Le devoir, 4 mars 1980, mardi 4 mars 1980
LeCaotau 1» ou f on ntantfe au 2063 rue Victoria fMétro McGill) 844-1624 c Vol.LXXI — No 53 Généralement ensoleillé.Maximum -3 Montréal, mardi 4 mars 1980 25 CENTS Ses collègues refusent de le suivre dans le camp du OUI Rodrigue Biron démissionne de l’UN QUÉBEC — Choisissant d’écouter la voix de sa conscience plutôt que de s’accrocher à son poste de chef de parti, M.Rodrigue Biron a démissionné hier de la direction de l’Union nationale.Il siégera désormais à titre de député indépendant à l’Assemblée nationale et votera OUI au référendum.Son successeur a été désigné dès hier par les cinq députés unionistes qui ont OTTAWA (PC) — Voici la liste des membres du conseil des ministres dont la composition a été rendue publique hier a Ottawa à l’occasion de la presta jusqu’ici survécu à tous les malheurs qu’a connus ce parti depuis l’élection générale de novembre 1976.Il s’agit de M.Michel Le Moignan, député de Gaspé.Ce dernier a confirmé, au cours d’une brève rencontre avec les journalistes, que la démission de M.Biron avait été provoquée par le refus de ses collègues de joindre le camp du OUI au moment de la campagne référendaire.«Cette démission signifie évidemment que l’Union nationale maintient sa décision de répondre NON à la question référendaire et de travailler de concert avec l'ensemble des fédéralistes au moment de la campagne qui s’amorce», a ajouté M.Le Moignan qui a convoqué ce matin une conférence de presse pour faire le point sur l’ensemble de la situation de son parti.Pour sa part, le président de l’UN et député de Nicolet-Yamaska, M.Serge Fontaine, a expliqué, au cours d’un entretien téléphonique, que toute cette affaire a éclaté mardi dernier lors d’une réunion du caucus unioniste qui devait mettre au point la stratégie du parti en prévision du débat parlementaire sur la question référendaire.C’est au cours de ce caucus que M.Bi- ron a annoncé sa décision de joindre les partisans du OUI et qu’il a demandé à ses cinq députés d’en faire autant.Devant le refus unanime de ces derniers, l’UN a tenu dimanche une réunion conjointe du caucus et de l’exécutif du parti.Au cours de cette réunion et bien que M.Biron ait réussi à ébranler quelques membres de l’exécutif, chacun est Voir paga12: Biron la prestation du serment d’office du premier ministre du Canada, M.Pierre Trudeau, en présence du gouverneur général, M.Edward Schreyer: MacEACHEN, Allan, vice-premier ministre et ministre des Finances; PEPIN, Jean-Luc, ministre des Transports; CHRÉTIEN, Jean, ministre de la Justice et procureur général du Canada, et ministre d’État chargé du Développement social; MUNRO, John, ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien; OLSON, Bud, ministre d’État chargé du Développement économique; GRAY, Herbert, ministre de l’Industrie et du Commerce; WHELEN, Eugene, ministre de l’Agriculture; OUELLET, André, ministre de la Consommation et des Corporations, et ministre des Postes; MacDONALD, Daniel, ministre des Affaires des anciens combattants; LALONDE, Marc, ministre de l’Énergie, des Mines et des Ressources; PERRAULT, Raymond, leader du gouvernement au Sénat; LeBLANC, Roméo, ministre des Pêches et des Océans; ROBERTS, John, ministre d’État chargé des Sciences et de la technologie, et ministre de l’Environnement; BEGIN, Mme Monique, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social; BLAIS, Jean-Jacques, ministre des provisionnement et Services; ÎOX, Francis, secrétaire d’État du Canada et ministre des Communications; LAMONTAGNE, Gilles, ministre de la Défense nationale; De BANÉ, Pierre, ministre de l’Expansion économique et régionale; ARGUE, Hazen, ministre d’Ètat (Commission canadienne du blé); REGAN, Gerald, ministre du Travail et ministre d’État (Sports); MacGUIGAN, Mark, secrétaire d’État aux Affaires extérieures; KAPLAN, Robert, solliciteur général du Canada; FLEMING, James, ministre d’État (Multiculturalisme); ROMPKEY, William, ministre du Revenu national; BUSSIÈRES, Pierre, ministre d’État (Finance); LAPOINTE, Charles, ministre d’État (Petites entreprises); LUMLEY, Edward, ministre d’État (Commerce); PINARD, Yvon, président du Conseil privé de la Reine pour le Canada; JOHNSTON, Donald, président du conseil du Trésor; AXWORTHY, Lloyd, ministre de l’Emploi et de l’Immigration; COSGROVE, Paul, ministre des Travaux publics; EROLA, ‘ nés).14 nouvelles figures Trudeau confie à des vétérans les ministères importants Judy, ministre d’État (Mi- par Michel Vastel OTTAWA — Les postes importants du nouveau cabinet de M.Pierre Trudeau sont presque également partagés entre les vieux routiers du parti et la nouvelle génération.C’est ainsi que les Finances vont au plus proche lieutenant du premier ministre.M.Allan MacEachen, les Transports à M.Jean-Luc Pepin, la Justice et la réforme constitutionnelle à M.Jean Chrétien, l’Énergie à M.Marc Lalonde.Mais trois nouveaux venus au cabinet entrent de plein pied dans la catégorie des ministres-séniors: Mark MacGuigan, 49 ans, de Windsor aux Affaires Extérieures, Donald Johnston, 44 ans, député de Westmount et ami de M.Trudeau, au conseil du Trésor et Yvon Pinard, 40 ans de Drummondville, seconde M.MacEachen depuis trois ans, à la présidence du Conseil privé et leader du gouvernement aux Communes.Aidé par la défaite de plusieurs anciens ministres, n’hésitant pas à écarter cinq anciens membres de son cabinet, le premier ministre a largement fait appel au sang neuf: 14 nouveaux venus sur 32 ministres.La moyenne d’âge est de 47 ans, le plus jeune étant Charles Lapointe, de Charlevoix.Le Québec, avec 11 ministres et, bien sûr, le premier ministre lui-même, détient le tiers des portefeuilles mais, comme Ta dit M.Trudeau après l’assermentation de ses ministres: «c’était bien mérité».La province a donné plus de la moitié de sa députation au parti de M.Pierre Trudeau.Les quatre provinces de l’Ouest, par contre, ont été tenues à la portion congrue avec un seul des deux députés élus au Manitoba et un sénateur pour chacune des trois provinces qui n’ont élu aucun député libéral.M.Lloyd Axworthy, 40 ans, le député-vedette du Manitoba, prend le portefeuille de l’Emploi et de l’Immigration et devient responsable du dossier de la condition féminine.À la surprise générale, M.Trudeau a écarté le seul francophone élu dans l’Ouest, M.Robert Bockstael, député de Saint-Boniface.M.Trudeau a fait appel à trois sénateurs de l'Ouest, M.Ray Perrault, de la Colombie-Britannique, qui reste leader du Sénat, M.Bud Oison, de l’Alberta, ministre d’État au Développement économique, et enfin M.Hazen Argue, ancien leader du CCF en Saskatchewan, qui prend le dossier de la Commission canadienne du blé.L’Ontario, avec douze membres du cabinet, obtient une représentation égale à celle du Québec mais six d’entre eux sont des nouveaux venus.Dans cette province, des dossiers importants :ettepro\ quatre anciens ministres, MM.Jud Buchanan, Bud Cullen, Bryce MacKasey et John Reid ont été mis à l’écart, tandis qu’au Québec, seul M.Warren Allmand a été ignoré.Le nouveau cabinet de M.Pierre Trudeau abandonne la formule du «cabinet principal» (inner Cabinet) mise en place ar le premier ministre conservateur, M.ôe Clark.De plus, M.Trudeau ne retient pas non plus la formule des comités ministériels — il y en avait quatre sous M.Clark — qui, sous la responsabilité d’un ministre-sénior, effectuaient un premier déblayage Ji On retrouve toutefois deux super-ministres — M.Jean Chrétien au Développement social et M.Bud Oison au Développement économique — qui, de leur propre aveu, seront chargés de la coordination des politiques de plusieurs ministères.On présente ainsi M.Oison comme le successeur de M.Robert Andras, qui dirigeait, dans les derniers jours du précédent cabinet Trudeau, le bureau du Développement économique.Mais les ministres qui tombent sous leur responsabilité ne sont pas tout à fait sûrs du type de relations qu’ils devront établir avec ces super-ministres.i Le sourire épanoui, les nouveaux ministres de la Justice et des Finances.MM.Jean Chrétien et Allan MacEachen, ont été assermentés avec leurs collègues du cabinet hier devant le gouverneur général du Canada, M.Ed Schreyer.(Photolaser CP) QUEBEC — C’est aujourd’hui vers 15 h que commencera à l’Assemblée nationale le débat sur le projet de question soumis par le premier ministre Levesque en vue du référendum qui aura lieu vraisemblablement au début du mois de juin.Ce débat qui se déroulera selon des règles qui restent encore à préciser pour certaines, celles relatives au partage du temps entre les diverses formations politiques, occupera presque entièrement le temps des députés au cours des trois prochaines semaines.Il débouchera directement sur la formation des comités nationaux du OUI et du NON, au mois d’avril, puis sur l’émission des brefs référendaires au début du mois de mai.De l’avis même des députés, ce sera un débat difficile puisqu'il cristallisera davantage les positions de chacun et que, de part et d’autre, personne ne fera de cadeau à l'adversaire.Les derniers jours l’ont d’ailleurs montré alors que liberaux et péquistes s'opposaient sur le partage du temps entre députés pour ce débat et que les libéraux refusaient au gouvernement la permission de commencer ce débat aujourd'hui sans l’avis préalable de 24 heures prévu au règlement, ce qui a forcé l’Assemblée nationale à se réumr dès hier pour respecter cette technicalité.Le Parti québécois et le Parti libéral ont été avares de détails jusqu’ici quant à la stratégie qui sera déployée durant ce débat dont la durée sera de 35 heures.Quant à l’Union nationale, elle vient à peine d’adopter sa position de fond si bien que sa stratégie n’est pas encore arrêtée.Du côté gouvernemental, il est évident ?|ue ministres et députés auront à dé-endre les propositions contenues au livre blanc sur la souveraineté-association qui définit les termes de la nouvelle entente d’égal à égal proposée au reste du Canada.On attaquera aussi les nouvelles propositions constitutionnelles adoptées par le Parti libéral en fin de semaine et contenues dans ce qu’il est convenu d'appeler maintenant le «livre beige».Les pé- 3uistes voient dans ce document le talon 'Achille de leurs adversaires, tout comme «le budget de l’An un» fut le leur à l’élection de 1973.Du côté libéral, 11 s'agira de faire la démonstration que la question est «fausse et mais ce projet fut abandonné.Un avis ju-Voir page 12: L'Assemblée Aucune réponse à la proposition de P.-M.Johnson % Tard hier soir, ni le syndicat des employés manuels ni la Ville de Montréal n’avaient fait connaître publiquement leur réponse à l’offre ue leur faisait, dimanche, le ministre lu Travail, M.Pierre-Marc Johnson.Le ministre du Travail avait donné aux parties en cause jusqu’à mardi pour lui communiquer une réponse au processus qu’il a proposé pour la reprise des négociations.M.Johnson avait proposé de nommer lui-même un médiateur qui, après avoir tenté de rapprocher les parties, aurait pu se transformer en un arbitre dont les décisions seraient exécutoires.Au cours de la journée, le Service du personnel de la ville de Montréal et le comité exécutif ont eu de longs entretiens avant d'en venir à une décision.Cette décision devait être communiquée au ministre du Travail au cours de la soirée et ne sera connue qu’au-jourd’hui.Les dirigeants syndicaux avaient annoncé, de leur côte, qu’ils allaient analyser la proposition du ministre sans préciser à quel moment ils se proposaient de faire connaître leur réponse.L'une et l'autre partie risquent des enjeux importants en s'engageant dans ce processus inusité dans les relations de travail au Québec.Jusqu’à ce jour, les conciliateurs du ministère du Travail n'avaient pas Voir page 12: Réponaa Mugabe obtient la majorité absolue au scrutin rhodésien SALISBURY (AFP) - Le chef de la principale armée de guérilla, M Robert Mugabe, a remporté une majorité absolue des sièges aux élections générales rho-désiennes, selon des résultats non officiels recueillis hier soir à Salisbury.Selon ces chiffres, l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front Patriotique (ZANU-PE) de M.Mugabe aurait remporté autour de 55 des 80 sièges africains qui étaient en jeu dans le scrutin de la semaine passée.M.Joshua Nkomo (PF — Front Patriotique), son ancien allié au sein de la guérilla, arriverait en seconde position, avec probablement 20 sièges, n’en laissant que 5 au Conseil national africain unifié (UANC) du premier ministre sortant, l’évêque Abel Muzorewa.Les résultats officiels ne seront annoncés que ce matin.Les 20 sièges restant dans le Parlement de 100 membres sont réservés aux Blancs.Ils ont déjà été remportés par le Front rhodésien de l’ancien premier ministre rebelle, M.Ian Smith.M.Mugabe, un intellectuel socialiste âgé de 55 ans, est désormais assuré de de- venir le premier ministre du futur Zimbabwe, et sa victoire a déjà été reconnue par le gouverneur britannique.Lord Soc-mes lui a demandé de lancer hier soir à la radio et à la télévision un appel au calme aux vainqueurs comme aux vaincus.Des appels similaires ont été lancés par Lord Soames lui-même, et par le chef de l’armée rhodésienne, le général Peter Walls, un homme au rôle crucial dans le proche avenir, en raison de la puissance militaire qu’il contrôle.Lord Soames a également indiqué, dans son intervention, qu’il oeuvrerait en faveur d'un gouvernement élargi après les élections, avec l’espoir de voir M.Mugabe y inclure des représentants des deux autres partis représentés au Parlement M.Mugabe a déclaré à plusieurs reprises que, même s’il obtenait la majorité absolue, il souhaitait l’alliance du «front patriotique» qui existait du temps de la guérilla avec M.Nkomo, mais celui-ci n’a pas fait connaître son attitude.Des mesures de sécurité exceptionnelles ont été prises par les autorités pour l’annonce des résultats officiels au- L’aile gauche du parti reste bien en place au cabinet, notamment avec Mme Monique Bégin, qui conserve la Santé nationale et le Bien-être social, M.Lloyd Axworthy qui prend les importants dossiers de Tassurance-chômage, des politiques d’immigration et de la condition de la femme, et M.Herb Gray, 39 ans de Windsor, qui prend l’important portefeuille de l’Industrie et du Commerce.Ce dernier, responsable de travaux sur le contrôle des investissements étrangers, sera notamment chargé de la réforme de l’Agence de l’examen de l’investissement étranger, promise pendant la campagne Voir page 12: Trudeau L’Assemblée amorce le débat sur la question jourd’hui, par crainte d'émeutes dans les cités africaines, voire d’incidents violents entre Blancs et Noirs.Des soldats casqués patrouillent dans les rues de Salisbury, et de nombreux Blancs ont affirmé qu’ils éviteraient de sortir aujourd’hui de chez eux, L’évêque Muzorewa a déjà contesté la validité du scrutin, bien que le commissaire électoral britannique, sir John Boynton, ait déclaré hier qu’il «refléterait largement la volonté du peuple».Le directeur de la campagne électorale de la ZANU-PF, M.Eddison Zvogbo, a déclaré pour sa part que les résultats obtenus jusqu'ici constituent «une gifle au visage de l’impérialisme».Entre-temps, M.Mugabe, a rencontré hier soir, pour la deuxième fois en une semaine, le chef de l'armée rhodésienne, le général Peter Walls, apprend-on de source bien informée a Salisbury.M.Mugabe a également rencontré l'ancien premier ministre blanc, M.Ian Smith, qui récemment encore se prononçait catégoriquement contre toute ve-Volr page 12: Mugabe hypocrite», cela par un amendement qui sera soumis dès aujourd’hui et qui précisera que le véritable objectif du gouvernement est de conduire le Québec à l’indépendance.Cet amendement sera, on s’en doute pas, rejeté, le premier ministre s’étant dit prêt à accueillir des amendements techniques à sa question, mais non des amendements de tond.Les libéraux avaient eu d’a bord l’idée de constester la légalité de la question, I l'actualité économique L’Hydro jusqu’en l’an 2000 Les responsables de la planification générale de l’Hydro-Québec expliquent dans quel contexte ils préparent le plan de développement décennal de la puissante société d'État.Ils indiquent leur perception des soubresauts économiques actuels et décrivent les conséquences probables de l'accroissement de notre consommation de gaz naturel ou de la montée en flèche du coût des produits pétroliers.Ils admettent que THydro-Québec ne peut plus se développer en vase clos comme si ses choix ne concernaient pas l'ensemble du développement québécois — page 13 Avant de «placer» son argent Sans tambour, ni trompette, les institutions financières augmentent présentement leurs taux d’intérêt.Mais attention il existe des écarts souvent énormes d'une institution à l’autre, au plan du rendement.L’épargnant a tout intérêt à faire marcher ses doigts.avant d'investir son argent.Il semble que le court terme soit toujours préférable au long terme.C’est peut-être aussi l'occasion de songer au marché boursier.Mais avant de confier son argent à une firme donnée ou avant de choisir un outil donné, il faut se montrer très attentifs.— page 15 ¦ $2.3 millions de plus pour les Floralies — page 2 ¦ Selon le CPQ, le livre blanc propose de sortir le Québec du Canada — page 3 ¦ Les chauffeurs de Métropolitain-Sud ignorent l'ultimatum de la CTRS — page 4 ¦ Chevrette estime qu’il faut repenser la loi sur les services essentiels — page 5 ¦ Dans de vieilles artères: un éditorial de Lise Bisson-nette — page 10 auiioninc maillvl - LA- niAKKixri: EN VENTE OANS LES LIBRAIRIES DUSSAULT GARIMEAU l 2 ¦ Le Devoir, mardi 4 mars 1980 La CEQ est déçue du Front commun QUÉBEC (PC) — Le fonctionnement du dernier Front commun n'a pas été satisfaisant pour la CEQ et il y aura lieu pour les syndiqués de réexaminer sérieusement ce mode de négociation.C’est l'avis qu’a exprimé hier en conférence de presse le président de cette centrale, M.Robert Gaulin.Selon lui, le Front commun a donné lieu à beaucoup trop de méfiance et de concurrence entre les centrales qui ont empêché à toutes fins utiles une négociation efficace.M.Gaulin, faisant visiblement allusion aux querelles entre la FTQ et la CSN, a indiqué qu’au moins deux ou trois mois avaient été perdus en un maraudage inutile.«Jamais ce Front commun n’a eu d’assises réelles et concrètes.La preuve en est qu’un seul cartel sectoriel a pu être formé.» Evitant toutefois d’aller plus avant dans ses critiques M.Gaulin a rappelé que sa centrale évaluerait le Front commun lors d’un conseil général qui se tiendra à Granby, du 10 au 12 avril prochain.Interrogé sur certains aspects particuliers de la négociation des enseignants, M.Gaulin a qualifié de «tout à fait inacceptable» la nécessité pour les syndiqués dq négocier à la fois avec le gouvernement eCla Fédération des commissions scolaires.«De toute évidence, cela nuit à la bonne marche des négociations», a-t-il précisé.Pour M.Gaulin, il est aussi inconcevable que le gouvernement envoie aux tables une trentaine de négociateurs quand il n'y en a que trois ou quatre qui ont réellement le pouvoir de négocier.«Pendant les dernières négociations, il fallait attendre que MM.Bouchard, Boily ou Lebel soient là avant de pouvoir réellement envisager des résultats.» Quant au coût de la négociation pour la le à $2 milfioni CEQ, le président l’estime à $2 millions.À ce montant il faut ajouter un autre $2 millions dépensés par les syndicats affiliés, et une somme de $350,000 pour la publicité, ce qui porte à près de $4,5 millions le coût total de l’opération.Au sujet du conseil général de la semaine dernière, M.Gaulin a tenu à souligner que le débat avait été «plus serein que prevu», contrairement à ce qu’a pu faire croire un document interne obtenu par les journalistes.Il s’agissait d’un recueil de messages envoyés par téléscripteurs par les syndicats régionaux à leur centrale.Plusieurs d’entre eux étaient particulièrement critiques à l’é-gàrd de l’exécutif de la CEQ, allant même jusqu’à réclamer la démission de l’exécutif de la centrale «pour raison d’incompétence et de trahison».Personne toutefois ne serait intervenu lors du conseil pour demander officiellement la démission de M.Gaulin ou d’un autre membre de l’exécutif.Pour M.Gaulin, ce document n’est donc «en aucune façon un reflet fidèle du débat qui s’est tenu au conseil général».Tentant d’expliquer le sens de certains de ces messages, M.Gaulin a dit qu’il s’agissait de «réactions préliminaires» que des réunions syndicales avaient par la suite grandement atténuées.Tous les délégués ont toutefois convenu de la nécessité de clarifier la situation dans les meilleurs délais, et il faut prévoir que réunis à Granby ils auront à se pencher de nouveau sur la question.Quant aux 2,000 enseignants de cégeps affiliés à la CEQ, leurs négociations achoppent toujours sur les questions de la sélection des professeurs et de la vie départementale.Signalant que sa centrale prendra tous les moyens pour que ces travailleurs en arrivent a une entente, M.Gaulin a déclaré qu’un «solide coup de collier» sera donné cette semaine du côté des négociations et qu’en cas d’échec le gouvernement sera seul responsable de ce qui se passera dans les cégeps.Aucun moyen de pression n’est envisagé pour les prochains jours.On entend se consacrer plutôt à l’analyse de la situation proposée aux syndiqués.$2.3 millions de plus pour les Floralies A quelques mois de l’ouverture del’exposition des Floralies internationales, la ville de Montréal et le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation ont convenu d’accroître le budget d’une somme de $2.3 millions.A sa prochaine assemblée, jeudi, le Conseil municipal sera saisi d’une convention supplémentaire par laquelle le gouvernement du Québec consent à verser une somme de $1,224,000 pour la restauration de pavillons sur l’île Notre-Dame et une autre de $1,165,000 pour la réalisation d'un programme d’animation et de communication.Ces sommes portent à $6.5 millions les dépenses du gouvernement québécois pour l’exposition aes Floralies internationales.En février 1979, la ville de Montréal et le ministère de l’Agriculture s’étaient entendus sur des dépenses de $4.2 millions La convention supplémentaire précise qu’une somme de $800,000 est consacrée à la restauration du pavillon du Québec sur l’île Notre-Dame.En retour de cet investissement, l'Association montréalaise d’action récréative et culturelle (AMARC), organisme municipal chargé de l’exploitation aes îles de Terre des Hommes, offrira gratuitement et pendant dix ans, ce Pavillon au ministère de Agriculture.Le gouvernement du Québec a déjà un pavillon sur l’île Sainte-Hélène où, durant la saison de Terre des Hommes, le ministère du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme exploite «la maison du Québec».La convention supplémentaire ne précise pas les intentions du ministre de l’Agriculture à l’égard de son pavillon sur l’île Notre-Dame après les Floralies de l’été prochain.En plus du pavillon du Québec sur l’île Notre-Dame, la convention supplémentaire prévoit une somme de $424,000 pour la restauration des pavillons Chrétien, de France, des Indiens du Canada, de la Jamaïque, des Nations-Unies, tous situés sur l’île Notre-Dame.L’AMARC prend à sa charge les dépasse- ments de coûts, s’il en est.Le ministre s’engage à réaliser un programme d’animation et de communication pour la promotion des Floralies internationales d’un montant minimal de $1,165,000.L’AMARC et le ministère de l’Agriculture conviennent également de partager les bénéfices de l’exposition.Le ministère recevra 90 pour cent des revenus nets des commandites excédant la somme de $440,000 et jusqu’à concurrence de $1,165,000.Au-delà de cette somme, l’AMARC conserve tous les bénéfices.Les revenus nets des Floralies provenant des concessions, du stationnement, du loyer des exposants et du transport par ballade font également l’objet d’un partage: au-delà de $424,000, le ministère conserve la moitié des bénéfices jusqu’à concurrence de $215,000; au-delà d’un revenu de $854,000, il conserve tous les bénéfices jusqu’à concurrence de $209,000.L’excédent des bénéfices au-delà de $1,063,000 revient à l’AMARC.L’exposition des Floralies La directive d’Air Canada réjouit les Gens de l’air L’Association des gens de l’air du Québec a accueilli avec satisfaction hier, la décision de la société Air Canada qui a émis une nouvelle directive à ses pilotes afin de se conformer a la lettre du jugement Deschênes sur le bilinguisme dans les communications aériennes.Selon le directeur intérimaire de l’AGAQ, M, Pierre Ménard, il est évident que ce changement de position de la part d’Air Canada est une conséquence directe de la mise en demeure que les pilotes lui avaient envoyée, la semaine dernière.Cette directive émise vendredi soir, précise que les pilotes ont le droit de parler aussi bien le français que l'anglais lorsqu’ils s’adressent aux opérateurs de radio ou aux agents de chargement par le biais des fréquences internes de la compagnie.L’appel de Violi rejeté OTTAWA (PC) - La commission de révision de l’impôt a rejeté l’appel intenté par la succession de Paolo Violi, abattu dans son magasin de crème glacée le 22 janvier 1978 à Montréal.Violi, tenu pour le roi de la Mars, mois de la Croix-Rouge + pègre montréalaise par la Commission d'enquête sur le crime organisé instituée par le gouvernement québécois, s’était pourvu en appel de la décision relative aux impôts pour les années d’imposition 1971-1972 et 1974.A sa mort, Graziella Lup-pino, exécuteur testamentaire de Violi, avait relancé la poursuite.Lucien Cardin, président du conseil de révision de l’impôt, a déclaré dans son jugement rendu public hier qu’il appartient à Violi de prouver l’erreur de la décision, ce qui n’a pas été fait.L’AGAQ soutenait que la société Air Canada «galvaudait» le jugement Deschênes puisqu’une directive reconfirmée le 8 février par le vice-président aux opérations, enjoignait les pilotes de se conformer aux procédures normales d’opération, c’est-à-dire, de communiquer en anglais.Un pilote avait dû communiquer en anglais parce qu’un des opérateurs de radio ne pouvaient s’exprimer en français.La nouvelle directive d’Air Canada promet que toutes les mesures seront prises pour s’assurer que les communications entre les membres du personnel, puissent se faire soit en français soit en anglais.Hier, le porte-parole d’Air Canada a soutenu que la nouvelle directive avait pour but de dissiper l’équivoque au sujet d’une lettre adressée à un pilote par son commandant avait été «mal interprétée».H a refusé d’en dire plus, rappelant que la société Air Canada conteste une partie du jugement Deschênes et que les tribunaux sont saisis de cette requête.MW Cette Floridienne de Jacksonville, peu habituée à la neige, jubilait en apercevant la manne blanche sur le toit de sa voiture, hier matin.Et elle en a profité pour en faire un bonhomme miniature.Tout le sud-est des États-Unis a d'ailleurs été surpris par une rare tempête de neige, la Virginie étant particulièrement touchée avec 33 centimètres en certains endroits.A Norfolk, les 2.300 spectateurs d’une représentation de cirque ont dû passer la nuit de dimanche à lundi sous la tente qui abritait le spectacle.