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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1997-06-30, Collections de BAnQ.

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V o i.I.X X X V I I I N # I I I T I) It 0 X T tl LE DEVOIR M (I N T II K A I.I.K 1.1' N I) I « 0 .1 l! I i\ !) !) ^8 8 c + T I' s + t V y I $ Antoi n e Char PERSPECTIVES Avis de tempête Les 8 et 9 juillet à Madrid, les 16 pays de l’OTAN prendront une décision définitive quant à l’adhésion de la Roumanie à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord.Si l’intégration de la Pologne, de la République tchèque et de la Hongrie ne fait plus aucun doute, celle du «seul pays latin» d’Europe de l’Est est problématique avec la récente annonce de Washington de limiter à trois le nombre d’anciens satellites de Moscou appelés à adhérer à l’Alliance.Tous les dimanches, de préférence après la messe, les 23 millions de Roumains sont invités par leur plus grande chaîne privée à tourner leur visage vers l’Ouest pendant une minute afin de montrer leur ferme volonté d’intégrer l’OTAN.La campagne «Pro-OTAN» de Pro-TV, la chaîne la plus populaire du pays, se retrouve dans les douze quotidiens de Bucarest, dans les trois grandes centrales syndicales, au Parlement, dans les conversations quotidiennes.Le soutien à l’entrée dans l’Alliance atlantique est massif: plus de 90 % selon les sondages.Même l’ex-roi Michel est entré dans la danse.On est loin de l’époque où Nico-lae Ceausescu voulait casser la grande alliance militaire parce que le voisinage des Américains, par l’entremise de leurs bases en Grèce et en Turquie, indisposait le Conducator, fusillé avec son épouse Elena le 25 décembre 1989.Pour les Roumains, intégrer l’OTAN, c’est intégrer l’Europe.L’équation est simple pour un pays encore marqué par les séquelles de l’ère Ceausescu et où l’on redoute toujours le grand rêve d’expansion russe dans les Balkans.Le premier ministre Victor Cior-ba est allé rappeler, le 18 juin à Washington, «l’importance géostratégique» de son pays «devenu un pilier ?de stabilité dan$ les Balkans».Rien n’y a fait.Les Etats-Unis ont poliment refusé.Devant l’amertume et la colère des Roumains, ils ont alors précisé: «Pas maintenant».Pour un pays qui historiquement s’est toujours senti rejeté et abandonné par l’Occident, le «lâchage» américain est une véritable catastrophe nationale.Le vieux dicton est vite ressorti: «Le setd ami de la Roumanie, c’est la mer Noire».Le Canada, la France et ses «soeurs» latines de l’Alliance appuient la candidature roumaine, mais les jeux sont faits, semble-t-il.Le président Emil Constanti-nescu a d’ailleurs en mains une lettre de Bill Clinton — qui doit passer le 11 juillet quelques heures à Bucarest — excluant la Roumanie de la «première vague» des adhésions à la structure militaire.«Les Américains nous envahissent avec leurs McDonald qui pullulent à Bucarest, leur Coca-Cola, et leur cinéma de série B.Mais quand il s’agit de quelque chose de vital pour nous, pour notre dignité, ils sont aux abonnés absents», s’insurge un jeune économiste cité par l’AFP.Les Roumains ne comprennent pas et déplorent {’«injustice» faite à leur égard.Après s’être faits «confisquer la révolution de décembre 1989» par Ion Iliescu (un ancien ministre de Ceausescu), n’ont-ils pas fini en novembre dernier par changer, par la voie des urnes, une équipe en place à Bucarest?Une première en 60 ans.La solide coalition qui rassemble dans une même équipe gouvernementale chrétiens-démocrates et sociaux-démocrates n’avait-elle pas fait campagne pour l’intégration à l’OTAN?Huit mois après les élections, ses deux plus chauds partisans, Constantinescu (un ex-géologue) et Ciorba (ex-syndicaliste et maire de Bucarest), sont toujours les plus populaires du paysage politique roumain.Ils administrent à leur pays un électrochoc économique qui passe par une privatisation massiye: chaque semaine une cinquantaine d’entreprises d’Etat sont ainsi «mises en vente» dans les quotidiens de Bucarest.Au total, le gouvernement aimerait bien se débarrasser d’un millier d’entre elles d’ici la fin de l’année.Pour l’instant, les syndicats se font l’écho de ces mesures, même si elles risquent de faire grimper les taux de chômage et d’inflation, sûrement les plus élevés d’Europe de l’Est Tout le pays a pris frénétiquement le train de l’économie de marché.Les salaires mensuels restent toujours bas (une centaine de dollars en moyenne), les investissements étrangers aussi, rendant encore plus difficile et pénible la transition économique.Les tenants d’une approche gradualiste semblent avoir perdu face aux partisans d’une accélération des réformes.La Roumanie n’est pas aujourd’hui différente de la Pologne, de la République tchèque et de la Hongrie qui, elles, vont entrer dans l’OTAN.L’adhésion à cette structure euro-atlantique exigeait des élections libres et transparentes.Elles ont eu lieu en novembre.Alors?Les Roumains ont appris la patience, mais le mécontentement populaire n’est pas à exclure dans un pays où le niveau de vie baisse constamment et où tous les sacrifices sont demandés au nom de la «rationalisation économique».Si l’OTAN suspend vraiment la candidature roumaine, un avis de tempête sera tôt ou tard signalé dans le ciel des Carpates.MÉTÉO Pour les Roumains, intégrer l’OTAN, c’est intégrer l’Europe Montréal Ensoleillé avec ^ passages nuageux.Max: 30 Min: 19 Québec Ciel variable.Max: 30 Min: 18 Détails, page B 2 INDEX Annonces .B 5 Idées , A 7 Avis publics.B 7 Le monde , A 5 Culture .B 7 Les sports B 5 Économie .B 2 Mots croisés.B 7 Éditorial .A 6 Planète B 4 Entrevue .B 1 Télévision B 6 L’ENTREVUE Fulgence Charpentier, un livre d'histoire vivant, page B1 LES ACTUALITÉS Stéphane Dion minimise les propos de McLellan, page A 3 LES SPORTS Le fossé s’élargit entre Schumacher et Jacques Villeneuve, page B 5 La CEQ adopte la ligne dure Fini les partenariats automatiques avec Québec; la centrale annoncée aussi son retrait définitif de tout consensus pour atteindre le déficit zéro FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR La Centrale de l’enseignement du Québec (CEQ) fait peau neuve en adoptant la ligne dure: fini désormais les partenariats automatiques avec le gouvernement de Lucien Bouchard que la centrale dénonce vigoureusement pour ses politiques «néolibérales» et pour avoir rompu le «contrat social».Le moins que l’on puisse dire, c’est que les politiques de restriction budgétaire du Parti québécois ont fait généreusement les frais des commentaires des délégués de la CEQ réunis hier, à Laval, lors du 35l congrès de la centrale.la nouvelle plateforme de la CEQ adoptée par les délégués en témoigne.Dans un débat très animé, ponctué d’interventions passionnées et vindicatives, les délégués ont clamé leur profonde insatisfaction à l’endroit des deux derniers sommets socioéconomiques qui, selon eux, «ne visaient qu’à désarmer les forces syndicales et sociales» et à préparer l’applica- tion du programme néolibéral du gouvernement Bouchard «sous prétexte d’une lutte contre le déficit budgétaire gouvernemental».Donc, dorénavant, les décisions concernant une éventuelle participation de la CEQ à certains événements (sommets socioéconomiques, par exemple) seront étudiées au cas par cas, a déclaré en point de presse la présidente de la CEQ, Lorraine Pagé.«Il faudra examiner les VOIR PAGE A 8: CEQ * ¦ fi) * CULTURE Petit guide pratique du Festival de Lanaudière B À lire, page B 7 l'MWIt CHRISTIAN GUAY LE DEVOIR Le joueur de trombone Richard Turcotte semblait hypnotisé par la foule.Un public envoûtant l’a sans doute contraint à souffler dans son instrument sans relâchement.Turcotte a dû aimer l’expérience puisqu’il se produit à nouveau ce soir avec le Hot Pepper Dixie.«Zapper» le jazz Pur jazz, blues crasseux, funk, hip-hop, gospel, humour, le mélomane change de scène comme on change de chaîne BRIAN MYLES LE DEVOIR Le spectacle n’a pas lieu uniquement sur la scène en ces journées embrasées de jazz.La température propice au farniente a fait éclore une multitude de fêtes, enracinées dans chaque coin et recoin du centre-ville.Une soirée de vagabondage dans les quelques rues devenues provisoirement piétonnières suffit pour s’en convaincre.Histoire de tirer le maximum d’une soirée au Festival de jazz, il faut savoir «zapper».Le mélomane change de scène, qu’elle soit intérieure ou extérieure, comme l’«accro» du petit écran change de chaîne, confortablement lové dans son divan.C’est que la 18e édition du Festival est des plus éclectiques.Il y en a vraiment pour tous les goûts: pur jazz, blues crasseux, funk, hip-hop, gospel, humour.?Et bien oui, il y a de l’humour au Festival de jazz, quelques semaines en amont d’un autre festival voué à la rigolade.Au détour d’une scène portant le nom d’un fabricant de tabac, tout juste derrière un autre site aux couleurs d’un marchand de bière, des amuseurs publics se donnent à tour de rôle en spectacle.VOIR PAGE A 8: JAZZ LIRE AUSSI, PAGE B 8 ¦ Cubanismo, pour danser collé! Il Ray Anderson et la gamme des émotions E Nancy Wilson et la monnaie d’âme Adieu Hong-Kong, bonjour Xianggang Le port aux parfums revêt les couleurs de la Chine Le yacht royal Britannia lève l'ancre de Hong-Kong à minuit, emportant à son bord Chris Patten, le dernier gouverneur britannique du territoire restitué à la Chine.Avant de passer définitivement sous la bannière de Pékin, Hong-Kong a redécouvert la mère-patrie et s'est déjà mis à la mode pékinoise.SYLVIANE TRAMIER Dentier d'une série de trois articles Pékin — En chinois, Hong-Kong signifie «le port aux parfums».Mais en mandarin, on le prononce Xianggang.Les Hong-Kongais, qui parlent en majorité le dialecte cantonnais, n’ont pas encore adopté le terme utilisé par les Pékinois pour désigner l’ancienne colonie britannique, mais ils se sont mis avec ardeur à travailler au rapprochement avec la Chine continentale.A commencer par la langue.Le putonghua, la «langue commune», autrement dit le mandarin parlé à Pékin et à Taiwan, est en vogue à Hong-Kong.Il a fait son entrée dans certaines écoles secondaires, et selon un sondage réalisé auprès d’universitaires, 70 % d’entre eux veulent apprendre le mandarin.Se familiariser avec la langue officielle et la culture de la Chine continentale est devenu non seulement populaire à Hong-Kong, mais aussi chic.Les fonctionnaires, les chauffeurs de taxi et les serveurs de restaurant s’y mettent.Dans les familles de la classe moyenne, les enfants suivent souvent des cours intensifs.L'anglais doit rester avec le chinois une des langues officielles de Hong-Kong, mais le mandarin va occuper une place de plus en plus importante.La radio-télévision publique de VOIR PAGE A 8: HONG-KONG ¦ Pékin s’engage à tenir des élections libres et démocratiques à Hong-Kong en mai 1998, page A 5 Baisse des réserves d’eau d’Hydro LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le début des crues printanières dans les régions nordiques n’avait pas reconstitué, au début de juin, les réserves d’eau d’Hydro-Québec au rythme de l’an dernier, indique une série de données obtenues de diverses sources hydro-québécoises bien informées.En effet, si le début de la crue, plutôt tardive dans ces régions, avait bel et bien commencé à remplir les trois plus grandes réserves hydrauliques d’Hydro-Québec, soit La Grande, Manicouagan et Churchill Falls, la reconstitution des stocks énergétiques traînait la patte par rapport à l’an dernier.Globalement, en juin 1996, les réserves d’eau d’Hydro-Québec s’élevaient à 65 TWh, soit 43 % des 150 TVVh que consomme le Québec en un an.Cette année à la même date, les réserves sont de 50 TWh, soit 33 % de la consommation annuelle interne.Il faut préciser qu’au 1er juin, les crues printanières en régions nordiques n’étaient pas terminées, de sorte que le remplissage se poursuivra.Dans une région comme Manicouagan, la crue s’étend souvent jusqu’au 24 juin! En rupture avec une longue tradition de transparence VOIR PAGE A 8: HYDRO Le Devoir ne sera pas publié demain, jour de la Fête du Canada 778313000641 A 2 I.K I) K V U I It I.K r n n i :t o .1 r i x i il !i ES i rii rn v s IJ u rB0E30BT7vr W WÊBm m ; - JL Viy ¦ S; EUE: VBPQfit t *>¦ IL.