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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1997-07-23, Collections de BAnQ.

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\„««* Gilles Lesage PERSPECTIVES Le cri qui dérange encore Fallait-il qu’elle soit percutante, cette exclamation en quatre petits mots, pour que, trois décennies plus tard, on se demande encore si elle était préméditée et prévue ou inopinée et spontanée.Et pour qu’une statue coulée dans le bronze perpétue et amplifie la contradiction, l’adulation ou le mépris.Le cri, évidemment, c’est celui du général de Gaulle, au balcon de l’hôtel de ville de Montréal, au terme d’une montée triomphale du chemin du Roy.Ce fameux «Vive le Québec libre!» était-il l’œuvre d’un vieillard dément qui réglait ses comptes avec les Anglo-Saxons ou celle d’un géant visionnaire donnant ses lettres de noblesse au mouvement souverainiste du Québec?Depuis 30 ans, on se dispute ferme à cet égard.Dans l’entourage même de l’ex-président de la République française, tout en reconnaissant qu’il était en pleine possession de ses moyens, l’exégèse diverge.Et ceux qui reprennent son ralliement comme une oriflamme multiplient aussi de ferventes conjectures.Loin de s’atténuer, la controverse fait rage.Dix ans après Expo 67, on en glose savamment.Vingt ans après le célèbre 24 juillet, rappels nostalgiques ou amers foisonnent De même, après 25 ans, explicitations et interprétations fusent à qui mieux mieux.Mais voilà que le trentième anniversaire ranime la fébrilité des uns, la fureur des autres.Pourquoi donc?11 y a eu le retour au pouvoir du Parti québécois et le référendum gagné de justesse par le NON.L’hiver dernier, l’intention du gouvernement français de lancer un timbre commémoratif a soulevé la fureur au Canada anglais.A l’appel de l’Equality Party et d’autres Diane Francis, le premier ministre Chrétien en a appelé au président Chirac.Le gouvernement d’inspiration gaulliste ayant été défait au printemps, et les socialistes ne portant pas le général dans leur cœur, le projet de timbre est resté dans les cartons.Mais au Québec, dans la .capitale même, qu’est-ce qui a mis le feu aux poudres?Etrangement, c’est le spectaculaire monument — œuvre grandiose du sculpteur Fabien Pagé et de la Fonderie d’art d’Inverness — qui soulève tout à coup les passions, aussi bien dans des tribunes radiophoniques déchaînées que parmi l’opposition au gouvernement et aux élus municipaux.C’est l’été, les sujets de discussion et de débat se font plutôt rares, voici une cible de choix.Et on ne s’en prive pas.En ces temps moroses et difficiles, l’on met habilement en parallèle la misère de milliers de nos concitoyens et l’opulence d’une dépense de 150 000 $ qui aurait été mieux utilisée à alléger des souffrances.L’argument est démagogique, mais il porte.On a beau objecter que des dépenses prétendument somptuaires sont nécessaires dans une capitale et ajoutent à ses attraits naturels, rien n’y fait Au contraire, font valoir des opposants, c’est à Montréal que l’illustre général a lancé son cri, et c’est là que sa statue plus grande que nature aurait dû être érigée.A cela, on répond avec raison que la métropole québécoise a déjà un obélisque (inauguré par M.Chirac en 1992) et qu’il n’est que normal que la capitale rende hommage à son tour à de Gaulle, avec le faste nécessaire.D’autant que c’est à l’anse au Foulon qu’il est descendu du Colbert et qu’a commencé son troisième et dernier périple en terre canadienne (écourté abruptement, après la scène du balcon, de l’étape outaouaise).Autre argument.De Gaulle avait interdit qu’on érige des monuments à son image et à sa ressemblance.Cette dernière volonté ne vaudrait toutefois que pour la France.A preuve, à Londres, d’où le chef de la Résistance a lancé son célèbre appel du 18 juin 1940, sa mémoire est honorée par un monument.Justement, cette polémique estivale aux accents loufoques prend une allure triste et pénible quand des anciens combattants s’en mêlent pour décrier de Gaulle et célébrer leurs propres faits d’armes.Il est vrai que des milliers