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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1997-06-21, Collections de BAnQ.

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une histoire de cœur V-::;¦ if® -3F •;'•'•.& P ¦::•"¦;/ «PP Iilustratieo: Steic Beshwaij 3*3ggfo 'À - '*?" : èWiâ wm i ¦ ïMsj ü^si * .‘.'S v.ÿ,.à?/.: Encore une fois, des centaines de milliers de Québécoises et de Québécois partageant le même territoire descendront dans les rues et envahiront les parcs du Québec le 24 juin pour célébrer la Fête nationale.Quelque 10 000 bénévoles ont mis cette année la main à la pâte pour la réalisation d’environ un millier de projets concoctés autour du thème «Québec, une histoire de cœur».Depuis fort longtemps et en de multiples endroits, la Fête rassemble en terre québécoise des grappes de gens et des foules nombreuses en quête de fierté et de solidarité.Voilà que cette manifestation populaire ouvre encore une fois une brèche bienfaisante dans le quotidien et qu’elle offre une occasion favorable, particulièrement en des temps difficiles, de dresser un bilan de certaines grandes réalisations qui ont jalonné l’histoire du Québec.Tous ont ainsi l’occasion de puiser dans le passé une nouvelle confiance en eux et de reprendre espoir dans l’avenir.Voilà aussi un moment de pause privilégié, où de nombreuses personnes saisissent l’occasion de rendre un témoignage de fidélité à l’endroit des femmes et des hommes qui les ont précédées.Elles peuvent ainsi, en retournant s’abreuver aux sources, prendre conscience de leurs propres capacités à faire face aux lendemains: le Québec, une histoire de cœur à n’en plus finir! Reginald Harvey ue, une voie usina mu HfcPÜ# êHê€*H i LES ENSEIGNANTES ET LES ENSEIGNANTS DES SYNDICATS MEMBRES DE LA FEDERATION AUTONOME DU COLLEGIAL 1259, rue Berri • Bureau 400 » Montréal (Québec) H2L 4C7 » Tél.: (514) 848-9977 - Télécopieur : (514) 848-0166 + i ¦ QUEBECOIS, RESTEZ DEBOUT I Durant les 24 heures du 24 juin! LE DEVOIE BONNE FETE QUEBEC Participez à cette grande fête où défileront les images, les mots et les sons du Québec.Un Québec allégorique, tantôt drôle, tantôt touchant, toujours changeant.Du village local au village global.De minuit le 23 à minuit le 24 juin.Télé-Québec Gouvernement du Québec Ministère des Relations avec les citoyens et de l'Immigration Gouvernement du Québec Ministère de la Culture et des Communications EwmoushB Rrvière-du-Loup E3> Oh 00 C'EST PARTI! C'EST LA FÊTEI 0 h 15 CRAC Film d'animation de Frédéric Bach Oh 30 IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L'EST Drame de moeurs d'André Brassard 2 h 15 MUSTANG Comédie dramatique de Marcel Lefebvre et Yves Gélinas 4 h 00 AMUSE-GUEULE Fantaisie humoristique de Robert Awad 4 h 30 wow Documentaire de Claude Jutra 6 h 00 LIRE AUX ÉCLATS : Michel Tremblay 6 h 30 LA MAISON DE OUIMZIE 7 h 00 LA MOUSTACHE A PAPA Avec Carmen Campagne 8 h 00 MONGRAIN Émission spéciale enregistrée à l'Assemblée nationale 9 h 00 LIRE AUX ÉCLATS : Félix Leclerc 9 h 30 SIMON LES NUAGES Conte de Roger Cantin 11 h 00 NITASKINAN/AU PAYS DES ATIKAMEKWS Ce documentaire nous présente le peuple Atikamekw 12 h 00 MONGRAIN Rediffusion de l’émission de 8 h 00 13 h 00 IXE-13 Comédie musicale de Jacques Godbout 15 h 00 UN MONDE EN COULEUR Le document présente les différentes facettes du Québec d’aujourd’hui 16 h 00 PORTRAITS D'IMMIGRANTS Portraits de trois néo-Québécois 19 h 30 LA VISITE DU GÉNÉRAL DE GAULLE Documentaire de Jean-Claude Labrecque 17 h 00 DEFILE DE LA SAINT-JEAN En différé, retransmission du défilé de Montréal 18 h 00 QUEBEC PLEIN ECRAN Anne-Marie Dussault s’entretient avec Louise Forestier 19 h 00 1 FOIS 5 Remontage du célèbre spectacle de la Saint-Jean 21 h 00 STATION SOLEIL Spécial Félix Leclerc 21 h 30 AMOUREUX FOU Comédie sentimentale de Robert Ménard 23 h 15 QUÉBEC PLEIN ÉCRAN Rediffusion de l'émission de 18 h 00 ¦¦I ***** ***** ft J * y * * * «f1** ?* Héros malgré lui SECOND TOME DE LA BIOGRAPHE Boréal Le grand défoulement collectif de la Saint-Jean, une excellente façon de retrouver nos racines! 1 René Lévesque - Toms 2 7.Pour‘*#’>tMN*«5W'rt'‘-|*nHrt p" Pierre Godin J«*?nu«i P»Wjri*sïU PIERRE GODIN HEROS MALGRE LUI « Pierre Godin nous dépeint un Lévesque brouillon, irascible, égoïste et souvent injuste, mais aussi l’homme modeste,fougueux, honnête, lardent démocrate, le progressiste que les inégalités sociales scandalisent, » LOUIS FALARDEAU, U PRESSE 736 pages • 36,95 $ Boréal Message du premier ministre du Québec Le 24 juin, dans près de 700 lieux dans les quartiers et les villages, les Québécoises et les Québécois célèbrent leur Fête nationale et exprime leur joie de vivre, ensemble, au Québec.Cette journée permet aux gens de tous âges, de toutes conditions et de toutes origines de manifester leur appartenance à un peuple