez ardu de se livrer le plus honnêtement possible au travail d’analyse sans le compliquer encore en y laissant voltiger ses chères opinions ou humeurs, les états d’âme qui les fondent, etc.Pas question de plaider l’impossible neutralité, ni l'inhumaine insensibilité, encore moins la mythique objectivité! L’analyste, pour tout ce qui ne concerne pas son travail et ses exigences propres, est comme tout un chacun.Derrière l'isoloir, il «votera subjectif»: selon les pulsions, que son tempéramment passe plus ou moins au traitement de sa réflexion personnelle; selon son ventre, son coeur, son épiderme, son cerveau, en des mouvements qui échappent en grande partie à l’auto-analyse, et qui conduisent aussi bien aux décisions profondes de la vie qu'à celles d’actes de la banalité quoti- dienne.Il votera comme tout le monde: enthousiaste, encore demi-perplexe ou complètement déchiré Mais l’analyste peut toutefois prétendre au non-alignement, qui n’est pas la neutralité, l’insensibilité, ni l’objectivité.Il a besoin de n’avoir pas d’autre label qu'une certaine cote de crédibilité.C’est tout.C’est peu, c’est surtout précaire et constamment à refaire.S’il s’est «aligné», ou qu’on l’a «a-ligné», la remarque la plus polie à laquelle il peut s'attendre c’ est qu’ «il a fini pai comprendre!» Désormais, on ne le lira guère plus que pour assurer son confort de partisan ou pour alimenter sa rancune d'adversaire.Bien sûr qu’il reste possible de garder sa faculté critique au sein d’un engagement partisan.Mais ce n’est guère commode et que dans les ’cercles très restreints des «entourages».Le faire ouvertement par la voie des journaux ou d’autres média?Certes, c'est encore possible, mais cela manque aussi d’élégance en même temps que de latitude: risquer de passer pour l’oiseau qui salit son nid, ou sembier tirer dans les jambes de frères d’armes qui sont dans des positions de combat plus périlleuses.Le non-alignement de l’analyste lui est autant indispensable que la distance respectueuse qu’il maintient avec ceux qui exercent les pouvoirs.¦ ¦ rWiyAUÀU.-Wy.Wsfer o»x-»e.xifrxi;.•• • '• - y- ¦ ¦ m É wWmm Pour une véritable libération La communauté juive et le référendum par Félix Méloul M Méloul est un ancien vice-président du Congrès iuif canadien, pour la région du Québec.rappelé à deux reprises à la communauté juive est, elle aussi, analogue à celle de la renaissance de l'hébreu Et la résurrection de cette langue, naguère morte, n'est pas sans rappeler 1 'officialisation du français au Québec.Le moment ne peut être mieux choisi qu'à la veille de ce référendum pour souligner ces analogies, afin d'aider à la compréhension et à l'entente entre la société québécoise française et la communauté juive.Il est connu que personne ne dicte à la communauté juive comment voter et que.de toute façon, les Juifs ne votent pas comme un seul homme 11 est aussi connu que la compréhension entre les hommes et leur rapprochement ont toujours été une préoccupation quasi prophétique du peuple juif.C est pourquoi ce serait une erreur historique que de cataloguer les Juifs du Québec comme des «extrémistes du NON ou du OUI».La position qui correspondrait davantage au prophétisme historique de notre peuple serait d'être à l'écoute des besoins vitaux de l'autre en matière de langue et de culture.et sensible a toute survivance culturelle.Bien que ce soit une question à régler prioritairement entre les fondateurs de ce pays, entre les familles Lamontagne, Tremblay ou Mont-petit, tous les Québécois sont démocratiquement invités à se prononcer sur l’avenir du Quebec et du Canada.Cette question fondamentale a le grand mérite de poser le problème et, peu importe le résultat du vote, cette épreuve démocratique aura fait prendre conscience à tous, de ce que «le Québec veut».Ce qui est essentiel, c’est de pouvoir vivre, au lendemain du vote, en harmonie dans la démocratie et le respect de l'autre.D’aucuns voudraient faire jouer un rôle infâme aux minorités ethniques, soit disant détentrices de la balance du vote, mais il nous faut être vigilants et ne prêter le flanc ni à la critique ni aux flatteries.La communauté juive du Québec n’est pas aussi homogène qu'on essaie de nous le faire croire.Elle est majoritairement anglophone, certes.mais avec une partie francophone importante et dynamique.De plus, l'attachement des Juifs anglophones du Québec à ceux du reste du Canada et des États-Unis et de nature religieuse et culturelle et ne devrait donner à personne l'occasion de cataloguer tous les Juifs du Québec d’une façon quelconque, ou de leur faire jouer le rôle du bouc émissaire.L'histoire est le témoin de la compréhension et de l’ouverture d'esprit des héritiers de la tradition biblique vis-à-vis des aspirations vitales des peuples parmi lesquels ils vivent en diaspora.Bien avant les lois sur le français au Québec et l'arrivée du gouvernement actuel au pouvoir, la communauté juive du Québec avait mis sur pied un Comité sur le fait français, dont j’ai eu l’honneur d’être l'un des co-présidents, et un programme de francisation de ses institutions.Ce serait donc fort mal connaître les Juifs québécois que de vouloir les culpabiliser en tant que minorité votant en bloc pour le OUI ou pour le NON.D'autre part, tout comportement extrémiste de notre communauté serait contraire aux traditions historiques de notre peuple.La fameuse question référendaire a été rendue publique le 20 décembre 1979.Avant le réveillon de Noël le signataire avait fait son choix.Ce qui s’est passé depuis l'a parfois mis en question mais ne l’a pas encore modifié.Ce citoyen-là, parmi quatre millions d'autres, donnera sa réponse le 20 mai dans le secret de l’isoloir II est toujours d’avis qu’il n'y a aucun intérêt public à la communiquer à la population.Ce vote très personnel n'a pas de rapport nécessaire à quelque validité professionnelle de ses analyses passées et à venir.par ie Réseau des chrétiens politisés une dynamique capitaliste et une dynamique populaire, Tandis que la dynamique capitaliste était principalement véhiculée par la direction du MSA.puis du PQ.la majorité du mouvement ouvrier et populaire orientait la dynamique populaire vers une libération nationale au service des intérêts véritables du peuple québécois L'actuelle coalition qui se fait, à l’occasion de la campagne référendaire, entre les divers blocs d'intérêts, montre bien que l’enjeu de fond de la question nationale, masqué dans une large mesure par le discours officiel sur la souveraineté-association réside bien dans les aspirations véhiculées par la ayna-mique populaire Le Réseau des chrétiens politisés constate