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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1996-08-16, Collections de BAnQ.

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FONDE EN 1 9 1 O ?T V Q / T o r o n to IS T P S I, XXXVII L Ë V E N I) R EDI I (> AO U T I 8 8 (i 8 8 c No 19 1 M 0 N T R.E A L PERSPECTIVES Le fœtus hors la loi?En reconnaissant au fœtus le droit à une certaine protection, un juge de la Cour du banc de la Reine, au Manitoba, vient-il de rouvrir une boîte de Pandore?Au moment où la question de l’avortement resurgit en Angleterre et que certains en appellent, ici même au Canada, au rétablissement de la peine de mort, une chose apparaît clairement: la question de la vie, et de ses limites, hante de plus en plus l’imaginaire collectif.Le juge Perry Schulman vient peut-être de relancer, volontairement ou non, le débat sur l’avortement au Canada.Il a en effet ordonné à une femme enceinte de cinq mois de se soumettre à un programme de désintoxication.Le motif invoqué, hybride: la femme met en péril à la fois sa vie et celle de son enfant.En attendant que la Cour d’appel du Manitoba statue sur cette affaire, qu’elle entendra à compter de mardi, la mère de 22 ans — qui a déjà trois enfants, dont deux souffrant de troubles liés à son habitude d’inhaler des solvants — est libre de ses mouvements.Certes, le juge a précisément circonscrit ce «droit à la protection» qu’il reconnaît au fœtus.Celui-ci n’en jouit qu’à partir du moment où la mère a décidé de mener à terme sa grossesse: une façon élégante de reconnaître des droits au fœtus sans pour autant les opposer à ceux de la femme qui déciderait de se faire avorter.La femme enceinte pourrait ainsi mettre fin à sa grossesse, si telle est sa volonté, mais serait soumise au respect des droits du fœtus, si elle décide de le garder.Le ver est néanmoins introduit dans la pomme: est en effet reconnu au fœtus un statut juridique l’éloignant de plus en plus de la simple chose, et le rapprochant du même coup du «sujet de droit», même de façon très limitée.Que cela signifie-t-il?Tout simplement que le juge avalise une dynamique d’extension des droits en rupture avec le socle sur lequel l’édifice juridique occidental, par delà ses variantes nationales, a été érigé.Théorie que tout cela?Qu’on en juge.Le droit occidental s’est patiemment construit sur une distinction radicale entre l’être humain et la nature: au premier seulement a été reconnu le statut de sujet de droit, homme libre — la femme ayant eu pendant longtemps une capacité juridique limitée — pouvant de ce fait disposer comme bon lui semble d’une nature réduite au statut d’objet, dp chose transformable, à la limite, en simple déchet.Etendu sans réserves aux femmes, le statut de sujet de droit permettait à celles-ci de revendiquer la liberté d’avorter ou non.«Sorties» de la nature, où elles avaient été partiellement confinées, les femmes pouvaient ainsi clamer «keep your laws off my body».Mais quand le fœtus se trouve lui-même distingué, fût-ce timidement, d’une nature dont on pourrait librement disposer, loi humaine et loi de la nature tendent à être confondues.Cela n’est au demeurant pas une nouveauté: les droits reconnus aux animaux ou à la nature brouillent depuis un certain temps déjà les limites pourtant réputées précises, juridiquement, entre l’humanité et la nature.Pourtant, l’opposition entre les droits du fœtus et ceux de la femme apparaît comme un formidable révélateur d’un problème de fond de notre régime juridique: comment procéder à un arbitrage entre des droits reconnus comme fondamentaux, voire naturels, mais néanmoins incompatibles?Le jugement du magistrat manitobain offre à sa façon une piste de solution à ce problème en invoquant le parens patriae, qui permet à la cour de protéger contre son gré une personne jugée inapte à prendre soin d’elle-même.Ce principe de la common law renvoie d’abord, historiquement, à la figure paternelle du roi, seule autorité capable de confirmer ou non les diverses prétentions au droit de ses sujets, dont les revendications s’appuient alors sur la tradition, plutôt que sur une conception abstraite et absolue de la liberté.On mesure bien sûr aisément le danger de la pente glissante sur laquelle s’est ainsi aventuré le juge.Jusqu’où peut-on aller, au nom de sa sécurité, dans les limites imposées à la liberté de l’homme ou de la femme?Si l’imposition d’une cure de désintoxication, pour briser l’habitude de «sniffer» de la colle, se justifie par la volonté de préserver la santé du fœtus, pourquoi alors ne pas interdire à la femme enceinte de fùmer ou de boire de l’alcool?On voit déjà se profiler les arguments économiques à l’appui de telles restrictions à la liberté: n’est-ce pas la collectivité qui paie les soins de santé?Et si bien lancé sur cette voie, pourquoi ne pas imposer aux cyclistes le port obligatoire du casque, afin de réduire les risques de blessures, et donc le coût des soins de santé?De la protection du fçetus à celle du cycliste, dira-t-on, il y a tout un monde.Evidemment.Mais le problème n’est pas là.Il loge dans l’obligation où nous nous trouvons de sortir d’une logique où la multiplication des droits individuels nourrit l’extension d’une technocratie chargée d’assurer la cohésion de ce salmigondis social.Comment ériger une culture politique à la fois porteuse de limites et respectueuse de l’autonomie individuelle?Qui sait, en reconnaissant que les individus ne sont libres que dans la mesure où la société leur ménage des espaces d’autonomie, peut-être les questions fiées aux frontières de la vie (avortement, peine de mort) deviendraient-elles moins aiguës.Comment faire l’arbitrage entre des droits incompatibles?Jean Pichette ?INDEX Agenda.B3 Avis publics.B6 Classées.B8 Culture.B8 Économie.A6 Éditorial.A8 Le monde.A5 Mots croisés.B8 Les sports.B7 MÉTÉO Montréal Nuageux avec éclaircies.60 % de possibilité d’averses.Max: 25 Québec Nuageux avec éclaircies.Averses et risque d’orages.Max: 23 Détails en B8 POLITIQUE Harel contre-attaque sur l'équité salariale PAGE A 4 L'ÉCONOMIE Les pétrolières refusent la trêve proposée par Chevrette PAGE A 7 PLAISIRS C'est le temps des confitures PAGE B 1 Marois fait marche arrière sur les commissions scolaires linguistiques Elle soumet la question aux assises des Etats généraux de l’éducation PAUL CAUCHON LE DEVOIR La ministre de l’Éducation Pauline Marois retire son projet de création de commissions scolaires linguistiques, tel que présenté au printemps.Ët elle ne le remplace pas par un autre: ce sont les États généraux sur l’éducation qui auront maintenant la lourde tâche de déterminer la meilleure méthode pour restructurer le réseau scolaire.Devant le tollé et les critiques soulevés par son projet en juin dernier, qui visait à créer des commissions scolaires linguistiques assorties de comités confessionnels, Mme Marois a proposé mercredi soir dernier au Conseil des ministres de tout bonnement retirer son projet.«J’ai recommandé au gouvernement de retirer la proposition de juin, compte tenu qu’elle ne reçoit pas une adhésion suffisante pour implanter quelque chose d’aussi important, a-t-elle expliqué en entrevue au Devoir.Le modèle que j’ai présenté rencontre trop de résistances.» La ministre Marois ne renonce aucunement à implanter des commissions scolaires linguistiques, mais elle Soumet plutôt la question aux assises nationales des États généraux, qui se tiendront du 3 au 6 septembre à Montréal.En présentant son projet en juin, la ministre avait insisté sur le fait qu’il fallait séparer le débat sur les structures scolaires de celui sur la place de la religion à l’école.VOIR PAGE A 10: MAROIS La fortune vient en dormant.WiM .te y PHOTO JACQUES NADEAU se soucient autant de la fortune que de l’avenir.Ils faisaient la sieste hier en début d’après-midi sur un vieux banc au coin des rues Laurier et Saint-Denis.Ils constituent une sorte de complément au panneau publicitaire qui les surplombe et qui fait partie de la campagne jovialiste de la Ville de Montréal.CES DEUX-LÀ Bouchard durcit le ton Les mesures de protection du français à Montréal seront renforcées PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Exaspéré par le chantage des activistes anglophones, Québec menace de couper court au moratoire linguistique qu’il s’était imposé et se propose de renforcer les mesures envisagées pour sauvegarder l’identité française de Montréal.