Le devoir, 23 décembre 1996, Page(s) complémentaire(s)
19 10 FONDE T v y / T o it o x t » I, E I.I! N I) I 2 3 I) Ê C E M 15 R E I !» !» 6 8 8 c + T l’ S + M 0 N T R E A L I.X X XVII N " 2 !» !» ?PERSPECTIVES / Energie, environnement et démocratie La commission Doyon, lancée à l’été 1995, a suscité des attentes nombreuses et diverses.S’il appartient à la commission de tirer ses conclusions de l’exercice, beaucoup plus long que prévu d’ailleurs, l’évolution du dossier devant le juge François Doyon et l’ancien Vérificateur général, Rhéal Châtelain, est tributaire des faiblesses du Québec — ou «de» Québec.— en matière d’énergie, d’environnement et de démocratie.Quatre questions regroupent l’essentiel des préoccupations les plus courantes sur lp production privée et les petites centrales.Etait-il pertinent de pratiquer une brèche même minime dans le monopole d’Hydro-Québec, entériné par une élection quasi référendaire?Etait-il d’intérêt public dans un Québec hydraulique de frapper autant de rivières pour aussi peu d’énergie et de villes, avec des centrales thermiques en cogénération?Les institutions ont-elles effectué leur travail avec rigueur et dans le seul intérêt public?A ces questions, qui visent le cœur du dossier, s’en est ajoutée une autre sur le tard: le dossier a-t-il été perverti par des magouilleurs, voire pire?Les amateurs de révélations scabreuses restent finalement sur leur faim et prétendent, du coup, que la commission n’a rien donné.Rien n’est plus faux et l’exercice permettra de resserrer grandement politiques et pratiques institutionnelles.Mais il ne faudrait pas être surpris si la commission laissait un certain nombre de questions sans réponse parce que son travail a été forcément conditionné par son histoire.Lancée à toute vapeur, sur la Louis- Gilles poussée d’un remue-ménage média-Francœur tique ax^ P»us sur de présumées malversations que sur le fond du ?problème, la commission n’a pas pu bénéficier des six à douze mois d’enquête policière qu’il aurait fallu pour valider les hypothèses de travail des services de renseignements avant qu’on la lance sur cette piste et aussi, avant d’aviser les renards, le cas échéant, que la chasse était ouverte.La décision de créer une commission d’enquête évacuait d’autre paid une partie du débat de fond sur les enjeux sociaux et environnementaux qui se profilent derrière et les politiques énergétiques suivies par le gouvernement et Hy-dro-Québec dans ce dossier.Cette dimension a été marginalisée dans les faits lorsque Quebec a décidé de ne pas remplacer le troisième commissaire, spécialisé dans les dossiers d’énergie, qui a démissionné au début des travaux.D’autre part, le fait d’avoir opté pour une commission d’enquête traditionnelle judiciarisait le débat au lieu de l’élargir et de l’axer sur les vrais enjeux du dossier et le livrait aux avocats.La commission a certes fait preuve d’une ouverture exceptionnelle en autorisant trois groupes environnementaux à participer avec droit au contre-interrogatoire.Mais c’était là un droit bien théorique du fait que les trois bénévoles, qui ont suivi les travaux pendant un an, avaient en face d’eux une batterie de procureurs expérimentés et grassement payés dont ils ne saisissaient même pas la logique.Il est invraisemblable que Québec n’ait pas accordé aux trois groupes inscrits au moins un procureur, ce qui eût optimisé leur rôle et le travail général de la commission en modulant leurs préoccupations aux règles de la preuve.En l’absence de cet outil, les groupes ont subi non seulement les sautes d’humeur de plusieurs, qui considéraient leurs préoccupations spontanément non pertinentes, mais le débat lui-même a été rétréci aux dimensions que souhaitaient justement la plupart des institutions mises en cause.Il est peu probable, par exemple, que la commission se prononce sur la pertinence de produire 250 MW au moyen de 80 projets privés au lieu de réduire