Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Page(s) complémentaire(s)
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 1997-10-29, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
88c + TPS + TVIJ / T •) I! .' ?; • T:'-.-; v Mil JfsXrW 2 i En vente jusqu’au Ier novembre.rail par ce comité consultatif où seraient aussi discutés non seulement une future loi-cadre mais aussi tout ce qui se rapporte aux frais de scolarité.Les modifications demandées au régime d’aide sont nombreuses.Les représentants étudiants ont beaucoup insisté hier sur la nécessité de rendre l’iii-de financière accessible aux 60 (XX) étyj-diants à temps partiel qui, font-ils valoir, apportent six millions de dollars au système d’aide financière par l’entremise de leurs frais de scolarité.(Environ 25 % des frais de scolarité vont, en principe, au régime d’aide financière.) «Pourquoi la ministre [Pauline Ma-rois] fait-elle la sourde oreille lorsqu'il est question des étudiants à temps partiel?», a demandé Denis Sylvain, président de la FAEUQEP, en rappelant que le Québec est la seule province qui exclut ses étudiants à temps partiel.Quelque 27 % des étudiants'à temps partiel ont un salaire annuel inférieur à 20 000 $, selon la fédération'.Dans le champ des comparaisdris cependant, les responsables étudiants ne nient pas que l’endettement ek moins élevé au Québec et que les autres provinces n’offrent pas de bourses mais seulement des prêts.L’endettement moyen pour un étudiant de premier cycle universitaire est de 11 261 $ au Québec, contre un montant variant entre 17 000 èt 25 000 $ dans les autres provinces.-La pétition qui a commencé à cirdi-ler hier dans les établissements d’eh-seignement demande notamment que le gel des frais de scolarité soit inscrit dans un règlement.Elle demande aussi l’abolition des frais différentiels potir les étudiants des autres provinces.-Les deux fédérations réclament aussi la révision du calcul des contributions de l’étudiant, des parents et du conjoint, l’indexation des frais de subsistance et des bourses, l'assouplissement des modalités de reiii-boursement des prêts.Leurs représentants ont indiqué hier que d’autres mesures de mobilisation suivront la présentation delà pétition à la fin du mois de novembre.A) i O «C’est digne d’Omertà» Un directeur de ; prison propriétaire d’un motel fréquente par les motards ?**«.JULES RICHER PRESSE CANADIENNE C ¦ I I Ottawa — Le Bloc québécois a réclamé hier aux Communes la ténue d’une enquête sur le directeur du pénitencier fédéral Leclerc, à I^avdl, qui, en plus de ses fonctions, serait également propriétaire d’un motel'à Trois-Rivières-Ouest fréquenté par des membres de gangs de motards.! Selon le Bloc, Michel Deslaurierk, le directeur du Centre de détention Leclerc, est l’un des principaux actionnaires de la société propriétaire de l’Auberge du Canada, située boulevard Saint-Jean.Cet établissement est fréquenté par les motards et.M.Deslauriers s’occuperait activement de sa gestion.«Je ne peux concevoir qu'un directeur d’un pénitencier fédéral soit gérant et propriétaire d’une auberge où se tiennent des groupes de motards criminalisés.C’est digne d’Omertàh?, s’est exclamé le chef bloquiste Gilles Duceppe à sa sortie des Communes, en faisant référence à la populaire série télévisée.'T* Le service de police de Trois-Rivières-Ouest a confirmé à la Pressé Canadienne que des membres dés Hells Angels fréquentent le motel', mais que ce ne serait qu’occasionnel;’ «Il y a des motards qui vont couchèr à l’occasion à cet endroit-là.C'est lorsqu'il y a des déploiements de massé, comme des funérailles», a expliqué te directeur adjoint du service, l'inspecteur Gilles Tremblay.1 ' Les Hells Angels disposent d’un repaire à environ deux kilomètres du motel.M.Tremblay a précisé que le motel n’était pas le seul à être fréquenté pay les motards dans ce secteur.Ap moins trois ou quatre autres établissements hôteliers bénéficient de leùf clientèle.