Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 1996-11-22, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Agenda Page B 7 Culture Page B 9 Spurts Page B 6 Tourisme Page B 5 PLAISIRS Poisson frais Fruits de Mer 4293, rue Saint-Denis 842-0867 L E I) E V (MR, I, E V E N I) U E I) i 2 2 N O V E M II It E I !» !» (i Tout un plat Ce ri est pas tout de vouloir preparer un repas, le disciple doit aussi savoir à quoi il s'expose «C’est ratééééééü! C’est pas supposé ressembler à ça.» Lorsque ces cris retentissent de la cuisine, mon chum peut être certain que sa blonde vient de' «créer» un plat qui, croit-elle, révolutionnera la cuisine québécoise.Prenez ma dernière tentative: ce qui devait devenir une «Ile flottante au chocolat» avait pris, à l’heure du dessert, l’allure du «Rqdeau de la méduse».Cruelle réalité: on ne devient pas chef du jour au lendemain simplement parce qu’on aime cuisiner.MARIE-HÉLÈNE A LA RIE LE DEVOIR -hr» Si d’aventure il m’arrive d’improviser, la plupart du temps je joue les apprentis cuisiniers en me pliant scrupuleusement aux instructions de mes chefs préférés.En jetant un coup d’œil à mes livres de cuisine, j’ai l’embarras du choix.Et selon mon humeur, je choisis un de mes auteurs altritrés.Je dis bien selon mon humeur, parce qu’en bon professeur, chaque chef possède sa propre méthode.Ce n’est pas tout de vouloir préparer un repas français ou italien, le disciple doit aussi savoir à quoi il s’expose.Les jours où dès le réveil, l’envie me prend de goûter un simple pot-au-feu, je réfère automatiquement à Paul Bocuse.Pour réaliser cette recette, le commun des mortels s’imagine qu’on n’a qu’à rassembler viande et légumes, à laisser mijoter et que quelques heures plus tard on obtient ledit pot-au-feu.Avec M.Bocuse, il en va tout autrement.Ce grand chef à l’origine de la nouvelle cuisine en France a passé de longues années à l’ambassade française au Japon, où il a développé une marotte: la fraîcheur des aliments.On ne lui passe pas n’importe quoi! Aussi, dans son livre Bocuse dans votre cuisine, il donne le ton: «J’insiste sur l’utilisation de produits très frais [.]; un plat plus ou moins bien exécuté fait avec de bons produits sera toujours meilleur que le même réalisé avec des produits de second choix.» Qu'on se le tienne pour dit! Cuisiner avec Bocuse demande plus de temps que celui nécessaire à la seule préparation du plat.Il faudra aussi une bonne paire de souliers de marche pour arpenter de long en large le marché Atwater afin d’y dénicher les meilleures viandes —jarrets de bœuf et de veau, pas trop gros, pas trop petits —, les meilleurs légumes — les navets, les noirs de préférence.De retour à la maison, il ne faudra pas oublier d’«envelopper les os à moelle dans une gaze, de bien laver le persil et d’enlever l’excédent de vert du poireau, d’en fendre la queue en quatre sans toucher le blanc de la tête.» Rien n’est plus réconfortant qu’un bon pot-au-feu, et grâce à M.Bocuse on en oubliera ses ampoules aux pieds.Les jours Viva Italia! je me retrousse les manches et me prépare à devenir la docilité faite femme.«Marcella Hazan est mon mentor pour tout ce qui touche la cuisine italienne.» Ce n’est pas moi qui le dis mais Julia Child.Cette mamma italienne est tellement dogmatique que j’ai toujours l’impression qu’elle va apparaître dans la cuisine pour me taper sur les doigts si je n’exécute pas à la lettre ses directives.Par exemple, pour la préparation des gnocchis, je ne jure que par elle.Mais attention! parce que pour façonner ces petites boules de pâte, Mme Hazan ordonne ceci: «Prendre une fourchette à dents minces, rondes et longues, la tenir de côté avec les dents pointant de droite à gauche, la face concave devant vous.De l’autre main, placer un bout de pâte à l’intérieur de la face incurvée de la fourchette juste en-dessous de là pointe des dents.Pressez la pâte sur les dents, avec l’index pointé perpendiculairement à la fourchette.Tout en pressant la pâte de votre doigt, faites tourner la pâte jusqu’au manche de la fourchette, ne faites pas glisser, faites tourner!!!», et ainsi de suite.Mais rassurez vous, Marcella précise que «cet exercice n’est pas seulement décoratif, il sert à amincir le centre du gnocchi pour qu’il cuise plus uniformément, et de plus, la petite alvéole ainsi formée emprisonnera .la sauce pour faire le gnocchi plus goûteux.» Oui madame! Evidemment qu’elle a raison.Elle opère avec la même rectitude de la soupe au dessert.Pour elle, le risi bisi — ce plat de riz et de petits pois frais, servi jadis à la table des Doges — ne doit se concocter qu’au printemps avec les plus petits et plus jeunes pois qui soient.Bien sûr, on peut utiliser des pois congelés, mais.Plus pragmatique, Daniel Pinard, lui, propose le risi bisi avec des petits pois en «canne».Et pourquoi pas?Pinard, ç’est pour les jours de compromis, lorsque mon cœur balance entre paresse et gourmandise.Pas tyrannique pour deux sous, il a été mis sur terre pour nous déculpabiliser.Avec les Pinardises en mains, sûre de moi, je me surprends à faire des pieds de nez à tous les Bocuse et Hazan du monde entier.Il faudra bien un jour que je demande une recette d’«fle flottante au chocolat» à Daniel Pinard.RENDEZ-VOUS Orgasmes congelés Le peintre Charles Hollingsworth n’a pas encore découvert phénomène plus important sur cette planète, une expérience humaine à la fois physique et spirituelle À travers l’art abstrait, Charles Hollingsworth pose une grave question: les orgasmes sont-ils physiques ou spirituels?Son exposition Orgasmes congelés tente d’y répondre en résumant 20 ans de recherche sur la question.L’objet du plaisir trempe son pinceau dans le désir mais les deux sexes s’abreuvent à des sources différentes pour atteindre un instant d’éternité au sommet du monde.JOSÉE BLANCHETTE J y ai d’abord songé à une avalanche de crème glacée Hàagen Dazs, puis aux longues plaintes d’amour des chiens husky déchirant le ciel blanc du nord, ensuite m’est venue l’image d’un glaçon artificiel, frileusement suspendu à une branche de sapin de Noël, comme une goutte de sperme qui aurait manqué le bateau.Orgasmes congelés?Drôle de titre pour un vernissage.Il conviendrait mieux à une clinique de fertilité.Entre la frigidité d’un amant tiède, une baise réchauffée et un orgasme congelé, je choisis pourtant la dernière option.Mais parler d’orgasmes, même congelés, avec un pur inconnu, ça ne m’était pas arrivé souvent Je n’avais pas préparé de questions, confiante qu’elles s’imposeraient d’elles-mêmes.En matière de sexe, vaut mieux laisser les choses venir.Le peintre Charles Hollingsworth tient l’orgasme en haute estime et n’a pas encore découvert phénomène plus important sur cette planète, une expérience humaine à la fois physique et spirituelle, une communion entre nos mondes intérieurs.Il compare The Big O à la théorie du Big Bang, l’orgasme de Dieu.