Le devoir, 15 mars 1997, Cahier B
« m ’au 19 mars SUPPLEMENTAIRES LOLITA les 20,21,22 et 25 mars el CABARET NEIGES NOIRES les 26,27,28 et 29 mars GROUPES : 990-9031.RESEAU ADMISSION: 790-1245 présente MIIÏITNilliilS IL VA M DIRE Mise en scène de Dominic Champagne Le passage de José Navas à l’Agora de la danse prend des allures d’événement.Au spectacle présenté dans le cadre du Volet Intégral VII de Danse-Cité, du 19 au 29 mars, s’ajoute, les 24 et 25 mars, un hommage au chorégraphe William Douglas, décédé l’année dernière, et la projection de deux films où l’on retrouve Navas le chorégraphe et l’interprète.Enfin, pour couronner le tout, une exposition de photographies de Cylla Von Tiedeman, où l’on pourra admirer certains grands moments des œuvres de Navas et de Douglas.Un programme chargé de souvenirs et d’émotions.PHOTOS JACQUES GRENIER LE DEVOIR (CAMÉO) ET BERTRAND CARRIÈRE Tordage de pixels Le cédérom d’art marche sur les traces (parfois élitistes, disons-le) de la vidéo d’art.Ce n’est pas nécessairement péché MICHEL BÉLA IR LE DEVOIR Le cédérom n’est pas encore un produit «grand public».Il se situe en marge de l’industrie culturelle, corpus d’œuvres méconnues.Mal aimé (snif!).D’où la surprise de le retrouver pour la première fois cette année au milieu de la programmation du Festival international du film sur l’art (FIFA).Le cédérom d’art existe donc.Depuis mercredi, on peut en voir une dizaine au festival, qui proviennent d’Australie, d’Europe et d’Amérique.Des titres pour la plupart bizarres, sinon provocateurs: Private Bitch, Antirom, Rehearsal of Memory, Die Vetera-nen.D’autres qu’on a déjà vus ici l’an dernier lors du congrès de l’ISEA (International Symposium on Electronic Arts); Cyberflesh Girlmonster et Artin-tact I.Tous largement inconnus ici, même dans les milieux habituellement bien informés.A qpoi ressemble un cédérom d’art?A du travail d'artisan, s’il faut en juger par la programmation du FIFA.De pionnier même.Expérimentation L’amateur moyen pourra donc consulter les cédéroms en compétition dans une petite salle aménagée au Musée d’art contemporain.On peut tout de suite affirmer qu’il sera frappé par une même commune constante: celle de l’expérimentation.Comme la vidéo d’art, le cédérom d’art s’amuse à faire éclater les images.Et même la perception que nous nous faisons d’elles.Dans une première catégorie d’œuvres, on retrouve celles qui tordent joyeusement le pixel.Qui s’amusent à tendre des pièges à nos points de repère habituels.Deux suggestions ici qui vous permettront de saisir rapidement le genre: Scrutiny in the Great Round et Artintact I.Dans les deux cas, ce sont des œuvres qu’il faut laisser fondre en bouche.Des œuvres qui se laissent assimiler très lentement, une saveur à la fois, comme du chocolat noir avec un café espresso.Pour les goûter vraiment, il est presque recommandé de se placer dans une sorte d’état second en se laissant pénétrer par leur rythme aussi lent que méditatif — prévenez vos amis.Dans Scrutiny, l’on se retrouve dès le départ dans un paysage presque lunaire piqué d’étoiles et de quelques arbustes: en bougeant la souris de l’ordinateur, des zones s’activent, l’image se transforme et l’on se retrouve dans l’un des huit univers qui s’y déploient presque à l’infini.Dans chacun, des images symboliques que l’on se surprend à reconnaître et qui reviennent de façon récurente: VOIR PAGE B 2: CÉDÉROMS En noir et blanc et en couleurs Théâtre Rialto, 5723 avenue du Parc, Montréal.ANDRÉE MARTIN J" osé Navas a l’œil vif, le corps solide et le sourire généreux.D’origine vénézuélienne, il s’installe à Montréal en 1991, après avoir dansé deux ans à New York.C’est d’abord comme interprète à la Compagnie Marie Chouinard — Les Trous du ciel et Le Sacre du printemps — et dans les œuvres de son compagnon de vie, William Douglas, que le public d’ici fait sa connaissance.Toutefois, depuis l’an dernier, son amour et chorégraphe n’est plus.Une mort annoncée dont Navas avait doucement attendu le choc, les lendemains qui ne chantent pas toujours, en commençant en parallèle un travail de création solo.Une manière pour lui de se sentir en vie et de regarder en avant «Danser, pour moi, c’est une sorte de libération, une façon de vivre.C’est la seule manière que j’ai d’échanger avec le mon- de.Le mouvement, c’est une autre façon de communiquer, honnêtement et directement.Pour moi, le travail avec la danse est excitant parce qu’il est toujours nouveau.Ça me permet de vivre pleinement.» Sa danse, d’une rare sensualité, mélange fascinant de linéarité et d’énergie vive, prend véritablement son essor en 1994 lorsqu’il crée Postdata, un solo troublant où le corps apparaît aussi féminin que masculin.Dès ce moment un vent favorable souffle sur la carrière de José Navas.L’année suivante, il remporte à New York, conjointement avec William Douglas, le prestigieux Bessie Award pour le solo Antichambre/While Waiting, l’un des derniers cadeaux chorégraphiques que Douglas lui offrira.Depuis ce jour, il ne cesse d’accumuler les succès et les tournées, ici comme en Europe, et VOIR PAGE B 2: NAVAS Im chronique de Lise Bissonnette Page B 3 À Québec Page B 3 Cinéma Page B 4 Vitrine de la vidéo Page B 6 Théâtre Page B 7 Disques classiques Page B 8 Jazz et blues Page B 8 Vitrine du disque Page B 8 Arts visuels Page B 9 Grille télé du week-end Page B 11 Agenda culturel Page B 12 4 f '¦ >' 11 >'¦ ' 0 1 R • I.E S S A M K I) I I ,r) K T I) I M A X C II E I (I M A It S I III) 7 NAVAS Prendre des risques CEDEROMS Des picotements sur la nuque «UN VRAI SHOW D'CLUB» étrit et joué par JEAN-PIERRE FERLAND Ü U et conception musicales ALAIN LEBLANC mise en scene DANIEL MEILLEUR MONTItAi 1t d© /T FRANCIS LOPEZ Achats téléphoniques: tel-spbc 790-mi llliciitrc KHIcnis y Berri-UQAM 1594 rue St-Denis Renseignements: 849-4211 ejQème ANNIVERSAIRE DE LA CREATION SUITE DE LA PAGE B 1 c’est dans la foulée de ses multiples projets qu’il a commandé à Bill T.Jones, le réputé chorégraphe new-yorkais, un solo pour l'année 1998.Avec les trois pièces au programme ce mois-ci, on comprend que l’artiste n’en est pas à son premier solo, ni à son dernier non plus.Même si pour Scattered Yields — co-chorégraphiée avec Allyson Green — et pour Luna Mena il a tenté l’expérience du duo, il semble vouloir continuer à faire cavalier seul.«Pour moi, la forme solo est une façon de découvrir la chorégraphie.Mais je veux aussi prendre mon temps et sentir que j’ai exploré cette direction de création à 100 %.Lorsque j'ai fait mon premier spectacle solo, je voulais relever le défi de faire trois solos différents dans la même soirée.J'avais besoin, à cette période, de faire quelque chose de difficile.J’ai toujours eu cette envie de donner quelque chose aux gens, mais aussi à la danse.À la fin de ma rie, j’aimerais sentir une sorte d’accomplissement.» Navas semble vouloir ainsi prendre la solitude par les cornes et trouver sa véritable place au sein du monde et de la danse, en construisant solidement ce qu’il est comme artiste et être humain, l’un étant visiblement indissociable de l’autre.Un chemin de recherche et de questionnement, où l’essai et l’expérimentation demeurent ses compagnons de route.Triple expérience Pour son passage à l’Agora de la danse, du 19 au 29 mars prochain, il a choisi, en première montréalaise, un duo, Luna Llena (Pleine lune), interprété au côté de Dominique Porte, et deux solos, Sterile Fields (Champs stériles) et Bosquejo (Esquisse).Comme, avec le temps, Navas a fini par se sentir en pleine possession de ses moyens, il a eu envie de complexifier les données.«J’ai créé un solo pour Dominique, et j’ai pris le même matériel pour me faire un solo.Nous avons les mêmes mouvements, la même musique, les mêmes costumes.Nous dansons deux solos sur scène, mais ensemble.» Dans ce processus de travail, l’artiste, friand d’expériences inédites et connaissant très bien le talent de sa danseuse, a laissé Dominique Porte totalement libre d’interpréter la structure et les mouvements chorégraphiques comme elle l’entendait Un événement pour la fête des mères JOSE TODARO La méga comédie musicale gitane tant attendue de Francis Lopez Créée par Luis Mariano Plus de soixante artistes, chanteurs, musiciens, comédiens, les Ballets Espagnol Andalucia nombreux costumes et décors somptueux Orchestre: membres de l’Orchestre Symphonique de Montréal sous la direction musicale de Jean Pierre Burtin Mise en scène Cardo di Angelo Théâtre St-Denis Du 14 au 18 mai 1997 en collaboration avec: AIR CANADA @ José Navas et Chi Long Prendre des risques et vivre sans filet n’intimident risiblement pas le chorégraphe.Au contraire, cette manière de faire semble plutôt lui donner une stimulation de création hors du commun.Dans Bosquejo, il matérialise l’incertitude de l’artiste en créant ce qu’il appelle des espaces ouverts.A l’instar de Cunningham qui, encore aujourd’hui, conserve une dimension aléatoire dans la forme finale de ses pièces, José Navas a imaginé une structure où, d'une soirée à l’autre, le spectacle se modifie.