leurs impacts environnementaux et sociaux en les concentrant sur seul projet hydro-électrique de moyenne envergure.Dans une optique transgénérationnelle, aurait-il été plus rentable de construire des barrages plus coûteux par Hydro-Québec mais plus durables?On examinera sûrement certaines inepties du ministère de l’Environnement et on proposera un encadrement plus solide pour un tel programme, que Québec a décidé de continuer sans attendre le verdict de la commission.Mais il est improbable qu’on sache si, globalement c’était le meilleur choix, ce qui aurait éclairé le présent Personne n’évalue aujourd’hui la justification énergétique d’un projet ou d’un programme ou son opportunité économique sans se référer directement ou indirectement aux modèles de «planification intégrée des ressources» (PIR) pour obtenir une vision globale qui inclut les coûts sociaux et environnementaux.D aurait été fondamental de savoir pourquoi Hydro-Québec et le gouvernement ont commandé si tard le rapport Thellus sur la PIR et ne l’ont pas appliqué à la production privée.S’il n'avait cédé à la précipitation et affiché un peu de vision, Québec aurait pu commander plutôt une enquête au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement Mais on peut se demander si un BAPE, laissé sans direction pendant deux ans, avait la force et l’indépendance nécessaire peur évaluer avec crédibilité l’attitude du MEF dans ces dossiers.La réponse serait maintenant plus facile à trouver maintenant que le BAPE est dirigé par le haut fonctionnaire qui était responsable des évaluations environnementales dans les dossiers soumis à la commission.O • MÉTÉO Montréal Québec \ * Faible neige Neige.intermittente.Max:-3 Min:-5 .V Risque de verglas.Max:0 Min:-2 Détails, page B 6 Agenda 1 N .B 7 Annonces., .B 3 Avis publics, .B 6 Culture .B 8 Économie .B 2 Éditorial .A 6 E X Idées.A 7 Le monde.A 5 Les sports.B 5 Mots croisés.B 3 Planète.B 4 Télévision.B 7 L’ENTREVUE Mary Ellen Davis: la vie après la paix, page B 1 wmii LES ACTUALITÉS Les soldats canadiens ont honte de leurs supérieurs, page A 4 CULTURE Les meilleurs disques francophones de Vannée, page B 8 l wmim mm.&gps?$j Sans limite De la cravate en bois au casque d’aviateur en passant par la fontaine portative et le porte-condoms en caoutchouc recyclé (oui, oui), l’imagination des artisans québécois apparaît sans limite.PAUL CAUCHON LE DEVOIR CHRISTIAN GUAY, LE DEVOIR Émidouce Cimon, âgé de 13 ans, arbore fièrement un casque d’aviateur qui lui gardera la tête au chaud cet hiver, un couvre-chef particulièrement populaire cette année au Salon des métiers d’art.La revanche de Fart fonctionnel Ces artisans ont su piquer la curiosité des Montréalais, puisque le Salon des métiers d’art fermait ses portes hier à 18 h après avoir accueilli plus de 180 000 visiteurs, soit 20 000 de plus que l’année dernière.«Nous sommes surpris nous-mêmes du succès, compte tenu de la situation économique», admet Yvan Gauthier, directeur général du Salon des métiers d’art du Québec.Mais les responsables du Salon ont fait beaucoup de publicité depuis deux ou trois ans pour convaincre le public que «puisque l’argent est disponible pour acheter des cadeaux de Noël, explique Yvan Gauthier, aussi bien acheter des cadeaux originaux faits ici plutôt que d’acheter des cadeaux usinés».Hier après-midi les exposants affichaient quelques cernes sous les yeux après 18 journées d’activité intense, mais quelques sourires aussi.Ceux qui ont été interrogés par Le Devoir se sont montrés très satisfaits de leur Salon, quoique personne n’ait évoqué de profits faramineux.Il faut dire que les artisans ont semblé faire un effort particulier pour concevoir l’objet utile, agréable, et pas trop coûteux.Ainsi Zut Design, qui a fabriqué différents objets à l’aide de caoutchouc recyclé — sacs, cartables, un étui pour cartes routières qui se vendait 16 $ et qui a été un best-seller.et ce fameux