Le devoir, 5 novembre 1997, Page(s) complémentaire(s)
- A K) I.K I) K V U I I! .1.K M K K (' K K I) | X 0 V K M 15 l< K I il !l 7 » * i CINÉMA SUITE I)E LA PAGE 1 et les illusions nécessaires.Cette production en anglais de l’ONF a réalisé 50 000 entrées dans une seule salle, à trois séances par semaine pendant presque un an.Plus que Léo- • lo.Le Confessionnal et Eldorado réunis.La tentative de ré- * péter l’expérience avec Le Sort de l’Amérique, de Jacques Godbout, s’est néanmoins soldée par un échec.La situation est telle que plusieurs distributeurs, qui ont parfois misé gros, sont aujourd’hui échaudés.«Cette situation n’est pas réservée au Québec», explique Sylvain Garel, l’un des rares spécialistes du cinéma québé-?< cois à Paris.«Les français se fichent du cinéma québécois, mais ils se fichent aussi des autres cinématographies.» Une b fois que les films américains et français ont monopolisé f.respectivement 55 % et 35 % des salles, il en reste à peine £ 10 % pour les autres pays.De ce nombre, les Anglais en oc-, cupent depuis peu la moitié.«Ce qui fait 5 % pour le reste y du monde, dont le Québec.» Cette concurrence est de plus p, en plus acharnée puisque, en 15 ans, le nombre de films ¦e qui sortent en salles à Paris a diminué de moitié.Personne ne le dit ouvertement, mais beaucoup pensent > que si le public français boude les films québécois, c’est aus-.si que la qualité n’est pas toujours au rendez-vous.Entre les , Carie et Arcand qui ont connu un succès certain, un Lauzon i.qui s’est tué en avion, un Falardeau qui a de la difficulté à ; tourner et une relève qui commence à peine à se manifes- - ter, «le cinéma québécois n’a pas encore trouvé son Atom .- Egoyan», dit Sylvain Garel.* Encore faut-il savoir quoi exporter, disent ceux qui - connaissent le marché.Difficile en effet de vendre aux > Français des comédies dont ils ne saisissent pas la moitié des gags et qui font déjà les choux gras de la production locale.Difficile aussi de battre les Américains et les Français , dans les films de genre, comme les (X)lars, qu’ils réalisent .avec des budgets beaucoup plus considérables.Restent les , films dits d’auteur, qui sont d’ailleurs les seuls à s’être jamais imposés à Paiis.Qu’on pense au succès de Gilles Carie, (huis les années 70, et à celui de Denys Arcand, dans les années 80.On se souviendra en effet que Le Déclin était, à ses débuts, considéré comme un film pour «intellos».Le festival qui s’ouvre ce soir à Paris parviendra-t-il à briser l’indifférence des milieux professionnels?Pour Pierre Lam-pron, président de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), fil s'agit de renouer un contact qui s’est brisé au fil des ans avec les professionnels», tout en répon-dant à l’invitation des organisations françaises qui assurent une partie de l’infrastructure.«Ce n’est pas gagné d’avance.Beaucoup de festivals de cinéma se sont cassé les dents à Paris», dit Michel Boujut, critique de Charlie Hebdo.lu suspension du festival de cinéma québécois de Blois, qui en était à sa sixième édition, au profit d’une manifestation parisienne plus axée sur les professionnels et la promotion ne lait pas l’uhanimité.Sur les 200 manifestations cinématographiques françaises, à peine quelques-unes ont choisi Paris.Tout simplement parce que les salles parisiennes sont engorgées et que la capitale coûte cher.très cher.Une simple campagne d’affichage sur les colonnes Morris, par exemple, peut facilement engloutir à elle seule les 100 000 $ que consacre cette année la SODEC à l’événement Sans compter que le microcosme de la critique parisienne est sollicité de partout.Week-ends sur la Méditerranée, repas gastronomiques dans le Périgord, séjour à Deauville, rien n’est trop beau pour attirer le gratin journalistique.L’autre désavantage du cinéma québécois en France, c’est que les deux pays ne comptent pas de vedettes communes pour attirer les foules.11 y a longtemps que Carole Laure, la marraine du festival de cette année, ne tourne plus au Québec.Parmi les consolations, le protocole d’accord que signeront aujourd’hui les ministres de la Culture française et québécoise apparaît pour plusieurs comme un espoir.En créant un fonds d’environ 300 000 $, le Centre national de la cinématographie (CNC) et la SODEC pourront faciliter la sortie de trois ou quatre films dans chaque pays annuellement.Les gouvernements pourraient ainsi fournir le coup de pouce qui manque à de petites productions pour accéder à une meilleure distribution.Quant à faire de l’argent avec un cinéma qui n’est pas américain, la façon la plus sûre, suggère Sylvain Garel, c’est encore «d’arrêter de faire des films»\ S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal soit recyclé.