Le devoir, 16 novembre 1996, Cahier B
I- K I) K V 0 I I! .I.K S S A M E l> I Mi E T I) I M A X (' Il K 17 X (I V K M H II K I !» I) li ?LE DEVOIR ?Im chronique de Lise Bisson nette Page B 3 Musique Page B 3 Cinéma Page B 4 Théâtre Page B 6 Sur scène Page B 6 Disques classiques Page B 7 Danse Page B 7 Vitrine du disque Page B 8 Jazz et blues B 8 Télévision B 9 À Québec B 9 Arts visuels Page B 10 Formes Page B 12 ?CINÉMA m/ÊL*.Le musée I de Pan 2000 Depuis le temps qu’elle rêvait ; d’embellir, d’agrandir, d’avoir des locaux adaptés à l’ampleur de ses collections, la Cinémathèque québécoise achève de faire peau neuve.Dès février prochain, elle mariera conservation de documents passés et images du futur.Il y a de l’exci-tation dans l’air.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Boulevard de Maisonneuve, l’endroit est un pur chantier où la mémoire a du mal à faire la part du site ancien et des ajouts actuels; entre le futur qui se dessine et l’inachevé qui nous entoure, la Cinémathèque québécoise, après 16 mois de travaux, est une ample structure en métamorphose qui court vers un avenir meilleur.Le projet d’expansion, dont rêvait déjà son équipe il y dix ans pour rendre les collections filmiques, photographiques et archivistiques accessibles au public en créant une sorte de musée du cinéma, après avoir été repoussé dans ses échéances, menacé dans sa survie, rétréci dans ses ambitions, modifié pour y intégrer la télévision, la vidéo et les nouvelles technologies, va finalement voir le jour en février 1997.Pour l’heure, on s’y déplace coiffé d’un casque protecteur.Avec un peu d’imagination, les aires nues s’habillent et les écrans s’animent.Coût de l’opération: seize millions injectés par les trois paliers de gouvernement.La Cinémathèque accueillait bon an mal an 45 000 spectateurs, elle espère en atteindre désormais plus de 100 000.De locataire, la voici propriétaire.80 000 pi2, toutes surfaces inclues.Finis les locaux étroits, les expositions raboudinées dans un maigrelet hall d’entrée, les archives dispersées.«1m nouvelle Cinémathèque, je vais la découvrir en même temps que les autres», lance Charles Daudelin, le directeur à la conservation, en précisant que le nouveau concept aura un côté expérimental et que même si les grandes activités sont planifiées trois ans d’avance, un ajustement se fera sur le tas, à renfort de découvertes.Pour lui, tous les aspects du travail collectif (trente années de précieuse cueillette) sont enfin à la veille d’être réunis dans un même lieu.Il y a quatre ans encore, les administrateurs projetaient pourtant de créer un musée des images en mouvement avec de plus grandes aires d’exposition (au coût de 36 millions).Il fallut ajuster le tout à l’échelle montréalaise, voir un peu moins grand, miser sur le réalisme.Mais ici, tout le monde se dit content au bout du compte.VOIR PAGE B 2: AN 2000 ww im I § Le Museum of Modem Art de New York résente dessins et manuscrits % d’Antonin Artaud jusqu’au 7 janvier + Antonin Artaud, Portrait de Arthur Adamov, 1946 SOURCE: THE MUSEUM OF MODERN ART L’expression des démons intérieurs de certains artistes jalonne les histoires de la littérature et de la peinture.On qualifie fréquemment les auteurs de ces œuvres de génies fous ou de fous géniaux.Antonin Artaud était certainement l’un d’entre eux.MAURICE TOURIGNY CORRESPONDANT À NEW YORK Le cri de douleur et l’appel au secours, le glissement vers la folie et la dérive des écorchés vifs ont donné des œuvres d’une rare force, d’une clarté franche bien que souvent propulsées par la métaphore et le délire.Ainsi, le seul nom d’Artaud évoque à la fois son beau visage de prophète émacié, ses textes emportés, la tragédie de son talent avalé par la maladie mentale, son influence auprès de la génération qui l’a suivi.Pourtant sur ce continent du moins, ses dessins et son œuvre plastique demeurent presque inconnus.C’est la situation que corrige l’exposition de près de 70 dessins et manuscrits d’Antonin Artaud au MOMA de New York, en cours jusqu’au 7 janvier.La collection encore jamais vue en Amérique est réunie par la conservatrice Margit Rowell avec la collaboration du Centre George-Pompidou de Paris.En ces temps d’expositions monstres, il faut saluer l’extraordinaire travail de Rowell qui offre une collection de taille restreinte mais dotée d’une acuité saisissante.Mauvais sorts Les dessins et œuvres sur papier rassemblés ici datent tous de 1937 à 1948, années d’internement et de traitement psychiatriques d’Artaud.Antonin Artaud est né à Marseille d’une famille ultra-catholique.Après une attaque de méningite infantile qui le laisse fragile et nerveux, Artaud passe une adolescence difficile parsemée de séjours de repos durant lesquels lui sont administrés des calmants dérivés de l’opium, début de sa dépendance aux drogues.Il déménage à Paris en 1920 pour poursuivre une carrière d’acteur et d’écrivain.Il s’engage dans le mouvement surréaliste et devient l’ami de Miro, de Bataille et d’André Masson.Il signe ses deux manifestes sur le Théâtre de la Cruauté.VOIR PAGE B 2: ARTAUD BANQUE IAURENTI8NNE Commanditaire officiel CjtPT jeUA/£, SlOVi Ch»Ir* mtturvN* FV ?9t)2 du 5 au 30’novembre 1996 'Forum international ^es jeunes compositeurs .Concerts 26*28*30 novembre 1996 i heures 514-343- Le Nouvel Ensemble Moderne sous la direction artistique l________________de LorraineVaillancourt Salle Claude-Champagne .Outremont (métro E.-Montpetit) Sêptp“B,R,,TS U ^ Conférences univers publiques ; Iïable ronde travers Concerts Sep}* la Faculté Ide musique de jeunes Ill’Université CreateUrSoE Montréal Dépliant de saison ft enseignements- Abonnement! ; B 2 I.!¦: I) K V I) I It .I, E S S A M E I) I I « E T I) I M A N (' Il E I 7 N 0 V E M I! It E I !» !» »i ?ARTAUD Le denudation de soi pour atteindre Vautre ?: ¦ SUITE DE LA PAGE B 1 l»c ! ; En 1936, Artaud se rend au î'-Mexique à la recherche de la culture rjdes Tarahumara et curieux des habitudes de consommation de mescaline, ir Après le Mexique, l’Irlande où isolé, unilingue et sans drogues, Artaud voit , son équilibre fragile sérieusement me-t-nàcé.ry > Dès son retour à Paris en 1937, (il a nalors 41 ans) Artaud est interné.Cette à,longue chaîne de cliniques et d’hôpi-fr'taux, de médicaments et de chocs t électriques, ne se terminera qu’avec sa j tmort en 1948, victime d’un cancer irréversible.Les premiers éléments de l’exposi-rtion sont des lettres d’Artaud à cer-.tains alors qu’il séjourne en Irlande.