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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1996-08-17, Collections de BAnQ.

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1.E I) E V 0 I It , I.E S S A M E I) I 17 E T I) I M A N C II E IS AO \ T I !) I) (i BnSBHHMH anBKsn IMBBRHRS Asmira BBwPS?L'importance de l'éducation pour une société en mutation Bonne rentrée aux enseignantes et enseignants de l'ordre collégial LES ETEIGNANTES ET LES ENSEIGNANTS DES SYNDICATS MEMBRES DE LA FEDERATION AUTONOME DU COLLEGIAL 1259, rue Berri • Bureau 400 • Montréal (Qc) H2L 4C7 • Tél.: (514) 848-9977 - Télécopieur : (514) 848-0166 Des apprentissages indispensables De nombreuses études sur la petite enfance indiquent que les apprentissages faits au cours de cette période sont déterminants pour l’enfant.En 1987, une recherche menée en France a démontré une relation directe entre la durée de la fréquentation de l’école maternelle et la réduction du taux d’élèves qui redoublent une année à l’école primaire.Ces résultats concordent ayec ceux de recherches faites aux Etats-Unis.Les chercheurs ont mesuré de nombreux effets bénéfiques à long terme: moins de décrochage, de délinquance, de recours aux services scolaires spéciaux, de grossesses précoces au secondaire, de même qu’une meilleure intégration sur le marché du travail chez les enfants qui ont profité d’un encadrement éducatif précoce.Selon ces études, l’État gagne en moyenne 6 $ pour chaque dollar investi en éducation préscolaire.La piètre performance québécoise vient corroborer ces résultats par la négative.Non seulement à peine 65 % des jeunes obtiennent leur diplôme d’études secondaires (DES) avant l’âge de 20 ans, mais près de 40 % des étudiants quittent aussi le cégep et l’université avant d’avoir obtenu le diplôme convoité, comme l’indiquent les statistiques désastreuses du Manifeste pour l’éducation publique, publié par la Centrale de l’enseignement du Québec (CEQ), en avril dernier.D’où provient ce phénomène?La société québécoise a préféré croire que les inégalités qui caractérisaient l’éducation disparaîtraient en la rendant plus largement accessible.Certes, le Québec a bien franchi des pas de géant depuis la réforme Parent des années 60.Mais il n’y a pas de quoi se réjouir devant l’impact qu’ont eu sur la réussite scolaire l’éclatement des familles et l’appauvrissement de la population.Le cpnstat: les politiques timides de l’État sur le plan des services à la petite enfance ne sont pas adaptées aux nouvelles réalités familiales et sociales.Un préalable indispensable a la réussite scolaire Problèmes scolaires et conditions de vie difficiles vont souvent de pair, signale la présidente de la CEQ, Lorraine Pagé.«Il faut développer davantage les services pédagogiques pour les clientèles des classes préscolaires.Sans être obligatoires, ces services devraient être accessibles à mi-temps pour tous les petits de quatre ans.On devrait également implanter la maternelle obligatoire à temps plein allégé pour tous les enfants de cinq ans.La maternelle, actuellement facultative, est fréquentée par 98 % des enfants de cinq ans».Pour la CEQ, l’apprentissage préscolaire est un préalable essentiel à l’enseignement dispensé au primaire.La centrale syndicale apporte toutefois une précision importante.«Il ne s’agit pas de scolarisation précoce, mais plutôt de développer des habiletés comme le langage, la psychomotricité et la socialisation, qui aideront les enfants à mieux s’intégrer à l’école à partir de six ans», note la présidente.Lorraine Pagé souligne également le silence de la ministre de l’Éducation, Pauline Marois, entourant la question des services de garde en milieu scolaire.«Certaines commissions scolaires offrent déjà des ser- vices de garde pour les enfants lorsqu’ils ne sont pas en classe.Mais ces services sont inégalement développés, et tout le personnel est à statut précaire.» Une initiative controversée De son côté, l’école Saint-Sacrement d’Alma a offert un service de maternelle pour les enfants de trois et quatre ans, du 29 janvier au 9 juin 1996.«Les commentaires des parents ont tous été positifs, rapporte le directeur général de la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean, Jean-Claude Lindsay.Malgré cela, nous avons dû mettre le projet sur les tablettes, après une intervention de l’Office des services de garde.A noter, le réseau de garderies sans but lucratif n’est pas suffisamment développé pour répondre à la demande PHOTO JACQUES NADEAU de la population.Certains enfants arrivent donc au primaire en présentant des difficultés qui se répercuteront tout au long de leurs études.» Offrir la maternelle aux enfants à partir de trois ans est d’ailleurs une des recommandations de la Commission royale sur l’éducation mise en place en 1993 en Ontario.Renvoyée aux calendes grecques par le gouvernement conservateur de Mike Harris, cette proposition a quand même alirpenté les discussions au Québec.A preuve, quelque 220 mémoires traitant des services à la petite enfance ont été déposés devant la commission des États généraux sur l’éducation.Certes, le gouvernement pourra toujours continuer à faire la sourde oreille en prétextant le piètre état des finances publiques.option préscolaire est crucia-|le développement des en-en ciblés, ces services édu-ieloppent une attitude positi-l’apprentissage et assurent nieure égalité des chances à Sble des élèves, peu importe jne ethnique et leur class " ^éducation préscokîfre client rnaven de contrer le En général, les services québécois à la petite enfance se comparent avantageusement aux services qu’offre le reste de l’Amérique du Nord.Mais ils sont encore sous-développés comparativement à ceux de certains pays européens comme la Suède, la Norvège, le Danemark, la Belgique et la France.Dans ce dernier pays, par exemple, l’école maternelle (qui n’est pas obligatoire) accueille les enfants de deux à six ans et relève du réseau scolaire public.Le Québec dispose pour sa part d’un service de maternelle public à mi-temps, destiné aux eqfants de cinq ans.Le ministère de l’Éducation offre également des maternelles pour des clientèles cibles de quatre ans: enfants issus de milieux allo-phones ou défavorisés, élèves handicapés.Elles visent à prévenir les difficultés scolaires et leurs corollaires, l’échec et l’abandon.Les enfants de moins de quatre ans ont aussi accès aux garderies saps but lucratif, subventionnées par l’État, et aux garderies privées.Il n’existe aucun service gratuit et accessible à tous les enfant de moins de cinq ans.CLAIRE HARVEY .ABO RATIO N SPÉCIALE le m fantlj catifs ve fa une i ¦ les services éducatifs i r i 2 L li 1) K V » I R , I, K S S A m E l) l l 7 H t d I M A N C II E IS AO f?T I i) i) (I -ÉDUCATION- >;¦ Prêts pour la rentrée?Tout prévoir pour un retour en classe sans anicroches LOUISE JACQUES COLLABORATION SPÉCIALE Plus que deux semaines avant que les jeunes n’empruntent le chemin de l’école, sac en main ou sur le dos.En principe, vous possédez déjà la liste des achats requis pour la rentrée.Si tel est le cas, libérez-vous de cette corvée sans plus tarder, puisque tout est présentement en solde presque partout.La trousse des bambins de la maternelle comprendra généralement un tablier de bricolage.Fuyez ceux à boutons, car ils donnent vite de l’urticaire, tant aux petits qu’aux enseignants.En revanche, les tabliers munis d’attaches en velcro ou qu’on enfile comme un chandail rallient tout le monde.Cela dit, si vous ne savez pas encore exactement quel matériel sera nécessaire, ne vous précipitez pas trop: plusieurs écoles posent des exigences, jusqu’à la marque des cahiers et des stylos, question de niveler les différences.Toutefois, dès que vous saurez, empressez-vous de tout acheter, afin que votre enfant soit fin prêt pour la rentrée.«Quand un élève arrive à son premier cours de français avec un cartable identifié français, mine de rien, il commence bien l’année», note Louise Gervais, orthopédagogue à l’école secondaire Paul-Gérin-Lajoie.Prévoir sans gaspiller Aussi serait-il bon de veiller maintenant à ce que l’enfant ait tout ce qu’il faut pour faire devoirs, leçons, travaux à la maison.On pense ici papier, règle, gomme et taille-crayons, à portée de main, mais également grammaire et dictionnaire, version illustrée pour les plus jeunes.Mais inutile de verser dans l’excès.«Il y a des enfants qui ont un coin travail magnifique dans leur chambre, mais qui ne l’utilisent jamais, parce qu’ils ont besoin d’appui», prévient Michelle Prince-Séguin, directrice de l’école Saint-Germain.Cela vaut surtout pour les plus jeunes, mais pas exclusivement, fait remarquer Louise Gervais.«La majorité des adolescents aiment bien avoir un coin travail, et cela vaut la peine de leur faire confiance et d’essayer de les rendre plus autonomes.Mais, et c’est normal, certains ont encore besoin de la présence de leurs parents.» Donc, si votre gamine ou votre ado préfèrent tout faire près de papa, maman ou quelqu’un d’autre, gardez vos sous pour autre chose, telles les journées plus buissonnières organisées par les écoles.«Les parents doivent toujours prévoir une certaine somme pour les sorties éducatives», rappelle Monique Lussier, enseignante à l’école Saint-Jean-Bap- La «boîte à lunch» devra être assez grande pour contenir le dîner et deux collations tiste.Souvent, près d’une quarantaine de dollars pour les élèves de l’élémentaire, et un peu plus pour ceux du secondaire.Comme la majorité des établissements vous refilent désormais une partie des frais d’impression du matériel pédagogique ainsi que des cahiers d’exercices, quelques dizaines d’autres dollars grossissent la note de la rentrée.Un total qu’il vous faudra probablement multiplier au moins par deux si votre enfant entend faire une classe rouge, blanche ou verte.Qui parle encore de gratuité scolaire?Manger, dormir, être en santé Bien que les services de traiteur commencent à se multiplier dans les écoles — un rapport qualité/prix variable, selon l’endroit et les goûts de l’enfant —, l’achat d’une boîte à lunch demeure souvent incontournable.Celles égayées par les héros des longs métrages d’animation séduisent évidemment les mômes.Avant de céder, assurez-vous que le fermoir résiste une fois la boîte remplie, ce qui n’est pas toujours le cas.Les fermetures métalliques ou à glissière (de qualité, si l’enfant est le moindrement brise-fer) préviennent mieux l’éparpillement des lunchs sur le trottoir.Cela dit, rien ne détrône le sac thermos, puisqu’il permet plus facilement de conserver les aliments à bonne température.Et il convient d’autant mieux s’il peut contenir à la fois le dîner et les goûters.Car, souligne Michelle Prince-Séguin, «il est important que les enfants aient une bonne collation tant le matin que l’après-midi.» Parce qu’un estomac qui crie famine fait fuir la concentration, donc la motivation.Juste cela mérite qu’on imagine déjà le contenu de la boîte à lunch.Vu que faire rimer, durant un an, repas équilibrés, repas variés, repas qui donnent envie de manger relève presque de l’exploit.Les livres du style 101 repas à mettre dans la boîte à lunch restent pratiques, mais la plupart des salades et autres plats improvisés remplacent aussi avantageusement — et souvent plus agréablement — l’étemel sandwich.Et ne pas s’alarmer si, pendant la ou les deux premières semaines de classe, le tout-petit rapporte à la maison un dîner à peine grignoté: c’est tout à fait normal, assure Monique Lussier.Bref, il faut leur donner le temps de s’adapter.Le «jet lag» des ados À la mi-août, on peut commencer à favoriser la transition vacances-école.En renouant dès aujourd’hui avec les heures traditionnelles des goûters et des repas, on réapprend à l’organisme à réclamer pitance à des moments qui s’accorderont avec l’horaire scolaire.De la même façon, en incitant le jeune à regagner son lit à des heures moins tardives, on le réhabitue à s’endormir et à se réveiller plus tôt.