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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1997-01-11, Collections de BAnQ.

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?LE DEVOIR ?Le roman québécois Page D 3 Le feuilleton Page D 5 Tatsuo Miyajima Page D 6 Grille télé du week-end Page D 7 Formes Page D 8 1, E I) E V 0 I R , L E S S A M EDI II E T I) I M A N C II E I 2 .1 A N V I E R I ‘>07 Claude Jasmin Les hauts et les bas d’un fort en gueule PIERRE CAYOUETTE LE DEVOIR Disons qu’il n’est pas tout à fait du genre Réjean Ducharme, Claude Jasmin.Disons qu’il sait recevoir les journalistes et qu’il aime bien faire parler de lui.C’est fort légitime.Fort répandu aussi.Plus on parle de lui, plus il risque de vendre de livres.Tous, plus ou moins subtilement, s’en remettent à cette implacable équation.Pour notre rencontre, il y a quelques semaines, Claude Jasmin m’avait délicatement préparé un résumé de carrière mis à jour.Il avait même ressorti ses vieilles photos d’archives.Il y en avait une centaine en tout.J’en ai gardé une dizaine.J’en ai mis une sur le dessus de la pile.Je dis une photo, mais c’est en fait une reproduction de la une du Devoir du 12 octobre 1960.On y voit le visage très sérieux d’un jeune homme de 29 ans, «une tête de réalisateur de la nouvelle vague», écrivait Gilles Hénault.Ce jeune homme, c’est Claude Jasmin.Il vient de recevoir le prix du Cercle du livre de France pour son roman La Corde au cou.«Après un demi-succès, l’an dernier, Claude Jasmin est proclamé lauréat», titrait le quotidien.Jasmin était indiscutablement, à l’époque, un «littéraire».«C’était la belle époque.Ces années-là, il se publiait beaucoup moins de romans qu’aujourd’hui.Nous étions, nous écrivains québécois, des citoyens privilégiés! Nous étions invités sur toutes les tribunes.Nous donnions notre point de vue sur tout et sur rien.Mais ça n’a pas duré, malheureusement.Nous avons ensuite été chassés par les sociologues et autres “ogues”», se souvient-il avec nostalgie.Près de quarante ans plus tard, Jas-min-le-fort-en-gueule refuse d’abdiquer.Si son étoile littéraire a pâli, il ne s’arrête ni d’écrire, ni de gueuler.Il profite de toutes les tribunes, multiplie les lettres ouvertes aux journaux, tient la chronique culturelle à la radio, fl se sent et se sait boudé par le milieu littéraire.Il ne rate pas une occasion de s’en plaindre et de rappeler qu’il «n'a pas de doctorat, ltd, mais est un modeste diplômé de l’École du meuble».Ce n’est pas tant l’œuvre de Jasmin qui dérange.Tous ceux qui connaissent la littérature québécoise ne peuvent nier son apport important.C’est plutôt le personnage qui choque parfois, le bagarreur, l’intellectuel au jugement incertain, le rancunier presque incapable d’accepter le jeu de la critique qu’il exerce pourtant lui-même régulièrement.Pas de prix Athanase-David Lauréat de plusieurs prix au fil de sa carrière, dont le prix Ludger-Du-vernay de la SSJB en 1980, Jasmin avait soumis sa candidature, l’année dernière, en vue de l’obtention du prix Athanase-David qui fut attribué à Monique Bosco.Dans une longue diatribe adressée au Devoir récemment — non publiée —, Jasmin se plaignait amèrement de ne pas avoir été récompensé et criait son dégoût devant l’ins-titutiqn littéraire qui persiste à le bouder.A sa défense, il brandissait les lettres d’appui à sa candidature, y compris celle du regretté Gaston Miron qui voyait en lui «le romancier de nos émotions, un romancier populaire de premier plan avec les marques du littéraire (ce qui ne court pas les rues)».C’est ça Claude Jasmin.VOIR PAGE D 2: JASMIN î\jty X Queneau L /\ Les journaux & Zazie SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR J.+ .