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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 17 mars 1980
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1980-03-17, Collections de BAnQ.

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la météo: Nuageux avec averses de pluie.Maximum de 5 à 8.Dégagement graduel et plus frais mardi.( Vol.LXXI — No 64 Montréal, lundi 17 mars 1980 Après CROP, l’IQOP Plus de OUI que de NON Le plus nouveau sondage sur les tendances du vote référendaire indique une hausse notable du soutien au OUI, accorde un gain appréciable à l’option de l'indépendance, place les deux principaux partis politiques — péquistes et liberaux — nez à nez dans l’opinion des répondants.Ce sondage effectué par l’Institut québécois de l'opinion publique (IQOP) et publié hier dans l’hebdomadaire Dimanche-Matin révèle que 47,4% des Québécois auraient voté OUI si le référendum s’était déroulé dans la semaine du 7 au 11 mars.Quelque 43,6% de la population auraient opté pour le NON alors que 9% se disaient indécis.L’option de l'indépendance a fait un léger gain et se situe maintenant à 28,2% alors que, selon les derniers sondages, la cote de l'indépendance oscillait autour des 23%.Les résultats de ce sondage contrastent singulièrement avec ceux qui étaient ressortis, en décembre dernier d’une consultation similaire réalisée par la même maison: 47% des Québécois avaient manifesté leur intention de voter NON tandis que 37% choisissaient le OUI et il y avait 16%' d'indécis.Ce sondage diffère aussi considérablement des résultats du mini-scrutin réalisé entre le 29 janvier et le 15 février — à trois jours des élections fédérales du 18 février — par le Centre de recherche sur l’opinion publique (CROP) et Radio-Canaaa, cette démarche révélant une avance du NON avec 52% contre 41% pour le OUI et 7% d'indécis.L IQOP a procédé par entrevues téléphoniques auprès de 1,200 personnes dont 783 ont accepté de répondre aux questions et les sondeurs estiment que les résultats ont 95% de chance d’être exacts Le sondage de CROP-Radio-Canada avait utilisé un échantillon de 1,264 per-.sonnes et les entrevues étaient faites à la maison plutôt que par téléphone.Les répondants avaient aussi recours à une simulation du vote référendaire et pouvaient s'exprimer secrètement sur la question meme que le gouvernement posera vraisemblablement au cours de la première quinzaine de juin 1980.Toutefois ce sondage a été effectué il y a plus d'un mois, avant les élections féde- Les négociations ont repris entre la Ville et les cols bleus Les représentants des cols bleus et ceux de la Ville de Montréal poursuivaient hier soir dans les bureaux du ministère du Travail le sprint de négociations entrepris samedi midi, dans l'espoir de trouver un compromis acceptable aux deux parties sur la base du rapport de médiation soumis jeudi dernier par M.Raymond Désilets, directeur général des relations du travail.Ces négociations, en effet, se sont poursuivies jusqu'à une heure du matin dimanche.Elles ont repris dès qu'a été terminée rassemblée générale des cols bleus d'hier matin a Tissue de laquelle 77% des grévistes ont rejeté le rapport de médiation comme Pourra-t-on monter les contre-Jeux?GENEVE (AFP) - Les gouvernements américain, britannique et australien vont engager une course contre la montre dans le but d’organiser en quelques semaines seulement des épreuves de remplacement pour les athlètes des pays qu'ils encouragent à boycotter les Jeux olympiques de Moscou.Leurs représentants, MM.Lloyd Cutler, conseiller spécial de la Maison-Blanche, Douglas Ilurd, ministre adjoint au Foreign Office, et Robert Ellicott.ministre australien de l’Intérieur, vont, en effet, se réunir aujourd’hui et demain à Genève, à quelques kilomètres du siège du Comité international olympique (C.I.O.) de.Lausanne, pour dresser un programme cohérent destiné à amener de nombreux pays occidentaux, encore indécis sur leur attitude envers Moscou, à rejoindre leur camp.Une dizaine de pays, prétendent-ils.doivent participer aux travaux, dont l’objectif essentiel est de trouver une ou plusieurs villes qui veulent, au l’avaient recommandé leurs dirigeants syndicaux.C'est donc avec ce mandat en poche que les leaders de la section locale 301 du Syndicat canadien de la fonction publique (FTQ) sont retournés à la table de négociation hier après-midi dans l’espoir d’obtenir des amendements au rapport de médiation.Du côté de la Ville, diverses rumeurs ont couru samedi soir voulant que les autorités municipales aient finalement décidé d'accepter le rapport de M.Désilets après avoir entendu ses explications.Un représentant du syndicat a toutefois assuré hier au DEVOIR qu'il n’en est rien et que les représentants municipaux demandent aussi des amendements.Les représentants du syndicat ont surtout souligné, pendant rassemblée générale, les imprécisions du rapport ainsi que la nécessité de s’entendre sur des textes clairs et sur un protocole de retour au travail.De son côté, le Groupe d’action municipale (GAM), dont M.Serge Joyal avait été le candidat à la mairie lors des dernières élections municipales, a déploré hier que les cols bleus aient rejeté aussi massivement le rapport du médiateur.Il a critiqué tout aussi durement l'administration municipale du maire Jean Drapeau, accusant ce dernier de se défiler devant ses responsabilités et de remettre la «patate cnaude» au ministère du Travail du Québec sans même se prononcer clairement sur le rapport Désilets.Répondre «oui mais» au rapport, c’est embrouiller davantage la situation, a affirmé le président du GAM, Gaspard Fauteux.Dans ces conditions, le GAM s’est dit prêt à appuyer la promulgation d’une loi spéciale par le gouvernement du Quebec pour ramener les grévistes au travail, à condition qu’une commission parlementaire ait d’abord donné aux deux parties l’occasion de faire valoir publiquement leurs arguments.i pied levé, accepter d'organiser ce qu’ils ppellent les «Contre-Jeux».,JU: appellent les Jusqu'à maintenant, seuls les Pays-Bas.l'Arabie séoudite et le Kenya ont manifesté l'intention d'être représentés à la réunion de Genève.Le mouvement olympique, qui voit ainsi la menace contre les Jeux de Mos-, cou tenter de prendre corps, ne s'inquiète pas outre mesure de cette rencontre ministérielle.La brutalité avec laquelle elle a été convoquée et avec pour seule préparation une tournée de quelques capitales européennes de M.Ellicott démontre, estiment les observateurs, que Washington et Londres veulent redonner vigueur au mouvement anti-Moscou qui avait tendance à «s'essouffler».Par ailleurs, les fédérations internationales affirmant une à une leur solidarité avec le mouvement olympique, les responsables sportifs attendent, non sans intérêt, de voir les gouvernements confrontés avec la dure réalité des difficultés qui existent à organiser des épreuves sportives à grande envergure internationale même avec d’énormes moyens financiers.Il faut, en effet, six années pour organiser des Jeux olympiques et deux ans au moins pour mettre sur pied des championnats d’Europe ou du monde avec toute l'expérience accumulée par le mouvement sportif et en disposant des structures fédérales.«On voit mal, dans ces conditions, des gouvernements si puissants soient-ils organiser en moins de six mois des «Contre-Jeux», à moins qu'ils se contentent de quelques réunions éparses mais qui, de toute manière, auront moins d'éclat que les épreuves de Moscou, même s’il n'y a que les pays de l’Europe Voir page 8: Contre-Jeux rr U f l POLICÉ # j Un policier surveille le PC de campagne de l'équipe Carter-Mondale.à Chicago, où des nationalistes portoricains ont Dris des gens en otages samedi matin.Alicia Smith et quelques autres (à droite) militants démocrates ont pu échapper aux envahisseurs, qui ont finalement évacué l'immeuble pacifiquement Nos informations, page 9 (Photolaser AP) raies du 18 février alors que le sondage de TIQOP a été mené après le début du débat télévisé à l’Assemblée nationale sur la formulation de la question référendaire, après aussi le congrès du Parti libéral portant principalement sur l'adoption du livre beige.Ainsi, le sondage publié dimanche et qui demandait entre autres aux répondants de s'exprimer sur la question référendaire révèle que 55,4% des francophones du Québec appuient le OUI, 35,1% le NON et 9,5% sont indécis.Le sondage de Voir page 8: OUI-NON Lévesque fustige «les enfants de nananes» GRANBY (PC) — Alors qu'à Sherbrooke, le chef du Parti libéral.M., Claude Ryan, avait mis en doute le montant des pensions de vieillesse sous un régime de souveraineté association, le premier ministre René Lévesque, a qualifié, à Granby, «d'enfants de nananes», de «cas criminels», ceux qui, «présumément défenseurs du régime politique actuel», s'activaient à rendre «insécures» les gens du troisième âge en insinuant qu’ils pourraient peut-être perdre leurs pensions de vieillesse en votant OUI au référendum.Devant une foule enthousiaste quelque 900 personnes, réunis samedi soir dans le cadre du financement du Parti québécois de Shefford, M.Lévesque a raconté qu’une personne de 65 ans s'était adressée à lui cette semaine lors d'une «réunion de cuisine» pour lui demander le plus sérieusement du monde s’il était en mesure de lui garantir sa pension de vieillesse si elle votait OUI au référendum.Le premier ministre a violemment condamné ce genre de pression fait auprès des personnes qui.dans la vie, n’ont pas eu toutes les facilités que Ton connaît aujourd'hui, des personnes qui sont passées a travers la crise économique, «les sacrifiés de la société», des gens qui ne sont pas tellement exigeants.Notant la présence de plusieurs personnes âgées dans l’assistance, M.Levesque leur a demandé de faire échec à ce genre de terrorisme effectué «dans les coins».M.Lévesque a rappelé à son auditoire que le financement était le moteur de 1 organisation du OUI au référendum, surtout le financement populaire qui a permis à son gouvernement «d'aller au pouvoir les mains libres».«Qu’importe la prochaine élection, a-t-il dit, nous avons été en trois ans et demi le gouvernement le plus productif depuis un sacré bon bout de temps».M.Lévesque a fait référence entre autres à trois mesures qu’il considère comme les plus avant-gardistes, soit l’assurance-automobile, le zonage agricole et la réforme de la fiscalité municipale.«Le Québec est à l'avant-garde, a-t-il déclaré, on est capables de regler nos problèmes.» Il n'a pas manque non plus de souligner que ses adversaires politiques, les promoteurs du NON au référendum, s’étaient appliqués antérieurement, même sans connaître la question, à répondre par la négative aux initiatives gouvernementales Le premier ministre a rappelé qu'en 1940, le gouvernement Godbout avait eu de la difficulté à accorder le droit de vote aux femmes.«Est-ce que cela a amélioré les choses?» a-t-il demandé à l'assistance, qui lui répondit par un OUI des plus sonores.Quant à l'option de la souveraineté- Voir page 8: René Lévesque La victoire des intégristes risque d’entraver l’autorité de Banisadr TEHERAN (AFP) — La forte avance du Parti de la République islamique — PRI-intcgriste religieux - se maintenait hier avec les derniers résultats du premier tour des élections législatives iraniennes portant sur 110 sièges, sur un total de 270 à pourvoir.Sur 44 députés élus au premier tour, selon TAFP, 17 appartiennent au PRI, qüi en revendique 20.contre huit partisans pour le président Habolhassan Banisadr.Le ton monte entre les intégristes religieux et le parti du président Banisadr, dont le bureau est en train de collecter toutes les plaintes formulées pour fraudes électorales ou pour tentatives de pression sur des électeurs souvent analphabètes.Le chef de l'Etat iranien, cité par la radio.a annoncé que là où des fraudes ont eu lieu et ont été prouvées, les élections seront recommencées.Pour leur part, les Moudjahidine Khalq — musulmans progressistes — ont demandé l’organisation de nouvelles élections à cause de «nombreuses irrégularités».De son côté, le parti Toudeh — communiste orthodoxe — s’est à la fois plaint du message de l’imam Khomeiny demandant «de ne voter ni pour la droite ni pour la gauche» et du faible nombre de scrutateurs qu’il a pu obtenir.Au Kurdistan, le vote a été interdit dans six localités à la suite d'affrontements entre gardiens de la Révolution et combattants Kurdes.Il a même été annulé dans trois de ces villes.À Téhéran même , une centaine de personnes, dont de nombreux Moudjahidine, ont été arrêtés pour fraudes, en particulier pour distribution de tracts le jour des élections.Selon les journaux Iraniens, une quarantaine d'urnes ont également été brûlées dans certaines provinces.La majorité en faveur du PRI qui semble se dessiner rend plus difficiles les prévisions des observateurs sur le sort des otages américains.Si la majorité des sièges revient aux intégristes religieux, une ligne plus dure pourrait être, en effet, adoptee, le PRI réclamant notamment le retour de Tex-chah avant toute libération des otages.L'ancien souverain, qui est hospitalisé à Panama depuis vendredi pour subir l’ablation de la rate, était dans un état «satisfaisant», hier, et l'opération a été reportee pour lui permettre de s’y préparer, selon une source officieuse.Selon des sources proches de la clinique, un appel téléphonique anonyme a annoncé vendre di soir qu'une bombe exploserait à minuit.mais les recherches n'ont donné au-Voir page 8: La victoire 25 CENTS week-end sportif ns Le Canadien sur les talons des Sabres Le Canadien de Montréal est engagé dans une lutte extrêmement vive pour le deuxième rang, et rien ne ferait plus plaisir aux «Glorieux» que de devancer les Sabres de Buffalo du directeur-gérant Scotty Bowman.Les deux clubs sont présentement à égalité avec 94 points chacun, quoique les Sabres ont un match de plus à disputer et le débat pourrait être tranché le 30 mars prochain lorsque le Canadien affrontera les Sabres à Buffalo Samedi, le Tricolore a continué sur sa lancée en ayant raison des Oilers d'Edmonton 7-3.Pierre Larouche a inscrit quatre points dont son 48e but.améliorant ainsi le record de Jean Béliveau.—¦ page 12 *%£ Bahnsen jouera à Montréal Le vétéran lanceur Stan Bahnsen.qui avait menacé la direction des Expos de devenir joueur autonome, demeurera à Montréal pour une autre année.Bahnsen a signé hier un contrat d'un an avec les Expos, qui se retrouvent ainsi avec un autre lanceur de qualité.Et comme le gérant Dick Williams compte retenir que 10 lanceurs, il ne reste plus maintenant qu’un seul ppste à pourvoir.La lutte s'annonce donc féroce d’ici la fin de l'entraînement.Sur le terrain, les Expos ont vaincu les Twins du Minnesota 4-1 samedi.et ont perdu 2-1 hier contre les joueurs de Gene Mauch.— page 13 ¦ Yvon Pinard: le nouveau quart-arrière de l’équipe ministérielle aux Communes — page 3 ¦ La fluoruration de l'eau potable serait dangereuse, selon un comité de dix spécialistes — page 3 ¦ Les universitaires auront du mal à «arbitrer» le débat référendaire — page 4 ¦ Un sondage étonnant: un éditorial de Michel Roy — page 6 ¦ Moscou reconnaît ses déboires en Afghanistan — page 9 Super Loto NUMÉROS GAGNANTS $1 million TIRAGE: 16 mars 1980 Les détenteurs de billets se terminant par: 2246631 5109957 246631 109957 46631 09957 6631 9957 631 957 5445107 2022395 445107 022395 45107 22395 5107 2395 107 395 055647 55647 5647 647 1055647 421046 21046 1046 046 2421046 642571 42571 2571 571 3642571 GAGNENT £ 0 000.GAGNENT $1 QQQ GAGNENT $JQQ GAGNENT $ljQ | et sont encaissables à toute succursale de la BN Tirage du 10/02/80 Numéros gagnants _57S6111 4128579 5065481._ également décomposables 2 M Le Devoir, lundi 17 mars 1980 LE PATRIMOINE.QUELLE est la richesse patrimoniale du Qué- La Direction générale du patrimoine ne peut encore répondre à la question.Mais, dans deux ans environ, elle pourra fournir une réponse suffisamment documentée* * pour donner à son interlocuteur une vue d'ensemble du patrimoine des Québécois dans toutes les régions.La Direction générale du patrimoine aura alors en mains les données du macroinventaire, une opération en cours depuis 1976 destinée à recueillir un ensemble de renseignements sur l'histoire des régions, leur habitat, leur architecture.et l'art de vivre de ses habitants.A ce moment-là, la Direction générale pourra répondre à une question posée depuis 1937, date à laquelle M Gerard Morrissette entreprenait seul avec des moyens limités «un inventaire complet, raisonné et méthodique» des oeuvres d'art du Québec La réponse ne prendra pas la forme d'un traité sur le patrimoine des Québécois, ni d'une encyclopédie savante.Elle aura plutôt la forme d'un ouvrage de références comportant des photographies, des dessins, des cartes, des fiches.des bibliographies,"des notes et des entrevues avec quelques personnes ressources.Elle sera suffisante pour donner les caractéristiques d'une région, pour situer un momument dans son environnement physique et historique et surtout pour donner des pistes de recherches aux chercheurs ou aux professionnels de l’aménagement du terri- II.n'y a pas lieu, madame.d'Isabelle Robert, était officiellement lancé par ¦ les éditions du Remue-ménage •au midi-minuit organisé à ; J'UQAM par les' travailleuses ¦ du Québec et des groupes féministes à l’occasion de la «ajournée internationale de la J ’ femme.*j* Ce petit livre de 85 pages *|qui se lit d'un trait, dans la «'joie puis avec une infinie tris-hôtesse doublée d'un immense •«•sentiment de solidarité avec •^toutes les femmes confrontées r>à cette terrible épreuve, est le {^récit vérité d'une femme de 37 r»ans qui désire ardemment un j^enfant et qui raconte avec -beaucoup de sensibilité et une "jrare franchise sa grossesse qui -a débuté dans l'euphorie pour ;^se solder par un drame, L en-«c.fant qu elle a porté pendant !*beuf mois dans l'allégresse, «onais aussi avec une certaine «.angoisse commune à toutes ,*4es femmes enceintes, est mongolien.'.Ce drame aurait pu être - Récité si le médecin n'avait pas • 'xéïüst-1 le* leSi’ue’ V armmocen-tèse («Non.il n'y a pas lieu, LUXUEUX MANTEAUX OE VISON 1 "Black Diamond" en peaux allongées, petit I mâle, de qualité CANADA I MAJESTIC.' 1 pour $3,350.| 400 ouest.| bout de Maisonneuve, I Suite 400.Montréal.Québec H3A 1L4 -\I514) 845-9857 Le Québec en 200,000 photographies Y toire préoccupés par un potentiel patrimonial.A la fin de l'étape de la cueillette des renseignements du macro-inventaire, la banque de données contiendra plus de 200,000 photographies aériennes du patrimoine architectural, aes renseignements de base sur chaque comté municipal, une étude des paysages architecturaux de tous les comtés, des enquêtes ethnographiques dans les municipalités et l’inventaire de 3’,500 églises et de leurs oeuvres d'art.En milieu urbain, la cueillette des renseignements a procédé d une façon différente puisque le recours syté-matique à la photographie aérienne demeurait impossible.Avec le concours du Centre de recherches en innovations urbaines de l’Université de Montréal, une méthode de travail s’appuyant sur des cartes de quartier constituées de signes et de couleurs permet de repérer et de voir les caractéristiques architecturales du milieu.Pour la réalisation du macro-inventaire en milieu urbain, une opération plus lente et plus difficile à réaliser qu'en milieu rural, la Direction générale du patrimoine a eu recours aux administrations municipales dans le cadre de protocoles d'entente destinés, éventuellement, à la préparation de règlements municipaux de sauvegarde et de mise en valeur du patrimoine C'est ainsi que le Service d'urbanisme de la ville de Montréal a constitué une équipe de recherche qui vient de se mettre a t'oeuvre.«Pris comme un tout, le macro-inventaire présente à ses utilisateurs la richesse patrimoniale du Québec» nous dit M.Henri-Paul Thibault, responsable à la Direction générale du patrimoine, de la conduite du macro-inventaire.«Cela peut permettre d’agir avec efficacité dans le cas de grands projets comme la construction d une autoroute, de lignes de transmission d’électricité, de pipeline ou lors de développements ’ urbains ou ruraux.La banque de données peut aussi servir de point de départ à des études plus poussées effectuées par les chercheur de divers ministères ou universités.Sur le plan local, dans chaque comte, c’est un outil de travail sans égal pour les municipalités, les architectes, urbanistes ou ingénieurs, les sociétés locales, les écoles et l'industrie touristique».L'instrument de travail que représente le macroinventaire, déjà fort avancé dans la plupart des régions, arrive à temps puisque, en vertu de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme (loi 125) le gouvernement québécois s’est engagé à informer les municipalités régionales de comté de tous les projets et interventions qu’il prépare.Dans la confection d'un schéma d’aménagement régional, un instrument comme le macroinventaire devient indispensable et, par sa qualité et son efficacité, permet au patrimoine d'occuper dans les préoccupations des planificateurs une place aussi importantes que les données sociologiques ou économiques.Bien que l'opération soit déjà bien engagée et progresse à un rythme satisfaisant, le macro-inventaire pose encore quelques problèmes importants: il ne comporte pas à proprement parler un relevé systématique des paysages naturels et une évaluation de leur qualité: on a- pas encore résolu le problème du traitement et de la diffusion des données qu'il*contient.Pour l’heure, les données du macro-inventaire sont disponibles à la Direction générale du patrimoine; une copie microfilmée de tous* les dossiers, sauf les photographies, se trouve en dépôt dans les bureaux régionaux du ministère des Affaires culturelles.Il y aurait lieu de songer à distribuer ces données dans les principales institutions d'enseignement et, pour la partie qui concerne leur territoire, dans les bibliothèques municipales.