Le devoir, 6 décembre 1997, Page(s) complémentaire(s)
Un cahier spécial CADEAUX juste à temps pour les emplettes de Noël -?FONDÉ EN 19 10 ?— LE DEVOIR V o I.X XXVIII MONTREAL.LES SAMEDI (I ET DIMANCHE 7 DECEMBRE MH) (i CAHIERS I , !> 7 $ + t i* s T v o LES ARTS Le banc d’essai du cinéma d’auteur, page B 1 LOFTS KENSINGTON MARKET i f nA> Lofts et la demande à Toronto, page B 12 ?LES ACTUALITÉS Le général Dallaire sévèrement blâmé par les Belges, page A 5 LIVRES Rober Racine ou la célébration des sens, page D 1 PERSPECTIVES Commandite d’événements sportifs et culturels Comédie d’erreurs La période de questions du 27 novembre à l’Assemblée nationale est sans doute celle qui passera à l’histoire.Elle a donné la toute première occasion à l’opposition libérale de réussir un jeu blanc en pratiquant «la trappe» qui a fait trébucher le gouvernement.affaire de la divulgation de renseignements personnels impliquant le bureau du premier ministre démontre toutefois qu’aucun match de notre sport national ne saurait nous offrir une série d’entourloupettes aussi bien «emberlificotée».Même le grand Jean Béliveau, à ses pires heures de patineur, n’aurait pu imiter ce jeu décousu, cette comédie d’erreurs.En deux ans, jamais le gouvernement Bouchard n’aura aussi mal paru à l’Assemblée nationale, pris de court d’une telle façon qu’il a dû improviser en créant confusion par-dessus imprécisions.En prélude aux allégations de violation du secret fiscal concernant le bureau du premier ministre, deux membres du conseil des ministres ont dû user de tout leur talent de patineur pour éviter le pire.Après avoir parlé trop vite de cas isolés en Chambre, Rita Dionne-Marso-lais et Guy Chevrette ont convoqué la presse pour leur annoncer la vérité vraie: le congédiement de fonctionnaires du Revenu et d’Hydro-Québec.Assistant à cette ouverture en mode tragicomique, un journaliste, qui possédait de savoureuses informations du même ordre, y va d’allégations de violation du secret fiscal impliquant le cabinet du premier ministre.M.Bouchard s’empresse de nier son implication, tout en demandant une enquête au ministère du Revenu sur le «litige» opposant un député du Bloc au fisc.L’enquête est complétée dès le lendemain.Le jour suivant, la sous-ministre du Revenu, Nicole Malo, admet en conférence de presse que si l’ancien chef de cabinet bloquiste, André Néron, dit la vérité sur le fait qu’il aurait été mis au courant des «retards» de paiement d’impôt d’un député, il s’agit d’une divulgation de renseignements confidentiels.Les enquêteurs du Revenu n’ont pas daigné parler aux principaux intéressés, Charles Chevrette et André Néron, mais l’enquête conclut que «rien n'indique que des informations confidentielles aient été communiquées à M.Charles Chevrette».Le même jour, Je premier ministre Bouchard «invite» la Commission d’accès à l’information a trancher le débat en faisant enquête.Dans sa lettre au président de la CAI, M.Bouchard lance clairement une invitation.Mais à l’Assemblée nationale, il s’est échappé à deux reprises sur l’aspect «obligé» de sa requête en déclarant: «J'ai décidé ce matin de confier un mandat particulier à la Commission d'accès à l’information, un mandat d’enquête sur cette question», et «la Commission d'accès à l’information est une instance qui a été investie de pouvoirs tout à fait spéciaux.C’est pour ça que nous l’avons nommée.» Les libéraux en profitent pour dénoncer l’illégalité d’une telle enquête puisque la CAI, comme commission indépendante, doit décider elle-même des mandats qu’elle entreprend.En outre, souligne l’opposition lors de la désormais célèbre période de questions du 27 novembre, l’article 69 de la Ijoi sur le ministère du Revenu empêche tout fonctionnaire de ce ministère de témoigner lors d’une enquête traitant de renseignements confidentiels.Sans trouver le jour même de réponse plus convaincante, ce qu’il fait pourtant la très grande majorité du temps, que celle d’«avocasseries», le premier ministre Bouchard indiquera le lendemain que la CAI n’est pas liée à l’article 69 et qu’elle a donc pleins pouvoirs.Se sentant sans doute investi de tous ces pouvoirs, le procureur de la CAI, Marc Bergeron, a déclaré cette semaine qu’il y avait bel et bien eu violation du secret fiscal avant même le début de l’enquête.S’apercevant de son erreur, l’avocat a tenu à rencontrer la presse le lendemain matin pour expliquer que l’enquête devra tout de même prouver ce manquement à la loi.Ouf.' Tous ces revirements de situation et ces mises au point mal improvisées, ces affirmations vigoureuses suivies d’adoucissements de ton, démontrent le peu de connaissance qu’ont encore les élus de la question des renseignements confidentiels.Prise