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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1997-09-19, Collections de BAnQ.

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» -?FONDÉ EN 1910 ?- lk devoir V 0 i.I- X X XVIII - N " 2 I 3 M 0 N T II É A L .L E V E N I) II EDI I !) S E l‘ T K M II II E I !l !> 7 8 « .• + r p s + T V Q / T o it o N T o I $ PERSPECTIVES Des élections cet automne ?Les astres se conjuguent pour que le premier ministre Lucien Bouchard déclenche des élections générales.Si peu de nouvelles positives ne l’y autorisent, c’est la perspective de mauvaises nouvelles qui pourrait l’inciter à agir de façon précipitée.Jean-Robert Sa nsfaçon Il y a maintenant trois ans que le Parti québécois a remplacé le précédent gouvernement libéral à Québec.En trois ans, deux premiers ministres, un référendum raté, un sommet économique réussi, plusieurs réformes inachevées en éducation et en santé, sans oublier les vagues de compressions budgétaires très dures.voilà qui laisse des traces.Pourtant, la popularité du premier ministre reste solide.Les négociations avec les employés du secteur public se sont terminées calmement, les cibles du déficit zéro sont toujours en vue, et malgré l’abolition de 15 000 postes, le gouvernement est parvenu à laisser l’impression qu’il créait des milliers de nouveaux emplois pour les jeunes.L’automne a vu naître les maternelles à temps complet, les places en garderie à 5 $, et l’hiver nous annonce une baisse de l’impôt sur le revenu.A la faveur d’une expansion de l’économie plus forte que prévue, rien n’interdit d’ajouter l’annulation de la hausse de la TVQ, cet autre volet de la réforme fiscale, pas mal moins populaire celui-là.Dans le secteur privé, des projets d’investissements importants sont annoncés, et si le chômage ne diminue qu’au compte-gouttes, le climat est tout de même moins triste qu’au moment du référendum.Mais voilà, avec le temps, le vent pourrait tourner.Au nombre des facteurs susceptibles de gâcher la sauce, il y a les gaffes forcément plus fréquentes des ministres, comme cette semaine nous en a laissé deux beaux échantillons avec l’affaire des greffes pulmonaires et celle de la perquisition avortée à Kahnawake.Il y a ensuite, et surtout, l’humeur populaire, de plus en plus sensible aux résultats nécessairement mitigés des grandes réformes en cours.Jusqu’ici, les Québécois n’ont pas trop réagi aux multiples virages.Méfiants, ils ne sont tout de même pas convaincus que tous ces changements étaient nécessaires.Il s’en faudrait de peu pour que leur insatisfaction grandissante rejaillisse sur la personne du premier ministre.En santé surtout, alors que les hôpitaux feront face aux conséquences les plus graves des départs pour la retraite au cours des 18 prochains mois.C’est alors seulement que seront abolis les milliers de postes que l’on aura jugé bon de remplacer entretemps pour éviter l’hémorragie.Et puisque Québec a déjà prévenu que les budgets des deux prochaines années seront gelés, il faudra comprimer les dépenses de nouveau en 1998 et en 1999 pour absorber les 1,2 milliard de dollars de dépenses liées à la croissance naturelle des coûts (inflation, échelons salariaux, etc.).Et plus on comprime, plus l’exercice devient difficile à effectuer et dommageable pour la qualité des soins.Selon plusieurs, le pire ne serait donc pas derrière, comme le soutient le gouvernement, mais droit devant.Pourquoi ne pas profiter tout d.e suite de l’impression qui veut que le gros des coupes budgétaires est chose du passé et qu’à l’avenir, la situation ira en s’améliorant?Il y a aussi la prochaine ronde de négociations du secteur public, qui pourrait perturber une campagne électorale déclenchée dans un an.Ceux qui croient que tout est réglé depuis l’entente sur les retraites doivent revenir sur terre: les conventions viennent à échéance l’été prochain, et les syndicats reprendront le bâton du pèlerin pour rattraper le terrain perdu.Or, comment respecter l’objectif du déficit zéro en l’an 2000 tout en répondant positivement aux revendications syndicales?Par contre, comment dire non à ses alliés à la veille d’élections?Ne serait-il pas mieux de retourner devant le peuple avec, frais à la mémoire, le résultat plutôt positif des négociations de l’an dernier?Il y a aussi les municipalités.Si le gouvernement ne re-çule pas, certains maires ont promis de lui faire la guerre.A moins que le premier ministre n’ait caché ses as, il faut s’attendre à ce que le résultat des négociations déplaise à au moins la moitié des élus municipaux et la plupart des syndiqués.Et si ce ne sont pas les syndicats qui contribuent à éponger le déficit, ce seront les contribuables, dès le printemps prochain.Pas très fort pour se faire réélire.Au contraire, un gouvernement fraîchement réélu.Au sein du Parti québécois, il semble que plusieurs militants de longue date soient très inquiets, voire choqués par les positions de Lucien Bouchard.On raconte que ce dernier serait même sorti (encore!) d’une réunion du Bureau national, le week-end dernier, après avoir subi la critique implacable d’un haut gradé du parti.La grogne est palpable.Il est temps pour le chef de consolider son leadership.Quoi de mieux que des élections?D’autant que l’opposition libérale est faible et que le PQ ne doit surtout pas laisser Daniel Johnson profiter de l’entente intervenue entre les premiers ministres du reste du pays.Des élections cet automne?Pourquoi pas?Il est temps pour Lucien Bouchard de consolider son leadership MÉTÉO Montréal Nuageux avec 60% de probabilité d’averses.Max: 21 Min: 12 Québec Averses débutant tard le matin.Max: 19 Min: 10 Détails, page B 3 INDEX Agenda .B 7 Le inonde .A Annonces .B 6 Les sports .B Avis publics.A6 Montréal .A Culture .B 9 Mots croisés.B Économie .A 8 Politique .A Éditorial A 10 Télévision .B www.ledevoir.com PLAISIRS Des espions œil-de-lynx au tournage de Snake Eyes, page B 1 POLITIQUE Renvoi sur la légalité de la souveraineté: en février, page A 5 LE MONDE Neuf personnes tuées dans un attentat au Caire, page A 7 Facture de 500 millions aux municipalités Québec redistribue les cartes Le même contenu dans un nouveau contenant, répliquent les maires MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le gouvernement Bouchard a déposé hier une nouvelle offre aux municipalités qui retarde le paiement de la facture récurrente de 500 millions à janvier 1999 mais exige tout de même 375 millions pour l’année budgétaire municipale qui vient De même, toutes les petites municipalités verraient l’impact sur leur budget descendre à 4,5 % (UMRCQ) et 5 % (UMQ) en 1998, et 6 % en 1999, au lieu de 9 % comme c’était parfois le cas.«Il s'agit d’ttne nouvelle hypothèse d'étalement qui répond aux demandes des municipalités, a indiqué au Devoir le ministre des Affaires municipales Rémy Trudel.Cela réduit les contributions pour 90 % des municipalités, soit 1383 d'entre elles, tout en maintenant notre politique de soutien aux villes centres et l’obligation de résultat de 500 millions pour l’année financière du gouvernement.» Mentionnant qu’elles en discuteraient avec leurs membres aujourd’hui, les unions municipales ont reçu plutôt froidement cette proposition qui représente, selon le vice-président de l’Union des MRC du Québec, Jean-Guy Poirier, «le même contenu dans un autre contenant».Les MRC ont tout de même obtenu du Conseil du trésor des mesures d’équité qui feraient en sorte que la facture transmise par Québec ne pourrait pas dépasser 6 % du budget des petites municipalités dans deux ans.Les six villes centres du Québec garderaient toujours, quant à elles, des mesures d’atténuation qui signifient une facture ne dépassant pas 2,5 % de leur budget.Le président de l’Union des municipalités du Québec, VOIR PAGE A 12: FACTURE Jeux de guerre KAMEI.JABER REUTERS $>.J» U »,* MUi ïnrrftl HH '-ilUÎS; y n s r - V ~ V4 # J • * " «* '¦fpi# k ^ M UNE FILLETTE libanaise s’amuse avec les débris d’un obus israélien qui a explosé à deux pas de chez elle, à Nabatiyeh, dans le sud du Liban.L’armée israélienne a bombardé une série de villages de cette région en représailles contre les attaques des guerriers du mouvement Hezbollah, qui auraient tué un soldat israélien, selon les sources officielles.MONTRÉAL Pompiers: autre cas de sabotage ¦ À lire, page A 3 Rochon capitule Le CHUM devient l'unique centre de greffes pulmonaires ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Près d’un an après l’annonce du transfert du programme de greffes pulmonaires à Québec, le ministre de la Santé, Jean Rochon, a dû constater hier l’échec de sa décision et faire marche arrière en convenant que le bien-être des patients en attente de poumons passait aujourd’hui par le retour du programme de greffes au Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM).Sans admettre, même du bout des lèvres, avoir pris une mauvaise décision, le ministre de la Santé, Jean Rochon, a reconnu hier à Québec que la solution choisie pour les patients en attente de greffes de poumons par son ministère il y a un an avait fait chou blanc.VOIR PAGE A 12: ROCHON .AlAfiAAi Les 101 îles du Grand Nord La Commission de toponymie maintient son projet Les Cris sont profondément déçus MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR La dénomination de 101 îles dans le Grand Nord québé-cois suscite toujours la controverse alors que, d’un côté, la communauté crie estime qu’on ne l’a pas consultée avant de puiser les noms dans la littérature québécoise et que, de l’autre, la Commission de toponymie du Québec: persiste à affirmer que le territoire lui apparaissait «vierge' et anonyme», ajoutant que le poème géographique est «là pour y rester».Le chef du Grand Conseil des Cris, Matthew Coofr; Corne, est profondément déçu de voir que la Commission; de toponymie du Québec a baptisé les 101 îles tout en affirmant ne pas savoir que les composantes du territoire-avaient déjà une appellation autochtone.Voilà une autre preuve que la loi 101 sert à renier la langue des autres VOIR PAGE A 12: COMMISSION Sondage Sondagem sur le respect de la vie privée Entre la méfiance et la confiance Les Québécois s'opposent à la divulgation de renseignements personnels PIERRE O’NEILL LE DEVOIR es Québécois sont plus que jamais soucieux de préserver l’intégrité des renseignements confidentiels.Ut vie privée est une valeur à la hausse., Non seulement estiment-ils que l’Etat n’a pas à tout connaître sur le compte d’un individu mais il leur apparaît normal et minimal que les gouvernements, les hôpitaux et les agences de crédit respectent la confidentialité des renseignements auxquels ils ont accès.C’est à la quasi-unanimité (94 %) qu’ils s’opposent à ce que ces renseignements soient communiqués à d’autres organismes sans le consentement des personnes concernées.Ces conclusions se dégagent d’un sondage réalisé auprès de 1042 personnes par la maison Sondagem, entre le 5 et le 10 septembre, pour le compte de Télé-Québec et du Devoir.Les résultats de cette enquête d’opinion publique sur le respect de la vie privée serviront d’amorce à Droit de parole, ce soir à 20h, une émission animée par Françoise Guénette et réalisée par Simon Girard.Partagés entre méfiance et confiance, les Québécois préfèrent croire, pour la plupart, qu’ils n’ont pas été floués.«Croyez-vous que votre employeur, votre médecin ou votre compagnie d’assurances a déjà communiqué des renseignements personnels sur vous sans raison valable?», leur a-t-on encore demandé.Cette question a recueilli 44 % de non et 37,1 % de oui, alors que 18,9 % n’ont pas exprimé d’opinion sur le sujet.Les pratiques qui menacent la vie privée sont perçues différemment selon l’âge, l’éducation, le sexe et la condition de vie.Ce coup de sonde nous apprend ainsi que les personnes de 65 ans et plus sont moins réfractaires que les plus jeunes générations à l’idée d’élargir l’accès à des renseignements confidentiels qui devraient normalement le rester.A l’inverse, ceux qui ont fréquenté l’université sont moins disposés que les VOIR PAGE A 12: SONDAGE SONDAGE ¦ Croyez-vous que votre banque, votre employeur, votre médecin ou votre compagnie d’assurances a déjà communiqué des renseignements personnels sur vous sans raison valable?¦ Les banques, les hôpitaux, les gouvernements et les agences de crédit ont accès à des informations confidentielles vous concernant.Quant à vous, acceptez-vous que l’on communique ces informations à d’autres organismes pour toutes sortes de vérifications sans votre consentement?Oui: 4,6% Non: 94,0% pas d’opinion: 1,3% 44,0% Les réponses à ces questions posées par la maison Sondagem serviront d'amorce à l’émission Droit de parole animée par Françoise Guénette et diffusée dès 20h ce soir, à Télé-Québec.778313000689 I.K I) K V 0 I II , I, K V E N I) Il EDI I !) S E I* T E M II II E I II il 7 j]‘ Contrôle des BPC p.» ' ÿydro-Québec perd sur toute la ligne PC ET LE DEVOIR époque», note d’abord le juge Gérard La Hydro-Québec a perdu la dernière manche de la bataille qu’elle menait contre le gouvernement fédéral pdW faire invalider les dispositions sur le'eôntrôle des BPC contenues dans la Loi canadienne sur la protection de l’environnement.La Cour suprême du Canada a re-èWnnu, hier, dans un jugement partagé à cjnq juges contre quatre, la constitu-uônnalité de la réglementation fédérale sur les BPC, cassant ainsi des décidons de la Cour supérieure et de la 'Cour d’appel du Québec.•";te jugement cautionne ainsi le dé-$ùyé le fédéralisme lors d’un référendum au Québec.•«v.sA Vanier compte quelque 18 000 habitants, dont 65 % de :'n ftàncophones.îP'iU" .-.Ntw» • •qiaa n.La résolution est celle qu’a fait parvenir le Comité québécois pour le Canada à toutes les municipalités membres de la Fédération canadienne des municipalités et qu’une quarantaine d’entre elles ont déjà entérinée.En y adhérant, Vanier se trouve notamment à «appuyer les initiatives des municipalités québécoises qui ont déclaré leur intention de faire partie du Canada sans tenir compte du résultat futur d’un vote provincial sur la question de la séparation».Le geste va à l’encontre de la position traditionnelle des groupes francophones de l’extérieur du Québec et particulièrement des régions limitrophes du Québec.Les préfets des comtés unis de Prescott et Russell, dans l’est de l’Ontario, et l’Association des municipalités (franco- phones) du Nouveau-Brunswick ont déjà catégoriquement rejeté tout appui au mouvement partitionniste.Lors d’un entretien téléphonique, le maire de Vanier Guy Cousineau a indiqué hier que son conseil cherchait essentiellement à faire prendre conscience aux Québécois de la possibilité réelle d’une partition du territoire et ainsi à «faire pression» sur eux afin qu’ils votent NON lors d’un éventuel référendum: «L’idée derrière tout ça est de prévenir le séparatisme.» Petite controverse «Ce n’est qu'un appui moral.Je ne vois pas le problème», a-t-il dit, précisant qu’il n’avait, 48 heures plus tard, reçu aucune plainte de ses électeurs.Cette histoire est venue s’ajouter à une autre petite controverse créée par la présidente de l’Association cana-dienne-française de l’Ontario (ACFO), Trèva Cousineau.Celle-ci a déclaré mercredi appuyer l’avocat ultra-fédéraliste Guy Bertrand, qui défend le principe de la partition.Il semble toutefois que Mme Cousineau a voulu signifier qu’elle soutenait la croisade de Me Bertrand pour l’unité canadienne et non la thèse partitionniste.A la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada, on rappelait par ailleurs hier que la question de la partition ne peut que nuire à la cause de l’unité nationale en polarisant le débat à l’extrême et que, de toute manière, il n’appartient pas aux francophones hors Québec de se mêler de ce dossier.ini e -rUOJD :)üb B : jfb on 93 A v -oaAs î.Parizeau invite les Québécois à se débarrasser de leur mentalité «d’assiégés» «On se fait insulter et on perd parfois la faculté de s’en indigner.On courbe le dos» NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE -£>t Vi ¦oVeii ¦Oh ai: rfitAf.I.“Jbi^V uébec — L’ancien premier ministre Jacques Pari-zeau invite les Québécois à mettre fin à une certai-mentalité «d’assiégés» devant les insultes dont ils sont lifetimes.«On se fait insulter et on perd parfois la faculté de s’en f-vtndigner.On courbe le dos.La résignation n’est pas bonne ''•'bbnseillère», a déclaré M.Parizeau, hier, alors qu’il '‘‘'«’¦adressait à quelque 500 auditeurs venus entendre sa ¦'“Câuserie au Salon du livre de Québec.«Le seul danger pour un peuple, c’est de maintenir une -^l'nl'entalité d’assiégés», a dit l’ancien premier ministre.àbwCette mentalité, il la voit s’exprimer par la résignation P manifestée dès que quelqu’un contredit les Québécois.M.Parizeau a cité des exemples: l’attitude de plusieurs Québécois lorsqu’ils sont traités de racistes ou lorsqu’on dresse sur le premier ministre un soi-disant rapport psychologique.Ou encore ce «surprenant recul» de la Commission de toponymie du Québec, qui aurait décidé de s’excuser après les protestations des Cris contre l’attribution de noms inspirés de la littérature québécoise à des îles situées dans le réservoir Caniapiscau.«On commence à couper les cheveux en Jacques quatre parce qu’échec politique après échec politique, il n’y a jamais rien qui marche.Il y a une sorte de morosité qui se développe et qui finit par affecter nos capacités», a dit M.Parizeau.Parfois, ça ressemble «à la fin d’un film western, où on met tous les chars en rond pour se protéger contre l’extérieur».Plusieurs des gestes provenant du Canada anglais, comme les menaces de partition, «sont des tentatives de faire honte aux Québécois dans leur ensemble.Ce sont des opérations de propagande qui remplacent à l’heure actuelle les peurs économiques qui ont de moins en moins d’effet», a poursuivi Parizeau M.Parizeau.Ces «peurs économiques, comme l’envol des capitaux ou [la cessation] des pensions de vieillesse ne marchent plus.On essaie d’autres choses», a affirmé l’ancien premier ministre.