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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier F
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1997-05-17, Collections de BAnQ.

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' -m ¦*«waa A /U» WM: ¦fià&y WêmWSm ^sSîÀ'l tï3is5ü*?f^| fpmlr5* Wgm franco \Aa°'aU e «tout anglais» n’est pas une fatalité sur l’Internet.Au contraire.En 1996, le taux de progression du français et de l’espagnol dépassait celui de la langue de Bill Clinton.Mais le français n’y occupe qu’une place marginale, et pour cause.La proportion de francophones dans le monde l’explique.La Francophonie n’a pas de retard propre sur l’Internet Elle est dans le retard général de l’ensemble des communautés linguistiques derrière l’américain.Après tout, l’Internet est né aux États-Unis.Si la bataille pour le français est une guerre, nous allons la perdre, dit le secrétaire général de la Francophonie, Jean-Louis Roy.Par contre, si nous parlons d’pne stratégie de présence, le français a une place.A condition, comme il l’explique au Devoir en entrevue pour ce cahier spécial, que l’on renonce au fatalisme et que l’on mette de côté les incantations pour encourager les initiatives.Voilà le but de la conférence des ministres francophones chargés des inforoutes, qui a lieu à Montréal dès lundi, soit du 19 au 21 mai.La conférence doit présenter une déclaration et MICHEL VENNE LE DEVOIR un plan d’action préparé de longue haleine.La démarche a commencé au sommet de Cotonou, en 1995.Un comité scientifique a mis en place le cadre intellectuel de la conférence.Le recteur Michel Moreau résume ses travaux dans ce cahier.L’une des conclusions de son rapport: la Francophonie ne va réussir sur les inforoutes que si elle est solidaire.Tous les travaux convergent.La Francophonie doit favoriser la présence du français sur l’Internet Question de survie.Ce développement passe en grande partie par le soutien aux pays du Sud, notamment d'Afrique, qui veulent être branchés sur l’Internet.Si la Francophonie ne peut rien pour les y aider, prévient Jean-Louis Roy, ils vont se tourner vers d’autres.Les Américains et les Asiatiques sont aux aguets.Sans les Africains, la base mondiale de production en langue française s’amenuise.Nous deviendrions «Scandinaves».Réels mais sans rayonnement Les représentants politiques semblent conscients des enjeux.La conférence est coprésidée par le Québec et le Canada, qui ont déjà mis en œuvre des soutiens à la production de contenus en langue française.Avec l’aide de firmes d’ici, des pays africains viennent de se connecter au réseau.Le contenu africain émerge grâce à des initiatives comme @frinet et Afriweb.La France est là.Mais l’Internet a du mal à décoller dans le pays de Jacques Chirac.Les tarifs du téléphone sont chers.La vitesse de transmission est lente.Et vingt millions de Français se satisfont du Minitel qui, ironiquement, devient un frein à l’expansion de l’Internet en France.Ce retard français se répercute sur les progrès de la Francophonie.Un dilemme difficile à résoudre.Chacun espère des engagements fermes de cette conférence, en particulier sur trois questions: favoriser l’accès, soutenir la production et appuyer la formation.Tout cela étant dit, il est clair toutefois que l’avenir et la place du français sur l’Internet est entre les mains des internautes.Si ce qu’ils y trouvent en français les intéresse, ils pratiqueront la francophonie et pourront même la défendre.Sinon.ILLUSTRATION ÉLISE PALARDY V Conférence des ministres chargés des inforoutes t-’Agence de la Francophonie regroupe un pays sur quatre dans le monde.En sont membres 50 États et gouvernements.Créée tout d’abord sous le nom d’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), elle œuvre dans les domaines de la culture et du multimédia, de l’éducation, du droit, de l’énergie, de l’environnement et de l’économie.L’Agence réunit à Montréal, du 19 au 21 mai, une conférence des ministres chargés des inforoutes de ses 50 Etats et gouvernements.L’ère de l’information et les réseaux de communication qui la sous-tendent offrent défis et chances à