de Canadiens ont contribué puissamment, souvent de leur sang et de leur vie, à libérer la France.Mais ce n’est pas une raison pour réduire à néant les sacrifices et l’héroïsme de milliers de résistants qui, à l’instigation du général, ont combattu vaillamment et rétabli l’honneur et la grandeur de la France.En toile de fond, il y a évidemment des motifs politiques, voire partisans.Les souverainistes en profitent pour évoquer la force symbolique de cette proclamation et tenter de ranimer la ferveur de naguère.Les fédéralistes, inquiets depuis l’alerte du dernier référendum, craignent au plus haut point un fantôme plus vivant que jamais.Et le maire L’Allier, dont les sympathies souverainistes sont connues depuis le référendum de 1980, est en butte à une double opposition qui a peine à s’organiser pour le battre en novembre prochain.Ça fait tout un cocktail! Aux abords des fameuses plaines d’Abraham, où voisinent Wolfe et Montcalm, un autre fameux général sème la zizanie, une fois de plus.L’iconoclaste, qui avait le don des formules tonitruantes, se moquerait allègrement de cette foire d’empoigne provinciale, de tout ce qui grouille, grenouille, scribouille.Après 30 ans, du haut de son piédestal, il a encore raison! Même en statue, il soulève la controverse Montréal Ensoleillé.Max: 25 Min: 13 Québec Ensoleillé avec passages nuageux.Max: 24 Min: 11 Détails, page B 4 INDEX Agenda.B 6 Le monde.A 5 Annonces.B 6 Avis publics.B 4 Culture.B 8 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Les sports.B 5 Montréal.A 3 Mots croisés.B 4 Télévision.B 7 www.ledevoir.com LES ACTUALITÉS De Gaulle s'était adressé aux Québécois dès 1940, page A 2 LE MONDE L’Ordre d’Orange dit non au plan Blair, page A 5 ÉCONOMIE Dominion Bridge est à vendre, page B 1 Le sort du juge Therrien est entre les mains du ministre de la Justice Le Conseil de la magistrature recommande qu’il soit destitué BRIAN MYLES LE DEVOIR Ça va de mal en pis pour le juge Richard Therrien, dont le Conseil de la magistrature du Québec a recommandé hier la destitution.Richard Therrien, juge à la Cour supé- rieure du Québec, est suspendu avec solde depuis que ses antécédents felquistes ont été révélés à la face de la province, à l’automne 1996.M.Therrien avait été condamné à un an de prison, en 1971, pour avoir aidé les quatre membres du Front de libération du Québec responsables de l’assassinat du ministre Pierre Laporte à se ca- cher des policiers.Il avait obtenu un pardon dans les années 80, ce qui l’avait convaincu de taire son passé peu glorieux au moment de devenir juge.En raison de cette omission volontaire, le Conseil de la magistrature a suggéré la destitution du juge Therrien au terme d’une réunion tenue hier à Montréal, esti- mant que M.Therrien a mal servi son obligation de transparence lorsqu’il a caché son passé felquiste pour accéder à la magistrature.Le Conseil avait au départ pris connaissance des recommandations de son comité VOIR PAGE A 8: JUGE Le pharaon du cigare JACQUES GRENIER LE DEVOIR PIERRE BLATTER est le maître ès cigares de Montréal.Et le cigare, c’est aujourd’hui l’icône du chic, comme l’explique Serge Truffaut dans son reportage, en page A 3.La leçon de Fant-Asia Ce festival de films d’action asiatiques connaît un étonnant succès populaire MARTIN BILODEAU Beau temps, mauvais temps, Fant-Asia, festival populaire principalement consacré aux films fantastiques et d’action en provenance d’Asie, remplit l’impérial d’adeptes chahuteurs et passionnés qui, depuis le 11 juillet dernier, déroulent le tapis rouge à tous les Ultraman, Jackie Chan et Jet Li venus visiter la planète Amérique.Ces adeptes échappent à toutes nos statistiques dites sérieuses sur la fréquentation des salles, font rougir les organisateurs des festivals qui mettent leurs projections désertes sur le compte du «fichu de beau temps qu'on a eu», font mentir les distributeurs qui prétendent que le public québécois boude les sous-titres (la plupart des films de Fant-Asia sont en anglais) et prouvent, hors de tout doute, qu’un sens de la fête et un bouche à oreille efficace peuvent assurer