•Ces lettres sont percées, savamment ¦' brûlées; elles contiennent des signes, ,„des hiéroglyphes et des marques di-.verses; Artaud les appelle des «sorts» -comme dans «jeter un sort».Artaud i: s’attaque au papier, le mutile dans ce qu’on peut imaginer être des accès de douleur ou de colère, de violence envers son propre produit, les mots, et ce qui les abritent, la feuille.Il envoie même un «sort» à Hitler qu’il dit avoir rencontré à Berlin dans un café.Artaud croit à l’effet magique de ses missives; il écrit en 1947: «Le but de toutes ces figures dessinées [.] était un exorcisme de malédiction, une vitupération corporelle [.], une condamnation du monde psychique incrusté comme un morpion sur le physique [.I Et les figures [.] étaient des sorts que je brûlais avec une allumette après les avoir aussi méticuleusement dessinées.» Une éloquence violente La deuxième partie de la collection est composée de dessins exécutés entre janvier 1945 et mai 1946 à Rodez, une institution psychiatrique.L’intensité des œuvres nous prend d’assaut.Les titres des croquis sur papier en disent long: La Potence du gouffre, La Maladresse sexuelle de dieu, L’Exécration du Père-Mère, 1m Pendue, etc.Iœs dessins sont presque tous de format égal 63 cm sur 48 cm et effectués à la plombagine et au crayon de cire.La constante présence de mots et du titre de chaque œuvre dans le dessin même témoigne du souci littéraire et du débordement impulsif de l’auteur.Tous ces dessins fragmentés, pleins, nous proposent des images du corps, des gibets, des squelettes et des totems.La surabondance de références à la sexualité et à la douleur, à la torture et à la mort établit vite les thèmes.De composition chargée, accumulant les signes et symboles, ou dépouillés et peuplés de petits personnages-allumettes, les dessins d’Artaud sont d’une éloquence violente et ne laissent aucun répit au spectateur — ne ressemblent-ils pas parfois à certains griffonnages de nos trop longues conversations télé- phoniques?Ne deviennent-ils pas une main plongée dans notre propre inconscient, brassant notre pot-au-feu d’émotions et de pulsions étranges?Le pouvoir des dessins d’Artaud en surprendra plusieurs qui se laisseront aller au jeu de l’artiste, le dénudation de soi pour atteindre l’autre.La dernière section de l’exposition est réservée aux portraits que signe Artaud de juin 1946 à mars 1948.Portraits d’amis, de connaissances et autoportraits qui révèlent le talent du dessinateur et qui lui laissèrent croire pendant un temps qu’il pourrait gagner sa vie comme portraitiste, Ces visages rappellent parfois le style de Matisse, d’autres tiennent davantage de la caricature; plusieurs d’entre eux contiennent des mots, tous sont à la plombagine.«Le visage humain affiche en effet une espèce de mort perpétuelle; c’est au peintre justement de le sauver en lui rendant ses propres traits.Depuis mille et mille ans en effet que le visage humain parle et respire on a comme l’impression qu’il n'a pas encore commencé à dire ce qu’il est et ce qu’il sait.» écrivait Artaud en juin 1947.L’exposition est l’occasion de divers événements célébrant Artaud dont une causerie de Jean Baudrillard ce samedi 16 novembre et une conférence de Julia Kristeva intitulée Artaud: Psychose et Révolte le 20 novembre au Drawing Center, 35 Wooster Street, à Soho.U Çk V.t.S lu*.te ?p r ï h ESPACE GO présente avec la collaboration d Air Transat Albertine, en cinq temps de Michel Tremblay Mise en scène de Martine Beaulne Sophie CLÉMENT USINE O •> Andrée LACHAPELLE Monique MERCURE 4 nominations à La Soirée des Masques • Masque du Public Loto-Québec • Masque Production de Montréal • Masque Mise en scène • Masque d'interprétation féminine Nomination du Grand Prix du Conseil des Arts de la CUM Élise GUILBAULT Macha LIMONCHIK Guylaine TREMBLAY 1345 avenue Lalonde, Montréal entre Panet et Visitation, au sud d'Ontario Métro Beaudry banque • |« LAURENTIENNE En reprise à Montréal à l'Usine C du 4 au 15 mars 1997 521-4493 ou 790-1245 Tournée nationale du 18 mars au 17 mai 1997 En vente maintenant s'associe à la réalisation de la saison 96-97 du Théâtre ESPACE GO.CHRISTIAN GUAY, LE DEVOIR Charles-Mathieu Brunelle rêve déjà à la future Cinémathèque, au milieu du chantier.AN 2000 Réconcilier les anciens et les modernes SUITE DE LA PAGE B 1 Même en chantier, l’ensemble impressionne: une aire d’accueil ouverte, bientôt équipée d’un grand écran électronique, une verrière qui réfléchira des images perceptibles de la rue, deux salles d’exposition, l’une destinée aux exhibitions permanentes, l’autre aux temporaires, une salle Claude-Ju-tra rénovée (héritant entre autres d’un meilleur équipement sonore).Sans parler de la Médiathèque, centre de documentation qui accueillera 45 personnes au lieu de 18, avec salon de lecture, d’écoute, de visionnement et zone de consultation aménagée.Ajoutez dans le projet d’ensemble une boutique pour écouler des produits dérivés à la gloire du cinéma, un café pour la parlote, un jardin paysager.La Cinémathèque ne se contente pas de doubler sa surface, son angle de vision s’agrandit.Depuis trente années consacrée à la conservation du film et donc tournée par vocation vers le passé, elle veut tendre une sorte de pont sur l’avenir avec nouvelles images en co-vedettes.En sous-ligne, on comprend que les tenants purs et durs de la conservation filmique et ceux qui désiraient s’ouvrir plus largement aux nouvelles technologies ont dû avoir quelques discussions viriles, et accepter des compromis.Voici que la nouvelle Cinémathèque entend réconcilier les anciens et les modernes.«C’est comme un musée de l’an 2000, explique Charles-Mathieu Brunelle, directeur à la gestion de la Cinémathèque.On sera à la fois consacrés au passé et ouverts sur le futur.» La Cinémathèque prévoit être de plus en plus un lieu de convergence.Déjà accolée aux bureaux de l’ONF et à sa Cinérobothèque, à proximité de l’UQAM, désormais à deux pas du futur complexe de vingt salles de France Film, la nouvelle Cinémathèque louera aussi des locaux à l’INIS, l’école de cinéma, ainsi qu’à d’autres organismes voués à la vidéo et aux nouvelles images.