Le devoir, 19 décembre 1996, Cahier A
V (I I.• I.X XXVII N " 2 !) (i T (I I! (I K T n I $ LE DEVOIR I) K (' K M 15 li K K I I) I ,s N ( M O X PERSPECTIVES Esprit de corps Mardi, nous avons publié les grandes lignes d’un rapport d’enquête militaire sur les événements survenus en 1993 à l’hôpital de Bakovi-ci, en Bosnie, où des soldats canadiens auraient commis des actes répréhensibles.Une des conclusions du rapport porte sur le développement, au sein des unités de l’armée de terre, de «mafias internes» qui cherchent à protéger leurs membres, coupables de crimes.En fait, ces mafias ébranlent l’armée depuis plusieurs années.En octobre dernier, au moment où il s’installe dans ses fonctions, le ministre de la Défense nationale Doug Young reconnaît que les Forces armées traversent une crise profonde et promet de s’y attaquer.La piètre qualité du leadership est une des sources de cette crise.Une autre en est la corruption, par des mafias internes, de l’esprit de corps, cette attitude pourtant si essentielle au fonctionnement des régiments.Dans son Dictionnaire d’art et d’histoire militaires, le chercheur français André Corvisier, auteur d’une vingtaine d’ouvrages sur les questions militaires, écrit que l’esprit de corps est une attitude qui se développe après des années d’entraînement et de vie en commun et qui forge des liens puissants non seulement entre soldats de même rang mais entre militaires de rangs différents.Cette solidarité verticale, qui fait fi de la hiérarchie, de l’origine sociale et de l’éducation, unit tous les membres au sein d’un groupe pour le meilleur et pour le pire.Ainsi, en temps de guerre, l’esprit de corps a des effets très positifs et suscite de nombreux sacrifices.Les militaires affrontent le feu de la bataille et peuvent, chacun, compter sur l’aide de leurs compagnons.Toutefois, si, comme l’écrit Corvisier, «l’esprit de corps est à l’origine de comportements collectifs qui poussent à exalter les actions les plus glorieuses», il peut aussi «dissimuler certaines actions délictueuses».Selon le spécialiste français, «l’attitude des officiers et des soldats à l’égard des délits commis par un [des] membres [de l’armée] répond à une certaine éthique et aussi aux craintes des conséquences pour la réputation» de l’institution militaire.«Ainsi, voler un camarade apparaît infiniment plus grave que voler l’armée car susceptible de nuire à la confiance mutuelle.» Il faut donc un leadership vigoureux pour éviter que l’esprit de corps ne tombe dans ses travers les plus sombres.Son absence encourage la propension des militaires à camoufler leurs délits et à faire passer la défense de leurs compagnons avant celle de l’institution.C’est ce qui se déroule au sein de certaines unités de l’armée de terre depuis quelques années.En 1992-93, répondant aux appels pressants de l’ONU, le Canada dépêche des contingents de Casques bleus en Somalie et en Bosnie.La première mission, qui dure six mois, commence dans l’enthousiasme mais se termine dans la honte.La deuxième, qui s’est étirée sur trois ans, connaît des hauts et des bas.Dans les deux pays, les soldats canadiens accomplissent un travail formidable, malheureusement terni par les frasques de certains d’entre eux.En Afrique, deux Somaliens sont froidement tués alors qu’en Bosnie, certains soldats commettent des actes répréhensibles dans un hôpital de la petite localité de Bakovici.Depuis trois ans, des policiers, des juges, des commissions d’enquête cherchent à faire la lumière sur ces événements.On sait aujourd’hui que le Régiment aéroporté du Canada, envoyé en Somalie, accueillait en son sein des soldats racistes et criminels qui furent couverts par leurs officiers et, sans doute, par la hiérarchie militaire à Ottawa.La Commission d’enquête sur les événements somaliens avance péniblement depuis un an dans sa recherche de la vérité, affrontant un solide mur du silence de la part des témoins militaires les plus compromis.Plus d’une fois, au cours des auditions, le juge Gilles Lé-tourneau a rappelé à l’ordre certains soldats et officiers.Il a aussi dû dénoncer les brimades infligées par les autorités militaires au caporal Michel Purnelle, un trouble-fête qui n’a pas la langue dans sa poche et qui ose dénoncer le comportement douteux de certains officiers.Après avoir vigoureusement nié pendant deux ans que ses soldats étaient impliqués dans l’affaire de Bakovici, en juillet, l’armée ouvre finalement une enquête dont nous avons publié les grandes lignes.Les auteurs révèlent que le contingent canadien en Bosnie était secoué par des luttes intestines, que des «mafias» au sein de chaque unité sapaient la discipline en se rejetant la responsabilité des incidents de Bakovici et que les officiers n’ont fait preuve d’aucun zèle pour sanctionner les coupables.Depuis trois ans, des rivalités entre unités militaires et un esprit de corps perverti ralentissent ou font dérailler les enquêtes sur le scandale de Somalie et l’affaire de Bakovici.M.Young a raison: la crise au sein des Forces armées est profonde et son règlement ne sera pas aisé.La crise au sein de Tarmée est profonde Jocelyn C o u l o n ?.••o® MÉTÉO Montréal Nuageux.Neige débutant en soirée.Max: 2 Min:-4 Québec Nuageux.Neige s'intensifiant en soirée.Max:0 Min:-3 Détails, page A 4 I N Agenda .B G Annonces .B G Avis publics.,.B3 Bourse .B 3 Culture .B 8 Économie .B 2 Éditorial .A G E X Idées.A 7 Le monde.B 5 Les sports.B 4 Montréal.A 3 Mots croisés.B 6 Politique.A4 Télévision.B 7 ÉCONOMIE Avenor acquiert Repap pour 3,3 milliards, page B 2 Repap ?POLITIQUE La Francophonie aura son secrétaire général, page A 5 Caisse de dépôt ET PLACEMENT du Quebec LES RÉGIONS La Caisse se lance dans l’investissement régional, page B 1 Préférant rester en dehors du feu de l’action Parizeau invite les souverainistes à investir en masse le Bloc québécois Il réitère ses critiques sur la gestion du gouvernement Bouchard PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Constatant que le Bloc québécois est «déséquilibré», Jacques Parizeau appelle les souverainistes à la mobilisation, les invite à se lancer à la conquête du parti.Mais il n’en sera pas le chef.Dans sa «Lettre ouverte aux souverainistes», publiée intégralement en page A 7 de cette édition, l’ex-premier ministre reconnaît avoir été tenté par la direction du Bloc québécois.Les divergences d’accent qu’il a décelées dans le discours souverainiste ont fait qu’il a sérieusement songé à un retour à la vie politique active.Mais il a finalement jugé que sa présence n’y était pas indispensable: «Après avoir été pendant trente ans dans le feu de l’action, je pense pouvoir être plus utile en prenant un peu de recul, un peu de perspective.» En guise de conclusion, il écrit par ailleurs: «Je n’y retourne pas, mais je ne serai jamais bien loin.Avec mon franc-parler.» Dans l’immédiat, il presse les souverainistes de profiter de la campagne au leadership du Bloc pour adhérer au parti, acheter des cartes de membre et voter.«Partout pendant la campagne, ravivez l’objectif, parlez-en, inlassablement, comme vous l’avez fait pendant la dernière campagne référendaire et comme vous allez devoir le faire dans la prochaine campagne référendaire.Soyez exigeants.» D’une dizaine de pages, ce texte tant attendu constitue une ode à la souveraineté et critique sévèrement la gestion gouvernementale de son successeur Lucien Bou- VOIR PAGE A 8: PARIZEAU Désolation Prise d’otages JACQUES NADEAU LE DEVOIR CES LITS réservés pour les soins d’un jour à l’hôpital Saint-Luc de Montréal sont habituellement remplis.La journée de grève des médecins hier les a laissés vides et a forcé le report de nombreuses interventions dans l’ensemble du réseau québécois de la santé.Lire notre reportage en page A 2.Le pire ne semble pas inéluctable à Lima L’ambassadeur canadien a été libéré hier soir D'APRÈS REUTER ET AFP Lima — Spectaculaire prise d’otages au Pérou.La «gauche révolutionnaire» que le président Alberto Fujimori disait «finie» a frappé fort au cœur de Lima.Les autorités péruviennes semblaient disposées, hier, à traiter avec les ravisseurs.Les guérilleros du Mouvement révolutionnaire Tupac Amaru retiennent depuis mardi soir au moins 200 personnes — et peut-être plus de 400 — dans la résidence de l’ambassadeur du Japon à Lima.Le gratin diplomatique et politique y figure.Les ravisseurs ont d’abord libéré un certain nombre de leurs otages initiaux — toutes les femmes et personnes VOIR PAGE A 8: LIMA ¦ Autres informations en page B 5 La loi sur la langue devra attendre Son adoption est