Le devoir, 29 novembre 1997, Cahier E
El I.K l> K V il I I! .I.Y N SA M K l> I 2 !» K T I» I M A X ( Il Y (I X u V Y M li II I- I !l il 7 Wï-'W [¦: • % mm ¦ ¦ ÉBmm mm QUEBECOR MULTIMEDIA environnement qui se dessine dans les télécommunications et le multimédia pris au sens large est riche en potentiel et en occasions.Le phénomène est là.bien en place, forçant les joueurs en présence à se différencier.C’est sur fond de disparition graduelle des monopoles d’hier qu’a pris naissance cette convergence, des technologies de transport d’abord, ensuite des contenus.Aujourd’hui l’objectif, de taille, consiste à amener, de façon sécuritaire et à prix abordables, l’autoroute à haute vitesse et son contenu ou ses applications, aux résidences et aux petits utilisateurs, en multipliant les points d’accès.Télécommunication, information, divertissement et transactionnel, tels sont les quatre grands piliers désormais réunis dans un univers de plus en plus sans frontières où tout devient numérique, ou numérisé.Ces piliers s'inscrivent en relève aux cibles GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR d’hier, qui consistaient à marier le transport de la voix, des données et de l’image; en un mot, à offrir le haut débit.l’as moins d’une dizaine de réseaux se retrouvent, désormais, placés l'un en face de l’autre, ne demandant qu’à être alimentés.Cette convergence aura un tout nouveau visage à partir de janvier prochain, date officielle du bris du monopole dans le service de la téléphonie locale.C’est aussi à partir de cette date que les câblodistri-buteurs vont également devoir ouvrir leur marché à la concurrence.Ix>s grands joueurs de l'industrie au Québec élaborent déjà leur plan de match.Bell Canada entend capitaliser sur son principal atout, la puissance et l’intelligence d’un réseau qu’elle contrôle de bout en bout, pour y loger tous les types d’applications possibles et pour multiplier les services à valeur ajoutée et les applications évoluées.AT&T Canada, pour sa part, prévoit jouer sur les deux fronts (téléphonie lo- cale et câblodistribution) en préconisant le jeu des alliances et des partenariats.Vidéotron, de son côté, situe la différence dans le bouquet de services, tout en préparant le terrain pour une offensive dans la téléphonie locale.Chez ce dernier, on joint ainsi sa voix à celle de Louis Audet, de Cogeco, pour parler des avantages des câblos dans la bidirectionnalité, dans l’accès à Internet à très grande vitesse et dans la multiplication des canaux.Autour de ces leaders se profilent une série d'intervenants, s’activant soit dans la production de contenus multimédias, soit dans le développement et le déploiement de technologies alternatives, regroupées au sein de la famille du sans fil.Et dire qu'il y a cinq ans à peine, lorsque Bell et consorts voyaient leur monopole dans l’interurbain s’ouvrir à la concurrence, elles ne devaient conjuguer qu'avec un réseau peu structuré et deux compagnies se spécialisant dans la téléphonie cellulaire.> 3» m-x X'r"^ ¦ *v ) 9&BB&SA AGENTS AGRÉÉS 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une concurrence qui, cette fois, invite les câblodistri-buteurs à tenter leur chance dans ce vaste marché, en retour d’une réciprocité et de l’abandon de leur monopole dans la câblodistribution.Le coup d’envoi à la convergence dans les télécommunications est désormais donné.Les projecteurs sont évidemment braqués, en premier lieu, sur le segment de la téléphonie locale.Malgré cette ouverture à la concurrence à partir du 1" janvier prochain, on ne s’attend pas à une ruée des joueurs.Du moins, pas du côté des acteurs présents dans l’interurbain.«De la façon dont ce marché a été ouvert, il ne nous sera pas permis d'atteindre rapidement la profitabilité», a lancé Peter Barnes, vice-président, affaires publiques, d’AT&T Canada Entreprises.Si, lors de l’ouverture de l’interurbain, les compagnies de téléphone traditionnelles étaient tenues de «subventionner» l’entrée de la concurrence par la revente à rabais de leurs services, le CRTC leur reconnaît, cette fois, le droit de recevoir une «juste» rétribution pour l’usage que les concurrents feront de leurs installations.Même si les modalités de cette juste rétribution restent à déterminer, il est prévu que les revendeurs, ou ceux ne disposant pas de leur propre réseau, paient le prix de détail pour le service local de base et se rémunèrent à même les services à valeur ajoutée.«C’est un système qui se base sur la construction d’équipement.En d'autres termes, le législateur encourage les gains de productivité et, avec un régime de plafonnement des prix (taux d’inflation auquel on retranche 4,5 % liés aux gains de productivité — par opposition à une tarification basée sur un taux de rendement autorisé de l’actif), à redistribuer une partie de ces gains aux consommateurs.» La résultante: si, dans l’interurbain, le founisseur de services avait avantage à miser sur la location d’équipement afin d’abaisser son seuil de rentabilité et son coût du capital tout en minimisant les risques, on préconise, pour la téléphonie locale, une hausse du seuil de rentabilité dans un marché qui, pris dans son ensemble, n’est pas reconnu pour sa profitabilité.Avec la hausse des tarifs du service local depuis trois ans, «ce marché est devenu plus séduisant.Il nous intéresse.Mais compte tenu des paramètres fixés, la concurrence dans le segment local va forcément cibler, au départ, le marché des entreprises et des régions densément peuplées.Là où il sera moitis difficile de rentabiliser plus rapidement ses investissements», poursuit M.Barnes.Le CRTC estime, d’ailleurs, qu'avec les nouveaux services facultatifs et la hausse des tarifs, le service local dans les grands centres réussira à couvrir ses frais, tout en prévoyait un mécanisme d’inter financement entre l’interurbain et le service local dans les régions éloignées.Etant la seule, avec Bell, à disposer de son propre réseau, AT&T Canada entend engranger de l’interconnexion.Toutefois, compte tenu de cette convergence vers le mutimédia qui se dessine à grands traits, de ces mariages entre les différentes technologies et entre le contenant et le contenu — et qui implique désormais les réseaux des câblodistributeurs — on entend minimiser les risques en favorisant la voie des alliances, des partenariats.On donne, ici, l'exemple de l’expérience pilote en multimédia Total Vision menée par Bell Canada à Dindon et à Repentigny.La compagnie de téléphone a engagé plus de 40 millions dans ces deux villes, ce qui est susceptible de lui coûter au moins 10 000 $ par abonné pour déployer son infrastructure multimédia.Devant de tels investissements, Bell a été la première à reconnaître qu’«f/ ne sera sans doute pas possible de soutenir la même structure de coût que Repentigny pour le déploiement à grande échelle».