la viabilité d’une manifestation cinématographique saps que celle-ci n’ait recours au financement de l'Etat Bref, avec ses files d’attente de deux pâtés de maison et son taux d’autofinancement qui oscille autour de 85 %, Fant-Asia est une leçon.Enclavé entre les festivals de musique, d’humour et de cinéma, Fant-Asia fait bande à part.De par sa ligne éditoriale (la seule du genre au monde), sa durée (cinq semaines), son équipe réduite (huit personnes), son budget (220 000 $, une misère), sa clientèle » (hommes et femmes entre 20 et 35 TS ans), son profil démographique (mail P jorité d’anglophones, 5 % de Chinois) vù et l’explosion provoquée par la convergence de tous ces facteurs, Fant-Asia offre une expérience cinématographique intense qui, sur l’applaudimètre, ne trouve son équivalent que pendant les séries éliminatoires.Son auditoire n’hésiterait sans doute pas à faire la vague tant il est mû par un sentiment de fierté collective.«Une de mes plus grandes satisfactions reste de voir VOIR PAGE A 8: FESTIVAL Des tissus humains de culture à la place des prothèses Après la peau cultivée en laboratoire, la création d’autres tissus ouvre la porte à un nouveau pan de la médecine ISABELLE PARÉ LE DEVOIR D* un petit bout de peau cultivée en labo pourrait naître tout un pan de la médecine de demain.A l’heure où l’on commence à traiter de grands brûlés à l’aide de peau vivante créée de toutes pièces, les chercheurs s’affairent maintenant à réinventer une panoplie de tissus humains dans leurs éprouvettes.Des tissus faits de cellules d’os, de cartilages et même de muscles, qui pourraient un jour rendre inutile le recours à certaines prothèses et même redonner aux arthritiques leur souplesse d’an tan.Elles ne sont pas loin, ces années 70, où l’homme et la femme bioniques semblaient droit sortis de la pure science-fiction.Mais les nouvelles percées réalisées dans la culture de tissus humains risquent fort de faire de cet homme de six millions, aux mille et un circuits électroniques, un modèle dérisoire, désuet avant l’heure.«L'image de l’homme ayant des prothèses de plastique et de métal un peu partout dans le corps risque de devenir une image du passé.La culture de tissus humains pourrait même mener un jour à la culture d’organes et révolutionner le monde de la transplantation», prédit le Dr Gail Naughton, présidente et chef de l’exploitation de la compagnie de biotechnologie Advanced Tissue Sciences.Manque de peau Si l’on parie tant sur la culture de tissus humains, c’est que la culture de cellules vivantes en laboratoire est en pleine expansion et permet déjà de soigner les diabétiques souffrant d’ulcères aux pieds ou d’ulcères veineux.VOIR PAGE A 8: TISSUS Un Canadien dans la tourmente irlandaise John de Chastelain présidera la Commission de supervision du désarmement Les partis représentés aux pourparlers de Belfast sur le processus de paix en Ulster se réunissent aujourd’hui pour discuter du plan anglo-irlandais.Déjà, la séance s’annonce houleuse.Le camp unioniste protestant est divisé sur les propositions anglo-irlandaises alors que les catholiques les accueillent positivement.Tous s’accordent cependant pour estimer que la question du désarmement des milices est au cœur du processus de paix.Et c’est un militaire canadien qui doit y voir.Nos informations en page A 5.JOCELYN COULON LE DEVOIR ‘ 3 lus d’un an après l’ouverture à Stormont des pourpar-.1ers de paix sur l’Ulster, les participants se retrouvent de nouveau autour d’une même table.I s doivent discuter d’un plan anglo-irlandais sur les institutions futures de l’Ulster.Elles prévoient notamment la création d’organismes «transfrontières» et d’un Parlement local doté d’autonomie.Ce processus politique doit aussi être doublé d’une volonté des belligérants de désarmer.Ceux-ci en ont accepté le principe mais ne s’entendent pas sur les modalités pour y parvenir.L’IRA est disposée à déposer les armes après la conclusion d’un accord alors que les unionistes exigent un désarmement préalable avant le début des négociations, qui doivent commencer le 15 septembre.John de Chastelain VOIR PAGE A 8: CANADIEN 778313000665 I.E I) !