dynamique et vivant, fier de son passé et ambitieux pour son avenir.Le 24 juin, ils montrent leur histoire, c’est une' histoire de coeur.Pour bâtir un pays dans ce climat et, souvent, dans l’adversité, il fallait y mettre beaucoup de ténacité, beaucoup d’ardeur et de coeur.Il est donc normal que ce soit dans une grande fête que, chaque année, nous marquions ce qui nous distingue et ce qui nous rassemble: un amour partagé pour le Québec.Soyons nombreux à célébrer notre Fête nationale.Québec Lucien Bouchard Premier ministre du Québec Que la Fête commence! Cette année encore, la fierté nationale se manifestera un peu partout à travers le Québec LE DEVOIR BONNE FETE QUEBEC Université de Montreal RÉGINAU) HARVEY COLLABORATION SPÉCIALE La population est encore une fois conviée sur le site pittoresque et évocateur des plaines d’Abraham, le 23 juin, dans la Vieille Capitale, pour donner le coup d’envoi à la Fête nationale autour du feu de la Saint-Jean.La région de Québec, vocation politique oblige, pavoise en ces heures de ré-1 jouissances et devient le théâtre de nombreux autres spectacles et de multiples fêtes de quartier.Dès le lendemain en début d’après-midi, sur la rue Sherbrooke à Montréal, tout près de la frontière entre l’est et l’ouest de la Ville, le défilé de la Saint-Jean, baptisé «Une équipe d’étoiles», prendra son élan et entraînera dans son sillage une marée humaine qui déferlera jusqu’au parc Maisonneuve.C’est là que se dérouleront le souper populaire et le grandiose spectacle de la soirée.Les occasions de fêter Monique Vézina, présidente du Mouvement national des Québé-, coises et des Québécois (MNQ), et Guy Bouthillier, président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJBM), veillent aux destinées de la Fête et présenteront au public un menu de la Saint-Jean varié, de nature à rencontrer les goûts de chacun.Guy Bouthillier souligne que le défilé a refait surface à Montréal en 1990 et qu’il attire des foules exceptionnelles.Depuis cette date, il a été présenté sans interruption et il a repris du service à titre de l’une des ma- nifestations traditionnelles majeures de la fête montréalaise.Selon le président de la SSJBM, le défilé a parfois été la cible de critiques, principalement parce qu’il est difficile de susciter la participation active de la foule durant le parcours.Il s’agit d’un problème qui ne se pose toutefois pas pour le repas et pour le spectacle.Pendant le souper, qui réunit des dizaines de milliers de personnes dans le parc, les convives sont directement impliqués dans le déroulement de la kermesse.Quant aux artistes du spectacle, ils parlent le langage du cœur et possèdent l’art de provoquer des émotions profondes chez le public lors de rassemblements de cette envergure.En plus de ce regroupement populaire monstre au beau milieu de la ville, plusieurs scènes accueilleront d’autres artistes de renom dans la région métropolitaine.Les fêtes de quartier abonderont partout à Montréal, tant et si bien que les dirigeants de la Société en dénombrent facilement une bonne centaine.Simultanément, le cœur du Québec tout entier battra au même rythme, celui de la Fête.Le Mouvement national a supporté quelque 800 projets qui fourniront autant d’occasions de s’amuser, un peu partout à travers la province.Dans plusieurs cas, des aînés deviendront, l’espace de quelques heures, des enfants de la balle se livrant à des jeux théâtraux, de jeunes musiciens feront résonner leurs amplis, des bardes gratteront leurs guitares et des chorales entonneront des chants variés.Les tablées pousseront comme des champignons en maint endroit et des feux de la Saint-Jean seront allumés ici et là dans plusieurs villes et villages.Les dessous de la Fête En vertu d’un protocole d’entente avec le ministère des Affaires municipales intervenu en 1995, le Mouvement national des Québécoises et des Québécois — qui compte 50 ans d’existence et qui regroupe 16 Sociétés nationales ou Sociétés Saint-Jean-Baptiste réparties dans bon nombre de régions du Québec — assume la responsabilité de la Fête nationale sur l’ensemble du territoire.Selon les modalités de cette entente d’une durée de trois ans, le MNQ développe le thème de la Fête, en coordonne les activités et s’emploie à la promotion de cet événement à caractère légal depuis 1977.Grâce à son statut historique, à son prestige et à ses capacités — sa fondation remonte à 1834, et elle doit son existence à rien de moins qu’une législation québécoise —, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal est signataire, avec le même ministère, d’un protocole d’entente parallèle de moindre rayonnement.Cette procédure lui assure une entière autonomie dans la présentation d’événements comme le défilé et le spectacle de la Saint-Jean, qui jouissent d’une diffusion télévisuelle nationale.L’organisme n’en