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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1997-10-11, Collections de BAnQ.

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I.H I) K V OIK.L K S S A M K DI II K T I» I M A X ( Il K I 2 II (' T (I li II K I II II 7 * V .M H>.+ ¦ , ii.*• ».ù\ v-i i H -, m.cv'r>'v,« .A,J> raw «IXi ARCHIVES I.E DEVOIR + MARIE-ANDRÉ E CHOUI NARD LE DEVOIR ans la foulée d’un colloque mariant l’univers des arts à la réalité des municipalités, il y a lieu de se demander quels sont les fruits d’une telle union et autour de quoi ce mariage s’articule au quotidien et dans le paysage municipal et artistique.Pendant deux jours, à la faveur du colloque annuel de la coalition Les Arts et Ici ville, plusieurs personnalités politiques et artistiques retourneront la question dans tous les sens et tenteront d’y apporter le meilleur éclairage.Dans un contexte de compressions budgétaires où grande est la nervosité, tant du côté des élus municipaux (qui craignent des coupes addition- nelles) que de celui des artistes (qui voient mal comment ils convaincront de leurs besoins criants), comment se porte la culture municipale?Plutôt bien, diront sans doute plusieurs.Même si la culture ne figure pas encore parmi les priorités de l’ensemble des agendas municipaux, elle ne demeure pas en reste.Politiques culturelles, pourcentages fixes alloués au fait culturel, poignées de main avec le secteur privé, initiatives personnelles ayant permis l’avancement de la cause artistique au sein d’une bureaucratie pas toujours ouverte à cette réalité: les exemples sont nombreux à prouver que les réalisations sont quotidiennes et plutôt en bonne santé.Parallèlement à la politique culturelle du gouvernement du Québec et des sommes qu’il alloue à la culture, des activités du Conseil des arts et lettres du Québec (au cours de l’exercice fi- nancier 1995-96, le CALQ a octroyé près de 40 millions en aide financière aux organismes artistiques de l’ensemble de la province), le pouls de la culture bat dans les municipalités.A Québec et à Montréal, plaques tournantes de la vie culturelle québécoise, les budgets consacrés à la culture se calculent à coups de millions.A Montréal — que certaines personnes de Québec souhaiteraient bien pouvoir imiter —, la Communauté urbaine de Montréal, par l’entremise de son Conseil des arts, contribue à soutenir la création, le fonctionnement et la diffusion des aids sur le territoire insulaire.Dans des villes telles Trois-Rivières, Lachine, Amos ou Magog, la viabilité de la culture figure au rang des priorités.Restée inébranlable malgré les récentes coupes budgétaires, Trois-Rivières continue d’al- louer la même somme à la culture, contribuant ainsi à promouvoir et à perpétuer des événements devenus incontournables au fil des ans.À La-cliine, la mise en valeur du patrimoine local témoigne de l’importance accordée à la culture.Plus au nord, à Amos, le respect des citoyens et l’offre d’une meilleure qualité de vie passe par l’épanouissement de la culture.Dans la MRC Memphrémagog, des produits culturels accessibles à la fois aux citoyens et aux touristes ont contribué à faire des villes environnantes un foyer de culture bouillonnant.Mais le spectre des compressions se faisant de plus en plus menaçant, il a parfois fallu faire preuve d’ingéniosité afin de maintenir le cap sur la vitalité culturelle.Dans certaines villes, le processus de mise en place d’une politique culturelle a contribué à mettre en lumiè- re un foisonnement culturel déjà existant mais trop souvent méconnu, en même temps qu’il a favorisé les échanges avec des partenaires du secteur privé, de plus en plus appelés à s’impliquer dans le domaine culturel.Bon an mal an, des dépenses d’exploitation de 13 milliards de dollars dans le secteur culture et communications permettent à plus de 200 000 personnes de travailler dans le milieu.Mais malgré toute la bonne volonté municipale et l’intense activité propre à certaines localités, l’intervention récente du ministre des Affaires municipales Rémy Trudel, avec son objectif de compressions dans le secteur municipal, contribue à accentuer certaines craintes.Lorsque viendra le moment d’élaguer, la culture ne sera-t-elle pas la cible première?Malgré certains pronostics sombres, l’avenir reste porteur d’espoir.K 1 > Ville de LaSalle SALLE JEAN-GRIMALDI PROMO^O^ 'h-3- J yl" *V Pour accéder au meilleur des arts DE LA SCÈNE DANS LE SUD-OUEST DE L’ÎLE 367-6373 L’art interpelle le gestionnaire municipal CLAIRE HARVEY COLLABORATION SPÉCIALE Les 17 et 18 octobre prochains, la ville de Montréal sera l’hôte du colloque annuel de la coalition Les Arts et la ville.Cette rencontre, qui se tiendra à la Place des Ails, a [xnir but de souligner l’importance des arts et de la culture dans le développement des communautés locales, tout en explorant les multiples avenues qu’offre le partenariat Les Arts et la ville est un organisme sans but lucratif qui regroupe 30 villes québécoises et 19 associations artistiques, de même que de nombreux artistes et amis des arts.L’organisme a pour mission de