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ^3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Ix' site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier électronique redaction@ledevoir.com Pour l’agenda culturel (514) 985-3551 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et les appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et \ la publicité par regroupements I Au téléphone (514)985-3322 j Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) /«r Devoir est publié* du lundi au samedi par 1-e Devoir Inc.dont le siè^e social est situé au 2050, rue de Bleury, !>" étafle, Montréal, (Québec), ILIA 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor LaSalle, 7743.rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 12.rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.!s Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 000, boulevard Saint-Martin Ouest.Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépél légal: Bibliothèque nationale du Québec.LE DEVOIR ACTUALITES AIDE «Un gros bout de pensée magique», dit le RCM SUITE DE LA PAGE 1 qu ’on arrive avec des solutions à la pièce», juge Mme Frulla, une candidate pressentie à la mairie de Montréal.De son côté, le ministre des Affaires municipales préfère parler de collaboration soutenue avec la Ville de Montréal plutôt que d’imposition de solutions.«Le gouvernement du Québec a la responsabilité stricte d'accompagner la plus grande de ses villes et, surtout, le plus grand nombre de ses contribuables pour en arriver à un budget équilibré sans augmentation de taxes», a indiqué Rémy Trudel.La chef de l’opposition à l’hôtel de ville, la conseillère municipale du RCM Thérèse Daviau, voit dans l’annonce d’hier «un gros bout de pensée magique».«Quant à l’aide concrète, on n’a absolument aucune preuve de ça, ni dans les communications du maire, ni dans celles du ministre Trudel», a affirmé Mme Daviau.De fait, le ministre des Affaires municipales Rémy Trudel, qui présentait hier en commission parlementaire les crédits de son ministère, a annoncé qu’il permettait à Montréal d’inscrire à son budget de 1998 une économie de 71 millions dans les coûts de main-d’œuvre, soit 41 millions pour ses propres employés et 30 millions représentant sa quote-part à la Communauté urbaine de Montréal.Au même moment à Montréal, le maire Bourque faisait «un appel solennel» à ses employés pour qu’«ils comprennent le cul-de-sac dans lequel se trouve leur ville».la date-butoir pour en arriver à des résultats dans les négociations avec les syndicats a été .établie au 25 novembre pour l’ensemble de la province.A Montréal, aucune discussion n’a été enclenchée.Pour ce qui est des 53 millions restants, le ministre Trudel a indiqué à Montréal la voie à emprunter: les mises en commun de services, la décision gouvernementale an- SUITE DE LA PAGE 1 la fois à Mirabel une vitrine commerciale et une nouvelle infrastructure d’accueil et de correspondance air-route pour les vacanciers à destination de Tremblant.Dans un deuxième temps, en ce qui concerne le transport cargo, ADM s’est associé à la firme espagnole Lodesa pour mettre sur pied un centre de denrées périssables à l’aéroport de Mirabel.L’opération nécessitera un investissement de 2,2 millions de la part d’ADM.Doté d’un entrepôt frigorifique, le centre permettra de manutentionner le volume cargo à l’abri des intempéries.