à partie avant, pendant et probablement après ces événements, la CAI voit ici un moyen de retaper une image diminuée par des moyens réduits, des critiques sévères au sujet de sa compétence en matière d’enquête et la menace d’une fusion avec la Commission des droits de la personne.Il est rassurant de constater que la CAI n’a pas eu peur de s’opposer maintes fois au gouvernement au cours des ans sur les dossiers du Revenu, notamment, mais on ne peut affirmer par contre que la cohérence de ses jugements représente son point fort depuis quelque temps.En acceptant cette enquête, la Commission d’accès à l’information joue quitte ou double avec son propre avenir.Ma rio Cloutier M É T É 0 Montréal Faible neige intermittente.Max: 0 Min: -4 Québec De 10 à 15 cm de neige.Max:-1 Min:-3 Détails, page C 3 INDEX Agenda .B 10 Livres .I) 1 Annonces.,C 10 Le inonde.A 8 I .es Arts .B 1 Les sports.C 12 Avis publics.C 9 Montréal .A3 Économie.Cl Mots croisés C 11 Éditorial .A 10 Politique .AG www.ledevoir.com Imperial Tobacco reprend ses billes SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR La réglementation afférente à l’application de la loi antitabac tardant à être composée, la compagnie Imperial Tobacco a décidé de mettre un terme définitif à la commandite d’événements sportifs et culturels à compter d’octobre 1998.Porte-parole de cette compagnie propriété du holding montréalais Imasco, Michel Descôteaux a indiqué qu’une lettre avait été envoyée ces jours-ci à tous les dirigeants du Grand Prix du Canada de Formule 1, des Internationaux de tennis du Canada, du Festival de jazz de Montréal, du Festival d’été de Québec et d’autres événements qui se tiennent à travers le pays.Au cours d’un entretien, M.Descôteaux a souligné que le temps nécessaire à la confection comme à l'application du plan stratégique d’imperia! Tobacco pour les prochaines années ne permettait pas d’attendre encore quelques semaines ou quelques mois après les autorités fédérales.Selon les propos tenus par le porte-parole d’im-perial Tobacco, il n’était évidemment plus possible de pla- nifier quoi que ce soit en matière de marketing en composant avec une inconnue, soit, en l’occurrence, les obligations réglementaires.On se rappellera qu’à la veille du déclenchement des dernières élections fédérales, le ministre de la Santé de l’époque, David Dingwall, s’était engagé à assouplir la loi par l’entremise d'un amendement afin d’assurer notamment la tenue du Grand Prix automobile en sol canadien.Plus récemment, en octobre dernier,.Allan Rock, VOIR PAGE A 12: COMMANDITE Uespérance folle JACQUES NADEAU LE DEVOIR Wm Vv.< é'ViV WW ÏÏIâJ".ür M : J ÊOÊmM Wi.'' SI LES MEDECINS sans frontières soignent les blessures physiques, les Clowns sans frontières s’appliquent, eux, à guérir les blessures morales que subissent les enfants de la guerre.Le clown Dézo, alias Jean-Pierre Desaulniers, Claire Alexis-Turcot et France Dansereau reviennent d’un séjour en Bosnie-Herzégovine.Des clowns sans frontières Des saltimbanques québécois reviennent d'une mission de cinq semaines auprès d'enfants bosniaques victimes de la guerre Ils ont survécu à une guerre innommable, plongeant dès l’enfance en plein cœur d’un drame fou.Petits adultes à peine nés, les enfants de Bosnie-Herzégovine ont déjà sur les bras un pays à reconstruire, un lot d’horreurs à oublier.Partie à leur rencontre, l’équipe québécoise des Clowns sans frontières a tenté d’offrir à cette jeunesse quelques heures d’insouciance et de douce folie.CAROLINE MONTPETIT \ LE DEVOIR A Sarajevo, à la limite de la zone autrefois occupée par les Serbes, une école a été complètement détruite au début des hostilités.Dès lors, les enfants ont étudié dans des caves d’immeubles.Avec leur professeur, ils ont écrit des lettres et fait des dessins qu’ils ont envoyés à un organisme religieux pour avoir une nouvelle école.Aujourd’hui, cette école, que Clowns sans frontières a visitée, est reconstruite sur le site de l’ancienne école.Mais si le chemin qui y mène est sécuritaire, l’école est entourée d’un terrain miné.Et depuis la fin des hostilités, quinze enfants ont sauté sur ces mines.«Comme nte disait un directeur d’école de Bosnie: “Les en- fants, ce sont les héros de la guerre.Ils y ont laissé leur enfance.Et ce sont eux qui devront vivre avec ses conséquences”», lance le clown Dézo, de retour d’un séjour de cinq semaines dans ce pays dévasté.