«Ils (Bell) ont besoin d’un réseau, a renchéri Sylvia Morin, porte-parole du Groupe Vidéotron.Pour l’obtenir, cela nécessite un investissement énorme.Ils ont reconnu que (l'expérience de Repentigny) était un test qui ne reposait pas sur un fondement économique, qu’il ne pouvait être reproduit ailleurs sur une base économique.Nous croyons que les conclusions de ce test vont dicter la marche à suivre de Bell dans la câblodistribution».Mme Morin invite à faire les calculs suivants.La câblodistribution au Québec représente un marché de 700 millions, de trois milliards au Canada.En revanche, la téléphonie (voix, données, affaires, résidentiel, local et interurbain) constitue un bassin de cinq milliards au Québec, de 16 milliards à l’échelle canadienne.VOIR PAGE E 4: CONVERGENCE BELL CANADA Services à valeur ajoutée et applications évoluées combinant la téléphonie traditionnelle au sans-fil et à l’Internet: pour les Bell et consorts, il s’agit d’une marche inexorable vers plus de flexibilité et de vitesse.Bell prend les devants en prônant la concurrence BELL CANADA Après le bris du monopole dans l’interurbain, l’ouverture de la téléphonie à la concurrence ne pouvait s’arrêter là.GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, Bell Canada entend relever le pari de la concurrence en capitalisant sur sa force: son réseau.Après le bris du monopole dans l’interurbain, l’ouverture de la téléphonie à la concurrence ne pouvait s’arrêter là.Bell a pris les devants en proposant que cette concurrence soit rapidement étendue au service local et en se faisant défenseur de la convergence.«Même si les services à forte marge seront les premiers à être attaqués (par la concurrence), il était plus important pour nous de proposer l'ouverture de la concurrence tous azimuts et de mettre nos efforts dans le développement de nouveaux revenus, plutôt que de se figer dans les monopoles passés.Cela soulève d’énormes défis, mais nous devons y faire face en plongeant dans l’avenir», a résumé Bernard Courtois, premier vice-président, réglementation, chez Bell Canada.L’on parle, ici, de développement de services à valeur ajoutée et d’applications évoluées, en combinant la téléphonie traditionnelle au sans fil et à l’Internet.Et l’on parle aussi, pour des Bell et consorts encore touchés par une réglementation restreignante, d’une marche inexorable vers plus de flexibilité, plus de vitesse.Cet avenir, ce sont des réseaux qui convergent, qui se parlent.C’est l’abolition des barrières, des plateformes, des distinctions entre les segments de l’univers des télécommunications.Dans un univers où tout devient numérique.Les réseaux se numérisent, les contenus aussi.Or, si lorsque l’interurbain était ouvert à la concurrence en 1992, Bell était confrontée à un réseau encore sous-développé (celui d’Uni-tel) et à deux entreprises de téléphonie cellulai- re, «nous avons aujourd’hui, en face de nous, une dizaine de réseaux ne demandant qu’à s’alimenter, a lancé M.Courtois.Le phénomène de la convergence est là.Il est disponible a tout le monde.Il s’agit de savoir comment on va l’exploiter et c’est là que Bell va se différencier», a ajouté Stéphane Vaillancourt, vice-président, inforoute et multimédia, chez Bell.Dans le passé, des projets comme Cirrius ont permis de circonscrire la convergence des technologies.On s’attaquait alors au transport de l’information, qui comprenait voix, image et données.«Aujourd'hui, on veut capitaliser sur la convergence de quatre environnements qui se recoupent, qui ont des intersections très claires: la télécommunication, l’information, le divertissement et le transactionnel», a ajouté M.Vaillancourt.Si les démarches ont permis, entre autres, d’établir des accès à haute vitesse aux places d’affaires et de développer des technologies telles LNPA (qui permet de réutiliser le bon vieux fil de cuivre et de relancer le co-axial) et le sans-fil à haute vitesse, l’objectif de Bell consiste à amener l’autoroute à haute vitesse aux résidences.Et de multiplier les points d’accès au réseau de façon sécuritaire.«L’environnement qui se dessine est riche en potentiel pour Bell, qui se donne les moyens d'embarquer sur une (nouvelle) courbe de croissance en sortant de ses structures traditionnelles», a renchéri M.Vaillancourt, qui énumère des services à valeur ajoutée tels que la carte à puce multidimensionnelle, la messagerie unifiée multimédia, le commerce électronique sur les Intranets, etc.«On ne regardera évidemment pas le train passer.Im force de Bell réside dans son réseau, un réseau intelligent et puissant qu’elle contrôle de bout en bout.Bell a, ici, une occasion de se différencier.Elle va y parvenir en logeant tous les types d’applications possibles sur son réseau.» Il prend soin d’ajouter qu'il n’est pas question de minimiser ou de sous-estimer le poids de la concurrence, notamment celle des câblodistributeurs, mais «ils ne vont pas partout, ils n’ont pas de lietts internationaux par exemple.Ils doivent s’allier à d’autres fournisseurs de services.Quant à l'Internet il a ses limitations en termes de qualité, de transmission, de fiabilité.» C’est ici que s’inscrit l’expérience pilote menée à Repentigny.«C’est une plateforme d'expérimentation, un centre de recherche que nous exploitons à Repentigny.Ce qu’on va y apprendre c’est l'interactivité, qu’on va pouvoir transférer sur LNPA.» Ce chemin n’est cependant pas dénué d’embûches.Sans oublier le cadre réglementaire, qui demeure toujours contraignant pour Bell.