«Ici, je travaille uniquement avec les mouvements et les sons des mouvements amplifiés par des micros disposés dans l’espace.Il y a aussi un travail d’éclairage où, parfois, il est presque impossible de voir ce qui se passe sur scène mais où on peut entendre le mouvement.Le but principal de cette pièce est de prendre une structure et de la changer à chaque soir.En tant qu’interprète, je voulais voir s’il était possible de trouver une connexion émotionnelle pour chaque soirée.» Sterile Fields, la troisième pièce au programme pour laquelle l’artiste s’est inspiré du terme médical du même nom, joue elle aussi sur l’aspect aléatoire de la création.Pour cette œuvre, qu’il décrit comme l’organisation du chaos et qui fut terminée la semaine du décès de Bill Douglas, Navas, le compositeur Tom Walsh et le concepteur d’éclairage Philippe Dupeyroux ont travaillé seuls, sans même voir le travail des autres.Le soir du spectacle, un peu comme dans les célèbres Event de Cunningham, les trois éléments se mettent en place pour former une œuvre unique, où le sens ne risque évidemment pas d’être figé.Un hommage à Bill Douglas Avec une pointe de nostalgie dans les yeux, José Navas a parlé de l’hommage à son compagnon de rie, le chorégraphe William Douglas.Les 24 et 25 mars prochains, à la suite de la projection, à 18h, de deux courts métrages, Lodela de Philippe Baylaucq, merveilleux voyage dans la mort, et Village Trilogy de Laura Taler, où Navas est chorégraphe et interprète, Torn Casey, Allyson Green, Dominique Porte et Chi Long envahiront la scène de l’Agora pour danser deux œuvres clés du chorégraphe; le trio We Were Warned et Love Is a Stranger.«Ce mois-ci, c’est l’anniversaire de la BERTRAND CARRIÈRE mort de Bill.Pour nous, il est clair que ce sera la dernière fois que nous allons présenter un spectacle avec sa compagnie que nous avons maintenue.Ce sera donc la dernière fois que nous ferons le trio, et nous présenterons des extraits d’une pièce que Bill a chorégraphiée pour Charleroi-Danse.Dans son rêve, il voulait la présenter à Montréal cette année, avec sa compagnie.Pour moi, c’est comme un petit cadeau que je lui fais.» Avis aux grands cœurs, les bénéfices de ces deux soirées, de même que ceux de la vente des photographies signées Cylla Von Tiedeman (photographe de danse installée à Toronto), exposées dans la petite salle adjacente au studio, iront au Centre Le Traversier.«Le Traversier est un centre i,nis sur pied par le danseur Daniel Ethier pour venir en aide aux personnes qui ont le virus du sida.C’est un centre gratuit qui offrira des ateliers de danse, de méditation, de créativité, etc.Il existe beaucoup de ce type d’organismes à New York, mais ici, c’est le premier.» En noir et blanc dans les films et les photographies, ou en direct et en couleur sur scène, José Navas est partout à la fois.Une série d’événements, sans précédent à Montréal pour nous comme pour Navas, qui consacrent définitivement l’artiste.H fi fü &V; ïkWZy- A *: W\ ïïMÙÿ 4 ' •< L AU 7 JUIN 1 997 Billets en vente sur le Réseau Admission (514) 790-1245 OU 1 800 361-4595 ET À LA BILLETTERIE DU CASINO DE MONTRÉAL.Groupe de 20 personnes ou plus (514) 935-5161 OU 1 800 263-5161 SUITE I)E LA PAGE B 1 cheval, poisson, embryon, statue.Sur un fond musical qui aurait pu être emprunté à Philip Glass et qui vous remue les profondeurs de l’inconscient.Avec des séquences d’animation et de la vidéo qui surgissent au moment où l’on s’y attend le moins.Surpris, toujours.Sollicité.Remis en question.Puis, peu à peu, une façon de se promener à l’intérieur de cette cathédrale devient évidente.et vous en avez pour au moins une heure ou deux à vous laisser flotter quelque part entre la lune et le soleil.Artintact I propose, lui, trois pièces différentes, intéressantes, dont l’une s’inspire des Confessions de Jean-Jacques Rousseau.C’est un diamant.Ça s’appelle Flora Petrinsu-laris.Et ça se déguste.Seize pages de Rousseau, seize fleurs, sans aucun lien apparent.On choisit un texte, il apparaît à l’écran; derrière surgit bientôt un visage de femme qui s’anime, qui soupire.Ses lèvres frémissent, ses yeux chavirent, traduisant sans mot l’esprit du texte.La tension créée par la conjonction du texte, de l’image et du souffle chahuté de la respiration est absolument indescriptible; on en ressort avec des picotements sur la nuque.Mais il n’y a pas que le plaisir des sens dans la vie! Deux autres œuvres viendront sonner le rappel de vos neurones.Ici la trituration du pixel s’exprime avec fougue.Dans le titre allemand Die Veteranen, l’exploration de l’image prend des proportions fascinantes au gré des trois concepteurs-acteurs des différents chapitres.Pas d’histoire ou de scénario ici, on clique et on se promène: attachez vos tuques.Antirom, un cédérom british absolument étonnant, vogue, lui, sur une structure aléatoire où se mêlent textes, photos et formes géométriques.Le voyage est si intelligent qu’on en est amené à vouloir trouver un sens à tout cela tellement les possibilités sont multiples.Un peu comme dans la vraie vie.Le corps et le reste Le cédérom peut prendre tous les visages.Même un visage politique.C’est ainsi que le corps objet de revendication jouit d’une place de choix dans la programmation du FIFA.Trois titres ici: Cyberflesh Girlmons-ter, Private Bitch et Rehearsal of Memory (ROM).Les deux premiers sont des œuvres féministes revendicatrices qui viennent rappeler vingt ans plus tard les grands moments du Mouvement de libération des femmes.Cyberflesh Girlmonster, fruit d’un collectif de femmes australien, est pétri d’humour grinçant et efficace malgré certains passages sanguinolants qui rappellent la Society for Cutting Up Men de Germaine Greer.Le ton de Private Bitch est moins agressif, mais la revendication n’en est pas absente pour autant.On y examine de façon brillante des phénomènes comme la mode et l’on décortique malicieusement les qualités comme les perversions féminines — anorexie, cleptomanie, etc.Une phrase célèbre résume bien l’ouvrage: «Les bonnes filles vont au paradis, les mauvaises vont où elles veulent» Rehearsal of Memory (ROM) propose une problématique complètement différente même si l’ouvrage repose aussi sur le corps et le discours politique.Au banc des accusés cette fois, la folie.L’image que la société se fait de la folie et surtout le traitement Olivieri=Musée Musée d’art contemporain de Montréal r 1 approche.intime et parlant, entre l'aveu UH petit Promesse.Une invitation à la réflexion et au jeu dont il procède.Condensé d'un échange de lettres épurées, remaniées, découpées, il laisse entrevoir certains des déplacements qui fondent la liberté d'une approche de l'art.louise déry monique régimbald-zeiber Lancement Le mercredi 19 niürs 18 h 00 Oli\ieti-Musée Musée d'art contemporain ® Place-des-ahts TUT bltchy af ram La Garce ambitieuse qu’elle inflige aux malades mentaux.Avec la souris, on se promène littéralement sur le corps nu d’un homme emprisonné pour démence sexuelle.Son corps a été reconstitué à partir de témoignages et des parties du corps des patients d’un hôpital psychiatrique anglais.Dans l’ensemble, et même si le corps ne cesse de parler — et la répression de se manifester — à mesure qu’on l’explore, l’expérience a quelque chose d’insoutenable.Un peu comme les photos de morgues de Serrano.Reste deux autres ouvrages en lice au festival: 20 % d’amour en plus et Deaths in Newport.Deux ouvrages qui ne sont pas inintéressants mais moins novateurs, disons.Deaths in Newport, par exemple, retrace à l’aide des clichés du photographe Lewis Baltz un procès pour meurtre dans la Californie de 1947.J’avoue ne pas comprendre encore pourquoi on a gravé cela sur cédérom au lieu de le faire sur des supports plus traditionnels.20 % d’amour en plus, enfin, se présente comme un roman interactif offrant 80 fins possibles.