porte- condoms.Ou encore la joyeuse troupe des Guédines en folie qui utilisent les mêmes personnages cylindriques et humoristiques à toutes les sauces: porte-clés, brosse à dents, tuteurs pour plantes, «Aussi bien acheter des cadeaux originaux faits ici plutôt que d'acheter des cadeaux usinés» VOIR PAGE A 8: SALON Libération de 225 des 340 otages Le Tupac Amaru décide de garder les diplomates dAsie et dAmérique latine D’APRÈS AP ET AFP Lima — Deux cents vingt-cinq personnes, sur les quelque 340 retenues en otages depuis mardi dernier par le commando du MRTA, ont quitté la résidence de l’ambassadeur du Japon à Lima, hier soir vers 22H00 locales à bord de cinq autobus.Les otages sont montés à bord de cinq autobus blancs, contenant chacun une cinquantaine de places, qui avaient été amenés une heure auparavant au milieu d’une cohue de journalistes, équipes de télévisions, services de secours et pompiers, présents aux abords de la résidence diplomatique.Selon des sources policières, les autobus devaient se rendre directement à l’hôpital de la police nationale, situé au nord de Lima, escortés par un colonel chargé de la sécurité du convoi.Quelques minutes avant cette libération, l’un des otages libérés, l’ex-ministre péruvien du Travail Sandro Fuentes, a lu un communiqué en neuf points du commando guéva- VOIR PAGE A 8: OTAGES H Autres informations en pages A 5 et B 2 Des bombes tous azimuts Recrudescence des attentats à l’explosif aux quatre coins du monde D’APRÈS AP, AFP ET REUTER L) arrivée de Noël n’apaise pas les poseurs de bombes.’ Tout au contraire.Reflets de conflits sociaux et politiques non résolus un peu partout dans le monde, des bombes ont explosé ce week-end, tuant ici et blessant là, de l’Irlande à la Tchétchénie en passant par l’Algérie et Israël.¦ Un militant républicain irlandais a été blessé hier dans un attentat à la voiture piégée à Belfast, 48 heures après une tentative d’assassinat de l’IRA Eddie Copeland, très connu dans le quartier catholique d’Ardoyne, a été touché aux jambes quand un engin vraisemblablement placé sous sa voiture a explosé, selon des témoins.Il était conscient à l’arrivée des premiers secours, et ses jours ne semblent pas en danger.Sympathisant de l’IRA il avait été grièvement blessé en 1993 quand un soldat britannique avait ouvert le feu sur une foule rassemblée devant la maison de Thomas Begley, un extrémiste de l’IRA déchiqueté par la bombe qu’il transportait, en octobre 1993.L’explosion avait fait dix morts et plus d’une cinquantaine de blessés.VOIR PAGE A 8: BOMBES LES ACTUALITÉS Gaston Miron: les adieux ¦ Steve Jobs ASSOCIATED PRESS Le retour de l’enfant prodigue Le fondateur d’Apple rentre au bercail onze ans après son congédiement.Mission: sauver la compagnie.Avec le retour de Steve Jobs chez Apple, l’informatique a désormais sa version de l’histoire de l’enfant prodigue.Mais s’agit-il d’un coup de génie de la part d’une entreprise en reconstruction ou des derniers soubresauts d’Apple avant la débâcle?CLAUDE BEAUREGARD LE DEVOIR T ’ordinateur personnel traditionnel est mort», disait ^ J-/Steve Jobs, l’un des deux fondateurs de Apple, il y a quelques mois au magazine Wired.Manifestement, même les gourous de l’informatique peuvent changer d’avis.Vendredi soir dernier.Jobs revenait au bercail dans le but de développer le futur système d’exploitation d’Apple.En fait, sa description de tâche est des plus simples: sauver la compagnie.Car Apple, qui a révolutionné l’ordinateur personnel au début des années 80 est comme le dit le cliché, à la croisée des chemins.Après avoir vécu des mois catastrophiques, l’entreprise basée à Cupertino, en Californie, ten- te de retrouver sa gloire passée.A la recherche d’un système d’exploitation qui pourrait lui redonner l’avantage technologique (et peut-être aussi médiatique) sur Microsoft et Windows 95, la firme a décidé de jouer gros.Le système d’exploitation est un élément vital de