reportée à la session du printemps MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le projet de loi modifiant la Charte de la langue française (projet 40) ne sera pas adopté avant le printemps 1997, a confirmé hier la ministre de la Culture et des Communications, Louise Beaudoin.Ce projet de loi prévoit le rétablissement de la Commission de protection de la langue française et le renforcement de certaines dispositions de la Charte de la langue concernant la protection des consommateurs et la disponibilité des versions françaises des logiciels informatiques.Le dépôt de ce projet de loi, peu de temps avant l’été, avait contribué à apaiser les militants péquistes soucieux de resserrer les mesures de protection du français.Il avait donné lieu à une consultation publique en septembre.Mme Beaudoin a réitéré l’intention ferme du gouvernement de procéder à l’adoption de cette loi le plus tôt possible, c’est-à-dire, au mieux, à la fin du mois de mars 1997.VOIR PAGE A 8: LANGUE + Contre la sécurité d’emploi Un professeur estime que l’emploi à vie dans le secteur public est inéquitable, injustifié et nuisible MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC un des plus éminents professeurs d’administration publique au Québec.Louis Borgeat, propose d'abolir graduellement la sécurité d’emploi dans le secteur public.Il suggère de procéder graduellement.Les premiers employés à qui cette protection serait retirée devraient être, selon le professeur, ceux des réseaux de l’éducation et de la santé dont les fonctions, essentiellement tournées vers la prestation de services, sont les plus comparables aux emplois du secteur privé.M.Borgeat lance sa petite bombe dans un livre paru cet automne (La Sécurité d'emploi dans le secteur public.PUQ).Il affirme que la règle absolue de sécurité d’emploi n’est plus qu’un «frein artificiel ata transformations naturelles que devra subir l’Administration» publique québécoise.Il a «la conviction qu’elle devrait être remise en question».Les raisons pour lesquelles cette protection a été accordée aux fonctionnaires québécois dès 1943, soit pour se prémunir contre l'arbitraire politique, ne sont plus valables, selon le professeur.La sécurité d’emploi est essentiellement devenue un avantage économique consenti aux employés permanents du secteur public, créant une situation inéquitable autant pour les salariés du secteur privé, en proie à la précarisation de l'emploi, que pour les employés occasionnels ou à contrat du secteur public, condamnés à un roulement perpétuel.Les négociations en cours entre le gouvernement et les 450 000 employés du secteur public montrent comment cet «acquis syndical intouchable» pousse le gouvernement dans un «corridor étroit» pour réduire ses coûts de main-d’œuvre.«Tout ce qui lui reste, ce sont les départs volontaires», a dit M.Borgeat au Devoir au cours d’un bref entretien.L’Etat n’est pas empêché de réorganiser son fonctionnement, comme il est en train de le faire dans le réseau de la santé où plusieurs milliers de personnes perdront leur emploi.Mais pour réduire ses effectifs.l'État ne peut compter que sur la bonne volonté des employés désireux de partir.Les autres, lorsqu’ils ont acquis la permanence, ont le droit à leur salaire jusqu’à l’âge de la retraite, que l’État ait ou non un emploi pour eux.Les départs volontaires n’ont pas toujours lieu au rythme voulu ni dans les ministères ou organismes VOIR PAGE A 8: SÉCURITÉ 778313000672 I • A 2 I.E I) E V Oil!.I.E .1 E U I) I I !) I) K (' K M I! |{ E I II H (I f : - - .I Projets de porcheries au Bas-Saint-Laurent Menace sur l’eau potable LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR L> Unité de santé publique du Bas-’ Saint-Laurent estime que les trois projets de porcheries envisagés dans les municipalités de Sainte-Luce et de Luceville sont si mal situés qu’ils pourraient affecter les réseaux municipaux d’eau potable à moins que l’on adopte une zone de protection suffisante pour protéger les zones d’approvisionnement, jugées «très vulnérables».Les responsables régionaux de la santé publique estiment, en effet, qu’il faut éloigner les épandages d’au moins ' 300 mètres des terrains approvisionnant en eau les deux réseaux municipaux.De plus, les deux municipalités devront étroitement surveiller à l’avenir la qualité de leurs eaux aux frais de leurs contribuables en procédant à des analyses systématiques des nitrates et bactéries à des fins de prévention.En 1994, une étude commandée par ' les autorités régionales de la santé de la ! même région révélait que plusieurs j puits de surface avaient été contaminés.| Plus récemment, indique le communi-i qué émis hier par l’Unité de santé de ! cette région, le ministère de l’Environ-| nement et de la Faune (MEF) avisait ! l’Unité de santé régionale de la présen-I ce de nitrites et nitrates dans l’eau po-| table de luceville.Le 9 décembre, les services de santé ! procédaient à leur propre échantillon-! nage des réseaux des municipalités de Sainte-Luce et de Luceville pour décou-; vrir des nitrites et nitrates aux deux en-! droits.t «U faut éviter, a déclaré Michel Lafer-rière, responsable de la santé environ- nementale, de répéter la situation du rang 2 de Hie Verte, où une porcherie s’est installée en milieu vulnérable.Us résidants sont laissés à eux-mêmes et doivent débourser, année après année, pour s'assurer que leur eau est potable.» Après avoir étudié le projet de construction de trois importantes porcheries dans ces deux municipalités à la lumière d’une étude commandée par le promoteur à la firme BPR, les services de santé estiment que «ces projets sont loin d’être localisés sur des sites idéaux.Ui concentration des habitations, la nature du substrat, un bruit de fond en nitrates, qui peut être lié aux cultures passées et présentes de pommes de terre, et l’absence de données sur l’impact faunique en milieu fluvial sont autant de facteurs qui incitent à la prudence».Plus près de la métropole, s’est amorcée une phase nouvelle de la «guerre du cochon», cette fois entre agriculteurs.En effet, des agriculteurs de la région de Napierville ont demandé à la Commission de protection du territoire agricole de refuser le morcellement d’une terre agricole voisine sur laquelle un important promoteur veut implanter une grande porcherie.Les agriculteurs contestataires estiment que les odeurs de la porcherie vont nuire à leur commerce.Plusieurs d’entre eux vendent leurs produits au chemin, dont un viticulteur.Les agriculteurs opposés à ce projet, défendu par la municipalité et l’UTPA de la région, ont suggéré à la commission de déplacer la porcherie vers une terre disponible non loin de là, qui ne nuirait ni aux personnes ni aux commerces agricoles de l’endroit Effet de serre Greenpeace dénonce l’attitude irresponsable du Canada et du Québec LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Greenpeace-Québec estime que le Canada ne parviendra pas à réduire ses émissions de gaz à effet de • serre à moins d’instituer un marché de «droits d’émissions échangeables» sur le modèle mis au point par les Américains pour limiter leurs émis-| sions acides.j C’est ce qu’a déclaré le directeur de ; Greenpeace-Québec, François Tan-I guay, en réaction aux conclusions de ! la récente conférence de Toronto où • les ministres canadiens de l'Environ-! nement ont admis comme une quasi-1 fatalité le non-respect des engage-; ments du Canada dans la Convention ! sur les changements climatiques, si-; gnée à Rio en 1991.Le Canada et le Québec, qui misent essentiellement sur des mesures volontaires pour ramener les émissions canadiennes en l’an 2000 à leur niveau historique de 1990, ont une attitude «honteuse et irresponsable», selon Greenpeace.Les émissions canadiennes seront d’au moins 8 % au-dessus du niveau convenu et, sans les mesures volontaires, ce pourcentage grimperait à 13 %.Certains milieux écologistes estiment qu’un dépassement de 18 % de l’objectif n’est pas impensable d’ici l’an 2000 si rien ne change.Le Québec, dont la moitié de l’énergie vient des barrages, prévoit dépasser son niveau de 1990 de 1,8%.Selon François Tanguay, le Canada a manifesté un «immobilisme gênant» à la conférence de Genève qui réunissait les représentants des pays signataires de la convention de Rio en même temps que les ministres canadiens se réunissaient à Toronto.Selon Greenpeace, un marché de droits d’émissions échangeables aurait l’avantage d’établir un niveau d’émission absolu, ce qui protégerait l’environnement et laisserait les forces du marché déterminer quelles entreprises les obtiendraient Leur rareté rendrait plus attrayantes les solutions d’économies d’énergie ou de modernisation d’équipements.François Tanguay estime qu’une telle politique aurait pour avantage de privilégier les les énergies moins polluantes, y compris l’hydroélectricité, aux dépens des autres.Une réalisation couronnée de succès.