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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1996-10-01, Collections de BAnQ.

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-?FONDÉ EN 1910 ?- LE DEVOIR PERSPECTIVES Illusoire moratoire Des hommes d’affaires le souhaitent.Le maire de Montréal le suggère.Mario Dumont a repris l’idée.Mais la proposition à Lucien Bouchard de décréter un moratoire sur la souveraineté ou sur les débats constitutionnels et linguistiques pour les dix prochaines années, repose sur une illusion qui induit le public en erreur.Aussi bien l’oublier.Au soir de leur défaite commune, après le rejet de l’accord de Charlottetown en octobre 1992, les leaders politiques de tout le pays, de Brian Mulroney à Robert Bourassa, avaient pris l’engagement de mettre fin aux débats constitutionnels pour concentrer tous leurs efforts sur le renforcement de l’économie.Jean Chrétien prit le pouvoir à Ottawa l’année suivante en tenant le même discours.Ce furent des promesses vaines, évidemment.Trois ans plus tard, le Canada passait à un cheveu de la rupture.Le pays entier s’est réveillé en état de choc.La souveraineté avait fait son chemin dans l’électorat québécois.Tandis que le mécontentement face au pouvoir fédéral se propageait dans le reste du Canada.Il y a des sujets qui ne meurent pas.Après des hommes d’affaires et le maire de Montréal Pierre Bourque, le chef de l’Action démocratique Mario Dumont a ressuscité cette vieille idée en proposant de décréter un moratoire de dix ans sur les débats constitutionnels et même sur les débats linguistiques.Un sondage publié ce week-end indique que 57 % des Québécois seraient favorables à un report de dix ans du référendum.34 % s’y opposent On peut, évidemment, faire dire ce que l’on veut à ces chiffres.Par exemple, on peut dire que le p’tit Dumont a du flair.C’est vrai qu’il suit le vent.Mais on aurait demandé aux gens s’ils étaient d’accord pour un report de cinq ans, plutôt que dix, les résultats auraient été semblables.Le public veut toujours que le gouvernement s’occupe d’autre chose que ça, Au dernier référendum, près de la moitié des électeurs ont voté OUI à la souveraineté.Pourtant, à peine deux mois avant la tenue du référendum, en août 1995, seulement 6 % des répondants à un sondage SOM estimaient que ce thème devait être la priorité du gouvernement Parizeau.L’emploi était perçue comme la priorité par 52 % des répondants.Quoi qu’il en soit, M.Bouchard aurait beau décréter un moratoire, la «menace» de la souveraineté continuerait de planer.Personne ne peut décréter un moratoire sur une idée qui recueille l’assentiment d’un groupe aussi important de la population et qui fait l’objet d’un mouvement sans cesse croissant au Québec.En plus, si le premier ministre reportait le référendum de 10 ans, il susciterait une rébellion au PQ.Le conseil des ministres lui-même en sortirait divisé.Le gouvernement en serait affaibli.Rien qui vaille pour améliorer l’économie.En outre, pendant ce temps, les fédéraux ne déposeraient pas les armes.Un moratoire, il en existe un, de toute manière.D’ici les prochaines élections provinciales, soit deux ou trois ans, il n’y aura pas de référendum.Par la suite, si le PQ reste au pouvoir, il y aura un nouveau délai.En fin de semaine, les libéraux de Daniel Johnson ont adopté une résolution prônant «que l’on ne devrait jamais tenir un autre référendum sur la séparation du Québec».Avec raison, des jeunes militants sont intervenus, sous les huées, pour rappeler qu’il était préférable de ne pas fermer de portes pour toujours.Comme disait Robert Bourassa, la souveraineté il vaut mieux la garder dans sa manche.Le plus drôle, c’est de lire les motifs invoqués pour cette résolution.Les libéraux laissent entendre qu’en renonçant à la tenue d’un référendum, l’économie s’améliorerait et, en conséquence, le gouvernement pourrait éviter des «coupures qui touchent de façon disproportionnée les citoyens les plus démunis».Il y a des gens qui se mentent à eux-mêmes.Le sentiment national qui anime le Québec ne s’éteindra pas à cause d’un moratoire.Aussi bien voir les choses en face.Soit les Québécois font la souveraineté, soit ils trouvent leur bonheur dans un Canada renouvelé, si cela est encore possible.Tant que l’une ou l’autre de ces deux voies n’aura pas abouti, l’incertitude à ce sujet sera maintenue.Il vaut mieux apprendre sereinement à vivre avec.Dans ce contexte, les fédéralistes sont autant responsables de l’incertitude que les souverainistes.Et dans leur cas, un moratoire sur les débats constitutionnels, tel que le propose Mario Dumont (car ce dernier ne propose pas un moratoire que sur la tenue d’un référendum mais sur «les débats constitutionnels et linguistiques») est une fuite en avant irresponsable.En s’excluant des débats constitutionnels, les fédéralistes québécois laisseraient les autres Canadiens décider pour eux de l’avenir du pays.Quant aux souverainistes, ils ont du pain sur la planche: réfléchir aux conséquences de leur option, préciser les règles de la sécession, mieux définir le partenariat qu’ils proposent, voir comment réagir à un éventuel mouvement partitionniste.Trop d’ouvrage pour décréter un moratoire.Le sentiment national qui anime le Québec ne s’éteindra pas à cause d’un moratoire Michel Ve nne ?quand on le sonde.MÉTÉO Montréal Québec Nuageux.Dégage- Nuageux avec ment partiel éclaircies en après-midi.Max: 14 Min: 7 Max: 17 Min: 10 Détails en B 4 N 00 Agenda.Annonces.Avis publics.B 4 Culture.B 8 Économie.B 2 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Le monde.A 5 Les sports.B 5 Montréal.A 3 Mots croisés.B 4 Politique.A 4 Télévision.B 7 INDEX B 6 B 6 LE MONDE Nétanyahou appelle Arafat à des négociations continues, page A 5 i»W ?LES ACTUALITÉS Greffes pulmonaires: Rochon déclenche un tollé, page A 2 ?MONTRÉAL La CECM ouvrira trois écoles internationales, page A 3 Ottawa ne dévoilera sa stratégie qu’après le verdict de la Cour suprême MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Les Canadiens devront patienter pendant des mois, peut-être même jusqu’au lendemain des prochaines élections fédérales, avant de connaître les autres étapes de la stratégie référendaire fédérale promises par le ministre de la Justice Allan Rock.Le ministre des Affaires intergouvemementales Stéphane Dion et le ministre du Travail Alfonso Gagliano ont précisé hier qu’Ottawa ne dévoilerait ses intentions qu’après avoir pris connaissance du jugement de la Cour suprême du Canada sur la légalité ou non d’une déclaration unilatérale d’indépendance.Le gouvernement Chrétien a annoncé jeudi qu’il soumettrait cette question au plus haut tribunal du pays, ce qui fut fait hier.On peut compter entre 12 et 18 mois avant que les juges ne rendent leur décision, ce qui nous mène après le scrutin fédéral prévu pour le printemps ou l’automne 1997.Jeudi dernier, M.Rock avait parlé du renvoi fédéral comme d’un «premier pas».Quels sont les autres?Impos- sible de le savoir.Depuis jeudi, les ministres Rock et Dion multiplient les apparitions publiques pour vanter les mérites de la clarté et de la règle de droit mais refusent de dire quels moyens ils entendent prendre pour obtenir la question et le processus clairs qu’ils souhaitent ou comment ils comptent encadrer une négociation en vue d’une sécession.Tout ce que l’on sait, c’est qu’ils n’ont pas rejeté les scénarios évoqués de référendum pancanadien ou de loi-cadre.VOIR PAGE A 8: OTTAWA La marche silencieuse IRA SCWARZ, REUTER 'Tit’lt îirefffitw ,mmm lÏMüaiJli .» m S** «Il ’_V.>k .