«De temps à autre, il faut savoir mettre tout cela de côté, s’en foutre, et faire les choses qu'on a à faire dans le vaste monde.» Dans le monde des communications qui est en train de s’installer sur toute la planète, M.Parizeau a rappelé que les Québécois excellent dans plusieurs secteurs culturels, notamment dans le théâtre, les arts d’interprétation, la musique populaire.Il a cité Céline Dion, le Cirque du Soleil et l’Orchestre symphonique de Montréal comme preuves.Pour assurer le succès mondial, «trois facteurs sont déterminants: la vitalité du milieu culturel, la disponibilité de gens formés et l’emplacement des centres de décision», a-t-il conclu.CARRIERES ET PROFESSIONS Programmes de formation intensive Moyens de créer son propre emploi • Démarrage Développement d’Entreprises •Techniques de Commerce International • Communication Valeurs et Cultures > Français-Anglais • Français des Affaires •Anglais des Affaires Centre Canadien International CCI des affaires 1118, Ste-Catherine Ouest, suite 300 Entre Peel et Stanley Pour inscription : (514) 390-0059 Prochaines sessions : 22 et 29 sept., 20 et 27 oct., 17 et 24 nov.Université de Montréal Professeure ou professeur en criminologie clinique L’École de criminologie de la Faculté des arts et des sciences recherche une professeure ou un professeur adjoint à plein temps en criminologie clinique.Fonctions Enseignement aux trois cycles, recherche et encadrement dans le champ de la criminologie clinique.Ce secteur inclut l’intervention auprès des individus, des groupes ou des communautés.Exigences Doctorat en criminologie, en psychologie ou dans un domaine connexe, complété avant l’entrée en fonction; aptitudes pour la recherche et l’enseignement aux divers cycles en criminologie.La richesse de l’expérience clinique ou d’intervention constituerait un atout.Traitement Selon la convention collective.Date d’entrée en fonction Le 1er juin 1998.Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitae, accompagné d’une copie du dossier scolaire ainsi que le nom et l’adresse de trois personnes susceptibles de fournir des lettres de recommandation, au plus tard le 1” novembre 1997, i : Monsieur le directeur École de criminologie Université de Montréal C.P.6128, succursale Centre-ville Montréal (Québec), H3C 3J7 TEL-AIDE 935-110l 2112 Notre client REXFOR est une société d’Etat axée sur le développement économique durable du secteur forestier québécois.Elle intervient en partenariat dans la mise en valeur et la transformation des ressources forestières, en mettant à contribution son savoir-faire et en privilégiant l’innovation.lesire s’adjoindre une per- Dans le cadre de sa mission, elle dé sonne dynamique pour combler le poste suivant: REXFOR ANALYSTE FINANCIER INTERMÉDIAIRE Relevant du vice-président Finances, vous aurez à fournir une expertise technique dans le montage et l’évaluation financière de divers projets d’investissement.Vous procéderez également à l’analyse et au suivi de la situation financière d’entreprises affiliées et de la conjoncture économique du secteur forestier.Autonome, créatif, démontrant des habilités à résoudre des problèmes complexes, vous possédez une facilité de communication verbale et écrite.Vous aimez travailler au sein d’une équipe multidisciplinaire.Le titulaire recherché pour ce poste compte de 3 à 5 ans d’expérience en analyse financière, idéalement dans le secteur industriel, et possède une formation en finances ou en économie.Le fait de posséder une accréditation professionnelle (exemple: C.F.A.«Certified Financial Analyst») représenterait un atout additionnel.La connaissance de la langue anglaise parlée et écrite serait un atout.Si vous répondez à ce profil et souhaitez relever ce défi, vous êtes priés de faire parvenir votre dossier en indiquant le numéro de référence 075 au plus tard le 29 septembre 1997 à l’adresse suivante: Madame Michèle Pelletier 2954, boulevard Laurier, bureau 390 Sainte-Foy (Québec) G1V 4T2 ou au numéro de télécopieur: (418) 651-9077 ou via courrier électronique: micpafa@total.net Nous souscrivons à l’équité en matière d’emploi Conformément aux exigences prescrites en matière d'immigration au Canada, cette annonce s'adresse aux citoyens canadiens et aux résidents permanents L'Université souscrit à un programme d'accès è l'égalité en emploi pour les femmes.(079e) L'UQAR, un fleuve de différences Vice-recteur ou vice-rectrice à l'administration et aux ressources humaines FONCTIONS Le vice-recteur ou la vice-rectrice à l'administration et aux ressources humaines collabore è la définition des politiques générales et des orientations de développement de l'Université.Cette personne exerce les pouvoirs que lui confère la Loi ou que lui délègue le Conseil ou le recteur.Elle relève du recteur.Sans restreindre la généralité de ce qui précède et de façon non limitative, la personne occupant la fonction de vice-recteur ou de vice-rectrice è l'administration et aux ressources humaines est responsable : de la gestion des ressources humaines et des relations de travail; de ia direction des activités budgétaires, de financement et de l'administration de l'Université; de l'aménagement et de l'entretien des terrains et bâtiments; de l'acquisition et du fonctionnement des équipements; des services auxiliaires et de sécurité; des services de l'informatique et des techniques audiovisuelles; de la préparation des budgets de fonctionnement et d'investissement, des rapports financiers de l'Université et de l'établissement des mécanismes d'évaluation, de suivi et de contrôle.Elle participe à la définition des politiques en matière de gestion des ressources humaines et est responsable de son harmonisation.La durée d'un premier mandat est de cinq ans.EXIGENCES - Formation universitaire de troisième cycle ou de deuxième cycle en sciences de la gestion ou de l'administration publique.Expérience pertinente en gestion des ressources humaines.Leadership et habiletés à diriger une équipe multidisciplinaire de gestionnaires : ressources humaines; finances; terrains, bâtiments et équipement; technologies de l'information; approvisionnements.- Habileté reconnue à communiquer.- Connaissance du milieu universitaire.TRAITEMENT Le traitement est fixé selon la politique en vigueur dans l'établissement.Les personnes intéressées à ce poste sont priées de faire parvenir leur curriculum vit» avant 17 heures le lundi 6 octobre 1997, à l'attention de : Monsieur Michel Bourassa, Secrétaire du comité de sélection.Université du Québec à Rimouski, 300, allée des Ursulines, Rimouski (Québec) G5L 3A1.«Ê Université du Québec à Rimouski Université d’Ottawa • Faculté d’éducation La Faculté d’éducation de l’Université d’Ottawa requiert les services d’une professeure ou d’un professeur en Counselling éducationnel.Il s'agit d'un poste conduisant à la permanence.Les candidates et candidats éligibles au rang de professeur adjoint ou agrégé seront considérés.www.uqar.tiquGbec.ca Qualifications : 1.Doctorat en éducation: orientation scolaire et professionnelle ou doctorat en psychologie: counselling 2.Dossier actif de recherche dans le domaine spécifié.3- Être membre d'une corporation professionnelle.4.Expérience en orientation scolaire ou en counselling vocationnel et personnel.5.Connaissance passive de l'anglais ou disponibilité pour l'atteindre avant la permanence.Fonctions : 1.Enseignement en counselling au programme de M Ed.La candidate ou le candidat devra également pouvoir enseigner aux programmes des autres cycles.2.Recherche dans le domaine spécifié.3.Supervision de stages en counselling éducationnel.4.Collaboration avec les partenaires du milieu éducatif.5.Participation aux activités universitaires.Contexte de travail : La candidate ou le candidat choisi doit être disposé à oeuvrer dans le domaine de l'éducation en langue française en Ontario.Rang et salaire : Selon les titres, les qualités et l'expérience en conformité avec la convention collective.Entrée en fonction : le 1er juillet 1998 Conformément aux stipulations de la loi canadienne sur l'immigration, ce poste est offert aux citoyens et aux résidents du Canada.L'Univeisité d'Ottawa a une politique d'équité en matière d’emploi.Le poste sera comblé sous réserve des disponibilités budgétaires.Seul(e)s les candidal(e)s invité(e)s pour une entrevue recevront un accusé de réception.Prière de faire parvenir votre demande d’emploi, votre curriculum vitae ainsi que le nom de trois personnes à des fins de référence, avant le 30 octobre 1997, à Johanne S.Bourdages, vice-doyenne (Programmes) Université d’Ottawa, 145, rue Jean-Jacques-Lussier, Faculté d'éducation Ottawa (Ontario), KIN 6N5 Faculty of Education Université d’Ottawa • Faculté d’éducation La Faculté d'éducation de l'Université d’Ottawa requiert les services d'une professeure ou d’un professeur en Didactique du français langue maternelle.Il s’agit d’un poste conduisant à la permanence.Préférence sera donnée aux candidates et aux candidats admissibles au rang de professeur agrégé.Qualifications : ! Doctorat en éducation ou l'équivalent 2.Spécialisation en didactique du français langue maternelle 3.Dossier actif de recherche dans le domaine spécifié 4.Expérience de l’enseignement élémentaire/secondaire 5.Connaissance passive de l'anglais ou disponibilité pour l'atteindre avant la permanence Fonctions : 1.Enseignement en français aux programmes du B Ed, M.Ed et M.A7Ph D 2.Recherche dans le domaine spécifié 3.Supervision de thèses de M A et de Ph D 4 Supervision de la pratique à l’enseignement 5.Collaboration avec les partenaires du milieu scolaire 6.Participation aux activités universitaires Contexte de travail : La candidate ou le candidat choisi doit être disposé à oeuvrer dans le domaine de l’éducation en langue française en Ontario Rang et salaire : Selon les titres, les qualités et l'expérience en conformité avec la convention collective.Entrée en foncüon : le 1er juillet 1998 Conformément aux stipulations de la loi canadienne sur l'immigration, ce poste est offert aux citoyens et aux résidents du Canada.L Université d Ottawa a une politique d'équité en matière d'emploi.Le poste sera comblé sous réserve des disponibilités budgétaires.Seul(e)s les candidates lnvité(e)s pour une entrevue recevront un accusé de réception.Prière de faire parvenir votre demande d'emploi, votre curriculum vitae ainsi que le nom de trois personnes à des fins de référence, avant le 30 octobre 1997, à Johanne S.Bourdages, vice-doyenne (Programmes) Université d'Ottawa, 145, rue Jean-Jacqucs-Lussier, Ottawa (Ontario), KIN 6N5 Faculté d'éducation Faculty or Education I.E I) E V 0 I It , I.E V E N I) It EDI I !» S E I* T E M It It E I !» !» 7 - LE DEVOIR ?POLITIQUE Plaidoiries dans le cadre du renvoi sur la légalité de la souveraineté du Québec La Cour suprême choisit la semaine du 16 février !> PETRE JONES REUTERS La aaie esi conamonneue a la nommauon a un nouveau juge Gilles Duceppe, accompagné d’une trentaine de députés du Bloc québécois, devant la Cour suprême du Canada hier.Réforme de l’éducation Oui aux «nuances», dit Marois Québec (PC) — La ministre de l’Éducation, Pauline Marois, estime que la réforme de l’éducation projetée par le gouvernement recueille l’appui d’une large part des milieux concernés.Mais des «nuances» y seront apportées avant qu’il ne soit soumis à l’Assemblée nationale cet automne, a expliqué hier la ministre Marois, dans un bilan tracé à l’issue des travaux de la commission parlementaire qui a étudié la réforme de la loi sur l’instruction publique.Une soixantaine de témoins ont été entendus depuis le 2 septembre dernier.Le rôle des parents au sein des conseils d’établissements et le concept de projet éducatif seront notamment mieux campés dans le projet de loi, a expliqué Mme Marois.«Mais sur le fond, notre projet demeure le même: c’est l’école de la réussite, de la rigueur et de la responsabilité», a dit Mme Marois.Par exemple, le programme scolaire, appelé ie «curriculum» dans le langage du ministère, sera défini sur une base nationale et sera le même à travers tout le Québec.«Cela va être très clair dans la loi, et il n’y aura pas d’ambiguïté là-dessus, a dit Mme Marois.Le curriculum sera re-Imussé et il faut revenir aux matières essentielles.» Le contenu de ce programme sera connu d’ici deux semaines.On y donnera la grille des matières à enseigner et le niveau du programme pour chaque niveau scoiaire.Mme Marois a aussi garanti aux enseignants leur complète autonomie professionnelle sur l'enseignement Le directeur de l’école sera considéré comme un «animateur de l'équipe scolaire».Mais les écoles, par l’entremise du comité d’établissement, auront la marge de manœuvre requise au plan local pour adapter à leur milieu certains cours.Des exemples peuvent être imaginés: en Gaspésie, des cours sur l'histoire de la pêche et son importance dans le développement régional, ou encore, au Lac-Saint-Jean, des échanges avec des artistes de passage dans la région, ou encore la participation à un groupe d'entraide dans un milieu défavorisé du centre-ville de Montréal.À moyen terme, la ministre espère, grâce à la réforme, faire grimper de 15 % d’ici l’an 2010 le taux d’obtention de diplôme au secondaire, où la proportion d’abandon avant la fin des études est très élevée.Pour sa part, le porte-parole de l’opposition libérale, le député de Marquette, François Ouimet, reproche à Mme Marois de n’avoir pas mis la réussite de l’élève au premier plan de ses préoccupations.«Mme Marois a tenté davantage depuis trois semaines de faire plaisir à tout le monde en disant ata intervenants qu’elle partageait leurs préoccupations», a dit M.Ouimet «On n'arrivera pas à favoriser la réussite du plus grand nombre d’élèves par magie».B o u ?I q u • Venez voir les collections de: P a m ~ P a Kl' k tk * toV #*#** •**%"(1 «i ^ r -, ‘ U J'V ", • sont arrivées ¦j Oi\\cVe\ {,1 wo CaUuamo TaMI/VA M U\Cc\ 3$AVe\\c Sw\wo\$ KL.A^ll/JcA Iblc 3809, Saint-Denis (514) 282-9388 PRESSE CANADIENNE Ottawa — Prenant du retard sur le calendrier initial, la Cour suprême du Canada a décidé, hier, qu’elle pourrait entendre les plaidoiries dans le cadre du renvoi sur la légalité de la souveraineté du Québec durant la semaine du 16 février.Cependant cette date est conditionnelle aux circonstances de la nomination du nouveau juge qui doit remplacer Gérard La Forest, dont la démission a été annoncée récemment «C’est une cause qui doit être entendue à neuf juges.[Élle est] d’une importance aussi grande que le rapatriement [de la Constitution]», a souligné d’un ton ferme le juge en chef Antonio Lamer, qui a entendu au cours de la matinée toute une série de motions sur le renvoi.Le renvoi présenté par le gouvernement fédéral ne pourrait pas être entendu par huit juges étant donné que la cour siège toujours avec un nombre impair de juges pour éviter les décisions à égalité.Le premier ministre Jean Chrétien n’a pas encore déterminé qui remplacera le juge La Forest et nul ne sait quand il arrêtera son choix.Mais même si la nomination se fait dans des délais raisonnables, le juge Lamer pré- vient que le nouveau magistrat devra pouvoir conclure les causes dans lesquelles il serait impliqué.D s’agit, selon le juge Lamer, d’une obligation «légale, sinon morale».Pas question d’annuler des procès pour permettre au nouveau juge de siéger plus rapidement à la Cour suprême, fait-il valoir .Le calen- drier de la Cour suprême, dévoilé en septembre, prévoyait à l’origine que le renvoi serait entendu au début du mois de décembre.La date provisoire de la semaine du 16 février a été fixée, hier, après discussions avec l’avocat du gouvernement fédéral dans le dossier, Yves Fortier, et l’«ami de la cour» (amicus curiae), André Joli-Cœur.Arguant que sa tâche était fort lourde, Mr Joli-Cœur a d’abord demandé au juge Lamer de pouvoir remettre sa réplique aux mémoires le 31 mars prochain.Le juge Lamer a tranché en disant que le délai était beaucoup trop long et lui a donné jusqu’au 18 décembre pour mener sa tâche à bien.Les deux mois subséquents permettront ensuite aux parties impliquées de répliquer par écrit aux arguments de Y amicus curiae et de permettre à celui-ci de contre-répliquer.Le juge Lamer a tenu à préciser que M" Joli-Cœur n’a pas été nommé «pour représenter une partie» mais pour aider la cour à prendre sa décision en présentant des contre-arguments.Rappelons que le gouvernement québécois a choisi de ne pas soumettre de mémoire dans le cadre du renvoi.Juste avant que ces délibérations ne commencent, le Bloc québécois avait décidé d’y aller d’un coup d’éclat.Entouré d’une trentaine de députés de son parti, installés sur les marches extérieures de la Cour suprême, le chef Gilles Duceppe a demandé aux juges de se dessaisir du renvoi.«Nous demandons publiquement, a-t-il déclaré, aux juges de la Cour suprême de se récuser [et] de refuser de s’ingérer datis ce qui relève de la volonté démo- o .1 cratique du peuple québécois., Je m'adresse plus particulièrement aux juges québécois qui, au delà de leurs fonctions, sont des citoyens et des citoyennes qui doivent croire au respect de la démocratie.» Selon M.Duceppe, «ce renvoi et toutes ces procédures sont illégitimes».«Jamais une cour ne pourra imposer à toute une nation une voie qu 'elle n 'a pas choisie.» Pour ne pas être de reste, le ministre fédéral des Affaires intergouvemementales Stéphane Dion a de son côté qualifié la mise en scène du Bloc de «spectacle navrant: même pas d'arguments, encore une fois des chemises déchirées, une langue de bois.» Il en a profité au passage pour réagir aux propos du premier ministre Lucien Bouchard sur les résultats de la conférence de Calgary.Il s’est attaqué à la demande de M.Bouchard de reconnaître les Québécois comme peuple, et non pas seulement comme une société qui présente un caractère unique.«C’est le pire argument qu’on peut utiliser, a-t-il dit «Dans le cas du Québec, on doit prendre une définition qui nous tient le plus loin possible de toute connotation ethnique.Et la plus belle définition qu'on puisse trouver, c’est,celle de société.