Le devoir, 23 septembre 1996, Cahier B
Agenda Page B 7 Culture Page B 8 Économie Page B 2 Sports Page B 5 * LE DEVOIR ?L E I) E V O I H .L E l l! N I) 1 2 3 S E P T E M 15 K E I !) !) (i LENI RE VU E Louis Garneau mm A est-ce que ta Le président-designer général Le champion cycliste à la fois sportif artiste-peintre et sculpteur est le roi heureux du lycra De son succès fulgurant, l’industriel Louis Garneau parle avec humilité, simplicité, mais aussi une grande lucidité.Il n’était pas évident, au milieu des années 80, de se lancer en affaires dans l’industrie du textile.Mais l’audace a payé.Louis Garneau a, dans ces conditions, développé une sorte de «théorie artistique» de gestion.Analyse de la réussite d’un businessman qui n’a pas le blues.ANTOINE ROBITAILLE Il respire le succès.Succès sportif d’abord, car il a été champion cycliste canadien, en 1978, puis coureur olympique.Succès commercial ensuite, puisque l’homme d’affaires s’est imposé en une décennie seulement comme un des leaders de sa génération.Son nom?Vous l’avez vu sur tant de casques de cyclistes et de cuissards, ces culottes de vélo en tissu moulant, le lycra.Notre homme semble même prendre un malin plaisir — péché d’orgueil?— à voir son nom se multiplier sur toutes les télés, par l’entremise de casques, vêtements, lunettes de coureurs olympiques (Curt Hornett, Myriam Bédard.).Et surtout sur les vêtements de sportifs amateurs pratiquant le vélo, le patin à roues alignées, le ski de fond, etc.Son nom?Louis Garneau.De son succès, il disserte, à 38 ans, avec toute la verve d’un vieux sage qui se penche rétrospectivement sur un long parcours.Chez lui, aucun secret n’entoure la réussite.Garneau partage volontiers.Probablement parce qu’il sait à quoi il le doit.Aux gènes, entre autres: on naît entrepreneur, on ne le devient pas, explique-t-il.En tout cas, lui, il prétend être né comme ça: «J’entreprends toujours et partout.J’ai tout le temps eu besoin de tas de projets.Je n’ai pas assez de mon commerce.Quand je suis à la maison, j’ai trois ou quatre projets: je fais des grands jardins, j’élève des carpes japonaises, je fais de l’ébénisterie.» , Il raconte qu’enfant, il avait déjà le sens des affaires.A la porte de l’église, il avait monté un petit commerce: il vendait le Dimanche matin.Lorsque les compétitions de vélo l’accaparaient, il «engageait» un ami et partageait avec lui les recettes.Louis Garneau a toujours été hyperactif.C’est sans doute ce qui lui a permis de développer plusieurs perspectives pour saisir la réalité.Et chacune d’elles l’aide maintenant à vivre sa vie d’entrepreneur.Louis Garneau doit beaucoup à sa formation de sportif.Cet ex-olympien (Los Angeles, 1984) affirme: «Quand on a connu le sport, plus rien ne nous semble vraiment difficile.Car notre volonté a été constamment mise à l’épreuve.» Mieux, le sport, pour lui, fut une merveilleuse école de leadership.Sans elle, aurait-il pu devenir un gestionnaire autodidacte aussi efficace?«Mon MBA, je l’ai fait sur le vélo.J’ai été capitainç de route.J’ai dû motiver constamment les coureurs.Élaborer des stratégies.Apprendre à ne pas montrer à l’adversaire que tu es dans ta pire journée; m’efforcer de communiquer intelligemment avec la presse.Développer une façon de détecter les tricheurs potentiels.» Le sport, c’est la rigueur, la détermination: «L’instinct de survie, aussi; quand tu prends une courbe à toute vitesse, un geste de trop peut te faire basculer dans le décor.C’est la même chose en affaires.» Dans son domaine, l’industrie du vêtement, il est un autre aspect à ne pas négliger: la création artistique.Or, Louis Garneau possède aussi cet atout Il faut par exemple avoir assez de préscience pour comprendre quels seront les goûts dominants : «Un été, c’est le bleu qui fonctionne.Si tu n’as produit que du rouge, t'es dans le champ.» Il faut donc être un tantinet sociologue pour percevoir les grandes tendances esthétiques et les concrétiser en un produit Ce penchant pour l’esthétique, U l’a raffiné au cours de ses études en art plastique, à l’Université Laval.Maintenant, il affirme être retourné comme jamais à cette passion fondamentale: «Je vends mes créations.Mes casques, s’ils sont beaux, bien proportionnés, bien sculptés, si les couleurs sont bien réparties, les gens vont les acheter.» Pour Garneau donc, l’esthétisme, c’est extrêmement important.«Pour l’entreprise, c’est primordial.Je suis le seul designer de casques.J’ai des concepteurs qui travaillent avec moi.Je les dirige.Il faut que je trouve leurs créations assez belles pour y mettre ma signature.» Et c’est même devenu l’essentiel de son Enfant, il avait déjà le sens des affaires.À la porte de l’église, il vendait le Dimanche matin.PHOTOS ANTOINE ROBITAILLE Les racines et la mondialisation Au commencement, en 1983, c’est la famille qui a permis de faire décoller l’entreprise de Louis Garneau.A l’époque, il avait installé son atelier principal dans le garage paternel.Ses parents, d’ailleurs, lui auront donné, en temps de travail, l’équivalent de trois ans de salaire gratuit.Garneau lui-même ne se payait presque pas.Un peu plus de 5000 $ en salaire, selon un bilan d’entreprise de 1985! Une décennie plus tard, on peut dire que l’aventure prend la forme d’une véritable success story dans la plus pure tradition nord-américaine.L’entreprise, qui emploie maintenant plus de 400 personnes, a un chiffre d’affaires qui dépasse les 35 millions.El(e possède en tout huit usines, dont une aux Etats-Unis.En 1994, elle recevait deux prix Canada pour l’excellence en affaires, catégories marketing et entrepreneurship.L’année suivante, Louis Garneau a refusé plusieurs offres d’achat d’une compagnie américaine, des offres «assez intéressantes pour répondre aux besoins de ma famille pendant deux générations, dit-il.Après cette décision, je m’étais dit pourquoi je ne me mettrais pas moi-même à acheter des compagnies étrangères?» Justement, en mai dernier, Garneau a pris une participation majoritaire dans le Groupe européen Axone, transformé en filiale du nom de Groupe Louis Garneau Europe.Il révèle qu’il se prépare à «répéter la même chose dans un autre pays.Le prochain sera-t-il l’Australie?Est-ce que ce sera le Japon?Est-ce qu’on digère la croissance?» Garneau, plus que confiant, prétend gérer «un modèle de PME adaptée à la mondialisation».Son pari tient en un mot: flexibilité.«Nos clients ne veulent plus garder d’inventaires.Ils font des commandes chaque semaine.La flexibilité, la vitesse de réaction font qu’il devient avantageux de faire travailler les gens ici et non exclusivement en Orient.» Il se dit confiant en l’avenir de l’industrie du textile au Canada.«Ce que vous avez vu ici, c’est peut-être l’usine la plus intégrée du Canada, lance-t-il avec fierté.Tout se fait surplace: la conception, l’infographie, le graphisme, l’impression, la coupe, l’assemblage.» Aussi prêt soit-il à faire face à la mondialisation, Garneau n’a pas pour autant pris le goût du voyage.«J’ai toujours détesté voyager.Quand j’étais cycliste, c’était la même chose.» Lui qui peut être à Seattle un jour et à Frankfort le lendemain tente toujours de revenir le plus vite possible au pays, auprès de sa famille.N’essayez pas non plus de le convaincre de déménager son siège social hors de Saint-Augustin, en banlieue de Québec: «Pour rien au monde! J’ai besoin de voir le fleuve.Peut-être parce que c’est l’ouverture vers le monde.Je suis profondément attaché à mon coin de pays.Je fais du sirop d’érable.Je joue au hockey avec mes chums, j’ai besoin de voir mes framboises, mes fraises.» On est forcé de conclure à la Paris Match: Louis Garneau est un homme heureux.travail, lui qui consacre maintenant près de 80 % de son temps à la création.Lorsqu’il s’est lancé en affaires, Louis Garneau portait, dans sa boîte, tous les chapeaux.«Plus on grandit, plus je perds des chapeaux! J’ai gardé un titre de p.-d.g.: président-designer général.J’ai un directeur général depuis environ sept ans.