++4 + Ri aymond Queneau: «Je naquis au Havre un vingt et un février/ en mil neuf cent et trois./ Ma mère était mercière et mon père mercier: Ils trépignaient de joie.» Et .nous donc! S’il est vrai que toute journée faite n’est pas une fête, aujourd’hui, aujourd’hui onze janvier de l’an deux mille moins quelque trente-six mois, il y a de quoi sauter de joie.Et pourquoi peut-on bondir de jubilation?C’est à cause des journaux.Des journaux qui viennent de paraître dans la NRF de Gallimard.Des journaux confectionnés entre 1914 et 1965 par celui qui un jour s’exclama: «Pourquoi ne demanderait-on pas un certain effort au lecteur?On lui explique toujours tout, au lecteur.Il finit par être vexé de se voir si méprisamment traité, le lecteur!» Là, on est un brin ennuyé.On est un tantinet mal à l’aise.Parce que s’il ne faut pas lui expliquer, au lecteur ou à la lectrice, il faut ici éclairer un point ou un aspect.Voire deux ou trois.Parce que des journaux écrits pendant 49 ans, ça fait, le lecteur-lectrice s’en doute et peut le craindre, beaucoup, beaucoup de temps, donc énormément de pages écrites.C’est mathématique.Or la chose se présente comme suit: 1240 pages de journaux.Les annexes soustraites, on tombe à 1117 pages.Lorsqu’on confronte la physique des textes réunis au nombre d’années, on peut alors formuler la question suivante: comment se fait-il qu’il y a seulement 1117 pages pour 49 ans?La réponse tient à un petit rien.Question journal, Queneau ne fut pas constant.VOIR PAGE D 2: QUENEAU ftft Secrétaire général des Editions Gallimard et donc membre influent du comité de LECTURE, PATRON DE LA COLLECTION La PLÉIADE ET.MAÎTRE D'ŒUVRE DE L'ENCYCLOPÉDIE La Pléiade, Raymond Queneau a été l'éminence blanche de la République des Lettres de la fin de la Deuxième Guerre mondiale à sa mort, en 1976.QUENEAU A DESSINÉ CES PICTOGRAMMES INTITULÉS PEAUX-ROUGES POUR ILLUSTRER SON ESSAI BÂTONS, CHIFFRES ET LETTRES.O D j •3 U De Quignard à Bergounioux, VINGT ET UN ÉCRIVAINS FRANÇAIS CONTEMPORAINS LIBERTE 228 décembre 1996 260 pages 6$ En vente partout où on aime les livres I) K \' 0 I lî .I.H S S A M E I) I II E T I) I M A N C II E I 2 .1 A N V I E H I !) !) 7 QUENEAU L'homme qui ne s’est jamais pris au sérieux JASMIN Incursion dans le suspense i fek 44e£é ’TTTWknUTILI.¦-.V/ij * REVUE culturelle* AUTOMNEKWC * 2,50$ ffîmÊljà I./ :;V.) j-î./i?: .>’ tSy 1 LU1 -h l ipw v.VA' I 'j'»V > a^'J i n 'J Si'j >>.INTER DISQUES COMPACTS, LIVRES, CASSETTES, DISQUES, BD 3694 Sl-Denis, Montréal Choix et Qualité Métro Sherbrooke 849-1913 1 713 Mont-Royal Est, MU Métro Mont-Royal 5236389 mmm '¦ 55*/ s mk m OUVERT 7 JOURS 1 Oh à 22h v# mssg smarm* .ouiiitki 4i r « *r JtfQiits L*rnu»tif»r 1 Ifel.OiKL 0,uQLiriii:c *• t>*$T9*ttê4l THÉORIE UTTttWW* Anthony W-iU Superposer Essais sur les mctalangW* littÉrairts XYZ éditeur Anthony Wall ) Superposer Essais sur les PRIX DU CERCLE DU LIVRE DE FRANCE Après un demi-succès l’an dernier Claude Jasmin est proclamé lauréat Par Cilles Hénault C'ait par un» déciiion prtiqua unanlma aoit six voix tur tapi qua la |ury du Carda du Livra da Franca vient da décarnar ton prix annual à Clauda Jatmin pour ton roman : "La Corda au cou".L'an darniar, ton premier roman: "Et puit tout att, tilence" avait rallié troit voix.Cat ouvrage vient d'ail-leur» d'étre publié dant la darniar numéro dat "Ecrit* du Canada trançali".En tomme, catla année, Clauda Jatmin aura deux ouvrapei an librairie.C'ait un bon dé part pour un |eune homme de 39 ant.C'ait la préiident du jury, Roger Duhamel, Imprimeur da It raine, qui a annoncé le réiultat du concourt au Tout-Montréal littéraira qui ta prenait dant lai nient du "400".Claude Jatmin qui a la téta d'un |aun* réalisateur de la "nouvalla vagua" aamblait très ému.Il avoua, d'aillaure, qua - c'est la cinéma qui a au aur lui l'influence déterminante.Il n'e jamais fait da film, ___________mail il aimerait beaucoup CLAUDE IASMIN SUITE DE I.A PAGE I) 1 ( Le corpus, pour faire chic, se présente ainsi: le Journal du Havre qui va de 1914 à 1920; le Journal d’un jeune homme pauvre qui va de 1920 à 1927; Une campagne de rêves de 1928 à 1932, qui est en fait le rassemblement des notes prises par Queneau sur son auto-analyse; il y a ensuite les réflexions consignées entre 1934 et 1937; le Journal de guerre 1939-1940; les