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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1997-07-04, Collections de BAnQ.

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observant du coin de l’œil, cherchant à deviner ce qu’elle représente au juste dans l’esprit du passant qui la scrute, du journaliste qui l’interviewe.Peut-être un profil d’amoureuse sur un air de trompette dans un film de Louis Malle, ou une chanson en forme de mémoire qui flanche.Une chanson, et pourquoi pas?Elle aime tant chanter, la grande interprète.Elle aime l’amour aussi.Il faut l’entendre, des décennies après la rupture, évoquer les larmes aux yeux sa liaison avec Louis Malle pour comprendre que la passion fut le grand, peut-être l’unique vrai moteur de sa vie.Pas étonnant que Jeanne Moreau vienne de réunir chez Albin Michel une anthologie des plus belles chansons d’amour, les siennes, celles des autres, celles qu’elle fredonnait toute petite pour s’habituer à l’extase, au chagrin en attendant d’être assez grande pour les vivre à ses risques et périls.«En ce temps-là, les chansons étaient dans l’air, se souvient Jeanne.Au lever du jour, les oiseaux donnaient le ton et, dès que les femmes, les hommes et les enfants s'éveillaient, les mélodies prenaient leur envol.» Les gens se dévoilent à travers leurs goûts mieux que par leurs discours.Ce bouquet de chansons d’amour cueilli par Jeanne Moreau la révèle d’une sentimentalité sans frein, incurable, inconsolable.Qu’évoque l’interprète des Amants pour expliquer son amour du couplet rose?A ses yeux, la passion et les trois petites notes de musique célébrant ses bonheurs et ses trahisons s’érigent en rempart contre la folie homicide des hommes.«Jamais, au fil des siècles, les massacres, les guerres fratricides, leurs tambours et leurs cymbales, les hurlements des victimes et des meurtriers n’ont réussi à étouffer les ballades, les sérénades, les complaintes, les «goualantes» et les aubades, toutes ces ritournelles et rengaines qui appellent l’amour et recréent le temps d'une passion, le bref éblouissement qui laisse entrevoir le paradis.» Telle est la philosophie de Jeanne Moreau, amoureuse qui chercha l’Eden perdu dans l’éclair d’un moment de fusion.À travers ce recueil de goualantes dont elle revendique tous les choix, on déambule parmi les chansons qui l’ont fait vibrer, la grande Jeanne.Et il s’en trouve de toutes sortes, des gais, des tristes avec une zone grise pour les complaintes entre deux eaux, ces couplets inclassables dont la couleur varie au gré de l’humeur de celui qui les chante.«Vous savez bien / Que dans le fond je n’en crois rien/Mais cependant je veux encore / Écouter ce mot que j’adore.» Rarlez-moi d’amour demande la chanson.Le ton est donné.Entre l’exquise Chasse aux papillons de Brassens, le Non, je ne regrette rien qu’entonnait Piaf et Ix Tourbillon de la vie qui faisait voguer Jeanne Moreau de Jules à Jim, des centaines de déclarations modulées s’étalent, mêlant serments et regrets, réveillant à les parcourir un air perdu.Rien de tel qu’une anthologie pour retrouver les vers d’un couplet oublié, pour faire revivre une mélodie qu’on croyait évanouie de la mémoire.S’égrènent les complaintes nostalgiques à travers Le Temps des cerises, Que reste-t-il de nos amours?Les Feuilles mortes.Leurs mots disent la nuit froide de l’oubli et les bonheurs passés là simplement un soir de bal chez Temporel.Ils surgissent parfois du fond des siècles à travers les complaintes des troubadours, les pastourelles transportées jusqu’à nous sur les ailes de la tradition orale.Sentimentale et avide Jeanne Moreau qui lance comme une bouteille à la mer son vœu ardent: «Nourrie de chansons et de mots passionnés ou tendres, j’essaie d'entendre le premier chant d’amour.» LES PLUS BELLES CHANSONS D’AMOUR ANTHOLOGIE Jeanne Moreau, Albin Michel eanne Moreau Les plus belles Chansons d Amour Anthologie Altijn Michel RENDEZ-VOUS •.I 4 SS.mm üis$ % : & Les toits de Manosque, dans le film de Jean-Paul Rappeneau Le Hussard sur le toit.je toit et le moi nés maisons semblent avoir élu domicile au plus profond de nous L Certai: Ils sont peu nombreux les toits chéris tout le long d’une vie.Aussi imprévisibles que les histoires d’amour bien ficelées, nos destins s’unissent à un toit comme les étoiles au firmament.Plus la rencontre est magique, plus la séparation risque d’être douloureuse.Un toit est un moi, parfois un nous, parfois un nid.JOSÉE BLANCHETTE «Quand les cimes de notre ciel se rejoindront, Ma maison aura un toit.» Paul Eluard, Dignes de vivre Il m’a bien fallu quelques saisons avant de pouvoir remonter le chemin des Eglises sans avoir à actionner les essuie-glaces et chavirer dans la mélancolie la plus chagrine.Depuis deux ans qu’elle est passée aux mains des barbares, la maison de mon enfance a tout perdu de son charme d’antan.Disparue la galerie vitrée dans laquelle je m’installais confortablement pour contempler le Pinacle et où je piquais un roupillon les après-midi d’été, arrachés les bardeaux de cèdre, saccagé le terrain, meurtri le regard.Même le coq au sommet de la grange ne chante plus.Rien n’est plus comme avant et c’est heureux ainsi.Tout est plus harmonieux dans les toiles de mon souvenir.Cette maison n’existe plus que là.Rares sont les maisons (ou les hommes) qui m’ont fait pleurer autant.En fait, on les compte sur les doigts d'une main, comme les amis, ces toits qui deviennent notre moi.On ne balaie pas vingt-cinq années avec autant d’aisance que les agents d’immeuble, ces croque-morts, voudraient nous le faire miroiter.Au mo- Visité: l'exposition Renoir au Musée des beaux-arts du Canada (à Ottawa), un toit sous lequel je pénétrais pour la première fois.61 portraits des familles de jadis vous y attendent dans toute leur splendeur jusqu’au 14 septembre prochain.