«C’est selon les disponibilîr tés», a-t-il dit.Il a ajouté que ni l’Auberge du Canada ni M.Deslauriers n’ont jamais fait l’objet d’une enquête particulière de la part de son service.M.Trenfr blay était au courant que M.Deslait-riers occupe le poste de directeur du pénitencier Leclerc, à Laval.«Je n’ai pas enquêté sur M.Deslaig riers (.) Il ne nous semble pas êtrfi une personne qui fréquente ces gens-là (les motards).Avec son travail, il n’eè't pas souvent dans le coin», a-t-il dit.Pour sa part, le Bloc prétend, seloji ses informations, que M.DeslaurierS s’occupe activement de la gestion du motel et qu’il a des contacts soutenu» avec les motards.Il a été impossible de joindré M; Deslauriers pour obtenir ses coml: mentaires.t I.K I) !•: V 0 I It .I.K M K It C It K I) I 2 !» (' T 0 It It K I !» !» 7 -* LE DEVOIR ?- CULTURE OSM - Charles Dutoit Maxim Vengerov, violon, Bniiilift4" „ et Jean Laurendeau, ondes Martenot ! ¦KIP' Ce soir à 20 h CINÉMA Vingtième Salon du livre de Montréal Retour à la case automne Une programmation resserrée, un changement de saison, des remue-méninges actifs, le FCMM cherche à se repositionner sur la carte des festivals de cinéma.Odile Tremblay L e I) e voir Les rumeurs nous l’avaient annoncé mais la nouvelle est devenue officielle ces derniers jours: voici que le Festival du nouveau cinéma et des nouveaux médias de Montréal change de saison.Fn 1998, il reprendra ses couleurs d’automne, du 15 au 25 octobre plus précisément.Depuis quatre ans, le rendez-vous s’était déplacé en juin.Claude Chamberlan espérait alors dynamiser l’événement, créer une tribune estivale pour la sortie des films et inscrire le festival du boulevard Saint-Laurent au milieu des ventes-trottoirs et des premiers rayons de soleil.Mais la fièvre des premiers beaux jours n’est pas toujours propice à la fréquentation des salles obscures.On se rappelle que le déplacement du festival de l’automne au printemps avait à l’époque scellé la rupture entre ses deux directeurs, Claude Chamberlan et Dimitri Lipides, rupture qui avait dégénéré en procès multiples.Or Dimitri Eipides était un grand programmateur.Et comme il dégotait également des films pour le Festival de Toronto, il pouvait apporter à Montréal plusieurs œuvres intéressantes lancées dans la Ville reine à l’automne.Le changement de dates et de saison n’eut donc pas, pour des raisons multiples, les résultats positifs escomptés.Ceux qui ont suivi ce festival en juin dernier ont pu constater que rien n’allait plus, que l’avalanche des 400 films se faisait sans l’appui du public, que les longs métrages de premier plan ne se ruaient pas au portillon.Or, 1997 était l’an 1 du triumvirat Claude Chamberlan, Bernard Boulad et Daniel Langlois (le bailleur de fonds).Cet an 1 s’étant avéré un échec (martelé en plus par les coups de Serge Losique, le rival du FFM qui multipliait les mises en demeure contre son concurrent estival), les séances de remue-méninges se sont multipliées dans les coulisses du FCMM et la cage s’est fait brasser.De ces réunions houleuses, plusieurs secrets n’ont pas filtré, mais des réaménagements ont bel et bien été lancés dont, surtout, ce retour à la case départ de l’automne.On se dit que Dimitri Eipides doit bien rire dans sa barbe.Une chose est certaine: les deux exassociés viennent d’enterrer la hache de guerre et de se réconcilier.Quand on demande à Chamberlan si Eipides