la Francophonie: • défi d’une présence du français sur les inforoutes et défi d’une concurrence devenue véritablement mondiale; • chance de porter nos héritages culturels et nos produits scientifiques et technologiques à l’échelle du monde; chance aussi d’avoir accès à l’ensemble des patrimoines mondiaux.La Conférence de Montréal vise à arrêter un plan ?d’action commun aux Etats et gouvernements francophones du monde.Rapidement, on voudra assurer l’accès du plus grand nombre aux inforoutes et aux nouvelles technologies et favoriser la production de contenus en français pour les nouveaux supports multimédias.L’Agence de la Francophonie salue ses partenaires d’ici des domaines public et privé ainsi que du monde associatif.Elle remercie les gouvernements du Canada, du Québec et du Nouveau-Brunswick pour leur appui et souhaite la bienvenue aux participants de la Conférence de Montréal.CXLfyJtz f yuncopkorst Le Secrétaire général Jean-Louis Roy < i K'Æ'lfi -' Jim -rtaam-vz SSV* -;?V" ¦¦• im L’Internet met la Francophonie à rude épreuve Pour Jean-Louis Roy, l’adhésion des pays africains à la langue française est en jeu «Si la Francophonie perd sa base sud comme émetteur, la langue française perdra son rayonnement» MICHEL VEN NE LE DEVOIR Lt Afrique veut être branchée à l’Inter-7 net.lit si la Francophonie souhaite conserver l’adhésion des pays afri-, cains à la langue française, elle doit appuyer avec vigueur leurs initiatives en ce sens.Jean-Ijouis Roy, le secrétaire général de l’Agence de la francophonie (auparavant l’ACCT), pense que là réside «tout l’intérêt de la conférence de Montréal» sur le français et les inforoutes.«1m Francophonie est mise à rude épreuve par Internet, dit le secrétaire général en entrevue au Devoir.Il faudra offrir au moins l’équivalent de ce qu’offrent les autres pour que soit maintenue, de façon aussi forte, l’adhésion de ces pays à l’idée de la Francophonie, l’adhésion à cette langue partagée».Mais pourquoi donc?«Parce q’une grande partie de la Francophonie n’a pas sur cette communauté le même regard que nous», dit M.Roy.«Je lisais une déclaration du président du Burundi qui disait: "Si le développement nous est amené par les Américains, on le prendra’’.Mettons-nous à la place de ces pays.Ils ont aussi leur analyse par rapport à leurs propres intérêts.Ils disent oui à la communauté francophone si elle leur apporte ce dont ils ont un urgent besoin.Si les francophones ne saisissent pas ça rapidement, la Francophonie pourra en souffrir durablement.» Cette question est d’autant plus importante pour l’Internet, car le nouveau système permet à chaque personne qui reçoit d’être aussi un émetteur.«Si elle perd sa base sud comme émetteur dans la langue française, la langue française ne va pas disparaître, dit M.Roy, mais nous allons devenir “Scandinaves”.Réels mais sans rayonnement.On parle à long terme.Pas demain matin.Dans quelques décennies.» «Si au contraire, et c’est tout l’intérêt de la conférence de Montréal, la base sud reste solidaire et soudée à la base nord de production en latigue française, on a une surface qui commence à exister», poursuit le secrétaire général.D’aucuns pourraient trouver cette situation JACQUES Jean-Louis Roy, secrétaire général de 1 francophonie «On peut rêver d’une Francophonie captive, général de l’Agence de la francophonie.dangereuse.Mais pour Jean-Louis Roy, c’est «le monde qui est comme ça.On peut rêver d’une Francophonie captive.Moi, je me réjouis beaucoup qu’où qu’on soit dans le monde, dans l’espace francophone, il y ait une honnête, une forte compétition.» Il ne faut pas déduire des propos de M.Roy que la situation est actuellement préoccupante.Parce que la Francophonie, estime-t-il, «n’a pas de retard par rapport aux autres» en ce qui concerne l’Internet «Elle est dans le retard général par rapport aux Américains.» Et les francophones ne sont pas restés inactifs dans ce domaine depuis quatre ou cinq ans.Des coopérations entre les pays francophones du nord et ceux du sud ont déjà été entreprises.Des tables de concertation ont été mises en route.Les intérêts communs des pays francophones sont ainsi