«Si tout le monde avait des orgasmes, il n’y aurait pas de guerre le lendemain», prétend cet Afro-Américain de 53 ans, également illustrateur médical et titulaire d’un doctorat en philosophie.Depuis 20 ans, l’artiste consacre ses temps libres à des recherches sur l’orgasme en questionnant les deux sexes quant aux images survenues au moment culminant, leurs sensations, leurs pensées, à la montée comme à la descente.Son exposition CFrozen Orgasm) transpose le fruit de ses recherches en Europe et aux États-Unis, et fixe un état de grâce de quelques secondes sur un canevas de quelques verges.Les orgasmes s’arrêtent dans le temps et se figent dans l’espace comme une goutte de pluie transformée en flocon, insaisissables.Dès qu’on les touche, ils fondent «J’avais tout d’abord essayé d’expliquer à mes étudiants à l’université ce que c’était que l’art abstrait.La meilleure comparaison demeurait l’orgasme mais ça en a choqué plusieurs.Peindre la beauté intérieure est un exercice difficile», constate-t-il.Charles Hollingsworth s’est longtemps buté au puritanisme américain.Dans son pays natal, les véritables motivations derrière sa peinture sont impossibles à dévoiler sans risquer la censure ou la condamnation idéologique, du moins à l’extérieur des grands centres d’art traditionnels.«Pour un artiste, vivre aux États-Unis est en fait une hypocrisie.C’est un endroit où seuls les politiciens et les industriels des grandes sociétés ont légalement le droit de baiser les gens», écrit l’artiste dans le programme de son exposition.Hollingsworth trempe son pinceau dans l’art de jouir et prétend jouir par l’art «On peut avoir des orgasmes dans la création ou simplement en parlant avec quelqu’un», prétend cet homme qui a peint bon nombre de toiles tandis que des femmes lui décrivaient leurs orgasmes, certaines lors d’expériences comme l’accouchement ou l’allaitement.«Les descriptions des hommes et des femmes sont très différentes, remarque-t-il.Les femmes associent l’orgasme à des vagues, dont elles “surferaient” la crête.Les paysages maritimes et l’eau reviennent souvent de même que des motifs floraux, du paisley, des couleurs allant du lavande au rose jusqu’au black-out.Les gars ont plutôt l’impression d'escalader un rocher.C’est très physique.Leurs couleurs sont plus foncées, parsemées de points sombres et clignotants, de bleu ou d’orange, comme un stroboscope.» Hollingsworth constate que les différences sont marquées dans l’art et la manière d’atteindre l’orgasme chez les deux sexes.«Les femmes apprécient le voyage, les hommes la destination.Les femmes trouvent même que les sensations après l’orgasme sont plus agréables comparativement aux hommes qui ont l’impression de tomber; c’est la petite mort.» Même si l’orgasme est personnel, à défaut d’être un phénomène culturel, le peintre afro-américain perçoit un monde entre la culture noire, plus proche du corps, de l’abandon et de la sensualité, et les White Anglo-Saxons plus rigoristes et victoriens.«Même à l’église, avec nos preachers, certains croyants atteignent une forme d’orgasme et sautent littéralement au plafond (hitting their spirit).Pour nous, faire l’amour, c’est aussi naturel que danser.C’est accepté.Je n’ai jamais rencontré autant de gens frigides que chez les Américains blancs.» Le peintre a aussi folâtré avec la libérale Amsterdam où il a vécu quelques années et qu’il considère comme l’endroit le plus libéré sur cette planète: «En Hollande, des filles de 16 ans peuvent t’en dire beaucoup sur l’orgasme alors qu’aux États-Unis, à cet âge, elles ne sont même pas capables de le feindre.» Pour cet artiste drôlement engagé, Montréal pourrait bien être l’Amsterdam de demain en Amérique du Nord.Arrivé au bout de sa course à la jouissance, l’artiste s’est installé à Lachine, auprès de sa femme, depuis quatre mois .Il fait un bilan assez réjouissant de ce qui n’est souvent qu’un hoquet étouffé dans le noir: «La naissance et la mort sont des orgasmes.C’est la seule expérience dans ta vie où le passé, le présent et le futur ne font qu’un.» Amen.JACQUES NAOEAU LE DEVOIR Lu: dans Le Sexe pour les nuis (Dr.Ruth K.Wes-theimer) que sans orgasmes, nous ne serions sûrement pas là: «Si nous sommes encore sur cette planète, c’est bien parce que les hommes et les femmes ont toujours recherché cet instant de bonheur intense qui leur a permis de se reproduire pendant des millénaires.» Pourvou qué ça dou-re! Reçu: Les 7 Secrets pour connaître le plaisir à chaque fois de Margot Saint-Loup (Presses du Châtelet).Y’a eu de meilleurs ouvrages depuis le Kama Sutra pour explorer les diverses positions qui mènent à l’orgasme.C’est somme toute assez simpliste et on ne réinvente pas les spasmes de l’amour.Dégusté: Cruelle Zélande de Jacques Serguine (éd.Le pré aux clercs).Je vous recommande sans retenue ce roman érotique qui fera frémir les deux sexes.Promis, juré ou argent (Ah! vous faites ça par amour?) remis.Ça se passe en Nouvelle-Zélande au XIX1' siècle et la pudeur victorienne est mise à rude épreuve.Chaud devant! Pesté: en sortant de Crash, ce film qui porte sur la taule hurlante, la baise silencieuse et une Amérique en perte de vitesse.Les scènes de cul ne valent pas grand-chose et celles de char me laissent frette.Pas de quoi prendre son pied.Loué: Exotica d’Atom Egoyan que je n’avais pas encore vu.J’ai de beaucoup préféré à l’autre et je suis restée devant ma télé jusqu’à la fin.Visité: Orgasmes congelés à la galerie d’art Isart, 263, rue Saint-Antoine Ouest (« 878-1024).Vous pouvez admirer les toiles de Charles Hollingsworth jusqu’à ce dimanche, 24 novembre.Idéal pour orner les murs de la chambre à coucher si vous aimez le genre.Acheté: Egon Schiele (éd.Taschen) pour seulement 30 $, une aubaine pour un livre d’art.Si vous voulez admirer des orgasmes figuratifs et des petites filles prépubères — le peintre autrichien a fait de la prison pour avoir un peu trop scruté sous leurs jupes —, l’ouvrage est très bien fait.Un beau cadeau à faire ou à se faire.?BRUCE ROBERTS | 9 décembre 1996 .LE DEVOIR Tombée publicitaire: le vendredi 22 novembre 1996 Québec ^ Cahier spécial < i A1C I.!•: I) K V OIK, I, K V K N 1) K K I) I 22 NO V E M B II E I !) !» fi B 2 P LAI SIRS VINS La beauté des bulles S y il apparaît que la beauté des bulles est tout aussi éphémère à contempler que la quadrature du cercle utopique à réaliser, il demeure tout de même une certitude: elles ne seront jamais carrées.Et ça, n’importe quel goulot de bouteille pourra vous le confirmer.Saviez-vous d’ailleurs à ce propos que des équipes de chercheurs s’acharnent sans repos à leur mesurer la taille, à suivre leurs déhanchements à la verticale, à chronométrer le temps qu’elles mettent à naître, à se renouveler, à briller et à s’éclater la bulle?C’est aussi vrai que la terre est ronde, ronde comme une bulle égarée dans le grand mousseux de la voie lactée.Mais là, je fabule.Vous comprendrez aussi qu’il en existe de plus aimables et de plus gentilles que d’autres, de celles qui patinent au palais comme l’on se glisse dans de beaux draps.de satin.Sinon, elles sont grossières et arro- gantes, vous interpellent sans détour, privées du moindre charme et de mystère comme dans les mauvais romans d’amour.Comment donc, alors, s'y reconnaître parmi ces bulles et surtout, quelle méthode utiliser pour s’offrir de meilleures fréquentations?Commencez par la méthode champenoise.Si, à une certaine époque, l’on buvait à tire-larigot le vin moustillant sans y comprendre la moindre bulle, il faudra attendre le XVIII1' siècle pour saisir le rôle du gaz carbonique responsable de la formation des bulles et un autre siècle encore pour perfectionner, sous la houlette des négociants champenois, ce qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui la prise de mousse lors d’une deuxième fermentation en bouteille.C’est la fameuse méthode champe- J e a n Aubry ?A r-'tT-'TVTTT'» loisirs £ Ici ailleurs J