«L’expérience dans l’interurbain nous a enseigné que la concurrence fait disparaître l’interfinancement.Nous avons subi une baisse de notre part de marché mais nos installations sont toujours là.Et nous sommes toujours confrontés à cette obligation de desservir tout le monde, même là où les coûts sont plus élevés, a fait remarquer Bernard Courtois.Nous devons desservir tout le monde, même nos concurrents.Cela demeure un fardeau réglementaire.Et c’est compliqué, même si tout se fait de façon harmonieuse.» Comment desservir de façon rentable les régions moins densément peuplées?Comme toutes les entreprises desservant ces régions seront invitées à mettre l’épaule à la roue, comment va se dessiner le modèle d’interfinancement?Et que fera-t-on des nouveaux venus desservant ces régions mais n’offrant leurs services qu’aux clients plus rentables?Comment va s’articuler la formule de plafonnement des prix?Quelle souplesse accordera-t-on à la tarification?Ce ne sont là que quelques exemples de questions qui demeurent encore d’actualité.Pour plus de renseignements : Montréal : 231-1923 Québec : 694-3101 Hull / Ottawa, Toronto : Tel.: 1-888-Mlink-56 Fax : l-800-Mlink-84 www.Mlink.NET info@Mlink.NET 300.boul.René-Lévesque Ouest, bureau 1006, Montréal (Québec) H2Z IW7 Technologie LNPA (RADSL) Donnez à votre réseau informatique un accès Internet corporatif à grande vitesse, fiable et à coût raisonnable grâce à la nouvelle technologie LNPA (RADSL) 4914 I E D E V II I II , L K S S A M E l> I 2 !» K T l> I M A X C Il E :i II X (I V E M II II E I II II 7 E 4 m ELECO MM UNICATIONS CONVERGENCE La téléphonie locale s’ouvre à la concurrence SUITE DE LA PAGE E .'I «Si Bell veut, disons, 10 % de notre marché, ils vont devoir consentir des investissements énormes pour s'approprier 70 millions.À l’opposé, si nous obtenons 10 % de son marché, nous aurons à engager des investissements pour obtenir une part de 500 millions.Notre potentiel de gain est de beaucoup supérieur à nos risques de pertes de marché.» Cette seule logique incite à croire que les «telcos» pourront difficilement se lancer, directement du moins, dans la câblo alors que l’inverse est on ne peut plus réalisable, après l’obtention de tests concluants sur la transférabilité des numéros de téléphone.D’ailleurs, chez AT&T Canada, on entend jouer sur les deux fronts (téléphonie locale et câblodistribution) en favorisant, faut-il le répéter, les partenariats, les alliances.En ce sens, les analystes tablent déjà sur un nouveau rapprochement entre AT&T Canada et Rogers Communications, auparavant liées dans l’aventure Unitel.«C’est certain que notre stratégie en est une de partenariat avec des entreprises locales, fortes, disposant de leurs propres réseaux.Nous avons déjà des réseaux mais ils doivent être convertis pour devenir bidirectionnels.Cela exige beaucoup d'investissements.Et le client recherche de plus en plus la simplicité, dans la facturation notamment», a souligné Peter Barnes, vice-président, affaires publiques, chez AT&T Canada Entreprises.Vidéotron Chez Vidéotron, on rappelle que l’on évolue déjà avec la concurence, soit celle offerte par la télévision satellite.Et que Bell Canada y est déjà présente, avec sa participation majoritaire dans ExpressVu.«Cette concurrence a toutefois un important obstacle à surmonter: son coût à l'entrée pour le consommateur.Ce service se limite donc aux personnes ayant un revenu discrétionnaire élevé.» On invite également à surveiller de près l’arrivée de la technologie du sans fil, répartie à l’heure actuelle entre deux fréquences.Il y a ce qu’on appelle la LMCS, constituée de cellules plus petites et de portée réduite, et la MNDS, à portée géographique plus large.«Avant d'évaluer l'impact de ces nouveaux entrants potentiels, il faudra avoir une idée de leur tarification et de leur programmation.» Dans cet environnement, Sylvia Morin joint sa voix à celle de Louis Audet, président de Cogeco, pour avancer que «le bouquet de services va faire la différence».M.Audet parle de la bidirection-nalité, de l’accès à Internet à très grande vitesse et de la multiplication des canaux (jusqu’à 500) comme étant une réponse adéquate des câ-blos à l’invasion de la concurrence.Mais cela exige également d’énormes investissements, pour augmenter la qualité du signal, pour passer à l’ère du bidirectionnel, et pour accroître la capacité des réseaux existants à offrir ces nouveaux services.«Nous avons un avantage concurrentiel majeur: le réseau.Mais il est clair que ça prend la bidirectionnalité.Que ça prend la capacité, que ça prend la numérisation, qui aura pour effet de multiplier la capacité du réseau», a ajouté Mme Morin.L’on parle donc, ici, de câbles à fibre optique plutôt que coaxiaux, mais également, et surtout, «d'un terminal numérique dans les foyers», déclare Sylvia Morin.«Nous avons déjà le signal numérique, il doit toutefois être converti en signal analogique lorsqu 'on entre dans les foyers.C’est là que se situe le problème.» T É L É C 0 M M 1 N 1 C A T 1 0 N S C K l AMI K II S r K l 1 A 1.K S 1 I* C It 1.1 K 1’ A II 1.K I) K V II I || Cou ce |il ion r ¦ il il C 1 i O II II C 1 1 C (i K 1! A H 1) K Kit r K K C o o ni i Il il 1 i II II 1.0 l’I SE- MA itn: il u i l i Coll tl li 1 l il I I O II me UK HA III), (if: Il A HD lil Kl'RK.KO K K lî T DI TRI SAC.RKXOiT M L X (i K 11 I! r v ANDRÉ SAUVYN s i o il |)K.MS l)K M a a i»* r s V V K S I)’ \ Y1 (i X 0 X Di rccl ion m r 1 i s 1 i I.K I) K V 0 I 11 .I.K S S A M K I> I 2 !l Y.T I) I M A X < Il Y A tl X (I V K M I! Il K I m l C 0 M M U N l C A T10 N S L’interurbain et le marché local GÉRARD HÉ RU B K LE DEVOIR Cinq ans après le fait, nous commençons à peine à évaluer de façon précise l’impact de l’ouverture du marché de l’interurbain à la concurrence, lit le portrait n’est pas ties plus reluisants pour les monopoles d’hier, qui ont ain;ji assisté à la mise à mort du modèle de l’interfinancement A peine pansent-ils leurs plaies qu’on les invite, cette fois, à ouvrir leurs portes, leur infrastructure et