défendus dans les forums internationaux.L’Agence de la francophonie, notamment a mis en œuvre deux programmes (Relais et Prosud) pour favoriser l’accès à de l’information spécialisée et soutenir la production de contenu francophone multimédia ainsi que la valorisation de patrimoines.M.Roy se félicite de l’augmentation rapide du nombre grenier le devoir de pays de langue française ’Agence de la connectés à l’Internet «Ily a trois ans, seulement neuf pays JACQUES GRENIER LE DEVOIR mais pour ma part, je me réjouis qu’il y ait une honnête compétition», déclare le secrétaire francophones étaient branchés.Et aujourd’hui, il n’y en a que cinq sur cinquante qui ne le sont pas.» Le secrétaire général cite une série d’initiatives.Le Sénégal a établi sa connexion en janvier, en estimant qu’il y aurait 300 abonnés.Il y en eut 1400.Le Burkina Faso a un plan d’accès au réseau pour ses musées, son administration publique, les universités, les coopératives et la cinémathèque panafricaine de Ouagadougou.Le Maroc est plus avancé que certains pays européens pour le nombre d’abonnés ou d’interrogations sur leurs sites.Plusieurs pays africains sont en train de refaire leur réseau téléphonique et le privatisent.Au cours du dernier mois seulement, le Sénégal a confié la privatisation du sien à une société suédoise pour faire doubler le nombre de lignes en cinq ans.Le Cameroun aux Américains.La Guinée aux Malaisiens.La Côte-d’Ivoire à France-Télécom.Les coûts du téléphone en Afrique devraient baisser.Le phénomène Internet a «capté l’imagination» des Africains, soutient M.Roy, qui ont une compréhension de la façon dont cet outil peut les aider à développer leur pays.Les Africains ne voient pas les choses comme des Européens ou des Nord-Américains ont tendance à les voir à leur place.Parfois, nous nous demandons si l’Internet ne devrait pas venir seulement une fois que les autres besoins, cruciaux, des Africains seraient remplis.Après les écoles, par exemple.(En Afrique, dans certains pays, 50 % des enfants n’iront pas à l’école une seule journée de leur vie.) Après la réfection des systèmes d’aqueduc, après les hôpitaux, ou même après la construction de routes.«Les Africains considèrent Internet comme un outil à partir duquel une partie du développement qu’ils n’arrivaient pas à faire pourra se faire» «Les Africains ne le voient pas comme ça, dit M.Roy.Ils considèrent Internet comme un outil qui peut rapidement être maîtrisé et à partir duquel une partie du développement qu’ils n’arrivaient pas à faire pourra se faire».C’est un producteur de café à Yaounde qui peut obtenir très rapidement les dernières cotes boursières et partir à la conquête de clientèles.C’est un spécialiste en assainissement des eaux disponible à distance à peu de frais.C’est le recteur de l’Université de Ouagadougou qui rend accessible à ses professeurs et étudiants toutes les bibliothèques du mon-de.C’est l’hôpital de Cotonou qui peut avoir accès à toutes les informations récentes sur le traitement des maladies.Alors comment la Francophonie peut-elle travailler avec l’Afrique?C’est la réponse que donnera la conférence.Elle doit travailler à favoriser l’accès aux inforoutes.Elle doit soutenir financièrement la formation à l’édition sur des supports multimédias.Elle doit soutenir financièrement la production de contenu.Selon M.Roy, la Francophonie doit éviter deux écueils et garder à l’esprit un objectif.D’abord, elle doit éviter à tout prix la création de réseaux fermés, qui n’intéresseront plus personne à terme.Deuxièmement elle doit se libérer de la tentation de mettre en œuvre des initiatives centralisées.Enfin, il faut multiplier les coopérations avec d’autres langues, afin de favoriser la pluralité linguistique sur l’Internet Ni optimiste ni pessimiste, Jean-Louis Roy voit dans l'Internet une chance pour le français et une chance pour le Sud.D faut maintenant la saisir.Il faut combattre le fatalisme MICHEL VENNE LE DEVOIR Il est temps que les francophones cessent d’entretenir un certain fatalisme quant à la présence (ou l’absence) de français sur Internet.Le temps des incantations, des condamnations, des revendications est révolu.Ces attitudes doivent céder le pas aux initiatives.La conférence de Montréal doit refléter ce coup de barre.Voilà le message livré par le secrétaire général de l’Agence de la francophonie, Jean-Louis Roy, dans une entrevue au Devoir à la veille de l’ouverture de cette conférence des ministres francophones chargés des inforoutes.