Ça semble intéressant à première vue en ce que.I cela suppose comme travail et comme «invention planifiée» de la part de l’auteur.Mais quand on a vécu cinq ou six de ces histoires, on se rend compte du peu de profondeur réelle de l’expérience: les personnages sont trop minces, les intrigues, trop ! courtes.Peut-être faudrait-il changer ! d’avis à la cinquantième lecture?Possible, m’enfin.Rien dans tout cela ne viendra donc E faire en sorte que le cédérom deviern ne une plateforme «populaire».Cédérom d’art ou non, on n’en est pas en- > core au grand marché que les experts | prédisaient il y a un an ou deux.Mais tant que des événements comme le FIFA permettront de repousser les frontières de la création en rendant possibles toutes les expériences, c’est comme si l’on mettait de l’argent en banque pour des jours meilleurs.D’ici à ce que l’on augmente ses capacités de stockage et qu’il se métamorphose en DVD (pour Digital Versatile Disk), le cédérom est condamné à tordre du pixel d’une façon ou d’une autre.Et à se transformer.Scrutiny SOCIÉTÉ PHILHARMONIQUE DE MONTRÉAL RAHMS REQUIEM ALLEMAND Ein deutsches Requiem «.SCHUBERT ~ SYMPHONIE INACHEVÉE Miklôs TakAcs^W CHŒUR DE L’UQAM ENSEMBLE VOCAL DE L'UQUAM ORCHESTRE DE LA SOCIÉTÉ PHILHARMONIQUE NATALIE CHOQUETTE SOPRANO C O L*0 RATURE LOUIS QUILICO BARYTON VendredirSaint, 28 mars 1997 - 20h00 Église Saint-Jean-Uaptiste angle Rachel et Henri-Julien (métro Mont-Royal) Admission : 22 S (taxes incluses) Billets en vente : Place des Arts : 842-2112 Réseau Admission : 790-1245 (plus Irais de service) À l’entrée de l'église une heure avant le concert % * * I famine Le premier bouc émissaire des milieux culturels insatisfaits de leur sort, et pour cause, est toujours un gouvernement.Les élus et les ministres parmi eux ne sont jamais assez éclairés, assez attentifs, assez visionnaires.Comme tant d’autres, je m’échine constamment à les mettre en accusation.Aujourd’hui, je plaide circonstances atténuantes, car il faut dire qu’ils ont de qui tenir.J'ai reçu cette semaine un livre de poche de 351 pages en fins caractères, publié en décembre par Oxford University Press, l’un des documents les plus ambitieux à avoir émergé de la grande famille internationale des progressistes depuis le rapport Brundtland sur le développement durable, paru en 1987.Caring for the Future est le rapport d’une commission indépendante sur la population et la qualité de vie qui a mis quatre ans de recherches et d’audiences publiques pour produire une série de recommandations qui se veulent «radicales» et qui touchent, dit la préface, «tous les processus qui affectent la qualité de vie».Cette commission, qui s’intéressait surtout aux pays en développement, n’était pas composée de marginaux.Présidée par Maria de Lourdes Pinta-silgo, ancienne première ministre du Portugal et présidente du Comité des sages de l’Union européenne, elle comptait 19 membres dont Monique Bégin, l’ancienne ministre de la Santé du Canada et doyenne de la faculté des sciences de la santé de l’Université d’Ottawa, Bernard Kouchner, le célèbre fondateur de l’organisation française Médecins sans frontières, et Alexandre Yakovlev, ancien ambassadeur de l’URSS au Canada et figure importante du combat pour la démocratisation de la Russie d’aujourd’hui.Bref des gens sans aucun doute cultivés, souvent professeurs ou écrivains, dont on soupçonne qu’ils ne pourraient survivre très longtemps dans un environnement sans livres, disques, musées, cinémas, théâtres et tout ce qui fait du quotidien autre chose qu’une platitude organisée.Or leurs longues cogitations sur les composantes essentielles de la qualité de vie évacuent complètement, entièrement, absolument, toute référence à la culture.Le seul court chapitre qui pourrait y faire allusion, de loin et sans jamais la nommer, porte sur les politiques d’éducation et donne place d’honneur aux nouvelles technologies.On y souhaite leur avènement massif, mais le Tiers-Monde est intimé de ne pas flâner sur l’inforoute pour l’agrément.La télé et les moniteurs, c’est pour remplacer l’école, recycler les adultes en vue du travail, leur enseigner la construction de latrines hygiéniques ou de planchers de ciment, ou l’organisation de coopératives communautaires.Mais attention à ne pas «succomber» aux autres attraits des petits écrans: «Les films pour le cinéma et la télévision mènent souvent à l’affaiblissement des valeurs sociales, ils tombent dans l’excitation et la sensation, ils mettent l’accent sur le conflit et la violence, ils présentent la sexualité sans responsabilité, ils illustrent la consommation sans mesure.» Quand il n’est pas absent, le loisir culturel est ainsi démonisé, lors de sa seule apparition dans le rapport.Ne cherchez pas ailleurs, dans cette bible de la qualité idéale de vie pour les peuples les plus démunis de la Terre, quelque intérêt pour la sauvegarde de leur patrimoine contre le pillage et la dégradation, quelque souci pour leur accès, par voie électronique ou muséale ou scolaire, aux grandes œuvres culturelles de l’humanité, quelque volonté de promouvoir chez eux une création artistique propre.La Commission consacre des pages et des pages au «défi écologique», elle éprouve d’indicibles angoisses devant la déforestation, l’érosion des sols, la destruction des habitats; mais elle n’a pas un mot à dire sur la disparition des anciens sites de cultes, sur les vols, légaux ou illégaux, d'objets d’art qui vont enrichir collections publiques et privées d’Europe et d’Amérique, sur les nouvelles métropoles qui s’élèvent sans lieux culturels.La Commission se penche avec la compassion la plus correcte sur la santé des peuples, sur la liberté de choix des femmes en matière de reproduction, sur leur participation au pouvoir et sur leurs revenus de travail: mais elle n’a pas un mot à dire sur le développement intellectuel et culturel des individus ou des communautés.Il n’y a pas, en somme, la plus petite place pour le plaisir dans sa proposition globale, qui s’apprête à devenir le nouveau mantra des organisations internationales de bienfaisance, «l’amélioration durable de la qualité de vie».Ce bien bon monde a tenu des audiences publiques ou des sessions à Paris, à Sintra, à Harare, à Bamako, à Washington, à New-Delhi, à Manille, à Moscou, et n’a jamais mis au menu, dans des villes regorgeant parfois de richesses patrimoniales et artistiques, une seule question de culture.Une soixantaine d’études ont été commandées à autant de chercheurs de tous les points du globe; pas une seule ne portait sur un thème culturel.Et pourtant, la Commission prétend que la synthèse de ses travaux offre désormais au monde un «concept unique et complet de qualité de vie».Quoi de nouveau sous le soleil?Le Rapport mondial sur le développement humain, celui qui enchante M.Chrétien parce qu’il ferait de son Canada le meilleur pays du monde, repose sur 25 indicateurs dont un seul est culturel, et il se nomme «accès aux moyens de communications».Il mesure le nombre d’appareils radiophoniques ou de téléviseurs par millier d’habitants tout autant que l’usage des télé- phones ou des télécopieurs, ce qui ne dit pas grand-chose.Mais ceci, tout de même, contenu dans le rapport de 1996: dans les pays en développement, il se publie en moyenne cinq livres par 100 000 habitants annuellement, contre 43 dans les pays industrialisés.Et nous consommons 62 tonnes de papier d’écriture ou d’imprimerie par millier d’habitants contre à peine plus de trois tonnes dans le Tiers-Monde.S’il n’y a pas là l’indice d’une catastrophique famine intellectuelle et spirituelle, qui aurait dû troubler profondément une prestigieuse commission internationale vouée à la «qualité de vie», on se demande bien ce que vivre veut dire.Si nos pouvoirs publics font de la culture un superflu, c’est aussi que leurs réseaux de conseillers, ces élites que l’on traite en sages en leur confiant la réflexion sur l’humanité, n’y voient eux-mêmes que dentelle.Quand le Tiers-Monde et le Quart-Monde seront enfin développés, se dit-on, il sera toujours temps de cultiver les esprits en sus des terres.Et quand ce temps arrive, comme nous le savons dans nos pays dits avancés, le pli de la négligence, de l’insouciance, est pris.L ise Bi sso ii nette À QUÉBEC Sexe et violence, sans samouraïs Michel Nadeau transpose Rashômon de Kurosawa dans un Québec sordide et contemporain RÉMY CHAREST CORRESPONDANT A QUEBEC Au début, il y avait Rashômon, nouvelle de l’écrivain japonais Akutagawa, devenu un célèbre film d’Akira Kurosawa, puis une pièce de théâtre: par quatre points de vue différents et contradictoires, on y raconte le viol de l’épouse d’un samouraï par un vagabond.A partir de mardi, au Trident, par les bons soins du metteur en scène et auteur Michel Nadeau, il y a tout à fait autre