* P __ ./—P T'y rt_ MOE DOIRON PRESSE CANADIENNE Elizabeth II dans le quartier chinois de Toronto, hier.Visite de la reine au Canada Elizabeth II dans un petit coin de Chine LYNDA DUGDALE PRESSE CANADIENNE Toronto — Pendant que de l’autre côté de la planète le prince Charles se préparait en prévision des cérémonies marquant la rétrocession de Hong-Kong à la Chine, la reine Elizabeth II visitait hier un petit coin de Chine en terre canadienne: le quartier chinois de Toronto.Au cours d’une cérémonie spéciale dans un foyer pour personnes âgées, le Mon Sheong Foundation Home for the Aged, la reine a tracé au pinceau la pupille de l’œil d’un lion-dragon de papier, un symbole porte-bonheur.Un chœur d’enfants a chanté pour elle, avec enthousiasme, le God Save the Queen, suivi du O Canada.Quelques enfants ont été incommodés par la chaleur et se sont évanouis.Tout au long de la journée, des centaines de personnes ont tenté d’apercevoir la reine, qui a notamment prié dans une cathédrale anglicane et assisté à «sa» course hippique, la 138e édition du Queen’s Plate.Dans un discourç prononcé au cours d’un repas d’Etat à Toronto, samedi soir, la reine avait relié sa visite au foyer Mon Sheong à la rétrocession de Hong-Kong à la Chine.Le prince Charles sera sur place, dans l’ancienne colonie britannique, lorsque la rétrocession se fera officiellement, à midi, heure de l’Est, aujourd’hui.Hier après-midi, le couple royal a pu se livrer à une de ses plus grandes passions, la course de chevaux, à la piste Woodbine, toujours à Toronto.Le Queen’s Plate, le plus vieil événement sportif en Amérique du Nord, jouit, de la faveur royale depuis 1860.A l’origine, les gagnants recevaient une assiette d’une valeur de 50 guinées.C’est la troisième fois que la reine assiste à l’événement.En chinois Après avoir marché parmi les jockeys, les entraîneurs et les propriétaires en compagnie du premier ministre Jean Chrétien et du premier ministre ontarien Mike Harris, le couple royal a assisté à la 138e édition du Queen’s Plate.La victoire a été remportée par Awesome Again.La reine a remis le trophée du vainqueur au propriétaire, Frank Stronach.Auparavant, à l’intérieur du foyer Mon Sheong pour personnes âgées, la reine s’est mêlée aux pensionnaires de la résidence, qui lui ont adressé en chinois souhaits de bonheur et de bonne santé.La doyenne de l’établissement, Yick Oi Yu Chan, qui aura 103 ans en septembre, n’a pas voulu lâcher immédiatement la main de la souveraine après lui avoir remis un bouquet de fleurs.loto-quêbec Tirage du 97-06-28 3 10 19 27 32 33 Numéro complémentaire: 8 GAGNANTS 6/6 3 5/6+ 15 5/6 582 4/6 29 612 3/6 510 550 LOTS 3 333 333,40 S 66 996,80 S 1 381,30 $ 52,00 S 10$ Ventes totales: 26 233 734 $ Prochain gros lot (approx.): 2 000 000$ Tirage du 97-06-28 1 14 21 27 38 40 GAGNANTS Numéro complémentaire: 13 LOTS 1 000 000,00 S 13 209,60$ 917,30$ 50,30 $ 5$ MISE-TÔT 5 9 26 37 GAGNANTS 48 LOTS 1 041,60$ Ventes totales: 543 435 $ Gros lot à chaque tirage: 1 000 000 $ Eitra Tirage du EH VENDREDI 97-06-27 NUMÉROS LOTS 378757 100 000$ 78757 1 000$ 8757 250$ 757 50$ 57 10$ 7 2$ E0tra Tirage du 97-06-28 NUMÉROS LOTS 553884 100 000$ 53884 1 000$ 3884 250$ 884 50$ 84 10$ 4 2$ I Tirage du 97-06-27 Wlm71 ! 4 17 30 33 35 36 44 Numéro complémentaire: 29 GAGNANTS LOTS 7/7 1 10 000 000,00 $ 6/7+ 3 60 650,90 $ 6/7 70 2 274,40 S 5/7 3 633 156,50$ An 78 674 10$ 3/7+ 73187 10 S 3/7 657 315 particip.gratuite Ventes totales: 9 743 566$ Prochain gros lot (approx ): 2 500 000 $ Prochain tirage: 97-07-04 Le modalités d’encaissement des Mets gagnants paraissent au verso des Mets.En cas de disparité entre cette liste et la liste ornoeie.cene oernwro a poonrô.La sécurité des mégafichiers de l’Etat pourrait être améliorée MICHEL VENN K DE NOTRE,» U K EAU DE QUEBEC L* affaire a fait grand bruit cet hiver.Un responsable de la Commission d’accès à l’information avait révélé les tarifs pratiqués sur le marche noir des renseignements personnels, de 25 à 120 .$ selon la nature du dossier, payés par un privé à un fonctionnaire complaisant.Une enquête avait été confiée à la Sûreté du Québec.De son côté, la Commission d’accès à l’information a mené une brève vérification auprès des cinq organismes publics responsables des plus importants mégafichiers publics: assurance-maladie, assurance-automobile, Régie des rentes, Sûreté du Québec et ministère du Revenu.Les conclusions du rapport sur «les mesures de sécurité dans les mégaft-chiers gouvernementaux» sont en général positives mais elles mettent en lumière un «maillon faible»: «On n’a pas encore réussi à développer et mettre en place des dispositifs qui permettent d'alerter les responsables au sujet d'anomalies ou de comportements surprenants, telles les consultations intempestives ou non autorisées.» I-e rapport indique que les organismes disposent généralement des données brutes qui leur permettraient de détecter les comportements anormaux (par la journalisation des accès aux fichiers).Mais il reste à franchir l’étape suivante: celle de mettre en place des dispositifs pour traiter cette information.Iœs lacunes les plus importantes ont été observées à la SQ, responsable du Centre de renseignement |x>licier du Québec, auquel ont accès tous les corps policiers du Québec, de l’Ontario, la GRC, Douanes Canada, Interpol et quelques autres organismes, Le rapport note que «les outils actuels n 'assurent pas que les seules personnes accréditées ont accès au système» parce que le système n’attribue pas de mot de passe et de code d’identité personnel aux individus qui y ont accès.Le CRPQ contient des renseignements sur les plaignants, les témoins pertinents, les suspects, les victimes, les prévenus, les biens volés, le contrôle des armes à feu, les permis d’alcool, les permis d’agents d’investigation et de sécurité.Il compte six millions de dossiers et le CRPQ a été consulté 61 millions de fois en 1996.La commission veut «engager avec les dirigeants de ces cinq entités admi- nistratives une réflexion systématique».Le président de la Société de l’assu-rance-automobile, Jean-Yves Gagnon, a déjà réagi favorablement à une idée de cette nature, invitant lui-même la