«Pour réaliser ce centre, nous réaménagerons certains équipements déjà existants et récemment acquis par une filiale d’ADM, Aéroports de Montréal Capital, à l’édifice A du complexe cargo», a expliqué hier le président d’ADM, Richard Cacchione.Selon lui, le secteur des denrées périssables est l’un des plus prometteurs dans l’industrie du fret aérien.«On entend exploiter ce créneau pour faire de Mirabel l’aéroport de référence dans ce domaine pour Test de l’Amérique du Nord et le marché européen», a-t-il renchéri.Du côté des activités para-aéroportuaires, ADM s’est associé au transporteur aérien Air Transat pour exploiter à Mirabel une école de pilotage (simulateur fixe, salles de cours, etc.).Air Transat déménagera donc son centre de formation de Toronto à Montréal.Mais ce n’est qu’un début, a souligné M.Cacchione.C’est une première étape qui conduira, a-t-il dit, «à l'établissement à Mirabel d’un centre international de formation dans les domaines aéroportuaire et aérien».Toujours dans le secteur para-aéroportuaire, ADM a annoncé hier que la firme Tecksol, présente à Mirabel depuis 1986, s’est portée acquéreur d’un atelier de 7000 Ottawa (PC) — Le juge en chef de la Cour suprême, Antonio Lamer, s’est excusé auprès de la communauté chinoise pour avoir déclaré que les Chinois sont des «joueurs invétérés».Dans une lettre qu’il a fait parvenir au Conseil national chinois du Canada, le juge Lamer explique qu’il a simplement voulu donner un exemple de stéréotypes raciaux.Mais selon un porte-parole du conseil, Jonas Ma, le seul fait de donner des exemples hypothétiques de stéréotypes peut renforcer les vues racistes.«Il posait une question hypothétique, mais même cette prémisse laissait beaucoup à désirer et était très offensante à notre avis», a déclaré M.Ma, qui est directeur exécutif du conseil.«Quand un juge parle, ses propos ont beaucoup plus de poids que s’ils étaient exprimés par quelqu'un de moindre noncée la semaine dernière concernant la fusion des trois sociétés de transport de Montréal, Laval et de la rive sud va dans ce sens.En outre, Québec étudiera avec Montréal d’autres mises en commun possibles, comme les services de prévention des incendies sur File de Montréal.Mais les villes de banlieue ont déjà signifié une fin de non-recevoir sur ce dossier.De toute façon, s’il devait subsister une impasse financière pour boucler l’année budgétaire 1998, Québec «est disposé à examiner la possibilité d’une contribution pour couvrir ce solde».Chose certaine, Montréal risque d’être secoué par des bouleversements au cours des prochains mois, y compris les tiraillements avec les villes voisines.Le conseiller municipal indépendant Pierre Goyer estime qu’il s’agit surtout de vœux pieux qui sont loin d’être réalisés.«Trouver de l’argent en faisant du ménage dans des services municipaux et ceux de Tile, ça va prendre une imagination folle ou un bouleversement des structures absolument fantastique», dit-il.Il reste néanmoins que le maire Bourque affichait hier une mine réjouie.D’abord devant l’ensemble des élus, puis devant les journalistes, M.Bourque a annoncé la teneur de cette «entente historique» avec le gouvernement après avoir démontré les problèmes structurels de Montréal, qui pèsent lourd sur sa santé financière.D’ailleurs, le ministre Trudel a annoncé la création d’un groupe de travail sur les déficits actuariels des régimes de retraite, qui étouffent Montréal à petit feu.En 2006, Montréal devra payer 185 millions à même son budget de fonctionnement.En 2016, la charge s’élèvera à 270 millions, et ainsi de suite jusqu’en 2045.Tout ça pour rembourser une dette contractée dans les années 1960 par le maire Jean mètres carrés qui lui permettra d’y produire des châssis ainsi que certaines composantes majeures des véhicules transbordeurs.Ces derniers seront ensuite vendus à des aéroports à travers le monde.Par ailleurs, bien qu’ils ne fassent pas partie du plan de développement de Mirabel, les projets de zone franche et d’hôpital international à Mirabel seraient toujours à l’étude.