^m m QUARANTE MILLE paires de chaussures ont été déposées hier près du Capitole, à Washington, dans le cadre d’une marche silencieuse contre les armes à feu.Chaque année aux États-Unis, les armes à feu sonnent le glas pour 40 000 personnes, selon des estimations.Plusieurs de ces paires de souliers appartenaient à des Américains tombés sous les balles.Les manifestants voulaient ainsi dénoncer la trop grande facilité avec laquelle il est possible de se procurer une arme aux États-Unis.Le «prix à payer» pour relancer Montréal Bourque veut des centaines de millions pour combattre la morosité KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Pour contrecarrer le pessimisme économique de Montréal, le maire Pierre Bourque lance ses «projets d’espoir» et du même coup, un message aux gouvernements pour qu’ils passent des discours à l’action.Une semaine après avoir dressé le bilan de ses deux premières années à la tête de la métropole, Pierre Bourque a présenté hier les projets prioritaires de son administration qu’il entend mener à terme d’ici 1998.Globalement, «plusieurs centaines de millions» seront nécessaires à la mise en place de la revitalisation montréalaise, façon Bourque.«Il faut que nos partenaires gouvernementaux comprennent une chose.Nous, nous sommes responsables de mettre en place des infrastructures, des artères commerciales qui marchent, de l’habitation qui a de l’allure.Mais il va falloir que l’on ait de l’aide des gouvernements.C’est le prix à payer pour que Montréal retrouve son dynamisme et sa force», a expliqué le maire Bourque.Cette présentation de la Ville de Montréal n’est pas étrangère à la tenue prochaine du Sommet sur le devenir social et économique du Québec puisque, comme le souligne le maire, la question de Montréal a été inscrite au cœur des préoccupations du Sommet.Stratégie municipale pour influencer le gouvernement de Lucien Bouchard?«Vision pour susciter la renaissance de Montréal», assure Pierre Bourque qui souhaite d’ailleurs une collaboration fédérale dans certains de ses projets.Toutes ces priorités sont compilées dans un document d’une centaine de pages intitulé Agir pour Montréal.Plusieurs de ces projets sont déjà en chantier comme la réfection du boulevard Henri-Bourassa et la revitalisation des artères commerciales.D’autres exigent la participation financière d’Ottawa ou de Québec avant de voir le jour.Il en va ainsi de la réouverture du canal de Lachine (annoncée d’ici décembre, assure M.Bourque) et l’élimination de l’obstacle à la navigation sur la rivière des Prairies qu’est le barrage d’Hydro-Québec situé à la hauteur du parc de lUe-de-la-Visitation.VOIR PAGE A 8: BOURQUE La Grande Saloplumerie Après quatre années de récitals intimistes, Michel Latraverse, dit Plume, revient au rock'n’roll Il a fallu quatre ans d’efforts à Plume Latraverse pour que sa «gang de ciboires» — son public fidèle et notoirement véhément — accepte d’écouter à peu près silencieusement ses «chansons méconnues», puis ses «chansons nouvelles», Enfin parvenu à révéler le poète derrière le personnage, voilà que l’intraitable one’ Pluplu fait volte-face et se paie en compagnie des Parfaits Salauds le party rock de l’année.SYLVAIN Sa silhouette longue comme un jour sans fin apparaît dans la porte de service de la Taverne des Verres Stérilisés.Je suis de l’autre côté de la rue Saint-Hubert.Il me fait signe de rappliquer.Je traverse, pousse la porte et l’aperçois assis devant un pichet de bière et deux bocks pleins.Il me tend la main.Je ne bois pas d’alcool, ou si peu.Pourtant, cette bière, je l’accepte et la savoure.Mon purgatoire est donc fini.Ce pichet partagé, je le sais, est un calumet de paix, version Plume.CORMIER n y a deux ans, en effet, que Pluqie Latraverse me fait la gueule.Par ma faute.A cause d’un album qu’il m’avait donné en primeur et que j’avais pour toutes sortes de mauvaises raisons laissé sur les tablettes.Aux subséquentes demandes d’entrevue, il a dit non.A l’annonce du show des retrouvailles de Plume et Stephen Cassonade Faulkner aux FrancoFolies 1995, une rencontre potentielle avec les compères s’est résumée à un message transmis par Cass: «Plume fait dire de manger d’là marde!» J’ai pris mon trou.Michel Latraverse, dit Plume, est un Des canaux mort-nés ?La présidente du CRTC ne partage pas les inquiétudes des câblodistributeurs En vertu d’un projet de loi adopté la semaine dernière, les téléspectateurs auraient le choix de I s’abonner ou non aux nouvelles chaînes spécialisées.Les câblodistributeurs grognent et croient que cela rendra difficile la création de nouveaux canaux francophones; la présidente du CRTC, Françoise Bertrand, a un avis différent sur la question.PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Les quatre nouveaux canaux de télévision spécialisés récemment autorisés par le CRTC pourraient ne jamais voir le jour au Québec, de l’avis de plusieurs, qui invoquent les effets pervers d’un projet de loi fédéral (C-216) adopté la semaine dernière aux Communes.Cependant pendant que le gouvernement du Québec et les câblodistributeurs s’inquiètent du projet qui impose la VOIR PAGE A 8: PLUME VOIR PAGE A 8: CRTC 778313000658 A 2 L E I) E V 0 I R , L E M A It I) I I " 0 C T 0 It It E I !) I) fl LES ACTUALITES Blainville et Sainte-Thérèse Une usine d’épuration commune LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Blainville et Sainte-Thérèse vont épurer ensemble leurs eaux usées en construisant une usine d’une valeur de 39 millions, dont 85 % sera payé par Québec dans le cadre du programme provincial d’assainissement des eaux.Les deux municipalités ont formé à cette fin une régie intermunicipale qui assumera un investissement de 5,9 millions afin d’ajouter à l’effort d’épuration des eaux de la rivière des Mille-Iles, qui demeure leur principale source d’approvisionnement en eau potable.La future usine misera sur la technologie éprouvée des étangs aérés, dans lesquels les eaux usées sont décantées puis nettoyées par la prolifération contrôlée de bactéries, dont on stimule l’appétit en oxygénant l’eau radicalement Cette technologie nécessite toutefois beaucoup d’espace mais elle a le mérite d’être économique.Ces deux municipalités, dont les projets s’ajoutent à ceux de Laval, donnent à penser que le club des grands retardataires, dont les effectifs se concentrent sur la rive nord de la métropole, perd très lentement ses effectifs dans cette région.Ainsi, Bois-des-Filions, qui a fermé unilatéralement sa vieille usine, n’a pas de projets en chantier et retarderait son raccordement à l’usine de Ter-rebonne après les élections de l’an prochain, ce qui retardera la hausse des coûts de l’épuration.Rosemère et Lorraine, deux autres villes de banlieues, n’ont pas encore démarré de projet d’assainissement tout comme Saint-Jérôme, Bellefeuille et Saint-Antoine dans les basses Laurentides.Saint-Sauveur, par contre, fait avancer rapidement son projet d’usine d’épuration.Le club des retardataires s’étend encore à des villes aussi importantes que Lachute et à leurs voisines comme Brownsburg et Chattham.Le club a même quelques fidèles sur la rive sud, comme Saint-Basile-le-Grand et Saint-Bruno.Retrouvez la terre ferme.Rochon déclenche un tollé Patients et médecins sont indignés du transfert des greffes pulmonaires de Montréal à Québec Donc, Profitez d'un RABAIS DE 10% sur toutes les chaussures SE B AGO avec ce coupon TERRAOFIRMA ! LE CORDONNIER Retrouvez la terre ferme LES COURS MONT-ROYAL Métro Peel (514) 845-3007 CENTRE EATON DE MONTRÉAL Métro McGill (514) 985-2297 Décision médicale ou politique?La décision du ministre Rochon de transférer l’ensemble des greffes pulmonaires de Montréal à Québec a fait poindre hier la même phrase sur les lèvres de tous les spécialistes consultés: cherchez l’erreur.ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Le ministre de la santé Jean Rochon s’est mis tout le monde à dos hier en confirmant le transfert à Québec de toutes les greffes pulmonaires, en dépit de la présence dans la métropole de 75 % des patients en attente d’une greffe, d’autant de donneurs et d’une expertise médicale qui a fait ses preuves.Considérée illogique, insensible et incompréhensible, la décision du ministre Rochon a eu l’effet d’une douche froide sur les patients et les experts médicaux de la métropole hier.Le ministre a d’ailleurs eu à affronter la colère et la détresse des patients et de leurs familles, complètement sidérés par cette annonce.