commission à «réunir les organismes afin de trouver des solutions au problème».La SAAQ met toutefois en garde la commission contre l’idée «utopique» de vérifier systématiquement la journalisation de toutes les transactions, une méthode qui «ne peut pas régler le problème du “marché noir de l'information” qui n'a d'ailleurs, selon la SAAQ, pas été démontré à ce four».Elle ajoute qu’«aucun outil ou mécanisme ne peut garantir qu’un utilisateur mal intentionné n'accédera pas aux informations à d'autres fins que celles nécessaires pour l’accomplissement de sa tâche».Enquête sur la Somalie Le juge Létourneau remet son rapport JOHN WARD PRESSE CANADIENNE Ottawa — Interrompue par le gouvernement, visée par des poursuites de dernière heure, la commission d’enquête sur la Somalie remet son rapport au gouvernement aujourd’hui.Le gouvernement a indiqué son intention de le rendre public, mais ce ne sera pas aujourd’hui.Il est possible qu’il soit divulgué au cours de cette semaine.La commission présidée par le juge Gilles Létourneau, qui était censée faire toute la lumière sur la mission controversée du Régiment canadien aéroporté en Somalie, accouche d’un rapport qu’on dit volumineux, mais qui s’en tiendra vraisemblablement à des généralités.Peu de personnes seront critiquées.D’après les avis officiels émis par la commission, certains officiers supérieurs seront blâmés pour leur rôle dans la préparation du régiment à sa mission.On mettra en lumière des problèmes de communication, des lacunes dans la direction et des échecs dans la planification.Le général à la retraite Jean Boyle, ex-chef d’état-major, a été prévenu qu’il pourrait être blâmé pour avoir soutenu une opération de camouflage de l’affaire au quartier général de la Défense nationale dans les mois qui ont suivi la mission.Mais personne ne sera directement montré du doigt pour les méfaits du Régiment canadien aéroporté en Somalie, les décès qui s’y sont produits et les allégations de tentative de camouflage de la vérité sur cette affaire.Le brigadier-général Ernie Beno, qui était à l’automne 1992 l’officier responsable de la préparation du Régiment aéroporté pour sa mission somalienne, pourrait aussi faire partie des militaires blâmés dans les conclusions du rapport de la commission sur la Somalie.Les travaux de la commission ont été abrégés par le gouvernement fédéral en janvier.La prolongation d’au moins un an demandée par la commission lui a été rejetée.Les audiences se sont terminées en mars.La remise du rapport survient quatre ans après le départ des parachutistes canadiens pour l’Afrique orientale.Elle clôture 183 jours d’audiences au cours desquels 121 témoins ont été entendus, produisant 37 500 pages de témoignages et plus de 100 autres volumes de documentation.La commission avait entrepris ses travaux en séparant son mandat en trois étapes: la période de pré-déploiement, à l’automne de 1992; la mission elle-même, de décembre 1992 à juin 1993; puis la période sui- vant la mission.Quand l’ordre du gouvernement de mettre fin aux audiences est survenu, les trois commissaires n’avaient terminé que l’étude de la phase du pré-déploiement, et en étaient peut-être au tiers de la phase de la mission proprement dite.C’est pourquoi le rapport sera plus étoffé en ce qui concerne la première phase.La commission a appris que le régiment venait d’être réorganisé, qu’il avait des problèmes de discipline, d’abus d’alcool chez les soldats, et qu’en Somalie, les règles d’engagement, normalement conçues pour des missions plus pacifiques, s’appliquaient difficilement.La nuit du 4 mars 1993, une patrouille du régiment abattait deux So-maliens non armés à l’extérieur du campement canadien.L’un des deux devait décéder.Des officiers supérieurs qualifiaient la fusillade de justifiée, présentant les victimes comme des saboteurs potentiels.Mais la commission s’est demandé si elles n’étaient pas de simples passants victimes de militaires trop zélés.Meurtre délibéré?La réaction complaisante des autorités militaires à Ottawa à cet incident a également été examinée par la commission, après qu’un médecin militaire eut affirmé qu’il y avait eu meurtre délibéré.Le vice-amiral Larry Murray, l’actuel chef d’état-major, se trouvait alors au sommet de la chaîne de commandement dans cette mission.La commission a soulevé de nombreuses questions au sujet de l’incident du 4 mars.La patrouille devait-elle servir à faire un exemple pour les Somaliens?Y a-t-il eu un effort délibéré pour tromper le quartier général à Ottawa?Ottawa a-t-il été impliqué dans une opération de camouflage?Mais la commission a dû mettre fin à ses audiences sans avoir pu se pencher sur cet incident, aussi personne ne serait-il montré du doigt relativement à cette affaire, qui devrait néanmoins occuper une place prépondérante dans le rapport.La commission n’a pas eu la possibilité d’étudier le terrible meurtre sous la torture du jeune Shidane Aro-ne, le 16 mars 1993, ni les réactions d’Ottawa.Elle n’a pas pu non plus interroger les politiciens sur ce qu’ils ont su, et à partir de quel moment.Pour ceux qui ont suivi le tortueux cheminement de l’affaire somalienne au cours des quatre dernières années, le rapport de la commission paraîtra décevant.Au mieux, il leur réservera un aperçu de ce qu’ils auraient pu apprendre si les audiences avaient pu être menées à bien comme prévu.Le fisc surveillera le commerce électronique MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC Internet est dans la mire du fisc.Le ministère du Revenu du Québec portera en effet une attention particulière au commerce électronique au cours de l’année, souligne son plan de lutte contre le travail au noir 1997-98 publié la semaine dernière.Le Revenu vérifiera le respect des lois fiscales notamment dans le commerce électronique des logiciels, des livres et des images, le commerce électronique de valeurs mobilières et de placement, celui de biens et services (achat par catalogue), les services bancaires extraterritoriaux et celui de l’abonnement à des banques de données.Le ministère du Revenu du Québec collaborera avec celui du Canada afin de tenir