«Le bouquet de mesures va s’enrichir», a déclaré le premier ministre.A l’issue d’une réunion de son aile parlementaire, M.Bouchard s’est dit vivement préoccupé par les manifestations d’agressivité émanant des porte-parole de la communauté anglophone.Et il a senti le besoin de durcir le ton, reprochant à Howard Galganov et compagnie d’avoir brisé la trêve en vigueur depuis l’adoption de la loi 86 en juin 1993.«On est en train de modifier l’équilibre linguistique.Je suis convaincu que le gouverne- VOIR PAGE A 10: BOUCHARD Les marchands de Lachute veulent barrer la route à Loblaws FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR .i Les marchands du secteur de l’alimentation de Lachute s’opposent radicalement à l’éventuelle ouverture d’un supermarché du géant ontarien de l’alimentation Loblaws dans leur ville.' •; : Loblaws projette d’ouvrir une dizaine de supermarchés dans la région métropolitaine dès l’année prochai-' ne, dont un à Lachute.C’est la deuxième tentative du géant ontarien pour pénétrer le marché québécois de l’alimentation.En 1993, la compagnie avait indiqué son intention de s’établir au Québec, mais avait dû faire marche arrière devant l’incapacité de trouver un nombre suffisant de terrains.La force de l’entreprise repose sur des magasins à grande surface modernes et sur sa VOIR PAGE A 10: LACHUTE Les habits neufs du Grand Old Party Le congrès courtise la minorité noire mais le Parti républicain reste majoritairement blanc et masculin SYLVIANE TRAMIER LE DEVOIR San Diego — Peuton être noir et républicain aux États-Unis?Colin Powell, premier Américain noir à accéder au plus haut niveau de la hiérarchie militaire et à devenir chef d’état-major d’une armée encore soumise à la ségrégation raciale il y a cinquante ans, a répondu par l’affirmative dans un discours d’une force de conviction qui a fait vibrer le congrès de San Diego.Avec autant d’intensité, le représentant de l'Oklahoma au Congrès américain, J.C.Watts — un des deux seuls républicains noirs à la Chambre des représentants avec Gary Franks du Connecticut —, a proclamé haut et fort son attachement au Parti républicain et a enthousiasmé le congrès par un des meilleurs discours qui lui ait été donné d’entendre.D’origine modeste et noirs de peau, les deux hommes étaient inscrits au programme du congrès à une heure de grande écoute, donnant un temps l’impression que l’on se trouvait chez les démocrates.Car à San Diego, les républicains ont voulu rappeler qu’avant d’être le parti monochrome de la grande bourgeoisie blanche, du grand capital et du «mâle blanc en colère», il a été celui d’Abraham Lincoln, celui qui a aboli l’esclavage.Ainsi a-t-on accordé une place de choix à d’autres orateurs noirs (Gary Franks, représentant du Connecticut, Kay Cole James, leader du mouvement anti-avortement) et braqué les projecteurs sur des visages neufs, jeunes, féminins et ethniquement variés.Est-ce à dire que l’on assiste à l’émergence d’un nouveau républicanisme.VOIR PAGE A 10: GOP PHOTO AP Le Parti républicain demeure encore celui de la majorité blanche, conservatrice.et pieuse 1, E I) E V 0 I K , 1.E V K N I) R E I) I I (i A 0 Û T I !) !) (i A 2 LES ACTUALITES Tragédie au Pérou 35 personnes périssent 'électrocutées au cours d’une fête AGENCE FRANCE-PRESSE Arequipa (Pérou) — La fête annuelle d’Arequipa, deuxième ville du Pérou, s’est achevée en tragédie dàhs la nuit de mercredi à jeudi, avec la mort de 35 personnes, électrocutées par la chute d’un câble à haute tension lors d’un feu d’artifice, selon un bilan officiel.Plusieurs centaines de personnes s’étaient rassemblées avant minuit sur le pont Grau, à l’est de la ville, pour assister au feu d’artifice, lorsqu’un câble de 10 000 vôRs, vraisemblablement atteint par une fusée éclairante, s’jsst abattu sur les spectateurs.¦ Selon le bilan officiel communiqué jeudi matin, 35 personnes électrocutées, ont été tuées sur le coup et 36 autres personnes blessées, dont plusieurs grièvement brûlées, ont été hospitalisées.Les autorités locales, qui travaillaient encore dans la matinée à l’identification de Cërtains corps, n’ont rapporté la présence d’aucun étranger parmi les victimes.1 Plusieurs milliers de visiteurs, parmi lesquels de nombreux touristes français et d’Amérique du nord, se trou-vàifent mercredi soir dans les rues d’Arequipa, agglomération d’un million d’habitants, à un millier de kilomètres au sud de Lima.«D’un seul coup, nous avons entendu une forte explosion, sans que personne ne se rende compte d’où elle ve-nklt.J’ai vu alors tomber un câble de plusieurs mètres qui crépitait avec des étincelles», a déclaré à la presse un jéune homme qui est parvenu à sauter du pont rapide-rileiit.Son cousin, qui se trouvait à ses côtés, n’a pu réagir à temps et est mort électrocuté.'Arrivé sur les lieux avec les premiers secours, un élu locjal, Manuel Lajo, a affirmé à l’AFP que le lieu de tir du féu d’artifice était «mal situé», beaucoup trop près de la ligne à haute tension traversant cette partie de la ville.«De l’autre côté du pont, il y avait pourtant un espace libre et dégagé», a-t-il dit Selon les premières investigations, le câble de 10 000 volts aurait pu être atteint par une fusée dont la fabrication était défectueuse, avec un excès de poudre explosive.Par ailleurs, certaines rampes de lancement de fusées éclairantes, auraient été attachées à la structure même du pont.Le feu d’artifice, précédé d’un spectacle et de plusieurs manifestations folkloriques, devait ouvrir la traditionnelle fête annuelle du 15 août.Cette date commémore le 456e anniversaire de la création de la cité, célèbre pour ses nombreux monuments de la période coloniale espagnole et stimommée «la ville blanche».Prévu, ce jeudi, le «corso», défilé des habitants en costumes historiques des Andes, a été annulé.Un jour de deuil a été décrété par les autorités locales.i - M EN BREF L’ALCOOL COULE A FLOTS Ottawa (PC) — Une augmentation subite du nombre de Canadiens en âge de consommer de l’alcool a entraîné, l’an dernier, une hausse des ventes de spiritueux, de vin et de bière.Les Canadiens ont englouti plus de deux milliards de litres de vin, de spiritueux et de bière, alors que les ventes de boissons alcoolisées ont augmenté pour la première fois en sept ans, a annoncé hier Statistique Ca-njâtia.L’organisme fédéral souligne que ces résultats ne représentent que les ventes et ne devraient pas être confondus avec la consommation d’alcool.Le volume dès ventes couvre les ventes réalisées par les régies des alcools et leurs agents, de même que par les établisse-njents vinicoles, les brasseries et les débits détenant un pèrmis.Le Québec occupe le second rang parmi les provinces canadiennes, avec des ventes totales de 620 mil-liçns de litres.La palme revient à l’Ontario, où 875,6 millions de litres de vin, de bière et de spiritueux ont été éîoulés en 1994-95.La guerre de l’affichage traverse FOutaouais Francophones et Acadiens menacent de boycotter les commerces d’Ottawa qui n’affichent qu’en anglais MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Nouveau rebondissement dans le débat linguistique qui secoue le Québec depuis déjà près de quatre mois et qui s’attaque désormais à la capitale fédérale alors que la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada lance un ultimatum aux commerces d’Ottawa les menaçant de recourir au boycottage dans deux semaines s’ils n’affichent pas en français en plus de l’anglais.Expliquant que 35 % de la population de la ville d’Ottawa est francophone, le porte-parole de la FCFA a soutenu qu’il était primordial «que la région d’Ottawa symbolise un modèle de respect».«La FCFA dénonce l’asymétrie de l’affichage q Ottawa et nous réclamons que les commerces affichent dans les deux langues officielles et non plus seulement en anglais comme plusieurs le font», a affirmé André Lalonde.Les Zellers, Holt Renfrew, Tip-Top, Rogers Video, Pharma Plus, Radio Shack et Canadian Tire — entre autres — ont été directement montrés du doigt hier lors de cette annonce qui fait écho aux récents mouvements de boycottage menés par le Quebec Political Action Committee de Howard Galganov.M.Galganov poursuit une lutte au Québec contre l’affichage unilingue français dans des commerces de l’ouest de l’île et du centre-ville de Montréal.Jusqu’à maintenant, les magasins Blockbuster Video, Bureau en gros, Eaton, La Baie, Sears, Cohoes, Wal-Mart, Aventure électronique, Le Château, Ernest, Radio Shack et Zellers ont troqué l’unilinguisme français pour le bilinguisme sur leurs affiches, cédant aux pressions du groupe d’activistes.Même s’il admettait hier «profiter de l’intérêt médiatique» suscité par le mouvement québécois, André Lalonde nie catégoriquement toute alliance avec le groupe de Howard Galganov, lequel a cependant offert son soutien à l’Association canadienne-française de l’Ontario (filiale ontarienne de la FCFA).