Ça m’a permis de me préoccuper un peu moins de la mécanique administrative: le financement, les montages financiers, la gestion du personnel.» Ainsi, il a pu se concenter sur ses forces: les grandes orientations de l’entreprise, la création, la conception, la présentation des produits, etc.Chez ce businessman, nul regret du type j’aurais voulu être un artiste.C’est qu’il est, d’une certaine façon, artiste.Même dans ses bureaux, tout est pensé en fonction du coup d’œil.Le hall d’entrée est un vrai musée consacré aux carrières de Garneau.Sur la porte du grand bureau du p.-d.g., une affiche dépouillée, «président», jouxte une impressionnante photo de lion.Le message est clair, et surtout humoristique.Les murs parlent chez Louis Garneau Sports.Des murs qui accueillent de grandes toiles signées LG en évidence.Son style?Il le décrit comme «très gestuel, très grossier, très énergique».Parfois, il sent le besoin de travailler, comme il le dit lui-même, son «côté artistique pur».Récemment, il a organisé une session de production artistique.Installé dans son entrepôt, pendant quelques heures, il a produit 38 toiles du type «interventions gestuelles».(«J’aimerais bien en vendre, mais personne n’en veut!», avoue-t-il en rigolant).Un vidéo a été tourné pour l’occasion.Ses influences: principalement Picasso, mais aussi le peintre américain Jasper Jones.Une caractéristique le distingue: il utilise ses toiles pour formuler les valeurs de son entreprise, comme son fameux moto, «Innover ou mourir», qu’arbore le centre d’une toile qui saute aux yeux de tout visiteur.Mais il ajoute qu’il ne suffit pas de les projeter sur les murs: «Les valeurs doivent être réelles, se refléter dans nos pratiques.Ça doit commencer par le président: si rien ne part de lui, il ne poussera pas grand-chose dans le champ de patates.» Les valeurs, l’éthique, ces mots reviennent souvent dans le discours de Garneau, qui parle beaucoup de l’importance de sa famille, de sa femme Monique, cofondatrice de l’entreprise.Une complice avec qui il a développé un partage des tâches qui leur permet de passer beaucoup de temps avec leurs deux fils: «Nous ne voulions pas sous-traiter les enfants!» Louis Garneau: «Quand on a connu le sport, plus rien ne nous semble vraiment difficile.Notre volonté a été constamment mise à l’épreuve.» septembre mere Cahier upéciaL Quinzaine 5 octobre 1 Tombée publicitaire: L des sciences \ * I.E I) E V 0 I Iv , I, E I.UNI) 2 3 S E I* T E M 15 H E I !) !) (i LE E C 0 N 0 M E CETTE SEMAINE À LA BOURSE Semaine du 22 au 28 septembre 1996 ASSEMBLÉES ANNUELLES Nom de la Compagnie Date Heure Lieu Ste-Geneviège Ltée (Ressources) 23-09-96 11 hOO Montréal Mont Saint-Sauveur International Inc.23-09-96 12h00 Montréal Trigas Exploration Inc.24-09-96 10h00 Alberta The Toronto Sun Publishing Corp.24-09-96 10hOO Toronto Foxmeyer Canada Inc.24-09-96 10hOO Toronto Macyro Inc.24-09-96 11 hOO Ste-Foy CompAS Electronics Inc.24-09-96 11 hOO Ottawa Continental Precious Minerals Inc.24-09-96 16h30 Toronto Plaintree Systems Inc.25-09-96 10h30 Ottawa Canadian Real Estate Investment Trust 25-09-96 10h30 Toronto MFP Technology Services Ltd.25-09-96 11 hOO Mississauga CHC Helicopter Corporation 25-09-96 11 h30 Toronto McWatters Inc.(Les Mines) 25-09-96 12h00 Montréal Orient Inc.(Ressources) 26-09-96 10hOO St-Lambert Goldpark China Limited 26-09-96 10h30 Toronto Micro Tempus Inc.26-09-96 11 hOO Montréal CamVec Corporation 26-09-96 15h30 Toronto Spectral Diagnostics Inc.26-09-96 16h30 Toronto Tombstone Èxplorations Co.Ltd.27-09-96 10h00 Vancouver Teddy Bear Valley Mines Limited 27-09-96 10h00 Toronto Asbestos Corporation Limited 27-09-96 16h00 Ste-Foy R.P.M.Tech Inc.27-09-96 17h30 Ste-Foy OFFRE EN ESPÈCES ; SILCORP LIMITED (SIL) Valeur: actions ordinaires Modalités: La société 1198033 ONTARIO LIMITED (filiale indirecte en propriété exclusive d’ALIMENTATION COUCHE-TARD INC.) a déposé une offre en es-; pèces visant l’acquisition de la totalité des actions ordinaires de la société sus-j mentionnée, et ce au prix de $16.50 pour chaque action ordinaire de SILCORP LIMITED soumise.! Date d’échéance: le 1 octobre 1996 Date limite pour soumettre les instructions au service du crédit: I le 24 septembre 1996 ! CIRCO CRAFT CO.INC.(CCC) i Valeur: actions ordinaires Modalités: La société HMTF CANADA ACQUISITION INC.a déposé une offre en espèces visant l’acquisition de la totalité des actions ordinaires de la société susmentionnée au prix de $11 pour chaque action ordinaire de CIRCO CRAFT CO.INC.soumise.Date d’échéance: le 28 septembre 1996 Date limite pour soumettre les instructions au service du crédit: le 21 septembre 1996 OFFRE EN ESPÈCES ET EN ACTIONS l * ! GIBRALTAR MINES LIMITED (GBM) Valeur: actions ordinaires Modalités: Dans le cadre d’un projet préliminaire, la société WESTMIN RE SOURCES LIMITED entend déposer une offre en actions et en espèces visant l’acquisition de la totalité des actions ordinaires en circulation de la société susmentionnée selon les taux suivants: Taux A: $8.85 pour chaque action ordinaire de GIBRALTAR MINES LIMITED soumise (pour un maximum de $86 653 000).Taux B: 1.180 action ordinaire de WESTMIN RESOURCES LIMITED pour chaque action ordinaire de GIBRALTAR MINES LIMITED soumise.GARDINER OIL AND CAS LIMITED Valeur: actions ordinaires Modalités: Dans le cadre d’un projet préliminaire, la société POCO PETROLEUMS LTD.entend déposer une offre en actions et en espèces visant l’acquisition de la totalité des actions ordinaires en circulation de la société susmentionnée, et ce au taux de $5 plus 0.6 action ordinaire de POCO PETROLEUMS LTD.pour chaque action ordinaire de GARDINER AND GAS LIMITED soumise.MORGAN HYDROCARBONS INC.(MHI) Valeur: actions ordinaires Modalités: Dans le cadre d’un projet préliminaire, la société STAMPEDER EXPLORATION LTD.entend déposer une offre en espèces et en actions visant l’acquisition de la totalité des actions ordinaires de la société susmentionnée, selon les options suivantes: Option A: $4.75 pour chaque action ordinaire de MORGAN HYDROCARBONS INC.soumise (jusqu’à concurrence de $130 000 000 pour l’offre).Option B: 0.85 action ordinaire de STAMPEDER EXPLORATION LTD.pour chaque action ordinaire de MORGAN HYDROCARBONS INC.soumise (jusqu’à concurrence de 44 000 000 d’actions ordinaires émises pour l’offre).OMISSION DE DIVIDENDES GLAMIS GOLD LTD.(GLG) Valeur: actions ordinaires Modalités: Nous avons été informés que la société susmentionnée, sauf avis contraire, ne versera plus de dividendes sur le titre en rubrique à compter de la date normale de versement du dividende en septembre.PROGRAMME D’ACHAT ET DE VENTE PEAK ENERGY SERVICES LTD.Valeur: actions ordinaires Modalités: Dans le cadre d’un projet préliminaire, PEAK ENERGY SERVICES LTD.entend procéder à un programme d’achat et de vente pour les détenteurs de petits d’actions de la société susmentionnée.Les actionnaires qui détenaient 99 actions ordinaires ou moins à la date de clôture du 12 septembre dernier peuvent y prendre part.Date de fin du programme: le 19 décembre 1996 Date limite pour soumettre les instructions au service du crédit: le 12 décembre 1996 RIGEL ENERGY CORPORATION Valeur: actions ordinaires Modalités: Nous vous informons d’un programme d’achat et de vente pour les détenteurs de petits lots d’actions ordinaires.En effet, les actionnaires qui détenaient 99 actions ordinaires ou moins de la société susmentionnée à la date de clôture du 6 septembre dernier peuvent participer au programme en vendant la totalité de leurs actions ordinaires de RIGEL ENERGY CORPORATION sans avoir à payer de commission.Date de fin du programme: le 9 décembre 1996 Date limite pour soumettre les instructions au service du crédit: : le 2 décembre 1996 i; FUSION TRIZEC CORPORATION LTD(TZC) HORSMAN CORP.Valeurs: actions ordinaires actions avec droit de vote subordonné Modalités: Dans le cadre d’un projet préliminaire, les sociétés susmentionnées prévoient poursuivre leurs activités sous la raison sociale de TRIZEC HAHN CORP.Les modalités