¦ Nicolet — L’inspecteur en bâtiment de la ville de Nicolet vient de faire parvenir aux ministères des Affaires culturelles, de la Justice et des Travaux publics un avis les enjoignant de s'engager à réparer Te Petit séminaire de Nicolet sans quoi l'administration municipale ordonnera la démolition de l’immeuble dans les 30 jours.S’appuyant sur le règlement municipal de construction, l'inspecteur en bâtiment, M.Jacques Brochu, informe le propriétaire du Petit séminaire.le gouvernement du Québec, que les murs menacent de s’écrouler à la première bourrasque violente ou sous l’effet d'une secousse sismique, «si petite soit-elle».Détruit par un incendie depuis mars 1973, le Petit séminaire de Nicolet, qui loge l'Institut de police, est demeuré en ruine et sans aucune protection.«Nous avons sagement attendu que le propné- Jie.w écombres a été fait depuis ce temps et de nombreux débris jonchent encore le site.Ce qui est pire, c’est que les ouvrages de maçonnerie, murs et cheminées, ont été laissés sans protection et que, ainsi affaiblis par l’érosion, le gel et l’absence de supports latéraux, ils constituent désormais une menace pour la sécurité du public».Selon cet avis, le propriétaire doit informer l’administration municipale avant le 4 avril de son intention ferme de réparer l’immeuble d’ici un an.Sans cet engagement, l'administration municipale n'a d’autre choix que d'ordonner la démolition d'un immeuble reconnu monument historique.L’intervention de l'administration municipale s'inscrit dans le cadre d'une campagne de pression articulée par un comité local pour la reconstruction du Petit séminaire de Nicolet.Le Comité a lancé une pétition, entrépris une campagne de sensibilisation auprès des anciens et, le 27 mars, soulignera l’anniversaire de l'incendie par une manifestation particulière.¦ Classement — Le ministre des Affaires culturelles, M.Denis Vaugeois, vient de clas- l Viî ' wÿ'Y-w ef" | / « nnnilfiHin J • La photographie aérienne permet d'avoir une vue d'ensemble des lieux et domaines patrimoniaux Dans les opérations de macro-inventaire, la Direction générale du patrimoine y a recours systématiquement Notre photo montre le domaine seigneurial de l'île-aux-Grues.classé site historique récemment.Le domaine, construit dans la seconde moitié du XVille siècle, comprend un manoir, un fournil et un bâtiment de ferme, tous érigés en bois.(Photo Inventaire des biens culturels) ser à titre de monument historique l'église Sainte-Famille de l’ile d’Orléans.Il s'agit du plus grand édifice du culte du régime français qui nous soit parvenu jusqu'à nos jours.Elle est aussi la plus ancienne église à deux tours et la seule avec trois clochers en façade.Construite en 1743 et en 1747 sur un plan en forme de croix latine, l'église Sainte-Famille est demeurée dans un bon état de conservation, sans modification de son plan au sol.La façade possède des caractéristiques uniques: un portail surmonté d une grande fenêtre, cinq niches et des oculi.Le clocher principal, construit pour la première fois en 1748 par Gabriel Gosselin, un résident de la paroisse, a été retouché deux fois par la suite.Au début du.XIXe siècle.le charpentier Olivier Vil- ler a érigé les deux clochers latéraux sur les tours qui n’avaient servi, jusque là, que de cages à escalier.Les principaux éléments de la décoration intérieure datent du début du XIXe siècle: en 1812, Louis-Bazile David réalisait une coûte à caissons et, entre 1821 et 1825.Thomas Baillargé de Québec exécutait le retable du maître-autel et les autels latéraux.¦ Reconnaissance — Les archives du journaliste Joseph-Amédée Denault font désormais partie des collections de documents reconnues bien historique.Ce fonds d'archives se compose de correspondance entre ce journaliste des journaux et des personnalités en vue du début du XXe siècle.Joseph Amédée Denault (1870-1939) a dirigé le journal Le Pionnier, la Croix du Canada et L’Ami du colon en faisant de la colonisation, de la langue française et de la religion ses principaux sujets.Apres 1910, il dirige le secrétariat général des Oeuvres de l’action sociale catholique Le fonds d’archives se trouve à la bibliothèque générale de l'université Laval.Un rendez-vous dans le Vieux Port — L’Association Le Vieux port tiendra une assemblée générale le mercredi 26 mars à 19h00 au 329 rue de la Commune ouest.En cette occasion, l’Association se propose de faire le point sur le projet de réaménagement du vieux port de Montréal et sur le projet d’une cité du cinéma en préparation à l’administration municipale.FEMININ PLURIEL _______;____ «Il n’y a pas lieu, madame.» madame»), si l'auteur avait été plus informée, si elle avait insisté encore plus, si.Nous avons rencontré Isabelle Robert (c’est un nom d'emprunt).Elle a maintenant 40 ans Elle porte toujours le fardeau de cette épreuve que rien ne pourra jamais effacer, mais c'est une femme qui connaît aujourd'hui îa joie d’avoir mis au monde un enfant sain, rayonnant de santé, une femme qui a eu le courage de recommencer, qui a écrit ce livre «pour s'exorciser», mais aussi pour évitei à d’autres femmes de vivre pareil cauchemar On commence à parler de plus en plus à la radio, à la télévision.dans les média d’information du test de l’amniocentèse.un des moyens diagnostiques les plus avancés, à ce jour, pour détecter, avant la naissance, la présence réelle ou éventuelle de maladies génétiques chez le foetus humain.Une petite quantité de liquide amniotique, dans 1 lequel baigné le foetus, est recueillie et analysée en laboratoire.Ce prélèvement, appelé amniocentèse génétique, se fait autour de la seizième semaine de la grossesse.«A ce moment, explique Isabelle Robert, il se trouve suffisamment de liquide dans l'utérus et, compte tenu du délai de deux, trois, parfois quatre semaines d'attente des résultats, il demeure encore possible d'interrompre la grossesse si le foetus est atteint d'un problème génétique grave.Il y a des couples qui vont refuser l'amniocentèse pour des raisons morales, le respect de la vie et l'intégrité du foetus.Je respecte leur position, mais ça n'infime pas la mienne.J'aurais voulu qu'on me laisse dérider et non le médecin dé- EÜROPCAR' "L'Europe «n automobile" Plan achat-rachat • location Cltroan - Ranault - Simca • Paugaot - atc.Ventes hors taxes Marques européennes Location ' calavanes- campers Permis de conduire international Billet avion air-auto EUROPC AN 1176 rueDrummc Montréal.T6I.: 861-0200 Permis 13868252-0280 cider à ma place.» Dans la postface ajoutée à la fin du livre par les éditions du Remue-ménage, on signale qu'une étude canadienne qui s’est poursuivie de 1971 à 1977 (Conseil de recherches médicales.rapport no 5.1977, Ottawa) établit que sur 466 amniocentèses pratiquées au Canada de 1972 à 1975 en raison de l'âge de la mère, lorsque cet âge se situait entre 35 et 39 ans, un foetus sur 250 était atteint du syndrome de Down: passé 40 ans, la fréquence s’élevait à un sur 27.Dans un ouvrage américain paru en 1976, Pregnancy after 35, on donne pour les Etats-Unis les statistiques suivantes en ce qui touche la fréquence des cas de mongolisme: de 20 ans à 35 ans: un sur 2,300; de 35 à 39 ans: un sur 64 et de 40 à 44 ans: un sur 39.Au Québec, seul Montréal possède un certain nombre de centres hospitaliers qui font le prélèvement, mais sans analyse.En milieu francophone, les hÔDjtaux.Maisonneuve., Not^e-Dame, Saint-Luc, Sacré-Coeur pratiquent le test, mais tout est acheminé pour fins d'analyse et de diagnostic à l’hôpital Sainte-Justine qui possède la plus grande expérience dans le domaine.Du côté des hôpitaux anglophones, le Montreal General Hospital, le Royal Victoria et, depuis peu.le St.Mary s Hospital effectuent également les prélèvements, alors que cette fois l'analyse est faite au Children Hospital.La ponction du liquide am-miotique, ou amniocentèse, n'est ni très longue, ni particulièrement douloureuse (une douleur qui ne serait pas supérieure à celle provoquée par une injection ordinaire, dit-on) et les risques pour le foetus sont mineurs: dans 3% des cas étudiés, on a assisté à un avortement spontané ou à la mort du foetus dans les quelques semaines suivant le test.Mais, rapportent les éditions du Remue-ménage dans la postface, l’importance de cette statistique serait minimisée, sinon annulée, si l'on tient compte du fait que de 3 à 4% des grossesses se terminent par une fausse-couche après la seizième semaine.Ce livre est à la fois un cri de révolte et un cri de joie.Si «Il n’y a pas lieu, madame» dénonce dans ses 20 dernières pages la duperie dont sont victimes les femmes qui mettent aveuglément leur confiance dans certains médecins-gynécologues-obstétriciens qui parlent sur un ton doctoral et d’autorité que n’osent contester les patientes moins informées ou moins aguerries, la première partie du récit exalte la vie.Isabelle Robert raconte sa grossesse comme cela s'est rarement fait jus- au’à maintenant: elle exprime ans toutes ses nuances le rapport intime qui s’établit entre son corps et l’être qu’elle porte, les modifications de ses relations avec le monde extérieur, son mari, ses amis et sa famille^ son travail, son milieu.“C'est malheureux qu’il, y ait tant de choses positives qu’on ne raconte pas.j’écris tout le temps, je prends des notes pour moi.J’ai tenu à le f3ke_npo/ianL,nM„°£essses9.je ne savais pas encore ce qui se préparait.Ma grossesse a été très heureuse.Je voulais me rappeler de ça.Peut-être que je n’aurais pas pensé d’en faire un livre s’il n’y avait pas eu un drame au bout.on écrit mal sur les choses heureuses.» Le livre était terminé un mois après la naissance de son premier enfant: «Je ne pouvais garder en moi cette révolté: il fallait que je m’en libère.ça été ma façon, à moi, de le faire.» Ce n’est toutefois que deux ans plus tard qu’Isa-belle Robert a décidé de le publier: «Il y avait de l’information à donner qui était bloquée.j'ai senti une obligation de faire profiter les futures mères de ce cauchemar qui aurait pu être évité si j’avais été mieux renseignée.» A son récit qui a été pour elle une thérapie en même temps qu'un exorcisme, l’auteur a ajouté l’épilogue et, en collaboration avec les éditions du Remue-ménage, la postface sur l'amniocentèse et les questions qui se posent: «Mon expérience aura au moins servi à en aider d'autres.» Un livre à lire et à diffuser largement.A l’occasion de la journée internationale de la femme, le sous-ministre adjoint au ministère de l’Education, M.Roland Arpin, a lancé officiellement le programme d'orientation pour les adolescentes, Vire-vie.Déjà expérimenté, évalué et révise, Vire-vie, le programme d’orientation scolaire et professionnel des étudiantes de secondaire III, IV et V mis de l’avant par le Conseil du statut de la femme, connaîtra enfin une diffusion à travers les écoles du Québec.En attente depuis plus d’un an, ce programme d’animation a pour but de sensibiliser les étudiantes à l’importance grandissante du travail dans la vie des femmes et à élargir leur choix professionnel.Il met les étudiantes en contact avec des situations que vivent les femmes d’aujourd’hui et les incite à explorer plus amplement leurs intérêts et les différentes possibilités de f îcrrnâvîOi rtc a~ sc~pfeparer ^ a assurer leur autonomie pécuniaire.Profitant de la journée de la femme, samedi, le Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM), a fait connaître publiquement son opposition aux ambitions au maire Drapeau d’accueillir à Montréal le concours de Miss Univers.«Si M.Drapeau s'intéresse tant à la beauté, dit le RCM, nous lui suggérons de consacrer ses énergies et le-peu de ressources qui demeure aux finances municipales pour la cultiver en ville et dans les quartiers par des politiques visant à enrayer la dégradation des milieux et vie.pas seulement en y parsemant des fleurs éphemeres comme à l’occasion des Floralies)».Le RCM considère que le concours de Miss Univers constitue de la part du maire une insulte à la dignité des femmes et un geste de trop dans le courant sexiste qu'elles combattent.Le Centre d’information et de référence pour femmes • pu Pa 1980 des Pages jaunes des femmes de Montréal.Cette quatrième édition renferme plus de 160 pages d’information permettant d’obtenir facilement des renseignements sur les centres féministes, les centres d’aide aux victimes de viol, les centres d’ac- cueil, les librairies féministes, les groupes culturels et les médias féministes, les groupes de célibataires, de séparées, de divorcées.ou de veuves, les cours offerts à Montréal, etc.On y trouve tout sur tout: les services offerts par ces organismes, l'adresse, le numéro de téléphone.Cet outil de travail indispensable coûte pour les individus $4 l’exemplaire et $6 dans le cas d’une institution.Pour l’obte-• nir, il suffit de s’adresser au Centre d’information et de référence pour femmes, 3585, rue SaintUrbain, Montréal, H2X 2N6.Le numéro de télé-pohne est 842-4781.L’ANGLETERRE, SHAKESPEARE ET VOUS 4 semaines à HASTINGS, en juin • Anglais élémentaire • Anglais intermédiaire • Anglais avancé •Voyages culturels • Excursions • Sports et services connexes COÛT: À partir de $960», TOUT frais COMPRIS (cours, avion, logement, nourriture, excursions, etc.) INSCRIPTIONS: avant le 15 mai 1980 DEMANDEZ NOTRE DÉPLIANT: Cours à l’Étranger Collège de Maisonneuve 3800 est, rue Sherbrooke Montréal, HJX 2A2 Tél.: (514) 254-0462 ou (514) 254-3452 En collaboration avec le C.A.C.F., détenteur d’un permis du Québec 15ème SAISON! 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Comme on y a fait allusion déjà.Il est issu par son père d’une famille ae libéraux; mais par sa mère (les Chassé) il a un héritage de l’Union nationale; son grand-père maternel fut même nommé jugé par Maurice Duplessis.Ces ascendants parentaux expliquent peut-être pourquoi Yvon Pinard a adopté une attitude «apolitique» jusqu’au jour où il est devenu avocat, fl a fait de brillantes études au séminaire de Nicolet et à l’Université de Sherbrooke, où il fut président de l’associa tion des étudiants en droit en 1963.L’année suivante, il entrait dans un bureau d’avocat de Drummondville où se trouvaient des collègues de son petit cousin Bernard, qui était alors ministre dans le cabinet Lesage.Puis peu à peu, il a commencé à faire des discours pour ses amis libéraux, qui l’ont nommé président de leur association en 1968.Après 10 ans de pratique très lucrative, Yvon Pinard a senti que l’embourgeoisement le menaçait et que le temps était venu de se trouver un nouveau défi.Homme très fier, il n’aimait pas l’image de ville plus ou moins fantôme qui était celle de rtrummondville.Et aussi en 1972, il y avait eu la défaite de Jean-Luc Pépin.«J’ai été blessé dans mon orgueil, car cette défaite nous a fait une très mauvaise püblicité.Partout on nous demandait pourquoi on avait battu un aussi bon homme que Pépin.» C’est donc essentiellement pour aider au développement de sa région, explique M.Pinard, qu il est entre en politique en 1974.Son approche à la politique est beaucoup plus marquée par des préoccupations économiques que nationales.Il croit au Canada et rejette «le repli territorial», mais il n’est venu à la politique fédérale pour faire la guerre à quelque mouvement sécessionniste ou souverainiste.«Je suis très Québécois, dit-il; j’attache une grande importance à notre culture et à nos droits et je suis très conscient des injustices du passé.» Il n’en estime pas moins que c’est en atteignant d’abord un mieux-être économique que l’on parviendra à rétablir un meilleur équilibre.Élu par 13 voix seulement en 1974, M.Pinard a connu une sorte de choc parlementaire à Ottawa.Comme député d’arrière-ban, il a trouvé la situation plutôt frustrante.Il s’est même demandé pendant un certain temps ce qu’il était venu faire dans cette ga- lère.C’est précisément cette frustration qui l’a amené à s’intéresser davantage au fonctionnement et aux règlements de la Chambre des communes.Il a pris l’initiative de travailler à une réforme parlementaire, ce qui lui a permis de faire un stage à Londres avec des parlementaires du Commonwealth.Il a ensuite demandé à tra-vailler avec M.Allan MacEachen qui était leader du gouvernement en Chambre et qui était déjà considéré comme l’un des ministres les phis expérimentés, astucieux et doués.Il se mettait donc dans un sillon merveilleusement tracé.De plus, M.Pinard savait en devenant secrétaireparlemen-taire de M.MacEachen en 1977 qu’il aurait souvant l’occasion de parler aux Communes, d’être en contact fréquent avec le premier ministre et par consequent en excellente position pour se faire remarquer, ce qui a parfaite- Yvon Pinard, député de Drummond, président du Conseil privé et leader du gouvernement à la Chambre des communes.(Photo Victor Pelletier) ment réussi d’ailleurs.Dans le comté de Drummond pendant cette période, M.Pinard a créé une petite commotion dansles milieux d’affaires lorsque à l’occasion d’une grève suivie d’un lock-out à la Celanese, la grosse entreprise de textiles de la région, il a sommé la compagnie de traiter la main-d’oeuvre de Drummondville avec plus de dignité.Le nouveau ministre de Drummond se dit tout à fait favorable à l’entreprise privée mais il insiste aussi sur la nécessité de manifester une conscience sociale même dans le monde des affaires.Quoiqu’il en soit, la petite majorité de 13 en 1974 est de- venue 13,000 en 1979; lors des dernières élections générales M.Pinard s’est fait elire avec une majorité qui dépasse les 20,000 votes.Sa nomination au Conseil des ministres a causé peu de surprises à Ottawa.Meme les observateurs anglophones qui souvent connaissent plutôt mal les nouveaux venus francophones président déjà que le député de Drummond possèdent toutes les qualités pour mener une brillante carrière.Dès sa nomination, M.Pinard a ressorti son projet de-réforme parlementaire, celui qu’il avait réussi à faire approuver par le caucus libéral alors qu il était sur les banquettes arrières, et il ne fait pas le moindre doute qu’il va tenter de le faire accepter par l’ensemble des députes.Auparavant, comme leader du gouvernement aux Communes il devra voir à l’adoption de plusieurs mesures budgétaires et financières qui traînent depuis longtemps par suite de deux élections générales consécutives.Il y a aussi plusieurs projets de lois dont il faudra s’occuper en priorité.Mais après, c’est-à-dire dans un an ou deux, il cherchera à faire accepter certaines modifications.Par exemple, chaque député a droit de parler pendant 40 minutes lors de la discussion d’un projet de loi en deuxième lecture.M.Pinard croit qu’on pourrait ramener ça à 15 minutes, ce qui inciterait à des interventions plus concises et permettrait à poi les un plus grand nombre de députes de parler.Il voudrait en outre faire siéger la Chambre le matin et donner congé aux députés le soir «pour qu’ils aient des heures normales de travail et puissent connaître leurs enfants».Les commissions parlementaires pourraient toutefois siéger à loisir en soirée.Il désirerait enfin concentrer les travaux parlementaires sur une semaine de quatre jours, sans diminuer le nombre d’heures de séances, ur faciliter les visites dans les comtés.Quand on sait combien il est difficile d'apporter le moindre changement aux règlements des Communes, on peut dire que M.Pinard se trace un programme titanesque.A preuve, en annonçant que l'inauguration du 32e Parlement le 14 avril aura lieu le matin plutôt que l’après-midi comme le veut la tradition, M.Pinard a suscité la colère d’un député conservateur, M.George Hees, qui y a vu un geste de mépris à l’endroit du Parlement.Le nouveau leader du gouvernement en Chambre dit au contraire qu'il s’agit d’un geste symbolique pour montrer que les députés peuvent avoir des heures normales de travail.On peut d’ores et déjà prévoir certains débats animés pendant le prochain Parlement, qui donneront à M.Pinard l’occasion de tester sa force.Selon un comité de 10 spécialistes La fluoruration de l’eau serait dangereuse La fluoruration artificielle de l’eau potable est dangereuse pour la santé publique et le gouvernement du Québec doit mettre fin immédiatement à cette pratique obligatoire sur son territoire.Bien plus, les risques d’empoisonnement par un excès de fluorures sont à ce point graves et répandus que les autorités publiques doivent plutôt mettre en place sans délai des programmes de prévention contre cette forme d’intoxication.A la surprise générale des pouvoirs publics, ce sont là les deux lignes de force qui se dégagent du bilan scientifique le plus fouillé qui ait jamais été effectué au Québec sur les effets du fluor sur la santé des Québécois et de leur environnement.Ce rapport technique de 210 pages assorti de 260 références scientifiques a été rédigé par un comité de dix spécialistes de diverses disciplines qui avait été mis sur pied par le ministre de l’Environnement, M.Marcel Léger.Remis à M.Léger en novembre dernier, ce document n’a pas encore été publié officiellement malgré les demandes réitérées des membres du comité.LE DEVOIR en a obtenu copie par le journaliste André Dubois de Radio-Mutuel.L’authenticité en a été confirmée par le président du comité, le Dr.Benoît Bundock.Ce dernier a été longtemps sous-ministre à l’ancien ministère de la santé publique et à l'Environnement.Il a aussi été président du Conseil consultatif de l’environnement avant de devenir conseiller spécial de M.Léger.