collaborer avec les villes québécoises pour promouvoir et soutenir les arts et la culture à l’échelle municipale, par exemple en incitant les villes à adopter une politique culturelle ou en favorisant la réflexion sur la gestion de la culture.Sylvie Cameron, directrice de l’association, explique que Les Arts et la ville forme «un vaste réseau humain» permettant à ses membres d’échanger sur les politiques artistiques et culturelles des différentes villes et sur les communautés artistiques quelles abritent.Bref, «l’association renforce l'effervescence du milieu artistique et culturel québécois, en tenant compte de la couleur culturelle locale propre à chacune des villes du Québec».Tenu à l’occasion du 10 anniversaire de l'organisme, le colloque a pour thème «Les arts dans la ville: le défi des nouveaux partenariats».Les participants aborderont le sujet délicat «de l’avenir des arts et de la culture dans le contexte actuel de la gestion municipale des services publics», ajoute Mme Cameron.L'événement se veut un exercice de réflexion sur différentes problématiques, comme la diminution des ressources financières des municipalités et l’accès inéquitable aux productions artistiques et aux biens culturels québécois.«Nous avons aussi pour objectif de susciter des arrimages arts et villes entièrement nouveaux», poursuit la porte parole.I>e vendredi, les ateliers porteront principalement sur «le facteur humain», c’est-à-dire sur les initiatives des élus municipaux qui permettent aux arts et à la culture de se développer.Seront présents Pierre Curzi, président de l’Union des ;u'listes, Michel Leduc, maire de LaSalle, et René Després, maire de Charlemagne.Une conférencière, Marion Lemes-re, échevin à Bruxelles, parlera aussi d'expériences menées en Belgique dont pourront s’inspirer les participants.Le samedi 18 octobre, l’assemblée se penchera sur «le métissage public-privé».Lorraine Pintal, directrice générale du théâtre du Nouveau Monde, Jacques Matte, directeur général du Festival international du cinéma en Abitibi-Témisca-mingue, et Danielle Sauvage, directrice des communications du Musée des beaux-arts de Montréal, prendront part à cette plénière.En après-midi, les participants aborderont le thème suivant: «les partenariats et le développement durable».Ainsi, Elie Fallu, maire de Sainte-Thérèse, expliquera comment la vitalité du milieu a permis de développer des projets à caractère culturel qui ont un impact positif sur le développement culturel de cette ville.Ce colloque est également une occasion privilégiée pour les artistes, les fonctionnaires et les élus municipaux d’en apprendre plus long sur les derniers projets de l’organisme.Le 18 octobre, un atelier intitulé «Les quartiers adturels du monde» est prévu avec Hélène Laperrière, responsable scientifique du projet et chercheuse au Groupe culture & ville, rattaché à l’INRS-Urbanisation.Grâce à une subvention de 109 000 $ du Fonds de l’autoroute de l'information, Les Arts et la ville et le Groupe culture & ville de l'INRS-Urbanisation procèdent actuellement à la préparation d’un site Internet en français et à la réalisation d’outils interactifs de communication.Par la suite, Les Arts et la ville consolideront ce partenariat en collaborant avec l’Observatoire des tendances et technologies culturelles mis sur pied par les chercheurs de Culture & ville de l’INRS-Ur-banisation.Ce réseau devrait être en service l’an prochain.Selon Sylvie Cameron, ce projet s’inscrit dans la vocation de l'organisme, soit la croissance du réseau humain, mais il vise aussi à ce que l’accès à ce réseau soit le plus démocratique possible grâce aux technologies de pointe.«Il s'agit de multiplier les occasions d’échanges entre les acteurs adturels œuvrant dans les communautés locales; de construire une passerelle virtuelle entre les élus municipaux, les fonctionnaires, les artistes, les chercheurs scientifiques du domaine adturel et nos membres; et enfin, d’accroître la visibilité des projets adturels municipaux québécois sur la scène internationale.» Outre cet atelier, les participants auront l’occasion de se familiariser avec le projet «ville et métiers d’art», en compagnie de Yvan Gauthier, directeur général du Conseil des métiers d’art du Québec.S’inspirant d’une expérience similaire tenue en France, ce projet porte sur le développement des métiers d’art à titre de moteur économique et culturel municipal, par exemple en soutenant les municipalités lors de la création d’incubateurs d’entreprises artisanales.Dans la foulée des colloques précédents, cet événement comprendra aussi un volet pour mieux faire connaître les artistes aux fonctionnaires, aux élus municipaux et au grand public.I>e 18 octobre à midi, Denis Gougeon, compositeur, et Marie-Danielle Parent, soprano, qui sont à la fois conjoints dans la vie et partenaires sur le plan professionnel, donneront une conférence intitulée Histoire de musique: histoire de vie.Hélène M.Stevens, ex-directrice de l’organisme, rappelle que Les Arts et la ville a été fondé en 1987, à Montréal et à Toronto.Phyllis Lambert, qui cumule parmi d’autres