«Quand j’entends un ministre ou une personnalité faire de grandes déclarations en parlant de la domination des Anglo-Saxons, d’un modèle unique qui s’imposerait, dit-il, j’ai un réflexe un peu primaire, celui d’aller voir si son ministère est sur Internet.Et s’il n’est pas sur Internet, je ne m’intéresse pas à ce qu’il a dit.» «Tout ce qui est de l’ordre de l’incantation, ajoute-t-il, ou de la condamnation et qui occupe toute la place que devrait prendre l’initiative me semble absurde et refléter une méconnaissance de ce qu’est le système.L’espace est ouvert.Il est relativement peu coûteux.Il s'agit d’aller l’occuper.» Ceux qui voient l’Internet comme l’instrument de l’hégémonie anglo-saxonne sont dans l’erreur, croit le secrétaire général.«C’est un peu comme si on disait que le courrier transporté par une grande société mondiale de transport américaine est forcément un courrier de langue anglaise.La mécanique nous vient des États-Unis, c'est vrai.Mais Le temps des incantations, des condamnations, des revendications est révolu.Ces attitudes doivent céder le pas aux initiatives chacun peut y occuper sa place.Certains l’ont compris très vite.» M.Roy signale l’exemple du chef palestinien Yasser Arafat «Le jour où Arafat a décidé que ses conférences de presse seraient sur Internet, il a arrêté de dépendre des agences de presse, des horaires, du temps.» De même, le secrétaire général souligne le fait qu’en 1996, sur Internet le taux d’augmentation du français et celui de l’espagnol étaient plus élevés que celui de l’anglais.L’utilisation du français a progressé de 92 % cette année-là.L’espagnol de 130 % et l’anglais, de 75 %.«Si on veut transformer notre rapport à Internet en une espèce de litanie de revendications, on va manquer le train, poursuit-il.Et manquer ce train-là, ça veut dire qu’il y a des choses qui vont nous échapper.» Cela dit M.Roy refuse de se définir comme un optimiste à propos du français sur l’Internet S’il refuse le pessimisme, il insiste sur le fait que la Francophonie à des devoirs à fire pour assurer sa présence sur le réseau des réseaux.En ce sens, il attend de la conférence des engagements fermes.«Si on sort de la conférence avec une impression sympathique mais sans engagement ferme sur le plan d’action, on aura des raisons de s’inquiéter, de se demander si le rendez-vous de Montréal n'a pas été reporté.» La conférence doit selon lui, déboucher sur la mise à la disposition de ceux qui proposent des initiatives pour le français sur les inforoutes, des ressources matérielles, financières ou autres pour soutenir leurs projets.«La volonté politique doit être manifeste.» JACQUES GRENIER LE DEVOIR «Une grande partie de la Francophonie n’a pas sur cette communauté le même regard que nous», dit Jean-Louis Roy. I.K I) K V >•':*• a* 3fli£SK ir~; ÏS'-'fî?üi | infot maliqiji irui-l yjuiXnf-niKi' r n —(communTcnliun *.V*\ 'I **T.i.'“'’i*a**»*nM»««5CsîS »»«< *;;t2i;::s!î5ïssî ¦ »‘r • •MKIji m ljou l«t i» u/mi gajjiT •1 C’est pourquoi Mme Beaudoin attend de cette confé-o fence que les ministres qui y seront délégués prennent des engagements fermes: la création d’un fonds multilatéral destiné à financer la formation des techniciens, mais surtout la production de contenus en langue française.«Les cultures qui ne seront pas numérisées dans cinquante ans seront des cultures appelées à disparaître», dit-elle avec assurance.Ce qui l’incite à l’urgence, c’est la menace qui plane sur les francophones que d’autres, les Américains, la Banque mondiale ou les Asiatiques, produisent des contenus à notre place, les traduisent et occupent le terrain avant que les francophones n’aient eu le temps de se mettre à l’œuvre.Mme Beaudoin donne un exemple: la possibilité que si l’on n’y prend garde, la Banque mondiale crée, en Afrique francophone, une université virtuelle avec des produits américains traduits en français.