reviendra dans le décor de son festival, il répond par la négative.Mais qui lit entre les lignes comprend qu’aucun scénario n’est exclu.Le festival affichera une programmation resserrée: deux fois moins de films (200 environ) l’an prochain.Quant aux projections extérieures, elles auront toujours lieu en juin, orchestrées conjointement par le festival et le cinéma Parallèle.Encore Falardeau Bon! La marche-bénéfice de dimanche dernier pour le financement du film de Falardeau a jxirté ses fruits: environ 6(XX) $ recueillis en dons pour nourrir la cagnotte de 15 février 1839.Mais un film ne se finance pas à coups de 20 $ et 6(XX) petits dollars de plus ne sont qu’une goutte d’eau dans la mer des besoins monstrueux d’un long métrage.Côté symbolique, c’est formidable, éloquent, et tout ce qu’on voudra.Iœ soutien populaire constitue une pression morale sur Téléfilm.Au plan économique, les sommes ramassées sont à peu de chose près des grenailles.Surtout quand la production réclame un million.Au comité d’appui au projet de 15 février 1839, on se dit conscient des limites de la campagne de financement auprès du public.C’est pourquoi les supporters se tournent vers les entreprises.Le nom de Pierre Péladeau circule.On parle de solliciter le Mouvement Desjardins, le Fonds de solidarité, Unibroue, etc.Le 23 novembre, jour de la fête des Patriotes, le comité devrait être à même de nommer les compagnies mécènes qui participeront à la campagne de financement de Falardeau.Autre nouveau coup de barre: le mouvement d’appui à Falardeau, jusqu’ici confiné à Montréal, se déplace hors métropole.En novepibre, mois des Patriotes, la librairie A l’Index de Rimouski offre une tribune falardien-ne: livres, photos, vidéos etc., avec, pour la journée du 26, présence du cinéaste et séance de signatures.Le lendemain 27, c’est à Québec que ça se passe, une journée spectacle et rencontre dont le lieu n’est pas encore fixé.Je ne sais pas si le film de Falardeau se fera, mais du côté publicité préévénementielle, on n’a jamais vu mieux.La France à Acapulco C’est du 19 au 23 novembre que la deuxième édition du festival du film français d’Acapulco, tribune que s’est donnée Unifrance Film pour percer le marché de l’Amérique latine, se déroule.On sait que le fracas de l’ouragan Pauline ayant frappé Acapulco a remis en question le projet, sans l’annuler.17 films dont plusieurs primeurs y seront projetés, notamment Le Bossu de Philippe de Broca, La Femme de chambre du Titanic de l’Espagnol Bigas Luna (une coproduction avec la France), Ar-temesia d’Agnès Merlet,/ïraî au paradis car l'enfer est ici de Xavier Durrin-ger.Héroïne de Gérard Krawczyk, Marthe ou la promesse du jour de Jean-D)up Hubert, Nettoyage à sec d’Anne Fontaine ainsi que Le Pari de Bernard Campan et Didier Bourdon.Quand la couleur apparut À surveiller ce soir à la Cinémathèque, la projection du premier long métrage tourné en coulçurs au Québec (en 1952).Il s’agit d'Etienne Brûlé, gibier de potence, de Melburn E.Turner, production historique remontant au temps de Champlain et abordant les tractations des Français avec les Hurons.Avec Paul Dupuis, Ginette Le-tondal et Gabriel Gascon, ce soir à 21h.LITTÉRATURE Suzanne Jacob reçoit le prix de la revue Etudes françaises MARIE-ANDRÉE CH O III NARD LE DEVOIR CJ est à la romancière, poète et chanteuse Suzanne Jacob qu’on a décerné hier le prix de la revue Études françaises pour Bulle d’encre, un essai inédit sur l’acte de l’écriture et celui de la lecture.Décerné tous les deux ans à un autour francophone, le prix de la revue Etudes françaises, une collaboration des Presses de l’Université de Montréal et des éditions du Boréal, récompense un essai