fragments de journaux 1944-1948 augmentés d’un long épisode intitulé Etre et Néant 1946-1947; ensuite, il y a J la période 1949-1965.Dans son introduction à ces journaux, Anne Isabelle Queneau, sa'fille, note et souligne: «La présente édition des Journaux de Queneau réunit donc les divers types de textes, évoqués ci-dessus, qui ont été retrouvés parmi ses papiers personnels après son décès en 1976.A la lecture, on découvrira qu’il avait lui-même, à plusieurs reprises, détruit de longs fragments couvrant des années entières de sa vie.» Qui plus est, ce journal, ces journaux sont souvent écrits dans le style le plus télégraphique qui soit.Il s’agit souvent de brèves notes transcrites afin, semble-t-il, d’être utilisées comme aide-mémoire.Car.Car tout au long de sa vie, Queneau le discret, Queneau le savant s’est quelques fois tâté les neurones, histoire de déterminer si la rédaction d’un journal était d’une quelconque utilité et s’il pouvait être vrai ou authentique.Parce qu’un journal, ça doit forcément se conjuguer avec franchise.Ça «doit être un témoignage de franchise».Cela étant, si le journal de Queneau n’est pas un journal comme les autres, c’est qu’à la différence, différence notable des autres, les Gide, Romains et autres bonzes de la République des Lettres, Raymond Que-'neau ne s’est jamais pris au sérieux comme il a toujours eu de la difficulté à prendre les autres au sérieux.Il était trop discret, il était trop prude pour cela.Et puis, et puis, et puis, il y a que Queneau, on l’oublie trop souvent, trop fréquemment, a été l’éminence blanche de la République des Lettres de la fin de la Deuxième Guerre mondiale à sa mort eq 1976.A quel titre?Quelle questiqn! A titre de secrétaire général des Editions Gallimard, et donc de membre influent du comité .de lecture, de patron de la collection La Pléiade et de.maître d’œuvre de ! l’Encyclopédie La Pléiade.Autrement dit, Queneau, ce sont les Exercices de style et Zazie dans le métro.Saint Glinglin et Un rude hiver, Le Dimanche de la vie et On est toujours trop bon avec les femmes, Les Fleurs bleues et d’autres romans et ;des dizaines de poèmes pleins d’entrain et pleins de verve.C’est tout cela et c’est encore cela: un savant qui s’est mis au service des autres, de Gide à Pérec en passant par Sartre, Camus, Vian, et on en passe, on en surpasse, tous ses savoirs.D’ailleurs, ce qui frappe dans la lecture de ses journaux, c’est justement la lecture.Il a lu énormément, beaucoup, passionnément, parce qu’il était «un partisan de l’érudition égarée», comme il le nota en 1954.Même qu’il lisait en mathématicien.Un exemple?En septembre 1954, il note Proust et les mathématiques: «Comme un géomètre dépouillant les choses de leurs Photomaton, 1928 qualités sensibles ne voit que leur substratum linéaire.» {Le Temps retrouvé, page 37).Mais il y a mieux.Il y a ceci: «J’ai eu assez de mal à repérer la source principale de mon souci actuel — en dehors du piano du voisin, de l’argent à trouver, etc., etc.Cette source, cette racine, c’est l’Encyclopédie ou plutôt l’idée que Gaston [Gallimard] s’est mise de donner, comment dire un idéal (sic) à cette entreprise — à vrai dire commerciale et publicitaire.Quel est le but de l’Encyclopédie?Ce à quoi je répondis aussitôt: la gloire et la fortune de la maison Gallimard, et, accessoirement, notre gagne-pain.C’est pas moi qui ai eu l’idée de faire ça, c’est la maison Hachette pour faire suer le burnous de la Pléiade, bonne affaire à traire même par les cornes.Moi je fais mon boulot du mieux que je peux, je veux bien.Majs m’y engager.» A propos des Possédés de Camus: «C’est comme le prof de philo qui explique Kant et qui se croit Kant.Il paraît qu’il faut dire quelque chose à Hauteur après la pièce.Gaston [Gallimard] m’avait conseillé: vous n’avez qu’à dire: Vous êtes content?Après la pièce je dis donc à Camus: Vous êtes content?Mais il )tje répond: Et vous?J’étais sec.» A propos, toujours en-1954, de Sartre et Beauvoir: «Sartre et le Castor sont en train de dîner.Ils ont juste de quoi payer leur repas.Le Castor rougit pudiquement en avouant que ça lui ferait bien plaisir d’avoir le Concourt.SUITE DE LA PAGE I) 1 Il faut dire que l'animal ne fait rien pour accroître sa cote auprès de l’intelligentsia littéraire.Le voilà maintenant qui se lance dans l’horreur et le suspense.Quelle idée! Son plus récent roman, La nuit, tous les singes sont gris, paru l’automne dernier aux Editions Québécor, a pour théâtre le mont Royal et met en scène un homme laid à faire peur, une jeune femme très pure amoureuse du monstre — La Belle et la Bête?