«Notre rapport, a expliqué M.Bundock au DEVOIR, est basé tout au long sur des études scientifiques officielles et nous avons tenté de nous en tenir aux faits les moins contestables.» Ce document cite notamment les études qui montrent des surplus significatifs de décès par cancer dans les régions où l’eau est artificiellement fluorée.Les auteurs du rapport soulignent à cet égard que les villes témoins (non fluorées) utilisées dans ces études avaient elles-mêmes un taux de fluor excessif.Le surplus de mortalité par cancer pourrait donc être plus prononcé que les données officielles ne l’indiquent.Le plus inquiétant, disent-ils, est que ces études épidé- miologiques sont confirmées par des tests de laboratoire qui démontrent que l’eau fluorée a des effets mutagènes, c'est-à-dire qu’elle augmente le taux de defauts génétiques dans les êtres vivants, un phénomène qui révèle aussi un effet cancérigène probable.En outre, ils citent de nombreux cas très bien documentés d’empoisonnement au fluor qui ont été guéris simplement en fournissant aux malades de l’eau ordinaire, non fluorée artificiellement.De surcroît, le rapport souligne que le Québec est une des régions les plus fortement contaminées par les fluorures à cause des nombreuses usines d’aluminium.Déjà, disent-ils, les travailleurs de ces industries sont victimes d’empoisonnement par les fluorures et il en va de même de la population voisine, des animaux, de la végétation et de l’environnement en général.Certaines portions du Saguenay soumises aux effluents de l’Alcan possèdent déjà des taux de fluorures excessifs, soulignent-ils, et la végétation locale a été durement touchée par cette pollution.Ils écrivent aussi que le fluor est le polluant le plus dangereux pour la santé, après le bioxyde de souffre et l’ozone.Le document cite aussi une publication parue dans le Bulletin de l'Académie nationale de médecine de Paris selon laquelle les cas de mongolisme sont d’autant plus frequents que l’eau potable est fortement fluorée, dans diverses villes de l’Etat du Minesota, aux États-Unis.Cette donnée n’aurait pas tellement d’importance, écrit-on, si elle n’etait confirmée par les études récentes qui dé- montrent l’effet mutagène des fluorures.En effet, le mongolisme a une cause héréditaire bien connue et la mutagéni-cité permet d’expliquer le lien probable avec cette maladie.Le comité souligne au passage que l’effet cancérigène de l’eau fluorée à été endossé par un tribunal américain dans la cause Aikenhead vs Borough of West View.On souligne en outre la difficulté de surveiller adéquatement le dosage du fluor dans l’eau potable: de nombreuses études démontrent que le taux de fluor peuvent varier beaucoup plus qu’on l’avait cru dans le réseau de distribution.De plus une forte proportion de citoyens absorbent des doses bien supérieures à ce qui était prévu.Enfin, le comité conteste même les études qui démontrent l’effet bénéfique de la fluoruration sur la carie dentaire.Beaucoup d’autres facteurs dont on ma pas tenu compte peuvent expliquer les différences enregistrées, disent-ils.En outre, ils sou- lignent l’impossibilité de démontrer un effet similaire sur les animaux dans des expériences de laboratoire bien contrôlées.Dans ces conditions, disent-ils, la fluoruration artificielle de l’eau potable constitue la plus vaste étude toxicologique jamais entreprise dans l’nis-toire de l’humanité.Or, la population qui sert de cobaye a rarement été invitée à donner son consentement et elle ne eut davantage se retirer de expérience.F tion des étudiants en droit en des membres du comité.ils, est que ces études épidé- vent aussi que Les études post-secondaires: Québec à l’avant-dernier rang Le Québec vient à l’avant- vient à l’Alberta (avec un taux loisirs, reliées à des études années 70, alors qu dernier rang des nrovinces ca- de 49,4%, suivie de près par la nlns noussêes sitaires ont délais?Le Québec vient à l’avant-dernier rang des provinces canadiennes dans un domaine où il tire de l'arrière depuis de nombreuses années: celui des études post-secondaires.En effet, selon une étude entreprise par Statistique Canada qui vient tout juste d’être rendue publique et si les données pour 1977 valent toujours, 34,1% de la population québécoise âgée de 25 à 34 ans possède un diplôme d’études post-secondaires.Dans une bonne mesure, l’étude révèle que plus on vit à l’Ouest plus on étudie.La palme dans le domaine re- vient à l’Alberta (avec un taux de 49,4%, suivie de près par la Colombie-Britannique.Viennent ensuite l’Ontario et le Manitoba.Seul le ^Nouveau-Brunswick fait moins bonne figure que le Québec.L'étude a été menée par la division de l’éducation, des sciences et de la culture de Statistique Canada et elle a porté sur «L’évolution du profil scolaire des Canadiens de 1961 à 2000».Il s'agit avant tout d’une étude prospective visant à faire ressortir les nouvelles habitudes canadiennes, notamment dans le domaine des loisirs, reliées à des études plus poussées.La proportion de la population canadienne qui ne possède pas au moins une fomra-tion secondaire a chuté, confirme le rapport: «En 1961, 44% de la population canadienne n’avait pas poussé ses études au delà de la huitième année.En 1977, la proportion était tombée à 25% et on prévoit qu’elle sera ramenée à 12% d’ici la fin du siècle.» L’étude aborde également la répartition des «genres» de diplômes universitaires et parle de la transformation qui s'est opérée vers le milieu des Avec Delta, une seule escale et vous êtes à Philadelphie! Avec le vol Delta de 15h55 vous êtes à Philadelphie à 18h41, après une seule escale.Nous vous offrons aussi quatre autres vols chaque jour vers cette destination: 7h30,10h40,12h50 et 17h55.Appelez Delta au 337-5520 ou votre agent de voyage.Delta est toujours là.Détenteur d’un permis du Québec.Horaires sujets à changement sans préavis années 70, alors que les universitaires ont délaissé progressivement les sciences sociales pour leur préférer l’administration des affaires, le génie et l’informatique.Statistique Canada prévoit que la situation continuera d’être difficile pour les diplômés en arts ou en «disciplines générales», les techniques offrant plus de débouchés.Par ailleurs, «au Canada, les effectifs scolaires et, par voie de conséquence, la demande d’enseignants, ne devraient pas augmenter avant les milieu des années 80, bien que certains s’attendent à une augmentation moins tardive».Les données contenues dans l’étude de Statistique Canada font rarement la distinction entre les provinces, le sexe et l’âge étant les principales variables.Mais, les diplômés universitaires ne devraient pas être trop en peine de trouver un emploi au cours des prochaines années s’ils acceptent d’être polyvalents et, au besoin, de ne pas travailler dans le domaine de leurs études.Ce sont les plus jeunes qui sont le plus durement frappés par le chômage.Enfin, il est confirmé dans l’étude que le pourcentage du Produit national brut que les provinces consacrent à l’éducation décroît depuis 1970, année du sommet ae la courbe.Les dépenses publiques totales reliées à l’éducation représentaient, en 1950, 2,4% du PNB: 10 ans plus tard elles atteignaient 4,4% puis en 1970 elles comptaient pour 9,0% du PNB.En 1977, elles étaient retombées à 8,07o.Ecole des Hautes Études Commerciales AHihee a I Université de Montreal L’avenir de Montréal, centre manufacturier” Mardi 18 mars 1980 de 18:00 à 19:30 Frank P.Brady Premier vice-président Services généraux Dominion Textile l’entrée est libre amphithéâtre 3068 de l’École des Hautes Études Commerciales 5255, avenue Decelles, Montréal H3T 1V6 pour tous renseignements, téléphoner ou écrire à: Dominique Ferrand, adjoint au secrétaire général.Relations publiques Tél.: 343-3838 prochaine conférence: le mardi 15 avril 1980 L'avenir de Montréal, centre d avenir T.Denis Jotcham Président Montreal Board of Trade Guy J.Desmarais Président Chambre de Commerce de Montréal Pierre Des Marais Président Communauté urbaine de Montréal («cc< 6/36 NUMÉROS GAGNANTS PEU IMPORTE L’ORDRE GROS LOT $492,000.Approximatif-vendredi | 19 | 22 | 30 | 31 6 SUR 6 NOMBRE DE GAGNANTS 0 PRIX 332,289.00 5 SUR 6 100 1,529.50 4 SUR 6 4796 88.60 5 SUR 6 + 4 25,492.20 33 NO COMPLEMENTAIRE S APPLIQUANT SEULEMENTl AU S SUR 6 ?c 28 3 VENTES TOTALES $1,770,289.Y ^ TIRAGE 9.50 ^ ^ 14 mars 1980 NUMERO possibilité de 847983 3 GAGNANTS DE *50, OOO.47983 27 GAGNANTS DE *5, OOO.7983 279 GAGNANTS DE *250.983 2781 GAGNANTS DE *5Ô.83 27810 GAGNANTS DE *5.Tous les billets gagnants de $250.et $50.de la Mini sont encaissables à toute succursale de la BN MlfflüSHMM Le Devoir, lundi 17 mars 1980 le débat référendaire Les universitaires auront du mal à «arbitrer» le débat QUEBEC — Comme si l’heure du choix avait relayé le temps de la recherche, les chercheurs universitaires ont du mal à participer au débat référendaire à titre de scientifiques.Le symposium de l’Université Laval portant sur «le choix» entre le OUI et le NON, qui a avorté en début de week-end, l'a manifesté encore une fois.Présidé par M.Léon Dion, politicologue de l'Université Laval et organisé par un groupe d'étudiants en sciences sociales, le symposium visait à réunir sur une même tribune, suivant un protocole rigoureux destiné à équilibrer les interventions en faveur des deux thèses en présence, représentants politiques élus et chercheurs universitaires.Même si l’on fait abstraction des rivalités partisanes de dernière' heure, puis de la tempête de neige de vendredi matin qui a emballé la minuterie et fini par annuler la deuxième moitié du débat (voir le compte rendu du DEVOIR, livraison de samedi, page 2), l’événement a confirme que les universitaires s’engagent dans ces questions aujourd’hui comme sur un terrain miné et qu’il leur est fort difficile, sinon impossible, de jouer en l’occurrence un rôle d'arbitres, garants de la rationalité.Dès l’ouverture de la rencontre, jeudi soir, M.Léon Dion rappelait la contribution importante de très nombreux chercheurs universitaires au débat constitutionnel, notamment depuis les travaux de la Commission Laurendeau-Dunton sur le bilinguisme et le biculturalisme au milieu des années 60.Ces chercheurs s’engageaient dans trois secteurs de recherche essentiels en cette matière, celui des principes de base de la réforme constitutionnelle souhaitée au Canada et appelée par les crises successives; celui des analyses, en première ligne sociologiques; enfin, celui du cadre juridique, constitutionnel proprement dit, de la réforme envisagée et de son contenu politique.Si les chercheurs ont réussi depuis 15 ans à déblayer le terrain dans les Fernand Daoust et Louis Laberge.(Photo CP) Le conseil général de la FTQ choisit le OUI Au cours d’un congrès spécial qui aura lieu le 19 avril prochain, la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) recommandera aux délégués représentant ses 320,000 membres cotisants de se prononcer en faveur du OUI au référendum.C’est là la décision prise par le conseil général de la FTQ, instance décisionnelle de la centrale entre ses congrès, qui se réunissait à Montréal vendredi et samedi pour faire le bilan de la tournée de la FTQ sur la question nationale, au cours de laquelle elle a rencontré quelque 3,000 militants dans une vingtaine de régions.«Cette recommandation du conseil général en faveur du OUI s'inscrit au coeur des luttes et traditions syndicales à la FTQ.C’est l’aboutissement [TEXACO] TEXACO CANADA INC.PAIEMENT DE DIVIDENDE Dividende d'Actions Privilégiées de Premier Rang, Série A.No.8 Le conseil d administration de Texaco Canada Inc a déclaré un dividende trimestriel de $1 50 par action sur les actions privilégiées de Premier Rang.Sene A, de la corporation rachetables et convertibles.à dividende cumulatif de $6 00 Le dividende devient payable le 20 avril 1980 aux actionnaires inscrits â la clôture des livres, le 3 avril 1980 Par ordre du conseil E J Little secrétaire Don Mills, Ontario Le 22 février 1980 logique de nos multiples prises de position à caractère politique, économique, social et culturel», ont fait valoir MM.Louis Laberge et Fernand Daoust, président et secrétaire général de la FTQ, au cours d'une conférence de presse.MM Laberge et Daoust ont tenu à souligner que la recommandation du conseil général en faveur du OUI, «ne constitue pas un appui de la FTQ au parti québécois, mais le soutien du mouvement syndical à l’affirmation de tout un peuple».«L’avenir du Québec doit dépasser les partis en présence et l'évaluation que nous en faisons», ont-ils noté.C’est samedi le 19 avril, à Québec, au Centre des congrès, que se tiendra le congrès special de la FTQ sur PROBLÈMES dus à l’ALCOOL?• problèmes familiaux?• problèmes professionnels?Peut-être pouvons-nous vous aider.Discrétion assurée AUBERGE DU NOUVEAU POINT DE VUE Rawdon 834-6793 ou 834-3297 la question Nationale.A cause du caractère exceptionnel de ce congrès, les délégations y seront multipliées par trois; entre 2,500 et 3,000 délégués devraient donc y participer.C’est la deuxième fois de son histoire que la FTQ tient un tel congres extraordinaire; la première fois fut en 1964 à l'occasion de la présentation du nouveau code du travail par le gouvernement Lesage.Le conseil général a par ailleurs étayé sa prise deposition d'un certain nombre de considérations, dont celles-ci: 1) La FTQ dissocie sa prise de position référendaire de toute évaluation des formations politiques en cause et s'engage à continuer à articu-lier et véhiculer son projet de société.21 En raison de son identité syndicale et de ses propres aspirations.la FTQ ne s’in-> tégrera pas à un comité-parapluie.3) La FTQ dénonce et lutte contre toute ingérence dans le débat référendaire, ainsi que toute forme de charriage, d’alarmisme et de terrorisme psychologique.4) La FTQ s’engage à défendre de façon particulière les intérêts des travailleurs employés par le gouvernement fédéral et les sociétés de la Couronne.La FTQ exigera qu'elle-même et les mandataires de ses affiliés fédéraux québécois soit partie prenante aux éventuelles négociations sur le transfert et l’intégration de ces travailleurs à la fonction publique et parapublique québécoise, en sorte que 1 intégralité des droits de ces travailleurs soit préservée.* ^%4J ^55- P a ÿ O i# ‘ y deux premiers domaines, note le professeur Dion, ils se sont butés sur le troisième volet de la recherche.Les travaux présentés à Québec ce week-end n’ont fait que confirmer une fois de plus cette dernière impasse.Le professeur Gérald Beaudoin de l’Université d’Ottawa, ex-membre de la Commission Pépin-Robarts, en fournissait vendredi une raison: «La souveraineté ou le cadre fédéral, pour le Québec, sont en soi deux objectifs valables et respectables.C’est une question de choix, d’optique » Le vice-premier ministre du Québec et ministre de l’Education, M.Jacques-Yvan Morin, un expert constitutionnel avant de se lancer en politique active, a expliqué ainsi jeudi soir la difficulté de tenir maintenant un discours rigoureusement scientifique sur le débat en cours: «Voilà peut-être l’un des fruits de la polarisation.Mieux: c’est sans doute que les vrais choix approchent.Cette fois, nous commençons à toucher l’os: c’est le pouvoir (même) qui est remis en cause.» L'homme politique constate que «des structures et les définitions politiques ne sont pas tout.Tout ne peut être absolument rigoureux: nous sommes devant des choix à faire, des choix psychologiques, des choix d’ordre moral».Malgré l’invitation, le Parti libéral n’avait délégué personne pour lui donner la réplique.Vendredi, la centaine de participants (la neige en a forcé une centaine d’autres, dont M.Jean-Paul L’Allier, ex-ministre libéral, à rester chez eux) au symposium, surtout des étudiants universitaires, se sont partagés en ateliers pour entendre les hommes politiques et quelques chercheurs traiter des trois aspects de la question, l’économique, le politique et le socioculturel.Dans l'atelier portant sur l’économie, M.André Ray-nauld.député libéral d’Outre-mont.a fustigé la thèse pé-quiste («L’association n’ouvre qu'à des inconnues»; le Parti québécois propose «un régime d’institutions bloquées» en matière économique) et tenté de montrer que les difficultés économiques du Québec ne sont en rien le fruit du régime fédéral, mais dues à d’autres facteurs, dont les politiques économiques du gouvernement québécois.M.Yves Bérubé, ministre de l’Énergie et des Richesses naturelles du Québec, a présenté «la véritable question», à son avis: «Voulons-nous faire parti d'un pays où c’est l'individu qui compte d’abord (à l’échelle économique) ou les qpllectivités nationales?» Il importe aujourd’hui, selon lui.tpue la collectivité québécoise «puisse fournir le lieu des grands centres de décision de son propre développement économique, plutôt que d’en reporter toute la responsabilité sur les épaules des individus», qui dès lors auraient à quitter le Québec pour se rapprocher des véritables centres de l’action.L’universitaire qui devait porter ici un jugement criti- 3ue sur le projet libéral de fé-éralisme renouvelé n’ayant pu se rendre à la rencontre, son vis-à-vis chargé de critiquer le projet péquiste, le professeur Roma Dauphin de Sherbrooke, a soumis la souveraineté-association à «une grille néo-mercantiliste», pour établir que la prospérité économique du Quebec passe par la résurrection de la vieille coalition Québec-Ontario au sein d'un régime fédéral, laquelle avait fait les beaux jours du Canada d’avant je dernier conflit mondial.Mais tant M.Bérubé que plusieurs étudiants présents, qui jugeaient l’analyse relativement pertinente au strict plan économique, lui reprochaient par ailleurs d’ignorer les dimensions proprement politiques de la situation québécoise et canadienne de maintenant.Dans l’atelier politique, MM.Claude Morin, ministre des Affaires intergouvemementales.et Claude Forget, député libéral de Saint-Laurent, ont exposé les positions opposées de leur formation politique respective.Ensuite, le professeur Gérald Beaudoin a remis en question le projet de souveraineté-association, auquel il a reproché le trop grand manque de précision au sujet des institutions communes Québec-Canada anglais proposées.Ou la thèse péquiste ouvre la voie à un régime confédéral — «un régime souvent éphémère», note le professeur, ou elle présente des incongruités de principe, car «en demandant le mandat de négocier la souveraineté, on accepte implicitement celle-ci» ; mais alors «on ne saurait conditionner l’accès à la souveraineté politique à un accord économique», sans procéder, au préalable, à «une mutation constitutionnelle» du reste fort complexe.M.Beaudoin juge par ailleurs que l'égalité juridique entre le Québec et le Canada anglais, à laquelle aspirent les tenants du OUI, ne saurait se réaliser tout à fait, guère plus, dit-il, qu’on ne la retrouve parfaitement au sein du Marché commun européen ou aux Nations unies, ou cinq pays ont droit de véto au Conseil de sécurité.D’autre part, le professeur Pierre Patenaude, de l’Université de Moncton, s’est livré à une critique vigoureuse du projet libéral de rénovation de la fédération canadienne.Il en a reconnu d’abord les principaux mérites: un meilleur respect du rôle des provinces et de leurs compétences ; une protection accrue des droits fondamentaux des Canadiens ; enfin, un partage plus rationnel des ressources financières à travers le pays.En revanche, il a reproche entre autres au livre beige de consacrer dans les faits «la liberté de choix» dans l’exercice du droit linguistique fondamental en matière de langue d’enseignement, notamment en laissant aux simples directeurs d’écoles anglaises le soin de décider de la langue maternelle des enfants admissibles à l’école en anglais — à défaut de quoi, du reste, l'application d’un critère pareil commanderait un retour aux mesures bureaucratiques similaires aux «tests linguistiques» pratiqués par la fatale loi 22 sur le français.Le livre beige libéral, a soutenu M.Patenaude, ««propose un statut d’Etat bilingue pour le Québec».Il a également critiqué la thèse libérale aux chapitres de l'assurance-chômage (qui resterait de compétence fédérale), des communications et de la culture.M.Patenaude a surtout reproché au texte libéral d’accorder à Ottawa le pouvoir unilatéral d’intervenir excep- Le professeur Léon Dion tionnellement quand l’intégrité et la sécurité de l’Etat canadien ou d’une province est menacée, ce qui autoriserait le fédéral à mettre hors-la-loi un parti, voire un gouvernement, indépendantiste au Québec.Enfin, dans l’atelier socioculturel, les interventions «magistrales» se sont succédées sans liens ni débat.M.Denis Vaugeois, ministre des Affaires culturelles du Québec, a insisté sur le fait que les réclamations du Québec en matière culturelle dépassent de loin le domaine des «arts», mais portent sur «une manière d'être dans tous les domaines», en quoi on observe «des chevauchements à n’en plus finir» entre le fédéral et les provinces dans le secteur culturel.M.Jean-Claude Rivest, député libéral de Jean-Talon, reconnaît qu’en optant pour le fédéralisme et pour «une société moderne», le Québec doit «sacrifier un peu au culturel au sens propre».Mais le député estime que le régime fédéral «favorise un épanouissement plus large de notre culture», notamment en accordant aux créateurs québécois «un plus grand bassin financier.le nerf de la guerre».Enfin, Mme Sheila Arno-poulos, journaliste et professeur de sociologie, a dénoncé le retard du Canada, en regard des États-Unis, à respecter ses (Photolaser CP) groupes minoritaires comme entités collectives autrement qu’en favorisant leurs manifestations folkloriques.Elle a expliqué que le Québec tirait à son tour de l’arrière par rapport au Canada anglais à cet égard et singulièrement depuis la proclamation de la Charte du français.Pour accorder une juste présence des groupes minoritaires dans la fonction publique et parapublique, et pour les servir honnêtement dans tous les domaines (sécurité sociale, etc.), il faudrait davantage qu’une charte des droits individuels: ce sont des collectivités minoritaires qu'il faut protéger, a dit Mme Arnopou-los.Le Regroupement des femmes ne boycottera pas le référendum Après trois heures de délibérations, une quarantaine de membres du Regroupement des femmes québécoises réunies en assemblée générale spéciale à Montréal, samedi, ont rejeté une proposition les invitant à annuler leur bulletin de vote au référendum pour y inscrire à la place du OUI ou du NON le mot «femme», exerçant ainsi leur pouvoir politique.Cette proposition soumise par le comité sur le référendum du RFQ n’a pas obtenu les voix nécessaires, plusieurs participantes ne pouvant se résigner à perdre leur droit de vote à un moment historique, d’autres ne voyant aucunement l’utilité de poser un tel geste.Le comité sur le référendum avait reçu, lors d’une assemblée générale tenue les 17 et 18 novembre dernier, le mandat de soumettre aux membres, à une assemblée spéciale devant être tenue en mars, les priorités, moyens d’action et stratégies proposés par le comité en vue de mettre sur pied une campagne de firession en coordination avec es autres groupes féministes avant le référendum.La proposition ayant été rejetée, aucun moyen d’action n’a été ar- rêté, la campagne ayant été uniquement définie en termes du «Votons femmes au référendum».