un lien étroit entre la libération évangélique et le mouvement populaire de libération qui constitue le meilleur de la dynamique nationale.Car Jésus de Nazareth est venu défataliser l’histoire, se solidariser avec les opprimés, les petits et les pauvres, et vaincre par sa Résurrection toutes les forces de mort En s’incarnant dans notre histoire, Jésus nous a fait responsables de notre propre destin et nous a appelés à vivre notre foi historique comme une protestation militante contre les rapports et les structures d'oppression et pour que le peuple se tienne debout.Car «ressusciter» signifie se relever des forces de mort qui écrasent.Ainsi, vivre l’Evangile c’est faire l'expérience du «relèvement» avec ceux qui sont «courbés» dans toutes les dimensions de leur vie quotidienne Après avoir analysé le poids de l'Eglise dans les luttes historiques et avoir constaté que l'Eglise a joué un rôle considérable dans la préservation d’une identité nationale québécoise.tout en donnant à celle-ci un caractère essentiellement religieux et conservateur, le Réseau exprime son option fondamentale.Comme socialistes, nous travaillons à une société plus humaine et plus juste où la valeur de i'homme s'exprimera dans une prise en charge directe de ses outils culturels, économiques, sociaux et politiques Comme chrétiens, notre foi nous conduit à agir l’Espérance de la transformation du monde et à croire que celle-ci est possible puisque Dieu lui-même, en Jésus-Christ, en a fait la brèche décisive.Notre option, comme militants chrétiens, est donc une option socialiste et québécoise qui vise l’indépendance au bénéfice des travailleurs C’est pourquoi le Réseau conclut a la nécessité de répondre OUI MAIS au prochai ^référendum.OUI car le dynamisme qu’entraînerait la souveraineté-association pourrait amener la société québécoise plus avant vers une société plus conforme aux intérêts des travailleurs MAIS parce qu’il faut être conscients que le projet actuel de souveraineté-association veut maintenir les structures capitalistes de la société et souhaite l’appui des travailleurs sans vouloir leur donner la place qui leur revient dans l’élaboration d’une société nouvelle Répondre OUI MAIS, pour le Réseau, c’est appeler les chrétiens a une fidélité conséquente a un Evangile qui libéré les opprimés et à un projet de société plus juste, au bénéfice véritable des travailleurs, et qui passe par une voie socialiste québécoise ¦SYMBOLE D'ACTION Il y a une* suc c ursale tous servie es rie la Banque Continentale du (.anaria située au : f>()0, bout.Dore hester ouest, Montréal Téléphone H66-2H41 LE COMPTE RENDEMENT Le compte rendement de la Banque Continentale est digne 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P® S! i m LED LE DEVOIR ;:SS:V* sssssss; sssssss ÿftÿ# •fr.+V* SssSkSsSSS )ES LECTEURS DU DEVOIR ÊtÊÊÊÊKKHKHÊÊÊttÊÊtttm DIPLÔME UNIVERSITAIRE Voilà un extraordinaire réservoir de talents À VOUS DE L’EXPLOITER ";?â^0AN9-.LA- RUBRIQUE S.CARRIÈRES ET PROFESSIONS” devoir WM Appelez-nous au 844-3361 Micheline Turgeon vous donnera tous les renseignements nécessaires.Le Devoir 211, rue du St-$acrement Montréal H&Y1X1 |(J|j( * Elliott Research i*' ( t i 10 ¦ Le Devoir, lundi 12 mai 1980 Le marathon d’Ottawa dominé par des coureurs du Québec par Andr6 Chartrand OTTAWA — Négligé par les meilleurs coureurs canadiens « de la spécialité mais littéralement pris d'assaut par les Québécois, dont les effectifs comptaient pour plus du quart des 4,388 participants (un record).le Marathon international de la Capitale nationale a été remporté par Patrick Mentuore.de Chicoutimi, hier après-midi, à Ottawa Mentuero a franchi la distance de 42.195 kilomètres en 2 heures 22 minutes et 54 secondes.retranchant ainsi 2 minutes et 33 secondes au record du Québec qu’il avait lui-même établi en décembre dernier à Fukuoka, au Japon.Mentuore a terminé la course nettement détaché, avec plus de 600 mètres d'avance sur l'Américain Larry Reyes et le surprenant Daniel Bégin, de Beauport.qui a réussi un temps exceptionnel de 2 heures.24 minutes et 11 secondes quand l'on considère qu’il était à son tout premier marathon.Pour des raisons que l'on ignore, le marathon d'Ottawa, dont c'était hier la sixième édition, a toujours été propice à d' -xcellente rformances des Québécois, et les résultats tendent à le prouver une fois de plus.Mis à part la victoire de Montuoro et la troisième position de Bégin, Harry Gregory et.Edward Whitlôck, tous deux de Pointe-Claire, ainsi ue André Viger, de herbrooke, ont terminé premier de leur catégorie respective, c'est-à-dire chez les 4644 ans.4549 ans et ies handicapés en chaises roulante.Montuoro, un professeur d’éducation physique originaire de France qui enseigne à Chicoutimi depuis sept ans, avait été le meilleur Québécois l'an dernier avec une 12 position, et le marathon d'hier est le 5e qu'il gagne après ceux de Montréal et de T Ile d'Orléans, en 1875, celui de la Rive-Sud, voilà deux ans, et celui de Beauce l’an dernier.Mentuoro a définitivement pris la tète au 20e kilomètre alors que la pluie s'est mise à tomber drue II l’avait jusqu'alors partagée avec Ryes, mais l'Américain a à ce point éprouvé des problème à une cheville qui l’ont empêché de se maintenir au rvthme de l'éventuel gagnant.Montuoro a eu le triomphe modeste, même s’il était fort heureux de sa performance, et il était plus enclin à vanter la performance de Bégin, qui lui a longtemps tenu compagnie.«Je désirais seulement améliorer mon meilleur temps, a-t-il déclaré peu de temps après avoir franchi le fil d'arrivée.Je ne suis pas un coureur agressif, mais quand j’ai pris la tête je savais que je ne la perdrais plus parce qu’il n’y avait pas de coureurs de la trempe de Jérome Drayton, par exemple.Et puis c'est tellement stimulant de sentir la foule vous appuyer que je suis devenu euphorique a mi-chemin.Chaque encouragement me faisait l'effet d’une injection d’adrénaline.Je ne me suis jamais senti faiblir», a dit ce professeur de 31 ans qui est son propre entraîneur.Bégin, lui, n’en revenait tout simplement pas de la facilité avec laquelle il a pu terminer la course.Cet athlète remarquable de Beauport est le même qui faisait partie de l'Equipe du Québec de ski de fond qui a tout raflé l'hiver dernier lors des Jeux du Canada de Brandon.Le double d’hier est reporté en août Bégin a réussi une performance vraiment incroyable, du jamais vu.Ca dépasse l’entendement humain qu'il ait pu réussir un si bon chrono alors qu'il en était à sa première expérience du genre.Bégin a expliqué que ça n’avait pas trop été difficile de modifier son entraînement pour le ski de fond en fonction de la course.Les seuls problèmes rencontrés, a-t-il dit, ont été d’ordre articulaire.