«Il faut faire les choses par nous-mêmes, directement en français, pour les francophones, dit-elle.Les francophones ne doivent pas être que des consommateurs, ils doivent devenir des producteurs de contenus.Si on ne le fait pas nous-mêmes, d’autres le feront à notre place.» Les engagements seront fermes.Mais les montants en cause ne seront peut-être pas dévoilés à Montréal, prévient la ministre.Il est probable, en effet, que les ministres, cette fois-ci, s’entendent sur de grands axes de développement, mais que la programmation et le financement soiept plutôt décidés et annoncés au Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des pays ayant le français en partage, à Hanoï, en novembre.Le Québec, lui, fera sa part, dans le fonds multilatéral dont Mme Beaudoin souhaite la création.Mais il fait déjà sa part avec ses programmes de soutien à la production de contenus multimédias dont certains sont mêmes accessibles, déjà, à des coproductions avec des pays étrangers — dont les pays francophones du Sud, pays en développement qui ont cruellement besoin de soutien financier pour développer leur propre participation aux inforoutes.Le Québec joue un rôle de locomotive et d'inspirateur au sein de la Francophonie sur les inforoutes JACQUES GRENIER LE DEVOIR «Les cultures qui ne seront pas numérisées dans cinquante ans seront appelées à disparaître», déclare la ministre Louise Beaudoin.On y présente au lecteur les connaissances de base sur INTERNET.Les rares termes techniques, plus particulièrement la notion de réseau, y sont expliqués dans un langage simple et direct.La structure d INTERNET est suffisamment illustrée pour bien situer le lecteur.Le texte comprend l'explication sur les fameuses adresses électroniques qui font déjà autant partie de nos vies que nos numéros de téléphone.Le livre emprunte la personnalité d’une personne désireuse de s’initier à l’utilisation d'INTERNET et n'ayant aucune connaissance sur le sujet.Les auteurs informent sur la marche à suivre et prodiguent les conseils d'usage pour qui veut se brancher au réseau.Les principales fonctions disponibles sur INTERNET, le courrier électronique et la navigation sur les pages WEB font l’objet d’un chapitre chacun, abondamment illustré d'exemples.Pas besoin d'avoir la bosse des mathématiques ni d'être un expert en informatique pour maîtriser INTERNET II suffit d'entreprendre la lecture de ce petit livre et d’en suivre les exemples pas à pas pour devenir un courriériste accompli et un explorateur aguerri.du bout des doigts.GUERIN, éditeur ltée 4501.rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Canada Téléphone: (514) 842-3481 Télécopieur: (514) 842-4923 Adresse Internet: http://www.guerin.qc.ca d P»*1 Internautes.Pré'5- I.K I) K V II I It .I.K S S A M KIM 17 K T l> I M A N ( Il K I H M Al I IMI 7 F 8 l rr ?Une vigie au service des navigateurs francophones Plutôt qu’un observatoire de plus (que d’aucuns estiment, par définition, passif), les experts gouvernementaux souhaitent que leurs ministres décident de la mise en place d’une vigie qui puisse jouer à la fois un rôle de surveillance, d’alerte et de communication constructive entre les navigateurs de tous les pays du monde francophones.Ce «mécanisme de veille de type coopératif» aurait notamment pour mission d’analyser les données disponibles sur les réseaux, d’enregistrer les informations dont l’intérêt pour la Francophonie est évident et de signaler aux usagers franco- phones les applications innovatrices.Lieu d’animation d’un forum permanent de discussion et de partage des expériences, la vigie francophone tiendrait lieu de centre d’aiguillage d’où l’on pourrait «pointer» sur les principaux serveurs francophones.Elle permettrait également de faire connaître les informations et les règles sur les appels d’offres et les propositions francophones en technologies de l’information et de la communication.C’est ainsi qu'elle pourrait, par exemple, aider les francophones à s’informer sur l’usage et l'impact social des applications et aussi — sinon surtout — sur les possibilités de formation dans le domaine des inforoutes.La vigie devrait contribuer à établir et à animer un réseau de «correspondants volontaires et crédibles qui participeront à la veille active».