chose: tirée tout autant de la nouvelle que du film et de l’autre pièce, le drame de samouraï est devenu comédie noire sous le titre de Terrains vagues.Toujours selon quatre points de vue différents, on y suit les aventures d’un couple québécois contemporain — un avocat en vue et son épouse, dont les habitudes sexuelles quelque peu perverses prennent un tournant tragique.D’abord présentée en lecture publique le printemps dernier — où elle suscitait beaucoup d’enthousiasme, tout en choquant quelque peu certains spectateurs —, la pièce est née d’une commande de Serge De-noncourt.Le Trident bénéficiant d’un programme d’écrivain en résidence, le directeur artistique préfère l’orienter vers une adaptation libre, plutôt que de laisser l’auteur sauter dans le vide.Il propose donc à Michel Nadeau, déjà connu comme auteur de Bureautopsie et de Jeanne et les anges, productions du théâtre Niveau Parking dont il est directeur artistique, de travailler sur la multiplicité de points de vue de Rashômon.Distances et correspondances Nadeau, qui a déjà effectué des mises en scène de répertoire, créé les pièces d’autres auteurs et ses propres créations, accepte d’emblée de travailler à une première adaptation, avec tout de même un certain trac: «C’était ma première œuvre de commande et, au début, c’était un peu plus paniquant que de travailler à partir d’une intuition, d’une pulsion interne.» Il y trouve bientôt quelques avantages: «Quand c’est ta création pure, tu n’as pas de références extérieures.Avec une adaptation, il y a une distance qui vient du fait d’accepter une offre et ses contraintes.On y met du sien — les choix d’adaptation, l’orientation, le ton, etc.— mais c’est moins intime».Pour le travail de mise en scène, quand on le fait ensuite soi-même, cette distance peut avoir ses avantages.Parlant de distance, les différences considérables entre le Québec d’aujourd’hui — terrain choisi de l’adaptation pour rapprocher l’histoire du spectateur — et le Japon d’alors sont le principal éceuil auquel se heurte l’auteur: «Des notions comme l’honneur, les relations maître-esclave, la place de la femme, etc., n’ont pas le même sens aujourd’hui que dans le Japon des samouraïs.Il fallait trouver des points de correspondance.La moitié du travail était là.Après, la pièce s’est presque écrite toute seule.» Le choix de transposition du viol ancien vers le sado-masochisme et la sexualité débridée peut surprendre, mais pour Nadeau, il y a un rapport direct avec la source originale: «Avec le viol, la sexualité est très présente dans le film de Kurosawa, pour l’époque.Je voulais garder le mélange de sexe et de violence du film, mais ce qui était osé dans ce contexte n’est aujourd’hui qu’une simple al- lusion.En cinquante ans, on a gagné en crudité.Maintenant, on baigne là-dedans tout le temps: les lignes ouvertes, les livres, les revues, les films, même les téléséries de grande écoute montrent la sexualité de façon bien précise et fréquente.» Bref, pour garder le même impact, il fallait être plus «hard», plus explicite.L’entrée dans ces terrains vagues de l’esprit humain devient tout de même un peu ambiguë pour l’auteur.«Ce qui m’a étonné, c’est que j’avais facilement un côté malsain: on sent très vite que c’est sans fond.Mais il y avait une dérision qui venait avec.Je n’aurais pas été capable de traiter le sujet sans humour.» L’humour se révélait aussi un outil nécessaire pour présenter la chose au public, qui peut la prendre avec un grain de sel.«Les scènes de violence, au théâtre, ne peuvent pas faire le dixième de ce qu’on voit au cinéma: sans l’écran, les choses sont plus troublantes.Donc, présenter un tel sujet de façon lourde et noire n’aurait pas passé — surtout en revenant quatre fois sur la même histoire.C’est une question de dosage: si on dépasse un certain seuil, les gens décrochent.Et notre but n’était pas vraiment de choquer.» Loin d’être une pièce à scandale, Terrains vagues, tout comme Rashômon, serait plutôt une pièce sur la nature fuyante de la vérité.Ayant à chercher le fond de l’histoire au travers de versions contradictoires et donc forcément mensongères, le spectateur y trouve d’inévitables questions sur la réalité objective de l’existence.Des questions que l’on traite différemment d’une époque à l’autre.«Quand Kurosawa tourne Ra- shômon, en 1950, on est en pleine reconstruction, au Japon.Le film parle de la méchanceté, de la duplicité des gens, mais à la fin, on peut se réjouir qu’il y en ait un de bon, un personnage qui agira de façon honorable et dont la version des faits est fiable.C’est l’espoir de l’époque qui se manifeste là-dedans.Dans Terrains vagues, même le dernier témoignage a ses problèmes parce que le personnage qui le donne n’est pas entièrement désintéressé.Aujourd’hui, le doute s’est installé partout.» Un pTit vin pour le Périscope?Depuis deux ans, le théâtre Périscope organise une activité-bénéfice au profit de son Fonds de développement qui lui permet de compléter sa programmation annuelle.L’année dernière, les quelque 13 000 $ recueillis ont permis la production de la série Carte Blanche, la diffusion de L’Ange et le Corbeau du théâtre des Trois Arcs, la coproduction de Concert à la Carte et de Carpe Diem, et la codiffusion de la pièce belge L’enseigneur lors de la Bourse Rideau.Un rendement pour le moins satisfaisant, des sommes parfois minimes suffisant à boucler le budget d’une opération théâtrale.Placé sous la présidence d’honneur de la comédienne Josée Deschênes et du directeur régional Montmorency d’Hydro-Québec, le “Rendez-vous Arts/Affaires du Théâtre Périscope” édition 1997, dont l’objectif est cette fois de 15 000 $, consistera en une dégustation exceptionnelle de vins californiens, agrémentée d’une animation théâtrale concoctée par Marie-Josée Bastien.Lors de ce Festival des vins de Californie, le 28 avril, de 19h à 21h30, au Centre des congrès de Québec, la Société des vins américains et le Ca- Terrains vagues serait plutôt une pièce sur la nature fuyante de la vérité lifornia Wine Institute invitent les œnophiles à déguster quelques-uns de la centaine de vins choisis, dont la plupart ne sont pas disponibles à la SAQ.Les billets pour la soirée sont en vente au coût de 50 $ pièce.On peut se les procurer en téléphonant au (418) 648-9989 ou par courrier électronique, à l’adresse suivante; periscop@qbc.clic.net.-f?ïTv Michel Nadeau SOURCE PÉRISCOPE Le 17 mars - Une seule représentation : 987-6919 ^?ofxcerit3 au sentie fjieite-^bélatieau Authentique et passionne ^ ^ Ma , Une prêt*™ DEMANDE D'ADMISSION Année scolaire 1997-1998 Conservatoire d’art dramatique de Québec 31, rue Mont-Carmel, Québec GIR 4A6 Téléphone : (418) 643-2139 JEU et SCÉNOGRAPHIE Date limite: 11 avril 1997 Gouvernement du Québec Ministère de la Culture et des Communications Québec ss Le 26 mars 1997, à 20 h La Chorovaya Akademia de Moscou Choeur a cappella composé de 24 voix masculines Au programme : Musique liturgique et musique profane (Tchaikovski, Borodine, Taneyev, Viskov, Saint-Saëns, Schubert, Veit et Vogel) Informations: Pro Musica, tel.845-0532 Billets: 25 S (étudiants: 10 $) Taxes incluses, redevance en sus.( •• •' '/ * - h* LYONNE GOLDIE WOODY NORTON HOFFMAN 'NSTIERS www.callicance.ca & www.allianc *•/ GAGNANT de \ | 4 CÉSARS - don» - J S&.MEILLEURE PHOTO .4 MEILLEURE MUSIQUE / ¦il EN NOMINATION AUX OSCARS MEILLEUR FILM ÉTRANGER Ufl hlffl Jt PATRICE LECONTE; mm g GAGNANT de f 4 CÉSARS \f, a.- dont - Sg K» MEILLEUR FILM FRANÇAIS (Kg MEILLEUR RÉAUSAtEUR Polrlco Loconlo Un film de CLAUDE NURIDSANY e» MARIE PERENNOU microcosmos Il n’épargne personne JAGUAR FRANCIS VEBER Ni ange, ni bête Le Québec est sans doute le seul pays d’Amérique à considérer le cinéma comme un art.Cette considération se répercute agréablement sur la programmation du Festival international du film sur l’art, qui prend fin ce dimanche mais qui propose d’ici là plusieurs productions ayant pour thème le cinéma, ses mythes, ses artisans et ses figures de proue.SOURCE FIFA Marlene Dietrich MARTIN BILODEAU Réalisé par Chris Hunt pour le compte de la télévision britannique, l’excellent documentaire intitulé No Angel: The Life of Marlene Dietrich parvient à extraire, en cinquante denses minutes, l’essentiel de la carrière de l’une des figures mythiques les plus marquantes de ce siècle.Le réalisateur s’attarde d’abord sur les années formatrices de Dietrich, qui a débuté dans les ca- CINEPLEX ODEON FAUBOURG *®& LES CINEMAS GUZZO LACORDAIRE 11*6.FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE*^ FAMOUS PLAYERS 8 F.P.8 GREENFIELD PARK*è.