«On nous propose un État souverain, disait la proposition, alors que 52% de la population, c’est-à-dire nous, les femmes, ne sommes même pas souveraines.De plus, on nous laisse croire que dire OUI aujourd'hui à la souveraineté nationale, c’est automatiquement se voir accorder demain noire libération de femmes.Or, l’histoire est éloquente: aucune lutte de libération nationale ne s’est faite sans la participation active des femmes; aucune lutte de libération nationale ne s’est faite sans promettre aux femmes satisfaction future à leurs demandes.Et une fois l’indépendance réalisée, on les retourne sans ambages à leurs rôles traditionnels, même si on leur concède quelques droits dans le marche du travail.Fondamentalement, leur situation reste la même.» À titre d’exemples, on a cité le cas des Mexicaines, Chinoises, Algériennes, Vietnamiennes.Même si les participantes ont reconnu la nécessité de constituer une voix.féminine politique et d’exercer un véri- table pouvoir politique pour que l'on donne suite à leurs revendications, l’enjeu de la proposition est apparu à plusieurs trop gros.«Si je mets le mot «femme» sur mon bulletin de vote, qui en profitera?Les tenants du NON alors que je veux dire OUI ou vice versa?» «Écrire NON, c’est être contre le gouvernement qui jusqu’ici nous a le plus aidées, nous les femmes, même si ce qu'il a fait demeure infime.» «On ne saura pas combien de femmes ont annulé leur vote de cette façon : ce sera du temps perdu en plus d’avoir laissé passer une occasion qui ne se représentera peut-être plus jamais».Plusieurs ont dit qu'elles n’étaient pas intéressées à entrer dans ce qu’elles ont qualifié de processus de chantage.Au sein même du comité du référendum composé de six membres dont au moins une des initiatrices du RFQ qui a été créé en 1978.la déception a été grande et on peut s'attendre dans les prochains jours à des démissions.Pour certaines d’entre elles, le Regroupement ne répond plus aux raisons mêmes pour lesquelles il a été créé: «Nos luttes et celles de toutes nos soeurs, peut-on lire dans la plateforme du RFQ, ont été menées avec ardeur, mais ont Marcel Henry élu président de la SSJB de Montréal lument indispensable de nous regrouper dans des actions politiques de masse et de favoriser l’avènement d'une véritable solidarité des femmes.» Or il semble que l’on s’éloigne de plus en plus de cet objectif du début.En outre, le RFQ éprouve depuis plusieurs mois des difficultés de mobilisation.À l’assemblé générale du mois de novembre, on n’avait pas réussi à obtenir le quorum nécessaire et à l’assemblée d'hier.au plus fort de la journée, il n’y avait qu'une cinquantaine de femmes.Il nous a été impossible d'obtenir un chiffre précis quant au nombre actuel de membres du Regroupement: il se situerait aux environs de 400, mais une cinquantaine seulement seraient actifs.Réunis en assemblée générale hier matin, les comités de base ont retenu trois priorités d'action pour les mois à venir; le travail rémunéré, le travail invisible (celui des femmes à la maison) et la violence, plus particulièrement la pornographie.M.Marcel Henry, qui a occupé depuis sept ans divers postes au conseil général de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, dont ceux de trésorier de vice-président, a été élu en fin de semaine le 75e président général de cette société nationale fondée en 1834.Comptable de son métier, il cèd e à M.Jean-Marie Cos-qui a complété trois succê sette mandats annuels à' la tête de cet organisme qui compte 16,000 membres et qui participe activement à la campagne du OUI au référendum.Par ailleurs, les représentants des 25 sections au con- grès de la SSJB ont adopté à l'unanimité une résolution fort élaborée par laquelle ils soulignent l’impérieuse nécessité d’un appui massif au gouvernement du Québec dans son projet référendaire.Ils s'engagent à voter OUI à la question posée et ils invitent le peuple du Québec à accorder à son gouvernement le mandat que celui-ci demande.Les délégués ont également adopté une résolution demandant à Pro-Canada de rembourser les souscriptions reçues de tous les organismes para-gouvernementaux pour sa campagne du NON au référendum.Les délégués ont également adopté une résolution demandant à la direction du club de hockey Canadien et aux actuels propriétaires du Forum, la Brasserie Molson.de prendre sans délai les dispositions nécessaires pour faire du français la langue des communications publiques au forum.On allègue que c'est maintenant le cas au Colisée de Québec où la langue française est maintenant souveraine, grâce à Me Marcel Aubut qui a défendu cette cause.NAISSANCE POTTER Simon et Sandra sont fiers d accueillir Dominique Marie, née le 11 mars à l'hôpital Montreal General, une soeur pour Brian.Remerciements au Dr.De Koos et à tout le personnel de l'hôpital.Seuls les membres de la Corporation professionnelle des évaluateurs agréés du Québec peuvent porter le Le débat référendaire pourrait n’avoir été que perte de temps À cause de la nature «tellement vague et confuse» de la question référendaire, le gouvernement fédéral et les premiers ministres provinciaux attendront vraisemblablement jusqu'aux prochaines élections au Quebec avant d'entreprendre toute négociation sur des changements constitutionnels.C'est ce qu’a déclaré, vendredi, le chef du Parti libéral du Québec, M.Claude Ryan, devant un auditoire étudiant de l’Université McGill.«Et si, comme je l’espère, nous sommes élus, toute cette affaire aura été une perte de temps», a-t-il dit, en parlant du présent débat sur la question à l'Assemblée nationale.Si la question du gouvernement québécois, réclamant un mandat pour négocier la souveraineté-association, demeure inchangée, a affirmée M.Ryan, deux ou trois années pourraient être perdues avant que ne puissent s’entamer des négociations cohérentes sur la constitution.Le leader libéral a souligné une fois de plus que le gouvernement devrait demander aux électeurs: «Etes-vous pour ou contre la souveraineté politique du Québec?».Si cette question était posée, et que 70 pour cent des Québécois y répondaient par l’affirmative, a dit M.Ryan, alors les hommes politiques canadiens seraient obligés de respecter ce résultat, et tous les futurs premiers ministres provinciaux devraient faire de même pour les 20 prochaines années.titre d'évaluateur agréé ROGER MORIN, ing„ e.a.' Les Estimateurs Associés Inc.400, boul: Labelle , Suite 200 Chomedey, Laval, H7V 2S7 687-4521 * FAMEUX CENTRE DES CURES DE SANTÉ anti-stress Cure de 5 jours à Pointe du Lac rens : 1-819-377-2081 (trais «Iras acceptas) (antra 2 h at S h p.m.) J V le débat référendaire Le Devoir t lurjdl 17 mars 1980 ¦ 5 Quelques extraits du débat qui se poursuit depuis le mardi 4 mars à l’Assemblée nationale sur le libellé de la question référendaire.Les discours dont ces extraits sont tirés ont été prononcés au cours de la journée de jeudi.FERNAND LALONDE (PLQ-Marguerite-Bourgeoys) Non à la fausse égalité COMPARONS cette égalité slogan fondée sur une souveraineté d’occasion avec la proposition d’égalité du Parti libéral.L’égalité des peuples français et anglais au Canada est un principe sacré, fondamental, sans lequel aucun espoir d’un Canada n’est permis.Nous le réaffirmons solennellement dans notre proposition constitutionnelle.Aucun Québécois, aucun Canadien, aucun être humain ne saurait considérer, ne serait-ce qu’un instant, la possibilité d’accepter librement un statut politique inférieur soit sur le plan individuel, soit sur le plan collectif.Trop d’hommes et trop de femmes ici bas doivent accepter, par la force ou la violence, l’humiliation de la domination.Nous avons la chance unique de pouvoir choisir librement un statut d’égalité avec nos concitoyens.Alors, choisissons le meilleur statut d’égalité.Ce que nous proposons, c’est que cette égalité des peuples soit inscrite dans la constitution.La constitution, c'est au-dessus des gouvernements.C’est au-dessus des Parlements.C’est au-dessus des cours de justice qui doivent simplement l’appliquer.Cela ne peut pas se déchirer comme un contrat d’association économique lorsque cela ne fait plus l’affaire d’un des partenaires.Au niveau de la charte des droits inscrits dans la constitution, l’égalité est solennellement affirmée.Au niveau des institutions politiques, l’égalité y est tellement affirmée qu’on prévoit même des comités dualistes lorsque nos droits sont concernés.Au niveau du partage des compétences, l’égalité des peuples est reflétée aussi à tous les niveaux.Ce qui est encore peut-être plus important, c’est l’égalité de tous les citoyens aux niveaux économique et social assurée par la péréquation maintenant inscrite dans la constitution suivant le Parti libéral.En effet, la péréquation actuelle est celle que nous, du Parti libéral, proposons d’inscrire dans la constitution même d’un nouveau Canada.Elle assure l’égalité économique et sociale individuelle de tous les Québécois avec tous les Canadiens.Or, cette péréquation disparaît fatalement avec la séparation et on sait que le produit intérieur brut du Québec se situait en 1977 — il n’y a pas tellement longtemps — à 89% de celui du Canada, $8,098 par habitant, alors qu’au Canada, c’est $9,119, il y a un écart de 11%.Si on le compare à l’Ontario.il y a presque 20%.C’est à un appauvrissement brutal, inévitable et automatique de 10% à 20% que chaque citoyen du Québec serait condamné le jour même de la proclamation de l’indépendance, (.) Fernand Lalonde Yvon Brochu Au plan de l’égalité des peuples, le projet libéral est infiniment supérieur au projet jpéquiste et beaucoup plus avantageux pour les Québécois.Voilà une excellente raison de dire non.L égalité péquiste, c’est l’égalité des gouvernements.L’égalité libérale, c'est l'égalité de tous les Québécois et voilà la raison pour laquelle je vais dire non à cette question.YVON BROCHU (UN-Richmond) Un corridor étroit LE libellé de la question fixe un corridor étroit qui débouche sur la souveraineté du Québec.Si les Québécois doivent risquer maintenant un peu de se «piler» sur les pieds, dans ce corridor si étroit qu’est celui de l’actuel référendum.c’est que le gouvernement du Québec a choisi de limiter tout le débat à sa seule patinoire à lui, à sa seule option, à lui, à laquelle on ne peut que dire oui ou non, plutôt que de présenter différents choix.Il ne s’agit donc pas pour les Québécois de choisir, mais de dire oui ou non au choix d’un seul parti politique.Comment prétendre, comme on l’entend, qu’en face de cette question, il n’y a plus d'unionistes, il n’y a plus de cré-ditistes, plus de libéraux, qu’il n’y a même plus depéquistes, mais qu’il n’y a que des Québécois enfin désireux ae prendre en charge leur avenir?Comment alors prétendre, à cette forme d’angélisme soudain, où les partis politiques doivent disparaître comme par # La Chambre de commerce de Montréal Déjeuner-causerie hebdomadaire Le mardi, 18 mars 1980 M.PIERRE BOURQUE Horticulteur en chef des Floralies internationales de Montréal- Titre: “Impact économique des Floralies sur la qualité de vie des Montréalais” Hé tel Windsor 12h30 Le public est admis Billets à l’entrée $11.Des carnets d’abonnement sont également disponibles $90.Renseignements: 866-2861 Association des Conseils en francisation du Québec Michel Plourde, Président du Conseil de la langue française prononcera une conférence intitulée "Le rôle du Conseil de la langue française" le jeudi, 20 mars prochain, à 12:00 heures.Ce déjeuner-causerie, organisé par l’A.C.F.Q., aura lieu à l’Hôtel Régence Hyatt, au salon le Cartier.Prix du billet: $15.00 membres $20.00 invités Réservations: (514) 842-5431 poste 284 Avant 17:00 heures le 18 mars 1980 enchantement, alors que la question même est l’expression claire et nette de l’objectif principal, de la raison d’etre fondamentale d’une formation politique, soit la souveraineté du Québec?En d’autres termes, c’est impossible de mettre de côté les partis politiques, face à cette question, parce que la question n’est pas autre chose que l’expression directe du programme politique d’un parti, parce qu’on l’a ainsi voulu et qu’on a continué de le véhiculer de la même façon.D’ailleurs, comment pourrait-il en être logiquement autrement, dans les circonstances actuelles?Comment un gouvernement issu d’un parti politique avec un objectif précis pourrait-il, dans un référendum, poser une question qui irait a l’encontre du programme politique de son propre parti ou qui n’irait pas exactement dans le même sens que ce programme?C’est impossible.Autrement dit, c’est impossible, maintenant que le Parti québécois pose une question, qu’elle ne soit pas le reflet exact de son programme et de sa raison d’être; c’est sa propre logique, il a le droit de le faire et il est conséquent avec lui-même.S’il en était autrement, le gouvernement serait alors accusé publiquement par ses propres militants, qui se sentiraient à juste titre abandonnes et reniés.Or, ce n’est pas le cas et je n’ai entendu nulle part, face à la question, un membre du Parti québécois qui crie son désenchantement à l’actuel gouvernement pour ne pas respecter ses objectifs; et c’est normal qu’il en soit ainsi.Le gouvernement est conséquent et logique, face à son histoire, à son option et face à ses partisans.RODRIGUE BIRON (Ind.-Lotbinière) Pourquoi je dis Oui Al’instard même d'un bon nombre de Québécois, j’aurai vécu, je le reconnais, un temps d’hésitation avant d’en arriver avec fermeté à la position qui est mienne et qui sera mienne tout au long du débat référendaire sur l’avenir du Québec.M.le Président, peut-être également qu’ici, à l’instar de femmes et d’hommes du Québec, j’aurai vécu, j’en conviens, un chemin sinueux, fait d’apparentes contradictions, marqué, chose certaine, au coin ae tiraillements réels.Oui, j’aurai vécu un cheminement laborieux: d’autres Québécois devront en vivre autant, si l’on doit en arriver à un consensus au Québec.¦ ¦ ¦ J’ai été jusqu’à tout récemment, tous voudront le recon-’ naître, à tout le moins, un fédéraliste impatient, certainement un nationaliste reconnu.Peut-il en être autrement quand on assume vraiment la direction d’un parti qui a nom Union nationale?Dorénavent, j’assume complètement l’histoire et l'héritage de mes prédécesseurs en me prononçant de façon irréversible pour le oui, un oui au désir d'en arriver, avec le reste du Canada, à la négociation d’une nouvelle entente p’olitique fondée, cette fois, sur l’égalité juridique de deux peuples ou des prolongements des deux peuples fondateurs du Canada: un oui à une période de négociations sérieuses, intenses et d’égal à égal, pas plus, mais pas moins, entre le Québec, d’une part, et le reste du Canada, d’autre part.Voilà le sens et la portée de mon oui, M.le président.Voilà le oui auquel je convie mes concitoyens et mes concitoyennes de Lotbinière.en particulier, et de partout au Québec.Seule une réflexion rationnelle et appronfondie, libre de toute considération partisane, de toute attache, de toute hypothèque, de toute gene, seule l'étude, en toute rigueur intellectuelle, des faits, de l’histoire de l’Union nationale et du Québec expliquent révolution décisive qui a été mienne au cours des toutes dernières semaines.¦ ¦ ¦ Cette réflexion, ces consultatuion et le sens de la portée de mon oui sont la résultante d'une démarche personnelle dont je veux vous faire part succinctement et très clairement en quelques points: D'abord, l’étude objective du lourd contentieux Ottawa-Québec en matières culturelles, sociales et surtout économiques.Toutes les études de tous les gouvernements québécois précédents, traitant des relations fédérales-provinciales, sont une preuve monumentale de l'urgence de modifier fondamentalement ce rapport de force.Ensuite, le verdict sévère de la commission Laurendeau-Dunton, il y a au-delà de dix ans maintenant, et celui tout aussi sévère, poignant même dans son élaboration, de la commission Pépin-Robarts, verdict plus récent celui-là sur l'inégalité des faits et des chances entre les deux peuples fondateurs, entre les prolongements des deux peuples fondateurs, voire sur l’injustice sociale, culturelle et économique qui en résulte pour les francophones.B ¦ ¦ Ensuite, la nécessité d’en arriver en ce début des années quatre-vingt et avant la fin du siècle, bon Dieu! à une entente entre le Québec et le reste du Canada, si nous ne voulons pas en arriver à nous haïr individuellement et collectivement, si nous ne voulons pas surtout paralyser, ne serait-ce que partiellement.le contentieux socio-économique qui, à lui seul, hormis le dossier constitutionnel, demanderait normalement toutes nos énergies.Ensuite, la deception que m’a procurée, ainsi qu’à tant d’autres incidemment, l'analyse la plus froide possible du livre beige de l’Opposition officielle, déception qui me fait dire, avec M.Robert Décarie, que c’est un recul a pas de galop par rapport aux demandes traditionnelles du Québec.Ensuite, les résultats de la récente élection fédérale au pays qui, avec la tranquille et apparente assurance de ramener au pouvoir des francophones au Québec, ramène au pouvoir le gouvernement fédéral le plus centralisateur que le Canada n'ait jamais connu alors qu’en peu de mois, récemment, un autre type de gouvernement avait commencé à nous habituer à moins de tension, à plus de souplesse, à plus de dialogue.Enfin, et surtout, la consultation personnelle en profon-• deur et au-dessus de toute partisanerie politique, avec quantité de citoyens dont je vous ai fait part précédemment, et d’abord et avant tout la consultation et les échanges avec mes gens de Lotbinière, mes organisateurs, qui m’ont demande, à 83% lors d'un scrutin secret, de défendre avec eux l’option du oui.GUY TARDIF (PQ-Crémazie) Une véritable confédération HEUREUSEMENT, cependant, que ce n’est pas demain la veille et que les mandements du chef libéral sont sans effet, et surtout que, contrairement à ce qu’il affirme — tous les manuels de sciences politiques vous le diront — entre le séparatisme et ce que la question propose, il y a une différence fondamentale.Le séparatisme implique la sécession totale, la proposition gouvernementale, elle, vise l’association.Arrangez les choses et les mots comme vous le voudrez, tout coupeur de cheveu en quatre que vous soyez, M.le chef de l’Opposition, qui avez quitté notre siège depuis qu’on a commence, vous ne ferez jamais croire à qui que ce soit que vouloir s’associer, c’est vouloir.se séparer.C’est vrai que, pour qu'il y ait association et non pas assi-milation, ça suppose l’existence de deux ou de plusieurs sou- PANTALONS IMPORTÉS DE FRANCE ACHETEZ AU PRIX DU GROS DIRECTEMENT DE L’IMPORTATEUR CHOIX DE PLUS DE 1000 PANTALONS en chacun $49.00 Eurrl Terçrl RHÔNE - POULENC au CLUB 402 - Hommes 2160 rue de la Montagne - suite 402, Montréal verainetés distinctes.Et puis après?Il ne faut pas avoir peur des mots, le mot «chien» n’a jamais mordu qui que ce soit.La notion d’Etat souverain, loin d’être incompatible, constitue le fondement même d’une véritable confédération.Voyons d’ailleurs ce que dit le Petit Robert au mot «confédération», à la page 362: «Union de plusieurs Etats qui s’associent, tout en conservant leur souveraineté».Oui,JM.le Président, c’est ça! «Union de plusieurs Etats qui s’associent, tout en conservant leur souveraineté».Et dire, qu’on a tous appris à la petite école que le Canada était une confédération! Je vous laisse le soin d’apprécier l’abus qu'on a pu faire des mots, à moins que, comme toujours, en traduisant, nous, du Québec, on ait lu «confédération», tandis que les Anglais, eux, ont lu «fédération», que le même dictionnaire, d’ailleurs, définit comme «groupement, union de plusieurs Etats en un seul Etat fédéral».Cette lecture différente que l’on peut faire d’un mot, d’une expression, d’un texte, selon qu’on est francophone ou anglophone, M.le Président, si elle peut expliquer l’attitude du Canada anglais, ne saurait expliquer celle des nôtres qui parlent la même langue que nous et qui devraient donc comprendre la même chose que nous.En réalité, il ne peut y avoir qu’un seul objectif à une telle oeuvre de mystification de la part de l’opposition et c’est la prise du pouvoir.C’est là la différence fondamentale entre ceux d’en face et de ce côté-ci de cette Chambre; pour eux, on dirait que le pouvoir est une fin en soi et passe avant l’intérêt national, alors que, pour nous, il est d’abord un moyen de réaliser un objectif national.Maintenant que nous avons vu comment et pourquoi il est normal que les Anglais ne comprennent pas et comment et pourquoi certains des nôtres peuvent avoir intérêt à ne pas comprendre, à confondre, à faire peur, à masquer la vérité.Voyons objectivement les faits, il est faux de prétendre que la question demande aux Québécois de choisir entre le séparatisme et le fédéralisme.Ce qu’elle leur demande, c’est de se prononcer pour un véritable régime confédératif où seuls les Etats membres ont la réalité d’Etat, l’autorité confédérale étant un instrument de coordination à leur service, M.le Président.Guy Tardif Richard Guay En un mot et pour exorciser une fois pour toutes les termes, la question permet qux Québécois d'opter enfin pour une véritable association a égal à égal.RICHARD GUAY (PQ-Taschereau) Ne pas briser le Canada ON veut maintenant faire croire aux Québécois que le fait de donner au gouvernement, au printemps, le mandat de négocier une nouvelle entente qu’il propose et de revenir ensuite consulter la population par voie ae référendum sur les résultats de ces négociations équivaut à briser le Canada.