«Nous avons des discussions avec des partenaires potentiels, mais pour l’instant, ces deux projets sont à l'état embryonnaire», ont dit en substance M.Cacchione et la présidente du conseil d’administration d’ADM, Nycol Pageau-Goyette.Création d’emplois Selon ADM, les objectifs de son plan de développement ne sont pas trop optimistes «mais réalistes».Des chiffres?ADM compte faire passer le trafic de passagers annuel de 1,3 million à 1,7 million d’ici 2002, soit une augmentation de 400 000 personnes.Pour ce qui est du transport cargo, ADM anticipe également une forte croissance des activités.Avec une croissance annuelle de 5,6 %, on espère faire passer le volume de tonnes métriques de 72 000 à 126 777 d’ici 2002.Il va sans dire que cette augmentation des activités créera des emplois à l’aéroport: près de 2000 emplois directs et indirects, au chapitre du trafic de passagers, et de 350 à 500 emplois liés au transport cargo, selon les estimations d’ADM.Mais pour le maire de Mirabel, Hubert Meilleur, le plan de développement présenté hier par ADM est plutôt timide.«Ça va certes permettre à Mirabel de rester en vie, mais je pense que ce plan aurait pu être beaucoup plus agressif que ça.» Mais M.Meilleur n’est pas pessimiste pour autant.«C'est à ADM à faire maintenant ses preuves, a-t-il dit.On va laisser la chance au coureur.» statut.» Le conseil a déposé une plainte auprès du Conseil canadien de la magistrature à propos des commentaires du juge Ixuner, livrés alors qu’il entendait une cause appelée R.D.S.Pendant l’audience, le juge Lanier a raconté qu’alors qu’il était avocat, il avait été partie dans des causes impliquant des Chinois et que ceux-ci étaient des «joueurs invétérés».Le juge Lamer a fait parvenir une lettre au conseil pour expliquer que son commentaire avait pour but de faire comprendre, à l’aide d’un exemple, comment un juge pouvait causer préjudice à quelqu’un à cause de stéréotypes provenant de son expérience.«Je m’en servais pour expliquer qu ’il ne fallait pas tenir compte des stéréotypes lorsqu 'on jugeait de la crédibilité de quelqu’un, écrit le juge Lamer.Ce n’était certainement pas pour choquer qui que ce soit.» Drapeau, qui fut exempté de contribuer aux régimes de retraite.«C’est un moment historique parce que c'est la première fois que le gouvernement du Québec comprend.Il corrige son erreur.[.] On a hypothéqué quatre générations jusqu’en 2045», a tranché le maire Bourque.Ce dernier a ajouté: «Si je réussis à régler ça, j’aurai été sûrement le meilleur maire qui n 'a jamais passé ici.» Au plan comptable, le ministre Trudel permet également à la Ville de réduire à 1 % plutôt que 1,5 % la réserve pour imprévus.Parallèlement à ce geste, Rémy Trudel met sur pied un groupe d’analyse de la baisse anticipée de la valeur foncière que devrait refléter le rôle d’évaluation présenté en septembre 1998.Le ministre souhaite ainsi apporter des correctifs pour atténuer les effets de cette possible baisse.Par ailleurs, le ministre Trudel pense que la métropole doit se pencher sur la situation financière des sociétés paramunicipales qui œuvrent dans le secteur immobilier et qui ont généré un déficit de près de 600 millions.Il donne à la Ville jusqu’à la fin décembre pour trouver des moyens de réduire le volume financier autorisé pour ces sociétés.Tout cela fait dire à la députée Liza Frulla que l’autonomie municipale est trahie par Québec.«Tous les Québécois se doivent de faire un effort pour la métropole.Notre maire n ’est pas en position de négocier et Québec en profite et impose ses solutions», estime Mme Frulla.Le ministre Trudel réplique que son gouvernement veut aider Montréal, mais pas au détriment de l’ensemble des contribuables québécois.