«Nous n’avons aucune opinion sur la démarche québécoise même s’il est clair que nous avons été très encouragés par le fait que certains commerces aient modifié leur affichage au Québec, a expliqué M.Lalonde.Il faut battre le fer pendant qu’il est chaud, et il est chaud présentement.» Si les magasins visés par la requête de la FCFA n’annoncent pas leur intention de modifier leur affichage d’ici à deux semaines, la fédération menace de passer aux représailles: il pourrait s’agir de boycottage dirigé contre les commerces récalcitrants, de sensibilisation de la popula- tion et de manifestations sur les lieux des entreprises.Selon M.Lalonde, l’article 43 de la Loi sur les langues officielles «enjoint aux entreprises de fournir leurs services en français et en anglais et à favoriser la reconnaissance et l’usage de ces deux langues».Présente à la conférence de presse, une représentante d’Outaouais Alliance (membre d’Alliance Québec), Usa Bishop, a expliqué que son organisme n’appuyait pas pour l’instant un boycottage des commerces de la portion québécoise de la région de la capitale nationale qui affichent en français seulement.Au cours des derniers jours, Outaouais Alliance a réussi à obtenir des chaînes d’alimentation Loblaws et Loeb qu’elles permettent l’affichage bilingue dans certains de leurs magasins situés au Québec.Cette décision a été mal accueillie par les responsables des mouve: ments souverainistes de la région qui songent à leur tour à lancer une campagne de boycottage contre les deux chaînes Alliance Québec de même que l’Association canadienne-française de l’Ontario, la Société franço-manitobaine, la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse, la Fédération des francophones de Terre-Neuve et du Labrador la Société des acadiens du Nouveau-Brunswick ont déjà manifesté leur appui à la démarche de la FCFA.Bourque reçoit Baril M,., Èêm Wâ __.».' ' Wmàÿï •///'•¦’¦ .plJfgS PHOTO JACQUES GRENIER LE PEINTRE Marcel Baril a été reçu à l’hôtel de ville de Montréal par le maire Pierre Bourque hier à l’occasion de l’exposition qui lui est consacrée au marché Bonsecours.Celle-ci réunit 150 œuvres du peintre jusqu’au 29 septembre, à l’initiative du conservateur délégué Henri Barras.Ce peintre québécois exilé à Paris depuis 1954 a produit une œuvre aux confins de l’art naïf et du surréalisme.T Boucher ~ Charcutier Pâtissier ~ Traiteur Maître Yves vous propose de découvrir cette semaine ~ Notre andouillette traditionnelle ~ et ~ Notre boudin noir à l’ancienne ~ de pure tradition française Les moines d’Anjou vous feront succomber à la tentation avec leurs bleuets enrobés de chocolat Mais quel péché.! Notre qualité fait notre renommée ¦ Oi t.I 1025 Laurier Ouest Tél: 272-4065-4086 RECTIFICATIF L’annonce du GROUPE BONALDO publiée dans Le Devoir le 15 août 1996 en page A 4 aurait dû se lire comme l’annonce ci-dessous.Nous nous excusons auprès de nos lecteurs."LIT MATRIMONIAL" Notre version du cinéma maison BONALDO LA MAISON DES IDEES NOUVELLES MAINTENANT 2 ÉTAGES DE MEUBLES ET D'ACCESSOIRES 105 St-Paul ouest, étage, Montréal, Qc.H2Y 1Z5 Tél.: (514) 899-0597 Base de Farnham Un élève officier meurt des suites d’une grave insolation L’armée fera enquête PRESSE CANADIENNE Les Forces canadiennes ont mis sur pied une commission d’enquête afin de faire la lumière sur les circonstances qui ont entouré la mort du jeune élève officier Kyle Robert Ne-meeek, de Mississauga, en Ontario.Le jeune homme de 18 ans, qui était traité à l’hôpital Saint-Luc, à Montréal, depuis vendredi dernier, est mort durant la nuit d’hier.Selon les autorités médicales, des complications majeures dues à une insolation grave ont entraîné une détérioration rapide de son état.Le jeune homme s’est effondré victime d’un «coup de chaleur» jeudi dernier au 11e kilomètre d’une marche d’entraînement de 13 kilomètres à la base militaire de Farnham.Une transplantation hépatique était indispensable pour assurer sa survie.Un donneur compatible avait été trouvé mais la condition physique du jeune patient a rendu une telle intervention inutile.Un médecin du CLSC La Pommeraie, de Farnham, le docteur Daniel Gendron, a blâmé les autorités militaires, mercredi, leur reprochant de ne pas avoir tenu compte des recommandations du CLSC en ce qui a trait aux entraînements intensifs menés par des températures extrêmes.«Depuis 15 ans, on en reçoit de trois à 12 par année ici, a soutenu le docteur Gaudron.Juste l’an passé, je crois qu’on en a reçu cinq ou six.Et ce ne sont pas de petites insolations.On en a eu deux qui convulsaient.Ils sont comateux souvent.» «Ils leur font courir 13 kilomètres avec leur sac sur le dos et toute la pa- ; tente.Même si le facteur Humidex est ; élevé, ils les font courir.Il faut user de1 sa tête.Ça ne se fait pas.Ça fait 15 ans que ça dure.» «On a même écrit une lettre au ministère de la Défense il y a peut-être une dizaine d’années.On n’a jamais eu d’accusé de réception.Il n’y a personne qui prend des décisions», a dit le médecin.Pour leur part, les Forces canadiennes ont affirmé que toutes les précautions avaient été prises jeudi dernier: nombreux points d’eau et entraînement devancé au matin pour éviter la canicule de l’après-midi.«C’est la première fois qu’un stagiaire décède à l’entraînement dans le cadre du cours élémentaire pour officier qui existe depuis la fin des années 1960», a indiqué le capitaine Alain Le-’ françois, officier d’affaires publiques de la base de Montréal.Les funérailles militaires du jeune: Nemecek se dérouleront la semaine, prochaine à Mississauga.Enquête sur le mystère des déraillements de trains PRESSE CANADIENNE Edmonton (PC) — Une enquête sur une collision ferroviaire qui a coûté la vie à trois hommes tentera de découvrir la raison pour laquelle les déraillements de trains ont augmenté de 50 % cette année.Il y a eu 146 déraillements ferroviaires au cours des sept premiers mois de 1996.L’année dernière, il y en a eu 97 durant la même période.Pour les derniers cinq ans, la moyenne est de 85.«Il s’agit d’une hausse importan-, te et nous n’avons pas encore trouvé de raison d’ordre général», a dé- ; claré Jim Harris, du Bureau fédéral de la sécurité des transports,; l’agence chargée de mener les enquêtes relatives aux accidents fer-.roviaires, aériens ainsi que ceux qui se produisent dans les oléoducs.425$ BONALDO La MAISON DES IDÉES NOUVELLES 105 St-Paul O., 3 et 4*mc étage, Montréal, Qc H2Y 1Z5 Tél.: (514) 899-0597 L K I) K V II I II , I.K V E N I) Il E DI I (I A 0 0 T I !> D (I A 3 ?' ~ 4- MO N T K E A L fwiH mW; Wus-.'î-i- WM ¦ .¦ ai mmg m ANDRÉE BOISSELLE LE DEVOIR Thérèse Faust se souvient du jour où elle a installé sa joyeuse ribambelle d’enfants dans un logement tout neuf de la HLM Boyce-Viau.C’était il y a 25 ans.Depuis, «beaucoup de joie, beaucoup de peine, beaucoup d’espérance et de vie» sont passés par là.Toute décorée de guirlandes et de ballons, des fleurs aux balcons et sur les parterres d’herbe verte, la HLM Boyce-Viau frappe par son atmosphère saine et chaleureuse.La solidarité, la détermination et la créativité des locataires ont transformé, au fil des ans, un lieu symbolisant toutes les détresses en cet endroit, débordant de joie de vivre.Sur la petite place publique nichée au cœur des bâtiments de brique, les 540 locataires sont presque tous descendus pour fêter la fondation de leur HLM, et l’émotion est tangible au moment où Thérèse relate son arrivée dans son appartement: «Quand j’ai vu le grand salon, la cuisine, des places de rangement comme j’en avais toujours souhaité, tout ça proche de l’église, d’un parc, d’une école, et même des transports en commun, j’ai pleuré! Pour moi c’était comme une prière exaucée.» La doyenne de Boyce-Viau sait mieux que quiconque tout ce qui a été accompli pour en faire une véritable communauté.Les gens se sont pris en main, ont développé ensemble les ressources dont ils avaient besoin.Un comptoir vestimentaire, un atelier de menuiserie, des cuisines collectives, un centre des jeunes, les réalisations des locataires sont nombreuses.Tant d’énergie n’a visiblement pas été déployée en vain: les ressources, utiles et solidement implantées, servent de modèle aux autres communautés à faible revenu.Manon Massé a passé quatre ans à soutenir les initiatives originales issues de Boyce-Viau.