(.) Vouloir conclure une entente différente que celle qu’on nous a imposée il y a 113 ans, c’est effectivement mettre en cause le regime fédéral, mais le régime n’est pas synonyme de Canada, car le Canada existait bien avant 1867.Ramener le Canda au seul régime fédéral, c’est oublier que le mot même «Canada», ce sont les Amérindiens qui l'ont transmis aux premiers Français, nos ancêtres, venus s’installer tout près d’ici, là où se trouve maintenant la paroisse Notre-Dame-des-Victoires, que j’ai l’honneur de représenter en cette Assemblée.C’est oublier que ceux qui se sont d’abord appelés Canadiens, ce sont ces générations de nos aieux qui ont peuplé cette partiel del’Amériaue et dont certains se sont hasardes ailleurs, vers les Grands Lacs, la vallée du Mississippi, les Rocheuses, tànt américaines que canadiennes, et la baie d’Hudson.Pendant très longtemps, jusqu’à très récemment, les Canadiens, c’était nous, les autres, c’étaient les Anglais.D’ailleurs, les anglophones eux-mêmes se définissaient de la même façon.C’est ce qu’on retrouve, par exemple, dans la chanson «Le Canadien Errant», qui n'a rien a voir avec les anglophones.Il en est de même, d’ailleurs, de l’hymne «O Canada», de Calixa Lavallée; son deuxième couplet commence par les paroles: «Sous l’oeil de Dieu, près du fleuve géant».S’imagine-t-on, qu’il s’agit du Mackenzie?Mais non, il s’agit de ce Saint-Laurent aui coule à travers le Québec.À Ottawa, on dit souvent que le Canada, c’est bien plus que la somme des dix provinces.En réalité, c’est bien plus que la fédération de 1867 qui a fait de tant de Canadiens des «Canadians».Vouloir que ce vaste ensemble reflète enfin la réalité des deux peuples, des deux nations par une association de deux États souverains, ce n’est pas briser le Canada; c’est le rendre conforme à la réalité des choses et faire en sorte qu’il constituent pour le reste de l’humanité un modèle de coexistence et de coopération.JEAN-CLAUDE RIVEST (PLQ-Jean-Talon) La Constitution n’explique pas tout LA charge référendaire péquiste déploie évidemment très allègrement ses batteries contre le Canada et le régime fédéral.On s’emploie, chez les porte-parole du Parti québécois, à nier systématiquement toute espèce d’apport du Canada à la construction du Québec moderne et à soutenir, ce qui est encore plus aberrant,que la presque totalité des problèmes du Québec n'auraient qu’une seule et même cause, le Canada et le régime fédéral.M.le Président, nulle part au monde la nature d’un régime constitutionnel, fut-il de type unitaire ou de type fédéral, n’a ainsi déterminé aussi mécaniquement et presque aussi bêtement le niveau de développement d’une société.Sont en effet tout aussi décisifs sinon davantage les éléments comme la qualité des ressources humaines, la quantité des ressources naturelles, la nature de l’organisation des moyens de production, l'étendue des politiques et des programmes gouvernementaux.Aucun député péquiste n’a tait la moindre allusion à ces données de base du développement d’une société moderne.On s’est tout simplement contenté d’énumérer les problèmes de la société québécoise en taisant, bien sûr, nos réussites pour pouvoir établir une relation de cause à effet nécessaire et exclusive entre la nature du régime constitutionnel canadien et les difficultés du Québec.Il est bien difficile d’imaginer un langage et un discours plus superficiels, plus partisans et on pourrait même dire plus démagogiques.Comme si.d'ailleurs, comme je l’indiquais au début, dans des pays de type autre que fédéral, il n’existait pas et souvent à des degres bien plus aigus qu’au Québec —¦ qu’on pense à la France, à l’Angleterre ou à la Belgique — des problèmes de déséquilibre entre les diverses régions, des problèmes de disparité de revenus entre les citoyens, des problèmes de difficulté pour les jeunes diplômés à se trouver de l’emploi, des problèmes de chômage, des problèmes de relations de travail, des problèmes d’insuffisance des services sociaux pour les personnes âgées et les autres dont a parlé le ministre d’É-tat, des problèmes également de difficultés au niveau des services culturels.Sont aussi superficiels et partisans ce langage et ce discours péauiste sans cesse répété qui consiste à ne reconnaître dans le présent débat absolument aucun apport du Canada et du régime fédéral à la construction du Québec moderne.Au cours des douze dernières années, j’ai pu tout de même, moi aussi, suivre de près l’évolution des relations Québec-Ottawa en raison des fonctions que i’ai assumées auprès de M.Lesage et de M.Bourassa.Je sais les difficultés que le Québec a connues, mais je sais aussi que le Québec n’a pas été le seul à connaître ce type dé difficultés, qu’on pense simplement aux provinces de l'Atlantique.Il me semble que les gens aui y vivent ont autant de raisons que nous de formuler des plaintes à l’endroit du régime fédéral, provinces maritimes d’ailleurs majoritairement anglaises qui n’ont jamais réussi à se hisser à un niveau de développement aussi élevé que celui du Québec ou de l’Ontario.menu sennes Four votre impôt.C’EST DE L’INFORMATION I Vous devez faire parvenir à Revenu Québec votre déclaration des revenus pour 1979.I La date limite pour poster votre déclaration est le 30 avril 1980.I Remplissez attentivement votre formule de déclaration.Suivez les instructions contenues dans la formule personnalisée que vous avez reçue par la poste et, au besoin, consultez le Guide I Des formules sont aussi disponibles aux bureaux de Revenu Québec, de Communication-Québec, d émission des plaques pour véhicules automobiles, à la plupart des Caisses populaires et aux bureaux de comté des députés à l’Assemblée nationale.C’EST DE L’AIDE GRATUITE I Comme notre système téléphonique qui peut vous renseigner rapidement si vous avez besoin d’aide I Comme nos bureaux d’aide et de renseignements où vous pouvez vous rendre pour obtenir nos conseils gratuits.MONTRÉAL Du 3 mars au 30 avril du lundi au vendredi de16h à 19h aux stations de métro • Berri-deMontigny • Longueuil • Beaugrand • Atwater MONTRÉAL Du lundi au vendredi 8 h 30 à 16 h 30 3, Complexe Desjardins 873-2611 SAINT-LÉONARD 6025, rue Jean-Talon, Bureau d émission des plaques d’immatriculation Du 24 mars au 4 avril du lundi au vendredi de 8h30 à 4h30 873-2611 LAVAL (comté Mille-Iles) 1750, boul.de la Concorde, Ecole Notre-Dame de Lourdes Du 24 mars au 18 avril du lundi au vendredi de 8h30 à 19h 873-2611 LAVAL (comté Fabre) 1535, boul.Chomedey, Affaires sociales Du 24 mars au 18 avril du lundi au vendredi de 8h30 à 19h 873-2611 Si l’interurbain est nécessaire faites le ¦’O" (zéro) , et demandez Zénith 6-6360 .REVENU SERVICES, des services gratuits sur lesquels vous pouvez compter! , Revenu I Québec 6 ¦ Montréal, lundi 17 mars 1980 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 ja ’Vier 1910 Rédacteur en chef: Rédacteurs en chef adjoints: Michel Roy Jean Francoeur Lise Bissonnette Directeur de l'information: Pierre Loignon Trésorier: Bernard Larocque Un étonnant sondage LE sondage sur la question référendaire et les intentions de vote que vient de publier l’Institut québécois d’opinion publique dans Dimanche-Matin est proprement stupéfiant.En quelques semaines, le OUI a progressé d’une manière phénoménale, passant de 41% en février suivant l’enquête CROP-Radio-Canada à 47.4% entre le 7 et le 11 mars, tandis que le NON chutait de 52% à 43.6%.Parmi les francophones, l’écart est considérable entre les partisans du OUI (55.4%) et ceux du NON (35.1%).Même chez les non-francophones, le pourcentage des OUI, traditionnellement faible, passe en un mois de 10% à 16.3%.Il y a plus étonnant encore dans les résultats diffusés hier: on constate en effet, pour la première fois dans les enquêtes de ce genre, que la souveraineté-association recueille presque autant d’appuis que le OUI référendaire (45.8% se disent favorables à la souveraineté-association et 47.4% des répondants diront OUI à la question qui demande seulement un «mandat» de négocier).On ne s’étonne pas moins d’apprendre par ce nouveau sondage ue l’indépendance du Québec obtient 28.2% es voix dans la population (contre 63.7% qui s’y opposent).Jamais auparavant, l’indépendance n’avait suscité autant d’appuis, obtenant d’ordinaire le soutien de 16% à 21% des électeurs (22% dans le dernier CROP-Radio-Canada).Singulier contraste encore entre les chiffres rendus publics hier et ceux des précédents sondages au sujet des intentions de vote: le Parti québécois a opéré une vigoureuse remontée (42.5%) qui le met à moins de trois points des libéraux (45%).En février, le PQ était coté à 36% et le PLQ à 52%.Les petits partis (UN et créditiste-démocrate) conservent la même fraction de l’électorat, environ 2%.¦ De deux choses l’une.Ou bien l’opération a été assurée par l’IQOP avec toute la rigueur et les précautions nécessaires, ce que tendent à démontrer les explications méthodologiques, et alors nous sommes en présence d’un mouvement d’une exceptionnelle ampleur en faveur de l’option gouvernementale, un mouvement qui n est pas évident et qu’il faut tenter de comprendre à l’aide d’un certain nombre de causes et d’indices.Ou bien la maison de sondage s’est involontairement fourvoyée et les marges d’erreur sont de l’ordre de 4% dans un sens ou dans l’autre, auquel cas la guerre des sondages éclatera de nouveau, ce qui porterait un coup dur à IQOP, déjà blessé au cours de la précédente guerre.Le professeur Maurice Pinard attire en effet notre attention sur quelques aspects troublants.Pour un sondage effectué par voie d’entrevues téléphoniques, le nombre des indécis est anormalement bas à l’égard de la question référendaire (9%) et des intentions de vote (8%).Il est vrai que CROP-Radio-Canada avait réussi en février à ramener à 7% le pourcentage de ceux qui n’exprimaient pas d’opinion; on avait eu recours à une technique éprouvée: l’enquêteur fait l’entrevue à domicile et, pour les questions vitales, fait «voter» littéralement le répondant suivant l’usage classique (bulletin et boîte de scrutin).C’est une méthode efficace mais coûteuse.Jusqu’ici, les maisons qui effectuent les sondages par téléphone obtiennent de 15% à près de 20% d’indécis, et pour les intentions de vote et pour le référendum.Comment IQOP a-t-il cette fois réussi à réduire à moins de 10% le nombre de ceux qui ne se déclarent pas?Autre question préoccupante: on peut certes proposer des hypothèses plausibles pour expliquer les gains spectaculaires du OUI dans toutes les régions; mais comment faire le lien entre le OUI au mandat de négocier et la faveur étonnante dont jouit maintenant l’option de la souveraineté-association?La fulgurante ascension du OUI suffit-elle, d’autre part, à justifier les progrès remarquables réalisés par le PQ qui recueille, au chapitre des intentions de vote, sept points de plus que le mois précédent?Il faudrait en conclure que le PLQ a fait une chute èn ligne droite alors même qu’il devait normalement profiter des retombées de son congrès politique qui réunissait 2,500 partisans à Montréal fin février, une semaine avant le sondage.Il se peut que les libéraux du Québec aient bénéficié indûment lors du précédent sondage (celui de CROP-Radio-Canada) des avantages indirects de la campagne électorale et de la popularité de Pierre Trudeau.Mais l’écart qui apparaît maintenant est tel qu’il faut chercher d’autres causes.Enfin, on s’explique mal que l’option du fédéralisme renouvelé, à laquelle souscrivent 51.6% des répondants, recueille 53.2% des appuis de la clientèle péquiste et 53.1% des appuis de la clientèle libérale.Ce sont ces mêmes personnes favorables au PQ qui, à 82.8%, approuvent la souveraineté-association.Il faudrait en conclure que les répondants, favorables au fédéralisme renouvelé et à la souveraineté-association, ont fini par confondre les deux choses.C’est pourquoi ils répondront OUI à la question.Quelle que soit la confusion, le PQ joue gagnant sur les deux tableaux.B Si l’IQOP dit vrai, malgré les incohérences et les apparentes contradictions signalées, s’il est vrai qu’en quelques semaines le gouvernement est parvenu a rallier à la cause du OUI un nombre aussi massif de citoyens, s’il est exact que l’opinion favorable à la souveraineté-association s’est manifestée aussi fortement (45.8% contre 43.9%), et si enfin les intentions de vote exprimées correspondent à la réalité, on comprend alors parfaitement l’optimisme dont faisait part à la presse en fin de semaine M.Jean-François Bertrand, leader adjoint du gouvernement à l’Assemblée nationale.À trois mois du référendum et si le PQ devait maintenir cette cadence, la victoire du gouvernement au référendum et la réélection du PQ quelques mois plus tard seraient assurées.Pour autant donc que la réalité soit telle que le sondage la dépeint, à quels facteurs peut-on attribuer les causes de cette prodigieuse poussée?On pourra prétendre que la majorité québécoise, ayant compris que la question ne compromet pas vraiment l’avenir, a décidé de voter OUI afin de hâter le changement, de favoriser des négociations, de cautionner la notion d’égalité.Cela est possible.Mais comment expliquer, encore une fois, que la souveraineté-asociation soit presque aussi populaire que le mandat de négocier?Le PQ, a la faveur du bébat sur les question à l’Assemblée, a-t-il réussi à convaincre les électeurs dès les premiers jours grâce à une propagande savamment organisée, à la cohésion des ministériels et au contenu émotif des interventions?On peut y voir un facteur d’explication, mais relatif et limité, Le caractère inévitablement plébiscitaire de cette course qui met en opposition Claude Ryan et René Lévesque doit aussi être retenu, le premier ministre ayant une cote plus élevée que son adversaire en raison de sa fonction et ae sa remarquable aptitude à communiquer.Mais ce n’est là, encore une fois, qu’un facteur parmi plusieurs autres.Les difficultés qu’éprouvent les libéraux à contrer le message péquiste, à défendre l’option fédéraliste, à promouvoir la cause du livre beige contribuent aussi à expliquer en partie les résultats annoncés hier.Mais, compte tenu des réserves qu’inspire le sondage, c’est une nouvelle enquête qu’il faut maintenant espérer, et le plus tôt possible, afin de dissiper les doutes et les équivoques.Michel ROY Souvenir d’amnésie La mémoire confine parfois à l’amnésie.C’est mon cas que je partage avec quantité de gens.Je lui pardonnerais ses sournoiseries si- ceux qui sont victimes de mes trous blancs n’avaient pas la prétention de croire qu'ils sont inoubliables.La leur fait feu automatiquement; quant à la mienne, c’est le court-circuit.¦ J’envie méchamment ceux qui me font une place dans leur souvenir, sans raison d’intérêt, comme en ont trop souvent les politiciens, les vendeurs, les agents de relations publiques, oiseaux de passage qui vous fichent dans leur agenda ou leur carnet d’adresses, sous la curieuse initiale de P.pour «prospect» ou «poisson», dès que vous avez le dos tourné.¦ Ce sont les individus qui ont une mémoire phénoménale qui me désarçonnent le plus.Je la remarque particulièrement chez ceux dont l’instinct ae sociabilité est hypertrophié.¦ Par exemple, on vous présente, au hasard de la plus banale des rencontres, un quidam avec qui vous échangez les banalités d'usage, et à qui tout aussitôt vous dites «au revoir!», que vous avez toutes les raisons de considérer comme un adieu définitif.¦ Or, il arrive que ce passant sans importance individuelle, tout juste un matriculé de la collectivité, qui a passé dans votre existence une minute de vous oubliée, vous croise et vous aborde: «Si ce n’est pas ce cher B.que j’ai rencontré avec C, alors que nous nous trouvions à l’étage D., alors que l’ascenseur était en panne!» ¦ Me voilà fait.Rien, moins que rien ne me revient de ce type quelconque.Ferait-il erreur sur ma personne?Non! il est trop sûr de son fait.La panique me saisit.Mais je ne veux pas lui faire l’injure que sa personne m’est aussi, étrangère qu une créature surgie du néant.Alors, je m’agrippe: «Ah oui! je me souviens, bien sûr.» ¦ Je lui mens.Rien de lui ne se lève dans ma mémoire: l’occasion de notre rencontre, le lieu, les propos échangés, son visage même, son nom, moins encore.Je n’ose pas lui demander de me le rappeler; il s’est remémoré le mien avec une spontanéité si enthousiaste.Je n’entends plus ce qu’il me raconte, beaucoup trop occupé à me creuser les méninges.Hélas! plus je me débats, plus je m’enlise.¦ J’attends que de lui-même, il rafraîchisse mes souvenirs, ce qu’il fait d’ailleurs en me replongeant dans l’eau bouillante: «Je vois que vous vous êtes remis de votre courbature.» Je n’en crois pas mes oreilles.Ce qui me bouleverse ce n'est pas tant que je n arrive plus à ranimer ce souvenir de «courbature», mais le fait que je lui en aie fait la confidence, et qu’il s’en souveinne comme s’il l’avait lui-même éprouvée dans sa carcasse.¦ Que lui dire en retour pour lui rendre le mal pour le mal.Je ne peux tout de même pas risquer sans savoir: «Et vos ulcères d’estomac?» Une inspiration me vient: «Et les affaires?» C’est la question-sésame.Il n’y a personne de nos jours qui ne soit d’une manière ou d’une autre dans les affaires; et cela vous a un petit air entendu.Le tour est direct et impersonnel.Mais le «cher ami» vous entraîne dans les précisions intimes: «Et votre femme, elle fait toujours de l'excellente cuisine?» ¦ Je pourrais lui retourner la question du tic au tac: «Et votre femme?» Mais je ne peux pas.J’ignore totalement s’il est marié, célibataire ou divorcé.Par bonheur, il m’évite cet impair.Ii enchaîne: «Votre fille, elle étudie toujours le piano?» Nul doute, il ne me prend pas pour un autre.J’ai une fille qui étudie le piano.Comment le sait-il?Qui d’autre que moi aurait pu le mettre au courant?Quel diable d’homme est-ce?¦ La conversation dure.Il ne lâche pas.Et je suis encore là, stupide, ne sachant toujours pas d’où il sort, comment il se nomme.Le supplice a assez duré.Je décide de prendre congé.¦ Il m’en fournit enfin l’occasion: «Venez donc chez moi un de ces jours.Vous avez mon adresse, n’est-ce pas?» -Euh.oui-oui.Bien sûr que j’ai votre adresse.C'était faux, on l’imagine.J’allais enfin m’en débarrasser.L’invitation à dîner n'engageait pas très loin.