fonctions la présidence honoraire de Les Arts et la ville et la direction du Centre canadien d’architecture, et Joan Chalmers, une sommité torontoise dans le domaine artistique, ont partagé la coprésidence d’un comité chargé de mettre en place l’organisme.Ce comité était dirigé à Montréal par Hélène M.Stevens et Gilles Marsolais, et à Toronto par Judith et Thomas Hendry.En 1993, Les Arts et la ville a cessé d’être un organisme bicéphale parce qu’il avait connu plus de succès au Québec.Le public est invité à participer à l’événement.Les frais d’inscription sont de 135 $ pour le grand public et de 75 $ pour les membres.On peut s’inscrire à la Place des Arts en composant le (514) 662-5154 ou en faisant parvenir un message par télécopieur au (514) 662-4428.Un colloque se penchera sur l’attitude des administrations municipales face aux activités culturelles ROBERT SKINNER Nul ne met plus en doute les importantes retombées économiques des festivals culturels montréalais, comme par exemple le Festival international de jazz.Un investissement rentable Chaque année, les entreprises culturelles injectent des milliards dans Véconomie québécoise FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR En période de redressement budgétaire, la tentation est forte pour les administrations municipales de sabrer dans les dépenses allouées à la culture.Une éventualité qui est loin de faire le bonheur des milieux culturels, lesquels s’opposent bien sûr à ce qu’on les asphyxie à petit feu.En plus de faire valoir qu’ils contribuent à l’avancement et à l’enrichissement culturel de la société, ceux-ci martèlent désormais l’argument économique: à savoir que l’industrie a des impacts économiques importants sur l’économie québécoise.Une récente étude, intitulée Impact économique du secteur de la culture et des communication et publiée par le ministère de la Culture et des Communications sous la supervision de Gaétan Hardy, révèle que les entreprises et organismes de ce secteur produisent des activités qui touchent tous les secteurs de l’économie québécoise.Ils procurent ainsi non seulement des emplois, souligne le rapport, «mais aussi des débouchés ata entreprises qui les approvisionnent en bien et en services».Des chiffres?Les entreprises et organismes du secteur de la culture (patrimoine, arts de la scène, livre, arts visuels, métiers d’art, phonogramme, film, design, enseignement artistique, fêtes et festivals culturels) et des communications (communications/médias, télécommunications et administrations publiques) suscitent chaque année des dépenses d’exploitation de plus de 13 milliards de dollars.Pour évaluer les effets de l’industrie culturelle sur l’économie québécoise, M.Hardy et son équipe ont tenu compte des indicateurs habituels d’impact ou d’importance économiques: la valeur ajoutée, les emplois créés, les salaires versés et les revenus perçus par les gouvernements sous forme de taxes ou d’impôts.De telles dépenses produisent dans l’économie québécoise des effets importants sur le produit intérieur brut (PIB), l'emploi, les salaires et les revenus.Par exemple, en 1992, la contribution des entreprises et organismes culturels à l’économie québécoise et au PIB au coût des facteurs s’est élevée à 11,4 milliards.«Une contribution qui contitue 8,4 % de l'ensemble du produit intérieur bnd du Québec pour cette même année», évalue l’auteur du rapport.Toujours pour l’année 1992 — les données compilées les plus récentes —, ce sont près de 177 000 emplois directs et indirects qui ont été créés sur une base annuelle par le secteur de la culture et des communications.De ce nombre, 76 % sont des emplois directs, soit près de 134 000, et les 34 % restant, soit un peu plus de 43 (XX), sont des emplois indirects et supplémentaires dans d’autres secteurs de l’économie (restauration, hôtellerie, etc.).Tous ces emplois, selon le rapport Hardy, ont Au Québec, plus de 92 000 emplois sont directement reliés au secteur de la culture entraîné une rémunération globale de plus de six milliards, soit 47 % des dépenses initiales pour réaliser la production des biens et services des deux secteurs.«Une telle importance du revenu de travail, dans l’ensemble des dépenses, démontre bien la prédominance de la main-d'œuvre au sein des entreprises et des organismes», estime le rapport Hardy.D’ailleurs, les gouvernements fédéral et provincial ne sont pas en reste.Ils retirent des «sommes importantes» de l’existence de ces entreprises.Selon le rapport, les montants perçus se chiffrent à près de trois milliards, dont plus de la moitié revient au gouvernement du Québec.En définitive, l’impact du secteur de la culture et des communications, en considérant les effets économiques directs et indirects du secteur ainsi que les effets induits, est très important.Un total de quelque 217 500 personnes travaillent dans ce milieu, la contribution de l’industrie au PIB s’élève à près de 13,6 milliards et les gouvernements réalisent des revenus dépassant les trois milliards.Dans un premier temps, le secteur de la culture engage annuellement des dépenses de l’ordre de 