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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 1997-06-07, Collections de BAnQ.

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1118111 &V UC'J ifah' ' j- ' '• MM # r .¦>àAü ?FONDÉ EN 1910 ?- LE DEVOIR LES ARTS André Forcier: autobiographie d’un imaginaire, page B 1 LIVRES Le premier roman de Michelle Tisseyre, page D 1 LE MONDE Algérie: la majorité à Zéroual, mais les résultats sont contestés, page A 8 FORMES Shakespeare dans ses murs, page D 8 PERSPECTIVES Le ministre sapeur «Sapeur: soldat du génie employé à la sape et à d'autres travaux.Sapeur-pompier: agent communal chargé du service public de secours contre les incendies, les périls et les accidents menaçant la sécurité publique.» Depuis quelque temps, on a l’impression que le ministre Rochon passe son temps à éteindre des feux qu’il a lui-même allumés.Le réseau de la santé aurait peut-être besoin d’un répit et de certains réalignements.Depuis deux semaines, le ministre de la Santé et des Services sociaux Jean Rochon subit les attaques répétées de l’opposition officielle à Québec, notamment au sujet des listes d’attente en chirurgie cardiaque.Même certains député péquistes, Jean Garon et Roger Paquin, se sont mis de la partie pour faire part de leur inquiétude face à la situation vécue par certains de leurs commettants.D’un stoïcisme habituellement à toute épreuve, le ministre Rochon en a même perdu son calme à quelques reprises, élevant le ton en répondant aux questions posées en rafales et usant de réponses des grandes occasions: c’est la faute aux libéraux, ceux de Québec quand ils gouvernaient et ceux d’Ottawa même quand ils ne gouvernent pas.Mais les ratés soulignés par les médias depuis quelques semaines remettent aussi en question la réforme Rochon elle-même et, surtout, les priorités d’un ministre et de son slogan favori face aux compressions: «C’est faisable.» Personne ne remet véritablement en question le virage ambulatoire.Même en ayant réduit de 29 % le Ma r i o nombre de lits d’hôpitaux en dix ans, Cloutier le Québec en possédait, en 1995, toujours plus que l’Ontario, pourtant * * * plus populeux, selon Statistique Canada.Mais le virage présupposait que les services de première ligne seraient disponibles en CLSC, la porte d’entrée du système de santé québécois que certains observateurs s’amusent à appeler la «porte de sortie» tellement ils se spécialisent de plus en plus dans les services de maintien à domicile pour les personnes âgées.Or, malgré le succès d’Info-santé, un service d’information 24 heures par jour et sept jours par semaine, les CLSC demeurent méconnus et sous-utilisés.Ils ne reçoivent d’ailleurs que 7 % du budget du ministère de la Santé et des Services sociaux, alors que les hôpitaux touchent dix fois plus.Pour offrir des services courants de première ligne sans rendez-vous, les CLSC ont besoin de médecins.Or, ces centres n’en sont qu’à 55 % de leur plan d’effectifs médicaux.Situés en ville, les CLSC ont de la difficulté à recruter et à retenir des médecins qui sont pénalisés s’ils ne vont pas travailler en régions éloignées ou qui préfèrent se regrouper en cliniques privées plutôt que d’aller construire un service médical au sein d’un CLSC.Si les CLSC sont la porte d’entrée du réseau, le ministère a caché la clef.Par ailleurs, il reste à créer de véritables et solides liens entre ces centres locaux et les hôpitaux.Les relations interinstitutionnelles s’améliorent, mais la méfiance règne encore.Le problème de coordination «découvert» par le gouvernement Bouchard dans le cas des chirurgies cardiaques en est un bon exemple.Historiquement, il est connu que les hôpitaux ne parlaient que très peu entre eux.C’était le «syndrome de l’autoroute 20», c’est-à-dire qu’il était plus simple auparavant de «monter à Québec parler au ministre» que de régler un problème au plan local ou régional.C’est ce que la réforme Rochon voulait changer, mais force est de constater que le changement n’a pas ébranlé les habitudes des cardiologues montréalais à ce jour.Et justement, prenons le cas de Montréal comme exemple.Après un premier plan de transformation à peine terminé, la Régie régionale devra gérer des compressions supplémentaires de 221 millions.Comment réussi-ra-t-elle l’exercice sans fermer ou fusionner davantage de centres hospitaliers et sans affecter les services à la population?Et comment réussir un virage qui implique davantage de coopération entre les institutions en créant plus de frictions et de jalousie entre elles?Mauvaise planification?Improvisation?À tout le moins, parlons de concordance des temps pour le moins déficiente, d’un ordre des priorités qui laisse à désirer.Avant de couper, un chirurgien réfléchit, discute parfois avec ses collègues et travaille de toute façon en équipe.Le docteur Rochon semble plutôt subordonné à son équipe, toujours prêt à servir, toujours prêt à couper au plus coupant Résultat, il doit revenir en arrière, comme dans le cas des anesthésistes, avec des solutions encore plus coûteuses.«La réforme et les problèmes qui en découlent ont ceci de bien, dit Marc-André Fournier, du GRIS (Groupe interdisciplinaire en santé) de l’Université de Montréal, qu’ils far-cent les gens à réagir.l£s intervenants ont compris qu’ils ne peuvent plus travailler comme avant, qu’il faut modifier les façons de faire.» Les événements récents montrent que cette flexibilité a ses limites: les ressources financières.Y aurait-il là quelques leçons qui pourraient servir en haut lieu?r Montréal Ensoleillé.Dimanche: ciel variable.Max: 25 Min: 11 Québec Passages nuageux.Max: 22 Min: 7 Détails, page C 4 Agenda INDE X .B 7 Idées .A 9 Annonces.C 10 Livres .D 1 Les Arts .B 1 Le monde.A 8 Avis publics.C 4 Les sports.C 12 Bourse .C 7 Montréal.A3 Économie.C 1 Mots croisés Cil Éditorial A K) Politique.A 6 Pénurie de ressources Québec réembauche des anesthésistes à la retraite Ils sont rappelés au travail après avoir obtenu 300 000 $ en allocation de fin de carrière MARIE-ANDREE CHOUINARD LE DEVOIR Dans le cadre de mesures exceptionnelles, près de 10 % des anesthésistes ayant bénéficié du régime de retraite proposé par le gouvernement du Québec en 1995 sont de retour au travail, faute de médecins spécialistes dans certaines régions de la province.Le tiers des anesthésistes retraités est sur le pied de guerre, prêt à répondre à l’appel, sur une base volontaire.En vertu d’une entente conclue en octobre 1995 par la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) et le ministère de la Santé et des Services sociaux, 410 médecins spécialistes âgés d’au moins 65 ans (dont 69 anesthésistes) ont déjà quitté la profession, avec promesse de versement d’une allocation de fin de carrière de 300 000 $.Cette entente, qui ne ^mettait pas le retour au travail «sous réserve d’exceptions», visait à faciliter la cessation de carrière du médecin spécialiste tout en ouvrant la voie à de jeunes médecins.Mais voilà où le bât blesse: le passage rêvé