«On a de la misère à se rendre à un rendez-vous chez le médecin, alors vous imaginez ce que ça peut vouloir dire déména- ger à Québec en janvier prochain.C’est mettre notre vie en jeu!», tempêtait hier Iinda Frenette, une habitante du Nouveau-Brunswick, en attente d’une greffe de poumons depuis onze mois.Venu justifier sa décision hier après-midi, le ministre a expliqué aux malades que l’ensemble des greffes de poumons seront effectuées à l’hôpital Laval (CHUL) de Québec dès le 1er janvier.«On a tout ce qu’il faut [à Québec] comme masse critique, y compris une compétence en greffe pulmonaire et surtout des nouveaux chirurgiens qui arrivent», a dit le ministre qui affirme avoir «validé» cette décision auprès du Collège des médecins et du Fonds de recherches en santé du Québec(FRSQ).Alors que 75 % des personnes en attente de poumons résident dans la métropole, les arguments de Jean Rochon n’ont réussi à rassurer ni les mé- decins, ni les hôpitaux associés au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM), qui demandent au ministre de revoir sa décision.Même les porte-parole de la Régie régionale de la Santé de Montréal, qui représentent le ministère à Montréal, étaient abasourdis par cette décision.Le directeur de la Régie a d’ailleurs joint sa voix à celle des spécialistes du CHUM et du doyen de la faculté de médecine qui ont accueilli cette annonce avec «inquiétude et déception».«On n’a pas les détails encore, mais on est extrêmement étonné car la clientèle, les ressources et l’expertise sont ici.On ne connaît pas les raisons du ministre», a déclaré Conrad Sauvé, président du conseil d’administration, au moment où le ministre rencontrait les experts médicaux à ses bureaux de la rue Crémazie à Montréal.Quand chaque minute compte Tous les spécialistes consultés hier se sont dits inquiets du transport qu’entraînera, pour une grande majorité de malades, le transfert du programme de greffes à Québec.Très délicat, le poumon prélevé sur un donneur doit être transplanté dans un délai de quatre heures.La proximité de l’hôpital et du malade est donc cruciale dans ce type d’opération.Or, plus que les malades, la majorité des donneurs sont aussi concentrés à Montréal.On suppose donc que tout ce beau monde devra être transporté, dans bien des cas, par avion.«Québec a une expertise au niveau thoracique et pneumologique, mais pas en transplantation pulmonaire.C’est Montréal qui l’a.Je comprends mal, en dehors d’une décision géopolitique, pourquoi on veut développer à l’extérieur de Montréal un centre d'excellence.C’est un prix financier, et un prix humain important au niveau des patients», a fait valoir hier le Dr Denis Gravel, responsable du département de chirurgie de Notre-Dame, où ont été réalisées les 17 dernières greffes de poumons au Québec.En plus de son expérience passée en matière pulmonaire, l’hôpital Notre-Dame fait valoir qu’il faut disposer de tout un bataillon de spécialistes pour procéder à des greffes, compte tenu des problèmes de santé majeurs que vivent les personnes greffées.Plus encore, la Maison des greffés de , Montréal, la seule du genre au Qué-' bec, offre le gîte aux personnes en at>, tente d’un organe.A l’heure actuelle, 19 personnes sont en attente d’une; greffe pulmonaire au Québec, dont, trois résident à la Maison des greffés .de Montréal et 12 à Montréal ou dans la région immédiate.L’Association ‘ québécoise de la fibrose kystique, qui.a fourni 750 000 $ en dons pour financer les greffes (la moitié des per-.sonnes greffées sont atteintes de cette maladie), n’a même pas été consul ! tée.«C’est très inquiétant, on n’a pas.’ eu un mot à dire.Ça va coûter une fortune en transport.Comment les per-, sonnes vont-elles être hébergées?», s’in-, terroge Denise Ménard, porte-parole de cette association.À ce jour, l’Hôpital Laval n’a jamais , réalisé de greffe pulmonaire, a confir-mé hier M.Claude Léveillé, un adjoint' du ministre.Un seul des membres de l’équipe médicale aurait déjà participé à une greffe de poumons.«C’est l’hôpital [Laval] qui réalise le plus de chirurgies pulmonaires, a-t-il dit.Ils vont aller chercher la surspécialité nécessaire pour, faire des greffes.» Compressions en éducation 44 organismes disent «c’est assez» Ils demandent au gouvernement Bouchard de reconcer à supprimer 500 nouveaux millions LIA LEVESQUE PRESSE CANADIENNE Pas moins de 44 organismes du milieu syndical, social, de l’éducation et de la culture s’unissent pour demander au gouvernement Bouchard de renoncer à son intention de comprimer encore une fois les dépenses en éducation.Jusqu’ici, les rumeurs font état de compressions budgétaires oscillant entre 575 millions et 700 millions sur un budget total en éducation d’environ neuf milliards.Or, ces compressions envisagées pour le prochain exercice s’ajoutent à plusieurs autres réductions de budget dans le passé.La présidente de la Centrale de l’enseignement du Québec (CEQ), Lorraine Pagé, évoque 14 années de compressions depuis le début des années 1980.Après tant de compressions accumulées, cela ne peut qu’affecter les services directs aux élèves, comme la présence de conseillers en orientation, de psychologues, de bibliothécaires, d’orthopédagogues, d’aides pédagogiques individuels, proteste la dirigeante syndicale.En plus, ces coupes provoquent une augmentation du nombre d’élèves par classe, de même que la «précarisation» de la profession d’enseignant (travail à temps partiel, par exemple).Membres C’est la CEQ qui a lancé cette invitation de s’unir, pour défendre le budget actuel de l’Éducation.Y ont répondu des groupes aussi divers que la Fédération des femmes du Québec, l’Union des artistes, l’Union des producteurs agricoles, l’Institut canadien d’éducation des adultes, la CSN et la FTQ, ainsi que 1 m v % 'M* ï mV XtKiu ¦ JACQUES NADEAU LE DEVOIR Il n’y a plus de gras en éducation, estime la présidente de la CEQ, Lorraine Pagé.La centrale syndicale a formé une coalition d’organismes pour demander au gouvernement de cesser ses compressions en^éducation.les comités de parents, les Fédérations étudiantes universitaire et collégiale, les directeurs généraux des commissions scolaires.Trois importantes associations patronales de l’éducation sont cependant absentes: la Fédération des commissions scolaires, la Fédération des cégeps et la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec.Les trois ont été contactées, mais elles ont préféré conserver leur autonomie d’intervention, a expliqué Mme Pagé.Gary Stronach, de la Fédération des comités de parents de la province de Québec, insiste: ce ne sont pas seulement les syndicats qui veulent garder leurs emplois et le budget de l’éducation.Lui-même, qui représente les comités de parents, tient à ce que le budget de l’éducation soit au moins maintenu.La CEQ, comme les autres centrales syndicales, reproche au gouvernement Bouchard sa stratégie de compressions budgétaires.