^ G *(xris£ss4 .CINEPLEX ODEON COTE-DES-NEIGES * ® 9 CINEPLEX ODEON LAVAL (Galeries) ?FAMOUS PLAYERS CARR.ANGRIGNON * 6.CINEMApINE STE-ADELE* FAMOUS PLAYERS SHERBROOKE SEES* IxÆpIwc'C CINEPLEX ODÊON COMPLEXE DESJARDINS © CINEPLEX ODÊON LAVAI (Carrefour) à CINÈPLEX ODEON BOUCHERVILLE * \ CINEPLEXODEON BROSSARD • h.3 , CINEPLEXODEON EGYPTIEN #© CINEPLEX ODEON CAVENDISH (Mail) » > 3 CINEPLEX ODEON LAVAL (Galeries) * CINÉMA DES MONTS MONT-TREMBLANT * év toCdatjrtTMMCC CINÉMAS PRINCESS COWANSVILLE * & CINÉMA PINE STE-ADELE ?CO.-r——•>: G ruofafu À L’AFFICHE CINÈPLEX ODEON COMPLEXE DESJARDINS ?© CINÈPLEX ODÊON FAUBOURG * © è.CINÈPLEX ODÊON CAVENDISH (Mail) * b.barets berlinois, où elle montrait des jambes qui plus tard feraient sa gloire, où elle faisait entendre une voix qui plus tard serait burinée dans la mémoire des spectateurs visités par l’Ange bleu, où elle développait son image unique, marquée par ses yeux fardés et l’ombre papillonne de son joli nez.Ajoutez à tous ces attributs une remarquable présence , sur scène et vous compren-drez pourquoi Erich Von Sternberg, qui la découvrit en 1929, s’empressa de la conduire à Hollywood, où elle fera la pluie et le beau temps pendant vingt-cinq ans.Le portrait qu’en dresse le réalisateur est celui d’une femme de tempérament solide, souvent seule malgré des unions — dont celle, tourmentée, avec Jean Gabin — qu’elle amorce avec les tournages et qu’elle achève au montage.L’existence insouciante de Dietrich aura toutefois des conséquences graves sur la vie de ceux qui l’entourent, dont celle de Maria Riva, sa fdle unique qui, depuis la mort de sa mère en 1992 à Paris, ne cache plus son amertume, qu’elle a couchée sur papier dans une biographie controversée.Heureusement, Chris Hunt ne dérape pas dans le pathos et livre ici un film qui saisit l’essentiel du mythe Dietrich sans sombrer dans le jaunisme.No Angel est un film très dosé, dans lequel la vie et la carrière se répondent sans que l’attention ne soit détournée de l’une ou sur l’autre.Des Années folles à la révolution sexuelle, en passant par la Deuxième Guerre mondiale et l’âge d’or de Hollywood, Dietrich a vu le XX' siècle défiler.Par conséquent, No Angel: The Life of Marlene Dietrich est un pèlerinage du siècle qui a commencé avec sa naissance et se termine en son absence.Ce soir à 22h à l’ONF.Ambigu Howard Nous restons en territoire mythique avec un passionnant documentaire consacré à Howard Hugues (et intitulé Howard Hugues, tout simplement), sans doute le plus grand nabab occidental de ce siècle.Steve Ruggi en dresse un portrait ambigu, levant le voile sur la vie privée de ce milliardaire qui, par la force de l’argent et de son ambition, a mis l’Amérique à sa main.Issu d’une famille texane enrichie par l’or noir, Hugues produit plusieurs films à succès et façonne des vedettes féminines (Jane Greer, Jane Russell, Janet Leigh, etc.) qu’il fait suivre et méprise.Passionné par l’aviation, Hugues fonde TWA.Des scandales financiers impliquant TWA, son industrie aéronautique et des pots-de-vin prétendu- C’est le portrait d’une femme de tempérament solide, souvent seule malgré des unions tourmentées ment versés au fils de Roosevelt secouent son image.Désormais, Hugues s’isolera du reste du monde, victime de graves troubles psychiques qui lui font craindre d’être regardé ou d’être contaminé par les microbes.Il mourra des conséquences de malnutrition et de déshydratation en 1976, après avoir passé près de vingt ans dans une suite d’hôtel d’où il ne sortait jamais, gardant pour seuls contacts ses assistants et détectives, dont les témoignages constituent le corps de ce documentaire habilement construit mais qui demeure forcément incomplet puisque les secrets de l’homme, même de son vivant, n’ont jamais été percés.Aujourd’hui à 16h à l’ONF.Filmer la peinture Le programme comprend également Albert Samama Chickli, un beau documentaire sur le pionnier du cinéma tunisien, et Henri Storck, le cinéaste et ses peintres, sur le célèbre documentaliste belge (Images d’Ostende, Idylle à la plage) qui a consacré sa vie à filmer la peinture, notamment celle de ses amis Paul Delvaux, Félix Labisse et Constant Permeke.Ses travellings nous font voyager à l’intérieur des toiles qu’il filme comme des décors vivants, mettant en scène les personnages figés que ses subtils mouvements de caméra animent.Henri Storck n’est pas qu’un porte-drapeau de l’art pictural; il est surtout un cinéaste inspiré par le cadre et le mouvement, par le langage cinématographique dont il a découvert les vertus auprès de Jean Vigo et Joris Ivens.Le réalisateur français Francis Guermann nous présente l’homme et l’œuvre avec la même simplicité.Storck, 87 ans, se raconte dans ce documentaire qui retrace son parcours artistique, paradoxalement consacré à la diffusion de l’art des autres.L’intérêt des reportages sur les tournages est toujours proportionnel à l’intérêt soulevé par le film lui-même.Ainsi, Black and White to Colour: 'Hie Making of The English Patient, produit pour le compte de la CBC, est un excellent reportage réalisé par la journaliste torontoise Adrienne Clarkson, qui a séjourné sur le plateau du film d’Anthony Min-ghella.Chose assez rare pour ce genre de document, Clarkson est parvenue à pénétrer à l’intérieur de l’équipe et à déambuler à sa guise dans les couloirs intimes du tournage, s’approchant des techniciens, glanant çà et là quelques bouts de pellicule inédits, etc.Les entrevues avec Binoche, Fiennes et Scott Thomas dépassent rarement l’hommage aux confrères.Par contre, ses conversations avec Michael Ondaatje, l’auteur du roman, révèlent un homme passionnant et passionné.Ce soir à 22h à l’ONF, en complément de No Angel: The Life of Marlene Dietrich.|V ^ V| I CESAR | % du Meilleur Jeune Espoir Féminin W Laurence Côté CATHERINE DENEUVE DANIEL AUTEUIL un film do ANDRÉ TÉCHINÉ vm CINEPLEXODEON CENTRE-VILLE ©;r Sam.Dim.Mar.& Mer.: 2:00 - 4:20 - 7:00 * 9:15 Ven.Lun.& Jou.: 4:20 - 7:00 - 9:15 Sam.Dim.Mar.& Mer.: 1:50 - 4:15 - 6:50 - 9:10 Von.Lun.& Jeu.: 4:15 • 6:50 - 9:10 CINÈPLEX ODEON CINEPLEXODEON CENTRE-VILLE 3 CFP CENTRE-VILLE ®;r Sam.Dim.Mar.& Mer.: 2:00 • 3:45 - 5:25 - 7:15 - 9.00 Ven.Lun.& Jeu.: 3:45 • 5:25 - 7:15 - 900 DU MEME REALISATEUR QUE: LA CHÈVRE, LES COMPÈRES, LES FUGITIFS.«.Une histoire divertissante.Ja photographie révèle des paysages amazoniens éblouissants, les dialogues offrent des répliques savoureuses.» - Daniel R Ruiz, LE JOURNAL DC MONTRÉAL «Un très bon divertissement!» cq - Francine Grimaldi, CSF BONJOUR [Radio-Canada] 330 DOG-™ €: JEAN RENO " PATRICK BRUEL CINEPLEX ODÊON BERRI * a® TOUS LES JOURS.: 150 - 4H - 7:15 - 9:25 I Musique originale composée par DAN BIGRAS disponible dés maintenant.I IHSI! JDSt RAIMOIO « UAIOIIIU PRQDUCTIOI R os! mus / luiomu mou» .oust iooriiir jen suisr ROYDUfUIS PAIRICI HOMO ™=:ARi!ll[ C0U3AS1! CHAR10TU lAURIfR .A1B(RI UIUAIRI IDRHMD UVISQUE (RAICE CASTU GUTIAOOI *T=fUUA»U!llE BEAUGRAUD CHAMFA5K .S=DDETTE GADOURÏ “=AII»E PRIICHARO .=UIHEI11E GOIAEI ^OEIIS PAmiOl , > PHIlKTf SCUlTfTT *r IUROI POTHIER •.HAIS PETER STROBE .£=:(llt WIA SOU BIGRAS SJSUTtUtU BOUOR1AS ! _ C1A1I0! fOURIIIR.MARIE JOSE RAYMOND — QA1ID! (OHRIlfR JIM! FOURIIER UARH JOfltApif MALOFILM DISTRIBUTION ^Un film de ^Claude Fournier /avec V: ^ Roy Dupuis Patrick Huard Quand Fheure Gais clichés Futur Plastiquement ambitieux HARD EIGHT De Paul Thomas Anderson.Avec Philip Baker Hall, John C.Reilly, Gwyneth Paltrow, Samuel L.Jackson.Scénario: Paul Thomas Anderson.Image: Robert Elswitt.Montage: Barbara Tulliver.Musique: Michael Penn, Jon Brion.