des chevronnés aux novices ne s’effectue pas de façon idéale puisque si l’ap- VOIR PAGE A 12: RETRAITE É C O N O M I E Ambitieux projet d’hôpital international à Mirabel Sylvain Vaugeois entend remettre cela! À peine vient-il de piloter, avec succès, l’établissement à Montréal du spécialiste français du multimédia Ubi Soft qu’il concocte, à Mirabel cette fois, un projet avant-gardiste d’hôpital international.Il s’agirait, ici, d’un projet de 500 millions de dollars qui a le potentiel de créer entre 8000 et 10 000 emplois.Ce projet serait entièrement financé par des capitaux privés, des grands groupes d'assureurs pour la plupart, qui s’offriraient un hôpital de 2000 chambres.HNos informations, page C 5 Sylvain Vaugeois Festival du nouveau cinéma Entre Tati et Buster Keaton Coup de cœur pour le cinéaste géorgien Mikhaïl Kobakhidzé ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Coup de cœur au Festival du nouveau cinéma et des nouveaux médias: la découverte de l’univers amoureux et poétique de Mikhaïl Kobakhidzé.Ce cinéaste géorgien émerge comme un mammouth de la glaciation soviétique.Depuis la fin des années 60, ses films étaient figés sous les interdits du régime.Puis, peu à peu, ils renaissent au soleil, esquissent sur pellicule un pas de danse.Hommage est rendu à cet enfant de Tbilissi ce samedi à 19h, au Cinéma Parallèle.Un régal pour cinéphiles.Où ailleurs que dans un festival pourrait-on découvrir à Montréal une œuvre aussi fraîche, lyrique et atypique, sortie intacte des boules à mites de l’Histoire, surtout dans un format habituellement aussi mal distribué que le court métrage?Kobakhidzé accompagne à Montréal cinq de ses films muets en noir et blanc, tous plus délicieux et lunaires les uns que les autres, presque chagaliens en fait, voguant entre Tati et Buster Keaton avec des parapluies qui volent, des amoureux qui gazouillent, des chaises campées au milieu de nulle part, comme dans un film de McLaren.Ils s’intitulent Jeune amour, Carrousel, La Noce, Le Parapluie, Les Musiciens.On n’y parle pas, donc, si ce n’est par grognements où par gazouillis, mais des extraits musicaux baignent tout, mêlant allègrement Bach à Aznavour.Ces films sont autant de pas de deux qui disent l’attirance entre deux jeunes gens, dans un autobus, VOIR PAGE A 12: GÉORGIEN L’itinérance en colloque JACQUES GRENIER LE DEVOIR L’ITINERANCE n’est pas le reflet de la pauvreté mais bien de la misère du monde, ont souligné hier les participants à un colloque organisé par le Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM).Lire notre reportage en page A 3.Manning tente d’amadouer le Québec Il se dit victime d'une campagne de dénigrement de Vestablishment fédéral MANON CORNE LL 1ER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Après avoir fait campagne contre la société distincte et pour l’éviction des leaders politiques québécois, le nouveau chef de l’opposition officielle, le réformiste Preston Manning, prétend maintenant vouloir aider les Canadiens à se réconcilier et non pas susciter l’animosité contre le Québec.«Nos idées peuvent potentiellement réunir le pays et obtenir des appuis au Québec», a-t-il maintenu en conférence de presse, hier à Ottawa.Venu expliquer son projet de stratégie fédéraliste élargie sur l’unité nationale, il a passé le plus clair de son temps à justifier la publicité électorale de son parti, en particulier celle qui invitait les citoyens à bouder les politiciens québécois.Preston Le tollé soulevé de- Manning: puis fait dire à M.à l’écoute.Manning qu’il est victime d’une campagne de dénigrement de l’establishment politique canadien, qui aime le dépeindre comme un raciste ou un anti-Québécois.«Je peux prédire que peu importe ce que nous aurions fait au sujet du concept de l’égalité des provinces, aussi inoffensif soit-il, nous aurions eu droit à cette interprétation négative», a-t-il déclaré quand un journaliste lui a demandé s’il regrettait la diffusion de cette publicité.Il est bien prêt à dire qu’il ne voulait blesser personne mais il n’est pas question de s’excuser.«Nous n’avions pas l’intention d’être hostiles à l’endroit du Québec et de VOIR PAGE A 12: MANNING Lendemains d’élections Les souverainistes retroussent leurs manches ¦ Léchée de Meech et le coup de force de 1982 ne mobilisent plus ¦ Les bloquistes ont récolté 500 000 votes de moins qu'en 1993 Les souverainistes se remettent tranquillement des élections fédérales, certains avec un peu d’amertume, mais la plupart avec en tête l’idée de retrousser leurs manches.MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Un chiffre frappe l’imagination: aux élections de lundi, les bloquistes ont récolté 500 000 votes de moins qu’en 1993.La désertion est évidente.Certes, une part du désistement est attribuable au mécontentement contre les politiques menées par le gouvernement Bouchard.Mais, comme le croit l’ancien chef du Bloc Michel Gauthier, il doit y avoir autre chose.Un constat semble être assez largement partagé: le discours souverainiste doit être revu.Les changements de cap du chef Gilles Duceppe, ses déclarations ambiguës, les remises en cause de la FTQ et l'accent mis sur les thèses de Parizeau ont contribué à brouiller le message.Mais surtout ont constaté plusieurs députés bloquistes sur le terrain, durant leur campagne, le discours souverainiste est, pour l'heure, trop axé sur la critique du fédéral et sur le ressentiment envers le reste du Canada II n’est plus mobilisateur.Des députés du Bloc québécois ont constaté en campagne que «l’échec de l’accord du lac Meech, le rejet de l’accord de Charlottetown ou même le coup deforce de 1982 ne sont plus des références mobilisatrices».affirme le député bloquiste d'Hochelaga-Maisonneuve ILes souverainistes doivent faire une autre offre de partenariat, croit Daniel Turp, page A 6 Réal Ménard.Le candidat défait dans Saint-Maurice, Yves Duhaime abonde dans ce sens.«Les souverainistes tiennent pour acquis qu’on va finir par gagner en critiquant les politiques fédérales.On ne met pas assez en lumière les avantages de la souveraineté», dit-il au Devoir.Pour mettre de l’ordre dans les idées souverainistes, Ménard propose de tenir, dans quelques mois voire un an.une fois la poussière retombée, des états généraux de la souveraineté réunissant le Bloc, le PQ et les partenaires.Il faut selon lui refaire la coalition pour la souveraineté.Mais surtout, ajoute le député d’Ho-chelaga-Maisonneuve, les souverainistes doivent tenir compte dans leurs réflexions en plus de la démobilisation autour des vieux arguments.VOIR PAGE A 12: SOUVERAINISTES 778313000696 A 12 I.K l> K V OIK.I.K S S A M K I) I K T I» I M A N < Il K N .1 T I X I II» 7 i -?LE DEVOIR «-—- ACTUALITES The Artist, l’ex-Prince à la PdA Bon sous tous les noms + SYLVAIN CORMIER Au-delà de l’événement que constituait hier soir à la salle Wilfrid-Pelletier le show-surprise de L’Artiste-aupa-ravant-connu-sous-un-nom-de-chien (Prince), un fait demeurait indéniable: l’étoile du p’tit gars de Minneapolis