(Photolaser AP) OBLIGATIONS A RENDEMENT EXCEPTIONNEL 4 ANS 5 ANS 13 13 13 V4% Ces obligations municipales et scolaires portant intérêt entie 7et 10% vous sont offertes à escompte pour vous rapporter un rendement brut exceptionnel et elles sont encore plus avantageuses après impôt.LÉVESQUE.BEAUBIEN INC POUR PLUS O INFORMATIONS VEUILLEZ COMMUNIQUER AVEC NOUS Montréal 879-2222 Québec 529-1771 Ottawa 232-9681 Chicoutimi 549-8886 Sherbrooke 569-5583 St-Hyacmthé 774-5354 Troll-Rlviéres 379-0000 Vlctoriavillé 758-3131 Moncton 855-9926 Jollétte 759-0160 Rouyn-Norenda 762-4347 Rivléra-du-Loup 662-9341 Granby 372-3177 Bedtord 248-2531 St-Jean 348-4720 Valteytield 371-0368 Toronto 363-1396 Val-dOr 824-3667 Il y a trop de jolies femmes dans la publicité chinoise PÉKIN (AFP) - Un journal de Pékin, le Quotidien des Ouvriers a mis ses lecteurs en garde, hier, contre les abus du recours aux jolies femmes dans la publicité.Le commentateur se défend pourtant de critiquer globalement les campagnes publicitaires qui se multiplient en Chine depuis un an, à grand renfort d'affiches murales et d’images dans les journaux.Il recommande seulement que ne soient pas systématiquement utilisées comme supports publicitaires des photos de jolies femmes.«Si on considère le recours à des mannequins féminins comme la seule forme que puisse prendre la publicité, sans tenir compte du produit si, par exemple, on utilise une jolie fille bien maquillée pour ublicité pour des en résultera des la pu machines, il ¦ _______ problèmes», déclare le jour- pal, publication passablement {ustere.En Chine, si la publicité té-îvisée dépasse souvent, par sa sévérité et sa monotonie, les voeux du journal, les af- fiches sont plus attrayantes.On est loin, toutefois, des images plus que suggestives qui fleurissent dans les villes occidentales.Cependant, la publicité naissante souffre en Chine de certains manques: tel «spot» télévisé vantant les mérites de luxueux manteaux de fourrures ne risque pas de provoquer une ruée d’acheteuses, les moyens financiers des chinoises étant, en général, extrêmement limités.Il n’est pas rare aussi que la publicité donne la vedette à des produits qui s’avèrent introuvables, comme en témoignent des lettres de lecteurs publiées de temps à autres par les journaux.Enfin, autre exemple d’inadaptation de la publicité au marché: une gigantesque affiche qui s'étale sur la grande avenue Changan de Pekin invite les passants à acheter de superbes couverts en acier inoxydable, alors que l’usage des baguettes est généralisé dans la plus grande partie de la Chine.ôWi À .est le s y rh bole d'Archivex, En xe chargeant Je vox xiciix documents et Joxxiers inactifs, Arehisex .sur offre un abri sur et économique.Si vous comptez déménager mis bureaux dans un avenir plus ou moins rapproché, pourquoi affecter un espace qui coûte cher à l'entreposage de vieilles archives?C'est le mornept idéal de les confier à la garde d'Arehisex.Le perlonneI expérimenté d Archives vous aidera à choisir: a) les papiers que \ otis pourrez éliminer et Archives procédera à leur destruction si sous le désirez; ^ b) les papiers que virus pourrez faire entreposer, a un coût modique, chez Archives Pourquoi ne pas en parler à l'un de nos représentants?Aujourd'hui même.Cela ne s ous engage à rien ARCHIVE* Une nouveauté pour la paperasse.Téléphone d’automobile SYSTCOMS composition directe • ligne privée TELE E MOBILE LTÉE vent* * location / achat • servie* aussi: radio-téléphon* VH F 274-9366 Période d’essai intérieures doit avoir lieu du 17 au 29 mai 1980 au Vélodrome olympique.L'exposition extérieure aura lieu au 31 nui au 1er septembre 1980 sur l’île Notre-Dame.Les contri- buables montréalais ont reçu, en même temps que le compte pour la taxe d’eau et de services, une offre d'achat à prix réduit du passeport de Terre des Hommes et des Floralies.: COINS ¦ Et un livre rouge! Les membres du corps diplomatique des États-Unis ont adressé à leurs confrères du Canada une longue note de remerciements, sous forme d’un livre relié en rouge, pour le rôle qu’ils ont joué en permettant à six diplomates des États-Unis de fuir Téhéran.C’est l’ambassadeur des États-Unis à Ottawa, M.Kenneth Curtis, qui a remis au sous-secrétaire d’État aux Affaires extérieures, M.Allan Gotlieb, cette marque de gratitude.La première signature de ce «merci» est celle du secrétaire d’État des États-Unis, M.Cyrus Vance, qui remercie les diplomates canadiens de leur acte de courage et d’amitié.¦ Une assurance-santé malade Les contributions au régime d’assurance-santé de l’Ontario (OHIP) sont tellement élevées que certaines familles défavorisées ont dû emprunter pour payer leurs contributions et devenir admissibles au programme.C’est ce qu’ont affirmé hier des témoins qui déposaient devant la Commission d’enquête sur les régimes d’assurance-santé dont les membres ont entrepris une tournée pan-canadienne pour évaluer les divers régimes en vigueur au Canada.La commission est dirigée par M.Emmett Hall, ancien juge à la Cour suprême, et M.Malcolm Taylor, qui ont effectué il y a 15 ans une enquête semblable, dont les résultats se sont traduits par la mise en place des différents programmes administrés à l’heure actuelle par les provinces.Hier, les représentants d’un mouvement de pression de la région d’Ottawa ont expliqué à la commission que plusieurs familles pauvres ignoraient encore qu’elles pouvaient recevoir une aide du gouvernement pour payer leurs contributions au programme d’assurance-santé de l’Ontario et qu’elles s’abstenaient donc de verser ces contributions, jusqu’à ce qu’un des leurs soit malade.¦ Entre le début et la fin Les règlements de la compagnie CP Rail régissant le transport par rail de matières dangereuses stipulent que ces matières ne peuvent être placées dans des wagons qui se trouveront au début ou à la fin d’un convoi, mais les avis écrits devant être placés sur les wagons transportant ces matières précisent qu’elles ne doivent pas se trouver à proximité de wagons transportant des produits explosifs.C’est le témoignage qu’a rendu hier devant la commission d’enquête sur le déraillement de Mississauga, le 10 novembre, un représentant d’une compagnie de produits chimiques.M.John Francis, porte-parole de la compagnie Dow Chemicals, a expliqué que ces règlements visaient à protéger les membres a’équipage de ces convois.¦ Une session rose Le discours du Trône du jeudi 13 mars, que les membres de l’Assemblée législative de la Saskatchewan écouteront avec attention, devrait continuer, de l’avis des observateurs, à peindre la vie en rose pour les contribuables de la seule province néo-démocrate au Canada, qui sont notamment peu préoccupés par le chômage et qui misent beaucoup sur les revenus élevés que leur gouvernement tire des importantes ressources naturelles de la province.Le discours du Trône, croit-on savoir, annoncera une cinquantaine de projets de loi d’ici la fin de la session, notamment des amendements à la loi des droits de la personne et des projets relatifs au libelle, de façon à protéger les journaux qui publient des lettres de leurs lecteurs.Seul moyen de noter intégralement la parole la plus rapide LA STÉNOTYPIE s'adapte à toutes les formes du secrétariat; elle assure la prise des conférences, colloques, réunions et congrès; elle garantit le compte rendu intégral des procès, la prise des débats.On la trouve dans les entreprises, organismes nationaux et internationaux.Inscription ouverte pour le 31 mars ou septembre 1980 Institut France Quitard de Sténotypie I.Q.S.Permit# 749666 1290, rue Saint-Oenis, suite 89, Montréal (Métro Berri, sortie Saint-Oenis) 288-2241 intérêts payés à léchéance La banque d'aujourd'hui vous offre un nouveau certificat de dépôt pour un temps limité*: • dépôt minimum: $5,000 • durée: 364 jours • rachetable â échéance seulement • non négociable Renseignez-vous auprès de la succursale de la Banque Nationale la plus près de chez-vous.•Conditions sujettes à changement sans préavis BANQUE NATIONALE La banque d’aujourd’hui I ê ^825 Le Devoir, mardi 4 mars 1980 ¦ 3 WÊ01.HH i • y.; '/aMMftfjty, HI WMM ¦ ¦ - :«*•< 04 - STS MM *4t*ww lente* W**ése» RAYMOND.CHABOT MARTIN.PARE A ASSOCIES Comptable* Agréé* Montréal, Québec Ottawa Therford Minas.Hull.Buckingham 17éme étage.Tour de la Bourae Montréal.Québec.H4Z 109 (514) 979-2991 RICHTER.USHER A VINEBERG Comptables agréés Montréal - Toronto Aeaoctéa - Résidents à Montréal Cecil Vmpbvrg C A Marvin Co-Dsr C A Arnold M Shoktak C A Gbraid S Goidbwg C A l'wmM Kramor C A J Vvos Tougas C A S'dnvy M Ktutbantl Donald Prmsfcy C A Howard G iimou» C A BsrryOsmen C A Oavid A v.n*bs»g C A Allan Kïiénnr C A John J Sw'dipr C A B'Chard S Vmoborg C A Ph'ltp M«n«! C A Pétrie* K* So C A 1 Weatmount Square Montréal.Québoc H3Z 2Z9 •31-2511 ROBERT SAINT DENIS A CIE Comptables Agréés 7000.Avenue du Rare.Suit* 301 Montréal H3N 1X1 - 274-2797 SAMSON.BELAIR A ASSOCIES Comptable* Agréés Monti*#l Quebec Rimouski Sherbrooke Trois tWeres Ottawa Sept-ne* Séint Hyacmth# Cost-coo* M at any Sulla 3100.Tour de la Bourae Montréal.Oué H4Z 1H9 (914) 991-5741 Poissant.Richard et Associés étflllé ê THORNE.RIDOELL Comptables Agréés •30 oueat.Bout Dorchester Suit* 2500 Montréal.Québoc MIS 1W1 Téléphona (114) 999-7331 A ( échelle internationale McLintock Main lafrent* VIAU.ROBIN A ASSOCIES Comptables Agréés Lucien D Viau C A Armand H Vi9u C A J Sarg* Qervéïs C A Wagu'h Bou'os C A Jacques R ChadHion C A Jacques Jovei C A Louis Baril c a Farid A Chili C A 4979.ave Verdun.Verdun H4Q INI S»A.Blatnvllta Cat.•ta Théiéa* J 7f 1L4 7«* 3971 - 4114991 ZITTRER.St BLIN.STEIN, LEVINE A CIE Comptabl** Agréés MONTftÉAl.TORONTO jack f t'lfryt C A Herbert C SitMm C A IdNrdi S*|wt CA Sa*G Ifrmp CA Sevré I 0d9siMh C A (Vtv* A Çtem C A Am»kl J tchfrberj C A $*vrr- A t A tAdshl MR» CA geet a ben c a Sers A , nwwM** c A «tsmun DéHcftfNé C A jebayt Féru CA Setéi tnqebiim c A ft-émo LfvréS C A Alan W I ryerrhen c A laerfétéS Omtm C A r-.- jar* Airman C A MM Zrttre CA M8t1RS Selon ses déclarations, « Herrmann* ne serait cependant pas passé volontairement au service des américains.Lors de son arrestation, «il y a quelques années», il s’etait vu offrir le choix soit d’être poursuivi, soit de coopérer, cette coopération incluant la tenue de la conférence de presse d’hier.Son travail d’agent double, a précisé le FBI, s’est arrêté il y a quelques mois, les services secrets soviétiques l’ayant vraisemblablement découvert.« Herrmann», qui a affirmé être âgé d’environ 45 ans, se faisait passer pour photographe «free lance» vivant dans l’État de New-York à Hartsdale.Sa mission principale était de mettre en place un système de «boîtes aux lettres» pour d’autres agents soviétiques qu’il n’a jamais rencontrés.Au départ, a-t-il indiqué, il avait été chargé par le KGB de collecter des informations non pas militaires, mais politiques.Il a ainsi suivi de près un candidat à l’élection présidentielle américaine de 1976, dont il n’a pas révélé le nom.En 1968, il avait également tenté, sans succès, de faire échouer un vol spatial américain habité, en envoyant une lettre anonyme, selon laquelle le vol devait être saboté.M.Homer Boynton, directeur adjoint du FBI, a, pour sa part, affirmé qu’ «Herrmanni n’avait jamais fourni d’informations secrètes à l’Union soviétique.«Herrmann» a précisé qu’il avait utilisé une «couverture» de réfugié d'Allemagne de l’Est pour entrer en Allemagne de l’Ouest, en 1958.Après être resté quatre ans dans ce pays, il avait ensuite émigré au Canada, où il avait séjourné six ans, avant de s’installer, comme immigrant, aux États-Unis.Il a souligne «qu’à partir du moment ou il avait obtenu ses papiers d’immigration, il avait strictement observé les lois américaines».«J’ai passé beaucoup de temps, a-t-il dit, à remplir correctement mes déclarations d'impôts, afin de ne pas faire d’erreurs et attirer ainsi l’attention».Les instructions qu’il recevait par radio de Moscou étaient codées, a-t-il précisé.Elles lui étaient transmises chaque semaine.Chaque transmission durait entre 5 et 30 minutes et était répétée trois fois.Les rapports qu’il envoyait par lettre à diverses adresses en Europe étaient également codés.Le FBI a indiqué, de son côté, que «Herrmann» se rendait régulièrement en personne à Moscou.Il a séjourné pour la dernière fois en Union soviétique en 1977.La Sûreté fédérale américaine a enfin conclu que l’ex-agent du KGB lui avait fourni des informations sur les techniques employées par les services de renseignements soviétiques, et notamment sur leurs codes.L’ex-président chinois Liu est mort dans une prison PÉKIN (AFP) - L’ancien président chinois Liu Shaoqi, le rival de Mao qui vient d’être réhabilité, est décédé le 12 novembre 1969 à 06.45 heures dans une prison de Kai-feng au centre du pays, ont révéle hier ses enfants qui exposent également de façon détaillée les persécutions dont ils ont fait l’objet eux aussi.Dans un article publié par le Gongren Ribao (Quotidien des ouvriers), le fils et les trois filles que l’ancien président de la Republique eut de son dernier mariage (le cinquième), ont également indiqué que leur mere, Mme Wang Guang-mei, avait été condamnée à mort après la destitution de son époux, en 1968.Mme Wang Guangmei a fait sa réapparition publique en février 1979.La Révolution culturelle (1966-1976) fut pour eux-mêmes, racontent-ils, «un désastre de dix années semblable à un cauchemar».L’aînée, Liu Aiqing, fut rouée de coups et enfermée quelque temps dans une «étable», un mot d’argot chinois pour désigner les cachots illégaux qui se sont multipliés dans toutes les entreprises chinoises à l’époque.Le fils Liu Yuanyuan dut vendre son sang pour en tirer un moyen d’existence.Même la cadette, Liu Xiao-xiao, ne peut échapper à ces sévices malgré son âge, six ans, à l’époque, et elle subit des «meetings de critique et d’attaques».Liu Shaoqi, ont encore révélé ses enfants, avait tenté de démissionner de la présidence de la République et du bureau politique du Parti communiste dès le début de la Révolution culturelle, afin d’abréger celle-ci dont il prévoyait les conséquences.Il souhaitait se retirer avec toute sa famille à Yanan, le berceau de la lutte communiste, et y devenir paysan.Mais il n’y fut pas autorisé, ont poursuivi ses enfants, en rejetant ainsi implicitement sur Mao Tsetoung la responsabilité de la mort de leur père.Les enfants de Liu n’ont pas fournis de détail sur la façon exacte dont leur père est décédé, à l’âge de 71 ans.Selon des sources chinoises non confirmées officiellement, Liu Shaoqi aurait succombé faute de soins à une maladie./jW AVEZ-VOUS Ær une r V BONNE IDEE DESET Si vous oeuvrez au Min X d’un organisme à but non lucratif, voici enfin le coup de pou T ce dont vous aviez besoin pour concrétiser l'un de vos projets.Le Programme fédéral jk ) d'emplois d'été pour les jeunes vous offre la possibilité d’em SI baucher au moins trois étudiants pendant six à dix-huit W* semaines.A la faveur de cette nouvelle formule, les projets présentés devront absolument fournir aux étudiants la possibilité d’acquérir une expérience de travail pratique qui, en môme temps, devra profiter à la communauté Renseignez-vous auprès de votre Centre d’Emploi du Canada ou votre bureau local du Développement de l'Emploi et présentez votre projet d'ici le 28 mars 1980.Faites vite, nous attendons vos bonnes idées! NOUS FINANÇONS LES BONNES IDEES! I* Emploi *t Employment and Immigration Canada Immigration Canada Canada le débat référendaire % *v', •' - •- ' iiillÜ Le Devoir, mardi 4 mars 1980 * " .: ‘ • .• ••¦: .- .SliPIllBSlM .\ ¦ ' * «* Économie et référendum: la peur s’estompe par Jacques Boucher L auteur est économiste à Québec IL n’est pas loin le temps où l’on prédisait aux Québécois tous les malheurs possibles et inimaginables.Les capitaux fuiraient le Québec et les entreprises en feraient autant.Elle était entretenue.Imaginez-vous, s’il fallait que le parti souverainiste prenne le pouvoir?Ca serait la catastrophe, la faillite.Et vos hommes d’affaires, sans doute plus craintifs puisqu'ils sont constamment en relation avec les marchands de la peur, ont été parmi les premiers à se laisser berner par ces élu-cubrateurs.L’opération a connu un certain succès puisque nos hommes d'affaires ont emboîté le pas et, sans trop savoir réellement pourquoi, se sont mis à répandre les mille et une misères dont ils seraient l’objet avec l’élection du gouvernement souverainiste.Pourtant, ce même parti souverainiste proclamait ni plus ni moins que leur mieux-être en répétant qu’il voulait prendre en main l’ensemble des leviers économiques et les orienter en faveur des gens d’ici, notamment les PME.Mais, pour nos dirigeants d’entreprise, habitués aux romances du passé la pilule était trop difficile à avaler.Tous énervés qu’ils étaient par nos amis de l'extérieur, ils se sont embarqués dans la ronde terroriste.Heureusement, ça n’a pas marché, la population a compris qu’on ne pouvait pas toujours vivre sous le régime de la peur.Faisant fi des terroristes de trottoirs, elle s’est dotée, le 15 novembre 1976, quoi que pouvaient en penser les nommes d’affaires, d’un gouvernement souverainiste, un gouvernement qui lui avait promis de mettre à son service, plutôt qu’à celui de nos voisins, les outils de développement économique que puisse posséder le Québec, si peu nombreux soient-ils.Depuis, trois années se sont écoulées.Psychologiquement, l’élection du gouvernement a été difficile à accepter.C’est notamment le cas de nos hommes d’affaires qui ont été littéralement assommés lors de l’élection du gouvernement souverainiste.On les avait tellement convaincus que l’élection de ce gouvernement signifiait ni plus ni moins que la catastrophe qu’ils n ont pu croire à ce qui se passait dans la réalité.Pour eux, c’est pas compliqué, ça allait mal au lébec.Il Québ ne pouvait en être autrement car c’est ça qu’on leur avait inculqué avant la venue du gouvernement souverainiste.Alors, comment aurait-il pu en être autrement?Très péniblement, ils se sont donc assis à la table avec le gouvernement qui leur proposait une formule nouvelle d’échange d’idées, et de solutions aux problèmes: les mini-sommets.Qui allait aider qui?Les entreprises allaient-elles là pour dépanner ce gouvernement dont elles n’avaient pas voulu ou le gouvernement allait-il là pour insuffler un souffle nouveau aux entreprises?Quoi qu’il en soit, les rencontres se sont multipliées et sans même examiner ce qui ce passait dans la réalité, les nommes d’affaires ont continué de répandre le message comme de quoi ça allait mal.Même si l'économie allait mieux que jamais, les hommes d’affaires nous signalaient que finalement le gouvernement souverainiste, sur le plan social et dans les autres domaines connexes les satisfaisait mais qu'ils ne pouvaient en dire autant pour les affaires économiques.Le dernier à répandre ce message, est nul autre que Paul Desmarais, dans un article de journal paru il y a quelques mois.Le financier, dans un article agréable à lire, exprimait lui aussi sa satisfaction, ses réussites, ses projets, etc.mais lui aussi reprochait la faiblesse du gouvernement dans les domaines reliés à l’économie.Encore là, le financier était sans doute encore sous le choc des peurs dont ont été l’objet les dirigeants d'entreprises avant la venue du gouvernement souverainiste car s’il avait été renseigné sur révolution des indicateurs économiques du Québec avant d'exprimer ses opinions, sans doute auraient-elles été différentes.Pourtant, comme plusieurs dirigeants d’entreprises, il soulignait, lors de son entrevue, ces nécessités, et ses projets mirobolants, même si les Québécois disaient «oui» au référendum.Bref, tout allait bien pour lui, mais sans doute pensait-il que ça allait mal pour les autres.L’attitude de M.Desmarais ne surprend pas.C’est celle d’une grande majorité des dirigeants d’affaires qui ont une vision microscopique de la réalité.On la retrouve dans les enquêtes effectuées par le Conseil du patronat du Québec auprès de ses membres.S’il y a un organisme qui a vociféré contre le nouveau gou- iu m: vemement, c’est bien celui-la.Pourtant, les membres du Conseil du patronat sont de plus en plus satisfaits du climat économique et politique qui règne au Québec C’est le vice-président Ghislain Dufour qui le souligne en disant que «c’est la meilleure évaluation (de la conjoncture économique et politique au Québec) depuis juin 1976», avec 84% des hommes d’affaires qui ualifient la situation écono-ique actuelle de passable ou bonne et 50% (une majorité) qui jugent passable ou bon le climat politique qui prévaut au Québec.Plus encourageant encore, alors que le référendum doit se tenir à l’intérieur des six prochains mois, 63% des hommes d’affaires jugent que la situation économique va s’améliorer ou ne changera pas et 67% prévbient que le climat politique va s’améliorer ou ne changera pas au cours de ces six prochains mois référendaires.En examinant ces données, force m’est de souhaiter qu’au cours des six prochains mois, c’est l'attitudes des hommes Pour une question plus directe par Jean-Marc Deschênes L’auteur est enseignant à Rimouski DANS son éditorial de la revue Actualité, Jean Paré déclarait en novembre 1979 ce qui suit: «Car ' il y aura enfin une décision.Bonne ou mauvaise, si tant est qu’il existe un bon choix et un mauvais.Le but du référendum, c’est précisément de trancher enfin, de nous forcer à cesser de balancer.» Ce journaliste avait donc bien raison d'espérer que la question référendaire, telle qu’allaient la formuler quelques semaines plus tard les stratèges péquistes, permettrait au Québec de «se brancher», ainsi d’ailleurs que l’avaient toujours proclamé auparavant les porte-parole du parti québécois.Combien de gens font la grève pour pouvoir s’offrir une plage.dans le sud.Le jeu facile où il suffit de marquer 6 numéros sur 36 «CŒ3 L’ESPAGNE.Passez-y un mois pour apprendre une autre langue.Pour la deuxième année consécutive, le Collège Ahuntsic vous offre de participer au programme d'études en langue et culture espagnoles.DÉPART: le 22 mai 1980 Le séjour en Espagne s’échelonne sur une période de 4 semaines.ENDROITS: Valence (centre touristique sur la côte Méditerranéenne) Alicante Benidorm.Sagunto.Peniscola Le programme comprend des cours de langue espagnole pour débutant et intermédiaire, des cours de civilisation espagnole de géographie et de tourisme.L'horaire prévoit également des visites organisées, excursions et périodes libres.PRIX: à partir de $987.00 (inscriptions reçues avant le 7 mars) à partir de $1087.00 (inscriptions reçues après le 14 mars) Le forfait inclut: transport aérien et terrestre, hébergement, repas, frais de scolarité et manuels scolaires, excursions de groupe et assurance.Ce cours en Espagne est organisé par le service de l'éducation aux adultes du Collège Ahuntsic.section internationale, en collaboration avec l'agence Voyages Espagne, détentrice d'un permis du Ministère de l'Industrie, du Commerce et du Tourisme du Québec et le Collège Ausias March de Valence II est également reconnu par le Ministère de l'Education du Québec Ps.mls: 13570197-0470 Pour plus do renseignements: Madame Francine Chevalier Collège Ahuntsic 9155 St-Hubert, Montréal Tél: (514) 389-5921, poste 271 entre 13h00 et 18h00 Pouvons-nous croire que le souhait de M.Paré, celui d’à peu près tout le monde dans la province, sera réalisé maintenant que le libellé de la dite question est connu?Il est vrai que d’aucuns soutiendront que sa formulation est susceptible d'être modifiée lors du débat à l’Assemblée nationale.Quant à nous, nous opinons que le PQ en a déjà fait son nid et que sa majorité parlementaire risque fort d’entériner intégralement le choix des tacticiens du parti.Finassiers, en effet, ils le sont bien.D’abord, sur quoi la fameuse question porte-t-elle?Sur le grand objectif politique du parti indépendantiste?Non! Sur le moyen d’y parvenir, à savoir la négociation! C’est ce qui oblige d’ailleurs le parti ministériel à s’engager à la tenue superfétatoire d’un second référendum.Que voulez-vous, il veut partir négocier, sans projet dûment approuvé par les citoyens! Alors là, il se voit forcé à revenir devant eux s’il obtient après pourparlers un quelconque «changement au statut politique».Combien de fois devra-t-il répéter la manoeuvre?Nul ne le sait! Cela risque de devenir le sport national du Québec.C'est de toute façon encore plus dispendieux à la longue que l’agrandissement du Colisée de la Vieille Capitale qui, lui, sert au sport national des Canadiens! .Selon certains députés du parti gouvernemental tels que les Bisaillon et Paquette, une semblable pratique est tout à fait démocratique.C’est, toujours d’après eux, celle qu'auraient dû adopter les syndicats en négociation avec le gouvernement l'automne dernier, soit de retourner devant leurs membres pour que ces derniers puissent se prononcer sur l’état des négociations.Si les syndicats concernés s’étaient donné pareille obligation, nos ex-syndicalistes de députés laissaient entendre par là qu’il n’y aurait pas eu de loi spéciale, la «62».Attention messieurs, votre leçon vient mal à propos! Vous deviez pourtant savoir que, de manière générale, ces syndicats-là sont plus démocratiques que vous prétendez l’être en ces matières comparables! Pourquoi?C’est qu’eux font d’abord ratifier par leur membership un projet de convention collective, avant de se voir confier le mandat de le négocier.Ainsi, quand débute la négociation elle-même, les représentants syndicaux savent cl'où ils partent et jusqu’où leurs commettants espèrent qu’ils aillent.Quant à la justesse des revendications, ça, c’est une autre histoire.En conséquence, il n’est nullement