«Le problème dans un pays où il y a beaucoup de personnes déplacées par la guerre, c'est qu ’à un moment donné, il faut que les gens retournent d'où ils viennent», peu importe l’état dans lequel cet endroit se trouve, dit France Dansereau, femme de théâtre qui arrive aussi de tournée, avec le clown Dézo, alias Jean-Pierre Desaulniers, et Claire-Alexis Turcot, étudiante à l’École de cirque de Québec.Avec seulement quelques mots d’usage de serbo-croate, des valises pleines de nez rouges à distribuer aux enfants, du matériel pour construire de gigantesques dragons de papier, des marionnettes, des percussions faites d’objets recyclés et des instruments de musique pour mener des parades, ils ont voulu faire vivre quelques instants de bonheur à des classes surpeuplées.C’est «une goutte d’eau» dans la mer, reconnaît France Dansereau, car plusieurs de ces enfants ne se remettront probablement jamais du traumatisme vécu durant la guerre.Mais le merveilleux, c’était «durant les ateliers, dans les classes, lorsqu’on arrivait à oublier complètement la désolation qui régnait à l'extérieur», dit Dézo.L’équipe de Clowns sans frontières a fait la tournée de la Bosnie à l’invitation de quelques artistes des groupes VOIR PAGE A 12: CLOWNS Ultimatum aux municipalités Lucien Bouchard reporte au 30 janvier l’adoption d'une loi spéciale pour clore les négociations entre les municipalités et les syndicats sur la récupération de 6 % des coûts de la main-d’œuvre.Nos informations, page A 6 Effet de serre Le « camion léger », dangereux pollueur Comme l’automobile devient plus économique en raison des progrès accomplis dans le domaine de la carburation et des dispositifs antipollution, on roule davantage en Amérique, l’essence étant relativement moins chère aujourd’hui qu’au début des années 70! Cette tendance a été accentuée par le fait que les fabricants nord-américains ont réussi à soustraire aux normes sur la consommation d’essence des automobiles près de la moitié des ventes actuelles de véhicules destinés à un usage personnel.LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Ly augmentation incontrôlée des ventes de lourds véhicules tout-terrains, de quatre-quatre, «quadratracs», etc., ainsi que de fourgonnettes et de camions légers, au Canada comme aux États-Unis, constitue un frein méconnu et important dans la lutte contre le réchauffement de la planète car ces véhicules seront, au cours de la prochaine décennie, la source de gaz à effet de serre qui augmentera le plus rapidement de toutes les sources connues.Au dernier décompte de la firme Desrosiers Automotive Consultants, de Richmond Hill, en Ontario, 45 % de tous les véhicules vendus au Canada en 1997 étaient des quatre-quatre, des fourgonnettes ou des camionnettes, soit la catégorie dite des «camions légers».D’ici quelques années, indique Rhea Banergee, directrice des publications chez Desrosiers Automotive, les ventes de «camions légers», de gros véhicules personnels qui échappent aux normes de consommation d’essence VOIR PAGE A 12: «CAMION LÉGER» Éducation Le retour de la discipline ?L’époque où la discipline se résumait à une vigoureuse taloche sur les doigts ou, pour certains zélés, à cette bonne vieille «strap» est révolue.Les éducateurs sont devenus des psychologues et les enfants ne sont plus brimés inutilement.Cela dit, après le laxisme qui a succédé à ces aveuglements, les écoles cherchent aujourd’hui à resserrer l’encadrement des enfants.PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Midi.Comme dans des centaines d’écoles secondaires du Québec, les élèves quittent précipitamment les classes, par abondantes grappes.Mais ici, à la polyvalente Le Carrefour, à Varennes, un calme relatif règne.Les élèves se dirigent vers la cafétéria, en empruntant des corridors jalonnés de professeurs surveillants.Le nouveau directeur, Michel Saint-Amant, une dynamo que la rectitude politique laisse froid, dit ce qu’il pense, parle aux parents entre quatre yeux et tient son bout lorsque les élèves (de niveau secondaire 1, 2 et 3) ignorent les règlements.Il n’est pas le seul.De nombreuses écoles à travers la province ont remis les retenues à l’ordre du jour et interviennent auprès des parents dès la première «infraction».Les retards ne sont plus tolérés, la circulation dans les corridors se fait en silence et du bon côté, la tenue vestimentaire (au secondaire) est scrutée à la loupe, bref, de VOIR PAGE A 12: DISCIPLINE 778313000696 \ 12 L E I) E V DIR, I.E S S A M E I) I li E T I) I M A X ( Il E I) E ( E M li It E I II I! 7 ACTUALITES COMMANDITE SUITE DE LA PAGE 1 DISCIPLINE Non au port de la casquette, oui au vouvoiement! CLOWNS Pour oublier la désolation successeur de M.Dingwall, avait réitéré la promesse formulée en avril.Dans le cas du Grand Prix, il faut le souligner, telle qu’élaborée, la loi antitabac est doublement contraignante car elle interdit non seulement la présence d’un principal commanditaire associé au tabac — il s’agit ici de Player’s — mais également celle, en toute logique il est vrai, des compagnies concurrentes à Player’s, comme Marlboro, Gitanes ou Rothmans, qui sont les principaux bailleurs de fonds des Grands Prix.Toujours est-il qu’après avoir convenu que le bannissement de la publicité sur le tabac compromettait la viabilité du Grand Prix de Montréal, le fédéral s’était donc engagé à mettre de l’eau dans son vin en promettant une grille de règlements que.tous les dirigeants d’événement attendaient avec impatience.En fait, ces derniers étaient d’autant plus impatients qu’ils caressaient l’espoir que ces fameux règlements permettent le maintien de la commandite du tabac d;ms le paysage publicitaire sous une forme ou une autre.Pour tous les organisateurs de festivals et de Grands Prix, la pilule est évidemment très difficile à avaler.Dans la plupart des cas, la somme accordée par Imperial Tobacco représentait grosso modo entre 15 et 25 % du budget d’exploitation.Au total, le budget commandite de cette société était de 50 millions pour tout le Canada, dont 20 millions au Québec.Ces sommes ne comprennent pas les contributions indirectes comme, par exemple, les investissements réalisés pour la promotion de chaque événement.Au Grand Prix de Montréal, Richard Prieur, porte-parole, a souligné que le retrait d'impérial Tobacco «nous pose un problème très sérieux pour les années subséquentes.Leur commandite de quatre millions par année représentait 20 % du budget d'exploitation.On nous envoie un message selon lequel le Grand Prix pourrait aller à l’extérieur du Canada».Aux Internationaux de tennis du Canada, Eugène La-pierre, porte-parole, a tout d’abord confié qu’entre les cinq millions accordés pour les bourses et les trois millions accordés pour la promotion de l’événement, l’apport d’Impe-rial Tobacco représentait 40 % du budget d’exploitation.Ce faisant, cet organisme sans but lucratif reversait bon an mal an de deux à 2,5 millions de dollars au monde du tennis.Au Festival international de jazz de Montréal, Caroline Jamet, porte-parole, a indiqué que le 1,5 million alloué annuellement équivalait à 15 % du budget d’exploitation ou 50 % du total des commandites et subventions.Au Festival d'été de Québec, son directeur général, Michel Létour-neau, signalait que la part d’Imperial représentait 13 % du budget.Ce dernier a surtout souligné qu’il faudrait demander une rallonge des délais antérieurs à l’application intégrale de la loi.S’appuyant sur la politique arrêtée en la matière, il y a moins de 48 heures de cela, par la Communauté européenne, M.Létourneau estime qu’un délai de trois à cinq ans aurait dû être prévu afin de permettre à tous les acteurs touchés de mieux planifier leurs arrières.Soit dit en passant, les ministres européens de la Santé ont convenu que le bannissement de la publicité sur le tabac sera effec-f-tif le 1" octobre 2006.En attendant, tous les organisateurs de festivals et de Grands Prix vont se lancer à l’assaut des autres commanditaires.Ce faisant, la pression qui va s’imprimer sur la demande sera telle que les compagnies éventuellement intéressées vont majorer leurs exigences.Ainsi que l’a observé M.Létourneau, «le marché sera à l’avantage des vendeurs de commandites».Ce faisant, la pression financière sur les organisateurs sera plus prononcée.L’Entrevue du lundi : Raymond Laflamme Dans les années 1980, un Québécois osait corriger l’audacieux modèle cosmologique quantique de Stephen Hawking, reconnu comme l’un des plus brillants physiciens depuis le célèbre Einstein.Lundi, Le Devoir rencontre l’astrophysicien québécois Raymond Laflamme.S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal soit recyclé.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 F3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique Pour l’agenda culturel La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3551 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et Au téléphone Par télécopieur les appels d’offres (514) 985-3344 (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupements Au téléphone (514)985-3322 Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3855 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) /> Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siege social est situô au 2050, rue de Bleury.9' ^tage.Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé pfcr Imprimerie Québécor I-aSalIe, 7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Qu€*becor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne ••st autorisée a employer et a diffuser les informations publiées dans Le Devoir.I4 Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Croupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, I^val.Envoi de publication — Enregistrement n’0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 nombreuses écoles serrent la vis aux élèves dans le but de favoriser le respect de l’autorité et d’inculquer des habitudes propices à l’apprentissage et au respect de soi et des autres.A Varennes, l’étudiant ne peut circuler pendant les heures de cours, à moins d’avoir une carte de circulation, et une seule absence conduit à un appel téléphonique à la maison.Inversement, le parent ou l’enfant qui veut laisser un message au prof peut le faire en toute confidentialité sur la boîte vocale de ce dernier.Parallèlement aux interdits, se mettent en place des systèmes de futorat, de titulariat, de petites classes dans les grandes.A la polyvalente Le Carrefour, située là où, il y a deux ans, broutaient quelques dizaines de vaches, chaque enseignant a son budget et connaît le nombre de photocopies qu’il peut offrir à ses élèves.Surtout, il participe aux décisions de l’école.La direction de l’école Le Carrefour a d’ailleurs donné l’heure juste en début d’année lorsqu’elle a mis fin à une manifestation étudiante en faveur du port de la casquette et des boucles ailleurs que sur les lobes d’oreille.Les étudiants furent sommés de rentrer en classe et les 80 qui refusèrent d’obtempérer se heurtèrent à des portes verrouillées.Certains ont été conduits dans le local d’exclusion, d’autres ont dû faire des travaux communautaires.La direction a rencontré tous les parents en présence de leur enfant, question de s’assurer que tout le monde est sur la meme longueur d’onde.Un seul parent a refusé.Il se trouve bien quelques parents et enfants pour maugréer que l’école adopte un régime militaire, mais ils sont l’exception.Ces commentaires n’empêchent pas Michel Saint-Amant de brasser les parents.«Les parents achètent la paix à la maison avec leur jeune et ils voudraient que nous, on convainque l’élève de ne pas avoir de boucle d’oreille dans le nez, etc.Les parents ont peur de leurs ados.Nous, on dit aux parents: tenez; vous debout, on ne fera pas votre job.» A la rencontre avec les parents à la rentrée, Michel Saint-Amant a mis les cartes sur la table en prévenant les adultes qu’ils ne voulait surtout pas entendre des phrases du style: «On vous confie notre enfant».Mardi, il lance, avec son personnel, une première soirée de formation aux parents, avec un conférencier qui s’attardera aux «besoins, défis et aspirations des adolescents».Et cette polyvalente n’est pas unique: il y a quelques années, le directeur de l’école primaire Plateau Saint-Louis de Blainville, Michel Couture, a organisé des échanges entre les parents et des psychologues sur la nécessité d’encadrer les enfants.«Il y a un courant de reprise en contrôle qui émane de l’école et les parents éprouvent de la difficulté à vivre avec le code de vie», observe M.Couture.Le président de (’Association des directeurs d’école de Montréal, Pierre Emery, note de son côté un changement «Il y-a une secousse, il fallait quasiment demander la permission aux parents avant de parler à un enfant.» Aux deux écoles mentionnés, pai; exemple, le port de la casquette est interdit en classe.A plusieurs endroits, certains vêtements sont interdits (t-shirts avec logos, pantalons larges, etc.).Les excès de langage sont de moins en moins tolérés.Certaines écoles — comme la polyvalente Louis Riel à Montréal — encouragent le vouvoiement.Pas de jean, pas de t-shirt, et personne ne peut s’asseoir dans les corridors.Le directeur Normand Doré est catégorique: «Le cadre disciplinaire et la bonne performance scolaire des élèves sont intimement liés.» Plusieurs autres ne voient cependant pas comment le vouvoiement et le respect de l’autorité de- vraient nécessairement aller de pair en 1997.Le mot clé est «respect de l’autorité».Mais le règne de l’autoritarisme est chose du passé et les règlements doivent être expliqués aux enfants.«Les élèves ne s'opposent pas à une grande sévérité.Ils se rebifferont en revanche contre les les injustices.» A Blainville, une violation de règlement entraîne un avertissement verbal, puis, si cela ne suffit pas, une contravention (un sacre, par exemple, est passible d’une perte de deux à huit points).Si l’enfant ne s’amende pas, il aura une retenue après l’école puis, ensuite, un,e suspension d’une journée avec des travaux à effectuer.A son retour, un plan d’intervention sera élaboré avec les parents car «nous ne pouvons pas faire grand-chose seuls».L’an dernier, pour la première fois en 30 ans de travail, M.Couture a demandé l’expulsion de deux enfants en lieq avec une histoire de drogue.A l'école primaire La Visitation, à Montréal, la direction précédente avait instauré un système de points rouges qui, au fil des mauvais coups des élèves, venaient garnir les agendas personnels des bambins.Un enfant qui accumulait un maximum de points rouges ne pouvait participer aux sorties (glissade sur le mont Royal, piscine, Jardin botanique, etc.).Les parents ont finalement obtenu le retrait de cette mesure jugée trop punitive et qui, de surcroît, n’apportait pas les résultats escomptés puisque ceux qui récoltaient les points rouges n’étaient pas portés à corriger leur comportement.