leurs réseaux à la concurrence dans la téléphonie locale.Car avec le nouveau cadre réglementaire retenu par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) en mai dernier, les compagnies de téléphone pourront, dès le l'T janvier, entrer dans la câblodistribution, et vice versa.L’organisme de réglementation place donc, face à face, une industrie de téléphonie valant 16 milliards au Canada ET une industrie de télévision câblée valant trois milliards, en invitant les deux principales technologies à entrer en collision sur l’autoroute de l’information.Le résultat de cette collision sera la convergence, une fusion des deux technologies qui permettra aux consommateurs de l’avenir d’obtenir toutes leurs communications d’une seule compagnie.Si cette marche, voire cette course vers la convergence est désormais irréversible, on peut supposer qu’a la lumière des déséquilibres de taille entre les deux grands groupes en présence, la téléphonie ne peut qu’en sortir victorieuse.Or, à voir comment les télécommunications traditionnelles ont été secouées dans l’interurbain, on ne devrait pas conclure de la sorte aussi rapidement.Si, dans les devis intiaux, les observateurs chiffraient à 20 %, au plus, la perte de part de marché des Bell Canada et consorts, la saignée atteint plutôt le tiers après cinq ans.Si, dans les devis originaux, la plupart des observateurs misaient sur une mort rapide d’Unitel — principal instigateur du bris du monopole dans l’interurbain — c’est finalement à la naissance d’un solide concurrent issue de la reprise d’Unitel par AT&T â laquelle on a assisté.Bell et consorts se retrouvent aujourd’hui, dans l’interurbain, confrontés à l’action de deux concurrents aux poches profondes, AT&T Canada et Sprint Canada, et d’une flopée de revendeurs.Cette guerre de l’interurbain a atteint son |x>int culminant en février dernier, lorsque Sprint lançait son tarif uniforme à 15 cents la minute, Reproduisant le modèle appliqué initialement par AT&T aux Etats-Unis.Chez Bell Canada du moins, la société-mère BCE ne cesse de multiplier les avertissements quant à un bouleversement majeur à venir, ayant vu sa part du marché de l’interurbain (un marché de huit milliards de dollars) chuter à 66 % depuis le bris de son monopole, en 1992.L’ouverture du marché local (un marché de quatre milliards pour Bell) ne peut donc être prise à la légère.«Le 1" mai 1997, le CRTC a rendu plusieurs décisions importantes qui définissent les règles de l’évolution vets la concurrence totale et la réglementation par plafonnement des prix, peut-on lire dans les notes afférentes aux états financiers de BCE.L’établissement d’un régime par plafonnement des prix (en remplacement d'une réglementation fondée sur le taux de rendement) et l'avènement de la concurrence dans le service local peuvent avoir une incidence sur la capacité des filiales et sociétés associées de télécommunications réglementées de BCE de récupérer leurs coûts à même les tarif facturés aux clients.» Et BCE d’ajouter la mise en garde suivante: il pourrait s’ensuivre «d’importants changements dans la valeur comptable de certains éléments d’actif et du passif, et l'élimination de produits intersociétés tirés des ventes de Nortel aux filiales et sociétés associées réglementées de BCE».Ce sera évidemment un grand test pour Bell, qui s’attend à ce que les concurrents, disposant d’une infrastructure plus légère, viennent écrémer le marché local en ne s’attaquant qu’aux segments les plus lucratifs, soit ceux des grandes et moyennes entreprises.Certains vont pousser plus loin en étendant leurs offres de services au marché résidentiel, mais dans les régions à forte densité de population.Du coup les telcos traditionnels, déjà coupés de l’interfinancement entre l’interurbain — hier leur vache à lait — et le service local — déficitaire, dans l’ensemble —, vont devoir conjuguer avec cet autre bris dans l’inter financement, cette fois entre le service local consenti aux clientèles d’affaires et aux régions à forte concentration de population, et le service local hors des grands centres ou en régions à faible densité.Bell, selon ses estimations, supportait une perte d’un milliard de dollars dans la téléphonie locale en 1996.En 1992, l’écart entre les revenus et les coûts du service local était de 2,5 milliards.Entre ces deux périodes, Bell aura été contrainte à des coupes de 10 (XX) employés dans ses effectifs (soit 20 % de son personnel) dans un programme de compressions et de restructuration en trois phases, évalué à 1,7 milliard.Et 2200 autres employés devront être retranchés de sa force de travail d’ici la lin de 1997 afin de rétablir les rendements et de contrebalancer les pertes de parts de marché dans l’interurbain, Bell ayant sous^stimé l’érosion de ce marché sous le jeu musclé des Sprint, AT&T Canada et des revendeurs.On réplique que depuis l’éclatement des monopoles et l’ouverture de l’interurbain à la concurrence, AT&T Canada n’a gagné que 10 % du marché, devançant Sprint de quelques points de pourcentage.Il reste encore près de 70 % du marché entre les mains des monopoles d'hier.On souligne aussi que sans cette concurrence féroce, le prix moyen des appels interurbains effectués à l’intérieur du Canada aurait été de 48 cents la minute, contre une moyenne actuelle oscillant entre 10 et 15 cents.Chez AT&T Canada on va plus loin.«Le consommateur (l’entreprise ou le résidentiel) a gagné beaucoup à l’avènement de la concurrence dans l’interurbain.On voit de plus en plus une très grande disponibilité de services différents.De plus, les prix ont baissé de façon substantielle.Prenez le service 1-800.Il se situe à environ 20 cents ta minute aujourd’hui alors que sans la concurrence, le prix serait au-dessus des 40 cents», a ré sumé Peter Barnes, vice-président, affaires publiques, chez AT&T Canada Entreprises.«Avec toute cette compétitivité dans le marché, le consommateur y gagne.Et il peut exercer des choix.Il n ’est plus soumis aux décisions d’un monopole.» M.Barnes profite de l'occasion pour prêcher en faveur du maintien de la réglementation, de l’exercice d’un contrôle ré glementaire dans l’industrie.Par exemple, Bell et consorts sont les seules à devoir débattre de leur tarification devant le CRTC, et à soumettre une grille qui reflète leurs coûts d’exploitation.