demeure pas moins assujetti au respect du choix du thème de la Fête et à certains paramètres définis par le Mouvement national.Le Mouvement et la Société Saint-Jean-Baptiste reçoivent respectivement du ministère des montants annuels d’environ 1,7 million de dollars et 500 000 $ pour organiser la Fête nationale.Si des besoins supplémentaires se présentent, il appartient aux deux groupes de dénicher les fonds nécessaires à la mise sur pied de projets plus ambitieux.En décembre prochain, les protocoles d’une durée de trois ans viendront à échéance.Selon Monique Vézina, du MNQ, la centralisation de l’organisation de la Fête au sein d’un même ministère pourvoyeur de fonds a facilité la décentralisation de celle-ci sur le terrain, tout en lui assurant stabilité, cohérence et unité de pensée.Dans cette perspective, les Sociétés nationales de chaque sec- Les tablées pousseront comme des champignons en maint endroit et des feux de la Saint-Jean seront allumés ici et là dans plusieurs villes et villages.teur géographique ont de plus en plus tendance à devenir les partenaires naturels du Mouvement sur les plans de la coordination et de la logistique relatives aux activités entourant la Fête.Par conséquent, après une période de rodage fructueuse, le Mouvement national réclamera, lors des négociations sur le prochain protocole, le statu quo financier.D’après la présidente, en période d’austérité budgétaire, même si les besoins à combler grandissent, une demande réaliste s’impose et il appartiendra au Mouvement de se débrouiller pour faire plus avec le même argent.Pour l’instant, la table des festivités 1997 est déjà mise.Les drapeaux flottent aux quatre vents.Que la Fête commence! Le 24 juin, le cœur du Québec tout entier battra au même rythme, celui de la Fête. I, K I) K V OIK.I.K S S A M K I» I I K T D I M A N (' Il K 2 2 .IIM N III II 7 •J ?B 0 N N E F K T E ( i IIÉ B E C * 1 Un te t fêt e multii mlturel le De plus en plus de Québécois issus de diverses communautés culturelles participent à leur manière FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR Le mariage des cultures française et antillaise donne un heureux résultat que les Haïtiens se font un plaisir de partager avec tous les Québécois.*:kk*ZK* Pour les Québécois, la Fête nationale est synonyme de fierté.La fierté d’un peuple qui a réussi envers et contre tous à préserver sa culture française en Amérique.Une journée magique.C’est sans doute pourquoi de plus en plus de gens issus de diverses communautés culturelles participent en grande pompe à ces manifestations, enrichissant ainsi la fête nationale du Québec.Les festivités entourant la Saint-Jean permettent aux Québécois d’origine autre que française, fraîchement arrivés ou installés au Québec depuis quelques années, de découvrir la culture québécoise sous ses multiples facettes ou de renforcer des liens déjà tissés avec les Québécois dits de souche.Pour la communauté haïtienne de Montréal, la Saint-Jean est l’occasion de manifester leur attachement à la société québécoise.«C’est une façon de dire qu’en tant qu’immigrants, nous faisons partie à part entière de la société québécoise», confie Dorce-lan Altidor de l’Association canadienne des chrétiens d’origine haïtienne.«Il faut donc participer aux réjouissances!» Le mariage des cultures française et antillaise donne un heureux résultat que les Haïtiens se font un devoir de partager avec tous les Québécois.Le 23 juin, les Montréalais qui souhaitent découvrir la culture haïtienne auront droit à une cérémonie d’ouverture avec pavoisement, qui lancera ainsi officiellement les festivités de la Saint-Jean avec une touche bien antillaise, au parc Lié-bert près du métro Honoré-Beau-grand, à compter de 18h30.Le tout Ces jeunes Chinoises profitent de la Fête nationale pour faire montre de leurs talents chorégraphiques A., XSL ' j fi ttl COLLEGE FRANÇAIS A/ Cartiervillc - IHontréal - l^ongtieiiil UNE LONGUE HISTOIRE D’AMOUR AVEC LES QUEBECOIS! LE COLLEGE FRANÇAIS EST FIER DE S'ASSOCIER À LA FÊTE DU QUÉBEC Il reste encore quelques places dans nos 3 campus pour vos: I - TOUT-PETITS (4 ans): pré-maternelle à plein temps (déductions d’impôts 100%).- PETITS (5 ans): maternelle à plein temps (déduction d’impôts 73%).