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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1997-08-05, Collections de BAnQ.

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19 10 FOND E LE DEVOIR / T (l It (l N T 0 I $ I.X XXVIII SS f I.E M A II I) I A 0 I! T | 0 » 7 T l> S + T V y M 0 N T II E A I.PERSPECTIVES La fin du monde est proche ! Des astronomes américains viennent de découvrir sept nouveaux astéroïdes qui pourraient un jour s’écraser sur la terre, et la détruire, évidemment.Un best-seller estival prétend à nouveau que le Livre des livres annonce la fin prochaine, apocalyptique et nucléaire, de l’humanité.L’an 2000 approche.La seconde vague millénariste, scientiste à souhait, elle, est déjà toute là.Tintin (ou plutôt Hergé) l’avait prédit Dans l’album L’étoile mystérieuse , des savants découvrent un nouveau corps céleste et déclenchent une panique généralisée.Philippulus le Prophète (de malheur), drapé à l'ancienne, part par les rues crier que «la fin du monde est proche!».La réalité a un peu rattrapé la bédé la semaine dernière quand d’éminents scientifiques du programme américain N PAT (Recherche des astéroïdes proches de la terre) ont dévoilé leurs plus récentes découvertes.Les astronomes ont identifié sept nouveaux astéroïdes qui • portent à 99 le nombre des corps célestes d’un kilo-|; mètre de diamètre et plus menaçant de prendre la Terre comme point de chute.Les scientifiques ont aussi révélé qu’environ 800 autres astéroïdes plus petits pourraient terminer ici leur inquiétante course dans «le silence des espaces infinis» , qui effrayait déjà Pascal.Bref, il y a de quoi alimenter bien des scénarios catastrophes, les médias ont joué les Cassandre en relayant les analyses d’éminents spécialistes qui croient à l’existence d’un cycle d’impact majeur.aux 100 000 ans.Pire: ces nouveaux Philippulus avertissent qu’en cas de collision prévisible, il faudrait au minimum un an pour réagir, éliminer la menace, sauver l’humanité.Les Gaulois d’Astérix craignaient que le ciel leur tombe sur la terre.Les savants américains ont simplement rehaussé un peu le niveau du plafond céleste.La menace demeure, mais nous sommes toujours là pour claquer des dents.Plus ça change, plus c’est pareil.Notre monde appréhende sa fin prochaine, avec ses croyances et ses méthodes propres.Comme tous les autres avant lui, quoi.Il ne s’agit pas de nier la probabilité d’une catastrophe d’origine extraterrestre.Seulement, il faut bien admettre que cette façon neuve de ressasser le vieux sujet eschatologique témoigne parfaitement de notre idéologie, moderne et scientiste à souhait.Même la fascination contemporaine développée autour de la disparition soudaine et brutale des dinosaures, sur laquelle vient à nouveau de tabler Steven Spielberg, peut être lue dans la perspective des grandes terreurs pour notre propre espèce de petits lézards pensants.Le best-seller de l’Américain Michael Drosnin, The Bible code, tout juste traduit par Robert Laffont, offre un exemple encore plus éloquent de cette dérive en odeur de sainteté scientifique autour du thème de la fin prochaine de l’ètre et du temps.L’ancien journaliste du Wall Street Journal a filtré informatiquement le texte de la Bible et prétend y avoir déniché des prophéties «d’une précision inouïe» sur notre siècle.Par exemple l’assassinat d’Yitzhak Rabin, le 4 novembre 1995, contre lequel le journaliste aurait d’ailleurs tenté de prévenir le premier ministre israélien un ;ui plus tôt.Pour 2000 et surtout 2006, l’exégèse mathématique nous avertirait de l'«Holocauste atomique», de la «Guerre mondiale» et rien de moins que de la «Fin des jours».Du nouveau vinaigre dans de vieilles outres.Les racines chrétiennes font se multiplier les apocalypses à l’approche de l’an 2000, «cette sombre veille de deux fois l'an mil» dont parlait André Breton.L’Occident est maintenant hanté par la sinistrose.On relie Mala-chie.On suce du Nostradamus.On cultive l’obsession de la fin et surtout des fins multiples, celles d,es idéologies, des intellectuels, des démocratie, de l’Église, de l’art, de la culture, de la politique, de l’histoire elle-même.Même Jeanne Calment, la doyenne de l’humanité, vient de passer l’arme à gauche.Ft les grandes épidémies fie sida, les bactéries en tous genres.) comme les grandes angoisses suscitées par la science (les manipulations génétiques, la bombe atomique.) semblent autant de signes de la catastrophe prochaine.Une fin ultime que s’empressent d’ailleurs de devancer les membres des sectes apocalyptiques, de Waco à l’OTS, comme des lemmings se jetant dans le gouffre.En fait, tout cela correspond moins à la fin du monde, au sens total, qu’à la fin d’un monde.Les théories sociologiques de la postmodernité témoignent de cette vision |x>stulant la mort de la vieille civilisation industrielle européenne érigée depuis le XIX' siècle et la gestation d’une forme neuve de vie en commun, manipulée par la technique à l’échelle planétaire.Notre monde hybride ne va pas nulle part.Il va où il va, et sûrement pas où ne l’attendent nos futurologues, nos gestionnaires du progrès et nos autres prophètes en sarreau.Les nouvelles «valeurs» ne sont pas encore valables: les anciennes ne le sont presque plus.Et cet entre-deux du temps historique, ce carrefour des civilisations, a souvent de quoi inquiéter.Mais de là à crier que la fin du monde est proche.M É T É 0 Montréal Québec Nuageux avec 40% Ciel variable, de probabilité Max: 20 Min: 10 d’averses.Max: 23 Min: 12 Détails, page H 4 Stép h a u c Baillargeon ?INDEX Agenda.B 6 Idées.A 7 Annonces.B 6 Le monde.A 5 Avis publics.B 4 I/»s sports.B 5 Culture.B 8 Montréal.A 3 Économie.B 2 Mots croisés.B 6 Editorial.A 6 Télévision.B 7 www.ledevoir.com ÉCONOMIE L'économie québécoise se porte beaucoup mieux , selon Desjardins, page B 3 LE MONDE Les Occidentaux suspendent leurs relations avec la Bosnie, page A 5 MONTRÉAL Les trois enquêteurs voulaient faire tomber des têtes, page A 3 L’assurance parentale attendra Québec juge insuffisants les 291 millions que verserait Ottawa PAUL CAUCHON LE DEVOIR Le nouveau régime d’assurance parentale promis par Québec ne sera pas mis en place en janvier prochain.La ministre québécoise de l’Éducation et de la Famille Pauline Marois a confirmé hier ce qui était inscrit dans le ciel: ce programme constitue une autre victime des sempiternelles mésententes entre les deux niveaux de gouvernement Le ministre canadien des Ressources humaines, Pierre Pettigrew, répétait hier matin que l’offre fédérale était «très généreuse», et il déplorait que Québec demande au fédéral de financer les coûts supplémentaires que comporte son nouveau régime, alors que les coûts d’un régime plus coûteux et plus vaste devraient être assumés par ceux qui en bénéficieront, soutient-il.La ministre Pauline Marois, elle, suspendait le nouveau programme en après-midi.«Nous prenons un moment de réflexion pour voir si nous pouvons redessiner le régime, en réduisant certains avantages», dit-elle.Le nouveau régime d’assurance parentale était un des éléments-clés de la nouvelle politique familiale du gouvernement Bouchard, lancée au début de 1997, et il devait en- trer en vigueur le premier janvier 1998.Ce régime voulait maintenir le revenu personnel disponible pendant les congés de maternité et les congés parentaux, en compensant les lacunes du programme fédéral d’assurance-emploi.VOIR PAGE A 8: ASSURANCE Lire aussi en page A 2 ¦ 225 OOO familles n’auront plus droit à l’allocation familiale Toujours plus haut LE DEVOIRJACQUES GRENIER, JORDAN LARAMEE, un jeune perchiste montréalais de seulement 13 ans, a remporté hier, au Centre Claude-Robillard, l’épreuve de saut à la perche de la finale des Jeux du Québec, franchissant facilement la barre des 3,35 mètres.Cette première finale montréalaise des Jeux du Québec, qui propose plus que jamais un calibre élevé, ne semble cependant pas attirer les foules.À lire en page A 3.Québec n’abaissera pas la note Oui au pacte fiscal, mais «le 500 millions, c'est un montant inéluctable», répond Trudel à l’UMQ MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Le gouvernement pourra manifester de la souplesse dans la façon «équitable» de régler la note de 500 millions mais ne consentira aucunement, tel que l’exigent les municipalités, à réduire la contribution demandée.-+- «Le 500 millions, c'est un montant inéluctable.Le ministre des Finances a fixé la contribution du secteur municipal à ce montant, il est hors de question que Ton puisse le modifier», a affirmé hier au Devoir le ministre des Affaires municipales, Rémy Trudel.M.Trudel réagissait aux résolutions adoptées par les représentants de dizaines de municipalités en assemblée spéciale samedi.Elles rejetaient la facture d’un demi-milliard présentée aux villes en juin dernier, demandant plutôt l’élaboration d’un pacte fiscal municipal avant le 15 septembre et au terme d’une conférence Québec-municipalités.Le ministre Trudel salue la volonté manifestée par l’ensemble des municipalités de participer à l’effort d’assainissement des finances publiques.«Après avoir passé par une phase de négation, nous sentons un effort et une nette ouverture, a-t-il affirmé.Et qu’on veuille un pacte fiscal avant le 15 septembre, ça me réjouit hautement.» L’assemblée spéciale n’a pas permis l’élaboration d’une VOIR PAGE A 8: QUÉBEC Rémy Trudel Le secret de la frite belge révélé par Sttellla Sttellla est un groupe belge qui farcit ses chansonnettes de calembours, histoire de faire la mouche et non la guêpe (Manneken Pis not war).Pendant des années, Sttellla désignait un duo, que formait le couple Jean-Luc et Mimi Fonck.On les a beaucoup vus chez nous au début des années 80, surtout aux Foufounes électriques, d’où le culte voué à Sttellla par une poignée d’indéfectibles montréalais, qui se pincent ces jours-ci tellement ils exultent: en effet, St-tella revient ce soir pour les FrancoFolies, dès 23 h au Spectrum.50 ans de pensée positive Au Québec, le Sélection du Reader's Digest constitue le magazine au plus fort tirage: 280 000 exemplaires écoulés mensuellement ARCHIVES LE DEVOIR Jean-Luc Fonck SYLVAIN CORMIER Il faut préciser que Jean-Luc Fonck continue Sttellla seul depuis presque deux ans, bien que Mimi chante sur tous les titres du plus récent album, The Dark Side Of The Moule.Ne cherchez surtout pas à comprendre.Usez plutôt les réponses de Jean-Luc au très long questionnaire que Le Devoir lui a fait parvenir.Les questions étaient facultatives, et Jean-Luc avait tout loisir d’en inventer: il a simplement répondu à toutes.Avec l’accent belge.— Sttellla avec deux t et trois 1, c’est pourquoi?«Au début, Sttellla s’écrivait FRANCOFOLIES Stella.Je ne sais plus pourquoi, mais nous avions décidé de rajou- * ter un T ou un L à chaque concert.C’est donc devenu Stellla, puis Sttellla.Je ne sais plus pourquoi on en est restés là.(Re-sttelllla?)» — Jean-Luc Fonck avec un seul f, c’est pourquoi?«Il faut poser la question à mes an- VOIR PAGE A 8: STTELLLA ¦Autres informations, page B 8 Cinquante ans qu’il a eus, cet été, le Sélection du Reader’s Digest québécois.Le plus lu de nos magazines a sa clientèle d’abonnés, un style, un look, des fans et des détracteurs.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Tout le monde a son petit souvenir de jeunesse relié à Sélection du Reader’s Digest.A croire qu’il se glissait inévitablement un jour ou l’autre dans chaque foyer québécois, ce magazine en format de poche avec ses condensés d’histoires plus ou moins jovialistes à la gloire du travail, de la famille et de la patrie.Je me souviens de mon côté d’un amoncellement de vieux numéros d'après-guerre découverts dans un grenier et parcourus en rafale avec une sorte de fascination amusée.L’être le plus extraordinaire jamais rencontré y côtoyait la prostate de Georges soudain volubile et l’éloge du self made man.L’URSS était le dragon à abattre et l’humour en uniforme montrait l’armée sous un angle goguenard.On y célébrait les valeurs traditionnelles et familiales, informant tout en délassant dans un style concis, voire minimaliste, à travers des versions condensées.Ni fioritures ni envolées stylistiques.De l’abrégé.Clarté, efficacité, conformisme, éloge de l’effort et de la réussite.Faites une en- VOIR PAGE A 8: SÉLECTION > .mm La page couverture du premier numéro québécois, publié en juillet 1947 778313000658 A 2 I.E I) E V 0 I H , i g M A R I) I 5 A 0 U T I !) !) 