—, un colonel détraqué et fasciste.On s’y tue et entre-tue à qui mieux mieux.Jasmin en profite, entre deux scènes démentes, pour donner sa vision sur les jeunes skins, la tentation fasciste chez les militaires et la violence sociale.Il règle des comptes aussi, subtilement, avec d’ex-collègues de la radio.Le roman ne réinvente pas le genre.En revanche, à condition de bien savoir dans quoi on se plonge, C’est-à-dire une œuvre de littérature populaire, Im nuit, tous les singes sont gris supporte la lecture.On ne s’y ennuie pas.On n’en ressort pas édifié non plus.«C’est à la demande de l’éditeur de Québécor que j’ai relevé le défi d’écrire un roman d’horreur dans l’ordre du fantastique et du polar.J’y ai pris un grand plaisir.Je me suis défoulé! Il y a très peu d’ouvrages de ce genre en français, et pourquoi ne pas s’y aventurer?Évidemment, les intellos lèvent le nez sur ce genre d’ouvrages.Mais moi, je pense plutôt aux lecteurs», se console-t-il.Après cette aventure dans les sphères du polar, que nous réserve l’auteur des romans Ethel et le terroriste, Le Loup de Brunswick, Im Sablière, La Petite Patrie, L’Outara-gaspipi et Pâques à Miami?D’autres romans, promet-il.Mais aussi, et surtout, une grande télésérie.«Je termine un projet de feuilleton-télé, Le Train des jours.Ce sera La Petite Patrie, quarante ans plus tard, avec les ethnies, les familles monoparentales, les homosexuels.Pour faire dépenser un peu de fric à Sheila Copps», rêve-t-il tout haut.ARCHIVES LE DEVOIR Reproduction d’un article du Devoir.LA NUIT, TOUS LES SINGES SONT GRIS Claude Jasmin Les Editions Québécor, Montréal 1996,201 pages Tome 1 Tome 2 Tome 3 Des origines à 1791 1791 à 1841 1841 à 1896 SEPTENTRION 1300, avenue Maguire, Sillery (Québec) GIT 1Z3 • Télécopieur: (418) 527-4978 tribution qui couvre tout le Québec et qui diffuse les produits d’une trentaine d’éditeurs québécois et européens.Dossier littérature haïtienne Dans sa dernière livraison, le magazine québécois trimestriel d’informations et d’actualités culturelles Prestige consacre un volumineux dossier à la littérature haïtienne.Maximilien Laroche, professeur de littérature à l’Université Laval, y dresse un tableau complet de la littérature haïtienne, tout en procédant à une analyse minutieuse de la double scène de représentation littéraire, depuis Duvi-vier de la Mahautière (1749), en passant par Anténor Firmin, Jacques Roumain, Jacques Stéphen Alexis, Jean Price Mars, Anthony Phelps, René Depestre, jusqu’à Emile Ollivier et Dany Laferrière.Deux Québécois honorés aux Mots d’or Deux Québécois, Marie José Theriault et Jean A.-H.Bourget, ont été récemment honorés à Paris dans le cadre de la remise des «Mots d’or», prix décernés par l’association «Actions pour promouvoir le français des affaires (APFA)».Ces prix saluent «la volonté d’entreprendre fondée d’abord sur la maîtrise des concepts, des techniques et du vocabulaire des affaires en français et dans chaque langue maternelle; ils honorent également les personnes engagées dans la promotion de notre langue et des cultures du monde».Jean A.