inédit.Suzanne Jacob affiche déjà quelques médailles à son tableau; la dame n’en est pas à ses premières armes dans l’univers de la création littéraire.Après avoir tâté de la chanson à titre d’auteur-compositeur-interprète, elle a publié un premier roman {Flore Cocon) en 1978, suivi rapidement en 1984 de iMura Imir, consacré par le prix du Gouverneur général et le prix Paris-Québec.Plus récemment, en 1991, L’Obéissance, et puis, en 1996, Ah.! réjouissaient la critique.Une habituée des interrogations, Suzanne Jacob entoure sa réflexion autour de questions qu’elle-même pose et qu’elle renvoie aux lecteurs: «De quoi est fait le discernement du créateur?Comment, à quoi sait-on, qu ’est-ce qui dit à un auteur que son livre est bon?» «Iji lecture ne commence pas avec le livre, sauf si on dit ceci: le monde est un livre qui espère de chaque naissance qu’elle ajoute une page à son histoire», écrit Suzanne Jacob dans La Bulle d'encre.Et encore: «Nous habitons le monde par l'activité ininterrompue de lecture que nous en faisons et c’est cette activité même qui rend le monde habitable.» Ou bien: «Les lecteurs qui s'aventurent ici engagent toujours dans leur lecture une part d’auteur.Ils reconnaissent dans leur lecture cette activité d'auteur qui chiffonne, qui rature, qui soupire, qui saute plus loin, qui laisse tomber, qui ne le dirait pas comme ça, qui renonce, reprend, réussit, décolle enfin et plane et attache ce qu'il voit à ce qu’il a vu, à ce qu’il désire entrevojr.» Le prix de la revue Études françaises a été attribué pour la première fois en 1968; on avait toutefois cessé de le décerner en 1980.Il y a deux ans, la distinction avait fait un retour, récompensait cette fois l’écrivain martiniquais Edouard Glissant.Par le passé, il a déjà été donné à Gaston Miron, Fernand Ouellette, Ahmadou Kourouma, Michel Beaulieu, Jean-Yves Soucy, Juan Garcia et Makoinbo Bamboté.Un grand vide à remplir de mots Q U E '*ms£ * Montreal (514) 527-2194 extérieur 1 800 363-0063 http://cdncer.niultiservices.com Uennui de la facilité MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Le choc était grand et l’image plutôt prenante: pénétrer, quelques semaines avant l’inauguration du Salon du livre de Montréal, dans l’antre du livre, ce hall d’exposition bientôt grouillant de passionnés à la page mais pour l’heure entièrement vide.Ce vaste site inoccupé — environ 65 000 mètres carrés — sera foulé par 800 auteurs et des milliers de visiteurs, et 600 exposants y installeront leurs pénates du 20 au 25 novembre prochain, histoire de montrer leurs plus belles pages.Mais lors du dévoilement de la programmation de ce salon, hier, il fallait user d’imagination pour imaginer l’effervescence de la fin novembre.Déambuler sur le tapis rouge, dans une ambiance feutrée complètement dénuée du brouhaha propre à la tenue de la rencontre, ne pas avoir à se faufiler d’un attroupement à l’autre, à jouer du coude pour atteindre la couverture d’un livre convoité.Entendre la voix déjà tonitruante du président d’honneur du salon, Jean-Claude Germain, porter dans les tréfonds et les hauteurs du gigantesque hall d’exposition.D’ici peu, tout ce vide sera bien vivant, et l’espace, s’il paraît vaste lorsque dénué, aura sans doute cette touche intime — souhaitons-le du moins — toujours recherchée et qui rappelle un brin les salons littéraires des siècles passés.Cette année, le Salon du livre de Montréal franchit le cap de la vingtaine.