•: V II I II , I.E ; R V.I) I 2 R .1 II I L I.E T I !» !» 7 US ACTUALITÉS 'T Le plus grand choix ' à Montréal, aux PRIX ' GARANTIS LES PLUS BAS! 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Les 30 ans du « Vive le Québec libre!» De Gaulle s’était adressé aux Québécois dès 1940 CHARTIER DEVOIR Pierre-Louis Mullen, correspondant de l’ORTF dans les années soixante, rappelle dans un texte intitulé La Dette de Louis XV que le premier discours du général de Gaulle, après l’appel à la libération de la France, le 18 juin 1940, sur la radio de Londres, à l’intention de ses compatriotes, était adressé aux Québécois car, déclara-t-il le 1" août 1940, «personne au monde ne peut comprendre la chose française mieux que les Canadiens français».Le général n’allait pas venir à Québec avant le 12 juillet 1944, mais dès l’été 1940, il présenta la situation aux Québécois à la radio: «L’âme de la France cherche et appelle votre secours parce qu’elle trouve dans votre exemple de quoi animer son espérance en l’avenir.Puisque, par vous, un rameau de la vieille souche française est devenu un arbre magnifique, la France, après ses grandes douleurs, la France, après la grande victoire, saura vouloir et saura croire.» Pierre-Louis Mullen apporte une autre précision dans les Cahiers d'histoire du Québec au XX' siècle: dès 1913, au 33r régiment d’infanterie cantonné à Arras, le sous-lieutenant Charles de Gaulle prononça une conférence où il cita en exemples trois héros de l’histoire de France.Il nomma Jeanne d’Arc, Duguesclin et Montcalm, «cinquante ans avant la Révolution tranquille», car le général français avait dit: «Je meurs content, je n’ai pas vu les Anglais à Québec.» L’émotion que de Gaulle eut le 25 août 1944 en traversant Paris libéré, il allait dire à Montréal qu’il l’avait retrouvée sur, le chemin du Roy le 24 juillet 1967.A chaque arrêt, il avait déclaré à la fin de son discours: «Vive la Nouvelle-France!» Comme si celle-ci n’était jamais morte! Et à la fin de son discours qui s’adressait à «la ville française de Montréal» — même si le maire Drapeau venait de lui parler d’«une ville cosmopolite» —, le général évoqua «une atmosphère du même genre que celle de la Libération» et franchit un pas de plus, conformément au conte nu de ses 11 discours antérieurs durant ce voyage.Le directeur de l’ORTF fait état du principal garde du corps qui suivit de Gaulle dans ses voyages.Celui-ci porta témoignage pour dire qu’il n’avait «jamais vu pareille ambiance».Un voyage quasi annulé Pourtant, Pierre-Louis Mullen rappelle que le général avait bien failli décommander ce voyage car il ne voulait pas suivre l’itinéraire qu’Ottawa lui proposait au Niagara, dans les Rocheuses et même dans l’Arctique.Lorsque Xavier Deniau, député du Loiret et membre de la Commission des affaires étrangères, vint rencontrer le nouveau premier ministre Daniel Johnson à Québec, il confia, abattu, à Pierre-Louis Mullen: «U général de Gaulle ne veut plus venir.Il refuse le programme préparé pour tous les chefs d’État que le gouvernement fédéral prétend lui imposer: atterrir à Ottawa, dîner chez le vice-roi, le gouverneur général Vanier, être reçu à la Chambre des communes puis aller visiter l'exposition de Montréal, but officiel du voyage, enfin promenade ad libitum dans le Canada, voir les chutes du Niagara, les Rocheuses, l’Arctique.Seulement, de Gaulle ne vient pas faire du tourisme, mais de l’histoire.» Le député expliqua que le fédéral avançait des prétextes techniques pour un tel itinéraire: «L’aéroport de Montréal [Dorval] est trop chargé pour qu’on puisse faire une belle réception, tandis que dans l'aéroport militaire d'Ottawa.» Le général refusait de centrer son voyage sur la capitale fédérale.Pierre-Louis Mullen eut cette réplique: «A un prétexte technique, opposons un motif technique; à cet effet, que le général vienne en bateau.» Le député devint rêveur tandis que le conseiller ajoutait: «Nous souhaitons des symboles?De Gaulle remontant le Saint-Laurent, comme Jacques Cartier, comme Champlain, vous voyez ce