«On privait l’enfant qui réussissait le moins du seul moyen qui le raccrochait à l'école, la sortie», résume une mère, Andrée Thomas.Le nouveau directeur, Gilles Gagné, ne rejette aucune méthode en soi.Il dit cependant privilégier «une démarche plus humaniste que mécanique».Ceci dit, il n’est pas très tolérant «envers les petites violences», peu importe, dit-il, si le coup de pied au derrière a laissé ou non sa marque.M.Gagné a débuté sa carrière d’enseignant en 1968, dans une école secondaire du quartier Hochelaga-Maisonneuve.Il s’opposait aux mesures disciplinaires aujourd’hui jugées nécessaires, comme la retenue des élèves qui n’écoutent pas.Un jour, un étudiant de neuvième année lui a lancé: «Mange de la fik) no, gros #%&!» M, Gagné se souvient qu’il a oublié ses beaux principes: «Je l’ai tassé dans un coin et lui ai dit: “Je te respecte et tu ne me respectes pas.Tu vas en manger une.”» M.Gagné s’est toujours souvenu de cet incident qui l’a fait réfléchir et l’a conduit à chercher un autre équilibre dans l’école.«On a toujours besoin de fermeté.C’est ce qui nous façonne.» A de nombreux endroits, on ne parle cependant plus de discipline.Les écoles ont un code de vie, contenu dans l’agenda de chaque élève.Le personnel préfère parler d’accompagnement et d’encadrement.Marie Gagnon, de la CEQ, a effectué il y a quatre ans une recherche sur les mesures d’encadrement à l’école secondaire.Le tutorat était le plus courant, suivi du.regrou-pement en unités plus petites, suivi du titulariat puis des formules d’aide par les pairs.«Le laisser-aller, s’il a existé, n’existe plus», dit-elle aujourd’hui.Il reste que «les enfants actuels ont été élevés avec une grande marge de manœuvre, pour favoriser l'autonomie.Et l’usage de la liberté n’est pas simple.» A Varennes, milieu oû, dit M.Saint-Amant, «les enfants ont la clé dans le cou et l’argent dans les poches», les étudiants rencontrés à la cafétéria semblaient heureux de leur sort et contents que leur école soit «si belle et si propre».Une jeune un peu trop dissipée n’avait pas apprécié que son prof l’enjoigne de mimer un animal dans le corridor, en guise de punition, mais se réjouissait de ce que ledit enseignant ait rapidement abandonné ce recours.SUITE DE LA PAGE 1 Subtonic Monks et Roots and Wings, de Toronto.«Plusieurs écoles que nous avons visitées n’étaient construites que depuis quelques semaines, avec l’aide de l’organisme Vision mondiale», poursuit France Danse-reau, qui a visité un pays en difficile reconstruction après trois ans d’une guerre sans merci.Durant la guerre, les villes de Sarajevo et de Mostar se sont littéralement vidées, la population cherchant refuge dans des campagnes plus quiètes.Aujourd’hui, dans les régions qui ont accueilli beaucoup de réfugiés intérieurs, des écoles peuvent accueillir présentement jusqu’à 800 élèves le matin et 800 élèves l’après-midi.«Il est important d’être neutre lorsqu'on participe à ce genre de projet, ajoute Dézo, parce que certains enfants musulmans avaient des amis serbes avec qui ils ne peuvent plus jouer à cause de la guerre.C’est le problème du nationalisme.» Dans le déchirement, dans la nécessité de s’occuper de ses parents, à cause de l’obligation d’aller chercher de l’eau, de se débrouiller, ces enfants ont perdu la joie du partage et de la fête.C’est le cas sans doute de cet enfant de quatre ans, qui a vu son père, ayant perdu la tête à cause de la guerre, tuer sa mère à coups de hache.Parfois, dit Dézo, même si on vient en Bosnie-Herzégovine avec l’intention de donner, il faut savoir se retirer lorsqu’on va trop loin dans l’intimité des gens.Si les enfants sont tous semblables, lorsqu’ils participent à un atelier clownesque, ceux qui ont vécu de graves conflits sont «plus agités, plus agressifs», se souvient France.En 1995, Clowns sans frontières avait également donné des spectacles en pleine rue, boulevard des francs-tireurs, à Sarajevo, au beau milieu des affrontements.Encore cette année, le groupe a pu voir les immenses trous que les obus et les balles ont creusés dans les murs de la ville, dans les appartements.L’organisme de charité Clowns sans frontières a vu le jour en 1993 à Barcelone, lorsque le clown espagnol Tor-tell Poltrona, à la demande des enfants, dit-on, a entrepris d’aller en Croatie soigner de son humour les enfants meurtris par la guerre.Le projet a ensuite pris son envol en France, avant d’émerger dans la ville de Québec, en 1995, puis de prendre pignon sur rue à Montréal, au mois d'avril dernier.