-H.Bourget a été récompensé dans la catégorie «Meilleur ouvrage technique rédigé en français» pour Le Ligakon.lx?s charnières de liqison du discours (Editions Guérin/Editions Eska).Marie José Thériault a quant à elle été honorée pour sa traduction de l’puvrage Clicking de Faith Popcorn (Editions de l’Homme).P.C.boursier recevra en outre une somme de 5000 $ pour subvenir à ses besoins.Comme par le passé, la bourse sera attribuée à un écrivain de nationalité canadienne ou possédant le statut de résident permanent au Canada, auteur d’au moins deux ouvrages littéraires (poésie, roman, théâtre, essai, littérature de jeunesse) publiés au cours des dix dernières années dans une maison d’édition reconnue.Le choix du lauréat sera fait par le conseil d’administration du Fonds Ga-brielle Roy (André Major, Renée Dupuis, François Ricard, Pierre Morem cy et Gilles Marcotte), en tenant compte de la qualité de l’œuvre et de l’accueil critique qu’elle a obtenu.Des propositions peuvent être présentées par écrit au Fonds Gabrielle Roy d’ici le 28 février 1997.Toutefois, les délibérations et la décision du conseil d’administration ne seront pas limitées par la liste des propositions reçues.Pour tout renseignement, s’adresser au Fonds Gabrielle Roy, 451, av.Stuart, Montréal, H2V 3H1.Télécopieur (514) 271-2220.Libraires et distributeurs s’entendent L’Association des libraires du Québec et la société Logidisque ont signé récemment une entente dans le cadre du Protocole d’entente entre les distributeurs et les libraires.Ce «Protocole d’entente» jette les bases d’un dialogue entre les distributeurs et les libraires.Plus de 15 maisons de distribution et une centaine de librairies professionnelles y adhèrent dans le but d’harmoniser les modalités de leur travail.Dimédia (Seuil, Boréal), Editions françaises (Québec/Amérique, Larousse), Québec Livres et l’Agence de distribution populaire (ADP) figurent à la liste des distributeurs de livres signataires du Protocole.Fondée en 1982, la société Logidisque a créé un vaste réseau de dis- Je cadeau idéa (! Jacques Lacoursière HISTOIRE POPULAIRE DU QUÉBEC Voici une histoire du Québec, accessible, précise et détaillée, qui devrait se retrouver entre les mains de quiconque s'intéresse à l'histoire du Québec.En 4 tomes.29 $ chacun Un ouvrage de référence L’avocat Jean-Philippe Mikus, spécialiste du droit de l’édition et du commerce vient de publier un ouvrage qui deviendra rapidement un outil de référence précieux pour les créateurs, éditeurs, distributeurs et libraires.L’ouvrage a pour titre Droit de l’édition et du commerce du livre et est coédité par les Editions Thémis et le Centre de recherche en droit public de l’Université de Montréal.L’ouvrage dresse un panorama complet du droit de l’édition et du commerce du livre au Québec.Il éclaire le lecteur au sujet des règles du droit d’auteur applicables à l’édition et des normes obligatoires relatives à la rédaction des contrats avec les créateurs.Le rôle et les pouvoirs des associations d’artistes (comme l’UNEQ) font l’objet d’une analyse sérieuse.L’ouvrage de M' Jean-Philippe Mikus explique quelques-unes des lacunes des règles ' actuelles face aux nouvelles technologies, telle l’édition entièrement électronique distribuée par Internet.L’ouvrage contient par ailleurs des exemples de contrats adaptés aux nouvelles technologies, de façon à faciliter le travail des éditeurs et autres praticiens.Bourse d’écriture Gabrielle Roy La «Bourse d’écriture Gabrielle Roy», offerte depuis trois ans par le Fonds Gabrielle Roy et le ministère des Communications du Canada, sera nouveau attribuée au printemps de 1997.Cette bourse, dont ont bénéficié à ce jour les romancières Madeleine Monette (1994), Elise Turcotte (1995) et Monique LaRue (1996) consiste en un séjour d’écriture dans la maison de Gabrielle Roy à Petite-Rivière-Saint-François.Ce séjour, entièrement gratuit, est d’une durée de quatre mois, pendant lesquels le métalangages littéraires éMbkmte XYZ éditeur L'acte d’écrire est un acte hautement complexe.Celui ou celle qui prend la plume donne la voix à une autre « personne » qui parte en son nom propre bien qu'elle n'ait aucune existence réelle.Et quand vient le temps de décrire le phénomène, on oublie qu'il n'y a pas de sens univoque, mais un ensemble complexe qui nécessite un appareil d'interprétation tout