besoin que l’assemblée générale soit consultée chaque fois qu'un progrès sensible mais partiel survient dans le déroulement des pourparlers! Finasseurs, ils le sont encore les stratèges péquistes I Pour gagner leur référendum, ils sont conscients qu’il leur faut absolument s’attirer l’appui de citoyens souhaitant quand même le maintien du lien fédéral.Telles personnes sont de l’avis de ces nombreux candidats néo-démocrates à l’élection du 18 février dernier, lesquels ont avoué, malgré leur intention de voter «oui», leur allégeance de fédéralistes.pressés de renouveler la fédération.Qu’est-cd que les négociateurs du PQ, le cas échéant, iront faire à Ottawa, munis d’un pareil mandat?Leurs interlocuteurs du Canada anglais, eux, n’auront pas été habilités par leurs mandats à démenbrer le Canada pour ensuite recoller les morceaux.Ces derniers voudront-ils ne discuter plutôt que du remodelage de la constitution actuelle?Hypothèse fort plausible! Que fera le PQ?Embarquer dans ce jeu?S’il y a un mandat qu’il ne détiendrait pas et qu’il ne saurait en toute légitimité porter et défendre, c’est bien celui-là! Nous voulons bien croire qu’il n’oserait alors substituer la tromperie à la finasserie! MM.Morin et consorts étapistes du PQ, cessez donc de ruser! Votre question actuelle, comme le faisait justement remarquer le réputé politicologue Léon Dion, est «non significative» (Le Soleil, 21 décembre 1979).Veuillez la reformuler de façon telle que votre option véritable puisse subir le test de «l'assemblée générale» des Québécois.Que diriez-vous alors d'un libellé ressemblant au suivant: «Êtes-vous oui ou non favorable à l’indépendance du Québec, assortie si possible d’une association économique avec le reste du Canada?» Si c’est oui, la négociation viendra ensuite, cela va de soi.d’affaires qui ne change pas.C’est vrai que ça va bien au Québec.Le gouvernement du Québec est sans doute le premier à se surprendre des résultats de la dernière année qui atteignent à certains égards des niveaux sans précédent.Ces résultats, dévoilés par MM.Yves Duhaime et Bernard Landry, ont sans doute éveillé nos hommes d’affaires à une réalité toute autre que celle qu’on leur dissimulait depuis trois ans.Depuis le temps que les gouvernements se gargarisent avec l'objectif de transformer nos {traduits chez nous, de déve-ppper le secteur manufacturier.Bien malin celui qui aurait voulu prétendre que ça allait mal alors que dans ce même secteur le Québec enregistre un record de création d’emplois.Il aura fallu attendre la fin de l’année pour que la réalité qui était devant nous depuis quelques mois éclate aux yeux de tous, y compris nos dirigeants d’entreprises.Il faut se féliciter des propos du président des Caisses d'entraide économique, Jacques Gagnon, qui effectue un travail de déblayage colossal du sentiment de colonisé pour inculquer à notre population la dose d’optimisme et de confiance dont elle a besoin pour mener à bien le développement de son économie.M.Alfred Rouleau, président des Caisses populaires Desjardins, exprime lui aussi sa confiance dans l’avenir du Québec et ne s’est pas gêné pour dire aux membres des Chambres de commerce que le référendum n’était pas la fin du monde et qu’il ne fallait pas faire peur au monde avec ce choix collectif.D’ailleurs, une étude réalisée pour le MEER par le groupe Secor et Pierre-Paul Proulx, rattaché au comité constitutionnel de Claude Ryan, révèle que le climat politique influence peu les investissements.L’étude signale même que les hommes d’affaires anglophones expriment des opinions plus négatives que leurs collègues francophones.Jacques Garon, directeur du «marketing)i et de la recherche à la Banque Royale, confirme lui aussi les propos d’Alfred Rouleau en signalant qup le Québec va connaître une certaine prospérité, qui ne devrait pas être gravement perturbée par la cqnjoncture politique et les décisions des Québécois au référendum ou aux élections provinciales Pour appuyer son dire, le directeur au marketing cite en exemple les mouvements de capitaux qui n’ont pas seulement précédé l’élection de 1976, mais les trois scrutins provinciaux qui ont abouti au 15 novembre: «En 1976, il y a eu un vent de panique qui s’est emparé des gens, qui ont placé leur argent à Ottawa et Plattsburgh.Quelques semaines plus tard, ils réinvestissaient au Québec».Cette attitude devrait être la même lors du référendum, d’autant plus que dans le contexte actuel, les gens anticipent que quelque chose va changer presque tous les quatre ans.Le directeur du marketing à la Banque Royale ajoute que l’incertitude politique est pire encore qu’un résultat positif au référendum.Une autre étude menée auprès des 110 plus grandes entreprises par un journal révèle que malgré les incertitudes que laisse planer sur l’activité des entreprises la récession américaine, les grandes sociétés manufacturières continueront d’investir et leurs dirigeants estiment généralement que l’année 1980 sera favorable.,e présii vieé, de la 1 développement confirme l’état de la situation en soulignant que «la BFD a accordé plus de prêts en 1979 que jamais dans son histoire malgré les bonds des taux d’intérêt «parce que les entreprises ont confiance en l’avenir».La petite et moyenne entreprise du Québec semble d’ailleurs s’orienter en 1980 vers une année record, comme en 1979, malgré les taux d'intérêt exceptionnellement élevés et la récession américaine.Telle est la bonne surprise dévoilée lors d’entrevues avec de nombreux experts de la PME.On n’a pas à craindre de voter «oui» au référendum.Espérons que les dirigeants d’entreprises maintiendront leur confiance actuelle en l’économie du Québec, éviter ont d’effrayer la population lors du référendum, cesseront de se poser des questions sur le climat politique du Québec et feront pression à l’avenir avec le Québec sur le Fédéral pour attirer au Québec des industries.Le président Guy A.Larr-i Banque fédérale de UNIVERSITE CONCORDIA THE IMAGE OF THE HUMAN SOUL IN ART Conférence et diaporama par H.W.Janson, Ph.D.Professeur de beaux-arts New York University le 7 mars 1980 à 19h30 salle 110, pavillon Hall 1455, boul.de Maisonneuve ouest Vols directs vers Washington avec Delta Grâce à des vols l’après-midi ou en soirée.seulement une escale et 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cabinet.On voit avec plaisir accéder enfin au conseil des ministres des personnages qui, avant la défaite de mai 1979 aux mains des conservateurs, auraient fait le pied de grue longtemps et peut-être toujours, faute de docilité et d’orthodoxie.Mais chaque grand secteur d’activité fédérale demeure fortement contrôlé, d’une façon ou d’une autre, par la garde fidèle et inconditionnelle du premier ministre.Si le Canada est retourné au giron libéral en février par goût de la sécurité et des sentiers connus, M.Trudeau lui a donné hier un gouvernement conforme à ses aspirations.¦ Les questions économiques ont eu la vedette durant la campagne électorale et M.Trudeau a installé la plupart de ses gros canons dans ce genre de ministères.Ici, le conservatisme est roi.Avec M.Allan MacEachen aux Finances, M.Don Johnston au Conseil du trésor, M.Marc Lalonde à l’Énergie, M.Jean-Luc Pepin aux Transports, M.Tnideau s’est entouré, dans un domaine qu’il maîtrise mal et qui ne l’intéresse guère, non seulement de quatre poids lourds fidèles mais de personnages dont l’habileté dépasse de loin l’audace.Il serait étonnant, dans ces conditions, que les dossiers chauds, tels la politique pétrolière, la péréquation, les restrictions Duagétaires fassent l'objet de revisions en profondeur mais les batSilles fédérales-provinciales qui se multiplient dans ces secteurs passent aux mains de négociateurs chevronnés.Ce genre de nominations-clés relègue assez loin dans l’ombre la promotion d’un Pierre de Bané au ministère de l’Expansion économique et régionale, ou d’un Herb Gray à l’Industrie et au Commerce, encore qu’il faille saluer là une étonnante remontée en grâce d’un critique interne du parti.Si M.Gray, dont dépend désormais l’Agence d’examen de l’investissement étranger, réussit à v appliquer le moindrement ses principes de nationalisme économique — contrairement à M.Trudeau, il ne les a pas empruntés en dernière minute au NPD — ce serait presque une révolution.Mais M.Gray semble pour l’instant bien seul, et solidement surveillé.Les autres nouveaux arrivants dans ce secteur ont été distribués dans une foule de petits ministères d’Êtat (Finances, petites entreprises, commerce, mines) dont la vocation, jusqu’à nouvel ordre parait devoir être un junio-rat pour scruter leurs aptitudes.Mystère que les deux nominations québécoises ici, celles de MM.Bussières et Lapointe, qui ressemblent presque à un tirage au sort parmi les 73 élus de février.Pourquoi pas.Cela sera toujours d’une logique plus évidente que le maintien de M.Gilles Lamontagne au cabinet' que sa promotion des Postes où il était déjà dépassé par les événements jusqu’à la Defense où l’attendent des dossiers de plusieurs milliards.Peut-être a-t-on tablé, la aussi, sur la vigueur de l’encadrement.¦ On respire un peu plus largement dans les ministères à vocation sociale où M.Trudeau a Îilacé les plus «libéraux» de sa brochette d’ê-us, Monique Bégin à la Santé et au Bien-Etre, Gerald Regan au Travail, Lloyd Axworthy à l’Emploi et l’Immigration, John Munro aux Affaires indiennes et Francis Fox, un peu tôt sorti de son purgatoire; au Secrétariat d’Ëtat.Cette bande d’esprits éveillés aura cependant son tuteur en la personne de M.Jean Chrétien, que M.Trudeau a surchargé beaucoup plus que sa feuille de route anterieure ne le commandait.Ministre de la Justice, procureur général du Canada, responsable du dossier constitutionnel, ministre d’État au développement social, M.Chrétien devient soudain une sorte d’homme-orchestre dans des domaines qui n’ont jamais eu l’heur de le préoccuper.À moins que le ministère d’État au développement social, créé par le gouvernement Clark, ne soit plus un super-ministère mais un simple lieu de coordination budgétaire, l’imagination sera difficilement au pouvoir dans ce secteur qui s’y prête pourtant bien.L’épais mystère de ce pas de côté demandé à M.Chrétien s’explique partiellement par l’évolution du dossier constitutionnel.M.Trudeau a supprimé le ministère des Affaires fédérales-provinciales qu’il avait d’ailleurs transformé en simple antichambre durant les derniers mois de son règne.Il a même écarté des parages M.Lalonde qui aura toutefois sa part de contentieux à régler avec les provinces dans le dossier de l’énergie.Le premier ministre semble donc vouloir garder pour lui la maîtrise de la question constitutionnelle, et particulièrement bien sûr de la question Québec-Ottawa, tout en laissant à M.Chrétien le rôle de porte-parole et de frappeur de choc qu’il avait déjà durant son séjour dans l’opposition.Cet agencement en est un de ligne dure, comme en témoigne aussi l’éloignement de M.Jean-Luc Pepin de cette partie du décor.S’il se confirme que M.Chretien va effectivement coordonner les actions fédérales durant le référendum, comme on le laissait entendre hier à Ottawa, il faut s’attendre à ce que toute la stratégie de non-confrontation mise en place par M.Clark s’effondre rapidement, malgré ce que les coulissiers liberaux racontaient pour rassurer les inquiets québécois durant la campagne électorale.¦ A elle seule, cette décision, indique assez combien le retour du gouvernement Trudeau est d’abord et avant tout la simple remise en place et en état de fonctionnement d’une machine encore dominée par ses obsessions anciennes.Seule la spectaculaire nomination de M.Mark MacGuigan aux Affaires extérieures, dont le progressisme, l’attachement aux libertés et la compétence avaient été systématiquement ignorés depuis son arrivée au Parlement en 1968, tranche vraiment sur cette prudence extrême.Malgré tout, l’équilibre d’ensemble du cabinet est de loin meilleur que celui des dernières années.On a enfin consenti à renvoyer quelques joueurs fatigués, et surtout à ne pas les remplacer par de plus faibles.Le contrôle, l’encadrement sont puissants, mais les encadrés plus vigoureux, au départ en tout cas, qu’autrefois.Le déséquilibre est-ouest est total mais tel est le prix que les libéraux ont sciemment voulu payer pour reprendre le pouvoir; ils n’ont pas fini de le payer.M.Trudeau aurait pu revoir la structure du cabinet, comme M.Clark l’avait fait, avec un système élaboré et intéressant de coordination interministérielle et de supervision.Il a préféré créer des ministères et en abolir d’autres un peu au hasard, comme s’il s’agissait plus d’accommoder les personnes qu’il voulait amener au cabinet, notamment, les sénateurs-ministres de l’Ouest et les «nouveaux» Québécois.Vision très pragmatique de l’exercice du pouvoir, et surtout ae son habitude, voilà un autre signe de la continuité pour laquelle les Canadiens ont bel et bien voté.Lise BISSONNETTE nitiftiMiuia «Je me battrai donc pour le OUI.» M.Rodrigue Biron, député de Lotbinière à l’Assemblée nationale.a rompu hier avec l’Union nationale et annoncé qu’il ralliait le camp du OUI au cours de la campagne référendaire.Voici le texte de la déclaration qu’il en faite en Chambre.Monsieur le président «Nous faisons actuellement une des luttes les plus importantes de toute l'histoire de la province de Québec.C’est la lutte en faveur de notre autonomie, c’est la lutte pour le respect de nos droits et de nos prérogatives, c’est la lutte pour la survivance de la population du Québec, c’est la lutte en faveur des libertés populaires et parlementaires.» Ce n’est pas Rodrigue Biron qui parle, mais un de ses plus illustres Êrédéeesseurs, l’honorable Maurice •uplessis, le 4 octobre 1939 Mon parti n’est plus ce qu’il a déjà été, hélas! Mais, moi personnellement, je dois trop à mes ancêtres et à mes prédécesseurs pour devoir en arriver là.Mes enfants attendent trop de moi pour que je me taise un seul jour de plus.Plutôt donc que de démissionner face à ce que je considère être des principes, plutôt donc que d'abandonner face à ce que je qualifie de défi exaltant; plutôt donc que de fuir ce que je crois être mes responsabilités d’nomme, de citoyen.et après avoir consulté au préalable mes concitoyens et organisateurs de Lotbinière, ceux et celles à qui je dois mon plus beau titre de gloire, celui de député de Lotbinière.et après avoir élaboré ma décision avec ce qu'il y a de plus vrai pour un homme public sinon pour tous, les membres de ma famille.Monsieur le Président, à l’instant même, et parce que je l’ai voulu ainsi, du parquet de cette enceinte, j’officialise ma démission en tant que chef de l’Union nationale et je vous avise que dorénavant je siégerai comme député indépendant de Lotbinière Mes collègues-députés, les membres du conseil exécutif du parti, nos employés, ainsi que mes dévouées collaboratrices, mes loyaux collaborateurs et amis de tout instant s’attendent à cette décision depuis hier.Monsieur le président, j’aurai commis deux erreurs; pas celle d’avoir donné parmi les plus belles années de ma vie à l’Union nationale, ni celle de me retirer de la direction aujourd'hui, mais celle premièrement d’avoir cru que, dans l’Union nationale, il y avait de la place pour tous ceux qui veulent contribuer de leurs talents et de leurs énergies à l'édification du Québec; et celle deuxièmement, d’avoir cru qu’il pouvait être possible maintenant en 1980 et par respect pour ceux et celles qui.paient des taxes, de faire de la politique.propre, qui ne soit pas que bêtement partisane, que betement et bassement négative.«Naïf», m’ont dit dans leurs écrits certains vieux observateurs de la scène politique.«Inspiré directement des péquis-tes», a prêché celui des hommes publics au Québec dont il aura fallu ie moins de temps dans l'histoire politique d’ici pour descendre de l'autel de la moralité publique aux mesquineries les plus partisanes.«Traître», m'a lancé fort et de loin un ex-collègue et non le moindre.«Non rentable», m'ont fait savoir certains en peine par ailleurs de définir une alternative qui soit, elle, vraiment rentable.«Nouveau, enthousiasmant», m’ont soumis personnellement les jeunes de nos polyvalentes et de nos cégeps.C’est que, Monsieur le président, j’ai cru avec feu notre ex-collègue et votre ex-bras droit, Jean-Guy Cardinal.en une union vraiment nationale: voilà au fond mon seul péché.Que l’on me permette de reprendre ici les mots mêmes de Jean-Guy Cardinal parmi les plus sentis qu’il ait jamais formulés au temps où il aspirait à la direction de l’UN, à savoir: «Dans une union vraiment nationale, il g a place pour tout le monde.«.Pour les souverainistes, oui, si ceux-ci veulent bien comprendre que la souveraineté ce n’est pas la révolution, le désordre, l’anarchie, mais bien la prise en charge par les Québécois de leurs responsabilités, et la réalisation ordonnée d'un objectif exaltant.«.Pour les nationalistes, oui.s'ils comprennent que le nationalisme ce n’est pas le racisme, mais simplement et lucidement la prise de conscience de leur personnalité et le respect de ce qu’ils sont.«.Pour les fédéralistes, oui, s’ils n’ont pas démissionné et s’ils acceptent de trouver avec nous le nouveau mode d'association qui nous permette de vivre avec et à côté de nos voisins des autres parties du Canada dans des conditions qui laissent au Québec toute possibilité de s’épanouir conformément à son histoire, à ses aspirations et dans la sauvegarde de son héritage culturel et linguistique.» Cet objectif d'élaborer une union vraiment nationale, les responsabilités qui s’y rattachent, le défi exaltant qu'une telle union nationale appelle, les principes qui la sous-tendent.je ne pourrai hélas pas les vivre comme chef de l’UN, ni comme chef d’un regroupement des forces conservatrices au Québec.Parce qu’il y a des échéances encore plus engageantes et plus urgentes.l'Union nationale refusant, à mon avis, de se rendre au rendez-vous que lui avait fixé Daniel Johnson.Avec lui.avec son héritage et avec ceux qui ont cru en lui, je me battrai donc, à compter de cet instant précis, avec, auprès et pour les tenants du «oui», du «oui» au Québec et du «oui» à l'avenir.Celui qui vous parle ainsi, monsieur le président, c’est l’industriel d'hier habitué alors à traiter d'égal à égal avec son homologue d'Alberta, d Ontario ou des Maritimes en matière de métallurgie ou d'affaires en général, et qui veut aujourd'hui, comme homme politique, que les Québécois soient traités dans les faits d'égal à égal pas plus mais pas moins, «régal a égal partout au Canada et en toute matière «Donnez-moi mon butin» redirait Duplessis.Désormais, clamerait Paul Sauvé.Nous allons nous battre Kiur le «Québec d'abord», ajouterait aniel Johnson Quant à moi, j'entends demeurer le même homme, honnête avec mol-méme, avec les miens, reprenant après quelques jours de repos et de calme, que tous voudront bien respecter.le bâton du pèlerin de la fraternité faisant appel au calme chez les uns et chez les autres, à la tolérance, au respect mutuel, car au lendemain de juin 1980.au lendemain du référendum, il faudra à nouveau vivre ensemble.Trop d’autres chantiers nous attendent, comme la relance économique qui m’est particulièrement chère, le scandale des taux d’intérêt, ou encore le spectre du chômage sans cesse présent chez trop de nos gens, ou encore enfin, les écarts de plus en plus grands entre les bien nantis et les moins fortunés.fardeau trop lourd pour trop de nos gens âgés, pour trop de nos mères ae famille.Mais en attendant, si l’on était nombreux à prendre un risque calculé et à faire un pas, un seul pas ensemble, c’est la solidarité des Québécois qui donnera force et vigueur à la fraternité à laquelle ils aspirent.Trop souvent notre peuple est resté divisé sur les défis qu'il devait relever.Aujourd’hui, c’est un «oui» solidaire, collectif et entier qu’il doit exprimer sur son avenir.Et, à mon avis, un tel cri du coeur, pour ne pas dire des tripes, c’est notre solidarité avec le «oui» qui assumera l’égalité Québec-Canada.Michel, Bertrand, Yvon, Fabien, Serge et les autres, tous mes amis du Québec, mon «oui» est celui de mon âme et de ma conscience.Je ne suis plus chef de l’Union nationale, mais je suis Québécois.Et, comme le disait Daniel Johnson, le 17 janvier 1963: «Il ne reste que deux options possibles, entre lesquelles il faudra choisir avant longtemps: ou bien nous serons maîtres de nos destinées dans le Québec et partenaires égaux dans la direction des affaires du pays, ou bien ce sera la séparation complète».C’est parce que Je refuse la séparation complète que je dirai «oui» au référendum pour que nous prenions d'emblée cette derniere chance d'être «des partenaires égaux dans la direction de notre pays».A ceux auxquels Daniel Johnson dédicaçait son livre Égalité ou indépendance, à ces jeunes du Québec héritiers du passe et artisans de l'avenir, j’offre mon «oui», oui à l’identité québécoise, oui au devenir du Québec.b Propos d’actualité Il ne faut pas revendiquer des pouvoirs pour le gouvernement du Québec simplement pour les fins du pouvoir.C'est malheureusement la voie que nous propose l'option du gouvernement québécois actuel Surtout Îu elle implique l'abandon par les uébécois de droits et privilèges sur r ensemble des territoires canadiens qui affectent directement les Québécois Une perspective québécoise dicte plutôt qu on identifie quels sont les leviers que le gouvernement du Québec doit contrôler afin d'assurer aux Québécois le développement et l'épanouissement de leur société distincte.Reynold LANGLOIS président de la Commission constitutionnelle du PLQ (Discpurs/att d Montréal le 29 février 1990).r 1311441 Ainsi parla Valéry r Je succombe d la tentation de' citer Paul Valéry.(J'aime la bonne compagnie.) Écrites il y a plus de cinquante ans, ses réflexions transcendent l’actualité — «ses bâtons flottants», selon Balzac — parce qu'elles se référent d ce ^u’il y a de permanent dans homme: sa croyance infantile que la raison lui a été octroyée pour avoir raison «Tout parti prophétise.Toute la politique serait changée si le seul fait de promettre et de prédire était par tout le monde considéré comme insupportable et inconvenant «L’attitude de l'indignation habituelle, signe d une grande pauvreté de l’esprit «La «politique» y contraint ses suppôts.On voit leur esprit s appauvrir de jour en jour, de juste oolére en juste colère.«Chaque parti a son programme d'indignation, ses réflexes conventionnels.?JC «Pamphlétaires, orateurs, violents, forcenés qui vociférez, dites, ne sentez-vous jamais que tout homme qui crie est sur le point de faire semblant de crier?«Étrange folie de communia uer.Communiquer sa maladie! — son opinion — communiquer la vie.«Nos «opinions», nos «convictions» ne sont que nos cruelles nécessités.Notre nature veut que nous pensions quelque chose sur tous les sujets.La constitution politique nous y oblige.Dieu nous contraint de prononcer sur son existence et ses qualités.«Notre nature exigeant que nous répondions d toutes les questions qu'elle nous fait croire qui nous sont posées; elle veut aussi que nos réponses nous soient chères comme venant de nous Le contraire serait plus sensé.» (Paul Valéry.Tel quel).Albert BRIE \ to & mJH QtJc quabtcocù ( "huJkr qu'à q dû\p„.apôitc&A / r\ ÔW5A MM ûtJt ¦ Les cols bleus et les autres En tant que victime de cette patinoire du 25 février 1980, et en tant que contribuables, je me paie la seule voie qu’il m’est possible de prendre: la lettre publique.Vais-je parler égoïstement?Seulement parce que ça me dérange?À vous a’en juger, vous les cols bleus, vous les édiles municipaux, et vous les victimes.les vraies Il semble clair que les revendications des cols bleus ne’ sor.t pas d’ordre salariai mais avant tout orientées vers la sécurité d’emploi.En dix ans, la ville de Montréal a diminué de plus de la moitié le nombre de ses cols bleus pour des contrats privés.Messieurs Drapeau et compagnie sont des as pour donner à Montréal le statut de ville internationnale.On sait comment! On sait à quel prix! Soyons-en fiers et abaissons notre chapeau! Mais le mien, mon chapeau, va se relever bien vite si vous ne prouvez pas que vous êtes aussi habiles et motivés à rendre vivable la situation des êtres humains que vous administrez, temporairement, en tant qu’élus et non en tant que propriétaires.Laissez donc les plombiers dans la plomberie et les électriciens dans l’électricité.Vous engagez des experts qui coupent sur tous les services, vous exposez un botaniste à déneiger faute de postes, vous exposez des plombiers à arroser des patinoires, cela pour économiser.ser.Allumez donc vos lumières Allumez-les encore une fois autant que pour les projets sensationnels que vous avez administrés et réussis.Allumez-les pour prouver au monde que vous pouvez traiter des employés humainement et prouvez donc sur ce point-là que vous êtes brillants aussi! Car pour la deuxième fois je vous le répète: les services municipaux, ce n’est pas à vous.Vous, vous êtes des élus peu dérangés., nous sommes au-delà d'un million exposés à des accidents graves et à un ¦ Une opinion publique impuissante Comme des perroquets, les commentateurs des médias continuent à nous dire que, peut-être, l’URSS rencontrera en Afghanistan son «Vietnam».Il ne sert à rien de se leurrer.Le régime bureaucratique soviétique est parfaitement capable de surmonter les obstacles posés par un soulèvement populaire, même généralisé.Il suffit de lire la préface au Défi américain de J.