3,8 milliards.La contribution de ces entreprises et organismes à l’économie québécoise et au PIB se chiffrait à 3,4 milliards en 1992, soit 2,5 % du PIB.L’impact total sur l’économie de ce secteur s’établit à plus de 92 000 emplois, la contribution au PIB atteint les 4,2 milliards et les revenus des gouvernements se chiffrent à plus de un milliard.Par ailleurs, le secteur des communications et des médias, qui regroupe les médias écrits et électroniques, la radiodiffusion, la télédistribution ainsi que le domaine de la publicité, dépense annuellement 3,2 milliards.En 1992, la contribution de ces entreprises à l’économie et au PIB s’élevait à 2,9 milliards, soit 2,1 % du PIB.Le nombre total des emplois ainsi créés s’élève à plus de 92 (XX), la contribution au PIB avoisine les 4,2 milliards et les revenus des gouvernements se chiffrent à plus de un milliard.Enfin, le secteur des télécommunications, qui regroupe l’industrie de l’équipement des télécommunications, du matériel électronique et de communications ainsi que le réseau de téléphonie, engage des dépenses annuelles de quelque 5,6 milliards.Ij\ contribution de ces entreprises à l’économie québécoise et au PIB s’élevait à 4,8 milliards en 1992, soit 3,6 % du PIB.Ce sont plus de 63 (XX) personnes qui travaillent dans ce secteur; leur contribution au PIB est passée à 5,5 milliards et les gouvernements réalisent des revenus dépassant le milliard.A la lumière de cette recherche, il va sans dire que les milieux culturels ont de bons arguments en main.Reste à voir maintenant comment les élus municipaux envisageront la chose, une fois résolue la crise qui les oppose actuellement au gouvernement provincial en regard du partage des diverses responsabilités financières.in un il u uni (' K C A II IKK S l> K C I A I.E S T P li 11 I.I K P A II I.K I) K V (I I II (O o r il i u a I i o n LOUISE-MARIE HOULE C o 11 a li u r a I i n n M A RIE A NI) R Ê E r 11 OU IN A 11 I) FABIEN I) EG USE FLAIRE II A 11 VE Y li É (i I N A 1.1) Il A II V E Y FRANÇOIS NORMAND Il 6 v i s i n n MICHÈLE .MALENFANT M a il u r I I c MICHELINE TU RG E ON Mise en liages YVES I)’AVIGNON I) i rc c I i n n a.r I i s 1 i novembre au 21 décembre 33 œuvres, s'échelonnant de la fin rlu 18e siècle à nos jou Marc-Aurèle Forlin, Jean-Paul Riopelle, Alfred Pellan, Paul-Emile Borduas, Théophile Hamel et plusieurs autres.Tél: (819) 595-7488 THÉÂTRE DE L'ÎLE Du 1er octobre au 8 novembre L'homme accessoire Comédie de Norm Foster, Avec: Jacques Dupont, Claude Lavoie, Micheline Marin et Chantale Richer.Tél.: (819) 595-7455 LA SALLE JEAN-DESPRÉZ de la maison du Citoyen Luc de Larochellière et Annette Campagne 17 octobre à 20 h Claire Pelletier en nomination pour 8 Félix à l'ADISQ 6 novembre - 20 h Lhasa de Sella 3 décembre - 20 h Ticket master 755-1111 Les concerts Ponticello présentent "Capriole" le 19 octobre Tél.: (819) 595-7175 Ville de Hull t I.E I) E V (Mil, I E S S A M EDI II E T I) I M A X < Il E I 2 0 ( T 0 B II E I D D £ !) LES ARTS ET LA VILLE Les villes-centres et la culture Montréal et Québec auront-ils les moyens de maintenir leurs politiques culturelles ?m "pt-i a» X Y.P?5 ÆrtMDP» r^ri' v ** ¦ w 'ssm ;»Sü y1* ^ÿSËsÊi t>' •» '•V *», Y lïJWWftl *4# I# trois-riviêres •LES ARTS ET LA VILLE- Quand la ville s’implique Certaines municipalités font de Part et de la culture des leviers de développement FABIEN D EGLISE COLLABORATION SPÉCIALE Depuis l’adoption de la politique culturelle du Québec, en 1992, quelques municipalités ont décidé de faire de l’art et de la culture des outils prépondérants de leur développement.Les résultats sont encourageants et l’idée pourrait éventuellement intéresser l’ensemble des villes de la province.Désireuse de rompre avec l’image de ville papetière qui lui colle à la peau, Trois-Rivières a décidé de changer de visage.Elle se définit aujourd’hui comme «ville d’histoire et de culture».«Pendant longtemps, la ville s’est développée grâce à son secteur industriel, explique Alain Gamelin, conseiller municipal et responsable du développement culturel.Mais aujourd’hui le contexte économique nous oblige à trouver un nouveau moteur d’expansion.» Forte d’un noyau d’organismes culturels dynamiques, la capitale de la Mauricie a résolu en 1993, après 18 mois de consultation auprès des principaux acteurs du milieu artistique, d’adopter sa première politique culturelle.Un moyen de baliser et de rationaliser les interventions de la municipalité dans ce secteur jusque-là délaissé par les administrations antérieures.La vie culturelle à Trois-Rivières est riche.En effet, cette GISÈLE VIVIER Le complexe muséologique de la ville de Lachine, reconnu par le ministère de la Culture, comprend un musée en plein air et quatre édifices historiques.Ci-dessus, la maison LeBer-LeMoyne, construite en 1669.TROIS-RIVIERES ville D’Histoire etde culture ! ville de 50 000 habitants peut se vanter d’accueillir des événements majeurs, comme les festivals internationaux de poésie et d'arts vocaux, les biennales de céramiques ou d’estampes ainsi qu’une multitude de spectacles professionnels.Et la ville ne lésine pas sur les moyens pour favoriser l’accès de ses citoyens au domaine culturel.Annuellement, quelque trois millions de dollars (soit 6 % du budget total de fonctionnement de la ville), sont injectés dans le domaine du développement culturel.Une enveloppe budgétaire qui n’a jamais cessé d’augmenter malgré les récentes compressions imposées aux municipalités.Mise en valeur du patrimoine Même si Lachine est située près d’un pôle culturel important, l’administration municipale n’a de cesse, depuis vingt ans, de développer un secteur culturel spécifique sur son propre territoire.Chaque année, environ 700 000 $ (1 % du budget total de la ville) sont consacrés au domaine artistique.