«Afin de ne pas commencer la journée en stressant, l’enfant devrait se lever au moins une heure avant son départ pour l’école, estime Monique Lussier.Ce qui lui donne le temps de s’habiller, de jouer un peu, de bien déjeuner.» Les adolescents qui se sont couchés à quatre heures et levés à midi tout l’été, pour leur part, auront besoin d’une bonne semaine de réadaptation pour reculer de cinq heures leur horloge biologique — l’équivalent, grosso modo, du décalage horaire que subissent leurs parents lorsqu’ils voyagent en Europe! Chose importante, il serait bon de planifier pour bientôt une visite chez le pédiatre, chez le dentiste, chez l’oculiste.«Un enfant qui n’est pas en bonne santé ou qui ne voit pas bien a souvent plus de difficulté à écouter et à apprendre», a constaté Monique Lussier.Première qualité d’un bon sac: des coutures à toutes épreuves! PHOTO ARCHIVES IIMMIUli CERTIFICAT EN INFORMATIQUE LE SAVOIR DU MONDE PASSE PAR ICI PROGRAMME UNIVERSITAIRE OFFERT ENTIÈREMENT À DISTANCE FORMATION ^CONTINUE Département d’informatique Clientèle : • Toute personne sur le marché du travail qui désire parfaire sa formation par des connaissances en informatique ou toute personne qui souhaite acquérir une formation de base en informatique.Inscription immédiate Renseignements : (4.18) 656-7883 ou 1 800 561.-0478, poste 7883 BUREAU DE L’ENSEIGNEMENT À DISTANCE Pavillon Louis-Jacques-Casault (5733) Université Laval, Cité universitaire (Québec) G1K 7P4 Télécopieur : (418) 656-3876 Adresse électronique : bed@dgfc.ulaval.ca Adresse W3 : http://www.ulaval.ca/dgfc UNIVERSITE LAVAL A CADÉMIE MICHÈLE-PROVOST ÉDUCATION - INSTRUCTION - SÉCURITÉ ¦ÿ m 5f * / l* SjS y m* Collège privé mixte - Primaire - Secondaire 1517, avenue des Pins.Ouest, Montréal (Québec) H3G IB3 Tel.934-0596 débuts " RESERVEZ VITE ! Circuit archéologique dans le Vieux-Montréal I.es vendredis 6,13,20,27 septembre et 4 octobre Partez à la découverte des sites et chantiers archéologiques du Vieux-Montréal Circuit de 2 heures, de 9 h 30 à 11 h 30.m PointtSS-Calière, lfu d’éducation vivant et animé l Visite-animation « Spectacle multimédia, expositions, jj| parcours dans les vestiges.• • Z Programme «Jeunes * découvreurs de Montréal » Hj ¦ Un atelier pour s’initier W au monde fascinant de W l’archéologie.En com-|i plément, découvrez le Sr secret du cimetière avec m» Il le logiciel interactif Mystère m || archéologie.Se vêtir et jouer en Nouvelle-France Une invitation à se costumer et à personnifier les enfants des premiers habitants.[K Demande: la fiche de promotion sur nas programmes éducatifs au S72-91J2 Art et archco Un nouveau programme associant l’archéologie et les arts plastiques.J’explore le Musée ‘ Des activités d’éveil à l’archéologie et à l’histoire de Montreal pour les tout-petits du préscolaire.^Montréal à ses Pour préparer les jeunes de 5' année à la visite du Musée.Un carnet pédagogique regroupe des activités, cartes anciennes, jeu de rôles.POiNTE-À-CALLifeRE Musce d'archéologie et d'histoire de Montréal 350, place Royale Angle de la Commune Vieux-Montréal * I I, K I) K V I) I 11 .1, E S S A M E DI 17 E T I) I M A N (' Il K 18 AO I' T I !l «I (i .r-'.-': V' ourcThui COURS H îf DE VIOLON El CEQ FECS Fédération des enseignantes et enseignants de commissions scolaires 0 IC A 10 N L’éducation préscolaire L’herbe est nettement plus verte chez le voisin GUÉRIN annonce à sa vaste clientèle qu’il est le distributeur officiel des publications de la BANQUE MONDIALE (pas de TPS) via l’Agence de distribution Guérin (A.D.G.).Claudette Cousineau responsable Distributeur: A.D.G.4501, tue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Téléphone: (514) 842-3481 Télécopieur.(514) 842-4923 GUÉRIN CHRISTIANE DUPONT COLLABORATON SPÉCIALE .IDor rapport à ce qui existe ''i presque partout en Europe, mais aussi, bien que ce soit à une échelle plus modeste, aux Etats-Unis, au chapitre des services orientés vers la protection et le développement des jeunes enfants, il reste un immense travail à accomplir au Québec.» Le constat est sévère, mais très documenté.Il est le résultat d’une étude exhaustive menée, en 1993, pour le compte du Secrétariat à la famille du Québec par la firme Réginald Grégoire, organisme regroupant des consultants spécialisés en éducation.«Les services à la petite enfance au Québec progressent à pas de tortue depuis plusieurs années.Même si le Québec a été l’un des premiers au Canada à développer les «maternelles cinq ans», il est resté sur son élan», confirme Colette Lanthier, psychologue, docteure en psychobiologie génétique et comparative, et ex-secrétaire de l’Organisation mondiale de l’éducation préscolaire (OMEP-CANADA).«Dans un pays développé comme le nôtre, comment se fait-il que les gouvernements ne se soient pas encore sensibilisés à la nécessité et à l’urgence de s’occuper de la petite enfance?», s’interroge celle qui a elle-même connu, par l’entremise de ses trois enfants, l’excellence des services d’accueil et de maternelle offerts en France, à l’époque où elle terminait ses études de doctorat.Leur disponibilité, les différentes formules mises à sa disposition et les coûts peu élevés, voire même gratuits, l’enthousiasment encore, plusieurs années plus tard.Il faut dire qu’en France, comme dans d’autres pays européens et Scandinaves, les maternelles — bien que pouvant porter des noms différents — accueillent les tout-petits dès l’âge de deux ans.Les crèches françaises, quant à elles, sont ouvertes aux poupons.Les maternelles ne sont pas obligatoires et les services ne sont pas offerts uniquement aux parents qui travaillent.Au Québec, c’est en 1961 que les «commissions scolaires» reçurent les fonds nécessaires à l’implantation des maternelles à mi-temps.En 1965,73 % des enfants de cinq ans de langue française fréquentaient la maternelle publique, bien qu’elle n’était pas obligatoire.Aujourd’hui, la presque totalité des petits Québécois de cinq ans fréquentent la maternelle.Outre-Atlantique, c’est depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale que les services de maternelle se sont développés partout en Europe, particulièrement en France, en Belgique, en Suisse, au Danemark et en Grande-Bretagne.Après le conflit, plusieurs Européens déploraient la discrimination raciale, à l’origine de la guerre.Un groupe de spécialistes du développement de l’enfant ont convenu qu’il fallait absolument éduquer très tôt les jeunes à accepter les autres avec leurs différences de langue, de race, de religion, d’ethnie ou de nationalité.Ils voulaient ainsi éviter une autre montée du racisme.Fondée durant la période d’après-guerre, l’OMEP s’est donné comme mandat, notamment, de réunir des gens soucieux de développer une culture démocratique dès la petite enfance en instaurant une éducation préscolaire appropriée.En même temps, comme l’Europe était à reconstruire, il fallait penser à maintenir, et même à développer, des services de garde: les femmes devant pousser à la roue pour ce projet de reconstruction, elles étaient demeurées sur le marché du travail.Organisations d’avant-garde Plusieurs organisations internationales d’avant-garde ont produit, au cours des années qui ont suivi, maintes études d’envergure et ont organisé plusieurs forums de discussion destinés à mettre en lumière les besoins éducatifs des tout-petits.De 1965 à 1980, d’autres organismes ont pris le relais, en parallèle avec l’OMEP, et ont offert une vision nouvelle de la question: mieux protéger la petite enfance, chercher les moyens de lui offrir un développement plus global et définir le§ rôles essentiels de la société et de l’Etat dans l’organisation de ces services.Parmi ces organismes, on compte l’UNESCO, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le Conseil de l’Europe et la Commission des communautés européennes (CEE).En outre, durant cette même période, les pays de la CEE„les pays Scandinaves et les différents Etats américains ont adopté plusieurs lois au chapitre des services à la petite enfance.Des orientations ont été prises et on a mis en place plusieurs expériences significatives.Citons la loi danoise de 1964, les lois de la Norvège, de la Suède et de la Finlande des années 1970.Aux Etats-Unis, ce fut, en 1965, le lancement du programme «Head Start» et, ei) 1969, de «Sesame Street».En 1965, l’État de la Californie mettait sur pied le «State Preschool Program» et une loi votée en 1972 y définissait de façon plus explicite encore les fondements de la politique de la petite enfance.Encore aux États-Unis, l’État du Michigan votait, à son tour, une loi en 1973 sur cette question.En Europe, le Royaume-Uni mettait sur pied, au cours de ces années, des groupes de jeux pour les tout-petits, tandis que les Pays-Bas instauraient des groupes d’éducation active.L’Italie faisait également une grande place à la petite enfance, avec des services intégrés et innovateurs mis en place à Reggio d’Émilie, sans parler de sa célèbre loi de 1968.De leur côté, l’Espagne et le Portugal ont, au cours de ces années, pris des virages notables.Colette Lanthier souligne que les pays qui désiraient joindre les rangs de la CEE, comme ont pu le découvrir le Portugal et l’Espagne, devaient s’engager à améliorer leurs services à la petite enfance.En Belgique et en France, les services étaient déjà des plus avancés.Toutefois, d’importants changements de perspectives se sont produits entre 1965 et 1980.En Belgique, de nouveaux programmes sont apparus en 1974 et, en France, l’année 1975 voyait naître la loi relative à l’éducation.En 1977, la France mettait au point sa circulaire sur l’école maternelle, Même si le Québec a été l’un des premiers au Canada à développer les «maternelles cinq ans», il est resté sur son élan GUÉRIN BANQUE MONDIALE Association des jeunes violonistes Petits et grands dès l’âge de 3 ans, et adultes de tout âge.MAÎTRE SEVADJIAN diplômé du célèbre conservatoire de Moscou 335-1798 Parce que l'échec et l'abandon scolaires coûtent des milliards en termes de pertes de revenus pour les individus et pour l'État et en prestations de soutien du revenu, selon un rapport soumis au Comité permanent du Sénat sur les affaires sociales, les sciences et la technologie, en mai 1990.Et que dire de la détérioration sociale.alors même que dans ce pays les maternelles existaient déjà depuis le XIX1 siècle, fondées par Pauline Kergo-mard, qui voulait «laisser vivre les enfants».Le réseau des maternelles s’est développé sous l’influence du courant de pensée allemand du pédagogue Friedrich Frôbel, dans les années 1800.Frobel militait en faveur d’une pédagogie insistant sur la nécessité de réaliser un équilibre harmonieux des facultés psychologiques de l’enfant, en lui permettant une grande spontanéité.Idées novatrices La décennie 1980 marque l’évolution de l’opinion publique à ce chapitre, la demande accrue de services, et la consolidation des orientations des services à la petite enfance, en Europe, dans, les pays Scandinaves comme aux États-Unis.C’est à cette époque que l’on parle de façon plus générale, dans les pays anglophones, de l’importance du «early childhood éducation», en soulignant par le fait même la préoccupation que l’on a d’offrir des services éducatifs à la petite enfance.Depuis quelques années, en Europe, notamment, on assiste à la naissance de plusieurs idées novatrices pour répondre encore mieux à la demande de diversification des services à la petite enfance, à laquelle on associe de plus en plus les familles.