-J.Servan-Schreiber pour se rendre compte que le général Giap n’est devenu vainqueur qu’au moment où (et parce que) l’opinion publique américaine s est dressée contre la guerre coloniale.Or, en URSS, l’opinion publique est parfaitement impuissante.Le Bureau politique peut faire arrêter, mutiler ou tuer des gens avec une impunité qui ferait pâlir d'envie tous les mafiosi du monde Rien, strictement rien, ne s'oppose à ce que l'URSS emploie des gaz toxiques, du napalm, même des armes bactériologiques pour «nettoyer» le territoire afghan, jugé d’importance stratégique.Il est urgent, à mon avis, que l’Occident se réveille, que nos responsables politiques et militaires commencent finalement à expliquer à l’homme de la rue, quel danger le guette.Car l’URSS ne vise pas seulement le gouvernement des Etats-Unis ou les sociétés multinationales (dont je ne veux point me faire l’avocat).La politique du Kremlin vise notre bien-être à nous tous; c’est ça qu’il faut comprendre le plus vite possible.Afin de pouvoir continuer à dominer leur propre classe ouvrière, afin de pouvoir imposer l'entraînement militaire dans les écoles et un service militaire obligatoire qui relève du Moyen-Âge, le Kremlin doit s’attaquer au niveau de vie occidental.Afin de montrer que la vie est belle en URSS, ils doivent nous faire patauger ¦ Une Insulte aux Québécois M.Claude Ryan: «Le référendum ne voudra rien dire; le vrai test sera les élections» LE DEVOIR du 23 février 1980 M.Claude Ryan a souvent exprimé qu'H ne se sentirait pas lié par un OUI de la part des Québécois lors du référendum.Il se balance de tous les Québécois en ce qui concerne leur option relative à la souveraineté-association.Le choix des Québécois concernant leur avenir politique, en autant que ce choix diffère du sien, le laisse indifférent et il passera outre le désir collectif des Québécois.La supposée ambiguïté de la Question référendaire donne roit, semble-t-il, à tous les abus.Devant la trop grand transparence de la question certaines gens se trouveraient-ils interdits?Bien entendu par intérêt politique on la trouvera équivoque à tout perdre, mais de là à renier l'intelligence d'un peuple à en juger par lui-même et d'y obéir par la suite, cela dépasse les bornes.Vouloir reléguer la question à plus tard lors d'une élection provinciale semble désirer en faire un sujet taché de par-tisannerie alors que l'avenir du Québec concerne tous les Québécois quelque soit leur adhésion politique.M Claude Ryan par sa venue en politique ne voulait-il pas ennoblir le débat?Cet homme n'est même pas au pouvoir et 11 se permet déjà de renier la volonté populaire advenant un OUI et agirait comme si ce OUI n’existait pas.Pouvons-nous imaginer le comportement de cet homme devenu un jour premier ministre du Québec?En plus de ne pas se sentir lié par l'expression collective du «OUI» lors du référendum, M Ryan tente de nous persuader que cette même volonté de la nation québécoise au référendum ne voudra rien dire.Pourquoi le peuple québécois, c'est-à-dire, mes soeurs et frères québécois et moi-même exprimant notre décision, cela ne voudra rien dire?Cela est le comble de stress terrible parce que les rues sont des patinoires qui puent, assaisonnées de feux verts dans les quatre sens parfois.Etes-vous les seuls coupables?Je ne saurais le dire mais ce que je sais c’est que les seules vraies victimes de par le nombre sont les payeurs de taxes.vérité de La Palice je sais mais quand même! Vous, les syndicats, arrêtez-donc de taper sur le peuple: le peuple ne vous a rien fait! Les coupures et mutations inhumaines qui forcent des travailleurs honnêtes à vivre des situations inhumaines, c’est inadmissible.Avant d’administrer des sous vous administrez des humains et non des pions sur un échiquier.Si les cols bleus sont si fautifs M.Drapeau, venez donc en rendre compte à vos contribuables patrons dans une oon-férence de presse en bonne et due forme: ça vous changera et nous aussi.Francois DESJARDINS Montréal, 25 février dans la misère.Nous couper le pétrole, quelle trouvaille stratégique! Avec le chômage généralisé et le mécontentement socio-politique qui s'ensuivrait, le Bureau politique de Moscou pourrait enfin espérer montrer à ses ouailles que le paradis terrestre, ce sont tout de même les pays dits socialistes.Normalement, bien sûr, la politique ne devrait pas intervenir dans les événements sportifs.Cependant, à l’heure où nous en sommes, il faut absolument signaler aux hommes du Kremlin qu'on s’oppose à leur politique impérialiste.L'alternative se pose, entre un boycottage des Jeux olympiques de Moscou ou quelque autre action plus nettement militaire.Soyons raisonnables, essayons tout d’abord le boycottage.Il se peut que nous évitions ainsi la guerre.M.SKALA Sudbury, Ontario, 25 février l'insulte faite à une nation.Parce que M.Claude Ryan a gagné les partielles, croit-il avoir gagné les élections de 1976?Le NON exprimé par les Québécois au référendum voudra-t-il dire quelque chose pour M.Ryan?„ Daniel GAUTHIER Magog, 25 février Lt DEVOIR #91 publié par rimpn* maria Populaire société é respon sabiiité limitée dont le siège social est situé au numéro 211.rué du Séint.Sacrement Montrée) H2Y 1X1 H est composé et imprimé per i imprimerie Dumont mcorpo-ree dont les ateliers sont situé» » 9110 «ue Boivm Ville LaSalle L agence Presse Canadienne est autorisée » employer et é diffuse» '•*Publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT Edition quoti* 00 par année sis mois IM 00.trois mois 127 00 A létran- «er $75 00 par année sis mois 4100 trot» mois 120 00 Éditions du samedi 119 par année Édition quotidienne livrée é domicile par porteur tt 50 pa» sememe Tarif de i abonnement servi par ta poste aérienne su» demande Courrier de deutiéme classe enregistrement numéro 0é5S Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TtLlFMONI: U4-MI Oigne» groupée») La politique étrangère canadienne Un retour à la tradition ?par Claude C.Emmanuelli Vf Emmanuelli est professeur de droit international à l’Université de Sherbrooke.L’ACCESSION d’un gouvernement libéral majoritaire au pouvoir pose, dans le présent contexte de tension internationale, le problème de définir la politique étrangère canadienne pour les quatre années a venir.Le gouvernant sortant laisse derrière lui l’impression confuse d’avoir tenté d’écarter le Canada de positions qui lui sont devenues traditionnelles et il appartient maintenant à M.Trudeau de dire s'il s'agissait là d’un simple incident dans l’histoire des relations extérieures du Canada ou d’une évolution souhaitable à certains égards.Cette question se pose, dans le cadre de la crise afghane, en ce qui concerne les rapports du Canada avec l’URSS, mais aussi quant à l’attitude canadienne face aux Etats du tiers-monde et à l’Organisation des nationes unies.Avant de suggérer certains éléments de réponse à cette interrogation, il importe de faire quelques remarques générales sur la situation du Canada a l’intérieur de la société internationale.Il semble, tout d'abord, qu'aucune philosophie nationale ne soit sous-jacente à la politique étrangère du Canada.En fait, les experts s’entendent même pour affirmer que l’absence d’une tradition et d’une philosophie nationale en matière de relations extérieures est une caractéristique canadienne.Selon les mêmes experts, la politique internationale du Ca- nada serait essentiellement dictée par des considérations d’ordre pratique liées à chaque cas d’espèce et aux intérêts canadiens perçus à travers lui.C'est ainsi qu|au cours de ces dernières années l’activisme du Canada sur la scène internationale a, à plusieurs reprises, conduit le gouvernement fédéral a prendre une position originale par rapport à ses procnes alliés.On se souviendra, par exemple, de la divergence des positions canadienne et américaine quant à l’admission de la Chine continentale à l’ONU en 1971.L’absence de philosophie nationale dans le domaine des relations extérieures ne signifie pas, toutefois, que le Canada n’a pas de politique étrangère articulée, mais indique plutôt la souplesse de cette dernière.D’ailleurs, chaque changement de gouvernement est accompagné de déclarations officielles quant à une révision de la politique étrangère canadienne.Ce fut le cas, notamment, en 1968 après l’arrivée au pouvoir de M.Trudeau et plus récemment après celle de M.Clark.C’est ainsi que l’ancien ministre des Affaires extérieures, Mme Elora MacDonald, devait révéler en août 1979 que le gouvernement fédéral procédait à une révision en profondeur de la politique étrangère.Il s’agissait, entre autres, de réexaminer ces relations politiques du Canada avec les autres États, ces programmes canadiens d'aide au développement, de défense nationale et de commerce extérieur.Cependant, la question se pose chaque fois de savoir si les changements dans la politique extérieure du Canada correspondent à une révision authentique ou à une simple redéfinition.En effet, la politique étrangère canadienne est conditionnée par certains facteurs géographiques, politiques, économiques, sociaux et culturels qui déterminent la marge de manoeuvre dont dispose l’État fédéral sur la scène internationale.De la sorte, tout effort de modification et, à plus forte raison, de transformation des positions canadiennes dans le domaine international doit tenir compte de ces facteurs de conditionnement.Certaines déclarations de M.Clark quant aux orientations de la politique étrangère canadienne sous son gouvernement, notamment en ce qui a trait à l’importance d'une «troisième option», celle de la neutralité, semblaient, d’ailleurs, confirmer l’existence des dits facteurs de conditionnement aux yeux des conservateurs.A cet égard, les auteurs s’entendent généralement, pour dire que la place du Canada à l’intérieur de la société internationale est celle d’une «moyenne puissance», c’est-à-dire d’un État qui ne saurait prétendre à un rôle de «meneur», mais dont le potentiel lui confère une souveraineté plus que nominale.De plus, il semble que, jusqu’à présent, la politique étrangère canadienne se soit efforcée de maintenir un équilibre fragile entre les diverses forces dont elle doit tenir compte à l’intérieur de la société internationale.Parmi ces forces figurent la proximité des États-Unis avec lesquels le Canada a l’une des plus longues frontières du globe, mais aussi l’une des moins bien défendues; l’influence économique et culturelle que les États-Unis exercent sur une société canadienne de plus en plus réticente; la proximité de l’URSS avec laquelle le Canada a également une frontière commune en tant qu’états riverains de l’Arctique; l’association historique du Canada avec le Commonwealth britannique; le caractère pluriculturel du Canada; la participation traditionnellement active du Canada à l’intérieur de l’OTAN, de l'ONU et de ses institutions spécialisées; le rôle que le Canada s’est évertué à maintenir dans la lutte contre le sous-développement et qui lui a assuré le respect de la plupart des États du tiers-monde.Depuis quelques années s'ajoutent aussi les preoccupations sans cesse grandissantes du Canada en matière d’exploitation des richesses vivantes et non-vivantes de la mer, l’importance croissante des pétro-dollars dans une économie canadienne qui souffre de récession, ainsi que les intérêts et responsabilités du Canada dans le développement de l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire.C'est le maintien d'un équilibre entre ces différentes forces, allié à sa position de moyenne puissance, qui ont permis au Canada d'acquérir une position de confiance auprès de la grande majorité des membres de la société internationale et de jouer un rôle actif dans les opérations de maintien de la paix organisées sous l’égide de l’ONU.5 Cependant, l’équilibre de la position in- ternationale du Canada est fragile.De la sorte, cet équilibre a pu sembler être rompu à quelques reprises aux dépens de la reputation canadienne à l’étranger.Ce fut, par exemple le cas en 1970 à l’occasion de l'adoption unilatérale par le Canada de mesures de protection de l’environnement arctique en défiance du droit international et de l’opposition des États-Unis.De même, l'affaire de l’utilisation par l’Inde du réacteur CANDU à des fins non pacifiques, qui remonte à 1974, demeure une page noire de la coopération technologique entre le Canada et les pays du tiers-monde.Mais, chaque fois l'équilibre était rétabli et le Canada recouvrait sa position de confiance dans le cadre d’une politique de neutralité.L’accession de M.Clark au poste de premier ministre a paru, au contraire, vouloir sciemment dissocier la politique étrangère du Canada de sa situation d’équilibre pour adopter des positions plus engagées.C’est ainsi qu’il faut comprendre la décision temporaire de M.Clark de déplacer le siège de l’ambassade canadienne en Israël de Tel Aviv à Jérusalem.La même réflexion s’applique aux déclarations de Mme MacDonald sur une réorientation de la politique du Canada en matière d’aide au tiers-monde, aux critiques adressées à l’encontre de l’ONU et à la détermination du gouvernement conservateur de soutenir presque aveuglement la politique de sanctions américaines envers l’URSS, dans le contexte de l’invasion récente de l’Afghanistan par les troupes soviétiques.Toutefois, il faut noter que malgré un désir marqué d'initier une politique «plus dynamique et imaginative» que celle de M.Trudeau les conservateurs n'ont pu échapper a la réalité internationale et à la nécessité de situer les intérêts canadiens à l’intérieur de celle-ci.A ce titre, il est notable que le gouvernement de M.Clark ait choisi de revenir sur sa décision quant au transfert de l’ambassade canadienne en Israël.Il est vraisemblable qu’un séjour plus prolongé du gouvernement conservateur à la tête du pays se serait soldé par un assouplissement de sa politique étrangère dans d’autres domaines.Ainsi qu’il a déjà été suggéré le succès de la politique internationale du Canada repose sur un équilibre fragile.M.Trudeau semble avoir parfaitement perçu cette situation et en a tenu compte avec succès pendant presque onze ans.Dès lors, il faut s’attendre a ce que le nouveau gouvernement libéral s'applique à revenir à une position d'équilibre et de neutralité menacée, durant quelques mois, par le gouvernement de M.Clark.A cet égard, la question d'un éventuel boycottage des jeux olympiques de Moscou par les athlètes canadiens pourrait constituer un test important quant aux orientations futures du gouvernement libéral dans le domaine international.Déjà il paraît clair que, quelle qu'elle soit, la decision de M.Trudeau reste à prendre et qu’elle sera le résultat d’un long processus de réflexion dont l’échéance a été fixée pour le mois de mai seulement.C’est dire que, compte tenu de la difficulté et des conséquences du choix, le gouvernement libéral se réserve la possibilité de se démarquer par rapport à la position des États-Unis.La presse américaine ne s’y est d’ailleurs pas trompée et a constaté le retour de M.Trudeau avec une certaine inquiétude Serait-ce qu’après la France, les États-Unis trouveraient dans le Canada un nouvel allié difficile?L’avenir des relations canado-irakiennes POUSSÉ par les exigences de son développement national et soumis aux contraintes d’une économie mondiale en mutation, le Canada a tenté, durant les dix dernières années, de se doter d’une politique extérieure qui réponde à ses besoins dans ce domaine.De son côté, le monde arabe, troisième grand partenaire économique mondial (après les États-Unis et la Communauté economique européenne) du Canada, dans sa volonté de se soustraire du poids étouffant des deux super-puissances, veut privilégier ses liens avec les puissances moyennes dont le Canada et en faire de véritables partenaires économique et politique.D'une étude du Conseil de la langue française sur la cohabitation linguistique en milieu scolaire au Québec, LE DEVOIR a retenu de larges extraits dont la première partie est parue hier.En voici la suite: LÉS effets de la cohabitation linguistique sont-ils les mêmes pour tous?On a vu qu’il y a de fortes raisons de croire que les effets devraient se faire sentir davantage chez les francophones que les anglophones, et peut-être encore davantage chez les allopncnes.Deux variables demanderaient également à être testées sérieusement: l’âge et le milieu linguistique (en termes de composition linguistique de la ville et du quartier, de résidence de l’élève).Comme l’a montré la consultation sur le Libre Vert de l’enseignement primaire et secondaire 60% des parents francophones sont d’avis que leurs enfants devraient commencer l’apprentissage de l'anglais dès les premières années du primaire.Les parents d'enfants anglophones partagent le même avis.La tendance à vouloir l'enseignement précoce de la langue seconde est plus forte dans les milieux urbains que dans les milieux ruraux.On sait également que les parents exercent des pressions auprès des commissions scolaires pour qu'elles fassent débuter les cours en langue seconde plus tôt que ce qui est autorisé par le ministère de l'Education.On sait même qu'il se fait, autant pour les élèves étudiant en français que Pour ceux qui étudient en anglais, de immersion, pour répondre aux désirs des parents.Le ministère de l'Éducation, pour sa part, fixe le début de l'enseignement de la langue seconde au plus tôt à la première année du second cycle.Pour les francophones, il révèle qu’ «une recherche effectuée au cours de l’année scolaire 1977-1978 dans toutes les régions du Québec, a permis d'identifier chez les enfants francophones de 9, 10 et 11 ans.l'existence de besoins en langue seconde et le désir de les combler L analyse des résultats de cette recherche se révèle significative même dans les regions où les contacts avec la population anglophone sont réduits (5)».En ce qui concerne les méthodes d'enseignement.le ministère n'en privilégie aucune (.) L'expertise des linguistes et des psychologues en matière d'enseignement des langues secondes est pour sa part beaucoup plus réservée: on doit faire débuter l’enseignement des langues secondes lorsque l’acquis en langue maternelle est solide L'âge théorique idéal pour débuter est dix ans (.) Cet âge doit être cependant reporté, ou abaissé selon les cas.si l’introduction par Abdelkader Benabdallah Conseiller-collaborateur auprès du bureau de la Ligue arabe à Ottawa, directeur des Éditions Canada-monde arabe, l’auteur, qui est d'origine irakienne, rentre d’un voyage d’information dans son pays et propose ici un bilan des relations entre l’Irak et le Canada Nous publions ce témoignage, dont certains passages sont tort contestables dans une perspective canadienne, parce qu’il est de nature à éclairer le lecteur sur les dispositions de Bagdad envers Ottawa à l’heure d’un changement de régime fédéral.L’Irak, promoteur de cette politique de non-alignement, n'entretient cependant que de faibles relations avec le Canada.Une telle carence a persisté durant plusieurs années en dépit de l'existence d’une réelle complémentarité économique et de convergences politiques entre ces deux pays.Mais tout indique que le Canada est décidé à mettre les bouchées doubles dans ses relations avec ce pays arabe, partenaire riche et stable mais aussi partenaire-clef dans les rapports politiques et économiques avec 1 ensemble du monde arabe.Les Irakiens considèrent que le succès d’une telle initiative canadienne dépend surtout de la volonté d'Ottawa de résister aux pressions sionis- tes et américaines et de son réel désir de devenir non seulement un partenaire économique mais aussi un partenaire politique du monde arabe.Les relations canado-irakiennes entrent dans le cadre général des relations que le Canada entretient avec le monde arabe.Elles obéissent, du côté canadien, à deux facteurs essentiels: volonté d'Ottawa de diversifier (surtout à partir de 1972) ses échanges économiques, afin notamment d’atténuet sa dépendance trop contraignante à l’égara du géant américain et désir d'équilibrer sa balance commerciale dans ses échanges avec ce pays arabe où une montée rapide du prix du pétrole après 1973 y avait provoque un ex- cédent de capitaux.Elles répondent aussi au désir irakien de diversifier ses échan-es avec le monde extérieur et de contri-uer à une plus grande indépendance des puissances moyennes occidentales vis-à-vis des États-Unis.L’Irak, cinquième producteur mondial de pétrole, n'a cependant commencé à intéresser le Canada qu'assez tardivement, plus exactement à partir de 1973.Cette date fatidique pour les pays industrialisés avait, on s’en souvient, ouvert une période de grande compétition dans les marchés arabes.Ainsi comme une foule d’autres pays industrialisés (Australie, etc.), le Canada avait-il éprouvé le pressant besoin de faire partie de cette ruée vers l’or noir au Moyen-Orient et d’y tenter sa chance.Les exportations canadiennes vers l’Irak en 19/4 avaient ainsi pris urie proportion presque vingt fois plus importante par rapport à l'année 1973, passant de $1 million à $19 millions.En 1975, les exportations canadiennes vers l’Irak atteignaient un sommet de $65.5 millions.Le volume a diminué ensuite: $56.6 millions pour 1976 et $58.5 pour 1977 Fin 1977, un diplomate irakien et un La cohabitation linguistique d'une deuxième langue est menaçante, soit linguistiquement, culturellement ou psychologiquement.(.) Deux conclusions à tirer.La premiere: si les parents sont favorables à renseignement précoce des langues secondes, il est prévisible que la cohabitation linguistique en milieu scolaire leur agrée; à cet effet, les parents francophones de l'école Pierre-Laporte font peut-être figure d'exception: la cohabitation scolaire, surtout dans la région montréalaise, dure déjà depuis un certain temps et n'a pas, à notre connaissance, soulevé de tollé général.La cohabitation linguistique ne fait pas peur aux parents et est conforme à leurs aspirations.Il est à se demander, cependant, s'ils sont au fait des conséquences de ces confrontations linguistiques, pour le futur linguistique de leurs enfants et de leur collectivité.Il faudrait également se demander à qui revient la responsabilité de les informer.Deuxième conclusion: la cohabitation linguistique, comme toute formule inadéquate de contact interlinguistique, fait vraisemblablement davantage peur aux pédagogues et spécialistes de l'enseignement des langues secondes.Leur a-t-on jamais demandé leur avis sur la cohabitation linguistique, qui touche 48,000 enfants au Québec?La cohabitation linguistique a théoriquement plus de chances de survenir dans des milieux ou des régions où cohabitent des populations de langue française et de langue anglaise, ou autre C’est dans la région de Montréal que le phénomène est le plus répandu, et pour cause: on y trouve une forte hétérogénéité linguistique.qui est étendue géographiquement, et qui a pour conséquence ae reunir les populations des deux langues un peu partout Si les populations sont ainsi réunies, on suppose que les milieux linguistiques auront tendance à être mixtes, avec un degré de contacts interlinguistiques théoriquement beaucoup plus élevé que dans un milieu linguistiquement plus homo- fène comme Québec ou Chicoutimi, .orsque l'on sait la propension des élèves francophones à consommer déjà en anglais un certain nombre de biens culturels.lorsque l'on sait les effets que le fait de vivre dans un milieu mixte peuvent •cuir sur la motivation et les attitudes, lorsque l'on sait la sollicitation à laquelle les élèves sont soumis, via la télévision, le cinéma, la câblodiffusion, à consommer en anglais, surtout dans des régions comme Montréal, et l'Outaouais.lorsque l'on connait la nature des pressions qu'e xercent les parents pour l'apprentissage précoce de la langue seconde, ne devrait-on pas privilégie! 1e maintien de milieux scolaires et d écoles monolinguistiques’’ Ne devrait-on pas respecter ce principe surtout pour les écoles situées en milieux mixtes?Il y a là toute une tendance à changer.L’URGENCE D’UN EXAMEN Force nous est de constater que la cohabitation linguistique, dont l'ampleur a été décrite dans la première partie de l’exposé, reste un phénomène très mal connu.Èn l’absence de toute expertise sur le sujet, il a donc fallu procéder par analogie, ce que nous avons fait.La cohabitation présente à notre avis des dangers.Le plus grand de ces dangers tient au fait que la cohabitation n’est ni planifiée, ni évaluée.D'autre part, ses effets sur la motivation nous semblent parfois dangereux, surtout en milieux mixtes, comme Montréal ou l’Outaouais où la cohabitation est la plus fréquente.Il nous semble de plus que la cohabitation linguistique peut devenir facilement une porte ouverte à l’interférence linguistique Enfin, la cohabitation ne présente, en termes de pédagogie ou d’apprentissage des langues, aucun avantage Si la cohabitation linguistique n’est qu'un accident de parcours, il n’y a pas lieu de s'inquiéter outre mesuré Si elle est là pour rester, elle s’inscrit de plein pied, et avec poids, dans le processus de l’aménà-gement linguistique du Québec en milieu scolaire.Le ministère de l'Education se doit alors d’en définir le cadre, d'en analyser la conformité avec les objectifs de renseignement des langues au Québec et finalement de l’évaluer Il nous semble que tout essai de définition d'un type d'aménagement linguisti-ue en milieu scolaire pour le Québec evrait prendre en considération un certain nombre de variables.L'application des variables à la population francophone du Québec et à la population de regions linguistiquement hétérogènes, comme Montréal et Hull, devrait faire l'obiet d'une attention toute spéciale L'articulation des variables les unes aux autres donnerait, comme résultat, des configurations nettement différentes pour Montréal par rapport au reste du Quebec Au lieu que ce soit le cadre général, englobant, qui dicte aux elements du système leurs comportements et leurs normes.ce sont les sous-systèmes, révélés par l’articulation des variables les unes aux autres, qui imposeraient leurs finalités.Dans la première partie de l'exposé, nous avons essayé de tracer un portrait de la situation de la cohabitation linguistique en milieu scolaire, afin de mesurer 1 ampleur du phénomène et d’en déterminer la nature On a constaté que le phénomène touchait plus de 45,000 élèves au Quebec, qu'il se manifesteait surtout dans les régions linguistiques hétérogènes.On a vu également que les causes ou les explications à l'origine du phénomène étaient essentiellement de nature administrative ou organisationnelle Les tendances observées, pour ce qu’on peut tirer des deux années d’observations.montrent que, même si l'absence de données chronologiques ne permet pas de conclure déjà à l'expansion du phénomène, la cohabitation s'installe et semble devoir durer, particulièrement dans la région de Montréal.