«C’est autant que pour le secteur des sports, et bien plus que d’autres villes de la Communauté urbaine de Montréal [CUM]», fait remarquer le maire Guy Dicaire.Dans toutes ses formes d’expression, l’art occupe une place importante dans le développement de la ville, qui veille à ce que ses 13 000 citoyens puissent vivre dans un environnement culturel stimulant En effet Lachine a toujours investi dans le développement d’infrastructures, dans l’acquisition d’œuvres d’art — la ville possède, entre autres, le parc de sculptures monumentales le plus grand du Canada — et surtout dans la mise en valeur de son canal et du patrimoine historique qui le borde.Depuis un an et demi, la ville a également mis en place un programme d’allègement des taxes, pour inciter les artistes à élire domicile dans un secteur réservé situé dans le Vieux-Lachine.Une initiative qui, au regard des nombreuses demandes d’ouverture de studios qui affluent à l’hôtel de ville, semble porter fruit.«Dans les années à venir, nous souhaitons aussi pouvoir exploiter au maximum le potentiel de l’Entrepôt, cet édifice récemment rénové, conçu pour accueillir n’importe quel type de spectacles», ajoute le maire de Lachine.Qualité de vie A Amos, petite ville de 14 000 habitants, la culture occupe également une place prépondérante.«Nous sommes en région, explique Guy Nolet, directeur du service des loisirs et du tourisme.Pour inciter les gens à rester, mais aussi pour attirer des professionnels delà santé ou des entreprises, nous devons être en mesure d’offrir à nos citoyens une qualité de vie basée, entre autres, sur des activités culturelles.» Dans cette optique, la municipalité adoptait, en 1995, une politique visant à encadrer son développement culturel orienté principalement sur l’identité régionale, la dynamique artistique ainsi que sur l’accessibilité des biens culturels.Amos, qui consacre 7 % de son budget à la culture, s’est toujours illustrée pour son dynamisme sur le plan artistique.Chaque année, une cinquantaine de spectacles professionnels provenant de Montréal sont présentés au théâtre des Eskers — une salle polyvalente honorée à deux reprises pour la qualité de sa programmation lors du Gala de l’ADISQ.La ville possède également une Maison de la culture, construite en 1993, qui abrite un centre d’exposition, un centre d’archives agréé ainsi qu’une bibliothèque qui accueille chaque semaine quelque 3000 visiteurs.«Un bon niveau de fréquentation pour une ville de notre taille», souligne M.Nolet.Outre ces infrastructures, les grandes manifestations, tels le Salon du livre, le Congrès de la société des musées québécois ou encore le Symposium international en arts visuels, démontrent la vitalité de cette ville d’Abitibi dans le domaine culturel.Accroître sa visibilité Avec un bassin important d’artistes œuvrant dans une multitude de domaines, la municipalité régionale de comté (MRC) Memphrémagog a également décidé de prendre le virage culturel avec l’adoption, en 1991, d’une politique visant à donner plus de visibilité à sa communauté artistique.«Depuis toujours, la culture s’est développée grâce au Centre d’arts d’Orford et au Vieux Clocher de Magog, qui présentent chaque année des spectacles d’artistes reconnus, explique Reno Fortin, agent de développement culturel à la MRC.IJ est possible de profiter du vaste public déplacé par ces grands centres de diffusion pour mettre en évidence nos artistes locaux.» C’est dans cette optique qu’a été instauré le «Circuit des arts», une manifestation annuelle qui, durant dix jours, invite les habitants de la MRC mais aussi les nombreux touristes à visiter les lieux de création des artistes en art visuel qui résident dans la région.«Nous sommes également en train de compléter la deuxième édition d’un répertoire culturel qui regroupe l’ensemble des organismes et des artistes œuvrant sur notre territoire», poursuit M.Fortin.Actuellement, des vingt municipalités qui composent la MRC, aucune n’a encore adopté spécifiquement une politique visant à favoriser son développement culturel.