aussi complexe.De quel temps et de quel espace parlons-nous ?De qui, en fait, parlons-nous ?SOURCE SEUIL Sartre raconte ensuite des histoires de Russie, les mêmes qu’il m’avait déjà racontées à Capri.Comme il les écrira un jour lui-même, si ce n’est déjà fait, inutile que je le fasse.» Concernant Gallimard, on a relevé celle-ci: «Quelques changements dans la maison Gallimard: Dupont s’en va, cet ineffable con, à vrai dire l’un des sots les plus prétentieux que j’y ai rencontrés, comptable pendant des années de la maison.Quand Cornu a été ministre, on lui a fait avoir la Légion d’honneur, il était heureux, le con.» Et puis, il y a celle-ci, cette toute simple observation, en 1959, à propos de son meilleur ami, son protégé: «Mort de Boris.» Point.Pas d’exclamations, pas d’atermoiements.Ça, c’est tout Queneau.JOURNAUX 1914-1965 Raymond Queneau NRF, Gallimard, Paris, 1996 1240 pages JOtll\U\ *1 % XYZ éditeur 1781, rue Saint-Hubert, Montréal (Québec) H2L 3Z1 Téléphone : S25.21.70 • Télécopieur : 525.75.37 Loins Ham LE SOLEIL DES GOUFFRES Gilbert Dupuis L’ETOILE NOIRE ?roman ?vlb éditeur ******** S¥^20.l965 prt .1 A \ I K I! I II II I) 8 L’esprit unitarien dans ses murs equerre LJÉglise unitarienne a ceci de particulier ' qu’elle n'est pas vraiment une Eglise.Sous sa bannière, se rassemblent des gens de toutes croyances, des athées aussi, qui partagent une même foi en la race humaine et la tolérance.Un sacré défi pour les architectes.Il leur fallait imaginer une «église» dépourvue de tous les signes formels de la religion (pas de croix, de clocher, de transept.) mais capable d’inspirer quand même un sentiment de spiritualité.Mission accomplie.Dans le sanctuaire, une fenestration savante fait jouer la lumière naturelle, notamment sous l'arc de cercle du plafond, et rend sensible la course des astres.Dans cet espace où l’élévation et l’intimité s’équilibrent étonnamment, les 300 unitariens de Montréal peuvent s’asseoir en cercle chaque dimanche, et célébrer ces anti-messes, où les légendes de toutes cultures, les enfants, la musique et la réflexion tiennent une large place.L’acoustique y est excellente, et un piano historique superbe trône sur l’estrade (on y donne déjà des concerts).Tout un côté de la salle s’ouvre sur une pièce attenante, flanquée d’une cuisine, où cocktails et soupes populaires peuvent s'organiser.Des classes, des salles communautaires, des bureaux complètent l’édifice, agréable, joyeux et clair, quoique construit, finalement, avec un budget de famine.Tellement, à vrai dire, que la congrégation a d'abord demandé aux architectes de faire un bâtiment industriel, type Club Price.Mais elles ont fait la sourde oreille, heureusement! On se souviendra qu’en 1987, un tragique incendie a détruit l’église anglicane de la rue Sherbrooke qui servait de lieu de culte aux Unitariens.Après bien des projets avortés, les Unitariens se sont résignés à vendre le terrain du centre ville et ses cendres pour déménager sur leur site actuel, près du métro Vendôme.Quelques éléments récupérés de la belle œuvre des frères Maxwell (pierres de fondation, vitraux) ont été intégrés à l’édifice neuf.la colonne d’angle, inclinée, sert à rappeler la mort de deux pompiers dans l'incendie.Cet élément-là, plus l'usage réfléchi des matériaux (pierres taillées et fausse brique jaune nervurée), l’entrée majestueuse, l’étonnant mouvement de la toiture confèrent à l’extérieur de la bâtisse un air de noblesse intrigant, qui donne envie d’entrer, de s’informer, de participer.Dans cet édifice signe Architem, la belle philosophie unitarienne a trouvé pleinement sa forme construite.La chimie opère, et la preuve, c’est que depuis sa construction, le nombre de «fidèles» a augmenté.Au total, c’est un ajout précieux à la vie urbaine et communautaire, qui mérite de devenir un foyer actif et rayonnant.