«Si Médecins sans frontières soigne les blessures physiques, Clowns sans frontières soulage les blessures morales des enfants, petits et grands», écrit le groupe dans sa publicité.Présidé au Québec par le clown M.Jacko, alias Jacques Thériault, Clowns sans frontières travaille également à Montréal, avec des personnes âgées démunies, dans des cas spécifiques de violence, comme par exemple à la suite d’un suicide collectif survenu dans une école, ou encore avec des enfants fraîchement arrivés au Québec et fréquentant les classes d’accueil.La plupart des participants sont des artistes indépendants, comédiens, danseurs, musiciens, etc.Les artistes qui s’impliquent dans les projets internationaux de CSF le font bénévolement.Ce sont diverses subventions qui ont permis le voyage en Bosnie-Herzégovine.Présentement, les Clowns sans frontières du Québec se donnent comme projet d’aller en Haiti.On veut donner des spectacles dans le sud du pays et dans les villages que les populations ont tendance à quitter pour s’installer dans des ghettos urbains.«Cela peut intensifier le sentiment d’appartenance au village», fait valoir M.Jacko.Au cours de ces spectacles, les enfants seront incités à participer à des campagnes de vaccination ou à visiter le dispensaire.Et le groupe se réjouit particulièrement d’aller offrir son sourire, là où «65 % de la population a moins de 15 ans».EN BREF La CSN coupera 60 postes Québec (PC) —Afin d’éliminer son déficit, la CSN prévoit réduire son personnel et couper au total une soixantaine de postes, dont environ 50 par attrition et une dizaine par des mises à pied.Selon Le Soleil, la décision devrait être entérinée la semaine prochaine par le Conseil confédéral, qui sera réuni à Montréal.Le but de cette réduction d’effectif est d’économiser 2,5 millions au cours des 18 prochains mois et d’éliminer complètement le déficit d’ici la fin de 1999.JACQUES GRENIER LE DEVOIR iwÎMMMai Le directeur de l’école Le Carrefour, Michel Saint-Amant, a dû secouer les parents.«CAMION LÉGER» / Aux Etats-Unis, 65 millions de «camions légers» polluent autant que 125 millions de voitures SUITE DE LA PAGE 1 visant les automobiles, vont probablement correspondre à la moitié des nouveaux véhicules mis en circulation au Canada.Selon une étude récente de Dennis Desrosiers, le patron de la firme ontarienne, la catégorie des camions légers constituait cette année exactement le tiers de tous les véhicules en circulation au Canada.Un chiffre qui atteindra 37 % en 2000, dans deux ans, si Ottawa et les provinces n’enrayent pas ce fléau non seulement fatidique pour la planète mais aussi pour la sécurité des autres automobilistes car on leur attribue le plus grand nombre de décès du parc automobile et des dommages généralement plus élevés en cas d’accident, sans compter l’usure plus intense du réseau routier en raison de leur poids accru.Il y a seulement six ans, la catégorie des «camions légers» correspondait à 31 % des ventes annuelles de véhicules.Depuis, c’est une hausse constante et époustouflante qui ressemble, au Canada, à la situation que vient de dénoncer aux Etats-Unis l’Environmental Protection Agency (EPA) dans un rapport qui met en cause le laxisme des politiques de la Maison-Blanche et des grands fabricants en ce qui a trait au réchauffement de la planète et au smog urbain.Aux Etats-Unis — où plusieurs n’hésiteraient pas à constitutionnaliser le droit aux huit cylindres! —, les 65 millions de camions légers émettent dans l’atmosphère autant de gaz carbonique, la cause première du réchauffement de la planète, que les 125 millions de voitures, et ce, même si plusieurs d’entre elles sont dotées de systèmes antipollution archaïques ou n’en ont pas du tout lœ Devoir a demandé à Transports Canada de lui fournir un portrait de la composition du parc automobile canadien.Le porte-parole de ce ministère, Robert Greenslade, a commencé par dire que Transports Canada, le responsable des normes sur la consommation des véhicules, n’avait pas ces chiffres.Du moins des chiffres «précis».Il a référé Le Devoir à la firme Desrosiers qui, a-t-il dit, fait autorité dans le domaine.Transports Canada a néanmoins fait parvenir les statistiques disponibles à ses services, qui — surprise! — diffèrent remarquablement de celles de la firme Desrosiers.En effet, les données qui permettent à Transports Canada d’affirmer