scintille nettement moins qu’à l’ère faste des Purple Rain, 1999 et Sign ‘O' The Times.Le triple album Emancipation, le premier de L’Artiste-qui-fait-exprès-d’énerver-les-cri-tiques-en-changeant-de-nom-plus-souvent-que-de-guitare paru sur sa propre étiquette de disques, n’a pas fait les gorges chaudes.D’où les récents précédents: journalistes de tous pays invités à Paisley Park pour rencontre L’Artis-te-qui-était-Prince-mais-ne-l’est-plus, tournée promotionnelle de L’Artiste-d’appellation-contrôlée, et blitzgrieg de shows-guérillas dans les salles moyennes de villes choisies.L’Ar-tiste-qui-aurait-voulu-être-un-artis-te n’a jamais autant travaillé à reconquérir son royaume.On le constatait hier: se faire voir, convaincre sur place, c’est encore la meilleure méthode.Et il n’a pas fallu longtemps à L’Artiste-dont-le-nom-est-un-symbole-androgyne-impossible-à-pro-noncer pour prouver à ceux qui l’auraient oublié que, du haut de ses quatre pieds onze pouces, il est l’un des showmans géants de la planète rock.A peine lancé le groove irrésistiblement jamesbrownien de Jam Of The Year, trois mille corps se sont instinctivement agités, comme si le souvenir du show de 1993 au Forum leur revenait dans les orteils.Sauf que c’était bien plus rentre-dedans qu’en 1993: toute prétention théâtrale éliminée, on avait cette fois droit à ce que L’Artiste fait de mieux: chanter, jouer, danser, mener au doigt et à l’œil son orchestre (un groupe de musiciens soudés au groove qui inclut les Montréalaises Kat Dyson et Rhonda Smith), et s’occuper à faire lever, lever, lever toujours plus haut l’auditoire.Tout ça et rien que ça.Alternant furieusement guitare solo, guitare basse et piano à queue (peint en lilas avec le mot beautiful écrit tout autour), L’Artiste-dont-on-foutait-finalement-pas-mal-du-nom était la dynamo de son propre show, criant constamment «Montréal!», en rythme, tel un mot d’ordre de défoulement collectif.Quand, dès le troisième titre, notre Prince d’antan a asséné Purple Rain, on a compris qu’il ne contenterait pas d’un bête triomphe, et ce que ce show-là se vivrait comme un rappel sans fin.Après une grosse heure d’incessant brasse-popotin, de Get Yo Groove On à Face Down, L'Artiste-bien-nommé donnait tout juste l’impression de se réchauffer.Moi, le journal m’attendait déjà.Il se peut que vous soyez encore là.RETRAITE SUITE DE LA PAGE 1 pel à la retraite a été grandement entendu p;u- les anesthésistes — c’est le groupe de médecins spécialistes qui s’est le plus prévalu de l’offre de retraite, avant les chirurgiens et les psychiatres —, l’arrivée de nouveaux médecins ne suit pas le même rythme, bien au contraire.Confrontés au fait que certaines régions sont aux prises avec la pénurie de médecins spécialistes, le MSSS et la Fédération des médecins spécialistes du Québec signaient donc en mai dernier une «procédure de désignation» permettant à des médecins retraités d’effectuer un retour sur le marché du travail.«La présente procédure a pour but de mettre en application un cas d’exception [.] permettant à certains médecins spécialistes en anesthésie-réanimation bénéficiant d’une allocation de fin de carrière d’être autorisés, de façon temporaire et exceptionnelle, à exercer dans le cadre du régime d’assurance-maladie du Québec», stipule l’entente, s’appliquant de façon rétroactive depuis le 1er février.Ce sont donc six anesthésistes retraités qui se sont déjà prévalus de cette mesure transitoire afin d’assurer une permanence à l’intérieur de quatre centres hospitaliers situés ep région (Malbaie, Granby, Maniwaki et Beauce-Etchemin).A la FMSQ, il existe toutefois une banque de 24 anesthésistes disponibles—plus du tiers des médecins retraités.Cette mesure ne permet pas aux médecins retraités de travailler plus de 60 jours par année civile mais n’exclut pas la «double rémunération».Aux versements d’allocations allouées par le plan de retraite, s’ajoute donc la rémunération prévue en vertu du régime d’assurance-maladie.Comme l’ensemble des anesthésistes, les médecins MANNING SUITE DE LA PAGE 1 l’unité nationale.Nous offrons une solution et nous voulons continuer à y travailler.L’argument que j’offre au premier ministre est qu’il a besoin d’une stratégie fédéraliste plus large sur l’unité nationale, il a besoin d’une stratégie qui peut obtenir l’appui des Canadiens de tout le pays», a-t-il insisté.Il s’est défendu de vouloir écarter une région entière du pays.«Nous avons dit que les Canadiens de tout le pays veulent avoir leur mot à dire sur la question de l’unité et pas seulement les politicien du Québec.Cela ne signifie pas qu’ils n’ont pas leur place mais il ne doit pas y avoir qu’eux.» Ses explications n’ont pas mis fin aux questions difficiles.Si le fait de poser une croix sur quatre personnes de race noire est raciste, faire la même chose sur quatre Québécois francophones n’est-il pas anti-québécois?, lui ont demandé quelques reporters.Il a hésité, visiblement irrité, avant de mettre en doute la pertinence de la question.Il a soutenu avoir seulement visé quatre personnes qui ont mené le pays au bord du précipice lors du dernier référendum.Selon lui, les fédéralistes ne doivent plus faire de promesses qu’ils ne peuvent tenir, comme celle de faire reconnaître le principe de la société distincte alors que cinq provinces s’y opposent, dont deux qui devraient l’entéri- concernés seront payés où à l’acte, ou recevront une indemnité journalière.A titre d’exemple, un anesthésiste pourrait donc d’abord recevoir une indemnité de 550 $ pour le travail effectué entre 7h et 19h.A cela s'ajouteraient, pour la garde de nuit, une prime de disponibilité de soirée (50 $) ou de fin de semaine (350 $), et une rémunération complète à l’acte — majorée de 33 % — pour chacune des anesthésies effectuées.Comment expliquer la nécessité de faire appel aux services de ces médecins moins de deux ans après leur avoir offert la retraite sur un plateau d’argent?«Nous avions déjà écrit dans l’entente de 1995 que nous pourrions avoir recours à des mesures exceptionnelles, a expliqué hier Hubert Gauthier, sous-ministre adjoint au ministère de la Santé.On nous prend pour de grands devins mais on ne pouvait pas deviner d’avance qui déciderait de partir et qui ne partirait pas, on ne pouvait pas savoir.Surtout qu'on n'a pas d’histoires actuarielles là-dessus, on n’avait jamais fait ça auparavant.» Au Centre hospitalier Beauce-Etchemin, à Saint-Georges, on a déjà dû utiliser les services de médecins pour parer à la pénurie.«Je suis conscient du fait que sur le plan des motifs, certains peuvent porter un jugement sur le fait que nous devions faire appel à des médecins retraités, explique Bernard Jean, directeur des services professionnels du centre hospitalier.Mais lorsqu’on sait que notre liste d’attente nécessiterait un minimum de trois anesthésistes et qu’il y a des périodes où nous n’en avons qu’un seul, je pense qu’çn peut comprendre ces mesures exceptionnelles.» A Saint-Georges, le problème de la pénurie est survenu il y a un an environ, et correspond tout à fait avec le début des mises à la retraite en plus d’une réorganisation des services de certains centres hospitaliers de la région.