¦ J'aillais lui serrer la main, lorsqu’au même moment, Yvon, mon camarade, se plante devant nous, regarde mon inconnu et me lance: «Eh bien! Albert, tu me présentes Monsieur?» Albert BRIE La douteuse victoire des mollahs par Bertrand de la Grange Un pas en avant, deux pas en arrière.C’est la réflexion qu’inspirent les résultats partiels des elections législatives en Iran.L’avance du Parti de la révolution islamique, qui est une création du clergé chiite, sur les partisans du président de la République, M.Banisadr, doit donner des sueurs froides aux fonctionnaires américains chargés de suivre, heure par heure, l’évolution de la situation a Téhéran.Tous les espoirs des États-Unis pour une libération prochaine de leurs ressortissants risquent en effet d'être réduits à néant si les mollahs obtiennent la majorité au sein du parlement, qui devra décider du sort des cinquante otages américains, probablement au mois de mai.En janvier dernier, M.Banisadr, qui venait de remporter une victoire éclatante aux élections présidentielles avec 75% des voix, avait cru pouvoir annoncer la mort du Parti républicain islamique.Le candidat des mollahs, M.Hassan Habibi, était en effet arrivé, à la surprise générale, en troisième position avec moins de 10% des suffrages.M.Banisadr n’a- vait pas hésité à conclure à une défaite définitive du haut clergé, dont il avait déjà dononcé certains comportements «fascinants» et auquel il déniait le droit de contrôler l’État.Les propos et l’assurance du président de la République avaient d’autant plus de portée qu’il est lui-même fils d’ayatollah et qu’il est considéré comme le «fils spirituel» de l’iman Khomeiny.Les résultats des élections législatives, dernière étape de la normalisation de la vie politique en Iran, apporteraient donc un sévère démenti aux prétentions de M.Banisadr si la tendance actuelle se confirmait.Ce dernier avait pourtant réussi au cours des demieres semaines à consolider son autorité, dénonçant le «pouvoir parallèle» des étudiants islamiques et obtenant de l’ayatollah Khomeiny un soutien qui s’est exprimé à plusieurs repriser sans pour autant condamner les étudiants.Le président de la République n’a eu de cesse de déclarer qu’il souhaitait le règlement de la prise d'otages dans les plus brefs délais car, dit-il, «détenir des otages n’est pas un moyen de lutter contre l’im- périalisme».La première explication qui vient à l’esprit pour trouver une raison aux difficultés actuelles de M.Banisadr serait que celui-ci a été victime du soutien qu’il a apporté aux travaux de la commission d’enquête des Nations unies.Ses adversaires, notamment les étudiants islamiques, n'ont pas manqué en effet de dénoncer «l'opération américaine» qui, sous le couvert de la commission, aurait eu en fait comme objectif prioritaire de trouver une solution au problème des otages plutôt que de faire un rapport sur les crimes du chah.Il est vrai que le mandat ambigu confié aux cinq juristes, dont la bonne volonté n’est pas en cause, ouvrait la porte à une telle interprétation dès lors que, au sein même de la société iranienne, le climat de méfiance était exacerbé par l'approche des élections législatives et par les avantages politiques que les différents protagonistes cherchaient à tirer de l’affaire des otages.Dans la partie hallucinante qui se joue depuis plusieurs mois à Téhéran, aucun aes acteurs n’a encore réussi à obtenir la réalité du pouvoir.Arbitre surpênie, l’imam Khomeiny a décidé de prolonger le match au-delà de limites que, en novembre dernier, personne n’aurait osé imaginer.Malgré leurs divergences, M.Banisadr.les étudiants islamiques et les mollahs du Conseil de la revolution se réclament tops de l’imam, ui tire sa force du fait qu'il a décidé e ne pas trancher.Cela n’est pas sans rappeler la révolution culturelle chinoise, dans les années 60, lorsque toutes les factions se réclamaient de Mao, le «Grand timonier» se gardant bien de se prononcer pourl'une ou pour l’autre.Comme à Pékin, le vainqueur à Téhéran sera celui qui réussira à démontrer à l’arbitre qu’il est le plus fort et non celui dont l’idéologie est la plus conforme aux positions de l'imam.Malheureusement, si l’on en croit M.Banisadr, le clergé n’aurait pas hésité à recourir à la fraude pour s’assurer une bonne place au parlement.Il reste cependant un deuxième tour qui doit avoir lieu en avril et qui pourrait de nouveau faire pencher la balance en faveur du président de la République.Un pas en avant.IlUWaDüGIBIGHBI Les subtilités du sexisme par Carolle Simard L’auteur enseigne à l'Université du Québec à Montréal.Le secteur para-public québécois va-t-il donner des leçons au gouvernement actuel en matière de sexisme?J’étais absorbée par cette réflexion en parcourant le contenu de la brochure sur les consultations populaires publiée par le Bureau du Directeur général du financement des partis politiques.Cet organisme autonome crée dans le cadre de la loi régissant le financement des partis politiques est entre autre responsable de l’application de la loi 92 sur les consultations populaires.Son mandat consiste à surveiller l'application des règles édictées par l’Assemblée nationale et destinies à limiter les dépenses référendaires par les Comités du OUI et du NON.Dans un effort louable de vulgarisation de cette loi, le bureau du directeur général met à la disposition du citoyen une brochure dans laquelle ces règles sont expliquées.Le texte de ce fascicule est illustré de caricatures amusantes et assez surprenantes.Elles sont étonnantes parce qu’elles montrent des hommes et des femmes dont les fonctions et les occupations familiales et professionnelles contrastent avec les représentations stéréotypées qu’a l’habitude de nous imposer la publicité gouvernementale.Plus ou moins subtile, cette publicité officielle entretient les préjugés sexistes et freine la possibilité dans des sondages antérieurs, ce qui faisait dire à M.Pinard: «Jamais n’aura-t-on vu autant de monde en faveur de l'indépendance du Québec.» Enfin, notre interlocuteur se dit également surpris de ce que l’option de- la souveraineté-association et l'intention de vote des répondants obtiennent sensiblement le meme résultat que le OUI, soit 45,8% et 47,4%.Quelques hommes politiques ont également fait part de leurs réactions à ce sondage.Les Québécois comprennent désormais qu’une réponse affirmative à la question référendaire sera un OUI à la négociation et non pas à l'indépendance, a déclaré le député de Vanier à l'Assemblée nationale, M.Jean-François Bertrand, en commentant ce sondage de l’IQOP qui, pour la première 'fois, accorde une majorité d’appuis à l’option défendue par le gouvernement.Tout comme M.Bertrand, le ministre de l'Environnement, M.Marcel Léger, est d’avis que «les gens de Pro-Canada devront trouver autre chose qu’une campagne de peur pour diviser les francophones.» 'Pour sa part, le député libéral de Port-neuf, M.Michel Page, attribue cette «remontée temporaire» surtout aux iniquités qui caractérisent à son avis les règles prévalant dans le débat sur la question à l’Assemblée nationale, débat télévisé qui entre demain dans sa troisième et dernière semaine.Ce débat, estime M.Pagé, «favorise d’une façon injuste et même indécente les tenants de l indépendance qui bénéficient de deux fois plus de temps pour s’exprimer que les tenants du NON».Les membres du gouvernement disposent de 60% des 35 heures de ce débat.Les députés Pagé et Bertrand ont livré leurs premières réactions au sondage dans les pages de l’hebdomadaire Dimanche-Matin alors que le ministre de l’Environnement a commenté les résultats devant des membres de son parti, dans le comté de Laprairie.M.Léger n’a pas caché sa satisfaction et a qualifié les résultats d’ «encoura géants»; mais il calcule, «si on prend pour acquis que le vote anglophone va aller au NON», que ce sont deux francophones sur trois que les tenants du OUI doivent convaincre et, qu’en conséquence, le temps n’est pas venu pour lui de se bercer d’illusions.Rappelant pour sa part que le sondage rendu public hier indique qu’une majorité de québécois (51,6%) favorise toujours l’option du fédéralisme renouvelé le député libéral de Portneuf voit là une indication «extrêmement encourageante pour les partisans d’un lien fédéral canadien».v Et il répète que la question du gouvernement est une question piège «qui tente de camoufler sous un déluge de mots soigneusement choisis l’objectif ultime de l’indépendance du Québec» dont un OUI enclenchera le processus.Effectué dans la semaine du 7 au 11 mars, le sondage de l’IQOP a eu lieu peu de temps après l’élection à Ottawa a’un gouvernement libéral majoritaire et la tenue du congrès d’orientation du Parti libéral du Québec.Ce sont, entre autres, ces nouvelles données qui, selon M.Bertrand, ont fait comprendre aux Québécois que «les conséquences d’un NON seraient infinime-ment plus graves et dramatiques pour notre liberté, notre sécurité et notre prospérité que les conséquences d’un OUI».M.Bertrand tient également compte de l’adhésion au OUI du chef démissionnaire de l’Union nationale, M.Rodrique Biron, et des tournées ministérielles.L’analyse que fait le député libéral de l’élection fédérale est double: il estime que le retour au pouvoir d’une équipe libérale «très largement composée de députés et ministres québécois» en a assurément «sécurisé» plusieurs du Québec; il croit d’autre part que cette même élection a pu soulever l’amertume chez d’autres fédéralistes québécois.Enfin, les deux membres du gouvernement ont conclu que la population plaçait désormais le débat référendaire au dessus des questions purement partisanes et le députe Bertrand a déclaré: «Nous pouvons maintenant espérer sérieusement une réponse positive.» A iJ ?OUI-NON Radio-Canada et celui de l’IQOP en décembre avaient tous deux indiqué que la majorité des francophones soutenaient le OUI mais par une faible marge.Parmi les non-francophones, l’IQOP montre que 76,8% ont l’intention de voter NON tandis que 16,3% voteraient OUI.Parmi les points saillants qui se dégagent de ce sondage, mentionnons la faveur accrue des Québécois à l’endroit de l’indépendance du Québec: 28,2% des répondants y sont favorables, ce qui serait un gain appréciable, compte tenu que les derniers sondages lui accordaient un maximum de 23%, La majorité des Québécois toutefois se disent défavorables à l’indépendance du Québec dans une proportion de 63,7%.¦ Quelque 17,3% des répondants disant appuyer le Parti libéral au Québec opteront pour le OUI.¦ En dépit de leur appui au OUI, 51,6% des Québécois se disent en faveur du fé- déralisme renouvelé, pendant que 34,6% se disent contre.¦ Les anglophones appuient fortement le NON dans une proportion de 66,7% alors que les francophones s’y opposent dans une proportion de 55,6%.¦ Quant à la souveraineté-association — la question référendaire demandera aux Québécois de donner au gouvernement un mandat de négocier cette dernière avec le reste du Canada — le sondage de l’IQOP révèle que 45,8% des Québécois y sont favorables pendant que 43,9% s y opposent.¦ Une autre donnée de cette consultation auprès des 783 personnes sondées par l’IQOP place les deux principaux partis provinciaux — libéraux et péquistes —, nez à nez dans l’opinion publique.Les libéraux accusent une.légère avance en jouissant de l’appui de 45% des Québé-, cois tandis que le Parti québécois a la faveur de 42,5% des répondants, les autres partis, y compris l'Union nationale, se partageant le reste.L'avance libérale est attribuable °n majeure partie à l’appui presque unanime, 79,4% que lui réservent les non-francophones.Cependant, parmi les francophones, le PQ a une bonne avance avec 51.7% contre "36.1% pour les libéraux.?Contre-Jeux de l'Est et leurs amis» a indiqué une autorité importante de passage récemment à Paris.En attendant, l’échéancier olympique est tout à fait respecté et la voix des athlètes favorables à Moscou se fait de plus en Lougheed menace de retarder deux projets EDMONTON (PC) — Le premier ministre de l’Alberta s'est dit décidé à retarder deux projets de sables bitumineux de plusieurs milliards de dollars pour plus d’une année s’il le fallait, afin d’obtenir du gouvernement fédéral ce qu’il considère être des justes prix pour le pétrole.Interviewé à la télévision de Calgaiy, dimanche, M.Peter Lougheed a précisé que ces projets devaient se réaliser à Fort McMurray et à Cold Lake, le premier par le consortium Alsands et le second par Esso Resources.M.Lougheed a prévenu Ottawa qu'il allait négocier âprement, même si les libéraux ont reçu le mandat de l’Ontario et du Québec de maintenir les prix du pétrole bas.Le premier ministre albertain a expli- qué qu'il n’acceptera rien de moins que ce que lui avait promis l’ancien gouvernement conservateur de M.Joe Clark.Des négociations préliminaires sur les prix du pétrole doivent justement avoir lieu, mardi, entre le ministre fédéral de l’Energie, M.Marc Lalonde, et le ministre albertain de l'Energie, M.Merv Leitch.Ces entretiens seront éventuellement suivis d'une rencontre entre les premiers ministres Trudeau et Lougheed.M.Ray Hnatyshyn.qui était ministre de l’Energie dans le gouvernement Clark, a par ailleurs accusé les libéraux fédéraux.dimanche à Saskatoon, de vouloir diriger les provinces dans le contrôle de leurs richesses naturelles.A l'hôtel les Quatre Saisons, ouverture ce matin du colloque franco-québécois sur l'avenir de la conception industrielle du meuble, organisé par Informateeh France-Québec ¦ Le Centre communautaire Saint-Louis, 220 rue Claude-Dauzaut à Boucherville, reçoit à 20 h.dans le cadre dès lundis du carême, le Père Léonard Audet dont le titre de la conférence est: «Jésus ressuscité, centre de notre foi ».¦ Un débat sur «les autochtones et leur cojyep-tion de l'éducation» aura lieu à 12 h 30 au Pavillon Marie-Victorin de l’Université de Montréal, dans le cadre d’une semaine de rencontres entre Québécois et autochtones À 19 h 30 ce soir, en la salle Alfred-Laliberté de l'UQAM.une assemblée publique aura lieu avec des Dé-nes et Indiens du Yukon.Renseignements: 467-7861 ¦ La faculté de théologie de l’Université de Montréal reçoit, à 20 h.M Jean Martucci qui parlera de la Prière d’Anne et de Marie.Au 3.200 Jean-Brillant Renseignements: 343-7024 ¦ Les étudiants du département des Sciences économiques de l’Université de Montréal reçoivent M Robert Bourassa à 12 h 30.à l'amphithéâtre F du pavillon Lionel-Groulx.M Bourassa traitera des «enjeux du projet du Parti québécois».¦ L'Association des archivistes du Québec or- en v de Montréal ¦ Les confins occidentaux de la Grèce occi-Uaie» sont discutés ce joir à 20 h 30.en la le S-142 du Pavillon principal de l'Université Montréal.Conférence organisée par I Ame-an Archeological Institute I ¦ d Luis Bate, professeur à l'École nationale nthropologie de Mexico, donne une confère sur l’origine des classes sociales en Amé-ue latine, a 16 h 30, au 3150 Jean-Brillant.salle 3295 ¦ À 20 h 30.au 2375 chemin dé la Côte-Sainte-Catherine".aura lieu le récital de la classe de piano de Mme Lucille Brossard: entrée gratuite.¦ A 12 h.à l’édifice Samuel Bronfman, 1001 rue Sherbrooke.M.André Allard, président d'une association regroupant des agences de publicité, donne une conférence.¦ A 20 h.au YMCA de Ville Saint-Laurent, 1745 Boul Décarie, aura lieu une réunion de citoyens désireux de mettre sur pied un conseil d'action communautaire Renseignements 748-6128 ¦ Des collectes de sang auront lieu à la Commission de l'emploi et de l’immigration.1441 Saint-Urbain, de 10 h à 12 h et de 13 h 30 à 16 h.au collège Dawson.535 Viger, 10 h à 16 h et au Centre d'entraînement du personnel de Simpsons.977 ouest Sainte-Catherine, de 10 h à 16 n.¦ Le ministre d’Etat au Développement économique.M Bernard Landry, est l’invité de la Chambre de commerce du West Island, à midi au Holiday Inn de Pointe-Claire.¦ Mme Solange Chaput-Rolland.député libéral.donne une conférence à 19 h au 5680 Boul.des Laurentides à Laval.¦ Le chef du Parti libéral du Québec, M.Claude Ryan, est conférencier invité de la Chambre de Commerce de Val d’Or, à 18 h.¦ Le premier ministre du Québec, M René Lévesque.rencontrera au cours d’une assemblée de lancement de la campagne de financement de son parti ses partisans des comtés de D'Arcy McGee.Notre-Dame-de-Grâce et West-mount.à 19 h 30.au sous-sol de l’église Saint-Antonin.angles Snowdon et Barnscliffe ¦ Début, ce soir, des assemblées générales annuelles des institutions membres du mouvement des Caisses populaires Desjardins, à l’hôtel Méridien plus entendre dans le monde occidental où de nombreux gouvernements, comme ceux de France et d’Allemagne fédérale, se cantonnent dans la prudente expectative.Il se retranchent derrière l’indépendance de leur comité national olympique respectif.Des négociations au plus haut niveau diplomatique sont actuellement en cours entre Moscou et Washington.Mais on ne s'en tient qu’à cette simple affirmation au Comité international olympique, de peur de précipiter leur échec.M.Vladimir Popov, vice-président du comité organisateur des Jeux de Moscou, dira aujourd'hui, à Paris, que les installations moscovites sont pratiquement terminées, tandis que les comités nationaux olympiques européens, dont celui de Grande-Bretagne, s’apprêtent à annoncer leurs positions communes en faveur des Jeux de Moscou samedi à Bruxelles.Enfin, le C I O a obtenu récemment de sérieuses indications sejon lesquelles le comité olympique des États-Unis, après sa réunion du 3 avril à Colorado Springs, se laisserait la possibilité d'engager ses athlètes aux Jeux de Moscou, en repoussant sa décision définitive à quelques heures seulement de la clôture des engagements.Celle-ci est toujours fixée au 24 mai, date qui reste pour tout le mouvement olympique et sportif le seul moment de vérité.?La victoire cun résultat.Entre-temps, les résultats partiels du premier tour des élections législatives iraniennes, qui donnent une forte avance au Parti de la république islamique (PRI-intégriste religieux), ne semblent pas être de nature à faciliter un règlement rapide de l'affaire des 50 otages américains de Téhéran, estimaient hier les observateurs à Washington.Tant au département d’État qu'à la Maison-Blanche, on souligne qu'il serait nrématuré de commenter officiellement es élections iraniennes alors que le décompte des voix se poursuit à Téhéran.Mais les dirigeants américains craignent, semble-t-il, que ne se dessine une ligne plus intransigeante au sein de la hiérarchie iranienne si la tendance actuellement favorable aux intégristes religieux se confirmait.En effet, le PRI, qui réclame le retour de l’ex-chah avant toute libération des otages américains, demeure opposé à l'attitude apparemment plus conciliante adoptée dans l’affaire des otages par le président Abolhassan Banisadr.Un autre aspect qui semble inquiéter Washington est celui de la perspective, si l’avance du PRI se confirmait, d’une lutte acharnée pour le pouvoir entre un parlement iranien dominé par les intégristes religieux et le président Banisadr.L'un des principaux obstacles à un règlement rapide de la crise irano-américaine, provoquée par la prise des otages le 4 novembre dernier, a été, pour les responsables américians, l’existence en Iran d’une multiplicité de centres de décision.Une victoire des intégristes religieux P le sur les «modérés» regroupés autour du président Banisadr entraînerait également un renforcement de la position de ijours des observateurs.D’autre part, la démission que le procureur général l'ayatollah Ali Ghodoussi, avait présentée à l’imam Khoneiny a été refusee par ce dernier hier.Le procureur avait au début du mois demandé l’audition du diplomate américain Tomseth, réfugié au ministère iranien des Affaires étrangères, pour l'interroger sur «ses rapports» avec le groupe terroriste «Forghan».Cette demande n’avait pas été satisfaite par M.Sadegh Ghotbzadeh.De son côté, le ministre iranien du Pétrole, M.Ali Akbar Moinfar, a annoncé hier, au cours d'une conférence de presse, que le montant des «surprimes» qui s'ajoutent au prix de la moitié du pétrole brut acheté en Iran allait passer la semaine prochaine de 3 à 4,25 dollars par baril.Cette augmentation concernera les compagnies dont le contrat expire ce mois-ci.Quant aux négociations avec l'URSS sur le gaz, interrompues il y a quelques jours pour des questions de prix, le ministre a rappelé que l’Iran avait décidé de diminuer fortement ses livraisons de gaz à l’URSS.Le Sunday Times de Londres a affirmé hier que l’Iran verse à l’Organisation de libération de la Palestine deux dollars par baril de pétiole vendu en échange de «services opérationnels».Le représentant de l’OLP a Téhéran a affirmé hier qu'il ignorait tout d'un tel accord.?René Lévesque association, M.Lévesque a souligné qu’elle s'inscrivait dans la lignée de «l’autonomie» de M.Duplessis, du «maître chez nous» de M.Lesage, de «l’égalité ou indépendance» de M.Johnson et, même, de la souveraineté culturelle de M.Bourassa.Il n’a pas manqué de décrier les deux thèmes de la fondation Pro-Canada.«Pour ma prospérité, pour ma liberté», indiquant que le Québec affichait, pour les derniers 24 mois «bien comptés», une performance en avant de tout le Canada, sauf bien sûr de l’Alberta.Quant à la liberté, M.Lévesque a soutenu que le fédéralisme peut servir à n'importe quoi, qu’il reflete la société.L'URSS, les USA, le Brésil, etc., sont tous des fédérations.M.Lévesque a aussi dénoncé les atter-moiements du fédéral pour accorder une subvention de l’Expansion économique et régionale à la mine de sel des Tles-de-la-Madeleine, à payer la compensation promise pour le bris du contrat de l'usine d’eau lourde de Laprade.Advenant une réponse négative au référendum, «aucune revendication ne sera prise au sérieux pour un bon bout de temps.C'est la première fois que nous avons l’occasion de réorienter notre régime politique, sinon nous en aurons pour 25.50 ans à voir le,développement se faire à l’ouest de l'Outaouais et l’assurance-chômage payée à l’est».Wk.\ : > St d .Goose Boy •)/>: Jean Port Harrison • W.jw.v.‘Y ellowkmfi Churchi NEIGE intieal PLUIE toronlo /S n /3K Great Falls hicogo»' Washington |-| haute pression asse pression Nouvel Orléanf asse d'air frais masse d'air chaud A midi, aujourd'hui Abitibi-Témiscamingue, réservoirs Cabonga et Gouin.Pontiac-Gatineau et riviere du Lièvre: risque de pluie verglaçante.Maximum de I à 4.Dégagement graduel et plus froid marai.¦ Trois - Rivières - Drummondville, Estrie-Beauce, Laurentides, Ou-taouais et Montréal: nuageux avec averses de pluie.Maximum de 5 à 8.Dégagement grjduel et plus frais mardi.¦ Québec, Mauricie, parc des Laurentides et Rivière-du-Loup-La Malbaie: nuageux avec averses de neige se changeant en averses de pluie en après-midi.Maximum de 2 à 4.Averses de pluie se changeant en averses de neige mardi.¦ Lac-Saint-Jean et Saguenay: ennua- gement suivi de faible neige, avec risque de pluie verglaçante en fin de journée.Maximum près de zéro.Averses de pluie se changeant en averses de neige mardi.¦ Rimouski-Matapédia, Sainte-Anne-des-Monts-parc de la Gaspésie et Gas-pé : ensoleillé, puis ennuagement graduel.Maximum de moins 2 à moins 4 Averses de pluie mardi.¦ Baie-Comeau et Sept-Iles: ensoleillé, puis ennuagement graduel.Maximum de moins 3 à moins 5.Averses de neige se changeant en averses de pluie mardi.¦ Nord-Anticosti : ensoleillé avec passages nuageux.Maximum de moins 5 à moins 8.Averses de neige possiblement se changeant en pluie.Carter l’emporte de justesse à Porto-Rico SAN JUAN (Porto-Rico) (AFP) - Le président Jimmv Carter a remporté de justesse hier sur le sénateur Edward Kennedy les élections primaires du Parti démocrate de l’île de Porto-Rico.M.Carter n'a remporté que 52 pour cent des voix, contre 48 à M.Kennedy, son principal adversaires l’investiture du Parti démocrate.Le président américain a remporté la plupart de ses succès dans les zones à- m Joe May.ancien capitaine de la marine marchande établi en Alaska, a remporté samedi la classique course de traîneaux à chiens «Iditarod» en pulvérisant le record de l'épreuve de plus de sept heures.Il a couvert les quelque 1.770 kilomètres du parcours, qui d’Anchorage à Nome, emprunte une ancienne piste de prospecteurs, en 14 jours.7 heures 11 minutes et 51 secondes.