üi vigie francophone, enfin, faciliterait une information permanente sur la poursuite des négociations et sur les décisions des instances internationales relativement aux protocoles et aux normes, aux logiciels de navigation, au commerce international des biens et services, au droit en matière de propriété intellectuelle, au commerce électronique, à la gestion des domaines et à l’adressage.PHOTO D'ARCHIVES AP Partenaire actif au sein de la Francophonie, le Québec est fier d’accueillir la Conférence des ministres francophones chargés des inforoutes.Ville hôtesse de cet important événement, forte de ses artistes et de ses créateurs, Montréal est également reconnue pour le dynamisme qui s’y manifeste en matière de télécommunications, de technologies de l’information et de production multimédia de langue française.Le Québec est déjà bien engagé dans la création et la diffusion, sur les inforoutes, de services et de contenus d’expression française qui reflètent ses valeurs.Le Québec collabore activement avec ses partenaires de la Francophonie afin de donner aux inforoutes un accent francophone.Venez nous rencontrer à l'espace Québec au Marché international des inforoutes et du multimédia.Gouvernement du Québec Ministère de la Culture et des Communications Secrétariat de l'autoroute de l’information http://vvww.sai.gouv.cjc.ca Québec http://www.gouv.cjc.ca Gouvernement du Québec Ministère de la Culture et des Communications http://www.mcc.gouv.qc.ca Un formidable défi culturel, économique et technique | Les inforoutes ont consacre 1 entree, de la communication dans une nouvelle dimension en même temps que les débuts d'«une véritable révolution dont les effets seront plus importants que ceux induits par l’électrification ou l’évolution des transports depuis 1900».Cette révolution — ou mieux peut-être, cette mutation —affectera en profondeur le comportement des individus comme les rouages de fonctionnement des sociétés (relations du citoyen à la Cité, fonctionnement des structures sociales, organisation du travail, etc.).On peut d’ores et déjà en mesurer (’ampleur devant les récentes .; avancées des techniques d’information et de communication.C’est ainsi ¦ > qu’aux moyens traditionnels (l’usage : fait ici la tradition) qui vont du télépho- , ne au micro-ordinateur, s’ajoutent lest nouveaux médias.Procédant des tech- VI nologies de la diffusion et de la corn- 'à munication les plus actuelles, ceux-ci- .se déploient à la conjonction des télé-c rn communications, de l’informatique, de l’audiovisuel et de l’édition.Ils affectent .h simultané- ment trois domaines diffé-' iw rents: la transmission et l’aiguillage de ' ¦> l’information, son recueil, son stocka- w ge.Il est à remarquer que, par ailleurs,, s ,*.deux autres points ressortent avec vi-,, gueur: la présentation et le traitement, aç de l’information.Ces éléments s’insè- ¦> ¦ rent donc à deux niveaux: d’une part ,i « quant à l’amélioration des anciens ré-' seaux de communication (ainsi la télé-distribution), et d’autre part vers l’ou-verture de voies nouvelles: vidéodo-' 11 mestique, disques, optiques, micro-or- > >l dinateurs communicants, dispositifs à > ! accès sélectif./.J 3 Sans doute est-ce la diffusion qui,J avec les enjeux actuels de la numérisa- >1, tion, appelle la plus forte mobilisation.La transformation des informations en données numériques permet une corn- : pression importante et donc la possibilité de transmettre (ou encore de stocker) plusieurs émissions, où jadis, il n’y avait de la place que pour une seule.On observe alors une réduction des coûts et une multiplication des programmes.Le débat technique sur la difusion est alors dépassé par des consi-dérations sur les stratégies commerciales à adopter.La révolution du numérique qui se réalise sous i)os yeux aux États-Unis fie système Di-rect-TV permet de diffuser près de 150 pr ogram-mes de télévision numérique) et en Eu- , rope (Canal Plus, Bertelsmann, Kirch, 5 TPS, etc.qui ont lancé, en 1996, les premiers bouquets satellitaires numé- t riques) lance en fait à la Francophonie | «un formidable défi culturel, technolo- ¦ gique et économique.Ce défi, les francophones doivent en prendre la mesure: il y va de l'avenir de la Francophonie, de sa ! capacité à rester un pôle adturel et lin- | guistique de premier plan dans la société mondiale de l'information et de la communication qui se dessine aujourd'hui»., (Rapport du comité scientifique) .J La transformation des informations en données numériques i permet de transmettre1 !