«Il est bien évident que ce programme de retraite n’était pas très bien prépa- ner par voie de référendum.«Faire cela, c’est prendre un engagement, au nom des fédéralistes, qu’on ne peut respecter.Cela amène les Québécois à conclure que vous avez mal compris le reste du pays ou, pire encore, que vous les avez bernés.» M.Manning croit que le premier ministre Chrétien doit adopter une stratégie d’ensemble appuyée par les fédéralistes de tout le pays.Il souhaite d’ailleurs le rencontrer pour lui exposer ses solutions en vue de «réconcilier le désir de l’Ouest pour l’égalité [des provinces] et celui du Québec de protéger son caractère distinct».M.Manning pense que la seule façon d’y parvenir est d’offrir une foule de pouvoirs, tous les mêmes, à toutes les provinces.Il a toutefois admis qu’il devrait trouver une façon plus positive de véhiculer son message et il pense, avec le temps, avoir gain de cause.«Je parie que si vous revenez dans 10 ou 15 ans et si le Canada est toujours uni, il le sera sur la base de l’égalité des citoyens et des provinces», a ajouté le chef réformiste, évoquant sans y prendre garde le scénario d’une rupture prochaine du Canada.Comme à son habitude, M.Manning a entretenu l’équivoque sur son rôle à la tête de l’opposition officielle.Il a dit, d’une part, vouloir bâtir des ponts et se montrer constructif mais a soutenu, d’autre part, que la question de l’unité pourrait justifier de faire front commun pour défaire le gouvernement Les libéraux, faut-il noter, n’ont que quatre sièges de majorité.ré, poursuit M.Jean.On a fait l'erreur de ne pas pondérer le départ des anciens par l'ajout de nouvelles ressources.» Lorsqu’un hôpital prévoit qu’il manquera de ressources, il doit contacter la FMSQ, laquelle analysera sa demande en partenariat avec le ministère.«Nous accédons uniquement aux demandes qui représentent une situation exceptionnelle qui nécessite une période de transition, un pontage, par rapport à une solution permanente.» Au centre hospitalier Beauce-Etchemin, par exemple, la solution permanente est trouvée: on a déjà recruté quatre médecins résidents qui entreront en fonction à la fin de juillet 1998.D’ici là, la banque de médecins anesthésistes servira à combler les espaces vides de la grille-horaire.Au cours de la semaine, pressé de questions à la fois par l’opposition et par les médias quant à l’épineuse question des listes d’attente — dans le secteur de la chirurgie cardiaque par exemple — le ministre de la Santé et des Services Sociaux Jean Rochon avait invoqué le manque d’anesthésistes pour expliquer le phénomène.«Le nombre de places pour les résidents en anesthésie est passé de 20 à 27, explique le Dr Jacques Provost, directeur des affaires professionnelles à la FMSQ.Nous assistons actuellement à la fin de la pénurie, très bientôt le retour à la normale s’effectuera.» Le ministère de la Santé et la FMSQ concoctent d’ailleurs une nouvelle façon de fonctionner «plus permanente, de réseau, pas uniquement sous une forme de volontariat, précise Hubert Gauthier, sous-ministre adjoint.Nous sommes en train de discuter de la façon et de rémunérer et d’organiser les services de façon à ce que Ton puisse créer des réseaux, c’est la solution».Même s’il s’agit de mesures exceptionnelles et temporaires, il est impossible de savoir à quel moment elles prendront fin.«M.Rochon a parlé d’une stabilisation au niveau de l’anesthésie d’ici trois ou quatre ans», ajoute M.Gauthier.«Si nous approchons d’un référendum sur l’unité au Québec et si le gouvernement apparaît mal préparé comme la dernière fois, le Parlement aura l’obligation, selon moi, de mettre de côté les différences partisanes.Je parle ici des fédéralistes, y compris les députés libéraux d'arrière-banc, pour faire quelque chose pour changer cette situation.Il faudra quelque chose de cette importance pour que les partis ignorent leurs différences et pour forcer certains libéraux à voter contre le gouvernement», a-t-il avancé.M.Manning a demandé un face-à-face avec le premier ministre Chrétien.Les deux hommes se sont parlé à la suite de sa conférence de presse et ont convenu de se rencontrer au cours de l’été.Comme le Bloc en 1993, le Reform se retrouve à occuper le poste d’opposition officielle en s’appuyant sur une seule région du pays.Ses 60 députés se sont tous fait élire à l’ouest de l’Ontario, dont 49 en Alberta et en Colombie-Britannique.M.Manning pense, comme les bloquistes avant lui, être capable de faire écho aux préoccupations de tous les Canadiens.Apôtre de la frugalité au moment de son entrée en politique, il dit maintenant accepter les avantages matériels associés à sa fonction, à une exception près: il ne résidera pas à Stornoway, la spacieuse résidence officielle du chef de l’opposition officielle.Il la trouve trop «extravagante».Si on lui offre une demeure plus modeste, par contre, il l’acceptera.PRÉCISION Détournement de rivières Dans un reportage publié hier sous le titre «Bouchard est désavoué par les militants de Montréal», nous écrivions à tort que les décrets autorisant Hydro-Québec à réaliser l’avant-projet de dérivation partielle des rivières Sault-aux-Cochons, Boucher, Manouane et Portneuf avaient été adoptés par le conseil des ministres le 4 juin 1997.Ces décrets ont plutôt été adoptés une semaine auparavant, le 28 mai 1997.À LIRE LUNDI L'Entrevue L’écrivain et historien québécois Bernard Assiniwi est parti à la recherche de lui-même et des siens il y a près de 25 ans.Et il a consacré sa vie à combattre les faussetés et les préjugés écrits à propos des Amérindiens.Bernard A lire lundi dans L’Entrevue.Assiniwi S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal soit recyclé.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9.^1 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333.GÉORGIEN SUITE DE LA PAGE 1 sur la rue, à la gare, leur quotidien aussi, des rendez-vous manqués ou des osmoses, des moments de poésie ou de comique.Le cinéma de Mikhail Kobakhidzé jongle avec le mime, et les influences burlesques percent à chaque instant sous la tendresse, le fantastique.«Trop formalistes» Le cinéaste géorgien n’a pas tourné depuis la fin des années 60, interdit de travail jusqu’en 1991 par le Comité du cinéma de Moscou, qui jugeait ses films «trop formalistes».Il ne se percevait même pas comme un dissident, juste un artiste épris d’un type de cinéma poétique qui déplaisait au régime.L’envers du réalisme socialiste.Ses premiers courts métrages, Jeune amour et Carrousel, furent tournés alors que Kobakhidzé était encore étudiant à l’Institut cinématographique de Moscou.Il put réaliser La Noce en 1964 dans des conditions d’amateur, s’étonna que le film gagne trois prix au Festival d’Obe-rhausen.L’arrivée de Brejnev au pouvoir radicalisa la position de Moscou face aux studios.En 1966, son film si poétique Le Parapluie subit des tracasseries de la censure.Deux ans plus tard, Les Musiciens, d’une esthétique plus abstraite que ses œuvres précédentes, sera frappé d’anathème.