Randonnées /?V DETOUR NATURE ^déTOURu Voyages de cyclotourisme sur Natchez Trace, au jour de l'An.Excursions de .nature randonnée chaque week-end.Programme hiver 1997 maintenant * ’o £ disponible.Renseignements : 514-271-6046 Ski de fond et voyages VOYAGEZ AUTREMENT.AVEC RANDONNEES PLEIN AIR Découvrez à pied le Costa Rica, le Grand Canyon, l'Angleterre, les Rocheuses, la Gaspésie, le parc de Vosemite, les îles-de-la-Madeleine, l'Autriche, le Tour du Mont Blanc.Demandez notre programme: 514-278-3577 Hiver 1997 Ski de fond au Québec : aux * Etats-Unis AUSSI, MARCHES SUR LE MONT ROYAL les mercredis et samedis matins Pour annoncer dans 1AGENDA LOISIRS composez le 985-3322 noise ainsi nommée pour identifier exclusivement les vins issus de ladite méthode en Champagne.Depuis 1975, tout autre mousseux élaboré selon la méthode champenoise porte le nom en France de crémant.Selon les derniers chiffres, la France serait responsable du quart de la production mondiale de vins effervescents avec plus de 400 millions de bouteilles.Je vous fais grâce du nombre de bulles.La quintessence dans le domaine, tous mousseux confondus, ne coûte que 32 sous par jour.C’est exactement la somme que j’ai mise de côté depuis les 364 derniers jours pour me procurer ma bouteille annuelle de Krug Grande Cuvée à seulement 119,95 $ *S.À ce prix, même le plaisir subit une seconde, voire une troisième fermentation.Comment décrire cette symphonie sympathique réunissant les pinot noir, pinot meunier et chardonnay issus de 20 à 25 crus différents, fermentés en petits fûts de chêne et assemblés ensuite à une somme de six à dix millésimes tout aussi variés que d’autres vins «de réserve» baptiseront avec plus de subtilité encore?Là-dessus, je partage entièrement l’avis de Caroline Gestin de l’excellente maison de Champagne Gratien Meyer lorsqu’elle dit qu’un grand champagne est avant tout un grand vin.Une longue prise de mousse sur lies fines permettra par la suite aux bulles d’une texture irréprochable de livrer le message du grand vin de base avec toute la sonorité et la couleur voulues.Voilà Krug: vineux et viril, élégant et profond et surtout d’une longueur qui laisse aux saveurs affirmées et subtiles la possibilité de s’éterniser au palais une autre année encore.Voyez l’économie! Je vous livre dans le désordre le plus cohérent et mes coups de cœur les plus sincères d’autres mousseux à faire la fête aux fêtes qui viennent.En Champagne: le toujours élégant et classique Pol Roger (39,75 $ R), le très fin et peu dosé (lire peu sucré) Laurent Perrier Brut (42,75 $ R) et le très stylé Louis Roederer Brut Premier (45,75 $ R): d’Allemagne et pour le prix, le Riesling Lila Brut de Deinhard (12,95 $ R) demeure très polyvalent sur les tapas de toutes sortes en raison de ses légers sucre résiduels: de Ivoire, et ils sont nombreux: la Cuvée J.M.Monmous-seau 1992 (15,85 $ R) aux notes minérales et de tilleul, l’incontournable, vivant et bien sec Vouvray Château Montcontour (17,85 $ R) et le riche et plein Saumur Cuvée Flamme (20,60 $ S) de la maison Gratien & Meyer.Puis, du Jura, le brillant et pur Brut D’Argent 1993 (19 $ S), aux bulles fines et aux notes de fougère et de brioche: de Limoux, la Blanquette de Limoux Laurens 1992 (21,70 $ S), fine, racée et subtile; d’Espagne, le classique Codorniu Brut Clasico (12,85 $ R); et du Luxembourg, la Cuvée de l’Écusson des Caves Ber-nard-Massard (19,50 $ S).Bonnes bulles.Pour la cave Poggio Rosso 1993, Chianti Classico Riserva, San Felice (33 $ §) et Pommard 1993, «Clos des Épeneaux» 1993, Comte Armand (66,50 $ S): au Volnay de Boilot succèdent cette semaine la verve à peine contenue du sangiovese (pour 10 % de colorino) du Poggio Rosso et l’assurance racée du Pommard de l’ami québécois Pascal Marchand.Vous aurez sans doute remarqué que dans l’ensemble, les vins de garde coûtent cher.Pourquoi?Parce qu’ils sont justement conçus pour la garde avec tout ce que cela comporte d’attentions au chapitre des rendements à la vigne, de sélections rigoureuses au niveau des meilleures cuves et souvent, par un élevage approprié en fût neuf.Mais attention, ce n’est pas parce qu’un vin coûte cher qu’il mérite nécessairement de vieillir, sachant très bien que l’inverse est aussi vrai.Seul le vin né sous les hospices hautement favorables du mariage terroir/climat/cépage peut avoir la prétention de livrer le meilleur de lui-même après une période de bonification en bouteille.Ce sera le cas du toscan Poggio Rosso, fin, floral, complexe et dont les tanins encore fermes, sucrés et bien fruités par 28 jours de macération ouvrent déjà la voie à une profondeur sous-jacente digne de l’expression du § La Champagne, près de Reims.grand vin.Beaucoup d’étoffe.Meilleur encore dans deux ou trois ans.Garde de moyenne à longue, soit cinq à huit ans.Il est permis de constater que Pascal Marchand a réussi avec ce millésime 1993 sa meilleure cuvée (lire la plus harmonieuse) depuis les solides versions 1988 et surtout 1990.Ici, le gymnaste pinot noir termine une séance «d’aérobic» qui permettra à ses muscles gracieusement gonflés de tracer pour plusieurs années encore l’arabesque idéale.Chapeau! Pascal.JEAN AUBRY'1 Vin-plaisir Terra Rosa 1994, Cabernet Sau-vignon, Laurel Glen (20,05 $ S): une larme plus cher que le 1993 mais tout aussi charnu et savoureux.En fait, voilà bien un cabernet sauvignon à l’image même de nos voisins du Sud:, bien coloré pour sauver les apparences avec une façade aromatique bien fruitée mais sans verser dans le trompe-' l’œil et de généreuses saveurs que l’on mâche tendrement, presque avec naïveté.Quelque chose comme un croisement entre Woody Allen et Madonna.* R signifie produit régulier et S, spécialité.fl ¦mm Pour placer une annonce gratuite: • Composez le (514) 985-2507 avec un téléphone à tonalité (Touch tone).J||i • Écoutez les instructions, vous recevrez un numéro de membre et un code d’accès.1 Appelez avapt lundi 12h pour que votre annonce paraisse le vendredi et le samedi suivant , - i*'® 1 Les messageries-vocales Vox-tel et Le Devoir n’assument aucune responsabilité concernant les rencontres faites par l’entremise de notre service de télé-rencontre.Les utilisateurs du service doivent avoir plus de 18 ans.xvencontres •*tr, V'i | v :L:j| U Un nouveau servin' WÂ.I ce de boîtes vocales.itaicoifres Pour répondre aux annonces: • Notez le numéro de l'annonce • Composez le 1-900451-6528 Des frais de 2,18 $ par minute seront portés à votre compte de téléphone.Pour savoir si vous avez des messages: • Composez le (514) 985-2507 • Entrez votre numéro de membre suivi du code d'accès Sans frais.Pour récupérer vos messages: • Composez le 1-900451-6528 • Entrez votre numéro de membre suivi du code d'accès Des frais de 2,18 $ par minute seront portés a votre compte de téléphone.Rencontres Femme cherche homme Homme distingué recherché Quarantaine, 5’4", professionnelle à la recherche d’un homme 45-55 ans, libre, sobre, non fumeur, pantouflard, ayant à son acquis des études supérieures, équilibré, simple, aimant.1743 Née en 44 Se sent toute jeune et souriante à la vie, aimerait renconter ce baby-boomer cultivé, aux intérêts multiples et avec douce tendresse à partager.1747 ?Artiste très classique et professeure 47 ans, 5’2”, 125 lb, aime nature, musique, peinture classique, impressioniste, simplicité, dialogue et complicité, besoins stabilité, sécurité affective pour harmonie