«Les pays les plus latins d’Europe ont une vision plus collective de la petite enfance que nous», affirme Madeleine Baillargeon, professeur en éducation préscolaire à l’Université Laval et chercheure en petite enfance associée au CRIEES (Centre de recherche et PHOTO JACQUES GRENIER Les services à la petite enfance au Québec progressent à pas de tortue depuis plusieurs années.d’intervention sur la réussite scolaire) et au GIREPE (Groupe de recherche interuniversitaire en éducation de la petite epfance).Les États-Unjs ne sont pas en reste.De nombreux États ont révisé leur législation, ont fusionné ou mieux coordonné l’ensemble de leurs services, de concert avec l’administration fédérale et la National Association for the Education of Young Children.Mais les services à la petite enfance les plus réputés demeurent ceux de la France.«En France, la maternelle, c’est un peu comme îe vin.souligne Réginald Grégoire, consultant en éducation.Ça fait partie de la culture!» Pour sa part, Madeleine Baillargeon s’insurge : «Par rapport à l’Europe, le Québec agit un peu comme un pays en voie de développement à ce chapitre.C’en est presque un scandale!» Elle affirme que les maternelles françaises sont, sans conteste, le plus beau fleuron de la France et que c’est ainsi que les citoyens le conçoivent.Elle-même retourne régulièrement là-bas pour constater l’évolution des services.Quant à nous, pour l’instant, on ne peut guère prétendre que nos services à la petite enfance se comparent avantageusement à ceux du pays de Mme Kergomard.» E 4 I, E I) E V 0 I R , I, E S S A M E I) I 17 I) I M A N C II E 18 AO II T I !) !) (i EDUCATION La scolarisation précoce contre le décrochage Les services éducatifs dès trois ans pourraient être une solution Les dispositifs d’intervention précoce représentent un apport important dans la lutte contre l’échec scolaire CHRISTIANE DUPONT COLLABORATION SPÉCIALE Le décrochage scolaire a fait beaucoup de victimes dans les pays occidentaux, au cours des dernières années.Le Québec n’y échappe pas, lui qui présentait un taux de diplômation au secondaire de 86,7 % pour l’année 1992, selon une étjide faite par l’OCDE.Le ministère de l’Éducation est plus sévère.En 1993, il constatait un taux de décrochage de 35 % des élèves âgés de moins de 20 ans inscrits au secteur général du secondaire.Pour pallier le décrochage, toutes les solutions sont envisagées et., envisageables.On a mis sur pied des écoles pour raccrocheurs, comme l’école Marie-Anne, à Ahuntsic, et l’école Le Virage, à Laval.Dans un but préventif, on organise des services d’accompagnement aux élèves par des pairs et des services d’aide aux devoirs avec la collaboration des retraités de l’enseignement Un organisme montréalais, le Centre métropolitain de lutte contre le décrochage scolaire, vient en aide aux jeunes, aux parents, aux éducateurs.Des entreprises poussent à la roue pour stimuler les jeunes démotivés par l’école en fournissant des ressources financières et humaines.Bref, on tente de sauver la mise et on a bravement pris la mesure du problème.Il faut dire que les enjeux sont d’une grande importance.Mais si on examinait le problème par l’autre extrémité de la lorgnette?Si, plutôt que d’avoir des écoles pour raccrocheurs, on envisageait d’avoir des établissements scolaires ou des garderies spécialisées, prêtes à recevoir les tout-petits dès l’âge de trois ans pour une scolarisation précoce?Est-ce la bonne solution?Selon certains auteurs, dont Gérald Boutin, professeur titulaire au secteur d’adaptation scolaire et sociale au département des sciences de l’éducation, à l’UQAM, et membre du GREASS (Groupe de recherche en adaptation scolaire), la question des effets de l’intervention précoce sur la réussite scolaire retient depuis des années l’attention des chercheurs et des praticiens, et les dispositifs d’intervention précoce représentent un apport important dans la lutte contre l’échec scolaire.Des programmes qui existent déjà Au Québec, la «maternelle cinq ans plein temps» existe déjà dans certains milieux défavorisés, pour enfants handicapés ou jeunes allophones ainsi que la pré-matemel-le quatre ans.Dans le cadre de l’opération Renouveau des années 70, les commissions scolaires ont commencé à mettre sur pied des pré-maternelles quatre ans.Le projet, connu sous le nom d’Animation Passe-Partout, consistait en un modèle d’intervention auprès des parents d’enfants de quatre ans provenant de milieux défavorisés.Il a connu du succès: après vérification auprès de groupes témoins d’enfants de quatre ans ayant obtenu leur diplôme d’études secondaires (DES), le ministère de l’Éducation en a conclu que les enfants dont les parents avaient suivi ce programme avaient obtenu leur DES dans des proportions légèrement supérieures à un groupe d’enfants issus d’un milieu favorisé qui n’avaient pas bénéficié du service de maternelle quatre ans.De l’avis de Gérald Boutin, l’éducation scolaire plus formelle serait sans aucun doute bénéfique pour les tout-petits, à certaines conditions et pourvu qu’elle soit bien faite et qu’on y mette le prix.Les programmes d’intervention précoce doivent avoir des objectifs précis, leur modèle conceptuel doit être clair et cohérent et leurs stratégies d’intervention et d’évaluation doivent être structurées.Le GRËASS de l’UQAM — dont est membre M.Boutin — a mené quatre études au cours des dernières années sur la question de l’intervention éducative à la petite enfance.Gérald Boutin souligne que la principale préoccupation de l’équipe de recherche était de savoir si l'intervention scolaire précoce pourrait véritablement contribuer à améliorer l’avenir de ces enfants.La poursuite des travaux a permis d’en arriver à plusieurs conclusions.Le GREASS a pu constater qu’il y avait moins d’écoliers regroupés en classes spéciales, au primaire.En outre, il a découvert que les résultats scolaires des écoliers se maintenaient au cours des années suivant le préscolaire.Par ailleurs, le groupe a également réalisé que les attitudes des enfants et des parents envers l’école étaient plus positives et que les interventions influaient de façon bénéfique sur le style éducatif des parents.Finalement, le GREASS a constaté que moins de jeunes abandonnaient les études.De façon générale, les chercheurs en ont conclu que l’intervention précoce auprès des tout-petits permet de prévenir les difficultés plus tard à l’école.Les effets directs de programmes d’intervention sont multiples.Ils permettent d’établir un meilleur lien entre la famille et l’école.Ils offrent à l’enfant la possibilité de goûter le succès assez tôt Us développent la motivation scolaire chez l’enfant.Ils évitent à l’enfant, et de façon significative, les redoublements durant les années du cours primaire.«On pourrait généraliser l’éducation préscolaire parce que ce serait investir dans la prévention plutôt que dans la correction, mais il y a des limites à la généralisation immédiate», signale M.Boutin, faisant allusion à la formation du personnel et aux moyens matériels.Un consensus?Selon Madeleine Baillargeon — professeur en éducation préscolaire à l’Université Laval, chercheure en petite enfance au CRIRÉS (Centre de recherche et d’intervention sur la réussite scolaire) et membre du GIREPE (Groupe interuniversitaire de recherche en éducation de la petite enfance) — les études les plus convaincantes sur la prévention des difficultés en milieu scolaire par l’intervention en petite enfance sont le fruit d’études américaines menées en milieux défavorisés.Connus sous le nom de «Head Start», ces programmes expérimentaux ont été conduits — et le sont encore — auprès d’enfants de milieux très défavorisés avec la participation obligatoire des parents.En général, ces programmes sont menés à l’extérieur des services de garde et des milieux scolaires.Certains ont été établis dans des centres préscolaires, comme le «Perry Preschool Project» ou le «Peabody Preschool», tandis que d’autres ont vu le jour dans des locaux appartenant aux municipalités.Aujourd’hui, souligne Madeleine Baillargeon, ces enfants sont devenus adultes.«On a pu constater que moins d’enfants ont abandonné l’école, qu’ils ont moins eu recours à des services sociaux et que leur histoire de vie est plus normale», précise-t-elle.Mme Baillargeon estime que l’intervention préscolaire reçoit l’adhésion d’un nombre croissant d^organismes et la recherche va également en ce sens.«C’est dans son jeune âge que se forge la personnalité de l’enfant, précise Mme Baillargeon.Des interventions rapides et adaptées permettent à celui-ci de retrouver son estime de soi et la force de caractère nécessaire pour continuer à se développer harmonieusement.» Mais la possibilité d’offrir aux parents des services éducatifs précoces et plus structurés (que ce soit en garderie ou à l’école) pour les tout-petits, dans le but de leur éviter un parcours scolaire difficile et, en bout de ligne, de faire échec au décrochage, ne fait pas l’unanimité.Charles Caouette, professeur titulaire au département de psychologie de l’Université de Montréal et fondateur de l’école alternative Jonathan, résume ainsi sa pensée: «Au lieu de dire “Préparons mieux les enfants à l’école!” et de vouloir les scolariser à tout prix dans leur petite enfance, pourquoi ne pas dire “Préparons mieux l’école à accueillir les enfants!”» Selon lui, l’école — à plus forte raison l’école précoce — n’est pas la solution à tout.M.Caouette ne veut pas non plus quç la garderie devienne un lieu préscolaire.A son avis, la société doit plutôt investir auprès des parents pour qu’ils s’occupent mieux de leurs enfants.Il croit, en outre, que ce qui contribuera à prévenir le décrochage, c’est de faire en sorte que les enfants aiment l’école.De son côté, Gérald Boutin soutient qu’il faut offrir une aide à la petite enfance parce qu’il est de plus en plus évident que les mères travaillent à l’extérieur et qpe les enfants ont besoin d’un service.A cela, le chercheur du GREASS ajoute, à son tour, qu’il est également nécessaire d’apporter aux familles le soutien nécessaire afin qu’elles puissent élever leurs enfants dans les meilleures conditions possibles.PHOTO ARCHIVES Les enfants qui commencent à la fréquenter dès l’âge de trois ans développent envers l’école une attitude beaucoup plus positive que les autres.171 pages 19,95 $ «Un nouveau débat est ouvert.L'enjeu est vital pour notre société.» Stéphane Potvin, La Presse trouverez parmi les auteurs de ce collectif des plus grands penseurs du Québec en d'éducation: Omar Aktouf (HEC), jocelyn D espoir et d education ¦• i f Ciillcilif s» Le cahier spécial Éducation est publié par le quotidien Le Devoir.COORDINATION Louise-Marie Houle COLLABORATION Rachel Duclos Christiane Dupont Claire Harvey Louise Jacques Claude Lafleur Denyse Perreault RÉVISION Michèle Malenfant MISE EN PAGES Yves d’Avignon Benoît Munger DIRECTION ARTISTIQUE Roland-Yves Carignan CONSEILLÈRE PUBLICITAIRE Christiane Legault % Brébeuf PORTES OUVERTES 29 et 30 oct.1996 , COURS SECONDAIRE Pourgarçons de la 1re à la 4e secondaire, mixte en 5e secondaire.Examens d'admission les 9 et 23 novembre 1996 à 9h Résidence : pour garçons de la 1re à la 5e secondaire et pour filles en 5e secondaire Collège Jean-de-Brébeuf 3200, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, Montréal (514)342-9342 poste 231 Le Collège Jean-de-Brébeuf offre aussi le cours collégial.