Ça vaut le détour en voiture ou en wa-wa.Placoté: avec le vieux (très vieux) journaliste Fulgence Charpentier, dont Jean Dion vous tirait le portrait lundi dernier dans Le Devoir.11 était à ment de la vente, mon père a eu ces paroles définitives que je ferai graver sur sa pierre tombale: «Je ne serai pas le concierge de vos souvenirs.» S’il s’appelait La Rochefoucauld, on en aurait fait une maxime.Un autre toit quitté à regret?Celui de Saint-Barnabé, petite fermette recluse sur le bord de la rivière Yama-chiche, en Mauricie, et témoin d’un mariage trop court Le jour où j’ai décroché mon hamac mexicain et fait mes adieux à l’olivier de Bohème, fut jour de noir.Je connaissais chaque clou de ce plancher des vaches retapé lentement.Les meu-meu avaient gagné mon affection à force de placidité.Nous étions bénis par les lieux, choyés par les deux, à «regarder pousser les cailloux», une expression de mon défunt.Je suis d’ailleurs la seule, je crois, à qui il vendrait sans arrière-pensée son toit qui fut aussi le mien.Si je songe aujourd’hui à ces maisons qui ont élu domicile en moi, c’est que je viens de passer chez le notaire et qu’elles sont toutes remontées à la surface, le temps de me serrer le cœur à nouveau.Aujourd’hui même, l’Anglo et moi sommes les heureux propriétaires d'une maison pour laquelle nous avons fléchi des genoux dès les premières minutes.Nous cherchions une maison avec du l’exposition de Renoir à Ottawa et, selon mes calculs, il avait 23 ans au moment du décès de celui-ci.Je vous assure que malgré ses cent ans, monsieur Charpentier n’est pas dur d’oreille et qu’il a l'esprit aussi vif que les yeux.Je me demande combien de maisons il a aimées dans sa vie?Autant que de femmes?Lu: les citations de différents auteurs et poètes dans le petit livre Home (Running Press), un cadeau de 6,95 $ «soûl», une maison intime, une maison pour écrire, pour rire, pour vivre, pour respirer et se reposer.Une maison pour que l’amour fasse des petits.Si les lois municipales le permettaient, j’y aurais des poules pour couver tous les œufs que je viens de mettre dans le même panier.Sur tout le lot de maisons encerclées dans les livres de l’agent d’immeuble, c’est la seule adresse où nous avions envie de pousser la porte.Ses vertus domiciliaires ne s’expliquent pas autrement que par les gens qui lui ont prêté leur âme.Notre maison n’a jamais été vendue auparavant.Elle est vierge de ce côté.Ses propriétaires jusqu’à aujourd’hui l’ont fait construire en 1964, avec de la brique de récupération et du sapin de Colombie-Britannique, pour y installer leur famille naissante.Leur grande fille de 32 ans y demeure encore, tant cette maison est un antre, un refuge sous les trembles qui consolent.J’ai vu les yeux inquiets des Delorme à l’idée de tous les pans de murs que nous nous promettons de faire disparaître, un trou par-ci, un trou par-là, abracadabra.Je me doute de la peine de ces gens qui abandonnent le navire pour nous le céder sans même avoir vérifié si nous avions un permis de navigation en bonne et due forme.Je devine dans leurs regards une résignation que les plans et les rénovations de leur nouvelle demeure ne suffisent pas à noyer.la tristesse sera furtive aujourd’hui lorsque le camion des déménageurs viendra tout emporter sauf l’essentiel.Le sentiment qu’un pan de vie vient abruptement de tomber se fera aigu.Iœ chant du couple de cardinaux dans le sapin sera plus grave.à offrir au nouveaux proprios qui pendent la crémaillère.J'aime bien celle-ci: «Home is not where you live but where they understand you.» (Christian Morgenstern, 1871-1914).Aimé: la nouvelle collection de livres de cuisine Grains de saveur aux éditions Hurtubise HMH.Elle en compte quatre, tous illustrés et pas chers (22,95 $).Offrez-vous le livre sur la tomate ou sur l’huile d’olive pour l’été.Quelques recettes complètent à la Depuis deux mois, chaque fin de semaine nous ramène en ces lieux où nous planterons notre croix dans quelques heures.Nous passons devant la maison, en roulant doucement, nous arrêtant pour l’admirer dans un silence pieux, repartant presque aussitôt parce que je ne veux pas être surprise en flagrant délit de molles rêvasseries.Un genre d’orgueil et de pudeur en même temps.Cette maison, nous l’aimons déjà et pourtant nous nous connaissons si peu.Les Delorme ont eu la gentillesse de nous laisser entrer plusieurs fois chez eux.Ils nous ont ouvert leur porte çt leurs garde-robes, même le frigo.A chaque visite j’ai eu l’impression d’avoir toujours vécu ici.Paule m’a même dit en m’offrant un jus de canneberges: «Le transfert sera moins difficile.Habiter une nouvelle maison c’est faire un deuil.» Un deuil de soi car le toit est un nouveau moi.Notre nouvelle maison se sentira un peu vide ce soir, un peu seulette dans son cul-de-sac.J’espère qu’elle ne se mettra pas à pleurer elle aussi.Des Kleenex pour des larmes de maison, ça doit ressembler à de grands draps blancs.Et la corde à linge qui n’est même pas installée pour les faire sécher.Sùr, que la famille Delorme reviendra visiter sa vieille maison canadienne et certainement qu’elle les accueillera à volets ouverts.Quant à nous, il faudra faire preuve de tact et l’amadouer avec une petite fête avant de l’assommer à coups de marteaux et de la découper à la scie ronde.Après tout, on ne lui a jamais demandé son avis.joblo@cam.org toute fin.Aussi les épices, et le cidre.De véritables livres de maison, à lire comme à cuisiner.Remercié: ma voisine de m'avoir prêté le livre The baby decision de Merle Bombardieri (publié en 1981 chez Rawson, Wade).Le sous-titre n’annonce rien de bon: «how to make the most important choice of your life».J’espère que ça ne vient pas automatiquement avec une maison, ce genre de décision.I J L E I) E V 0 I II .I.E V E N I) Il E I) I I .1 l! I I.I, E T I !) !) 7 B 2 ?PLAISIRS* VINS HORTICULTURE Frioul Vénétie Julienne: à la fine pointe de la finesse \VJV-' 1Wï».#/////¦¦¦ Il existe un coin de pays dont on peut dire qu’il ait encore une certaine chance de pouvoir évoluer à l’écart des modes, ne serait-ce que par le poids de son histoire, riche en rebondissements et invasions successives qui lui permet de devancer ces modes en en créant de nouvelles.Déterminismes naturels liés aux contextes de climats et de terroirs ou hégémonie passagère de peuples qui y ont façonnés les vins en y gravant leur style?Ces deux facteurs vont de paire en Frioul Vénétie Julienne, une minuscule région vinicole dotée tout de même de sept DOC (l'équivalent des Appellations d’Origines Contrôlées) représentant 40 % de la production totale de la province et sise à l’ex-•trémité nord-est de l’Italie.; Des Autrichiens qui ont dominé la ‘région dès 1500, les Friulani conservent toujours cet esprit de synthèse, de précision et d’économie de moyen au niveau de leurs vins qui font souvent défaut dans le contexte mondial actuel où l’extraction et la puissance, souvent à la limite de la caricature, font de plus en plus la pluie et le beau temps.Mais sauront-ils résister encore longtemps à l’envie (bien légitime d’ailleurs) de rejoindre le plus grand nombre de consommateurs en apprêtant leurs vins dotés d’une remarquable délicatesse à la «sauce boisée du jour»?C’est à espérer.Car, pour vous l’avouer franchement, ces vins nets, droits, aromatiques et sans cesse à la fine pointe de la finesse, issus pour la grande majoré de cépages blancs fort originaux tels le Tocai Friulano, la Ribolla Gialla, la Malvasia Istriano, le Verduzzo, le Picolit ou encore ceux importés au tournant du siècle que sont le Char-donnay, le Sauvignon ou le Sémillon, tous récoltés sous la barre des 53 hl à d’hectare (40 hl pour les DOCs), ne valent pas le détour boisé que l’on serait tenter de leur faire prendre.A moins, bien sûr, de s’appeler Filiputti ou Gravner qui œuvrent avec une telle parcimonie au niveau du bois neuf qu’il devient presque un murmure chuchoté à l’oreille de la grappe.La grande variété des terroirs allant des graves fines, à l’argilo-calcaire en pas-¦ sant par les célèbres flysch de Cor-mons suffisent amplement à donner aux vins toute leur personnalité.Quant aux cépages rouges, dont les indigènes Pignolos, Refoscos, Schiop-petinos ou Tazzelenghes en bonne voie de réhabilitation, il faut compter aussi sur les classiques Cabernets Sauvi-gnons, Merlots, Cabernets Francs et autres Pinot Noirs, jamais très concentrés et affichant comme ceux de l’Om-brie plus au sud, des affinités au niveau de l’élégance et de la texture.Il n’y a qu’à songer au superbe Abbazzia di Rosazzo Ronco dei Roseti 1989 (31 $ *S) parfaitement à point, fort complexe et long en bouche, au mordant et original Vigne dal Leon Schiopettino 1991 (34,25 $ S), épicé et encore plein de verve ou encore au fin et fort complexe Vintage Tuni-na 1995 de Jermann (49,75 $ S), un blanc d’une rare profondeur, pour s’en convaincre.Une délégation de producteurs du Frioul était de passage cette semaine au Québec avec, dans leurs valises, de grosses meules de Montasio — le succulent fromage de la région doté d’une appellation contrôlée à lui seul — ainsi qu’une batterie de bouteilles aux nettes tendances estivales.Parmi celles-ci: le pimpant Cabernet Franc de Luisa, l’intrigante Ribolla Gialla de Gradnik, les très purs Tocai Friulano et Chardonnay de Lorenzon, l’exotique et riche Sauvignon de Pavan et encore l’épicé et vibrant Pinot Grigio d’Attimis.En espérant qu’ils garnissent un jour les tablettes, tentez l’expérience du dernier arrivage du Pinot Grigio, soit le 1996 de Colla-vini (13,75 $ R), un blanc savoureux au bon goût de pomme mûre et soutenu d’une légère pointe de gaz carbonique ainsi que le Chardonnay 1995, Villa Chiopris (14,15 $ R), sec, léger, frais et non dénué de finesse.Enfin, dans un tout autre registre et en attendant ma sélection de vins d’été 97 prévue la semaine prochaine, pour les amateurs de rouges incandescents et chaleureux comme le soleil d’été qui a tout juste plongé derrière l’horizon, je vous propose, bien raliaîchi, l’étonnante Gama-cha 1995, Sangre de Toro de la maison Torres (9,95 $ R): fruité simple, immense, rustique et bien mûr de mûre sauvage et de poivre noir et saveurs corsées, légèrement anguleuses qu’une touche de cuir rendent plus cavalières encore.Parfait sur les grillades.et la sieste à l’ombre du pommier.Dans le vignoble québécois Huit vignobles de la Montérégie et de l’Estrie vous attendent cette été, les ceps déroulés comme de grands bras ouverts en attendant la prochaine vendange qui les soulagera de leurs fruits.Pour ce faire, Alain Lali-berté propose deux circuits en autobus, selon que vous optiez pour les vignobles Dietrich-Joss, Le Marathonien, l’Orpailleur ou La Bauge — visités les 19 juillet et 16 août —, ou ceux des Arpents de Neige, des Blancs Coteaux, de l’Orpailleur ou encore des Côtes d’Ardoise — projetés pour les 12 juillet, 2 et 23 août prochain.Ren- seignements: 652- 5081.Pourquoi ne pas tenter la randonnée, un guide pratique et fort bien détaillé à la main?C’est ce que proposent les auteurs Jean-Marie Dubois et Laurent Deshaies avec le tout récent Guide des vignobles du Québec, sur la route des vins.Voilà un guide comme je les aime: non seulement ne se contentent-ils pas de nous livrer les détails classiques relatifs à l’histoire du vignoble, de la viticulture (bien détaillée d’ailleurs) ou du nombre de ceps plantés, mais nos deux géographes de formation se permettent aussi une incursion du côté de la géomorphologie du terroir, une donnée à mon sens jamais explorée et pourtant d’une importance capitale afin d’établir une éventuelle classification de crus.J’aurais cependant souhaité que les auteurs s’impliquent personnellement au chapitre de la dégustation, même le plus simplement du monde, en complément (ou sans) des propos tenus par la presse spécialisée.(Les presses de l’Université Laval, Les Editions de l’IQRC, 300 pages, 19,95$).Vins-plaisir Grüner Veltiiner 1996, Graf Har-degg, Autriche (14,85 $ S) et Chardonnay 1996, Le Bonheur, Stellenbosch, Afrique du Sud (14,90 $ S): un duo de haute sensibilité, se partageant avec justesse et délicatesse l’espace aérien de nos palais avides de fraîcheur estivale et de bonheur tout simple.Ce «Bonheur» sud-africain n’est d’ailleurs pas si mal nommé car il offre, sur des arômes mûrs, exotiques et «tendrement» boisés, des saveurs lisses, précises et fraîches d’abricots et d’ananas qu’une amertume révèle avec plus de ferveur encore sur la finale.Quant au grüner veltiiner, LE cépage autrichien par excellence, il semble avoir été inventé pour hydrater l’été et sa bande de joyeux assoiffés.Que ce soit par ses arômes nets, verts et tranchant si près du raisin que l’on s’y mouille le nez ou par ses saveurs fines, délicates et vivaces, qu’un zeste d’agrume et d’épice relève fraîchement, le vin «s’écluse» aussi rapidement qu’un torrent gonflé lancé à l’assaut de rochers.C’est tout dire.*R signifie produit régulier et S, spécialité.Je a n Aubry L’état du jardin Le jardin va bon train.Les dernières pivoines fleurissent depuis une quinzaine et les épinards fondent sous la dent.Bien fini le printemps, voilà le plein été.Au potager, halte à la cueillette de rhubarbe.Il faut bien qu’elle récupère un brin la pauvrette afin d’emmagasiner dans ses racines assez du soleil de juillet et d’août pour passer l’hiver (une recommandation de l’agronome Pierre Sauriol, spécialiste des cultures maraîchères).Par contre, rien ne vous empêche de désherber tout en remplissant votre bol à salade de verdures mêlées: chou gras, stellaire moyenne, amaranthe à racine rouge, pourpier potager.Bouillis dans deux eaux, les boutons floraux de l’asclépiade ont le goût de l’asperge en plus fade ou en plus doux, à votre goût.Ceux de la marguerite mêlent le piquant du poivre et l’amertume des feuilles de pissenlit.Un mesclun sauvage.