intérieure et création.1748 ?Cherche un vrai monsieur Très belle dame de 44 ans, universitaire, très peu banale, stable, fidèle, allure snob, coeur tendre, remplie d’énergie et de douceur, cherche monsieur avec vécu semblable, pour relation stable.1696 4* Voix, coeur, sensibilité d’homme recherché Universitaire professionnelle et artiste non fumeuse de 46 ans, seule depuis deux ans, cherche compagnon de plaisir pour faire à deux ce qu'elle est las de faire seule.1734 Nathalie, professionnelle cultivée 34 ans, 57’’, 125 lb, jolie, mature, sensible, autonome, enjouée et spontanée, cherche homme 3545 ans, de belle allure, grand, ayant cheminé et sachant prendre la temps de vivre.1750 ?De la classe et du charme Européenne, svelte, jolie, sociable, autonome et active, cherche gentleman cinquantaine-soixantaine, sobre, non frimeur, libre, cultivé, spirituel, loyal, disposé a établir relation harmonieuse.1737 ?Branchée sur ses sentiments Danielle, cherche homme entre 35 et 40 ans, petit, 5’6” et moins, non fumeur, branché sur ses sentiments, ayant le goût de les partager.1753 ?Et si la vie recommençait à 60 ans?Jolie, 5’7”, débordante de tendresse, l’esprit à l’affût de beauté, cherche homme 73 ans ou plus, sensible aux autres, pour explorer les possibilités enni-vrantes d’un renouveau de vie.1754 Coeur en chômage Andrée, 5’2”, brunette aux yeux bleus, jolie, bilingue, diplômée universitaire, artiste, passionnée des choses culturelles, cherche amour, pour partager moments libres.1612 Entre l’Outaouais et Montréal Enseignante professionnelle, 5’4”, poids santé, châtaine, yeux verts, cherche homme libre, non fumeur, ayant sens de l’humour et du partage, pour week-ends, voyages, théâtre, cinéma de répertoire.1698 ?Professionnelle à quatre jours semaine Diane, 58 ans, en forme, d’allure jeune, aime ski de fond, randonnée pédestre, cinéma, concerts, lecture, rire, cherche homme libre, pour complicité, longs week-ends et relation significative.1733 •i* Originaire de Montréal Partage son temps entre l'Outaouais et Montréal, trilingue, comptable agréée et professeure, cherche homme libre entre 40 et 45 ans, pour partager activités culturelles et sportives, voyages.1729 ?Estrienne professionnelle 51 ans, 5’4”, aime lire, voyager, patiner, nager, canoter, marcher, discuter bavarder, rêver et regarder expositions, cherche compagnon pour passer l’automne, l’hiver et les autres saisons.1731 4* Joyeux complice recherché joyeux complice recherché pour une professionnelle dans la jeune cinquantaine, tendre, en forme, cultivée et bonne voyageuse.1739 ?De Sherbrooke, professionnelle sans enfants 40 ans, yeux bleus, 5T”, poids santé, jolie, douce, aime plein air, cinéma, bon vin, cherche professionnel 38-45 ans, non fumeur, plutôt intello, charmant, pour amour, tendresse, complicité.1740 Femme de carrière Élégante, grande, mince, sportive, non fumeuse, cherche homme d’affaires ou professionnel, 50 ans et plus, avec de bonnes valeurs morales, pour relation sérieuse.1723 Charmante professionnelle dans la trentaine 57”, châtaine, yeux bleus, douce, sensible, enjouée, aime arts, marche, balades en vélo, voyages, cherche professionnel entre 38-46 ans, 5’11” et plus, sincère, loyal, cultivé.1717 ?Mère et artiste professionnelle 39 ans, superbe, intelligente, cultivée, drôle, pauvre, cherche homme libre, beau, brillant, sérieux, drôle, riche, pour passer l’hiver.1724 ?Amour, bon vin, Charlevoix Professionnelle de 44 ans, mère, jolie, équilibrée, vivante, intelligente, stable, aime concerts, bon vin, cherche homme avec affinités, pour amour vrai.1696 ?Femme non-conventionnelle début quarantaine, 5’2”, 100 lb, déterminée, autonome, aime mystère, nouveauté, cherche professionnel de 5’8”, joli, bien dans sa peau, ouvert, aime discussion à tout niveau.1725 ?Artiste Montréal et Laurentides Professionnelle de 40 ans, 5’4”, mince, brunette aux yeux bleus, mi-sportive, mi-intello, cherche professionnel entre 38-43 ans, dynamique, sportif, aime arts, voyages, musique.1726 4* Curieuse intellectuellement, raffinée Brunette dans la cinquantaine, 5’3”, sensible, généreuse, cherche homme dans la cinquantaine, non fumeur, tendre, facile à vivre, alerte d’esprit, aime arts, musique, bon vin.1728 4> Homme cherche fem me Distingué mais non-conformiste Jeune cinquantaine, belle apparence, romantique, un peu artiste et poète, aliant nature et culture, espère grande, jolie et douce complice pour courtiser la tendresse.1741 4* Jeune professionnel de 31 ans Jeune professionnel de 31 ans, 6', 175 lb, beau bonhomme, cherche femme très sophistiquée pour relation stable mais non-exclusive.1742 4> Résident du Haut-Richelieu 34 ans, 5’11”, diplômé universitaire, aime psychologie, histoire, cinéma, lecture, cherche femme 20-32 ans, mince, sportive, résidant la même région pour engagement profond et sincère.1745 «t* Citoyen britannique germanophile Jeune cinquantaine, lm73, 75 kilos, cultivé, romantique, aime beaux arts, histoire, littérature, cherche compagne universitaire, anglophile, non fumeuse, mince, pour harmoniser deux solitudes.1727 4* Jeune homme cherche asiatique 30 ans, cheveux noirs, yeux bleus, sans enfants, jamais marié, sobre, non fumeur, aime sports et musique, cherche jeune femme asiatique, poids santé, non fumeuse et sans enfants.1752 4* Attentif aux besoins, discret, disponible 50 ans, grand, mince, jeune, esprit ouvert, cherche femme 18-48 ans, jolie, proportionnée, légèrement grassette ou mince, pour combler besoins affectifs, tendresse, sexualité et fantaisies.1736 4* Philantrope épicurien, cinéphile intimiste 51 ans, 5'9”, apparence convenable, professionnel, célibataire sans enfants, intellectuel, loyal, simple, cherche conjointe, professionnelle, intelligente et sans enfants pour fonder une famille.1475 4* Universitaire et artiste 59 ans, partagerait sa retraite avec femme d’envergure, travailleuse intellectuelle et culturelle, attrayante physiquement, pour atmosphère de travail et voyages d’amoureux en mini-roulotte.1665 Blonde recherchée Amed, 22 ans, lm83, 65 kilos, cherche F cheveux blond longs, honnête, simple, environ même taille, environ même poids, but sérieux et projets à venir.1702 ?Trilingue de 40 ans Super en forme, créateur, cherche compagne du même age, mariée ou non, aimant discuter, longues marches en montagne, pour relation amoureuse sporadique.1710 Universitaire de carrière Mature, original, dynamique, passionné, attachant, cherche universitaire au étude supérieure ou diplômée, moins de 35 ans, réfléchie.1682 Les Petits Ilaisirs Pierre, dans la quarantaine 6', 160 lb, brun, yeux bruns, belle apparence, honnête, cherche jeune femme noire entre 18-30 ans, mince, jolie, pour relations intimes, sorties, ciné, théâtre.1715 Homme cherche homme Histoire et balades en forêt Homme de 25 ans, 6’2”, 215 lbs, aime beaucoup le théâtre, le cinéma, la littérature, cherche un gars entre 18 et 30 ans, intéressant, cultivé, avec des affinités.' 