États-Unis, 1996,101 minutes.Au cinéma du Pair.MARTIN BILODEAU Bien que ce premier long métrage de Paul Thomas Anderson ne soit pas exempt de tics scolaires habituels chez les débutants, celui-ci témoigne également d’un certain savoir-faire stylistique et d’une écriture raffinée.Une écriture inspirée des films noirs de l’époque, auxquels le réalisateur-scénariste emprunte leur structure en étau et leur galerie de personnages troubles, égarés entre le bien et le mal.Ainsi, l’antihéros aux motivations obscures, la femme insaisissable et l’innocent manipulé sont au cœur de cette intrigue qui zigzague entre les tables de blackjack et les machines à sous des casinos de Las Vegas et Reno, où Sydney (Philip Baker Hall), un vieux routier du jeu, accompagné de John Qohn C.Reilly), son protégé, passent le plus clair de leurs journées.Dans un casino, Sydney rencontre la jeune et jolie Clementine (Gwyneth Paltrow), serveuse à temps complet et prostituée à ses heures, pour laquelle il se prend d’une affection paternelle.Lejeune réalisateur ne possède pas encore l’art de manier la caméra pour créer des climats voulus: Plusieurs mouvements d’appareil paraissent inutiles et coquets, souvent calqués sur les films de Tarantino et Scorsese, plus ambitieux artistiquement.Les remarquables travellings de Casino — le dernier film de Scor-.sese auquel Hard Eight ne peut qu’être comparé, ne serait-ce que par leur contemporanéité — évoquaient en soi l’âme éperdue des personnages qui avançaient à l’aveugle sur un territoire de sables mouvants; le film d’Anderson, de son côté, ne possède pas cette énergie du désespoir, ou même ce sentiment de fatalité, que doivent souligner des mouvements de caméra forts et marqués.Tourné en scope, Hard Eight n’en demeure pas moins un objet plastiquement ambitieux, auquel fait défaut un certain sens de la mesure.Le récit s’égrène en douceur, dans un calme apparent qui témoigne davantage du train-train quotidien des personnages que de la force du destin qui les aspire vers l’abîme.L’arrivée de Jimmy (Samuel L.Jackson), qui menace de révéler le passé de Sydney, sort le film de son impasse — de façon très artificielle néanmoins.On finit par oublier les raisons de l’amitié qui cimente le trio principal tant leur affection est liée au lieu d'illusions que Clementine et John habitent en squatters.Leur naïveté est tragiquement mise en perspective par Sydney, interprété avec panache par Philip Baker Hall, pour qui ces lieux de hasard sont les temples où il expie ses fautes.>0ltDELA est venue.L’HOMME PERCHÉ Réalisation et scénario: Stefan Pleszczynski.Avec Marcel Sabourin, France Arbour, Brigitte Paquette, François Papineau, Lise Roy, Marc Gélinas.Image: Pierre Jodoin.Musique: Helmut Lypski.Au cinéma Centre-Ville.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR L* Homme perché est un film phé-’ nomène.Phénomène parce qu’avec un budget aussi maigrissime que 130 000 $, Stefan Pleszczynski est parvenu à faire un moyen métrage plus qu’honorable mettant en scène une trentaine de comédiens et plus de cinquante animaux de tous poils: cochons, lamas, vaches, poules, âne et tou te J a ferme, en 36 lieux de tournage à l’extérieur de Montréal.Bref, cette production quasi artisanale indique qu’avec de l’imagination et de la débrouillardise, et sans doute la foi qui soulève les montagnes, on peut encore faire du cinéma intéressant au Québec.Quelque chose qui se tient i ' avec de l’humour, du drame, de la fantaisie, des émotions et du suspense.Parfait, cet Homme perché?Non, mais prometteur.L’entrée en matière est particulièrement réussie: une scène dans la porcherie dont on a ouvert les portes, avec une caméra vivante, des gros plans sur les groins des bêtes.Nous sommes dans une ferme québécoise.Et rien ne va plus.Le maître des lieux a disparu après avoir libéré ses animaux.Son épouse rapatrie de la ville tous les grands enfants pour faire une battue.Où est Raymond?(Marcel Sabourin).Au pied d’un arbre qu’il gravira bientôt pour échapper à tous ceux, polices, enfants, pompiers qui essaient de le convaincre de rentrer à la maison alors qu’il estime qu’a sonné l’heure de quitter ce bas monde.Film sur la liberté d’un homme de décider de sa mort, mais aussi chronique familiale souvent savoureuse, quoique desservie par une interprétation inégale.Marcel Sabourin est au mieux de sa forme dans ce personnage à la fois drôle, déterminé et tendre qui a décidé d’en finir sans violence, Érance Arbour paraît moins convaincante en épouse plus «terrestre», trop engoncée dans un rôle sans nuances.Parmi les enfants, seule Brigitte Paquette surnage, en délinquante de la famille, fausse dure et seule assez sensible pour comprendre les aspirations du père.Mais de petits rôles apportent une touche de couleur cocasse, surtout Marc Gélinas, vraiment drôle en policier dépassé par les événements.Sur une trame assez mince, le cinéaste a réussi à créer des rebondissements, de petites scènes grinçantes et tendres qui gardent l’intérêt, et si le rythme s’alanguit parfois, il nous rattrape au détour, jusqu’au dénouement qui lui, sera plus faible.Mais Pleszczynski a réussi à mélanger les tons et les genres en souplesse, colorant le drame d’humour, choisissant des lieux un peu mythiques comme cet arbre superbe au milieu de nulle part.On pense à l’homme criant dans son arbre dans Amarcord de Fellini, ou à l’arbre de la résurrection dans Paysage dans le brouillard d’Angelopoulos.Symbolique connue donc, mais jouée ici sans fausses notes et avec bonne humeur.Un des principaux attraits de L’Homme perché, est l’utilisation que le cinéaste a faite des scènes d’animaux battant la campagne, lamas traversant un champ, âne détalant sur l’autoroute, vaches et cochons en goguette, entrecoupant l’action et lui apportent une petite teinte ludique qui allège l’intrigue.Soin apporté à une image qui s’amuse, bonne musique d’Helmut Lypski, gags légers mais rigolos, ce film qui peut plaire à un public assez large, a malgré ses imperfections toutes sortes de qualités qui annoncent un bon regard de cinéaste.On attend donc le prochain film de Stefan Pleszczynski en espérant qu’il tiendra ses promesses.ARCHIVES LE DEVOIR Un film qui se tient avec de l’humour, du drame, de la fantaisie, des émotions et du suspense.Combat commun indéfini SYNTHETIC PLEASURES Réal.: Lara Lee.Documentaire.Image: Marcus Hann, Kramer Morgen-thau, Toshifumi Furusawa.Au Cinéma du Parc.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Synthetic Pleasures de Lara Lee suscite un profond malaise.Ce documentaire sur les réalités artificielles et virtuelles qu’ont engendrées notre univers n’est pas inintéressant, bien au contraire même, mais à voir bout à bout les expériences de réalité virtuelle, de mutations humaines s’acheminer vers des changements de notre nature, on ressent une espèce de vertige, aspirés par un futur indéfini qui fascine et inquiète, faute de connaître vraiment ses buts et ses enjeux.Les grandes questions existentielles surgissent.Où allons-nous?On ne le sait pas, mais on y court.En ces temps de psychose du clonage, où les découvertes en biotechnologies soulèvent tant de questions éthiques, comment douter que notre monde soit d’ores et déjà enchâssé dans le XXI' siècle, que la science-fiction soit devenue contemporaine?Ce documentaire présenté comme une espèce de collage électronique nous entraîne d’abord dans des mondes artificiels.Une plage entièrement toc au Japon, où le sable n’est pas du sable mais des granules, où le paysage et la mer a été recréés sous dôme, à l’abri, nous explique-t-on candidement, des typhons, des méduses, des requins, et où s’ébattent quelques milliers de Japonais manifestement ravis de se retrouver en sécurité, à l’abri de l’inquiétante nature.Comme semblent ravis aussi ces skieurs qui dévalent des pistes intérieures, ces mariés de Las Vegas dont l’image virtuelle les accompagne en ce grand jour, ou ces personnes qui se choisissent un partenaire virtuel et vivent leur sexualité à travers l’écran.Tout un discours narratif, des entrevues viennent interroger cette soif de domination de la nature que l'homme éprouve, cet infini pouvoir de transformation non seulement de son environnement mais de lui-même, auquel il a désormais accès.Et à voir les interventions de chirurgie esthétique qui se déroulent sous nos yeux, avec des corps, des visages entièrement modifiés, on s’aperçoit que cette fatalité génétique qui pesait sur l'homme est devenue surannée en ouvrant de terrifiantes perspectives dont on évalue mal la portée.En témoignent aussi cet encart sur les drogues qui modifient le niveau de conscience et d’émotivité, ces rencontres avec des adeptes du body-piercing expliquant le bonheur éprouvé à une transformation du corps.Le film, souvent dynamique, parfois redondant, indigeste, fascinant et angoissant, est une aventure dans des chemins qu’emprunte l’humanité pour repousser ses propres limites, mais une aventure débridée et sans balises qui nous laisse troublés avec un questionnement moral auquel le documentaire n’apporte pas de réponses.WHEN WE WERE KINGS Réal.: Leon GasL Image: Maryse Alberti, Paul Goldsmith, Kevin Keating, Albert Maysles, Roderick Young, (documentaire).A l’Égyptien.