À titre d’exemple, une commission scolaire de la région Nord de Montréal compte ouvrir trente classes d’accueil à l'automne 80.et ce en secteur anglophone.La seconde partie de notre exposé cherchait à saisir le phénomène de la cohabitation sous l'angle de ses effets et de ses conséquences possibles, autant sur les individus que sur la communauté linguistique québécoise.D une part, il n’existait aucune documentation, aucune expertise et aucune évaluation québécoises sur le sujet.Il existe, cependant, des études, notamment sur l'apprentissage des langues secondes, qui ont été réalisées pour le compte d'organismes nationaux ou internationaux comme l'UNESCO.D’autre part, il nous paraissait évident qu’on ne pouvait dissocier la cohabitation linguistique du phénomène plus vaste des contacts interlinguistiques qui ont cours dans notre société.Si nous n’avons pu apporter de réponse finale à la question générale du phénomène de la cohabitation, du moins le cadre retenu nous aura-t-il permis de poser des questions qui nous semblent essentielles: La cohabitation linguistique favorise-t-elle des contacts de «qualité» entre le groupe francophone et le groupe anglophone’’ La cohabitation linguistique contribue-t-elle à valoriser les deux langues et les deux cultures que l'on met en présence l'une de l'autre?La cohabitation constitue-t-elle un complément enrichissant au développement des attitudes, dont on sait qu'elles apparaissent d'abord dans le milieu familial pour ensuite se développer dans lé milieu scolaire?La cohabitation linguistique va-t-elle à l'encontre des objectifs de l'enseignement de la langue maternelle’’ La cohabitation linguistique est-elle menaçante pour l’intégrité linguistique et ethnique des individus qui la vivent’’ Estelle également menaçante pour les deux ou l'un des deux groupes qui la vivent?La cohabitation linguistique accroit-elle les dangers d'interférence linguistique’1 En dernière instance, la cohabitation linguistique et la question de l'enseignement des langues secondes posent un problème encore plus fondamental, a savoir le respect du principe résolument francisant de la Charte de la langue française L’évolution du système scolaire québécois ne va-t-elle pas à l'encontre même de cette philosophie’’ Les intervenants et les responsables ne doivent-ils pas se pencher de toute urgence sur la question?Nota Si Ministère de l'Éducation./.'École québécoise.énoncé de politique et pion d’nrlinn, 1979 diplomate canadien sont expulsés respectivement du Canada et d’Irak.Au centre de ce litige: présumée ingérence dans les affaires intérieures à propos du problème kurde.Les exportations canadiennes en direction de l’Irak tombent vertigineusement de $58 8 millions en 1977 à $14 millions en 1978.Et, selon les statistiques approximatives de 1979 qui indiquent de $15 à $20 millions pour ces mêmes exportations, il semble que les relations canado-irakiennes souffrent encore de l'incident diplomatique de 1977.Et avec l'affaire de l'ambassade canadienne de Tel-Aviv en juin dernier, tout aurait pu inciter au pessimisme pour les années à venir.En fait, après que le Premier ministre canadien Joe (dark eut abandonné son idée de déménager son ambassade de ^Tel-Aviv, tous les contrats canadiens qui 'étaient gelés furent aussitôt débloqués et les affaires reprirent vite.Un diplomate canadien en poste à Bagdad m affirma même que de nouveaux contrats furent signés en janvier et que ce n’était qu'un debut.Cette reprise des exportations canadiennes en direction de l’Irak est d’autant plus importante pour le Canada que celui-ci achète plus qu'il ne vend à ce même pays arabe.En effet, le Canada achète chaque année 2% de ses besoins en pétrole à l’Irak.Il a ainsi déboursé, pour la seule année 1978, une somme de $131 millions à l’Irak.Or, au cours de cette même année, les produits canadiens vendus à l’Irak n’ont représenté que $14 millions, soit pratiquement le dixième des importations canadiennes.Quant aux relations culturelles, quelques initiatives modestes mais prometteuses ont déjà été réalisées: plus de 200 étudiants irakiens fréquentent les universités canadiennes alors que des professeurs de médecine et de langues (français et anglais i ont été envoyés par le Canada à l'Université de Mossul.L'ensemble de ces échanges économiques et culturels demeurent néanmoins faibles surtout si on les compare aux performances des autres partenaires commerciaux de Bagdad et si l'on tient compte des possibilités économiques qu’offre l’Irak.Avec une superficie presque égale à celle de la France (438.446 km2), une population de plus de 12 millions d’habitants.d'importants revenus pétroliers ($20 milliards annuellement) et une volonté politique.l'Irak est devenu une puissance économique et politique qui s affirme dans le monde arabe et dans le liers-monde.Sur le plan économique, ce pays arabe ne doit pas sa force uniquement à son pétrole, il la doit surtout a sa volonté de mettre réellement ses revenus pétroliers au service du développement de l’Irak mais aussi du reste du monde arabe ainsi que des autres pays du tiers-monde.Au niveau politique, la stabilité de ses institutions ainsi que la persévérance et la générosité qu’il manifeste sur le plan intérieur et mondial semblent être à l’ori- Pine de son leadership tant au sein de O.P.E.P.qu’au niveau de la Ligue arabe et du groupe des non-alignés: Au Moyen-Orient, l'Arabie Saoudite et les pays pétroliers du Golfe arabe — depuis quelques années en proie à des dissensions internes — ont éprouvé le besoin de se rapprocher de Bagdad et ont signé avec ce dernier des ententes militaires pour préserver la souveraineté arabe de toute intervention étrangère.L’armée Irakienne est.rappelons-le, la plus forte de la région: 250,000 hommes bien équipés Quant à la Ligue arabe, elle n’a échappé à son éclatement que grâce aux initiatives de Bagdad au lendemain des Accords de Camp David Enfin au sein du groupe des non-alignes.le leadership de I Irak vient d'être confirme Ce pays préside cette organisation internationale la plus importante après l'ONU et c'est à Bagdad que se tiendra son prochain sommet en 1982 Les autorités irakiennes s'y préparent activement L'événement est d'importance capitale car c'est la première fois dans l'histoire du tiers-monde que l'initiative de l’arme economique et de l’arme politique se trouve non seulement entre les mêmes mains mais aussi entre les mains d'un pays qui est animé d’une authentique volonté politique L'Irak est devenu un partenaire écono- mique et politique recherché des pays industrialises.Une concurrence féroce oppose même certains pays: l’Allemagne de l’Est et de l’Ouest, la France et le Japon, etc.Mais les résultats sont souvent à la mesure des efforts fournis: La France arrive à exporter dans ce pays arabe pour plusieurs milliards de produits chaque année.Il en est de même des Japonais qui sont partout présents dans les projets de développement économique irakiens.Dans cette course, le Canada n’a qu’un rôle médiocre avec ses quelque $20 millions de marchandises exportées.L'Australie, qui est entrée dans la course en même temps que lui et dont le potentiel économique équivaut à la moitié du sien, arrive déjà a exporter vers l’Irak pour plus de $200 millions de produits annuellement.Comment expliquer cette piteuse performance du Canada?Le Canada est pourtant en possession de précieux atouts pour mener à bien sa politique arabe: puissance moyenne vierge de tout passé colonial dans le monde arabe, pays doté de ressources et d’une technologie très recherchée par les Arabes, bilinguisme (anglais et français), etc.Aussi, certains ont-ils cru voir à traver cette carence uniquement le résultat d’une négligence d Ottawa.En fait, il n’en est rien.Le Canada possède de'1 nombreux experts des affaires arabes qui, n’ayant pas vécu d’aventures coloniales en terre d'Islam, se trouvent dotés d’une vision plus clairvoyante et moins imprégnée de préjugés que celle de leurs homologues français et anglais.Mais on pense à Bagdad que les avis et les conseils de ces experts canadiens ont moins de poids au ministère canadien des Affaires extérieures que les pressions extérieures et intérieures du milieu sioniste.Comptons aussi avec les préjugés politiques qui gênent encore plus la diplomatie canadienne : Régime extrémiste inféodé à Moscou, économie peu propice aux échanges avec l'Occident, etc.L'Irak n’est rien de tout cela.Et fait c’est toute l’approche de la politique arabe du Canada qui mérite d être revue sérieusement.L’Irak, plus que tous les autres pays arabes, veut s'affirmer de plus en plus comme un véritable partenaire non pas seulement au niveau économique mais aussi sur le plan politique.C’est pourquoi il admet difficilement 3ue ses partenaires économiques occi-entaux.dès qu’il s'agit de problèmes politiques.se trouvent de l’autre côté de la barricade.Les votes canadiens proisraéliens aux Nations unies sont à cet égard fort significatifs de l’incohérence de la diplomatie canadienne.Non seulement elles font perdre au Canada un atout politique considérable — son indépendance — mais elles compromettent aussi l'expansion économique du Canada.Cette érosion de la crédibilité canadienne s'est d'ailleurs accentuée encore plus ces derniers mois avec l'affaire de rambas-sade canadienne à Tel Aviv et la toute récente performance de l'ambassadeur canadien à Téhéran en ce qui concerne le sauvetage de quelques diplomates américains.Beaucoup de Canadiens de différents Voir a la page 12: L'avonir COURS DE CUISINE DE RÉCEPTION par Henri Bernard Démonstration • Livret * Repas MARDI 11 MARS jour ou soir CUISINE PROVENÇALE E&cargots père Lalorêt Gigot d agneau farci à la provençale Aubergines au gratin Salade St-Troper Crêpes suretté RÉSERVATIONS 843-6481 Mit 4» le Mnolagn» StMl» MO Montetel ( «rH»r» PertonnelD Le Devoir, mardi 4 mars 1980 *r\ «jlfjj.: pW, t; ¦ M.Allen MacEachen M.Jean-Luc Pepin M.Jean Chrétien M.Marc Lalonde M.Mark MacGuigan M.Donald Johnston Chrétien aura la responsabilité du dossier constitutionnel OTTAWA — Le nouveau ministre de la Justice, M.Jean Chrétien, «consacrera la plupart de son temps, au cours des trois prochains mois, à coordonner les activités de ses collègues fédéraux dans la campagne référendaire».Le poste de ministre des Relations fédérales-provinciales ayant été aboli dans le nouveau cabinet de M.Trudeau, c’est le ministre de la Justice, comme au temps de son ancien titulaire, M.Marc Lalonde, qui s’occupera de la réforme constitutionnelle.Mais M.Chrétien, qui est connu pour son tempérament de batailleur, surtout lorsqu’il s’agit de pourfendre le Parti québécois, n a pas caché que la première priorité sera donnée à la campagne référendaire.«On verra après pour les discussions constitutionnelles, a déclaré M.Chrétien.Son chef M.Trudeau, pendant la campagne électorale, avait pour sa part souligné qu’il ne jugeait pas utile de reprendre les discussions constitutionnelles avec le Québec «tant que M.Lévesque n’aura pas été battu, et M.Ryan élu à sa succession».M.Trudeau a cependant précisé que certains aspects spécifiques des relations fédérales-provinciales seront directement traités par les ministres responsables.C'est notamment le cas, a précisé le premier ministre, pour MM.Jean-Luc Pepin (Transports) et Marc Lalonde (Énergie) «qui sont capables de s’en occuper eux-mêmes».L’arrivée de M.Chrétien dans le dossier constitutionnel, au moment du référendum, laisse présager quelques belles empoignades entre Ottawa et Québec.On se rappelle la bataille que l’ancien ministre des Finances a menée avec son homologue proviciai, M.Jacques Prizeau, à propos de la taxe de vente, et par ailleurs, M.Chrétien a toujours été le ministre à Ottawa que ses collègues québécois ont contré rapidement chaque rois qu’il faisait une déclaration choc sur le Québec ou le PQ.M.Chrétien n’a pas caché aux journa- listes qu’avec 73 députés, «sans doute 74 à la fin du mois», les députés libéraux du Québec tiendront le haut du pavé.Il ne voit pas de conflit en vue avec le chef québécois des libéraux, M.Ryan.«M.Trudeau, M.Ryan et moi-même avons les mêmes objectifs», a-t-il précisé.«C’est M.Trudeau qui veut me voir dans le dossier constitutionnel», a indiqué M.Chrétien pour qui la Justice et la réforme constitutionnelle constituent tout un nouveau défi après les Affaires indiennes, l’Industrie, le conseil du Trésor et les Finances.Ni le premier ministre ni son nouveau ministre de la Justice ne voient de problèmes avec la Loi sur les consultations populaires du Québec.M.Trudeau a notamment déclare que «la loi sur le référendum ne va pas nous faire changer et le comité-parapluie (du NON) ne va pas me retenir.Cette loi n’a à voir qu'avec les dépenses encourues», a encore précisé M.Trudeau, laissant entendre que les libéraux d’Ottawa ne se gêneront pas pour in- tervenir dans le débat s’ils le jugent utile.La nomination de M.Chrétien à la Justice en fera le politicien fédéral le plus en vue au Québec pendant la campagne référendaire, d’autant plus que son collègue, M.Marc Lalonde, sera trop occupé avec le dossier de l’Énergie à ce moment-là, et que deux autres tenors du fédéralisme ont été neutralisés en fin de semaine, l’une, Mme Jeanne Sauvé, par sa nomination à la présidence des Communes, et l’autre, M.Jean Marchand, par son accession à la présidence du Sénat.D’autre part les porte-parole de l’opposition aux Communes se sont dits peu surpris, hier, de la composition du nouveau cabinet du premier ministre Trudeau.Du côté des conservateurs, le député de Nepean-Carleton M.Walter Baker, a déclaré que ce conseil des ministres n’est guère différent du dernier cabinet du gouvernement Trudeau.«Les gros noms sont les mêmes, seuls les acteurs de soutien ont changé», a-t-il dit.Pour sa part, le député néo-démocrate de Yorton-Melville, M.Lome Nystrom, a soutenu qu’avec les mêmes hommes aux postes-cle, le nouveau cabinet ne pourra que suivre les mêmes directions que précédemment.«Nous allons tout de même attendre pour voir si le premier ministre Trudeau était sérieux lorsqu’il affirmait vouloir donner une orientation plus progressive à son gouvernement», a dit M.Nystrom.MM.Baker et Nystrom se sont accordés, par ailleurs, à déplorer le fait que le premier ministre Trudeau n’ait pas fait appel à l’un des deux seuls libéraux élus dans l’Ouest, M.Robert Bockstael.«C’est une erreur que d’avoir ignoré un homme qui aurait sûrement contribué à renforcer la représentation de l'Ouest au sein du cabinet», a dit M.Baker.Quant à M.Nystrom, il a rappelé que le Nouveau Parti démocratique s’était déjà opposé à la nomination des sénateurs au Cabinet et qu’il avait proposé un système de représentation proportionnelle aux Communes pour assurer une meilleure représentation de toutes les régions au sein du gouvernement.M.Baker a déclaré, d’autre part, que le premier ministre aurait dû nommer un ministre spécialement chargé des relations fédérales-provinciales, dossier, a-t-il dit, qui va au-delà des seules relations avec le Québec et qui nécessite la présence entière d’un ministre.Invité à commenter la nomination du vieux routier Allan MacEachen au ministère des Finances, M.Baker s’est dit peu surpris: «Il l’a demandé, a-t-il affirme^ et ce sera vraisemblablement sa dernière fonction avant qu’il ne quitte la vie publique à la fin du prochain Parlement.» De son côté, M.Nystrom a affirmé que certains éléments du Cabinet au Commerce, Mme Monique Bégin, à la Santé nationale et au Bien-être social, et M.Eugene Whelan, à l’Agricurture.poi Ll ?Biron resté sur ses positions et il a été décidé que le chef devait se ranger à l’opinion majoritaire ou se démettre.M.Biron a donc démissionné hier, dès la reprise des travaux parlementaires, en Usant devant l’Assemblée nationale, une longue déclaration dans laquelle il explique les motifs de sa décision.Pâle et la voix éteinte par l’émotion, le chef unioniste a explique que c’est par fidélité à ses ancêtres et à la tradition autonomiste de l’Union nationale qu’il a décidé de joindre les partisans du OUI référendaire.«Mes enfants attendent trop de moi >ur que je me taise un seul jour de plus.’Union nationale refusant, à mon avis, de se rendre au rendez-vous qui lui avait fixé Daniel Johnson, avec lui, avec son héritage et avec ceux qui ont cru en lui, je me battrai donc, à compter de cet instant précis avec, auprès et pour les tenants du OUI, du OUI au Québec et du OUI à l'avenir», a-t-il dit.Paraphrasant l’ancien premier ministre au Québec, M.Biron a ajouté que la souveraineté-association était la dernière chance qu'avait le Québec de «devenir un partenaire égal dans la direction des affaires du pays».«C’est parce que je refuse la séparation complète que je dirai OUI au référendum», a-t-il affirmé.L'ex-chef unioniste n'a pas commenté le refus de ses collègues de le suivre dans cette voie sauf en disant qu'il avait voulu pour sa part «faire de la politique propre, ui ne soit pas que bêtement partisane, bê-ement et bassement négative».Quant à ses quatre années passées à la direction de l’Union nationale.M.Biron a expliqué qu’il avait commis deux erreurs au cours de toute cette période, soit celle d’avoir cru qu’il y avait de la place dans ce parti pour tous ceux qui veulent contribuer à l’édification du Québec et celle encore, a-t-il ajouté, d’avoir cru qu’il était possible d'y mener une action politique constructive.Pour le reste, le député de Lotbinière s’est refusé à toute autre déclaration, expliquant qu'il prenait dès maintenant quelques jours de repos et remettant à plus tard toute rencontre avec les journalistes.Il a d'ailleurs quitté l'Assemblée nationale quelques instants seulement après avoir lu sa déclaration, tapotant au passage l'épaule du leader parlementaire du parti, M.Yvon Brochu, et serrant la main a son successeur, M Le Moignan.C’est donc dire qu'il faudra attendre encore quelque temps avant de connaître la démarche qui a conduit M.Biron à % joindre les tenants du OUI référendaire, lui qui affirmait encore en décembre, au moment du dépôt de la question, qu’il fallait répondre NON pour ne pas engager le Québec sur la voie de l’indépendance.La déclaration de l’ex-chef de l’UN a évidemment été accueillie diversement par les parlementaires.Les péquistes ont vivement et chaleureusement applaudi son geste tandis que les libéraux et les unionistes gardaient un silence mortuaire.Le premier ministre, M.René Lévesque, s’est contenté de dire qu’il avait le plus profond respect à l’endroit de la décision de M.Biron et a exprimé toutes ses sympathies à M.Le Moignan en prévision des responsabilités qui l’attendent.Quant au leader parlementaire des libéraux, M.Gérard-D.Lévesque, il a affirmé, un peu ironiquement, que le député de Lotbinière venait de commettre une troisième erreur en rejoignant les partisans du OUI.M.Le Moignan poûr sa part a expliqué, sur le ton de l’humour, qu’il ne prenait pas la direction de l’UN pour lui administrer les derniers sacrements.Le nouveau chef unioniste est un prêtre.Jusque là complètement étranger à la vie politique, M.Biron, qui est un industriel solidement implanté dans le comté de Lotbinière, avait été élu chef de l’Union nationale en mai 1976, écrasant alors à plate couture des candidats plus prestigieux comme un Gérard Nepveu et Jacques Tétreault.Quelques mois plus tard, le nouveau chef unioniste, qui aimait se décrire comme «un conservateur aux idées modernes», faisait élire 11 députés à l’Assemblée nationale en recueillant près de 19% du vote populaire aux élections générales de novembre 1976.Les observateurs parlaient alors d'une renaissance de l’UN et prédisaient un brillant avenir au fondeur de Lotbinière.Mais les choses ne se sont pas produites de cette façon et l’UN est allée d’échecs en déceptions tout au long des trois dernières années.Littéralement déchiré entre l’aile nationaliste et l’aile fédéraliste de son parti, M.Biron n’est jamais parvenu à trouver la voie qui aurait permis à l’Union nationale de s’imposer sur l'échiquier politique, voire meme à distancer les libéraux au moment où ces derniers étaient privés de chef et cherchaient eux-mêmes à se remettre de leur cuisante défaite électorale.Il y eût d’abord, en avril 1977, une modification majeure au programme linguistique du parti, qui eût pour effet d’é-loigner complètement les anglophones de l'Union nationale et qui conduisit, un an plus tard, à la démission du seul député anglophone du parti, M.William Shaw.Ppis ce fut l'arrivée à la même époque de M.Claude Ryan à la direction du Parti libéral du Québec, ce qui eût pour effet de rejeter dans l'ombre l'Union nationale et son chef.En juillet 1978, le parti n'obtenait plus que 5% du vote au cours des élections complémentaires de Notre-Dame-de-Grâce et des sondages indiquaient que l'UN était redescendue à 8% de l’ensemble de l'électorat.A 19 h 30.causerie-échange avec Mme Lucie Pépin, vice-présidente du Conseil consultatif de la situation de ia femme au YWCA, 1555 bout Dorchester Le thème de la causerie sera : «Dix ans après le rapport Bird, que pouvons-nous faire?» ¦ A midi trente.M.Paul Wilkinson, directeur du Conseil de bandes des Naskapts de Schefferville prononce une conférence à l'Ecole polytechnique.2,900 boulevard Edouard Montpetit Dans le cadre de la semaine nordique, il discutera du relogement des Naskapis et des problèmes de construction des nouvelles communautés nordiques ¦ A midi, Mme Michèle Jean dresse un bilan du mouvement féministe et parle de l'avenir au Cégep de Saint-Laurent, 525 bout Sainte-Croix ¦ A 19 h 30.l'Association gnostique internationale de recherche anthropologique présente une conférence sur les «trois aliments de l'organisme».au 8010 me Saint-Denis ¦ A 20 h.réunion d'information sur les droits et les fonctions des comités de» oie à l'école secondaire Saint-Germain.2000 rue Decelles i Saint-Laurent ¦ A 14 h.causerie de M Jean-Pierre Duquette sur Flaubert, à l'auditorium de la Banque Royale du Canada.Place Ville-Marie, organisée par la Société d'étude et de conférences.¦ A 20 h 30, soirée d'introduction au bouddhisme au Dharmadhatu de Montréal, 1534 ave des Pins ouest.¦ A 19 h 45, la Société d'astronomie de Montréal organise une soirée d'information au Centre de loisirs Saint-Mathieu.7011 8e Avenue ¦ A midi trente, conférence de l'anthropologue Pierre Reaucage sur la «formation d'une classe d'ouvriers agricoles sur la côte du littoral de l'Amérique centrale», à la salle 3310 du pavillon Lionel-Groulx, Université de Montréal ¦ A 19 h 30 soiree d'information organisée par les Laotiens et le Comité diocésain pour le parrainage des réfugiés, i la salle paroissiale de Salnt-Louis-de-France, 3767 me Berri.Il y a collectes de sang organisées par la Société canadienne de la Croix-Rouge, à l'Unlver-site de Montreal.2900 boul Edouard Montpetit.de 10 h à 16 h et à l'église Notre-Dame-de-Fatima.à Brolsbriand.de 15 h à 17 h et de 18 h 30 à 20 h 30 Dans les mois qui ont suivi et sur la poussée de l’aile fédéraliste du parti menée par MM.Maurice Bellemare, Fernand Grenier et Armand Russell, l’UN ‘ réagissait et se rangeait plus nettement du côté d’une opposition farouche au gouvernement.Mais il était déjà trop tard et les sondages continuèrent sans arrêt de démontrer que ce parti était en voie de redescendre au niveau atteint lors de l’élection générale, de 1973, soit environ 5% des voix.Cette polarisation de l’électorat entre libéraux et péquistes allait d’ailleurs se traduire très nettement lors des élections complémentaires d’avril 1979, dans les comtés d’Argenteuil, et de Jean-Talon.A ces deux élections, les candidats unionistes, dont le propre frère de M.Biron, dans Jean-Talon, recueillaient environ ce 5% déjà dégagé par les sondages.Après ce douloureux épisode, tout alla de mal en pie.L’UN décida de ne pas présenter de candidats aux élections complémentaires de novembre dernier, dans les comtés de Beauce-Sud, Prévost, Maisonneuve et d’Arcy-McGee, et choisit, dans un geste-surprise, de se saborder, après le référendum, en faveur d’un regroupement des forces de droite et de l’éventuelle création d’un parti progressiste-conservateur au Québec.Ce geste provoqua le départ du doyen du parti, M.Maurice Bellemare.L’Union nationale ne comptait donc plus que huit députés, ayant quelque temps auparavant perdu M.Claude Dubois au profit des libéraux.Et ce n’était pas fini puisque deux autres de ses députés, MM.Fernand Grenier et Armand Russell, quittaient le parti quelques semaines plus tard pour se porter canaidats conservateurs aux élections fédérales du 18 février.?L’Assemblée ridique émis récemment par les conseillers juridiques du ministère de la Justice a d'ailleurs confirmé la légalité du texte de la question.Cet avis juridique a été rendu public par le ministre de la Justice, M.Marc-André Bédard, qui hier l’a déposé devant l’Assemblée nationale en prévision du débat qui commence aujourd’hui.C’est un député libéral qui, le premier, avait soulevé des doutes sur la légalité de la question.Député de D’Arcy McGee et constitutionalism réputé, M.Herbert Marx avait prétendu que la loi 92 sur les consultations populaires dissociait clairement la question elle-même de l’explication de 1 option sut laquelle la question porte.Or la question proposée mele à son avis ces deux éléments qui doivent demeurer distincts.Le député appuyait sa thèse sur l’article 7 de la loi qui dit que le référendum Porte sur une question approuvée par Assemblée nationale; sur l’article 20 qui définit le bulletin de vote sur lequel est inscrite la question; et sur l’article 26 qui spécifie qu une brochure sera expédiée aux électeurs pour expliquer chaqune des options soumises à la consultation populaire.Les avocats du ministère de la Justice, dont l'avis a été approuvé par le sous-ministre de la Justice, M.René Dussault, ont repris chacun des points de l'argumentation du député pour conclure que la question est conforme à l’esprit et a la lettre de la loi.Le texte de la question du premier ministre contient en fait quatre phrases distinctes dont trois sont assertoriques et une interrogative, note-t-on tout en affirmant que l’ensemble constitue une question.Une question est toute interrogation en vue d'apprendre quelque chose de quelqu'un, et il peut être nécessaire parfois qu'une phrase interrogative soit précédée des données nécessaires à la compréhension même de cette phrase interrogative et qui sont l’objet ae la question, fait-on valoir.La seule façon de soutenir que la question du premier ministre n'est pas dans son entier une question serait de s'en tenir à la définition du dictionnaire Robert qui prétend, et 11 est le seul à le faire, qu’une question est une phrase logique ment incomplète On pourrait alors prétendre que seule la dernière partie ae la question est une question.Quant aux allégations relatives du député voulant que la définition de l'option soumise aux électeurs doive se retrouver non dans la question mais dans une brochure, les avocats