«En ski de fond, j’ai pu acquérir une très grande endurance, mais mes articulations dans les jambes ont souffert des chocs qu’un coureur de longue distance doit leur imposer foulée après foulée.J’ai eu également des ampoules mais j’ai pu changer d’espadrilles à mi-parcours et cela ne m’a plus affecté par la suite, a expliqué Bégin, qui s’adonne maintenant à la course longue distance parce que la saison de ski de fond est trop courte au Québec.Par ailleurs, la meilleure femme a été Christine Lavallée de Guelph, qui a établi un nouveau record de ce marathon avec un temps de 2 heures 42 minutes et 50 secon- des, soit presque cinq minutés de mieux que le temps réalisé l’an dernier par Jocelyne Ga-reau, qui n’était pas de la course hier.Son nouvel entraîneur, M.Tony Attanasio a expliqué son absence par le fait que Mlle Gareau s’entraîne désormais en vue des Jeux de Los Angeles de 1984.Pour ce faire, elle doit augmenter sa vitesse sur une distance de 3 kilomètres, la plus longue Course reconnue pour femmes lors de Jeux olympiques.Cette distance sera d'ailleurs courue pour la première fois à Moscou cet été.Malgré l'absence des grands noms de la spécialité, le 6e Marathon d'Ottawa aura une fois de plus constitué un immense succès, si ce n’est la mort d’un concurrent, M.Marvin Smith, de Colling-wood, en Ontario, qui a été terrassé par une crise cardiaque et qui est mort au 22e mille.Le marathon d’Ottawa suscite une grande participation à chaque année depuis sa création, en 1975.C’est tout à l’honneur des quelques 1,200 bénévoles de l’Université Car-leton qui améliorent leur produit à chaque année.Lee a inscrit son par Richard Milo Dick Williams avait retrouvé le sourire, hier, malgré la pluie qui a remis le double contre les Mets de New York, au Stade olympique.Grâce peut-être à Youppi.qui a déridé tout le monde en implorant le ciel, à sa manière, mais surtout grâce à Bill Lee (1-3).qui a remporté sa première victoire de la saison, samedi.Lee a rasé sa barbe, il y a quelques jours, dans l’espoir qu’un tel sacrifice lui porte hance et lui permette ae renouer avec le succès, n a concédé deux points, trois coups sûrs et un but sur balles aux quatre premiers frappeurs des Mets, en première, mais il s'est brillament ressaisi par la suite pour aider les Expos à l'emporter 5-3 Grâce à Williams, qui lui a rendu une petite visite amicale au monticule, en première.et à la suite de laquelle Lee a retiré un premier frappeur.Jerry Morales sur trois prises Et Morales, un droitier.frappe très bien les lan- ceurs gauchers.«Le message était clair: je lui ai dit de retirer Morales, sinon je le retirais du match, a dit Williams.Il ne lançait pas à mon goût.» Lee s'est heureusement tiré d'impasse lançant ensuite sept manches complètes avant que Elias Sosa ne termine le match.Il n'a permis que huit coups sûrs, trois buts sur balles et trois points pour ainsi diminuer sa moyenne de points mérités à 5.50.Elle était de 5.90 avant le match.Auteur de 16 victoires et 10 revers en 1979.Lee n'a rien fait qui vaille depuis le début de la saison Avant samedi, il avait concédé 44 coups sûrs et 19 points mérités en 29 manches De quoi inquiéter Lee.qui s'est donc coupé la barbe, et Williams, qui a besoin d’un Bill Lee en excellente forme pour espérer rivaliser avec les Pirates.Le problème est de taille- à l'exception de Steve Rogers (24), aucun lanceur débutant n'a réussi à compléter un seul lifivaifiii! Ligue Nationale Vendredi New York 2.Montréal 1 San Francisco 6, Chicago 3 Atlanta 5, Houston 4 Cincinnati 5.Philadelphie 2 St.Louis 15.Los Angeles 7 Pittsburgh 4.San Diego 3 Samedi Montréal 5, New York 3 Cincinnati 5.Philadelphie 3 Les frappeurs Pto ca ce PP m©y Almor, 27 5 0 1 185 63 18 1 4 286 Cane' 96 25 3 11 260 C fomente 97 28 4 11 289 Oawaon 73 18 4 13 247 Hutton 11 1 0 0 091 Leflore 100 27 0 8 270 Mac’•a 24 10 1 4 417 Ontce 31 7 0 3 226 Pa^v 78 20 4 13 256 Scott 66 13 0 2 197 Spe*e' 39 7 1 4 179 Tamar go 7 1 0 0 143 vaient.ne 96 26 4 18 271 Wh-te 19 5 0 0 263 Ln lanceur» 0-P ml rab mpm Baf.riwr 2-1 0 18 2 6 095 Fryman 0-1 3 90 4 1 00 Gnmetey 1-2 0 21 0 3 5 14 Lee 1-3 0 360 11 5 50 Murray 0-0 0 140 6 6 43 Norman 0-0 1 17 2 15 600 Palmer 1-0 0 21 1 14 1 71 Roger* 2-4 0 49 0 31 386 San personne ne contestera que le jeune, malgré ses limites pour les exercer, possède des droits: non seulement le droit à recevoir des services mais également le droit à ce que ces services, des qu’ils ont le caractère d'une «cure fermee» même s’ils sont assurés par les professionnels les plus competents, soient soumis à un contrôle externe qui ne peut être que judiciaire, i.e.comportant un débat contradictoire.Comment corriger chez le jeune sa compréhension incomplète de la loi?Comment respecter ses droits tout en faisant appel à sa responsabilité?Comment faire accepter par les professionnels de la rééducation la nécessité d'un contrôle extérieur qui, dépassant la relation particulière avec un juge, soit véritablement judiciaire?Comment réaliser au tribunal un débat contradictoire qui tienne compte de l'âge et de la situation de l’enfant, qui respecte toute les parties concernées et qui soit en même temps une interpellation efficace, alors que la matière est délicate, que les professionnels des sciences du comportement sont peu habitués à de tels débats et que les avocats ont à inventer une éthique particulière adaptée à leur rôle de représentants d’enfants ou de jeunes?Les réponses à ces questions ne sont pas dans la loi et l’on peut se demander si une législation; si parfaite soit-elle, pourrait les exprimer avec la souplesse qu'exigent des situations humaines vivantes.N'est-ce pas aux adultes à qui la société a confié la responsabilité d’intervenir auprès de ses jeunes en difficulté qu’il appartient de trouver ces réponses?Et comment pourraient-ils y arriver sans sortir de leur isolement professionnel, accepter la fin de certains monopoles, partager leur isolement professionnel, accepter la fin de certains monopoles, partager leurs compétences respectives ainsi que les valeurs qu elles représentent et, dans leur diversité et leur complémentarité.rechercher ensemble une façon d’exercer leur responsabilité sociale?LA CONCERTATION Lors des discussions qui ont précédé l’acceptation de la loi et lors de sa présentation, on s'est félicité du consensus qui semblait s’être établi entre le réseau des Affaires sociales et celui de la Justice.Aujourd'hui la question est de savoir s’il a vraiment existé une volonté commune de réussir la mise en place de