Ça inclut tout le monde, c'est tout nous autres.» Élections partielles de lertraed et de Boiras» LA DE LA LISTE ELECTORALE Laréïlsim de 11 liste électirile je l'ai en i Vous êtes inscrit sur la liste électorale?Vous avez reçu ou vous recevrez prochainement la liste électorale de votre section de vote.Vérifiez si votre nom y est inscrit et bien inscrit.Vous n'êtes pas inscrit?Il y a une erreur?Une personne y est inscrite sans y avoir droit?Vous pouvez faire auprès de votre commission de révision une demande d'inscription, de correction ou de radiation de votre nom ou de celui de la personne qui n'a pas le droit d'y être inscrite.Toute demande, quelle qu’elle soit, présentée devant la commission de révision, doit être faite sous serment.La commission pourra exiger toute preuve qu'elle juge nécessaire à sa prise de décision.Commissions de révision L'adresse de votre commission de révision apparaît sur la liste électorale qui est distribuée dans chaque foyer ou encore consultez la liste ci-après.Les commissions de révision siègent du 15 au 23 septembre 1997, de 10 h à 21 h.Pour de plus amples renseignements, n'hésitez pas à communiquer avec le personnel du Directeur général des élections du Québec sept jours par semaine, en composant: 1 800 461-0422 AÏS Les personnes sourdes ou malentendantes r=r' peuvent composer sans frais: 1 800 537-0644 lTj ê LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC François Castrant, avocat Parce qu'un vote, ça compte BERTRAND 1 Saint-Donat, sd 1 à 10 Place Monette Notre-Dame-de-la-Merci, sd 11 et 12 345, rue Saint-Donat Sainte-Lucie-des-Laurentides, sd 141 à 143 Saint-Donat Lantier, sd 144 et 145 Val-des-Lacs, sd 146 et 147 Doncaster, ri 148 Entrelacs, sd 13 et 14 Salle Gariépy Chertsey, sd (partie) 15 à 24 2360, boulevard Entrelacs Estérel, v 25 Entrelacs Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson, p 26 à 31 • 1 1 Mont-Rolland, vl 32 à 39 1 Bureau du directeur Sainte-Adèle, v 83 à 99 du scrutin Promenade Sainte-Adèle 555, boulevard Sainte-Adèle, porte 117 Sainte-Adèle Saint-Hippolyte, p 40 à 54 La Communale 2253, chemin des Hauteurs Saint-Hippolyte Piedmont, sd 55 à 59 Hôtel de ville Sainte-Anne-des-Lacs, p 60 à 64 670, rue Principale Piedmont Saint-Sauveur-des-Monts, vl 65 à 73 Chalet Pauline Vanier Saint-Sauveur, p 74 à 82 Porte 11 33, rue de l’Église Saint-Sauveur-des-Monts Sainte-Agathe Sud, vl 113 à 118 Chalet Dion Val-Morin, sd 100 à 104 1280, rue Dion Val-David, vl 105 à 112 Val-David • Ivry-sur-le-Lac, sd 136 J.A.Râtelle Sainte-Agathe-des-Monts, v 119 à 135 21, rue Principale Sainte-Agathe Nord, sd 137 à 140 Sainte-Agathe-des-Monts BOURASSA ft* Montréal-Nord, v (partie) 1 à 16 Local commercial 31 à 46 3407, rue Prieur Montréal 1 Montréal-Nord, v (partie) 17 à 20 • Bureau principal du directeur 47 à 62 du scrutin 76 à 89 10198A, boulevard Pie IX Montréal Montréal-Nord, v (partie) 21 à 30 Local commercial 63 à 75 4849, boulevard Gouin Est 90 à 104 Montréal Montréal-Nord, v (partie) 105 à 141 Fabrique Saint-Antoine Marie-Claret 10630, avenue Larose Montréal Tous les locaux où siègent les commissions de révision sont accessibles aux personnes handicapées.2120 A-6 I, K I) K VOIR I.E V E N I) R EDI I !» S E I* T E M R II E I !» !» 7 Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS PUBLICS Sur Internet: www.offres.ledevoir.com CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC.DISTRICT DE LAVAL, COUR DU QUÉBEC.NO: 540-02-006564-976.LUIGI VUOTO, Partie demanderesse • C- SYLVIE BROSSEAU et SYLVAIN CLERMONT, Partie défenderesse.Est par la présente donné que les effets mobiliers de la partie défenderesse saisis en cette cause seront vendus au: 55, DEDIMBOURG, LAVAL DIT DISTRICT, à tOhOO heure le 30 septembre 1997, à Savoir: t Véhicule Chevrolet Cavalier el acc.; t lot de disques compact et vinyle, env.300 et acc.; empli OSC MX700 el acc.: t Chanel DBX1 et acc.: t lecteur laser Nikko NT500 el acc.ETC.Lesquels effets seront vendus POUR ARGENT COMPTANT ou au plus offrant et dernier enchérisseur.Donné à Laval, ce 17 Œ'tre 1997, ÉRIC LATRAVERSE, de Justice.LATRAVERSE ET ASS., HUISSIERS, 1717, St-Martin Ouest, suite 235, Laval, Québec, H7S 1N2.Tél: (514) 978-8869.Fax: (514) 978-9013 CANADA.PROVINCE DE QUÉBEC.DISTRICT DE MONTREAL, COUR MUNICIPALE DE SAINT-LÉONARD.NO: 3500-95712.BREF D’EXÉCUTION • VILLE DE ST-LÉONARD, Partie Demanderesse, -vs-RUGGIERO GUISEPPINA CIRCELLI.Partie défenderesse.Le 29e jour de septembre 1997, à tOhOO, au 6099.PERTHUIS, ST-LEONARD.Oc, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et ellels de: RUGGIERO GUISEPPINA CIRCELLI, saisis en cette cause, consistant en: t Véhicule automobile de marque Honda Accord.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: CHRISTIAN BOUCHARD, huissier du district de Montréal.MACERA & ASSOCIÉS, HUISSIERS.514-848-0979, FAX: 848-7016.31, rue St-Jacques ouest, rez-de-chaussée, Montréal, Québec.H2Y 1K9 TAMARA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-238046-977 COUR SUPÉRIEURE PRESENT LE GREFFIER ADJOINT MAGDALINA JOSEPH, Requérante c.MAXIME TERMELUS, Intimé ASSIGNATION ORDRE est donné à l'intimé, Maxime Termelus de comparaitre au greffe de Avis public Ville de Montréal Service du greffe ;Étude de programmes de développement ^Terrain localisé à l'intersection de la rue Joseph-Daoust et .‘de l'Autoroute 25 \a compagnie Loblaw sollicite -l'autorisation de la Ville de Montréal pour un projet de construction à des fins commerciales.L'emplacement est borné par la rue (Sherbrooke et l’Autoroute 25, au nord de la rue Joseph-Daoust, tel qu'illustré sur le croquis ci-dessous.Les principales caractéristiques du projet sont: T K M K K K I » I» 7 ?LE DEVOIR ?LE MONDE Une semaine après l’Écosse Vers une victoire du oui au pays de Galles AFP ET AP Cardiff — Les bureaux de vote du referendum au pays de Galles sur l’autonomie de la province, pour lequel le «oui» devrait l’emporter de justesse, ont fermé hier soir.Plus de 2,2 millions d’électeurs ont dit s’il voulaient ou non une assemblée galloise de 60 membres aux pouvoirs limités traitant principalement des problèmes de logement, de santé et d’emploi, Les bureaux de vote avaient ouvert à 7h et ont fermé à 22h.Un sondage téléphonique mené hier soir a indiqué que le «oui» l’emporterait de peu.Les votants se sont exprimés sur le plan du gouvernement travailliste pour une assemblée qui contrôlerait le budget actuel du Bureau gallois, de sept milliards de livres, mais qui n’aurait aucun pouvoir sur le montant des impôts ou sur la création des lois.Les premières indications donnent 60 % de participation.Les premiers résultats étaient attendus peu avant minuit la nuit dernière mais la décision définitive du vote historique gallois devrait être connue tôt ce piatin Une semaine après les Ecossais, les électeurs gallois étaient appelés à se prononcer sur la création d’une Assemblée qui devrait disposer donc de moins de pouvoirs que le futur parlement d’Edimbourg.Le résultat s’annonce serré et il n’était pas exclu, hier matin, que le «non» l’emporte, ce qui constituerait pour Tony Blair un premier revers politique.Les premiers résultats étaient attendus vers minuit, deux heures après la fermeture des bureaux de vote.Un des derniers sondages publié accordait 37% au «oui», contre 29 % au «non», avec 34 % d’indécis capables de faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre.Ce référendum constitue la nouvelle grande étape de la modernisation constitutionnelle du Royaume-Uni promise par le gouvernement de Tony Blair.Il est cependant loin de faire l’unanimité chez les Gallois, pourtant travaillistes à une écrasante majorité (34 sièges sur 40 aux dernières législatives).Consultés par référendum en 1979, les habitants de la petite région avaient déjà rejeté, à une majorité de quatre contre un, un projet de création d’une Assemblée autonome.Cette fois, une coalition hétéroclite baptisé «Just say no» (dites simplement non) réunit le Parti conservateur, les partisans du statu quo et des indépendantistes purs et durs qui jugent les pouvoirs de la nouvelle Assemblée insuffisants.Le projet divise jusque dans le camp de M.Blair: six députés gallois travaillistes l’ont critiqué ouvertement.En revanche, le parti nationaliste gallois Plaid Cymru (deux députés à Londres) soutient le projet.Occupation d’une maison à Jérusalem-Est Un compromis intervient avec les colons REUTER Jérusalem — Le gouvernement israélien et les colons juifs extrémistes qui occupent contre son gré depuis dimanche deux bâtiments du quartier arabe de Ras al Amoud, à Jérusalem-Est, sont parvenus à un accord de principe permettant leur évacuation en douceur, a annoncé hier le ministre de la Sécurité publique, Avig-dor Kahalani.Pour Yasser Arafat, président de l’Autorité palestinienne qui s’exprimait devant les journalistes à Gaza, cet accord «est une ruse, ni plus ni moins».Le chef de l’OLP, qui devait présider en début de soirée une réunion de l’exécutif palestinien consacrée à cette affaire, a exigé une totale évacuation, faisant valoir que la patience des Palestiniens avait «ses limites».À Washington, la secrétaire d’Etat, Madeleine Albright, «considère que c'est une bonne nouvelle que les familles évacuent», a indiqué James Rubin, porte-parole du département d’Etat «Nous espérons [.] que le statu quo ne changera pas [à Ras al Amoud], Tout développement futur altérant ce statu quo ne ferait que rallumer la mèche des tensions que nous critiquions hier», a-t-il ajouté.Avigdor Kahalani a précisé sur les ondes de Radio Israel que, en vertu de cet accord, les quelques dizaines de colons quitteraient les lieux en échange de quoi les deux bâtiments seraient transformés en centre d’études talmudiques entretenus et surveillés chacun par cinq étudiants qui y dormiront L’accord a été conclu entre avocats du gouvernement et du milliardaire juif américain Irving Moskowitz, qui finance les colons et nourrit un projet de construction de 70 logements à Ras al Amoud auquel Benjamin Nétanyahou a opposé son veto à la suite de la tournée au Proche-Orient de Madeleine Albright Le secrétaire d’Etat américain avait invité le premier ministre israélien à faire une pause dans les initiatives unilatérales susceptibles d’attiser les tensions avec les Palestiniens, comme l’extension ou la création de colonies juives sur les territoires arabes conquis en 1967 dont le statut doit encore faire l’objet de négociations, comme c’est le cas pour Jérusalem-Est.Jeux de guerre en Ouganda Des enfants sont enrôlés de force dans des milices AGENCE FRANCE-PRESSE Londres — Des milliers d’enfants sont réduits en esclavage dans le nord de l’Ouganda, où la guérilla opposée au régime les enrôle de force, les bat, les tue et les viole, ont révélé hier plusieurs organisations de défense des droits de l’homme.Au moins 8(XX) enfants ont été enlevés et utilisés comme soldats par l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), selon un rapport d’Amnesty International publié à Londres.En lutte depuis une dizaine d’années contre le pouvoir du président Yoweri Museveni, la LRA veut mettre en place un régime fondé sur les Dix Commandements de la Bible.Human Rights Watch a aussi tiré la sonnette d’alarme dans un rapport publié à New York: l’organisation de défense des droits de l’Homme estime que 3000 à 5000 enfants ont été enlevés, parfois dès l’âge de huit ans, lors de raids de la LRA, dans leurs maisons ou à l’école.«Ces enfants sont soumis à un régime d’extrême violence», dénonce Amnesty selon laquelle 90 % des effectifs de la LRA seraient des enfants.«Ceux qui tentent de s’évader sont tués ou torturés.Les adultes de la LRA forcent les enfants à tuer ceux qui cherchent à s’échapper».En août 1997, trois jeunes garçons ont dû «tuer à la hache un autre enfant».En octobre 1996, «un groupe de jeunes filles a dû abattre une autre jeune fille qui avait tenté de s'évader.Puis elles ont été battues à coups de canne, à titre d’avertissement».Les filles sont «offertes en récompense» aux soldats «méritants» et systématiquement violées.Selon l’organisation internationale, presque 100 % des filles souffrent de maladies sexuellement transmissibles.Des centaines d’enfants ont malgré tout réussi à s’échapper mais leurs familles ont souvent été victimes de représailles et certains villages redoutent aujourd’hui d’accueillir les petits fuyards, raconte Amnesty.Les témoignages de Human Rights Watch sont tout aussi terribles: les soldats de la LRA «attachent les enfants les uns axa autres et les obligent à transporter de lourdes charges de butin volé pendant qu’ils les emmènent dans la campagne» accuse le rapport, rédigé sur la base de témoignages d’enfants rescapés et de témoins directs.Au combat, les enfants sont poussés vers le front et frappés par leurs supérieurs s’ils battent en retraite.Selon Human Rights Watch, les enlèvements d'enfants en Ouganda illustrent une tendance inquiétante dans le monde: utiliser de plus en plus les enfants comme soldats.Environ 250 000 enfants de moins de 18 ans participeraient ainsi à des conflits armés à travers le monde, selon l’organisation.Amnesty appelle la communauté internationale à se mobiliser.Soulignant que la LRA bénéficie de l’appui du régime soudanais, elle demande aux occidentaux de faire pression sur le gouvernement de Khartoum.«Il faut qu’il rende des comptes sur la ruine de l’existence de milliers d’enfants», écrit l’organisation.Terreur au musée Neuf personnes, dont sept touristes allemands, sont tuées dans l’attaque d’un autocar devant le musée des antiquités du Caire >jpft .I ipriO a! -K'OO -leiun cV La responsabilité de l’attentat n’a pas été revendiquée mais le ministère de l’Intérieur a annoncé l’arrestation de trois «terroristes», vocable utilisé par les autorités pour désigner les extrémistes musulmans, auteurs depuis cinq ans de multiples actes de violence.SALAH NASRAWI ASSOCIATED PRESS Le Caire — Neuf personnes, dont sept Allemands ont été tuées et 19 autres blessées hier au Caire, dans l’attentat le plus meurtrier commis contre des étrangers en Egypte depuis un an et demi.L’attaque a été perpétrée contre un car de touristes allemands par trois hommes armés, qui appartiennent vraisemblablement à un commando islamiste.Deux des assaillants ont été blessés et arrêtés par les forces de police tandis qu’un troisième suspect a été appréhendé non loin du lieu de l’attentat qui a provoqué des scènes de panique.Selon le ministère allemand des Affaires étrangères, sept ressortissants allemands ont été tués.L’identité des autres victimes n’était toujours pas connue, mais il s’agit vraisemblablement du chauffeur et du guide du car, tous deux de nationalité égyptienne.Les 19 blessés ont été transportés à l’hôpital Qasr el-Aini.Parmi eux, figurent huit Allemands qui se trouvaient dans un état stable, selon le directeur de l’hôpital Abdel-Mouati Hussein.Aucun détail n’a été fourni sur les autres blessés qui ont reçu des soins et quitté l’établissement.La responsabilité de l’attentat n’a pas été revendiquée mais quelques heures après, le ministère de l’Intérieur a annoncé dans un communiqué l’arrestation de trois «terroristes», vocable utilisé par les autorités pour désigner les extrémistes musulmans, auteurs depuis cinq ^ns de multiples actes de violence en Egypte.Les deux assaillants qui ont été blessés par les forces de police dans une fusillade ont été identifiés par le ministère comme étant Saber Mohammed Farhat Abu el-Ulla et son frère Mahmoud.Le premier aurait été jugé mentalement déséquilibré et interné: on le soupçonnait d’avoir participé à un attentat contre un hôtel du Caire qui avait coûté la vie à deux Américains et à un Français le 26 octobre 1993.Il se serait enfui il y a trois jours de l’institution psychiatrique où il se trouvait.Mais des membres de la police, parlant sous couvert de l’anonymat, ont affirmé qu’il avait été libéré après avoir passé deux ans dans cette institution.Selon des responsables, Saber Mohammed Farhat Abu el-Ulla a affirmé aux enquêteurs qu’il avait commis l’attentat pour venger l’insulte proférée par une juive à l’encontre des musulmans.La jeune femme avait déclenché la colère du monde arabe et des dirigeants israéliens, après avoir distribué des affiches dépeignant le prophète Mahomet comme un cochon, au mois de juin, dans la ville cisjorda-nienne de Hébron.En plein centre-ville Par ailleurs, un troisième suspect, dont l’identité n’a pas été précisée, a été interpellé non loin du lieu de l’attentat d’hier, commis peu après 12h contre le car, à bord duquel se trouvaient plus de trente touristes allemands.L’attentat a eu lieu devant le plus grand musée du Caire, qui abrite les trésors de l’antiquité égyptienne, en plein centre-ville.KEUTElft Scène de désolation dans la capitale égyptienne Selon un témoin, les trois auteurs de l’attentat portaient des pantalons noirs, des chemises blanches et des cravates.Ils auraient ouvert le feu à l’aide d’armes automatiques, lancé une bombe incendiaire sous le véhicule et une deuxième dans l’autocar, qui a été ravagé par les flammes.L’attentat a été perpétré trois jour après la condamnation à mort de quatre militants islamistes, à l’issue de l’un des plus grands procès d’ex-trêmistes qui se soient tenus en Egypte.Au total 72 personnes comparaissaient devant le tribunal.Huit d’entre elles ont été condamnées à la détention à perpétuité.La police a installé un cordon de sécurité autour du site.Les journalistes sur place ont pu voir des touristes affolés quittant le musée.Cette institution, qui fait partie des attractions majeures de la capitale égyptienne, abrite notamment le trésor de Toutankha-mon et est entourée d’un important dispositif de sécurité.A Washington, le chef de la diplomatie américaine Madeleine Albright, a qualifié l’attentat d’acte de «barbarie» et exprimé son soutien à la lutte contre le terrorisme menée par le président Hosni Moubarak.«Nous ne devons pas céder au terrorisme», a déclaré le secrétaire d’Etat américain.i Depuis cinq ans, les extrémistes musulmans mènent une campagne de violence pour déstabiliser le goii1 vernement égyptien et instaurer la loi islamique.Plus de 1100 personne* ont déjà été tuées dans des attentats, dont des touristes, des policiers et deâ chrétiens coptes.Le dernier attentat perpétré contré des touristes remonte à avril 1996:1$ touristes grecs avaient été tués et 16 autres blessés à la sortie de leur hôtel.Le groupe al-Gamaa al-Islamia avait revendiqué le massacre, expliquant qu’il avait pris les Grecs pour des Israéliens.Jiang Zemin fait triompher sa ligne juste Les principaux rivaux du président chinois sont écartés du comité central du Parti communiste ANDREW BROWNE REUTER Pékin — Le XV' congrès du Parti communiste chinois s’est achevé hier à Pékin sur une victoire sans équivoque du président Jiang Zemin, qui a obtenu l’approbation de ses projets de restructuration du secteur public et la mise à l’écart de ses principaux adversaires politiques.Par un vote unanime à main levée au Grand Palais du peuple, les 2074 délégués au congrès ont inscrit dans les statuts du PCC les thèses d’inspiration capitaliste du défunt patriarche Deng Xiaoping.Ils ont entériné le rapport de Jiang (à la fois secrétaire général du PCC et chef de l’Etat) au congrès, qui prévoit la vente de nombreuses entreprises d’État ou leur mise en concurrence.Le nouveau comité central de 193 membres élu hier ne comprend plus Qiao Shi, président de l’Assemblée nationale populaire âgé de 72 ans qui était considéré comme le principal rival de Jiang.Deux autres personnalités quittent le comité central: le général Liu Hua-qing, membre du tout-puissant Comité permanent du Bureau politique à l’instar de Qiao, et le général Yang Baibing, membre du Bureau politique et auteur d’une «révolution de palais» en 1992.Tous trois perdent automatiquement leurs sièges au nouveau Politburo, dont les membres doivent etre désignés lors d’une séance plénière du comité central qui a débuté aussitôt après la clôture du congrès.Bénédiction du FMI Officiellement, ils sont mis à la retraite en raison de leur age avancé.Des diplomates occidentaux déclarent toutefois que leur départ est l’oeuvre de Jiang et démontre que celui-ci n’a cessé de renforcer son emprise sur le pouvoir depuis la mort de Deng, son mentor, en février dernier.