«C’est une stratégie qui nous mène au cul-de-sac social et économique.C'est une voie qui va aggraver la situation.» Mme Pagé refuse de laisser le gouvernement «faire le saccage des services publics, sous prétexte qu’il fait le ménage des finances publiques».Il y avait peut-être du gras à enlever il y a quelques années, mais il n’y en a plus aujourd’hui, assure Mme Pagé.Pour assainir les finances publiques, elle dit au gouvernement de ne plus réduire les services publics et de chercher plutôt à générer d’autres revenus et à créer des emplois.Dans la peau d’un critique Lancement du deuxième Grand Concours de journalisme Le Devoir MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR / Ecrivains ou journalistes en herbe, amoureux de la critique, à vos plumes! Encouragées par le succès de l’an dernier, la Fondation du Devoir et l’Association québécoise des professeures et professeurs de français (AQPF) lancent la deuxième édition du Grand Concours de journalisme Le Devoir.Ce défi littéraire s’adresse tout particulièrement aux élèves du niveau collégial mais il tentera également les professeurs de français qui y feront participer leurs disciples.Le «devoir» exigé des participants permet de conjuguer prose et plaisir puisqu’on leur demande de se mettre dans la peau d’un critique, l’espace de 800 mots.Pièce de théâtre, exposition, film ou livre alléchants, événement sportif ou culturel digne d'intérêt, toute «manifestation qui concerne la vie sociale et culturelle d’ici» pourra faire l’objet d’une critique qui, si elle séduit les membres du jury, atterrira dans les pages du Devoir.L’expérience de l’an dernier a ravi les instigateurs du concours: 130 textes leur ont été envoyés, 32 institutions collégiales ont participé.«Nous avons été agréablement surpris par la diversité des sujets soumis, explique Huguette Lachapelle, présidente de l’AQPF L'exercice a servi à nous mon- trer les multiples intérêts des élèves.» Critiques du film Madame Butterfly, d’une pièce de théâtre signée Eugène Ionesco ou Michel Tremblay, ou encore de l’inauguration d’un bar branché, les sources d’inspiration ont été nombreuses et variées l’an dernier, ce qui laisse espérer encore plus d’audace et d’imagination pour la présente édition du concours.Le jury retiendra une douzaine de textes et désignera trois gagnants dont les textes seront publiés dans Le Devoir.Pour le quotidien, cette initiative est une façon concrète de manifester son intérêt pour les jeunes esprits.«Un concours comme celui-là nous permet de nous rapprocher des jeunes, de ceux qui s’intéressent au journalisme et à l’écriture, explique Lise Bissonnette, directrice du Devoir, qui affirme s’être délectée des créations de l’an dernier.Nous comptons beaucoup sur des initiatives du genre pour atteindre les jeunes du collégial et leur ouvrir la porte.» Un ordinateur, des bourses d’étude et des ouvrages récompenseront les plus grands talents.Les organisateurs du concours, auquel il faut s’inscrire avant le 21 mars 1997 et qui reçoit l’appui de la Fédération étudiante collégiale du Québec, comptent beaucoup sur la participation des professeurs, pour lesquels un exercice comme celui-là s’inscrit parfaitement dans le prolongement des cours de français.j i i La fin des cours obligatoires EtTÙ ¦ jf LE DEVOIR De gauche à droite, entourant Lise Bissonnette, directrice du Devoir.Colette Baribeau, ancienne présidente de l’Association québécoise des professeures et professeurs de français (AQPF) et responsable du concours de journalisme; Élise Labrecque, secrétaire générale de la Fédération étudiante collégiale du Québec; Roger Boisvert, vice-président exécutif et directeur général de la Fondation du Devoir et Huguette Lachapelle, présidente de l’AQPF.*La critique n’est pas un genre facile, et pourtant les élèves nous surprennent avec des textes très bien construits, explique Colette Baribeau, ancienne présidente de l’AQPF et responsable de la présente édition du concours.Les jeunes utilisent des formules-chocs empruntées aux médias électroniques et ils se cherchent visiblement un style, ce qui est très impressionnant.» Les écoles de conduite : réclament ; un moratoire NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE .S i Québec — Les apprentis condtic-, teurs du Québec ne seront plus' ooiigés de suivre des cours de conduite], d’une école reconnue pour obtenir leur permis.Cette mesure contenue dans un projet de loi actuellement étudié par l’Assemblée nationale suscite l’opposi-' tion des propriétaires d’écoles dë-’ conduite qui réclament un moratoire.-«Cette obligation mise en place en* ‘ 1983 a contribué à réduire le nombre de, morts et de blessés sur les routes», a soute-, nu hier le porte-parole de l’Association, des écoles de conduite du Québec,; Yvan Sévigny.Dans les frits, il y a eu 882 décès sur, les routes du Québec en 1995, soit 609, de moins qu’en 1980.,,., M.Sévigny a rappelé que l’obligation, pour un apprenti conducteur d’avoir à suivre des cours théoriques et 12] heures de pratique dispensées par du personnel compétent avant d’obtenir, son permis lui fait adopter un comportement plus responsable sur la route et, réduit la prise de risques inutiles.Depuis 1983, les personnes dési-j' rant obtenir leur permis de conduire' doivent suivre un cours de conduite auprès d’une école dûment accrédi-; tée.Mais le projet de loi 12 du mi-' nistre des Transports abolit cette obligation.Dorénavant, elles devront dé- • tenir un permis temporaire de 12 mois avant d’obtenir un permis permanent M.Sévigny a signalé que tout en: prônant l’abolition des cours de.conduite pour les apprentis conducteurs, le gouvernement impose aux chasseurs des cours sur le manié-.’ ment des armes à feu.«Une auto ou, une moto peut tuer autant qu’une arme à feu», a dit M.Sévigny.En déréglementant les cours de conduite, le gouvernement agit trop rapidement, croit l’Association des, propriétaires d’écoles de conduite.L’Association accepte le principe de , la déréglementation, mais estime qu’elle doit se faire en offrant un, cadre de qualité.C’est pourquoi elle propose qu’une association neutre, reconnue et acceptée par l’ensemble dir milieu réglemente l’enseignement dé] la conduite automobile au Québec.L’Association regroupe 109 écoles de conduite automobile du Québec., Casque Six autres associations recommap-,.dent au gouvernement québécois de, profiter des modifications apportées à la loi sur la sécurité routière pour rendre obligatoire le port du casque, pour les cyclistes.«L'objectif de sauver,, des vies doit être placé en tête de liste rfe.; toutes les priorités», a déclaré le porte-parole des six associations, le Dr Renaud; Leroux.Ces six groupes sont l’Assoda-tion des neurochirurgiens, l’Association des médecins d’urgence, les Directeurs de la santé publique de la Conférence des régies régionales de santé, la Fédé-' ration québécoise des sports cyclistes,- • le Cercle des fermières et la Fédération des éducateurs physiques., ; Le port du casque pour les cyclistes;, permettrait de sauver dix vies par années en plus d’éviter 200 hospitalisa-, fions, estiment ces six associations.Le projet de loi 12 sur la sécurité: ; routière est présenté par le ministre;, des Transports Jacques Brassar.d-,.Une commission parlementaire de, l’Assemblée nationale entreprend au-; jourd’hui l’audition des 77 mémoire?, provenant d’organismes qui veulent se faire entendre dans ce dossier, i ;, * L E I) E V 0 I 11 , L E M A R 1) I I () C T 0 B R E I !) 9 (i A 3 - LE DEVOIR - MONTREAL mammmimâmmmm Groupe sanguin + B- \ 29% La Société canadienne de la Croix-Rouge Info-collecte: 524-6724 EN BREF Cols bleus: non à la grève (Le Devoir) — Le président du Syndicat des cols bleus (SCFP-FTQ), Jean Lapier-re, affirme qu’aucune grève ni générale ni des heures supplémentaires n’est envisagée dans le présent conflit qui oppose les employés manuels à la Ville de Montréal.Tout au plus des pressions pourraient-elles être laites au niveau politique telles que des manifestations, explique M.Lapierre, qui veut rassurer les citoyens sur le fait qu’aucun geste ne nuira aux services à la population.De son côté, la présidente du comité exécutif et responsable politique du dossier, Nôushig Eloyan, soutient qu’il vaudrait mieux que le syndicat soumette l’offre de la Ville à ses membres plutôt que de laisser circuler des rumeurs de grève.Lendemain de black-out à McGill (Le Devoir) — Des responsables d’Hy-dro-Québec rencontreront jeudi les dirigeants de l’Université McGill à la suite de la panne qui a privé l’institution d’enseignement d’électricité pendant 50 heures au cours du week-end.H devrait notamment être question des dédommagements que pourrait réclamer l’Université McGill à la suite de cet incident La panne a empêché la tenue des cours et des activités habituelles des 35 000 étudiants de l’université.Les pertes sont estimées à plus de 100 000 $ par McGill.Pour Hydro-Québec, il s’agissait là d’une interruption «exceptionnelle», et peut-être même la plus longue à survenir.La panne a été causée par la rupture dé la ligne de réserve de l’université, la ligne principale étant hors service en raison de travaux.