cette réforme.La loi a contribué à mettre en évidence les problèmes traditionnels à l'intérieur des ministères, des établissements et des organismes.Ainsi, dans l'application d’une loi qui oblige au dialogue et à la concertation, on assiste régulièrement à des débats d’écoles ou d’idéologies, à des luttes d’établissements ou d’organismes, en somme à des chicanes d'adultes menées souvent au détriment sinon au scandale des enfants.Par ailleurs il serait injuste de ne pas reconnaître la persévérance presque héroïque d’un grand nombre d'intervenants à appliquer la réforme et les efforts de concertation entrepris et poursuivis aussi bien au plan régional que provincial.Une table centrale ae consultation et de concertation a été formée et se réunit régulièrement depuis le mois d'octobre 1979.Cette table a pris la relève de la mission québécoise chargée d'implanter la loi et regroupe des représentants de tous les intervenants afin de maintenir l’orientation fondamentale de la réforme et de trouver les modalités d'application qui puissent l’assurer.Ces efforts de concertation ont donné naissance à un important document qui vient d'être rendu public: Les jeunes contrevenants, évaluation et orientation.Véritable guide à l'usage des personnes qui ont à décider de l'orientation d'un jeune, ce document est le résultat d'une réflexion commune basée sur une année d'expérience qui a comporté des essais et des erreurs.Comme ce guide ne peut être efficace sans qu’on ait précisé et ajusté les rôles complémentaires de chacun de ceux qui ont à assurer le fonctionnement du mécanisme d’orientation, la table de concertation a aussi préparé à cette fin un document complementaire qui fera également l’objet d’un consensus.La réforme proposée par la nouvelle loi oblige à une profonde remise en question et convie chacun à une prise de conscience renouvelée de sa responsabilité sociale à l'égard des jeunes en difficulté.Les problèmes vécus actuellement renforceront-ils certaines résistances, entraîneront-ils certaines démobilisations ou provoqueront-ils au contraire un nouvel effort commun menant à la réalisation progressive d'une réforme fondamentale avec laquelle on se dit généralement d'accord?La réponse à cette question appartient à toutes les personnes qui, à quelques niveaux, ont une responsabilité à l'égard des jeunes au Québec.Le no 4 (mai) de LIBRE vient d’arriver en kiosque et en librairie Ce mois-ci, un regard différent sur le référendum — et, si vous en avez marre, bien d'autres choses que vous ne pourrez lire nulle part ailleurs.Dans ce numéro, par exemple, Henri Lepage, le nouvel économiste parisien, nous parle de la nouvelle droite.LIBRE Imm Une interview exclusive avec JACQUES DUFRESNE: En nous octroyant toutes sortes de droits, les gouvernements sociaux-démocrates nous tendent un piège subtil.Pans l'affaire des petits abattoirs, on avait vu de vieux anarchistes de droite faire spontanément front commun avec des intellectuels de gauche.Quand U s'agit de préserver l'autonomie et la convivialité, la gauche et la droite sont prêtes à s'unir dans une attitude anti-étatiste.HENRI LEPAGE: ¦ Les nouveaux économistes contre la nouvelle droite ¦ Hayek, Rosanvallon et le capitalisme utopique CHARLES ATALA: Maurras et Lionel Groulx LOUIS-PAUL BÉGUIN: Requiem pour une vertu défunte JACQUES SAINT-PIERRE: Non au référendum RAYMOND BARBEAU: Oui au référendum PIERRE LEMIEUX: M.au référendum St n ne pouvais aller au patqiln qu'««ï un paru, /e n'teats tout simplement pas -Thomas Jellerson Un magazine québécois international d’information et d’analyse et qui défend réellement la liberté.» t s i I 18 Le Devoir, lundi 12 mai 1980 Les écoles de la CECM sont ouvertes ce mati n L'escale de la caravane des artistes pour le OUI au Cap-de-la-Madeleine où une foule de 1.500 personnes environ a été chassée oar la pluie juste après l'arrivée des artistes sur scène dans la cour de l'école Sacré-Coeur.?Le Chemin ressentait la contrainte physique d'exprimer un impérieux besoin naturel Aussi.Jésus, passant devant les palliers de porte, demandait aux spectateurs des perrons l'hospitalité de leurs WC «pour mon vieux père» disait-il C'est chez le NON.juste au-desssous de nous, qu'il a eu sa porte ouverte sur le soulagement après quoi le trio des trois générations de OUI a pu regagner le champ des chants d'amour l'espace d'un instant avant que la pluie ne les en chasse cavalièrement.C'était juste pour dire que malgré l'opposition des idées et l'existence des déchirements entre OUI et NON il existe du «bon monde» et qu'il convient de ne pas l'oublier Pour le reste le défilé des artistes pour le OUI a été un succès du moins jusqu'au Cap-de-la:Madeleine où la pluie est arrivée et où nous sommes partis À Montréal, au Parc Richelieu, une trentaine de voitures s'étaient mises en marche vers 9hl5 hier matin pour se diriger sur Québec en passant par Berthier.Louiseville.le Cap-de-la-Madeleine où des artistes locaux montaient des spectacles toute la journée avant et après le passage du cortège qui se grossissait en cours de route de nouveaux adhérants Dabord.il faisait beau et les artistes occupaient pour la plupart des Jeeps sur lesquels on pouvait lire leurs noms: Gilles Pelletier qui animait chacun des spectacles itinérants.Benoit Marleau, François Dompierre.Gilles Vigireault.Mia Ridez.Anne-Claire Poirier.Benoit Girard.Marc Favreau.Michel Brault, Jacques Gagné.Dominique Michel dont le père.M Sylvestre, a pris la parole à Berthier.juste avant que Mlle André Lachapelle lise la lettre écrite par le patriote Chevalier de Lorimier la veille de son exécution en 1839 Les haut-parleurs fonctionnaient mal dans le beau parc de Berthierville mais ces belles paroles Laissaient indifférents deux vieux NON portant leurs macarons «NON merci» et installés sur des chaises, dehors, bien à la vue dès OUI et du soleil et souriant aux paroles de Jacques Michel qui chantait contre les capitalistes, l argent.les multinationales, la torture et la prison Les trois meetings auxquels j’ai assisté tenaient à la fois par le crédo exprimé des assemblées créditâtes d'il y a une dizaine d'années mais en plus jeune et en plus beau, côté physique.et des assemblées a Saint-Denis sur le Richelieu à l’occasion de la journée des Patriotes de 1837 J'ai vu quelques drapeaux des Patriotes mais c'était la religion du OUI qui était surtout a l'honneur avec des gens parfois vêtus du fleurdelysé.des voitures bariolées de OUI et des d ipeaux du Québec flottant sur les voitures Juste avapt d'arriver a Berthier un gros gars, l’air pas gentil, torse nu.sur son perron, criait a tue-téte: «Non!» aux joyeux positifs qui envoyaient la main a tout le monae et paraissaient heureux d’un accueil certainement très chaleureux en général Le Chemin du Roy était marqué d'un OUI sur presque chaque poteau et si les foules n'étaient pas- celles que le général de Gaule a vues tout au long de sa route de Québec à Montréal il y a 13 ans il y avait tout de même à plusieurs endroits des petits groupes qui attendaient «la parade» et saluaient le cortège d'un signe de victoire.Chez les organisateurs, tous protagonistes de la campagne en faveur des regroupements pour le OUI.plusieurs m ont admis que le NON avait une une «légère» avance.