- JEUNES (6 à 12 ans): possibilité d'un primaire accéléré en 5 ans II À Montréal et à Longueuil: -ADOLESCENTS: Secondaire III III-IV et V III Dans notre campus de Montréal: - GRANDS: Coll égial (secteur général 1 et 11) Sessions de l'automne 1997 D.E.C en Science de la Nature, Sciences Humaines, Lettres.Informatique dès la maternelle.PensionnaiH (primaire €*l Hecomlairc) - Ftmles ‘surveillées TRANSPORT: Montréal.Laval, liasses I,mirent ides.Deux Montagnes, Rive-Siul.Renseignements ou prospectus tel: 495-2581 Internet: collfran@sim.qc.ca Pour la communauté haïtienne de Montréal, le 24 juin est l’occasion de manifester son attachement à la société québécoise.sera suivi d’un souper où les fines bouches pourront déguster des spécialités haïtiennes.Le lendemain, outre les activités pour divertir les petits comme les plus grands, les Montréalais pourront danser et vibrer au rythme des Antilles avec trois groupes de musique sous le thème «musique tropicale».D’autres activités sont au programme, comme une exposition de photographies et d’artisanat, suivie du traditionnel défilé de la Saint-Jean.La communauté haïtienne de Montréal, qui compte entre 40 000 et 45 000 âmes, participe aux festivités entourant la Saint-Jean depuis environ cinq ans.Selon M.Altildor, l’intégration de la communauté haïtienne à la société québécoise n’a pas toujours été facile, notamment en raison de certaines bavures policières.Mais le fait de participer aux festivités de la Fête nationale «est un bon moyen de rapprocher les Québécois d’origine haïtienne et les autres Québécois».La communauté portugaise Les communautés culturelles fêtent la Saint-Jean pour manifester leur appartenance et leur contribution à la culture québécoise.Mais pour certaines, comme la communauté portugaise de Montréal, c’est aussi l’occasion de fêter à la fois le Québec et le Portugal en terre d’Amérique.«La Saint-Jean-Baptiste est aussi une tradition portugaise pour les Portugais du Québec, avec notamment le défilé», confie José Morisso, directeur culturel du club oriental portugais de Montréal.«On fête aussi la Saint-Jean au Portugal: le 24 juin, c’est l’anniversaire de la région de la ville de Porto [la deuxième ville en importance au Portugal].» Les Portugais de Montréal fêtent la Saint-Jean depuis près de 15 ans.Cette année, le soir du 23 juin, l’hommage au drapeau sera suivi du traditionnel discours patriotique.Par la suite, les gens pourront vibrer au son de groupes folkloriques portugais et québécois.Suivra un défilé de la Saint-Jean et de la danse jusqu’au petites heures du matin, au rythme du groupe Les Diablos.Les Montréalais amateurs de rythmes typiquement latins pourront se laisser aller à leurs plus folles excentricités.Le lendemain, le 24 juin, c’est l’occasion de se régaler en dégustant des plats populaires portugais et québécois.Les activités se dérouleront les 23 et 24 sur l’avenue De Courtrai (entre Lavoie et Légaré) et dans le stationnement du club.En cas de pluie, les activités auront lieu au siège social du club, au 4000, avenue De Courtrai.La communauté roumaine Certaines communautés culturelles de Montréal participent de plus en plus aux festivités du 24 juin.Pour d’autres, cette année sera une première, comme pour la communauté roumaine de Montréal.Pourquoi cette année?«Par curiosité tout simplement», lance en riant Samoila Pirau de la Fondation roumaine de Montréal.«Vous savez, nous sommes d’origine latine comme les Québécois.Il y a une grande affinité entre la 1 langue roumaine et la langue fiançai- : se, raconte-t-il.C’est pourquoi il est facile pour un Roumain de s’intégrer à la société québécoise.» Pour cette première année, les Québécois d’origine roumaine ne comptent pas manquer leur entrée.Le 23 juin, au parc Villeray (angle des rues Villeray et Christophe-Colomb), après les traditionnels hommage au drapeau et discours patriotique, l’emphase sera mise sur la culture.Au programme, pièces de théâtre et poésie québécoises et roumaines.Pour se dégourdir les ' jambes, les Montréalais pourront danser au rythme de l’ensemble folklorique Les jeunes sortilèges et du duo Nicolaï et Bobaru (accordéon et flûte).La soirée du 23 juin se terminera par la dégustation d’un gâteau de la Saint-Jean.BONNE F Ê T E QU EBE C (' K (' A II I K II S P K C I A I.E S T I* l‘ Il I.I É I> A II I.E I) E V 0 I II Coordination LO OISE-MA 11 I E HOULE Collabora lion RÉMY CH A RE ST, CLAIRE HARVEY, REGINALD HARVEY, LOUISE JACQUES, FRANÇOIS NORMAND, MA RIE-CLAUDE PETIT Révision JULIE TREMBLAY Maquette MICHELINE T URGE ON Mise en pages BENOÎT M UNGER I) i r c c I i o n a r I i s I i q n c R0 L A N i) - Y V E S C A RIG N A N P u b 1 i c i I é .1A C Q U E LIN E A V R IL, B RIG1T T E C LOU TI E R, CHRISTIANE LE G AU LT 2050.rue île lllcurv.!)'elage, Montréal ((Juéboc) Il3A HMD.Tel.: (514) 985-3533 FAIS C E Q I! E I) 0 I S é' 2 mm Invitation à la Messe de la Saint-Jean présidée par M.le cardinal Jean-Claude Turcotte Archevêque de Montréal le mardi 24 juin à 10 h à l’église Saint-Jean-Baptiste 4237, avenue Henri-Julien (angle Rachel) La «Messe pour les Paroisses» de Jean Le Buis sera exécutée par un choeur de 100 voix dirigé par Jean-Pierre Guindon WÊÊÊÊÊÊÊ L* ÎTfj™ WÊÈËmmv, ' *arce que le nous Ment é cœur.qj,onne fête ! FANDS DES! DE SOLIDARITE ÆVj DU QUÉBEC (FTQ) 1 800 361-5017 J 1957-1997 n« Plat 4a tant ni 4'kiitolr* FTQ Fédération des travailleurs ' el travailleuses du Québec (514) 