n’importe quel ordinateur.C’est ce programme qui, en fait, gère toutes les fonctions de base.Après avoir accumulé les retards, et les problèmes, le fabricant des Macintosh s’est résolu il y a quelques mois à abandonner Copland, un projet qui se voulait révolutionnaire.Ayant perdu confiance en son propre personnel, Apple cherchait depuis ce temps une technologie clef-en-main.Elle croyait avoir trouvé la solution après avoir vu ce qu'avait réalisé une jeune société, Be Inc., menée par un ancien d’Apple, Jean-Louis Gassée.Mais il y avait un hic: ce système n’était pas compatible avec les logiciels existants pour le Mac.De plus, même si la solution Be Inc.possédait de grandes qualités, les exigences financières ont été rejetées, car elles étaient, parait-il, trop élevées.Une des légendes de Silicon Valley, Steve Jobs s’est bâ-VOIR PAGE A 8: RETOUR > t + 778313000641 I, E I) E V OMI.I.E I, l! N I) I 2 3 I) É C E M B H E I I» » « A 8 LE DEVOIR Ai-'JIA! ITES ROGER ROY Horloger bijoutier 935, La Gauchetière Ouest Montréal H3B 2M9 Siège social du CN tel.: (514) 861-4489 Des otages dans l’attente SUITE DE LA PAGE 1 L’attentat d’hier à Belfast est intervenu deux jours après qu’un commando de deux hommes portant des perruques a ouvert le feu sur un policier, garde du corps du dirigeant nationaliste Nigel Dodds, venu rendre visite à son enfant dans un hôpital du quartier catholique de Belfast-Ouest.L’IRA a revendiqué cette action, en affirmant avoir visé le policier légèrement blessé au pied.Déjà, avant ces deux actes de violence, la police de l’Ul-ster avait multiplié les appels à la vigilance, se déclarant convaincue de l’imminence d’une nouvelle campagne d’attentats de l’IRA à l’approche de Noël.Ces craintes ont été nourries par la découverte d’arsenaux et de préparatifs en vue d’attentats.Elles découlent par ailleurs du piétinement des pourparlers multipartites sur l’avenir de l’Ulster, ouverts voici près de sept mois.¦ En Tchétchénie, hier, au moins cinq enfants ont été tués dans l’explosion d’une autre bombe.C’est le dernier en date d’une série de massacres qui, depuis une semaine, mettent la république indépendantiste du Caucase russe sous haute tension, et ce, à un mois d’élections cruciales.Cinq garçons âgés de 10 à 12 ans, qui jouaient en groupe sur une route du village de Berkat-Iourt, à quelques kilomètres de Grozny et à proximité de la base militaire russe de Khankala, ont été tués dans l’explosion d’une «bombe puissante», selon les autorités tchétchènes.D’après les dernières informations du vice-ministre de l’Intérieur tchétchène Vakha Zakriev, il y aurait même six morts, un blessé étant décédé.«La bombe était commandée à distance, il s’agit d’une explosion préméditée», a affirmé le premier vice-premier ministre tchétchène Movladi Oudougov.Une affirmation que les Russes ont démentie depuis Moscou: les enfants jouaient plutôt avec des engins explosifs, selon un responsable du ministère de l’Intérieur russe cité par Interfax.Sur place, il était impossible de s’approcher du lieu de l’explosion, trop proche de la base militaire russe: les té- BOMBES moignages faisaient également état d’une explosion puissante, mais étaient incapables de se prononcer sur ses circonstances.Le premier ministre du gouvernement provisoire, l’ancien chef d’état-major indépendantiste Aslan Maskhadov, s’est rendu à Berkat-Iourt où il a assisté à l’inhumation des victimes, enterrées le jour même conformément au rite tchétchène.Une enquête est en cours et le gouvernement provisoire se refuse à tirer des conclusions hâtives sur les responsables de ce drame, mais M.Oudougov n’exclut pas un lien direct avec la série d’actes terroristes des derniers jours.Ce massacre vient s’ajouter à une liste noire d’actions terroristes dont les auteurs semblent choisir leurs cibles de façon à assurer un maximum de répercussions dans l’opinion russe et internationale: des étrangers, des Russes, voire