«Nous refusons d'arroser les problèmes financiers de la ville de Montréal avec de l’argent emprunté à tous les contribuables du Québec», a-t-il dit.Réforme de l’aide sociale Le cabinet est divisé PRESSE CANADIENNE Québec — Le gouvernement Bouchard est divisé sur la question de la réforme de l’aide sociale et reporte donc à plus tard le dépôt du projet de loi.Selon Radio-Canada, la ministre Louise Harel n’arrive pas à vendre son projet de loi qui ouvre la porte à un adoucissement des mesures pour les assistés sociaux.Déjà aux prises avec la grogne des groupes populaires qui l’accusent de tourner le dos aux plus pauvres, M.Bouchard fait face à une profonde division au sein de son conseil des ministres.Mercredi dernier, deux mondes se sont affrontés au cabinet.Parce que le nombre de prestataires à baissé, Ixniise Harel estime que l’Etat peut maintenant se permettre de donner un peu d’air à ceyx qui demeurent.Mais les gardiens des finances de l’Etat qualifient le projet de loi de trop mou.Par exemple, à la ministre qui voudrait abolir les pénalités pour partage de logement, ses adversaires répliquent en disant craindre une explosion des coûts.Cette mesure faisait pourtant l’objet d’une promesse électorale en 94.Pour tenter de calmer les esprits, le gouvernement a remis la patate chaude à un comité de sous-ministres qui doit faire rapport à Lucien Bouchard à son retour d’Asie.Toutefois, il sera alors trop tard pour faire adopter la réforme avant les Fêtes, un report qui ne manquera pas d’inquiéter plusieurs députés du Parti québécois, sans compter les groupes sociaux.Un groupe de dix députés a déjà demandé au gouvernement de redonner un peu aux prestataires qui ont été éprouvés par les coupes depuis trois ans.Selon Radio-Canada, le premier ministre a accepté de les rencontre le 27 novembre.Giuliani réélu maire de New York New York (AI3) — Rudolph Giuliani a été facilement réélu maire de New York hier, selon un sondage effectué à la sortie des urnes.Il devient ainsi le premier maire républicain réélu sur les bords de l’Hudson depuis 56 ans.Républicain atypique, M.Giuliani était donné largement favori dans une ville à forte tradition démocrate.L’ancien procureur qui guerroyait contre la Mafia bénéficie d’un bilan très positif en matière de criminalité: jamais la délinquance n’a été aussi faible dans la Grosse Pomme.Les Américains se rendaient aux urnes pour une ribambelle de consultations et d’élections partielles: mairies de New York, de Boston, Miami, Houston ou encore Seattle, gouvernorats de Virginie et du New Jersey, référendums d’initiative locale sur le suicide assisté ou le contrôle des ventes d’armes.MIRABEL Le juge Lamer s’excuse auprès de la communauté chinoise EAU «Nous avons agi tout en respectant le champ de compétence du Québec» SUITE DE LA PAGE 1 pour les soins du corps».La Loi québécoise de l’environnement prévoit depuis au moins 1978 l’approbation préalable par le ministère du même nom de tout équipement d’aqueduc et de traitement des eaux potables, ce qui englobe le devis des équipements.De plus, deux règlements définissent au Québec îes normes régissant les réseaux d’aqueducs d’une part, ainsi que les eaux embouteillées d’autre part.Mais le Bureau de normalisation du Québec n’a pas voulu dans le passé certifier les matières ou les équipements sécuritaires pour l’eau potable, ce qui explique, par exemple, que des kilomètres de tuyaux enduits à l’intérieur de caoutchouc ou de goudron ont été utilisés même s’il est reconnu que certains de ces produits libèrent des substances peu recommandables pour la santé.Et tout récemment, le gouvernement Bouchard a annoncé dans le cadre de sa politique de déréglementation environnementale qu’il cessera d’autoriser préalablement les plans d’aqueduc et d’usine de traitement, laissant aux consultants et aux manufacturiers le soin de s’autocontrôler, ce qui laisse en réalité le champ libre au gouvernement fédéral.Sans compter que le gouvernement enlève progressivement ces responsabilités au MEF pour les donner à d’autres ministères à vocation économique, comme les eaux embouteillées qui ont filé au ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPA), sous prétexte qu’il s’agirait d'un «aliment».Le projet de loi fédéral, a déclaré le leader du Bloc, Gilles Duceppe, est un bel exemple d’intrusion en douce dans un domaine de compétence clairement provincial, soit les richesses naturelles.«Ottawa, dit-il, a compétence pour intervenir sur les eaux souterraines des nappes situées sur les frontières.Mais avec son projet de loi, il étend son emprise à toutes les opérations relatives aux eaux qui n’ont rien à voir avec les frontières sous prétexte de sécurité et de santé publique.