«On n’est plus à l’époque des projets solitaires, précise Charles-Mathieu Brunelle.Il faut rebâtir une métropole économiquement fragile en se mettant à plusieurs, en multipliant les ressources dans un développement organique.La Cinémathèque ne fera pas cavalier seul.Elle va s’appuyer aussi sur des institutions satellites.» En plus de ses 30 000 films, les archives de la Cinémathèque ont accumulé 300 000 photos, 25 000 affiches, mais qui les voyait?Désormais, non seulement le site pourra exposer davantage d’artéfacts, mais les documents deviendront accessibles sur réseau Internet, sur images numériques, en même temps que les références aux articles de journaux, de revues de cinéma, histoire de faciliter le travail des chercheurs.La télévision, qui était le cousin humble du film à la Cinémathèque, prend de l’envergure.En plus d’avoir désormais ses moniteurs et une salle de projection électronique, la culture du petit écran nourrit (modestement) les collections de l’institution, avec accents sur certains secteurs où se manifeste l’urgence de la conservation, le téléroman québécois notamment.Radio-Canada a déposé par exemple 23 000 émissions, extirpées du temps où elles étaient tournées en 16 mm.D’autres archives télévisuelles étaient engrangées, de nouveaux acquis se rajouteront, sans que la Cinémathèque ne vise l’expansion monstre dans le domaine.Bref, cette nouvelle Cinémathèque entend se transformer en centre vital de l’audiovisuel passé et futur, en se collant aussi aux événements d’actualité.Lieu de rencontre, de recherche, de projection, elle sera aussi le cadre d’événements ponctuels, marquant le coup de sorties d’émissions ou de films, rassemblant le public pour écouter sur écran électronique des fêtes de cinéma comme la soirée des Oscars, etc.Centralisation, convivialité, rayonnement, visibilité.On tient tous ces discours dans les couloirs glacials du chantier de la Cinémathèque nouvelle.Il y a de l’enthousiasme d;ins l’air et des volontés d’ouverture.De quoi donner vraiment hâte à la matérialisation de tout ça.Rendez-vous l’hiver prochain.hPwHh ORCHESTRE METROPOLITAIN JOSEPH RESCKiNO Le plaisir L’émotion L’énergie Héroïsme et patriotisme Weber Ouverture d’Obéron Sibelius Concerto pour violon et orchestre, en ré mineur Beethoven Symphonie no 3, “Sinfonia Eroica Soliste : Denise Lupien, violon Le mercredi 27 novembre 1996 20 h 00 Une présentation de Célébration Bach Concerto pour violon, hautbois et cordes ¦' Mozart Symphonie no 35, “Haffner" Exultate, jubilate Dvorak Symphonie no 8, en sol majeur Solistes : Hélène fortin, soprano Lise Beauchamp, hautbois Denise Lupien, violon 1 Le lundi 16 décembre | 1996 20 h 00 Une présentation de BANQUE NATIONALE .Théâtre Maisonneuve * Place des Arts Votre orchestre Renseignements Billets : 30 S, 20 S, 15 S - Etudiants : demi-tarif sur presentation de la cajte Billets en vente à la PdA / 514 842-2112 et Réseau Admission / 514 790-1245 Redevance et frais de service.598.0870 A t i ?L’esprit des clochers Aux informations régionales diffusées à Québec, le vendredi 8 novembre, quelques secondes d’images résumaient mille maux de notre patrimoine.En trois sections, le clocher d’une église datant de 1930 gisait au sol.On l’avait démantelé la veille parce qu’il chambranlait et que le récent accident du funiculaire incitait à la prudence, pour la protection des passants.On s’apprêtait à le remplacer par une minuscule structure haute de deux mètres, un de ces chapeaux décoratifs comme on en retrouve sur tant d’immeubles commerciaux qui cherchent à maquiller leur platitude, à peine de quoi abriter une clochette, me semblait-il.Son style : n’avait aucun rapport avec celui du temple mais l’argent avait parlé plus fort que l’esthé-, tique: il aurait fallu près de 300 000 $ pour refaire la flèche originale, il en coûtait moins du tiers pour : boucher le trou n’importe comment.Toutes nos misères étaient donc rassemblées.L'usure des églises et les carences de leur entretien, l’austérité budgétaire, l’intérêt mitigé pour la sauvegarde des biens 1 patrimoniaux, et même la piètre qualité de la formation de nos architectes (malgré le flot de discours intelligents qui sortent de nos facultés, il faut bien que les faiseurs de chapeaux décoratifs et autres ridicules colonnades qui affligent nos villes et nos campagnes aient obtenu leur diplôme quelque part).Tous les jours ou presque, au Qué- bec qui joue pourtant de ses atouts historiques pour se proposer aux touristes quand ce n’est pour promouvoir sa «distinction» politique, des bouts de patrimoine disparaissent ainsi, dans l’indifférence ou la résignation.A quelques minutes de cette paroisse endeuillée, le même jour, se réunissaient une centaine de membres québécois et canadiens du Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS-Canada), des professionnels de la conservation et de la mise en valeur du patrimoine.Eux dont les congrès portent habituellement sur les modes et moyens de préserver monuments et sites étaient forcés de plancher plutôt sur leur «nouvelle réalité», celle des compressions budgétaires, d’un regain de tiédeur chez des gouvernements qu’ils croyaient pourtant avoir «éduqué» pour de bon au cours des dernières décennies, de l’assoupissement du public et des médias qui n’en ont plus que pour le déficit et qui traitent ces questions comme des luxes d’une époque révolue.Comme beaucoup de milieux culturels, celui-ci eçt saisi de détresse plutôt que d’amertume.Quand on voit l’État racler les sous des assistés sociaux, il est gênant de réclamer de lourds crédits au nom de la beauté des choses.Mais même en cherchant à faire de la mauvaise fortune une bonne conseillère, comme beaucoup le suggèrent, les voies de solution ne sont pas toutes convaincantes.Certains se réjouissent de la fin des mégaprojets patrimoniaux — tçls la place Royale à Québec ou Louisbourg en Nouvelle-Écosse qui ont englouti des sommes folles pour des reconstitutions douteuses — et croient que les États, à défaut de signer des chèques, signeront plutôt des lois et règlements qui encadreront mieux les interventions de toutes sortes, qui préviendront et interdiront les massacres, qui forceront les communautés locales à se discipliner.Mais à l’heure où le Québec, à la demande du secteur privé, crée un Secrétariat à la déréglementation logé chez le premier ministre lui-même, il faut avoir bon œil pour voir venir ce genre de sagesse, même si elle fait ses preuves en Europe.D’autres se rabattent, à l’instar du milieu des arts, sur une collaboration avec de nouveaux partenaires, notamment les municipalités et les entreprises qui auraient dû faire leur part depuis longtemps.Mais quel travail de redressement en vue! Le maire de Montréal et son équipe sont devenus, chez les professionnels du patrimoine, le symbole même de la régression active, avec tous