«Ni l’âge des circuits, ni l’entretien du réseau ne sont en cause pour expliquer les difficultés techniques rencontrées», a fait savoir hier la société d’Etat par voie de communiqué.Hydro-Qtiëbec procédera néanmoins à une «analyse exhaustive» de cet incident au cours des prochains jours et tiendra McGill informée en priorité.Sergent de la GRC condamné (Le Devoir)—Le sergent de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) Richard Beaudoin a été condamné à quatre mois de prison avec sursis, hier au Palais de justice de Montréal, pour un attentat à la pudeur commis en 1980.Le policier avait alors agressé une secrétaire qui travaillait avec lui.Beaudoin s’était livré à des attouchements sexuels sur la jeune fetnme, après lui avoir passé les menottes dans une voiture de la GRC.La victime n’a porté plainte que l’an dernier, quinze ans après l’incident Richard Beaudoin, âgé de 47 ans, a alors été suspendu sans solde.M.Beaudoin ne purgera pas sa sentence en prison, en vertu des nouvelles dispositions de la loi.i ¦ LaCSN gain de cause (PC) — Le commissaire du travail vient de statuer que l’employeur véritable des salariés du service d’entretien de la Place Ville-Marie est le propriétaire Tri-zec, et non son sous-traitant les Industries de maintenance Empire.H donne raison à la CSN, qui avait défendu cette thèse.Cette décision de la commissaire du fravail Andrée Saint-Georges prend place dans le cadre du débat portant sur l’interprétation à donner aux articles 39 et 45 du Code du travail.Ces articles précisent ce qui advient de l'accréditation syndicale et des conditions dé travail dans les cas de cession d’en-tréprise, de recours à la sous-traitance ou de changement de sous-traitant D’après la preuve faite devant elle, la commissaire statue que l’employeur vé-ritable des syndiqués est bel et bien Trizec.Elle révise l’accréditation du syndicat avec les Industries de maintenance Empire pour la lier à Les propriétés Trizec.D y a quelques années, la compagnie immobilière Trizec, propriétaire de la Place Ville-Marie, avait donné en sous-traitance le service d’entretien de l’immeuble à Industries de maintenance Empire.Les travailleurs avaient conservé leur emploi.Trizec décida de changer de sous-traitant et lança un appel d’offres en octobre 1995.Le Syndicat des travailleurs de l’entretien des édifices de la Place Ville-Marie prétendait que ce changement de sous-traitant visait à se débarrasser du syndicat Crédit de taxes pour les artistes (Le Devoir) — Les artistes en métiers d’art établis à Montréal peuvent obtenir, tout comme les artistes en arts visuels, un crédit de taxes d’affaires et de taxes spéciale, de même qu’une subvention à la Surtaxe lorsqu'ils occupent un atelier dans un immeuble non résidentieL a rappelé hier la Ville de Montréal.Pour bénéficier du remboursement de taxes, il suffit de remplir le formulaire Remboursement de taxes aux artistes en arts visuels et en métiers d art, disponible chez Accès MontréaL La CECM ouvrira trois écoles internationales Le plan triennal d’immobilisations confirme la fermeture de onze écoles de quartier Signe des temps: la plus grosse commission scolaire du Québec prévoit fermer une dizaine d’écoles, pour la plupart de petites écoles de quartier, mais en même temps elle veut ouvrir trois nouvelles écoles internationales sur son territoire, des écoles à vocation enrichie.PAUL CAUCHON LE DEVOIR La Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM) prévoit économiser quelque deux millions de dollars en fermant dès l’année prochaine onze écoles.Dans son Plan triennal de répartition et de destination des immeubles jusqu’en l’an 2000, qui sera déposé demain ce soir au Conseil des commissaires, la CECM prévoit également agrandir l’école Sophie-Barat, mais ne prévoit rien en ce qui concerne l’école Saint-Pascal-Baylon dans Côte-des-Neiges, où des centaines d’élèves doivent être déplacés par manque de place.Le Conseil des commissaires étudiera également demain soir une proposition de création de trois nouvelles écoles internationales.L’implantation de ces écoles internationales se ferait «sans coûts réels», selon les fonctionnaires de la CECM, puisqu’on prévoit jumeler ces nouvelles écoles à des écoles «ordinaires» déjà implantées dans des quartiers.Les services administratifs de la CECM proposent de créer deux nouvelles écoles internationales au secteur primaire, l’une à l’école Saint-Barthélémy dans le nord de Rosemont et l’autre à l’école Saint-Vincent-Marie à Montréal-Nord, et une nouvelle école internationale secondaire à l’école Henri-Bourassa, à Ri-vières-des-Prairies.Quant à l’actuelle école internationale située à l’école primaire Saint- Léon-de-Westmount, on prévoit la relocaliser ailleurs, soit à l’école Holy Cross, rue Jolicoeur, soit à l’école Cherrier, non loin du parc Lafontaine.Rappelons que les écoles internationales respectent le programme du ministère, mais elles offrent un enseignement enrichi, marqué par l’ouverture au monde.Au primaire, par exemple, ces écoles offrent quatre heures supplémentaires d’enseignement, principalement pour offrir l’apprentissage de l’anglais dès la première année et l’apprentissage de l’espagnol plus tard.Les fonctionnaires de la CECM mentionnent l’intérêt pour la commission scolaire d’offrir une autre possibilité aux élèves qui quittent la CECM après leur primaire.On veut clairement ici stopper l’hémorragie des élèves vers le secteur privé.Les fermetures Par ailleurs, le Conseil des commissaires recevra demain soir le plan triennal des immobilisations, qui confirme le désir de la CECM de fermer des écoles.La fermeture permettrait d’économiser environ trois millions de dollars, auxquels il faut retrancher environ 950 000 $ de nouveaux frais: frais de déménagement, ajout de personnel dans des écoles qui recevront un quota supplémentaire d’élèves, installation de barreaux aux fenêtres, etc.L’économie nette est donc évaluée à 2,02 millions dès l’année prochaine.La CECM rappelle qu’au 30 septembre dernier 48 de ses immeubles scolaires avaient un taux d’occupation inférieur à 50 %.Au secteur français de la CECM on prévoit fermer les écoles primaires suivantes: Annexe Charlevoix (élèves transférés à Ludger-Duvernay), Ma-rie-de-l'Incarnation (élèves transférés à Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours et à Cœur-Immaculée-de-Marie) , Centre Lartigue (élèves transférés à Pierre-Dupuy), Saint-Louis-de-Gon-zague (élèves transférés à Saint-Fran-çois-Xavier et Saint-Pierre-Claver), La Vérendrye (élèves transférés principalement à Sainte-Claire), Marie-Rei-ne-des-Cœurs (élèves transférés prin- cipalement à Guillaume-Couture), Notre-Dame-de-l’Assomption (élèves transférés un peu partout), Saint-Etienne (élèves transférés à Saint-Ar- j sène).Au secteur anglais on prévoit fermer les écoles primaires Emily Carr ' et John XXIII, cette dernière pouvant être jumelée à John-Bosco.Au secteur secondaire serait fermé le secteur jeune de Pierre-Dupuy ' (mais l’immeuble conserverait le secteur adulte et accueillerait le Centre Lartigue).11 aurait un mouvement d’élèves autour des écoles anglophones Vincent Massey Collegiate, Sir Wilfrid Laurier et Lester B.Pear-soi], Laurier fermant ses portes.A tous ces déplacements il faut ajouter ceci: l’école Rosalie-Jetté pour adolescentes enceintes serait relocalisée ailleurs, peut-être dans l’ancienne école Marie-Reine-des-Cœurs.Beaucoup de mouvement, donc, et beaucoup de discussion en perspective.Une consultation est d’ailleurs prévue dans les différents quartiers, et une décision finale doit être prise par les commissaires le 18 décembre.