de l’échange sont de 0.58 action avec droit de vote subordonné de TRIZEC HAHN CORP.pour chaque action ordinaire de TRIZEC CORPORATION LTD.détenue et une action avec droit de vote subordonné de TRIZEC HAHN CORP.pour chaque action avec droit de vote subordonné de HORSHAM CORP.détenue.REMBOURSEMENT TOTAL D’UNE ÉMISSION PROVINCE DE QUÉBEC Valeur: 10%, échéant le 16 octobre 2000 Modalités: Les modalités du remboursement reste à déterminer.Date de remboursement: le 16 octobre 1996 Les renseignements contenus aux présentes proviennent de sources que nous croyons dignes de foi mais nous ne pouvons pas en garantir l'exactitude.Ce document, étant un bulletin d'information, pourrait s'avérer incom-nlet.Tassé & Associés, Limitée TASSÉ PORTRAIT D’ENTREPRISE National, la plus grande firme de relations publiques au Canada Cette position enviable dans l’industrie est certainement le résultat d’un long cheminement depuis ce 23 septembre 1976, alors que Luc Beauregard ouvrait une toute petite «boîte» occupée par lui et une secrétaire, avec l’intention de rester comme cela.En 20 ans, la pratique des relations publiques auprès des entreprises et institutions diverses a par ailleurs vécu une importante évolution pour qu’aujourd’hui l’École des Hautes Études Commerciales décide de l’enseigner «comme fonction de gestion».CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Il y a exactement 20 ans aujourd’hui, Luc Beauregard fondait une toute petite maison de relations publiques, qui en une dizaine d’années allait atteindre le premier rang au Québec, en attendant de devenir moins d’une décennie plus tard «la plus grande firme de relations publiques au Canada», connue sous le nom de National.En 20 ans, la pratique de cette activité auprès des entreprises et institutions diverses a sans doute vécu une importante évolution poqr qu’aujourd’hui l’École des Hautes Études Commerciales décide d’enseigner les relations publiques «comme fonction de gestion».Luc Beauregard, qui en a fait la proposition à Jean-Marie Toulouse, est très fier qu’on ait accepté sa suggestion à l’intention des étudiants du MBA.«La discipline des relations publiques, qui consiste à gérer les relations d’une entreprise ou d’un organisme avec son environnement socioéconomique, doit s’enseigner dans les écoles de gestion, au même titre que les autres grandes fonctions de gestion enseignées aux futurs cadres supérieurs des entreprises comme les finances, les ressources humaines, le marketing ou la production.Désormais, ajoute Beauregard, l’aspect le plus important de nos activités c’est le conseil stratégique, la matière grise.» Un long cheminement C’est là certainement le résultat d’un long cheminement depuis ce 23 septembre 1976, alors que Luc Beau-regard ouvrait une toute petite «boîte» occupée par lui et une secrétaire, avec A Le patron de National, Luc Beauregard.l’intention de rester comme cela.Ce fut néanmoins l’embryon de National.Beauregard a rapidement trouvé cette solitude monotone, puis un ami sans emploi est venu le rejoindre.«On est devenu plus ambitieux et on a essayé de devenir numéro un au Québec».Réflexe qu’on retrouve chez plusieurs entrepreneurs, Luc Beauregard a voulu très tôt passer à l’action.Un simple emploi d’été comme journaliste à La Presse lui a fait découvrir la passion de ce métier, au point de ne pas reprendre ses études.Il touche diverses facettes, reporter, correspondant parlementaire à Ottawa et chef de pupitre.Le goût du changement le fait devenir ensuite recherchiste au Conseil privé à Ottawa, au moment où Information Canada prend forme.Puis, il devient attaché de presse fie Jean-Guy Cardinal, ministre de l’Éducation à Québec.Ce sont des incursions à l’intérieur des appareils du pouvoir politique qui le serviront pour le reste de sa carrière.Il revient alors à Montréal et à défaut d’obtenir une participation dans une maison de relations publiques existante il décide d’en créer une avec deux amis, Roger Landry (actuel éditeur de La Presse) et feu Roger Nan-tel.En 1973, alors qu’il n’a que 32 ans, d'affaires RELAIS & CHATEAUX LA FINE HEUR DES MAITRES HOTELIERS NORTH 'HATLEY AUBERGE HATLEY Grand Prix National de la Gastronomie 1993 et 1994 «La Table d’Or».Un relais pour les gourmets-gourmands.Le charme d'une vieille demeure bourgeoise perchée sur une colline dominant le Lac Massawippi.25 chambres dont certaines avec foyer, balcon et bain tourbillon.Forfait conférence incl.3 repas, 2 pauses-café, la salle de conférence et service.150 S p.p.occ.simple/jour ou 125 S p.p.en occ.dble/jour.Tél.: (819) 842-2451 Fax.: (819) 842-2907 SAINTE-ADELE LAURENTIDES _____________ HÔTEL L’EAU À LA BOUCHE Hôtel-Restaurant 4 diamants CAA, La Table d'Or des Laurentides, Table de Bronze au Grand Prix National de la Gastronomie 1993, 25 chambres luxueuses, vue sur les pentes de ski.*** Spécial Forfait d’affaires •" du dimanche au jeudi : 42,50 $ par personne, par nuit, occ.double, incluant luxueuse salle de réunion, café en permanence, équipement d'audio-visuel et service.Tél.sans frais de Mtl: 514-227-1416 ou 229-2991.Fax: 229-7573 MONTÉRÉGIE______________________________________ SAINT-MARC-SU RLE-RI CH ELI EU HÔTELLERIE LES TROIS TILLEULS À St-Marc-sur-le-Richelieu.Une hostellerie paisible et confortable, dans une demeure d’un autre âge, sur le bord de la rivière Richelieu, où le personnel n’a qu’un seul désir: satisfaire.Lauréat national «Mérite de la Restauration».5 salles de réunions disponibles.Nous avons différents forfaits à vous proposer.856-7787 CHAUDIÈRE SAIN T- A N T OI N E - D E - T ILLY APPALACHES r MANOIR DE TILLY Un manoir authentique (1786), un site enchanteur au bord du fleuve, 15 min.des ponts de Québec, auberge tout confort pour les gens d’affaires; 32 chambres, 4 salles, une cuisine gastronomique, salle d’exercices, cliniques santé-beauté.Réunions d'automne, c’est le temps de réserver! Forfait i 119,95 S p.p.occ.simple/jour incl.3 repas, 2 pauses-café, salle, audio visuel.St-Antoine-dc-Tilly, 1-888-8MANOIR ST-SAUVEUR LAURENTIDES w MANOIR ST-SAUVEUR: Hôtel de villégiature «4 étoiles», situé au c magnifiques chambres et 10 salles de réunion.C del Nord» Activités sportives inténeures et extér Forfait Affaires: â panir de 57,00 S/pers /nuit, catégorie supérieure, stat.int., salie réunion.2 service Forfait Formation également disponible 1 ocur du village de Saint-Sauveur.200 ùisine raffinée du restaurant «Le Muscadin icures en toutes saisons occ.double, incl petit déjeuner, chambre p.café, équipement AV de base, frais de 100% admissible au projet de Loi 90) 1-800-361-0505 il devient président et éditeur du journal Montréal-Matin, qui disparaîtra trois ans plus tard par la volonté de son propriétaire.Luc Beauregard revient donc à son métier de relationniste pour ne plus le quitter, du moins jusqu’à maintenant! Y songe-t-il?«Non, il y a 180 familles qui comptent sur nous.» National a en effet près de 200 employés, dont 80 à Montréal et 75 à Toronto, les autres étant dans les bureaux de Québec, Ottawa et Vancouver.L’entreprise déclare un chiffre d’affaires de 28 millions.Une fois premier au Québec, vers 1985, l’entreprise a pris le nom de National en voulant dorénavant devenir numéro un au Canada, sans mettre d’échéance toutefois.«C’était un rêve», avoue Beauregard, qui est président du conseil et chef de la direction.Un pas important avait été franchi en 1984 avec la venue d’un important associé, Daniel Lamarre, qui lui est président et directeur général.Il a fallu neuf mois d’efforts pour l’arracher à son concurrent, Burson-Marsteller.National ouvre en 1986 son bureau de Toronto.Aujourd’hui, National y a une forte équipe, composée d’anglophones.Toronto, qui est le plus important marché avec celui de Montréal, est le point névralgique pour couvrir l’ensemble du Canada.Parmi les gros clients de National, il a Molson, qui a beaucoup contribué au lancement du bureau torontois, dont la rentabilité n’a jamais fait défaut Il y a eu au fil des années une croissance constante et modérée, mais il y a accélération depuis deux ans.En 1995, National acquérait les actifs canadiens de Burson-Marsteller, ce qui a fait grimper d’un seul coup ses revenus de cinq millions.Des gens modestes Fonceur par tempérament, Luc Beauregard n’est en revanche aucunement vantard.