& $ m y JüSwj H—*—t—*» G He représentent près d’un siècle de la créativité et innovation de Rolex.Le boîtier est entièrement taillé dans un bloc de platine ou d’or 18 carats et leur création requiert toute une année de travail.Les chronomètres Day-Date et Lady Datejust sont les plus prestigieux modèles de la collection Oyster.w ROLEX OYSTER PERPETUAI.1ADY DATEJUST CADRAN ET LUNETTE SERTIS DE BRILLANTS OYSTER PERPETUAL DAY-DATE CADRAN ET LUNETTE SERTIS DE BRILLANTS Nous sommes fiers d’etre votre bijoutier agréé Rolex.c/ôwowk rie Gâmbard Vente et service technique 630-A Cathcart Montréal Centre-Ville 866-3876 La complainte des médecins La journée d’étude d’hier a servi d’exutoire à des praticiens survoltés qui se disent parfois moins bien payés que des «réparateurs Maytag» JACQUES NADEAU I.E DEVOIR fTVtîl fr m* # Des milliers de médecins étaient réunis en journée d’étude au Palais des congrès de Montréal, hier.Certains avaient même emmené la petite famille.Lit confrérie médicale était aux abois, hier.Survoltés par la nouvelle menace qui plane sur leur rémunération, les médecins rejettent toute formule qui ferait fondre leur chèque de paie dès janvier, alors que les salariés de l’Etat viennent d’obtenir un sursis de Québec.Le conflit demeure entier, à tel point que certains médecins jugent qu’il est temps de se pencher sur la privatisation de certains actes médicaux.ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Environ 7000 médecins ont déserté les hôpitaux, les cliniques et leurs cabinets, hier, pour protester contre le coup de hache d’environ 150 millions que veut assener Québec dans leur enveloppe monétaire.Après le cpmpro-mis accordé aux employés de l’Etat par le gouvernement Bouchard, la profession médicale refuse d’être la seule à voir son chèque de paie amputé de 6 %.C’est en grand nombre que les médecins et étudiants ont participé, autant à Montréal qu’à Québec, aux journées d’étude qu’ont tenues hier les quatre grandes fédérations médicales regroupant les 18 000 médecins et futurs médecins.Aux dires des organisateurs, ils étaient 5000 à Montréal et plus de 2000 à Québec.Tous les qualificatifs étaient au rendez-vous hier pour qualifier la teneur de la proposition présentée par le ministère de la Santé, la semaine dernière, visant à retrancher 6 % du revenu des médecins.Les omnipraticiens affirment être moins bien payés «que des réparateurs Maytag», les spécialistes jugent recevoir 30 % de moins que leurs collègues ontariens, tandis que les jeunes médecins se voient condamnés au salaire minimum.Pour les médecins, pas question de négocier l’offre de Québec tant que le gouvernement n’acceptera pas de laisser intacts les salaires de la profession.«Je demande à Québec de faire preuve de la même volonté que celle démontrée aux employés de la fonction publique en ne réduisant pas les salaires.Après ça, on discutera», a martelé hier le Dr Renald Dutil, président de la Fédération des 7200 médecins omnipraticiens du Québec.Selon le Dr Dutil, un réparateur Maytag empoche 75 $ par visite alors qu’un médecin dépêché au domicile d’un patient ne recevra que 34 $, a-t-il dénoncé, chaudement applaudi par la foule qui emplissait le Palais des congrès à Montréal.Le salaire moyen à 144 000 $ Selon la FMOQ, la demande de Québec fera en fait fondre de 8 % les revenus des médecins omnipraticiens, soit de 23 millions d’ici mars 1997 et de 74 millions en 1997-98, puisque les frais de bureau sont compris dans l’enveloppe monétaire.Le salaire brut moyen du généraliste passerait donc de 144 400 $ en 1995-96 à 134 000 $.Après déduction des frais de bureau, le salaire net moyen glisserait en conséquence de 93 000 à 87 000 $ par an.«On ne demande pas à être dissociés des efforts budgétaires mais nous voulons que cet effort soit équitable», a renchéri leDr Dutil.Quant à la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), dont seulement le tiers des membres pratiquent en cabinet privé, leur président, le Dr Pierre Gauthier, affirme que Québec «passe deux fois la quête» en revenant à la charge avec une nouvelle demande.«Nous devons déjà payer 109 millions pour les trois prochaines années.Nous avons une médecine spécialisée à rabais qui coûte déjà moins cher que partout au Canada.Si M.Rochon veut couper 6 %, ça veut dire 6 % de services en moins pour la population», a tranché le Dr Gauthier.Le nouveau coup de barre exigé par Québec retrancherait 98 millions de l’enveloppe monétaire destinée aux spécialistes au cours des 16 prochains mois.Le spécialiste, dont le revenu brut moyen oscille autour de 185 000 3, verrait ce revenu amputé de 11 200 3 par an.Quant aux 2000 jeunes médecins résidents, ils estiment encore faire les frais des compressions puisque cette fois Québec veut, en sus d’une baisse de 6 %, réduire progressivement de 11 % l’enveloppe globale destinée à leurs honoraires, ce qui porte la note à 17 %.«Le gouvernement renie tous ses engagements légaux.C’est non seulement illégal, mais immoral.Si cette demande de 17% n'est pas retirée, les étudiants cl résidents devront prendre les moyens nécessaires pou r faire respecter leurs droits», a insisté hier le Dr Denis Sou-lières, président de la Fédération des médecins résidents du Québec (FMRQ).Pour l’instant, les médecins refusent de dire s’ils recourront à d’autres moyens de pression, encore optimistes de faire «entendre raison» au gouvernement Bouchard.Ils demeurent toutefois muets sur les façons dont ils pourraient contribuer à l’effprt réclamé de tous les employés de l’État.Iii FMOQ soulève à tout le moins l’idée de diminuer le nombre d’heures travaillées en certains endroits.Pas de pagaille dans les hôpitaux La sortie des médecins n’a pas eu d’effet très marqué hier, tant dans les cliniques que dans les hôpitaux, où les urgences ont fonctionné sans anicroche.Selon Michel Larivière, directeur du pavillon Hôtel-Dieu du CHUM, les patients dont les chirurgies et les rendez-vous ont été annulés ne seront pas pénalisés puisque tout sera fait pour recevoir ces patients au cours des prochains jours et au début de janvier.Au pavillon Notre-Dame, la moitié des chirurgies électives ont eu lieu malgré tout.«Il n’y a pas eu de problème avec les services essentiels, les médecins se sont montrés très coopératifs», a-t-il indiqué.De son côté, la CSN rappelait hier que les médecins devaient être mis à contribution puisque ces derniers sont les seuls à voir leurs effectifs augmenter pendant que les pertes d’emplois se multiplient chez les salariés depuis quelques années.Cliche permet la vente de cerf d’élevage Le ministre ouvre la porte aux braconniers, selon la FQF LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Reniant son premier engagement public à titre de ministre de l’Environnement et de la Faune, David Cliche a annoncé hier que non seulement il ne fermerait pas les fermes d’abattage de cerfs de Virginie, comme promis, mais qu’il permettrait dorénavant à leurs propriétaires d’écouler en vente libre dans les boucheries la venaison du plus populaire des grands cervidés sauvages de la prorince.Se présentant comme chasseur et conservationniste, le ministre Cliche avait annoncé en février dernier à plusieurs chroniqueurs de chasse et pêche qu’il mettrait fin à la pratique indigne de l’abattage des cerfs dans des enclos fermés.L’image même des chasseurs était en cause, disait-il, si cette parodie de la chasse devait se perpétuer, qui avait provoqué un débat public en 1993 quand le hockeyeur Guy La-fleur avait acquis un cerf de cette façon.Toutes les associations de chasseurs demandent depuis cette affaire l’interdiction d’abattre des gibiers en enclos.Mais hier, le ministre-chasseur faisait une volte-face complète.Les 254 éleveurs de grands cervidés du Québec pourront non seulement perpétuer l’abattage des bêtes incapables de ruser contre les chasseurs mais ils pourront vendre leurs surplus sur le marché, ce qui a toujours été interdit au Québec pour réduire le marché des braconniers.L’abattage et la gestion du gibier d’élevage seront d’ailleurs supervisés par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), qui distribue depuis 1971 avec Agriculture Canada des subventions aux éleveurs pour qu’ils s’équipent d’enclos et de reproducteurs.Une trentaine d’éleveurs posséderaient la majorité des 8000 à 10 000 bêtes actuellement détenues en enclos, un cheptel dont le MEF ignore la population exacte même s’il a lui-même émis les permis.Le ministre refuse de consulter ses «partenaires» de la faune.