7 LES ACTUALITES Jeanne Calment meurt à 122 ans Décès de la doyenne des célébrités AGENCE FRANCE-PRESSE Arles (France), 4 août (AFP) — La doyenne de l’humanité, la Française Jeanne Calment, est morte à l’âge de 122 ans lundi à Arles (sud-est) «de mort naturelle» dans la maison de retraite où elle vivait depuis douze ans.Ce petit bout de femme de 1,50 m et de 45 kg, avait connu 20 présidents français et en aura enterré 17, pleuré l’exécution du tsar Nicolas II, vu la naissance et la mort du régime com-1 muniste et traversé deux guerres mondiales.Née à Arles le 21 février 1875, sous la troisième République, alors que le maréchal Mac-Mahon était président, fille d’armateur, elle suit des études àècondaires jusqu’au brevet avant d’apprendre la peinture et le piano.Un an après la naissance du cinématographe, à l’âge de 21 ans, elle épouse son cousin Fernand Calment, propriétaire d’un grand magasin de tissus.Elle a près de 40 ans quand éclate la Première Guerre mondiale.Grand-mère dès 1926, elle se retrouvera vite seule au fil de sa longue vie.Après son mari en 1942 et sa fille unique, son unique petit-fils mourra dans un accident de la route, en 1960, à l’âge de 36 ans.Le Livre Guinness des records la reconnaît en 1993 comme doyenne de l’humanité.Depuis le i Tt ,M Jeanne Calment dans sa maison d’Arles (Bouches-du-Rhône).ARCHIVES Al* 17 octobre 1995, Jeanne Calment détenait le record absolu de longévité revenant jusque là à un Japonais, mort en février 1986 à 120 ans et 237 jours.Ella aura vécu 122 ans, 5 mois et 14 jours.Un homme au moins n’aura pas pu s’en féliciter: le notaire qui lui avait acheté en viager en 1977 sa maison d’Arles, et qui est mort à Noël 1995 sans jamais en devenir propriétaire.Jeanne Calment aura pu témoigner des débuts de l’aviation apparue quand elle avait 15 ans, et de l’affaire Dreyfus.De Vincent Van Gogh, qu’elle a croisé à la fin du 19'' siècle à Arles, elle avait dit qu’il était «laid comme un pou».Elle avait toutefois participé, à 115 ans, au tournage d’un film consacré, au peintre.A 121 ans, en 1996, elle s’était même transformée en chanteuse de rap en sortant un disque, «Maîtresse du temps», dans lequel elle interprétait quatre titres de funk-rap, techno et dance-music, entreprise très contestée.Le docteur Victor Lèbre, médecin qui la suivait depuis son entrée à la maison du Lac en 1985, l’a trouvée «toujours aussi brillante au niveau cé-rébral» lors de son 122*61 dernier anniversaire, en février.«Pour un médecin, Jeanne Calment est une source d’émerveillement qui ne tarit pas», avait-il dit.En janvier, elle a été placée sous curatelle aggravée, un expert ayant conclu notamment qu’elle «n’était plus apte à assumer les actes élémentaires de la vie civile».Dernièrement, il était question de son placement sous tutelle, la curatelle étant jugée insuffisante.Devenue presque totalement aveugle, sourde et impotente, Jeanne Calment, toujours coquette et gourmande, fêtait chaque année son anniversaire en présence de journalistes venus du monde entier.Elle ne s’était jamais départie de son impertinence.Interrogée à 120 ans comment elle voyait l’avenir, elle répond «très bref».I.T Un petit mot pour les gens futés «MILLENIA».Quand vient le temps de penser à une voiture synonyme d’achat intelligent, la Millenia S vient toujours en tête.Car derrière cette silhouette harmonieuse aux lignes fluides, se cache un moteur à cycle Miller unique au monde : un puissant V6 a 24 soupapes et DACT équipé d’un système de surcompression hautement efficace qui utilise très peu de puissance pour fournir une accélération maximale a bas régime.Ce qui explique pourquoi les magazines Ward’s Auto World et Ward’s Engine and Vehicle Technology Update l’ont inscrit sur la liste des « Meilleurs moteurs » en 1997 Elle possède une structure de châssis surprenante, une suspension pleinement équilibrée et un intérieur spacieux et ergonomique.De plus, Y Automobile Magazine la considère depuis deux ans, comme « le point de référence des berlines de luxe ».Alors, avant de faire l’essai d’une autre berline, voici un petit conseil : méfiez-vous des salles de montre clinquantes, lisez tous les prospectus attentivement et assurez-vous d’inscrire la Millenia S sur votre liste.Les gens futés le font toujours.MILLENIA S LOCATION A PARTIR DE 399 $ mZDA par mois/24 mois OFFRE D'UNE DURÉE LIMITÉE EMPORTE-MOI Visitez notre site internet: www.tnazda.ca •Offre valable sur toute location au détail de la nouvelle Millenia S 1997 (modèle #K4LN77TA00) chez les détaillants participants à partir du 3 juillet 1997 pour un temps limité l es véhicules en stock peuvent varier d'un concessionnaire i l'autre Sur approbation de crédit de Crédit Ma/da Canada inc Le prix de location est basé sur 24 mois Comptant initial de 5 000 $ Le paiement du premier mots et le dépôt de 500 S sont dus au moment de la transaction Frais de transport et de préparation avant livraison de 600 $ Inclus Immatriculation, assurances et taxes en sus Maximum de 20 000 km par an Certaines conditions s'appliquent Frais de 81 le kilomètre additionnel Les concessionnaires peuvent louer moins cher Passe/ chez votre concessionnaire Ma/da pour tous les détails.La nouvelle allocation familiale Exclusion de 225 000 familles «aisées» MICHEL HÉBERT PRESSE CANADIENNE Sainte-Foy — La Régie des rentes du Québec estime que 225 000 familles québécoises n’auront pas droit à la nouvelle allocation familiale.Pierre angulaire de la politique familiale du gouvernement du Québec, la nouvelle allocation familiale remplacera l’allocation de base, l’allocation pour jeune enfant et l’allocation à la naissance, communément appelée «Bébé bonus».En conférence de presse à Sainte-Foy, hier, la coordonnatrice des communications de la Régie des rentes du Québec, Marie-André Jobin, a indiqué que 960 000 familles québécoises sont touchées par ces changements destinés à favoriser les familles à faible revenu.Ces modifications au régime d’allocations familiales, apportées cette année par la ministre de la Famille et de l’Enfance, Pauline Marois, entreront en vigueur le 1" septembre et mettront fin à l’universalité de ce régime en excluant 225 000 familles dont le revenu sera jugé élevé, a précisé hier Benoît Laniel, analyste à la RRQ.Auparavant, il suffisait d’avoir des enfants pour recevoir des allocations.Ce n’est plus le cas.Désormais, une famille monoparentale ou formée de deux conjoints avec un enfant et un revenu global dépassant 53 000 $, ne touchera plus d’allocation familiale.Elle pourra toutefois réclamer un crédit d'impôt pour enlanl.Même chose pour les familles monoparentales ou biparentales ayant deux enfants et dont le revenu familial sera supérieur à 57 000$.Efficacité énergétique Le programme R-2000 a perdu tout attrait PRESSE CANADIENNE Halifax— Le programme d'efficacité énergétique R-2000, administré par le ministère fédéral des Ressources naturelles, ne procure pas aux propriétaires de maisons les économies attendues.Les coûts peu élevés de l’énergie semblent avoir miné l’attrait du programme.«Strictement en termes d’énergie, l’amélioration n'a pas d'effet sur les coûts parce que les économies par maison, avec les coûts actuels de l'énergie, sont plus faibles que les coûts supplémentaires occasionnés aux propriétaires», est-il écrit dans un rapport de vérification interne.Les normes R-2000, qui notamment régissent l’étanchéité et l’épaisseur de l’isolant, ajoutent jusqu’à 8100 $ au coût de construction d’une maison.Or, suivant les observations des vérificateurs, dont le rapport a été obtenu en vertu de la loi d’accès à l’information, les frais hypothécaires élevés coûtent plus aux consommateurs que ce que valent les économies.Et lorsque l'amélioration a été payée comptant plutôt que via l'hypothèque, «le propriétaire aurait eu avantage à investir cet argent, pour un rendement de sept pour cent ou plus».Complété l’automne dernier et basé sur des statistiques qui vont de 1981 à 1994, le document note aussi qu’entre 10 et 20 % des propriétaires adeptes des normes R-2000 ont connu des problèmes, comme l’air trop sec.Les soldats pauvres ont-ils une propension à la violence ?PRESSE CANADIENNE Halifax — Une étude préparée par le ministère de la Défense en vient à la conclusion que les soldats mal rémunérés et les marins forcés de dormir à la belle étoile ou de faire la queue à la porte des banques alimentaires sont ceux les plus susceptibles d’être violents avec les membres de leur famille.«Les problèmes financiers peuvent entraîner des sentiments de fruàration, une faible estime de soi, et un manque de temps pour cultiver de bonnes relations familiales», peut-on lire dans le rapport qui date de novembre 1996.«Et même si on peut constater des cas de violence à tous les niveaux de la hiérarchie militaire, c'est un fait que plus on occupe un rang élevé au sein de l’organisation, plus le risque de rencontrer des problèmes de ce genre est faible», ajoutent les auteurs.lui rémunération des militaires est gelée depuis 1991.Depuis, on a recensé des cas de marins qui doivent compter sur l'aide sociale ou la charité pour joindre les deux bouts.Entre 1991 et 1994, on compte Scénario similaire pour les familles monoparentales ou biparentales ayant trois ou quatre enfants et dont le revenu dépassera respectivement 64 (MK) $ et 71 (MX) $.Sous le régime actuel, ces familles reçoivent des prestations annuelles pouvant atteindre 785 $.Les fin milles à revenu moyen — dont le revenu oscille entre 28 (XX) $ et 50 000 $ — continueront à recevoir l’allocation de base, soit 131 $ par année.Les familles vraiment pauvres, celles dont le revenu est inférieur ou égal à 15 000 $, recevront des allocations généreuses.Les familles monoparentales recevront annuellement de 2 275$ à 4 046 $, selon le nombre d’enfants.Mais les familles biparentales ayant un revenu identique recevront des allocations maximales de 2 746 $, et ce pour quatre enfants.Leurs allocations chuteront à 1500 $ si leur revenu dépasse 25 000 $.Québec abolira les «Bébé bonus» d’ici à l’an 2002.Seuls les parents dont les enfants sont nés avant le l'T octobre 1997 y auront ainsi droit: 500 $ pour le premier, 1000 $ pour le second et 80(X) $ jxiur le troisième.Selon le Conseil de la famille, toutes ces mesures feront épargner au gou- : vernement 111 millions.Un «Avis annuel sur les prestations familiales» sera distribué aux familles fichées par Revenu Québec du 15 au 22 août prochain.Cet avis précisera les prestations offertes jusqu’en juin 1998.lui régie n’émettra les allocations que si Revenu Québec a tous les renseignements qu’il lui faut: le revenu additionné des conjoints, l’âge précis des enfants, même la déclaration de revenu du conjoint qui ne travaille pas.Le programme d’efficacité R-2000, créé par Ottawa pour faire face à d’éventuelles pénuries d’énergie, avait pour objectif 20 000 maisons isolées selon R-2000 en 1990.Chacune doit dépenser un tiers de moins d’énergie que îes maisons non isolées.Depuis 1981, le gouvernement y a investi 50 mil-lions$.Entre-temps les coûts de l’énergie sont restés stables ou ont chuté, et seulement 8000 maisons ont jusqu'ici été bâties aux normes R-2(XX).Celles .À M- «Tf V'i ¦ ¦ r îtowst ¦v'Æt fifrrî iyh'STs-jyi- Accès de colère x JOHN MCCONNICO ASSOCIATED PRESS LA SOUFRIERE, volcan de l’île de Montserrat (Antilles britanniques), a de nouveau craché lundi des roches, des Jets de gaz et des cendres brûlantes qui ont détruit plusieurs maisons du village abandonné de Salem, non loin de Plymouth.Ce n'est pas la première fois que la région de Plymouth est touchée par les colères de la Soufrière.1m ville, comme la moitié méridionale de l'ile, a été évacuée à l’occasion d’une éruption en juillet 1995.Près de la moitié des 11 000 habitants de cette colonie britannique avaient dû partir.Le 25 juin dernier, une éruption a provoqué la mort d’au moins dix personnes et fait neuf disparus, lorsque trois villages ont été recouverts de roches et de cendres.Cette photo du volcan a été réalisée le 22 avril.Un sujet à éviter L’unité nationale ne figure pas au menu officiel de la rencontre de St.Andrews PRESSE CANADIENNE Fredericton — Il est impossible de prédire dans quelle mesure les premiers ministres provinciaux du pays pourront éviter le sujet chaud de l’unité nationale, lors de leur rencontre annuelle de trois jours qui débute demain.Mais officiellement du moins, le sujet n’est toujours pas à l’ordre du jour.Les premiers ministres des provinces arrivent mercredi dans un site tape-à-l’oeil de St.Andrews, au Nouveau-Brunswick, pour échanger leurs vues sur les disparités régionales et le chômage chez les jeunes, notamment, autour de homards et de petits fours.Cette assemblée annuelle entre premiers ministres a la réputation d’être davantage une rencontre sociale qu’un forum visant à solutionner des problèmes politiques.Et tout indique que celle de cette année ne fera pas exception à la règle.Mais l’hôte de la rencontre, le premier ministre Frank McKenna, soutient tout de même que la liste des sujets à discuter est longue et que les sujets seront consistants.Des gens d’affaires et des politiciens fédéraux ont tenté en vain de convaincre les premiers ministres d’inscrire le débat sur l’unité nationale à l’ordre du jour de la rencontre, mais ils demeureront sur leur appétit.«Comprenez-moi bien: je crois que cette question (l'unité nationale) est la plus importante des questions auxquelles le pays soit confronté.Elle demande qu’on lui consacre du temps et de l’attention.Nous ne pouvons pas nous déjiler», a soutenu M.McKenna «L'approche privilégiée doit reposer sur un travail acharné, sur un effort de réconciliation et sur la participation des citoyens.Si on procède ainsi, peut-être que les chances de succès seront plus grandes», a-t-il ajouté.Quant à lui, le premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, a dit qu’il ne participerait à aucune discussion sur l’unité du pays, quelle soit officielle ou non.La porte-parole du premier ministre, Marthe Lawrence, a déclaré qu’il y avait deux sujets que M.Bouchard refusera d’aborder: la réforme des politiques sociales et le renouvellement du fédéralisme canadien.