383-8000 I.K I» K V (Il ft .I.K S S A NI K II I 2 I K T l> I M A N ( Il K •A •) .1 r I X I !l !l 7 ,1 is » m n ï: f i: t i: o.ii i; is i c Quartiers en fête Près d’une centaine d’activités sont organisées dans la région montréalaise LOUISE JACQUES COLLABORATION SPÉCIALE Lorsqu’à dix heures les cloches voleront à l’unisson pour sonner l’ouverture des réjouissances du 24 juin, au même moment, avenue Bloomfield à Outremont, enfants et grands pavoiseront en décorant des tronçons de rue en bleu, blanc, jaune — une palette qui évoque à la fois le drapeau québécois et le solstice d’été.Deux heures plus tard, sur le Plateau, un pavoisement semblable s’amorcera rue Marie-Anne, tandis que les gens rêvant d’habiller Hochelaga-Maisonneuve en trois couleurs ont rendez-vous, entre autres, la veille, 18h rue de la Visitation.Bref, vous aurez compris que, dans la région montréalaise, la Fête nationale du Québec débordera encore grandement le défilé de la rue Sherbrooke.Plus précisément, cette année, près d’une centaine de fêtes de quartier y sont organisées — certaines seulement le 24 juin, alors qu’ailleurs la fête battra déjà son plein dès la soirée du 23.Les hommages au drapeau, les maquillages d’enfants, les repas, les chants, les danses, tout cela se fera un peu partout.Quoique l’on chantera et dansera différemment, selon l’endroit et l’heure où l’on ira.Pieds légers et voix vibrantes Ainsi, le 23 juin, à 20h30, les notes s’envoleront du parc Jarry expressément pour égayer voue et «petons» enfantins.Le lendemain, vers 15h30, parions que les rires des mômes s’élèveront rue Saint-Denis, s’ils participent à l’atelier de gigues et de chansons à répondre, conçu pour eux, dans le Quartier latin.Quant aux plus vieux qui souhaitent troquer le rock contre la valse et le tango, ils seront bien servis ce 24 juin, rue Marie-Anne, 19h30, où, par surcroît, un bal musette fera résonner l’accordéon.Vers la même heure, des rythmes africains, brésiliens et est-européens feront bouger les pieds, rue Saint-Via-teur.Qui veut danser en ligne toute la soirée ira plutôt place du Marché Maisonneuve.En revanche, le 23 juin, les amateurs de folklore seront gâtés, entre autres, dans le quartier Villeray (parc Jarry, 18h; parc François-Perrault, 19h; parc Villeray, 19hl5), et le lendemain, sur Saint-Denis, où, dès 14h30, farandole, folklore, sets québécois et irlandais s’enchaîneront Bien beau danser, on fera aussi chanter Pile montréalaise pendant la Fête.Ainsi, le 23 juin, 21h, les fans de Jean Leloup pourront voir et entendre leur idole sur le terre-plein de l’hôtel de ville de Lachine.Le lendemain, 18h30, Les Maringouins rappelleront les traditions en jouant les qirs de la Bolduc, rue Saint-Viateur.A 19h, le groupe Rock Mononcle sera à Verdun, au parc Therrien.Une heure plus tard, Stephen (Cassonade) Faulkner clôturera la soirée du 24 juin dans Ville de Montréal-Est, tandis qu’à 20h30, La Bottine Souriante chauffera Montréal-Nord, au parc Aimé-Léonard.Enfin, c’est à 21h que Daniel Bélanger séchera les pleurs au parc des Rapides, à Ville LaSalle.Tout yeux, tout oreilles Encore de la musique, mais sur un autre registre, la cornemuse, le violon et l’accordéon diatonique du groupe Tradivarius amèneront le Poitou dang le Quartier latin, le 23 juin, 16h.A 18h, le Nouveau quatuor de saxophone du Québec animera la rue Saint-Denis, alors qu’à 19h30, Alain Lamontagne émerveillera les enfants à Lachine.Un peu plus tard (20h45), le duo Nicolaï et Bobaru fera résonner flûte et accordéon au parc Villeray.Aussi le 23 juin, il sera possible de mieux connaître l’histoire de notre musique en se rendant, à 20h, place du Marché Maisonneuve.Le matin même de la Fête nationale, à 10h30, la chorale Mélodium chantera rue Jarry, entre Drolet et Henri-Julien.A 13h, les tambours japonais du groupe Arashi Daiko résonneront sur la même place.Dans la soirée, à l’île-Bizard, Violon Dingue charmera les enfants vers 19h45; tout de suite après, le groupe Barok tentera de faire de même avec les grands.Retour au 23 juin et place au théâtre, par exemple rue Jarry où, à ewwe Le vin officiel de la Fête nationale Disponible exclusivement à la S.A.Q.18h30, deux sketches tirés du P'tit bonheur de Félix Leclerc devraient émouvoir les cœurs.A 18h, dans le Quartier latin, Fabienne Mongendre nous offrira une pièce improvisée sur le Duo des chats de Rossini, dans un costume traditionnel du théâtre chinois.A 19h, théâtre de rue sur Saint-Denis, alors que les Productions Ferme la Télé présentent Osuial et Zénaï-de ainsi que Le défunt, deux courtes pièces extraites de II y a foule au manoir.Le Duo des chats miaulera aussi le 24 juin, d’abord à lOh, puis à 18h30.Si ce jour-là vous amenez les enfants sur Bloomfield, soit à 11 h, soit à 13h30, La puce à l’oreille les initiera au théâtre chanté.Pour sa part, le théâtre de