¦ i b n du d é ve I o dp ement ; Commissi urbain de LIDEC CHEZ NOUS COMME CHEZ VOUS Sciences humaines 3e année manuel de l'élève, 192 pages 20,30$ Lise Forcier et Maryse Lavallée Collection dirigée par: Denise Soulières Un matériel attrayant pour l’élève et qui devrait le stimuler à découvrir, à connaître et à comprendre le monde dans lequel il vit.Un matériel d’un grand intérêt pour l'enseignante et l’enseignant et qui répond à des besoins exprimés lors d'une consultation réalisée à travers le Québec.Un matériel qui, répond aux exigences du MÉQ et qui est adapté à la pratique de l’enseignement d'aujourd'hui et des années futures.Un matériel rédigé par des auteures et des auteurs qui enseignent dans des classes de différentes régions du Québec.LIDEC inc.4350.avenue de I'HôteI-de-ViIIe Montréal (Québec) H2W 2H5 Téléphone: (514) 843-5991 Télécopieur: (514) 843-5252 Nouveau-né électrique JACQUES NADEAU LE DEVOIR LA FIRME Bombardier a présenté hier à l’hôtel Reine-Elizabteh son nouveau-né, un prototype de véhicule électrique.La voiture à deux places est mue par un moteur à courant continu alimenté par des batteries au plomb rechargeables sur une prise résidentielle de 110 volts.Elle dispose d’une autonomie de 40 à 60 km, et peut atteindre une vitesse maximale de 40 km/h.Bombardier doit décider d’ici la fin de l’automne si elle commercialise ou non sa voiture électrique.Le remaniement de vendredi Le conseiller Prégent est prêt à quitter Bourque Étude publique Vous êtes invités à participer à la prochaine assemblée de la commission.Date : Le mardi 8 octobre 1996, à 19 h Le mercredi 9 octobre 1996, à 19 h 30 Lieu : 275, rue Notre-Dame Est Hôtel de ville, salle du conseil Lors de cette assemblée, vous pourrez : • obtenir des renseignements sur les projets de règlement inscrits à l'ordre du jour; • poser des questions et exprimer votre opinion sur ces projets.La commission recevra vos commentaires et formulera des recommandations au comité exécutif.L’ordre du jour comprend les projets de règlement suivants, soumis par le comité exécutif : Séance du 8 octobre (19 h) - Modification au règlement d'urbanisme visant à abaisser la hauteur maximale autorisée de 4 à 2 étages et à réduire également le nombre maximal d'unités de loge- ment autorisé de 36 à 7, sur une partie du côté nord de la rue Serge-Deyglun, entre la rue Réal-Benoit et l'avenue Yves-Thériaujt (district électoral du Bout-de-l’lle).- Modification au règlement d'urbanisme visant à retirer de la zone commerciale et è incorporer à la zone résidentielle les lots 216 et 217 ayant front sur la rue Saint-Dominique et situés à l'arrière des emplacements portant les numéros 54 à 62, avenue du Mont-Royal Est (district électoral de Jeanne-Mance).- Autorisation d'occuper le 2e étage du bâtiment portant les numéros 4556-4560, boulevard Saint-Laurent, à des fins de débit de boissons alcooliques, de salle de danse et de salle de spectacle (district électoral du Mile End).- Autorisation d'élargir la variété d'usages commerciaux déjà autorisés au rez-de-chaussée de l'immeuble à bureaux portant les numéros 2100 à 2140, rue Sherbrooke Est.situé entre les avenues de Lorimier et des Érables (district électoral de Sainte-Marie).- Autorisation de reconstruire la façade de la Maison P.A.Benoit portant les numéros 267 et 269.rue Saint-Paul Est et de maintenir le café-terrasse situé derrière et rattaché à la Maison Cartier, portant les numéros 407 et 413, place Jacques-Cartier (district électoral de Saint-Jacques).- Autorisation de construire et d'occuper, à des fins de lieu de culte, un bâtiment de deux étages sur un terrain vacant situé à l’intersection nord-est des rues de La Gauchetière et de Bleury (district électoral de Saint-Jacques).Séance du 9 octobre (19 h 30) - Modification au règlement d’urbanisme visant à retirer d'une zone institutionnelle (cour de voirie du ministère des Transports du Québec), la propriété sise au 455, boulevard Henri-Bourassa Ouest, de manière à y autoriser dorénavant la présence de certains usages de nature commerciale ou résidentielle dans un bâtiment d'une hauteur maximale de deux étages (district électoral d'Ahuntsic).- Autorisation de démolir le bâtiment situé au 7745,18e Avenue ainsi que d’agrandir et d'occuper, à des fins de réparation et d’entretien de véhicules motorisés, le bâtiment situé au 7755,18e Avenue (district électoral de Jean-Rivard).KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Avec l’assurance tranquille que lui procurent dix-huit ans au conseil municipal, Germain Prégent se dit prêt à démissionner de Vision Montréal si le maire Pierre Bourque ne le maintient pas à son poste au comité exécutif.Sans menace, le conseiller du district Saint-Henri retournera siéger comme indépendant si le remaniement du comité exécutif que M.Bourque rendra officiel vendredi, l’exclut de l’équipe.«Le boss, c’est pas moi c’est M.Bourque.Il a le droit de décider.Mais si jamais on me pousse, c’est bien évident que je ne resterai pas.Après cinq mandats, on ne se laisse pas pousser», a déclaré hier au Devoir M.Prégent.Et si cela devait se produire à la fin de la semaine, il n’y aura ni tambour ni trompette, assure Germain Prégent.«Je ne me prends pas pour un génie.Je suis un gars ordinaire.Je fais mon travail honnêtement.Mais je ne pourrais pas continuer avec Vision Montréal.C’est la simple logique», soutient M.Prégent qui se dit satisfait de son travail au sein du comité exécutif.L’économie de 3,5 millions sur le contrat initial du pont Wellington et le projet dje prolongement du parc sir George-Étienne-Cartier sont ses principales réalisations, explique celui qui a été élu pour la première fois en 1978 avec l’équipe de Jean Drapeau avant de siéger comme indépendant après l’arrivée au pouvoir du Rassemblement des citoyens en 1986.Il y a deux ans, ce commerçant du Sud-Ouest s’est joint à Vision Montréal et a accédé au Saint des Saints où il est responsable de la commission électrique, des services des incendies et du génie ainsi que des dossiers jeunesse.«Pourquoi je MONTREAL c'est toi ma ville\ - Autorisation d’occuper, à des fins de lieu de culte, un local situé au deuxième étage du bâtiment portant les numéros 7190-7192, boulevard Saint-Michel, au sud de la rue Jean-Talon (district électoral de François-Perrault).- Autorisation de construire et d'occuper un bâtiment commercial et résidentiel de 3 étages, à même un terrain vacant situé du côté est de la rue Saint-Denis, au sud de la rue Jean-Talon, qui porterait les numéros 7101-7111, rue Saint-Denis (district électoral de Saint-Édouard).