compte de la portée extraterritoriale et internationale du commerce en ligne.Le plan 1997-98 du fisc québécois visera également d’autres secteurs d’activité précis par le recours à des programmes de vérification adaptés à chacune des situations.L’an dernier, le fisc avait récupéré 220 millions grâce à ses programmes spéciaux Plus de 7000 litres de carburant largué au-dessus du lac Winnipeg PRESSE CANADIENNE Winnipeg — Un boeing 727 de la société Greyhound Air en route pour Edmonton a déversé plus de 7000 litres de carburant au-dessus du lac Winnipeg avant d’effectuer un atterrissage d’urgence à Winnipeg, la semaine dernière.L’appareil avait quitté Winnipeg à 20h25, le 21 juin, mais moins d’une heure après le décollage, le pilote a dû arrêter l’un des trois moteurs.Selon le directeur des services de Greyhound à l’aéroport de Winnipeg, Richard Webb, le système d’injection ne fournissait pas le carburant nécessaire au moteur, provoquant une surchauffe de celui-ci.L’avion ne pouvait toutefois pas atterrir immédiatement, étant trop lourd.C’est pourquoi le carburant a été largué.«Les écologistes disent que le carburant s’évapore avant de toucher le sol.L’avion, trop lourd, ne pouvait atterrir immédiatement Avez-vous déjà planifié vos vacances?Prévoyez-vous déménager cet été?Avisez-nous de vos projets dès maintenant au (514) 985-3355 ou au 1-800-463-7559 Faites-nous savoir les dates immédiatement afin que nous puissions cesser la livraison de votre journal et la reprendre aux dates de votre choix.LE DEVOIR Le quotidien des gens actifs Grand solde d’été au ^IuId 402-hommc* 50% et plus Costumes d’été, importés d’Italie laine « coton « lin rég.Solde 399 $ Vestes d’été, importés d’Italie laine = coton « lin rég.Solde 299 $ Pantalons ÎOO % laine, importés d’Italie rég.Solde 99 $ Pantalons ÎOO % coton, importés d’Italie rég.IZ*r$ Solde 75 $ 1118.rue Sainte-Catherine O., Suite 200.Montréal (Québec) H3B 1H5 té!.: B61-3636 Du lundi au vendredi de 9h30 à 18h Samedi de 10h à 16h Tous les soirs après 18h sur rendez-vous seulement L’objectif fixé par le ministre des Finances est de récupérer cette année 326 millions de dollars d’impôts impayés.L’an dernier, le fisc avait récupéré 220 millions grâce à ses programmes spéciaux.Il avait embauché 1100 employés qui se consacraient à cette tâche et bénéficié d’un budget de 30 millions de dollars supplémentaires.Les secteurs visés cette année sont, outre la restauration et les bars (objectif de 60 millions): 20 millions pour la non-déclaration de revenus des professionnels versés par l’État; 15 millions dans le secteur de la vente de bois provenant de la forêt privée aux usines de transformation; 11 millions chez les entreprises manufacturières et les travailleurs à forfait de l’industrie de confection et d’assemblage de vêtements; 8,7 millions chez les contribuables qui font des déductions relatives à des frais financiers; 5,5 millions du côté des vendeurs de véhicules d’occasion qui ne paient pas leur dû à l’État; cinq millions chez les garagistes et propriétaires d’ateliers de peinture et de carrosserie.Tout ça dépend à qui vous parlez.Une personne qui se serait trouvée en dessous n’aurait pas été mouillée», a dit M.Webb.Le professeur Andy Lockery, coordinateur des Études environnementales à l’université de Winnipeg, a confirmé que le carburant s’évapore avant de toucher le sol quand il est largué à haute altitude.Les 156 passagers et neuf membres d’équipage à bord de l’avion n’ont pu repartir qu’à 5h37, dimanche matin, parce qu’aucun autre avion ou nouvel équipage n’était disponible.Ils ont en outre dû passer la nuit à l’aéroport, les employés de sécurité étant partis pour la nuit Le Bureau de la sécurité des transports a ouvert une enquête sur l’incident.Quant aux passagers, ils recevront une lettre d’excuses de Greyhound et des billets gratuits les autorisant à aller vers n’importe quelle destination desservie par Greyhound.» i y.i) Y.v oik.L Y.i.r x i) i a -i r i x !» !» A 3 LES ACTUALITES Dion mise à fond sur les «dérapages» souverainistes Le ministre des Affaires intergouvemementales minimise les propos de McLellan Le ministre des Affaires intergouvemementales a minimisé hier les propos de sa collègue de la Justice, Anne McLellan qui avait déclaré la semaine dernière qu'il n’était aucunement question que le Canada se laisse «prendre en otage par les séparatistes».Il a rappelé qu'il était plus important de faire un débat sur le fond du projet souverainiste qui, selon lui, est des plus confus.HUGUETTEYOUNG PRESSE CANADIENNE Ottawa — Les dérapages des ténors souverainistes pendant la campagne électorale montrent à quel point leur projet est confus, et la stratégie fédérale de vouloir préciser les conditions de la sécession du Québec demeure juste, estime le ministre des Affaires intergouvemementales, Stéphane Dion.Minimisant les propos de sa collègue de la Justice, Anne McLellan, M.Dion estime qu’il est beaucoup plus important de faire un débat sur le fond du projet souve- rainiste, un projet confus qui mérite des explications, dit-il.M.Dion a relevé (les contradictions dans le discours souverainiste de la dernière campagne électorale fédérale: d’abord entre le premier ministre, Lucien Bouchard, et son prédécesseur Jacques Parizeau, puis encore entre le candidat bloquiste Daniel Turp et son chef, Gilles Duceppe.«Sur toutes ces questions, ils font une valse-hésitation.On voit qu'ils n'ont pas suffisamment réfléchi même si ça fait tant d’années qu 'ils sont en train de défendre cette idée», a déclaré M.Dion.