les désastres qu’ils alignent le couvent Saint-Isidore, le dossier Villa-Maria, le recyclage du Forum, la destruction des entrepôts frigorifiques, l'ignorance délibérée des travaux de leur propre Comité consultatif sur la protection des biens culturels.Tout aussi triste et sans doute plus grave est l’alarme que suscite, à Québec, la restauration d’une caserne de pompiers près du port, la future maison-théâtre du metteur en scène Robert Ixjpage.Elle ne conserve qu'une façade du bel édifice ancien tandis que monte à l’arrière une construction dont le gabarit jure avec tout son environnement.la Ville de Québec, pourtant de loin la plus consciente des valeurs patrimoniales, a permis cette hérésie.Et Robert I-epage, qu’on dit amoureux de sa ville, n’y a rien compris malgré son génie qui s’exerce pourtant en matière culturelle.Les partenariats, en somme, imposent souvent des concessions qui peuvent être aussi mal inspirées que les anciennes destructions.Voir plus petit, se concentrer sur des actions modestes, se donner au cas par cas des alliés circonstanciels peut ainsi mener à l’anarchie, aux erreurs coûteuses, à l’atomisation des efforts, au retour de l’esprit de clocher.Comme en convenaient nos collaborateurs dans l’édition spéciale que nous avons publiée le 2(i octobre dernier sous le titre Un lieu dit Québec, la fin des mégaprojets devrait plutôt signifier le début d’une grande «corvée», multiforme mais organisée, pour réparer, restaurer le bâti et les paysages québécois, parfois même les recréer.On retrouverait à l’œuvre des centaines d’individus et de groupes dans toutes les communautés possibles, mais la coordination ne peut relever d'organisations spécialisées et bénévoles, comme, Solidarité rurale et les associations regroupées au sein des Etats généraux du paysage québécois, qui en promeuvent l’idée.La responsabilité en incombe toujours aux gardiens du bien public, qui n’ont pas besoin de crédits faramineux pour l’assumer.Seul le ministre des Affaires municipales, jusqu’à maintenant, a donné quelque impression de le comprendre.C’est un début, à préserver et mettre en valeur.L i se Hisson nette ?OPÉRA Bouquet vériste à l’Opéra de Montréal Diana Soviero prend la vedette dans I Pagliacci et Suor Angelica L’Opéra de Montréal présente à partir de ce soir un doublé d’opéras véristes: Suor Angelica, de Giacomo Puccini, et I Pagliacci, de Ruggero Leoncavallo.La présentation surprenante de ces deux œuvres dans une même soirée aurait été impensable du vivant des deux compositeurs tant ils se détestaient depuis que l’un avait accusé l’autre de plagiat.LOUISE LEDUC LE DEVOIR Après une introduction orchestrale, Tonio, le clown, apparaît devant le rideau et explique aux spectateurs qu’ils vont assister à une histoire vraie, avec de véritables personnages, et que l’émotion qui a touché l’auteur ne manquera pas de se transmettre au public.Dans ce prologue de I Pagliacci se trouve vulgarisée l’essence même de l’opéra vériste.Né à la fin du XIX* siècle dans la foulée des romans réalistes de Zola et de ceux de Giovanni Verga en Italie, le mouvement vériste (du mot italien «vero», qui signifie «vrai») s’attacha à l’opéra à dépeindre des personnages de classe modeste dans leur vie de tous les jours.Longtemps les opéras véristes ont-ils eu mauvaise presse, notamment auprès de critiques français, qui ont eu tôt fait de les taxer de «mélo».Dans La Liberté, le critique Gaston Garraud écrivait même, à propos de la jeune école italienne: «Ceci n’a rien à voir avec l’art mu- CHR1STIAN STEINER Diana Soviero EN BREF Laplante à l’OSM Le pianiste André Laplante sera mardi et mercredi à la Place des Arts.Le concert, consacré à la musique de ballet, permettra aux spectateurs d’entendre des œuvres de Weber-Berlioz, Delibes, Liszt, Tchaikovski et Massenet.Concert bénéfice L’Orchestre symphonique des jeunes de Montréal présente ce soir un concert bénéfice au profit du Centre médical canadien de Kiev, destiné à venir en aide aux victimes de Tchernobyl.Wagner et Holst sont entre autres au programme.Le concert est donné à la salle Claude-Champagne.Forum 96 Dans le cadre de l’événement Forum 96, les sept jeunes compositeurs de tous les continents invités à créer chacun une œuvre pour le NEM sont appelés tour à tour à parler de leur démarche artistique.Les prochains miniforums d’analyse ont lieu mardi et mercredi, de 17h à 19h, à la faculté de musique de lTJdeM.Les répétitions publiques avec le NEM se poursuivent en préparation pour un concert gala qui aura lieu le samedi 30 novembre.L L.sical ni à proprement parler avec aucun art.» Les compositeurs véristes n’ont certes pas été à l’abri de la controverse.A la création de La Bohème, Leoncavallo avait accusé Puccini de lui avoir volé l’idée de mettre l’histoire de Mimi en musique.Et Leoncavallo lui-même, pour I Pagliacci, son seul succès musical, avait été traduit en justice sous des accusations de plagiat.On a aussi longtemps parlé du «si néfaste chant vériste», capable de casser une voix comme pas un.Comme le souligne un spécialiste de la chose, Roland Mancini, une certaine Magda Olivero a pourtant consacré cinquante années de sa vie à défendre la jeune école italienne, et elle chantait toujours à 72 ans! Diana Soviero abonde dans ce sens.«Certains racontent bien qu’une soprano ne devrait pas chanter Madame Butterfly plus de trois fois par année, et pourtant, je le chante bien près de quarante fois par an!» Diana Soviero s’est même fait une spécialité de ces rôles véristes et n’a jamais craint les débordements ni les effusions.«Mon mari me dit même que je suis vériste dans la vie!», lance-t-elle.Son mari, pour la petite histoire, est Bernard Uzan, le directeur général et artistique de l’Opéra de Montréal et metteur en scène de cette production.Mourir, six fois plutôt qu’une Se mesurer à Suor Angelica et à Nedda (dans J Pagliacci) ne fait donc pas peur à Diana Soviero, même si, pour les besoins de ces deux rôles, elle aura à mourir douze fois sur scène au cours des six représentations.«Ces deux rôles sont surtout tout un tour de force pour une actrice!», explique Mme Soviero.