% I.E I) E V 0 I R .I.E S S A M E I) I 17 E T 1) I M A N f.HE 18 A 0 Û T I i) i) (i E 5 ?DUCATION L’école, dès trois ans: pour ou contre ?La question des services à la petite enfance a fait couler beaucoup d’encre au cours des derniers mois CHRISTIANE DUPONT COLLABORATION SPÉCIALE Corinne a cinq ans.Dans quelques jours, elle fera ses premiers pas d’écolière en se rendant pour la première fois à la maternelle du quartier, tout comme plus de 90 000 petits Québécois du même âge.Et puisque la durée quotidienne de la classe maternelle n’est que d’une demi-journée, elle continuera de fréquenter la petite garderie familiale où, quand ses parents travaillent, elle va chaque jour de la semaine depuis qu’elle a trois ans.Auparavant, dès l’âge d’un an, Corinne avait été confiée par ses parents aux bons soins d’une garderie régie par l’Office des services de garde à l’enfance.Y aura-t-il, pour cette fillette, une grande différence entre la garderie familiale et l’école maternelle?Plus d’exercices de pré-écriture, peut-être!1 Un horaire plus rigide?L’obligation de se rendre dans un bâtiment qui peut paraître, à première vue, impressionnant?Le plaisir d’y rencontrer sa grande sœur?Des apprentissages plus formels?Dès trois ans?Pour les enfants qui fréquentent depuis déjà quelques années des garderies bien structurées, la «maternelle cinq ans» n’est pas une nouveauté.Ils ont l’habitude de se rendre tous les jours, sinon «en classe», du moins dans un lieu où ils ont la possibilité de socialiser, de faire des activités de bricolage et autres apprentissages, de façon ludique.Au Québec, cependant, ces services n’existent pas encore en nombre suffisant pour répondre à la demande.Par ailleurs, pour la majorité des parents, ils ne sont pas gratuits, comme c’est le cas à la maternelle de l’école du quartier.La question des services à la petite enfance a fait couler beaucoup d’encre au cours des derniers mois, particulièrement à l’occasion des audiences publiques des Etats généraux sur l’Éducation.Quelque temps auparavant, en Ontario, une Commission royale d’enquête sur l’éducation a lancé le débat.Suggérant que les enfants pouvaient grandement bénéficier tout au long de leur vie scolaire et adulte d’une scolarisation précoce, la Commission recommandait, entre autres choses, dans un volumineux rapport intitulé Pour l’amour d’apprendre, que les tout-petits commencent à s’intégrer au système scolaire dès l’âge de trois ans.Tout en épiloguant longuement sur les bienfaits d’une proposition semblable, la Commission n’a pas énoncé véritablement une façon de mettre en place une telle structure.Incluait-elle notamment les services de garde déjà existants dans ses propos?Qu’entendait-elle par scolarisation, à cet âge?En Ontario, cette partie du rapport a fait grand bruit et a relancé le débat.«Au Québec, aucun organisme sérieux n’a fait la recommandation de l’école à trois ans», affirme cependant Madeleine Baillargeon, professeur en éducation préscolaire à l’Université Laval, chercheure en petite enfance au CRIRES (Centre de recherche et d’intervention sur la réussite scolaire) , et membre du GIRE-PE (Groupe interuniversitaire de recherche en éducation de la petite enfance).«Certaines personnes et quelques commissions scolaires de la région de Québec et du Saguenay-Lac-Saint-Jean en ont parlé, mais c’est tout.» Ne pas faire table rase La chercheure considère que le fait de poser la question «pour ou contre l’école à trois ans» décentre le débat.«Le rapport ontarien n’a pas eu de suite.mais ça a fait beaucoup parler», signale-t-elle.Soulignant, un peu agacée, que cette façon de considérer les choses exacerbe les positions entre le milieu des garderies et les milieux scolaires, Madeleine Baillargeon croit au développement des services à la petite enfance mais sans faire table rase de ce qui existe déjà.«Si on partait de rien, on pourrait parler de l’école pour les trois ans et plus, mais on a des services parallèles.Les garderies, il faut s’en servir, quitte à les améliorer!» Selon elle, hors de tout doute, l’éducation préscolaire — et encore là, tout dépend de ce qu’on y entend — peut se faire à l’école ou ailleurs.donc en garderie aussi.«Les garderies sont déjà équipées pour ça», ajoute-t-elle en soulignant qu’elles peuvent, entre autres choses, déjà très bien répondre aux besoins physiques des tout-petits.Le Conseil supérieur de l’éducation du Québec (CES) a faite sienne cette position et l’a bien résumée, lui qui s’est penché sur la question récemment.En février dernier, il déposait un rapport intitulé Pour un développement intégré des services éducatifs à la petite enfance: de la vision à l’action et invitait les divers partenaires (écoles, R' | DERRIÈRE LE MASQUE L’INACCESSIBLE ROYAUME Raymond Plante Jacques Plante.Derrière le masque 224p., 15,95$ 1 *hj - I André Berthiaume Jacques Cartier.L'inaccessible royaume 168 p., 15,95$ éditeur laires de classe maternelle.Dans les milieux «alternatifs» du Québec, on ne privilégie pas l’école dès trois ans non plus.Mais plutôt que de voir confier les enfants dès l’âge de trois ans aux garderies, on voudrait permettre aux parents de s’en occuper convenablement, en leur fournissant les ressources et l’appui nécessaires: ce que le CSE n’a pas manqué de souligner, lui aussi, en proposant d’offrir aux parents des programmes d’affinement des compétences parentales.«Je considère que les L’avis d’une commission d’enquête préconisant l’école à trois ans vient d’être écarté par le gouvernement ontarien La maternelle, «il n’y a rien là» pour des tout-petits qui fréquentent la garderie depuis plusieurs années.Au Québec, cependant, les services de garde bien structurés coûtent cher et n’existent pas encore en nombre suffisant pour répondre à la demande.garderies, commissions scolaires, Office des services de garde à l’enfance, ministère de l’Education) à faire preuve de cohérence dans l’élaboration future d’une politique globale des services aux tout-petits.Le Conseil ne croit pas que les Québécois soient prêts, par ailleurs, à confier leurs enfants dès l’âge de trois ans aux écoles et que, par conséquent, il vaudrait mieux continuer avec ce qui existe déjà, améliorer les services offerts et en augmenter la quantité et la qualité.Ce qui semble important, dans ce débat, selon Mme Baillargeon, c’est qu’on ne mette pas sur les tablettes les rapports qui se sont succédés de?puis quelques années et qui traitent de la petite enfance: le rapport Bouchard, en 1991, et celui du CSE plus récemment, à cause de la conjoncture économique actuelle et des compressions budgétaires qui y sont rattachées.Mme Baillargeon s’inquiète: «Tous les facteurs sociaux pour nuire au développement des enfants sont en croissance actuellement.» Régler le cas des cinq ans Le rapport du CSE rapporte également qu’il y a, au Québec, à l’heure actuelle, un consensus sur la pertinence d’offrir la maternelle cinq ans à plein temps.Il faudrait donc commencer par là avant de parler de l’école à trois ans, souligne Mme Baillargeon, qui ajoute qu’il faudrait aussi améliorer la formation offerte aux futurs titu- garderies doivent être vues comme des services complémentaires et non supplétifs», affirme Charles Caouette, professeur titulaire en psychologie à l’Université de Montréal ei fondateur de l’école alternative Jonathan, à Saint-LaurenL M.Caouette est certes en faveur des services éducatifs pour les tout-petits, à condition qu’ils ne remplacent pas les parents, mais ces raisons n’ont rien à voir avec la prévention du décrochage, par exemple.A son avis, si les parents confient — à temps partiel, dans la mesure du possible — leurs enfants aux garderies, c’est d’abord pour répondre aux besoins actuels des enfants.«Mais je ne veux pas que la garderie devienne un lieu de pré-scolarisation, dit-il.Il faut laisser vivre les enfants, leur permette d’apprendre à relaxer, à s’amuser, à développer leurs sens.Si on en fait trop, trop jeune, on risque de les écœurer! Les enfants commencent l’école déjà bien assez tôt.» UNIVERSITE LAVAL PROGRAMME UNIVERSITAIRE OFFERT ENTIÈREMENT A DISTANCE CERTIFICAT EN ADMINISTRATION Objectif : Répondre aux besoins de perfectionnement de l’adulte sur le marché du travail qui désire acquérir une formation complémentaire en administration et en gestion.LE SAVOIR DU MONDE PASSE PAR ICI FSA Faculté des sciences de l'administration Compétitivité et entrepreneurship Inscription immédiate Renseignements : (418) 656-7883 ou BUREAU DE L’ENSEIGNEMENT À DISTANCE Pavillon Louis-Jacques-Casault (5733) Université Laval, Cité universitaire (Québec) G1K 7P4 Télécopieur : (418) 656-3876 Adresse électronique : bed@dgfc.ulaval.ca Adresse W3 : http://www.ulaval.ca/dgfc 1 800 561-0478, poste 7883 La Maison Théâtre - Saison 1996-1997 7 spectacles, des parcours culturels et des animations à l'intention des garderies et des groupes scolaires Le Rêve de Pinocchio (4 à 9 ans).Théâtre de Sable.*16 oct.au 3 nov.1996 Les aventures mirobolantes ^‘ de Don Quichotte (6 à 12 ans).Théâtre du Gros Mécano .j?.4 au 22 déc.1996 Le Bain (3 à 7 ans).Théâtre Bouches Décousues .19 fév.au 9 mars 1997 Cœur à Cœur (5 à 10 ans).Théâtre de L'Oeil.MJ.14 mars au 6 avril 1997 L'Histoire de l'oie (9 à 99ans).Les deux mondes .c,.9 au 20 avril 1997 Au bout de la rivière (4 à 8 ans).L'Arrière Scène.23 avril au 4 mai 1997 Petit Navire (9 à 99 ans).Le Carrousel.16 mai au 1er juin 1997 XYZ éditeur L abc de la littérature 1781, rue Saint-Hubert, Montréal (Québec) H2L 3Z1 Téléphone : 525.21.70 • Télécopieur: 525.75.37 BANQUE NATIONALE Reservations 1288-7211 Jj,\tapes d'T-ÿpprenttesage du ^\rançais ¦*** en première UHl AlTKOCHt Ticlics i/omijnjvjgi Ninon ÉTAPES D'APPRENTISSAGE DU FRANÇAIS Le cahier de l'élève Étapes d'apprentissage du français en première secondaire propose une répartition simple du programme de français et se veut avant tout un outil pédagogique pratique.Principalement axé sur l'écrit, le cours articule toutes les acquisitions de connaissances de base autour d'un texte choisi parmi les cinq types au programme.Ainsi, chaque cours présente une facette différente de la matière.Le conte est un roman en miniature.C'est un récit limité à une scène ou à une situation et qui a pour sujet des aventures plutôt invraisemblables ou des faits réels transformés par l’imagination du conteur.À la différence du roman, le conte ne cherche pas à donner l'impression du réel, mais plutôt à dépayser le lecteur du réel.Ainsi, dans les contes merveilleux interviennent des êtres surnaturels (fées, elfes, lutins, gnomes, anges, démons, etc) qui, au moyen d'une parole magicjue ou d'un don quelconque, aident le héros à triompher des situations les plus Ninon CARMANT UNE APPROCHE SIMPLIFIÉE Les caractéristiques physiques ou morales des personnages du conte sont simplifiées à l'extrême ou démesurément grossies.Elles peuvent ne symboliser qu'un aspect de l'être humain.Les objets mêmes, grâce à des propriétés extraordinaires, s’animent: masques, peintures automates, robots peuvent se transformer en monstres étranges.Cependant, pour que ces êtres ou ces objets paraissent possibles et intéressent le récepteur; il fout qu'ils conservent quelque lointaine ressemblance avec des êtres ou des objets réels.Secondaire 1 Secondaire 2 Secondaire 3 Fiches d'accompagnement Fiches d'accompagnement Fiches d'accompagnement (288 p.) (352 p.) (368 p.) Corrige des fiches Corrigé des fiches Corrigé des fiches (288 p.) (288 p.) (368 p.) Nouveauté Collection FRANÇAIS langue maternelle au secondaire 4 lîO.i«i*« de 1*1 Intel dealler MiiMKIXI iQurhet' h:u ski Teleph»»ne; Tch i itpnur: ,iipnnô2î2 U R (> E I) K V «Ml, L K S S A M E I) I 17 K T I) I M A N C II E 18 AO II T I î) 0 (i e .; Les journées pédagogiques Que font les enseignants pendant ces 10 % de l’année scolaire?DENYSE PERREAULT COLLABORATION SPÉCIALE Rabelais, professeur d’anatomie, aurait peut-être qualifié la journée pédagogique de «sus-tantifique moelle» de l’enseignement.Aux yeux de la gent professorale passionnée par son métier, elle s’avère essentielle à un enseignement bien compris.Elle provoque en effet une grande effervescence chez de nombreux professeurs et — il ne faut pas se le cacher — de l’indifférence chez plusieurs autres.Sous sa forme actuelle, la journée pédagogique existe chez nous depuis 1972.Dans toutes les écoles de la province, elle est utilisée à plusieurs sauces: rencontres sur l’informatique, l’environnement, l’interculturalisme; problèmes de comportement et violence à l’école; préparation de budget et achat de matériel; discussions remue-méninges, travail personnel ou rencontre sociale.quand elle ne sert pas à éponger les journées perdues à cause d’une tempête de neige ou d’une journée électorale.Journées boussoles Le régime pédagogique en vigueur au Québec stipule que les professeurs doivent faire la classe au minimum 180 jours sur 200.