«Ce n’est pas du cinéma soviétique, lui dit-on.Ce film n’apporte rien à personne.» Le ministre du Cinéma de l’URSS, M.Romanov, exigera la totale interdiction de ses activités cinématographiques.Après l’embargo, plus de vingt années s’écoulent à proposer des scénarios toujours refusés, à en signer d’autres de noms fictifs, à travailler pour l’industrie du bâtiment, er- rant parmi trente-six métiers, vendant les maigres avoirs de la famille.«Puis, en 1991, le grand système qui voulait faire tomber un petit individu comme moi s’est écroulé.» Kobakhidzé en est encore tout étonné, hoche sa belle tête intelligente et fine, dit que si tel est son destin, il pourra peut-être refaire du cinéma un jour.Mais tout n’est pas si simple.Depuis la chute du pouvoir rouge, Kobakhidzé cherche du financement, se heurte à des portes closes.Quand on n’a pas tourné depuis si longtemps, les bailleurs de fonds sont parfois dubitatifs.Son projet de long métrage Variations sur l’amour, entamé en 1994, n’a pu déboucher, faute d’argent.Aujourd’hui, le cinéaste de 58 ans abaisse ses prix, rêve désormais de refaire ses preuves avec le court métrage avant de tâter du long.Depuis deux ans pourtant, des festivals lui rendent honneur en France, en Angleterre, au Portugal; celui de Montpellier, de Clermont-Ferrand, et le British Short Film Festival de Londres notamment.Son nom refait surface.«Personne n’a jamais voulu de ce que j’aimais faire», soupire-t-il, surpris de rencontrer aujourd’hui des gens qui aiment son œuvre.Pas question, trente ans après avoir donné son dernier tour de manivelle, de se tourner vers le parlant ou de modifier son approche stylistique du cinéma.Son prochain film appartiendra à la même lignée que les précédents, avec du bruit mais sans paroles.Il déclare aimer le muet parce que l’essentiel d’une rencontre se livre avant que deux personnes ne se mettent à parler, à travers les jeux de regards qui révèlent les pensées de l’âme, la gestuelle, les pulsions inconscientes que la parole viendra voiler.Et c’est la pureté de ce premier contact qu’il entend recréer.Quand Kobakhidzé se rappelle ses rêves, ils reviennent à lui toujours par images, sans paroles, comme ses films.«Tout se passe dans la vie sous influence, à travers des éléments invisibles à l’œil nu, déclare-t-il.Je ne sais pas quelles influences cinématographiques Mikhaïl Kobakhidzé j’ai subies.Vous me nommez McLaren, mais je n’ai vu aucun de ses films, ce qui ne m’a pas empêché de capter les mêmes courants que lui.» En 1997, ses maîtres sont toujours Chaplin, Jean Vigo, Truffaut, Welles, Kurosawa.11 avoue aussi partager une certaine poétique avec Pierre Etaix.Mikhaïl Kobakhidzé souhaite que le cinéma ne devienne pas esclave de la science, surtout de l’électronique, mais qu’il se tourne vers l’intérieur, l’espace de création qui appartient à l’homme et non à la machine.«Ce n’est pas le cinéma qui est en crise, écrivait-il au moment des célébrations du centenaire du septième art.La crise est en nous.Nous voulons vaincre et soumettre le monde, mais tout se passe de manière inverse: plus nous faisons des efforts, plus le monde nous soumet à lui.» NB.Le Festival présentera les courts métrages de Kobakhidzé, en plus de samedi, à 19h, au Parallèle, le jeudi 12 juin, à 17h30, à la Cinémathèque.SOUVERAINISTES Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Sur Internet devoir@cam.org Pour l’agenda culturel (514) 985-3551 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et petites annonces Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc dont le siege social est situé au 2050.rue de Bleury.9* étage.Montreal.(Québec;.H3A 3M9 II e*>t imprimé par Imprimerie Québécor LaSalle.7743.rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc.612.rue Saint-Jacques Ouest.Montreal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et a diffuser les informations publiées dans D Dttoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Grcsipe Québécor Inc.900.boulevard Saint-Martin Ouest.laval Envoi de pubfkatM) — Enregistrement d* 0856.Dépàt légal: Bib&otheque nationale du Québec.SUITE I)E LA PAGE 1 de la nouvelle réalité.«On ne peut plus invoquer une crise fiscale canadienne, dit-il au Devoir.Cette crise est en train de se résorber.Le fédéral atteindra bientôt le déficit zéro.De plus, il faut tenir compte d’un nouvel écueil juridique: le renvoi fédéral à la Cour suprême» sur la légalité d’une déclaration unilatérale d’indépendance.Cette démarche «fait diversion dans notre stratégie», dit-il.On ne peut l’ignorer.Candidat malheureux à la direction du Bloc l’hiver dernier, Yves Duhaime n’a pas l’intention «défaire de geste» pour relancer la course avec Gilles Duceppe.C’est à M.Du-ceppe de décider de son avenir, dit-il.Mais il ne renonce pas à la vie politique.Et il se tient prêt à être à nouveau candidat dans Saint-Maurice dès que Jean Chrétien raccrochera ses patins, sans doute avant la fin de son mandat «Si le comté s’ouvre, dit-il, je répondrai présent.» Mais ce qui préoccupe M.Duhaime, c’est d’abord de changer le discours des souverainistes et de l’articuler autour de deux axes.D’abord, démontrer que la souveraineté du Québec peut entraîner une croissance, un développement économique.La base de l'argumentation de M.Duhaime c’est le succès que connaissent d’autres démocraties de plus petite taille mais qui sont plus riches que le Québec per capita.En second lieu, il faut ramener l’idée du partenariat dans le discours souverainiste en démontrant que ce partenariat est faisable, réalisable, à cause des liens économiques qui lient le Québec non seulement au Canada mais aussi au reste du continenL la formule de partenariat proposée par le H), le Bloc et l’ADQ en 1995 pourrait certes être améliorée mais surtout les souverainistes ont «le fardeau de bien j l’expliquer-.Le président de la Société québécoise de sciences poli- tiques et fondateur des Intellectuels pour la souveraineté, Guy Lachapelle va beaucoup plus loin que les Ménard et Duhaime.Selon lui, ce ne sont pas seulement les souverainistes mais aussi le gouvernement du Québec qui doit prendre une initiative.Ce ne sont pas des états généraux des souverainistes qu’il suggère mais des états généraux québécois.Selon Lachapelle, les déclarations contradictoires du chef du Bloc Gilles Duceppe durant la campagne sur la partition, les autochtones, un second référendum pour renverser un OUI, le silence des bloquistes sur l’offre de partenariat et les menaces du plan B imposent une clarification de la position du Québec même sur l’ensemble de ces questions.Cette clarification, le professeur de l’université Concordia en parle comme d’une «reconstitution de l’Etat québécois» et prendrait la forme d’une constitution transitoire du Québec.Ce document devrait définir à la fois les règles d’accession à la