«Je composerai un personnage, puis mourrai, en reconstruirai un autre, et devrai mourir à nouveau.» La chose est rendue encore plus difficile par le fait que les personnages de Nedda et de Suor Angelica sont aux antipodes.D’un côté, une Nedda provocatrice, toutes jambes dehors, courtisée par trois hommes, adultère.De l’autre, Suor Angelica, repliée sur elle-même, jeune fille de sang noble forcée de prendre le voile après la naissance d’un enfant illégitime.Pour se tremper dans son sujet, Puccini demanda à sa sœur Igenia, mère supérieure au couvent de Vice-pelago, de visiter l’établissement.On raconte même que lorsque Suor Angelica fut joué en ces murs, les religieuses ne purent retenir leurs larmes.Elles avaient aimé; les directeurs d’opéra, un peu moins.En fait, Suor Angelica faisait à l’origine partie d’un triptyque — El Trittico — composé de trois opéras d’un acte: Suor Angelica, Il Tabarro et Gianni Schicchi.Quand ces trois actes commencèrent à être joués séparément, Suor Angelica fut le premier à être mis au rancart par les directeurs d’opéra qui étaient préoccupés par la distribution entièrement féminine et par la réaction d’un public non catholique face à un sujet de prime abord religieux.C’est pourtant ce qui plaît le plus à Diane Soviero, qui se dit profondément croyante.Au début de l’entrevue, celle qui a déballé tout d’une traite avoir chanté avec Placido Domingo et José Carreras, souligné que ses fans ont compté qu’elle avait chanté plus de 250 fois le rôle de Nedda, se fait toute simple.Elle redevient soudainement cette petite fille du New Jersey qui, dans la chorale de l’église, enterrait toujours tous les autres et se faisait reprendre par les religieuses.«Vous devez chanter moins fort, mon enfant!» Puis elle raconte ce premier solo, à la messe de Noël.«Ma parenté était venue de l’extérieur pour m’entendre.Quand j’ai chanté l’Asie Maria, le père m’a regardée à la fin, avec un clin d’œil complice qui voulait dire: “Way to go, girl!” Encore à ce jour, quand je chante au Met, il est toujours là.» La dernière production à Montréal de I Pagliacci remonte à 1991.Suor Angelica a été chanté à Montréal pour la dernière fois en décembre 1985.Outre la présence à Montréal de Diana Soviero, notons aussi celle du ténor Antonio Barasorda, qui interprétera Canio dans I Pagliacci, Représentations ce soir, les 18,21,23,27 et 30 novembre, à la Place des Arts.Concert-vedette de l’OSM Les Concerts populaires Air Canada Al R CAN ADA ® Mardi 19 et mercredi 20 novembre 1996 Concert musique de ballet Au programme, de célèbres extraits de ballets ainsi que le très rhapsodique Concerto pour piano ri' 1 de Liszt, interprété par le grand pianiste canadien André Laplante.Une soirée qui vous enchantera.»Wil ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL chartes perorr Mon orchestre Billets OSM: 842-9951 Weber-Berlioz Delibes Liszt Tchaikovski Massenet Invitation à la danse Sylvia, suite Concerto pour piano rf 1 La Belle au bois dormant, suite Le Cid, musique de ballet Place des Arts: BramwelITovey.chef 842-2112 André Laplante, piano Admission: 19 h 30, Salle Wilfrid-Pelletier, Place des Arts 790-1245 Tarif étudiant offert («ommanditaire «aueeeilion fl.as nécessairement un bon film.Les Trois Frères en fait la preuve.Au Berri.M.B.LA PLANTE HUMAINE Scénario: Pierre Hébert et Anne Quesemand.Réalisation et animation: Pierre Hébert.Musique: Robert Marcel Lepage.Animation et prises de vues.Cinéma Parallèle.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Pierre Hébert est un vieux routier de l’animation expérimentale qui fut de l’équipe de McLaren et fit par la suite beaucoup d’animation en direct avec le public.Sa dernière réalisation Im Plante humaine cumule plusieurs défis: celui de marier les techniques, animation, films d’archives et prises de vues réelles, et de le faire à travers une réflexion sur la solitude urbaine et l’omniprésence de la culture télévisuelle.Défi aussi du long métrage; les films d’animation ont rarement la chance de se développer dans un aussi long format.Au départ, la virtuosité de Pierre Hébert fascine.On admire ce mariage étroit entre animation et film d’acteurs avec les silhouettes des comédiens entourées de traits lumineux vibrants, ces mêmes personnages tantôt dessinés tantôt réels, comme on se laisse emporter par cette façon brillante de transformer tous les codes de l’image en changeant les conventions, en les superposant, en déroutant l’œil.Il a créé des silhouettes animées tressautantes qui reflètent le chaos dont témoigne le propos du film.Im Plante humaine constitue une dénonciation de l’omniprésence de l’image télé, zappée, captée en fragments, piratant l'espace mental.Son héros, un libraire vieillissant et solitaire est ha- STONEWALL De Nigel Finch.Avec Guillermo Diaz, Frederick Weller, Brendan Corbalis, Duane Boutie, Bruce Mac-Vitüe.Scénario: Rikki Beadle Blair, d’après le livre de Martin Duber-man.Image: Clins Seager.Montage: John Richards.Musique: Michael Kamen.Grande-Bretagne, 1995,98 minutes.Au Cinéma du Parc.MARTIN BILODEAU On savait que l’émeute survenue en juin 1969 devant le bar Stonewall, dans Greenwich Village, en réaction à l’autorité abusive des policiers new-yorkais, constituait un événement charnière dans l’histoire du mouvement pour les droits des homosexuels en Amérique; une page d’histoire sur laquelle prenait fin le régime de terreur et la grande noirceur du placard, sur laquelle s’amorçait l'affichage au grand jour d’une population jusque-là privée des sentiments de fierté collective et individuelle.Pour toutes ces raisons, Stonewall marquait le début de l’histoire officielle des homosexuels.Ce que nous ignorions jusqu’à présent, c’est que ces événements cruciaux trouveraient écho dans une œuvre cinématographique majeure signée Nigel Finch (The Lost iMnguage of Cranes, d’après David Leavitt) et produite par Catherine Vachon (Swoon, Poison, I Shot Andy Warhol) pour la chaîne de télévision britannique BBC.Le terme «majeur» s’impose pour ce film dense, intelligent et rudement bien mis en images, qui relate les circonstances qui ont précédé l’émeute en évitant les écueils du faux documentaire ou les élans de la thèse politique.Le récit emprunte le point de vue de La Miranda (Guillermo Diaz), une drag queen sans complexes qui, tout en étant le personnage-pivot de l’histoire, assume également la fonction de narratrice à travers quelques numéros de cabaret.La Miranda tombera amoureuse de Matty Dean (Frederick Weller), un jeune gay du Midwest venu célébrer son arrivée dans la Grosse Pomme au Stonewall Inn, un club de travestis plus ou moins clandestin géré par Bostonia (Duane Boutte) pour le compte de son amant Skinny Vinnie (Bruce MacVittie), un mafioso tiraillé par son orientation sexuelle.S’ajoute à ce portrait multifaces le personnage d’Ethan, jeune idéaliste auprès