que pourront en faire les poètes.» Xavier Deniau craignait que le général n’accepte pas de perdre cinq jours en mer mais Mullen eut cette idée: «Il faut que de Gaulle arrive de France quand il débarquera au Québec.Il y a un territoire français de ce côté-là, l'archipel Saint-Pierre-et-Miquelon.» Il mentionna qu «aucun président de la République, aucun roi de France n’est venu à Saint-Pierre-et-Miquelon».Ft comme s’il fallait un argument de plus: «En plus, c’est un des hauts lieux de la Résistance.En suggérant à de Gaulle de visiter au passage Saint-Pierre-et-Miquelon, vous obtiendrez qu'il vienne en bateau.» Cela fit son chemin à l’Élysée.À son ambassadeur en poste à Ottawa, le général écrivit alors une annotation cinglante en apostille à un télégram- Paris ne veut toujours pas d’un timbre PRESSE CANADIENNE Paris n’a toujours pas l’intention d’aller de l’avant avec son projet de timbre soulignant la visite de Charles de Gaulle au Québec, il y a 30 ans, ont fait savoir hier des responsables du gouvernement français.Louis de Corail, porte-parole à l’ambassade de France à Ottawa, a nié hier les informations publiées la veille selon lesquelles le timbre controversé verrait le jour en octobre.Il a réitéré que la France n’avait aucunement l’intention d’émettre un timbre susceptible de ternir ses relations avec le Canada.«Il n’y a rien de nouveau en ce qui a trait au timbre.Je ne sais pas d'où sort cette nouvelle», a déclaré M.de Corail, ajoutant que les responsables du ministère français des Affaires étrangères n’en savaient pas davantage que lui à cet égard.me: «Il n'est pas question que j’adresse un message au Canada pour célébrer son centenaire.» 11 ajouta de sa main: «Nous n'avons àféjiciter ni les Canadiens ni nous-mêmes de la création d'un Etat fondé sur notre défaite d’autrefois et sur l'intégration d’une partie du peuple français dans un ensemble britannique.» En mai 1967, le premier ministre québécois, Daniel Johnson, fit un voyage officiel à Paris.De Gaulle l’appela «Monsieur le président».Le discours du général mentionna: «Peuple exemplaire et très cher, en lequel, sur la terre où il vit et dont avec courage il développe toutes les ressources, nous voyons un rameau du nôtre.» Pierre-Louis Mullen écrivit à Xavier Deniau que le général devait suivre le chemin des explorateurs, «passer du connu à l’inconnu, de l'embouchure au haut du fleuve».Effectivement, le général de Gaulle accosta à Québec, à l’anse au Foulon, «où son débarquement effacerait le souvenir de celui de Wolfe, l’ennemi de Montcalm», et inaugura le chemin du Roy, la «première route royale ouverte le 5 août 1734 pàr le Grand Voyer de la Nouvelle-France mais jamais parcourue par un souverain français».Les préparatifs refusés L’ambassadeur de France, Bernard Dorin, révèle aussi les préparatifs controversés de la visite du général et raconte que les «services» du Quai d’Orsay présentèrent au printemps 1967 «un projet délirant» au général: après l’escale de Québec, le Colbert remonterait de nuit le Saint-Laurent, les populations étant invitées à allumer des feux de joie sur les rives du fleqve.A la lecture, «le général entra dans une grande colère et froissa le document, qu'il traita de “torche-cul des services”», rapporta René de Saint-Jx-gier, conseiller diplomatique de l’Élysée, à Bernard Dorin, conseiller d’ambassade.Celui-ci suggéra d’emprunter le chemin du Roy comme «le seul qui.traversant villes et villages, lui permettait d’avoir des contacts pour ainsi dire physiques avec la population du Québec».Ce conseiller d’ambassade avail prévu le micro et les caméras au balcon de l’hôtel de ville et insista pour que le général puisse s’adresser à ja foule de Montréal et non seulement aux notables, comme l’avait prévu le maire Drapeau.L’engagement de la France Il révèle qu’à la suite de la célèbre déclaration, au salon d’honneur d’Orly, tout le gouvernement était venu atterré au retour précipité du général.Bernard Dorin dit que le général donna l’explication suivante: «Il y avait le destin d’un peuple», et il ajouta: «Je leur ai fait gagner dix ans.» Pour le