soulignent que les «Options» auxquelles réfèrent l'article 26 de la loi visent non pas des options E constitutionnelles mais le OUI et le NON.Ces explications devraient clore normalement le débat sur une contestation possible de la question devant les tribunaux, si bien que les députés pourront entreprendre aujourd’hui le débat sur le fond de la question.Rappelons que c’est le 20 décembre que le premier ministre avait rendu public le texte de la question qui sera maintenant débattue.Le texte de cette question qui se retrouvait au feuilleton hier est le même que celui du mois de décembre, à une exception toutefois.La version anglaise a subi deux petites corrections de traduction.Le débat s’ouvrira après-midi vers 15 heures, dès après la rituelle période des questions.Le premier ministre Lévesque présentera alors une motion demandant à l’Assemblée nationale d’approuver sa question.Il aura un droit de parole d’une heure, et, suivra la réplique du chef libéral Claude Ryan, et du nouveau leader unioniste, Michel Lemoignan, qui, tous deux, ont également un droit de parole d’une heure.Ces trois discours pourront être entendus en soirée sur les ondes de Radio-Québec qui diffusera chaque soir en différé les débats de l’Assemblée nationale sur la question.?Trudeau électorale.Il est intéressant de remarquer que sur 32 ministres, M.Trudeau a fait appel à 12 qui se trouvaient à Winnipeg lors de cette fameuse conférence des liberaux progressistes, organisée en marge des cadres du Parti.Parmi les anciens ministres, quelques-uns retrouvent des portefeuilles qu’ils ont déjà détenus.C’est le cas de MM.Eugene Wnelan, Agriculture, André Ouellet, Consommation et Corporation mais qui prend en plus les Postes; Daniel MacDonald, Anciens combattants; Roméo Le-Blanc, Pêches et Océans; et Mme Monique Bégin.D’autres sont mutés et la îomotion-surprise est celle de M.Gilles amontagne, qu’on pensait écarté et qui se retrouve à 1 important ministère de la Défense nationale.MM.John Munro va aux Affaires indiennes et du Nord canadien, John Roberts à l’Environnement, aux Sciences et à la Technologie, Jean-Jacques Blais aux Approvisionnements et Services, Pierre de Bané à l’Expansion économique et régionale et Francis Fox, un revenant, au secrétariat d’État et aux Communications.Quant aux nouveaux venus, outre les candidats-vedette déjà nommés, on retrouve MM.Gerald Regan, ancien premier ministre de Nouvelle-Écosse, au Travail et au ministère d’État aux Sports, Robert Kaplan, 43 ans de Toronto, solliciteur général, James Fleming, 40 ans de Toronto, ministre d’Êtat chargé du multiculturalisme, William Rompkey 43 ans de Terre-Neuve au Revenu national, Ed Lumley, 40 ans de Cornwall au Commerce, Mme Judy Erola, 36 ans de Sudbury aux Mines et Paul Cosgrova, 43 ans, ancien maire de Scarborough et candidat-vedette de la métropole ontarienne, prend le ministère des Travaux publics et la responsabilité de la Société canadienne d'hypothèques et de logement.Deux jeunes députés du Québec entrent également au cabinet; MM.Pierre Bussières, 41 ans, de Charlesbourg, ministre d’Ètat aux Finances et Charles Lapointe, 36 ans, de Charlevoix sera chargé des petites entreprises.Ce nouveau cabinet tient sa première réunion dès ce matin et il commencera à dessiner ses grandes priorités: un budget, un prix du pétrole à négocier avec l’Ouest, l'attitude à adopter pendant la campagne référendaire, l'achat de plusieurs milliards d’équipements militaires — des avions de combat et des frégates — l’amélioration du Transport dans l’ouest et la délicate question de la vente de Nor-dair, etc.Sur la question du budget, les libéraux ont appris la leçon de leurs prédécesseurs et sont loin de s'engager à négocier le f>rix du pétrole avant qu'ils ne déposent eur budget II y a 18 mois qu'aucun budget n'a été adopté et certaines de leurs promesses électorales nécessiteront assez vite la présentation du budget.Le seul engagement que le nouveau ministre, M, MacEachen a pris, c'est de ne pas ramener la taxe d’accise de 18 cents par gallon d essence.En dehors de cela, une augmentation du déficit, ou une augmentation des taxes, ou une augmentation des deux sont probables.Dans le dossier de l'Énergie, M.Marc Lalonde a déclaré qu’il entrera rapide- IKkWiiait*] Abitibi, Témiscamingue, réservoirs Cabonga, Gouin: nuageux avec éclaircies et quelques flocons.Maximum -8.Aperçu pour mercredi: peu de changement.Pontiac, Gatineau, Rivière-du-Lièvre, Laurentides: ciel variable avec quelques flocons.Maximum -5.Aperçu pour mercredi: nuageux et neige passagère.¦ Outaouais, Montréal: ensoleillé avec passages nuageux.Maximum -3.Aperçu pour mercredi: naugeux avec neige passagère.¦ Trois-Rivières, Drummond ville, Québec: ciel variable avec quelques flocons.Maximum -5.Aperçu pour mercredi: nuageux avec neige passagère.¦ Estrie, Beauce: ensoleillé avec passages nuageux.Maximum -5.Aperçu pour mercredi: nuageux avec neige passagère.¦ Lac St-Jean: nuageux avec éclaircies et quelques flocons.Maximum -5.Aperçu pour mercredi: peu de changement.¦ Saguenay, Mauricie, Parc des Laurentides: ciel variable avec quelques flocons.Maximum -5.Aperçu pour mercredi: peu de changement.¦ Baie-Comeau, Sept-Iles.Basse-Côte-Nord, Anticosti: nuageux avec éclaircies et quelques flocons.Maximum -7.Aperçu pour mercredi: peu de changement.¦ Rivière-du-Loup, La Malbaie, Ri-mouski, Matapedia, Ste-Anne-des-Monts, Parc de Gaspésie, Gaspé: ciel variable avec quelques flocons.Maximum -6.Aperçu pour mercredi: peu de changement.ment en contact avec ses homologues de l’Alberta et de la Saskatchewan.Sans attendre, il mettra également en place une nouvelle commission chargée de surveiller les prix et les bénéfices des compagnies pétrolières.Les pouvoirs de la Loi sur les commissions royales d’enquête lui donnent le moyen de remplir cet engagement électoral sans même attendre la convocation des Communes.À ce sujet, M.Trudeau a réitéré son intention de convoquer le Parlement «aussitôt que possible après Pâques».?Mugabe nue au pouvoir des «marxistes» en Rho-désie, visant le parti de M.Mugabe, la ZANU-PF.Rien n’a filtré de ces entretiens, qui interviennent quelques heures avant l’annonce des résultats officiels des élections, ce matin.Le général Walls, un homme particulièrement important en raison du puissant appareil militaire qu'il commande, a rencontré M.Mugabe peu après avoir parlé à la radio et à la télévision au nom des forces de sécurité et des deux armées de guérilla, la ZIPRA et la ZANLA, «les trois armées légales de Rhodésie», pour lancer un appel au calme.M.Mugabe aurait proposé au général Walls, lors de leur rencontre précédente, de conserver d’importantes fonctions dans l’armée sous un gouvernement qu’il formerait après le scrutin.Il a fait cette offre après la visite à Maputo du général Walls, au cours de laquelle il a assuré le gouvernement mozambicain qu'aucun coup d’Êtat n’était en préparation contre M.Mugabe s’il arrivait au pouvoir.Par ailleurs, malgré des démentis tant en Afrique du Sud qu’à Salisbury, il se confirme que la rencontre entre M.Mu- f;abe et des dirigeants sud-africains, dont e ministre des Affaires étrangères, M.Pik Botha, a bien eu lieu la semaine dernière à Maputo.?Réponse réussi à rapprocher les parties en cause et n'avaient pu relancer les pourparlers en dépit d'une convocation extraordinaire, la semaine dernière.Si, au cours de la période de médiation, les parties tiennent leur position sans broncher, elles devront alors renoncer à tout moyen de pression et espérer que l'arbitre tranchera le litige en leur faveur.Pour la Ville de Montréal, le risque pourrait compromettre son programme de compression des dépenses et des effectifs, programme 3u'elie a pu faire accepter dans autres unités de négociations.Pour le syndicat, les conclusions d'un arbitre pourraient rendre parfaitement inutiles les trois semaines de grève qu'il vient de subir.La grève des 5,600 employés manuels de Montréal a commencé le 12 février et a laissé les rues et les trottoirs de la ville dans un piteux état.Dans certains quartiers, elle a pour effet d'interrompre l'enlèvement des ordures; les Montréalais doivent déposer leurs déchets dans des parcs municipaux ou sur des terrains inoccupés désignés à cette fin.?L’avenir Suite de la page 11 horizons politiques estiment qu’il est nécessaire et urgent qu'un lobby canadien pro-arabe s’impose à Ottawa.Ce souhait est d’ailleurs en voie de réalisation puisque dans quelques semaines une Chambre de Commerce Canada-Monde Arabe sera inaugurée à Ottawa.À ce groupe de pression du milieu d’affaires canadien vient aussi s’ajouter celui constitué par des personnes politiques canadiennes: sénateurs, députés, syndicalistes, hommes d'Église, universitaires, etc.Enfin, il y a la communauté arabe du Canada qui n'est pas encore suffisamment organisée pour constituer une réelle force de pression mais qui sera amenée à jouer son rôle de trait d’union naturel entre le Canada et le monde arabe.À un niveau plus général, comme le souligne fort bien l’anthropologue américain Edward Hall dans le magazine Psychologie de décembre dernier, tous ceux qui veulent faire affaire avec le monde arabe doivent savoir une chose fondamentale: Pour les Arabes, les relations économiques sont indissociables des relations humaines et politiques.Pour nous, Occidentaux, dit-il, le profit est tout: pour les Arabes, il compte moins que la relation humaine et politique.C’est dans cet esprit que le monde arabe, troisième grand partenaire économique mondial du Canada, voudrait occuper aussi la place de troisième partenaire politique mondial du Canada qui lui revient.L'Irak, pays le plus intransigeant sur ce point, estime que de nombreuses convergences canado-arabes rendent ce projet souhaitable et réalisable: complémentarité économique, volonté commune d'indépendance vis-à-vis des deux super-puissances, ouverture généreuse en direction des pays du tiers monde les plus démunis, etc.r 4 mars par la PC al l'AP 1975: libération du dirigeant politique ouest-allemand Peter Lorenz, après la mise en liberté et le départ pour le Yémen de cinq extrémistes emprisonnés: 1973: fin de l'occupation par huit terroristes de Septembre Noir de l'ambassade d'Arabie Saoudite à Khartoum, après la mort de trois diplomates étrangers; 1970: disparition en Méditerranée du sous-marin français Eurydice, avec 57 hommes à bord; 1965: nationalisation des neuf compagnies pétrolières syriennes; 1962: 111 personnes sont tuées dans un accident d'avion d'une ligne aérienne britannique, après le décollage de Douala (Cameroun); le président américain Franklin D, Roosevelt lance le programnfe du New Deal dans un discours, 1931: pacte de Delhi entre le vice-roi des Indes, lord Irwin, et le mahatma Gandhi; 1887: paix de Paris, qui met fin à la guerre entre la Grande-Bretagne et la Perse le chah reconnaît l'indépendance de ( Afghanistan Ils sont nés un 4 mars Sir Henri Raeburn, artiste écossais (1756-1823); Miriam Makeba (1932) LE DEVOIR Montréal, mardi 4 mars 1980 L'ACTUALITÉ ÉCONOMIQUE Un mode dfcpaigne supérieur Les certificats de dépôt garanti ?TRUST GENERAL DU CANADA Interet annuel Période de 5 ans Hydro-Québec Horizons 1990 1) La progression des prix de l'électricité devra I suivre celle du pétrole 2) La Baie James aura été le dernier des grands projets hydro-électriques a1 Ri IL y a six ans, le «splendide isolement» de l’Hydro-Québec était ébranlé pour la première fois.Habituée à décider à la place des Québécois les programmes électriques qui seraient bons pour eux, la société d’État a reçu sa première claque en 1973-74: en bloquant le projet de la Jacques Cartier, près de Québec, les groupes populaires ont pour la première fois obligé l’Hydro-Québec à s’ouvrir au monde extérieur.Tel est l’aveu que viennent de faire au DEVOIR le directeur de la planification général d’Hydro-Québec, M.Joseph Bourbeau, et l’un de ses uatre adjoints immédiats, M.Robert Volders.Depuis lors, ajoutent-ils, la société québécoise et le contexte international ont connu une mutation si profonde qu’Hvdro-Québec a été obligée de modifier profondément ses méthodes de planification et d’orientation.De leur propre aveu, il reste encore d’innombrables «mauvais plis» mais le «virage» a été remarquable: «Nous ne pouvons plus fonctionner en vase clos.La plupart des phénomènes essentiels échappent maintenant à notre contrôle et nous devons nous définir en fonction du monde extérieur.Elle est finie, l’époque où l’augmentation de la demande était clairement inscrite dans le ciel, où les constructions de centrales allaient de soi, où les capitaux étaient disponibles à bas prix et semblaient absolument inépuisables.» C’est parce que l’avenir n’était plus aussi limpide et évident que l’Hydro s’est donné un service de la planification générale, il y a a peine cinq ans, souligne M.Bourbeau.Maigre cet effort accru de planification, de réflexion et de cohérence, Hydro-Québec est plus que jamais consciente du caractère éminement contestable de ses conclusions, reconnaît-il.«Nous avons le devoir de définir l’avenir le plus probable, dit-il, même si chacun de nous pourrait désirer un avenir différent.Nous essayons de tenir compte des principales influences qui peuvent modifier l’avenir mais personne n’est devin.Il peut suffire que des étudiants prennent une ambassade en otage, quelque part dans le monde pour que toutes les prédictions soient faussées».Après avoir formulé ces réserves, MM.Bourbeau et Volders ont passé en revue, pour les lecteurs du DEVOIR, les principaux facteurs qui influencent le programme de développement décennal qu’Hydro-Québec négocie en ce moment avec le gouvernement.M.Bourbeau se dit en accord, à cet égard, avec les nombreux groupes de citoyens qui souhaitent un débat" encore plus large, dans l’opinion publique.A: Par quoi remplacer le pétrole?L’élément le plus important est sans conteste la crise du pétrole.Une crise politique internationale pourrait causer une véritable pénurie matérielle d’or noir au Québec.À ses yeux, il s'agit là d’une catastrophe telle que tout le reste du panorama en serait bouleverse.Chose certaine, il y aura une très forte hausse du prix du pétrole.En deux mois a peine, le prix mondial a grimpé de $18 à $26, une augmentation qui frôle le 50% ! Le Québec tire au moins les deux-tiers de son énergie de ce combustible étranger qu’il importe au rythme d’un demi-million de baril par jour.Quoi qu’en disent les politiciens M.Bourbeau se dit convaincu que le prix canadien de l’or noir connaîtra lui aussi une hausse vertigineuse au cours des prochaines années, que l’on rejoigne ou pas le prix mondial.M.Trudeau n’a pas jugé bon de dévoiler ses projets à long terme, pendant la campagne électorale et M.Clark prévoit au moins des hausses de prix de 22% par année.Il y aura donc un grand risque que le consommateur ne se tourne vers l’électricité, de plus en plus concurrentielle.M.Bourbeau s'inquiète d’une telle réaction qui aurait pour effet de bouleverser les prévisions et d’obliger l’Hydro-Québec à accélérer son programme d’équipement «Déjà, dit-il, les marchés financiers sont très serrés et nous ne serions sans doute pas capable d’aller chercher les capitaux requis pour de nouvelles constructions.Nous devrions hausser le prix de l'électricité à la fois pour freiner l’augmentation de la demande et pour obtenir l’argent requis pour de nouvelles centrales».En somme, le prix de l’électricité n’augmentera sans doute pas aussi vite que celui du pétrole mais il serait dangereux que l’écart augmente trop.En outre, le gouvernement québécois veut aussi intensifier l’usage du gaz naturel.Aux dires de M.Bourbeau, l’électricité ne devrait pas être trop durement touchée par la r SIÈGE SOCIAL 410, St-Nicolas Montréal.Québec H2Y 2P5 Tél.: 282-0303 Télex: 055-60803 G.Béchard Ltée.COURTIERS EN DOUANE TRANSPORTS INTERNATIONAUX Groupage et affrètement maritimes et aériens Transport de porte à porte Études logistiques toutes destinations Correspondants dans les principaux pays 4lOt2?Non c4e£.AttoCré, COHHEUf ÇA M IA t/Se a fttfjsieNueS Vt$-DONC; Toi Qoi PAUSE’S  TOUTTo Pou&eAis PfNSe'A au UoQAÎiÆ; NOW*' concurrence du gaz puisque le prix de ce dernier est basé sur celui du pétrole.Même si le gaz coûte moins cher que l’huile à chauffage, il augmentera au même rythme, cvest-à-dire un peu plus vite que l’é-lectricite.En outre, on prévoit que le gaz servira surtout à l’industrie.Ces dernières se chauffent surtout au pétrole et n'utilisent l’électricité que pour les moteurs et pour des technologies particulières comme l’electrolyse de l’aluminium, que le gaz ne peut satisfaire.Dans le domaine résidentiel ou commercial, M.Bourbeau prévoit aussi que le gaz remplacera surtout le pétrole parce qu’un chauffage à l’huile se convertit au gaz bien plus facilement qu’un chauffage électrique.Là encore, nos hydroquébécois n’ont donc pas de trop fortes appréhensions, d’autant plus que l’installation d’un réseau ae distribution gazier résidentiel ou commercial ne peut être rentable à moins que tous les clients possibles ne deviennent des usagers.M.Bourbeau croit peu probable que le gouvernement québécois ne se décide à imposer le chauffage au gaz naturel à tous les citoyens établis dans un quartier où le gaz est disponible.La chose est possible, dit-il, mais la population ne semble pas prête à ça pour le moment.Tout cela pour dire que l’Hydro-Québec ne pense pas que le gaz puisse accaparer beaucoup plus de 12% du marché énergétique québécois en 1990, comme le prévoyait le dernier Livre Blanc sur l’énergie.Dans ces conditions, conclut-on, la nécessité de remplacer le pétrole implique que la demande d’électricité va continuer à croître beaucoup plus rapidement que l’ensemble de nos besoins énergétiques.Un tel remplacement serait utopique si nos besoins énergétiques globaux devaient augmenter au même rythme qu autrefois, reconnaît M.Volders.Depuis deux ou trois ans, pourtant, on constate à travers le monde que les besoins en énergie croissent moins vite que le Produit national brut.Cela permet de croire à un certain plafonnement énergétique malgré une hausse du niveau de vie.D’autres facteurs importants ont aussi un impact sur I L’électricité sera moins chère que le pétrole ou le gaz mais un trop grand écart de prix ferait vite augmenter la demande d’électricité.I Les nombreux petits projets électriques de «l’après-Baie James» obligeront l’industrie québécoise à une douloureuse mutation.la demande d’électricité: par exemple, les taux d’intérêt croissants, l’inflation et la difficulté éventuelle de trouver du crédit ont tous tendance à réduire la croissance industrielle et, par conséquent, à diminuer les besoins en énergie.L’autre conséquence, peut-être plus marquée à court terme, est de rendre beaucoup plus difficile le financement des centrales hydroélectriques.L’Hydro-Québec peut faire face à un resserrement dramatique du crédit pendant quelques mois ou pendant un an mais une crise plus prononcée aurait des conséquences inévitables sur le programme de construction, indique M.Bourbeau.Malgré tout, si le prix de l’électricité suit celui du pétrole dans une certaine mesure (ne serait-ce que pour ne pas susciter une demande d’électricité exagérée).Cette hausse de tarifs devrait améliorer la rentabilité de l’Hydro-Québec et faciliter l’auto-financement des barrages.Les besoins de financement extérieur seraient réduits d’autant et l’Hydro serait moins vulnérable à l’égard des marchés financiers.À tout cela s’ajoutent des considérations diverses mais nullement secondaires: le ralentissement de la croissance démographique devrait normalement faire ralentir aussi les besoins en électricité.Par contre, le développement éventuel de notre industrie secondaire (souhaité par tous les gouvernements) devrait augmenter la consommation électrique.Il en va de même de la modernisation de notre secteur primaire.Dans le papier, par exemple, la fabrication croissante de pâte thermo-mécanique implique une consommation accrue d’électricité dans les moteurs.En somme, tous ces facteurs réunis amènent l’Hydro-Québec à croire que la demande d’électricité de la province va continuer à connaître une croissance importante d’ici l’an 2000 même si notre consommation énergétique globale devait se stabiliser.La fin des grands projets hydroliques Une fois cela déterminé, il reste à savoir comment on pourra satisfaire à ces besoins.A cet égard, le portrait que tracent MM.Bourbeau et Volders est plus complexe que les Suite à la page 14 En communiquant de vive voix, on sait à quoi s'en tenir! Mais l'utilisation du télex ou d’un système de transmission de données peut être plus appropriée.L'important, t'est de savoir choisir.A Téléglobe Canada, notre rôle est précisément de -ri i i vous y aider.Appelez-nous à frais virés au (514 ) 281 -5006.IGIGQIOOG Téléglobe Canada met le monde à votre portée.CqDQCIQ SBsaSB Cette publicité ne constitue pas une offre publique dans toute province du Canada dont la Commission des valeurs mobilières ou toute autre autorité semblable n'a pas accepté le dépôt de notre prospectus.L'offre est faite exclusivement par le prospectus, dont on peut se procurer un exemplaire auprès du soussigné ou de tout courtier légalement habilité à offrir en vente les titres dans la province.NOUVELLE ÉMISSION Un film long métrage de John Guillermin mettant en vedette James Coburn et Kate Nelligan MIDNIGHT MATINEE $6 895 OOO (1 379 unités) Prix de souscription: $5 000 T unité "Midnight Matinee" relate T histoire de Patman, un homme qui refuse de se laisser dépasser par les événements.Patman, dont le rôle a été confié à James Coburn, est infirmier dans un hôpital psychiatrique moderne.Kate Nelligan y interprète le rôle de sa jolie collègue.Le metteur en scène, John Guillermin, est un des metteurs en scène dont les films ont le plus grand succès commercial.Ses trois dernières oeuvres—"Towering Inferno", "King Kong" et "Death on the Nile"-ont rapporté jusqu'à ce jour $240 millions en droits de location.Il est prévu que ce film sera classé "production de long métrage portant visa" en 1980, ce qui devrait permettre aux souscripteurs de déduire le prix des unités achetées de leurs revenus généraux de l'année fiscale 1980.Chaque unité correspond à une participation égale et indivise dans le film, les droits qui en découlent et certains autres droits accessoires.Pour recevoir un prospectus, veuillez remplir et poster le bon ci-dessous.Merrill Lynch Royal Securities Limitée Veuillez m'envoyer le prospectus qui correspond à l'offre d'unités de participation au film long métrage intitulé, jusqu'à nouvel ordre, "Midnight Matinee".Nom_____________________ Adresse_________________ Ville __Prov.Téléphone (affaires)_____ _ (en lettres moulées s.v.p.) Code postal (domicile) Aux clients de Merrill Lynch: veuillez indiquer le nom de votre représentant et le bureau auquel il appartient.Adressez à: Merrill Lynch, Royal Securities Limitée 800 ouest, boul., Dorchester, bureau 2400 Montréal (Québec) H3B 1Y1 ou téléphonez au numéro (514) 392-7111 I I Le Devoir, mardi 4 mars 1980 Après Van 2000, après l’hydro-électricité.Il faudra choisir entre le charbon et le nucléaire LA NATIONALE, COMPAGNIE DE RÉASSURANCE DU CANADA Suite de la page 13 descriptions de politiciens aux yeux de qui on a encore des ressources hydroélectriques à revendre.Les Québécois sont trop habitués a penser en termes de projets gigantesques comme la Baie James, soutient M.Bourbeau qui prédit un retour à une certaine décentralisation et à des projets à la fois plus nombreux et plus petits.Il ne s’agit pas de sa part d’une conversion idéologique à la thèse de Schumaker selon qui «Small is beautiful» mais plutôt d’une obligation inévitable: après la Baie James, dit-il, il ne restera presque plus de grands projets à réaliser et nous devrons nous tourner vers des bassins plus petits et isolés.» À ses yeux, les gros projets centralisés couplés à un ré- teindre à la fois la fiabilité de l’approvisionnement en LECHOIXDEZQKM JUSQU’À 3 A.M.MANGEZ, BUVEZ, DANSEZ « A LA GRECQUE ft ?¦' Célébrez le dîner grec: agneau tourne-broche Cuisine grecque et continentale.Mets délicieux: Assiette Athénienne, Mousaka, Filet Mignon, Scampi, Steak au Poivre Flambé, Shish Kebab.Vous savourerez le café Sabayon flambé.Diners d’hommes d'affaires 288-0373 ou 288-3872 Ouvert 11 a.m.à 3 a.m.électricité et à la fois sa rentabilité.Évidemment, on accroît ainsi le risque d’une panne générale mais M.Bourbeau se dit convaincu qu’une telle panne, très rare, est moins grave que les pannes prolongées et nombreuses qui frapperaient des portions isolées du territoire.Cette stratégie, dit-il aussi, a permis l’émergence au Québec de firmes d’ingénieurs importantes, capables de concurrencer les plus gros à l’échelle mondiale.A l’avenir, par contre, les entreprises québécoises devront se reconvertir à des projets plus petits.Il y aura plus de travail pour de petits bureaux mais des entreprises équipées, par exemple, pour construire un petit nombre d’énormes turbines à chaque année devront se recycler pour fabriquer en grande série des appareils de petite taille.«Cela peut représenter une véritable révolution mais, là encore, le Québec devrait pouvoir se tailler une part importante du marché mondial s’il a la clairvoyance .nécessaire.» La gestion de !a consommation (par exemple en installant à travers le Québec des appareils télécommandés dont la société d’État pourrait couper le fonctionnement à distance) ne semble pas présenter grand intérêt aux yeux de M.Bour-beau.La montée du chauffage électrique fait que la consommation électrique hivernale tend à devenir de plus en plus stable au cours de la journée.Il n’est donc pas intéressant, selon lui, de déplacer des charges s’il faut de toute façon les satisfaire plus tard.L’Hydro-Québec juge beau- coup plus simple de conclure des contrats interruptibles avec quelques gros clients industriels, ce qui lui permet de réduire vraiment ses besoins en période critique puisque ces entreprises sont souvent équipées pour satisfaire à leurs propres besoins, le cas échéant.666 ouasl.rua Slwbrooki (coin Université) 1 « ROLLAND INC.AVIS DE DIVIDENDES Avis est donné par les présentes que les dividendes trimestriels suivants ont été déclarés payables le 15 mars 1980 aux actionnaires inscrits à la fermeture des livres le 28 février 1980 ACTIONS PRIVILÉGIÉES $1.0625 pat action sur les actions privilégiées cumulatives de $4 25.ACTIONS ORDINAIRES Classe A" - $0.1800 par action Classe B” - $0.1675 par action Par ordre du conseil d'administration, Le vice-président et secrétaire, Jean André Élie Dubreuîl-Lefebvre-Roy inc.Courtier en Vie, Rentes et Bénéfices marginal/» Jean-Pierre Lefebvre, Président Benoit Daigneault, Vice-Président La tour La Cité, C P.997.Suce.La Cité, suite 2516,300, rue Léo Pariseau Montréal.H2W 2N1, Télex 05-24677 - Tôt.288-1204 LA SAUVEGARDE O ’ASStJFIA f mCE ClDri/irAGNtE Sun la vie ASSEMBLÉE GÉNÉRALE EXTRAORDINAIRE Avis est donné, par la présente, qu'une assemblée générale extraordinaire de la Compagnie d'assurance sur la vie La Sauvegarde dans le cadre des assemblées générales annuelles du Mouvement des Caisses populaires Desjardins, aura lieu le jeudi, 20 mars 1980.