«Notre objectif est de sensibiliser les élus à ce qui se passe sur ce terrain et de les inciter à se doter d’un comité culturel actif, capable de faire le lien entre la MRC et les différentes municipalités.» A la recherche de nouveaux modes de gestion de la culture FAITES UNE ESCAPADE AU CŒUR DE LA CULTURE cœur d'une histoire patrimoniale vivante Bibliothèque Pierre-Georges-Roy 7, rue Mgr-Gosselin Tél.: (418) 838-4126 Visites guidées sur réservation L’Enseignerie Atelier de sculpture d’enseignes sur bois 10965, boul.de la Rive-Sud Tél.: (418) 838-0871 Au cœur des origines de la coopération Maison Alphonse-Desjardins 6, rue Mont-Marie Tél.: (418) 835-2090 Visites guidées sur réservation GILLES JOUBERT Du parc portuaire de Trois-Rivières, op aperçoit cette œuvre du sculpteur Denis Matte.A l’arriere-plan, le dôme du couvent des Ursulines.LÉVIS LA VILLE DE LASALLE a procédé depuis quinze ans à plusieurs interventions culturelles majeures.Mentionnons la mise en valeur d’un site archéologique, la restauration du moulin Fleming, la construction et l’informatisation d’une bibliothèque, l’implantation d’un centre culturel.Depuis dix ans, la ville constate que la demande va croissant.Ainsi, la bibliothèque a augmenté ses prêts de 26,5 % en cinq ans.On devine aisément que les budgets ont du mal à être ajustés à cette croissance.Voilà pourquoi la région de Sault-Saint-Louis (LaSalle, Lachine, Verdun, Saint-Pierre) est fertile en concertation.Depuis cinq ans, deux organismes autonomes sont nés de ces accords.Il s’agit de la Société de la salle Jean-Grimaldi, corporation intermunicipale cogérée par le cégep André-Laurendeau et les villes de LaSalle, Verdun et Saint-Pierre, qui a permis de quintupler la programmation offerte à la population des trois villes.De même, Le Pôle des Rapides, un organisme de développement touristique responsable de la valorisation des attraits culturels, est coadministré par les quatre villes de la région auxquelles se sont ajoutés la ville de Montréal et les partenaires économiques et communautaires du sud-ouest de l’île de Montréal.Pour le bénéfice de la population, les élus et les administrateurs de la ville de LaSalle se promettent d’aller encore plus loin dans la mise en commun des services et des infrastructures.Une bonne façon de protéger la croissance culturelle tout en déjouant les augmentations de taxes aux citoyens.u cœur d'un artisanat unique et original Visites guidées sur réservation Membre du réseau des économusées du Québec VILLE DE LASALLE La Place du temple, œuvre monumentale réalisée par la sculpteure Tatiana Démidoff-Séguin dans le cadre des projets d’amenagement artistique au parc Félix-Leclerc de LaSalle. I.K l> K V (I I H .I.H S S A M K I) I II E T I M A X l I 2 (IC T tl II II E I !) il E 5 LES ARTS ET LA VILI, Une denrée rare et appréciée A peine plus d’une trentaine de villes québécoises sont dotées d’une politique culturelle RÉGINALD HARVEY COLLABORATION SPÉCIALE Fort heureusement, la culture clans les villes et villages du Québec ne passe pas forcément par un énoncé politique dûment sanctionné par les élus municipaux.Car sur les 1400 municipalités québécoises, seulement 34 possèdent déjà une telle politique en matière de culture, tandis que 36 autres — villes ou municipalités régionales de comté — travaillent actuellement à son élaboration.Il n’en demeure pas moins que l’adoption d’une politique culturelle constitue une façon non équivoque pour une municipalité d’afficher ses couleurs en la matière et de définir concrètement ses orientations de développement à long terme dans le domaine culturel.Les Conseils de ville peuvent du même coup cautionner et valoriser tout le pan d’activités culturelles en l’intégrant aux autres priorités d’intervention.Arts, bibliothèques .et patrimoine 4 A Laval, le Conseil de la culture, fondé il y a une douzaine d’années, a servi de locomotive pour transporter à bon port le projet de politique culturelle, qui a vu le jour en avril 1993.Le Conseil a mis sur pied trois commissions consultatives, l’une sur lus arts et deux autres sur les bibliothèques et le patrimoine, qui se sont chargées de recueillir, auprès des gens du milieu, les commentaires syr le texte d’un avant-projet de résolution.Président de ce conseil durant onze ans et vice-président du comité exécutif de la ville, André Boileau fait observer que les présidents de ces trois commissions siègent au Conseil de la culture, où ils sont en mesure de véhiculer l’information puisée sur le terrain.Il précise que la politique culturelle s’est donc centrée sur les tKois pôles des arts, des bibliothèques et du patrimoine, autour desquels se sont greffées des orientations d’ordre général et spécifiques.En excluant les frais de financement inhérents aux immobilisations, m» xl • VWtthît La Maison des arts de Laval tient chaque année de nombreuses expositions d’artistes québécois de renom.le vice-président évalue que la ville consacre 3 % de son budget à la culture en général, soit huit millions de dollars annuellement.Outre ces sommes, un élément clé dans le secteur de la culture à Ixival est l’intervention du privé.