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Muhammad Ali, alias Cassius Clay, fut une figure de légende.Il a représenté le rêve américain pour bien des jeunes Noirs des ghettos aux yeux de qui la boxe (comme la musique) était une voie royale vers la richesse et la notoriété.Le champion avait beaucoup pour lui: la beauté, le - bagout, l’humour, en plus d'une voue pour défendre des causes: celle de la fierté noire et du pacifisme à l’heure où le pays s’entredéchirait sur la question de la guerre au Vietnam.Beau sujet de documentaire que ; Leon Gast n’a pas réussi à dynamiser suffisamment.Ce film fut tourné alors que le cinéaste avait 22 ans, mais il demeura vingt ans dans des chambres fortes pour des raisons mystérieuses.Il se trouve aujourd’hui en nomination aux oscars dans la catégorie du meilleur documentaire.Mais le réalisateur n'a pourtant pas réussi à dépasser suffisamment l’anecdote du film pour amateurs de boxe.Peut-être Gast eût-il dû se réactualiser, montrer le passage des ans, l’après-Ali.Mais on se replonge tête baissée dans une époque révolue, sans y ga- gner de recul.Incursion dans le monde de la boxe et de la musique, liens établis entre Ali et James Brown, B.B.King, Miriam Makeba, montrant que toutes les vedettes noires de l’époque menaient un combat commun pour la reconnaissance de leurs droits, le film témoigne autant d’Ali que d’une ère éclatée et le fait en musique (la voix de B.B.King est un enchantement).Le temps fort du film sera ce combat célèbre au Zaïre en 1974 pour le championnat du monde, qui opposa Ali à George Foreman, combat par le- quel le premier devint une figure quasi divine.Ses engagements contre la guerre au Vietnam sont ici abordés, ses coups de gueule, les liens qu’il établit entre le racisme contre les Noirs et celui qui sévissait contre les Viet-congs.Mais le film paraît un peu décousu, désarticulé.La figure de proue que fut Ali nous est livrée par fragments sans que l’on parvienne à saisir vraiment ses mécanismes.Il faut dire aussi que les techniques du documentaire ont beaucoup évolué en vingt ans, faisant paraître celui-ci trop conventionnel et statique./les 7\adio- donceïts WF du CZentie */£>ietze~^>c(iidcau « Pierri est le plus virtuoses de la guita contemporaine» | J JÂBI ((Alvaro Pierri, le p'us musicien de nos guitaristesp^se Monttéai Le 17 mars - Une seule représentation : 987-6S13 J’EN SUIS Réal.: Claude Fournier.Scénario: Claude Fournier, Marie-José Raymond.Avec Roy Dupuis, Patrick Huard, Charlotte Laurier, Albert Miliaire, Normand Lévesque, Guy Na-don, France Castel, Arielle Dombas-le.Image: Éric Cayla.Musique: Dan Bigras.Au Berri.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Il aura été lancé avec faste et trompettes.Le dernier Claude Fournier et sa première, au Centre Molson lundi dernier, avec écran géant et 2000 spectateurs, dévoile les ambitions d’un film qui se coiffe déjà du titre de comédie de l’année.J’en suis recueillera d'ailleurs peut-être ce record d’affluence auquel seules les comédies grand public peuvent désormais aspirer.Même quand elles volent bas.Le pire du film est certainement son affiche, où l’on a affublé le pauvre Roy Dupuis d’un royge à lèvres du plus beau rose fluo.A son personnage d’hétéro qui se fait passer pour gai, rien ne sera épargné.Surtout une affiche criarde et déshonorante.Depuis La Cage aux folles, l’homosexualité a gagné ses galons de thème de comédie.Et on ne s’étonne pas que le cinéaste de Deux femmes en or s’y frotte.Signe des temps, J’en suis rappelle le thème et plusieurs péripéties de Pédale douce de Gabriel Aghion, comédie fort mauvaise mais très courue l’an dernier en France.Ici, Roy Dupuis incarne un jeune, beau et fort élégant architecte que le krach immobilier accule à la ruine et qui doit se recycler dans le commerce des antiquités après avoir accepté d’être le bras droit d’un antiquaire homosexuel (nul autre qu’Albert Miliaire) qui le croit de la confrérie.Le beau Dominique se fait donc passer pour gai sur les conseils de son associé et ami Pierre (Patrick Huard).Et de prendre des mines, et de changer sa garde-robe et de subir les avances de ces messieurs, pendant que son épou- se (Charlotte Laurier) s’arrache les cheveux, persuadée que les charmes féminins ne l’émoustillent plus.Les quiproquos se bousculeront ici alors que Pierre entre dans le bal de la mystification et que chacun se dandine à qui mieux mieux jusqu’à ce que Dominique en vienne à douter de son orientation.Mais Arielle Dombas-le, poupée de service, ici décoratrice arrivant de Paris, saura réveiller ses ardeurs sans le faire tomber dans le stupre, car la morale doit être sauve.É’ennui avec ces comédies qui parodient le monde gai, ce sont les clichés qu’elles véhiculent.Bal de grandes folles, collection d’obsédés sexuels, minauderies, on caricaturise à gros traits bien gras.Celui qui s’en sort le mieux est sans contredit Albert Miliaire, lequel campe un antiquaire gai fort crédible et plein de nuances, capable de transcender le ridicule que sa perruque frisée suscite.Patrick Huard s’en tire avec plus de finesse que Roy Dupuis qui prend des poses et semble assez mal à l’aise avec son personnage.On les fait se colletailler ensemble (surtout pour exhiber le corps de Roy) en une invitation au voyeurisme très racoleuse.Et de mimer des embrassades, de jouer du biceps, avec un souci d’esthétisme d’image derrière tout ça qui contribue à camper plus encore Roy Dupuis dans une fonction d’acteur-objet.Je ne sais pas trop quel public on entend émoustiller.Les femmes?Les gais?On en met un peu pour tous les goûts.Pour le texte, les scénaristes n’ont pas fait dans la dentelle.C’est gros.La parodie est reine, les gags volent bas, le rythme s’essouffle et une espèce d’ambiguïté malsaine surplombe le tout.Rien pour démarginaliser la condition homosexuelle qui suffoque sous l’amas de clichés qu’on lui déverse dessus.¦ Charlotte Laurier et Roy Dupuis CINÉPLEX ODÉON BERRI » i.g LES CINEMAS GUZZO LANGELIER • s CINEPLEX OOEON LASALLE (Place) ?s LES CINEMAS GUZZO TERREBONNE * & LES CINEMAS GUZZO STE-THERESE * 6.I CINEPLEX ODEON I CARREFOUR DORIOlUi.CINEPLEX ODEON LA>AL (CmlOUTl ?s CINEPLEX OOEON BOUCHERVILLE * i CINEPLEX OOEON BROSSARD ?& 9 CARREFput^DU NORD ST-JEROME * L(S CNT bus CHATEAUGUW CHATEAUGUAY ENCORE * I.E I) E V 0 I R , l fi S S A M E D I I 5 H T I) I M A N C II E I (i M A R S I !) !) 7 ?: chef-d’œuvre ?: remarquable ?: très bon correct sans plus ?: très faible SP/'i : pur cauchemar PONETTE ?1/2 Jacques Doillon affirme ici son immense maîtrise de directeur d’enfants.La petite Victoire Thivisol, qui remporta le prix d’interprétation féminine à Venise pour ce rôle bouleversant d’une fillette refusant la mort de sa mère et persistant à l’attendre, n’avait que quatre ans à l’époque du tournage.Elle nous tire des larmes.Filmé à hauteur d’enfants, après enquête auprès des petits pour recueillir leurs réflexions sur la mort, Ponette est un des rares films à donner le point de vue du premier âge.Au Parallèle.Odile Tremblay l-HommE.PerchE Maintenant disponible Trame musicale Incluant: Bany Adamson • Angelo Badaiamentl • David Bowle • Antonio Carlos Jobim • Lou Reed » Marilyn Manson • Nine Inch Nails • Rammsteln • The Smashing Pumpkins • Producteur: Trent Retnor Incluant: NINE INCH NAILS "THE PERFECT DRUG* 16 SION ORIGINALE ANGL CINEPLEX ODEON COMPLEXE DESJARDINS © CINEPLEX ODEON DAUPHIN * © , CINEPLEX ODEON EGYPTIEN *©** www.lost-highway.com « C'est réellement tout un choc que les spectateurs vont recevoir en allant voir ce film.» - Huguette Roberge, La Presse « Un des films les plus intègres, les plus exigeants, et les plus bouleversants à avoir été faits depuis longtemps.» - Éric Fourianty, Voir « À voir absolument! » - India Desjardins, Le Lundi « Ce film est un cri de vie, un cri de douleur.» - Danielle Goyette, Le 7 Jours mm.wy»p ' »./ i "(‘r i- m mm.* » ONFLT3ÏJ A L'AFFICHE ! ?me • À L ’ É C R A N LOST HIGHWAY ?David Lynch, qui n’a pas perdu sa griffe, signe ici une production de haute voltige stylistique, quoique sur un thème nébuleux.Avec Patricia Arquette et Bill Pullman en vedette, il y sera question de la transmigration des corps et des esprits, et le diable entrera dans la danse.Une première partie sous haute tension, mais un film qui perd ensuite sa puissance comme il abandonne ses repères.Le traitement de l’image, la musique, bref le $tylç sauvent quand même la mise.A l’E-gyptien (v.o).Au Dauphin (v.f.).O.T.TU AS CRIE: LET ME GO ?1/2 Anne Claire Poirier explore à travers ce documentaire sur la drogue un dra- un film de Stefan Pleszçzynski Marcel Sabourin / Brigitte Paquette France Arbour / Lise Roy François Papineau » Etonnamment réussi ET VRAIMENT DRÔLE.UN VRAI COUP DE FRAÎCHEUR.