«On n'a pas eu peur, parce qu'au fond, on n'avait pas le choix, explique Andrea.Dans les bureaux d'architecture, les horaires ne sont pas flexibles, et les femmes n’ont pas de postes à hautes responsabilités, non plus.Il n’existait pas de structure pour être architecte de carrière et mère de famille en même temps, alors nous l’avons inventée.Chez Architem, c’est considéré comme normal de prendre l’après-midi pour emmener sa fille chez le médecin, ou de revenir travailler la nuit, après être partie coucher les enfants.Et parce que nous faisons tout en équipe, quand l'une de nous doit s'absenter, chacune des deux autres peut la remplacer, en meeting ou sur les chantiers.» Dans l'exigu mais confortable rez-de-chaussée où loge désormais leur agence, face à l'hôtel de ville de Westmount, règne une ambiance chaleureuse et décontractée.L’enfant de l’une ou l’autre passe à l’im-proviste après l’école, fouine dans les dessins de sa mère ou suit l’avancée d’une maquette.«Très éducatif.», assurent-elles.Soudain, on vient livrer une caisse d’oranges, cadeau surprise d’un client.Fuis, une réunion de vingt personnes s’organise autour d’un projet d'envergure.Tout en défendant avec force tel ou tel aspect de leur concept — elles se qualifient de «têtues» — les architectes servent elles-mêmes le café et les petits gâteaux.Car «ici, il n’y a pas de secrétaire et tout k monde fait tout».Longtemps, leur clientèle s’est constituée de riches particuliers désireux de rénover leur cuisine ou de se faire construire une maison de campagne.On se passait de bouche à oreille le nom de ces jeunes femmes sympathiques, pratiques, à l’écoute, dont le travail sage et minutieux inspirait confiance.Un soin méticuleux porté aux détails, à la construction et aux matériaux, ainsi qu’à l’intégration des projets dans leur site: telles sont les forces d’Architem.On les retrouve dans les deux projets récompensés, en 1994 et 1996, par des mentions aux prix d'excellence du Québec: une résidence neuve avenue Westmount et la rénovation d’un appartement de Westmount Square, ces fameuses tours montréalaises du grand Mies van der Rohe.Mais les architectes, férues de design urbain et de patrimoine (la restauration est une autre de leurs cordes), rêvent maintenant de défis plus complexes.La chance semble sur le point de leur sourire et plusieurs projets institutionnels importants leur ont échappé de justesse, dernièrement.CETTE ÉGLISE UNITARIENNE QU’ELLES VIENNENT B’ACHE-VER, ANGLE DE MAISONNEUVE ET CLAREMONT, EST LE PROJET MAJEUR QUI POURRAIT BIEN PAIRE DÉCOLLER POUR DE BON LEUR PETITE AGENCE.N’ont-elles pas eu peur, un moment, de se faire enfermer dans la catégorie «résidentielle, section luxe», une spécialité architecturale considérée à tort comme un art mineur, voire un ouvrage de dames?«Au contraire, c’est dans ce genre de défis-là qu 'on apprend à faire attention à tous les détails.Et qu'on développe ses dons de diplomate.Il faut beaucoup de patience pour comprendre bien ce que veulent les clients et pour le traduire en termes architecturaux.Parfois, il faut se faire l’intermédiaire entre k mari et sa femme.» Aux rires qui fusent, on devine que le trio partage quelques bons souvenirs de chicanes de couples homériques autour d’une couleur de moquette, avec pour arbitre, l’architecte.«Aujourd'hui, cette expêrien-ce-là est un avantage, poumons.Pour le contrat de l'Eglise, par exemple, nous étions en lice contre deux autres bureaux, mais nous avons été choisies, parce que nous avions la personnalité requise pour défendre le projet auprès de tous les membres de la congrégation.» Selon Elizabeth Shapiro, menue brunette à l’allure estudiantine, il n’est pas toujours facile, en tant que femme, de faire respecter ses demandes par les fournisseurs et entrepreneurs.«Des fois, je.nie dis qu'à l'âge que j’ai, 43 ans, je n 'aurais pas à supporter l'attitude condescendante de certains, si j’avais une barbe grise et six pieds cinq pouces.Ceux qui nous connaissent depuis longtemps, par contre, ne font pas de différence.On se traite en partenaires, d'égal à égal, et tout va très bien.» Sauf pour cet entrepreneur de Mont-Tremblant, terrorisé par les très hauts critères de qualité de ces dames, et leurs exigences inflexibles.Quand elles annoncent leur visite au chantier, le pauvre, il en perd tous ses moyens.