«Ce que vous voyez aujourd’hui, ce n’est pas de la frime», dit-elle simplement.Depuis que cette HLM-là a été fondée, il y a toujours eu du monde pour y mettre de la vie; c’est devenu une tradition.» L’intervenante révèle les deux secrets de la «plus belle des HLM»: la présence continue de vrais leaders, et la disponibilité des ressources.Dans le nord-est du quartier Hochelaga-Maisonneuve, on est pourtant loin d’être choyé.«Il y a un rayonnement qui part d’ici», poursuit Manon.Dans les moments plus durs, il y a toujours un voisin qui écoute et qui apporte son aide.Et puis, «à l’office [du logement], ils ont compris qu’il ne fallait pas déplacer les leaders», fer de lance de la communauté.Les personnes très actives au sein de la HLM bénéficient parfois d’un sursis dans leur logement de Boyce-Viau, et même si elles ont fini d’élever leurs enfants, on les laisse conserver quelque temps leur unité familiale.D’autres, comme Diane Chi-coine, restent dans leur demeure exiguë bien qu’ils soient admissibles à l’obtention d’un appartement plus spacieux.Car il fait bon vivre au «petit village».Terminant son témoignage et donnant le coup d’envoi aux festivités qui se poursuivent aujourd’hui, Thérèse Faust a dignement remercié tous ceux qui ont donné du temps, offert des services et prodigué des encouragements aux locataires de sa HLM depuis un quart de siècle: «Vous nous avez donné les outils, nous avons appris à nous en servir.» Le passage vers l’émancipation pouvait-il être mieux exprimé?«Il y a un rayonnement qui part d’ici.» La «plus belle des HLM» a 25 ans PHOTO JACQUES NADEAU Les familles locataires de la HLM Boyce-Viau fêtent les 25 ans de leur domicile.Depuis sa fondation en 1971, elles en ont fait un lieu accueillant, où l’entraide et la solidarité sont la règle.Hochelaga-Maisonneuve Le Dr Chaoulli est / • loto-québec .Tirage du 96-08-14 somme par ses pairs de recommencer à se nourrir 2 8 12 24 34 39 Numéro complémentaire: 4 GAGNANTS LOTS 6/6 4 1 250 000,00 $ 5/6+ 21 34 974,70 $ 5/6 379 1 550,30 S 4/6 20195 55,70 $ 3/6 349 920 10,00$ LE DEVOIR La Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) somme un de ses membres, le Dr Jacques Chaoulli, de cesser immédiatement sa grève de la faim, refusant du même cbup d’être associée de quelque façon que ce soit à un moyen de pression aussi radical, «mettant la vie d’une personne en danger».Alors que mercredi le ministre de la Santé et des Services sociaux suggérait au Dr Chaoulli de s'en remettre à son association, la FMOQ, pour faire valoir ses droits et obtenir gain de cause, c’était au tour de ladite association hier de renvoyer la balle au médecin, réitérant son profond désaccord avec sa démarche et lui proposant plutôt des recours de type juridique.«D’autres moyens existent pour lui permettre de plaider son différend avec la Régie régionale de la Montérégie sur la question des visites à domicile, notamment le recours à l’arbitrage», explique le Dr Renald Dutil, président de la FMOQ, par la voie d’un communiqué émis hier (l'association a refusé de commenter davantage).Ventes totales: 18 657 016,00 S Prochain gros lot (approx.): 2 300 000,00 S Egtra Tirage du 96-08-14 NUMÉROS LOTS 205830 100 000$ 05830 1 000$ 5830 250$ 830 50$ 30 10$ 0 2$ Galganov dépasse les bornes Forum Québec et Alliance Québec désapprouvent sa mission à New York ANDRÉE BOISSELLE LE DEVOIR Dans un communiqué émis hier, les membres du Groupe Politique Forum Québec se dissocient énergiquement des actes du leader anglophone Howard Galganov.Le fondateur du Quebec Political Action Committee s’oppose à la loi 86.Promulguée par les libéraux en 1993, cette loi permet l’affichage commercial dans une langue autre que le français à condition que ce dernier occupe deux fois plus d’espace sur l’affiche.Selon cette loi, les commerçants peuvent donc faire leur publicité uniquement en français, mais à la suite des manifestations orchestrées par M.Galganov aux centres Fairview, Cavendish et Rockland, plusieurs magasins de l’ouest de l’île se sont pliés aux pressions et ont accepté de faire un affichage bilingue.Les autres sont menacés de boycottage par les anglophones du Quebec Political Action Committee.Mais c’est une autre des entreprises de Galganov qui a suscité la réaction de Forum Québec, un organisme «non partisan fondé par de jeunes anglophones et voué aux échanges et au dialogue entre les communautés culturelles».En effet, l’activiste est en train de rassembler une soixantaine d’hommes d’affaires québécois pour aller à Wall Street demander aux investisseurs new-yorkais de suspendre leurs affaires à Montréal.«Galganov endosse simultanément les rôles de juge, de jury, de bourreau, et de bandit armé», dénonce Forum Québec dans son communiqué.«H n’a jamais été élu pour représenter la communauté anglophone et ne détient pas l’autorité nécessaire pour agir comme son porte-parole.Auparavant, on ne pouvait expliquer la faiblesse de l’économie que par le climat politique instable, désormais on pourra blâmer Howard Galganov d’avoir contribué aux deux», continue Forum Québec.La formation, qui a trois ans cette année, est intervenue pour la première fois dans l’arène politique à l’occasion de la Commission sur l’avenir du Québec.Deux cents personnes ont œuvré en son sein, depuis sa fondation, à améliorer les relations entre les Québécois francophones et anglophones grâce au partage et à la communication.Sur son initiative, 60 anglophones ont pris parti contre la par- tition d’un Québec souverain dans une «Lettre ouverte aux Québécois», publiée dans les pages du Devoir.j ' l «C’est très difficile de maintqnjr l’ouverture et la paix quand des geps comme Galganov donnent l’impression aux Québécois qu’il n’y a que des extrémistes parmi les anglophones», déplore Daniel-Robert Goocljt membre actif de Forum Québec.«Il brûle la ville avant de la capturer, ajoute le jeune homme.Une meilleure stratégie serait de répondre aux ouvertures montrées par le gouvernement Bouchard par des suggestions positives et réalistes.» Le principal intéressé, quant à lpi, ne compte pas changer son projet de voyage à New York, quand bien même le succès d’une telle entreprise serait néfaste tant pour sa communauté que pour le reste des Montréalais.Il assure toutefois qu’il ne parlera «qu’en son propre nom».Allianpe Québec, qui semblait avoir apppyjè ses pressions sur les commerçants au sujet de l’affichage, désapprouve le nouveau moyen d’action de Galganoy.«Nous croyons que les problèmes du Québec doivent être réglés au Québec», se borne à répéter Michael JJa-melin, président de l’organisation., Le projet de l’aéroport de Dorval >: La justice entendra les opposants JEAN CHARTIER LE DEVOIR Le juge Pierre Viau, de la Cour supérieure du Québec, a rendu une décision séance tenante hier dans les recours intentés contre Aéroports de Montréal et décidé qu’il était nécessaire de juger du fond de ces questions.Tout de suite, le porte-parole de la Coalition élargie pour le soutien de l’aéroport Montréal-Mirabel, Patrice Attanasio, a fait valoir que «ça part du bon pied» pour l’organisme, car «les procureurs pourront démontrer qu’ADM est obligée de faire des études d’impact».