(Lire Plantes sauvages comestibles et Plantes sauvages au menu de Fleurbec).Il faut avoir les plantes aromatiques à l’oeil.La période précédant la floraison permet de récolter à foison le meilleur de leurs parfums.La menthe, en particulier est à son apogée.Et on cueillera à brassée les fleurs de tilleul tout juste entrouvertes, notes de cœur des tisanes de l’été.Des lilas peu fleuris et des viornes mal en point Vos lilas ont fleuri peu ou prou.De même, ceux de beaucoup de jardiniers, confirme Raymond Cocher, horticulteur à l’arboretum du Jardin botanique de Montréal.Les racines étant encore trop froides lors de la poussée du printemps, les fleurs ont avorté faute de sève.D’où les pani-cules bruns et mollasses qui vous ont tenu lieu de fleurs de lilas cette année, si fleurs vous avez eues.Mais les lilas reviendront l’année prochaine si le printemps s’y prête.Est-ce la faute du triste mai de cette année si les feuilles de votre viorne trilobée laissent passer le soleil plus que de coutume?En fait, le limbe dévoré, il ne reste plus que les nervures.Les pucerons l’ont bien épargné votre viorne cette année, mais à quoi bon puisque des insectes, aujourd’hui introuvables, ont réduit leurs feuilles à l’état de squelette.Cherchons les coupables.Les larves paraissaient noires (en fait jaunes à points noirs) , vous en souvenez-vous?Et d’,environ cinq millimètres de long.Ecloses au printemps, elles se sont nourries des jeunes feuilles.Ce serait les rejetons du squeletteur de la viorne, que cela ne serait pas étonnant.Un insecte européen, identifié pour la première fois dans la région d’Ottawa en 1978 et qui a pratiquement éliminé toutes les viornes du coin, rapporte le Dr Laurent Lesage d’Agriculture Canada.Un problème depuis 3 ou 4 ans dans la ré- gion montréalaise, estime Marie-Claude ümoges, agronome et avertisseur pour le Réseau d’avertissements phytosanitaires en pépinières ornementales.Selon le Dr Lesage, spécialiste du squeletteur et de sa famille, les sque-letteurs de la viorne peuvent mettre à mort une viorne en trois ans puisqu’à la fois les larves au printemps et les adultes en été en mâchent les feuilles.Les adultes, des coléoptères longs de 8 mm et bruns, aux reflets dorés et à l’aspect velouté/ selon la description du chercheur, apparaissent vers la mi-juillet.Transportés par le vent à partir de leur lieu de naissance, ils continueront sur d’autres viornes leur triste besogne.Toutes les viornes n’ont pas également les faveurs du squeletteur.Nostalgiques de leur mère patrie, ces insectes ont une préférence pour les viornes des vieux pays, viorne Boule-de-neige et autres, précise Laurent Lesage.La viorne trilobée étant indigène, le squeletteur n’a peut-être finalement rien à voir dans toute cette affaire.Et si, plutôt que des larves noires, vous aviez aperçu à répétition de répugnants vers verts d’environ un centimètre de long.Vers qui se porteraient vos soupçons?Vers des larves de tenthrèdes (genre de mouches-à-scie) d’après Jean-Denis Brisson du Laboratoire de diagnostic du Ministère de l’agriculture, des pêcheries et de l’alimentation à Québec.Des larves tout aussi voraces que celles du squeletteur.Notre entomologiste a reçu d’ailleurs plusieurs échantillons de ces insectes sur feuilles de viornes, ce printemps.Tiens, tiens.Sauf que maintenant les suspects, larves de mouches-à-scie ou de sque letteur, se sont évanouis dans la nature.En effet, tenthrèdes et squeletteurs sont maintenant en retraite dans le sol, en pupaison pour parler entomolo gique.En attente de devenir adultes, les squeletteurs à la mi-juillet et les mouches-à-scie, peut-être seulement au début du prochain printemps.Que faire?Rien avant d’avoir identifié sjans l’ombre d’un doute les coupables.A la prochaine incartade, remballez-moi tout ce beau monde dans un sac de papier et en route pour l’Insectarium au comptoir des renseignements entomo-logiques (4581, rue Sherbrooke Est, Montréal).Mais en attendant, bichonnez votre viorne avec un fertilisant Et à la fin de l’hiver, taillez les rameaux où le squeletteur a pondu.Vous les aurez notés à la fin de l’automne, ces tiges où de petites boursouflures noirâtres marquent les sites de pontes.Et inscrivez le traitement à l’huile de dormance juste avant le débourrement à votre calendrier le printemps prochain, histoire tuer les bouffe-feuilles dans l’œuf.Si vous les loupez, ils faudra tenter un traitement à l’eau savonneuse ou pyrèthre et roténone contre les larves aux beaux jours de l’an prochain.Le squeletteur, Feuilles de viorne trilobée dont il ne reste que les nervures.Trouvez le coupable.qui en a vu d’autres, est d’ailleurs résistant à plusieurs insecticides.Bonne chance les viornes! Que faire, que faire cette semaine?¦ Insectes emblèmes du Québec, suite et fin.La chronique de la semaine dernière sacrait trop vite la coccinelle maculée, insecte emblème du Québec.Marjolaine Giroux de l’Insectarium de Montréal précise que cinq candidats sont en lice: la coccinelle maculée, le bourbon fébrile, la demoiselle bistrée, l’amiral (un papillon) et la cicindèle à six points (un autre coléoptère).Un vote populaire déterminera le gagnant.Plus d’info en 1998.¦ Lecture: Guide Prieur, saison par saison, de Benoit Prieur, aux éditions de l’Homme.On y reconnaîtra la formule Prieur appréciée des lecteurs: abondance d’illustrations, présentation aérée et conseils pratico-pra-tiques.Tout à fait adapté à chez nous avec les dates du début des saisons dans chaque région du Québec et des témoignages de jardiniers de tous les coins de la belle province.Cependant, certaines inexactitudes dans les noms botaniques (ex.ceux de la pensée, de la rhubarbe) et traitements des maladies et insectes agaceront peut-être le jardinier expert.Par exemple, les taches noires sur les feuilles des rosiers décrites en p.208 ont tout l’air des symptômes de la tache noire du rosier et non de la tavelure du rosier qui n’existe pas.