des enfants.Les violences ont commencé avec l’assassinat dans la nuit de lundi à mardi de six collaborateurs étrangers de la Croix-Rouge, tués dans leur sommeil dans l’hôpital du CICRàNovyAtagui.Quatre autres Russes, membres d’une même famille, ont été ensuite abattus dans la nuit de vendredi à samedi, à leur domicile de Grozny, là aussi sans aucun mobile apparent.Les forces de l’ordre tchétchènes ont annoncé l’arrestation de trois suspects dans l’assassinat des membres du CICR, et le département de la Sécurité nationale a affirmé que l’enquête menait «aux services secrets russes», liés au «parti de la guerre» — c’est à dire à cette frange de la direction russe favorable à la manière forte en Tchétchénie.¦ À Moscou même, une personne a été tuée et une autre blessée hier après-midi par l’explosion d’une bombe dans une voiture piégée, dans ce qui apparaît comme un règlement de comptes dans les milieux d’affaires et de la mafia.La voiture piégée était une Jigoula (nom russe de la Lada) et l’enquête est en cours.Le mort est le conducteur de la voiture, et le blessé, un homme qui passait à proximité lors de l’explosion.¦ En Algérie — dans ce qui apparaît n’être que la poursuite de la série sanglante d’exactions entre l’opposition islamiste radicale et le pouvoir à dominante militaire — une lycéenne a été tuée et une autre blessée, samedi, par l’explosion d’une bombe artisanale près du lycée de Douaou-da, 30 km à l’ouest d’Alger.L’explosion s’est produite à l’heure de la sortie des classes, selon un communiqué des services de sécurité.La ville de Douaouda a été le théâtre d’un massacre qui a coûté la vie à 13 personnes, début novembre dernier.Dix femmes et trois enfants avaient été égorgés par un groupe armé qui avait investi leur maison, après y avoir lancé une grenade.Quelques semaines plus tôt, dix personnes avaient été tuées dans la ville voisine de Koléa par l’explosion d’une bombe sur un marché.¦ Un Israélien a été tué hier dans une explosion survenue dans un kibboutz de Galilée, dans le nord d’Israël.Le secteur de la ferme collective Sde Nehemia a été bouclé par la police qui tente de déterminer les causes de l’explosion.La possibilité d’une action de guérilla est «l’une des directions suivies par les enquêteurs», ajoute-t-on.Touché par des éclats qui ont perforé sa tête et son abdomen, la victime a succombé lors de son transfert à l’hôpital.Le même jour, une bombe de fabrication artisanale a explosé, sans faire de victime, dans un abribus près de l’implantation israélienne d’Alon Shvout, en Cisjordanie occupée.L’explosion de l’engin a causé de légers dégâts matériels.L’armée israélienne a bouclé le secteur et des soldats du génie ont entrepris des recherches pour trouver des indices ou d’autres engins explosifs.Vendredi, deux autres bombes de fabrication artisanale, destinées apparemment à des attentats anti-israéliens, avaient été découvertes et détruites sans dommage dans la bande de Gaza.Quelques semaines plus tôt, dix personnes avaient été tuées dans la ville voisine de Koléa par l’explosion d’une bombe sur un marché.ASSOCIATED PRESS Lima — Les otages retenus dans la résidence de l’ambassadeur du Japon au Pérou endurent depuis le 17 décembre, sous la menace des armes, la faim, la peur et la promiscuité.Pourtant dans l’enceinte du bâtiment, la vie s’organise et des liens se nouent avec les preneurs d’otages, cultivés et ouverts à la discussion, selon les témoignages des personnes libérées.Pour certains otages, le cocktail interrompu par les agresseurs est en train de se prolonger, les boissons en moins.«J’étais en train de dire à quelques amis chers que nous cherchions à nous voir depuis bien longtemps», remarque Alex Kouri, maire de Callao, port de Lima, relâché vendredi.«Etfinalement voilà, on s’est retrouvé avec le temps de briser la glace sa)is penser au travail.» Un autre témoin, libéré avec un groupe de 37 personnes vendredi, a raconté que les otages tuent le temps en im-, provisant des conférences à tour de rôle.