«Nous demandons au secteur privé de percevoir l'artiste comme un fournisseur de services, non pas comme un mendiant mais comme un professionnel.Il doit être considéré comme quelqu’un qui peut fournir aux gens d’affaires des services essentiels au soutien et à la promotion de leurs entreprises.» VII.LE DE LONGUEUIL À Longueuil, la culture a été intégrée au plan d’ensemble préparé pour assurer une meilleure qualité de vie aux citoyens.Contribution du secteur privé Dès les premiers temps de l’application de sa politique culturelle au début de 1990, la ville de Longueuil a pris conscience qu’elle ne disposait pas des ressources financières suffisantes pour répondre adéquatement à toutes les initiatives culturelles.«Il est alors apparu clairement que la municipalité devait faire appel au secteur privé pour contribuer directement au financement de plusieurs activités», rapporte Michel Saint-Laurent du service des communications de la ville.Quant à la politique elle-même, en vigueur depuis bientôt sept ans, elle s’inspire du principe de développement de la ville, qui est relié à la qualité de la vie.Au même titre que d’autres volets de l’administration municipale, comme le secteur économique, la culture a été intégrée au plan d’ensemble préparé pour assurer un avenir meilleur aux citoyens.La politique culturelle longueilloi-se gravite autour de quatre axes principaux qu’énumère M.Saint-LaurenL Il y a la volonté de ne pas remplacer le milieu, mais de contribuer à son dynamisme, d’augmenter les interventions du gouvernement municipal, et de créer une structure de soutien et de consultation permanente.Finalement, cette mesure prévoit aussi l’édification et l’expansion d’un réseau d’équipements adéquats.Aussitôt après l’adoption de la politique, le premier geste a été de mettre sur pied une société de développe- ment des arts et de la culture, qui soit accessible à tous les artistes.A partir de là, précise Michel Saint-Laurent, «tout a bien fonctionné et le secteur privé a, en cours de route, délié les cordons de sa bourse pour favoriser, entre autres, des réalisations majeures, soit Içs deux salles de spectacles du cégep Edouard-Montpetit».Reconnaissance professionnelle Le processus menant à l’adoption d’une politique culturelle municipale repose sur une étroite concertation des gens du milieu, et sa mise en place peut s’échelonner sur une période de quelques années.A Jonquière, après une première période d’étude en comité plénier, des corrections ont encore dû être apportées à la version finale du projet de politique culturelle, et une deuxième phase de consultation s’est déroulée à la table du milieu pour peaufiner le dossier.Le projet sera incessamment déposé au Conseil de ville pour être définitivement sanctionné par les élu?.A l’issue de ce long exercice, encore retardé par le désastre naturel de l’été 1996 dans la région du Saguenay, Nicole Vallée, animatrice artistique au service de la ville, dégage les orientations majeures de la politique retenue: «Le projet s'articule autour de l’identité culturelle propre à notre ville et se caractérise par la reconnaissance des artistes professionnels sur les plans de la création et de la production.Tout le côté conservation et mise en valeur du patrimoine a aussi été mis en relief, sans pour autant négliger l'importance primordiale accordée à la consolidation et à l’amélioration de la qualité des équipements existants.» Pour en arriver là, elle relate que 300 personnes ont, dans un premier temps, été consultées par voie de questionnaire.Par la suite, des représentants d’une dizaine de disciplines artistiques diverses se sont assis autour de tables sectorielles pour échanger sur la question culturelle.Selon Mme Vallée, «le projet a démontré que beaucoup de choses se faisaient déjà dans le domaine».Dorénavant, pour les acteurs de la scène culturelle, la politique servira à poser des balises, à disposer d’une meilleure vision sur l’avenir et à profiter plus ouvertement de l'appui des élus.«Quand une municipalité donne, par voie de résolution, le mandat à ses VILLE DE UVAL fonctionnaires de travailler sur une politique culturelle, il se dégage de cette prise de position une volonté politique de développer le secteur identifié», affirme l’animatrice artistique de Jonquière.Austérité en vue Malgré tous les vents culturels favorables qui soufflent pour l'instant sur certaines municipalités, de nombreux conflits entre les paliers de gouvernement font rage dans le ciel municipal québécois.Que peut-on en augurer?Jean-François Arteau, conseiller à l’Union des municipalités du Québec, craint pour sa part que, dans un tel climat, les budgets dans le secteur de la culture subissent des réductions.«La taxe foncière est d'abord destinée à des fonctions plus traditionnelles pour les municipalités.