«Nous connaissons les positions de tout le monde dam ce dossier et il ne servait à rien de refaire l’exercice», raconte le nouveau responsable du dossier de la faune au cabinet Cliche, André Lan-gerin.Ce dernier précise que le MEF déterminera d’ici trois ans s’il y a danger de contaminer le cheptel sauvage par les cerfs d’élevage, dont les croisements répétés créent des sous-espèces moins fortes génétiquement, un phénomène qui compromet la biodiversité des forêts européennes.Le MEF, ajoute M.Langevin, surveillera de près les braconniers qui voudraient écouler leurs rapines sur ce nouveau marché légal.Enfin, le MEF évaluera dans trois ans toute l’opération et ses bénéfices économiques, qu’il prévoit «faibles» pour les éleveurs.Apprenant la nouvelle du Devoir hier, le président des 250 000 chasseurs et pêcheurs regroupés dans la Fédération québécoise de la faune (FQF'), Claude Gauthier, a promis au ministre Cliche une «guerre en règle» contre la commercialisation du gibier sauvage.«C’est pas une porte ordinaire mais une porte de grange que le ministre vient d'ouvrir aux braconniers en leur permettant de ‘blanchir” la viande rouge, qu’ils vendaient jusqu’ici au noir!» «C’est à se demander qui est le ministre responsable de la faune, poursuit M.Gauthier.Ou dirait que c’est l’Agriculture plutôt que l’Environnement.Québec vient d’ouvrir la porte au harnachement privé des rivières et à la construction de centrales thermiques.Ixs Ressources naturelles entendent surexploiter ouvertement les réserves fauniques par souci de rentabilité.Le gouvernement lance à perte une usine d’éthanol réclamée par les agriculteurs et n’arrive pas en même temps à contrôler la pollution porcine.Et aujourd’hui, il met la hache sans discussion dans la principale barrière qui prévenait le braconnage — il ne contrôle presque rien sur le terrain! — en commercialisant la venaison de grands gibiers.Quand je pense que le même ministre nous disait au printemps à la Table Environnement et Faune qu’il ferait un méchoui avec tout ce gibier d’élevage.» ///a marie allaire RRf.T-À-PORTER Qrande Vente DE 40 % À 50% de rabais sur toute notre marchandise Exceptionnellement la boutique sera ouverte dimanche 22 décembre de 11 hrs à 17 hrs.1588, rue Fleury Est, Montréal (514) 584-4808 J* Âiï VOUS AVEZ LE DROIT DE VOUS EMBELLIR ET DE VOUS RAJEUNIR! É’/s 'l c Dr André Camirand est un IcU jj chirurgien reconnu mondialement pour scs techniques avancées.Il pratique des interventions toutes en douceur, favorisant une prompte récupération.Il vous offre un service attentionné et confidentiel.Chirurgie du visage, de l'œil, du nez, des seins et du corps.André Camirand M.D.12,245 rue Grenet, suite 112 Montréal, Québec H4J 2J6 Tél.: (514) 745 1 1 800 313 1360 I.K I) K V OIK.I.K ¦! K I' I) I I » I) K ( K M |i K K I I» !) (I A ?le :_____, MONTRÉAL ROGER ROY Horloger bijoutier 935, L.a Gauchetière Ouest Montréal H3B 2M9 Siège social du CN tél.: (514) 861-4489 Plus de 1100 plaintes contre les policiers en 1995-96 Le Commissaire à la déontologie relève certaines «anomalies» notées dans le rapport Bellemare Moins spectaculaire que le rapport Bellemare, le rapport annuel (1995-96) du Commissaire à la déontologie policière vient malgré tout confirmer certaines «anomalies» soulevées par Jacques Bellemare, en plus de révéler une constance dans le nombre de plaintes adressées par le public envers les policiers du Québec.SYLVAIN BLANCHARD LE DEVOIR Entre avril 1995 et mars dernier, le Commissaire à la déontologie policière a reçu 1133 plaintes du public, dénonçant le comportement ou l’attitude de plus de 1300 policiers de la province.Des chiffres qui se comparent à ceux compilés en 1995 et 1994, où 1096 et 1092 plaintes avaient respectivement été enregistrées.Le nombre de plaintes qui se sont avérées fondées reste inconnu, cette partie du travail relevant du Comité de déontologie policière, qui n’a pas encore soumis son rapport.Mais le Commissaire à la déontologie, Me Denis Racicot, informe tout de même le ministre de la Sécurité publique que «les policiers arrêtent et détiennent trop souvent» des contrevenants inutilement et qu’un certain nombre d’entre eux «manquent de respect et de considération à l’égard du public», ainsi que «de retenue et de réserve dans leur langage» avec les citoyens.Des remarques qui se retrouvent d’ailleurs, sous une forme ou une autre, dans le rapport sur les pratiques policières en matière d’enquêtes criminelles récemment déposé par le criminaliste Jacques Bellemare.Le Commissaire à la déontologie, dont le rôle est d’examiner les plaintes relatives à la conduite des policiers dans leurs rapports avec le public, informe également le ministre Perreault que 83 des 137 agents de surveillance de la STCUM «exercent leurs fonctions sans prestation de serment, satis statut légal et sans assujettissement aux mécanismes de contrôle déontologique de la fonction policière [.]».Conséquence: «Lorsqu’ils exercent des pouvoirs dans des domaines réservés aux agents de la paix, les agents de surveillance non assermentés [à titre de constables spéciaux, conformément à l’article 80 de la Loi de police] entachent d’irrégularités et d'illégalités leurs interventions auprès du public».Un problème sérieux, selon Denis Racicot, dans la mesure où les plaintes à l’endroit de ces agents ne relèvent pas de sa compétence, ce qui est «préjudiciable à l’égard des citoyens».Pas moins de 316 des 1133 plaintes recueillies contre des policiers (ou des constables spéciaux) entre avril 1995 et mars 1996 mettent en cause des membres de la Sûreté du Québec, 374 ceux du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal et 418 des membres d’autres corps policiers municipaux.Les autres sont adressées à des constables spéciaux (des agents de surveillance, par exemple).Le Commissaire précise que les plaintes les plus fréquentes (62 %) sur de présumées dérogations au Code de déontologie concernent les abus d’autorité: «arrestations et détentions illégales, perquisitions et fouilles abusives, recours à une force excessive, menaces, intimidation et harcèlement» (à peu de chose près ce qu’on pouvait lire dans le rapport Bellemare qui, bien sûr, a été réalisé dans un tout autre cadre).Viennent au second rang (23 % des plaintes) les fautes de comportement, soit «le refus [de la part du policier] de s’identifier, le non-respect des droits des citoyens, des lois et des chartes, les écarts de langage, les actes et propos injurieux et les manques de respect».Après analyse des dossiers, le Commissaire a décidé d’enquêter sur près de la moitié de toutes ces plaintes.Les dossiers rejetés l’ont été pour diverses raisons, allant du refus de collaborer du plaignant à la plainte frivole, «vexa-toire ou portée de mauvaise foi».Au total, et en tenant compte des enquêtes commencées lors de l’exercice précédent mais qui n’avaient pas encore été comptabilisées, le Commissaire a complété 828 enquêtes entre avril 1995 et mars dernier.Résultat: 84 policiers de la SQ, 54 du Service de police de la CUM et 67 d’autres coips de police municipaux seront bientôt cités à comparaître devant le Comité de déontologie policière.Au cours de l’exercice 1994-95, 303 policiers avaient défilé devant le Comité de déontologie, 42 de plus qu’au cours de la période 1993-94.Magie musicale CHRISTIAN GUAY LE DEVOIR C’EST avec le sourire et toute la concentration requise que les musiciens de l’Orchestre Métropolitain, sous la direction de leur chef attitré Joseph Resci-gno, ont offert hier une «féerie des Fêtes en musique et en magie» à environ 1400 élèves des écoles du Grand Montréal.Les virtuoses étaient accompagnés des illusionnistes de la troupe du Théâtre Houdini et des chanteurs de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal.Trois concerts gratuits ont été offerts.Ottawa nie se traîner les pieds dans le dossier Kenworth PRESSE CANADIENNE Ottawa — Pressé par Québec, le gouvernement fédéral n’est pas encore prêt à donner le feu vert à une intervention de sa part dans le dossier de la relance de l’usine Kenworth, à Sainte-Thérèse.