* Les sujets abordés vont du droit à la cuisine.Les preneurs d’otages participent aux débats, débattant avec leurs captifs sur des questions aussi pointues que les privatisations, a expliqué Manuel Romero, le directeur de la publication de Gestion, le principal journal économique péruvien.Entre les diplomates et les hommes d’affaires, la réception de mardi comptait des professeurs, des magistrats et des fonctionnaires de police, dont les diplômes suffiraient à couvrir les murs de la résidence.Parmi les policiers otages, figurent le chef péruvien des services de lutte contre le terrorisme, le général Maximo Rivera Diaz, son prédécesseur, le général.Carlos Dominguez Solis, et le chef de la sécurité de l’État, le général Guillermo Bobbio Zevallos.Les captifs ont été autorisés à suivre à la télévision le compte rendu de leur détention, filmée par des caméras à l’extérieur de l’enceinte, à quelques mètres de là.Avant que le gouvernement ne brouille les fréquences, ils avaient même le droit de communiquer avec l’extérieur par téléphone portable.Certains ont reçu des vêtements et des messages de leur proches par l’intermédiaire de la Croix rouge, qui a également distribué des jeux de cartes, d’échecs et de dominos samedi.Auparavant la vie était plutôt ennuyeuse dans la résidence de l’ambassadeur.«La plupart ont dormi, parce qu’il n’y avait pas grand-chose d’autre à faire de la journée», a expliqué Jerico Camino, un étudiant de 20 ans relâché vendredi.S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal soit recyclé.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9.Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333.Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Sur Internet Agenda culturel La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 devoir@cam.org (514)985-3551 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les 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grqtte-dos, et ainsi de suite.A côté des productions classiques dont certaines demeurent très belles (par exemple dans le domaine des textiles), on trouvait plusieurs stands qui développaient une seule idée, conjuguée sous divers modes.Par exemple, cet artisan de Saint-Hyacinthe qui a conçu de curieuses cravates en bois, flexibles, et qui offrait un choix d’essences allant de l’acajou au noyer ou du merisier à l’amarante.Ou encore Mica, qui a axé sa production sur des sorties de bain pour enfants, sortes de robes de chambres en forme d’animaux.D’autres artisans en étaient à leur première visite.Ainsi Marie-Thérèse Miville-Deschênes, une religieuse dominicaine vêtue du costume traditionnel, présentait pour la première année sa papeterie d’art fabriquée à son monastère de Berthierville.Elle a adoré l’expérience, et elle saluait hier «l’esprit très fraternel entre les exposants».Tous les artisans rêvent bien sûr de trouver l’idée forte qui suscitera l’engouement du public, cette idée forte qu’aucune recette ne permet de découvrir avec certitude.Au stand de l’atelier Renard Cimon de Sainte-Marceline on se montrait bien heureux: cet atelier de chapeaux a fabriqué cette année différents casques d’aviateurs qui ont suscité une véritable engouement, semble-t-il, sans que l’on n’ait vraiment pensé lancer une mode.Yvan Gauthier explique que les artisans se sont grandement professionnalisés ces dernières années.Dans les années 70, rappelle-t-il, «n’importe quelle poterie s’envolait comme des petits pains» au Salon des métiers d’art.Puis vint le grand creux des années 80, alors que le public développait des goûts plus sophistiqués, et rejetait cette image du salon macramé-terre cuite.