«Je déclare le XV' Congrès du Parti victorieusement achevé», a lancé Jiang tandis qu’une fanfare militaire exécutait l’Internationale.La volonté de Jiang de soulager l’E- tat du poids d’entreprises publiques déficitaires a été saluée à la réunion du Fonds monétaire international (FMI) qui se tenait à Hong-Kong.«Ils mettent le doigt sur ce qui est appelé à devenir l’un des défis essentiels des prochaines années, à savoir la transfomxa-tion des entreprises d’État en entreprises efficaces», a déclaré Michel Camdessus, directeur général du FMI.Le programme de réformes de Jiang, présenté vendredi dernier à l’ouverture du XVe Congrès, ouvre la voie à un nombre massif de mises sur le marché, de fusions et de liquidations d’entreprises d’Etat.D’autres seront introduites en Bourse en Chine continentale et à Hong-Kong.Quelque 370 000 entreprises publiques pèsent sur les caisses de l’Etat et menacent sa stabilité financière.Qiao se tenait immédiatement à la droite de Jiang parmi les dirigeants regroupés à la tribune du Grand palais du peuple.À la gauche du président-secrétaire général apparaissait le premier ministre Li Peng, donné favori pour remplacer Qiao à la présidence de l’Assemblée nationale populaire â l’expiration de son mandat en mars—* prochain.***» La télévision a diffusé des images d’un Li Peng souriant et d’un Qiao à l’expression de pierre au moment où ils prenaient part à l’élection du comité central élargi (193 membres contre 189 précédemment).Le nouvel organisme est régénéré par l’admission d’un certain nombre de personnalités plus jeunes, issues notamment de Shanghai', fief politique de Jiang.L’âge moyen y passe de 56,3 ans à 55,9 ans.Les principaux alliés de Jiang au sein de l’armée — le ministre de la Défense Chi Haotian et le vice-président de la Commission militaire centrale, Zhang Wannian — ont été réélus.Le gouverneur de la banque centrale, Dai Xianglong, crédité d’une politique monétaire efficace contre l’inflation, a aussi obtenu un siège au Comité.La «Ilxéorie Deng Xiaoping», qui désigne les réformes orientées vers l’économie de marché, a été intronisée auprès de la «Théorie Mao Zedong» dans les statuts du parti.O DÉPÛT* O INTÉRÊT* O PAIEMENT Wmm MM MM MM MM M.MM.PAYEZ EN MARS 98* « JE VOUS GARANTIS LES MEILLEURS PRIX EN VILLE -Claude Bouchard Propriétaire 1- TAPIS LUXUEUX de première qualité 2- Sous-tapis GRATUIT _____________3-Installation GRATUIT TAPIS PRÉLART CARPETTt 50% 3645, bout.St-Joseph Est (coin 16' ave.) Montréal 729-0891 SE 1090, ave.Laurier Ouest (coin Quarbat) Outremont • «ur ipprobttlon d* crédit uns DÉCOR SPECIAL INVENTAIRE PAS & tgtl millions.En Argentine, certaines en-1 treprises composant la mission ont eu | jusqu’à 20 rendez-vous.«Nous sommes là pour ouvrir les portes, pour signer 1 des accords, pour dénouer des situations lorsque c’est plus dijflcile.» Pas de problème 4 M.Landry, grand partisan du libre échange continental, ne considère pas problématique le fait de transiger avec des entreprises et, surtout, un gouvernement où un président, Alberto Fujimori, s’accroche au pouvoir parfois au détriment de la démocratie.La présence du Québec a des effets positifs pour la population, soutient le ministre Landry, notamment quand - on parle «d’électrification rurale, de » création d’emplois et d’amélioration du système de santé.On n’entre pas au Pérou en impérialistes», a-t-il dit Le ministre Landry a d’ailleurs indiqué que le Québec apportera son expertise au gouvernement péruvien dans le but de contrer les effets climatiques défavorables causés par le courant marin El Nino, qui risque de provoquer dans les mois à venir de - graves baisses de température et des sécheresses sur la côte ouest de l’Amérique du Sud.Par ailleurs, le ministre québécois des Finances a prononcé plusieurs discours sur le continent sud-américain.Il s’est d’abord adressé au World Economie Summit, au Brésil, pour parler de l’intégration des Amériques.D a également rencontré les maires des villes du Mercosur (marché commun d’Amérique du Sud) en Argentine.Rappelons que le Québec vend annuellement pour l’équivalent de 28 millions au Pérou: télécommunications, papier journal, amiante, produits alimentaires et équipement minier.On achète par ailleurs, du pays des Incas, des minéraux, du café, différents textiles et vêtements, pour des montants s’élevant à 22 millions.Avec l’Argentine, les échanges s’élèvent à 105 millions par année, soit 41 millions d’exportations contre 64 millions d’importations.Le Pérou et l’Argentine sont par ailleurs parmi les dix pays qui ont connu le meilleur taux de croissance l’an dernier.De plus, 200 rendez-vous ont été organisés entre les entrepreneurs québécois et leur contrepartie péruvienne dans le but de faire des affaires.L’ombre du Spirit of Colontbus M.Landry a également eu un mot pour le contentieux qui s’est développé autour du financement des travaux sur la plate-forme brésilienne Spirit of Columbus.Ce contrat de 126 millions de dollars américains, confié à Industries Davie et obtenu lors d’une mission antérieure de M.Landry, porte sur des travaux de remise en forme et d’augmentation de la capacité de cette gigantesque plate-forme, propriété de Petrobas.Or, le financement promis des travaux n’a toujours pas reçu la bénédiction de la Société d’expansion des exportations (SEE), Québec et Ottawa se renvoyant la balle quant au partage des risques que chaque gouvernement entend absorber.Le secrétaire d’Etat fédéral et responsable de l’est du Québec, Gilbert Normand, a accusé M.Landry «d’aller chercher des contrats mal ficelés et de présenter ensuite la facture au gouvernement fédéral».Le député de Bellechas-se a également invité le gouvernement du Québec à partager le risque sur une base moitié-moitié entre la SEE et la Société de développement industriel du Québec (SDI).Le projet québécois prévoit une participation de 20 % de la SDI et de 80 % de la SEE, sous forme de crédit acheteur.En réplique, le cabinet du vice-premier ministre a émis un long communiqué, mardi, dans le but de rendre publiques les démarches effectuées par la SDI pour venir en aide à MIL Davie dans le financement de ce contrat.On y explique notamment que dans le cadre de tels montages, la SEE assume, règle générale, 85 % du financement.A cela, il faut ajouter «qu’en plus d’assurer 25 millions de financement via une garantie de pertes, dans le cadre du programme de crédit acheteur de la SDI, le gouvernement du Québec octroie près de 13 millions via sa politique maritime.M.Normand n’y fait pas référence».On souligne enfin que les statuts de la SDI ne lui permettent pas de s’impliquer jusqu’à 50 %.«Dans le cas du Spirit of Colombus, le contenu québécois s’élève à 40 millions, et l’implication de la SDI ne peut dépasser 20 millions.» De Uma, au Pérou, Bernard Landry s’est dit convaincu que ce litige n’aura pas d’impact sur la conclusion d’ententes ultérieures.«Au contraire, le règlement de ce dossier devrait entraîner la conclusion d’autres ententes, portant sur au moins deux ou trois autres plateformes, plus petites.On parle, ici, de projets visant la construction de ces plateformes.» M.Landry s’est dit confiant de trouver rapidement un terrain d’entente.«J’ai rencontré Sergio Marchi [ministre canadien du Commerce international] à Sao Paulo.On essaie tous les deux d’en arriver à un compromis.Ce qui est compliqué dans ce dossier, c’est l’histoire antérieure de la plateforme, son passé financier compliqué et ce jeu des hypothèques maritimes.» Les travaux préparatoires ont été entrepris dans le port de Québec.Mais ie travail de transformation en tant que tel doit débuter le 6 octobre afin de respecter les contraintes de Petrobas.Ce contrat doit fournir de l’emploi à 400 travailleurs pendant 18 mois et servir de fer de lance au chantier moribond MIL Davie, la construction d’autres plate-formes devant suivre.Coopers & Lybrand et Price Waterhouse veulent fusionner LE DEVOIR Les cabinets d’experts comptables Coopers & Lybrand et Price Waterhouse, deux des plus importantes organisations de services professionnels au monde, ont annoncé leur intention de fusionner.Une fois complétée, la transaction donnera naissance au plus grand cabinet au monde, avec 8500 associés, 135 000 employés et des revenus d’honoraires de 13 milliards $ US.«La nouvelle organisation offrira des services sans précédent aux entreprises locales, nationales et internationales du monde entier.En plus d’offrir une gamme complète de services en assurance commerciale, de conseil d’affaires, en fiscalité, en gestion, en technologie de l’information et en conseil en ressources humaines, la nouvelle organisation s'engage à aider les clients à élaborer et mettre en place des solutions stratégiques axées sur la croissance et l’amélioration du rendement», a résumé Coopers & Lybrand dans un communiqué conjoint.Occupant respectivement les cinquième et sixième rangs du «big six» mondial, Coopers et Price vont se hisser au premier rang de l’industrie, devançant Andersen Worldwide, KPMG, Deloitte et Touche et Ernst and Young.Price Waterhouse est considérée comme un joueur de niche alors que Coopers & Lybrand, un joueur plus global, a connu une croissance plus faible que la moyenne, en prenant plus lentement le virage de la consultation.Avant les années 1980, les services comptables tels la vérification pouvaient compter jusqu’à 70 % des honoraires de ce type de firmes.Cette proportion a été ramenée, depuis, à 50 %, les firmes comptables mettant davantage l’accent sur les services-conseils et de gestion, à plus grande marge bénéficiaire.«Cette fusion va permettre de réunir des compétences complémentaires et ainsi de mieux satisfaire des clients de toute taille dans le monde entier», ont ajouté les deux cabinets.«Les clients aux États-Unis bénéficieront des compétences de Coopers & Lybrand au chapitre des conseils en stratégie et ressources humaines et de l’expérience de Price Waterhouse dans les secteurs des logiciels prêts à utiliser et de la mise en place de technologies de l’information dans le monde.Les clients en Europe profiteront du regroupement d’importantes pratiques nationales, par exemple, au Royaume-Uni, en France et en Suisse, et des pratiques en matière de conseil dans les domaines de la reconception et de la mise en place de technologies de l’information.La gamme comprendra également les services en assurances commerciales, en conseil de gestion des risques, en conseils fiscaux nationaux et internationaux, en reprises commerciales et en aide financière aux entreprises.La fusion, qui sera soumise à l’approbation des associés dans les deux organisations et des organismes de réglementation, devrait avoir lieu au début de 1998.Distribution des produits pétroliers Olco demande à l’Etat de fixer une marge bénéficiaire minimale FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR e Groupe Olco, l’un des plus im-.-/portants distributeurs indépen-c ants de produits pétroliers dans l’est c u Canada, demande au gouvernement du Québec de fixer une marge bénéficiaire minimale pour tous les distributeurs de produits pétroliers, tel qu’il l’avait promis en créant la nouvelle Régie de l’énergie.Lors de l’assemblée annuelle des actionnaires de l’entreprise, qui s’est tenue hier à Montréal, le président d’Ol-co, Mark S.Kaneb, a déclaré que les distributeurs indépendants «sont en difficulté» en raison des fluctuations du prix de l’essence à la pompe.Selon lui, les grandes pétrolières sont responsables du phénomène.Et en agissant de la sorte, elles essaient tout simplement d’éliminer la concurrence.«Nous ne jouons pas sur un pied d’égalité avec les majeures, et ce, depuis des années, a-t-il déploré.Les majeures font de l’argent, et beaucoup d’argent, avec la vente du brut, de produits chimiques et de produits de raffinage.Elles peuvent donc facilement se permettre de s'engager dans une guerre des prix à la pompe.» C’est pourquoi Olco demande au gouvernement Bouchard de «tenir sa promesse» de fixer une marge de profit minimale que tout le monde devra respecter.Les détaillants indépendants devront cependant prendre leur mal en patience car la Régie de l’énergie n’est pas encore opérationnelle.Pour ce faire, le ministre des Ressources naturelles Guy Chevrette doit signer le décret qui mettra en vigueur la Loi sur la Régie de l’énergie, décret qui devra par la suite être approuvé par le conseil des ministres.Selon Charles Larochelle, directeur du cabinet du ministre Chevrette, celui-ci pourrait signer le fameux décret «dans les prochaines semaines».ARCHIVES LE DEVOIR dSAtl r IOTAL irisa La fluctuation des prix de l’essence à la pompe se manifeste pratiquement à tous les étés depuis la crise du pétrole au début des années 70.Mais avant de pouvoir éventuellement fixer une marge bénéficiaire minimale pour tous les distributeurs pétroliers, la Régie de l’énergie devra tenir des audiences publiques, au cours desquelles toutes les parties concernées pourront être entendues.Au terme de ce processus, qui risque d’être long, la Régie de l’énergie prendra une décision.Un phénomène complexe La fluctuation des prix de l’essence à la pompe est loin d’être un phénomène récent.En fait, il se manifeste pratiquement à tous les étés depuis la crise du pétrole au début des anpées 70.A maintes reprises, politiciens et consommateurs ont accusé les grandes pétrolières de collusion.Les distributeurs indépendants ont accusé de leur côté les majeures de vouloir les faire disparaître.Mais depuis 1982, le Bureau fédéral de la concurrence, et la commission l’ayant précédé, ont mené quelque 50 enquêtes sur l’industrie pétrolière, qui n’ont pu fournir la preuve d’une conspiration régionale ou nationale afin de limiter la concurrence.Selon Antoine Ayoub, professeur d’économie à l’Université Laval et spécialiste des grandes questions relatives à l’industrie pétrolière, la fluctuation des prix de l’essence à la pompe s’explique par trois types de facteurs: structurels, conjoncturels et saisonniers.Au plan structurel, les chocs pétroliers ont comprimé subitement la demande globale.Les grandes pétrolières ont dû, par conséquent, rationaliser leurs activités en réduisant le nombre de leurs raffineries.Ceci a, à long terme, réduit l’offre d’essence sur le marché.«Au Québec, par exemple, on a fermé trop de raffineries, fait-il valoir.Cela a eu une incidence à la hausse sur les prix de l’essence à la pompe.» Trois raffineries sont présentement en activité dans la province — deux à Montréal et une à Québec — alors qu’il y en avait sept au début des années 70.Par ailleurs, au plan conjoncturel, un événement peut avoir une incidence sur le prix de l’essence à la pompe.Par exemple, la fermeture temporaire d’une grosse raffinerie aux Etats-Unis cet été, pour des motifs d’entretien, a comprimé l’offre et donc occasionné une poussée inflationniste sur le prix de l’essence.Enfin, au plan saisonnier, les fluctuations du prix de l’essence à la pompe sont attribuables au jeu de l’offre et de la demande.Lorsque les gens partent en vacances, ils consomment plus d’essence.Par conséquent, la demande est à la hausse, ce qui entraîne une augmentation des prix.Shermag achète une usine LE DEVOIR ., f Pour faire face à un taux de croissance annuelle de 35 %, le manufacturier de meubles Shermag investit 10 millions dans l’acquisition d’une nouvelle usine et dans l’agrandissement et la modernisation de deux autres usines du groupe.Ces investissements créeront 170 nouveaux emplois.Shermag a fait l’acquisition des actifs de Meubles Carrier de Granby.Il s’agit d’une usine d’une superficie de près de 75 000 pi.ca., dont l’acquisition et la modernisation nécessiteront un investissement de près de 5 millions.L’entreprise annonce également un agrandissement de l’usine de Sainte-Gertrude, près de Bécancour.Cette usine, acquise en juin 1997, produit surtout des pièces qui entrent dans la fabrication des chaises de mobiliers de salle à manger.Cet agrandissement nécessitera un investissement de 3 millions et entraînera la création de plus de 70 nouveaux emplois.Enfin, une nouvelle salle de finition sera aménagée à l’usine de Saint-Etienne-de-Lauzon près de Québec et des améliorations technologiques (robotisation) seront apportées aux procédés de fabrication de l’usine.Ces différents projets requerront des dépenses de capitalisation de plus de 2 millions.LES INDICES Montréal Toronto New York XXM TSE-300 Dow Jones +43,16 +72,20 +36,28 3433,72 6970,29 7922,72 dollar canadien or -0,18 +0,50 71,83 «US 320,90 SUS LES DEVISES ETRANGERES Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens Afrique duSud(rand) 0,3102 Allemagne (mark) 0,7823 Arabie saoudite(riyal) 0,3850 Australie (dollar) 1,0302 Belgique (franc) 0,03902 Bermudes (dollar) 1,4072 Brésil (real) 1,3080 Caraïbes (dollar) 0,5297 Chili (peso) 0,00345 Chine (renminbi) 0,1734 Espagne (peseta) 0,00966 États-Unis (dollar) 1,3921 France (franc) 0,2329 Grèce (drachme) 0,005246 Hong Kong(dollar) 0,1851 Inde (roupie) 0,0404 Italie (lire) 0,000834 Jamaïque (dollar) 0,0438 Japon (yen) 0,01141 Mexique (peso) 0,1930 Pays-Bas (florin) 0,7197 Philippines (peso) 0,0424 Portugal (escudo) 0,008056 République dominicaine(peso)0,0993 Royaume-Uni (livre) 2,2434 Russie (rouble) 0,000244 Singapour (dollar) 0,9385 Suisse (franc) 0,9812 Taïwan (dollar) 0,0501 Vous êtes en bonne compagnie www.fondsftq.com croissance.Quand le Fonds est devenu partenaire d'Air Transat c'était pas juste une question d'argent.On sentait une volonté réelle d'aider la compagnie à se développer.Il faut croire que ça a bien marché.Puis la croissance, ça permet de créer des emplois stables.Paule Hamelin Directrice de vol.Air Transat LE FKNDS DE SOLIDARITÉ DES TRAVAILLEURS vUI •C (- I.H I) K V 0 I H .1, K V K N I) H K I) I I f) S K I' T K M B H K I !) !) 