(Voir Noms des maladies des plantes au Canada, de la Société de protection des plantes du Québec).Traiter les infestations de pucerons ou de mouches blanches au B.T (p.194), alors que le produit vendu généralement au détail s’attaque aux larves (chenilles) de papillons, ne donnera pas grands résultats d’après l’agronome, Daniel Savoie, longtemps vendeur de ce produit pour la multinationale Bayer.Danielle Danena is endez-vj *jyr # ourmands les (îlrpppriPB JBrttonnetf Spécialités: Crêpes bretonnes, coquille St-Jacques, crevettes à l’ail, soupe à l’oignon, salade verte, escargots, fondue suisse Le Triskell L’Escale Bretonne 3470, Saint-Denis, Montréal 4007, Saint-Denis, Montréal 281-1012(métro Sherbrooke)843-6354 NOUVEAU Fine cuisine évolutive Spécialités: venaisons et poissons grillés Table d’hôte le midi à partir de 7,95 $ Menu dégustation (4 services) Ouvert 7 jours/semaine 5121, boul.St-Laurent (près Laurier), Mil 272-0703 AUBERGE ¦ RESTURWl VIEVX-UOATREAL Fine cuisine française Brunch du dimanche dans un salon du Millf siècle Menu 5 services 25 $ Réservations : II) Il 30 et 13 h Ouvert tous les soirs à partir de lilh Petits salons privés pour groupes 405, Bonsecours, Vieux-Montréal 282-1725 PIERRE DU CAEVET ïi.d / “J 5 ^ -i e£ og* is Cuisine provençale raffinée DANS UN CADRE CHARMANT Salles et salon privés 2065, rue Bishop, Montréal 987-9586 Pour annoncer dans cette rubrique, contactez Micheline Ruelland au 985-3322 Josée Blanchette Il fait si chaud cet après-midi que l’idée même de manger nous est insupportable.La faim se dissimule derrière un paravent de lassitude et de mol intérêt pour la chose comestible.Tout d’abord, Pete et moi recherchons l’air climatisé.Et puis, comme tous les Montréalais, nous nous promettons d’aller égarer nos pas du côté du Festival de jazz.Il est grand temps d’ailleurs puisque depuis quelques jours, Pete me casse les oreilles avec son harmonica et sa guitare électrique.Il a même parlé de s’acheter un piano.«L'harmonium dans le salon ne te suffit pas?» Non, c’est trop mortuaire pour lui.Nous nous promenons boulevard Saint-Laurent à la hauteur du quartier chinois et décidons de pousser la porte d’un resto vietnamien qui semble être fort populaire auprès de la communauté asiatique.Pas une table n’est libre.Cali sert les soupes-feu comme en Asie du sud-est sauf qu’ici les clients ne sont pas attablés autour d’un sampan sur les rives d’un canal du centre-ville.Lorsque l’indice d’humidité est élevé, rien de tel que ces nourritures maigres et savoureuses conçues pour vous laisser le cœur léger.Nous commandons une des spécialités, la soupe de bœuf à la cochinchi-noise (n° 34) sans les boulettes et sans le gras de bœuf de la n° 35.Cette soupe aux languettes de bœuf maigre est préparée avec un os et fleure bon la citronnelle et toute sortes de légumes savoureux dont on se sert pour faire le bouillon.C’est l’une des meilleures qui soit à ma connaissance.Rien à voir avec ces bouillons de poulet insipides dans lesquels se désolent des morceaux de bœuf décolorés.Du vermicelle ajoute un peu de plomb à cette soupe.On lui donne du croquant avec le germe de soja, du parfum avec le basilic thaï bien poivré.Un filet de jus de limette donne une note aigre à cette soupe douce.Baguettes et cuillères à soupe RESTAURANTS De jazz et de baguette mil u de plastique sont à la libre disposition du client sur la table.Pete se régale pour sa part d’un bol de vermicelle garni de poulet grillé et de rouleaux impériaux, le tout arrosé au nuoc mam, la sauce de poissons locale.Le poulet est tendre et juteux, les rouleaux parfaits.La salade se résume à quelques bâtonnets de carottes et de daïkon marinés.De la coriandre fraîche parfume l’ensemble.Nous étanchons notre soif avec une bière vietnamienne, la Hue, aussi insignifiante qu’une Corona ou une Sleeman mais par temps chaud, je les préfère aux bières trop typées.Autour de nous, les Asiatiques boivent plutôt du thé, du Seven-Up ou encore une boisson aux fèves rouges et au lait de coco que nous nous promettons d’essayer une autre fois, lorsque le temps sera moins pesant.Un repas pour deux personnes coûte environ 12 $ avant bière, taxes et service.On paie comptant.CALI 1011, boul.Saint-Iüurent Tel.: (514) 876-1064 Quelques spectacles de rues plus tard, nous voila aux prises avec un petit creux dont nous sommes aussi sur- pris que ravis.Danser sous le ciel bleu d’été nous aura creusé l’estomac.Plutôt que de retourner dans le quartier chinois, nous nous dirigeons à pied en suivant la rue Sainte-Catherine vers l’Université du Québec et ses environs.L’animation est à son comble sur la rue.Pete sort son harmonica et se met à jouer en marchant.Ne me reste qu’à renverser mon chapeau et tendre la main pour recevoir l’obole.Arrivés en face de chez Dupuis, nous entrons chez Café Saigon Junior, un des rares viets à rester ouvert jusqu’à minuit chaque soir dans le coin.Pour ceux qui connaissent déjà le Café Saigon senior (rue Saint-André, à deux pas), ce rejeton présente une cuisine passablement différente (thaï et viel) dans un décor plus contemporain et bistrot.Pour ne pas faire compétition à son aima mater, le Café Saigon junior sert donc quelques plats sur vermicelles ou riz précédés d’un choix de soupes.On peut aussi y déguster une soupe-feu, tonkinoise, au lait de coco ou à la citronnelle.Pete commande une petite soupe à la citronnelle et au poulet, suivie d’un poulet au gingembre avec nuoc mam.Je me lance plutôt dans le rouleau de printemps et les crevettes au cari vert et lait de coco tirées du menu thaïlandais.T HKUCE K0I1ERTS Rouleau de printemps aux crevettes et soupe aigre-douce à la citronnelle savourés, le serveur nous apporte deux petits bols de sauce, l’une au cari vert très épicée et l’autre au cari rouge qui l’est un peu moins.Nous préférons tout de même le cari vert mais apprécions la délicate attention.Le ragoût thaï est présenté dans un petit plat en grès muni d’un couvercle.La sauce succulente et les crevettes d’une belle grosseur s’ajoutent aux légumes croquants de nature diverses.Même Pete accepte de goûter malgré la présence de ce qu’il surnomme les «coquerelles marines».Une sauce au lait de coco peut faire des miracles.Le poulet au gingembre est plus sage, caramélisé à l’extérieur.Nous en faisons quelques bouchées.Tandis que je termine l’assiette, Pete se remet à jouer de son harmonica.Un serveur s’arrête et l’écoute médusé, convaincu qu’un grand nom du jazz vient de s’arrêter dans son restaurant.Qui oserait le détromper?Un repas pour deux personnes coûte environ 20 $ avant thé, taxes et service.CAFÉ SAIGON Jr.826, rue Sainte-Catherine Est TéL: (514) 282-5757 t L E I) E V OMI, I, E V E N I) I! E I) I I .1 I! I I.I, E T I !» !) 