«Nous ne voulons pas prendre crédit nous sommes des collaborateurs et nous travaillons en équipe; nous sommes plus effacés que les gens de publicité.Nous essayons d’être modestes», souligne-t-il.M.Beaugerard n’en est pas moins un personnage qui jouit d’une grande influence auprès de plusieurs dirigeants d’entreprises et qui a conservé des contacts dans le monde politique, sans oublier de nombreuses participations à des activités bénévoles.Certains ont reproché parfois à National d’avoir une trop large part des contrats gouvernementaux.A cela, le président répond que les secteurs de «La discipline des relations publiques doit s’enseigner au même titre que les finances, les ressources humaines ou le marketing JACQUES NADEAU, LE DEVOIR la santé et de la finance contribuent chacun à 25 % des revenus.Parmi les gros clients, il y a la Banque nationale du Canada, Biochem Pharma, Merck Frost, Wyeth-Ayerst, puis il y a Provi-go, Wal-Mart, Les Restaurants MacDonald’s et de nombreux autres.La clientèle gouvernementale fait partie de la catégorie plus large des affaires publiques, lesquelles ont un apport d’environ 20 % des revenus.«Les relations gouvernementales sont un service parmi d’autres et on ne veut pas être perçus comme des ouvreurs de porte, des lobbyistes», soutient le président En fait la sophistication des services dans les relations publiques a fait développer de nouvelles méthodes pour influencer les gouvernants.Par exemple, la formation de coalitions.National a mis cette technique à contribution pour son client Provi-go dans le grand débat sur l’ouverture des magasins le dimanche.Il s’agissait de rallier tous les groupes qui pensaient comme Pro-vigo.Des firmes comme National peuvent offrir une douzaine de services différents, tels que la recherche, les conseils stratégiques, la gestion de crise, la formation de porte-parole, etc.Actionnaires principaux National, qui est propriétaire de tous ses bureaux, est contrôlée par deux actionnaires principaux, MM.Beauregard et Lamarre; il y a un seul actionnaire externe, Burson-Marsteller qui a obtenu une participation de 20 % en échange de la vente de ses actifs canadiens à National.Les bureaux sont des filiales de National et un associé ne peut avoir une participation que dans son bureau.Au total, l’entreprise compte 19 associés parmi lesquels le fondateur pense avoir les éléments requis pour prendre la relève un jour.Ils se réunissent tous deux fois par année pour planifier un peu l’avenir.Depuis longtemps, M.Beauregard a cette volonté de faire en sorte que l’entreprise survive aux quelques individus qui l’ont développée.Pour l’insj tant, il la dirige, mais il continue aussi de s’occuper personnellement de certains clients, ce qui lui permet de voir ce qui se passe dans le marché et de garder les deux pieds sur le sol, comme il dit lui-même.Pour les prochaines années, l’objectif est de consolider les acquis et d’accélérer la croissance à l'interne ou par des associations au Canada.Sur le plan international, National est affiliée à Burson-Marsteller, qui est numéro un aux États-Unis et dans le monde avec 2000 employés dans 65 bureaux et 30 pays.DEVISES ÉTRANGÈRES (EN DOLLARS CANADIENS) Afrique du Sud (rand) 0,3201 Hong-Kong (dollar) 0,1828 Allemagne (mark) 0,9017 Indonésie (rupiah) 0,000617 Australie (dollar) 1,1248 Italie (lire) 0,000930 Barbade (dollar) 0,7015 Jamaïque (dollar) 0,0437 Belgique (franc) 0,04495 Japon (yen) 0,01243 Bermudes (dollar) 1,3885 Mexique (peso) 0,1996 Brésil (real) 1,3846 Pays-Bas (florin) 0,8304 Caraïbes (dollar) 0,5226 Portugal (escudo) 0,009236 Chine (renminbi) 0,1709 Royaume-Uni (livre) 2,1265 Espagne (peseta) 0,01114 Russie (rouble) 0,000261 États-Unis (dollar) 1.3670 Singapour (dollar) 0,9972 Europe (ECU) 1,7764 Suisse (franc) 1,1344 France (franc) 0,2663 Taïwan (dollar) 0,0513 Grèce (drachme) 0,006002 Venezuela (bolivar) 0.00297 SOURCE BANQUE DE MONTRÉAL D1C I, B I) E V (IIH.I.E I.I! N I) I 2 H S E I’ T E M H H E I !» !» (i E C 0 N 0 M CLASSE AFFAIRES Bagages et gadgets Pour tout bagage, le voyageur d’affaires n’a-t-il qu’une petite mallette, légère et peu encombrante?On pourrait le croire, quand on voit ces gens, à l’air préoccupé, qui arrivent en coup de vent à l’aéroport, tirés à quatre épingles, n’ayant à la main qu’une mince serviette de cuir souple.Mais sont-ils vraiment représentatifs de cette faune si variée?Pour avoir si peu de bagages, il faut faire un aller-retour dans la journée, à moins de profiter à destination d’un appartement ou d’une résidence où figurent déjà vêtements de rechange et pièces de bureautique permettant de travailler sur place hors des heures de réunion ou de communiquer aisément et rapidement avec le bureau.Ce qui, convenons-en, n’est pas à la portée de tout le monde.Un voyageur d’affaires qui part pour deux ou plusieurs jours se doit d’emporter davantage qu’une brosse à dents.Même celui qui revient à domicile le soir doit, la plupart du temps, tramer avec lui des rapports, des échantillons, un pa- rapluie ou un lainage si besoin est, autrement dit des objets qui prennent de la place.Qui, par exemple, voyage maintenant sans son ordinateur portatif?Par ailleurs, les voyageurs d’affaires sont, on le sait, des gens pressés oq, du moins, qui n’aiment pas perdre leur temps.A l’aéroport, ils évitent le plus souvent possible d’enregistrer des bagages, préférant les garder avec eux en cabine pour ne pas avoir à les récupérer à un carrousel et ainsi gagner plus vite la sortie.Parfois, on aimerait que les compagnies aériennes soient plus exigeantes quant au nombre et à la taille des bagages dit à main qu’elles laissent entrer en cabine, mais c’est une autre histoire.Fréquemment, les voyageurs d’affaires, comme les voyageurs d’agrément, reviennent avec plus de matériel qu’au départ Dans leur cas cependant les «souvenirs» sont plutôt constitués de documents écrits qui viennent à peser lourd et à occuper de l’espace.No r tu a n d C a zela is Je pourrais, à ce sujet, vous entretenir longtemps de la vie des journalistes de voyage.A chaque endroit qu’ils visitent, ils reçoivent en quantité industrielle des dépliants, des livres, des brochures et, de plus en plus, des cassettes vidéos.11 leur est toujours possible, une fois dans leur chambre d’hôtel, de procéder à un premier tri, de garder l’essentiel et de mettre le reste dans la filière 13, à savoir la poubelle.Malgré tout, le stock s’accumule.Une solution est de mettre cette documentation à la poste, mais rien ne dit qu’elle arrivera à destination et en bon état.L’autre façon de faire, la plus courante, est de la mettre dans ses bagages, ce qui implique de ne pas bourrer sa valise au départ Pour ma part, j’utilise un petit sac de toile, dépliable et très solide, que je remplis au fur et à mesure.Mais, à l’avenir, ce sera peut-être différent Récemment à l’aéroport d’Amsterdam, j'ai pu assister à la démonstration d’un nouvel appareil qui devrait remporter un vif succès au- près de bon nombre de voyageurs d’affaires.Il s’agit d un lecteur de type scanner, pas plus gros qu'une lampe de poche: branché à un ordinateur portatif ou à un agenda de poche électronique, il permet de transférer en mémoire l’information ainsi absorbée et décodée, que ce soit du texte, des colonnes de chiffres, des graphiques, des images couleurs ou même les bars codes qui «décorent» aujourd’hui presque tous les produits de consommation.Une fois cette opération faite, la documentation papier peut, bien sûr, être jetée.L’information enregistrée garde tout son poids mais pèse beaucoup moins lourd.Compatible avec les systèmes Windows et Macintosh, le lecteur porte le nom dTRfSPen, pour linage Recognition Integrated Systems.Conçu et mis au point