«Il nous a même dit qu’il n'en dormait plus!», assure Elizabeth Shapiro, au grand amusement de toute l’équipe.Comme quoi, souvent, perspective varie.Bien fol qui s’y fie.Ltt autre jour, quelqu’un entra chez Wolff, 7 Shapiro, Kuskowski, architectes et, avisant une délicate et jolie femme qu’il .prit pour la secrétaire, demanda à voir f «monsieur Wolff >.— Il n’est pas ici, lui répondit-elle.— Et monsieur Shapiro?— Non plus.— Alors peut-être pourrais-je parler à monsieur Kuskowski?— Monsieur Kuskowski, c’est moi-même!, pouffa la jeune dame, mutine.Andrea Wolff, Elizabeth Shapiro et Magda Kuskowski trouvent l’incident bien rigolo.Il s’en produit ainsi, périodiquement, pour leur rappeler que dans l’univers de l’architecture, une agence conduite par des femmes seulement reste une exception qui surprend.Eh oui, encore aujourd'hui.Après bien des années de travail acharné et constant pour asseoir la crédibilité d’Architem, les trois filles (anglophones parfaitement bilingues) voient enfin la réputation de leur boîte dépasser doucement les «frontières» de Westmount.Ce qui ne les empêche pas d’afficher sans complexes leur «féminitude».Architem est née il y a dix ans, parmi les biberons et les couches, dans le sous-sol d’Andrea Wolff, qui devait rester allongée pour raison de grossesse difficile.Toutes trois mères d’enfants en bas âge, et toutes travaillant pour un même gros bureau où elles planchaient de concert sur l’Institut de Biotechnologie, Wolff, Shapiro et Kuskowski s’étaient découvert «la capacité rare de travailler ensemble comme une unité».Alors, elles ont coupé le cordon et elles ont plongé.L’appartement du Westmount Square; .AWCÙÎTKM Visite d’agences: Archite LE DEVOIR yafUtxr i « *i WMlMP imÜM L’église unitarienne pn«m, Institut de Design Montréal 1037, rue Rachel 3e étage Montreal IQuébe Canada H2J 2J5 Télécopieur : (514 L'Institut de Design Montréal: activités pour l'année 1997 Tout en poursuivant ses objectifs initiaux, l’Institut de Design Montréal entame l’année 1997 avec de nouvelles orientations en recherche, en formation, ainsi qu'en promotion, et entend jouer un rôle significatif en instaurant des activités productrices de design.Outre le concours des Prix de ITDM et la gestion de ses principaux programmes, soit le programme pour Afin d’élargir sa clientèle et de s'ouvrir au grand public, ITDM établira son siège social et sa nouvelle Galerie sous le toit du marché Bonsecours dans le Vieux-Montréal.Cette relocalisation accroîtra principalement la visibilité des talents et produits du Québec La Galerie de ITDM, dont l’ouverture est prévue pour ce printemps, constituera une vitrine unique à Montréal, avec comme mission première de faire découvrir et connaître le design au grand public Lieu de promotion et de vente, la Galerie offrira objets et produits design en plus d’un vaste choix de maga- zines, livres.CD-Roms.ainsi que les actualités dans tous les domaines du design sur réseau Internet.Par ailleurs, la nouvelle alliance de ITDM avec Liaison Design favorisera à différents niveaux les maillages entre les entreprises et les designers, notamment en assurant des liens stratégiques et un soutien économique à leurs projets et réalisations De plus.ITDM entrevoit stimuler la réalisation d importants projets et produits en partenariat avec le secteur privé.Au niveau de la formation, outre le programme de stages en entreprises pour finissant-es en design.ITDM instaurera des actions complémentaires qui permettront de renforcer l'expertise des designers et de soutenir la formation universitaire en design.Comme toujours, nous continuerons d’informer les lecteurs de nos plus récents projets au cours de cette nouvelle année CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON OU TEXTE IMPRIME SUR FOND GRIS OU DE COULEUR
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