7 B 3 - LE DEVOIR ?-== TOURISME / TOURISME Etudiants, le tourisme vous offre des stages Le tourisme, un secteur d’emploi stratégique?C’est ce que soutient la ministre déléguée au Tourisme, Rita Dionne-Marsolais, en l’incluant pour les trois prochaines années au Programme de soutien à l’emploi stratégique (PSES) déployé depuis 1994 par le ministère de l’Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie dont elle est également titulaire.«Il importe, a-t-elle déclaré au 'Devoir cette semaine, de reconnaître ainsi la valeur du tourisme.Il permet aux régions du Québec de prendre en main leur développement économique, de diversifier leurs sources de revenus et de mettre en valeur leur spécificité tout en s'ouvrant sur le monde.» L’objectif du PSES (sept millions de dollars par an) est de fournir aux entreprises, dans des champs , d’activités définis, un soutien financier pour les aider à employer du personnel qualifié et spécialisé.Dans le cas du tourisme, il a la particularité d’être un programme d’été favorisant l’embauche d’étudiants-stagiaires.«Les étudiants en agrotourisme, en écotourisme, en tourisme culturel et en hôtellerie en seront les bénéficiaires, a souligné la ministre, tout autant que les milieux correspondants de l’industrie touristique.» Qui est admissible?Toute personne inscrite au Placement étudiant du Québec (PEQ) et étudiant à plein temps aux niveaux universitaire, collégial ou même secondaire (selon certaines restrictions).Toute entreprise 'à but lucratif ou non reliée aux milieux précités; en sont exclus les organismes publics, les bureaux ou centres d’information touri :que relevant d’une administration publique, les établissements d’hébergement autres que les hôtels, les entreprises .œuvrant dans les.secteurs du loisir et du transport par autobus nolisés, les agences de voyage et d’excursion, les bars et certains catégories de restaurants.Les durées minimale et maximale des stages sont de six et quatorze semaines alors que la subvention aux employeurs ne peut dépasser 10 000 $, à raison de 100 $ et de 120 $ pour des salaires hebdomadaires de 250 $ et de 300 $.Les demandes d’aide financière doivent être présentées avant le 31 juillet prochain.Les stages offerts doivent avoir un caractère spécialisé et permettre aux étudiants d’appliquer leurs connaissances acquises dans les domaines de l’administration, de l’animation éducative, du commerce international, de l’informatique, de certains services de restauration, de la promotion ou de la représentation.Le 31 juillet, n’est-ce pas un peu tard pour des stages étudiants?«C’est à ma demande, répond la ministre, que le PSES a été élargi cette année au tourisme.Il a fallu faire les ajustements nécessaires.Ce qui compte, c’est de contribuer à l’amélioration de la qualité dans le tourisme au Québec et de faire reconnaître l’importance des stages dans cette démarche.Déjà, la réponse dans certaines régions depuis le lancement du programme en juin, est très encourageante.Si nous pouvions placer 2 000 étudiants d'ici l'automne, je serais bien contente.Et ce sera mieux l’an prochain.» Rappelant que les 29 000 entreprises reliées au tourisme fournissent près de 100 000 emplois dont 28 % sont occupés par des jeunes de moins de 25 ans, elle poursuit: «Il faut briser le cercle vicieux du “pas d’expérience, pas d'emploi".Ce sont les jeunes — la relève — qui ont des idées.Il y en a sûrement qui vont aider des entreprises à développer des plans marketing, de nouveaux produits.» Selon Rita Dionne-Marsolais, le PSES s’est traduit, depuis sa mise en œuvre, par un taux de 60% d’em-bauche des étudiants dans les entreprises où ils ont fait des stages: «Ils reçoivent une formation terrain et les entreprises découvrent qu’ils apportent vraiment une valeur ajoutée.» En sera-t-il ainsi en tourisme?* Le Placement étudiant du Québec dispose de représentants dans chaque région du Québec et dispose de bureaux permanents dans le Vieux-Québec et à Montréal.Voici ses coordonnées: (514) 873-7395 (à Montréal), (418) 646-9710 (à Québec), 1-800463-2355 (pour les autres régions), 1-800565-6428 (télécopieur), PEQ@micst.gouv.qc.ca (adresse électronique), http://www.micst.gouv.qc.ca (Internet).Normand Cazelais ?Naples la mal-aimée renaît à la vie artistique Longtemps fermée sur elle-même et réputée infréquentable, la cité parthénopéenne connaît une effervescence sans précédent et attire de plus en plus de touristes.Ce sursaut est pour beaucoup le résultat de l’action du maire, Antonio Bassolino.ARCHIVES LE DEVOIR Le Castel Nuovo, le musée municipal que les Napolitains préfèrent appeler Maschio Angioino, accueille une exposition de photos de grand format sous le thème Westmoreland Naples.JEAN-LOUIS PERRIER LE MONDE Naples — «Naples est-elle devenue le salon “à la page” de l’intelligentsia italienne?», interrogeait un numéro récent du Carrière della sera.Et Je quotidien milanais de répondre: «À observer la quantité de rendez-vous donnés depuis quelques années à l’ombre du Vésuve, on ne peut que le reconnaître.» Le romancier napolitain Erri De Luca l’observe: «Il y a une effervescence sismique en ce moment.La ville vit une phase de soulèvement.» Chaque film, chaque chanson, chaque exposition, chaque colloque philosophique ou politique conforte la stratégie municipale de «promouvoir Naples comme territoire de confrontation culturelle, d’en faire une ville ouverte» et de rattraper le retard sur ses rivales du nord.Tout commence et tout s’achève encore par du théâtre à Naples.Même en photographie.On le vérifie au Castel Nuovo (musée municipal), que les Napolitains préfèrent appeler Maschio Angioino, qui expose 55 photographies de grand format sous le titre: Westmoreland Naples.Cette plaisante série de composition signées Marcello Garofalo et Vittorio Guida rassemble l’essentiel de la scène napolitaine et rejoue dans un cadre théâtral et napolitain des classiques du répertoire cinématographique: de Wenders, Schroeder et Fassbinder; de Godard, Truffaut et Vigo; de Cassavetes, de De Palma et Tarantino; de Kusturica, Ferreri et Bertolucci.