«Un autre 18 mous de réglementation nous ferait du bien et permettrait d’établir un environnement de saine concurrence.Un concurrent avec un rendement de 11,4 %, qui rctieid près de 70 % du marché de l’interurbain et 100 % du marché local, conserve un solide pouvoir.Ijcs telcos ont toujours cette force et cette capacité d’influencer le marché».Il rappelle qu’après cinq ans, la concurrence dans l'interurbain en est toujours à sa première étape.«Après avoir vu United frôler la faillite nous avons, avec trois banques, repris l'entreprise et injecté 250 millions.Mais malgré tous nos investissements, nous sommes encore en situation de perte.Nous espérons inscrire nos premiers profits en 1998 mais ce sera très difficile.Vouloir tout déréglementer, trop vite, serait, à ce stade-ci, dangereux pour le consommateur.» On commence à peine à évaluer l’impact de l’ouverture du marché de l’interurbain à la concurrence Concurrence dans la câblodistribution Aux modes de distribution alternatifs, les câblodistributeurs répliquent avec la bidirectionnalité GÉRARD HÉ RII HÉ I.E DEVOIR Télévision par satellite, système de distribution par micro-ondes, ouverture au monde de la téléphonie (et vice versa), la câblodistribution — un marché de trois milliards au Canada — n’a jamais été aussi ouverte à la concurrence et aux modes de distribution alternatifs.Mais les câblodistributeurs traditionnels n’entendent pas s’en laisser imposer, en répliquant avec la bidirectionnalité.Chez Vidéotron, notamment, on ne parle pas de l’arrivée des géants de la téléphonie dans un marché de trois milliards de dollars.On préfère plutôt mettre l’accent sur cette opportunité, offerte au câblodistributeur, de péné trer un marché — celui de la téléphonie — évalué à 16 milliards au Canada et à cinq milliards au Québec.Quant à Cogeco, le président de l’entreprise, Louis Audet, a réaffirmé encore récemment que «les entreprises de câblodistribution allaient continuer de prospérer grâce à la mise en marché de nouveaux services qui exploitent la composante bidirectionnelle et le haut débit, tels que la téléphonie et les services de données, dont l’accès à l’Internet à très haute vitesse.» M.Audet a ainsi applaudi l’adoption comme standard mondial, par les géants américains de la câblodistribution, d’une plateforme «intelligente, secure et multidirectionnelle appelée «Open Cable»».Le déploiement de cette technologie numérique «concrétisera la réalité des 500 canaux et plus, que les technologies alternatives ne pourront en toute probabilité égaler».Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunivcations canadiennes (CRTC) a, en définitive, sonné le glas de ce qui restait des monopoles dans la téléphonie et la câblodistribution en mai dernier.Moins de cinq mois plus tard, Bell Canada lançait une expérience pilote de multimédia à London (Ontario) et à Repenti-gny.Ixj projet, appelé TotalVision, est un servive de câblodistribution numérique et d’accès à Internet à haute vitesse, pour une mensualité de 76,85 $.A ces services doit s’ajouter la vidéo «quasi sur demande», offrant un choix de films en ligne pouvant être visionnés à toutes les 15 minutes.La solution multimédia de Bell à l’étude s’articule autour de la câblodistribution numérique, de l’accès à Internet par l’ordinateur à une vitesse 100 fois plus rapide que le modem le plus répandu et quatre fois plus grande que la vitesse du câble-modem de Vidéotron, et l’accès à Internet par téléviseur grâce au «Network Computer» NC mis au point par la société américaine Oracle.L’expérience multimédia à Repentigny doit se terminer le 31 mai 1999.Quant au volet câblodistribution, Bell se donne jusqu’au début de l’an prochain pour décider si elle déposera ou non une demande de licence.Enfin, Bell prévoit entreprendre la commercialisation grand public de la large bande sur ligne de cuivre quelque part au deuxième trimestre de 1998.Le même jour où Bell annonçait les détails de son projet TotalVision, Vidéotron précisait qu’elle menait de son côté des tests de transférabilité des numéros de téléphone et que sa filiale, Vidéotron Telecom, venait de recevoir du CRTC le statut d’entreprise de services locaux concurrentiels.Cette reconnaissance lui permettait d’entrer dans le marché québécois de la téléphonie résidentielle locale et d’affaires.La pierre angulaire de cette percée dans la téléphonie, la transférabilité des numéros de téléphone, VIDEOTRON Les câblodistributeurs ont maintenant l’opportunité de pénétrer un marché, celui de lu téléphonie, évalué à 16 milliards au Canada.Ci-dessus, le centre de gestion de réseau de Vidéotron.est l’objet d’un test devant s’étendre jusqu’en mars prochain.La télévision par satellite Entre «telcos» et «câblos» est venue se glisser la télévision directe par satellite.Tour à tour Star Choice (fin avril) puis ExpressVu (mi-septembre) ont lancé leur service de télévision par satellite, en promettant de mener la vie dure aux câblodistributeurs et aux boutiques de location de films vidéos avec une grille tarifaire concurrentielle.