«Le nombre de journées pédagogiques varie donc entre 16 et 20 selon la commission scolaire, contre une dizaine ailleurs au Canada, précise Gilles Taillon, directeur général de la Fédération des commissions scolaires du Québec.En 1993, la loi 102 amenant la réduction d,e 1 % du salaire des employés de l’État a entraîné la suppression de deux d’entre elles.On en prévoit habituellement trois pour éponger les cas de force majeure.S’il en faut davantage, ce sont des pertes sèches en jours d’école.» «Grosso modo, ce sont des journées fourre-tout, ajoute Jean Deschênes, conseiller à l’organisation scolaire à la Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM).Les rencontres ont lieu au niveau régional ou à celui de l’école, toutes catégories d’enseignants confondues, ou encore par matières ou niveaux de scolarité.Chaque commission scolaire élabore le programme de certaines journées; les directions et les comités d’école orchestrent les autres en fonction des besoins qui varient d’une année et d’une école à l’autre.» Rares en décembre et janvier, mois fertiles en congés fériés, ces journées sont fréquentes les lundis et vendredis, au moment de la remise des Il existe autant de sujets susceptibles de donner lieu à une journée pédagogique que de commissions scolaires et de directions d’école bulletins, à chaque fin d’étape, ainsi qu’au début et à la fin de l’année scolaire.«Cette dernière est pareille à un voyage, estime Louise Té-treault, spécialiste en anglais et en morale au primaire, à l’école Notre-Dame-de-la-Paix de Rivières-des-Prairies.Il faut se préparer avant le départ, réévaluer l’itinéraire en cours de route et se réorienter en conséquence, avant d’établir un bilan en fin de parcours.Les journées pédagogiques permettent tout ça.Le monde scolaire a bien changé, surtout à Montréal, avec la montée de la pauvreté et l’arrivée d’autres ethnies.Sans elles, plusieurs professeurs seraient désemparés, faute d’autres mesures pour les soutenir.» «C’est la même chose pour les nouveaux enseignants, laissés à eux-mêmes par le système scolaire, renchérit Richard Papineau, professeur en sciences de la nature à l’école secondaire d’Anjou (Commission scolaire Jérôme-Le Royer).Il en est qui se plaignent de l’excès d’encadrement et d’autres qui l’estiment insuffisant, même s’ils '"fill ' *yu, PHOTO ARCHIVES Travail pour les professeurs, mais congé pour les élèves: les journées pédagogiques sont en général fort appréciées des enfants! apprécient le travail solo et les rencontres à caractère social.Il en faut pour assurer la cohésion d’un groupe.Pas trop, mais juste assez.» Il existe à la limite autant de sujets susceptibles de donner lieu à une journée pédagogique que de commissions scolaires çt de directions d’écoles.Selon le ministère de l’Éducation, le réseau préscolaire, primaire et secondaire du secteur public comprenait 157 commissions scolaires en 1994- 1995.La clientèle étudiante de la CECM dépassait les 103 000 personnes, tandis que la plus petite, la Commission scolaire dissidente protestante de Baie-Comeau, n’en desservait que 126.On dénombrait 1891 établissements au primaire, 577 au secondaire et 203 regroupant les deux niveaux.Les cohortes estudiantines comprenaient 1 264 449 personnes et les effectifs des professeurs frôlaient les 95 000.«Il est inévitable qu’il y ait des dérapages comme dans les autres corps de métier, estime Richard Papineau.Mais qu’on ne s’y méprenne pas: ces journées sont employées à plein par les professeurs consciencieux.» «La partie la plus difficile de l’enseignement, c’est en dehors de la classe que je la vis, et je suis loin d’être la seule, précise Joanne Villeneuve.Professeur de français en troisième secondaire à Anjou, elle s’occupe aussi d’un groupe d’accueil aux allophones.«Si ces journées allègent la tâche avec les élèves, elle n’allègent certes pas la tâche tout court! Preuve qu’elles ne sont pas suffisantes, il y a de nombreuses réunions après les heures de classe.On n’a pas d’autre choix que de se préparer pour enseigner.De plus, nous avons parfois besoin de prendre du recul, de nous retrouver face à nous-mêmes.» «L’élève qui néglige le travail personnel à domicile court à l’échec: c’est la même chose pour le professeur et ça peut affecter toute sa classe», ajoute Ginette de Cobert, titulaire d’une classe d’accueil à Anjou.Elle croit aussi au travail d’équipe et à l’émulation, «surtout en ces heures de compressions, où nous avons perdu les autres moyens de nous réorienter et de nous perfectionner.Et puis, les jeunes ont tellement de problèmes qu’il est impératif de réfléchir sur nos pratiques pour nous réajuster.En France, la journée pédagogique n’existe pas mais les vacances sont bien plus longues.Je préfère de loin le régime québécois.» Le nombre généreux de journées pédagogiques étant parfois contesté, cela inquiète Danielle Turcotte, titulaire en sixième année, qui, à la rentrée, poursuivra sa carrière à Notre-Dame-de-la-Paix.Férue de son métier, elle tient mordicus aux précieux jours de classe ET aux journées pédagogiques, tout en déplorant la mode de l’éducation-spectacle.«Certains parents magasinent leur école en fonction d’activités parascolaires qui ne font pas l’objet d’un bilan à la fin de l’année.En soi, je ne suis pas contre.Mais pourquoi ont-elles lieu durant les jours de classe, alors qu’on relie souvent les échecs des élèves aux journées pédagogiques des professeurs?Pourquoi ne pas les programmer durant les journées pédagogiques?» Voilà qui contribuerait peut-être à redorer leur blason./X // ONCOU «Jeunes critiques en arts visuels» A, .v> Le CIAC-Centre international d’art contemporain de Montréal et le journal Le Devoir présentent le concours Jeunes critiques en arts visuels.Ce concours s’adresse aux étudiants de u à 17 ans des niveaux primaire, secondaire et collégial sur le territoire de la Communauté urbaine de Montréal.Ceux-ci sont invités à visiter les expositions présentées au CIAC entre le ier septembre 1996 et le 31 janvier 1997 et à rédiger un texte.vj.vPnSw Kj/ % A Les enseignant(e)$ prennent une part active dans le déroulement de ce concours;,; en coordonnant les déplacements, en assurant la rédaction en classe et en procédant à une première sélection des textes.Un jury externe, déterminé par le CIAC, retiendra un texte par niveau scolaire dans l’ensemble des écoles participantes.Les critères d’appréciation des textes seront la qualité d’écriture, l’originalité et le traitement du sujet choisi.?iJ m».A gagner : Des dictionnaires Larousse, des livres de la Librairie du Square, des billets offerts par la Maison Théâtre, des appareils audio Panasonic, des abonnements de 3 mois au journal Le Devoir., sans oublier la publication des textes primés dans le journal Le Devoir! j.La programmation des expositions est disponible au CIAC, Nous remercions tous nos partenaires et commanditaires pour leur généreuse contribution.CONSEIL LE DEVOIR El CEQ uÊLe ![g& Panasonic Bon de participation CONCOURS «Jeunes critiques en arts visuels» Retourner au : CIAC-Centre international d’art contemporain, C.P.760, Place du Parc, Montréal (Québec) H2W 2P3.Téléphone : 288-0811 • Télécopieur: 288-5021 • Les réservations par téléphone sont acceptées.Nom de l’établissement : ___________________________________________________________________________________ Niveau : ?Primaire Année: ?1" année ?Secondaire O Collégial ?2e année ?3* année ?année I Effectif : Adresse : Ville : _ élèves professeuKs) ?5'année O 6e année | I I Téléphone :________________________________ Nom du directeur de l’établissement :______ Nom du professeur responsable du groupe :.Code postal .Télécopieur : - , Remplir un seul bon de participation par classe * Tous les détails du règlement du concours sont disponibles au CIAC I Où faire garder "enfants, Etes-vous à la recherche d'un service de garde pour votre enfant?• L'aménagement des lieux • Les qualités du personnel éducateur • Les mesures de santé et de sécurité • Le programme d'activités sont autant de facteurs à considérer pour choisir un service de garde de qualité.Pour vous renseigner à ce sujet, procurez-vous la brochure Choisir un service de garde.De plus, pour trouver un service de garde près de votre domicile ou de votre lieu de travail, consultez le répertoire Où faire garder nos enfants?Il contient la liste des garderies, agences de services de garde en milieu familial et services de garde en milieu scolaire.| Office des services de garde à l’enfance Vous pouvez obtenir gratuitement ces deux publications en remplissant le bon de commande ou en vous adressant à une préposée aux renseignements de L'Office des services de garde à l'enfance 100, rue Sherbrooke Est, Montréal, Québec H2X 1C3 au (514) 873-2323 ou 1 800 363-0310.Québec Bon de commande (Écrire en majuscules) Veuillez me faire parvenir : CHOISIR UN SERVICE DE GARDE J OÙ FAIRE GARDER NOS ENFANTS?Q Nom: rrenom.No.rut.CD.: Ville: Code postal: Téléphone :{ ] D24B I.E I) E V OIK, I.F, S S A M E I) I 17 E T I) I M A X < II !• I 8 A (I f T I !l !l II E 7 EDUCATION Entretenir la motivation Pour donner à l’enfant le goût de réussir, les parents jouent un rôle de premier plan ¦ ¦' §ÉSSÈ Mi LOUISE JACQUES COLLABORATION SPECIALE Début septembre, maints écoliers commenceront l’année sur une bonne note, puisqu’ils auront tout ce qu’il faut dans le sac d’école pour prendre le rythme de la classe dès le premier jour.Malheureusement, plusieurs d’entre eux perdront leur enthousiasme avant la fin du mois, vu que cahiers et crayons neufs, voire espadrilles dernier cri, n’agissent que brièvement sur la motivation et la stimulation scolaires.Par contre, les parents occupent ici un rôle de premier plan, surtout s’ils s’y prennent tôt et ne lâchent pas en cours de route.Plus précisément, de la tendre enfance jusqu’à l’âge adulte.Autrement dit, préparer la rentrée assez bien pour que s’accumulent les suites équivaut presque à un contrat à vie.Ce qui peut paraître accaparant, mais que maints parents font régulièrement sans nécessairement en être conscients.«S’asseoir avec son enfant, faire des lectures partagées, lui apprendre à tenir un livre dans le bon sens, cela commence vers deux ou trois ans», souligne Michelle Prince-Séguin, directrice de l’école Saint-Germain.Bref, du quotidien qui éveille l’envie et le plaisir de savoir lire.«Ecrire des mots globaux dans la maison, comme réfrigérateur sur le réfrigérateur, c’est de la stimulation», poursuit-elle.Parce que cela donne un sens à l’écrit.«Ainsi, l’enfant comprend qu’à travers ce qu’on lit, il y a un message à décoder, qui est associé à un plaisir ou à quelque chose d’utile.» Apprendre à respecter les règles Ce qui précède servira évidemment très bien aux jeunes de l’élémentaire.Cela ne nuira pas non plus aux tout-petits du préscolaire, qui entrent là avec le désir d’apprendre à lire et à écrire.Car bien que ces apprentissages ne figurent pas encore au programme du ministère, de plus en plus d’éducatrices et de leurs confrères évitent de freiner l’élan des enfants.C’est notamment le cas de Monique Lussier, une routière de la classe maternelle à l’école Saint-Jean-Baptiste, qui ne rate aucun moment pour stimuler qui à l’écriture, qui à la musique, qui aux langues ou aux cultures d’ailleurs.Diane Tremblay, deux ans de métier à l’école Notre- PHOTO JACQUES GRENIER La rentrée scolaire se prépare au quotidien, à travers le jeu, à travers la place qu’on laisse à l’enfant, à travers les activités familiales.Dame, fait de même.«Je vais jusqu’où je peux aller, selon l’enfant», dit-elle.Cela dit, elles investissent toutes deux une grosse partie de leur temps à cultiver l’estime de soi et celle des autres.Souvent, des petits riens font des miracles.S’applaudir après avoir chanté, jouer à dire merci, lancer «J’ai envie», quand un pipi se fait sentir.