à 9 h, à la Place des Arts, Salle Maisonneuve, 175, rue Sainte-Catherine ouest, à Montréal, aux fins suivantes: Modifier le règlement général no 1 a) Article 10 - porter de trois ans à cinq ans la durée des procurations des assurés: b) Article 13 - augmenter Je nombre d'administrateurs de 18 à 19.Par ordre du Conseil d'administration, Michel Desmarais, Vice-président Secrétariat et Affaires juridiques Montréal, le ?fi février 1980.La gestion de la demande la plus radicale est évidemment le recours aux diverses techniques d’économie d’énergie mais M.Bourbeau souligne à cet égard qu’il sera manifestement très dur d’atteindre une économie de 20% d’ici 1990, comme l’a prévu l’Hydro-Québec.Cela implique beaucoup plus qu'une meilleure isolation des maisons et cela nécessitera, dit-il, des changements importants dans notre façon de vivre, une intensification du transport en commun et un retour vers les centre-villes, par exemple.M.Bourbeau se dit déçu de la mollesse des politiques canadienne et Québécoise à cet égard.La France, dit-il, a un programme beaucoup plus vigoureux depuis longtemps, mais elle a quand même de la difficulté à rencontrer ses objectifs d’économie dans les secteurs résidentiel et commercial.A l’égard des énergies nouvelles, l’évaluation de M.Bourbeau reste très prudente, même si l’Institut de recherches de l’Hydro-Québec leur consacre maintenant au moins le quart de ses efforts.L’énergie solaire, par exemple, est certainement rentable et pratique pour le chauffage des piscines et, à la rigueur, pour l’eau domestique mais le chauffage des habitations semble beaucoup moins attirant.Comme pour le vent, il y a aussi des problè- m mes légaux non résolus: quel recours a le citoyen qui vient "5,000 dans un sys- d’investir $15, tème solaire si son voisin contruit un bloc d’appartements qui bloque le soleil?L’énergie éolienne semble plus facile à mettre en oeuvre mais elle coûte cher.Il en va de même pour le retour à la tourbe ou au bois, deux combustibles qui présentent des inconvénients pratiques.Ces solutions offrent quand même un certain intérêt, dit M.Bourbeau, dans les régions isolés où elles peuvent être beaucoup plus concurrentielles.Aux Iles-de-la-Madeleine.par exemple, où l’électricite est produite avec des groupes diesel, toute réduction de la demande se traduit par des économies importantes.La cogénération est aussi un concept intéressant: il s’agit qu’un particulier ou une entreprise produise elle-même de l’électricité pour satisfaire à une partie de ses besoins, vendant les surplus éventuels à l’Hydro-Quebec ou achetant ce qui lui manque.Cette technique se prête à des ententes avec les usines de papier, par exemple, et elle pourrait aussi mener au harnachement de petit cours d’eau à l’aide de groupes-bulbes plongés dans le courant.Quoi qu’il en soit, ces diverses solutions vont demeurer marginales même si leur CARTES PROFESSIONNELLES ET D’AFFAIRES ATFffi] Brevets d'invention MARQUES de COMMERCE Robic, Robic ET ASSOCIÉS 1514, avenue McGregor Montréal H3G 1X5 934-0272 IBERIA vous y mène Une centaine d autres destinations vous sont oltertes à partir de Madrid.Profitez de votre escale pour vous familiariser avec la culture madrilène, la cuisine, les boutiques, le casino, la vie nocturne Offrez-vous le service 1ère classe.Découvrez une des grandes capitales de l'Europe Pour en savoir plus, communiquez avec votre agent de voyage ' -1-9531.LIGNES AERIENNES INTERNAriONALES D'ESPAGNE ou avec IBE IA: 861 ûIlclU Lilllillsgll Agence Arabe de publicité SPECIALISTE EN COMMUNICATION AVEC LE MONDE ARABE .Traduction du français et de I anglais vers I arabe et vice -versa .Composition arabe 10935, Jeanne Mance Montreal.P QH3L 3C7 (514) 331 5550 Machine à écrire électronique de TRAITEMENT DE MOTS (word processing) Recommandée pour exécutifs, avocats, notaires, etc.DÉMONSTRATION SUR DEMANDE CANADA DACTTUMMAPHI INC 7035 ov.du Tare, Mtl 270-1141 ANNONCEZ DANS LE DEVOIR, QUELQU’UN VOUS LIRA contribution peut être très importante dans une région particulière.Pour le reste, l’Hydro devra satisfaire à la demande à l’aide de centrales hydroélectriques traditionnelles, à l’aide de centrales au charbon (importé) ou à l’aide du nucléaire, indique M.Bourbeau.A ses yeux, les ressources hydrauliques actuelles seront toutes en service entre 1995 et l’an 2,000 et il faudra alors choisir entre le charbon et le nucléaire par la suite.Le problème est encore compliqué, dit-il( par l’ampleur des besoins à satisfaire, si bien qu’il faudrait se mettre brusquement à construire par exemple plusieurs centrales nucléaires à chaque année avant la fin du siècle.Or, pour être prêt à un tel virage brutal, il faudrait avoir formé au préalable tous les techniciens et spécialistes nécessaires et avoir mis en place l’infrastructure industrielle requise.Pour cette raison, l’Hydro-Québec soutient qu’il faudrait commencer le virage au moins huit ans avant la date où nos ressources hydrauliques seraient toutes exploitées.Cela nous mène en 1990 au plus tard.De plus, il faut au moins dix ans pour construire une centrale nucléaire, si bien que la décision de construire celle de 1990 devrait être prise im-médiatement «Nous NOMINATION approchons de la minute de vérité», dit-il.L’Hydro-Québec ne veut pas imposer un choix nucléaire aux citoyens, a-t-il souligné, puisque l’option du charbon est encore ouverte.Le coût serait plus élevé et l’impact sur l’environnement plus grave mais c’est possible.L'option du charbon ne demande peut-être pas un programme de formation aussi poussé pour le personnel ni un délai de construction aussi long.Aux yeux de M.Bourbeau, pourtant, il faudrait quand même choisir rapidement le site des futures centrales au charbon, prévoir les infrastructures de transport du charbon nécessaire, etc.Même dans cette option, l’heure de vérité approche.En fin de compte, M.Bourbeau et Volders estiment que l’avenir énergétique du Québec est un problème assez grave pour que s’engage le plus tôt possible un vaste débat populaire à ce sujet.«Il est impérieux d’examiner toutes les facettes de la question, dit-il, et pas seulement le problème nucléaire ou les énergies nouvelles.» Normand Perron Monsieur Robert Parizeau, président directeur général de La Nationale, Compagnie de Réassurance du Canada, est heureux d'annoncer l'élection de Monsieur Normand Perron au Conseil d’administration de la compagnie.Monsieur Normand Perron est vice-président et trésorier de Normick Perron Inc.La Nationale est membre du groupe Sodarcan, Ltée.march shipping limitée AGENCE MARITIME 360 St-Jacques.Montréal, P.Q.H2Y 1P5—Têl: (514) 842-8841 Bureaux à Saint-Jean (N.B.), Toronto et Vancouver ROYAUME-UNI/EUROPE Mm MONTRÉAL-EUROPE NAVIGATION LIMITÉE TRANSPORT RAPIDE DE CONTENEURS entre Montréal et l'Éurope.Livre et expédie aux États-Unis.A Æ Vers le Canada Départ Arrivée Bristol Rotterdam Hambourg Montréal M.V.EUTERPE départ départ départ 4 mar.6 mar.9 mar.¦¦¦ ¦¦ Vers l'Europe Fermeture Départ Arrivée Toronto Montréal Bristol Rotterdam Hambourg M.V.EUTERPE 29 tév.8 mar.17 mar.20 ma:.22 mar.M.V.VESTLAND 17 mar.23 mar.1 avr.4 avr.6 avr.Carole Miville Nicole Giguère, présidente de Nicole Giguère et Cie Ltée, est heureuse d'annoncer la promotion de Carole Miville au poste d’adjoin-te aux Relations Publiques et Ventes.Au service de la compagnie depuis 1977, Carole Miville s'est distinguée comme conseillère et directrice du Service Temporaire.Elle entrera dans ses nbuvelles fonctions dès le 1er avril 1980.r AFRIQUE DU NORD COMPAGNIE NATIONALE ALGÉRIENNE DE NAVIGATION LIGNE REGULIERE VERS L AFRIOUE DU NORD ESCALES: Alger, Oran, Annaba et Skikda , ¦ Tunis, Sfax et Sousse.Saint-Jean.N.-B.UN NAVIRE .5 mars ! Escales dans d autres ports sur demande suffisante Les associés de Maheu, Noiseux, Roy & Associés et les associés d’Ottawa, Hull et Hawkesbury de NORMANDIN, SÉGUIN & ASSOCIÉS ont le plaisir de vous faire part de la fusion de leur pratique professionnelle sous la raison sociale de Maheu, Noiseux, Roy & Associés comptables agréés Bureaux à Ottawa, Hull, Hawkesbury, Montréal, Laval, Québec, Lévis et Moncton.Société nationale, Collins Barrow, bureaux à Vancouver, Calgary, Edmonton, Winnipeg, Toronto, Halifax et autres villes du Canada.Représentation dans tes principales villes des États-Unis et dans les grands centres financiers internationaux.SI VOUS CHERCHEZ PUJS QU’UN TRAVAIL LE GUIDE ihï&fi V MCtCI OESROSIEPS FLAMMARION PTC • Un aperçu des besoins actuels et futurs du marché du travail.• Des informations pratiques sur les salaires et les structures des entreprises.• Une orientation à la mesure de chacun.L*i éditions Flammarion lié* 183 aat.rué St-Paul I Montréal.Oué H2Y 1G8 Veuillez me taire parvenir un exemplaire du GUIDE IMPACT au prix de $14 95, plus $0 75 pour Irais de poste et dèmballage, que |e vous envoie ' sous tnrme de mandat postal D ou de cheque O.| - "Chaque client traite les affaires d'une façon différente.C'est pourquoi nous essayons de satisfaire les besoins particuliers de chacun” Roland Hamel Coordonnateur de la réception Un accueil chaleureux.et des gens heureux.dans le monde entier.London • Montréal (Centre-ville, Décarie, Aéroport, Parc Olympique) • North Bay • Québec • Sault Ste-Marie • Toronto (Centre-ville, Aéroport (ouest), Don Valley) • Winnipeg Pour réservations, composez: Québec et Ontario: 1-800-268-8930.Autres provinces: 1-800-268-8998.A Toronto appelez: 485-2610.Pour tarifs spéciaux de fins de semaine, composez: Québec et Ontario.I t Le Devoir, mardi 4 mars 1980 ¦ 15 .#y** < i f ¦U s a ¦mz Aff, • ;»»î m Pierre Peter Linda Marciar Whiteway Hartwick !Piilii Pour le petit investisseur pour des > bureaux selon VOS BESOINS APPELEZ: 861-9393 ' Des taux d’épargne qui vont jusqu’à 13.5% à court terme SANS tambour, ni trompette, les institutions financières modifient actuellement à la hausse les taux d’intérêt affichés dans les vitrines des banques, des Caisses d’épargne et de crédit de même que des sociétés de fiducie.Les épargnants doivent se montrer très attentifs avant de confier leur argent à une firme donnée.Hier après-midi, le Crédit foncier portait à 13% le taux de rendement sur les certificats de dépôts garantis pour des périodes variant entre un et cinq ans.La Banque Nationale affiche clairement ce rendement de 13% pour des placements de 364 jours.Pour le court terme, il est possible d’obtenir présentement 13 V2V0 pour une période de six mois environ (minimum de $5000) dans quelques compagnies de fiducie de Montréal.Même si la saison de l’épargne-retraite est passée, il est temps de songer à son prochain rapport d’impôts d’autant plus que certaines institutions financières offraient hier un rendement record de 13% pour l’épargne-retraite sous forme de dépôts d’une durée de cinq ans.Les comptes d’épargne sans chèque rapportent au moins 12%.Ces taux pourraient être relevés prochainement.Il ne faut pas oublier que, dans ces cas, le rendement est calculé sur le solde mensuel mini- mum.L’individu qui a déposé hier, le 3 mars, un montant de $3,000 dans un tel compte, ne verra ses intérêts commencer à s’accumuler que le 1er avril seulement.S’il avait mis cette somme dans un compte à intérêt quotidien avec un rendement d’au moins 12%, il aurait gagné $26.64.Tant qu’aux malheureux qui laissent «dormir» des montants importants dans les comptes d’épargne avec chèques (rendement de 3%) ou avec chèques et sans frais (rendement nul), cette imprévoyance leur coûte chère ces temps-ci.Il suffit de faire le tour des institutions financières pour remarquer des écarts substantiels entre les taux de rendement offerts.L’épargnant a tout intérêt à faire marcher ses doigts au téléphone avant d’investir son argent.Le marché des obligations municipales et corporatives offre présentement des taux de plus de 13% peu importe la durée.Il est facile crobtenir 13 V2% et même 14% pour les obligations de certaines compagnies offrant des termes un peu plus longs ou des valeurs un peu plus risquées théoriquement.Les obligations d’épargne du gouvernement du Canada et au Québec deviennent de moins en moins alléchantes.On remarquait la semaine dernière des niveaux élevés d’en- caissement.Pour l’année en cours, le rendement est de 12% mais il tombe par la suite à 10‘/2% pour les valeurs fédérales et 11% pour les titres québécois au cours de la période qui suit.Néanmoins, le rendement moyen des obliga-'’épargne demeure inférieur à 11% poui tions d’ép demeure inf pour une durée de plus de trois ans.Or il est possible présentement d’obtenir beaucoup plus pour des échéances diverses dans d’autres marchés.Le ministre des Finances, M.Allan MacEachen pourrait bien être obligé de majorer les fruits produits par ses obligations pour les rendre plus concurrentielles.Dans ce cas, M.Parizeau devrait suivre à Québec.Il faut rappeller que les dépôts garantis sont «gelés» pour une période déterminée.Si les taux baissent, l’affaire est bonne mais dans le cas d’une autre augmentation des taux d’intérêt, l’épargnant peut alors se mordre les pouces.L’art d’investir est justement de demeurer «liquide» jusqu'au moment précis où l’on pense que les taux ont atteint leur sommet: c’est à ce moment précis que l’investisseur passe du court au moyen ou long terme.Les taux d’intérêt frappent durement ceux qui veulent emprunter.Du coté des hy- empi noth bas lèques, il n’y a plus rien en de 14%.Hier, Fiducie du Lachance, Bertrand, Benoit & La vigne Ltée 7000 AVENUE DU PARC MONTRÉAL.QUE H3N 1X3 • TEL.(514) 279-7281 COURTIERS D'ASSURANCES JEAN-LOUIS BENOIT ANDRÉ BERTRAND CUY LACHANCE MAURICE R LACHANCE ROBERT LACHANCE I CLAUDE LA VIGNE Un mode d’épargne supérieur Les certificats de dépôt garanti du Trust Général • Sécurité du capital et des intérêts • Taux d'intérêt garanti • Taux d'intérêt élevé • Souplesse dans le paiement des intérêts • Aucun coût TRUST GENERAL DU CANADA 3/% /4: Intérêts versés annuellement.Période de 5 ons.- Autres certificats a autres taux pour des périodes allant de 30 jours a 5 ans Demandez le poste 2000 "Sepi-lles 968 1830 Chicoutimi 549 6490 Alma 668 3391 Rimouski 724 4)06 Riviere (lu loup 862 7286 Quebec 688 0630 Levis 833 4450 Montreat 866 9641 Outremont 739 3265 Hull 771 3227 es 379 7230 Ottawa 238 4900 Québec indiquait que le taux réclamé passerait de 14V2% à 14V4% pour les périodes d’un an ou deux ans.Les échéances de trois à cinq ans commandent un loyer de 14%.Ce niveau record des prix de l’argent ne semble pas arrêter l’engouement des locataires pour l’acquisition d’une maison ou d’un condominium.À la recherche d’un refuge contre l’inflation, de nombreux épargnants se précipitent sur la première maison venue pour investir dans «la terre ou la pierre» à l’abri de la montée des prix.Cependant, ces placements donnent parfois des maux de tête lorsque vient le temps des versements mensuels qu’on découvre alors excessifs! Du côté des prêts personnels, rien n’arrête les consommateurs.Les prêts généraux des banques montrent une progression de 24% au cours des douze mois se terminant le 31 janvier 1980.Plusieurs individus acceptent de payer un taux d’intérêt plus élevé car, disent-ils, cela ne représente pas une somme importante pour un emprunt de $1,000 ou $2,000.Dans cette conjoncture, il n’est pas facile de trouver des bonnes occasions de placement.Si les obligations offrent des rendements de 13%, il ne faut pas oublier que leurs prix varient de façon inverse des taux d’intérêt.Si les taux continuent de monter, le prix de l’obligation baissera.Encore une fois, tout est relié aux prévisions de l’investisseur.Par contre, il peut être intéressant d’acheter des obligations à court terme pour les encaisser au moment venu et réaliser un gain en capital.Le fisc frappe alors moins durement.Si les taux demeurent élevés, il vaut peut être mieux demeurer «liquide» le plus longtemps possible avant de «tirer» dans le moyen ou lottg terme.Par contre, on peut aussi songer à la bourse ou quelques valeurs pourraient être intéressantes.La hausse des taux d’intérêt a réduit considérablement la fourchette entre taux créditeurs et taux débiteurs des institutions financières.Les profits des banques s’en ressentent durement.Celles-ci annonçaient la semaine dernière des résultats plutôt décevants.Les cours ont dégringolé à la Bourse.C’est peut être alors le moment choisi pour entrer dans ce marché qui lorsque la baisse des taux va commencer, profitera alors d’une nouvelle fourchette et des bénéfices accrus.Plusieurs institutions financières se vendent très bon marché.La Banque Nationale a atteint hier après-midi un niveau plancher de $10.La grande question est de savoir si le conseil d’administration maintiendra le dividende annuel de $1.20.Si c’était le cas, LES PÉTROLES LAdUBORO LTÉE Peter Phllipchuk Clair* Daajardlna Pierre Arbour, Président et Chef de la direction des Pétroles Laduboro Ltée a le plaisir d’annoncer la nomination de Peter Phllipchuk comme vice-président exécutif, Peter Whiteway comme vice-président Exploration et Cinda Hartwick comme gérante des concessions pétro- lières.Ces personnes seront en fonction au bureau de Calgary.Furent nommés également au siège sociai à Montréal.Pierre Mercier comme vice-président aux finances et Claire Desjardins comme secrétaire-trésorier.l’investisseur obtient alors un rendement record de 10.2% sans compter la possible appréciation de l’action au cours des prochains mois.Plusieurs autres institutions se transigent à un niveau très bas: la Banque d’Épargne ($20) — un titre qu’on s’arrachait Tan dernier à plus de $ — de même que le Royal Trust, de Toronto ($13).Pour les Québécois, il faut surveiller particulièrement la Banque de Montréal dont les droits en vente actuellement permettent l’achat d’actions eligibles au «plan Parizeau».Banque de Montréal Offre de droits L’occasion d’acquérir une valeur de haute qualité comportant deux caractéristiques spéciales 1 Les nouvelles actions ordinaires de la Banque de Montréal offrent des avantages fiscaux aux résidents du Québec, car elles sont admissibles au Régime d’Epargne-Actions du Québec.2.On peut les acheter à raison de 10 versements mensuels.Pour plus de détails, composez 861-3831, poste 431 GREENSHIELDS INCORPORÉE Offre de droits La Premiere Banque Canadienne Banque de Montréal Offre de 6,973,852 actions supplémentaires (À la valeur nominale de $2 par action) La Banque de Montréal offre à ses actionnaires immatriculés le 21 février 1980 des droits de souscrire des actions supplémentaires de la Banque sur la base d’une action supplémentaire pour chaque tranche de sept actions détenues.Prix de souscription: $23.50 par action Les droits expirent à la fermeture des bureaux le 31 mars lîfSO Toutes les modalités de l’offre sont exposées dans l’offre officielle.Une circulaire d’information a été préparée et on peut obtenir des exemplaires de la présente circulaire, de l’offre officielle et des renseignements relatifs à cette offre en s’adressant à l’un quelconque des soussignés.On peut acheter ou vendre les droits sur toutes les bourses canadiennes ainsi que sur la Bourse de Londres (Angleterre).Le règlement du prix total de souscription, soit $23.50 par action, peut se faire au moment où les droits sont exercés ou encore en dix mensualités de $2.35 par action sans intérêt, du 31 mars 1980 au décembre 1980, à moins que lesdites dates n’aient été modifiées du fait d’une prolongation de la période de l’offre accordée par la Banque.Les actions souscrites et entièrement libérées le plus tard le 31 décembre 1980 donneront droit à l’admissibilité dans un Régime d’épargne-actions du Québec (R.Ê.-A.Q.) en vertu de la Loi sur les impôts (Québec).Les particuliers qui songent à investir dans un R.Ê.-A.Q.sont priés de consulter leur conseiller fiscal à propos des ramifications fiscales.Wood Gundy Limitée A.E.Ames He Ci»* Limitée McLeod Young Wt*ir Limitée Richardson Securities of Caiuida Dominion Securities Limitée Pit field Mackay Ho :‘l« Mackay no^s Limitée ft (ireenshields Incorporée Nesbitt Thomson Valeurs Limitée M»*rrill Lynch, Royal Securities Limitée Hums Fry Limitée Lévesque, H»*atihicn Inc.Molson, Rousseau He Cie Limitée R.A.Daly He Compagnie Limitée MacDougall, MacDougall He MacTier Inc.Equitable Securiti«*s Limitée Houston Willoughby Limited Andras, Hatch He Iletlie rington Ltd.Rurgess Graham Securities Limited Rope He Company Gordon Securities limited R.Nivison He Company Midland Doherty Walwyn Stodgell Cochran Murray Limitée E.II.Deacon, Hodgson Inc.Hell Gouinlock Limitée Odium Drown He T.R.Read Ltd.Itrault, Guy, O’Brien Gcoffrion, Leclerc Inc.Grenier, Ruel He ('it* Inc.('assets ltlaikie He ('«>.Limited Davidson Partners Limited Eraser, Dingman He Co.lloare Govett Limited Ltée Mead He Cie limitée Pemberton Securities Limited A.E.Osier, Wills, Rickie Limitée Scotia Rond Company Limited Tasse He Associés, limitée Casgraiu He Compagnie Limitée Moss, Law-Son A* Co.Limited Maison Placements Canada I nr.St.Lawrence Securities l.imited Kiteat He Aitk»*n J.He A.Scrimgeour limited Mars 1980 I I 16 ¦ Le Devoir, mardi 4 mars 1980 Baisse des cours Le marché torontois des valeurs mobiUères, après avoir réalisé des gains impo^nts dans la matinée, a terminé la séance d’hier sur une note irreguüere et mis ainsi un terme à quatre jours de progrès inin-^ compose clôture en baisse de 10.11 poinU à Huit des 14 secteurs de la Bourse ont fléchi.Les aurifères, les pape-uerra, et la g^tion sont les trois compartiments gagnants.Le groupe des hydrocarbures a dégringolé de 57.94 points à 50097 94 A 1 issue de ta seance, on dénombre 278 valeurs à la hausse, 259 à la paisse et Ml ont conservé leurs positions de vendredi dernier.Le vo-iuffie d affaires comprenait 16.52 millions d'actions d'une valeur glo-Daie de $162.96 milLons, et 6,913 contrats d’option ont été négociés, ^lon un oteeryateur, il est difficile de dfre si la tendance à la aisse en après-midi n’était qu’une pause consécutive à une longue prwression ou le début d’une importante correction de^ cours f Parmi 1^ industrielles traitées.Hudson’s Bay Oil and Gas cède 6 à 1141, Sterling Trust 3 à $171-2, Gulf Canada 2 3-4 à $1741-4, AquiUine of Canada 2 3-4 à $62 et Westbume International 2 à $39 Cominco Ltd gagne 2 1-4 à $80 1-4, Husky Oil 2 à $101, Blackwood Hodge A 3-4 a $7, Shell Canada 3-6 à $401-2 et Falconbridge Nickel A 1 * a $156.Dans le secteur minier, Hudson Bay Mining and SmelUng abandonne 3-4 a $35 1-4, Dome Mines 3-4 à $86 et Gulfstream Resources 3-8 a $10 1-8.Placer Development prend 3 1-2 à $81 et Campbell Red Lake Mines 2 1-2 à $41 1-2.Enfin, parmi les pétroles, Coseka Resources perd 2 3-8 à $26 3-8, Canada Southern Pete NA 11-8 à $33 M.Oakwood Pete monte de 21-4 à $25 5-8 et Bonanza Oil and Gas de 1 3-4 à $13 7-8.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Vegtes Haut A .G P .M 205 355 AbyGInw AbtlPrce Abitbl7*/ap Abitbi]û AcKlands Acklnd2p ActionTrd 2365Ô AdanacM 27225 Advocate AftonMIn AgnicoE Agra IndA Akaitcho Albany 600 SÎ2 7380 S24V4 z30 um 397 S50 1400 $16V2 200 $15 40 $7'/l8 H 3600 230 2600 $377% 4560 $14V4 800 $5^ 9750 235 70100 375 AltEnergy23034 $58Va AltaGasA 64913 $31'/$ Alla G F z50 $25 AttaG9.76 2100 $25 AltaG7.60 700 $207% AltaG6H 1090 $43'/a Alcan 22838 $7m AlgoCent 1700 $24'/a AlgomaSt AStel P AltarcoOv Alumln4pr A Lard Amcan 4025 $40'/4 400 $24 100 $72 z50 $25 472100 130 450 490 Bas Farm Ch 355 355 + 5 11 11 23’/% 23$% 41$^ 41$% 50 50 16'/a î6'/a 15 15 37 37 -1 6’/a 7 + V4 220 220 - 5 37 37 14$% 14$% 5'/% 5$% + ’/% 220 235 +20 345 355 +10 57Va 58 + >/% 30’/% 30'/%-1$% 25 25 24$% 24$% 207% 207%+ '/% 42'/4 42'/4-2V4 70'/a 70'/%+ '/% 24 24'/% + 1 39'/% 397%- '/% 24 24 + '/4 Am Eagle 47900 $67% A Led 408400 179 AndresWA 1450 $12 AndresWB 600 $11$% AngCT4'/a AngCT290 AngCT315 AngOGtd AngUDev AnthesCp Aquitaine Argosy Argus Args250p ArgusBpr ArgusCpr Asamera Asbestos z60 $22 100 $29$% Z50 $31$% 5100 405 2000 360 Z10 $98'/a 9351 $65 40600 99 zlO $153/4 200 $29$% 266 $273/4 1000 $67% 40593 $31'/a 2286 $36'/4 AsocPorc 14805 440 Astral 3000 250 AtcoA 17100 $24'/a AtICCop 31800 150 AtlasYk 61700 140 AtoHardA 2200 $13’/8 BCSugarA 163 $42 BPCan 15675 $51$% BanisterC 1535 $17'/a BankBC 734 $33'/a BankMtl 35676 $243/4 143702 27 4274 $247% 79570 $10'/% 55450 45 Baryixpl 13300 256 Basic Res 43638 $203/4 Baton B 7325 $14 BayMills 800 $6'/4 Becker B P 200 $73/4 BellCan 106601 $l9'/8 BellCpr 400 $27’% BkMtlr BanKNS Bankeno Barex 168 173 + 9 11'/% 11$%- '/4 IIV4 IIV4 22 22 29$% 293/4 313/4 31$% 400 400 -10 350 360 - 5 98'/a 9B’/a 62 62 -2$% 82 83 +3 15$% 15$% 29'/a 29'/a- '/4 27'/a 27'/a- V4 67% 67% 30 30'/4 - 1 36 36 + '/% 10 435 +15 25 250 +25 24 24 30 130 20 139 13 13 42 42 50 50 17'/4 17'/4+ '/a 33'/% 33'/a 24$% 24$%- $% 20 21 -5 24'/4 24'/4- $% 8$% 9 + '/4 35 45 +7 2U 256 + 6 19% 19%- 3/4 13'/a 13'/a- '/4 6 6'/4+ '/4 73/4 73/4 18% 187%- /1i 9’4- '/% CUlItles CUtil9.24 CWNG4pr Canbra CandelOil Canray CanronA Cara CarlOK CarlAp CarmaA CarolirtM Cassiar Cassidy L Celanese 140 $23 23 23 + % 10250 $15 14% 15 2600 $22 22 22 2150 $14'/% 13% 14 100 380 380 380 -15 29252 $8'/% 7% 79% Celaneslp 100 $10 10 10 - '/% Celan175p 605 $18 18 18 - '4 CtlEstA 505 $11'4 11 11'4 Cent Pat 11750 480 450 450 +5 Chncir 30475 $7% 7% 7$%+ '/% CharterOI 3925 390 375 380 + 5 Cherokee 7950 $14'/» 139% 139% - % Chib-K 121000 50 45 50 + S ChieftanO 2088 $39'/» 39 39'/» Chimo 300 260 260 260 Chrysler 6040 $10'/» 10 10 - % CHUM zlO $11% 11% 11% CHUMB 300 $11 11 11 Cockfield 500 $6 6 6 Coin Lake 63700 74 60 70 +8 ColorYW 100 $5'/% 5'/% 5'/» Cmplx 7800 $79% Cominco 13136 $81 ComrclOG63905 $5'/» CHotidayl 200 $10 Computel 100 470 7% 7'/»- $% 78'/% 80'4+2V4 5’/% 5'/4 - '/% 10 10 470 470 - 5 Coniagas 16733 325 300 315 +25 ConBathA 4970 $17% 17>4 17%+ $% ConFardy23277 415 400 410 +15 CDurm 124480 310 285 305 +16 CMarben 59648 430 360 370 -30 CMorlsn 15350 $6'/% 5% S%- % Cons Pipe 600 $79% 7% 7%+ '4 CProf 136528 425 370 370 +30 C Rambler 15200 $7'/4 69% 7'/4+ '4 C Rexspar33110 75 69 75 +6 ConTextIe 400 $9 9 9 + '/% ConDistrb 4000 $9% 9% 9% ConsGas 27378 $30 29% 30 ConGasD 400 $39'/» 39'/% 39'/»- ’/% ConGs7’/» 15218 $299% 29'4 29’/»- '/% Con Glass 100 $18% 18% 16%+ '/% Conventrs 19285 $20 19'/a 19% — '/% Conwest 7300 $9% 9% 9% + '4 Coopère 100 $6'/» 6'/» 6'/% CopFields 1200 $20'/4 19% 19%- % Corbyvt z50 $18'/» 18’/a 18'/% CorpFood 100 $23'/» 23'/» 23'/% Coseka R 40025 $28% 26% 26%-2% CostainLtd 1000 $8'4 8’4 8'4 Courvan 67025 335 250 275 +35 Craigmt 8335 $7 69% 7 CrainRL 500 $12'/» 12’/» 12'/%- '4 Crestbrk 107 $27'/» 27'/» 27'/» CrwnLIfe 100 $64'/» 64’/% 64'/»+ '/% CZeIrbaA 500 $25'/% 25 25'/»+ '/a CrushIntl 890 $13 12'/» 12'/%- '4 CuvierM 45100 125 108 125 +15 Cyprus 55275 $34 30% 31 + 1 Czar 134161 $219% 20% 20%+ % DRGLtdA 800 $6'4 6 6 - /% Rais Pur 9 618 12% 11% 11%-% Raymint 7 58 18 1 7% 179%- '4 RdgBat 13 302 42 39 39%-2 RelGp 3 233 639% 629% 629%-1'/% RepStI 3 156 229% 22'/% 229%+ % Revlon 8 563 39'/» 38% 39 + '/% Rich Mrl 6 126 21 ¦" ’ ’ 47 19% 19 89% 8% 7 639 53'4 52'/% S2%+ % Rosario 16 92 75 74 74'4- '4 RoylD 3 594 86% 86'/% 86'/%- '4 SCMCp 5 360 25% 24% 24%- 9% Safeway 6 116 31% 31% 31%+ '/% StRegP 6 112 319% 31% 31’/%- '4 Sanders 15 322 39 37% 39 +1 SFeInt 74 339 43% 43 Hu-Pam 9000 100 87 100 - Husky Oil 42989 $107'/» 100 101 - HuskyBpr zlO $35 35 35 HuskyEw z40 $82 82 82 Hydra Ex 24730 109 97 105 - lAC 24475 $10'/4 10 10'/4h ITLInd 9000 310 285 285 - ITLIndpr 100 $20 20 20 H lUIntl 29392 $16% 159% 16%H Imasco 1010 $45'/» 45 45 - ImpOilA 55887 $57Va 55% 55%-ImpOilB 1110 $57 569% 57 H Inco 123282 $37'/» 35'/» 36% lnco7.85 1805 $21'/4 21 21 - Indal 17300 $13 12% 13 H Indusmin 300 $19% 19'.