«Nous sommes vraiment engagés mais nous cherchons une solution à long terme, et non pas seulement à court terme», a expliqué hier le ministre fédéral de l’Industrie, John Manley, sans préciser davantage sa pensée, en faisant son entrée au conseil des ministres.M.Manley réfute les commentaires du ministre québécois des Finances, Bernard Landry, qui soutient qu’Ottawa se traîne les pieds dans le dossier.«Le Fonds de solidarité [de la FTQ] a pris presque six mois pour régler ses affaires.Nous l’avons reçue [la proposition du Fonds] il y a deux semaines», a-t-il dit.La réponse du fédéral viendra «assez tôt», a-t-il précisé.Entre-temps, selon lui, les discussions se poursuivent entre les parties impliquées.A la fin de la semaine dernière, le ministre Landry avait affirmé que son gouvernement, le Fonds de solidarité, le propriétaire de l’usine, la société américaine Paccar et le syndicat des travailleurs de Kenworth étaient prêts à signer immédiatement une entente.Seule la «lenteur administrative» d’Ottawa retardait le processus, avait-il soutenu.Le plan de relance devrait s’articu- ler autour des trois éléments suivants: ¦ un prêt de 30 millions du Fonds de solidarité; ¦ une subvention de 13,5 millions partagée entre Québec et Ottawa pour la modernisation de l’usine; ¦ un programme fédéral accordant 8000 $ par emploi sauvé.Avant sa fermeture en août 1995, l’usine employait 850 personnes et assurait 150 emplois à des sous-contractants.Le nombre d’emplois qui pourraient être sauvés n’a pas encore été déterminé.EN BREF UQAM: nominations (Le Devoir)—LUQAM a complété cette semaine sa réorganisation administrative de la direction à la suite de la nomination de Pâule Leduc comme rectrice.En octobre, Lynn Drapeau, directrice du dépai-tement de linguistique, a été nommée vice-rectrice à la formation et à la recherche.Au début décembre, Louise Dandurand, qui était secrétaire générale du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, a été nommée vice-redrice à la planification stratégique et financière.Cette semaine, trois nouvelles nominations viennent compléter l’équipe.Jean-François Léonard, directeur de l'Institut des sciences de l’environnement, est nommé vice-recteur au partenariat et aux affaires externes.Alain Dufour, vicepiésident des Services de placement Télé-Ressoui'ces, est nommé vice-recteur aux affaires humaines et aux affaires administratives.Et Michel Robillard, vicerecteur associé, est nommé vicerecteur aux affaires académiques et au développement technologique.3 4 1 C 8 loto-québec (numéros non décomposâmes) 96-12-01 5 7 4 A 5 9 5 96-12-10 3 9 8 D 2 5 3 96-12-02 4 4 0 C 3 61 96-12-11 1 96C737 96-12-03 5 4 7 D 9 9 7 96-12-12 4 71C 41 3 96-12-04 3 G 9 C 0 4 2 96-12-13 4 6 6 B 7 9 8 96-12-05 1 3 2 C 8 3 2 96-12-14 3 1 9 B 0 8 5 96-12-06 3 3 1 B 0 4 9 96-12-15 21 0 D 1 7 7 96-12-07 533D412 96-12-16 5 7 4 D 11 3 96-12-08 2 7 9 A 6 3 6 96-12-17 5 3 3 D 8 5 2 96-12-09 5 0 4 A 6 3 6 Los modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre celte liste et la liste oltidelle, cette dernière a priorité.1 loi de 25000S chaque jour du.1" au 31 décembre L’ELECTRONIQUE une introduction pratique • manuel (cartonné) 250 p., 44.35 $ Traducteur: Gérard Langlois P.W.Braby L’électronique: une introduction pratique est un ouvrage réalisé afin de fournir aux débutants la théorie et la pratique dont ils ont besoin pour envisager avec l'électronique un vaste choix de carrières et de voies intéressantes.GUÉRIN, éditeur liée 4501.rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Téléphone: (514) 842-3481 Télécopieur: (514) 842-4923 Adresse Internet: www.vigie.qc.ca/LIDEC DE REDUCTION 111 V- I Modification sur p! ÇA VAUT LE DÉTOUR D'ADOPTER GIANTONIO MAITRE TAILLEUR ITALIEN A VOTRE SERVICE DEPUIS 1959 7396 ST-HUBERT.MTL* 271-5771 Ouvert le dimanche de!2h à 17h (flulo 402 -HOMM€® TUXEDOS importés d’Italie au prix de gros Trois modèles droit - croisé - coi châle 1 0 0 % laine Coupe exclusive 495$ seulement À votre service depuis 15 ans 1118, rue Sainte-Catherine O., Suite 200 Montréal (Québec) H3B 1H5 tél.: 861-3636 Du lundi au vendredi de 9h30 à 18h Samedi de 10h à 16h Tous les soirs après 18h sur rendez-vous seulement jAi\ÿcru-C.u.ilcc.j V V' ¦) — N Boucher ~ Charcutier ~ Pâtissier ~ Traiteur Comme les bergers, suivez l’étoile qui vous guidera vers un menu d’apparat ~ Le filet de bar en gelée de caviar ~ ~ La rissole de canard au diamant noir ~ L’estouffade de daim aux grains de genièvre et aux poires caramélisées ~ Les tagliatelles de céleri - rave à la truffe ~ ~ Le Pont-L’évêque d’Isigny ~ ~ La bûche Capucine ~ (Boitdin de meringue vanillée - crème aux marrons - crème beurre caramel) ~ L’entremets en Alaska ~ (Igloo aux 3 chocolats -sujets en chocolat sur lit de meringue) Le prestige dans votre assiette ri- > 1025 Laurier Ouest Tél: 272-4065-4086 SEL& POIVRE TIRE-BOUCHON GRILLE PAIN BOUILLOIRE ALESSI RAFFINE ET EXTRAVAGANT AVA^^pENE LES COURS MONT-ROYAL, 1455 RUE PEEL, LOCAL 230, MONTREAL.TEL.: 281-6782, FAX : 281-5605 à A1C I, K I) K V U I li , I.12 .1 12 1! I) I I !l I) 12 (', E M |{ |{ H s I !l !) II A I Le livre de l'qnnée! w .FIDES -* LE DEVOIR ?- POLITIQUE Négociations dans le secteur public Les parties s’entendent sur une nouvelle version de l’offre gouvernementale Les syndiqués se prononceront d'ici la mi-janvier Dans la nuit de mardi à hier, les négociations du secteur public ont pris une autre tournure lorsque les négociateurs des deux parties se sont entendus sur une version modifiée de la proposition gouvernementale.C’est celle-ci qui sera soumise au vote des employés de l’État d’ici la mi-janvier.MARIO CLOUTIER DE NOTRE,BUREAU DE QUEBEC e gouvernement Bouchard atten-.-J dra vraisemblablement le résultat des votes qui auront lieu au sein des différents syndicats du secteur public d’ici la mi-janvier pour entamer les négociations officielles avec les syndicats.Cette nouvelle approche est dictée par le fait que la lettre d’entente ,que devaient signer les syndicats avant Noël ne le sera pas avant que les syndiqués aient voté, et certains ne le feront qu’à la mi-janvier.Tôt hier, les négociateurs des deux parties en sont donc venus à une entente de principe sur une version revue et corrigée de la proposition gouvernementale.On y apporte nombre de précisions sur l’offre du 11 décembre, notamment en ce qui a trait au ciblage des employés qui quitteront volontairement leur poste et aux 200 millions de dollars en compressions de la masse salariale d’autres employés de l’État, comme les députés, les juges et les policiers.«Le solde de 200 millions devra être assumé par d’autres catégories de main-d’œuvre», peut-on lire dans la nouvelle mouture de la proposition gouvernementale.Cet ajout servira à apaiser les craintes des syndiqués du secteur public, qui croyaient que le milliard de dollars en économie sur les coûts de main-d’œuvre ne visait qu’eux.L’expression «sans remplacement» a été retirée de la nouvelle proposition où l’on précise qu’il s’agit bel et bien de «départs volontaires qui diminuent les effectifs de 15 000 ETC» (équivalent temps complet).Précisons que deux personnes occupant deux postes à mi-temps ne représentent qu’un seul ETC.Autre élément nouveau, le vaste programme de départs volontaires devra comporter «des mesures temporaires mais universelles de bonification des conditions d’accessibilité à la retraite et des mesures ciblées de départs as- sistés facilitant, entre autres, la résorption des salariés sécuritaires d’emploi mis en disponibilité».Cela devrait signifier que les 9000 employés de l’État en surplus pourront aussi bénéficier de mesures de départ assisté, même s’ils n’ont pas atteint l’âge de la retraite.Par ailleurs, toute personne répondant aux critères du programme pourrait également y accéder.Le gouvernement s’engage par ailleurs, comme dans sa proposition initiale, à respecter l’intégralité des régimes de retraite de ses employés.Et les mesures de réorganisation du travail feront évidemment partie des négociations de janvier pour s’assurer du maintien des services publics.Québec maintient enfin sa promesse de tenir un large forum prébudgétaire, à la demande des syndicats.Par ailleurs, le début des négociations n’est toutefois plus fixé au 1er janvier, pas plus que ne tient l’échéance du 28 février.On indique tout simplement que les discussions se dérouleront sur «une période 60 jours à partir du début janvier 1997».Quant aux 100 millions pour lesquels contribueront les syndicats au budget en cours, il est précisé que la période s’échelonnera du 25 janvier au 31 mars 1997.