duquel Matty Dean comprendra que la libération est imminente et doit se manifester de façon radicale.A travers l’expérience de ces quelques personnages, Finch et le scénariste Rikki Beadle Blair ont brossé un tableau vivant, riche, émouvant et dramatiquement soutenu sur une petite société en marge des repères sociaux, à l’aube d’une révolution qu’ils craignent de déclencher.Finch atteint dès le départ le fragile point d’équilibre entre le particulier et l'universel, le privé et le communautaire.Il en résulte une fable urbaine mi-réaliste, mi-poétique, dans laquelle quelques personnages clés incarnent à l’avant-scène les enjeux civiques qui se disputent à l’arrière-plan, ici embrouille par une recréation depoque minimaliste, davantage axée sur l'atmosphère que sur le réalisme.A cent lieues de l’asepsie morale de Philadelphia et Longtime Companion, Stonewall se réclame davantage de l’authenticité irrévérencieuse de Pris- bité par les influences qu’il reçoit, les univers qu’il côtoie, du monde mythique du conte africain à ces ballades urbaines avec son chien jusqu’à ces images fragmentées, tantôt violentes, tantôt absurdes, reflétées par le petit écran.Comme bien des œuvres artistiques trop concentrées sur la forme, celle-ci s’enlise néanmoins dans un scénario qui semble avoir été étiré pour atteindre le format du long métrage.Pierre Hébert a martelé des informations répétées à la façon d’un mantra, lesquelles s’entrecroisent ici avec beaucoup de répétitions inutiles.Gi partie consacrée au mythe africain qui tâche d’apporter une réponse au chaos en donnant un ordre d'explication au monde, paraît à la longue trop cilla Queen of the Desert.Car Stonewall n’appartient pas à ces films superficiels qui représentent la communauté homosexuelle dans ses aspects idylliques.Finch s’intéresse trop à ce qui divise pour chercher à rassembler.Il se penche par exemple sur les dissensions qui opposent les tenants d’une intégration par la voie du conformisme et ceux réclamant le droit à la différence affichée.La palette de personnages reproduit chaque aspect de l’identité homosexuelle de façon naturelle et sans démagogie.C’est dans la variété, et non dans l'uniformité, que le réalisateur rassemble néanmoins.Bien qu’il ait composé avec les contraintes esthétiques du téléfilm — redondante et alourdit le propos.Peut-être le cinéaste animateur eût-il mieux fait de se concentrer sur moins de thèmes et creuser quelques pistes en profondeur.Son film, au-delà de son intérêt plastique, du soin fascinant apporté au traitement de l’image et de la représentation multiforme des symboles, est desservi par des répétitions tant stylistiques que thématiques.Im Plante humaine est pourtant un film qui gagne à être revu, et certaines scènes laissent une forte impression: ce cauchemar urbanisé tissé de détresse psychologique sur fond de solitude, cette frénésie du petit écran qui propulse et crache ses images comme des bombes reviennent vous hanter, comme ce person- avec moult gros plans et des mouvements de caméra transparents —, Nigel Finch signe une mise en scène inventive, fluide, sans effets racoleurs et généreusement axée sur le jeu des comédiens.Guillermo Diaz surpasse en vérité et en intensité toutes les drag queens jetées pêle-mêle sur l’écran depuis Priscilla, apportant une dimension tragique à l’inoubliable La Miranda; Duane Boutte et Frederick Weller crèvent l’écran comme autant de nouveaux visages.Comme on aurait souhaité connaître celui du réalisateur Nigel Finch, mort du sida peu après le tournage, et qui laisse pour testament la troublante histoire d’une naissance.nage central tantôt esquissé, tantôt acteur qui devient lui-même projection de toutes les individualités essayant de se construire des frontières au milieu de l’avalanche des messages contradictoires qui leur tombent des- sus.le film constitue un vrai et méritoire projet d’auteur, tout en laissant aussi r’impression que McLaren avait déjà exploré ces voies et que l’animation ne s’est pas entièrement renouve- Sir ' “"f?’” SOURCE CFP DISTRIBUTION Duane Boutte, au centre, dans le rôle de Bostonia.CORCORAN au cabaret Dernière «honte m 2111, bout.St-Laurent Musée Juste pour rire BILLETS EN VENTE au Cabaret au Spectrum.SODEC CKPI r^L à tous les comptoirs Admission et au 790-1245 jfKHk lée apres lui.Le parc Jurassique, c'est dans votre cour que ça se passe» "Film extraordinaire qui entraîne les spectateurs dans un sidérant voyage vers un monde inconnu.» -Daniel Rioux, Journal de Montréal gfp \ tin ftim de CLAUDE NURIDSANY — -Jill Brownslein, The Gazette BANDE ORIGINALE DU FILM MICROCOSMOS DISPONIBLE CHEZ AUVIDIS/TRAVELLING microcosmos S Le peuple de l’herbe cp?n—FAMOUS PLAYERS-71 I-FAMOUS PLAYERS I /ftftli n, IT A I CENTRE EATON 6.Wl i CENTRE LAVAL | V büN DIGITAL Une oeuvre infiniment supérieure à tout ce qui s'est fait cette année au cinéma québécois." Normand Piovenchei -LE SOLEIL "Robert Lepaçje toujours aussi inventif.Un film à ne pas manquer" Claude Langlois - LE JOURNAL DE MONTREAL.Une oeuvre forte.Un film québécois majeur" Huguette Roberge - LA PRESSE UN FILM DE ¦ iWUÿX Tï-CT .B PATRICK GOYETTE I MARIE BRASSARD PETER STORMARE 13 ANS + 5< CFGL 105,7 fin IY1ID0LBV STERÊÔl [— FAMOUS PLAYERS-Il-FAMOUS PLAYERS-Il-FAMOUS PLAYERS-1 I CENTRE EATON.’.® 11 ANGRIGNONA.® 11 VERSAILLESiU® | 1 FAMOUS PLAYERS i CENTRE LAVAL FAMOUS PLAYERS GREENFIELD PARK6.CINEPLEX ODEON DAUPHIN® CINEMA PINE 1 STE-ADELE CINEPLEX ODEON CENTRE-VILLES En version française avec sous-litres anglais.«Pour se faire une pinte de bon sang, KARMINA EST UN FILM À VOIR.» -Paul Villeneuve.LE JOURNAL DE MONTRÉAL «.TELLEMENT DRÔLE, TRÈS BIEN FAIT! RÉUSSI SUR TOUTE LA LIGNE.» -Nathalie Petrowski, TVA (Les Amuse-Gueutes) • «ÉNORMÉMENT DRÔLE! J'AI ADORÉ.» -Marie-Christine Blais, MONTRÉAL EXPRESS «PISSANT.Karmina est techniquement irréprochable.Sa facture évoque une efficacité qu'on associe souvent au cinéma Hollywoodien.» -Éric Fourlanty, VOIR VEINE DES FILMS ÉPEURANTS.UN «LM DE GABRIEL PELLETIER AVEC ISABELLE CYR ¦ * ÏSr- ROBERT BROÜILLETTE YVES PELLETIER UNÉ PRODUCTION DÉ NICOLE ROBERT V TVR 1 Wafentin C3 cKPi 34.QM nniOOLBY StÎRCÔl I-FAMOUS PLAYERS-11-FAMOUS PLAYERS-11-FAMOUS PLAYERS-Il-FAMOUS PLAYERS I | CENTRE EATON I : ANGRIGNON k*» 1 j VERSAILLES ^® | i CENTRE LAVAL li \ [râ FAMOUS PLAYERS- F.P.8 GREENFIELD PAW | f MUCUS PUYERS.SVÈ'oeke-] CARR.de L ESTRIE LES CINEMAS CHATEAUGUAY CHATEAUGUAYév — LES CINEMAS GUZZO- LACORDAIRE11 év |—LES CINEMAS GUZZO—11—LES CINEMAS GUZZO 11 CINEMA ST-BASILE I STE-THERESETERREBONNE -, jl ST-BASILE S I CARREFOUR OU NORD- ST-JEROME -LC PARIS- ST-HYACINTHE -CINEMA JOLIETYE-11-CINEMA CAPITOL- JULIETTE DRUMMOND VILLE CINEMA DE PARIS- VALLEYFIELD I-CINEMA ST LAURENT —If SOREL-TRACY “CINEMA PINE- STE-ADELE -CAPITOL- ST-JEAN TROIS-RIVIERES à La sortie des placards i.I*: i) h v o i it .I.K S S A M !