«Ces manifestations ne font pas changer d'idée aux gens, m a expliqué l'un d'eux: mais si elles peuvent avoir un effet sur les indécis c'est très bien et puis ça fouette le moral de nos troupes».à Québec, hier soir, ce défilé des ar-' tistes sur le Chemin du Roy, devait déboucher sur l'apothéose avec plus de 10.000 personnes attendues au Centre municipal des Congrès.?Le NON duire en soirée à Rouyn-Noranda.À Shawinigan, l’ancien premier-ministre du Canada.M.Joe Clark, qui était présent en compagnie d'une brochette de personnalités politiques sur la tribune et dont c'était la deuxième intervention importante au Québec durant la campagne référendaire, a déclaré: «Le Canada que les péquistes vous invitent à rejeter n'existe plus Le Québec est loin d'etre là seule province à réclamer des changements, il n'est donc pas seul et sans allié » Le chef de l'opposition aux Communes a réaffirmé que son parti considérera le renouvellement du cadre fédéraliste comme une priorité, il fera tout en son pouvoir pour que le projet se réalise «Il nous faut une nouvelle constitution.nous la voulons et nous l’aurons» a-t-il indiqué au milieu d'un tonnerre d'applaudissements.Après avoir reconnu qu'il ne connaissant à peu près rien du Québec lorsqu'il était jeune dans sa province natale de l’Alberta.M.Clark constate que cette situation est renversée et que ae nombreux jeunes albertains désirent devenir bilingues et s'intéressent au Québec et de la sorte vont devenir des partenaires à part entière.Ce changement d'attitude et de mentalité est une preuve de leur désir de maintenir cette unité et cette constatation est encore plus importante que le bouleversement de la constitution, a fait remarquer M Clark L’ex-premier ministre conservateur, qui n'a été au pouvoir que pendant 9 mois, et n’a pu conserver qu'un seul siege au Québec a l'élection du 18 février, a fait l'éloge du talent et de l'esprit créateur du peuple québécois et il s'est dit persuadé que ses atouts contribuent pour beaucoup à la volonté qu’il faut pour alléger les défis du maintien de l'unité canadienne.M Gaude Rÿan devait rendre un hommage particulier à M.Clark et le donner en exemple à M Lévesque.Le chef des troupes du NON a dit de M Clark qu’il avait accepté la défaite avec élégance sans pour autant aller geindre auprès de ceux qui l'ont rejeté.«Avez-vous entendu M Clark se plaindre du vote des Francophones après te 18 février’’ Pas plus que vous n'avez vu M Trudeau s’en prendre aux citoyens de l’Ouest lorsqu'il a été défait le «22 mai 1979», a dit M.Ryan Ce dernier reproche donc à M.Lévesque d interpréter et de finasser autour des allégences et ces buts sont une atteinte a la démocratie qui incline vers le vote individuel, quelque soit le milieu d'où il vienne La langue, de la nationalité Le chef du Parti libéral du Québec a alors dit qu’il ne sera pas béliqueux devant son adversaire qui l’y obligéait de plus en plus.Il soutient que l'argumentation de M Lévesque est de plus en plus confuse et déficiente et qu’il n’explique toujours pas la signification de la souveraineté-association, ni le mandat de négocier d'égal à égal qu’il réclame \WLiflisiiaM Abitibi-Témiscaminque: nuageux avec averses Maximum près de 8 Nuageux avec averses mardi .¦ Réservoirs, Cabonga et Gouin: nuageux avec adverses dispersées Maximum prés de 8 Nuageux avec averses mardi ¦ Pontiac-Gatineau, du Lièvre et des Laurentides: nuageux avec éclaircies.Maximum prés de 13 Pluie probable mardi ¦ Outaouais et Montréal: ciel variable Maximum près de 16 Pluie probable mardi ¦ Trois-Rivières-Drummondville, Québec et* Estrie-Beauce ciel variable Maximum de 13 à 15.Pluie probable mardi Mauriéie, parc des Laurentides et Riviere-du-Loup-La Malbaie nuageux avec éclaircies Maximum près de 11 a 13.Nuageux avec averses dispersées mardi ¦ Lac-Saint-Jean et Saguenay: nuageux avec éclaircies Maximum de 10 à 12 Nuageux avec averses dispercées mardi ¦ Rimouski-Matapédia, Sainte-Anne-des-Monts-parc de la Gaspésie et Baie-C’omeau nuageaux Maximum près de 10 Ciel variable mardi.¦ Gaspé et Sept-Iles nuageux avec éclaircies Maximum de 8 à 10 Ciel variable mardi ¦ Basse-Côte-Nord-Anticosti averses Maximum près de 6 Ciel variable mardi Les écoles de la Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM) sont ouvertes ce matin, l’Alliance des professeurs de Montréal (APM) et les dirigeants de la commission scolaire ayant accepté tard en soirée hier de soumettre leur différend à l’attention d’un médiateur.L'APM a décidé de surseoir à son ordre de grève générale pour ce matin après avoir accepté que le sous-ministre adjoint aux relations'de travail du ministère du Travail du Québec, M.Yvan Blain, agisse à titre de médiateur dans le dossier, à la demande du ministre Pierre-Marc Johnson.Le président de la CECM, M.Luc Larivee, et le président de l’APM, M.Rodrigue Dube, ont donné leur accord à cette médiation, pourvu qu’elle ne porte que sur les modalités d’application de certaines recommandations du rapport de conciliation de M.Denis Tremblay, et non sur les principes du rapport.Vendredi dernier, la CECM a rejeté ce rapport de conciliation portant sur les clauses locales de la convention collective des professeurs, estimant en outre que les critères de mutation et d’affectation annuelles des enseignants étaient inacceptables.Cette décision de la CECM avait incité le président de l’Alliance à lancer le mot d’ordre de grève générale pour ce matin, le syndicat ayant auparavant endossé le rapport de conciliation.La nomination du médiateur Yvan Blain, hier soir, aura donc permis d’empêcher que ne soient privés de cours environ 100,000 étudiants des écoles françaises de la CECM.Le ministre Johnson s’est dit heureux de ce nouveau développement et il a souhaité que les parties fassent montre de collaboration et de bonne foi afin que la population scolaire de Montréal puisse bénéficier des services auxquels elle a droit.Le chef du NON a alors longuement disserté sur l'égalité qui a toujours présidé dans