«Ça donne de la crédibilité à notre action», a-t-il dit Le CESAMM a gagné la première manche des recours dans le dossier du transfert des vols internationaux de Mirabel vers Dorval.Ces recours concernent une requête en mandamus visant à ordonner à ADM de se conformer à la Loi sur la qualité de l’environnement, notamment en envoyant au ministre un avis décrivant la nature générale de son projet quant à l’évaluation et à l’examen des impacts sur l’environnement Déjà, ADM s’est désistée de la requête de comparu- tion préliminaire pour injonction interlocutoire et requête en nullité.Cette autre cause sera entendue dès le 27 août en Cour fédérale._ , L’administration des Aéroports de Montréal se disait, non sujette à la loi fédérale sur l’environnement non plus qu’à la loi provinciale sur l’environnement mais le juge Viau a décidé que les requêtes d’ADM étaient mal venues et que la cause suivrait son cours en octobre.Le maire de Mirabel, Hubert Meilleur, a déclaré èn conséquence: «Cette première victoire démontre que quelques personnes aux intérêts suspects ne peuvent prétendre être au-dessus des lois et prendre des décisions qui touchent une collectivité complète sans avoir de comptes à rendre à la population.» Pour sa part, le coordonnateur du dossier, Jean-Luc Riopel, dit souhaiter, que «cette victoire incitera le gouvernement fédéral à intervenir dans le dossier et à annuler ce projet irréaliste».La CESAMM entend aussi démontrer que dans son projet, ADM a enfreint le protocole d’entente conclu avec SOPRAM, a modifié illégalement la vocation des aéror ports de Dorval et de Mirabel et n’a pas respecté son plan directeur.LES SAISONS LITTÉRAIRES # 7 Solstice d’été 1996 Guérin/littérature 317 pages 8,95$ Il est encore temps de lire cette dernière livraison des Saisons littéraires.Beaucoup de noms nouveaux, plusieurs «récidivistes littéraires» et quelques grands noms.Nous vous laissons le soin de les départager: Aux Essais: Guy Archambault, Pierre Rousseau, Yvon Boucher.À la Fiction: Daniel Beauchesne, Roland Piché, Nairn Kattan, Lyne Desaulniers, Jean-Raymond Bé-chard, Jeannine Isabelle-Delorme, Anne Deslierre, Jean Grignon, Colette Larose, Manon Leroux, Rachelle Renaud, Isabelle Patenau-de, Nicole René, Josée Boisvert, Marina Pradas, Michèle Laframboi-se, Élisabeth Rousseau, Rose-Hélène Tremblay, Gérald Galar-neau, Diane Leduc, Sylvie Dion.À la Poésie: Julien de Backer, Gilles Nadeau, Bernadette Dao, France Bonneau, Paul Darmom, Margaret Buckley.Emmanuel Kant a bien dit que tout ce que nous trouvons dans l’étoffe du monde, c’est ce que nous y apportons.Nos auteurs des Saisons littéraires, numéro 7, nous prouvent que Kant a raison.Dans le même sens, Hubert Aquin a écrit «[.] la parole engendre, elle ne fait pas qu’orner ou accompagner l’existence.» Les Saisons littéraires, revue de création littéraire où nos écrivains accèdent à l’agora.Les centres universitaires dépensent des millions pour étudier la sueur des auteurs.Ici, aux Saisons littéraires, on crée, on existe dans la misère.Et, pour résumer ma pensée, je ne trouve mieux que d’endosser France Bonneau (Saisons littéraires # 7, p.294 et 295).De quelle étoile viens-tu?LJ.Je viens de mille côtes de mille sites de mille partages Je viens du désir enfin! GUÉRIN, éditeur ltée 4501.rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Téléphone: (514) 842-3481 Télécopieur (514) 842-4923 avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Régie des alcools, des courses et des jeux Coubertin au 14 octobre Montréal 1996de3h00 Dossier: 444-612 à 8h00 dans bar avec danse et spectacles.Toute personne, société ou groupement de personnes visé à l’article 60 du Code de procédure civile (L.R.Q., o.C-25) peut, dans les quinze jours de la publication du présent avis, s’opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné, en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s’il y a eu opposition, dans les trente jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou cette intervention doit être accompagnée d’une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, Bureau 9.200, Montréal (Québec) H2Y1B6.Nom et Nature de Endroit adresse la demande d’exploitation du requérant BILLAL 1 Bar KECHEKOUL POUR UNE CIE À ÊTRE FORMÉE Bar Pooler’s 1320, De Maisonneuve Ouest Montréal Dossier: 895-920 9038-7549 2 Restaurants QUÉBEC INC.pour vendre Restaurant Vaishali 7719, boul.LaSalle LaSalle Dossier: 1002-914 9038-8539 1 Restaurant QUÉBEC INC.pour vendre Café Saigon Junior 826, Ste- Catherine Est Montréal Dossier: 1200-302 9037-4554 QUÉBEC INC.Restaurant Beezers 1242, me Bishop Montréal Dossier: 159-509 1 Restaurant pour vendre 1 Bar 1242, rue Bishop Montréal KAYA, Aybahar Silvana 6217, boul.Monk Montréal Dossier 180-976 1 Restaurant pour vendre 6217, boul.Monk Montréal LA COOPÉRATIVE DES TRAVAILLEUSES ET TRAVAILLEURS EN RESTAURATION LA DÉMOCRATE La Démocrate 2901, Sherbrooke Est Montréal Dossier: 213-116 2 Bars dont 1 sur terrasse 2901, Sherbrooke Est Montréal VACCARO, Sebastiano Bar 4040 Enr.4040, me Jean-Talon Est Montréal Dossier 233-999 Permis additionnel 1 Bar 4040, rue Jean-Talon Est Montréal S D S HOLDINGS INC.Rivoli 7275, Sherbrooke Est Montréal Dossier: 272-450 Permis additionnel 1 Bar 7275, Sherbrooke Est Montréal COLE.Frtzroy Club Xscape 1186.me Crescent Montréal Dossier 331-165 1 Bar avec danse et spectacles 1186.rue Crescent Montréal 9038-7846 1 Bar QUEBEC INC.Posidon Sports Bar 398 C„ boul.Curé Labelle Laval Dossier: 1334-952 ZAGURY, 1 Restaurant Georgette pour vendre Crêperie La Casserole 2015, nie St-Denis Montréal Dossier: 1334-986 9018-9945 1 Restaurant QUÉBEC INC.pour vendre Gidney des Halles 895, De la Gauchetière Gare Centrale.Montréal Dossier: 1335-371 RUSSO, Colagero 1 Bar Bar Sportif Delorimier 7400, De Lorimier Montréal Dossier: 1335-702 PAMPENA, 1 Bar Claudio Café Bar Riddles 8615.boul.Pie IX Montréal Dossier 1336-213 LES 1 Bar ENTREPRISES JACQUELINE GRATTON INC.Salle de Quilles au Drome 1688.Mont-Royal Montréal Dossier 1336-312 Montréal 1320, De Maisonneu-ve Ouest Montréal 7719, boul.LaSalle LaSalle 826, Ste-Catherine Est Montréal 398 C, boul.Curé Labelle Laval 2015, me St-Denis Montréal 895, De la Gauchetière Gare Centrale.Montréal 7400.De Lorimier Montréal 8615.boul.Pie IX Montréal 1688.Mont- Royal Montréal —TJ : J ! ! ; I ! I I « I f ï 1 i » i I I I ( I MATTE, Monique L’Aristo 1636.boul.de la Concorde Laval Dossier 371-716 VERSABEC INC.Stade Olympique 4545.Pierre de Changement 1636, bout, de capacité de la dans un bar Concorde existant suite Laval à cession Extension des 4545.heures dans Pierre de la nuit du 13 Coubertin 3283283 CANADA INC.4850.me St-Ambroise Suite 100 Montréal (Québec) H4C3N8 Permis de fabricant de cidre 4850.me St-Ambroise Montréal (Québec) H4C3N8 Le président et directeur général Ghtslain K.-Laflamme.avocat Québec D1^A A 4 L Ë I) K V 0 I R .L 15 V 15 N I) R.15 I) I | (i A () fj i | i) «) (i LE DEVOIR P OLITIQU E Une baisse du nombre d’assistés sociaux qui n’était pas prévue NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE T> eauport - ! J?! ?I Le nombre d’assistés sociaux a diminué au cours de l’été.Le nombre de ménages inscrits à ce programme de dernier recours a .chuté de 13 000 par rapport aux prévisions, a indiqué hier la ministre de l’Emploi, Louise Harel.Cette diminution est constante depuis le printemps 1996 et contraste avec la situation de l’an dernier où la période estivale n’avait amené aucun .répit à l’aide sociale.Il est trop tôt pour connaître les raisons qui ont amené cette diminu-,tion.«Cette baisse n’était pas prévue.'Ce sont des tendances et on doit vérifier qui a quitté [l’aide sociale].Il y a un mouvement d’entrées et de sorties qui est beaucoup plus important que l’on pense», a dit Mme Harel qui était interrogée par la presse lors de la réunion des députés du groupe parlementaire tenue en banlieue de Québec.Selon Mme Harel, le nqmbre de ménages bénéficiaires de l’aide sociale aurait été réduit de 494 000 à 481 000 au cours de l’été.Dans le jargon de l’aide sociale, un «ménage» comprend un établissement domestique autonome, soit une personne vivant seule, un couple ou une famille.Malgré tout, le nombre total de personnes demeure supérieur à 800 000 personnes.«C’est toujours trop mais l’an passé, cela n’avait pas baissé, contrairement à cette année», a dit Mme Ha-rel.Des chiffres publiés par le ministère sont légèrement différents de ceux fournis par la ministre Harel, mais ils vont carrément dans le même sens et s’inspirent de la même tendance.Les données du ministère indiquent 485 000 ménages bénéficiaires en février dernier et 471 000 en juillet, soit une chute du nombre de personnes qui composent ces ménages de 815 000 à 802 000 entre février et juillet 1996.La ministre a souligné les difficultés de traduire la réalité des chiffres sur le nombre de personnes en emploi.Par exemple, au mois de juin, il y a toujours accroissement du nombre de sans emploi à cause de la fin des contrats des occasionnels qui œuvrent dans le réseau de l’éducation.Les chiffres sont rétablis au mois de septembre, lorsque ces personnes voient le renouvellement de leur contrat.Il y a aussi le renforcement des mesures de contrôle des bénéficiaires de l’aide sociale qui peut avoir contribué à en modifier substantiellement le nombre au cours des derniers mois.