«Avant d’entrer à la maternelle, un enfant devrait être capable d’exprimer et de satisfaire ses besoins primaires», estime Monique Lussier.Et comme il n’existe pas d’école sans discipline, les marmots devraient aussi savoir composer avec des règlements avant d’amorcer leur vie scolaire.«Mieux vaut en imposer peu, afin de pouvoir les appliquer, prévient cependant Michelle Prince-Séguin.Je peux dire à mon enfant: bientôt tu iras à l’école, alors il faut commencer à se coucher tôt.Ce n’est pas un soir à 7h30, un soir à 9h, un soir à lOh.Mais il faut être conséquent avec ce que l’on demande, parce qu’à l’école, les règles ne changeront pas.» n up Format: MiW X 28 cn\ Nombres de pages: 350 ISBN: 2-89428 d78-5 Ouvrage réalisé sous la direction de Heinz Weinmann et Roger Chamberland Littérature québécoise Des origines à nos jours Claude Cassista Roger Chamberland Jean-Pierre Myette Jean Simard Heinz Weinmann et la collaboration de Robert Lévesque nos jgjîS, ÉDITIONS HURTUBISE HMH 7360, boulevard Newman LaSalle.(Québec) H8N 1X2 Tél: (514) 364-0323 Télécopieur: (514) 364-7435 HMH «Les règles s’apprennent aussi à travers des activités de jeu d’écoute, enchaîne Monique Lussier.Par exemple, en disant à son enfant: quand maman est au téléphone, tu dois attendre que j’aie fini avant de me parler.» Le Yum, le Labyrinthe ou le Pouilleux valent tout autant.«Quand on ouvre un jeu, il y a des règles, reprend Michelle Prince-Séguin.Ces règles expliquent comment jouer.Et expliquer les règles à son enfant, c’est lui faire comprendre le sens de l’écrit.» Ne pas décrocher Vous aurez compris que la rentrée se prépare au quotidien.A travers le jeu, à travers la place qu’on prend et celle qu’on laisse à l’enfant, à travers les activités familiales.«L’important, c’est de ne jamais décrocher, insiste la directrice de Saint-Germain.Ni en cours d’année scolaire ni pendant les vacances.Combien d’enfants du deuxième cycle partent en voyage l’été! C’est le temps de dire à l’enfant: “Veux-tu regarder la carte géographique et m’indiquer les routes à prendre”.» Et ce n’est pas parce que le jeune fête ses douze ans qu’il faut lâcher la bride d’un coup.«Bien des parents font complètement confiance à leur enfant dès qu’il arrive au secondaire, a remarqué Louise Gervais, orthopédagogue à l’école Paul-Gérin-Lajoie.Pourtant, l’élève n’a pas tellement changé en un été, et lorsqu’il entre en secondaire I, il a encore besoin d’encadrement et de l’aide du parent.» Parfois, pour ce qui peut sembler n’être qu’un détail, mais qui n’en constitue pas moins un vrai casse-tête pour l'ado, «une des choses les plus difficiles pour l’élève qui arrive en secondaire I, c’est de gérer l’espace.Au primaire, il plaçait tous ses livres dans son bureau; là, il se retrouve avec un petit casier dans lequel il doit tout mettre: ses manuels, ses bottes, son lunch.Certains élèves se demandent vraiment comment ils vont y arriver.Dans ces cas, les parents devraient oser venir à l’école — c’est leur droit — afin d’aider le jeune à organiser son casier.» De préférence, pas aux heures de grandes allées et venues — l’ado a lui aussi sa dignité — mais plutôt après la journée de classe, alors qu’il ne circule presque plus personne dans ce secteur.«Quel que soit l’âge, les parents ne devraient pas se gêner pour encadrer leur adolescent», poursuit Mme Gervais.En veillant, par exemple, à ce que les cartables soient bien identifiés et que les documents y soient classés correctement, en s’assurant régulièrement que l’ado fait ses devoirs, ses leçons, ses travaux, en jetant un œil de temps à autre sur l’agenda scolaire, en consultant le calendrier horaire.«Si le jour 9 est la journée d’éducation physique, rien n’empêche un parent de rappeler à son enfant qu’il doit quitter la maison avec tout ce qu’il lui faut pour le cours d’éducation physique.» Et ce, peu importe que l’ado ait 13 ou 17 ans.«Quand un jeune prend ses responsabilités, les parents peuvent se permettre de ne rien faire.Mais il y a des élèves qui, même en secondaire V, ne sont pas encore autonomes.» Même au secondaire, les jeunes ont besoin de l’encadrement et de l’aide de leurs parents COLLEGE FRANÇAIS pi*iniaiii*e • lecomlairi» * collogiiul BAMS (|LELur to%> 4> • I LOUISE '> LAPIERRE DANSE 521-3456 INTERNET: montrealmedia.qc.ca/dansell no^reTrochîre EDUCATION Les services diminuent Dans le contexte des compressions budgétaires, les services aux élèves écopent durement CHRISTIANE DUPONT COLLABORATION SPÉCIALE Vous êtes parents d’écoliers du primaire ou d’élèves du secondaire?Si oui, espérons que vous aimez faire du bénévolat! Avec des compressions budgétaires de 257 millions de dollars dans le réseau scolaire — et que les commissions scolaires doivent absorber — nul doute que les services aux élèves des écoles vont être durement touchés.Après les parents-bibliothécaires, les parents-accompagnateurs de sorties, on verra peut-être des parents animateurs de vie étudiante! C’est du moins l’opinion du président de la Fédération des professionnelles et professionnels de l’éducation, affiliée à la CEQ, François Ferland.Selon M.Ferland, déjà avec ces compressions annoncées en juin, une baisse de 15 % de l’effectif des quelque 5500 professionnels membres de la Fédération œuvrant dans les commissions scolaires du Québec se dessinait.De ce nombre, la plupart seraient des professionnels offrant des services directement reliés aux élèves: orthophonistes, psychologues, psycho-éducateurs, conseillers d’orientation, conseillers interculturels, bibliothécaires, animateurs de vie étudiante.Vingt-trois corps d’emplois Bien sûr, l’animation de la vie étudiante n’est qu’un des nombreux volets des services offerts aux quelque 1 012 064 élèves qui fréquenteront les écoles primaires et secondaires du Québec, dès la fin août.En fait, les représentants de vingt-trois corps d’emploi aident écoliers, élèves et enseignants à faire face à Tannée scolaire.Parmi les professionnels qui ne sont pas en lien direct avec les élèves, on compte, notamment, les agents de gestion financière et les conseillers en informatique.Ces corps d’emplois sont plus rarement touchés.Mais si on supprime plusieurs des postes rele- vant directement des services aux élèves, qu’arrive-t-il?«Les commissions scolaires vont demander aux enseignants de travailler plus», affirme le président de la Fédération.Ce sera le cas des enseignants en éducation et choix de carrières qui devront, selon lui, mettre les bouchées doubles pour compenser l'abolition par attrition des postes de conseillers d’orientation dans les écoles secondaires.Ainsi, plutôt que de remplacer un conseiller d’orientation prenant sa retraite, certaines commissions scolaires ont choisi d’abolir le poste.Déjà, il n’est pas toujours facile pour un élève qui fréquente une école secondaire de 2000 élèves d’obtenir un rendez-vous avec son conseiller d’orientation.S’il n’y en a plus du tout dans un établissement scolaire, que feront les jeunes?Vraisemblablement, les candidats au décrochage devront se faire conseiller ailleurs.En outre, ce sont les enseignants qui devront composer encore plus difficilement avec des cas lourds d’élèves aux prises avec des difficultés personnelles.Comme le signalait Luc Savard, président de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec, dans le journal La Passerelle, les recherches actuelles sur la condition enseignante révèlent que c’est pour faire face à la réalité des jeunes d’aujourd’hui qu’on a particulièrement besoin de services professionnels.«Les enseignantes et enseignants se sentent souvent démunis dans leur pratique quotidienne face aux nouvelles réalités sociales», dit-il.Pour lui, il est clair que les enseignants attendent des professionnels qu’ils leur fournissent l’appui nécessaire afin de mieux intervenir dans les situations de divorce, de violence familiale, de pauvreté, et d’intégration des communautés culturelles à l’école montréalaise.Un système à deux vitesses Mais les compressions ne répondront pas au souhait de M.Savard.Des exemples?A la Commission scolaire Sainte-Croix, les élèves de premier cycle de l’adaptation scolaire de l’école des Bois-Francs bénéficiaient auparavant des services d’up psychologue à raison de deux jours par semaine.A compter de septembre, ces services vont rétrécir comme peau de chagrin, passant à trois heures semaine.Diane Jacques, psychologue, qui «visitait» les écoles Bois-Franc et Aquarelle au cours de la dernière année, se demande ce qu’il adviendra de la clientèle.«On parle de 40 enfants, dit-elle, qui ont de graves problèmes d’apprentissage et d’audimutité.Pour cette école-là, notamment, les services auront été réduits de 50 % en deux ans.» Mme Jacques ajoute que, à Sainte-Croix, les écoles les plus touchées sont celles où il y a des enfants en adaptation scolaire.«On veut donner l’illusion qu’il sera encore possible de tout faire! affirme Mme Jacques.Les compressions devraient représenter plus que le seul exercice de sabrer, dit-elle.Il va falloir réfléchir ensemble, repenser le fonctionnement du système scolaire et ré-inventer, et pas seulement à Sainte-Croix.» A la Commission scolaire Beauport, la bibliothécaire d’une école prend sa retraite; elle n’est pas remplacée.Déjà, les bibliothèques de plusieurs écoles du Québec sont assez mal en point: des mesures semblables ne feront rien pour améliorer les choses.«Il y a danger, dit François Ferland.On est en train de fabriquer un système scolaire à deux vitesses.Les iniquités vont se développer d’une façon extraordinaire», insiste-t-il.Les commissions scolaire?, en effet, se sont fait imposer par la ministre de l’Éducation un montant de compressions budgétaires à effectuer.Cependant, elles demeurent seules maîtres à bord pour décider «où» et dans «quoi», elles vont sabrer.L’exercice va donc s’effec- On abolit les postes d’orienteurs pour économiser, pendant que les cégépiens mal orientés coûtent une fortune aux contribuables tuer selon les priorités de chacune.Pourtant, la ministre Marois avait bien invité les commissions scolaires à limiter au minimum les compressions budgétaires dans les services aux élèves.Pour plusieurs, y compris les professionnels, les enseignants et les parents d’élèves, sabrer dans les budgets destinés aux services aux élèves, ce n’est pas sabrer dans «le gras».La Fédération croit, quant à elle, que les services administratifs des commissions scolaires devraient être davantage mis à contribution.«Évidemment, dit M.Ferland, les gens ne couperont pas la branche sur laquelle ils sont assis.» Bien que du personnel d’encadrement ait été touché par ces compressions budgétaires, il semble que le personnel cadre ait mieux tiré son épingle du jeu, bien qu’il ne soit pas directement sur la ligne de feu, avec les élèves.La Fédération craint vivement pour l’année qui s’amorce et pour la réussite scolaire des élèves.Pour elle, l’égalité des chances est assurément en péril.«Nous craignons que cette réduction des services professionnels scolaires ait notamment pour conséquence l’augmentation des difficultés que connaissent les élèves.