«Nous n’avons aucunement l’intention de discuter du statut du Québec», a-t-elle tranché.Certains premiers ministres pourraient quand même être tentés d’exposer leurs vues sur la meilleure façon de maintenir la Canada uni.Le premier ministre de l’Ontario, Mike Harris, par exemple, est persuadé qu’un nouvel équilibre dans le partage des pouvoirs en faveur des provinces contribuerait à convaincre les Québécois de préférer le Canada à la souveraineté.Alliance Québec écrit aux premiers ministres LE DEVOIR Le groupe de pression anglophone Alliance Québec a profité de la rencontre annuelle des premiers ministres provinciaux pour faire part de sa "grandi* inquiétude» face à l’avenir des anglophones au Québec.Dans une lettre envoyée à tous les premiers ministres du pays, Alliance Québec se plaint du fait que le gouvernement Bouchard s’efforce de transformer les «Québécois d’expression anglaise» en «boucs émissaires».L’actuel gouvernement péquiste«H« aucun intérêt» pour les anglophones, tranche Michael Hamelin, président d’Alliance Québec.«M.Bouchard affirmera qu’il vient à titre de porte-parole et ce, dans l'intérêt du Québec, poursuit la lettre.Il devra être très clair, cependant, qu’aucun des intérêts qu’il épouse n’est celui de la minorité d’expression anglaise du Québec».présente ses incontournables Cahiers de la rentrée Ne manquez pas notre cahier spécial tombée publicitaire : le vendredi B août LE DEVOIR J r -> r j r \rJ rentrée y y publié le 16 août prochain! i t o ’ m b é e endredi 15 août Ne manquez pas notre cahier spécial e LE DEVOIR publié le 23 août prochain! Ne manquez pas notre cdhier spécial tombée d ublicitaire : le vendred i 29 août LE DEVOIR y y / / j-.-* t,.*4 tlP?.T entree \rJ \r J TUA publié le 6 septembre prochain! I.K |) K VOID.I.E M A H l> I ô A O I T I !l !t A 5 LE DEVOIR LE MONDE Etat de la reserve collective de sont; + Groupe s a n g u i n A- 25% A + 35% La Société canadienne de la Croix-Rouge Info-collecte: 527-1501 EN BREF Purge anti-islamique Ankara (Reuter) — Les autorités militaires turques ont annoncé hier le limogeage de 76 militaires pour des raisons disciplinaires, un geste apparemment destiné à éradiquer l’activisme islamiste des rangs d’une armée profondément laique.«Soixante-seize militaires ont été renvoyés des forces années turques après l’évaluation de leur attitude disciplinaire et morale,» a décidé le Conseil militaire suprême, cité par l’agence de presse anatolienne, au terme d’une réunion de quatre jours.Le quotidien Milliyet avait annoncé auparavant que 73 des officiers et sous-officiers touchés par cette sanction avaient été révoqués pour sympathies islamistes.Ix-s révocations ont été signées au quartier général de l’armée par le premier ministre Mesut Yilmaz, qui a présidé le Conseil au long des quatre jours de réunion, cinq semaines après son arrivée au pouvoir à la tête d’un gouvernement de coalition hostile aux islamistes.Sud-Africains amnistiés Johannesbourg (Reuter) — la Commission sud-africaine pour la vérité et la réconciliation a annoncé hier sa décision d’amnistier l’ancien chef d’un escadron de la mort de la police et ses deux comparses pour l’assassinat d’un oj> posant au régime d’apartheid.Ix- trio était jugé cette année en Haute cour pour le meurtre de l’avocat Griffiths Mxenge.Le procès a été suspendu dans l’attente du résultat de la série d’auditions menées par la Commission pour lui permettre de se prononcer sur une éventuelle amnistie.I )irk Coetzee et ses complices noirs, David Tshikalan-ge et Almond Nofomela, ne seront donc pas condamnés.Dans un communiqué, le comité d’amnistie de la Commission pour la vérité a déclaré que sa demande d’amnistie reposait sur le fait que les trois hommes avaient simplement agi sur les ordres de leur hiérarchie.La Tchétchénie réclame 26 milliards à la Russie Moscou — La Tchétchénie a réclamé hier l’équivalent de 25,8 milliards de dollars à la Russie ]>our compenser les dommages physiques et moraux occasionnés par 21 mois de guerre, a annoncé Interfax.Le premier vice-premier ministre Moussa Dochoukaev a déclaré que la Commission tchétchène pour la restauration de l’économie avait décidé de réclamer une somme de 1,5 million de milliards de roubles, en prenant en compte «les dommages moraux, ceux causés à la flore et à la faune et à l’écologie en général».«Environ la moitié de ce chiffre concerne les dommages moraux, dont la Tchétchénie ne réclamerait pas le versement si elle sentait venir une compensation matérielle», a précisé M.Dochoukaev.«Nous avons examiné avec attention la Constitution nisse et nous avons constaté que les agissements des dirigeants russes violaient onze articles concernant les droits de l'homme seulement», a-t-il ajouté.Des soldats italiens resteront en Albanie Tirana (AFP) — Un contingent de 500 soldats italiens de la Force multinationale de protection (FMP) restera en Albanie après le 12 août, date prévue pour le retrait de la FMP afin d’aider la restructuration de l’année albanaise, a déclaré hier à l’AFP le porte-parole de la force.«Cinq cents soldats italiens déjà présents en Albanie seront englobés dans cette assistance.L’élargissement de ce contingent n’est pas exclu», a déclaré le colonel Giovani Bernardi.Le colonel Ber-nardi a indiqué que les modalités de cette aide militaire devaient encore être établies entre les gouvernements italien et albanais.De son côté, le ministre albanais de la Défense Sabit Brokaj a déclaré hier à Tirana qu’un accord sur cette aide militaire avait été signé la semaine dernière à Rome en marge de de la Conférence internationale sur l’Albanie, la FMP est arrivée en Albanie le 15 avril et le départ des derniers soldats la composant est prévu le 12 août.Elle a compté plus de 6000 hommes venant de onze pays.Un ministre fait défection Abidjan (AFP) — la ministre des Affaires étrangères nommé par la junte sierra-léonaise, Pallo Bangura, a fait défection de même qu’un autre diplomate qui se trouvait également en mission en Côte-d’Ivoire, a-t-on appris de bonne source hier à Abidjan.Les deux hommes faisaient partie de la délégation d’une quinzaine de représentants de la junte venue rencontrer aujourd’hui le comité des quatre ministres des Affaires étrangères de la sous-région (Côte-d’Ivoire, Ghana, Guinée et Nigéria) pour négocier le retour de l’ordre constitutionnel en Sierra Leone.M.Bangura dirigeait la délégation, dans laquelle figurait également l’ambassadeur Dauda Kamara qui a aussi fait défection.Ix“s entretiens avaient été rompus après l’annonce par la junte de son intention de se maintenir au pouvoir jusqu’en novembre 2001.UETA=nazis, dit Aznar l’aima de Majorque (AFP) — Ix> chef du gouvernement espagnol, José Maiia Aznar, a comparé hier à Palma de Majorque (îles Baléares) l’organisation indépendantiste basque ETA aux nazis.«Ceux qui ont retenu en otage et torturé» le gardien de pinson José Antonio Ortega Dira (libéré par la Garde civile le 1er juillet après 532 jours de captivité) et ceux qui ont assassiné Miguel Angel Blanco Garri-do sont des «nazis», a dit M.Aznar lors d’une conférence de presse.M.Aznar s’incrivait en faux contre des déclarations ce week-end de Julio Anguita, leader de Izquierda Unida (coalition autour des communistes), qui a affirmé craindre que la politique d’isolement de Herri Batasuna, bras politique de l’ETA, prônée par le gouvernement, ne se convertisse en une persécution semblable à celle des Juifs par les nazis.Le chef de l’exécutif a réitéré qu’il fallait être «généreux avec ceux qui abandonnent le terrorisme».30 rebelles tués Bujumbura (AFP) — Plus de 30 rebelles hutus ont été tués dans des combats qui se déroulent depuis vendredi dans la province de Bujumbura-rural, oû quatre civils ont par ailleurs été tués par l’explosion d’une mine anti-char, a annoncé hier l’armée burundaise.Selon le porte-parole de l’armée (dominée par la minorité lutsie), le colonel Isaïe Nibizi, la mine a explosé dimanche à la frontière entre les provinces de Bujumbura-rural et de Bururi.Le colonel avait auparavant précisé qu’outre la trentaine de rebelles tués dans des combats avec l’armée, cinq armes avaient été saisies à Muhuta, dans la province de Bujumbura-rural, dans les localités de Kidida, Gishinge et Bugararam.«Le but de l'opération militaire est de chasser les rebelles de Bujumbura-rural, pour que les populations déplacées par la guerre puissent retourner dans les collines», a déclaré Nibizi.La présidence collégiale du pays est paralysée par les divisions Les Occidentaux suspendent leurs relations avec la Bosnie I )') •ri Neuf pays européens, dont la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne, et les États-Unis ont suspendu leurs contacts diplomatiques avec la Bosnie-Herzégovine, accentuant la pression sur la présidence bosniaque pour qu’elle parvienne à un accord sur la question des ambassadeurs.AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — Ces pays ont suivi la recommandation du Haut représentant civil en Bosnie, Carlos Westendorp, qui avait demandé samedi que les ambassadeurs de la Bosnie ne soient plus reconnus a l’étranger tant qu’aucun accord n’aurait été trouvé entre les représentants des trois communautés du pays (Musulmans, Serbes, Croates) sur une liste commune de 33 accrédités à l’étranger.En Europe, outre Paris, Bonn et Londres, la Suède, les Pays-Bas, l’Espagne, l’Italie et la Norvège ont également annoncé le gel des relations diplomatiques, de même que l’Autriche, qui avait d’abord annoncé attendre «une démarche commune de l'Union européenne».Les Epropéens ont été en outre rejoints par les États-Unis.«Nous avons l’intention de suspendre les contacts diplomatiques, avec effet immédiat», a déclaré un porte-parole du département d’Etat, James Foley.Le gouvernement américain examine encore «par quel mécanisme cette suspension peut être appliquée» concrètement, a-t-il ajouté, se refusant à toute précision.Ixi Suisse a fait savoir quelle étudiait la recommandation de M.Westendorp, et le Canada doit faire connaître sa position aujourd’hui.Le ministère français des Affaires étrangères a indiqué hier que la décision de Paris «vise à s’assurer du fait que les ambassadeurs de Bosnie-Herzégovine représenteront un seul gouvernement et parleront bien au nom des trois communautés bosniaques».En annonçant dimanche la décision de Bonn, le chef de la diplomatie allemande, Klaus Kinkel, a déploré l’absence «d’une volonté de réconciliation ou tout au moins d’une coexistence réglementée» en Bosnie.«Il est temps que les politiciens bosniaques s’aperçoivent que notre patience est à bout», a-t-il dit.Le secrétaire au Foreign Office Robin Cook a demandé hier à la présidence tripartite bosniaque de «résoudre la question rapidement, et de trouver des solutions pour les autres questions en suspens», dont la législation sur la citoyenneté et l’adoption d’un drapeau.«Lors de ma visite en Bosnie-Herzégovine la semaine dernière», écrit M.Cook dans un communiqué, «j’ai averti les présidents Krajisnik (serbe), Izetbegovic (musulman) etZubak (croate) de l’importance que la communauté internationale attache aux différentes dates-limite fixées», lors de la conférence de Sintra (Portugal) en mai dernier, pour l’application de ces accords visant à empêcher l'éclatement de la Bosnie entre ses deux entités.L'ambassadeur de Bosnie à Stockholm a vivement critiqué la suspension des contacts, estimant qu’elle ne faisait que favoriser «ceux qui veulent diviser la Bosnie».M.Westendorp, chargé de mettre en oeuvre le volet civil de l’accord de paix de Dayton, avait affirmé samedi à Sarajevo, après l’échec de la réunion de la présidence bosniaque, que «ceux qui repré- : sentent actuellement la Bosnie-Herzégovi- • ne ne sont plus depuis vendredi les représentants légitimes de la nouvelle B os nier ; Herzégovine».Tous les ambassadeurs actuels de Bosnie ont été nommés par le gouverneme/iû dominé par les Musulmans qui était en place à Sarajevo avant que les élections de septembre 1996 ne donnent naissance à des organes communs aux deux entités qui composent maintenant la Bosnie, la Fédération croato-musulmane et la Republika Srpska (République serbe).Ces institutions communes sont en particulier une présidence, un gouvernement et un Parle-’, ment.moi Vers leur dernier repos YUN JAl-HYOUNCi.AI» DES SOLDATS nord-coréens ont remis hier les cercueils de quatre soldats américains, morts durant la guerre de Corée, aux autorités américaines lors d’une cérémonie sur la ligne de démarcation entre les deux Corées.Le processus de paix au Proche-Orient vacille Israël refuse d’assouplir sa position envers l’OLP L’armée israélienne frappe au Liban C O I.E H EN SI E G E I.REUTER Jérusalem — Israël maintenait la pression sur les Palestiniens, hier, alors que se multipliaient les contacts diplomatiques visant à sortir le processus de paix de la crise où l’a plongé le double attentat-suicide de mercredi dernier à Jérusalem.Le roi Hussein de Jordanie est prêt à se rendre en Israël et dans les territoires palestiniens pour tenter de sauver le processus de paix, a déclaré hier un responsable jordanien à l'occasion de la visite à Amman du président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat.«lx roi Hussein est prêt à se rendre en Israël et dans les territoires palestiniens autonomes dans un effort de médiation, mais il estime que la situation nécessite surtout un effort concerté des Américains, de l’Europe, de l'Egypte et de la Jordanie», a souligné ce responsable sous couvert d'anonymat.A Gaza, l'émissaire de l’Union européenne au Proche-Orient, Miguel Angel Moratinos, a déclaré lors d'une conférence de presse aux côtés du président palestinien Yasser Arafat: «Nous ne pouvons pas vraiment comprendre certaines mesures qui, au lieu d’apporter la sécurité, créent l'insécurité.» Moratino a dit qu’il s’efforcerait de persuader le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou de lever les restrictions imposées aux Palestiniens après l’attentat qui a fait 15 morts, dont deux kamikazes, au grand marché juif de Jérusalem.Mais le leader israélien, qui a affirmé dimanche que le processus de paix amorcé en 1993 avec l’OLP risquait de tourner court, a refusé de céder.«L’émissaire Moratinos a présenté une requête palestinienne visant à faire modérer les pressions exercées sur l’Autorité palestinienne et les mesures qu’a prises Israël à son encontre», dit un communiqué des services de Nétanyahou publié après un entretien intervenu un peu plus tard entre Moratinos et lui.«Le premier ministre a déclaré à Moratinos qu'Israël agissait contre le terrorisme et non contre le peuple palestinien et qu'Israël prenait différentes mesures afin d’amener l’Autorité palestinienne à remplir ses obligations.» Après l'attentat, le gouvernement Nétanyahou a suspendu ses pourparlers de paix avec l’OLP et bouclé la Cisjordanie ainsi que la bande de Gaza, empêchant des milliers Le Hezbollah promet une riposte qui sera dure et fera souffrir l’ennemi de Palestiniens d'aller travailler en Israël.11 a aussi menacé d’intervenir contre des activistes dans les territoires autonomes si Arafat ne s’y employait pas.L’émissaire américain Dennis Ross est attendu cette semaine dans la région, où il aura fort à faire pour réenclencher les pourparlers.Selon le communiqué de ses services, Nétanyahou juge «acceptable que Dennis Ross traite principalement, ou seulement, du problème de la sécurité durant ce voyage».Un peu plus tôt hier, le leader israélien avait engagé l’Autorité palestinienne à décider si elle entendait être «un régime qui combat le terrorisme comme la Jordanie et l'Egypte, ou un régime qui encourage le terrorisme comme l'Irak et l'Iran».Nétanyahou a tenu ces propos avant de recevoir le sénateur américain Phil Gramm, ardent défenseur d’Israël.Gramm a noté que le Congrès pourrait bien ne pas renouveler son aide à l’Autorité palestinienne si celle-ci ne se montrait pas «à la hauteur de ses engagements».Au Caire, où elle consacrera aujourd'hui une réunion extraordinaire à l’impasse où se trouve le processus de paix, la Ligue arabe a annoncé que Yasser Arafat demandait à la communauté internationale de préserver les Palestiniens des «punitions collectives» que leur impose Israël depuis l’attentat de la semaine dernière.Cet appel figure dans une lettre du président palestinien au secrétaire général de la Ligue, Esmat Abdel-Méguid.Arafat y réclame des initiatives arabes et internationales et souligne que son administration a condamné l’attentat et le terrorisme sous toutes ses formes.Le ministre israélien des Affaires étrangères, David Lew, qui se rend aujourd’hui au Caire pour y discuter de la crise avec le président égyptien Hosni Moubarak, a assuré que son pays ne voulait pas voir s’effondrer l’Autorité palestinienne mais devait combattre ses activistes.Les autorités israéliennes ont fait détruire hier trois habitations construites illégalement à Jérusalem-Est (arabe).Les Palestiniens voient dans ces destructions une politique qui vise à les chasser de la ville.Enfin, cinq membres du Hezbollah libanais pro-iranien ont été tués hier à l’aube par l’explosion d’une bombe placée par un commando israélien héliporté hors de la zone occupée par l’État hébreu au Liban sud.Le Hezbollah a indiqué que sa «riposte» à la mort de cinq de ses membres, «sera dure et fera souffrir l’ennemi».G R A N I) E - H R E T A Ci N E ;JilO IJ lb Premières fausses notes pour le Labour PHILIPPE BERNES -LASSERRE AGENCE FRANCE-PRESSE l Londres — Le suicide d’un député, la séparation d’uu.ministre et la polémique autour des relations avec la! City d’un secrétaire d’État, s’ajoutant au premier revers' électoral d'une législative partielle, ont quelque peu assombri l’humeur des «100 jours» de Tony Blair.Ix Labour semblait hier avoir relativement maîtrisé l’onde de choc provoquée par l’annonce de la séparation du secrétaire au Foreign Office Robin Cook après une liaison extraconjugale d’un an.L'affaire a été traitée avec pudeur par l’opposition tory et une relative sobriété par les tabloïdes.Même si des quotidiens conservateurs s'amusaient hier de voir le Labour «découvrir les difficultés à se présenter comme le parti de la famille, tout en assumant les réalités de la vie à Westminster».Potentiellement plus dommageable est l’enquête ordonnée par M.Blair au chef du groupe parlementaitre labour sur le suicide, il y a une semaine du député écossais Gordon McMaster à 37 ans.McMaster avait laissé une note manuscrite accusant deux de ses collègues du Labour, un député et un pair, d’une campagne de rumeurs contre lui liée à sa vie privée.Il avait été récemment déclassé au sein du whip (groupe parlementaire) et était depuis «détruit», selon un proche.Une indélicatesse avérée au sein du groupe parlementaire Labour constituerait un couac malvenu pour le parti qui s’est promis d’assainir la politique.Des enquêtes sont déjà en cours sur un député.Mohammed Sarwar, soupçonné d’avoir «acheté» des adversaires dans la campagne, et un autre suspect d'avoir omis de déclarer des intérêts commerciaux.Pour autant, l’état de grâce n’est pas encore terminé, et^ la plupart des commentateurs, y compris les éditorialiste^ conservateurs, conviennent que «le temps est toujours ùu\ beau» pour M.Blair, actuellement en vacances en Toscantet • Les sondages confirment le verdict populaire positif sur les trois premiers mois du premier ministre Blair arrivé au pouvoir le 1er mai, son budget libéral-social, sa détermination à forcer la paix en Ulster, et son style quasi-présidentiel.Une récente enquête Mori-Times donne 57 % d’intentions de vote au Labour contre 23 % aux tories, un écart encore supérieur au raz-de-marée des élections de mai.Pourtant, a estimé hier le Daily Telegraph (conservateur) , l’accumulation de fausses notes permet de «détecter les premiers signes que ce gouvernement est mortel, après tout».L’opposition conservatrice veut aussi le croire, requinquée par sa victoire jeudi dans une législative partielle à Uxbridge, premier succès électoral du parti en huit ans à une telle consultation.Balayés en mai, les conservateurs à peine reformés sous la houlette du jeune William Hague ne pèsent pas lourd à la Chambre des communes et s’accrochent moindre prise sur le gouvernement Labour.Depuis une semaine, ils dénoncent ainsi avec un certàliï) écho l’hypocrise travailliste sur la moralité en politique, qj; s’indignant du fait que lord Simon, ancien président dtij géant de la pétrochimie BP et actuel secrétaire d’Etat âü! Commerce et à la Concurrence, détienne toujours 2,2 mil-*’ lions de livres d’actions de la société.Lord Simon s’est défendu en indiquant que ses actions: étaient dormantes, et qu’aucun problème ayant spécifique^ ment trait à BP n’est examiné par lui.Tueries en Algérie AGENCE FRANCE-PRESSE N it.< *• t Alger — Soixante-quatorze personnes ont été assassinées dimanche dans une nouvelle série de tueries dans les départements de Blida et de Ain-Defla, selon des habitants de la région et des sources concordantes.Dans la nuit de dimanche à hier, vingt-six habitants de Amroussa, près de Blida, ont été massacrés à l'arme blanche ou par balles, lorsque le village a été investi par un groupe armé présumé islamiste.Huit enfants et sept femmes faisaient partie des victimes dont les corps ont été ensuite brûlés, selon des témoignages.Trois jeunes filles ont été enlevées.Dans la même région, huit passagers ont été tués à Hammam-Mélouane dimanche matin lorsque l’autobus qui les transportait a été mitraillé à un «faux barrage», dressé par un groupe armé présumé islamiste.Dans le département de Ain-Defla (120 km au sud-est d’Alger), quarante habitants, dont des femmes et des enfants, de Mézaoura et Oued-El-Had, deux villages voisins, ont été massacrés dans la nuit de dimanche à hier. I' K I) K V 0 I R .L K M A R I) I ,r> A 0 Û T I t) I) 7 ÉDITORIAL Le corset partisan Gilles Lesage Tout occupé à fourbir ses armes électorales contre le gouvernement Bouchard, le chef du Parti libéral du Québec n’a pas pris très au sérieux, en fin de semaine, les délibérations de ses jeunes militants visant à réformer le système politique québécois.Dommage, car c’est probablement la meilleure contribution que la Commission-Jeunesse pouvait apporter à un parti qui a terriblement besoin de renouveler son carquois.es jeunes électeurs, qui ont déjà choisi leur camp, partent d’un constat simple, évident, brutal même.La cote de confiance populaire envers les parlementaires — non pas en tant qu’individus, mais comme groupe siégeant à l’Assemblée nationale — est au plus mal, oscillant autour de 5 % selon des sondages sérieux.Cette crédibilité fort amochée dénote un désabusement profond et un cynisme qui minent les vénérables institutions qui nous gouvernent.Tout le monde en convient, il faut un solide coup de barre pour que le Parlement retrouve, non pas une prééminence perdue à jamais, mais à tout le moins l’audience et le respect qui devraient être son apanage.L’une des principales sources du phénomène de rejet massif tient à la fameuse discipline de parti qui impose sa règle d’airain à tous les élus d’une formation, péquiste ou libérale.Pour toutes sortes de raisons, l’inévitable solidarité ministérielle — qui fait obligation de cohésion aux ministres, tenus de se soumettre aux décisions du .Cabinet ou de se démettre — s’est étendue comme une chape de plomb à l’un èt l’autre partis, qu’il soit au pouvoir ou ' dans l’opposition.Les députés doivent marcher au pas, à l’aveuglette, applaudir en chœur et voter à l’unisson.Les citoyens ont peine à comprendre que leur député, capable de prendre pri-vément ses distances, à tout le moins d’avoir des vues personnelles sur des sujets d’intérêt public, ne puisse les exprimer à sa guise là où ça compte, à l’Assemblée, ainsi que son mandat le prévoit d’ailleurs.Si à l’aise par-' mi les siens, il est muselé à Québec, enferré dans .l’implacable corset partisan.S’il ose s’en dégager, si peu que ce soit, faire preuve de la moindre dissiden- ce, il est montré du doigt, cloué au pilori, tel un pelé, un galeux.Cette contrainte est devenue tellement lourde qu’un député qui a le front d’interroger un ministre sur un sujet crucial dans son comté se fait regarder de travers par ses collègues, voire par le premier ministre lui-même.La mésaventure est arrivée, en juin, au député Roger Paquin, de Saint-Jean, qui a inter-•‘pellé le ministre Jean Rochon à propos d’urgences .hospitalières de ses électeurs.Même Lucien Bouchard lui a lancé un œil furibond.Le député a bien : réagi en disant qu’il se considérait comme le repré-' sentant de Saint-Jean à Québec, non l’inverse.Mais il n'a pas récidivé, et aucun autre ministériel n’a transgressé la règle d’airain.C’est sûrement en ayant en tête de semblables incidents, et de pires encore, que les jeunes libéraux veulent proposer, tout bonnement, d’alléger la disci-_ pline de parti, de sorte que les députés utilisent la marge de manœuvre qui devrait, d’emblée, être la leur.Par exemple, à l’exception du budget et des orientations fondamentales qui soulèvent la question de confiance, les députés devraient, surtout par leurs votes, s’exprimer selon leur conscience.Les citoyens, comme les médias, s’habitueraient vite à ce que, sur tel ou tel projet, des députés fassent preuve de dissidence, sans pour autant être rejetés par leur équipe.Le président des jeunes libéraux, Jonathan Sauvé, .a fait valoir avec raison que pour relever le niveau de confiance envers les politiciens, il faut discuter de propositions qui rajeunissent le système.Tout en approuvant du bout des lèvres, Daniel Johnson a jeté Une douche d’eau froide.Il fait l’éloge de la discipline partisane et il craint l’émergence d’un animal étran- ge, hybride, si l’on ajoute au régime parlementaire (d’origine britannique) qui est le nôtre des éléments de type américain ou français.S’ils veulent aller de l’avant, ces futurs politiciens que sont plusieurs jeunes libéraux devront s’armer de patience, de façon à mettre en œuvre leurs bonnes intentions, lorsqu’ils se feront élire.En espérant que le goût tienne encore de remettre en cause des réflexes partisans séculaires.En attendant, ils ne peuvent guère compter sur leurs aînés qui, manifestement, se contentent de pratiques qui ont bien fait leur affaire, à ce jour.Aussi bien chez les pé-quistes que chez les libéraux, d’ailleurs.Pour entretenir leurs louables dispositions, les jeunes libéraux peuvent en discuter avec un de leurs anciens présidents, le député Mario Dumont, dont le programme de l’Action démocratique du Québec (ADQ) comporte une importante dose de réforme parlementaire et électorale.Lui aussi, qui a rompu des lances avec les libéraux de Robert Bourassa, en a contre l’épouvantable corset partisan.Que le président de la Commission-Jeunesse du PLQ et ceux qui partagent ses vues novatrices en disent aussi un mot au président de l’Assemblée nationale.Depuis son passage parfois houleux comme député péquiste pendant une quinzaine d’années, Jean-Pierre Charbon-neau rêve en effet d’une ambitieuse réforme qui, notamment, allégerait la discipline de parti au Parlement.Il en a goûté les rigueurs à plusieurs reprises quand il était député ministériel sous René Lévesque.De peine et de misère, il a réussi cette année à faire adopter un nouveau calendrier sessionnel et hebdomadaire plus sensé, avec des heures normales de travail.Mais ce changement mécanique n’est que l’amorce d’une réforme d’envergure pour laquelle, manifestement, la plupart des élus ne montrent pas un enthousiasme délirant.Ce n’est pourtant pas une raison pour estimer que le régime actuel est si parfait qu’il n’y ait pas lieu de l’ajuster à des réalités contemporaines et même d’adapter des emprunts d’autres régimes.Par exemple, proposer des élections à date fixe est loin d’être une hérésie, même en système parlementaire.On en parle au Canada anglais, beaucoup plus qu’au Québec.