la répartition des biens et des impôts à travers tous les pays, en faveur du bien commun et particulier des citoyens.M.Jean Chrétien se retrouvait dans son fief hier et c’est avec beaucoup d'éloquence et en laissant de côté ses attaques à l’emporte-pièce qu’il se faisait le défendeur du Canada.Comme il l’avait fait à la Tuque, la veille devant trois cent cinquante personnes, le ministre de la justice a dit: «J’ai beaucoup voyagé à travers le monde et j’ai constaté que des milliers et des milliers de gens donneraient leur chemise pour faire parti du Canada».Cela ne veut pas dire que tout est parfait.de poursuivre celui que l’on nomme «le p’tit gars de Shawinigan».Tout le monde admet qu'il faut des changements, le plus urgent étant celui de s'attaquer tous ensemble à trouver le processus fondamental qui nous conduira vers un changement de la constitution, mais sans heurt.Dans ce discours.M.Ryan s’est attardé à développer les thèmes de l’appartenance à un pays, de la fidélité du Québec à l’intérieur dû Canada.Il s’en est pris au Parti québécois qui passe son temps à tenter de faire croire que tout l’essor économique.social et politique repose à peu près entièrement sur l’administration provinciale.Il se refuse d’imputer les erreurs commises au cours de l’histoire et des dernières années uniquement sur le dos d’Ottawa Le chef du NON a également affirmé que des études démontrent que le Canada est l’un des pays du monde où le niveau de vie est le plus élevé, il a aussi mentionné la vitalité de nos institutions qui baignent dans un climat de respect et de liberté.L'orateur a aussi condamné l’attitude discriminatoire à l'endroit des citoyens des autres ethnies, et répète que le verdict du 20 mai doit se concevoir dans l’équation «un vote, une personne» sans chercher à spéculer sur les catégories que forment la population.Il a fait l’elogede la région de la Mauri-cie, si fertile par son industrie forestière et papetière, disant que les richesses naturelles des autres provinces sont très importantes dans nos échanges: le minerai en Ontario, le pétrole et le boeuf dans l’Ouest, l’industrie laitière et du textile au Québec, le charbon en Nouvelle-Ecosse.etc.Cette grande diversité dans nos richesses naturelles fait que ce pays a tout intérêt a se tenir ensemble et que l’essor économique va grandissant.Dans cette perspective, soutient M.Ryan, le Parti québécois ne pouvait pas choisir un moment plus inopportun pour tenir son référendum Hier midi, à Trois-Rivières, M Ryan a célébré la fête des mères au cours d’un «brunch» où 225 convives avaient déboursé $6.75 pour venir l’entendre Au cours de ces agapes, il a rendu hommage aux femmes et aux mères de famille en convenant que le vote féminin le favorise de plus en plus.Il attribue cette montée au désir qu'éprouve les femmes de travailler comme citoyenne à part entière à la cause du maintien de 1 unité nationale.Il s’est alors montré très dur à l’endroit de Mme Lise Payette.Le samedi soir à La Tuque, MM.Marcel Masse et Jean Chrétien ont tour à tour parlé des bienfaits du fédéralisme, le premier en s’attardant sur les avantages que nous avons à demeurer une société instinctive en Amérique du Nord, au plan culturel «Le PQ ne pose pas la vraie question, a soutenu M.Masse, et ne nous a pas encore dit quel type de société il désire.Pour ma part, j estime qu'il n’est pas nécessaire ae rapetisser la surface territoriale de ce pays pour améliorer notre sort Surtout que notre évolution culturelle se manifeste vigoureusement de génération en génération.Il est faux alors de prétendre que notre culture francophone est menacée » Quant à M Chrétien, il a fait l'apologie du régime fédéraliste qui laisse sa large place au Québec.Avant de se rendre à Trois-Rivières, M.Ryan a participé samedi à deux grands raliements des doyens de la société d’abord à Sainte-Foy, en banlieue de Québec, où 600 personnes étaient présentes.Ensuite au centre Paul-Sauvé, à Montréal, où il a parlé devant plus de 4,000 personnes.Pour l’accompagner dans ses assemblées connues sous le vo-.cable de celle des «Bâtisseurs» et qui se sont déroulées simultanément dans 34 coins différents de la province, durant le week-end M Ryan était entouré de M Bona Arsenault, ancien ministre des Terres et Forêts.Ce dernier a rappelé que le fait français a fait d'énormes progrès et qu’il a une i plus prépondérante à Ot- place de plus en | taw awa II a donné en exemple deux grandes sociétés que l'on a francisées, Air Canada et le Canadien National, la fonction de gouverneur général que l’on a confiée pour la première fois à un Canadien en 1951, M Vincent Massé-, et ensuite à des gens de notre milieu, le général Georges Vanier, M.Roland Mitchener, et M.Jules Léger.L’ancien ministre libéral de Bona-venture, qui est aussi historien, a donné l’un des meilleurs discours que l’on ait entendu cette fin de semaine.Quant à M.Ryan, il a déclaré aux «Bâtisseurs» que lé Parti québécois n’avait pas augmenté les allocations sociales depuis deux ans.Pour ce qui est des pensions de vieillesse, que le chef du OUI promet inconsidérablement d’augmenter pendant sa campagne référendaire, M.Ryan se demande ou M.Lévesque pourra trouver l’argent nécessaire pour remplir cette promesse.Ce fut donc une fin de semaine fort chargée pour le chef du NON qui a termine la soirée à Rouyn, château-fort du pittoresque Camille Samson.Répétant sa confiance de voir les forces du NON gagner le référendum, M.Ryan a dit à la foule d’environ 900 personnes venue l’écouter que le premier ministre Lévesque n'avait pas encore montré ce que serait la souveraineté-association pour le Québec.«Je crois qu’il revenait à M.Lévesque de prouver que la souveraineté-association est un concept clair et négociable, a dit M.Ryan.Il revenait à M.Levesque de prouver que la souveraineté-association est la meilleure formule pour l’avenir du Québec.Il revenait à M.Lévesque de prouver que la confédération canadienne n'a pas fonctionné pour le Québec», a ajouté le chef du NON.Parce que cette preuve n’a pas été faite, a conclu M.Lévesque, la campagne du OUI a échoué et lorsque les Québécois voteront majoritairement NON le 20 mai, M.Lévesque, pas les citoyens de la province sera humilié.Comme a toutefois pu le constater M.Ryan à son arrivée à Rouyn, tous les Québécois ne sont pas d’accord avec son option.car un petit groupe d’étudiants la accueilli portant une large bannière sur laquelle était écrit: «bienvenue Lord Durham II».M.Ryan poursuivra sa campagne aujourd'hui à Montréal, et demain à Sept-Iles.?Le OUI qu’à Québec, refaisant le «chemin du Roy» en sens inverse.Elle connaissait son apothéose dans la Vieille capitale vers 18 h 30 alors que la troupe partie de Montréal rejoignait le Centre de congrès où depuis déjà plus de deux heures la tète battait son plein avec des artistes de Québec et d’autres venus de Montréal en avant-garde.La grande salle du Centre des congrès était pleine depuis belle lurette, débordante même, et ceux qui avaient accompagné les artistes dans le «Chemin du pays» ne purent tous y trouver place.L’enthousiasme y débordait aussi, la foule ne se fatiguant pas de taper des mains et des pieds, de chanter, de crier son OUI à l’unisson, de faire virevoleter le fleurdelysé à l’appel de M Pointu, de Gaston Miron, de Lionel Villeneuve, de Sylvain Lelièvre, de Raoul Duguay et compagnie.k «Nous voilà rendu presque au bout du chemin», a lancé Paul Hebert avant de remettre «le rêve qu'ont fait les artistes depuis des années» entre les mains des hommes politiques, d’un gouvernement qui a décidé de s’appuyer sur le peuple pour réaliser ce rêve.