— Odilk Tremblay, Le Devoir Sam.Dim.Mar 4 Mer : 2.00 • 3 45 • 5:25 • 7:15 • 9:00 Ven.Lun 4 Jeu 3 45 • 5:25 • 7.15 • 9:00 m&m M ALOFT LM DISTRIBUTION JN VERSAL MUSIC me personnel atroce: l’assassinat de sa fille prostituée et héroïnomane.Un texte narratif beau et lyrique vient en contrepoint recouper les entrevues d’héroïnomanes, de parents éprouvés, de spécialistes.Certains témoignages paraissent longs, et le milieu choisi assez étroit, mais sur un sujet très difficile, servi par des images noir et blanc et une musique superbes, la cinéaste a réalisé un film généreux qui ouvre des portes et refuse la condamnation.Au Cinéplex Centre-ville.O.T.SLING BLADE ?Le film a reçu deux nominations aux oscars et raconte l’histoire d’un simple d’esprit emprisonné pour le meurtre de sa mère et son amant, qui, une fois libéré, trouve un travail, se lie d’amitié avec un jeune garçon et compose avec l’étroitesse d’esprit des habitants d’une petite ville.Sur un rythme très lent et des thèmes souvent exploités, le film tient mal la route.Aux Loews, Laval, Angrignon.O.T.SWANN ?La vie et l’œuvre poétique d’une campagnarde assassinée sont le sujet du roman de Sarah (Miranda Richardson), auteure de best-sellers, et du colloque auquel est invitée Rose (Brenda Flicker), amie de la défunte.Les deux femmes s’apprivoisent, conférant au film ses meilleurs moments, malheureusement entrecoupés par des sous-divisions de récit qui desservent le film.Au Cinéma du Parc.M.B.VITRINE DE LA VIDEO Force tranquille MARTIN BILODEAU Adapter pour le cinéma le plus pessimiste des écrivains britanniques du XIX1 siècle n’est pas chose évidente en cette époque marquée par les adaptations des romans suaves et ironiques de Jane Austen.JUDE ?C’est pourtant le pari qu’a relevé — avec brio — le réalisateur anglais Michael Winterbottom (Butterfly Kiss), qui a transposé à l’écran Jude l’obscur, de Thomas Hardy (Tess d’Urber-ville), titre qu’il a dépouillé de son complément d’objet direct sans pour-tan,t trahir ni le roman ni sa structure.A la fin du XIX' siècle en Angleterre, le jeune Jude (Christopher Eccles-ton), orphelin élevé par sa tante paysanne, aspire aux études universitaires.Deux unions successives le font dévier de sa trajectoire.La première, accidentelle, avec Arabella (Rachel Griffiths), se soldera presque aussitôt par un échec et une séparation brutale; la seconde, passionnelle, avec sa cousine Sue (Kate Winslett), causera la perte du couple, aux prises avec la rumeur qui désapprouve cette «union libre».Les croyances religieuses de Jude et l’athéisme de Sue ne résisteront pas à ces pressions, qui provoqueront des événements tragiques dans leur vie et viendront à bout de leur union.Mais jamais de leur amour.Le film avance lentement, à un rythme régulier, porté par sa force .SOURCE POLYGRAM Kate Winslet, la vedette de Jude.tranquille, ses personnages riches et subtilement écrits, sa musique envoûtante, ses images qui rehaussent les paysages victoriens et ses clairs-obscurs qui évoquent l’univers intérieur du couple.Le parti pris naturaliste, hérité du roman, impose toutefois des scènes insoutenables que le réalisateur aurait pu suggérer sans nuire à son histoire qui s’ouvre sur un superbe prologue en noir et blanc chargé de symboles et de mauvais augures.* ¦ .MBA S : •SSill E* Wmtm&Mzr MONTREAL DANSE présente RITUEL URBAIN acte 1: CIUDAD DE HIERRO* (CITÉ DE FER) de JoséBesprosvany musique: Hughes de Courson acte 2: LETTRE D’AMOUR À TARANTINO” de Paula de Vasconcelos musique: Quatuor Kronos, Quatuor Balanescu LES 20, 21, 22, 23 MARS À 20 HEURES Salle Pierre-Mercure, Centre Pierre-Péladeau, 300, boul.de Maisonneuve Est (Métro Berri-UQAM) Réservations : 987-6919 Réseau admission: 790-1245 Information et tarif de groupe: 845-2031 •avec le soutien du Commissariat général aux Relations Internationales de la Communauté française de Belgique •• une collaboration de Pigeons International CONSfll 06S/4RTS NOBODY LOVES ME ?1/2 En 1987, Les Hommes, de l’Allemande Doris Dorrie, remportait un pari risqué, celui d’obtenir l’adhésion du public avec une comédie postfémi-niste abrasive.Depuis, le succès remporté par ce film a ouvert la voie à ce que nous pouvons désormais appeler les comédies de genres (gender comedies), dont le public allemand est devenu très friand.Nobody Loves Me a pour décor moral l’ensemble des préoccupations de cette fin de siècle (harmonie entre les sexes, difficulté de rencontrer l’amour, sida, spiritualité égarée dans les sectes, etc.).L’approche de la cinéaste est résolument fantaisiste.Celle-ci nous promène dans les couloirs d’un immeuble de banlieue, habité par une faune hétéroclite et fellinienne au milieu de laquelle la jeune et conventionnelle Fanny fait pâle figure.A l’aube de ses trente ans, Fanny cherche l’homme idéal.Orfeo, son voisin ho-mosexuel-sidéen-drag-queen de race noire (peut-on être plus marginal en Allemagne?) et cartomancien, lui assure que l’homme de rêve est à deux pas d’elle.Le nouveau gérant de l’immeuble correspond en effet à la description donnée par Orfeo.Quelques belles scènes et certains gags bien envoyés émaillent ce film inégal qui n’arrive pas à trouver son point d’appui.Nobody Ioives Me s’annonçait comme une célébration de la différence; or, à mi-chemin, on se rend compte que la belle galerie de personnages anticonformistes sert de décor à la célébration des amours d’une jeune femme ordinaire.En version originale allemande, avec sous-titres anglais.Autres nouveautés Celestial Clockwork (**), comédie sur une Latino-Américaine à Paris; Bound (**1/2), thriller original et sexy; The Grass Harp/Passjon d’avril (**), chronique du sud des Etats-Unis au débu,t du siècle; Rowing Through/A contre-courant (*), éloge photographique de la détermination d’un rameur olympique; Courage Under Fire/Le Courage à l’épreuve (* 1/2), édifiante saga sur la guerre du Golfe.Trois hommes condamnés pour meurtre, trois cheminements exceptionnels aÉsf ÜiâÉ ÉiiîimÉiiaiÉttttiiiMîii La met m www Cinéma ONF du 17 au 21 mars 18 h 40 (suivi d'un débat) et 21 h 00 22 mars, 18 h 40 La Maison Theatre présente En supplémentaires Un grand succès du répertoire jeune public la PFTRO CANADA Cœur à Cœur une production du Théâtre de l’Œil pour les enfants de 5 à 10 ans Du 14 mars au 6 avril 1997 Les samedis et dimanches à 15 h • Supplémentaires à 11 h et 13 h Texte : Réjane Charpentier • Mise en scène : André Laliberté • Avec : Jean Cummings, Robert Drouin, Anne Lapierre, Annie LeBreux et les concepteurs ; Alain Clavier, Richard Lacroix, Jean-Charles Martel Attention! Ce spectacle est présenté à la maison de la culture Frontenac 2550, rue Ontario Est, Montréal Billets en vente BILLETS E:!: 514 790-1245 =!! 1 800 361-4595 Eli et à la Maison Théâtre : 288-7211 La critique est unanime Il faut voir Le Bain! ALCAN' m* banque NATIONALE Aussi, en prolongation Le E3a in U: DEVOIR de Jasmine Dubé Une production du Théâtre Bouches Décousues pour les enfants de 3 à 7 ans Les samedis et dimanches 15,16,22 et 23 mars à 15 h PLACES ENCORE DISPONIBLES LE 22 MARS Attention! Ce spectacle est présenté à la Cinquième salle de la Place des Arts Billets en vente : « cinquième sali U W) Place des Arts et à la Maison Théâtre : 288-7211 Billets en vente à la PdA/842 2112 et Réseau Admission/514 790 1245.Redevance et frais de service.CINEPLEX ODEON CENTRE-VILLE + CINEPLEX ODEON LAVAL (Carrefour) ?CINEPLEX ODEON BOUCHERVILLE * é CINEPLEX ODEON LASALLE (Place) ?^ www.onf.ca/letmego I, I-: I) E V OIK.L E S S A M E I) I I .r> E T I) I M A N (' Il K | (i M ,\ \\ s I !l !) 7 YVES DUBE ItTHÉÂTRt^ jSc g VOUS nue théâtrale ’¦ rencontr œvir,q «Àvous ecorc Merci i russe ou qu* c_ CBv Bonjou I Denoncou ¦ décapante il « 200 minutes _ , e soleil DE MMNME GORKI .1 TEXTE FRANÇAIS DE PIERRE-YVES LEMIEUX MISE EN SCENE DE SERGE DENONCOURT gsm» y v j Ü\*xW' ÿfat&oncefàs ¦ S>> Êjfyjtblette-^béladeau IH§: Le17mars-20h « T Alvaro Pierri et ie I %v Turtle Island } ' , String Quartet Coproduction de la Société du Centre Pierre-Péladeau ^ et de la Société Radio-Canada ù " .'A.Salle Pierre-Mercure Centre Pi e rre- Pél adeau 300, boni, de Maisonneuve Est Métro Berri-UQAM Billets : 987-6919 Gouvernement du Québec Ministère de la Culture et des Communications avec ANNICK BERGERON, JACK ROBITAILLE, LOUISE TURCOT, BENOIT QOUIN, ROBERT LALONDE, PAUL SAVOIE, LORRAINE COTE, MONIQUE SPAZIANI, MICHEL LAPERRIERE, LISE CASTONGUAY, ROGER JOUBERT, LENIE SCOFFIE, JEAN GUY, JACQUES LEBLANC, LUC BOURGEOIS, SOPHIE DION, JEAN-SEBASTIEN OUELLETTE, SOPHIE LABELLE, OLIVIER AUBIN.Décer MICHEL GAUTHIER Clitnct LUC J.BÉLAND Étllirq» MICHEL BEAULIEU Acciisilrts LOUISE CAMPEAU Ml
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