«En même temps, explique-t-il, les artisans se sont intéressés au design, aux matériaux, et ils s’inscrivent maintenant dans un courant nord-américain.On assiste d’ailleurs actuellement à un développement des galeries d’art, par rapport aux galeries de peinture.Dans les grands encans internationaux les objets prennent de plus en plus de valeur.» Parmi les tendances du marché des métiers d’art au Salon 1996, Yvan Gauthier note que la production de verre est en plein renouvellement, conséquence entre autres de l’ouverture d’une école de verre près du canal Lachine (depuis la fin des années 80, d’ailleurs, plusieurs métiers d’artisans voient renaître des écoles qui avaient disparu dans la grande réforme de l’éducation des années 60).La joaillerie demeure très populaire au salon, mais parmi les tendances nouvelles Yvan Gauthier note un fort intérêt envers l’art de la table (vaisselle, coutellerie, mobilier, etc.).Le conseil des métiers d’arts vient même d’ouvrir une boutique au Marché Bonsecours à Montréal consacré aux arts de la table.«Les jouets constituent également un marché intéressant, ajoute-t-il, et les chapeaux sont très populaires.» Quant à savoir si toutes ces tendances se sont transformées en espèces sonnantes et trébuchantes pour les artisans eux-mêmes depuis deux semaines, il faudra attendre un peu pour connaître le bilan financier du salon.Les responsables évoquaient prudemment hier le chiffre de six millions de ventes au total pour cette édition du Salon des métiers d’art.RETOUR Une seule personne pourra-t-elle relancer Apple?SUITE DE LA PAGE 1 tie une réputation phénoménale avec la montée du Macintosh, avant de voir son étoile se ternir de façon précipitée en 1985, alors qu’il était congédié par la société qu’il avait lui-même créée.Ce divorce ne fut finalement pas une bonne chose pour les deux parties.Apple devait commencer une période de déclin qui atteignait son point culminant l’an dernier.Pour sa part, Steve Jobs devait lancer NeXT, une compagnie qui voulait créer des ordinateurs devant réinventer l’industrie.Même si les produits NeXT ont connu un certain succès d’estime, ce n’est évidemment pas ce qui s’est produit Mais une seule personne pourra-t-elle relancer Apple?En achetant NeXT pour quelque 400 millions de dollars américains, Gilbert F.Amelio, le p.-d.g.d’Apple, prétend avoir «choisi le plan A plutôt que le plan B» et ainsi vouloir donner «un nouveau souffle dans l’industrie».Steve Jobs, demeure pour sa part à la tête de Pixarfi la firme d’animation qu’il avait récemment achetée (et qui a créé notamment le film Histoire de jouets pour Disney).Dans l’organigramme d’Apple, il est officiellement consultant pour M.Amelio.Sous le leadership de Gilbert F.Amelio, Apple a colmaté les brèches.La compagnie ne semble plus au bord de l’abime (elle a tout de même perdu 816 millions US lors de son dernier exercice financier), mais ne s’est pas démarquée au niveau technologique.C’est, en fait, une situation parfaite pour Steve Jobs.«Il est rusé comme un renard», lance Paul Saffo, un spécialiste en informatique enseignant à l’Institut pour le futur, en Californie, dont les propos étaient rapportés hier dans The New York Times.«Il peut faire ce que Microsoft ne peut fai- Havel passera Prague (AFP) — Le président tchèque Vaclav Havel, hospitalisé depuis près d’un mois en raison de l’ablation, le 2 décembre dernier, d’une tumeur au poumon droit, passera Noël à l’hôpital et non chez lui comme il l’espérait, ont annoncé hier ses médecins.Ces derniers, tout en notant la nette amélioration de l’état de santé de M.Havel, ont recommandé de prolonger son hospitalisation en raison «des conditions climatiques-qui sont favorables à la contraction d’une nouvelle infection.re; recommencer à neuf.» «Un acte désespéré, mais que Apple devait faire», estime pour sa part Dan Mitchell, dans Wired News.Maître de la phrase-choc, Jobs s’est toujours montré extrêmement critique envers les décisions d’Apple depuis son départ.Vendredi, il changeait de discours et admettait uniquement qu’Apple avait connu récemment une
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