«Ce qu’on offre de plus que le câblodistributeur, c’est la qualité supérieure du son et de l'image.C’est également la souplesse dans le choix de la programmation et la flexibilité quant au type d’abonnements, la technologie portative et un vaste choix de canaux même là où le câble ne peut se rendre», a résumé Mark Pezarro, président et directeur des opérations chez Star Choice Communications.Depuis son lancement, Star Choice compte 23 ()()() abonnés, une liste composée en grande partie de nouveaux clients et d’un nombre, plus restreint, recruté parmi les 300 000 usagers du marché gris et chez les 6000 abonnés d’Alphastar (un service satellitaire offert par Tee-Connn, qui a déclaré faillite).Plus récent, le service d’ExpressVu compte 2(XH) abonnés.Star Choice croit être en mesure d’offrir 126 canaux, dont 30 canaux audio.ExpressVu offre 69 canaux et 34 canaux de musique mais prévoit, à terme, présenter une grille de 180 canaux, grâce à l’utilisation d’un satellite canadien devant être mis en orbite en septembre 1998.Tous deux offrent leur programmation sous de multiples paquets, avec tarifs correspondants, et menu pour canaux supplémentaires à la carte.Le CRTC a sonné le glas de ce qui restait des monopoles dans la téléphonie et la câblodistribution Le service de base oscille entre 7,95 $ et 8,99 $ par mois.A l’autre extrémité du spectre des services offerts, on parle d’un tarif pouvant varier entre 34,99 $ et 45,95 $ par mois.A cela il faut ajouter le coût du décodeur et de la soucoupe, à un prix oscillant entre 599 $ et 999 $, mais démocratisé grâce à la formule location.Selon ExpressVu, deux millions de familles canadiennes auront leur soucoupe d’ici sept ans.Et elle entend en retenir 75 %.Star Choice table également sur cette projection de deux millions de foyers mais pense accaparer la moitié de ce marché d’ici dix ans.«Avec un million d’abonnés, nous serons viables», a ajouté M.Pezarro.«Nous pensons que les câblodistributeurs vont perdre entre 6 et 7 % de leur marché d’ici dix ans, continue-t-il.Nous convoitons également ce 1,1 million de foyers qui, se retrouvant dans une zone de faible densité, n 'ont pas le câble.Aussi ce 1,3 million de foyers desservis par un câblodistributeur local offrant moins de 40 canaux.Nous visons également ces 2,4 millions de foyers qui ont un acccès au câble mais qui ont décidé de ne pas s'abonner.Et ce million de foyers disposant d’une résidence secondaire, notre équipement pouvant facilement se débrancher pour s'installer au chalet, sur un véhicule récréatif ou sur un bateau.» On courtise, enfin, les 300 000 usagers du marché gris, qui s’en remettent à un service américain équivalent.A ces personnes, ExpressVu et Star Choice offrent des «rabais de conversion».Et on leur fait miroiter les avantages d'un service canadien.«Sur le marché gris, ils paient en dollars américains, ce qui peut leur revenir entre 50 et 75 dollars canadiens par mois.Ils n 'ont pas accès à une pro- grammation en fiançais et à une programmation canadienne.Bar exemple, c'est ISBN qu’on leur sert, et des parties de hockey impliquant des équipes américaines, alors qu’ils peuvent aussi, avec nous, obtenir TSN et voir évoluer leurs équipes canadiennes», fait remarquer M.Pezarro.Quant à la valeur ajoutée que peut représenter une combinaison câblo-distribution-téléphonie-accès à Internet, «nous devrions être en mesure de l’offrir, par le jeu d’alliances stratégiques, d’ici 12 ou 24 mois», renchérit le président de Star Choice.Look Télé On ne peut compléter ce tour d’horizon sans parler de l’arrivée de Look Télé, prévue pour la fin de 1998.Ce consortium, contrôlé par Téléglobe Entreprise Média, entend s’en remettre à un système de distribution par micro-ondes appelé SDM (pour système de distribution multipoint), une infrastructure peu onéreuse qui permet la distribution numérique d’émissions télévisuelles et d’autres contenus requérant une large bande passante.Les premiers marchés visés par Look Télé sont le Québec, le sud et l’est de l’Ontario; le consortium s’est fixé pour objectif d’entrer dans 2,7 millions de foyers et de diffuser jusqu’à 150 chaînes.«C’est l’infrastructure la moins coûteuse pour offrir la qualité numérique.C’est une plateforme à faible coût pour large bande et c’est une technologie évolutive», avait soutenu Claude Forget, président du conseil de bjok Télé, lors du lance-ment de ce consortium, en juin dernier.Look Télé entend ainsi déployer ses antennes micro-ondes dans la majeure partie du Québec.Avec un prix du service de base mensuel de 20,50 $ (incluant la location du récepteur), on si1 propose de concurrencer de manière dynamique à la fois les câblodistributeurs et les nouveaux services de diffusion directe par satellite.mouski ebec mmondville Peterbôl ^¦mgston lurlington/Oakville imilton Demandez notre dépliant Rapidus Affaires décrivant tous les services dont votre entreprise pourrait profiter en composant lej goo 665-5151 ou- écrivez-nous à l’adresse suivante :services.affaires@cgocable.ca Une longueur d’avance avec COGECO COGECO est le quatrième plus important câblodistributeur au Canada.Nous sommes une entreprise de télécommunications dont les activités sont concentrées au Québec et en Ontario.COGECO a poursuivi avec vigueur la modernisation de ses réseaux de câble, par le déploiement d’une architecture hybride de fibre optique et de câble coaxial.Ces travaux ont grandement contribué à améliorer la qualité technique des services et à augmenter la capacité et la fiabilité des réseaux, en plus de les rendre bidirectionnels.Le service d’affaires Rapidus de COGECO est à la fine pointe du développement en matière d’autoroute de l’information.Faites bénéficier votre société, qu’il s’agisse d’une PME ou d’une grande entreprise, d’un accès au réseau Internet à haute vitesse grâce à la technologie du modem câble.Et donnez une longueur d’avance à vos affaires ! R \P7 DUS I ///V-V' I.E I) K V OIK.I.K S S A M K I) I 2 II K T I) I M A N < Il K It U X O V K NI 11 I! K I !MI 7 (> I, CATIONS Depuis sa récente apparition, la téléphonie sans fil a changé le mode de vie de bien des gens.BELL MOBILITE La révolution du sans-fil La téléphonie numérique sans fil, la nouvelle génération du cellulaire ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR La bataille de la téléphonie numérique sans fil est bel et bien commencée mais il ne s’agit que d'une des technologies de télécommunications sans fil — sans doute la plus lucrative — qui verront le jour au cours des prochaines années.Maintenant dans le domaine public, les systèmes de télécommunications micro-ondes, mis au point par le complexe militaro-industriel américain, ont donné lieu à des applications civiles.Au Canada, Industrie Canada a accordé une flopée de licences que des entreprises commerciales entendent exploiter d’ici l’an 2000.D’autres licences ont été offertes et le processus d’octroi suit son cours.D’autres encore demeurent en réserve.Certains de ces systèmes de télécommunications sans