À choisir entre la sécurité publique et la culture, c’est souvent la culture qui écope.» En dépit de ce constat, le conseiller de l’UMQ trouve rassurantes les conclusions d’un récent sondage conduit par l’Union, qui montre que les citoyens tiennent mordicus aux activités et aux équipement culturels offerts par les municipalités.ESPACE GO âir transit I En 1989, le Théâtre de la Ville a vu le jour grâce aux efforts concertés de la Ville de Longueuil, du collège Édouard-Montpetit, du ministère de la Culture et des Communications et du milieu artistique de la région.i salle du Théâtre de la Ville 1 salle Pratt & Whitney Canada une PRIORITE pôorilONGUEUIL Théâtre de la Ville 180, de Gentilly Est, Longueuil Téléphone: 670-1616 associe de la Le Conseil des arts, aux 29 municipalités Communauté urbaine de Montréal.présentent COMBUSTIBLES D'AMÉLIE NOTHOMB MISE EN SCÈNE DE RENÉ RICHARD CYR AVEC JEAN BESRÉ.ROXANNE BOULIANNE ET JEAN-FRANÇOIS CASAB0NNE TOURNÉE AU QUÉBEC Beloeil 6 mars (514) Valleyfield 7 mars (514) Maison de la Culture Mercier 11 mars (514) Gatineau 13 et 14 mars (819) Montréal-Nord 15 mars (514) Drummondville 17 mars (819) Maison de la Culture Frontenac 19 mars (514) Joliette 21 mars (514) Ville LaSalle 22 mars (514) Trois-Rivières 24 mars (819) Maison de la Culture Maisonneuve 25 mars (514) Sle-Thérèse 28 mars (514) Shawinigan 1er avril (819) Granby 3 avril (514) St-Jean-sur-Richelieu 4 avril (514) St-Léonard 5 avril (514) Sl-Laurenl 7 avril (514) Sherbrooke 14 avril (819) Sept-lles 16 avril (418) Baie-Comeau 17 avril (418i Chicoutimi 18 avril (418) Alma 19 avril (418) Rouyn-Noranda 23 avril (819) Amos 24 avril (819) Val 0 Or 25 avril (819) .des partenaires actifs pour l'avancement des arts dans leur communauté.CONSEIL DESERTS COMMUNAUTÉ URBAINE _ DE MONTRÉAL rRÉAl 4$ U# V La politique culturelle municipale UN PARTI PRIS POUR LA QUALITÉ DE VIE DE LA POPULATION If» n§ mm m wm Iéé D epuis longtemps au coeur du développement des bibliothèques publiques et de la mise en valeur du patrimoine, la majorité des municipalités ont étendu, et étendent de plus en plus, leur champ d'actions dans des domaines moins traditionnels comme la formation en danse ou en musique, la diffusion des arts de la scène, des arts visuels ou de la muséologie.Leur engagement en fait des partenaires de choix et des interlocuteurs privilégiés avec lesquels le ministère de la Culture et des Communications poursuit le développement culturel du Québec.En se donnant une politique culturelle, les municipalités ont choisi de miser sur une formule gagnante : la qualité de vie de leur population.C'est ainsi que quelque 70 municipalités et municipalités régionales de comté (MRC) se sont engagées sur cette voie.Alors que la moitié d'entre elles ont déjà adopté une politique culturelle, les autres préparent actuellement une politique, un plan d'action ou des orientations en matière de culture.Rivière-du-Loup, Trois-Pistoles, Matane, Rimouski, Pointe-au-Père, Alma, Chicoutimi, Jonquière, Ancienne-Lorette, Cap-Rouge, Québec, Vanier, Charlesbourg, Beauport, Loretteville, Sillery, Trois-Rivières, Drummondville, Coati-cook, Lenoxviile, Sherbrooke, LaSalle, Montréal, Pointe-Claire, Lachine, Gatineau, Hull, Aylmer, Buckingham, Maniwaki, Amos, Val-d’Or, Rouyn-Noranda, La-Sarre, New-Richmond, Carleton, Lévis, Montmagny, Saint-Georges, Thetford-Mines, Saint-Jean-Port-Joli, Laval, L’Assomption, Joliette, Charlemagne, Blainville, Saint-Eustache, Saint-Jérôme, Sainte-Thérèse, Boucherville, Longueuil, Saint-Hyacinthe, Saint-Bruno, Saint-Lambert, Sutton, canton de Sutton, Vaudreuil-Dorion, MRC d’Asbestos, MRC du Granit, MRC de Memphrémagog, MRC Le Val Saint-François, MRC de Coati-cook, MRC du Haut-Saint-François, MRC de Témiscamingue, MRC de la Haute-Côte-Nord, MRC de Bellechasse, MRC du Haut-Richelieu, MRC d'Acton, MRC de la Vallée-du-Richelieu.m La politique culturelle municipale Pierre angulaire des actions de la municipalité dans le domaine culturel.Stratégie d'action axée sur les grandes orientations du gouvernement du Québec en matière de culture.Pourquoi?Pour les dix bonnes raisons suivantes : 1.définir l'identité culturelle locale; 2.mieux connaître les attentes et les besoins du milieu; 3.offrir des activités et des produits culturels adaptés; 4.développer une vision à long terme; 5.planifier les services offerts dans les multiples champs d'activité de la culture; 6.maximiser l'utilisation des ressources; 7.intégrer la culture à l'ensemble des préoccupations municipales; 8.positionner la municipalité sur l'échiquier culturel régional; 9.outiller la municipalité dans ses discussions et ses négociations avec d'autres acteurs culturels; 10.déterminer les rôles et les responsabilités de chacun des intervenants dans la mise en oeuvre des activités culturelles.Pour qui?Pour l'épanouissement de la population et le développement de son sentiment d'appartenance.Que contient-elle?Les grandes orientations de la municipalité en regard du développement culturel sur son territoire; les objectifs pour concrétiser les orientations privilégiées par la municipalité; le plan d'action comprenant les mécanismes de mise en oeuvre et de suivi de la politique culturelle.Comment procéder?Les municipalités qui désirent élaborer une politique culturelle peuvent consulter le Guide d’élaboration d’une politique culturelle municipale publié par le ministère de la Culture et des Communications et le Regroupement québécois du loisir municipal.Le Guide est disponible dans toutes les directions régionales du ministère de la Culture et des Communications.Gouvernement du Québec Ministère de la Culture et des Communications http://www.mcc.gouv.qc.ca < 1 i
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