«Inversion de tendance» Les cimaises du Maschio Angioino constituent un book où il n’y a qu’à puiser pour faire sa distribution.Deux générations d’acteurs sont présentes, celle de l’école classique d’Eduardo de Filippo, et celle du théâtre nouveau.Elles sont réunies par Enzo Moscato, auteur (Kasoi), acteur, metteur en scène qui se veut «un pont entre les deux».Parmi les anciens: Franco Javarone, Giacomo Rizzo, Mario Merola (l'incomparable chanteur de la tradition, interprète de la sceneg-giata, le petit théâtre des grands sentiments) et Angela Luce, «un mythe» dira Enzo Moscato.Parmi les plus jeunes, avec Mario Martone et les nouveaux cinéastes: Anna Bonaiuto et Liaia Forte, Vicenzo Peluso et Fabri-zio Bentivoglio.Il y manque un acteur un peu particulier, qui se démène à lever le rideau sur son théâtre de ville: Antonio Bassolino, récemment classé dans un sondage national maire le plus populaire d’Italie, une haute figure qui a décidé d’en appeler à la culture pour restaurer la confiance des Napolitains en eux-mêmes.Il est partout, martelant son action d’un mot renaissance.Celle d’une capitale auparavant fermée, d’un peuple meurtri, d’une culture délaissée.Son allant déborde la cité parthénopéenne pour entraîner derrière lui le Mezzogiorno, et montrer aux chemises vertes que le Sud peut se passer d’eux.Et on a commencé de le croire, depuis que les chefs d’Etat ont fait faire le grand ménage pour le G7 il y a trois ans, assurant par leur présence que Naples était redevenue fréquentable, au point que ces migrateurs qui avaient cessé de s’y poser — les touristes — sont de retour, Italiens en tête.Renaissance, c’est un mot que Mirella Baracco n’aime guère: elle préfère parler d’«inversion de tendance» avec l’apparition d’une nouvelle classe politique aux mani pu-lite (mains propres).Et pourtant, si quelqu’un devait revendiquer un peu de cette renaissance, ce serait elle.Dans un entresol bourdonnant et ouvrant sur les jardins de la Villa communale, en jeans et collier de corail, l’ex-prof d’anglais s’est entourée d’affiches de graphistes connus célébrant Naples et ses monuments depuis qu’elle a créé en 1984 sa fondation Napoli Novan-tanove.Objectif: restau- rer le patrimoine certes, non pour l’œuvre en soi, mais pour participer à la formation d’une conscience civique et stimuler la croissance: «Les monuments sont des moyens.La fin, c'est la ville comme communauté physique et humaine.» C’est elle qui lancera en 1992 cette opération «portes ouvertes» qui aurait été banale n’importe où ailleurs, mais dans un univers où tout paraissait inaccessible, allait devenir un moment de vérité: «Dans le centre historique, ils se croyaient dans le ghetto et soudain ils se retrouvaient dans le trésor.» Baptisée «Mai des monuments», la manifestation est devenue une valeur sûre, reprise chaque année par la municipalité.Entre-temps, Mirella Baracco s’est lancée dans l’adoption d’un monument par chaque école.Son idée a fait le tour de l’Italie, et après avoir séduit un millier d’établissements, parcourt l’Europe: «Pour la première fois, Naples exportait un modèle culturel et c’est très important.» Le «modèle napolitain» est encore fragmentaire.D’autant qu’il colle trop à la peau de la ville pour offrir une réelle possibilité de métamorphose.Mais c’est en cela qu’il intéresse: parce qu’il a une identité.Dans une ville aussi lourde d’histoire, le mot n’est pas prononcé à la légère: il n’y a pas d’adjoint à la culture à la mairie, mais un adjoint à l’identité.Et si Antonio Bassolino ne néglige pas la tradition, c’est pour mieux faire advenir une identité contemporaine.Les groupes musicaux comme les rappeurs de 99 Posse, qui exportent aliégrement le mal-être local dans la langue de la rue, ou comme Almamegretta, qui chante «ces ruelles où n’entre jamais la mer» (en écho à La mer ne baigne pas Naples, de la romancière Anna Maria Ortese), ont été spontanément intégrés à cette renaissance.L’accès à la mer est devenu l’un des soucis des urbanistes de la municipalité.Il est prévu de resouder la ville et son port, séparés depuis que les Américains en avaient fait leur base.Mais la grande affaire d’Antonio Bassolino est la reconversion de Bagnoli.Cette aciérie géante, aujourd’hui fermée, symbole de l’industrialisation de la région, occupe l’une des plus belles parties du littoral à quelques kilomètres du centre historique.Le plan prévoit sa reconversion en lieu de tourisme, de loisirs et de congrès à l’an 2000.Les premiers concerts de rock viennent d’y être donnés, avant le Neapo-lis géant des 10, 11 et 12 juillet avec David Bowie.Mais à l'approche des élections, l’opposition, Alliance nationale en tête, conteste le projet.Devant les risques de blocage, 150 intellectuels de toute l’Italie se sont engagés dans sa défense.Et il y a les cinéastes.Qui sont restés, ou qui sont revenus.Phénomène unique en Italie, depuis Vito et les autres (1991), d’Antonio Capuano, et La Mort d'un mathématicien napolitain (1992), de Mario Martone, soit en six ans cinq réalisateurs ont tourné 11 longs métrages.La vague des Vésuviens Au Chalet des Palmes, à Mergelli-na, où converge chaque samedi soir ce qui doit être la plus grande passeg-giata automobile du monde, Antonio Capuano précise: «Ce n’est pas une école.Nous sommes nés ici, c’est la seule chose qui nous unit.Chacun raconte sa Naples, différente.C’est cela le nouveau cinéma napolitain.» Pas une école, mais une vague qu'on a commencé d’appeler I Vesuviani fies Vésuviens) du titre de leur dernière œuvre commune.Cinq courts métrages, cinq nouvelles comme le cinéma italien les a tant aimées, produites et post-pro-duites localement.Unité de lieu: Naples; de temps: le présent; d’esprit: la fable, celle, éternelle, de Giambattista Basile: «Nous devons tout à Basile.C’est l’âme de la ville.» ARCHIVES LE DEVOIR La Scalinatella, à Naples.Voyag / Intel vafnauieÉ tmbres re i te pratique CcSfyVCm»Jafz 1 ¦ 1244, Chemin de Le Sapinière Val-David (Québec) JOT 2N0 Val-David: (819) 322-2020 Télécopieur: (819) 322-6510 Ligne SANS FRAIS: (800) S67-663S rire: trï'QQMffSSr I r/e S S) or.c.double ’ Incluant PETIT DEJEUNER et SOUPER Là NEW YORK •Transport aller retour - 2 nuits d’hôtel à Manhattan - Tour de ville guidé de 4h00 • Activités optionnelles offertes Autobus Hotel 169$ 139$ Occqifld Oxtbe Prix à partir de Avion Hôtel 389$ 419$ Occqifld Octdbe - Taxes Incluses PEUCEOTTT PLAN ACHAT-RACHAT EN EUROPE VOUS PARTEZ EN EUROPE ALORS CHOISISSEZ LA SEULE COMPACTE QUI VOUS OFFRE 5 PORTES ET LA MEILLEURE CONSOMMATION DU MARCHÉ, ÉCONOMISEZ SUR LE PRIX ET SUR L’ESSENCE.PROFITEZ DONC DE NOTRE SPÉCIAL 106 KID 17 JOURS : 649,00 $ j+ : 21 $ CHEZ LES GROSSISTES PARTICIPANTS réservations jusqu’au 31 juillet 1997 INTERNET: HTTP://WWW,INTERRESA.CA/TP/EUROPAUTO CONTACTEZ VOTRE AGENCE DE VOYAGE Plaisirs et secrets de la nature RÊVES DE VILLÉGIATURE Venez profiter de NOS FORFAITS Forfait 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i r s Activités Forfait vacances à cheval 2 À 5 JOURS À CHEVAL AU CŒUR DES APPALACHES 1 jour 90$, 2 jours 199$, 5 jours 549$, incluant repas, hébergement Réservation»! 