«Pour chaque salarié autre que régulier, cette mesure s’ap- plique au pro-rata du temps travaillé.Lorsqu'il n’entraîne pas de remplacement, le congé sans solde doit être considéré.» Par ailleurs, on devrait connaître les résultats des votes de certains syndicats d’ici demain.C’est le cas de la FIIQ (infirmières), aujourd’hui, du SFPQ (fonctionnaires) et de la CSN , sauf la FA§ (Fédération des affaires sociales).A la FTQ, les résultats seront partiels et se poursuivront en janvier, comme au SPGQ (professionnel,s).À la CEQ cependant, après l’Alliance des professeurs de Montréal, dont les 7000 membres ont rejeté la proposition mardi, un syndicat local de Québec (2300 membres) a également voté contre.Toutefois, 4400 autres membres de divers syndicats de la CEQ ont adopté la proposition gouvernementale jusqu’ici.Advenant le rejet de cette nouvelle proposition de la part d’une majorité de syndiqués du secteur public, ce sera le retour à la case départ et les négociations seront annulées.On se refuse, même au SPGQ, à prévoir quel sera l’issue du vote étant donné les sujets, «très sensibles» aux yeux des syndiqués, que représentent les régimes de retraite et les surplus actuariels que personne n’ose chiffrer actuellement.Bilan de la session parlementaire Johnson dénonce l’improvisation du gouvernement MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC Aux yeux de Daniel Johnson, le premier ministre Bouchard est un improvisateur de première.Le chef de l’opposition officielle soutient en effet que le gouvernement québécois agit dans l’improvisation la plus complète depuis un an, soit depuis la venue à Québec de Lucien Bouchard.Le chef libéral résume la session parlementaire en deux mots: davantage de chômage et de taxes.«Le bilan se chiffre à 200 emplois de moins par jour au Québec depuis l’assermentation de Lucien Bouchard et des augmentations d’impôts de trois millions par jour.C’est presque 950 millions, sur une base annuelle, qui ont été annoncés depuis le 29 janvier.» Dans le domaine de la fiscalité, les libéraux soutiennent que le gouvernement Bouchard va chercher plus de 200 millions par année dans les poches des contribuables en récupérant notamment certains crédits d’impôt.En outre, l’opposition dénonce l’augmentation de tarifs d’Hydro-Qué-bec, la diminution de 115 millions des transferts aux municipalités, l’assu-rance-médicaments qui coûte 196 millions aux Québécois et la contribution de solidarité à l’emploi, une mesure de 250 millions répartie sur trois ans.\ MÉTÉO D'ENVIRONNEMENT CANADA Aujourd'hui Ce Soir Vèndredi Samedi Dimanche 1 at HH HH HH Erg» HH VENTEUX BROUILLARD PLUIE AVERSE ORAGE NEIGE VERGLAS •6/-10 * Goose Bay Kuujjuarapik I -9/-15 **** ¦ -5Z-22 La Grande IV Sept-iles Chibougamau •7/-18 ¦ •du-Loup Temperatures : MAX / MIN i/*3 " Blanc Sablon W7 ¦ 8/3 îles de la Madeleine 0M2 ¦ jr ““ Chicoutimi y j Québec Trois-Rivières f > ^Æ 2M ma.7 «mm ^Sherbrooke T** ¦ -7/-Val dOr Lever 7h30 Coucher 16h14 o LU OÛ LU D O Aujourd'hui Ce Soir Vendredi Samedi Dimanche -10/-1 min -3 -11/-3 L Aujourd'hui Ce Soir Vendredi Samedi Dimanche min JJ Météo-à-la-carte l+l Environnement Entfronment 1 900 565-4455# Canada Canada Frais applicables «La météo i la source» «Et l’emploi, c’est pour quand?», a réitéré M.Johnson en reprenant son credo habituel voulant que le gouvernement devrait adopter une politique de création d’emplois pour susciter une entrée de revenus supplémentaires.«M.Bouchard oublie constamment qu’une des grandes raisons du déficit, c’est qu’il y a 60 000 chômeurs de plus depuis janvier», dit-il.Et on attend encore, selon lui, les fruits du Sommet sur l’économie et l’emploi d’octobre dernier.Le chef libéral parle également d’improvisation dans les dossiers de la justice, de Montréal et de l’éducation (compressions, commissions scolaires linguistiques, calculatrices).Dans le dossier linguistique, il croit que M.Bouchard a manqué une bonne occasion de «river le clou aux radicaux et aux extrémistes du PQ en ne passant pas la loi 40 maintenant».Sur le menu législatif, présentement en adoption accélérée à l’Assemblée nationale, le leader de l’opposition Pierre Paradis indique qu’il n’y a encore rien en matière de création d’emplois.L’objectif du gouvernement, selon lui, est d’aller chercher de l’argent chez les contribuables en adoptant prioritairement des lois à caractère financier.«Dans les projets de lois bâillonnés, les victimes sont en ordre de projets de loi appelés: on matraque les assistés sociaux, les étudiants avec les prêts et bourses, les travailleurs et les employeurs avec une taxe additionnelle sur la masse salariale, la loi sur la CSST qui représente 15 millions additionnels, 300 millions pour l’ensemble de la population et puis la facture de la police dans les municipalités.» Tout en se disant prêt à toute éventualité, d’autre part, le chef libéral se garde bien d’exiger des élections, mais il demande «des décisions du gouvernement».Pour conclure, il a finalement cité Pierre Bourgault, en anglais, qui disait récemment que le gouvernement Bouchard est l’un des pires des 40 dernières années au Québec.Vous êtes à la recherche du cadeau idéal, différent, de qualité.Un cadeau qui lui arracherait àeo jourirea Un cadeau qui aérait à la foui instructif et divert Lisant Un cadeau qui serait utilisé régulièrement Et surtout un cadeau qui serait apprécié Alors offrez-lui un abonnement au journal Le Devoir.i ts lïEvovu m ' tes JÜ -WÿlMp *f.*ntr+nI WHnlir.ft I—« «W itf nw» fl y a lui aboimement pour chaque budget.Pour plus d’information téléphonez ’ey 3WI à Montréal : 985-3355 à l’extérieur: 1-800-463-7559 ¦ JACQUES NADEAU LE DEVOIR Gilles Duceppe s’est porté officiellement candidat à la direction du Bloc québécois, hier à Montréal.Duceppe fixe la barre à 38 élus Le député est dans la course à la direction du Bloc québécois PIERRE O’NEILL LE DEVOIR En se déclarant officiellement candidat à la présidence du Bloc québécois, Gilles Duceppe a fait savoir hier qu’il se donne pour objectif de faire élire au moins 38 députés.Le député bloquiste de Laurier-Sainte-Marie a fait cette étonnante déclaration à l’occasion de la conférence de presse où il a exposé les motifs de sa décision: «Le prochain défi qu’on a à relever, c’est d’élire une majorité de députés souverainistes à Ottawa.Et on le fera parce que le Bloc est un parti de défis et que moi, j’aime les défis.» Flairant la gaffe de la part d’un aspirant chef dont le parti compte déjà 53 députés à la Chambre des communes, les journalistes sont revenus à la charge, en anglais comme en français, et ont obtenu des précisions.«Moi, vous savez, je suis partisan de la philosophie de Yogi Berra: “It’s not over until it’s over”.J’aime autant commencer la partie à zéro et finir par la gagner en bout de ligne.J’aime mieux être sur le terrain du réalisme et de l’effort constant que penser que tout est acquis d’avance.Ce n’est pas mon genre.» Entouré de 20 membres du caucus parlementaire, M.Duceppe a par ailleurs reconnu que sa pensée politique ne diffère pas vraiment de celle de Michel Gauthier, celui qu’il veut remplacer «C’est difficile à répondre; ce sera aux militants de le savoir, ou peut-être ata journalistes d’analyser.Le corridor idéologique?Je pense qu’il n’est pas différent.Je pense que c’est le corridor idéologique qui a été celui du Bloc de 1990 à 1993 et de 1993 à ce jour.» Une semaine après que l’ancien ministre lévesquiste Yves Duhaime eut donné le signal de départ et annoncé sa candidature, Gilles Duceppe a ainsi exposé les motifs et objectifs qui l’incitent à solliciter la confiance des membres du Bloc québécois: ¦ il faut expliquer au Canada ce qui se passe au Québec.Non pas pour les convaincre.Je ne pense pas qu’on convaincra les Canadiens des bienfaits de la souveraineté.Depuis dix ans, je l’ai fait.J’ai été un fieu l’Anglais de service du Bloc.Il faut être de plus en plus nombreux à débattre avec le Canada anglais de l’avenir commun des deux pays que seront le Canada et le Québec; ¦ la souveraineté est la pierre angulaire qui détermine toute l’action du Bloc.C’est une condition essentielle, fondamentale, incontournable.On ne peut parler de partenariat que dans la souveraineté.On ne peut pas se lier à de grands ensembles si on n’existe pas avant tout; ¦ la souveraineté et le partenariat font partie d’une même idée, parce que la souveraineté, ce n’est pas un repli sur soi, c’est l’ouverture aux autres.Mais fiour être ouverts aux autres, il faut tout de même exister.C’est ça la souveraineté.L’idée du partenariat est au cœur même de la souveraineté moderne.Le Bloc a été le premier à proposer cette idée, qui a été reprise par le PQ et l’ADQ.