Ça arrive curieusement au moment où s'amorce au Québec un débat sur la politique de l’eau.Même si le texte de la loi s’en tient ata produits liés à l’eau potable, on entre en outre, et du même coup, dans la fabrication et le commerce de nombreux produits car on touche du même coup à toutes les eaux utilisées dans la fabrication des jus, des alcools, des produits alimentaires, etc.A partir d’un texte aussi explicite, il suffira qu’une société commerciale ou un individu plaide devant les tribunaux la priorité constitutionnelle des pouvoirs fédéraux dans ce domaine pour qu’on assiste à un nouvel empiétement, comme il y en a eu plusieurs depuis des années.» Pour sa part, le parrain du projet de loi fédéral, le ministre de la Santé Allan Rock, a répondu aux questions acides des députés bloquistes en disant que «nous avons agi tout en respectant le champ de compétence du Québec et de toutes les autres provinces.En fait, nous avons discuté avec mes homologues, avec les représentants provinciaux, des aspects de ce projet de loi, et c’est bien reconnu que nous avons agi pour faire face à une situation, un défi devant toutes les juridictions au Canada [sfr]».Le ministre Rock devait rendre publique une lettre adressée en septembre 1995 à Santé Canada par Michèle Bélanger, de la Direction de la protection de la santé publique du ministère québécois de la Santé et des Services sociaux.Mme Bélanger, qui ne connaissait pas le projet de loi déposé aux Communes vendredi dernier, précise qu’il «m’est difficile de donner un avis pertinent» sur cette question parce que le dossier relevait alors du ministère de l’Environnement et de la Faune (MEF).Mais après discussion avec des collègues du MEF, elle précise qu’«f7 semble qu’il y ait un intérêt de la part de ce ministère» pour une législation fédérale sur les dispositifs de traitement de l’eau potable, les additifs de traitement et les éléments d’adduction.D'autant plus, précise-t-elle, que le Bureau des normes du Québec «ne certifierait que des dispositifs de traitement d'eau potable en plastique».Le projet de loi fédéral viserait tout appareil ou article destiné à modifier la composition de l’eau potable, tout élément d’un réseau d’alimentation et toute chose désignée comme un «produit lié à l'eau potable».Les produits en question devraient être certifiés conformes aux normes fédérales pour être vendus et le non-respect de cette disposition, ou l'ajout de produits aseptisants dont l’innocuité n’aurait pas été testée au Canada, entraînerait possiblement un interdit de vente ou d’importation.Le défaut de se conformer à ces normes ou l’usage de faux pour y prétendre pourraient entraîner une infraction au Code criminel.Le projet de loi prévoit des amendes pouvant atteindre 100 000 $ et entraîner un emprisonnement de six mois.C-14 donne au ministre fédéral de la Santé le pouvoir d’interdire la vente ou l’importation d’un «produit lié à l’eau potable» s’il a des motifs raisonnables de croire qu’il présente des risques pour la santé humaine.Le gouvernement se donne le pouvoir d’édicter des normes régissant ces «produits liés à l'eau potable», ce qui lui permettra notamment d’en régir la fabrication, l’entreposage, l’emballage, l’étiquetage, la publicité, la manipulation, le transport, l’importation et l’exportation ainsi que les registres de vente.Les directives nationales, quant à elles, couvriront un champ beaucoup plus large et toucheront à la qualité des eaux potables importées, exportées ou affinées ici même.C’est surtout à ce niveau que plusieurs provinces occupent déjà le terrain, comme au Québec.Trois provinces ont manifesté jusqu’ici un intérêt pour des exportations massives d’eau potable.Outre le Québec, qui se prépare à réglementer le captage de ses eaux souterraines en plus de se doter d’une nouvelle politique générale sur l’eau, la Colombie-Britannique a débattu à plusieurs reprises de projets d’exportation d’eau potable en vrac vers les Etats américains du Sud.L’Alberta a pour sa part jonglé avec un projet de détournement d’une de ses rivières vers des voisins américains assoiffés.» f f I.K I) !