| (ou encore 09 de stocker) WJ plusieurs «g émissions, là £1 où jadis, il n’y avait de place que pour une seule Le débat technique sur la diffusion est .ir alors dépassé par fï des ;,jn considérations j sur les ') - !' >0 stratégies commerciales t ; I.!•; I) !¦: V (Mil, I K S S A M K DI 17 i.A N C 0 P II 0 NI K ï I) I M A X ( Il K I K M Al II» !» F 9 i rn N F (Mill 11 T ES ?Dans les pays de l’Asie et de l’Afrique le l’Amérique du Nord.ARCHIVES LE DEVOIR portes d’entrée aux banques de données de l’Europe et francophone, les centres SYFED-REFER sont des Formation à distance sur l’Internet Le courrier électronique facilite les relations entre l'étudiant et le professeur DANNY VEAR COLLABORATION SPÉCIALE I Depuis quelques mois, le docteur Louis Patry, spécialiste et professeur en santé au travail de l’Université McGill, communique presque tous les jours par courrier, électronique avec le Bénin et la France.Avec ses collègues français et béninois, il met la dernière main au programme de formation à la recherche en santé au travail (FORST) qui sera offert sous peu dans cinq pays de l’Afrique francophone.Dès septembre, treize étudiants du Bénin, de la Côte d’ivoire, de la Guinée, du Sénégal et du Maroc vont amorcer des études de deuxième cycle en santé au travail dans le cadre de ce programme.La particularité du programme FORST, c’est qu’il s’agit d’un cours de formation à distance dans lequel le courrier électronique joue un rôle primordial.«Nous avons voulu créer une classe virtuelle.Chacun de leur côté, les étudiants recevront une formation à distance individuelle.Mais, avec le service de messagerie électronique, ils pourront maintenir des échanges réguliers entre eux et leurs professeurs.Nous souhaitons querela brise la sensation d’isolement qui pourrait accompagner une telle formation», explique le docteur Patry.Le programme implique une douzaine de professeurs de l’Université McGill et des universités françaises de Lille et de Strasbourg qui sont jumelées à des collègues des universités du Bénin, de Côte d’ivoire, de la Guinée, du Maroc et du Sénégal.Condition essentielle à la réalisation de ce projet, étudiants et professeurs africains devaient avoir accès à des équipements informatiques et au réseau Internet Toutefois, dans certains pays de l’Afrique francophone, posséder un ordinateur n’est pas à la portée de toutes les bourses et se brancher au réseau des réseaux est non seulement inabordable mais souvent carrément impossible en raison de la rareté des fournisseurs de services nationaux.lu solution à tous ces problèmes est venue de l’Association des universités partiellement ou entièrement de langue française et de l’Université des réseaux d’expression française (AU-PELF-UREF) par l’entremise de son réseau de centres SYFED-REFER présent dans tous les pays concernés par le projet.Ce réseau à l’acronyme rébarbatif regroupe 24 centres de collecte et de diffusion de l’information en français situés dans autant de pays francophones ou francophiles.350 établissements Comme son nom l’indique, le REFER (Réseau électronique francophone pour l’enseignement supérieur et la recherche) vise à faciliter les échanges scientifiques au sein de la communauté francophone à l’aide des inforoutes.Son site Web «Espace scientifique francophone» loge la liste des quelque 350 établissements supérieurs et de re-cherche membres de l’AUPELF-UREF, les programmes de l’Association, des revues scientifiques et des publications, etc.Avec ce réseau, les chercheurs francophones peuvent avoir accès aux