7 A 9 Recrutement difficile De bons salaires pour les travailleurs spécialisés Toronto (PC) — Les entreprises canadiennes de haute technolo-( gie sont prêtes à offrir de généreux ' salaires à leurs travailleurs spéciali-' sés, qui sont devenus des perles rares, si l’on en croit les résultats d’un , sondage effectué auprès de 300 entre prises à travers le pays., Car malgré l’appât d’un salaire intéressant, les bons candidats sont difficiles à trouver, selon Martin j Harts, associé responsable du groupe Rémunération de KPMG, la firme de consultants qui a produit le sondage.Le revenu des travailleurs canadiens a connu une hausse moyenne de 3,2 % depuis juillet 1996, ce qui indique indéniablement une reprise économique, et les hausses les plus marquées ont été enregistrées dans le secteur de la haute technologie.Air France ECONOMIE Effet de la vigueur de l’économie canadienne La balance commerciale est à son plus bas niveau depuis 1994 Spinetta aux rênes Paris (AFP) - Jean-Cyril Spinetta, ex-p.-d.g.d’Air Inter entre no-; vembre 1990 et octobre 1993, succéde-; ra à Christian Blanc à la tête d’Air Fran-* ce, a annoncé hier l’entourage du pre-: mier ministre français Lionel Jospin.Dans un communiqué diffusé par Matignon, le gouvernement souligne qu’il «proposera au conseil d'administration de la compagnie nationale Air France la désignation de Jean-Cyril Spinetta en qualité d’administrateur, en vue de lui confier la présidence d’Air France».Le conseil d’administration pourrait être convoqué «en début de semaine prochaine», a-t-on ajouté.M.Spinetta, 53 ans, avait démissionné de la présidence d’Air Inter en octobre 1993, lors de la grande crise au sein du groupe Air France qui avait mobilisé les salariés sur les pistes et également provoqué la démission du S p-d.g.d’Air France de l’époque, Ber-S nard Attali.PRESSE CANADIENNE ET AGENCE FRANCE-PRESSE La vigueur de l’économie intérieure fait sentir ses effets sur la balance commerciale canadienne, qui se situe à son plus bas niveau depuis août 1994.Selon Statistique Canada, la balance commerciale en juillet dernier s’est établie à 1,7 milliard.Depuis le début de l’année, le surplus commercial du Canada est de 15,6 milliards, en baisse considérable par rapport aux 22,5 milliards de la période correspondante en 1996.Les exportations canadiennes continuent pourtant d’atteindre des niveaux records, pour s’établir à 25,1 milliards en juillet, en hausse de 2,8 %.Cette performance s’explique en partie par la hausse des ventes à l’étranger de produits de l’automobile et de biens industriels.Les importations ont toutefois crû à un rythme encore plus élevé, de 5,2 % par rapport au mois de juin, pour atteindre le record de 23,4 milliards.Selon Statistique Canada, le repli de la balance commerciale serait dû principalement à l’accroissement des importations de produits liés aux investissements des entreprises ainsi qu’au ralentissement des exportations de produits énergétiques.La forte demande pour des importations de machinerie et d’équipements «témoigne de la vigueur continue des investissements des entreprises au début du troisième trimestre», a déclaré Sal Guatieri, économiste à la Banque de Montréal.Il en conclut que la Banque du Canada passera bientôt à l’action pour ralentir le rythme de l’économie.«Une première hausse du taux directeur est probable d’ici un ou deux mois», a dit M.Guatieri.Sherry Cooper, de la firme Nesbitt Burns, est du même avis.«Pour que le dollar canadien puisse dépasser le niveau des 1,37 $ ou 1,40 $ des six derniers mois, il faudra que la Banque du Canada intervienne en relevant les taux.Une amélioration de la balance commerciale n’y changerait rien», a-t-elle dit Aux Etats-Unis, la détérioration du commerce extérieur en juillet devrait se poursuivre dans les prochains mois en raison de la bonne santé de l’économie, combinée à la faiblesse de la croissance en Europe et en Asie, les principaux marchés pour les exportations américaines, estimaient hier des analystes.Toutefois, ces mauvaises performances — le déficit commercial des biens et services s’est aggravé de 24,7 %, à 10,3 milliards en juillet, compara- tivement à juin — devraient donner des arguments au président Bill Clinton pour obtenir du Congrès un renouvellement de l’autorité, dite «fast-track», de négocier des accords commerciaux internationaux, s’accordaient à dire ces experts.Avec le «fast-track», les Etats-Unis pourront ouvrir davantage de marchés pour les produits américains, a ainsi souligné hier le secrétaire au Commerce, William Daley.Pour les sept premiers mois, le déficit commercial atteint 66,3 milliards contre 63,9 milliards au cours de la période correspondante de 1996.Pour Ted Golstein, un économiste du Conference Board, un institut privé de conjoncture de New York, la lenteur de la reprise en Europe et la crise qui secoue les marchés financiers en Asie du Sud-Est va continuer à handicaper les exportations américaines.Çn même temps, la vigueur persistante de l’économie aux Etats-Unis explique la nette progression des importations.En juillet, les exportations ont plongé de 1,4 % tandis que les importations ont progressé de 1,1 %.En outre, la remontée du dollar ces derniers mois face aux grandes devises va aussi continuer à pénaliser les exportateurs américains.Selon les projections du Conference Board, le déficit commercial des biens et services devrait friser les 140 milliards cette année contre 114 milliards en 1996.Mais les mauvais chiffres du commerce extérieur en juillet mettent surtout de nouveau le Japon dans le collimateur de Washington.Après plus de six mois d’amélioration, le déficit américain avec l’archipel nippon ne cesse de s’accroître depuis le début de l’année.Il s’est situé en juillet à son plus haut niveau depuis deux ans avec 5,16 milliards contre 4,05 milliards en juin.Pour les sept premier mois de 1997, le déficit atteint 30,8 milliards contre 26,6 milliards un an avant.M.Daley a averti hier qu’un accroissement à long terme de l’excédçnt commercial japonais serait «inacceptable» pour les Etats-Unis.Le secrétaire au Trésor, Robert Rubin, lui avait fait écho peu après à Seattle en mettant en garde contre des risques accrus d’aggravation du surplus commercial japonais.Il a également lancé un appel à l’Europe pour qq’elle fasse davantage pour dynamiser son économie.Les Etats-Unis, a-t-il dit, ont «un grand intérêt à voir l’Europe parvenir à une plus forte reprise et réduire le chômage de façon efficace.Une réforme structurelle jouerait un rôle vital» dans ce dernier domaine.E N Entente CAE-Agusta Spa (Le Dçvoir) — L’Equipe Cormorant a annoncé hier que CAE Electronique et Agusta Spa ont conclu une entente pour la modernisation du simulateur de vol de l’hélicoptère Agusta-Bell 205, dans le cadre d’un projet à l’intention de l’armée italienne.L’entente est évaluée à plus de 5 millions.Le simulateur de l’AB-205 sera modernisé au titre d’une entente BREF permanente entre CAE Electronique, de Saint-Laurent, et Agusta, qui porte sur la conception et la fabrication de simulateurs pour la gamme d’aéronefs d’Agusta, dont les Agusta 109, les Agusta-Bell 412, de même que le?ÉH-101 produits pour la marine italienne.Agusta et CAp Electronique sont aussi au nombre des partenaires de l’Équipe Cormorant, en lice pour l’obtention du contrat de 15 nouveaux hélicoptères canadiens de recherche et de sauvetage.Retard dans rémission des visas aux immigrants Des sommes de 85 millions sont gelées U s’agit d’immigrants investisseurs en provenance principalement de Hong-Kong D'APRES LA PRESSE CANADIENNE Québec — Des sommes de 85 millions de dollars prêtes à être investies pour le développement économique au Québec sont actuellement gelées parce que le gouvernement fédéral retarde l’émission des visas pour les immigrants investisseurs qui disposent de ces sommes.Le fait a été révélé hier par le vice-président de la firme Lévesque Beau-bien Geoffrion, Louis Leblanc, qui témoignait devant la commission parlementaire où les députés analysent le plan de développement de l'immigration pour les années 1998-2000.«On a actuellement pour 85 millions de dollars de transactions qu’on ne peut exécuter à cause de délais substantiels quant à l'émission des visas», a dit M.Leblanc.Il s’agit en fait d’immigrants investisseurs en provenance principalement de Hong-Kong.Ces investisseurs ont obtenu du Québec le certificat de sélection les autorisant à venir mais doivent attendre parfois jusqu’à deux ans pour obtenir le visa fédéral qui est également requis.Le ministre québécois de l’Immigration, André Boisclair, a immédiatement lancé un appel à sa vis-à-vis fédérale, Lucienne Robillard, pour qu’elle émette des directives claires afin que cessent ces «lenteurs administratives qui pénalisent le Québec».«J’apprends que 85 millions de dollars dorment dans des coffres à l’étranger alors qu’ils pourraient immédiatement profiter au développement économique du Québec.Je suis d’accord sur la bonne foi de la ministre fédérale.Elle aussi semble déplorer les choses.Qu’elle émette des directives pour que le Québec cesse d’être pénalisé par un traitement administratif injuste», a réagi M.Boisclair.Programme efficace Le programme des immigrants investisseurs a connu un franc succès depuis sa mise en place, en 1986, a raconté Louis Leblanc, qui reprenait les chiffres publiés hier par Le Devoir.Depuis une décennie, uniquement au Québec, quelque 600 entreprises ont bénéficié de 978 millions en investissements provenant de 3400 immi- grants, ce qui a permis de créer 9825 emplois.Non seulement la région de Montréal, mais toutes les régions du Québec ont vu les effets bénéfiques de ce programme.Le programme facilite la venue d'immigrants étrangers qui sont prêts à mettre à la disposition d’entreprises d’ici 350 000 $ pour une période de cinq ans.La somme peut être investie dans un placement en entreprise ou dans un syndicat financier qui investit dans des entreprises.De plus, l’immigrant investisseur n’est pas tenu de demeurer dans la province où son placement a été effectué, ce qui a permis au Québec d’accueillir des sommes provenant d’immigrants installés ailleurs au Canada.De plus, M.Leblanc a fait remarquer que le trésor public n’est pas mis à contribution dans ce programme.«Nous connaissons peu de programmes gouvernementaux qui ont une telle performance», a conclu l’analyste financier.Quant au Mouvement Desjardins, il s’est porté lui aussi à la défense du programme d’immigrants investisseurs.Dans un communiqué, le Mouvement Desjardins dit craindre que les modifications au programme envisagées par Ottawa puissent «entraîner une baisse importante du nombre d'investisseurs qui choisissent le Québec».Ces modifications laissent prévoir une volonté fédérale d’établir deux catégories de provinces: celles où le minimum d’investissement requis serait de 350 000 $, et celles où le minimum serait de 450 000 $.Selon le projet fédéral, le Québec, l’Ontario, la Colombie-Britannique et l’Alberta feraient partie de cette dernière catégorie.M.Leblanc pense qu’en vertu de ces nouvelles règles, l’investisseur serait beaucoup plus tenté d’investir là où le montant exigé est plus bas.Il en déduit que cela pourrait faire perdre au Québec plus de 300 millions en investissements.Le spécialiste croit également que le Québec subirait alors une concurrence indue de la part du Nouveau-Brunswick.COUP D’ŒIL BOURSIER 150 Jours 8000.00 - 7500.00 7000.00 18 Sep 7922.72 150 Jours - 6500.00 6000.00 18 Sep 6970.29 NEW-YORK INDUSTRIELS (X-DJI NYSE) BOURSE DE TORONTO TSE 300 (X-TT TSE) COMMUNICATIONS TOR.(X-CM TSE) 150 Jours frf vJ A jCüha jjuÿjllil.¦ illMillliilIniili ImJki.jiüiLiilJiMjyiL j uLl 12500.00 12000.00 11500.00 11000.00 18 Sep 12076.10 PÉTROLIÈRES TOR.(X-OG TSE) 150 Jours ^ /nAn kS «./V -7500.00 7000.00 - 6500.00 18 Sep 7603.51 IMMOBILIER TOR.(X-RC TSE) 150 Jours ,r»A U U V Y** ï [ Mar Avr Mai Jun Jui Aoû Sep 2500.00 2250.00 10 Sep 2621.44 PAPETIERES TOR.(X-PF TSE) 150 Jours - 5500.00 - 5250.00 V -5000.00 .ml.iiM.i.k.I.i.PRODUITS INDUSTRIELS TOR.(X-IP TSE) 150 Jours -5000.00 - 4500.00 SERVICES FINANCIERS TOR.(X-FS TSE) 150 Jours r -7500.00 SERVICES PUBLICS TOR.(X-UT TSE) 150 Jours TRANSPORTS TOR.(X-TR TSE) 150 Jours f - 9000.00 GESTION TOR.(X-MG TSE) 150 Jours A?r/ y^f k:A P PRODUITS CONSOMMATION (X-CP TSE) -9000.00 -8500.00 -8000.00 150 Jours ;A V.-* Yy fcf, llllllllllillwllllllll lîlllllllillll [lillllllllllll llll lllll \ 10500.00 10000.00 -9500.00 18 Sep 10471768 0 Jours - 5750.00 - 5500.00 5250.00 / 5000.00 I III I llll Lllll lllül! lllllllllii.iIlNill llll I II .lull 4871.69 ^150 Jours Vv \ MINES ET MÉTAUX TOR.(X-MM TSE) AURIFERES TOR.(X-GL TSE) t Aa .K VrAV F Mar Avr Mai Jun Jui Aoû Sep 11000.00 10000.00 9000.00 8000.00 18 Sep 7890.55 DECISION-PLUS Séminaire d'information Obtenez à domicile dans votre ordinateur 5 ans de cotes historiques et les communiqués de presse émis par les compagnies inscrites en Bourse.Venez découvrir comment à partir de 15 minutes de travail par jour vous pouvez savoir exactement la direction du marché et des secteurs et ainsi améliorer dramatiquement votre rendement à la Bourse.Mercredi le 1 octobre 1997 à 19:00h 740 Notre-Dame Ouest Bureau 1210 Réservez votre place : (514)392-1366 http://www.decisionplus.com Volume (000) Ferme Var.($) Var.(%) BOURSE DE MONTRÉAL XXMJndice du marché 22644 3433.72 +43.16 1.3 XCB:Bancaire 6635 5647.95 +34.52 0.6 XCO:Hydrocarbures 7299 2820.61 -3.28 -0.1 XCM:Mines et métaux 7576 2818.18 +81.41 3.0 XCF:Produits forestiers 3149 2986.13 +48.63 1.7 XCI:Bien d'Équipement 3278 3706.99 +31.53 0.9 XCU:Services publics 5381 3254.36 +32.62 1.0 BOURSE DE TORONTO TSE 35 23471 362.75 +3.21 0.9 TSE 100 43906 416.75 +4.27 1.0 TSE 200 31769 446.04 +4.82 1.1 TSE 300 75675 6970.29 +72.20 1.0 Institutions financières 9031 7666.61 +69.72 0.9 Mines et métaux 4856 4871.69 +131.07 2.8 Pétrolières 18999 7603.51 +7.29 0.1 Industrielles 8249 5186.77 +71.99 1.4 Aurifères 10950 7890.55 +204.02 2.7 Pâtes et papiers 3804 5221.64 +83.25 1.6 Consommation 1597 10479.68 +54.14 0.5 Immobilières 1567 2621.44 +27.27 1.1 Transport 6073 9056.97 +35.07 0.4 Pipelines 740 5876.79 +30.07 0.5 Services publics 3344 5714.37 +35.95 0.6 Communications 1480 12076.10 +105.80 0.9 Ventes au détail 3367 6024.15 +28.98 0.5 Sociétés de gestion 1611 9324.81 +81.28 0.9 BOURSE DE VANCOUVER Indice général 24419 809.24 +0.72 0.1 MARCHÉ AMÉRICAIN 30 Industrielles 66561 7922.72 +36.28 0.6 20 Transports 7280 3162.10 +27.88 0.9 15 Services publics 6854 241.11 +0.74 0.3 65 Dow Jones Composé 80695 2535.67 +14.38 0.6 Composite NYSE * 495.41 +2.20 0.4 Indice AMEX * 0.00 - " ) S&P 500 " * 939.35 +13.34 1.4 NASDAQ * 1670.02 +3.55 0.2 LES PLUS ACTIFS DE TORONTO Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (000) ($) ($) ($) ($) (%) TRANS-DOMINION 10440 0.51 0.42 0.48 +0.06 1 14.3 AIR CANADA 2836 13.10 12.85 13.05 +0.25 2.6 ELAN ENERGY INC 2203 10.20 9.90 10.20 +0.20 2.0 BCE INC 2193 42.10 41.55 42.00 +0.35 0.8 LONDON INSURANCE 2084 33.85 33.60 33.80 +0.20 os AIR CANADA A 2068 12.10 11.95 12.05 +0.20 1.7 AMERICAN GEM CP 1951 0.06 0.05 0.05 -0.03 -37.Ô BEMA GOLD CP 1891 5.25 4.75 5.00 - BARRICK GOLD CP 1865 30.90 30.00 30.70 +0.80 2.7 ABACAN RES CP 1808 4.50 3.50 3.50 -0.26 -6.9 LES PLUS ACTIFS DE MONTRÉAL Volume Compagnies (000) Haut ($) Bas ($) Ferm.(S) Var.($) Var.(%) NORTHSTAR ENERGY 1233 12.75 12.50 12.55 -0.15 •1.2 LONDON INSURANCE 1218 33.85 33 65 33.85 +0.25 0.7; TELUS CP 896 30.20 30.00 30.05 -0.05 -0.2 AIR CANADA 8C5 13.10 12.85 13.05 +0.25 2.0 BCE INC 556 42.05 41.60 42.00 +0.25 0.6 NATL BANK OF CDA 531 19.10 18.95 18.95 -0.10 -0.5 THOMSON CP (THE) 477 33.90 33.65 33.75 +0.50 1.5 REPAP ENTR INC 452 0.23 0.22 0.22 -0.01 -4.3 SICO INC 440 13.80 12.75 13.80 +1.05 8.2 CAE INC 423 11.65 11.20 11.60 +0.50 4.5 ^99013723^ 3756 ^ A 10 L E 1) E V 0 I R , I, E V E N I) R EDI ID S E I* T E M B R E 1 I) 9 7 ÉDITORIAL Petite chance de paix en Ulster Guy Taille fer Un pas immense, du moins en apparence, semble avoir été franchi cette semaine en Irlande du Nord, avec l'ouverture à Belfast de pourparlers de paix auxquels se joint, pour la première fois en 28 ans de guerre civile, le Sinn Fein, la branche politique de TIRA.S’il faut y mettre un bémol, c’est qu’à tout instant, les bombes pourraient se remettre à exploser.1 y a un peu moins de deux ans, le monde se réjouissait d’une percée majeure dans les perspectives de paix israélo-palestiniennes, tout en se désolant qu’au même moment de nouveaux attentats viennent brutalement mettre fin au cessez-le-feu qui avait tenu 17 mois en Irlande du Nord.Aujourd’hui, les rôles sont abruptement renversés.L’espoir et l’impasse ont échangé leur place.Cet été, des attentats suicide perpétrés dans les rues de Jérusalem ont complètement paralysé les efforts de paix au Proche-Orient.La secrétaire d’É-tat américaine, Madeleine Albright, a quitté Israël la semaine dernière sur un candide aveu d’impuis-Sance.Pendant que dans l’île irlandaise, au delà des affabulations diplomatiques et politiciennes, la paix donne des signes concrets de faisabilité pour la première fois en trois décennies de violences qui ont fait plus de 3200 morts parmi les catholiques et les protestants.La paix, ces jours-ci, il semble que l’on puisse presque y toucher en Irlande du Nord, malgré les hésitations et la méfiance qui persistent.Le cahoteux processus de paix anglo-irlandais, dont les premiers balbutiements remontent à la toute fin de 1993 sous le gouvernement de John Major, semble enfin porter ses fruits.La clé de ce déblocage tient à la décision historique du Sinn Fein, annoncée la semaine dernière parson chef Gerry Adams, de renoncer à la violence dans la poursuite de son objectif d’une Irlande réunifiée.Porté par une trêve décrétée par l’IRA à la mi-juillet, le Sinn Fein a obtenu son ticket d’entrée aux pourparlers anglo-irlandais qui se déroulent au château de Stormont sous la présidence de l’ex-sénateur américain George Mitchell, après avoir accepté de souscrire au principe d’une solution démocratique et pacifique au conflit irlandais.La majorité protestante a écarquillé les yeux d’incrédulité en prenant connaissance du virage catholique.Les unionistes voudraient applaudir, mais ils ont beaucoup de mal à y croire.C’est qu’en déposant les armes aux grilles du château de Stormont, le Sinn Fein se trouve à reconnaître que l’avenir de l’Irlande du Nord sera déterminé par une majorité des électeurs — et la majorité en Ulster est, jusqu’à preuve du contraire, protestante —; il se trouve donc à reconnaître implicitement que son rêve de réunification ne pourra se concrétiser à brève échéance.Pressés de prendre place à la table des négociations, les unionistes se font tirer l’oreille, redoutant un bluff de la part du Sinn Fein.Ils n’ont pas tort de se méfier.Le Parti unioniste d’Ulster (UUP) de David Trimble, le plus grand parti nord-irlandais, a dansé cette semaine une valse-hésitation dont personne n’est toutefois dupe.Sa participation aux négociations n’est qu’une question de temps.Il a tout intérêt à y être.Il a traversé mercredi les grilles de Stormont pour rencontrer les représentants d’un petit parti de nationalistes modérés.C’était un premier pas.La semaine prochaine, il ira s’asseoir à la table, quitte à tourner le dos à M.Adams ou à lui parler d’une autre pièce par médiateur interposé.Pour les unionistes, refuser de s’associer aux pourparlers équivaudrait à laisser tout entier entre les mains de Londres le soin de dégager le compromis sur l’avenir politique et constitutionnel de l’Ul-ster.Les parties ont jusqu’au 1er juin 1998 pour s’entendre, faute de quoi le gouvernement Blair soumettra au printemps par référendum, au nord et au sud de l’île, sa propre formule de règlement.Dans l’intervalle, l’UUP pose pour la galerie de ses électeurs, réclamant des garanties sur le désarmement de TIRA.Mais ses atermoiements sont aussi une façon de tester le sérieux du Sinn Fein.Impossible de ne pas se demander ce que Gerry Adams est en train de manigancer.A quelle stratégie obéit-il donc, lui qui joue traditionnellement double jeu, condamnant ouvertement la violence de TIRA ou la cautionnant par ses silences selon la mouvance politique du moment?Il faut peut-être chercher la réponse dans l’intérêt ponctuel que représente la participation du Sinn Fein à ces pourparlers avec Londres et les unionistes.