que ses objectifs de consommation d’essence pour la flotte automobile canadienne sont atteints dénombrent en réalité près de 20 % de moins de camions légers (quatre-quatre et fourgonnettes compris), soit la catégorie la plus polluante, que les compilations du consultant ontarien.Selon Transports Canada, il s’est vendu entre 1991 et 1996 quelque 2 275 000 camions lourds alors que la firme ontarienne en a dénombré 2 684 000.Desrosiers a par ailleurs relevé l’immatriculation de 4,4 millions d’automobiles, moins polluantes que les camions, durant la même période, contre 4,5 millions du côté de Transports Canada, ce qui avantage forcément le bilan de la consommation du cheptel mécanique canadien.D’autres données du ministère québécois des Transports, un ministère doté de statistiques à jour, éclairent ce débat car elles démontrent que ces camions et fourgonnettes, qui peuvent légalement polluer davantage, sont, comme tout le monde le sait, des substituts à la voiture personnelle et le résultat d’un «libre choix» de consommateurs de plus en plus contesté, comme celui des entreprises polluantes, il y a 25 ans.Au Québec, les «camions légers» comptent pour 20 % des véhicules personnels en circulation, ce qui est notablement moins que la moyenne canadienne (33 %).Cela va de pair avec le fait que le Québec est aussi une société fort distincte dans le domaine des transports, ayant un des plus faibles ratios de voitures par habitant, soit 432 pour 1000 habitants (317 pour 1000 à Montréal).En comparaison, le Connecticut compte plus de 750 voitures personnelles pour 1000 habitants.Les données de Transports Québec indiquent par ailleurs que les entreprises et institutions québécoises utilisaient en 1997 seulement 247 126 «camions légers» alors que les banlieusards et villégiateurs en utilisaient pour leur part 647 041, soit près de trois fois plus, pour aller en général au centre commercial ou au dépanneur du coin.Ni Québec ni Ottawa n’ont le moindre plan pour infléchir cette tendance pour ce segment du parc automobile qui devrait, selon l’EPA, générer la plus forte hausse de gaz à effet de serre d’ici dix ans.Pour expliquer cette situation, il faut comprendre ce qui s’est passé aux Etats-Unis, où Washington édicte des normes exécutoires sur la consommation d’essence de la production annuelle d’automobiles, une politique que le Canada reproduit béatement sous la forme d’une «politique volontaire» en se fiant à l’e/fet d’entraînement de la politique américaine.Or, aux Etats-Unis, les quatre-quatre et les fourgonnettes ont bénéficié de multiples exemptions de taxes et des normes antipollution sur les automobiles, dont ils sont de grosses versions, parce qu’on les a classés, sous la pression des fabricants, dans la catégorie des «camions légers».Ces derniers, considérés dans les années 70 comme de véritables outils de travail [xiur les agriculteurs, ont d’abord été exemptés des premières normes antipollution visant les automobiles, puis des normes de consommation globale imposées à la production automobile annuelle des fabricants nord-américains.Toutes les automobiles produites chaque année par les fabricants ne doivent pas dépasser 27,7 milles au gallon, en moyenne.Toutefois, on exige pour les fourgonnettes et les quatre-quatre seulement 20,7 milles au gallon, précisait hier Richard James, de General Motors, en raison du classement comme «camions légers».Certains de ces monstres de tôle, comme le Suburban de Chevrolet, sont devenus si énergivores qu’ils ne rencontrent plus cette norme et deviennent des «camions lourds».De plus, plusieurs versions luxueuses de ces véhicules polluants ont échappé à la surtaxe exigée des véhicules de luxe (plus de 36 000 $), ce qui réduit d’autant leur prix et augmente leur attrait par rapport à de grosses voitures moins énergivores.Les fabricants, on s’en doute, ne veulent pas que les gouvernements surtaxent ces véhicules pour décourager leur prolifération ou les contraignent aux normes appliquées aux automobiles dont elles sont un substitut.Pour Richard James, de GM, l’introduction des systèmes antipollution par les gouvernements a rendu les voitures si efficaces que leur nombre a augmenté ainsi que le kilométrage effectué annuellement, ce qui a maintenu et fait croître la consopimation d'hydrocarbures, à l’origine de l'effet de serre.A son avis, il faut suivre les choix des consommateurs, quitte à les éduquer, dit-il, mais pas avec des signaux aussi clairs que des règles fiscales qui, comme on le fait en Europe, surtaxent les grosses cylindrées, ce qui permet de réduire les taxes d’achat et d’immatriculation des voitures moins polluantes.
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