général de Gaulle, la chose ne s’arrêtait pas à cette déclaration.Peu après, il convoqua à l’Élysée Alain Peyrefitte, ministre de l’Information, «d'abord pour lui enjoindre d'expliquer l’événement à nos compatriotes pris de court qui n'avaient évidemment rien compris, et ensuite pour lui demander d'imaginer les premières mesures de coopération avec le Québec, puisque le geste de Montréal ne pouvait demeurer sans lendemain».C’est ainsi que prirent naissance les vingt-cinq mesures de coopération entre la France et le Québec, du dépôt légal dans les bibliothèques nationales à la création de l’Office franco-québécois pour la jeunesse, de la mise sur pied d’une société franco-québécoise de distribution de films d’expression française à un Centre franco-québécois de l’enseignement technologique.Alain Peyrefitte vint en mission avec Bernard Dorin à l’automne 1967 et rencontra le premier ministre Daniel Johnson qui accepta avec empressement les vingt-cinq mesures de coopération.Ce dernier s’engagea «à y effectuer un financement égal à celui de la France» et confia la tâche à son jeune ministre Marcel Masse.Iœ programme français prévoyait des crédits de cinq millions de francs pour l’exercice 1967, 25 millions de francs en 1968, 32 millions en 1969 et 40 millions en 1970.Jusque-là, il n’y avait qu’uji accord limité sur l’admission d’étudiants québécois à l’École nationale d’administration de France et la venue de stagiaires québécois en vue de mettre sur pied l’FNAP à Québec.I-e 10 avril 1968, montrant sa ferme résolution et son non-repentir, le général de Gaulle allait écrire en apostille sur le télégramme de l’ambassadeur de France à Ottawa: «Nous n ’avons aucune concession ni même aucune amabilité à faire à M.Trudeau qui est l’adversaire de la chose française au Canada.» Bernard Dorin rappelle qu’après le départ du général de Gaulle des affaires de la France, face à Pierre Elliott Trudeau, «il s'agissait d’un combat continu pour maintenir les acquis de 1967!».La statue du général attire déjà les touristes ARCHIVES LE DEVOIR En 1967, l’attitude d’Ottawa a fortement déplu à de Gaulle, au point qu’il songea à annuler son voyage.PRESSE CANADIENNE Québec — Controversé ou non, le dévoilement de la statue du général de Gaulle, aujourd'hui à Québec, à l’occasion du 30' anniversaire du «Vive le Québec libre!», marque en quelque sorte un moment important de l’émancipation politique du Québec.Hier, alors que la statue du général était encore emmitouflée et sous surveillance permanente, place Montcalm, des gens, touristes et résidants du Québec, passaient pour y jeter un coup d’œil.Tout près du socle, on pouvait voir des dizaines de petits drapeaux canadiens alignés portant les noms de soldats québécois qui ont donné leur vie pour libérer le France de l’envahisseur allemand.Ils avaient été déposés là par des vétérans de la Deuxième Guerre mondiale.Pour eux, après avoir fait leur geste dans la plus grande dignité, il est important de souligner, comme l’a fait un membre de cette confrérie, Pierre Roy, «qu ’il y a près de 80 000 Cana- diens qui ont donné leur vie pour libérer la France» alors que le général de Gaulle s’était réfugié à Londres.Historiquement, a souligné la vice-présidente de la Société d’histoire de Québec, Christiane Bois, il est évident que le passage du général en 1967 et «son appel spectaculaire aux Québécois» mérite d’entrer dans l’Histoire et d’être souligné.En somme, il ne s’agit pas de savoir si tous endossent ses propos mais plutôt de mesurer ce que le général a apporté au Québec aux plans national et international.On n’hésite plus à souligner, comme cet ancien ministre du gouvernement de René Lévesque, Claude Morin, que la célèbre phrase de De Gaulle a eu le mérite de faire reconnaître le Québec, «du moins son existence, sur toute la planète».Le Québec et la Commission de la capitale nationale dépenseront 150 000 $ et recevront près de 1200 invités pour souligner cet événement historique.1291 LL L E I) E V 0 I It .L K M E H C It K I) | 2 ,| [] \ |.|, K ¦[ | u
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