1664 Amant de la nature 54 ans, 5’10”, 160 lb, mince, valeur, moral, cherche H 30-45 ans, sensible,! autonome, aimant les arts, et hors ghet-, to.1627 Femme cherche femme Femme spéciale Cinquantaine, sensible, honnête, respecJ tueuse, ayant besoins d'amour, de rire,: de tendresse, cherche femme belle à l’intérieur et à l’extérieur, pour établir relation de confiance.1656 Partenaires de sorties, culture et voyage.Sobre professionnelle Sobre professionnelle, cultivée et intelligente, aime lecture, marche et nature, cherche femme avec intérêts similaires.1718 Partenaire de voyage demandé Homme gai, 49 ans.facile, cherche partenaire de voyage, homme ou femme, pour voyage autour de Noël, de préférence au Sénégal.1674 r L E I) E V I) I It , L E V E N I) K E I) I 2 2 N 0 V E M H H E I !» !» li PLA IS 1RS li :i RESTAURANTS La cousine du Sud JOSÉE BLANCHETTE Pete et moi avons souvent des discussions pimentées en matière de langue.Je crains pour l’avenir du français en Amérique, lui me traite généralement de parano et prêche pour la liberté de choix.Si jamais je lui cite l’exemple de la Louisiane, il me rétorque que l’enseignement du français y était interdit.Il a peut-être raison mais il a aussi tort.Les Louisianais auraient pu continuer à parler le français entre eux et se transmettre beaucoup plus que des chansons et quelques expressions suaves.Les Catalans ont bien continué à parler leur langue, même sous Franco.; J’ai croisé chez nos cousins du Sud, au pays du Tabasco, des gens qui ne parlaient plus la même langue que leurs grands-parents.En deux générations, la communication s’était éteinte et les «vieux» étaient devenus des étrangers.Je rêve de retourner en Louisiane au jour de l’An et de fairç découvrir ce coin de musique à Pete.A cette époque de l'année, les touristes sont repartis chez eux et les Louisianais ont encore le cœur à fêter.Ils font flotter des petits bateaux éclairés d’une chandelle sur le Mississippi pour le Nouvel An.Et ils font pleurer leurs instruments de musique au clair de lune jusqu’au matin.C’est en Louisiane que j’ai compris la musique.Et la cuisine louisianaise, bien sûr.Je ne sais pas au juste pourquoi, mais la cuisine louisianaise me fait chaud en dedans.J’aime ses parfums, ses ingrédients, son métissage espagnol, indien, créole et anglais.Il y a quelque chose d’extrêmement décontracté dans cette cuisine sans prétention et dans l’atmosphère des restaurants qui lui servent d’hôtes.La Louisiane, rue Sherbrooke, est de ceux-là.L’humeur sonore est au jazz et au blues, et les serveurs en t-shirts et souliers de course vous mettent tout de suite à l’aise.La cuisine ouverte a l’avantage d’agrandir la salle mais l’idée est plus ou moins heureuse quand on sait que certains plats sont blackened, saisis à vif dans une poêle jusqu’au noircissement du poulet, du poisson ou de la pièce de viande.Les ventilateurs ont du boulot.Nous mourons de faim.Heureusement, on nous a apporté une corbeille de pain garnie de muffins à la farine de maïs, véritables étouffe-chrétiens qui s’accommodent bien du beurre.Nous commandons des hushpuppies et une salade de légumes grillés en entrée, ainsi que du mahi-mahi blackened et une jambalaya au poulet en guise de plats principaux.Une bouteille de Cabernet Sauvignon signée Robert Mondavi (25 $) arrosera parfaitement cette cuisine corsée.Les hushpuppies, ces petits beignets faits de farine de maïs, de piments forts et d’échalotes brûlent la gueule davantage à cause du piment que de la chaleur.On peut tromper cette sensation (agréable, du reste) avec la sauce barbecue très sucrée qui accompagne ces fritures.La salade de légumes grillés met en scène des oignons, courgettes et poivrons simplement sautés jusqu’à consistance molle.Le plat manque de goût et devient vite monotone.On ne peut dire la même chose de la suite, fort variée et représentative d’une cuisine qui se veut à la fois généreuse et colorée, inventive et surprenante.Le mahi-mahi est un poisson blanc à chair ferme de la famille du dauphin.Il convient bien au mode de cuisson cajun, saisi à vif et noirci à souhait.Le poisson est ici présenté dans toute sa fraîcheur, bien saisi à l’extérieur avec les épices cajuns et bien humide à l’intérieur.La sauce aux poivrons rôtis et ail est légèrement détendue au vin blanc et à la crème mais il reste un fort goût de piment qui vous arrache la gueule juste ce qu’il faut mais qui tue un peu la finesse du poisson.Haricots verts et carottes ainsi que riz pilaf accompagnent cette assiette.Nous avons aussi commandé une assiette de frites aux pommes de terre douces, par curiosité.Elles sont excellentes et plus amidonnées que les frites universelles.La jambalaya au poulet (ou crevettes) n’est pas servie comme une paella et les éléments sont bien distincts dans l’assiette.Le riz pilaf est au centre des festivités entouré d’une sauce créole bien sucrée, aux tomates, céleri, poivrons, oignons, ail et épices cajuns.Le poulet, la saucisse merguez et les cubes de jambon s’ajoutent à cette tambouille familiale.Pete est ravi et réussit à terminer les assiettes, non sans éprouver quelques difficultés.Le resto La Louisiane vient de changer de mains depuis le 1er novembre et les nouveaux proprios refont le menu pour y ajouter, notamment, du crabe à carapace molle et des huîtres frites.J’en profiterais aussi pour baisser les prix et diminuer les portions, inutilement copieuses.Et puis je changerais également la car- BRUCE ROBERTS te des desserts, ceux-ci manquant à la fois d’esprit et de raffinement.Le gâteau au fudge Mississippi est dense et manque de délicatesse.C’est la première fois que je vois Pete laisser son dessert intact.Par contre, ce genre de gâteau a l’avantage de lui clouer le bec durant quelques minutes.J’ai enfin le dernier mot (en français) dans la discussion.Le gâteau au fromage à l’orange et chocolat est déposé sur une croûte trop épaisse et souffre des mêmes défauts que son prédécesseur.Curieusement, l’appareil au fromage n’est pas assez sucré alors que les sauces de tous les plats l’étaient parfois beaucoup.Décidément, je ne comprendrai jamais rien aux Américains.Pour ce qui est des Anglais, je renonce.Mais faut-il nécessairement comprendre pour aimer?Un repas pour deux personnes coûte environ 55 $ avant vin, taxes et service.LA LOUISIANE 5850, rue Sherbrooke Ouest » 369-3073 Les trésors culinaires régionaux La Tuque (PC) — Cuisinière professionnelle, écrivain, passionnée de lecture et d’histoire, Micheline Mongrain-Dontigny a plusieurs cordes à son arc.C’est en exploitant chacune de ces facettes quelle met au monde des livres de recettes très appréciés par les amateurs de bonne bouffe.Rien d’étonnant que son dernier livre, 1m Cuisine traditionnelle de Charlevoix, pain en août dernier, le sixième de sa collection, remporte du succès.«J'aime fouiller dans les livres pour découvrir l’histoire des ingrédients et des mets.Dans mon livre de recettes de Charlevoix, j’ai décidé de faire partager cette passion à mes lecteurs en y ajoutant des notes historiques.Je crois que je vais faire la même chose dans mon prochain bouquin.» Ce prochain ouvrage, Micheline Mon-grain-Dontigny le consacrera à la cuisine de la Mauricie.Elle y est née, y vit depuis toujours, et pourtant l’idée de partir à la recherche des trésors culinaires de la région ne lui était pas encore venue.L’auteure passera les prochains mois à sillonner les routes de cette région à la re- cherche de recettes traditionnelles.Ensuite, Mme Mongrain-Dontigny s’appliquera à les rendre faciles d’utilisation pour ses lecteurs.Pour ce faire, elle doit essayer les recettes plusieurs fois.En effet, il n’est pas toujours facile de mettre sur papier des recettes que les gens font machinalement sans se soucier des quantités.Mme Mon- grain-Dontigny les adapte également pour qu’elles soient moins riches tout en gardant leur saveur.