•: V (t I I! .I.K M K I! (' Il E I) I 5 X () V E M 11 11 E I !) !» 7 B j LE' LES SPORTS Etat de la réserve collective de sauf’ + Groupe sanguin 0- 93% La Société canadienne de la Croix-Rouge Info-collecte: 527-1501 En deux heures, il ne restait plus de billets pour «entendre» Villeneuve De Jerez à Montréal, la fièvre se maintient JEAN O ION LE DEVOIR Deux petites heures.La fièvre Jacques Villeneuve semble telle, à Montréal, qu'il n’en a pas fallu plus, hier matin, pour écouler les 20 000 laissez-passer pour la «conférence de presse» que tiendra cet après-midi au Centre Molson le champion du monde des conducteurs de Formule 1.Mis à la disposition du public à lOh aux guichets du domicile du Canadien et aux comptoirs Admission, les billets gratuits sont devenus introuvables dès midi.La vitesse à laquelle la manne s’est épuisée s’explique en partie p;ir le fait que la plupart des demandeurs se sont procuré le maximum autorisé de dix laissez-passer.Ceux-ci devront donc tous être redistribués pour assurer une salle comble.Villeneuve, couronné en Espagne il y a duc jours, a accepté — à reculons, semble-t-il — l’offre du Canadien de s’adresser aux médias, du centre de la patinoire, en présence de ses innombrables fans à 15h aujourd’hui.En soirée, il procédera à la mise au jeu protocolaire avant le match opposant le Canadien aux Coyotes de Phoenix.Dans les deux cas, on s’attend à une ambiance d'enfer.Equivalent d’un défilé de la coupe Stanley, ce point de presse, vraisemblablement le plus couru de l’histoire du Québec et du Canada — des milliers de spectateurs et des dizaines de journalistes sur place, plus la diffusion en direct à Radio-Canada, au réseau TVA, à Télévision Quatre Saisons, au Réseau de l’information et au Réseau des sports —, représente évidemment un coup de maître en termes de relations publiques pour le Canadien et, par extension, pour la brasserie Molson, cela, bien que les principaux intéressés nient toute implication.«Molson n’a rien à voir.Ça ne touche ni la bière, ni les cigarettes, ni quoi que ce soit de commercial», a assuré hier le vice-président aux communications du Canadien, Bernard Brisset Di version de la Flanelle est plutôt la suivante: comme chaque fois qu’un sportif québécois se distingue sur la scène internationale, Villeneuve a reçu une invitation à assister à un match de l’équipe tout en étant présenté officiellement à la foule.«On estime que le Centre Molson est devenu la plus belle tribune.C'est un peu le cœur de la ville.Si on veut un rassemblement populaire qui se fasse dans un climat d’ordre et de confort, il n’y a pas mieux qti’ici.On a fait cette invitation à Jacques, sachant en plus qu'il a des accointances avec quelques-uns de nos joueurs», explique M.Brisset.L’idée d’une conférence de presse dans le plus grand amphithéâtre de la province, elle, s’est imposée naturellement.«Au cours des discussions avec ses gens, on a constaté qu’eux savaient qu’il y avait des demandes pour des défilés, qu’il y avait un engouement extraordinaire pour Villeneuve à Montréal.On a fait cette proposition de tenir la conférence de presse, qui avait été prévue pour [l’aéroport de] Dorval, où, avec l’ampleur que ça prend, on voit bien que ça n’aurait pas eu de bon sens.» Le point de presse public doublé du match aura bien sûr pour effet de forcer le personnel du Centre Molson à agir vite.Il faudra retirer le plancher dont une partie de la patinoire sera recouverte et vider l’am- phithéâtre pour mieux le remplir.Le tout en deux heures.«On a un défi, mais le building est fait pour ça.L'évacuation se fait rapidement», commente Bernard Brisset.Quant à la possibilité que les laissez-passer deviennent objets de convoitise sur le marché noir, le Canadien explique qu'il a décidé de permettre l’acquisition d’une dizaine de billets par personne, au risque d’en décevoir plusieurs, à cause du faible délai imparti.«On est conscient qu a chaque fois que les billets sont écoulés, il y a un phénomène de scalp.On se dit que c’est une fête, on estime que les gens sont honnêtes, le reste, on n'y peut pas grand
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