Ën fait, les économies réalisées aujourd’hui risquent fort d’entraîner des coûts sociaux auxquels la société québécoise ne pourra faire face», prévient François Ferland, qui s’apprête, sitôt Tannée amorcée, à reprendre son bâton de pèlerin pour dénoncer cette situation.Il n’y a pas si longtemps, les services aux élèves étaient copsidérés comme le joyau de l’éducation au Québec.A la lumière des dernières compressions, on peut craindre qu’ils ne soient devenus, pour notre société, un choix de deuxième ordre, alors que les besoins n’ont jamais été aussi grands.LES VENDREDI ET SAMEDI 6 ET 7 SEPTEMBRE, DE 1 8 H À 22 H.Au menu : vin, fromage.et événements spéciaux.Une navette (5 $) circulera en permanence entre les galeries du réseau.La Grande Virée est organisée par L'ASSOCIATION DES GALERIES D'ART CONTEMPORAIN (AGAC), Tel: (514) 843-3334 Internet: http://www.libertel.montreal.qc.ca/info/assoc/galeries DUPLESSIS LE DEVOIR rv ôorti R vÉLÉcrrÉ Une invitation à participer à deux nocturnes le réseau des galeries montréalaises.us avez en tête d’entreprendre des études supérieures?Nous offrons des programmes au niveau des 2° ou 3e cycles dans 53 disciplines.Consultez notre site internet: http://www.uottawa.ca Téléphone: Communiquez avec Info-Campus au (613) 562-5700 en précisant la discipline du 2e ou 3° cycle qui vous intéresse.Télécopieur: (613) 562-5992 dans 115 Séraphin-Marion, C.P.450, suce.A, Ottawa (Ontario) K1N 6N5 COLLEGE MARIE DE FRANCE Fondé en 1939 ÉTABLISSEMENT PRIVÉ MIXTE MEMBRE DU RÉSEAU INTERNATIONAL DES ÉTABLISSEMENTS FRANÇAIS À L'ÉTRANGER PROGRAMMES FRANÇAIS AVEC COMPLÉMENTS QUÉBÉCOIS • PRÉ-MATERNELLE • MATERNELLE • PRIMAIRE • SECONDAIRE (6ème à seconde) • COLLÉGIAL (1ère et terminales) Préparation au Baccalauréat français (équivalent du D.E.C.) diplôme permettant d'accéder aux universités québécoises (McGill, HEC, U de M, Polytechnique.), françaises, européennes et américaines.EXAMENS D’ADMISSION: Samedi 18 novembre à fth RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS Primaire, Pré-maternelle et Maternelle 4700, rue Fulton, Montréal H3W 1T9- Tél.: (514) 735-6570 ou (514) 735-6579 Secondaire et Collégial 4635, Chemin Queen Mary, Montréal H3W 1W3 - Tél.: (514) 737-1177 ÉCOLE DES ÉTUDES SUPÉRIEURES ET OE LO RECHERCHE I- U I) K V II I II , 1.K S S A M K I) I 17 K T I) I M A N C II K I S A 0 Û T I !) !) (i E 13 -ÉDUCATION- Educateur-conseillèr: une vocation! Il agit comme trait d’union entre les élèves, les parents, la direction, les enseignants et les autres professionnels de l’école DENYSE PERREAULT COLLABORATION SPÉCIALE Si Sami Sabongui possédait le don d’ubiquité et quatre paires d’oreilles, il aurait de quoi les employer à bon escient.Sa tâche: éducateur-conseiller a l’école secondaire d’Anjou, auprès des quelque 350 élèves rattachés à la troisième secondaire et aux classes d’accueil aux immigrants.Son rôle: les écouter d’abord et les aider ensuite, lorsqu’ils ont besoin d’encadrement, d’encouragement, d’un brin de discipline ou tout simplement d’une présence attentive.Un travail qui n’est certes pas une sinécure: il n’a jamais de trou dans son horaire et, certains jours, les étudiants font la queue devant son bureau.Leurs problèmes varient du simple péché véniel à la situation de détresse: impolitesse en classe, indiscipline plus ou moins chronique, penchant pour la bagarre, accumulation de retards ou absentéisme, ennuis d’ordre familial mineurs et temporaires ou majeurs et permanents, cas de grossesse, problèmes de drogue, propension marquée pour la délinquance ou tendance suicidaire.Absorbés par leur tâche respective, les professeurs et les membres des bureaux de direction n’auraient guère de temps à consacrer aux ennuis personnels des jeunes, même s’ils en manifestaient le désir.A la Commission scolaire Jérôme-Le Royer, des professeurs, choisis par leurs collègues, sont libérés de leur tâche habituelle pour combler les postes d’éducateurs-conseillers.Depuis la misç en oeuvre du plan Pagé (du nom du ministre de l’Éducation alors en fonction, Michel Pagé), les rôles d’encadrement et de soutien aux élèves ont connu un certain regain de popularité.Ils seraient, selon la Fédération des commissions scolaires, présents dans de nombreuses commissions scolaires sous divers titres et davantage répandus en milieu anglophone.Il faut toutefois distinguer le rôle de l’éducateur-conseiller de celui de tuteur ou enseignant spécialisé qui, lui, s’occupe des élèves qui présentent un comportement socio-affectif mal adapté et ont de ce fait besoin de services éducatifs particuliers.Poigne et compréhension Professeur de français et détenteur d’une maîtrise en éducation, avec derrière lui 31 ans de carrière, Sami Sabongui a été éducateur-conseiller durant neuf ans; il espère continuer jusqu’à sa retraite, prévue dans cinq ans.A chaque rentrée, il effectue la tournée des classes pour se présenter et expliquer les règles du jeu de la discipline, en rappelant par exemple qu’aucun retard ou absence sans motif valable ne seront tolérés.«Nombreux sont les jeunes désintéressés ou désabusés, surtout dans les milieux plus défavorisés», rappelle M.Sabongui, qui agit un peu comme un père de famille capable de manifester à la fois de la poigne et de la compréhension.Sans jamais élever la voix, il parle clair et franc.Il reste ferme en faisant comprendre aux jeunes qu’il ont eux aussi leur part de responsabilités.En cas de désobéissance, il y a punition.Cela va de la simple retenue à la suspension, assortie d’une rencontre avec les parents.Les professeurs n’ont pas toutes les aptitudes requises pour effectuer ce travail, dans lequel il faut faire preuve de diplomatie ou de psychologie pour mieux réconcilier un professeur et un élève ou deux ethnies qui sont en conflit.Il ne faut pas non plus se montrer trop intransigeant, tout en consacrant autant de temps que nécessaire à chaque élève dans le besoin.Il faut d’abord et avant tout aimer ça et vouloir de tout cœur aider les jeunes.Nous ne sommes pas loin de la vocation.«Le plus souvent, je suis à même de parvenir à régler les différends ou à fournir l’aide nécessaire, ajoute M.Sabongui.Sinon, je réfère l’élève au psychologue, à l’orienteur ou au travailleur social.En Il faut faire preuve de diplomatie et de psychologie pour réconcilier un professeur et un élève, ou deux ethnies en conflit UN CHOIX DE OUALITÉ! Située au coeur de la capitale nationale, l'Université d'Ottawa vous offre ¦ une gamme complète de programmes d'études aux 1er, 2e et 3e cycles en français et en anglais dans les disciplines suivantes : • arts • humanités • sciences sociales • administration • éducation • sciences • droit (civil et common law) • génie • médecine • sciences de la santé ¦ une abondance de services qui vous permettent de "vivre" dans votre langue.Pour plus de renseignements, communiquez avec : l'Admission Université d'Ottawa 550, rue Cumberland, C.P.450, Suce.A Ottawa (Ontario) Kl N 6N5 (613) 562-5783 Université d’Ottawa University of Ottawa Visites publiques de .sensibilisation environnementale Effectuez une visite du Complexe environnemental de St-Michel de la Ville de Montréal et découvrez ce centre voué à la gestion intégrée des déchets.Dépôt de matières recyclages La Ville de Montréal offre des visites publiques guidées de sensibilisation environnementale du Complexe où vous pourrez prendre connaissance des diverses activités qui ont lieu sur ce site de 182 hectares dont : Le centre de tri des matières recyclables Voyez le fonctionnement d'une usine de tri traitant le contenu des bacs verts et des cloches.Le lieu d'enfouissement sanitaire Venez constater les efforts de la Ville pour assurer un enfouissement efficace et sécuritaire.Le centre d'information sur le compostage domestique Apprenez comment le compostage peut être facile et vous être utile.La centrale électrique Gazmont Venez découvrir comment on transforme en électricité le biogaz généré par la décomposition des résidus.Le lieu de compostage des résidus verts Découvrez où vont vos feuilles et autres résidus verts de votre rue et des parcs.Le Complexe est situé au 2525, rue Jarry Est (coin Iberville).Les visites guidées ont lieu sur rendez-vous seulement du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h.Réservez une place pour vous et votre groupe en composant le 872-0761 Ville de Montréal fait, je joue un rôle de trait d’union entre les étudiants, les parents, la direction de l’école, les professeurs et les autres professionnels.» Rares sont les enseignants qui n’ont jamais recours à ses bons offices.Un étudiant expulsé de la classe aboutira inévitablement dans son bureau.Il est aussi la seule ressource pour les professeurs frais émoulus de l’université, qui sont à toutes fins pratiques laissés à eux-mêmes lorsqu’ils entament îeur carrière.M.Sabongui s’occupe aussi de très près du mérite étudiant et des élèves qui fonctionnent bien, un aspect de son travail très important à ses yeux.«Pourquoi faudrait-il uniquement faire état des échecs?demande-t-il.Il y a des jeunes qui ont des vies plus faciles et qui travaillent bien et d’autres qui, malgré leurs problèmes, entreprennent un cheminement qui mérite récompense.» «C’est très enrichissant de travailler avec eux.J’ai souvent eu des témoignages de gratitude.Je me souviens d’un étudiant qui avait tenu à me remercier en disant qu’il n’oublierait jamais ce que j’avais fait pour lui.Quelques jours plus tard, nous avons appris qu’il s’était suicidé.On ne peut malheureusement pas gagner sur toute la ligne.J’ose malgré tout affirmer que notre travail auprès des jeunes constitue un bon investissement.» Le spectre des compressions «Je ne sais pas ce que nous, professeurs, ferions sans Sami et ses pareils, assure Ginette de Cobert, titulaire d’une classe d’accueil à Anjou.En dépit du fait que leur rôle soit devenu indispensable dans le monde où nous vivons, il est de ceux qui sont parmi les premiers menacés en cas de compressions budgétaires.Mais s’ils n’étaient plus là, qui aurait le temps de vraiment écouter les jeunes pour les empêcher d’aller à la dérive, surtout dans les milieux plus défavorisés?» Le spectre des compressions hante le monde de l’éducation.Les quatre postes d’éducateurs-conseillers d’Anjou ont bien failli être amputés d’un demi-poste, mais la Commission scolaire Jérôme-Le Royer a tout fait pour maintenir le stptu quo, à Anjou comme dans ses autres écoles.«A la fin du mois de juin 1989, raconte Pierre Desjardins, secrétaire général à Jérôme-Le Royer, les résultats scolaires des élèves inscrits dans notre commission scolaire étaient littéralement désastreux: nous étions en avan(-dernière position au palmarès du ministère de l’Éducation.Après avoir analysé la situation, nous avons établi un plan triennal dans l’espoir de nous hausser au moins dans la moyenne des commissions scolaires de l’est de Montréal.Nous avons réussi et nous continuons à nous maintenir.Certains professeurs estiment que ce succès est dû aux éducateurs-conseillers.Or, nous en avions déjà.Je pense toutefois que leur travail a effectivement fait une grande différence, et nous tâcherons de maintenir leur présence auprès des élèves le plus longtemps possible.» neiugan 3Éli ÈW"LE COMPAS * ïgg wWi(;0;S-WVIEBGWNlAU HISTOIRE DU CANADA MSPÉ % SS»» ^ÜU£SF01CVM«B« une aurore borèaee I ^WC/Nf/v, 3s* l&MC&C ¦ ?ÉÉOIS jm ¦ tmr jd jtA titter^ 7 &Uz „Uf M À cmfu 6/tf 5$ i I 9886 E 14 L E I) 15 V 0 I 11 .I.15 S S A M 15 1) I 17 E T I) I M A N C II *E 18 A 0 U T I !) !» (I ?É* étudiants maîtrisent un peu mieux le français à Funiversité Mais ceux qui n’ont pas échoué au test sont souvent très faibles CLAIRE HARVEY COLLABORATION SPÉCIALE On connaît la piètre performance des finissants dçs cégeps au test de français du ministère de l’Education du Québec.A l’université, certains étudiants éprouvent donc de sérieux problèmes.On note toutefois une légère amélioration, même s’il n’y a pas encore de quoi pavoiser.Selon André Donald, professeur en science politique à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), la qualité du français s’est détériorée au milieu des années 70.«Les étudiants avaient de la difficulté à écrire sans faire de fautes.Actuellement, on assiste à une remontée.C’est encore loin d’être parfait, mais les prestations des jeunes sont meilleures au plan de l’orthographe.D’ailleurs, ils doivent faire des efforts, car j’enlève des points pour les fautes.» Pour sa part, Georges Leroux, professeur de philosophie à l’UQAM, signale que l’évolution du contexte social joue pour beaucoup.