«Autrefois, les gens travaillaient très fort physiquement dans les champs, cela nécessitait beaucoup d'énergie.Aujourd’hui, les besoins sont différents, alors il faut diminuer les quantités de gras.» Elle a travaillé pendant près de trois ans avant de publier La Cuisine traditionnelle de Charlevoix.En plus de son travail d’écrivain, Micheline Mongrain-Dontigny enseigne la cuisine aux amateurs.Dans ses cours, elle essaie de ramener ses auditeurs aux ingrédients de base de l'alimentation, c’est-à-dire les aliments frais et les ingrédients maison: «On assiste présentement à un retour vers les aliments frais et naturels et je me réjouis de cela.» La vie active de Micheline Mongrain-Dontigny ne s’arrête pas là.Pour la publication de ses livres, elle a fondé sa propre maison d’édition et procède elle-même à la distribution de ses volumes un peu partout au Québec.«J'aime les contacts avec les libraires.Ils savetit exactement ce que les clients recherchent et peuvent me donner des conseils.J’ai choisi aussi de créer mon entreprise parce que je voulais que mes livres soient vendus à des prix concurrentiels.» Après avoir conquis la Mauricie, Micheline Mongrain-Dontigny recherchera les trésors culinaires d’une autre région du Québec.Elle n’a pas encore arrêté son choix.Chose certaine, l’auteure n’a pas l'intention de mettre fin à sa carrière avant d’avoir mis par écrit le plus possible de recettes traditionnelles du Québec.endez-vous 'ourmands RESTAU RANT jHanoucIjka Cuisine Russe et Française Musiciens’ Russes «ç— Menus spéciaux pour les groupes 29 ave Laurier ouest, Mil 270-0758 le Vieil Alger ART CULINAIRE D'AL6ÉRIE Absolument unique en son genre Spectacle tous les vendredis soirs Réservez tôt pour le temps des Fêtes 5334 avenue du Parc, Mtl 270-4041 r L Depuis I960 lTrankC Jim cuisine italienne «De la grande cuisine dans la petite Italie» Josée Blanchette, Le Devoir, 25/11/94 Table d’hôte midi et soir “Réservez tôt pour (es Jêtes 65, rue Saint-Zotiqut “Est (prèsSaint-Laurent) 273-7734 MONGOLIE GRILL cuisine unique «La formule est d'une simplicité déconcertante.Une belle idée que ce restaurant, face à Radio-Canada.» J.Blanchette, Le Devoir «Bref, ce resto, c'est la fête.Dans l'assiette comme dans la salle.» R.Beauchemin, Voir lA énervez tôt hour /e te/u/w des cTeten 1180 Wolfe (coin René-Lévesque) Pour réservation : 526-0605 iKestaur/mt ‘Emilie -Claude Propriétaire: Gabriel Grégoire Chef: Ève Rozon 161 St-Joseph, Ste-Martine 427-0372 TABLE D'HÔTE DU TEMPS DES FÊTES Usamiputi Potage Saint-Germain des Prés Couronne de laitue et saumon fumé de Saint-Timothée.Supli au prtsaiitto 4,755 Aumôniète d'esargots forestière 4,75$ Spindi Pastesa 15,50$ Fila de sole et crevettes i b Saint-Nicholas 17,95$ Siucma du nid d aunuche am poines roses 18.95$ Poulet Cacdarorc 19,95$ faisan de cher Catfio 6nci épinard a ricotu 24,50$ Confit de anaid du Périgord de Saim-toufiJaCotuague fiamhé au Cahados 2430$ Entrecôte de boeuf gfillé.sauce m chèvre de b tome Ruban Bleu Case-Noisette 24,50$ Rôti d agneau -Agnetus Dots-àbsnturdementhe 24,95$ Croustillant de ris de seau, hydromel et clémentine 26,50$ Paré de caribou grillé A b gelée de cannebetges 29,95$ U ssmphonie de ftuits de ma 32,00$ Dessatacafé Apporta votre vin Spécialités veau et abats Table d'hôte midi et soir Fermé dimanche et lundi Réservez tôt pour les fêtes sfftl IAéseroationc S22-fJ(.ffj/ /Ô62 Ontario &/, Antipasto Pâfcca fraîches izZ'A four à bois Réservez tôt pour les fêtes MONTREO ‘tCe/éitine énJ/i/sée Jffira/icAde ôasned/' e/ cdsnasicdé cas/e, àyiae//é de S.AS S Nouvelle adresse: 3449 St-Laurent, Montréal 285-8914 avis de demandes relatives à un permis oü à une licence Régie des aicools, des courses et des jeux Toute personne, société ou groupement de personnes visé à l'article 60 du Code de procédure civile (L.R.Q., c.C-25) peut, dans les quinze jours de la publication du présent avis, s’opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné, en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les trente jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou cette intervention doit être accompagnée d’une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, Bureau 9.200, Montréal (Québec) H2Y1B6.Nom et adresse du requérant Nature de Endroit la demande d’exploitation L'ÉQUIPE SPECTRA INC.Métropolis 59, Ste-Catherine Est Montréal Dossier: 185-678 HAVANA BAR & PUB INC.Havana Bar & Pub Inc.2020, me Crescent Montréal Dossier 233-502 RESTAURANT LE Permis JARDIN DE additionnel PANOS INC.1 Restaurant Restaurant Le pour servir Jardin de Panos 521, Duluth Est Montréal Dossier 306-241 Autorisation d'exploitation dans amphithéâtre avec consommation dans les gradins pour 2 Bars danse et spectacles et 1 Bar avec danse, projection de films et spectacles 2 Bars avec danse 59, Ste- Catherine Est Montréal 2020, me Crescent Montréal LOPARIS, France Resto Les Saveurs du Monde 4.bout.Gauron Saint-Pierre Dossier 314-609 KONIDIS, Peter Restaurant au Sommet Enr.4767.me Ste-Catherine Est Montréal Dossier 748-400 CAFÉ BAR JEAN BAPTISTE INC.Café Bar Jean Baptiste Inc.1115.Bélanger Est Montréal Dossier 849-307 1 Restaurant pour vendre Permis additionnel 1 Bar Permis additionnel 1 Bar 521, Duluth Est Montréal 4, bout.Gauron Saint-Pierre 4767.rue Ste- Catherine Est Montréal 1115, Bélanger Est Montréal MASSIE, Fouad 1 Restaurant Restaurant Alissar pour servir 8500 boul.Taschereau, Local 20 Brassard Dossier: 925-560 1 Restaurant pour vendre Permis additionnel 1 Bar 9042-6925 QUÉBEC INC.Restaurant 3883, Perron Laval Dossier: 935-312 2959-9396 QUEBEC INC.Club Billard Kriss Kross 6180, rue Saint-Jacques Montréal Dossier: 996-421 3089-2070 Permis QUEBEC INC.additionnel Bar Snooker Billard 1 Bar 12065, boul.Laurentien Montréal Dossier: 1055-326 9039-3204 QUEBEC INC.Salon de Paris Brassard 8080, boul.Taschereau Brassard Dossier: 1067-610 9030-7612 QUÉBEC INC.Euro-Snack 1598, rue Ontario Est Montréal Dossier: 1269-109 CENTRE DE FORMATION PROFESSIONNELLE RIVERSIDE PARK Centre de Formation Professionnelle Riverside Park 8300, rue George LaSalle Dossier: 1368-455 BRUNET.Christiane Bar 1981.Wellington Montréal Dossier: 1368-463 904?-5372 QUEBEC INC.Boulodrome R.C.8787, Crescent 4 Anjou Dossier: 1368-547 BOIVERT.David Mini Pub St-Henri 4400, Notre-Dame Ouest Montréal Dossier: 1368-620 AMILKA.Pierre René Chez Katou 8450.lOième Avenue Montréal Dossier.1369-776 1 Restaurant pour vendre avec films et spectacles 3 Bars avec films et spectacles dans salon de paris Changement de capacité d’un Restaurant pour vendre existant 1 Restaurant pour vendre 1 Bar 1 Bar 1 Restaurant pour vendre 1 Bar avec spectacles 1 Restaurant pour vendre 8500 boul.Taschereau, Local 20 Brassard 3883, Perron Laval 6180, rue Saint-Jacques Montréal 12065, boul.Laurentien Montréal 8080, boul.Taschereau Brassard 1598, rue Ontario Est Montréal 8300, rue George LaSalle 1981, Wellington Montreal 8787, Crescent 4 Anjou 4400, Notre-Dame Ouest Montréal 8450.10ième Avenue Montréal Le président et directeur général Ghislain K.-Laflamme, avocat Québec I i.!•: i) !•: \’ o i it , i.v.\' v.n i» it v.i> i » •> N 0 V K M It H K I !» !» i (I Cazelais tique, l’expérience urbaine et l’environnement), qu’a récemment définie son employeur, l’OCTGM, à la suite d'une vaste consultation menée auprès des deux milieux.