«Je ne suis pas un gagnant, je suis un survivant», a simplement déclaré Joe May à son arrivée.(Photolasef CP) ( métropolitaines de l’île, alors que M Kennedy obtenait la plupart de ses voi des régions rurales, encore sensibles a mythe de John Kennedy.Les élections ont été compliquées pa la question du statut.de l’ile, actuelle ment état associé des États-Unis.M.Cai los Romero, gouverneur de l’île et che de la campagne électorale de M.Carter est un partisan de l’entrée de Porto-Rici dans l’union, en tant qu’état.Les p^rti sans de M.Kennedy sont de leur côte plu favorables au maintien de la situation ac tuelle.Les deux candidats s’étaient pou leur part abstenus de tout commentaire ; ce propos.Aucun incident sérieux n’a été signali dans l'ile.où existent plusieurs mouve ments autonomistes clandestins.Samd les permanences électorales de M.Carte à New York et de M.George Bush, candi dat à l'investiture républicaine, à Chi cago.ont été occupées par des membre: des "FALN" (forces armées de libératioi nationale), le principal de ces mouve ments.Ces élections, à l'issue desquelles 41 dé légués sont élus pour la convention natio nale démocrate n’ont servi en fait à MM Kennedy et Carter que de prélude au) primaires de l’Illinois, mardi, où 152 siè ges de délégués sont en jeu.M.Carter avait dimanche 289 délégués au total, et M Kennedy 161.Il en faudn 1,666 au futur candidat démocrate à h Maison blanche pour obtenir l’investitun de son parti au cours de la convention na tionale, en août prochain.Mini-Loto Numéro 847983 Loto-perfecta 6-19-22-30-31 33 Numéro complémentaire: 28 LE DEVOIR Montréal, lundi 17 mars 1980 Moscou avoue ses déboires en Afghanistan MOSCOU (d'après AFP et AP) — Hier, à Moscou, la Pravda a reconnu aux rebelles afghans certaines qualités militaires et laissé entrevoir à ses lecteurs les difficultés auxquelles l'armée soviétique se heurte en Afghanistan L’organe du PC soviétique cite le commandant d'une unité de l’armée rouge, selon lequel, «dès le début, nous avons senti que les bandes envoyées de l’etranger sont bien organisées.Elles possèdent des systèmes de liaison, elles sont bien entraînées à la lutte dans les montagnes et utilisent habituellement le camouflage.En général, elles sont armées de fusils, mais disposent aussi de motocyclettes et de jeeps».Selon le journal, les rebelles ne bénéficient d'aucun soutien populaire, car la population afghane est décrite comme entièrement favorable à la présence soviétique.Interrogés sur ce qui leur permet de supporter la vie en campagne, les soldats répondent: «Un sentiment d'amitié sincère envers le ^peuple afghan, qui traverse une période difficile».Pour sa part, un groupe rebelle afghan a annonce hier avoir tue 200 soldats soviéti- aues, lors d'affrontements ans la province du sud-est de Ghazni.Le mouvement pour la révolution islamique, «Harkate In-qilabe Islami», déclare dans un communiqué, diffusé à Peshawar, que les forces rebelles ont egalement détruit six chars soviétiques et abattu trois avions militaires, lors des affrontements de Rabata, dans la province de Ghazni.Le communiqué précise que de nombreux blindés ont été envoyés dans la région, et que des parachutistes ont été largués à Rabata.Selon la même source, six rebelles ont été tués lors des combats.Lors d’autres accrochages dans la province de Nimroze, dans le sud-ouest du pays, les rebelles affirment avoir battu un officier soviétique et 30 soldats, faisant également trois prisonniers soviétiques.Le communiqué annonce également que de graves Les troupes marocaines essuient une dure défaite dans le Sahara pied l'Ouarkziz (AFP) — Des cadavres en voie de décomposition, des carcasses de blindés calcinés, des casques éparpillés.des caisses d'obus éventrées, jalonnent la zone de combat parcourue par un groupe de journalistes étrangers, au lendemain de la bataille livrée pendant onze jours par le Front Polisario contre les troupes marocaines au pied de la chaîne de l’Ouarkziz, dans le sud marocain La puanteur difficilement soutenable dégagée par leS cadavres gonflés et noircis par le soleil, agglutinés en certains endroits dans le lit désséché de l'oued, ont empêché le décompte exact des morts marocains par les journalistes.Le Front Polisario a fait état de plus de 2.000 militaires marocains mis hors de combat sur plus de 7.000 engagés dans la bataille.Comme à l’accoutumée, les responsables sahraouis refusent de donner des précisions sur leurs effectifs engagés et leurs pertes.L’escorte sahraouie des journalistes, armée de fusils d'assaut soviétiques «Kalatch-nikov» et chinois «AK 47», affiche une désinvolture totale devant les rares survols, à très haute altitude, d'avions marocains.Cette assurance se manifeste également la nuit par les grands feux illuminant le désert et sur lesquels les guérilleros sahraouis, en tenue de combat, font cuire la chèvre qu'ils viennent d égorger.L'approche du champ de bataille est annoncée par la présence de carcasses Touillées de chars «T54»de fabrication soviétique, souvenir d’un précédent engagement dans la Lébouirate e en sep- région de Léb tembre dernier.Quelques dizaines de kilomètres plus loin, après avoir parcouru le Hamada (zone pierreuse désertique), un pay- sage plus verdoyant saute aux yeux des journalistes.Là, manoeuvrent, dans un vacarme assourdissant, des dizaines de camions, de «Land Rover» équipés de mitrailleuses lourdes ou de canons sans recul, une dizaine d’automitrailleuses légères, toutes neuves, de fabrication américaine.Sou?les arbres sont accroupis des prisonniers marocains, dont un lieutenant blessé à la poitrine, allongé sur un matelas de mousse posé à même le sol, la bouteille de sérum physiologique accroché à une branche.À côté, quelques soldats préparent le thé.Le lieutenant Astati.qui commandait un détachement blindé du groupement mobile «ou-noud», a affirmé que toute sa compagnie avait pris la fuite dès les premiers coups de feu et que lui-même, blessé, s’était rendu.Quelques dizaines de kilomètres plus loin, surgit du ma- 3uis une montagne couleur ar-oise, poste avancé marocain dominant la plaine de Tigzert où se sont déroulés les plus sanglants combats.Du haut de cette montagne, deU^i Sahraouis dissimulés derrière un rocher, observent à la jumelle les positions marocaines, distantes de 3 km, sur les pentes du djebel de l’Ouark-ziz.Deux bombes de 500 livres non explosées — larguées par des «Mirage Fl», selon un Sahraoui — gisent entre quelques cadavres de soldats marocains.À partir de cette position, prise d'assaut par les Sahraouis le 9 mars, les journalistes ont pu reconstituer les péripéties de la course poursuite engagée entre Sahraouis et Marocains sur une trentaine de km.Des carcasses de véhicules blindés incendiés, des milliers de douilles d’obus, des caisses de munitions vides, des casques et même des papiers personnels de militaires marocains témoignent de l'intensité des combats et de la progression des Sahraouis.Rattrapés ou devancés par les Sahraouis, à quelques kilomètres de la garnison d’A-rr.otti, une partie des fuyards a été interceptee et littéralement anéantie: des cadavres, la plupart calcinés à l’intérieur de leurs transports de troupes blindés, atteints de plein fouet par des roquettes, sont momifiés.D’autres, par dizaines, gisent derrière des buissons ou entassés, plus bas, le long de l’oued.Le récit du capitaine Mohamed Lyoussi, 38 ans, dont vingt ans de service armé, accuse son commandant d’avoir pris la fuite avec une partie de la colonne «Zellaka» vers les monts de l’Ouarkziz, en l’abandonnant dans sa position encerclée par les Sahraouis.«Sur les 126 hommes de mon unité, il y a eu exactement 13 survivants qui ont été capturés», a-t-il précisé.Selon cet officier, «le haut commandement marocain, y compris le général Ahmed Dlimi, commandant la colonne mobile «Ouhoud» qui supervise l’ensemble de l’opération, et le colonel-major Âbrouk, chef du groupement «Zellaka», ont personnellement assisté à la déroute de leur troupes, en suivant les combats a la jumelle à partir de l'Ouarkziz».Le capitaine Lyoussi, apparemment désabusé, a souligné que la bataille de l’Ouarkziz «constitue un tournant décisif sur le moral des troupes et de la population, parce que les deux plus grandes unités de l’armee marocaine ont été défaites, ce qui ne manquera pas de rejaillir sur le prestige du roi et de ses conseillers militaires».affrontements ont eu lieu dans la province orientale de Paki-tia, près de la frontière Pakistanaise.Dans la région de Razmak, (même province), les rebelles déclarent avoir attaqué les positions des troupes afghanes, abattant neuf avions militaires et 12 hélicoptères.Ces appareils avaient bombardé les positions rebelles durant sept heures.Les rebelles ont également incendié une jeep soviétique, tuant ses six occupants.Trois guérilleros ont été tués dans ces combats.Le communiqué ajoute: «A la suite des bombardements soviétiques et d’autres atrocités, 300,000 citoyens afghans ont dû quitter leurs maisons, tandis que 40.000 autres, dont des femmes et des enfants, étaient tués».Toutes ces informations n’ont pu être confirmées de source indépendante.Dans un autre communiqué, le groupe rebelle Hizbe Islami — parti islamique — déclare que 300,000 personnes ont été arrêtées en Afghanistan depuis te coup d’Etat d’avril 1978.Par ailleurs, en proposant une garantie internationale pour la sécurité du golfe Per-sique, Moscou a «admis ouvertement que son invasion de l’Afghanistan est un pas vers la mainmise sur les ressources pétrolières de la région du Golfe», a déclaré hier T’a Chine Nouvelle.Italie: procureur abattu deux ans après le meurtre de Moro la Le Ré- Ijo de Salerne (sud de SALERNE (AFP) procureur adjoint de publique Naples), M.Nicola Ciacundi, a été assassiné, hier soir, par deux inconnus masqués qui ont réussi à prendre la fuite, apprend-on ae source informée.Les deux individus ont tiré sur M.Nicola Ciacundi, qui est mort quelques minutes plus tard alors qu’il était transporté à l’hôpital, ajoute-t-on ae même source.M.Tommaso Morlino, ministre italien de la Justice, a quitté Rome! hier soir, pour Salerne aussitôt après avoir appris la nouvelle de cet atten- Otages de Bogota: la Colombie aurait accepté l’offre de Cuba LA HAVANE (AFP) - La Colombie a accepté «sous réserve des développements ultérieurs» une proposition cubaine relative a la prise d’otages de l'ambassade Dominicaine à Bogota, apprenait-on hier de bonne source à la Havane.Une réponse colombienne dans ce sens, rédigée en des termes «très amicaux», a été remise samedi à l’ambassadeur de Cuba à Bogota, ajoute-t-on de même source.Le contenu de la proposition de la Havane et de la réponse du président César Julio Tur-bay doit être rendu public aujourd’hui.Selon des rumeurs non confirmées, Cuba aurait proposé d’offrir l’asile aux guérilleros du M-19, qui retiennent en otages une vingtaine de diplomates depuis le 27 février dernier, ainsi qu'aux prisonniers que la Colombie pourrait libérer à leur demande, si les négociations débouchaient sur une telle décision.Entre-temps, trois jours après la suspension des négociations entre le gouvernement colombien et le commando du M-19 — extrême gauche — qui occupe, depuis le 27 février, l’ambassade Dominicaine à Bogota, aucune perspective de renouer le dialogue n'apparaissait.En outre, les guérilleros avaient interrompu toutes communications avec l’extérieur, efi signe de représailles.La tension s'est accrue depuis la 5ème séance de négociations, jeudi dernier.Le porte-parole du M-19 avait alors réaffirmé les revendications du groupe: libération de quelque 300 prisonniers et versement d’une rançon.Le gouvernement se déclare dans l’impossibilité de satisfaire ces exigences en raison de la loi et de la constitution colombiennes, qui ne l’habilitent pas à ordonner la libération de prisonniers n'ayant pas encore été jugés.Ces deux positions nettes et tranchées ont abouti à la suspension indéterminée des discussions, bien que les deux parties affirment vouloir reprendre le dialogue le plus rapidement possible.C’est une véritable épreuve de force psychologique que se livrent les membres du commando et le gouvernement.Les responsables colombiens affirment que c’est aux Tunnel sous la Manche: feu vert cette semaine?LONDRES (AFP) — Le gouvernement britannique devrait donner officiellement son feu vert pour la construction d'un tunnel ferroviaire sous la Manche, croit savoir le Sunday Telegraph.Selon le journal dominical britannique, M.Norman Fowler, ministre des Transports, annoncerait que Londres a retenu le projet de creusement d’un tunnel à une seule voie, oui pourrait être plus tard doublé d’une seconde ligne.Évalué à 700 millions ae livres ce tunnel serait financé par des capitaux privés et par une aide du Marché commun.Le Sunday Telegraph indique que la France devrait donner son accord peu après la Grande-Bretagne et que les travaux de percement commenceraient à la fin de l’année 1980.Le projet retenu, poursuit le journal, est celui des chemins de fer français et britanniques — British Rail et SNCF.Il permettrait dès 1988 d'assurer les liaisons Londres-Paris en 4 n 30 et Londres-Bruxelles en 4 h 20.Le prix du billet aller- retour devrait être de 20 livres.Cinq trains par heure, ajoute le Sunday Telegraph, transporteront six millions de passagers la première année.membres du M-19 à faire le premier pas pour renouer les conversations.Les guérilleros assurent qu'ils ne retourneront pas à «la table de négociations» si le gouvernement n'apporte pas de décisions concrètes.En attendant l’éventuelle reprise des conversations, le groupe du M-19, retranché dans l’ambassade, interdit, depuis.vendredi, à la trentaine d’otages qu’il détient de communiquer par téléphone avec leur ambassade ou leur famille.Cette décision a été prise, estiment les observateurs, pour accroître le climat d’inquiétude et forcer les pays directement impliqués dans cette crise à faire pression sur le gouvernement colombien pour qu’il cède aux exigences des militants du groupe.Les milieux diplomatiques ne cachent pas leurs inquiétudes quant a l'issue de cette crise.Pour ces mêmes milieux, la reprise du dialogue ne peut se faire que sur la base de concessions mutuelles et, actuellement, les observateurs se demandent si le gouvernement et les terroristes sont prêts à assouplir leur position respective.Par ailleurs, un conseil de guerre se réunira aujourd’hui pour juger, selon les nouvelles modalités accélérées adoptées vendredi par le gouvernement, une cinquantaine de personnes soupçonnées d'appartenance à divers mouvements clandestins dont les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie — prosoviétique), et le M-19, responsable de la prise d'otages à l'ambassade de la République dominicaine à Bogota.Les décisions que prendra le conseil de guerre sont considérées par les observateurs comme un test juridique qui permettra notamment de voir s’il est possible de trouver une solution à la prise d’otages à l’ambassade dominicaine.La nouvelle juridiction élimine la lecture des actes d’accusations.qui dans certains cas pouvaient durer une année avant que le procès ne débute véritablement.tat qui intervient deux ans après l'assassinat de M.Aldo Moro.D’après les premiers témoignages.la victime a été atteinte dYau moins dix coups de feu tirés, semble-t-il, d’armes munies de silencieux.L'attentat s’est déroulé dans une des rues principales de Salerne, alors que M.Ciacundi rentrait chez lui accompagné de sa femme.M.Ciacundi, qui était âgé de 43 ans, était depuis 15 ans procureur adjoint dans cette ville.Ainsi, deux ans après l’enlèvement de M.Aldo Moro, le 16 mars 1978, par les «Brigades rouges», l’Italie en est toujours à se mobiliser contre la violence.Le cauchemar collectif vécu par les Italiens du 16 mars au 9 mai 1978, jour de l'assassinat du président démocrate-chrétien, n’a pas eu l’effet salutaire que certains espéraient, surtout dans le monde politique.Depuis cette époque, la menace d'une crise gouvernementale a été une constante des deux gouvernements dirigés par les démocrates-chrétiens.Cette menace se précise ces jours-ci pour le cabinet de M.Francesco Cos-siga, auquel, ironie du sort, il revient de présider au second anniversaire dq l’attentat.Ministre de l'Intérieur dans le précédent gouvernement Andreotti, il avait en effet démissionné, prenant sur lui, et contre toute attente, toutes les responsabilités de l'échec des services de police, qui n'avaient pu empêcher l'assassinat.Aujourd’hui, comme son illustre prédécesseur, il doit, affronter le problème de la' gouvernabilite du pays.Mais cette fois, son parti vient de toùrner le dos a la collabora- pïan judiciaire propre-dit, les juges instruc- Le fossé se creuse entre Belgrade et Moscou BELGRADE (AFP) — Le différend idéologique entre Belgrade et Moscou s'est exprimé clairement hier, alors que le maréchal Tito continue de lutter sur son lit de mort à Ljubljana L'influent journal Politika a riposté, avec mesure mais sans équivoque, à un article du théoricien soviétique Mikhail Souslov defendant la thèse de «l’internationalisme prolétarien» qui veut que la construction du socialisme soit régie par des «lois» universelles.Cette thèse, a rappelé Politika, n'est pas «passée» lors de la conférence communiste de Berlin en 1976, qui a légitimé «l’euro-communisme».Belgrade a ainsi voulu, relèvent les observateurs, réaffirmer son opposition farouche à toute ingérence extérieure dans les affaires de quelque parti que ce soit.Cette mise au point succède à la vive réaction exprimée par toute la presse yougoslave à la suite des critiques vietnamiennes, reproduites par des journaux soviétiques, contre la politique de Belgrade sur le Cambodge et l'Afghanistan.Elle est une preuve de plus de la vigilance avec laquelle la Yougoslavie réagit à la moindre remise en cause du principe d'indépendance a l’égard de Moscou.Cette susceptibilité, notent les observateurs, a été exacerbée Çar la situation particulière dans laquelle la place la maladie de ito.Celle-ci a connu hier une surprenante remission: alors que les médecins ne garantissaient plus la survie du président au delà de la mi-mars, le bulletin médical de la joumee a annoncé que «la faiblesse cardiaque était moins prononcée».Les médecins sont quand même précise que les autres troubles persistent: les reins sont bloqués et l'hémorragie dans les poumons et l’abdomen n’a pas été jugulée.Hier éofr, on ignorait cependant si le maréchal, qui a une forte fièvre, retrouve des moments de lucidité.Il est en effet plongé depuis près d'un mois dans un coma intermittent.mondiale, Moscou a, au cours des dernières années, resserré l’encerclement de la région du Golfe, menaçant la route du pétrole du golfe vers l’Amérique, l'Europe et le Japon.Partant de sa position stratégique favorable, Moscou revendique désormais ouvertement le droit d’accès aux sources de pétrole du Proche-Orient et de «garantie internationale» pour la sécurité des routes de transport du pétrole».Entre-temps, dans le Kuh-nar, les bombardements contre les colonnes de réfugiés en marche vers le Pakistan auraient diminué d’intensité, selon l’organisation Jamiat Islami.Il semble que les Soviétiques soient maîtres du terrain dans cette province, mais les rebelles affirment être toujours présents et le Hezbi Islami reconnaît avoir perdu six combattants au cours d’une opération héliportée contre une maison qui servait de refuge à ses troupes.L'ex-président Gerald Ford a renoncé samedi à solliciter l'investiture du Parti républicain pour les prochaines élections présidentielles aux États-Unis.(Photolaser AP) États-Unis: des raids font monter la fièvre électorale I agence «L’Union soviétique tente aussi d’éloigner le Japon et les pays d’Europe occidentale des États-Unis en utilisant leur inquiétude au sujet de l’instabilité de la situation dans la région du golfe», ajoute l’agence.