- Autorisation d’occuper, à des fins de garderie, le 3e étage du bâtiment portant les numéros 1291 à 1295, rue Beaubien Est (district électoral de Père-Marquette).Renseignement* sur les dossiers et sur les prochaines assemblées : Service des relations avec les citoyens 1301.rue Sherbrooke Est Édifice Lafontaine 872-8265 Le greffier, Léon La berge m’obligerais à subir les contraintes ; d’un parti politique, dont le caucus, alors que je pourrais avoir la même chose, le même salaire et être indépendant», dit-il.Depuis déjà plusieurs semaines, le ' maire Bourque laisse entendre qu’il reverra la composition du comité exécutif.Les rumeurs de toute natu- : re vont bon train dans les corridors de l’hôtel de ville.D’un côté, on prône un remaniement majeur, question de donner un second souffle à l’ad- j ministration à mi-mandat.De l’autre, ! on soutient que les modifications doi- ! vent être mineures de crainte , qu’elles ne soient perçues comme un : aveu d’échec.D’aucuns spéculent principale- j ment sur le poste de la présidence ; du comité exécutif, occupé actuelle- : ment par Noushig Éloyan.Pour Tins- • tant une seule chose semble certai- ' ne, c’est le départ de Georgine Cou- î tu, affligée par la maladie.Par : ailleurs, Vittorio Capparelli a dit sou- ' haiter la semaine dernière une nouvelle distribution des tâches, lui qui n’est porteur d’aucun dossier.Il est responsable politique de la sécurité 1 du revenu, dossier délégué par le gouvernement du Québec.I - i I.E I) K V 0 I R , I.E M A lî I) I I (» G T 0 H R K I !) !» (i A 4 K R LE POLITIQUE Dépollution des activités agricoles Immigration Il faut accélérer les choses, dit Cliche LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Québec adopte une nouvelle grille de sélection L'accent sera dorénavant mis sur l'ensemble des qualifications des travailleurs indépendants, dont leur capacité à s'intégrer rapidement à la société québécoise L) invasion d’algues qui frappe la baie Missisquoi ' convainc plus que jamais le ministre de l’Environnement et de la Faune, David Cliche, de la «nécessité d’accé-] lérer les choses» en matière de dépollution des activités | agricoles.! Le ministre Cliche n’avait toutefois aucune solution ! ponctuelle à annoncer hier en vue de régler le problème E envahissant qui frappe cette baie du lac Champlain, f n’ayant pas eu l’occasion d’en discuter, de sa circonscrip-j tion, avec ses fonctionnaires.Ces derniers évoquaient, vendredi en entrevue, la mise i en place possible d’un règlement particulier à la région de ; la baie Missisquoi pour diminuer radicalement la pollution J d’origine agricole et la création éventuelle d’une agence de f bassin, qui réunirait les élus municipaux, les écologistes, ; les agriculteurs et les milieux d’affaires autour d’un pro-f gramme commun d’assainissement du milieu.Le ministre Cliche annonce dans le même sens qu’il déposera cet automne un projet de loi créant des «agences de bassin» au Québec ainsi qu’un projet de règlement eau-sol, obligeant tous les agriculteurs à faire approuver par le ’ ministère de l’Environnement et de la Faune (MEF) un plan de fertilisation compatible avec la capacité des sols et - des cultures tout en étant adapté au rythme des saisons.» Certes, reconnaît le ministre, les collisions sont intenses J avec le milieu agricole ces temps-ci d’autant plus que le mi-1 nistère a cessé depuis le début de l’été d’autoriser de nou-* velles porcheries.Ses fonctionnaires ont reçu de nouvelles : directives au cours des derniers jours pour que les autori-; sations tiennent compte dorénavant des milieux sensibles, ' des effets cumulatifs et des besoins sociaux.«On revit avec l'UPA, ajoute le ministre, ce que d’autres ' ont vécu avec les papetières à une certaine époque», une allusion aux efforts déployés par cette industrie pour obtenir un délai de quelques années dans l’application du règle- ment régissant ses rejets.; Mais, ajoute David Cliche, à travers les attaques et les dénonciations, percent quelques lueurs d’espoir: «Je vois, dit-il, , un important cheminement se produire au sein de l’UPA à .travers les nombreuses discussions que j’ai avec eux.On perçoit de plus en plus une volonté de régler les problèmes.» C’est du côté de l’Association professionnelle des ingé- nieurs du gouvernement du Québec (APIGQ) qu’est ve-.nue la proposition la plus tangible hier pour régler l’épidémie d’algues bleues de la baie Missisquoi.• Son président, Gaétan Lefebvre, suggère à Québec , d’imposer une surtaxe de 25 % dès le printemps prochain sur l’achat d’engrais chimiques dans cette région.Et dans toutes les régions aux prises avec une surfertilisation.Les cultures intensives pratiquées autour de la baie Missisquoi pourraient absorber à peu près tous les fumiers et lisiers produits sur place au lieu de s’ajouter à la charge polluante que génère l’utilisation additionnelle de produits chimiques, expliquait la semaine dernière un sous-mi-nistre du MEF.Ainsi, explique M.Lefebvre, on créerait un incitatif économique susceptible de réduire très rapidement les quantités de phosphore et d’azote dans des proportions qui pourraient être importantes, avec un minimum de coûts sociaux, comme cela a été expérimenté en Suède.Le président de l’APIGQ ajoute qu’il faut par ailleurs amorcer rapidement une réflexion sur les impacts du drai-*.nage agricole, abondamment utilisé dans certaines ré-i gions comme celle de la baie Missisquoi.Il est «peu cohé-.rent», dit-il, de voir les citoyens dépenser des millions pour j extraire de leurs eaux usées les phosphates et constater qu’à côté, les drains agricoles facilitent l’écoulement du f phosphore dans les mêmes cours d’eau.À compter d’aujourd’hui, le gouvernement du Québec applique une nouvelle grille à la sélection des immigrants indépendants.Les modifications, affirme-t-il, permettront une meilleure intégration des nouveaux arrivants en plus de favoriser l’immigration francophone.JEAN DION LE DEVOIR En substance, les changements consistent à donner un plus grand poids à des critères tels que l’employabilité et la mobilité professionnelle, l’autonomie financière des candidats et leur capacité à s’intégrer rapidement à la société québécoise, a indiqué hier le ministre délégué aux Relations avec les citoyens, André Boisclair.La nouvelle grille ne touche que les candidats inscrits dans la catégorie «travailleurs indépendants», soit le tiers des 27 000 immigrants — les autres étant des parents de personnes se trouvant déjà ici, des personnes en situation de détresse et des gens d’affaires — qu’accueille annuellement le Québec.La principale innovation vise à mettre davantage l’accent sur les qualifications d’ensemble des candidats que sur le simple besoin de leurs compétences professionnelles spécifiques, un élément qui était prépondérant dans l’ancienne grille.Une étude, a relevé M.Boisclair, a en effet démontré qu’à peine 25 % des travailleurs indépendants immigrants avaient bel et bien travaillé dans leur domaine au Québec.Or «les recherches ont démontré que la performance économique des travailleurs est bien davantage reliée à des caractéristiques personnelles comme le niveau de formation, l’expérience professionnelle, l’âge, les connaissances linguistiques et la connaissance de la société au sein de laquelle ils doivent s’intégrer», a déclaré le ministre.Cette polyvalence favorisant l’adaptation aux fluctuations du marché du travail ou, pour reprendre l’expression du ministère, ce «haut potentiel d’employabilité et de mobilité professionnelle», sera donc l’un des éléments clés dans la détermination de l’adaptabilité d’un candidat à l’immigration.Ainsi, par exemple, la formation universitaire entrera désormais dans le calcul.De même, en plus de la connaissance du français et, accessoirement, de l’anglais, la connaissance du Québec et les liens qu’entretient le candidat avec lui, soit à cause de la présence de membres de sa famille ou en raison de séjours antérieurs, joueront Les autorités exigeront par ailleurs que les candidats dé- montrent qu’ils peuvent subvenir à leurs besoins matériels pendant au moins trois mois, ce qui signifie qu’ils devront dé tenir un minimum de 2000 $ dans le cas de personnes seules.«Je ne pense pas que ce soit un service à rendre, ni à la personne qui fait le choix d’immigrer au Québec non plus qu’à la société d’accueil, de recruter des gens à l’étranger qui, s’ils n’ont pas l’autonomie financière requise, pourraient se retrouver directement à la sécurité du revenu», a expliqué M.Boisclair.