«U plus bel exemple, c’est ce qui est arrivé la semaine dernière lorsque M.Bouchard nous a dit que le partena- ARCHIVES LE DEVOIR Stéphane Dion ' 1 \ •*>*Vf •’ c y ^ »*• 'S .' V- /v- > ' ALAIN ROBERTS REUTERS f LA REPLIQUE Ordre des psychologues du Qué-’ bec multiplie les maladresses: en l’espace de 24 heures, il annule coup sur coup deux conférences de presse, reportant à septembre le moment où l’on connaîtra le contenu du rapport final du plan de redressement commandé par l’Office des professions il y a maintenant six mois.Réunis en assemblée extraordinaire vendredi toute la journée et une partie de la soirée, les 25 membres du bureau de l’Ordre des psychologues du Québec ont convenu qu’il leur faudrait plus de temps pour s’attarder au contenu du rapport et entériner ses quelque 120 recommandations.Point prioritaire à l’ordre du jour, l’adoption du plan de redressement n’a pas été possible, obligeant les organisateurs à annuler une première conférence de presse le vendredi, à la reporter au samedi, et à l’annuler à nouveau presque illico.Derrière ce soudain changement à l’horaire se trouve une poursuite judiciaire à l’endroit de cinq des administrateurs du bureau de l’Ordre (le bureau est composé de 25 membres et constitue l’instance suprême de la corporation professionnelle).Il y a une dizaine de jours en effet, le directeur général de l’Ordre, René Corriveau, jetait de l’huile sur le feu en intentant une action en dommages et intérêts de 3,4 millions de dollars contre le président de l’Office des professions du Québec, Robert Dia- mant, et une poignée d’administrateurs du bureau.M.Corriveau, depuis relevé de ses fonctions jusqu’à un moment indéterminé, leur reproche notamment d’avoir terni sa réputation.Vu l’ampleur de la poursuite, administrateurs et président de l’Ordre ont jugé préférable d’inverser l’ordre des priorités et de fouiller d’abord ce pépin juridique plutôt que d’étudier les recommandations formulées par le comité de redressement.«Grande inquiétude» Cinq des intimés sont des membres actuels du bureau et l’un d’eux en est un ex-membre.«J’ai tout de suite senti une grande inquiétude de la part des administrateurs qui ont formulé des demandes d'information sur la poursuite et sur les questions d’assurance, a expliqué hier Jean-Pierre Deschênes, président de l’Ordre des psychologues.Nous avons donc décidé de régler d’abord cette question, qui est majeure.A quoi sert de s’entendre sur l’application d’un plan de redressement si, finalement, l’existence de l’Ordre lui-même est en danger?» Reportée à la mi-septembre, date déjà prévue de la prochaine réunion, la réunion d’adoption du rapport sera peut-être devancée si le président obtient le quorum idéal — il désire réunir une vingtaine de membres sur les 24.«Vu l’importance du sujet, je suis pleinement conscient qu’il serait souhaitable de tenir cette réunion le plus rapidement possible.» Les administrateurs ont toutefois pris connaissance des grandes lignes du rapport et en sont »satisfaits», note le président.Ils en ont adopté les lignes générales, soit cinq orientations principales autour desquelles gravitent les recommandations (une dizaine d’entre elles majeures, et d’autres moins capitales).A travers ce lot de modifications souhaitables, l’on recommande notamment une réorganisation du bureau ou de son fonctionnement, explique M.Deschênes, sans toutefois donner davantage de précisions.Clarification de la mission de l’Ordre, rigueur du fonctionnement, comportement éthique, recherche de démocratie et d’ouverture ainsi que gestion et fonctionnement transparents constituent donc les lignes maîtresse du rapport, que Robert Diamant recevra au cours de la semaine.«Ce n’est pas agréable de nager encore dans le cafouillis et la confusion mais je pense que nous nous dirigeons vers la bonne voie, explique M.Deschênes, comparant les événements des derniers jours à une «dernière poussée de fièvre» concluant une «bonne grippe».Mais je crois que nous avons fait la preuve jusqu’à maintenant qu’il y a une volonté politique de la part du bureau de procéder à un changement profond.Je ne voudrais pas sauter aux conclusions trop rapidement, mais je crois que Robert Diamant en a la conviction.» Ce rapport a été produit par le comité de redressement — composé de quatre psychologues, également membres du bureau de l’Ordre — à la demande expresse de M.Diamant, en décembre dernier.Le président de l’Ordre devrait le rencontrer sous peu pour expliquer davantage le délai d’adoption du rapport.Un groupe de travail spécial, composé du président ainsi que de deux membres du bureau, a été créé dans le but de superviser les détails de la poursuite judiciaire dont le coût des premières mesures est assumé par l’Ordre.Harel s’oppose à toute subvention d’un nouveau stade PRESSE CANADIENNE La ministre de l’emploi et de la solidarité, Louise Harel, s’opposera à toute aide financière publique aux Expos de Montréal, pour la construction d’un nouveau stade au centre-ville.Déçue que les Expos aient l’intention de quitter le Stade olympique, situé dans sa circonscription d’Ho- chelaga-Maisonneuve, la ministre affirme que le gouvernement du Québec n’a pas à subventionner une telle initiative.Selon elle, ce sont les investisseurs privés qui doivent en assumer le coût.Entre-temps, sans préciser ses intentions, la ministre envisage déjà des solutions qui permettraient de combler le départ des Expos de l’est de Montréal.* LES CAMPS DE VACANCES TROIS-SAUMONS, MINOGAMI ET BOURG-ROYAL 4 à 18 ans Séjours de 4 jours à 4 semaines ÉCOLE DE FORMATION DE MONITEURS ET MONITRICES DU QUÉBEC AU CAMP TROIS-SAUMONS 16 à 18 ans du 29 juin au 26 juillet Information: 11, rue Crémazie Est Québec (Québec) G1R 1Y1 ACO C.P.44, Joliette J6E 3Z3 L CAMP MUSICAL DE LANAUDIÈRE jVJ Pour filles et garçons 9 à 17 ans Kfjf, L Lac Priscault, St-Côme Bj) l 4 sessions : 22 juin au 16 août 1997 y- Fernand Lindsay, C.S.V., directeur musical L • Musique instrumentale • Chorale et orchestre • Musique de chambre • Auditions musicales dirigées Information : (514) 755-2496 VVous voulez que vos AU CAMP ANGLO/W: ILS APPRENDRONT AU CAMP ANGLOFCf//\ ILS S’AMUSERONT Pour plus de renseignements,Tél.: (514) 297-3717 — Fax: (514) 297-3374 Internet : http://www.anglofun.qc.ca Courrier électr.: anglofun@interlinx.qc.ca enfants soient bilingues?