% 19'/% InlandGas 2535 $14'/% 14'/4 14'/4 H Inland G P 325 $10'/% 10'/4 10'/4-InlndGIOp Z40 $25% 25% 25% 7160 $25 24'/4 24%- 200 $13'/» 13'/» 13'/% H 446 $72 72 72 6221 $9% 9'/4 9’/% H 600 $15 14'/% 15 H 8260 $17% 17% 17%-193 $28'/» 28'/% 28'/%-310 $7’/% 7'/% 7'/» H 1825 300 300 300 10350 $20'/4 19'/» 20'/4H 89100 200 153 169 H 3119 $13 12% 12%- 285 $12 12 12 - 2200 $6% 6% 6% H + % -1% Inter-Clty Intrmetco IBM IntMoguI iMogulA IntprPipe ipsco IronBayT Irwin Toy Ivaco JQRes Jannock JannockS Jannockw Jorex 213200 110 103 109 Joutel 1263S0 230 220 230 Kaiser 136005 $39% 37% 38 -KamKotlaS1700 $9'/% 8% 8%-KapsTr 131260 173 163 170 -I Keeprite 800 $14'/4 14'/4 14'/4-KeliyDA 100 $8 8 8 - KolseyH 2430 $28'/4 26% 27'/4-I KerrAdd 25493 $22 21% 21%- KAnacon 50506 113 100 106 -I LaLuz 100 $8'/% 8'/% 8>/%H mem»swa\ Activité intense Les cours étaient irréguliers à la Bourse de Montréal, hier, et l’indice composé termine la séance en recul de 1.63 à 377.27.Un gros volume d'affaires a été traité: 2,147,564 actions et 2,437 contrats d’option.Les industrielles baissent de 2.19 à 421.61 et les bancaires de 3.19 à 315.18.Mais les services publics montent de 0.74 à 264.15 et les pape-tières de 1.92 à 208.36.Au total, les gains l’emportent sur les pertes par 65 contre 50 et 49 valeurs sont stables.Imperial Oil A perd 7-8 à $55 7-8.Noranda Mines 1 à $31 7-8.Aquitaine 21-4 à $62 3-4.Alberta Cas Trunk Line 2 à $301-4.Bell Canada 1-4 à $18 3-4.Banque Nationale du Canada 5-8 à $10, Toronto-Dominion 5-8 à $26 3-8, Gulf Oil Canada 3 1-2 à $175 et BP Canada 2 à $49 1-2.Inco gagne 3-8 à $36 1-2, Canadian Pacific Ltd 1-2 à $46 1-2 et Banque impériale 1-8 à $24 1-2.Dans la spéculation, Bateman Bay Miningprend 10cents à 41 cents, Lynx-Canada Elxplorations 12 cents à $1.39, Talisman Mines 11 cents à $1.91 et Consolidated Imperial Resources 20 cents à $3.25.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE V*nle« Haut Ba* Farm.Abitibi 1200 $24'/% 23% 23%-Abitibi Pr A 100 $42 42 42 AbitiblAsb 3500 136 130 130 - AltaGasT 9725 $31'/% 30'/* 30'/*-Aldona 7211 135 125 125 - Alcan 3680 $71'/% 70'/% 70%-I Algoma 500 $399% 39% 399%-AlumprC 1600 $24’/4 24'/* 24'/*-f Americ 14000 42 40'/% 40'/%- Aquitalne 12275 $64% 62'/% 62%-Asbestos 900 $36 36 36 Bakertalc 5000 62 81 81 - BankMti 14942 $24% 24% 24% BmoRt 253463 28 20 22 - BankNS 7760 $24% 24% 24%-BqueNat 20129 $10'/% 10 10 - Batemn 404450 45 35 41 ¦ BellCanad28170 $19'/% 18% 18%-BelIPrC 3800 $27’-% 27'/% 27'/%-! 2200 $229% 22% 22%-12900 120 103 111 -I 100 $37 37 37 -I 280 $10% 10% 10%-! Borealis Ex 400 485 450 485 -l BPCan 9710 $51% 49'/% 49'/%-350 $28% 28'/4 28'/4-550 $16'/4 16 16 - 6500 55 45 55 -f 56600 80 77 80 90990 $14 10'/% 13'/4 4 280 $47% 47 47 - 532 $13% 13% 13%-f 300 $10'/4 10'/4 10’/4 Bell pr G Belchas Bluewtr Bombinc BrcanA BC Phone BrConOil Bruneau CadlIEx CalpwA CdaCem CCeMuiose CFound 575 1 85 180 1 80 ClmpBank5925 $24% 24'/% 24',% H CPInv 2055 $49>/4 48’/4 48'-% H CPLtd 13660 $47 46’/4 46'/% H CarlOk 1900 $9% 9'-% 9A 13 486517 $55% 17 1086$13'/»$S5% 13 220125 $55% 16 1164 $8>/%$55% 7 151 $2'/4$55% 17 699 $5% $55% 10 51 $4 $55% 14 53 S3'/4$55% 2 2 $5'/% $55% 14 370$19/4$40% 3 505 $12'/% $40% 0 263 $10% $40% 4 530 $9'/* $40% 6 783 $6% $40% 5 122511 $40% 1 116 $8'/4$40% [) 467 $3%$30V% 0 1220160 $30V% 0 125 85 $30V% 2 118 $6'/4$30% 1 897 $2%$30Vb 3 294 160 $30% 1 40 $2% $30'/% 5 236$10'/4$33'/4 B 976 $6'/%$33'/4 5 1764 $5 7 1291 $3 0 124 $2 1 12515 4 138511 _______ 5 289 $9'/% $33'/% 2 564 $7 $33'/4 S 428 $6 $33'/4 5 3 $2'/% $33'/4 3 160 $4’/4$33'/4 1 8 $4 $33'/^ 3 229 $9 g ! f J JF’ vjHËi >’:* > :2 ?4 ’ ; / |;,f, ! J $ks ./-/V «r "m \% fi _i________________________._________________ .! fi s ni mmE j :f/ 1 te Le receveur des Dodgers de Los Angeles, Steve Garvey, n a pu s empêcher de suspendre quelques balles de baseball aux branches glacées d’un oranger, hier matin, après que le thermomètre eut indiqué environ moins sept degrés centigrades dans la nuit de dimanche à lundi, à Vero Beach.Floride, où l’équipe tient actuellement son camp d’entraînement en vue de la prochaine saison du baseball majeur.(Photolaser AP) René Arnoux, ' sur Renault et Michelin, remporte le Grand Prix d’Afrique du Sud! 1 22 ¦ Le Devoir, mardr 4 mars 1980 Au concert de Pro Musics, dimanche Une collaboration réussie entre Ida Haendel et Ronald Turini par Gilles Potvin Il n’est plus rare de nos jours de voir des solistes éminents, pianistes, violonistes, altistes ou violoncellistes se réunir à un, deux, trois ou même quatre pour former une équipe.À Pro Musica, il y a eu dès la première saison le duo formé de Rudolf Serkin et du violoniste Adolf Busch.Dix ans plus tard, en 1959, c’était le duo constitué du violoniste Christian Ferras et du pianiste Pierre Barbizet, qui se faisait entendre pour la même société.À son concert de dimanche, l’avant-dernier de la saison, Pro Musica avait invité deux Montréalais éminents, bien connus ici comme solistes, la violoniste Ida Haendel et le pianiste Ronald Turini, à présenter un récital de sonates.Ce n'était pas la première fois que ces deux instrumentistes faisaient équipé et l’on espère que l’expérience se renouvellera encore.Les qualités individuelles de ces deux artistes sont bien connues et l’on ne pouvait que s'attendre à des résultat du plus haut calibre.Il arrive parfois cependant que la rencontre de deux fortes personnalités individuelles ne produise pas toujours des exécutions idéales mais fort heureusement Ida Haendel et Ronald Turini ont su se plier l’un et l’autre aux exigences de la musique de chambre et oublier qu’ils étaient avant tout des solistes.Cette collaboration a particulièrement été réussie dans la longue et complexe Sonate no 3, et la mineur, de Georges Enesco, l’éminent violoniste, compositeur et chef d’orchestre roumain mort il y a 25 ans et qui fut l’un des maîtres de Mme Haendel.Cette oeuvre fortement marquée par la musique traditionnelle roumaine consiste en trois mouvements d’une structure assez spéciale et donne souvent l'impression d’une improvisation.Mais ce n’est là qu’une illusion car le tout est écrit avec minutie et avec la plus grande précision.Les deux artistes ont su tirer de l’oeuvre toute sa riche substance dans un dialogue continu où chacun savait à quel moment et à quel degré il devait s’effacer pour laisser la première place à son ou sa partenaire.Le programme comprenait aussi la Sonate en sol majeur, op.78, de Brahms connue aussi sous le sous-titre “La pluie”.Cette sonate se distingue des deux autres du compositeur par son caractère intime et pastoral, sans ces sursauts de passion et d’énergie que marquent, par exemple, une oeuvre comme la troisième sonate, en ré mineur.Les deux artistes s’en sont tenus à une exécution discrète et néanmoins très musicale.Ida Haendel est venue, entre les oeuvres de Brahms et d’Enesco, jouer seule la Partita no 2, en ré mineur, celle qui s’achève par la monumentale chaconne.Le tempérament de l’artiste la porte parfois à des accents plutôt romantiques mais elle sait s’en tenir à une attitude généralement objective.La maîtrise instrumentale est néanmoins indéniable et la seule exécution de la célèbre chaconne a constitué l’un des sommets du programme.>4 l’émission Télémag, demain, 21 h 30 Des toits et des stades Quatre toits de stades à structures autoportantes se sont effrondrés depuis deux ans aux États-Unis, dont celui de Kansas City (Camper Arena) qui avait valu un prix d’architecture à son concepteur, Elmet Young.Depuis octobre 1979, d’ailleurs, une commission mise sur pied par l’Institut américain des architectes siège afin d’étudier si des normes plus sévères ne devraient pas être mises en vigueur quant aux matériaux utilisés et quant à la compétence des ingénieurs, des architectes et des entrepreneurs.Avec cette information de fond bien assimilée, une ép-quipe de Télémag (émission de demain à 21 h 30 — déplacée dans l’horaire en raison du débat pré-référendaire) a voulu savoir si des craintes pouvaient subsister, à Montréal, quand au Stade olympique.Claude Sauvé, le journaliste, est allé relancer à Paris, une fois de plus, l’architecte Roger Taillibert, qui ne blâme personne d’être scepti- Énergie et bonne humeur aux Ballets Jazz Ce n’est pas l’énergie et la bonne humeur qui manquent aux danseurs des Ballets Jazz.Ils affichent en effet un dynamisme à toute épreuve qui confère même aux oeuvres les plus faibles de leur répertoire une touche sympathique et jeune.Ils reprenaient la fin de semaine dernière deux oeuvres déjà connues, Kew Drive, de Buzz Miller, et La Perfectly Swell, de Rael Lamb, en plus de présenter des extraits de comédies musicales de Broadway tels que reconstituées par la American Dance Machine, et une nouvelle oeuvre de Lynne Taylor-Corbett, chorégraphe new-yorkaise qui a déjà signé plusieurs oeuvres pour des compagnies canadiennes, intitulée Les chaises musicales.Les temps forts de ce spectacle Sont certainement l’extrait de Satin Doll (1962) sur une musique de Duke Ellington chorégraphié par Carol Haney où Louis-André Pa-quetfe se taille un succès personnel; le petit duo de charleston de The Boyfriend ( 1970) où une jeune apprentie de la compagnie, Vanessa Plettel montre des talents très certains pour la comédie dans le plus pur style « Alvin Ailey», 3ui ne ménage pas les oeilla-es espiègles et les déhanchements lascifs; et le début de La Perfectly Swell où la compagnie vêtue de collants blancs d’une sobriété exemplaire montre vraiment la mesure de son talent et la pureté de ses lignes.Quand la compagnie ne se travestit pas en « bobby sox» et espadrilles ou en petites tenues vaporeuses et grands draps blancs pour jouer les John Travolta ou pasticher le carnaval de Rio, on assiste le plus souvent à une excellente performance de ses danseurs qui prennent de plus en plus de maturité au fil des années et dont certains se sont trouvés un style personnel très achevé.On pense notamment à Olesia Cyncar, Louis-André Les chaises musicales, de Lynne Taylor-Corbett, créé pour la compagnie des Ballets Jazz.Paquette, Lome Toumine, Denis Michaelson ou Danielle Vander Noot.Ces jeunes qui se présentent véritablement comme les piliers de la compagnie, sont très polyvalents et des interprètes accomplis.Au niveau du répertoire, il est certainement intéressant de faire revivre ces «archives» vivantes que constitue le travail de l’American Dance Machine.On se demande par contre pourquoi on nous présente ces courts extraits avec un préambule presqu’aussi long que la pièce elle-même.Les commentaires faits au micro avant chaque pièce se-raient superflus si le théâtre s., w du rideau vert direction yvette orind’amour mercedes palomino Mardi à samedi 20 h Dimanche: 19 h BÜTLEY^, adaptation françaisede Matthieu Galey programme situait ces oeuvres dans leur contexte.Le public ne vient pas suivre un cours d’histoire de la danse quand il achète un billet de spectacle à la Place des Arts.Evidemment le collage de ces extraits bout-à-bout serait plus difficile sans ces coupures so- Le débat question La télévision de Radio-Canada modifie ce soir son horaire pour faire place à une émission de trois heures, intitulée «Le débat sur la question», à 19 h 30.En différé, les téléspectateurs pourront entendre l’intégrale des discours' qu’auront tenu plus tôt dans la journée le premier ministre René Lévesque, expliquant les motifs d’un OUI au prochain référendum, et Claude Ryan, chef du Parti libéral du Québec, militant pour le NON.mise en scène Yvette Brind’Amour Raymond Cloutier Gilbert Sicotte Lise Thouin Donald Pilon Jacqueline Laurent Sophie Faucher François Trottier décor costumés éclairages Marcel Dauphinais François Barbeau Claude-André Roy Réservations de 12h à 19h Métro Laurier, sortie Giltord Tel 844 1793 CONCERTS ET ARTISTES CANADIENS INC.présente BASILAIRE 1 288 3141 12:45 - 14:55 - 17:00 - 19:10 - 21:20 ce soir et demain • à l’OSM \j Jessye Norman 4.5 mars DUTOIT NORMAN Grands Concerts Ce concert est commandité par Gaz Métropolitain inc.Charles Dutoit.chef d orchestre Jessye Norman, soprano Samuel Sanders, pianiste Mozart.Ch'io mi scordi di te.air de concert.K.505 Pépin.Chroma (1973) R.Strauss.Vier letzte Lieder Schumann.Symphonie no 1.Le Printemps $3.25a $10.75 NB.Il y a eu un changement dans la séquence des oeuvras au programme LUNDI, 10 MARS 20H30 Billets: $12, $10.$8, $6.En vente à la Place des Arts et Montreal Trust P.V.M.CHARGEX 935-0678 MASTERCHARGE cFb SALLE WILFRID-PELLETIER Tous les concerts de l OSM sont présentes les mardi et mercredi a 20h30.Salle Wilfrid Pelletier Rénseignements Place des Arts: 842 2141 Si disponibles a 19:00 hres 100 billets de derntere heure a %2 50 Le mercredi a 10h30.les Matinees destmees aux niveaux primaires et secondaires Commanditées par le journal The Gazette.Orchestre durits Dutoit symphonique de fa 2 nores qui permettent de plus longues pauses.Mis à part l’extrait de Satin Doll qui est un morceau de danse pure, les autres numéros qui incorporent des dialogues ou des chansons paraissent quand même étranges sur des scènes québécoises, dansés par une sur la à R.-C.Demain l’horaire devance de 30 minutes l’horaire habituel de1 «Winston McQuade reçoit», qui sera diffusée à 19 h, suivie du téléroman «Caroline» à 20 h, et de l’émission “(Best-Sellers» à 20 h 30 puis, de «Télémag» à 21 h 30.Demain et jeudi, en fin de soirée (23 h 22) est prévue une émission de 60 minutes sur «Le débat référendaire».Radio-Canada ne diffusera pas cette semaine l’émission «Science et réalité».^T/r tirti.stu/ue mtreal compagnie montréalaise.Alors que la chanson et le cinéma notamment cherchent à prendre leurs distances vis-à-vis du raz-de-marée américain, la danse fait rentrer à pleine porte les influences de nos puissants voisins en allant jusqu’à les copier carrément pour ne pas dire en faire leur marque distinctive.Évidemment le jazz a pour origine les États-Unis, on pourrait même préciser l’Amérique noire du sud.Broadway a réussi à le récupérer et en faire un style «blanc» que Montréal récupère à son tonr pour en faire !a raison d’être d’une de ses compagnies.Un critique européen a dit des Ballets Jazz qu’ils parlaient français (ce ui est faux pour la majorité 'entre eux) mais dansaient comme des Américains (ce qui n’est pas tout à fait juste non plus) car l’authentique style «américain» n’est pas exportable pas plus que ne l’est aucun autre style national et chercher à recréer Broadway à Montréal conduit peut-être a une impasse?Tout le programme du week-end des Ballets Jazz était américain et la dernière création de Lynne Taylor-Corbett n'était la plus réussie du programme.Cette oeuvre est une série de courts numéros très inégaux sans liens apparents les uns avec les autres mis à part l’ouverture et le finale et dont l’intérêt ne parvient pas à captiver l’auditoire de façon continue.Ce n’est certainement pas une oeuvre du calibre de Journal intime, déjà au répertoire de la compagnie.Angèle Dagenais M.Pierre-Renaud de la librairie Renaud-Bray à Côte-des-Neiges a été élu le 10 février dernier président de l’Association des libraires du Québec.Il sera secondé au comité exécutif de cette association de MM.Jean-Pierre Montpetit (librairie Le Fureteur à Saint-Lambert) vice-président; Louis Dubé (librairie Hugo rue Van Home) trésorier et Jacques Bérubé (librairie Générale à Jonquiè-re) secrétaire.¦ À l’occasion de l’exposition Los Mayas, Mme Louise Iseult Paradis donnera une conférence intitulée Les Mayas: mystère et réalité mercredi 5 mars à 20 h à l’auditorium du Musée des Beaux-arts de Montréal.Professeur au département d’anthropologie de l’Université de Montréal, Mme Paradis a obtenu son doctorat de Yale en 1974 et participé à plusieurs projets de recherche archéologique au Mexique.Entrée libre.¦ Mission-Montréal, une corporation à but non-lucratif sera au Complexe Desjardins du 3 au 8 mars pour y vendre des livres anciens introuvables dans les librairies (anciens livres scolaires, petit catéchisme, vieux romans, livres de recettes, etc).Tous ces bouquins seront vendus à des prix dérisoires.Les sommes recueillies iront à Mission-Montréal afin d’aider des jeunes dans le besoin.¦ Les inscriptions ont présentement cours pour le prix Chalmers de chorégraphie qui sera annoncé cet été a la conférence Danse au Canada, de Banff.Décerné par le Conseil des arts de l’Ontario et l’Association Danse au Canada, le prix Chalmers de chorégraphie comprend une bourse de $3000 et est ouvert à tous les chorégraphes canadiens encore actifs.Les lauréats des dernières années sont Judy Jarvis (1974), Lawrence Gradus (1975), Judith Marcuse (1976), Paula Ross (1977), Danny Grossman (1978) et Anna Biewchamp (1979).Renseignements.Barbara Sheffield, (416) 961-1660 à Toronto.que mais se montre tout aussi sûr de son stade et de sa future toiture qu’il le fut toujours: À la limite, déclare Taillibert, à Télémag, s’il se produisait un séisme à Montréal, le stade subsisterait tandis que les autres immeubles telle la PVM pourraient s’effondrer.En théorie, les normes appliquées au stade de Montréal assureraient une résistance à toute secousse de 6, échelle de Richter.Sur ce stade dont le coût excède le milliard de dollars, Télémag a fait se prononcer un expert américain, Elmer Botsai, qui fit la visite du monument en octobre 1979 et put poser toutes les questions pertinentes à la Régie des Installations Olympiques.Botsai, s’il était Québécois, insisterait pour que des spécialistes indépendants se prononcent sur la «résistance latérale» de ce stade aux secousses sismiques, mais quant au dossier technique du mât et du toit escamotable, il ne semblerait y avoir rien qui enfreigne la «stabilité et la sécurité» de ces éléments.Botsai n’est pas le seul spécialiste interviewé mais à noter que Jean-Claude Marsan, architecte montréalais, ne figure pas au dossier, Télémag jugeant que ses vues sont suffisamment connues.Claude Sauve s'est rendu à Stuttgart (République Fédérale Allemande) où l’ingénieur Frei Otto dirige un Institut pour les structures légères — c'est à lui qu’on doit le toit du Stade de Munich, ayant servi aux Jeux olympiques de 1972.Her Otto insisterait pour que la toile, qui servira de toit au Stade, à partir de 1982, fasse auparavant l’objet de tests (3 ou 4 ans, selon fui) au-dessus d’un de nos «beaux squares».L’Américain James L.Stratta, qui enquêta notamment sur l'effondrement de la toiture du Camper Arena, est d’avis que lorsque l’on utilise un matériau nouveau, la toile baptisée « Kevlar » par Dupont de Nemours est de ces matériaux, on doit multiplier les recherches sur les effets possibles de son utilisation.Le réalisateur Jean Savard, la recherchiste Claudette Bas-tien et le rédacteur en chef de Télémag, Gilles Gariépy, estiment que beaucoup de questions restent encore sans réponse, dans un dossier où il n’est pas question de vouloir semer la panique mais bien «sensibiliser le public» là où le RIO ne risque pas d’assumer une telle tâche.Ces grands stades, parfois couverts, que l’on veut sans colonnes, poussent ingénieurs et architectes à propulser «la technologie vers de nouvelles limites», rappelle Claude Sauvé.Il y a un an, un ouvrage de prestige de Roger Taillibert, le Parc des Princes (Paris) perdait quelques poutrelles qui écrasaient quelques sièges, dans un stade heureusement vide.Taillibert a ten- dance à attribuer cet incident à un manque d’entretien, avis que ne partage pas le responsable parisien aes Sports qui déclare: «Il faudrait rechercher le spécialiste des toitures».Télémag en tire la confirmation de la pertinence de sa recherche sur la sécurité, sur l’espérance de vie et sur la faisabilité des travaux complémentaires décidés au Stade pour que les devis d’un Taillibert soient réalisés jusqu’à la fin, conformément au projet annoncé dès 1973.UNE COMÉDIE MORDANTE LE MONDE DE U FINANCE! MICHEL SERRAULT L’ASSOCiÉ Un fiim de RENÉ GAINV1LLE auspi; 2e film au Rivoli Le PARISIEN 3 RIVOLI 1 POUR 486 STE CATHERINE 0 >66 3186 ST-DENIS ET BELANGER 277 3125 POUR TOUS LEGRAND EMBOUTEILLAGE A NOIRET/SORDI TËMOIN 7:30 v EMBOUTEILLAGE 6:15 ' 18 ANS ^ UN FILM DE PIERRE HAREL / / - ¦ É ^ AVEC PAULE BAILLARGEON • ." .PIERRE HAREL DISTRIBUTION CINE-MA LIBRE Ouimetoscope 1204 EST SAINTE CATHERINE 5268600 POLICIERS ou ASSASSINS! ONT-ILS LE DROIT K RISQUER VOTRE VIE?14 ANS CLAUDE BRASSEUR CLAUDE BRASSEUR - MARLÈNE JOBERT aux 3 jmznsnffli CINÉMAS 486 STE CATHERINE 0 866 3656 VERSAILLES 2 CENTRE EAVAL 688 7776 PLACE VERSAILLES 353 7890 Radisson En trois films, un portrait saisissant du Québac tel que vu, imaginé et corrigé par certains communicateurs anglophones pour leurs publics respectifs.: * x ohmer on.Le Journal de Madame Wollock Un film de Gilles Blais.Feu l’objectivité Un film de Jacques Godbout.£eS Office National TT national du film Film Board du Canada of Canada ÏÏtIEXZÏZ*» Oütremont Le 10 mars à 20 h Le 12 mars à 20 h 1248, avenue Bernard.Outffemont.à la Salle André Mathiqu du Collège Montmorency 475, boul.dé 1-Avenir.Laval.à rÀuditorrùm du Cegep Edouard-Montpetit' 945, chemin Chambly, Longueuil Le Devoir, mardi 4 mare 1980 ¦ 23 O C8FT 8.85 Ouverture et horaire 9.00 En mouvement 9.15 Les 100 tours de Contour 9.30 Anlmagerle 9.45 Virginie 10.00 Passe-partout 10.30 Magazine-Express: "Psychologie" avec Bertrand Roy.psychologue."La femme et ses droits" avec Me Mariette Baribeau 11.00 Au fil de la semaine 11.30 Les enfants du 47A 12.00 Papa, cher papa Comédie réalisée par W.G Stewart.12.30 Les coqueluches: Inv Diane Tell.Jacqueline Lemay.13.30 Le télé|ournal 13.35 Femme d'aujourd'hui 14.30 Cinéma: "Pic et Pic et Colôgram" (Français 1971).Comédie réalisée par Rachel Weinberg, avec Monique Chaumette, Hans Meyer et Laurence Kiejman.15.00 Boblno 16.30 Mordicus Films documentaires réalisés par Louis Ricard.• 17.00 Les Pierrafeu 17.30 La vie secrète des animaux: "Dans les profondeurs des mers du sud".18.00 Ce soir 19.00 Le monde merveilleux de Disney 20.00 Race de monde Tôlôroman de Victor-Lévy Beaulieu 20.30 Jamais deux sans toi 21.00 Télémag Anim.: Pierre Olivier.22.00 L'âge de l'énergie Série sur la filière énergétique réalisée par Aimée Danis.Jacques Gagné et Yves Plouffe "Le marché de l'énergie." Dans le domaine de l'énergie, il s'agit de savoir ce qu'on doit acheter et ce qu'on peut vendre.22.30 Le téléjournal 23.10 Nouvelles du sport 23.20 Rencontres Inv.: Claude Lévi-Strauss Professeur de sociologie, ethnologue et auteur de "Les Mythologies " 23.50 Cinéma "Il pleut toujours où c'est mouillé", (Français 1974) Drame réalisé par Jean-Daniel Simon avec Sylvie Fennec.Myriam Boyer, Jacques Serré 1.30 et Jacques Portet Le téléjournal.© C F T M 6.55 Horaire 7.00 Les p'tlts bonshommes 7.30 Fantan Dédé 8.00 Gronigo et Cie 8.30 Le 10 vous informe 8.30 Bonjour le monde 10.00 Votre amie Suzanne: "Vos plantes ", "La "Médecin de famille" nutrition", 11.15 Saturnin, ie petit canard 11.30 Les p'tits bonshommes 12.15 Le 10 vous informe 12.30 Ciné-Quiz: "Froid dans le dos" (Britannique 1959), drame réalisé par Charles Crichton, avec Howard Keel, Anne Heywood et Cyril Cusak.¦ 14.30 Janette veut savoir: "Comment vivre avec sa cécité" 15.30 Les services à la communauté 16.00 Les Satellipopettes 18.30 Ma sorcière bien-aimée 17.00 Les mystères de l'ouest 18.00 Le 10 vous Informe 18.30 Les Tannants 19.30 Le clan Beaulieu: Textes de Marcel Marin 20.00 La conquête de l'Ouest 21.00 Hawaï 5-0 22.00 Shirley Inv.: Serge Laprade 22.30 Les nouvelles TVA 23.00 Sports au 10 23.10 La couleur du temps 23.25 Film-O-Dix "Lucla et les gouapes" (Italien 1973).Drame social réalisé par Pasquale Squlttierl, avec Franco Nero, Fabio Testi, Claudia Cardinale, Raymond Pellegrln et Una Polito.1.00 Dernière édition ; Lee annonceura eont prié» de vérifier le première parution do tour» annonça*.L* Devoir ea rond roaponeabled'une taule Insertion erronés.Toula erreur doit être soulignée immédiatement 9.V.P.téléphoner è 286-1201 AIDES DOMESTIQUES , .V- .J CHERCHE Jeune fille sérieuse, logée, nourrie, pour s'occuper de 2 enfants ef du ménage.Week-end congé.489-8335.6-3-80 AMEUBLEMENTS | A VENDRE MEUBLES NON PEINTS: vendons et fabriquons.Vaste choix (commodes, bureaux doubles et triples, etc ).Avons aussi matelas toutes grandeurs â prix d'aubaine.207 est Beaubien.Tél.: 276-9067 ou 3611 ouest, Notre-Dame 935-6716 et 10,192 St-Michel 387-2841.J.N.O, MEUBLES DE CHAMBRE, Bebbars, acajou: un bureau/homme 5 tiroirs, une commode madame 8 tiroirs avec miroir, une table de chevet, un lit.Toute offre raisonnable à partir de $700.acceptée Jour: 849-1161.8-3-80 APPARTEMENTS A LOUER ILE DES SOEURS, ABELARD, 41/! 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