souveraineté et la procédure de transition.On y traiterait de la procédure référendaire, préciserait la marche à suivre pour l’adoption de la question référendaire, le pourcentage nécessaire pour gagner (en réaffirmant sans doute la norme des 50 % plus une voix), ainsi que les modalités de transition concernant les frontières du Québec, le statut de la minorité anglophone et celui des nations autochtones, la continuité juridique, le principe de l’Etat successeur, le contenu de l’offre de partenariat, etc.Pour rédiger ce document, le gouvernement devrait créer une commission, «une nouvelle commission Bélanger-Campeau», dit l’universitaire.Des représentants de l’opposition libérale à l’Assemblée nationale devraient idéalement y participer.Cette démarche aurait pour avantage de couper l’herbe sous le pied des fédéraux, en définissant, avant qu’ils ne le fassent, entre Québécois de tous horizons politiques, les conditions démocratiques du prochain référendum.Cette commission servirait également de véhicule au Québec pour prendre acte des réponses de la Cour suprême aux trois questions du gouvernement fédéral et d’y réagir, une tâche qui déborde des considérations partisanes.«Il faut que le gouvernement agisse en tant que gouvernement», dit-il.Il ressort toutefois pour le moment qu’il n’y a pas péril en la demeure dans le camp souverainiste.Le vice-président du Parti québécois, Fabien Béchard, affirme que les pé-quistes vont certes faire l’examen de la situation.Mais «il n'y a pas lieu de s’inquiéter» à cause des résultats des élections fédérales, dit-il.«Ce n’est pas un vote pour ou contre la souveraineté.Beaucoup de gens ont fait la distinction entre leur vote de lundi et leur position sur la souveraineté.» Selon M.Duhaime, «il va falloir que les souverainistes se retrouvent, dit-il.Mais nous pouvons toujours compter sur les deux plus importantes formations politiques au Québec, le PQ et le Bloc», ajoute-t-il.M.Gauthier estime que «toute recette lancée par les uns ou les autres est prématurée».Il faut prendre le temps de bien cerner les raisons de la désaffection constatée lundi.Quant au leadership de M.Duceppe, les avis sont partagés.Il appartiendra à lui seul de décider s’il reste ou s’il parti après avoir entendu les points de vue de les militants lors d’une rencontre prochaine, dit Yves Duhaime, qui veut dissiper l'impression qu’il veut la tête de M.Duceppe.M.Gauthier, que M.Duceppe vient de réintégrer dans ses fonctions de leader parlementaire, affirme «qu’il n’y a pas de raisons de penser qu ’il ne restera pas chef».«Le congrès au leadership a permis à M.Duceppe de s’asseoir bien en selle», dit-il.Ije député Ménard abonde dans ce sens.«lx Bloc a mieux à faire», dit-il. C 12 I.K I» K V (1 I II .I.K S S A M K l> I 7 K T I) I M A N (' Il K S .1 I’ I X I il il LE DEVOIR ?- LES SPORTS Je a n Dion HORS-JEU Les Wings?Pfft.Un collègue d’un quotidien montréalais de la rue Saint-Jacques a soulevé un intéressant débat, tant dans sa gazette que dans les estaminets que nous fréquentons volontiers, en affirmant cette semaine que les Red Wings de Detroit de 1996-97 formaient la meilleure équipe de hockey de tous les temps.Débat intéressant parce qu’il a à la fois un peu raison et beaucoup tort.Quand Mario Lemieux a pris sa retraite, il y a quelques semaines, nous avons saisi l’occasion dans cette chronique de nous pencher sur la question du meilleur joueur de hockey de l’histoire.Nous avions alors, à l’aide d’une démonstration à couper le souffle digne d’un prix Pulitzer, fait valoir que Wayne Gretzky était celui-là en raison de l’ampleur et de la durée de sa domination sur ses contemporains.Dans La Presse, Michel Blanchard a repris le même thème, appliqué cette fois à une équipe.Il soutient que les Wings de cette année battraient n’importe quelle formation de n’importe quelle époque.Les méthodes d’entraînement qui ont tellement évolué, le gabarit des joueurs, leur vitesse, le peaufinage des stratégies, tout amène, dit-il, à penser que ce club est sans égal par rapport à tous les autres qui ont existé.Outre que le jugement est un peu facile — on aurait aimé lire ce genre de choses quand les Wings ont terminé troisièmes au classement du calendrier régulier dans l’Ouest, avant qu’ils aient le vent dans les voiles et mènent 1-0 en finale de la coupe Stanley —, on doit reconnaître que, dans l’absolu, cela pourrait être vrai.Pourrait, parce que nous ne sommes pas du tout convaincu que le Detroit de cette année est meilleur que le Colorado de l’an dernier, les Rangers de 1993-94 ou les Penguins du début des années 1990.Mais le problème de cette approche, c’est qu’elle ne prouve strictement rien, sinon que l’amélioration du jeu dans tous ses aspects techniques fera toujours en sorte que le champion du moment sera également le meilleur de tous les temps.Bien sûr, les Red Wings actuels l’emporteraient certainement contre les Oilers ou les Islanders des années 1980.Ils battraient sans coup férir le Canadien des années 1970 et ils massacreraient carrément les Glorieux des années 1950.Et puis après?Ils évoluent dans un univers totalement différent Ils bénéficient du progrès dans tous les sens du terme.On compare des pommes et des oranges.(M.Blanchard fait d’ailleurs fausse route en mettant à part l’équipe nationale de l’URSS de 1972, qui aurait supposément des chances encore aujourd’hui vu le caractère avancé pour l’époque de ses méthodes.Mais le Canada l’a battue dans la Série du siècle avec les vedettes des équipes mêmes dont il dit qu’elles ne feraient pas le poids!) Il n’y a pas à douter que n’importe quel lanceur contemporain des ligues majeures, voire de calibre MA, passerait Ty Cobb ou Babe Ruth dans la mitaine neuf fois sur dix.Mark McGwire et Ken Griffey Jr.frapperaient probablement 100 circuits par saison même s’ils devaient affronter tous les jours Cy Young, Walter Johnson ou Christy Ma-thewson.Plusieurs joueurs actuels de la NBA pourraient conserver une moyenne de 50 points par match contre les grands Celtics de Red Auerbach.Il n’est pas sûr que Jim Brown pourrait faire quoi que ce soit contre la SO1' défensive de la NFL.Le 25'' joueur au classement de l’ATP ne ferait certainement qu’une bouchée de Bill Tilden.La pire équipe des majeures l’an dernier, les Tigers de Detroit, sortirait à coup sûr en quatre matchs consécutifs les Yankees de 1927.Si Donovan Bailey était né au début du siècle, il n’aurait pas couru le 100 mètres en 9 s 84.C’est forcé.Mais cela ne signifie nullement que, toutes choses étant égales par ailleurs, les athlètes moyens d’aujourd’hui soient supérieurs aux meilleurs d’antan.La même chose vaut pour les équipes.Encore une fois, il faut utiliser le,seul critère valable: la domination sur ses contemporains.A cet égard, quoi qu’on en dise, les Red Wings de Scotty Bowman — qui, soit dit en passant, se sont effondrés en séries éliminatoires au cours des quatre dernières saisons — n’arrivent à la cheville ni du Canadien de Toe Blake, ni du Canadien du même Bowman, ni des Islanders d’Al Arbour, ni des Oilers de Glen Sather.Quand ils auront accumulé les championnats, ce dont nous doutons fort, on pourra toujours en reparler.?Dans notre autobiographie en six volumes à paraître sous peu, Comment se fourrer le doigt dans l’œil jusqu’à l'omoplate, il y aura notamment un chapitre sur ces mêmes Wings et un autre sur la course de 150 mètres entre Donovan Bailey et Michael Johnson.Les Wings, que, faut-il le rappeler, nous voyions arpenter les allées de golf dès avril, ont du chien.Mike Vernon se comporte comme le gardien étoile qu’on n’espérait plus depuis sa coupe de 1989, Vladimir Konstantinov tient la dragée haute au grand Iindros et les Russes démontrent enfin qu’ils sont prêts à aller au front pour un championnat nord-américain.Ajoutez à cela l’étincelle qui manquait, Brendan Shanahan, et l’irrégularité désespérante des gardiens des Flyers, et la disette de 42 ans achève.Pour notre part, nous songeons sérieusement à joindre les Prophètes Anonymes.