Ça éviterait en effet, comme dit Jonathan Sauvé, toutes sortes de manœuvres et de manipulations semblables à celles qui ont incité le premier ministre Chrétien à jouer de ruse avec les électeurs, au sujet de la date du scrutin fédéral.Quant à la limitation des mandats, aussi évoquée par les jeunes libéraux, elle n’est pas aussi incongrue qu’il y paraît à première vue.Par exemple, entre le maximum de deux mandats, de quatre ans chacun, du président des États-Unis, et celui du président de la France — deux mandats également, mais de sept ans chacun —, on peut trouver un moyen terme, du moins au sommet.Sans empêcher les routiers de faire profiter les cadets de leur précieuse expérience.D’autant que la «carrière» moyenne d’un député est fort courte, et ceux qui ont 25 ans de service sont loin d’être légion.De fait, à Québec présentement, l’aîné est John Ciaccia, élu en 1973, et il est le seul survivant de cette promotion.Secouer le cocotier, bousculer des habitudes, c’est le rôle des jeunes militants.Mais que les libéraux idéalistes ne se fassent pas d’illusion.Même dans l’opposition, leur parti pragmatique n’a que faire d’une vraie réforme qui, pourtant, contribuerait à rehausser la crédibilité des parlementaires.Une réforme parlementaire bien aléatoire Notre patrimoine à l’agonie Un certain soir, avec quelques amis, nous écoutions une émission diffusée au réseau RDI.Au moment des pauses publicitaires, nous avons eu droit à des courts métrages ayant trait à notre histoire: «La minute du patrimoine».Soudain, quelqu’un nous a fait part de son indignation à l’endroit du gouvernement canadien pour les dé-> penses astronomiques engagées dans la réalisation de ces petits bouts de film.Dois-je vous dire qu’il s’en est suivi tout un débat.J’ai tenté en vain de lui faire comprendre l’intérêt du contenu de ces messages, et le fait que le but ultime recherché par le Comité du patrimoine était que nous devions nous souvenir des plus mémorables moments de notre histoire.Ainsi, j’ai constaté qu’une grande majorité de personnes accordent peu d’importance à ces élans patriotiques.Bref, ils s’en fichent éperdument, pour être plus précise.Durant mon adolescence, j’ai été ; frappée d’admiration pour toutes ; sortes de vestiges de notre passé, ; d’où l’importance d’en promouvoir le | souvenir.Je saisissais, évidemment au vol, toutes les occasions de m’im-¦ pliquer afin d’apporter ma contribution à cette cause qui me tient à cœur.Également, je me suis toujours effor- LETTRES -?- cée de sensibiliser mes concitoyens à notre histoire et de leur inculquer le respect envers ceux qui se passionnent pour notre patrimoine.On a souvent essayé de me dissuader en me suggérant d’appuyer une autre cause, comme celle des enfants maltraités.Certes, il s’agit d’un fait choquant qui me chagrine énormément et beaucoup de gens sont déjà sensibilisés à cette situation, ce qui n’est pas le cas de notre «cher patrimoine».L'héritage culturel d’une société est ce qu’il y a de plus important et nous devons appuyer notre gouvernement lorsqu’il dépense des sommes dans des campagnes de sensibilisation, op pour l’entretien de sites historiques.A mon avis, je préfère d’emblée que le Canada investisse dans un héritage culturel plutôt que dans l’armement Annie Martin L’Ancienne-Lorette, 18 juillet 1997 Publiciser l’intégration La question de l’intégration versus l’approche multiculturaliste me paraît de grande importance pour le Québec d’aujourd’hui.Si la presse a fait quelque peu écho au débat soulevé par Neil Bissoondath, il n’en est pas de même pour de sérieux efforts faits sur le terrain et qui auraient un effet d’entraînement souhaitable s’ils étaient publicisés.Ainsi, pour une communauté — la communauté asiatique — que l’on continue à percevoir comme imperméable et fermée à la société d’accueil, des réalisations incroyables sont faites en termes de francisation en milieu de travail et d’efforts d’adaptation pour les nouveaux arrivants.Un organisme, le Service à la famille chinoise, tenait récemment son assemblée générale sous le thème «Le français, la clé de notre intégration».Lors de cette assemblée, à laquelle assistait le ministre Boisclair, trois témoignages d’une très grande qualité ont été présentés.Pourraient-ils constituer la trame d’une série d’articles de fond?Ces histoires à succès, reconnues et publicisées, auraient force de démonstration et permettraient d’élargir la réflexion à un public plus large.Je me permets de partager la préoccupation de voir si peu portée dans l’espace public la réflexion permettant à un plus grand nombre de citoyens de réfléchir sur la question de l’intégration autrement que sous des formes cristallisées de lieux communs, quand ce n’est pas des histoires d’horreur destinées à faire peur à ceux qui ont choisi de vivre au Québec.Ce n’est pas vrai que l’allégeance de tous ceux que l’on dénomme allophones est en por-te-à-faux avec le Québec! Marie Naltchayan Montréal, 21 juillet 1997 Stavicc MuMiCiÉAL» t ; r i « F asciste!» Au gré de l’actualité politique (le référendum, le mouvement parti-tionniste) et des petits scandales qui ébranlent notre société (l’affaire Roux, l’affaire LaRue-Sroka), les uns et les autres se traitent de fascistes ou plus subtilement de crypto-fascistes ou de proto-fascistes.Le but n’est jamais d’expliquer mais bien d’attaquer; on cherche à faire perdre à l’adversaire sa crédibilité.Il importe pourtant d’éviter les généralisations et il faut avant tout connaître le sujet.Le fascisme est une doctrine politique élaborée par Mussolini et récupérée par Hitler pour justifier leur dictature par un discours nationaliste poussé à son extrême limite, alors que la dictature communiste prétend servir le prolétariat et que les dictateurs d’opérette se présentent comme les défenseurs d’une vague «sécurité nationale».Le fascisme ne prône pas seulement la défense et la promotion de sa culture, il en affirme la supériorité et il croit que c’est par la guerre de conquête que la nation se révélera dans toute sa grandeur et qu’elle purgera l’humanité de ses éléments dégénérés.Ainsi, si les fédéralistes étaient fascistes, il y a longtemps qu’on ne parlerait plus de Constitution,,car le fascisme est la négation de l’État de droit.Le fasciste considère la démocratie comme un régime faible et corrompu.Le fasciste veut dissoudre le Parlement, éliminer (physiquement) les partis d’opposition et soumettre l’appareil judiciaire à sa volonté.Les souverainistes fascistes, alors?Il y a longtemps qu’ils prôneraient l’annexion de l’Acadie et du nord de l’Ontario pour réunir en un même territoire l’ensemble du peuple canadien-fran-çais, voulant imiter Hitler qui annexa Francis Dupuis-Déri Fasciste ! phones (l'Autriche, les Sudètes).Je ne nie pas que tout peut déraper et le fascisme est bel et bien humain, trop humain.Aucune culture n’est immunisée contre la tentation fasciste.Conséquemment, il faut rester vigilant pour intervenir dès qu’apparaissent les premiers symptômes de ce cancer.Mais il faut aussi savoir que le fascisme est un phénomène particulièrement rare dans l’histoire de l’humanité.Ainsi, on perd son temps à chercher le germe fasciste dans n’importe quel éditorial ou lettre d’opinion qui parle de culture nationale.Pas besoin d’un doctorat en littérature pour déceler les tendances fascistes chez un auteur: le fasciste ne se dissimule pas entre les lignes, il écrit sa haine en caractères gras.Il suffit de lire Mein Kampfvour s’en convaincre.Et rapidement le fasciste ne se contente pas d’aboyer, il s’organise et descend dans la rue.Si une telle idéologie fleurissait ici, il y a belle lurette que des milices — jeunesse péquiste en chemise bleue, phalanges parti-tionnistes en chemise rouge — paraderaient dans nos rues au son des tambours, fracasseraient des vitrines et casseraient des jambes.Ils n’auraient que faire des assemblées municipales ou des préparatifs d’un autre référendum.Ouvrez vos livres d’histoire et vous verrez! Qu’on me comprenne bien, je ne pardonne pas Lionel Groulx pour certains de ses écrits, ni Parizeau pour sa fameuse phrase, ni le ministre Young pour ses attaques contre le bloquiste Nunez.Je n’oublie pas que l’appartenance aux nations amérindiennes est déterminée par le sang.Mais il faut savoir reconnaître le fascisme de la triste intransigeance ordinaire.Dénonçons donc Parizeau, Young et les autres tout comme nous aurions dénoncé le les régions où vivaient des germano- colonialisme ou la ségrégation aux États-Unis.Dénonçons ces injustices pour ce qu’elles sont Mais il ne sert à rien d’amalgamer l’individu parqué dans un wagon de bétail qui le conduit à Auschwitz pour être gazé, et l’Afro-Américain qui devait s’asseoir à l’arrière des autobus publics.Les deux situations sont terribles et doivent être combattues.Mais la forme du combat dépend justement de la nature de l’en-rjemi.C’est précisément parce que les États-Unis n’étaient pas un régime fasciste que les Afro-Américains ont pu enregistrer des victoires, certes partielles, mais importantes.Si Hitler avait élu résidence à la Maison-Blanche, il n’y aurait plus aujourd’hui d’Afro-Américains.Il y a en politique des degrés — extrême gauche, gauche, centre, droite, extrême droite — même si la précision et l’objectivité sont toujours incertaines.Croire que le premier nationaliste venu — qu’il soit d’Ottawa ou de Québec — puisse être un fasciste en puissance, c’est lui accorder trop d’importance.Certes, le fascisme utilise le nationalisme pour légitimer son totalitarisme.Ce qui ne veut pas dire que tous les nationalismes soient fascistes.Il est possible de parler de culture nationale, qu’on soit Serbe, Français, Argentin, Japonais, Palestinien, Israélien, Suédois.Prétendre que chaque discours nationaliste est pareillement dangereux relève de la malhonnêteté intellectuelle et politique.Comme l’amour, le nationalisme n’est pas mauvais en soi.ce sont ses excès qui peuvent être meurtriers.Est-ce parce que certains tuent par amour qu’il nous faudrait cesser d’aimer?N.B.: J’abordais le thème de l’utopie dans ma chronique du 8 juillet.Je ne peux donc m’empêcher de vous encourager à jeter un coup d’œil au numéro de juillet-août de la revue Temps fou, qui contient un excellent dossier spécial de 32 pages sur l’utopie.A PROPOS -?- .de l’effet des exportations d’énergie sur les prix Bien qu’il soit possible que l’exportation d’énergie excédentaire ait pour effet de minimiser les hausses tarifaires au Québec, il faut également considérer la possibilité qu’elles mènent à la construction de nouveaux ouvrages, laquelle pourrait faire augmenter les coûts moyens et donc les tarifs.Or, les coûts marginaux d’Hydro-Québec étant plus élevés que ses prévisions de prix sur le marché, le risque de pressions tarifaires semble réel — à moins qu’on ne réussisse à faire des compressions sans précédent dans le coût de revient.[.] Le prix des ventes d’énergie d’Hydro-Québec sur le marché spot américain semble être aujourd’hui en deçà de la valeur de la composante énergie dans les tarifs au Quçbec.Lorsque l’accès au détail deviendra une réalité aux États-Unis, permettant des ventes directes d’Hydro-Québec à un consommateur industriel américain, cela risque de créer une situation où nos concurrents américains auront accès à l’électricité d’Hydro-Qué- bec à un meilleur prix que celui offert à nos propres industries.Dans ces conditions, l’avantage comparatif de nos bas tarifs d’électricité ne serait plus un facteur pour attirer des industries au Québec.La construction des installations ayant un coût plus élevé que le prix du marché, cela ne pourra qu’accentuer ce problème.Une telle stratégie ferait hausser le prix de la composante énergie pour des consommateurs payant un tarif réglementé au Québec, augmentant ainsi l'écart avec eux qui achètent au prix du marché.Et on ne pourra réduire des tarifs industriels au niveau du marché, dans cette éventualité, sans nuire à la santé financière d’Hydro-Québec, ou encore faire augmenter les tarifs des autres classes de consommateurs.Rapport final de la Commission de l’économie et du travail, de l’Assemblée nationale du Québec, Examen des orientations de la société Hydro-Québec, juin 1997.LE DEVOIR FONDÉ PAR il E N R I BOURASSA LE 0 A N V I E R 19 10 Directrice LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Vice-président, finances et administration FRANÇOIS THOUIN Directeur de l'information CLAUDE BEAUREGARD Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, GUY TAILLEFER, NORMAND THERIAULT Rédacteurs en chef adjoints JEAN-ROBERT SANSFAÇON, ROLAND-YVES CARIGNAN Directrice, ventes et marketing MARTINE DUBÉ 2 0 5 0, rue de B1 oury, 9' é tage, Montréal (Québec) H3 A 3M9.TéI.: (514) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS L K I) K V OIK, l K M A K l> I 5 A O î T I !) !l 7 A 7 IDEES Le débat sur la partition s’impose «Les Québécois pourraient s’illusionner grandement dans leur tentative de réaménager la territorialité politique de l’Amérique du Nord à l’aube du XXIesiècle» ! ît ARCHIVES LE DEVOIR «Il ne fait aucun doute qu’à l’occasion de la réouverture du dossier territorial qu’impose l’accession à l’indépendance, les autochtones en profiteront pour faire valoir leurs droits ancestraux.» MARCEL CÔTÉ Économiste Montréal ichel Venne s’étonne, dans un éditorial publié le 18 juillet, de l’absence d’un véritable débat autour de la question de la partition, les leaders indépendantistes ayant refusé jusqu’à ce jour de croiser le fer sur la place publique avec les partitionnistes anglo-québécois.On peut comprendre la position des leaders souverainistes.Un élément fondamental de la stratégie du Parti québécois a toujours été de minimiser les problèmes d’accession à l’indépendance, et ce, afin de ne pas éloigner les nationalistes frileux de la cause indépendantiste.