par une entreprise belge installée à Bruxelles, il est disponible sur le marché américain où il se vend entre 365 et 400 $.Voici les coordonnées de ses représentants: (407) 395-7831, http://www.IRISUSAcom Bonne lecture, au cas où.CARRIERES ET PROFESSIONS GESTIONNAIRE IMMOBILIER Entreprise familiale stable de gestion immobilière recherche personne expérimentée pour assumer pleine responsabilité de la gestion quotidienne de notre portefeuille canadien de 2500 unités de logement.Le candidat, outre de fortes compétences en gérance et de l’expérience "en gestion immobilière résidentielle” doit avoir une connaissance fondamentale de la construction et pouvoir exercer une surveillance assidue du "personnel" d’entretien et de la rénovation, ainsi que des sous-traitants et fournisseurs.Veuillez s.v.p., envoyer votre c.v.incluant exigence salariale à: LE DEVOIR Dossier 1563 2050 De Bleury, 9e étage Montréal, Québec H3A 3M9 M A La Faculté des études supérieures et de la recherche de l'Université de Moncton sollicite des candidatures au poste regroupant les deux fonctions de Titulaire de la chaire d’études acadiennes et directeur ou directrice du centre d’études acadiennes 2' concours L’Université de Moncton désire coordonner ses activités, regrouper ses structures etdévelopperdenouvelles stratégiesdefinancementenenseignement, recherche etservicesà lacollectivitédanslesecteurdes étudesacadiennes.La responsable ou le responsable s'occupera des unités visées (Chaire, Centre d’études acadiennes, Musée) et coordonnera le développement d’une nouvelle structure intégrée ainsi que le regroupement de chercheurs intéressés par le domaine et assistera les autorités de l’Université dans l’application d’une nouvelle stratégie de financement des études acadiennes aussi bien que dans l’élaboration des partenariats.Fonctions : Sous l'autorité immédiate du doyen de la Faculté des études supérieures et de la recherche, la responsable ou le responsable se chargera des activités de la Chaire d’études acadiennes, du Centre d’études acadiennes et du Musée.Elle ou il aura également à développer une meilleure intégration des unitésconcernées tout en facilitant l’intégration des chercheurs et la promotion du fait acadien dans les programmes de formation.Formation : Titulaire d’un doctorat ou son équivalent, la candidate ou le candidat doit posséder une formation et une expérience pertinentes lui permettant de contribuer efficacement à l’avancement des études acadiennes dans les domaines de la recherche et de l’enseignement et des services à la collectivité.Traitement : Le traitement annuel est établi selon la formation et l’expérience de la candidate ou du candidat.La ou leresponsable jouitdes avantages sociauxdes professeurs et professeures de l’Université.Entrée en fonction : Aussitôt que possible (à déterminer avec la personne choisie) Les personnes intéressées à soumettre leur candidature sont priées de faire parvenir, au plus tard le 18 octobre 1996 à 16 h 30, un curriculum vitæ ainsi qu’un bref aperçu de leur intérêt pour l’évolution des études acadiennes à l’Université de Moncton, le tout accompagné de trois références, à M.Truong Vo-Van, doyen.Faculté des études supérieures et de la recherche, Université de Moncton, Moncton (Nouveau-Brunswick) E1A 3E9.N.B.: À la même adresse, les personnes intéressées peuvent obtenir de l’information sur les projets actuels en rapport avec les études acadiennes.UNIVERSITÉ DE MONCTON Conformément aux exigences relatives à l'immigration au Canada, ce poste est offert aux citoyennes et citoyens canadiens et aux résidentes et résidents permanents seulement.Le Fonds d’investissement DE LA CULTURE ET DES COMMUNICATIONS Une nouvelle société dont la mission est de rendre du capital de risque accessible aux entreprises de la culture et des communications recherche un Président-directeur général Doté d’un actif initial de 15 M$, le Fonds constitue un outil de croissance économique dans le domaine de la culture.Sous forme de capital-actions principalement, ses interventions viseront le développement des entreprises à l’échelle nationale et internationale, éventuellement en partenariat avec d’autres institutions financières.Pour remplir efficacement votre mandat, vous devez être titulaire d’un diplôme de premier ou de deuxième cycle en administration, avoir une bonne connaissance du milieu culturel et de l’expérience dans la gestion de capital de risque.De plus, on reconnaît votre facilité à communiquer et votre esprit d’entrepreneur.Vous devrez également posséder de l’expérience en gestion de personnel puisqu’une petite équipe de professionnels sera sous votre responsabilité et avoir l’habitude de transiger avec un conseil d’administration.Si vous croyez avoir les aptitudes pour relever les défis liés à ce poste, veuillez faire parvenir votre curriculum vitæ avant le 4 octobre 1996, en indiquant le numéro de dossier D-096-37 sur l’enveloppe, à : Belle Isle Djandji Recherche de cadres 1200, avenue McGill College, bureau 2250, Montréal (Québec) H3B 4G7 Téléphone : (514) 878-1991 • Télécopieur : (514) 878-3960 Membre de Penrfayn International Athènea • Bruxellea • Hong Kong • Johannesburg • Londres • Loi Angetea • Melbourne New York • San Francisco • Stockholm • Tokyo • Toronto • Zurich Nous apprécions votre intérêt pour ce poste et communiquerons avec vous si votre candidature est retenue.Le Fonds d'investissement de la culture et des communications respecte l’équité en matière d'emploi.LE DEVOIR Professeur-e régulier-ère Département d'histoire de l'art Histoire et théories de l'art Spécialisation en art contemporain et actuel SOMMAIRE DE LA FONCTION • Enseignement et encadrement aux trois cycles d’études en histoire et théories de l'art • Recherches dans le domaine • Services à la collectivité EXIGENCES • Doctorat, Ph.D.ou l'équivalent • Expérience en pédagogie universitaire, particulièrement dans les grands groupes-cours au niveau du baccalauréat • Intérêt pour des questions d'ordre théorique et méthodologique en histoire de l'art • Dossier de recherche et de publications • Capacité d'occuper des fonctions administratives au département ou au module et aux programmes d'études avancées • Maîtrise du français parlé et écrit DATE D'ENTRÉE EN FONCTION : 1” décembre 1996 L'Université a adopté un programme d'accès à l’égalité en emploi pour les professeures et un programme d'équité en emploi pour les femmes, les membres des minorités visibles, les autochtones et les personnes handicapées.Conformément aux exigences relatives à l'immigration au Canada, ce poste est offert aux citoyens-nes canadiens-nes et aux résidents-es permanents-es.TRAITEMENT : Selon la convention collective SPUQ-UQAM Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir un curriculum vitæ détaillé en français, daté et signé, incluant trois lettres de recommandation, AVANT LE 11 OCTOBRE 1996, 17 H, à M.Pierre Mayrand, directeur.Département d'histoire de l'art, Université du Québec à Montréal, CP.8888, suce.Centre-ville, Montréal (Québec) H3C 3P8.Téléphone : (514) 987-4111; télécopieur : (514) 987-6615; courrier électronique : paquin.coiette@uqam.ca L’UQAM une force .novatrice Université du Québec à Montréal L’UQAR un fleuve de différences Les lund s, mercred s, et vendred s nelus vement.L’Alliance appuie ardemment l’équité en matière d’emploi et s’efforce activement de mettre en place des effectifs représentatifs.