«La demande des destinations touristiques offrant une expérience culturelle est en progression, écrit-il, et ce positionnement touristique de Montréal aurait intérêt à être encore mieux connu.» Il soutient donc que le «défi du tourisme culturel» se situe dans les champs de la diffusion et de la promotion des activités culturelles de la métropole tout autant auprès des diverses clientèles touris-tiques que des Montréalais eux-mêmes.Il est urgent, à son avis, d’intégrer les intervenants culturels au sein du milieu touristique «par des mesures concrètes à l’échelle de chacune des institutions, inscrites dans une vision collective».Ses recommandations sont multiples.Elles touchent la concertation et le partenariat (au sein du milieu culturel et avec le milieu touristique), la * notoriété, la visibilité et l’expertise à développer, les sources de financement à trouver, la définition d’indicateurs de ijerformance (incluant la mise sur pied d’un système de cueillette, de traitement et de diffusion de données sur les clientèles du secteur culturel), la création d’un programme d’ambassadeurs culturels de Montréal (invitant les Montréalais à informer et guider leurs visiteurs dans la découverte de Montréal), la signalisation à améliorer.La plus élaborée concerne l’implantation d’une «billetterie culturelle», analogue à celle de New York ou de Londres, pour servir de «vitrine promotionnelle des événements culturels montréalais».Enfin, Pierre Bellerose propose, en l'expliquant sur plusieurs pages, un «guide» destiné aux intervenants culturels pour mieux tirer parti du tourisme.On y retrouve, pour atteindre les différents publics, segmentés selon leurs points d’origine ou leurs intérêts particuliers, une série d’actions (avec coordonnées à l’appui) à mener auprès des grossistes et agences, des organismes gouvernementaux impliqués, des médias spécialisés et grand public.Et caetera.Comme plusieurs personnes du milieu culturel qui craignent que le tourisme dénature leur «produit», vous n’êtes pas obligé de partager les vues de Pierre Bellerose et de ses collaborateurs.N’empêche: une telle lecture est rafraîchissante.Et vivifiante.Une formation clés en or À l’école de la gestion des émotions Les dirigeants d’entreprises de services gagneraient à mieux considérer leurs ressources-clients Les dirigeants d’entreprises dans le secteur des services, dont relèvent l’hôtellerie, la restauration et le tourisme, négligent trop souvent le développement d’une véritable relation durable avec la clientèle, au delà de la simple mise en marché de leurs produits.Car le service à la clientèle ne se résume pas à une litanie de «Bonjour!» polis.«On se préoccupe beaucoup des ressources financières, humaines et opérationnelles en oubliant la plus importante, c’est-à-dire la gestion de l’émotion, particulièrement dans le domaine du tourisme où cette émotion constitue la base de tout échange», soutient Michel Langlois, président du conseil de la nouvelle École internationale de tourisme qui honorait cette semaine ses premiers diplômés à Montréal.DIANE PRECOURT LE DEVOIR On ne peut quitter un lieu de séjour avec sa chambre d’hôtel, ni sa table de restaurant, ni non plus un paysage particulièrement attachant, mais on en repart avec des souvenirs, des impressions, des images, bref avec ce qui reste quand on a tout oublié, selon le célèbre et si juste mot d’Herriot.L’industrie touristique ne vend pas des produits matériels, tangibles, mais plutôt des «expériences».«Nous avons tenté d’appliquer des techniques industrielles de marketing au secteur des services, mais nous constatons aujourd’hui que cette attitude est un échec», explique le coauteur avec Gérard Tocker de Marketing des services, le défi relationnel publié en 1992 chez Gaëtan Morin, aussi professeur de marketing à l’UQAM où il a également dirigé le programme de gestion en tourisme et hôtellerie, en plus d’avoir œuvré notamment chez Air Canada et l’ancienne Quebecair.Le professeur remarque que cette approche a formé de très bons techniciens, qui travaillent de façon mécanique, posent les bonnes questions, sont polis et à la rigueur ne se fâchent pas.mais qui ont perdu de vue la perspective de l’échange interpersonnel.Il faut répondre aux attentes des clients et, ce qui est très important, régler leurs problèmes.«Dans le domaine du tourisme plus particulièrement, on doit même excéder l’attente et non simplement y répondre, sinon l’effet sera tout au plus correct, selon Michel Langlois.Le service à la clientèle est une espèce de tunnel imaginaire dans lequel les expériences temporelles résultent en impressions qui seront ou positives, ou négatives, sans beaucoup de nuances entre les deux.» Il ne faut toutefois pas oublier, admet-il, que les recherches en gestion des services sont relativement nouvelles et que les premières ne remontent qu’au milieu des années 70.Nous en sommes à la quatrième génération de marketing, résume-t-il, celle qui exige actuellement dans les organisations une redéfinition complète de la relation entreprise-clients afin d’aller au delà d’un service à la clientèle strictement opérationnel.Jusque dans les années 60, on pouvait ouvrir n’importe quoi, la demande était plus grande que l’offre; dans les années 70, on a procédé à une segmentation des marchés et découpé les clientèles potentielles; la décennie 80 a vu apparaître une concurrence serrée à l’intérieur de mêmes segments, avec une approche de «service à la clientèle», de «qualité totale» et de «recherche de l’excellence», escamotant la véritable dimension d’échange.«Et en s’acharnant à rechercher de nouveaux clients, on finit par négliger ses propres actifs et la nécessaire fréquence dans la relation à établir avec eux, comme le préconise même la psychologie.» M.Langlois a contribué à l’implantation de l’Ecole internationale de tourisme qui a ouvert en 1995 à Montréal, et en septembre dernier à Fort Lauderdale en Floride.Il y a trouvé un champ d’application pratique des résultats de plusieurs années de recherches.«Cette institution, dit-il, préconise la notion véritable de service qui s’oppose à celle de servitude et exige même un certain degré d’humilité et de sensibilité envers l’autre.L’approche comporte également une base de séduction qui rassure le client sur la compréhension de ses besoins et attentes et le place dans un climat de confiance.Car le piège, c’est de croire que nous sommes là pour vendre en “attaquant" le client avec une argumentation qui somme toute pèse souvent bien peu dans la balance.Il n’y a rien de plus semblable à une hypothèque qu’une autre hypothèque; ce sont les autres dimensions périphériques qui font la différence.» L’école internationale de tourisme de Montréal est dépositaire des diplômes «Clés d’or» de l’International Concierge Institute (ICI), un organis- Michel Ixinglois: «Le piège, c'est de croire que nous sommes là pour vendre en “attaquant’’ le client avec une argumentation qui somme toute pèse souvent bien peu dans la balance.», me de formation dans la gestion des clientèles qui compte 3500 membres dans 33 pays, notamment à l’emploi des services de conciergerie des plus grands hôtels.On en dénombre 350 en Amérique du Nord et.une vingtaine au Québec; il s’agit d’un réseau dont peuvent également bénéficier les clients assidus au fil de leurs déplacements dans le monde.Les deux premières promotions rassemblaient des Québécois mais aussi des étudiants en provenance du Venezuela, de l’Australie et de la Corée.Les autres bureaux de l’ICI sont situés à Paris, Gepève et Budapest.A Montréal, les cours s’échelonnent sur 18 semaines, moitié en classe, moitié en stage supervisé par un «clé d’or».Ils sont dispensés en anglais uniquement et les candidats doivent être a£i moins bilingues.Le prochain programme de formation débutera le 13 janvier prochain.