«Dans neuf jours nous serons chez nous, dans neuf jours poussons la porte!», de dire ensuite Félix Leclerc avant de laisser le premier ministre demander, à tous de contribuer à ouvrir cette porte, et laisser finalement Gilles Vigneault lancer son appel aux «Gens du pays».Cette fête terminée, • le premier ministre Lévesque continuait son «Chemin du pays», qu’il poursuit depuis 25 jours et qui hier soir le conduisait à Montmagny.Là il reprenait cet appel qu’il venait de lancer à ses partisans et en même temps aux indécis et aux NON sincères, tout comme il l’avait fait la veille à Shawini-gari et Trois-Rivières devant quelque 5,000 partisans au total.À moins de 10 jours du scrutin, le chef du OUI, plus que jamais, a décidé de mettre l’emphase sur la possibilité d’une victoire, assurant que déjà une majorité de francophone est acquise et qu’il faut accroître cette majorité jusqu’au 50% absolu grâce justement aux indécis de plus en plus nombreux et aux NON sincères.Ceux-ci doivent penser aux conséquences de leurs gestes.Tentant par ailleurs, d’amorcer cette réflexion avec la «dernière gaffe d’Ottawa» sur le rapatriement uni-’ latéral Le premier ministre Trudeau a toujours prétendu que le gouvernement fédéral pouvait rapatrier unilatéralement la constitution sans l’accord des provinces, a rappellé samedi M Lévesque au cours d’une conférence de presse, soulignant qu’une menace en ce sens en 1976 amenait M.Robert Bourassa à déclencher des élections.La motion adoptée vendredi par la Chambre des Communes fait ressurgir avec encore plus d’acuité cette menace d’un rapatriement unilatéral de la constitution, a alors affirmé le chef du OUI Selon M Lévesque, il est clair maintenant que M Trudeau n’entend pas tenir compte de l’opposition des provinces et encore moins de l’opposition d’une seule province à l’amendement de la constitution Le fait que le premier ministre du Canada ait souscrit a cette motion adoptée à l’unanimité ne laisse pas de doute dans son esprit à cet égard.Le danger est d'autant plus grand, pense le nrcmier ministre du Québec, que M Trudeau n’a jamais abandonné ses thèses centralisatrices comme le démontre ses récentes déclarations sur les loteries qu'il voudrait à nouveau aux provinces Et comme M.Trudeau a indiqué qu i) convoquera une conférence consti- tutionnelle au cours de Tété, peu importe le résultat du référendum, le Québec n’aurait aucun «bargaining power» si le 20 mai le NON l'emportait.En définitive, M.Trudeau ne pourra présenter des propositions acceptables au Québec dans son ensemble et il passera outre à son opposition pour laisser le Parlement fédéral voter les amendements qu’il aura proposés, de dire M.Lévesque.Devant une telle perspective, les partisans du NON doivent reconsidérer leur décision, car le «Québec sera littéralement désarmé par une victoire du NON», a lancé M Lévesque à Shawinigan.Ce n'est là pas tout à fait le seul motif qui devrait amener selon M.Lévesque les partisans sincères honnêtes du NON à réviser leur positions.Toute la campagne «inqualifiable que même le NON devrait faire réfléchir ces citoyens qui, parce qu'ils sont inquiets ont décide de voter NON ou «rouge», a souligné M.Lévesque à Trois-Rivières.Selon lui, Claude Ryan fait en effet tellement peu de cas de l’avenir du Québec qu’il se fait du référendum un tremplin electoral.Le NON n’hésite pas à embarquer dans l’illégalité avec la campagne de publicité du gouvernement fédéral, a d’abord souligné M.Lévesque faisant allusion aux procédures qui seront prises à ce propos aujourd'hui par le directeur général des élections.Il fait aussi des «saloperies plus délicates», a-t-il poursuivi, citant les macarons non autorisés distribués en fin de semaine par des députés libéraux.Enfin il va jusqu'à l’infamie, a-t-il dit encore, citant à cet égard les dernières déclarations d’un groupe d’anciens militaires.Ce groupe d'anciens soldats qui ont fait la dernière grande guerre donnaient vendredi leur appui au NON et devant M.Claude Ryan ils s’en sont pris à l’un des leurs, le brigadier-général Dollard Ménard, le héros de Dieppe.Parce que celui-ci a décidé d’appuyer le OUI, on a laissé entendre à cette réunion qu’il avait été blessé cinq fois au combat et donc qu’on pouvait mettre en doute la capacité de l’homme à poser des bons jugements.«C’est bas et honteux», a commenté M.Lévesque.Faisant remarquer que tout cela s’est-passé sous l'oeil de Claude Ryan, M.Lévesque devait alors s’en prendre au chef du NON qui à cette occasion a confié avoir toujours aimé la discipline de l’armée.«Vous voyez ça, le sergent-major Ryan, l’eau à la bouche en attendant le jour où ça va t’y passer par là, gauche, droite, et surtout par en arrière», a lancé M.Lévesque comme pour lui remettre la monnaie de sa pièce.En soirée, M.Lévesque a pris la parole devant environ 2,000 personnes à Montmagny, une municipalité principalement agricole située à environ 50 kilomètres à Test de Québec, et il a prédit que le OUI remporterait la victoire le 20 mai, même si M.Rÿan crojt que les fédéralistes ont la victoire dans leur sac.Selon M.Lévesque, le chef du NON semble compter ses votes avant qu'ils ne soient déposés.Les partisans du OUI continueront à travailler «jusqu'à la dernière minute du dernier jour», a dit M.Lévesque, qui a précisé que le OUI était déjà en avance dans toutes les régions francophones du Québec.