l’Esquisse convie les 4-8 ans à venir faire connaissance avec Confiture, le dragon qui aimait les fruits, rue Marie-Anne, à 1615.Un peu plus tôt (14h), des marionnettes auront bougé Place du Marché Maisonneuve.Comme cette année Villeray fête ses cent ans, le 24 juin, jusqu’à 15h, la rue Jarry se fait le site d’une exposi- tion de photos retraçant l’histoire du quartier.Côte-des-Neiges a aussi eu envie d’illustrer son histoire en photos, lesquelles pourront être vues, à partir de 17|i30, au parc Jean-Brillant A 10h30, l’Ecomusée de la rue Amherst profite, lui, du 24 juin pour souligner le 160 anniversaire de la Révolution de 1837 via une carte du Faubourg-Québec, ancêtre de Centre-Sud.Mentionnons que l’Atelier d’histoire d’Hochelaga-Maisonneuve organise, entre llh et 17h, des visites guidées des églises patrimoniales du quartier.Bref, musique, chants, danses, expos, théâtre se dérouleront sur tant de gammes qu’il faut bien applaudir la Fête nationale de se faire un peu mieux, chaque année, le miroir culturel des gens vivant ici.Même la poésie s’y creuse une place, entre autres au parc Villeray, le 23 juin, 18h30; le lendemain, lüh, Gaston Miron revivra rue Wolfe (entre Marquette et Papineau), tandis que la poésie nationaliste des Souffleurs de vers retentira à 17h, sur Drolet, entre Marie-Anne et Rachel.Bonne Fête Gaston! Une fête de quartier, quoi de mieux pour favoriser les relations de bon voisinage! Dans les rues du Plateau Mont-Royal, le théâtre en plein air fait le bonheur des promeneurs.- ' fleurdelisé HISTOIRE DU QUÉBEC EN B.D.Un ouvrage réalisé par deux élèves du secondaire, Éric Lajoie et Marie-Noëlle Lapointe, sous la supervision de Raymond Langlois, enseignant à l’école Jean-Baptiste-Meilleur.84 pages 19,75 $ isbn 2-7601-4278-7 pu.****** GUERIN ssr 4501.rae Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Canada Téléphone (514) *42-3481 Télécopieur (5|4) *42-4923 Adresse Internet: bttp://www guenn qc ca Courrier électronique: france!®guenn*d«teur qc Les spectacles pour enfants ne manqueront pas, dans tous les quartiers de la ville, •V LES FEUX DE LA SAINT-JEAN Quartier Villeray/St-Michel/Parc-Extension ¦ Parc François-Perrault, 23 juin, 22hl5 Quartier Mercier/Hochelaga-Maisonneuve ¦ Place du Marché Maisonneuve, 23 juin, 23 h ¦ Parc Jean-Amyot, 23 juin, 22 h ¦ Parc de la Promenade Bellerive, 23 juin, 22h30 Quartier Côte-des-Neiges/ Notre-Dame-de-Grâce ¦ Parc Jean-Brillant, 24 juin, 21h30 Quartier Rivière-des-Prairies ¦ Parc Alexis-Carrel, 24 juin, 22 h ¦ Terrain du Complexe Hawthorn-Dale, 24 juin, 21 h Dorval ¦ Terrain Lautan, 23 juin, 21 h (feu de joie); 24 juin, 22 h (feu d’artifice) LTle-Bizard ¦ Parc Eugène-Dostie, 24 juin, 22hl5 (feu d’artifice) Lachine ¦ Promenade Père-Marquette, 23 juin, 22h45 LaSalle ¦ Parc des Rapides, 24 juin, 22 h Montréal-Est ¦ Parc du Centre Récréatif Édouard-Rivet, 23 juin, 22 h Montréal-Nord ¦ Parc Aimé-Léonard, 24 juin, 22 h (feu d’artifice) Pierrefonds ¦ Stationnement de l’aréna, 24 juin, 22 h (feu de joie et feu d’artifice) Roxboro ¦ Parc du Bord de l’eau, 23 juin, 22 h (feu d’artifice); 22h30 (feu de joie) Saint-Léonard ¦ Parc Ladauversière, 23 juin, 23 h (feu de joie); 24 juin, 22 h (feu d’artifice) ¦ Parc Delorme, 23 juin, 20h30 (feu de joie) ; 24 juin, 22 h (feu d’artifice) Ville de Saint-Pierre ¦ Parc Kirkland, 23 juin, 21 h Senneville ¦ Parc Senneville, 23 juin, 21h30 (feu d’artifice); 22 h (feu de joie) Verdun ¦ Parc Therrien, 24 juin, 22 h •v.s En ce jour de la Fête nationale, nos parcs, nos rues, nos quartiers, nos villes résonnent de la fierté des Québécoises et des Québécois réunis.Nous nous rassemblons pour rendre hommage à tous ceux et celles qui nous ont précédés et qui ont contribué à bâtir, au nord de l’Amérique, une société unique, forte de sa langue et de sa culture, riche de la diversité de ses origines, généreuse et confiante en son avenir.C’est aussi l’occasion par delà les divers horizons qui nous habitent, de tendre la main.Il existe peu d’endroits au monde où nous pouvons profiter des bienfaits d’une société libre et prospère, où des gens d’origine diverses, se côtoient dans un esprit de tolérance et de fraternité.Le 24 juin, nous renouvelons notre engagement d’enrichir ce précieux héritage pour les générations à venir, nous oeuvrons à faire du Québec une société toujours plus libre, plus juste, plus prospère et plus démocratique.Au nom de l’Opposition officielle à l’Assemblée nationale, je suis heureux d’offrir à tous les Québécoises et Québécois mes voeux les plus chaleureux à l’occasion de notre Fête nationale.Daniel Johnson Chef de l’Opposition officielle à l’Assemblée nationale i I.K I) K V II I II , I.K S S A M K I» I I K T l> I M A X (' HE 2 2 .1 U I X I !MI 7 £ () Il 0 N N li t K T li OHE li î (’¦ Hommage aux artisans d’ici Le défilé de la Fête nationale: sept