^ Camp Scientifique UQAM Le Camp HYPER BRANCHE à Montréal offert aux jeunes de 6 à 15 ans, du 30 juin au 22 août 1997 «Surf» sur le Web.Participe à notre site Internet.Animateurs chevronnés.Jeux, plaisirs et connaissances.Boîte vocale: (514) 990-9426 Adresse internet: w w w.unites.uqam.ca/campsc/ 1-800-567-6788 J De 6 à 17 ans 32 ans d’expérience Activités de plein-air.Camping dans cabanes dans les .arbres et dans forteresse.Tipis indiens.Pour les 14-15 ans: UCtt WTt Aventure: expéditions canot-camping, »c° randonnée pédestre, équitation Cyclotourisme: piste du Ptit Train du Nord (vélos fournis), glissade d’eau DANS LES LAURENTIDES Cours de cuisine pour enfants et ados! Camps d’été Académie Culinaire de Montréal téléphone: 5 lU.393.8lll (514) 462-4227 1 (800) 462-4744 http://pages.infinit.net/fafouin/ecole/cite/cite.html MONDE DE L’ESPACE?Tu as entre 6 et 16 ans?Alors inscris-toi au camp de jour! Service de garde disponible Pour réservation publicitaire, contacter Micheline Ruelland au 985-3322 Nouveaux standards mais vieux classiques BRIAN MYLES LE DEVOIR Portés par la rythmique tribale de Jack Dejohnette à la batterie et de Don Alias aux percussions, Herbie Hancock et sa bande étaient partis pour faire une belle fleur à leur mentor Miles Davis, hier soir après trois morceaux.Trois chansons et une pause.C’est qu’il devaient se reposer, les New Standard’s, ouailles orphelines du great f.great Miles Davis.C’est compréhensible.Ils étaient jazz, on ne peut plus jazz.«Une chanson avec ces gars-là, c’est beaucoup», avait lancé Herbie Hancock, vendredi midi en conférence de presse.Il pariait de la voix rauque du juste jazzman.Hancock au piano, John Scofield à la guitare, Dave Holland à la contrebasse, Michael Brecker au sax, Alias et Dejohnette: «AU star band» est une formule bien minimaliste quand vient le moment de qualifier la réunion des six.Dès le premier morceau, New York Minute, le ton était donné.Dejohnette et Alias s’y sont mis.Brecker et les deux autres ont suivi.Tantôt, c’était au tour de Dave Holland de s’illustrer, tantôt, c’était à Hancock.Il n’y avait pas qu’un seul meneur sur cette scène, mais bien six.«Je pouvais entendre la circulation à New York», a ri Hancock après le premier morceau.Sur scène, d’accord.Le hic, c’est que la salle Wilfrid-Pelletier et ses allures un peu mégalo ne convenaient pas tout à fait à une réunion aussi chaleureuse.Malgré une sonorisation impeccable, il s’en dégageait l’impression que «l’émotion» des musiciens ne se rendait pas jusqu’au public, par ailleurs transi par une climatisation plus que généreuse.Mais bon.La guitare de Scofield, sorte de «Lucille» en son genre, l’assurance de Holland et la justesse de Brecker ont réussi à réchauffer les cœurs.Et la rythmique! FESTIVAL DE JAZZ DE MONTRÉAL La manière Sinatra, renouvelée Du Sinatra, tel que perçu par le saxo ténor le plus en vue des années 90, avec un curieux orchestre de jazz moitié cordes moitié bois, cela donnait quoi, vendredi au Théâtre Maisonneuve?Hé bien, c’était encore et toujours du Sinatra, même si le Joe Lovano Ensemble s’emparait très librement des lignes mélodiques de ces «greatest songs ever written» (dixit Joe) que sont les Someone To Watch Over Me, The Shadow Of Your Smile et autres All The Way, les faisant éclater en autant de solos étonnants (y compris un hautbois en rut!).C’est précisément l’approche I/>-vano, disent les critiques qui savent (et en instruisent d’autres, merci les dossiers de presse du FIJM): s’arc- bouter à la tradition pour mieux décoller.De fait, le plus pur néophyte (moi, en l’occurrence) constatait que le phrasé élégant de Francis Albert Sinatra servait idéalement de palette de couleurs au très intense et physique Lovano, qui y allait franco sur le canevas et encourageait sa bande de New-Yorkais à faire de même.Sinon les vocalises trop haut perchées de Judi Silvano, c’était à la fois plaisant et surprenant Iœ Chairman Of The Hoard aurait apprécié le traitement, probablement plus que moi, qui perdait parfois les airs dans les airs: l’audace et le savoir-faire étaient, après tout, ses propres fers de lance.Sylvain Cormier I.K It K V 0 I H .I.K I.I X l> I it I* .1 r I X I it It 7 LE DEVOIR festival à tiomrd sur la Terrasse 9* Vaujé 932-6118 if 1657 Ste-Catherine 0.stat0ratu,t 11 () N (i ¦ K () N (i Tung Chee-hwa des élections «libres» Les assurances données par le futur chef de l’exécutif de la région, la veille de sa rétrocession à la Chine, ont été mises en doute par un représentant du Parti démocrate et dirigeant du Front uni contre l’Assemblée provisoire.«Il s’agit PL d’un beau mensonge» à l’intention de la communauté internationale, a-t-il dit.promet en mai 1998 i i psilipa flMR Æi\ DAVID GRAY REUTERS Simon Vallance et Jeanette Hegerty sont devenus hier le dernier couple britannique à se marier dans la future ex-colonie de Hong-Kong.Les nouveaux mariés n’ont pas encore décidé s’ils y demeureront après leur lune de miel.AGENCE FRANCE-PRESSE Hong-Kong — Des élections législatives «libres, justes et démocratiques» auront lieu en mai 1998 à Hong Kong, a déclaré hier le futur chef de l’exécutif de la colonie Tung Chee-hwa, levant le voile sur ses intentions à la veille des cérémonies de retour de Hong-Kong à la Chine.Ces déclarations, rapportées à la presse par le ministre australien des Affaires étrangères, Alexandre Downer, à l’issue d’un entretien avec MrTung, répondaient en partie aux questions posées avec insistance depuis leur arrivée à Hong-Kong par presque tous les hôtes de marque.Au terme de l’accord de rétrocession signé en 1984 entre Londres et Pékin, ces élections devaient être tenues dans le territoire dans les 12 mois suivant le retour de Hong Kong à la Chine.Elles doivent permettre l’élection d’une Assemblée législative qui remplacera l’Assemblée provisoire cooptée par Pékin pour succéder à l’actuel Conseil législatif, élu en 1995, mais que Pékin a décidé de dissoudre.Les assurances de M.Tung ont été immédiatement mises en doute par Andrew Cheng, membre du Parti démocrate et dirigeant du Front uni contre l’Assemblée provisoire.«R s’agit d’un beau mensonge» à l’intention de la communauté internationale, a-t-il estimé.Une vingtaine de personnes ont participé hier à un sit-in devant le nouveau Centre des congrès du port, où se tiendront ce soir les cérémonies, pour attirer l’attention sur le sort de la démocratie dans la colonie, tandis que 2000 autres assistaient à un forum public sur le même thème.