fil portent comme nom des sigles sibyllins: SDM pour Système de distribution multipoint ou SCML pour Système de communication multipoint local.A cela s’ajoutent les nouveaux systèmes de communication par satellites: Iridium, ORBCQMM et Globalstar.Certaines de ces applications serviront a la télédistribution d'émissions télévisuelles et a l’accès à Internet, d’autres à la communication mobile des grands routiers, d'autres à la transmission de données, d’autres encore au téléavertissement.Dans la téléphonie sans fil, les deux réseaux établis de téléphonie cellulaire, Mobilité Canada et Rogers Cantel, ont vu débarquer leurs deux nouveaux concurrents dans la téléphonie dite SCP (Services de communication personnelle), Microcell et Clearnet.Ix“s SCP ne représentent que l’évolution technologique de la téléphonie sans fil qui passe du mode analogique des réseaux cellulaires actuels au mode numérique dont les avantages techniques — qualité sonore, services évolués, possibilité de transmission de données et d’accès à Internet, bande passante plus large — sont indéniables.Sur le plan économique, le mode numérique et les nouvelles normes de transmission sur la fréquence octroyée de 1,9 gigahertz (les réseaux cellulaires actuels occupent la fréquence de 800 mégahertz), c’est-à-dire la norme GSM pour Microcell et AMCR pour Clearnet et Mobilité Canada, permettent de desservir davantage d’abonnés à un moindre coût Il est donc à prévoir que les tarifs de la téléphonie sans fil vont subir de fortes pressions à la baisse au cours des prochaines années.Et c’est déjà commencé puisque Microcell et Clearnet ont annoncé des forfaits tarifaires qui, toutes choses étant égales, sont inférieurs aux tarifs pratiqués par les réseaux établis.Avant même l’arrivée des nouveaux concurrents, la téléphonie sans fil, lancée en 1985, connaissait un essor fulgurant.Selon Statistique Canada, le nombre d’abonnés des réseaux actuels est passé à 3,4 millions en 1996, en hausse de 32 % par rapport à l’année précédente, ce qui comprend 750 (XX) abonnés du service de téléavertissement.L’industrie a encaissé des revenus de 2,8 milliards en 1996, soit 25 % de plus qu’en 1995, et ce même si les revenus mensuels par abonné ont diminué de 5,5 % pour s’établir à 69 $.la téléphonie cellulaire a compté pour 86 % de ces recettes, la vente d’appareils pour 9 % et les services de radio-messagerie pour 5 %.Selon un sondage Angus Reid effectué au printemps dernier, près du tiers des ménages au Canada disposent d’au moins un téléphone cellulaire, ce qui représente trois millions de foyers.la moitié de ces usagers sont abonnés au service depuis deux ans ou moins et 17 % des personnes interrogées ont indiqué leur intention de se doter d’un téléphone sans fil d’ici un an.Pas étonnant que l’industrie voie l’avenir en rose.Mobilité Canada domine nettement le marché.Cette alliance qui regroupe les filiales en téléphonie sans fil des grandes compagnies de téléphone comme Bell Mobilité accapare 60 % du marché canadien.En outre, ces entreprises s’appuient sur une base financière solide, ce qui n’est pas le cas pour Rogers Cantel.En 1997 et 1998, Bell Mobilité (qui dessert l’Ontario et la majeure partie du Québec) aura investi 750 millions dans son nouveau réseau de SCP basé sur la norme AMCR et déployé sur la nouvelle fréquence 1,9 gigahertz.Rogers Cantel s’est contentée, (xiur sa pari, de déployer son service numérique sur l’ancienne fréquence de 800 mégahertz avec une norme vieille de dix ans, la norme AM RT.Cette norme présente l’avantage d’être utilisée sur tout le réseau AT&T aux Etats-Unis et son déploiement coûte moins cher puisque cette technologie s’installe sur les antennes cellulaires en place.Mais elle est moins performante que les normes plus récentes et son utilisation ne règle pas le problème de la saturation prochaine de la fréquence de 8(X) mégahertz.Tôt ou tard, Rogers Cantel devra consentir les investissements nécessaires pour l’utilisation de la fréquence de 1,9 gigahertz, investissements évalués a quelque deux milliards de dollars.Les nouveaux réseaux Microcell et Clearnet ne sont encore fonctionnels que dans les grandes agglomérations, tout comme le réseau SCP de Bell Mobilité.Mais cet handicap est désormais atténué par les nouveaux appareils bimodes qui passent automatiquement de la fréquence SCP à la fréquence cellulaire en fonction du lieu où se trouve l’usager.En outre, Microcell, Clearnet et Bell Mobilité ont signé des ententes d’«itinérance» qui permettent aux usagers d’utiliser leurs appareils SCP dans la plupart des grandes villes d’Amérique du Nord.Comme la norme GSM est celle qui a cours en Europe et en Asie, Microcell offre également cette possibilité d’itiné-raiice sur ces continents.A l’heure actuelle, Microcell et Clearnet n’ont qu’une part infime du marché.Microcell prévoit compter 60 000 abonnés d’ici la fin de l’année.En revanche, les nouveaux venus ont déjà modifié le marché de la téléphonie sans fil en offrant des tarifs très concurrentiels et une gamme de services évolués.Mobilité Canada et Rogers Cantel ont adapté leurs tarifs en conséquence.Ces leaders font face à un dilemme: s’ils abaissent trop rapidement leurs grilles de tarifs, ils se priveront de revenus importants en provenance de leur bassin de clients actuels.Dans le cas de Rogers Cantel, cette problématique est encore plus criante: après plus d’une décennie, ses activités ne génèrent toujours pas de bénéfice et une baisse de tarifs, importante et généralisée, pourrait aggraver sa situation financière.Microcell et Clearnet poursuivent une stratégie de démocratisation de la téléphonie sans fil.D'ici dix ans, prédit l'industrie des SCR le téléphone sans fil deviendra le principal mode de communication locale de près de la moitié des Canadiens.En 2005, on indique que 40 % des adultes canadiens, soit 15 millions de personnes, auront leur téléphone sans fil personnel.Il est à prévoir que les tarifs de la téléphonie sans fil vont subir de fortes pressions à la baisse au cours des prochaines années La guerre des prix du numérique Moins cher que le cellulaire et d’une qualité