¦ le Bloc devra traduire ces réalités dans une plate-forme électorale progressiste, parce qu’en tout temps le Bloc doit se porter à la défense des plus démunis de notre société; dans une plate-forme électorale pragmatique, parce que le Bloc doit reconnaître que la richesse est créée par les entreprises et l’entreprenariat Alors qu’on lui rappelait qu’il n’a pas osé être candidat au leadership en février dernier et que plusieurs députés demeurent encore opposés à sa candidature, M.Duceppe y est allé de cette mise en garde: «Je suis convaincu que l’ensemble de mes collègues vont agir de la même façon que moi.Il faut que la cause commune passe avant chacun de nos intérêts personnels.» Quant à l’hypothétique candidature de Jacques Parizeau, il y est demeuré opposé jusqu’à la toute dernière minute.«M.Parizeau peut jouer un rôle important dans la société, un rôle de sage ou de politicien émérite.On a besoin de gens qui se situent en haut de la mêlée pour apporter une grande réflexion sur les çnjeux majeurs.» A ce jour, MM.Duhaime et Duceppe sont les deux seuls à s’être déclarés candidats officiels.L’ex-ministre pé-quiste Rodrigue Biron et l’ancien député péquiste Jean Alfred annonceront dans les prochaines heures leur intention de se joindre à la compétition.Le Bloc n’a plus de raison d’être, dit Chrétien PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le premier ministre Jean Chrétien estime que ce n’est pas le leadership du Bloc québécois qui fait défaut mais bien sa raison d’être, ce qui place les libéraux en bonne position en vue des prochaines élections.«Ils ont décidé qu’il fallait changer le chef.Le problème, ce n ’est pas le chef iMichel Gauthier]», a affirmé M.Chrétien au cours d’une entrevue préenregistrée accordée au réseau TVA «Le problème, c’est la raison d’être du parti.Ils ont dit qu’ils allaient à Ottawa avant le référendum et qu’ils partaient après le référendum et ils ne sont pas partis.Isur raison d’être n’existe plus.Ils sont (voués à rester) systématiquement un parti d’opposition.» Confiné ainsi à un rôle d’opposition, les bloquistes devront mettre au rancart leur slogan des élections de 1993, */> vrai pouvoir», s’est-il mo- qué.«Qui a le vrai pouvoir à Ottawa pour le Québec?C’est le premier ministre, le ministre des Finances (Paul Martin], le président du Conseil du trésor [Marcel Massé], ce sont des Québécois.», a ajouté M.Chrétien.«Pour un parti qui n avait que 19 députés, on a bien servi le Québec.» A l’aise dans les sondages et sans opposition pancanadienne aux Communes, les libéraux ne risquent pas de devenir «arrogants» pour autant, a déclaré M.Chrétien.«Il n’y a aucune arrogance dans ce que nous faisons.Au contraire, nous essayons de demeurer proches du peuple», a dit M.Chrétien.«Je vais dans ma circonscription électorale à tous les mois.Jamais un premier ministre ne l’a fait.Demandez aux gens de Shawinigan, je vais au centre d’achats, je m’assois avec les gens — je les appelle la ligue du vieux poêle —, je m'assois avec eux et je parle avec eux.Je m’arrête dans les tavernes parfois.» 00^4 I.E l> K V III It .I.E .1 !•: I’ I) I I !) I) f: (' K M It It !•: I !l !• li A La lune de miel de Chrétien s’achève GILLES LESAGE DE NOTRE.BUREAU DE QUÉBEC A cause de son «mensonge» répété froidement au sujet de la TPS, le premier ministre du Canada est en voie de perdre son téflon et de mettre fin à sa lune de miel avec les Canadiens.Tel est le sentiment qu’exprime la presse anglophone, surtout à l’extérieur du Québec, depuis que, la semaine dernière, Jean Chrétien a refusé de reconnaître qu’il n’avait pas rempli sa promesse électorale de 1993 en ce qui a trait à l’abolition pure et simple de l’impopulaire taxe sur les produits et services.Pris à partie par une serveuse de restaurant de Montréal, Johanne Savoie, au «town hall» diffusé par la CBC, le 12 décembre, M.Chrétien a relancé un vif débat qui, des : Communes, s’est propagé aux médias et a pris une très grande ampleur, hors du Québec à tout le moins.Lundi, à Jonquière puis à ,St.John’s (Terre-Neuve), le premier ministre s’est excusé pour avoir été mal compris, mais la controverse continuera probablement de faire rage.The Globe and Mail a été le plus féroce, accusant carrément M.Chrétien à deux reprises, en titre d’éditorial: «Le premier ministre ment».«Pas une blague, pas un petit mensonge, pas une remarque faussement ingénue — un mensonge criant, effronté.» A Mme Savoie lui rappelant qu’il avait promis de «scrapper» la TPS, M.Chrétien invoque le Livre rouge et l’harmonisation dont il y est question avec les provinces.Le quotidien to-rontois n’en croit pas ses oreilles.Comment M.Chrétien peut-il avoir oublié son engagement personnel, explicite et répété d’abolir, de tuer, de se débarrasser ou de remplacer la fameuse taxe?«Les Canadiens oublieront un premier ministre qui ne remplit pas une promesse ou deux.Mais ils ne pardonnent pas un premier ministre qui les regarde droit dans les yeux et qui leur ment.» Quelques jours plus tard, faisant mine de s’excuser de la «confusion» entourant sa promesse, M.Chrétien se fait servir une deuxième volée de bois vert par The Globe and Mail.Plutôt que de jouer sur les mots et de far-finer, il devrait reconnaître qu’il a trompé les Canadiens et leur demander humblement pardon.Dans le même quotidien, Gordon Gibson fait un parallèle avec le téflon: extra au début, mais perdant ensuite de son lustre, inexorablement.Il en est de même, comme des poêles, à frire, pour les premiers ministres.A me- sure que l’élection approche, les citoyens deviennent plus critiques.«On l’a bien vu la semaine dernière au cours des rencontres télévisées avec les citoyens.Surveillez pour voir si les médias vont suivre cette nouvelle tendance critique.Ce sera la clé.Peu familier avec ces grandes questions, je sais que lorsque le téflon est parti, j'a dû à contrecœur acheter une autre poêle à frire», conclut le columnist Gibson.C’est la fin de la lune de miel, opine le chroniqueur Michael Harris dans The Ottawa Sun.Commentant le «town hall» de la CBC, il estime que M.Chrétien ressemblait ce soir-là à Brian Mulroney, aussi bien dans ses réponses sur la TPS qu’au sujet de la société distincte.Il prétend même que c’est le début de la fin pour M.Chrétien.«Les 97 députés libéraux de l’Ontario devraient se rappeler de ce qui est arrivé à David Peterson quand il a appuyé la clause de la société distincte pour le bien d’une nation non convaincue.» «Jean Chrétien et son mensonge», titre directement Vie Gazette.«À la fin de la soirée, M.Chrétien avait tourné une chance de relations publiques en un désastre qui pourrait le pourchasser au cours de la prochaine élection générale [.] Au sujet de la TPS, il aurait pu expliquer pourquoi la promesse ne pouvait être tenue.Mais les Canadiens n’oublieront pas facilement l’image de M.Chrétien regardant Mme Savoie dans les yeux et lui mentant, lœs citoyens attendent mieux que des entourloupettes de leur premier ministre.» Les chroniqueurs continuent de commenter les explications de M.Chrétien et de la CBC.Faisant l’anatomie de l’émission en anglais, le journaliste et professeur Peter Desbarats se demande, dans The Globe and Mail, si la CBC n’a pas forcé la note pour en faire un show enlevant.Mais ça le trouble qu’on mette ainsi le premier ministre sur le gril.Cependant, ce n’est pas l’avis de Josh Freed qui, dans Vie Gazette, invite le premier ministre du Canada à prendre exemple sur les tactiques de Bill Clinton quand il converse avec les citoyens.Il y a un moment que je n’ai fait état de la chère Diane Francis.Des lecteurs s’en ennuyant, mais l’espace me manquant, voici en conclusion deux titres de ses récents chefs-d’œuvre dans The Financial Post: «Ne vous laissez pas prendre par les gros mensonges que colportent des fédéralistes bien-pensants au sujet du Québec».Et une vraie déclaration publique de Madame: Galganov a le courage de tenir tête aux séparatistes.«I love Howard Galganov.» Oh la la! REVUE DE LA PRESSE ANGLOPHONE Il y a un grand trou au budget du «lait-école», constatent les libéraux MICHEL HÉBERT PRESSE CANADIENNE Québec — Une partie importante des budgets alloués à la distribution du lait dans les écoles est utilisée à d’autres fins par les commissions scolaires du Québec, et ce, avec la bénédiction du ministère de l’Éducation.Une somme de 5,9 millions de dollars était attribuée au programme «lait-école» du ministère de l’Éducation, en 1995-96.Or, selon les informations obtenues par le critique libéral en matière d’éducation, François Ouimet, environ quatre millions de cette somme auraient réellement servi à l’achat et à la distribution de lait aux enfants.Ceci représente un mystérieux trou de deux millions dans le budget «lait-école» en 1995-96, qui avait été précédé par un autre trou de un million en 1994-95.