À la suite de l’analyse de la disponibilité au sein de l’effectif de l’Alliance et en application du plan d’équité en matière d’emploi de l’Alliance 1995-1998, le candidat ou la candidate reçu sera un membre racial visible, une personne autochtone et (ou) une femme.RECHERCHISTE BILINGUE Comme membre d’une équipe de recherchistes, le titulaire ou la titulaire procède à la recherche, à l’analyse et à l’interprétation des renseignements sur les salaires, les avantages, les conditions de travail et les tendances sociales et économiques, aux fins des négociations.Il ou elle effectue également des recherches et rédige des exposés de position et des déclarations de principes sur des questions qui touchent les conditions de travail.En outre, le ou la recher-chiste représente l’Alliance à la table de négociation et devant des commissions et des tribunaux en tant qu’analyste sur la rémunération, et au sein de comités inter-syndicaux qui formulent et favorisent la position du syndicat sur des questions socio-économiques.Les candidat-e-s possèdent un diplôme universitaire en économie, en relations industrielles, en administration publique, ou dans des domaines connexes, et plusieurs années d’expérience pertinente, ou un ensemble équivalent d’études scolaires, de formation et d’expérience.Une bonne connaissance du processus de négociation et des pratiques et des politiques en matière de rémunération, dans le secteur public et dans le secteur privé, ainsi que l’aptitude manifeste à faire et à interpréter des analyses statistiques, sont requises.Les compétences supérieures en communications verbales et écrites, en anglais et en français, sont impératives.Le traitement est de 52 260 $ à 63 606 $ plus la prime de bilinguisme de 800 $.Les conditions et les avantages sont négociés entre l’AFPC et le Syndicat des Employé-e-s l’Alliance (Unité 1).No.de concours: OC/07/96.Toutes les demandes sont examinées par un comité préliminaire.La décision du comité sera prise en fonction du contenu de la demande.Les candidat-e-s verront donc à fournir des preuves à l’appui de leurs qualités manifestes au moyen de renseignements et de documents appropriés annexés à leur demande.Les demandes seront reçues jusqu’à 15h30, le 1er octobre 1996.adressées à: L’agente du personnel.Alliance de la Fonction publique du Canada, 233 rue Gilmour.Ottawa (Ontario) K2P 0P1.On peut obtenir tous les détails relatifs à ces postes en s’adressant au bureau du personnel de l’AFPC ou à tout bureau régional de l’AFPC.Iffs «M §ÊÈ Université du Québec à Rimouski Vice-recteur ou vice-rectrice à l'enseignement et à la recherche FONCTION La personne acceptant le poste de vice-recteur ou vice-rectrice à l'enseignement et à la recherche coordonne les activités d'enseignement et de recherche et collabore à la définition des politiques générales et des orientations de développement de l'Université.Cette personne exerce les pouvoirs que lui confère la Loi ou que lui délègue le Conseil ou le recteur.Elle relève du recteur.Sans restreindre la généralité de ce qui précède et de façon non limitative, la personne occupant la fonction de vice-recteur ou vice-rectrice à l'enseignement et à la recherche est responsable : de la direction des organismes d'enseignement et de recherche ainsi que des services et fonctions de soutien qui y sont directement reliés; - de l'organisation et du développement de l'enseignement et de la recherche,- - de la recherche institutionnelle; de l'organisation des nominations aux fonctions de direction d'enseignement et de recherche; - de l'engagement, de l'évaluation et de la promotion du corps professoral.Cette personne fait partie de droit de la Commission des études.Cette personne est responsable de faire rapport au Conseil d'administration des recommandations de la Commission des études.Cette personne exerce les fonctions et les pouvoirs du recteur en cas d'absence de courte durée de ce dernier.La durée d'un premier mandat est de cinq ans.EXIGENCES La personne recherchée détient un doctorat depuis au moins cinq ans.Elle possède au moins 10 ans d'expérience universitaire en enseignement et en recherche.Elle a également acquis au cours des dernières années une expérience en administration universitaire soit comme directeur de programmes d'études, de département, de groupe de recherche ou en tant que doyen ou vice-recteur.11 est également nécessaire que le candidat ou la candidate possède une connaissance de la structure et du fonctionnement des établissements du réseau de l'Université du Québec et des principaux intervenants en matière d'orientation et de développement de l'enseignement supérieur au Québec et au Canada.Le candidat ou la candidate doit avoir démontré au cours de sa carrière universitaire un fort leadership, un sens poussé de la communication, des habiletés d'animation et de travail en équipe.La personne devra avoir également démontré un haut niveau d'érudition et manifester une grande ouverture par rapport aux différents champs disciplinaires.Le candidat ou la candidate doit démontrer une bonne connaissance de la mission universitaire et son expression en région.De plus, la personne doit être réceptive à l'environnement externe, particulièrement aux besoins en matière de formation au sens large et de recherche appliquée.TRAITEMENT Le traitement est fixé selon la politique en vigueur dans l'établissement.Les personnes intéressées à ce poste sont priées de faire parvenir leur curriculum vitae avant 17 h le mercredi 9 octobre 1996 au : Bureau du vice-recteur à la planification et secrétaire général Université du Québec à Rimouski 300, allée des Ursulines, C.P.3300 Rimouski (Québec) G5L 3A1 I.K I) 15 VOIR, I, 15 LUNDI 2 8 S 15 1' T 15 M 11 H.15 I !) 9 li B LE M Appelez-nous pour de VRAIES solutions d'affaires sur INTERNET 875-0010 WWW.INTERLINK.NET METRIX INTERLINK compilé U UN ET PL@NETE SUR L’INFOROUTE Une maille à l’endroit, une maille à l’envers.BENOI LE T MUNGER DEVOIR De penser que mon fils est enfer- ‘ ^U me dans sa chambre et qu’un inconnu peut s’introduire par le moyen d’Internet.», expliquait la dame, visiblement inquiète, devant les caméras d’un Droit de parole consacré il y a quelque temps à la grande question de l’heure: faut-il censurer Internet pour contrecarrer la pédophilie?Comme si l’un dépendait de l’autre.Enfin, là n’est pas mon propos.Ce que j’ai retenu, c’est l’inquiétude sincère de la dame, qui semblait pourtant familière avec l’univers des communications en ligne.Une inquiétude d’ailleurs partagée par plusieurs parents, à des degrés divers.C’est tout à fait légitime et en partie fondé.Le problème, c’est que la solution de la censure n’est pas une panacée, en plus d’être difficilement applicable.Que reste-t-il alors pour calmer nos angoisses parentales?Le filtrage électronique, les mailles — petites et grandes, à l’envers et à l’endroit —, la gardienne virtuelle d’enfant, le garde du surf, la patrouille du cyberespace.Les fabricants de logiciels l’ont bien compris, il y a un marché plein de potentiel pour les services de garde en milieu cyberspatial; pour des applications qui limitent les sites et les ressources auxquels les enfants peuvent accéder ou qui bloquent les indésirables.Efficace ou non?Plus ou moins, comme vous le verrez en consultant l’évaluation comparative qu’a faite Cnet de huit logiciels permettant de protéger nos chers petits des scories douteux d’Internet.8 programs to porn-proof the Net compare ces logiciels, relevant les procédés qu’ils utilisent, leurs forces, leurs faiblesses et leurs limites.Je vous laisse le soin d’approfondir la question, mais permettez que je fasse mienne la conclusion des gens de Cnet: un logiciel, pas plus que l’État ou un organisme de régulation, ne remplacera jamais les parents pour guider les enfants dans le cyberespace.Luc F.Theriault, auteur américain d’un livre intitulé Confused?A Kid’s Guide to the Internet’s World Wide Web, offre quelques conseils aux parents en matière de sécurité dans le cyberespace: bien leur expliquer que les gens qu’ils croisent sur Internet ne sont pas nécessairement ce qu’ils prétendent être, qu’ils ne doivent pas donner d’information personnelle ou craindre de quitter un site qu’ils jugent offensant, etc.D’autre part, Safe-Surf, un organisme américain qui s’est pro- mis de faire d’Internet un endroit sûr sans recourir à la censure, propose d’implanter un système standardisé de pointage et de filtrage qui permettrait aux parents d’exercer un certain contrôle sur les habitudes de navigation de leur progéniture.En obtenant la