«Dans les années 60, les jeunes provenaient des collèges classiques où on attachait beaucoup d’importance à la maîtrise de la langue.Aujourd’hui, il faut tenir compte que les étudiants sont issus de tous les milieux.Les études supérieures sont plus accessibles qu’avant.J’estime donc que la qualité du français écrit est relativement bonne.» Côté syntaxe, les étudiants se débrouillent bien, expose Georges Leroux.«Au plan de la logique, les résultats sont plus faibles, tout comme il y a vingt ans.Ils ont de la difficulté à mettre de l’ordre dans leurs idées.Je crois tout de même que les étudiants sont meilleurs maintenant, affirme-t-il à notre grande surprise.Il faut cesser de porter des jugements négatifs sur les jeunes, lesquels faussent l’image qu’ils ont d’eux-mêmes.C’est dommage car on les décourage.» De son côté, Michel Pelletier, professeur en science politique à l’UQAM, donne les cours d’introduction dans cette discipline.Aussi doit-il composer avec des groupes hétéroclites d’étudiants dans une amphithéâtre.Certains arrivent directement du cégep, d’autres se réorientent en science politique, des jeunes suivent ces cours pour compléter un autre programme et bon nombre sont d’origine étrangère.Pour ces derniers, le français n’est pas toujours la langue maternelle.Michel Pelletier ne dispose pas de statistiques précises sur l’évolution de la maîtrise de la langue, mais les étudiants semblent corriger leur tir depuis que le test est un préalable.«La compréhension des lectures est bonne.Les jeunes sont capables d’identifier les passages importants d’un texte et d’en discuter avec intelligence.Ils font également moins de fautes.Mais en composition, ils n’ont pas l’esprit de synthèse.Ils contournent cette difficulté en mettant des citations bout à bout ou en paraphrasant les auteurs.Cette pratique, qui est inacceptable en méthodologie, provient sans doute des techniques de recherche apprises au primaire.» Un regard plus critique Gilles Bibeau, professeur de didactique des langues à la faculté des sciences de l’éducation à l’Université de Montréal, jette un regard plus critique sur la situation.«Non seulement un pourcentage important d’étudiants échoue-t-il le test d’entrée, mais ceux, qui le réussissent sont souvent très faibles.A preuve, 40 % des étudiants ratent l’examen supplémentaire imposé par la faculté des sciences de l’éducation.» Les étudiants de Gilles Bibeau se destinent à l’enseignement du français.«Aussi, ils devraient avoir une meilleure connaissance de la langue que les personnes qui se spécialisent dans d’autres champs d’enseignement, comme la physique ou la chimie.Pourtant, seulement 15 % d’entre eux sont très bons en français et mériteraient un A; 30 % sont bons avec un B; 15 % sont moyens (C) et les autres sont carrément médiocres (D et E).Ces trois dernières catégories font corriger leurs travaux par leurs pairs.» Sur ce point, Gilles Bibeau dénonce les politiques des universités qui s’appliquent à tous, sans distinction.«Par exemple, un étudiant en linguistique peut très bien avoir passé le test de justesse, alors que cette discipline porte sur l’étude et la compréhension des langues.Je ne vois pas comment quelqu’un qui ne maîtrise même pas sa langue maternelle peut réussir des études en linguistique.» En outre, ajoute-t-il, de nombreux étudiants ne suivent les cours de rattrapage obligatoires qu’après avoir complété leur programme.«Or, on impose un test parce qu’on considère que les jeunes ont besoin de bien posséder la langue pour entreprendre des études supérieures.Nous avons ici la preuve du contraire.Pourquoi?Dans certains programmes, les professeurs n’accordent pas beaucoup d’importance au français.En outre, les étudiants peuvent toujours se fqire aider.» Bernard Elie, professeur au département des sciences économiques à l’UQAM, va encore plus loin.«Un étudiant sur deux a encore des problèmes en raison des politiques d’admission des universités.N’oublions pas que les universités sont subventionnées par individu.Les frais de scolarité constituent une autre source de revenu importante.Par conséquent, plus les universités acceptent d’étudiants, plus elles reçoivent de subsides.» Ces institutions n’ont donc pas nécessairement intérêt à exiger que les étudiants maîtrisent parfaitement leur langue après 13 ans de scolarité.A ce chapitre, Bernard Elie signale que l’UQAM vient d’abaisser à 21 ans l’âge minimum pour être admis sur la base des expériences pertinentes (auparavant 22 ans).L’UQAM a ainsi emboîté le pas aux autres universités.«Ces établissements concurrencent désormais directement les cégeps, lesquels reçoivent également des subventions selon le nombre d’étudiants.Quelqu’un peut quitter le secondaire à 17 ans, travailler pendant quatre ans et entrer directement à l’université.Déjà, certains jeunes entreprennent des études supérieures sans avoir acquis la maturité et surtout posséder les connaissances nécessaires, y compris en français», Chez les étudiants qui se destinent à l’enseignement du français, seuls 15 % sont assez bons en français pour mériter un A; 55 % doivent faire corriger leurs travaux par d’autres avant de les remettre, et 40 % sont même considérés «carrément médiocres» en français J COLLÈGE STANISLAS DE LA MATERNELLE (4 ANS) AU COLLÉGIAL ( 1 RE ET TERMINALE) BACCALAURÉAT FRANÇAIS PRÉPARATION AUX UNIVERSITÉS QUÉBÉCOISES, NORD-AMÉRICAINES ET EUROPÉENNES A MONTREAL: 780, BOULEVARD DOLLARD OUTREMONT, QUÉBEC H2V 3G5 TÉL.: (514) 273-9521 FAX: (514) 273-3409 INTERNET: cgstanil @edupac.qc.ca A QUEBEC: 2415, RUE MARIE VICTORIN SILLERY, QUÉBEC GIT 1K2 TÉL.: (418) 527-9998 FAX: (418) 527-0399 ÉTABLISSEMENT PRIVÉ.MEMBRE DU RÉSEAU INTERNATIONAL DES ÉCOLES ET LYCÉES FRANÇAIS PRÉCIEUX1.LES RENSEIGNEMENTS ET LES CONGÉS DE MON ÉCOLE SONT INSCRITS AU .DÉBUT DE L’AGENDA > VüW' wHMRmHNHRRHHRHNHRMI POUR LA RENTREE ET POUR LES SORTIES! L'AGENDA Vous trouverez votre Textagenda et sa couverture Magister dans toutes les bonnes librairies et papeteries.QUO VADIS INTERNATIONAL (514) 342-3919 — 1-800-361-5546 GOETHE-INSTITUT Avis aux nouveaux étudiants: Veuillez présenter ce coupon à votre professeur, et vous recevrez un beau cadeau! Nom:.Code postal:.Tél.:„ Classe:.Prof.: L’allemand ça s’apprend.JA! Notre session d’automne débutera le 9 septembre 1996.Un vaste choix de cours: Cours de langue réguliers et accélérés, cours de conversation, de grammaire, d'allemand pour les affaires, d'actualité politique, de phonétique, de théâtre et de lecture.Classes de jour et de soir.Inscriptions du 26 août au 6 septembre 1996 de 9h à 18h.Renseignements au 499-0159 ou 499-0918 http://www.goethe.de/uk/mon GOETHE-J O INSTITUT b MONTRÉAL 418, rue Sherbrooke Est (prèsdesaint-oenis) Métro Sherbrooke.Montréal H2L 1J6 • ?pï.ÉCOLE PRIVÉE POUR FILLES 9300, bout.Saint-Michel, Montréal H1Z 3H1 Pour admission en septembre 1997, s’inscrire en téléphonant au secrétariat: 382-0484 fî| INSTITUT REINE-MARIE • 1 re à 5e secondaire • Moins de 500 élèves • Cours de musique privés • Ballet classique - Danse TRANSPORT SCOLAIRE LAVAL & RIVE-NORD /TJ»» ./,r •DÉCOUVERTES* ?aventure de la science chaque mercredi.La Fédération des commissions scolaires du Québec i D20B V) ft i'VWntV u lirwsfr- * S'MHêtif 3 *¦ —J ~ r ij V'»lsv4 at.I,- S?: ' x ?.% : : xttMte&ottggttK' ¦¦wwwftaM'm.Wÿ:: WBsss^md ¦ , .;;: :;X mm- ::: ::x: : il ii WL.m V MAIS QUI EST DONC MARCEL BARIL ?’H***’” École Supérieure de Danse du Québec mm ••X-.AV.V, ,.swÿ«' NOUVEAU Inscription el renseignements: Francine Râtelle, coordonnatrice du programme' "(514) 849-4929 SPEHIEllF.DEDW5E fl/l/E - f53;i mmm V\’.> Une nouvelle maturité chez les jeunes À l’université, les étudiants d’aujourd’hui sont plus sages que leurs aînés! CLAIRE HARVEY COLLABORATION SPÉCIALE Ils ne brandissent plus les manifestes de En Lutte.Les causes maoïste, stalinienne ou trotskiste ! soulèvent moins d’ardeur.Après le | vent de contestation qui a soufflé sur les universités dans les années 70, les étudiants se sont considérablement assagis.Ils sont beaucoup plus , assidus que leurs aînés.On entend parfois dire que les jeunes adoptent les mêmes comportements à l’université qu’au secondaire: ils converseraient à voix haute dans le fond de la classe pendant les I cours, dérangeraient le groupe en arrivant en retard après les pauses, ! ne remettraient pas leurs travaux à la date prévue, etc.Mais il faut croire qu’il s’agit là de comportements j très marginaux: les étudiants d’aujourd’hui sont attentifs, voire même zélés, affirment les profes- seurs que nous avons interrogés.Le résultat?Ils réussissent mieux que leurs prédécesseurs.Il faut dire que le tissu de la clientèle étudiante a changé, signale Michel Pelletier, professeur en science politique à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).«En 1975, par exemple, la clientèle de l’UQÂM était davantage hétéroclite.De nombreux étudiants venaient directement du marché du travail en raison d’une politique favorisant l’admission de ceux qui n’avaient pas pu poursuivre des études supérieures.Ces étudiants éprouvaient plus de difficultés, car ils avaient perdu l’habitude de travailler avec des concepts abstraits.» Parmi ces étudiants, certains fréquentaient l’université dans le seul but d’obtenir un certificat, lequel devait se chiffrer par une augmentation de salaire.«Ils travaillaient le jour, ce qui ne leur laissait pas beaucoup de temps à consacrer à leurs études, ajoute Michel Pelletier.Certes, ils voulaient bien avoir leur diplôme, mais en faisant le moins d’efforts possibles.Il était difficile de parvenir à s’entendre sur un mode d’évaluation.Ces personnes avaient souvent l’impression qu’on cherchait à les exploiter.» Ce phénomène n’existe plus car les étudiants viennent à l’université pour apprendre, déclarent leurs professeurs.Certains d’entre eux n’ont peut-être pas le goût de bûcher outre mesure, mais ces personnes sont en minorité, observe Georges Leroux, professeur de philosophie à l’UQAM.«Les jeunes sont avides de connaissance.Ils savent que les sources d’information sont inépuisables.Ils veulent en savoir toujours plus.Il est donc très agréable de travailler avec eux.Certains manquent peut-être d’esprit critique par contre.Les jeunes évitent de se poser des questions.Il est très difficile d’obtenir d’eux qu’ils prennent position.» Incidemment, c’est plutôt le comportement de l’administration que Georges Leroux condamne.«Les jeunes veulent apprendre, mais on ne les incite guère à persévérer: seulement 30 % des étudiants en sciences humaines obtiennent leur diplôme dans les programmes non contingentés.Que deviennent les autres?» PHOTO JAVOUES NADEAU Leurs parents contestaient tout, mais eux manqueraient peut-être d’esprit critique?«Les étudiants évitent de se poser des questions, et il est très difficile d’obtenir d’eux qu’ils prennent position», rapportent certains professeurs.LES CONSEILLERS ET CONSEILLÈRES D’ORIENTATION Partenaires de votre avenir • Orientation / réorientation ¦ Bilan et gestion de carrière ¦ Évaluation de potentiel, personnalité, intérêts ¦ Information scolaire et professionnelle * Recherche d’emploi n Qualité de vie au travail ¦ Développement de carrière dans les organisations ¦ Préparation à la retraite ¦ Psychothérapie Procurez-vous gratuitement notre Répertoire des membres en pratique privée! Ordre professionnel des conseillers et conseillères d’orientation du Québec © (514) 737-4717 ou 1 800 363-2643 Profession à litre réservé régie par le Code des professions JUSQU'AU 29 SEPTEMBRE 1996 Ateliers de création gratuits pour enfants de 6 à 11 ans • Réservations 872-1707 ~m rr S ~m—¦v MONTREAL 350, rue Saint-Paul Est, Montréal CKAC730 Le marché saisonnier des producteurs agricoles est ouvert jusqu'à la fin octobre.PHOTO ARCHIVES Les étudiants d’aujouid’hui sont attentifs, voire même zélés, affirment les professeurs.préparatoire Introduction à la danse classique pour filles el garçons âgés de 611 ans à 11 ans (avant le 30 septembre 1996) Auditions Samedi 7 septembre 1996 Inscnption obb
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