«Négocions, la conjoncture est favorable, il sera toujours possible de retourner à nos vieilles manières violentes.» Il serait naïf de penser que le Sinn Fein et l’IRA aient pour de bon renoncé à leur idéal de réunification, ou même qu’ils soient prêts à l’édulcorer.L’IRA en a tout de suite donné les signes la semaine dernière en indiquant avoir des «problèmes» avec l’engagement de non-violence pris par M.Adams.Mais dans l’état actuel des choses, le mouvement nationaliste paraît avoir pris conscience de ce que la terreur a atteint les limites de son utilité, si tant est que la terreur puisse être utile.Ou n’aurait-il pas plutôt pris conscience du potentiel que représente l’arrivée au pouvoir, en mai dernier, du «nouveau» travailliste Tony Blair?Parce que, voilà, la possibilité existe, réelle, tangible, d’un dialogue susceptible de créer des ouvertures de paix, de briser l’engrenage des extrémismes.M.Blair n’est pas étranger à cette conjonction favorable des astres dans le ciel ensanglanté de l’Ul-ster.En faisant poser la menace d’une solution référendaire de son propre cru, M.Blair — fort du tout frais «oui, oui» des Écossais — force la main des parties dans la recherche d’une solution qui soit proprement irlandaise.À la Chambre des communes, sa majorité ne tient pas au vote unioniste — contrairement à l’ex-premier ministre John Major.Sur le plan diplomatique, encore là contrairement à John Major, il a de bonnes relations avec Bill Clinton et le premier ministre irlandais Bertie Ahern, qui peuvent l’un et l’autre influencer le camp républicain.Il faut espérer, dans l’intérêt de l’Ulster, que M.Blair, habile réformateur, n’épuisera pas trop vite le capital de sagesse politique dont il semble disposer auprès de l’opinion publique.Il faut espérer que la magie Blair ne cessera pas tout de suite d’opérer.Impossible de ne pas se demander ce que manigance Gerry Adams Diana et les médias On parle beaucoup du travail humanitaire de la princesse Diana.Certains osent même la comparer à.mère Teresa! D’accord, Diana s’impliquait beaucoup.Mais peut-on honnêtement la comparer à une personne qui a mis sa vie entière au service des autres?Les médias ont tellement idéalisé Diana qu’elle semblait être la seule femme sur la Terre à posséder.un cœur! Au Québec, on a pourtant une Pauline Tremblay qui a mis sur pied un orphelinat pour les enfants pauvres en République dominicaine, et auquel elle se consacre à temps plein.On a aussi eu une D' Lucille Teas-dale qui, en compagnie de son époux Piero Corti, avait fondé une clinique en Ouganda.Pour ne nommer qu’elles.Les médias ont souvent louangé le courage de la princesse Diana face à l’austérité de la famille royale britannique.Du courage, Diana n’était pas la seule femme au monde à en avoir.On retrouve des femmes courageuses dans tous les domaines.Que dire d’une Shannon Lucid, cette biochimiste américaine qui a passé un nombre record de jours dans l’espace?Que dire de femmes comme Isabelle Autissier et Catherine Chabaud qui ont navigué autour du monde, seules sur leur voilier, en participant à La course Vendée Globe?Que dire de Aung San Suu Kyi, prix Nobel qui risque de se faire tuer chaque fois qu’elle ouvre la LETTRES -?- bouche en Birmanie?Que dire d’une Talisma Nasreen qui, même condamnée à l’exil, continue de dénoncer l’action fondamentaliste musulmane au Bangladesh?Mais toutes ces femmes exceptionnelles n’ont jamais reçu le millième de la couverture médiatique consacrée à Diana- Bref, si la mort de Diana entraîne un débat sur l’éthique des médias, celui-ci ne devrait-il pas dépasser l'immixtion des paparazzi dans la vie privée?Martine Lacroix Montréal, 12 septembre 1997 Quand l’histoire du monde passe par Montréal 1997 marque le ÎO' anniversaire d’un plan pour protéger le ciel, connu mondialement sous le nom de Protocole de Montréal.En effet, le 16 septembre 1987, rue Sherbrooke à Montréal, les délégués des nations de la terre, réunis au siège de l’Agence des Nations unies pour l’Aviation civile internationale, ont voté en faveur du retrait progressif et concerté des CFC, des produits qui avaient été brevetés en 1928.Leur inventeur, l’Américain Thomas Midgley Jr., était un ingénieur diplômé de Cornell (Ithaca NY).Pour empêcher les moteurs de cogner et économiser l’énergie, malgré les objections du US Surgeon General, Midgley mit le plomb-tétraéthyl dans l’essence en 1921, puis, quelques années plus tard, il inventa les CFC pour remplacer l’ammoniac, un gaz utilisé dans les systèmes de réfrigération, dont chaque fuite peut être mortelle.Dans un cas comme dans l’autre, l’intention de départ était louable et le bien-être des humains a d’ailleurs momentanément crû du fait de la créativité de Midgley.Hélas, avec les années, des tonnes de plomb se sont retrouvées dans le décor et des tonnes de CFC gazeux qui demeuraient inertes dans la basse atmosphère ont pu rejoindre la stratosphère, pour contribuer à l’effet de serre, puis attaquer la couche d’ozone.Le bouquet, c’est qu’en 1944, Midgley mourut pendu dans la dernière de ses nombreuses inventions! Peu de gens connaissent l’histoire de Midgley et la leçon fondamentale que l’humanité devrait en tirer, c’est-à-dire que la présente civilisation technologique implique des responsabilités précises et très contraignantes.Le Protocole de Montréal constitue un pas dans la bonne direction.Il devra être suivi de bien d’autres efforts pour comprendre et combattre la pollution dans l’avenir.La figure tragique de Midgley, l’ingénieur dont les trouvailles ont littéralement changé le monde, symbolise le sort qui attend ceux qui continueraient d’ignorer que les lois de la biologie, de la chimie et de la physique, contrairement aux lois édictées par les humains, ne seront jamais négociables.Hortense Michaud-Lalanne Ingénieure Westmount, 12 septembre 1997 NoN, Jl N't* FCRAi fctÊN.AUEZ-N ! APRÈS VfluS, •It VOUS tN PRif- J Voü$ P'AgoRt» CHER A/fci ! no man’s land commode faisait de vous un internationaliste.Comment sortir quelque argument de cette nature à mon cousin?J’y ai renoncé depuis longtemps.Il croit dur comme fer que le Canada est un grand pays et que le Québec n’a pas le droit d’aspirer à en devenir un.Sa fierté, faire partie d’une province.Pour peu qu’on l’y incite, il se mettrait* un drapeau à la boutonnière ou à la braguette afin d’ajouter de la couleur à son costume gris.Comment faire comprendre à un crétin pareil que le Québec n’a rien de l’éventuel Etat raciste que voient ses détracteurs?Je ne sais plus, j’ai même la ferme intention de ne pas essayer derechef.Comment lui entrer dans la tête que jamais démonstration n’a été donnée du désastre qui surviendrait advenant une déclaration d’indépendance?Mon cousin n’est pas homme à revenir sur une décision prise un jour.Il a pensé, il ne pense plus.Le doute n’est pas son fort.Pas monsieur Teste pour deux; sous, à peine monsieur Sécurité.Il ne se gêne pas pour imaginer d’éventuelles purges auxquelles on se livrerait dès l’avènement d’un Québec indépendant.Il délire, songe à des déportations en masse, à des droits révoqués, à toutes les dérives imaginables.»! Malgré ce que je viens d’écrire, j’estime que mon cousin est moins blâmable encore que ceux qui laissent dire, et qui auraient les moyens de-protester, ceux qui pour un petit poste de député à Ottawa laissent insulter les leurs.Car on est passé de la dénonciation de projet de l’indépendance à la suspicion systématique à l’en-i droit d’un peuple tout entier.Ce1 peuple est le mien.Gaston Miron disait de ces gens-qu’ils ne se vendaient pas mais qu’ils» se donnaient.Croyez-vous vraiment qu’il avait tort?Moi, pas.il il e venais d’éteindre mon J poste.Un reporter (par commodité, on les appelle de plus en plus journalistes) commentant la u==U mort de Léon Dion avait parlé de son œuvre que, selon lui, perpétuait son fils Stéphane.De telles affirmations, on le comprendra, ne se reçoivent pas facilement.Autant le père avait été un analyste perspicace mais frileux, autant le fils était partisan.Mon reporter n’était en rien journaliste, il ne nous rapportait rien, il commentait.Un messager du pouvoir, tout au plus.C’est à ce moment même que retentit la sonnerie du téléphone.Mon cousin.Depuis longtemps, je n’aborde pas ce genre de sujets avec lui.Il ne comprend pas, Canadien français pure laine, tricoté serré, ennemi de tout ce qui ne se décide pas à Ottawa, avec ou sans recours aux tribunaux.Pour moi, il est bouché à l’émeri.Inutile d’essayer de discuter avec lui de ces choses qui vous tiennent à cœur.Mais enfin, c’est mon cousin.Tout juste sot, pas méchant.Seul à seul, bien entendu.Quand il se joint à son troupeau de moutons bêlants, une autre paire de manches.Croyez-moi, je m'étais juré que je ne lui parlerais pas du messager évoqué plus haut.C’est lui qui aborda le sujet.Au début je me suis retenu, tentant à trois reprises de l’intéresser à des sujets aussi passionnants que la course automobile, le Casino de Montréal et la croisade antitabac.En pure perte.Mon cousin, un véritable moustique.Un moustique qui pique, après vous avoir bourdonné autour des oreilles le temps nécessaire.«Tout le monde n’est pas nationaliste comme toi», finit-il par me dire.Même si je l’attendais, cette remarque me fit grimper dans les rideaux.Je lui ai répliqué que ce n’était pas moi qui plantais des drapeaux partout, qui me targuais d’appartenir au meilleur pays au monde, moi qui étais patriotard.Mais, mon pauvre petit minable de cousin, je ne suis nationaliste que par obligation, parce qu’il n’y a pas moyen d’y couper.Je ne pense pas comme toi que le pays qu’on habite est de facto un paradis.Le Québec, qu’il devienne ou non indépendant, n’aura rien d’un éden.Ce n’est pas toujours sans difficultés que j’adhère à cette patrie que je me reconnais.Je ne serai jamais un sujet pleinement consentant.Je ne cesserai jamais (Je râler.Nationaliste, moi?À mon corps défendant, et par intermittence.Dans Raisons communes, Fernand Dumont écrit; «Pour l’heure, nous consentons à être nationalistes afin qu’un jour il nous soit permis d’être simplement une nation sans nous empêtrer constamment dans des tractations susceptibles de nous faire reconnaître comme société distincte.» La position de cet humaniste de haut vol, dont la mort n’a pas été suffisamment déplorée, est la seule qui me convienne dans le débat actuel.Tout le monde sait qu’il ne sert plus à rien de quémander quelque statut particulier à des sourds et que de se prêter à ce jeu est une farce.Certains choisissent de se taire, de faire comme si le problème n’existait pas.La crainte de bon nombre d’intellectuels québécois de passer pour réactionnaires en se joignant à un combat pourtant essentiel me désarçonne.Comme si d’être d’Ottawa ou d’un Gilles Archambault ?.d’un emploi après le collège donc plus de sortantes et de sortants diplômés de la formation technique qui ont un emploi ou sont à la recherche d’un emploi, que de sortantes et de sortants diplômés en formation préuniversitaire.Les diplômés de l’année de la formation technique ont aussi connu de très bons taux de placement au cours des1 années 1988 et 1989, soit de 92,2 % et 94,0 %.Les taux de' placement ont également diminué jusqu’en 1992-93 pouri atteindre 83,2 %.La promotion de 1994-95 a aussi enregistré un taux de placement relativement élevé de 88,5 %.Par ailleurs, les femmes ayant une formation technique se trouvent un emploi plus facilement que les hommes.Pour les promotions de 1982-83 à 1994-95, le taux de placement des femmes est toujours supérieur à celui des hommes.D’une génération à l’autre: évolution » des conditions de vie, Bureau de la statistique » du Québec, juillet 1997.> LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Vice-president, finances et administration FRANÇOIS TIIOUIN Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, GUV TAILLEFER, NORMAND THERIAULT Rédacteurs en chef adjoints JEAN-ROBERT SANSFAÇON, ROLAND-YVES CARIGNAN Directrice, ventes et marketing MARTINE DUBÉ 20 50, rue de Bleury, 9'étage, Montréal (Québec) II3A 3M9.Té 1.: (514) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS Après avoir atteint un sommet au cours des années 1988 et 1989, les taux de placement les meilleurs de la période de 1982-1995 des diplômés de l’année âgés de 24 ans et moins de la formation technique ou préuniversitaire ont diminué jusqu’en 1993.En effet, pour les diplômés de l’année de la formation préuniversitaire des promotions 1987-88 et 1988-89, les taux de placement s’élevaient à 88,7 % et 88,4 %.Au cours des années suivantes, les taux de placement ont diminué pour atteindre, dans le cas de la promotion 1992-93,80,3 %.Les diplômés de la formation préuniversitaire de 1994-95 ont, pour leur part, connu plus de succès avec un taux de placement de 87,2 %.Depuis 1991-92, les diplômées de la formation préuniversitaire affichent des taux de placement supérieurs à ceux des hommes et, en 1994-95, les taux sont respectivement de 90,3 % et 83,6 %.Toutefois, le but de la formation préuniversitaire est de préparer aux études universitaires et non au marché du travail.Il y a Pas vrai ! Tu n’es pas nationaliste ! I.E I) E V (MR.I.E V K N I) R K I) I I il S E I’ T E M R R E I !) !) 7 A 11 mm2 in .?t*' Ms*» ,int.*S i ARCHIVES LE DEVOIR' 1 .H gg^ ‘!**4*wLT AAi ' ^ - Le transfert des équipements scolaires aux municipalités La politique de développement local au Québec Discours et réalité sur les régions En deux ans, le gouvernement a coupé 50 % des budgets consacrés à sa politique régionale Une voie périlleuse Dans la conjoncture actuelle, le transfert de l’entretien des équipements scolaires coûterait beaucoup plus cher aux municipalités ; MARC-URBAIN PROULX Professeur à l’Université du Québec à Chicoutimi et secrétaire de l’Association canadienne des sciences régionales - es fameux 500 millions de dollars L transférés aux municipalités, l’imbroglio institutionnel de la région métropolitaine de Montréal, la fermeture totale ou partielle d’un grand nombre u==JI d’établissements de santé ainsi que 'élimination de 84 des 156 commissions sco-aires ont largement pris les devants de la scène ocale et régionale au Québec.Si bien que la sortie de la politique de soutien au développement local et régional, en mai dernier, est passée presque inaperçue.Pourtant ce livre blanc était sûrement très attendu par les Québécois puisque la décentralisation gouvernementale fqt un important enjeu électoral et référendaire.A la lecture de la politique, on constate que les principes sont fort bien exposés, que les objectifs demeurent flous et que la substance concrète s’avère plutôt rare pour le moment La principale pièce de la politique concerne la consécration des territoires des MRC comme assises de l’action en régions.On sait que plusieurs services publics sont déjà desservis à cet échelon, particulièrement dans les MRC rurales.Leur renforcement s’inscrit dans la mouvance des pays membres de l’OCDE qui, depuis une douzaine d’années, prévilégient les petites régions (bassins d’emploi; espace vécu; milieux quotidiens) comme aires de gestion et de développement socioéconomique.Au Québec, cette reconnaissance formelle des territoires des MRC dans la mosaïque locale et régionale nous annonce que le secteur public veut se rapprocher des goûts, besoins et préférences de ses clients tout en rationalisant la gestion des biens et des services locaux.La sécurité publique, le transport scolaire, l’emploi, l’environnement, l’éducation et d’autres secteurs sont actuellement directement touchés par cette double finalité.Elle permettra à terme d’obtenir un secteur public infra-national plus optimal afin de conserver le plus possible le niveau actuel des services offerts.Des territoires très disparates Les MRC représentent aussi, en principe, des espaces de dimension idéale pour l’émergence d’initiatives socioéconomiques diverses.Dans la réalité, les 96 petites MRC du Québec sont dès le départ fort disparates.Chacune est unique de par sa taille, sa population, ses municipalités membres, son mélange rural-urbain, sa dotation en ressources ainsi que sa situation géographique à l’intérieur du Québec.I.a diversité des territoires des MRC s’illustre aussi en matière de dynamisme et de développement.Le revenu par habitant, le taux de chômage, la valeur ajoutée sont notamment des indicateurs qui varient beaucoup d’une MRC à une autre.Notre indice d’entrepreneuriat 1992-97 illustre aussi des disparités inter-MRC fort importantes dans la création nette d’entreprises.Il varie en effet tiples dimensions du développement.Pour réussir ce défi, le CLD possédera des enve-* loppes budgétaires propres pour lancer des ac-> tions concrètes.2 Les ressources financières des CLD doivent [ largement venir du Conseil du trésor et des dif-férents ministères concernés par cette politique.Depuis 35,ans, le montant annuel qui y' est affecté par l’Etat québécois a beaucoup va-~ rié en fonction de la conjoncture, de la généro- > sité des transferts d’Ottawa, de la bonne volon- j té de collaboration des différents ministères et de la sensibilité du Conseil du trésor à la cause du développement régional.Dans le contexte ' actuel, par lequel le dynamisme local et régio-1 nal latent et émergent est davantage sollicité ) pour participer à l’effort national de développe- [ ment, les quelques 125 CLD anticipés nécessi- * tent un minimum de ressources.Les spécialistes de la question s’entendent à considérer ' un seuil minimal de 100 millions de dollars à t fournir par Québec.Il s’agit d’un seuil vraiment i minimal pour être en mesure d’asseoir les partenaires autour de la table de chaque CLD, notamment les municipalités, tenues d’y contribuer financièrement.C’est aussi un seuil en _ dessous duquel les 19,5 millions de dollars de * coûts réels reliés à la stricte gestion de cette politique gouvernementale seront grandement questipnnables.Ce seuil minimal peut illustrer que l’État québécois n’a pas qu’un discours et qu’il se préoccupe réellement de développement local et régional.) Pour le moment, les crédits affectés par Qué-> bec à sa politique régionale sont passés de-* 141,6 millions l’an dernier à 104 millions en '' 1997-98.La nouvelle politique locale et régionale tant attendue semble ne prévoir actuellement > que 71 maigres millions pour l’année de la mise en place des CLD, soit à partir d’avril 1998.Il I s’agit d’une compression directe de 50 % des > crédits, alors que les besoins sont criants pur les études de faisabilité des projets, le soutien à ! l’exportation, le développement technologique et la créa- ’ tion d’enjploi.Compression draconienne inadmissible ¦> pour un État qui se dit décentralisateur, et qui a traditionnellement misé sur le développement de tous ses terri- • toires pour soutenir la croissance économique nationale.