¦ La course entre Bailey-Johnson n’aura par ailleurs été qu’un cirque.Et si nous pensions que Johnson allait l’emporter, nous nous réjouissons de la victoire de Bailey en demeurant toutefois persuadé que l’événement n’a pas prouvé grand-chose.L'organisation était déficiente, la piste douteuse.En fait, il est surtout agréable de voir que les Américains ont été pris à leur propre jeu, ce «One to One» étant typique des spectacles à grand déploiement dont ils raffolent.Il y avait quelque chose de symbolique dans la blessure de Johnson, mal à la cuisse qui illustrait le mal à l’ego de l’Amérique au moment même où Bailey, en entrant dans le droit comme un train, taillait en pièces tout espoir.Quant aux remarques acerbes de Bailey à l’issue de la course, qu’il ne pous soit permis que de dire qu’en matière de civilités, les Etats-Unis sont les derniers à pouvoir faire la leçon à qui que ce soit Sachons seulement espérer qu’à l’avenir, on s’en tiendra aux grandes rencontres, aux championnats du monde et aux Jeux olympiques pour déterminer les meilleurs dans des disciplines reconnues.Internationaux de tennis de France Bruguera, la confiance retrouvée L’Espagnol affronte le déroutant Gustavo Kuerten en finale ASSOCIATED PRESS ET AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — Sergi Bruguera, l’homme qui a déclaré au début de la quinzaine avoir perdu toute sa confiance, est lancé sur la voie d’un troisième titre à Roland Garros.Il jouera demain en finale de cette 96' édition des Internationaux de tennis de France face au déroutant Brésilien Gustavo Kuerten.Kuerten s’est qualifié hier pour sa première finale majeure en dominant le Belge Filip Dewulf 6-1,3-6,6-1, 7-6 (7-4).De son côté, Bruguera a terrassé l’Australien Patrick Rafter 6-7 (6-8), 6-1,7-5,7-6 (7-1).Monumental match que celui que livra le vainqueur de 1993 et 1994 à un adversaire qui n’avait jamais dépassé les huitièmes de finale d’un tournoi du grand chelem, pas plus qu’il ne lui avait jamais pris un set en quatre rencontres précédentes sur terre battue.Dix fois, vingt fois, cent fois, Rafter monta au filet.Dix fois, vingt fois, cent fois, Bruguera le cloua au sol.Au cours de cette confrontation entre une folle générosité et une économie intelligente, chacun connut des hauts et des bas.Avec le style à haut risque qui est le sien, l’Australien Rafter commit par rapport à Bruguera plus du double de fautes directes (46 contre 21).De son côté, Kuerten a mené le premier set à sa guise en prenant deux fois le service de son adversaire, qui commit la deuxième fois une série d’erreurs grossières.Kuerten devait se mettre à danser la samba pour enlever la troisième manche t REMY DE LA MAUV1NIERE AP Sergi Bruguera 6-1.On ne donnait alors pas cher de l’avenir immédiat du valeureux représentant belge.«Je me demande si tout ce qui m’arrive est bien réel.Peut-être le Bon Dieu est-il Brésilien, a confié Kuerten après le match.Ma mère est arrivée hier et elle m’a dit que chez moi les gens deviennent fous en me suivant à la télévision.» Kuerten a battu cette année en Kafelnikov et Muster, les champions de 1996 et 1995 de Roland Garros.Il se mesurera demain au champion de 1994 en la personne de Sergi Bruguera.Comme Kuerten, l’Espagnol peut dire un grand merci à son adversaire en demi-finale.Rafter, déployant un panache un brin désordonné, a raté l’occasion de sa vie.Au troisième set, Rafter a mené 5-2, service Bruguera.Lors des cinq jeux suivants il n’a marqué que deux points, et a perdu le set 5-7.Jusqu’au bout, il n’a cessé de harceler, de tenter désespérément de bousculer Bruguera.Par deux fois, à 5-4 puis à 6-5, il est passé à deux points du quatrième set.Mais Bruguera était trop fort, trop précis sur les jeux cruciaux.Il a dominé le jeu décisif par 7 points à 1.«Quand Patrick a servi pour le troisième set à 5-3 il est devenu anxieux et ayant perdu cette occasion et le set il n’a cessé sans doute d’y repenser», a expliqué Sergi Bruguera.«Mais pour moi, atteindre la finale a été bien plus difficile qu’en 1993 et 1994.A cette époque, j’étais confiant.Tout allait.Alors que cette année, en arrivant ici, je n’avais pas dépassé les quarts de finale en quatre tournois sur terre battue.» Lentement mais sûrçment, Bruguera redevient ce qu’il a été.A une vitesse supersonique, Kuerten surgit sur la scène.Demain, ce sera l’expérience face à la fougue, la solidité et la ruse contre l’inspiration et la souplesse.Même si Bruguera peut être considéré comme le favori logique de cette finale, Roland-Garros n’est peut-être pas à l’abri d’une nouvelle surprise.Dennis la petite peste KM# •" '- V- A , SUSAN RAGAN ASSOCIATED PRESS L’ENFANT TERRIBLE des Bulls de Chicago, Dennis Rodman, avait bien des raisons de sourire hier après l’entraînement.Son équipe mène la série finale de la National Basketball Association (NBA) deux victoires à zéro.Rodman, Michael Jordan et les autres Bulls affrontaient à nouveau le Jazz de l’Utah hier soir.Expos 3, Cubs 0 Un nom: Jim Bullinger RICHARD M I LO PRESSE CANADIENNE Médiocre ou superbe.C’est tout ou rien.Il n’y a rien à comprendre.La victoire d’hier se résume à un nom: Jim Bullinger.Face à son ancienne équipe, il a mené les Expos à un triomphe de 3-0 contre les Cubs de Chicago devant seulement 12 838 personnes.Us ont mis fin à une séquence de trois défaites au cours desquelles ils n’avaient marqué que quatre points.Bullinger (3-5) n’avait pas franchi la première manche à son dernier départ.En deux tiers de manche, il avait donné quatre coups sûrs et quatre points contre les Pirates de Pittsburgh.Or hier, il n’a donné que six coups sûrs pour réaliser son premier jeu blanc et son premier match complet avec les Expos.En plus d’exceller au monticule, Bullinger a aussi réussi deux simples et c’est lui qui a amorcé une poussée de deux points à la cinquième.ER Santangelo a ensuite déposé un amor-ti-sacrifice et Mike Lansing, qui n'avait réussi que trois coups sûrs à ses 29 dernières présences, a claqué un double au champ gauche contre