•: I) I Mi li T I) I M A N < Il K I 7 N 0 V V.M It I! K I !» !» T H É A T R E ?Ne jamais succomber aux modes Serge Denoncourt monte Teatr à l’Opsis * le Canada entier le sait dorénavant.Le Théâtre de l’Opsis présentera, du 19 novembre au 14 décembre au Théâtre de la Bibliothèque, t Teatr, une pièce tirée d’un roman du Russe Mikhaïl Boulgakov.: Tout le pays le sait.Puisque c’est dans cette pièce que devait jouer le lieutenant-gouverneur démissionnaire Jean-Louis Roux.” PIERRE CAYOUETTE LE DEVOIR Tous les journaux ont fait état de l’affaire.La journée même de sa démission à titre de représentant de la reine, le comédien Jean-Louis Roux annonçait qu’il renonçait à son rôle à l’Opsis en raison de «divergences artistiques».En moins de 24 heures, on l’avait remplacé.Le comédien Jacques Godin est l’heureux élu.Pour ce «retour» — bien qu’il ne soit jamais vraiment parti — dans cet îlot de création qu’est l’Opsis, le jeune metteur en scène Serge Denoncourt aurait préféré un scénario plus discret.«Tout ce que je souhaite, c’est que les journalistes et les gens qui viendront voir ce spectacle viendront avant tout pour le théâtre et qu’ils oublieront les controverses des derniers jours», confiait-il en entrevue cette semaine.Revenir sur le terrain Nommé à la direction du Théâtre du Trident à Québec, en 1994, alors qu’il avait à peine 32 ans, Serge Denoncourt a renoncé à ses fonctions en septembre dernier.Comme il se tue à le répéter depuis, il voulait simplement revenir «sur le terrain», il voulait être là où il se sent mieux que partout ailleurs, dans une salle de répétition.Ses relations avec le Trident demeurent excellentes.On aurait tort, dit-il, de chercher des conflits.11 avoue quand même que l’aspect administratif du travail le rebutait quelque peu.Et comme son jeune âge lui permettait de revenir à ses anciennes amours, il n’a pas hésité.La nouvelle production qu’il dirige à l’Opsis traite d’un sujet qui, depuis toujours, passionne Serge Denoncourt: l’art et le pouvoir.Teatr est l’adaptation — signée Sophie Renaud — d’un roman autobiographique de l’écrivain russe Mikhaïl Boulgakov, lequel fut persécuté et censuré sous Staline.La pièce est une sorte de long cauchemar.Elle met en scène un jeune écrivain naïf aux prises avec la censure et toutes les absurdités du totali-tarisme.C’est à la fois une tragédie et une comédie.L’humour russe, teinté d’autodérision, s’y déploie.Si le milieu du théâtre et de la créa- J0CE1.YN BERNIER Serge Denoncourt don, au Québec, en 1996, n’est pas en proie au totalitarisme, il existe quand même une certaine dictature des modes, certaines conventions auxquelles il est difficile de déroger.«Notre spectacle n’est justement pas à la mode.Je m’efforce d’ailleurs de ne jamais succomber aux modes», dit Serge Denoncourt.Le jeune metteur en scène a confié le rôle principal à Benoît Brière.«C'est un acteur d’une simplicité et d’une profondeur exceptionnelle», dit de lui Serge Denoncourt.Les deux hommes se sont connus au TNM lorsque Denoncourt montait Le Temps et la Chambre de Botho Strauss.L’APTP en colère L’Association des producteurs de théâtre privé crie au mépris et dénonce le choix des nominations à la Soirée des Masques qui aura lieu demain.Les représentants des producteurs de théâtre d’été se plaignent du fait que, dans la catégorie «théâtre en été», seulement deux de leurs productions figurent parmi les 29 inscriptions ayant obtenu les faveurs du collège électoral.«Plus étonnant encore, le collège électoral a jugé bon de ne mettre en nomination qu’une production de l’AFIT [Art] sur les 20 productions inscrites par les membres dans la catégorie “théâtre en été”, ce qui représente 5 % du total des inscriptions par des membres de l’association.Par contre, lorsqu’on demande l’avis du public dans le cadre du prix Loto-Québec, les producteurs de l’APTP comptent deux nominations sur cinq, soit 40 % du total des mises en nomination.Cet écart semble pour le moins suspect et justifie l’emploi du mot “mépris”», écrivent Sébastien Dhavernas et Julie Forest, respectivement président et directrice générale de l’APTP, dans un communiqué émis hier.Pour corriger ce qui lui semble une injustice, l’Association voudrait que l’Académie québécoise du théâtre crée une catégorie «théâtre privé» afin de remplacer la catégorie «théâtre en été».Gilles Pelletier abandonne la présidence du CQT En raison «d’un horaire trop chargé, incompatible avec les impératijs de la présidence», le comédien Gilles Pelletier ne présidera plus le Conseil québécois du théâtre (CQT).L’homme de théâtre Alain Fournier lui succède à la tête du CQT.Gilles Pelletier avait accepté la présidence du CQT en mai dernier, à l’invitation de Louisette Dussault.«Je ne réalisais pas à quel point cette fonction serait exigeante.Mes engagements professionnels pour les deux prochaines années ne me permettront pas de me consacrer à cette tâche avec toute la disponibilité qu’elle exige», a expliqué M.Pelletier.Il désire se consacrer entièrement à son métier d’acteur.Comédien et auteur, Alain Fournier dirige actuellement le module d’art dramatique de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).Depuis cinq ans, il sillonne le monde avec la compagnie Les Deux Mondes.Il incarne le personnage de Maurice dans L’Histoire de l’oie.¦pn texte de P«onnani| Chauœtte rj2ise en scène de "ente Marteau yjje création du Théâtre UBU avec «arc Béland Î2î‘il£i?‘*ape!!e iü!ie «cClemeus «H'Touis Milletîe décor Michel Goulet costumes Lyse Bédard musique Denis Gougeon lumière Guy Simard maquillage et coiffure Angelo B.irsetti assistance à la mise en scene Michèle Normandin et Allain Roy m • - Indiana 7 m .