> Le gouvernement se tire dans le pied, selon plusieurs ob- ’ servateurs.Car sans nier la pertinence des priorités gou- > vernementales, il demeure que plusieurs facteurs de la création actuelle de richesses au Québec, notamment la ' forêt, les mines, l’agroalimentaire, l’électricité et aussi ! l’entrepreneuriat, sont exploités grâce à des milieux lo- > eaux dynamiques, localisés de La Matapédia au Témisca- P mingue en passant par Manicouagan, Drummond, Do-maine-du-Roy et Rosemont.Dans cet esprit, le soutien ac- ?tuel au développement local et régional ne doit pas être ' considéré comme une promesse que l’on ne peut malheu-fI reusement plus remplir.Il s’agit d’un levier pour mobiliser les diverses ressources de tout le Québec dans un effort J national de développement.La solidarité interministériel- 1 le devient impérative à cet égard.° ARCHIVES LE DEVOIR Plusieurs facteurs de la création actuelle de richesses au Québec, notamment la forêt, l’agroalimentaire et l’électricité, sont exploités grâce à des milieux locaux dynamiques.Notre photo: un coin de la vallée de la Matapédia, il y a quelques années.beaucoup sur l’espace national, passant de 0,20 % ppur le territoire Memphrémagog à 66,4 % pour la MRC L’Érable tandis qu’il est de 21,5 % dans Les Pays-d’en-Haut.L’analyse de cet indice nous permet aussi d’induire des faits intéressants, en matière de comparaison d’un territoire à un autre évidemment, mais surtout au plan des facteurs explicatifs.Nous avons constaté notamment que la plupart des territoires très fertiles en entreprises réelles doivent généralement leur dynamisme non pas à un taux élevé de création brute d’entreprises, quoiqu’il soit en général considérable, mais bien à un faible taux de fermeture d’entreprises.Ce constat nous permet d’avancer que le soutien à l’entreprise, qui s’est multiplié depuis une dizaine d’années à la faveur des efforts consentis au développement local, n’est certainement pas inutile.L’expérience démontre que l’on peut influencer la dynamique économique endogène en adaptant bien les interventions publiques à la réalité du terrain.D’où la volonté gouvernementale actuelle de décentraliser de véritables enveloppes budgétaires plutôt que d’appliquer des pro- grammes universels dits «mur à mur».Ce n’est ainsi pas qu’une question de sauver des coûts de gestion.Influencer la dynamique économique À cet effet, le livre blanc du gouvernement prévoit la mise en place de CLE (centres locaux d’emploi) et de CLD (centres locaux de développement) à l’échelon des MRC ainsi qu’à celui des quartiers urbains dans les grandes villes.Le CLE ne sera pas une organisation décentralisée puisqu’il n’aura ni conseil d’administration, ni autonomie financière.Cependant, chaque CLD disposera d’un conseil de partenaires formés de syndicats, d’entreprises, d’élus municipaux, de coopératives, de groupes communautaires, etc.Asseoir à une même table des partenaires aussi divers est un enjeu certes audacieux.L’intérêt d’une telle audace réside non seulement dans les éventuels partenariats sur les divers services offerts aux entreprises mais aussi dans la vision globale à partager à propos de la collectivité territoriale, conduisant notamment au respect des mul- G1LLES TAILLON ; Directeur général de la Fédération \ies commissions scolaires du Québec es journaux rap-portaient récemment des chiffres de certains maires qui pariaient pouvoir gérer les bâtiments scolaires à moindre coût si on leur en confiait la responsabilité.Il nous apparaît essentiel de rétablir les faits et d’expliquer pourquoi le scénario du transfert des bâtiments scolaires aux municipalités nous semble peu rentable pour la population.Au chapitre des coûts Pour l’ensemble des commissions scolaires du Québec, le coût moyen de l’entretien des biens meubles et immeubles se situe à 446 $ par élève.Il est inférieur dans les régions comme Mauricie-Bois-Francs (385 $) et Lanaudière (423 $), par exemple! On est bien loin du chiffre avancé par les édiles municipaux de ces milieux qui parlaient de 516 $.Simple erreur de chiffre, passons rapidement là-dessus.Une analyse plus fine de ce coût global rend encore plus fragile la thèse du monde municipal.Sur le montant de 446 $, quelque 40 % correspondent aux coûts de main-d’œuvre liés à l’entretien ménager.Or, comment penser gérer à moindres frais, alors qu’advenant un transfert aux municipalités, les dépenses salariales subiraient l’influence du marché, où le traitement des employés municipaux est de 27 % supérieur à celui des commissions scolaires?C’est, croyons-nous, à une augmentation plutôt qu’à une diminution qu’il faudrait s’attendre.La facture de l’entretien des bâtisses étant entièrement à la charge des contribuables locaux, ces derniers doivent s’inquiéter de la pression inflationniste que subirait immanquablement la taxe locale advenant un tel transfert.Au chapitre de la gestion et de la qualité Depuis quelques années, la responsabilité de la conservation des écoles incombe entièrement aux commissions scolaires, tant au plan de la gestion qu’à celui du financement.Les commissions ont réussi à contenir les dépenses de ce secteur d’activité à 7 % à peine de leur budget total.Ces activités englobent toutes les activités: la conservation des bâtisses, leur protection, l’entretien ménager et la consommation énergétique.Au plan de l’encadrement, on atteint dans ce secteur un taux très bas de 2,3 %, c’est-à-dire que l’on retrouve une personne-cadre ou de gérance pour 41 employés.Quant à l’état des bâtiments, une étude pancanadienne effectuée par Hansen Associates et parrainée par Honeywell limitée rapportait en 1993: «Si l’on procède à un examen province par province, c’est en Alberta, en Saskatchewan et au Québec qu’on trouve les plus forts taux de bâtiments en excellent état.La Colombie-Britannique compte le plus faible taux de bâtiments en excellent état et le plus fort taux d’installations inadéquates (25 %).En ce qui concerne les bâtiments inadéquats, l’Ontario vient juste derrière la Colombie-Britannique avec 20 %, et le Québec compte le taux le plus faible (4 %).» En somme, une gestion dispendieuse ou un parc immobilier en mauvais état auraient justifié un changement de propriétaire, mais la réalité est fort différente.Au chapitre de la faisabilité C’est sans doute à ce chapitre que le transfert semble le plus périlleux.Comment, par exemple, répartir la responsabilité de financer et de gérer une école secondaire située dans une municipalité qui reçoit des élèves de 18 municipalités environnantes?Quelle municipalité assumera la gestion et comment répartir les coûts entre les autres?Les présentes chicanes entre villes-centres et villes périphériques n’ont rien pour nous rassurer.De plus, plusieurs villages (environ 300) n’ont pas d’écoles et envoient leurs élèves ailleurs, alors qu’à l’enseignement professionnel, le problè- Le Québec compte le taux le plus élevé de bâtiments scolaires en excellent état me est encore plus criant.Certains avanceront que des organismes supramunicipaux, telles les MRC, pourraient prendre la charge de ce champ d’activité.Pour y arriver, il faudrait modifier considérablement la configuration (nombre et nature) actuelle de ces instance^.Tout récemment, la ministre de l’Éducation a bien tenté de faire correspondre les territoires des commissions scolaires avec ceux des MRC mais elle a dû se résoudre à de nombreuses entorses à ce principe pour tenir compte de la réalité de la provenance des élèves du secondaire sur tout le territoire québécois.Bref, au moment où l’on s’apprête à confier, pour des raisons de rationalisation, la gestion des 2600 écoles du Québec à 72 commissions scolaires plutôt qu’à 136, il serait paradoxal d’assister à un mouvement de balkanisation de la gestion des équipements scolaires entre 1389 municipalités en invoquant des motifs d’économie.Il en résulterait un fouillis et un casse-tête qui ne serviraient en rien la cause de l’éducation.D’autres pays expérimentent actuellement la double gestion: la pédagogie d’un côté par le monde de l’éducation; l’administration de l’autre par le monde municipal.Avant de penser à cela pour le Québec et de s’y lancer sans planification d’ensemble, il y aurait grand intérêt à conduire une étude comparée des avantages et des inconvénients.Cela serait plus sérieux et plus efficace que de faire écho aux velléités de pouvoir de certaines organisations municipales et de leur ministère.Un parc d’édifices scolaires en mauvais état justifierait un changement de propriétaire, mais la réalité est fort différente.t 1 - ¦¦ ¦• ¦ L’ÉQUIPE DU DEVOIR IA RÉDACTION Journalistes à l'information générale et métropolitaine : Louis Lapierre (adjoint au directeur de l'in/ormation).Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Jean Dion, Louis-Gilles Francceur, Kathleen Lévesque, Caroline MontpetiL Brian Myles, Isabelle Paré, Clément Trudei, Serge Truffaut ; Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques) ; Martin Dudos et Christine Dumazet (relecteurs) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; à l'information culturelle : Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon, Pierre Cayouette, Paule des Rivières, Louise Leduc, Jean-Pierre Legault, Benoit Munger, Odile Tremblay ; à l'information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), Robert Dutrisac, Jean Pichette, Claude Turcotte ; à l’information internationale : Jocelyn Coulon (adjoint au directeur de l’information), François Brousseau (éditorialiste), Claude Lévesque ; A l'information politique : Pierre O'Neill, Manon Cornellier (correspondante parlementaire à Ottawa), Mario Cloutier et Gilles Lesage (correspondants parlementaires à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec) ; à l’information sportive : Yves d'Avignon ; Marie-Hélène Marie (secrétaire à la rédaction) ; Isabelle Hachey, Marie-Claude Petit (commis).La documentation : Gilles Paré (directeur) ; Brigitte Arsenault, Manon Derome, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Martine Dubé (directrice), Daniel Barbeau (directeur adjoint), Jacqueline Avril, Jean de Billy, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Marlène Côté, Christiane Legault, Jacques A Nadeau, Guylaine OuelIeL Micheline Ruelland (publicitaires) ; Sylvie Laporte, Nathalie Lemieux, Claire Paquet, Pierrette Rousseau, Micheline Turgeon ; Francine Ouellet (secrétaire).LA PRODUCTION Jocelyn Arsenault (directeur des approvisionnements, distribution et production), Marie-France Turgeon (responsable de la production), Claudine Bédard, Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Marie-Josée Hudon, Sylvain Usage, Christian Vien, Olivier Zuida.SERVICE À LA CLIENTÈLE Johanne Brien (responsable), Evelyne Labonté (responsable à la promotion des abonnements), Manon Blanchette-Turcotte, Monique L'Heureux, Lise Lachapelle, Rachelle Leclerc-Venne.L’ADMINISTRATION Yves Bouthiette (contrôleur), Dany Dépatie (adjointe à l’administration et responsable des ressources humaines), Nicole Carmel (responsable des services comptables), Jeanned'Arc Houde (secrétaire à la direction) ; Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross.LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président), Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général). / ACTUALITES FACTURE Vaillancourt a quitté la rencontre en coup de vent EN BREF Survol de l’avenir des Amériques (Le Devoir) — Forces publie à l’occasion de la Conférence parlementaire des Amériques, qui se tient à Québec du 18 au 22 septembre, un «numéro exceptionnel sur le grand dessein des Amériques».Les articles, publiés en français, anglais, espagnol et portugais — les principales langues des Amériques —, traitent de solidarité, de démocratie, d’économie, de culture et d’environnement, enjeux de la formation d’une zone de libre-échange des Amériques.Un survol fort pertinent d’un «ambitieux projet qui, par-delà l’économie, affectera les populations, leurs cultures et leurs coutumes».Un encan d’œuvres d’art contre la pauvreté (Le Devoir) — Des femmes peintres et sculpteures, 23 exactement, exposent leurs œuvres sur le thème international de réflexion des Nations unies, soit l’éradication de la pauvreté.Ces artistes de nationalités différentes, appartenant aux groupes «Art continuel» et «Altérité», ont un but commun, celui de faire disparaître la pauvreté.On appuiera leur bonne volonté du 3 octobre au 6 novembre, au Musée Marc-Aurèle Fortin.D’autre part, un encan d’œuvres d’art au cours duquel une cinquantaine de tableaux seront mis en vente aura lieu le 23 septembre et un don sera ensuite remis au cardinal Turcotte.Avis de recherche du Conseil de presse (Le Devoir) — Le Conseil de presse du Québec, tribunal d’honneur de la presse québécoise, cherche à combler les sièges de représentants du public de son conseil d’administration.Les candidats recherchés peuvent provenir de différents milieux culturels et de diverses régions et doivent faire preuve d’une bonne connaissance du phénomène de l’information journalistique.Ds auront à défendre le point de vue des utilisateurs des médias.Les candidatures, accompagnées d’un curriculum vitæ, doivent être soumises avant le 29 septembre 1997 aux bureaux du Conseil de presse, situés au 1000, rue Fullum, C239, Montréal, H2K3L7.Un motard démissionne SHERBROOKE (PC) — Arrêté dans le cadre de l’opéra-^ tion anti-drogue Crado, le 3 septembre, le motard fonda-'"+-teur des Evil Ones, Pierre Rouillard, 38 ans, de Drum-mondville, vient de quitter ceux-ci afin de pouvoir retrouver sa liberté en attendant la suite des procédures judiciaires.Rouillard fait face à 170 chefs d’accusation, notamment ceux de complot, possession et trafic de drogues.Son enquête en détention, qui a duré une quinzaine d’heures sur deux jours avec la participation de plusieurs témoins, en Cour du Québec, était frappée d’une ordonnance de non publication.D doit revenir au palais de justice, le 2 octobre, pour son enquête préliminaire et la communication de la preuve.Dans un document déposé dans le dossier de Rouillard, ce dernier déclare donner sa démission du Club Evil Ones, chapitre de Drummondville, et mandate son procureur, Me Gilles Doré, d’en aviser ce club.Suivent une multitude d’ordonnances du tribunal pour sa mise en liberté, comme la défense de fréquenter d’autres motards, soit les Evil Ones, les Hell’s Angels, et même les candidats, qualifiés de ‘prospects’ et de ‘hangrounds’, d’arborer des insignes de clubs, de posséder un téléphone cellulaire ou un télé-avertisseur, des armes ou des explosifs, etc.Rouillard doit remettre son passeport et ne peut quitter le district de Drummond.Sa nouvelle adresse a été placée sous scellé pour éviter, a-t-on appris de la police, qu’il ne soit inquiété par les autres motards ou d’autres personnes.S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal soit recyclé.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9" étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction SUITE DE LA PAGE 1 Mario Laframboise, ne semblait pas rassuré par la nouvelle distribution de cartes du gouvernement, mais il préfère que son conseil d’administration se prononce.«Rien de nouveau ne nous enthousiasme aujourd’hui», a-t-il déclaré.Quant à son homologue de l’UMRCQ, Jacinthe Simard, elle croit qu’il sera «difficile» de recommander positivement la nouvelle offre pour acceptation aux membres de son organisation.Elle estime que les augmentations de taxes sont désormais inévitables.Le transport scolaire demeure donc la responsabilité transférée par le gouvernement aux municipalités, mais maintenant, le gouvernement leur en accorde en plus la gestion.Les MRC en deviendraient responsables dans les petites municipalités et les sociétés de transport municipales dans les plus grandes villes.Les autres transferts concernent toujours les abolitions d’en-lieu de taxes à l’égard des écoles, des CHSLD et des CLSC, en plus de l’inspection des bâtiments publics.C’est le retour temporaire des en-lieu de taxes aux municipalités qui permettrait au gouvernement d’étaler le paiement de la facture de 500 millions d’une nouvelle façon.La dernière rencontre entre le gouvernement et les représentants des municipalités devrait avoir lieu lundi.Hier, les deux unions municipales s’étaient rencontrées avant le rendez-vous avec le Conseil du trésor.En outre, l’UMQ et l’UMRCQ tiennent des réunions de leurs conseils d’administration respectifs, aujourd’hui à Québec, afin de prendre acte du résultat des négociations et de planifier les mesures à mettre de l’avant, moyens de pression et/ou discussions supplémentaires avec Québec.Du côté de l’UMQ, des cotisations spéciales ont été votées, des firmes de communication sont engagées et les,slogans sont déjà retenus.