«Tout le monde sera raisonnable et il n'y aura pas de soubresauts désagréables», veut la doctrine souverainiste.Monsieur Parizeau, peut-être le plus franc de tous les ténors indépendantistes, a même soutenu dans une envolée que les Québécois pourraient même conserver leur passeport canadien.I>e débat sur la partition s’impose, ne serait-ce que pour démystifier cet aspect fondamental du projet indépendantiste qui en est sa réalisation concrète.Mais le débat doit être bien structuré.A cet égard, le commentaire de Michel Venne omet un volet des plus importants de ce débat, soit l’attitude des Québécois face aux demandes que pourraient faire les autochtones.Il ne fait aucun doute qu’à l’occasion de la réouverture du dossier territorial qu’impose l’accession à l’indépendance, les autochtones en profiteront pour faire valoir leurs droits ancestraux.Les Inuits de l’Ungava exigeront que leur territoire ne soit pas transféré dans un pays différent de celui de Nunavut, du côté canadien.Ils ont d'ailleurs affirmé par deux référendums qu’ils avaient l’intention de re- fuser la souveraineté du Québec.De nombreuses tribus et bandes indiennes, particulièrement les anglophones, telles les Cris, les Inuk, les Algonquins, les Micmacs et évidemment, les Mohawks, opteront pour affirmer leur droit souverain sur les territoires ancestraux qu’ils occupent actuellement et exigeront d’être associés au Canada plutôt qu’au Québec.Plus de la moitié du territoire de la province de Québec, des terres actuellement occupées en priorité par les autochtones et non par les Blancs, seront en cause dans ces revendications.Il est probable que la position des autochtones sera soutenue, non seulement par les tribunaux canadiens, mais aussi par l’opinion publique mondiale.Nul doute que le gouvernement du Québec pourra invoquer à la défense de ses positions, une kyrielle Un élément fondamental de la stratégie du PQ a toujours été de minimiser les problèmes d’accession à l’indépendance, et ce, afin de ne pas éloigner les nationalistes frileux de la cause indépendantiste d’experts internationaux qui retrousseront des interprétations de traités et de bulles du XEX' siècle.Mais croire que des juristes pourraient dispo- ser du sort des autochtones dans ce dossier est naïf.La question sera éminemment politique.Rapidement, nous découvrirons que le problème autochtone est beaucoup plus gros que celui de l’inconfort de la bourgeoisie québécoise dans l’ensemble poljtique canadien.A un moment critique de sa courte histoire, le Québec ferait face à une crise majeure, une crise de moralité politique.J’aimerais croire que le gouvernement du Québec adhérera à une vision contemporaine du droit des peuples à disposer de leur futur, celle qui est généralement invoquée par les parties désintéressées dans la plupart des conflits territoriaux récents.Ma crainte est qu’il poursuive plutôt la vision que l’on peut observer aujourd’hui chez les souverainistes québécois, et qui affirme la souveraineté d’un Québec indé- pendant sur tout le territoire de factuelle province de Québec, et qui se voile avec pudibonderie avec une grandiose générosité envers les sujets autochtones qui se retrouvent dans le filet des frontières du Québec.Drapeau Peut-on faire disparaître cette vision surannée qui amène à vouloir remplacer coûte que coûte le drapeau canadien par le fleurdelisé sur les hauteurs de Kuujjuaq et Chisasi-bi, quoi qu’en pensent les autochtones de ces territoires?Je l’espère.Je ne crois pas que la majorité des Québécois puisse vouloir être associée à une politique qui, cinq cents ans après Philippe II, et ayant remplacé la religion par la nationalité, voudrait faire des autochtones des Québécois malgré eux, au nom d’un impérialisme territorial suranné.Le respect des désirs des populations autochtones est un élément fondamental du débat sur l’intégrité du territoire québécois advenant l’indépendance.Les souverainistes doivent approfondir leur réflexion sur ce sujet.Les Québécois doivent aussi être sensibilisés à la réajité probable des frontières de l’État québécois après l’indépendance.Je suis conscient que la reconnaissance du droit des autochtones à la partition de leur territoire du nouvel État québécois influencera la dynamique des revendications partitionnistes des Anglo-Québécois.Mais cette dynamique ne devrait pas être invoquée pour refuser aux premiers citoyens de l’Amérique, le droit de disposer à leur guise des territoires qui leur restent, particulièrement lorsque des Blancs veulent de nouveau changer les règles du jeu.Les Québécois pourraient s’illusionner grandement dans leur tentative de réaménager la territorialité politique de l’Amérique du Nord à l’aube du XXL siècle.Il est important de rappeler la question du respect des droits territoriaux des autochtones qui sera posée par une déclaration d’indépendance.Qu’il serait beau le Québec en ce 5 août.ALAIN BONIN Économiste Outremont ¦ aris, nuit du 4 août 1789.P L’Assemblée nationale française est le cadre d’un événement sans précédent:la noblesse _______ propose la suppression des privilèges fiscaux, des justices seigneuriales, des corvées, de la vénalité des offices; le haut clergé renonce à la dîme.Les privilèges, qui ont été une des caractéristiques de «l’ancien régime», sont abolis à la demande même de ceux qui les détenaient.Une telle nuit est probablement unique dans l’histoire.Ce n’est sûrement pas parce que les privilèges ont disparu de la planète depuis.Ils ont pris de nouvelles formes qui évoluent au fil des générations et, aujourd’hui, sans prendre nécessairement une forme aussi spectaculaire qu’ils avaient autrefois, ils se portent mieux que jamais.Ne serait-ce pas le temps de nous demander si une nouvelle nuit du 4 août n’aurait pas sa place maintenant, chez nous.Imaginons un peu ce que pourrait être le Québec si les privilèges y étaient abolis.Si les employés municipaux reconnaissaient que la rémunération globale dont bénéficie la majorité d’entre eux est très largement supérieure à ce que touchent les travailleurs ayant une situation équivalente dans le reste de la société, qu’un tel écart est injustifié et que la pression fiscale qui en résulte sur la plupart des municipalités du Québec est une des causes de la situation économique précaire des milieux urbains.Si les grandes institutions financières acceptaient de prendre davantage de risques en consacrant systématiquement une partie de leurs énormes profits à des prêts pour faciliter la création ou le développement de petites entreprises.Si les syndiqués cessaient de s’opposer systématiquement à la sous-traitance en pensant non pas à leur job qu’ils cherchent à préserver mais à ceux, plus nombreux, qui seraient créés dans le reste de la société.Si les compagnies se soumettaient aux mêmes règles que les particuliers et devaient payer chaque année un impôt minimum à partir du moment où elles réalisent des profits, indépendamment de tous les abris fiscaux que leurs comptables auront réussi à trouver.Si le monde de l’enseignement concevait et examinait les réformes de l'éducation en fonction de l’intérêt des élèves et non en fonction du respect des conventions collectives des professeurs ou des autres intervenants du milieu.Si les investisseurs admettaient qu’il n’y a pas de raisons qu’ils ne soient imposés que sur les trois quarts de leurs gains en capital alors que le reste de la population est imposé sur la totalité de son revenu.Si l’employé de la fonction publique dont la job est garantie par une convention collective n’en profitait pas pour se contenter de rendement qui lui vaudrait immédiatement la mise à la porte dans le secteur privé.Si les juges n’invoquaient pas le sacro-saint principe de l’indépendance judiciaire pour se soustraire à des contraintes auxquelles est soumis le commun des mortels.Si les assistés sociaux qui peuvent revenir sur le marché du travail mais trouvent plus «rentable» d’attendre leurs prestations et les avantages qui les accompagnent, décidaient de relever leurs manches et de ne plus se satisfaire de vivre aux crochets de la société.Si les milieux financiers favori- ARCHIVES LE DEVOIR - -N :v S- •4 ii «Si le monde de l’enseignement concevait et examinait les réformes de l’éducation en fonction de l’intérêt des élèves et non en fonction du respect des conventions collectives des professeurs ou des autres intervenants du milieu.» saient la concertation internationa- cières, particulièrement celles ayant le pour que les transactions finan- un caractère nettement spéculatif, soient imposées et que le produit de cette taxe serve à des projets d’économie sociale.Si les syndicats voulaient bien reconnaître que l’obligation d’appartenance syndicale est une mesure qui pénalise fortement l’emploi et que, là où elle a été abolie, cette suppression a généralement entraîné une diminution significative du chômage.Si les compagnies qui utilisent des filiales dans les paradis fiscaux pour soustraire une partie de leurs profits à l’impôt ne faisaient pas pression pour empêcher des modifications mettant fin aux abus et injustices provoqués par cette échappatoire fiscale.Si les syndicats acceptaient que les conventions collectives soient revues pour être dépouillées de toutes les clauses paralysantes (cloisonnement des tâches, priorité à l’ancienneté plutôt qu’à la compétence, freins systématiques à la souplesse d’utilisation du personnel.) qui pénalisent une gestion normale des ressources, découragent l’initiative, démotivent une grande partie du personnel, et par les coûts énormes qu’elles occasionnent, sont une des causes principales du chômage qui gangrène notre société.Si les dirigeants d’entreprise qui touchent des revenus énormes grâce aux options dont ils prennent régulièrement livraison demandaient que ces gains soient imposés comme ils devraient l’être, c’est-à-dire comme un revenu d’emploi.Si chacun se mettait à considérer un peu l’intérêt général plutôt que son intérêt particulier ou celui de sa corporation, si un grand souffle venait balayer les blocages créés par ces privilèges et insuffler à la province un élan de solidarité.alors, qu’il serait beau le Québec en cette nouvelle aube du 5 août! Que devons-nous à la mère patrie?PAUL DIONNE Médecin Joliette 1—il e réputé nationaliste et pre-1 mier directeur du Devoir, M.I Henri Bourassa, écrivait en I .1915: “Que devons-nous à I j l’Angleterre?” La lecture de _______1 son volume portait à la réflexion et attisait la flamme des nationalistes canadiens.Aujourd’hui, je pose la question: Que devorts-nous à la Mère-Patrie?Et j’omets icfde commenter avec éloge le pays comme tel et que j’aime bien, ainsi que son histoire, sa culture, ses bons vins et sa cuisine raffinée.J’essaie plutôt d’analyser ce que retire le Québec de sa condescendance et de sa complaisance exagérées devant un pays de renommée mondiale mais qui, au fond, se fout éperdument (pour employer cette expression bien connue) de leurs attendrissants «cousins» québécois.Cette France nous a ignorés durant cent ans après la conquête, et si nous avons conservé notre langue ce n’est pas dû à la mère-patrie mais bien parce que nous avons combattu avec l’aide du clergé.Et puis, qu’est venue faire la phrase «non-ingérence, non-indifférence», phrase insipide et sans saveur trop souvent répétée par des chefs français?Et nous, pourquoi irions-nous en France pou répéter la phrase malheureuse d’un homme «grand» et crier «Vive la Corse libre!» et «Vive la Bretagne».Il faut savoir se mêler de ses affaires.Pourquoi la France investit-t-elle quatre à six fois plus en Ontario qu’au Québec?Pourquoi la compagnie Michelin qui aime bien vendre ses produits au Québec est-elle allée s’établir dans une autre province?Pourquoi les Français empêchent-ils nos artistes québécois de traduire les films américains?Pourquoi les vins français qui entrent au Canada en quantité très âp-préciable dédaignent-ils nos cargos canadiens pour fins de transport?Pourquoi, pour commémorer une phrase malheureuse lancée du haut d’un balcon par un président, lui érige-t-on une statue alors qu’on a décoré un pont de son nom?On aurait pu honorer ce pont de noms québécois bien connus tels que les Parizeau — Trudeau — Bourassa — St-Laurent, etc.qui ont honoré leurs compatriotes.Est-ce une statiie élevée en récompense d’une phrase lancée par un homme qui condamnait le Maréchal Pétain d’avoir empêché la destruction de Paris, alors que lui étqit en Angleterre, et qui, la guerre terminée, rentrait en France en héros?Encore une fois, phrase inutile, et irréfléchie qui a réussi à diviser les Québécois, et qu’on veut commémorer avec la plus belle insignifiance.Sachons que nos «cousins français» n’ont toujours eu que des intérêts et pas d’amis; leur politique étrangère le prouve.Un brave Français, interviewé récemment à la TV., déclarait que Montcalm, mauvais stratège, «avait commis une erreur qu’il n’aurait pas faite, en attaquant les Anglais le premier et qu’il aurait dû attendre des renforts».