«Pour briguer l’hégémonie tion avec les communistes, tour de force que M.Moro avait réussi, en les faisant entrer dans une vaste majorité parlementaire d'union nationale.Sur le plan de la violence, les «blitz» et coupes sombres opérées dans les rangs des terroristes et de leurs sympathisants, qui seraient au nombre de 100,000, selon l’actuel ministre de l’Intérieur, n’ont rien réglé.En deux mois et demi, le terrorisme a fait 13 morts, dont la moitié tombés sous les balles des Brigades rouges ou de l’organisation voisine «Première ligne».Le coup le plus violent porté par les Brigades rouges «au coeur de l'État», l’a été contre M.Vittorio Bachelet, vice-président du conseil supérieur de la magistrature, collaborateur direct du président de la République, qui se réclamait de la ligne d’Aldo Moro.Au pïa ment teurs ont quasimint terminé depuis décembre leurs enquêtes concernant 13 personnes et demandé des suppléments d'enquête contre 10 autres, toutes impliquées dans l’enlèvement et l’assassinat de M.Aldo Moro.Leurs conclusions n’ont pas été définitivement déposées, l'enquête venant s’enrichir d’élements que les enquêteurs, après les arrestations dans les milieux autonomes, paraissent vouloir lier.Enfin, nouvelle illustration des difficultés de l’affaire Moro, la commission d’enquête parlementaire, constituée après 18 mois d’efforts, vient de se dissoudre.Elle devrait rapidement se reconstituer mais, deux ans après, elle n'a pas encore commencé son travail sur le fond.WASHINGTON (d’après AFP et Reuter) — Deux raids de nationalistes portoricains ont fait monter la fièvre qui entoure les primaires en vue des élections.présidentielles de l’automne aux Etats-Unis, au cours du week-end.Trois hommes se réclamant d'un mouvement de libération portoricain ont pris d’assaut samedi matin l'immeuble abritant le bureau de la campagne pour la réélection du presidént Carter à Chicago, où ils ont pris plusieurs personnes en otages.Cette prise d'otages a pris fin samedi en début d'après-midi sans effusion de sang.Une seconde prise d’otages par un groupe de Portoricains armés à 1 état-major new-yorkais du candidat républicain George Bush, a pris fin presque dans le même temps, également sans effusion de sang.Entre-temps, la décision de l’ancien président Gerald Ford de ne pas se lancer dans la course aux présidentielles clarifie les choses au sein du Parti républicain, estime M.Ronald Reagan.L’ancien gouverneur de Californie, qui est le mieux placé pour obtenir la nomination lors de la convention républicaine, a déclaré hier qu’elle «simplifiait les choses».Cette opinion semblait partagée dans l'entourage de M.George Bush.Selon un de ses porte-parole «la situation politique est plus claire».Après avoir annoncé sa décision.afin «de ne pas diviser le parti», M.Ford aurait été vu en larmes, au cours d’une réunion avec ses collaborateurs.La menace Ford écartée, quatre candidats républicains restent en lice pour les primaires de l’Illinois demain, le sénateur du Kansas, M.Robert Dole ayant renoncé.Il était le co-listier du président Ford en 1976.Avant lui.MM.Howard Baker et John Connally avaient eux aussi retiré leur candidature.Les primaires de l'Illinois, Etat densément peuplé et fortement industrialisé, pourraient être décisives dans le camp républicain mais aussi démocrate.Elu de l’Etat à la Chambre des représentants, M.John Anderson fait figure de favori.S'il gagne, sa victoire pourrait bien sonner le glas des espoirs de M.Bush.Pour sa part, le président Carter a maintenu et confirmé samedi l’avance qu’il a gagnée sur le sénateur Edward Kennedy, son principal rival à l’investiture au Parti démocrate, en triomphant à nouveau à l’occasion des élections des comités électoraux locaux (caucuses) dans les Mississippi, le Wyoming et la Caroline du Sud.Dans le Mississippi, avec les deux tiers des votes dépouillés, M.Carter obtient un pourcentage de 76 pour cent contre 5 pour cent à M.Kennedy.En Caroline du Sud où M.Kennedy n'a pas obtenu dix pour cent, Jimmy Carter dépasse les 50 pour cent, avec seulement 43 pour cent des votes dépouillés.Dans le Wyoming, le président a remporté 130 des 204 sièges de délégués à la convention démocrate de cet État, contre 48 pour Edward Kennedy.Le président Carter, en lançant son plan de bataille contre l’inflation, va s'efforcer de couper l’herbe sous le pied de ses principaux adversaires dans la course à la Maison-Blanche en tentant de désamorcer l'un des dossiers les plus explosifs de la campagne électorale.De l’aveu même du chef de la Maison-Blanche, les mesures d’austérité n'auront pas d’impact visible avant la fin de l’année sur une inflation qui atteint actuellement un lÿthme annuel record de plus de 18 pour cent.Mais si le Congrès, les syndicats, le monde des affaires et l’opinion publique acceptent bon gré mal gre ce plan d’austérité.les stratèges de la Maison-Blanche estiment que les principaux adversaires du président Carter perdront l’un de leurs arguments majeurs.LOUEZ UNE RENAULT 5 159.PAR MOIS SEULEMENT Lareau-Renault.C’est plus de 30 personnes à votre service.Diagnostic électronique, atelier de mécanique, débossela-ge et peinture.LAREAU C EST RENAULT % CENTRE VILLE Choix de couleur.Livraison immédiate.Financement bancaire sur place.Échanges acceptées 1824 Ste CATHERINEOUEST 837-8551 i 11 i sas*' Le Liban définit sa politique de défense BEYROUTH (AFP) — Pouf la première fois au Liban, une «politique de défense» globale du pays a été définie samedi par le gouvernement: elle vise notamment à «sauvegarder l'indépendance et l'unité du territoire», et à «garantir la souveraineté de l’Etat à l’intérieur des frontières internationalement reconnues».Cette politique prévoit «la résistance à l'occupation israélienne au Liban-Sud, le recouvrement de tous les territoires et la protection du Liban, notamment contre les visées expansionnistes et agressives d'Israël, le Liban demeurant attaché aux accords (israélo libanais) d’armistice (1949), délimitant les frontières internationales des deux pays».Officiellement, les forces israéliennes ont évacué le Sud-Liban, qu elles avaient envahi en mars 1978, à la demande du Conseil de sécurité de l’ONU (résolution 425), L'État hébreu continue cependant à exercer son contrôle sur une bande de 10 km de large s'étendant d'est en ouest le long de la frontière, par l’intermédiaire des milices conservatrices libanaises, qui en ont proclamé la sécession en avril 1979.Aux milices de tous bords, qui constituent autant de pouvoirs locaux, le gouvernement libanais a décidé d’opposer une politique visant à «imposer l’autorité du pouvoir légal sur toute portion du territoire li- banais».La résistance palestinienne joui! d’un statut particulier, sa présence dans les villes et au sud du pays étant régie par les accords du Caire (1969) et leurs annexes.«Ces accords seront mis à exécution», a indiqué le conseil des ministres, mais en ce qui concerne le Sud-Liban, leur application «devra tenir compte des résolutions de l’ONU».Par ailleurs, le gouvernement a précisé que «pour défendre les causes arabes, notamment la cause palestinienne», les capacités du Liban «seront renforcées».«Le Liban établira une coordination avec tous les Etats arabes, notamment la Syrie» (voisine).Cette «politique de défense» doit en principe donner satisfaction à l’ensemble des forces politiques libanaises.Cependant, rappelle-t-on, les partis progressistes sont hostiles à l’actuelle composition de l’ar-mee.qu’ils jugent trop favorable aux conservateurs.Par ailleurs, le mandat de l’Assemblée nationale libanaise a.été prorogé jusqu’à fin décembre 1981, par décision du conseil des ministres.Cette décision doit être ratifiée au cours des prochaines semaines par l'assemblée actuelle.Sur les 99 députés que compte l’assemblée, il ne reste plus que 93 membres, six députés étant morts depuis 1972, date des dernières élections.La coalition gouvernementale est en train de se désagréger en Israël JERUSALEM — Plus, de trente mille jeunes Israéliens du mouvement «La paix maintenant» ont manifesté, samedi soir, à Jérusalem, Tel-Aviv et Haïfa contre la politique du gouvernement Begin sous les mots d'ordre: «Ne sacrifiez pas la paix sur l’autel du peuplement juif à Hébron», «La colonisation juive en territoire occupé n'est pas le sionisme», «Donnez une chance à la, paix.» À la fin des meetings, les assistants scandaient pendant de longues minutes: «Bégin — démission».C’est la première fois que le mouvement «La paix Maintenant» ne se contente pas de critiquer la politique au gouvernement actuel mais demande expressément sa démission.Dans l’entourage du premier ministre Begin, on commence à envisager sérieusement — et sans aucun enthousiasme — la possibilité d’élections anticipées.La coalition gouvernementale se désagrège, parallèlement à la «révolté des libéraux», sous la conduite du vice-premie'r Simha Ehrlich, le Parti national religieux se met à ruer* par Victor Cygielman correspondance spéciale dans les brancards.Le Dr Yossef Burg, leader du Parti national religieux et ministre de l’Intérieur, vient de rencontrer le député Shimon Pérès, leader de l’opposition travailliste, Objet de la rencontre: accorder leurs violons en vue d’éventuelles élections anticipées.Autrement dit, préparer «l’après-Begin».Sans doute, le Dr Burg a rassuré M.Begin qu’il ne s’agissait que d’une rencontre «accidentelle» et que la question d’élections anticipées n’y fut abordée que «par nasard».Hélas, personne ne le croit.Surtout pas Menahem Begin.Dans l’état-major politique du premier ministre israélien, on est d’autant plus inquiet qu'on sait pertinemment que la rencontre Burg-Pérès prépare un renversement des alliances en vue de la restauration de «l’alliance historique» entre le mouvement travailliste et le Parti national religieux, qui se sont partagés le pouvoir dans La CIA relève la tête aux Etats-Unis WASHINGTON (AF^) -La C I.A.renaît progressivement de ses cendres.Profitant du climat de guerre froide qui règne de plus en plus aux États-Unis, à la suite des événements d’Iran et d'Afghanistan, les responsables des services de renseignements américains relèvent la tête et voient avec satisfaction sauter une à une les restrictions imposées à l’activité de la «compagnie».Un projet de charte, qui sommeillait depuis deux ans dans diverses sous-commissions du Congrès, refait progressivement surface.Avec cette différence fondamentale que le texte qui prévoyait de mettre la C I A en liberté surveillée se transforme au gré des amemde-ments en une série de dispositions donnant une marge de manoeuvre très large aux agents secrets américains Ainsi, un amendement qui vient d’être voté par la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants prévoit de réduire considérablement le nombre de commissions du Congrès informées à l’avance d'une opération clandestine.Encore le président a-t-il le pouvoir de laisser agir la C I A sans en informer le Congrès s’il estime qu'une discrétion totale est essentielle.' Pour la C.I.A.c’est la fin d’une longue traversée du désert Il y a cinq ans, une commission du Sénat, dirigée par le sénateur Frank Church, levait le voile sur quelques-uns des graves abus commis par les agents de la centrale de renseignements: expériences sur l’effet de certaines drogues menées sur des citoyens américains à leur insu d’un d’entre eux, le Dr Frank Oison, devait par la suite se donner la mort), ouverture du courrier privé, en violation de la loi fédérale, espionnage aux États-Unis même des mouvements d’opposition à la guerre du Vietnam Au terme d’un longue liste ’d’ «horreurs» commises par la C I.A.la commission Church concluait que les services de renseignements américains avaient adopté des méthodes «indignes d'une démocratie et rappelant parfois les procédés des régimes totalitaires».Aux rapports de commissions d'enquête-, s’ajoutèrent les révélations de transfuges’ de la C I.A montrant comment.de la baie des Cochons à la mort de Che Guevara, de la Grèce des colonels au Chili du général Pinochet, les services de renseignements américains ont fait flèche de tout bois pour lutter contre la «subversion communiste».Le grand repli des États-Unis sur eux-mèmes après la débâcle vietnamienne, l’avènement d’un président puritain après les soubresauts du Watergate ont contribué également a ouvrir une période noire pour les agents secrets américains.À la suite des révélations sur le rôle de la C.I.A au Chili, le Congrès adopta en 1974 une série de mesures — connues sous le nom d'amendement Hughes-Ryan — destinées à mettre un frein aux activités d'espionnage de l’agence.Aux termes de cette loi, la C.I.A ne pouvait monter une opération clandestine sans en référer à l’avance aux commissions concernées des deux chambres du Congrès.En pratique, la centrale devait «mettre dans le coup» 163 membres du Congrès et une quarantaine de leurs collaborateurs avant de lancer une opération importante.Ce qui, ont fait valoir les responsables de la C.I.A, multiplie de façon alarmante les risques de fuites.À tel point, a affirmé le directeur de la centrale, l’Amiral Stansfield Turner, qu'une fois au moins, les services de renseignements d’un pays allié sont revenus sur un projet d’action commune avec la C.I.A.en raison des risques que représentent les dispositions de l’amendement Hughes-Ryan.Mais les jours noirs de la C.I.A.approchent de leur terme.Le même Jimmy Carter, qui se faisait l’avocat intransigeant des droits de l'homme aux États-Unis et dans le monde, prêche maintenant la fermeté.Le 23 janvier dernier, devant les deux chambres du Congrès réunies, le président Carter affirmait solennellement, dans son message sur l’état de l’Union, la nécessité de mettre un terme aux «entraves injustifiées» qui paralysent l’activité de l'agence.Quelques jours plus tard, le 8 février, la commission du Sénat chargée des services de renseignements se saisissait d’un nouveau projet de charte de la C.I.A., toujours en cours d'examen par le Congrès.Le projet de charte prévoit malgré tout certains garde-fous, comme l'interdiction des assassinats ou l’utilisation d’organisations religieuses ou de journalistes comme couverture.Mais le temps des colombes est passé aux États-Unis, et les libéraux du Congrès craignent que les durs, mettant a profit en cette année électorale le renouveau de patriotisme dans le pays, ne retiennent que les dispositions donnant pratiquement carte blanche à la C.I.A.toutes les coalitions gouvernementales pendant près de trente ans, de 1949 à 1977.Le malaise au sein du gouvernement Begin ne date pas d’hier.Cependant, c’est l’affaire de l'implantation juive à Hébron, puis la nomination du faucon.’ Itzhak Shamir au poste clé des Affaires étrangères, jointes à l’échec de nouvelles mesures économiques du ministre des finances Horowitz, qui ont mis le feu aux poudres La conviction a mûri — tant chez les libéraux qu’au sein du Parti national religieux — que, pour reprendre la formule du député religieux David Glass, «le gouvernment Begin va à la dérive parce qu’il .a perdu tout contact avec la réalité».«Seule une amélioration rapide de la désastreuses situation politique et économique d’Israël peut encore empêcher la tenue d’élections anticipées», avertit publiquement le ministre de l’Intérieur Burg.Un autre leader religieux, le ministre de l'Éducation Zevu-lun Hammer, idéologiquement proche du «Goush Emoumm», mais doté d’un excellent flair politique, déplore les «maladresses» du gouvernement dans la question de Hébron et critique la «myopie politique» de certains ministres du «Likoud» qui «s’imaginent qu’Israël peut agir comme s’il était seul • au monde».Du coup, l’aile colombe du Parti national religieux retrouve son deuxième souffle.Et le député et ancien ministre, le rabbin Zerah Warhaftig, ose déclarer, au cours de la dernière réunion de la commission parlementaire de la Défense et des Affaires étrangères: «Si l'OLP renonce aux actions terroristes, nous devrons réexaminer notre position à son égard».Selon Yossef Ciechanover.directeur général du ministère des Affaires étrangères, (proche* de Moshe Dayan, il vient de présenter sa démission au nouveau ministre des A.E.), l'OLP continuera à renforcer son influence dans le monde «quelle que soit I ampleur d’une éventuelle campagne d’information israélienne».Enfin, le député travailliste Yossi Sarid affirme, toujours au cours de la même réunion de la commission parlementaire de la Défense: «Le gouvernement israélien est paralysé face aux succès de l’OLP.Il est temps d’ouvrir les yeux et d’admettre que, tôt ou tard, nous devrons engager la négociation avec l’OLP.Il est vain de vouloir ignorer ce processus qui est irréversible.Il faut seulement veiller à ce qu’Israël obtienne le maximum en échange de notre accord d’engager cette négociation».Jamais encore — même pas sous un gouvernement travailliste — les membres de l'influante commission parlementaire de la Défense n’avaient utilisé un langage aussi clair et aussi lucide à propos de l’OLP.Les États-Unis et l'Égypte se préparent, eux aussi, a un changement du pouvoir en Israël.Sol Linowitz, l’envoyé spécial du président Carter au Moyen-Orient, a eu deux longs entretiens — dont le contenu n’a pas été révélé — avec le président du Parti travailliste, Shimon Pérès.Le président Sadate a accueilli, en grande pompe, au Caire, une déléga- tion officielle du «Mapam», aile gauche du front travailliste.Immédiatement après le retour en Israël de la délégation du Mapam, le secrétaire général de ce parti, Victor Snem-Tov, ancien ministre, a commencé une série d’entretiens avec des personnalités palestiniennes de Cisjordanie.Dans quel but?«Ces échanges d’idées permettront aux' deux parties de mieux comprendre nos positions respectives en vue de préparer l’avenir», nous a dit M.Shem-ToV.On sait que Victor Shem-Tov est, avec le général et ancien ministre Anaron Yariv, l’auteur de la célèbre formule qui dit qu Israël doit se déclarer prêt à négocier avec «toute représentation palestinienne — sans exclure l’OLP — qui aura renoncé au terrorisme».Selon les observateurs à Jérusalem, seule une «rapide et miraculeuse» amélioration de la situation économique peut encore sauver le gouvernement Bégin d’élections anticipées et le Likoud d’une écrasante défaite aux prochaines élections législatives.Ratissage au Paraguay SAO PAULO (AFP) — L’armée paraguayenne a entrepris une vaste opération de ratissage dans 1 est au pays pour démanteler un foyer de guérilla, a rapporté hier le quotidien brésilien O Es-tado de Sao Paulo.Près de 120 personnes ont déjà trouvé la mort au cours de cette opération et 50 autres ont été arrêtées et conduites à Asuncion (la capitale), selon des témoignages recueillis auprès de la population paysanne locale, par l’envoyé spécial du journal dans cette région.L’armée, toujours selon O Estado, entend capturer le chef de ce foyer de guérilla, le «commandant» Vitor Centurion, membre de la Ligue agraire paysanne.Près de 5,000 soldats passent au peigne fin la région de Caaguazu, située à mi-chemin entre Asuncion et la ville brésilienne de Foz Do Iguacu, à la frontière des deux pays.Cette opération a été déclenchée la semaine dernière après la prise d assaut d’un autocar de tourisme par un groupe de guérilleros qui aurait été commandé par Vitor Centurion.Les guérilleros avaient rançonné les passagers.Rompant samedi le silence sur cette affaire, les autorités du Paraguay et la presse locale ont attribué cette attaque à des bandits.Dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur a fait état de 10 morts et de 7 blessés.Il a confirmé que Vitor Centurion était recherché, mais ne fait pas état d’actions de guérilla.Selon des sources dignes de foi» citées par O Estado, 16 guérilleros ont été tués apres l’attaque dé l’autocar et enterrés dans une fosse commune à San Antonio.O Estado de Sao Paulo écrit que l’armée, installée dans l’usine Coca-Cola proche de Caaguazu.fouille les bidonvilles et les colonies agricoles de la région pour retrouver le groupe de guérilleros, qui comprendrait quelque 300 personnes.Avis Public nés a pat de Irai* pour lue Illustration» PROPRIÉTÉ A VENDRE PROPRIÉTÉ AVENDRE WESTMOUNT PANORAMA A PERTE DE VUE NOUVELLE EXCLUSIVITÉ Résidence en brique très bien située au centre de Westmount.Vue fantastique de la ville.Vaste rez-de-chaussée avec "den Grande chambre à coucher principale, 3 autres chambres à coucher et petit appartement pour adolescent au sous-sol, 3Vï salles de bain, salle de jeu, très beau jardin, garage double.En parfait état et très ensoleillée.Tout nouveau sur le marché, $289,000.Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec Mme Pauline Bates 932-2224 ou: Frank A.Norman & Cie Ltée, Courtier Licencié 731-6817 18-3-80 HEURES DE TOMBÉE: 10:30 heures, le jour précédent la première publication.Pour l’édition du lundi, il faut nous aviser avant 15:30 heures, le vendredi.Pour loa annulations et las correction* las mêmes heures s’appliquent.17-3-80 AIDES DOMESTIQUES OUTREMONT Personne 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D 10 ?9632 ?10 5 ?42 Sud ?R-IJ V A 5 J ?A R 1)7 ?976 4 1085 3 Le» enchères: Nord Esl Sud Ouest 1 ?passe 3 SA passe 6 SA passe passe passe L’entame: le 2 de coeur par Ouest.Plusieurs jeux de défense s’exécutent comme nous le présente la donne ci-dessus.C’est un jeu de déception fait dans le but de tromper le déclarant et inspiré de déductions psychologiques profondes, caractéristique d’un joueur de forte imagination.Il est assez rare que dans la bataille pour le gain d’un chelem, le déclarant n’ait pas à employer une stratégie quelconque pour obtenir une levée manquante à l’obtention de son contrat.Tantôt, il lui faut compter sur une impasse directe, tantôt sur le renvoi ou encore sur une impasse indirecte.En défense la situation du deuxième défenseur est souvent plus avantageuse oue celle de l’entameur, car dès le jeu de sa première carte, il voit les cartes du mort et selon leur texture il peut créer une stratégie pouvant être nocive pour l’adversaire.AUTOS A VENDRE SPECIAL sur 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ce qui justifierait son entame du 2 de coeur comme obéissant à la règle de onze.Alors, Est joua le Roi de coeur et ainsi si le déclarant croit trouver cette Dame de coeur dans les mains du joueur Ouest il jouera une petite carte dans le but d’affranchir son Valet, sa déception sera grande car Est encaissera sa Dame et son 10 pour faire chuter le contrat.C’est exactement ce qui se passa car pour le déclarant la prise de l’impasse en pique présentait 50% de chance de réussite tandis que la prise de l’impasse indirecte de la Dame de coeur offrait plusieurs indices favorisant grandement son succès.Celle-ci fut donc tentée à là grande déception du déclarant mais par contre pour dorer le blason du défenseur qui sut fort bien dévier de la technique habituelle pour obtenir cette victoire.CONDOMINIUM VIEUX-LONGUEUIL LE SQUARE, luxueux V h à vendre, côté du soleil, rue Châteauguay, hypothèque â 9Vî%, pas d’agent.465-3040 ou 674-7687.18-3-80 COURSERIVéS APPRENEZ l’art du vitrail.Inscrivez-vous 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