«À 20 ans, on n’est ni jeune, ni vieux, mais on est enfin complet, a souligné hier le coloré Jean-Claude Germain avec sa verve habituelle.La prise de conscience de l’humanité remonte au jour où, en additionnant ses doigts de pied à ses doigts de main, l'être humain s’aperçut qu’un chiffre le résumait entièrement: 20!» Cette année, neuf auteurs d’ici et d’ailleurs enfileront la peau d’invités d’honneur: ce sont Louise Dupré, Michèle Lemieux, Yolande Villemai-re, Georges-Hébert Germain, Jacques Savoie, Jacques-Pierre l’univers secret des auteurs avec les Confidences d'écrivains.L’événement Je veille au salon, permettant d’entendre auteurs et comédiens réciter des mots, des mots et encore des mots le vendredi, de 21h à 23h, est de mise pour une quatrième année.Dans la catégorie us et coutumes, mentionnons aussi la Journée des professionnels et la Dictée des Amériques, en plus de la remise des honneurs tels le prix du grand public, les prix Alvine-Bélisle, Angéliqa Ber-thiaume-Du-Tremblay, Jean-Ethier-Blais, Fleury-Mesplet.Dans le cadre de la campagne de promotion Le Français, parlez-moi d’une langue, sera dévoilée le 21 novembre la Bibliothèque idéale du Québec choisie par le public (129 titres en poésie, roman, théâtre, histoire, géographie, essai, biographie et bande dessinée).Les petiots aussi pourront satisfaire leur fibre curieuse: en plus de la Nuit à lire debout (une nuit blanche dans l’antre du Salon pour des enfants du primaire), les matinées scolaires seront animées par le passage du Camelot (Sylvain Dodier), et une quinzaine de journalistes en herbe (étudiants du secondaire) feront des entrevues avec des auteurs sur l’une des places du Salon.Pour souligner le vingtième anniversaire du Salon, tous ceux et celles qui portent fièrement leurs 20 ans y entreront sans devoir mettre la main au portefeuille.Même si l’événement ne commence que dans quelques semaines, des airs de fête littéraire envahiront bientôt la ville puisque plusieurs libraires montréalais ont accepté d’afficher les coups de cœur littéraires des vingt dernières années de quelques lecteurs chevronnés.C’est à surveiller.OSM - LES CONCERTS GALA Jacques Hétu: Concerto pour ondes Martenot et orchestre, op.49; Jean Sibelius; Symphonie no 3 en do majeur, op.52; Ludwig van Beethoven: Concerto pour violon en ré majeur, op.61.Jean Laurendeau, ondes Martenot; Maxim Vengerov, violon; Orchestre symphonique de Montréal, dir.Charles Dutoit.Salle Wilfrid-Pel-letier, le 28 octobre 1997.Reprise le 29 octobre FRANÇOIS TOIISIGNANT Après une semaine faste, on s’attendait à beaucoup de ce programme gala avec Maxim Vengerov comme invité principal.La programmation était astucieuse: une œuvre québécoise, une symphonie rarement entendue et un concerto populaire avec un soliste qui a le vent du marketing dans les voiles.On a vite déchanté.Le concerto pour ondes Marte not de Hétu est, déjà, une œuvre fatiguée.Non seule ment l’instrument montre-t-il ses limites certaines, Maxim Vengerov mais en plus, le traitement que lui fait subir le comixisi-teur et trop conventionnel pour retenir l’attention.On croirait plus à une partie de piano manqué que seuls les moments ou l’anneau est utilisé peuvent racheter d’un peu d’effets originaux.Le décalage entre l’électronique et l’acoustique se fait bizarrement sentir; on entend plus une dichotomie qu’une saine opposition et trop de complaisance dans les clichés d’écriture (ah!, ces imitations scolaires et ces figurations déjà préfabriquées qui n’arrêtent pas de vouloir se faire reconnaître) pour qu’on pense autre chose qu’il y a ici une pièce alimentaire qui ne donne pas d’effort au chef et à l’orchestre, donc qui se programme sans peine et qui tâche de clouer le bec à ceux qui voudraient un OSM plus agissant dans l’univers de la création d’ici et d’aujourd’hui.Suivait la troisième symphonie de Sibelius.Dans les conditions où on l’a entendue hier