(Lesquels?) Son histoire diffère de celle que j’ai apprise.Dans celle de F.X.Garneau, édit.1848 tome 3, on peut lire que: «En France, au moment de la reddition, tous les esprits étaient en mouvement sur les plus hautes questions de l'organisation publique, mais les Français n’avaient pu s’en occuper saw être frappés de la déraison, de l’absurdité de leur propre administration, des fardeaux qui ruinaient les campagnes de la tyrannie des intendants, de la cruauté de la justice criminelle, du désordre et de la confusion des finances, etc.laissant au roi toute la honte de ses revers, conséquence inévitable de ses fautes, de ses vices, saw honneur et saw désir du bien qui ne régnait que pour satisfaire à ses appétits grossiers et ceux de ses maîtresses».A-t-on oublié qu’à Fontainebleau, le 3 novembre 1762, la France cédait le Canada et les îles du golfe Saint-Laurent, excepté Saint-Pierre et Miquelon qui avec les petites îles de Grenade, Saint-Vincent, Dominique, Tobago (cédées à l’Angleterre) paraissaient aux yeux des Français beaucoup plus importantes que tout le Canada et toute l’Acadie.Selon le journaliste Pierre Gravel, «l’expérience a démontré qu’en France comme ailleurs, les considérations économiques et électorales prennent rapidement le pas sur les bons sentiments et les belles promesses quand des intérêt$ concrets et immédiats sont en jeu.A preuve, l’intransigeance et l’obstination de la France devant le Canada dans le dossier de l’amiante».Belle leçon à retenir pour ceux qui rêvent et croient toujours à la «non-ingérence dans la non-indifférence».L’ÉQUIPE DU DEVOIR IA RÉDACTION Journalistes h l’information générale et métropolitaine : louis Lapierre (adjoint au directeur de I information).Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Jean Dion, Louis-Gilles Francœur, Kathleen Lévesque, Caroline MontpetiL Brian Myles, Isabelle Paré, Clément Trudel, Serge Truffaut ; Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques) ; Martin Ducloset Christine Dumazet (relecteurs) ; jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ;à l’information culturelle : Michel Bélair (responsable).Stéphane Baillargeon, Pierre Cayouette.Paule des Rivières, Louise Leduc, Jean-Pierre legault, Benoit Munger, Odile Tremblay ; A l'information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de /’information), Robert Dutrisac, Jean Pichette, Claude Turcotte ; A l’information internationale : Jocelyn Coulon (adjoint au directeur de l'information).François Brousseau (éditorialiste).Claude Lévesque ; h l'information politique : Pierre O'Neill, Manon Cornellier (correspondante parlementaire à Ottawa), Mario Cloutier et Gilles Lesage (correspondants parlementaires d Québec).Michel Venne (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec) ; à l'information sportive : Yves d'Avignon : Marie-Hélène Marie (secrétaire i) la rédaction) ; Isabelle Hachey, Marie-Claude Petit (commis).lui documentation : Gilles Paré (directeur) ; Brigitte Arsenault, Manon Deronie.Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Martine Dubé (directrice), Daniel Barbeau (directeur ad-, joint), Jacqueline Avril, Jean de Billy, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Marlène Côté, Christiane Legault.Jacques A.Nadeau, Guylaine Ouellet, Micheline Ruelland (publicitaires) ; Sylvie Laporte, Nathalie Lemieux, Claire Paquet, Pierrette Rousseau, Micheline Turgeon ; Francine Ouellet (secrétaire).IA PRODUCTION Jocelyn Arsenault (directeur des approvisionnements, distribution et production), Marie-France Turgeon (responsable de la production).Claudine Bédard, Johanne Brunet.Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Marie-Josée Hudon, Sylvain Lesage, Christian Vien, Olivier Zuida.SERVICE À LA CLIENTÈLE Johanne Brien (responsable), Evelyne Labonté (responsable à la promotion des abonnements).Manon Blanchette-Turcotte, Monique L’Heureux, Lise Lachapelle, Rachelle Leclerc-Vcnne.L’ADMINISTRATION Yves Boutliiette (contrôleur).Dany Dépatie (adjointe à l'administrution et responsable des ressources humaines).Nicole Carmel (responsable des services comptables), JeanneM’Arc Houde (secrétaire à la direction) ; Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross.IA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président).Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général). >' K ¦> E v 0 1 11 • I- E M A II I) I r> A 0 II T I !) !» 7 A 8 -?Le devoir ?-—- ACTUALITES Atterrissage LARRY SAPP ASSOCIATED PRESS QUEL DEGONFLE, ce tyrannosaure! La bête, w ^ qui faisait office de ballon gonflable, s’est écrasée hier sur une maison de Tulsa, dans L’État américain de l’Oklahoma.L’impact ne fut pas suffisant pour rayer de la surface de la planète le développement de banlieue.La maison n’a subi aucun dommage et personne n’a été sérieusement blessé.L’orgueil des pilotes du gros lézard volant en a peut-être pris un sacré coup, mais c’est tout.Du droit des médecins PRESSE CANADIENNE Ottawa (PC) — Le récent jugement d’un tribunal de la Colombie-Britannique invalidant les mesures punitives adoptées par le gouvernement de cette province à l’égard des jeunes médecins qui choisissent de pratiquer dans les régions urbaines pourrait avoir un effet dissuasif sur les autres provinces, estime l’Association canadienne des internes et résidants.Vendredi, la Cour suprême de la Colombie-Britannique a statué que de telles mesures punitives concernant la répartition territoriale des médecins contrevenaient à la Charte des droits et libertés ainsi qu’à la loi canadienne sur la santé.«Je suis convaincu que plusieurs provinces qui imposent des mesures restrictives devront les réévaluer», a déclaré Gerard Crosten, vice-président de l’Association canadienne des internes et résidants.La réglementation mise en place par le gouvernement de la Colombie-Britannique accordait aux nouveaux médecins entre 50 et 100 pour cent de la rémunération régulière, selon la région où ils choisissaient de pratiquer.Les médecins récoltaient des points s’ils pratiquaient dans une région mal desservie; une fois atteint le plateau des 100 points, ils étaient libres de pratiquer là où ils le voulaient.Selon la juge Risa Levine, cette réglementation brimait les droits des médecins quant à la mobilité et l’équité.Elle a de plus jugé que ces mesures n’offraient pas aux médecins une compensation financière raisonnable pour tout acte médical assuré, tel que l’exige la loi canadienne sur la santé.Dans certaines provinces canadiennes, les médecins ne peuvent obtenir un numéro pour la facturation des actes médicaux à moins qu’un autre médecin ne quitte la région ou ne prenne sa retraite.D’autres gouvernements provinciaux imposent des pénalités financières aux médecins qui pratiquent dans les régions déjà bien desservies.Ces réglementations pourraient aussi faire l’objet d’une contestation en justice, comme ce fut le cas en Colombie-Britannique.Une cause semblable sera d’ailleurs entendue au Nouveau-Brunswick au cours de la prochaine année.Selon M.Corsten, le jugement rendu vendredi confirme que l’approche coercitive n’est pas la bonne.«Nous sommes conscients qu’il existe un problème de distribution des médecins, mais nous croyons qu’il faut plutôt utiliser des mesures incitatives pour convaincre les médecins d’aller dans les régions mal desservies», a-t-il dit.A cet égard, le modèle québécois est cité en exemple, avec une bonification de 25 pour cent de la rémunération des médecins qui acceptent de pratiquer en régions éloignées.V.P.Assurez-vous ie ce papier journal soit recyclé.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9* étage, Montréal (Québec), H3A3M9 EU Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier électronique devoir@cam.org Pour l’agenda culturel (514) 985-3551 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et petites annonces Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publié du lundi au samedi par Ije Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue de Bleury, O’ étage, Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par imprimerie Québécor I^aSalle, 7743.rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, taval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.ASSURANCE Québec joue un jeu dangereux, dit Pettigrew SUITE DE LA PAGE 1 Parmi les améliorations prévues par Québec, le nouveau régime prévoyait couvrir les personnes au statut précaire, qui étaient invitées à cotiser.Le régime ne comportait pas de délai de carence, donnait droit à plus de semaines de prestations, et haussait de 39 000 $ à 49 000 $ le maximum des gains admissibles.Dans le cadre des négociations pour la mise en place de ce programme Ottawa se montre disposé à verser annuellement pour les trois prochaines années 291 millions $ au Québec, somme à laquelle il ajoute pour 1998 70 millions $ pour les femmes dont l’enfant est né sous le régime fédéral de congés de maternités.Ces 291 millions $ représentent la moyenne sur les trois dernières années des prestations de maternités et parentales versées au Québec.Le taux de cotisation au Régime d’assurance emploi serait réduit d’un montant équivalent.Et Ottawa évalue à entre 50 et 60 millions $ les autres sources de revenus dont disposerait Québec pour éponger les coûts de son nouveau régime.Pour sa part Québec établit plutôt à 325 millions $ annuellement les coûts du nouveau programme.De plus, Québec demande que le nouveau programme soit non-imposable.«Ce n'est pas une politique fiscale, c'est une politique sociale», soutient Pauline Marois.Québec soutient aussi qu’Ottawa refuse la méthode de réduction du taux de cotisation du Québec, qui respecte pourtant «la logique et les fondements pancanadiens du régime d’assurance-emploi».Ottawa, ajoute Mme Marois, «pénalise le Québec parce que celui-ci compte moins de naissances alors que le taux de cotisation est établi en fonction d’une moyenne pancanadienm».Enfin Québec exige qu’Ottawa contribue à un fond de transition pour 1998.Pauline Marois évalue au total l’écart entre les deux offres à 69 millions $ sur une base annuelle, et pour l’année 1998 à 144 millions $, à cause de la demande d’un fonds de transition.Le gouvernement québécois annonçait hier le report à un date indéterminé du programme parce qu’il n’a plus le temps de préparer les nouveaux formulaires d’impôts et les campagnes d’information nécessaires à la mise en place du programme pour janvier 1998.En entrevue en iin d’après-midi à RDI le ministre Pierre Pettigrew a prévenu Québec qu’il jouait un jeu dangereux.L’offre du fédéral est plus que ce qu’Ottawa a dépensé l’année dernière, soutient-il, et une nouvelle offre faite l’année prochaine serait moins généreuse, parce qu’elle est basée sur la moyenne des prestations versées, et que la courbe démographique poursuit sa descente au Québec.Le ministre Pettigrew affirme ne pas comprendre non plus l’exigence québécoise d’un programme non-imposable, se demandant pourquoi les congés de maternité seraient imposés ailleurs au Canada et pas au Québec, sans paiier des différences entre revenus riches et pauvres au Québec même.SÉLECTION QUÉBEC SUITE DE LA PAGE 1 quête sur ce qu’évoque Sélection dans l’imaginaire collectif, des images d’ordre établi mais aussi de légèreté surgissent en vrac.L’édition québécoise francophone fête cet été ses cinquante ans, mais la formule elle-même compte trois quarts de siècle.Ce magazine format de poche est né aux Etats-Unis en 1922.Son berceau fut New York et son père un dénommé Dewitt Wallace, qui eut l’idée (lumineuse) d’éplucher des magazines en condensant des articles d’intérêt général.Le tout s’adressait non pas à une clientèle ciblée, mais bel et bien à toute la famille.Le premier numéro de Sélection, mitonné dans un sous-sol de Greenwich Village avec l’aide des habitués d’un bar clandestin, s’écoula à 5000 exemplaires.Cinq ans plus tard, le tirage avait quadruplé.Et depuis.Dix-neuf langues, 48 éditions, cent millions de lecteurs à travers le globe, 27 millions d’exemplaires en tirage mondial, Sélection du Reader's Digest est devenu un empire tentaculaire, dont la maison mère demeure toujours à New York.Au Québec, dans son édition nationale, il constitue notre magazine au plus fort tirage: 280 000 exemplaires écoulés chaque mois.On y trouve pêle-mêle des articles sur le couple et la maternité autant que sur les conflits politiques internationaux, le livre du mois en condensé, des leçons de vie, des