collaboration de Microsoft, qui a intégré le système de pointage à son navigateur, Internet Explorer, SafeSurf a peut-être reçu la poussée qu’il lui faut pour imposer son système.En route pour Paris Paris, Paris! Les Champs-Élysées, la tour Eiffel, les Folies Bergère.Bon, je sais, ça sent le cliché à plein nez — et un film de Louis de Funès, je ne me souviens plus lequel — mais il reste que si vous prévoyez vous permettre de petites vacances dans la capitale française, ne manquez pas de passer un peu de temps sur le site W3 de Pariscope, version électronique d’un hebdomadaire bien connu.Paris bitume, Paris insolite, Paris galeries, Paris-sur-scène et le Paris des grands ducs, tout y est, abondamment illustré et bourré de renseignements qui vous permettront justement d’éviter le piège des clichés touristiques.Du bonbon, mais attention à la dérive cyperspatiale, vous pourriez rater votre avion! Avant de partir, ne manquez pas d’écouter les premières mesures d’El Gato, une pièce aux élans latinos que Duke Ellington et son légendaire groupe de musiciens ont offert aux amateurs de jazz français le 29 octobre 1958, à l’Alhambra.Alors vous saurez pourquoi c’était un grand orchestre.Tout un band Tiens, à propos de bon groupe, R.E.M., avec New Adventures in HiFi, son plus récent disque, ne se défend pas mal non plus.Si le quatuor d’Athens vous intéresse, une visite sur l’un des nombreux sites W3 lui étant consacrés vous intéressera peut-être.Pour des extraits vidéo et audio, allez du côté d’Addicted to Noise, magazine électronique qui a récemment placé R.E.M.à la une.DES LIENS A EXPLORER http :// 8 programs to porn-proof the Net www.cnet.com/Content/Reviews/Compare/Safesurf/ Luc Theriault: Child safety information www.farfan.com/kidsbook/childsafety.htm SafeSurf www.safesurf.com/ Pariscope pariscope.fr/ R.E.M.www.ubl.com/artists/001099.html www.addict.eom/issues/2.09/htmi/hifi/Cover_Story/ Pour joindre l’auteur: chevreu@cam.org Une version en hypertexte de la page Planète est mise en réseau le mardi à l’adresse suivante: http://www.vir.com/Planete/planete.htm Update Explorer Rate Yoor Site Rating System Explained Join us Help us Kid's Vave i Internet Lifeguard ; 3I.R F Paye The Original internet Rating System Welcome lo Uie SafeSurf HvmcPaye Creating a Safe Cyber-Playground Without Censorship History of C Safe Intern The Déclara’ We vs Lette FAQ Paye Press Relea Avards Rece Cyber Ange Entertainnu Monitor NEW! ^"Update Microsoft*» Internet Explorer to support SafeSurf Ratings.Help us achieve a safe and free Internet.We’ve designed a special form to help you rate gour Web site._____________ ______________________________________________________ www.camelot.ca ouverture en °sep'embte’ LIBRAIRIE INFORMATIQUE • LOGICIELS pour le bon.livre informatique QyÉBEC MONTRÉAL Place rie la Cité • 1 Place Ville Marie 514-661-7400 2600 boul.Laurier • 1191 Place Phillips 514-661-5019 416-653-6666 INTERNET osez www.Rene-Despres.com RENSEIGNEMENTS: (S14) 386-9030 LA VITRINE DU CÉDÉROM Le «vrai» multimédia MICHEL B É LAI R LE DEVOIR Maintenant qu’on a pris l’habitude d’entendre parler son ordinateur et de voir des choses bouger à l’écran, la question surgit de plus en plus souvent: à partir de quel moment un cédérom est-il «vraiment» multimédia?Selon les intérêts et la catégorie d’âge de l’utilisateur, la réponse risque évidemment d’être fort différente.Pour les ados en mal d’arcade qui ont tété du jeu vidéo à même leur biberon, multimédia veut dire animation 3D, séquences vidéo plein écran, intrigue compliquée et environnement sonore percutant.Il faut que ça bouge en couleur! Et que ça s’entende! Ici, pas de pardon: un cédérom sans vidéo ou en simple animation 2D n’est pas un «vrai» cédérom.Tout au plus, un CD de «pépére».Du côté des pépéres de tout type, l’éventail des perceptions est plus large et les avis sont fort partagés.L’opinion la plus répandue veut que sans sa juste part de séquences vidéo, un cédérom ne soit qu’un beau livre digitalisé, un «livre à pitons».Ce qui est parfois assez juste.Et parfois, pas du tout, comme dans le titre remarquable que nous vous proposons aujourd’hui.Ici, on ne trouvera que des mises en images servant à illustrer le propos.On y sentira d’abord un climat, étrangement proche de l’histoire qu’on nous raconte.Sans tape-à-l’œil.Sans artifices inutiles.D’ailleurs, pourquoi la simple présence d’extraits de film expliquerait-elle qu’un cédérom soit un «vrai» cédérom?Faudrait-il emprunter des images à Ben Hur parce que l’on aborde l’empire romain?Éaire le tour de l’Acropole ou de la Grande Pyramide avec une cinécaméra plutôt qu’un 35 mm?Filmer les ruines du désert de Mésopotamie au lieu de les photographier?Et si le multimédia se définissait d’abord par la qualité du produit fini?Au lieu de faire le décompte des photos et le minutage des séquences vidéo, on peut aussi, plus calmement, apprécier la justesse d’un scénario, la richesse des hyperliens et la qualité générale de la navigation à l’intérieur du sujet.C’est moins bruyant, mais dans le meilleur des cas, comme ici, c’est plus enrichissant.LES GRANDS HOMMES DE L’ANTIQUITÉ Production Arborescence.Collection L’Essentiel du savoir, dirigée par Guy Casaril.Hybride PC (486, MS-DOS 5.0, Windows 3.1 ou plus, 8 Mo, 256 couleurs) et Mac (LC ou plus, Système 7 ou plus, 4 Mo, 256 couleurs).Distribution au Québec: Québécor DEL Multimédia.Prix: plus ou moins 69,99 $.VANITÉ Ramscs construisit une nouvelle capitale Qu'il appela “Maison de Rainscs Grand de Victoires".Son emplacement au cœur de la région du Delta en fit un port oui facilitait les échanges entre l'Égypte et le nord de l'Empire.Ramsès acheva les grands travaux entrepris par son père à Kamak, Louxor et Abydos, mais la Qualité des sculptures additionnelles est inférieure.__ Le Bâtisseur s mu m u La simple évocation du nom de Guy Casaril devrait provoquer un léger chatouillement à la base de l’occiput de tout amateur de cédérom normalement constitué: ce monsieur trône au-dessus de la production des deux dernières années.C’est lui qui a dirigé les trois remarquables titres de la collection Triptype — Gauguin, Baudelaire, Tchaikovski-, Monet, Verlaine, Debussy et Matisse, Aragon, Prokofiev — en plus d’un impressionnant Cézanne et d’un très baroque et très réussi Galilée chez Arborescence.Le voilà maintenant qui s’attelle à une nouvelle collection dont le but est ni plus ni moins que d’inscrire sur disque laser l’essentiel du savoir et de l’histoire humaine.Ce Grands Hommes de l’Antiquité devrait donc être le premier volet d’une longue série même si l’on aborde ici quelques milliers d’années d’histoire de Gilga-mesh (2700 av.J.-C.) à Constantin (337 ap.J.-C.).L’entreprise est ambitieuse, c’est le moins que l’on puisse dire.Et voilà une histoire qui n’est pas particulièrement évidente à raconter.Ce qui frappe d’abord quand on entre dans un titre dirigé par Casaril, c’est l’atmosphère: on s’y sent toujours dans les meilleures conditions possibles pour aborder le sujet proposé.C’est une question de lumière, de couleur, de traitement graphique de l’écran qui vient d’abord souligner le respect du sujet.On sent toujours dans ses ouvrages que le nouveau média cédérom est beaucoup plus qu’une occasion d’éclabousser l’écran avec des images ou des séquences vidéo: on ne verra ici aucune séquence filmée et à peine quelques animations.On est plutôt convié à une sorte de méditation, une nouvelle façon d’apprivoiser la connaissance à l’aide d’images et de textes qui nous font peu à peu descendre en profondeur dans le sujet.Casaril est d’ailleurs l’un des seuls à privilégier le texte sur ses écrans: il y en a toujours beaucoup qui se déploient en arborescence dès que l’on se met à fouiller un peu.Il ne faut toutefois pas croire qu’il produit des titres austères, bien au contraire, mais chacune des images-écrans qu’il utilise est justifiée, à sa place, sans flafla.Ici par exemple, il aborde le legs de la Grèce antique à travers sept personnages principaux; d’Ulysse