Jeremi Gonzalez (2-1).Mark Grudzielanek a suivi avec un autre double, un de ses trois coups sûrs dans la reqcontre.A la deuxième, Bullinger avait failli produire le premier point du match à l’aide de son premier simple mais Joe Orsulak a été retiré au marbre par un relais du voltigeur de droite Sammy Sosa.En six manches, Gonzalez, un releveur converti en partant, a donné huit coups sûrs, deux buts sur balles et deux points.11 avait remporté la victoire à ses deux premiers départs dans les ligues majeures mais il était opposé hier à un vétéran au meilleur de sa forme.Ne craignant pas de défier les frappeurs, Bullinger s’est tiré d’impasse à la septième après avoir donné deux simples à Kevin Orie et Scott Servais en obtenant un roulant à double-jeu du frappeur suppléant Dave Clqrk.A la huitième, il a donné un simple à Brant Brown et un but sur balles à Mark Grace mais il s’est ressaisi en retirant Sammy Sosa sur un coup au champ droit, une balle que Joe Orsulak a perdu de vue pendant un moment Henry Rodriguez a complété le pointage en claquant son lie circuit un coup en solo réussi contre le releveur Ramon Tatis.Les Expos avaient perdu sept de leurs 10 derniers matchs.Course sur 150 mètres Nouveau duel : Bailey-Christie AGENCE FRANCE-PRESSE Londres — Le Canadien Donovan Bailey, champion olympique du 100 m à Atlanta, affrontera le Britannique Lindford Christie, 37 ans, son prédécesseur au palmarès des Jeux olympiques, sur 150 mètres le 29 juin lors de la réunion de Sheffield.Contrairement au duel qui l’a opposé à l’Américain Michael Johnson la semaine dernière, Bailey ne sera cette fois pas seul en piste avec Christie.Les Britanniques Ian Mackie, John Regis et Darren Braithwaite et les Américains Jeff Williams et Vince Henderson participeront également à la course.La meilleure performance mondiale sur cette distance inhabituelle a été établie en 1983 en 14 s 83 par l’Italien Pietro Men-nea, ancien recordman du monde du 200 m.De son côté, Michael Johnson, détenteur des titres mondiaux et olympiques sur 200 et 400 m, ne participera pas la semaine prochaine aux championnats des Etats-Unis d’athlétisme, une épreuve de sélection pour les Championnats du monde cet été à Athènes.Le forfait de Johnson, qui s’était blessé au quadriceps gauche lors de son duel sur 150 m contre Bailey, a été annoncé à Bloomington (Indiana), où ont lieu les Championnats universitaires, par son agent Brad Hunt.La décision a été prise après une visite médicale, jeudi à Dallas, a ajouté M.Hunt, qui a précisé que Johnson envisageait maintenant de faire sa rentrée le 25 juin prochain à Paris.L’qbsence de Johnson aux championnats des Etats-Unis, du 11 au 15 juin à Indianapolis, où il comptait disputer le 400 mètres, l’écarte ainsi automatiquement de l’équipe américaine pour les Championnats du monde, à moins que la Fédération américaine ne crééëHm précédent et ne fasse dans son cas une exception.«Nous n’allons pas faire campagne pour qu’il soit dam l’équipe, a indiqué son entraîneur Clyde Hart.Mais nous espérons que la règle sera changée.» «Il n’y a aucun projet d’incorporer à l’équipe quelqu’un qui ne s’est pas qualifié à la régulière», a fait valoir de son côté Bruce Douglas, chargé des compétitions internationales à la fédération américaine.HOCKEY ÉLIMINATOIRES Finale de la coupe Stanley (quatre de sept) Samedi, 31 mai Detroit 4 Philadelphie 2 Mardi.3 juin Detroit 4 Philadelphie 2 Jeudi, S juin Detroit 6 Philadelphie 1 (Detroit mène 3-0) Aujourd'hui Philadelphie à Detroit, 20h (CBC.SRC) Mardi, 10 juin x-Detroit à Philadelphie, 20h (CBC, SRC) Jeudi.12 juin x-Philadelphie à Detroit, 20h (CBC, SRC) Samedi, 14 juin x-Detroit à Philadelphie, 20h (CBC, SRC) (x: si nécessaire) LES MENEURS B P Pts Lindros, Phi 11 14 25 Sakic.Col 8 17 25 Lemieux, Col 13 10 23 Kamensky, Col 8 14 22 Brind’Amour, Phi 13 8 21 LeClair, Phi 9 12 21 Gretzky, NYR 10 10 20 Fedorov, Det 8 12 20 Shanahan, Det 9 8 17 Forsberg, Col 5 12 17 Ozolinsh, Col 4 13 17 Kariya, Ana 7 6 13 Kozlov, Det 8 5 13 Niinimaa, Phi 1 12 13 Tikkanen, NYR 9 3 12 Yzerman, Det 7 5 12 Larionov, Det 4 8 12 Messier, NYR 3 9 12 BASEBALL LIGUE NATIONALE Hier Cubs de Chicago 0 Montréal 3 Philadelphie 4 Pittsburgh 5 (10 m) N.Y.Mets 2 Cincinnati 5 Floride au Colorado St.Louis à Los Angeles Houston à San Diego Atlanta à San Francisco Aujourd'hui N.Y.Mets à Cincinnati, 13h15.Floride au Colorado, 16h05.Atlanta à San Francisco, 16h05.Philadelphie à Pittsburgh, 19h05.Cubs de Chicago à Montréal, 19h35.St.Louis à Los Angeles, 22h05.Houston à San Diego, 22h05.Demain Cubs de Chicago à Montréal, 13h35.Philadelphie a Pittsburgh, 13h35.N.Y.Mets à Cincinnati, 14h15.St.Louis à Los Angeles, 16h05.Houston à San Diego, 16h05.Atlanta à San Francisco, 16h05.Floride au Colorado, 20h05.Section Est G P Moy.Diff Atlanta 39 19 .672 — Floride 33 24 .579 51/2 New York 33 25 569 6 Montréal 29 28 .509 91/2 Philadelphie 20 37 Section Centrale .351 181/2 Pittsburgh 29 29 .500 — Houston 29 30 .491 1/2 St.Louis 26 31 .456 21/2 Chicago 24 34 .414 5 Cincinnati 22 Section 36 Ouest .379 7 San Francisco 33 24 .579 — Colorado 32 26 .552 1 1/2 Los Angeles 28 29 .491 5 San Diego 26 31 .456 7 LIGUE AMERICAINE Hier Cleveland 7 Boston 3 Seattle 6 Detroit 3 Milwaukee à N.Y.Yankees Oakland 1 Toronto 4 Anaheim au Minnesota Baltimore à White Sox de Chicago Texas 1 Kansas City 2 Aujourd'hui Seattle à Detroit, 13h05.Baltimore à White Sox de Chicago, 13h05.Texas à Kansas City, 13h05.Milwaukee à N.Y.Yankees, 13h35.Oakland à Toronto, 16h05.Cleveland à Boston, 17h05.Anaheim au Minnesota, 20h05.Demain Cleveland à Boston, 13h05.Oakland à Toronto, 13h05.Seattle à Detroit, 13h05.Milwaukee à N.Y.Yankees, 13h35.Anaheim au Minnesota, 14h05.Baltimore à White Sox de Chicago, 14h05.Texas à Kansas City, 14h05.Section Est G P Moy.Difl Baltimore 38 15 .717 — New York 31 27 .534 91/2 Toronto 26 29 .473 13 Detroit 26 30 .464 131/2 Boston 23 33 .411 161/2 Section Centrale Cleveland 28 26 .519 — Milwaukee 28 27 .510 1/2 Chicago 26 30 .464 3 Kansas City 25 30 .455 31/2 Minnesota 25 33 .431 5 Section Ouest Texas 31 25 .554 — Anaheim 30 26 .536 1 Seattle 31 27 .534 1 Oakland 25 35 .417 8 < 2 Z 5 EKtuajtÔNS, VlilTfS IT CÜOliltXI» ACTIVITÉ *H>l*Wf* C O K C I C T AO £ 5 Plus de 80 activités différentes dont : •Terrains de tennis municipaux (rabais de 1,50$ à 5,75 $) •Terrains de tennis du parc ]arry HI; (intérieur : rabais de 4 $ à 5 $ extérieur : rabais de 1,50 $ à 4,50 $) • Omnium du Maurier (rabais de 10 %, billets achetés à la billetterie du stade le jour même) IA CARTE QUI VOUS PERMET DE JOUER AU HUMS, MAIS VOUS DÉ UN© DE PAYER CHER.ï La carte Accès Montréal, seulement 5$, seulement pour les Montréalais et les Montréalaises.Renseignez-vous au 87-ACCÉS, #610 ou à votre bureau Accès Montréal.tmpV/vitle montreal qc.cA/lran/mfor/sefvcit/cartMcc htm MONTREAL r«t IN mû nflit IISICIlICtVIXT MHOKXIl SALONS, I XfOSÎTIONS ft îtSTtVALS «tCEfATION .Le site Internet LEDEVOIR.COM .Prochainement 4
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