inforoutes, y travailler en français et y trouver des données en français.En effet, dans chacun des centres SYFED-REFER, on a mis en place un serveur, relié à tous les 23 autres, plate-forme de communication qui assure un accès au réseau Internet.De plus, les centres permettent aux chercheurs l’utilisation des équipements informatiques nécessaires à la quête et à la transmission d’informations sur les inforoutes.Dans les pays de l’Asie et de l’Afrique francophone, ces véritables centres d’accès aux inforoutes, portes d’entrée aux banques de données de l’Europe et de l’Amérique du Nord, revêtent une importance primordiale.Pour les chercheurs de certains pays du Sud, ils représentent même le seul ou le rare accès à l’Internet, au Web et au courrier électronique.«Les chercheurs africains communiquent à travers nos centres vers l’Europe et vers le Canada.Nous offrons ainsi aux chercheurs du Sud un accès à de l’information en français dans leurs spécialités.C’est une réponse aux manques criants et aux déséquilibres dans la circulation de l’information scientifique entre le Nord et le Sud», explique Nora Stamboulieh, coordonnatrice du centre de ressources du bureau nord-américain de l’AyPELF-UREF, à Montréal.A travers le réseau REFER, le docteur Patry a trouvé une réponse aux problèmes logistiques du programme FORST.Dans le cadre de ce programme, le centre SYPED-REFER des cinq pays concernés finance en partie l’accès aux inforoutes pour tous les étudiants inscrits au programme de formation à distance en santé au travail.A Rabat, Cotonou, Abdijan, Dakar et Conakry, un ordinateur équipé d’un modem est ainsi mis à la disposition des étudiants et professeurs du programme.«Depuis trois ans, le progrès des services de courrier électronique est si extraordinaire qu’il a ajouté une dimension à notre projet de formation à distance: il va améliorer notre relation entre les étu- diants et les professeurs.Entre nous, les frontières auront moins d’importance», dit le docteur Patry.Inspiré de la maîtrise en santé au travail de McGill, préparé par des professeurs canadiens, français et africains, le programme académique dure trois ans et mène à un diplôme de maîtrise de McGill.Un programme de dix ans Rendu possible grâce aux subventions de plus de 800 000 $ du Centre de recherche pour le développement international (CRDI) et de la Commission internationale de santé au travail, le programme FORST vise à rémédier à la pénurie de spécialistes en santé au travail dans les pays d’Afrique francophone.Il devrait s’échelonner sur dix ans et former une centaine de spécialistes.Utilisateurs du réseau des réseaux, les premiers candidats à la maîtrise de McGill n’abandonneront toutefois ni le crayon ni le papier pour leurs cours.L’apprentissage individuel demeure au centre des cours de formation à distance.Les étudiants devront suivre un guide, effectuer des lectures obligatoires et compléter des travaux.Ils communiqueront avec leurs professeurs pour recevoir des explications sur leur dernier cours d’ergonomie ou pour transmettre leur dernier travail mepsuel du cours de toxicologie.Etudiants et professeurs se retrouveront deux fois par an à l’occasion de sessions intensives de trois semaines.Question de faire le point et de vérifier si la matière est bien comprise.Comme quoi on ne relègue pas si facilement aux oubliettes la bonne vieille salle de classe.http://www.refer.qc.ca/ESF (http://w3.cidif.org) iniversité b Moncton NB&Tel Établi au Nouveau-Brunswick (Canada), le Centre international pour le développement de l'inforoute en français (CH)IF) est un organisme à but non lucratif chargé de consolider la présence francophone ^0 sur l'inforoute.Le CI DI F concentre son action sur les enjeux du développement de la société de l'information en » Francophonie.Il offre un centre de ressources aux individus et aux organismes qui veulent contribuer à l'essor de l'internet et des technologies connexes dans l'espace francophone.165,boul.Hébert,Kdinundston (Nouveau-Brunswick! Canada E3Y 2S8 Tel.: (I 506) 737-5280 * Fax : ( I 506) 737-5281 * infoC
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