-finement théâtral.» H "Une œuvre d’art.» EE l «Le trii-im u ' snc.MONTRÉAL CE SOIR ¦ tn0mphede''intelligence.,, -ce devoir t Pl«c* d'Armes THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE • DU 5 AU 30 NOVEMBRE 1345, avenue Laloude RÉSERVATIONS : 521-4493 tau sud d'Ontano.entre Par.et Admission : 790-1245 et Visitation) Métro Beaudry du mardi au vendredi 20 h.samedi 16 h et 21 h USINE 0 coproduction théâtre ufw O et Théâtre français IMEDIACOMi Oainpignv Il est encore temps de s’abonner à la saison 96-97 et de réserver son fauteuil dans le nouveau TNM ! Les deuxmondes Une femme et un homme tentent de sauver leur amour et de se soustraire à l'Histoire alors que leur pays bascule dans le cauchemar d'une guerre fratricide qui broie les destins individuels.L’AMOUR.LA GUERRE.LE DESTIN Drame musical Michel Robidoux Beauté du geste, beauté de la voix, beauté de la musique, beauté des images, beauté dii texte, Leitmotiv est un hymne théâtral à la beauté qui se crée dans un monde pourtant capable des pires cruautés.- L.V Presse Textes:Normand Canac-Marquis Mise en scène:Daniel Meilleur ' Musique et environnement sonore:Michel Robidoux Conception visuelle:Daniel Meilleur et Yves Dubé.Lumière:Dôn Franklin.Costumes:Jill Thomson.Vldéo:Yves Dubé Une conception visuelle superbe.Avec:Noëlla Huet, mezzo-soprano Réal Bossé et Caroline Lavigne Le Journal de Montréal Le mariage parfait entre l’art et la technologie.Montréal ce soir, V, Radio-Canada Un spectacle qui secoue le milieu théâtral ¦ • Montréal en spectacle, RDI Du 5 novembre au 8 décembré 1996 (du jeudi au samedi à 20 heures, te dimanche à 15 heures) Bien qu'il s'agisse d'un spectacle plus technologique que Terre promise ou l’Histoire de l’oie, Daniel Meilleur continue dans Leitmotiv à s'adonner au théâtre allusif qpi lui a plutôt réussi à ce jour.Le Devoir SPECTACLE INAUGURAL DU NOUVEAU Théâtre des Deux Mondes 7285.rue Chabot (entre les rues Papineau et de Lorimler.au nord de la rue Jean-Talon, métro Fabre).Une pièce remarquable.La surprise de la saison.CBF Bonjour, Radio-Canada Prix des billets: 15 $ (étudiants: 10 $) Réservations:(514) 593.4417 866*8668 Niveau Parkin Le Thé g près / DE ‘ 1 p*nILLEu* ! •SQ/ftee OE ^sQoes/o« Michel Nadeau 529-2183 AU THEATRE PERISCOPE DU 19 NOVEMBRE AU 7 DECEMBRE 1996 A 20 h CE N 1 LE PASSAGE DE L’INDIANA Après avoir été chaleureusement applaudi à Avignon, Ix Passage de lIndiana débarque enfin à Montréal.Et le spectacle est à la hauteur de sa réputation.Li mise en scène de Denis Marleau met bien en valeur le texte très touffu de Normand Chaurette.Une histoire de plagiat littéraire qui oppose deux auteurs et deux éditeurs.Pour l’occasion, le sculpteur Michel Goulet a créé un dispositif scénique non seulement ingénieux mais d’une très grande beauté.Il s’agit d’un gigantesque meuble à compartiment dans lequel apparaissent et disparaissent les acteurs et les objets usuels Givres, lampe, chaise), isolés dans des cases.Quant aux acteurs, ils répondent bien aux exigences de cette cantate au lyrisme d’autant plus juste qu’il est retenu et mesuré.Supplémentaires au Centaur les 11,12,13 et 14 décembre.Hervé Guay LEITMOTIV En dépit d’un déploiement technologique impressionnant, Leitmotiv qui ouvre la nouvelle salle de la compagnie des Deux Mondes, rue Chabot à Montréal, ne s’avère pas un spectacle réussi.Ayant pour thème la guerre, ce drame musical de Michel Robidoux oublie surtout de tenir un discours cohérent à ce sujet.Résultat: l’horreur d’un grave conflit donne lieu à des images splendides mais d’une grande viduité.D’ailleurs, l’audiovisuel éclipse carrément les acteurs dans cette production.Il faut dire que le jeu des comédiens lient ici à peu près autant de place que le texte minimal de Normand Canac-Marquis.Leitmotiv est à l’affiche du Théâtre des Deux Mondes jusqu’au 5 décembre.H.G.BOUSILLE El' LES JUSTES La NCT propose cette reprise dans une mise en scène musclée de Fernand Rainville.Pour les questions que la jjièce pose sur les pactes implicites et explicites qui régissent la communauté des humains; pour la dénonciation féroce de l’oppression de l’homme par l’homme; pour l’intégrité opiniâtre de Bousille qui s’bppo-se aux intérêts égoïstes d’une famille pour laquelle l’honnêteté et la justice ne sont que des mots; et pour retrouver un auteur au sommet de sa force dramatique, «passez à l’Est!» Cette production en vaut le détour.Solange Lévesque FRANKIE ET JOHNNY AU CLAIR DE LUNE Deuxième pièce de l’auteur américain, Terence McNally, à être jouée à Montréal, cette comédie sentimentale plaira à ceux qui croient sans réserve à l’amour.Les autres, comme moi, seront déçus par une mise en scène lacunaire où seuls les acteurs comptent Ils s’ébattent en outre dans un décor crème, copie conforme de la réalité.Dans le rôle de Frankie, I/mise Portai est désarmante de vérité et son partenaire, Marcel Lebœuf, se défend en Johnny.Dernières ce week-end à la cinquième salle de la Place des Arts.H.G.LE CRYPTOGRAMME Cette première mise en scène de Denise Guilbault est proprement éblouissante, bien appuyée qu’elle a été dans tous les domaines.Il faut cjire que Marc Labrèche et surtout Elise Guilbault sont dans une très grande forme.Et à leurs côtés, I/ntis-Philippe Davignon-Daigneault, à ses débuts lui aussi, s’en tire fort bien.Il s’agit de plus d’un beau texte de David Mamet, dans un registre plus feutré que,ce que j’avais vu de lui jusqu’ici.A mon avis, le spectacle à voir à Montréal par les temps qui courent.Supplémentaires jusqu’au 23 novembre.H.G.LES COMBUSTIBLES C’est la guerre.Un professeur, son assistant et une étudiante en sont réduits à se demander quels livres brûler pour combattre le froid.C’est en peu de mots ce que raconte cette pièce d’Amélie Nothonib.Mais, même avec un argument qui ne manque pas d’intérêt, ce texte souffre de ne pas avoir été écrit expressément pour le théâtre.De plus, à la mise en scène, René Richard Cyr en a trop demandé à des dialogues qui, pour être de brillantes conversations de salon, ne font pas nécessairement un matériel malléable pour une distribution.le décor de Claude Goyette pèse aussi sur ce spectacle.Dans ce contexte, ni Jean Besré ni Jean-François Casabonne ni même Céline Bonnier n’arrivent à faire décoller cette pièce qui tient l’affiche encore ce week-end à l’Espace Go.H.G.JOIE Pol Pelletier reprend une fois de plus Joie.Un solo quelle a créé en 1992 et quelle n’a cessé de jouer depuis.Ce spectacle lui a aussi valu le prix de la meilleure comédienne de la part de l’Association québécoise des critiques de théâtre cette année-là.Pour le jouer autant quelle veut, elle a élu domicile au 55, rue Prince dans le Vieux-Montréal.On y rappelle l’aventure du Théâtre expérimental des femmes.H.G. I.K I) K V O I 11 , I.K S S A M V.DI lli K T I) I M A N (' Il V.17 N 0 V B M B H K I » » (i B’‘7 cfiufcerl Misso, 0950 &uk VonHes tipped Kinlen S
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