Équité salariale El Directrice ou directeur des études 1 (i * i é| Le Collège d'enseignement général et professionnel d'Ahuntsic est à la recherche d'une directrice ou d'un directeur des études.L’établissement Le Collège Ahuntsic est un établissement public offrant huit programmes ou profils préuniversitaires et vingt-sept programmes ou voies de sortie techniques menant à un diplôme d’études collégiales tD.E.C.) ainsi que près d’une cinquantaine de programmes techniques courts menant à une attestation d'études collégiales (A.E.C.); près de la moitié de ces programmes sont offerts en exclusivité au Collège.La clientèle du Collège comprend 6 800 personnes inscrites à temps complet et 5 600 personnes à temps partiel, dont 2 000 à la session d'été.Son Centre de services sur mesure aux entreprises dispense environ 15 000 heures/groupe de formation annuellement.Les deux tiers des étudiants sont inscrits dans des programmes techniques et un tiers dans des programmes préuniversitaires.Le personnel affecté aux services des études comprend près de 650 professeurs, dont 470 à temps plein et environ 180 chargés de cours, une vingtaine de professionnels non enseignants et une centaine d'employés de soutien.Le budget global annuel de l’établissement est d'environ 50 millions de dollars.Les fonctions Sous l’autorité du directeur général, la personne recherchée s'occupe des questions d’ordre académique et pédagogique, dirige les services des études, coordonne et contrôle les activités qui s’y rattachent.Elle est responsable de l'application locale de la Loi des collèges d’enseignement général et professionnel concernant les affaires académiques et pédagogiques, du Règlement sur le régime des études collégiales ainsi que des politiques, règlements et directives d’ordre académique et pédagogique établis par le Collège.Elle assure la mise à jour ainsi que le développement de la carte des programmes du Collège.Elle a la responsabilité de la qualité de la formation dispensée par le Collège de même que de l’organisation de l’enseignement qui comprend, pour l'étudiant, toutes les étapes de son cheminement, soit de l’admission jusqu’à la sanction des études et, pour l’enseignant, les diverses phases de son travail, allant de la préparation des cours à la remise des notes en incluant les activités de perfectionnement.De plus, elle exerce les fonctions et les pouvoirs du directeur général en cas d'absence ou d’incapacité d’agir de celui-ci, préside la Commission des études, siège au Conseil d’administration et au comité de régie interne.Le profil de la personne recherchée Dans un contexte de renouveau de l’enseignement collégial, de l'harmonisation entre les ordres d'enseignement et de la tenue des États généraux sur l'éducation, le Collège Ahuntsic recherche une personne dotée d'une bonne connaissance des systèmes d'éducation et plus particulièrement celui du Québec.Cette personne est capable de travailler avec des individus et des groupes ayant des intérêts divergents et elle doit susciter des collaborations dans un contexte de gestion transparente et participative.Elle exerce un leadership de concertation, notamment dans un contexte de rationalisation des ressources humaines et financières.Elle vise à favoriser la qualité et le développement de la formation ainsi que l’amélioration de la réussite des élèves.Les exigences • Une formation universitaire, de second cycle de préférence.• Au moins dix années d'expérience dans le milieu de l'éducation, dont au moins trois en gestion, de préférence dans le domaine académique.Une expérience de l’enseignement serait un atout.Toute combinaison exceptionnelle d'expérience et de formation pourrait compenser l'absence de l'une ou l'autre de ces conditions d'admissibilité.Le traitement L'échelle de traitement applicable prévoit un minimum de 61 461 $ et un maximum de 81 742 $.La date d'entrée en fonction Octobre 1996 Votre curriculum vitæ doit être reçu avant 16 h, le 26 août 1996, à : Concours DE-1996, M.Roch Tremblay, président du comité de sélection, Collège Ahuntsic, 9155, rue Saint-Hubert, Montréal (Québec) H2M1Y8 Le Collège applique une politique d'accès à l'égalité en emploi pour les femmes.COLLÈGE AHUNTSIC VJ Harel reste ferme face au patronat Il n’est pas question de laisser les entreprises décider NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE B eauport — Il n’est pas question que le gouvernement recule sur le caractère coercitif de la loi qui imposera l’équité salariale aux entreprises du Québec, a averti hier la ministre de l’Emploi, Louise Harel.Mme Harel rencontrait brièvement la presse, au lendemain d’une demande de cinq associations patronales du Québec qui veulent que l’équité salariale se fasse sur une base de volontariat et non de contrainte pour les entreprises du Québec.«Le principe de la loi est déjà adopté, et ce principe est de considérer qu’il faut corriger les écarts salariaux dus à des stéréotypes glissés dans la rémunération des emplois à prédominance féminine.Ce principe est voté et il va demeurer», a dit Mme Harel.Mme Harel a déclaré que la position votée par l’Assemblée nationale en juin dernier est la «position ferme du Parti québécois et de son gouvernement».La ministre croit que la loi pourra être «bonifiée» à la suite des travaux de la commission parlementaire, mais sans déroger au principe.Commentant la position des cinq associations patronales, Mme Harel a déclaré: «Le progrès est léger mais il y a quand même un léger pro- Louise Harel grès.» Elle a rappelé que l’hiver dernier, ces différentes associations patronales refusaient même de reconnaître l’existence d’un problème en matière d’équité salariale.Mme Harel a dit espérer que la commission parlementaire, dont les travaux doivent commencer dès la semaine prochaine, permettront probablement d’améliorer le contenu du projet de loi.«Toutes les suggestions seront les bienvenues.» En Ontario, seul autre Etat d’Occi-dent où une loi sur l’équité salariale existe, des ajustements ont été nécessaires récemment, mais Mme Harel a rappelé que le projet gouver- nemental ne consiste pas à augmenter la masse salariale totale, mais à mieux la répartir pour diminuer la discrimination dans des emplois majoritairement occupés par des femmes.Des rumeurs se font insistantes selon lesquelles des divergences existeraient au conseil des ministres sur les modalités d’application de ce projet de loi.On en donne comme preuve l’accueil chaleureux faite par le vice-premier ministre Bernard Landry aux recommandations formulées mercredi par les cinq associations patronales du Québec.Selon les dernières données disponibles, le salaire moyen des femmes au Québec n’atteint que 69 % du salaire moyen des hommes.ONTARIO Harris a semé la révolte chez les médecins SUZANNE DANSEREAU PRESSE CANADIENNE Toronto — Jamais, depuis leur débrayage en 1986, les médecins ontariens n’ont été autant en colère.Cet été, des dizaines d’obstétriciens ont refusé de prendre de nouvelles patientes.Des centaines de femmes enceintes vivant à Ottawa, Toronto, Windsor et Sault-Sainte-Marie se sont plajntes d’être sans accoucheur.A compter du 1er septembre, ce seront les chirurgiens orthopédistes qui refuseront de faire de nouvelles opérations.Puis, en octobre, les quelque 9000 médecins spécialistes de la province décideront s’ils vont eux aussi refriser des patients.Que se passe-t-il?Contrairement à 1986, où les médecins étaient unis dans une grève au sujet de la surfacturation, la révolte de 1996 est un geste individuel, qui n’est apparemment pas organisé par l’Association médicale de l’Ontario.La situation est aussi plus complexe, parce qu’elle varie selon les régions et les spécialités.Mais, finalement, il s’agit encore d’une question d’argent: un manque à gagner de 500 millions, que le gouvernement Harris tente de faire assumer par les médecins, dit le président de l’Association médicale de l’Ontario, le Dr Gerry Rowlands.«Le gouvernement demande aux médecins de donner des services pour lesquels il ne veut pas payer», explique-t-il en entrevue.«Alors, individuellement ou en groupe, ils se rebellent», poursuit-il.