conseils de santé, etc.Trois cents employés, dont huit permanents, siègent à la rédaction montréalaise.Les lecteurs s’avèrent des abonnés pour l’immense majorité.Moins de 9 % des exemplaires sont vendus en kiosque.Sélection rejoint ses lecteurs par la poste.Il y a les maisons Sélection et les autres.Le magazine a ses détracteurs, qui lui reprochent entre autres son conservatisme, un propos qui maintient le cap sur la droite et des condensés de livres du mois évacuant le style personnel.Les abonnés eux, des fidèles, n’en ont cure.Sélection affiche le plus haut taux de satisfaction au pays, éditions anglaise et française confondues.Lise Verschelden est la rédactrice en chef de l’édition québécoise.Vous lui demandez s’il existe une «grille» Sélection, des sujets, une façon de traiter l’information, elle affirme que non, plutôt des règles: «Allez en France, en Allemagne, n’importe où, on retrouve le même look Sélection, une formule: des articles variés capables d’atteindre autant les hommes que les femmes, les jeunes que les aînés.Et une grande rigueur dans la vulgarisation.» Lise Verschelden est rédactrice en chef depuis près de cinq ans.Mais elle est arrivée dans la boîte il y a un quart de siècle à titre de secrétaire de rédaction, travaillant à tout et à son contraire: à traduire, à adapter, à corriger, à condenser.A l’époque, l’équipe avait le mandat d’accroître le contenu québécois, car nos Sélection des premières années étaient entièrement traduits de l’américain.Petit à petit, une certaine décentralisation s’est exercée, alors que les éditions satellites gagnaient en indépendance.Aujourd’hui, ce contenu national (des articles écrits ici et destinés à la clientèle locale) tourne autour de 30 % au Québec.Mais chaque Sélection a accès à la banque commune (en anglais) des 48 éditions internationales et les adapte au besoin pour son compte.La rédactrice en chef précise avoir les coudées franches côté rédactionnel.La maison mère ne se mêle pas des contenus nationaux.Cela dit, ne comptez pas sur le magazine pour prendre parti dans notre débat constitutionnel par exemple.Au dernier référendum, chaque camp a eu sa tribune.«Mais on aborde des sujets qui étaient tabous il y a 25 ans, précise la rédactrice en chef: le divorce par exemple, l’éclatement de la famille.Les temps ont changé, et nous sommes collés à l’époque.» N’empêche que le Sélection québécois n’a pas jusqu’ici traité certains sujets à charge dynamitée, l’homosexualité par exemple.Lise Verschelden précise que la chose serait possible, en trouvant un angle d’ap- SUITE DE LA PAGE 1 cêtres.» —Avez-vous personnellement connu Tintin?«Oui, mais il m’a demandé de ne pas en parler.» — Qu’avez-vous à dire aux gens qui ne comprennent pas vos calembours?«Que moi non plus je ne les comprend pas tous.» — Le fait que dix mille personnes entonnent les chansons de Sttellla l’an dernier aux FrancoFolies de Spa vous a-t-il rassuré sur la santé mentale des Belges?«Oui, bien sûr, tant qu’il y a de l’humour il y a de l’espoir et tant qu’y il a de l’espoir il y a de l’humour.» — Quel est le secret de la frite belge?«Supporter les hautes températures, sinon elle meurt.Il n’y a rien de plus triste que’une frite morte.» — Avez-vous contracté la maladie du calembour en bas âge?«Oui, je devais avoir croissant et demi.» — Pourquoi avoir continué sans Mimi sous le nom commun de Sttellla?«Nous en avons parlé ensemble, bien entendu, et finalement, on est arrivé à l’idée que Sttellla était plus un concept qu’une question individu.Me voilà devenu concept.» .— Est-il vrai que vous êtes l’heureux parrain d’un veau?À la demande de ses parents?«C’est vrai.Il est né pendant un concert et il s'appelle Jean-Luc.Je l’ai invité sur scène aux FrancoFolies de Spa et je suis allé jouer dans son étable pour son premier anniversaire.Authentique.» — Parlez-vous couramment la langue schtroumpf?«Uniquement quand le schtroumpf le permet, sinon c’est schtrompfant et ça me schtrumpfe.» — Pouvez-vous évoquer votre premier passage aux Fou-founes électriques?«Génial.Les autres aussi.Je crois que Sttellla a joué douze fois aux Foufounes.Four moi, c’est un endroit magique.Un souvenir inoubliable.» — Le regretté chanteur Boby Lapointe est-il votre papa?«Je ne crois pas, sinon je m'appellerais Jean-Luc Ixipointe.» — Complétez cette phrase: «Antoine m’a dit fais-toi.» JACQUES GRENIER LE DEVOIR Lise Verschelden proche.«Les droits légaux, peut-être.» «Mais il faut comprendre la vocation de ce magazine, ajoute-t-elle.Pourquoi risquer de perdre 200 000 lecteurs pour aller en chercher 10 000.On essaie d'informer notre clientèle en la divertissant.Y a-t-il du mal à ça?Pas de prêchi-prêcha, mais des leçons de vie qui passent souvent à travers des portraits, des témoignages.» Tel est le genre de la maison.Sélection n’effarouche pas ses lecteurs.«On cherche l'aspect positif davantage que le côté négatif des choses.» Quand même.Un des derniers numéros du Sélection québécois titrait: Le Canada, plaque tournante des vols d’autos.Tout n’est pas peint en rose.Et plusieurs sujets de société sont traités mine de rien.Sélection a-t-il changé depuis sa naissance?Côté look, ça c’est sûr: «On mise davantage sur les photographies aux dépens des illustrations, répond Lise Verschelden.Les textes ont un style plus journalistique aussi.» Autre particularité de Sélection: on y saute avec filet.Il est le seul magazine à avoir un service de recherche dont l’unique fonction consiste à vérifier chaque chiffre, chaque citation, l’orthographe du moindre nom apparaissant dans les articles.Pas d’erratum dans Sélection, pas d’interviewé non plus venant protester haut et fort qu’il fut mal cité.Nul besoin de courrier des lecteurs ou de rubrique des insatisfaits.Chacun a approuvé au préalable la moindre citation qui lui sera attribuée.L’absence de textes à haute controverse fait le reste.«Oh ne reçoit pas cinq plaintes par année», précise la rédactrice en chef.Sélection a beau constituer une valeur sûre et éprouvée, rejoindre mois après mois dans sa boîte aux lettres un public fidèle (et conservateur), n’empêche qu’il s’adresse davantage aux 35/55 ans qu’à la génération montante.Un des défis d’avenir du célèbre magazine de poche qui informe en amusant (et sans faire trop de vagues) est donc d’atteindre cette clientèle fuyante.Il organise des concours dans les écoles, dirige une fondation, récompense les initiatives positives des professeurs qui aident leurs élèves à devenir de bons citoyens.Et tranquillement, tandis que tant d’autres magazines subissent les hauts et les bas de lectorats versatiles, Sélection garde un tirage stable et une première place que nul n’arrive à lui ravir.STTELLLA «.schtroumpfer les schtroumpf.» — Qu’en est-il de l’humour belge depuis l’affaire Dutroux?«Il a failli en prendre un coup, mais il survivra.» — Quel a été votre costume de scène le plus étonnant?«Déguisé en cactus.» — Avez-vous eu une enfance heureuse sur votre planète?«Oui.» — Votre calembour préféré?«Parmesan autour de toi.» — Pink Floyd a-t-il plagié Vie Dark Side Of Vie Moule?«Ça me ferait plaisir que Pink Floyd, dont je suis un véritable fan, m'appelle pour me dire que le détournement du titre de leur album les a fait marrer.Souvenez-vous de l'album Low de David Bowie qui a été suivi par l'album Bowi de Nick Ij>we.Ca c’est vraiment marrant.» — la Fuite au prochain lavabo (titre d’un album de Sttellla) a-t-elle été colmatée?«Toujours pas à ce jour.Les plombiers seraient montés sur leurs grands chauffe-eaux.» — Racontez la naissance de Sttellla.«J’étais en humanités.L’Athénée dans lequel je me trouvais a organisé un festival de musique.Il portait le nom mégalo de Transmondialmusique.J’ai inventé un faux groupe pour l’occasion.J’étais le bassiste de ce groupe.Je l’ai appelé Stella.Sttellla était né.» — Amènerez-vous à Montréal le chameau qui a déambulé devant la scène à Spa?«Nous avons fini de le manger hier.» — À Spa, ledit chameau avait au cou un badge d’accréditation.Pourquoi?«Pour qu’on ne le confonde pas avec notre premier ministre Jean-Luc Dehaene.» Le petit questionnaire maison ¦ Qui auriez-vous désiré être?«Rintintin.» ¦ S’il y a le feu chez vous, vous sortez quoi d’abord?«Les flammes.» ¦ Le plus beau cadeau que vous ayez reçu?«La vie.» SUITE DE LA PAGE 1 nouvelle proposition à présenter au ministre mais les villes ont cependant toutes réaffirmé le désir de contribuer financièrement tout en respectant un principe d’équité.«Une chose est claire: un grand nombre de municipalités souhaitent une modification de la méthode [répartition de la facture de 500 millions suivant une contribution au transport scolaire] et nous sommes ouverts à cela.Mais nous suivrons un principe d'équité, l'équité du point de vue du citoyen payeur qui nous réclame le systè?ne le moins lourd possible», a poursuivi le ministre.Mais l’organisme, qui représente près de 300 municipalités, maintient la position nouvellement adoptée en fin de semaine de changer d’interlocuteur dans la poursuite des négociations, préférant le premier ministre Lucien Bouchard au ministre responsable du dossier municipal, un vote unanime qui ne modifiera pas le cours des événements en ce qui concerne le principal intéressé.«Il s'agit d'une proposition gouvernementale, qui a été approuvée par le Conseil des ministres et le ministre des Affaires municipales a été mandaté pour porter ce message aux municipalités.Nous continuerons à fonctionner comme cela», a expliqué le ministre Trudel, ajoutant que ceci n’excluait pas une possible intervention du premier ministre en cours de processus.Sagement réunis samedi, les représentants des municipalités ne se sont pas déchirés autour d’une nouvelle proposition «équitable» à présenter au ministre, préférant retourner le nœud du problème vers le gouvernement et demandant une conférence Québec-municipalités dans les plus brefs délais.L’éclatement de l'UMQ, redouté par plusieurs, ne s’est pas produit, même si les divergences d’opinion manifestées au cours des dernières semaines ne laissaient en rien présager un consensus facile.Témoin silencieux de cette division du monde municipal, le ministre ne s’étonne pas des récentes contradictions exprimées d’une municipalité — centre, grande, moyenne, petite — à l’autre.«Ce que nous demandons, c'est une complète réorganisation de la fiscalité municipalité; et tout ça veut dire qu'on change! Je ne suis pas surpris du phénomène qu'on observe dans le monde municipal.Quand on change une réalité, ça ne se fait pas sans heurts.» Le ministre Trudel souhaite que certains principes conducteurs guident la suite des négociations, tel le respect de l’équité pour le contribuable par le biais de la réduction des dépenses plutôt que l’augmentation du fardeau fiscal.«Satisfaire tout le monde sans exception demeure un idéal, et l’équité un maître mot.S'assurer une contribution de la part de tout le monde, c’est déjà un pas vers l’équité.» Alors que les villes demandent au gouvernement depuis les tout débuts de leur fournir les «outils» essentiels pour leur permettre d’atteindre l’objectif demandé par Québec — économie de 6 % sur la masse salariale sans modification des salaires —, le gouvernement ne souhaite pas entacher le processus de négociations entamé entre les villes et les syndicats en brandissant une loi spéciale.«Ixs négociations entre le monde municipal et les syndicats sont basées sur le respect et la bonne foi.On ne peut pas garantir une loi spéciale aux municipalités pour leur permettre de régler certains aspects des contrats collectif avec les travailleurs alors que les négociations sont en cours.De la même façon, nous ne pouvions rien garantir aux syndicats.» Le ministre Trudel est disposé à rencontrer les dirigeants de l’Union des municipalités du Québec demain mais au secrétariat de l'UMQ, on a expliqué hier que l’on respecterait le vœu unanime de l’assemblée de négocier désormais avec le premier ministre.L’Union des municipalités régionales de comté du Québec attend la tenue de son prochain conseil d’administration, le 15 août, avant de définir sa position.¦ Votre mot préféré?«Mot.» ¦ Que se passe-t-il après la mort?«Une énorme sieste.» ¦ Votre définition du bonheur?«Absence de malheur.» ¦ Votre idole la plus inavouable?«Benny HUI.» ¦ Que diriez-vous à Elvis Presley si vous l’aviez devant vous?«Je lui demanderais où il achète ses costumes qui me rendent jaloux.» ¦ Quel est votre chanson préférée de tous les temps?«Back To Vie Farm, par Cockney Rebel.» ¦ Premier disque acheté?«Black Sabbath.» ¦ Plus récent disque acheté?«Eels.» ¦ Que chantez-vous sous la douche?«Rien, j’ai peur de me noyer.» ¦ Si vous n’étiez pas dans la chanson, vous seriez dans quoi?«Ecriture?Peinture?Confiture?» ¦ Quelle est votre plus précieuse possession?«Je ne suis pas attaché ni à la valeur des choses ni aux choses elles-mêmes.Je n 'ai rien de valeur.» ¦ Quand avez-vous pleuré pour la dernière fois?«En regardant La Petite maison dans la prairie et que Marie perd ses lunettes.» ¦ Quelles caractéristiques avez-vous hérité de vos parents?«Simplicité.Calme entêtement.» ¦ Qu’y a-t-il présentement dans vos poches?«Rien.Je suis en pyjama (sans poche).» - Quelle est votre spécialité culinaire?«Les pâtes et les œuf au bacon.» ¦ Décrivez-vous en cinq mots.«Physique: grand ahuri un peu gras.Mental: gras ahuri un peu grand.»
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