«C’est un test minimum de revenu.Nous le faisons dans l’intérêt public et dans celui du catididat.» Enfin, d’autres critères comme la présence d’enfants, un élément qui accroît le potentiel d’intégration, seront considé rés.Selon le ministre, la nouvelle grille aura comme conséquence de faire venir au Québec un plus grand nombre de citoyens en provenance du Maroc, de l’Algérie et de la Tunisie.L’an dernier, près des trois quarts des travailleurs indépendants étaient d’ailleurs d’origine maghrébine (41%) ou française (30%).M.Boisclair estime à cet égard que les changements, dont les effets devraient mettre un an à se faire sentir, feront en sorte de hausser à 90 % la proportion des travailleurs immigrants qui sont francophones, comparativement à 65 % actuellement.De manière plus large, le taux global d’immigration francophone au Québec pourrait donc passer de 35 à 40 %.Débat public JACQUES NADEAU LE DEVOIR LE CHEF du Parti libéral du Québec, Daniel Johnson, a répondu hier midi aux questions des habitués de la brasserie Magnan, à Montréal.Le chef de l’opposition à l’Assemblée nationale était l’invité de l’animateur de radio Gilles Proulx.Bibliothèque nationale du Québec Un rapport proposait le site Simpson ;< MARIO CLOUTIER DE NOTRE,BUREAU DE QUEBEC Le rapport du comité, réunissant des représentants des ministères de la Culture et de la Métropole, de la Bibliothèque nationale du Québec et de la Ville de Montréal, concluait récemment que l’ancien magasin Simpson représentait la meilleure option pour la relocalisation de la BNQ, a appris Le Devoir.Le ministère de la Culture et des Communications a toutefois qualifié ce rapport de «superficiel» et «incomplet» lors de sa remise en juin dernier.Les deux fonctionnaires de ce ministère, qui participaient aux travaux du comité, ont d’ailleurs fait connaître par écrit leur dissidence sur la recommandation de ce rapport final.Les divergences avec leurs collègues de travail portaient sur l’abandon et l’avenir du site patrimonial de la bibliothèque Saint-Sulpice, où se trouve présentement la BNQ, et sur l’incertitude de trouver chez Simpson des co-locataires convenables à une institution culturelle comme la Bibliothèque nationale.Loin d’être convaincue, la ministre Louise Beaudoin a donc continué de privilégier l’agrandissement de la bibliothèque Saint-Sulpice qui s’inscrit dans la revitalisation du Quartier latin.Encore maintenant, on ignore qui occuperait plus de la moitié de l’édifice Simpson avec la BNQ et l’avant-poste technologique de la bibliothèque de la Ville de Montréal.Présidé par un fonctionnaire du ministère de la Métropole, le comité d’étude sur la relocalisation de là BNQ avait été mis sur pied à la demande du maire Pierre Bourque.Dans ce dossier, la ville privilégie depuis le début le site Simpson tout en souhaitant envoyer l’essentiel de la facture au gouvernement québécois.De son côté, le président de la BNQ, Philippe Sauvageau, soutient que son organisme a toujours été ouvert aux solutions de rechange, même s’il est d’accord avec la recommandation du comité.«Nous avons commandé nous-mêmes des études de faisabilité sur l’agrandissement de l’édifice Saint-Sulpice, rue Saint-Denis, et Daveluy, rue Sherbrooke.Dans ce dossier, la BNQ et son conseil d’administration ont toujours été de bonne foi.» Yves Duhoime, avocat cornet, Gascon, lozeau Avocots/ Photographié par André Corne Hier «JE VOUS RECOMMANDE D'INVESTIR DANS UN QUOTIDIEN QUI TIRE LES AFFAIRES AU CLAIR.» En devenant actionnaire de la Société de placement en entreprise québécoise (SPEQ-LE DEVOIR INC.), vous manifestez votre appui à un quotidien qui donne un sens aux chiffres.Un quotidien vigilant dont les prises de position contribuent à la vitalité économique de notre société.En devenant actionnaire, vous contribuez financièrement à l’avenir d’un journal solide et vous profitez d’une déduction fiscale (Québec) de 125%, pour chaque tranche de 500$, l’investissement minimal.En devenant actionnaire, vous vous joignez aux lecteurs, aux amis, aux institutions et aux gens d’affaires qui assurent par leur investissement, la présence et la continuité d’une information de qualité indispensable en démocratie.En devenant actionnaire de SPEQ-LE DEVOIR INC., vous investissez dans le seul grand journal d’opinion au Québec.Troisième émission par voie de prospectus SPEQ-LE DEVOIR INC.Prix: 1$ Faction Souscription minimale: 500 actions ordinaires Souscription par tranche de 500 actions ordinaires Le produit net du placement sera utilisé pour souscrire à 450000 actions votantes et participantes de LE DEVOIR INC.Pour obtenir tous les renseignements, veuillez remplir le coupon ci-dessous et un exemplaire du prospectus définitif vous sera transmis.Je désire recevoir des renseignements concernant l’achat d’actions de la SPEQ qui investira dans LE DEVOIR INC.NOM: _______________________________________ ADRESSE: ___________________________________ TÉLÉPHONE :_________________________________ m NOTE: Veuillez faire parvenir ce coupon à Roger Boisvert, 2050, rue De Bleury, 9’ étage.Montréal (Québec) H3A 3M9 Tel.: (514) 985 3333 Téléc.: (514) 985 3310.LE DEVOIR Des idées de sécession au nord de POntario PRESSE CANADIENNE Ottawa — Excédé par ce qu’il juge comme de l’ingérence de la part de groupes du sud de la province, le député fédéral Benoît Serré propose de séparer le nord de l’Ontario et d’en faire une nouvelle province.«On veut qu’ils [les gens du Sud] viennent nous voir, qu’ils viennent pêcher, qu’ils viennent apprécier le plein air et tout ce qu’on a à leur offrir.Mais on ne veut pas qu’ils viennent faire de la désobéissance civile et déranger nos vies tranquilles», a affirmé hier le député libéral, en faisait référence à des manifestations orchestrées par des groupes environnementaux dans sa circonscription.Même si l’idée n’est pas nouvelle et que plusieurs personnes lui en ont parlé, M.Serré a admis que la possibilité de la création d’une nouvelle province vise à attirer l’attention pour faire valoir le point de vue des habi- tants de la région.«Il fallait faire quelque chose d’un peu dramatique pour soulever l’attention des médias nationaux», a-t-il dit C’est pourquoi il n’est pas en mesure de dire où la frontière passerait et quel nom serait donné à la province.Le député libéral a expliqué que les manifestations de Temagami, région située dans sa circonscription, ont mis le feu aux poudres.«Ça fait un bon bout de temps que des groupes soi-disant environnementaux, qui sont radicaux, empêchent les gens du nord de l’Ontario de développer leur économie.On vient, on fait de la désobéissance civile, il y a eu 39 ar-restatiotis [à Temagami]», a-t-il dit.Il soutient que ces groupes, qui tentent d’empêcher la coupe de bois dans cette partie de la province afin de préserver des forêts vierges, proviennent du sud de l’Ontario et quüls ont l’appui des politiciens torontois.Dingwall s’en prend au lobby du tabac PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le ministre fédéral de la Santé, David Dingwall, a accusé l’industrie canadienne du tabac de mener une campagne de lobbying brutale et personnelle.Le ministre a fait ces commentaires hier après qu’on lui eut demandé pourquoi le gouvernement tardait à présenter les mesures antitabac qu’il avait d’abord promises pour le printemps.Une coalition de plus de 130 groupes de pression a tenu une conférence de presse, hier, pour mettre en garde les Canadiens contre les pressions du lobby de l’industrie du tabac qui tenterait de diluer ou de retarder d’éventuelles mesures législatives antitabac.Plusieurs représentants de ces groupes ont accusé le gouvernement libéral de se montrer trop conciliant à l’égard de l’industrie du tabac.•Elles [les compagnies de tabac] semblent obtenir plus facilement que nous un accès au gouvernement.H y a beaucoup d’action en coulisses», a déclaré Michael Perley, de la Campagne ontarienne pour l’action contre îe tabac.• ! 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