«Refuser des patients est un geste désespéré, admet-il.Mais ce n’est que le symptôme d’un vaste problème qui dure depuis 10 ans: Le gouvernement coupe,coupe, coupe mais il nous demande d’assurer les services.» En 1996, on calcule que les soins prodigués par les médecins en Ontario s’élèveront à 4,3 mil- liards.Or, le gouvernement Harris, dans le cadre de son programme d’austérité budgétaire, a décidé de limiter ces paiements à 3,8 milliards — le même montant qu’en 1992, alors que l’Ontario comptait 700 000 habitants et 140 000 personnes âgées de moins.Pour réaliser ces économies de 500 millions, le gouvernement Harris a agi de façon simple et unilatérale, décrétant une baisse de 10 % dans les paiements, plus un plafond dans les remboursements.Primes faramineuses Le cas des obstétriciens est plus complexe: le gouvernement a d’abord refusé de couvrir les hausses faramineuses de leurs primes d’assurances — qui s’élèvent à près de 25 000 $ par année.Puis, devant le tollé que ce refus a suscité, il a finalement consenti à absorber le coût des hausses de 1986 à 1995.Mais cette solution n’a pas réglé le problème pour 1996, alors que les primes ont augmenté de 20 %.C’est pourquoi plusieurs obstétriciens ont récemment délaissé l’obstétrique et opté pour la gynécologie, plus payante.Un sondage de l’AMO publié en juin dernier révélait qu’ils sont plus de 500 à y penser.Le Dr Rowlands estime qu’il faudra trouver une solution négociée et permanente à ces problèmes, qu’il craint de voir s’amplifier dans les mois à venir.Cette semaine, le ministre de la Santé Jim Wilson a suggéré aux médecins de se regrouper en clinique pour diminuer leurs frais administratifs, lesquels peuvent représenter jusqu’à 40 % de leurs revenus.Les infirmières elle aussi y sont allées de leur recommandation: que les médecins deviennent des salariés comme les autres, ont-elles prôné.«Les solutions simples ne fonctionnent pas, rétorque le Dr Rowlands.Il faut s’asseoir et examiner le problème dans toute sa complexité», dit-il.CARRIERES ET PROFESSIONS Professionnel Senior Marketing Étude de Marché Centre abritant bureaux d’études et firme de sondage recherche locataires-partenaires.Bureaux entièrement aménagés disponibles incluant téléphonie, informatique et réception.Accès à un central téléphonique informatisé de 25 postes de travail.Vbus êtes senior, reconnu dans votre milieu et les opérations de sondage ou de télémarketing représentent une part importante de vos activités; nous aimerions vous rencontrer.Confidentialité assurée.Le Devoir, dossier # 1560 2050 de Bleury, 9e Étage, Montréal, Qc H3A 3M9 Université de Sherbrooke est un établissement de renommée nationale et internationale qui accueille dans un environnement d'une quolité exceptionnelle près de 21 OOO étudiantes et étudiants provenant de tout le Québec et d'ailleurs.Elle est particulièrement reconnue pour l'Importance de sa recherche, pour la qualité et le caractère novateur de ses programmes d'enseignement et pour son régime coopératif favorisant la formation pratique en milieu de travail.PROFESSEURE ou PROFESSEUR EN ÉTUDES FRANÇAISES Spécialisation en création littéraire Le Département des lettres et communications de la Faculté des lettres et sciences humaines sollicite des candidatures pour combler un poste de protesseure ou professeur régulier, à temps complet, en études françaises avec spécialisation en création littéraire.Fonction Enseigner aux trois cycles d'études, faire de la recherche dans le domaine de la création littéraire, de même que dans l'un ou l'autre des domaines suivants: écriture des femmes, littérature québécoise, littératures francophones.Diriger des mémoires de maîtrise et thèses de doctorat.Exigences Doctorat en études littéraires; expérience dans l'enseignement; publications attestant une compétence en création littéraire et dans l'un ou l’autre des trois autres domaines spécifiés dans la fonction.Date d'entrée en fonction 1er janvier 1997 Prière de faire parvenir un curriculum vitae et le nom de trois personnes pouvant faire des recommandations à l'appui de votre candidature au plus tard, le 13 septembre 1996 avant 16 h30, à : Monsieur le doyen Faculté des lettres et sciences humaines Offre d'emploi no.96-1-10 Université de Sherbrooke Sherbrooke (Québec) J1K2R1 Les conditions de travail sont régies par les conventions collectives en vigueur.L'Université de Sherbrooke respecte le principe d'équité en emploi et s'est dotée d’un Programme d accès à l égalité i l'emploi pour les femmes.Conformément aux exigences prescrites en matière d'immigration au Canada, la priorité sera accordée aux citoyennes et citoyens canadiens et aux résidentes et résidents permanents.m UNIVERSITE DE SHERBROOKE ANALYSTE ESSAIS DE SYSTÈMES En raison d’une expansion récente, nous sommes à la recherche d’une personne compétente qui se verra confier la responsabilité d’élaborer et de mettre en place des programmes d’essais visant à s’assurer que tous les produits matériels et logiciels scientifiques satisfont aux critères de l’entreprise et des utilisateurs.Titulaire d’un baccalauréat en informatique ou dans un domaine connexe, vous possédez deux ou trois années d’expérience pertinente aux fonctions.La connaissance de l’industrie pharmaceutique et des normes de la FDA en matière de validation de logiciels constitue un atout.Le salaire varie entre 30 000 $ et 37 000 $.Veuillez faire parvenir votre curriculum vitæ par la poste ou par télécopieur au chef, Formation et recrutement d’employés, Phœnix Internationale, 2350, rue Cohen, Saint-Laurent (Québec) H4R 2N6.Télécopieur : (514) 335-8340.Les agences sont priées de s’abstenir.Prière de ne pas téléphoner.^PH< mJ/< HŒNIX INTERNATIONAL Le Regroupement des Maisons de Jeunes du Québec (RMJQ) est à la recherche d'une personne pouvant assumer la fonction de: DIRECTEUR (TRICE) EXÉCUTIF(TIVE) Nature de la fonction: Sous l’autorité du conseil d’administration, le candidat(e) devra voir à supporter les différents comités du RMJQ dans l’exécution de leurs tâches, coordonner le travail de l’équipe de la permanence, assumer diverses représentations au nom de l’association, dégager des pistes d’action en fonction des priorités déterminées par l’assemblée générale.Exigences: — Capacité d'analyse et de synthèse des enjeux stratégiques et politiques.— Connaissance en comptabilité et en administration — Capacité de rédaction — Connaissance des organismes communautaires, des Régies Régionales et du M.S.S.S.— Capacité à effectuer des représentations Seront considérées comme un atout: — Connaissance des Maisons de Jeunes et du Regroupement des Maisons de Jeunes du Québec — Connaissance en levée de fonds — Notions de promotion et de communication Rémunération: Selon la politique en vigueur au niveau du RMJQ.Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitae ainsi qu’une lettre expliquant leurs intérêts, au plus tard le 26 août 1996 à 17h00.à l’adresse suivante: Regroupement des Maisons de jeunes du Québec-Attention du Comité de Sélection 3958, rue Dandurand Montréal, Qc H1X 1P7 I.E I) E V OIK, L E V K N I) K E I) I Ml A O Û T I 9 9 (i A 5 Le devoir LE MONDE E N BREF ?CALME À CHYPRE Nicosie (Reuter) — Un calme précaire régnait hier à Chypre après la mort de deux nationalistes chypriotes grecs mais les tensions restent vives tandis que les gouvernements grecs et turcs se livrent à une escalade de mises en garde et de défis mutuels.Tansu Ciller, ministre des Affaires étrangères et vice-premier ministre de la Turquie, est arrivée hier dans la partie septentrionale de Chypre pour s’entretenir avec le dirigeant chypriote turc Rauf Denkta-sh de la gravité de la situation.Mercredi, des soldats de la partie turque avaient ouvert le feu sur des manifestants chypriotes grecs, tuant un jeune homme de 26 ans qui avait grimpé à un mât pour en retirer le drapeau turc.Cet incident a ravivé les vieilles haines qui opposent les deux communautés depuis des décennies.Loin de regretter la mort du jeune homme, Tansu Ciller a averti hier que les Turcs «briseraient les mains» de tous ceux qui insulteraient leur drapeau.LE PAPE EST FATIGUE Rome (Reuter) — Le pape Jean-Paul II s’est soumis à un rapide examen médical mercredi soir dans un hôpital au sud de Rome, qui a montré qu’il est en bonne santé, a déclaré hier le Vatican.Les examens n’ont rien révélé de particulier, notamment en ce qui concerne les suites de l’ablation d’une tumeur au colon subie en 1992, a précisé le Vatican dans un communiqué des plus laconiques.Le souverain pontife, âgé de 76 ans, a ensuite regagné sa retraite estivale de Castelgandolfo où il a célébré