«Lorsqu’on sait que le berlingot de lait coûte 20 sous, qu’il est distribué 150 jours par année, c’est près de 63 000 élèves qui n ’auraient pas reçu le lait-école», a signalé le député Ouimet à la ministre Pauline Marois, à l’Assemblée nationale hier.La ministre a répliqué que les commissions scolaires sont tout à fait libres de transférer les budgets alloués au lait pour les écoliers à d’autres «mesures de réussite éducative».C’est à partir d’une enveloppe annuelle de 87,9 millions, a-t-elle expliqué, que sont financées ces mesures, dont celles relatives à l’alimentation des enfants défavorisés du primaire et du secondaire, l’encadrement au secondaire des devoirs et des leçons au primaire, et «d’autres [mesures] que je n'ai pas identifiées».«Im commission scolaire peut répartir l’enveloppe qui lui est disponible selon ses besoins, en choisissant l'une ou l’autre des mesures identifiées comme devant favoriser la réussite scolaire», a précisé la ministre.«Si les commissions scolaires peuvent le faire pour le lait, elles peuvent le faire pour les mesures alimentaires destinées aux enfants défavorisés», soutient le dé- puté Ouimet En fait, sous la rubrique «Réussite scolaire», il y a 152 mesures différentes, selon la directrice de la promotion et de la publicité de la Fédération des producteurs de lait du Québec, Nicole Dubé, qui connaît parfaitement le dossier «lait-école» instauré en 1977 par le ministre de l’Agriculture d’alors, Jean Garon.À l’époque, le programme était universel: 650 000 enfants du primaire avaient droit à un berlingot de lait chaque jour.Sous les libéraux, ce programme a été transféré au ministère de l’Éducation en 1992 et assujetti à la réussite scolaire.Maintenant, la fédération ne sait pas combien d’écoles servent du lait aux écoliers: les commissions scolaires négocient directement avec les laiteries et le ministère de l’Éducation ne l’informe pas de ce qui se passe.Selon le libéral Russell Williams, il y a 254 000 enfants pauvres au Québec.Son collègue Ouimet croit qu’ils n’ont plus tous droit à leur berlingot de lait.cadeaux emballages 362 )Q»r LIBRAIRIE, HERMES 1120, ave.laurier ouest outremont, montréal tel.: 2/4-3669 télec.: 2/4-3660 La Francophonie accouche dans douleur de la «Charte de Marrakech» L’importante réforme institutionnelle prévoit la nomination d’un secrétaire général à la tête de l’organisation la La Francophonie s’est finalement entendue sur la plus importante réforme institutionnelle de son histoire.Dans moins d’un an, un secrétaire général doté de pouvoirs importants s’installera à la tête de l’institution francophone, dont il deviendra le porte-parole politique et le représentant officiel au niveau international.M I C H E L I) O L B E C PRESSE CANADIENNE Marrakech — La Conférence ministérielle de la Francophonie, principale instance entre les sommets, a arrêté les détails d’une grande réforme institutionnelle, hier à Marrakech, au terme de plus de 48 heures de «négociations laborieuses» et «d’échanges vigoureux».La réunion avait elle-même été précédée de plusieurs semaines de tensions entre la France et le Canada — mais aussi certains pays africains —, tensions qui ont bien failli compromettre la mise en place de cette nouvelle «architecture institutionnelle».La ministre française de la Francophonie, Margie Sudre, a reconnu hier que la conférence avait donné lieu à des «discussions vives» et qu’un échec aurait eu des conséquences «graves».Le compromis obtenu à l'arraché assure clairement la «suprématie» du secrétaire général sur l’ensemble de l’appareil francophone, comme le souhaitait la France.Ce porte-parole politique sera le 'plus haut personnage de la Francophonie», a résumé Mme Sudre.La «Charte de Marrakech» renforce en contrepartie le rôle du principal opé- rateur de la Francophonie, l’Agence de la Francophonie (ACCT), que Paris cherchait à diminuer de peur de donner naissance à une espèce de monstre à deux tètes.Cela était inacceptable pour le Canada et, surtout, pour le Québec, qui jouit au sein de l'agence d’un statut de gouvernement participant.«Les acquis les plus précieux des 25 dernières années sont préservés», a estimé le ministre québécois des Relations internationales, Sylvain Simard, heureux de constater que l’agence, bientôt dirigée par un administrateur général, «garde les coudées franches, son autonomie et sa liberté d’action».Tout s’est joué ces deux derniers jours sur des détails techniques, des questions sémantiques, des points et des virgules, dans un climat qualifié de «très crispé».Cela explique peut-être pourquoi aucun des participants, soulagés mais fatigués, n’affichait au sortir de la bataille beaucoup d’enthousiasme malgré l’importance du chantier qui s’achève.Pourtant, a dit M.Simard, un «défi fantastique» attend maintenant la Francophonie, qui devra se donner les moyens de ses ambitions.Le secrétaire général de l’ACCT, le Québécois Jean-Louis Roy, qui entreprend la dernière année de son mandat, ne dit pas autre chose, lui qui a rappelé la «nécessité impérative» d’accompagner cette réforme d'une réflexion sur ie niveau et la nature du financement de la coopération multilatérale francophone.Le premier défi qui attend la Francophonie est de trouver une personnalité internationale prestigieuse, susceptible d’occuper le fauteuil tout neuf du secrétaire général de la Francophonie.Tout le monde souhaite que cette personnalité soit originaire d’Afrique.Le secrétaire général sera nommé par les chefs d’É-tats et de gouvernements francophones au Sommet de Hanoï, en décembre 1997, pour un mandat de quatre ans.1999: Moncton est officiellement candidate PRESSE CANADIENNE Marrakech — Moncton a officiellement proposé hier d’accueillir le sommet francophone de 1999, avec l’espoir de pouvoir bientôt annoncer au monde que les francophones du Canada ne sont pas tous québécois.«C’est une source de frustration énorme pour des francophones qui travaillent d’arrache-pied depuis des décennies, depuis des siècles, pour sur- vivre, de voir qu’on a encore tendance dans le reste du monde à croire qu’ofi n’existe pas», a déclaré le ministre d’É-tat aux Affaires intergouvemementales du Nouveau-Brunswick, Bernard Richard, quelques minutes après le dépôt de la candidature de sa province devant la Conférence ministérielle de la Francophonie.L’hôte du dernier sommet d,e ce siècle sera choisi par les chefs d’États et de gouvernements francophones lors de leur prochaine conférence, à Hanoï, dans moins d’un an.La candidature de Moncton survient un peu tôt et n’est pas, par conséquent, dépourvue de risques, estimait-on dans les couloirs de la conférence.Moncton aurait sans doute du mal à l’emporter devant un pays de l’Est.«La Francophonie pourrait-elle refuser le symbole qu’offrirait la tenue d’un sommet dans un des anciens pays communistes?», a demandé un responsable francophone.«Et que fera-t-on si un pays du Maghreb se propose?Là aussi, on aurait un beau symbole.» Bernard Richard a déjà consulté une vingtaine de ses collègues et dit avoir rencontré chez eux une nette sympathie.La France, dont le poids sera déterminant, ne s’est pas compromise mais aurait également accueilli avec intérêt l’idée de ramener le sommet en Amérique du Nord.ISIS® wBmmm ¦MM , ::: A - mms QUE DIRIEZ-VOUS D’UN TAUX QUI VOUS FERA BATTRE LE COEUR ?A- 'L.- Si® LA BMW 740i/iL REHAUSSE SON PRESTIGE PAR DES PERFORMANCES LÉGENDAIRES ET, PENDANT UNE PÉRIODE LIMITÉE, PAR UN LUXE SUPPLÉMENTAIRE.UN TAUX DE FINANCEMENT DE 2,7 %.* Puisque vous ne voulez rien sacrifier, vous vous apercevrez que la BMW 740i/iL s'adapte parfaitement à votre style de vie.La Série 7, berline hautes performances d'un luxe raffiné, offre tous les aménagements que vous exigez d'une automobile de cette catégorie : commande de la température à six zones, système sonore numérique pour audiophiles, téléphone à reconnaissance de la parole, et, cela va de soi, ergonomie haut de gamme, avec en plus l'élégance d'un style simple.1996.Si vous commandez un modèle 740i/iL 1997 d'ici le 28 février 1997 — pour livraison d'ici le 31 mars 1997 — nous vous offrons le même taux de 2,7 %.* Rendez visite à un 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A () I.!•: I) K V 0 I II .I.B .1 K 11 I) I I II I) IÎ c K M It Il B I !» !» K V
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