kilomètres de couleurs et de musique if* > , I «cmucuéIMM 35®#.Québec suu* MARIE-CLAUDE PETIT COLLABORATION SPÉCIALE Le mardi 24 juin, à dix heures précises, les cloches des églises du Québec donneront le coup d’envoi aux festivités de la Fête nationale.Comme autrefois, pour annoncer les événements importants dans les villes et les villages, elles retentiront pour réveiller l’âme et le cœur de la population québécoise.C’est autour du thème Québec, une histoire de cœur que les innombrables activités de la Fête nationale graviteront deux jours durant (certains événements débutent le 23 juin).L’une des activités qui retiendront le plus l’attention sera, bien entendu, le traditionnel défilé.Rien de tel, en fait, pour changer l’atmosphère du tout au tout et propager, si ce n’est d’un bout à l’autre du Québec, du moins jusque dans l’est de la métropole montréalaise, la venue des réjouissances.Cette année, si le temps est au beau fixe, c’est quelque 200 000 personnes que le comité organisateur de la Fête espère rassembler le long du parcours, lequel s’étendra sur une distance de sept kilomètres.Comme à l’accoutumée, le départ du défilé se fera à 14h devant la maison de Ludger Duvernay, là où sont situés les locaux de la Société Saint-Jean-Baptiste, à l’angle des rues Sherbrooke et Saint-Urbain.Pour la 163e édition de la Fête nationale — qui marque d’ailleurs le vingtième anniversaire du décret du gouvernement du Québec pour le changement de la dénomination du défilé de la Saint-Jean-Baptiste —, les producteurs du défilé, des Productions ^’Entracte, veulent rendre un hommage aux artisans des secteurs économiques majeurs du Québec, en particulier ceux liés à l’industrie de la communication.L’objectif est de rappeler le savoir-faire et la créativité de milliers de Québécois au cours des dernières décennies.Cet hommage sera constitué de six des huit tableaux allégoriques qui composeront la suite nationale.Ainsi, les domaines des pâtes et papiers, de Hydroélectricité, de la culture, des télécommunications, de l’agroalimentai-re et de l’aérospatial ont été retenus.Une attention toute spéciale sera portée à la présentation visuelle du cortège.Ainsi, les gammes de bleu, blanc, rouge, jaune, vert et orangé maquilleront l’itinéraire, et aucun des tableaux ne se retrouvera sur des véhicules motorisés.Composés de pièces modulaires géantes, ils seront plutôt tirés, poussés, voire même revêtus par un nombre record de 700 figurants, 225 de plus que le 24 juin dernier.Le traditionnel défilé prendra son départ à l’angle des rues Sherbrooke et Saint-Urbain, pour aboutir au parc Maisonneuve.«Le concept des modules (en papier, toile, plastique, matériaux gonflables, etc.) se veut d’une grande maniabilité pour les figurants, explique le producteur délégué du défilé aux Productions L’Entracte, André L’Heureux.En mouvement, les spectateurs reconnaîtront aisément les formes et objets qui constitueront les pièces maîtresses des différents tableaux.» Défileront ainsi sous les yeux de la foule, entre autres, un avion géant lors du passage du tableau sur l’aérospatial puis, reliées à celui de la culture, six petites scènes qui rappelleront des événements et des institutions d’ici.Pour ce qui est des deux autres tableaux, l’un présentera les partenaires commanditaires de la Fête nationale, l’autre soulignera les 30 ans de l’Expo 67.Ce dernier toutefois n’aura rien de l’ampleur d’un grand déploiement artistique.En fait, les 120 pays membres de l’ONU, présents au Québec en 1967, seront représentés par autant de figurants.Ces derniers porteront un drapeau qui flottera à nouveau au rythme de la chanson-thème de l’Expo, Un jour, un jour, quand tu viendras.La marche populaire suivra d’ailleurs ce dernier tableau, en guise de fermeture.Défilé animé et interactif D’abord et avant tout axé sur l’animation et l’interaction avec le public, le défilé de la Fête nationale ne lésinera pas sur l’envoi de clins d’œil à la fois?humoristiques et spectaculaires.A titre d’illustration, le tableau de l’hydroélectricité aura l’heur de plaire aux spectateurs accablés par la chaleur, entre bitume et rayons ardents.Des figurants, déguisés en jolies «gouttes d’eau», les aspergeront d’un mince jet d’eau fraîche lors de leur passage.Pour le thème de l’agroalimentai-re, une quinzaine de cuisiniers-percussionnistes pousseront des paniers d’épicerie remplis à bloc de produits bien de chez nous.Aussi, tout au long du parcours, des ballons géants et certains accessoires, qui composeront le défilé, seront lancés par les figurants.Mais la rue Sherbrooke, en plus de se faire joyeuse et colorée, vibrera au rythme de la musique qui sera omniprésente et «à 100 % québécoise».Pour l’occasion, la présence de 350 musiciens a été sollicitée — l’an dernier, des bandes sonores tenaient lieu d’«orchestre».Les ensembles