«Nous voulons adresser un message à la Chine et ata invités internationaux qui seront présents à Hong-Kong, pour dire notre opposition à l’Assemblée législative» provisoire, a déclaré un responsable du sit-in.Le secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright a souhaité pour sa part que des élections se tiennent «le plus tôt possible».«Nous voudrions voir se tenir prochainement des élediotts qui respectent réellement les engagements du suffrage universel et soient un moyen d'avoir une assemblée reflétant l’opinion de la population», a-t-elle dit.Elle a également estimé que le déploiement par Pékin de 4000 soldats, appuyés par des blindés, juste après la rétrocession du territoire, n’était pas «le meilleur moyen de commencer» pour l’administration chinoise.Auparavant, le secrétaire d’Etat avait réaffirmé lors de rencontres avec des représentants des milieux d’affaires et diplomatiques que les Etats-Unis continueront à s’intéresser à la démocratie à Hong-Kong «bien longtemps après la fin de la fête».Des entretiens se sont multipliés toute la journée d’hier entre les quelque soixante ministres des Affaires étrangères attendus à Hong-Kong pour la rétrocession, y compris le chef de la diplomatie chinoise, Qian Qichen.Dîner à bord du yacht Britannia Hier soir, Le Prince Charles, représentant de la reine Elizabeth, recevait à diner sur le yacht Britannia ancré dans le port les principaux responsables politiques déjà présents dans le territoire, dont Mme Albright Les Britanniques ont annoncé également hier que le Prince de Galles s’entretiendra séparément ce soir avant minuit avec le président chinois Jiang Zeming et le premier ministre Li Peng, une première pour l’héritier de la couronne.M.Tung Chee-hwa a indiqué dans une interview à la BBC «qu’il était probable qu’il ne serait pas en mesure d’assister» à la cérémonie d’adieu du dernier gouverneur britannique Chris Patten.De leur côté, les médias chinois ont inten- sifié leur campagne de propagande.«Mes compatriotes de Hong-Kong deviendront des Chinois dignes, avec une immense fierté», a déclaré le magnat hong-kongais Henry Fok Ying Tung, magnat de l’immobilier et du jeu de 74 ans, connu pour ses sympathies pour Pékin, dans une interview à l’agence Chine nouvelle.Parallèlement, à Pékin, plus de 100 000 personnes se sont rassemblées hier soir sur la place Tiananmen pour célébrer, dans une ambiance de grande fête populaire, le retour de Hong-Kong à la Chine.Les Albanais ont voté dans un calme bien relatif Fermeture de l’usine Renault à Vilvorde Colère et résignation en Belgique BERTRAND BINON AGENCE FRANCE-PRESSE Bruxelles — Les salariés de Renault Vilvorde ont réagi hier avec colère et résignation au maintien de la fermeture de leur usine, tandis que le premier ministre belge, Jean-Luc Dehaene, a accusé son homologue fiançais, Lionel Jospin, d’avoir entretenu l’illusion sur l’avenir du site.M.Dehaene a reproché à M.Jospin d’avoir promis trop vite, durant la campagne électorale française, de rouvrir le dossier de fermeture de Renault Vilvorde en cas de victoire de la gauche à Paris.«Ce discours a donné de fata espoirs aux gens», a déclaré M.Dehaene à la télévision flamande VTM.Selon le premier ministre belge, M.Jospin s’est engagé à un moment où il ne croyait pas remporter les élections législatives.Lors d’une rencontre entre les deux hommes le 7 juin à Paris, le nouveau premier ministre français a insisté sur le fait que l’Etat français n’avait pas de prise directe sur les décisions de Renault, a expliqué hier Jean-Luc Dehaene.«Cela, je peux le comprendre.Mais Jospin aurait dû le savoir lorsqu’il était encore dans l’opposition», a-t-il ajouté.La direction française de Renault a confirmé samedi la décision prise le 27 février de fermer cette année l’usine de Vilvorde, après avoir pris connaissance du rapport de l’expert indépendant Danielle Kaisergruber.Au terme d’une mission de 20 jours, Mme Kaisergruber a confirmé que le maintien en activité du site belge ne permettrait pas au constructeur de mener à bien la rationalisation de son outil industriel.«Vilvorde n’acceptera pas que Renault s’en aille comme un voleur, après 70 ans de présence ici», a affirméhier le maire de la ville, Willy Cortois.En contrepartie de la fermeture, Renault s’est engagé à maintenir à Vilvorde une activité préservant 400 emplois.«C'est trop peu et cela ne répondras à nos attentes», a répliqué hier le ministre flamand de l’Économie, Eric Van Rompuy.Lors d’un conseil d’entreprise de l’usine belge, les syndicats ont eux aussi demandé à Renault d’augmenter ce nombre.L’intersyndicale de Vilvorde a par aiUeurs décidé de poursuivre la grève entamée le 4 juin et le blocage, entamé le 27 février, d’un «trésor de guerre» de 2000 à 3000 Clio et Méga-ne, en vue d’obtenir un plan social acceptable.«Nous n’appellerons pas à des actions tant que la négociation se poursuit», a cependant indiqué hier Karel Gacoms, secrétaire fédéral FGTB (socialiste) et porte-parole de l’intersyndicale.La veille, M.Gacoms n’avait pas écarté l’hypothèse d’actions «plus sauvages qu’avant».Les pourparlers sur le plan social doivent reprendre aujourd’hui à Bruxelles après trois semaines d’interruption.Les syndicats jugent insuffisante l’offre de la direction de Vilvorde de consacrer 6,9 milliards de FB à ce plan.Sur les 3100 salariés de Vilvorde, 152 sont déjà partis pour un autre emploi et 200 à 300 autres ont retrouvé du travail mais attendent d’obtenir une prime de départ volontaire avant de quitter l’usine, tandis que 522 aspirent à une pré-retraite à 50 ans, a-t-on indiqué de source syndicale.«Pour les autres, nous demandons qu’ils restent au sein de Renault pendant cinq ans, le temps de trouver une solution», a précisé Karel Gacoms.«On ne rejette rien, même pas la mobilité si ça peut permettre de sauver 20 emplois», a-t-il ajouté.La modération syndicale a été vivement critiquée dimanche par une centaine de travailleurs venus attendre aux portes de l’usine l’issue du conseil d’entreprise.Les plus durs affichaient l’intention de manifester pour «tirer le maximum» de Renault et
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