soir, on espère que ce sera une dernière.Rien n’a du son, rien ne décolle.Toujours les mêmes trois notes qui reviennent, à peine déguisées, qui parfois revêtent un ac- coutrement savant pour montrer une science et cacher un manque d’inspiration.Sibelius a laissé mieux.Seuls, dans le second mouvement, les violoncelles, plus sollicités, ont procuré une satisfaction musicale pour la seule beauté du son.Autrement, l’équilibre sombre et opaque de cette symphonie n’a pas été sentie pas Dutoit et son OSM sonnait creux.Le «gros» concerto, celui pour violon de Beethoven, remplissait le seconde moitié du programme.Vengerov monte sur scène, devant une salle remplie et conquise.L’introduction faite par l’orchestre est tipiide.L’entrée du soliste encore plus.A l’écoute du concerto, deux constatations s’imposent La première, à savoir que Maxim Vengerov, en technicien consommé du violon, a la chanterelle la plus séduisante qui puisse s’imaginer.On a, sur cette corde, le privilège d’entendre tant et tant de beau son qu’on ne peut s’en lasser.Pourtant, et voilà la seconde: le concerto de Beethoven demande plus que du beau son.Il exige une vision qui dépasse l’auto-satisfaction de bien rendre, archives i.e devoir avec une musicalité affectée, le répertoire des bluettes dans lequel excelle Vengerov.Dans ces conditions, le premier mouvement perd tout son drame et sa lumière, le deuxième son intériorité (il est rendu tout en joliesses, c’est un point de vue qui est peut-être défendable, mais que trop d’interprètes on transcendé pour que ce qui fut rendu mardi puisse satisfaire autre chose que la patine de l’oreille), et le rondo final manque cruellement d’esprit, de cette chose si unique et difficilement définissable qu’est l’humour beethovénien.Alors, on continue de s’ennuyer ferme tout en s’étonnant de la clarté de la corde de mi, et en se désolant de l’anémie de celle de sol.Le concerto de Beethoven en est un pour musicien.Hier il n’a été joué que par un violoniste techniquement sans reproche, par un interprète qui était largement dépassé par tout ce qui s’y rattache.Bref, une version complaisante, trop complaisante, et qui pèche par le recours à la facilité et à la gratification de l’effet facile.On reviendra avec un autre soliste.Novembre, ., 2 - LADIES’ MORNING MUSICAL CLUB présente VLADIMIR FELTSMAN BACH, MOZART, SCHUMANN le dimanche 2 novembre 1997 à 15 h 30 Salle Pollack - 555, rue Sherbrooke Ouest Renseignements: Tél.: 932-6796/487-2822 Billets: 25,00 $ / Étudiants (22 ans): 15,00 $ ORCHESTRE METROPOLITAIN présente INVITATION AU VOYAGE MENDELSSOHN - BEETHOVEN - ELGAR chef invité: Marc David - Soliste: Martin Beaver, violon Théâtre Maisonneuve 30 $-20$- 15$ Billets en vente à la PdA: 842-2112 SERIE CBC/McGILL ANNAMARIA POPESCU, mezzo-soprano MICHAEL MCMAHON, piano Airs russes et ukrainiens de Glinka, Tchaikovski et Sviridov 19 h 30, salle Pollack, 555, rue Sherbrooke Ouest 12 $/ 8 $ étudiants et aînés, 398-4547 Ne ratez pas le premier récital à Montréal de cette étoile montante de la scène lyrique internationale! EN COLLABORATION AVEC LE DEVOIR JACQUES GRENIER LE DEVOIR Jean-Claude Germain agit comme président d’honneur du 20' Salon du livre de Montréal.Amette, Jacques Duquesne, Dominique Lapierre et Michel Monti-gnac.Au milieu des rencontres avec les auteurs et multiples artisans du livre, en plus des traditionnelles séances de dédicace et des tables rondes, l’écrivain Gilles Archambault propose une incursion dans REAL PARLE, PARLE, JASE, JASE.grâce au SERVICE DE SOUTIEN delà \ b rut mite du HlieUX-ètrt des personnes a#etaiwdun oncer FONDATIONYOUÉBÉCOISE DU CANCER
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.