de tambours et clairons se mêleront donc aux groupes rock pour interpréter des pièces québécoises.Certains musiciens seront installés sur les trois scènes motorisées spécialement aménagées, tandis que d’autres déambuleront dans la rue afin de faire chanter, sinon déhancher, l’assistance.Des haut-parleurs seront également camouflés dans les décors et les déguisements des figurants.Parmi les musiciens invités, les spectateurs pourront d’ailleurs entendre l’un des groupes finalistes du dernier gala de l’Empire des futures stars, Laffaire Tournesol.Aussi, ils pourront entonner la chanson-thème de la Fête, Québec, une histoire de cœur, inspirée d’un texte de Dany Laferrière et interprétée par Luc de Larochellière et Luck Mervil.Si certains pourront brandir des drapeaux fleurdelisés, d’autres, du haut de leur balcon, pourront exprimer leur gaieté par les décorations fixées à leur devanture d’immeuble ou encore en portant les T-shirts, casquettes et autres produits officiels de la Fête nationale.Comme par les années antérieures, la vente de ces articles financera une partie des activités tenues un peu partout au Québec.Selon le rythme de croisière du défilé, la tête arrivera vers 16h20 à l’entrée du parc Maisonneuve (plutôt qu’à la jonction du boulevard Pie-IX, comme par les années passées), où souper et spectacle attendront les marcheurs affamés et assoiffés.Enfin, le réseau Rock Détente et la télévision de Radio-Canada diffuseront, en simultané, chacun une émission spéciale sur le défilé et les festivités de fin de soirée.L’affiche de la Fête nationale «Il est naturel d’aimer ce pays» Le texte reproduit ci-après, intitulé Québec, une histoire de cœur, apparaît à l’endos de l’affiche officielle de la Fête nationale 1997.11 est l’œuvre de l’écrivain québécois Dany Laferrière.Il est naturel d'aimer le pays-qui nous a vus naître et qui a vu naître aussi nos parents et nos grands-parents.Depuis de nombreuses générations, nous n’avons connu que ce ciel, ces arbres, ces rivières, ces saisons, et nous n’avons chanté que dans cette langue.Il est naturel d’aimer le pays où nous avons connu l’amour pour la première fois.Ah, comme l’amour obligé peut être mortel! Or nous savons que si nous sommes encore là, quelques siècles plus tard, c’est après d’âpres luttes livrées dans des conditions extrêmes.Nous avons dû faire face à la nature, aux animaux, aux autres et surtout à nous-mêmes.Combien de fois n’avons-nous pas eu envie de tout laisser tomber pour partir ailleurs?Mais nous aimons ce pays même si nous n’avons pas tous les mêmes goûts.Certains n’attendent que l’été pour vivre, d’autres n’espèrent que la douceur de l’automne et ses coloris brillants, d’autres encore ne vivent que quand le froid est au plus vif, et d’autres enfin accueillent avec une certaine fièvre le printemps toujours gorgé de promesses.Mais ce qui est vrai pour les saisons l’est aussi pour toutes les autres activités humaines.Ne faisons donc plus semblant d’aimer tout le monde tout le temps.Le contraste fort est aussi dans nos caractères.Et c’est toujours ainsi quand on laisse le cœur parler librement.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Dany Laferrière Il est naturel d’aimer le pays qui nous a accueillis quand la dictature, la faim ou la foi aveugle nous en voulait à mort.Et, se souvenant de la légende du «Survenant», ce pays a mis à notre disposition: son ciel, ses rivières, ses saisons et sa langue.Ah, comme l’amour obligé peut être mortel! Or nous savons que si nous sommes encore là, quelques décennies plus tard, c’est après d’âpres luttes livrées dans des conditions extrêmes.Nous avons dû faire face à la nature, aux animaux, aux autres et surtout à nous-mêmes.Combien de fois n’avons-nous pas eu envie de tout laisser tomber pour retourner d’où nous venons?Il est naturel d’aimer ce pays même si nous ne partageons pas les mêmes goûts.Et la meilleure raison que nous avons de le faire, c’est que nous sommes là, ensemble, et que nous habitons la même maison.Et qu’à force de nous côtoyer, nous partagerons, un jour, la même histoire.Mwen renmen ou, Québec.Je t’aime Québec.NATIONALE Message du Président du Bloc Québécois Chères amies, Chers amis, C’est rempli d’espoir et de détermination que je joins ma voix à toutes celles qui, cette année encore, affirmeront haut et fort notre fierté comme peuple à l’occasion de la Fête nationale.Je vous invite à participer avec enthousiasme aux festivités du 24 juin, expression du dynamisme, de la richesse et de la diversité de la société québécoise.Que cette fête marque plus que jamais un grand ralliement des forces vives du Québec afin qu’ensemble, nous bâtissions un pays et un avenir à la hauteur de nos aspirations.Bonne Fête nationale à tous et à toutes! Ai!L Ml Gilles Ductyi
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