à Alexandre en passant par Solon, Thé-mistocle, Périclès, Socrate et Léoni-das, on a la surprise de se retrouver avec aisance au cœur même de ce qui a modelé la culture dans laquelle nous baignons.On y voit s’agiter la démocratie naissante, balbutier puis éclore les arts et la philosophie à travers les guerres, les bains de sang et les trahisons.Les images et les cartes sont claires, la musique incite à la réflexion, les textes sont simples et permettent de saisir l’influence directe de ces grands personnages sur notre façon de penser et d’agir encore aujourd’hui.La même constatation s’impose selon laquelle on traverse l’histoire des grandes figures historiques de la Mésopotamie (quatre grands person- nages), de l’Égypte (trois) ou du monde romain (dix personnages de Romulus à Constantin) : c’est à chaque fois une réussite.Casaril est un homme de synthèse, un vulgarisateur.Certains lui reprocheront bien sûr de ne pas faire appel aux séquences vidéo, mais est-ce là un sine qua non absolument essentiel?Vivement le prochain titre de la collection! Les petites nouvelles ¦ Le quotidien français Libération a refondu complètement le site Web de son supplément multimédia publié chaque semaine.On y trouve un reportage intéressant sur un site consacré au polar et un aperçu des nouvelles parutions cédérom.C’est à: http://www.liberation.fr/multi/in dex.html ¦ Le site du supplément multimédia du journal Le Monde est aussi facilement accessible.Il propose un résumé des principaux articles publiés dans la version papier et on peut y accéder à la recension de quelques cédéroms.C’est à: http://www.lemon de.fr/muMmedia/ mbelair@cam.org CD-Rom: la sélection du cahier Multimédia lu trltl«t*ï nul ivtvtM oM été publlfc» d»M 1« («hier HuHimMle It dete de perutf«n RELIGIOUS À la recherche du baptistère de Clovis Une équipe d’archéologues québécois a participé aux fouilles de la cathédrale de Reims STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Voilà, c’est fini.Le pape est rentré au Vatican hier, après un voyage tumultueux, en France, qui a relancé le vieux contentieux entre La Gueuse et l’infâme.Des groupes se sont organisés pour souhaiter la «malvenue» 'au pape jusque dans la rue.De nombreux commentateurs en ont profité pour critiquer aussi bien les positions les plus conservatrices du «wojtylis-me» que le mépris de la sacro-sainte séparation républicaine de l’Eglise et de l’Etat (ce voyage a coûté bonbon au trésor public).Ils ont aussi été nombreux à dénoncer ce qui est apparu comme une tentative de récupération catholique d’un lointain événement politique: le baptême de Clovis, roi des Francs, dont on célébrait hier, à Reims, le 1500e anniversaire.La polémique bat son plein et l’édition s’en est emparée à coup de romans, de biographies, d’essais et de pamphlets.Les archéologues ont leur mot à dire, on le devine facilement.Et comme la vie est parfois bien faite, depuis la semaine dernière, la Galerie du SAC (Services des affaires culturelles) de l’Université de Montréal, présente justement une petite exposition intitulée À la recherche du baptistère de Clovis.En deux vitrines et une douzaine de panneaux, avec quelques objets, des photos, des documents, installés dans le hall de la Bibliothèque Samuel-Bronfman, on y présente le contexte et le résultat de fouilles entreprises en 1995, sous la cathédrale de Reims et auxquelles a participé une équipe d’étudiants québécois, l’année dernière.La mémoire des pierres «On sait bien qu’une grande controverse s’est développée autour de ce site et de ce qu’il faut bien appeler le mythe de Clovis, mais nous, en organisant cette exposition, on a d’abord voulu présenter les résultats des fouilles et faire partager les fruits de notre belle expérience sur le terrain», explique Christian Levac, coordonnateur de la mission archéologique québécoise en 1995 et responsable de cette exposition.Jusqu’à une trentaine de personnes ont travaillé sur le site, § m cpNQlWTES DE CLOVIS L “° ROYAUME DF.CLOVIS e baptême de Clovis .J' Utrecht I ï» Royaume îles Crimes S aliens au début du renne (le Clovis (4SI I LES CONQUÊTES Le royuiinu de Syagrius (4S0) Les royaumes des Afimtns et des Crimes Rhénans 14%-50lJ) -UgLSES FILS U Mayence L'Aquitaine (m7-S)V) Sui.'H'W limite de la monarehh fiviuiiic à la mort de Clovis (511) içoi»G»a Nanle Lvouait ^ \ Mi* Bnl,r«t's Aquitaine Clermtvil ____ordinuv ST Hulin» OŒAN ATlANTiGJE Comuirt rJ ROYAUME DIS OSTROGOTHS les acquis mass y/////A de 534 BURGONDIS Véwrnncf X ROYAUME OfS Vienne /•/ de 537 Mit iinlirun Ü Capitales successives A Batailles © Es lises métropolitaines ï Provence* Coult.-üsc Pampclnnc WISIGOTHS PHOTO JACQUES NADEAU LE DEVOIR Christian Levac devant quelques documents exposés à la Galerie du Service des affaires culturelle de l’Université de Montréal.considéré comme le plus important chantier urbain de France.Les six Québécois se sont joints à l’équipe de l’Association pour les fouilles archéologiques nationales après avoir bénéficié d’une aide financière de l’Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ).Cet été, M.Levac, un diplômé des études classiques de l’UdeM, est retourné sur le chantier grâce au soutien d’une congrégation religieuse de France.Lui et ses compagnons ont travaillé dans différents secteurs, fouillé, effectué des relevés des sols et des stratigraphies, enregistré des données, bref, exploré plusieurs facettes du travail d’archéologue.Et quel chantier! La ville de Reims a été presque entièrement détruite en 1915, pendant la Première Guerre mondiale.Sa fabuleuse cathédrale du XIIIe, a elle-même été fortement touchée par les bombes allemandes.Le non moins fabuleux Albert Londres, notre modèle à tous dans ce métier, avait écrit dans son premier reportage de guerre, réalisé la nuit de la destruction, qu ’«on se serait fait catholique juste pour cette cathédrale.».Une autre petite exposition présentée au quatrième étage de la bibliothèque des sciences humaines de l’Université présente des images de la catastrophe patrimoniale.L’archéologue Henri Deneux (1874-1969), lui-même remois, a entrepris d’importantes fouilles sur ce site dévasté, à partir de 1919, alors que débutait la reconstruction du temple.Les travaux archéologiques ont duré jusqu’à la conclusion de la restauration, en 1937.Deneux a mis au jour les vestiges des églises qui se sont succédé sur le site, les ruines de thermes gallo-romains, une église paléochrétienne (v.400), une cathédrale carolingienne construite au IXe siècle, une première cathédrale gothique incendiée en 1210, et une autre du XIIe siècle.Au milieu des années 1920, sur un des flancs de l’église, l’archéologue a aussi découvert les restes d’un bâtiment de plan triangulaire, portant une niche à chaque angle.Il les a interprétés comme un baptistère, celui là-même où aurait pu se produire l’onction du catéchumène royal, par immersion totale, selon la mode de l’époque.Cette hypothèse a été fortement malmenée par les découvertes effectuées après la récente réouverture du chantier.Les archéologues cherchaient d’abord à explorer les restes NOUVEAUTES EDITIONS DU CERF COMMEMORATION DU CENTIÈME ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE THÉRÈSE DE LISIEUX THÉRÈSE Jean Chalon LES MOTSff^j^l DE LISIEUX Thérèse de Lisieux DE SAINTE THERESE Une vie d'amour DE L'ENFANT-JESUS Jean Chalon corxrxdorKC yé»tônïle .lijfÆmb Cette biographie nous fait découvrir une grande épistolière, poète, auteur de pièce de théâtre.Thérèse est ce que l'on appellerait •.t : “ • .• ,LCT.V" .Jt*L (gp* / aujourd'hui une marginale.Sa beauté et son hypersensibilité en font une femme à part, qui a souvent payé cher cette différence.JEAN ET THÉRÈSE Flamme d'amour Guy Gaucher Une réflexion sur la grande influence de Saint Jean de la Croix sur la jeune carmélite.Elle s'est manifestée jusqu'à la fin de sa vie et le réformateur du carmel a été pour Thérèse un maître de foi, d'espérance et d'amour.295 PAGES
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.