À l’UMRCQ, on prépare activement une manifestation monstre qui aura lieu devant l’Assemblée nationale, le 2 octobre, au début du congrès de l’union qui aura lieu à Québec.La présidente de l’UMRCQ, Jacinthe Simard, voulait s’assurer hier que le gouvernement Bouchard respectera ses engagements, c’est-à-dire qu’il n’augn\entera pas le fardeau des contribuables municipaux.A la fin de la rencontre de deux heures, elle paraissait déçue, convaincue que cette augmentation de taxes est maintenant inévitable.Le président de l’UMQ, Mario Laframboise, demeure lui aussi inquiet de voir le gouvernement se résigner à voir les taxes municipales augmenter l’an prochain.«La fin est en train d’arriver.On est là pour défendre les intérêts des contribuables du Québec.Il n'y a que les maires et les conseillers qui sont capables de défendre les intérêts de leurs concitoyens.On voit que le gouvernement ne les prend pas à cœur.» Quant aux négociations avec les employés municipaux, il n’en a point été question hier lors de la rencontre avec le gouvernement.M.Laframboise rejette les accusations du Syndicat canadien de la fonction pu- SUITE DE LA PAGE 1 peuples, a soutenu le chef, promettant d’écrire à la ministre responsable de la Charte de la langue française, Louise Beaudoin.«S’ils avaient fait leurs devoirs comme il faut, s’ils avaient simplement parlé aux trappeurs cris, ils auraient vu que les montagnes [du réservoir de Caniapiscau, aujourd’hui devenues des îles] ont un nom», a expliqué hier Matthew Coon Come, déçu de voir qu’on a ignoré son peuple avant de prendre une telle décision.Pour souligner le vingtième anniversaire de la Charte de la langue française — le 26 août dernier —, la Commission de toponymie du Québec annonçait il y a quelques semaines sa décision d’offrir en «cadeau» à 101 auteurs québécois un bout d’île du réservoir de Caniapiscau, créant ainsi un poème géographique à partir de mots tirés des œuvres désignées.Le réservoir Caniapiscau est en quelque sorte une création d’Hydro-Québec et est devenu la source du complexe hydroélectrique La Grande.Les quelques centaines d’îles baignant dans l’étendue d’eau artificielle étaient donc autrefois des sommets, certains d’entre eux naturellement dénommés par les Cris s’y rendant notamment pour des fins de chasse, soutiennent des représentants de la communauté crie, tel que le rapportait le quotidien The Gazette hier, point de départ de la controverse.«Nous n’avons pas été consultés, y explique le chef de la communauté crie de Chisasibi, Charles Bobbish, que nous avons tenté de joindre sans succès hier.Les Cris ont été froissés lorsqu'on a mis de l’avant le projet [hydroélectrique].Je ne crois pas que l’on doive les blesser davantage en rebaptisant les îles.Les montagnes qui étaient là jadis avaient un nom.» «Nous étions persuadés que le territoire était anonyme, complètement vierge, tout simplement parce que ce n'est pas un endroit où la population est concentrée», a expliqué Alain Vallières, persuadé que la commission n’a pas fait d’erreur blique selon lesquelles ce sont les municipalités qui refrisent présentement de négocier avec les syndiqués.«On a lancé le mot d’ordre d’aller négocier dès le 22 août à nos membres.On a fait un sondage à l’UMQ qui démontre que 60 % de nos municipalités n’ont pas encore commencé à négocier sur le 6 % de récupération des coûts de main-d'œuvre.[.] Quelque part, les syndiqués ne veulent pas se présenter aux tables.» Vaillancourt et les chiffres Le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, a quitté la rencontre de Québec en coup de vent une demie-heure avant qu’elle ne se termine sans parler aux représentants de la presse.En matinée, M.Vaillancourt, brandissait fièrement une pétition signée par 40 000 de ses citoyens dénonçant le plan de transfert de 500 millions de dollars et le «traitement inéquitable» réservé à Laval.M.Vaillancourt prétendait même avoir reçu dans sa croisade l’appui des ministres David Cliche et Serge Ménard, représentant tous deux des électeurs de Laval à l’Assemblée nationale.«Ils ont été sensibilisés et ils sont convaincus maintenant que Laval n’a pas reçu un traitement équitable dans la réforme.Ce sont maintenant nos alliés», a lancé M.Vaillancourt.Ce dernier a été rapidement remis à sa place par le député de Vimont, David Cliche, parlant au nom du caucus ministériel.La Ville de Laval doit faire des efforts comme toutes les autres municipalités de la province, a-t-il dit en substance.Il a invité le maire Vaillancourt à concentrer ses efforts non pas sur des attaques à l’égard du gouvernement, mais plutôt sur les façons d’absorber la facture sans hausser le compte de taxes des Lavallois.Le ministre Cliche a présenté les arguments de la Ville de Laval à ses homologues des Affaires municipales, Rémy Trudel, et du Conseil du trésor, Jacques Léonard.Il se dit sensible à la position de Laval qui, contrairement à d’autres municipalités, a déjà procédé à des regroupements dans le passé, permettant par le fait même à l’Etat de réaliser des économies.Mais selon lui, «le maire mêle les chiffres ou il additionne les mauvais chiffres» lorsqu’il crie à l’iniquité.Selon Gilles Vaillancourt, le gouvernement Bouchard oblige Laval à se serrer la ceinture plus que toute autre municipalité au Québec.Le transfert se chiffre à quelque 30 millions de dollars pour Laval, ce qui équivaudrait à 7 % du budget de la ville.Dans ses calculs, M.Vaillancourt tient compte de la contribution de Laval au financement de l’Agence métropolitaine de transport, ce qui n’a strictement rien à voir avec le dossier du transfert fiscal mais fait bien sûr gonfler la note.Or, selon David Cliche, c’est une somme de 22,9 millions qui sera transférée à Laval, soit 5,9 % du budget.Le maire Vaillancourt entend néanmoins faire imprimer sa «pétition pour l’équité fiscale» dans les hebdomadaires lavallois afin de gagner des appuis.Avec Brian Myles et qu’elle a agi au meilleur de sa connaissance en choisissant cette parcelle de pays pour célébrer la Charte de la langue française.Avant de nommer une île, un lac, une rue ou une colline, la commission doit toujours obéir à une règle d’on vérifier par le moyen d’un inventaire si les populations locales et la tradition n’ont pas naturellement déterminé l’usage d’une appellation.«Si tel est le cas, nous devons respecter l’appellation en usage», a précisé M.Vallières.La dernière consultation effectuée par la Commission de toponymie remonte à la fin des années 70, où une étude avait permis de faire l’inventaire des territoires, principalement ceux qui étaient habités.«Sachant que l’endroit était inhabité, nous n’avons pas fait de démarche exhaustive pour ce territoire-là», explique M.Vallières.Le grand chef Coon Corne, qui communiquera prochainement avec la commission, ne comprend pas une telle affirmation.La consultation effectuée il y a une vingtaine d’années démontrait une volonté de travailler de concert avec les Cris pour la dénomination du territoire.«Je ne comprends pas pourquoi cette collaboration n’a pas été maintenue pour ce récent projet.» La Commission de toponymie n’entend pas changer la teneur de son projet, désormais devenu réalité et auquel on ne pourra plus rien changer lorsqu’il aura été publié dans la Gazette officielle, au cours de la prochaine année.Elle prendra toutefois en considération tout «courrier officiel» démontrant un désaccord avec son Jardin du bout du monde fie nom donné au poème géographique), exigeant toutefois un dossier étayé (nom des personnes préconisant l’usage d’un mot précis, date depuis laquelle ils l’utilisent, identification précise de l’endroit, etc.) avant d’aller de l’avant avec un changement d’appellation.«La commission ne serait pas rébarbative, par exemple, à changer quelques-uns de ses noms et à les déplacer sur d’autres îles, tout simplement, a expliqué M.Vallières.Mais ça m’étonnerait fort qu’il y en ait tant que ça à changer.Nous étions sûrs d’être dans un territoire anonyme et nous le sommes encore.» ROCHON SUITE DE LA PAGE 1 «Il y avait une solution qui se présentait, il y avait tout le potentiel dans quelques mois d'être là pour le faire, ça n’a pas fonctionné.Par contre, où il y avait le problème, ça s’est amélioré.Donc, on va réenligner», s’est contenté de dire le ministre Rochon pour confirmer le retour du programme de greffes à Montréal.Le ministre Rochon a fait cette déclaration au lendemain de la décision subite des médecins de l’hôpital Laval de transférer au CHUM tous leurs patients en attente de greffes pulmonaires.Le transfert du programme de greffes, annoncé par le ministre Rochon à la fin septembre 1996, avait soulevé toute une controverse, qui n’a pas cessé pendant douze mois.Depuis l’entrée en vigueur du programme en janvier 1997, aucune greffe n’avait toutefois été réalisée à l’hôpital Laval, faute de chirurgien pour procéder aux opérations.Seule une entente intervenue avec des médecins de Toronto permettait à l’hôpital Laval de disposer de chirurgiens sur appel.Rochon n’admet pas avoir erré Questionné par les journalistes, le ministre Rochon n’a pas jugé avoir commis une erreur et s’est défendu en disant avoir pris sa décision, il y a un an, sur la base d’avis du Conseil médical du Québec.«Les choses ont évolué, ça ne s’est pas passé, évidemment, exactement comme ce qui était prévu.A Ihôpital Laval, il y a eu un certain nombre de délais successifs pour le recrutement de chirurgiens Pendant ce temps-là, à Montrécd, les choses ont évolué plus facilement qu’il pouvait être prévisible.Alors, c’est un ré-enlignement qu’il est important de confirmer.En tant que ministre, ce qui compte vraiment pour moi, c’est les résultats», a expliqué Jean Rochon.Mis devant le fait accompli mercredi, le ministre de la Santé s’est défendu d’être à la merci des décisions des médecins.Il juge que les médecins de l’hôpital Laval «ont été responsables» en référant leurs patients à Montréal.Malgré les ratés et les accidents de parcours survenus au cours de la dernière année dans le dossier des greffes pulmonaires, le ministre Rochon considère que les patients se retrouvent aujourdJiui avec une «situation améliorée» et qu’il s’agit «d'un gain» pour tout le monde.Tout cela, parce que l’existence d’une liste unique assure maintenant aux patients de tout le Québec l’accès en toute équité aux services de transplantation.Selon le ministre, il n’y a ni perdant ni gagnant dans cette affaire, qui a pourtant connu son lot de soubresauts.Notamment au cours du mois d’août, alors qu’un patient de Québec, Claude Bellavance, voyait sa chance de recevoir un poumon compatible lui échapper parce que les «médecins volants» recrutés à Toronto par l’hôpital Laval n’étaient pas disponibles pour effectuer la transplantation.Le ministre Rochon n’exclut d’ailleurs pas la possibilité qu’il y ait, dans quelques années, deux sites de greffes pulmonaires au Québec si le nombre le justifie.Cela, si l’hôpital Laval parvient à recruter les effectifs médicaux nécessaires.Hier, à l’hôpital Laval, on convenait que l’épisode du mois d’août avait été l’élément déclencheur du transfert en bloc des patients à Montréal.Depuis juillet, l’entente de disponibilité avec les médecins de Toronto n’étant plus valide, l’hôpital Laval ne disposait que d’un accord verbal de coopération, qui s’est avéré déficient «C’est définitivement un transfert qui se fait pour le bénéfice des patients Nous n'avions pas le choix, devant notre incapacité à avoir un chirurgien.Il fallait s’assurer que les patients ne soient pas à risque par rapport à ceux d'autres régions», a soutenu hier le Dr Julien Veilleux, directeur des services professionnels de l’hôpital Laval.Des discussions avaient débuté avec le CHUM pour jeter les bases d’une collaboration.Mais l’exigence de l’hôpital Laval, qui voulait obtenir l’engagement de chirurgiens de Montréal d’agir à titre de «médecins volants» en lieu et place de ceux de Toronto, a été refusée par l’équipe médicale du CHUM.Hier, l’hôpital Laval affirmait continuer ses démarches pour recruter un chirurgien spécialisé en greffe pulmonaire.Le Dr Denis Gravel, chef du département de chirurgie et représentant des médecins du CHUM, a pour sa part soutenu hier que l’exigence posée par l’hôpital Laval était incompatible avec la pratique médicale en transplantations pulmonaires.«Pour nous, être l’équivalent de Toronto, d’une solution qui ne fonctionne pas, nous ne voulions pas entrer là-dedans.Des chirurgiens doivent être accessibles en tout temps, et fonctionner 24 heures par jour, 365jours par an pour effectuer le suivi de leurs patients et intervenir en cas de complications», a-t-il dit hier.Malgré le constat dressé par le ministre, le Dr Gravel n’accueille pas cette décision comme une victoire, mais plutôt comme la reconnaissance que la situation pour les patients en attente de greffes de poumons est bien meilleure aujourd’hui qu’il y a un an.De son côté, Diane Hébert, présidente de la fondation du même nom, qui yient en aide aux personnes en attente de greffes, s’est dit soulagée de ce dénouement inattendu.Mme Hébert avait été la première à contester ouvertement la décision du ministre Rochon en septembre 1996.«Je sympathise avec les patients, car je sais l'insécurité qu’ils vivaient et à quel point cette situation était difficile pour eux», a-t-elle dit Cette dernière affirme que La Fondation Diane Hébert (9650333) sera toujours disposée à recevoir les demandes d’aide de patients de l’est du Québec ou d’ailleurs, qui doivent assumer des frais pour venir se faire soigner à Montréal.En comptant les sept patients transférés hier au CHUM par Québec, la liste d’attente pour une greffe de poumons au Québec compte présentement une vingtaine de patients.Le CHUM, qui dispose maintenant de quatre chirurgiens à temps plein spécialisés en transplantation, a réalisé 17 greffes depuis janvier 1997.COMMISSION Coon Come est déçu de voir qu’on a ignoré son peuple Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique Pour l’agenda culturel (514) 985-3333 (514) 985-3360 devoir@cam.org (514) 985-3551 SONDAGE Une majorité de Québécois estiment ne pas avoir été floués La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et petites annonces Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1 -800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publié du lundi au samedi par D* Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue de Bleury, O' étage, Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor LaSalle, 7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir./je Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE L;A PAGE 1 moins instruits à ce que l’on transmette des renseignements personnels sans leur consentement.C’est vrai également pour les anglophones, à cet égard plus sévères que les francophones.Sur cette question, les pauvres apparaissent plus conciliants que les riches, qui se montrent intraitables.Quant aux femmes, c’est la naïveté qui caractérise leur perception, elles dont seulement 35 % croient que leur banque, leur employeur ou leur médecin pourrait transmettre des renseignements personnels sans raison valable.Une hypothèse à laquelle souscrivent par contre 57 % des hommes.Président de Sondagem et par ailleurs sociologue, Jean Noiseux a jeté un regard éclairé sur ces données, qu’il trouve révélatrices et rassurantes en ce qu’elles témoignent d’une profonde conscientisation à l’égard de ces nouvelles menaces à la vie privée.À son avis, la quasi-unanimité que la première question a recueillie tient à la suggestion que cette circulation de renseignements confidentiels puisse se faire sans le consentement des personnes visées.«Elles y voient un viol de leur vie privée et ont peur que ces informations soient éventuellement utilisées à leurs dépens.» M.Noiseux trouve cependant navrant que les premières victimes de ces pratiques, c’est-à-dire les pauvres, soient les moins conscientes du problème.Le droit à la vie privée est reconnu par la Charte québécoise des droits et libertés, de même qu’il est inscrit au Code civil et encadré par des lois.Mais l’arrivée de l’ordinateur dans notre civilisation et la création de banques de données ont singulièrement compliqué le respect de ce droit à la vie privée en ce qu’il est maintenant possible d’accumuler une quantité infinie de renseignements personnels.Et de les transmettre à un autre organisme, dans une autre ville, par simple manipulation du clavier.Des pratiques récemment mises au jour à Ottawa et Québec bafouent les principes mondialement reconnus.La première est celle du ministère fédéral du Développement des ressources humaines qui, pour piéger les chômeurs qui prennent des vacances à l’étranger et enfreignent ainsi la loi, a entrepris de contrôler les cartes remises aux douanes canadiennes à leur retour.L’autre tient à la loi 132, adoptée en 1996 par l’Assemblée nationale et qui donne au ministère du Revenu la capacité d’obtenir de tous les organismes publics, y compris les municipalités, tous les renseignements qu’il désire, sauf les données médicales.Dans son rapport annuel, le président de la Commission d’accès à l’information, Paul-André Comeau, avait d’ailleurs jugé ces pouvoirs outran-ciers.Selon un haut fonctionnaire de cette même commission, il existe au sein de la fonction publique québécoise un marché noir de vente de renseignements personnels.Pour 100 $, on peut obtenir un rapport d’impôt, un rapport médical ou des renseignements tirés de la Centrale des renseignements de la police.Invité à l’émission Droit de parole de ce soir, Paul-André Comeau aura sûrement l’occasion d’articuler la mise en garde qu’il a lancée aux députés et ministres en commission parlementaire.Participeront également à ces échanges: le politologue Guy Lachapelle, de l’Université Concordia, co-auteur avec le professeur Pierre Tremblay d’un ouvrage sur l’attitude des Québécois face au fisc; le sous-ministre du Revenu, Michel Bordeleau, et notre collègue, l’éditorialiste Michel Venne, dont les écrits sur le projet du gouvernement Bouchard d’émettre des cartes à puce contenant des renseignements personnels lui ont mérité une bourse de la Fondation Michener.
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