une •prière et a prononcé l’angélus et s’est adressé durant 25 minutes aux fidèles.En dépit de sa bonne mine, Jean-Paul II a montré des signes de 'fatigue durant la lecture des messages de bienvenue à l’occasion de l’Assomption de la Vierge.La radio italienne avait rapporté un peu plus tôt que Jean-Paul II avait suivi une séance de rayons X à l’hôpital d’Alba-no, où il était resté une heure environ.Le souverain pontife, a déclaré le directeur de l’hôpital, est ressorti «jovial et tranquille».PINOCHET, DEHORS! Genève (AFP) — L’ancien dictateur chilien, le général Augusto Pinochet, a été décrété indésirable en Suisse en raison des nombreuses violations des droits de l'homme pendant ses 17 ans ¦à la tête du Chili, a déclaré hier un porte-parole des affaires étrangères.Le gouvernement suisse a autorisé le ministère des Affaires étrangères à décréter une interdiction d’entrée contre le général qui reste chef de l’armée chilienne jusqu’à 1998 après avoir été président de 1973 à 1990.Le porte-parole des affaires étrangères, M.Franz Egle, a expliqué que la mesure était justifiée par les violations des droits au Chili sous la présidence du militaire qrrivé au pouvoir lors d’un coup d’Etat contre le président Salvador Allende.Il s’agissait d’une visite privée et le gouvernement avait déclaré ne pas pouvoir s’opposer à sa venue.EVASION MASSIVE Nicosie (AFP) — Près de deux mille prisonniers africains se sont évadés d’une prison près de Tripoli et quelques centaines d’entre eux se sont réfugiés aux consulats soudanais et tchadien, a indiqué hier un diplomate occidental dans la capitale libyenne.«Les quelque deux mille détenus à la prison de Janzour (ouest de Tripoli), qui étaient en instance d’expulsion pour résidence illégale, ont tous réussi à s’évader lundi dernier et se sont dispersés sur les routes», a précisé le diplomate, contacté par l’AFP depuis Nicosie.«Près de 150 d’entre eux ont se sont réfugiés au consulat du Tchad, et 200 autres sont actuellement au consulat du Soudan» à Tripoli, a ajouté le diplomate qui n’a pu préciser la nationalité des autres fugitifs.Selon l’opposition, des affrontements entre les forces de l’ordre et les islamistes avaient également eu lieu à la mi-juillet, avec la répression sanglante d’une mutinerie dans la prison de Bouslim près de Tripoli.P fj PHOTO AP Pendant que le général Alexandre Lebed était de retour hier en Tchétchénie pour imaginer une trêve, des milliers de civils profitaient d’une accalmie des combats entre séparatistes et forces fédérales pour fuir Grozny, la capitale.Lebed de retour en Tchétchénie Eltsine reconduit ses fidèles au gouvernement Moscou (AFP) — Le général Alexandre Lebed est parti hier soir rencontrer le leader indépendantiste Ze-limkhan Iandarbiev dans le sud de la Tchétchénie, poursuivant ainsi sa spectaculaire initiative qui vise à mettre fin à 20 mois de conflit dans la république indépendantiste.Alexandre Lebed, qui a obtenu des pouvoirs spéciaux du président Boris Eltsine pour régler le conflit, s’est envolé en hélicoptère depuis la base militaire russe de Khankala, à la périphérie de Grozny, en direction de Starye Atagui, à une vingtaine de kilomètres au sud de la capitale tchétchène, selon l’agence Interfax.M.Lebed devait discuter du renforcement de l’actuel cessez-le-feu avec le «président» indépendantiste Zelimkhan Iandarbiev — qui a succédé au général Djokhar Doudaïev disparu en avril dernier — et le chef de l’état-major indépendantiste Aslan Maskhadov, qu’il avait déjà rencontré dans la nuit de dimanche à lundi.Aucun détail n’a filtré hier soir au retour du général Lebed à Grozny.L’agence Interfax a simplement indiqué qu’il allait passer la nuit à la base militaire de l’aéroport de Sevemy, au nord de la ville, et repartirait aujourd’hui pour Moscou où il devait tenir une conférence de presse.Avant de partir pour Starye Atagui, M.Lebed a passé plusieurs heures à la base de Khankala pour discuter notamment avec le commandant des forces russes en Tchétchénie Konstantin Poulikovski.L’ancien parachutiste avait en effet affirmé vouloir se «familiariser» avec les problèmes des militaires russes en Tchétchénie, où le bombardement d’innombrables villes et villages n’a pas réussi jusqu’ici à faire déposer les armes aux indépendantistes.A Khankala, M.Lebed a réaffirmé aux mères de soldats russes disparus ou faits prisonniers qu’il avait pour «devoir de faire le premier pas, cesser les hostilités».Il a également prévenu qu’il ferait tout pour comprendre qui avait déclenché cette guerre, en affirmant qu’elle était motivée avant tout par des enjeux «purement pécuniers».M.Lebed, dont les nouvelles prérogatives sur le règlement du conflit tchétchène ont été obtenues aux dépens du premier ministre Viktor Tchernomyrdi-ne, semble ainsi vouloir agir vite et profiter de l’effet de surprise créé par son initiative de paix.Sa première rencontre avec M.Maskhadov a ouvert la porte à une trêve entre forces russes et indépendantistes à Grozny qui, même si elle n’a pas été formellement signée, a été globalement respectée mercredi et jeudi.Le porte-parole indépendantiste Movla-di Oudougov a cependant accusé jeudi l’aviation russe d’être «sous le contrôle des forces qui souhaitent à tout prix la poursuite de la guerre».Selon lui, six avions russes ont attaqué une colonne de réfu- giés près du village d’Alkhazourovo, à 30 km au sud de Grozny.Le porte-parole indépendantiste a également fait état d’une attaque aérienne dans la nuit de mercredi à jeudi sur le village de Guika-lov, à 10 km au sud de Grozny, sans toutefois annoncer un bilan précis des éventuelles victimes.Un «clan» à Moscou Par ailleurs à Moscou, Boris Eltsine a reconduit un gouvernement de fidèles — un «clan» selon certains analystes — au libéralisme prononcé, qui devra notamment résoudre une grave crise budgétaire et une guerre sans fin en Tchétchénie.Le premier ministre Viktor Tchernomyrdine, reconduit dans ses fonctions, a présenté hier à la presse ce nouveau cabinet, approuvé la veille par decret par Boris Eltsine.Les principales nouvelles figures en soiff deux proches conseillers du chef de l’Etat — Viktor Iliouchine et Alexandre Livchits —-ainsi que le président d’une grosse banque très proche du pouvoir, Vladimir Potanine.A 35 ans, M.Potanine devient le nouvel homme chargé de mener la Russie vers l’économie de marché, en vertu de son titre de premier vice premier ministre chargé de l’économie.Son entrée au gouvernement symbolise la réussite insolente de toute une caste de très jeunes hommes d’affaires, et elle consacre une certaine symbiose entre les pouvoirs politique et financier en Russie.Convention républicaine de San Diego Les médias tempêtent Washington (AFP) — La décision d’une des stars du journalisme télévisé américain de quitter abruptement San-Diego pour cause d’ennui a relancé hier le débat sur la couverture d’événements politiques tellement mis en scène que l'information a bien du mal à trouver sa place.La convention républicaine de San-Diego «relève dhban-tage du publi-reportage télévisé que du monde de l'information» a déclaré agacé, Ted Koppel, star de l’émission Night-line d’ABC qui a décidé mercredi soir de faire ses bagàges avec toute son équipe et la bénédiction du président de la chaîne.«Rien de surprenant n’est arrivé, rien de surprenant n’est prévu», a expliqué Ted Koppel résumant l’opinion générale des grandes chaînes de télévision qui ont dépéché à San Diego leurs meilleurs journalistes et commentateurs pour un bien maigre résultat Les chiffres sur les taux d’écoute montrent en effet ique les téléspectateurs américains ne se montrent guère mté-ressés par une convention où tout est orchestré, prévisible, souvent pré-filmé et où tout risque de divergence oïl de conflit a été soigneuseument écarté.Selon l’Institut Nielsen, les taux d’écoute ont baissé de 21 % par rapport à ceux de la convention républicaine de 1992 et de 33 % par rapport à celle de 1988.Quelque 15 000 autres journalistes, dont un millier de correspondants étrangers, devraient «tenir» jusqu’à la fin de la convention hier soir, mais la décision de Ted Kôjjpel, véritable coup de théâtre, faisait l’objet, hier de nombreux commentaires dans la presse, d’autant plus que Koppel menace de ne pas couvrir du tout la convention démocrate de Chicago qui débute le 26 août.«Le thème de la convention est
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