< Renseignements: ® 514-344-0485,1-800-280-7991!.i Pour annoncer; composez le (514) 985-3322 ou 1-800-363-0305 BAS SAINT-LAURENT POUR DE VRAIES VACANCES • Activités de plein air • Activités sociales Fohénégamook * ^'"^omérapie, massage «amïî - Piscine, sauna 1-800-463-1364 LAURENTIDES HOTEL SPA L’EXCELSIOR Promotion automne-hiver.Centre de villégiature de grande renommée à Ste-Adèle, devant la montagne.Suites romantiques, foyers, b.tourbillons.Piscine tourbillon géant dans une verrière, sauna, ski.Faites le plein d'énergie: massages, bain flottant, enveloppement algues, argile, bains de boue, bains turcs et huiles essentielles.Cures anti-stress, dorlotage.À partir de 39 $ p.p.occ.d., avec déjeuner complet, 57,50 $ déjeuner et souper raffiné.Rabais avec l'annonce.Réservez maintenant Tél.sans frais: (514) 990-0291 QUÉBEC AUBERGE LA CAMARINE : À 25 minutes du Vieux-Québec charmant petit hôtel 31 chambres.Près de la basilique et du Mont-Ste-Anne.Super qualité-prix.Voir * texte sous Hôtellerie Champêtre.1-800-567-393^ CHARLEVOIX LE MANOIR RICHELIEU Pour Noël et le jour de l'An, nous vous proposons de joyeuses vacances remplies de surprises — forfaits de 2 ou 3 nuits à partir de 279 $ par personne en occupation double.De plus, nous avons imaginé pour vous un choix de forfaits sympathiques qui, à coup sûr, vous feront aimer l'hiver — à partir de 57,50 $ par personne en occupation double.LE MANOIR RICHELIEU en hiver, un endroit féerique surplombant le Saint-Laurent dans la plus belle région du Québec — table exceptionnelle, centre détente santé, piscine avec salle d'exercice, centre de plein air et.le Casino de Charlevoix à 10 mètres.Tout nouveau! LES CONDOS DU MANOIR — cinq nuits à partir de 27,50 $ par personne par nuit, occupation quadruple.ils partent rapidement! Renseignements et réservations sans frais: 1 (800)463-2613 MANOIR SAINT-SAUVEUR: Situé au coeur du pittoresque village de Saint-Sauveur, cet hôtel de villégiature 4 étoiles offre 200 chambres et appartements-condo luxueux, fine cuisine italienne au «Muscadin Del Nord», piscine intérieure, squash, centre de conditionnement physique, centre «Manoir Santé» à proximité de différents terrains de golf et d'une multitude de boutiques.À partir de 79 $ par nuit, en occupation double.VIEUX-QUÉBEC AUBERGE LOUIS-HÉBERT Profitez de notre forfait 72,50 $ par personne en accommodation double, comprenant Iq chambre, le petit-déjeuner, le souper et le stationnement.Les taxes et le service sont inclus.< 668, Grande-Allée est pour réserver: (418) 525-7812 CHAUDIERE - APPALACHES Manoir authentique (1786) sur le bord du fleuve Saint-Laurent où on vous accueille pour un SÉJOUR ROMANTIQUE à 88 $/ pers., SÉJOUR SANTÉ à 137 $/pers.ou un SÉJOUR BEAUTÉ à 157 $/pers.tous en occ.double.Venez vous détendre et goûter notre cuisine gastronomique dans un décor bucolique.Aux portes de Québec, à 15 min.des ponts.Autoroute 20, sortie 291.Réservations: 1-888-862-6647 St-Antoine de Tilly, Lotbinière AUBERGE LA SAUVAGINE Le ravissement d'une petite auberge, l'agrément d'une gastronomie réputée, vous feront passer des moments mémorables.FORFAIT GASTRONOMIQUE 5 SERVICES POUR VOS «PARTY DE NOËL» INCLUANT L'APÉRITIF, LA SÉLECTION DE VINS ET LE DIGESTIF AU PRIX DE 55 $ ou 85 $ par pers.avec l'hébergement.Cette offre est valable les mercredis, jeudis et vendredis.Réservation (819)-326-7673 ou 1-800-787-7172 Sauvagine@Polyinter.com HÔTEL DU THÉÂTRE.INOUBLIABLE AU CAPITOLE DE QUÉBEC Découvrez nos 40 chambres et mini-suites toutes différentes les unej des autres.L'Hôtel du théâtre vous serez impressionné par lejj attentions du personnel et le service sans pareil.Que se soit pour ur» séjour romantique ou par affaires, notre vaste choix de forfaits, incluant l'hébergement, \d restauration et le dîner-spectacle saura vous combler., Réservations: 1-800-363-4040 ou 418-694-404(1 Le/ "¦ C A RpTOL E JcQufbrc E S T R 1 E Grand Prix d’Excellence du tourisme québécois 1993.Offrez-vous la détente dans un magnifique domaine préservé face au mont Orford.Décor chaleureux, fine cuisine santé.Gâtez-vous grâce à une gamme complète de soins corporels: massage, enveloppement aux algues, bain d'oxygène, hydrothérapie, etc.Programme de marche mise en forme, trucs santé.Savourez enfin la sainte paix.Forfait à partir de 85$/jour p.p.occ.dble.1-800-665-5272 HÔTEL DES GOUVERNEURS OUTAOUAIS HÔTEL DES GOUVERNEURS GATINEAU Situé à 8 minutes d'Ottawa et Hull, du Casino, des musées, du parlement et des attractions majeures, l'Hôtel des Gouverneurs vous offre une «P'tite Folie» pour deux personnes à 65,00$ comprenant l'hébergement une nuit avec 2 p.dej.américains (valide du vendredi au dimanche).Forfait Casino aussi diponible.Réservation (819) 568-5252 ou 1-888-910-1111 MANOIR VICTORIA Situé au coeur du Vieux-Québec, cet hôtel 4 étoiles au cachet européen unique a récemment été rénové et agrandi au coût de 12 millions $.145 chambres et suites - 7 salles de réunions et banquets - restaurant fine cuisine (20% de rabais le soir) - resto-bistro Le Saint-James - piscine intérieure - club de santé - sauna - stationnement Intérieur avec service de valet.À partir de 75 $ par nuit en occ.double.Renseignez-vous sur nos forfaits.1 -800-463-6283 ÎLE D’ORLÉANS UN PONT.UNE INVITATION Vivez un séjour art, nature et bonne chère à 15 minutes du Vieux-Québec.Le chef: Grand gagnant toutes catégories «La Toque d’or de Natrel» Chambre luxueuse, table d'hôte gastronomique (5 services) et déjeuner gourmet.75,00 $ p.pers.occ.dble (taxes & serv.en sus) Pour réservation 1 -800-838-2292 Fax:(418)828-0966 GrîtSS d/LL _[Jil3ScLll‘tmd où l’accueil arec vos hôtes devient une douce amitié Maisons de œuikpagne- ./tour un séjour autonome * Maisons accréditées par Agricomurs (514) 252-3138 TT—-I- QUÉBEC LES TROIS BALCONS B 8< B ou coeur de Québec, à 5 minutes du Musée, des Plaines et de la rue Cartier.Ch.occ.dble.s.bain.déj.65 S 130.rue Saunders (418)525-5611 Hôtellerie Champêtre Auberges et Hôtels du Québec Vous faire plaisir, c’est dans notre nature! LAURENTIDES HÔTEL DU LAC CARLING - Luxueux hôtel de villégiature à 75 minutes de Montréal, 100 chambres luxueuses, restaurant fine cuisine, bars, centre sportif ÆW avec tennis, badminton, squash, racquetball.volleyball, gymnase, sauna, piscine, w y massage, bain tourbillon, golf, pédalo, chaloupe, sentiers pédestres, J stationnement intérieur et plus.Forfait à partir de 109$ (occ.simple ou double).C3^-^ Roufe 327 nord, Pine Hill, Qc.1-800-661-9211 ou 1-514-533-9211 » t Entre Québec et Charlevoix un relais détente et gastronomie à Auberge < l'ambiance sympathique.31 chambres au décor et confort La C-amarine nxxjeme.Table exceptionnelle réputée parmi les meilleures du '—" Canada.Forfait B & B incluant chambre, superbe déjeuner et pourboires à partir de 99 $ pour 2 pers.(109 $ vend, ou sam.).À 3 kms de la basSque e» du Mont-Saint-Anne Réservation: 1-800-567-3939 RE1AIS & CHATFAUX LA FINE FLEUR DES MAÎTRES HÔTELIERS LAURENTIDES L’HÔTEL L’EAU À LA BOUCHE
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.