«Je peux vous dire ceci, a dit le premier ministre, nous voulons gagner, nous méritons de gagner et nous allons gagner».Outre M.Lévesque, le ministre de l’Agriculture du Quebec, M.JeanGaron, a pris la parole, et il a promis que si le Québec accédait à la souveraineté, les agriculteurs se verraient payer par son ministère les subventions qu’ils reçoivent actuellement du fédéral.M.Garon a aussi lancé des flèches à l’endroit de Camille Samson, affirmant que «Réal Caouette, le’regretté leader du Crédit social, trouverait cela amusant de voir Camilje Samson du côté de la haute finance».M.Garon faisait ainsi allusion au fait que le clan fédéraliste a bénéficié de dons substantiels de la part des grosses compagnies par l’entremise de la fondation Pro-Canada.?La Suède tat et les communes en tant qu’employeurs ainsi que les syndicats du secteur public d’un coté, et de l’autre la centrale social-démocrate LO ainsi que la fédération patronale SAF ont accepté les hausses salariales de 7,3 pour cent et 6,8 p.c.respectivement proposées l’avant-veille par les médiateurs.Les représentants des salariés, qui avaient à l’origine exigé plus de 11 p.c.ne peuvent toujours pas être sûrs de garantir a leurs adherents une progression des salaires réels.Au sein du patronat, qui aura perdu une production de 5 milliards de couronnes, on craint que les clients de la Suède ne se soient entretemps tournés vers d’autres fournisseurs.Le gouvernement enfin ne peut plus guère espérer conduire à terme sa politique d’assainissement de l’économie: la libération des prix provisoirement gelés et quelque 7 p.c.de hausse de la masse salariale feront progresser l’inflation dont le taux est déjà en hausse de 5,6 p.c.depuis le début de Tannée.Au total, la Suède aura perdu surtout sa réputation de pays du consensus social.Les joutes verbales que se sont livrées les syndicats et le patronat ont surpris le Suédois moyen, peu habitué à pareil cynisme dans la vie publique.Cette brutalité de l'affrontement dans le pays du concensus s’explique, estime-ton, par l’enjeu politique du conflit.Le gouvernement de droite accuse les syndicats, et à travers eux l’opposition de gauche, de vouloir reconquérir à tout prix le pouvoir perdu en 1976.L’opposition de son côté soupçonne le patronat qu’elle assimile au gouvernement de vouloir mener une «politique anti-ouvrière» au seul profit du capital.L'évolution vers la crise a été longue et, semble-t-il, mal comprise: les accords salariaux précédents étaient en effet venus à expiration le 1er novembre 1979.Mais le débat passionnel auquel les Suédois se sont livres avant le référendum nucléaire du 23 mars 1980 a fait passer au second plan des préoccupations les tractations entre les «partenaires sociaux».Lorsque, le 27 mars, le gouvernement se manifeste en présentant un programme de réductions fiscales et de gel des prix et des salaires, il est trop tard: l’exigence syndicale de 11,3 p.c.et de 12,5 p.c de hausse pour les secteurs privé et public fait déjà face au refus des employeurs de concéder quoi que ce soit.En acceptant l'offre des médiateurs, les «partenaires sociaux» ont sauvé la Suède du désastre économique.Mais ils avaient pris sur eux, en engageant la lutte sans merci, de lui faire perdre sa réputation.Depuis 1938 et la signature des «accords de Saltsjoebaden» entre la patronat et les syndicats, la Suède échappait en effet à tout conflit majeur, exception faite d’une grève des mineurs en 1969 et d’un débrayage des marins deux ans plus tard.La génération des 20 à 30 ans ignore tout au conflit et de ses conséquences.«J’ai demandé à mon père, mais il ne le savait pas, ni mon grand-père», raconte ainsi Rolf Larsson.un tourneur de 27 ans.«Seul mon arrière grand-père garde le souvenir de la grande grève de 1909 aux effets comparables à ceux de la crise actuelle qui frappe un quart de la population active.En 1938, les «partenaires sociaux» concluent un pacte qui garantit à l’industrie un développement sans à-coups, et aux travailleurs les dividendes de leur attitude, versés sous forme de hausses salariales régulières Les syndicats s’engagent à s’abstenir de toute menace pendant que sont en vigueur les accords salariaux, et en dehors de cette période le préavis et la médiation sont imposés.Le système fonctionnait à la perfection pendant et après la guerre, ou la croissance économique de la Suède, restée neutre, était assurée.Quelques troubles au cours des années soixante et jusqu’à la défaite électorale de la gauche en 1976, la première en 44 ans, n’ont jamais pris d’ampleur, dans la mesure où la puissante centrale syndicale social-démocrate LO se savait appuyée par le PS dont elle est l’émanation.À midi, M.Pierre A.Nadeau, président du conseil et chef de la direction de Petrofina Canada Inc.prononce une causerie sur «l’énergie au Québec, un enjeu majeur du débat constitutionnel», à l’nô-tel Ritz-Carlton, dans le cadre du congrès annuel de l'Institut des conseillers en administration du Québec.¦ À midi, le premier ministre de la Colombie-Britannique, M.William Bennett, est l’invité du bureau de commerce lors d’un déjeuner-causerie aux locaux de l’organisme sur la côte du Beaver Hall.¦ À midi, Mme Micheline Bouchard, Dré-sidente de l’Ordre des ingénieurs du Québec prononce une causerie sur «la politique québécoise de l’énergie», à l’invitation de la Chambre ae commerce française au Canada, à l'hôtel Ritz-Carleton A midi, le père Gérard Turcotte, aumônier de la résidence Bon-Secours pour alcooliques est l’invité de l’Association des chrétiens témoins dans leurs entreprises lors d’un déjeuner au grand salon de l’hôtel Méridien.¦ À 13 h 30, le centre Troisième Age Culture organise une causerie de Maryvonne Kendergi sur les compositeurs québécois contemporains au pavillon Lalemand du Collège Brébeuf, 5625 rue Deeelles.¦ À 20 h, le curé de la paroisse Saint-Jean-Berchmans anime une rencontre de réflexion biblique sur «la résurrection du Christ», au presbytère, 5933, avenue Cartier.A 20 h, M.Gérard-E.Brunelle, diacre, anime une session portant sur le thème de la pastorale du couple et la fécondité conscientieuse, au Centre Saint-Pierre, 1212, rue Panel A 20 h 30, l’Association des étudiants des certificats universitaires de l’École des Hautes Études commerciales organise une conférence sur le personnel cadre, tel que recherché par l'entreprise des années 80 Le conférencier invité est M.Gilles Hébert et la rencontre a lieu aux Hautes Études commerciales, 5255 rue Deeelles, salle 3078 ¦ Il y a des collectes de sang organisées par la Société canadienne de la Croix-Rouge.à Montréal, à la Brasserie Molson du Québec, 1670, Notre-Dame est de 9 h à 16 h; à Ville Saint-Pierre au centre récréatif 183, rue Des Érables de 14 h 30 à 20 h 30 et à Beauharnois, à l'école Jésus-Christ, rue Saint-Joseph de 13 h à 17 h et de 18 h 30 à 20 h 30 i9
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