de transmission supérieure, le SCP a tout pour déloger «l’ancêtre» cellulaire ÉRIC B É RA RI) , COLLABORATION SPÉCIALE Alors que le téléphone cellulaire traditionnel (ou analogique) est bel et bien entré dans nos mœurs comme un outil de communication parmi tant d'autres, voilà qu’il se fait montrer la sortie par le petit nouveau.Il s’agit du service de téléphonie sans til communément appelé SCR — pour service de communication personnel.Moins cher que le cellulaire, plus discret et d’une qualité de transmission supérieure, le SCR a tout pour déloger «l’ancêtre» cellulaire.Evidemment, une telle perspective d'expansion du marché a attiré les entreprises de téléphonie sans fil et, une fois le consommateur convaincu des vertus du SCR reste à se l’accaparer par des offres les plus alléchantes possibles.Nous avons examiné les offres des quatre entreprises actives au Québec et d;uis la région de Montréal, afin de tenter de mettre un peu d’ordre dans la masse de forfaits offerts par Bell Mobilité (SCR Plus), Microcell (Fido), Clearnet SCP et Cantel AT&T (Amigo numérique).Voici donc un aperçu des forfaits de base offerts par ces différentes entreprises.Bien sûr, une foule d’options peuvent être ajoutées dans chacun des cas à des tarifs qui varient mais, pour que les comparaisons tiennent, nous nous en sommes tenus aux services de base.Le téléphone Amigo est disponible pour 149 $ et on |)eut l’utiliser pendant 100 minutes pour 19,95 $ par mois.On peut aussi choisir le forfait 400 minutes pour 39,95 $.Fido, de son côté, offre une gamme d’appareils téléphoniques coûtant entre 175 $ et 350 $, le service mensuel étant de 20 $ pour 100 minutes et de 40 $ pour 4(X) minutes.Du côté de Clearnet on propose un téléphone au coût de 149 $ et deux forfaits mensuels de base.Le premier offre 100 minutes pour 20 $ alors que, pour 10 $ de plus, vous pouvez avoir ces mêmes 100 minutes, plus un nombre illimité d’appels en soirée et les week-ends.Bell Mobilité, avec son SCP Plus, apparaît un peu plus cher avec ses trois forfaits: 25 $ pour 100 minutes, 50 $ pour 250 minutes et 100 $ pour 500 minutes.Les téléphones disponibles le sont pour des sommes variant de 199 $ à 299 $.11 est toutefois à noter que d’importants rabais sont offerts à la personne qui s’abonne à SCP Plus pour deux ans ou plus.Dans tous les cas, on doit ajouter un tarif de permis SCP qui avoisine les 4 $ par mois.Certaines nuances doivent cependant être apportées à ces chiffres livrés à l’état brut.Ainsi Mme Diane Fabi, porte-parole de Bell Mobilité, affirme que les entreprises concurrentes n’offrent pas un réseau aussi souple et étendu que celui de Bell Mobilité et n'offrent pas toutes la puissance de la bande 1,9 Ghz (comparativement à 800 Mhz pour le réseau analogique).En ce qui concerne la liberté qu’offrent les concurrents qui affichent un service sans contrat ni attaches, Mme Fabi fait remarquer que, les téléphones d’une compagnie n'étant pas compatibles avec les réseaux concurrents, un client qui aura déboursé 2(X) $ pour un téléphone ne sera pas vraiment plus avancé s’il décide de se «libérer» après trois mois avec un appareil devenu inutile.Le porte-parole de Microcell (Fido) rétorque à cela que s’il était vrai que, jusqu’à récemment, la zone de couverture numérique était relativement peu étendue, elle se développe à un rythme très rapide.De plus, d’ici quelques semaines à peine, lorsque l’utilisateur sortira d’une zone numérique à 1,9 Ghz, ses communications pourront continuer à être acheminées via le réseau analogique déjà existant.A l’égard de «l’attache technologique» reliée à un téléphone acheté et non compatible, il faut savoir que Microcell, tout comme Clearnet d’ailleurs, offre une garantie de remboursement des équipements de 30 jours en cas d’insatisfaction.Cependant après ce délai, il est vrai que le consommateur désireux de changer de fournisseur de services SCR devra se débrouiller avec un téléphone devenu inutile.Peut-être un conseil aux nouveaux utilisateurs: à l’abonnement, munissez-vous du téléphone le moins cher.Si jamais, pour une raison ou pour une autre, vous deviez changer d’idée après un mois, votre mise perdue sera moins importante.Passsé ce délai, si vous êtes satisfaits, il sera toujours temps d’opter pour de la «quincaillerie» plus élaborée.Clientèle d’affaires Toutes les compagnies mentionnées plus haut peuvent évidemment servir aussi les entreprises et la plupart ont concocté quelques forfaits destinés plus précisément à l’usage commercial.Cependant Clearnet a pour le moment une longueur d’avance auprès des entreprises puisque, en parallèle avec son service Clearnet SCP mentionné plus haut, un deuxième produit, appelé Mike, est directement conçu pour les entreprises ayant de grands besoins de télécommunications.Mike est à la fois un SCP, un téléavertisseur et une radio bidirectionnelle pour les communications internes.Les tarifs de Mike avoisinent les 20 cents la minute en mode téléphone mais le même forfait peut être décomposé, sans tarification supplémentaire, selon que l’on utilise l’appareil dans le cadre de l’une ou l’autre de ses fonctions.Ainsi le plan «Mike 35» prévoit 70 minutes de téléphone aux heures de pointe pour 35 $ mais le même 35 $ peut aussi être converti en 350 minutes de contact direct (communications internes) ou 700 messages de télémessagerie ou en un amalgame de l’ensemble de ces services.Là où Mike marque réellement des points cependant, c’est lorsqu’il offre une facturation cumulative des différents comptes de téléphone utilisés par les employés d’une même entreprise.Par exemple si votre directeur des ventes a «défoncé» son temps d’antenne de base prévu mais qu’en contrepartie un ouvrier de chantier n’a pas utilisé toutes ses minutes, Clearnet en tiendra compte dans sa facturation globale et l’entreprise n’aura ainsi pas à payer de pénalité à cause de la «loquacité» de l’un de ses employés.\ A l’abonnement, choisissez le téléphone le moins cher.si vous êtes satisfait, il sera toujours temps par la suite d’opter pour un appareil plus élaboré *****
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