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I L L E T I !» !» 7 B 4 LE DEVOIR TOURISME Week-end à New York, sa plage, ses gratte-ciel : «C’est haut, New York New York, USA.» — Gainsbourg NORMAND CAZELAIS Dites-moi, comment visite-on une planète qui tient dans une ville?Moi, je n’ai jamais vraiment su.Chose sûre, j’ai appris à rester dehors, à me promener par les rues.A un moment donné, je suis en Italie, j’entre dans une échoppe et je goûte à des pâtes fraîchement faites ou je m’achète des chemises taillées sur mesure.Plus loin, je suis en Chine, en Ukraine, dans un quartier encore plus juif qu’à Jérusalem.Combien y a-t-il de gens qui vivent à New York?Seize millions?Ou davantage?J’ai renoncé à les connaître tous et à les appeler par leurs prénoms.Des fois, je me dis qu’il est inutile de voyager autour du monde puisque New York est là, à une heure d’avion.Tout y est Broadway, les Yankees, le jazz, le Met et ses opéras que Montréal ne pourra jamais se payer.Je veux voir un Rembrandt, un Goya, un Picasso, un Vermeer, des os de dinosaures?Pas de problèmes, il y a plein de musées, gigantesques, riches comme ça se peut pas.Je veux voir la mer?Elle est là.Les montagnes?Il y a les gratte-ciel serrés comme les arbres d’une forêt qui se fraient un chemin tout vertical vers le soleil.Ou les incertitudes de la nuit.Est-ce que King Kong ne réapparaîtrait pas, une fois, au sommet de l’Empire State Building?Je peux y voir la richesse dans tous ses excès, de la Trump Tower au Tudor City Building.Et la peur, la misère aussi, dans le South Bronx.Dans les rues.New York, qu’Henry Miller qualifiait de «ville entière érigée sur un puits béant de néant»., Un pèlerinage En décembre 1980, John Lennon, ci-devant des ex-Fab Four, ne s’attendait pas à se faire trucider devant le Dako- ta, ultra-chic building où il résidait.Nous en portons encore tous et toutes le deuil.Devant, un coin de Central Park, oasis dans la mégalopole, a été aménagé à sa mémoire.Et payé à même les deniers de sa veuve, Yoko Ono.L’endroit s’appelle Strawberry Fields.Forever.Par le chemin des écoliers A l’aller ou retour, si vous n’êtes pas trop pressé, délaissez le New York State Thruway.Entre le Big Apple et Albany, essayez le Taconic State Parkway de l’autre côté de l’Hudson.Un peu plus long mais moins encombré.Et bucolique.Ellis Island Chez nous, les immigrants qui fuyaient misère et pauvreté s’arrêtaient à Grosse Ile dans l’archipel de Montma-gny.D’ailleurs, le lieu géré maintenAnt par Parcs Canada commémore cette année avec force manifestations ce chapitre de notre histoire où beaucoup de rêves Rirent ense-veljs dans la terre de 111e.A l’entrée de New York, Ellis Island, «île des larmes, île de l’espoir», fut cette «salle d’attente de la Terre promise».De 1892 à 1954,15 millions de personnes ont passé par ses bureaux, ses dortoirs, ses salles d’examen médical; entre 6 et 11 % d’entre eux auront été refoulés pour des raisons sanitaires.Diverses lois d’immigration successives ont interdit l’entrée aux porteurs de maladies contagieuses, aux polygames (vrai!), aux prostituées (évidemment), aux indigents (bis), aux anarchistes, aux Chinois, aux Japonais et même aux analphabètes.L’endroit a été restauré à grands frais (156 millions $ US) et deux millions de personnes le visitent chaque année.Accès (en 20 minutes) via un tra-versier qui part du Castle Garden Dock, à la pointe sud-ouest de Manhattan.Festivités A moins que vous ne soyez déjà dans l’avion, vous raterez les festivités du 4 juillet.Reprenez-vous, plus tard: VOIR PAGE SUIVANTE: NEW YORK m ARCHIVES LE DEVOIR New York, c’est aussi une île qui s’appelle Long Island, avec ses ports de pêche et ses plages.Ci-dessus, une vue de la plage aux Hamptons, ces stations de villégiature (très fashioimables en certains cas, comme à East Hampton) où déferlent les New-Yorkais à la recherche de belles plages.Un train, le Long Island Railroad, fait les 161 kilomètres depuis Penn Station en un peu moins de trois heures.J fl Pour annoncer, contactez Jean de Billy au (514) 985-3322 ou 1-800-363-0305 BAS SAIN T -L A U R E N T FLEUR DES BOIS s* ifTWTi Bien enracinée sur son promontoir, avec le majestueux St-laurent à f .ses pieds; cette auberge vous offre le VIVRE ET LE COUVERT.Cette /leur des bois be||e «Victorienne» vous charmera par son silence, sa discrétion, _/ sa cuisine régionale, son accueil et.ses couchers de soleil.Les Aubergistes Carole et Jude vous Invitent à réserver.103 Route du Quai, Rivière Quelle 1 -800-463-1201 POHENEGAMOOK SANTE PLEIN-AIR Site enchanteur au bord du magnifique lac Pohénégamook.Pour vivre Pi-JwWoamnnlr de vraies vacances en famille, en couple ou entre amis.Hébergement rixlcne&amPc>!É en chalet ou en camping, activités variées (voile, escalade, kayakis etc.) animation par groupes d'âges, garderie, piscine intérieure.Forfait tout Inclus.Soins et massages en supplément.Réservation: 1-800-463-1364 CHARLEVOIX AUBERGE DES EAUX VIVES Havre d'intimité, de romantisme, de quiétude et d'histoire.4 chambres dans une nouvelle auberge aux abords du fleuve, à proximité de la marina et de superbes plages.Services: coucher, déjeuner, bar.Cap-à-l’Aigle, 2 km de la Malbaie 1 -888-665-4808 AUBERGE L’ETE à St-Joseph-de-la-Rive, à proximité du fleuve, d'activités culturelles et de plein-air, redécouvrez l'authentique maison de la famille Desgagné, sa cuisine raffinée, son accueil attentif et son jardin reposant.Forfait-concert pour le Domaine Forget (418) 635-2873 MHT-PAUL HÔTEL BAIE ST-PAUL Établissement hôtelier offrant 42 chambres spacieuses, avec un restaurant, bar détente avec foyer, salle de réception et congrès.Chambres à partir de 59$ à 89$ pour une nuit.Votre hôte Antoine Neyron 1-800-650-3683 CHAUDIERE / A P P A L A C H E S Sur la Rive Sud du fleuve, à 1 hre de Québec, décou-wv/ / / Q£>/ vrez un ancien Moulin seigneurial dans son écrin de Ç£Zhuie#qe, ae& r/ftaris nature (porc de 5 hect., sentiers ornithologiques, peti-
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